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Titre :
Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français
null
Éditeur :
  • [Paris] :[Paris-Canada],1884-[1940?]
Contenu spécifique :
samedi 25 juillet 1908
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français, 1908-07, Collections de BAnQ.

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[" 27* ANNÉE Paris, 25 Juillet 1908 Le Numéro 25 Centimes \u2014 N° 6 PARIS-CANADA Organe Bi-Jflensael des Intérêts Canadiens et français ) FHANOP Abonnements : Un an\t\t\t ÎO fr.\tDirecteur : HECTOR FABRE\tCANADA Abonnements : Un an\t $ %B Les Annonces et Réclames sont reçues au Bureau du Journal.Annonces, la ligne\t Reclames,\t\u2014\t\t Faits-Divers, \u2014\t\t\tBUREAUX : 10, Rue de Rome, 10 \u2014 PARIS (8')\tCODES : Atlantic Cable Directory SL B.C.et WESTKRN UNION TELEGRAPHIC Adresse Télégraphique : STADACONA-PARIS Téléphone : 218-03 SOMMAIRE Le Tricentenaire.Au Jour le Jour.Louis Fréchette.Revue.Les Canadiens à Paris.Echos.La Colombie Britannique.Le Canada et l\u2019Exposition Franco-Britannique.L\u2019épopée Franco-Canadienne Hector Fabre.Hector Fabre.H.F.H.F.R.S.Eric Ardol.LE TRICENTENAIRE A l\u2019heure même où il semble que le Canada soit absorbé par son avenir, tendu vers le développement de ses ressources et l\u2019accroissement de ses forces, il est touchant de le voir se tourner vers son passé à jamais évanoui et lui rendre un solennel hommage.Champlain est devenu comme une actualité, et à sa suite tous les autres personnages de notre histoire sous la domination française.L\u2019entente cordiale même, événement bien contemporain certes, contribue à les mettre en lumière, et après avoir rapproché les rivaux d\u2019aujourd\u2019hui, reconcilie les ombres d\u2019autrelois.Ce mouvement, né au Canada, a trouvé un écho retentissant en Angleterre et en France.Il est impossible de n\u2019être pas frappé avec quelle unanimité et quelle spontanéité on y a répondu en Angleterre.Ceci, plus que tout autre chose peut-être, montre combien est sincère, et déjà profond, le sentiment qui unit les deux nations; elles vibrent à l\u2019unisson jusque dans le passé.Deux groupes, à Londres, ont manifesté avec éclat : nos anciens gouverneurs par de généreuses souscriptions ; les militaires et les marins, et à leur tête le général Roberts, en particulier le général Wolseley, unissant dans un même élan, dans un même tribut d\u2019honneur,Canadiens-Français et Canadiens-Anglais.En France, c\u2019est de Honfleur qu\u2019est parti le signal des acclamations ; elles ont été particulièrement touchantes et patriotiques.La coïncidence de la fête annuelle des marins avec le trois-centième anniversaire du départ de Champlain a prêté à la démonstration un caractère populaire vraiment impressionnant.Dans cette petite église de Notre-Dame-de-Grâce, durant cette cérémonie simple et grande, à la parole du pasteur, l\u2019abbé Lautour, aux chants pieux, les siècles se sont comme inclinés pour unir les âmes d\u2019aujourd\u2019hui aux âmes d\u2019autrefois.De façon plus profane, la veille, M.Le Clerc nous avait dit des vieilles chansons d\u2019une telle façon que les plus parfaits artistes auraient eu quelque chose à lui envier.Et dans une causerie charmante, pleine de tact et de mesure, M.Lionnet a fait passer sous les yeux des assistants un tableau vrai du Canada moderne.Puis à Paris, quelques jours plus tard, sous le patronage du Comité Dupleix, M.Marcel Dubois a, d\u2019une façon magistrale, dans cet admirable cadre de la Sorbonne, déroulé les plus grandes pages de notre histoire ; tandis que M.Jules Siegfried ramenait l\u2019attention du public français sur le traité qui doit rattacher les deux pays par des liens nouveaux.Aujourd\u2019hui, tous les regards sont tournés vers Québec même.Ce n\u2019est plus l\u2019histoire entrevue de loin, ce sont les événements et les hommes revivant, sur place.La vieille cité apparaît avec sa physionomie propre, unique, évocatrice d\u2019un passé où, par une fortune singulière, se retrouvent les traits les plus nobles de deux grandes nations, et quelles nations ! la France, l\u2019Angleterre ! La première place appartient à Champlain.Avec une sorte d\u2019ombrage patriotique, quelques-uns eussent voulu que cette place fût à lui seul, que seul il remplît l\u2019horizon.Mais alors, les grandes choses qui ont suivi les siennes propres se dérobaient à l\u2019acclamation universelle, restaient dans l\u2019ombre ! D\u2019un concert unanime, on ne Fa pas voulu.Et dans le cadre grandiose, Montmorency-Laval,Frontenac, Montcalm, Lévis, sont venus prendre place, non loin de Wolfe et de Murray.Ils n\u2019enlèvent rien au fondateur de Québec; ils font ressortir chacun d\u2019un trait plus marqué l\u2019indestructibilité de son oeuvre qui a résisté h toutes les tourmentes, à la Conquête elle-même ! Champlain en reçoit un surcroît de gloire.Nos seuls tributs n\u2019eussent pu atteindre à cette hauteur.Français, Canadiens-français, l\u2019apothéose de Champlain est la nôtre : nous triomphons en son œuvre.Seule, entre les races qui peuplent le Canada, la nôtre remonte aux origines de cette colonisation, aujourd\u2019hui si prospère.Ce que nous avons fait les premiers, ce que nous doivent ceux qui ont suivi nos pas, on le dit, on le reconnaît enfin.Cela est une date, aussi.Hector FABRE.AU JOUR LE JOUR La dépêche adressée par le ministre des Affaires Etrangères, lord Grey, à l\u2019ambassadeur d'Angleterre, sir Francis Bertie, à l\u2019ouverture des négociations au sujet du traité franco-canadien, a provoqué dans la presse et le Parlement anglais une diversité d\u2019avis sur la portée exacte qu\u2019on doit lui attribuer.Voici tout d\u2019abord le texte de la dépêche : Ministère des Affaires Etrangères, 4 Juillet 1907.Monsieur, Dans mon télégramme n° du commerce, daté le 23 mai, j\u2019ai informé sir F.Bertie, que sir Wilfrid Laurier voulait entamer des négociations pour conclure uu nouveau traité de commerce avec la France, et j\u2019ai demandé à son Excellence de l'aider à atteindre ce but.Vous avez sans doute pris connaissance de la dépêche du marquis de Ripon, en date du 28 juin 1895, adressée aux gou- 2 PARIS-CANADA vernements des principales colonies anglaises, dans laquelle il est posé en doctrine que les négociations de cette nature avec le souverain d\u2019un Etat étranger, étant le privilège de Sa Majesté, les négociations ne pouvaient qu\u2019être conduites par le représentant de Sa Majesté à la Cour de la puissance étrangère.Je vous communique ci-contre une copie de cette dépêche.Je ne vois pas, cependant, qu\u2019il soit nécessaire, dans le cas actuel, de s\u2019attacher à la lettre même de la dépêche, dont le but était d\u2019empêcher une colonie d\u2019entamer des négociations hors la connaissance et indépendamment du gouvernement de Sa Majesté.Le choix du négociateur est principalement une question d\u2019à-propos et dans les circonstances actuelles, il vaudrait beaucoup mieux que les négociations fussent conduites par sir Wilfrid Laurier et le ministre des Finances du Canada ou autres ministres qui sans aucun doute vous tiendront au courant de ce qu\u2019ils feront.Si les négociations ont un résultat à Paris, vous pourriez signer la convention conjointement avec le négociateur canadien, auquel on donnerait tous les pouvoirs nécessaires.Je suis, avec beaucoup de sincérité et de considération, votre très humble serviteur.Cette dépêche constitue-t-elle, comme le disent le Manchester Guardian et le Canadian Galette, une sorte de révolution constitutionnelle ?Ou-vre-t-elle devant nous une ère diplomatique nouvelle ?Ou est-elle simplement conforme à la coutume ordinairement suivie par le Foreign Office de s\u2019associer par avance à la marche des négociations, sans les contrarier d\u2019aucune façon ?* Il n\u2019y a peut-être là qu\u2019une nuance, à ce point dans le courant des choses, que le ministre signataire ne s\u2019y sera pas arrêté.Elle n\u2019en est pas moins, à cause de cela même, digne d\u2019attention.Ce qui, aux yeux du Guardian et de la Galette, lui donne sa signification c\u2019est le fait qui a suivi.Dans le traité d\u2019arbitrage anglo-américain, le gouvernement impérial se réserve de s\u2019assurer le concours du gouvernement canadien, une disposition de cette sorte équivalant, d\u2019après eux, à la reconnaissance d\u2019un nouveau droit.En réalité, la liberté commerciale la plus étendue est accordée depuis longtemps au Canada.Nous avançons toujours dans la même voie, sans effort, comme insensiblement.C\u2019est la supériorité véritable de la liberté telle qu\u2019entendue par la Constitution anglaise qu\u2019elle glisse pour ainsi dire sur les choses sans d\u2019aucune façon les i\t\u2019 les ébranler.Nous voyons sans cesse s\u2019accroître notre rôle et grandir notre influence.On peut dire, qu\u2019à chaque phase nouvelle de notre existence politique, il semble qu\u2019on ne nous accorde rien de plus, et que cependant nous recevions davantage.Hector FABRE.LOUIS EEÉCHETTE Les bons poëtes sont sûrs de l\u2019immortalité, et on n\u2019est jamais en retard pour parler encore d\u2019eux.Louis Fréchette a eu ce sort heureux d\u2019incarner dans certains de ses vers l\u2019esprit national.Il vivra toujours dans la mémoire de ses compatriotes.Dans les générations nouvelles, des poëtes gracieux, sensibles et brillants en grand nombre ont surgi.On les loue avec ferveur ou avec éclat.Leurs vers s\u2019ouvrent à des imaginations nouvelles, bercent des fantaisies originales, s\u2019endorment en des caprices évoqués de climats et d\u2019horizons divers: Il est resté fidèle aux cieux qui l\u2019ont vu naître, aux choses, aux êtres, à l\u2019histoire de son pays; il n\u2019a chanté que nos héros, aimé que nos gloires ; sa poésie mérite d\u2019être appelée comme son œuvre principale : La Légende d\u2019un Peuple.C\u2019est pourquoi son nom ne périra pas, et que dans toutes les fêtes canadiennes, on dira quelques-uns de ses vers.Lorsqu\u2019on voudra faire vibrer l\u2019âme de notre peuple, c\u2019est encore à la poésie de Fréchette qu'on aura recours.Ce ne sera jamais en vain.Ils chanteront aussitôt dans l\u2019âme populaire : les vieux souvenirs, les émotions anciennes renaîtront à la voix du poëte, et pendant longtemps on les sentira vibrer alors au sein des acclamations.H.F.REYUE M.J.Lionnet, qui s\u2019occupe depuis plusieurs années du Canada avec beaucoup d\u2019activité et de tact, et qui l\u2019a visité autrement que pour le louer de façon banale ou le critiquer au hasard de la plume, vient de publier chez Plon-Nourrit, un ouvrage qui sera certainement très lu.Le titre en est heureux : Chez les Français du Canada, et tous les chapitres offrent un intérêt varié et soutenu.Le premier raconte, la traversée ; il offre une image fidèle de la vie à bord.Les voilà bien les émigrants au début de l\u2019aventure qu\u2019ils vont courir.Vous les connaissez ensuite comme si vous aviez fait avec eux cette traversée, et les suivantes.Nous parlons ici des Français, bien entendu ; pour les Anglais, M.Lionnet ne les connaît guère ; ce sera pour un autre voyage.A l\u2019arrivée à Québec, cette première définition si juste de notre province : « La Nouvelle France, qui semble aujourd\u2019hui être la Vieille France, non point parce qu\u2019elle est demeurée immobile, mais simplement parce qu\u2019elle a évolué en paix dans le sens de ses traditions.» Sur toutes choses, M.Lionnet exprime libre- ment son opinion.On sent très bien que les Canadiens lui ont été très sympathiques, que notre pays lui a plu, mais que cependant il n\u2019irait pas jusqu\u2019à l\u2019habiter.Ce que nous avons de français : le charme, nos vieilles habitudes, notre goût pour les choses françaises, voire parisiennes, lui plaisent.Mais après tout, nous avons vécu en Amérique il nous en reste quelque chose ; c\u2019est ce quelque chose qui nous sépare encore; il faudra que M.Lionnet fasse un second voyage.Dès maintenant, il comprend très bien les conditions d\u2019existence dans notre pays pour les Européens nouveaux-venus.Il les met en garde contre les illusions, contre les espérances de fortune instantanée; il leur montre les choses telles qu\u2019elles sont, telles qu\u2019elles apparaissent, expériences faites.Son livre serapour eux une chose aussi utile qu\u2019agréable.Il est impossible qu\u2019en le lisant ils ne se sentent pas en présence d\u2019un guide sérieux, avisé, en qui ils peuvent avoir confiance, trop bon observateur pour ne pas voir les choses telles qu\u2019elles sont et trop sincère pour ne pas les dire telles qu\u2019il les voit.H.F.LES CflEgS i P|B Commissariat-Général du Gouvernement du Canada à Paris (8e), 10, rue de Rome (au premier à droite).Adresse Télégraphique : Stadacona-Paris.Téléphone : 218 03.Inscrits au Commissariat - Général du Gouvernement du Canada à Paris, io, rue dt Rome : M.Paul de Cazes, Québec, iji,rue de Grenelle.M.J.Goddyn, Vancouver.Mme J.H.Lecley, Ottawa.Mme Rod.Campbell, Vancouver.Mlle E.Fielding, Vancouver.M.l\u2019abbé J.N.Levesque, Roxton-Falls.io, rue Cassette.Mme S.Mc.Millan, Montréal.66, rue Nol-let.Mlle Arthur Berthiaume, Montréal.Hôtel de Dijon.M.Jos.C.Dumonchel, Winnipeg, Hôtel de Dijon.Dr J.H.O.Lambert, Saint-Boniface.Hôtel de Dijon.Mlle Alice Beaupré, Montréal, Hôtel de Dijon.M.H.Tourangeau, Varennes, Hôtel de Dijon.M.Georges Régnier, Montréal.Hôtel Corneille.M.Ira Lightstone, Montréal.21, Boulevard Haussmann.M.Joseph Lévy, Montréal.Hôtel Bellevue.M.Ch.Archer, Montréal, Hôtel Regina.Mlle Julliette Pelletier, Québec.Hôtel Regina.M.J.A.St Julien, Montréal.M.F.Vernon-Vertue, Montréal.55, Quai de Valmçy.M.Errol Languedoc, Montréal.Grand-Hôtel.M.Leblond de Brumath, Montréal.57, rue des Mathurins. PARIS-CANADA 3 M.B.Beaulieu, Saint-Jérôme.46.rue Pasqcier.Dr.L.H.Renaud, Montreal.Hôtel Belle- vue.M.Louis Hains, Ottawa, Hôtel Bellevue.ECHOS M.Orner Chevalier, ingénieur de l\u2019Institut agronomique, a été désigné sur la demande du Gouvernement Canadien, par M.le Ministre de l\u2019Agriculture, comme inspecteur de la culture des tabacs du Canada.L\u2019abbé Klein dit, au cours de son étude sur VAmérique de demain, dans le Correspondant : Si ces braves belges de Chicago continuent d\u2019aimer notre langue, leurs enfants, qui me sont présentés, la comprennent fort mal et déjà ne la parlent plus.Les pauvres parents s\u2019en excusent avec confusion, et me disent que ce n\u2019est pas de leur faute.Je le sais, du reste, et suis moins surpris qu\u2019eux, ayant vu partout le même phénomène.Sauf les petits Canadiens,, tous les enfants d\u2019immigrés oublient la langue maternelle.A l\u2019école, entre eux, ils ne parlent qu\u2019anglais.Le contraire leur semblerait un signe d\u2019infériorité ; ils ne veulent pas avoir l\u2019air d\u2019étrangers ; ils sont Américains.A ses œuvres poétiques d\u2019une inspiration si soutenue, délicate et variée, M.Louis Tier-celin vient d\u2019ajouter un nouveau volume publié chez Lemerre : Sous les brumes du Temps.Les poètes canadiens retrouveront là, dans toute sa grâce, le talent qu\u2019ils admirent depuis longtemps, ces évocations de la Bretagne qui leur sont chères.Ce recueil est en tous points digne de ceux qui l\u2019ont précédé- L4 COLOMBIE .__(1> Nous reproduisons aujourd\u2019hui la conclusion de la magistrale étude de M.Alfred Métin sur la Colombie Britannique.On lira avec un extrême intérêt ce chapitre, et on voudra lire l\u2019ouvrage tout entier.Aucune contrée nouvelle n\u2019a été jusqu\u2019ici étudiée avec une méthode plus parfaite, un savoir plus précis et plus étendu.C\u2019est une bonne fortune pour la jeune province du Pacifique que d\u2019avoir été l\u2019objet de l\u2019attention d\u2019un écrivain de cette valeur.L\u2019impression générale que donne la Colombie est celle d\u2019une prospérité continue et croissante qui se manifeste par l\u2019augmentation rapide du commerce.En 1906, la province importait pour 78.592.855 fr.et exportait pour 114.087.890 fr.ce quireprésentepour la totalité des échanges 192.680.785 fr., 50 millions de plus qu\u2019en 1901, près de 1.000 fr.par tête d\u2019habitant, deux fois plus qu\u2019en Angleterre, trois fois plus qu\u2019en France.L\u2019importance relative de ce trafic s\u2019explique parce que la Colombie exploite à fond pour la vente des richesses les plus faciles à mettre en circulation, pèche, bois, mines, (1) Paris, Librairie Armand-Colin.parce qu\u2019elle travaille à peine ses terres et doit acheter une grande partie de sa subsistance en même temps que l\u2019outillage nécessaire à son développement.C\u2019est un commerce de pays neuf où les diverses productions n\u2019ont pas encore atteint leur équilibre.Une transformation si rapide que d\u2019une année à l\u2019autre on voit éclore des villes minières toutes neuves, on trouve la culture fruitière installée dans les régions comme le Kootenay-Ouest qu\u2019on déclarait naguère exclusivement propre à fournir le minerai, une sorte de fièvre qui donne la vie, tantôt ici, tantôt là, de sorte que l\u2019histoire économique de la société ressemble à une pétarade de pièces d\u2019artifice éclatant l\u2019une après l\u2019autre, tel est le raccourci de l\u2019actuelle mise en valeur.Aussi est-il difficile d\u2019en donner une esquisse générale qui ne devienne rapidement inexacte et démodée.Ce qui frappe dans la Colombie c\u2019est qu\u2019elle forme comme une colonie de colonie.Seuls les deux fragments de la région méridionale qui continuent par-dessus la frontière les zones côtières et minières des Etate-unis apparaissent relativement peuplés ; en dehors de cette bande discontinue, habitants et centres d\u2019activité s\u2019égrènent, séparés par de grands espaces de nature encore vierge.Si l\u2019on cherche les relations économiques qui permettent de classer tous ces ilôts en archipels, on distingue deux grands courants; l\u2019un, vers les Etats-Unis de l\u2019Ouest, suit les voies naturelles ; l\u2019autre, vers l\u2019Est Canadien et vers l\u2019Extrême-Orient, a été créé par les lignes transcontinentales dont la province et la fédération s\u2019apprêtent à augmenter le nombre en faisant achever le Crows Nest et construire le grand Tronc Pacifique.Prolongement physique de l\u2019Ouest américain, la Colombie est, par l\u2019action du gouvernement, rattachée de plus en plus au Canada et par le Canada au reste du monde.Ce double caractère, influences communes à tout l\u2019Ouest, soit américain, soit canadien, intervention humaine anglo-canadienne se retrouve partout en Colombie.Comme dans les Etats-Unis de l\u2019Ouest, la population, accrue par des immigrants fort mélangés, se porte surtout dans les villes et vers les mines ; de même les Indiens sont parqués et tellement surnombrès par les blancs que la question indigène se réduit presque à rien; de même le problème des jaunes se pose et se résout par des mesures préparant l\u2019exclusion ; de même la société blanche se divise en deux classes, capitaliste et ouvrière.En haut les capitalistes et leurs représentants possèdent et administrent toutes les entreprises depuis les pêcheries jusqu\u2019aux chemins de fer ; ils s\u2019associent en puissantes compagnies, et la concentration financière paraît en progrès dans tous les champs de production, sauf la culture, mais cette exception s\u2019explique par les hauts salaires qui obligent le propriétaire à vendre ou à faire valoir lui-même dans une industrie où la machine joue un rôle relativement faible.Au contraire, pour toutes les autres, les dépenses de main-d\u2019œuvre ne peuvent être compensées que grâce à l\u2019augmentation du rendement obtenu par l\u2019emploi d\u2019un matériel perfectionné, mais cher, exigeant un entretien coûteux, des renouvellements fréquents, nécessités auxquelles seuls d\u2019énormes capitaux peuvent suffire.Les grandes entreprises de pêcheries, les scieries et le transport des bois, les houillères, les grandes usines de fusion se partagent déjà entre quelques trusts, les chemins de fer actuels appartiennent presque tous à la Compagnie C.P.R.On peut dire que le développement du pays se fait surtout par des spéculateurs ; c\u2019est à eux plus qu\u2019au budget provincial qu\u2019on doit les endiguements, les drainages, les irrigations qui, malgré la tendance plus haut indiquée vers la culture moyenne et petite, mettent souvent le propriétaire rural sous la dépendance des gros manieurs d\u2019argent.Plusieurs des groupes financiers opérant en Colombie, sont internationaux, et ont des affaires similaires au dehors, principalement dans les Etats-Unis.Bien que rien ne permette de discerner exactement la part des capitaux américains dont la mise en valeur de la Colombie, les indices saisissables la font conjecturer très forte, surtout en ce qui concerne mines et et fours de fusion.Les ouvriers qui forment l\u2019autre partie de la population touchent des salaires d\u2019Amérique, sont organisés en syndicats à l\u2019américaine, souvent par des américains de l\u2019Ouest.A tous les échelons chacun vit largement, sans compter, dépensant plus qu\u2019on ne fait chez nous, surtout en frais de logement.Depuis les résidences qui peuplent les faubourgs élégants des villes, jusqu\u2019aux petites maisons de bois élevées près des mines, on trouve le confort moderne, salles de bain, éclairage électrique, téléphone, et ce n\u2019est pas un faible sujet d\u2019étonnement pour un européen de rencontrer tout cela dans un pays qui possède des voies ferrées, mais qui n\u2019a pas de route et où les franges de la forêt primitive bordent encore l\u2019horizon des régions peuplées.Avec de telles habitudes, les besoins d\u2019argent sont grands et malgré l\u2019élévation constante des salaires, l\u2019ouvrier, habitué à mener une existence aisée et saine, ne se montre jamais satisfait.Les préoccupations intellectuelles et morales de cette population présentent un caractère exclusivement pratique.Comme aux Etats-Unis, chaque groupe d\u2019habitation a son école primaire gratuite ; comme dans tous les pays anglo-américains, les colons restent fidèles aux traditions religieuses et partout s\u2019élèvent les églises des diverses confessions.Des journaux s\u2019impriment jusque dans les plus petits camps miniers : ils font une place énorme aux annonces, aux mercuriales, aux cours des métaux et des valeurs, à ce qui intéresse une population qui, à tous les degrés, vit d\u2019affaires et de travail.Parmi les distractions, les sports et la vie en plein air tiennent le premier rang : c\u2019est presque toujours de jeux, d\u2019ascensions, de canotage, de camping, de chasse, de pêche, qu\u2019on parle quand la conversation quitte les chiffres, les prix, les actions, les obligations.Il n\u2019est rien là qui ne soit commun à tous les pays neufs, tout au moins dans le monde qui parle anglais, et qui permette à l\u2019immigrant ou au voyageur de faire une différence possible entre les Etats américains au sud, la Colombie, au nord du 49e parallèle.Même les constitutions et la politique s\u2019y ressemblent assez.Comme les Etats démocrtiques de l\u2019Ouest américain, la Colombie autonome a une seule assemblée représentative élue au suffrage universel.Elle ne choisit point à 625993 4 PARIS-CANADA leur exemple son chef du pouvoir exécutif, mais le lieutenant-gouverneur qui tient ce rôle est désigné parle ministère fédéral canadien et toujours parmi des Canadiens.Le gouverneur général,seul fonctionnairenommé par le roi, laisse la réalité du pouvoir au premier ministre fédéral qui, responsable devant les Chambres, n\u2019a pas un pouvoir presque discrétionnaire comme le président des Etats-Unis.Si tout se fait au nom du roi dans la Puissance, on n\u2019y trouve vraiment de la monarchie que les formes extérieures ; ce n\u2019est point assez pour que les étrangers nouveaux venus établissent une comparaison au bénéfice des Etats-Unis et ne s\u2019associent point aux sentiments de fidélité nationale que manifestent les anciens colons.Aucune raison pour un mouvement séparatiste dans un pays qui possède toutes les libertés politiques.Si l\u2019on y a parlé quelques fois de quitter la Fédération, c\u2019était un marchandage pour obtenir d\u2019elle quelques avantages.Dès son adhésion à l\u2019Union, la Colombie se fait payer son entrée par la promesse d\u2019une voie ferrée transcontinentale, depuis, les relations entre gouvernement provincial et ministère d\u2019Ottawa consistent surtout en discussions d'intérêt.Par exemple, la Colombie se plaint de payer par tête d\u2019habitant trois fois plus que les autres provinces.On l\u2019a vue réclamer une partie des droits prélevés par les services fédéraux sur les pêches, les Chinois; elle veut une protection douanière pour ses bois fabriqués, pour ses fruits, mais elle proteste contre une élévation des tarifs sur les fers blancs, réclamée par les métallurgistes d\u2019Ontario, qui augmenterait le prix de la matière à boîtes conserves.Elle profite avec reconnaissance des primes fédérales à la production du plomb et cherche à tirer parti des primes à la production du fer et de l\u2019acier.Elle réclame la construction du Grand Tronc Pacifique, l\u2019augmentation des voies ferrées, un pont sur le détroit entre la côte ferme et Yaucouver.En un mot, la politique y est dominée par les intérêts économiques.Avant tout colombiens, les habitants se rendent compte que la Fédération avec ses services d\u2019études et de recherches, ses douanes, ses crédits d\u2019encouragement, surtout son désir de créer des débouchés sur le Pacifique en côte canadienne rend à la Colombie les services les plus considérables.Dans l\u2019intérieur même de la province, les députés se font les porte-paroles des deux grandes classes sociales, des capitalistes quand ils discutent les concessions et les travaux publics, des salariés quand ils votent les lois de protection ouvrière.Les ministères vivent ou meurent sur des questions agricoles, industrielles, commerciales ou financières.Dans ces années dernières, le budget était en déficit et le gouvernement s\u2019est tiré d\u2019affaire par une mesure démocratique, en augmentant l\u2019impôt foncier progressif.Il annonce aujourd\u2019hui que les recettes balancent les dépenses, que son crédit est rétabli à Londres et qu\u2019il va pouvoir emprunter pour faire les travaux publics les plus indispensables.Voilà ce qui passionne le public de ces pays neufs.Le souci des richesses domine toutes les preoccupations car la nature est encore trop forte pour que l\u2019homme songe à autre chose qu\u2019à lutter contre elle, car l\u2019éducation anglaise et l\u2019éducation américaine concordent toutes deux à donner aux hommes comme principal but «make money», faire argent des valeurs enfermées dans le sol, la forêt et les eaux.LE CANADA ET l\u2019Exposition Franco-Britannique Après avoir franchi la CourdTIonneur toute blanche et souriante dans sa ceinture de palais indiens du style le plus pur et dont les lignes gracieuses se reflètent dans le lac où vont se jeter les flots tombant de la haute cascade lumineuse, le visiteur est émerveillé par le parfait ordonnancement des vingt palais aux dômes ajourés comme de fines dentelles, hardis dans leur blancheur éclatante, s\u2019érigeant de chaque côté des jardins féeriques; il se demande si l\u2019homme qui a conçu ces merveilles, en quelques mois, n\u2019est pas quelque magicien sorti d\u2019un de ces palais indiens apparus, dès l\u2019entrée, comme en une vision de rêve! Or, sa magie fut faite simplement de courage, d\u2019énergie et de travail opiniâtre, surhumain, grâce auquel il vint à bout de tous les obstacles, de toutes les déceptions.Il est vrai de dire que M.Imré Kiralfy, commissaire général, le génial créateur de ces merveilles, a été admirablement secondé par ses fils qui, avec un respect profond, une foi et un dévouement filial admirable, se groupèrent vaillamment autour du père, du chef.Le roi Edouard et le président Fallières unis dans une même admiration ont chaudement félicité M.Imré Kiralfy,quelles bouches plus autorisées pour décerner l\u2019éloge si hautement mérité ! Nous reviendrons sur cette œuvre grandiose et essayerons de la décrire comme il convient, mais nous n\u2019avons pu laisser passer l\u2019opportunité qui nous est offerte par ces lignes sans rendre à M.Imré Kiralfy et à ses fils un juste hommage que, seul, le souci de la vérité nous inspire.Les Colonies sont représentées en nombre à L\u2019Exposition Franco-Britannique et parmi elles le Canada tient sa juste place, c\u2019est-à-dire la première, non-seulement par les proportions gigantesques du Pavillon Canadien, mais par le goût uni à une science parfaite des expositions qui a présidé à son installation.Jamais le Canada ne fitun pareil effort dans les expositions ; sa participation à Paris 1900, Liège, Milan, Dublin, viennent loin derrière l\u2019importance exceptionnelle déployée à l\u2019Exposition Franco-Britannique.Le colonel Hutchison, qui, depuis plusieurs années représente aux expositions avec tant de savoir et de distinction les intérêts canadiens,aura cette fois encore bien mérité de son pays.Nous étudierons en détail, ultérieurement, cette admirable section canadienne et en rendrons compte à nos lecteurs.R.S.L\u2019épopée Franco-Canadienne Trois Noms On lit dans le Temps : Les fêtes qui commencent aujourd\u2019hui au Canada, pour la célébration du tricentenaire de la fondation de Québec par Champlain, seront, en même temps que l\u2019évocation d\u2019un passé glorieux, une imposante manifestation pacifique.Trois grandes nations vont y revivre, côte à côte, les faits mémorables auxquels toutes trois, pendant trois cents ans, ont apporté leur part contributive.C\u2019est, en effet, en présence de S.A.R.et I.le prince de Galles, des délégués officiels de la France-et des Etats Unis que se déroulera le cortège historique somptueusement organisé par les pouvoirs publics et par l\u2019effort individuel canadiens.La lecture du programme des fêtes met en relief la grande part réservée à la France.J\u2019ajouterai que la statue de Champlain est l\u2019œuvre d\u2019un Français, M.Chevré.Si les Canadiens sont devenus les fidèles sujets de l\u2019Angleterre, s\u2019ils sont reconnaissants à la nation britannique de l\u2019autonomie libéralement octroyée au Dominion depuis 1867, ils n\u2019ont pas oublié leur patrie d\u2019origine; avec la race, ils en ont conservé les traditions reçues : la langue, le génie, les mœurs.C\u2019est librement, sans arrière-pensée, qu\u2019ils peuvent aujourd\u2019hui manifester ce double sentiment, alors que « l\u2019entente cordiale supprime toute contrainte entre l\u2019Angleterre et la France, et que l\u2019exposition franco-britannique affirme au monde entier l\u2019étroitesse de leurs relations et la communauté de leurs intérêts.Pendant les cérémonies du tricentenaire, la France s\u2019unira de cœur avec le Canada; elle a tenu d\u2019ailleurs à le lui prouver par avance.Plusieurs fêtes franco-canadiennes viennent d\u2019être données récemment à Paris,, où divers groupes s\u2019efforcent d\u2019activer le rapprochement intellectuel entre les deux peuples, où la signature définitive du traité de commerce projeté ne saurait plus être qu\u2019une question de jours.Afin de rendre cette union plus intime encore, peut-être convient-il d\u2019y associer les esprits.Il suffira, pour réveiller les souvenirs, d\u2019évoquer trois noms, ceux de trois hommes qui, dans la vivante apothéose des plaines-d\u2019Abraham, fixeront les regards de la foule r.Champlain et, avec lui, Jacques Cartier et Montcalm.Pour mieux jalonner les faits, je suivrai l\u2019ordre chronologique.Jacques Cartier fut un chercheur de mondes, un de ces hardis navigateurs, émules de Colomb, que l\u2019attrait de l\u2019inconnu poussait au large vers l\u2019ouest mystérieux, vers le chemin rêvé de la Chine.Il est « le Découvreur » et l\u2019Histoire, en lui donnant ce nom, a nettement limité son œuvre, elle suffit d\u2019ailleurs à sa célébrité.Né en 1491 d\u2019une famille aisée de marins, toute sa jeunesse s\u2019écoule, à Saint-Malo, sur les grèves ou sur la mer.A quarante ans, après « avoir bourlingué tant et plus sur la mer océane », il est devenu un maître pilote.C\u2019est alors que, protégé et soutenu par Philippe de Chabot, grand-amiral de France, il obtient de François Ier la permission d\u2019ar- PARIS-CANADA 5 mer, pour la découverte, des navires battant pavillon du roi.Des quatre voyages qu\u2019il fît, de 1534 à 1543, le premier ne fut qu\u2019une reconnaissance.C\u2019est au cours du second qu\u2019il découvrit le Canada.Dans les deux derniers, Cartier n\u2019est plus que le convoyeur, aller et retour, du sire de Roberval et de « sa bande » dont la tentative de colonisation était condamnée par avance à l\u2019insuccès.Cartier dès lors ne naviguera plus.Il vivra paisiblemement dans la retraite jusqu\u2019à sa mort en 1557.Peut-être même ne soupçonnera-t-il pas la grandeur de sa découverte, dans le secret dépit qu\u2019il éprouve d\u2019avoir vu barrée par les récifs du Saint-Laurent la route au bout de laquelle son imagination ' plaçait le « Cathay doré », nom qu\u2019on donnait alors à la Chine.Ses compatriotes estimèrent en lui l\u2019heureux et hardi marin qui avait « poussé plus oultre que tout autre dans le Nordoit ».Quant à sa découverte même, elle n\u2019eut pas une extrême valeur à leurs yeux.On aimait en lui le bon Français et le bon chrétien qui avait pris possession de « terres neuves » au nom du roi de France, et y avait implanté la croix.Mais qu\u2019importaient à leurs yeux peu clairvoyants les régions du Saint-Laurent dont on ne pouvait tirer aucun produit immédiat ! Jacques Cartier termina son existence et mourut honoré.Seul le recul du temps lui donna la célébrité.Jacques Cartier a découvert, Champlain colonise.Il est un colonisateur; je ne saurais faire de lui un plus bel éloge, aujourd\u2019hui où le développement de notre puissance coloniale ne laisse plus ignorer, en France, les qualités multiples que requiert ce rôle.Depuis 1543, l\u2019œuvre canadienne était tombée en léthargie.« J\u2019ai hâte, déclare Henri IV, devenu enfin maître de son royaume, de faire parachever la découverture et habitation du Canada.» Le malheur est que le roi, pour ne pas grever les finances publiques, eut recours au système des compagnies privilégiées.C\u2019était permettre aux intérêts particuliers de primer l\u2019intérêt général.Aussi de 1598 à 1603 se produisit-il une série d\u2019échecs jusqu'au jour où Champlain parut.Né à Brouage en Saintonge, vers 1570, Samuel Champlain possédait un passé.Fils d\u2019un officier de marine, ayant servi lui-même et sur terre et sur mer, apprécié par le roi dont il recevait une pension, il était déjà un « meneur d\u2019hommes » et un navigateur expérimenté.Il fit, en 1603, une première et courte reconnaissance du Saint-Laurent.Le 3 juillet 1608 il fondait Québec et, avec une poignée d\u2019hommes, y construisait la fameuse « Habitation », le berceau de la puissance canadienne.Dès sa prise de contact avec le Canada, Champlain a pressenti son avenir et reconnu la fertilité de son sol.« Si ces terres étaient cultivées, s\u2019écrie-t-il, elles seraient bonnes commes les nôtres ! » Dès lors il a son but.Sa vie ne sera plus qu\u2019un perpétuel va-et-vient entre la colonie et la France.Ici, il devra tout créer et gagner à sa cause une population sauvage ; là, il lui faudra déjouer mille intrigues et rallier toutes les bonnes volontés.Tour à tour explorateur, ingénieur, géographe, agriculteur, soldat, commerçant, médecin, diplomate, écrivain, il saura trouver dans son bon sens et son expérience des ressources infinies.Sans cesse la Compagnie du Canada change de maître, Champlain en demeure toujours le cerveau et le bras.Enfin il rencontre en Richelieu l\u2019homme d\u2019Etat capable de s\u2019intéresser pleinement à son œuvre.Le cardinal vient de créer en 1527 la « Compagnie des Cent Associés » qu\u2019il dirigera personnellement et a remis à Champlain ses pleins pouvoirs.Mais ce n\u2019est qu\u2019en 1633 que ce dernier pourra se dépenser tout entier à son œuvre, alors que Québec, tombé momentanément aux mains des Anglais, sera enfin rendu à la France.Dès lors la face des choses change ; Richelieu, édifié par les relations de Champlain seconde efficacement son action.Champlain se multiplie.En deux ans il aura reconstruit et agrandi 1\u2019 « Habitation » brûlée par les Anglais, créé le Fort-Richelieu et Trois-Rivières, produit un premier mouvement d\u2019émigration entre les côtes françaises et le Canada.Enfin, points à mettre en lumière, \u2014 car Champlain est, lui aussi, un catholique fervent, \u2014 il a construit à Québec une chapelle ; des missionnaires sont dans le pays et projettent la création d\u2019un collège.Lorsque le fondateur du Canada succomba à la tâche le 25 décembre 1635, pleuré par la colonie comme un père, Québec avait pris son essor définitif.M.Salone, dont l\u2019opinion fait autorité, dans son livre la Colonisation de la Nouvelle-France, a dit de Champlain : « A l\u2019origine de tous les établissements des Européens, il y a toujours plusieurs héros entre lesquels l\u2019histoire a mission de répartir la gloire.Un seul homme ne peut jamais suffire à l\u2019exploration, à la conquête, à la mise en train de la colonisation, Champlain a assumé la triple tâche.» Il n\u2019est rien à ajouter à pareil éloge.Le marquis de Montcalm est un soldat dans la force du terme.Né en 1712, dans son château de Candiac, près de Nimes, il appartient à une lignée de braves.De tout temps on a pu dire : « La guerre fut le tombeau des Montcalm.» En 1756, alors qu\u2019il possède déjà de longs et beaux états de service, la confiance de d\u2019Argenson l\u2019appelle au commandement des troupes de la Nouvelle-France.Le ministre, dit Charles de Bonnechose, « avait deviné en lui un des rares officiers qui à cette époque se portaient encore vers le grand » ! Montcalm est un homme probe.Son esprit est avisé, il a la culture d\u2019un gentilhomme du dix-huitième siècle ; sa parole est entraînante.Son courage est bouillant.S\u2019il a de l\u2019ambition, de l\u2019amour-propre, l\u2019un et l\u2019autre s\u2019appuient sur une science et une expérience consommées dans l\u2019art de la guerre.Ces derniers dons trouveront leur emploi immédiat dans les conditions déplorables où il prend son commandement.Il est à 1.500 lieues de la France, dans un pays que la faiblesse de Louis XV laisse dans un abandon chaque jour plus accentué ; il a sous ses ordres un squelette d\u2019armée.Jusqu\u2019en 1758, époque où il sait qu\u2019il n\u2019obtiendra pas son rappel en France sollicité à plusieurs reprises, Montcalm a été un courageux et habile soldat, se battant par métier, forçant le succès par son énergie.Mais dès qu\u2019il a compris que sa vie est liée à celle de la colonie à son déclin, qu\u2019il est condamné à se sacrifier pour elle, le dévouement, l\u2019abnégation dont il fait preuve le haussent vers l\u2019héroïsme que la mort va lui faire atteindre.Ce fut le 12 septembre 1759 qu\u2019eut lieu la sanglante bataille d\u2019Abraham.Montcalm, défait pour la première fois, y reçut un coup mortel.Le glorieux vaincu expirait le soir même stoïquement, uni dans la mort à son vainqueur, le général Wolfe, tombé également au champ d'honneur.Lorsque Montcalm, ramené à Québec, eut demandé au chirurgien le temps qui lui restait à vivre : « Quelques heures » lui fut-il répondu.\u2014 « Tant mieux, dit le soldat, je ne verrai pas les Anglais dans Québec ! » Grâce à la mort héroïque de Montcalm (et à un dernier et fugitif succès remporté par son successeur Lévis), un rayon de gloire éclaira la retraite définitive de l\u2019armée française au Canada.Tels furent les trois hommes dont les trois noms resteront indissolublement liés à l\u2019histoire de l\u2019épopée canadienne.Il yen eut d\u2019autres, et beaucoup, que je ne puis, àmon grand regret, faire entrer dans le cadre réduit de cet article.Je dirai, en guise de conclusion, que des trois Français que je viens de dépeindre à larges touches, l\u2019un fut surtout grand par son audace et sa ténacité : Jacques Cartier, le marin ; l\u2019autre par ses victoires et son dévouement jusque dans la mort : Montcalm, le soldat.Entre eux se dresse la haute figure de Champlain, que son esprit et son âme rendirent grand en toutes choses .Eric Arbol.VIENT DE PARAITRE Française d\u2019Armes et Cycles de St-Etienne.Cet Album qui comprend 1.400 pages, 20.000 gravures, un grand nombre de planches en couleurs, contient une foule de renseignements utiles aux Chasseurs, Pêcheurs, Cyclistes, 7ouristes, Sportsmen, etc., la description de toutes les nouveautés en Armes, Cycles, Accessoirs de Chasse, de Véloci-pidie, Articles de Pêche, de Voyage, de Sport, de Photographie, etc.Envoi franco contre 3o centimes.CHEMIN DE FER DE L\u2019OUEST ET DE BRIGHTON Exposition Franco-Britannique A LONDRES (Mai à Octobre 1908) Billets à prix très réduits Délivrés de Paris à Londres (par Rouen, Dieppe et Newhayen) PENDANT LA DURÉE DE L\u2019EXPOSITION Billets d\u2019aller et retour Délivrés les Samedis et Dimanches de chaque semaine.DE PARIS-SAINT-LAZARE A LONDRES ire classe 37 fr.5o; 2= classe 28 fr.10; 3e classe 21 fr.25.Aller : Départ le samedi ou le dimanche de la Gare Saint-Lazare par le service de nuit, à 9 h.20 soir.Arrivée à Londres : London Bridge, Victoria (Cie de Brighton, le dimanche ou lelundi à 7 h.3o matin.Retour : Départ le dimanche ou le lundi de Londres : London-Bridge, Victoria (Cie de Brighton), par le service de nuit a 8 h.45 soir, Arrivée à Paris-Saint-Lazare à 6 h.3o matin.Ces billets ne donnent droit à aucun enregis t rement de bagages et ne peuvent être prolongés, ni supplémentés. 6 PARIS-CANADA Crédit Foncier Franco-\u201cCanadien Prêts Hypothécaires Société Anonyme Canadienne Fondée le 24 Juillet 1881, durée jusqu\u2019en 1979 CAPITAL SOCIAL s 25.000.000 de Francs divisé en 50.000 actions de 500 francs chacune Siègj-e Social a MONTRÉAL CONSEIL D\u2019ADIVIINISTRATION MM.G.Brolemann, #, Administrateur du Crédit Lyonnais, Président Honoraire.j _jî.Thors, O.it, Directeur général de la Banaue de Parts et des Pays-Bas, Président.J.-A Ouimet, l\u2019un des Juges de la Cour du Banc du Rot pour la Province de Québec; Administrateur de la Banque d\u2019Épargne (Montréal), Vice Président.Auguste Real Angers, Membre du Conseil privé, Conseiller du Roi (Montréal).COMMISSAIRES-CENSEURS MM.A.Desjardins (Montréal).J.Ovide Gravel (Montréal).Ludovic de la Vallée-Poussin (Paris).MM.Comte I.de Camondo, O.it, de la Maison J.Camond» et O-, Administrateur de laBanque de Paris et des Pays-Bas.P.-A.Ghéramy, ancien Président de la Chambre des Avoués, Avoué honoraire.A.Denfert-Rochereau, it, Administrateur de la Société Française de Reports et Dépôts.De Molinari, it, Membre correspondant de l\u2019Institut.J.-E.Moret, it, Directeur de la Banque de Paris etdes Pays-Bas.E.Persillier-Lachapelle, M.D.(Montréal).DIRECTEUR GÉNÉRAL M.Martial Chevalier.SECRETAIRE DU COMITÉ DE PARIS M.Paul Morel.(CIRSUJ iTCRMrao Viâ Havre-Commercial HWtAtHJ RPOOl BEAU» wAttAvme rcROA) Wttw montacai \u2022urit >BrftNC; i«n nuRcsco iciwua» 80S \u2019Oi «IW-TOfll '«OUA\u2019 Inapou \\0 TRAHI MSB MPI \u2019aleam} \u2022tsau Hf SSi yU WestJlnifi Guyana and Venezui Mexico Centra^ and Srtjm ¦America (.ernfhiBA 'nuHtn lissui U LME EHTIËREMEMT\tDE NEW-YDBK EH FRANCE La seule Compagnie possédant et exploitant cinq câbles transatlantiques entre l\u2019Europa et les Etats-Unis d'Amérique.\te La seule Compagnie qui, ayant un point d\u2019atterrissage sur le continent européen, possède aux Etats-Unis un réseau complet ae lignes terrestres.Communications directes avec le Canada, le Mexique, les Antilles, l\u2019Amérique Centrale et l\u2019Amérique du Sud.Bureaux a Paris \u2022 I ADMINISTRATION, 9, rue Louis-le-Grand (2e).' \\ RENSEIGNEMENTS, 49, avenue de l'Opéra (2e).-BUREAU DE TRANSMISSION - 112, Boulevard de Strasbourg, au HAVRE \u2014 CE BUREAU EST EN COMMUNICATION: AVEC NEW-YORK ffcr deux câbles entièrement sous-marins, ce qui évite les longuet lignes aériennes de Terre-Neuve et de la Nouvelle-Ecosse.AVEC PARIS Par un 111 spécial aboutissant au Bureau de la Bourse, et par M câble souterrain aboutissant au Bureau-Central FILS DIRECTS Du Havre à Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Nantes, Anvers, Amsterdam, Rotterdam, Hambourg, etc.FILS DIRECTS De Paria à Berlin, Cologne, Francfort, Bâle, Berne, Genève, VfnmML Milan, Gênes, Rome, etc.LES TÉLÉGRAMMES SONT REÇUS DANS TOUS LES BUREAUX TÉLÉGRAPHIQUES k éélaut des formules que la Compagnie adresse gratuitement sur demande, prière d\u2019indiquer en marge de la minute la mention non taxée Via Commercial.SOCIÉTÉ GÉNÉRALE pour favoriser le développement du Commerce et de l\u2019Industrie en France SOCIÉTÉ ANONYME.\u2014 CAPITAL :\t300 MILLIONS SIÈGE SOCIAL : 54 et 56, rue de Provence ) Succursale Opéra : 1, Rue Halévy.\t> à Paris.SUCCURSALE : 1S4, rue Réaumur (Place de la Bourse) ) depots de fonds à intérêts en compte ou à échéance fixe (taux des dépôts de 1 an à 23 mois 2 o/o ; de 2 ans à 35 mois 2 1/2 o/o ; de 3 à5 ans 3 1/2 o/o net d\u2019impôt et de timbre); \u2014 ordres de bourse (France et Etranger) ; \u2014 souscriptions sans FRAIS; -VENTE AUX GUICHETS DE VALEURS livrées immédiatement (Obi.de Ch.de fer, Obi.et Bons à lots, etc.); \u2014 escompte et encaissement de (aurons Français et Etrangers; \u2014 mise en règle de titres ; \u2014 avances sur titres ; \u2014 escompte ET ENCAISSEMENT D\u2019EFFETS DE COMMERCE! \u2014 GARDE DE TITRES ; - GARANTIE CONTRE LE REMBOURSE- MENT AU PAIR ET LES RISQUES DE NON-VÉRIFICATION DES tirages ; \u2014 virements et chèques sur la France et l\u2019Etranger ; \u2014 lettres de crédit et billets de crédit circulaires; \u2014 change de monnaies Étrangères; \u2014 assurances (Vie, Incendie, Accidents), etc., etc.SERVICE DE COFFRES-FORTS (Compartiments depeis 5 fr.par mois; tarif décroissant en proportion do la dorée et de la dimension.) 88 succursales, agences et bureaux à Paris et dans la Banlieue; 601 agences en Province; 2 agences à l\u2019Etranger (Londres, 53, Old Broad Street, et St-Sébastiei (Espagne) ; correspondants sur tontes les places de France et de l\u2019Etranger.CORRESPONDANT EN BELGIQUE : Société Française de Banque et de Dépôts BRUXELLES, 70, Rue Royale.\u2014 ANVERS, 22, Place de Meir.954174 PARIS-CANADA 7 GRAND HOTEL CANADIEN ET COLONIAL 26, Rue de St-Pétersbourg, PARIS (8e), à proximité de la Gare Saint-Lazare.Téléphone 255-82 (Station Métropolitain : Place Cliehy, Rue de Saint-Pétersbourg) A.BBKOIT, Directeur-Gérant INSTALLATION MODERNE \u2014 PRIX RÉDUITS Déjeuners et Dîners à Prix fixes (vin compris) et à la Carte 80 Chambres avec tout le confort moderne SA LONS POUR F1 A.IVE ILLES Chambres préconisées par le Touring-Club SALLES DE BAINS A TOUS LES ÉTAGES Salons de Correspondance et de Réception -\u2014GRAND GARAGE POUR AUTOMOBILES ET BICYCLETTES \u2014 Hôtel s\u2019élevant au milieu d\u2019un grand Jardin - LUMIÈRE ÉLECTRIQUE - Recommandé aux Familles et au Clergé ARRANGEMENT POUR SÉJOUR ET POUR PENSION Goat/emement de la Provinee de Qoébee Vastes Territoires A Coloniser RICHES RÉGIONS MINIÈRES & FORESTIÈRES DE TOUTES SORTES TERRES d\u2019une fertilité reconnue, climat sain et favorable à toutes cultures, communications faciles avec les marchés locaux et étrangers.Les colons agriculteurs peuvent pour quinze cents francs environ acheter un lot de 40 hectares dont 4 ou 5 en terre défrichée.Les terres du Gouvernement valent 1 franc à 1 fr.50 l\u2019acre.Les lots sont de 100 acres environ (40 hectares).La forêt couvre des millions d\u2019hectares, où l\u2019on trouve, entre'autres, du bois propre à la fabrication de la pâte à papier (pulpe), d\u2019une qualité supérieure.Il y a aussi abondance de mines dans la Province.On y rencontre I\u2019or, I\u2019argent, le cuivre, le fer (titanique, chromique et magnétique), la plombagine, le mica, l\u2019amiante, le granit de tout genre, le kaolin, le pétrole, etc.Plusieurs mines, en ce qui concerne le cuivre, le fer, la plombagine, le mica et l\u2019amiante sont déjà en exploitation.Les mines de la Beauce, où l\u2019on fait de nouvelles tentatives après une suspension de travaux de plusieurs années, ont déjà donné une douzaine de millions de francs d\u2019or.La population de la province de Québec est de langue française surtout.Des bureaux et des agents d\u2019immigration reçoivent les immigrants à Québec et à Montréal.Le service des Postes et des Chemins de fer est des plus réguliers et des plus sûrs.Pour plus amples informations, s\u2019adresser à l\u2019honorable Commissaire de la Colonisation et des Mines, Québec et Canada.Et à M.Hector Fabre, Commissaire général du Canada, 10, rue de Rome, à Paris (8e).COMPTOIR NATIONAL D'ESCOMPTE DE PARIS Capital : 150 millions de francs ENTIÈREMENT VERSÉS SIÈGE SOCIAL : RUE BERGERE Succursale : 2, Place de l\u2019Opéra, PARIS OPÉRATIONS DU COMPTOIR : Bons à échéance fixe, Escompte et Recouvrements; Escompte de Chèques, Achat et Vente de Monnaies étrangères, Lettres de Crédit, Ordres de Bourse, Avances sur Titres, Chèques, Traites, Envois de Fonds en Province et à l\u2019Etranger, Souscriptions, Garde de Titres, Prêts Hypothécaires Maritimes, Garantie contre les risques de remboursement au pair, Paiements de Coupons etc.AGENCES 31 Bureaux de quartier dans Paris 14 Bureaux de banlieue 144 Agences eu province ÎO Agences daus les colonies et pays de protectorat I 5 Agences à l\u2019étranger LOCATION DE COFFRES-FORTS Le Comptoir tient un service de coffres-forts à la disposition du public, 44, rue Bergère, 2, place de l\u2019Opéra, lkl, boulevard Saint-Germain, k9, avenue det Champs-Elysêesetdans les principales Agences.Une clef spéciale unique est remise à chaque locataire.\u2014 combinaison est faite et changée par le locataire, à son gré.Le locataire peut seul ouvrir son coffre.|UKJd' HT* f BONS fl ÉCHÉANCE FIXE Intérêts payés sur les sommes déposées : De 6 mois à 11 mois, 2 o/o ; de 1 an à 3 ans, 3 o/o.Les Bons, délivrés parle Comptoir National aux taux d\u2019intérêts ci-dessus, à ordre ou au porteur, au choix du Déposant.Les intérêts sont représentés par des Bons d'intérêts également à ordre ou au porteur, payables semestriellement ou «annuellement, aux convenances du Déposant.Les Bons de capital et d\u2019intérêts peuvent être endossés et sont par conséquent négociables.VILLES D\u2019EAUX, STATIONS ESTIVALES & HIVERNALES Le Comptoir National a des Agences dans les principales Villes d\u2019Eaux : Bagnères-de-Luchon, Bayonne, Biarritz, la Bourboule.Calais, Cannes, ChiUel-Guyon, Cherbourg, Dax, Dieppe, Dunkerque, Enghien, Fontainebleau, le Havre, la Mont-Dore, Monte Carlo, Nice, Ostende, Pau, Royat, Saint-Germain-en-Laye, Saint-Sébastien, Trouville-Deauville, Tunis, Vichy, etc.; ces Agences traitent toutes les opérations, de sorte que les Etrangers, les Touristes, les Baigneurs peuvent continuer à s'occuper d\u2019affairesp endant leur villégiature.LETTRES DE CRÉDIT POUR VOYAGES Le Comptoir National d\u2019Escomptb délivre des Lettres de Crédit circulaires payables dans le monde entier auprès de ses Agences et Correspondants ; ces Lettres de Crédit sont accompagnées d\u2019un carnet d\u2019identité et d\u2019indications et offrent aux voyageurs les plus grandes commodités, en même temps qu une sécurité incontestable.Salon des Accrédités, Branch office, 2, place de l'Opéra Special department lor travellers and letters of credit.Luggages stored.Letters of credit cashed and delivered throughout the world.\u2014 Exchange office.Letters and parcels received and forwarded.CHEMINS DE FER DE L\u2019OUEST Paris à Londres, vià Rouen, Dieppe et Newhaven par la gare Saint-Lazare Services rapides de jour et de nuit Tous les jours (Dimanches et Fêtes compris) et toute l\u2019année, trajet de jour en 8 h.1/2 (ire et 2e classe seulement).GRANDE ÉCONOMIE Billets simples, valables pendant 7 jours : ue classe 48 fr.25, 2e classe 35 fr., 3e classe 23 fr.25.Billets d\u2019aller et retour, valables pendant un mois: ire classe 82 fr.75, 2e classe 58 fr.75, 3b classe 41 fr.5o. 8 PARIS-CANADA r~~:' ¥**?£**$?::Æ&- Ligne Franco-Canadienne 66 ALLAN \u201d Nouveau service postal directetrégulier pour Passagers et Marchandises entre LE HAVRE et le CANADA (ET VICE-VERSA) Subventionné par le Gouvernement Canadien SERVICE du\tHAVRE sans escale pour Québec et Montréal\t\t Sicilian\t8 Août.\tCorinthian\t3 Octobre.Corinthian\t22 \u2014\tParisian\t17\t\u2014 Parisian\t5 Sept.\tSicilian\t31 Sicilian\t19 \u2014\t\t \tPRIX DE\tPASSAGE\t DEUXIÈME CLASSE : Fr.225, 250 et au-dessus Enfants de i à 12 ans, moitié prix.Nourrissons, Fr.25 TROISIÈME CLASSE : Fr.140 pour Québec Enfants de 1 à 12 ans, Fr.70.Nourrissons, Fr.12.50 PARIS au HAVRE :2e Classe, Fr.17.35.3= Classe, 11.35.Emigrants, 8.50 On vend des billets directs à prix réduits pour tous les points du Canada et des Etats-Unis.BAGAGES EN FRANCHISE : 150 kilos par adulte.Les marchandises de toutes classes seront prises à FRET TRES MODÉRÉ et par engagement spécial pour QUÉBEC, MONTRÉAL et tous les points de l\u2019intérieur du Canada, ainsi que pour Chicago, Milwaukee, Minneapolis, Saint-Louis, etc., et des villes de l\u2019Ouest des Etats-Unis.SERVICE POSTAL VIA LIVERPOOL Corsican\t6\tAoût\t1908 Virginian\t14\t\u2014 \u2014 Tunisian\t20\t¦ \u2014 \u2014 Victorian\t28\t\u2014 \u2014 Corsican\t3 Septembre \u2014\t Virginian\t11\t\u2014 \u2014 Tunisian\t17\t\u2014 \u2014 Victorian\t25\t\u2014 \u2014 PRIX DE PASSAGE De Liverpool, ire classe, Fr.390 et au-dessus, selon le bateau et la cabine.Paris à Liverpool, ire classe, Fr.84.60 ; Mixte, Fr.74.20; 2e classe, Fr.60.95.Deuxième Classe, depuis PARIS Fr.262 et au-dessus, selon le bateau et la cabine.S\u2019adresser pour passage, fret et tous renseignements : J.-1KE.CURRIE & Cie, 36, rue d\u2019Hauteville et 10, rue Auber, PARIS, et 2, rue Pleuvry, HAVRE PITT & SCOTT LIMITED, 47, rue Cambon, PARIS (prés la Madeleine) HERNU, PER01N k C°, 61, Boulevard Haussmann, PARIS (8e), Agents de : LIGNES DOMINION ET DU CANADIAN PACIFIC Ri SERVICES DE LIVERPOOL AE CANADA PROCHAINS DÉPARTS 6\tAoût\tOttawa.7\t\u2014\tEmpress of Ireland.12\t\u2014\tLake Champlain.13\t\u2014\tKensington.14\t\u2014\tVirginian.20\t\u2014\tCanada.21\t\u2014\tEmpress of Britain.26\t\u2014\tLake Erie.27\t\u2014\tSouthivark.PRIX de LIVERPOOL à HALIFAX ou St-JOHN : HERNU, PÉRON & C° délivrent des billets en toutes classes par : Compagnie Générale Transatlantique, Hâvre-New-York.Compagnie Hollando-Américaine, Boulogne-New-York.Compagnie Hambourgeoise-Américaine, Boulogne et Cher Sourg-New-Y ork.American Line, Cherbourg-New-York.American Line, Liverpool-Philadelphie.Cunard & White Star Lines, Liverpool-New-York et Boston.North German Lloyd, Cherbourg-NeW-York.Leyland Line, Liverpool-Boston et toutes Compagnies en général aux prix officiels des Compagnies.SERVICE FRANCO-CANADIEN \u201cALLAN\u201d
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