Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Le journal d'agriculture et d'horticulture
Éditeur :
  • Montréal :Cie de pub. "La Patrie",1897-
Contenu spécifique :
mardi 22 mai 1900
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal d'agriculture illustré
  • Successeur :
  • Journal d'agriculture et d'horticulture illustré
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

Le journal d'agriculture et d'horticulture, 1900-05, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" A \u2014\u2014 0e Ea 2 2 a ry HORTICULTURE: dk PLS EG Vf N= = fy | Ye 2 ee MH ; =) 2 \\ J 2 ae § Ju ji Qi ai ARMY RC Pia, Er rfid Vor.3.No 22, 22 MAI 1900 - -LE- Jonrnal d'Agricultore et d'Horticultore LE JOURNAL D'AGRIOULTURE ET D'HORTIOULTURE est l\u2019ore officiel du Conseil d\u2019Agriculture de la Province de Québec.paraît deux fois par mois, le 8 et le 22 de chaque mois, et # occupe spécialement de tout ce qui a rapport à l\u2019agriculture, à l\u2019élevage des animaux, à l\u2019horticulture, etc.Toutes communications destinées à être insérées dans les colonnes de la matière à lire de ce journal devront être adressées au Directeur du JOURNAL D'AGRICULTURE ET D\u2019HURTICULTURE, Québec, Pour conditions d\u2019aunonces, etc, s\u2019adresser à \u201c LA PATRIE \u201d LA CIE DE PUB.77, 79 & 81 Rue St-Jacques, Montreai* Abonnement: $1.00 par année, payable d\u2019avance TABLE DES MATIERES AGRICULTURE GENERALE AVIS.\u2026.0.2200000 000000 voÎcs sansosssussenses snvocrsennasrsansmcsacnnces 505 Inspecteurs de beurreries et de fromageries.5 De 1a FOtAtiON .\u2026.\u2026\u2026.rrresssrrre sercsecanaracar sera sense ceracen es Choses et autres\u2014Co:cours officiel de vaches lai- tières-Beurrerie-Fromagerie du Village de St- Charles de Richelieu \u2014 Divers emplois de la tourbe \u2014Echaudage des pommes de terre\u2014Sélec- tion pratique de l\u2019avoine\u2014Ecoles d\u2019agriculture pour jeunes filles, @tC.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.00\u2026.eccsoncecarenresssnance 508 Beurreries et fromageries de la province de Québec \u2014Etat de la production en 1899 .\u2026.-.\u2026.0\u2026.\u2026cees 512 Industrie de la :écule\u2014Fabrication du glucose 511 Petites notes .\u2026.\u2026\u2026.sorrorsrcanevesercues ausonasanacerss 516 Terres forêts et pêche EIB Loccce 2 000sossomnemsancrr0nece varvucs 517 Notes météorologiques pour avril .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026.519 INDUSTRIE LAITIÈRE Des fraudes en laiterie\u2014Fraudes par les fabricants.519 Propriétaires et fabricants de fromageries .520 ANIMAUX DE LA FERME Les droits de la vache laitiere\u2014Eufs desséchéa\u2014 Production du lait .vee caveresens B21 Origines de la vache bovine \u201ccanadienne.ass00s a osecaceee 522 ARBORICULTURE ET HORTICULTURE Tomate hâtive\u2014Fraisiers\u2014Jardin et chaulage\u2014La fête des arbres à Québec .\u2026.\u2026.\u2026 vsoseosssnessass00s creveses 523 Ureffage des arbres fruitiers .523 Le potager\u2014Travaux en mai\u2014juin .00.526 AGRICULTURE GENERALE CONCOURS DE MERITE AGRICOLE POUR 1900 Avis officiel Le concours de Mérite Agricole aura lieu, cette année (1900), dans la première région de la province comprenant les comtés de Jacques-Cartier, Hochelaga, Laval, Deux-Montagnes, Soulanges, Vaudreuil, et la partie des comtés d\u2019 Argenteuil et de Terrebonne renfermant les paroisses et townships non-compris dans les Laurentides.Les cultivateurs qui désirent prendre part à ce concours doivent adresser leur entrée au département de l\u2019Agriculture le ou avant le 1er juin, sur des blancs d\u2019inscription qui leur seront remis, sur demande, par ce département.Nulle demande d\u2019entrée transmise après le temps requis ne sera acceptée par le département.Les lauréats qui ont obtenu la médaille d\u2019argent et le diplôme de Très Grand Mérite en 1895, ne doivent pas oublier qu\u2019ils ont droit, cette année, de concourir de nouveau pour faire décider auquel doivent être décernés la médaille d\u2019or et le diplôme de Très Grand Mérite Exceptionnel.Ceux qui, à la même époque, n\u2019ont obtenu que le nombre de points suffisant pour avoir droit à la médaille de bronze avec diplôme de Grand Mérite ou au diplôme de Mérite, peuvent également prendre part au concours cette année.AUX SECRETAIRES DES SOCIETES D\u2019AGRICULTURE ET DES CERCLES AGRICOLES Avis Messieurs les secrétaires sont priés de ne pas oublier de faire parvenir immédiatement à l\u2019adresse du Secrétaire du Conseil d\u2019Agriculture, à Qué- LA 506 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE bec, une liste par ordre alphabétique des membres de leur association agricole qui ont payé leur souscription et qui désirent recevoir le JOURNAL D\u2019 AGRICULTURE ET D\u2019' HORTICULTURE.Tout retard dans l\u2019envoi de cette liste expose les membres à être privés des premiers numéros de l\u2019année d\u2019abonnement qui va commeueer en juillet prochain.Prière de ne pas oublier que cette liste doit être fait séparément pour chaque bureau de poste et pour chaque édition, française ou anglaise du JOURNAL.Les eociétés d\u2019agriculture et les cercles agricoles qui n\u2019ont pas encore transmis au département de l\u2019agriculture les documents requis par la loi, voudront bien se mettre en règle au plus tôt.-o>\u2014\u2014 INSPECTEURS DE BEURRERIES ET DB FROMAGERIES L\u2019honorable commissaire de l\u2019Agriculture a nommé les inspecteurs dont les noms suivent, pour les fabriques de beurre et de fromage ne faisant pas partie des syndicats.Nous evgageons fortement les fabricants de produits laitiers qui n\u2019ont pas l\u2019avantage d\u2019appartenir À un syndicat à profiter des visites des inspecteurs pour améliorer, s\u2019il y a lieu, leurs procédés de fabrication, et chercher à obtenir des produits irréprochables.M.Gabriel Desrochers, (Beurreries), pour les comtés de Portneuf, Québec, Montmorency, Lévis, Bellechasse et en descendant le fleuve St Laurent.M.Painchaud, (Beurreries et Fromageries), pour les comtés de Beauce et Dorchester.M.J.N.Allard, (Fromageries), pour les comtés de Lévis, Bellechasee et en descendant.M.!C.E.:Standish, (Fromageries), pour les comtés de Sherbrooke, Compton, Mégantic et une partie de Richmond.M.S.Chagnon, ( Beurreries et Fromageries), pour les comtés de Laval, Jacques-Cartier, Hochelsga, Chambly, Verchères, L\u2019Aseomption et en descendant jusqu\u2019à St Maurice inclusivement.Pour la région de l\u2019Ouest, À partir de Terre- bonne, les inspecteurs geront nommés prochainement.== DE LA ROTATION SOMMAIRE : \u2014 Définition de la rotation.\u2014 Principes qui régissent la rotation \u2014 La rotation doit être limitée aux seules plantes qui conviennent au sel que l\u2019on cultive.\u2014 La rotation ne doit comprendre que des plantes propres au climat de la localité où l\u2019on cultive.\u2014 La rotation doit être appliquée en vue du marché ouvert au cultivateur qui la pratique\u2014 La rotation doit toujours être subordonnée aux raisons qui rendent l\u2019assolement nécessaire.Définition de la rotation.\u2014Dans les numéros du JOURNAL D\u2019 AGRICULTURE du 22 mars dernier et du 8 mai courant j'ai donné un précis des principes qui régissent l\u2019assolement bien entendu des terres arables, et, je terminais le dernier de mes articles sur cette question importante par les mots suivants : \u2018\u2018 Quant a la rotation, qui n\u2019est rien autre chose que l\u2019ordre dans lequel les récoltes se suivent sur chacune des soles, comme elle est l\u2019application des principes de l\u2019assolement, elle est assez importante pour mériter de faire le snjet d\u2019un prochain article, à elle toute seule.\u201d\u201d Voilà la raison qui me fait écrire les lignes qui suivent sur \u2018\u2018la rotation.\u201d Je pourrais me contenter de la définition que je viens d\u2019en donner pour gervir d\u2019introduction à mon travail, mais je préfère mettre sous les yeux de mes lecteurs la définition plus explicative que j\u2019en trouve dans le livre si précieux pour nos cultivateurs qui s\u2019appelle Le livre des cercles agricoles de Barnard.\u2018\u2018La rotation,\u201d dit-il, \u2018* est l'ordre dans lequel les récoltes doivent se suivre sur une même pièce, ou sur toute l\u2019étendue de la terre, de manière à en tirer le meilleur profit, sans la laisser s\u2019appauvrir, ni se salir de plus en plus.\u2019 Principes qui régissent la rotation.\u2014Le principe général de la rotation découle nécessairement de la gérie de principes qui sont particuliers à l\u2019assolement et qui le rendent indispensable à appliquer dans toute bonne culture.On a vu dans les numéros précédents du JOURNAL, cités plus haut, quels sont ces principes.Mais, pour ce qui est de la rotation considérée en elle-même, certains autres principes spéciaux la concernent particulièrement et demandent à être considérés à part.Voici quels sont ces principes : lo, La rotation doit être limitée aux seules plantes qui conviennent au sol que l\u2019on cultive ; 20,; La rotation ne doit comprendre que des plantes propres au climat de Ja localité où l\u2019on cultive ; 30, La rotation LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 507 doit être appliquée en vue du marché ouvert au cultivateur qui la pratique.C\u2019est l\u2019oubli de ces trois grands principes qui doivent régir toute rotation bien entendue qui fait que l\u2019on trouve tant de terres mal cultivées ou donnant des récoltes qui ne sont pas payantes.Il importe donc que l\u2019application de ces trois principes soit bien comprise, et c\u2019est pourquoi nous allons les étudier un peu dans les trois paragraphes suivants.La rotation doit être limitée aux seules plantes qui conviennent au sol que l\u2019on cultive.\u2014 Pour bien comprendre ce principe, il faut se rappeler que toutes les plantes que l\u2019on cultive doivent trouver dans le gol les éléments dont elles se composent dans la quantité voulue pour qu\u2019elles prospèrent.Il faut encore se rappeler que ces mots dans la quantité voulue veulent dire, non seulement dans la quantité suffisante pour qu\u2019elles prospèrent, mais encore dans une quantité proportionnelle aux besoins deg plantes, En effet, ei du blé ne peut venir que dans une terre qui contient assez d\u2019azote pour lui fournir ce qu\u2019il en demande, d\u2019un autre côté, il viendra mal et versera infailliblement dans un terrain qui contiendra trop d\u2019azote en propor- portion des autres éléments de fertilité du sol, dont l\u2019on, la potasse par exemple, ferait défaut.Un autre exemple élucidera cet autre point que voici : Certaines plantes ne peuvent venir à bien dans certains sols contenant des éléments qui leur sont absolument contraires.C\u2019est ainsi qu\u2019il faut éviter de semer du lupin dans des sols calcaires qui ne lui conviennent pas du tout.De même il faut éviter de semer la patate ou pomme de terre que l\u2019on veut vendre sur le marché, pour la table, dans des terres fortement argileuses qui la rendent détestabls pour la consommation.Certains de ces défauts du sol au point de vue des plantes à y cultiver peuvent être corrigés, tel que ie premier indiqué, mais d\u2019autres rendent le sol absolument impropre à certaines plantes sans qu\u2019on puisse y remédier, tes sont les deux derniers mentionnés.La rotation ne doit comprendre que des plantes propres au climat de la localite où t'on cultive.\u2014 l'oubli de ce prineipe important, dans l'anplica- tion de la rotation, a caugé de grands mécomptes À bien des cultivateurs.Depuis que les communications entre provinces et pays voisins sont devenues plus faciles et, conséquemment plus fréquentes, on s\u2019est laiesé tenter, en voyageant, par la belle apparence de certains grains à grand rendement cuitivés dans Ontario ou aux Etats- Unis et l\u2019on a importé da ces grains pour la semence.Comme ce sont généralement des grains de quatre mois et que, dans la plus grande partie de notre province, il n\u2019y a que les grains de trois mois qui réussissent, ce changement de çemenre n\u2019a donné presque toujours que de mauvais résultats.Il ne faut pas oublier que, dana la grands culture, des plantes telles que les blés d\u2019automne, les blé- d\u2019Inde à dent de cheval de l\u2019ouest, dans l\u2019arboriculture fruitière, des plantes telles que la vigne, la pêche, dans l\u2019horticulture, des plantes telles que les melone, les aubergines, ne peuvent, les uns résister au climat, les autres raûrir leur grain ou leur fruit d\u2019une manière régulière dans toute ou partie de notre province.Inutile d\u2019entrer dans plus de détails pour faire comprendre ce principe si nécessaire à observer dans la rotation.La rotation doit être appliquée en vue du marché ouvert au cultivateur qui la pratique.\u2014 Il est évident que le cultivateur qui veut faire une culture profitable doit établir sa rotation de manière à faire le plus d\u2019argent possible avec ce que produit sa terre en plus de ce qu\u2019il lui faut pour la nourri- tare et les divers besoins de sa famille.C'est le marché qui lui est ouvert pour l\u2019écoulement de ses récoltes qui doit être en cela son guide.C'est ainsi que, par exemple, un coion qui est dans un nouveau rentre de colonisation où les chantiers pour l\u2019exploitation des produits forestiers sont encore en pleine activité, doit s\u2019appliquer à produire du foin, de l\u2019avoine, du porc, qui sont les produits dont la vente lui est la plug immédiatement assurée.De même, un cultivateur à proximité d\u2019une grande ville doit se tourner vers la culture maraîchère, la production des fruits, des légumes, du lait, des volailles qui sont requis par toutes les grandes agglomérations de population.Enfin, le cultivateur éloigné de la forêt aussi bien que des grands centres de population, doit jeter ges regards vers les marchés qui lui offrent les relations commerciales extérieures de pays à pays.Alors s'offrent à lui les indnetries de l\u2019élevage pour l\u2019exportation de la viande de bœuf, cochon; mouton, volailles, ou de leurs produits tels que les œufs, le beurre, le fromage, etc, etc.La rotation doit toujours être subordonnée aux raisons qui rendent l\u2019assolement nécesaire.\u2014 Le point capital à observer dans toute rotation, c\u2019est ceiui de ne pas perdre de vue les raisons qui forcent tout bon cultivateur à établir un judicieux système d\u2019assolement sur sa terre.J\u2019insiste sur 72 voint, car l\u2019on voit nombre de cultivateurs le EWE mE rE SE 508 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE négliger complètement.C\u2019est ainsi que beaucoup d\u2019agriculteurs de la région dont la ville de Montréal est le centre se sont livrés pendant quarante ans et plus à la seule culture du foin, parce qu\u2019ils avaient un marché toujours ouvert pour le produit 4 la ville.On cultivait un peu d\u2019avoine pour l\u2019entretien de deux ou trois chevaux gardés pour faire le transport du foin au marché, de-légumes pour les besoins de la famille, on gardait une ou deux vaches, et puis le reste c\u2019était du foin ! du foin !! et encore du foin!!! Le résultat a été qu\u2019un grand nombre de ces terres ont été appauvries et sont maintenant fort coûteuses à remettre en bon état, d\u2019autant plus qu\u2019elles sont couvertes de mauvaises herbes.Voilà un exemple, et j\u2019en pourrais citer nombre d\u2019autres de la manière dont certains cultivateurs tuent ainsi la poule aux œufs d\u2019or, en se permettant d\u2019ignorer complètement, dans leur culture, les lois de l'assolement, lois que j'ai fait connaître et dont j'ai démontré la nécessité dans mes articles antérieurs, assez récemment encore pour qu\u2019il ne me soit pas nécessaire de les mentionner ici de nouveau.Afin de mettre absolument au clair cette question de la rotation, il me reste à en donner un exemple suivi par des cultivateurs pratiques et à l\u2019étudier dans ges détails afin de faire voir de quelle manière les lois de l\u2019assolement y sont appliquées.Cesera l\u2019objet d\u2019un prochain article, J.C.CHAPAIS, (A continuer prochainement) .> CHOSES ET AUTRES Concours officiel de vaches laltières.\u2014Le No du 8 mai du JourNAL, dans la section réservée à la Société d\u2019Industrie Laitière, contient des suggestions et conseils au sujet de modifications à apporter dans l\u2019organisation de nos concours de vaches laitières.L'institution de ces concours tels qu\u2019organisés par le Département de l\u2019Agricülture quoique ne datant que depuiæsl\u2019an Hernier, a déjà produit les plus heureux résultats dans tous les dietricts du pays, et c\u2019est la simplicité même de cette organisation qui a rendu son fonctionnement si facile et si pratique qu\u2019un bon nombrede cercles agricoles et de sociétés d\u2019agriculture n\u2019ont pas hésité à en profiter.De toutes parts nous sont parvenus des rapports très intéressants sur ces concours ; grâce à eux l\u2019on commence à mieux apprécier dans les fermes les bonnes vaches laitières, à en faire un choix rigoureux, et à écarter celles dont le rendement en lait est trop faible.C\u2019est là un progrès immense sur l\u2019état de choses ancien, et le département de l\u2019agriculture qui a lieu de se féliciter des résultats obtenus, n\u2019a pas l\u2019intention de modifier présentement le règlement qui régit ces concours.Beurrerie-Fromagerie du Village de St-Charies de Richelieu.\u2014On nous communique les renseignements suivants sur cette beurrerie-fromagerie tenue par M.C.Millette : Du 3 avril 1899 au 12 janvier 1900, il y a été apporté 1,611,593 lbs de lait.On a fait 126,869 lbs de fromage et 18,739 lbs de beurre.La vente des produits a donné $16,541.Les patrons sont trés satisfaits du rendement.Plusieurs troupeaux ont donné de $35 à $40 par vache.Deux vaches de M.Rémi ont rapporté $120.M.E.Langevin, avec 18 vaches, a reçu $725.00 à part $75.00 de lait dépensé pendant l\u2019été.Divers emplois de la tourbe.\u2014Quels sont les différents modes d\u2019utilisation de la tourbe?Elle peut être employée: 1.Comme combustible : séchée à l\u2019air; comprimée en briquettes ; après carbonisation ; 2.À l\u2019absorption de matières colorantes, comme désodorant ; 3.A la préparation de la litière de tourbe, excellente, parce qu\u2019elle absorbe facilement les urines et le gaz ammoniacal ; 4.A l\u2019état de poussière ; pour la conservation des fruits et.l\u2019abgorption et la désodorisation des matières fécales dans les latrines, etc.; 5.Comme absorbant de résidus alimentaires liquides de certaines industries (vinasse, mélasse) ; 6.Comme absorbant du sang des abattoirs et transformation en engrais transportable ; 7.Comme absorbant de l\u2019acide phosphorique, produit connu sous le nom de superphosphate de tourbe ; 8.Comme fibre de tourbe, fibre Béraudine, employée par l\u2019industrie textile pour couvertures, matelas, paillassons, ouate pour pansements chirurgicaux ; 9.Comme matière première pour la fabrication de l\u2019acide acétique, de la paraffine, de l\u2019ammoniaque et d\u2019autres produits de la distillation en vase clos ; 10.Enfin, comme engrais à l\u2019état de cendres de- tourbe.Echauagde des pommes de terre.\u2014 Nous avons- rencontré dernièrement un cultivateur dont les. LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE pommes de terre semées en terre légère échaudaient presque tous les ans.L\u2019an dernier il a semé ses patates profondément ,dans la méme terre, Elles ont pris tant de temps à lever qu\u2019il a cru pendant un certain temps qu\u2019elles étaient pourries.Après être sorties de terre, elles ont poussé avec la plus grande vigueur.Elles n\u2019ont pas échaudé et ce cultivateur a eu une de ses plus belles récoltes d\u2019Early Rose.Il croît que ce succès est dû à la profondeur de la plantation, les racines étant dans un sol plus humide que si elles eussent été plus rapprochées de la surface.Cet essai devrait être répété.La sélection pratique de I'avoine.\u2014Nous résumons ici un mémoire publié récemment par M.Félix Petit, professeur départemental d\u2019agriculture du Cantal.On sait qu\u2019il est important pour le rendement et l\u2019amélioration des cultures de n\u2019employer que de bonnes semences, mais la difficulté est de rechercher parmi des graines qui ont un aspect à peu près identique, celles qui possèdent des qualités supérieures ; il faut en outre faire le triage par un procédé rapide et pratique.Plusieurs agriculteurs ont déjà préconisé ce qu\u2019on pourrait appeler \u2018\u2018l\u2019épreuve du bain,\u201d et c\u2019est ce mode d\u2019épreuve que M.Félix Petit a étudié avec méthode dans l\u2019application à la sélection des graines d\u2019avoine.En plaçant des grains d\u2019avoine dans un verre rempli d\u2019eau, on s'aperçoit bien vite que suivant les variétés, un nombre plus ou moins considérable de grains reste à la surface liquide, tandis que l\u2019autre portion est entraînée par gon poids au fond du vase.Si l\u2019on recueille ensuite séparément ces deux catégories de grains et si on les compare entre elles, on remarque que les grains les plus légers, recueillis à la surface liquide, sont irréguliers pour la plupart.Quant aux grains trouvés au fond du liquide ils sont bien conformés et bien mûrs.A priori, dit M.Félix Petit, cette dernière catégorie de grains devrait être préférée à l\u2019autre.On sait, en effet, qu\u2019il n\u2019y a que les grains lourds et bien mûrs pour constituer des semences à croissance rapide et vigoureuse.Ce mode de sélection se trouve d\u2019ailleurs d\u2019accord avec les expériences par lesquelles le docteur Mareck a démontré qu\u2019il existe une relation directe entre le développement du germe et la grosseur du grain ; c\u2019est-à-dire la quantité de matières dites de réserve.La racine se développe plus vite, pénètre le sol à une pro- fondeur plus considérable et rend la plante plus indépendante des changements de température et des divers degrés d\u2019humidité, ce qui donne une croissance plug vigoureuse.Ecoles d'Agriculture pour jeunes filles.\u2014Il s\u2019organise en France des écoles d\u2019agriculture pour jeunes filles.A Houilles (Seine-et-Oise) vient de s'ouvrir une école dans laquelle on se propose de former des jardinières et des fermières auxquelles on apprend : la taille, la conduite des arbres fruitiers, la culture des légumes et des fleurs, l\u2019élevage des animaux de basse-cour, l\u2019entretien de la vacherie, la fabrication du beurre, du fromage, les travaux du ménage (couture, lessive, cuisine) et enfin musique, dessin.Binage.\u2014 Le succès de la récolte des carottes, oignons, panais, betteraves, etc., dépend de la manière dont elle est traitée au commencement, Le sarclage ne doit pas être négligé et les mauvaises herbes doivent être combattues auesitôt qu\u2019elles paraissent.Les binages doivent être fréquents.La nitrification.\u2014On gait que la nitrification, c\u2019est-à-dire la conversion de l\u2019azote en nitrates, est plus active dans les terres légères que dans les terres fortes.On attribuait cette différence à l\u2019action de l\u2019air.Comme résultat d\u2019essais eur ce gujet, le professeur Schloesing est arrivé à la conclusion que cette différence n\u2019est pas dû à l\u2019absence de l\u2019air dane les terres, fortes mais plutôt à l'absence d\u2019une proportion suffisante d\u2019eau.En ajoutant une plus grande quantité d'eau à ces terres, ce professeur a réussi à obtenir une nitrification aussi active que dans les terres légères.Expériences avec pommes de terre.\u2014ËEn France, M.LeHenry, au Ferre (Ille et-Vilaine) a fait l\u2019ex périence suivante avec pommes de terre\u2014Ins- titut de Beauvais : Rendements par hectare.lxcédents.Pas d'engrais .12,000 k.\u2014 Fumier.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.14,000 2,000 k.Fumier et 600 k.Scories Thomas.30,000 18 000 Fumier, 600 k.Scories et 100 k.nitrate.335,400 21,400 Fumier, 600 k.Scories, 100 k.nitrate et 200 k.sulfate de potasse .36,000 24 000 510 Pain et fécule.\u2014En France, il était de pratique de mélanger à la farine de froment, au moment de la panification, une certaine quantité de pommes de terre cuites à l\u2019eau, réduites ensuite en une poudre plus ou moins fine.De nos jours, on a perfectionné ce moyen de faire du pain à plus bas prix ; on n\u2019emploie plus la pomme de terre telle qu\u2019on la récolte, mais la fécule qu\u2019on en retire.La luñe rousse.\u2014Sommes-nous \u2018dans la lune rousse ?Oui, s\u2019il faut en croire l\u2019Annuaire du Bureau des Longitudes qui déclare que la lune rousse est celle qui, commençant en avril, devient pleine à la fin du mois ou plus ordinairement dans le courant de mai.C\u2019est la définition qu\u2019avait adoptée Arago.Il en résulte que, cette année, cette lune a commencé le 20 avril et qu\u2019elle finira le 28 mai.C\u2019est celle qui préside aux dernières gelées du printemps.Pour que l-s froide nocturnes aient une action sur les végétaux, il faut bien que les jeunes pousres soient sorties des branches.Or, C\u2019est vers avril-mai que la végétation commence à se manifester.C\u2019est donc à la fin d\u2019avril et en mai que les gelées sont à redouter, par conséquent pendaat la lune d'avril à mai.Ainsi çe trouve justifiée la définition de la lune rousse.Cette année, la lune rousse était pleine seulement le 14 ma.On peut s\u2019attendre à quelques nuits fraîches.Faculté de médecine vétérinaire de l\u2019Université Laval.\u2014 Résultats des derniers examens.- Les examens annuels de la Faculté de Méd:cine Vétérinaire de l\u2019Université Laval ont eu lieu dernièrement devant MM.les assesseurs Dr Pilon, M.V., de Vaudreuil ; Dr Descarie, M.V., de la Bord & Plouffe, ainsi que MM.les professeurs de la Faculté, Dr V.T.Daubigny, M.V., directeur de!\u2019 Ecole ; Dr Lorrain, M.V., Dr Daubigny, M.V.; Dr Benoit, M.D., de Montréal ; Dr Dauth, M.V., de Coteau Landing ; Dr Alarie, de L\u2019 Epiphanie.Ont subi l\u2019épreuve avec grand succès et obtenu le titre de docteur en médecine vétérinaire : MM.T.A.Côté, de l\u2019Avenir, Edmond Gingras, de Lévis, A.L\u2019Espérance.M.A.J.Telmosse, de Montréal, a aussi subi ses examens avec distinction pour le diplôme de bachelier en Science Vétérinaire.Succès à ces nouveaux disciples de St-Eloi.LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE Tabac en Floride \u2014La production du tabac à cigare en Floride coûte de 10 à 18% cts par livre.Le tabac à remplir les cigares (fillers) se vend jusqu\u2019à 45 cts la livre, tandis que l\u2019enveloppe (wrappers) rapporte de 50 cts à $2.00 la livre selon la qualité.\u2014 Experiment Station Record.Le fumier des volailles.\u2014 En recueillant soigneusement le fumier deg diverses volailles, non seulement nous purgerons les poulaillers des excréments dont la fermentation corrompt l\u2019atmosphère, mais encore nous recueillerons un produit dont la valeur fertilisante est remarquable.Les poules produisent par tête et par an 10 à 12 livres de déjections.Il est nécessaire d\u2019enlever, chaque matin, le guano dans les poulaillers.La pouline contient des principes fertilisants à un état très assimilable.En raison de sa richesse azotée, cet engrais peut être utilisé pour activer la végétation herbacée de divers légumes, salades, légumes racines, choux, etc.S'il est pur, il convient de le faire passer à l\u2019état liquide avant l'épandage.Pour cela, l\u2019engrais ayant été mis dans un tonneau, on y ajoute de l\u2019eau et on brasse vigoureusement jusqu\u2019à ce que le mélange soit intime.En raison de sa richesse, il ne faut l\u2019employer qu\u2019à petite dose.Un agronome recommande de ne pas l\u2019épandre par un temps sec sur un sol desséché, on s\u2019expo- gerait à une action dommageable sur la végétation.Pomme de terre \u2018* Up-to-date.\u201d\u2019\u2014En Angleterre, on considère que la meilleure pomme de trrre à cultiver est la variété \u2018\u2018 Up-to-date.\u201d\u2019 Le rendement est élevé et la qualité excellente.Diversité dans l\u2019agriculture.\u2014L\u2019agriculture ne peut véritablement prospérer que si elle profite de tous les avantages secondaires qui sont à sa portée, et si, en diversifiant ses ressources, elle ne se tient prête à affronter les crises qui viennent de temps à autre, déprécier l\u2019un ou l\u2019autre de ses produits.Il faut, comme on dit vulgairement,se préparer des cordes de rechange pour son arc.J\u2019ai rencontré dernièrement un bon cultivateur que j'avais beaucoup connu et apprécié autrefois, alors que nous étions voisins.Je crois intéressant de rapporter en substance ce qu\u2019il me raconta au sujet de sa situation actuelle et de celle de ceux qui l\u2019entourent.\u201cSi, me dit-il, vous reveniez chez nous, vous LE JOURNAL D'AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE 511 seriez bien surpris de voir l\u2019aisance, la richesse même, qui existe dans toutes les familles d\u2019habitants, choge qui n\u2019était pas alors que vous étiez là, et tout cela, nous le devons au fait que nous ne nous jetons plus à corps perdu sur une seule culture.Si une récolte manque ou si elle ge vend mal, nous en avons toujours d\u2019autres pour nous rattrapper, et étant préparés par la pratique, nous sommes toujours prêts à nous rejeter vers le côté le plus avantageux.\u201d Il a une belle terre de quatre-vingt-dix arpents.Quand je l\u2019ai connu, et il ne s\u2019en cachait pas avec moi, il vivait petitement et il avait fort à faire pour joindre les deux bouts chaque année.Au- jourd\u2019hui, sa famille vit bien plus à l\u2019aise et il met de côté chaque année un bon montant d\u2019argent.Il est certain que l\u2019agriculture dans la Province de Québec a fait des progrès considérables surtout depuis une vingtaine d\u2019annéez, et le JOURNAL D\u2019 AGRICULTURE, avec ses soixante mille abonnés, n\u2019a pas été un mince facteur dans l\u2019amélioration que nous nous plaisons à constater \u2014O.C.La féculerie.\u2014Si la Province de Québec néglige, au moins pour le moment, l\u2019industrie sucrière de la betterave, elle devrait au moins se souvenir qu\u2019elle produit une énorme quantité de pommes de terre qu\u2019elle pourrait augmenter presqu\u2019indéfiniment, et que ces pommes de terre, si elles ne peuvent toutes être employées directement pour la consommation ou être exportées avec avantage, pourraient être utilisées pour donner un produit industriel qui représenterait une bonne somme de richesse pour l\u2019agriculture du pays, la fécule.Déjà plusieurs essais heureux de fabrication de la fécule ont été faits, et il est à espérer qu\u2019on ne s'arrêtera pas en si beau chemin.Il ya cette différence entre l\u2019industrie féculière et l\u2019industrie sucrière de la betterave, que cette dernière ne peut se pratiquer avec profit que sur une très grande échelle, et qu'elle exige un capital considérable, tandis que la première peut s\u2019entreprendre en petit avec un matériel peu coûteux.Si les machineries et les bâtiments d\u2019une sucrerie valent $200,000, une grande fécuierie montée d\u2019après tous les derniers perfectionnements ne demanderait pas plus de $12,000 à $15,000; de plus, on peut faire faire un essai sérieux, et même pour les cultivateurs, se créer une industrie domestique très lucrative avec $150 a $200.Les produits de la féculerie trouvent leur prin- cipal débouché duns les fabriques de coton et de papier.Les pays manufacturiers, comme l\u2019Angleterre et la France, en consomment des quauti- tés énormes, qu\u2019ils doivent, pour une bonne partie, demander à l\u2019importation.La France seule, malgré ane importante production locale, en importe, année moyenne, quinze à vingt millions de livres.Que dire du marché anglais qui nous est ouvert.Outre la consommation locale, le champ de l\u2019exporitation qui nous est ouvert pour l\u2019écoulement des produits de la féculerie est donc vaste et illimité.-\u2014O.C.-\u2014-\u2014\u2014_e INDUSTRIE DE LA FECULE Fabrication du glucose (Suite, voir le No.du 22 mars.) Dans les petites fabriques gi l\u2019on ne dispose pas de l\u2019appareil à évaporer décrit précédemment, fig.8, on fait l\u2019évaporation dans une chaudière ordinaire chauffée à la vapeur, fig.10.AS Fig, 1v,\u2014Chaudière à évaporer.Le sirop faible clarifé par dépôt, filtration simple ou passags au travers d\u2019un presse filtre, est amené dans le réservoir G d\u2019où on le fait couler à volonté par le tuyau et le robinet S dans la chaudière H.Le robinet t donne accès à la vapeur de chauffage dans le serpentin qui forme grille près du fond de la chaudière.On pousse l\u2019évaporation jusqu\u2019à ce que le sirop marque 27 degrés Baumé (Suite, voir page 515). - ARERR CW TS 512 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE BEURRERIES ET FROMAGERIES DE LA PROVINCE DE QUEBEC Etat de la production en 1899, par comtés Lait fourni aux fabriques \u2014 Produits laitiers obtenus et leur valeur \u2014 Nombre de vaches \u2014 Moyenne par fabrique et par vache\u2014 Comparaison avec les années 1890 et 1894.Nous publions ci-après la statistique de l\u2019industrie laitière pour 1899, établie par le département de I\u2019 Agriculture de Québec.Cette statistique est des plus encourageante et nous montre l\u2019importance remarquable qu\u2019à prise dans notre pays notre principale industrie agricole : la production du lait en vue de la fabrication industrielle du beurre et du fromage.Pour mieux montrer notre marche progressive, nous avons placé à la fin de cette statistique un tableau\u2019comparatif de notre production pour les années 1890, 94 et 99.PRODUCTION DU BEURRE EN 1899.Comtés.Beurreries oD.eB.Lait (lbs).Beurre (lbs) Valeur ($ ) c Vaches, Argenteuil.! 3 1 2,927,037 140,850 $ 28,170 1,117 Arthabagka .i 6 9 7,903,002 380,295 76,059 3,018 Bagot .3 24 15,806,006 464,805 , 92,971 2,573 Beauce.10 9 11,415,446 549,315 109,863 4,358 Beauharnois.2 6 3,512,446 169,020 33,804 1,342 Bellechasse.\u2026.17 1 15,220,591 732,420 146,484 5,807 Berthier.OT 9 8,781,113 422,550 84,510 3,353 Bonaventure.Brome.| 9 7 9,951,927 478,890 95,778 3,799 Chambly.2 1 2,048,926 98,595 19,719 782 Champlain.| à 7 6,439 483 309,870 61,974 2,459 Charlevoix.2 585,408 28,170 5,634 224 Châteauguay.6 10 8,195,706 394,380 78.876 3,130 Chicoutimi .7 2,048,928 98,595 19,719 784 Compton .| 5 4 5,561,371 267,615 53,523 2,123 Deux-Montagnes.} 14 8 14,635 186 704,250 140,850 5,586 Dorchester.\u2026.4 ; 1 3.805,148 183,105 56,621 1.452 Drummond.3 I 6 4 390,557 211,275 42,255 1,677 Gaspé.2 i 1 2,048 926 98.595 19,719 782 Hochelsga .2 | 1,756,222 84,510 16,902 670 Huntingdon .7 ; 14 10,244,633 492,975 98,595 3,913 Iberville .3 7 4,683,261 225,360 45,072 1,789 Jacques-Cartier | 8 | 1 7.817.592 352,125 70,425 2,792 Joliette.20 C9 20,196.556 971,865 194,373 7,708 Kamoursska .3 | 4 3.805,149 183,105 36,621 1,458 Lac St Jean.Ii 5 1,463,520 70,425 14,085 Laprairie .3 2,634,333 126,765 25.353 1,005 L\u2019Assomption.! 16 i 5 15.513,286 746 505 149,301 5 920 Laval .6 ; 1 5,561,370 267,615 53,523 2,122 Lévis.3 ! 2,634,333 126.766 25 353 1,005 L'Islet .12 Li 2 11,122.740 535,230 107,046 4.244 Lotbiniere .9 Ii 9 10,587.335 507,060 101,412 4,023 Maskinongé.1 ; 18 4,683,263 225,360 45,072 1,791 Mégantic, .5 ; À 5,661,371 267,615 .53,523 2,123 Miesisquoi\u2026.\u2026.7 7 8,195 705 394,380 78,876 3,129 Montcalm .12 10,537,332 507,060 101,412 4,020 Montmagny.10 | 8,781,110 422,550 84,510 3,850 Montmorency .! 12 1 10,830,036 521,145 104,229 4,132 Napierville.10 8,781,110 422 550 84,510 3, 850 Nicolet.5 21 10,537,339 507,060 101,412 4,027 Comtés.LE JOURNAL D'AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE i Beurreries PRODUCTION DU BETURRE EX 1899.\u2014 (Suite).B etF.Combinées Lait (lbs).Beurre (lbs), Valeur (3 ) Vaches.Richelieu Richmond Rimouski Rouville St-Hyaciuthe .t-Maurice Saguenay Shefford.Sherbrooke .\u2026.Soulanges.Stanstead Témiscouata .Terrebonne Vaudreuil.pd pt Oho Ot CO b= OOH OOH AIT = OD = HD COI to pi N NN SON CO on \u2014 Ct 5,854,074 878.111 17,269,519 3.512 444 4,097 853 4390 556 16 891,406 3.512 447 3 512 447 4 097 750 8,781,114 8,781 115 1,756,222 10,537,332 9,366,519 14,927,887 17,562,220 9,366.446 4,390, 556 4,683,259 6,439,485 981,700 42,255 830,615 169,020 197,185 211.275 788,760 169 020 169,020 197,190 422 550 429,550 84,510 507,060 450,720 718,335 845,100 450,720 911,275 295 360 309,870 56,340 8 451 166,123 33,804 _ 39,437 42.255 157,752 33,804 33.804 39.438 84,510 84,510 16,902 101 412 90,144 143,667 169,020 90 114 42 255 45,072 61,974 2,934 335 6,591 1,340 1,565 1,676 6,254 1,343 1,343 1,564 3,354 3,355 670 4,020 3,575 5.695 6,700 3,574 1,676 1,787 2,461 450 663,605 91,394,710 PRODUCTION DU FROMAGE EN 1899.4,278,942 168,044 Comtés, Fromageries B.et I.Combinées Lait (lbs).Fromage (Ibs) Valeur ($ ) Vache.Argenteuil Arthabesk Beauharuvi Bellechasse Berthier Bonaventure.Champlain .Charlevoix .Chateauguuy .Chicoutimi .Compton .Deux-Montugu =.Dorchester Drummond Hocheiagn .Huntingdo: Iberville Jacques-Cartier .Joliette Kamouiaska 40 46 21 100 13 8 26 8 26 4 39 23 13 26 26 8 44 27 1 22 6 24 16 2 CO be OH =1 TT LD =I =~] LH DO wD [Ey a SO = wT 21,741,335 27,800), 396 19,781,051 56 670,038 9,088 591 4,633 399 17,107,936 4,276 984 16,395,105 2,494,907 23 345,204 13 (09,159 10 514,249 16,395,105 15.335 858 7.128,804 23,879,827 16,573,313 356,415 534,693 16,751,520 5 702 645 856,415 16 038,690 9,979,628 2.183 312 2,791,776 1,986 456 8,589,928 912,696 465.296 1,718,016 429,504 1,646,432 250,544 3.955,016 1.306,408 1 055,864 1,646,432 1.539.056 715 840 2,398,064 1,664,328 35,792 53,688 1,682,224 572,672 35,792 1,610,640 1,002,176 218,331 279,177 198,645 858,992 91,269 46 529 171.801 42,950 164,643 25,054 395,501 130,640 105 586 164,643 153,905 71 584 239,806 166,432 3,579 5,268 168,222 57,267 3,579 161,064 100,217 8,581 10,975 7.815 22,369 3,589 1,829 6,755 1,658 6,473 985 9,216 5,135 4,153 6,473 6,050 2,816 9,425 6,543 141 211 6,616 2 253 141 6,333 3,940 LE JOURNAL D\u2019AGRICULURE ET D'HORTIBULTURE PRODUCTION DU FROMAGE EN 1899.\u2014 (Suite.) Comtés.Lac St-Jean Laprairie L\u2019Assomption .TIslet.Lotbinière Maskinongé Mégantic.Missisquoi Montcalm Montmagny Montmorency.Napierville Nicolet Pontiac Portneut St-Hyacinthe.St-Maurice Saguenay Sherbrooke Soulanges Stanstead .Témiscouata Terrebonne Vaudreuil Verchères B.et F.| Combinéesi | _ an D ID © ON CS Ur oc Lait (lbs).13,543,781 2,678,115 1,851,321 1,425,661 4,276,984 1.247,453 18,177,182 15.325.858 26,018,318 14,791,236 3,742,361 3,742, 361 891,038 3,742,361 27,800,395 26,909,357 1,603,869 17,820,764 534,623 12,474.535 21,384,919 14,613,028 14,969,444 10,692,460 1,782,076 12,296,328 2,138,492 30,473,506 5,346,230 19,424,634 1,603,869 2,673,115 3,920,568 2,673,114 25,483,696 17,741,334 Fromage (lbs) 1,360,096 268,440 286,336 143,168 429 504 125.272 1,825, 392 1,539,056 2.612.816 1,485,368 375,816 375,816 89,480 375,816 2,781,776 2,702,296 161,064 1,789,600 53.688 1,252,720 2,147,520 1,467,472 1,603 264 1,073,760 178,960 1,234, 824 214,752 3,060,216 536,880 1,950,664 161,064 268,440 393 712 268,440 2,559,128 2,183,312 Valeur ($ 136.009 26,844 28 633 14,316 42.950 12,527 182,539 153 905 261,281 148,536 37.581 37,581 8,948 37,581 279,177 270,229 16,106 178.960 5 368 125,272 214,752 146 747 150,326 107,376 12,896 193,482 21,475 306,021 53,688 195 066 16,106 26,844 39 371 26,844 955,912 218,331 Vachea.5,347 1,055 1,127 563 1,6°8 493 7,177 6.053 10,270 5,840 1,477 1,477 352 1,477 10,979 10,621 633 6,876 211 4.925 8,441 5,768 5,911 4,223 704 4,857 844 12,032 2,110 7,668 633 1,055 1,548 1,056 10,058 8,585 740,690,083 79,493,880 7,949,388 294,639 Beurre, 42,255 bs.Beurre, 126 lbs.BEURRERIES.\u2014 Moyenne par Fabrique : Lait, 878,111 lbs, Vaches, 335 Moyenne par vache.Lait, 2,621 lbs.Fromage, 53,6881bg.Vaches, 211.Fromage 254 ibs.FROMAGERIES \u2014 Moyenne par Fabrique.Lait, 534,623 lbs.Moyenne par vache.Lait, 2,634 Iba.Nombre de vaches fournissant le lait aux fabriques, dans la Province de Québec : Aux Beurreries, 168,044.Aux Fromageries, 294,639, Total, 462,683 vaches, LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE ETAT COMPARATIF DE NOTRE INDUSTRIE LAITIERE EN 1890, 1894, 1899.BEURRERIES.FROMAGERIES Total Beurre et fromage Nombre.Beurre lbs.Valeur $ Nombr».[Fromage lb Valeur $ Valeur $ 1890 111 2,779,668 555,982 617 23,625 950, 2,362,695 2,918,527 1894 256 7704 172 1.540,834 1,198 55,180,696, 5,518,069 7,058,903 1899 711 21,394,710 4 278,942 1,499 79,493,880] 1,749,388 (12,228,330 bouillant, ce qui donne une richesse en matières sucrées de 60 pour 100.Alors le sirop est purifié comme il a été dit précédemment pour le débarrasser du sulfate de chaux remis en suspension par suite du rapprochement, ou de celui qui demeure encore dissout.Le sulfate de chaux précipité est enlevé par décantation ou par filtration mécanique en passant au travers du presse-filtre, et la filtration sur le noir animal décolore le sirop, le clarifie et lui enlève le sulfate de chaux qui reste encore en dissolution.Après la filtration, le sirop est ramené dans le réservoir G et évaporé dans la chaudière H jusqu\u2019à ce qu\u2019il marque 40° à 42° chaud.A ce point, il contient 88 à 90 pour 100 de substance saccharine et 12 à 10 d\u2019eau, et un gallon à froid pèse 14 libres et deux tiers (densité 1.47 à 1.48).On le coule dans des cristallisoirs où le sucre cristallise par suite du refroidissement.#4 Je dois dire en passant que l\u2019appareil à évaporer fig.8 ne peut être utilisé économiquement que si on fait le travail de la saccharification d\u2019une manière continue, soit deux opérations par jour, puisque ce sont les vapeurs provenant de la cuve à saccharification qui devront produire l\u2019évaporation du sirop faible.L\u2019emploi de cet appareil n\u2019est utile qu\u2019en autant qu\u2019il diminue la dépense du combustible par une combinaison bien entendue du travail.Notons d\u2019ailleurs que cette condition de la dépense de combustible est d\u2019une grande importance pour l'établissement du prix de revient, et cela se conçoit aisément, si l\u2019on considère la grande quantité d\u2019eau à évaporer pour amener la masse au point voulu.**x Au point où nous en sommes, nous nous trouvons en présence d\u2019une messe cuite contenant à peu près 90 de sucre et 10 d\u2019eau pour 100, ne poids, non en contenance.J\u2019ai constaté précédemment (journal du 22 janvier, page 323, colonne 1) qu\u2019à chaud, le sucre de canne et le glucose étaient également solubles en toute proportion dans l\u2019eau, mais que leur solubilité différait d\u2019une matière notable À froid, c\u2019est-à-dire à la température ordinaire.Prenons le sirop contenant 88 de sucre et 12 d\u2019eau.Dans le cas du sucre de canne, ces 12 livres d\u2019eau retiendront trois fois leur poids de sucre de canne, c\u2019est-à-dire 36 livres, en sorte que sur 88 livres de sucre pour cent, si nous avions à faire à du sucre de canne, nous ne pourrions retirer que 52 livres de sucre cristallisé, et il restrait un sirop liquide marquant environ 39 degrés Baumé qu\u2019il faudrait évaporer de nouveau pour obtenir une nouvelle quantité de cristaux.Mais lorsqu\u2019il s\u2019agit du glucose, la proportion est renversée.L\u2019eau en effet ne dissout que les deux tiers de son poids de glucose, en sorte que les douze livres d\u2019eau ne retiennent que 8 livres de glucose, et que la quantité devant cristalliser est de 80 livres, laissant un sirop liquide marquant seulement 18° à 19 Baumé.Il faut tenir cependant compte de ce fait : Quelque parfaite qu\u2019ait été la saccharification, il se trouve toujours qu\u2019une partie de la fécule, faible peut-être, mais réelle, ait échappé à la réaction complète de l\u2019acide sulfurique, et qui, quoi- qu\u2019ayant subi une transformation, soit demeurée dans la masse à l\u2019état de sirop de dextrine.Ce sirop de dextrine reste tout naturellement en mélange avec le glucose dissous dans les 12 pour cent d\u2019eau.Cristallisation et purge Je vais d\u2019abord donner la méthode la plus simple, laquelle n\u2019exige pas d\u2019appareils spéciaux.On laisse refroidir le sirop dans le réservoir ou cristallisoir, en le brassant de temps à autre pour 516 régulariser le refroidissement.Quand la masse devient épaisse et grenue par suite de la cristallisation qui s\u2019opère peu à peu, on la transvase dans des tonneaux défoncés par un bout, disposés sur un chantier élevé de 18 pouces environ.Au-dessus du fond intact, on place, à un pouce de distance, un fond mobile percé de trous, et sur lequel on met une toile mouillée.Entre le faux fond et le fond, en bas, la douve est percée d\u2019un trou bouché par une cheville, pour l\u2019égouttement.Quand la cristallisation est finie, au bout d\u2019une dizaine de jours, on enlève les chevilles, et le sirop d\u2019égout coule dans un caniveau qui le conduit vers un réservoir.Lorsque la masse est bien égouttée, on vide les tonneaux, on écrase le sucre, on le fait sécher et on le passe au travers d\u2019une grille ou claie.Le sucre en mottes qui ne peut pas passer est passé entre deux cylindres et renvoyé ensuite À la claie.Le sirop d\u2019égoût, contenant, comma je l\u2019ai dit, une certaine quantité de dextrine qui a échappé à la saccharification, est reporté dans la cuve à saccharifier rentrant ainsi dans une opération subséquente.Purification du sucre Il y a un moyen de rendre le gucre plus beau et plus pur, même avec cette méthode rudimentaire des tonneaux, c\u2019est d\u2019employer le clairçage.Lorsque le sucre est bien égoutté, on gratte la surface pour briser la croûte et on égali:e bien la surface avec les débris, puis on verse dessus une clairce formée d\u2019une dissolution concentrée de glu- coge pur dans de l\u2019eau à la température ordinaire.20 livres de glucose pur pour 30 livres d\u2019eau ou trois gallons (sirop 22 degrés Baumé ou densité 1.18, le gallon à la température ordinaire pesant un peu moins de 12 livres.) Ce sirop, étant saturé, ne peut plus dissoudre le sucre du tonneau, qu\u2019il lave en chassant devant lui les impuretés et le reste du sirop de dextrine qui pourrait encore être engagé dans les cristaux.On peut, si l\u2019on veut, opérer plusieurs clairçages et obtenir ainsi un sucre de plus en plus beau et beaucoup plus facile à sécher.Quand la clairce est toute égouttée, on vide le tonneau, et on en agit comme il a été dit tout à I\u2019heure avec le gucre.Pour faire la clairce, on choisit un beau glucose obtenu dans une opération précédente.- Ocr.CUISSET.(4 suivre).LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET DHORTICULTURE PETITES NOTES La terre ne produit que d\u2019après ce qu\u2019on lui fournit.\u2018\u2018 Dis-moi quels engrais tu emploies, je te dirai quelles récoltes tu fais.\u201d *¥x Indiquer les engrais les plus propres & fournir d\u2019abondants produits dans les conditions les plus économiques possibles, c\u2019est permettre à chacun d\u2019augmenter ses bénéfices et de faire progresser notre agriculture nationale.#4 Plusieurs cultivateurs éprouvent de la difficulté à obtenir du superphosphate ce chaux \u2018\u2018eimple\u2019\u2019 chez leur marchand d\u2019engrais ; on cherche à leur vendre, sous le faux nom de phosphate, un engrais complet tel que le Victor, le Royal Canadian, etc.C\u2019est comme si je voulais acheter des boutons et que le marchand voudrait me vendre un costume complet en me disant : Prenez-le, il y a des boutons dedans.Ne nous laissons pas tromper.+x Uti!isez les engrais humains, ils sont très riches en azote.La Belgique, la Chine, la Flandre francaise, sont renommées pour les soins qu\u2019elles prennent à recueillir les vidanges ; ma:heureusement leur exemple n\u2019est pas assez suivi.# Ne vous servez jamais de poudres à patisserie contenant de l\u2019alun ; elles sont nuisibles à la santé.Ha Le professeur Shaw, de la Station Expérimentale du Minnesota, dit qu\u2019un acre de navette peut nourrir dix à quinze moutons pendant 60 jours, et qu\u2019à la fin de cette période, les moutons sont bons pour le marché.#4 Le résultat ci-dessus dépend de la manière de nourrif les moutons avec la navette.Il faut - pour cela ne pas abandonner tout le champ de navette au troupeau de moutons, et ne leur donner chaque jour qu\u2019une partie du champ à brouter.«Fx Pour avoir le maximum de production avec la navette, M.Jenner Fust, le distingué rédacteur du Journal of Agriculture, recommande de ne pas admettre les moutons quand la plante n\u2019a pas plus de 6 à 8 pouces de hauteur, mais d\u2019attendre qu\u2019elle ait atteint presque toute sa hauteur, LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE 517 Il est préférable de semer la navette à la volée, en employant 5 lbs de grain à l\u2019arpent.On peut la semer depuis le mois de mai jusqu\u2019au mois d\u2019août.* Fx Un pâturage de navette est également bon pour les porcs.* Fx Pour bien réussir en agriculture il faut étre intelligent, instruit et avoir l\u2019esprit d\u2019observation.wx De toutes les façons données au sol pour favoriser le développement des plantes qui y sont cultivées, il n\u2019y en a aucune dont l\u2019efficacité goit plus sensible que le binage; aussi ne saurait on répéter trop fréquemment cette opération pendant l\u2019été, et fera t-on toujours bien de ee rappeler le dicton connu : \u2018\u2018 Binage vaut arrosage.\u2019 x L'influence d\u2019un labour n\u2019est que passagère si elle n\u2019est secondée par les binages.#4 On fait le binage suivant le cas avec le cultivateur, le scarificateur, l\u2019extirpateur, les sarcleuses, la houe et la binette (ou la gratte).xx La profondeur des binages varie suivant qu\u2019ils ont pour but principal la destruction des mauvais s herbes, le maintien de l'humidité ou l\u2019ameublissement du sol.Dans les deux premiers cas le binage est peu profond (environ un pouce), tandis que dans le second on ameublit la couche superficielle à une profondeur de 2 à 3 pouces.** x On reconnait qu\u2019un homme est un bon cultivateur quand il n\u2019a pas peur des .cultures sarclées.\u2014 -\u2014\u2014 QUESTIONS D\u2019ACTUALITE Terres, Forêts et pêcheries.Une preuve que nos colons en général ont l\u2019instinctive horreur de tout ce qui sent le système et n\u2019aiment pas à marcher en colonnes gerrées, mais préfèrent procéder en tirailleurs, chacun pour soi, et au hasard, se trouve dans les etatistiques du département des Terres.Tous les ans, depuis 1867, le gouvernement fait arpenter et diviser en lots de ferms des cantons nouveaux.Ka 1867, il y avait 6,170,275 acres de terre ouverte à la colonisation ; en 1889, 31 après, les terres disponibles couvrent une superficie totale de 7,020,425 acres, environ 850 000 de plus.Dans le même intervalle, les arpentages d\u2019année en année ont rmbrassé une étendue d\u2019environ 4,500,000 acres, c\u2019est-à-dire que la superficie totale ajoutée depuis 1867 au champ de la colonisation est d\u2019environ 10 millions et demi d'acres, En d\u2019autres termes, c\u2019est moins de 4 millions d\u2019acres qui ont été colonisés depuis la Confédération ; cependant, pour répondre au mouvement de colonisation, le gouvernement est obligé de tenir constamment en disponibilité un actif foncier variant de 6 À 7 millions d\u2019acres.Il se trouve À peu près dans la position d'un marchand qui, pour faire un commerce de cent à deux cent mille piastres par année, rerait obligé de tenir un etock de six À sept millions.Au lieu de ee grouper dans les cantons ainsi arpentés, les défricheurs prennent toujours les devants et vont planter plus loin leur tente, ce qui entraîne bientôt de nouvelles dépenses d\u2019arpentage et de voierie.Sans doute, bien que théoriquement les arpentages et divisions en lots de ferme ne se fassent que dans les cantons propres à la culture, il faut tenir compte des difficultés pratiques qui empô- chent les colons de e\u2019y établir, ou qui Jeur font abandouner leurs terres au bout de quelques années.La proportion des canceliations de vertes est toujours considérable chaque année.Il y a aussi une autre grande cause à cet éparpilleraent de forces sur une immense surface, dans les sempiternels conflits entre le colon et le commerce de bois.Mais, comme il est dit dans le rapport du Commirsaire de Colonisation, cette difficulté provient trop souvent de ce que la colonisation veut aller trop vite en bzsogne et va de préférence se loger eur des terres qui ne sont encore ouvertes qu\u2019à la coupe du bois.Cette préférence s\u2019explique aisément, car jusqu\u2019ici le bois a beaucoup plus payé que la culture du grain.Il est hors de doute en effet que, malgré le progrès énorme qui s\u2019est opéré dans l\u2019agriculture en cette province, ce progrès aurait été encore beaucoup plus sensible çi à l'industrie laitière était venu s\u2019ajouter un marché payant pour le grain, le foin et le bétail de boucherie.Déjà, depuis que l\u2019industrig mécanique tend à quitter les villes 518 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE pour s\u2019enfonzer dans l\u2019intérieur par suite du merveilleux progrès des fabrications de pulpe et d\u2019autres produits de la forêt, le voisinage de ces grandes industries ouvre à la colonisation un marché local, à portée de main, pour le grain et la viande.Il faut espérer que la même cause encouragera davantage le groupement des colons dans les cantons expressément ouverts à la colonisation, comme on le voit actuellement dans les régions du St.Maurice et du Lac St.Jean.Si, avec cela, le gouvernement pouvait ouvrir un grand marché d\u2019exportation qui rendrait l\u2019agriculture aussi payante que l\u2019a été jusqu\u2019ici l\u2019industrie laitière, un nouvel élan serait donné à la culture proprement dite, et l\u2019on se chicanerait moins à propos de bois.Il serait alors beaucoup plus facile de contenir la colonisation dans les limites des arpentages déjà faits, et les efforts des zélateurs de la colonisation pour grouper les colons dans les cantons disponibles avant d\u2019en attaquer d\u2019autres seraient plus facilement couronnés de succès.Il ne faut pas perdre de vue que la Province tire de gros bénéfices de son revenu de la vente \u2018des concessions forestières L\u2019an dernier, le revenu du département des Terres, Forêts et Pêcheries a été de $1,043,245 dont $894,289 provenaient du commerce de bois.Il convient ausei de tenir compte de l\u2019énorme plus-value qu\u2019ont prises les \u201climites à bois\u2019\u2019 depuis quelques années.En une seule journée, aux enchères du 26 octobre 1898, l\u2019hon.M.Parent réalisait de la vente de 1933 milles, une recette de $135,281, soit une moyenne de près de $70 par mille, ce qui ne s\u2019était jamais vu jusque-là.Il suffit de voir la- moyenne réalisée pour chaque division en détail pour se convaincre du progrès accompli en si peu d\u2019années : Moyenne par mille Bonaventure St.Charles Lac St.Jean et Saguenay Grandville Montmagny St.Maurice Matapedia Rimouski .2222000000 Ottawa Supérieur Ottawa Inférieur En 1868, une vente, alors considérée excellente, de 5,664 milles des meillleures forêts de l\u2019Outa- ouais et du St.Maurice, n\u2019avait rapporté que $72,685, soit une moyenne de $12.84 par mille, A la vente d'Octobre 1898, des limites qui, peu d\u2019années auparavant, n\u2019auraient pas rapporté $10 par milles, furent mises À prix à $50 et portées par les enchères À $150 et même audelà.Une autre grande vente doit avoir lieu prochainement, et tout fait espérer une telle concurrence que la moyenne va encore s\u2019élever.Le Commissaire des Terres traite, dans son dernier rapport annuel, d\u2019une question très importante et très discutée dans ces derniers temps : l\u2019imposition d\u2019un droit spécial sur le bois de pulpe exporté à l\u2019étranger aurait-elle pour effet d\u2019engager davantage les industriels américains à fabriquer ici même leur pulpe et leur papier?A première vue, on pourrait répondre oui ; mais, réflexion faite, une première objection se présente.En faire une mesure provinciale serait ouvrir la porte à la concurrence des provinces voisines, où le capital étranger irait chercher des conditions moins onéreuses.L\u2019hon.M.Parent dit qu\u2019avant de rien faire il à ouvert une consultation avec les principaux capitalistes engagés dans l\u2019exploitation du bois.Il est certain qu\u2019avant de s'engager dans une pareille voie, il faudra mûrement réfléchir aux conséquences où elle peut mener.Déjà il y a eu de gros placements de capitaux américains sur nos pouvoirs hydrauliques, nos limites à bois, et de grandes fabriques de pulpe et de papier s\u2019établissent eur notre territoire.Les capitalistes comprennent d'eux-mêmes qu\u2019ils toucheront de plus beaux dividendes en concentrant toute leur installation à proximité de la matière brute, plutôt qu\u2019en transportant cel!e-ci à grande distance et à grands frais.C\u2019est déjà une première raison pour faire espérer que l\u2019imposition d\u2019un droit sur le bois de pulpe ne deviendra pas nécessaire.D\u2019ailleurs une pareille mesure serait un acte de représailles qui en attirerait d\u2019autres.Le gouvernement américain ne s\u2019en autoriserait-il pas pour élever les droits sur les autres bois, et qui sait si le profit que nous en retirerions d'une main ne nous serait pas enlevé d\u2019une autre manière ?Il y à peut-être, au contraire, lieu d\u2019espérer obtenir, avec un peu de patience, des concessions de la part de nos voisins, Le monopole du papier excite dans toute la grande presse américaine un fort mouvement en faveur de la réduction des droits sur la pulpe et le papier du Canada, ce qui serait une affaire d\u2019or pour nous.Terminons cette petite revue par un mot au sujet d\u2019une autre source de revenu public qui aug- Ba.™ eo pt oh ud TV bd Se hed ss Pe am LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 519 mente énormément et qui attire ici l\u2019argent américain : il s\u2019agit des locations de places de pêche et de chasse, et des permis de même nature.En 1888, lorsque fut créé ce service, le revenu de cette source ne dépaesa guère $2,C00 ; en 1899, le gouvernement a touché de ce chef $40,943.Le surintendant, M.Joncas, évalue à près de $2,000, - 000,000 par an le montant que les sportsmen étrangers jettent dans la Province.Cela vaut bien les quelques sacrifices que s\u2019impose la population du pays pour la protection du gibier et du poisson.ULRIC BARTHE.NOTES METEOROLOGIQUES DE L'OBSERVATOIRE DE QUEBEC.AVRIL 1899 1900 Température moyenne.38°7 39°0 \u20ac Maxima eee.79°5 73°0 6 minima.eee 14°0 2075 Pluie en pouces.\u2026\u2026\u2026.0.34 0.78 Neige ¢\u201c ¢\u201c .cones 4.80 1.30 Vent.\u2014 Vitesse maxima, 38 milles À l\u2019heure le 13 et le 22.Avril a été très beau et sec.SECTION RESERVEE a La SOCIÉTÉ D'INDUSTRIE LAITIERE DES FRAUDES EN LAITERIE (Fin) Fraudes par les fabricant: (Suite) Cet esprit de concurrence malsaine, que dénonçait le précédent article, n\u2019est pas du reste réduit à la fausse pesée pour se donner libre carrière.Que cet expédient devienne impraticable pour une cause ou pour une autre : attitude défiante des patrons, surveillance étroite de l\u2019inspecteur, peut- être même conscience bizarrement timorée, vite, le fabricant féru de l\u2019idée fixe d\u2019en imposer sur son habileté par des rendements supérieurs trouvera autre chose; soit qu\u2019il conduise ga fabrication de façon à augmenter le poids du produit, beurre ou fromage, en y incorporant une proportion d\u2019eau anormale, ce qui par le défaut de qualité ou les coupages en perspective, finit toujours par tourner au détriment des patrons ; soit qu\u2019il triche sur le résultat des épreuves de gras, ce qui équivaut À une fausse pesée et en présente tous les inconvénients; soit même qu\u2019il aille jusqu\u2019à majorer les prix de vente, ce dont il est, en définitive, seul à souffrir et dont les patrons profitent et devraient le remercier, ri une telle aberration pouvait \u2018se continuer longtemps et n\u2019était, le plus souvent, qu\u2019un piège pour capter une confiance bientôt trahie, ou ne conduissit sûrement, à bref délai, celui qui pousse l\u2019entêtement jusqu\u2019à la soutenir, à la ruine on même à l\u2019expatriation.Pourrait-on croire que la manie de la concurrence, qu\u2019une si vaine gloriole pût porter des gens à un pareil comble de déraison si de tels faits n\u2019avaient été affiirmés publiquement ?(1) En dénonçant dans cette série d\u2019articles les principales fraudes et fautes commises par les patrons et par les fabricants, on a fait voir leurs inconvénients nombreux relativement aux personnes qui en sont ou les auteurs, ou les victimes, ou même tous les deux à la fois.Mais, auprès de ces inconvénients d\u2019ordre pour ainsi dire privé, il convient d\u2019en indiquer d\u2019autres, d\u2019ordre plus général qui auraient une grande importance ei ces fraudes heureueement exceptionnelles, venaient à s\u2019étendre et à se généraliser.Au point de vue social elles créeraient entre les patrons d'une part et les propriétaires et fabricants de l\u2019autre une émulation de ruses, une rivalité méfiante, un antsgonisme d\u2019intéréts qui exclue- raient ces rapports cordiaux, cette communauté d\u2019action et d\u2019intéréts, qui, uniseant les citoyens dbun état plus étroitement que la soumission aux mêmes lois, fait les sociétés fortes, durables et prospères.Au point de vue gouvernemental, elles rendraient difficiles aux pouvoirs publics, peut-être inutiles leurs efforts pour l\u2019amélioration progressive d\u2019une industrie si profitable, si essentielle à la prospérité d\u2019un pays, en faussant toutes les données statistiques qui doivent nécessairement leur servir de base.Enfin, au point de vue commercial, elles ne pourraient qu\u2019apporter du trouble aussi bien dans les transactions à l\u2019intérieur que dans les échanges internationaux, en affaiblissant la confiance des acheteurs étrangers, qu\u2019il est au contraire si important d\u2019obtenir, d\u2019entretenir et de fortifier sans relâche.H.PIHIER, (1) Convention de la S.{.L.de la P.Q.St Jérôme (cem- munication à la) 520 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE PROPRIETAIRES ET FABRICANTS DE FROMAGERIES Modèle d\u2019engagement recommandé par la Société d\u2019industrie laitière de l\u2019Ouest d\u2019Ontario Entre les soussignés, Mr.de la paroisse de.Propriétaire de la fromagerie de.d'une part.Et Mr.de la Paroisse.Fabricant uc Fromage d\u2019autre part.Il a été convenu et arrêté ce qui suit : Obligations du propriétaire.\u2014 Le Propriétaire soussigné, partie de première part, s\u2019engage vis- à-vis du fabricant, partie de seconde part : 1° À lui payer la gomme de.cts., par chaque 100 lbs de fromage, pour tuuu le fromage qu\u2019il fabriquera dans la dite fromagerie, pendant la saison de 190.2° A installer dans la dite fabrique, pour la fabrication, en un fromage de première qualité, de tout le lait qui cera délivré à la dite fabrique pendant la saison, ou en un jour quelconque de la dite saison, tout le matériel et les ustensiles convenables et suffisants, y compris bassins, presses, égouitoir, moulin à caillé, chaudière et machine à apeur, etc.; Et à maintenir tous les dits matériels et ustensiles ainsi que la fabrique, planchers, drainage, etc., en bon état de réparation et en bonne condition, de manière à permettre au fabricant d'accomplir çon ouvrage d\u2019une façon satisfaisante ; 3° A installer dans la chambre de maturation de la dite fabrique tout ce qui sera nécessaire à la bonne maturation de tout le fromage à fabriquer pendant la eaison, y compris des contrevents ou des persiennes pour chaque fenêtre, les moyens de ventiler convenablement la chambre, un poêle à charbon de capacité suffisante pour y maintenir une température convenable à la maturation du fromage, avec un écran autour du poêle pour empêcher la chaleur de frapper directement le fro- maga, et enfin des tablettes en bonne condition et en quantité suffisante pour que le fromage y mû- risee convenablement et s\u2019y manipule facilement ; 4o À délivrer à la fabrique tout le lait pour la fabrication du fromage avant.\u2026.midi, chaque jour où il devra être fait du fromage ; heures avant Et à reconnaître au fabricant de seconde part le privilège de refuser tout le lait qui, à ses yeux, serait impropre À la fabrication d\u2019un fromage de première qualité ; 5° A fournir au fabricant les feuilles, livres, registres nécessaires pour tenir un compte exact du lait reçu et pour envoyer aux patrons des états hebdomadaires ou mensuels de leur fourniture de lait ; 60.À fournir, le cas échéant, tous les instruments nécessaires pour faire l\u2019épreuve du lait de chaque patron, y compris Babcock, lactomètre, etc ; 70.Et de plus à payer au dit fabricant la gomme de.cts par patron pour faire une épreuve con pucée au moins.par mois, durant la gaieon, au Babcock, du lait de chaque patron, afin de mettre le propriétaire s\u2019il y a lieu, en état de payer le lait délivré à la fabrique d\u2019après ga richesse.Obligations du Fabricant.\u2014 Le fabricant gousesi- gné de seconde part s\u2019engage de son côté par les présentes, vis-à-vis du propriétaire de première part : lo.À fabriquer en fromage tout le lait délivré à la dite fabrique, pendant la saison de 190.pour la somme de.cts par chaque 100 lbs de fromags fabriqué ; 20.À fabriquer dans la dite fromagerie un fromage de première qualité, convenable pour l\u2019exportation ; Et à tenir compte au dit propriétaire, ou aux patrons de la dite fabrique, de toute perte résultant de la qualité inférieure du fromage fait, pour autant que la dite perte pourrait être due à sa propre négligence ou à l\u2019incapacité ou à la négligence de ses employés ; 30.A ne fournir et à n\u2019employer dans la fabrication du fromage, comme il est dit ci-dessus, que la meilleure qualité des fournitures qui se trouve sur le marché, suivant qu\u2019il est spécifié ci-après : (a) une des qualités reconnues d\u2019extrait pur de présure et non de la présure fabriquée par lui- même ; (b) une des marques connues de couleur, et non de la couleur préparée par lui-même ; (c) des bandages sans couture pour la toilette du fromage, et une marque de gel de laiterie spécialement préparée pour le fromage ; (d) de bonnes boîtes fortes,\" et de grandeur convenable, et du scale board de belle qualité, dont il emploiera 2 feuilles sous la meule et deux dessus. 4o.À tenir propres, et en bon état pour la fabrication du fromage, les bassins, presses, plancher, et tous les ustensiles nécessaires, et à faire tous ses efforts pour les maintenir, ainsi que la chaudière et la machine à vapeur et tout le reste du matériel, en aussi bonne condition que possible ; 50.A nettoyer et à laver à fond au moins.fois par semaine durant la saison le bassin à petit lait et à faire tout en son pouvoir pour empêcher qu\u2019il se dégage de mauvaises odeurs de ce bassin à petit lait ou des environs de la fabrique.60.À peser le lait de chaque patron, délivré à la fabrique, correctement et impartialement, et à entrer le poids du lait correctement dans le livre d\u2019entrée mensuel, et à fournir à chaque patron un état hebdomadaire ou mensuel du lait fourni par lui suivant ce qui sera jugé nécessaire ; To.À peser, empaqueter et préparer pour l\u2019expédition tout le fromage fabriqué par lui dans la dite fabrique pendant la saison, et à aider à le charger dans les voitures pour le transport au point d\u2019expédition.80.À eurveiller avec soin la réception du lait à la dite fabrique et à en faire une épreuve au fois par mois au Babcock, ou autrement, pour chaque patron, à la condition que les ustensiles nécessaires lui soient fournies.Il s\u2019engage également à faire correctement et impartialement les épreuves composées du lait de chaque patron au moyen du Babcock au moins.fois par mois, si l\u2019on vient à décider que le lait sera payé d\u2019après sa richesse à la fabrique, et à entrer le réaultat de cette épreuve dans le livre de réception mensuel en face du nom de chaque patron, pour lesquelles opérations il recevra comme rémunération la somme de.cts pour chaque patron ; 90.A employer au moins un assistant compétent, tant que la fabrique recevra de 6 à 12000 lbs de lait par jour ; à en preudre au moins deux dont l\u2019un aura au moins 1 an d\u2019expérience dans une bonne fabrique, quand il recevra de 12 à 18000 lbs de lait par jour.S'il reçoit de 18 à 28000 Jbs de lait par jour, à employer au moins 3 assistants compétents, l\u2019un desquels devra avoir au moins 2 ans et un autre au moins 1 an d\u2019expérience dans une bonne fabrique.Enfin s\u2019il reçoit de 28 à 40,000 lbs de lait par jour, à employer au moins 4 assistants compétents, deux desquels auront les qualifications qui viennent d\u2019être mentionnées dans la clause précédente ; LE JOURNAL D'AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 521 10.A faire tous ses efforts pendant la période la plus chaude de la saison pour tenir la chambre de maturation à une température aussi basse que possible, et pendant les temps frais ou froids pour maintenir la température de la chambre entre 60 et 650 continuellement, jour et nuit, ou aussi près que possible de ce point jusqu\u2019à ce que le fromage soit convenablement mûri et prêt à être expédié ; 11.À supporter toutes les dépenses relatives au chauffage de la chambre de maturation et au soin du fromage dans la dite chambre pendant toute la saison et.jours après la clôture des opérations de la fabrique.Après quoi le propriétaire aura à sa charge le chauffage et le soin du fromage ; 120.Enfin à tourner tout le fromage dans les moules le lendemain matin du jour de sa fabrication et À mettre sur chaque fromage des couverts propres, qui adhèreront à la meule sous la presse et y resteront jusqu\u2019à ce que le fromage soit prêt à mettre en boîte.Fait double et signé à.ANIMAUX DÆ LA FERME Les droits de la vache laitière, - La vache laitière a droit à un Yon abri contre le vent, le froid et la pluie.Si elle passe une nuit froide dehors, le matin ells donnera peu de lait à son propriétaire.Elle a droit à une bonne alimentation.Si elle reçoit seulement une ration d\u2019entretien, le cultivateur aura à souffrir de son imprévoyance.Ce qu\u2019elle mange en sus de ce qu\u2019il lui faut pour son entretien, est converti en lait.La vache a droit à de l\u2019eau pure.Le lait est composé en grande partie d\u2019eau, et, si l\u2019approvisionnement d\u2019eau fait défaut, le résultat sera désastreux pour le cultivateur.Enfin la vache laitière a droit d\u2019être traitée avec douceur en tout temps.Si vous la ruez de coups ou si vous la faites tourmenter par les chiens, le rendement en lait diminuera.Œufs desséchés.\u2014Les œufs desséchés, comme produit alimentaire de conservation facile, deviennent de plus en plus vogue.Ils sont employés dans l\u2019armée et dans la marine en Angleterre.Production du lait, \u2014 Au Collège agricole de Guelph, une vache Holstein a donné I\u2019an dernier pl 522 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019'HORTICULTURE 9,128 lbs de lait.Celle qui a produit le plus de beurre est une vache Jersey, elle a donné 398 lbs de beurre ; la deuxième a été une Holstein et la troisième une croisée Shorthorn.La plus petite production de beurre par une vache pour l\u2019année a été 178 livres, elle gera vendue À un boucher, parce qu\u2019elle ne produit pas assez.La plupart des vaches de cette institution donnent 6, 7 et même 8 mille livres de lait par année.ode ORIGINES DE LA RACE BOVINE CANADIENNE (Suite) Importations Ne trouvez-vous pas comme moi, qu\u2019on est tenté de s\u2019écrier: Mais d\u2019où voulez-vous donc qu\u2019elles viennent ?pourquoi voulez-vous que des Français, venant fonder une colonie au Canada, aient cherché des bestiaux dans un autre paya que le leur, quel intérêt auvraient-ils pu y trouver?Les vaches des autres pays n\u2019étaient-elles pag, comme les races françaises, pour ainsi dire à l\u2019état sauvage, c\u2019est-à-dire sans aucune amélioration ?Et, du reste, comrnent voulez-vous que des navires à voiles, quittant les ports de Bretagne ou de Normandie, çe soient dérangés de leur route, dans le seul but d\u2019aller embarquer des bestiaux.Si encore ces ports d\u2019expédition se fussent trouvés sur une côte absolument dépourvue de bestiaux, on pourrait à la rigueur admettre le doute ; mais Honfleur et Dieppe gont en plein pays normand.St.Mâlo est en pleine Bretagne.Il est bien plus raisonnable d\u2019admettre que les chefs de ces expéditions s\u2019approvisionnaient là où se trouvaient leurs ports d\u2019armement.Du reste, l\u2019histoire du Canada, si bien écrite par M.Garneau et par l\u2019abbé Ferland, prouve ce que j\u2019avance.La première importation certaine de bes:tianx fut faite par le baron de Léry vers 1538.Or, cette expédition était partie de Honfleur, Normandie, et l\u2019histoire ne dit pas du tout qu\u2019on se soit arrêté en route pour prendre des bestiaux.Donc les animaux importés étaient des Normands.On peut m\u2019objecter que les animaux débarqués par le baron de Léry, l\u2019ont été sur l\u2019Ile de Sable, et que, plus tard, les hommes débarqués sur cette fle par le marquis de la Roche, ont consommé ces animaux.C\u2019est possible, mais il n\u2019est pas prouvé du tout que tous aient été mangés et qu\u2019il n\u2019en soit resté aucun.L Du reste, voici un autre débarquement non moins certain effectué par Jacques Cartier lui- même.Je cite l\u2019abbé Ferland.\u2018\u2018Ils avaient, dans leur longue traversée, souffert beaucoup par le manque d\u2019eau; ils furent même obligés d\u2019abreuver avec du cidre les \u201c\u2018bestiaux,\u2019\u2019 chèvres, porcs, qu\u2019ils apportaient, pour les répandre dans le pays.\u201d Vous voyez, qu\u2019ici encore, l\u2019histoire ne fait nulle mention d\u2019un port, où les colons se sont arrêtés pour embarquer ces hestiaux.Or Jacques Cartier était parti de St.M»lo (Bretagne); donc les bestiaux qu'il a répandus dans le pays étaient des bretons.Je passe sous silence les nombreuses importations qui furent faites de 1541 à 1617.A cette dernière date, Champlain effectue son troisième voyage en Canada; il emmène avec lui de nombreux colons et des approvisionnements considérables.Parmi ces colons, figure Louis Hébert, le premier cultivateur canadien qui, dit l\u2019histoire, ait labouré ia terre du Canada avec des bœufs.L\u2019 histoire dit encore ici, que Champlain est parti directement de Honfleur pour le Canada.Or, Honfieur est en Normandie, donc les bestiaux importés par Champlain étaient des animaux normands.Remarquez que je cite, de l\u2019histoire du Canada, les passages seuls où le mot \u2018\u2018bestiaux\u2019\u2019 est écrit en toutes lettres.Je pourrais, en continuant à agir ainsi, accumuler importations bretonnes sur importations normandes.C'est inutile, n\u2019est-ce pas?Je crois avoir prouvé sufflsamment que les bêtes à cornes, importées au Canada, étaient toutes d\u2019origine bretonne et normande.Ces animaux se sont propagés dans le pays, se sont croisés entre eux et ont donné naissance à la race canadienne.Ceux-là donc commettent une grave erreur, qui, dans l\u2019espoir de faire rejaillir sur la vache canadienne quelques-unes dez qualités de la vache Alderney, prétendent que cette dernière est mère de la première.Du reste, je le dis hautement, si nous voulons, dans quelques années, la vache canadienne, au- jourd\u2019hui généralement méconnue et méprisée, et à laquelle on a honte de donner place dans nos expositions, n\u2019aura rien à envier à l\u2019orgueilleuse alderney.\u2014FRr.LEONARDI.(À suivre).pe] 94 ARBORICULTURE ET HORTICULTURE Tomate hative.\u2014D\u2019aprés des expériences faites à Guelph, la tomate la plus hâtive est la variété Earliest of All de la maison Steele-Briggs, de Toronto.Elle mûrit quelques jours avant I\u2019 Atlantic Prize, mais elle n\u2019est pas aussi belle.Fraisiers.\u2014Le rapport de la Ferme Expérimentale de Gue'ph recommande la variété Van Deman pour la précocité et la Saunders comme fraise tardive.Jardin et chaulage.\u2014Souvent il arrive qu\u2019un jardin fumé abondamment depuis plusieurs années, cesse de produire de bonnes récoltes.Le sol souffre généralement d\u2019acidité et d\u2019une pléthore d\u2019éléments nutritifs: les insectes y sont aussi très nombreux.Le senl remède À cet état de chose est le chaulage : il chasse les insectes et fait dis; araître l\u2019acidité.La fête des arbres à Québec.\u2014Jeudi, 10 mai dernier, a eu lieu à Québec, la plantation officielle des arbres.À 11 heures précises, Son Honneur le lieutenant- gouverneur, accompagné de son aide-de-camp, le major Sheppard, de l\u2019hon.premier-ministre, M.Marchand, et de l\u2019hon.M.Dechêne, artivait sur les terrains da côté nord de l\u2019Assemblée Législative, où M.Louis Chollet, le jardinier du gouvernement, avec ses aides, attendait.L\u2019hon.M.Dechêne invita d\u2019abord Son Honneur le lieutenant-gouverneur Jetté, à planter un joli petit orme exactement en face de l'entrée principale de la façade de l\u2019édifice ; l\u2019hon.M.Marchand fut invité ensuite et jeta aussi la première pelletée de terre sur les racines d'un orme; l\u2019hon.M.Dechéne planta le troisième arbre, un érable qui semble promettre beaucoup ; le quatrième arbre fut planté par un homme qui e\u2019y entend en plantation, M.Louis Aubain, un françaie, colon à Indian Head, Territoires du Nord-Ouest, depuis nombre d\u2019années, et qui arrivait directement d\u2019un voyage à Paris.Vint ensuite le tour de l\u2019un de ses compatriotes, le docteur Jacquin, de Rheims, qui s\u2019occupe, à part de sa profession, d\u2019industrie laitière ; le Rév.M.Lowe, planta le sixième arbre en l\u2019honneur de Lady LeMoine ; l\u2019hon.M.B.de LE JOURNAL D'AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 523 LaBruyère, surintendant de l'Education, fut ensuite invité et plauta le No 7 ; le No S fut planté par l\u2019hon.M.Robidoux ; le 9e et 10e, par MM.Ernest Gagnon, secrétaire du département des Travaux Publics, et 8.Sylvestre, secrétaire du département de l\u2019Agriculture ; l\u2019hon.ministre de l\u2019Agriculture invita ensuite les représentants de journaux présents à planter un joli petit arbre national, au nom de la preese canadienne.MM.O.Labrie, du Soleil, J.Tierney, du Telegraph, J.W.Sirois et Ed.Aubé, de I\u2019 Evénement, se rendirent à cette demande.Le Dr Léonidas LaRue, conservateur du Musée, fut invité ensuite à planter le dernier arbre, complétant la douzaine.Ainsi se termina la partie pratique de la fête des arbres, fondée il y a plusieurs années déjà et qui a contribué pour une large part à l\u2019ornementation d\u2019un grand nombre de villes et de villages, sans compter les plantations privées d\u2019arbres fruitiers qui ont ce jour-là enrichi plusieurs de nos vergers.\u2014 GREFFAGE DES ARBRES FRUITIERS Greffe en fente simple\u2014Greffe en fente double \u2014 Greffe en fente Bertemboise \u2014Greffe en cou- ronne\u2014Soins a donner aux greffes, Les cultivateurs qui ont sur leur propriété des pommiers dont ils ne connaissent ou n\u2019aiment pas le fruit, peuvent, au moyen de la greffa, mettre sur ces arbres de bonnes variétés de fruits.Que ces arbres provirnnent de semis faits par eux- mêmes ou que ce soient des arbres achetés, le procédé est le même.Quand l\u2019arbre est jeune, 7 ou 8 les ans par exemple, on le coupe à 5 à 6 pieds de terre ; quand l'arbre est vieux, on met les greffes sur de grosses branches de un à deux pouces de diamètre et même plus.Les greffons doivent être coupés deux ou trois semaines avant l\u2019opération de la greffe et enterrés dans un endroit frais, afin que leur végétation soit en retard sur celle du sujet.J\u2019indiquerai trois cortes de greffes: Greffe en fente simple.\u2014 C\u2019est la plus ancienne et la plus facile.On coups le sujet par une rection bien nette et horizontale sur le milieu de laquelle on pratique, avec un couteau bien tranchant, une fente qui descend jusqu\u2019à deux ou trois pouces au dessous de la coupe (a, fig.1.) Cette fente sera maintenue ouverte au moyen d\u2019un petit coin, afin 524 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE de faciliter l'introduction du greffon.! Celui-ci sera choisi sur une pousse d\u2019un an et aura une longueur de 5 à 6 pouces.On le taillera en lame de couteau (b, fig.1), en commençant chaque coupe à la hauteur d\u2019un œil placé sur le dos du greffon.On le taillera en c, à la hauteur d\u2019un œil.On l\u2019introduit dans la fente du sujet, de manière que le sommet soit légèrement incliné sur le centre de la tige, afin d\u2019être certain que les écorces intéieures du greffon et du sujet soient en contact au moins sur un point de leur étendue, et qu\u2019ainsi la sève puisse passer de l\u2019un dans l\u2019autre, (A, fig.2).On ligature ensuite le tout et on recouvre avec du mastic a greffer, celui dont j'ai donné précédemment la recette (huile de lin siccative et cire d\u2019abeille, en poids égaux, fondues ensemble).PT - Fig.1.\u2014Greffe en feate simple.Greffe en fente double.\u2014Au lieu de ne mettre qu\u2019un greffon, lorsque la tige est grosse, on peut en mettre deux comme l\u2019indique la fig.2.On a ainsi plus de chances de réussir, la plaie se cicatrise rapidement.Il ne faut pas hésiter cependant, lorsqu\u2019ils sont bien repris tous les deux, de supprimer le moins vigoureux,afin que les grands vents, ou le poids d\u2019une trop grosse récolte ne viennent à séparer ces deux parties étrangères l\u2019une à l\u2019autre et ne fendent en deux le tronc de l\u2019arbre.@) 7) (94 fm i q [TRIED D) S - ZY AIT XJ HL 7.7 IH er = = \u2014 NS \u2014\u2014 \u201cee 7 Na | | LAE i \\ nt ( (M Fig.2.\u2014Greffe en fente double.Greffe en fente Bertemboise.\u2014 Lorsque le sujet est petit et que l\u2019on ne peut mettre dessus qu\u2019un greffon il sera mieux de le couper en biseau (fig.3), mais de manière à conserver au sommet (a) une petite surface horizontale On y introduit le greffon en opérant comme précédemment.Cette greffe à cet avantage qu\u2019elle facilite la prompte cicatrisation de la plaie, qui est moins difforme, et que le greffon reçoit la totalité de la sève des racines, attirée toute vers le sommet de la coupe.Fig, 3\u2014Greffe en fente Bertemboise, tN toed M D D A PRÉ bed Greffe en couronne.\u2014 Ceux qui n\u2019auraient pas pu pratiquer les greffes précédentes dans le temps convenable, pourront employer la greffe en couronne, qui se pratique lorsque les bourgeons du sujet ont atteint une longueur de 1 pouce environ.Elle s\u2019emploie surtout pour les arbres âgés dont on veut changer la nature des fruits.Elle se place sur les branches de deuxième et troisième grosseur.On coupe le sujet ou la branche horizontalement.On fend l\u2019écorce verticalement jusqu\u2019au bois sur une longueur de 4 à 5 pouces, (a, fig.4), on taille la base du greffon en bec de flûte (b) avec un cran à la partie supérieure de la coupe.On soulève les écorces au sommet de l\u2019incision faite au sujet, et on y introduit le greffon de manière que le côté entaillé soit appliqué sur le bois.Puis on ligature et on mastique.Cette greffe a cet avantage qu\u2019elle n\u2019oblige pas à fendre le sujet et qu\u2019on peut en mettre trois ou quatre sur une grosse branche pourvu qu\u2019ils soient suffsamment espacés.G ) y \u20ac | I ml [TRE CUITS \\F ee = | \\ \\ WN u Ji i J A i Ver SM ai 3 {0 AN // ff HHH at 7 | | | \\ ame Fig.4\u2014Grefte en couronne.Soins à donner aux greffes \u20141o Il faut avoir soin, pendant l\u2019opération de la greffe, de faire des coupes bien nettes, pour que les écorces ne soient pas déchirées sur leurs bords.20.Il est presque indispensable, pendant les premiers quinze jours qui suivent l\u2019opération, d\u2019abriter les greffons contre les ardeurs du soleil.Un cornet de papier blanc suffit pour cela(fig.5).Il a en outre pour effet d\u2019éloigner certains insectes qui s\u2019attaquent volontiers aux premiers développements des bourgeons.LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE Fig.5\u2014Greffe abritée par un cornet de papier blanc.do.Il faut veiller & ce que rien ne vienne ébranler le greffon, au moment où il commence à se développer ; le moindre choc suffit quelquefois pour rompre la soudure et anéantir ainsi le succès.Il peut arriver que les oiseaux viennent se percher sur les jeunes pousses émises par le greffon et les brisent.On peut obvier a cet inconvénient au moyen d\u2019un perchoir fixé des deux côtés Fig.6&\u2014 Greffe surmontée d\u2019un?perchoir.de la tige et sur lequel on fixe les deux petits bourgeons (a et a fig.6).Ce perchoir a'également pour effet d\u2019empêcher les deux jeunes bourgeons de se décoller sous l\u2019action du vent, 4o.Il faut empêcher que les nombreux bourgeons qui naissent le long de la tige, surtout la première année de la greffe, n\u2019abeorbent la totalité de la sève, au détriment du greffon.On les supprimera au fur et à mesure de leur apparition, mais pas avant que le greffon n\u2019ait donné ges premiers développements.On supprimera d\u2019abord les bourgeons inférieurs jusqu\u2019à la moitié de la tige, puis, quelques jours après, les bourgeons eu- périeure, afin de ne pas entraver le mouvement ascensionnel de la sève, les plus voisins du greffon n\u2019étant enlevés que lorsque les développements auront de 10 à 12 pouces de longueur.Sur un même pommier, on peut greffer plusieurs variétés de pommes.Cela peut être agréable à la vue et présenter quelque attrait pour un amateur; mais c\u2019est peu pratique.La variété la plus vigoureuse finira toujours par l\u2019emporter sur les autres, qui viendront À périr.L'arbre tout entier s\u2019en ressentira.Les pommiers de semis peuvent porter n\u2019importe quelle variété, mais les pommiers déjà greffés ne peuvent l'être de nouveau qu\u2019autant que leur vigueur et leur rusticité seront supérieures à celles de la variété qu\u2019on veut greffer.Ainsi on mettra la Fameuse sur le Haas, ou le Walbridge, ou encore sur le Tranecendant ; I\u2019inverse ne saurait être fait avec succès.L\u2019Astrakan Rouge, le Tetofsky, le Whitney\u2019s, qui sont de croissance lente, ne sauraient être employés comme porte greffe.On peut employer l\u2019une de ces quatre sortes de greffes, pour greffer le prunier sur prunier indigène.Ce dernier cependant est peu recommandable à cause de la lenteur de ea croissance, Il est préférable pour ceux qui veulent avoir des pruniers de s\u2019en procurer dans les pépinières.Le semis de noyaux, de prunes et de cerises, donnera à la vérité des pruniers et des cerisiers ; mais ces arbres drageonnent et auront vite fait d\u2019envahir tout le terrain environnant.Si l\u2019on n\u2019y prend garde, ce sera bientôt une véritable forêt.G.REeyNAUD.fe LE POTAGER Travaux en mai-juin C\u2019est le temps où le jardinier doit mettre en œuvre toute son activité, On donne un léger labour aux asperges, on bêche le terrain aux cardons, on prépare le terrain pour le melon.En gé- LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE Cardon plein inerme, néral, il faut achever tous les béchages, le plus tot possible et toutes les fumures de printemps.Dans les fraisières il est utiles d\u2019enfouir, le plus tôt possible, l\u2019engrais du paillage d\u2019autorane pour en donner un nouveau, de verser l\u2019engrais liquide sur les planchee, dans de légers sillons tracés avec la houe ou la binette, après avoir, au préalable, rechaussé les plantes avec de la terre nouvelle ou mieux encore avec du terreau.On ôte les couvertures des plantes et on enlève à ces dernières les parties malades.En mai, illest encore prudent de garantir les jeunes semis au moyen d\u2019un léger paillage : les gelées blanches surtout doivent porter à la prévoyance sous ce rapport.C\u2019est aussi le moment de refaire toutes les bordures et de donner au jardin une tenue irréprochable ; on ne doit pas tolérer la moindre mauvaise herbs ; la propreté doit être la marque distinctive du jardin.On met en place, suivant la température et leur avancement, les semis de couche.On procède à la plantation et au semis des asperges ; on couvre de tannée bien décomposée les vieilles planches d\u2019asperges ; on plante le houblon (pour ses jets), toutes les espèces et variétés de choux ; on transplante les rhubarbes et on repique leurs semis ; on plante les pommes de terre, les caïeux d\u2019oignon bulbifère, les bulbes de l\u2019ail, les échalottes ; on mul- LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 527 ES Ey ç ad > Chou de Bruxelles.\u2014 (Brussels Sprouts}.tiplie d\u2019éclats par division des touffes, l\u2019armoise citronelle, le thym, l\u2019estragon, la lavande, la menthe, la marjolaine, etc, etc.; on met en place les plantes réservées pour la graine (ou porte-graines, ) On procède à la plantation des cucurbitacées de toutes sortes, courges, concombres, melon.s.On plante la betterave à salade, le céleri ; on plante les choux de Bruxelles en carrés et comme entre-plants aux = =e sed bmi i VEG x À J Artichaut, artichauts ; les choux-fleurs en carrés et ceux du semis d\u2019avril comme contre-plants aux laitues 7465) ES 9 : pie v.Laitue Romaine.romaines déjà en place.Le repiquage des laitues se succède de 12 en 12 jours ; on en contre-plante aux cardons On plante des tomates entre les laitues et les endives sur les ados du céleri commun.On met en place, sur terrain bien fumé les potirons, semés en petits pots au mois de mars ; le giraumon (courge) chou-fleur ou à moelle peut être traité de la même manière ; il faudrait cependant couvrir de cloches gi on plantait tôt.On plante avec leur motte les tomates semées sur couche ; on met en place le basilic venu sur couche, en ayant soin de 528 LE JOURNAL D'AGRICULTURB ET D'HORTICULTURE lui conserver la motte de terre ; on tient quelques pieds en pots pour les rentrer à l'automne.Multiplier de boutures la sauge et le romarin, à l\u2019ombre, en petits pots ou en pleine terre.On plante les aubergines tenues en pots sous châssis et le piment à exposition chaude.Dans le courant de juin, il ne faut pas oublier de semer des radis d\u2019automne et de Madras, du poireau, des choux-raves, du cerfeuil au nord et à l\u2019ombre, des fournitures de salade, du pourpier, de la raipence, du persil, de la claytonie, du quinoa, des carottes, du raifort, des salsifis, des scorsonères, des choux de Savoie, des choux-fleurs, des rutabagas (choux de Siam) pour la provision d\u2019hiver.Les endives du semis de juin ont le plus de valeur ; le semis d\u2019épinards doit se faire à l\u2019ombre ; celui d\u2019arroche ne redoute pas le soleil.On sème les fèves de marais, les haricots à utiliser verts, les pots.Fève de marais naine hative.On repique en place des chicorées scaroles pour leur donner des choux-raves en contre-plants.On transplante le melon en pleine terre à exposition chaude.On plante encore des choux brocolis ; on repique l\u2019endive du semis de mai.On marcotte les potirons et on supprime les jets superflus.On continue l\u2019écimage des jèves de marais et, pour obtenir une arrière-récolte à l\u2019automne, on coupe près du solles tiges dont on a recuilli les gousses encore petites.Autour des échalottes, on dégage un peu la terre pour les faire mieux grossir.Il faut que les plantations, en général, soient combinées de telle sorte qu\u2019elles produisent successivement, à mesure que les précédentes s\u2019épuisent.Les sarclages devront êtrê fréquents, surtout aux plantes porte-graines ; les binages et les serfouissages doivent être aussi nombreux.Enfin, une des grandes et des plus importantes occupation de l\u2019été consiste dans les arrosages ; c\u2019est l\u2019élément essentiel, en quelque sorte vital, de la culture des plantes potagères.Pour ce point, nous ne pouvons que renvoyer à ce que nous avons dit dans le No.du 15 mai 1897 : De l\u2019eau et de l\u2019arrosement page 227.°\u201d\u2019\u2014Un objet qu\u2019il importe de ne point négliger, c\u2019est la destruction des insectes nuisibles.Il ne suffit pas de semer, transplanter, sarcler, arroser, fumer, abriter les végétaux, souvent tous ces soins demeurent stériles à cause des insectes qui attaquent les plantes et les détruisent.La chasse aux insectes, limaces, chenilles, etc., et leur destruction doit donc attirer la sérieuse attention du jardinier.G.DE WAMPE, SYNDICAT DES CULTIVATEURS DE LA PROVINCE DE QUEBEC Bureau : 46 rue Dalhousie, Québec.Président : Sa Grandeur Mgr L.N.Bégin.Administrateur général : M.l\u2019abbé Jos.Marquis, Secrétaire : Ferd.Audet, N.P.Trésorier : P.G.Lafrance, caissier de la Banque Nationale Tous ceux qui ont des animaux enregistrés à vendre au printemps, sont priés de vouloir bien les indiquer au syndicat.Le Syndicat vend pour les cultivateurs les produits de leur ferme et achète pour eux tout oe dont ils ont besoin.Cultivateurs, cercles agricoles et sociétés d\u2019agriculture, envoyez-nous le plus tôt possible vos commandes pour tous les grains et toutes les graines de semence dont vous aurez besoin bientôt,afin que nous puissions vous procurer ce qu\u2019i} y a de mieux sur le marché et au plus bas prix possible.Le Syndicat s\u2019occupe spécialement du meilleur choix à faire de toutes sortes de graines fourragères et de grains de semence.Veuillez nous transmettre en même temps vos ordres pour tous les animaux reproducteurs que vous désirez acheter au printemps par notre entremise.Nous sommes en correspondance régulière avec les éleveurs et nous pouvons vous procurer ce que vous désires aux meilleurs conditions du.marché.BEE ear > "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.