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Titre :
Le journal d'agriculture et d'horticulture
Éditeur :
  • Montréal :Cie de pub. "La Patrie",1897-
Contenu spécifique :
dimanche 8 septembre 1901
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal d'agriculture illustré
  • Successeur :
  • Journal d'agriculture et d'horticulture illustré
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Références

Le journal d'agriculture et d'horticulture, 1901-09, Collections de BAnQ.

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[" k AN Fak TET AGRICULT HORTICULTURE:S AS AS LY 8 SEPTEMBRE 1901 Journal d'Agriculture et d'Horticulture LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019 HORTICULTURE est l\u2019organe officiel du Conseil d\u2019Agriculture de la vince de Québec.Il paraît deux fois par mois, le 8 et le 22 de chaque mois, et a\u2019occupe spécialement de tout ce qui a rapport à l\u2019agricu'ture, à l\u2019élevage des animaux, à l\u2019agrieulture, etc.Toutes communications destinées à être insérées dans les colonnes de la matière à lire de ce journal devront être adressées au Directeur du_\u2018\u2018 Journal d\u2019Agriculture et dre re Québec.Pour conditions d\u2019Annonces, etc.LA CIE DE PUB.\u201cLA PATRIE\u201d 77, 79 & 81 Rue St-Jacques, Montreal Abonnernent : $1.00 par annee, payable d\u2019avance 2 Table des Matières AGRICULTURE GÉNÉRALE pre ConsEæiIrs : \u2014 Essais \u2018d'engrais \"chimiques\u2014 Chaulage \u2014 Labours d\u2019automne \u2014 Conservation des racines et tubercules \u2014 Maïs fourrage \u2014 Engrais verts.CHOSES ET AUTRES :\u2014 Science vétérinaire \u2014 Prunes \u2018précoces\u2014Nourriture pour les volailles, etc.oe Notes Bur 108 récoltes.corecensereanceirsenes cansassce ss ceesens Visite à la ferme modèle de Compton Valeur des expositions comme enseignement Laboratoire de chimie de Montréal.asvrses 00004 Boîte aux lettres \u2014 Graine de trèfle \u2014 Fraisiors atériles, etc .\u2026\u2026.\u2026.aoovoonese anassnissesan0ure sosasensssares La gchanx en agriculture .cccec.eiecciiseecorocssssconnaseses .104 Petites notes 105 Questions d\u2019actualité\u2014La pulpe à papier au Canada 106 INDUSTRIE LAITIRE Défauts du fromage CANAdIEN.cu sercrscrsoccrsse rene 108 Acidimétrie casssnane caresses esses ceeseessersnsnes vsssosces 110 ANIMAUX DE LA FERME Congours de races laitières'à Buffalo.\u2026\u2026.\u2026.cesses 111 ine VÉtÉrINAITG s.\u2026.\u2026.coccvor verereresnsronnene ve evans 112 Le leit écrémé dans l'alimentation des veaux.113 Tnflnence du climat sur le régne végétal et le règne anima ARBQRICULTURE ET HORTICU LTURE Possibilités de Phortivulture e en + bas de Québec .\u2026 115 Le potager en septembre.vovoscccccccss 117 Culture des petits fruits.BONN: GE00RN sBOONRIRE0S02000080 204000000 118 TRAVAUX DIVERS Conservation des ŒUfS \u2026.0.\u2026.ccessruscescourersocsoc0es 119 La gale des pommes de terre.vocscsccvcce 120 ses snes 000000 000000000060 200750000000D00000000000 0000000 0e seo sess ae Agriculture Générale SOCIETES D\u2019AGRICULTURE ET CERCLES AGRICOLES Avis Allocation du gouvernement.\u2014L\u2019allocation du gouvernement peut étre payée depuis le ler juillet.Les sociétés d\u2019agriculture et les cercles agricoles qui attendent le paiement de la somme qui leur revient pour mettre leurs programmes a exécution le recevront aussitôt que U'affidavit ou liste assermentée des membres aura été transmise au Secrétaire du Conseil d\u2019Agriculture à Québec.10: CONCOURS DE PRODUITS LAITIERS Avis Durant la présente saison de fabrication aura encore des concours de produits laitiers.Les fabricants de beurre et de fromage qui désirent y prendre part sont priés d\u2019en informer le Département de l\u2019Agriculture à Québec.Il y a des prix dont le montant varie de $1 à $15 suivant le nombre de points obtenus, et les noms des heureux concurrents sont publiés dans les journaux.Il y a aussi pour les concurrents qui ont au moins 97 points des médailles d\u2019argent et, pour ceux qui obtiennent entre 93 et 97 points, des médailles de bronze.il y es es dite + se ok AR AA A Me.PE ee mt re fi rer spi ree = PURE 98 LE JOURNAL D'AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE.144 AIRE FRANCAISE -DE MONTREAL Agrégée à l\u2019Université Laval Avis L\u2019ouverture des cours de I\u2019Ecole Vétérinaire aura lieu le 2 octobre prochain.Le gouvernement provincial a créé vingt-cinq bourses pour faciliter l\u2019étude de l\u2019art vétérinaire à vingt-cinq jeunes gens recommandables.Pour demande d\u2019inscription, etc., s\u2019adresser au Dr V.T.Daubigny, M.V., secrétaire de l\u2019Ecole Vétérinaire, 185 rue St-Denis, Montréal.0: PETITS CONSEILS Faites avant I\u2019hiver un petit essai d\u2019engrais chimiques.\u2014Epandez, par exemple sur la moitié d\u2019une prairie, du phosphate Thomas, 250 livres à Jl\u2019arpent.Vous enrichirez la terre en acide phosphorique et en chaux et, en comparant l\u2019année prochaine la récolte des deux moitiés de la prairie, vous jugerez si vous avez bien opéré en risquant cette petite dépense.Vous pouvez aussi tenter la méme expérience sur une culture de blé : Ainsi, étendez encore du phosphate Thomas dans la proportion sus-indiquée sur le coin d\u2019un champ que vous allez labourer à l\u2019automne et que vous vous proposez d\u2019ensemencer en froment au printemps.Il vous suffit d\u2019engraisser dans ces conditions un espace grand comme votre cour pour que vous puissiez annrécier à la future récolte le bénéfice que vous auriez eu à traiter tout le champ comme la parcelle.Ce sont des petits essais de cette nature, peu coûteux en somme, -qui,mieux que tous les discours, montreront aux cultivateurs sachant se rendre compte combien l\u2019emploi des engrais chimiques peut leur être profitable.C\u2019est à l\u2019arrière saison qu\u2019il vaut mieux chauler \u2014Employez une quinzaine de minots de chaux par arpent, si la terre est forte et moitié moins dans un sol léger ; vous aurez ainsi pourvu votre gol pour quatre ou cinq ans.Une fois que la chaux sera éteinte par l\u2019action de l\u2019humidité, étendez la- par un temps sec et ne tardez pas ensuite à l\u2019en- \u2018fouir au moyen'd\u2019un -hersage- énergique ou mieux encore par un labour superficiel à 4 pouces.Dans les champs que vous vous proposez de fumer, vous n\u2019épandrez l\u2019engrais que quelques semaines après le chaulage.Labours d\u2019automne.\u2014I] y a de nombreux avantages à labourer l\u2019automne les terrains de consistance moyenne et surtout ceux compacts.On assure ainsi l\u2019ameublement parfait du sol, car les gelées et les dégels successifs pulvérisent les mottes mieux qu\u2019aucun instrument ne saurait le faire.De plus, le terrain ouvert par la charrue est à même pendant toute la mauvaise saison d\u2019absorber les principes fertilisants que l\u2019atmosphère, la pluie, la neige, etc, peuvent lui fournir.Enfin, c\u2019est seulement à l\u2019automne que le cultivateur a le loisir voulu pour bien travailler sa terre.Labourons donc d\u2019ici à l\u2019hiver tout ce que nous pourrons, sauf les sols absolument légers.Nos champs seront ainsi admirablement préparés pour la future campagne ; et, au printemps, nous n\u2019aurons plus qu\u2019un petit effort à faire pour ensemencer de bonne heure et avec tout le soin possible.Conservation des racines et tubercules.\u2014Après l\u2019arrachage, il est important de laisser les racines et tubercules sur le champ, jusqu\u2019à ce que leur surface se soit bien asséchée.Malgré cette précaution, il se produit toujours une légère fermentation dans la récolte mise en cave et par suite, le dégagement d\u2019une certaine quantité de vapeur d\u2019eau.Si cette humidité se condense dans le local, elle provoquera la pourriture des légumes.Afin de prévenir un tel danger, une excellente mesure consiste à déposer dans un coin de la cave un demi-minot de chaux vive.La chaux vive qui est trés avide d\u2019eau absorbera l\u2019humidité ambiante à mesure qu\u2019elle se produira et aidera ainsi à la conservation des.récoltes.Pour faciliter le dégagement de la vapeur d\u2019eau qui se forme à l\u2019intérieur des tas, on peut disposer verticalement au milieu de ces tas.des fagots de menu bois qui constituent autant de cheminées par lequelles l\u2019air chaud et humide est expulsé, Engrangement du maïs fourrage \u2014Si vous n\u2019avez pas de silo, bottelez votre'blé-d\u2019Inde après l\u2019avoir coupé et dressez le en moyettes en écartant convenablement les pieds des bottes pour que l\u2019air circule et accélère le desséchement des tiges.Vous engrangerez avant que les mauvais temps n\u2019arri- = SD ete hm Se \u2014~ \u2014\u2014 vs RE mr LE JUURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE 9 vent et vous mélangerez à ce moment au maïs une certaine proportion de paille.Vous n\u2019aurez plus à craindre dès lors que la récolte s\u2019échauffe en tasserie et vous vous serez assuré un aliment précieux pour vos vaches durant la stabulation d\u2019hiver.Nourrissez bien votre bétail pendant les mois d'août et septembre.\u2014S\u2019il est important de donner en tout temps aux vaches laitières une alimentation convenable, nous devons tout particulièrement à l'époque où nous sommes, veiller à ce que les bêtes ne pâtissent pas.Si elles n\u2019ont à leur disposition qu\u2019un pâturage brûlé et jauni par la sécheresse, la production du lait diminuera presque tout-à-coup, dans une très forte proportion, et cette réduction persistera même si on se décide alors à augmenter la richesse des aliments et leur quantité.Vous préviendrez cet amoindrissement dans le rendement, en donnant à vos vaches du regain de trèfle, du maïs fourrage, des boettes de moulée, les feuilles de vos choux moelliers, etc.Engrais verts.\u2014La partie essentielle du fumier de ferme représente le résidw des fourrages ayant servi à nourrir le bétail et qui ont été transformés par le travail d\u2019alimentation.Partant de là, on peut dire que l\u2019engrais vert est du fumier avant cette transformation.La plante enfouie comme engrais vert restitue au sol tout ce qu\u2019elle lui & emprunté et le dote en plus des principes fertilisants qu\u2019elle a puisés dans l\u2019atmosphère.On comprend dès lors que les pois, les vesces, le trèfle, le lupin, etc, et en général les légumineuses sont d\u2019excellents engrais verts puisque ces végétaux tirent de l\u2019air à peu près la totalité de leur azote.D\u2019autre part, parmi les légumineuses il en est qui ont encore l\u2019avantage comme les divers trèfles, la lüzerne, etc., d\u2019aller chercher leurs aliments dans les extrêmes profondeurs du sol au moyen de leurs longues racines ; et ces plantes devenues engrais verts enrichissent la couche arable en éléments de fertilité qui seraient restés inaccessibles.Disons encore que les engrais verts augmentent dans une large mesure la proportion d\u2019humus renfermé dans le sol ; or l\u2019humus fournit à la terre de l'azote assimilable en transformant l\u2019azote non assimilable en nitrates ou en ammoniaque.Il produit aussi par son oxydation de l\u2019acide carbonique qui est le principal agent de décomposition des phosphates, des sels potassiques, du calcaire, etc.Enfin en semant après la récolte des céréales une plante à enterrer en vert à l\u2019automne, cette plante étouffera les mauvaises herbes et les empêchera d\u2019envahir le sol.Bl Pratiquons donc les engrais verts, surtout au moyen des légumineuses, nous augmenterons ainsi la fertilité de nos champs, nous accroitrons la proportion d\u2019humus qu\u2019ils contiennent et nous les net- toyerons.Apiculture.\u2014En septembre, visiter les ruches, enlever quelques cadres de miel aux colonies qui en ont trop et les donner à celles qui n\u2019ont pas assez de provisions.S\u2019assurer que chaque ruche possède toujours sa reine en constatant l\u2019existence de couvain de tous âges.Ne laisser pour l\u2019hiver que le nombre de cadres nécessaires de façon à éviter toute déperdition de chaleur dans un local trop vaste.S\u2019il existe des colonies trop faibles, il y a avantage à les réunir alors, car une colonie forte hiverne mieux.C\u2019est le moment aussi de remplacer les reines trop vieilles, défectueuses et dont la ponte a laissé à désirer \u2014B.0: CHOSES ET AUTRES Etudions davantage la science vétérinaire.\u2014Ce serait un grand bienfait pour l\u2019agriculture s\u2019il y avait, dans chaque paroisse de la province de Québec, un fils de cultivateur connaissant bien les animaux et leurs maladies, et pouvant offrir à ses concitoyens, moyennant une juste rémunération, ses conseils pratiques et ses soins éclairés.Souvent le fils pourrait ainsi gagner sa vie sans quitter la terre paternelle.Le gouvernement de Québec, voulant encourager l\u2019agriculture et veiller au bien-être du cultivatëur, a résolu de favoriser le développement de la science vétérinaire française en rendant son étude plus facile et en la mettant davantage à la portée de la classe agricole.Pour cela, il a créé à l\u2019Ecole Vétérinaire Française à Montréal vingt-cinq bourses qui permettent à l\u2019école de donner gratuitement ses leçons à vingt-cinq jeunes gens qui lui sont recommandés, et cela pendant les trois années consécutives du cours complet.Ces jeunes gens n\u2019auront aucun autre déboursé a faire que celui de leur pension, et comme ces cours ne se donnent que pendant six mois chaque année, c\u2019est-a-dire du mois en ALA ok LF rte mate rom = ee LAT co Eada etl fi AMES TS fo 0.~~.LEJOURNAL D'AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULIURE -.octobre au mois d\u2019avril, ces jeunes gens pourront, chaque printemps, retourner à temps dans leur famille pour aider leurs parents aux travaux de la terre.C\u2019est une occasion exceptionnelle pour un - jeune homme intelligent et travailleur de se créer un bon avenir.Prunes précoces.\u2014Au Congrès de la Société Pomologique tenu dernièrement à Fraserville, M.Auguste Dupuis, directeur des Stations d\u2019arboriculture fruitière, a montré des prunes bleues et blan- chés qui \u2018ont mûri du 10 au 15 août sur des arbres importés de France pour les stations du gouvernement.Les membres de la Société, en voyant ces prunes, ont compris qu\u2019elles promettaient d\u2019être d\u2019un grand avantage pour les districts du nord où les étés sont courts et'Bti les prunes Damas ne mûrissent pas toujours.La production du sucre en France.\u2014Le Journal officiel de Paris, du 25 juillet, a publié le tableau de la production des sucres pendant la dernière campagne, en comparaison avec la campagne précédente.Il ressort de ce tableau que la production de la dernière campagne a dépassé celle de la campagne précédente de 162,000 tonnes.Une excellente nourriture pour les volailles.\u2014 On devrait employer davantage le sarrasin pour nourrir les volailles.Cet aliment a l\u2019avantage de _ produire une excellente viande de volaille d\u2019une belle couleur.\u2018Les œufs produits par les poules nourries avec le sarrasin, ont toujours une bonne saveur.La nourriture exerce une grande influence sur la qualité des œufs.Lavage des vaisseaux au lait.\u2014Plusieurs personnes font la hévue de commencer à laver les vaisseaux au lait avec de l\u2019eau bouillante, ce qui fait coller le lait aux parois et rend son enlèvement - beaucoup plus difficile.C\u2019est tout le contraire qu'il faut faire.Il faut en premier lieu rincer dans l\u2019eau froide, puis dans de l\u2019eau tiède et enfin dañs de l\u2019eau bouillante.L\u2019eau bouillante est absolument nécessaire pour bien nettoyer, mais elle doit être émployée à la fin de l\u2019opération.Le chiendent,\u2014A l\u2019automne on doit ramasser le chiendent et le brûler.Il faut prendre soin de ne pas couper les racines de cette plante parce que ce serait favoriser sa propagation.ere os y évite ag ve etry CPOE Tr és re NOTES SUR LES RECOLTES ET SPECIALE- MENT SUR CELLES DES POMMES DE TERRE ECOLE D'AGRICULTURE D\u2019OKA, 29 AOUT 1901 \"Voici quelques renseigriements au sujet de la présente récolte de pommes de terré dans notre région : Les craintes que les chaleurs torrides et l\u2019extrême sécheresse de juin et\u2019 juillet avaient fait naître ne se sont pas réalisées.Sous l\u2019action bienfaisante des pluies survenues durant les dernières semaines, les tubercules qui semblaient devoir rester tout petits se sont développés d\u2019une façon extraordinaire et ont rattrappé le temps perdu.Il y a peu ou pas de pourriture là où les patates ont reçu les soins qui leur sont dûs, et l\u2019on est en droit d\u2019espérer un rendement de 180 à 200 minots à l\u2019arpent dans les terres propices et bien cultivées.Selon moi, la poche de patates ne vaudra pas par ici plus de $0.60 à l\u2019automne, à moins que le marché ne soit grandement influencé par la rareté du tubercule dans les autres régions, G.BORON.HowrcK, 27 AOUT 1901 Ici les pommes de terre ne pourrissent pas beaucoup encore, et si le temps sec survient, la récolte sera assez bonne.Les dernières pluies les ont améliorées.Le rendement sera environ une demi récolte.Elles se vendent actuellement $2.00 le bari et je crois qu\u2019elles conserveront un prix élevé.Remarques.\u2014Sur les terres élevées la récolt: sera assez bonne ; dans les teres argileuses on n°: guère qu\u2019une demi récolte, mais elle s \u2018améliorera = nous avons un automne sec.ROBERT NESS.VILLAGE DES AULNAIES, Co.L\u2019ISLET 27 Aout 190! Les pommes de terre ne pourrissent pas ; elle- sont très saines à St-Roch, Ste-Louise, St-Jean.L\u2019Islet.Les dernières pluies ont grandement amc- lioré la récolte.Ce sera une bonne récolte.Les Early Roses semées au commencement de mai son très grosses et nombreuses.Les G.Chilis n\u2019étan.pas mûres, il n\u2019en a pas été arraché, mais les tigc- et feuilles sont fortes et vertes, signe de bon produit.Il faudrait qu\u2019il y aurait une grande disette dan- Ontario et les Etats-Unis pour maintenir le prix actuel à Montréal, 75 cts pour 90 lbs.rn + om mans \u201d < rr Tv \u201cNn et EE Trt my me ns se Ape pen 1) T'é- Tê- LE JOURNAL D'AGRICULTURE.ET D\u2019'HORTICULTURE 101 Remarques \u2014Depuis mon dernier rapport, jai visité plusieurs paroisses d\u2019ici à Fraserville, j'ai questionné partout les cultivateurs aussi à l\u2019assem- hlée des Directeurs de la Société d\u2019Agriculture de l'Islet, samedi le 24 août ; les cultivateurs disent que le foin rend mieux que l\u2019an dernier et qu\u2019il est meilleur.Ils disent aussi que le blé est bien meilleur et qu\u2019on en a semé plus, que l\u2019avoive est belle et rendra beaucoup, la paille a allonvé.L\u2019orge, les pois, la lentille promettent un bon rendement.Les foins de grève, joncs, rouches, herbe salée, sont abondants à Saint-Roch, à Sainte-Anne.Ce sont les bons effets des pluies arrivées à temps.AUG.DUPUIS.FERME MODELE DE COMPTON, 27 AOÛT 1901 Les pommes de terre ne pourrissent à peu près pas, peut-être un demi pour cent.Les dernières pluies ont amélioré la récolte.Le rendement sera d'environ 250 minots par acre.Elles se vendent actuellement 50 cents par minot de 60 lbs.Je ne pense pas que les prix actuels se maintiennent, ils baisseront probablement à l\u2019automne.La pourriture des patates fait quelques dégats à Sherbrooke, mais non ici.JOHN M.LEMOYNE.0: VISITE A LA FERME MODELE DE COMPTON Verger d\u2019expérimentalion.\u2014Pépiniére d\u2019arbres fo- restiers\u2014Betteraves fourragères ; sel \u2014En- fourssement du fumier à l'automne \u2014E panda- ge du fumier sur la neige \u2014Compost et mauvaises herbes \u2014Os \u2014Labours en août \u2014Re- gain de trèfle \u2014Beurrerte.\u2014Lait de première qualité \u2014Prix élevé du beurre.: Le 16 août, nous visitions la Ferme Modèle de Compton.L'ordre et la plus grande propreté y règnent.Une amélioration importante a été la création d\u2019un verger d\u2019essais où l\u2019on trouve différentes variétés de pommes, prunes, cerises, poires, fraises, framboises, gadelles, groseilles, raisins, ete.C\u2019est maintenant la partie la plus intéressante de cette institution.On y trouve une pépinière de planes formée avec des graines envoyées au directeur, il y a seulement deux ans ; quelques-uns de ces jeunes arbres ont déjà 6 pieds de hauteur.Le champ de' betteraves fourragères Yellow Globe promet un bon rendement.La distance entre les sillons est d\u2019environ 30 pouces et entrë les plants de 10 à 12 pouces.M.Lemoyne, Directeur de la Ferme Modèle, dit que cette sorte de betteraves se conserve très bien pendant l\u2019hiver.Il les donne aux vaches laitières ; il cultive aussi les choux-navets, mais seulement pour l\u2019engraissement du bétail.Il recommande fortement le sel dans la culture des betteraves fourragères, environ 600 livres par acre.Pour ces racines et les pommes de terre il conseille d\u2019enfouir le fumier l\u2019automne précédant l\u2019ensemencement.Le fumier doit être enterré seulement à + pouces ; il est épandu uniformement à la surface.Le champ de blé-d\u2019Inde à ensilage est beau à voir, plusieurs tiges ont 12 pieds de hauteur.Pour une partie de ce champ le fumier a été épandu sur la neige et elle est pour le moins aussi belle que le reste du champ.M.Lemoyne croit \u201cne la pratique d\u2019épandre ainsi le fumier sur la neige est recommandable.Ce travail se fait lorsqu\u2019il y a peu d\u2019ouvrage et le fumier produirait un aussi bon effet que lorsqu\u2019il est épandu le printemps.Les mauvaises herbes sont mises en tas pour en faire un compost avec un peu de terre et de chaux.Les os sont mis dans un vaisseau en fer avec des cendres de bois ; au bout de deux ans, ils sont dissous et constituent un excellent engrais.Tout ce qui peut servir d\u2019engrais est utilisé.M.Lemoyne a commencé ses labours d\u2019automne.D\u2019après lui, ce serait le meilleur temps de faire cet ouvrage.Plus tard, à cause de la récolte et de l\u2019arrachage des légumes les ouvriers n\u2019auront pas le temps de labourer.Un champ de trèfle a été coupé le 20 juin dernier ; on a commencé à couper le regain pour le donner aux vaches et aux porcs.Tl y a 35 porcs appartenant aux races Berkshire et Tamworth.À la beurrerie on reçoit de 11,000 à 12,000 livres de lait par jour.Dans le mois de juillet il a fallu 22 1-2 livres de lait pour 1 livre de beurre.Le beurre se vend 21 1-2 cets en gros et 24 cts en détail.Il donne aux patrons 80 cts par cent livres de lait.M.Parry, gérant de la beurrerie, se montre très sévère quant à la qualité du lait.Au commencement il a refusé le lait de quelques patrons.Il visite les cultivateurs et leur donne des instructions pour les soins à donner au lait.Il leur a distribué des bulletins sur ce sujet.Aujourd\u2019hui la plupart des patrons se servent d\u2019aérateurs et la Ï EE rr ei eres ory oy de tasyio drat maar ros FEI =n a = x NL SA are RIE INE Sl 5 ih SR Ara es Tan m4 rome 102 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE v bonne qualité du lait fourni à la fabrique contribue à la qualité et à la réputation du beurre de cette institution, lequel commande toujours le plus haut prix sur le marché.Le 16 août, M.Parry a fait 550 livres de beurre.: UN VOYAGEUR.0.LE LABORATOIRE DE CHIMIE DE MONTREAL Et l\u2019étude de la richesse minérale du sol de la Province de Québec Depuis longtemps, le public qui s\u2019intéresse aux ressources minières du pays, ressentait le besoin d\u2019avoir, à Montréal, un laboratoire de chimie du gouvernement.Le gouvernement provincial en a compris l\u2019utilité et vient de donner une allocation pour l\u2019établissement de ce laboratoire.Il a choisi comme analyste.M.Milton L.Hersey, ancien répétiteur de chimie de l\u2019Université McGill, qui est chimiste-consultant du Pacifique Canadien, et aussi, l\u2019analyste de la ville de Montréal.Dorénavant, les mineurs, prospecteurs, cultivateurs, peuvent apporter ou envoyer leurs échantillons, en toute confiance, à M.Hersey, 146 rue St- Jacques, Montréal, qui en fera l\u2019examen nécessaire, à des prix très minimes.Cette innovation est certainement de nature à faire mieux connaître les richesses minières de la province, et à favoriser beaucoup leur développement.Le sol de la province de Québec contient des richesses étonnantes, qui dorment en attendant le pic du mineur.Si l\u2019exploitation de l\u2019or de la Beauce n\u2019a pas encore été un grand succès financier, en apparence, il faut dire que les procès interminables, entre les mineurs, joints à la mauvaise administration,en ont été la cause.Si les cultivateurs du voisinage des rivières étaient libres de rendre compte de l\u2019or qu\u2019ils ont recueilli, avant le lever du soleil, ou à la tombée de la nuit, on sera stupéfait du chiffre.Il y a de riches mines d\u2019argent dans la province de Québec, qui joueront un jour un rôle important, avec les mines de plomb.Le cuivre a déjà enrichi plusieurs compagnies, et combien de riches dépôts n\u2019ont pas été touchés encore ?Des masses de fer énormes se trouvent dans une foule de localités de la province de Québec.Le chrôme est en abondance.Le monde entier a les yeux tournés vers la province de Québec, pour alimenter les marchés d\u2019amiante ; et nous en avons plus qu\u2019il en faut ,pour répondre aux besoins.Nous avons le plus beau mica du monde, et des quantités prodigieuses.La Chaîne Laurentienne contient les plus grands et les plus riches gisements de graphite de l\u2019univers.Le phosphate abonde.Le pétrole, le gaz naturel, les tourbières, seront prochainement une grande richesse pour notre province.Les pierres de construction, pierre à chaux, pierre à ciment, -pierre d\u2019ornement, se rencontrent partout, et leurs qualités rivalisent avec tout ce qui se rencontre dans les pays étrangers.Avec l\u2019utilisation des pouvoirs d\u2019eau, et de l\u2019ê- lectricité, pour l\u2019exploitation de nos minéraux, la province de Québec verra une ère de prospérité qui surpassera toute espérance, et l\u2019agriculture deviendra florissante, par la création de vill~~es nouveaux que fera naître l\u2019industrie minière \u2014 La Presse.0: LA VALEUR DES EXPOSITIONS CONSIDEREES COMME MOYEN D'ENSEIGNEMENT La \u201cFarmers\u2019 Gazette\u201d, du 17 août dernier, écrivant un article sur ce sujet, recommande aux autorités de rendre les expositions plus utiles qu\u2019elles ne l\u2019ont été dans le passé pour l\u2019instruction de la classe agricole.Elle fait allusion à l\u2019opinion de plusieurs organisateurs d\u2019expositions qu\u2019elles sont utiles en ce sens qu\u2019elles fournissent aux cultivateurs l\u2019occasion de se réunir et de s'amuser.Elle ajoute que si c\u2019est le seul avantage qu\u2019elles procurent, leur utilité est bien éphémère.Elle est heureuse de remarquer qu\u2019il se fait un mouvement sérieux pour améliorer les expositions et les rendre plus instrue- tives.Elle cite une exposition organisée à Newry où l\u2019on exposait des céréales produites avec différents engrais ; il y avait aussi des démonstrations dans la fabrication du beurre, dans l'administration des poulaillers, le brayage du lin, ainsi que plusieurs autres choses intéressantes pour les cultivateurs du district.Ce que cette publication a le plus admiré, c\u2019est un concours ouvert aux jeunes gens du district quant à leurs connaissances sur la manière de juger le bétail et les \u201cpoints\u201d qu\u2019ils doivent chercher à développer pour améliorer leurs troupeaux.La \u201cFarmers Gazette\u201d croit que ces concours devraient être organisés à toutes les expositions, afin de pouvoir former de bons cultivateurs et des juges compétents pour le bétail.En même temps, ce journal félicite le Département de l\u2019Agriculture de l\u2019Irlande des efforts qu\u2019il fait pour améliorer les expositions comme enseignement.«0: NOTES METEOROLOGIQUES DE L\u2019OBSERVATOIRE DE QUEBEC AouT Moy.de 1900 1901 41 ans Température moyenne 64-4 65-6 64-8 père maxima 845 835 \u201c minima.455 | 485 Pluie en pouces.| 2.32 5.88 3.69 Vent\u2014Vitesse maxima : 1900\u2014N.E 835 milles à l\u2019heure le 20.1901\u2014N E.41 milles à l\u2019heure le 30.BOITE AUX LETTRES Battage et séparation de la graine de trèfle.\u2014 Veuillez me donner des renseignements sur la méthode à suivre pour récolter de la bonne graine de trèfle.J\u2019ai sept arpents et demi de beau trèfle prêt à faucher pour la graine, la difficulté est que je ne sais quel moyen employer pour débarrasser la graine de son enveloppe si tenace.Je sais que je devrai passer mon trèfle deux fois dans la batteuse ordinaire, mais cela ne suffira pas, je crains.Vous me rendriez donc infiniment service en m\u2019expliquant en peu de mots ce que j'aurai £ faire pour obtenir un bon suce(s.\u2014P.D., St-Ours, Richelieu.Réponse \u2014Le battage du trèfle se fait avec la machine à battre ordinaire.On passe le trèfle dans la machine pour séparer les fleurs ou têtes des tiges ; pour cette première opération les moulins vi- hrateurs sans cribles sont préférables.Avec les autres machines, on ôte la courroie qui fait mouvoir l\u2019éventail.Ce premier battage fait, on a toute la graine, mais elle est recouverte de son enveloppe, la balle.Alors, on fixe à la machine une planche LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 103 qui bouche complètement la partie en arrière du eylindre par où doit s\u2019échapper le grain et la paille battue ; on bouche aussi une partie de l\u2019entrée en avant, ne laissant qu\u2019une petite ouverture pour introduire la balle de trèfle ; on met la machine en mouvement et on introduit le trèfle dans le cylindre en quantité suffisante nour régler la marche de la machine.Quand la graine est débarrassée de son enveloppe, on la fait échapper en ôtant la planche placée en arrière du cylindre.Si on a eu le soin de pratiquer une ou deux ouvertures dans cette planche se fermant avec des planchettes en coulisses, l\u2019opération est très facile et peut se faire même sans arrêter la machine ; dans ce cas, on alimente d\u2019un côté et on retire de l\u2019autre au besoin.Après le battage on passe au crible ordinaire, en ayant le soin d\u2018y placer les passes convenables ; la graine nette s\u2019en va où elle doit aller, une bonne quantité encore recouverte de son enveloppe tombe sous le crible, et la poussière est emmortée par l\u2019éventail.Toutes les graines recouvertes de leurs enveloppes devront subir un nouveau battage.Deux hommes, avec les machines décrites nlus haut, peuvent battre et nettoyer 100 lbs de graine par jour.Fraisiers stériles \u2014Il y a deux ans, j'ai planté plusieurs centaines de fraisiers.L\u2019an dernier et cette année, il n\u2019y en a pas eu la moitié qui ont produit des fruits, quoique j'aie mêlé les uns avec les autres.Je voudrais bien savoir ce que je devrais faire pour leur faire produire des fruits.S\u2019il n\u2019y a rien à faire, je les arracherai certainement, car rien de plus décourageant pour un horticulteur que d\u2019avoir de beaux fraisiers portant grand nombre de fleurs, et pas de fruits.Un petit conseil de vous m\u2019obligera beaucoup.\u2014Un abonné.Réponse \u201411 est probable nue ceux de vos fraisiers qui n\u2019ont rien rapporté, malgré une belle floraison, étaient à fleurs incomplètes, c\u2019est-à-dire à fleurs pistillées, sans étamines.11 arrive parfois que les fleurs de ce genre de fraisiers ne soient pas fécondées quoiqu\u2019elles se trouvent dans le voisinage plus ou moins immédiat de fraisiers à fleurs complètes.C\u2019est pour éviter cette difficulté que quelques horticulteurs abandonnent les variétés de fraisiers à fleurs incomplètes pour ne cultiver que celles dont les fleurs se fertilisent par elles-mêmes, et dont la récolte est toujours assurée, comme par exemple les fraisiers Brandywine, Sharpless, etc.Les bons catalogues font d\u2019ailleurs la distine- 104 - LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE ce tion entre ces deux classes et indiquent ordinaire- ment-par la lettre P les variétés simplement pis- tillées.Poule qui mange ses oeufs.\u2014Quelle est la manière d\u2019empêcher la poule de manger les œufs ?\u2014L.Ile du Calumet.Réponse.\u2014lo.Bien nourrir les poules, en leur fournissant toutes les matières qui entrent dans la constitution de l\u2019œuf.20.Faire pondre les poules dans des nids placés dans l\u2019obscurité.3o.Mettre dans le nid un œuf de marbre.Petit-Lait.\u2014Pourrait-il y avoir des inconvénients à donner du petit-lait de fromagerie aux vaches laitières dont le lait doit servir à la fabrication du fromage.\u2014A.L.Réponse.\u2014Le petit-lait, tel qu\u2019il sort habituellement des fromageries, ne peut pas être donné aux vaches laitières.:0: LA CHAUX EN AGRICULTURE Pratique du chaulage (Suite et fin) La chaux s\u2019emploie sous la forme de poudre sèche (hydrate de chaux) dans le chaulage des terres fortes, et préférablement en compost dans les terrains légers.Pour l\u2019amener à l\u2019état de poudre sèche, il y a différentes manières de procéder en usage, mais toutes se résument à ce principe : \u201cFaire absorber artificiellement ou spontanément par la chaux vive, et le plus rapidement possible, la proportion d\u2019eau qu\u2019elle peut absorber pour ne pas tourner en pâte ou en bouillie.Je vais résumer les moyens les plus usuellement employés.On peut emmagasiner la chaux vive sous un abri et la laisser se déliter spontanément par suite de l\u2019absorbtion de l\u2019humidité naturelle de l\u2019air.Si la température est sèche, la réaction peut être très longue, et alors, il y aura une perte correspondante de causticité et de puissance active immédiate de la chaux quand on l\u2019employera.Mais à l\u2019aide d\u2019arrosages bien entendus, on évite cet inconvénient.Si l\u2019on veut aller vite pour satisfaire à un besoin immédiat, on pourra plonger pendant un instant une panier rempli de chaux vive dans une cuve d\u2019eau, puis, on laissera se produire la délitation de la chaux après avoir renversé le panier sur une aire quelconque, plancher ou autre.L'action ne tardera pas à se produire.Ces deux méthodes semblent très convenables pour des opérations assez limitées, par exemple pour des expériences ou pour un chaulage très restreint, comme le jardinage.Pour les opérations générales en agriculture, on dispose sur le champ la chaux en petits tas égale- lement distants que l\u2019on abandonne à l\u2019action de l\u2019humidité de Pair.a Enfin, le procédé qui semble avoir en tout temps donné les meilleurs résultats, c\u2019est celui qu\u2019a suivi le cultivateur dont j\u2019ai parlé autrefois, et qui s\u2019était procuré une bonne provision de chaux en établissant des fours sur un terrain de quarante : arpents.Lui, il avait fait partout des tas de chaux sur son champ, distribués aussi également que possible.11 les avait recouverts de terre pour que l\u2019action naturelle de l\u2019humidité agisse le plus vite possible.Il avait méme visité fréquemment les tas pour éviter la carbonatation de la chaux, bouchant \u2018les crevasses qui se produisaient dans la couverture d\u2019entourage, par suite du gonflement de la chaux.Après délitation, il avait bien mêlé ensemble la terre de couverture et la chaux et avait répandu le tout également sur le sol.En suivant cette dernière méthode, suivant que la température est humide ou sèche, la chaux se délite en huit ou dix jours, ou en quelques semaines.Dans le cas où il règnerait une sécheresse persistante et si l\u2019on était pressé d\u2019employer la chaux, on pourrait aider au délitement par un arrosage bien entendu et se servir pour cela du tonneau à arrosage conduit par un cheval.On conçoit que la dissémination de la chaux en petits tas sur le champ a surtout pour but de faciliter la main-d\u2019œuvre de l\u2019épandage.Pour une cause ou pour une autre, si l\u2019on ne pouvait adopter cette méthode, on choisirait un endroit convenable pour y faire, avec toute la chaux, un seul tas en longueur que l\u2019on recouvrirait de terre de la même façon.Pour l\u2019époque du chaulage, elle dépend beaucoup des conditions de la culture.Lorsque le temps le permet et que la terre est libre, on peut chauler en LE JOURNAL D'AGRI ULTURE ET D\u2019HORTICULTURT 10$ toute saison, mais il est nécessaire de le pratiquer par un temps see, dès que la chaux est bien r£- duite en poudre et de l\u2019enterrer sans retard à la profondeur de quatre à six pouces environ et cela, pas moins de deux ou trois semaines avant les se- wailles.Ainsi, on peut chauler le printemps dès que possible sur labour d\u2019automne pour les grains ct les plantes racines.Il ne convient pas de planter les pommes de terre sur une terre nouvellement chaulée, car l\u2019expérience a démontré que les tubercules récoltés sont sujets par là à la verrue, et à donner une moindre richesse en fécule.Ceci s'applique tout aussi bien à l\u2019emploi des composts qu\u2019à celui de la chaux pul- vérulante.On ne doit pas appliquer le fumier de ferme d2- composé et la chaux en même temps, parce que celle-ci aurait pour effet de dégager l\u2019ammoniaque de l\u2019engrais et de décomposer trop rapidement les matières organiques qu\u2019il contient.le même, si l'on se propose d\u2019employer du superphosphate de chaux, il faut appliquer la chaux dès l\u2019automne, et le superphosphate au printemps lors des ensemencements.La raison, c\u2019est que la chaux vive mise en contact immédiat avec l\u2019acide phosphorique soluble le rendrait insoluble, au moins en partie, et il en résulterait que l\u2019efficacité de la chaux et du phosphate serait grandement compromise.Il n\u2019en est pas de même lorsqu\u2019il s\u2019agit des engrais verts.En effet, une dose moderne de chaux enterrée en même temps qu\u2019un engrais vert dans un sol sablonneux donne rapidement à celui-ci plus de consistance, diminue sa trop grande perméabilité, et augmente singulièrement l\u2019activité prochaine de l\u2019engrais.Pour finir mon sujet, je crois devoir présenter une dernière remarque.L'emploi de la chaux à l'état pulvérulent est loin d\u2019être sans inconvénients pour la santé de ceux qui l\u2019appliquent s'ils ne prennent pas les précautions convenables.Le mieux pour éviter ces inconvénients, c\u2019est de se couvrir la face d\u2019un voile de mousscline.Oct CUISSET.10 PETITES NOTES Dans les expositions agricoles bien organisées, chaque exhibit devrait toujours être accompagné d'indications claires'et précises données par écrit et où le public visiteur trouverait les renseignements utiles dont il peut avoir besoin.Lors d\u2019une exposition agricole tenue récemment en Angleterre, les divers lots de céréales étaient surmontés d'une pancarte sur laquelle on avait écrit en lettres bien visibles, la nature du sol qui avait produit la récolte, les engrais employés, le rendement obtenu - et la quantité de grain de semence dont le concurrent pourrait disposer.C\u2019est là un bon exemple à suivre.: x x * La récolte des bluets (myrtilles) est particulièrement abondante cette année, non seulement au Saguenay, Mais dans la Beauce.Un cultivateur de l\u2019en:lroit disait que jamais on n\u2019a vu une si grande quantité de bluets.Dans les alentours de Black Lake, les bluets fourmillent, pour ainsi dire, et les ouvriers des usines, qui ne travaillent pas, passent leurs journées dans les marécages, faisant la cucil- lotte du délicieux petit fruit bleu.* + + Les renseignements que nous recevons sur l\u2019état de la récolte de pommes de terre sont un peu con- - tradictoires, mais nous laissent sous l'impression que cette récolte, dans la Province, sera au-dessous de la moyenne.La maladie fait des ravages considérables dans les environs de Québec.* + + Sur le marché de Québec, les arrivages de pomines de terre sont considérables ; plusieurs cultivateurs, à cause de la pourriture des tubercules, se hâtent d\u2019arracher et de vendre leur récolte, ce qui a pour effet de faire fléchir les prix ; ceux-ci sont néanmoins plus hauts que l\u2019an dernier à pareille époque.* * + D\u2019après l\u2019 American Cultivator du 31 août, de Boston, U.S., la récolte des pommes de terre dans la Nouvelle-Angleterre sera petite, malgré l\u2019amélioration sensible qui s\u2019est produite en août.En plusieurs districts la pourriture et la rouille exercent leurs ravages.TU x % & I1 ne suffit pas de produire de belles récoltes, il faut surtout savoir les vendre.Il y a malheureusement des cultivateurs qui vendent leurs produits - le plus tôt possible, à tout prix, pourvu qu\u2019ils vendent.Ils travaillent contre leurs propres intérêts et font un tort considérable aux autres membres si pe IE Be ee adeno oe mre Kinds mK 106 de la classe agricole.Les cultivateurs doivent s\u2019unir pour vendre comme ils se sont unis pour améliorer les rendements.lls ne doivent pas se laisser tondre par les acheteurs.Après s\u2019être éclairés sur la marche des affaires et la situation agricole, qu\u2019ils sachent profiter des circonstances qui leur sont favorables.ie Voulez-vous faire l\u2019an prochain de bonnes cultures, avoir un sol bien préparé, nettoyé et ameubli, faites, cette année, vos labours d\u2019automne le plus tot possible.% #% # Quand, pendant les premiers jours de septembre, les oignons continuent à pousser avec vigueur, il faut altérer cette végétation tardive qui empêcherait les bulbes de mûrir en inclinant les feuilles soit au moyen d\u2019un tonneau, ou d\u2019un rouleau très léger, soit en passant sur les rangs avec le dos d\u2019un rateau.* kk La récolte des oignons doit se faire autant que possible par une belle journée ; on les étend régulièrement sur le sol pour les faire sécher ; il faut savoir les rentrer au bon moment, c\u2019est-à-dire pas avant que les bulbes ne soient durcis, spécialement près de la tige, sinon ils ont une tendance à repousser en cave.Il faut cependant les rentrer avant que la peau extérieure ne pêle autour des racines.% #* # D\u2019après les derniers renseignements, la récolte du blé en Europe est plus petite de 60,000,000 de minots que l\u2019an dernier, et plus petite de 125,000,- 000 de minots qu\u2019en 1899.* * *% Cette année encore, l\u2019emploi de la bouillie bordelaise a été très avantageux pour ceux de nos cultivateurs qui en ont arrosé leurs champs de pommes de terre.Mais qu\u2019on n\u2019oublie pas que c\u2019est un remède préventif qu\u2019il faut employer au mois de juin et juillet et non plus tard après que la maladie s\u2019est déclarée : après, c\u2019est trop tard.* % + Il arrive très souvent qu\u2019on néglige le sarclage des mauvaises herbes à l\u2019automne sous prétexte que les cultures sont trop avancées, qu\u2019on est À la veille de récolter les produits, etc.Mais on oublie que çes mauvaises herbes, si le temps les favorise, EE a aps a TS nee ire LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE peuvent prendre encore un grand développement, monter a graine, nuire beaucoup aux récoltes sur pied et infester les terres pour l\u2019an prochain.% #% # Ceux qui cultivent des asperges feront bien d\u2019enlever les tiges portant graines avant que celles-ci ne tombent sur le sol, car ce semis spontané et mal placé est nuisible aux asperges, et remplit les planches de petites plantes non utilisables et qui deviennent de véritables mauvaises herbes.À l\u2018automne on fauchera ou coupera toutes les tiges.%* *%* # Pour recueillir facilement de bonnes graines de tomates, on choisit de belles tomates mûres (il n\u2019est pas nécessaire qu\u2019elles soient tout à fait mûres ou pourrics), on les coupe en deux avec un couteau, extrait les graines avec une petite cuillére, et met ces graines sur un tamis (par exemple une passoire à farine), sur leauel on laisse couler de l\u2019eau pour enlever la pulpe qui entoure les graines, pendant que l\u2019on remue ces graines avec la main.Ces graines nettoyées sont ensuite séchées sur un linge ou morceau de mousseline.0: QUESTIONS D\u2019ACTUALITE La pulpe & papier au Canada J\u2019ai eu récemment l\u2019occasion de visiter une partie du pays extrêmement favorable au développement de la nouvelle grande industrie nationale du Canada, la fabrication de la pulpe de bois : je veux parler des vallées du St-Maurice et du Lac St- Jean.Cette visite m\u2019a permis de recueillir certains faits pleins d\u2019intérêt à une époque où l\u2019on ne jure plus que par la pulpe.Dans la région du St-Maurice, on peut dire que ce sont surtout des capitaux étrangers qui sont en train de se dépenser en travaux gigantesques.Il y a dans les entreprises de Grand\u2019Mère et de Shawinigan une certaine proportion de fonds canadiens, mais l\u2019élément étranger y domine, et ce n\u2019est pas un mal, car sans reproche, il n\u2019est rien comme l\u2019infusion de ce sang nouveau pour galvaniser le courage de nos propres capitalistes, qui jusque 1a, avouons-le, pratiquaient un peu trop la vertu de prudence.À Grand\u2019Mère, on a vu surgir en peu de temps toute une petite ville industrielle et indus- nr =n \u2014 as LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 107 trieuse, et voici maintenant un peu plus bas sur la même rivière, la bondissante cataracte de Shawinigan solidement bridée à son tour, et toute une pépinière d\u2019industries en voie de s\u2019y édifier de vastes usines, autour desquelles on compte déjà une population de 3,500 âmes, éclairée à l\u2019électricité, vivant dans des habitations tout à fait modernes.Il y a là des capitaux énormes engagés, dont la grosse part est de provenance belge et américaine, associée aux capitaux canadiens.L\u2019usine des générateurs électriques, dont la capacité première est de 30,000 chevaux, fournit l\u2019éclairage, pompe l\u2019eau potable et distribue la force motrice aux industries voisines, entre autres à une fabrique d\u2019aluminium, la plus grande du monde, dit-on.Une compagnie belgo-canadienne est en train de capter aussi les eaux du St-Maurice pour les faire servir à d\u2019immenses fabriques de pulpe et de papier ; une autre corporation se propose d\u2019y faire du carbure de calcium, il y a une magnifique briqueterie, et il est de plus question d\u2019une grande filature de coton.Au Lac St-Jean, on assiste à un mouvement non moins remarquable.On n\u2019a pas attendu que le mouvement partît du dehors ; mais il s\u2019y est déjà formé plusieurs compagnies avec du capital tout canadien et autant que possible souscrit dans le comté même.La Compagnie de Chicoutimi a battu la marche.À Jonquière, on voit une très prospère manufacture de pulpe dont tout le stock a été souscrit dans la paroisse même : voilà un trait d\u2019esprit l\u2019entreprise comme on n\u2019en trouve pas toujours dans nos vieux comtés.Le mouvement se propage rapidement dans toute la région, où abondent des pouvoirs hydrauliques de premier ordre.Une pul- perie de quatre meules vient d\u2019être construite et sera dès l\u2019automne en opération sur les bords de la Petite Rivière Péribonca au nord du Lac St-Jean : c\u2019est certainement l\u2019établissement industriel le plus septentrional du pays.La même compagnie, composée d\u2019actionnaires de Québec, de Kamouraska, de l\u2019Islet et d\u2019autres comtés du district, complètera son entreprise l\u2019an prochain en attelant un autre pouvoir hydraulique situé à une couple de milles au-dessus de sa première manufacture.Des travaux d\u2019installation du même objet sont commencés au pied de la Chute Ouatchouan, qui a une cinquantaine de pieds de hauteur de plus que le Sault Montmoreney.Des citoyens de Roberval se proposent aussi d\u2019utiliser pour la pulpe deux chutes de la Ouatchouaniche (petite rivière Ouatchouan), qui coule dans leur magnifique village, et une puissante compagnie au capital d\u2019un million de piastres s'apprête à utiliser la grande chute de la Mistassini, propriété des Pères Trappistes, laquelle est, dit-on, un second Shawinigan.En voyant les pulperies se multiplier sur un train pareil, on se demande peut-être, si les bornes de la prudence ne sont pas dépassées.Les puissants syndicats, voyant tant d\u2019autres marcher sur leurs brisées, ne peuvent-ils pas faire la baisse pour décourager leurs concurrents ?C\u2019est tout à fait possible ; mais il y a d'excellentes raisons pour croire que ces dépréciations ne peuvent être que temporaires, et que la victoire appartiendra à ceux qui ont les moyens d\u2019attendre et de traverser ces crises passagères, Un fait certain, c\u2019est que le Canada, et particulièrement notre province, est le pays qui possède le meilleur bois à pulpe et qui peut la produire à meilleur marché.Le jour où les vieux pays ne voudront plus donner un prix raisonnable pour la pulpe brute, nous la transformerons nous-mêmes en papier, et comme nous pouvons fabriquer le papier moitié moins cher, le bon marché les forcera à acheter de nous.Des hommes du métier affirment qu\u2019en Europe le papier, fabriqué avec la pulpe importée, ne peut revenir à moins de $32 la tonne, tandis qu\u2019ici, fabriqué à proximité de la matière première, il ne coûterait que $16 à $18.La multiplication des pulperies n\u2019a donc rien d'alarmant.Peu à pen, elles se syndiqueront et se complèteront par l\u2019addition des appareils nécessaires pour blanchir la pâte de bois, faire la pulpe chimique, le carton et le papier d\u2019imprimerie.C\u2019est la tendance manifeste.Sans doute, la fabrication du bon papier exige de l\u2019habileté, de la science et de grandes précautions.Le premier soin à prendre, par exemple, pour préparer la pulpe chimique, est de ne pas empoisonner les cours d\u2019eau voisins avec les résidus sulfuriques de l\u2019opération.Mais ce ne sont pas là des obstacles insurmontables, et ce qui se fait ailleurs doit être praticable ici.L\u2019examen des chiffres du commerce est aussi très propre à affermir notre confiance en l\u2019avenir de cette industrie nouvelle.Jusqu\u2019ici le Canada importe encore une certaine quantité de pulpe de bois et d'autre part son exportation du même produit augmente singulièrement d\u2019année en année.Voici les chiffres officiels : Pâte de bois Importation Exportation 1890 $168,228 1891 : 280,819 1892 355,303 1893 455,893 1894 347,830 1895 590,874 1896 12518 675,777 1897 9,006 741,959 1898 25,694 1,210,923 1899 19,086 1,274,376 1900 23,269 1,816,016 Jusqu'ici, le Canada vend sa pulpe aux Etats- Unis surtout, mais il gagne du terrain en Europe, comme le fait voir cet autre extrait des tableaux du commerce : 1896 1900 Exporté en Grande-Bretagne.$113,557 $562,178 \u201c aux Etats-Unis .557,085 1,193,753 en France.3,135 25,066 en Belgique .19,603 cc [4 Le reste cst allé en Allemagne, au Japon et au Mexique.- Quant au bois de pulpe, ce sont surtout les Américains qui nous l\u2019achètent.Les chiffres qui suivent démontrent qu\u2019il y a place pour pour de nombreuses manufactures de pulpe chez nous : Expnitali n tota\u2019e Fn Gran'e - anx Etut:-Unis Bretague 1890 $80,005 1896 627,865 600,285 27,580 1897 111,852 677,221 33,931 1898 912,041 876,690 34,772 1899 842,081 809,795 28,099 1900 902,772 864,077 38,370 \"En papier, nous n\u2019exportons qu\u2019un neu de papier à tapisserie : $3,593 en 1896 ; $29,741 en 1900 ; mais nous l\u2019importons de plus en plus ; en 1886, $1,013,379 ; en 1890, $1,235,703 ; en 1895, $982,- 201 ; en 1900, $1,426,305.L\u2019an dernier nous en avons acheté pour $1,042,663 des Etats-Unis ct pour $273,938 de la Grande-Bretagne ; le reste venait d\u2019Allemagne, de France, de Belgique, d\u2019Autriche, de Chine et du Japon.L\u2019importation du papier de tout genre, carton de paille et de pulpe compris, a augmenté en Angleterre de 14 à 18 millions de dollars de 1895 à 1899.LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE Outre l\u2019Angleterre et les Etats-Unis, que de pays auxquels nous pourrions faire concurrence avec du bon papier fabriqué chez nous ! L\u2019Allemagne en exporte pour une valeur de 14 à 15 millions de dollars ; la France, 11 à 12 millions ; la Belgique, 3 à 4 millions par année.L\u2019avenir n\u2019est done nullement à craindre pour l\u2019excellente épinette canadienne.UrriC BARTHE.Section réservée à la Société d'Industrie Laitière DEFAUTS DU FROMAGE CANADIEN Fromage \u201c ouvert\u201d (open) et de peu de corps (weak bodied.) Définition \u2014Pour être considéré de qualité supérieure, le fromage doit avoir une texture serrée, une consistance ferme.La présence en grand nombre de vides, de petites cavités de forme irrégulière, constitue ce qu\u2019on appelle un fromage \u201couvert\u201d (open).Le fromage de peu de corps (weak bedied) présente le même caractère, avec, de plus, un excès d'humidité.Cause \u2014Le fromage \u201c ouvert \u201d est généralement le résultat d\u2019un développement insuffisant d\u2019acidité dans le caillé avant la salaison et le pressage.Parfois, ce défaut peut provenir d\u2019un pressage insuffisant.Certains caillés ne pourront jamais faire un fromage serré, ferme, quelque soit le pressage ; mais d\u2019un autre côté un fromage n\u2019est jamais aussi serré qu\u2019il pourrait être à moins d\u2019avoir subi un pressage très énergique appliqué graduellement et sans interruption.\u2019 Remède\u2014Ce défaut peut être évité en permettant à l\u2019acidité de se développer davantage dans le caillé avant la salaison ; c\u2019est-à-dire qu\u2019on devra laisser s\u2019écouler plus de temps entre l\u2019enlèvement du petit-lait et la salaison du caillé ainsi que la mise en presse.Moins il y aura d\u2019acide dans le caillé au moment de l\u2019enlèvement du petit-lait, ct plus il faudra de temps pour que la maturation soit parfaite.FROMAGE ACIDE.Définition.\u2014D\u2019ordinaire on fait une distinction entre les différents degrés d\u2019acidité, et les froma- oro cmt tt re rs pe EE TN ET A SE emi FY oR QUE ISA SAT TIRE MCI fw TT EE Se EEE AE pe LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE 109 ges dont la texture n\u2019est que légérement farineuse et la coloration plus ou moins pâlie, sont appelés acides (en anglais \u201cacidy \u201d ou \u201cacid cut\u201d).Un morceau enlevé à la sonde d\u2019un de ces fromages acides présente une surface rude, n\u2019a pas .brillant ou le poli, la quasi-transparence caractéristique du fromage de qualité tout à fait supérieure.Cause.\u2014 En règle générale, le fromage acide, ou sur, provient de lait trop avancé.Mais cela ne veut pas dire que tout fromage fait d\u2019un tel lait soit invariablement acide.Le mal se produit lorsque l\u2019acidité se développe trop dans le caillé avant qu\u2019il soit devenu suffisamment ferme, ou avant qu\u2019il soit \u201c cuit,\u201d pour nous servir d\u2019une expression communément employée, mais inexacte.D\u2019un autre côté, si le petit-lait est tôut enlevé avant que le caillé se soit affermi, il sera difficile de se débarrasser du petit-lait resté dans le caillé, et il en résultera probablement un fromage de faible consistance, donnant plus ou moins signe d\u2019acidité.Moyens préventifs\u2014Le moyen d\u2019empêcher le fromage acide, ou sur, de se produire, est d\u2019enlever le petit-lait plus rapidement, de manière à ce que le caillé puisse s\u2019affermir suffisamment avant que l\u2019acidité se développe.Le caillé devrait être légèrement élastique, résistant, lorsqu\u2019il commence à donner des fils au fer chaud.On arrive à ce résultat en coupant le caillé plus fin, et en enlevant une partie du petit-lait dès que le chauffage est terminé, ou même avant, dans les cas extrêmes.Un brassage énergique et l\u2019enlèvement graduel du petit- lait doivent être employés suivant le cas ; mais pour aucune raison ne doit-on enlever tout le petit-lait avant que le caillé soit devenu suffisamment ferme et élastique.Il ne faut pas oublier que lorsque le caillé doit être traité de la manière que nous venons d'indiquer, il y a une diminution considérable dans le rendement.Il ne sera pas nécessaire de recourir à ce procédé si le lait est livré en meilleure condition.SAVEUR D'EVENTE \u201cOFF FLAVOUR.\u201d Définition.\u2014Ce terme s\u2019applique d\u2019une manière générale à toute une série de mauvaises saveurs, mais il désigne plus particulièrement cette saveur caractéristique bien connue, signe de la prompte décomposition du fromage.Elle se produit le plus souvent dans les temps chauds, mais ne se manifeste d\u2019ordinaire que lorsque le fromage commence à s\u2019amollir.Cause \u2014 Cette saveur d\u2019éventé est l\u2019effet d\u2019une fermentation ; elle provient de ce que le lait a été contaminé par des impuretés sous une forme ou une autre et de ce que la maturation du fromage s\u2019est faite à une température trop élevée.Il est très rare que le fromage mûri à une température n\u2019excédant pas 65 degrés Fahrenheit prenne cette saveur d\u2019éventé.Ce défaut est plus sujet à se produire s\u2019il n\u2019a pas été développé suffisamment d'acidité dans le caillé.Moyens préventifs\u2014Plus de soin et de propreté dans la manipulation du lait, développement d\u2019un degré d\u2019acidité convenable dans le caillé, et maintien de la température dans la chambre de maturation de manière à ce qu\u2019elle n'excède pas 65 degrés Fahrenheit, tels sont les moyens efficaces d\u2019empêcher la saveur d\u2019éventé dans le fromage.SAVEUR DE FRUIT (FRUITY FLAVOUR) Définition \u2014On a donné le nom de saveur de fruit (en anglais \u201cfruity flavour\u201d) à une certaine saveur sucrée très prononcée remarquée fréquemment dans le fromage.Elle rappelle l'arome de fruits fermentés et de certaines sortes de vins, ete.On la relève dans les fromaves venant de diverses parties du pays et fabriqués à divers temps de la saison, mais elle ne paraît avoir aucune relation avec les autres caractères du fromage.Elle peut se manifester dans les produits d\u2019une fabrique plusieurs semaines de suite ; mais généralement elle apparaît d\u2019une manière intermittente ; et le fromage fabriqué certains jours, ou certains brassins spécialement, sont affectés.Cause.\u2014La cause de cette saveur particulière n\u2019a pas encore été clairement déterminée ; mais on est à faire des recherches pour la découvrir.On en sait assez, toutefois, pour justifier la conclusion que cette saveur est due à une bactérie, ou du moins à un ferment, et ne résulte pas, comme on l\u2019a cru, de la nature des aliments.Reméde.\u2014Vu l\u2019insuffisance de nos renseignements à l\u2019égard des causes de la saveur de fruit, nous devons simplement nous borner à suggérer un remède.Cette saveur étant de toute probabilité le résultat d\u2019une infection du lait, on devrait s\u2019efforcer, par le moven de l\u2019épreuve de fermentation, de retrouver dans le lait des divers patrons l\u2019origine de toute saveur nouvelle ou de tout défaut nouveau.Nous conseillons de donner un soin particulier au nettoyage du réservoir au petit-lait dans les cas où le petit-lait est renvoyé aux patrons dans leurs canistres à lait.(Voir le Numéro suivant.) J.A.RUDDICK, Chef de la section de Laiterie. 110 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 1 3 i THEORIE ET PRATIQUE DE L\u2019ACIDIMETRIE (Suite) Les figures qui illustrent le précédent article et qui montrent l\u2019acidimètre Taché d\u2019une part avec ses pièces séparées et telles qu\u2019elles sont sorties de la boîte et d\u2019autre part mises en place et prêtes pour l\u2019usage, nous dispensent d\u2019insister sur le déballage, le montage et la mise en train de l\u2019appareil, d\u2019ailleurs minutieusement décrits dans les instructions qui l\u2019accompagnent.I] ne nous reste donc qu\u2019à indiquer le mode de mise en œuvre, qui se résume à opérer la saturation d\u2019un volume connu et toujours le même de lait, crème, etc, par un volume variable, mais exactement mesuré de liqueur titrée (invariable dans sa composition ), ou neutralisateur, en présence d\u2019un indicateur.Le volume connu et constant de lait, crème, etc, est ici de 10 centimètres cubes et est mesuré au moyen de la pipette (6) (Fig.2.p.67).Le neutralisateur est une solution de soude caustique dosée de telle sorte que chaque centimétre cube sature très exactement 0, gramme 01 d\u2019acide lactique.Le flacon laveur qui fait partie de l\u2019appareil a pour but de la soustraire à l\u2019altération que ne manquerait pas de déterminer avec le temps l\u2019air \u2018qui rentrerait non lavé dans le flacon, et, par conséquent d\u2019assurer son inaltérabilité.Le volume variable de neutralisateur employé à chaque opération est exactement mesuré par les divisions de la burette (5) graduée en 100 parties, dont chacune correspond à 1-10 de centimètre cube, et, par conséquent, sature 0, gr.001 d\u2019acide lactique.Enfin l\u2019indicateur est une solution faible de phé- nol-phtaléine dans l'alcool ethylique dilué et si exactement neutralisée que la plus légère trace d\u2019alcali la colore nettement en rose.La marche à suivre ct les précautions à prendre sont clairement prescrites, dans les instructions précitées.On en pourra juger du reste par les extraits suivants : LAIT 1.Avce la pipette, prenez une dose de lait de 10 centimètres cubes,\u2014à la marque sur le col supérieur de la pipette.2.Versez cette dose dans le flacon d\u2019épreuve.3.Sur les petites assiettes préalablement bien lavées, et asséchées, placez en rang, circulairement, cinq à six gouttes séparées de l\u2019Indicateur.4.Avec la baguette de verre placez au centre une goutte de lait, qui servira de point de comparaison lors de l\u2019apparition de la teinte rose.5.Laissez couler l\u2019équivalent de 15 à 18 divisions de Neutralisateur dans le lait du flacon d\u2019épreuves, et mêlez en agitant le flacon à la main ou le mélangeant avec la baguette de verre.Ensuite apèrs chaque nouvelle division écoulée et le lait bien mêlé, \u2014 prenez-en une goutte au moyen de la baguette de verre ct mettez-la sur une des gouttes de l\u2019indicateur, sur l\u2019assiette ; lors de l'apparition de la teinte rose, si légère qu\u2018elle soit, mais pourvu qu\u2019elle persiste, lisez le nombre de divisions écoulées.Cette lecture vous donnera le tilre acidimétrique ou degré d'acidité du lait, en centièmes d\u2019un pour cent d\u2019acide lactique.\u2014TLe lait frais normal, ne contient jamais moins de 0.15 d\u2019acidité ; le lait de fabrique en contient d\u2019ordinaire de 0.19 à 0.20 ; le lait avancé dépasse 0.20 ; quand done on approche le point supposé d\u2019acidité, on procède degré par degré afin de ne pas dépasser ce point.CREME.L\u2019épreuve se fait de la même façon que pour le lait, sauf qu\u2019il faut un peu plus de précaution pour l\u2019échantillonnage ; il faut bien mêler la crème, éviter l\u2019écume et les mottes de crème trop épaisse, afin d\u2019avoir un échantillon qui représente bien la moyenne ; il faut bien rincer la pipette avec un tout petit peu d\u2019eau pure aspirée qu\u2019on verse aussi dans le flacon d\u2019épreuve avec le reste de l\u2019échantillon.PETIT LAIT OU LAIT DE BEURRE,\u2014OU FERMENTS.L'épreuve se fait comme pour le lait et la crème \u2014Si le degré d\u2019acidité dépassait 100, ce qui peut bien arriver dans les ferments, remplissez de nouveau la burette à zéro, et pour la lecture finale, ajoutez les dernières divisions aux 100 déjà em- ployécs.EPREUVE RAPIDE DU LAIT L'épreuve que nous venons de décrire est très exacte ; mais, comme cette exactitude n\u2019est pas essentielle dans l\u2019examen journalier du lait, on peut procéder comme suit, pour l\u2019examen rapide du lait des patrons lors de sa réception.\u2018 Préparez plusieurs petits flacons ou mesures en nombre proportionnel aux épreuves à faire.Versez d\u2019avance dans chacun d\u2019eux une dose de Neutra- lisateur égale à 20 divisions de la burette, et met- tez-y trois ou quatre gouttes de l\u2019Indicateur (le mélange sera rose).\u2014En recevant le lait, prenez un échantillon de lait avce la pipette et faites-la couler LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 7 ie, 2 Hl A Jn eh WRI Ta) 2 LILI Flamande Polle 1 Jersey (Dutch Belted) 7 7014 ha f i ae (Short-horn) 1744 7 77 sup / = id Ae fe 7 0 VE a ai v $ Te (Red Poll) 7 uk CI 4 ¥ 4 4 LE À oT hl 2 2 3 a 7 Wl à 77 | Ve lL 4 Rd i Wy Canadienne Jersey (French Canadian) Guernesey QUELQUES UNES DES VACHES QUI SE TROUVENT ACTUELLEMENT À LA GRANDE EXPOSITION PAN-AMÉRICAINE DE BUFFALO.dans la solution, et agitez rapidement ; si la couleur rose persiste, si pâle qu\u2019elle soit, le lait est bon (il contient moins de 20 degrés d\u2019acidité).Si le mélange redevient absolument de la teinte du lait, le lait est trop acide, et il faut avertir le patron d\u2019en prendre meilleur soin.Pour cette épreuve rapide, la pipette peut se remplacer par une petite mesure contenant exactement une dose de la pipette, 10 centimètres cubes.(A Suivre) Animaux de la Ferme CONCOURS DES RACES LAITIERES A l\u2019Exposition Pan-Américaine de Buffalo Du ler mai au 30 octobre 1901 Ainsi que nos lecteurs le savent, à l'occasion de l'Exposition Pan-Américaine, il se tient actuellement à Buffalo, un grand concours de vaches lai- tires, embrassant une période de G mois, ayant commencé le ler mai dernier et devant finir le 1er octobre prochain.Les races de vaches laitières en présence, sont au nombre de dix, et sont représentées par dix troupeaux dont cinq (races Jersey, Holstein, Ayrshire, Canadienne et Durham) viennent du Canada, et les cinq autres (races Guerne- sey, Sussex (Red Polled), Suisse, Polled Jersey et Flamande (Dutch-Belted) ont été fournis par les Etats-Unis, Les deux gravures ci-contre donnent une idée des divers types de ces races que l\u2019on voit actuellement à l\u2019exposition de Buffalo.À la fin des six mois aue durera ce concours il sera accordé quatre genres différents de prix, comme suit : 1o0.\u2014Un prix pour le troupeau ayant donné le plus grand profit net, au seul point de vue du rendement en matière grasse du lait, tel que déterminé par l\u2019essai au Babcock.20.\u2014Pour le troupeau donnant le plus grand profit net, au seul point de vue de la production LE JOURNAL D'AGRICULTURE ET D HORTICULTURE du beurre, telle que déterminée par le barattage.; 3o.\u2014Pour le troupeau donnant le plus grand profit net pour la production des matières solides totales du lait.4o.\u2014Pour le troupeau montrant\u2019 le plus grand : profit net en matières solides totales et en gain de i poids vif.{Le gain de poids vif sera apprécié a J raison de trois cents par livre.) | 2 Dans ce concours les profits nets seront obtenus | en soustrayant le coût de la nourriture de la valeur du produit.Les produits sont évalués à 25 cents pour chaque livre de beurre, et à 9 cents pour chaque livre de matières solides (autres que le beurre) du lait.T'ous les aliments donnés aux vaches sont pesés avec soin et évalués suivant une échelle de prix : dressée d\u2019avance.En attendant les conclusions de ce concours, voici quelques nouveaux résultats qui f viennent d\u2019être publiés : Ordre occupé par les diverses races laitières pour la semaine finissant le 13 août, au point de vue du to profit net en matiére grasse : à i Jerseys .897 RE Guernseys .970 4 Ayrshires .8 57 .1 Red Polls .12 4 1200 7 93 UE Holsteins .eee.769 E Canadiennes .7 52 à Polled Jerseys .7 47 AR Suisses .7 22 + Durhams (Shorthorns) Cee 6 49 Flamandes (Dutch Belted) .5 40 Ordre occupé par les diverses races pour la période ler mai\u201413 août, au point de vue du profit net en matière grasse : a.Guerneseys .8147 18 feo Jerseys .141 08 LÀ Ayrshires .140 80 {4 Holsteins .130 30 ; { Red Polls .128 40 | i Suisses .117 13 (.| Durhams (Shorthorns) 108 86 Po Canadiennes .108 34 = Polled Jerseys .108 75 Flamandes (Dutch Belted) .70 41 hd Nn .Ordre occupé par les diverses races pour la pério- i de ler mai\u201430 juillet, au point de vue du profit po net en matières solides totales du lait : Holsteins .$149 68° Ayrshires .136 74 Suisses .121 06 Durhams (Shorthorns) Guerneseys .Red Polls .117 10 Jerseys .113 79 Canadiennes .103 34 Polled Jerseys .84 43 Flamandes (Dutch Belted) .77 08 0: MEDECINE VETERINAIRE Consultations Enflure chez un poulain.\u2014 Mon poulain de 2 1-2 mois a une enflure en arrière du ventre ; l\u2019enflure est grosse comme deux œufs.Quel remède faut-il appliquer pour faire disparaître le mal ?\u2014L, Ham Nord.Réponse.\u2014I1 n\u2019est pas nécessaire de faire aucun traitement spécial, si ce n\u2019est d\u2019appliquer un bandage.Généralement, à cet âge, la guérison s\u2019opère avec le temps.Empoisonnement.\u2014La semaine suis allé visiter une vache deux jours.Le propriétaire, qui est un cultivateur, a perdu quatre vaches laitières, une en deux jours ct les trois autres en quinze jours.Voici les symptômes visibles : Caduque, in- appétence, pas de lait.Après la mort il leur sort du sang par le nez et la trachée est remplie de broue rougeâtre jusque dans:le poumon.D\u2019autre .part jai appris qu\u2019une personne de la localité tend au renard en employant la strychnine.Est-ce que ce poison employé en hiver peut être encore dangereux en été malgré la fonte des neiges ?Les matières vomies par les renards empoisonnés sont- elles suffisantes pour être toxiques ?Ou s\u2018agit-il ici d\u2019une maladie contagieuse ?\u2014L., St-C.Réponse.\u2014Empoisonnement : 1o.La Strychnine ne s\u2019altère pas à Pair, 20.Il est douteux que l\u2019empoisonnement soit dû au peu de Strychnine qu\u2019emploie généralement le trappeur.3o.D\u2019après moi, il y a empoisonnement, mais cela est.dû plutôt à l\u2019ingestion de quelques plantes toxiques comme la cigue, le colchique.Cette der- niére plante est vulgairement appelée \u201ctue-chien.\u201d dernière, je morte depuis Trayon enflé.\u2014Sonde trayeuse.\u2014J\u2019ai une vache\" qui .donne du sang depuis le milieu du mois de. juin; nous lui avons fait des remèdes, mais toujours en vain et depuis deux jours elle a un trayon si enflé qu\u2019on peut à peine la traire ; nous avons peur que l\u2019enflure ne gagne le pis et qu\u2019elle le perde.Veuillez donc, s\u2019il vous plait, nous donner des renseignements sur les remèdes à donner.Si vous avez une sonde trayeuse sovez donc assez bon de m\u2019en envoyer une et si vous n\u2019en avez pas, dites- moi s\u2019il vous plait où je puis m\u2019en procurer.\u2014V.C.Réponse \u2014Donnez à l\u2019intérieur un cuillerée à dessert, deux fois par jour, de teinture de fer.A l\u2019extérieur, appliquez des cataplasmes chauds de graine de lin pendant deux ou trois jours.Il faudra la traire trois fois par jour, au lieu de deux.Pour vous procurer une sonde cannelée, adres- sez-vous au Dr Grignon, de Ste-Adèle, Co.de Ter- rebonne, qui a toujours en mains un assortiment complet.Cheval qui prend les rênes avec sa queue.\u2014J\u2019ai un cheval qui se fait aller la queue pour prendre les rênes (cordeaux) larsqu\u2019il est attelé à la voiture ; en lui coupant deux nerfs en dessous de la .queue ça lui fera-t-il passer ce jouement de queue ?20.Est-ce que lui couper le bout de la queue à la place des nerfs sera aussi bien ?Je sais que vous avez les services d\u2019un Médecin Vétérinaire et c\u2019est pour cette raison que je pose ces questions, afin d\u2019avoir une réponse certaine si possible.\u2014Un abonné., Co.Bonaventure.Réponse \u2014L\u2019opération dont vous parlez dans votre première question (myotomie coccygienne) n\u2019est pas toujours recommandable pour remédier au vice de votre cheval.Mais l\u2019opération la plus sûre est de la courtander (lui couper la queue) de manière à ne lui en laisser que six à sept pouces en longueur et en ayant soin de ne pas détruire les crins de la queue en faisant l\u2019opération, laquelle doit être faite par un homme compétent.Crevasses.\u2014J\u2019ai une jument qui a des crevasses aux pattes depuis 10 mois ; j\u2019ai essayé inutilement plusieurs remèdes.Voudriez vous avoir la bonté de m\u2019enseigner quel reméde employer pour la guérir ?Elle tousse aussi de temps à autre surtout quand elle trotte.Quels remèdes employer et où pourrai- je me les procurer ?Veuillez aussi m\u2019envoyer un Manuel de Médecine Vétérinaire ?\u2014A.G.St-H., Beauce.Réponse.\u2014Rasez les poils aussi courts que possible tout autour de la crevasse et appliquez une LE JOURNAL D\u2019AGRICULTRRE ET D\u2019HORTICULTURE 13 \u2014 fois par jour en friction avec les doigts, l\u2019onguent de Bi-iodure de mercure, un dans huit de saindoux.Et cela, jusqu\u2019à guérison.Quant à la toux, je vous conseille de lui donner de la liqueur arsénicale, une cueillerée à soupe dans du son échaudé, deux fois par jour.Adressez-vous pour le \u201c Manuel de Médecine Vétérinaire\u201d, au Département de l\u2019Agriculture, qui, sur application, vous en adressera un copie gratuitement.Dindes souffrant du mal de pattes.\u2014Seriez-vous assez bon de me répondre par le Journal de l\u2019Agriculture quels remèdes faire aux jeunes dindes qui ne peuvent plus marcher du mal de pattes ?Vous m\u2019obligerez beaucoup.\u2014U.H.Grondines.Réponse.\u2014Donnez-moi tous les symptômes et si possible, les causes ; dites-moi s\u2019il y a plaie ou tumeur entre les doigts des pattes, et peut être qu\u2019avec ces données, je pourrai prescrire.Prof.Joun D.DECHENE, M.V.» -\u2014 :0: LE LAIT ECREME DANS L\u2019ALIMENTATION DES VEAUX (Suite et fin, voir No 22 août) Un essai conduit récemment à la station expérimentale de Nébraska montre d\u2019une manière concluante la valeur du lait écrémé par le séparateur dans l\u2019alimentation des veaux.Cet essai a été fait avec des veaux destinés à la boucherie, appartenant aux races Hereford et Shorthern.Les veaux choisis, tous à peu près du même âge et de la même qualité, furent divisés en deux groupes.Ceux du groupe No 1 furent séparés des vaches et nourris au lait écrémé, tandis que ceux du groupe No ?furent élevés à la mamelle.Les animaux dans les deux lots furent pesés une fois par semaine, et toutes les rations qui leur étaient distribuées furent soigneusement pesées, et un compte exact en fut tenu.Les veaux nourris au lait écrémé firent de bons progrès durant les cinq premiers mois, mais ils n'étaient pas cependant au bout de ce temps aussi avancés que les veaux du lot No 1 qui avaient été nourris à la mamelle.: Au moment du sevrage, les veaux nourris à la main eurent l\u2019avantage, ayant été accoutumés aux rations de fourrage sec et de grain.Le changement 114 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE age ; ne leur fit pas grande différence tandis qu\u2019il fut défavorable aux veaux du lot No 1.À la fin de l\u2019an- | : née, il n\u2019y avait pratiquement aucune différence, i soit dans l\u2019apparence, soit dans le poids, entre les veaux des deux groupes.Pour se rendre compte de la différence dans le prix entre ces deux méthodes d\u2019élevage toute la nourriture fut chargée aux vaches et aux veaux aux prix du marché.On trouva -\"e les veaux élevés au i lait écrémé avaient coûté, toute la nourriture comprise, la somme d\u2019environ 9 piastres.Les vaches dont on s\u2019était servi pour faire cette lo = expérience étaient plutôt des vaches de boucherie \u2018 que des vaches à lait, cependant elles donnèrent en moyenne 3,992 livres de lait et 158 livres de gras de beurre durant la période de lactation.Cette quantité de gras ferait environ 184 livres de beurre, montant représentant la coût de chaque veau élevé à la mamelle.pi Quant à la qualité des deux groupes à l\u2019âge de ; a 14 mois, il était presque impossible de remarquer ; de différence entre les veaux élevés au lait écrémé et ceux élevés à la mamelle \u2014C.M.0: 3 INFLUENCE.DU CLIMAT SUR LE REGNE {+ ANIMAL ET LE REGNE VEGETAL Leçon à en tirer dans l\u2019élevage du bétail en cette province | » | | Lo \u2019 Sous notre climat excessif, très froid en hiver, très chaud en été, la lutte pour l\u2019existence est plus FE rude que dans les pays à température plus douce, mais par contre, les animaux, une fois acclimatés, \u2018 y acquièrent une plus grande endurance que sous | # l\u2019atmosphère plus énervante des climats chauds.a.Commençons d\u2019abord par jeter un rapide coup- d\u2019œil sur les plantes, puisque ce sont elles qui fournissent la subsistance aux bêtes ; nous passerons ensuite aux bêtes elles-mêmes, but spécial de cette étude.Le \u2018règne animal dépend exclusivement du règne végétal; aussi est-ce le cas de dire : tels végétaux, tels animaux.Tout le monde sait que, plus on s\u2019avance dans la direction du sud, en s\u2019approchant de la limite de la zone tempérée, plus la flore devient abondante et de grande dimension, et par suite, la faune nombreuse et de forte taille ; tandis qu\u2019au contraire, plus on s\u2019éloigne vers le nord de la zone tempérée, plus TE Smee es, les plantes diminuent en nombre et en grosseur ; il en est de méme des animaux.Dans les contrées boréales, les essences forestières sont peu variées et de petite taille.Qui, en effet, ne connait les sapins, les mélèzes (épinettes rouges) les bouleaux, etc, rabougris du Labrador.Sous les climats presque uniformément tempérés, doux, humides, c\u2019est tout lé contraire.Là, la végétation est vigoureuse, luxuriante, parce qu\u2019elle ne rencontre pas d\u2019obstacles ; aussi quelles magnifiques forêts y voit-on ?lés arbres de toute espêce s\u2019y pressent, ils y atteignent un diamètre et une hauteur extraordinaires, témoins les arbres de la Ca- l.fornie.C\u2019est dans cette zone que les végétaux sont plus utiles, les fruits plus substantiels et les grains pour la nourriture de l\u2019homme et des animaux plus abondants que sous les autres climats.Il n\u2019est pas jusqu\u2018à leurs propriétés qui soient différentes ; de fait, les plantes de ces pays privilégiés possèdent des vertus médicinales et autres, beaucoup plus actives et plus énergiques, que les végétaux des pays froids, quoique, cependant, chaque contrée fournisse les plantes que requièrent les besoins de ses habitants.La cause de ce phénomène physiologique est facile à expliquer.Dans les climats septentrionaux, la végétation ne se fait qu\u2019avec peine, elle est paralysée, en léthargie, pendant tout l\u2019hiver, qui dure plus ou moins longtemps, suivant que l\u2019on se rapproche plus ou moins du pôle.Voyons maintenant ce qui concerne la faune.Le nombre et les dimensions des plantes formant la flore des pays froids diminuent, ainsi que leur volume, à mesure que l\u2019on monte dans le nord ; ainsi en est-il des animaux constituant la faune de ces régions inhospitalières.Ç Comparons les vaches,, les chevaux, etc, de ces climats, avec leurs congénères des pays plus favorisés.Que remarquons-nous ?Une différence telle, entre ces animaux, que l\u2019on dirait qu\u2019ils n\u2019appartiennent pas à la même espèce.En effet, quel écart entre la toute petite vache de la Laponie, dont la taille ne dépasse pas celle de nos chèvres, et le bœuf énorme de la Corinthie, atteignant le poids de 4,000 livres.Et aussi entre le tout petit cheval d\u2019Islande, qu\u2019on ne peut atteler qu\u2019à des voitures fort légères ou dont on ne peut faire que des montures d\u2019enfants, et le colossal Percheron, pesant 2,000 livres et plus.L'homme lui-même n\u2019échappe pas à cette loi de la nature.Les habitants des régions polaires sont de très petite stature, quatre pieds en moyenne, tandis que les peuples des pays mieux situés, sont de forte taille ; et, c\u2019est parmi ces derniers que les géants se rencontrent.Comme en toute règle, il y a des exceptions, nous trouvons bien dans les pays très chauds, sous les tropiques, des animaux terrestres (sauvages et féroces) de plus forte taille que dans les pays tempérés : éléphants, rhinocéros, girafes, autruches, etc, qui sont plus forts que dans les climats tem- tempérés ou froids ; ils sont aussi plus hardis, plus féroces, toutes leurs qualités semblent tenir du climat.Mais ce sont là des espèces qui ne se voient que dans cette zone, de même que les baleines, les phoques, les ours blancs, tous animaux de forte taille, sont particuliers aux régions polaires.Il ne s\u2019agit dans cette étude que des espèces animales qui se rencontrent sous tous les climats.Dans tous les pays où le climat est excessivement froid ou chaud, les animaux sont généralement petits.Les quelques specimens de la race bovine qui subsistent en Laponie, sent très petits, leur taille ne dépassant pas celle de nos chèvres.Les chiens n\u2019y ont qu\u2019un pied de longueur.En Guinée, il y a quantité de chèvres, mais elles y sont, comme toutes les autres bêtes domestiques, extraordinairement petites.Les vaches du Dahomey ne dépassent pas en grosseur la taille d\u2019un veau d\u2019un an de nos régions ; les moutons, les poules, etc, sont dans les mêmes proportions.Les chiens y sont aussi très petits, n\u2019ont pas de poil et ont perdu leur voix.\u2014P.(A Suivre) Arboriculture et Horticulture POSSIBILITES DE L\u2019HORTICULTURE EN BAS DE QUEBEC SOMMAIRE :\u2014Un préjugé à combattre \u2014Quelques considérations à l\u2019encontre de ce préjugé.\u2014 Primeurs tardives, asperges, fraises \u2014Pri- meurs tardives, cerises, prunes.\u2014Conclusions.Un préjugé à combattre.\u2014I] y a quelques années, les horticulteurs de l\u2019ouest de notre province, et même ceux de l\u2019est entretenaient l\u2019idée qu\u2019on ne pouvait faire, en bas de Québec, que de l\u2019horticul- LE JOURNAL D\u2019'AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 115 ture locale, simplement pour les besoins de la population de cette région.Quant à l\u2019arboriculture fruitière on n\u2019y devait songer que pour certains petits fruits, les prunes de Damas bleues et les cerises de France.Et puis, ces fruits ne pouvaient encore se cultiver que pour la consommation locale seulement, et il ne fallait pas songer à l\u2019hortieul- ture ou à l\u2019arboriculture au point de vue commercial.Ce préjugé a existé longtemps.Est-il complètement disparu ?Tant s\u2019en faut.Il est vrai que, aujourd\u2019hui, l\u2019on a augmenté le champ de notre horticulture et de notre arboriculture en cultivant des choses qui, autrefois, étaient des curiosités que l\u2019on ne rencontrait que dans quelques jardins et vergers d\u2019amateurs, telles que les asperges, les tomates, les pommiers greffés, les pruniers de provenance étrangère.Mais, songer à faire en bas de Québec la culture des jardins et des vergers comme spéculation commerciale semble encore à beaucoup de gens une utopie, même parmi nous, de l\u2019est de la province, qui pouvons pourtant prouver facilement qu\u2019il n\u2019y a là qu\u2019un préjugé qui nous empêche de profiter d\u2018une source de bénéfices assurés.Afin de travailler, pour ma part, à faire dispa- ratre ce préjugé, je viens, dans la courte étude que voici, démontrer oue nous avons quatre produits pouvant être exploités partout, en bas de Québec, à partir de la ville de Québec jusqu\u2019à Rimouski.Je veux parler de la culture de l\u2019asperge, de la fraise, de la cerise et de la prune, pour lesquels nous sommes certains de trouver un marché, tout prêt à nous les acheter etce à un prix rémunérateur, nonobstant tout préjugé au contraire.Quelques considérations à l\u2019encontre de ce préjugé.\u2014Je crois entendre un nombre considérable de voix me faire des objections à l\u2019encontre de l\u2019assertion que je viens de faire.En effet, comment croire que l\u2019on puisse avantageusement vendre sur les marchés de nos villes des asperges et des fraises lorsque ces deux derniers produits commencent à arriver du sud et de l\u2019ouest, à Montréal et à Québec, dès les mois d\u2019avril et de mai, d\u2019une manière régulière et ce à des prix accessibles à la plupart des consommateurs, tandis que les nôtres ne sont prêts qu\u2019à la fin de mai, pour ce qui est des asperges et de juin, pour ce qui est des fraises.Et bien c\u2019est précisément cette différence de l\u2019époque de production que je prétends exploiter à notre profit, à nous, de l\u2019est de Québec.On cesse de voir des asperges sur le marché de Montréal au 20 116 de juin et des fraises au commencement de juillet.Est-ce à dire qu\u2019à ce moment l\u2019on cesse d\u2019en manger ?Mais non, bien sûr.Allez, à ces dates, dans les restaurants de première classe et vous aurez des asperges, des fraises, si vous en demandez et si vous voulez payer le prix demandé.Primeurs en retard, asperges, fraises, \u2014Je voyageais un jour, dans les Montagnes Blanches, et causant avec le gérant d\u2019un grand hôtel de New- York, dont j'avais fait la connaissance, je fus frappé de lui entendre me demander si nous, gens du nord (il avait l\u2019air de me croire arrivant du pôle nord), nous ne pouvions pas faire, pour le marché aux primeurs des grandes villes des Etats-Unis, la même chose, ou plutôt le contraire de ce que font les horticulteurs des Etats du Sud qui apportent if sur le marché de New-York, Boston, etc., des pro- : duits déjà en demande, mais non encore prêts à vendre par les horticulteurs de la région de ces marchés.Eux y apportent des primeurs, c\u2019est-à-dire des produits hors de saison par leur précocité.Nous, in nous pourrions y envoyer des produits hors de sai- | son par leur tardiveté.Lorsque je l\u2019eus mis au courant de la différence des dates de maturité de nos produits maraîchers et de ceux de chez lui, il me ditqu\u2019il y aurait certainement du profit pour nous dans la production de l\u2019asperge et des fraises pour leur marché.J\u2019ai, depuis, étudié la question et j\u2019ai acquis la conviction qu\u2019il y a 1a une excellente idée a exploiter.En prenant le comté de Kamouraska comme district moyen entre Québec et Rimouski, l\u2019on trouve que l\u2019asperge commence à,y donner vers le 20 de mai et finit d\u2019y être bonne à couper vers le 15 3 de juillet.La fraise de jardins y arrive mûre du Ë TE 25 de juin et dure jusqu\u2019au 25 de juillet pour les i | variétés tardives.Nous pourrions donc, a partir du 5 SERA WEE rr Sr ey Ee ; 20 de juin, jusqu\u2019au 15 de juillet, pour les asperges, et à partir du ler jusqu\u2019au 25 juillet, pour les fraises, expédier ces produits à Boston, à New-York etc, et y trouver de bons prix, puisqu\u2019à ce moment ; ces villes n\u2019ont d\u2019autres ressources que les conserves i d\u2019asperges et de fraises, qui sont toujours bien in- ÿ férieures aux mêmes produits frais.Primeurs en retard, cerises, prunes,\u2014En nous s basant sur le même principe, l\u2019on trouve qu\u2019il nous 5 est très fäeile de faire un commerce fort profitable at de nos cerises et de nos prunes.ll est un fait que q l'on semble trop ignorer en ce qui concerne la cul- LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019'HORTICULTURE ture de la cerise, depuis Québec jusqu\u2019à Rimouski, c\u2019est celui-ci : Nulle part on ne trouve en haut de Québec ni même à Québec, d\u2019aussi belles ni d\u2019aussi bonnes cerises que celles cultivées dans notre région de l\u2019est de Québec.Les variétés cultivées à l\u2019ouest, du moment qu\u2019elles sont cultivées chez nous, acquièrent aussitôt un degré de qualité tellement supérieur qu\u2019il les rend presque méconnaissables.Il y à cinq ans, un épicier de Québec me demanda si je pouvais lui indiquer chez qui il pourrait trouver des cerises de Kamouraska pour une de ses pratiques de l\u2019ouest qui en avait mangé là et prétendait n\u2019en pouvoir trouver d\u2019aussi bonne qualité ailleurs.Je lui dis que, bien que la saison fut sur son déclin, je pouvais lui en envoyer une couple de paniers, ce que je fis en effet.Un peu plus tard, il me dit qu\u2019après avoir reçu mes cerises, il les avait exposées dans sa vitrine pendant quelques heures, et que pas moins de cent personnes, pendant ces quelques heures, sont entrées chez lui pour les acheter, rien que sur leur superbe apparence.Elles arrivent, elles aussi, lorsque celles d\u2019ailleurs sont passées, et, eussent-elles à lutter avec celles de l\u2019ouest quand celles-ci arrivent, qu\u2019elles seraient encore certaines de remporter la palme par leur excellence d\u2019apparence et de qualité.Quant à nos prunes, la Damas est insurpassable pour le commerce, à cause de sa précieuse qualité de pouvoir s\u2019exporter en barils pas tout à fait mûre, et d\u2019acquérir toute sa bonne qualité en voyageant.Mais, celles qui donnent surtout du profit, ce sont les Lombardes, les Bradshaw, les Pond\u2019s seedling, les Gouttes d\u2019or en paniers.Elles n\u2019arrivent que lorsqu\u2019il n\u2019y a plus que des pommes et des poires sur le marché.Les Gouttes d\u2019or surtout, qui peuvent facilement étre mises en vente au commencement de novembre, rencontrent toujours un prix fort rémunérateur.Conclusion,\u2014De tout ce qui vient d\u2019être dit, je crois pouvoir conclure qu\u2019avec les asperges colossales de Conover, les fraises Sharpless, les cerises de France ou Richmond hâtives, les prunes Damas, Lombardes, Bradshaw, Gouttes d\u2019or de Coe, un horticulteur pratique peut facilement établir une industrie commerciale profitable dans notre région.Il lui suffira, pour arriver à cela, de bien étudier les variétés à cultiver, les marchés ouverts à ces variétés et de se mettre en relation avec les marchands fruitiers des principales grandes villes de la Nou- velle-Angleterre.J.C.CHAPAIS. - : sf \u20ac : 200480 JT .; LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE .17 Les Succès du Jardin Potager.LE POTAGER EN SEPTEMBRE La mâche ou valérianelle (Corn Salad) qui résiste si bien au froid et qui sert à préparer une bonne salade d\u2019hiver et de printemps, mêlée avec des choux rouges et blancs finement coupés, ou bien avec de la chicorée, peut encore être semée durant ce mois.Dans les premiers jours, on sème encore des navets pour l\u2019usage des côtes ; le chervis.Pexcellent radis rose de Chine pour produit d\u2019octobre, des salsifis et les derniers scozonères.On termine le semis d\u2019épinards, et on peut reprendre, à bonne ex- Salsifis blanc.position (ou sous chassis) le semis du radis ordinaire, que les chaleurs sont venues interrompre.Dans la première quinzaine, on plante à demeure les fraisiers de semis, d\u2019éclats ou de coulants enracinés.On multiplie encore de boutures le cresson de fontaine et on divise les touffes de lavande, de menthe, de pimprenelle, de sarrictte.On plante le houblon (pour ses jets), le poireau, le topinambour.TRAVAUX DIVERS On continue a empailler les cardons On butte le céleri de deuxième ou de troisième plantation ; ce buttage se répète souvent jusqu\u2019à cinq fois, tellement la plante croît bien en cette saison, surtout si elle se trouve dans un sol humide, Lier encore les endives : nouer une feuille de poireau autour des plantes ; hâter la maturation de tomates.Donner un paillis aux fraisiers avant ou après la plantation : ce paillis se remplace très aavntageusement par une couche de tannée un peu décomposée.Tous les terrains doivent être labourés et fumés au besoin à mesure qu\u2019ils se vident.Les arrosements deviennent plus modérés suivant que la température est moins chaude et que les plantes atteignent leur entier développement.La récolte des graines est encore en pleine activité.On cueille celles de crambé, d\u2019arrache, d'asperge, de betterave, de cordon, de céleri, de chicorée, de chervis, de pimprenelle, de potrée, de laitues diverses, de carotte, de chou-fleur, ete.Produits.\u2014Tous les légumes désignés pour le mois d\u2019août sont nombreux encore, et quelquefois même plus abondants, étant moins tourmentés par la chaleur et moins prompts à monter en.graines: cela a lieu surtout pour les-laitues et endives et diverses fournitures de salade.On récolte donc : haricots, pois, épinards, endives, choux-fleurs, choux pommés, choux de Savoie, carottes, panais, pourpier, claytonie, oseille, navets, cornichons, piment, aubergines, tomates, betteraves à salade, les dernières laitues de pleine terre, de l\u2019ail, des échalot- Mache (Corn salad). LE JOURN \\L D'AGRICULTURE ET D'HORTICULEURE tes, des oignons, dont le rapport principal est fourni en ce mois.Plusieurs de ces produits ne pouvant être canpemmés ou vendus sur-le-champ, il faut préparer la serre aux légumes, les caves ou autres lieux qui servent d\u2019abri aux produits qu\u2019on veut hiverner.Toutes les cucurbitacées comestihles (me lons, concombres, ceurges, citrouilles, etc.) sent recueillies en ce mois pour être conservées plus ou moins de temps en lieu sec, bien aéré et d\u2019une température modérée.Les jardiniers utilisent, comme boîtes à graines, les fruits évidés de petite taille.G.DE WAMPE :0: CULTURE DES PETITS FRUITS Parmi toutes les cultures fruitières, il n\u2019en est pas de généralement plus abandonnée que celle des petits fruits.Chacun tient à la vérité à avoir dans un coin du jardin ou du verger un peu de tout ; d\u2019aucuns ont même essayé d\u2019en cultiver assez pour espérer faire un peu d\u2019argent.Tous ont cru qu\u2019il suffisait de planter et de laisser faire pour arriver à de bons résultats.Comme toutes les plantes, les arbustes fruitiers ne pourront donner qu\u2019en raison des soins qui leur sont octroyés.Cultivez-les suivant une méthode rationnelle ; donnez-leur les engrais qui peuvent leur manquer, sarclez-les, combattez les ennemis qui leur font une guerre acharnée ; taillez- les et vous aurez des récoltes abondantes de beaux et magnifiques fruits, que vous vendrez sur le marché a un prix qui ne vous fera pas regretter le mal que vous vous serez donné.Laissez-les à l\u2019abandon et vous n\u2019aurez rien.| Cependant, tous ces soins de culture et de taille demandent peu de temps, lorsqu\u2019on les fait dans le temps convenable.Ou peut d\u2019ailleurs utiliser ainsi bien des espaces de terrain qui se trouveraient perdus autrement.Dans tous les jeunes vergers, entre chaque arbre, ne pourrait-on pas planter quelques groseilliers, et, le long des clôtures du verger ou du jardin, les framboisiers trouveraient là leur place.Ces différents arbustes donneront du produit tant que les arbres seront jeunes, et disparaîtront lorsque ceux-ci devenus gros, pourront leur nuire par leur ombrage.Soyez bien persuadés que les soins de sarclage et de binage que vous donnerez à vos petits fruits, ne nuiront pas aux arbres leurs voisins, au contraire, GROSEILLIER.On distingue deux espèces de groseilliers : le groseillier à grappes ou gadellier et le groseillier épineux ou à maquereau La culture de ces deux espèces est la même, et nous continuerons, dans le cours de ces quelques notes, à ne parler que du groseillier, ce que nous disons de l\u2019une pouvant s\u2019ap- piquer à l\u2019autre espèce.Le groseilNer demande un sol léger et riche d\u2019une profondeur moyenne et bien exposé &/ombrage lui est nuisible, et le terrain «uit être constamment bien ameubli.Le On doit planter du plant de 1 ou deux ams, bien enraciné et muni de trois rameaux partant symétriquement de la tige (fig.1).La reprise de plants plus âgés est toujours risquée, et la production est toujours aléatoire.On n\u2019a jamais ainsi que des arbustes peu vigoureux, de chétive apparence, se couvrant de kermès, et donnant des fruits de grosseur à peine moitié de celle qu\u2019ils devraient avoir.Dans un verger où les arbres sont espacés de 18 à 20 pieds dans chaque rang, on peut planter trois groseillers, qui se trouveront ainsi espacés d\u2019environ six pieds.Les trous auront 1 pied et demi en tous sens, et l\u2019on fera bien de mélanger du fumier bien consommé avec la terre dans laquelle on enfouira Fig.1.\u2014Jeuue plant de groseillier.les racines.Celles-ci seront disposées symétriquement dans l\u2019intérieur du trou, après avoir au préalable, subi la taille de plantation, qui consiste à couper toutes les extrémités des radicelles latérales, comme l\u2019indique la fig.2.La terre, bien friable, sera jetée dans le trou, par petites quantités à la fois, de façon à ce qu\u2019elle puisse pénétrer dans tous LE JOURNAL D'AGRICULTURE ET D'HORTIŒU LTURE 119 les interstices des racines.Le trou, une fois comblé, on foulera légérement.Si l\u2019été qui suit la plantation est sec, il ne faudra pas oublier d\u2019arroser chaque pied, le soir au coucher du soleil avec une eau qui aura passé une journée à l\u2019air.Fig.2.\u2014Groseillier, taille des racines.Il est de toute nécessité de tenir le sol sarclé et bien entretenu au pied de chaque plant d\u2019une étendue égale à celle du feuillage.Faute de quoi, l\u2019air ne pénétrant pas aux racines, la reprise sera problématique et la végétation languissante.Au printemps de la 2e année, on supprimera les rameaux intérieurs, ne laissant que deux ramifiea- tions aux rameaux primitifs ; au mois de juin, on supprimera les drageons du pied, et l\u2019on pourra répéter cette suppression dans le courant de juillet si le besoin s\u2019en fait sentir.Ces longs rameaux qui partent du pied et qu\u2019on laisse croître tous les ans, apportent une confusion extrême dans l\u2019intérieur du pied, et dépensent une quantité considérable de sève au détriment du fruit.Il faut les supprimer à tout prix.Après la cueillette du fruit, on supprimera les ramifications qui se trouvent trop à l\u2019intérieur, et l\u2019on coupera le tiers supérieur de chaque pousse de l\u2019année ; cette suppression ayant pour effet de favoriser la floraison au printemps suivant.Pour éviter que la neige écrase l\u2019arbuste de son poids et ne fasse éclater quelque grosse branche de la charpente, on peut toutes les réunir dans un lien d\u2019osier, qu\u2019on enlèvera au printemps.Enfin si quelque rameau était trop près de terre, il faudrait po le supprimer afin que les -binages soient plus- faciles, que l\u2019air puisse circuler plus librement et que la cueillette soit plus expéditive.Deux ennemis font au groseillier une guerre à outrance le mildew et l\u2019arpenteuse.Fig 3 \u2014Soufflet à poudre sèche.Le mildew est une moisissure qui s\u2019attaque aux fruits du groseillier épineux et rend la culture de certaines variétés très difficile On le combat au moyen de la fleur de soufre que l\u2019on projette sur le fruit aussitôt sa formation, au moyen d\u2019un soufflet (fig.3).On répétera l\u2019opération trois fois à 15 jours d\u2019intervalle.L\u2019arpenteuse est cette petite chenille que tout le monde connait et aue bien peu malheureusement combattent.Rien n\u2019est plus facile cependant.Il suffit, au moyen d\u2019un pulvérisateur ou à défaut, d\u2019un simple arrosoir, d\u2019arroser chaque pied avec du vert de Paris dans la proportion de 1 once dans 8 gallons d\u2019eau.Si l\u2019arpenteuse réapparaît vers l\u2019époque où le fruit est mûr, et qu\u2019il y ait danger à appliquer du vert de Paris, on emploira l\u2019hellébore, poudre qu\u2019on trouvera facilement dans le commerce et qu\u2019on applique à raison de 1 once dans 1 gallon d\u2019eau.Travaux Divers CONSERVATION DES OEUFS Un procédé général pour obtenir la conservation des œufs consiste à les recouvrir d\u2019un enduit isolant, à condition qu\u2019ils soient bien frais et qu\u2019on les nettoie soigneusement au préalable.Voici une formule d\u2019enduit protecteur de ce genre : gélatine, 1-2 once ; borax, 1 drachme ; eau, de quoi donner finalement 10 onces.On dissout le borax dans l\u2019eau, qu\u2019on fait chauffer et où on laisse ensuite fondre la gélatine.On peut mettre le mélange en bouteille, et quand on voudra l\u2019employer, on le fera tiédir, puis on en badigeonnera les œufs, ou bien on les plongera dedans. oh a= OF All \"fo ° \u2018LE JOURNAL D'AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE © Plusicurs autres môyens ont été employés dans le même but.\u201c Depuis très longtemps, | pour conserver les œufs frais, \u2018on leg dépôsé \u201cpar couches dans un tonneau sur un lit de cendres, de sable fin bien sec, de sel, de son, de sciure de bois, de plâtre ou charbon de bois pulvérisé, en ayant soin que les œufs ne se touchent pas.On les recouvre ensuite d\u2019une couche de la même matière, sur laquelle on place une nouvelle assise d\u2019œufs, et ainsi de suite jusqu\u2019à ce que le tonneau soit rempli.\u201cUn moyen plus efficace consiste à plonger les œufs dans de l\u2019eau.où l\u2019on a délayé de la chaux éteinte dans la proportion de 1 à ?livres de chaux pour 5 gallons d\u2019eau.Les œufs se conservent très bien de la sorte ; mais il est vrai de dire qu\u2019ils contractent un goût désagréable, et on ne peut plus les manger à la coque, bien qu\u2019ils soient cependant très bons en omelette ou sur le plat.\u201c\u201c On a conseillé aussi, pour conserver les œufs, de les enduire de vernis.Pour cela, on fait dissoudre de la gomme laque (shellac) dans une quantité suffisante d\u2019alcool pour obtenir un léger vernis.On-enduit chaque œuf, et, lorsqu\u2019ils sont séchés, on les enfouit dans de la sciure de bois ou du son, en ayant soin de mettre les gros bouts en l\u2019air.Quand on veut se servir des œufs, on enlève le vernis avec de l\u2019alcool et l\u2019on retrouve les œufs dans le même état qu\u2019au jour de l\u2019application.\u201cOn a essayé encôre de conserver les œufs dans du gros sel ; la conservation obtenue ainsi était beaucoup supérieure à celle de certains œufs de magasin; mais il faut dire que, pour la vente, ces œufs avaient moins bonne mine que ces derniers ; quant au goût et à l\u2019odeur, ils étaient irréprochables.\u201cUn autre procédé, mais un peu dispendieux,consiste à rouler les œufs dans du beurre et à les mettre ensuite dans le sel ; il est à remarquer qu\u2019ici la conservation est parfaite.\u201c D\u2019autres personnes ont imaginé alors de les enduire de graisse de bœuf mélangée à de la graisse de.mouton fondues ensembles, puis de les essuyer avec un morceau de drap.Ces ceufs étaient excel- ; lents pour la cuisine.\u201c On a encore employé la cire fondue, mais les œufs conservés par cette méthode étaient absolument hors de service.\u201cOn peut encore parvenir à conserver les œufs en les plaçant dans une caisse entre lits de rognures de papier ; la première et la dernière couche doivent être très épaisses.Après avoir vissé le cou- vercle, on colle des bandes de papier sur tous les \u2018 joints de la caisse, que l\u2019on place ensuite dans un endroit où la température est fraîche et peu variable.: Le papier pourrait.être.remplacé par des grains, du blé ou du millet, par.exemple, \u20ac ou tout autre grain., \u201cLes grands industriels qui font le commerce d\u2019œufs et qui en conservent 10 à 12 millions par an, si ce n\u2019est plus, emploient le lait de chaux dont il a été parlé plus haut.Les vases renfermant les œufs sont descendus à la cave, à l\u2019abri de toute lumière.Quelques personnes se sont bien trouvées d\u2019ajouter à la chaux un peu de sucre en poudre, 1 once de sucre par 10 onces de chaux.\u201d :0: LA GALE DES POMMES DE TERRE Terrain calcaire \u2014T'errain assaini.\u2014Fumures organiques trop récentes \u2014Alternance des cultures.\u2014Sulfate de fer\u2014Sublimé corrosif.On conseille, à titre préventif, contre la gale, la culture de la pomme de terre seulement dans les terrains assainis et pas trop riches en chaux, et d\u2019éviter les fumures organiques, trop récentes, surtout opérées avec des fumiers très pailleux.Si la maladie se généralise l\u2019alternance des cultures et le retour de la pomme de terre à intervalles de quatre ou cinq ans au minimum s\u2019imposent ; une application de sulfate de fer, particulièrement en terrain très calcaire, serait encore avantageuse ; il faut encore éviter de choisir, comme semences; \u2018des tubercules galeux ou provenant même simplement de régions où la gale a été constatée.oo Enfin la stérilisation superficielle \u2018des plants peut être essayée avec succès ; on l\u2019effectue généralement avec des solutions au millième de sublimé corrosif ; les tubercules, préalablement lavés pour les débarrasser de la terre adhérente, sont immergés dans la solution pendant une heure et demie ou deux heures, puis on les met à sécher ; la vitalité des yeux n\u2019est pas compromise, par contre les germes de la gale sont détruits.THE Eee "]
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