Le journal d'agriculture et d'horticulture illustré, 1 octobre 1914, jeudi 15 octobre 1914
[" _ a OURNA \u2019 D .JAGRICULTURE e .» RE ET DHORTICULTURE ILLUST Voluine 18 15 Octobre 1914 Numéro 4 H ose 4 #4 rs = 5 x i gk on % $ # = of = 7 x WE \\ £3 + £3 i 58 & zh 5 3 > we sed I * a oa Sa saines He ¥ ve 3g of 5 5 se oie ; wd se ri SH Los SR Si ae i 4 ae a 3 se i = a Se *\\J 8 ci nes sb en ds £4 ed = ¥ 5 se sd Sw; SRE 3 se = cs i so Hoomtionii 2 Maia.Fa ce ve = i ee = oo: vii, ir 5 isa avion ar EE va ii nian en AS a = a dg ok JE pn ae mee ph ac A Re 34 i Hg +5 ak Ad = \u201c3 tar i ve Lx 2 se 2 25 a as 5 ce ca es 4 2 a EN ES 3 i by ve 2e 3 Fel 2 53 in 29 # CE NF fe Ac «> = 5 i a i HA À A 5 X se A i - Si Vi, i oF es .2 37 SE.vi 5 35 2 à a oh ll a x Fe Pa oe Be: À i Si su se AE ae = ' ss FE bo fe ge he = a $ 8 Le # #3 i a Xe ë 2 pe 5 $ ci 7 a ts 5 se fn TE 2 % i, se Je a 7 à er a 5 a or ke ve ZE Fe = hr on Se = pa x pd % Hin gee Si + 5 ds 1 5 Si A = 75 # © LS a * $ 7 1.Fe Ï ke, i i a + va y. Lk 4 ae 2 | Ë si 57 a) ¥ 23 4 4 5 A 3, RY, = a en A boss iden Sir.pe es 42 23 i 4 i 2 Cr ord cé x & se yo iat ii pes fiw i $ ATs Sood wy i i $58 i 5 4 / ww Ÿ 4 i} Ss + i 5 ot ] 3 dr au a A 24 * y a 3 ph 1 5 3 2 va A it Ed ue LS a 3 x Nar YF Ca , 4.3\u20ac 8 5 £4 a v3 = ey T2 it 3 REN 3 2 ee, BE - 3 LS pres SE I sl i i = À a 12 pe ANE & RAR a ook i Fa 25 5 I.cil wh à #¥ RS te és se es 7 os 7% KZ 2, 25 a NE oe se te a a 5 mI 2 se og z x Pad, Si i a a a & \u201cGs Ha Bo 2 207: > 7 4 Es 5 % $ Zs a Ze, ÿ de\u201d PA RE gst i # id 3 fi ; SRE EEE ' 5 x 4 oy 3 see â a SRE A ey ¥ ip By > sa Fa # ; .i Hy A, 4 Ck.or io es ~~.Va 4 ca Se 2e i Np Es Ea 4.py sa Rid a ow Es = 3 4 a8; 3 be # a * a oF cab HE EX 24 7% or \u201c4 is a #- a Il = i Ae es % 2 he Ax 2 LE ss # J E ITLON 8h = 3 5 Ag re xPC 5 7 os oy 5 # 14 Lg.% Re « % Vo ps 340 D UST Hi RE eA 225 ps À 4, er.ÿ LA #.ES a hid ba po a & k £ ny > a, = a PILE + wt A \u20ac RY i y 5 0 SE RLY av.Wy, wy a Bap Ha 2) SA pe w a 7 Ë En & s .PUBLIE PAR LE MINISTÈRE DE L'AGRICULTURE DE \\ LA PROVINCE DE QUEBEC Il LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE Vi\u201d\u20ac Culasse solide, %\\ sans chien et sur.MEME si vous ne vous servez pas d\u2019un fusil à répétition Remington-UMC pour chasser\u2014vous avez dû en voir dans les concours de tir ou ailleurs.Vous connaissez l\u2019opinion des sportsmen experts sur ce fusil \u201cLe meilleur de gon genre.\u201d Un fusil à pompe sur lequel vous pouvez compter\u2014 mécanisme de culasse perfectionné par les inventeurs du Remington-UMC dont l\u2019expérience couvre plus d\u2019un siècle.Faites-vous montrer par votre marchand le fusil à pompe Remington- 7 UMC\u2014celui-méme qui tient la Red Ball Mark de la Remington-UMC.Pour tenir votre fusil propre et bien huilé, servez-vous de l\u2019huile Rem qui fait disparaître la poudre, empêche la rouille et le tient en bonne condition, REMINGTON ARMS-UNION METALLIC CARTRIDGE CO.Windsor, Ontario.nada\u201d.Hâtez-vous car il n\u2019en reste plus que quelques-unes.LES CHARIOTS A LITIERE \u2014LOUDEN\u2014 Rendent le travail facile Enlévent toute répugnance Font faire des économies [INSTALLATION d\u2019un chariot à litière Lou- den met fin à la répugnance des travaux d\u2019étable.Il fait épargner du temps et du travail, maintient l\u2019étable propre avec beaucoup moins de temps et de travail.Si vous faites vous-même le nettoyage de votre étahle, un chariot à litière LOUDEN sera pour vous une vraie bénédiction.Si vous avez de bons engagés, il vous aidera à les conserver et à retirer de bons béne- fices des salaires payés.Demandez catalogue et le nom du marchand de votre voisinage qui vend les LOUDEN.Il y en a un dans chaque ville.Louden Machinery Co., Dept.24 Guelph, Ont \u2018\u2018Everything for the Barn'\u2019 2 ER, Dernière distribution de L\u2019ALENE AUTOMATIQUE du \u201cCa- LE VERITABLE PARFAIT TONIQUE ET RE- GULATEUR DE LA NATURE.Fait pondre les poules régulièrement.Agit directement sur les organes digestifs et producteurs d\u2019oéufs.Tonifie le système entier.Les maintient en santé et vigoureuses.VOUS donne de plus forts profits.Aide la croissance.Hâte la mue.Assure la fertilité.Prévient la maladie.Le Régulateur de la Volaille Pratts, Chez votre marchand, seau de 25 lbs., $2.50; 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et sont de plus une très forte preuve de tout ce que nous avançons dans nos annonces.Nous regrettons de ne pas avoir l\u2019espace voulu pour publier ces lettres mais nous avons un pamphlet d\u2019engins qui décrit parfaitement le Renfrew Standard.De- mandez-en une copie.The RENFREW MACHINERY Co., Limited BUREAU CHEF ET USINES, RENFREW, ONT.Agents presque partout en Canada. /] LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE III YOU COULD,MAKE, DOZENS;OF: a TASTY DISHES IF YOU HAD THIS HACHOIR A ALIMENTS \u201c HOME 65 \u201d 74 Scories Thomas (Poudre Phosphatée Thomas) UN APPEL AUX CULTIVATEURS DE QUEBEC.Plusieurs d\u2019entre vous ignorent sans doute qu\u2019il existe à Sydney, Nouvelle-Ecosse, une fabrique de scories Thomas de la plus haute qualité, en position de répondre à toutes les demandes de Québec et cependant, dans le cours de la saison dernière, plus de quatre mille tonnes de scories ont été importées de l\u2019étranger.Vous ne réalisez peut- être pas que: CHAQUE TONNE DE SCORIES IMPORTEE DE L\u2019ETRANGER REPRESENTE UNE PERTE DE PLUS DE $3.00 SUR LES GAGES DE QUELQUES-UNS DES OUVRIERS DU CANADA.L'affreuse guerre où Françai et Anglais combattent côte à côte pour détruire le despotisme militaire allemand qui a été depuis des années, une menace pour le monde entier, à sérieusement affecté toutes les industries canadiennes et par là, un grand nombre de nos contitoyens de la campagne sont sans travail.Cette guerre, M.le Cultivateur, vous apportera une plus forte demande de vos produits et vous obtiendrez de meilleurs prix pour vos grain, foin, fromage, bestiaux, et pour tout ce que vous aurez à vendre.Nous voulons donc que vous veniez en aide à votre concitoyen moins fortuné et le seul moyen de le faire c\u2019est d\u2019 .a Une manivelle à tourner\u2014c\u2019est tout.Hache viandes, légumes, Un pamphlet gra- tout uutre aliment rapidement tuit \u201cFood Chopper et sans ennuis.Cook\u201d donné avec La noix d'arrêt s'adapte par- chaque \u201cHome 65.faitement, rendant la machine Demandez-le à votre tout à fait étanche.Les jus des marchand.aliments ne peuvent couler et vous pouvez ouvrir le cylindre après vous en être servi et nettoyer la machine très facilement.Quatre couteaux différents (ou 8 couteaux et 1 écrou) avec chaque \u2018Home 65\u201d.MAXWELL LIMITED, ST.MARY'S, ONT.ACHETER QUE DES SCORIES DE SYDNEY de préférence a tout autre article de marque étrangére.Si par le passé vous avez employé l\u2019article importé, achetez maintenant que les scories de Sydney, et vous aurez la satisfaction de savoir que vous encouragez la main-d'oeuvre de votre pays et empêcher des ouvriers canadiens, leurs épouses et leurs enfants de souffrir de la faim.Rappelez-vous que votre premier de voir est pour vos concitoyens et si les cultivatuers de Québec achètent des scories importées de préférence à la marchandise de leurs pays, ils causent à les leurs une grave injustice.L\u2019ouvrier canadien a besoin de travailler.Soyons patriotes et voyons à ce qu\u2019il ait du travail.ATTENTION Dernière distribution de L\u2019'ALENE AUTOMATIQUE du \u201cCanada\u201d.Hâtez-vous car il n\u2019en reste plus que quelques-unes.Si vous désirez acheter notre marchandise, écrivez-nous et nous vous enverrons le nom de notre agent le plus voisin, où si vous croyez pouvoir en placer un char complet, parmi vos voisins, notre représentant se fera un plaisir d\u2019aller vous voir.£2 e £32 S'adresser à The CROSS FERTILIZER Co.Limited EFS _ FE = _ 275 RUE ST.PAUL, QUEBEC.= = = #2 = = = £= =< ou à leurs agents locaux: \u2014 = Sus RSF Fs F P.T.LEGARE Limitée.QUEBEC.\\ Ne le souïïrez pas Un autre hiver ENDEZ votre maison confortable petit pamphlet \u2018\u2018Comfort and Health\u201d.- i _ Et pour vous en procurer une copie ls Installez-y une fournaise et vous n\u2019avez qu\u2019à nous envoyer une car- choisissez une Hecla, parce que te postale.\u2019 lo Vous voulez épargner une tonne de Si parfois vous vouliez en savoir plus charbon sur sept.long, bénéficier de notre expérience ; 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cours an- | il \u201cPortez-vous les Penman?\u201d PS Rnmans hyd Underwe ar\u201d < M.Jean Charles Magnan fit une causerie a la jeunesse Que l\u2019on pourrait résumer en ces quelques mots: \u2018\u2018Enfants, si vous avez le goût de la Nature, si, naturellement, Vous Vous sentez portés vers l\u2019Agriculture et que vous soyez en mesure de cultiver, soyez Agriculteurs! Enfants, si Vous aimez la Terre, donnez-lui vos 15 ans!\u201d Puis M.l'inspecteur d'Ecoles, J.O.Goulet, à son tour, se dit heureux et fier d'asister à cette démonstration toute nouvelle dans la province de Québec.En pédagogue, il se met À la porté des enfants et il leur parle clairement et simplement des avantages actuels de l'Agriculture; il évoque ensuite une scène de son enfance dans laquelle il raconte avec émotion qu\u2019un jour son père l'avait conduit dans son champ pour y semer le grain bénit.\u2018\u2018J\u2019ai gardé, dit-il, le souvenir de cette scène champêtre, gravée à tout jamais dans mn mémoire\u201d, \u201cVous êtes jeünos, mus «Nn unis, a,octa-t-il, eh bien, n'oubliez pas cette exposition scolaire agricole dont le souvenir vous rappellera que l'Agriculture est une profession noble, honorée, respectée et payante\u2019.Après ces causeries, les élèves du collège et du couvent, et une partie des habitants de St-Casi- mir, se rendirent au collège, à la salle où les poulets des enfants étaient exposés.La, l\u2019agronome expliqua à tous l'importance de bien engraisser les poulets et de les bien tuer.Ensuite, M.Morgan, expert avicole, attaché au service de l\u2019Union Expériemntale des agriculteurs de Québec, fit l'abatage de quelques poulets, d'après le procédé moderne.Cette démonstration pratique éveilla la curiosité et l'intérêt chez les enfants qui voulaient à tout prix abattre des poulets.Nous devons dire que le département de l\u2019agriculture de Québec avait distribué, au printemps, par l'entremise du Service de l\u2019Aviculture de Québec, plus de 1200 œufs à une cinquantaine d'enfants du collège.Les enfants ont eu chacun une douzaine d\u2019œufs à donner A leurs \u2018\u2018poules couveuses\u2019\u2019.Ce sont les plus beaux poulets, provenant de ces œufs qui ont été apportés à l\u2019Exposition.Quand l'abatage des poulets fut terminé, tout le monde s\u2019assembla dans la cour intérieure du collège et là, au milieu de la grande nature, en face du soleil doré qui baissait à l\u2019horizon, chacun se découvrit pour chanter \u2018\u2018O Canada, terre de nos ajeux\u2019\u2019, que l\u2019agronome venait d\u2019entamer afin de terminer la fête par un chant et une prière.Enfin, des cris de joie furent lancés avec vigueur par toutes les Voix, pour le Frère directeur, pour l\u2019agronome, pour l\u2019agriculture et pour l\u2019hon.J.E.Caron, ministre de l'agriculture.La séance du soir fut celle des cultivateurs.Ce fut encore une fête dont le souvenir demeurera gra- Vé dans l'esprit des assistants.Une démonstration sur l\u2019abatage des poulets et une conférence par M.Morgan furent donnés aussi le même soir aux cultivateurs et aux ménagères agricoles.Durant la journée, la salle d'exposition fut visitée par plus de 600 personnes.Le lendemain, M.le curé McCrea, invita le peuple, du haut de la chaire, à visiter les exhibits et À en tirer des conclusions.Plus de 800 personnes s'y rendirent dimanche le 18, pour répondre à l'invitation de l\u2019agronome et à celle de M.le curé.Que de réflexions justes que de pensées balutai- res, nous avons entendues sortir de la bouche du cg ap oe GE I PC ET Ein: TOT TRENT Hw NG 4 en Yh, es 76 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE peuple qui se pressait gux abords des tables portant les légumes des enfants, leurs gerbes de grain, les travaux domestiques, les fruits, les poulets, etc., etc, Cette scene, ces exhibits, ces inscriptions, ces tableaux suggestifs, forçaient tout le monde à penser, à réfléchir, à raisonner, et c'est le but que nous nous proposions d'atteindre chez les parents des enfants qui commencent enfin à comprendre \u2018\u2018Que les écoles de la \u2018\u2018campagne doivent être, avant tout, \u2018\u2018rurales par leur programme, leur \u2018\u2018mentalité et leurs aspirations\u201d.Les institutrices de la région furent aussi réunies, et l\u2019inspecteur J.O.Goulet et M.Magnan, leur donnèrent des conférences sur l\u2019enseignement de l\u2019agriculture à l'école primaire et sur la préparation et soin du jardin scoluire à la campagne.Des brochures et des pamphlets furent aussi distribués.Les commissaires d'écoles, les Frères et les Sœurs du couvent assistèrent à ces conférences.JUGES Pour le grain: M.J.Chs Magnan.Pour les poulets: M.Morgan, expert avicole.Pour les légumes et les fruits: J.Chs Magnan et autres, Pour les travaux domestiques des jeunes filles: Madame la Supérieure du couvent de St-Casimir, mesdames Henri Grandbois, Mayrand, L.Laquerre, N.Lacourcière, Létourneau, À.Bourassa, Jos.Gi- roux.LES PRIX Les Révérendes Sœurs du Couvent de St-Thuri- be ont rapporté trois premiers prix et deux deuxièmes pour les exbibits provenant de leur jardin scolaire.Plus de 220 prix ont été distribués.Il y avait 212 exhibits de légumes, 18 de gerbes de grain sélectionné, 22 bocaux de conserves, 23 plateaux et \u2018\u2018assiettes\u2019\u2019 de prunes et autres fruits, plus de 85 travaux domestiques, plus de 65 poulets, et 7 exhibits d\u2019ornementation tels que miel, fleurs, tableaux, etc.( UN VERITABLE SUCCES Bref, l'\u2018\u2018exposition scolaire agricole\u2019\u2019 de St-Ca- simir a prouvé que la jeunesse aime l\u2019Agriculture, l\u2019honore et l\u2019étudie.Cette exposition a eu l\u2019appui de toute la population et des \u2018\u2018têtes dirigeantes de St-Casimir\u2019\u201d\u2019.En un mot, l'Exposition a été l\u2019œuvre de tout le monde: de M.le curé, des Révs.Frères, des Révérendes Sœurs du Couvent, de l'agronome, de la Commission Scolaire, du Maire, des dames, des jeunes filles, des cultivateurs des élèves du Collège et du Couvent, bref, elle est l\u2019œuvre de tous.Honneur donc à la paroisse de St-Casimir et à sa population, à son vénérable pasteur, à sa Commission Scolaire, et au personnel enseignant.Honneur à cette paroisse Qui, la première, nous le croyons, a organisé une Exposition Scolaire de ce genre dans la province.La meilleure: récompense des organisateurs est de constater que le but a été atteint; faire aimer l\u2019Agriculture, honorer et relever cette noble profession, et créer chez la jeunesse actuelle, cette émulation en faveur de l\u2019étude de l\u2019agriculture! LES JUGES DU CONCOURS DE RECOL- TES SUR PIED À réunion des juges du Conçours de Grains sur pied a eu lieu au College Macdonald, encore cette année.Comme par le passé, les authorités du Collège ont reçu les représentants des divers districts avec l\u2019acceuil le plus cordial.Ils se sont mis en outre à la disposition des instructeurs, pour leur faciliter la tâche de renseigner, d\u2019une façon pratique, les juges qui auraient à se prononcer pendant .e concours de 1914, Les instructeurs ont appuyé, particulièrement, sur la manière de procéder, qui doit être uniforme pour être juste.Pendant deux jours, l\u2019attention ve \u2014 Les juges des concours de grains sur pied de 1914 et leurs instructeurs.\u2014De droite à gauche: M.J.A.Simard, Inspecteur de semences, Ottawa; Professeur L.S, Klinck, Macdonald Collège.Juges:\u2014Messieurs J.H.Tremblay, Nap.Lachapelle.H.Morin, Romuald Côté, Jos.Couture, Jos.Leclerc, Frs Manceau, H.Honey, E.J.Wood, Louis Lavallée, U.Ouellet, C.N.Lyster, J.C.Simard, et M.L.C.Raymond, absent des juges fut attirée spécialement du côté des nombreuses variétés de céréales, actuellement en expérimentation à la ferme du collège; l\u2019identification des mauvaises herbes et les méthodes les plus efficaces employées pour leur destruction furent aussi l\u2019objet d\u2019études sérieuses.Avec les connaissances justes et complètes des différentes variétés de grains et de mauvaises herbes, les juges peuvent donner la juste note dans les concours et classer chacun selon son mérite.BIBLIOTHEQUE DU CULTIVATEUR Rapport du Commissaire des semences, depuis mars 1911 au 31 août 1913 E rapport, d\u2019une cinquantaine de pages, est des plus intéressants pour les cultivateurs.En voici le sommaire: Production de la semence.\u2014Concours de récoltes et foires de semences.\u2014 Base adoptée pour le premier concours de semence.\u2014 Subventions payées aux provinces \u2014Association Canadienne des Producteurs de Semence.\u2014Produc- tion de semences, racines et légumes \u2014Influence de l\u2019oeuvre pour améliorer les semences.\u2014Fssai de se- mences\u2014Authenticité de la graine.Pureté, germination \u2014Laboratoires des semences \u2014Graines de mauvaises herbes et graine de mil.-\u2014Nettoyage de la graine de mil\u2014Trèfle rouge et alsike \u2014Luzer- ne.\u2014Avoines gelées et leur germination.\u2014 Graines de mauvaises herbes dans les denrées alimentaires.\u2014Utilisation des criblures, vanures.\u2014Inspection des semences.\u2014 Nécessité du contrôle des semences, \u2014Aux acheteurs d\u2019appliquer la loi\u2014Effet des règlements de classement.\u2014 Etiquettes relatives aux mauvaises herbes.\u2014Pourcentage de vitalité exigé.\u2014D\u2019où tire-t-on la semence et que vaut-elle?\u2014BIé, orge, maÏs, légumineuses \u2014Graine de racines et légumes.\u2014 Organisation de l'inspection des semences.\u2014 Rélevés d\u2019inspections, poursuites, etc.On peut se procurer gratuitement ce rapport en s\u2019adressant au Bureau des Publications, Service des Semences, Ottawa.RAPPORT SOMMAIRE DES CEREALES, 1913 L'objectif de ce bulletin, No.74, est de présenter, sous une forme sommaire, les résultats les plus importants de la saison, obtenus dans les recherches effectuées par le service des Céréales, sous la direction de M.Chs E.Saunders, Céréaliste du Dominion.Il comporte également certaines recommandations sur le choix des variétés ou des méthodes de culture, ete.Les données exposées par les régisseurs des différentes fermes expérimentales annexes seront aussi d\u2019un grand secours pour le cultivateur.Nous espérons que l\u2019on se hâtera de faire la demande de ce Bulletin No.74, au Bureau des Publications, Service des Céréales, Ministère de l\u2019Agriculture, Ottawa.CULTURE DU SOL.\u2014RAPPORT SOMMAIRE, 1913 Dans cette brochure de prés de cinquante pages, préparée par M, O.C.White, Agriculteur-adjoing du Dominion, on y trouve un bon résumé de tous les essais de culture avec résultats obtenus aux 13 stations expérimentales du Dominion: Assolements, durée de 3, 4 et 5 ans.\u2014Labours minces ou profonds.\u2014Engrais chimiques.\u2014Destruction du chiendent.\u2014 Application du fumier de ferme.\u2014Drainage.\u2014Défrichement.\u2014Mals, avoine, navets, etc.\u2014Semis d\u2019herbes et de tréfles.\u2014 Profondeur des semis.\u2014 Tassage du sol, ete., ete.Tous les cultivateurs recevront gratuitement ce Bulletin No.75, en adressant leur demande au Service de la Culture du Sol, Ministère de l\u2019Agriculture, Ottawa.LA GALE POUDREUSE ET LES POMMES DE TERRE Il y a quelque temps, on constatait l\u2019existence dans les provinces de l\u2019est, savoir: Ile du Prince Edouard, Nouvellle-Ecosse, Nouveau-Brunswick et Québec, d\u2019une maladie de la pomme de terre portant le nom \u201cGale poudreuse\u201d.Il est probable que cette maladie existait dans quelques localités depuis un certain nombre d\u2019années, mais elle avait été confondue avec la maladie appelée \u201cLa gale commune\u201d.Cette maladie n\u2019avait pas, du reste, jusqu\u2019ici, causé plus de dégâts que la gale commune, sauf en une circonstance; elle n\u2019en constitue pas moins un fléau redoutable qu\u2019il ne faut pas laisser s\u2019implanter dans les exploitations.Dans la crainte de le voir introduit sur leur territoire, les autorités des ES LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE T7 \u201c INDUSTRIE LAITIÈRE HONNEURS REMPORTES PAR LA PROVINCE DE QUEBEC A L\u2019EXPOSITION DE TORONTO Notre beurre est le meilleur du Canada ES prix remportés par les exposants de la province de Québec à l\u2019exposition de la Puissance, tenue au commencement de septembre, dans la ville de Toronto, sont l\u2019occasion d\u2019une joie légitime, pour les propriétaires de fabriques de beurre.Ils démontrent aussi que les moyens employés par le gouvernement provincial, pour promouvoir les intérêts de l\u2019industrie laitière ont été efficaces.Vingt prix sur vingt-quatre ont été décernés aux exposants de la province de Québec.Les entrées étaient faites dans quatre sections différentes, et tous les premiers et les seconds prix furent adjugés à notre Province.Les causes de ces succès peuvent être résumées sous les titres suivants: ler.\u2014Le lait est porté et écrémé aux fabriques chaque jour.La crème qui en provient reçoit immédiatement de l'expert fabricant le soin qui lui convient.2ème.\u2014La pasteurisation de cette crème, suivant les instructions données par M.J.-D.Leclair, de l\u2019Ecole de Laiterie de St-Hyacinthe, et qui sont celles suivies au Danemark comme ailleurs, est un autre facteur essentiel.3ème.\u2014La vente à l\u2019encan par la Société Coopérative Agricole des Fromagers de Québec, après classification, est le plus sûr moyen de corriger les défauts dès Qu'ils apparaissent, parce qu\u2019ils sont signalés immédiatement dans le rapport envoyé à l\u2019expéditeur.4ème.\u2014L\u2019examen des résultats fait voir à l\u2019évidence que les plus hauts points obtenus ont été accordés au beurre de crème pasteurisée, et que les défauts disparaissent quand les produits sont vendus suivant leur qualité, après classification compétente et désintéressée.RAPPORT DE L\u2019EXPOSITION DE TORONTO Liste des prix obtenus pour le beurre CLASSE 273 lère SECTION Salé.No 9 Albert Houle, St-Simon, Ba- got .\u2026 oi i ++ er ev ee L\u2019EMBALLAGE DES POMMES EN BARILS (Suite, voir le No.du 15 septembre) TASSEMENT.(Racking).E tassement consiste en une forte secousse imprimée au baril, d\u2019un côté à l\u2019autre, pour mettre les pommes en place.Il doit se faire sur une fondation solide, telle qu\u2019un madrier épais.L'opération ne peut bien se faire, directement sur le sol.Un madrier est indispensable, même sur un plancher.On doit procéder par petites secousses brusques plutôt que par grands mouvements de bascule, car on pourrait faire beaucoup de mal aux fruits en les projetant d\u2019un côté à l\u2019autre du baril.La secousse ne doit pas jeter les fruits hors de leur place, cela ne servirait à rien.Tout ce qu\u2019- il faut est une petite secousse rapide après chaque panier.Si l\u2019on versait trois ou quatre paniers dans le baril sans tasser, l\u2019opération ne se ferait ensuîte qu\u2019imparfaitement, et il est probable que le fruit bougerait après un long voyage.Le tassement est donc un point très important dans l\u2019emballage.\u201c Pour en mieux faire reconnaître la nécessité, je citerai un extrait du rapport de M.J.N, Chute, un vieux producteur de la Nouvelle-Ecosse, Qui a été, pendant l\u2019hiver 1912-13, agent spécial en Gran- de-Bretagne des United Fruit Companies Limited, de Nouvelle-Ecosse.M.Chute dit: \u201c\u201cJ\u2019ai ouvert un grand nombre de ces barils par l'envers, afin de voir pourquoi ils avaient du jeu, et, à une exception près, j'ai reconnu, d\u2019après les meurtrissures, que les pommes avaient été suffisamment serrées.Il fallait donc attribuer le jeu soit au défaut de tassement, soit & un stationnement trop prolongé des fruits dans le baril, après le pressage.On m\u2019a demandé de vérifier un baril de Spies dont le contenu bougeait.Les fruits avaient évidemment été très fortement pressés, probablement trois ou Quatre semaines avant l\u2019expédition.Ils étaient meurtris et chaque meurtrissure commençait a pourrir\u2019\u2019.On devrait, en tous cas, considérer comme essentiel l\u2019emploi d\u2019un fort madrier comme base pour ie tassement.Un bon tassement ne peut se faire que sur une base qui ne soit pas élastique, ainsi Que nous l\u2019avons déjà fait remarquer.On ne peut naturellement s\u2019en passer quand on emballe dans le verger même, mais elle est presque aussi nécessaire quand on le fait dans un entrepôt.Un plancher formé de planches d\u2019un pouce, posées sur des lambourdes, même si ces lambourdes sont à deux pieds d\u2019écartement, ne serait pas assez soli- .de' & moins que le baril ne repose directement sur une lambourde, ee qui est tout à fait un hasard.Un fort madrier est donc indispensable, dans tous les cas, à l\u2019entrepôt comme au verger.LE MAD: IER A TASSER DOIT PORTER UN NUMERO - Les fruits de première et deuxième qualités sont généralement emballés en même temps, aussi arri- ve-t-il souvent que des ouvriers négligents versent dans un baril N° 1, un panier de N° 2, ou vice versa, accident qu\u2019il tant éviter.Il serait donc plus sûr d\u2019avoir, pour chaque qualité, un madrier de tassement différént avec une couleur distinéte pour chacun, blanc, par exemple, pour le N° 1 et jaune pour N° 2, de façon 3 attirer:nettement Yattention de l'ouvrier sur la catégorie du baril qu\u2019il est en train de remplir.Une fois qu\u2019il ne reste plus que deux ou trois couches de pommes à placer pour atteindre le sommet du baril, on pose, sur ces pommes, un tampon (follower) que l\u2019emballeur maintient solidement en place pendant qu\u2019il continue à tasser ou À secouer le baril.Il obtient ainsi une surface relativement de niveau, sur laquelle il procède à la dernière opération, la confection de l\u2019envers ou tailing up.Un tampon est un morceau de madrier coupé en rond, de diamètre un peu inférieur À celui du baril, recouvert sur une face de feurtre &pais, le mé- me dont se servent les fabricants de harnais pour les rembourrages.L\u2019ENVERS.(Tailing).La confection de l\u2019envers (tailing) est la pierre de touche de l\u2019habileté de l\u2019emballeur.Elle consista à arranger les deux ou trois dernières rangées de pommes qui doivent être en contact avec le fond du dessous de façon à ce Qu\u2019elles ne dépassent pas le sommet du jable.Les ouvrages qui traitent de la question conseillent généralement de laisser les pommes dépasser le- jable d\u2019un pouce ou un pouce et demi, avant de poser le fond.Je suis persuadé que c\u2019est tout à fait inutile, si le tassement a été bien fait, d\u2019après les instructions données dans les paragraphes précédents.Les inspecteurs de fruits du Dominion, qui ouvrent des milliers et des milliers de barils par an sont presque unanimes à dire que ià où le fruit bouge, c\u2019est ordinairement qu\u2019il a été trop pressé.Quand les pommes dépassent le jable, il est presque impossible de les presser sans les meurtrir.Or ces meurtrissures donnent accès aux germes de la pourriture, et une fois qu\u2019il y a des pommes pourries dans un baril, le contenu perd de sa rigidité et le fruit bouge.On doit surtout éviter de trop presser certaines variétés de pommes dites \u2018\u2018croquantes'\u2019 (pour d\u2019autres objets on diraït fragiles) ; c\u2019est notamment le cas pour la Northern Spy.La Reinette, par contre, supporte une pression que l\u2019on ne saurait donner aux variétés plus croquantes.Sur ce point, comme sur les autres, en matière d\u2019emballage, on doit tenir compte des conditions où se fait l'emballage et de la Variété du fruit manipulé.Dans un envers bien fait, les deux derniers rangs de pommes sont placés solidement et de niveau, de manière que le fond, une fois posé, exerce une pression égale sur chaque pomme de la dernière couche.C\u2019est une opération très difficile, et il faut qu\u2019un emballeur soit bien habile pour l\u2019exécuter vite et bien.Les emballeurs inexpérimentés laissent souvent une ou plusieurs pommes dépasser la surface.Que se produit-il alors?Ces pommes supportent d\u2019abord toute la pression que l\u2019on applique au baril, et souvent elles sont écrasées avant que le fond soit en place.Nous conseillerions aux emballeurs novices d\u2019ouvrir, de temps à autre un baril qu'ils ont emballé pour se rendre compte du bien fait Fig.7.\u2014Envers era SAR Er tes are gs oo ves oe corm ne TP RR EER swe 2: PAPE PES 84 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE Fig.8.\u2014Envers péle-méle nombre de fruits qui ont été touchés.S'il y en a beaucoup qui ne portent pas de traces, et que les autres soient aplatis, l'ouvrage est certainement mal fait.On doit donc viser à obtenir une pression égale sur chaque pomme de la dernière couche; pour cela, il faut niveler les couches à mesure que l\u2019on se rapproche du sommet et placer un \u201c\u2018\u2018tampon\u2019\u2019 sur cette surface grossièrement nivelée, On presse alors légèrement le tampon en secouant le baril, de façon à faire mettre les pommes en place.Quelques emballeurs se donnent même la peine de faire presser le \u2018\u2018tampon\u2019\u2019 par une presse ordinaire à pommes, en ayant soin de serrer doucement d\u2019abord, et progressivement après chaque secousse.D\u2019antres réussissent très bien en opérant plus simplement: le tampon étant placé sur la surface grossièrement nivelée, l'opérateur saisit, avec les mains, les bords du baril, du côté opposé à celui où il se trouve, remène ses coudes sur le tampon, et exerce la plus forte pression possible, en secouant le baril d\u2019arrière en avant, sur le madrier à tasser.Il faut beaucoup de jugement pour déterminer exactement à Quel niveau remplir le baril, avant d'appliquer le tampon.On doit faire en sorte que la surface des fruits arrive de niveau avec le jable (elle peut le dépasser faiblement pour certaines variétés de pommes) , une fois le baril secoué sous le tampon.On place le fond là-dessus et l\u2019on presse pour le faire rentrer dans le jable, les pommes seront alors assez pressées pour l\u2019exportation.Naturellement, si les pommes sont destinées à être vendues dans le voisinage, ou consommées immédiatement, il vaut beaucoup mieux ne pas presser tout À fait aussi fortement, de façon à ce que la dernière couche de pommes arrive légèrement au- dessous de l\u2019arête du jable.Les pommes de la dernière rangée de l\u2019envers doivent être placées de préférence la queue en haut sinon, le calice en hauf, Si l\u2019on en pose sur le = Fig.9.\u2014Bandes de fond.\u2014Marquage mal pfacé + côté, on doit bien Veiller à ce qu\u2019elles ne dépae- sent pas le moindrement la surface de la couche, car une pomme placée sur le côté se meurtrit plus facilement, sous la pression, qu\u2019une pomme placée sur l'une ou l\u2019autre de ses extrémités.Les barils destinés à l\u2019entreposage doivent être secoués avec autant de soin que ceux destinés à l'expédition, et remplis de façon à ce qu\u2019il suffise d\u2019une pression de la main pour placer le fond.On se contente généralement de faire un envers \u2018pêle- le-mêle\u201d (jumble tail).La fig.7 représente des modèles d'\u2019envers bien faits.C\u2019est un lot de barils destinés À la vente et photographiés tels Quels.On remarquera que presque toutes les pommes étaient en contact avec le fond du baril; il n\u2019y en a guère qu\u2019une ou deux dont l'aspect ait été altéré par la pression.La figure 8 représente un envers pêle-mêle (jumble tail) ordinaire, sans aucun arrangement.Le baril ouvert ne présente pas un bon coup d'oeil.Mais l\u2019inconvénient principal de l'emballage pêle- mêle, c'est que, la pression du fond portant sur quelques fruits seulement, ceux-ci seront probablement écrasés, et si l\u2019on reste assez longtemps avant d'ouvrir le baril, il s\u2019y produira probablement du jeu.La figure 9 représente la manière de placer les bandes de fond comme en \u2018\u2018A\u2019\u2019.On y voit également un exemple de marquage fait sans soin, chose trop fréquente dans les Vergers canadiens.On ne saurait se fier à un crayon de plomb pour faire des marques \u2018\u2018visibles et indélébiles\u2019\u2019.Cette manière de procéder n\u2019est d\u2019ailleurs pas conforme aux dispositions de la loi des inspecteurs et de la vente.Dans tous les cas elle est défectueuse.QUEUES DES POMMES Les pommes doivent être placées dans le baril, la queue en haut: c\u2019est ainsi qu\u2019elles se présentent le mieux et c\u2019est la disposition généralement adoptée.On doit avoir grand soin de couper la queue, que la pression exercée sur le fond du baril pourrait faire rentrer dans la chair de la pomme.Il ne faut pas employer, pour cela, un couteau ordinaire, car on risquerait fort d\u2019écorcher la pomme avec la pointe du couteau, ce qui serait aussi mauvais pour le fruit qu\u2019une écorchure provoquée par la queue.L'opération se fait avec une pince à couper le fil de fer, que les gens du métier appellent généralement \u201cstemmer\u201d\u2019, de grosseur moyenne.Elle permet de faire le travail rapidement et sans aucun danger pour le fruit.Très souvent, c\u2019est le cas notamment pour les variétés à longue Queue, il arrive que la pression du baril fasse rentrer la queue dans la chair, non seulement dans la couche de surface, mais dans tout le baril, au point de rompre la peau et d\u2019y laisser pénétrer les spores de la pourriture; on sait qu\u2019il suffit qu\u2019une ou plusieurs pommes pourrissent pour que le contenu du baril bouge.En pareil cas on ferait bien d\u2019enlever la queue de toutes les pommes.BANDES.(Liners).Les bandes doivent être du même bois que les cercles, elles ont six pouces de long et # de pouce de large.On les tient dans l\u2019eau, ou du moins elles doivent être humides quand on s'en sert, Nous ne saurions trop en recommander l\u2019emploï.Elles renfortent considérablement le fond, sans nuire à son aspect, lorsqu'elles sont faites des matériaux voulus et bien placées.On doit veiller à ce qu\u2019elles soient à angle droit avec le fil du fond, et si celui-ci se compose de deux pièces ou plus, il est nécessaire que les bandes soutiennent l'extrémité de chaque pièce, (fig.9).On remplace quelquefois la bande par des branches lisses, un peu plus grosses qu\u2019un crayon; c\u2019est un procédé très pratique, mais sans élégance.Il répond d\u2019aileurs pleinement au but cherché qui est de renforcer le baril, ce qui doit toujours être fait.Il se vend actuellement à bon marché, des machines à fabriquer les bandes avec des matériaux à cercles; elles permettent d\u2019utiliser les cercles brisés.PRESSE A BARILS Il existe de nombreux modèles de presses À baril.Tous ont été essayés et l\u2019on s\u2019accorde généralement, tout considéré, à accorder la prime à la presse à vis, qui est la plus commode et la plus efficace, travaille un peu moins rapidement que la presse à levier, mais a le très grand avantage de s'adapter très facilement aux petites différences de longueur des barils faits à la main.La vieille presse à levier est si rarement employée à l\u2019heure qu\u2019il est Que nous avons à peine besoin de la mentionner, et en effet, elle n\u2019a rien qui puisse la faire recommander.> z = = = sg - = I - - EH Fig.10.\u2014Presse à barils Le meilleur type de presse à vis est représenté dans la figure 10, ci-dessous.Parfois, lorsque l\u2019emballage est fait au hangar, on fixe les extrémités inférieures de l\u2019appareil à un bloc pesant qui sert de support au baril, pendant qu\u2019on met le fond.Cette disposition serait impraticable pour l\u2019emballage au verger.TETE DE PRESSE A CERCLE DE FER Dans la presse en bois ordinaire, la pression s'exerce en grande partie sur le centre du fond du baril.Pour forcer le fond dans le jable, il est nécessaire que son centre soit pressé un peu plus bas que le jable; une fois la pression enlevée, le fond revient naturellement en place.Lorsque la pression s'exerce ainsi presque entièrement sur le centre du fond, les pommes au centre du baril sont soumises à une pression d\u2019au moins un demi-pou- ce de plus qu\u2019il ne serait nécessaire si la presse était exercée sur la circonférence du fond.Cela peut se faire au moyen d\u2019une tête de presse à cercle de fer (fig.11.) On remarquera que les barres A et B du diagramme sont en arc, comme dans D.On remarquera également que ces barres comportent une épaule E, destinée à appuyer sur l\u2019intérieur du cercle métallique C, sans quoi les rivets métalliques réunissant les barres au cercle ne tarderaient pas à être rompus sous la pression exercée au point de jonction des deux barres.Ces presses se vendent chez quelques marchands de fer; si on n\u2019en trouve pas chez son fournisseur, on n\u2019a qu\u2019à s'adresser à un forgeron.C\u2019est un instrument très simple à confectionner.Le cercle doit avoir 14 pouces de diamètre, et la barre de fer un quart de pouce.HACHETTES A BARIL Si petit que soit le Verger, on ne saurait se passer de hachette.Les hachettes employées ne sont pas spécialement faites pour l\u2019emballage en baril » et doivent subir certaines modifications.La tête de la hachette est ordinairement munie de fôrtes rayures, À l'usage des poseurs de lattes et autres, qui s\u2019en servent pour planter des clous.Cette disposition est un grave défaut pour les barils; la face rayée du marteau fait de grosses entailles dans les cercles, et le moindre coup sur le fond du baril y laisse des traces.Le marteau de la hachette doit donc être poli sur une meule en émeri.La dent qui sert à arracher les clous est ordinairement ménagée sur le côté intérieur du bord tran- CP hed PRÉ ed am aw Am a mt a a D Ov ™ md om em en IT 0 2 < el jd ao\u201d arg.e mo ~adn 0 Bo, LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE 86 chant, disposition incommode si l\u2019on veut se servir de l\u2019instrument pour les barils.On en prati- Quera donc une autre, à un quart de pouce du coin extérieur du bord.En choisissant une hachette, on exigera qu\u2019elle soit munie, à la gorge, d\u2019une dent à arracher les clous, dont la face supérieure soit taillée en biais, de façon à pouvoir être engagée facilement sous la tête d\u2019un clou déjà sorti d\u2019un huitième de pouce au moins.Cet instrument doit toujours être du meilleur acier.Fait en mauvais acier ou d\u2019une trempe trop dure, le coin extérieur de la face tranchante se briserait presque immédiatement dans l\u2019arrachage des clous.D'autre part, l'acier doit être assez rigide pour que le bord tranchant ne s\u2019émousse pas trop facilement.Le poids de la hachette doit être raisonnable, moyen plutôt que trop léger ou trop lourd.CHASSOIR (Cooper\u2019s Driver).Les emballeurs de pommes se servent quelquefois d\u2019un chassoir en bois de pommier.Cet instrument ménage certainement les cercles, et pour certains ouvriers maladroits, il est peut être indispensable.Le travail est cependant beaucoup plus rapide et presque aussi bon lorsqu'on peut le faire à la hachette; mais l\u2019opérateur doit être adroit et se servir d\u2019un marteau poli.LES CLOUS ET LE CLOUAGE Les clous destinés aux fonds et aux bandes ne doivent pas avoir plus de 14 pouces.Pour les cercles de quart, les clous à tête plate sont préférables; mais beaucoup d\u2019emballeurs se contentent du même clou pour toutes les parties du baril.Il n\u2019y a pas de raison pour clouer le second cercle sur chaque bout; T.i 1] C > 4 = I > = 3 YY.Bl 2 3 2 S = TE To Tay T- = = Z = = A > = N ZY Me mus IRON CircLE PRESS Heap.D T E Fig.11.\u2014Téte de presse à cercle de fer en ce faisant, on abîme presque sûrement deux ou trois pommes, assez pour qu\u2019elles pourrissent, et le contenu bougera.Beaucoup d\u2019emballeurs commettent l'erreur de trop clouer le fond, ce qui n'ajoute rien à la solidité de l'emballage et, par contre, rend l\u2019ouverture particulièrement difficile.L'irritation que ressent l'acheteur peut le porter à critiquer la marchandise.Six clous à chaque fond suffisent; on en met huit si le fond est formé de trois pièces.Ce ne sont pas les clous qui assurent la rigidité du taril, ce sont les bandes et les cercles du sommet; si ces derniers sont assez forts, le fond, même non cloué, ne peut pour ainsi dire pas quitter le jable sans se briser.Naturellement, le point le plus faible du fond est l\u2019endroit où les différentes pièces se joignent et les bandes sont placées en travers de ces joints.Les pointes des clous des cercles de quart sont repliées de côté du fond, sans quoi elles écorcheraient les pommes pendant les opérations d\u2019emballage et de pressage.Il faut beaucoup de précautions pour le clouage des bandes.Les clous.doivent être enfoncés de manière À ce que la pointe traverse tout juste la douve pour aller se ficher dans le second cercle.Si, par accident, la pointe d\u2019un clou dépasse À l'extérieur, on a soin de le retirer pour le replanter comme il faut mais on ne doit pas essayer de le rabattre; car, en toute probabilité, le baril passera par une douzaine de mains, en cours de transport, du verger au point de consommation; or il est presque impossible à un ouvrier de manier le baril avec précaution sans faire glisser le bord dans ses mains, et Une pointe qui dépasserait le blesserait dangereusement.Il serait même à désirer Que la loi punisse cette négligence de l\u2019emballeur.OUVERTURE ET FERMETURE DES BARILS Il est souvent nécessaire d'ouvrir les barils pour montrer le fruit à des acheteurs ou vérifier si le contenu est bien pressé.Pour cela, on enlève avec précaution une des bandes, ce Qui peut se faire saus la briser, on en retire soigneusement les clous, mais il n\u2019est pas nécessaire de les enlever complètement.On arrache également quatre clous du premier cercle, du côté de l\u2019épissure, et l\u2019on soulève doucement ce dernier jusqu\u2019à ce que la hachette puisse être introduite entre le cercle et la douve.Puis l\u2019on insère le tranchant de l'instrument entre la douve et le fond, du côté opposé à la bande restée en place.Si l\u2019on procède avec assez de précaution, le fond s\u2019enlève très bien et l\u2019on peut inspecter le fruit sans déplacer la seconde bande.L'inspection faite, le fruit est replacé, les différentes pièces du fond sont remises en place et le cercle du sommet est replacé avec grand soin.Puis on fait rentrer le fond dans le jable, et l\u2019on enfonce immédiatement le cercle du sommet pour le maintenir en place.Après quoi on fixe le fond et l\u2019on remet la bande en place.A.McNEIL (à suivre) LES BULBES FLORIFERES DANS LA MAISON SOMMAIRE \u2014mCulture forcée des plantes bulbeuses \u2014Période pendant laquelle se fait cette culture \u2014Sol qui convient à peu près à toutes les espèces \u2014Empotage des bulbes \u2014Bulbes à forcer.Jacinthes.\u2014Bulbes à forcer.Tulipes\u2014Bulbes à forcer.Narcisses\u2014Autres bulbes bonnes à forcer \u2014Importantes remarques finales.ULTURE FORCEE DES PLANTES BULBEUSES.\u2014Je rencontrais, il y a quelques jours, quelques dames de mes connaissances qui se mirent à causer avec moi des bulbes à cultiver dans la maison, et la conversation finit par une requête d\u2019en écrire quelque chose dans le prochain numéro du Journal d'Agriculture.Le sujet n\u2019est pas nouveau, mais il est attrayant et je me rends volontiers à ce désir exprimé, bien que, déjà, il ait été question de cette culture, à diverses reprises, dans les colonnes de ce journal.PERIODE PENDANT LAQUELLE SE FAIT CETTE CULTURE.\u2014Celui qui veut avoir des bulbes florifères tout l'hiver, pour orner son appartement, doit commencer sa culture dès le 15 de septembre pour, ensuite, la continuer jusque vers le ler mai.C\u2019est-à-dire qu\u2019on doit mettre des bulbes de diverses sortes, tel qu\u2019il sera dit plus loin, en pots toutes les six semaines À peu près, en com- mencant vers le 15 de septembre, pour les premid- res:et en terminant vers le 15 mars pour les dernières.SOL QUI CONVIENT A PEU PRES A TOUTES LES ESPECES.\u2014La bonne terre à jardin ordinaire, dans laquelle on mêle un peu de sable si elle est argileuse, un peu d'argile si elle est trop sableuse et à laquelle, en tout cas, on adjoint un quart de bon terreau de couche, recueilli sur celles du printemps précédent, est ce qui convient pour la plupart des bulbes.On doit éviter d\u2019y mettre du fumier frais et, généralement, on se trouvera bien d'incorporer dans chaque pot une poignée d'os moulus (poudre d\u2019os) .De Quelque qualité que soit le sol, il faut éviter de le paqueter dans le pot, mais ne l\u2019y presser Que par l'introduction des bulbes.EMPOTAGE DES BULBES.\u2014Après avoir mis, sans la fouler, la terre dans les pots, on y plante les bulbes en les pressant, Quel que soit leur volume, de manière à ce qu'après les avoir entrées dans le sol, on ne les Voie plus à la surface, faisant en sorte qu\u2019il reste un pouce de vide au dessus du sol, pour recevoir l'eau d\u2019arrosage.Ceci fait, pour les premières bulbes plantées au 15 de septembre, on place les pots dans un endroit sombre et frais, soit dans une remise ou hangar, soit dans un cadre de Vieille couche chaude inoccupé, soit dans une cave fraiche, mais toujours à l\u2019obscurité, pour permettre aux bulbes de faire des racines.Si l'on peut les maintenir, à ce moment, à une température de 50° F., c\u2019est-à-peu-près celle qui convient.Quant aux bulbes qui sont empotées plus tard, en novembre ou dans l'hiver, on les met à l'obscurité dans une cave ayant une température de 40° à 45° F., pour y rester pendant environ un mois.Aussitôt que les feuilles commencent à se montrer, on met les pots à la lumière, dans une chambre fraîche où on les laisse jusqu\u2019à ce Que les tiges et boutons à fleurs commencent à apparaître.À ce moment, On place les pots dans une chambre où ils ont la lumière du soleil et où la température est à pas moins de 60° F.Il arrive que les tiges à fleurs sont très lentes À s\u2019allonger, menaçant même (uelquefois de donner leurs fleurs lorsqu'elles sont très courtes, comme cela se voit assez fréquemment chez les tulipes et les jacinthes.Alors, on met sur ces tiges un cylindre de deux pouces de diamètre et de cinq à six pouces de haut, en papier fort, ce qui les force, en recherchant naturellement la lumière, à s'allonger pour la trouver.Il ne faut pas oublier de bien drainer le fond des pots avant d'y placer la terre.Cela se fait en y plaçant des morceaux de pots à bouquets cassés, de petites pierres, etc., sur un pouce d'épaisseur.BULBES A FORCER.JACINTHES.\u2014Pour forcer ainsi dans la maison, les meilleures jacinthes pour faire fleurir de bonne heure sont les jacinthes romaines, dont il y a des bleues, des roses et des blanches.Elles sont beaucoup plus petites que les jacinthes flamandes ou de Hollande, mais sont les plus promptes à fleurir.Pour ce qui est des jacinthes de Hollande, on doit choisir les plus grosses bulbes pour le forcage dans la maison.Voici une liste des variétés les plus recommandables.Pour forçage hâtif: L\u2019Innocence, blanc; Général Pélissier, rouge foncé; Lady Derby, rose et Schotel, bleu pâle.Viennent ensuite avec floraison plus tardive; Czar Peter, bleu pâle; La Grandesse, blanc; Charles Dickens, bleu violet foncé; Cardinal Wiseman.rose foncé; + din LR fo 0; a gs ue 3 iF Collection de bulbes à fleurs pour la saison d'hiver a SR IS A AAT EL SR SB LAT in RSE om 86 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE Lord Macauley, rose avec raies couleur de chair; Roi des Jaunes (King of the Yellows), uniformément jaune.Ces variétés sont simples.Les doubles se forcent généralement mois bien mais, on obtient cependant de bons succès avec les suivantes: Garrick, bleu lilas foncé; Lord Nelson, bleu pâle; La Tour d'Auvergne, blanc pur, Léo, carmin pâle; Othello, bleu très foncé, Parmi les jacinthes de Hollande il y a, en outre, celles qu\u2019on appelle jacinthes miniatures, à courtes tiges, que l\u2019on cultive en groupes de huit ou dix dans des terrines (puns).BULBES A FORCER.TULIPES.\u2014Les tulipes sont fort jolies A forcer dans la maison.On ne peut guère les avoir plus tot que pour Noël et, encore, il n\u2019y a que celles de la variété Duc Van Thol, dont il y a des couleurs variées, qui soient prètes aussitôt, et elles ne sont pas d'aussi belle qualité que d\u2019autres, que nous allons nommer et qui sont plus désirables.Parmi les simples il y a: Cottage maid, rose et blanc; Bacchus, rouge foncé; Artis, écarlate brillant; Proserpine, rose foncé; Belle Alliance, éenrlate; Cramoisie brillant, rouge vif; Couleur Cardinal, orangé écarlate tournant au Violet; Chrysolora, jaune.Parmi les doubles on recommande: Couronne d'or, jaune; Gloria Solis, brune et jaune; Murille, rose et blanche; Tournesol, rouge et jaune; Salvator Rosa, rose foncé et blanc.On n encore, pour la culture en pots pour fin d\u2019hiver, la tulipe Dragonne ou Perroquet (Parrot tulip), qui est très belle.Parmi ces dernières on distingue; Café Brun, jaune rayé de rouge; Lutea Major, jaune; Mark Graaf von Baden, orange doré, rayé d\u2019écarlate.On cultive les tulipes avec succès en en mettant de quatre à six bulhes dans des pots de quatre à cin4 pouces.BULBES A FORCER.NARCISSHS.\u2014Les narcisses À bouquet ou de Constantinople sont très utiles et fort jolies comme bulhes À forcer.On les appelle en anglais: Paper white Narcissus.11 faut les planter en octobre-novembre, nécessairement si l\u2019on veut en obtenir un beau résultat.On obtient aussi un bon succès avec les narcisses-jonquilles jaunes, dont Ian Variété Van Sion est la meilleure à forcer.AUTRES BULBES BONNNS A FORCER.\u2014Les safrans (Crocus) , les Scilles et les Freesins sont aussi des bulbes qui se prêtent bien an forçage, sans parler des lis de diverses variétés.IMPORTANTES REMARQUES FINALES.\u2014 I est bien nécessaire de se pénétrer de l\u2019idée qu\u2019il faut absolument éviter de se servir de fumier frais pour l\u2019empotage des bulbes.Le hon terreau bien consommé doit être ajouté À la terre des pots, avec la poudre d\u2019os, tel que dit plus haut.Puis, il importe de tenir les bulbes à l'obscurité, à une température plutôt basse (40° à 50° F.) aussitôt après leur plantation, afin de les forcer à faire leurs racines.Sans ces deux précautions, inutiles de tenter leur culture.J.C.CHAPAIS VERGERS ET DRAINAGE I semblerait d\u2019aprés un article publié précédemment, que la perfection serait de tenir le sol du verger dans un état continuel d\u2019ameublissement, c\u2019est-à-dire de le labourer et de le cultiver pendant toute la durée de la végétation.Il en serait ainsi si nous n\u2019avions pas à compter avec le peu de durée de cette saison de végétation et la rigueur de l\u2019hiver, bien que l\u2019on puisse citer certains sites de notre Province où cette cuiture du sol a produit d\u2019excellents résultats.S'il s\u2019agit de pommiers nouvellement plantés, il est indispensable de cultiver le terrain, non seulement d\u2019y mettre de l\u2019engrais, mais surtout de faire Certaines cultures dans le but de maintenir l\u2019humidité dans le sol et favoriser ainsi le mouvement de la sève.Je citerai, comme exemple, le fait d\u2019avoir semé du sarrasin dans tn jeune verger de er Melntosh, grâce auquel ces jeunes arbres ont fait une pousse remarquable.Il y a toutefois une certaine catégorie de pommiers chez lesquels on ne saurait sans inconvénients sérieux déterminer une végétation d\u2019arrière- saison trop active.Ce sont les pommiers à fruits d\u2019hiver, ceux dont la culture est la plus lucrative, avec lesquels on peut certainement constituer des vergers de commerce.Il est important que leurs fruits mûrissent bien et atteignent d\u2019une façon parfaite leur coloration et leur arôme.Il faut pour cela Que la sève circule dans les arbres jusqu\u2019à l\u2019é-.poyue de maturité, c\u2019est-à-dire jusqu\u2019à la veille des gros froids.J'ai constaté que ceux, qui pouvaient résister aux froids rigoureux étaient précisément ceux ayant parfaitement mûri leur bois; ce Qui est le cas pour les pommiers à fruits hâtifs, dont la saison de croissance s\u2019arrête au moment de la cueillette, après laquelle les feuilles prennent leur teinte automnale.Le bois mûrit, s\u2019aoûte, et supportera certainement les rigueurs de l'hiver.Il en cst tout autrement des pommiers d'hiver.L\u2019arboriculteur doit s\u2019appliquer à concilier ces deux nécessités: faire mfrir le fruit et ralentir la végétation assez tôt pour du\u2019elle soit complètement arrêtée à l\u2019entrée de l'hiver.Pour arriver À ce double résultat, il faut s\u2019y prendre de bonne heure, dès que la terre est suffisamment préparée au printemps pour recevoir les instruments agricoles.On pratique dans lé verger un bon labour, dont l\u2019effet immédiat sera de déterminer le départ de la sève.Sur ce labour, on sèmera du trèfle avec du grain si l\u2019on veut, pourvu Que l\u2019on n\u2019ait pas la pensée de subordonner les soins aux arbres À cette récolte de grain.Sur la fin de la saison, le trèfle contribuera au ralentissement de sève dans les arbres, qui se fera progressivement jusqu'à l'arrêt complet, ayant lieu ordinairement avant l\u2019arrivée des gros froids.Le trèfle passant l'hiVer sous la neige, constitue une excellente protection pour les racines, et un très bon tapis pour les fruits qui tombent à l\u2019automne, dont quelques-uns peu meurtris pourront encore se vendre à bon prix.Au printemps suivant ce trèfle est labouré de bonne heure, enfoui, et on en sème d'autre que l\u2019on traite de la même façon.Ce système d'entretien a le double avantage de- fournir aux arbres un engrais azoté abondant et de contribuer à faire mûrir le bois des variétés d\u2019hiver à croissance rapide.Tl supporte des modifications suivants les circonstances.C\u2019est ainsi que certains vergers pourront très bien réussir en prairie, pourvu que fes arbres y reçoivent les engrais nécessaires.DRAINAGE DU SOL DES VERGERS Parmi les éléments jouant un rôle important dans la végétation, il convient de placer l\u2019eau au premier rang.Elle intervient à peu près dans toutes les fonctions de la Vie végétale; l\u2019absorption, l'assimilation, la respiration des plantes.ll n\u2019en cet pas non plus dont il soit plus difficile de contrôler l\u2019action.S\u2019il faut qu\u2019un sol, destiné aux arbres fruitiers, puisse garder une provision d\u2019eau suffisante aux besoins des arbres, il ne doit pas trop en garder.Les racines de nos arbres fruitiers, surtout celles du pommier, sont très-su- jettes à la pourriture, et l\u2019on est surpris de la quantité de terrains, paraissant suffisamment secs à la surface, paraissant d\u2019ailleurs être dans des conditions exceptionnelles pour s\u2019égoutter naturellement et qui, cependant, conservent dans leurs profondeurs des réserves d'humidité insoupçonnées, où les racines des plantes pourrissent, une fois qu\u2019elles y sont parvenues.Ceci explique bien des déboires dans la culture des arbres fruitiers.Le drainage nous apparait comme une opération préliminaire des plus indispensables, destinée à régulariser l'humidité du sol, et À la dispenser aux racines dans une sage mesure, celle de leurs uniques besoins.Il gemble généralement que le drainage ne soit pratique que dans les terrains trop humides.Pour ces derniers, on n\u2019a aucune peine à se convaincre de la nécessité de ce travail préparatoire, on comprend qu'il faille faire disparaître l\u2019excédent d\u2019humidité; mais dans les sols trop secs, le drainage semble .pour le moins inutile.Or, les sols arides mis évidemment.de côté, certains côteaux secs et pierreux, ont pu, après bien des tentatives inutiles, grâce enfin au drainage, se couvrir de vergers florissants et apporter aussi au propriétaire leur contingent de revenus.Les avantages du drainage en sol sec s'expliquent, du reste pour qui considà- re l\u2019action mécanique des drains.Ceux-ci, en effet, attirent à eux l'humidité des couches immédiatement voisines, puis des couches plus éloignées, jusqu\u2019à celles de la surface.Celles-ci, il est vrai, ne compreMnent guère, en fait d'humidité, que celles provenant des pluies et des rosées.Cette humidité est en Guantité Vraiment appréciable, et voyageant de couches\u2019 en couches jusqu\u2019aux drains en- traine avec elle, les\u2019 principes fertilisants qu\u2019elle dissout et dont bénéficient les racines.Lorsque survient une sécheresse, la pluie faisant défaut, on peut toujours compter sur la rosée des nuits, et même sur l\u2019humidité atmosphérique qu\u2019un sol bien drainé absorbe facilement.En l\u2019absence des drains, les pluies d\u2019été coulent à la surface et ne dépassent guère les couches superficielles, et toute catte humidité, ainsi que celle provenant de l'atmosphère, se trouve sans utilité pour les racines des arbres.Grâce au drainage, il n\u2019y a, à peu près, aucune terre qui ne puisse devenir terre à pommiers.Les terres argileuses elles-mêmes, ou terres fortes, réputées si réfractaires aux arbres fruitiers, peuvent leur devenir propres.Leur principal défaut, en effet, n\u2019est-il pas de retenir trop l\u2019eau, d\u2019être trop froides?En drainant convenablement, en ameublissant la surface, on aura un sol des plus convenables, s\u2019asséchant bien et se réchauffant suffisamment.Un certain cultivateur avait mis un drain soil- terrain dans son Verger il y a trois ans.Un de ses Voisins n\u2019ayant pas confiance dans le drainage, croyait cette opération inutile, vu que d\u2019après lui le sol deviendrait plus see.S'il a visité ce verger plus tard, il a dû modifier son opinion, parce Que ce terrain n\u2019a nullement souffert de la sécheresse qui a prévalu cette année.Si l\u2019on se rendait compte de ces résultats, on ne reculerait pas devant des frais appelés à être promptement couverts par une récolte remarquable de fruits.Grâce au drainage, les eaux pfuviales ne glissent plus, ou beaucoup moins dans tous es cas, sur la surface, emportant aux fossés les principes fertilisants qu\u2019elles détiennent, mais elles filtrent à travers la couche arable et s\u2019y dépouillent de ces principes fertilisants, pour le plus grand profit des arbres fruitiers.Ces principes fertisants ne sont autres que les engrais convenables que l\u2019on répandra en temps propice, dont profiteront les racines des pommiers, lors même que ce serait une année de sécheressé; c\u2019est ainsi que dans ces vergers, drainés et engraissés, les pommiers seront vigoureux, chargés \u2018de pommes remarquables, ne tombant pas, et rapportant au propriétaire un profit considérable.G.REYNAUD, Acton-Vale m = 0 G oom + = oO me Qc eo =H 0 = 0c om f pe Crp pe ser con Erase LE JOURNAL D'AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 87 LE FOYER DE LA FAMILLE BENOIT XV A tous les Catholiques de l\u2019univers peine étions-nous placé dans la Chaire du Bienheureux Pierre, que, bien convaineu de notre insuffisance pour une fonction si haute, nous avons adoré profondérnent le secret dessein de la Providence, qui avait élevé la bassesse de notre personne à ce degré de sublimité.Que si, tout en nous sentant dépourvu des qualités requises, nous avons accepté néanmoins avec confiance l\u2019administration du Souverain Pontificat, nous ne l\u2019avons fait qu\u2019en nous appuyant sur la Divine Bonté, persuadé que nous recevrions la force et l\u2019assistance opportunes de Celui qui nous avait imposé la charge d\u2019une telle dignité.Mais, dès le premier regard jeté du haut de ce Siège Apostolique sur le troupeau du Seigneur remis À nos soins, nous avons été saisi d'horreur et d\u2019amertume, en contemplant cette guerre épouvantable ou nous Voyions une si grande partie de l\u2019Europe dévastée par le fer et le feu et toute rougissante du Sang des Chrétiens.C\u2019est en effet Jé- sus-Christ, le bon Pasteur, dont nous tenons la place dans le gouvernement de l\u2019Eglise, qui nous confie les agneaux et les brebis, pour que nous les comprenions tous, Quels qu\u2019ils soient, dans les étreintes d\u2019une même charité paternelle, Puis donc qu'à l\u2019exemple du Seigneur nous devons être prêt, comme nous le sommes, à donner jusqu\u2019à notre vie pour leur salut, nous sommes dans la ferme et certaine détermination de ne rien négliger de ce qui sera en notre pouvoir, Pour accélérer la fin d\u2019une si funeste calamité.Pour le moment, avant méme d'envoyer à tous les Ordinaires des lettres Encycliques, selon l\u2019usage observé par les Pontifes Romains au début de leur Apostolat, nous ne pouvons nous dispenser de répéter les paroles de notre Prédécesseur, Pie X, de très saïnte et immortelle mémoire, paroles qui furent mises sur ses lèvres mourantes, au premier fracas de cette terrible guerre, par sa sollicitude pastorale et son amour pour le genre humain.C\u2019est pourquoi, tandis que Nous-même, les yeux et les bras élevés vers le ciel, Nous adresserons à Dieu de ferventes supplications, Nous exhortons et Nous conjurons tous les enfants de l\u2019Eglise surtout ceux qui font partie de la sainte hiérarchie, comme l\u2019a fait avec tant d\u2019insistance notre Vénéré Prédécesseur: Qu'ils agissent sans cesse, qu\u2019ils redoublent d\u2019efforts, soit dans l\u2019humilité de la prière privée, soit \u2018dans la solennité des supplications publiques, demandant à Dieu, l\u2019Arbitre et le Souverain Mai- tre de toutes choses, qu\u2019Il se souvienne de sa miséricorde, et dépose enfin le fléau de sa colère, par lequel Il demande raison aux peuples de leurs iniquités.Daigne nous assister et nous favoriser dans nos communs désirs la Vierge Mère de Dieu, dont la bienheureuse naissance, objet de 1a fête de ce jour, brilla sur le genre humain épuisé de fatigue comme une aurore de paix, Elle qui devait enfanter Celui en qui le Père Eternel a voulu réconcilier toutes choses, pacifiant par le sang versé sur la Croix tout ce qui est au Ciel et sur la Terre.Quant à Ceux qui sont préposés aux destinées des peuples, Nous les prions instamment et Nous les conjurons de se laisser fléchir et de faire céder leurs propres dissentiments au salut de la société humaine.Qu'ils considèrent combien de misères et de deuils accompagnent déjà cette vie mortelle, sans qu\u2019il faille la rendre encore plus malheureuse et plus désolée.N\u2019y a-t-il pas assez de ruines amoncelées, assez de sang répandu?Qu'ils se hâtent d\u2019entrer dans des pensées de paix et d'en venir à se donner la main.Ils obtiendront ainsi de Dieu une récompense éclatante pour eux-mêmes et pour leurs peuples, et ils auront bien mérité de la société c\u2019ile toute entière.A Nous enfin, qui éprou- 4 vons au début de Notre Pontificat des difficultés bien graves, du fait d\u2019une perturbation si considérable, ils procureront en répondant à nos prières la satisfaction la plus douce et la plus désirée.Donné au Palais du Vatican, le 8 septembre 1914, en la fête de la Nativité de la Sainte-Vierge.BENOIT XV, Pape.DE L\u2019ALIMENTATION RATIONNELLE DANS LA FAMILLE \u2019ARTICLE sur ce sujet, publié dans le numéro L de septembre, nous a valu des remarques (trop flatteuses), qui nous engagent à en continuer le développement.Est-il possible de préparer un régime alimentaire rationnel qui soit en méme temps un régime qui ne coûte pas cher?\u2014Nous répondons: Oui! Certainement! \u2014 Le régime alimentaire le plus rationnel est le régime le plus simple, et, par conséquent, le plus économique.Avant d\u2019entrer dans de plus amples détails, parlons un peu de notre défaut le plus capital: On mange mal, on mange trop, on mange de tout sans discernement, et sans consulter ni les besoins, ni les aptitudes de son estomac.Ces trois défaut détraquent et détruisent plus de robustes constitutions que les épidémies les plus meurtrières.\u2014On mange mal, qu'est-ce à dire?L'heure des repas est mal choisie, mal réglée, Au sortir du lit, la première action, après la prière du matin, est de se mettre à table et de prendre un déjeuner solide, lourd et hâtivement préparé.A cette heure matinale, l\u2019estomac, qui n\u2019a rien pris depuis douze heures, est mal disposé à accepter cette charge de vivres ingurgitée à la hâte.La sécrétion des svcs salivaires et gastriques, si nêces- saires À la digestion, se fait mal et en quantité insuffisante.Les aliments, insuffisamment insalivés et mastiqués, se dissolvent imparfaitement et irritent et fatiguent l\u2019estomac outre mesure.ane La digestion languit, des gaz se dégagent de cette décomposition faite trop lentement, et dans de mauvaises conditions hyg'éniques.Ces gaz sont des poisons qui causent du malaise, des vertiges, des maux de tête, cette lourdeur de tout le système dont on se plaint si souvent.\u2014 En sortant du lit, on dait boire lentement un verre d\u2019eau froide, fraîche et saine.Ce qui convient le mieux, c\u2019est de laisser s'écouler au moins une heure avant de prendre son déjeuner, et faire une facile besogne au grand air matinal.On ne fumera pas à jeun: ce serait une grande faute.Le tabac vicie les sucs de la digestion et paralyse les nerfs de l'estomac.Le déjeuner, comme les autres repas d'ailleurs, sera composé de vivres bien cuits et servis chauds.Rien ne prépare aussi bien l\u2019estomac qu\u2019un gruau bien cuit au bain-marie et arrosé d\u2019une tasse de lait frais.Après cela on pourra se permettre une viande froide (jambon, porc frais) , avec des pommes de terre chaudes.On arrosera le tout d\u2019une bonne tasse de café de céréales grillées.Si on ajoute à cela un œuf et une petite pointe de fromage avec du beurre, on aura un déjeuner d\u2019une facile digestibilité, riche en matières nourrissantes et parfaitement hygiénique.Il va sans dire Que le pain bien fait et rassis fera partie de tous les repas.J.G.PARADIS, M.D.(A suivre) HYGIENE Ste.X.X.X.\u2014août 1914, Monsieur le docteur Paradis, Monsieur, URIEZ-VOUS la complaisance de me dire quel est le meilleur moyen de nous protéger contre les nuisances causées par les fosses d\u2019aisance, les puisards, les tueries et les porcheries, dans un petit village de huit cents habitants?Notre conseil a-t-il le droit de réglementer à ce sujet?EXPOSITION SCOLAIRE AGRICOLE DE ST-CA SIMIR.\u2014Plus de 75 fillettes du couvent y expo- , sent des travaux domestiques ens avis es mg om ce mes rat Ta ait Top at 88 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE LES FERMES EXPERIMENTALES Quelques épis glanés à travers les rapports annuels de 1913 MAIS D'ENSILAGE IX variétés de maïs et deux variétés de maïs Kafir ont été cultivées pour ensilage l\u2019an dernier.Elles ont été plantées sur une terre qui avait été traitée comme pour les autres plantes sarclée, mais à cette exception près qu\u2019on n\u2019y avait Pas ajouté d'engrais chimiques.Le Longfellow qui n\u2019est cependant pas la Variété la plus productive a donné les meilleurs résultats au point de vue de l\u2019ensilage.IRRIGATION DES PRAIRIES On a constaté que les prairies parfaitement irriguées en automne offrent cet avantage que la terre est en état d'humidité au printemps et que le foin y fait une pousse vigoureuse de bonne heure.Il faut aVoir soin de ne pas trop retarder l\u2019irrigation vers la fin de la saison, sinon la récolte pourrait en être retardée considérablement dans sa croissance.L'irrigation d'automne est surtout avantageuse en ce qui concerne la luzerne et encore plus pour les graminées fourragères.Une récolte à longues racines comme la luzerne irriguée à l\u2019automne donne, en une saison ordinaire, un rendement maxi- Je serais enchanté si vous pouviez me donner une direction par la voie du Journal d'Agriculture.Votre dévoué serviteur, G.Ed.Ptre.Curé.Nous sommes heureux que notre distingué correspondant nous fournisse l\u2019occasion\u2019 de parler de ces importantes questions qui relèvent de l\u2019hygiène.A La Convention des Services Sanitaires de 1910, on a longuement et pratiquement discuté ces questions et nous ne saurions mieux faire que d\u2019extraire de ces délibérations tout ce qui peut intéresser notre correspondant.Il n\u2019y a pas que le village de X.X.X.qui souffre des inconvénients très sérieux causées par les nuisances publiques mentionnées plus haut.Ce mal sévit dans presque toutes les agglomérations un tant soit peu considérables.Les puisards non étanches et les fosses d\u2019aisances fixes constituent un grave danger et devraient être supprimés sans délai.Ces puisards et ces fosses déversent leurs eaux usées directement dans le fossé du chemin en bordure et ces eaux sont une cause de pullulation et de mauvaises odeurs insupportables.Ils contaminent la nappe d\u2019eau souterraine qui alimente les puits des familles et ils souillent les caves avoisinantes.Le Conseil municipal a les pouvoirs suffisants pour faire disparaître ces nuisances, et exiger la construction de puisards étanches et de latrines À réservoir étanche.Le conseil municipal a aussi le pouvoir de réglementer la construction des abattoirs et des porcheries, et de les fixer dans uns endroit où ils ne sauraient constituer une nuisance ou un danger.Les porcheries ne doivent pas être tolérées à une distance de moins de 150 pieds des habitations, dans un village un peu dense.Il en est de même des amas de fumier et de déchets Qui ne doivent pas être tolérés à moins de 400 pieds des habitations.Dans le cas où les autorités municipales locales ne croiraient pas devoir agir, il suffit de s'adresser au Conseil provincial d'hygiène, à Montréal, qui a juridiction sur toute la province.J.G.PARADIS, M.D.DIVERS mum à la première coupe, sans qu\u2019il soit besoin de l'\u2019irriguer au printemps.Mais les plantes dont le développement des racines est faible telles que le mil et le Brome demandent à être irriguées en mai et souvent à deux ou trois reprises avant l\u2019époque de la coupe.ALIMENTATION DES PORCS On est satisfait des excellents résultats obtenus avec les porcs au point de vue bénéfice net, alimentation expérimentale, élevage expérimental et distribution à bas prix de jeunes reproducteurs de race.Trois races sont représentées À la ferme expérimentale: les Yorkshire, Tamworth et Berkshire.T1 a été fait deux essais d\u2019alimentation des plus intéressants et qui auront une grande importance pour l\u2019industrie du porc.Dans l'alimentation d'été, en vue de l\u2019engraissement, le trèfle coupé en vert et remplaçant un Quart de la ration de grain moulu a une valeur alimentaire de $6.20 la tonne.D'autre part, on a acquis quantité de renseignements précieux sur la valeur relative du grain moulu, du lait écrémé et des navets pour l'élevage et l'engraissement des porcs en hiver.On continu ces expériences afin de démontrer les méthodes les plus avantageuses d\u2019alimentation et les valeurs relatives d'une quantité de produits alimentaires obtenus sur la ferme ou trouvés dans le commerce.LA TRAITE MECANIQUE Pour le moment, voici la conclusion des quelques expériences faites: 1.Elle est mécaniquement possible, le coût principal de l'entretien est le remplacement du revêtement en caoutchouc des becs.2.Elle paraît raccourcir légèrement la durée de la période de lactation.3.Elle ne déplait nullement à l'animal.4.Le nettoyage parfait des appareils offre certaines difficultés, 5.La production de lait très propre est plus difficile.6.Elle réduit sensiblement la main-d'œuvre, mais d\u2019autre-part elle exige un surcroit de précautions, et par conséquent de travail dans les opérations de nettoyage.FRAISES DE SEMIS De nouvelles variétés de fraises créées par le service de l\u2019horticulture ont reçu des noms cette année, savoir: Cassandra, Cordelia, Desdemona, Hermia, Julia, Lucetta, Mariana, Miranda, Ophelia, Portia, Silvia, Viola et Virgilia.PRUNES DE SEMIS Les variétés suivantes ont été nommées cette année: Corona, Firmana, Hazel, Rhoda et Vesta.QUELQUES PRATIQUES A EVITER EN AVICULTURE Malheureusement, nombreux sont les cultivateurs qui ont des pratiques défectueuses.Qu'ils les évitent s\u2019ils veulent alimenter un marché de choix.En voici quelques-unes des plus communes et des plus mauvaises : 1.Qn conserve les œufs chez soi jusqu\u2019à ce qu\u2019- on en ait assez \u2018\u2018pour qu\u2019il vaille la peine de les porter au marché\u2019\u2019.En attendant ils perdent leur fraîcheur et l'acheteur, qui s\u2019en aperçoit, ne veut les payer que comme seconde qualité.2.Trop de fermiers ont la mauvaise habitude de tenir leurs pondeuses dans des poulaillers mal construits et insalubres.Très souvent poules et poulaillers sont infestés de vermine ou contiennent des germes de maladie.Le poulailler doit être simple, mais confortable.Le service de l'aviculture de la ferme centrale d'Ottawa se fera un plaisir de - fournir des plans aux personnes qui lui en feront la demande.3.Les rations journalières manquent de variété.Les poules mangent alors leurs œufs ou pondent des œufs à coquille molle ou sans coquilles; elles mangent même leurs plumes.Ces vices sont quelquefois aussi le fait des poulaillers surpeuplés.4, On fait trop souvent couver à une époque trop aVancée de la saison, et les poulettes, au lieu de se mettre à pondre dès octobre ou novembre, restent improductives pendant l\u2019hiver, au moment où les œufs se vendent cher.5.On laisse les mâles avec le troupeau pendant toute l\u2019année, et il en résulte que.l'\u2019on n\u2019a Que des œufs fécondés.Le Canada subit chaque année de ce fait une perte considérable en œufs gâtés.6.Toute la maisonnée s'occupe de la basse- cour, c'est-aA-dire que personne n\u2019en est chargé.Il vaut beaucoup mieux confier le soin des poules à l\u2019un des garçons ou des filles de la maison.Qu\u2019une rersonne soit tenue responsable; ta basse-cour en sera mieux tenue et rapportera davantage.Essayez- le.MATERIAUX QUE L\u2019ON DESIRE FAIRE EXAMINER Les propriétaires qui désireront faire déterminer les causes d\u2019un fléau sévissant dans leur basse-cour pourront s\u2019adresser au laboratoire de biologie ou au service de l\u2019Entomologie d'Ottawa, qui se chargera de l'examen pourvu que des matériaux convenables lui soient fournis.Autant que possible on devra envoyer par express deux oiseaux malades, et en vie, pour permettre de faire une autopsie complète.Il n\u2019est pas nécessaire de payer d'avance les frais d\u2019express.Si le propriétaire a fait lui-même l\u2019autopsie, il pourra envoyer par la poste les tissus contaminés, mais à condition qu\u2019ils soient en bon état de conservation et bien emballés.Un bon moyen est de les mettre dans de l'alcool pur ou dans une solution d'une partie de formaldéhyde pour neuf parties d\u2019eau.On enverra, à la suite de l'examen des instructions appropriées pour éviter la propagation de la maladie.Les spécimens envoyés par express ou par la poste devront être adressés au Laboratoire biologique d'Ottawa.Pour éviter toute confusion, on devra fournir, en même temps que les spécimens, des renseignements sur les dommages subis.L\u2019envoyeur devra écrire lisiblement son nom et son adresse, s\u2019il veut recevoir dans le plus bref délai les résultats de l\u2019examen,\u2014E.B.CONVENTION AGRICOLE POUR LES INSTITUTEURS PRIMAIRES A GUELPH, ONT.L\u2019Enseignement de l\u2019Agriculture à PEcole Primaire UELPH, Ont., 6 août, 1914.\u2014Près de 350 instituteurs et inspecteurs d\u2019écoles sont réunis à Guelph, Ont, au collège d\u2019Agriculture.Depuis lundi dernier, un grand nombre d\u2019instituteurs d'Ontario étudient ensemble le problème rural.( On remarquait à la Convention plusieurs personnages distingués d\u2019Ontario, de Québec et des Etats-Unis, dont voici les noms: MM.S.B.Mc- Cready, Directeur de l\u2019Enseignement Elémentaire agricole d\u2019Ontario, M.H.W.Foght, du Bureau d\u2019Education de Washington, D.C., M.GO*A.Zavitz, professeur au Collège d'Agriculture aingi que M.Dean, Dr H.B.Miller, etc.La Province de Québec était représentée par M.Sutherland, du Dept., de l\u2019Instruction Publique, et par M.Jean-Charles Magnan, représentant du Ministère de l\u2019AgTiculture de Québec, et M.Henri Dus- sault, de Montréal.On remarquait aussi Mme Dr Annie Ross et Miss Jessie Field, sec.du Y.M.C.A., de New-York, M.R.Reck, Associate professor of Guelph, et J.W.Crow, prof., de Pomologie.+ VE TERE at te de se lig év re te de cul fre re p of cu sit au q to tr qu tr ab ste peor ape [UEC pe a © LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 89 Le problème agriéole a été étudié sous toutes ses formes par les membres de la convention.Voici la conclusion des débats: \u2018\u2018L\u2019Ecole rurale doit former une génération de cultivateurs d'élite.Pour cela, il faut que les instituteurs, les institutrices, les Commissaires d'Ecoles et les Inspecteurs des écoles rurales encouragent l\u2019enseignement des notions élémentaires d\u2019Agriculture à l\u2019Ecole, aident à la création des jardins scolaires, bibliothèque agricole, musée agricole, gravures champêtres à l'Ecole, etc.De plus, tous devront favoriser le travail du Département de l'Education et celui des agronomes du district qui sont au service des instituteurs ruraux et des cultivateurs.Plusieurs discussions intéressantes ont été faites.M.Jean-Ch.Magnan, du Dépt.de 1\u2019Agriculture de Québec, a expliqué aux membres de la Convention le travail fait par le Dépt., de 1'Agriculture de Québec pour développer l\u2019Enseignement de l\u2019Agriculture à l\u2019Ecole primaire.Comme dans Ontario, nous voulons former dans Québec, des cultivateurs qui lisent, qui pensent, qui travaillent, bref, une élite qui donnera l'exemple aux autres cultivateurs.FAISONS AIMER LE SOL A guerre qui sévit actuellement en Europe a causé un malaise très prononcé dans toutes les villes de notre pays.Bien des usines ont fermé leurs portes, d\u2019autres ont diminué leur personnel; les travaux de construction sont suspendus; les chantiers pour la coupe du bois sont fermês en plusieurs endroits, les sans-travail sont nombreux dans les villes.; Le coût de la Vie est plus élevé que jamais; depuis quelques semaines il s\u2019est; opéré une hausse générale sur les denrées alimentaires.Cette hausse, imprévue il y a Quelques semaines, jointe au manque de travail, rend la situation fort peu rassurante pour les ouvriers des villes et des villages surtout à l\u2019approche d\u2019un hiver que l\u2019on annonce comme devant être assez rigoureux.L\u2019économie que l\u2019on méprise tant dans les villes s\u2019imposera forcément si l\u2019on veut éviter la famine.Non seulement il faudra retrancher les plaisirs inutiles, qui fascinent tant la population des campagnes, mais on devra rogner même sur le nécessaire.Et pour peu que cette situation se prolonge ce sera la gêne sinon la misère.Et quel remède apporter à cet état de choses?.Il faut attendre et rien de plus.La situation est bien différente chez le cultivateur, les hausses qui se produisent dans le prix des denrées vont généralement grossir ses profits.Tout se Vend plus cher que par les années passées, les moyens de production sont considérablement améliorés, la science anseigne à l\u2019agriculteur comment éviter les disettes, par des rotations et des cultures Variées qui diminuent considérablement les pertes des années trop sèches ou trop pluvieuses.L'industrie laitière et l\u2019élevage des animaux sont des sources inépuisables de revenus pour la grande culture, tandis que l'aviculture et le potager offrent à celui qui n\u2019a que ses bras pour capital des revenus considérables.Et ce qui est le plus appréciable, c\u2019est que si les prix de ces produits sont exposés, comme toutes les marchandises, aux fluctuations du marché, les cultivateurs ne peuvent se trouver en face d\u2019une situation embarrassantes aussi générale Que celle où sont aujourd\u2019hui les ouvriers des villes.Un simple coup d\u2019oeil sur la situation actuelle au Canada suffit pour convaincre le plus sceptique de la justesse de nos prétentions.Le plus lourd fardeau des taxes générales pèse toujours plus sur le consommateur.Le producteur trouve toujours moyen de se rembourser des taxes Qu'on lui impose, mais le consommateur n\u2019a d\u2019autre perspective que de payer.Si le travail est abondant, si l\u2019argent est ¢ommun, tout est pour le mieux.Dans les temps de crise ceux qui ont pu s\u2019amasser des économies, ceux qui ont été favorisés par la fortune peuvent toujours se tirer d\u2019affaire, mais les autres?.Tl est donc facile de conclure que les cultivateurs sont la classe favorisée, et qu\u2019il est bien aveugle celui qui laisse là sa ferme pour aller gagner sa vie, à la journée dans les villes et les villages.Bien plus, il devrait se faire un mouvement général pour habituer les jeunes à s\u2019attacher plus intimement au sol, pour leur faire aimer la grande nourricière du genre humain.Qu'on ne se fasse pas illusion; la crise que nous traversons a eu des prétédents qui, pour provenir d\u2019autre source, n\u2019en ont pas été moins pénibles, et nous pouvons être sûrs qu\u2019elle sera suivie de bien d\u2019autres.C\u2019est dans la culture intelligente du sol que le peuple canadien-français a trouvé les énergies nécessaires à son développement; c\u2019est encore dans la bonne vieille terre canadienne qu'il puisera la force dont il a besoin pour surmonter les difficultés et renverser les obstacles sans nombre qui se dressent devant lui.Sachons donc développer chez les jeunes l\u2019amour du sol, sachons faire comprendre la beauté et la grandeur de cette profession, qui tire des entrailles de la terre la vie du genre humain.\u201cLe Droit\u201d, d'Ottawa.LES GLACIERES AU CANADA Pour les Produits laitiers \u2019APRES M.J.A.Ruddick, Commissaire de D PIndustrie Laitiére et de la Réfrigération, Ottawa, les établissements possédant une installation frigorifique ou glacière se répartissent ainsi: Provinces % Ë m3 2 d g È + 2% 5.32 35 a m as no Québec, 894 576 698 125 Ontario, 1,019 128 59 1 Alberta, 3 53 1 1 Colombie-Britannique, 23 Manitoba, 18 30 1 3 Nouveau-Brunswick, 24 17 3 Nouvelle-Ecosse, 7 13 1 Ile du Prince Edouard, 17 8 19 Saskatchewan, 2 17 \u2014\u2014 \u2014 \u2014\u2014 \u2014 1,984 855 782 129 (Ice and Cold Storage, Avril 1914) \u2014 DES GENS BIEN SATISFAITS TN cultivateur des environs de St-Hyacinthe, qui pratique depuis trois ans le contrôle des vaches laitières, s\u2019en déclare enchanté.Et il a de très bonnes raisons de l'être, car en juin de cette année ses neuf vaches ont donné en moyenne 1,293 livres de lait par tête soit, un total de 10,830 livres.Il y a trois ans, la moyenne était de 823 livres et le total de 7,411 livres seulement.En d\u2019autres termes, ses neuf vaches, en un Seul mois de cette année lui ont rapporté 834 de plus que pendant le même mois il y a trois ans.On pourrait facilement recueillir des exemples du même genre dans tous les comtés où le contrôle \u2018 des Vaches est pratiqué intelligemment.Il y a près de Listowel, Ont., un troupeau de 16 vaches qui ont donné en moyenne 2,700 livres de lait de plus par tête qu\u2019il y a trois ans.Ceci fait une augmentation de revenu de quatre cent trente-deux piastres par an, et cette augmentation a été obtenue avec le même nombre de vaches.Voilà un résultat tangible de la valeur de la pesée de l\u2019épreuve, pratiquée d\u2019une manière systématique et intelligente.Il y a aussi à Wooler, Ontario, un troupeau qui donne aujourd'hui 8,308 livres de lait par vache, soit une augmentation de 3,000 livres de lait par tête.Le Commissaire de l\u2019industrie laitière à Ottawa fournira sur demande, des feuilles pour l\u2019inscription des pesées du lait et de la nourriture et un régistre de production du troupeau.\u2014C.F.W.LES ETATS-UNIS ET LA COOPERATION Coopératives pour la vente des produits agricoles E développement de la position économique et sociale de l\u2019agriculteur est probablement, à l\u2019héure actuelle, le problème le plus discuté aux Etats-Unis.L'\u2019agriculteur américain est mécontent, et, comme il représente l\u2019industrie la plus importante et la classe de travailleurs la plus nombreuse du pays, il est, naturellement, à même d\u2019insister pour Que ses plaintes soient écoutées.En un mot, il se plaint de recevoir trop peu en échange de ses produits: il dit que, vu les prix que le consommateur arrive à payer, en fin de compte, lui, producteur, est injustement pressuré par les intermédiaires.On affirme que l\u2019agriculteur, qui travaille laborieusement et supporte tous les risques de la production, ne reçoit pour sa part, que de 30 à 50% .de ce Que rendent ses produits vendus au détail.Le reste est absorbé par les intermédiaires, qui n\u2019ont à supporter due peu ou point de risques et qui, on le suppose plutôt qu\u2019on ne le démontre, n'ont pas À faire un travail bien pénible.Un article publié dans le numéro de septembre du Bulletin mensuel des Institutions Economiques et Sociales de l\u2019Institut International d\u2019Agriculture traite de cette question du cours élevé atteint par les prix des produits agricoles, et donne quelques informations sur les sociétés coopératives agricoles de Vente aux Etats-Unis.Les chiffres reportés dans cet article prouvent que les plaintes des agriculteurs américains ne sont pas sans fondement.Une enquête faite, d'un bout à l\u2019autre du pays, dans 78 villes, a montré ce fait, que les produe- teurs de lait touchent à peine 50% du prix de vente de ce produit au détail.Le coût moyen du transport s\u2019élevant à 7% de ce prix, le reste, soit 43% va presque entièrement au profit du détaillant.D\u2019après les points dont s\u2019est rendu compte l\u2019Industrial Commission et qu\u2019elle a communiqués en 1901, l\u2019agriculteur touchait 55% du prix payé par les consommateurs pour la volaille, 69% pour les œufs, 55,6% pour les pommes, et 20,3% seulement pour les oranges.Le Secrétaire à l\u2019Agriculture tire des résultats de nombre d'enquêtes officielles cette conclusion générale que la \u2018\u2018distribution des produits agricoles est considérablement compliquée et frappée de surcharges coûteuses'\u2019, et l'on admet généralement qu\u2019- entre le producteur et le consommateur il y a un intervalle pendant lequel il se produit beaucoup de coulage et de gaspillage.A cela, l\u2019un des remèdes que l\u2019on propose très fréquemment, c\u2019est la formation de sociétés coopératives agricoles de vente, et il existe déjà un très grand nombre d'associations de ce genre.C\u2019est un Californie, chez les producteurs d'oranges, citrons, etc.qu\u2019elles ont atteint comme forme leur plus haut développement.Ce sont des organisations de vente très fertes, exerçant un contrôle effectif sur Ja production d\u2019un district tout entier et ayant une influence puissante sur les prix.En Californie, le type de ces associations de vente comprend une centaine de sociétés locales fédérées et formant une agence de vente unique.Les coopératives de vente ont ainsi obtenu des succès considérables dans le New-England et les Etats de l\u2019Atlantique, surtout chez les producteurs de petits fruits et de légumes.En 1912, une association, l\u2019Fastern Shore of Virginia Produce Exchange a chargé 4,600 wagons de pommes de terre, 230 wagons de fraises.150 wa- ps ks AAV RL Semana RTT EE 90 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE gons de choux et 100 wagons d'oignons.Elle comprenait à cette époque plus de 2500 sociétaires tenus par contrat de ne vendre leurs produits que par son intermédiaire.T'outefois, généralement, les associations agricoles de vente sont organisées moins en grand et moins fortement uussi.Parfois la Société ne fait que concentrer la production de ses sociétaires et passer un contrat collectif avec l\u2019acheteur de la localité.À un autre degré, on a le type de la Société qui possède une maison centrale d'emballage, réunit les produits et les offre aux marchés en concurrence par chargements de wagons.On réalise ordinairement une très forte économie sur les frais de transport en pratiquant le système des gros chargements.De bien des côtfs, le mouvement coopératif qui se manifeste chez les agriculteurs américains provoque In sympathie et reçoit des encouragements.Le Département de l\u2019Agrieculture des lI£tats-Unis a entrepris une enquête sur les conditions actuelles et publie À cet égard des informations exactes.I y a été créé une Division spéciale sous le nom de Office of markets investigations, et l\u2019on est en train d\u2019y (tudier pas à pas le système du marché des produits agricoles de toutes sortes, en tenant compte de tout ce qui se présente, depuis le producteur jusqu\u2019au consommateur.(D\u2019après le Bulletin mensuel des Institutions Economiques et Sociales, de l\u2019Institut International d\u2019Agriculture, Rome, octobre 1913).STATION EXPERIMENTALE DE CAP-ROUGE Extrait du rapport du régisseur, M.Gus.A.Langelier TROUPEAU LAITIER ( troupeau, qui n\u2019est établi que depuis deux \\./ ans, compte maintenant un taureau, neuf vaches, cinq génisses canadiens enregistrés et dix vaches métisses de la même race et quatre génisses issues des Vaches métisses mais provenant d\u2019un taureau de race pure.La production du lait est indiquée dans le tableau suivant: \u2014 l'roduction des vaches et des génisses dont la période de luctation était terminée au moment où ce Lu été fuit.rappor ë = « I v ÿ Nom de la vache.5 8 wo «Ww + > 8 3 Lu 3 Se =
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