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Titre :
Entre-nous : magazine mensuel
Éditeur :
  • Montréal :[éditeur non identifié],1929-[1931?]
Contenu spécifique :
Avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Entre-nous : magazine mensuel, 1930-04, Collections de BAnQ.

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[" { ve Pet EXD MAGAZINE MENSUEL Publié dans l\u2019intérêt de la Maison Ed.Archambault, Enrg., 500, rue Ste-Catherine Est, et de sa clientèle.FRÉDÉRIC PELLETIER, RÉDACTEUR EN CHEF.NTRE- NOUS VOL.1.MONTREAL, AVRIL, 1930 No 5 « LES MUSICIENS DU PASSÉ » FRANTZ JEHIN-PRUME Il y a trente ans qu\u2019il est mort, et ceux qui l\u2019entendirent à la maturité de son talent deviennent de moins en moins nombreux, mais il fut en son temps un violoniste prodigieux et son mariage avec une Canadienne Payant fait nôtre de par son choix, un peu de la gloire qu\u2019il acquit rejaillit sur nous.Il était Belge, de cette grande école à qui l\u2019on doit Vieuxtemps, Dancla, Thompson, Musin, Eugène Ysaye.Il commença très jeune sa carrière de virtuose à travers la Belgique, l\u2019Allemagne, la Russie, le Mexique, y cueillant, au cours de ses voyages l\u2019ordre de Léo- pold IT, celui de Saint-Alexandre, celui de Notre-Dame-de-Guada- lupe.C\u2019est aprés sa tournée au Mexique, où Maximilien Pavait honoré d\u2019une amitié toute particulière, qu\u2019il vint au Canada.Il devait y trouver une récompense à nulle autre pareille, puisqu\u2019il épousa Rosita del Vecchio, une Canadienne malgré son nom italien.Mme Prume était une exquise artiste que la mort faucha trop tôt; elle mourut en 1877.Prume reprit ses tournées de concert, mais on eût dit que, chez lui, quelque chose s\u2019était brisé.Il renonça bientôt à sa carrière et revint à Montréal où il se livra à l\u2019enseignement.La mode du temps exigeait qu\u2019au concert on donnât aussi peu de grandes oeuvres que possible, mais en revanche les fantaisies, para- phases et variations sur les opéras étaient demandées et redemandées.La Sonate à Kreutzer était accueillie poliment, avec hâte qu\u2019elle se terminät.Si Pon écoutait mieux la Chaconne de Bach, c\u2019est qu\u2019on n\u2019y voyait qu\u2019un prétexte à exhibition d\u2019acrobatie.Mais la Fantaisie d\u2019Allard sur Faust, les Danses tziganes d\u2019Hubay et de Sarasate faisaient crouler la salle sous les applaudissements.On allait entendre un virtuose en tolérant qu\u2019il se servit de musique pour faire ses voltiges, \u2014 n'est-ce pas un peu la même chose encore ?Prume avait écrit dans ce style une Fantaisie sur Faust et une autre sur Carmen, qui étaient bien les plus formidablement acrobatiques qu\u2019on pit voir et il les jouait avec un air détaché qui les faisait paraître exercices de commençant.Mais il ne jouait pas que cela, et je me souviens, étant encore enfant, de lui avoir entendu jouer la Sonate à Kreutzer comme jamais je ne l\u2019ai vu depuis.Vers 1890, il fonda, avec son frère Erasme, Paltiste Robert Gruenwald, M.Jean - Baptiste Dubois et la pianiste Maria Heyn- berg, l\u2019Association Artistique, notre première société régulière de musique de chambre.Alors plus de fantaisies sur des airs connus, plus de paraphases, ni de danses exotiques.Nous eûmes de la véritable musique de quatuor et nous fimes connaissance avec Haydn, Mozart, Beethoven , Schumann.La maladie qui mina la robuste constitution de Prume durant plusieurs années et qui devait le tuer, le forca à abandonner le travail de quatuor.Il voyagea un peu, donnant dans l\u2019intervalle des leçons à son studio de la rue Crescent, puis un beau jour le mal le terrassa.Après plusieurs mois de combat, il s\u2019avoua enfin vaincu.Ses obsèques, qui eurent lieu au Gésu, rappelèrent par le concours de personnes qu\u2019elles réunirent celles de Mme Prume, vingt-deux ans auparavant.Ceux qui ne le jugent que par ses programmes de virtuose d\u2019il y a cinquante ans, inclinent à ne voir en lui qu\u2019un bon violoniste de concert.Il sacrifiait à la mode du temps; c\u2019est le seul reproche qu\u2019on peut lui faire.Mais ceux qui le connurent dans l\u2019intimité, \u2014 je m\u2019honore d\u2019avoir compté parmi eux, \u2014 se rappellent quelle âme profondément artiste était la sienne et combien il savait comprendre les glorieux maîtres de son art.Frédéric PELLETIER. ENTRE-NOUS LA PORTÉE MODERNE ET L\u2019ART GRÉGORIEN | ES documents les plus anciens qui nous donnent les mélodies grégoriennes nous les présentent dans une notation qui déconcerte nos habitudes et notre besoin de précision et de clarté.Ce sont des signes, assez analogues, au premier abord, à ceux de la sténographie, qui se succèdent au-dessus des paroles du texte, sans aucune portée qui puisse guider la voix avec sécurité à travers les degrés de la gamme.Les mouvements de la plume indiquent bien \u2014 et encore pas toujours, qu\u2019une note est relativement plus haute ou plus basse que sa voisine.Mais c\u2019est tout.Parfois, dans certains manuscrits, par exemple dans tels manuserits dits Sangalliens, une petite lettre, a (altius), i (lusum) viendra aider la mémoire du chanteur pour l\u2019avertir que la note à chanter est plus haute ou plus basse que la précédente; en d\u2019autres manuscrits, par exemple de l\u2019école aquitaine, les notes se suivront à des hauteurs plus distinctes, comme si la plume était plus ou moins guidée par des lignes invisibles, « plus ou moins » horizontales.Mais en somme, on peut dire que la notation des documents les plus vénérables et les plus précieux de la tradition grégorienne ignoraient la portée, Le besoin de précision fit naître peu à peu une, puis deux lignes, signalant, comme des jalons, les degrés de la gamme diatonique qui la caractérisent: la place des deux demi-tons; ou, plus exactement, les deux notes au-dessous desquelles la voix ne devra descendre que d\u2019un demi-ton: car autrefois, une gamme commençait par le haut; par exemple: sol fa mi ré, ete; tandis qu\u2019aujourd\u2019hui on la commence par le bas; sol la si do, ete.Entre ces lignes (ou cette ligne), ainsi qu\u2019au-dessus ou au-dessous, les signes (groupes de notes: neumes) ou les notes s\u2019échelonnaient tant bien que mal.Puis on eut l\u2019idée, attribuée à Guy d\u2019Arezzo, de compléter le système, en ajoutant d\u2019autres lignes.Et comme en général le développement de la mélodie grégorienne ne dépasse guère l\u2019octave, quatre lignes suffisaient : d\u2019où la portée à quatre lignes.Seulement, comme, d\u2019après le système tonal grégorien, les mélodies se chantaient sur des portions très diverses de la - gamme, la ligne de do, par exemple, pouvait être, selon les cas, soit la première, (en commençant par le haut), soit la deuxième, ou même la troisième ou la quatrième : d\u2019où multiplication des clefs par rapport à la portée, et complication pour le solfège.En définitive, ce système, qui avait eu son origine dans un besoin légitime de précision, aboutissait à une solution pratique assez défectueuse.Dans certains manuscrits, on utilisa bien ce système des lignes, mais sans se limiter au nombre de quatre.Toute la page était rayée de lignes horizontales à la pointe sèche, et on se contentait de repasser à l\u2019encre, noire ou de couleur, les lignes correspondant au do et au fa, ou l\u2019une seulement de ces lignes.Le nombre des lignes n\u2019a done, au point de vue de la vraie tradition, qu\u2019un rapport très accidentel avec la notation proprement dite, avec l\u2019art musical grégorien.La portée musicale moderne, (et déjà ancienne) à cinq lignes a exactement le même but : indiquer avec précision la situation exacte des notes dans l\u2019échelle des sons, et les relations d\u2019intervalle entre les différentes notes.Nous nous trouvons donc en face de deux systèmes, qui, au point de vue musique vocale, sont, pour la pratique, non seulement différents,\u201d mais contradictoires; moins par le nombre des lignes que par les clefs, déterminant les sons correspondant aux lignes.Avec la clef de do, les lignes s\u2019appelleront: do, la, fa, ré; avec la clef de sol, les lignes s\u2019appelleront fa, ré, si, sol, mi.Or, aujourd\u2019hui, les praticiens de musique sacrée et autre, doivent connaître la clef de sol et la portée de cinq lignes.De fait, c\u2019est aujourd\u2019hui le système normal, celui que les enfants doivent apprendre dans les écoles.Il s\u2019agit, d\u2019autre part, dans les églises, de restaurer la pratique des mélodies grégoriennes, qui ont vu leur place occupée, parfois ou souvent trop largement, par la musique non grégorienne (ancienne ou moderne, écrite a cing lignes).souci de l\u2019art.Avec la notation sur quatre lignes, on se trouve donc obligé d'apprendre deux solfèges, dont le second, avec ses quatres clefs de do et ses deux clefs de fa, est particulièrement difficile.Et ce double travail est en réalité une perte de temps et d\u2019efforts parfaitement inutile, puisqu\u2019il est possible et facile de transporter la notation grégorienne traditionnelle sur la portée à 5 lignes avec clef de sol, sans la modifier elle-même en quoi que ce soit.Cette simplification que demanderait, semble-t-il,.le bon sens, a déterminé les éditeurs \u2014 évidemment poussés par l\u2019opinion des intéressés, des «clients» \u2014 à composer des éditions de chant grégorien avec portée musicale à cinq lignes et à clef de sol.Malheureusement, ils ont pensé qu\u2019il y avait un rapport nécessuire entre la portée à cinq lignes, et.la notation non grégorienne en croches et en noires, qui appartient en propre à la musique mesurée.Et cette modernisation de la notation, qui remplace le texte musical original par une traduction \u2014 traduttore, traditore \u2014 n\u2019est pas sans causer, pratiquement, un grand dommage à l'intelligence et à l\u2019exécution de mélodies dont la physionomie se trouve ainsi altérée.La véritable solution, pour le présent et l\u2019avenir, semble bien se trouver dans une combinaison de la véritable notation grégorienne avec la portée usuelle à cing lignes et avec la clef de sol.Elle a été réalisée en France, avee grand succès, par les Bénédictins eux-mêmes: le sens pratique et l\u2019esprit apostolique peuvent parfaitement s\u2019accorder avec la science véritable et le \u201cCes éditions, publiées à Grenoble (Librairie Saint- Grégoire), comme d\u2019ailleurs la Revue du chant grégorien, organe de Dom Pothier, qui présida aux travaux de l\u2019Edition vaticane, offrent d\u2019abord le grand avantage de dispenser de l\u2019étude d\u2019un solfège spécial: les mêmes exercices de solfège serviront à la fois pour la musique mesurée, sacrée ou profane, et pour le chant grégorien.Elle évite du même coup les dangers de la notation mesurée en croches et en noires.Des « épisémes » ou signes d\u2019allongement \u2014 les seuls qui peuvent se réclamer des indications rythmiques de certains manuscrits anciens \u2014 viennent confirmer et rendre plus claires les dispositions équivalentes de l\u2019Edition vaticane elle- même, en favorisant ainsi l\u2019ensemble vocal.En outre,\u2018une traduction française, aussi littérale que possible, est placée immédiatement au-dessous des paroles chantées, ce qui facilite grandement l\u2019exécution artistique et expressive des mélodies._ Après chaque Antienne, le premier verset du psaume est note intégralement; de même, après chaque Introït, le Gloria atri., Voici quelques indications pratiques concernant les principaux ouvrages publiés conformément au système ci-dessus: Paroissien dominical complet, pour tous les Dimanches et Fêtes paroissiales.Le texte des Oraisons, Epitres, etc.en français est donné pour chaque Messe; pour les Vêpres, on donne Capitule et Oraison en latin et en français.Ce Paroissien existe aussi en 2 volumes séparés: Graduel, et Vespéral complet.Manuel paroissial, Petit Manuel grégorien.Kyriale complet et Messe des Défunts.Chants des Saluts, complet (110 nos).Extrait (55 nos), Les Chants (grégoriens) des Saluts peuvent être joints au Recueil de Cantiques français et Motets latins.Livre d'accompagnement du Recueil.Un Prospectus spécial donne le détail de tous les ouvrages de cette Librairie, où l\u2019on trouve aussi des Petites Feuilles grégorienne de 4 pages, donnant Ordinaires ou Propres de Messes et de Vêpres, Chants pour les Saluts, etc.ame\u201d 0 A4 ENTRE-NOUS 47 Ce que nous valions jadis .Entre-nous, nous pouvons bien le dire, tous les efforts que nous faisons à Montréal pour relever l\u2019art musical seront presque vains tant que nous n\u2019aurons pas une vaste salle de concert.Il faut le répéter à tout propos, à temps et à contre temps : il est impossible de compter faire l\u2019éducation musicale de notre population sans un endroit propice où la recevoir et lui faire entendre de la bonne musique symphonique, de la musique de chambre ou des chefs-d\u2019oeuvre de l\u2019art choral.Les mêmes lois président partout à l\u2019évolution normale de l\u2019art.Pâris fut jadis (après la Révolution) dans une situation analogue à celle de Montréal.L\u2019histoire du Conservatoire National de Paris nous en fournit plus d\u2019une preuve.On trouve, dans les archives de cette célèbre institution, plusieurs documents relatifs à une demande de salle d\u2019audition pour les élèves de l\u2019école dès après sa fondation.Les maîtres les plus renommés du temps constatent que sans une salle de spectacles où les élèves puissent s\u2019exercer et donner des auditions ; où le public, d\u2019autre part, vienne se rendre compte des progrès des étudiants et de l\u2019utilité de l\u2019institution, l\u2019organisme est condamné à n\u2019avancer que très irrégulièrement et à produire peu de fruits.Les professeurs de l\u2019école ne s\u2019accordent point de repos jusqu\u2019à ce qu\u2019une salle leur ait été accordée, Nous avons retrouvé le libellé de leur supplique au ministre de l\u2019Instruction publique.Elle est datée de 1784 et signée des noms les plus illustres du temps : Gossec, St-Amant, Gobert, Rodolphe.La salle fut acocrdée et construite rue Bergère.Si Paris a eu besoin d\u2019une salle de concert pour assurer le rayonnement de son enseignement musical officiel, combien plus encore notre Montréal, qui n\u2019a pas comme la capitale des arts les ressources d\u2019un milieu préparé et d\u2019une ambiance artistique féconde ! A ce point de vue notre chère métropole, au lieu d\u2019avancer, a rétrogradé, et ce n\u2019est pas à notre louange.Je confesse avoir toujours été sceptique aux avancés de certains vétérans de la musique à Montréal prétendant que le mouvement müsical était plus intense il y a trente et cinquante ans.Mais je le leur accorde aujourd\u2019hui après une petite visite aux vieil- les-gazettes de jadis.Il n\u2019y a pas de doute possible : on était mieux outillé dans ce temps-là qu\u2019aujour- d\u2019hui.Il y avait alors de vraies salles et de nombreux concerts.Et ces concerts donnés par les Couture, les Lavallée, les Albani, les De Sève, les Martel, les Panneton, les Letondal, les Jehin-Prume, etc.valaient à la\u2019 population une amélioration constante de l\u2019étiage \u2018cultural qui a sûrement concôuru à nous faire conserver nos traditions latines.\u201cSongez qu\u2019il y avait alors, rue Ste-Catherine Ouest, la salle Queen\u2019s, salle avec- grand\u2019orgue de plusieurs claviers (facteurs Boulton & Smith) et destinée aux concerts exclusivement.Par contrat on s\u2019était engagé à n\u2019y point faire d\u2019art dramatique.Selon M.Frédéric Pelletier, on pouvait y admettre plus de 2,000 personnes.Le théâtre logeait 100 instrumentistes et 200 choristes.Tout près, rue Victoria, près Ste-Catherine, s\u2019élevait la salle de l\u2019Académie de Musique où passaient chaque année de nombreuses troupes d\u2019opéra et des tragédiens comme Mounet-Sully, Coquelin, Sarah Bernardt.Et puis il y avait la salle Windsor, de 1,500 places, où Couture donnait de la Symphonie devant des salles archi-combles.Voici l\u2019aperçu d\u2019un programme du temps qui fera réfléchir plus d\u2019un musicien d\u2019aujourd\u2019hui: pièces de Haydn, de Gluck, de Mozart, de Beethoven; virtuose d'honneur: Calixa Lavallée, de retour d\u2019Europe, qui exécute le Concert- stucke de Weber, Romance et Presto de Mendelssohn avec la Symphonie.Au méme concert, Jehin- Prume, joue du Vieuxtemps, du Bach et un Rondo de sa composition.Enfin, on exécuta le Memorare de Couture, \u2014 Soli, choeur et orchestre.(Le Memorare avait valu à l\u2019auteur d\u2019entrer dans la Société Nationale de Paris avec St-Saëns, Massenet, Bizet, Franck, etc, etc.).Lavigne, de son côté, donnait au Parc Sohmer les concerts de fanfare qui l\u2019ont rendu célèbre dans toute l\u2019Amérique.De tels concerts rendent rêveur ou plutôt attristent sur le recul que nous avons effectué par la disparition des salles.Autre preuve.En 1895, Durieu est à Paris pour engager une troupe d\u2019opéra.Il revient avec Adrien Barbe, Déo, Sylvain, Bennati, Conti, etc.Dès le mois d\u2019août les souscriptions du public étaient déjà de près de $20.000 et on promettait une saison de vingt et une semaines à cinq opéras par semaine ! Montréal eut donc plus d\u2019opéra en cette seule saison que depuis les dix dernières années.Tout cela parce qu\u2019il y avait de bonnes salles.Nous en avons nommé trois, mais il y avait encore la salle St-Patrice, la salle du Marché, la salle du Mechanics\u2019 Institute, celle de l\u2019ancien Manège militaire (où chanta Albani).Enfin le Monument National, qui était alors salle de concerts exclusivement, avec baignoires et loges découvertes.Et j'en passe.Hélas ! ces salles ont disparu et il a fallu avoir recours aux théâtres empestés ou aux arenas trop grands \u2014 véritables halles à musique \u2014 pour se donner l\u2019illusion d\u2019avoir entendu les Caruso ou les grands orchestres: -Ne nous y trompons pas ! La Musique à Montréal ne sera prospère et les concerts nombreux et formateurs que lorsqu\u2019une vaste salle ou plusieurs salles auront été construites pour les manifestations publiques de cet art.Qui sait si nous n\u2019en aurons pas une plus tôt que veulent bien le croire nos pessimistes ! | j | + 48 ENTRE-NOUS Notes biographiques JEAN | Officier de l\u2019Ir Membre du jury au Né à Lille, où il fut d\u2019abord élève de l\u2019Ecole des Beaux- Arts, où il obtint son brevet pour l\u2019enseignement du dessin, il fit ensuite ses études musicales au Conservatoire de sa ville natale.Deux ans d\u2019études, il décroche ses lers prix: de Chant et de Déclamation lyrique à l\u2019unanimité.Boursier de sa ville et du département, le Conservatoire de Paris lui ouvre ses portes dès son premier concours, il est réclamé par l\u2019Opéra, nanti de deux seconds prix.Il dut pourtant renoncer à cet engagement, par suite d\u2019une incartade de son camarade Rousselière, engagé comme lui à l\u2019Opéra, et qu\u2019on obligea aux trois années d\u2019études règlementaires.Il subit de ce fait le même règlement et obtint aux concours suivants les premiers prix de Chant, d\u2019Opéra, d\u2019Opéra- comique.Engagé à l\u2019Opéra, il y débute dans le rôle du bouffon de « RIGOLETTO » qui lui valu son premier prix d\u2019Opéra.Ce début fut très remarqué et durant dix années, il interpréta sur la scène de l\u2019Opéra tous les rôles du répertoire de premier baryton.Interprète particulièrement goûté du Maitre Reyer, qui lui fit confier « SPENDIUS », « NARR'HAVAS », puis « HAMILCA » de Salammbd, « LE GRAND PRETRE » et « GUNTHER >» de Sigurd.Saint- Saëns l\u2019estimait particulièrement pour ses interprétations de « HENRI VIII » et du « GRAND PRETRE » de Samson, J.Massenet pour « THAIS », et Leroux pour le « CHEMINEAU ».Jean Riddez fut en marge de l\u2019homme de théâtre, l\u2019interprète de beaucoup de nos jeunes auteurs et des classiques aux Concerts officiels de l\u2019Exposition, à la Société des Concerts du Conservatoire, chez Lamoureux, chez Colonne.«LA VIE DU POETE » de G.Charpentier, dont il révéla les poèmes fauves dans beaucoup de concerts symphoniques, créa «LA VISION DU DANTE » de Max d\u2019Ollonne, le « BAPTEME DE CLOVIS », de Th.Dubois, « MEROVIC » de S.Rousseau, « LE ROI ARTHUR » de S.Lazzari.L'ENFANT PRODIGUE SAMSON ET DALILA Le père Grand prétre SALAMMBO CARMEN Nurr\u2018Havas Escamillo HAMLET THAIS LE CHEMINEAU ARMIDE Hamlet Athanoel Le Chemineau Aronte D h ENTRE-NOUS 49 IDDEZ ruction publique, onservatoire de Paris.~ ' od 1 Il chanta également les Cantates des Prix de Rome: Caplet, Maurice Ravel, Gallois, Gailhard, Marc Delmas.Son répertoire est immense, il partagea ses succès dans le domaine de l\u2019Opéra en Amérique, avec Caruso, Zenatello, Clément, Laffitte, Journet, Léon Rothier, Mardonez, Georgette Leblanc, Garden, Edvina, Mario Gay, Carmen Melis, la Destyn, Marcel, Courso, Marcoux, Huberty et enfin Evelyn Scotney, une étoile du Métropolitain, qui fut son élève.Il fit, à Boston, trois saisons, réengagé trois fois à l\u2019Opéra.Il fut à Lyon, l\u2019enfant gâté du public pendant cinq saisons, avant et après son retour d\u2019Amérique.Officier de l\u2019Instruction publique depuis 1907, Membre du jury au Conservatoire de Paris, Jean Riddez s\u2019est depuis toujours, consacré à enseigner ce qu\u2019il glanait au cours d\u2019incessantes recherches, sur les questions si controversées des règles de la meilleure émission.Ses aptitudes pédagogiques ont été consacrées par le succès de ses nombreux élèves, et par les appréciations les plus flatteuses des plus hautes compétences.Nous extrayons ceci de Comoedia, du 3 avril 1920, une critique sur M.Jean Riddez, dans « QUO VADIS : « Son succès dans « QUO VADIS », est éclatant.I le doit à cette maîtrise du beau chant, mise au service d\u2019une ample traduction, rehaussée de toutes les nuances qui comporte l\u2019expression exacte et pittoresque et qui communique la lumière et la flamme.Cet artiste remarquable est en pleine possession de son art, maître de ses moyens et des ressources d\u2019une sensibilité profonde, dirigée par l\u2019expérience.» ASCANIO LE COBZAR Benvenuto Cellini Le Cobzar RAMON LES MAITRES CHANTEURS Habanera Beekmesser QUO VADIS QUO VADIS Petrone Petrone PAILLASSE AIDA Sylvio Amonasro ci © ENTRE-NOUS Le Guide du Pianiste ANALYSES ET NOTES \u2014\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014; Arabesque, Op.18, Schumann \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 .$0.75 L\u2019Arabesque de Schumann, composée et publiée en 1839, est l\u2019une de ses pièces légères les plus gracieuses pour le piano.Elle a un très grand charme sous son écriture légère comme une dentelle ; le sujet est traité en forme de rondo.C\u2019est une oeuvre remplie d\u2019esprit, de bienveillance et de fantaisie, et caractéristique du romantisme de Schumann.Sa finale syncopée est une anticipation curieuse de modernité.De même valeur musicale : Au Soir, Op.12, No 1, Schumann .\u2026 \u2026 \u2026 $0.75 Kreisleriana, Op.16, Schumann .$0.60 Papillons, Op.2, Schumann .$075 N M Cache-Cache, Pierné .$0.40 C\u2019est un jeu de Colin-Maillard excessivement spirituel et heureux en sa peinture musicale.Légère, charmante, pleine de figures qui peignent la course, l\u2019hésitation, les départs et les retraites, par des touches légères d\u2019harmonie fine, cette pièce rend entière justice à son titre aimable.x x Caprice sur les airs de Ballet d\u2019Alceste, Gluck- Saint-Saéns .\u2026 +424 4 24 a a ue eu 4 \u2026 $1.25 L'Alceste de Gluck, joué à Paris en 1776, est une époque dans l\u2019histoire du théâtre.Gluck y a virtuellement reconstruit l\u2019opéra sur une nouvelle base.La musique possède une passion et une intensité inconnues à ses prédécesseurs.Ses mélodies, d\u2019un charme expressif, sont immortelles.Saint- Saëns y a puisé un groupe de ces airs et les a fondus en un Caprice habilement construit sous sa forme capricieuse.Il y conserve la pureté de l\u2019original et la traite avec une habileté consommée au moyen des mille ressources de son génie.ES \u201c Elégie des ERYNNIES, Massenet .\u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026_ 80.25 Cette transcription pour le concert de la fameuse Elégie, est égale à toutes les autres qu\u2019on en a faites pour la voix ou pour divers instruments.Sa popularité n\u2019a rien qui doive étonner, à cause de sa mélodie aimable, nostalgique et pure.D\u2019abord destinée à la voix, Massenet lui donna une place dans sa musique de scène écrite pour les Erynnies, la tragédie antique de Leconte de Lisle, en 1873.Il la confia au violoncelle à cause de l\u2019expressivité de cet instrument.De même valeur musicale : Sérénade, Sinding \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 + 4 4 4 0e 0 0e 0 0 x XN Etude en forme de Valse, Op.52, No 6, Saint-Saéns $0.75 Les oeuvres instrumentales de Saint-Saéns, si classiques de forme et de sentiment, sont un merveilleux monument de science, d\u2019habileté et d\u2019esprit.Parmi elles, l\u2019étincellante Etude en forme de Valse tient une place éminente.A toutes ses qualités de fonds, elle ajoute celle d\u2019une forme spirituelle et gracieuse éminemment française.De même valeur musicale : Allegro Appassionato, Op.70, Saint-Saëns .Rhapsodie d\u2019Auvergne, Op.73, Saint-Saéns .x \u201c Premier Nocturne, Mi bémol mineur, Op.33, No 1, Fauré \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 + +4 10e 0e 8e ee aa 5 ee 0 80.75 Sa mélodie très belle, lente et continue, son traitement harmonique riche et varié, rendent ce Nocturne impressionnant typique de la qualité lyrique des meilleures oeuvres pour le piano de Gabriel Fauré, le maître français qu\u2019on devrait connaître mieux hors de France pour son génie éclatant.C\u2019est une des plus belles oeuvres qui soient sorties du coeur de l\u2019homme.; De même valeur musicale : Nocturne, Op.2, No 1, Scriabine .\u2026 Clair de lune, Fauré \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 ++.$0.35 $0.75 $1.00 $0.35 $0.50 Quatrième Nocturne, Mi bémol majeur, Op.36, Fauré C\u2019est une des oeuvres qui caractérisent le mieux l\u2019âme contemplative de Gabriel Fauré : un Andante impressionnant d\u2019un gout parfait, individuel et expressif.Cette adorable mélodie est d\u2019abord exposée avec une harmonie simple, puis se varie de plus en plus et devient plus complexe, pour aboutir à un étonnant coloris.De même valeur musicale : Premier Nocturne, Mi bémol mineur, Op.33, No 1, Fauré .+ 4 4 4 4 4 4 LL ML LA EN, N IDYLLE, Piéce pittoresque No 6, Chabrier .$0.60 Emmanuel Chabrier (1841-1894) n\u2019a jamais beaucoup écrit pour le piano.Mais le peu qu\u2019il en a fait est plein de fantaisie poétique, d\u2019art exquis et de beauté musicale.Cependant ses Dix Pièces Pittoresques, dont fait partie l\u2019Idylle, ne sont pas connues en Amérique comme elles devraient l'être.L'Idylle est la sixième et probablement la plus belle de toutes.C\u2019est une merveille de pittoresque et d'imagination.Une mélodie large de grande distinction, variée ci et là par l\u2019emploi judicieux des ornements, offre un contraste vivant avec l'accompagnement presqu\u2019entièrement staccato, qui est distribué entre les deux mains pour en rendre la plénitude.De même valeur musicale : Scherzo-Valse, No 10, Chabrier \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 .Cache-Cache, Pierné \u2026 \u2026 \u2026 .\u201c X Les Jeux d\u2019Eau a la Villa d\u2019Este, Liszt .C\u2019est'le No 4 de la Troisième Année de Pèlerinage, une des plus brillantes et des plus fameuses compositions pour le piano de Liszt, qu\u2019il écrivit en 1868, pendant son séjour à la Villa d\u2019Este à Rome.C\u2019est un étonnant tour de force, une véritable fontaine de sons irridescents et ensorcellants qui rend vivantes à l\u2019oreille les merveilleuses fontaines romaines.De même valeur musicale : .Au bord d\u2019une Source (des « Années de Pôleri- $0.75 $0.75 $0.40 nage »), List \u2026 \u2026 .4 a 4 a $0.75 Etude de Concert en fa mineur, Lisat \u2026 \u2026 \u2026 .$1.25 Gondoliera, Liszt .$0.75 \u201c x Nocturne pour la main gauche, Op.9, No 2, Scriabine $0.35 L\u2019opus 9 d\u2019Alexandre Scriabine comprend un Prélude et un Nocturne pour la main gauche seule.C\u2019est, dit A.Eaglefield, une pièce qui emploie pour la main gauche toute l'étendue du clavier et se rapporte à la jeunesse de l\u2019auteur, alors qu\u2019une fracture de l\u2019épaule droite l\u2019obligeait à travailler toute sa musique avec la main gauche seule.Ce sont deux très belles pièces que beaucoup de pianistes aimeraient à jouer des deux mains pour en extraire toute la beauté.Le Nocturne est une pièce très poétique, reposante et remplie de belle couleur.La mélodie est originale et expressive.: De même valeur musicale : Nocturne en ut mineur, Op.48, No 1, Chopin .$0.40 - x x Scherzo-Valse, No 10 des Pièces Pittoresques, Chabrier \u2026 \u2026 2 24 4 4 4 4 4 4 Lu nu 2.$0.75 Comme Moszkowski, le compositeur français Emmanuel Chabrier 4 trouvé sa meilleure veine en Espagne et a rendu sa fascinätion en oeuvres charmantes.Ce Scherzo-Valse est absolumeïit espagnol par son brillant coloris ef son rythme incisif.Il\u2018earactérise la meilleure manière de l'aüteur par sa conception virile, son éclat mélodique et harmonique et sa maîtrise du\u2019rythme.C\u2019est une Valse avec des -altérations de pas et des contrastes dynamiques, et un Scherzo plein de joie.\u201cDe même valeur musicale : Le Etude én forme de Valse, Op.52, No 6, Saint-Saëns $0.75 Valse de Concert, Op.3, Wieniawski .\u2026 \u2026 $1.00 ENTRE-NOUS 51 TIROIR AUX QUESTIONS Q.\u2014 Pouvez-vous me donner une définition courte et complète de la musique ?R.R R.\u2014 Non, il faudrait un volume, mais nous livrons à votre méditation celles-ci, fort incomplètes : « Art de combiner les sons d\u2019une manière agréable à Toreille », (Tous les dictionnaires).«La musique est une architecture de sons», (Mme de Staël).« La musique est le plus dispendieux de tous les bruits », (Théophile Gauthier).Ey a Q.\u2014 Les grands compositeurs furent-ils en général mariés ?Mme À.MR.\u2014 Il faudrait toute une page et même deux pour vous répondre.Voici au hasard quelques noms : Palestrina, oui, Bach, oui.Haendel, non.Mozart et Haydn, oui.Beethoven, non.Mendelssohn, non, Chopin, non.Schumann, oui.Schubert, non.Gounod, oui.Wagner, oui.Saint-Saéns, oui.Debussy, oui.« ENS Q.\u2014 Est-ce pour l'effet que les virtugses du piano, du chant, du violon exécutent pur coeur ?R.\u2014 Non, c\u2019est pour avoir une plus fae liberté dans l\u2019exécution.Même si l\u2019on sait bien par coeur tout son programme, le seul fait d\u2019avoir une partition devant soi produit une sorte de sentiment de dépendance nuisible.Cependant si l\u2019on ne possède pas ses oeuvres au point que la mémoire soit devenue chose mécanique et secondaire, il vaut toujours mieux se servir d\u2019une partition.Beaucoup de chefs d\u2019orchestre conduisent par coeur et leur liberté de direction s\u2019en augmente d\u2019autant.\u201c NS Q.\u2014 Je passerai probablement les mois de juillet et d\u2019août en Europe.Pouvez-vous me dire si je tombe sur une année de Festivals Wagner à Bayreuth ?Amateur.R.\u2014 1930 et 1931 sont des années de représentations au Festspielhaus de Bayreuth.Le théâtre fermera en 1932 pour la préparation des oeuvres de 1933 et 1934.(Interview avec Siegfried Wagner).Nous n\u2019avons pas encore vu l\u2019annonce des dates, mais ce sera sûrement en fin juillet et commencement d\u2019août.On jouera la Tétralogie, Parsifal, et, pour la première fois depuis 24 ans, Tannhauser.Les chefs d'orchestre seront Toscanini et Elmendorff, peut-être d\u2019autres.lane : ata a - } DOM LUCIEN DAVID, o.S.-B.& ae 3 AUTOGRAPHE DE JULES MASSENET À JEAN RIDDEZ Jean ) Pre Ae 1° opera a WW poid wy hate \u2014\u2014\u2014 Jon aunt LeLymn ai [iam : Magjjm (4 Le AUTOGRAPHE DE JEHIN-PRUME LE vine Loree Coens Se Aoterven lo a ETT ary, Join Gl passais Ever Mon, Ou = i et ole Cons Æ nee EO Bamana Zo.CZ Fe = fe EPS.AA 52 ENTRE-NOUS ECHOS L\u2019Orchestre Philharmonique de Montréal a clos son exercice financier de 1929 avec un surplus de $209.51, ce qui est une augmentation considérable sur le surplus de $81 de l\u2019année précédente.Le Bureau d\u2019Administration a passé une résolution exprimant toute son appréciation des services rendus par M.Eugène Chartier comme chef d\u2019orchestre.NN \u2014 Un exemplaire autographié de la « Vie de Bohême > d\u2019Henri Murger a été vendu à Paris $1,500.L\u2019auteur est mort dans la misère, mais Puccini a gagné une fortune à mettre son oeuvre en musique, \u201cM \u2014 À Chicago, il y a un orchestre symphonique entièrement composé de femmes.Le chef est Mme Ebba Sund- strom et le violon-solo, Mme Ruth Ray.\u201c \u2014 Galli-Gurci ne chantera plus au théâtre après la présente saison.Elle ne \u2018fera plus que du concert.\u2014 Edward Bok, l\u2019éditeur du Ladies Home Journal, est mort le mois dernier à l\u2019âge de 66 ans.La musique à Phi- ladelphie lui doit énormément.Pendant cinq ans, il paya les déficits de la Symphonie, se montant à $250,000.XOX \u2014 Le Prince de Galles compte parmi ses disques phonographiques des enregistrements de chansons canadiennes faits par le Hart House Quartet.NOX -\u2014 En Angleterre, les chefs de musiques militaires sont lieutenants, en France, au Canada, au Japon, au Danemark, en Suéde et en Espagne, ils sont capitaines, en Italie, ils sont sous-lieutenants, en Belgique, ils sont lieutenants.Aux Etats-Unis, ils ne sont que des sous-officiers; John-Phillip Sousa ne fut jamais qu\u2019un sergent, tant qu\u2019il fut dans l\u2019armée.\u201coo \u2014 La maison Casavant Frères aura un orgue à Jérusalem.ASS NS SNS SNS SSL SOS Vient de paraître -RECUEIL A0 CHANSONS D\u2019'AUTREFOIS (Mélodies et paroles) X Répertoire de Conrad Gauthier Directeur-fondateur des \u201cVeillées du Bon Vieux Temps\u201d s Prix: $2 ¢ L\u2019Hymne National Chinois À titre de curiosité musicale, nous reproduisons l\u2019hymne national chinois, adopté après concours par le ministre de l\u2019Instruction publique et les présidents des conseils de surveillance, législatif et d\u2019examens, du gouvernement nationaliste.Il y avait cent cinquante concurrents et le vainqueur a été Tchen Mei-Tchoun.Le texte est en langue mandarine et consiste en douze vers de quatre mots au vers, selon les odes de Confucius.La mélodie, due à un lettré qui a étudié la musique en Europe, essaie de combiner les règles chinoises avec l\u2019harmonie ordinaire.Les demi-tons mi-fa et si-do sont soigneusement évités, exceptés à la deuxième ligne, où se trouve une cadence à la dominante (mesure 2-3) et l\u2019affirmation de la tonalité nouvelle (mesure 4-5, 4e-ler temps).Quant à l\u2019harmonisation, elle est purement fondée sur les accords de trois sons, avec un seul accord de 7e dominante.Le texte, d\u2019après sa traduction anglaise autorisée, est philosophique, sans une seule expression patriotique ou sentimentale.THÉRIEN FRÈRES, LIMITÉE MONTRÉAL "]
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