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Titre :
Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français
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Éditeur :
  • [Paris] :[Paris-Canada],1884-[1940?]
Contenu spécifique :
vendredi 15 janvier 1909
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français, 1909-01, Collections de BAnQ.

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[" i.année Paris, 15 Janvier 1009 Le Numéro 25 Centimes - N* 1 28 PARIS-CANADA Organe Bi-Mensuel des Intérêts Canadiens et Français PHANOU Abonnements : Un an.ÎO fr.!/?\u2022 Anuoncm et Réclames sont reçue» \u2022a Bureau du Journal AneuNCia, la ligne.Héclamks,\t\u2014\t.KaIt» Uivana, \u2014\t.Directeur : HECTOR FABRE BUREAUX : 10, Rue de Rome, 10 \u2014 PARIS (8*) CANADA Abonnements : Un an.$ 9 CODES : Atlantic Cabla Directory A.B.O et WKSTKHN UNION TELBORAPHIC Adresse Télégraphique : ST AD ACON A\u201dPÆ Rlf Téléphone : 218-03 SOMMAIRE Traité Franco-Canadien f'i tor Fahrk.< nférences Canadiennes.A travers l\u2019Histoire (fin).A.-D.De Celi.es, Revue.I hos.Canadiens à Paris.La Boucane.TRAITE FRANCO-CANADIEN Le cours, un peu lent, il faut la-\\ >uer, que suivent les négociations Lun traité de commerce entre la I rance et le Canada, l\u2019arrêt qu'il subit an Luxembourg, ont donné le temps a une partie notable de l\u2019opinion an-glaise de se rendre compte de l'importance qu'une pareille convention aurait au point de vue impérial et de sa répercussion sur les relations commerciales entre la Métropole et sa colonie.Certes, le gouvernement impérial ne '''est pas départi de son attitude de haute et sereine impassibilité, et il n'a d'aucune façon gène le cours des nouvelles et indirectes négociations qui, dit -on.se poursuivent: invariablement fidèle en cela il ses principes.He bon compte, et si on se le rappelle bien, le parti libéral lorsque la Prélérence, qu'il n'avait pas sollicitée, mi fut accordée par le Canada, avait observé une attitude du même genre.Lne seule chose le pourrait émouvoir, ce serait un visible retour au protectionnisme.Le peuple anglais, tel qu'il est représenté par le cabinet actuel, ne demande pas de faveur et ne s'inquiète jamais de l'usage que font ses colonies de la liberté qui leur est laissée; il ne leur demande que de rester lidèle au role qui leur a été assigné de pays demi-souverains.Arrêtons-nous un instant à contempler ce viril spectacle qui nous reporte aux plus nobles visions que nous ayons entrevues, à la conception première de l'Etat libéral ! N'est-ce pas ainsi que dans la ferveur qui nous gagnait sur les bancs de l'Ecole de Cobden nous rêvions d'une constitution nouvelle?Et lorsque les disciples du grand économiste, du parfait libéral, voient avec regret les notions économiques d\u2019autrefois, dont on crovait que justice avait été faite dans l'esprit humain, sortir de leur retraite, qu'on croyait définitive, de nouveau triompher dans les Républiques, n'est-ce pas pour eux un réconfort?Ne leur vient-il pas un nouveau sentiment de reconnaissance pour la nation qui leur apporte cette satisfaction rare et précieuse ?On ne saurait se dissimuler cependant, qu'en Angleterre même, un mouvement contraire et déjà puissant, ne se produise.Le mouvement rétrograde trouve un nouvel aliment dans ce fait d'un projet de traité franco-canadien.Lord Milner, qui vient de taire au Canada une brillante campagne impérialiste, jette aujourd'hui un véritable cri d'alarme : « l n ou deux arrangements avec un pavs étranger comme celui que le Canada vient de faire avec la France, dit-il, enlèverait toute valeur à la Préférence accordée aux articles anglais et renverserait une des colonnes de l'Unité ».Et notre confrère du Canadian Cadette ajoute : « Assurons d'abord notre commerce au sein de l'Empire; tenons ce commerce dans les limites de l'Empire, lorsque la chose est légitime, plutôt que de le laisser se répandre au dehors; c'est notre intérêt à tous, car nous avons un patrimoine commun), de le conserver et de le développer.11 sera toujours temps ensuite de penser aux autres ».Ce langage mérite, il semble, quelque attention.Il porte à se demander si la 1 lauté Assemblée qui siège au Luxembourg serait amenée en fait à sauvegarder les intérêts du commerce anglais plus que le parlement impérial lui-même ?Repousserait-on, par suite de quelque considération secondaire, de quelques intérêts subalternes, ce que dans un large esprit de tolérance, de haut esprit d'équité, l'Angleterre abandonne ?Il n'y aurait donc qu'en Angleterre que les considérations de principe comme les appels de sentiment seraient mieux écoutés que la voix d\u2019intérêts trop timorés, trop facilement alarmés, point assez Conscients de leur force devant les évocations de la concurrence ! Hector 1ABRE.Conférences Canadiennes Une campagne de Conférences sur le Canada a été entreprise cette année par MM.Arthur Geoffrion et Edouard Monrpeti», dans plusieurs provinces d France.Cas Ccnfé-iences avaient pour objet de\tw C ,i» naissance du Canada, d ne t irière générale, et spécialement de faire valoir les richesses naturelles de son terri 'll , La colonisation des terres si fertiles de la province de \u2018uébec, où le paysan français se retrouve dans un milieu social semblable à son vi age natal, et des nouvelles provinces c ntralcs provoquait particulièrement l\u2019attention des auditoires d\u2019agriculteurs et d\u2019élèves de nombreuses écoles d\u2019agr'culture devant lesquels les conférenciers ont parlé.Ce n\u2019était pas une révélation.Le Canada, beaucoup plus qu\u2019on ne le suppose, est connu en France, dans les campagnes surtout.Cela tient à ce que d\u2019après des statistiquescertaines, les 86 départements français, ainsi que les 3 départements de l\u2019Algérie v ont des originaires établis comme colons.Cela suffit pou*\" créer une opinion superficielle, limitée, mais favorable, car le succès des colons cultivateurs a été complet partout, depuis plus de vingt-cinq ans, absolument sans exception. «) paris-canada L\u2019annonce d\u2019une conférence publique a pour premier résultat de réveiller tous les souvenirs épars dans la contrée, et c\u2019est ainsi que bien souvent MM.Montpetit et Geoffrion rencontraient des auditeurs qui se plaisaient à leur rappeler que tels ou tels de leurs voisins ou parents étrient partis coloniser au Canada.C\u2019est par la Bretagne que commença M.Arthur Geoflrion, à Hennebont Morbihan), à l\u2019Ecole d\u2019agriculture dirigée par M.l\u2019abbé Planté, dont plusieurs anciens élèves sont maintenant des colons canadiens ; à Quim-perlé Finistère), à la mairie, où l\u2019un des organisateurs, M.Beaufrère, directeur de Y Union Agricole, est descendant d\u2019Acadien réfugié en France après la conquête ; à St-llan, à l'Ecole d\u2019agriculture, près de St-Brieuc, qui a donné son nom à l\u2019une des nouvelles paroisses de la Saskauhawan, fondée par des bretons des Côtes-du-Nord.Puis, en juillet, il se rendait dans les Cha-rentes, à St-Jean-d\u2019Angély, ville qui a un commerce assez actif avec Montréal ainsi qu't Angoulème.A St-Jean-d\u2019Angély, la conférence organisée par M.l\u2019abbé Denis, avait lieu dans la grande salle de l'hotel de ville, sous la présidence de M.Pellisson qui exprimait avant de lever la séance, le vif intérêt qu\u2019inspirait à toute la population le Canada et le désir d'augmenter les relations existantes.Même note et même succès à Angoulème.Bâtie sur un promontoire, au pied duquel coule la Charente, Angoulème a le même aspect que Québec, sauf que la rivière Charente, loin de ressembler au St-Laurent, atteint ici à peu près les dimensions de la rivière St-Char-les.L\u2019Angoumois dont elle est la capitale fut l une des provinces qui fournit un grand nombre de colons à la Nouvelle-France, parmi lesquels les ancêtres de sir Wilfrid Laurier.La conférence était présidée par M.f ougère, président de la Chambre de Commerce, dont le Matin Cliarn 'ais rapporte les éloquentes paroles dans son ompte-rendu : Nous avons signée, dans notre numéro d'hier, la très intéressante c nférence sur le Canada, faite mercredi, ^alle Philarmonique, par M Geoffriu.n.avocat de Montréal.1 nous paraît utile d'y revenir aujourd\u2019hui avec queic e détail.En ouvrai la séance M.A.Fougère, président de \u2019Associât, m des co merçants et industriels de l\u2019arrondissement d\u2019Angi dème, dit que le Commissariat péré\" du ' inada .eu raison déplacer ia conférence s ;us le pair 'iac.de cette Société.Trop de souvenir.-, ci rie ajoute-t-il.rattachent id - rince t ia terr- Canaco.me, qui fut découverte et c ¦ risée par des Kranç-i : trop de cœurs y con-\u2022erver encore là-ba la d uce mémoire de l\u2019an-c.enne m rc patrie po r ' elle ne répondit pas à S\u2018>n apt ei avec un sincere mpressement.' n 'avons*nt cette n ¦.ence, dont le but n est p?seulemen\u2019 d instruireel de mieux faire connaître un pays ami.mais encore de faciliter les relations commercia es entre feux peuples, ayant l\u2019un pour l\u2019autre une affectue .se estime, l\u2019Association met en pratique le vœu tout récent du Congrès des Cha-rentes et du Poitou, en vue de développer, par des traités de commerce mieux compris, les échanges internationaux, et de rendre par là, la vie moins chère, plus facile et plus agréable.Si la réunion de ce soir peut aider à cet heureux résultat nous devrons nous en réjouir.M.Fougère présente le conférencier M.Arthur Geoflrion, avocat à Montréal, qui « nous apporte par surcroit, dit-il en terminant, le salutaire exemple des efforts tentés par une jeune nation pour étendre le champ de son action et porter au loin la renommée du sol natal *.La parole est ensuite donnée au conférencier.M.Geoflrion déclare tout d\u2019abord, que la ville d\u2019Angouléme, qu\u2019il a visitée la veille, lui rappelle celle de Québec, avec ses remparts superbes.I n termes excellents, il rappelle brièvement l'histoire du Canada.Le conférencier fait ensuite connaître avec quelle rapidité la population canadienne s\u2019est accrue depuis cette époque.Kn 1763, la population, qui travaillait sur ce sol nouveau, était de 65.000 habitants et k 1 heure actuelle elle est de 6 millions.M.Geoffrion explique ensuite quel a été l\u2019essor économique et les efTorts faits par ses compatriotes pour conquérir leur indépendance et pour avoir leur drapeau à eux Deux éléments principaux se formèrent, l\u2019élément anglais et l\u2019élément français.Ce dernier ne voulut pas se soumettre tout d\u2019abord à la façon aibitraire dont il était traité par l\u2019Angleterre, qui comprit enfin qu'elle ne devait pas continuer a opérer ainsi.C\u2019est alors qu elle accorda aux Canadiens la complète indépendance dont ilsjouissent de nos jours.Ceux-ci exprimèrent à leur tour leur reconnaissance à l'Angleterre et, en 1776, les Ktats-l'ms a\\ant envoyé aux colons des troupes pour combattre l\u2019Angleterre, ils les repoussèrent.Eu 181 a, une tentative d\u2019invasion s\u2019étant produite, les Canadiens agirent de la même façon.Mais, ajoute le conférencier, si nous sommes restés loyaux à l\u2019égard de l\u2019Empire britannique, nouc sommes restés li Jèles à notre chère France e\\ durant bien des années, lorsque nos ancêtres étaient assis le sot.près du feu, ils répétaient souvent : « Quand donc reviendront-ils ?».M.Geolfrion rappelle en termes vraiment touchants la joie de nos amis du Canada lorsqu'un navire français était aperçu à la côte et cite à cette occasion quelques traits rapportés par Sir Wilfrid Laurier de l\u2019attachement des colons français pour la France, Fuis, le conférencier fait une intéressante description de la situation géographique du Canada.M.Geoffrion combat ensuite les préjugés de certains Français qui redoutent le climat du Canada, ainsi que la compagnie, dans ces régions, des Indiens, que l\u2019on croit dangereux.Le conférencier déclare que, dans le centre du Canada, le climat est tempéré, que les neiges, qui re couvrent le sol pendant trois mois de l\u2019année sont une richesse pour l agriculture.Quant aux Indiens qui disparaissent de iour en jour, ils sont placés sur des terres réservées et complètement isolés des autres habitants.Pendant l\u2019hiver ;o ou 60.000 bûcherons sont occupes dans les vastes forêts du Canada.M.Geoffrion donne d'intéressants détails sur ia province de Québec, au point de vue commercial : ceue partie du Canada fut, pendant longtemps, le centre ae l\u2019élevage et de la culture de céréales; elle est actuellement très renommée pour ses pâturages.La ville de Québec renferme une population de 80.000 habitants.L orateur fait également un intéressant tableau de la superbe ville de Montréal, il jette un rapide coup d'œil sur les provinces de l\u2019ouest qui rappellent le vastes plaines delà Beauce française.Le conférencier estime qu\u2019il serait de mauvaise politique pour la France de se désintéresser d\u2019une contrée aussi fert.le, qu\u2019elle-même a découverte.I a cependant le regret de constater que la France a laissé, pendant de trop longues années ses portes fermées au commerce canadien.Aussi se réjouit-il du traité qui sera prochainement passé et fera cesser un état de choses regrettable.I! rend hommage aux Chambres de commerce qui ont contribué pour une large part à ce résultat ; M.Geoffrion remercie particulièrement l\u2019Association des commerçants d\u2019AngouIème, qui a bien voulu lui procurer l\u2019occasion de prendre la parole devant ses compatriotes et de tenter en les initiant à l\u2019histoire du Canada, d amoindrir les distances entre les deux pays.La conference de M.Geoffrion a été fréquemment interrompue par des salves d\u2019applaudissements.L\u2019orateur a fait ensuite défiler une sérié de vues, avec projections lumineuses, d\u2019une netteté parfaite.C\u2019est ainsi qu\u2019on a pu admirer les monuments des principales villes canadiennes, notamment de Québec et de Montréal, le Parlement, les vastes plaines, les fermes et les forêts.A dix heures et demie, les cinq cents personnes qui avaient assisté à cette conférence se sont retirées, enchantées de la soirée instructive et amusante que l\u2019association des commerçants avait su organiser avec le précieux concours de M.Geoffrion.Beaucoup d'entre elles établissaient un parallèle entre l\u2019activité inutile dépensée en France et l\u2019activité féconde du gouvernement canadien, de ce peuple, jeune encore, d\u2019origine française, où les efforts de tous tendent à sa plus grande prospérité et à sa plus grande gloire.Tout le monde, en tout cas, était d'accord pour louer l\u2019érudition, la parole élégante et les sentiments de sympathie pour la France dont M.Geoffrion a constamment fait preuve au cours d\u2019une soirée qui restera classée dans nos meilleurs souvenirs.Après quelques jours consacrés à la visite d\u2019une trentaine de correspondants à Coutras, Bordeaux et environs : Caudéran, Faïence, Bégies, M.Geoflrion était appelé à Agen où M.le Chanoine Dubourg avait réuni un auditoire d\u2019environ six cents personnnes présidé par M.le commandant Paupie qui joignit à ses félicitations au conférencier, le vau que de si heureuses manifestations contribuent éfficacement nu développement des relations franco-canadiennes.M.le Chanoine Dubourg a voyagé il y a quelques années au Canada où il compte de nombreux amis.Partout la presse locale fut extrêmement élogieuse dans de longs compte-rendus qu il est impossible de reproduire, même en extraits.Voici, néanmoins, comment s\u2019exprimait le Bulletin Paroissial d'Agen : M.Arthur Geoffrion avocat à Montréal, attachéau Ministère de l'intérieur du Canada, a donné le 5 juillet, dansia salle Félix Aunac, une remarquable conférence \u2022-ur le Canada, limitée au trio!:* point de vue géographique, historique et économique.L\u2019Histoire du Canada : mieux vaudrait peut-être ne pas la raconter en France aux descendants de Voltaire, qu' d sait de ce merveilleux pavx ce sont quelques arpents Je neige ! » Croyons sans discuter que la France a fait tout son devoir, mais n a pas pu conserver cette terre découverte par un Français où tout de suite notre nom, nos mœurs, notre religion acquirent une popularité incroyable.Longtemps apres la cession du Canada à l'Angleterre les Canadiens de la Province de Québec voulaient toujours être français.Ecoutez notre conférencier : « Nous n\u2019étions pas vaincus, nous n\u2019étions que cédés ! I ne de nos joies familiales était de causer au coin de i àtre de la France et des Français.Ft quand nos pilotes annoncèrent à l\u2019horizon un paquebot battant pavillon français, ce lut du délire chez nous.Pour le moment les Canadiens sont en train d'assurer leur entière indépendance.Sir Wilfrid Laurier a dit avec raison : le 19\u2019 siècle lut le siècle des Ktats-l nis.le aor siècle sera celui du Canada.Te! un nouveau-né qui se dégage peu à peu de ses lisières, essaye ses premiers pas, sc lance tout seul, pour arriver enfin à l\u2019âge d\u2019homme; tel le peuple canadien touche désormais à sa majorité et quoi que libre déjà revendique sa pleine indépendance.Avec un loyalisme complet, continue M.Gcof Lion, nous n\u2019agi ons plus la douloureuse qux non de nos luttes passées.Nous aimons mieux suivr.Anglais sur tous leurs terrains d\u2019action et nous n -surer avec eux, non sans succès d\u2019 eurs.En prenant vos chevalercsquet qualités, mus avons failli prendre aussi quelques-uns de vos défauts.Mais nous nous sommes vite aperçus qu i la laveur de nos luttes stériles les Anglais fa.saient de merveilleuses opérations.Alors nous avons renoncé à continuer nos C\"nlhts politiques dans les chambres du Sénat et des Communes.Nous y avons simplement discuté nos affaires et pas à pas conduit l\u2019em \u2022 pire bruann\u2019que à nous reconnaître toutes les libertés.A part 25o ooo fr.d\u2019impôts que nous acceptons pour payer le gouverneur anglais d\u2019Ottawa, nous faisons seuls nos affaires dans la plus complète indépendance.Et nous ne voyonsaucun inconvénient au jour de notre grande fête nationale, pour la Saint-Jean, d\u2019alterner les strophes de notre hymne populaire : O, Canada, terre de nos aïeux 1 avec PARIS-CANADA S l\u2019air de votre Marseillaise, le Dieu sauve le roi! des Aurais.\\u point de vue économique, M.(ieoffrion espère ^u\u2019à la faveur des nouveaux traités de commerce entre la France et le Canada ces deux pays feront ensemble des affaires considérables.Pour les faci-i ; ter.le gouvernement canadien a promis une prime Je cinq cent mille francs à la compagnie des paque-ots français qui assurerait chaque année un rnini-num de quinze voyages directs entre la France et le Canada car aucun bateau fraudais ne fait encore ce service.I n terminant M.Geoffnon nous dit qu\u2019on va ce vbrer à Québec le troisième centenaire de la fon-da'iür de la ville par un Français, en présence des dé .*gués d** la France, de l\u2019Angleterre et des Etats-Unis Au cours des fêtes on inaugurera la statue colossale d\u2019un apôtre tendant ses bras vers les euples de l'Univers.Ce geste amical est une arge invitation a venir chez nous.Dieu veuille que lt s Français y répondent avec enthousiasme ! » Ce compte-rendu ne peut donner qu une idée fort .tténuée de l\u2019impression produite par la conférence si Jorumentée, si éloquente, si fine de notre ami cana-dion.Pendant plus d\u2019une heure les six cents au-I leurs l\u2019ont hachée de leurs applaudissements, qui i continué pendant l\u2019explication des projections umincuses que M.l\u2019abbé David a su rendre si vitrantes.Au cours du môme mois de juillet, M.Geof-trion donna encore, dans le département montagneux de la Corrèze et dans l\u2019Indre et la Creuse, cinq conférences qui eurent, malgré la saison peu propice, le même succès et udîuence d\u2019auditeurs, provoquant le même intérêt.A Neuvic-d\u2019Fssel, le 6 juillet, sous 'a présidence de M.Delîestable, maire et sénateur.avec le concours des professeurs et des élèves de l\u2019Ecole d'agriculture.Le H )uillet, à Le Crocq, M.Cottais, directeur de l\u2019Ecole d\u2019agriculture prononçait en présentant le conférencier, une allocution chaleureuse sur le Canada.Le Crocq est un tout petit village de la Creuse; on y avait pourtant réuni trois cents fermiers parmi lesquels le maire, M.Merlin.Le 9 juillet, à Genouillac, môme auditoire nombreux et attentif présidé par M.Lacote, maire et directeur de l'Ecole d\u2019agriculture.Le io juillet, à Gennetines,et le 12, à Clion-sur-Indre, dernières conférences de la saison dans les Ecoles d\u2019agriculture de ces d 'ux localités.A Clion, M.Parise, maire et directeur de l\u2019Ecole présidait; il complimenta le conférencier avec beaucoup de bonne grâce et prouva par la justesse de scs observations qu\u2019il était parfaitement au courant des conditions et des progrès de l\u2019agriculture canadienne.M Nrtbnr Geoffrton i recommen'é sa campagne le mois dernier, répondant à l'invitation de la Société de Géographie de Rou-baix, le 12; il était à Berthonval Pas-de-Ca-laisl le lendemain et parlait devant les élèves de 1 Ecole d'Agriculture qui est une institution modèle et l'une des plus importantes de France; le 19, il se rendait à Seiches, près d\u2019Angers, invité par M.l'abbé, directeur de la ferme-école des I rinottières, qui avait organisé dans cette région purement agricole, une importante réunion.1 Fun à travers Maire Notre histoire offre à l\u2019heure qu\u2019il est un tableau d\u2019ensemble assez complet ; Garneau, Eerland, Kaillon et Bibaudont lort bien relevé nos origines, suivi notre développement et narré avec précision les événements qui forment la chaîne de nos annales.Il est resté cependant, si non dans l\u2019obscurité, au moins dans la pénombre, bien des personnages de second ordre qui méritent de sortir de cette sorte de nébuleuse.Parmi nos historiens qui se sont donné la tâche de donner du ton, de rafraîchir les couleurs de portraits à demi effacés ou d\u2019en tracer de nouveaux, il nous plaît de citer M.Edmond Roy, récemment nommé archiviste, à Ottawa.Notaire de profession, il s\u2019est senti attiré vers l'histoire à laquelle il a fait le sacrifice des profits du tabellionage.C\u2019est donc une vraie vocation que la sienne, vocation qui nous a déjà valu l\u2019histoire de la seigneurie de Lauzon et une étude très fouillée sur le fameux baron de Lahontan, auteur d\u2019un amusant ouvrage sur le Canada.Sa dernière étude porte sur Charlevoix, l\u2019historien trop peu connu de la Nou velle-France.Jamais cette aimable figure de jésuite lettré et de savant modeste n\u2019a été mise en meilleure et plus complète lumière.M.Roy l\u2019a suivi en France et au Canada dans ses multiples occupations.Nomm '\u2022 professeur au collège des Jésuites à Québec 1709) il rentre en France, après plusieurs années de séjour dans cette ville.Le gouvernement du régent lui confie la mission d\u2019aller à la découverte de cette introuvable mer du Sud ou de l\u2019Ouest, objet de tant de recherches et de voyages au dix-septième et au dix-huitième siècles.Singulière idée, dira-t-on, de transformer un régent de collège en découvreur.Pour justifier ce choix, disons que Charlevoix n\u2019était pas seulement un homme de livres.Esprit averti, curieux de tout, il avait, durant son séjour au Canada, interrogé les voyageurs, les coureurs des bois, les missionnaires, les deux intendants Ranysdot, ses amis.Les réponses de ces hommes, au courant de la situation du pays, en firent l\u2019un des Français les mieux renseignés sur la colonie, et c\u2019est ce qui lui valut sa mission.Inutile d\u2019ajouter que 5 0a vovage n\u2019eut d\u2019autre résultat que de lui faire voir le fleuve qui traverse la Louisiane et les ruines de la fameuse colonie de Law où s\u2019engloutirent tant de millions des actionnaires de la fameuse Banque du Mississippi.L\u2019exploitation des naïfs ne date pas de notre époque.On aurait pu dire au dix-huitième siècle, comme de nos jours.« Semez de la graine d\u2019imbéciles, et il poussera des actionnai res * » Rentré définitivement en France ( 1 732), il publia un ouvrage fort estimé de son temps sur le Japon; la vie de la Mère de l'Incarnation, le journal d\u2019un voyage dans l\u2019Amérique Septentrionale, puis il collabora aux Mémoires de Tréroux, ce recueil d\u2019articles originaux n estimé.N\u2019étaient admis à écrire r ur les Mémoires que des hommes d\u2019une '.leur Liter n reconnue.Tous ces travaux et ces étu J de Charlevoix le préparer rt 1 \u2019 etr i capital .1 vie : PH ist\tFra C\u2019est plai lr _i< ilvr\ts la ection de M.Ro*\tongue et utile carrière '\tans attarde fans des digressioi\tb .s-d\u2019vuvres l\u2019une lecture attach\trcé d s\u2019arrêter un jour à Saint-Quent» patrie de Charlevoix, M.Roy nous décrit cette ville où il espère trouver une abondante moisson de documents.Hclas ! de son héros, bibliophiles et ribliothécaires, soi-disant érudits, savent à peine le nom.On y connaît bien, comme historien, Henri Martin et Hanotaux, enfants de l\u2019endroit, mais Charlevoix est de trop petite envergure pour avoir attiré l'attention de ses compatriotes.La France, très riche en grands hommes, nous abandonne Charlevoix.Si M.Roy a fait buisson creux a Saint-Quentin, il nous a laissé une jolie description de cette ville.Non moins intéressante l'anecdote qui met en scène Voltaire et Charlevoix.Qui sait même \u2014 pourquoi pas surtout \u2014 chez nous que ce dernier a été préfet d\u2019études du collège où Voltaire a puisé une science dont il devait faire un si mauvais usage.Cet écrivain, si peu connu en France, mériterait défigurer parmi ses historiens de second plan \u2014 il a assez de valeur pour avoir eu l\u2019honneur d\u2019être plagié par Chateaubriand.Sa manière est simple, pleine d\u2019une naïveté de style qui séduit, naïveté qui n\u2019exclut pas l\u2019ironie et l\u2019esprit d\u2019observation.Quoi de mieux observé, par exemple, que cette comparaison du colon anglais avec son rival des bords du Saint-Laurent : « I! règne, dit-il, dans la Nouvelle-Angleterre et dans les autres provinces du continent de l'Amérique soumises à l'Empire britannique, une opulence, dont il semble qu\u2019on ne sait pas profiter; et dans la Nouvelle-France une pauvreté cachée par un air d\u2019aisance, qui ne paraît point étudié.Le commerce et la culture des plantations fortifient la première, l\u2019industrie des habitants soutient la seconde et le goût de la nation y répand un agrément infini.Le colon anglais amasse du bien, et ne fait aucune dépense superflue, le Français jouit de ce qu'il a, et souvent fait parade de ce qu\u2019il n\u2019a point.Celui-là travaille pour ses héritiers ; celui ci laisse les siens dans la nécessité où il s\u2019est trouve lui-même de se tirer d\u2019affaire comme il pourra.» Citons encore ce qu'il dit de Québec où il décrit les possibilités futures en veritable voyant ; « Quand, dit-il, F capitale de la Nouvelle-France sera aussi fie issante que celle de l'An-cienne et il ne faut pas désespérer de rien, Paris a été longtemps beaucoup moins que n est Qu.bec aujourd\u2019hui , qu\u2019autant que les yeux pourront porter, ils ne verront que bourgs, châteaux, maisons de plaisance, et tout cela est déjà ébauché; que le tieuve de Saint-Laurent qui roule m eaux, et les amène de\t1 du ni de l'ouest, y sera c 1 er; ¦ j File d\u2019Orléans et les belles prairies, de rtc' ut eaux et des cam-'agnes ertii' .\u2022 et\t.ur manque pour cela ,;ue d\u2019ôtn oins euplées; qu\u2019une partie de la Qèr Saint-Charles qu: serpente ag; câblent 1 s un charmant vallon.sera jointe à iu w, dont 1 le sera san doute e plus beau quartier .que l'on aura revêtu la ra ie de quais m: rnifiques.«que le port sera environné de bât ments superbes, et qu\u2019on y aura trois ou qua re cents navi es chargés des richesses que nou n\u2019avons pas encore su faire valoir, et y apporter en échange celles de l'Ancien et Nouveau-Monde.cette terrasse offrira un point de vue que rien ne pourra égaler.» Hél is, il n\u2019a pas prévu que ces quatre cents navires puissent remonter le tieuve jusqu\u2019à M ontréal ! Le travail de M.Roy couvre une soixantaine de ''ages du rapport annuel de la Société royale.Il n\u2019est pas complet cependant, car il deux ri-iront de 4 PARIS-CANADA n\u2019y a pas encore été question de l\u2019histoire de la Nouvelle-France.Ceux qui ont lu.comme nous, cette première partie si attachante, écrite d\u2019un style clair, émaillé de réflexions piquantes, à travers lesquelles court un Hot d'érudition, en attendront la tin avec impatience.A.-D.DE CELLES.REVUE M.Henri Lorin a publié dans la Dépêche Colonials une série d\u2019ariicle très intéressants sur les Colonies anglaises à TExposition Franco-Britannique.L\u2019éminent publiciste a rendu au Canada un témoignage qui vaut la peine d\u2019être enregistré : La Section canadienne, dit-il, est, à n'en pas douter, le clou de l'Exposition des colonies britanniques ; c\u2019est large et intelligent, général et précis tout ensemble, séduisant et instructif, artistique et pratique; le succès du Dominion à lExposition a été très vif et ne s\u2019est pas dementi un instant ; nous proclamons de grand cœur qu'il fut absolument mérité.Que l\u2019on imagine un vaste hall en forme de croix, ouvert sur un des bras par un portique monumental ; l'extérieur, sans être surchargé, n\u2019ap-parait pourtant pas sans quelques ornements ; l'intérieur est une haute ne! quadrangulaire, flanquée de galeries moins élevées; le long des murs, au-dessus des exhibits, court d'un bout à l\u2019autre du bâtiment une frise originale, dont les arabesques sont des chaînes d'épis de blé ; au centre, se trouve dressé un immense buffet, en forme de corne d\u2019abondance, également de grains et d'épis.De tous les points de la Section, l'œil est invinciblement attiré vers ce trophé central, qui rappelle ingénieusement le style des irises, et le Dominion s'affirme ainsi, au regard le moins exercé, comme un puissant réser\\oir de grains.La question fut agitée, nous dit-on.de savoir si i'on exposerait par provinces (comme l\u2019a fait l'Australie , ou si ie Canada n\u2019aurait qu\u2019une exposition fédérale, unique : c\u2019est par bonheur cette dernière idée qui a prévalu.Ce que nous disions tout à l\u2019h ure de l\u2019Australie doit donc être renversé, apropos de l\u2019exposition canadienne ; une impression d'unité forte et progressive, se dégage de cette manifestation, où l\u2019on ser -mpulsion d'une volonté (F.rri'i^c ; ur> - able nation se dresse devant le visiteu\tje par une agriculture que renforce un\tstrie 'poissante, consciente d\u2019elle-même,\tqu eiie dul: aux hommes qu l\u2019ont fondée, aux nouveautés modernes qui soutiennent sa vigueur expansive.\u2022 * Le Correspondant du 2 5 novembre nous a apporté la continuation de la série d articles d\u2019une observation si juste et d\u2019un style si alerte de M.l\u2019abbé Félix Klein sur Y Amérique de demain.Cette fois le brillant écrivain, poursuivant le cours de son voyage, est arrivé à l'Ouest canadient.Voici d'abord le sommaire de ce chapitre : Dans l'Ouest canadien, Winnipeg.La prairie, Calgary, Le versant du Pacifique, Vancouver, La Question Japonaise, La plus jeune, la plus active des grandes villes d'Amérique : Seattle.Le premier mot du voyageur en arrivant à Winnipeg, c\u2019est que la croissance stupéfie les statisticiens chaque fois qu\u2019ils lui prennent mesure.C\u2019est vraiment ajoute-t-il, VA mérique de demain.Détachons de ce récit de voyage ce tableau si animé ; Nous approchons de Vancouver.Le paysage nous distrait des idées.A notre gauche, vers le sud, un immense dème de neige s'arrondit dans le ciel bleu, semblable à notre Mont-Blanc : Mount Tacoma, disent les gens de Tacoma ; Mount Rainier disent ceux de Seattle, qui ne veulent pas donner à cette merveiile le nom d'une cité rivale ; Tacoma-Fushi, disent les Japonais, auxquels il rapelle la plus haute montagne de leurs iles.le Fushi-Yama.A droite, des bras de mer et le tleuve.difficiles à distinguer, lant ils se découpent en fjords compliqués.tant ils paraissent également profonds sous les navires de fort tonnage qu\u2019ils portent avec aisance et auxquels ils ouvrent, à volonté, des routes ou des havres abrités de tout péril, l a voie, sur notre gauche, côtoie, sans séparation, la forêt vierge, la vraie, celle là même qu\u2019évoque ce nom poétique, non plus seulement la médiocrité des arbres rabougris, des touffes de bruvère.des marais désséchés, qui couvrent la plaine solitaire au nord des Grands Lacs, mais la magnificence des arbres gigantesques, des lianes enchevêtrées, des vieux troncs qui tombent en poussière dans les fourres impénétrables.Kn dépit de la latitude, les eaux voisines du kouro-Shivo, ce Gulf Stream de l'autre hémisphère, attiédissent assez la température pour développer sous ce 5oe degré nord une végétation presque aussi puissante que sous les irop'cjues.La ville de Vancouver n'a eu qu\u2019 t tracer quelques sentiers dans un coin de la grande forêt, sur les bords d\u2019un lac naturel, pour s'oifrir un parc supérieur à celui de toutes les capitales.J\u2019\\ ai vu un groupe d'une douzaine de sapins qui s'élèvent jusqu a t>o m< très et en mesurent une d'zaine de tour.On en rencontre, me dit-on, au liane de- montagnes, qui atteignent 100 mètres de hauteur et 3o de circonférence.La grandeur, l\u2019énergie, l\u2019audace que respire la nature, animent également ici, quoique avec une poésie moindre, les entreprises humaines.Docks, navires, scieries, tout ensemble gigantesque, bien que la ville n\u2019ait peut être pas plus de qo.ooo habitants : gigantesques, et désordonné.L'esprit se perd dans cet amas confus de ports et de voies ferrées, de magasins et de villas ; on ne sait plus si telle colonne de fumée sort d\u2019une cheminée d\u2019usine ou d'un steamer en partance pour la Chine.Et cette anecdote : Ce que je n\u2019ai pas oublié non plus, c\u2019est la réponse que me fît !a supérieure d\u2019un couvent très prospère de jeunes filles.Comme elle me montrait de magnifiques dortoirs, je lui demandai si les plus grandes au moins, parmi les pensionnaires, n\u2019avaient pas de chambres séparées.« Non, me du-ede, vivement, la surveillance ne serait pas possible % Quelques jours plus tôt, j\u2019avais visité, à Saint-Paul, un couvent du même genre, et comme la supérieure me montrait les gracieuses chambrettes où les jeunes filles logaient, tantôt seules, tantôt à deux ou trois, je lui demandai s\u2019il n\u2019y avait pas de dortoirs : « Non, répondit-elle, il faut préparer la jeunesse à user bien de son indépendance ».Ainsi apparaît dans un détail la diversité instructive entre Canadiens français et catholiques américains.Nous reproduirons dans notre prochain numéro l\u2019entretien très caractéristique de l\u2019abbé Klein avec un japonais fort spirituel.Comme avant-goût cette anecdote l u japonais trcs-liant voyage avec nous.\u2014 Pensez vous, lui demande quelqu'un assez naïvement que ces centaines de japonais qui habitent parmi nous, pourront eue civilisés ?\u2014 II» croient déjà t\u2019être ' .répondu-ii en souriant.Et tout le monde d\u2019applaudir.I n jeune homme reprend : * Mais pourront-il s américaniser \u2014 Je re le suppose pas, déclare encore le japonais, ils sont trop artistes et enfants, ils achèteront dt\tAlutôtque du pain ».EgHQS M.l\u2019abbé Rivière, curé de la Madeleine a donné le 3o décembre, en l\u2019honneur de Monseigneur Bruchési, un dîner auquel assistaient : Mgr Amettr, archevêque de Paris, M.Hector Fabre, Commissaire générai du Canada en France, MM.le comte de Mun, Thurcau-Dangin, le comte d\u2019Hausonville, René Bazin, membres de l\u2019Académie Française, Camille Bellaigue, Lunel Marie, Joseph Rivière et le notaire Fay.Mgr Bruchési, archevêque de Montréal, a béni lundi dernier, en l\u2019église Saint-Joseph de l\u2019avenue Hoche, le mariage du docteur Paul-Ernest Bousquet, de Montréal (Canada), avec Mlle J oséphine Wiallard, fille de M.Paul Wiallard, agent du gouvernement canadien, et Je Mme Wiallard.Les témoins, pour le marié, étaient : l\u2019hon.Hector Fabre, commissaire général du Canada en France, et Mme Fabre, M.et Mme Lcgru ; pour la mariée : l\u2019hon.R.Dandurand, président du Sénat canadien, et Mme Dandurand, M.et Mme Henry Harnelle.La quête fut faite par Mlles Adrienne et Pauline Wiallard, accompagnées de M.Paul Gerlier et du Docteur Gustave Archambau!-.Nombreuse assistance, dont faisait partie toute la colonie canadienne.Parmi les personnes invitées, on remarquait : M.l'abbé Rivière, curé de la Madeleine, l\u2019honorable W-S.I ielding; M.le sénateur Alexandre Bérard et Mme Bérard; M.et Mme René Bazin; M Léopold Mabilleau; M.le Commandant de Freycinet; M.Ch.de Rouvre; M le sénateur Calvet ; M.et Mme Chedeville; M et Mme Daubrée; M.et Mme de Lapparer.t ; M.et Mme B.des Roziers ; Mlle Obalska; Comte et Comtesse de Chas-tenet d\u2019Esterre; M.J.et Mlle de Chastenet d\u2019Esterre.Mme de Rotton; M.et Mme Ewald; M.et Mme Valois ; M.et M.Charpiot; M.F-H.Clergue ; Mlle Durieux; M.Herbette; Mlle del Castillan ; M.et Mme Fougerousse; M.W.Laurent ; Le Dr Nottin ; Mme St Germain M.l abhé Leclerc de la Fresnave; M.Célissc; M.et Mme de Laulerie ; M.et Mme Rollin de Cernay: Mme et Mlle Galliet ; Mlles Macbeck ; M.et Mme Colombier; Mme Barresville; M.et Mme A.Léger ; M.R.Jamet MM.Paul et Pierre Gerlier; M.A.Mcandre : M.et MmePuech; M.et Mme Jules Siegfried M.et Mme André Siegfried.Vicomte de Galard Derraube : Mlle Niaudet M.Mme et Mlles Rouyer; M.Léon Philippe M.et Mme Jssaurcl La Palme.M.Paul de Cazts Mme Ysnaga; Mme R.Masson; M.et Mme Herdt; M.et Mme Tavernier; Comte et Comtesse de Rose ; Mme Maurice Grau M.et Mme Ganne.M.et Mme Henri Cain ; M.et Mme A.GeoHrion ; M.P.Foursin ; M.et Mme Cyr ; M.et M.E.Montpetit ; M.et Mlle André; M.et Mlle de Lagarde ; M.et Mme Sichel-Dulong ; M.et Mme de Monclos ; M.et Mme Otto Wegener ; M.et Mme Le Cesne ; Mme et Mlle Appert ; M.et Mme Boussard ; Mme et Mlle l\u2019Hénoret ; M.Gaborit ; Mme et Mlles Fourcy ; M.Mme et Mlles Commettant ; Le Dr, Mme et Mlle Leduc.Dr et Mme Le Cavalier ; M.J.-M.Robert ; M.Napoléon Lavoie ; Le Dr et Mme P.Ostiguy ; M.J.Laurendeau ; M.C.Bielly ; Le Dr Lemoine ; Le IV J.-E.Bourgoin ; Le Dr et Mme A.Robichon ; M.Henri Hébert ; M.et Mme R.de Gai; Mlle de Gas ; Mlle Olivier; M.et Mme Nepveu ; Le Dr Saint- PARIS-CANADA 5 Pierre ; Le Dr Archambault ; M.et Mme de Bertrand ; Le I)r A.Prévost ; Le I)r J.-M.Taupier ; Le Dr et Mme Coyer ; M.et Mme Lyon ; M.et Mme Dutey ; Mlle et Mme Moscovici ; Le I)r Derome ; Le I)r J.-A.Benoit ; M.C.Coquelin ; M.Jean Coquclin ; Mme et Mlle Roy ; M.Fougère ; M.et Mz Mc.Gawn ; M.G.-W.Stephens ; M.et Mme de Fontenay.')u compte-rendu d\u2019une matinée au journal La française nous extrayons la note suivante si flatteuse pour nos jeunes compa-\u2022rioies M.et Mme Arthur PJamondon et leur élève, mademoiselle A.I.abrecque : « La partie concert emprunta aussi un grand relief par la présence de M.et Mme Arthur Plamondon, applaudis frénétiquement dans leurs divers morceaux de chant.I a valse de M ireille, le grand air de GriseliJis et le duo de Lakmé furent entre autres enlevés.Mlle \\.Labrecq , é'ève de Mme P! 3-mondon, a lait preuve d'un réel talent d\u2019abord dans deux pièces légères et délicieuses ; puis dans une polonaise de Chopin où elle déploya toutes les qualités de pianiste.Même grand succès dans une série de concerts organisés en province, notamment à Cherbourg, Nevers.LES GM à PjIBIS Commissariat-Général du Gouvernement du Canada à Paris 8 ).10.rue de Rome (au premier à droite .Adresse Télégraphique : Stadacona Paris.Téléphoné : 218 03.Inscr its au Commissariat - Général du Gouvernement du Canaaa a Parts, ta, rue de Ponte \u2022 Hon.\\Y.S.Fielding, Ministre des Finances.Elysée-Palace.Hon.R.Dandurand, Président du Sénat.Grand Hôtel.Mme Dandurand.Grand II tel.M.J.-V.Francocur.député, Quebec.Hôtel des Empereurs.u iiciiti Belaud, Jtputé.ii .I des Empereurs.M.Louis Bourgeois, Montréal.Sa, rue Charles-la t fitte Ncuilly).M.J.-K.Deslauriers, Montréal.44, rue de Cltchy.M.et Mme Ccllinet, Edmonton, 6, rue Godot-Je-Mauroi.M.Allred Guilbault, Montréal.60, rue Lafayette.M.l\u2019abbé Thibaudeau, Rivière du Loup.Hotel des Saints-Pères.M.l\u2019abbé Odilon Blanchet, Rivière du Loup.Hôtels des Saints-Pères.M.et Mme Ernest Cyr, Saint-Boniface.44.rue de Click 1.Mlle Lillia Le Tardif.96, Avenue de Clickv.Dr P.-E.Bousquet, Montréal.Hotel Ptottr.Dr et Mme J.-R.Gover, Etats Unis.5?, rue Vanneau.M.et Mme Plumkett-Magann, Toronto.36y rue Lubeck.Mlle A.Nantel, Montréal.39, rue du Colisée.Mlle C.Lanctôt, Montréal.39, rue du Colisée.M.et Mme A.-E.House, Nicola B.C.Hôtel Normandy.M.R.-L.Bell, Montréal.41, rue de l'Echiquier.M.Ephrem Berger, Montréal.Hôtel de Sue Mme J.-J.Mc Hugh, Calgary, ^5, rue Vavin.Mlle K.Mc Hugh, Calgary.45, rue Vavin.M.F.Le Bailly, Montréal.39.rue Lronchct.M.C.-H.Barbeau.Montréal.-4.rue de Provence.Mile Albertine Trottier, Valleytield.Kjj.rue Je VUniversité.M.l\u2019abbé Arthur Viau, Montréal.Issy-les-Moulineaux.M.Louis Simpson, Montréal.Grand Hôtel.Mlle Jeanne Tessier, Rimouski.Hôtel Continental.M.G.C.Picné, Montréal.Hôtel de Normandie.M.et Mme Blaylock, Calgary.Grand Hôtel.M.E.Eauclaire.M.Paul Darblay, W innipeg.5,rue Copernic.M.K.N.Macfee, London.Elysée Palace Hôtel.M.et Mme J.-O.Fournier, Montreal.44, rue de Clichy.M.\\V.Stewart, Montréal.Le Vésinet.M.Thos.-S.Stewart, Montréal.Le Vésinet M.Jos.Quintal, Montréal.H tel Terminus.M.Ernest Crépault, Montréal.LLôtel Continental.M.le comte E.Lassère d\u2019Aurençon, New-York.II del Continental.M.Hubert Raymond, Montréal.Hôtel Continental.M.R.Robin, Montréal.O, rue Vaucanson.LA BOUCANE Au lendemain des visites officielles et des courses obligatoires du nouvel an, le café Voltaire retrouvait Samedi soir ses hôtes coutumiers de la « Boucane ».\u2022 Cette veillée d\u2019intimes, où tout Canadien qui séjourna à Paris, aussi bien que de passage, aime à s\u2019attarder quelques heures: nous permit d\u2019accueillir M.Hubert Raymond, de Montréal, et de saluer M.Alexis Beliveau, du Crédit Lyonnais, qui depuis 35 ans habite la capitale.L\u2019ordre du jour comportait l\u2019élection des olhciers pour 1909 M.Arthur Geoffrion, sor* tant de charge déclina Thonnenr d\u2019une réélection à la présidence et remercia ses nombreux amis de leur courtoisie et de leur affectueuse estime.Le nouveau bureau de la Boucane, se compose d\u2019otliciers actifs qui sauront nous procurer encore de beaux jours et d instructives séances.Furent élus par acclamation.Président : M.J.-M.Robert, gérant de la Banque Nationale ; i«r Vice-président : M.L.Théo.Dubé; 2'\"'* Vice-président : Dr A.Robichon : Trésorier : M.N.Lavoie : Secretaire : M.Emile Bélanger.Notre nouveau Président déclara qu\u2019en acceptant la présidence, son ambition était de resserrer davantage les liens d\u2019amitié qui unissent tous les nôtres à Paris et de faire de la Boucane un pied-à-terre pour les Canadiens de passage en France.prirent la parole : Dr Gustave Archambault, Le Cavelier, A.Robichon M.M.Raymond, Lavoie, Dcslauriers et Dubé.Parmi le* Canadiens remarqués ce soir au Café Voltaire : M.E.A.Beliveau ; J.-O.Fournier, avocat ; J -Ernest Cyr, ex-député de Provencher ; J.-M.Robert ; Dr Gustave Archambault ; Henri Hébert : J.E.Deslauriers ; Dr Paul Ostiguy ; Dr L.E.Le Cavelier ; Dr A Robichon ; M.Emile Bélanger ; Hubert Raymond ; M.Abel GoJi 1 ; Théo.Dubé ; Arthur Geoffrion ; Dr Leduc ; G Dastcus, etc.CANADA (Ancienne Colonie Française) Deux mil;ions d'habitants parlant notre langue.\u2014 Climat salubre.\u2014 Terre très fertile.\u2014 Récoltes abondantes.\u2014 Pêche et chasse libres.\u2014 Chemins de 1er sil-donnant toutes les parties du pays.\u2014 Vivres meilleur marché qu\u2019en Europe.Soixante-quatre hectares de magnifique terre arable octroyés gratuitement par le Gouvernement à tout colon de 18 ans et plus, ainsi qu'aux veuves ayant des enfants.Voyage à prix réduit, toujours à la charge du colon.\u2014 Emplois procurés à leur arrivée, aux ouvriers agricoles expérimentés, avec gages rémunérateurs.Les servantes, ainsi que les femmes et les lilies de ferme obtiennent facilement des places ; la demande est illimitée.Envoi de brochures et de renseignements officiels gratuits, en s\u2019adressant au COMMISSARIAT GENERAL DU CANADA.10, rue de Rome, à Paris.CHEMINS AF \u2018 A DE PARIS-LYON- MiD'\tRR AN Et L hiver à la Cote d Azur Billets d'aller e li _*oe> s peuvent continuer à s'occuper d'affaires p end uit b * \\ il* giulure.LETTRES DE CRÉDIT POUR VOYA'ES Le Comptoir National o'Escomptr deli r*
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