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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
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Supplément
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  • Journaux
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quotidien
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    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Le soleil, 2019-03-30, Collections de BAnQ.

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[" PROMOTION?|?Groupe Capitales Médias?|?Le samedi 30 mars 2019 Union des municipalités du Québec 2 Entrevue avec la ministre des Affaires municipales et de l\u2019Habitation 3 L\u2019histoire de l\u2019UMQ 4 Les grandes dates de L\u2019UMQ 6 Pacte fiscal et autonomie municipale 7 Top 5 des gains de l'UMQ 8 Le rôle de l\u2019UMQ au quotidien Rassembler, affirmer, accompagner les gouvernements de proximité depuis 1919 2 L\u2019UNION DES MUNICIPALITÉS DU QUÉBEC SAMEDI 30 MARS 2019 leSoleil ENTREVUE Andrée Laforest, ministre des Affaires municipales et de l\u2019Habitation Madame la Ministre, l\u2019UMQ fête en 2019 son centenaire; que représente aujourd\u2019hui cette institution pour le gouvernement ?L\u2019UMQ est un partenaire privilégié de mon ministère avec lequel il discute de dossiers sur la place, le rôle, les responsabi­ lités et l\u2019administration des municipalités.L\u2019UMQ joue un rôle important de sensibilisation auprès du gouvernement quant aux préoccupations et aux enjeux de ses membres.Quel regard portez-vous sur le rôle que joue l\u2019UMQ en tant que porte-parole des municipalités ?L\u2019UMQ regroupe des municipalités de toutes tailles et de toutes les régions qui représentent plus de 85?% de la population et du territoire du Québec.Elle doit être à l\u2019écoute des municipalités qu\u2019elle représente et exprimer la volonté de tous les milieux, tant sur le plan culturel, communautaire, économique que social, mais aussi celle des familles, des personnes seules, des aînés, des jeunes\u2026 qui ont tous des besoins différents.Tout comme le fait mon gouvernement, je crois qu\u2019il est essentiel que l\u2019UMQ, en tant que porte­parole de municipalités, garde constamment au cœur de ses préoccupations l\u2019intérêt des Québécoises et des Québécois.L\u2019UMQ se veut un partenaire privilégié du Ministère; pourquoi un tel partenariat est-il important ?Parce que l\u2019UMQ joue un rôle essentiel pour le développement et la prospérité de toutes les collectivités du Québec.Tout comme notre gouvernement, l\u2019UMQ fait du développement et de l\u2019essor économique de nos régions une priorité.Dans le contexte actuel, où le milieu municipal se modernise et où les enjeux évoluent sans cesse, des actions communes contribuent davantage à créer des milieux de vie dynamiques qui répondent aux besoins des citoyennes et des citoyens d\u2019aujourd\u2019hui, et ce, dans une vision d\u2019avenir.Les municipalités représentent le palier décisionnel le plus près des citoyens.Elles sont donc des témoins privilégiés de leurs préoccupations au quotidien.En ce sens, les nombreux échanges entre mon ministère et l\u2019UMQ nous permettent de nous tenir au fait de ces préoccupations.Nous pouvons ainsi être en mesure de mieux anticiper les enjeux et les défis auxquels la population et les municipalités auront à faire face au cours des prochaines années.Depuis 2017, les municipalités sont considérées comme des «?gouvernements de proximité?»; en quoi cette évolution est-elle un tournant important dans les rapports entre le gouvernement provincial et les municipalités ?Le gouvernement du Québec reconnaît l\u2019autonomie, la respon- sabilisation et l \u2019imputabilité municipale.La reconnaissance des municipalités en tant que gouvernements de proximité s\u2019est accompagnée d\u2019un changement de vision.Fondées d\u2019abord sur un mandat de contrôle et de surveillance, les relations entre le gouvernement et les municipalités se sont transformées.Elles reposent à présent sur un partenariat qui s\u2019appuie sur l\u2019accompagnement et le soutien offert aux municipalités dans la réalisation de leur mission.Dans cette optique, nous devons avoir le réflexe de con­ sulter les municipalités avant d\u2019adopter ou d\u2019implanter des initiatives qui les concernent.Cela favorise une meilleure prise en compte de la diversité des municipalités et permet de mieux adapter les politiques publiques aux besoins et aux réalités des collectivités.Aujourd\u2019hui, les politiques, les programmes et les initiatives gouvernementales se sont transformés et sont axés davantage sur la proximité des collectivités.La négociation d\u2019un nouveau pacte fiscal est au menu; comment voyez-vous cet enjeu majeur pour l\u2019autonomie des municipalités ?C\u2019est un dossier prioritaire pour moi.Je souhaite que nos engagements financiers reflètent les besoins des municipalités et des citoyens.Pour ce faire, nous travaillerons de concert avec nos divers partenaires.Nous avons toujours l\u2019objectif de transférer l\u2019équivalent d\u2019un point de TVQ aux municipalités.Je crois que nous arriverons à une entente dont les mesures de soutien et les outils économiques et fiscaux permettront à l\u2019ensemble des municipalités de relever les défis auxquels elles doivent s\u2019attaquer, tout en tenant compte des attentes de la population.Ce transfert concrétise également notre vision des muni­ cipalités comme véritables gou vernements de proximité et qui sont les plus aptes à prendre des décisions au diapason des besoins de leurs citoyens.Nous considérons les municipalités comme des partenaires de premier plan et nous reconnaissons l \u2019expertise locale et la fine connaissance des enjeux quotidiens qui se développent au sein de ces territoires.Andrée Laforest, ministre des Affaires municipales et de l\u2019Habitation LA PRÉSIDENCE DE L\u2019UMQ De 1919 à nos jours \u203a 1919 \u2013 1938 M.Joseph Beaubien \u203a 1938 Anatole Carignan \u203a 1938 \u2013 1944 M.Napoléon Courtemanche \u203a 1944 \u2013 1946 M.Lucien Borne \u203a 1946 \u2013 1947 M.Paul Pratt \u203a 1947 \u2013 1948 M.Raymond Brunet \u203a 1948 \u2013 1949 M.Arthur Rousseau \u203a 1949 \u2013 1950 M.P.Horace Boivin \u203a 1950 \u2013 1951 M.Joseph Racine \u203a 1951 \u2013 1952 M.François Roy \u203a 1952 \u2013 1953 M.E.O.Picard \u203a 1953 \u2013 1954 M.J.A.Bégin \u203a 1954 \u2013 1955 Dr R.A.Lepage \u203a 1955 \u2013 1956 M.Fridolin Simard \u203a 1956 \u2013 1957 M.Rosaire Gauthier \u203a 1957 \u2013 1958 Me C.N.Dorion \u203a 1958 \u2013 1959 Me Armand Nadeau \u203a 1959 \u2013 1960 Dr Camille A.Roussin \u203a 1960 \u2013 1961 M.Rodolphe Caouette \u203a 1961 M.Louis O.Roy \u203a 1961 \u2013 1962 M.Armand Turpin \u203a 1962 \u2013 1963 Me Marcel Marier \u203a 1963 \u2013 1964 M.Robert Cauchon \u203a 1964 \u2013 1965 M.Rosaire Gendron \u203a 1965 \u2013 1966 M.Fernand Drapeau \u203a 1966 \u2013 1967 M.Georges Hébert \u203a 1967 \u2013 1968 Me Maurice Tessier \u203a 1968 Me Jacques Lafontaine \u203a 1968 \u2013 1969 M.Yves Ryan \u203a 1969 \u2013 1970 M.Marcel D\u2019Amour \u203a 1970 \u2013 1971 M.Réal Desrosiers \u203a 1971 \u2013 1972 M.Clovis Langlois \u203a 1972 \u2013 1973 M.Jacques Tétreault \u203a 1973 \u2013 1974 M.Maurice Paradis \u203a 1974 \u2013 1976 M.Gilles Lamontagne \u203a 1976 \u2013 1978 M.L.Philippe Bernier \u203a 1978 \u2013 1982 M.Jacques O\u2019Bready \u203a 1982 \u2013 1984 M.Francis Dufour \u203a 1984 \u2013 1986 M.Jean Corbeil \u203a 1986 \u2013 1988 M.Jean Pelletier \u203a 1988 \u2013 1990 M.Camille Rouillard \u203a 1990 \u2013 1991 M.Jean-Louis Desrosiers \u203a 1991 \u2013 1993 M.Ralph Mercier \u203a 1993 \u2013 1995 M.Ulric Blackburn \u203a 1995 \u2013 1997 M.Gilles Vaillancourt \u203a 1997 \u2013 2000 M.Mario Laframboise \u203a 2000 \u2013 2001 Me Guy LeBlanc \u203a 2001 \u2013 2002 M.Bernard Gagnon \u203a 2002 \u2013 2004 Mme Francine Ruest-Jutras \u203a 2004 \u2013 2005 M.Michel Tremblay \u203a 2005 \u2013 2008 M.Jean Perrault \u203a 2008 \u2013 2010 M.Robert Coulombe \u203a 2010 M.Marc Gascon \u203a 2010 \u2013 2014 M.Éric Forest \u203a 2014 \u2013 2016 Mme Suzanne Roy \u203a 2016 \u2013 2017 M.Bernard Sévigny \u203a 2017 à aujourd'hui M.Alexandre Cusson L\u2019UNION DES MUNICIPALITÉS DU QUÉBEC 3 leSoleil SAMEDI 30 MARS 2019 HISTOIRE DE L\u2019UMQ Unité, autonomie, démocratie Pour fêter dignement son centième anniversaire, l\u2019Union des municipalités du Québec a demandé à l\u2019historien Harold Bérubé de retracer avec fidélité dans un ouvrage historique son parcours au service des municipalités.Unité, autonomie, démocratie : une histoire de l\u2019UMQ (1919-2019) sera lancé à l\u2019occasion des assises annuelles de l\u2019UMQ en mai prochain.« Intéressé préalablement par l\u2019histoire des villes, ce défi a soulevé mon intérêt.L\u2019histoire de l\u2019UMQ est l\u2019occasion d\u2019ouvrir une fenêtre sur l\u2019histoire méconnue du monde municipal au Qué bec. » Le professeur à l\u2019Université de Sherbrooke s\u2019est plongé dans les archives de l\u2019UMQ, les procès­ verbaux de l\u2019association ainsi que dans les journaux de l\u2019époque pour étayer son propos.Une naissance tardive Si, au niveau pancanadien, un premier regroupement des muni cipalités a été créé au tournant du 20e siècle, en 1901, il faudra attendre 1919 pour voir la naissance de l\u2019UMQ, alors que les autres provinces ont connu de telles organisations plus d\u2019une décennie plus tôt.« Je vois deux raisons principales à cela?: tout d\u2019abord, le Québec était très bien représenté dans les instances pancanadiennes et ensuite, la 1re Guerre mondiale est venue ralentir le processus commencé en 1912?», explique Harold Bérubé.Les 20 premières années de l\u2019UMQ seront marquées par le travail de deux hommes qui assureront au mouvement des assises solides : Joseph Beaubien, maire de la cité d\u2019Outremont, qui sera le premier président, et Téle sphore­ Damien Bouchard, maire de Saint­Hyacinthe et député provincial qui sera le premier secrétaire­trésorier.Trois moments clés « Je relèverai trois périodes clés pour résumer la longue et riche histoire de l\u2019UMQ. » L\u2019auteur du livre anniversaire de l\u2019organisation parle tout d\u2019abord de la période sombre qui va de la crise économique des années 30 à la fin de la 2e Guerre mondiale.Le mouvement a tenté de survivre presque sans moyen durant cette époque.« Ensuite, dans les années 60, la construction de l\u2019État providence met au défi l\u2019UMQ de trouver sa place face à un gouver­ nement centralisateur qui est plus adversaire que partenaire des municipalités qu\u2019il contourne souvent dans ses décisions?», poursuit l\u2019historien.Finalement, vers le début des années 90, l\u2019État providence s\u2019essouffle et le gouvernement provincial décentralise.Malheu­ reusement, ce qui devait être un transfert de responsabilités et de ressources ne se déroule pas comme prévu.Les transferts de ressources ne suivent pas ce mouvement et les municipalités se retrouvent devant de grandes difficultés.Des défis permanents La remarquable longévité du mouvement s\u2019explique par des défis qui n\u2019ont pas vraiment changé en 100 ans.« L\u2019unité, l\u2019auto­ nomie et la démocratie sont des combats permanents de l\u2019UMQ.Le titre de mon livre reflète parfaitement des réalités qui traversent l\u2019histoire de ce regroupement municipal. » Pour Harold Bérubé, maintenir une union entre des municipalités diverses qui ont des intérêts et des besoins différents \u2013 condition de succès de l\u2019UMQ \u2013 lutter pour une autonomie en propre et ne pas être que des « créatures » du gouvernement et devenir un véritable lieu de débats démocratiques proche des citoyens sont des défis qui restent aujourd\u2019hui encore pleins et entiers.Affirmation sur le rôle de l\u2019UMQ D'abord une union politique, l'UMQ élargit peu à peu ses activités au rythme de l'évolution des municipalités.Sans se détourner de leur mission de représentation, les professionnels de l'organisation diversifient les services offerts aux administrations municipales.Aujourd'hui, une municipalité peut compter sur l'UMQ pour acheter à rabais toutes sortes de produits, du sel de déglaçage au carburant en passant par les services de sécurité incendie.C'est la force du nombre qui permet des économies importantes?: l'UMQ n'est que l'interface entre un regroupement de municipalités et un fournisseur de produits.Elle prend en mains tout le processus d'appel d'offres public ou sur invitation menant à l'octroi des contrats.Les participants bénéficient ainsi d'économies importantes relatives à l'administration, la conception, la rédaction, la publication, l'analyse et l'adjudication des contrats.S'ajoute à ces achats regroupés des services­conseils juridiques et des régimes d'assurance.Dans ces deux cas, l'expertise de l'UMQ permet d'accompagner les administrations des municipalités dans leur décision.La formation continue, offerte aux élus municipaux, mais également aux gestionnaires du monde municipal, est aussi un service à forte valeur ajoutée qui est apprécié.Voici le témoignage de maires et mairesses sur les services qu'offre l'UMQ à l'ensemble des municipalités, qu'elles soient membres ou non : \u203a Benoît Lauzon, maire de Thurso : L\u2019UMQ nous offre la possibilité de participer à des regroupements d\u2019achats très avantageux et à des mutuelles performantes.  Nous avons également adhéré au Carrefour du capital humain, source privilégiée d\u2019information et d\u2019expertise sur la gestion des ressources humaines.Nos élus et gestionnaires assistent au congrès annuel ainsi qu\u2019à des comités/commissions qui permettent l\u2019accès à un réseautage exceptionnel et une visibilité hors du commun.\u203a Xavier-Antoine Lalande, maire de Saint-Colomban : À la fois pour les acteurs poli tiques et pour l'appareil administratif, les services offerts par l'UMQ répondent aux besoins d'une ville en croissance comme Saint­Colomban.Bien accompagnés comme nous le sommes, ça permet d'innover dans tous les domaines tout en économisant sur de nombreux achats allant de la mutuelle SST jusqu'à l'achat très concret de chlorure de calcium.Les assises annuelles de l\u2019UMQ sont aussi un beau et bon moment pour faire une mise à jour avec des collègues de partout au Québec.\u203a Michel Angers, maire de Shawinigan : Notre participation à l\u2019UMQ nous permet d\u2019être beaucoup mieux informés sur les enjeux du monde municipal.De plus, nous profitons à Shawinigan de nombreux services offerts par l'UMQ dont, entre autres, les achats regroupés.Mais je désire éga­ lement souligner que l\u2019UMQ cons titue une voix forte pour repré senter l \u2019ensemble du monde municipal en nous permettant de faire part de nos revendications au gouver­ nement, dont la négociation du prochain pacte fiscal ainsi que la reconnaissance des municipalités comme un véritable gouvernement de proximité.Michel Angers, maire de Shawinigan Xavier-Antoine Lalande, maire de Saint­Colomban Benoît Lauzon, maire de Thurso Accueil des délégués à une convention annuelle de l\u2019Union, probablement au début des années 1960 \u2013 Photo : Maurice Ratté 4 L\u2019UNION DES MUNICIPALITÉS DU QUÉBEC SAMEDI 30 MARS 2019 leSoleil LEADERSHIP DE L\u2019UMQ Une voix pour les gouvernements de proximité « L\u2019UMQ, c\u2019est d\u2019abord un forum extraordinaire pour travailler ensemble, pour partager les préoccupations quotidiennes.Représentant 85 % de la population et du territoire du Québec, nous sommes une voix forte des municipalités envers le gouvernement?», commente Alexandre Cusson.Un leadership proactif «?Cent ans après sa création, l\u2019UMQ est toujours aussi pertinente.Elle a su s\u2019adapter aux changements, rester à l\u2019avant­ garde des dossiers.Elle représente un leadership remarquable pour les municipalités qui trouvent là une voix qui porte auprès des gouvernements », poursuit le président de l\u2019UMQ.En mettant sur la table, par exemple, la question du transport aérien en 2017/2018 ou, plus récemment, en documentant l\u2019impasse fiscale qui a mené à la revendication d\u2019un point de TVQ, l\u2019UMQ fait un travail de fond, sérieux, qui lui permet de prendre la tête des revendications des municipalités du Québec.Un soutien quotidien à ses membres C\u2019est aussi au quotidien que l\u2019UMQ est au service de ses membres.L\u2019association fait non seulement la promotion des intérêts des municipalités membres et la défense de leurs enjeux prioritaires, mais elle propose des services utiles dans la vie de tous les jours des municipalités du Québec.Le regroupement des services, des assurances, des approvisionnements permet aux membres de faire des économies substantielles.Le Carrefour du capital humain est une aide concrète aux villes pour la gestion de leurs ressources humaines et des relations du travail.Un service politique et un service de commu ­ nication complètent l\u2019équipe, sans oublier l \u2019excellent programme de formation offert aux membres.Pour Alexandre Cusson, «?la recette secrète de l\u2019UMQ réside dans la force de ses professionnels, de ses équipes de soutien aux administrations munici pales.?» Ces services sont en constante évolution pour s\u2019adapter aux besoins des membres.Un agenda politique « En cette année de centenaire, notre enjeu principal est de revoir la fiscalité municipale issue du 19e siècle et qui se base sur la taxe foncière qui représente près de 70 % des revenus des municipa­ lités », ajoute celui qui est aussi maire de Drummondville.Aujourd\u2019hui, l \u2019économie a changé et une réforme est nécessaire.« Le nouveau gouvernement du Québec s\u2019est engagé en campagne électorale à laisser un point de TVQ aux municipalités.Il s\u2019agit maintenant de passer de la parole aux actes  », ajoute encore Alexandre Cusson.Riche de 100 ans d\u2019histoire, l\u2019UMQ a atteint un niveau de partenariat positif avec le gouvernement provincial.L\u2019adoption du projet de loi 122 en juin 2017 par l\u2019Assemblée nationale du Québec, qui a permis de reconnaître le statut de gouvernement de proximité aux municipalités, a été le fruit d\u2019un long processus.Cette législation doit maintenant être suivie de faits, et le législateur doit avoir le réflexe de penser aux municipalités et de leur donner les moyens de ces nouvelles ambitions.«?Quand je vois la forme actuelle de l\u2019UMQ, je me dis qu\u2019elle est prête pour vivre un autre centenaire?», conclut Alexandre Cusson.Alexandre Cusson, président de l'UMQ \u2013 Photo?: Patrice Laroche Régie d'épuration des eaux, Sainte-Thérèse-de-Blainville et Saint-Eustache en 1963 \u2013 Photo : Claude Gosselin, source : BANQ Le président de l\u2019UMQ, Ralph Mercier, en compagnie du premier ministre Robert Bourassa et du ministre des Affaires municipales Claude Ryan en 1991 \u2013 Photo: Louise Leblanc Rassemblement d\u2019élus municipaux à Québec en opposition à la « réforme Ryan » en mai 1991 \u2013 Publi­photo Canapresse 1918 Le gouvernement du Québec crée le Département des Affaires municipales, qui deviendra un ministère en 1961.1919 Fondation de l\u2019Union des municipalités de la province de Québec à l\u2019hôtel de ville de Montréal, le 15 décembre.Joseph Beaubien, maire d\u2019Outremont, en sera le premier président.1929 En octobre, le krach de la bourse de New York marque le début de la crise économique des années 1930.Au Québec, les municipalités sont en première ligne face au chômage de masse que provoque la crise.1947 Après dix ans de crise économique et six ans de guerre (1939­ 1945), l\u2019UMQ, qui avait vu ses effectifs décliner significativement, relance ses activités en grande lors de son congrès annuel de 1947, qui se tient à Hull.1954 Le 21 juin, l\u2019Union soumet un volu mineux mémoire à la Commission Tremblay, créée l\u2019année précédente par le gouvernement Duplessis.Les onze volumes du document constituent la première analyse détaillée du monde municipal québécois réalisée par des experts et guident les actions de l\u2019Union durant les années qui suivent.1960 L\u2019élection du gouvernement libéral de Jean Lesage marque le début du processus de modernisation de l\u2019État québécois que l\u2019on qualifiera rapidement de Révolution tranquille.Peu de place est accordée au monde municipal dans ce processus.Douze années qui ont marqué l\u2019Union des municipalités du Québec L\u2019UNION DES MUNICIPALITÉS DU QUÉBEC 5 leSoleil SAMEDI 30 MARS 2019 RÔLE DES ÉLUES ET ÉLUS MUNICIPAUX Vers un véritable gouvernement de proximité En un siècle, le rôle des élus municipaux a passablement évolué, suivant en cela l\u2019évolution des municipalités.L\u2019Union des municipalités du Québec a suivi de près ces changements et s\u2019est tout naturellement adaptée pour accompagner ces mutations.La place de la relève et le rôle des femmes sont aujourd\u2019hui également au cœur des préoccupations de l\u2019UMQ.« En 100 ans, on est passé de «?créature  » du gouvernement provincial à un véritablement gouvernement de proximité.  » Suzanne Roy, mairesse de Sainte­ Julie, compare l\u2019évolution du rôle des élus à celui des municipalités.Élue depuis 1996 et mairesse depuis 2005, Mme Roy profite de son expérience pour évaluer cette transformation.Des infrastructures à l\u2019humain « Si, pendant longtemps, les infrastructures et la voirie (déneigement, enlèvement des ordures, etc.) étaient le cœur de l\u2019action municipale, on s\u2019occupe actuellement beaucoup plus de l\u2019humain et de la protection de l\u2019environnement  », poursuit la mairesse de Sainte­Julie.Aujour­ d\u2019hui, la ville est verte, intelligente, elle s\u2019occupe des aînés, des enfants, elle a des budgets participatifs pour les activités communautaires.Cette évolution permet aux municipalités et aux élus d\u2019être beaucoup plus à l\u2019écoute des citoyens et de leurs besoins.Elle implique également une évolution de ce qui est demandé aux élus.Ils doivent être plus polyvalents qu\u2019autrefois pour s\u2019occuper de développement économique, de saines habitudes de vie, d\u2019habitation, de loisirs, d\u2019environnement, de soutien communautaire et de bien d\u2019autres domaines.« Les municipalités sont des gouvernements de proximité qui apportent un soutien direct à la population et les élus s\u2019adaptent sans cesse à cette évolution positive qui permet de mieux répondre aux besoins des citoyens », ajoute encore Mme Roy.La jeunesse au centre des préoccupations La place de la relève est importante dans cette évolution du rôle des élus municipaux.Très active, la commission jeunesse de l\u2019UMQ permet aux jeunes élus d\u2019acquérir une expérience et une expertise intéressante et profitable.« L\u2019UMQ se soucie également de la relève au niveau des em ployés municipaux, en collaboration par exemple avec la Fondation Simple Plan qui a permis d\u2019offrir 110 emplois dans 57 municipalités à des jeunes en 2018.L\u2019Union encourage aussi les initiatives pour intéresser les jeunes à la politique municipale et les inciter à s\u2019impliquer dans leur milieu avec, entre autres, la page Facebook, Prends ta place dans ta ville.Plus largement, la jeunesse dans son ensemble fait partie des préoccupations de l\u2019UMQ », précise la mairesse de Sainte­Julie.Encore plus de femmes «  Nous n\u2019avons pas encore atteint la zone de parité, même si la situation évolue lentement, l\u2019UMQ redouble d\u2019ardeur avec sa dynamique commission des femmes.?» Pour Suzanne Roy, deux iè me femme présidente de l\u2019UMQ en 100 ans, « avec 34?% d\u2019élues au niveau municipal et 18?% de mairesses, le Québec a parcouru un bout de chemin mais il en reste encore beaucoup à faire.Nous devons atteindre la zone paritaire (40 à 60?%) cela ne pourra qu\u2019être bénéfique à notre société. » « Il y a la volonté nécessaire au sein de l\u2019UMQ pour faire évoluer la situation.C\u2019est en expliquant le rôle de l\u2019élu qu\u2019on attirera des femmes à être candidates.Ensuite, elles ont autant de chance que les hommes d\u2019être élues », poursuit Mme Roy.La mairesse de Sainte­Julie voit cette évolution se poursuivre positivement, tout comme le rôle des élus et des municipalités qui veulent avoir les moyens de leur ambition?: répondre au mieux aux besoins de leurs citoyens.Suzanne Roy, mairesse de Sainte­Julie \u2013 Photo?: Patrice Laroche Alexandre Cusson, président de l'UMQ \u2013 Photo?: Patrice Laroche Caricature de Lucien Bouchard commandée par l\u2019UMQ vers 1996-1997 à propos des compressions de 375 millions $ imposées aux municipalités par le gouvernement.Signature de la loi reconnaissant les municipalités comme gouvernements de proximité, le 6 décembre 2016.\u2013 Photo : UMQ Rassemblement d\u2019élus municipaux à Québec en opposition à la « réforme Ryan » en mai 1991 \u2013 Publi­photo Canapresse 1979-1980 Sous le gouvernement péquiste de René Lévesque, l\u2019UMQ et le monde municipal québécois font des gains significatifs dans les domaines de la fiscalité (projet de loi 57 de 1979), de l\u2019aménagement et de l\u2019urbanisme (projet de loi loi 125 de 1979) et de la démocratisation de la gouvernance locale (projet de loi 105 de 1980).1986 L\u2019UMQ met sur pied une commission d\u2019enquête présidée par l\u2019économiste et ancien ministre Jacques Parizeau pour faire le point sur la situation des muni­ cipalités.Le rapport produit recommande une importante décentralisation des ressources et des responsabilités vers les municipalités.1990 Le gouvernement du Québec entreprend un nouveau partage des responsabilités avec les municipalités, soit la «?réforme Ryan », qui prendra la forme d\u2019un délestage massif de responsabilités sans les ressources financières cor respondantes.L\u2019UMQ résiste farouchement.2002 Après le dépôt du rapport Bédard (1999), l\u2019UMQ entame de difficiles négociations sur la réforme fiscale et la réorganisation territoriale.Elle obtient une nouvelle entente fiscale, mais ne s\u2019engage pas dans le débat déchirant qui mène le 1er janvier 2002 à de nombreuses fusions municipales dans tout le Québec.2011 L\u2019UMQ organise un sommet sur le milieu municipal qui l\u2019amènera à produire une charte des mu nici­ palités et un livre blanc pavant la voie à des muni ci palités fiscalement et politiquement plus autonomes.2016 Le gouvernement libéral de Philippe Couillard adopte la loi sur les gouvernements de proximité qui ouvre la voie à cette plus grande autonomie.Douze années qui ont marqué l\u2019Union des municipalités du Québec 6 L\u2019UNION DES MUNICIPALITÉS DU QUÉBEC SAMEDI 30 MARS 2019 leSoleil PACTE FISCAL ET AUTONOMIE MUNICIPALE?: Deux importants chantiers pour l\u2019avenir Trois spécialistes nous livrent leur vision de ces deux importants chantiers pour l\u2019avenir des municipalités?: Depuis l\u2019adoption en 2017 du projet de loi 122, on parle de gouvernement de proximité.Qu\u2019est-ce que ça signifie concrètement pour les municipalités?\u203a Anne Mevellec (AM)?: Au moment de l\u2019adoption du projet de loi 122, le ministre Coiteux évoquait «  la fin du paternalisme ».Cela voulait dire que la province ne dirait plus quoi faire aux villes, mais aussi que les municipalités devraient apprendre à penser dans ce nouveau contexte.Pour illustrer l\u2019autonomie municipale, je citerai l\u2019exemple des politiques de rémunérations.Le projet de loi 122 abolit les seuils, et ce sont désormais les élus qui vont devoir justifier devant leurs citoyens les rémunérations qu\u2019ils s\u2019accordent.\u203a Gérard Divay (GD)?: Tout dépend de ce qu\u2019on entend par concret.Pour moi, un changement de mentalité est bien concret, parce qu\u2019un changement de voca bulaire fait évoluer les façons de penser la réalité et permet de débloquer les actions.À cet égard, ce que l\u2019adoption du projet de loi 122 a changé, c\u2019est le rapport des municipalités à l\u2019État.Il est d\u2019ailleurs surprenant et frappant de constater que les conversations courantes n\u2019ont retenu du premier attendu de la Loi que l\u2019expression «?gouvernement de proximité?»?; mais la suite est tout aussi importante : «?des gouvernements de proximité faisant partie intégrante de l\u2019État québécois?» ( je surligne).Maintenant, il faut réfléchir à la place et au rôle des municipalités dans le développement et le fonctionnement de l\u2019État.\u203a Pierre Prévost (PP) : Le changement prendra du temps à se faire sentir, mais il n\u2019en sera que plus solide.Cela signifie que les municipalités, bien appuyées et comprises par le gouvernement, sont un important vecteur de changements dans la société et un rempart efficace de la citoyenneté.Dans une époque marquée par l\u2019émergence de l\u2019individualisme et de technologies de communication personnelles de plus en plus sophistiquées, les autres paliers de gouvernement sont devenus «?inaccessibles?»; les municipalités resteront des points de contact civiques et ce rôle s\u2019appréciera avec le temps.Comment devrait se présenter un nouveau pacte fiscal?Un point de TVQ, est-ce une bonne direction ?\u203a AM : Dans un pacte fiscal, il y a des recettes et des dépenses.L\u2019avenue d\u2019un point de TVQ est intéressante parce qu\u2019elle apporte un changement assez radical.Jusqu\u2019ici, la redistribution de la richesse appartenait au provincial, pas au municipal.Ce point de TVQ permettra de lier une partie de la création de richesse, captée par la consommation des individus, aux recettes de la municipalité.\u203a GD?: Pour être en mesure de prendre des initiatives, il faut disposer de ressources adéquates, aussi bien financières qu\u2019humaines.Les premières mobilisent presque toute l\u2019attention, en particulier dans le cadre du renouvellement du pacte fiscal.Ce renouvellement est devenu une sorte de rituel.\u203a PP?: Sans aucun doute?! Un point de TVQ représente l\u2019équivalent de 1,5 G$; cela ne révolutionnera pas les finances muni cipales, mais cela va contribuer à créer un meilleur équilibre et alléger la pression sur le foncier.Il reste ensuite à s\u2019entendre sur la répartition entre municipalités des sommes que repré sente un point de TVQ.Qu\u2019est-ce que la population québécoise gagnerait de voir les municipalités mieux outillées au niveau de leurs ressources?\u203a AM : C\u2019est sur le territoire des municipalités que les enjeux de précarité, de sécurité, de santé, de pauvreté, de développement durable, etc.sont criants.Tout ce qui touche vraiment la population se joue sur le terrain.Ce sont des défis qui demandent des moyens financiers et une souplesse de gestion ainsi qu\u2019une capacité à travailler avec la communauté, le secteur privé ou encore les paliers de gouvernement pour défendre l\u2019intérêt général, le bien commun terri­ torial.On l\u2019a bien vu dans les controverses autour des parcs éoliens, les mines, etc.\u203a GD : En ayant des ressources mieux proportionnées à leurs responsabilités, les municipalités seront en mesure d\u2019apporter plus de solutions concrètes à diverses problématiques de société, qu\u2019elles soient environnementales, sociales, économiques ou culturelles.Les gouvernements supérieurs sont très bavards (nouvelles politiques, multiplication des déclarations sous le feu des médias.)?; mais c\u2019est en bonne partie dans l\u2019action concrète des municipalités que les citoyens retrouvent confiance dans la capacité de l\u2019État d\u2019améliorer effectivement leur cadre de vie.\u203a PP : En allégeant la ponction sur le champ foncier, on dimi nue les « injustices » vécues par les municipalités qui n\u2019ont pas beaucoup de valeurs foncières.De plus, certains services municipaux demandés par les citoyens n\u2019attendent que cela pour être mis en branle.Conférence de presse de l'UMQ le 22 février à Lévis Pierre Prévost, chargé de cours à la Faculté de science politique et de droit de l\u2019UQAM, ex­gestionnaire du monde municipal et auteur de nombreux ouvrages sur la gouvernance municipale Gérard Divay, professeur associé à l\u2019ENAP et spécialiste de la gestion municipale Anne Mevellec, Ph.D, professeure agrégée, directrice adjointe de l\u2019école d\u2019études politiques à l\u2019Université d\u2019Ottawa L\u2019UNION DES MUNICIPALITÉS DU QUÉBEC 7 leSoleil SAMEDI 30 MARS 2019 Top 5 des gains de l'UMQ En 100 ans, l\u2019UMQ a permis de faire avancer la cause des municipalités au Québec.Voici un top 5 des gains de l\u2019UMQ commenté par des spécialistes du domaine : Regrouper de façon pé renne le monde municipal québé cois.\u203a Caroline Patsias : Il s\u2019agit d\u2019un point important  ! Pour que les demandes du monde municipal soient entendues, peser un certain poids est un atout indis cutable.\u203a Marc-André LeChasseur?: L\u2019UMQ joue un rôle évident de catalyseur des préoccupations et efforts du monde municipal pour se faire reconnaître un statut et une importance qui sont à la hauteur des aspirations que la constitution canadienne ne lui a jamais reconnues.Développer et mettre à la disposition de ses membres une expertise et une autorité reconnue sur les grands dossiers municipaux.\u203a Caroline Patsias : Il s\u2019agit d\u2019une action essentielle, car il existe une grande disparité de ressources entre les municipalités, certaines ayant encore des élus qui ne travaillent pas à temps complet.L\u2019Union constitue un réservoir de ressources et d\u2019expertises (via les formations aussi).\u203a Danielle Pilette  : L\u2019UMQ a accompagné 100 ans de profes- sionnalisation du milieu municipal; il y a eu une transition surtout après la 2e guerre mondiale?: on est passé du minimalisme dans les services publics à des services compétitifs et de qualité.  Produire d\u2019importantes études sur l\u2019évolution et l\u2019avenir du monde municipal québécois, qu\u2019il s\u2019agisse de l\u2019imposant mémoire produit en 1953 pour la commission Tremblay ou encore du rapport produit par la commission d\u2019étude sur les muni cipalités présidée par Jacques Parizeau en 1989.\u203a Marc-André LeChasseur : En rassemblant les forces du milieu municipal et en possédant une expertise unique, l\u2019UMQ doit agir sur le plan académique afin de porter vers le gouvernement le souffle des changements qui sont vécus au plan local.La production de grandes études par l\u2019UMQ participe de l\u2019évolution nécessaire et à la mise à niveau de pratiques qui, parfois, ne tiennent pas compte d\u2019une réalité municipale en constante mutation.  \u203a Pierre Prévost : Ces épisodes ont sans aucun doute constitué des temps forts de l\u2019action de l \u2019UMQ; d\u2019autres sont moins connus, mais ont été importants (conclusion de pactes fiscaux renouvelables, livre blanc sur la décentralisation et l\u2019autonomie, etc.).S\u2019opposer efficacement aux réformes menaçant l\u2019autonomie municipale comme celles du ministre Claude Ryan de 1992, ou de Guy Chevrette en 1994-95 \u203a Danielle Pilette : S\u2019opposer à certains principes et certaines modalités de réformes ne signifie pas nécessairement s\u2019opposer à des changements en certains domaines.Chaque opposition de l\u2019UMQ devrait être accompagnée de la promotion de certaines catégories de changements favorisant l\u2019évolution municipale.\u203a Pierre Prévost  : On l\u2019oublie souvent, mais c\u2019est l\u2019UMQ qui a galvanisé la résistance municipale face aux tentations des transferts fiscaux ou financiers lorsque les gouvernements se trouvaient à court d\u2019argent ! En 1992, une grande marche au Parlement de Québec constituait une première municipale et a bien fait comprendre au gouvernement que le vase allait déborder, ce qui a valu une baisse de la « facture » transférée de près de 25?%.Faire adopter la Loi sur les régimes de retraite municipaux et la Loi sur les relations de travail en milieu municipal pour permettre un ménage dans les finances des municipalités \u203a Marc-André LeChasseur  : L\u2019apport de l\u2019UMQ à ce titre a été essentiel.L\u2019économie des municipalités commande des ajustements à ce titre et l\u2019UMQ a su illustrer la complexité de composer avec des relations de travail dans un contexte où les revenus municipaux ne bénéficient pas d\u2019une flexibilité permettant leur renouvellement constant.\u203a Pierre Prévost : L\u2019UMQ a sonné l\u2019alarme à propos du déséquilibre dans les rapports de force en matière de relations du travail dès le début des années 1990, et a tenu sa position contre vents et marées, jusqu\u2019à obtenir quelques gains dans les dernières années.Malgré cela, les employés municipaux demeurent une catégorie de travailleurs choyée parmi le marché du travail québécois.Faire reconnaître les municipalités comme gouvernement de proximité \u203a Marc-André LeChasseur?: L\u2019apport de l\u2019UMQ à ce titre est fondamental.Jamais les municipalités de grande taille ne seraient en mesure de faire reconnaître l\u2019importance de leur apport sans l\u2019ascendant important de l\u2019UMQ.Il s\u2019agit pour l\u2019essentiel du moteur de la prestation de l\u2019UMQ, à telle enseigne que toutes les interventions préconisent une prise de conscience forte à l\u2019égard des spécialités propres aux gouvernements locaux.\u203a Danielle Pilette  : Plusieurs changements ont été apportés par la loi reconnaissant les gouvernements de proximité.L\u2019utilisation des nouveaux pouvoirs imposera la plus grande prudence, notamment en matière de traitement des élus municipaux et en matière de consultation publique en remplacement de certaines approbations référendaires.Caroline Patsias, professeure au département de science politique de l\u2019UQAM Marc-André LeChasseur, avocat spécialisé en droit municipal Danielle Pilette, Ph.D., professeure associée, Département de Stratégie, responsabilité sociale et environnementale, ESG­UQAM Jacques Parizeau entouré de membres de l\u2019exécutif de l\u2019Union, incluant son président Jean Pelletier (à sa gauche) et Jean-Louis Desrosiers (à sa droite), à l\u2019occasion de la présentation des conclusions de la commission d\u2019enquête qu\u2019il a présidée en 1986 \u2013 Photo: Jean Dominique 8 L\u2019UNION DES MUNICIPALITÉS DU QUÉBEC SAMEDI 30 MARS 2019 leSoleil Le rôle de l\u2019UMQ au quotidien L\u2019UMQ, c\u2019est aussi des maires actifs qui s\u2019investissent dans leur Union pour faire avancer les dossiers.Daniel Côté, maire de Gaspé, et Caryl Green, mai- resse de Chelsea, témoignent de leur engagement à l\u2019UMQ.Décrivez votre rôle au sein de l\u2019UMQ?  \u203a Daniel Côté (DC)?: L\u2019UMQ offre un espace de concertation et de collaboration incroyable entre les villes du Québec, peu importe leur taille et leurs défis.Quelques temps après mon élection à la mairie de Gaspé en 2013, j\u2019ai choisi de m\u2019y impliquer, notamment en présidant le Comité sur le transport aérien régional.\u203a Caryl Green (CG)?: Pour ma part, je suis membre du conseil d\u2019administration et du comité exécutif en tant que présidente du caucus des municipalités locales.C\u2019est une implication qui me tient très à cœur puisqu\u2019elle me permet de donner une voix aux plus petites municipalités du Québec.Siégez-vous sur un comité ou une commission?  \u203a DC : Outre le comité exécutif et le conseil d\u2019administration, je suis trésorier du caucus des cités régionales.Je préside également le comité sur le transport aérien régional.Je participe aux travaux de la commission de l\u2019aménagement et des transports, de la commission des villes intelligentes et du comité maritime de l\u2019UMQ.J\u2019ai également été désigné sur le comité de négociation du pacte fiscal.\u203a CG : Je suis membre du comité stratégique pour la négociation d\u2019une nouvelle entente Québec Municipalités, le pacte fiscal, de la commission de l\u2019environnement, de la commission des assises annuelles 2019?\u2013?100e anniversaire et du comité sur les changements climatiques.Comment votre engagement a une influence sur l\u2019UMQ, mais également sur l\u2019ensemble des municipalités au Québec?  \u203a DC : Je crois beaucoup dans l\u2019implication collective, dans la force du groupe et dans la concer­ tation des acteurs.Quand les élus s\u2019impliquent activement, de concert avec le personnel permanent de l\u2019UMQ, cela mène à des dossiers étoffés et crédibles.Sur cette base, je crois avoir apporté ma modeste contri bution dans différents dossiers pilotés par l\u2019Union, notamment en étant une voix pour les régions et en ayant une vision pragmatique et rassembleuse.Je pense principalement au dossier du transport aérien régional, pour lequel j\u2019ai assumé le leadership et qui a livré des retombées concrètes, notamment une enveloppe de 100 millions?$ sur quatre ans du gouvernement du Québec et un élargissement du Programme de réduction des tarifs aériens (RTA) à plusieurs nouvelles régions.Nos travaux ont aussi permis la création d\u2019un comité national (finances, tourisme, transports, etc.) pour cibler des solutions pour améliorer la desserte aérienne et faire baisser le prix des billets d\u2019avion au Québec.\u203a CG :  Je représente des municipalités rurales et périurbaines de tailles plus petites et je tente de porter leurs préoccupations et leurs enjeux au sein des instances de l\u2019UMQ.Au cours des dernières années, plusieurs dossiers importants ont fait l\u2019objet d\u2019une attention particulière par l\u2019UMQ : la fermeture de succursales de Desjardins, la fin de la livraison à domicile par Postes Canada, le partage des redevances sur les ressources naturelles, la gestion des matières résiduelles, l\u2019étude sur le développement économique, la loi 122, les Airbnb, la politique de mobilité durable, la connexion Internet haute vitesse et le réseau cellulaire pour ne nommer que ceux­là.Comme M.Côté, je crois beaucoup au travail collectif car c\u2019est ce qui fait avancer les dossiers.C\u2019est également ce qui fait en sorte que les villes de toutes tailles y trouvent leur compte à l\u2019UMQ.Concrètement, nommez un dossier qui vous tient à cœur et qui, par votre implication ou celle d\u2019un collègue, a pu être avancé à l\u2019UMQ ?\u203a DC?: Je pourrais en nommer plusieurs! Évidemment, toute la question du développement régional figure au sommet de mes priorités.Parmi ce vaste enjeu, la question du transport est omniprésente.Donc, nos travaux sur le transport aérien sont assurément l\u2019un des principaux enjeux sur lequel j\u2019ai pu m\u2019attarder ces derniers temps.Nos revendications pour une fiscalité plus équitable, qui mèneront sans doute à des résultats très bientôt dans le cadre du renouvellement du pacte fiscal, méritent d\u2019être rappelés.La question de l\u2019autonomie municipale également, où j\u2019entends notamment continuer à revendiquer l\u2019abrogation de l\u2019article 246 de la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme qui prive les municipalités de leurs pouvoirs de zonage vis­à­ vis les minières, les pétrolières et les gazières.Finalement, les efforts déployés récemment par l\u2019UMQ pour l\u2019attraction de la main­d\u2019œuvre figurent aussi en tête des dossiers extrêmement importants pour le Québec.\u203a CG : Sans aucun doute le dossier de transport collectif en milieu rural et périurbain.La Régie intermunicipale de transport des Collines offre un transport collectif dans quatre municipalités rurales situées dans la MRC des Collines­de­ l\u2019Outaouais (en périphérie de la ville de Gatineau).Transcollines est un vecteur de développement durable dans notre région : un développement économique et social qui réduit les émissions de gaz à effet de serre.Trans­ collines a été lauréat du mérite Ovation Municipale 2018 dans la catégorie transport, mobilité et voirie, et est reconnu comme un modèle de mobilité durable pour les personnes en milieu rural et périurbain.À la suite de cette reconnaissance, plusieurs régions du Québec et associations m\u2019ont invitée à assister à des conférences pour échanger et pour faire avancer le développement de la mobilité durable dans leurs milieux.Si je n\u2019avais qu\u2019un dossier à nommer parmi tous ceux qui ont cheminé à l\u2019UMQ, ce serait celui­là.Caryl Green, mairesse de Chelsea Daniel Côté, maire de Gaspé La mairesse de Contrecœur, Maud Allaire, et le maire de Deux-Montagnes, Denis Martin, à l\u2019occasion de la participation de l\u2019UMQ au Sommet du travail et de la mobilité professionnelle à Paris en janvier 2019 ?\u2013 Source : UMQ Brigitte Béliveau et Paul Brunet de l\u2019équipe de l\u2019UMQ lors du congrès de l\u2019Association des directeurs généraux des municipalités du Québec en 2018 \u2013 Source : UMQ Le maire de Rimouski, Marc Parent, et le président de l\u2019UMQ et maire de Drummondville, Alexandre Cusson, à l\u2019occasion de la tournée régionale de la présidence à Rimouski en juin 2018?\u2013 Source : UMQ "]
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