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Titre :
Le journal d'agriculture et d'horticulture illustré
Éditeur :
  • Montréal :Ministère de l'agriculture de la province de Québec,1914-1917
Contenu spécifique :
mercredi 15 décembre 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal d'agriculture et d'horticulture
  • Successeur :
  • Journal d'agriculture
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Le journal d'agriculture et d'horticulture illustré, 1915-12, Collections de BAnQ.

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[" o - 5 _ car Ze JOURNAL 5%, hs La tirs - = Lu = = ki _ DAGRICULTURE ET DHORTICULTURE ILLUSTRE Volume 19 15 Décembre 1915 Numéro 6 IU | + ak Su a fr BY \u201c8 Sor \u20ac.How As Se + = i 5, rd HY # & 4 bd wf Be 3 ' A 24 a pe AR > LP À +\u2018 + Xe 5 4 Aig \"4. SF ef von \u201c¥ 4 5 3 Ta wl 4 \u201ci 4 Ft fF f a 3 as dE # 3 4 nt 4 ?i Re de a LS No % ny S08 3 y | A 43 (3 4 2 Kane LE.PTT = x 2e Fil a [al PUA J i$ iY, 4, a % #- Ii 14 sr A Ne » Sk Sh 47; iL nf Haft CoXopi + Mw 2h iho \u2018as tL Foo 2 Hy.ë Gr 3 a « PAR x PRs $ § fe | ae va | KA a at § TR 2 bis Zi 7 x px oe, Jee\u2019 A 2 he Tes Ha 35 nr HEN\" J > -d .3 ££ +2 wo J, ar.340%, we jes ro a x EAE La de HM 3 Ne Fs w de É.Cj ER pel Eh i > a Na os % Beco ré rm CE ¥ a AA x | 24 & ; fe ; Ey 5, 7 er \u201cx A $ > 2 si Re sie », < ~ - - Le EZ FA meen tient A og Ar im one gr Wm mks Ae ml Sa To ony me San wb mes = 4e 0 128 LE Ce n\u2019est pas faire une extravagance que de se construire une bonne étable confortable; les animaux se tiennent en meilleure santé, le travail est grandement facilité et le propriétaire fait plus de profits.E.S.ARCHIBALD, Eleveur du Dominion, Ottawa LE CONTROLE DES VACHES LAITIE- RES ET LA VENTE DU BETAIL DE RACE PURE PAR LA SOCIETE DES ELEVEURS A Société des Eleveurs d\u2019Animaux de pures races poursuit une noble entreprise par l\u2019organisation des ventes telles que faites à Mont- rfal Je 13 octobre et à Québec le 20 octobre 1915.L'Honorable Ministre de l\u2019Agriculture de Qué bec contribue beaucoup nu succès de ces ventes en accordant des conditions faciles de payement pour les Cercles Agricoles, et les Sociétés d\u2019agriculture.Nos cultivateurs donnent de plus en plus d\u2019attention À ses ventes, parce qu\u2019ils comprennent l\u2019importance d'améliorer les troupeaux et je considère ce progrès comme étant le résultat direct du service du Contrôle du bétail laitier.Ia vente du bétail Ayrshire, Canadien et Holstein a été un véritable succès, principalement à Québec où les animaux se sont vendus À haut prix.Vache Ayrshire croisée, appartenant à M.Caron, St-Jean Port-Joli Station, champion avec un rendement, du ler avril 1914 au 3 mars 1915, de 8,958 lbs de lait, 381 lbs de gras ou 439 lbs de beurre à 26e\u2014$114,14\u2014Coût de la nourriture, $31\u2014Profit: 83.14, La pratique du contrôle du rendement de chaque vache n\u2019offre-t- elle pas les mêmes avantages à tous les cultivateurs.Monsieur Côté, qui est chargé du Contrôle dans Montmagny, était 1a avec un groupe de cultivateurs renseignés, désireux de se procurer les meilleurs animaux possible en vue d\u2019améliorer leurs troupeaux.Le contrôle leur en a démontré les nvantages.Ils ont ncheté 11 têtes do bétail sur 53 vendues.Ceci prouve d\u2019une manière évidente que le Contrôle est un facteur puissant, une forte poussée vers Je progrès et l'amélioration des troupeaux.Avant longtemps nous en verrons d\u2019excellents dans le comté de Montmagny.La Société des Eleveurs ¢t.le Service du Contrôle pourraient s\u2019entraider mutuellement.Les Ele- veurs devraient tous contrâler le rendement de leurs vaches, afin d\u2019être en position de renseigner l'acheteur, et pouvoir vendre À dcs prix plus ou moins élevés, suivant les qualités individuelles des animaux.Le service du contrôle se fait gratuitement par le Département d\u2019Agriculture d'Ottawa, sous la surveillance de Monsieur Ruddick, Commissaire de Laiterie.La Société des Eleveurs agirait sagement en invitant ses membres À faire le contrôle, et en ache- JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE tant de préférence chez les \u201cContrôleurs\u201d, en autant que possible, les animaux dont elle a besoin pour ses ventes.La Société des Eleveurs atteindrait ainsi plus sûrement son but, c'est-à-dire l\u2019amélioration des troupeaux laitiers de la Province de Québec, amé- Hioration dont elle est déjà un puissant facteur.J.B.E.TRUDEL, Surintendant du controle laitier pour la province de Québec.$3.00 \u2014 RIEN QUE POUR AVOIR REGARDE DES OEUFS \u2019EST assez cher n\u2019est-ce pas.Et pourtant c\u2019est C vrai, $3.00!!! Ca fait des chers regards, et pourtant c\u2019est le prix! C\u2019est le prix, si l\u2019on en croit les journaux.Ils nous annoncent, en effet, que les \u2018\u201c\u2018mireurs\u201d d\u2019oeufs demandent de faire porter leur salaire journalier à $3.00 par jour, au lieu des $2.50 qu\u2019on leur octroyait jusqu'ici.Donc, les cultivateurs, après avoir produit les oeufs et les avoir vendus assez bon marché, paieront à l\u2019avenir des salaires de $3.00 par jour pour faire regarder, examiner ou si vous voulez, mirer ces mêmes oeufs.C\u2019est en effet le cultivateur qui paie cette dépense occasionnée par le mirage, car si les oeufs qu\u2019il envoie au commerce n\u2019avaient pas besoin d\u2019ê- tre mirés, on les lui paierait plus cher.A notre avis il n\u2019y a actuellement qu\u2019un remède efficace à cet état de choses, qui constitue une source de pertes et de dépenses et pour le cultiva- {eur et pour le marchand\u2014cela sans profit aucun pour aucune personne.Le remède?Il consiste dans l\u2019organisation des Sociétés coopératives pour la vente des oeufs, so- viété coopératives locales.; Ces sociétés, toutes locales, paroissiales, amicales, presque familiales, peuvent exercer à peu de frais, à bon marché, un contrôle effectif sur la qualité des oeufs qu\u2019elles expédient au commerce.Pour ces sociétés, le premier élément de contrôle consiste surtout à n\u2019accepter que des membres dont l\u2019honnêteté, la probité et l\u2019intelligence sont reconnues.Le contrôle se résume ensuite à fort peu de choses.Or il arrivera ensuite ceci: Dès qu\u2019une société se sera acquis la réputation de n\u2019expédier aux grands entrepôts que des oeufs correspondant à la classification indiquée sur les caisses, les grands entrepôts ne seront que trop heureux de se dispenser des frais du mirage à $3.00 par jour, et payer ces $3.00 en plus aux cultivateurs pour leurs produits.FR.M.L.COMMENT TRAITER LA POULE POUR LA FAIRE PONDRE EN HIVER OUS extrayons ce qui suit de la circulaire No.1 12, que vient de publier sur l\u2019aviculture le Ministère de l\u2019Agriculture de la Province de Québec, circulaire que l\u2019on peut se procurer gratuitement en en faisant la demande au même Département.\"PRIX ACTUEL DES OEUFS FRAIS Nous ne sommes qu\u2019à la mi-novembre et déjà les oeufs frais se détaillent dans les villes à 50 sous la douzaine.Nous entendons ici les oeufs frais, et non les oeufs annoncés comme frais, qui se détaillent actuellement à 35 ou 40 sous la douzaine, et parmi lesquels on en trouve un quart avariés, ou au moins vieillis.Le Service de l'Aviculture de la Province de Québec vient de s\u2019assurer de ce fait en faisant faire quelques achats dans les épiceries.L\u2019expérience suivante est très concluante.Sur quatre douzaines d\u2019oeufs achetées d\u2019une épicerie, située dans un quartier résidentiel et même fashionable, trois douzaines seulement ont été trouvées comestibles.Pourtant ces oeufs, annoncés comme frais, ont été payé 36 sous la douzaine, soit trois sous l'oeuf.Les 48 oeufs coûtaient donc $1.44.Attendu que trois douzaines seulement de ces oeufs ont pu être employées à la cuisine, ils coûtaient donc en réalité 4& sous la douzaine, et encore sur ces trois douzaines beaucoup d\u2019oeufs n\u2019étaient pas frais.Le cultivateur avait vendu ces oeufs bon marché à l\u2019épicier: Conséquence: PERTE POUR LE CULTIVATEUR.L\u2019épicier à son tour n\u2019a presque rien gagné à faire le commerce de ces oeufs.Il s\u2019est plutôt attiré la défiance du client.Conséquence:\u2014 PERTE POUR L\u2019EPICIER.Le consommateur lui-méme a fait un mauvais marché en achetant ces oeufs.Conséquence : \u2014 PERTE POUR LE CONSOMMATEUR,.Donc, PERTE SUR TOUTE LA LIGNE! Les oeufs réellement frais se détaillent actuellement à 50 sous la douzaine, et il y a tout lieu de croire que les prix ne fléchiront guère avant février.Il est donc de l\u2019intérêt des cultivateurs de produire beaucoup d\u2019oeufs en novembre, décembre et janvier, et de les expédier en ville sitôt pondus.Comment obtenir des oeufs en hiver?C\u2019est ce que nous allons voir.POUR PRODUIRE DES OEUFS EN HIVER On ne saurait trop le répéter, la poule est omnivore.Pour satisfaire pleinement ses appétits elle a besoin: 1.\u2014 De mourriture végétale sèche et aussi de nourriture verte, juteuse et succulente.Ceci signifie qu\u2019outre la ration de grains il lui faut en plus, même en hiver, des matières végétales encore à l\u2019état de verdure, cela pour remplacer l'herbe dont la poule est si friande en été.Les choux, les navets, les betteraves, les trèfles, la luzerne, etc, rempliront cet office en hiver.2.\u2014 D\u2019éléments minéraux, qui se fournissent sous forme de gravier, vieux mortiers, plâtras, os broyés, coquilles d\u2019oeufs, coquilles d\u2019huîtres broyées, ete.3.\u2014 De matière animale.La matière animale est indispensable si l\u2019on veut obtenir une ponte abondante, maintenir la poule en bonne santé et préparer un élevage vigoureux.La matière animale est considérée comme la ration la plus dispendieuse dans l\u2019alimentation.Une foule de cultivateurs ont cependant trouvé moyen de se procurer cette ration à fort bon marché.IMPORTANT Bannissez l\u2019humidité des poulaillers.Laissez-y entrer l\u2019air pur et le soleil.Vous aurez beau soigner libéralement vous ne pouvez espérer de succès si l\u2019air pur et le soleil n\u2019habitent pas dans le poulailler.De l\u2019air pur et sec, du soleil et une alimentation complète produiront une abondante récolte d\u2019oeufs en hiver, si les pondeuses ne sont pas trop âgées et si les poulettes sont nées de bonne heure au printemps.Tenez un pied de litière sur le parquet du poulailler.Jetez les grains dans cette litière afin que le troupeau soit forcé de travailler pour les trouver.Le soir jetez une bonne provision de grains dans cette litière.Les poules en prennent ce qu\u2019il leur faut et laissent le reste pour le matin.En sautant du juchoir le matin elles trouvent alors immédiatement de quoi s\u2019occuper.et se réchauffer.Nous supposons en effet que le troupeau ha- hite un poulailler froid et non une étable.La production des oeufs dépend beaucoup de l\u2019activité du troupeau.Or le troupeau ne se donnera pas beaucoup d\u2019exercice si son habitation est sombre et humide.Peu importe qu\u2019elle soit froide, pourvu que l\u2019air y soit pur et que le soleil y entre librement.CN emp bed Pn a en ew \u2014 md }\u2014 de Nd ade pe e- le é- et re l= st e, LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE 189 Pa RESUME: CONDITIONS ESSENTIELLES DE SUCCES 1.\u2014Poulailler bien aéré et bien ensoleillé.2.\u2014Exercice, activité chez le troupeau.On obtient cette activité en jetant les grains dans la litière et en suspendant les légumes et les viandes à 1 ou 1% pieds de terre.3\u2014 Nourriture végétale (sèche et verte); nourriture animale (lait, viande, sang, os); nourriture minérale.Un repas de pâtée épaisse.4\u2014 Attention minutieuse, repas réguliers.LES DEBUTS DE LA RHODE ISLAND ROUGE DANS MON POULAILLER \u2019ETAIS autrefois un amateur de la \u201cPlymouth Rock\u201d, et pour lui rendre justice, je dois avouer que j'avais des motifs réels de lui accorder cette prédilection.Voilà, qu\u2019un printemps, la maladie vint élire domicile dans mon troupeau, et je pouvais dire comme le Bon Lafontaine: ils ne mourraient pas tous, mais tous étaient frappés\u2014mes poussins ne faisaient plus la bonne figure d\u2019autrefois dans mon poulailler.Que faire?La réponse ne se fit pas attendre.Je me procurai aussitôt des œufs de \u2018\u2018Rhode Island rouge\u201d et mon incubateur en fit 25 poulettes qui ont donné le rendement suivant : Du 14 nov.1914 au 9 nov.1915, ces 25 poulettes ont pondu 4015 œufs et quelques-unes pondent encore.Chaque poule a donc fourni une moyenne de 1604 œufs.Ces œufs vendus le prix courant, et quelques douzaines pour l'incubation à un prix un peu plus élevé, mais cependant bien ordinaire, ont donné $89.78 Valeur des œufs dépensés $21.50 Total du profit des œufs $111.28 Poulets vendus à 24 mois $15.48 38 poulettes vendues $1.00 chacune $38.00 3 cochets vendus $ 5.25 (25 poulettes pour mon utilité estimées à $25.00 (3 cochets estimés à $ 5.00 Valeur totale des sujets et des œufs $200.01 Chaque poule a rapporté comme total $8.00 Je n\u2019entre pas dans le chapitre de la recette les sujets abattus pour la consommation.Quant à la dépense, je n\u2019en ai pas tenu compte.Pour ne pas exagérer le profit j'accorde à chaque poule un maximum de $3.00 et il reste un bénéfice net de $5.00 par sujet.Tel est le bilan de 25 Rhode Island rouges dans le poulailler du soussigné.\u2018I, C.ROCHON Ptre, curé de St-Augustin, Co.Portneuf.EXPOSITION AVICOLE SCOLAIRE DE ST-JEAN, ILE D\u2019ORLEANS AMEDI 23 OCTOBRE 1915.\u2014Les enfants de la paroisse St-Jean viennent de fêter dignement l\u2019Agriculture.Cette paroisse du comté de Montmorency n- veut pas se laisser dévancer dans la voie du progrès agricole.Nous croyons devoir féliciter M.Alph.Désilets, agronome du district Québec-Montmorency, M.le Curs Rainville, M.A.M.Filteau, inspecteur d\u2019'écoles, les révérendes Sœurs Servantes du St-Cœur de Marie et plusieurs institutrices à qui revient le mérite de cette fête.L\u2019ouverture de cette exposition a été faite par M.le curé Rainville, qui s\u2019est déclaré des plus satisfaits des exhibits de volailles et de légumes apportés par les enfants.M.Filteau, À qui revient une bonne part de cette organisation, a également tfmoigné son étonnement et a ajouté un cordial merci aux révérendes Sœurs et aux dévouées institutrices.M.Désilets donna une intéressante conférence sur l\u2019engraissement et l\u2019hivernement des volailles, puis M.Ed.Bélanger, représentant du Ministère de l'Agriculture, parla de l'importance de l\u2019enseignement agricole dans les écoles rurales et signala tout le bien que peut faire un agronome dans son district.La conférence donnée sur l'installation d\u2019un poulailler, par M.A.Chabot, inspecteur avicole, a vivement intéressé les enfants et leurs parents.Ce monsieur a aussi donné une démonstration non moins pratique sur l\u2019abatage.Les prix décernés par le Ministère de l\u2019Agriculture et par les amis de la cause agricole de la paroisse de St-Jean consistaient en ustensiles et ou- tilages avicoles d\u2019une assez grande valeur.Plus de 175 personnes ont visités cette exposition.Les exhibits de légumes étaient beaux et les poulets Rhode Island rouges et Plymouth Rock, provenant d\u2019oeufs distribués au printemps par le Ministère de l'Agriculture de Québec, ne cédaient en rien À ceux des grandes expositions avicoles.Bref, disons de suite que la paroisse de St-Jean, Ile d'Orléans, reconnait que c\u2019est par la diffusion de l\u2019enseignement agricole chez les jeunes surtout, que nous augmenterons le plus rapidement notre prospérité nationale.AVICULTURE ET COOPERATION NGRAISSEZ vos poulets et doublez vos profits.Le poulet maigre vaut 10e la livre tandis que le poulet gras vaut 20e la livre.L'augmentation ou gain en pesanteur pris au cours de l\u2019engraissement en paye plus que le coût.pp 0% Abattez vos poulets gras méthodiquement, après les avoir fait jefilner au moins de 24 A 36 heures avant l\u2019abatage.Emballez-les proprement: 12 pou- Sujets primés à l\u2019exposition scolaire avicole de Beauport.\u2014A noter, la bonne présentation des exhibits, dans une cage bien faite.lets par boîtes proportionnées à la pesanteur des poulets, avec du papier propre à l\u2019intérieur et Vous aurez une marchandise qui se présentera bien sur le marché.o *, *, QQ De Si vous voulez être payé suivant la valeur réelle de votre marchandise, expédiez-la à la Société Coopérative Agricole des Fromagers de Québec.Cette société paye toujours ses membres après avoir fait une classification judicieuse de leurs marchandises.+, KJ +, 0 °* + 60 cultivateurs de Plessisville, cté Mégantic, viennent de former une coopérative sous le nom de \u2018\u2018Société Coopérative Agricole de Plessisville'*.La aussi, les cultivateurs reconnaissent les avantages des ventes et des achats faits en commune, °, 0 00 + Les cultivateurs de St-Pierre Baptiste viennent également de se grouper en coopération, par l\u2019entremise du Cercle Agricole de cette paroisse, pour expédier régulièrement leurs produits avicoles à la Société Coopérative Agricole des Fromagers de Québec.Ils y trouveront certainement leur avantage, car plusieurs d\u2019entre eux possèdent d\u2019excellents troupeaux de volailles Plymouth Rock barrées et Rhode Island rouges, qui leur permettent de mettre sur le marché un produit uniforme, tant, pour les œufs que pour les volailles abattues.Il serait à souhaiter que toutes les paroisses agricoles de la Province suivent l\u2019exemple donné par les cultivateurs de cette paroisse, en ayant des troupeaux de volailles de même race.Ce serait un grand pas de fait dans la voie de l\u2019amélioration des produits avicoles.ARBORICULTURE ET HORTICULTURE ARBORICULTURE FRUITIERE Notes brèves ES brusques variations de température de l\u2019hiver causent souvent de grands dommages aux arbres.D\u2019après M.W.-T.Macoun, horticulteur de la ferme expérimentale centrale d'Ottawa, il y aurait 10 sortes de blessures que l\u2019hiver causerait ainsi aux arbres, à savoir: la mort des racines, les écorces fendues, le tronc fendu, les insolations, la pourriture des fourches, la mort de l\u2019écorce, le cœur noir, blessure du tronc, mort des boutons dormants, mort des boutons bourgeonnants.Il serait trop long de donner les détails inhérents à chacune de ces différentes sortes de blessures.Aussi, ne ferons-nous qu\u2019indiquer brièvement les moyens généraux à prendre pour empêcher le congélation des parties les plus vitales de l'arbre.Ainsi, la gélivure des racines entraîne la mort de l'arbre alors que les insolations et les gerçures des écorces ne font souvent qu'\u2019affecter certaines parties de l\u2019arbre de vitalité moindre.C\u2019est pourquoi nous invitons les producteurs de fruits à prendre les mesures nécessaires pour soustraire leurs arbres sinon à des affections locales, du moins À leur destruction complète.Règle générale, pour préserver les racines contre l\u2019action de la gelée, le plus sûr moyen est de drainer le sol; et ceci s'impose surtout dans un terrain mouilleux.- La deuxième précaution à prendre sera de pailler les racines en étendant une couche de paille de 4 à 6 pouces d\u2019épaieseur sous la projection de la cime de l\u2019arbre, et sur laquelle on dépose quelques pierres pour la faire maintenir en place.oe Qe oo Dans les vergers où le terrain est plat, on conseille d'ordinaire de butter les arbres afin d\u2019empêcher l\u2019eau de séjourner à la base du tronc.Ce but- mcm ame 130 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE tage doit se faire après l\u2019arrivée des premières gelées, comme nous l'avons dit dans le dernier numéro.Si l'on redoutait aussi la présence des mulots, il faudrait entourer le tronc de l\u2019arbre d\u2019une lisière de papier À bâtir ou mieux encore de toile métallique employée dans la fabrication des moustiquaires.Ce tissus protecteur, pour être efficace, doit être bien enroulé en spirale sur une hauteur d\u2019au moins 12 pouces À partir du sol et être rechaussé À sa base, afin que les mulots ne puissent s\u2019introduire par la.*, » *, 00 °° °° Viennent ensuite les insolations qui constituent un danger redoutable pour les arbres fruitiers de la province.En effet, lorsque les arbres ont été pendant longtemps soumis à un froid intense et que la température s\u2019abaisse tout à coup, les rayons caloriques du soleil, pour peu qu\u2019ils frappent l'écorce sur un seul côté de l\u2019arbre, la dégèlent subitement et, comme cette écorce est de nouveau soumise À la gelée pendant la nuit, il s'ensuit une rupture des tissus, suffisante pour occasionner la mort À cet endroit.Il va de soi que les vieux arbres sont moins exposés aux insolations que les jeunes.Il ressort aussi de là que les arbres A basse tige sont moins affectés que ceux a haute tige.Quoi qu\u2019il en soit, pour prévenir l\u2019insolation qui se produit d'ordinaire du côté sud- ouest, il suffit de couper des arbres résineux tels que le sapin et l\u2019épinette que l'on plante de ce côté à une distance plus ou moins rapprochée des arbres fruitiers \u2014suivant leur grosseur.\u2014Le chaulage des arbres fruitiers est encore un bon préventif.Enfin, comme mesure de prudence, nous recommandons de jeter autour des arbres, des branches de sapin ou d'épinette: ce qui a pour effet d\u2019y faire amonceler la neige.CHAMPIGNON Le champignon qui affecte particuli*rement le pommier et le poirier dans la province de Québec, est le nectria ditissima ou chancre du pommier et du poirier.La présence de ce champignon est facilement reconnaissable sur un arbre, parce que les chancres qu\u2019il occasionne sont généralement bordés de petits coussinets rouges qui sont les appareils de fructification du champignon.Les plaies qui en résultent, s\u2019agrandissent assez rapidement, désa- grâgent l\u2019écorce et finalement le bois se corrode.La maladie prend d'ordinaire naissance sur un ra- menu, puis elle s'étend petit à petit jusqu\u2019au trong de l'arbre en brunissant l'écorce qui se dessèche par plaques, causant ainsi la mort de la partie affectée.Ce qui caractérise davantage l\u2019œuvre de ce champignon, ce sont les bourrelets ou rides qui se ruccddent les Uns aux autres autour de la plaie et qui disparaissent au fur et à mesure que s\u2019étend le chancre.11 est relativement facile d'enrayer le progrès de la maladie À ses débuts.Dès que l\u2019on a constaté le mal, il suffit d'enlever la partie gangrenée jusqu\u2019au bois sain avec un outil bien tranchant, puis aseptiser la plaie en ln.lavant avec une solution de vitriol bleu ou d\u2019acide carbolique.D\u2019aucuns préfèrent nettoyer la plaie au fer rouge et de recouvrir ensuite la plaie avec du goudron.Îl faudrait en ce dernier cas prendre soin de ne pas trop détériorer le tissu libérien ou aubelle.Comme ce champignon se propage très rapidement et qu'il s'introduit surtout dans les blessures faites aux arbres, il faudrait donc jeter au feu toutes les parties enlevées de l\u2019arbre et prendre soin de toujours recouvrir de peinture au blanc de plomb les blessures faites aux Écorces de l'arbre.Pour prévenir cette maladie, certains auteurs conseillent de faire des applications de bouillie bordelaise ou de bouillie soufrée dès les premiers beaux jours du printemps.SERVICE DE L'ARBORICULTURE de la province de Québec SOCIETE COOPERATIVE DES PRODUCTEURS DE SUCRE ET DE SIROP D\u2019ERABLE Notre Sucre d\u2019Erable en Europe une assemblée du bureau de direction de l\u2019As- A sociation des producteurs de sirop et sucre d\u2019érable, un des directeurs a fait part de deux grosses commandes de sucre qu\u2019il avait reçues d'Argleterre et de France.La première, venant de Londres, demande 35 tonnes de sucre d\u2019érable, soit 70,000 livres, devant être fournies à raison de 5,000 livres par mois.Et la seconde pour 45 tonnes, soit 90,000 livres, pour la maison Fourchette & Cie, de Lyon, France.La récolte de l\u2019an dernier a été vite épuisée, d'autant plus qu\u2019elle n\u2019a pas été abondante comme les années précédentes.Les perspectives pour la prochaine saison sont des plus encourageantes et il nous viendra d\u2019Europe des demandes considérables.L\u2019on se rappelle que lors de la session dernière, le parlemert d\u2019Ottawa adopta une législation sévère contre la falsification devenue à l\u2019état de fléau dans ce pays; depuis, la Société a constaté qu\u2019à Montréal seulement, deux grosses manufactures de produits soi-disant de l\u2019érable ont dû discontinuer leur genre de fabrication.Et maints autres endroits dans la province ont été également nettoyés de ce commerce illicite.Le département du revenu de l'Intérieur a sévi rigoureusement contre les réfractaires à la loi.De son côté, le gouvernement de Québec n\u2019a rien épargné pour assurer le succès de l\u2019industrie de l\u2019érable, et l\u2019hon.M.Caron mérite à ce sujet les éloges des producteurs.Le conseil de l'Association des producteurs à son assemblée, a également décidé de tenir sa convention annuelle en janvier prochain, à un endroit de cette province où se rencontre le plus de fabricants.Cet endroit sera déterminé prochainement.HIVERNAGE DES ABEILLES A cave dans laquelle on hiverne les abeilles doit doit être aérée abondamment, mais la température ne doit jamais s\u2019abaisser au-dessous de 40 degrès F.ni s\u2019élever au-dessus de 45 degrés F.Une cave qui n\u2019est pas très aérée devrait être tenue à une t:mpérature de 40 degrés F., mais les abeilles se portent toujours mieux dans une cave abondamment aérée et tenue à une température de 45 degrés F.; il est très difficile cependant d\u2019obtenir cette combinaison dans la plupart des caves.La cave doit être obscure et l\u2019air sain, ni très sec, ni saturé d'humidité; il faut évit-r les courants d\u2019air.Les abeilles mortes, si elles sont nombreuses, doivent être enlevées en janvier et de nouveau au commencement de mars.La cave & abeilles doit être séparée par une cloison de la cave qui contient les racines.Il faut empêcher les souris d\u2019entrer, et ne pas déranger les abeilles.Si la cave se trouve dans le soubassement d\u2019une maison d\u2019habitation, les abeilles s\u2019habituent très vite au bruit des pas à l'étage supérieur.F.W.L.Sladen, Apiculteur, Ottawa CONGRES DES APICULTEURS Tenu les 10 et 11 novembre a Montréal E congrès annuel des apiculteurs de la province de Québec s\u2019est ouvert le 10 novembre dernier dans une des salles du Monument National.Plus de soixante-quinze apiculteurs y assistaient.Exhibits des couvents de St-Pascal et de Ste-Anne-de-la-Pocatière, à l\u2019exposition horticole de L\u2019Islet et Kamouraska.\u2014M.J.Gagnon, secrétaire de la Société d\u2019Hortieulture du comté de Kamou- raska.ane - - A eve = C4 hd HN OO \u2014 = OM ro SE \u2014_ MSE oN a, es on n- riva LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 131 \u2018 Parmi les membres de la Convention, on remarquait M.le docteur Lalonde, président de l'association des apiculteurs, M.Oscar Comiré, secrétaire, M.Jean-Charles Magnan, agronome du ministère de l\u2019Agriculture et M.Henri Cloutier, B.8.A., MM.A.L.Beaudoin, O.Levac, Jacques Verret, E.A.Vaillancourt, J.F.Prudhomme, F.W, Jones, de Bedford, Michel Dufault, J.I.Beaulne, de la Ferme Exp\u2018rimentale d\u2019Ottawa, M.E.A.Fortin, de Rougemont, M.E.Barbeau, Montréal, les religieuses de la Charité et plusieurs autres.La séance d'ouverture fut présidée par M.le Dr Lalonde, président de l'Association.Ce dernier, après lecture du rapport, par le secrétaire, fit une allocution aux membres présents dans laquelle il traça le programme de l'Association pour l\u2019année 1916.Il donna aussi des statistiques intéressantes.M.Pilon, député de Vaudreuil, à la demande du président, adressa quelques mots aux membres du congrès.M.Jean-Charles Magnan, agronome officiel, fit une conférence intitulée: \u2018\u2018Les jardins scolaires et les apiculteurs de Québec\u2019\u2019.M.le Dr A.O.Comiré, de St-François du Lac, donna une lecture intéressante, dans laquelle il retraça les débuts et le développement de l'Association.Nous avons visité l'exposition de miel.Les exhibits étaient nombreux: il y avait du miel de trèfle blanc en sections, en boîtes et en gâteaux, etc.Le lendemain, 11 novembre, les congressistes reçurent la visite de l\u2019honorable J.-E.Caron, ministre de l'Agriculture et président honoraire de l\u2019Association.M.Caron a prêté favorablement l\u2019oreille à plusieurs requêtes des membres.M.le Dr Lalonde, président de l'Association, a fait ressortir les avantages qui découleraient de conférences données dans les différentes régions où se pratique généralement la culture des abeilles.Le gouvernement fédéral a fait beaucoup jusqu\u2019ici pour encourager l\u2019industrie du sucre d\u2019érable.Il a à ce sujet adopté des règlements en vue d\u2019empêcher les produits falsififs de se glisser sur le marché et de faire une concurrence déloyale aux produits honnêtes et purs; le gouvernement provincial devrait en faire autant, dit-il, pour promouvoir les intérêts des apiculteurs.Rien ne serait plus efficace que la vulgarisation de la science apicole au moyen de conférences données dans les centres où la culture des abeilles est en honneur, par d:s hommes expérimentés.ALLOCATIONS ET PRIMES Le ministre de l'Agriculture s\u2019est déclaré heureux d\u2019acquiescer au vœu de l'Association et a dit qu\u2019il autorisera durant l'hiver les inspecteurs de la société à donner dans leurs districts respectifs des conférences sur les sujets qui seront de nature à les intéresser davantage.De plus, comme preuve de ses bonnes dispositions, le ministre de l'agriculture accroit de $100 l'allocation de $200 du gouvernement et accorde uni prix de $10 pour l\u2019exposant qui a les meilleurs produits à l\u2019exposition que la société tient depuis la veille à l\u2019angle de la rue St-Jacques et du boulevard St-Laurent.Le ministre a annoncé aussi qu\u2019à la demande du bureau de direction il fera traduire en français le traité apicole \u2018\u2018Management of our apiary'\u2019, de G.-M.Doolettle, de Marietta, N.Y.et en fera la distribution gratuite.Le gouvernement prendra de plus des mesures pour empêcher l'importation et la fabrication des ruches à cadres fixes.M.A.-L.Beaudin, de Saint-Chrysostôme, a fait à la séance du matin une intéressante conférence sur l'alimentation des abeilles.Il a été suivi de ME.Barbeau, de Montréal, qui a expliqué le fonctionnement d'une ruche destinée à l'hivernage des ateilles en plein air.Cette ruche peut contenir quatre colonies.Les autres conférenciers furent: M.J.-F.Prud\u2019- homme, de Sainte-Philomène.Sujet: L'avantage des jeunes reines pour la production du miel.M.Jacques Verret, de Charlesbourg.Sujet: L\u2019apiculture dans le district de Québec.M.le Dr Lalonde, président de 1'Association, Ri- gaud.Sujet: La culture du miel au point de vue commercial.M.J.-I.Beaulne, de la Ferme Expérimentale d\u2019Ottawa.Sujet: L\u2019hivernement des abeilles en caves et dehors; la loque, avec projections lumineuses.LE FOYER DE LA FAMILLE Moël! TRoël ! Le grand vent de la nuit rode, soupire et pleure Là-bas dans les grands pins où nichent les hiboux, Et s\u2019en vient par moments secouer ma demeure, Faisant craquer le toit et grincer les verrous.Minuit sonne lentement à l\u2019horloge.C\u2019est l\u2019heure Où Jésus de son ciel est descendu pour nous, L'heure douce et bénie, où la foule meilleure, Aux picds de l'Enfant-Dieu vient tomber à genoux.Campagnes et côteaux déjà se font moins sombres, Des lumières partout surgissent.et des ombres Se profilent au loin, vaguement, sur le ciel ! Et les clochers perdus dans la voûte étoilée, Lancent leurs carillons à toute la vallée: \u201cNoël ! Voici Noël !.Jésus est né ! Noël !\u201d ABEL MOREAU SOUSCRIPTION NATIONALE DES CA- NADIENS-FRANÇAIS EN FAVEUR DES ECOLES FRANÇAISES D\u2019ONTARIO E Comité Central de l\u2019Association Catholique de la Jeunesse Canadienne-Francaise poursuit avec vigueur sa campagne inaugurée l\u2019an dernier pour la défense de la liberté scolaire dans Ontario et il prie instamment les vrais Ca- nadiens-français de soutenir ses efforts au moyen de souscriptions er argent que l\u2019on voudra bien adresser à M.Emile Girard, trésorier de l\u2019A.C.J.C., 160, rue Saint-Jacques, Montréal.Soyons généreux pour les \u201cblessés de l\u2019Ontario\u201d.GUERRE A L\u2019ALCOOL N dit communément d\u2019un pays dont le climat est doux et agréable, où la végétation est luxuriante, que c\u2019est un paradis sur terre.De combien de nos villes et paroisses canadiennes pourrions-nous dire la même chose, si on cessait d'y vendre de l\u2019alcool.Combien de ménages seraient heureux si l\u2019alcool n\u2019y entrait pas.Par tous les moyens, travaillons à ostraciser le Maître Alcool.Il fait trop verser de larmes.Il éloigne trop d\u2019âmes du bon Dieu.C\u2019est un' pourvoyeur d\u2019enfer.La maison d\u2019où la boisson, les liqueurs fortes sont exclues, est vraiment un paradis, parce qu\u2019ordinairement on y sert bien le bon Dieu: tout le monde s\u2019y sent heureux.DOLLARD DES ORMEAUX ET VERBUM CARO FACTUM EST 2 aay pes aia - aa CE ii LE 4 ae eater TRA % Ely\u2019 00 re a A 3 on Bag => pp ae faa ms - \u2014 ae on ge NTR mh a fp vm mo = ren > Aw a rr © 132 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE Th APPEL AUX CANADIENNES EBOUT ! Mesdames, debout! Mesdemoiselles ; accourez toutes! Sans honte, sans faiblesse, venez entendre les conférenciers et conférencières des cours abrégés, qui ont, croyez-le, de très importants conseils à vous distribuer.Sans vous, l\u2019auditoire n\u2019est pas complet, est mal balancé.Les hommes et jeunes gens ont leur place; les femmes et jeunes filles ont aussi la leur.Ne la cédez pas! Le Canada, notre beau pays, a besoin, aujour- d'hui, plus que jamais, d\u2019hommes valeureux, de femmes vaillantes et dévouées.Monte aux égoïstes, aux coeurs rétrécis, sans élans généreux.L\u2019Eglise et l\u2019Etat s\u2019entendent sur ce point capital: T] faut du travail au champ, à la maison; il faut de l\u2019économie et de la vertu partout.Les volontés faiblissent; les énergies chancellent.Relevons-nous! Relevons-nous par le travail, la bonne entente, l\u2019ordre, l\u2019économie.L\u2019oisiveté avilit le caractère.L'amour du confort et du luxe Cnerve, ruine, tue.Nos ancêtres valaient mieux que nous.Religion, travail, sacrifice, simplicité, économie, voilà ce qui a fait leur force et leur grandeur.Ne les méprisons pas.Imitons-les, complétons-les.La terre, la bonne terre canadienne, qui nous fait vivre tous, demande, attend des bras solides, des coeurs généreux et vaillaunts.Jeunes Canadiens, allons! voulez-vous être litres, indépendants, heureux, dévoués en même temps à la Religion ct à la Patrice?Donnez-vous à la terre, faites-vous cultivateurs.Cercle de l\u2018ermières de Roberval, Lac St-Jean, septembre 1915.Femmes canadiennes, votre foyer vous réclame; c\u2019est là que vous devez être.Remplissez-le d\u2019enfants nombreux et bien élevés, Parlez-leur du Bon Dieu et de la Patrie.Dites-leur comment servir les deux.Femmes canadiennes, votre petit royaume est-il bien gouverné?Y trouvez-vous, y faites-vous trouver le bonheur?Il y sera, ce bonheur, si vous êtes dévouées à votre mari, à vos enfants.Il y sera, si vous y faites règner la piété, l\u2019ordre, l\u2019économie, la propreté, la bonne humeur.Il y sera, si vous savez servir à la famille de la bonne soupe cuite à point, un repas succulent, économique et bien apprété (pas du \u201cca- nage\u201d).Il y sera, si vous ne laissez rien se perdre ct savez tout faire durer.Ji y sera si.si vous êtes ce que vous devez être.* Jeunes filles canadiennes; écoutez bien! Votre maman est-elle bonne ménagère?Imitez-la.Jeunes filles canadiennes, vous offre-t-on l\u2019avantage de fréquenter une Ecole Ménagère?Gar- dez-vous bien de refuser.Jeunes filles canadiennes, de grâce, fermez, bouclez les cahiers de modes et vite, emparez-vous de tous les secrets de la Bonne Ménagère.Jeunes gens, en garde contre les filles qui méprisent les sciences ménagères.Elles ne peuvent apporter avec elles le bonheur.Jeunes filles canadiennes, accourez, toutes.aux conférences.Mettez-vous à la besogne! mms ware hens vus 1 as we em A côté du catéchisme et du livre de messe,.un Manuel d\u2019Enseignement Ménager! CELLE QU\u2019IL A CHOISIE ARGUERITE a vingt ans.François en a autant.Tous les deux sont fiancés; dans quinze jours, au pied des autels, ils se jureront mutuel amour, mutuel support, mutuelle fidélité.C\u2019est près de sa mère, et à l\u2019école, et à l\u2019église, que Marguerite a su, jusqu\u2019à présent, dépenser tout son temps.\u2014Les fonts baptismaux du vieux temple lui rappellent son baptême et ses serments de vraie chrétienne.La Sainte Table, sa pureté de première communiante, sa robe immaculée, sa couronne de roses blanches.L\u2019autel du sanctuaire et la chaire de vérité, lui remettent devant les yeux le pasteur vénéré qui tant de fois, pour son bien, lui fit large part de ce que donne la Ste-Eglise.\u2014A l\u2019école! à l\u2019école!.la vieille maîtresse n\u2019est plus là, mais.Marguerite s\u2019en souvient.Pour ses tendres années, la digne demoiselle fut si bonne.Et si Marguerite, aujourd\u2019hui, sait lire, écrire, compter, si toujours on l\u2019a vue digne, modeste, réservée, pieuse, obéissante, mademoiselle la Maîtresse y serait-elle pour rien?\u2014 Mais, c\u2019est à la maison paternelle que Marguerite nous attend.Sous l\u2019oeil de sa mère, elle vit heureuse; à l\u2019exemple de sa mère, elle apprend.C\u2019est là que François, un jour, la discerna entre mille.Dites donc, 6 Francois, la raison de votre choix.\u2014De longtemps je vis Marguerite.à l\u2019église, pieuse; sur le chemin, réservée; à la maison, laborieuse.Ennemie de l\u2019oisiveté, habile au travail, maintes fois je me plus à la voir prestement, sur le rouet ou le métier, sur la machine à coudre ou la machine à laver, près de la marmite ronronnan- te ou de la table à nappe blanche, délicieusement dressée, je me plus, dis-je, à la voir tout bonne- nient exécuter le programme de la vraie ménagère, de la femme comme il faut.C\u2019est ainsi que j\u2019aimai Marguerite.On me la promit, je l\u2019aurai, elle sera ma femme, ma digne compagne et, franchement, je croirai avoir trouvé en Marguerite ce vrai trésor de \u201cfemme forte\u201d que n\u2019égalent pas tous les trésors du monde et devant lequel s\u2019éclipse la \u201ccoquette égoïste moderne\u201d, qui remplit le monde de l\u2019éclat de ses atours et son foyer de chagrins.L\u2019OEUVRE DU MONUMENT HEBERT Lettre ouverte à Messieurs les Présidents des Sociétés d\u2019Agriculture et des Cercles agricoles de la Province Messieurs, diverses reprises, par la voie des journaux et même par des lettres particulières, des appels pressants ont été adressés à nos cultivateurs afin de les engager À souscrire à l'œuvre du monument Hébert.Cette œuvre, Messieurs, doit vous intéresser au plus haut point.On vous l\u2019a dit: Hébert, le premier colon, fut aussi le premier agriculteur du Canada.Il a donné les dix dernières années de sa vie de 1617 A 1627 au dur labeur des défrichements de nos forêts vierges.Une seule pensée stimulait le courage de ce premier ouvrier du sol: donner à la France un pays plus grand que l'Europe.Pour réaliser son noble idéal il lui fallut endurer des privations, faire des sacrifices hé- roiques.T1 n\u2019a pas reculé devant la grandeur de la tâche qu\u2019il avait assumée.Sans son énergie la Nouvelle-France, le Canada, dont nous sommes si fiers, aurait végété longtemps et serait demeuré de longues années privé de colons et de cultivateurs.Hétert, pour cela seul, mérite assurément l'hommage de la race canadienne.Cependant, \u2018il semble que la classe de nos cultivateurs devrait s'intéresser plus Qu\u2019aucune autre à cette œuvre éminemment patriotique.Le monument Hébert sera le monument des cultivateurs; il sera le premier et le seul qui les rerrésèntera directement.Nous avons donc raison de compter sur la souscription de tous et de chacun d'eux.Pour les atteindre, Messieurs, je me permets de vous demander votre généreux concours, MM.les Curés de vos paroisses connaissent l\u2019œuvre.Ils ont lu la belle lettre approbative de Son Eminence le Cardinal Bégin.Avec leur bienveillante permission, choississez, si Vous ne le pouvez vous-même, deux cultivateurs dans chaque rang de vos paroisses, et envoyez-les, le même jour, solliciter l\u2019offrande de vos coparoissiens.Quelle est la famille qui ne peut donner vingt-cinq sous pour assurer le succès de cette œuvre?Cependant, Messieurs, comme ce monument doit être érigé l\u2019an prochain sur le terrain de l\u2019Hôtel de ville de Québec, je vous prie de répondre au plus tôt.Le temps presse.En avant, Messieurs, il y Va de la glorification du pionnier de l\u2019agriculture et du noble labeur du travail des champs.De toutes les souscriptions reçues jusqu'ici celle de la Société d\u2019Agriculture de Gaspé, section B, est la plus considérable; elle est de $174.24.D\u2019autres souscriptions ont été reçues, elles seront publiées sous peu.Que chacun de vous fasse sa petite part, Messieurs, et bientôt l\u2019agriculture canadienne aura son monument dans la vieille capitale de notre Province.Comptant sur votre patriotisme et votre collaboration, J'ai l\u2019honneur d\u2019être Messieurs, Votre tout dévoué en N.-S.AZARIE COUILLARD DESPRES, Ptre, Président du Comité, Saint-Ours sur Richelieu.P.S.\u2014 Avez-vous le Manifeste qui a été publié sur le Monument Hébert?Si non, demandez-le et je vous l\u2019enverrai par le retour du courrier.Il se vend dix sous, au profit du Monument.A LA CUISINE Propreté et bonne tenue L n\u2019est que trop fréquent de rencontrer dans une cuisine des personnes à l\u2019aspect négligé, dont l\u2019abord n\u2019a rien d\u2019alléchant.Assurément, on convient que la besogne dans leur domaine ébrèche souvent la propreté, mais n\u2019est-ce pas une raison de plus pour être doublement attentives à l\u2019ensemble de leur personne?Leur surveillance devrait s\u2019exercer, dans les moindres détails, un peu partout, et l\u2019on ne con- coit pas, sans dégoût, une ménagère mal peignée dont les cheveux voltigent, au gré des zéphirs que la chaleur de la pièce appelle toujours avec empressement, ou la poitrine constellée d\u2019épingles qu\u2019une maladresse presque naturelle peut faire tomber dans la sauce.De la tête aux pieds une femme dans sa cuisine doit être irréprochable.Ses vêtements seront soignés, les taches n\u2019apparaîtront que trop vite, mais si elle choisit de préférence des étoffes et des couleurs pratiques: étoffes résistantes, et cquleurs brouillées, tenant le juste milieu entre le clair et le foncé, elle pourra conserver un extérieur \u2018convenable, plus longtemps que si elle avait cédé à l\u2019entrainement de robes d\u2019intérieur, de matinées ou de chemisettes aux couleurs tendres selon la mode du jour.Il n\u2019est pas moins d\u2019usage fréquent d'aborder le fourneau à la première heure du jour, sans avoir encore employé l\u2019eau bienfaisante qui chasse les microbes avec les impuretés de la nuit.\u2014 Que penser d\u2019aliments préparés par des mains notoi- rer êtr ces Jay da me pot ed bed hed hd bre cui fon dar cui cha riz ter réal d'a, cial se I Lro.de ] dém 20 1 acre con ler ave trui dem spéc can ton les liver.\u2018CC: d\u2019ép une sice est de « rée char trai ont oit tel lus va lle ns ré, nt, ne ne le ir es ue oi- = = LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 183 L rement.dangereusement malpropres?On a beau être pressée, une minute ou deux sont, seules, nécessaires pour opérer un premier et indispensable lavage de la figure et des mains; il n\u2019en faut pas davantage souvent pour rafraîchir l\u2019esprit de la ménagère en même temps que sa peau, et du même coup la mettre en belle humeur, chose précieuse pour son entourage! +, ©, e, %° *° °° MENU I \u2014SOUPE AU RIZ ET AUX LEGUMES I \u2014 CROQUETTES DE VIANDES III \u2014 SAUCE PIQUANTE 1V \u2014 CREME AU CHOCOLAT I\u2014SOUPE AU RIZ ET AUX LEGUMES Couper en petits carrés 1 carotte, 1 poireau, 3 branches de céleri, mettre dans une marmite 2 cuillérées de graisse de rôti ou de beurre, le faire fondre, y ajouter les légumes et les chauffer pendant 5 minutes sur le feu en les remuant avec la cuillère de bois, y verser alors deux pintes d\u2019eau chaude, 1 pincée de sel et 4 cuillérées à table de riz bien lavé.Faire bouillir pendant 1 heure.A jouter poivre et sel et goûter avant de servir.II\u2014CROQUETTES DE VIANDE DETAIL: 4 cuillérées à table de beurre, 4 cuil- lérées à table de farine, 2 tasses bouillon, ou lait, ou eau, 2 tasses restes de viande, 3 branches de persil, 1 branche de céleri, 1 oeuf entier, panure, poivre, sel, friture.Faire chauffer la friture de préférence dans une casserole en fer si l\u2019on en a.Passer la viande à la machine à hacher.Faire une sauce très épaisse avec le beurre, la farine et le lait: c\u2019est-à-dire mettre le beurre dans une petite casserole, ajouter la farine, tourner jusqu\u2019à ce qu\u2019elle soit bien in- LA CHICOREE A CAFE E vous serais obligé si vous vouliez bien me don- ] ner des renseignements sur la chicorée à café, culture, séchage, rôtissage, etc\u2014T.B., Montréal.Réponse:\u2014Nous avons déjà traité cette question, il y a longtemps, dans le Journal d\u2019Agriculture.Nous résumons ici ce que nous en disions alors, d\u2019après ce qui se pratique aux Etats-Unis, et spécialement dans le Nébraska.CULTURE.\u2014La chicorée à café (chicorée à grosse racine) réussit le mieux dans une terre légère, Frofonde, suffisamment fraîche, mais riche en éléments fertilisants.Sa culture se fait comme celle de la betterave à sucre.Le sol est labouré profondément.On sème la graine en lignes espacées de 20 pouces; il faut environ 8 à 10 lbs de graine par acre.Après la levée des plantes, on éclaircit de façon à laisser 5 à 6 pouces entre les plantes, dans le rang.On doit sarcler aussi souvent que possible avec la sarcleuse à roue ou à cheval, afin de détruire toutes les mauvaises herbes.Cette culture demande aussi beaucoup de sarclages à la main, spécialement quand les plantes sont jeunes.La chicorée à café, lisons-nous dans L\u2019American Agriculturist, produit en moyenne six à sept tonnes de racines par acre.SECHAGE.\u2014A l\u2019arrivée à la fabrique ou usine, les racines de chicorée sont lavées avec soin, puis livres aux coupe-racines, qui les découpent en \u2018\u2018ecssettes\u2019\u2019, petites tranches, d\u2019un quart de pouce d'épaisseur.Les cossettes se rendent ensuite dans une étuve ou séchoir (touraille), chambre de dessiccation dont le plancher, en tôle d\u2019acier perforée, est chauffé en dessous par un système de tuyaux de distribution de chaleur.Les cossettes de chicorée desséchées sont emmagasinées dans de grandes chambres voisines de la touraille, en attendant Je traitement suivant.corporée au beurre, mouiller avec le lait chaud, cuire 10 minutes, retirer du feu, lui ajouter la viande, le persil, le céleri hachés, poivre, sel, laisser refroidir et verser cette préparation sur une planche garnie de chapelure, la rouler en forme de boudin, la diviser en petits bouts, les rouler en boulettes.Battre 1 oeuf dans une assiette avec 1 cuil- lérée à table d\u2019eau froide, à l\u2019aide de deux fourchettes y passer les boulettes de viande, puis dans la chapelure, puis les poser sur une assiette.Lorsque la graisse est chaude, déposer les boulettes dans le panier à friture et les faire dorer de belle couleur.Les égoutter, servir dans un plat chaud, garnir de persil.III\u2014SAUCE PIQUANTE Hacher fin 1 oignon, le mettre dans une casserole avec !l& tasse de bon vinaigre, faire bouillir et réduire jusqu\u2019à ce qu\u2019il n\u2019en reste qu\u2019une cuiller à soupe, ajouter alors 3 cuillérées à table de beurre, laisser fondre, ajouter 3 cuillérées à table de farine, mélanger, verser 2 tasses de bouillon ou d\u2019eau chaude et 1 c.à thé d\u2019extrait de viande (Bovril), cuire 15 minutes.Au moment de servir ajouter à la sauce 3 ou 4 cornichons coupés en dés, 1 cuillérée à table de câpres ou de graines de capucines marinées, et 1 cuillérée à table de persil haché.1V.\u2014CREME AU CHOCOLAT DETAIL: 2 tasses de lait, 1 tasse d\u2019eau, 2 c.à tb.de farine de maïs (cornstarch), 8 cuillérées à table de sucre, 1 tablette de chocolat ou 2 cuillé- rées à table de chocolat en poudre (cacao).Faire bouillir le lait avec le sucre, ajouter la farine de maïs délayée avec un peu d\u2019eau, laisser cuire 5 minutes.D'autre part faire fondre le chocolat avec un peu d\u2019eau, l\u2019ajouter à la bouillie et cuire 10 minutes sur un feu doux.Au moment de DIVERS TORREFACTION DES COSSETTES DE CHI- COREE.\u2014 Vient alors le procédé de torréfaction.Les cossettes sèches sont mises dans de grands cylindres de tôle perforée qui tournent constamment tout en étant chauffés, et elles n'en sortent que lorsqu'elles ont acquis une couleur bien uniforme, Chicorée à grosse racine de Brunswick.Réd.au cinquième.Au sortir du torréfacteur, les cossettes sont placées dans une chambre de refroidissement munie d'une cheminée d'appel par laquelle la fumée et la chaleur sont envoyées en dehors de la fabrique.MOULIN A CHICOREE .\u2014Après refroidissement, les cossettes sont montées jusqu\u2019au moulin qui les moud aux divers degrês de finesse exigés par le commerce.Au sortir du moulin, la chicorée passe par un appareil de séparation qui la distribue dans servir décorer le plat avec 1 tasse de crème fouettée.JEANNE ANCTIL, Directrice des Ecoles Ménagères Provinciales, Montréal 0 0.0 %* °° ** BOUQUET DE FLEURS Prenez de bonnes habitudes, il n\u2019y en a point qui ne deviennent douces, quelque pénibles qu\u2019elles nous paraissent d\u2019abord.\u2014Mme de Maintenon.Le bonheur est une boule aprés laquelle nous courons quand elle roule, et que nous poussons du pied quand elle s\u2019arréte.\u2014Cherbuliez.La suprême charité qu\u2019on puisse faire à la mère, c\u2019est de la rendre capable de défendre ses enfants et son foyer \u2014Mme.Augusta Moll-Weiss.Consacrer son temps et son intelligence au développement d\u2019une oeuvre, vaut mieux que de lui donner son argent, et bien qu\u2019il soit parfois absolument nécessaire d\u2019avoir des auxiliaires payés, il est rare qu\u2019ils puissent rempiacer les aides volon- taires\u2014Président Th.Roosevelt.Une mère de famille trouve dans l\u2019accomplissement de ses devoirs, l\u2019emploi de toutes les ressources de son esprit et de son coeur comme aussi de ses talents.Quand on voit la piètre santé des artistes, des hommes de cabinet et de tous ceux qui fatiguent de la tête, on ne peut raisonnablement pousser les jeunes filles dans cette voie.\u2014 Docteur Duchateau.Si changeant que soit le décor de la vie, il y reste toujours ce qu\u2019y a vu Mme.de la Fayette: des passions en lutte avec des devoirs, c\u2019est-à-dire, en fin de compte, la souffrance \u2014( André le Breton.)\u2014J.A.différents compartiments, suivant sa grosseur; grosse, moyenne, granulée et en poudre.Le rendement moyen d\u2019une acre de chicorée, aux Etats-Unis, n\u2019est guère que de six tonnes, mais il pourrait augmenter avec une meilleure culture.Avant la guerre, les Etats-Unis et le Canada importaient d\u2019Europe (particulièrement d\u2019Allemagne, de Belgique et du nord de la Franca) , la plus grande partie de la chicorée qu\u2019ils consomment.Il s\u2019en produit aussi une petite quantité au Canada.Le marché n\u2019en est pas très important, il est vrai, mais sachant qu\u2019il existe, nous ne devrions pas négliger l'occasion de l\u2019alimenter: ce serait pour nog cultivateurs une nouvelle petite industrie de la ferme à ajouter à celles que nous possédons déjà.\u2014 HAD.NAGANT.COMMENT UTILISER LA TERRE SANS VALEUR Reboisement des plaines de sable de Lachu- te par le gouvernement de Québec.\u2014 Visite à Berthierville ARTOUT où l\u2019on discute le reboisement des forêts, les expériences que dirige le gouvernement de Québec, à Lachute, deviennent invariablement un sujet très intéressant.Récemment Lauteur eut l\u2019occasion de visiter les plantations de Lachute, en compagnie de M.G.C.Piché, directeur du Service forestier de Québec, M.Clyde Leavitt, forestier de la Commission de Conservation, M.Ellwood Wilson, surintendant du service forestier de la Cie Laurentides et M.Henry Sorgius, gérant de la Suint Maurice Valley Forest Protective Association.Aucun argument H\u2019est nécessaire pour démontrer le succès de ces plantations, car les résultats peuvent être constatés à première vue.Chaque année de ce travail justifiera de plus en plus la confiance qu\u2019a mise le ar Se TE ET nT Sea.rir I rnd al og tre a Ea Ero apt fate.Wea Af Sh EWE = TV fa A ETE TI i ri par 134 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE Plantation des pins Sylvestres âgés de 12 ans, pr:s Lachute, P.Qué.Cette plantation fut faite par un fermier, en vue de fixer les dunes de sable* qui menaçaient d\u2019envahir sa propriété.Des étendues considérables de bonne terre en culture furent ainsi envahies dans le comté, alors qu\u2019il était facile de fixer ces dunes en procédant à la manière du Service Forestier Provincial, qui a entrepris d\u2019y planter des essences forestières de valeur.Ministère des Terres et Forêts dans cette excellente entreprise.Le terrain qui est ainsi restauré graduellement par la culture des arbres se trouve sur la rive nord de la rivière Ottawa, à environ 44 milles de Montréal et à 76 milles d'Ottawa.Les plantations du gouvernement couvrent maintenant une étendue d\u2019environ quarante-cinq acres, et sont situées sur une plaine de sable abandonnée de mille acres de superficie.Déjà, le gouvernement possède trois cent-cinquante acres de terrain achetés des fermiers à raison d\u2019un dollar l\u2019acre, après leur avoir assuré qu\u2019ils auront le privilège de racheter, à dix dollars l\u2019acre, leur terre, sans cependant avoir le droit de dépouiller ce terrain des jeunes arbres qui s\u2019y trouveront alors.Actuellement, ces milliers d\u2019acres de sable près de Lachute ne sont absolument d\u2019aucune valeur et ne représentent qu\u2019un terrain ruiné.De plus, ils constituent une menace sérieuse aux terres fertiles environnantes; durant les vingt dernières années, par l\u2019influence des vents, ils se sont tellement agrandis que les fermiers s\u2019en alarmèrent et que le Ministère des Terres et Forêts fit des de- marches pour en faire la fixation.Des annales de l'endroit démontrent que le commencement de la destruction de la forêt date d\u2019environ cent ans.Des fermes avaient été établies qui rapportaient de bonnes moissons jusqu\u2019à peut-être cinquante ans passés.On commença alors à s\u2019apercevoir que le sol s\u2019éteignait, mais ce n\u2019est que quand des essaims de sauterelles s\u2019abattirent sur le district que la végétation fut pour ainsi dire dévastée.Pour plusieurs saisons, on subit le même fléau qui décida à jamais du sort des douzaines de familles de cultivateurs.Des bancs de sable commencèrent à s\u2019accumuler et, aidés par le vent, ils s'agrandirent aussitôt et séparèrent de plus en plus les pièces de terrain à demi-fertile.Aujourd'hui HN n\u2019y a pas pour la valeur d\u2019un dollar de céréales ou de fourrage qui croit sur ces milliers d\u2019acres.C\u2019est dans de telles circonstances que le Ministère des Terres et Forêts établit les plantations, d\u2019abord pour fixer ces étendues de sable et ensuite, pour utiliser ce terrain en y plantant des arbres.Les fermiers du district essayèrent aussi de faire de ces plantations et obtinrent des résultats surprenants.Ils suivaient l\u2019exemple des moines Trappistes d'Oka qui avaient accompli l\u2019exploit de reboiser, quelques années auparavant, des terrains qui ne diffèrent pas beaucoup de ceux de Lachute.Le sol des propriétés de Lachute est sablonneux mais il y a une abondante humidité à quelques pou- + ces de la surface.Sur les confins des plaines de sable, on trouve quelques arbres de bonnes dimensions, tels que le pin blanc, le tamarac, le sapin haumier, l\u2019épinette blanche, le cèdre blanc, le peuplier (tacamahac), le tremble et le bouleau blanc.Les arbres que l\u2019on transplante à Lachute ont été apportés de la pépinière provinciale de Ber- thierville et consistent en une variété de conifères, tels que l\u2019épinette blanche, l\u2019épinette de Norvège, le pin blanc, le tamarac, le pin gris, le pin écossais et une variété de frêne et d\u2019orme vert et blanc.Ils ont été plantés il y a quatre ans, et il y en a sept depuis qu\u2019ils ont été semés.M.Avila Bé- dard, qui était chargé spécialement du travail de plantation, se prévalant des services de MM.Bois- vert, Laliberté, Roy, Gareau, Guérin, Marquis et Ménard, étudiants de l\u2019école forestière de Laval, disposa les jeunes arbres à cinq pieds l\u2019un de l\u2019autre, dans les deux directions; ils plantèrent en moyenne chacun 1,500 arbres par jour.En étudiant soigneusement les conditions, M.Bédard se convainquit que, dans les sections des plaines exposées aux grands vents, et où, par conséquent, le sable était instable, il fallait préparer le sol avant d\u2019y planter les arbres.Pour ceci, il se servit d\u2019herbe de grève.Dans ses expériences avec ce foin de grève, le gouvernement français a obtenu de bons résultats dans les dunes de sable de la Bretagne et ailleurs, des résultats dont le Ministre et MM.Piché et Bédard se rendirent personnellement compte.De longs sillons furent labourés et des.germes de ce foin de grève furent apportés d\u2019un champ voi- Dans les dunes de sable, près de Lachute, P.Qué.- Remarquez comment le sable a été emporté par le vent là où il n\u2019y a pas de végétation pour le maintenir en place.La fixation de ce sable mouvant est le travail que poursuit le Service forestier de la Province, en reboisant cette région.sin et semés dans ces sillons.Ces herbes poussèrent en longues rangées, et comme elles s\u2019épaississent facilement, elles couvriront graduellement l\u2019espace entre les sillons et arréteront le sable.Quand ceci sera accompli même en partie, on plantera les arbres.Avec le temps, les arbres détruisent ces herbes, après qu\u2019elles ont accompli leur but important.Actuellement, l\u2019herbe de grève est en bonnes conditions et tout indique qu\u2019elle sera abondante.Déjà les sillons quoique\u2019 relativement minces, ont empéché le sable de s\u2019accumuler, et il est probable que dans un an ou deux l- sable sera complètement couvert.Quant aux arbres, environ soixante pour cent ont survéeu aux premières années d\u2019essai.Cette année, vu que les plantes se sont fortement enracinées, la croissance, dans bien des cas, a été phénoménale.Un pin blanc s\u2019est révélé le champion en atteignant une hauteur de 31 pouces, et des arbres de 25 pouces n\u2019étaient pas du tout rares dans n\u2019importe quelle partie des plantations.En général, ils sont dans des conditions parfaites et se développeront rapidement, sans doute, à raison de l\u2019humidité que le sol leur fournit.Même les rangées, qui n\u2019ont atteint, dans certains endroits, que dix ou douze pouces de hauteur, retiennent efficacement le sable, et chaque année de croissance les rendra de plus en plus utiles sous ce rapport.Plantation des pins et d\u2019épinettes, faite sur les dunes de sable avoisinant Lachute, P.Qué.Cette plantation fut faite en 1911, avec des plants forestiers âgés de trois ans.La Province a fait des dépenses considérables pour rendre ces plantations ce qu\u2019elles sont au- jourd\u2019hui, mais même le visiteur le moins observateur doit reconnaître que tout a été fait avec un travail opiniâtre, au point de vue des affaires.Si ces plaines eurent été laissées dans les conditions où elles se trouvaient, dans citiquante ans d\u2019ici on les trouverait non seulement dans le même état, mais de grandes étendues de bonne terre dans les environs seraient couvertes par des amas de sable mouvant.En consacrant ainsi ce terrain à la culture des arbres, une forêt d\u2019une grande valeur sera produite dans quarante à soixante ans; chaque arbre représentera alors une valeur réelle qui augmentera la richesse de la Province.Les fermes environnantes seront de beaucoup améliorées par la présence de ces forêts, et la ville de Lachute pourra facilement s\u2019enrichir davantage en érigeant une ou deux scieries.Lougtemps avant que l\u2019on y puisse couper du bois de construction, il y aura une production constante de bois de pulpe pour le marché, et une abondance de bois de chauffage.La pépinière de Berthierville, à laquelle le Ministère consacre beaucoup de soin, a subi plusieurs améliorations sur les années précédentes.On est à parachever un magnifique édifice devaht servir aux cours d\u2019été de génie forestier que suivront les étudiants de Laval; cette bâtisse aura tout l\u2019espace nécessaire.La superficie de la pépinière a été agrandie et avec les plans considérables que M.Piché compte mettre en exécution, les propriétés auront, dans une année ou deux, une plus grande importance.Le sol est sablonneux et argileux, contient une bonne humidité etest capable de fournir une végétation rapide et puissante.Les couches de pins de toutes les espèces canadiennes sonten excellentes conditions et la croissance de cette année 3 | i pS \u2014\u2014\u2014\u2014 ea, té pe wy FE, \u2014 \u2014 nes Lt 3845 3g + les Qué.des ables au- rva- c un s.Si tions ji on état, s les sable [ture sera aque aug- 3 en- ir la our- une uisse pro- rché, Mi- leurs 1 est | ervir t les pace , été : M.iétés ande con- irnir s de xcel- nnée LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 135 Æ était étonnante et vigoureuse.Les couches d\u2019épinettes blanches et de Norvège étaient également belles.Il devrait y avoir assez d'arbres à la pépinière de Berthierville pour suffire aux demandes de par toute la Province.Avec le travail accompli à Lachute, ces travaux démontrent avec quel esprit pratique et avec quelle détermination le Ministre des Terres et Forêts et ses différents employés se dévouent aux problèmes du reboisement.ROBSON BLACK, Secrétaire de l\u2019Association Forestière Canadienne LE SEL DE CUISINE COMME FERTILISANT E sel ordinaire ou chlorure de sodium n\u2019a jamais été considéré comme un engrais proprement dit; car le sodium, qui est assez abondant dans les végétaux marins, n\u2019entre guère dans la composition minérale des plantes terrestres.Pour ce qui est du deuxième élément de ce sel, le chlore, il était généralement admis que tous les sols en contiennent suffisamment pour répondre aux exi- grences de n\u2019importe quelle récolte, en sorte que son apport doit paraître superflu.Depuis longtemps cependant le bon effet que peut avoir sur les récoltes l\u2019application de doses modérées de sel marin a été constaté.On a attribué cette action favorable à un effet indirect des sels de sodium, agissant soit comme remplaçants de la potasse, soit comme désagré- geants, mobilisateurs des composés potassiques insolubles du sol.C\u2019est surtout cette dernière explication qui a prévalu.Quoi qu\u2019il en soit, des études récentes, appuyées d\u2019expériences étendues, faites à ce sujet en Suède, viennent de fournir de nouveaux renseignements fort intéressants et dont l\u2019actualité est d\u2019autant plus grande que leur mise à profit indique un moyen de suppléer avantageusement au manque d\u2019engrais potassiques, lequel est un des résultats de la guerre.Le professeur Soderbaum, directeur de la section chimique de la \u201cStation d\u2019expériences\u201d en Suède, s\u2019est appliqué d\u2019abord à déterminer la cause du bon effet, si souvent constaté, qu\u2019exerce le chlorure de sodium sur les récoltes.ESSAIS DE CULTURE EN POTS Dans ce but il exécuta une série d\u2019expériences de végétation en pots sur des céréales.À part les pots devant servir de témoin, ne recevant pas d\u2019engrais, les autres reçurent tous une certaine dose d'engrais azoté, sous diverses formes, les uns du nitrate de sodium, les autres du sulfate d\u2019ammoniaque, d\u2019autres encore du chlorure d\u2019ammoniaque.En même temps il fut ajouté à chacun d\u2019eux une certaine dose de chlorure de sodium.Le tableau sur lequel sont consignés les résultats des expériences nous montre que l\u2019action du sel marin sur le rendement, tant en paille qu\u2019en grain, fut très prononcée partout où la forme d\u2019engrais azoté ne renfermait pas de chlore, donc pour les pots ayant reçu du nitrate de sodium et du sulfate d\u2019ammoniaque, tandis qu\u2019il fut peu appréciable là où il y eut déjà apport de chlore par l\u2019application de chlorure d\u2019ammoniaque.Aussi le professeur Soderbaum en conclut que l\u2019action du sel marin n\u2019est pas due, comme on le croit souvent, au sodium qui remplace la potasse, attendu que tous les pots avaient aussi reçu une fumure potassique, mais bien à son chlore.Un détail que l\u2019on remarque aussi, en jetant un coup d'oeil sur le tableau des résultats, c\u2019est l\u2019augmentation en poids des grains chez les céréales ayant reçu du sel de cuisine.Alors que 1000 grains obtenus avec application de nitrate de sodium seulement pèsent 42.6 de grammes, leur poids atteint 57.6 de grammes avec addition de chlorure d\u2019ammoniaque et de chlorure de sodium.ESSAIS DE CULTURE EN PLEIN CHAMP Outre ces expériences plutôt théoriques, des résultats d\u2019une portée plus essentiellement pratique furent obtenus par des essais en plein champ, exécutés sur une grande échelle, dans les diverses parties de la Suède, par les soins dela même \u201cStation centrale d\u2019expériences\u201d., Comme dans les essais mentionnés plus haut, Pengrais additionné de sel de cuisine produisit généralement une forte augmentation de récolte, alors même que l\u2019engrais azoté était fourni sous forme de nitrate de sodium.Ceci, encore une fois, démontrerait que le bon effet du chlorure de sodium n\u2019est pas di au dernier élément.POINTS IMPORTANTS DE CES ESSAIS Mais il y a surtout deux points qui sont de nature à nous intéresser dans ces expériences de culture en plein champ; c\u2019est que, d\u2019une part, même avec application d\u2019un engrais potassique, sous forme de 180 lbs de sel de potasse de 37% de richesse, le sel de cuisine augmenta les rendements; que d\u2019autre part un résultat égal ou un résultat meilleur fut obtenu en employant une certaine quantité de chlorure de sodium au lieu des engrais potassiques.Aussi, 9 fois sur 10, l\u2019addition de 480 kgs.de sel marin à l\u2019hectare (430 lbs à l\u2019acre) a donné une plus forte récolte que 200 kgs.de sel de potasse à 37% (180 lbs à l\u2019acre).Pour l\u2019avoine et l\u2019herbe de prairie le chlorure de sodium produisit également une augmentation de récolte, mais les effets furent moins prononcés que ceux de la mé- me quantité de sel de potasse à 37%.CONCLUSION PRATIQUE En tous cas, quelle que soit la manière d\u2019agir du chlorure de sodium, qu\u2019il agisse par son chlore, qu\u2019il agisse comme mobilisateur de la potasse inerte du sol, ou bien qu\u2019il satisfasse à ce que l\u2019expérimentateur Suédois appelle la \u201cfaim de sel des plantes\u201d, la conclusion pratique, parmi celles qu\u2019il formule est la suivante: \u201cLe sel dc cuisine peut, et souvent aves avantage, être employé au lieu des sels de potasge comme fertilisant; il en est ainsi, dans tous les cas, pour les cultures de racines fourragères et particu:lière- ment de la betterave.\u201d C\u2019est pourquoi, en terminant, nous donnons le conseil, aux cultivateurs qui recherchent le progrès, de faire l\u2019expérience peu coûteuse, au printemps prochain, de l\u2019application de doses r.odérées de sel marin afin de se rendre compte s\u2019il y a moyen ainsi de suppléer au manque d'engrais potassiques.; Sur une couple de parcelles d\u2019un quart ou d\u2019une demi-acre on pourrait peut-être répandre avant le hersage une quantité de sel marin (sel brut du commerce) correspondant à 450 ou 500 Ibs à l\u2019arpent.L\u2019essai serait digne d\u2019intérêt surtout pour les racines fourragères; mais il est à remarquer qu\u2019il faut bien se garder d\u2019en donner au tabac.H.M.NAGANT, Professeur à l\u2019Institut Agricole d\u2019Oka AVICULTURE Ponte d\u2019hiver * Son Importance.\u2014Comment en assurer le succès ES oeufs vont être plus rares et plus chers cette année qu\u2019ils ne l\u2019ont jamais été jusqu'ici, et l\u2019aviculteur qui saura faire pondre ses poules cet hiver peut être assuré d'en retirer des profits sérieux.Tout le monde peut produire des oeufs au printemps et à l\u2019été, mais celui-là seulement qui ne craint pas sa peine peut en produire du mois de novembre au mois de mars; et il n\u2019y réussira qu\u2019à la condition de veiller soigneusement à la nourriture, à l\u2019entretien et au logement de ses poules.PONDEUSES D'HIVER Un des facteurs les plus importants dans la production d\u2019une provision abondante et régulière d'oeufs pendant l\u2019hiver, c\u2019est le choix d\u2019une bonne race et d\u2019une excellente lignée de pondeuses.Les variétés de pondeuses peu enclines à couver, telles que les races méditerranéennes, ne conviennent guère pour atteindre ce but puisque ce sont plutôt des pondeuses de printemps et d'été.D\u2019un autre côté il nous faut écarter les volailles de table qui n\u2019excellent que dans la production de la chair et qui ne sont en général que de très médiocres pondeuses.Fig.1.\u2014Poulailler trés confortable et peu dispendieux.\u2014En hiver, la partie libre, au-dessus des fenétres, garnies de coton et de verres, doit également être recouverte de coton taqué sur des cadres mobiles, lesquels complètent l\u2019aération du local.Il ne nous reste donc que deux autres classes, les volailles d\u2019utilité générale et les volailles de luxe.Pour une raison d\u2019économie, il ne saurait être question de ces dernières, C\u2019est donc sur la classe des volailles d\u2019utilité, générale que nous devrons compter pour notre approvisionnement d'oeufs en hiver; et parmi les différentes espèces appartenant à cette classe, les meilleures sont les Plymouth Rocks, les Wyandottes, les Orpingtons et les Rhode Island Reds, etc, etc.POULAILLER AVEC ECRAN EN COTON Un simple écran de coton tendu à l\u2019intérieur, sur le grillage qui forme la plus grande partie de la devanture du poulailler suffit pour empêcher la pluie et la neige d\u2019y pénétrer, et protège très efficacement les pondeuses contre l\u2019humidité et les effets des intempéries, tout en laissant entrer une lumière suffisante.Terre, sable, cendre et un peu de poudre insecticide.Fig.2.\u2014 Bain de noucgidre Si le poulailier est assez spacieux, les volailles pourront sans inconvénient y être renfermées pendant des semaines et même davantage, lorsque la température l\u2019exigera, mais il est essentiel que le sol y soit absolument exempt de toute humidité.La règle à observer c\u2019est de renfermer les pondeuses lorsqu'il fait mauvais temps, et de les laisser en liberté aussi souvent que le temps le permet.LES LOGES DE NUIT Le logement des volailles influe indirectement sur la production des oeufs.On veillera donc à ce qu\u2019il soit aussi confortable que possible.La loge de nuit doit être absolument sèche, construite de bois sain et épais d\u2019un pouce au moins, exempte de courants d'air, mais cependant ys cz ay a = 0 > TEE 3 I HAN A PROPOS DE CATALOGUE Avez-vous demandé A PROPOS DE CONDITIONS Nos prix sont bas, nos conditions faciles et nous ui (re EF | notre catalogue de Bob-sleighs, simples et doubles pour la ferme et les chantiers.sleighs?Si non, il nous vous garantissons satisferait plaisir de vous en PP y 1 y ] KH (X12 IC faction complète.e e Venez voir ces voitu- envoyer une copie sur réception d\u2019une carte LIMITEE res immédiatement.Nous sommes organisés pour postale.Demandez-le au- 273 rue St-Paul , - OU EB EC faire une prompte li- jourd\u2019hui.vraison.= : A MONTREAL \u2014 180 AMHERST Cultivateurs ! Vendez vos Porcs en Vie Nous avons été informés que les Cultivateurs de la Province de Québec avaient beaucoup de porcs à vendre.Nous sommes prêts à les acheter en autant qu\u2019ils seront de race et qualité requises.Si par le passé, vous avez tué vos porcs pour les vendre tout apprêtés, examinez avec soin les prix que nous offrons pour vos porcs en vie avant de les tuer.Nous sommes prêts à envoyer notre représentant dans aucun district pourvu qu\u2019il puisse en trouver un char, environ 70, répondant aux exigences suivantes: Poids en vie de 165 & 225 Ibs et bien engraissés Le prix payé aux Cultivateurs, pour poids vif, était au cours de la semaine se terminant le 27 Novembre, de 814 à 8% c.Faites le calcul vous-même et vous verrez quel prix vous en obtiendrez, tout apprêté.Un porc de 200 lbs, poids vif à 8, vous rapportera $17.00.Si vous le tuez vous n\u2019aurez que 140 livres de porc préparé que vous devriez vendre plus de 12c.En obtenez- vous ce prix?Si non et s\u2019il ne se trouve personne dans votre district qui achète les porcs sur pieds, écrivez-nous directement.Si vous pensez qu\u2019il y a moyen d\u2019en trouver un char dans votre district, nous enverrons un acheteur.Si vos porcs n\u2019ont pas le poids voulu, gardez-les encore un mois ou six semaines, nous ne croyons pas que les prix baissent.Nous garantissons payer 8c.la livre, tous les pores tels que demandés plus haut, d\u2019ici à la fin de Décembre.Même nous sommes d\u2019opinion que le prix en sera plus élevé, mais nous garantissons ce minimum.S\u2019il ne se trouve personne dans votre district pour acheter les porcs sur pieds, écrivez-nous de suite\u2014ne retardez pas.Comme la guerre Européenne fait croître tous les jours, la demande pour le bacon (lard fumé), tous les cultivateurs devraient en élever un plus grand nombre car ces prix élevés se maintiendront pour quelques années à venir.Nous sommes prêts à acheter tous les porcs que les cultivateurs peuvent élever.Il est de votre plus - grand intérêt d\u2019y songer sérieusement.\u2018 A Montréal, nous pouvons tuer 3,000 pores par jour, du commencement à la fin de l\u2019année, et actuellement nous sommes obligés do ! faire venir la plus grande partie d\u2019Ontario et des Provinces de Ouest, parce que nous ne pouvons nous les procurer dans Québec.The WM.DAVIES CO.Limited Montréal Toronto Winnipeg "]
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