Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français, 1 septembre 1908, mardi 1 septembre 1908
[" 27e ANNÉE Paris, 1er Septembre 1908 Le Numéro 25 Centimes \u2014 N° 8 PARIS-CANADA Crgane Bi-Jttensael des Intérêts Canadiens et français oàj FRANOJÎ Abonnements : Un an.ÎO fr.Les Annonces et Réclames sont reçues au Bureau du Journal.Annonces, la ligne.Réclames,\t\u2014\t.Faits-Divers, \u2014\t.SOMMAIRE Au Jour le Jour.Hector Fabre A propos desFêtes de Québec A.-E.Sorel Echos.Les Canadiens à Paris.Les Fermes expérimentales.La Province de Québec.Alfred Pelland AU JOUR LE JOUR Québec a repris sa physionomie habituelle ; la vieille ville conserve cependant au loin la figure si originale, si remplie de souvenirs, que pendant ces quelques jours mémorables, elle a revêtue.Nous la reverrons longtemps sous cet aspect qui représentait toutes les phases de son existence ; il ne s\u2019effacera jamais tout à fait de nos yeux.C\u2019est là le mérite, la valeur durable de ces belles démonstrations, organisées dans un véritable esprit patriotique, dans un esprit tout canadien.L\u2019entente entre les deux provinces de Québec et d\u2019Ontario en demeure plus complète et cordiale aujourd\u2019hui \u2022qu\u2019hier.Les hommes distingués qui ont vécu cette vie commune, en ces jours inoubliables, en gardent une impression particulière; ils en ont rapporté un plus vif désir de rapprochement, qui est bien le plus précieux élément de la vie nationale.Une première indication caractéristique de ¦cet état d\u2019esprit, nous la trouvons dans l\u2019invitation qui a été faite au très-distingué Lieutenant-Gouverneur de la province de Québec, de présider à l\u2019ouverture de l\u2019Exposition de Toronto, les deux provinces s\u2019associant ainsi dans l\u2019hommage rendu aux dix années que sir Louis Jetté a passées à Spencer Directeur : HECTOR FABRE BUREAUX : 10, Rue de Rome, 10 \u2014 PARIS (8') Woôd, à la façon où, dans sa sphère d\u2019action, il a contribué à maintenir la concorde qui règne plus que jamais parmi nous.Québec et Toronto furent autrefois rivales ; elles se disputaient alors l'hon-neur de devenir la capitale des deux Canadas.On a vu, au Tricentenaire, le premier ministre d\u2019Ontario, quoique d'un parti différent du sien, accepter l\u2019hospitalité du premier ministre de Québec, et en conserver si bon souvenir qu'il n\u2019hésitait pas à se dire ensuite Canadien-Français! Il faut reconnaître que ces effusions, cette bonne grâce avec laquelle s\u2019effacent les causes traditionnelles de désaccord, sont de nature à troubler les idées que l\u2019on se fait en Europe des sentiments qui animent l\u2019une envers l\u2019autre les deux races vivant côte à côte dans la rivalité de chaque jour.C\u2019est que si nous honorons le passé, si nous honorons nos ancêtres pour avoir lutté si vaillamment pour la suprématie, nous ne songeons pas à continuer des combats devenus inutiles ; nous reconnaissons à chacun sa place, son rôle, sur un territoire assez vaste pour contenir et laisser prospérer tous les intérêts.A quoi nous servirait de nous disputer des parcelles de territoire, lorsque le territoire même ne sera jamais tout entier occupé ; pourquoi partirions-nous en guerre les uns contre les autres, lorsqu\u2019à la fin de la journée, ce que nous aurions à nous partager serait trop lourd pour nos forces ?Pays par excellence d\u2019Entente cordiale.Si aujourd\u2019hui elle fleurit aussi ailleurs, c\u2019est bien chez nous qu\u2019elle est née et qu\u2019elle a trouvé un terrain particulièrement favorable.CANADA Abonnements : Un an.% & codes : Atlantic Cable Directory A.B.C.et WESTERN UNION TELEGRAPHIC Adresse Télégraphique : STADACON A-PAB!Ç Téléphone : 218-03 -\u2014 - -.-.Les fêtes du Tricentenaire, en nous remettant sous les yeux les images glorieuses du passé, contribueront d\u2019une autre façon à élever l\u2019esprit public, l\u2019esprit national.Ce n\u2019est pas sans profit moral que l\u2019on revient sur toutes ces nobles actions d\u2019autrefois, qu\u2019on en relit l\u2019histoire, qu\u2019on en recherche les traces.Nous en concevons une plus haute idée de notre origine, une conception plus forte de notre rôle comme peuple.Cela change des pensées, des calculs, forcément un peu terre-à-terre de chaque|jour.Cette grande et belle histoire, on l\u2019avait, autour de nous, un peu oubliée.Elle est apparue soudain dans tout son éclat.Chez nos voisins, par exemple, on s\u2019est remis à relire cette série d\u2019ouvrages de Parkman qui constituent comme une épopée, et qui placent le Canada à son véritable rang parmi les nations américaines.Nous sommes aujourd\u2019hui chez nous comme au dehors quelque chose de plus qu\u2019hier; et c\u2019est à Québec que nous le devons.Hector FARRE.A PROPOS DES FÊTES DE QUÉBEC Le « Don-de-Dieu » était de Honfleur M.Albert Emile Sorel montre par des documents inédits que le bateau de Champlain appartenait au port de Honfleur.La France entière suit avec un vif intérêt et une réelle sympathie les belles fêtes de Québec; mais la Normandie est associée directement à cette commémoration du troisième centenaire de la fondation du Canada.Elle y a sa part, qu\u2019elle revendique avec une légitime 2 PARIS-CANADA fierté : Dieppe et Saint-Malo gardent leurs nobles souvenirs et l\u2019on a rappelé, à juste titre, le glorieux passé de ces deux villes.Il est émouvant de lire, à Honfleur, l|s nouvelles qui nous arrivent de l\u2019autre côté de l\u2019Océan, le récit, surtout, de cette journée consacrée à Champlain; cette reconstitution de son arrivée n\u2019est plus, ici, un tableau vivant qui ressuscite le passé, avec un pittoresque éclat : c\u2019est un peu d\u2019âme qui prend corps, qui s\u2019anime, c\u2019est une tradition qui ressuscite, une page d\u2019histoire, presque légendaire, tant elle est mêlée à l\u2019imagination et au paysage même, qui semble renaître et rentrer dans la réalité.Tout conserve le caractère et l\u2019empreinte d\u2019autrefois, et, tandis que l\u2019aurore montait et illuminait les £Ôtes canadiennes, l\u2019on pouvait rêver, au seuil de la petite cité normande, à la célébration de cet anniversaire, en mêlant à cette évocation une pensée plus grave et plus fraternelle : la vieille Lieutenance, doucement éclairée par le crépuscule de juillet, détachait sur le ciel sa silhouette séculaire et ses murs antiques demeuraient les témoins de l\u2019événement qui s\u2019était accompli ici, du départ audacieux de Champlain, entouré de ses compagnons normands, dont là-bas, on reconstituait le débarquement.Touchant symbole de la pérennité de ces liens mystérieux, \u2014 liens du cœur et liens du sang, \u2014 qui unissent par l\u2019amour, l\u2019intelligence et le langage, deux races, malgré le temps et les épreuves.Honfleur tient jalousement à son histoire ; il n\u2019est pas de détail superflu, lorsque, pour une patrie, une province ou une ville, il correspond à des affinités secrètes.C\u2019est un point de repaire, qui fixe, en une image concrète et accessible à la sensibilité de chacun, un événement, une date, quelque chose de « l\u2019autre-fois », qui vous attache plus fort et vous enracine au sol natal.Deux savants historiens régionaux, MM.Charles et Paul Bréard, dans leurs travaux, très documentés, ont ainsi remonté le cours des siècles.Ils ont raconté les étapes successives de la destinée de la ville; nous savons, maintenant, que les premiers navigateurs, à destination de l\u2019Amérique, se sont embarqués à Honfleur : dès 15o8, le capitaine honfleurais Jean Denis, aidé par un pilote rouennais, du nom de Gamard, aborde aux côtes de Terre Neuve, et explore l\u2019embouchure du Saint-Laurent.Je laisse aux études de MM.Bréard lé soin de vous apprendre les entreprises qui se succèdent pendant un siècle et qui, toujours tentées par des Normands, Rouennais ou Honfleurais, se fondent à l\u2019embouchure de la Seine et partent du même port.Depuis, les petites barques de pêche ont conservé leur physionomie conquérante et vont, balancées par le roulis, secouées par le tangage, ou, glissant au ras des flots, sillonner la même mer où leurs précurseurs traçaient leur route ondulée vers des mondes nouveaux.Aussi bien, les armateurs réclament l\u2019honneur d\u2019avoir paré le bateau sur lequel Champlain, lors de son second voyage, en 1608, s\u2019en fut au Canada.Les chroniqueurs ont dit que ce navire appartenait au port de Dieppe; Honfleur, plus modeste, n\u2019a pas fait connaître son histoire, mais l\u2019on peut aujourd\u2019hui démontrer que le Den-de-Dieu \u2014\u2022 c\u2019est le nom du bateau de Champlain \u2014 se trouvait au port de Honfleur et était la propriété de l\u2019un de ses armateurs.Il y avait, alors, trois navires, baptisés le Don-de~Dieu, à Honfleur.Lequel Champlain choisit-il?Voici des faits certains : Pierre du Gast, sieur de Monts, avait obtenu du roi, pour une année, le privilège du commerce de la pelleterie au Canada.Il fréta deux navires : l\u2019un, le Levrier, commandé par Dupont-Gravé, devait séjourner à Tadoussac, l\u2019autre, confié à Samuel Champlain, avait pour mission de remonter le Saint-Laurent : ainsi, l\u2019on pourrait construire une habitation dans l\u2019intérieur des terres.Les explorateurs quittèrent Honfleur le i3 avril 1608 Or, en date du 4 avril de la même année, on trouve, passé devant le tabellion, l\u2019acte suivant : « Thomas Neufville, marchand bourgeois, « demeurant à Honfleur, bourgeois au corps « d\u2019un navire nommé le Don-de-Dieu, de « 15o tonneaux, icelluy navire estant de pré-« sent en ce port et havre prest à faire le « voyage de Canada à la conduite de Henry « Couillard, a recongneu luy avoir esté fourny « et payé par Gilles Beuzolin, marchand de « Rouen, la somme de 600 livres, à proffict à « 27 pour cent.» Le titre de « marchand bourgeois », selon toute apparence, correspond à celui d\u2019armateur; Beuzelin, marchand rouennais, fournissait le cautionnement et c\u2019est Henry Couillard qui commandait le vaisseau où Champlain avait pris place.Ce qu\u2019il fit au Canada, comment il découvrit et fonda la ville au lieu même que les sauvages algonquins nommaient Kebhec, comment la civilisation s\u2019y introduit, quelle y fut l\u2019influence de la religion, et celle aussi des femmes normandes, qui allèrent, par leur mariage lointain, créer une race dont le type se perpétue, ce pieux récit appartient à l\u2019histoire.Ici, je ne veux que rappeler les origines communes et les traces que laissent les souvenirs, constamment entretenus.Honfleur a baptisé l\u2019un de ses quartiers « Le Canada », Québec a nommé l\u2019un des siens « Honfleur ».Il suffit, d\u2019ailleurs, de pénétrer dans l\u2019antique musée qu\u2019une excellente Société d\u2019ethnographie et d\u2019art populaire \u2014 Le Vieux Honfleur \u2014- a fondé, et dans lequel sont réunis les vestiges du passé.Tout y parle, avec je ne sais quelle tendresse et vous prouve que « cela a été ».Les portraits, les gravures, les dessins qui représentent les vues de l\u2019ancien port sont accrochés le long de ces murs religieux; les boulets qui bombardèrent la ville, sous Henri IV, sont accumulés dans un angle ; les bustes des Honfleurais illustres vous regardent et paraissent donner la suprême leçon; ces pierres épaisses et séculaires sont cimentées avec des cendres humaines.Au fond, les vitraux laissent passer une lumière qui rend à cette demeure la physionomie d\u2019une église \u2014 la plus vieille d\u2019ici.L\u2019un d\u2019eux représente l\u2019embarquement de Champlain.Il y a deux ans, l\u2019honorable Adélard Tur-geon, ministre du Canada, rendit visite à cette maison des morts, et assista à l\u2019inauguration des vitraux.Le bon peintre normand et ethnographe très avisé, M.Léon Le Clerc \u2014 qui vient encore de réunir en un recueil, illustré par lui, de vieilles chansons populaires inédites, habilement harmonisées par un jeune musicien de grand talent, M.René Lefebvre \u2014 a eu l\u2019heureuse idée de publier, en ce moment même, une brochure qui rappelle ces beaux jours.A relire ces pages, je reconnais mon émotion d\u2019alors; je revois ce petit musée, la clarté mystique tombant sur le public recueilli.J\u2019entends la voie sonore du ministre du Canada, louant en termes enthousiastes et en homme d\u2019Etat, le langage, la vertu, la beauté de la France; ces paroles vibrantes, parties d\u2019un cœur ferme et amoureux de notre patrie, remuaient au fond de l\u2019âme des sensations qui l\u2019exaltaient.Il passait sur toute l'assistance un souffle de patriotisme très pur, venu du large, avec la brise maritime qui faisait flotter les drapeaux sur le ciel bleu.Nul n\u2019écoutait en sceptique, nul ne se posait en dilettante ; cette réunion intime prenait de la grandeur, par sa simplicité sincère.Seul, cependant, un pédant qui se croyait le devoir de protester \u2014 avec infiniment de prudence, d\u2019ailleurs \u2014 au nom de ses diplômes, et parce qu\u2019il faisait profession d\u2019esprit fort, souriait avec l\u2019air supérieur de quelqu\u2019un qui ne comprend pas.Aujourd\u2019hui que ces pages paraissent, elles montrent combien ces fêtes dépassent le but même qu\u2019elles se proposent.Mon père présidait à l\u2019inauguration des vitraux, qui eut lieu ce jour-là.Je neveux point insister sur son discours, mais, je puis bien en détacher cette phrase \u2014 d\u2019une de celles que l\u2019on a retrouvées sur les notes incomplètes qujil a laissées \u2014 et qui portera au Canada le salut fraternel de Honfleur : « Quel que soit le régime imposé, déclare « Mistral dans une lettre à Botrel \u2014\u2022 dit-il \u2014 « la nationalité d\u2019un peuple se perpétue par les « traditiôns et l\u2019idiome.» \u2014 Voilà ce que nous « commémorons aujourd\u2019hui, voilà les visions « émouvantes et grandioses que découvre à « nos regards, en illuminant ces vitraux de ses « rayons couchants le soleil qui s\u2019enfonce « dans nos eaux, pour se lever sur les eaux « de la Nouvelle-France.Si l\u2019œuvre mo-« deste, mais profondément patriotique que « nous avons fondée avec notre Vieux-Hon-« fleur, avait besoin d\u2019une justification, elle la « trouverait dans les souvenirs que nous invo-« quons et consacrons aujourd\u2019hui.Cette « gerbe de souvenirs, cet essaim de chansons « et de légendes que nous recueillons, c\u2019était « la France et, n\u2019en sourions pas, c\u2019est de ces « aliments-là que les peuples se nourrissent « quand ils naissent, qu\u2019ils guérissent plus « tard les plaies et les fatigues de leur âge « mûr.» Albert-Emile SOREL.ECHOS Un grand journal des Etats-Unis, le Cleveland Leader, dit : Une tranche du Canada vaut mieux que plus d'un Empire fameux.Et il ajoute : C\u2019est un grand Empire au sein d\u2019un plus grand, une vraie République sous un drapeau monarchique, qui commence seulement à se sentir une puissance dans le progrès du genre humain.Ne vous y trompez pas : une grande nation est en train de croître sur la frontière nord des Etats-Unis ; et croît en même temps chez nous la conviction que c\u2019est une nation avec laquelle tout nous invite à rester en termes de bon voisinage.Un vœu du poète Auguste Dorchain : «Un vœu qui contient une espérance : puisse bientôt, sur les rives du Saint-Laurent ou des grands lacs, dans ce pays aux immensités vier- PARIS-CANADA 3 ges encore, où l\u2019homme commence à peine à s\u2019entasser et à se pourrir dans les villes, où la littérature ne se meurt pas encore d\u2019un excès de littérature, où notre race a gardé des réserves de pureté, de simplicité, de fécondité, d\u2019énergie, \u2014 un grand poète, primitif et sacré, venir au monde ! Nous ne l\u2019attendons pas moins que nos frères de là-bas ne l\u2019attendent; et nous ne le saluerons pas avec moins de joie et moins d\u2019orgueil qu\u2019eux-même, puisque, étant leur, il sera nôtre.» On lit dans VAction Sociale : Il y a trois siècles aujourd\u2019hui \u2014 8 juillet 1908 \u2014 Champlain donnait naissance à ce qu\u2019on appelle maintenant la cité Québec.Relisons ce qu\u2019a écrit l\u2019illustre fondateur de notre ville, dans ses « Voyages » : « De l\u2019île d\u2019Orléans jusqu\u2019à Québec, il y a une lieue, et y arrivait le 3 juillet : où étant, je cherchai un lieu propre pour notre habitation, mais je n\u2019en pus trouver de plus commode, ni mieux situé que la pointe de Québec, ainsi appelée des Sauvages, laquelle était remplie de noyers.Aussitôt j\u2019employai une partie de nos ouvriers à les abattre pour y faire notre habitation, l\u2019autre à scier des aix, l\u2019autre à fouiller la cave et faire des fossés : et l\u2019autre à aller quérir nos commodités à Toudoussac avec la barque.La première chose que nous fismes fut le magasin pour mettre nos vivres à couvert, qui fut promptement fait par la diligence d\u2019un chacun, et le soin que j\u2019en eu.» Cette pointe de Québec dont parle ici Champlain, où est maintenant l\u2019église delà basse-ville, n\u2019est plus du tout reconnaissable à cause de la disparition du Cul-de-Sac, à la place duquel on a fait le marché Champlain.Tous les voyageurs étrangers qui ont écrit leurs impressions sur Québec\u2014et il y en a des centaines\u2014 se sont plus à vanter la justesse du coup d\u2019œil de son fondateur, la rectitude de ses conceptions et pour ainsi dire sa divination en établissant sa fondation sur ce rocher fréquenté par les enfants des bois pendant la belle saison.Dès 16o3, Champlain avaitremonté le Saint-Laurent jusqu\u2019à Montréal.Il avait admiré la chute Montmorency et avait particulièrement été frappé de la situation de la montagne de Québec.Il avait parcouru même les campagnes environnantes, alors recouvertesde forêts.< Si ces terres étaient cultivées, dit-il quelque part dans ses «voyages», elles seraient aussi bonnes que celles de France.» C\u2019est à ce voyage de i6o3 que Champlain conçut l\u2019idée de fonder son établissement sur la pointe de Québec.Il ne devait la réaliser que cinq années plus tard.Quelles sont les raisons qui engagèrent Champlain à établir sa colonie à Québec de préférence à Montréal ou à Trois-Rivières ?Il en avait plusieurs.D\u2019abord la montagne de Québec dominait le fleuve et tout le pays environnant.Pouvait-on trouver plus bel endroit pour établir une citadelle?Québec était situé sur un détroit, et ce détroit n\u2019avait qu\u2019un quart de lieue ou un peu plus de largeur.Quel est le vaisseau qui pouvait passer devant Québec sans être vu?En arrière de Québec la petite rivière Saint-Charles était un refuge sûr pour les vaisseaux, hiver et été.Enfin, cet établissement, situé à plusieurs douzaines de lieues de la mer, sur un fleuve qui gelait tous les hivers, mettait ses habitants, pendant la moitié de l\u2019année, à l\u2019abri des attaques d\u2019une flotte ennemie.LES CIIIEHS i PARIS Commissariat-Général du Gouvernement du Canada à Paris (8e), 10, rue de Rome (au premier à droite).Adresse Télégraphique : Stadacona-Paris.Téléphone : 218-03.Inscrits au Commissariat - Général du Gouvernement du Canada à Paris, 10, rue % de Rome : M.H.E.Walker, Montréal.Hôtel Oxford et Cambridge.M.et Mme E.-E.Cinq-Mars, Ottawa, 8, rue d'Edimbourg.M.et Mme J.-E.Gravelle, Hull.8, rue d'Edimbourg.Mme Samuel Campbell, Toronto.Capt.C.-A.Campbell, Toronto.Hon.Juge J .-D.Cameron, WinnijDeg.Hôtel Continental.M.et Mme Ernest Tétreau, Montréal.Hôtel Terminus.M.et Mme Ernest Cormier, Montréal.44, rue Madame.Dr J.-A.Baudry, Boxton-Falls.27, rue Racine.L\u2019Abbé E.Lessard, Saint-Ephrem-d\u2019Up-ton.228, boulevard Pereire.M.J.-K.Wilson, Beauharnais.70,\u2019rue des Dames.M.Harry Sifton, Ottawa.M.Winfield B.Sifton, Ottawa.M.l\u2019Abbé Stanislas A.Lortie, Québec.10, rue Cassette.M.l\u2019Abbé Robert Lagneux, Québec.10, rue Cassette.Dr Albert Jobin, Québec.10, rue Cassette.M.C.-E.Fortier, Québec.10, rue Cassette.M.H.W.Weller, Montréal.Hôtel Riche-mond.Mlle G.Weller, Montréal.Hôtel Riche-mond.Mme C.-H.Burnett, Montréal, yy, rue Vital.Mlle Mabel Burnett, Montréal, yy, rue Vital.M.H.Maclean, Victoria.Hôtel de Londres et New-York.Mlle Florine Phaneuf.Montréal, y, rue du Monthabor.M.J.-M.Lapierre, Buckingham.Hôtel Bellevue.Dr et Mme E.Ostiguy, Saint-Hyacinthe.20, rue du Regard.M.J.-M.Lorans, Ottawa.77, avenue de la Grande-Armée.Mlle Isobel Ferguson, Montréal.41, rue Notre-D ame-des-Champs.M.et Mme J.-H.White, Toronto.44, rue de Clichy.Rev.Père Albert, Québec.Baron et baronne Fr.de la Peyrière, Montréal.779, rue de Courcelles.Mme Clifford Sifton, Ottawa.11, avenue de la Grande-Armée.M.J no.W.Sifton, Ottawa.11, avenue de la Grande-Armée.M.Clifford Sifton, Ottawa.11.avenue de la Grande-Armée.M.Victor Sifton, Ottawa.77,avenue de la Grande-Armée.M.et Mme L.-J.Rivet, Montréal.44, rue Madame.Dr E.-D.Laforce, Pawtucket, yy, rue de Buff on.M.Lloyd C.Hodgins, Chatham.Hôtel Britannique.Mlle Mabel Hodgins, Chatham.Hôtel Britannique.Capt.M.P.-M.Elkinney, Ottawa.Hôtel Saint-Pétersbourg.M.l\u2019abbé Emile Bernard, Québec.4,nce Saint-Roch.Mme P.-E.Le Blanc, Montréal.Hôtel Ré-gina.Mlles Le Blanc, Montréal.Hôtel Régina.M.Beaudry Le Blanc, Montréal.Hôtel Régina.M.W.-C.Palmer, Montréal.Rue Molière.Mlle Lea Drolet, Québec.10, rue Cassette.Mlle E.-G.Gauvreau, Québec.70, rue Cassette.Mlle L.-C.Boucher, Woonsacket.10, rue Cassette.Mlle L.Turgeon, Québec.10, rue Cassette.Mlle J.Duchesnay, Québec.70, rue Cassette.Mlle Eug.Pouliot, Québec.70, rue Cassette.Mlle J.Tessier, Québec.70, rue Cassette.Mme J.de Sutton, Québec.70, rue Cassette.Mme Eugénie Gauvreau, Québec.10, rue Cassette.M.et Mme Gustave Perrault, Arthabaska.41, rue de Clichy.M.Orner Héroux, Québec.10, rue Cassette.Mme Plimsoll, Montréal.Mlle Cladys Plimsoll, Montréal.M.Reginald Plimsoll, Montréal.Mlle Valéda Boucher, Québec, y7, boulevard de Strasbourg.Mlle Marie-Louise Dumas, Québec.y7, boulevard de Strasbourg.Mlle Catherine Barr, Renfrew, dy, boulevard Saint Germain.Mlle Christine Barr, Renfrew, dy, boulevard Saint- Germain.Mme Auguste Richard, Montréal.77, rue Hamelin.Mlle Albertine Richardson, Laprairie.60, rue Madame.M.Gibbs Blackstock, Toronto.Grand- Hôtel.Au cours du chàrmant discours prononcé en Sorbonne, le poète Auguste Dorchain a adressé à notre compatriote \u2014 qui fait sa rentrée à l\u2019Opéra-Comique \u2014 le galant compliment que voici : « En écoutant \u2014- et en regardant\u2014 chanter Mlle La Palme, j\u2019ai eu de telles distractions que je ne sais plus au juste ce que je devais vous dire !.Eh! vraiment, au lieu d\u2019accuser de mon embarras la belle cantatrice canadienne, ferais-je pas mieux de me laisser, au contraire, guider par elle, et de prendre pour point de départies naïves et délicieuses chansons dont elle vient d\u2019enchanter nos oreilles ?» 4 PARIS-CANADA ILE ROLE ET LES Travaux des Fermes expérimentales AU CANADA De tous les pays du monde, le Canada est peut-être celui auquel semblé réservé actuellement le plus brillant avenir agricole, tant paraît devoir s\u2019étendre la production des céréales, du blé notamment, dans ces immenses territoires du Nord-Ouest dont on a à peine commencé la mise en valeur.Sans aucun doute il faut faire la part de l\u2019exagération, non seulement quand ce sont des agences, toujours intéressées, qui nous vantent la richesse des terres canadiennes, mais encore quand ce sont les savants directeurs des laboratoires agricoles du Canada, qui nous font, en parlant du Nord-Ouest, les déclarations suivantes : « Nous y avons, sans doute, quelques-uns des sols les plus riches du monde.Il paraît y avoir dans cette partie de notre pays des milliers et des milliers d\u2019acres d\u2019un sol admirable attendant encore des bras pour les cultiver.» Quelle que puisse être, nous le répétons, la part de l\u2019exagération dans ces appréciations, il n\u2019en est pas moins certain que le Canada, aujourd\u2019hui, est devenu l\u2019un des grands producteurs et exportateurs de blé dans le monde et que, dès lors, tout ce qui se rattache à son agriculture ne doit pas nous laisser indifférents.Or, au Canada, de très grands efforts ont été faits depuis vingt à vingt-cinq ans pour rechercher les meilleures méthodes de culture à suivre, les meilleurs procédés d\u2019élevage à propager, les industries agricoles à créer et à perfectionner, pour sélectionner les espèces et variétés végétales et animales les mieux adaptées aux différents sols et climats du pays.Le dernier rapport des fermes expérimentales du Canada contient précisément sur ces différents points des renseignements qu\u2019il nous a semblé intéressant de résumer dans cette revue technique.L\u2019organisation des fermes expérimentales remonte à la fin de l\u2019année 1886.On créa une ferme expérimentale centrale à Ottava, devant servir pour les deux grandes provinces de l\u2019Ontario et de Québec, puis quatre fermes succursales; une pour les trois provinces maritimes de l\u2019Est, à Nappan (Nouvelle Ecosse), une pour la province du Manitoba, à Brandon, pour les territoires du Nord-Ouest, à Indian-Head dans la Saskatchewan, et une enfin pour la Colombie anglaise, à Agassiz.Dans le choix de ces situations, le but était qu\u2019elles représentassent aussi bien que possible, quant au climat, la plus grande partie des terres colonisées des provinces ou des territoires où elles se trouvaient.Ces fermes n\u2019étaient pas chargées d\u2019assurer un enseignement à des élèves, mais, fermes expérimentalesy elles devaient poursuivre, et, en fait, depuis vingt ans elles ont poursuivi un très grand nombre d\u2019expériences sur les questions les plus utiles à connaître pour les colons agriculteurs, en agriculture proprement dite, en horticulture, en sylviculture, etc.Avec l\u2019esprit vraiment pratique des Américains, on établit dans ces fermes une division, une spécialisation du travail permettant de sérier les différentes questions: des services différents furent établis pour l\u2019agriculture, la basse-cour, la chimie, l\u2019entomologie et la botanique agricoles, etc., etc.A la tête de chacun de ces services est placé un spécialiste qui, dans des rapports annuels, fait connaître les résultats qu\u2019il a obtenus dans les essais de sa branche spéciale.La plus grande publicité est donnée ensuite à ces renseignements, et c\u2019est encore là un trait bien caractéristique des recherches des laboratoires américains, au Canada comme aux Etats-Unis.Les fermes expérimentales fonctionnent, en effet, comme bureaux de renseignements à la portée de tous les cultivateurs, et M.Saunders, le directeur général de ces fermes, fait observer combien utile était un pareil service au Canada.Le nombre des correspondances entre les agriculteurs et les fermes le prouve hautement.« En 1889, l\u2019année après que les fermes eurentété organisées, le nombre des lettres reçues fut en tout d\u2019environ 8.000.Au bout de cinq ans le nombre s\u2019était élevé à plus de 25.000, et, pendant les sept dernières années, le nombre moyen reçu annuellement à toutes les fermes expérimentales a été de 68.797.En outre, nous avons expédié chaque année environ 3oo.ooo rapports, bulletins, etc.Il y a ainsi un courant constant de renseignements distribués par toutes les fermes expérimentales aux cultivateurs du Canada.» Dans l\u2019Ouest canadien, ces dernières années, certaines maladies cryptogamiques, notamment la carie, causèrent de grands dégâts ; de plus, les blés expédiés de ces provinces étaient fréquemment mélangés de quantités de mauvaises graines ; le chemin defer cana-diendu Pacifique, intéressé plus que tout autre à la propriété agricole de l\u2019Ouest canadien, et le ministère de l\u2019Agriculture fédéral s\u2019émurent de la situation et résolurent de faire une campagne de conférences auprès des agriculteurs de l\u2019Ouest pour leur apprendre à traiter leurs blés contre la carie, à se débarrasser des mauvaises plantes adventives.Par les soins du Canadian Pacific un train spécial fut organisé, enmmenant des spécialistes des fermes expérimentales (botanistes, agriculteurs, etc.) et pendant deux mois, ce « train conférence » a circuié sur toutes les lignes de l\u2019Ouest appartenant au chemin de fer canadien du Pacifique ou au canadien du Nord.« La campagne a duré deux mois : pendant ee temps il a été tenu 206 réunions auxquelles ont assisté 28,190 personnes.'' Une particularité notable de cette campagne a été que les chemins de fer ont bien fait leur travail ; à peu près dans chaque cas les trains sont arrivés exactement à l\u2019heure fixée aux endroits indiqués.« Les conférenciers ont fait voir qu\u2019ils connaissaient à fond les sujets qu\u2019ils traitaient, et les assistances ont été invariablement bien disposées et sympathiques, écoutant patiemment et faisant un grand nombre de questions utiles concernant les sujets du plus grand intérêt local.Malgré les températures toujours très basses pendant une partie de janvier, les wagons à conférences étaient toujours bien remplis ; beaucoup de cultivateurs venaient en traîneaux de dix à vingt milles à la ronde.Les assistances exprimaient fréquemment leur satisfaction de ce qu\u2019elles avaient entendu, et les seuls regrets étaient que les réunions ne pussent être plus longues et que nous ne puissions visiter un plus grand nombre de localités ! La plupart du temps, il y avait deux conférenciers dans chaque wagon, et les sujets traités étaient à peu près les mêmes à chaque endroit visité, sauf que nous faisions mention plus spéciale des mauvaises herbes que nous savions être particulièrement à redouter dans chaque localité.A la fin de chaque réunion, nous remettions à chaque visiteur quelques brochures spécialement préparées traitant aussi brièvement des sujets des conférences, et nous les priions de les emporter pour les discuter avec leurs amis.» Parmi les travaux de recherches effectués par les fermes expérimentales, nous signalerons ceux relatifs au maintien de la fertilité des sols, à la rotation des cultures, à la préparation des terres, à l\u2019emploi du trèfle comme engrais.C\u2019est en 1894 que les fermes expérimentales commencèrent des expériences pour démontrer la valeur du trèfle comme engrais et, depuis, ces expériences ont continué méthodiquement.Les résultats obtenus ont été des plus encourageants.L\u2019on sème le trèfle au printemps avec du blé, de l\u2019orge, ou de l\u2019avoine.Avant la fin de la saison on obtient à peu près invariablement une bonne pousse de trèfle, car cette légumineuse croît rapidement après que le grain a été moissonné.Si l\u2019on veut, la saison suivante, ensemencer le terrain de grain de printemps, on enfouit le trèfle à la charrue vers le milieu d\u2019octobre : mais si l\u2019on veut mettre le terrain en pommes de terre ou en maïs, on laisse le trèfle jusqu\u2019au printemps suivant; vers la seconde ou la troisième semaine de mai, il aura déjà une forte pousse et fournira une masse verte considérable à enfouir.Outre l\u2019azote qu\u2019il a capté à l\u2019air, le trèfle ajoute aussi à la couche superficielle de la terre arable des aliments minéraux utilisables qu\u2019il est allé puiser dans le sous-sol à des profondeurs que n\u2019atteignent pas les systèmes moins profonds de racines des autres plantes, notamment des céréales.Le trèfle sert aussi comme culture dérobée pendant les mois d\u2019automne, retenant les éléments fertilisants dissous dans les eaux de pluie dont une grande partie seraient sans cela perdus.Il fournit encore au sol une quantité notable d\u2019humus, ce qui rend le sol plus capable de retenir l\u2019humidité et en même temps plus profond et plus friable.L\u2019humus fournit en outre la substance dans laquelle peuvent se développer et se propager librement les minuscules êtres vivants et tous les ferments qui ont un effet bienfaisant sur le sol.Telles sont les raisons que font valoir les fermes expérimentales pour encourager les agriculteurs canadiens à cultiver le trèfle comme engrais, et, du reste, elles peuvent indiquer quels suppléments importants de récolte on a obtenus dans les champs mêmes des fermes expérimentales par le fait de la culture du trèfle comme engrais vert.Maintenant, peut dire M.Saunders, les cultivateurs canadiens sèment très communément du trèfle avec le grain de printemps et l\u2019enfouissent à la fin de l\u2019automne dans le but d\u2019augmenter la fertilité de leurs champs.D\u2019une façon générale, les fermes expérimentales engagent vivement les cultivateurs canadiens à la culture des légumineuses, outre le trèfle, à la culture de la luzerne, des pois, des haricots, des fèves, dans le but principal, toujours, d\u2019améliorer les sols.Comme il est bien naturel dans un pays où PARIS-CANADA 5 les céréales, et le blé en particulier, forment la grande richesse agricole, les recherches des fermes expérimentales se sont portées, d\u2019une façon spéciale, sur l\u2019amélioration des cultures du blé, le choix et l\u2019amélioration des variétés les meilleures et les plus productives.Ces dernières années, on a même créé dans les fermes expérimentales une division particulière, dite céraliste, à la tête de laquelle un spécialiste se trouve chargé de sélectionner les variétés anciennes et d\u2019en poursuivre le croisement avec d\u2019autres variétés.L\u2019amélioration dans la qualité et le caractère du blé de semence employé au Canada est résultée de : i° L\u2019introduction de variétés recommandables cultivées dans d\u2019autres pays ; 2° L\u2019amélioration des variétés existantes par une sélection judicieuse ; 3° La production des variétés nouvelles par croisement et la sélection subséquente des types ainsi obtenus paraissant les meilleurs.Ajoutons qu\u2019aujourd\u2019hui, dans les fermes expérimentales au Canada, on a abandonné les anciennes méthodes de sélection portant des plus beaux épis, des plus gros grains; « on a trouvé que la sélection de plantes individuelles d\u2019une haute excellence comme point de départ de chaque nouveau lignage est de beaucoup préférable.» C\u2019est prendre, somme toute, la méthode delà sélection généalogique indiquée et suivie depuis longtemps par les Vilmorin.Commentles cultivateurs peuvent-ils se procurer ces variétés sélectionnées de semences ?Voici la méthode que l\u2019on suit à cet égard dans les fermes expérimentales.Lorsque des expériences soigneuses et longtemps continuées ont fait voir qu\u2019une certaine variété est particulièrement productive et d\u2019avenir, elle est cultivée en grand, afin de pouvoir en distribuer des échantillons à un grand nombre de cultivateurs du pays.C\u2019est surtout aux ferme^ succursales dans les provinces du Nord-Ouest que ces cultures de grains pour semences sont faites; la récolte en est expédiée ensuite à la ferme centrale expérimentale d\u2019Ottava, d\u2019où sont distribués la plupart des échantillons, expédiés franco par la poste.Ces échantillons sont envoyés enfermés dans des sacs en forte toile de coton, chacun de la contenance de cinq livres dans le cas du blé et de l\u2019orge et de 4 livres pour l\u2019avoine, quantité suffisante pour commencer un vingtième d\u2019acre (2 ares).Ces échantillons ne sont adressés qu\u2019à ceux qui les ont demandés personnellement, et une seule variété à chacun, chaque année.L\u2019intérêt que les cultivateurs prennent à cette distribution -va constamment en augmentant (il est actuellement expédié environ 45.000 échantillons chaque année), et l\u2019introduction générale de ces semences de qualité supérieure dans toutes les parties du pays a eu pour résultat, fait justement observer M.Saunders, l\u2019amélioration de la qualité et l\u2019augmentation de la quantité des récoltes produites, tant pour l\u2019exportation que pour la consommation du pays.Ces quelques renseignements sur le rôle des fermes expérimentales au Canada nous montrent quels efforts poursuivent, d\u2019un commun accord, gouvernement, compagnies de chemin de fer, colons, pour accroître toujours davantage la prospérité de l\u2019agriculture, principale source de richesse de cet immense pays.(.Extrait du Bulletin de la Société des Agriculteurs de France.) La province de Québec Les avantages qu\u2019elle offre à l\u2019émigrant Français et Belge \u2014 Esquisse des richesses agricoles, industrielles, etc.Ce nouveau « Guide pour le Colon » vient d\u2019être publié sous la direction de l\u2019Hon.M.C.R.Devlin, Ministre de la Colonisation, des Mines et des Pêcheries, par M.Alfred Pelland.En 130 pages, comprenant de très belles illustrations, l\u2019auteur a su faire une description, brève mais complète, de toutes les régions de la province et expliquer avec clarté et conviction, non seulement les avantages offerts particulièrement aux colons belges et français ; mais ce qui importe bien plus, les méthodes à suivre, les écueils à éviter, la manière, en un mot, d\u2019en profiter.Nous en détachons le chapitre relatif à la colonisation : « Les grandes régions de la province de Québec où la colonisation fait plus particulièrement fructifier son œuvre, sont situées sur le versant septentrional des Laurentides, et, au sud du Saint-Laurent, sur le vaste plateau des Alléghanys, qui s\u2019étend depuis la Beauce jusqu\u2019à l\u2019extrémité de la péninsule gaspésienne.Les Canadiens-français sont aujourd\u2019hui les maîtres absolus de ces immenses domaines.Seuls, ils ont pu y fonder des établissements durables, des colonies de plus en plus imposantes par le nombre, par la vigueur et par l\u2019étendue.Et cette prise de possession de la patrie laurentienne ne se limite pas à la seule province de Québec.Voilà qu\u2019ils s\u2019emparent de la vallée du lac Nipissingue et de la région de l\u2019Algoma, dans la province d\u2019Ontario.Oui ! par la seule force de leur expansion, les Canadiens-français ont fait contrepoids à l\u2019envahissement de l\u2019Ouest par des races anglophones et slaves.Mais pour mieux assurer l\u2019avenir du Canada-Français, nous venons faire appel aux classes nécessiteuses de la France et de la Belgique, et leur offrons de venir se tailler un patrimoine familial au milieu de leurs frères du Nouveau-Monde, dans leurs vastes et fertiles campagnes, coupées de rivières géantes et pourvues de chutes d\u2019eau qui contiennent le pouvoir illimité désormais indispensable à l\u2019industrie.L\u2019émigrant français qui choisira la province de Québec pour son pays d\u2019adoption sera donc accueilli par des compatriotes demeurés fidèles à toutes les traditions de leur race et de leur langue.Il ne s\u2019expatriera pour ainsi dire pas.En changeant de pays, il ne se trouvera pas isolé parmi les étrangers, mais entouré des anciens émigrés de la vieille patrie, qui l'accueilleront avec l\u2019hospitalité la plus cordiale et lui prouveront combien le sentiment national est puissant et vital dans le cœur de tout français.C\u2019est là un avantage immense.Toutes les classes de la société admettront l\u2019émigrant français comme un frère, et il n\u2019aura pas comme dans bien d\u2019autres contrées de l\u2019Amérique à s\u2019assimiler les goûts et les habitudes d\u2019une autre race.L\u2019œuvre de la colonisation agricole s\u2019accomplit par le défrichement des forêts.Cette prise de possession d\u2019un sol encore en forêt vierge est une affaire de haute importance, et qui demande la plus extrême énergie.Les colons européens peuvent difficilement l\u2019entreprendre et la mener à bon terme.Heureusement, il existe, dans la province de Québec, une classe spéciale de bons travailleurs, de vaillants pionniers, faisant métier d\u2019abattre le bois, de défricher pour exploiter les bois coupés et les premières récoltes ; puis ces opérations faites, ils vendent la terre pour aller féconder d\u2019autres sols par un nouveau labeur et une nouvelle mise de fonds.Quelques années se passent, le lot défriché par le pionnier est devenu la propriété d\u2019un émigrant étranger ou d\u2019un cultivateur des vieilles paroisses, et la cabane provisoire du pionnier a été remplacée par un logis confortable, où le propriétaire, en paix, accomplit l\u2019œuvre du progrès agricole.Voilà très brièvement résumée la situation telle qu\u2019elle se présente aux cultivateurs qui voudront venir s\u2019implanter dans la province de Québec.Nous n\u2019avons voulu relater que les faits tels qu\u2019ils existent et nous garder de toute exagération qui pourrait causer quelque déception à ceux qui désirent venir chez nous.» D\u2019autres chapitres sont consacrés aux institutions politiques, à l\u2019instruction publique, au climat, à l\u2019agriculture, les régions à cultiver, l\u2019industrie forestière, le pêcheries et la chasse, l\u2019industrie minière, les relations franco-canadiennes, les entreprises financières, enfin, les conseils pratiques aux émigrants.Une carte géographique complète cette nouvelle pubication qui est éminemment propre à répandre la connaissance de la province de Québec parmi les populations européennes de langue française et à les déterminer à prendre part au mouvement de colonisation qui, maintenant, se chiffre par centaines de mille personnes, annuellement, au Canada.CHEMIN DE FER DE L\u2019OUEST ET DE BRIGHTON Exposition Franco-Britannique A LONDRES (Mai à Octobre 1908) Billets à prix très réduits Délivrés de Paris à Londres [par Rouen, Dieppe et Newhayen) PENDANT LA DURÉE DE L\u2019EXPOSITION Billets d\u2019aller et retour Délivrés les Samedis et Dimanches de chaque semaine.DE PARIS-SAINT-LAZARE A LONDRES 1r8 classe 37 fr.5o; classe 28 fr.10; 3e classe 2t fr.a5.Aller : Départ le samedi ou le dimanche de la Gare Saint-Lazare par le service de nuit, à 9 h.20 soir.Arrivée à Londres : London-Bridge, Victoria (Cie de Brighton, le dimanche ou le lundi à 7 h.3o matin.Retour : Départ le dimanche ou le lundi de Londres : London-Bridge, Victoria (Cie de Brighton), par le service de nuit a 8 h.45 soir, Arrivée à Paris-Saint-Lazare à 6 h.3o matin.Ces billets ne donnent droit à aucun enregis trement de bagages et ne peuvent être prolongés, ni supplémentés. 6 PARIS-CANADA Crédit Foncier Franco-Canadien Prêts Hypothécaires r Société Anonyme Canadienne Fondée le 24 Juillet 1881, durée jusqu\u2019en 1979 CAPITAL SOCIAL s 23.000.000 de Francs divisé en 50.000 actions de 500 francs chacune SiÈG-E Social a MOMTFIÉALi CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION MM.G.Brolemann, #, Administrateur du Crédit Lyonnais, Président Honoraire.\t,\t.j _jj.Thors, O.Directeur général de la Banaue de Paris et des Pays-Bas, Président.J -A Ouimet, l\u2019un des Juges de la Cour du Banc du Roi pour la Province de Québec; Administrateur de la Banque d\u2019Épargne (Montréal), Vice Président.Auguste Real Angers, Membre du Conseil prive, Conseiller du Roi (Montréal).COMMISSAIRES-CENSEURS MM.A.Desjardins (Montréal).J.Ovide Gravel (Montréal).Ludovic de la Vallée-Poussin (Paris).MM.Comte I.de Camondo, O.de la Maison J.Camond# et O, Administrateur delaBanque de Paris et des Pays-Ba».P.-A.Ghéramy, ancien Président de la Chambre des Avoué», Avoué honoraire.A.Denfert-Rochereau, tfc, Administrateur de la Société Française de Reports et Dépôts.De Molinari, *, Membre correspondant de l\u2019Institut.J.-E.Moret, *, Directeur de la Banque de Paris et des Pay**B»».E.Persillier-Lachapelle, M.D.(Montréal).DIRECTEUR GÉNÉRAL M.Martial Chevalier.SECRETAIRE DU COMITÉ DE PARIS M.Paul Morel.CClftSUj [rCRMTAO Via Havre-Commercial UWfiWlt »cow RfÜfll BEAU* WATnwmi tCROaj wiü?BAIS «OMTAtAt aims ira»* [fliMt l»N r«»*ci$co IMPtWI ictMuai 60S 'ON «f w-roRi \u2022 *«/lLO*l 'komavw Jnapou vO-MUNl itUN«l \u2018aurmJ WesBhàid?Guyanaf and Venezuela ^to Mexico,, Centrât^ and S otjm eratiut* msÉ LIGNE ENTIEREMENT SOUS-MARINE DE NEW-YORK EN FRANCE La seule Compagnie possédant et exploitant cinq câbles transatlantiques entre l\u2019Europe et les Etats-Unis d'Amérique.La seule Compagnie qui, ayant un point d\u2019atterrissage sur le continent européen, possède aux Etats-Unis un réseau complet ae lignes terrestres.Communications directes avec le Canada, le Mexique, les Antilles, l\u2019Amérique Centrale et l\u2019Amérique du Sud.Burfaux a Part* \u2022 ( ADMINISTRATION, 9, rue Louis-le-Grand (25).| RENSEIGNEMENTS, 49, avenue de l\u2019Opéra (2>).-BUREAU DH TRANSMISSION - 112, Boulevard de Strasbourg, au HAVRE \u2014\u2014 CE BUREAU EST EN COMMUNICATION: AVEC NEW-YORK Par deux câbles entièrement sous-marins, ce qui évite les longues lignes aériennes de Terre-Neuve et de la Nouvelle-Ecosse.FILS DIRECTS AVEC PARIS Par on fil spécial aboutissant au Bureau de la Bourse, et per tm câble souterrain aboutissant au Bureau-Central SOCIÉTÉ GÉNÉRALE pour favoriser le développement de Commerce et de l'Industrie en Franco SOCIÉTÉ ANONYME.- CAPITAL :\t300 MILLIONS SIÈGE SOCIAL : 54 et 56, rue de Provence ) Succursale Opéra : 1, Rue Halévy.\t> à Paris.SUCCURSALE : 134, rue Rêaumur (Place de la Bourse) ) depots de fonds à intérêts en compte ou à échéance fixe (taux des dépôts de 1 an à 23 mois 2 o/o ; de 2 ans à 35 mois 21/2 o/o ; de 3 à5 ans 3 1/2 o/o net d\u2019impôt et de timbre); \u2014 ordres de bourse (France et Etranger) ; \u2014 souscriptions sans frais; \u2014 vente aux guichets de valeurs livrées immédiatement (Obi.de Ch.de fer, Obi.et B.ius à lots, etc.); \u2014 escompte et encaissement de (oiiFons Français et Etrangers: \u2014 mise en RÈGLE DE TITRES ; - AVANCES SUR TITRES ; - ESCOMPTE ET ENCAISSEMENT .D\u2019EFFETS DE COMMERCE; - GARDE DE TITRES; \u2014 GARANTIE CONTRE LE REMBOURSEMENT AU PAIR ET LES RISQUES DE NON-VERIFICATION DES TIRAGES ; \u2014 VIREMENTS ET CHEQUES SUT la France 6t l\u2019Etranger; \u2014 lettres de crédit et billets de CRÉDIT CIRCULAIRES ; \u2014 CHANGE DE MONNAIES ÉTRANGÈRES ; \u2014 assurances (Vie, Incendie, Accidents), etc., etc.SERVICE DE COFFRES-FORTS (Compartiments depois 5 fr.par mois; tarif décroissant en proportion de la dorée et de la dimension.) 88 succursales, agences et bnreanx à Paris et dans la Banlieue; 601 agences en Province; 2 agences à l\u2019Etranger (Londres, 53, Old Broad Street, et St-Sébastien (Espagne) ; correspondants sur tontes les places de France et de l\u2019Etranger.CORRESPONDANT EN BELGIQUE : Société Française de Banque et de Dépôts BRUXELLES, 70, Rue Royale.\u2014 ANVERS, 22, Place de Meir.Du Havre à Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Nantes, Anvers, Amsterdam, Rotterdam, Hambourg, etc.FILS DIRECTS Du Paris à Barlin, Cologne, Francfort, Bâle, Berne, Genève, Vleoa^ Milan, Gênes, Rome, etc.LES TELEGRAMMES SONT REÇUS DANS TOUS LES BUREAUX TELEGRAPHIQUES k défaut des formules que la Compagnie adresse gratuitement sur demande, prière d\u2019indiquer en marge d» la minute la mention non taxée VI» Commercial. PARIS-CANADA 7 GRAND HOTEL CANADIEN ET COLONIAL 26, Rue de St-Pétersbourg, PARIS (8'), à proximité de la Gare Saint-Lazare.Téléphone 255-82 (Station Métropolitain : Place Clichy, Rue de Saint-Pétersbourg) A* BENOIT, Direoteur-Gérant INSTALLATION MODERNE - PRIX RÉDUITS Déjeuners et Dîners à Prix fixes (vin compris) et à la Carte 80 Chambres avec tout le confort moderne SA LONS F» O TU Irt FAMILLES Chambres préconisées par le Touring-Club SALLES DE BAINS A TOUS LES ÉTAGES Salons de Correspondance et de Réception \u2014 GRAND GARAGE POUR AUTOMOBILES ET BICYCLETTES- Hôtel s\u2019élevant au milieu d\u2019un grand Jardin - LUMIÈRE ÉLECTRIQUE - Recommandé anx Familles et au Clergé ARRANGEMENT POUR SÉJOUR ET POUR PENSION m Gouvernement de la Province de Québec Vastes Territoires A Coloniser RICHES RÉGIONS MINIÈRES & FORESTIÈRES DE TOUTES SORTES TERRES d\u2019une fertilité reconnue, climat sain et favorable à toutes cultures, communications faciles avec les marchés locaux et étrangers.Les colons agriculteurs peuvent pour quinze cents francs environ acheter un lot de 40 hectares dont 4 ou 5 en terre défrichée.Les terres du Gouvernement valent 1 franc à 1 fr.50 l\u2019acre.Les lots sont de 100 acres environ (40 hectares).La forêt couvre des millions d\u2019hectares, où l\u2019on trouve, entre'autres, du bois propre à la fabrication de la pâte à papier (pulpe), d\u2019une qualité supérieure.Il y a aussi abondance de mines dans la Province.On y rencontre Tor, Targent, le cuivre, le fer (titanique, chromique et magnétique), la plombagine, le mica, l\u2019amiante, le granit de tout genre, le kaolin, le pétrole, etc.Plusieurs mines, en ce qui concerne le cuivre, le fer, la plombagine, le mica et l\u2019amiante sont déjà en exploitation.Les mines de la Beauce, où l\u2019on fait de nouvelles tentatives après une suspension de travaux de plusieurs années, ont déjà donné une douzaine de millions de francs d\u2019or.La population de la province de Québec est de langue française surtout.Des bureaux et des agents d\u2019immigration reçoivent les immigrants à Québec et à Montréal.Le service des Postes et des Chemins de fer est des plus réguliers et des plus sûrs.Pour plus amples informations, s\u2019adresser à l\u2019honorable Commissaire de la Colonisation et des Mines, Québec et Canada.Et à M.Hector Fabre, Commissaire général du Canada, 10, rue de Rome, à Paris (8e).COMPTOIR NATIONAL D\u2019ESCOMPTE DE PARIS Capital : 150 millions de francs ENTIÈREMENT VERSÉS SIÈGE SOCIAL : RUE BERGERE Succors ale : 2, Place de l\u2019Opéra, PARIS OPÉRATIONS OU COMPTOIR : Bons à échéance fixe, Escompte et Recouvrements; Escompte de Chèques, Achat et Vente de Monnaies étrangères, Lettres de Crédit, Ordres de Bourse, Avances sur Titres, Chèques, Traites, Envois de Fonds en Province et à l\u2019Etranger, Souscriptions, Garde de Titres, Prêts Hypothécaires Maritimes, Garantie contre les risques de remboursement au pair, Paiements de Coupons etc.AGENCES 31 Bureaux de quartier dans Paris 14 Bureaux de banlieue 144 Agences» en province ÎO Agences dans les colonies et pays de protectorat I 5 Agences à J\u2019étranger LOCATION DE COFFRES-FORTS Le Comptoir tient un service de coffres-forts à la disposition du public, lk, rue Bergère, 2, place de l'Opéra, f47, boulevard Saint-Germain, 49, avenue des Champs-Elyséeset dans les principales Agences.Une clef spéciale unique est remise à chaque locataire.\u2014 combinaison est faite et changée par le locataire, à son gré Le locataire peut seul ouvrir son coffre.BONS fl ÉCHÉANCE FIXE Intérêts payés sur les sommes déposées : De 6 mois à 11 mois, 2 o/o ; de 1 an à 3 ans, 3 o/o.Les Bons, délivrés par le Comptoir National aux taux d\u2019intérêts ci-dessus, à ordre ou au porteur, au choix du Déposant.Les intérêts sont représentés par des Bons d\u2019intérêts également à ordre ou au porteur, payables semestriellement ou annuellement, aux convenances du Déposant.Les Bons de capital et d\u2019intérêts peuvent être endossés et sont par conséquent négociables.VILLES D\u2019EAUX, STATIONS ESTIVALES & HIVERNALES Le Comptoir National a des Agences dans les principales Villes d\u2019Eaux : Bagnères-de-Luchon, Bayonne, Biarritz, la Bourboule.Calais, Cannes, ChAtel-Guyon, Cherbourg, Dax, Dieppe, Dunkerque, Enghien, Fontainebleau, le Havre, le Mont-Dore, Monte Carlo, Nice, Ostende, Pau, Royat, Saint-Germain-en-Laye, Saint-Sébastien, Trouville-Deauville, Tunis, Vichy, etc.; ces Agences traitent toutes les opérations, de sorte que les Etrangers, les Touristes, les Baigneurs peuvent continuer à s\u2019occuper d\u2019affairesp endant leur villégiature.LETTRES DE CRÉDIT POUR VOYAGES Le Comptoir National d\u2019Escomptb délivre des Lettres de Crédit circulaires payables dans le monde entier auprès de ses Agences et Correspondants ; ces Lettres de Crédit sont accompagnées d\u2019un carnet d\u2019identité et d\u2019indications et offrent aux voyageurs les plus grandes commodités, en même temps qu'une sécurité incontestable.Salon des Accrédités, Branch office, 2, place de l\u2019Opéra Special department for travellers and letters of credit.Luggages stored.Letters of credit cashed and delivered throughout the world.\u2014 Exchange office.Letters and parcels received and forwarded.CHEMINS DE FER DE L\u2019OUEST Paris à Londres, vià Rouen, Dieppe et Newhaven par la gare Saint-Lazare Services rapides de jour et de nuit Tous les jours (DKmanches et Fêtes compris) et toute l\u2019année, trajet de jour en 8 h.1/2 (ire et 2e classe seulement).GRANDE ÉCONOMIE J ;\t4.*' Billets simples, valables pendant 7 jours : i« classe 48 fr.25, 2e classe 35 fr., 3« classe 23 fr.25.Billets d\u2019aller et retour, valables pendant un mois: ire classe 82 fr.75, 2e classe 58 fr.76, 3' classe 41 fr.5o. 8 PARIS-CANADA -'-'Wy .- smm - _ Ligne Franco-Canadienne \u2022\u2022 ALLAN \u201d Nouveau service postal direct etrégulier pour Passagers etMarchandises entre LE HAVRE et le CANADA (ET VICE-VERSA) Subventionné par le Gouvernement Canadien SERVICE du HAVRE sans escale pour Québec et Montréal Parisian\t5 Sept.\tCorinthian\t3 Octobre.\t\tParisian\t17\t\u2014 Sicilian\t19\t\u2014\tSicilian\t31\t\u2014 \tPRIX DE\tPASSAGE\t DEUXIÈME CLASSE : Fr.225, 250 et au-dessus Enfants de i à 12 ans, moitié prix.Nourrissons, Fr.25 TROISIÈME CLASSE : Fr.150 pour Québec Enfants de 1 à 12 ans, Fr.70.Nourrissons, Fr.12.50 PARIS au HAVRE:2c Classe, Fr.17.35.3e Classe, 11.35.Emigrants, 8.50 On vend des billets directs à prix réduits pour tous les points du Canada et des Etats-Unis.BAGAGES EN FRANCHISE : 150 kilos par adulte.Les marchandises de toutes classes seront prises à FRET TRES MODÉRÉ et par engagement spécial pour QUÉBEC, MONTRÉAL et tous les points de l\u2019intérieur du Canada, ainsi que pour Chicago, Milwaukee, Minneapolis,Saint-Louis,etc., et des villes de l\u2019Ouest des Etats-Unis.SERVICE POSTAL VIA LIVERPOOL Corsican\t3 Septembre\t\t1908 Virginian\t11\t\u2014\t\u2014 Tunisian\t17\t\u2014\t\u2014 Victorian\t25\t\u2014\t\u2014- Corsican\t1er\tOctobre\t\u2014 Virginian\t9\t\u2014\t\u2014 Tunisian\t15\t\u2014\t\u2014 Victorian PRIX\t23\t\u2014 DE PASSAGE\t\t De Liverpool, ire classe, Fr.390 et au-dessus, selon le bateau et la cabine.Paris à Liverpool, ire classe, Fr.84.60 ; Mixte, Fr.74.20; 2° classe, Fr.60.95.Deuxième Classe, depuis PARIS Fr.262 et au-dessus selon le bateau et la cabine.S\u2019adresser pour passage, fret et tous renseignements : J.-M.CURRIE & C,e, 36, rue d\u2019Hauteville et 10, rue Auber, PARIS, et 2, rue Pleuvry, HAVRE PI T T & SCOTT LIMITED, 47, rue Cambon, PARIS (près la Madeleine) -\u2014 ¦\u2014\u2014\u2014.\u2014\t\u2014\u2022 HERNU, PERON k C°, 61, Boulevard Haussmann, PARIS (8e), Agents de : LIGNES DOMINION ET DU CANADIAN PACIFIC Ri SERVICES DE LIVERPOOL AL CANADA PROCHAINS DÉPARTS 3\tSept.Dominion.4\t\u2014 Empress of Ireland.9\t\u2014 Lake Manitoba.10\t\u2014 Ottawa.18\t\u2014 Empress of Britain.PRIX de LIVERPOOL à HALIFAX ou St-JOHN : lrs Classe : Depuis 365 francs.2e Classe : Depuis 223 francs, de Londres.HERNU, PÉRON & C° délivrent des billets en toutes classes par : Compagnie Générale Transatlantique, Flâvre-New-York.Compagnie Hollando-Américaine, Boulogne-New-York.Compagnie Hambourgeoise-Américaine, Boulogne et Cher bourg-New-Y ork.American Line, Cherbourg-New-York, American Line, Liverpool-Philadelphie.Cunard & White Star Lines, Liverpool-New-York et Boston.North German Lloyd, Cherbourg-New-York.j Leyland Line, Liverpool-Boston et toutes Compagnies en général aux prix officiels de?Compagnies.SERVICE FRANCO-CANADIEN \u201cALLAN\u201d du HAVRE il I J./f.l.V Départs tous les huit jours, le Samedi.2me Otasse : 225 fr.du H acre à Québec ou Montréal.3me Classe : MO fr.\u2014\t\u2014\t\u2014 CHEMIN DE FER CANADIEN DU PACIFIQUE Billets pour tout l\u2019intérieur du Canada, les Etats-Unis.Voyages au Japon, en Chine et en Australie, et autour du du Monde, via Vancouver.\u2014 Excursions.TRANSPORTS DE BAGAGES, PETITS COLIS & MARCHANDISES POUR TOUTES LES PARTIES DU MONDE AUX CONDITIONS LES PLUS RÉDUITES \u2014 PRIX SUR DEMANDE COLONISATION DU CANADA, CONCESSIONS GRATUITES DE 64 HECTARES DE TERRAIN Fear tou* renseignements, dates des départs, prix des passages, et billets pour toutes destinations et par toutes Compagnies, brochures et carte* graMMe S\u2019adresser aux Agents : HERNU, PERON & C° Agents d\u2019émigration autorisés par le gouvernement françaic 61, Boulevard Haussman (près lu gare Saint-Lazare, en face la rue de Rome), PARIS (
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