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Titre :
Le journal d'agriculture et d'horticulture illustré
Éditeur :
  • Montréal :Ministère de l'agriculture de la province de Québec,1914-1917
Contenu spécifique :
lundi 15 janvier 1917
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal d'agriculture et d'horticulture
  • Successeur :
  • Journal d'agriculture
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Le journal d'agriculture et d'horticulture illustré, 1917-01, Collections de BAnQ.

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[" CE GE pes me \u2014\u2014\u2014 ve, ~~ Ze JOURNAL ET DHORTICULTURE ILLUSTRE Volume 20 15 Janvier 1917 Numéro 7 LES COURS ABREGES D\u2019AGRICULTURE DANS LES CANTONS DE L\u2019EST.\u2014 Groupe des professeurs et leurs objets de démonstrations, pendant la semaine agricole tenue à St-Jean, en novembre 1916.\u2014 Le \u2014 \u2014 \u2014 | PUBLIE PAR LE MINISTERE DE LAGRICULTURE DE LA PROVINCE DE QUEBEC : DAGRICULTURE als mga bn ty Niles LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE LUTTE, CIMENT POUR LE CSN, Un livret bourré de conseils prati- Ë ques distribué GRATUITEMENT.Ce livret vous fournit gratuitement des renseignements précis, pour faire sur votre ferme une centaine d\u2019améliorations permanentes.La plupart de ces travaux peuvent être faits à temps perdu, par vous et votre employé, avec des matériaux à votre portée.Il n\u2019est pas une pelletée de béton qui n\u2019ajoute à la valeur de votre ferme et ne soit une source de profit.\u201cL\u2019Utilité du Ciment Pour le Cultivateur\u201d est un livret rempli d'idées pratiques, avec plans d'exécution.Dans un langage facile et exempt de mots techniques, il résume tout ce qui concerne l\u2019emploi du béton.Buivent quelques sujets traités :\u2014Granges Fondations \u2014- Mangeoires en béton Caveaux - Lniteries Piquets - Silos - - Etables - - Porcheries l\u2019ouluillers Caves Abreuvoirs Malaxages et pose du béton, ete.Procurez-vous un exemplaire.\u2014Il suffit d\u2019envoyer votre adresse à Canada Cement Company, Limited 12 Edifice du Herald, Montréal.r\u2014REPRODUCTEURS AYRSHIRES\u2014 Pour Troupeaux de Choix ES MILLIERS de nos troupeaux de choix par tout le Canada pourraient rapporter des profits beaucoup plus considérables par I\u2019emploi de bons reproducteurs\u2014reproducteurs provenant d\u2019une race réputée une des meilleures pour la quantité et la richesse du lait.L'industrie laitière a démontré le bien fondé de cet avancé dans des centaines de cas par toute la province.Votre troupeau est-il du nombre ?CE QUI EQUIVAULT A UNE AUGMENTATION DE 12% DE GRAS DE BEURRE Faisons-en le caleul.Vous avez 12 vaches (la moyenne en Ontario) chacune de vos vaches donne une moyenne de 6,000 lbs de lait par année.Ce qui équivaut à :\u2014 30 lbs.de plus de gras de beurre par vache, valeur $12.00.360 lbs.de plus de gras de beurre pour votre troupeau, valeur $144.00.Et ceci sans la moindre augmentation dans le coût du travail et de la ration.Vous pouvez obteuir le même résultat avec votre troupeau de choix.en employant un bon reproducteur Ayrshire.Les taureaux Ayrshires sont renommés par leur pouvoir et leur facilités d\u2019entretien.Ils proviennent d\u2019une race éprouvée \u2014 commodes, peu dispendieux \u2014 s\u2019adaptant parfaitement aux conditions ordinaires des cultivateurs.Pour plus de détails sur les Ayrshires, écrivez a W.F.Stephen Secrétaire.HOBSLAND MASTERPIECE (Imp.) 36717 The CANADIAN AYRSHIRE BREEDERS\u2019 ASSOCIATION (L\u2019association des Eleveurs d\u2019Ayrshires Canadiens).Huntingdon, Québec.Quand vos Vaches \u201cne Mangent pas\u2019 FPARENCE, attitude, perte d'appétit, yeux mornes, poil rude tous ces détails Inissent voir le besoin du Régulateur tis, Animal de PrAILS Seau de 25 lbs, $3.50, aussi paquets de 50c et $1.00.Chez votre marchand.Melange a une bonne ration digestive, \u201cPratt\u201d les remattra bientôt en bonne condition et leur fera donner un lait plus abondant et plus riche.Essayez-le à nos dépens.Argent remis si vous n'avez pas satisfaction.Le Désinfectant PRATT tiendra votre étable exempte de vermine et nutres insectes.Tue les microbes et tent les quartiers hygiéniques.Servez-vous-en en lavage contre les tiques, gale, pourriture du pied et nutres maladies.Prix, 50e la pinte; $1.50 le yallon.Chez votre marchand.L'Onguent PRATT guérit _promptement et naturellement.Ne laisse aucune croûte dangereuse.Magnifique pour usage de la famille.Boîtes de 25e ct 60e.Demandez AUJOURD'HUI notre Traité GRATUIT sur les soins à donner à vos animaux.Pratt Food Co., of Canada Limited 68E.Claremont St., TORONTO.s-19 Pour devancer l\u2019horloge-enrégistreuse CINQ heures a.m., pour l\u2019ouvrier de Essayez vous-même Biz Ben ; faites- fabrique qui devance l'horloge en- vous-même votre paie de temps gupplé- vexistreuse à l'ouvrage.Big Ben l\u2019é- mentaire.veille pour le déjeuner longtemps avant pi ue le sifflet de l'usine se fnss - Vous l\u2019aimerez devant vous.Sept vendre \u201c Asse en pouces de haut, solide, obligeant, \u2014tou- tendre.| 11 avait l'habitude de jouir de son jours exact.oreiller jusqu\u2019à la dernière minute\u2014 Chez votre marchand, $2.50 aux tant qu\u2019il n\u2019eût_ appris une autre Etats.Unis, $3.50, au Canada.Envoyé franco sur réception du prix si votre marchand ne l\u2019a pas.manière\u2014qu'\u2019eût tôt fait de découvrir le paie-maître.La Salle, M.U.s.A.Western Clock CO.Fabricants de Westelox.Autres Westclox : Ben Baby, Ben de poche, America, Bingo, Sleep-Meter.ookout et Ironclad.OO OR yf ] aites- ipplé- Sept \u2014tou- aux nvoyé votre | \u201c LE JOURNAL IMPROVED EIN GY UR SHI A TE TY PENT ES COUSSINS TA- PATCO, les favoris de vieille date, sont aujourd\u2019hui grandement améliorés par le nouveau crampon breveté et le feutre de renforcement que l\u2019on peut voir dans les vignettes ci-jointes.Ce nouvel accessoire donne au crochet plus de prise et empêche le coussin de se déplacer.Cet accessoire Ne se trouve que sur nos Coussins.Cherchez-le quand vous achetez des coussins.Nul autre ne vous donnera autant de satisfaction.Demandez à votre marchand la brochurette gratuite Ta- patco vous faisant voir nombre de coussins de diverses couleurs et contenant plusieurs remèdes de haute valeur pour chevaux.Si votre marchand ne l\u2019a pas, dites-lui qu\u2019il nous en fasse la demande directement.Nous fabriquons aussi une ligne complète de coussins à sellette de harnais.En vente partout The American Pad & Textile Co., Chatham, Ont.Bureau chef et usines, Greenfield, Ohio.E.U.d\u2019A.D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019'HORTICULTURE III leur goût.Le distributeur d\u2019engrais \u201cJUTRAS\u201d est le plus léger qu\u2019il y ait en vente sur le marché, son mécanique est simple, et bien amélioré.Un nouvel appareil spécial pour creuser les sillons, pour la semence des légumes, blé-d\u2019Inde, etc, s\u2019accroche à l\u2019arrière du Distributeur, fait deux sillons, et y dépose en même dérer.bois, et le temps des hommes.vous fournirons gratuitement.RS NL Na + 4 seu ed AW = Nc EN ~.wl es instruments \u201cJUTRAS\u201d devraient être à l\u2019usage de tous les cultivateurs, car ils sont faits et perfectionnés selon temps l\u2019engrais dans chacun des sillons.C\u2019est une perfection à consi- L\u2019Evaporateur \u201cJUTRAS\u201d s\u2019il est aujourd\u2019hui en grande demande, c\u2019est qu\u2019il possède le système le plus rapide pour l\u2019évaporation de la sève, et tout en faisant soit en sucre ou en sirop des produits de premier choix, il permet d\u2019économiser considérablement sur la dépense du Veuillez écrire pour avoir nos catalogues, et listes de prix que nous La Compagnie Jutras Limitée Manufacturière, Victoriaville, Qué.De bons agents sont demandés.grain sur votre ferme.quer.Arbres Fruitiers à Vendre à notre climat.Liste de prix envoyée sur demande.EMILE GADBOIS & FILS, Rougemont, Mois, et une génisse neuf mois.S'adresser a Qué.ART.ROY, Ste-Perpétue Nicolet P.Q.A VENDRE NOS pépinières contiennent les arbres frui- ANIMAUX \u201cHolsteins\u2019\u2019, enregistrés.Une bon- tiers et d'ornement, qui conviennent le mieux ne vache laitière quatre ans, une taure seize Votre érablière est l\u2019industrie la plus payante de votre ferme.Quelles que soient les céréales que vous récoltiez, une acre en érables vous rapportera plus de profits avec moins de travail, 2n moins de temps et avec moins de frais, qu\u2019une acre de tout autre Une acre en avoine ne vous rapporte que $20 environ et vous devez labourer le terrain deux fois, l\u2019engraisser, le herser, l\u2019ensemencer, la récolter, la battre, acheter la semence, en sus de votre temps, de l\u2019usage de vos chevaux, d\u2019engagés et de machines dispendieuses.Votre profit est alors d\u2019environ $5.Une acre plantée de cent érables vous rapporte environ $30 en sirop et en sucre et vos dépenses ne s\u2019élèveront qu\u2019à $10 environ, y compris votre temps en cette saison de l\u2019année où vous n\u2019avez rien autre chose à faire.Nous vous enseignerons comment procéder ; nous vous fournirons l\u2019outillage voulu que vous pourrez payer comptant ou en deux ou trois versements annuels ; même, nous prendrons en paiement une partie de vos produits pendant trois ans ; de plus nous vous garantissons acheter tout le sirop et sucre que vous pourrez fabri- Demandez aujourd\u2019hui plus amples détails et ne restez pas indifférents aux hauts prix actuels des produits de l\u2019érable.GRIMM MANUFACTURING CO., Limited, 59 RUE WELLINGTON.MONTREAL.ny ca Be TH 0 7.+ nm ot ELA arse Ty 20 Tow messe == cera a IE re , Mc- s con- LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D'\u2019'HORTICULTURE MAUVAISES HERBES Les terres entièrement dépourvues de mauvaises herbes sont raref et les cultivateurs qui ont su en garantir leurs terres et conserver toujours leurs récoltes nettes ont un grand mérite et font preuve d\u2019une grande qualité agricole.Les mauvaises herbes épuisent la terre, diminuent la production et gâtent la qualité des bonnes plantes, nuisent souvent à la santé du bétail, sans compter toutes leurs autres nuisances.On ne doit en avoir nulle part sur les terres bien tenues.Les principales mauvaises herbes qui infestent les terres de la province sont la marguerite blanche, la chicorée, le laiteron des champs, la moutarde et l\u2019épervière orangée dans les pâturages des Cantons de l\u2019Est.Il y a encore le chiendent et la renoncule acre qui abondent dans certains sols frais d\u2019alluvion.Les mauvaises herbes sont moins nombreuses là où l\u2019on suit une rotation courte avec culture sarclée et foin de trèfle.La bonne culture soignée et l\u2019emploi des graines de semence nettes les tiennent en échec, Les lauréats à signaler, pour terre et récoltes nettes, sont MM.Logan, Deland, Ste-Marie, Arès, Fife, Kennedy, Powers, Ingalls, Elie Pitre, Laniel, Bessette, Eldrigde, Chayer, Léonard, Moreau, Tur- geon.HABITATIONS Une maison de première classe pour un cultivateur doit être assez grande, \u201430\u2019 à 36\u2019 x 28\u2019 à 30°, \u2014 avec buanderie ou cuisine d\u2019été, dépense, laiterie, glacière tenant à la laiterie, hangar à bois et à voitures ; assez haute, bien ventilée et éclairée, pourvue, par les procédés les plus économiques sur les lieux, de bonne eau potable et eau propre au lavage, d\u2019éviers,de robinets d\u2019égout, de cabinets d\u2019aisance à l\u2019eau, bain, etc.; division économique, confortable, avec accès facile à tous les appartements; système de chauffage simple, économique et efficace : à eau chaude ou à air chaud ou même au poêle à bois ou à charbon, etc.; murs bien construits, avec matelas d\u2019air; cave bétonnée, couverture métallique; style simple, sévère mais élégant à la fois ; bonne véranda, arbres d\u2019ornement, gazon et fleurs autour et en avant ; site salubre avec bonne vue sur la ferme, communications faciles avec les autre bâtiments ; facilité d\u2019égout, etc.Le maximum des points n\u2019a pas toujours été obtenu par les habitations les plus richement ou luxueusement meublées et garnies, mais par celles qui offraient, toutes choses égales d\u2019ailleurs, le meilleur confort économique, exigeant, pour les travaux du ménage et le soin du personnel, le moins de pas et démarches, et rendant ainsi plus effectif le travail journalier.Depuis quelques années les bonnes maisons se multiplient rapidement et tous les bons cultivateurs possèdent de bonnes habitations très confortablement aménagées.C\u2019est à ne plus s\u2019y reconnaître si l\u2019on se porte à 60 ans en arrière, Les deux points pour habitation ont été alloués aux concurrents suivants : MM.Logan, Ritchie, McClary, Whitman, Laframboise, H.Hébert, Lus- sier, Lavigne, Ls Rocheleau, McEachran, Jeannot- te, Arès, Woodly, Strange, Kennedy, Legrand, Paige, Morel, Francoeur, Préfontaine.Aprés eux suivent 10 autres a 1.95.point.141 Champ de betteraves fourragéres et de choux de Siam, sur la ferme de M.Louis Gagnon, a Ste- Louise, P.Q.\u2014Les cultivateurs apprécient hautement l\u2019heureuse influence exercée par les champs de démonstration que le Ministére d\u2019 Agriculture établis chaque année dans les différentes régions de la Province.La grande augmentation dans la superficie consacrée a la culture des plantes racines, sur la rive sud du St-Laurent, est le résultat direct de l\u2019enseignement donné aux cultivateurs par la démonstration pratique.GRANGES Considérées ici simplement comme logement des fourrages et des grains.Bâtisses à couverture étanche, à charpente solide, disposée de manière à faciliter le fonctionnement de la fourche mécanique; tasseries à fond propre à assurer la conservation des fourrages et en permettant la distribution facile et économique aux animaux, sont les points essentiels.Les granges hautes et larges ont toujours la préférence à cause du plus grand espace eubique intérieur proportionnellement aux fondations, à la surface des murs et de la couverture, ce qui diminue le prix par tonne des fourrages et des grains abrités.Mais, à part le sud-ouest de la province et les cantons du sud-est\u2014Missisquoi, Brome, Stanstead, etc., les granges longues, basses et étroites comparativement dominent encore.À part les granges à foin isolées, la principale grange de la ferme est combinée avec les étables et les écuries qu\u2019elle renferme généralement au milieu ou à un bout ou en soubassement.Ces dernières granges- étables sont les plus modernes et sont plus nombreuses dans les Cantons de l\u2019Est où les accidents de terrain favorisent des installations qui permettent l'entrée aux batteries de la grange par des approches en pente douce.Les portes des granges nouvelles s\u2019ouvrent généralement sur poulies roulant sur rail supérieur Les granges rondes ou octogonales augmentent dans le sud-ouest et le sud-est de la province.Leur supériorité économique vantée par quelques-uns n\u2019est pas admise par tous les praticiens, et peut n\u2019être que relative.Les concurrents les plus méritants pour la grange proprement dit,sont: MM.Logan, Ritchie, Mec- Clary, Whitman, Lyster, Hébert, McNally, Lavigne, Jument Canadienne avec dix de ses descendants, sur la ferme de M.H.Deland, à L\u2019Acadie, Lac St-Jean.McEachran, Jeannotte, Arès, Strange, Kennedy, Demers, Wallace, Morel, Laniel, Francoeur, Pou- part, Bessette, Eldridge, Chayer, Préfontaine, Bourdeau ; plus 23 a 95%.ECURIES Pavé en béton recouvert de madriers dans les stalles, hauteur intérieure 9\u2019 à 10\u2019 ; largeur des stalles, centre à centre, 5\u2019 à 526\u2019, longueur 9\u2019 à 10\u2019 (pour les chevaux ordinaires); passage derrière les chevaux 5\u2019 à 6\u2019; couloir d'alimentation à la tête, 4 pieds ; cela pour rangée simple ; largeur totale d\u2019une écurie à rangée simple, pas moins de 18 pieds; partie supérieure des cloisons de stalles en grillage ou barreaux métalliques; fenêtres suffisantes pour donner ample lumière et placées près du plafond ; bonne ventilation ; murs sains, non humides en hiver, conduite d\u2019eau métallique, robinets ; réservoirs à l\u2019eau en métal ou en ciment dans l\u2019écurie, boîtes à avoine en fonte, et autres petits détails améliorés et trop long à énumérer ; entrée par remise à plancher en béton ; renfermant plusieurs boxes-stalles de 10\u2019 à 12\u2019 par 12\u2019 ou plus, pour poulains, juments poulinières ou étalons.Les écuries sont susceptibles de varier en dimensions et sous le rapport de l\u2019aménagement intérieur suivant le nombre, la classe et la destination des chevaux qu\u2019elles logent.Toute bonne écurie doit comprendre une sellerie asez grande et bien outillée.Beaucoup d\u2019écuries de ferme ordinaire sont trop étroites et trop sombres et souvent trop basses.Il en a été rencontré chez plusieurs concurrents.Les concurrents qui possèdent les écuries les mieux conditionnées sont MM.Logan, Lavigne, MeEachran ; 18 autres s\u2019en rapprochent avec .05 de point de moins.ETABLES Chaudes en hiver ; murs sains avec vide intérieur ; hauteuf 8 à 10 pieds, largeur totale pour 2 rangées de vaches 28 à 30 pieds; bien éclairées surtout du côté du soleil, et bien ventilées, système Rutherford ou King ou autre efficace, quel qu\u2019il soit, ~comprenant prises d\u2019air pur et cheminées d\u2019échappement de lair vicié, avec régime permettant de régler la température intérieure de l\u2019étable, d\u2019y maintenir l\u2019air pur et sain et d\u2019empêcher l'humidité de couvrir les murs et le plafond ; pavé étanche préférablement en béton ainsi que les crêches ; attaches au cornadis ou à la chaîne ; avec le système cornadis, supports et séparations des stalles en fer ; abreu- vage au:omatique dans des auges métalliques, mais wien 000 BA alr or le 8 142 LE JOURNAL mieux dans des bols en fonte ; couloir d\u2019alimentation, devant les bêtes, tête au mur, 3 à 4 pieds, central entre 2 rangées de stalles pas moins de 5 pieds; passage des animaux, pour une rangée 4% pieds vu plus, entre deux rangées 5 à 6 pieds ou plus ; longueur du pavé des stalles, variable suivant celle des bêtes, 414 à 5 pieds généralement selon le mode d'attache ; largeur intérieure des crêches 20 à 24 pouces ; largeur des égouts ou rigoles 14 à 16 pouces, profondeur du cô:é des bêtes 6 à 8 pouces, du côté du passage 4 à 6 pouces.Ces dimensions peuvent varier légèrement sans nuire à la qualité des étables quant au reste.Les grandes vaches Holsteins peuvent exiger quelques pouces de plus.Il suffit que les vaches puissent se tenir et se coucher sur le pavé en le souillant le moins possible par leurs déjections.Les bonnes étables spacieuses, à pavé en ciment avec système d'\u2019at'ache et d\u2019abreuvage amélioré, pourvues d\u2019eau saine par gravitation naturelle ou artificielle ; bien éclairées et ventilées d\u2019une manière satisfaisante, augmentent tous les ans, soit par constructions nouvelles ou remodelages de bâtisses cxistantes.Les inspec\u2018eurs des fermes qui fournissent du lait aux grandes villes concourent efficacement à ces améliorations, lesquelles du reste sont prêchées par les conférenciers agricoles et par les brochures publiques traitant cet important sujet.Les étables de MM.Logan et MeEachran sont les seules qui ont obtenu le maximum des points.Plusieurs au.res bonnes étables comme celles de MM.Ritchie, MeCla- ry, Whitman, Jeannotte, Arès, Kennedy, Gauthier, Lord, Mme Caron, Wallace, Trainer, Laniel, Fran- coeur, Chayer ont dû perdre 5-100 point : 22 concurrents ont 10-100 pt de moins que les deux premiers.I.J.A.MARSAN, D.Sc.A.Secrétaire des juges du Mérite Agricole.(«A suivre) AVIS OFFICIEL Concours de Mérite Agricole en 1917 I E concours de Mérite Agricole qui sera tenu en 4 1917, sera ouvert aux membres des sociétés d'agriculture en opération dans les comtés suivants: TROISTEME REGION:\u2014 Arthabaska, Lévis, Beauce, L\u2019Islet, Brllechasse, Lotbinière, Bonaventure, Matane, Dorchester, Mégantic, Frontenac, Montmagny.Gaspé, Nicolet, Hes-de-la-Madeleine, Rimouki, Kamouraska, Témiscouata, Wolfe.Les membres désirant s\u2019inscrire à ce concours pourront se procurer des blanes d'entrée en s'adressant au scerétaire de leur société d\u2019agriculture ou encore au secrétaire du Conseil d\u2019Agriculture.On ne doit pas oublier que les entrées doivent être transmises au \u201cSecrétaire du Conseil d\u2019Agriculture\u201d le ou avant le ler juin.Après cette date aucune entrée ne pourra être acceptée.OSCAR LESSARD, \u2018 Secrétaire du Conseil d'Agriculture.COURS ABREGES D'AGRICULTURE Région du Bas du Fleuve ESSIEURS les professeurs de l\u2019École d\u2019Agriculture de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, aidés de quelques experts du Ministère de l'Agriculture de Québec, donneront cet hiver encore, des cours abrégés dans différents centres de lu partie Est de la province.Voici les endroits où ces semaines agricoles seront données: Matane, St-Joseph de Lepage, 22 janvier.Rimouski, St-Flavien, 29 janvier.Témiscouata, St-Eloi, 11 février.Kamouraska, Ste-Hélène, 18 février.Montmagny, Cap St-Ignace, 25 février.Région des cantons de l\u2019Est Vin \u201cQuebec Montreal & Southern\u201d : Nicolet, Bécancour, du 15 janvier au 20 janvier.Yamaska, Baieville, du 22 janvier au 27 janvier.Richelieu, Sorel, du 29 janvier au 3 février.Verchères, Verchères, du 5 février au 10 février.Via \u201cMontreal & Southern Counties\u201d: Chambly, Chambly, du 12 février au 17 février.Rouville, Marieville, du 19 février au 24 février.Vin Grand-Trone : Laprairie, St-Constant, du 26 février au 3 mars.Châteauguay, Ste-Martine, du 5 mars au 10 mars.Huntingdon, Huntingdon, du 12 mars au 17 mars.St-Hyacinthe, St-Hyacinthe, du 19 mars au 24 mars.Bagot, Acton-Vale, du 26 mars an 31 mars.* % + Les succès remportées par ces cours l\u2019an dernier, nous portent à croire que les cultivateurs s\u2019empresseront, encore cette année, de bénéficier de tous les avantages qu\u2019ils peuvent retirer de pareilles semaines agricoles.L\u2019heureux effet des cours abrégés se fait largement ressentir dans les régions qui ont déjà été favorisées par ce genre d\u2019enseignement et il est à espérer que -la classe agricole assistera régulièrement et très nombreuse à toutes les conférences et démonstrations pratiques qui seront données dans leur district.Ce sera aussi la meilleure occasion pour obtenir tous les renseignements agricoles qui pourraient intéresser un groupe de cultivateurs ou un cultivateur en particulier.REGLEMENTS GOUVERNANT L\u2019ADMISSION DES POMMES DE TERRE CANADIENNES AUX ETATS- UNIS Amendement important L\" Ministère fédéral de l\u2019agriculture vient d\u2019è- tre avisé d\u2019un amendement important à ces règlements.A l\u2019avenir, les expéditions de pommes de terre canadiennes allant aux Etats-Unis ne seront pas astreintes, comme précédemment, à passer par certains ports désignés; elles seront admises à tous les ports d\u2019entrée, sur présentation d\u2019un permis remis à l\u2019importateur américain par le Bureau fédéral de l\u2019Horticulture à Washington, et sans inspection, à moins qu\u2019une inspection ne soit spécialement exigée par le Bureau, mais chaque expédition doit être accompagnée de deux copies d\u2019un certificat sanitaire (Certificate of soundness), signé par l\u2019expéditeur, et attestan.que les pommes de terre sont aussi saines qu\u2019il est possible de les avoir dans le commerce et que l\u2019expédition ne contient pas plus de dix pour cent de tubercules présentant des traces de gale, de pourriture sèche, de fusariole, ou d\u2019autres maladies, prises ensemble.En s\u2019adressant au consignataire américain pour connaître le numéro de son permis, les expéditeurs canadiens devront demander, en même temps, un nombre suffisant de copies du certificat sanitaire pour couvrir toutes les expéditions- qu\u2019ils se proposent de faire.AVIS IMPORTANT: Les expéditeurs canadiens présentant pour l\u2019exportation aux Etats- Un:s des pommes de terre qui ne répondent pas aux exigences du certificat sanitaire s\u2019exposent à voir leurs expéditions refusées; ils s\u2019exposent également à perdre leurs permis et à se voir refuser, D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019'HORTICULTURE pour leurs expéditions, l\u2019émission de nouveaux permis.Pour plus amples renseignements au sujet de ces règlements, s\u2019adresser au botaniste du Dominion, ferme expérimentale centrale, à Ottawa.POUR DIMINUER LE COUT DE LA VIE Recommandations du Comité d\u2019Agriculture ORS de la Session de la Législature qui vient de se terminer, le Comité de l\u2019Agriculture avait été chargé de faire une enquête sur les causes du renchérissement de la vie et les remèdes à y apporter.Après avoir entendu l\u2019opinion d\u2019un certain nombre de personnes représentant les écoles d\u2019agriculture, les corps publics, le commerce, l\u2019industrie et l\u2019agriculture, ce comité a recommandé aux pouvoirs ayant l\u2019autorité nécessaire, de prendre les mesures immédiates suivantes: \u201c1,\u2014Enrayer le plus tôt possible la tuberculose chez les bovins; \u201c2.\u2014Faire inspecter régulièrement les entrepôts frigorifiques; \u201c3 \u2014Prohiber l\u2019exportation des engrais naturels; \u201c4 \u2014Demander aux compagnies de chemins de fer de transporter, si possible, à des prix plus réduits que ceux actuellement existants, les machineries et les produits agricoles, les engrais naturels et artificiels, ainsi que la nourriture destinée à l\u2019élevage et à l\u2019engraissement des animaux; \u201c5.\u2014Prendre des mesures pour diminuer le coût des instruments aratoires, du blé-d\u2019Inde et autres produits similaires, nécessaires à l\u2019engraissement du bétail; \u201c6.Conserver autant qu\u2019il sera possible à l\u2019agriculture, toute la main-d\u2019oeuvre dont elle dispose actuellement, et dont elle a absolument besoin pour maintenir sa production; \u201c7 \u2014Augmenter les subsides à l\u2019Agriculture.\u201c8\u2014 Etablir un crédit agricole afin de permettre aux cultivateurs de sé procurer facilement l\u2019argent nécessaire aux améliorations qu\u2019on leur demande.\u201c9 \u2014 Faire une distribution plus large d\u2019animaux de race pure; \u201c10.\u2014Aider à l\u2019établissement et au maintien de fabriques de conserves alimentaires.\u201cCe comité recommande aussi qu\u2019il soit fait sans délai une campagne active d\u2019éducation agricole afin d\u2019engager notre population: \u201c1\u2014A pratiquer la plus stricte économie dans la dépense des provisions de bouche et dans le vêtement.\u201c2 \u2014 Encourager nos cultivateurs à ne pas exporter leur bétail et le surplus de leur fourrage, mais à les utiliser pour augmenter leurs troupeaux.\u201c3.Mettre le consommateur en garde contre la consommation d\u2019animaux trop jeunes, agneaux, volailles de toutes sortes, qui sont susceptibles d'augmenter en poids, avez quelques mois d\u2019engraissement.\u201c4 \u2014 Encourager l\u2019établissement de sociétés coopératives, afin d\u2019aider autant que possible à obtenir des rapports plus directs entre producteurs et consommateurs.\u201d APPEL AUX AGRICULTEURS DE LA PROVINCE DE QUEBEC Un devoir national I la coopération a rendu d\u2019immenses services à la classe agricole en Belgique, en France, en Allemagne et dans tous les pays d\u2019Europe, c\u2019est grâce à la création de puissantes Sociétés Coopératives Centrales.En mettant des capitaux considérables à la disposition des directeurs de ces grandes organisations, les sociétaires leur ont permis de faire des transactions très avantageuses pour les sociétés coopératives locales dont ils font partie. - LE JOURNAL D'AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE 143 Chez nous le mouvement est déjà bien lancé et nous avons lieu de croire que bientôt la province de Québec retirera les mêmes bénéfices de la coopération.Il importe toutefois de proportionner notre oeuvre à la grandeur du but poursuivi, et, pour cela, les ressources financières nécessaires au Comptoir Coopératif doivent être mises à sa disposition par tout cultivateur capable de comprendre son propre intérêt et de servir la cause commune.Ce n\u2019est pas une aumône, ni une contribution, que le Comptoir Coopératif demande aux agricul- teurs\u2014ainsi qu\u2019à tous les amis qui veulent bien l\u2019aider\u2014c\u2019est un prêt, un échange qu\u2019il leur propose.UN PRET\u2014Les actions du \u2018Comptoir Coopératif sont déjà un bon placement.Celles qui sont complètement payées donnent au porteur un intérêt de six pour cent.Comme elles sont à la portée de toutes les bourses\u2014de $10 chacune, payables en dix ans par versements de $1 par an\u2014elles peuvent rendre productives de toutes petites épargnes qui sont maintenant stériles ou à peu près.En outre, à tout sociétaire qui lui confie ses achats, le Comptoir Coopératif fait l\u2019équivalent d\u2019un remboursement (au moins partiel) de la somme avancée, en lui procurant à meilleur compte la marchandise dont il a besoin.Nous en connaissons qui reçoivent ainsi chaque année du Comptoir beaucoup plus que le montant de leur versement annuel, et cependant l\u2019argent qu\u2019ils lui ont prêté leur reste et leur rapporte du 6 pour cent par-dessus le marché.Ajoutons que les actions du Comptoir Coopératif de Montréal, n\u2019exposent les prêteurs à aucune perte résultant d\u2019une diminution de leur valeur.Elles pourront toujours être revendues au prix qu\u2019elles ont coûté lorsqu\u2019un porteur serait forcé de les revendre.Voilà comment le Comptoir Coopératif demande un prêt et voilà ce qu\u2019il offre à ceux qui le lui font en confiance UN ECHANGE\u2014Ne peut-on pas dire qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un échange avantageux?Quel est le cultivateur ou l\u2019homme d\u2019affaires qui n\u2019a pas dans son portefeuille un dollar qui ne lui rapporte rien?Le Comptoir Coopératif lui offre d\u2019échanger ce dollar contre un reçu qui lui permettra de jouir de tous les avantages et privilèges de la coopération.Ainsi le propriétaire ne subit aucune perte, sa fortune n\u2019a pas diminué d\u2019un sou.En revanche, le Comptoir Coopératif centralisera ces petites épargnes et celles qui sont dans le fond des tiroirs, ignorées et stériles.Dans sa caisse générale, elles deviendront un gage de crédit, une force financière au point de vue des affaires.Les petites bourses autant que les grosses en profiteront.Dix mille, vingt-cinq mille, cinquante mille membres constitueront un capital imposant, et la clientèle d\u2019un tel groupement ne sera pas à négliger.La Société d\u2019organisation Agricole irlandaise comprend au moins 100,000 membres.Son chiffre d\u2019affaires en 1915 a été de 20 millions de piastres.La Société des Agriculteurs de France et ses Associations agricoles affiliées groupent ensemble plus de 500,000 propriétaires ou exploitants du * #* * Le devoir de tout Canadien n\u2019est-il pas tout tracé?Ce devoir consiste à grossir le crédit et le fonds de réserve du Comptoir Coopératif par un prêt ou un échange.Sans compromettre sa fortune, sans sacrifier ses intérêts, il peut ainsi mettre une force et une arme au service de notre classe agricole qui sera toujours la véritable richesse de la province de Québec.L\u2019inaction ne serait-elle pas une faute nationale?LE COMPTOIR COOPERATIF DE MONTREAL, 164, rue Saint-Jacques, CULTIVONS DES TABACS INDUSTRIELS ENDANT que se développait, dans quelques centres de la province de Québec, la culture des tabacs à enveloppes, d\u2019autres variétés de tabac étaient essayées dans les stations expérimentales du Dominion afin de savoir si elles pourraient fournir des produits susceptibles d\u2019emploi comme \u2018\u201c\u2018Filasse\u201d dans l\u2019industrie des cigares canadiens.A l\u2019heure actuelle la question semble être sortie de la période expérimentale, et la culture des filasses à la veille d\u2019être entreprise au Canada sur une échelle relativement importante.Le problème qui se pose aux planteurs décidés à se consacrer à la culture du tabac en 1917 est, dès à présent, le choix de la variété qu\u2019ils devront planter.Il importe, afin de faciliter les conditions du marché, d\u2019éviter autant que possible de cultiver dans la même région trop de variétés de tabac.Cependant l\u2019expérience acquise par les cultivateurs leur permet de comprendre, dès à présent, qu\u2019il vaut mieux cultiver seulement les variétés adaptées aux sols dont ils disposent.Par exemple les tabacs pour enveloppes de première qualité, et ce sont les seuls qui aient chance de s\u2019écouler facilement sur le marché canadien, peuvent être cultivés sur des terres franches légères dans lesquelles le sable fin domine.Les sols sableux, à grains grossiers, fournissent des tabacs d\u2019une élasticité insuffisante et dont la feuille n\u2019a pas la finesse voulue.À mesure que les terres deviennent plus fortes on se consacrera à la culture de variétés pour lesquelles on ne recherche pas la finesse du tissu.Dans ce cas on cultivera des tabacs à pipe comme le Connectieut Seed Leaf, le General Grant, etc.Si cependant on a affaire à des terres de compacité moyenne, comme celles que l\u2019on désigne communément dans beaucoup de parties de la province de Québec sous le nom de terres grises, chaque fois que la proportion d\u2019argile contenue dans ces terres ne sera pas trop élevée on sera à peu près certain de pouvoir y cultiver avec succès des tabacs à filasses pour lesquels on aura le choix entre les variétés: Zimmer Spanish; Aurora; tabac Belge; ete.; quant aux terres argileuses proprement dites elles ne conviennent pas à la culture du tabac.Bien peu de cultivateurs se rendent compte à l\u2019heure actuelle de l\u2019avenir réservé à la culture du tabac au Canada dans les prochaines années.Après de lents débuts il semble que la culture de cette plante doive se développer rapidement dans «ous les secteurs du pays où l\u2019on trouve des sols convenables et où la saison est suffisamment chaude et longue.Le point important pour le cultivateur est le choix de la variété qu\u2019il doit cultiver.Selon que ce choix est judicieux ou non il produira un tabac industriel qu\u2019il lui sera facile de faire accepter par le manufacturier, ou il produira un tabac d\u2019un type non défini qu\u2019il sera obligé d\u2019écouler dans le commerce de la feuille brute, lequel, depuis quelques années, paie des prix beaucoup moins avantageux que ceux qui sont offerts pour les tabacs vraiment industriels.Dans le cas d'incertitude les cultivateurs peuvent se renseigner auprès du Service des Tabacs, à la Ferme Expérimentale Centrale, à Ottawa.D'autre part ce service fournira, dans la mesure de ses ressources, des graines de provenance garantie, sélectionnées et triées, aux cultivateurs qui lui en feront la demande.Il n\u2019est plus douteux, à l\u2019heure actuelle, que les graines de tabac distribuées par les soins du Département de l\u2019Agriculture se sont toujours montrées supérieures comme qualité à celles provenant du commerce.Etant donné l\u2019état précaire des stocks de tabac dans tous les pays producteurs, on ne saurait choisir un moment plus propice pour essayer d\u2019établir, une fois pour toutes, la réputation de nos tabacs indigènes.F.CHARLAN, Chef du Service des Tabacs.CHOIX DES GERMES DE POMMES DE TERRE POUR SEMENCE N travail qui est souvent négligé pour la culture des pommes de terre, c\u2019est la sélection des germes.11 ne suffit pas de couper les pommes de terre en 2, 3 ou 4 morceaux, ayant des yeux plus ou moins bens pour la reproduction, mais il est très important de donner une attention toute spéciale aux germes qu\u2019on veut mettre en terre.J\u2019admets qu\u2019une bonne sélection demande plus de temps, mais il est certain que le résultat qu\u2019on obtient, dans la récolte, donne un profit qui paie largement le temps passé à choisir de bons germes.Donc, le cultivateur qui veut s\u2019assurer une bonne récolte, ne plantera pas des germes quelconques, il fera une sélection sérieuse des germes, et par ce moyen il augmentera de beaucoup sa récolte.Pour diminuer le travail du printemps, on fait un premier triage à l\u2019automne, au moment de la récolte.Lorsque les pommes de terre sont arrachées, on ramasse d\u2019abord celles qui sont d\u2019une bonne moyenne grosseur, bien faites et sans gale, on les met à part.Par ce moyen la sélection est plus vite faite au printemps et on n\u2019a pas à remuer 80 ou 100 minots pour en avoir 50 à 60 de bons germes.Un autre avantage de ce triage en automne, c\u2019est qu\u2019on est moins exposé à mélanger les espèces.Un champ qui a rapporté 15 à 20 minots pour un de semence, n\u2019a pas donné plus de travail pour la culture que s\u2019il n\u2019avait rapporté que 8 à 10 pour un.Donc, il y a un grand avantage à prendre les moyens qui peuvent donner la plus forte récolte.Batteuse de trèfle \u201cJulien\u201d, en opération dans la paroisse de St-Alexandre \u2014Plus de trois mille livres de graine ont été récoltées.re mre Fab 0m x es 011000 6 lien ete Te At ae Ne 4 sur 0 pe AE + 20m mae 144 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE Que le eultivateur qui désire avoir une bonne récolte de pommes de terre en 1917, et qui se dit dans l'impossibilité de sélectionner ses germes, parce que le temps lui manque au printemps, se donne la peine d\u2019en choisir quelques minots, qu\u2019il plantera à part afin de juger par lui-même la différence dans le rendement, et je suis persuadé qu\u2019en 1918, s\u2019il ne peut sélectionner toute sa semence, il en sélectionnera plus qu\u2019en 1917.L'exemple suivant prouve que le résultat d\u2019une récolte est en rapport avec le choix qu\u2019on a fait des germes: En 1915, dans la récolte des pommes de terre \u201cCarmène\u201d No 1, nous en avons eu un certain nombre qui pesaient plus d\u2019une livre.Au printemps 1916 celle qui avait la plus belle forme fut coupée en 8 morceaux, ayant chacun au moins un bon oeil.On les planta avec des pommes de terre d\u2019une autre espèce.Ces germes ne furent pas mis les uns à la suite des autres, mais dans plusieurs rangs.Celui qui était chargé de cultiver ce champ, mit un bout de bois à côté de chacun des 8 germes, pour les reconnaître au moment de la récolte, et pour se rendre compte de ce que donneraient ces 8 plants.Les 8 buttes étant mélées avec les autres, n\u2019ont donc reçu que les mêmes soins.Or, voici le résultat.A la récolte on arracha d\u2019abord les 8 plants en question, ils avaient chacun de 3 à 6 pommes de terre, dont la plus petite pesait 5 onces (on suit que la carmène No 1, donne peu de petits tu- hercules); les 8 plants ont donné 32 pommes de terre, qui ont pesé 15% lbs.Tandis que les au- tares du champ, qui avaient été plus ou moins sélectionnées, n\u2019ont donné que 9 lbs pour une livre de germes.FRE.CHRYSTOTELE Juvénat de Lévis UNE GRANDE ECONOMIE DANS LES ACHATS l\u2019our les membres actionnaires du Comptoir Coopératif de Montréal N'oubliez pas qu\u2019en nous confiant vos achats, vous économisez de l\u2019argent, vous n\u2019achetez que des produits recommandables, vous nous permettez d'acheter en plus grande quantité, vous nous permettez de vous vendre à meilleur compte.I\" nous fait plaisir de vous dire que le Comptoir Coopératif a fait des affaires trés prospéres cette année, Le nombre de ses membres s\u2019est aussi acerû considérablement; mais nous sommes toujours heureux de recevoir de nouveaux sociétaires; car plus nombreux seront les membres du Comptoir, plus puissant sera ce Comptoir pour protéger les droits de ses membres.À cet effet, nous nous permettons de vous demander aujour- d\u2019hui comme résolution de nouvelle année de voir à faire affilier une de vos connaissances dans votre association.Nous profitons aussi de l\u2019occasion pour souhaiter à tous nos sociétaires, ainsi qu\u2019à tous ceux qui le deviendront pendant l\u2019année que nous commençons une bonne et sainte année.LE COMPTOIR COOPERATIF DE MONTREAL, 164, ruc\u2018St-Jacques, Montréal.LE TREFLE DANS LE COMTE DE KA- MOURASKA ANS quelques années, les cultivateurs qui ne récolteront pas la graine de trèfle et de mil dont ils auront besoin pour l\u2019ensemencement de leurs prairies et de leurs pâturages seront plutôt des exceptions, ear eette pratique se vulgarise très rapidement dans tous les comtés de la Province.Encore cette année les batteuses de trèfle du Ministère de l\u2019Agriculture de Québec ont donné plusieurs démonstrations pratiques sur le battage du foin de trèfle.Ainsi, dans la paroisse de St-Alex- andre de Kamouraska il s\u2019est battu, pour la première fois cette année, 102 voyages de foin dont on a obtenu 3,118 livres de graine.M.Jules Bé- langer, secrétaire du cercle agricole de cette paroisse, nous transmet ces chiffres en nous disant toute la reconnaissance qu\u2019ont les cultivateurs de son district pour les officiers du Ministère en charge de cette importante démonstration.Les conseils concernant la cvr'ture, la récolte et le battage du foin de trèfle n\u2019ont pas été ménagés et cette semence ne pouvait tomber sur un sol mieux préparé, car les cultivateurs étaient avides de renseignements concernant cette culture.CULTIVONS DES FEVES Des chiffres intéressants U printemps la Société Coopérative Agricole des Fromagers de Québec et le Journal d\u2019Agriculture ont fait une forte campagne pour induire les cultivateurs à semer des fèves.Nous disions que c\u2019était l\u2019une des cultures les plus payantes.Ceux qui ont suivi ces conseils ont été à même de s\u2019en convaincre Mais pour ceux qui en doutent encore, nous allons leur apporter une preuve qui ne manquera pas de les convaincre.Voici ce qu\u2019écrit un sociétaire qui a fait vendre presque toute sa récolte de fèves de l\u2019année par la Société Coopérative des Fromagers : \u201cJe vous donne ici le compte exact de ma semence et de ma récolte de fèves ainsi que la grandeur du terrain ensemencé.Sur 3 d\u2019arpent, j'ai semé 28 livres de fèves blanches et voici le rendement obtenu : j'ai vendu à la coopérative et à d\u2019autres 1270 livres qui m\u2019ont rapporté $118.50, j'ai encore en mains 600 livres qui valent $57.00, ce qui fait un total de $175.00.Je certifie que ce compte est exact.(Signé) HENRI GAUTHIER, Vaucluse, L\u2019Assomption.Voici done un cultivateur qui retire de 28 livres de féves semées, $175.50 et qui fait ainsi donner à disons un arpent de terre un revenu de $175.00.Nous croyons qu\u2019il y a bien peu de terres dans la province qui donnent un revenu aussi fort à l\u2019arpent.Si l\u2019on considère maintenant que la culture des fèves est de toutes les cultures, l\u2019une des plus faciles, l\u2019on se demande comment il peut se faire que certains cultivateurs s\u2019acharnent à faire produire de l\u2019avoine et du foin médiocres à des terres qui conviennent admirablement à la culture des fèves Si quelqu\u2019un doute de la véracité de ces chiffres, nous donnons à dessein l\u2019adresse de notre correspondant Il sera facile de vérifier.SOCIETE COOPERATIVE AGRICOLE DE MARIA, CO.DE BONAVENTURE A SOCIETE COOPERATIVE DE Maria, Code Bonaventure, fut fondée en 1913 par 45 cultivateurs de cette paroisse.Aujourd\u2019hui la Socidté compte 124 membres et le nombre augmente régulièrement dans des proportions très satisfaisantes.Cette Coopérative Agricole, il nous fait plaisir de le communiquer à nos lecteurs, est en pleine voie de progrès.De janvier au 7 novembre 1916, cette Société a expédié 218 boîtes d'oeufs, de 30 douzaines, vente qui a rapporté la jolie somme de $1,666.30.Les dernières caisses expédiées ont rapporté $0.48 par douzaine.Jusqu\u2019à date, (2 décembre), la Société a vendu des poulets pour la somme de $255.78, et les membres ne font que de commencer l\u2019expédition de cette marchandise.La farine achetée par la Société (385 quarts) fut vendue en moyenne $1.00 meilleur marché qu\u2019on ne pouvait se la procurer sur le marché local.Les transactions faites par cette Coopérative sont excellentes et les membres en sont généralement très satisfaits.Une des conséquences heureuses et bienfaisantes de cette Société Coopérative, dans cette localité, est l\u2019amélioration rapide des produits agricoles, Reconnaissant l\u2019importance d\u2019avoir toujours des produits de première qualité, afin de faire des ventes profitables (ce qui leur a été démontré par la classification) à la Coopérative, les cultivateurs s\u2019appliquent généralement bien à fournir des marchandises en excellent état.Le lait apporté à la beurrerie est propre ; le fabricant peut faire un beurre qui va rivaliser avantageusement aux expositions et décrocher des prix.À la suite de l\u2019établissement de la Station Avicole par l\u2019Hon.Ministre de l\u2019Agriculture, une nuée de jolis poulaillers froids, bien construits, ont fait leur apparition.Il y en a près de 45 et d\u2019autres seront construits dans le cour de l\u2019année.Il va sans dire que les poules de race pure dominent partout ; la Rhode Island est en honneur et donne satisfaction.En somme, il y a beaucoup de progrès dans cette paroisse et les cultivateurs semblent vouloir mettre à profit les avantages de la Coopération, dans leur plénitude.Les produits agricoles sont améliorés de 100%, au point de vue de la qualité et la production augmente dans de bonnes proportions.C\u2019est l\u2019oeuvre de L'UNION entre les CULTIVATEURS ! J.-N.-ALBERT, B.S.A.Agronome officiel de Bonaventure.COMMENT PREPARER LA CHAUX POUR BLANCHIR LES BATI- MENTS DE FERME RENEZ un demi-minot de chaux vive, éteignez avec de l\u2019eau chaude et couvrez afin de tenir en vapeur; coulez le liquide dans un sac fin ou un couloir, ajoutez un quart de minot de sel, que vous aurez eu la précaution de faire dissoudre avant dans de l\u2019eau chaude, 8 lbs de poudre de riz bouillie en une pâte mince, agitez le tout quand c\u2019est bien bouillant, de plus, après avoir été dissous dans de l\u2019eau chaude, ajoutez une demi-livre de blanc d\u2019Espagne et une livre de colle.Ajoutez cinq gallons d\u2019eau chaude au mélange, brassez le bien, laissez-le reposer pour quelques jours à l\u2019abri de la poussière.Quand vous en ferez usage, que ce soit avec une brosse ou un pulvérisateur, vous en obtiendrez un meilleur résultat en l\u2019employant chaud.Une chopine bien employée couvrira une verge carrée, ceci vous donne une idée de la quantité à préparer\u2014 H.E.M.SEMENCE DE BLE-D\u2019INDE DE FAIBLE VITALITE IEN que les essais de germination sur le blé- d\u2019Inde de semence au laboratoire d\u2019Ottawa aient donné d'assez bons résultats, les producteurs de blé-d\u2019Inde dont la semence n\u2019a pas été essayée feraient bien ce printemps de porter une attention spéciale à la force de vitalité de cette semence, Une partie de la semence de blé- d\u2019Inde récoltée l\u2019année dernière peut être faible en faculté germinative à cause de la température défavorable à l\u2019époque de la maturation et de la moisson.Ce blé-d\u2019Inde ne devrait pas être ssemé avant que le sol soit chaud et que le temps soit propice au développement des jeunes plantes.Le taux de l\u2019ensemencement peut être augmenté, mais nulle semence faible, quelle que soit la quantité employée, n\u2019est susceptible de bien lever à moins que les conditions de croissance ne soient des plus favorables, Division des semences, Ottawa. ez ir ac de S- u- as ez de 16- ur nd se il- ne ci va.4% LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE BT D\u2019HORTIGULTURE 146 - INDUSTRIE LAITIÈRE CONVENTION DE LA SOCIETE D\u2019INDUSTRIE LAITIERE Extrait du discours de hon.J.-Ed.Caron, ministre de l\u2019Agriculture.ST-JEROME, 29 NOVEMBRE 1916 \u201cFT ES événements qui, depuis deux ans, bou- \" leversent le monde, ont donné à l\u2019industrie agricole une importance inconnue auparavant dans ce pays et même dans l'univers.Malgré le départ d\u2019un grand nombre de fios enfants, malgré la saison défavorable et la rareté de la main- d\u2019oeuvre, les industries de la ferme ont progressé considérablement.Cette année, la production laitière de notre province atteint le chiffre fabuleux de $37,000,000.La production totale du sol est de $110,000,000.C\u2019est un progrès très sensible sur les années dernières.Il importe de continuer cette ascension, non seulement dans l\u2019industrie laitière, mais aussi dans l\u2019amélioration et l\u2019augmentation de nos troupeaux.Il y a dans notre pays, un assaut formidable contre nos bestiaux! Les effets agricoles, les viandes en particulier, se vendent sur le marché, à des prix extraordinaires.C\u2019est la conséquence d\u2019un surcroît d\u2019exportation en Angleterre et surtout de l\u2019autre côté de la frontière.Ne laissons pas drainer nos troupeaux par les Etats-Unis.Ceux qui vendent aujourd\u2019hui leurs troupeaux, vendent la poule aux oeufs d\u2019or.Sans doute, il ne faut pas refuser notre exportation aux alliés, mais il ne faut pas laisser passer la ligne 45ème aux troupeaux de la province de Québec.Je dis ceci sans arrière-pensée politique; car c\u2019est là une question de vie ou de mort pour nous.Depuis quelques années notre ministère travaille à l\u2019amélioration de nos troupeaux.Nos efforts seraient vains si nos bestiaux traversaient la frontière comme un fleuve et allaient faire la richesse de nos voisins.\u201cJe demande particulièrement aux journaux de s\u2019intéresser à la chose et d\u2019intercéder auprès des autorités compétentes pour garder chez nous, les troupeaux que nous avons.M.Caron craint que la longue durée de la guerre n\u2019amène la famine.Il faut plus d\u2019économie.Les pauvres comme les riches, dit-il, manquent d\u2019économie.Il se fait un gaspillage énorme de provisions de bouche.Je jette le cri d\u2019alarme, parce que notre peuple peut économiser, par sa prévoyance, des millions et des millions.Les producteurs d\u2019hier sont aujourd\u2019hui des destructeurs.Nous devons faire un effort immense pour contrebalancer la dépense immense qui se fait sur les champs de bataille.Parlant de la mise en entrepôts frigorifiques, l\u2019honorable ministre déclare que l\u2019accaparement n\u2019existe pas pour le beurre et le fromage.Il ignore s\u2019il y a eu des abus pour les autres produits.En tout cas, il faut une inspection sévère et complète.Le crise a eu son bon côté cependant.La vie chère forcera le déraciné à retourner au sol qui le nourrissait jadis.Ici, M.Caron décrit le bonheur du cultivateur qui en temps de crise peut mettre les pieds sur sa terre et dire: Je suis chez moi, et j'aurai toujours de quoi vivre quand les autres périront.Il termine par un magnifique éloge de la Société d\u2019Industrie Laitière\u201d.PREJUGE CONCERNANT LE PREMIER VEAU D\u2019UNE GENISSE L existe, chez bon nombre de cultivateurs, un préjugé qui les porte à ne pas élever la première génisse d\u2019une génisse pour en faire une vache à lait, parce qu\u2019un tel premier veau ne fait jamais une bonne vache laitiére., dit-on ! A ce sujet, M.Geo.W.Muir, de la Ferme Expérimentale Centrale d\u2019Ottawa, nous fournissait, au cours de l\u2019été dernier, dans le \u201cFarmer\u2019s Advocate\u2019\u2019, des données qui méritent d\u2019être étudiées, vu qu\u2019elles tendent à faire disparaître le préjugé en question.Afin de s\u2019assurer, si toutefois la chose est possible, de ce qu\u2019il y a de vrai dans une telle théorie ou, du moins, d\u2019obtenir quelques données à ce sujet, on a fait, à la Ferme Centrale Expérimentale d\u2019Ottawa, une étude basée sur des observations prises parmi les animaux des troupeaux laitiers de la ferme, touchant leur rendement en lait.On sait que ces troupeaux sont au nombre de cinq, composé chacun, respectivement, de bétail ayrshire, canadien, guernesey, holstein et jersey.Ces observations s\u2019étendent à une période de dix ou douze ans, et portent sur des animaux des cinq races mentionnées plus haut.On a choisi, parmi les troupeaux de bétail à lait de la Ferme, des animaux dont on a composé trois petits troupeaux distincts pour servir de base aux observations à faire.Le troupeau No 1 comprenait des vaches qui étaient des premiers veaux de génisses ; le troupeau No 2 comprenait des vaches qui étaient des deuxièmes veaux de génisses ; le troupeau No 3 comprenait des vaches qui étaient des troisièmes veaux de génisses, (le terme \u2018\u201c\u2018génisses\u201d servant, ici, à qualifier des vaches à leur premier, à leur deuxième et à leur troisième veau).On a enregistré le rendement en lait de ces différentes vaches et on a fait un tableau montrant ce que ces rendements ont été pendant leur première, leur seconde et leur troisième période de lactation, autant que la chose a pu être notée.On a établi une moyenne de ces rendements et cette moyenne est indiquée par période, dans le tableau suivant: PREMIERE PERIODE DE LACTATION Nombre de Nombre de jours Livres de lait vaches.de lactation.produites.No 1 9 339 6745.5 No 2 11 335 5874.0 No 3 10 356 6292.2 DEUXIEME PERIODE DE LACTATION Nombre de Nombre de jours Livres de lait vaches.de lactation.produites.No 1 6 297 6134.No 2 9 358 6072 No 3 8 326 6033 TROISIEME PERIODE DE LACTATION Nombre de Nombre de jours Livres de lait vaches.de lactation.produites.No 1 4 349 7588 No 2 7 343 6898 No 3 6 317 6021 Les données ci-dessus ont fourni les renseignements désirés, mais elles pourraient, néanmoins, quelque peu induire en erreur, vu que le nombre de jours dans chaque période de lactation varie considérablement et donne à certains troupeaux l\u2019avantage sur les autres.Pour éviter ces erreurs, il est donc nécessaire de prendre la production moyenne de chaque vache par jour.Pour arriver à cela, on a tiré du premier tableau, un second tableau indiquant la production moyenne de chaque vache par jour, dans chaque troupeau, pendant chaque période de lactation.PRODUCTION MOYENNE PAR VACHE, PAR JOUR Moyenne pendant Troupeau 1ère 2ème 3ème les trois période période période périodes No 1 19.91bs 20.61bs 21.61bs 20.51bs _ No 2 17.5 \u201c 16.9 *\u201c 20.1 \u201c 18.0 \u201c No 3 17.6 \u201c 18,5 \u201c 19.0 \u201c 18.2 ¢ Ce tableau contenant en moyenne les chiffres de soixante - dix périodes de lactation nous fournit des données dont il est permis de tirer des conclusions.Il montre, évidemment, que les premiers veaux de génisses occupent une position supérieure à celle des autres et fait voir qu\u2019au point de vue de la production du lait, ils sont, au moins, sur le même pied que les deuxièmes et troisièmes veaux.Voici donc encore un préjugé qui doit être mis de côté parmi ceux si nombreux qui émaillent le champ de l\u2019industrie laitière.J.C.CHAPAIS.AUGMENTONS LE DEVELOPPEMENT DE NOTRE INDUSTRIE LAITIERE Lo à 16 des bonnes méthodes de fabrication à l\u2019école de laiterie de St-Hya- cinthe, une inspection plus effective des beurreries et des fromageries, l\u2019amélioration des fabriques, la classification des produits par la société coopérative agricole des Fromagers ont perfectionné notre industrie laitière; à tel point que le marché anglais reconnait la supériorité des produits laitiers de Québec, supériorité qui s\u2019est, d\u2019ailleurs, manifestée avec éclat à l\u2019exposition interprovinciale de Toronto.Les prix de vente du beurre et du fromage, par suite de leur qualité et surtout des besoins créés par la guerre, ont monté d\u2019une façon fantastique.Cependant\u2014et cela est surprenant\u2014la quantité des produits laitiers livrés par nos fabriques a diminué.Il faut bien croire les statistiques.La quantité de lait livré aux fabriques a diminué ainsi: 1911.1,889,071,709 lbs.1914.1,140,967,013 1915.1,126,970,526 \u201c La diminution de production du beurre et du fromage est mise en év vants: Beurre 1911.41,782,678 lbs.1914.34,015,265 * 1916.36,621,491 « Fromage 1911.58,171,091 lbs.1914.56,185,251 \u201c 1915.b4,217,113 « Cette diminution est fort regrettable.Les pouvoirs publics ont pris les mesures nécessaires pour que l'industrie laitière soit perfectionnée au plus haut point.Il est dommage que les cultivateurs n\u2019aient pas su profiter davantage des hauts prix qu\u2019on pouvait leur payer pour le lait.Au lieu d\u2019apporter moins de lait aux fabriques, ils auraient dû doubler les charges.* * * Mieux vaut tard que jamais.Il faut que, l\u2019année prochaine, la production de lait augmente! Comment l\u2019augmenter?Il n\u2019y a qu\u2019un moyen pouvant donner des résultats immédiats: C\u2019est une meilleure alimentation des vaches laitières.Si chacune des 753,000 vaches de la province ne donne en moyenne que 3,640 lbs de lait par an, c\u2019est que l\u2019alimentation est tout-à-fait insuffisante.Le fait est indéniable.Une intéressante expérience faite à la Ferme expérimentale de Ste-Ân- ne-de-la-Pocatière a prouvé qu\u2019une bonne alimentation pouvait faire donner 6,000 lbs de lait à des vaches inférieures à la moyenne.On peut assez logiquement en conclure qu\u2019une alimentation suffisante pourrait faire doubler la production du lait dans la Province.» Une bonne alimentation doit être économique.C\u2019est dire que, si un complément de son, de tourteau, de moulée est utile et souvent nécessaire, la base de la ration doit être composée d\u2019aliments produits sur la ferme.Les aliments les plus économiques sont, sans contredit, les racines, dans toute la Province, et l'ensilage de blé-d\u2019Inde dans les régions les plus tempérés.Pour l\u2019été, les fourrages verts doivent compléter et parfois remplacer les pâturages.l faudrait que l\u2019année prochaine, il se fasse, sur chaque ferme, quelques arpents de fourrages verts et une étendue aussi considérable que possible de racines ou de blé-d\u2019Inde.L'augmentation de la production du lait ne se fera qu\u2019à cette condition.JOSEPH PASQUET, Professeur de Zootechnie, Ecole d'Agriculture de Ste-Anne de la Pocatière.: ce par les chiffres sui- Be are Q M TNT LF 10 Er 10 63 10 0 65 Er Lo 0 12 1 600s C0 Kn ba He 10 00 0 TH 146 LE JOURNAL D'AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE ANIMAUX DE LA FERME ANIMAUX ENREGISTRES VIS.\u2014\u201cLe Journal d\u2019Agriculture\u201d n\u2019assume aucune rosponsabilité en ce qui concerne la valeur intrinsèque des renseignements fournis dans les annonces qui suivent : .Seules les annonces reçues avant le 28 du mois sont insérées dans le numéro du Journal d\u2019Agriculture paraissant le 15 du mois suivant.A VENDRE : Un étalon Canadien mesurant 5 pieds et 2 pouces de hauteur.Pesanteur, 1,400 lbs.Deuxième prix aux expositions de Québec et de Trois-Rivières.S\u2019adresser 4 Aldéric Lamothe, R.R.No 2, St-Antoine, cté Verchères.Un étalon Percheron âgé de 24 ans.Pesanteur, 1,500 lbs.Une pouliche de 144 an.Un poulain de 4 mois, Ainsi que la mère de ces suje's, laquelle donnera encore un poulain ce printemps.S\u2019adresser à Henri Boisvert, R.R.No 2, South Durham, eté Drummond.Un magnifique étalon Ardennais âgé de 4 ans.Pesanteur, 1,550, lbs.Couleur bai.S\u2019adresser à Jus.Bernier, (Cyr), Cap-St-Ignace, cté Montmagny.Un étalon Ardennais âgé de 7 ans.Pesanteur, 2,000 lbs.Couleur café.No 648, vol.18, page 764.Conditions faciles.S\u2019adresser à Uldège Gaucher, L\u2019Ange-Gardien, cté Rouville.\u201cEspoir Wanne\u201d, Nos 690-79738 (importé), âgé de 6 ans.Couleur brune.EÉtalon Belge.\u201cT'orban\u201d No 695, vol.23, Alezan (café).Belge.\u2018\u201c\u201cLovelase\u201d, Percheron importé, bai rouge.\u201cBrownie\u201d, Percheron brun.\u201cHasso\u201d carrossier Allemand.S\u2019adresser à P.P.Gatien, M.V., St-Hyacinthe, P.Qué.Un cheval Hackney No 69673, agé de 14% ans.Pesanteur, 1,455 lbs.Hauteur 5 pds 6 pes.Conditions faciles.S\u2019adresser à Phidime Sauvageau, St-Alban, cté Portneuf.Un magnifique veau Holstein agé d'un an, provenant d\u2019une excellente laitière.S\u2019adresser à G.Ed.Houle, Nicolet, P.Qué.Quatre vaches Ayrshires.Un taureau de Z ans.Deux de l\u2019année ainsi que 4 génisses du même âge.Aussi, quatre truies Yorkshires et un mâle nés le 15 de mai.Etalon Hackney de M.Phidime Sauvageau, de St-Alban, cté Portneuf S\u2019adresser à Joseph Brouillard, St-Aimé, cté Richelieu.Trois taureaux Durhams âgés respectivement d\u2019un an, de l'année e! de 2 ans.Un taureau Ayrshire âgé d\u2019un an et demi et un autre de l\u2019année.Une vache Canadienne âgée de 4 ans.Une vache Ayrshire âgée de 5 ans et une taure âgée d\u2019un an.Deux truies portiétes Chester blanc et Yorkshire de l'année.Aussi, un magnifique étalon Canadien.S\u2019adresser à M.P.Fortier, St-Pierre Baptiste, cté Mégantic.Plusieurs veaux Holsteins.Quatre cogs Leghorn blanes de l\u2019année.S\u2019adresser à Henri Ostigny, Marieville, P.Qué.Jeunes cochons Yorkshires qui naî\u2018ront vers la fin de février.S\u2019adresser a Hildevert Bédard, Lssoudun, cté Lot- binière.Faisans : doré, argenté, Amkerst, Reeves, Swin- hoe, Ring Neck Anglais.Paon bleu.Pintades perles et blanches.Outardes domestiques.Pigeons Boulant argentés.Fantail blancs, Dragons blancs, Homers rouges.Lapins blancs, Angora, Géants des Flandres.Cochons d\u2019Inde Angora de toutes les couleurs.Furets blancs.Rats blancs, etc.S\u2019adresser a J.J.Gareau, St-Roch l\u2019Achigan, P.Qué.Lapins Géan:s des Flandres de choix.S\u2019adresser à Adalbert Touchette, St-Jean-Baptis- te, cté Rouville.AUX ELEVEURS DE CHEVAUX Messieurs, AITES-VOUS l\u2019élevage du cheval de trait belge?Si oui, vous devez être intéressés au développement de cette importante industrie.La part de prudence à prendre au Canada dans l'élevage du cheval semble s\u2019affirmer de semaine en semaine.L'influence de la guerre Européenne est manifes\u2018e partout et continue d\u2019être de première importance pour l\u2019éleveur de chevaux au Canada.LA SOCIETE CANADIENNE DES ELE- VEURS DE CHEVAUX DE TRAIT BELGES, avec l\u2019aide du Ministère de l\u2019Agriculture de Québec, vous offre une occasion exceptionnelle de produire le type du cheval en demande sur le marché et qui le sera davantage pour un bon nombre d\u2019années après la guerre par tous les pays engagés dans la présente guerre ; nous voulons parler du cheval pesant que nous obtenons par le croisement du cheval \u201cBelge\u201d, avec nos juments ordinaires du pays.Da plus, en profitant des avantages que vous offre la dite Société, c\u2019est-à-dire en faisant enregistrer (gratuitement) les produits (femelles) provenant de ce croisement, lorsque vous aurez atteint le quatrième croisement, ce produit, si c\u2019est une pouliche, pourra être enregistrée comme pur-sang.Alors, si vous considérez qu\u2019après cette guerre, il ne res!era pratiquement plus de chevaux de race Belge dans leur pays d'origine, vous réaliserez alors la grande valeur qu\u2019auront ces juments enregistrées comme pur-sang.Pour arriver à ce but, il faudra d\u2019abord faire enregistrer dans les Annales Nationales du Canada, à Ottawa, tous les étalons et juments pur-sang, et ensuite les portions de sang belges dans nos Annales provinciales.Ce livre de généalogie a été ouvert, il y a déjà 7 ans, au Ministère d\u2019Agriculture de Québec, sur la proposition de la SOCIETE CANADIENNE DES ELEVEURS DE CHEVAUX DE TRAIT BELGES.Depuis, nous y avons enregistré plus de 1,200 pouliches demi-sang et trois-quarts sang, mais ceci représente a peine la moitié de ce que nous avons dans la province de Québec.L\u2019enregistrement des portions de sang belges est gratuit.A la premiére naissance, c\u2019est-à-dire le produit du premier croisement, la femelle seulement peu: être enregistrée comme demi-sang; à la deuxième naissance (le produit du deuxième croisement), la femelle seulement peut être enregistrée comme trois-quarts sang; à la troisième naissance (le produit du troisième croisement), la femelle seulement peut être enregistrée comme sept-huitièmes sang ; et à la quatrième naissance (quatrième croisement) nous pourrons enregistrer la femelle comme pur- sang.Pour les demi-sang nous fournissons des blancs d'application spéciaux.Pour les trois-quarts sang, les sept-huitièmes et le produit du quatrième croisement, c\u2019est-à-dire pur-sang, nous envoyons un inspecteur à nos frais.Comme vous voyez, vous avez avantage à élever les produits du cheval Belge.Si vous désirez de plus amples informations, veuillez vous adresser à Monsieur J.-Arthur Pâquet, Secrétaire de la Société Canadienne des Eleveurs de Chevaux de Trait Belges.LES CHEVAUX CANADIENS A LA STATION EXPERIMENTALE DE QUEBEC-CENTRE M.Gus.A.Langelier, Régisseur, Cap-Rou- ge, P.Q.L y a actuellement dix-neuf chevaux sur cette station; 14 Canadiens enregistrés, neuf juments, deux pouliches de deux ans, un étalon, deux poulains sevrés, et deux attelages doubles pesant 2,600 et 2,900 livres respectivement, et enfin, un cheval de voiture.Ils ont tous été et sont tous encore en très bon état.Nous nous servons de ces chevaux pour faire les travaux de la ferme, pour faire des expériences d\u2019alimentation et des essais de logement, et nous vendons des reproducteurs de choix à un prix raisonnable.Nvurriture d\u2019un poulain d\u2019un an Disons tout d\u2019abord qu\u2019en caleulant le coût de l\u2019élevage des chevaux, nous ne tenons compte que de la nourriture des poulains; nous ne comptons rien pour la nourriture de la mère ou ses soins, le droit de saillie, le soin des poulains, l\u2019intérêt, la dépréciation ou le logement.Il est également à noter que nous ne cherchons pas à élever un poulain au plus bas prix possible; au contraire, nous nous efforçons de toutes manières de le développer le plus rapidement possible, et il n\u2019y a pas de doute que c\u2019est là le seul moyen possible d'avoir des chevaux de bonne taille et utiles.L'année dernière, nous avons pesé tous les aliments donnés à un poulain qui était venu au monde le 51 mai 1913.Le coût total de la nourriture jusqu\u2019au ler avril 1914 est revenu à $27.51.Pendant les douze mois suivants, ce jeune étalon a consommé la quantité suivante d\u2019aliments.Aliments consommés par un étalon d\u2019un an entre le 1er avril 1914 et le 31 mars 1915 3,080 livres de foin à $7 ia tonne .$ 1060 2,261 livres d\u2019avoine à 115 centin la livre .33% 1,564 livres de son à 1 centin la livre .15 64 91 jours de pâturage à $1 par mois .808 \u2018 Coût total pour un an .$ 6818 Coût total à l\u2019âge de 22 mois .90 69 Au cours de l\u2019année, ce poulain a augmenté de poids de 340 livres, soit près de une livre par jour.Il à passé trois semaines aux expositions où il s\u2019est fort agité, et il n\u2019y a pas de doute qu\u2019il al « ql ct ét qu m ju ce pe st nt è- ) \u2014 = © LA LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE 147 aurait fait une livre par jour s\u2019il était resté tranquille dans son enclos.Il pesait à l\u2019âge de dix mois, 735 livres, et à 22 mois, 1,075 livres.Ce dernier poids est le poids moyen de son père et de sa mère; lorsqu\u2019il sera tout à fait développé, il pèsera donc de 150 à 200 livres de plus que ses parents.Ce poulain a toujours été en plein air; il n\u2019a jamais été dans une écurie, sauf pendant deux semaines aux expositions, et il n\u2019avait pour tout abri, en hiver, qu\u2019un hangar.Il a fallu sans doute plus de nourriture pour l\u2019élever de cette façon, mais ses membres sont restés en bon état.Il aurait été presqu\u2019impossible d\u2019obtenir les mêmes résultats avec la même alimentation s\u2019il était resté attaché, ou même tenu en liberté dans une box-stalle.Nourriture de deux poulains sevrés Voulant nous renseigner plus complètement sur le coût de l\u2019élevage des chevaux, nous avons pesé toute la nourriture donnée à deux poulains sevrés; tous deux sont mâles.L\u2019un est venu au monde le 11 juin et l\u2019autre le 31 juillet 1914.Au 31 mars 1915, ils avaient consommé les quantités suivantes de nourriture: 1,693 livres de foin à $7 la tonne .$ 592 1,115 livres d'avoine a 1% centin la livr LL 16 73 590 livres de son a 1 centin la livre .590 430 livres de lait entier a 114, centin la livre .6 45 83,024 livres de lait écrémé à 1-5 de centin la livre .606 Coût total .$ 4106 Ces poulains pesaient respectivement à la naissance, 115 et 110 livres; à l\u2019âge de cinq mois, lorsqu\u2019ils ont été sevrés, le premier pesait 600 livres et le deuxième 562 livres Au 31 mars 1914, l\u2019un était âgé de 290 jours et pesait 725 livres, tandis que l\u2019autre, âgé de 240 jours, pesait 680 livres.Un fait remarquable, c\u2019est que cette année ainsi que l\u2019année dernière, la nourriture des poulains, à partir de l\u2019âge du sevrage jusqu\u2019à l\u2019âge de 5 mois, a coûté environ 18 centins par jour, et ceci jusqu\u2019au 31 mars suivant.La nourriture du poulain d\u2019un an et également celle d\u2019au moins un poulain sevré sera de nouveau pesée jusqu\u2019au premier avril 1916.Expériences sur le traitement des chevaux En ces trois derniers hivers nous avons tenu en plein air, cinq poulains différents, dans des hangars d\u2019une seule épaisseur de planches, et la température est descendue jusqu\u2019à 31 degrés sous Zéro.Aucun de ces poulains n\u2019a paru souffrir du froid; tous ont paru être en excellent état tous les jours de l\u2019année.Nous nous proposons de continuer ce mode de traitement à l\u2019avenir et nous le recommandons, même à l\u2019heure actuelle, dans notre district.Sans doute il faut un peu plus de nourriture pour maintenir la chaleur nécessaire, mais nous obtenons des chevaux plus vigoureux, ce qui fait amplement compensation pour le surcroît de frais.Vente de bons reproducteurs à prix raisonnables Tous les éleveurs admettent que notre haras de chevaux Canadiens, qui se compose de 11 juments et pouliches, est le meileur qui existe aujourd\u2019hui.Nous pouvons en élever tous les ans une demi-douzaine de poulains et de pouliches que nous vendons pour la reproduction à des prix raisonnables.En les choisissant, nous avons pris en considération l\u2019âge, la taille, en sus du type exigé.Nous cherchons à élever des chevaux qui pèsent de 1,200 à 1,300 livres, qui soient rustiques, de vigoureuse constitution, rapides mais dociles, bons pour les travaux de la ferme et pour la voiture.Nous ne croyons pas qu\u2019ils remplaceront les che- va\u201dx de trait pour les gros travaux, ni les carrossiers pour la voiture, mais il semble qu\u2019il y ait place pour un cheval \u201cà toutes fins\u201d sur les petites fermes du pays, et nous ne croyons pas que nul puisse mieux remplir cette place que le cheval Canadien.MEDECINE VETERINAIRE Consultations UEL remède doit-on donner aux vaches qui Q passent du sang dans leurs urines.Cette maladie paraît quelquefois guérie et dans quelques semaines elle reprend, ou une autre vache en est atteinte et dans peu de temps tout le troupeau y passe \u2014E.M., St-Louis.REPONSE :\u2014L\u2019hématurie chez la vache est toujours une maladie sérieuse, pour la raison que nous ne pouvons pas toujours en trouver la cause directe.Une des causes est la débilité, chez certaines vaches laitières, dont la constitution se trouve appauvrie par une sécrétion abondante de lait.Une autre cause est assez souvent dûe au passage brusque d\u2019une alimentation débilitante : fourrages secs, pris dans un lieu où l\u2019air est chargé d\u2019émanations insalubres.Le traitement de l\u2019hématurie est de tâcher d\u2019en éloigner la cause, si on peut la trouver.On devra toujours changer l\u2019alimentation, c\u2019est-à-dire de le donner de meilleure qualité : un peu de sel de cuisine comme condiment dans les fourrages est la première chose à faire, afin de soutenir les facultés digestives et de présider à une complète assimilation.Comme remède : les ferrugineux sont recommandés : la teinture de fer à la dose d\u2019une cuil- lérée à dessert, deux fois par jour, donne généra- Groupe de chevaux Canadiens de la Station Expérimentale de Cap-Rouge.\u2014- M.Gustave Langelier, régisseur.lement un bon résultat.Il ne faudra pas exposer les animaux à une transition d\u2019air froid à l\u2019air chaud ou vice versa.Ici, plusieurs chevaux meurent à la suite de la perforation des intestins par les vers intestinaux.Le seul remède qui nous paraisse avoir quelqu\u2019efficacité est l'emploi de la térébenthine et de la mélasse.Que pensez-vous de ce traitement et quel en est le mode de préparation ?\u2014C.P., L\u2019Annonciation.REPONSE :\u2014Les vers intestinaux ne se traitent pas toujours de la même manière.Le traitement dépend de la sorte d\u2019helminthe dont souffre l\u2019animal.Les animaux dont vous me parlez souffrent de l\u2019Escaride-Lombricoïde.Cet helminthe n\u2019est pas toujours facile à déloger, c\u2019est-à-dire qu\u2019il peut déposer des oeufs dans les intestins ; les médicaments auront de la difficulté à les atteindre.Magnifique troupeau de porcs Berkshires, sur la ferme de M.W.H.Trainer, à Franklin centre, cté Huntingdon.Voici un traitement recommandable : Le matin, lorsque l\u2019animal est à jeun, donnez quatre cuillé- rées à soupe de térébenthine, mélangée avec une chopine d\u2019huile de lin crue.Pendant la journée, donnez du son ou de la moulée.Le lendemain, 24 heures après ce traitement, faites prendre à cet animal une pilule d\u2019aloëès, d\u2019environ une once, cela peut varier, suivant le poids de l\u2019animal.Quatre ou cinq jours après que la purgation aura produit son effet, donnez pendant six jours, soir et matin, 1 drachme de sulfate de fer, 1 drachme de gentiane pulvérisée, dans du son échaudé ou sur la langue de l\u2019animal, avec du sirop.J\u2019ai des vaches qui sont couvertes de poux au point qu\u2019elles perdent complètement l\u2019appétit.Que faire ?R.P., St-Hubert.REPONSE :\u2014Lavez avec une bonne savonnure et rincez à grande eau.Appliquez un peu de benzine tous les deux ou trois jours.Faites faire le nettoyage de la vacherie et chauler de la manière suivante : un gallon d'acide carbolique par quatre gallon d\u2019eau.J\u2019ai une jeune jument qui a le corps couvert de boutons.Auss.têt que ces boutons disparaissent le poil poussent clair et il reste une tache farineuse.En été elle souffre beaucoup des démangeaisons.Souvent elle lèche la terre là où des eaux sales ont Été répandues.Que faire ?A.R., Témiscouata.REPONSE :\u2014La maladie dont souffre votre cheval n\u2019est pas assez définie pour faire un traitement spécial.Cet animal souffre de \u201cPICA\u201d, ce qui fait croire qu\u2019il y a un manque de certains éléments, indispensables dans sa constitution.Serait- ce la chaux ?le sel?.Comme traitement général, vous pouvez donner un duéritique et un tonique, tel que : le nitrate de potasse, 2 drachmes auquel vous ajoutez 20 grains d\u2019arsenic en poudre, et cela deux fois par jour, pendant une semaine.Discontinuez le traitement, pour deux ou trois semaines et recommencez pour une semaine.Laissez continuellement du sel en pierre, dans la crèche de l\u2019animal et donnez une nourriture de facile digestion.: A l'extérieur, faites tondre l\u2019animal, et procédez à un bon lavage à l\u2019eau et au savon, appliquez une lotion de créoline, ou de Lusoforme, en proportion de 5%.Cette opération devra se répéter, toutes les semaines, pendant trois ou quatre semaines. 148 Il faudra toujours laisser une couverture bien chaude sur l\u2019animal pendant l\u2019hiver, et lui donner de l\u2019exercice quotidien.L\u2019écurie devra être hygiénique, exempte d\u2019humidité, pas trop chaude ni trop froide; une température de 60 degrés sera de rigueur.Quel remède devrais-je donner à une jument qui est sur le point de donner un poulain.Ses poulains souffrent presque tous de constipation, et je voudrais prévenir cette maladie, si la chose était possible?H.G.Laurierville.REPONSE :\u2014 Vous pouvez donner à cette jument poulinière, quinze jours ou trois semaines avant qu\u2019elle ait son poulain, 2 cuillérées à soupe de sulfate de soude, dans son eau à boire, deux fois par jour, soir et matin.J'ai un jeune poulain qui paraissaît bien sain tout d'abord, mais après l'avoir trouvé couché dans un endroit humide, les genoux lui ont abouti et d\u2019autres plaies ont également apparu sur Jes hanches.Ces abcès rendent toujours.Quel remède appliquer?M.M,, St-Jean Port-Joli.REPONSE :\u2014Cet animal souffre d\u2019une maladie grave appelée \u201cArthrite\u201d.Le meilleur traitement est de donner des toniques à l\u2019intérieur, tels que la Quinine i la dose de 5 grains, soir et matin, pendant 7 à 8 jours.A l\u2019extérieur employez un désinfectant, tel que la créoline ou l\u2019acide carbolie 37 d\u2019eau.Donnez de l\u2019ombrage à ce poulain et une nourriture aussi riche que celle do la mère.Cependant je crains une issue fatale.Mon cheval se roule dans sa stalle.Veuillez me dire de quoi cela peut dépendre ainsi que le traitement à appliquer.A.L., St-Pie-de-Guire.REPONSE :\u2014Le cheval se roule, dans son appartement à la suite de coliques ou de maladies de peau ou encore par simple caprice.À la campagne, le vermifuge suivant est employé avec succès: deux cuillerées à soupe de térébenthine dans un peu d'huile de lin crue ou d\u2019huile d\u2019olive.Cette dose peut se renouveler deux fois le jour, pendant deux jours.Dr JOHN D.DUCHENE, M.V.58, rue du Pont, Québec.L'INDUSTRIE DES LAINES DANS QUEBEC Le développement de cette industrie dans notre province, a surtout été notable, au cours de l\u2019année qui vient de finir \u2014 Les avantages qu\u2019on a de faire partie des sociétés coopératives qui vendent directement, avec plus grond profit, les laines et la chair des moutons LL sociétés des producteurs de laine et des éleveurs de moutons de la province de Québec, ont, en 1915, encore, trié et vendu elles- mêmes, leurs récoltes de laine.Ces sociétés onl agrandi le champ de leurs opérations depuis qu\u2019elles sont organisées et aujourd'hui celles s\u2019occupent de presque toutes les phases de l\u2019industrie ovine.Le service de propagande du Collège Macdonald (service de l'exploitation animale) s\u2019est occupé activement de les aider à s\u2019organiser et à diriger leurs opérations, par l'intermédiaire de M.A.-À.MacMillan et des démonstrateurs du collège.En l\u2019automne de 1916, il y a eu quatre ventes locales de moutons auxquels 98 sujets d\u2019une bonne lignée, mâles et femelles, représentant un certain nombre de races, ont été offerts.Ces ventes donnaient aux acheteurs l\u2019avantage de pouvoir choisir: elles fournissent également un nouveau débouché pour les éleveurs de race pure.On se propose de développer le système des ventes locales pour pouvoir répondre à toutes les exigences des membres.On a donné pendant l'année un grand nombre de conférences et de démonstrations sur les sujets \u2018due à 43c la que volel: préparation de la laine pour le marché, bonnes méthodes de tonte, enroulage et at- tachage ds toisons, castration des animaux, amputation de la queue.Ces conférences ont été données dans des sections qui n\u2019avaient pas été visitées l\u2019année dernière.Des démonstrateurs locaux s\u2019étaient chargés d\u2019organiser les réunions et les démonstrations et sont venus spécialement en aide aux membres des sociétés: quelques conférenciers français avaient été fournis par la division fédérale de l\u2019industrie animale.Le classement de la laine a été effectué par des experts trieurs, fournis par la division de l'industrie animale.Une nouvelle société a été organisée dans le comté de Mégantic.Toutes les autres sociétés accusent une bonne augmentation dans le nombre de leurs membres et dans la production de la laine.Six cent quarante-sept nouveaux membres ont été inscrits depuis l\u2019année dernière.La production totale de iaine a augmenté de 65,647 livres, ce qui fait un total pour cette année de 169,839 livres ayant une valeur totale de $71,092.70.La laine fine de peigne s\u2019est ven- livre, la laine intermédiaire de peigne, 42c.; la laine grossière, 41c., la grise et noire et de rebut, 38e.Cinquante et un pour cent de la laine se sont vendus à 43c.la livre, tandis que le prix moyen pour toutes les laines, y compris la laine de rebut, a été de 41.8c.par livre.Tous ces prix sont f.o.b., au point d\u2019expédition.Toutes les laines étaient en excellent état pour la vente.C\u2019était l\u2019un des meilleurs groupe de laine canadienne qui aient été offerts en vente cette année.Les prix locaux pour la laine non triée dans la province variaient de 31c à 35c.la livre, de sorte que le classement et la vente coopérative ont rapporté aux membres des associations de Te.à 12c.la livre de plus qu\u2019ils n\u2019avaient l'habitude de recevoir, soit une augmentation de 20 à 40 pour cent de leurs recettes.Ces sociétés fonctionnent sur une base purement coopérative.Les droits à payer par les membres varient suivant la somme d\u2019affaires que chacun d\u2018eux fait avec l\u2019association.On a constaté qu\u2019il suffisait de quatre sous par toison pour payer toutes les dépenses, savoir: frais de poste, impressions, \u2018sacs de laine, papier, ficelle, main-d'oeuvre, etc.On s\u2019est attaché avant tout à obtenir un produit marchand de haute qualité, à appliquer les bonnes méthodes dans la préparation de ce produit pour la vente et à le vendre aux prix les plus élevés.LA POULE CANADIENNE ERS 1853, en la province de Québec, en haut lieu, un engouement extraordinaire se manifesta en faveur des vaches importées, engouement qui finit par s\u2019ériger en système de dénigrement de la vache canadienne ; cette dernière devait disparaître.Ce système qui dura environ vingt-cinq LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019'HORTICULTURE ans eut un résultat tel que, vers 1880, MM.E.À.Bernard, J.C.Chapais et Dr.Couture, alarmés de cet état de choses et voulant réagir, de la vache canadienne ne trouvérent que les restes.Cependant, avec un travail énergique et opiniâtre, en temps encore opportun, ils réussirent à la reconstituer, puis à la réhabiliter dans l\u2019estime des cultivateurs et des éleveurs.H en fut de même pour le cheval canadien.Qu\u2019advint-il de la poule canadienne ?Nous ne sommes pas prêts à dire que pareil système a été érigé directement contre elle, mais qui sait s\u2019il n\u2019a pas eu, par ricochet, sa répercussion de ce côté.A tout événement, depuis plus de trente ans, à notre connaissance, un engouement que nous sommes bien près d'appeler absurde, s\u2019est manifesté pour les races de poules importées d'Europe ou des Etats- Unis.Broyeur d\u2019os pour l\u2019alimentation des volailles en hiver \u2014Manufacturé à Beauport, P.Qué.Cet engouement poussé à l\u2019excès a conduit au dédain de la race canadienne, Ce dédain se traduit par cette expression qu\u2019une foule de gens ne manquent pas d\u2019employer à la vue d\u2019un troupeau composé de sujets bâtards, communs, d\u2019aucune race parce que mélangé de toutes races : \u201cCe sont de petites poules canadiennes.\u201d En vérité, ces gens veu- lent-ils nous faire croire que la poule canadienne est de race commune ?Croient-ils ainsi s\u2019excuser de leur incurie, du peu de soin qu\u2019ils prennent de leur troupeau ?Au contraire, ils témoignent de leur ignorance.Ils ignorent ce qu\u2019est la poule canadienne ; ils ignorent qu\u2019elle est une race à part, bien dé\u2018erminée, et tellement bien déterminée qu\u2019elle ne peut être confondue avec une autre ; ils ignorent enfin qu\u2019elle n\u2019est pas la poule commune.L'élevage du mouton dans le comté de Bagot occupe encore une place d'honneur sur un bon nombre de fermes.Troupeau appartenant à Monsieur Eloi Laflamme de St-Ephrem \u201c\u2019Upton. = BW Wa or Vw LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE 149 Grâce à cet engouement, à ce dédain, la poule canadienne a été à tel point négliglée et laissée de côté qu\u2019aujourd\u2019hui elfe est devenue un oiseau rare.Est-ce à dire qu\u2019elle n\u2019exite plus ?Non, nous l\u2019avons plutôt oubliée, il nous en reste encore des.restes, mais des restes bons à conserver et à utiliser.Alors que faire?Faire pour elle ce que l\u2019on a fait pour la vache canadienne : réagir énergiquement et de suite, tirer cette race de l'oubli, la réhabiliter et lui reconquérir l'estime des cultivateurs et des aviculteurs.Pourquoi la tirer d\u2019oubli ?Pourquoi la réhabiliter ?Parce que cette race est éminemment rustique; la poule canadienne, habituée à une vie presque libre, à la recherche indépendante de sa nourriture à travers champs, accoutumée à trouver un gîte sur quelque branche d\u2019arbre ou souvent sous un abri moins bon, à hiverner dans la grange et y passer ses nuits juchée sur le \u201cperchereau\u201d au-dessus de la \u201cbatterie\u201d qu\u2019elle a atteint d\u2019un coup d\u2019aile, a acquis une rusticité incomparable.Parce qu\u2019elle nous appartient; nos ancêtres nous l\u2019ont léguée.Et nous renoncerions à cet héritage?Ah! non.Parce qu\u2019elle est merveilleusement adaptée au climat et aux conditions du pays, grâce à son ancienneté en notre province.Avec ses qualités de rusticité, d\u2019ancienneté et d'acclimatation, sans parler de son apparence jolie, du brillant de son plumage surtout chez le coq, la race canadienne mérite que l\u2019on travaille à sa revivification, et il nous semble qu\u2019elle sera plus facile à élever que bien des volailles importées Cherchons donc ses restes éparpillés ici et là, fai- sons-en le rapaillage, examinons-les, éliminons-en ce qui serait mauvais, faisons une sélection intelligente, et nous aurons reconstitué la poule canadienne, quitte à l\u2019améliorer par la continuation d\u2019une sélection intelligente toujours.En écrivant cet article, nous n\u2019avons, pour au- jourd\u2019hui, d\u2019autre but que celui de donner l\u2019alarme, et nous jetons ce cri : LA POULE CANADIENNE S\u2019EN VA, RATTRAPONS-LA.Sera-t-il entendu par nos cultivateurs, par nos avicultueurs, par tous ceux qui s\u2019intéressent à l\u2019agriculture en général?Sera-t-il entendu avant qu\u2019elle disparaisse complètement ?Nous l\u2019espérons, car la reconstitution de la poule canadienne est une bonne oeuvre à laquelle doit s\u2019intéresser tout aviculteur vraiment canadien.Nous avons écrit au sujet de la poule canadienne, dans la nouvelle édition de notre ouvrage intitulé \u201cLe Poulailler de Rapport\u201d, page 55: \u201cQui la re- \u201ccontituera ?Peu importe, pourvu qu\u2019elle le soit et \u201cqu\u2019elle le soit bientôt.Pour nous, Nous avouons nos \u201cfaibles moyens, mais nous avouons aussi et haute- \u201ctement notre détermination sincère, tant nous \u201csommes certain du succès, non pas tant de notre \u201ctravail que de l\u2019oeuvre elle-même, de continuer et \u201cfaire, en toute la mesure des nos forces et de notre \u201cpatience, notre part en cette oeuvre de revivifica- \u201ction.\u201d - Depuis que nous avons écrit ces lignes, nous avons travaillé, et notre excellent ami, M.Victor Fortier, aviculteur-adjoint du Dominion, a eu la bienveillance de nous seconder.Mais cela ne suffit pas; notre travail ne peut rester isolé; seuls, nous ne pouvons tout faire.C\u2019est pourquoi nous faisons appel aux bonnes volontés, nous demandons à tous les connaisseurs comme à tous les intéressés en aviculture de nous aider à reconstituer cette vigoureuse race en donnant toutes informations sur cette précieuse volaille à M.Victor Fortier, à Ottawa, ou à nous, à Rimouski.De notre côté, nous serions enchanté de fournir à ceux qui voudront bien nous les demander, tous les renseignements que nous possédons.L.de G.Belzile, N.P.Rimouski.A PROPOS D\u2019INTERMEDIAIRES L n\u2019est pas tendre pour les intermédiaires celui qui écrivait dans le \u2018Canadian Farm\u201d que c\u2019est chercher une aiguille dans une botte de paille que de vouloir découvrir un intermédiaire qui ne profiterait pas de la hausse des prix pour soutirer au consommateur tout ce qu\u2019il peut dans la yente des aliments de toute sorte.Par exemple, dit-il, quand on signale une hausse d\u2019un sou par livre sur le prix de gros du beurre de crèmerie, naturellement on s\u2019imagine que le producteur recevra un sou de plus qu\u2019auparavant pour son beurre, soit, supposons-le.Mais jusqu\u2019à quel point cela affectera-t-il le consommateur?Raisonnablement on s\u2019attend à ce que le consommateur paiera un sou de plus le beurre qu\u2019il achètera au magasin de détail.Qu'\u2019arrive-t-il en réalité ?Neuf fois sur dix, le consommateur s\u2019apercevra que son beurre lui coûte deux sous de plus par livre.Cependant, autant qu\u2019il peut en juger, fut-il un expert, en mesure de se prononcer mieux que la plupart des gens, il ne voit rien qui puisse affecter le prix du beurre, si ce n\u2019est cette augmentation d\u2019un sou accordée au producteur, ou à un intermédiaire quelconque.Si l\u2019autre intermédiaire, agent, marchand dé- tailleur, marchand à commission, \u2014 nommez-le comme vous l\u2019entendrez\u2014agissait loyalement envers le consommateur, il n\u2019augmenterait le prix que d\u2019un sou, pour ce qui ne lui coûte qu\u2019un sou de plus à lui-même.Pourquoi ne se contente-il pas de cela?Il profite de la situation pour doubler l\u2019augmentation déjà imposée au consommateur et accroître ainsi ses profits, à lui, bien au-delà de ce qu\u2019il obtenait avant la hausse des prix.Est-il étonnant que l'intermédiaire soit vu d\u2019un mauvais oeil et du producteur et du consommateur?Le producteur obtient une augmentation d\u2019un sou par livre à cause de la diminution de la production du beurre, due a la morte saison, ete.; mais le consommateur se voit imposer une surcharge de deux sous par livre, ce sou additionnel allant dans le gousset de l\u2019un des innombrables intermédiaires qui s\u2019interposent entre le producteur et le consommateur.L\u2019intermédiaire est-il seul exempté de faire sa part de sacrifices pour son pays, dans les temps pénibles que nous traversons ?\u2014 Coopérateur.LES CHEVAUX EN HIVER URANT l'hiver les chevaux doivent avoir de l\u2019exercice.L'exercice et les repas réguliers sont essentiels pour tenir les chevaux en santé et en bonne condition.Ne donnez jamais un exercice trop grand à un cheval qui a été longtemps au repos.Vous ferez plus de tort que de bien à votre cheval.Il restera maigre, avec une robe aux poils rudes et durs, quoiqu\u2019il reçoive une nourriture suffisante.Ne commettez pas l\u2019erreur de combler la crêche de vos chevaux trois fois par jour, comme le font certains cultivateurs qui croient qu\u2019un cheval doit toujours avoir quelque chose à manger -devant lui.Certains chevaux mangent continuellement, s\u2019ils ont de la nourriture à leur portée.La capacité des organes digestifs doit être considérée.L\u2019estomac d\u2019un cheval contient beaucoup moins que les quatre estomacs des bestiaux.Les ruminants peuvent digérer beaucoup plus de fourrage que le cheval.C\u2019est dans l\u2019estomac que la nourriture s\u2019amolit et se prépare pour la digestion et l\u2019absorption dans les intestins.Le poulain diffère du cheval adulte quant à la quantité de nourriture à lui donner ; il faut le nourrir plus abondamment, puisqu'il lui faut la nourriture nécessaire pour maintenir le système en état de croissance.Les os et les muscles sont de grande importance, c\u2019est pourquoi il faut les développer en donnant la nourriture appropriée, telle que avoine, foin, légumes et farine de graine de lin.\u2014H.E.M.APPROVISIONNEMENT D\u2019AVOINE DE SEMENCE T ES conditions défavorables de la saison dernière ont été cause d\u2019un grand manque dans l\u2019approvisionnement de bonne avoine de semence dans Ontario et l\u2019ouest de Québec.Même les meilleurs échantillons que nous avons vus devraient être réduits d\u2019environ 30 pour cent pour les rendre propres à la semence.Plutôt que de semer le grain léger d\u2019une chétive récolte, les cultivateurs feraient mieux d\u2019acheter leur semence.La classe spéciale d\u2019avoine de semence établie aux élévateurs terminaux du Gouvernement l\u2019année dernière constituera une source d\u2019approvisionnement.Cette avoine de semence de l\u2019ouest du Canada No.1 (No.1 Canada Western seed oats) doit comprendre 95 pour cent d\u2019avoine blanche; elle doit être saine, propre, exempte d\u2019autres grains, exempte de graines de mauvaises herbes dangereuses dans la limite prescrite par la Loi du contrôle des semences, et peser au moins 34 livres au minot.On peut se la procurer par les voies ordinaires du commerce des graines, \u2014 Division des semences, Ottawa.LA PROTECTION DES OISEAUX ES Etats-Unis et le Canada viennent de conclure un traité pour la protection des oiseaux migrateurs.Ce traité s'applique: aux oiseaux de chasse migrateurs (gibiers), aux oiseaux migrateurs non considérés comme oiseaux de chasse et aux oiseaux insectivores.Parmi ces derniers, on cite: Goglus, Grive de la Caroline ou Oiseau chat, Mésanges, Coucous, Pic-doré, Moucherolles, Gros-becs, Oiseaux-mouches, Roitelets, Hirondelles bleues, Etourneaux des prés, Engoulevents, Sitelles, Orioles, Merles, Pies-Grièches, Martinets, Tangaras, Grives, Viréos, Fauvettes, Jaseurs, Pics-bois, Troglodytes, ainsi que tous les autres oiseaux percheurs qui font des insectes leur principale nourriture.Défense, en tout temps de l\u2019année, de tuer ces oiseaux, de prendre leur nid ou leurs oeufs.D\u2019un autre côté, si, advenant certaines conditions extraordinaires, quelques - uns des oiseaux sus-mentionnés devenaient nuisibles à l\u2019agriculture, les auteurs de la loi, dans ce cas, après avoir pris connaissance de la chose, permettront de tuer les maraudeurs.Il sera donc toujours possible de tuer les moineaux.\u2014F.L.Voici les longues soirées d'hiver.C\u2019est le temps de s\u2019instruire en agricultre.Lisons en famille les articles agricoles qui concernent le plus notre genre d\u2019exploitation.Il paraît chaque semaine dans l\u2019Action Catholique, de Québec, et chaque mois dans le Journal d\u2019Agriculture, des enseignements qui ont été plus d\u2019une fois utiles même aux personnes qui se croyaient fort savantes.Nous pourrions peut-être dire ceci aux cultivateurs qui négligent de réclamer leurs journaux agricoles au bureau de poste.Soyez coopérateurs en effet, et non pas seulement des membres quelconques d\u2019une société coopérative.Assistez aux assemblées, désirez-les au moins mensuelles, montrez-y de l'intérêt par vos questions; prenez part aux débats.Tenez-vous au courant des renseignements de toutes sortes qui se donnent dans le Coopérateur Agricole, de Saint-Hyacinthe et le Bulletin de la Coopérative des Fromagers, de Montréal.Transigez vos ventes et vos achats, autant que: possible, par l\u2019entremise de votre coopérative paroissiale; ne vous chagrinez pas des, petites commissions qu\u2019elle prélève pour vivre; passez toujours comme coopérateurs par le secrétaire-tréso- rier de la société, c\u2019est uniquement par lui que celle-ci doit communiquer avec les coopératives centrales- mp TEE ST Em a RTE 000 i 8 cette ols Wr art = ol re 150 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE ARBORICULTURE ET HORTICULTURE ILA PRUNE BLEUE DE DAMAS Dans les comtés de Kamouraska et [Islet IEN souvent on est en peine de suvoir quelle variété de prune choisir dans les comtés ci- haut mentionnés.Vraiment il y a à réfléchir si l'on envisage à la fois toutes les variétés recommandées par les connaisseurs.Sans aucun doute il y à à tenir comp.e du goût personnel, et des conditions dans lesquelles on se trouve.Pierre veut de grosses prunes bleues ou jaunes, libre à lui, il n\u2019y a que l\u2019embarras du choix, les Bradshaw, Ilu-l- son, Lombard, ete, les Yellow-Egg, Washington, Goutte d\u2019Or, ete,\u2026.s\u2019il désire une prune tardive qu'il plante celle d'Agen.Ce choix des variétés es.si facile pour l\u2019amateur et pour la famille du producteur.Prunes Shropshires.Mais bien rares sont ceux qui ne lancent pas leur ambition plus loin.Il fait si bon de faire un petit surplus, petit surplus qui permette de manger des fruits en les faisant payer par la surproduction.Vraiment on y songe ¢.on a raison.C\u2019est auir» chose lorsqu\u2019on veut planter en vue du commerce.Tout de suite on peut dire que la première raison est celle de la demande du marché, Ceci est une vérité évidente et pourtant il est Lon de la redire de temps en temps.Cet.e raison doit passer avant les recommandations du vendeur et les préférences du producteur.À quoi bon cultiver une marchandise qui restera sans acheteur ?Je me permets donc de suggérer une variété entre mille, laquelle semble la plus en vue de nos jours.Je parlerai done en faveur de la Damas bleue.Fig.ZZ \\ Prunes Kugen l\u2018urst.Dans Ontario on cultive aussi une Damas bleue mais elle n'est pas la nôtre.On peut en juger par la forme.La Fig, I représente la \u201cShropshire\u201d d'Ontario, variété bleu-foncé à pruine bleu-ciel.La Fig.11 donne la forme de notre Damas que Waugh nomme \u201cEugen Furst\u201d.Elle est bleu-foncé aussi avec pruine bleu-ciel.Cette derhière.pour Kamouraska et L'Islet a réellement une granle valeur.Pour clte il y a un marché au Nouveau-Bruns- wick, à Québec, Montréal, et, d\u2019une manière générale, je puis dire, partout où on la fait connaître.En voici une preuve: en août dernier le Gérant de la Coopérative de Kamouraska e.L\u2019Islet, en deux jours, a réussi à placer 2,500 gallons de prunes Damas avee un retour net de $0.28 par gallon, pour le producteur, H y à trois ans, la même Coopérative, en trois heures, sans convention au préalable, plaçait 700 paniers de la même variété, sur le marché de Montréal.Le principal est de faire connaître ce produit et de le livrer en bonne condition.Je puis ajouter que La Damas Bleue est très pro- duc ive et presqu\u2019à chaque année.La Fig.III représente un échantillon de 1916.Prunes Damas bleues.Le prunicr Damas a cette qualité qu\u2019il se reproduit trés bien par semis et par drageon.On peut égrilement dire qu\u2019il forme une petit forêt s\u2019il se développe en liberté.11 a en plus cet avantage de n\u2019être pas difficile à soigner.Cette dernière asser- Jon ne veut pas dire pourtant qu\u2019il faille le laisser croître à l\u2019état sauvage.En terminant je remercie M.Roger Gagnon pour les dessins 1 et II qu\u2019il m\u2019a si gracieusement fournis, J.P.LEVASSEUR, Ptre.Professeur d'Arborieulture fruitière, Ecole d'A- ariculture de Sainte-Anne de la Pocatière.L'UTILITE DES OISEAUX La nutrition chez les oiseaux I ES mouvements respira.oires de l\u2019oiseau sont «4 beaucoup plus fréquents que chez les mammifères.Hs absorbent plus d\u2019oxigène.Leur circulation, par le fait même, est plus active, leur sang plus riche et plus chaud.Comme conséquence, leur vitalité est plus considérable, et, par cela même qu\u2019ils dépensent plus de force, leur digestion est plus active.Cette activie de la nutrition est surtout remarquable chez les jeunes oiseaux.Ils mangent presque continuellement.Ils absorbent, chaque jour, une quantité d\u2019aliment égale à deux ou trois fois le poids de leur corps.Quelle rude besogne pour les varents que d'être obligés de nourrir ces petits gloutons.Quel changement aussi dans le nid dans l'espace d'une semaine ou deux.Le petit oiseau se revêt de plumes et grossit presque a vue d\u2019oeil.Les forces qu\u2019il acquiert en ces quelques jours, proportionnées à sa taille, sont prodigieuses.Une telle métarmorphose, en si peu de temps, ne peut s\u2019expliquer autrement que par une nutrition excessivement grande, une nourriture abondante et riche.C\u2019est la raison pour laquelle les parents ne servent que des insec.es à leurs petits.Les matières végétales : grains, etc, pour eux, ne sont pas assez riches.Il leur faut de la nourriture animale, propre à former les muscles, qu\u2019ils ont tant besoin pour actionner leurs ailes.Tous nos petits oiseaux, même ceux qui se nourrissent de grains, à l\u2019âge adulte, comme les chardonnerets, les gros-becs, les moineaux, etc, ne servent que des larves, vers, insectes de toutes sortes a leurs pe:its.Pour donner une idée du bien que peuvent faire les oiseaux, de leur pouvoir digestif, ete, je citerai quelques témoignages fournis par des hommes compétents.Monsieur F.H.Mosher, observant un jour une nichée de Viréos, enregistra comme suit les visites des parents, faites dans le but de nourrir les oisillons.Entre sept e.huit heures du matin, les jeunes Viréos furent nourris 14 fois ; de huit à neuf, 9 fois ; de neuf à dix, 12 fois ; de dix à onze, 7 fois; de honze à douze, 16 fois; de douze à une, 9 fois ; de une à deux, 12 fois ; de deux à trois, 15 fois ; de trois à quatre, 13 fois ; de quatre à cinq, 18 fois.En dix heures de temps, les parents avaient donc fait 125 visites au nid.Elles auraient probablement atteint le nombre de 150 si l\u2019observateur éait resté au poste quelques heures de plus.Le même observateur nous donne pour un couple de Gros-becs à gorpe rouge, les chiffres suivants, encore plus élevés, attendu que les oisillons étaient de quelques jours plus âgés, réclamant par conséquent plus de nourriture : Entre six et sept heures du ma.in les parents firent 52 visites ; 47 de sept à huit ; 43 de huit a neuf; 30 de neuf à dix; 36 de dix à onze; 27 de onre à douze; 32 de douze à une; 38 de une à deux; 41 de deux à trois; 22 de trois à quatre; 58 de quatre à cinq.Sur deux visites du père, la mère en faisait trois.Le premier, en plus de ses courses aux insectes, doit surveiller la nichée contre les envahisseurs.En douze heures donc les parents firen: 426 voyages.Or, comme ils avaient deux larves dans le bec, à l\u2019exception de quatre voyages où ils n\u2019en avaient qu\u2019une, le nombre de celles-ci, dévorées dans la journée, s\u2019élevaient à 848.Abri et nourrisseur pour les oiseaux.Le Dr Forbush, qui a consacré sa vie à l\u2019étude des oiseaux, nous dit avoir vu une couple de Mésanges faire six visites au nid en treize minutes.Dans chaque cas, le bec de l\u2019adulte était chargé d\u2019insectes, comprenant surtout des pucerons.Ce son: les Mésanges et les Troglodyte qui apportent au nid le plus grand nombre d\u2019insectes.Cela est dû à leurs habitudes, essentiellement insectivores \u2018et à leur nichée, ne renfermant pas moins de 6 petits, parfois 7 et même 9.Les détails que nous venons de donner ne regardent que les oiseaux en état de croissance.Les adultes, proportions gardées, mangent moins.Il ne faut pas croire cependan: qu\u2019ils restent inactifs.Voici quelques faits : ent éta- hes.for- jon- ème te, noi- ctes aire erai mes une ites isil- mes f, 9 ois; is ; ; de lone ble- \u201cait 1ple nts, ent nsé- ; fi- it à de e a ; 58 rois.tes, pya- bec, ient s la tude Mé- 1tes.argé Ce tent t dû et à tits, gar- dul- faut Joici nan ee SIRT LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE 151 M.Mosher rapporte qu\u2019une paire de Fauvettes, occupées à prendre leur repas sur un arbre infesté de pucerons, dévoraient 89 de ces insectes à la minute et cela pendant 40 minutes.Le Dr Warren, examinant l\u2019estomac d\u2019un Etour- neau à ailes rouges, y trouva 28 vers gris.On a déjà trouvé, dans l\u2019estomac d\u2019un Engoulevent criard (Boispouril), 60 sauterelles.Il n\u2019es; pas nécessaire de s'étendre davantage.C\u2019est la même chose pour tous nos oiseaux insectivores.Les petites Mésanges, qui passent l'hiver dans nos parages, emploient leur temps à examiner nos arbres fruitiers pour en déloger les insectes et même leurs oeufs, cachés sous les écorces.Les oiseaux sont les auxiliaires du cultivateur.Ce sont eux qui gardent ses récoltes.À ce propos, voici ce que dit J.H.Fabre, le grand naturalisie français : \u201cAu point où nous en sommes arrivés, vous devez très bien comprendre de quel immense intérêt sont pour agriculture ces légions de mangeurs d'insectes, qui se partagent le travail dans les champs, les haies, les prairies, les jardins, les bois, les vergers, et font une guerre continuelle à toute espèce de vermine, terrible engeance qui détruirai: les récoltes si d\u2019autres que nous n\u2019y veillaient assi- uûment, d\u2019autres plus habiles, mieux doués en finesse de vue et patience de recherche, et n\u2019ayant pas autre chose à faire.Je n\u2019exagère pas; sans les oiseaux insectivores, la famine nous décimerait.Qui donc alors oserait, à moins d\u2019être un idiot destructeur, oucher aux nids de ces oiseaux du bon Dieu, qui égayent la campagne de leur ramage et nous défendent contre le dévorant fléau de l\u2019insecte ?\u201d FIRMIN LETOURNEAU, B.S.A.Institut Agricole d\u2019Oka.CONVENTION D'HIVER DE LA SOCIE- TE POMOLOGIQUE DE QUEBEC A Société Pomologique et des cultivateurs de fruits de la province de Québec a tenu sa vingt-troisième convention d'hiver au collège Macdonald, S:e-Anne de Bellevue, les 5 et 6 décembre dernier.On y remarquait une plus nombreuse assistance qu\u2019à l\u2019ordinaire.Vingt différentes villes et localités y avaient envoyé les représentants suivants dont la plupart ont tous suivi assidûment les cinq séances qui se sont tenues pendant cet:e convention : Abbotsford, J.Crossfield, J.R.Marshall, C.E.Black;Acton-Vale, R.A.Rousseau; Château- gÿuay-Bassin, N.E.Jack, Peter Reid ; College Macdonald, T.C.Bunting, A.C.Gorham, Dr F.C.Harrison, Professeur W.Lochhead ; Covey Hill, G.B.Edwards ; Hemmingford, C.E.Petch ; Hudson Heights, John Webber ; Lachine Locks, C.P.Newman ; Massawippi, G.P.Hitehcock ; Montréal, Robert Brodie ; Institut Agricole d\u2019Oka, Rvd.P.Léo- pold, dix élèves de l\u2019Insti:ut ; Ottawa, C.W.Baxter, M.Byers, Donald Johnson, Professeur W.T.Ma- coun, J.B.Spencer, R.W.White; Québec, Geo.Ma- heux, Solyme Roy, F.N.Savoie; Rectory Hill, Geo.H.Dickson; St-Denis, J.C.Chapais ; St-Joseph du Lac, McCool Frères ; St-Valier, T.A.Raymond ; Ste-Anne de la Pocatière, M.l\u2019abbé P.Levasseur ; Sweetsburg, A.A.Johnston ; Village des Aulnaies, Lucien Dupuis, etc, etc.La convention s\u2019est tenue sous la présidence de Monsieur W.Lochhead, Professeur de Biologie au Collège Macdonalld et président actuel de la Société de Pomologie.Il a ouver: la première séance à 2 heures P.M.Dans son discours d\u2019ouverture, M.le président a montré quel est l\u2019état de l\u2019arboriculture fruitière dans la province de Québec.Il a fait voir que la production des fruits n\u2019est pas ce qu\u2019elle pourrait être, et, en donnant quelques chiffres concernant les cinq vergers d\u2019expérimenta\u201cion qui existent maintenant dans la province et qui, par suite des bons soins qu\u2018ils reçoivent, donnent d'excellents résultats, il a montré comme il est facile de faire mieux qu\u2019on ne fait généralement sous ce rapport.11 émet le désir qu\u2019un plus grand nombre de ces vergers sois établi dans la province et suggère plusieurs propositions qui devraient être soumises à re es.led ® l\u2019Honorable ministre de l\u2019Agriculture provincial afin de donner un nouvel élan à l\u2019industrie fruitière.Après le discours d'ouverture de M.le Président, M.le Dr F.C.Harrison, Principal du Collège Macdonald, souhaite la bienvenue à messieurs les congressistes, fait allusion aux grands services rendus à la province par la Société Pomologique de Québec et suggère à cette Société de travailler au développement de la production du cidre doux, excellente et économique liqueur qui peut aider, dans une large mesure, à combattre l'alcoolisme contre lequel une grande bataille est engagée actuellemen:.Le programme de cette première séance de la Convention comportait comme dernier travail qui devait être soumis, une étude sur la pulvérisation des arbres fruitiers qui fut présentée par le Rvd.P.Léopold, O.C.R., de la Trappe d\u2019Oka.Le révérend Père, abolumen: maître de son sujet, le développa dans un style attrayant et avec une telle clarté qu\u2019il reçut les félicitations unanimes des congressistes.Au cours de la Convention, ce travail a recu les plus grands éloges de la part de monsieur Johnson, le Commissaire Fédéral de l\u2019industrie fruitière, et sera certainement une des études les plus intéressantes à lire dans le rapport annuel de la Société Pomologique.La conférence qui suivit l\u2019allocution de monsieur le Principal était un travail sur : La pollinisation de la McIntosh et de la Fameuse, fruit des observations de l\u2019auteur, M.A.C.Gorham, du Collège Macdonald, dans le verger de ces varié:és cultivées sur les terrains du Collège.Il sembla mener à la conclusion qu\u2019il vaut mieux planter parmi les arbres de ces variétés d\u2019autres variétés fleurissant en même temps qu\u2019elles pour en faciliter la pollinisation.La seconde séance de la convention s\u2019est ouverte à 7.30 heures P.M., et comme M.Newman, de La- chine Locks, qui devait y donner une conférence, n\u2019avait pu encore se rendre, M.J.C.Chapais fut prié de le remplacer et de donner, à ce moment, au lieu de demain dans l\u2019après-midi, \u2018el que mentionné au programme, son travail intitulé : Le succès récompense du bon soin dans la culture des fruits.Préparée et présentée en anglais et en français, cette conférence avait pour but de montrer à la convention ce que la Société d\u2019Hor.iculture du Comté de Kamouraska a réussi à obtenir dans la culture des fruits par le bon travail assidu des experts en arboriculture fruitière.Monsieur C.W.Baxter, de la Division des fruits du ministère de l\u2019Agriculture d\u2019Ottawa, suivit monsieur Chapais et entretin: la convention : Des bienfaits de l\u2019inspection des fruit pour nos pomologistes.M.Baxter, qui est un très agréable diseur, a su démontrer que l\u2019inspection officielle telle que pratiquée par les experts de son département a contribué à apporter une grande améliora:ion dans le commerce des fruits.M.le professeur Macoun a, de même, après monsieur Baxter, su faire valoir : Les qualités de conservation de diverses variétés de nos pommes canadiennes et son travail, indice de recherches et d\u2019expériences nombreuses, a permis à ses audi\u2018eurs de rapporter de cette séance, au moment de son ajournement, un souvenir des plus utiles.Le mercredi, 6 décembre au matin, a été consacré à une séance (la troisième de la conven:ion) concernant les affaires et la régie de la Société de Pomolo- gie.La veille, à l\u2019ouverture de la Convention, on avait procédé à l\u2019organisation de divers comités, savoir: Un comité de juges pour l\u2019examen des fruits sur assiettes, composé de MM.le Professeur Ma- coun, R.B.White et R.A.Rousseau ; un comité de juges pour l\u2019examen des fruits en boî.es et en barils, composé de MM.C.W.Baxter et Rvd P.Léopold.(Les fruits en question faisaient partie d\u2019une exposition ouverte par la Société Pomologique à ses membres pendant la présente convention ) ; Un comité de nominations composé de MM.N.E.Jack, C.S.Slack et le Professeur Bunting ; un comité de résolutions composé de MM.G.P.Hitchcock et J.C.Chapais.A cette séance d\u2019affaires du matin, le comité de nominations fit rapport que, pour certaines raisons spéciales, il recommande que tout le bureau d'officiera et de directeurs de la Société chargé de sa régie pendant l\u2019année 1916, soit réélu, et sa recommandation es: acceptée par la Convention, une exception étant faite au sujet de M.le directeur A.Roy, nommé l\u2019an dernier pour le District No 5, qui a quitté les limites de son distric: et que la Convention remplace, cette année, par M.l\u2019abbé Paul Le- vasseur, Professeur d\u2019arboriculture fruitière, à l\u2019E- cole d'Agriculture de Ste-Anne de la Pocatière.La quatrième séance de la Convention fut ouverte le mercredi après-midi, à deux heures, par M.le Président qui pria, M.F.N.Savoie, de Québec, représentant officiel, pour la circons\u2018ance, de l\u2019honorable M.J.Ed.Caron, ministre de l\u2019Agriculture de Québec, de vouloir bien adresser la parole à la Convention.Ce dernier fit part, en anglais et en français, des bons souhaits que l'avait chargé de faire, en son nom, l\u2019honorable ministre de l\u2019Agriculture à messieurs les Congressistes, pour le succès de leur Convention.Il a mission de leur dire de 1a part de l\u2019honorable monsieur Caron que ce dernier considère la branche de l\u2019arboriculture fruitière comme l\u2019une des plus importantes, après l\u2019agriculture et l\u2019industrie laitière, de la grande industrie agricole.C\u2019est elle qui permet de joindre l\u2019agréable à l\u2019utile et d\u2019ajouter les profits au plaisir, dans l\u2019exercice des travaux qu\u2019elle exige de la part de ceux qui la pratiquent.Après l\u2019allocution de M.Savoie, M.Newman fit part à la Convention de ses expériences dans l\u2019hybrida:ion de diverses variétés de framboisiers dans le but d\u2019obtenir des plantes plus rustiques et plus hâtives que celles que nous avons maintenant.La\u2019 conférence de M.Newman avait cela d\u2019intéressant, surtout, qu\u2019elle était illustrée au moyen de plantes produites par l\u2019hybridation par lui pratiquée.La Convention eut l\u2019avantage d\u2019entendre, apres monsieur Newman, monsieur Petch, entomologiste chargé de l\u2019étude des insectes nuisibles aux vergers dans le Comté d\u2019Huntingdon.M.Petch fit une revue des divers insectes qu\u2019il a observés au cours de la saison de 1916 et des divers moyens employés pour les combattre.Sa conférence fut suivie de la discussion de plusieurs questions contenues dans un questionnaire annexé pour la première fois, cette année, au programme de la Convention, et cette discussion amena la clôture de cette quatrième séance.A la séance du soir, cinquième e: dernière de la Convention, ouverte à 7.30 heures et agrémentée de solis d\u2019orgue et de violon et de quelques jolies romances jouées et chantées par les artistes du Collège Macdonald, il sembla qu\u2019on avait voulu réserver pour la clôture de la Convention deux des meilleurs entretiens de toutes les séances, l\u2019un par monsieur le Professeur Bunting sur les buissons à fruits de Québec et l\u2019autre par M.Johnson, le Commissaire fédéral de l\u2019Industrie fruitière.Après l\u2019entre- .ien de M.Bunting, il nous restait peu à apprendre sur la culture des fraises, des framboises, des ga- delles et des groseilles qui peuvent se cultiver dans notre province.Quant à M.Johnson, de sa voix nette, toujours si bien accentuée, il nous fit part de son émerveillement lors de sa visite à nos vergers de démonstrations si bien tenus et où il a pu admirer avec quel succès l\u2019on a su y combatttre, cette année, la tavelure qui a fait tant de tort aux vergers dans toute la Puissance.Puis, il manifeste sa grande satisfaction d\u2019avoir entendu présenter des travaux aussi remarquables que ceux du Rvd Père Léopold, de MM.Newman, Bunting et autres, nous parle du beau travail fait par notre société et termihe en nous disant combien il lui est agréable de venir, chaque année, assister à nos conventions et nous encourager dans notre oeuvre de vulgarisation des choses de l\u2019arboriculture fruitière.La séance se termina par la proclamation des prix accordés aux exposants des fruits qui ont fait partie de l\u2019exposition ouverte aux membres de la Socié.é Pomologique.Cette proclamation fut suivie des remarques que furent appelés à faire le Rvd.P.Léopold et M.le Professeur Macoun sur les exhibits primés à l\u2019exposition.: me Le ver = my carer mb gan 00 décret se rame -æ- pp ES ime vm Amin lly on gn itd étre ie net mt 5+ main © tl arn + tb op \" 162 LK JOURNAL Rucher de M.Joseph Martineau, de Monteerf, cté produit 29 Ibs de miel dans une seule jo Puis, le Comité des résolutions présenta son rapport contenant des voeux à présenter à l\u2019honorable ministre de l\u2019Agrieulture de Québec pour l\u2019avancement de l'arboriculture fruitière ; une résolution de condoléances exprimée à l\u2019occasion de la mort de l\u2019honorable juge Lynch de Knowlton, un des membres fondateurs de la Société Pomologique de Québec ; des remerciements aux autorités du Collège Macdonald pour leur cordiale réception, à M.le Principal Harrison pour sa bonne appréciation qu\u2019il a faite, dans son allocution de bienvenue, de l\u2019oeuvre de la Société Pomologique ; à messieurs les artistes du Collège Macdonald pour la belle musique dont ils ont charmé nos oreilles pendant cette dernière séance de la Convention.J.C.CHAPAIS.L'ASSOCIATION AGRICOLE COOPERATIVE DE SUCRE ET DE SIROP D'ERABLE PURS OUS venons de recevoir le quatrième rapport des débats de la dernière assemblée annuelle de cette association coopérative.Tous les fabricants de sucre et de sirop d\u2019érable devraient lire cet intéressant rapport.Il fourmille de renseignements les plus aptes à aider le dêve- loppement de notre industrie érablière.Nous croyons être utiles à nos lecteurs en publiant ici un extrait du louable objectif de cette association, c\u2019est-à-dire le but pour lequel elle a été fondée.1o Tour obtenir un changement dans la loi afin d\u2019empécher la vente de sirops composés, au lieu et place du vrai sirop d\u2019érable, en se servant de faux noms et autres artifices.20 Pour tâcher d\u2019induire nos gouvernements à nous aider à enseigner à la classe agricole le moyen d\u2019améliorer la qualité des produits provenant de l\u2019érable, au moyen de conférences et de stations expérimentales pour instruire \u2018les jeunes cultivateurs.30 Solliciter les gouvernements de nous aider, en tenant des expositions annuelles de produits de l\u2019érable, pour stimuler chez les produe- teurs l\u2019amélioration de leurs produits et pour montrer aux consommateurs la différence entre les divers produits.4o Aider les membres à trouver un marché pour leurs produits.\u2018 La réponse est bien claire- Mais en sus de cela, pour asseoir sur des bases solides de commerce, l'industrie sucrière dans ce pays et notamment dans cette province, il y aura toujours l\u2019invariable et essentielle condition: de l\u2019union de tous les producteurs.Rien ne peut être possible sans elle.Par cette union, nous attirons forcément l\u2019attention de nos deux gouvernements, celui d\u2019Ottawa et du Québec, sur l\u2019importance de notre industrie, et par ce fait la protection nécessaire, soit par le moyen de lois efficaces et immédiates, soit par de l'aide financière, lesquelles contribueront à l\u2019étude et à l\u2019enseignement et A une fabrication de Wright \u2014En 1914, une colonie de ce rucher a urnée et 534 lbs dans toute la saison.plus moderne des produits de l\u2019érable.Par cette association nous groupons et attirons également, ee qui est d'une importance capitale, l\u2019attention non seulement des progressistes, mais de tous les cultivateurs propriétaires de sucreries, Famille de M.J.Martineau, apiculteur prospère, a4 Monteerf, cté Wright.Cette gravure prouve qu\u2019on peut être patriote, tout en étant bon apiculteur.D'ailleurs les deux vont de pair.D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE sur la valeur de ce capital de la ferme jusqu'ici imparfaitement exploité et les profits énormes qu\u2019ils pourraient en retirer en le faisant valoir avec intelligence.A venir a date, le nombre restreint, il faut malheureusement l\u2019avouer, des membres de cette association a accompli cependant la première partie de sa tâche.Les gouvernements ne sont pas restés sourds à sa demande.Ils ont déjà beaucoup aidé les producteurs et tout fait prévoir qu\u2019ils sont animés des meilleures intentions pour l\u2019avenir.Les prix des produits de l\u2019érable ont considérablement augmenté et les perspectives pour la prochaine saison de production sont des plus encourageantes.Il importe donc d\u2019augmenter cette production, si l\u2019on veut bénéficier des hauts prix du marché et satisfaire la demande toujours croissante du marché local et des marchés étrangers.Cependant, il ne, suffit pas de produire pour sacrifier ensuite le fruit de son travail à des acheteurs \u2018peu scrupuleux.Les producteurs de sucre d\u2019érable ont droit à une juste rémunération et ils ne peuvent l\u2019obtenir isolément, c\u2019est pourquoi nous les invitons tous à se joindre à l\u2019Association Coopérative de Sucre et de Sirop d\u2019Erable Purs, laquelle reçoit de grosses commandes, soit pour la consommation locale, soit pour le commerce d\u2019exportation, et fait toutes les démarches pouvant aider les producteurs à améliorer leurs produits.Les meilleurs fabricants de sucre et de sirop d\u2019érable de la Province se sont déjà inscrits comme membres de cette association et les avantages qu\u2019ils en ont retirés devraient induire tous ceux qu\u2019intéresse cette industrie nationale à en faire partie au plus tôt.Pour tout renseignement écrire à M.J.H.Le- febvre: secrétaire de l\u2019Association Agricole Coopérative de Sucre et de Sirop d\u2019Erable Purs, à Waterloo, P.Qué.ASSEMBLEE GENERALE À VICTORIA VILLE Une asemblée générale des actionaires de cette association aura lieu les 23 p.m.et 24 am.du présent mois.Il y aura exposition, concours, pour les produits de l\u2019érable; des ustensiles seront installés par quatre manufactures différentes; il y aura d\u2019importantes causeries, conférences, etc.\u2014E.B.STATISTIQUES APICOLES Sur la production du miel dans les comtés visités par les Inspecteurs de Ruchers de la province de Québec.COMTES Nombre Nombre Quantité moyen ot?ar Moyenne Valeux tale ruchers Colonies récolté ruche prix récolte Arthabaska.141 1181 27980 23.7 12c.$ 3,997.00 L\u2019Assomption.50 1100 82625 75.1 13c.10,741.25 Bagot.24 569 52348 92.14c.7,238.72 Beauce.6 125 7000 56.121pc.875.00 Beauharnois .118 2513 103500 65.4 11c.17,985.00 Bellechasse .23 201 7100 35.3 1215c.887.50 Berthier.107 2796 208800 74.3 I8c.~ 27,144.00 Chambly .25 214 21400 100.15¢.3,210.00 Champlain.113 1173 46500 39.6 llc.5,115.00 Chateauguay .112 3111 226500 72.8 11c 24,915.00 Dorchester .7 48 1920 40.1214c.326.40 RQrummond .76 957 79431 83.13c.10,326.03 Huntingdon .66 1117 13150 10.8 11c.1,446.50 L'Islet .42 976 70320 63.9 12%ec.887.50 Laval .) : Jacques-Cartier .27 1301 200000 153.6 15c.30,000.00 Hochelaga .| : Joliette.30 714 63475 88.6 13c.8,251.75 Kamouraska .39 344 21640 62.9 12%ec.2,705-00 Labelle.63 902 100000 110.8 16c.15,000.00 Lotbiniére .168 1270 74300 58.5 12.8c.8,813.00 Laprairic et Napierville.116 1568 78500 50.07 11e.8,635.00 Maskinongé .145 4310 183800 42.6 11c.10,218.00 Missisquoi .12 134 12132 98.13%ec.1,772.82 Montmagny.19 468 21000 45.1 121c.2,625-00 Nicolet.424 3715 150925 40.6 11.3c.17,688.00 ir ur re \u2018op m- ges ire tale LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE æ La \u2014 = -\u2014 ~ \u2014 _\u2014 = ET D\u2019HORTICULTURE 153 18500 84.4 ile.1,185.00 comme il Paurait dû.Si le fruit de son travail lui 17920 80.1bc.2,688.00 permet de vivre désormais de ses rentes, il pour- 43378 82.14e.6,072.92 rait, assurément, se procurer chez lul toutes les 83000 64.9 lle: 9,130.00 commodités que donnent les bons systémes de 142920 90.18 44 c.19,294.20 chauffage, d\u2019éclairage et de service d\u2019eau, tout 55000 61.8 12c.6,600.00 comme à la ville, qui feraient disparaître les mi- 7100 50.12 4c.887.50 sérables et dangereuses lampes à pétrole, les pom- 8925 75.13c.1,160.25 pes tue-femmes, les fournaises et poéles brise- 4000 40.11c.440.00 échine.Pourquoi serait-il impossible d'installer 175000 10.09 12c.2,100.00 chez le cultivateur, engoué des commodités do- Cee RS eee Lea aan 0000 + mestiques de la ville, ce pour quoi il est prêt à 106808 T9.i2c.12,816.96 payer le prix ailleurs, tels que: l\u2019eau chaude et Portneuf .58 295 Richelieu .18 224 Rouville .39 529 St-Maurice .75 1284 St-Hyacinthe .43 1588 Soulanges .74 889 Témiscouata .14 142 Terrebonne .14 119 Trois-Riviéres .10 100 Vaudreuil .+.91 1734 Verchéres .76 425 Yamaska .+.22 42 40 00 105 1352 Total général pour tous les districts .2575 39588 2561977 63.56 12 3-Te.$291,050.80 42 comtés n\u2019ont pu être visités, faute de temps.Après tout, notre province n\u2019est pas aussi ar- rièrée que quelques-uns semblent le croire.Dans les 51 comtés qui composent la PROVINCE D\u2019ONTARIO, la récolte de miel n\u2019a été que de 2127903 livres.Ne nous arrêtons pas en si bonne voie, continuons notre marche dans le chemin du progrès.\u2014C, V.L\u2019ASSOCIATION CANADIENNE DES ELEVEURS DE PORCS Résultat des élections des directeurs pour l\u2019année 1917 Province.Nom et adresse du directeur Provinces Maritimes.J.F.Roach, Sussex, N.B.Québec .M.W.Miller, Brome, Que.\u201cLL 6 Alfred Gingras, St.Césai- re, Qué.Manitoba .W.H.English, Harding, Man.Saskatchewan .S.V.Tomicko, Lipton, Sask.Alberta .G.H: Hutton, Lacombe, Alta.Colombie Anglaise .À.Knight, Sardis, B.C.R.W.WADE, Secrétaire, Ministère de l\u2019Agriculture, Toronto, Ont.L\u2019ASSOCIATION CANADIENNE DES ELE- VEURS DE MOUTONS Résultat des élections des directeurs pour l\u2019année 1917 Province Nom et adresse des directeurs Québec .Jos.Bryson, Brysonville, P.Q.6 .Prof.H.Barton, Collège Macdonald, P.Q.\u201c .Victor Sylvestre, Clairvaux, cté Bagot.Manitoba .W.H.English, Harding, Man.Saskatchewan .F.T.Skinner, Indian Head, Sask.Alberta .H.J.A.Evans, Lacombe, Alta.Colombie Anglaise .J.F.McCutcheon, Sardis, B.C.R.W.WADE, Secrétaire, Ministère de l\u2019Agriculture, Toronto, Ont.LA RECOLTE DE LA GRAINE DE TREFLE A ST-JOACHIM L me fait plaisir de porter à la connaissance du public les bons résultats qu\u2019ont obtenus cette année, les cultivateurs de la paroisse de St-Joa- chim, comté de Montmorency, avec la culture du trèfle.Grâce à une machine à battre le trèfle que l\u2019honorable Jos.-Ed.Caron, ministre de l\u2019Agriculture, a bien voulu mettre à la disposition de ces derniers, ils ont obtenu cette année 1800 (dix-huit cents) livres de belle graine de trèfle, et cela sans préparation aucune.Ce qu\u2019ont fait les cultivateurs de cette paroisse peut l\u2019être aussi par quantité d\u2019autres car il ne s\u2019était jamais, avant cette année, récolté de graine de trèfle à St-Joachim.M.Narcisse Filion, cultivateur, qui n\u2019est pas le plus arriéré de sa paroisse, a réussi à produire (avec la deuxième pousse), 9244 (quatre-vingt- douze et demi) livres de graines de trèfle sur un quart d\u2019arpent de terre.Voilà certes un rendement qui est de nature à encourager les plus craintifs dans cette culture.Le Révérend M.G.-AÀ.Lemieux, curé de cette paroisse, qui ne manque jamais l'occasion de servir d'exemple à ses paroissiens a aussi réussi à produire de la graine de trèfle d\u2019excellente qualité.Le rendement obtenu par tous a été au-delà des espérances et nul doute que cette récolte se doublera, même se triplera, l\u2019an prochain, car il y a là des cultivateurs intelligents qui comprennent les grands avantages de cette si importante culture.Escomptant sur le travail que feront les deux batteuses à trèfle du Ministère de l\u2019Agriculture, mises gratuitement à la disposition des paroisses débutantes dans la production de la graine de trèfle, il n\u2019est pas exagéré de dire qu\u2019il se récoltera au moins 130,000 (cent trente mille) livres de graine de trèfle dans la Province de Québec cette année.Voici l\u2019itinéraire qui sera suivi par la machine qui visitera les paroisses du bas de la Province : St-Joachim, Montmorency, St-Jean, Ile d\u2019Orléans, St-Michel, Bellechasse, St-Pacôme, Kamouraska, St-Alexandre, Kamouraska, He Verte, Témiscoua- ta, Trois-Pistoles, Témiscouata, St-Fabien, Rimous- ki, Rimouski, Amqui, Matane, St-Jean l\u2019Evangélis- te, Bonaventure, Maria.En terminant il me fait plaisir de féliciter les cultivateurs de la paroisse de St-Joachim pour le beau succès qu\u2019ils ont remporté.LEO.BROWN, Instructeur agricole.Québec, le 17 octobre 1916.LE DOMICILE DU CULTIVATEUR Plusieurs cultivateurs ne jouissent pas à domicile du confort qu\u2019ils pourraient avoir NE publication agricole contenait dernièrement une lettre d\u2019un cultivateur, qui demandait si les cultivateurs n\u2019avaient pas le droit d\u2019aller demeurer en ville et de mener une existence plus facile afin que leurs femmes y jouissent des commodités qu\u2019elles n\u2019ont pas à la campagne.Personne, assurément, ne soutiendra que le cultivateur n\u2019a pas le droit d\u2019user, de tous les avantages du confort moderne.Si, en voulant venir habiter la ville, il se propose de donner à sa femme une plus grande somme de bien-être, son action est certainement louable.Mais, avant d\u2019admettre le bien-fondé d\u2019une telle idée, il faut étudier la proposition sous plusieurs points de vue, car la société a des intérêts que les cultivateurs qui sont disposés à quitter la campagne pour la ville semblent ignorer.On admettra, tout d\u2019abord, que le cultivateur, qui veut venir jouir des commodités qu\u2019il envie au citadin, n\u2019a pas agi à l\u2019égard de son domicile l\u2019eau froide dans la cuisine, fournies par des tuyaux dont il suffirait d\u2019ouvrir les robinets, et un évier à renvoi des eaux ménagères; des cuves à blanchissage dans une pièce spéciale ou dans un bâtiment séparé, avec moulin à laver, calandre, barattes etc.actionnés par la force mécanique; et, dans la maison, une chambre de bains et des water-closets.L'installation de toutes ces commodités, dans le domicile sur la ferme, coûterait moins que les mêmes avantages dans une ville ou village des environs \u2014American Lumberman.CONGRES D\u2019HORTICULTURE ET DES AGRONOMES DE DISTRICTS Ces deux importants congrès ont été tenus à Québec, les 28, 29 et 30 décembre, dans les salles du palais législatif.Nous en donnerons les comptes rendus dans notre prochaine livraison.Rome.\u2014L\u2019institut international de l\u2019Agriculture, qui a fait le rapport le plus volumineux publié sur la question depuis le début de la guerre, préconise la pratique de la plus grande économie dans le monde entier, en matière de consommation, vu les récoltes insuffisantes et les besoins extraordinaires des armées européennes.L'institut déclare que toutes les nations sont placées en face d\u2019une grave situation.Du moins évitons le gaspillage des provisions de bouche.En vertu de la loi concernant les sociétés coopératives agricoles, 1908, monsieur D.Béland, cultivateur de la paroisse de Saint-Samuel-de-Hor- ton, comté de Nicolet, et autres, ont formé une société coopérative agricole sous le nom de \u201cSociété coopérative agricole de Saint-Samuel-de-Hor- ton\u201d, avec sa principale place d'affaires dans ia municipalité de la paroisse de Saint-Samuel-de- Horton.Nous lui souhaitons une direction sage et éclairée.Les 7 et 8 décembre dernier, le personnel de l\u2019Institut Agricole d\u2019Oka\u2014professeurs et élèves\u2014 recevait les anciens élèves, diplômés, gradués, ete., de l'institution.Ceux-ci, agronomes, conférenciers, agriculteurs pratiques, dans un louable sentiment de confraternité agricole, avaient voulu se retrouver dans la maison qui abrita leurs années d\u2019études, pour y rencontrer leurs professeurs et instructeurs et aussi pour y traiter certaines questions agricoles d'actualité.Ces réunions sont des plus importantes et celles rappellent toujours d\u2019agréables souvenirs.Les dons en argent continuent d\u2019affluer aux bureaux du Comité Central de Secours Belge, 59 rue Saint-Pierre, Montréal.Les petits dons se font de plus en plus nombreux.Plusieurs municipalités, fabriques, commissions scolaires et nombre d\u2019autres organisations envoient encore de fortes sommes, mais à côté des dons de 3500, plusieurs personnes ont mis leurs modestes dons de dix sous.Le comité désire faire savoir au public que les offrandes ne sont jamais trop petites pour pouvoir être acceptées.Le besoin où se trouvent les pauvres victimes de la guerre est trop grand pour que la moindre obole ne soit reçue avec reconnaissance. LE JOURNAL \u2014 = \u2014 HOMMAGE A LA FOI Vie un très important extrait du discours du lieutenant-gouverneur, Sir E.Leblanc, prononcé lors du dévoilement du monument de la loi, le 16 octobre 1916.\u2019 \u201cNous sommes un peuple de croyants, l\u2019idée religieuse est traditionnelle chez nous; nos moeurs et toutes notre vie nationale portent l\u2019empreinte de sa forte et mystérieuse influence; et c\u2019est en conservant avec soin le trésor de notre foi que l\u2019on assurera mieux l\u2019avenir de notre race.LIL MONUMENT DE LA FOI Qui a été dévoilé à Québec le 16 d'octobre 1916, pour commémorer le troisième centenaire de l\u2019arrivée au Canada des premiers missionnaires, les PP.Récollets (1615).Ecoutez ce qu'en dit tout récemment Henri La- vedan, dont le témoignage ne peut être suspect pour personne: \u2018Soyons persuadés, dit-il, que la morale naturelle, aujourd\u2019hui plus que jamais, ne suffit pas à être une école parfaite, achevée, de la meilleure conduite humaine.Le devoir illimité ne s\u2019accomplit que par dilettantisme et pour l\u2019art.La religion seule enseigne une morale de premier degré et a la force de la prescrire, le pouvoir et le don de l\u2019animer, de l\u2019enflammer, de la rendre vivante et glorieuse, d'en faire une nécessité, un commandement.On n\u2019a quelques chances réelles d'assurer l'extension, la grandeur et la beauté de la famille française qu\u2019en ayant recours à l\u2019esprit religieux, à ses bienfaits reconnus, en le semant où il manque et ne demande qu\u2019à germer, en l'encourageant et en le développant dans des terrains mieux cultivés, en le respectant enfin partout.au lieu de cherçher à le combattre et .D 1\" ° vouloir l\u2019étouffer.POUR LA MENAGERE \u201cUne gerbe de conseils\u201d L\u2019 propreté est la principale qualité dans l\u2019art culinaire.Aussi, la ménagère doit-elle s\u2019efforcer de l\u2019entretenir, non seulement dans sa cuisine, mais encore sur toute sa personne: une cuisine et une cuisinière malpropres, c'es.une honte D'AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE LE FOYER DE LA FAMILLE pour la maison.La cuisine peut être étroite, mal éclairée, mal située ; sous aucun prétexte, elle n\u2019a le droit d\u2019être sale.Plus une cuisine est désavantageuse, plus il faut remédier aux inconvénients par ure exquise propreté et par des soins attentifs.Une robe unie, :oute simple, faite d\u2019un tissu qui he s\u2019altére pas au lavage, est la robe idéale pour la cuisinière.Un large tablier en coton, couvrant bien toute la personne, outre qu\u2019il empêche l\u2019usure de la robe, donne encore à la ménagère une mise propre et soignée.La femme qui cuisine prendra un soin particulier le sa chevelure, qui sera toujours lisse, bien peignée.Les mains, les ongles seront d\u2019une propreté remarquable.Quand elles auront touché la figure, les cheveux, le mouchoir, ou autres choses étrangères aux aliments, les mains devront ê:re lavées.Ne pas porter de bagues, de jones, en cuisinant, surtout quand il s\u2019agit de travailler la pâte.Une horloge, dans une cuisine est indispensable.\u2014 Sans conduite et exactitude, on cuisine mal, on perd son temps et l\u2019on gâte les mets.Dès la veille, la ménagère doit penser aux repas du lendemain.Il y a des me:s qui gagnent à être préparés à l\u2019avance.Cette précaution évite une grande perte de temps, en facilitant les approvisionnements nécessaires, permet encore de se rendre compte des restes utilisables : ce qui est très avantageux au point de vue économique.Ne jamais laisser s\u2019épuiser la provision d\u2019épices, de fines herbes, de chapelure, etc, etc, au poin: de risquer d\u2019être arrêtée au milieu de la préparation d\u2019un repas par un ingrédient en défaut.C\u2019est une grande perte de temps.\u201d La prévoyance allonge la vie\u201d, dit un proverbe.Ne rien gaspiller, ne rien jeter dont on puisse tirer parti.Avant de commencer à travailler, la ménagère doit réunir tou: ce qu\u2019il faut pour cuisiner.Ainsi, si elle doit faire un gâteau, elle mettra à sa disposition la planche à pâte, le rouleau; elle mesurera la farine, le sel, le soda à pâte, le beurre, les oeufs, l\u2019eau ou le lait indiqués par la recette.De la sorte, elle n'aura pas à laisser son ouvrage, et les choses se feront plus proprement et\u2014comme il y aura de la méthode\u2014plus rapidement.Tou: en cuisinant, la ménagère doit mettre les ustensiles en place, au fur et à mesure qu\u2019elle s\u2019en sert.Elle ne doit pas laisser s\u2019accumuler, ni sur la table, ni sur les tablettes, des monceaux de bols, d\u2019assiettes, de cuillers, de couteaux, ete.Avec un peu d\u2019arrangement et de prévoyance, on évite beaucoup de désordres.Il est plus facile de mettre chaque chose à sa vraie place, dès qu\u2019on en a fini de s\u2019en servir, que de la laisser traîner, e: de la déplacer ensuite pour localiser des objets plus nécessaires.Par exemple, un blanc-manger ou une tarte sont fi- 1.is, il faut mettre de côté, à l\u2019instant la planche, le rouleau, la roulette, ranger les bols et les cuillers, ct empiller les assiettes avec ordre près de l\u2019évier pour tou.laver, lorsque le moment sera venu.Quand la ménagère répand quelque chose à terre, l'essuyer immédiatement, afin de ne pas traîner les liquides, par toute la cuisine.Lorsqu'il s\u2019agit de servir les aliments, si les bords des plats, dans lesquels on les sert, sont salis par les its aliments, la ménagère aura soin de les essuyer avec le linge qu\u2019elle devrait porter à sa ceinture, linge propre destiné spécialement à ce: usage.Lorsque la ménagère a coupé des oignons, des échalottes ou de l\u2019ail, elle doit laver et frotter le couteau fout de suite ; car le goût de ces légumes se communiquerait désagréablement là où on ne s\u2019y attendrait pas.Après avoir dégraissé et rincé les casseroles e: en avoir visité tous les coins, pour constater si aucun résidu ne s\u2019y attache, ayant frotté avec une petite croûte de pain ce qui adhère, la ménagère doit mettre les casseroles à sécher sur le feu, pour les préserver de la moisissures et de la rouille que produit le moindre coin mal séché.Ne jamais laisser de casserole à laver pour le lendemain, car il faudrait le double de temps .Toute casserole, frottée avec un corps dur est exposée à se détériorer au feu ; car, dans l\u2019imperceptible rainure causée par le frottement se localise un dépôt que la moindre flamme attaque, et ce dépôt brûlant a.taque à zon tour la casserole.Une croûte de pain détache bien les résidus et offre l\u2019avantage de ne pas égratigner.Avant de mettre du lait dans une casserole, faire bouillir rapidement quelques cuillerées d\u2019eau (juste assez pour couvrir le fond), et le fond de la casserole ne brûlera pas, quelle que soit la violence du feu.ECOLE NORMALE, Saint-Pascal.\u201cLA GRANDE ERREUR DU PAIN BLANC\u201d Comment la grande presse apprécie le dernier ouvrage du Dr Aurèle Nadeau (Extrait du \u201cDevoir\u201d des 2 et 5 octobre 1916) LS sont deux docteurs Nadeau, deux frères, qui ont fait d\u2019une hygiène spécialement adaptée aux besoins de notre peuple l\u2019objet de leur étude et de leur infatigable propagande.L\u2019un, hygiéniste de carrière bien connu des lecteurs du \u201cDevoir\u201d, n\u2019a pu retenir de longs cris d\u2019alarme à la vue des terrifiants ravages qu\u2019exercent parmi nous la tuberculose et la mortalité infantile, et nous le voyons depuis mettre une méritoire insistance à présenter comme planches de salut l\u2019habitation salubre et l\u2019assainissement des agglomérations urbaines et rurales.S\u2019il s\u2019est heurté à l\u2019apathie, à la routine et à la coalition d\u2019intérêts des spéculateurs et d\u2019autres profiteurs de la misère humaine, il ne peut certes ignorer que c\u2019était fatal; on ne dérange pas tant de quiétude, on ne se met pas en travers de tant de calculs et de brillants prospects sans recevoir de chocs en retour.Au reste, je suis bien tranquille sur son compte, lui connaissant le tempérament du lutteur qui se raidit contre l\u2019obstacle au lieu de se replier piteusement devant lui.S\u2019il ne le savait déjà, il sait maintenant qu\u2019on ne change pas en quelques années la surface d\u2019un pays, encore moins refait-on en si peu de temps la mentalité d\u2019un peuple ou seulement de toute une ville.J\u2019ai l\u2019air de lui servir une consolation ou un encouragement; mais je sais si bien qu\u2019une longue persévérance est la condition sine qua non de son succès, même partiel.L'autre docteur Nadeau (Aurèle) opère dans un tout autre champ, bien que visant au même but, qui est, en somme, d\u2019apprendre à ses compatriotes comment vivre pour se garder en bonne santé, individuellement et collectivement.Dès ses débuts dans la carrière, il s\u2019attaquait au vaste problème de l\u2019alimentation; comme on le verra par la suite, il n\u2019a guère eu besoin de s\u2019en écarter pour occuper la meilleure part de son activité comme hygiéniste et propagandiste.Il a commencé par le commencement, c\u2019est bien le cas de le dire, puisqu\u2019il a fait ses premières armes en faveur de l\u2019allaitement maternel, qu\u2019un mode venu on ne sait d\u2019où, flanqué de futiles prétextes, tendait à faire délaisser jusque dans nos campagnes les plus réculées.Les \u2018\u2018feuilles de route\u201d qu\u2019il a publiées à ce sujet ne se comptent plus; elles eurent tout l\u2019effet désiré; mais comment rendre l\u2019émotion collet-monté qu\u2019elles suscitèrent dans les milieux où il était devenu de bon ton de tourner le dos à la nature et à ses règles fondamentales?Toutes pleines qu\u2019elles soient d\u2019un précieux enseignement, elles ne représentent qu\u2019une faible part de l\u2019éloquence verbale prodiguée dans sa clientèle. roser au- er- 16) qui tée eur hy- e à rmi et in- ha- mé- l\u2019a- rêts mitait son lut- se vait en ore lité J ai 1ra- er- son ans \u2018me panne Dés iste Trra ter vité «09 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE 155 Ce premier apostolat, partout où il s\u2019est exercé, a porté de rudes coups à la mortalité infantile.En 1903, le Dr \u2018Aurèle Nadeau publiait l\u2019Hygiène dans les églises, un opuscule qui a été très bien accueilli par le clergé et qui a eu dans le temps un fort retentissement, ayant été reproduit par un bon nombre de revues et de journaux.Si cependant, dans la pratique, les très judicieuses réformes qu\u2019il suggérait sont restées à l\u2019état de.suggestions, c\u2019est un sort qu\u2019elles partagent avec beaucoup d\u2019autres.Ici comme en d\u2019autres domaines, la routine, mère de la stagnation, a prévalu.En 1905, notre auteur partait pour Paris où il devait se spécialiser pendant treize mois, dans l\u2019étude de la chimie alimentaire.Ayant reconnu sa voie, il tenait à ne s\u2019y lancer qu\u2019à coup sûr, en suivant le fil conducteur d\u2019une science puisée à la meilleure source.Peu après son retour, il donnait au public une édition canadienne du petit livre du Dr Donna- dieu: Pour lire en attendant Bébé, si digne de tenir une place de choix dans les familles où on a le souci du bien-être de la première enfance.Il écrivit, à cette occasion, une éloquente préface qui contribua beaucoup au grand succès de ce livre.Bien préparé par ses études, ses observations et une déjà longue pratique de l\u2019art médical, il allait donner sa mesure par la publication d\u2019une veuvre de première valeur qui a pour titre: La constipation habituelle et son traitement par le régime.À mon avis, c\u2019est un titre qui rend médiocrement justice à l\u2019ouvrage, puisque celui-ci embrasse en la résumant et en la mettant à la portée de toutes les intelligences \u2014 des plus frustes comme des plus cultivées\u2014toute la question de l'hygiène alimentaire.Jamais on n\u2019avait vu concentrer en si peu de pages et dans une langue aussi originale un aussi lumineux exposé de nos nombreuses autant que meutrières erreurs diététiques et des remèdes à y apporter.Deux éditions, parues coup sur coup, n\u2019en ont pas épuisé la vogue et je crois savoir qu\u2019une troisième ne se fera pas attendre.x #% + Dans le si complexe problème de l'alimentation il est une question qui du moins à certains points de vue, domine toutes les autres: c\u2019est celle du pain.Y a-t-il en ce pays beaucoup de gens qui se doutent seulement qu\u2019il existe une question du pain?Il est vrai qu\u2019il nous reste encore quelques petites choses à apprendre.Elle existe non pas du fait de son actuelle cherté, comme d\u2019aucuns pourraient le croire, mais du fait de la farine trop blanche et trop blutée dont il est fabriqué.Déjà le Dr Nadeau l\u2019avait cursivement effleurée, de manière tout au plus à éveiller la curiosité de ses lecteurs et à leur insuffler le désir d\u2019en apprendre davantage ; il vient de lui consacrer tout un ouvrage de près de 100 pages, sous le titre non équivoque:La Grande erreur du pain blanc.Mais, dira quelque sage lecteur, qu\u2019est-ce qu\u2019il peut bien lui reprocher, au pain blanc?N\u2019est-il pas le pain de tous les jours et de tout le monde?Ce qu\u2019il lui reproche, à la suite de beaucoup de membres éminents de la profession médicale de France, d\u2019Angleterre et des Etats-Unis, c\u2019est d\u2019abord d\u2019usurper le beau nom de pain qu\u2019il ne mérite pas, puisqu\u2019il n\u2019est qu\u2019un insipide gâteau d\u2019amidon ; d\u2019être un trompe-l\u2019oeil où l\u2019apparence tient lieu des plus substantielles qualités; de se présenter sous un faux pavillon, afin d\u2019être plus à même d\u2019exercer ses méfaits.I] lui reproche encore de fruster presque complètement ceux qui le consomment des éléments les plus précieux du blé, tels que sels minéraux, ferments solubles, gluten et matières grasses, toutes choses dont l\u2019organisme humain ne se peut priver sans grand dommage.Il lui reproche de plus de rendre notablement plus élevé le prix de revient du staff of life qu\u2019est le pain, par le blutage exagéré de la farine dont il est fait, blutage qui diminue dans une proportion qui va de 20 à 35 pour cent le rendement possible du blé en farine.Ce sont là beaucoup de reproches, ma foi assez graves, et ils sont tous mérités.Mais on n\u2019en saisit bien la portée que si l\u2019on connaît les conséquences de la consommation habituelle du pain blanc.Quelles sont-elles?Par son insuffisance comme aliment minéralisateur, en déphosphatant et décalcifiant les tissus organiques, en ne réparant qu\u2019imparfaitement l\u2019usure nerveuse, il ouvre la porte dans le jeune âge au rachitisme et à tous les accidents de croissance, dans un âge plus avancé au nevrosisme et à la tuberculose, durant toute la vie, à la carie dentaire et à toutes les déchéances.Tout aliment a une valeur tonique ou excitante qu\u2019il tient de sa nature intime et qui fait que nous éprouvons une sensation de bien-être et de réconfort dès les premières bouchées d\u2019un repas; cette sensation peut se prolonger pendant des heures, comme elle peut tomber presque aussitôt.Par son manque d\u2019efficacité sous ce rapport le pain blanc pousse à l\u2019abus des viandes et des excitants artificiels tels que l\u2019alcool: à ce titre la meunerie blanche est un des grands pourvoyeurs de l\u2019arthritisme et de l\u2019alcoolisme.Le pain naturel que nous opposons au pain blanc\u2014nous verrons plus loin ce qu\u2019il est\u2014porte avec lui son propre digestif sous la forme de ferments solubles.Parce que la farine dont il est fait en est soigneusement dépouillée par le blutage, le pain blanc n\u2019est plus qu\u2019un gâteau indigeste qui forme dans l\u2019estomac une masse incomplètement pénétrable aux sucs gastriques, donnant lieu à des fermentations acides et, à leur suite, surtout chez ceux \u201c\u2018qui ne digèrent pas avec leurs bras\u201d, à ces maladies de l\u2019appareil digestif de nos jours si fréquentes.Enfin le pain blanc, comparé au pain naturel, est fort appauvri en matières grasses et en gluten, d\u2019où nécessité d\u2019établir une compensation par l\u2019appoint de \u201c\u2018graissages\u2019\u201d\u2019 tels que viandes, oeufs, graisses, fromages, \u2018\u201c\u2018sucrages\u2019\u201d\u2019, etc.C\u2019est autant d\u2019ajouté à la cherté de la vie.Comme moyen supplémentaire de faire apprécier la faible valeur nutritive du pain blanc, il me reste à citer l\u2019expérience devenue classique de chiens exclusivement nourris de pain blanc et d\u2019eau et succombant tous entre le quarantième et le cinquantième jour, tandis que d\u2019autres chiens, exclusivement nourris de pain naturel et d\u2019eau claire, restaient alertes et dispos et prospéraient indéfiniment.Les naturistes ont aux Etats-Unis fait des expériences analogues sur des souris, mais en remplaçant le pain blanc par de la farine blanche et le pain naturel par de la farine non blutée.Les résultats ont été les mêmes au bout de quarante-trois jours.Mais un argument a priori contribuera peut- être tout autant à fixer nos idées.Depuis la plus haute antiquité le blé est reconnu comme la céréale idéale, comme l\u2019aliment incomparable du règne végétal; il contient dans les plus justes proportions imaginables tous les éléments nécessaires à la vie dans toutes ses manifestations.Cette haute opinion de l\u2019humanité civilisée n\u2019a jamais varié; autrefois elle s\u2019appuyait sur l\u2019observation, aujourd\u2019hui elle s\u2019appuie sur l\u2019analyse scientifique, qui n\u2019a pu que confirmer un jugement plusieurs fois millénaire.Jusqu\u2019à il y a environ cinquante ans, le pain était fait de toutes les matières composantes du grain de blé, moins la cellulose de l\u2019enveloppe extérieure qui forme le son.Ce vrai pain a conservé intactes et permis de transmettre également intactes la force et la vigueur d\u2019une longue suite de générat.ons.Peut-on penser avoir un aliment aussi parfait et obtenir de son usage des résultats aussi satisfaisants en ne conservant du blé guère plus que l\u2019amidon et en le dépouillant de tous ses éléments de supériorité pour en faire à peu près l\u2019égal de la patate en valeur nutritive?Pareille prétention ne résiste pas à une minute de réflexion.Ce sont sans doute des considérations de cet ordre qui faisaient écrire au professeur Tarnier: \u201cJe plains sérieusement les individus qui, pendant toute leur vie s\u2019obst:nent aveuglement à manger du pain blanc, car ils tombent petit à petit, sans s\u2019en douter, dans un affaiblissement physique et intellectuel qui retentira forcément et fatalement sur leur descendance\u201d.Commence-t-on à voir que la question mérite qu\u2019on s\u2019y arrête?\u201cPour réfuter pleinement une erteur, a dit Carlyle, il faut montrer non seulement qu\u2019elle est une erreur, mais encore comment elle en devint une.\u201d Carlyle avait raison; pour être complet, il me faudrait expliquer comment il se fait que la grande erreur du pain blanc soit devenue si générale et qu\u2019elle ait envahi le monde sans, à vrai dire, rencontrer de résistance.Mais je sens que je serais entraîné trop loin si je voulais exposer d\u2019une manière satisfaisante comment la blancheur du pain a pu dcvenir un signe de prospérité et le symbole de tous les progrès; combien fortement la théorie des calories qui, comme presque toutes les bêtises scientifiques, nous est venue d\u2019Allemagne, a contribué à répandre et à maintenir cette opinion; comment minotiers et boulangers ont un intérêt de premier ordre à entretenir le public dans son goût factice pour l'aliment creux qu\u2019ils lui servent et de quels subterfuges ils savent user pour l\u2019aveugler chaque fois que la vérité partielle ou complète menace de se faire jour.On trouvera dans la plaquette du Dr Nadeau toutes les précisions nécessaires; c\u2019est même une partie de son travail où il s\u2019est surpassé.L'oeuvre si solidement charpentée du Dr Na- deau, que vient encore renforcer la belle préface si hautement approbative de l\u2019une de nos sommités médicales, le Dr Arthur Rousseau, le large encouragement que M.le ministre de l\u2019Agriculture s\u2019appréte a donner au mouvement ainsi amorcé, montrent assez que nous ne resterons pas plus longtemps en marge des peuples chez qui la science, de mieux en mieux informée, s\u2019emploie a donner une solution définitive a la question du pain.Puisse notre peuple, au bénéfice de qui il s\u2019est, au milieu de ses absorbantes occupations de prac- ticien, imposé ce substantiel travail de propagande hygiénique, l\u2019apprécier comme l\u2019apprécie le Dr Rcusseau, comme l\u2019apprécieront demain tous ceux qui sont aptes à comprendre la gravité de la question! Et la meilleure manière de marquer son appréciation sera encore d\u2019en suivre les enseignements en revenant au seul vrai pain, au pain naturel.Le jour où ce mouvement de retour se sera nettement dessiné il aura reçu la seule récompense qu\u2019il ambitionne, la récompense de l\u2019apôtre qui voit la doctrine prêchée reconnue comme vraie et salutaire.Ferdinand PARADIS.On peut se procurer GRATUITEMENT ce livre utile en s\u2019adressant au Ministère de l\u2019Agriculture, Québec.Une simple carte postale vous le mettra en mains.Les produits laitiers canadiens sont en grande demande sur les marchés Européens.Ainsi pendant une des dernières semaines de l\u2019année, plus de 1,000 boîtes de beurre et de fromage ont ête expédiées en Angleterre.Les cultivateurs doivan: tenir compte de ce commerce d'exportation et de la hausse des produits laitiers.L\u2019augmentation dans l\u2019élevage des troupeaux laitiers est tout indiquée.- 1.Les cultivateurs devraient se préparer, de suite, pour le temps où ils feront leur provision de glace, à la fin de janvier ou pendant la première partie de février, lorsque la glace est dans les meilleures conditions requises.Cette pratique se généralise de plus en plus, quoi qu\u2019en pensent certains cultivateurs négligents.pen re = rn a Apr tentera re rc a 3 186 LES INDUSTRIES DOMESTIQUES A grande industrie, depuis plusieurs années L déjà a tué chez nous l\u2019industrie domestique.C\u2019est là du progrès à rebours.Aujoud'hui, on s\u2019en rend parfaitement compte.La grande et la petite industrie dans les pays prospères de l\u2019Europe, ne se combattent pas, mais elles se complètent.Pourquoi n\u2019en serait-il pas ainsi chez nous.Sir Charles Fitzpatrick, dans une lettre récente publiée dans les journaux, plaide avec force en faveur de la renaissance et de la réorganisation de notre industrie domestique.La partie suivante de sa lettre est à citer: \u201cDepuis de longues années, je suis frappé de cc que jappellerai \u201cl\u2019improductivité de l\u2019hiver\u201d dans certaines de nos contrées et chez un grand nombre de nos habitants.Et quand l\u2019on songe que dans ces contrées l\u2019hiver occupe la moitié de l\u2019année, le problème devient tout de suite d\u2019une gravité que nul ne saurait nier, puisque, à vrai dire, il peut se poser ainsi: \u201cPourquoi perdons-nous lu moitié de nos énergies ct de nos ressources nationales?\u201d Nous nous sommes donc demandés si cette longue et silencieuse période où la terre sommeille ne pourrait pas être employée à des industries locales dont vous prendriez à coeur la conception, la création et les moyens de développement et d\u2019encouragement.Sans doute l'habitant, ayant eu des excès de travaux, a besoin du même repos que sa terre; je conviens aussi que même en hiver, il y a toujours quelques menues besognes, mais sa réserve d\u2019activité dépasse de beaucoup les exigences de ces deux facteurs, surtout quand le père est soutenu par de grands fils et la mère par de grandes filles.C\u2019est ce vide que je voudrais voir comblé et il le sera si vous procurez à la famille des travaux capables d\u2019absorber le surplus des forces physiques ct morales et de mettre en valeur des \u2018apacités de métier ct méme d'art, qui souvent sont merveilleuses, comme j'ai eu maintes occasions de le constater ici à la Malbaie et à la Poin- te-au-Pic.Nous ne devons pas abandonner initiative de ce progrès aux ressources ct efforts individuels des habitants.Finalement ils échoucraient, faute de coordination et de puissance de rayonnement.Il leur faut des associations, des organisations, reliant leurs moyens, dans le village d\u2019abord, dans le comté et même dans la province ensuite, et leur donnant la valeur d\u2019une puissance industrielle appuyée sur des fonds solides et capables de rivaliser avec des concurrences étrangères.Il s\u2019agit donc de prévoir quelles sont les industries domiciliaires ou communales ou intercommunales, les plus profitables et les mieux proportionnées aux aptitudes des gens, hommes et femmes, adultes et enfants, aux matières industrielles, aux productions du sol et de l\u2019élevage, et aux facilités de circulation.Plusieurs sont déjà en ex- creice quoique en une trop petite mesure.Ai-je besoin de signaler les papeteries, les beurreries, les fromageries, les tricotages, les broderies, les lainages?Pourquoi ne pas y ajouter les menuiseries, les ébénisteries, les tourneries, les horlogeries, les sculptures sur bois cet quantité d\u2019autres métiers qui touchent aux arts libétaux.Nous ne nous représentons pas tout ce que l\u2019industrie privée de certaines provinces ou cantons de France, de Suisse et d'Allemagne jette d\u2019articles sur les marchés du monde et quel bien-être elle amène dans ces contrées.Nous sommes aussi bien ou- tilés que ces nations; pourquoi donc resterions- nous à l\u2019état de corps mort?L'institution de ces Commissions me parait préférable à la création d\u2019écoles spéciales, du moins pour les années de fondation et d'entrainement, car il est important d'agir sur les familles et non LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D'HORTIGULTURE DIVERS seulement sur les enfants.Je veux que la famille soit industrielle et non pas l\u2019un ou l\u2019autre de ses membres.N\u2019épargnons rien pour fortifier la famille, car elle seule et non l\u2019individu doit être considérée comme la cellule de l\u2019humanité.Le problème que je pose est donc à la fois économique, moral et national.Je ne veux point en discourir, mais seulement en indiquer quelques linéaments.Tout d\u2019abord, les industries locales doubleraient et même tripleraient les ressources de la famille; elles rendraient ainsi plus abondante la circulation des monnaies dans les campagnes et multiplieraient les banques rurales.L'agriculture elle- même y gagnerait, car l\u2019afflux des fonds porterait à améliorer les terres par l\u2019emploi plus intensif des engrais chimiques, et la présence des associations faciliterait l\u2019achat et le service des grandes machines agricoles.Ensuite toute la famille sera laborieuse pendant l\u2019hiver, ce qui implique le développement des vertus annexées au travail persévérant, et, je l'espère, la diminution des vices, parmi lesquels je veux pointer l\u2019abus des boissons alcooliques.En fabriquant eux-mêmes certains articles de commerce, les habitants apprendront à juger de la valeur réelle, industrielle, des marchandises; car ils auront une base pratique d'appréciation.Ainsi le commerce sera moralisé.On ne voudra plus acheter à bas prix des articles qui ont coûté tant de travail, et l\u2019on méprisera, comme il convient, l\u2019exécrable camelote qui est le mensonge le plus éhonté du siècle.Enfin, nous aurons l\u2019avantage de voir se consolider les groupements communaux, puisque les enfants trouveront près de leur foyer les métiers qui répondent à la diversité de leurs aptitudes, et s\u2019ils émigrent, ils trouveront plus facilement de belles situations, étant capables de plusieurs choses.\u201d LES EXPERIENCES D\u2019ENGRAIS ET D\u2019AMENDEMENTS AU CANADA Importance du chaulage USQU\u2019A présent c\u2019est encore une question dé- J licate de donner aux cultivateurs de la province de Québec des recettes quant à l\u2019emploi des engrais chimiques.Pour être en état de donner des indications bien précises, il faut posséder une documentation qui n\u2019est que le fruit de nombreuses expériences locales, faites sur les divers sols avec différentes cultures, pendant une série d\u2019années.Aussi la prudence nous oblige à n\u2019indiquer que les principes généraux, parfaitement établis, qui régissent l\u2019emploi des engrais chimiques et à conserver une sage réserve pour le maniement de ces substances dans les cas particuliers.* C\u2019est ce qui fait, par exemple, qu\u2019on ne peut recommander, d\u2019une façon assez étendue, que l\u2019application des engrais phosphatés et de la chaux ou de la pierre à chaux moulue, élements dont les terres manquent le plus communément, et dont l\u2019emploi laisse le plus généralement un bénéfice par l\u2019augmentation de rendement qu\u2019il produit.D'autre part il est beaucoup plus hasardeux de conseiller l\u2019emploi des engrais azotés ou potassiques, dans la culture générale, parce que ces substances sont moins souvent nécessaires ou que l\u2019économie de leur mise en oeuvre est plus problématique.On peut même dire qu\u2019il vaut mieux dans presque tous les cas ne commencer l\u2019application d\u2019un engrais ou amendement quelconque que sur de petites étendues de terres cultivées.Le résultat nous engagera assez tôt à continuer sur une grande échelle ou à faire d\u2019autres essais.Mais depuis quelques années, les fermes expérimentales de l\u2019Est du Canada ont établi des parcelles d\u2019expériences méthodiques, sur l'effet et l\u2019économie de l\u2019emploi des engrais commerciaux, qui commencent à nous fournir des indications précieuses; et dans un avenir prochain, notre documentation locale à ce sujet ne tardera pas à s'enrichir.; Le dernier rapport du \u201cService de chimie\u201d des fermes expérimentales, notamment, communique déjà des résultats très intéressants concernant les expériences qui se poursuivent aux Stations expérimentales de Frédéricton, Nouveau-Brunswick et Kentville, Nouvelle-Ecosse, depuis 1913.Il serait trop long de faire ici une analyse des résultats obtenus ou même des conclusions seulement, que les auteurs résument en un certain nombre de points, touchant les données déjà acquises et les indications qu\u2019elles fournissent pour des essais subséquents.Aussi nous nous contentons d\u2019engager fortement ceux que la chose intéresse de consulter ce chapitre du \u2018Rapport des fermes expérimentales\u201d.Mais comme la question de l\u2019amélioration des sols par l\u2019emploi de la chaux ou du calcaire broyé, sans être nouvelle, paraît être à l\u2019ordre du jour, nous tenons à relever les résultats, particulièrement intéressants pour les cultivateurs de la province de Québec, qui ont été obtenus à la Station expérimentale du Cap-Rouge avec des essais de chaulage d\u2019une terre.Dans son rapport l\u2019auteur nous donne une description du terrain dont il s\u2019agit.D\u2019après ce qu\u2019il nous en dit il doit correspondre à beaucoup de sols des vieilles paroisses de la province: Terre sablo argileuse de texture intermédiaire, non dépourvue de matière organique, répondant assez bien à la description d\u2019une terre franche.Il nous apprend encore que la surface était en culture depuis 100 ans avant qu\u2019elle ne fut acquise par le gouvernement pour y eta- blir la Station expérimentale; qu\u2019elle n\u2019était pas négligée au point de vue fumure, puisqu\u2019elle re- cut au printemps de 1911 et au printemps de 1912, chaque fois, une quantité de fumier de ferme correspondant à 25 tonnes à l\u2019acre.Aussi l\u2019auteur fait remarquer que quelqu\u2019un d\u2019habitué à l\u2019examen critique d\u2019un sol conclurait probablement à une terre de productivité moyenne devant donner des récoltes très passables sous une bonne exploitation.Cependant des parcelles de céréales, établies en 1913, par le céréaliste du Dominion, donnèrent un échec complet.C\u2019est ce qui incita la direction de la Station expérimentale du Cap-Rouge à une enquête approfondie, comprenant notamment une analyse chimique de la terre, qui révèla une bonne teneur en matière organique et en azote, un pourcentage très satisfaisant en acide phosphorique et une forte proportion de potasse.Mais les deux échantillons analysés furent trouvés très pauvres en chaux et nettement acides.On pouvait donc présumer que c\u2019était le manque de chaux qui paralysait l\u2019action des autres éléments de fertilité du sol, suffisamment abondants.C\u2019est ce que prouvèrent en effet, en 1914, les essais de parcelles, effectuées avec application de chaux, comparativement aux parcelles témoins non chaulées.Sur les parcelles chaulées il fut appliqué une dose de deux tonnes de chaux à l\u2019acre (ce qui est une forte dose).On y fit des essais de cultures de céréales, telle que différentes variétés d\u2019orge, de blé, d\u2019avoine, de pois, de plantes-racines, carottes, betteraves, choux de Siam.Toutes ces cultures ne se montrèrent pas également sensibles aux applications de chaux, mais pour plusieurs, l'effet fut particulièrement signi- fieatif.i : ORGE.\u2014La récolte obtenue sur parcelle chaulée fut 4 fois plus forte que la moyenne de celle des parcelles non chaulées; 13800 Ibs à l\u2019acre contre 330, par exemple.AVOINE ET BLE.\u2014Ici les résultats furent moins uniformes ou moins sensibles; il n\u2019y a donc pas à en tirer une conclusion aussi nette. lies ent ion une une nne ur- 2 et eux res onc pa- lité que )ar- om- ges.une est de de tes, ga- 1ais rni- au- elle on- ent one Ea 1 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019'HORTICULTURE POIS.\u2014Pour les pois la démonstration de l\u2019utilité de la chaux fut des plus complètes.Les parcelles chaulées fournissant des rendements de deux à trois fois supérieurs à la moyenne de celles n\u2019ayant pas reçu d\u2019applications.Par exemple la variété \u201cgris anglais\u2019 donna 2100 lbs à l\u2019acre pour les premières, comparativement a 390 lbs et 960 lbs sur deux parcelles témoins, soit une moyenne de 675 pour les deux.CAROTTES ET BETTERAVES.\u2014La croissance des parcelles non chaulées fut si insignifiante qu\u2019on se décida a les labourer pour y semer des navets qui donnèrent une récolte passable.Les parcelles chaulées donnèrent des rendements, qui sans être très considérables, peuvent être regardés comme satisfaisants: 7000 à 11000 lbs pour les carottes; 7900 à 23200 lbs pour les betteraves fourragères.Enfin, remarquons pour terminer un fait assez singulier, c\u2019est que les choux de Siam donnèrent en moyenne des rendements aussi bons sur les parcelles non chaulées qu\u2019avec application de chaux.Le rendement des parcelles non chaulées est même assez élevé puisqu\u2019on y trouve des chiffres variant de 47,800 lbs jusqu\u2019à 66,800 lbs à l\u2019acre.C\u2019est ce qui fait dire au rapporteur: \u201cSi ce fait est confirmé par les observations de l\u2019avenir, cette conclusion pourra être utile pour ceux qui ont des terrains où la chaux manque et qui ne peuvent pour le moment combler ce déficit\u201d.H.M.NAGANT, Professeur à l\u2019Institut Agricole d'Oka.LE COMMERCE DES POMMES DE TERRE (Remarques par les Fermes Expérimentales) OUR le consommateur, l\u2019achat des pommes de terre est une question de grande importance, surtout en ces années où les prix vont augmentant de jour en jour.Les officiers du Ministère ont récemment eu l\u2019occasion d\u2019inspecter quantité de pommes de terre dans les caves mêmes des consommateurs.Ces pommes de terre avaient été achetées, comme c\u2019est la coutume, de petits commerçants, et moins que satisfaisant était leur état de conservation ; dans trois des lots, la pourriture s\u2019élevait même à 75% de la quantité totale en cave.La maladie, cause de cette pourriture, n\u2019était autre que la brûlure ou rouille tardive de la pomme de terre, certainement présente à l\u2019époque de l\u2019arrachage et de l\u2019expédition.Le consommateur est impuissant à se protéger en pareils cas et rarement peut-il arriver à obtenir quelque chose en dédommagement.Maintenant le petit commerçant est-il à blâmer?Non, le blâme va tout à l\u2019expéditeur et au producteur.Afin d\u2019éviter une telle perte au consommateur, auquel il est juste, en retour du bon argent qu\u2019il donne, qu\u2019on livre de bonnes pommes de terre se conservant bien tout l'hiver, il importe que le producteur fasse sa part et apporte plus d\u2019attention à l\u2019arrachage, au triage et à l\u2019expédition de ses pommes de terre.La brûlure est une maladie qui peut être maîtrisée.Chaque cultivateur est au fait de la véracité de cette assertion depuis que le Ministère de l\u2019Agriculture n\u2019a rien négligé pour démontrer, sur nombre de fermes dans le pays, les bons effets des pulvérisations qui ont augmenté la proportion des tubercules sains ct la production totale de 90 à 100 boisseaux par acre.La vente de pommes de terre de qualité inférieure est malhonnête, sinon encore illégale.Les cultivateurs savent par expérience que les diverses pourritures sont la cause de fortes pertes dans leurs propres caves.Cependant on semblerait généralement avoir pour pratique de se défaire au plus tôt d\u2019une récolte infecte et de porter ainsi les pertes occasionnées par la pourriture à la charge du consommateur, n\u2019en demandant pas 9 moins à ce dernier le prix établi pour les pommes de terre saines.Il n\u2019y a pas de doute qu\u2019en certains cas le consommateur est aussi à blâmer, en emmagasinant ses pommes de terre (ou ses autres légumes d\u2019hiver) dans une cave trop chaude.Pommes de terre et autres légumes demandent à être conservés en local frais.La gelée communiquant une saveur sucrée aux pommes de terre leur est contraire, mais la température ne devrait pas s\u2019élever à plus de 40 degrés (F.) où la température ne peut être maintenue à ce point, mieux vaut n\u2019y pas mettre l\u2019approvisionnement d\u2019hiver de pommes de terre, car il en résultera certainement des pertes.Les cultivateurs ne devront pas être surpris si le consommateur en vient à demander que les pommes de terre, comme le fruit du pommier, lui soient vendues assorties; et ceux-là parmi les producteurs de pommes de terre qui n\u2019auront pas protégé leurs plantations contre les maladies, auront à garder tous les tubercules pourris ou malades.Bouillies, les pommes de terre attaquées de maladies constituent, il ne faut pas l\u2019oublier, une bonne nourriture pour les animaux.Une lettre ou une carte postale adressée au Service des Publications, au Ministère Fédéral de l\u2019Agriculture, vous vaudra par le retour du courrier des renseignements sur le mode de culture propre à produire une récolte saine de pommes de terre.LE SUCRE DE BETTERAVE AU CANADA Par C.H.Houson, Wallaceburg, Ont., secrétaire de la Compagnie Sucriére du Dominion EMPLOI de 1a betterave pour la production du L sucre s\u2019est développé à un tel point en Europe, au cours du dernier siècle et plus particulièrement du dernier demi-siècle, que cette industrie est maintenant une des plus importantes et qu\u2019elle emploie une forte proportion de la population des pays curopéens.Chacun des pays européens qui suivent produisent tout le sucre consommé par leurs populations, ct avant la guerre, tous ces pays, à l\u2019exception de quatre, exportaient du sucre, savoir : Allemagne, Russie, Italie, Danemark, Autriche, Hollande, Norvège, Roumanie, France, Espagne, Suède, Bulgarie, Serbie.Il y a plus de 1,500 raffineries dans ces pays ; avant la guerre, elles oxportaient plus de 2,500,000 tonnes de sucre.Au Canada et aux Etats-Unis, l\u2019industrie a fait de beaux progrès ct l\u2019on croit que la superficie ensemencée en betteraves à sucre aux Etats-Unis l\u2019année prochaine permettra d\u2019obtenir une récolte assez considérable pour produire un million de tonnes de sucre raffiné.Nous croyons que l\u2019on serait arrivé facilement à ce chiffre pendant la saison qui vient de se terminer, si la question du tarif avait été réglée plus tôt aux Etats-Unis.Toutefois, une décision favorable à l\u2019industrie sucrière a été rendue dernièrement et la confiance a été restaurée.Nous prédisons donc une très forte augmentation dans la production de sucre de betteraves aux Etats-Unis pendant bien des années.En 1914, le Canada a cultivé 13,000 acres de betteraves et produit 29,000,000 de livres de sucre raffiné ; pendant l\u2019année qui vient de se terminer, nous avons cultivé 17,000 acres et prodifit 37,000,000 livres de sucre raffiné, soit une augmentation de plus de trente pour cent.On prévoit une augmentation beaucoup plus considérable pour l\u2019année qui vient.Avec la grande raffinerie qui est actuellement en cours de cons.ruction à Chatham, Ontario, et qui à elle seule, aura une capacité suffisante pour sc charger de 15,000 acres de betteraves à sucre, on croit qu\u2019au moins 30,000 acres de betteraves seront cultivées au Canada.Ceci indique une production d\u2019au moins soixante-dix millions de livre de sucre raffiné, de la meilleure qualité qu\u2019il soit possible d'obtenir.157 Les progrès de l\u2019industrie du sucre de betterave, qui depuis cent ans a dépassé celle du sucre de canne, sont dus principalement aux causes suivantes :\u2014 1.Législation intelligente en faveur de l\u2019industrie locale du sucre de betterave.2.Culture scientifique de la betterave à sucre, par laquelle la teneur en sucre a été doublée.3.La science n\u2019a pu augmenter sensiblement la teneur en sucre de la canne, en d\u2019autres termes, la canne à sucre a depuis longtemps a\u2018teint la limite de sa perfection.4.La betterave à sucre qui pousse dans un climat modéré, c\u2019est-à-dire dans les parties les plus civilisés du monde a été l\u2019objet des recherches les plus scientifiques ; sa qualité n\u2019a cessé de s\u2019améliorer et le prix de la fabrication du sucre a été réduit par les découvertes scientifiques.Tous les sols sur lesquels on a cultivé la betterave à sucre au Canada ont vu leur fertilité s\u2019accroître.Ce fait s\u2019explique par plusieurs raisons dont voici les principales : pour produire avec succès des betteraves à sucre, il faut non seulement que le sol soit en bon état d\u2019ameublissement mais qu\u2019il soit cultivé pendant une partie de la période de végétation et ces façons culturales ont autant d\u2019effet sur la récolte suivante que sur la récolte de betteraves.La deuxième raison, c\u2019est qu\u2019en règle générale, les racines des récoltes ne pénètrent que jusqu\u2019à la profondeur où descend la charrue, car le sous-sol est dur es stérile.Mais depuis que la betterave est cultivée, on a trouvé nécessaire de labourer et d\u2019ameublir le sol graduellement un peu plus profondément, de sorte que la couche aérée qui, autrefois ne s\u2019étendait pas au-delà de six à sept pouces, est maintenant de dix ou douze pouces.On a un sol aéré ct rempli d\u2019humus sur une plus grande profondeur qu'autrefois.On obtient des conditions plus favorables au développement des bactéries qui, d\u2019après nos dernières recherches, sont indispensables à la végétation saine et vigoureuse des plantes.C\u2019est en raison même de cette amélioration du sol que la production des récoltes augmente dans un assolement où entre la betterave à sucre.L'expérience est le meilleur maître, et comme la betterave à sucre se cultive maintenant au Canada sur une base commerciale depuis quatorze ans, la plupart des cultivateurs n\u2019ignorent rien des soins que demande la culture de cette plante.Tous les printemps, la compagnie sucrière du Dominion expédie des circulaires à tous les producteurs, elle leur donne des ins!ructions détaillées sur la culture de la récolte, et la plupart des anciens producteurs, qui connaissent les méthodes tout aussi bien que nous, joignent leurs efforts aux nôtres pour obtenir les meilleurs résultats que la betterave peut donner au point de vue du rapport direc! et de l\u2019amélioration du sol.Le fait le plus important qui ressort de l\u2019industrie de la betterave à sucre au Canada aujourd'hui, c\u2019est que nous sommes absolument indépendants des pays étrangers, car il a été démontré que la graine peut être produite au Canada aussi avan'ageuse- ment qu\u2019ailleurs.Nécessairement, la production de la semence est une partie essentielle de l\u2019industrie.Cette produe- tion demande un soin extraordinaire.Elle exige beaucoup de travaux et d\u2019études scientifiques.La compagnie sucrière du Dominion a une ferme de semence établie dans l\u2019ouest de l\u2019Ontario et elle a fait, en ces trois dernières années, des recherches expérimentales sur la production de la graine de la betterave à sucre qui ont donné des résultats très satisfaisants.Cette graine produite au pays a donné de tout aussi bons résultats que la graine importée.Elle a coûté plus cher à produire, parce que nos ouvriers sont beaucoup mieux payés ici qu\u2019en Allemagne.Les consommateurs canadiens veulent maintenant des articles faits au Canada ¢t comme le sucre raffiné venant des betteraves est fait entièrement au Canada, directement du sol, il n\u2019y a aucune raison pour qu\u2019il n\u2019ait la préférence dans toutes les maisons canadiennes; nous sommes heureux de dire qu\u2019il obtient cette préférence.4 Tee - a rn ie mr te mr À Li 158 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019'HORTICULTURE Les sucres raffinés, que ce soient des sucres de betteraves ou de canne, sont identiques.Le sucre est du sucre, d\u2019où qu\u2019il vienne, pourvu qu\u2019il soit bien fabriqué.Aucun chimiste au monde ne peut distinguer de différence ; notre sucre canadien fait au pays est donc égal à tous les autres sucres du monde.Note de l\u2019éditeur- -La compagnie sucrière du Dominion a deux fabriques ou raffineries; l\u2019une à Wallaceburg, comté de Kent, et l\u2019autre à Berlin, comté de Waterloo.On construit actuellement une troisième fabrique à Chatham.Un fait qu\u2019il convient de citer c\u2019est que cette compagnie, la seule qui uit écoulé du sucre produit au Canada, en 1915, a payé l\u2019année dernière, à titre de primes, aux cultivateurs de l\u2019Ontario, en sus des chiffres indiqués dans les contrats, la somme de $75,000.AUGMENTONS NOTRE PRODUCTION AGRICOLE U printemps 1916, dans un des premiers numéros du bulletin de la Société Coopérative Agricole des Fromagers de Québec, le gérant de cette florissante association demandait aux membres de la société de faire donner ii leurs fermes le maximum de leur rendement, pour un double motif: d\u2019abord le devoir des cultivateurs dans la guerre actuelle qui est d'assurer la subsistance des armées en campagne aussi bien que des populations civiles des pays dévastés.Ensuite leur propre intérêt personnel l'exige, s\u2019ils veulent bénéficier de l\u2019extraordinaire demande qu\u2019il y a actuellement pour les produits agricoles.À ce simple point de vue de l\u2019intérêt particulier, nous sommes sûrs que ceux qui ont suivi ses consocils n'ont eu qu\u2019à s\u2019en féliciter.Car les produits se sont maintenus durant l\u2019été à des prix extrémement élevés et l'on ne peut entrevoir aueun changement sensible dans un avenir rapproche.Nous croyons utile de faire bénéficier les lce- teurs du Journal d\u2019Agriculture du nouvel appel qu\u2019il vient de faire dans le même sens, eur il est évident que l\u2019agriculture dans notre province, aussi bien que dans les autres provinces du Canada, ne donne pas la pleine mesure de sa capacité.Et étant donnée la forte demande, c\u2019est peut-être la principale raison du coût élevé de la vie que l\u2019on veut plutôt attribuer à des facteurs qui n\u2019ont en somme qu\u2019une importance secondaire.Il faut bien penser en effet qu\u2019il y a actuellement en Europe des millions d'hommes qui, de producteurs qu\u2019ils étaient, sont devenus depuis août 1914 des consommateurs; il faut bien penser encore que des immenses pays, reconnus pour leur richesse agricole, sont restés improduetifs depuis au delà de deux ans.Est-il étonnant que comme conséquence les prix continuent à monter, si l\u2019on ne se préoceupe pas de produire pour compenser cette diminution de la production dans d\u2019autres pays?\u201cMais comment augmenter la production agricole?Inutile d'insister ici sur les moyens scientifiques d'améliorer les terres, d\u2019aurmenter leur rendement.Des experts en la matière, dans des conférences, des articles de journaux el de revues, des traités de toutes sorles nous renscignent sur ce sujet.Mais il y a des moyens pratiques qu\u2019il ne faut pas négliger.Or il semble que le meilleur moyen d'augmenter la production d'une ferme, cest de l'exploiter sur une base commerciale.La base du commerce c\u2019est une comptabilité minutieuse.Le cultivateur doit done faire des chiffres.11 constatera ainsi que tel prodyit le paie et tel autre ne le paie pas; il ordonnera ensuite sa culture en conséquence.\u201cUn cultivateur de cette province a-t-il profit, par exemple, à cultiver exclusivement du blé, de l'avoine?Il semble évident que non.Car les plaines de l'Ouest ont des qualités productives pour ces céréales qu'en général l'on ne trouve pas dans les terres de notre province, de sorte qu\u2019il est inutile d\u2019essayer de faire concurrence à ces provinces sous ce rapport.Un cultivateur ne devrait donc semer de blé et d\u2019avoine que juste ce qu\u2019il lui faut pour les besoins de sa ferme.Mais là où nous reprenons l\u2019avantage sur nos voisins, c\u2019est en industrie laitière, en élevage, en aviculture, en apiculture.Ce sont donc ces industries agricoles que l\u2019on devrait développer chez nous.Nous sommes sûrs qu\u2019une simple comptabilité démontrerait qu\u2019elles ont toujours rapporté plus aux cultivateurs de cette province que la culture du blé ou de l\u2019avoine.\u201cD\u2019ailleurs l\u2019industrie laitière et l'élevage des animaux de boucherie sont actuellement et resteront pendant plusieurs années encore les industries agricoles les plus rémunératrices.Car aussitôt la paix signée, les peuples qui auront pris part à ce terrible conflit se préoceuperont d\u2019abord de faire produire à leurs terres ce qu\u2019elles pourront leur donner dans le délai le plus court.On sèmera donc surtout des céréales, de sorte qu\u2019après plusieurs années de bonne production, l\u2019équilibre sous ce rapport sera presque rétabli.Mais les troupeaux de vaches laitières, de porcs, ete, qui auront été anéantis ne se remplaceront pas aussi facilement; il faudra de longues années avant de les reconstituer et de les faire produire.La demande pour les produits laitiers et les autres produits qui en dépendent restera longtemps pressante et ces industries agricoles rapporteront encore de gros bénéfices aux cultivateurs.\u201cMais pour être en état de tirer profit de la présente demande pour les produits de la ferme, pendant la nouvelle année que nous commençons, les cultivateurs doivent produire en abondance, de même qu\u2019ils doivent se préparer dès maintenant pour profiter des avantages qui leur seront offerts dans l\u2019avenir.Qu'ils exploitent donc leurs fermes sur une base commerciale, qu\u2019ils se spécialisent dans la culture quileur rapporte le plus, qu\u2019ils élèvent des animenx de bonne race : vaches laitières, porcs, volailles, et qu\u2019ils s'organisent pour tirer de tous leurs produits le plus de profits possible, soit en formant des coopératives locales, ou en affiliant l\u2019association dont ils font nartie à une autre association centrale.AUGUSTE TRUDEL, Gérant, Société Coopérative Agricole des Fromagers de Québec.UNE CONFERENCE AVICOLE AU COUVENT DE SAINT-AUBERT IL\" efforts constants du Gouvernement fédéral et des gouvernements provinciaux pour amener les populations rurales à reconnaître la nécessité de se tenir au courant des progrès réalisés dans toutes les branches de l\u2019Agriculture, obtiennent de jour en jour des succès des plus encourageants.Quand on est parvenu à intéresser sérieusement les femmes à une entreprise quelconque, on peut être certain de la voir prospérer et se développer rapidement.Or, s\u2019il est une industrie ou l'influence de la femme peut s\u2019exercer avec des résultats vrai- mont efficaces, c\u2019est bien l\u2019aviculture dont l\u2019impor- Lance s\u2019affirme de plus en plus.Ce doit donc être pour Lous ceux qui s\u2019intéressent à cette branche, une grande satisfaction de voir nos importants établissements d'instruction, nos écoles à tous les dé- grés, nos couvents surtout, se préoccuper de développer chez leurs élèves le goût de la science ménagère sous toutes ses formes, et tout spécialement de l'élevage méthodique et intelligents de la volaille.Aussi, ne saurait-on trop féliciter les directeurs et directrices de ces établissements, toujours en éveil pour faire profiter les enfants qui leur sont confiés de toutes les découvertes et améliorations qui sont le fruit d\u2019études et d\u2019expériences scientifi- (uement entreprises par des spécialistes autorisés.H y a quelques semaines, la Révérende Soeur Ste- Louise-Marie, du Couvent de Saint-Aubert, comté de L'Islet, obtenait que M.Victor Fortier, aviculteur adjoint de la Ferme Expérimentale Centrale, vint donner une conférence avicole pratique à ses nombreuses élèves qui furent vivement intéressées, En voici un court résumé :\u2014 Après avoir loué l\u2019esprit d\u2019initiative de la Révérende Mère Supérieure, et exprimé son plaisir de voir la jeunesse de St-Aubert s\u2019intéresser à l\u2019aviculture, le conférencier déclara qu\u2019il considérait que la femme était réellement plus apte que l\u2019homme à faire prospérer cette industrie.Choix d\u2019une race \u2014 Pour réussir en aviculture, il faut avant tout aimer les poules.Cette condition acquise, il importe de choisir une bonne race de volailles.Les grises, les rouges, ou les blanches, rustiques, fécondes, précoces, sont excellentes pour la production de la chair et des oeufs ; la race grise surtout semble douée de toutes les qualités recherchées dans une race d'utilité générale.La Leghorn blanche si prolifique a été surnommée la \u201cmachine à faire des oeufs\u201d, mais elle est nerveuse, sauvage et elle exige beaucoup de liberté; sa chair n\u2019est pas d\u2019aussi bonne qualité que celle des races précédentes.Ponte d'hiver.\u2014La ponte en novembre, décembre et janvier, est de beaucoup la plus avantageuse.Pour s\u2019en assurer les profits, il ne faut jamais garder de poulettes écloses en juin ou en juillet, car elles ne seront point assez développées pour pondre en hiver, alors que les oeufs atteignent un prix très élevé.On ne saurait non plus les employer pour des fins d\u2019incubation de bonne heure au printemps.Les pondeuses d\u2019hiver sont celles qui ont été écloses en avril ou au commencement de mai.Adultes, elles muent en août ou en septembre.Une bonne pondeuse donne de 100 à 140 oeufs et même davantage par année.Poulailler.\u2014La poule aime la liberté ; elle supporte cependant la réclusion à condition qu\u2019on observe soigneusement les règles de l'hygiène et qu\u2019on lui procure un espace herbacé suffisant pour y prendre ses ébats.Le verger est l\u2019endroit le plus propice à l'établissement du poulailler qui devra être orienté en plein sud et dont les deux tiers de la façade seront en coton ordinaire, clair, et l\u2019autre tiers en verre et en bois.Alimentation d'hiver.\u2014En hiver il faut aux poules une alimentation riche, abondante, variée, de l\u2019air frais et beaucoup d\u2019exercice.Comme nourriture, du grain de toutes sortes, de la verdure, des légumes, des os broyés ou de la viande hachée au moulin, le tout mêlé dans la pâtée ordinaire délayée avec du lait ou des eaux grasses.La quantité de viande peut être d\u2019une once par poule ou une livre pour 15 poules, 2 ou 3 fois par semaine.Le grain sera jeté sur la litière qui devra toujours être sèche.On tiendra aussi constamment à la portée des volailles du mortier, du gravier, des écailles d\u2019huîtres brisées dans un récipient convenable et propre, ainsi que l\u2019eau pure dans des abreuvoirs soigneusement entretenus.Emploi du nid-trappe.\u2014Tl importe de s\u2019assurer de la valeur productive de chaque poule car, pour faire couver, on ne doit choisir que les oeufs des meilleures pondeuses que l\u2019on connaîtra facilement en se servant du nid-trappe qui permet de savoir exactement le nombre d\u2019oeufs pondus par chaque poule à la patte de laquelle on aura eu soin de fixer un numéro.- Elevage des poussins.\u2014Les poussins étant éclos de bonne heure, on les placera au nombre de 15 au plus, avec leur mère, dans une cabanette à façade à claire-voie et à fond mobile, placée sur l\u2019herbe, à l\u2019abri du vent.Les poussins peuvent en sortir et y rentrer à volonté pour se réchauffer sous l\u2019aile .maternelle.Le soir, on a soin de fermer la porte dans laquelle on a dû ménager une prise d\u2019air pour y assurer une bonne aération pendant la nuit.Les poulets y restent de cinq à six semaines.Ces cabanettes doivent être tenues dans un état de scrupuleuse propreté sous peine d\u2019exposer les poussins à la vermine et à une foule de maladies qui les décimeraient.Comptabilité avicole-\u2014Quiconque veut réussir en aviculture doit s\u2019astreindre à tenir un compte exact de toutes ses opérations ; dépenses d\u2019alimen- ( 3 1 3 rê- de vi- ue à il on 7o- tise r- rn ne ge as n- sr, bur us ra re u- de es ë té li- LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 159 tation et autres, revenus divers, oeufs et volailles vendus et consommés, valeur productive de chaque poule permettant de conserver les bonnes et d\u2019éliminer celles qui rapportent le moins, etc.Ainsi pratiquée, l\u2019aviculture est profitable à tous ceux qui s\u2019y intéressent vraiment.Projections lumineuses.\u2014 Le conférencier f ait alors passer sous les yeux de ses auditeurs une splendide série de projections lumineuses représentant les différents types de poulaillers recommandés, un nid à trappe et nombre de beaux spécimens de volailles d\u2019exposition avec description complète des qualités de chaque race, et tout spécialement de la poule d\u2019utilité générale qui se recommande à tous les débutants en aviculture, En terminant, le conférencier fecommande aux élèves sortant du couvent après y avoir terminé leurs cours, de demander à leurs parents de leur confier de 25 à 30 poules dont elles s\u2019occuperont personnellement, et avec lesquelles, si elles sont prudentes et soigneuses, elles pourront facilement réaliser un bénéfice net de 40 à 50 dollars par année.Il promet aussi deux prix pour les élèves qui feront le meilleur compte rendu de cette conférence : une couvée de 15 oeufs de Plymouth Rocks et une autre de Wyandottes des Fermes Expérimentales dv Cap Rouge et de Ste-Anne de la Pocatière.Enfin, enchanté de la réception dont il a été l\u2019objet, ainsi que de l'attention et de l\u2019enthousiasme de son auditoire le conférencier promet de revenir bientôt continuer son enseignement avicole\u2014S.S.GRANDE VALEUR DU PURIN Une grande perte de la plus précieuse partie du fumier ERMETTRE au purin de s\u2019écouler et de disparaître constitue une des plus grandes pertes du fumier de ferme.Les planchers des étables de plusieurs fermes sont crevassés, et l\u2019urine passant à travers ces fissures est imbibée par le sol.Quelques fermiers commettent même l\u2019erreur de creuser des trous dans le plancher, pour se débarrasser de l\u2019urine de leurs animaux.Ils perdent ainsi la partie la plus précieuse et la plus fertilisante du fumier.Quoique les diverses analyses qui ont été faites ne s\u2019accordent pas exactement sur la détermination des quantités de matières fertilisantes, contenues dans le fumier solide et dans le liquide, les résultats montrent à l\u2019unanimité que la quantité d\u2019éléments de fertilité, que renferme l'urine des animaux, est beaucoup plus forte que celle des excréments.Les chiffres des tableaux ci-après indiquent la composition de ces deux sortes d\u2019engrais.En les lisant, on peut constater la gravité de la nature de la perte que subit le cultivateur qui ne tient pas compte de l\u2019urine de ses animaux domestiques.Ces chiffres sont extraits d\u2019un article par W.P.Brooks, dans l\u2019encyclopédie agricole américaine de Bailey: Composition des excréments frais Mille livres d\u2019excréments frais contiennent : Acide Eau Azote Phos- Alcalis phorique Livres Livres Livres Livres Cheval .760 5.0 3.6 3.0 Vache .840 3.0 2.5 1.0 Porc.800 6.0 4,5 5.0 Mouton .580 7.5 6.0 3.0 - Mille livres d'urine fraiche contiennent : Acide Eau Azote Phos- Alcalis phorique Livres Livres Livres Livres Cheval .890 12.0 0.0 15.0 Vache .920 8.0 0.0 14.0 Pore .975 3.0 125 2.0 Mouton .866 14.0 05 20.0 Composition du liquide de drainage Mille livres contiennent: Acide Eau Azote Phos- Alcalis phorique Livres Livres Livres Livres Drainage de rigole derriére les vaches laitières .932 9.8 2.4 8.8 Drainage des tas de fumier .820 15.0 1.0 49.0 Sous les conditions moyennes, le poids de l'urine de la vache est presque le double de celui de la matière solide.Les matières solides et liquides des chevaux et des moutons sont presque d\u2019égal poids.La quantité d\u2019urine des porcs varie beaucoup selon la nourriture, mais elle est généralement abondante.En appliquant ces faits aux tableaux ci-haut, on peut voir que l\u2019azote, dans l\u2019urine totale de la vache excède plus de cinq fois l\u2019azote de la matière solide, tandis que la quantité de l\u2019azote contenu dans l\u2019urine des chevaux et des moutons double presque celle de la matière solide.L\u2019urine de ces animaux contient aussi beaucoup plus de potasse que la matière solide, comme le montre le tableau ci-dessus, Puisque l\u2019azote et la potasse sont coûteux, si le cultivateur doit les acheter, celui-ci agirait sagement, s\u2019il voulait en prévenir leur perte.La paille est un bon absorbant; mais si elle fait défaut, les feuilles, la sciure de bois, la tourbe, ou le fumier séché à l\u2019air peuvent la remplacer avantageusement.\u2014F.C.N.HIVERNAGE ECONOMIQUE DES CHEVAUX AU REPOS OUS donnons, ci-dessous, les résultats obtenus dans l\u2019hivernage à bas prix de chevaux au repos.Rien dans les méthodes suivies et les aliments utilisés n\u2019empêche que ce mode d\u2019alimentation ne soit pratiquement applicable dans toutes les parties du Canada et ne mérite d\u2019être essayé.* * * Nécessité d\u2019un plus grand nombre de chevaux.\u2014 La rareté de la main-d\u2019oeuvre, souvent incompétente et d\u2019un coût élevé, nécessite forcément l\u2019emploi d'instruments aratoires plus puissants, d\u2019un nombre plus grand de chevaux.Il n\u2019est pas toujours facile d\u2019acheter au printemps une bonne paire de chevaux à un prix raisonnable, et souvent difficile est-il de revendre à bon prix ces mêmes animaux à l\u2019automne.Il nous semble donc qu\u2019il y aurait lieu, lorsque la terre est durcie par le gel, de garder au repos tous les chevaux non absolument requis pour les travaux d\u2019hiver et de les nourrir à aussi bas prix que possible tout en les maintenant en état de faire un travail ultérieur.Ration économique d'hiver \u2014 Afin de pouvoir établir des données à ce sujet, nous avons commencé en 1911, à la station de Cap-Rouge, une expérience qui a duré cinq hivers consécutifs : les sujets ayant servi à l\u2019expérience comprenaient juments et chevaux châtrés, les uns d\u2019un caractère nerveux, les autres plus tranquilles, âgés de cinq à dix-huit ans.Les résultats nous ont prouvé que ces chevaux se sont maintenus en bon état avec la ration quotidienne suivante : une livre de foin mélangé, une livre de paille d\u2019avoine et une livre de carottes ou de navets par chaque cent livres de leur poids vif.Non seulement les chevaux avaient gagné en chair une moyenne de vingt-neuf livres durant les cinq mois de l\u2019expérience, mais ils ont, de plus, preuvé à la saison suivante, qu\u2019ils n\u2019avaient rien perdu de leur énergie et de leur vitalité.Effectuer graduellement les changements \u2014Nous avons généralement pris pour règle de diminuer graduellement la somme de travail à faire et la nourriture donnée, du 1 au 15 novembre, alors que les sujets sous expérimentation furent placés dans des loges.Il n\u2019y eut aucune sortie de l\u2019hiver, excepté de temps à autre, une course d\u2019à peu près un mille.À partir du 15 avril, jusqu\u2019au premier mai, léger fut le travail, avec addition à la ration d\u2019une petite quantité d'aliments plus riches.Au premier mai, les chevaux commencèrent à travailler dix heures par jour et reçurent pleines rations.Les points importants à retenir sont: diminuer et augmenter graduellement les rations et laisser les chevaux au repos complet.Détails essentiels au succès \u2014Si, à cause du travail pénible de la saison, les chevaux sont en pauvre condition, ils devront, avant d\u2019être mis à l\u2019écurie pour l'hiver, être soumis à un régime qui leur permettra d\u2019atteindre leur poids normal et prendre assez d\u2019exercice pendant cette période pour prévenir un surcroît d\u2019embonpoint.Une autre bonne chose est d\u2019administrer un purgatif, afin de nettoyer le système avant ce long repos.Il faut, aussi, se rappeler que certains animaux sont plus agités que d\u2019autres, d\u2019où dépense d\u2019énergie plus grande, nécessitant ainsi l\u2019emploi d\u2019une plus forte quantité de nourriture, de sorte que les quantités ci-dessus mentionnées devront être légèrement augmentées ou diminuées, suivant les circonstances.Notes sur divers gros fourrages.\u2014 Le foin mélangé qui, pour cette fin, peut être composé de toute graminée ou herbe pouvant être consommée par les chevaux, ne doit pas être vieux ou moisi, et sa valeur ne devrait pas dépasser la moitié de celle du mil.Les racines peuvent comprendre carottes, betteraves fourragères ou navets de Suède.Quoique les carottes soient toujours appétées il arrive quelquefois que les chevaux refusent d\u2019abord les betteraves et les navets, ce qui demande de l\u2019habileté de la part du nourrisseeur pour qu\u2019il en soit consommé une quantité suffisante ; si les racines ne font pas partie de la ration, il faudrait donner du son, car les animaux au repos deviennent bientôt constipés et ne se portent pas suffisamment bien s\u2019ils ne consomment que des fourrages secs.La paille d\u2019avoine devrait être employée, car elle est plus savoureuse que les autres sortes.Mode d\u2019alimentation.\u2014I1 serait probablement bon de hacher au moins la moitié du foin et de la paille, mais, comme le but visé est de réduire les dépenses, il paraît indubitable que le coût du hachage de ces fourrages serait plus élevé que celui des aliments additionnels requis pour produire l\u2019énergie dépensée pour les mastiquer.La plupart du temps, les racines employées dans les essais furent tranchées et il semble préférable de les donner en cet état, quoique ce ne soit pas absolument nécessaire.D'une petitesse anormale, cependant, les racines pourraient être avalées tout entières et donner lieu à des cas de suffocation.Quand donner les rations.\u2014Nous n\u2019avons remarqué aucune enflure aux jambes des chevaux gardés dans les loges et recevant les rations ci-dessus mentionnées, S\u2019il n\u2019y a pas de loges disponibles, préférable serait-il de faire sortir les chevaux tous les jours, le temps le permettant, afin qu\u2019ils puissent prendre un peu d\u2019exercice.Dans ce cas, il sera probablement nécessaire de donner un peu plus de nourriture pour compenser la dépense d\u2019énergie et de chaleur.Quant au nombre de repas à donner, deux par jour, nous semble-t-il, seraient suffisants, la même quantité de nourriture pouvant être distribuée matin et soir.ALAC ENT au sol, c\u2019est le secret de la grandeur future du peuple Canadien- francais.On parle beaucoup de nationalité.Eh! bien: la race qui l\u2019emportera dans l\u2019avenir, c\u2019est celle qui aura su conserver le sol\u201d.Ces paroles on en comprend mieux que jamais aujourd\u2019hui la valeur et la justesse.Oui! nous devons nous cramponner au sol; notre force, notre salut comme nationalité distincte, vivante et libre, est là.Laissgns aux autres le soin de peupler les villes.Que notre cri de ralliement soit: Au sol, au sol ! Au sol, que quelques-uns désertent pour aller vivre dans les villes et surtout y mourir dans les plaisirs et le luxe.Ne laissons pas la terre chômer, surtout ne la laissons pas déserte.Nous sommes agriculteurs par vocation; soyons donc fidèles à notre mission- A nous la propriété du sol.C\u2019est la seule vraie richesse stable pour un peuple. \u2018 ; i 160 LE LE BON LANGAGE ET LA FERME OSSER \u2014 Entailler, faire des en- G tailles.Graquias.ron, caille-lait.(ratte, \u2014 Binette, houe à main.- Ne pas conf.gravois Jurdane, gloute- (iravois.(débris de démolitions) et gravier (sable mêlé de cailloux).Horse power.-\u2014 Trépigneuse (du mot trépiguer : frapper vivement des pieds contre le sol).Sorte de manège à plan incliné duns lequel le cheval est obligé de gravir indéfiniment un tablier sans fin qu\u2019on appelle aussi pont roulant.Ne pus donner à celte machine le nom de pouvoir à cheval.Huilier (oiler).-Graisseur.Jack, \u2014 Cric (d\u2019une machine à battre), vérin (pour lever un édifice).Jardinage, - - Du, et non des jardinages.Jobber, Faire à l\u2019entreprise.Manchon.- -Mancheron (d\u2019une charrue).Menoire, -\u2014 Brancard., Menoire est le mot usité à Québec pour désigner ce que nous appelons trarail de woi- ture, Moulin.\u2014 Préférez : balteuse à monlin à battre ; baratte à moulin à beurre ; machine à coudre, couseuse à moulin à condre ; carderic à moulin à carde ; scierie à moulin à scie; tondeuse de guzon à moulin à Pherbe ; planeuse à moulin à planer ; ruboteu- se, dégauchisseuse à moulin à raboter; hachoir, hache-viande à moulin à viande ; laveuse, machine à laver à mmou- lin à laver ; enlandre à moulin à repasser ; minolerie à moulin à farine; bétonnière it moulin à béton.Moulin & fauvcher, \u2014Faucheuse.La faux : la scie ; les doigts de faux ; les purdes ; le bras de faux, le piel- man : la bielle ; les ronettes, les alluchons : les engrenages 3 la fourchette, le pickman, le tournebrorhe: la manivelle (roue à excentrique qui donne le mouvement de va-et-vient à la scie ou faux); le renge-foin : le patin où le rabatteur.Nequiouque (neek yoke).-Porte-ti- mon; joug (porte le timon d\u2019une voiture à deux chevaux).Net.- Couverte en nel pour chevaux; chasse-mouches; clôture en net : treillis, treillage.Oreille \u2014Versoir d'une charrue.Oreiller.Coussin (d'une voiture).Overall.travail, Pelle à cheval, -Se dit aussi ravale.Perche \u2014Age (d'une charrue).Planter, -On dit planter, et non semer, quand on met les graines en terre à la suite, sans les jeter à la vo- Ice, Portion, \u2014- animal).Rack à foin.Racler, raclage.- (foin).Range-foin- Rabatteur (d\u2019une faucheuse).Renchausser.\u2014- Butter, rechausser.Renchausseuse, renchausseur.-\u2014But- toir.Reparage.tion.Ressorer\u2014 Essorer (en parlant du linge, des chemins, des champs).Ringbone.\u2014Forme (tare du cheval.Salopette, pantalon de Picotin, mangeaille (d\u2019un -\u2014 l'ourragère.- Rateler, ratelage Racommodage, répara- JOURNAL Roucta, rouettes\u2014 Engrenuge (d'une fuucheuse).Rouge \u2014Cheval bai (bai brun, bai cerise, bai châtain, bai marron, selon le cas), et non cheval rouge.Rouillères \u2014Ornières.Ronlettes \u2014 Herse à roulettes (à disques).\u201cSarelenr.-\u2014 Extirpateur, scarificateur.Sulade \u2014Ne pas donner ce nom à la laitue non encore assaisonnée ni apprêtée.Sapinige.\u2014 Supinerie (lieu planté de sapins).Scraper.\u2014 Racloir (à cheval, pour uplanir les chemins), grattoir.Semences.\u2014Les semailles.Semeuse \u2014Semoir (préférable).Séparatenr.\u2014 Ecrémeuse (centrifuge).Sleigh\u2014Est masculin ; cheval en- sellé, et non qui a le dos en sleigh.Spreader.\u2014 Epandeur (de fumier).Squash \u2014Courge.Stool:.\u2014Mal en faisceau, ct non blé d\u2019'Inde en stook.Taillant \u2014Coutre (d\u2019une charrue).Togne, tonne, tung.\u2014 Timon (pièce de bois de l\u2019avant-train d\u2019une voiture, aux deux côtés de laquelle on attelle les chevaux).Top \u2014Capoie (d\u2019une voiture).Toquer\u2014Cosser (en parlant des béliers qui se heurtent la tête).Tordeur-\u2014Essoreuse (à linge).Train de derrière, \u2014 Atrière-train d'une charrue, d\u2019une voiture).Train de devant \u2014Avant-train.Travail, \u2014- Brancard, et non travail d\u2019une voiture.Triage, trier -\u2014Signifie: choix, choisir.On dit : li cueillette et non le triage des fruits dans les champs ; cueillir et non trier.Trot.frotte.Truc \u2014 Fist francisé dans le sens de vagon plat (de chemin de fer).S'il s'agit d\u2019une lourde voiture basse pour transporter des machines, moteurs, batteuses, mancges, on dit : fardier on binard.V'ailloche, \u2014 - Veilloite.Vagon, \u2014 Camion, chariot de ferme.Le vagon est un véhieule employé seulement sur les chemins de fer.Kticnne BLANCHARD), p.88.-Se prononce ro, et non 3531 Est, Ste-Catherine, Montréal.LES STATIONS D'ILLUSTRATION EN CANADA Lr ministère fédéral de l\u2019Agrieul- ture a commencé, avec le concours des cultivateurs, à poursuivre des travaux de démonstration sur la production des récoltes et les modes de culture dans les propinces de Québee, d\u2019Alberta et de Saskatchewan.Je cultivateur possédan: ou exploitant telle ferme favorablement située coopère actuellement avec le ministère de l\u2019Agrieulture dans la poursuite de ces travaux de démonstration Tel cultivateur met sous la direction d'un officier des fermes expérimentales une partie de sa ferme donnant sur un chemin public bien fréquenté, cha- D\u2019AGRICULTURE ET que champ sur ce chemin ayant la mé- me largeur, de sorte que les récoltes et les méthodes culturales s\u2019imposent forcément à la vue du voyageur, et qu\u2019elles peuvent être facilement inspectées par les visiteurs intéressés, Le ministère fournit, la première année au moins, la semence nécessaire à l\u2019ensemencement des champs à mettre sous culture cette même année.Les années subséquentes, le cultivateur réservera une quantité suffisante de ses meilleures récoltes pour servir aux semis, mais faudra-t-il, naturellement, que le grain ainsi mis de côté soit pur es d\u2019un pouvoir germinatif irréprochable Toutes les opérations culturales en rapport avec ces champs, c\u2019est-à-dire labours, hersages, ete., de même que les semis, la récolte et le battage sont exactement effectués par le cultivateur, d\u2019après les directions reçues du service des stations d\u2019illus:ration des fermes expérimentales, quant au mode d\u2019exécution et aux époques appropriées de ces travaux divers.Obligation aussi de la part du cultivateur de prendre note du temps consacré à chaque opération sur chacun des champs, de récolter ct de battre le grain séparément, de manière à distinguer la sorte produite sur chaque champ.Ces données sur le temps consacré aux travaux de culture et aux récoltes, ainsi que de brèves notes prises chaque semaine, sont inscrites sur des formules fournies à cet effet.I! ne faut pas plus d\u2019une heure, chaque mois, pour inscrire ces données et les notes ainsi prises sur les travaux effectués dans chaque champ.Chaque semaine le cultivateur adresse à la Ferme Expérimentale Centrale, à Ottawa, une formule contenant le détail des travaux effectués, les conditions générales de température et l\u2019état des cultures sur les différents champs.Le cultivateur doit aussi permettre qu\u2019il soit érigé sur le front de chaque champ une enseigne où sont brièvement indiqués la préparation spéciale du terrain pour la culture en cours et le traitement de ce terrain durant l\u2019année.Sur toutes ces fermes, situées soien.- elles dans le Québec, la Saskatchewan ou l\u2019Alberta, il y a en cours des travaux ce démonstration sur les assolements systématiques appropriés au district desservi, de même que sur les moilleurs modes de traitement du sol ct les cultures les ; lus favorables à entreprendre.COUT COMPARATIF DE DEUX METHODES DE DEFRI- CHEMENT I on n\u2019a pas un besoin immédiat du terrain, s'en rapporter à l\u2019action de nature et au travail des animaux est encore le mode de défrichement le plus économique.Le bois abattu et les débris complètement brûlés, que l\u2019on pourrait, cependant, presque toujours livrer au commerce pour la construction et le chauffage, on ensc- mence de trèfle et d'herbe devant servir au pâturage des bestiaux et des D\u2019HORTICULTURE moutons qui brouteront en même temps les jeunes pousses, pendant que lentement mais sûrement pourriront les souches et que facile en deviendra l\u2019enlèvement.Avec cette méthode il s\u2019écoulera de six à dix ans avant que la terre soi! complètement nettoyée.A la station expérimentale, à Frédé- riction (Nouveau-Brunswick), ou il nous fallait sous le plus court délai possible des terrains propres au labour, deux procédés pour l\u2019enlèvement des souches furent essayés : les chiffres au bas de ces remarques établissent Je coût relatif du défrichement de terrains moyennement boisés.Les deux méthodes employées consistaient en l\u2019arrachage des souches par traction, et en leur enlèvement au moyen d\u2019explosifs.L\u2019essoucheuse employée était d\u2019une grande force ; mûe par une paire de chevaux ordinaires, elle pouvait lever un poids de 25 tonnes.A compter cent vingts souches de 10 pouces et plus à l\u2019acre et soixante-douze autres plus petites, il a fallu une moyenne de 20 minutes avec une paire de chevaux, le conduc\u2018eur et deux autres hommes, pour enlever chacune des grosses souches, et une moyenne de 5 minutes pour enlever les plus petites.Les 120 grosses souches ont demandé 40 heures de travail et les plus petites, 6 heures.Le coût relatif du défrichage s\u2019établit done ainsi : Pouvoir mécanique, coût par acre : 46 heures de travail, paire de chevaux et conducteur à 32c.14,72 92 heures de travail, aides a 18e.2 © 16.56 330 heures de travail, nettoyage et empilage a 18c.59.40 60 heures de travail, brûlage à 18c.10.80 $101.48 Explosifs, cout par acre : 150 lbs de poudre a $14.90.22.35 500 pieds de fusée à .60.3.00 300 capsules à $1.00.3.00 10 heures de travail, manipulateur des explosifs a 23e.2.222442 5 9.20 40 heures de travail, paire de chevaux et conducteur à 32c.LL 2 2 4 2 2 © 12.80 80 heures de travail, aides à 18e.14.40 60 heures de travail, empilage à 18c.10.80 40 heures de travail, brûlage al8.2.2 2 2, 7.20 $82.75 En d\u2019autres endroits, ou il se trouvait de gros cailloux et quantité de petites pierres, le nettoyage du terrain s\u2019est élevé à $186 l\u2019acre, tandis qu\u2019il en coûta moins de $40.00 l\u2019acre pour mettre la terre en état de culture, prête à être labourée, là où les souches étaient petites et relativement peu nombreuses.(Les Fermes Expérimentales Centrales, Ottawa.) di to un no po ré pr tre VI Il lar de nul nif Cet plu nes plu (Je lou per le 7 non ruij se, cha pou SUiY fré lée rég ter des on raie cia l'és évid et tio Pho de q pou ne de pho .40 .80 35 .00 3.00 ).20 2.80 1.40 0.80 7.20 2.75 rou- pe- rain il en het- te à ient reu- Cen- LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE Vv EXCURSION AGRICOLE (Suite et fin) ST-ALEXIS la téte de cette paroisse il y a un apôtre aussi apte à convertir les âmes à Dieu qu\u2019à incliner les bras et les coeurs vers la terre.Que son humilité me permette d\u2019ajouter que le Curé de Saint-Alexis donne en pratique, un des plus beaux modèles de cultures qui puissent être offerts à l\u2019édification des habitants.Une rotation de huit ans permet de maintenir en bon état de fertilité et de propreté ses terres réellement défrichées appartenant à la fabrique.Il n\u2019y a pas de doute qu\u2019avec le perfectionnement de la culture, la rotation deviendra encore plus courte, et permettra de lutter plus efficacement contre l\u2019épervière jaune, une des plantes les plus nuisibles de cette région.Comme nous expliquait M.le curé, tous les gens de Saint-Alexis suivent une rotation en ce sens qu\u2019ils ont renoncé à la mauvaise habitude de faire porter deux années de suite la même récolte par le même sol.C\u2019est déjà un progrès qui sera bien suivi par un autre, quand tous les cultivateurs suivront un assolement assez rigoureux.TH faut féliciter grandement ceux qui à lexemple de leur Pasteur se sont lancés dans ce mouvement de culture moderne et payante.Nous ne saurions manquer de signaler que la paroisse des Alexois nous a montré les champs de culture sarclée entretenus d\u2019une façon remarquable.De cette façon la culture des légumes assure non seulement une abondante nourriture pour le bétail, mais de plus une terre bien nettoyée pour les cultures suivantes.Nous avons vu d'aussi beaux choux de Siam en d\u2019autres paroisses, mais nulle part nous n\u2019avons vu autant d\u2019uniformité dans les soins d\u2019entretien.Cette paroisse renferme certainement plus de cent arpents de plantes-raci- nes.A la fin d\u2019août déjà nous voyons plusieurs pièces de terre labourées.C\u2019est une opération agricole des plus louables que cette demi-jachère qui rermet de nettoyer le sol pendant tout le reste de la saison.Les graines des mauvaises herbes ont pour un bon nombre le temps de germer et d\u2019être ruinées ensui\u2018e par la dent de la herse.De cette facon on se prépare un champ nettoyé, ameubli, bien aéré pour les cultures sarclées de l\u2019année suivante.Ces labours d\u2019été sont du reste assez fréquents non seulement dans la vallée de Matapédia, mais aussi dans les régions de la Baie des Chaleurs.On se plaint généralement que les terres de cette paroisses ne sont pas \u2018les terres à foin.L'analyse chimique ou des essais de cultures nous révèle- raient vite quels sont les besoins spéciaux de ce sol, mais en attendant ces résultats on peut bien dire qu\u2019il est évident par les champs de M.le curé et par d\u2019autres champs que l\u2019application de deux à trois cents livres de Phosphate Thomas sur chaque arpent de céréales a favorisé énormément la pousse du trèfle.Les planches témoins ne portent pas Ja moitié de la quantité de trêfle que portent les planches phosphatées, En général, on peut dire que les terres de Saint-Alexis sont belles et bonnes, mais qu\u2019une mauvaise culture les ruinerait assez rapidement.Les efforts faits pour améliorer les troupeaux datent surtout des Cours Abrégés que le Ministère d\u2019Agriculture de Québec a fait donner en ces régions, car jamais les reproducteurs des Cercles Agricoles, etc, n\u2019ont eu autant de vogue que cet été.Un citoyen de cette paroisse a réussi avec l\u2019aide de Monsieur Pasquet à acquérir, pour le compte de la Société d\u2019Agriculture, un magnifique étalon percheron qui donne entière satisfaction.On ne m\u2019en voudra pas d\u2019ajouter que les troupeaux sont souvent inférieurs à la culture mais l\u2019attention qu\u2019on donne aux reproducteurs me fait justement conclure qu\u2019avant quatre ou cinq ans, il y aura de grands progrès accomplis dans le développement de l\u2019industrie animale.L'installation d\u2019une magnifique beurrerie moderne témoigne de la prospérité actuelle et des perfectionnements futurs dans l'alimentation et la sélection des vaches laitières.Les cultivateurs de,Saint-Alexis sont dans la voie du progrès, ils marchent rapidement et ils iront loin.Gloire à eux.Le souvenir qu\u2019ils nous ont laissé est impérissable.NEW RICHMOND Nous avons visité la paroisse en compagnie de M.l\u2019abbé Michaud et de M.Joseph Albert, agronome pour ces régions lointaines.M.Albert a déjà conquis l\u2019estime des promoteurs du progrès agricole, parmi lesquels plusieurs membres du clergé.La coopération fera des progrès très marquants d\u2019après ce qu\u2019il nous a été donné de constater.La culture des plantes sarclées est de plus en plus appréciée.Nous avons méme pu voir un champ de plus de deux arpents de plantes-racines appartenant à M.J.- Bte Cyr.Nous avons pu constater que les gens font parfois des labours d\u2019été, mais cette coutume n\u2019est pas encore assez généralisée.Il va sans dire que le long de la Baie comme surtout dans la Gaspésie que la mer nuit à la terre parce qu\u2019elle fascine la plupart des travailleurs.Les bénéfices immédiats qu\u2019elle donne sont moins assurés, moins réguliers que ceux de la terre, mais ils jouissent d\u2019une puissance spéciale d\u2019attraction.La terre délaissée se venge souvent par une production très minime.A New-Richmond, il y a de belles fermes et de belles cultures.BONAVENTURE Nous recevons toujours le même accueil chaleureux à Bonaventure.Cette population a à sa tête un curé qui apprécie les avantages de la terre et qui aime la bonne culture.Nous félicitons notre ami M.Albert d\u2019avoir été choisi pour exercer son apostolat agricole dans une si belle région.Il me semble qu\u2019il doit faire si bon de vivre à Bonaventure ! Nous visitons quelques fermes, en particulier celle de M.Leblanc couverte de trèfle, choux-de-Siam, et.en route pour chez-nous ! Georges BOUCHARD.Professeur, Ecole d\u2019Agriculture de Sainte-Anne.Insurpassable Old Dutch pour enlever la rouille et les taches des Ducs Css «5 - hr - 2322 couteaux Vous ne pouvez couper une tumeur au jarret, un coup ou thoroughpin, mais Je BS( MARK REG.U.S.PAT.OFF.en débarrasse pour toujours et le cheval peut truvailler.Pas d\u2019ampoules, ni perte de poil.Livré a $2.00 la bouteille.Détails sur demande écrite.Livre 4 K gratis.ABSORBINE, JR., liniment antiseptique pour les personnes.Réduit les veines variqueuses, goîtres, loupes, kystes développés.Chez les pharmaciens ou livré au prix de $1.00 et $2.00 la bouteille.Manufacturée au Canada par W.F.YOUNG, P.D.F.134 Edifice Lyman, Montréal, Can.HOMMES DEMANDES ON demande des vendeurs comme représentants des \u201cplus grandes pépiniéres du Canada\u2019 pour vendre nos arbres fruitiers et d\u2019ornements, très rustiques et élevés spécialement pour la Province de Québec.Mettez-vous a l'ouvrage maintenant, c\u2019est le meilleur temps pour les vendre.Commissions libérales.Jolis échantillons gratuits.Faites venir le catalogue.Stone & Wellington, Toronto.FAITS SUR LES FERMES di Erechacete à DE FLORIDE J.HENRY STROHMEYER SARASOTA, FLA.BALTIMORE, MD.ou estropiés a l'écurie, \u2018\u2018ils mangent les bénéfices\u201d.miers signifient profit\u2014les seconds, perte.Les pre- Quand un cheval boite d\u2019un eparvin, courbe, suros, forme, ne courez pas les risques de le perdre en le négligeant\u2014n\u2019 en encourez pas d'aussi grands en le traitant avec des remèdes inconnus.Procurez-vous le bon vieux REMEDE A EPARVIN DE KENDALL M.David Yerex, Sonya, Ont., écrit : \u201cJ'ai employé votre Remède à Eparvin pendant quinze ans et sais qu'il est très bon.Soyez toujours prêt en cas d'accident, gardez-en une bouteille dans votre écurie.Alors si un cheval commence à boîter, vous avez à la main le remède qui guérit promntement, $1.00 la bouteille -6 pour $5.00, chez les pharmaciens.Demandez a votre fournisseeur une copie gratuite du livre, \u201cTreatisc On The Horse\u201d ou écrivez-nous directement.Dr.B.J.KENDALL CO,, .= ENOSBURG FALLS, VERMONT, U.S.A.1! 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C'est chez les cultivateurs surtout que l\u2019entêtement est le plus tenace.Croi- rait-on que, il y a cent-trente ans Parmentier eut toutes les peines du monde à leur persuader de cultiver la patate, (pomme de terre), et que sous les rognes de Louis XV et de Louis XVI ils aimaient mieux Mourir de faim plutôt que de manger de ce qu\u2019ils prétendaient être du poison ! - Combien de nos fermiers sont aussi opiniâtrement rivés à leurs routines, quand on leur prêche la coopération ct l\u2019instruction agricole : \u201cBah ! nos pères ont toujours fait comme moi, et ils ont bien véeu !.\u2014 Eh bien, non! nos pères n\u2019ont pas vécu : ils ont arraché leur pitance de peine et de misère, un grand nombre ont vendu leurs terres et gagné les Etats-Unis.Après un tel déchet, on ne peut pas dire LE JOURNAL qu\u2019ils ont vécu.Et puis, supposons qu'ils aient vécu, la raison ne vaut plus aujourd'hui, car tout a marché depuis soixante ans ! Il y a de la marge entre 1856 et 1916 ; ceux qui jadis vivaient à l'aise avec quatre cents piastres de revenus meurent de fzim aujourd\u2019hui avec six cents, Il faut doubler les recettes, si l\u2019on veut joindre les deux bouts; il faut produire plus, \u2018dépenser moins, relativement, profiter de tous les avantages de la science et de la coopération pour se tenir à flots.L\u2019agriculture s\u2019industrialise : la terre est devenue une usine où l\u2019on produit du blé, des légumes, de la viande, Comme dans toute usine, il faut renouveler les méthodes, augmenter la production, trouver les bons marchés, payer moins cher les matières premières.Comme les industriels, les cultivateurs doivent s\u2019unir, se soutenir, grouper leurs intérêts, en un mot, se former en coopératives pour mieux vendre, mieux acheter et aussi pour mieux s\u2019instruire des cultures à favoriser et perfectionner.Le Comptoir Coopératif, après avoir groupé ses membres dans les coopératives locales, continue à faire l\u2019instruction de ses sociétaires.Son programme, c\u2019est toute l\u2019idée de la Coopération Agricole, idée qui se heurte à la routine, mais qui fera son chemin, comme toutes les idées de progrès modernes, comme les chemins de fer, les aéroplanes et.les \u201cputates\u201d de Parmentier.J.BRUYERE.LE BETAIL ET LA FER- TILITE DU SOL Le succès dépend d\u2019une bonne administration OX demande incessamment aux cultivateurs de garder un plus grand nombre d\u2019animaux sur leurs fermes.Plusieurs raisons sont avancées; parmi les principales il faut reconnaître que l\u2019élevage du bétail est une industrie lucrative et qu\u2019il aide à augmenter la fertilité du sol.Quelques points de ce sujet ne sont pas toujours suffisamment mis en lumière.Pour que l\u2019élevage des animaux soit profitable, il faut que chaque sujet soit de bonne qualité et reçoive toute l\u2019attention et les soins voulus.Il va sans dire que les sujets rachitiques n\u2019ont jamais donné et ne donneront jamais des profits comparables à ceux que l\u2019on retire des pur-sang ou des animaux de bonne qualité.Ceux qui élèvent des animaux, ou qui se proposent d\u2019en élever ne sauraient mettre de côté cette considération.Le Canada a déjà trop de pauvres animaux ; mais, il manque de pur-sang ou de ceux de bonne race.Si l\u2019on veut maintenir la fertilité du sol et ntême l\u2019accroître, il faut que l\u2019élevage des animaux aille de pair avec une sage application de l\u2019assolement, le soin et l\u2019application du fumier et le labour.On ne saurait faire de rien la viande et les divers produits de la laiterie, ni le grain et le foin.Si donc ces produits sont fournis par le sol, il faudra rendre à ce dernier ce qui lui a été enlevé.Une expérience, faite sur deux fermes, dans l\u2019Iowa, l\u2019une de production de grain et l\u2019autre d'élevage d\u2019ani- D'AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE SEMEZ DU TREFLE Il enrichit le sol, ameublit les terres compactes et consolide les terres légères.C\u2019est une grande cource de richesse, surtout depuis qu'il est possible de se procurer à bon compte une batteuse mécanique parfaite.CETTE BATTEUSE est fabriquée par BATTEUSE A TERRE nous, Elle réeout toutes les difficultés, elle est légère, pratique, économique.C\u2019est la seule qui donne de bons résultats.Une machine de 4 forces bat 250 livres de graine en 10 heures.Une de 6 et 7 forces bat jusqu\u2019à 1300 livres en 10 heures.POUR VOTRE ENGIN A PETRO- LE OU GAZOLINE Nous avans l\u2019engin le plus simple, le plus facile à conduire, le plus économique et garanti sous tous rapports.Demandez- ; 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la différence des profits ne dépendait donc pas de l\u2019administration.Celui qui avait retiré un plus grand bénéfice pouvait disposer d\u2019une partie ou l\u2019appliquer à l\u2019entretien de la fertilité du sol et avoir encore un excédent sur son voisin, ou même suivre un assolement qui aurait empêché l\u2019appauvrissement de son sol.Une bonne administration doit nécessairement accompagner le maintien d\u2019un bon troupeau, si l\u2019on veut retirer des profits et entretenir la fertilité du sol \u2014F.C.N.AVIS A CEUX QUI DESIRENT SE FAIRE COLONS NE nouvelle région (Le canton Décarie), située au nord de la paroisse de Ferme-Neuve, vient d\u2019être ouverte à la colonisation.Ce territoire, où il se rencontre du terrain pour tous les goûts et à la portée de toutes les bourses, comprend une superficie de dix milles carrés : soit plus de quatre cents lots.A noter cependant, que ces derniers ne seront concédés qu\u2019aux personnes bien recommandées, et ce pour trente centins l\u2019acre, payable au comptant, ou en cinq versements égaux, annuels et consécutifs avec l\u2019intérêt en plus.En aucun cas, les \u201cLettres Patentes\u201d ne seront émises aux concessionnaires des dits lots, avant cinq ans de résidence continue, et sans en avoir rempli toutes les conditions d\u2019établissement exigées par la Loi de colonisation.La future paroisse sera sous le vocable de \u201cSAINTE-ANNE DU LAC\u201d \u2014et canadienne-française avant tout.Le village, avec son église, son école et ses autres édifices, sera agréablement sis et situé à l\u2019extrémité sud-est du Lace Tapanie : endroit idéal et l\u2019un des plus beaux sites de la Province.Le réseau de chemin de fer projeté \u2014 Montréal-Mont-Laurier, Témisca- mingue\u201d\u2014doit traverser ce beau pays et passer à proximité du village qui se trouvera à une distance de près de vingt milles de celui de Ferme-Neuve.La gare actuellement la plus rapprochée est celle de Mont-Laurier.De cet endroit, de bons chemins conduisent à la région de colonisation susmentionnée, et les voyageurs, s\u2019ils le désirent, peuvent faire ce trajet en automobile.Dès cet été, le Gouvernement Provincial projette d\u2019y faire ouvrir des chemins et des routes, en vue de faciliter les communications avec l\u2019extérieur ; il y sera également établi un courrier postal avec bureau de poste, et un réseau téléphonique, aussitôt que les circonstances le permettront.D\u2019AGRICULT Déjà plusieurs familles sont montées pour s\u2019y établir, d\u2019autres suivent chaque jour.C'est dire que les lots s\u2019enlèvent rapidement.En outre des avantages énumérés plus haut, il y a encore plusieurs pouvoirs hydrauliques que les industriels pourraient utiliser avec avantage et profit.M.le curé Martin, de Ferme-Neu- ve, s'occupe activement de l\u2019organisation religieuse et civile de la nouvelle paroisse.Aussi, fait-il un appel spécial à ses compatriotes, et plus particulièrement à ceux des villes et de l\u2019étranger.En venant sans retard visiter cette intéressante région, qui, à raison de sa situation géographique, promet beaucoup pour l\u2019avenir, il se dit convaincu qu\u2019ils ne regretteront pas les dépenses et les fatigues d\u2019un voyage, étant donné que, pour la plupart, ils y fixeront définitivement leurs demeures.Pour ceux qui désirent prendre des lots à proximité des grands centres, ils peuvent facilement s\u2019établir dans les limites mêmes de la paroisse de Ferme-Neuve, qui est déjà l\u2019une des paroisses du Nord les mieux organisées.Environ trois cents lots de la Couronne sont encore à disposer.Quelques-uns en partie défrichés peuvent aussi être achetés de particuliers à bas prix-et à conditions très faciles.Un tarif de faveur (Prix d\u2019un simple billet de passage) est accordé par le Chemin de fer Pacifique Canadien à tout colon à la recherche d\u2019un lot en cette région.Pour en bénéficier, il suffit de se procurer de la Société de Colonisation 82, rue St-Antoine, ou aux Gares Windsor et Viger, à Montréal, une formule de certificat, attestant que le porteur est colon de bonne foi, et que le dit certificat soit signé par M.le curé du requérant.Des taux proportionnels sont aussi accordés à partir d\u2019Ottawa, Trois-Rivières, St-Guil- laume, Sherbrooke, Drummondville et les stations intermédiaires.LES ASSOCIATIONS DE VENTE DU BETAIL AU MINNESOTA LE des grands inconvénients de la culture mixte dans certaines parties des Etats-Unis est constitué par le prix élevé des transports de produits agricoles par petites quantités.\u201d Le paysan qui ne cultive que du blé ou du maïs ou qui s\u2019occupe exclusivement de l\u2019élevage du bétail ne se heurte pas à cette difficulté, car il expédie ses produits par wagons complets, à des tarifs relativement bas; mais le cultivateur qui n\u2019a à vendre que quelques bêtes bovines ou quelques porcs, constate que le tarif des expéditions inférieures à un wagon est absolument prohibitif.Cette constatation a induit les agriculteurs des Etats du Centre-Nord à former des associations de vente du bétail pour l\u2019expédition et la ven:2 collectives de leur bétail.Le fonctionnement d\u2019une association de ce genre est extrêmement simple.Les n.ambres nomment comme directeur un individu habitant dans une lo- URE ET D'HORTICUL calité ou passe le chemin de fer et convenablement située.Un certain jour (ordinairement une fois par semaine) les sociétaires envoient leurs petits lots de bétail à vendre au point d\u2019expédition où le directeur en prend livraison, les groupe de façon à pouvoir les envoyer par wagons complets et les diriger vers le marché de concentration.Avant d\u2019être chargés les animaux appartenant à chaque membre sont marqués à l\u2019oreille, pesés et enregistrés dans les livres du directeur.Quand les relevés et le produit de la vente de chaque wagon ont été renvoyés au directeur par le commissionnaire du marché de concentration, les sommes sont distribuées aux membres conformément aur indications portées sur les registres.Dans la livraison de mars du Bulletin mensuel des Institutions économiques et sociales, le Prof.L.D.H.Weld donne d\u2019intéressants détails sur ces associations de vente du bétail au Minnesota.Au ler janvier 1915, il y avait environ 150 associations de ce genre dans l\u2019Etat.En 1913, dernière année où des données statistiques ont été recueillies, la valeur totale du bétail vendu par l\u2019entremise des associations qui étaient alors en activité \u2014115\u2014 a atteint environ $6,000,000.Le nombre des têtes de bétail mises en vente se décomposait comme suit : vaches et boeufs 3,300, veaux 30,000, moutons 15,000, pores 250,000.Le principal marché du bétail au Minnesota est South St.Paul, et les prix de vente dans tout cet Etat sont basés sur les prix courants de ce marché.On a pu établir que les marchands de bestiaux locaux payent aux agriculteurs un prix de b0 cents a 1 piastre par 100 livres (poids) inférieur au prix coté à South St.Paul, tandis qu\u2019en vendant au moyen de leurs associations, la différence en moins pour les agriculteurs n\u2019est guère que de 35 cents.L'économie réalisée de la sorte est donc considérable.Comme il est facile de constituer de pareilles associations et d\u2019en assurer le fonctionnement, leur nombre s\u2019accroît constamment et les affaires qu\u2019elles traitent représentent une proportion de plus en plus grande des opérations de vente du bétail au Minnesota.Nous sommes heureux d\u2019attirer l\u2019attention de nos lecteurs sur ce qui se fait à l\u2019étranger, et de leur prouver encore une fois, par la lecture du présent article, que ce n\u2019est pas seulement dans la province de Québec que l\u2019on parle coopération et qu\u2019elle est appelée à rendre les plus grands service a la classe agrico.\u2014Réd.(D\u2019après le Bulletin mer.el des Institutions économiques et sociales, publié par l\u2019Institut International d\u2019Agriculture.Rome, VIIe Année, No 3, mars 1916).TURE VII TRAPPEURS! Envoyez vos CULT À JOHN HALLAM et retirez-en les plus hauts prix au comptant.Nous faisons les retours le jour de leur réception.Aucune commission exigée\u2014nous payons tous les frais.Nous avons payé des millions de dollars à des milliers de trappeurs en Canada qui nous envoient leurs fourrures, parce qu\u2019ils savent qu\u2019ils ont affaire à une maison honnête et qu\u2019ils retirent plus d\u2019argent de leurs fourrures.Vous serez des n tres.Nous achetons plus de fourrures des trappeurs au comptant que cinq des autres maisons en Canada réunies.* Guide du trappeur d\u2019Hallam (96 Grati pages).Catalogues des sportsmen d\u2019Hallam.Prix des Fourrures brutes d\u2019Hallam.Livre de modes de fourrure d\u2019Hallam (32 pages).Envoyez gratis sur demande, Adresse eomme suit: JOHN HAL- LAM Limited, 148 Hallam Building, Toronto.La plus considérable en notre ligne en Canada 7 Voyageur demandé ON demande un voyageur de première classe pour la province de Québec, un qui parle anglais et français, comme représentant d\u2019une Compagnie d'Instruments agricoles.Doit avoir de l'expérience.Des gens de première classe seuls doivent faire application.Ecrire, en donnant références et expérience, à Casier 10 Journal d'Agriculture, Montréal.ELA Sh Vison, Castor, | Skunk, Belette, {ll} Chat sauvage, == \u2014 \\ Lynx, Rat musqué, Renard ou Loup\u2014tou- tes ces fourrures, vous rapporteront de forts profits si vous nous les expédiez.Nous payons tous les frais d\u2019express et remboursons les frais de malle sur colis postaux.Demandez notre rapport du marché des fourrures et liste de prix, envoyés gratis.CONSOLIDATED FUR CORPORATION ert 50\u201d 168 King St.East, TORONTO 108 Ibs de lait en 1 jour 726 lbs \u201c
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