Le journal d'agriculture et d'horticulture, 1 juillet 1900, dimanche 8 juillet 1900
[" pme a y D) 4 Vor.4.Nol.- -LE- Journal d'Agriculture et d'Horticaltore LE JOURNAL D'AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE est l'ore officiel du Conseil d\u2019Agriculture de la Province de Québec.paraît deux fois par mois, le 8 et le 22 de chaque mois, et s\u2019'oecupe spécialement de tout ce qui a rapport à l\u2019agriculture, à l\u2019élevage des animaux, à l\u2019horticu!ture, etc.Tou com mil- nications destinées à être insérées dans les colonnes de la matière à lire de ce journal devront être adressées au Directeur du JOURNAL D\u2019AGRIOULTURE ET D'HORTICULTURE, Québec, Pour conditions d\u2019annonces, etc, s\u2019adresser à LA OIE DE PUB.\u2018\u2018 LA PATRIE\u201d 77, 79 & 8] Ruc St-Jacques, Montreal.Abonnement: $1.00 par année, payable d\u2019avance TABLE DES MATIERES AGRICULTURE GENERALE AVIS sovsccsvosreucs sonéosssem000e 0 sn0nec00 saccnces cersererecensenres 1 Petits conseils \u2014 Pâturages \u2014 Lentilles \u2014 Choux de Siam\u2014Fenaison .sosssossse sosconcanecse sc 000e \u2026\u2026 1 Choses et autrès \u2014 Exposition universelle de Paris\u2014 Transport du beurre en waguns-glacières\u2014Comp- tabilité agricole \u2014Terre bien cultivée aux environs de Québec\u2014Hersage et buttage des pommes de BOITO s.ocororsncesments saussou0s aoosnssasases n0caa00ts \u2026.voeu 3 Influence du temps sur la récolte.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.corres 5 Mauvaises herbes .\u2026.\u2026.se sssrescerovecssess soosccanaurs vos Ù Fabrication du glUCOS®.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026 ses-anceosnrssesmenencerses 6 Bibliothèque du cultivateur.sessacssonesess 8 Petites NOÏES.\u2026.s sescerarcaocmss ssovrereares vovasrne sonsrrc 0 8 Questions d\u2019actualité\u2014Ce qu\u2019il faut et ne faut pas IMANGET c.\u2026\u2026\u2026mssorses sesssocasess vrencs snecssacueeras sas ense0s 10 INDUSTRIE LAITIÈRE Soin des bassins à petit-lait .arsssconcen a vonsacues vo 18 Quotation officielle des produits laitiers.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.14 ANIMAUX DE LA FERME Les animaux en juillet\u2014Une vache Holstein remar- quabie\u2014Les harnais\u2014Lait stérilisé\u2014 Œufs de por- Celain@.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.aanvener os004 0 soravseus encres sascosouees 14 Les poules pour les œufs, le mouton pour ia laine, le bœuf et le cochon pour la viande.16 Médecine vétérinaire\u2014Uon sultations.\u2026.\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026.vs.17 Nombre d\u2019œufs que donnent les poules \u2026\u2026\u2026\u2026ee 18 ARBORICULTURE ET HORTICULTUKE Le potager en juillet.corenrens mastarens coroners snnsinses 18 Notes sur la taille des arbres fruitiers.eeeessserecessens 20 Pommiers atteints de tavelure .rerersrarcns snarannse 20 Ennemis et maladies des arbres fruitiers .21 Le cotonnier La capucine .eres iersntesaronete sononons eerersens ereererens 23 SOCIÉTÉS ET CERCLES Cercle agricole de St-Augustin, comté de Portneuf.23 115 5% 8 JUILLET 1900 AGRICULTURE GENERALE CONCOURS DB PRODUITS LAITIERS Avis Plusieurs concours de produits laitiers auront lieu cet été, comme les années précédentes.Les fabricants qui désirent y prendre part doivent envoyer leur nom le plus tôt possible au département de l\u2019Agriculture à Québec.LABORATOIRE OFFICIEL DE LA PROVINCE DR QUEBEC A SAINT-HYACINTHE Avis M.l\u2019abbé Choquette, directeur du laboratoire officiel d\u2019analyses, à Saint-Hyacinthe, partira prochainement pour l\u2019Europe.Nous prions MM.les inspecteurs de l\u2019industrie laitière, si quelques analyses urgentes se présentent, de s\u2019adresser à M.le secrétaire du département de l\u2019Agriculture, à Québec., le LE JOURNAL D'AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 7 _-\u2014 ome Fig.12.\u2014Evaporation, 1 appareil à triple effet pour l\u2019évaporation, fig.12.Une chaudière à cuire dans le vide, fig.13.Fig.13.\u2014Cuite.6 turbines.Réaervoirs divers.Pompe & eau, pompes centrifuges ou monte-jus pour l\u2019élévation des sirops.Jusqu\u2019ici je\u2018n\u2019ai parlé de la fabrication du glu- coee que gous la forme granulée.Je vais maintenant, pour finir, donner quelques détails sur la fabrication du sirop de glucose.Pour transformer la fécule de pemme de terre ou l\u2019amidon des céréales en sirop de gluco:e, nous avons deux méthodes : on peut employer l\u2019acide sulfurique pour opérer la saccharification, ainsi que nous l\u2019avons vu pour la fabrication du glucose granulé, ou bien la diastase, principe qui se développe dans la germination de l\u2019orge.Dans le premier cas, la fabrication ne diffère de celle du sucre qu\u2019en ce que la saccharification est poussée moins loin.Au lieu de durer 5 à 6 heures, elle ne dure que 3} à 4 heures.La transformation de la fécule n\u2019est pas poussée aus:i loin et il reste dans le sirop, mélangée avec le rucre, une certaine proportion de dextrine qui est suffisante pour empêcher le sucre de se prendre en masse, de cristalliger.Le sirop de glucose fait avec \u2019acide a toujoura une certaine coloration ambrée dont on ne peut le débarrasser, méme en le soumettant 4 des filtrations répétées sur le noir animal.De plus, le 8 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE point où l\u2019on doit arrêter Ja gaccharification demande beaucoup de précision, car si on le dépazee, on s\u2019expose à ce qu\u2019il prenne en masse dans la suite.On l\u2019emploie beaucoup pour faire des sirops de table, mélangé par moitié, ou plus ou moins, avec des mélasses de canne à sucre.#4 Dans la fabrication du glucose, sucre ou sirop, par l\u2019acide, la gaturation exige l\u2019emploi d\u2019une quantité assez notable de blanc d\u2019Espagne.Cette substance est d\u2019un prix relativement élevé dans ce pays qui doit l\u2019importer, en sorte que les frais de fabrication en sont augmentés d\u2019une manière non négligeable.La chaux, qui coûte beaucoup moins cher, pourrait fort bien remplacer la carbonate de chaux en totalité, s\u2019il était facile de doser exactement la quantité à employer.C\u2019est là le point délicat.Lors de la saturation, si l\u2019on emploie un léger excès de blanc d'Espagne, cela ne tire pas à grande conséquence, cet excès de chaux carbonatée ne pouvant avoir aucune action nuisible sur le sucre.Il y aura un peu plus de dépôt à séparer, voilàtout.Il en eerait tout autrement avec la chaux qui est caustique.\u2014OcT.CUISSET., (A suivre.) æ BIBLIOTHEQUE DU CULTIVATEUR Builetins sur l\u2019industrie iaitière publiés par le dé« partement de l\u2019 Agriculture de Quévec.\u2014Viennent de paraître, les bulletins suivants que l\u2019on pourra se procurer gratuitement sur demande adreesée au département de I\u2019 Agriculture à Québec : Bulletin No 3, Fabrication du Beurre.\u2014 Brochure de 34 pages contenant la marche à suivre dans cette importante fabrication, depuis la réception du lait jusqu\u2019à l\u2019empaquetage et le transport du beurre.Il s\u2019y trouve également des renseignements très utiles sur la composition, le jugement et le taux de fabrication du beurre, ainsi que sur le rendernent du lait en beurre, le beurre d\u2019hiver etc.Bulletin No 4, Construction et Aménagement des Beurreries.\u2014-Importante brochure de 60 psges, illustrée de 17 belles gravures et photogravures.Le but de ce bulletin est de faire connaître les règles à observer dans la construction des beurreries, le choix, la disposition et l\u2019emploi judicieux du matériel de ces fabriques.Tous ceux que la question du beurre intéresse ne manqueront pas de profiter des enseignements précieux contenus dans ces deux bulletins, Manuel de Médecine Vétérinaire, par John D.Du- chène, M.V,, Deuxième Édition, Québec 1900.\u2014 L\u2019accueil fait à la première édition du Manuel de Médecine vétérinaire, édition actuellement épuisée, à engagé l'auteur, le Dr John D.Duchène, à en publier une seconde revue et corrigée avec soin.Des additions importantes y ont été faites, et dans ses 125 pages contenant quelques gravures, nos cultivateurs trouveront le moyen de soigner eux- mêmes leurs animaux dans un très grand nombre de cas qui ne nécessitent pas l\u2019intervention directe du vétérinaire.Le département de I\u2019 Agriculture de Québec s\u2019est procuré un certain nombre d'exemplaires de cs manuel, que l'on pourra obtenir gratuitement sur demande.La Province de Québec, ouvrage publié par le département de I\u2019 Agricu/ture de la Province de Québec.\u2014 Dans la but de faire connaitre notre jeune et beau pays aux nombreux visiteurs qui affluent en ce moment à l\u2019Ex position Universelle de Paris, l\u2019hon.F.G.M.Déchène, Commissaire de l\u2019Agriculture, vient de faire publier un très bel ouvrage qui donne, en quelques chapitres des plus intéressants, des notions claires et exactes sur notre Province, ses ressources, son agriculture, ges mines, son commerce, son industrie etc.C\u2019est un volume d\u2019environ 350 pages, d\u2019une lecture attrayante, bien illustré, écrit par une de nos meilleures plumes, et certainement le meilleur ouvrage du genre qui ait encore été publié au Canada.\u2014\u2014\u2014\u2018BP PETITES NOTES Nous sommes à l\u2019époque où les cultures sarclées réclament tous nos soins.Rappelons-nous que les sarclages, binages et renchaussages bien faits et exécutés en temps opportun peuvent augmenter dans une large mesure l\u2019importance de la récolte.xx Il faut faucher sans retard les bords des chemins, les tours des pièces, etc, de façon à détruire les mauvaises herbes, renoncules, marguerites, moutardes, .avant qu\u2019elles n\u2019aient porté graines, 0 ML Ais iY I mt rom oar en die cel ser lio cul tiv: la ana ce cas re A 5 Dent iti var.LE JOURNAL D'AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE 9 Les mauvais chemins dans certaines parties de la province de Québec.Pendant que les animaux sont en pâture, on doit remettre les étables, écuries, bergeries, en parfait état, blanchir à la chaux tout l\u2019intérieur, murs, plafonds, planches, crêches, etc, réparer les portes et chassis, remplacer les boiseries pourries, etc.¥Fx Il est hors de discussion que l\u2019industrie laitière est pour le cultivateur de la Province ga principale source de revenus, et plus il pourra nourrir de vaches de façon convenable sur sa terre, plus il fera de bénéfices.C\u2019est pas la culture des fourrages verts que l'on arrivera à nourrir économiquement le plus grand nombre de vaches sur une surface donnée ; cultivons donc de plus en plus les fourrages à couper en vert, si nous voulons gagner plus d\u2019argent.++ L'agriculture ne peur être profitable dans un district où les chemins laissent à désirer, comme ceux dont nous publions les gravures dans le présent No (gravures reproduites de La Presse).Améliorons nos chemins : c\u2019est une condition essentielle de succès à observer.Tels chemins, telle agriculture.+\" Un négociant n\u2019a jamais trop d\u2019argent, un cultivateur n\u2019a jamais assez d\u2019engrais.L\u2019engrais est la première puissance en culture, Le père de famille gourmande fort ses enfants lorsqu\u2019ils laissent perdre une bouchée de pain que le bon Dieu donne ; il a raison, mais il ignore que lui-même, en laissant écouler ses purins sur la voie publique, en négligeant de recueillir tout ce qui peut être converti en engrais, perd des sacs de blé et une quantité de lait, etc, etc.x Pour que les plantes sarclées réussissent, il est nécessaire cle ne souffrir autour d\u2019elles ni mottes ni croûtes, ni herbes.#4 Après une pluie, les binages sont toujours plus profitables et plus économiques ; toutefois il ne faut les exécuter que lorsque la surface est suffisamment ressuyée pour ne pas adhérer aux pieds et aux outils.#¥x Apres les labours, la superficie des terres ensemencées ou plantées durcit sous l\u2019influence de la pluie, de la chaleur ou des vents violents, et il se forme à la surface une croûte compacte et dure qui intercepte l\u2019action vivifiante de l\u2019air, de la chaleur, de la pluie, des rosées.Si cette croûte est rompue, l\u2019air peut circuler librement et apporter son contingent de principes fertilisants. 10 LE JOURNAL D'AGRICULTURE ET HORTICULTURE bd ii a à 6e Tif 4 Li = Pe NS eid A .\u201c a Pm] hamden iS LC AL : i ] V a A à Je oN Die 9 a à \u20ac = Ahn G aie, iat YS AC) rd eo on Que X10 CI LP] YU Ser = Lo NZ AN Dic) Les mauvais chemins dane certaines parties de la province de Québec, (Gravures reproduites de \u2018\u201c La Presse\u201d) L\u2019humus est la clef de la fécondité dans tous les rols, il est la base de la fertilité : Il provient de la décomposition des végétaux et des matières animales.* Un cultivateur n\u2019a jamais assez d\u2019engrais.Il doit en fabriquer autant que possible, Pa Lorsqu\u2019on a employé les engrais chimiques seuls, il faut fumer l\u2019année suivante avec du fumier, le seul engrais efficace pour les légumes, et le seul aussi donnant le terreau indispensable aux semis.~\u2014\u2014\u2014 QUESTIONS D\u2019ACTUALITE Ce qu\u2019il faut et ne faut pas manger Aliments azotés\u2014Bœuf, mouton, œufs, lait, gruau, lait de beurre\u2014 Proportion de nourriture azotée\u2014 Les pommes de terre et le lard sont une nourriture incomplète \u2014 Sucre\u2014 Comment faire cuire le chou, les pommes de terre, le g uau d\u2019avoine\u2014 Recette d\u2019une bonne tasse de thé.Je n\u2019ai pas la prétention de donner ici un cours de cuisine.Seulement, nos cultivateurs sont déjà redevables à la science d\u2019une multitude de notions qui ont complètement révolutionné les méthodes agricoles et notablement augmenté la capacité de production de la terre ; et je ne vois pas bien pourquoi cette même chimie pratique da 19e siècle, qui a aussi établi, au sujet de l\u2019alimentation humaine, un certain nombre de principes généraux, ne serait pas aussi profitablement introduite dans la pratique que l'étude des plantes nuisibles, la restitution au gol ou le choix des engrais du sol.I1 est bon que de temps à autre, ces principes généraux coient portés à la connaissance du public.Jusqu'ici la nouvelle génération agricole a été soigneusement instruite sur le chapitre de l\u2019alimentation des animaux, mais celui de la nourriture de l\u2019homme lui-même est resté en blanc.On a laissé à l\u2019instinet de chacun le soin de la sustentation de la famille.L'instinct, certes, a da bon; mais trop souvent il a besoin de s\u2019éclairer, lui aussi, à la lumière de la science.La plupart des maladies sont causées par la désobéissance aux lois de la nature.On se laisse en général trop gouverner par les caprices de son appétit.On a goût de manger ceci ou cela, et l\u2019on en mange seurabondamment, simplement parce que le cœur nous en dit.Ou bien, par une fausse économie, les familles s\u2019imposent toute l\u2019année un régime uniforme, manifestement mal équilibré et maleain.La vieille excuse, que nos grand\u2019pères ou nos graud\u2019mères ont toujours vécu ainsi et sont arrivés à la fin de leurs jours comme les autres, n\u2019est pas une meilleure raison pour justifier la préservation des traditions de la table domestique que de celles de l\u2019écurie ou des travaux de ferme.Celles-ci ont été complètement changées depuis un certain nombre d\u2019années ; pourquoi la routine, que le cultivateur a bannie de son champ et de ses bâtiments, resterait-elle encore maîtresse au logis familial ?Il se peut que le grand\u2019père ou la grand\u2019mère ait vécu jusqu\u2019à quatre-vingt-dix ans en se moquant impunément des premiers préceptes d\u2019hy- pet FA = ve a?pes ss EN Dud ply pt poy PIT NN beg bm se gm pm an ~ 0 ret De cie ete ae sar ASA.re a AE re casa MA Micra i a te ns CA aliens \u20ac LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 11 giène, mangeant ce qui lui plaisait et autant qu\u2019il lui plaisait, faisant des abattis formidables de pâtés, de viandes grasses et de ponimes de terre avant de se mettre au lit.Une chose certaine, c\u2019est que les péchés contre nature, \u2014 et les excès de table en sont, \u2014 ne restent pas impunië.Si ce n\u2019est pas sur soi-même, c\u2019est «ur sa descendance que les effets sont sensibles.D'une génération à l\u2019autre, il y a décadence physique, souvent même mentale, à moins qu\u2019il ne s\u2019introduiee dans la famille, par mariage, des sujets venant de souches où les lois naturelles out été respectées.Les grands hôpitaux d\u2019aliénés sont peuplés de descendants de ces êtres irréfléchis, qui de leur vivant s\u2019enorgueillissaient de leur robuste appétit, qui mangeaient tout ce qu\u2019ils voulaient, quand cela leur plaisait.Jamais maladez, disaient-ils en se rengorgeant ; non, pas eux, mais l\u2019atavisme devait faire payer ces extravagances très cher à leur progéniture.J\u2019ai va quelque part cette question de I\u2019alimentation humaine résumée d\u2019une façon très piquante.Le cultivateur, disait-on, donne le lait de beurre à ses porcs, el le beurre à ses enfants.Il vend ses œufs, et nourrit ses enfants de pommes de terre.Son blé-d\u2019Inde est pour les.porcs à l\u2019engrais, et quand ceux-ci crèvent de graiese, il fait boucherie et ce lard sera la nourriture quotidienne de la famille.Pourquoi ne pas avoir tout de suite donné le maïs aux enfants, plutôt que de le convertir en graisse indigesta ?Le lait de beurre est aussi une excellente nourriture, un magnifique reconstituant pour les tissus ; ajoutez un œuf de temps à autre, voilà pour les enfants tout ce qu\u2019il faut pour les préserver de la débilité.La même autorité divise les aliments usuels en deux grandes classes : les [aliments azotés, riches en azote et servant à reconstituer les tissus au fur et à mesure qu\u2019ils çe détériorent par l\u2019usage ; et les aliments carbonatés, produisant la chaleur, stimulant les forces, mais ne rendant pas aux tissus ce qu\u2019ils leur font perdre.Le corps humain peut, sous ce rapport, se comparer à une maison, où il faut consumer beaucoup de bois et de charbon pour la tenir chaude, mais à laquelle aussi il faut faire des réparations avec de bons matériaux pour la tenir en bon ordre.Les carbonatés sont une sorte de combustible pour le corps, et les azotés sont les matériaux de réparation ; ceux-ci doivent donc entrer dans l\u2019alimentation pour une certaine proportion.Cette proportion doit être, pour le commun des travailleurs, d'au moins une partie de nourriture azotée sur quatre.Le riche prend l\u2019azote qu\u2019il lui faut dans les viandes rouges, bœuf ou mouton.Ceux qui n\u2019ont pas les moyéns d\u2019avoir leur rôti quotidien trouveront également leur portion dans le bon pain bis ou psin de gluten, ainsi que dans les pois mûrs et les vieilles fèves.Les œufs, le lait, le gruau d\u2019avoine ou de blé, le lait de beurre sont aussi riches en azote.Les matières grassee, le lard, le beurre, les amidons et le sucre sont des échauflants, produisant la fermentation dans l\u2019estomac.Cs sont des articles de dépense, tandis que les azotés sont des aliments de récupération.Ces quelques notions çont bonnes à noter, car en général on a des idées assez fausses en pareilles matières.La patate, par exemple, ou pour parler plus corrèctemert la pomme terre \u2014 la patate étant la \u2018sweet patato\u2019\u201d\u2019 qu\u2019on ne voit presque pas chez nous, \u2014 est une nourriture bien surfaite.Les mamans en bourrent leur bébés dès qu\u2019ils abdiquent le biberon.Il n\u2019y a as de plus mauvais service à leur rendre, car la pomme de terre est surtout composée d\u2019amidon, substance insoluble et par conséquent d\u2019assimilation difficile.Pour les adultes, le régime du lard aux patates donne une nourriture incomplète, cause de dégénérescence ; il faut la compléter par une libérale addition de lait, de pain complet, d\u2019œufs, de gruau, ou d\u2019autres aliments azotés.On abuse aussi déplorablement du sucre.N\u2019oublions pas que chaque fois qu\u2019on le mêle aux autres alimente, ceux-ci fussent ils les meilleurs en soi, comme les fruits en leur saizon, on convertit l\u2019estomac en cuve de fermentation ; il s\u2019en suit des éructations acides et très souvent de désagréables flatuosités.Ce cont ces combinaisons irréfléchies qui rendent indigestes les meilleurs plats.On ne saurait user trop modérément des condiments ou des édulcorations qui, sous prétexte d\u2019aiguizer l\u2019appétit, l\u2019exagèrent et conduisent vite à la gloutonnerie.C\u2019est un fait, paraît-il, établi que la moyenne des êtres humains mange le double de ce qu\u2019il lui faut pour vivre.Il y a donc là une grosse question d\u2019économie en même temps que d\u2019hygiène.Dans une assemblée de l\u2019Union Agricole d\u2019Ontario, une dame de Philadelphie, directrice de l\u2019 Ecole de cuisine de cette ville, a donné quelques conseils sur différentes opérations culinaires.Je lui emprunte, pour terminer, quelques passages qui intéresseront sans doute les lectrices du Journal: Le président Mills \u2014Un instant, s.v.p., nous n\u2019 avons pas l\u2019avantage de vous posséder souvent, 12 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE et nous aurions quelques questions à vous poser.Dites-nous donc un mot sur la manière de faire cuire le chou sans odeur, ainsi que gur d\u2019autres petites questions d\u2019ordivaire.R.\u2014Vous savez sans doute que le chou crû est plus digestible que cuit.L\u2019explication est toute simple pour ceux qui connaissent les conditions chimiques de ce légume.L\u2019oxalate de potasse est soluble dans l\u2019eau ; si l\u2019on fait cuire le chou au hasard ou trop vite, cette sécrétion est dissoute dans l\u2019eau, aussi le chou ainsi cuit est-il plus indigeste parce que vous lui avez enlevé l\u2019un des auxiliaires de la digestion ; de plus, dans cette trop rapide ébullition, vous avez volatilisé une huile sulfureuse dont l\u2019odeur est loin d\u2019être agréable et se répand dans toute la maison.* Voilà ce qu\u2019il faut empê cher.Pour cela, il suffit de -jeter le chou dans l\u2019eau bouillante, dans laquelle vous avez mis un peu de sel, qui coagulera la surface ; ensuite vous repousserez la marmite hors du feu de manière à empêcher de nouvelles ébullitions, jusqu\u2019à ce que le chou goit tendre et blanc.On peut maintenir l\u2019eau à 200 degrés Fahr, en laissant la marmite découverte.Q.\u2014 Pourquoi ?R.\u2014L\u2019air en s\u2019abattant sur la marmite découverte empêche l\u2019ébullition de se produire et permet à la cuisinière de mieux gurveiller la cuisson.Q.\u2014 Faites-vous partir à l\u2019eau bouillante la cuisson de tout légume ?R.\u2014Oui.Pour les vieilles pommes de terre, cependant, il est quelquefois mieux de les mettre tremper et deles faire cuire à l\u2019eau froide, parce qu\u2019à l\u2019eau bouillante elles fleurisgent aux dépens de la couche superficielle de fécule.C\u2019est la seule exception qui me vienne à l\u2019esprit.Les légumineuses vertes poussant hors de terre gardent mieux leur couleur et leur saveur cuites dans l\u2019eau salée ; pour les légumes blancs de sillon, riches en fibre amylacée, il vaut mieux ne pas saler l\u2019eau à l\u2019avance ; la fibre durcit moins.Q.\u2014Dites-nous comment faire le \u2018\u2018porridge\u2019\u2019,et si c\u2019est une bonne nourriture, d\u2019après vous ?R.\u2014Cela dépend entièrement de la cuisson.Le gruau d\u2019avoine vendu sous le nom d\u2019Ecossais ou Irlandais, demande une cuisson lente et longue, et préférablement au bain-marie, ce qui empêche de brûler et dispense de remuer à la cuiller, Quatre ou cinq heures de cuisson ne sont pas de trop ; quand on a un bon feu de charbon, on peut laisser eur le feu du soir au matin.Cinq ouillers à table de cette espèce de «ruau donneront la consistance voulue à une pinte d\u2019eau.Q.\u2014Sucrez vous le \u2018\u2018porridge\u2019\u2019 ?R.\u2014Non ; le sucre produirait ici cette fermentation dont j'ai déjà parlé.Le porridge seul est une nouriture admirable ; on peut le prendre au lait, mais jamais avec du sucre.Q.-\u2014 Comment préférez-vous faire cuire les pom - mes de terre ?En robe de chambre, ou non ?R.\u2014Dans la pelure, elles ont certainement meilleur goût ; autrement, les sels de potasse, so\u2019 lubles dans l\u2019eau, se perdent.En certains cas, ceci cependant peut être préférable.Mettez les patates dans l\u2019eau bouillante, et maintenez l\u2019ébullition jusqu\u2019à ce que la fourchette les transperce ; si le cœur reste encore ferme quand la surface est cuite, interrompez l'ébullition d\u2019un bol d\u2019eau froide ; activez le feu.Quand elles sont cuites, jetez l\u2019eau, saupoudrez de sel et agitez sur le feu jusqu\u2019à ce qu\u2019elles soient sèches et prêtes à servir.Q.\u2014 Donnez-nous la recette d\u2019une bonne tasse de thé ?R.\u2014Le thé, comme de raison, doit être fait sans bouillir.L\u2019ébullition développe ou extrait le tannin.La théière doit être échaudée.Une cuiller à thé par demiard d\u2019eau.Tirez l\u2019eau au premier bouillon, versez sur les feuilles ; couvrez la théière d\u2019un coussin ; laissez reposer pendant cinq minutes, agitez et servez.Q.\u2014 Encore un mot.Je reviens au porridge.Le gruau doit-il être fin ou grossier ?R.\u2014Si vous employez l\u2019Ecossais, vous savez qu\u2019il est aumedium.Les grains sont simplement concassés, mais il n\u2019est ni roulé ni broyé.L\u2019avoine roulée ordinaire demande à peu près une heure de cuisson.J'ai cru que ce bout de dialogue absolument pratique terminerait heureusement une dissertation sur ce qu\u2019il faut et ne faut pas manger.ULBICc BARTHE.4 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTIOULTURE 13 SECTION RÉSERVÉE a La SOCIÉTÉ D'INDUSTRIE LAITIERE SOIN DES BASSINS A PETIT-LAIT Négligence dans le soin des bassins à petit-lait.\u2014 Quoique le soin des bassins à petit-lait ait été l\u2019objet de bien des avis donnés par les conférenciers agricoles, les inspecteurs de syndicats et les professeurs de l\u2019école de laiterie de St- Hyacinthe, il est pénible d\u2019avoir À constater qu\u2019il existe encore énormément de négligence de la part des propriétaires de fabriques et des fabricants, sous ce rapport.En effet, dans une course que je viens de faire à travers cing ou six comtés de notre province, il ne s\u2019est presque pas passé de journées sans que j'aie l\u2019occasion de voir plusieurs installations de bassins à petit lait fort défectueuses.C\u2019est ce qui me décide à revenir encore une fois sur cette question, dans les colonnes du journal d\u2019agriculture afin de remettre de nouveau sous les yeux des négligents les graves raisons qui nous font exiger qu\u2019on ait grand soin de ces bassins.Avant de procéder plus loin, je dois dire tout de suite que tout ce que j'ai à dire ici des bassins à petit-lait s\u2019applique aux bassins à lait écrémé.Raisons d\u2019avoir soin des bassins à petit-lait.\u2014 Ces raisons sont au nombre de deux principales.La première, c\u2019est que les bassins malpropres et mal tenus sont une source continuelle et féconde de contamination par les microbes de mauvaise nature de toutes sortes, de l\u2019air qui environne les fabriques, y pénètre et conséquemment du lait et des produits manufacturés dans ces fabriques.La seconde, c\u2019est que le lait écrémé et le petit-lait contenus dans des bassins mal conditionnés et mal tenus deviennent absolument impropres à la consommation par les animaux.On semble si peu attacher d\u2019importance aux deux raisons qui viennent d\u2019être énoncées qu\u2019il est bon de les étudier pour en démontrer le bien fondé.Lès bassins mal tenus contaminent l\u2019air et le lait.\u2014Voyons un peu que sont nombre de bassins à petit-lait tels qu on les trouve journellement dans notre province.Telle fabrique a un bassin en bois, à quelques pieds de la fabrique, sans abri, à l\u2019extérieur, placé du côté du soleil levant et exposé à ses rayons jusqu\u2019à deux heures de l\u2019après- midi.Il est installé sous les fenêtres de la chambre de maturation qu\u2019on ouvre la nuit pour donner de l\u2019air frais À cette chambre.On commence à y mettre les résidus de la fabrique, au printemps.Ces résidus, sous forme soit de lait écrémé, soit de petit-lait, sont enlevés chaque matin.Il reste au fond du bassin, chaque jour, de un demi- pouce à un pouce d\u2019épaisseur de résidu qui passe la journée à sûrir, à fermenter, à se putréfier.Il en est toujours ainsi et conséquemment le bassin n\u2019est jamais lavé.Le lendemain, le petit-lait du jour est amené par dessus ce ferranent malsain fourmillant de milliers de microbes malfaigants, et, dans une demi-heure, toute la masse du petit- lait fourmille elle-même des mêmes microbes.On agite cette marse contaminée en emplissant les bidons, et bientôt les microbes se dispersent dans l\u2019air, continuent à s\u2019y développer, envahissent l\u2019air à l\u2019intérieur de la fabrique et le lait qui s\u2019y trouve.Le résultat, c\u2019est qu\u2019on a des fromages qui gonflent, qui ont mauvaise saveur, sentent mauvais, etc, etc.Des essaims de mouches fréquentent le bassin, déposent leurs œufs aux alentours, se multiplient.Enfin, ce bassin est un cloaque de malpropreté qui engendre la putréfaction et d: s odeurs insupportables qu\u2019on retrouve ensuite dans le beurre et dans le fromage.C\u2019est encore pis si le lait est déposé dans des tonnes enfouies dans le sol comme c\u2019est souvent le cas.Alors le sol qui entoure les tonnes devient saturé de petit-lait qui se putréfie et exhale une véritable odeur de charogne.Quoi d\u2019étonnant que des fabriques aménagées de cette façon quant au petit-lait, produisent du fromage puant (off-flavor) qui est invariablement coupé de un demi à un centin par livre, lors de la vente.Les bassins mal tenus rendent leur contenu impropre à la conservation.\u2014Les bassins à petit-lait en bois qui sont dans l\u2019état de malpropreté ci-haut décrit sont de puissants générateurs de principes délétères.Ces principes se développent presque instantanément dans les résidus qui y arrivent et les rendent absolument malsains pour les animaux.Le petit-lait sûrit immédiatement après être arrivé dans le bassin.Il est, par là, tout préparé à se putréfier dans le bidon qui, exposé au soleil pendant le trajet, sert à le transporter chez le cultivateur.Si, surtout, on tente d\u2019en garder une ration pour le soir, on n\u2019a plus, à cette heure de la journée, qu\u2019un aliment infect propre à rendre les jeunes veaux et cochons malades.Ces résidus cessent alors d\u2019être profitables et sont même nuisibles À ces animaux, ce qui constitue une perte sèche pour le cultivateur, puisqu\u2019il est reconnu que le lait écrémé et le petit-lait bien conservés 14 LB JOURNAL D'AGRIOU LTURE ET D\u2019HORTICULTURE donnent respectivement 2 lbs à 5 lbs d\u2019augmentation en poids pour chaque cent lbs consommées par un porc.- Remèdes contre ce mauvais état de choses.\u2014 Il faut d\u2019abord que les bassins à petit-lait soient revêtus en fer-blanc à l\u2019intérieur.Les tonnes doivent être absolument proscrites.Le bassin doit avoir une couverture qui empêche le soleil de l\u2019atteindre.Il doit avoir un couvert pour empêcher les mouches d\u2019y pénétrer.Il doit être vidé à fond et lavé tous les jours et être passé 4 la vapeur deux fois par semaine.Le lait écrémé et le petit- lait doivent être pasteurisés au moyen d\u2019un jet de vapeur qui les chauffs à 1550 Fah., aussitôt qu\u2019ils sont arrivés dans le bassin.Voilà l\u2019installation et le soin des bassins à petit-Jait et À lait écrémé que les patrons doivent exiger des propriétaires de fabriques et des fabricants.Voilà ce que nous recommandons depuis bien des annees, et ce que nous ne pouvons encore cezser de recommander, puisqu'il se trouve encore un çi grand nombre de fabriques où l\u2019on semble encore tenir à pratiquer tout le contraire.J.C.CHAPAIS, QUOTATION OFFICIELLE DES PRODUITS LAITIERS On fait en ce moment un effort pour établir une quotation officielle pour le beurre produit par les beurreries irlandaises dans le sud de l\u2019Irlande.Plusieurs réunions préliminaires ont déjà été tenues, auxquelles cette idée a été soutenue par les principaux marchands et manufacturiers, et ncus pouvons espérer d\u2019apprendre quelque chose de définitif à ce sujet dans le cours d\u2019une gemaine ou deux.Bien que nous sachions que la \u2018\u2018 quotation officielle danoise\u2019\u2019 ne donne pas aux acheteurs une idée réelle de l\u2019état actuel du marché à différentes époques de l\u2019année, cependant elle régle généralement les opérations à des moments critiques, et l\u2019établissement d\u2019un semblable système de quotation pour l\u2019Irlande, soutenu par le commerce, aurait l\u2019effet de produire un \u2018Standard\u2019 plus uniforme pour les marques de choix et de réduire la différence entre les quotations, qui ne contribue pas peu à bouleverser le commerce et à faire tort aux fabricants et aux marchande.Il y a gans doute beaucoup d\u2019intérêts À prendre en considération, il est très difficile d\u2019arriver à une décision satisfaisante.Néanmoins, cela vaut bien la peine d\u2019essayer.L\u2019Epreuve au Caillé.Nous avons fait connaître à nos lecteurs, il y a deux ans déjà, cette nouvelle manière de découvrir et de localiser le lait impur qu\u2019on apporte encore trop souvent à nos fabriques de beurre et de fromage.La cociété d\u2019Induetrie laitière a mis en pratique cette méthode à l\u2019Ecole de laiterie de Saint Hyacinthe et a donné instruction aux inspecteurs des syndicats d\u2019en vulgariser l\u2019emploi dans les fabriques de leurs syndicats ; mais combien de nos fabricants négligent encore de recourir & ce moyen si simple et si peu onéreux de connaître quels sont ceux de leurs patrons qui fouanissent le mauvais lait, source des difficultés de fabrication et du mauvais fromage, ainsi que de ces beurres dont l\u2019arôme laisse si souvent à désirer.Ce que la Société d\u2019industrie laitière a fait depuis deux ans, dans la province de Québec, vient aussi d\u2019être fait dans la province d\u2019Ontario, par la société des fabricants de beurre et de fromage, qui, à leur convention dans Ingersoil, au mois de février dernier, ont passé une résolution en vertu de laquelle les inspecteurs employés par la société d'industrie laitière de l\u2019Ouest d'Ontario feront désormais ugage de cette méthode d\u2019épreuve du lait.Cette épreuve est connue sous le nom d\u2019épreuve au caillé du Wisconsin, et nos confrères d'Ontario n\u2019ont pas craint de faire venir de Madison, le Professeur E.F.Farrington, afin de donner à leurs inspecteurs les instructions nécessaires pour la mise en pratique de cette épreuve.Comme nos lecteurs se le rappelient, cette \u201c\u2018 épreuve au caillé\u201d\u201d nous avait été rapportée du Wisconsin par Messieurs Bourbeau et Henry et elle a été reproduite tout au long dans un bulletin sur le lait publié récemment par le Département d\u2019agriculture de Québec.Ceux de nos fabricants qui ont des diflicultés dans leur fabrication à cause du lait impur qu\u2019ils sont exposés à recevoir feront bien de faire application pour recevoir du Département d\u2019agriculture de Québec un exemplaire de ce bulletin.ANIMAUX DE LA FERME Les animaux en juillet.\u2014 En général tous les animaux sont à ce moment au pâturage.D'un autre côté on dcit avoir en abondance des fourrages verts comme lentilles, trède vert ; il faut en fournir en abondance aux animaux, surtout si l\u2019herbe devient rare dans les pâturages.Il est bon d\u2019avoir | St Be des anin gol.door alim anim foie \u20ac les p bonn Ce que c en pr à ce Lave: la tra froidi vaisse et le éboui Il choisi que l\u2019 qui d Il \u20ac saison à fro LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 15 Pa Mo atid & mi] Tow ~- 200000 PA WHA, ML es Th & - : sed yp pd A He lid 4 VA bide 4 WL AA cb hE da thane dl ui Fy TEA PE AE Vii \u201cNE vis Ji - Su Basile, 22 juin.\u2014 Vache Holsting, âgée de 13 ans, qui donne depuis le 4 juin jusqu\u2019a ce jour de 60 à 65 lbs à tous les jours, appartenant à Ferdinand Germain, cultivateur, St Basile, Co Porineuf.des racks portatifs pour servir ces fourrages aux animaux ; il ne faut jamais les leur donner sur le sol.C\u2019est une excellente pratique que ds leur donner en même temps des tourteaux ou autres aliments concentrés.Changer fréquemment les animaux de pâturages ; n\u2019en pas mettre trop à la foie dans le même clos.Ménager des abris dans les pâturages.Les animaux doivent avoir de la bonne eau à leur disposition.Ce qu\u2019il y a de pis pour les vaches à cette époque ce sont les mouches et le soleil.Il faut les en préserver par tous les moyens possibles.Voyez à ce que les vaches ne manquent pas d herbe, Lavez les trayons des vaches puis essuyez les avant la traite ; égouttez bien vos vaches.Aérer et refroidir le lait au fur et à mesure de la traite.Les vaisseaux dont vous vous servez pour le mettre et le transporter doivent être bien propres et ébouillantés chaque jour.Il faut laver les moutons, C\u2019est le temps de choisir dans le troupeau les béliers et les brebis que l\u2019on conserve comme reproducteurs, et ceux qui doivent être engraissés et vendus.Il est très facile de soigner les porcs à cette saison, car on a les résidus de la beurrerie ou de à fromagerie et une grande quantité de fourrages verts.On ajoute à ces aliments un pen de moulé.Le pâturage est excellent pour lss porcs, mais il leur faut de l\u2019eau et des abris.Una vache Holstein profitable.\u2014Nous donnons duna ce No le portrait d\u2019une vache remarquable par la quantité de lait qu\u2019elle produit.De race Holstein, Agée de 13 ans, elle fournit, depuis le 1 juin dernier, de 60 à 65 lbs (12 à 18 pots) de lait par jour ! Son heurenx propriétaire est M.Ferdinand Germain, demeurant à St Basile, comté de Portneuf.M.Germain nous informe qu\u2019il a à vendre des descendants de cette remarquable laitière.Evidemment, avec un troupeau de vache comme celle-ci, pourvu que les bons fourrages ne fassent pas défaut, il est facile de faire de l\u2019industrie laitière payante ! Les harnais.\u2014Au moins une fois par année, on doit défaire les harnais, les tremper dans l\u2019eau chaude, les réparer et les huiler avec de l'huile de première qualité, On remplace les parties faibles afin d\u2019être toujours en sûreté avec les harnais Un harnais ainsi traité et réparé © 16 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE dure plusieurs années sans donner beaucoup de besogne au sellier.Lait térilisé et jeunes animaux.\u2014Au Danemark, il est interdit de donner aux jeunes animaux du petit lait qui ne soit pas stérilisé.Œufs de porcelaine.\u2014Le meilleur moyen d\u2019empêcher les poules de manger les œufs est de mettre des œufs de porcelaine dans les nids et même sur le gol du poulailler.Les poules cherchent à becqueter ces œufs ; elles apprennent l\u2019inutilité de cette opération et, comme tous les œufs se ressemblent, elles renonceront à attaquer les vrais œufs.\u2019 LES POULES POUR LES ŒUFS ; LE MOUTON POUR LA LAINE ; LE BŒUF ET LE COCHON POUR LA VIANDE La spécialisation des aptitudes chez les animaux domestiques, de même que la division du travail dans les arts mécaniques, sont le seul gage aseuré du suc- eès, On entend par aptitude, la disposition naturelle que possèdent les animaux domestiques à une production quelconque.Ces productions sont : la viande de boucherie, le travail, le lait, la laine, les œufs.Le genre d\u2019alimentation a une très grande influence sur les aptitudes, les qualités des races animales, puisque ces aptitudes sont une conré- quence de leur organisation.Cette spécialisation des races n\u2019est que l\u2019application à l\u2019industrie des animaux domestiques, de la division du travail qui a produit des effets si merveilleux dans l\u2019industrie manufacturière.En effet, que de merveilles n\u2019opère-t-elle pas ?Mentionnone- en quelques-unes seulement, eu passant et comme mémoire ; la fabrication des cartes à jouer, celles des épingles, des aiguilles.Par quelles séries d'opérations ne passent-elles pas, et cependant ces choses çe donnent à peu près pour rien ; c\u2019est assez dire qu\u2019on en produit des quantités fabuleuses qui font gagner la vie à des légions de travailleurs.Et ici, en Canada, l\u2019industrie de la chaussure ! Que de métiers sont requis, aux fins de faire vite, bien et à bas prix, une belle et bonne paire de chaussures.Ce qui s\u2019adapte à l\u2019industrie et lui fait produire des résultats aussi merveilleux,l'est de même pour l\u2019agriculture.En Europe, on a essayé durant un certain temps à généraliser les aptitudes ; qu\u2019en est-il résulté ?C\u2019est que l'on n\u2019a pu obtenir ainsi que des animaux n\u2019excellant en rien, c\u2019est-à-dire des animaux de seconde et même de troisième classe, sous le rapport de la qualité des produits.On a alors changé de tactique, c\u2019est-à-dire qu\u2019au lieu de généraliser les aptitudes, on les a spécialisées ; les résultats ont été tout simplement extraordinaires.C\u2019est ainsi qu\u2019ont été obtenues ces magnifiques races chevalines tant recherchées pour le travail : le Percheron, le Shire, le Clyde.Dans l\u2019espèce bovine, nous avons comme races de boucherie, les Durhams ou Shorthorns, les Herefords, les Angus, les Devons.Comme races laitières, il y a la Canadienne, la Jersey, la Guernesey, la Ayrshire, 1a Hollandaise ou Holstein.Dans l\u2019erpècs porcine, il y a le Berkshire, le Tamworth, le Chese- White, le Poland- China.Pour la race ovine, le Southdown, le Shropshire- down, l\u2019 Oxforddown, le Lincoln, le Border Leicester, etc.Tous font merveille dans la spécialité où leurs aptitudes les ont fait placer et pour lesquelles on continue de les élever.Qui ne connait le chiffre énorme d\u2019affaires que les éleveurs des Etats-Unis ont réalisé avec l\u2019élevage du porc ?Il y a cinquante ans, alors que les cultivateurs de l\u2019Itat de l\u2019Illinois et autres, n\u2019élevaient que quelques douzaines de cochons, on était loin de s\u2019attendre qu\u2019ils en éleveraient des milliers par la suite, et arriveraient a faire de Chicago, l\u2019endroit principal où ces animaux étaient concentrés, abattus puis exportés, l\u2019une des cités les plus riches de l\u2019univers.Il ressort de ce que nous venons de dire, que chacune des espèces de nos animaux domestiques possède une aptitude spéciale pour un genre de production quelconque ; le cheval pour le travail, le bœuf et le cochon pour la chair, la vache pour le lait, le mouton pour la laine.Il nous reste à parler de la basse-cour, où la poule qui en est l\u2019hôta principal, a pour but presque exclusif la production des œufs.Il y a bien, ici encore, une certaine division ou plutôt un choix à faire entre les races plus ou moins grosses, qui sont plus ou moins pondeuses, et les races plus petites, actives, nerveuses, endurantes, rustiques, et par suite éminemment pondeuses, pour notre climat du moins.sut dod 65e pat ud fe SO Lt ous NM aad, aN, + ian pre réa Ab ian + RL Sal SAAT Ce aha AAA in nda + RRA | em IL Raab, or MES LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE EL D'HORTICULTURE 17 Mais, nous dira-t-on peut-être, comment se fait- il que les volailles à tempérament mou, lymphatique, acquérant une grande taille dans les pays chauds, ne sont elles pas celles qui nous conviennent ?ne sont-elles pas rémuneratrices pour notre Province ?-A cela nous répondrons: Les différences de climat entre les pays chauds et le nôtre sont trop prononcées pour que les animaur, de même que ies productions végétales, qui conviennent aux pays tropicaux, s\u2019adaptent au nôtres ; autres climats, autres animaux, autres productions.Ceux qui ont cru pouvoir s\u2019écarter de ces principes éle- mentaires n\u2019ont éprouvé que des iusuccès.Ces vérités fondamentales étant parfaitement admises, reconnues, le choix d\u2019une race de volailles est donc tout trouvé : c\u2019est celle qui donne le plus d\u2019œufs.Nous étudierons au lowg cette question du choix d\u2019une race de volailles, dans un autre article.\u2014J.-B.P, MEDECINE VETERINAIRE Consultations Ostéo-Malacie.\u2014Permettez-moi de vous demander votre avis dans un cas qui parait être très difficile.Voici ce dont il s\u2019agit : Je ne puis garder de vaches laitières sans qu\u2019elles soient d\u2019une maigreur à faire pitié ; il y en a qui ont mal aux pattes, boîtent sans que rien ne paraisse ; l\u2019hiver elles rongent les murs.Je les hiverne au foin, mil et trèfle, je leur donne aussi du grain, mais je crois qu\u2019elles sont mieux quand je ne leur en donne pas, le sel parait avoir un mauvais effet sur elles.Elles ont en abondance de la bonne eau été et hiver; quand je cesse de les traire, si elles ne sont pas pleines, elles engraissent rapidement.Les bœufs, avec beaucoup moins de bons soins, se tiennent en très bon état.Le pâturage est partie en terruin humide,.partie en terrain sec; le mil et le trèfle y viennent très bien.Le Dr.C.M.V., de Québec, que j'ai consulté à cet effet m\u2019a dit que c\u2019était \u2018\u2018 l\u2019ostéo-malacie,\u201d\u2019 et que cela provenait du manque da sels calcaires dans les fourrages, et m\u2019a presorit un traitement mais sans succès ; dans ce traitement il y avait de la poudre d\u2019os que je n\u2019ai pu trouver nulle part.J'étais obligé de la préparer moi-même et je c'ains de ne pas leur en avoir donné assez.Ne pourriez vous pas me dire où je pourrais en acheter ?Un correspondant du journal d\u2019Agriculture conseille d\u2019employer le \u2018\u201c Phosphate de chaux Précipité ; \u201d au cas où vous croiriez que ce serait bon, vou- driez-vous me donner l\u2019adresse d\u2019une maison où je pourrais en avoir?Maintenant, je crois que c\u2019est bien l\u2019ostéo-malacie que mes vaches finissent par avoir ; mais, que cela soit causé par la mauvaise qualité des fourages c\u2019est ce dont je doute, car enfin dans mes prairies le mil et le trèfle vienuent en abondance, ce qui ne serait pas, je crois, s'il y avait manque de chaux.N\u2019y aurait-il pas d\u2019antres maladies qui occasionneraient le ramollissement des os?Qu\u2019en pensez-vous, que me conseillez-vous de faire ?Si voas pouvez me faire réussir À faire dispa- raitre cette maladie vous m\u2019aurez rendu un fier gervice, car il y a plus de huit ans que cela dure.D.W.B., Beauce.Réponse.\u2014Je suis de l\u2019opinion du Dr.C., c'est- à-dire que vos animaux souffrent de l'Ostéo- Malacie.Le traitement prescrit est bien celui qui se donne, phosphate et carbonate de chaux.Quant à la poudre d\u2019o3, qui est le traitement par excellence, il est difficile de s\u2019en procurer, ici, au Canada, dans les pharmacies.On peut toutefois, je crois, s\u2019en procurer facilement dans les radfineries, à Montréal ou ailleurs.En attendant, vous pouvez donner les phosphates et carbonates de chaux, à la dose de une once à une once et demie, deux fois par jour.Vache souffrant d\u2019une jambe.\u2014 J\u2019ai une vache qui a mal à une patte depuis un mois et demi ; c\u2019est une douleur qui empêche tout mouvement de la patte gauche de derrière ; elle se tient la patte toujours en avant et ne peut se porter dessus ; elle ne semble pas avoir aucune maladie organique, elle mange et digère bien et ne parait pas souffrir maintenant, mais elle a beaucoup souffert les premiers jours de sa maladie Pour tout traitement, je lui ai lavé la patte avec de l\u2019eau froide, mais j\u2019ai cessé de le faire, car cela paraissait trop la faire souffrir ; la vache est vêlée du 5 de ce mois et tout s\u2019est passé correctement, quoi qu\u2019il y eût déjà un mois qu\u2019elle fût malade.Les premiers jours de sa maladis elle a beaucoup maigri, mais elle parait bien maintenant.Que pensez-vous de son cas ?est-il incurable ?N.A., St T.,Champlain.Réponse.\u2014 Les symptômes donnés ne sont pas suffisants.Existe-t-il quelg1es gonflements du pied ou de la jambe de la vache?Remarquez-vous des dou- 18 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE leurs au palper?Y a-t-il chaleur localisée dans quelques endroits de la jambe malade ?Avez-vous bien examiné le pied, et constaté s\u2019il ne s\u2019y est pas introduit un clou ou autre corps étranger ?JoxN D.Ducakne, M.V.\u2014_\u2014 NOMBRE D\u2019ŒUFS QUE DONNENT LES POULES .Dans la discussion des questions importantes, devant les corps délibérants, il y a toujours un parti d\u2019hommes ou un homme seul chargé de se faire l\u2019avocat du diable.Cet avocat, dont la mission est toute spéciale, a charge de présenter toutes les objections imaginables 4 la question à décider.Devant nos parlements, l\u2019opposition se donne la mission de trouver des objections à toutes les mesures présentées par le gouvernement ; et certes, quand elle reste dans les bornes convenables, c\u2019est un bien et pour le gnuverne- ment et pour le peuple surtout.Cette idée, de ne pas tout admettre sans objection, je la trouverais excessivement bonne quand il s\u2019agit de questions agricoles.Ea pareilles matières, c'est un fait constaté, trop souvent hélas, bien des théories n\u2019ont de bon que le nouveau qu\u2019elles apportent et ne peuvent se justifier, en aucune manière, en pratique.Prenons, comme exemple, le nombre d\u2019œufs qu\u2019une poule est capable de pondre bon an mal an.C\u2019est ici que les protecteurs de races modèles s\u2019en donnent à cœur joie sur les avantages de la volaille en particulier qu\u2019ils patro- nisent.Pour les uns, c\u2019est la Plymouth Rock, d\u2019autres ne veulent entendre parler que de la Leghorn, (brune ou hlanche peu m\u2019importe).Un peu avant c\u2019était l\u2019Espagnole qui devait arriver bonne première pour la production des œufs.Qu\u2019on le remarque bien, mon intention n\u2019est pas de dire que ces races de poules que je viens de mentionner, ne sont pas de bonnes pond-uses, Non, loin de moi, pareille idée, malgré que je me fasse l\u2019avocat du diable, pour la décision du nombre probable d\u2019œufs, je dirai pratique, qu\u2019on est en droit d\u2019attendre d\u2019une poule.Mais faisons un petit calcul et nous verrons mieux à quoi nous en tenir.Une volaille pondant un œuf tous les deux jours, est réputée bonne pondeuse.Soit à 30 jours au moins, 15 œufs mensuellement ; donc avec 15 œufs par mois, si la volaille, dans notre climat, était une machine pondre, sans interruption, elle donnerait tout au plus 180 œufs l'an ; et non pas 200 œufs comme l\u2019affirmation en a été faite en certains quartiers.Mais poursuivons notre calcul : une volaille prend 21 jours pour couver et un mois pour le soin à donner à ses poulets.C\u2019est donc au moins 51 jours de perte.La ponte, pratiquement parlant, dans les mois d'octobre, novembre, décembre et janvier est nulle ou à peu de choses près.Voici donc 5 mois et 21 jours de perdus pour la production des œufs.Pour rester dans le domaine pratique on peut dire,en toute certitude, six mois.Donc le total de la production des œufs pour une bonne pondeuse ne sera pas de 100, 170, 180 et 200 par année, mais tout simplement de 90 œufs par année.Voici une objection que vont me faire les amateurs de races te poules pondant à la vapeur ou mieux à l\u2019électricité : Vous calculez, diront-ils, 21 jours pour couver et 30 jours pour avoir soin des poussins, malheureux ! vous ne savez donc pas que la race de volaille que j'ai ne demande jamais 4 couver | \u2014Ouida! jamais vos volailles ne demandent À couver ! mais comment avez-vous pu les avoir ?et comment conserverez-vous votre race si précieuse ?Non, toyons de bon compte, et pour le cultivateur, s\u2019il nous est donné de :evenir «ur ce sujet des œufs, nous lui prouverons, toujours en avocat du diable, qu\u2019avec 90 œufs par année et même 72 œufs, il peut garder des poules avec avantage, vu les circonstances exceptionnelles dans lesquelles il se trouve.\u2014 Baptiste.ARBORICULTURE ET HORTICULTURE LE POTAGER Travaux de Juillet Au commencement de ce mois on sème encore des haricots, du persil, du cresson Alénois, des navets, du pourpier, du cerfeuil, des endives et des carottes.Quant aux plantations, le jardinier devra les régler d\u2019après les besoins et les soigner d\u2019une manière spéciale,afin de rendre la reprise des plantes.aussi prompte que possible et dans le but d\u2019en assurer le produit en temps utile.\u2014Il mettra en place le chou de Milan des vertus, les fraisiers de OA bd NO eh hd hl Le FT pd Prt 0 OY BD bd ep LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE Chou de Milan des vertus, semis qui ont été repiqués, les choux-fleurs ; il plantera encore du céleri, des concombres, etc.C'est le moment de répandre une mince couche de fumier de poule ou de pigeon parmi le semis d'oignons.\u2014On butte le céleri à 3 reprises de 8 jours en 8 jours, dès que la végétation est assez avancée, le fenou:l, dès qu\u2019il a 6 pouces de haut pour l\u2019utiliser en guise de céleri.On continue à marcotter les potirons et à supprimer les jets superflus.\u2014Il Chou-fleur impérial, faut couper les coulants aux fraisiers en réservant les plus beaux pour faire de nouvelles plantations.\u2014Ramer les haricots, les biner et les butter, et, dans le principe, aider les tiges volubiles à se maintenir aux rames.Il faut donner des tuteurs aux tomates et aux plantes porte-graines.La jachère doit être inconnue au jardinier ; tous les terrains doivent être occupés et ceux dont les produits sont enlevés et qui n\u2019auraient reçu ni entre-plants ni contre-plants, devront avoir immédiatement un léger béchage, parfois même une fumure selon l\u2019espèce que ce sol a dû nourrir, puis être replanté aussitôt que le temps le permet.Dans les terres très légères, on fait usage de la batte ou du rouleau pour unir quelque peu le terrain jusqu\u2019au moment de la plantation.On continue a butter le céleri, l\u2019oxalide, la Tomate rouge naine hâtive.pomme de terre, on fait blanchir le cardon.On donne des binages et des serfouissages à toutes les planches ; c\u2019est le meilleur moyen de détruire les mauvaises herbes, d\u2019ameublir le sol et de lui conserver sa fraîcheur, quoiqu\u2019il semble s\u201d dessécher plus promptement.Les sentiers aussi doivent étre tenus très propres: le râtissages des allées est bien plus une nécessité qu\u2019un luxe.Il ne faut pas oublier de replier une feuille sur le chou-fileur dont la pornme est à demi formée.On rabat, à un ou deux pouces du sol, les fèves de marais qui commencent à fleurir, afin de les faire remonter, pour avoir du produit en automne.\u2014Lier les endives et les scaroles pour les faire blanchir au cœur (voir le No.du 22 septembre 1898, page 138, blanchiment des endives), pincer les pousses superflues aux tomates dont le fruit est déjà formé.Les choux divers, les choux-fleurs,surtout les fournitures de salade en général, les citrouilles et les courges, dont on veut faire grossir les fruits, doivent être arrosés largement, les fraisiers avec modération (pour ne pas augmenter le volume du fruit aux dépens de la saveur.) Heureux le jardinier qui dispose d\u2019un terrain dont la situation prête à une irrigation temporaire ; nul ne pourra lutter contre lui, car il aura l\u2019immense avantage de pouvoir à son gré distribuer l\u2019eau selon le besoin des plantes, et, imitant le poète latin (1) il pourra dire à son ma- nœuvre : Ferme l\u2019écluse, ami, les choux ont assez bu !-G.de Wampe.(1) \u2018\u2018 Claudite jam rivos, pueri, sat prata biberunt.\u201d Virg., Bglog.IIL.V.111.or 20 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE NOTES SUR LA TAILLE ET L\u2019EMONDAGE DES ARBRES FRUITIERS (Suite et fin, voir No du 8 juin dernier) Discussion M.Shepherd.\u2014J\u2019ai constaté que c\u2019était un bon plan de couper la téte des rameaux et de rendre l'arbre plus trapu et plus fort.M.Hamilton.\u2014 Enlever les petites pousses est une très bonne précaution, afin de ne pas laisser d\u2019aliment à la nielle d\u2019été.Quand la pousse est longue et remplie de sève, il y a grand danger de voir apparaître la nielle d\u2019été.Sans doute, ce sera une rude tâche de raccourcir les branches dans un grand verger, mais cela contribuera dans une grande mesure à prévenir cette espèce de nielle, : M.Chapais.\u2014Si vous coupez une grosse branche d\u2019un prunier, il y a là danger considérable, mais en rasant les petits rejetons, vous ne courez pas grands risques.Si vous êtes obligé de couper une grosse branrhe d\u2019un prunier, j'ai constaté qu\u2019un bon moyen de prévenir la gommose ou l\u2019écoulement de la gomme, c\u2019est de brûler la cicatrice avec un fer chaud.Cela est très important, surtout pour les cerisiers et les pruniers.M.Dupuis.\u2014Je demanderai à M.Fisk si sa méthode d\u2019émondage s\u2019applique aux autres arbres.M.Fisk.\u2014Non ; ma méthode s\u2019applique au pommier.Les cerisiers et les pruniers ne devraient pas être émondés autant que cela.M.Brodie \u2014Un avantage qui provient d\u2019un émondage abondant, c\u2019est de rendre producteurs les arbres qui ne produisaient pas.J\u2019avais quelques poiriers russes qui encombraient le terrain ; je leur ai enlevé presque la moitié de leur bois, et l\u2019été dernier, j\u2019ai eu d\u2019abondantes récoltes.Je voudrais essayer la même chose pour quelques-uns de mes arbres stériles, mais je veux attendre un peu.M.McGowan.\u2014Si le pommier sauvage est émondé, vous pouvez en obtenir une pomme aussi belle que vous la voudrez.Il y a beaucoup à faire en émondant le pommier sauvage, et je pense que l\u2019on perd beaucoup en ne le cultivant pas.> , POMMIERS ATTEINTS D8 TAVELURE J\u2019ai planté, il y a trois ans, trois petits pommiers.Ils ont tous trois repris et bien poussé la première année.La seconde année, l\u2019écorce du tronc a commencé à se fendiller et à grmbler pourrir ; les arbres en ont un peu souffert, ont fait leurs feuilles très tard et étaient tachés de noir.Cette année, presque la moitié de l\u2019arbre est aiteint du même mal ; trois branches sur six sont presque mortes et les bourgeons semblent séchés.J\u2019ai remarqué que, sur ces branches, l\u2019écorce se gonflait, puis se crevait, et que le bois de dessous était décomposé.Je voudrais savoir quel remède employer, et si je dois couper les branches atteintes \u2014Un abonné de N.Réponse.\u2014 Ces pommiers sont atteints de la tavelure, maladie fongueuse qui ne tardera pas à les faire mourir complètement si on n\u2019y applique aursitôt un remède énergique.Cette maladie est produite par un champignon microscopique qui se multiplie avec une rapidité inouïe, en hiver comme en été, pas ses epores ou graines que le vent transporte dans toutes les directions et à des distances considérables.I] ect facile de guérir les arbres et de prévenir la maladie sur ceux qui ne l\u2019ont pas encore.Pour guérir les arbres attaqués, il faudra amputer les branches atteintes, jusqu\u2019à ce que la coupe soit parfaitement verte, c'est-à-dire exempte de toutes taches noires qui révéleraient encore la pré- gence du terrible fléau.Brâler immédiatement tout ce qui aura été coupé, bois et feuilles.Laisser sous les arbres les parties atteintes serait hâter la propagation du champignon.Arroser les arbres avec de la bouillie bordelaise et répéter ce traitement après chaque coup de pluie.Pour prévenir la tavelure, on traitera les pommiers à la bouillie bordelaise, une première fois avant la floraison, une deuxième fois au commencement de juin, une troisième et même une qua- tridme fois si des raisons graves font croire que cela peut étre nécessaire, par exemple la présence du fléau dans d\u2019autres pommiers du verger ou dans ceux d\u2019un voisin.La bouillie bordelaise se prépare de la manière suivante : faire dissoudre 4 lbu de sulfate de cuivre, ou vitriol bleu, dans deux gallons d\u2019eau bouillante ; faire éteindre 4 lbs de chaux fraîche.Verser le sulfate de cuivre ainsi dissous dans la chaux éteinte et le tout dans un quart de 50 gallons et remplir celui-ci d\u2019eau.On peut y ajouter 4 oncea de vert de Parie, pour que la bouillie soit en même temps insecticide.If faut avoir soin, lorsqu\u2019on arrose les arbres, LE JOURNAL D'AGRICULTURE ET D\u2019'HORTICULTURE 21 de maintenir la bouillie dans un état d\u2019agitation continuel.\u2014 G.R.\u2014>e- ENNEMIS ET MALADIES DES ARBRES FRUITIERS (Suite) Pucerons verts du pommier.\u2014Ces petits pucerons sont ordinairement transportés sur les arbres par les fourmis qui sont très friandes du suc qu\u2019elles en extraient.Ils vivent eur les feuilles qu\u2019ils sucent, piquent et déforment, surtout à l\u2019extrémité des bourgeons.Ce sont de terribles ennemis.Tout arbre envahi par eux s\u2019arrête dans son développement.Ce qui les rend redoutables, c\u2019est leur effrayante pullulation.On a calculé qu\u2019un seul individu, issu d\u2019un œuf d'hiver, vers la fin d\u2019avril, pouvait être la souche de plusieurs milliards de pucerons.Ils disparaissent à l\u2019automne après 9 ou 10 générations, laissant des œufs qui reproduiront l\u2019espèce au printemps.On le détruit au moyen du tabac.Faites tremper 8 lbs de tabac pendant 48 heures dans 50 gallons d\u2019eau.Après l\u2019avoir retirée, ajoutez à cette iufusion 4 lb de savon fort, et arrosez copieusement les parties recouvertes de pucerons.Ver limace du cerisier et du poirier.\u2014Le ver limace est une sorte de petite sangsue qui a bientôt fait Ver limace du cerisier.de réduire toutes les feuilles à l\u2019état de dentelles, Heureusement il n\u2019est pas difficile à combattre.Le traitement au vert de Paris suffit pour le détruire.Il faudra faire une application à l\u2019autom- me, pour anéantir la 2e génération de la saison, dont les œufs écloraient de bonne heure au printemps.Je ne fais qu\u2019indiquer, dans ce qui précède, les principaux insectes qui, d\u2019une façon générale, se retrouvent un peu partout.Bien d\u2019autres peuvent causer des dommages plus ou moins sérieux ; ordinairement le vert de Paris suffit pour les combattre.Je n\u2019ai pas parlé du San Jose scale ou aspi- diote pernicieux, dont les ravages dans les vergers américains ont été si considérables.Espérons que nous serons encore de longues années avant que nous ayons à nous en occuper.Pour le moment les cultivateurs feront bien de n\u2019acheter leurs arbres que dans les pépinières du pays, où seulement ils pourront être certains d\u2019avoir des arbres sains.Maladies des arbres fruitiers Elles sont produites par des cryptogames ou champignons microscopiques pullulant dans vn milieu approprié avec une rapidité fantastique : il suffit d\u2019un germe pour qu\u2019en quelques heures la.pullulation élève le nombre des colonies à des milliards de milliards.Les principales sont les chancres, la tavelure, la tache de la pomme.Chancres.\u2014 Les chancres, que l\u2019on rencontre souvent sur les branches ou le tronc des arbres fruitiers, sont de véritables plaies, ulcéres ou caries qui désorganisent le corps ligneux.Les chancres sont l\u2019œuvre directe ou indirecte d\u2019un champignon.Si la cause première est la gelée, ou une taille maladroite, ou un accident quelconque, c\u2019est toujours le parasite qui envenime le mal.Pour le détruire, nettoyez bien la plaie avec un couteau, enlevez tout ce qui est déchiré ou meurtri, puis frottez plusieurs fois avec de l\u2019acide phénique étendu d\u2019eau, 1 once par gallon.Puis, pour soustraire la plaie à l\u2019action de l\u2019air, couvrez-la de mastic.Tavelure.\u2014 La tavelure est produite par des champignons microrospiques de nature différente, selon les espèces ; ils s\u2019attaquent tout à la fois aux feuilles, au bois et aux froits.Les feuilles sont feutrées de noir avec les mêmes taches sur le fruit, Le bois noircit et l\u2019écorce se fendille et se soulève.Aussitôt qu\u2019on s\u2019en aperçoit il faut supprimer toutes les parties atteintes et les brûler.Les laisser dans le voisinage du verger serait hater I\u2019infection des arbres non encore attaqués.On arrogera ensuite avec la bouillie bordelaise.(Voir le No.du 22 juin).Ii ne faut pas craindre de répéter ce traitement une 2e et même une 3e fois.Tache de la pomme.\u2014Ce petit champignon s\u2019attaque surtout à la Fameuse et à la McIntosh, à tel point qu\u2019un grand nombre ne veulent plus cultiver ces deux variétés à cause de la difficulté à obtenir des fruits sains.On y arrive cependant 32 LE JOURNAL D\u2019AGRICULURE ET D\u2019HORTIBULTURE en arrosant les pommiers avec la bouillie bordelaise aux époques suivantes : lo Avant la floraison ; 20 Quand les fruits ont atteint 4 de leur grosseur ; 30 Quand les fruits ont atteint # de leur grosseur.Tels sont les principaux ennemis de nos vergers.Ils sont À la vérité nombreux et terribles, mais, avec une minime dépense d\u2019argent et de travail, on les conjure, et les magnifiques récoltes de fruits que l\u2019on obtient dédommagent amplement des peines que l\u2019on s\u2019est données.Que le cultivateur n'hésite donc pas à se procurer une pompe ; il y en a qui coûte peu, et elle se trouvera payée dès la première année qu\u2019elle aura servi.G.REYNAUD, \u2014 LE COTONNIER - Silk-weed, Ascleplas Cornuti ou Syriaca (Suite et fin, voir le No.du 22 avril ) Mais à côté de ce duvet de la graine qui s\u2019offre de lui-même à l\u2019attention et l\u2019a tout d\u2019abord accaparée, notre Asclépias présente, dans l\u2019écorce de sa tige, une autre fibre textile d\u2019une bien autre valeur.Voici d\u2019ailleurs ce qu\u2019en dit Dodge dans son \u2018\u2018 Catalogue descriptif des Plantes textiles du monde ?\u2019 Washington 1877, publication officielle du Bureau des matières textiles au département d\u2019agriculture des E.U.- \u201c\u2018L\u2019écorce fournit une fibre très belle, longue, \u2018\u201c brillante, solide et durable.Des autorités com- \u2018\u201c pétentes la placent entre le lin et le chanvre et \u2018\u201c l\u2019on assure que son rendement est presque égal \u201c à celui du dernier.Le Dr.Schaeffer, il y a \u2018¢ bien une cinquantaine d\u2019années, fit au Kentuc- \u2018\u2018 ky la comparaison des deux fibres et ses con- \u201c\u201c clusions furent très favorables à celle de l\u2019As- *\u201c clépias.\u2018\u2018La fibre, en son état naturel, était extraite de \u201c* tiges venues sans culture et ayant subi, dans le \u2018*\u2018 champ où elles avaient crû, toutes les intempé- \u201c\u2018ries de l\u2019hiver, au lieu que le chanvre avait \u2018\u2018 non seulement été cultivé mais ensuite soumis \u2018\u201c au traitement usuel.La fibre du cotonnier se \u201c* montra néanmoins presque ou même tout-à-fait \u201c\u201c aussi forte que celle du chanvre avec une appa- \u201c* rence plus belle et plus brillante; et la quantité \u201c\u2018 fournie par chaque tige était sensiblement la \u2018\u201c même.\u2018Parmi les spécimens'exposés au Musée Glover \u201c\u2018 de ce Département il y a, venant du Brésil, \u2018* quelques beaux échantillons qui montrent que \u201c* la valeur de cette plante a été reconnue dans ce \u201c\u201c pays, bien qu\u2019on n\u2019ait aucun renseignement sur \u2018\u201c son emploi industriel.Suivant une vieille au- \u2018\u201c torité \u201c\u2018la connaissance ancienne de la fibre du \u20ac\u201c cotonnier le fit introduire en Europe où il de- .\u2018*\u2018 vint franchement une plante cultivée, tandis \u2018\u2018 que dans notre propre contrée c\u2019est à peine si \u201cTon se doute de sa valeur.\u201d Une autorité \u2018\u201c européenne, le Dr.Masters, dit que \u2018\u2018c\u2019est une \u2018\u201c fibre excellente pour la fabrication de la mous- \u2018\u201c geline et que dans quelques parties de l\u2019Inde on \u20ac\u2018 la transforme en papier.\u2019\u2019 De la commiesion \u2018 du lin et du chanvre de 1863 le département a \u2018\u2018 reçu de petites pièces de toile d\u2019Asclepias avec \u2018 mélange de un tiers de coton.Le rapport de \u2018 cette commission (p.74) indique ainsi les ca- \u2018\u2018 ractéres microscopiques de cet échantillon de \u2018 fibres: \u2018\u2018Quelques cellules ayant été isolées ont \u2018\u2018 été trouvées ressembler au lin sous bien des \u201c\u2018 rapports, mais elles en diffèrent par de longues \u2018* marques spirales très accentuées et aussi par le \u2018* diamètre de la cavité interne moins large et plus \u2018\u201c irrégulier.Un spécimen de Russie montre que \u2018\u201cla longueur des cellules est de trois quarts de \u2018\u2018 pouce en moyenne.\u2018Cette fibre forme une bonne matière première \u2018\u2018 pour la fabrication du papier et serait sans \u2018* doute cultivée avec profit pour cet objet.\u2018\u2018Dans mes notes prises à Kew (Russie) je \u2018\u2018 trouve mentionnés des échantillons de mousse- \u2018line provenant d\u2019un Asclepias originaire de ¢¢ Syrie: c'était un tissu très beau et de coloris dé- \u2018\u2018licat.L\u2019asclepias syriaca est cité par Royle qui \u201c\u201c établit que sa culture s\u2019étend au nord jusqu\u2019à \u2018\u201cla Silésie supérieure.Cette plante, dit-il, a \u2018* dans les terres riches une végétation luxuriante \u2018\u201cet prospère encore dans les terrains pauvres.\u2018* La fibre de la tige, préparée de la même ma- \u2018\u201c nière que le chanvre, fournit des fils longs, fins, \u2018* d\u2019une blancheur éclatante\u2019.Dès 1862 Miss ¢\u201c Margaret Gerrish, de Salem, fabriquait en fibres \u2018* d\u2019Asclepias des bourses, sacs à ouvrages, des \u2018\u201c chaussons et des échevaux de fils teints en \u201c\u2018 toutes couleurs.\u2019 Ajoutons que l\u2019abbê Provancher dans sa Flore Canadienne, Québec 1867, signale avec un véritable enthousiasme la valeur de cette plante pour l\u2019industrie textile, relatant même que le gouvernement fédéral venait d'acquérir, pour une grosse LE JOURNAL D\u2019AGRIOULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 23 somme, d\u2019une compagnie russe, un procédé de rouissage remédiant à l\u2019adhérence «exceptionnelle de la fibre avec l\u2019écorce, adhérence que j'ai en effet vérifiée.Mais je n\u2019ai pas réussi (il est vrai que je n\u2019y ai pas insisté) à avoir communication du procédé russe auquel l\u2019abbé Provancher fait allueion, ni même confirmation de ce renseignement.\u2014H.PIHIER.er LA CAPUCINE (Tropæolum) Rien de plus charmant que ces grillages assaillis par les Grandes Capucines.Elles sont là enlaçant les barreaux de leurs tiges grêles, et les entourent de la base au sommet comme si elles voulaient se mesurer avec le fer pour lui enlever ce qu\u2019il a de sec et de monotone.Une tige mince, flexible, extrêmement délicate; des feuilles peltées, assez grandes et d\u2019un beau vert tendre ; des fleurs innombrables et colorées à l\u2019infini, telle se présente à nous la Capucine.Re- cevons-là à bras ouverts dans nos collections ; consacrons-lui une bonne terre au pied d\u2019une palissade, d\u2019un grillage ou de toute autre charpente naturelle ou artificielle : nous serons toujours ravis de l\u2019effet qu\u2019elle produira.ce - i SB 0 3 ERED AF Ay a 5 SCA NE fn # f à dr À ap Là 0 Capucines.Si la Grande Capucine mérite d\u2019être vantée, la Capucine naine n\u2019a pas moins droit à toutes nos sympathies.Ses fleurs et son feuillage sont les mêmes que dans l\u2019espèce précédente ; mais haute de 16 pouces (40 centim.) au plus, elle convient particulièrement pour être plantée en corbeille ou en bordure.La Capucine est originaire du Pérou, ce qui nous indique suffisamment qu\u2019elle doit être plantée tard, car elle est sensible aux moindres gelées.Elle demande à être semée sur couche, ou en pleine terre vers la fin de mai ou au commencement de juin.On la mettra dans un sol très substantiel, et elle fleurira d\u2019autant mieux qu\u2019elle se trouvera à une exposition bien ensoleillée.SOCIÉTÉS ET CERCLES CERCLE AGRICOLE DE ST.AUGUSTIN, COMTA DE PORTNQUF Mr.le Directeur du JOURNAL D\u2019 AGRICULTURE, Je crois vous être agréable ainsi qu\u2019aux lecteurs de votre JOURNAL, en vous donnant communication de la démonstration agricole qui a eu lieu dans notre paroisse de St.Augustin, le 17 Juin dernier.Par une invitation toute spéciale faite au prône par Mr.le curé, tous les cultivateurs de St, Augustin se pressaient à la porte de la grande ealle des assemblées pour être témoin de la collation des diplômes du mérite agricole.Le cercle agricole, enus les auspices duquel cette démonstration avait lieu, et qui compte un grand nombre de cultivateurs dans cette paroisse, avait l\u2019honneur et le plaisir de recevoir la visite de l\u2019hon.Mr.H.G.Joly de l\u2019Hotbinière, de l\u2019hon.Mr.Tessier, les représentants du comté, de Mr.R.Roy, député de Kamouraska, de Mr.le colonel Duches- nay et de Mr.Frank Pennée, chef de police.Mr.le curé O.Godin, à la prière de Mr.le Président du Cercle, présida l\u2019assemblée, lui présenta les orateurs plus haut nommés et félicita ses paroissiens de l\u2019honneur que leur apportait cette visite distinguée.La conférence fut ouverte par l\u2019hon.Mr.Tessier, \u2018orateur de l\u2019assemblée législative.Se reportant au dernier concours de 1895, il dit que, assisté de l\u2019hon.Mr.L.Beaubien, alors ministre de l\u2019Agriculture, il avait l\u2019honneur de distribuer 7 médailles dans cette même paroisse, et qu\u2019il se faisait un devoir de revenir faire encore cette année la collation d\u2019autres diplômes dûment mérités.Un diplôme de \u2018\u2018très grand mérite fut distribué à Mr.Louis Jobin et trois diplômes I LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE \u201c* de grand mérite \u201d\u2019 furent distribués à Messieurs Edmond Valin, Aug.Constantin et Odina Meunier.Ensuite faisant, quelques remarques sur le rapport des Juges du Mérite agricole, il invita tous les cultivateurs à se joindre ensemble, car l\u2019union faisant la force, ils reprendront, si tel est le cas, cet élan généreux, qu\u2019ils ont laissé ralentir un peu.Le discours de \u2019hon.ministre fut comme toujours très goûté ; il traita plusieurs questions d\u2019une manière lucide et pratique, qui furent pour nous des enseignements d\u2019une grande valeur sur divers sujets, de nature à faire prospérer l\u2019agriculture.Il termina son discours, en alléguant qu\u2019il n\u2019était pas venu pour parler de politique, mais bien pour témoigner de l\u2019intérêt qu\u2019il porte à la cause agricole.L'hon.Mr.Joly vint ensuite.L\u2019habile conférencier fit un exposé de quelques systèmes de culture, entre autres celui du tabac qui compte maintenant, depuis l\u2019imposition d\u2019une taxe de 10 centins eur le tabac étranger, une des plus grandes sources de revenus pour notre pays.En second lieu, après un chaleureux appel à tous les jeunes gens pour résister au courant de l\u2019émigration qui affaiblit notre nationalité, il montra les immenses ressources que présente notre région, telles que la Matapédia, le lac St.Jean ou le Témiscamingue, ressources qui peuvent assurer le bien être de tout cultivateur intelligent qui comprend la beauté, la noblesse et l\u2019indépendance de sa position.Après nous avoir démontré ce que peut faire l\u2019éducation en agriculture et à quoi peut aboutir le travail intelligent d\u2019un \u2018bon cultivateur, l\u2019hon.M.Joly termina en manifestant à ses auditeurs tout le plaisir qu\u2019il reesentait de pouvoir leur adresser la parole et d\u2019avoir pu, malgré ges occupations nom- breuees, venir les entretenir quelques instants sur l\u2019agriculture.Mr.R.Roy se leva à son tour et nous dit qu\u2019en faisant trève à ses devoirs judiciaires, il avait voulu accompagner ses collègues et venir lui aussi parler d\u2019agriculture, et faire voir aux cultivateurs l\u2019importance qu\u2019ils doivent attacher à leur art.Il nous fit une dicertation trés instructive sur l\u2019émigration aux Etats Unis ; nous fit connaître, à notre grande surprise, que la population des Canadiens Français, qui n\u2019était lors de la conquête que de 70,000, 8\u2019était accrue au chiffre de 3,000,000 et que la moitié de ce nombre était allé émigrer aux Etats-Unis.Son discours, exquis de forme et de ton, et rempli d\u2019enthousiasme pour l\u2019agriculture, interressa vivement l\u2019assamblée, et il le termina en félicitant les Lauréats sur le mérite qu\u2019ils avaient si bien acquis au prix de leurs sueurs et de leurs travaux, Mr.le curé remercia en termes élogieux les orateurs, repassa quelques traits de leurs discours qui se rattachaient le plus à la circonstance et, se servant d'hyperboles très bien ménagées, il su en faire sentir toute la force.Mr.L.Jobin, prit la parole, et fit remarquer qu\u2019une lacune avait été commise, qu\u2019il y avait ici un octogénaire de mérite qui avait comme tout autre sa part de revendication dans le progrès, l\u2019enseignement et les améliorations agricoles : et cet homme était l\u2019hon.P.Larue, conseiller législatif.Il convenait aussi de rendre au Rév.curé Pilote, d\u2019heureuse mémoire, ce qui lui était dû sous le même rapport, et il le fit à la grande satisfaction de tous, car il faut rendre À Cesar ce qui appartient à César ! Raconter par le menu cette longue et magnifique séance, où 2 hrs durant l\u2019auditoire demeura sous le charme, suspendu aux lèvres des orateurs, est uns tâche au-dessus de mes forces.Ces honorables Messieurs me permetteront bien de ne donner, de leurs discours, qu\u2019une pâle et sèche analyse ; et ils n\u2019auront qu\u2019à se rappeler les remerciements si bien exprimés de Mr.le curé, et les applaudissements et les hourrahs prolongés dont ils ont été couverts pour se convaincre qu\u2019ils ont su plaire à leur auditoire.EDMOND VALIN, Sec.Trés.du Cercle Agricole.St.Augustin, 22 Juin 1900.SYNDICAT DES CULTIVATEURS DE LA PROYINCE DE QUEBEC Bureau : 48 rue Dalhousie, Québec.Président : Sa Grandeur Mgr L.N.Bégin.Administratear général : M.l\u2019abbé Jos.Marquis.Secrétaire : Ferd.Audet, N.P.Trésorier : P.G.Lafrance, caissier de la Banque Nationale Tous ceux qui ont des animaux enregistrée à vendre au printemps, sont priés de vouloir bien les indiquer au syndicat.Le Syndicat vend pour les cultivateurs les produits de leur ferme et achète pour eux tout os dont ils ont besoin.=p Le po Le ve) Cultur Clôtur Cultur Les 16 les fi Fruits Selden giès Lore "]
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