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Titre :
Entre-nous : magazine mensuel
Éditeur :
  • Montréal :[éditeur non identifié],1929-[1931?]
Contenu spécifique :
Juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Entre-nous : magazine mensuel, 1930-06, Collections de BAnQ.

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[" Z- i Ex) \u201cENTRE-NOUS MAGAZINE MENSUEL Publié dans l\u2019intérêt de la Maison Ed.Archambault, Enrg., 500, rue Ste-Catherine Est, et de sa clientèle.FRÉDÉRIC PELLETIER, RÉDACTEUR EN CHEF.VOL.1.MONTRÉAL, JUIN, 1930 No.« LES MUSICIENS DU PASSÉ » GUILLAUME COUTURE Par ARTHUR LAURENDEAU, Maître de chapelle à la Basilique de Montréal.Ce qui caractérisait Guillaume Couture, dans ses manières, et surtout dans ses façons de penser, c\u2019était la force de l\u2019empreinte européenne sur son intelligence et sa sensibilité.Sans maniérisme et sans pose extérieure, il ressemblait à un Français exilé en Amérique.Son sens de l\u2019honneur professionnel et de l'honneur tout court était très vif.Son exactitude méthodique tranchait sur les moeurs parfois bohêmes de nos milieux artistiques.Il poussait le scrupule jusqu\u2019à répondre aux lettres les plus fastidieuses avec une conscience louable où se révélait encore son goût passionné de Pordre.Une certaine violence dans la franchise achevait de lui créer une personnalité un peu légendaire.Il avait horreur des concessions et préférait la tour d\u2019ivoire aux amendements diplomatiques.Son intransigeance portait toujours la marque d\u2019un coeur épris de perfection.De toute la force de son âme ardente, il cherchait à secouer le joug du médiocre et de l\u2019à peu près.Dans tous les domaines où rayonnait son activité inlassable, car c\u2019était un travailleur acharné, il cherchait à s\u2019élever, en dépit des gens et des MAITRE.Presque toujours vêtu d\u2019une longue redingote et d\u2019un chapeau haut-de-forme, il décelait, même à première vue, le cachet européen.Il fut du reste un musicien accompli.Ce n\u2019est pas le lieu de parler du compositeur dont la critique, il y a quelque temps, s\u2019occupa copieusement, ni du rôle éminent qu\u2019il joua comme chef d\u2019orchestre et de choeur.Pinsis- te surtout sur la partie la moins connue de sa vie: son enseignement.Jusque dans les dernières années de sa carrière, alors que la maladie et la misanthropie décimaient ses forces, il garda le mé- me enthousiasme qu\u2019au début de sa vie, à ouvrir les intelligences à la lumière du beau.Sa ferveur était telle, que lui, si méthodique, avec son allure d'horloge, il en oubliait le temps.Son influence y fut très grande, et bien peu parmi nous, presque tous tant que nous sommes, nous avons subi son influence, lointaine ou proche.Ses cours étaient des modèles de clarté et d\u2019élégance, car il parlait bien et d\u2019abondance.De temps en temps, une < tigrerie » venait secouer notre insouciance ou notre apathie et nous remet- choses, au plus haut point de sa conception artistique.Véritablement, Couture aimait les hauteurs.Cela n'allait pas toujours seul et lui donnait l\u2019occasion d\u2019exercer sa verve amère et caustique.Ses mots, les uns spirituels, les autres impitoyables et même cruels, lui faisaient des ennemis irréductibles.Il sen moquait d\u2019ailleurs avec un mépris hautain.C\u2019était un affectif, fidèle à ses amitiés comme à ses inimitiés.Ceux qui l\u2019ont connu se rappellent que jusque dans son extérieur, avec sa barbe de fleuve, ses yeux d\u2019une vivacité de fauve, sa voix au timbre clair et un peu dur, on reconnaissait le TYPE, le tait dans la voie de l\u2019effort.Incontestablement, Couture fut un maître.Nous le disons aux jeunes qui ne l\u2019ont pas connu.Parmi les pionniers de l\u2019art musical, Couture fut indiscutablement un animateur et un initiateur de premier ordre.Nous proposons son nom à l\u2019admiration de tous ceux qui bénéficient d\u2019un état de choses amélioré et qui ne soupçonnent pas de quels efforts héroïques ont été payés par nos devanciers les promesses généreuses de la situation actuelle. ENTRE-NOUS _\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014 Revue de la Saison _\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_ La saison de 1929-30 s\u2019est déroulée comme une multitude de celles qui l\u2019ont précédée.Beaucoup de musique apportée par les artistes étrangers, un peu par les nôtres; des auditoires formidables pour quelques-uns qui le méritaient, d\u2019autres d\u2019une minceur désolante pour plusieurs qui valaient mieux que cette preuve d\u2019indifférence.Cortot et Thibaud, séparément et ensemble, ont fait d\u2019énormes salles; Kreisler et Gigli ont obtenu encore plus de monde; Rachmaninoff s\u2019est placé entre l\u2019un et l\u2019autre groupe.Mais comment expliquer que Mischa Elman, naguère l\u2019idole par-dessus Ysaye même, n\u2019ait eu qu\u2019un auditoire presque inexistant et qu\u2019Heifetz, avec son immense renommée, n\u2019ait pu faire vendre assez de billets pour qu'on ne pit lui payer son cachet, méme réduit du tiers ?Au milieu de tout cela, nos propres artistes n\u2019ont pas fait mauvaise figure.Avec une attirance qui varie, mais qui n\u2019a rien à faire avec leur mérite personnel, plusieurs, plus peut-être qu\u2019auparavant, ont donné des concerts remarquables à divers titres.Conrad Bernier, s\u2019il vient de Washington, il n\u2019en est pas moins l\u2019un des nôtres, Emiliano Renaud, \u2014 presqu\u2019un vétéran, mais toujours solide et n\u2019ayant pas peur de nous livrer ses propres oeuvres, remarquables pour la plus grande partie, Auguste Descar- ries, \u2014 l\u2019auréole souvent écrasante qui nimbe ceux dont les études se sont prolongées en Europe, fut par lui crânement portée, Cédia- et Victor Brault, qui ont le singulier mérite de donner des programmes d\u2019un choix étonnant, d\u2019une exceptionnelle musicalité et d\u2019un interprétation saisissante, Juliette Drouin, \u2014 qui semble être notre seule harpiste, Hortense Lord, Paul Doyon, Yvonne Hubert, \u2014 qu\u2019estime tant Alfred Cortot, Alice Sainte-Marie, \u2014 qu\u2019on aimerait entendre plus souvent, Mme Roy-Villandré, \u2014 notre seule chanteuse de genre cette année, Yvette Lamontagne, \u2014 que son professorat éloigne trop du concert, nos organistes, Bénoît Poirier, \u2014 dont la courte série est toujours attendue avec impatience, Eugène Lapierre, \u2014 encore un qui est trop tenu en laisse par son formidable travail au Conservatoire, George-M.Brewer, \u2014 qui s\u2019achemine vers son deux cent ou trois centième récital (on ne sait plus les compter), Marie-Thérèse Paquin, Edgar Braidi, Norman Herschorn, Marie- Anne Asselin, Charles Goulet et tous ceux que nous oublions en leur demandant pardon ; ne voilà-t-il pas une belle liste ?Pourtant, tout cela c\u2019est de la musique de soliste, comme il en faut et qu\u2019il est le plus facile d\u2019avoir.La musique d\u2019ensemble a été assez rarement représentée.D\u2019opéra, nous avons eu deux troupes: American Opera Company et la Manhattan.D\u2019orchestre, nous n\u2019avons eu qu\u2019une séance de la Philharmonique, \u2014 grace a la belle direction de M.Eugéne Chartier, ce fut superbe, surtout quand on tient compte de ce qu\u2019est ce travail.Les quatuors comprennent une séance du London String Quartet, une séance du Quatuor Durieux, une séance du Quatuor Roth et la série toujours constante et bienvenue de notre propre Quatuor Dubois.Grâce à nos clubs de dames, \u2014 ceci rentre dans la classe des solistes, des privilégiés, on pu entendre des artistes hors pair: José Iturbi, Milstein, Horowitz, Prokofieff, John Gaus.Enfin, et ceci est un événement tout a fait a part en même temps que rare et marquant, Nicolas Medt- ner, que d\u2019aucuns considèrent comme le plus grand compositeur de notre époque, a donné plusieurs séances de ses propres oeuvres.Du consentement de tous, si elles ne possèdent pas la grâce ni la gaîté, elles ont une singulière profondeur et un mysticisme aigü.Les ensembles choraux ont été rares: quatre sociétés, deux de langue française: l\u2019Association des Chanteurs de Montréal et la Chorale Brassard; deux de langue anglaise: l\u2019Elgar Choir et le Mendelssohn Choir, ont donné chacune une soirée.A la radio, on doit la première audition de deux oeuvres canadiennes inédites: les Quatre chansons canadiennes de Claude Champagne, pour choeurs mixtes et orchestre, le Stabat Mater de notre rédacteur en chef, pour choeur d'hommes avec un solo de l\u2019excellent ténor Nolin, et orgue, des auditions d\u2019orgue de Benoît Poirier, Eugène Lapierre et Raoul Paquet.11 faut spécialement mentionner l\u2019excellent orchestre du poste C.K.A.C., que dirige habilement Edmond Trudel.Enfin, la Société Canadienne d\u2019Opérette continue ses représentations d\u2019opérettes et comédies musicales puisées à différentes sources, quelques-unes françaises, d\u2019autres, plus nombreuses, américaines, allemandes, viennoises surtout, avec un succès toujours constant.En avons-nous oublié ?Peut-être.Nous nous en excusons en promettant que la prochaine revue sera, dans ce cas, plus complète. ENTRE-NOUS 63 MLLE GILBERTE En Vacances MARTIN x « A Jlunanimité, le jury de l\u2019Académie de Entre-Nous prend des va- Musique a décerné la cances.Le résent , .sen r bourse du Prix d\u2019Eu- p numero rope, pour 1930-31, 2 est le dernier de sa premiere Mile Gilberte Martin, année et du premier volume.élève de M.Arthur Letondal, de M.G.-E.Le No 1 du Vol.II sera Tanguay et du Conser- 2 .guay d publié en septembre prochain.vatoire National.Entre-Nous offre à Il souhaite donc à ses nom- la nouvelle boursière breux lecteurs de passer un ses plus sincères féli- soz .SP LE bon été, et il les remercie de la citations et n\u2019oublie pas non plus ses pro- faveur avec laquelle ils l\u2019ont fesseurs qui l\u2019ont me- accueilli.née à la victoire.Photo Albert Dumas C\u2019est le bon tempr Le temps pour faire réparer les instruments de musique : pianos, etc., pour les communautés où l\u2019enseignement de la musique est en honneur, est la saison des vacances.La maison Ed.Archambault, Enrg.a des experts en réparations qui donneront satisfaction entière à toutes celles qui voudront bien lui confier ce genre de travail.Elle y consacrera ses meilleurs soins pendant l\u2019été, de façon à ce que, dès la rentrée des classe, les élèves aient l\u2019encouragement à bien travailler que donne un instrument en excellent état.FANFARE DU SÉMINAIRE DE STE-THERESE composée de 40 membres sous la direction de M.l'abbé Léopold Ladouceur, prêtre.Les instruments de marque belge « Mahillon », francaise « Jeuffroy», américaine « Holton» ont été fournis par la maison Archambault Enrg. 64 ENTRE-NOUS Mile Célinie Marier Mlle SARAH FISCHER OICI un professeur de chant qui n'a V jamais estimé sa profession comme un métier destiné à lui assurer un revenu, mais comme une mission à laquelle on doit donner tout son temps, toutes ses pensées, tout son amour.Et tout cela lui a procuré une carrière éminemment remarquable.Excellente chanteuse, elle-même, mais surtout douée du talent de transmettre ce qu\u2019elle sait et ressent aux autres, elle a eu des élèves nombreux, assez nombreux même pour qu\u2019on en perde le compte, et elle en a conduit plusieurs aux honneurs.Il n\u2019y a qu\u2019à mentionner des noms comme ceux de Sarah Fisher, de Cédia Brault et de Lionel Daunais, \u2014 un trio de célébrités auquel peuvent s\u2019ajouter les noms de Mesdames Larivière-Bernier, Caro Lamoureux, Berthe Cabana, Jeanne Radakir, \u2014 pour faire l\u2019éloge de son enseignement.Mlle Marier commença ses études de chant avec Charles Labelle, qui fut en son temps l\u2019un des meilleurs professeurs de Montréal.L\u2019éducation musicale qu\u2019elle reçut de lui, elle alla plus tard le compléter à Paris, mais on peut dire que c\u2019est d\u2019elle-même qu\u2019elle :tira tous les éléments de son succès.Depuis plusieurs années, Mlle Célinie Marier qui est partisan fervent des concerts d\u2019élèves, les donne à toutes les fins de saison devant | des auditoires souvent assez nombreux pour requérir que le programme soit réparti en deux soirées.Elle y ajoute un élément qui, pour notre ville privée depuis si longtemps d\u2019opéra, est un véritable régal.Au lieu de programme entièrement composés de pièces détachées et sans lien, elle introduit des scènes, des actes entiers, d\u2019opéra, qui sont à la fois Mlle CÉLIN Mlle CÉDI ENTRE-NOUS 65 chantés et joués avec costumes et mise en scène.C\u2019est à l\u2019un de ces concerts-opéras que se révéla pour la première fois le talent de M.Lionel Daunais.La première fois que Mlle Marier songea à faire jouer de l\u2019opéra par ses élèves, c'était en 1918.Elle ne s\u2019attaquait pas à une mince tâche, puisqu\u2019elle avait choisi Carmen.Les rôles avaient été ainsi distribués : E MARIER Carmen, Cédia Brault; Mi- caéla, Sarah Fisher ; Don José, Victor Desautels, et pour celui Mme LARIVIÈRE-BERNIER d\u2019Escamillo, l\u2019excellente basse Ulysse Paquin prêtait son concours.Les répétitions avaient commencé à la fin de l\u2019été, mais survint l\u2019épidémie de grippe espagnole qui menaça de tout compromettre.On se décida à tenir les répétitions à huis-clos, avec toutes les précautions possibles, et les trois représentations, qui furent données en décembre, furent une révélation pour les auditeurs en même temps qu\u2019un succès triomphal pour les interprètes que dirigeait Albert Roberval.L\u2019initiatrice de ces belles soirées s\u2019effaça modestement derrière ses élèves, mais toutes les félicitations qui allèrent à ceux-ci remontaient à Mlle Marier.< L\u2019excellent professeur qu\u2019elle s\u2019est toujours montrée continue ses succès et la justice veut qu\u2019ENTRE-NOUS les reconnaissent publiquement et entièrement.\u2014 .BRAULT M.LIONEL DAUNAIS 66 ENTRE-NOUS LE CUIDE DU PIANISTE ANALYSES ET NOTES Thème et Variations, Op.5, Chevillard .Camille Chevillard est un compositeur francais \u2018dont la musique est à peu près inconnue en Amérique.Le Thème sonore et caractéristique, simple mais coloré, est introduit par un Prélude vigoureux qui promène sa fantaisie sur toute l\u2019étendue du clavier.Viennent ensuite sept Variations qui le développent avec habileté et d\u2019une intéressante façon, tantôt lentes et tranquilles, tantôt rapides et étincelantes.La finale est en forme de fugue brillante.C\u2019est une pièce captivante.De même valeur musicale : Pastorale Variée, Mozart .+ + 4 + 4 x ES Troisième Valse Caprice, Fauré .Cette Valse Caprice est particulièrement brillante pour le concert ; elle attire et retient l\u2019attention de l\u2019auditeur par son abondante variété : mélodie belle, harmonie colorée, rythme berceur, éclat et délicatesse alternés.C\u2019est une merveille d\u2019esprit et de charme français.De même valeur musicale : $0.60 Valse Caprice en mi bémol, Rubinstein .\u2026 $0.60 X x Valse en Mi bémol, Op.36, No 7, Arensky .$0.40 Le maître russe Anton Arensky est particulièrement heureux dans la composition de valses de concert de toute beauté, où éclate sa riche individualité.Avec sa mélodie riche et son harmonisation pleine de couleur, son rythme captivant et son abondante variété, cette Valse est un chef- d\u2019oeuvre d\u2019écriture de grandes proportions, gracieux et subtil.De même valeur musieale : Valse Brillante, Op.20, Muna-Zucca \u2026 $0.75 Valse, Op.2, Levitaki Lo .\u2026 $0.50 Es x Chanson (Mélodie), Frim! .$0.50 Cette mélodie tendre, chantante et d'un gr \u2018and charme est un excellent exemple de la musique de piano de Rudolf Friml, par son invention spontanée, sa facture soigneuse et sa discrétion vis-à-vis des extravagances modernes.Son style facile et sans apprêts atteint à une distinction rare.Le thème, du genre qui touche le plus les amateurs au goût raffiné, s\u2019accompagne d\u2019une harmonie claire qui en fait une pièce délicieuse.De même valeur musicale : Mélodie, Op.27, Friml \u2026 \u2026 4 4 + 0 4 $0.60 Chant du Soir, Friml .$040 EN NS Ballet des Papillons, Charles Godard .$0.40 Le Ballet des Papillons est un joli morceau dont la gracieuse mélodie possède un charme rythmique bien personnel.Son harmonie brillante et habilement construite fait corps avec le thème; on dirait voir danser des papillons irrisés dans un rayon de soleil.La facture possède toute la sonorité et la grâce de l\u2019art français.De même valeur musicale : Sous bois, Staub .ES a $0.75 Sous bois, Staub .$0.75 La jolie idylle de Victor \u2018Staub\u2019 est la pointure d\u2019un après- midi d\u2019été sous l\u2019ombre des arbres.Une gentille brise agite à peine les feuilles des arbres et des buissons.Le soleil ardent filtre ses rayons à travers le feuillage, faisant des ronds d\u2019or sur le sol où le poète rêve dans un repos plein de langueur.De même valeur musicale : Valeik en ré bémol, Mokrejs \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 o.oo oo ooo Staccato Etude, Friml .$0.50 $0.60 Staccato Etude, Friml .$0.60 Cette charmante petite piece renferme un thème particulièrement attirant et doit se jouer avec une délicatesse de touche et une dextérité technique qui en augmente la valeur.La vie et l\u2019esprit l\u2019animent et l\u2019interprétation doit avoir du panache et de la verve.De même valeur musicale : Sous bois, Staub .$0.75 Staccato Caprice, Op.39, Frimi .$0.75 \u201c x Tempo di Minuetto, Op.29, Zanella .\u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 $0.50 Zanella, successeur de Mascagni à la direction du Liceo Rossini à Passaro, a écrit nombre de pièces charmantes et celle-ci est un excellent exemple de son style raffiné.D\u2019une dignité délicate, le thème est la peinture de l\u2019aristocratie des manières au temps ou cette danse était pratiquée : le dix- huitième siècle.La beauté poétique de son traitement et ses harmonies rares concourent à un grand effet de beauté.De même valeur musieale : Menuet, Hopekirk .x x $0.50 Caprice viennois, Kreisler .\u2026 \u2026 .$0.60 De Fritz Kreisler, Henry Finck a \u201cécrit: « Les courtes pièces qui donnent tant de charme aux programmes de Kreisler sont, pour la plupart, de sa propre composition, ou proviennent des trésors trop négligés du passé.Les joyaux sortis de sa plume prennent rang à côté de ceux que nous ont donnés Chopin et Grieg.Ils sont inspirés par l\u2019atmosphère de Vienne, comme l\u2019ont éte les valses de Schubert et de Johann Strauss; leur exquise mélodie est un appel aux émotions les plus tendres.» De même valeur musicale : Alt Wiener Tanzweisen .Kreisler Les vieux refrains .Kreisler Liebesfreud .oo ooo.Kreisler \u201c \u201c Berceuse, Op.57, Chopin \u2026 \u2026 \u2026 .$0.75 Alexandre Dumas fils l\u2019appelait de la « musique en sourdine ».Cette Berceuse, délicate comme une dentelle, rêveuse et caressante, est peut-être la musique instrumentale la plus étonnante qui ait jamais été écrite.Huneker disait d\u2019elle que c\u2019est « la recherche la plus absolue de l\u2019art d\u2019orner la musique.Le rythme et la fondamentale de la basse persistent jusqu\u2019à la fin sans une altération et sur ce fond, monotone comme un ciel gris et bas, s\u2019étage un édifice étonnamment varié d\u2019ornements tantôt éblouissants, tantôt discrets, tous d\u2019une extrême délicatesse de broderie.» De même valeur musicale : Berceuse en fa diéze .Liapounoff Berceuse .ow ww oo .Tschaïkowsky Berceuse .Henselt N ES Sur les ailes du rêve, Mendelssohn-Liszt .Cette oeuvre d\u2019un charme merveilleux est un exemple de l\u2019invention mélodique inépuisable de Mendelssohn.La transcription qu\u2019en a faite Liszt pour le piano lui ajoute cette touche brillante que ce génie savait donner à tout, De même valeur musicale : Ave Maria .+++ ue ue + \u2026 Schubert-Lisast La Lorelei .cv oii viii oo ww.Seeling ENTRE-NOUS 67 _ Lettres que nous recevons New York, 9 juin 1930.Cher et vieil ami, Je viens de recevoir le Entre-Nous, et je suis fort sensible a ton bon mouvement en publiant un article sur le grand artiste qui avait pour toi et ta famille une réelle et véritable amitié.Combien de fois ne l\u2019ai-je pas entendu dire: « Octave Pelletier est sans contredit un des professeurs et musiciens de Montréal les plus compétents, et surtout des plus consciencieux de Montréal ».Je me souviens aussi qu\u2019il aimait avoir son opinion sur le mouvement artistique et sur le programme des oeuvres qu'il désirait présenter au public.Ceci ne doit pas t\u2019étonner, car ton père fut le premier qui l\u2019accompagnât comme pianiste la première fois qu\u2019il se fit entendre à Montréal, quelques années plus tard, il fit son contrat de mariage avec ma mère, Rosita del Vecchio, et à l\u2019heure suprême, fut un des porteurs lorsau\u2019il fut conduit à Ja Côte des Neiges.Car si Prume était belge de naissance, il était canadien de coeur et désirait reposer auprès de la grande artiste canadienne qui fut sa femme.Tu étais là.toi aussi: ce sont des souvenirs que l\u2019on ne peut oublier, Tu t'es souvenu, mon vieil ami, et je t\u2019en remercie.Dans Je cours de ton article, tu dis: « Il aimait répondre à la mode du temps, ceci en exécutant des programmes donnant satisfaction au public.» Ceci est vrai, mais ces programmes il ne les donnait dans les nremiers temps qu\u2019au Canada et aux Etats-Unis.car comme tu le dis très bien, le publie de cette époque exigeait des fantaisies sur opéras, ou des oeuvres à tonalité populaire.Combien de fois ne l\u2019ai-ie pas entendu rager et murmurer: « Décidément ils ne sont pas de force à digérer des oeuvres sérieuses ».et il rageait lorsqu\u2019il avait joué du Beethoven et du Bach.on lui demandait de jouer le « Carnaval de Venise».Comme tu dis, c\u2019était la mode du temps.mais pour un artiste de sa valeur c'était dur à digérer.« Si je ne leur donnais pas des programmes répondant à leur mentalité, je ferais salle vide».Aussi, il ne donnait ces programmes qu\u2019au Canada et aux Etats- Unis.En Europe c\u2019était tout différent, et je me souviens qu\u2019à Paris, chose qui n\u2019était jamais arrivée, on lui « bissa » l\u2019Andante du Concert de Mendelssohn, et il fut, de l\u2019avis des critiques européens, un des plus compétents interprètes de Beethoven, de Max Bruch.et des oeuvres classiques de son époque.Mais que veux- tu qu\u2019il exécute ces oeuvres à Montréal.Une fois seulement, à la Philharmonique, avec Couture, il joua le Concerto de Mendelssohn et ce fut pour nos Mon- tréalais une révélation, car ce Concerto de Mendelssohn, il fut un des plus grands = violonistes à Jl\u2019interpréter et Eugène Isaye même vint de Liège à Spa pendant tout un été prendre, sur cette oeuvre, des leçons avec mon père.Malheureusement, au Canada, sauf quelques-uns, on ne savait pas, ou plutôt on ne comprenait pas ce qu\u2019il était.Tu parles de la musique de chambre; de l'Association Artistique, oui, c\u2019est un bon souvenir, mais il faut savoir qu\u2019en 1877 1l avait déjà créé une société donnant des soirées classiques, ceci au Mechanic\u2019s Hall, rue Saint-Jacques, concerts qui durèrent trois ans, ceci avec les meilleurs artistes et amateurs de Montréal à cette époque.Puis ses tournées classiques avee Calixa Lavallée et Rosita del Vecchio, avec aua- tuor, ceci dans toute la province de Québec, ses concerts avec le Septuor Hav- dn de Québec.Enfin que ne firent-ils pas, ces pionniers de l\u2019art musical dans la Nouvelle-France.Quelques-uns s\u2019en souviennent, pour les autres c\u2019est un rêve dont le souvenir reste très vague.Calixa Lavallée s\u2019en fut à Boston où il mourrait pour ainsi dire dans la misère.Prume revint au Canada après des tournées euronéennes, et se livra, comme tu dis, à l\u2019enseignement, musique de chambre.leçons d\u2019accompagnement.Il fonda à Montréal l\u2019Association Artisti- oue.la première société régulière de mv- sique de chambre incorporée, mais il fant dire que quoique des amateurs et philanthrones donnèrent de l\u2019aide à ces concerts bi-mensuels, aui durèrent plusieurs années, ces soirées coûtaient à Prume.chaque année, plus de quatre cents dollars de sa noche.« Que veux- tu.me disait-il, il faut bien que quel- qu\u2019un se dévoue».Toi qui le connaissais, tu sais bien ce aui en était.Aussi, je comprends ton article dans le Entre- Nous, des artistes comme lui ont bien droit à un peu de reconnaissance.Je te remercie, pour les anciens, de t\u2019être souvenu d\u2019eux, c\u2019est un beau geste, et le public t\u2019en sera reconnaissant.N\u2019oublie pas Lavallée, Rosita del Vec- chio, Couture, Letondal.Ducharme, ton cher et honoré père, Vézina, enfin une foule d\u2019autres dont le souvenir est présent à ma mémoire et dont je serais heureux de t\u2019entretenir, si tu désires faire une étude sur les créateurs du mouvement artistique dans notre vieille Province.J\u2019ai en main de précieux documents que je serais heureux de mettre à ta disposition.Présente, je te prie, mes respects chez toi, et pour toi, cher vieil ami, l\u2019assurance de ma bonne et profonde amitié.J.JEHIN DE PRUME.Québec, 23 mai 1930.Cher monsieur, Dans le dernier numéro je vois la reproduction de l\u2019hymne national chinois avec des notes qui ne sont pas toutes absolument exactes.Me permettez-vous de faire ces quelques remarques qui sont dans l\u2019intérêt de votre revue ?La musique que vous reproduisez n\u2019est pas l\u2019hymne national chinois (puisque la Chine n\u2019a pas actuellement d\u2019hymne national), mais le chant du parti actuellement au pouvoir.L\u2019auteur n\u2019est pas Tchen Mei-Tchoun, mais monsieur Tcheng Mao-Kiun.Les paroles sont du docteur Sun Yat Sen.ROLLAND-G.GINGRAS, 50 Côte Ste-Geneviève, Québec.N.de la R.\u2014 L\u2019hymne national chinois que nous avons publié comme curiosité dans notre numéro d'avril est une coupure du « Times » de Londres.La note qui l'accompagne a été traduite mot à mot du journal, excepté notre remarque touchant les paroles que nous avouions n\u2019être pas capables de traduire.Nous n\u2019avons pas la prétention de connaître assez bien les affaires de Chine pour décider si le « Times » était ou non exempt d'erreur.La musique elle-même a été photogravée d'après la photogravure du journal de Londres.CONSERVATOIRE ROYAL DE MONTRÉAL Mercredi, le 25 juin, courant, avait lieu à la salle St-Sulpice, rue St-Denis, le Concert des élèves du Conservatoire Royal de Montréal, suivi de la collation des diplômes de musique.Parmi les élèves qui ont subi leur examen musical avec beaucoup de succès, nous remarquons huit élèves du Professeur Chs-E.- A.Houde qui ont obtenu leur diplôme de musique dans les classes suivantes: Cours élémentaire (classe de piano): Mlle Amanda Gagné, avec grande distinction.Cours supérieur (classe de piano) : Mlle Annette Mainville, avec distinction.Cours supérieur (classe d\u2019orgue): Mlle Aurore Legault, avec grande distinction; Monsieur Yvon Pilon, avec grande distinction.Cours lauréat (classe de piano): Mlle Yvette Fournier, avec grande distinction; Mlle Marie-Reine St-Onge, avec distine- tion.Cours licencié (classe de piano): Mlle Simonne Filiatreault, avec grande dis- tinetion; Mlle Annie Brousseau, avec grande distinction. 68 ENTRE-NOUS « EN OBSERVANT.| Par CHARLES DELVENNE, Directeur de l\u2019Harmonie de Sherbrooke, P.Q.La saison des concerts dans les pares publics donnés par les musiques militaires bat son plein.C\u2019est une raison pour laquelle je me permets de venir vous entretenir pour quelques instants et de vous soumettre quelques remarques qui m\u2019ont frappées.Nous venons d\u2019avoir le deuxième grand Festival Musical annuel de l\u2019Association des Fanfares Amateurs de la Province de Québec à Joliette.Ce fut une fête aussi bien pour toute la population que pour tous les instrumentistes accourus des quatre coins de la Province.Fête inoubliable à laquelle se joignirent les plus hauts dignitaires ecclésiastiques et civils de la région.Je ne peux passer ici sous silerice les belles paroles dont Mgr Piette nous gratifia en chai- 1° re quand il nous dit « Que 2° nous étions venus saluer Dieu au son de la trompette et que nous étions réunis 3° dans le but de faire connaî- 4° tre la meilleure musique profane et rendre des hommages à Dieu, et que notre mission avait un noble but, promouvoir l\u2019art musical dans notre belle province de Québec.Je vous félicite, dit- il, et je vous invite à continuer à traverser toute la province et à aider notre peuple à se mieux connaître; continuez à élever l\u2019âÂme du peuple de chez nous en lui donnant toujours un plus beau classique, d\u2019un caractère toujours noble.» J\u2019ai remarqué une grosse amélioration avec l\u2019année dernière, lors de nos rassemblements de St-Hyacinthe et de Sherbrooke.On s\u2019aperçoit du travail qui a été fait durant l'hiver et on sent qu\u2019on s\u2019applique à bien faire; on montre plus de goût dans l\u2019exécution des oeuvres et même dans le choix des morceaux de musique, et je suis persuadé que cela ira toujours en augmentant.Berlioz disait que «La musique en plein air n\u2019existait pas.» Pourtant, s\u2019il pouvait être donné à ce grand maître du coloris orchestral d\u2019entendre la musique des Guides qui nous visita il y a très peu de temps, ou même l\u2019une des bonnes harmonies militaires ou civiles, ou mê- Aux chefs de musiques militaires, fanfares et harmonies Nous désirons dresser une liste aussi complète que possible de toutes les fanfares et harmonies (musiques militaires et musiques civiles) de la tant, l\u2019homme préposé à province de Québec et des centres de langue française du Canada et des Etats-Unis.MM.les chefs de musique pourront nous y aider en nous transmettant les renseignements suivants : Nom de la société ou régiment ; Nom du chef (grade aussi si dans un régiment) ; Adresse postale du chef ou du régiment ; Nombre d\u2019instrumentistes.La maison Ed.Archambault Enrg.compte sur la coopération de tous les chefs de musique pour l\u2019aider à dresser une liste aussi complète que possible de tous les corps de musique.Notre province, ainsi que nos compatriotes qui habitent en dehors du Québec, ont tout intérêt à démontrer qu\u2019ils ne sont, sous ce rapport, à la queue d\u2019aucun autre pays.me seulement le groupe d\u2019harmonies qui se sont réunies à Joliette (celles-ci étant composées exclusivement d\u2019amateurs), je pense que son opinion serait certainement modifiée dans un sens très favorable à nos orchestres d\u2019instruments à vent.Par ceci, je peux dire que nos harmonies ont bien les aptitudes requises pour interpréter les chefs-d\u2019oeuvre et réaliser les éléments de vie de l\u2019art musical, dans les nuances et les effets du coloris les plus délicats; on peut aussi ajouter qu\u2019elles possèdent incontestablement l\u2019ampleur et l\u2019intensité de sonorité nécessaires pour les services en plein air.Il est une chose que j'ai constaté et que l\u2019on remarque dans presque toutes les harmonies amateurs, c\u2019est la faiblesse des instruments à percussion.Il est même surprenant de constater le peu d'intérêt qu\u2019on accorde, dans l\u2019enseignement, à l\u2019étude de ces instruments.Alors que précisément cette partie de l\u2019orchestre exige des musiciens éprouvés, on la confie bien souvent à des musiciens inexpérimentés.Pour- la batterie ne peut, au risque de compromettre une exécution, à aucun moment, perdre sa présence d\u2019esprit.L\u2019entrée d\u2019un instrument de percussion ne passant jamais inaperçue, il est de rigueur qu\u2019elle se produise sans la moindre hésitation, au moment précis, ou sinon tout est compromis.Donc, il faut absolument confier la batterie à des instrumentistes de valeur.Malheureusement, ceux-là font défaut, \u2014 je parle ici chez les amateurs.\u2014 Mais cela ne doit guère nous étonner.L\u2019étude du tambour, grand ou petit, timbales, etc, ne se fait presque pas.L\u2019emploi de ces instruments, à ma connaissance, ne s\u2019enseigne dans aucun conservatoire et personne ne tente de combler cette re- grettable lacune de l\u2019enseignement, et voilà pourquoi cette branche.spéciale et si importante dans nos harmonies, ne suscite pas chez l\u2019exécutant toute l'attention qu\u2019elle devrait mériter.\u201cblot St Prof.au Conservatoire National."]
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