Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français
null
Éditeur :
  • [Paris] :[Paris-Canada],1884-[1940?]
Contenu spécifique :
vendredi 1 mai 1908
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français, 1908-05, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" 27' ANNÉE Paris, 1er Mai 1908 L>e Numéro 25 Centimes \u2014 N\" 5 PARIS-CANADA Organe Bi-Jflensuel des Intérêts Canadiens et français PRANOP Abonnements : Un an\t\t\t ÎO fr.\tDirecteur : HECTOR FABRE\tCANADA Abonnements : Un an\t $ fS Les Annonces et Réclames sont reçues au Bureau du Journal.Annonces,\tla ligne\t Réclames.\t\u2014\t\t Faits-Divers, \u2014\t\t\tBUREAUX : 10, Rue de Rome, 10 \u2014 PARIS (8\u2019)\tCODES : Atlantic Cable Directory A.B.C.et WESTERN UNION TELEGRAPHIC Adresse Télégraphique : STADACONA-PARIS Téléphone : 218-03 SOMMAIRE Au Jour le Jour.Hector Fabre.Le Canada et l\u2019Enseignement supérieur français.\tEd.Montpetit.Statistique parlementaires.Le Développement Industriel du Canada.\tPierre Leroy-Beadlieu.Les Canadiens à Paris.AU JOUR LE JOUR Il semble bien que les traits caractéristiques de cette saison seront, d\u2019une part, la recrudescence de l\u2019entrée des Américains au Canada, dans l\u2019ouest, et, de l\u2019autre, le retour, bien partiel il est vrai, des Canadiens des Etats-Unis, dans l\u2019Est.Ce dernierfait contrA \u2019 era.il faut l\u2019espérer, à calmer les préoccupations de ceux qui voient dans le premier un motif d\u2019inquiétude pour le maintien de notre caractère particulier, en ce qu\u2019il diffère de celui de nos voisins.A coup sûr la rentrée de nos compatriotes au foyer est encore bien faible, mais il constitue un symptôme qui ira s\u2019accentuant à mesure que s\u2019affirmeront le développement et la prospérité de notre pays.Et d\u2019ailleurs, il y a longtemps qu\u2019on l\u2019a remarqué, les Américains une fois établis sur notre territoire se font rapidement Canadiens.Les analogies de situation agissent sans retard.Ils n\u2019oublient pas leur pays ; ils s\u2019assimilent au nôtre.Tout autre est le spectacle que présentent les groupements canadiens- ançai s aux Etats-Unis.Il est sans exemple, quJaucun d\u2019entre eux ait encore perdu son caractère propre, sa physionomie nationale.Il y a des villes américaines, et tout au moins dés quartiers dans certaines villes américaines où l\u2019on se croirait encore dans la province de Québec.C\u2019est là un phénomène vraiment digne d\u2019attention, de plus d\u2019attention que les observateurs étrangers ne lui ont jusqu\u2019ici porté.Tout inclinait ces braves gens à céder aux influences qui les environnaient, qui les enlaçaient, et rien ne venait à leur secours.Ils étaient bien laissés à eux-mêmes.Nos voisins, en quittant leur Etat, le quittent, on peut le dire, sans pensée de retour.Ils ont tout d\u2019abord la conviction qu\u2019ils vont retrouver tout au moins ce qu\u2019ils laissent, et tout probablement davantage que ce qu\u2019ils laissent.Ils n\u2019ont pas à renoncer à ce patrimoine de traditions qui constitue en si forte partie la patrie.Au Canada comme aux Etats-Unis, il y a place pour tout le monde, et on serait bien en peine de trouver un coin de terre où, sans se serrer, on ne vous fasse place.Alors pourquoi n\u2019y seriez-vous pas les bienvenus ?Vous n\u2019êtes pas des concurrents, mais des associés dans l\u2019œuvre commune, qui est la prospérité générale.L\u2019effet de cette libre association est inévitablement de rapprocher et de confondre les diverses origines, et il n'y a que les groupes qui ont une forte constitution nationale qui résistent à l\u2019effacement, à l\u2019absorption, comme les Canadiens-français, ainsi que le montrent bien nos compatriotes des Etats-Unis.Aussi, ne trouverez-vous pas, on peut le dire, un seul Canadien français qui doute de l\u2019avenir de ce que nous appelons ambitieusement, fermement, notre nationalité.Les doutes ne nous viennent jamais, que d\u2019Europe, parfois.Mais autour de nous, on ne doute pas ; nous avons inspiré la confiance que nous avons en nous-mêmes.Il y a peut être des milieux qui parfois s'inquiètent ou s\u2019irritent de la persistance et de l\u2019extension de notre influence ; il n\u2019y en a pas qui mettent en doute sa durée.N\u2019est-ce pas là le double signe qui révèle une destinée certaine ?Si l\u2019on veut bien parcourir les pages de notre histoire depuis la cession du pays à l\u2019Angleterre, on n\u2019y trouvera pas un recul.Toujours nous avons pris plus de force, toujours nous avons grandi.Lorsque le Bas-Canada a été réuni au Haut-Canada, dans un dessein qui ne nous était certainement pas favorable, nous avons pu craindre l'effet d\u2019une pareille union ; elle a tourné à notre avantage, grâce à la sagesse de,nos chefs, à la fidélité de nos alliés.Lorsque la Confédération est survenue, le spectacle de notre seule province jfrMée au milieu de plusieurs autres, a pu inspirer des préoccupations à quelques-uns des nôtres ; elles ont été bien vite dissipées.Et il en sera toujours ainsi tant que nous conserverons la foi en nous-mêmes.C\u2019est à cela qu\u2019il ne faut pas toucher, même pour lui donner plus de rayonnement.Nous devons rester dans la voie que nous avons jusqu\u2019ici prudemment parcourue, et qui, d\u2019étape en étape, nous a conduits au point où nous]en sommes.Hector FABRE 2 PARIS-CANADA LE CANADA ET l\u2019Enseignement supérieur Français On se demande souvent au Canada quel cas l\u2019opinion française fait de notre pays, et si, en retour du souvenir profond que nous lui avons gardé, la France se préoccupe de nos destinées.Sans doute les Français font preuve de beaucoup de bienveillance à l\u2019égard de nos compatriotes, et ceux-là en sauraient témoigner qui ont reçu ou qui reçoivent encore aujourd\u2019hui sur la terre de France un aussi large accueil ; mais pendant longtemps ces rapports se bornèrent à une expression passagère et personnelle de sympathie.Il n\u2019existait guère entre les deux pays de relations suivies ; on accueillait les Canadiens, on connaissait peu le Canada.Depuis une trentaine d\u2019années, depuis vingt ans surtout, il en a été tout autrement.Grâce à une facilité toujours plus grande de communications et à un mouvement très sensible qui se produisit en France dans le but de provoquer \u2014 chez les jeunes gens surtout \u2014 le désir d\u2019entrer en contact plus immédiat avec les peuples étrangers, nombre de Français, conférenciers, voyageurs ou boursiers, ont visité après les Etats-Unis le Dominion ; et beaucoup d\u2019entre eux publient leurs impressions, auxquelles certainement notre pays doit une bonne part de sa renommée nouvelle.En même temps, et comme en retour, quelques-uns de nos hommes politiques les plus marquants venaient en France, qui contribuaient encore à révéler l\u2019existence de cette nation canadienne, grandie silencieusement près du Saint-Laurent, dans un double sentiment d\u2019attachement à la France et de fidélité à la Couronne Anglaise.De ce fait des liens plus intimes se nouaient non plus d\u2019individu à individu, mais de nation a nation.La France participait à certaines de nos manifestations nationales comme à certains de nos deuils; son Institut accordait une part de ses lauriers à nos littérateurs ; et ce rapprochement trouvait son expression symbolique et bien moderne dans ces monuments dressés à nos gloires communes, indistinctement sur le sol de la Vieille et de la Nouvelle France.Mais c\u2019est surtout à notre développement au point de vue économique (1) que nous devons d\u2019être mieux connus àl\u2019étran- (1) Voir dans VEconomiste Français du 18 Avril 1908, un article de M.Pierre Leroy-Beaulieu « Le développement industriel du Canada», qui commence par ces mots : « Le Canada est peut-être, de tous les pays neufs, celui qui attire le plus les regards en ce moment ».L\u2019auteur cite l\u2019opinion de M.Shadwel, du Times : « Le Canada doit nécessairement devenir une grande contrée industrielle, à cause des dons naturels aussi bien du pays que de ses habitants.»\t! ger, non plus seulement comme peuple, mais comme pays producteur et possesseur de richesses dont M.André Siegfried a pu dire avec raison qu\u2019elles sont encore insoupçonnées.A ce titre, le Canada a fait l\u2019objet d\u2019études approfondies, et il est intéressant de mentionner en passant la connaissance particulièrement documentée que l\u2019administration française possède de notre « capacité » industrielle et commerciale.Economiquement, \u2014 et on a dû s\u2019en rendre compte \u2014 nous pouvons dès à présent aspirer à jouer un rôle international ; et quelque soient par la suite les modifications apportées à notre régime constitutionnel, nous atteindrons sûrement par le déploiement de nos forces productives, à ce qu\u2019on pourrait appeler une souveraineté économique.Dans ce sens, l\u2019évolution récente de notre politique extérieure et, puisqu\u2019il s\u2019agit de la France, l\u2019évolution depuis 1904 de la politique franco-anglaise, ne sauraient que nous être favorables.Nous pouvons dès aujourd\u2019hui nous considérer les maîtres de notre marché ; c\u2019est une arme puissante de conquête et de progrès.Voilà donc plusieurs raisons qui justifient cette réflexion faite par un publiciste français à l\u2019un des nôtres : « Nous nous intéressons aux choses canadiennes, et plus peut-être que vous ne le voulez croire.» Cela est vrai, et pour le montrer, il suffirait d\u2019énumérer \u2014 sans les discuter \u2014- les conférences sur le Canada qui ont été faites ces années à Paris, et de passer en revue les institutions qui se sont donné pour but plus ou moins immédiat, la sauvegarde d\u2019intérêts canadiens.Mais il paraîtra sans doute plus particulièrement important de dire la part que l'enseignement supérieur français a voulu faire au Canada.En définitive, c\u2019est peut-être par là qu\u2019on peut -le mieux juger de l\u2019importance réelle d\u2019une nation ; et, si les Etats-Unis depuis longtemps, et le Japon plus récemment, ont conquis tous les programmes, on peut y voir le signe, et comme la répercussion des progrès immenses accomplis par ces deux pays.\u2018J\u2019ai eu, cette année, l\u2019avantage de suivre les cours de l\u2019Ecole libre des Sciences politiques, fondée, comme on le sait, par M.Emile Boutmy, et que dirige aujourd\u2019hui, avec tant d\u2019autorité, M.Anatole Leroy-Beaulieu.Non seulement j\u2019ai été charmé de rencontrer, chez les professeurs de cette école, autant d\u2019attention à tout ce qui concerne le Canada, mais j\u2019ai été à la fois surpris et heureux de voir la large place réservée à notre pays dans le programme de cette institution, dont on s\u2019accorde à reconnaître le haut caractère.Dans son cours d\u2019Iiistoire diplomatique de 1715 à 1789, M.Emile Bourgeois, l\u2019éminent historien, professeur à la Faculté des lettres, a magistralement exposé la situation coloniale de la France et de l\u2019Angleterre au XVIII0 siècle, et dans quelles circonstances le Canada fut cédé aux Anglais par les traités d\u2019Utrecht et de Paris.De son côté, M.Anatole Leroy-Beaulieu, de l\u2019Institut, que les Canadiens ont déjà si vivement applaudi, abordait, cette année, cette partie de son cours qui a trait à la politique européenne et aux intérêts européens hors d\u2019Europe.C\u2019est donc au point de vue colonial qu\u2019il a parlé du Canada, tout en regrettant de ne pouvoir accorder plus de temps à une des plus importantes colonies de l\u2019Angleterre, étant tenu, en un an, de faire le tour des principaux pays du monde, pour grouper les\u2019éléments de ce que l\u2019on appelle aujourd\u2019hui la politique mondiale.L\u2019Angleterre a su se créer, tout autour du globe, comme une chaîne de colonies qui sert admirablement ses fins maritimes.Vis-à-vis les plus considérables de ces dépendances, la Métropole a inauguré une politique de fédération locale qu\u2019elle réalisa d\u2019abord au Canada, puis en Australie, et que vraisemblablement elle poursuivra en Afrique-Sud.De plus, ces mêmes colonies jouissent d\u2019une autonomie complète, régime tout à l\u2019extrême du régime colonial de la France, mais dont certains Français paraissent faire le plus grand cas, et sur lequel M.Chailley, notamment dans son cours de colonisation comparée, a cette année encore, longuement insisté.Une politique aussi large peut faire naître d\u2019intéressants problèmes.Les intérêts économiques de la Métropole et du Canada, par exemple, peuvent être differents et réglés, par conséquent, de façon différente ; \u2014 et cela, en effet, s\u2019est plusieurs fois rencontré au point de vue douanier.De ce régime intercolonial est encore sorti, par opposé, le plan impérialiste.Plus ouvertement accueillies en Australie les idées de M.Chamberlain ont plutôt subi un échec au Canada qui a main tes fois manifesté sa volonté de maintenir le statu quo, tout en espérant obtenir certaines concessions en retour des avances qu\u2019il a cru devoir faire à Londres par l\u2019établissement du tarif préférentiel de 1897.M.Leroy-Beaulieu, après avoir étudié les principales clauses du traité franco-anglais de 1904 relatives aux pêcheries de Terre-Neuve et la situation réciproque des Etats-Unis et de l\u2019Angleterre au Nouveau-Monde \u2014 au Canada notamment et dans l\u2019Amérique Centrale \u2014 termine par quelques considérations sur les Canadiens-Français, restés Français de cœur et devenus loyaux sujets anglais, qui ont su conquérir pas à pas des droits qu\u2019ils gardent aujourd\u2019hui jalousement.Ils ont donné « le plus remarquable exemple de multiplication qui soit », et ont réalisé PARIS-CANADA 3 ainsi le nombre qui leur manquait Cl).Ils se sont défendus surtout grâce à leur Eglise et ils restent fortement attachés à leurs traditions.Le Canada est bien aujourd\u2019hui la vieille France plutôt que la nouvelle.Enfin l\u2019Ecole libre des sciences politiques a créé, il y a quelques années, un cours sur l\u2019Amérique contemporaine dont les vingt-six leçons se répartissent entre les Etat-Unis, le Canada et l\u2019Amérique latine.M.Achille Viallate, chargé de ce cours, a su traiter de son sujet avec beaucoup de pénétration et d\u2019originalité et \u2014 il n\u2019est pas indifférent de le dire malgré que ce soit la première des qualités de tout bon historien \u2014 avec beaucoup d\u2019impartialité.Il a, du reste, publié plusieurs articles sur le Canada (2) et plusieurs volumes sur les Etats-Unis qui permettront d\u2019apprécier plus justement sa manière.Laissant de côté notre ancien régime dont on a vu qu\u2019il a été dit quelque chose par M.Bourgeois, M.Viallate s\u2019en tient plus spécialement à l\u2019étude du Canada économique et politique sous la domination anglaise.Il retrace longuement l\u2019évolution difficile de notre politique vers l\u2019organisation actuelle, le lourd problème de races qu\u2019il incombait à l\u2019Angleterre de résoudre et que compliquait davantage l\u2019attitude de la République américaine, enfin les Constitutions qui nous furent successivement octroyées depuis celle de 1791 qui donna à nos pères, avec le parlementarisme, une arme dont ils surent admirablement faire usage pour maintenir nos libertés et obtenir, par le contrôle des deniers publics, la responsabilité ministérielle.Issus de ces premières luttes nationales, nos partis politiques, d\u2019abord extrémistes, sont devenus, peu à peu, plus modérés à mesure que la situation se faisait moins agitée, et ont pu s\u2019occuper plus librement de nos intérêts matériels.On s\u2019attache en premier lieu à créer tout un système de voies de communications, question de première importance pour un pays neuf et dont on s\u2019était beaucoup préoccupé \u2014 dans une mesure nécessairement plus restreinte\u2014 sous la domination française, ainsi que l\u2019a montré M.Sa-lone.Depuis surtout 1858, nombre de grands travaux ont été accomplis et d\u2019autres sont aujourd\u2019hui en cours d\u2019exécution ou à l'étude.On construit actuellement un nouveau chemin de fer transcontinental qui va, parallèlement au G.P.R-, relier l\u2019est à l\u2019ouest, et on espère également réaliser ce gigantesque projet de faire communiquer par un canal les Grands Lacs et le Saint-Laurent, de façon à peril) Dans son « Traité théorique et pratique d\u2019Eco nomie politique », M.Paul Leroy-Beaulieu consacre une page à ce qu\u2019il appelle le « pullulement » des Canadiens-F rançais.(2) Cf.un article sur le « Commerce du Canada »| Revue économique internationale, livraison de décembre 1907.mettre, sans transbordement, le transport des céréales de l\u2019Ouest canadien aux ports européens.Pour exploiter les richesses du territoire, il fallut en outre rechercher le capital et la main-d\u2019œuvre à l\u2019étranger.On s\u2019adressa d\u2019abord au capital anglais qui sembla prendre plus volontiers la route de l\u2019Australie et laisser ainsi, au Canada, la place au capital américain, mais qui revient aujourd\u2019hui vers une source assurée de revenus considérables.Quanta la main-d\u2019œuvre, le courant fut longtemps le plus fort qui porta les émigrants européens \u2014 et malheureusement plusieurs des nôtres avec ceux-là'\u2014 vers les Etats-L\u2019nis qui attiraient à eux, par leur étonnante prospérité, toutes les ambitions et toutes les misères.Et ce ne fut guère qu\u2019à partir de 1897 et surtout de 1900 que des Iles Britanniques, de l\u2019Europe centrale, des pays Scandinaves et \u2014 phénomène curieux \u2014 des Etats-Unis, il se fit un mouvement régulier d\u2019immigration au Canada.Restaient les questions de commerce extérieur.L\u2019Angleterre en adoptant le libre échange avait dû retirer à ses colonies les avantages qu\u2019elle leur avait accordés jusque-là.Le Canada, laissé à lui-même, se tourna vers les Etats-Unis et un traité fut signé en 1854 qui fut dénoncé quelques années plus tard.Cette idée d\u2019un rapprochement avec la République voisine, assez répandue pendant un certain temps, disparut peu à peu de la politique canadienne qui prit des tendances protectionnistes, jusqu\u2019à ce qu\u2019un tarif préférentiel fût créé en faveur de l\u2019Angleterre et un autre, dit « tarif intermédiaire », en faveur des Etats signataires de traités de commerce.Enfin M.Viallate aborde, « l\u2019important problème de nos rapports avec la Métropole », et l\u2019attitude sensiblement la même qu\u2019a gardé le Canada au sein des Conférences intercoloniales.Le Dominion semble rechercher la plus grande autonomie compatible avec le maintien du lien colonial, et il a obtenu le droit de régler à sa convenance ses relations commerciales, ( droit important qui lui confère une demi-souveraineté.Tels sont, bien imparfaitement résumés, ces cours dont on ne saurait nier l\u2019importance et dont nous retirerons grand profit.Il convient aussi d\u2019ajouter que ces leçons sont données devant un nombre considérable d\u2019auditeurs, venus des cinq parties du monde, et que ces idées sont souvent reprises et développées dans les Annales des Sciences Politiques ou ailleurs, par d\u2019anciens élèves qui visitent notre pays (1).Encore une fois l\u2019existence de ces cours, et dans une semblable Institution, peut (1) On peut citer, par exemple, l\u2019article de M.De-wavrin, sur les \u201c Finances locales du Canada\u2019\u2019, paru dans les Annales du 15 juillet 1907.Aussi l\u2019étude : L\u2019Enseignement technique agricole au Cùnada, du même écrivain, dans la France de demain.nous être comme la marque sensible de notre ascension graduelle vers le succès définitif.M.Méline, dans son Retour à la Terre, après avoir fait l\u2019histoire de l\u2019ascension successive des grandes nations du monde à l\u2019industrialisme, \u2014 de l\u2019Angleterre d\u2019abord, puis de la France, de l\u2019Allemagne, des Etats-Unis, et finalement du Japon \u2014 prédit la participation prochaine et victorieuse du Canada à la lutte économique universelle.N\u2019est-ce pas la confirmation de cette parole d\u2019un de nos hommes d\u2019Etat, si souvent citée mais qu\u2019il faut redire encore pour y croire mieux et pour la réaliser, puisqu\u2019elle apparaît de tant de façons réalisable : « Si le xixe siècle a été le siècle des Etats-Unis, le xxe siècle est celui du Canada », \u2014 de la nationCana-dienne ?Edouard Montpetit.Statistique Parlementaire Dans la nouvelle édition de son Guide Parlementaire, M.Chalmers place sous nos yeux des statistiques qui apporteront aux publicistes étrangers des éléments d\u2019appréciation sur les divers courants politiques et autres qui régnent.Le nombre des législateurs fédéraux et provinciaux s\u2019élève à 745, dont 77 seulement sont nés hors du Dominion, et sur ceux-là, 27 en Angleterre, 15 en Ecosse et en Irlande respectivement, 7 aux Etats-Unis, 5 en Pays de Galles, 2 en Russie, 2 en Islande, 1 dans chacune de ces autres contrées, Suisse, Inde, Italie et Allemagne.Dans les conseils du Dominion, les Ecossais d\u2019origine écossaise dominent ; ils s\u2019élèvent au chiffre de 182, et se partagent comme suit: Sénat 19, Chambre des Communes 51, Législature d\u2019Ontario 31, Conseil législatif de Québec 1, Assemblée législative 4, Conseil législatif de la Nouvelle-Ecosse 11, Assemblée 12, Assemblée du Nouveau-Brunswick 9, Assemblée du Manitoba 11, Assemblée de la Colombie 13, de Pile du Prince Edouard 8, Saskatchewan 8, Alberka 4.Les Canadiens-Français suivent de près les Ecossais, et sont, en totalité 179, qui se répartissent comme suit : Sénat 22, Communes 54, Législature d\u2019Ontario 4, Conseil législatif de Québec 19, Assemblée de Québec 62, Conseil de la Nouvelle-Ecosse 2, Assemblée de la Nouvelle-Ecosse 3, Assemblée du Nouveau Brunswick 5, Manitoba 4, Prince-Edouard 2, Saskatchewan 2.Les Irlandais comptent 159 représentants : Sénat 18, Communes 44, Ontario 35,Québec5, conseil de la Nouvelle-Ecosse 1, assemblée de la Nouvelle-Ecosse 7, assemblée du Nouveau-Brunswick 11, Manitoba 10, Colombie 6, Prince-Edouard 7, Saskatchewan 8, Alberta 7.Les parlementaires nés au Canada de parents anglais : 114.Sénat 11, Communes 31, Ontario 16, Québec,' conseil législatif 3, etc.Sur les 300 membres du Sénat et des Communes, 193 sont protestants et 107 sont catholiques, 34 au Sénat et 73 aux Communes. 4 PARIS-CANADA Le Développement Industriel du Canada De Y Economiste Français : Le Canada est peut-être, de tous les pays neufs, celui qui attire le plus les regards en ce moment.Aujourd\u2019hui qu\u2019aux Etats-Unis les terres les meilleures et les mieux situées sont prises, il est le seul, avec la République Argentine, à offrir encore d\u2019immenses étendues de sol à la fois vierge et très fertile.Il semble même plus favorisé que sa concurrente de l\u2019Amérique du Sud en ce qu\u2019une bien moindre portion de sa surface est sujette à la sécheresse.C\u2019est là une supériorité qui fait plus que compenser la rigueur de ses hivers, dont la culture des céréales souffre peu.Aussi le nombre des immigrants est il devenu énorme au Canada : il a été de 288.000 pour 1906-1907 tandis qu\u2019il n\u2019atteignait pas 50.000 en 1900-1901.Mais si le Canada est maintenant bien connu en Eùrope, c\u2019est surtout au point de vue agricole : on voit en lui et dans l\u2019Argentine les futurs greniers du monde, qui remplaceront les Etats-Unis bientôt prêts à absorber toute leur production de blé.Quant on en parle, on ne pense guère qu\u2019aux immenses étendues de l\u2019Ouest, que la charrue effleure encore à peine et qui produisent déjà 25 millions d\u2019hectolitres de froment.On ignore presque entièrement, au contraire, l\u2019essort industriel qui commence à se manifester dans les provinces relativement anciennes de l\u2019Est et qu\u2019il est cependant intéressant de connaître.Sans doute cet essor a un caractère quelque peu artificiel.Plusieurs branches de l\u2019industrie canadienne, et non des moindres, ne vivent que grâce à des primes gouvernementales et à des tarifs protecteurs élevés.Mais il ne faut pas oublier qu?il en a été ainsi, au début, dans une large mesure, et qu\u2019il en est même encore ainsi, en partie, de l\u2019industrie américaine, laquelle a pourtant pris un si prodigieux essor.Comme le remarque un collaborateur du Times, qui a publié ces temps derniers une série d\u2019articles sur ce sujet, le mouvement industriel canadien est, à tout prendre, naturel et inévitable.Le Canada doit nécessairement devenir une grande contrée industrielle à cause des dons naturels aussi bien du pays que de ses habitants ».Trois facteurs principaux, dans l\u2019ordre matériel, prédisposent, en effet, un pays à l\u2019industrie : la présence de nombreuses matières premières, la production à bon marché et en abondance de la force qui sert à les transformer, enfin l\u2019existence de voies de communication à grand débit qui permettent de transporter à peu de frais et les matières brutes dont l\u2019industrie a besoin, et les articles manufacturés qu elle fabrique.Le premier de ces facteurs est d\u2019ailleurs le moins important, comme le prouve l\u2019exemple de l\u2019Angleterre qui importe un bon tiers des minerais de fer qu'elle jette dans ses hauts fourneaux, qui produit fort peu d\u2019autres métaux, peu de laine, point de coton, et qui est cependant le premier pays du monde pour l\u2019industrie en général et en particulier pour l\u2019industrie métallurgique et l\u2019industrie textile, parce que ses mines lui fournissent à bon compte d\u2019énormes quantités de charbon, parce que la mer la pénètre profondément et permet d\u2019apporter à très peu de frais les matières pre- mières les plus diverses jusqu\u2019au cœur même du pays.Les ressources du Canada en matières premières ne sont pas encore bien connues en ce qui regarde les plus importantes, les matières minérales.Il est certain qu\u2019il possède dans les Montagnes Rocheuses d\u2019importants gisements de cuivre et de plomb : en 1906, il a produit 25.000 tonnes de chacun de ces deux métaux, encore une partie de ses minerais sont-ils envoyés aux Etats-Unis pour y être traités, en sorte que l\u2019extraction réelle de ses mines est plus considérable que ne l\u2019indiqueraient ces chiffres et il n\u2019y a pas de doute qu\u2019elle ne soit destinée à s\u2019accroître beaucoup à l\u2019avenir quand le pays sera mieux connu.Il a, dans la même région, de l\u2019or et de l\u2019argent; on a découvert, en outre, récemment, d\u2019autres mines très riches de ce dernier métal, à Cobalt, au nord des Grands-Lacs.Le Canada contient des gisements de nickel aveclesquels peuvent seuls rivaliser ceux de la Nouvelle-Calédonie, et il en produit 10.000 tonnes annuellement.On n\u2019y exploite guère encore de minerais de fer, mais il y a lieu de penser que les gisements si riches situés près des rivages américains du Lac Supérieur dans le Minnesota et le Wisconsin débordent sur le territoire canadien.En dehors des richesses minérales dont l\u2019inventaire est encore bien imparfait, le Canada possède d\u2019immense richesses forestières : c\u2019est, avec la Sibérie, la plus grande réserve de conifères, pins, sapins et mélèzes, que le monde conserve encore.C\u2019est au point de vue de la production de force que le Canada est le mieux doué.Il est peut-être le pays du monde le plus riche en énergie hydraulique, en tous cas l\u2019un des plus riches.Sans parler de l\u2019énorme chute du Niagara qu\u2019il partage avec les Etats-Unis et qu\u2019il faut souhaiter de ne point trop voir priver d\u2019eau, il compte dans les provinces de Québec et d\u2019Ontario des multitudes de chutes puissantes et régulières.Presque tous les tributaires de la rive septentrionale du Saint-Laurent et de l\u2019Ottawa descendent par des cascades des hauteurs des Laurentides, après s\u2019être souvent étalés sur les plateaux en des lacs, qui servent de régulateurs à leur débit.Il y a là des forces aisées à capter et à transporter jusqu\u2019aux bords de la grande artère fluviale dont elles ne sont souvent qu\u2019à une faible distance.A l\u2019ouest des Grands Lacs la région de la Prairie, plus sèche et plus plate, est moins bien pourvue de forces motrices ; mais il s\u2019en retrouve en abondance dans les Montagnes Rocheuses.Celles ci sont toutefois moins bien situées que celle de l\u2019Est, de la vaste région des provinces d\u2019Ontario et surtout de Québec, cette dernière toute parsemée de sources puissantes d\u2019énergie hydraulique.Nul pays plus que le Canada ne saurait donc bénéficier des applications toujours plus perfectionnées de l\u2019électricité.En attendant, il possède des richesses houillères fort appréciables, mais situées seulement aux extrémités de son territoire : d\u2019une part dans la grande ile du Cap Breton en Nouvelle-Ecosse, de l\u2019autre en Colombie Britannique, dans l\u2019île de Vancouver et également dans les Montagnes Rocheuses : on a extrait en 1906, près de 9 millions de tonnes de charbon des mines canadiennes et leur production ne cesse de s\u2019accroître.Néanmoins, le grand avenir de l\u2019industrie canadienne paraît être plutôt dans l\u2019emploi des forces hydrauliques que dans celui des houilles indigènes, excentriquement placées.Il est vrai qu\u2019à défaut de combustible extrait du sol même, les admirables voies naturelles de transport dont la nature a doté le Canada permettent d\u2019apporter à bon compte en plein cœur du pays les charbons, comme les minerais de fer des Etats-Unis.Les Grands Lacs qui unissent les deux pays beaucoup plus qu\u2019ils ne les séparent, leur fournissent à tous deux la plus admirable voie de navigation intérieure qui soit au monde.A vrai dire, cette navigation des Grands Lacs, faite par des vapeurs de plusieurs milliers de tonnes, ressemble beaucoup plus à la navigation maritime qu\u2019à la navigation ordinaire des fleuves ou des canaux et transporte dans les mêmes conditions de bon marché.Le Canada possède sur les Etats-Unis Davantage de disposer non seulement des Grands Lacs, mais de leur débouché naturel sur l\u2019Océan, le Saint-Laurent.Il existe, il est vrai, une solution de continuité pour la grande navigation sur le fleuve en amont de Montréal par suite des rapides, mais il serait relativement facile d\u2019y remédier.L\u2019Ottawa, le puissant affluent du Saint-Laurent, fournit aussi une belle voie navigable qu\u2019on projette de relier directement au lac Huron par un canal à grande section.Le seul inconvénient de ces voies d\u2019eau, c\u2019est d\u2019être gelées en hiver.La glace s\u2019étend alors sur les Grands Lacs jusque bien loin des rives ; les fleuves, les rivières, les canaux, sont pris de bord à bord.Montréal, où les bâtiments de haute mer remontent en été, cesse d\u2019être un port pendant cinq mois ; il en est de même de Québec et les navires qui viennent d\u2019Europe sont obligés de s\u2019arrêter à Halifax en Nouvelle-Ecosse ou à Saint-John au Nouveau-Brunswick.Plutôt que par ces ports dès « Provinces maritimes », c\u2019est parles ports américains situés plus près des centres de la vie canadienne que s\u2019opère en fait, l\u2019hiver, la plus grande partie du transit entre le Canada et le Vieux Monde.La gêne apportée par l\u2019hiver dans les communications par eau est assurément un inconvénient, mais elle ne saurait empêcher l\u2019essor industriel du pays, dont unegrande partie n\u2019en bénéficie pas moins pendant sept mois de transports exceptionnellement économiques grâce à ces voies navigables, et qui y suppléa et les complète par des chemins de fer que la nature et le relief modéré du sol rendent peu coûteux à construire.Pierre LEROY-BEAULIEU.(d suivre.) LES GPUS à PUS Commissariat-Général du Gouvernement du Canada à Paris (8e), 10, rue de Rome (au premier à droite).Adresse Télégraphique : Stadacona-Paris.Téléphone : 218-03.Inscrits au Commissariat - Général du Gouvernement du Canada à Paris, io, rue tp Rome ' M.G.-A.Dillon, Montréal.Hôtel Madison.M.E.-Duverger, Montréal.44, rue deClichy.M.J.-A.Richard, Montréal.Nouvel Hôtel. PARIS-CANADA 5 M.J.-E.Deslauriers, Montréal.44, rue de Clichy.M.T.-M.Leacock, Montréal.100, Hue d\u2019As-sas.M.et Mme Wm Kerr George, Toronto.Hôtel Meurice.M., Mme et Mlle Gobeil, Ottawa.Hôtel Saint-Pétersbourg.M.E.Roumilhac, Québec.Hôtel des Empe.reurs.M.J.-E.Livernois, Québec.Hôtel Madison.Mme F.-A.Gendron, Ottawa.Hôtel de Calais.Mlle Gendron, Ottawa.Hôtel de Calais.M.et Mme Percival-Ridout, Toronto.Hôtel Continental.M.L.-G.Calder, Saskatoon.Grand Hôtel.Mlle E.-H.Turner, Québec.50, avenue de Saxe.Mlle Hall, Québec.50, avenue de Saxe.Mlle Blanche Hall, Québec.50, avenue de Saxe.M.René Lemarchand, Edmonton.334, rue Saint-Honoré.Hon.E.-G.Prior, Victoria B.C.Hôtel Continental.Mme E.-G.Prior, Victoria B.C.Hôtel Continental.\t,\tT Mlle Perry, Victoria B.C.9, rue d\u2019Alger.Mlle Prior, Victoria B.C.9, rue d\u2019Alger.Lt-col.et Mme A.-W.Jones, Victoria B.C.Hôtel Continental.Mme Ernest Varin, Montréal.16, rue Cassette.Mme Edmond Hurtubise, Montréal.16, rue Cassette.Mlle Marguerite Hurtubisè, Montréal.16, rue Cassette.Mme Antoinette Rowland, Montréal.6, square du Croisic.M.et Mme Alf.-W.Briggs, Toronto.Hôtel Britanique.M.Nap Lavoie Jr, Québec.3, rue du Mont-Thabor.M.A.-A.Bartlett, Charlottetown, P.E.Hôtel des Deux-Mondes.Mme A.-A.Bartlett, Charlottetown, P.E.Hôtel des, Deux-Mondes.Mlle Mary F.Bartlett, Charlottetown, P.E.Hôtel des Deux-Mondes.M.C.-D.Rankin, Charlottetown, P.E.Hôtel des Deux-Mondes.M.et Mme Ludovic Brunet, Québec.27, rue Caumartin.M.Wm H.Ingram, Saint-Thomas.53, rue Carnbon.M., Mme et Mlles Yuile, Montréal.Le premier congrès de Phisiothérapie des médecins de langue française a été tenu, les 23, 24 et 25 avril à l\u2019Ecole de Médecine, sous la présidence du professeur Landouzy, doyen de la Faculté.Remarqué parmi les médecins canadiens, les docteurs Normand, De Blois, Poirier, Thibault, Ethier, Couillard, Nadeau, Gohier, Le Cavelier, etc.Le docteur De Blois a présenté au Congrès deux communications,l\u2019une sur le traitement de la tuberculose par l\u2019ozone ; l\u2019autre sur les courants de Morton.Notre compatriote a soumis à l\u2019appréciation des membres de ce Congrès un nouvel appareil ozoneur pour le traitement de l\u2019anémie, de la coqueluche et de la tuberculose.La séance de clôture a été présidée par le professeur Bergonier, de Bordeaux, le docteur De Blois étant vice-Président.Comptoir Natiooal (l'Escompte DE PARIS L\u2019assemblée générale des actionnaires s\u2019est tenue le mardi 7 avril, sous la présidence de M.Alexis Rostand, Vice-Président du Conseil d\u2019administration, en remplacement de M.Mercet, Président, momentanément empêché par son état de santé.Après avoir entendu les Rapports du Conseil d\u2019administration, de la Commission de Contrôle et des Commissaires des Comptes, l\u2019Assemblée a approuvé à l\u2019unanimité les comptes de l\u2019année 1907, qui se soldent par un bénéfice de 10.039.282 fr.61 et décidé la répartition de 30 fr.par action et de 2 fr.5806 par part de fondateur.Le Rapport du Conseil d\u2019administration explique la ligne de conduite suivie par le Comptoir et son attitude d\u2019attente et de réserve dans les circonstances caractéristiques de l\u2019année 1907.Cependant, l\u2019énonciation des chiffres ci-après démontre que les opérations n\u2019ont cessé de se développer et que l\u2019élévation du loyer de l\u2019argent a largement compensé les réductions apportées dans certaines branches de l\u2019exploitation.La situation générale au 31 décembre 1907 se chiffre par un montant de 1 milliard 224 millions.Le total des effets entrés dans le Portefeuille a été de 14 milliards 824 millions, contre 14 milliards 510 millions en 1906.C\u2019est le plus gros chiffre atteint jusqu\u2019ici.Le mouvement général des caisses a dépassé 57 milliards à l\u2019entrée et à la sortie.Le montant des sommes déposées sous des rubriques diverses est de 882 millions.Le réseau des Agences s\u2019est accru, en 1907, de deux Bureaux de quartier dans Paris et de 7 Agences, Sous-Agences ou Bureaux en province.Les Agences au Maroc ont été acquises par la Banque d\u2019Etat du Maroc.Le Comptoir National a participé, au cours de l\u2019année 1907, à toutes les grandes opérations financières traitées en France; il a, en particulier, coopéré avec tous les grands Etablissements de crédit, au placement des obligations Communales 3 o/o 1906 du Crédit Foncier de France et de l\u2019Emprunt Japonais 5 o/o 1907 ; avec quelques-uns d\u2019entre eux, il a procédé à l\u2019émission des obligations 3 o/o du Gouvernement de l\u2019Afrique Occidentale française, de l\u2019emprunt Siamois 4 1/2 o/o 1907, de l\u2019Emprunt Serbe 4 1/2 o/o 1906, du solde de l\u2019Emprunt Ottoman 4 o/o 1904 (émission de 1907), de l\u2019emprunt Bulgare 4 1/2 o/o 1907, de l\u2019Emprunt Argentin 5 o/o, etc.Dans le compartiment des valeurs industrielles françaises, le Comptoir a placé, soit seul, soit avec d\u2019autres Sociétés de crédit, les actions de la Société du Gaz de Paris, de la Société des Mines d\u2019Anderny-Chevillon, de la Société d\u2019Eclairage, Chauffage et Force Motrice, de la Compagnie Générale Française de Tramways, etc.Enfin, le Comptoir est intervenu pour sauvegarder les intérêts des obligataires français dans le rachat du Canal de Corinthe.Des communications faites à l\u2019Assemblée, il résulte que les moyens d\u2019actions et l\u2019outillage professionnel du Comptoir sont constamment augmentés.Son activité a été portée sur les affaires de Banque, sans pour cela que les affaires financières aient été délaissées.Le Comptoir National a consolidé tous les progrès réalisés et sa situation est de nature à expliquer l\u2019entière confiance qu\u2019il inspire à sa clientèle et à ses actionnaires.CANADA (Ancienne Colonie Française) Deux millions d\u2019habitants parlant notre langue.\u2014< Climat salubre.\u2014 Terre très fertile.\u2014 Récoltes abondantes.\u2014 Pêche et chasse libres.\u2014 Chemins de fer sil-donnant toutes les parties du pays.\u2014 Vivres meilleur marché qu\u2019en Europe.Soixante-quatre hectares de magnifique terre arable octroyés gratuitement par le Gouvernement à tout colon de 18 ans et plus, ainsi qu\u2019aux veuves ayant des enfants.Voyage à prix réduit, toujours à la charge du colon.\u2014 Emplois procurés à leur arrivée, aux ouvriers agricoles expérimentés, avec gages rémunérateurs.Les servantes, ainsi que les femmes et les filles de ferme obtiennent facilement des places ; la demande est illimitée.Envoi de brochures et de renseignements officiels gratuits, en s\u2019adressant au COMMISSARIAT GÉNÉRAL DU CANADA, 10, rue de Rome, à Paris.Chemins de fer de l\u2019Ouest Voyages à prix réduits La Compagnie des Chemins de fer de l\u2019Ouest qui dessert les stations balnéaires et thermales de la Normandie et de la Bretagne fait délivrer jusqu\u2019au 3: octobre, par ses gares et bureaux de ville de Paris, les billets ci-après qui comportent jusqu\u2019à 5o o/o de réduction sur les prix du tarif ordinaire.t° Bains de mer et Eaux thermales Billets valables suivant la distance 3, 4, 10 ou 33 jours ; ces derniers donnent le droit de s\u2019arrêter pendant 48 heures à l\u2019aller et au retour à une gare au choix de l\u2019itinéraire suivi et peuvent être prolongés d\u2019une ou de deux périodes de 3o jours, moyennant supplément de 10 0/0 pour chaque période.2° Excursions sur les côtes de Normandie en Bretagne et à l\u2019île de Jersey Billets circulaires valables un mois (non compris le jour du départ) et pouvant être prolongés d\u2019un nouveau mois moyennant supplément de 10 0/0.Dix itinéraires différents dont les prix varient entre 5o et 115 fr.en ire classe, et 40 et 100 fr.en 2e classe, permettent de visiter les points les plus intéressants de la Normandie, de la Bretagne et l\u2019île de Jersey.Pour plus de renseignements consulter le livret Guide-Illustré du réseau de l\u2019Ouest vendu o fr.5o, dans les bibliothèques des gares de la Compagnie.^BELLES RÉCOLTES',^.CLIMAT SWUERC;! SGr/lIBLES IMPÔTS^ \u201cXaâKaRSTRUCTION^C' .^1 6 PARIS-CANADA Crédit Foncier Franco-Canadien Prêts Hypothécaires Société Anonyme Canadienne Fondée le 24 Juillet 1881, durée jusqu\u2019en 1979 CAPITAL SOCIAL : 25.000.000 «Te Francs divisé en 50.000 actions de 500 francs chacune Siège Social la MONTRÉAL MM.CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION G.Brolemann, #, Administrateur du Crédit Lyonnais, Président Honoraire.\t,\t\u201e\t.J -H.Thors, O.#, Directeur général de la Banoue de Parts et des Pays-Bas, Président.\t.J -A Ouimet, l\u2019un des Juges de la Cour du Banc du Roi pour la Province de Québec; Administrateur de la Banque d\u2019Épargne (Montréal), Vice Président.\t.Auguste Real Angers, Membre du Conseil prive, Conseiller du Roi (Montréal).\t___________ MM.Comte I.de Camondo, O.tfc, de la Maison J.Camond» et 0°, Administrateur delaBanque de Paris et des Pays-Ba».P.-A.Chéramy, ancien Président delà Chambre des Avoué», Avoué honoraire.A.Denfert-Rochereau, #, Administrateur de la Société Française de Reports et Dépôts.De Molinari, #, Membre correspondant de l\u2019Institut.J.-E.Moret, *, Directeur de la Banque de Paris etde» Pay*-Ba«.E.Persillier-Lachapelle, M.D.* (Montréal).COMMISSAIRES-CENSEURS MM.A.Desjardins (Montréal).J.Ovide Gravel (.Montréal).Ludovic de la Vallée-Poussin (Paris).DIRECTEUR GÉNÉRAL M.Martial Chevalier.SECRETAIRE DU COMITÉ DE PARIS M.Paul Morel.ICCRSUJ LTCRMfaO Via Havre-Commercial lEvrCAUU icow «POOt BERUN WAitwvmE THosiot r CR o *j 'RACUt WltJi BAIt «ITU >BFRWf [«¦m tsiouut inc
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.