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Titre :
Entre-nous : magazine mensuel
Éditeur :
  • Montréal :[éditeur non identifié],1929-[1931?]
Contenu spécifique :
Janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Entre-nous : magazine mensuel, 1930-01, Collections de BAnQ.

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[" 2 224 \u201cINTRE-NOUS MAGAZINE MENSUEL Publié dans l'intérêt de la Maison Ed.Archambault, Enrg., 406-408, rue Ste-Catherine Est, et de sa clientèle.FRÉDÉRIC PELLETIER, RÉDACTEUR EN CHEF.VOL.1.MONTRÉAL, JANVIER 1930 No.2 « LES MUSICIENS DU PASSÉ » ./ Pomain-Octave Pelletier [ga ETS en Oe es lignes les traits essentiels de la forte personnalité musicale de Romain- Octave Pelletier.Esprit cultivé, nourri d\u2019humanités classiques, servi par un goût prononcé pour les recherches techniques de son art, doué d\u2019un véritable sens apostolique pour ses élèves et modeste au surplus, il faisait impression sur ceux qui le surprenaient dix minutes dans l'intimité.fa > LS EN WY C\u2019était un méditatif timide qui n\u2019avait rien de marquant au premier contact.Point de magnétisme académique.Ses élèves seuls l\u2019ont bien connu et ils en gardent un souvenir impérissable.On ne parvient pas à le remplacer totalement dans plus d\u2019une institution où il enseigna.Pelletier fut un peu notre Widor pour le goût qu\u2019il introduisit et développa ici de la musique de Bach.IL se condamna à être profond à une époque où la musique en vogue ne l\u2019était point.Il ne courtisait pas la foule : il cherchait à la cultiver .IL fut de ceux à qui les voyages servent.prète, ses exécutions des Nocturnes de Chopin sont restées dans la mémoire de ses admirateurs.Il improvisait fort bien à l\u2019orgue sur des thèmes donnés par les chantres qui usaient et abusaient de sa bienveillance.Il collabora à plusieurs revues et publia quatre des rares oeuvres de Pédagogie musicale qui ont vu le jour chez nous :« La Littérature du Piano.» L\u2019art pianistique, Le toucher du pianiste, Le guide du professeur de piano.Au point de vue moral, Pelletier fut un exemple.Il était honnête jusqu\u2019au scrupule, faisant remonter son élève pour une minute soustraite à l\u2019heure ou à la demi-heure convenue ou encore pour une recommandation utile oubliée au cours de la leçon.Ce fut donc un des initiateurs de l\u2019art musical .chez nous.Son nom sera parmi les plus vénérés Il fut durant quarante ans organiste de la LL p p de notre Histoire.Cathédrale (par périodes) et aussi durant huit années organiste de Saint-Jacques.Comme inter- Eugéne LAPIERRE. 2 ENTRE-NOUS VAR x SREY FRG ae, ps 4 TT 4 ?4 v î A g ANNEE Poul ;lleurs les ME\" at à off bau ous rchamt Ss eNTRE A yaison fr funy voeux de cteurs» lle « \u201cours tous 5\u20ac re de l pr to! Jen a Lawro re d 1 soit 900, 2 leur * »gccO pl haiter® on ésirs 5 e - de wet Cl) Pore et & 4 Y ; on ~ gr ais ! Fier tout os péter os chien n som .ils sont 3 l lise ba Its pas ux qv Arch sont .; ; Cen™ maison ?.le > mais ; de la ux A\u201d d yen a qui 3 aussi CT hasé chemt $ encoré» ndront *\" probs: 1 4 à ses eusé ; qu one ¢ ur ; 45 Li nneé % 4 oA tous, oA nee.Prochains Concerts a Montréal Le mardi, 7 janvier 1930.Aita, ténor.Le jeudi, 9 janvier 1930.Denyse Molié, pianiste et Camille Bernard.\u2014 Reprise : Ces Dames aux chapeaux verts, comédie, Le lundi, 13 janvier 1930.Prince Joujou (Autiero), opérette.\u2014 Beniamino Gigli, ténor.Lynwood Farnham, organiste.\u2014 Quatuor à cordes Dubois.Le mardi, 14 janvier 1930.Reprise : Princesse Joujou.\u2014 Paul de Marky, pianiste.Le jeudi, 16 janvier 1950.Reprise: Princesse Joujou, opérette.\u2014 Montreal String Quartet.Le lundi, 20 janvier 1950.Auguste Descarries, pianiste.Le mardi, 21 janvier 1930.Nathan Millstein, violoniste.Le mercredi, 22 janvier 1930.Hart House Quartet.Le jeudi, 30 janvier 1930.Cavalleria Rusticana, (Mascagni) (Offenbach).Le lundi, 3 février 1930.Queena Mario, soprano lyrique.Le mardi, 4 février 1930.Juliette Drouin, harpiste.Le lundi, 10 février 1930.Thérèse Paquin, pianiste, \u2014 Edgard Braidi, violoniste.et Un mari à la porte, Le mercredi, 13 mars 1930.Vladimir Horowitz, pianiste.NOS PROJETS Sous cette rubrique que nous espérons pouvoir faire paraître tous les mois, Entre-Nous entretiendra ses lecteurs de toutes les questions qu\u2019il croira susceptibles de les intéresser et de les instruire.Avec le présent numéro, il commence une galerie de nos musiciens disparus.Il rappellera leurs traits par la photographie et étudiera leur carrière.Entre-Nous désire aussi rendre service à tous ceux qui ont besoin d\u2019une information et qui ne peuvent facilement la trouver.À cet effet il ouvrira, dès son prochain numéro, un service de renseignement qu\u2019il intitulera, par exemple : le Tiroir aux Questions.Ce sera, en effet, un véritable tiroir, d\u2019où il sortira, selon l\u2019ordre où elles arriveront, les réponses aux questions qu\u2019on lui enverra.Voici les conditions qu\u2019il pose pour ce service : 1° Les questions devront être aussi courtes que possible et être signées d\u2019un nom véritable avec son adresse, lesquels ne seront cependant publiés qu\u2019avec l\u2019autorisation du signataire.2° Elles ne devront porter que sur un seul point; cependant, si on a besoin de réponses à plusieurs points, on aura soin de les numéroter.3° Les questions devront être écrites sur un seul côté du papier et l\u2019on emploiera pour cela autant de feuilles qu\u2019il faudra.4° Les questions ne devront se rapporter qu\u2019à la musique, aux musiciens, aux instruments de musique, à la littérature musicale.5° La rédaction se réserve le droit de répondre privément à certaines questions, de ne tenir aucun compte de celles qui ne seront pas signées ou qui lui paraîtront tendencieuses, surtout si elle versent dans les personnalités.6° On devra tenir compte, en envoyant des questions, du fait qu\u2019Fntre-Nous n\u2019est pas un organe de polémique.7° Entre-Nous répondra à toutes les questions, mais il ne pourra pas toujours le faire dans son prochain numéro, ni par retour du courrier; on voudra bien être patient.8° Les questions devront être adressées sous enveloppe cachetée à Entre-Nous chez Ed.Archambault, Enrg., 406, rue Ste-Catherine Est, Montréal et marquées au coin inférieur gauche, Tiroir aux Questions. ENTRE-NOUS 3 qu\u2019on annonçait la mort de M.Samuel Casavant.C\u2019est une perte à la fois pour l\u2019industrie et pour la musique, une perte qui a causé des regrets non seulement dans notre province, mais aussi en dehors des frontières du Canada.| ton ammo avait à peine fait son apparition C\u2019est qu\u2019en effet la Maison Casavant Frères a construit des orgues un peu partout, dans les deux Amériques et dans les autres continents et que Samuel Casavant, par ses nombreux voyages à l\u2019étranger, avait partout des amis.Le premier orgue que construisit la Maison Casavant fut celui de la Chapelle de Notre-Dame de Lourdes en 1880.Le dernier qui fut monté avant la mort de Samuel Casavant est celui de l\u2019église St-Antoine à Hillsdale, Michigan ; il porte le No 1336.Les orgues de trois claviers, et plus, construits pour Montréal sont les suivants : Notre-Dame, 1890 ; St.James, 1893 ; Saint-Antoine, 1894 ; Saint-Patrice, 1895 ; St.Georges (Anglican), 1897 ; Christ Church, 1898; Saint-Louis de France, 1899; St-Paul, 1899; Saint-Henri, 1900; Christ Scientists, 1901; le Gésu, 1901; St.Andrews, 1902; Nazareth, 1903; Douglas Methodist, 1905; Basilique, 1906; Sainte-Anne, Emmanuel, 1907 ; Saint-Pierre, 1908 ; First Baptist, 1908; Saint-Charles, 1909; Saint-Vincent de Paul, 1909; Conservatoire McGill, 1909 ; Dominion Square Methodist, 1910; Saint-Joseph, 1911; Saint-Jean-Baptiste, 1911; Nativité * d\u2019Hochelaga, 1911; Enfant-Jésus, 1912; St.Giles, 1912; McVicar Memorial, 1913; St- Viateur, 1913; Westmount Congregational, 1913; Saint-Edouard, 1913; Saint-Jean-Baptiste, 1915; Notre-Dame de Graces, 1915; Saint-Charles, 1916; Sacré-Coeur, 1917; St.Andrews and St.Paul, 1920; Saint-Stanislas, 1920; St.Augustine, 1920; Saint- Denis, 1922; St.Michel, 1923; Saint-Eusèbe, 1924 ; PAM SIS IININIINIIINIS ~ POPPI I NA D + D _ Sainte-Madeleine, 1925; Sainte-Catherine, 1925; Vie- toria Hall, 1925; Messiah, 1927; Saint-Jean de la Croix, 1927; Saint-Patrice, 1927; Sacré-Coeur, 1928; Saint-Vincent de Paul, 1928.Le plus considérable des orgues construits par la Maison Casavant au Canada est celui de l\u2019Hôtel Royal York à Toronto (1929) qui a 5 claviers, 107 jeux, 148 registres.Personnellement, Samuel Casavant était un homme d\u2019un commerce charmant.Curieux de tout, s\u2019intéressant tout autant qu\u2019à la musique, à toutes les manifestations de l\u2019esprit, il consacrait ses loisirs à des voyages dont il rapportait des souvenirs et des impressions qui plongeaient loin sous la surface des choses.Son esprit alerte et aiguisé se traduisait par un humour tempéré de charité pour les personnes.Son fils Aristide le remplace à la vice-présidence de la compagnie et la Maison Casavant continuera, sous l\u2019impulsion de M.Claver Casavant et de sa solide phalange d\u2019artistes, à progresser toujours, mais on peut dire que la moitié de son âme est partie.ENTRE-NOUS prie la famille Casavant de croire à l\u2019expression de sa plus profonde sympathie.F.P.PENSÉE JUSTE Le piano est à la base de toute éducation musicale.Tant qu\u2019on fera de la musique, le piano durera.Il est remarquable que parmi les plus beaux concerts qu\u2019irradie la radio, les récitals de piano sont les plus prisés.On peut entendre ainsi tous les jours les plus grands pianistes du monde, et ainsi se trouve diffusé un amour de la belle musique de piano qui ne peut qu\u2019avoir une influence bienfaisante sur l\u2019industrie de sa fabrication. 4 ENTRE-NOTUS ANA IIS A EE A A A A de dr dr dE dr LE CUIDE DU PIANISTE (Analyses et notes) Danse Macabre, Op.40, Saint-Saëns \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 $0.75 La Danse Macabre est l\u2019un des quatre poèmes symphoniques, qui ont pour ainsi dire commencé la réputation de l\u2019auteur.Elle appartient à cette classe qu\u2019on a désignée sous le nom de «musique à programme».La Danse Macabre fut suggérés par un poème d\u2019Henri Cazalis, lui-même inspiré par le fameux tableau de Hans Holbein.Minuit sonne et la Mort danse avec une sauvagerie qui croît jusqu\u2019à ce que le coq chante annonçant le lever du jour; puis tout s\u2019apaise et la Mort disparait.Autres pièces de même valeur musicale : Rhapsodie d'Auvergne, Saint-Saëns \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 81.00 Allegro Appassionata, Saint-Saëns .\u2026.+.\u2026 \u2026 0.90 Valse Triste, Sibelius .\u2026 \u2026 \u2026 .0.40 N \u201c Impromptu, Op.90, No 2, Schubert $0.60 (Allegro en mi bémol) De la musique de Schubert, Liszt écrivait : « Quand on l\u2019écoute, on n\u2019est jamais tenté de s\u2019exclamer : « Comme c\u2019est merveilleux !» mais on dit plutôt: « Quelle poésie, quelle beauté, seul Schubert peut écrire ainsi!» Cet Impromptu exquis est d\u2019une couleur riche et d\u2019une invention mélodique rare.Autres pièces de même valeur musicale : Impromptu, Op.90, No 4, Schubert .\u2026 \u2026 $0.50 (Allegretto en la bémol) Impromptu, Op.142, No 3, Schubert .0.40 (Andante con variazione en si bémol) Impromptu (En sol bémol), Op.51, Chopin .0.35 a \u201c Liebestraum (Rêve d\u2019amour), Nocturne No 3, Liszt $0.50 Oeuvre à la fois passionnée et triste, le Rêve d\u2019Amour fait partie d\u2019une série de Trois Nocturnes.C\u2019était à l\u2019origine une mélodie chantée que Liszt transporta au piano avec sa prodigieuse maîtrise.Elle est inspirée par un poème de Frei- ligrath (en Allemand) dont voici la traduction : Amour qui dure l'éternité, Amour qui dure tant que l\u2019amour vit, le jour viendra où tu regarderas une tombe et tu pleureras sur toi-même ! Autres pièces de même valeur musicale : Liebestraum, No 1, Nocturne en la bémol, Liszt .$0.60 Liebestraum, No 2, Nocturne en mi, Liszt .0.50 Consolation (mi majeur No 5), Liszt .0.35 M Mt Marche grotesque, Op.32, No 1, Sinding .$0.35 Sinding est surtout connu par ses pièces brillantes pour le piano et à ce titre il se classe parmi les plus grands compositeurs, ces oeuvres comptant parmi les plus belles.La Marche Grotesque est une merveille d\u2019esprit, de bizarrerie et de gaîté.\u201c x Nocturne en si majeur, Op.9, No 3, Chopin .$0.50 Huneker dit de Chopin : « Chopin aimait la nuit et ses mystères comme Robert Louis Stevenson, et ses Nocturnes en pénètrent le sens profond; les unes sont agitées, pleines de remords, les autres en effleurent seulement les lignes sombres, plusieurs sont les murmures de la nature au réveil.».C\u2019est parmi ces dernières que se classe le Nocturne en si majeur, charmant au début, puis dramatique.Autres pièces de même valeur musicale : Nocturne en mi, Op.62, No 2, Chopin .$0.35 Nocturne en ut diéze mineur, Op.27, No 1, Chopin, 0.35 Nocturne en ut mineur, Op.48, No 1, Chopin .0.40 \u201c \u201c Etude en forme de Valse, Op.52, No 6, Saint-Saéns, $0.75 Des mesures d\u2019une valse charmante alternant avec des fusées pianistiques étincellantes.C\u2019est une des plus brillantes pièces de concert, une des oeuvres les mieux connues du grand 4 PIII A AAA\u201d ASSISES SES SS maître français.Elle est à la fois solide, élégante, variée, par l\u2019habileté de son écriture, sa grâce captivante, son esprit franchement français.Elle requiert, pour être bien jouée, une grande maîtrise du clavier, du panache et un sens profond de sa valeur.\u201c EN $0.50 Cette valse fameuse est surtout intéressante par son animation, son sens poétique et la variété de son expression et de ses rythmes.Huneker dit qu\u2019elle est une merveille, et le meilleur exemple de l\u2019habileté de Chopin à jongler avec le rythme de cette forme.Le trille prolongé sur mi bémol qui semble une invitation à la danse, les alternances suggestives de rythmes binaires et ternaires, la coquetterie, les hésitations, les tendres aveux qu\u2019elle semble peindre, la superbe coda, forment des épisodes d\u2019un charme incomparable.Schumann seul, dans certaines pages de son Carnaval, a aussi bien saisi le secret de la jeunesse et de l\u2019amour, mais sans arriver comme Chopin à le révéler en un tableau si achevé.Autres pièces de même valeur musicale : Valse en la bémol, Op.42, Chopin .\u2026 .Valse en mi majeur, Chopin 12 4 4 $0.30 Valse en fa majeur, Op.34, No 3, Chopin .0.30 Valse en sol bémol, Op.70, No 1, Chopin .\u2026 \u2026 0.30 \u201c ES Hommage à Rameau, Debussy .$0.50 Dans cette oeuvre fascinante, Debussy, le maître de l\u2019impressionnisme en musique, l\u2019ouvrier de rêve, rend hommage au vieux claveciniste français, Rameau, mort un siècle avant que naquit Debussy.Rameau fut le créateur de la science de l\u2019harmonie, dont Debussy se débarrassa, mais il fut aussi, pour tous les temps, un génie que Debussy admira.L\u2019Hommage est la seconde des séries pour piano que Debussy écrivit sous le nom d'Images et il l\u2019a marquée : « Dans le style de la Sarabande mais pas trop rigoureux.» La forme de cette ancienne danse est juste reconnaissable dans la trame rêveuse du morceau.Moins marquée à son empreinte que les autres oeuvres de Debussy, elle n\u2019en impose pas moins son individualité et l\u2019on peut dire que nul autre que lui n\u2019aurait pu l\u2019écrire.Autres pièces de même valeur musicale : La plus que lente, Valse, Debussy .\u2026 \u2026 \u2026 \u2026 $0.60 Rêverie, Debussy ._ 0.40 Danse, Debussy \u2026 \u2026 \u2026 .2 24 4 4 à LV 4 à 2 0.90 EN EN Danse Créole, 2éme Havanaise, Chaminade .$0.60 L\u2019oeuvre de Cécile Chaminade est délicieux.Sa « Danse Créole » est remplie de couleur par ses rythmes caractéristiques et brillants qui ne tombent jamais dans la trivialité.Autre pièce de même valeur musicale : Danse Andalouse, Op.37, No 3, Edward MacDowell, \u201c M $0.30 Valcik (Valse), Mokrejs .$0.50 ; John Mokrejs est un compositeur hongrois moderne, encore inconnu en Amérique, si ce n\u2019est par cette irrésistible Valse de salon; mais cette pièce lui a donné une immense popularité bien méritée.Elle est, sans doute possible, hongroise par ses éléments rythmiques, sa langueur et sa passion.L'auteur y fait preuve d\u2019une habileté bien personnelle et d\u2019une magnificence qui s\u2019impose.La mélodie charmante, le rythme net et gracieux, les ornements brillants ponctués d\u2019accords formidables, tout concourt à créer une oeuvre nouvelle et inoubliable.Autres oeuvres de même valeur : Staccato-Etude, Friml .\u2026 \u2026 2244 44 Lau Sous Bois, Staub .,, ,, .$0.60 0.75 ENTRE-NOUS 5 Nicolas Medtner Reproduit avec autorisation de « La Revue Moderne », numéro du mois d\u2019octobre 1929, N LE GRAND NICOLAS MEDTNER est venu à Montréal.Il a séjourné parmi nous de la mi-novembre à la mi-décembre, En outre d\u2019être l\u2019un des plus célèbres compositeurs contemporains, Medtner est lui-même un virtuose de première valeur.Il nous fait plaisir d\u2019offrir à nos lecteurs la primeur de cet article écrit par Georges Rayevsky, critique musical russe bien connu er Europe.Nous devons cet article, ainsi que la photographie de Medtner qui l\u2019accompagne, à M.Alfred Laliberté, pianiste.M YANT appris que Nicolas Medtner allait jouer en Canada A au courant de la saison prochaine, je veux essayer de tracer pour les lecteurs portrait de ce grand musicien.Nicolas Medtner est né à Moscou en 1880, et a fait ses études au Conservatoire de cette même ville.Son professeur de composition (qui eut également comme élèves Scriabine et Rachmaninoff) fut l\u2019éminent Serge Taneieff.Dès sa première jeunesse, Medtner suivait la grande tradition des classiques, sa force créatrice le préservant pleinement de tout éclectisme dangereux.Alors que les jeunes « Scriabinistes » en défigurant les nobles traits de leur maître, déclaraient la guerre aux < vieilles» formes de Part; alors que ses confréres plus extrémes encore, en Russie comme aussi un peu partout en Europe, affirmaient ostentieusement que toutes les possibilités de la structure harmonique étaient épuisées, proclamant ainsi que dans la seule destruction de l\u2019harmonie, l\u2019on pourrait trouver cette nouveauté qui leur est \u2014 à eux \u2014 si chère : Medtner, lui, suivait sa voie avec une certitude, une sérénité presque divines.Voilà pourquoi autour de son nom des voix parfois s\u2019élevèrent, qui d\u2019une part lui reprochaient un excès d\u2019intellectualité, d\u2019autre part, tout au contraire, trop de rêverie.L\u2019on se sert toujours de ces formules lieux-communs quand on cherche à se débarrasser d\u2019un phénomène inquiétant, comme l\u2019est pour eux Medtner.Il serait néanmoins assez facile de réunir ces deux épithètes quasi-contradictoires; car la clairvoyance d\u2019un vrai artiste (défini par Goethe: le rêveur qui veille) lui permet d'atteindre à la fois des réalités plus profondes que celles d\u2019un rêve, et plus exactes et, si l\u2019on veut, plus inébranlables que celles de l\u2019intellect.Certains critiques se plaisent à reprocher à Medtner son conservatisme.Mais qu\u2019est-ce que l\u2019art peut bien avoir ici de commun avec ce terme emprunté à la politique.?A l\u2019époque de Haydn et Mozart, Vapparition de Beethoven était nécessaire pour briser le calme céleste, mais par trop serein, qui commençait à amollir la musique.Aujourd\u2019hui, à cette époque où les bases mêmes de la musique et de toute la culture sont ébranlées, la volonté d\u2019un génie est nécessaire pour défendre à tout prix ces fondements.Ainsi, celui qui ose descendre jusqu\u2019à la source \u2014 pure et intarissable \u2014 de la musique même, dédaignant les cris hostiles des « troubleurs des eaux », tout en rejetant tout moyen équivoque et refusant tout compromis; celui-là peut à la fois porter les épithètes de conservateur et de révolutionnaire, dans le sens le plus noble de ces deux termes qualificatifs.C\u2019est ici le cas de Medtner, comme ce fut un jour le cas de Beethoven.de La Revue Moderne le * #* + Medtner n\u2019appartient pas à cette catégorie de compositeurs russes qui tiennent à montrer leur originalité nationale en accentuant la couleur locale.Comme Tschaikowski, il évite ces moyens un peu criards; mais il suffit de feuilleter ses mélodies sur les paroles de Pouchkine et Tyoutcheff, ainsi que nombre de ses Contes et plusieurs de ses Sonates, pour le sentir profondément russe (en même temps qu\u2019universel).* * +* On compare quelquefois (et faussement) la musique de Medtner à celle -de Brahms.En réalité ils n\u2019ont de commun (pour employer les paroles de E.Newman, peut-être le plus grand critique musical contemporain de l\u2019Angleterre) que l\u2019infaillibilité du phrasé musical.Mais en général on ne trouve pas en Medtner de cette sentimentalité que l\u2019on pourrait hélas ! parfois reprocher au grand Brahms.Medtner est plutôt un héritier direct à la fois de Beethoven et de Schumann.Ainsi que Chopin, Medtner est par excellence un compositeur pour piano.On compte parmi ses oeuvres douze Sonates, près de quarante Contes, deux Concerti, quantité de Danses, de Cunzones, de Dithyrambes, ete.Leurs rythmes caractéristiques, comportant de si riches contrastes, ont trouvé chez les pianistes le surnom de medtneriens.Le chant est un élément non moins propre au génie de Medtner.Il est l\u2019auteur de plus de cent mélodies composées sur les textes les plus splendidement poétiques de Pouchkine, Tyoutcheff, Goethe, Chamisso, Nietzche, etc.Les thèmes de ces mélodies sont profondément liés à nombre de ses autres compositions.Tel est, par exemple, le thème cosmique de la « Conjuration »; on en trouve des variantes toutes différentes dans plusieurs de ses mélodies sur paroles de Tyoucheff, dans l\u2019épique Sonate en mi mineur, Op.25, No 2, ainsi que dans la grandiose Sonate-Ballade et la deuxième Improvisation, d\u2019un enchantement si féérique.Mais il m\u2019est malheureusement impossible de poursuivre dans un si court article toute la richesse inépuisable de ces thèmes, toute la variété de ces formes si simples dans leur grandeur.Et ce sont toujours les mêmes harmonies naturelles, basées sur ce simple accord parfait (do, mi, sol) trouvé suffisant jadis de Palestrina à Tschaikowski, de Scarlatti jusqu\u2019à Wagner.On voit et on entend aujourd\u2019hui assez de gens qui se piquent d\u2019être modernes et qui voudraient bien ériger comme principe d\u2019harmonie les résultats \u2018de \u2018l\u2019expérimentation la plus désordonnée, poursuivie (dans ce laboratoire d\u2019élucubration qu\u2019est leur cerveau) avec la discordance et le bruit; espérant qu\u2019ainsi la « vieille > harmonie classique finirait bien par disparaître sous cet amas de vacarme.De toute cette tendance aliénée la musique de Medtner est un démenti noble, splendide et immuable.GEORGES RAYEVSKY.Compositions pour piano à deux mains de N.MEDTNER Op.5\u2014 Sonate en fa .\u2026 \u2026 .$250 Op.11 \u2014 Triade de Sonates.No.1.La bémol majeur .0.75 No.2.Ré mineur .\u2026 \u2026 \u2026 .0.75 No.3.Ut mineur .0.90 Op.17 \u2014 Trois Novelles.No.1.Sol majeur .0.50 Op.20 \u2014 Deux Contes.No.2.La mineur .0.75 Op.22 \u2014 Sonate en sol mineur .PS 5) Op.25 \u2014 No.1.Sonate-Conte, en do mineur .1.00 Op.26 \u2014 Quatre Contes.(Livre complet) .1.00 Op.27 \u2014 Sonate-Ballade avec Introduction et Finale .4 LL LL 2.50 Op.30 \u2014 Sonate en La mineur .1.50 Op.81 \u2014 Trois piéces.No.3.Conte .050 Op.34 \u2014 Quatre Contes.No.4.Ré mineur .0.50 Op.35 \u2014 Quatre Contes.No.1.Ut majeur .0.50 No.2.Sol majeur .0.75 Op.42 \u2014 Trois Contes.No.2.tiie.050 ENTRE- NOUS trés LE PIANO OUT le monde a vu l\u2019intérieur d\u2019un piano, UT mais peu de personne savent comment il est construit, la raison d\u2019être de chacune de ses parties, les matériaux qu\u2019on choisit pour le fabriquer.Le piano tel que nous le connaissons, n\u2019a pas encore cent cinquante ans d\u2019âge, mais ses ancêtres : l\u2019épinette, le clavecin avaient atteint plus de deux siècles d\u2019existence, avant qu\u2019on imagina de les transformer en un instrument qui, sous certains rapports, est d\u2019une perfection beaucoup moins compliquée qu\u2019eux.Il semblerait en effet étrange qu\u2019on n\u2019ait pas d\u2019abord songé à faire simplement frapper les cordes par des marteaux.On imagina d\u2019abord de pincer les cordes et pour cela on adapta aux leviers des touches, un mécanisme compliqué de plumes d\u2019oiseau rattachées aux tringles par des cuirs, puis on remplaça les plumes par des languettes de métal.Tout cela nécessitait un mécanisme complexe, dans un temps où pourtant on savait fabriquer des mécanismes ingénieux en apparence fort simples.Le piano Archambault fermé.Nous n\u2019avons pas l\u2019intention de faire, du moins aujourd\u2019hui, l\u2019histoire du piano.Contentons-nous de remarquer que son nom actuel n\u2019est que la moitié de son nom original, nom que d\u2019ailleurs emploient encore souvent les Anglais : forte-piano, mots italiens qui veulent dire fort-tranquille, (celui-ci dans le sens de doux), parce qu\u2019avee le nouvel instrument on pouvait jouer fort ou doux avec toutes les nuances intermédiaires.Notre intention est de dire à nos lecteurs comment se fabrique un piano et nous prendrons comme modèle le Piano Ed.Archambault, Enrg.Le piano renferme quatre parties essentielles : 1° La table d\u2019harmonie, en bois; 2° Un châssis entièrement en métal solide; 3° Les cordes; 4° Le mécanisme qui comprend, les touches avec leur action, les marteaux, les étouffoirs et les pédales.La table d\u2019harmonie est construite avec des bois absolument secs, durs et de la meilleure qualité possible sans noeuds ni failles.Ces bois sont coupés en bandes étroites collées les unes à côté des autres sur d\u2019autres bandes disposées en sens contraire, le tout devant former une carcasse capable de résister, à elle seule, au formidable poids que développe la tension des cordes.Le châssis métallique, qui se compose ailleurs d\u2019acier, a dû être fait ici en fonte.Malgré le poids considérable de la fonte, il faut en effet compter, sous notre climat, avec l\u2019action énorme des excès de température vers le froid ou le chaud.L\u2019acier est sujet à des dilatations et à des contractions que nos extrêmes de température rendraient génantes.Il a donc fallu sacrifier le moindre poids à la certitude qu\u2019offre un métal à peu près insensible aux écarts de chaleur ou de froid. ENTRE-NOUS 7 Ce châssis est attaché à la table d'harmonie avec une solidité qui défie le temps, il supporte les chevalets sur lesquels passent les cordes avant de s\u2019attacher aux chevilles qui entrent dans la table.On conçoit que table et châssis doivent être indissolublement liés l\u2019un à l\u2019autre et être d\u2019une solidité à toute épreuve.Les cordes sont en acier le plus pur.Celles donnant les sons graves sont filées, c\u2019est-à-dire qu\u2019elles se composent de plusieurs cordes tordues les unes autour des autres.Les cordes sont simples pour le premier octave, doubles pour le deuxième, (toutes filées à différent calibres) et triples pour le reste de l\u2019étendue.Le piano comprenant sept octaves plus trois notes, il y a, donc en tout quatre-vingt-huit sons donnant tous les degrés en demi-tons du la à l\u2019ut.Dans le mécanisme, il faut tenir compte surtout des marteaux et des touches.Les marteaux sont revêtus d\u2019un feutre fait de la laine la plus pure et du grain le plus fin.Les touches blanches sont revêtues d\u2019ivoire français, les touches noires sont en ébène.Entre les marteaux et les touches se trouve le mécanisme proprement dit : suite de leviers en bois horizontaux ou verticaux, attachés les uns aux autres ou glissant sur des pattes articulés à frottement ou à mortaises.Chaque fabricant a son mécanisme protégé par des brevets et c\u2019est le cas du Piano Archambault dont les brevets, naturellement conservés secrets, sont à peu près les plus parfaits qui soient.Dans ce piano, le métal qui entre dans l\u2019action est le cuivre.Les étouffoirs sont en feutre de la même qualité que les marteaux.Dans le Piano Archambault, ils sont disposés selon un mécanisme spécial qui leur donne le plus grand rendement.En effet les étouffoirs doivent remplir deux buts : enlevés, ils doivent permettre à la corde de vibrer le plus longtemps possible ; posés, ils doivent étouffer net non seulement le son, mais la résonnance de ses harmoniques.Enfin les pédales, de cuivre, sont disposées de façon à faire instantanément mouvoir les étouffoirs sur des ressorts d\u2019une obéissance parfaite.Le règlage en est fait de facon à ne jamais fatiguer le pied.Tout ce mécanisme, la partie passive, comme la partie active, est renfermé dans une caisse de bois Le piano Archambault ouvert.précieux ou semi-précieux selon le prix de l\u2019instrument.Les principaux bois dont on se sert pour la caisse sont le palissandre, l\u2019acajou, le noyer circasien.Le piano droit et le piano à queue sont fabriqués exactement sur les mêmes principes.La seule différence qui correspond à la forme est celle-ci.La forme allongée du piano à queue permet de disposer les cordes sur un plan allongé et parallèle.Dans le piano droit, il a fallu disposer les cordes les plus longues dans le sens oblique, un plan sur l\u2019autre, presqu\u2019en forme de croix de Saint-André.Les cordes les plus courtes sont sur un plan presque vertical.Dans chaque plan, les cordes sont parallèles les unes aux autres.Tel est, brièvement décrit, le Piano Archambault.On comprend que nous ne puissions entrer dans des détails plus circonstanciés, d\u2019abord à cause de l\u2019espace que cela demanderait, puis parce que nous serions, presque à chaque pas, en danger de révéler les détails des brevets.Ces brevets, établis par des spécialistes, ont pour objet de donner un instrument aussi parfait que possible, comme beauté de la sonorité, durée et résistance.lls donnent comme résultat un véritable piano d'\u2019artiste qui mérite de trouver sa place dans toutes les salles de concert et dans toutes les maisons. ENTRE-NOUS ECHOS Il y a, à New York, un orchestre qui joue sans chef au pupitre.Il s\u2019appelait, l\u2019an dernier American Symphonic Ensemble, ce qui ne veut rien dire, mais, cette année, il porte le nom plus juste de Conductorless Orchestra.L\u2019idée est d\u2019exportation soviétique : un pareil orchestre existant depuis deux ou trois ans à Moscou.= = L'American Orchestral Society, de New York est une symphonie de 110 instrumentistes tous recrutés parmi des jeunes qui aspirent à entrer plus tard dans les grands orchestres, Il est dirigé par Chalmers Clifton et donne des concerts nombreux aussi courus que ceux de la Philharmonique.ÈS x Johann Strauss, le père du Roi de la Valse, était né il y a cent ans le 25 octobre, à Vienne.Encore un centenaire, mais qui l\u2019a fêté ?x x Stokowsky a fait jouer l\u2019autre jour par son orchestre à Philadelphie une ode A la mémoire de Lenine par Alexandre Krein.Le succès n\u2019en a pas été énorme.x ES Le gouvernement soviétique a son Index musical, comme son Index littéraire, son Index dramatique et tous les autres Index imaginables.Sont nouvellement inscrits à l\u2019Index musical : Othello, La Traviata, Aida, Butterfly, les Contes d\u2019 Hoffmann.x \u201c La collection Wanamaker d\u2019instruments à cordes de soixante-six pièces a été achetée par Rudolf Wurlitzer, le fabriquant de harpes.Wurlitzer se trouve maintenant à posséder une collection évaluée à $3,000,000, \u201c M L\u2019Harmonie de Montréal a célébré dernièrement le cinquante-cinquième anniversaire de sa fondation et le soixante- quinzième anniversaire de naissance de son fondateur et chef, M.Edmond Hardy.Fonder une musique et la faire vivre plus d\u2019un demi-siècle, sans interruption, sans subventions, gouvernementale et municipale, c\u2019est un fait plus que remarquable en notre pays d\u2019enthousiasmes court-vécus ! \u201c ÈS Un Viennois aurait inventé un appareil qui permet aux pianistes de s\u2019entendre lorsqu\u2019ils travaillent leurs instruments, mais qui étouffe complètement le son pour tout autre.ES, \u201c Un savant Allemand et un inventeur anglais ont breveté un appareil qui donne une utilité pratique au phonographe.Cet appareil raccorde le téléphone au phonographe enregistreur.Quand on s\u2019absente, on ouvre l\u2019appareil et tout message téléphonique est enregistré sur le disque spécial.Quand on rentre, on met le phonographe en marche et on écoute le message ! x x\u201c , Quelques définitions du jazz par un jazzophobe : « L\u2019expression ville ».« Le grognement d\u2019un pore oublié par l\u2019_égorgeur ».« Le rythme des couteaux et des fourchettes secoués avec frénésie dans une casserole de ferblanc ».« 60% de perturbation atmosphériques, 25 pour cent de miaulements de chats, 8 pour cent de démence, 5 pour cent d\u2019idiotie et 2 pour cent de musique ».« La berceuse des flappers ».« La danse d\u2019une chaîne brisée sous un garde-boue d\u2019auto.» « De la musique en loques ».sonore d\u2019une grande RS RAS AAA A OPA LE CÉLÈBRE TÉNOR AITA À MONTRÉAL Il donnera un récital, salle Saint-Sulpice, sous les auspices du Conservatoire.LE 7 JANVIER La saison musicale se poursuit.Les interprètes les plus autorisés du «bel canto » daignent cette année nous visiter.C\u2019est, pourrait-on dire, une aubaine.À peine la venue du ténor italien Beniamino Gigli est annoncée qu\u2019on nous assure de la venue d\u2019un autre ténor italien dont les succès récents en Europe et aux Etats-Unis ne se comptent plus.Nous voulons parler du célèbre ténor Aita qui donnera un récital de chant à Montréal, le 7 janvier, à 8 heures 30 du soir, à la Salle Saint-Sulpice.Les prix pour ce concert seront très minimes; ils seront au-dessous de un dollar.C\u2019est une aubaine particulière pour le public de Montréal d\u2019aller entendre, sans qu\u2019il lui en coûte beaucoup, un des meilleurs ténor de l\u2019école italienne.Ce récital sera donné sous les auspices du Conservatoire National de Musique.Le Conservatoire National de Musique Le nom du Conservatoire National évoquera longtemps encore la silhouette de la Maison Archambault.Et pour cause : durant près de vingt-cinq ans le Conservatoire logea dans les étages du même immeuble et il y eut d\u2019abord son entrée distincte : le numéro 314, C\u2019est là qu\u2019Alphonse Lavallée-Smith logea sa fondation; c\u2019est là que par la suite M.Ed.Archambault s\u2019employa à sustenter l\u2019Institution.Parler de cette oeuvre dans un des premiers numéros d\u2019« Entre-Nous », nous le faisons d\u2019autant plus volontiers que le Conservatoire National de Musique a été fort généreusement cédé l\u2019an dernier à la nouvelle administration par M.Archambault qui en détenait tous les titres.Le Conservatoire est devenu une école qui rend des services au pays : les plus prévenus le concèdent déjà.Les musiciens reconnaîtront en M.Edmond Archambault un bienfaiteur de la Musique à Montréal.Nous ajouterons que l\u2019an dernier, cette année si dure qu\u2019aucun des organisateurs ne l\u2019oublieront, M.Archambault contribua au lancement pour plusieurs milliers de dollars.Nous n\u2019avons pas été étonnés de trouver dans le premier numéro d\u2019« Entre-Nous» l\u2019assertion que M.Archambault s\u2019était réservé un seul droit: «Celui d\u2019aider par tous les moyens possibles au succès du Conservatoire».Il n\u2019y a pas vingt mois que lInstitution fonctionne et déjà M.Archambault a amplement usé de ce droit.On me demande de dire dans ce court article quels sont nos projets.Il n\u2019y en a qu\u2019un seul : Tenir bon, et celui-là vaut tous les autres en notre pays d\u2019individualisme et d\u2019indifférence.A celà tous les lecteurs d\u2019« Entre-Nous » peuvent nous aider et de la façon suivante.Quand une institution se fonde aux Etats-Unis, dans une ville ou dans l\u2019autre, l\u2019américain s\u2019en prévaut tout de suite.Il dit à tous sur tous les tons que la chose existe.Il y met un tel enthousiasme que ses auditeurs s\u2019enflamment comme lui.Au bout de cinq ans l\u2019Institution est « The best in the world».Chez nous, nous nous taisons, nous feignons d\u2019ignorer et nos oeuvres tombent par le manque d\u2019hospitalité de l\u2019opinion, quand ce n\u2019est pas par linsistance du dénigrement.Travers pour travers celui de l\u2019américain vaut mieux que la nôtre.Avec le sien, on construit; avec le nôtre, rien ne progresse.Nous supplions les canadiens qui nous lisent de s\u2019inquiéter de ce qui se fait au Conservatoire ou, en tout cas, de croire qu\u2019il en existe enfin un.Pour se documenter plus à fond il n\u2019y a qu\u2019à demander le prospectus.Nous remercions d\u2019avance ceux qui voudront bien le faire à l\u2019adresse ci-jointe : Conservatoire National de Musique, 441, rue Lagauchetiére-Est, HArbour 0430.EUGÈNE LAPIERRE.Directeur du Conservatoire ENTRE-NOUS LA RADIOPHONIE Les lampes à grille- écran A DIFFÉRENCE extérieure entre la lampe UY-227 et la lampe UY-224 (à grille- écran) est constituée par le chapeau métallique placé sur le dessus de l\u2019ampoule.La différence intérieure, plus importante que la première, consiste en ce que la lampe UY-224 a quatre éléments, tandis que la lampe UY-227 n\u2019en a que trois.Les éléments de la lampe UY-227 sont les suivants : Filament, Voltage A; Circuit-plaque, Voltage B; Grille, Voltage C.Les éléments de la lampe UY-224 sont ceux déjà nommés, plus un quatrième qui est un protecteur électro-statique qui entoure la plaque et forme une grille-écran ou grille protectrice qui élimine virtuellement l\u2019influence inter-élec- trode entre la plaque et la grille de la lampe, empêchant ainsi la régénération ou oscillation des ampoules.En conséquence, les radios qui utilisent ces lampes dans les étages des radios-fréquences n\u2019ont pas besoin d\u2019employer de condensateurs-neutralisateurs pour empêcher la régénération.La lampe UY-224 doit être employée : 1° Pour obtenir l\u2019amplification la plus élevée sans déformation.2° Pour avoir le pouvoir en ligne directe sur le détecteur.3° Pour faciliter le contrôle automatique.4° Pour obtenir la plus grande sensibilité et la plus grande sélee- tivité et pour éliminer la régénération ou le retour par les lampes elles-mêmes.En se servant des trois nouvelles lampes UY-224, dans les étages d\u2019amplification du radio, on lui donne une sensibilité extraordinaire, la plus élevée qu\u2019on puisse utiliser dans les appareils récepteurs.La sensibilité de l\u2019appareil venant de l\u2019antenne et allant à l\u2019amplificateur est amplifiée 3,000,- 000 de fois.Par exemple, avec un instrument ordinaire, cette sensibilité est de 575,000 points, tandis qu\u2019avec un appareil à lampes à grille-écran, la sensibilité est de 2,350,000 points.Ce qui revient à dire qu\u2019avec les grilles-écrans, on obtient quatre fois plus d\u2019amplification qu\u2019avec les radios ordinaires.La lampe UY-224 dure autant que la lampe UY-227, laquelle a fait ses preuves sous ce rapport.Le coût de l\u2019électricité n\u2019en est pas augmenté.Avec, par exemple, un Stromberg-Carlson 846, à dix lampes, marchant à pleine force, on dépense à peu près un sou et six- dixième par heure d\u2019électricité.Les possesseurs d\u2019instruments qui veulent obtenir la meilleure réceptivité possible doivent ne pas mettre leur radio plus près que quatre pouces du mur.ULYSSE SALME.\u201cWw ss PETIT LEXIQUE : Grille-écran \u2014 Screen grid.Chapeau \u2014 Metal cap.Grille \u2014 Shunt the grid.Oscillation \u2014 Cillement.Ampoules \u2014 Tubes, lamps.Etuges \u2014 Stages.Amplificateur \u2014 Loud speaker, haut parleur.LE TIRAGE du CONSERVATOIRE Vu la baisse exceptionnelle qui affecte le marché économique, l\u2019auto mis en tirage par le Conservatoire et exposée aux Enchères Baillargeon ne peut être tiré le 20 décembre, tel qu\u2019annoncé.D\u2019après les conditions posées par le donateur, les deux tiers de la valeur doivent avoir été réalisés et ce minimum n\u2019a pas encore été atteint.Nous espérons que la somme sera bientôt couverte et que le tirage pourra avoir lieu au grand concert du Conservatoire, le 7 janvier prochain, alors que le célèbre ténor Aita se fera entendre, à prix populaires, à la Bibliothèque Saint-Sulpice.Alfred Cortot et Jacques Thibaud (avec l\u2019autorisation de Mlle À.Cadieux à qui cette photographie a été donnée par les artistes). 10 NTRE-NOUS \"ol Nous croyons devoir publier in-extenso le remarquable article de l\u2019éminent maître du chant Franco Pandolfini, de Nice, paru dans la revue Lyrical, (No 87, Juillet-Août 1929).Les abonnés de « Lyrica » ont déjà apprécié la netteté de ses théories vocales, Il sera d\u2019autant plus utile pour tous de connaître les idées que professe sur l\u2019art italien du bel canto un professeur qui s\u2019est assimilé les qualités françaises, après avoir été nourri du lait de la grande Ecole italienne, dont son père, le célèbre baryton Pandolfini, fut l\u2019un des plus illustres représentants.Le Théâtre lyrique traverse une crise tellement grave que son existence même est mise en danger, Deux causes principales expliquent ce malaise: 1° Le manque d\u2019oeuvres nouvelles pour rajeunir un répertoire dont le public est fatigué, et qui ne convient plus à ses goûts qui se renouvellent fatalement; 9° La décadence toujours croissante de l\u2019Art du Chant.Quand un musicien et un poète ont créé un chef-d\u2019oeuvre, ils n\u2019ont rien fait s\u2019il n\u2019est pas interprété.Il faut avant tout redonner aux chanteurs des voix bien posées et obéissantes, styliser, en somme, cet instrument depuis trop longtemps livré aux caprices de professeurs incompétents ou à l'improvisation maladroite d\u2019artistes bien doués, certes, mais ayant besoin d\u2019être guidés.A cette tâche s\u2019acharnent de bons maîtres.Nous devons même à notre cher camarade Thomas Salignac, professeur au Conservatoire de Paris, à son talent, à sa généreuse activité, à sa foi, la formation d\u2019un groupement pour les études techniques dans lequel se réunissent savants et artistes.Mais c\u2019est à l\u2019Italie que nous avons dû, devons et devrons encore et toujours recourir quand nous cherchons une « base » à l\u2019art du chant.C\u2019est là qu\u2019il est né, c\u2019est là qu\u2019il a atteint, par un développement incessant et ascensionnel, le stade le plus complet dans la science et la beauté.Examinons donc le chant à travers ce prisme, et excusez le « moi haïssable » si je commence par une exposition de principes personnels, Ces principes sont puisés à l\u2019ancienne Ecole italienne, de laquelle mon père vénéré a été un des grands exemples, école qui s\u2019est, il faut bien l\u2019avouer hélas, en partie perdue, après que nos grands camarades du passé l\u2019eurent tant illustrée.Le chant, avant tout, c\u2019est la voix, c\u2019est la fonction de cet organe qui est un véritable instrument, le plus beau, le plus expressif, car il est humain et s\u2019exprime par la parole, Partant, inutile de chercher dans les êtres la voix, la jolie voix qui chante, car je suis convaineu que, comme pour tous les Arts, l\u2019aptitude se révèlent d\u2019instinct.Qui possède une voix ayant une valeur musicale, qui est né pour chanter, le fait spontanément comme poussé par une force irrésistible.Donc : voix naturelles.Mais, avec une voix naturelle, on ne chante pas, dans le sens artistique du mot; il faut classer et styliser cette voix, la travailler comme on travaille un instrument pour en obte- 10n peut s'abonner à LYRICA, l'organe officiel des Maîtres du chant français à la Maison Ed.Archambault.Le coût de l\u2019abonnement pour un an est de $5.00.nir toute la souplesse, la force et l\u2019extension.En somme, le travail auquel on soumet la voix est celui d\u2019un véritable sport physique.Un exercice rationnel, dont l\u2019artifice doit s\u2019inspirer de la nature, dosé avec une longue, méticuleuse et attentive méthode, peut seul en faire un instrument admirable.J\u2019ai dit que le travail doit être long, car, si pour tout instrument, quelques années d\u2019une étude intensive suffisent à l\u2019acquis du mécanisme, pour la voix, c\u2019est toute la vie d\u2019un chanteur qui doit lui être consacrée, sacrifiée.J\u2019en donne pour preuve que les voix parfaites ne se trouvent que parmi les chanteurs arrivés à l\u2019apogée de leur carrière.Jamais chez les jeunes.À notre époque, un professeur, doublé d\u2019un bon commerçant, tentera de faire, d\u2019un élève doué, une étoile en six mois ou une année.N\u2019oublions pas qu\u2019à l\u2019époque d\u2019or du chant, il fallait sept ans pour porter un élève devant le grand public! Livré à lui-même, sans méthode, sans directives, aucun chanteur, aussi bien qu\u2019aucun athlète, ne peut rien faire de ses dons naturels pour merveilleux qu\u2019ils soient.La science du laryngologiste peut-elle intervenir dans l\u2019enseignement du chant ?ou pour mieux dire dans l\u2019éducation de la voix?Nous l\u2019allons voir.Pour le chant, il faudrait admettre que le médecin fât non seulement un musicien, mais aussi un chanteur, et de talent.Toutefois, mon opinion est bien arrêtée à ce sujet et je réponds : « Assurément oui, mais seulement dans une certaine mesure».Je pourrais invoquer qu\u2019à l\u2019époque des plus grands chanteurs, les laryngologistes n\u2019existaient pas encore, ou ils ne se mêlaient pas d\u2019enseigner le chant, se bornant à soigner et guérir les gorges malades.Mais on veut faire intervenir la science pour le classement des voix.J\u2019admets que cela puisse être utile, bien que j'estime que l\u2019ouïe privilégiée d\u2019un chanteur est aussi apte à classer une voix que l\u2019observation d\u2019un laryngoscope.De toute façon, en l\u2019état actuel de la science, l\u2019erreur de classement est aussi fréquente chez les médecins que chez les chanteurs.Et puis, si, par le passé, les voix se classaient uniquement par leur timbre, les musiques étant écrites par des maîtres qui étaient souvent eux-mêmes d\u2019admirables chanteurs; aujour- d\u2019hui, il ne saurait en être de même, car les compositeurs ignorent généralement le chant.Leur classement doit surtout se faire en raison de leurs possibilités de tessiture.Telle voix, claire et ténorisante, ne pourrait peut-être chanter que dans la tessiture du baryton, et telle autre, sombre et brunie, soutiendra parfaitement la tessiture du ténor.Alors ?Mais là n\u2019est pas la question.Un maître de chant complet, qui doit, de préférence, être un chanteur de talent, est celui qui, adoptant une méthode rationnelle, sait percevoir, par l\u2019ouïe, les moindres nuances et saisir si toutes les sonorités sonnent là où elles le doivent, pour leur meilleur rendement et sans nuire aux organes de la phonation.On voit parfaitement si l\u2019élève force, s\u2019il se fatigue, s\u2019il s\u2019enroue, etc.Et voilà justement des cas où j\u2019invoquerai, avec la plus grande déférence, la collaboration du laryngologiste qui saura mieux préciser quels sont les organes qui ent mal agi, et les soigner. ENTRE-NOUS 11 ma «souffle».En écoutant et en observant les grandes belles voix, nous constatons qu\u2019elles appartiennent toutes aux plus beaux spécimens de « respiratoires ».Le mécanisme respiratoire : voici donc un point capital et bien défini, le seul, au point de vue de l\u2019enseignement.Et là, je m\u2019adresse aux savants, afin qu\u2019ils établissement une bonne fois, les règles immuables et générales que tous les maîtres devront adopter.On saura enfin comment on doit respirer.Dès les premiers exercices, quelles que soient la beauté et la force d\u2019une voix, adopter la règle sévère de la caresser.Distribuer la sonorité de façon à ne jamais lui demander la même intensité dans toute la gamme.Donc, pour amplifier l\u2019aigu, attaquer en bas < piano » et obtenir, par le souffle, aidé de tous les organes de la phonation qui agissent automatiquement et d\u2019instinct, un « crescendo » joliment progressif.Après avoir respiré profondément par la partie large des côtes, attaquer le son à bouche ouverte et, par le souffle, obtenir le
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