Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français, 1 mars 1908, dimanche 15 mars 1908
[" 27* ANNÉE Paris, 15 Mars 1908 Le Numéro 25 Centimes \u2014 N° 3 PARIS-CANADA Organe Bi-Jflensuel des Intérêts Canadiens et français PRANOP\tDirecteur : HECTOR\tFABRE\tCANADA Abonnements : Un an\t ÎO fr.\t\t\tAbonnements : Un an\t $ fS Les Annonces et Réclames sont reçues au Bureau du Journal.\tBUREAUX :\t\tCODES : Atlantic Cable Directory A.B.C.et WESTERN UNION TELEGRAPHIC Annonces,\tla ligne\t Réclames,\t\u2014\t\t Faits-Divers, \u2014\t\t\t10, Rue de Rome, 10 \u2014\tPARIS (8*)\tAdresse Télégraphique : ST AD ACON A~P AR IS Téléphone : 218-03 SOMMAIRE Le Tricentenaire.Hector Fabre.Au Jour le Jour.La Crise Américaine.Ed.Montpetit Napoléon Legendre.H.F.Revue.Les Montagnes Rocheuses.J.Lionnet.Les Canadiens à Paris.La Boucane.A.Geoffrion.Ligne Allan.LE TRICENTENAIRE De grandes fêtes se préparent à Québec pour la célébration du tricentenaire de sa fondation.Dans Québec modernisé, on verra reparaître la cité qu\u2019on a si longtemps appelé le Vieux Québec, et qui a conservé, à travers le temps, grâce à son site pittoresque, au caractère et aux habitudes de ses habitants, la physionomie d\u2019une ville détachée d\u2019Europe et comme prête à s\u2019y rattacher à nouveau.La première en date de ces démonstrations aura une physionomie à la fois religieuse et patriotique, symbolique de notre histoire sous la domination française : l'inauguration du monument élevé à la mémoire du premier évêque de Québec.Mgr de Montmorency-Laval.Un instant, on reviendra à ces jours lointains où tous les vastes territoires de l\u2019Ouest, encore à peu près inconnus, étaient voués à la Foi avant de l\u2019être à la Colonisation.Ce sera là comme une sorte d\u2019introduction aux pèlerinages historiques qui suivront, en même temps qu\u2019une nouvelle consécration des traditions que des événements d\u2019ordre différent ont effleurées sans les détruire, sans modifier le fond, ni même tout à fait l\u2019aspect des choses.Puis, comme sans transition, on se reportera à cette fin de la domination française qui se dénoua sur les champs de bataille des environs de Québec.Plaines d'Abraham et Sainte-Foye présentèrent alors ce spectacle rare et singulier d\u2019alternative de victoire et de défaite.Un projet magnifique conçu par les autorités de la ville et auquel le gouverneur général, lord Grey, a aussitôt accordé son puissant concours, a pour objet de relier les deux champs de bataille, de les fusionner pour ainsi dire, de placer dans un même cadre, défaite et victoire, de façon à ce qu\u2019on ne sache vraiment où l\u2019une a commencé et où l\u2019autre a fini.Reproduction, agrandissement de ce monument élevé à la mémoire des deux héros, Wolfe et Montcalm, et qui est resté unique dans le monde.Durant ce qu\u2019on pourrait appeler son règne, en ne considérant que la vrillante ornementation dont il couvrait toutes ses démarches et jusqu\u2019à ses moindres discours, lord Dufferin avait conçu la pensée ingénieuse de rebâtir les fortifications de Québec, de refaire la ville ancienne.Surpris et charmé, de toutes parts, des villes nouvelles qui nous avoisinent on fût venu en pèlerinage contempler cette image du passé.L\u2019idée était noble ; mais l\u2019esprit positif du premier ministre d\u2019alors ne se prêtait guère à sa réalisation.Et puis, la transformation qui s\u2019opérait déjà dans la plus illustre des villes de la Nouvelle France, qui a été depuis lors s\u2019accentuant, et qui a fait de Québec une ville de progrès en même temps que de souvenir, n\u2019était pas en parfaite harmonie avec ce beau rêve.Les murailles nouvelles seraient bien vite tombées sous la poussée des constructions nouvelles et comme d'elles-mêmes.réaliser, entre mieux dans les conditions de la vie moderne toute d\u2019activité.Ce n\u2019est pas une exhumation, une reconstruction factice; il fait du passé la parure de l\u2019avenir et comme son auxiliaire.Ce.parc qui se déroulera aux poites de la ville en fera ressortir à'la fois le pittoresque et la vitalité, la grâce et la force.Québec va devenir durant quelques jours la capitale du Canada et restera, au yeux du monde, les flammes éteintes, avec une auréole qui ne s\u2019éteindra jamais.\tHector FABRE.AU JOUR LE JOUR Le traité franco-canadien a été ratifié en troisième délibération par la Chambre des Communes à l\u2019unanimité moins cinq voix.A la suite de ce vote, l\u2019honorable M.Brodeur a déposé la proposition suivante : Qu\u2019il est expédient d\u2019autoriser le Gouverneur en conseil à passer un contrat, pour une durée n\u2019excédant pas dix ans, avec tout particulier ou toute compagnie pour l\u2019exécution d\u2019un service par steamers entre un port ou des ports au Canada et un port ou des ports français, aux conditions que le Gouverneur en conseil déterminera ; et d\u2019accorder à cet effet une subvention basée sur un minimum de dix-huit voyages par an, aller et retour, et une subvention pour ce service n\u2019excédant pas S 100.000, avec une augmentation proportionnelle pour un service plus fréquent.Le Canada achève ainsi, pour sa part, l\u2019œuvre commencée par le traité; il montre bien qu\u2019il entend que le commerce des deux pays en tire tout le bénéfice qu\u2019il comporte.Le plein succès de la ligne étant assuré par le traité même, c\u2019est, comme on disait autrefois, le couronnement de l\u2019édifice qu\u2019on nous annonce.La subvention offerte est ce qu\u2019elle devait être, proportionnée à l\u2019effort; elle suivra son cours.On sent bien que, dans les intentions du ministre, elle ne s\u2019arrêtera pas là, si sa pensée est comprise.Les relations qui vont se Le projet, que nous allons voir se 1 développer rapidement entre les deux pays 2 PARIS-CANADA lui font prévoir que les exigences du service seront de plus en plus grandes.Sir Wilfrid Laurier s\u2019est exprimé avec sa netteté habituelle lorsqu\u2019il a dit à une récente séance de la Chambre : « Pour tous les traités qui nous touchent, on nous consulte.Quant aux traités de commerce, on nous donne toute liberté de les négocier, et de faire nos conditions.» Et il a ajouté : « Il est possible que la situation qui nouB est ainsi faite ne soit pas logique ; mais elle est, comme bien autre chose sous la.Constitution britannique, essentiellement pratique.» L\u2019ambassadeur d\u2019Angleterre aux Etats-Unis, l'honorable M.Bryce, vient de rentrer à Washington.Il a déclaré à un banquet qui lui a été offert à Montréal, qu\u2019il se considérait, tout autant et même plus, l\u2019ambassadeur du Canada que celui de l\u2019Angleterre.Il a dit qu\u2019il comptait venir fréquemment conférer avec le gouverneur général du Canada et les ministres canadiens.Et il a ajouté : « J\u2019ai été heureux d\u2019être en contact avec un esprit aussi actif, puissant et flexible, avec une intelligence aussi prompte à saisir un point en même temps qu\u2019à embrasser tout l'horizon, comme sir Wilfrid Laurier.» Parlant après l\u2019ambassadeur, l\u2019honorable M.Archambault a dit que le Canada avait toujours été en bons termes avec les Etats-Unis, mais qu\u2019il était bien entendu que nous en resterions toujours séparés politiquement par esprit de loyauté à l\u2019égard de la Grande-Bretagne.M.Bryce s\u2019est félicité de voir que les Canadiens français comprenaient si bien dans quel esprit l\u2019Angleterre continuerait toujours à les traiter.Il considère la prochaine célébration du tricentenaire de la fondation de Québec par Champlain comme un symbole de l\u2019accord qui règne entre les deux races au Canada.Au cours d\u2019un article intitulé : La Force vaincue par la Natalité, M.Jacques Bertillon fait un rapprochement entre le Canada et la Pologne au point de vue de la natalité.Il dit en des termes de sympathie dont nos compatriotes seront touchés : Dans une autre partie du monde, nous voyous de même un peuple peu nombreux conserver sa nationalité à cause de sa natalité élevée.C\u2019est le peuple franco-canadien.Pour 1.000 habitants, on y compte 42 naissances (au lieu de 20 en France !) et 18 décès ; différence: 2i tètes par 1.000 habitants en un an.Ainsi s\u2019explique que, malgré une forte émigration aux Etats-Unis, la nationalité française au Canada se développe d\u2019année en année.Mais les Canadiens sont traités avec équité par le gouvernement anglais (du moins depuis 1839).Ni leurs biens, ni leurs personnes, ni leur langue ne sont persécutés ; ils vivent sur le pied de la plus parfaite égalité avec leurs voisins anglais.Us ne sont pas ingrats, d\u2019ailleurs, et, tout en conservant pour leur patrie d\u2019origine une affection fidèle dont j\u2019ai été vivement touché lorsque je voyageais en ce pays, ils sont devenus de loyaux et dévoués sujets du monarque britannique.Ainsi, en s'appliquant à être équitable, juste et honnête, la nation anglaise s\u2019est trouvée être clairvoyante et habile.Une femme de beaucoup de cœur et d\u2019esprit, Mme de Manoël de Grandfort, disparue en ces dernières années, terminait un charmant ouvrage sur le Canada : LAutre Monde, publié en 1856, par ces mots : Durant mon séjour à Québec, j\u2019ai entendu souvent exprimer l\u2019espoir que M.de Lamartine viendrait faire une excursion dans le pays.Si c\u2019est, en effet, l\u2019intention de l\u2019illustre poète tant mieux mille fois ! et je m\u2019en félicite, pour ma part, comme d\u2019une grande bonne fortune pour le Canada.Une voix comme la sienne est toujours écoutée.Lorsque la France saura par lui, tout ce qu\u2019il y a de vénération et d\u2019amour pour elle dans le cœur des Canadiens elle se reprochera de les avoir si longtemps oubliés.M.de Lamartine, qui apporte dans tous ses travaux une préoccupation sociale, ne pourra manquer de reconnaître quel bien immense découlerait pour nos compatriotes d\u2019une émigration au Canada sur une large échelle et il la conseillera.Les deux pays peuvent lui devoir, par là, une source de grande prospérité.Lamartine ne vint pas au Canada.Les années tristes avaient commencé pour lui; les soucis de la vie le retenaient au rivage, non plus comme autrefois les rêves.Son envoyé, fut reçu avec enthousiasme et cette émotion que soulève le porteur d\u2019un message de poète.Le vœu exprimé par Mme de Grandfort subsiste toujours.Lamartine n\u2019est plus, qui le remplacera à Québec en cette année de 1908 ?LA CRISE AMÉRICAINE M.André Siegfried a fait, le 18 février, au Musée Social, une remarquable confé- \u2022 rence sur la crise américaine.M.Siegfried a su analyser de façon très personnelle cet événement économique.Il abordait un problème dont il serait banal de dire qu\u2019il n\u2019était pas facile à traiter, à vulgariser, à cause de sa complexité même et des commentaires plus ou moins autorisés, plus ou moins hâtifs auxquels il a déjà donné lieu.Il fallait, de plus, savoir tenir compte du cadre même où s\u2019est joué le drame.Les Etats-Unis sont un pays où il est entendu que tout est immense, et il n\u2019est pas toujours facile de se garder, quand on en parle, d\u2019une certaine exagération.M.Siegfried, qui a visité, en 1901, la République américaine, s\u2019en est souvenu fort à propos.Sa conférence était émaillée de détails typiques et de remarques fort justes sur le caractère américain, dont il semble bien qu\u2019il faille tenir compte en cette affaire et qui est une cause, au moins indirecte, de la crise.Nous avons été heureux de retrouver, chez le conférencier du Musée Social, ces rares qualités d\u2019observation fine et précise que le public canadien a pu apprécier déjà chez l\u2019auteur de Canada, les deux races.La loi d\u2019alternance ou de rythme domine le monde.Au point de vue économique, la prospérité conduit à l\u2019excès, l\u2019excès engendre la crise; \u2014 et il en a toujours été ainsi depuis « cinq mille ans qu\u2019il y a des hommes et qui font des affaires: » C'est par oette loi d\u2019alternance que M.Siegfried explique les origines et le développement de la crise américaine.Depuis 1896, la prospérité sans égale des Etats-Unis forçait l\u2019admiration de l\u2019Europe.La guerre de Cuba n\u2019avait laissé que des traces heureuses et, en 1907, les Américains devenaient les « fournisseurs du monde », suivant une expression de M.R.G.Lévy, qui a montré, dans un récent article, pour quelle large part, les Etats-Unis contribuent annuellement à la production universelle : « Fournissant, en « ce moment, environ la moitié du fer et de « l\u2019acier, les deux cinquièmes du charbon « le tiers du plomb, les trois cinquièmes « du cuivre, plus du quart du zinc, près « du quart de l\u2019or, plus de la moitié de « l\u2019argent, les trois quarts du coton, les « trois cinquièmes du pétrole.» Et, \u2014 c\u2019est un des points sur lesquels il semble que M.Siegfried a eu raison d\u2019insister \u2014 cette prospérité reposait sur une base solide.C\u2019est à tort, en effet, que l\u2019on a pu croire que le mouvement économique aux Etats-Unis est en quelque sorte fictif, exagéré.Il n\u2019en est rien.Les Américains ne sont pas que des spéculateurs et font vraiment des affaires.La valeur des chefs et le courage des subordonnés sontre-marquables.« On pourrait, poursuit le « conférencier, comparer les Américains « à des conquérants : ils en ontles défauts « et les qualités.On retrouverait chez eux « l\u2019énergie, le besoin de créer, mais aussi « la mégalomanie, la soif de grandeur, qui « caractérisent à la fois un Alexandre, un « César ou un Napoléon ».Et si, malgré d\u2019aussi bons éléments, la crise a pu éclater, c\u2019est que précédemment, les Américains se sont laissé éblouir par leur propre triomphe.Le flot montant de l\u2019immigration, l\u2019accumulation toujours plus considérable de l\u2019épargne, l\u2019annexion de nouvelles provinces, semblaient renouveler, à mesure qu\u2019elles s\u2019épuisaient, les chances de succès.Les Américains ont cru que cela devait toujours durer, et, sans s\u2019arrêter \u2014 sans peut-être pouvoir s\u2019arrêter - ils redoublèrent de cette vie intense et se laissèrent emporter par le «.vertige des grandeurs ».Ils devaient se heurter à un insurmontable obstacle, que déjà M.Paul Leroy-Beaulieu signalait en 1906 : le manque de capital disponible.Les Américains demandèrent plus à l\u2019épargne que l\u2019épargne ne pouvait « matériellement » leur donner ; et la cause profonde de la crise d\u2019octobre 1907, a été « l\u2019oubli de cette règle bien « établie en économie politique que le « capital limite Vindustrie ».\t___ PARIS-CANADA 3 La « course à l\u2019argent » fut surtout sensible dans le domaine des chemins de fer.Le trafic des Compagnies de transport avait, de 1901 à 1906, prodigieusement augmenté et les magnats du chemin de fer décidèrent, en 1907, de construire 25.000 kilomètres, soit la moitié du réseau français.Ils demandaient, pour ce, cinq milliards; et M.Hill, dans une communication qui fit grand bruit, réclamait cinq milliards par an, durant cinq ans \u2014 au total, vingt-cinq milliards \u2014 pour en arriver à doter son pays d\u2019un réseau susceptible de satisfaire aux exigences, toujours plus grandes, de la circulation.Les émissions américaines ayant été considérables en 1906, il fallut s\u2019adresser à l\u2019Europe.La fourmi n\u2019est pas toujours prêteuse, et l\u2019accueil que les Américains reçurent ne fut pas celui qu\u2019ils espéraient.Cette fièvre de transactions effraya la finance européenne, et les risques lui apparurent trop forts pour les pouvoir endosser.Dès lors, la coupe était pleine, et deux gouttes d\u2019eau allaient la faire déborder : la campagne de M.Roosevelt contre les trusts, la débâcle de la Knickerbocker Trust Company.L\u2019attitude du président a été différemment jugée, comme il fallait s\u2019y attendre.On lui a peut-être prêté trop d\u2019importance.Le malheur a été que cette campagne présidentielle \u2014 absolument légitimée par les laits, par les abus de certaines Compagnies \u2014 s\u2019est produite précisément dans un moment de gêne.En mars, les cours s\u2019effondraient, et celte colossale amende de 150 millions de francs qui viril frapper le trust du pétrole aggravait encore la situation.Ce n\u2019était pas encore la panique.Jusque-là, seuls, les porteurs d\u2019actions ou d\u2019obligations étaient atteints, et le public semblait à l\u2019abri quand la baisse rapide de Y United Copper Company e ntraîna la chute de Knickerbocker Trust.Celle-ci, \u2014 sorte de Société de dépôts, de Compagnie de fidéïcommis \u2014par de fortes avances faites à Y United Copper, avait engagé les fonds de ses clients.Effrayés et subitement éclairés sur leur situation, ces derniers se précipitèrent aux guichets : la crise commença.Le run fui formidable.La Knickerbocker put rembourser jusqu\u2019à 40 millions; mais, un matin, l\u2019écriteau fatal apparut: « Fermé».Par contre-coup, les bureaux de la Trust Company of America et ceux de la Lincoln Trust étaient envahis et pouvaient heureusement rembourser l\u2019un 200, l\u2019autre 75 millions.La crise se développa avec rapidité, se faisant surtout sentir dans les grands centres : Brooklyn, Providence, Chicago, etc.L\u2019or disparut de la circulation, se réfugia dans les coffre-forts, dans les bas de laine.Les transactions à vue ne furent plus réalisables qu\u2019a un taux exorbitant.On fut réduit à payer par chèques, bons ou certificats de clearing.Pour remédier à cet état de choses, les autorités financières s\u2019efforcèrent de ranimer la confiance, S\u2019employant à trouver du numéraire et à soutenir de leur crédit les institutions menacées.L\u2019Etat versa son encaisse dans la circulation et, pour aider au relèvement, cpnsentit à emprunter au public pour prêter aux banques.D\u2019un autre côté, l\u2019Europe, l\u2019Amérique du Sud et l\u2019Afrique déversèrent leur or sur le marché américain.Grâce à cette intervention de la haute finance et à celle, un peu plus tardive, de l\u2019Etat, la crise fut relativement de courte durée.Du reste, ainsi qu\u2019on l\u2019a déjà dit, le monde moderne se familiarise de plus en plus avec ces perturbations économiques, dont certains économistes ont même cru pouvoir fixer le retour périodique à un intervalle de neuf années.Ces moyens énergiques, devant lesquels les américains ont su ne pas reculer, eurent d\u2019excellents résultats.Les bourses et les banques reprirent bientôt leurs opérations et la situation s\u2019améliora assez rapidement.Et donc, la crise américaine ne fut pas, à proprement parler, une crise monétaire, non plus qu\u2019une crise de crédit public ni de surproduction.Si l\u2019or a pu disparaître, il n\u2019en existait pas moins, là où il était, et il est connu que la circulation métallique des Etats-Unis est suffisante.Le billet d\u2019Etat américain n\u2019a pas bronché.Enfin, il n\u2019y a pas eu encombrement du marché, et s\u2019il y a eu surproduction, elle a été ce qu\u2019on pourrait appeler une « surproduction d\u2019actions ».On a voulu réaliser trop d\u2019entreprises avec trop peu de fonds disponibles.La crise américaine a donc été d\u2019abord et surtout une crise d\u2019excès d\u2019immobilisation de capital, et ensuite une crise de confiance.Quelles en seront les conséquences ?Elles se font déjà sentir.Favorables à certaines industries qui ont trouvé leur compte à se « recueillir » un peu, elles ont été désastreusës pour d\u2019autres (celles de luxe, par exemple, ou de construction) qui ont dù renvoyer nombre de leurs ouvriers.La crise américaine aura, comme toute crise économique, sa répercussion nécessaire.La co-pénétration des marchés, réalisée parla facilité toujours plus grande des moyens de communication, a rendu les pays solidaires les uns des autres dans la bonne comme dans la mauvaise fortune.M.Jacques Siegfried, dans un article paru dernièrement dans YOpinion, adoptait au sujet des répercussions possibles de la crise de 1907, des conclusions plutôt optimistes.Il faut espérer que la réalité, cette fois encore, lui donnera raison.En attendant \u2014 et pour finir sur une parole du conférencier \u2014 il est à croire que les Etats-Unis se relèveront promptement de ce malaise qui, à cause même du caractère américain, ne saurait être que passager.« En visitant les Etats-Unis, a dit M.André Siegfried, j\u2019admirais les Américains un peu comme le citoyen d\u2019une nation plus ancienne admire une nation plus jeune.Les Américains, un instant arrêtés, recommenceront; car il faut savoir reconnaître en eux un des exemples les plus admirables de vie et de jeunesse qu\u2019ait jamais donné l\u2019humanité ».Edouard Montpetit Napoléon Legendre Dans la Revue Canadienne, M.Chapais juge en ces termes un écrivain qui vient de disparaître et qui a été vraiment le type de l\u2019homme de lettres canadien, M.Napoléon Legendre : Prosateur et poète, son talent se faisait remarquer par la clarté, la correction et l\u2019élégance.Ses œuvres principales sont ses Echos de Québec, en prose, et ses Perce-neige.en vers.Mais il a disséminé un peu partout des poésies, des nouvelles, des articles, des conférences qui, réunies, formeraient plusieurs volumes de lecture instructive et attrayante.L\u2019éloge est juste ; on n\u2019y pourrait ajouter qu\u2019un plus long développement, qu\u2019un retour plus prolongé sur cette existence d\u2019un éclat discret, d\u2019un mérite si sur.Comme bien d\u2019autres de sa génération, Napoléon Legendre avait-il été tenté par la politique ?En le voyant suivre d\u2019un regard mélancolique et doux- leur carrière rapide et brillante, on pouvait le penser.Il sut, distinction rare, résister à l\u2019ambition et se consacrer tout entier au perfectionnement de son talent.Les lettres ne mènent pas à tout, comme la politique, mais elles charment les heures : en ornant silencieusement son esprit, on se rapproche de jour en jour davantage des bons et sages penseurs, qui forment l\u2019élite de l\u2019humanité.Napoléon Legendre lisait beaucoup, produisait peu à mesure qu\u2019il sentait combien il est rare et difficile de revêtir ses idées de la forme qui les peut distinguer de celles des autres.Comme toutes les âmes délicates et fines, il était pénétré de cette sorte de respect attendri qu\u2019inspirent les hautes pensées.Formons le vœu, comme un dernier hommage à sa mémoire, qu\u2019un de ses fidèles amis réunisse en un coquet volume, qui serait aussitôt en bonne place dans la bibliothèque canadienne, un choix de ses écrits tel que l\u2019indique et le souhaite M.Chapais.H.F.REVUE Nous empruntons à la lettre d\u2019un colon français, adressée de Sainte-Rose (Manitoba) à l\u2019Ouest-Eclair, de Rennes, les extraits suivants : Le climat.\u2014 Il fait très froid l\u2019hiver ; ainsi, cette année, au mois de décembre, le thermomètre a marqué 24 degrés au-dessous de zéro.Mais on ne sent guère ce froid.Les maisons sont chauffées par un grand four- 4 PARIS-CANADA neau qui, au moyen de tuyaux, conduit la chaleur dans toutes les chambres.Quand on travaille au dehors, on a toujours des mitaines aux mains, et des fourrures, des peaux de loup par exemple, autour du cou.Les pieds sont chaudement chaussés dans des souliers de feutre, des mocassins, ou dans des peaux de vaches, d\u2019élans, etc.Le froid du Canada n\u2019est pas humide, mais très sec.Pas de brouillards.Aussi le climat est-il très sain, surtout à ceux qui jouissent déjà d\u2019une bonne santé.Les tempéraments vigoureux, à vivre constamment au grand air canadien, ne peuvent manquer de devenir solides et extraordinaires.Le travail.\u2014 Quel est le travail ?\u2014 Ici à Sainte-Rose c\u2019est le travail de la ferme.Il n\u2019est pas très pénible.Tout se fait à la machine : le blé est coupé et mis en gerbes par des machines, il est battu par des machines à vapeur, qui passent dans toutes les fermes.Voilà le travail des cinq mois d\u2019été : labourer, semer, récolter le blé, les pommes de terre; faucher et sécher le foin pour l\u2019hiver, car l\u2019hiver, les chevaux et les vaches ne sont nourris que de paille, de foin et d\u2019un peu d\u2019avoine.\u2014 Une fois l\u2019été passé, le salaire d\u2019un domestique de ferme tombe à 40 ou 50 francs par mois.Mais alors on peut s\u2019en aller plus à l\u2019ouest, travailler le bois dans les scieries mécaniques et y gagner, nourri et logé, 150 francs par mois.Tous les Bretons de Sainte-Rose, domestiques et fermiers, sauf deux qui se chargent de nourrir les bestiaux, sont déjà partis pour faire la saison d\u2019hiver dans le Saskatchewan.Les races.\u2014 Sainte-Amélie n\u2019a encore que quatre ans d\u2019existence comme paroisse.Jusqu\u2019ici on n\u2019y a compté que trois enterrements contre 34 naissances.La population est composée presque exclusivement de Canadiens et de Métis, avec, au Nord, une trentaine de familles flamandes.Pas de Français.Les Canadiens, tous mêlés de sang métis, sont d\u2019origine française ou écossaise : les Perrault, les Delorme, les Morin s\u2019y avoisinent avec les Mac-Carthy, les Maç-Dougall, les Ramsay.Ces Ecossais, protestants en arrivant au Manitoba, il y a quelque cent ans, sont maintenant catholiques, s\u2019étant trouvés à vivre au milieu de Canadiens et de Peaux-Rouges catholiques, et ayant pris femme parmi cette population catholique.Ce sont, en général, des hommes grands, forts.Attirés autrefois dans l\u2019ouest canadien par la compagnie de la baie d\u2019Hudson qui avait alors le monopole du commerce des fourrures, ils avaient été choisis parmi les hommes les plus robustes d\u2019Ecosse ou du bas Canada.Le climat de l\u2019ouest, très sain pour les forts tempéraments, la vie au grand air, la chasse des orignaux aujourd\u2019hui, des buffles (bisons) autrefois, leur ont conservé et même augmenté toute la vigueur de leurs ancêtres.Ils vivent vieux.J\u2019ai visité à Sainte-Amélie deux bons vieux qui vont, cette année, célébrer leurs noces de diamant; le patriarche, 84 ans, n\u2019a pas son pareil pour les pièges à loups, à renards et même, à l\u2019occasion, pour tirer l\u2019orignal.Il me montrait devant sa maison tout un cordon de carcasses gelées de loups, alignés tout écorchés à la queue leu leu, debout dans la neige, comme s\u2019ils étaient tout'vivants.C\u2019était son « tableau » de cet hiver.Les Indiens.\u2014 Il n\u2019y a aucun danger à vivre dans le pays.La police y est mieux faite qu\u2019en France.Et il n\u2019y a plus de sauvages, du moins là où se trouvent les blancs.Les Peaux-Rouges ne peuvent sortir des limites que le gouvernement leur a fixées; et d\u2019ailleurs, ils ne sont plus qu\u2019une centaine de mille sur sept millions de blancs.Faut-il un apprentissage?\u2014 M.J.L., probablement influencé par un livre qui a paru contre le Canada) par quelqu\u2019un qui n\u2019y a pas réussi par sa faute, est assez opposé à l\u2019émigration des bourgeois au Canada.Mais il y a bourgeois et bourgeois.Il y a ceux qui veulent et peuvent réussir et il y a ceux qui sont irrémédiablement bons à rien.A Sainte-Rose, les bourgeois font d\u2019aussi bonne besogne que les cultivateurs de profession.M.J.L.recommande aux bourgeois si, malgré tout, ils tiennent à tâter du Cànada, de faire un stage d\u2019apprentissage chez les gens de métier.Il y a deux opinions là-dessus.J\u2019ai entendu soutenir Tune et l\u2019autre par les colons de Sainte-Rose.Les uns assurent qu\u2019on peut se passer d\u2019apprentissage et se donnent comme exemple; d\u2019autres prétendent qu\u2019il vaut cependant mieux « s\u2019engager » un an ou deux dans une ferme en pleine activité.Il est certain que ceux qui auront pris au préalable cette leçon de choses seront mieux outillés pour bien partir; mais il est vrai aussi que bien des gens s\u2019en sont passés et ne s\u2019en trouvent pas plus mal.Les Montagnes Rocheuses J\u2019ai voulu voir Vancouver, aller jusqu\u2019au Pacifique; et, malgré la perspective peu tentante d\u2019un trajet de cinquante heures, je suis parti hier de Regina.Je m\u2019éveille dans ma couchette du sleeping-car; je lève le petit rideau bleu qui me cachait le paysage,, tandis que le grand rideau vert, de î\u2019autre côté, continue à m\u2019isoler du reste du wagon.L\u2019impression est aussi agréable que bizarre.Béatement étendu, je regarde, comme d\u2019une nacelle, passer le pays.Nous sommes dans l\u2019Alberta.Voici des collines très vertes, des ranches, des troupeaux de bœufs et de chevaux.Des cow-boys galopent, et je souris, tellement ils ressemblent à ceux des images.Quelques arbres surgissent le long des rivières : ils paraissent étonnamment grands au voyageur venu de Regina et des plaines chauves de la Saskatchewan du sud.Et enfin apparaissent les premières montagnes rocheuses ! Elles méritent bien leur nom, ces cimes triangulaires de roc nu qui me font penser à la chaîne des Pyrénées vue du Pic du Midi de Barèges.Mais il n\u2019y a pas ici de chaîne proprement dite : c\u2019est un inextricable enchevêtrement; ce sont aussi d\u2019incessantes variations d\u2019aspect.Nulle part pourtant on ne retrouve les croupes rondes et les gaies prairies des Alpes.La cordillère reste sévère, abrupte, sans une seule ligne molle, sans une seule nuance fraîche.Ses bois mutilés par les incendies ont presque toujours un air pauvre, décharné.Les vallées tantôt s\u2019élargissent magnifiquement comme à Banff, tantôt se rétrécissent jusqu\u2019à n\u2019être plus que des couloirs.Des eaux les creusent.Un torrent analogue aux « nants » de la Savoie se borde de falaises, argileuses sans doute, grisâtres, avec des morceaux détachés semblables à la Cheminée des Fées de Saint-Gervais.Après Laggan, la pluie commence.Elle supprime les montagnes.Plus rien que le torrent, presque à sec parmi ses galets blancs comme des os, et des sapins ébréchés ou morts, des pans de rocs, que coupe très bas la masse opaque de la nuée.La pluie se mêle de neige;' puis la neige subsiste seule.Le 29 juin ! Il est vrai que notre train n\u2019a cesseé de monter.Il doit être maintenant à 1.700 mètres d\u2019altitude environ.Nous arrêtons à Fields pendant une accalmie.Devant l\u2019hôtel des touristes, un petit ours noir, attaché à un poteau par une corde assez longue, nous contemple sans intérêt.Une miss s\u2019approche pour le photographier.Il se rue sur elle.La miss fuit.Il retourne nonchalamment à son poteau.La miss revient, l\u2019ours s\u2019élance encore.Et le manège continue sans que la miss ou Tours perdent rien de leur flegme ni de leur obstination.Les giboulées ont cessé.Bientôt nous entrons dans des gorges de plus en plus resserrées.Le train semble courir au flanc d\u2019un mur, dans une sorte de cage de bois à claire-voie dont le toit l\u2019abrite contre les éboule-ments.On ne voit plus les rimes; le ciel a disparu; nous n\u2019avons que des parois verticales devant nous et, sous nous, un abîme où des cascades, le plus souvent invisibles, grondent.On a remplacé l'e dinning-car (wagon-restaurant), par un observation-car, wagon vitré où l\u2019on se promène, où Ton s\u2019assied, en admirant le paysage.Mais le pittoresque ne nourrit point.Je le maudis cyniquement : j\u2019ai faim et, en retard sur l\u2019horaire, nous-n\u2019arrivons qu\u2019à près de trois heures à Glacier pour y déjeuner.Les glaciers, qui ont fait baptiser ainsi la station, nous entourent, dominant des bois sombres de conifères.Ils descendent en coulées immobiles sous le ciel gris troué' de bleu.Parfois un trait de soleil donne brusquement à quelque sérac l\u2019éclat d\u2019une pierre-rie.Un jeune Japonais, fin, gai, toujours en mouvement, \u2014 le seul voyageur qui parle un peu français \u2014 se livre à des essais photographiques plus faciles que ceux de la miss de Fields : les glaciers, eux, se laissent faire.Ce doit être un personnage d\u2019une certaine importance.Il achève le tour du monde, avec trois personnages qui lui obéissent comme des inférieurs.Ses valises portent encore l\u2019étiquette de Venise.Nous repartons.Des gorges, des glaciers, des torrents, des cîmes, en si grand nombre et si divers qu\u2019étourdi, écrasé, on ne peut plus, on ne veut plus regarder.Complaisamment, le train s\u2019arrête pour que nous descendions et contemplions une gorge plus profonde peut-être que les autres: Albert Canyon, je crois.Passif, j\u2019y vais tout de même, parce qu\u2019on y va.Si Ton était dans ce gouffre, on perdrait tout espoir de revoir le soleil.J\u2019éprouve un soulagement quand les Rocheuses s\u2019abaissent un peu.Vers la fin du jour, halte à Sicamous.Je fais quelques pas au bord d\u2019un lac rosissant, entouré de crêtes arrondies, harmonieuses, qui n\u2019oppressent point : un lac qui semble le jumeau resté sauvage de celui, trop civilisé, du Bourget.Mais qu\u2019on se sent loin!.Je goûte à la fois la mélancolie du crépuscule et celle du dépaysement.Une fois encore, je m\u2019éveille dans ma couchette du sleeping-car et je lève mon petit rideau.Des montagnes ! Des montagnes toujours ! Ce Canada déconcerte.Il m\u2019avait offert des centaines de kilomètres de plaines.Et maintenant qu\u2019il passe aux montagnes, il en allonge des séries si interminables qu\u2019on ne sait plus concevoir autre chose, qu\u2019on devient incapable de se représenter les pays plats.Ils est vrai qu\u2019avant ces pays plats, c\u2019étaient des lacs \u2014 et quels lacs ! \u2022\u2014 qui semblaient aussi ne pas pouvoir finir.Décidément le Canada est trop grand.Et pourtant cette Colombie Anglaise me prend tout à fait.Oui, ce sont toujours PARIS-CANADA 5 des montagnes, mais ce ne sont plus les mêmes montagnes.Les cimes neigeuses deviennent rares et isolées.Des hauteurs boisées s\u2019échelonnent.Les gorges de la Rivière Fraser, sœurs de nos causses, encadrent de superbes bouillonnements d\u2019écume entre les falaises brunes.Puis nous traversons des forêts; de beaux arbres élancés se dressent.Les plantes de sous-bois s\u2019assaillent, luttent, montent les unes sur les autres, comme dans les jungles tropicales.Parfois des pâturages normands s\u2019étalent, où paissent de gras troupeaux paisibles.Plusieurs mondes, tous heureux, semblent unir ici leurs beautés.Les élargissements de l\u2019horizon, surtout, me ravissçnt.Pourquoi, dans ces pays mouvementés, le voit-on plus lointain, plus vaste, plus suavement mytérieux que dans les pays plats ?L\u2019air qui me vient au visage a passé sur des eaux abondantes, sur des feuillages, sur des fleurs : il est frais et il sent bon.Dans les fossés, je crois voir mes fougères de Fontainebleau.Jean Lionnf.t.\u201c LA BOUCANE\u201d Samedi, 7 mars 1908.Nos camarades de Paris sont fidèles au rendez-vous, café Anglo-Américain.Autour des tables, se forment des groupes animés ; MM.Ch.Dion, des Etangs, N.Lavoie, Dr Le Cavalier, H.Iogram, de l\u2019American Eagle, parlent questions sociales et découvertes.On cause de son pays, du village ; le docteur Taupier chante à ses amis Mireault et Ostiguy le lac que domine le vieux fort de Chambly ; Coin de verdure, où les arbres, les fleurs Ont plus d\u2019ombre légère et de parfums qu\u2019ailleurs.Henri Hébert et Ouimet, deux artistes, qui nous font honneur s\u2019entretiennent d\u2019art et de chant.Chez eux, en parlant, tout tremble : le cœur, l\u2019esprit, la main « man che tréma » de l\u2019artiste dont parle Dante.Ouimet s\u2019est fait applaudir dernièrement au banquetde l\u2019Alliance Française,Palaisd\u2019Orsay ; Hébert se prépare un succèsau Salon, en exposant de jolies choses ce printemps.Le quatrième groupe joyeux se compose des docteurs A.Paquet, Edgar Couillard, L.-A.Benoit, Masson et L.Lafrance.Lettres et médecine occupent leurs loisirs.Le Dr A.Daudelin, quelacolonie canadienne honorait d\u2019un banquet et d\u2019un bijou-souvenir, lors de sa nomination comme chevalier de la Légion d\u2019Honneur, nous avait fait parvenir ses excuses et regrets de ne pouvoir être présent.Une dépêche télégraphique vint joyeusement nous surprendre.C\u2019était une voix canadienne, en route pour le pays, qui faisait écho : A bord de la Bretagne, du Havre, 7 mars 1908, « Hommages respectueux à Filon.Hector Fabre.Saluts et amitiés aux amis Canadiens, à la Boucane, à son Président ».Wilfrid Wilson.Il fallait une ombre au tableau.Nous regrettâmes l\u2019absence du Dr G.Archambault, exsecrétaire de la Boucane, retenu à la chambre par une maligne fièvre.Somme toute, instructive et joyeuse réunion.Nos rendez-vous canadiens sont plus que des soirs de récréation ; ils nous permettent de nous compter, édifier de solides amitiés, nous entr\u2019aider et nous faire trouver brèves et profitables, les heures d\u2019études à Paris.Arthur GEOFFRION.LES cm à PUBIS Commissariat-Général du Gouvernement du Canada à Paris 18e), 10, rue de Rome (au premier à droite).Adresse Télégraphique : Stadacona-Paris.Téléphone : 218 03.Inscrits au Commissariat - Général du Gouvernement du Canada à Paris, io, rue de Rome : M.et Mme Orville G.Glenn, Winnipeg.Hôtel Ronseray.Rev.P.A.Royer, Moosegaw.Rue Lho-inond.M.et Mme Hector Barsalou, Montréal.Hôtel Terminus.M.Jules Helbronner, Montréal, 92, rue Jouffroy.M.Geo Bénard, Montréal.Dr A.Daudelin.33, rue Dauphine.M.Alex.Jackson, Montréal.13, rue de V Abbè-Gré^oire.M.et Mme Edgar Thorne, Montréal.Hôtel Regina.M.C.Armstrong, Montréal.Grand-Hôtel.M.et Mme D.-M.Quinn, Montréal.Hôtel Perey.M.George W.Stephens, Montréal.Grand-Hôtel.M.F.-W.Cowiè, Ottawa.Grand-Hôtel.M.M.-P.Fennell, Montréal.Grand Hôtel.M.William Agnew, Montréal.Hôtel Rougemont.M.Arthur Jones, Montréal.Hôtel Londres et New- York.M.E.-H.Richer, St-Hyacinthe.11, rue de Vaugirard.M et Mme Geo.P.Murphy, Ottawa.Hôtel Continental.Mlle H.Murphy, Ottawa.Hôtel Continental.Mlle F.Mac Lead, Toronto.Hôtel Continental.\t« M.C.Déom, Montréal.11, rue de Vaugirard.M.et Mme E.Paine, Toronto.Hôtel du Louvre.M.Walter Scott, Regina.Hôtel Regina.Mlle Dorothy Scott, Regina.Hôtel Regina.M.Jules Pony, Montréal.11, rue de Vaugirard.M.A.Lionais, Montréal.Hôtel Regina.M.et Mme Henri Lionais, Montréal.Hôtel Regina.Mlle Juliette Lionais, Montréal.Hôtel Regina.M.et Mme Albert Mac Laren, Buckingham.Hôtel Continental.M.Arthur Larente, Montréal.Hôtel Saint-James et A Ibany.M.R.Lorette, Montréal.109, rue Lafayette.Mme J.U.Emard, Montréal.20, rue du Regard.M.N.C.Poison.Kingston.M.A.A.Dechene, Québec.Hôtel Terminus.M.C.H.Catelli, Montréal.Hôtel du Louvre.M.E\u2019.Roumilhac, Québec.Hôtel des Empereurs.Mme D.Racine, Qpébec.Hôtel des Em- \u2022 pereurs.Mme Marié, Québec.Hôtel des Empereurs.Mme Daigle, Québec.Hôtel des Empereurs.Mlle Pépin, Québec.HAtel des Empereurs.M.Mme et Mlle Tourangeau, Montréal, kl, rue Galilée.M.J.O.Fournier, Montréal.6, rue Gay-Lussac.Mme .1.O.Proulx, Montréal.Hôtel Malherbe.Ligne Allan La ligne Allan se propose d\u2019augmenter et d\u2019améliorer son service direct du Havre au Canada.Au Parisian si apprécié par les passagers franco-canadiens, se joindront le Sicilian et le Corinthian, confortables paquebots de 7.470 tonnes chacun qui feront la traversée en huit jours.Le Parisian fera sa prochaine traversée du Havre, le 2 mai.Dès le 25 avril, le service sera hebdomadaire.Les départs auront lieu le samedi.Ces trois paquebots, le Parisian, le Sicilian et le Corinthian forment une flotte qui fait honneur à la Compagnie, et qui, au cours de la saison prochaine, favorisera grandement les relations d\u2019affaires de plus en plus actives entre les deux pays.CANADA (Ancienne Colonie Française) & RÉCOC CLIMAT ///FAIBLES CRATUlTi- Deux millions d\u2019habitants parlant notre langue.\u2014.Climat salubre.\u2014 Terre très fertile.\u2014 Récoltes abon_ dantes.\u2014 Pêche et chasse libres.\u2014 Chemins de fer sil-donnant toutes les parties du pays.\u2014 Vivres meilleur marché qu\u2019en Europe.Soixante-quatre hectares de magnifique terre arable octroyés gratuitement par le Gouvernement à tout colon de 18 ans et plus, ainsi qu\u2019aux veuves ayant des enfants.Voyage à prix réduit, toujours à la charge du colon.\u2014 Emplois procurés à leur arrivée, aux ouvriers agricoles expérimentés, avec gages rémunérateurs.Les servantes, ainsi que les femmes et les filles de ferme obtiennent facilement des places ; la demande est illimitée.Envoi de brochures et de renseignements officiels gratuits, en s\u2019adressant au COMMISSARIAT GENERAL DU CANADA, 10, rue de Rome, à Paris. PARIS-CANADA Crédit Foncier Franco - Canadien Prêts Hypothécaires Société Anonyme Canadienne Fondée le 24 Juillet 1881, durée jusqu\u2019en 1979 SOCIAL : 25.000.000 de?Pranos divisé en 50.000 actions de 500 francs chacune Siège Social a.MONTHÉAL COiMSEIL D\u2019A -JftflMMSSTRATiOSM MM.G.Brolemann, Administrateur du Crédit Lyonnais, Président Honoraire.J._H.Thors, O.it, Directeur général de la Bannue de Paris et des Pays-Bas, Président.J.-A Ouimet, l\u2019un des Juges de la Cour du Banc du Roi pour la Province de Québec; Administrateur de la Banque d\u2019Épargne (Montréal), Vice Président.Auguste Real Angers, Membre du Conseil privé, Conseiller du Roi (Montréal).MM.Comte I.de Camondo, O.it, de la Maison J.Camond* et O, Administrateur de laBanque de Paris et des Pays-Ba».P.-A.Ghéramy.ancien Président de la Chambre des Avoué*, Avoué honoraire.A.Denfert-Rochereau, it, Administrateur de la Société Française de Reports et Dépôts.De Molinari, it, Membre correspondant de l\u2019Institut.J.-£.lVIoret, *, Directeur de la Banque de Paris et des Pays-Ba*.E.Pèrsillier-Lachapelle, M.D.é (Montréal).COMMISSAIRES-CENSEURS MM.A.Desjardins (Montréal).J.Ovide Gravel (Montréal).Ludovic de la Vallée-Poussin (Paris).DIRECTEUR GÉNÉRAL M.Martial Chevalier.SECRETAIRE DU COMITÉ DE PARIS M.Paul Morel.Via Havre-Commercial RPOOl BERLIN b ni.SA H T£ 3 3 FR N t San rn/wcisco U ME qa II CR/ SA BOSTON 8* «FC LO H ROMA NAPQU OUUN% V Oj to Mexico Cenlr and Sty A n>jyT Westslnd Guyana Vei and Venezudla BfSWUOA S£HNCn LIGNE ENTIÈREMENT SOUS-MARINE BE NEW-YORK EH FRANCE L* seule Compagnie possédant et exploitant cinq «âbles transatlantiques entre l\u2019Europo et les Etats-Unis d\u2019 Amérique.La seule Compagnie qui, ayant un point d\u2019atterrissage sur le continent européen, possède aux Etats-Unis un réseau complet de lignes terrestres.Communications directes avec le Canada, le Mexique, les Antilles, l\u2019Amérique Centrale et l\u2019Amérique du Sud.Bureaux a Paris : ADMINISTRATION, 9, rue Louis-le-Grand (2e).RENSEIGNEMENTS, 49, avenue de l\u2019Opéra (2e).-BUREAD DE TRANSMISSION \u2014 112, Boulevard de Strasbourg, au HAVRE CE BUREAU EST EN COMMUNICATION: AVEC NEW-YORK Pu- deux côbles entièrement sous-marins, ce qui évite les longue* lignes aériennes de Terre-Neuve et de la Nouvelle-Ecosse.AVEC PARIS Par un fil spécial aboutissant au Bureau de la Bourse, et par câble souterrain aboutissant au Bureau-Central FILS DIRECTS Du Havre A Bordeaux.Lille.Lyon, Marseille, Nantes, Anvers, Amsterdam, Rotterdam, Hambourg, etc.FILS DIRECTS De Paris A B&rlin, Cologne, Francfort, Bâle, Berne, Genève, Vk Milan, Gênes, Rome, etc._ES TÉLÉGRAMMES SONT REÇUS DANS TOUS LES BUREAUX TÉLÉGRAPHIQUES A éélaut dus formules que la Compagnie adresse gratuitement sur demande, prière d\u2019indiquer en marge d* Ja minute la mention non taxée Via Commercial.SOCIÉTÉ GÉNÉRALE pour faToriscr 10 déTeloppement du Commerça et de l\u2019Industrie en France SOCIÉTÉ ANONYME.\u2014 CAPITAL :\t300 MILLIONS SIÈGE SOCIAL : 54 et 56, rue de Provence Succursale Opéra : 1, Rue Halévy.\tJ à Paris.SUCCURSALE : 134.rue Rêaumur (Place de la Bourse) depots de fonds à intérêts en compte ou a échéance fixe (taux des dépôts de 1 an à 35 mois 3 o/o ; de 3 ans à 47 mois 3 1 2 o/o ; de 4 à5 ans4o/onet d\u2019impôtetde timbre); \u2014 ordres de bourse (France et Etranger) : \u2014 souscriptions sans frais; \u2014 vente aux guichets de valeurs livrées immédiatement (Obi.de Ch.de fer, Oblig.> i B .uà à lots, etc.); \u2014 escompte et encaissement de i \u2022huons Français et étrangers: \u2014 mise en RÈGLE DE TITRES: \u2014 AVANCES SUR TITRES; \u2014 ESCOMPTE ET ENCAISSEMENT D\u2019EFFETS DE COMMERCE: \u2014 GARDE DE TITRES ; \u2014 GARANTIE CONTRE LE REMBOURSEMENT AU PAIR ET LES RISQUES DE NON-VERIFICATION DES tirages; \u2014 virements et chèques sur la France et l\u2019Etranger; \u2014 lettres de crédit et rillets de CRÉDIT CIRCULAIRES; \u2014 CHANGE DE MONNAIES ÉTRANGÈRES; \u2014 assurances (Vie, Incendie, Accidents), etc., etc.SERVICE DE COFFRES-FORTS (Compartiments depuis 5 fr.par mois; tarif décroissant en proportion de la durée et de la dimension.) 88 succursales, agences et bureaux à Paris et dans la Banlieue; 560 agence» en Province; 2 agences à l\u2019Etranger (Londres, 53, Old Broad Street, et St Sébastiei (Espagne: ; correspondants sur tontes les places de France et de l\u2019Etranger.m CORRESPONDANT EN BELGIQUE : Société Française de Banque et de Dépôts BRUXELLES, 70.Rue Royale.\u2014 ANVERS, 22, Place de Meir. PARIS-CANADA 7 GRAND HOTEL CANADIEN ET COLONIAL 26, Rue de St-Pétersbourg, PARIS (8 ), à proximité de la Gare Saint-Lazare.Téléphone 255-82 (Station Métropolitain : Place Clichy, Rue de Saint-Pétersbourg) A.BENOIT, Direoteur-Gér ant INSTALLATION MODERNE - PRIX RÉDUITS Déjeuners et Dîners à Prix fixes (vin compris) et à la Carte 80 Chambres avec tout le confort moderne SA LONS POU IFt FAMILLES Chambres préconisées par le Touring-Club SALLES DE BAINS A TOUS LES ETAGES Salons de Correspondance et de Réception -GRAND GARAGE POUR AUTOMOBILES ET BICYCLETTES- à Hôtel s\u2019élevant au milieu d\u2019un grand Jardin - LUMIÈRE ÉLECTRIQUE - Recommandé aux Familles et au Clergé ARRANGEMENT POUR SÉJOUR ET POUR PENSION Gouvernement de la Province de Québee Vastes Territoires A Coloniser RICHES RÉGIONS MINIÈRES & FORESTIÈRES DE TOUTES SORTES TERRES d\u2019une fertilité reconnue, climat sain et favorable à toutes cultures, communications faciles avec les marchés locaux et étrangers.Les colons agriculteurs peuvent pour quinze cents francs environ acheter un lot de 40 hectares dont 4 ou 5 en terre défrichée.Les terres du Gouvernement valent 1 franc à 1 fr.50 l\u2019acre.Les lots sont de jlOO acres environ (40 hectares).La forêt couvre des millions d\u2019hectares, où l\u2019on trouve, entre autres, du bois propre à la fabrication de la pâte à papier (pulpe),jd\u2019une qualité supérieure.Il y a aussi abondance de mines dans la Province.On jy '\u2022encontre I\u2019or, I\u2019argent, le ciu-vre, le fer (titanique, chromique et magnétique), la plombagine, le mica, l\u2019amiante, le granit-de tout genre, le kaolin, le pétrole, etc.Plusieurs mines, en ce qui concerne le cuivre, le fer, la plombagine, le mica et l\u2019amiante .'sont déjà en exploitation.Les mines de la Beauce, où l\u2019on fait de nouvelles tentatives après une suspension de travaux de plusieurs années, ont déjà donné une douzaine de millions de francs d\u2019or.La population de la province de Québec est de langue française surtout.Des bureaux et des agents d\u2019immigration reçoivent les immigrants à Québec et à Montréal.Le service des Postes et des Chemins de fer est des plus réguliers et des plus sûrs.Pour plus amples informations, s\u2019adresser à l\u2019honorable Commissaire de la Colonisation et des Mines, Québec et Canada.Et àM.Hector Fabre, Commissaire généraljdu Canada, 10, rue de Rome, à Paris (B8).COMPTOIR\tD\u2019ESCOMPTE DE PARIS Capital : 150 millions de francs ENTIÈREMENT versés SIÈGE SOCIAL : RUE BERGERE Succursale : 2, Place de l\u2019Opéra, PARIS \u2014 OPÉRATIONS DU COMPTOIR : Bons à échéance fixe,' Escompte et Recouvrements; Escompte de Chèques, Ach.lt et Vente de Monnaies étrangères, Lettres de Crédit, Ordres de Bourse, Avances sur Titres, Chèques, Traites, Envois de Fonds eu Province et à l\u2019Etranger, Souscriptions, Garde de Titres, Prêts Hypothécaires Maritimes, Garantie contre les risques de remboursement au pair, Paiements de Coupons etc.AGENCES 31 Bureaux de quartier dans Paris 14 Bureaux de baulieue 144 Ayence'» eu province ÎO Ayeuces dans les colouies et pays de protectorat I 5 Ayeuees à l'étranger LOCATION DE COFFRES-FORTS Le'Comptoir tient un service de coffres-forts h la disposition du public, lk, rue Bergère, 2, place de l\u2019Opéra, lkl, boulevard Saint-Germain, 49, avenue de* Churnps-Elysêeset dans les principales Agences.il SI* Une ciel spéciale unique est remise à chaque locataire.\u2014 combinaison est faite et changée par le locataire, à son gré Le locataire peut seul ouvrir son coffre.BONS A ÉCHÉANCE FIXE Intérêts payés sur les sommes déposées : De 6 mois à 11 mois, Ü o o : de 1 an à 3 ans, 3 o o.Les Bons, délivrés parle Comptoir National aux taux d\u2019intérêts ci-dessus, à ordre ou au porteur, au choix du Déposant.Les intérêts sont représentés par des Bons d'intérêts également à ordre ou au porteur, payables semestriellement ou annuellement, aux convenances du Déposant.Les Bons de capital et d\u2019intérêts peuvent être endossés et sont par conséquent négociables.VILLES D\u2019EAUX, STATIONS ESTIVALES & HIVERNALES Le Comptoir National a des Agences dans les principales Villes d'Eaux : Bagnères-de-Luchon, Bayonne, Biarritz, la Bourboule.Calais, Cannes, Chàtel-Guyon, Cherbourg, Dax, Dieppe, Dunkerque, Enghien, Fontainebleau, le Havre, le Mont-Dore, Monte Carlo, Nice, Ostende, Pau, Rovat, Saint-Germain-en-Laye, Saint-Sébastien, Trouville-Dean ville, Tunis, Vichy, etc.; ces Agences traitent toutes les opérations, de sorte que les Etrangers, les Touristes, les Baigneurs peuvent continuer à s'occuper d\u2019affaires p endant leur villégiature.LETTRES DE CRÉDIT POUR VOYAGES Le Comptoir National d\u2019Escompte délivre des Lettres de Crédit circulaires payables dans le monde entier auprès de ses Agences et Correspondants; ces Lettres de Crédit sont accompagnées d\u2019un carnet d'identité et d\u2019indications et offrent aux voyageurs les plus grandes commodités, en même temps qu'une sécurité incontestable.Salon des Accrédites, Branch office, 2, place de l\u2019Opéra Special department lor travellers and letter^ of credit.Luggages stored.Letters of credit cashed and delivered throughout the world.\u2014 Exchange off»***?.Letters and parcels received and forwarded.CHEMINS DE FER DE L'OUEST Paris à Londres, vià Rouen, Dieppe et Newhaven par la gare Saint-Lazare Services rapides de jour et de nuit Tous les jours (Dimanches et Fêtes compris) et toute l\u2019année, trajet de jour en 8 h.1/2 (ire et 2e classe seulement).GRANDE ÉCONOMIE Billets simples, valables pendant 7 jours : i« classe 48 fr.25, 2e classe 35 fr., 3e classe 23 fr.25.\t\u2022 Billets d\u2019aller et retour, valables pendant un mois : 1re classe 82 fr.75, 2e classe 58 fr.75, 3U classe 41 fr.5o.3811 PARIS-CANADA Ligne Franco-Canadienne Nouveau service postal direct etrégulier pour Passagers et Marchandises entre LE HAVRE et le CANADA (ET VICE-YERSA) Subventionné par le Gouvernement Canadien Nouveaux Vapeurs à Turbine et triple hélices de 12.000 tonnes supprimant la trépidation et odeur de machines SERVICE POSTAL VIA LIVERPOOL SERVICE du HAVRE sansescalepourHalifax etSt-John N.B.SARDINIAN, 7 Mars.\u2014 POMERANIAN, 28 Mars.Service d'été directement pour QUÉBEC et MONTRÉAL, tousles 14 jours, à partir du 25 avril, par les grands bateaux PARISIAN, SICILIAN et CORINTHIAN PRIX DE PASSAGE DEUXIÈME CLASSE : Fr.225 Enfants de 1 à 12 ans, Fr.112.50.Nourrissons, Fr.25 TROISIÈME CLASSE : Fr.140 Enfants de i à 12 ans, Fr.70.Nourrissons, Fr.12.50 PARIS au HAVRE :2e Classe, Fr.17.35.3e Classe, 11.35.Emigrants, 8.50 On vend des billets directs à prix réduits pour tous les points du Canada et des Etats-Unis.BAGAGES EN FRANCHISE : 150 kilos par adulte.Les marchandises de toutes classes seront prises à FRET TRES MODÉRÉ et par engagement spécial pour QUÉBEC, MONTRÉAL et tous les points de l\u2019intérieur du Canada, ainsi que pour Chicago, Milwaukee, Minneapolis,Saint-Louis, etc., et des villes de l\u2019Ouest des Etats-Unis.Pour Halifax et St-John.N.B.Virginian Corsican Victorian Tunisian Virginian 13 Mars 1908 19\t\u2014\t\u2014 27\t\u2014\t\u2014 2 Avril \u2014 10\t\u2014\t\u2014 Service d\u2019été tous les 8 jours, à partir du 16 Avril.PRIX DE PASSAGE De Liverpool, ire classe, Fr.353 et au-dessus, selon le bateau et la cabine.Paris à Liverpool, ire classe, Fr.84.60; Mixte, Fr.74.20; 2e classe, Fr.60 95.Deuxième Classe, depuis PARIS Fr.250 et au-dessus, selon le bateau et la cabine.Halifax â Montréal, ire classe, Fr.40 ; 2\" classe, Fr.29.S\u2019adresser pour passage, fret et tous renseignements : J.-M.CURRIE & Cie, 36, rue d\u2019Hauteville et 10, rue Auber, PARIS, et 2, rue Pleuvry, HAVRE PITT & SCOTT LIMITED, 47, rue Cambon, PARIS HERKU, PEROIV & C°, 61, Boulevard Haussmann, PARIS (8\u2018), Agents de : LIGNES DOMINION ET DU CANADIAN PACIFIC Ri SERVICES DE LIVERPOOL AU CANADA PROCHAINS DEPARTS Canada.Empress of Britain.Lake Champlain.Dominion.Empress of Ireland.PRIX de LIVERPOOL à HALIFAX ou St-JOHN lre Classe : Depuis 365 francs.2e Classe : Depuis 223 francs, de Londres.Cl il IA KF FUil A .Ü HERNU, PÉRON & C° délivrent des billet en toutes classes par : Compagnie Générale Transatlantique, Hâvre-New-York.' Compagnie Hollando-Américaine, Boulogne-New-York.Compagnie Hambourgeoise-Américaine, Boulogne et Cher bourg-New-York.American Line, Cherbourg-New-York.American Line, Liverpool-Philadelphie.Cunard & White Star Lines, Liverpool-New-York et Boston.North German Lloyd, Cherbourg-New-York.Leyland Line, Liverpool-Boston et toutes Compagnies en général aux prix officiels des Compagnies.SERVICE FRANCO-CANADIEN \u201cALLAN\u201d du HAVRE à I / // l \\ Départs tous les huit jours, le Samedi.2me Classe : 225 fr.du H acre à Québec ou Montréal.8me Classe : MO fr.\u2014\t\u2014\t\u2014 ou pacsroue Billets pour tout 1 inter.eur d i Cinada, les Etats-Unis.Voyages au Japon, en Chine et en Australie, et autour du du Monde, via Vancouver.\u2014 Excursions TRANSPORTS DE BAGAGES, PETITS COLIS «St MARCHANDISES POUR TOUTES LES PARTIES DU MONDE AUX CONDITIONS LES PLUS RÉDUITES \u2014 PRIX SUR DEMANDE COLONISATION DU CANADA, CO\\\u2019CÉSSIi)\\S CIîATl ITRS DE CI IIECTARKS DR TERItAIIV Pour tous renseignements, dates des départs, prix des passages, et billets pour toutes destinations et par toutes Compagnies, brochures et cartes gratuit** S adresser aux Agents .\tIL H U » P EÜ H G®\tC Agents d\u2019émigration auti,rises par le gouvernement français 61, Boulevard Haussman (près lu gare Saint-Lazare, en face la rve Je Rome), PARIS (S') MAISONS AU HAVRE ROUEN MARS1IL1 E BO\u2019ILOGNE-SU n-VI FR \u2014 *flA7AMET \u2014 A*\\IVCR3 \u2014 LONDRES _______ OLKESTONB Le Gérant: E.CAPDEVIELLE.Imprimerie BIENVENU, DUBOIS & BAUER, 59, rue Sainte-Anne \u2014 48^5."]
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