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Titre :
L'itinéraire
Depuis 1992, L'Itinéraire fait découvrir aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. [...]
L'Itinéraire est un mensuel montréalais dont la publication a débuté au printemps 1992. Le magazine est une initiative du Groupe communautaire L'Itinéraire, organisme basé dans le quartier Centre-Sud à Montréal. Il est vendu dans les rues et dans le métro de Montréal par des camelots. La création de L'Itinéraire visait à offrir une publication aux personnes seules et itinérantes dans laquelle elles pourraient partager avec la population les problématiques de l'itinérance et proposer des pistes de solution. L'Itinéraire permet aux participants l'apprentissage d'un travail rémunéré. Une participation active brise l'isolement. Elle favorise la revalorisation et la réalisation de soi, une reprise personnelle et une culture de l'autonomie. L'Itinéraire transmet aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. Ainsi, l'accès au logement, la réinsertion sociale, le travail du sexe, l'alcoolisme et la toxicomanie, la formation aux adultes, les droits de la personne, les sujets politiques de l'heure, les arts et la culture populaire, sont des sujets traités dans le magazine. On trouve régulièrement une personnalité connue en page couverture de L'Itinéraire, à laquelle est jumelé un article prenant souvent la forme d'une entrevue. Des collaborations spéciales de journalistes pigistes professionnels trouvent leur place chaque mois dans L'Itinéraire. Le magazine offre aussi une tribune à ses camelots, dont quelques-uns sont maintenant des figures connues des Montréalais. THIVIERGE, François, « Intervention de groupe auprès de la population itinérante de Montréal », Service social, vol. 43, no 2, 1994, p. 147-157.
Éditeur :
  • [Montréal] :Groupe communautaire l'itinéraire,1992-
Contenu spécifique :
dimanche 1 avril 2012
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
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Fichiers (24)

Références

L'itinéraire, 2012, Collections de BAnQ.

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Les beaux jours étant arrivés tot, nos équipes dédiées à la propreté étaient à pied d'œuvre pour nettoyer le centre-ville dès le 12 mars.Lavage des trottoirs, balayage mécanique des rues et des ruelles, nettoyage des parcs et réinstallation de mobilier urbain, ce grand ménage de printemps durera quelques semaines encore, mais le résultat sera d\u2019autant plus apprécié! Je vous invite à mettre l'épaule à la roue pour améliorer la qualité de vie de votre quartier.Passez un petit coup de balai devant votre porte, ramassez les détritus qui s\u2019y sont dispersés pendant la période de gel, participez à l\u2019une des nombreuses activités de nettoyage des éco-quartiers ou portez-vous volontaire sur operationmontrealnet pour la Grande corvée de la Ville de Montréal qui aura lieu les samedi 28 et dimanche 29 avril.En matière de propreté et d\u2019embellissement, chaque geste compte! à vous faire vivre des émotions ECONOMIE mers ec MTT TIT Les graffitis nuisant à l\u2019image de la ville en plus de générer un sentiment d\u2019insécurité, l'arrondissement de Ville-Marie a également mis sur pied un imposant programme pour contrer ce phénomène.Cette année, c'est un montant de 634 000 $ qui sera investi à la lutte, l\u2019enlèvement et la prévention des graffitis.Si certains sont visibles de la rue et à moins de 5 m de hauteur, communiquez avec le 311 pour en demander l'enlèvement gratuit.N'hésitez pas à vous informer, il existe plusieurs moyens simples et efficaces pour les enrayer.Bon printemps! § Gérald Tremblay Maire de Montréal 2396, rue Beaubien E.Montréal, Québec H2G 1N2 514.721.6060 cinemabeaubien.com 0 © GEER ENSEMBL .A QUOI SERT MON DON ?Fi ats saillan Is Pour la réinsertion sociale 5 .» ° de / [tin eraire L'ltinéraire a pour mission de favoriser I'autonomie individuelle et le développement social en brisant l'isolement par la création d\u2019un milieu de vie adapté suscitant le sentiment d\u2019appartenance et en offrant une place active en société aux personnes itinérantes, toxicomanes ou éloignées du marché de l'emploi par le biais de l'économie sociale.LES CARTES-REPAS Soignez la faim ! 2 000 personnes aidées par année 31 500 repas servis au En achetant des cartes-repas, vous offrez des repas complets gratuitement à des personnes dans Café L'Itinéraire faim, Det serves psychoseciau sont mn ts dE nos cau 358 vendeurs du L\u2019ABONNEMENT Magazine L'Itinéraire Quand on ne peut acheter le magazine sur la rue Votre abonnement nous permet de continuer de publier notre magazine et de maintenir nos services.L\u2019Itinéraire, c\u2019est plus qu'un magazine.C'est un moyen concret qui améliore les conditions de vie des personnes de la rue.COUPON D\u2019ABONNEMENT / DE DON / D\u2019ACHAT DE CARTES-REPAS Pour une période de: © 12 mois, 24 numéros : 124,18$ O Visa, Master Card O 6mois, 12 numéros : 62,09$ O Chèque au nom du Groupe Communautaire L\u2019Itinéraire Un camelot vous a encouragé à vous abonner?Nom ou numéro d'identification : Numéro de la carte LAN J'ajoute un don de : 1$ J'achète cartes-repas à 4$ chaque = 1$ Expiration /20 s i Anné ignature Les cartes seront distribuées par L'Itinéraire.Mois nnee 9 Vous désirez distribuer des cartes dans la rue?Nous vous enverrons le guide du bénévole et les cartes par la poste.Cochez ici [J LL TOTAL : _$ Monsieur O Madame O \u2018 Vous recevrez votre reçu d'impôt début janvier suivant votre don.Prénom : Ville : Nom : Provine:.UE Code postal : Entreprise : Téléphone : {__ ) Adresse : Courriel : Postez votre coupon et votre chèque au Groupe communautaire L\u2019Itinéraire ou effectuez votre don en ligne au WWW.ITINERAIRE.CA : 2100, BOULEVARD DE MAISONNEUVE EST, SUITE 001, MONTREAL (QUEBEC) H2K 451 Contactez-nous au 514 597-0238 poste 226 raf le ZOOM CAMELOT mmm PHOTOS : LAURENCE BOUCHER Alain Charpentier DU JET SET A LA RUE GENEVIEVE GEOFFROY Gerry Boulet, Robert Charlebois, Nana Mouskouri, René Simard.il les a tous rencontrés Dans une autre vie.À la mi-vingtaine, Alain Charpentier cumule les postes de réalisateur, de journaliste et de chroniqueur pour des émissions de radio et de télé diffusées sur les ondes de TQS, de Radio-Canada et de Canal Famille.Le camelot était prédisposé à un avenir prometteur dans le monde du show- business, mais la drogue et l\u2019alcool l'ont mené vers une autre destinée.Alain Charpentier vient d\u2019une famille aisée.Plus jeune, il a fréquenté la crème des établissements d'enseignement privé de l\u2019île de Montréal : Collège Jean-Fudes au secondaire, puis Collège André- Grasset.Diplômé de l'UQAM en communications, il traverse même l\u2019Atlantique pour parfaire ses techniques de recherche à la Société française de production à Paris.Tout indique qu\u2019un avenir prometteur dans l\u2019univers des médias et du show-business se dessine pour l\u2019étudiant.Chroniqueur pour Marie-France Bazzo, Claude Valade et Jacques Bertrand à la radio dans les années 80, il est également recherchiste pour l\u2019émission d'information SOS Télé, l\u2019ancêtre de J.E., lorsque cette émission reçoit le prix Can-Pro de la meilleure émission d\u2019affaires publiques.La drogue, c'est comme une mante religieuse.Elle te fait l'amour, mais elle te bouffe après.- Alain Charpentier Un défi n\u2019attend pas l\u2019autre pour Alain Charpentier.Dans le milieu, on le dépeint comme un jeune homme à la fois créatif et stimulant.Cependant, les éloges dont l\u2019inondent ses collègues ne réussissent pas à le guérir de sa timidité, ni à pallier son manque de confiance en soi.«Quand une fille était avec moi, je croyais qu\u2019elle l'était pour mes connexions, parce que je pouvais la faire entrer au Forum ou à la Place des arts», se rappelle-t-il.LA DÉBANDADE Pour contrecarrer son mal-être et parce qu\u2019il n\u2019a pas conscience de sa valeur, Alain se gèle l\u2019existence avec une bonne dose d\u2019alcool et de lignes de coke.«J'avais besoin d\u2019euphorie et en même temps, ça m'a donné de la contenance jusqu'à ce que ça se mette à me nuire : l\u2019alcool ou la drogue, c'est comme une mante religieuse.Elle te fait l\u2019amour, mais elle te bouffe après», mentionne-t-il de sa voix radiophonique.Pour payer sa consommation de plus en plus envahissante, Alain Charpentier, à l\u2019aube de la RÉNÉ SIMARMRÉTAIT U IN CHÉIPENTIER A 1 LE REN ARONIQUEUR MUSICAL trentaine, accepte à la fois le poste de réalisateur et de recherchiste pour l'émission Livrofolie, diffusée à Canal Famille.Pendant qu'il est à la barre, l\u2019émission reçoit le prix international Franco-vision de la meilleure émission jeunesse de la francophonie mondiale.«Je me défonçais le jour au travail, et la nuit, je me défonçais dans la coke et l\u2019alcool, confie-t-il.Parfois, je pouvais consommer sept grammes de cocaine par jour et je ne dormais pas pendant une semaine et demie.Tout le bureau savait, quand je rentrais, que j'avais passé la nuit sur la corde à linge.» Par amour de la poudre blanche et de l\u2019alcool, Alain a tout perdu : sa job, ses amis et sa dignité.«Des fois, t'es tellement Aigh que tu te pisses dessus et tu ne veux pas sortir dehors parce que tu ne veux pas que les gens voient tes yeux vitreux», confie-t-il timidement.Ce n\u2019est que sur son «lit de mort» à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal qu\u2019il décidera finalement de se prendre en mains.UN PAS À LA FOIS Maintenant sobre, Alain Charpentier considère qu\u2019il est un abstinent heureux.Même s\u2019il dit ne pas trop regretter sa vie d'autrefois, l\u2019homme dans la cinquantaine s'est risqué à renouer tranquillement avec le monde des médias, non sans difficultés.À l\u2019automne, il a écrit une critique du spectacle de Plume Latraverse pour L'Itinéraire qui lui a permis de devenir chroniqueur de rue, un titre dont il est extrêmement fier.Pour lui, l\u2019important est désormais de gravir les escaliers une marche à la fois, tout en restant près du tapis rouge.® L'ITINÉRAIRE 5 1 avril 2012 SEEN ZOOM CAMELOT P5 ALAIN CHARPENTIER DU JET SET À LA RUE DOSSIER P8 3 DROGUES DECOLLAGE ASSURE, ATTERRISSAGE RISQUE M ak ACTUALITÉ & CULTURE P14 2 ZOOM SUR LA RELEVE GRANDE ENTREVUE P19 CLEMENCE DESROCHERS « ON EST TOUS DES IMPATIENTS » DEVELOPPEMENT SOCIAL P24 Le Groupe communautaire Lltineraire est un organisme à but non lucratif fondé en 1990 pour aider les personnes de la rue.Le conseil d'administration est composé en majorité de personnes ayant connu l'itinérance, l'alcoolisme ou la toxicomanie Lil NE.RAI RE RETROUVER LE PLAISIR DE BOUGER LES COULISSES DE L\u2019ITINÉRAIRE P42 CHRONIQUE DE RUE MAUDIT B.S., INDIGNÉS ET INDIGENTS LES CAMELOTS SONT DES TRAVAILLEURS AUTONOMES.50% DU PRIX DE VENTE DU MAGAZINE LEUR REVIENT.Convention de la poste publication No 40910015, No d'enregistrement 10764.Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada, au Groupe communautaire L'Itinéraire, 2100, boul.de Maisonneuve Est, RÉDACTION ET ADMINISTRATION 2103, Ste-Catherine Est Montréal (Qc) H2K 2H9 LE CAFÉ L'ITINÉRAIRE 2101, rue Ste-Catherine Est TÉLÉPHONE : 514 597-0238 TÉLÉCOPIEUR : 514 597-1544 SITE : WWW.ITINERAIRE.CA LE MAGAZINE L'ITINÉRAIRE Éditeur : Serge Lareault Rédactrice en chef : Catherine Girouard Superviseur de la rédaction : Jérôme Savary Adjointe à la rédaction : Marie-Lise Rousseau Commis à la rédaction : Josée Louise Tremblay Stagiaire à ta rédaction : Geneviève Geoffroy et Laura Pelletier B Coordonatrice à la conception visuelle : Catherine Joannette Photo de la une : Alex Paillon Révision : Édith Verreault.Hélène Pâquet, Sylvie Martin, Sophie Desjardins, Louise-Marie Dion.Lise Berthiaume, Catherine Flintoff, Nadine Boccalini, Lise Laganière, Marilène C.Rousseau et Marie-Françoise Lalande.Publicités et médias : Chloé Roumagere Design et infographie du site Internet : Serge Cloutier, www.drafter.com CONSEILLÈRES PUBLICITAIRES Renée Larivière: 514 461-7119 renee.lariviere@itineraire.ca Josée Poirier : 514 273-5002 josee.poirier@itineraire.ca LE CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION Président : Stephan Morency Vice-présidente : Catherine Isabelle Trésorier : François Rousseau-Clair Secrétaire : Gabriel Bissonnette Conseiller, directeur général : Serge Lareault Représentant des camelots : Yvon Massicotte Conseillère : Lyne Toupin Conseiller : Claude Lyrette Conseiller : Jean-Guy Deslauriers L'ADMINISTRATION Directeur général : Serge Lareault Directrice générale adjointe : Sylvie Gamache Coordonnatrice de l'administration : Marie Lareau Directeur marketing : Richard Turgeon Directrice médias et communications : Chloé Rournagère Adjoint aux communications et financement : Shawn Bourdages GESTION DE LIMPRESSON Edition sur mesure - TVA Pubfications 514 848-7000 Directrice du développement des affaires : Patricia Dionne poste 2362 Coordonnatrice de production : ABONNEZ-VOUS WWW.ITINERAIRE.CA OU 514 597-0238 50% du prix de vente du magazine revient aux camelots.Le magazine |linéraire a été créé en 1992 par Pierrette Desrosiers, Denise English, François Thivierge et Michèle Wilson.À cette époque, il était destiné aux gens en difficulté et offert gratuitement dans les services d'aide et les maisons de chambres.Depuis mai 1994, L'Itinéraire est vendu régulièrement dans la rue.Cette publication est produite et rédigée en majorité par des personnes vivant ou ayant connu l'itinérance, dans le but de leur venir en aide et de permettre leur réinsertion sociale et professionnelle.La direction de L'itinéraire tient à rappeler qu'elle n\u2019est pas responsable des gestes des vendeurs dans la rue.Si ces derniers vous proposent tout autre produit que le journal ou sollicitent des dons, ils ne le font pas pour L'Iinéraire.Si vous avez des commentaires sur les propos tenus par les vendeurs ou Sur leur comportement, Communiquez sans hésiter avec le 514 525-5747, poste 230.L'ITINÉRAIRE EST APPUYÉ FINANCIÈREMENT PAR: L'ŒUVRE LÉGER Pour la dignité humaine au Québec et dans le monde L'ITINÉRAIRE EST MEMBRE DE: hes Le réseau international ww Sa IN SP} des journaux de rue Newspapar ba = Axsociation a Montréal (Québec) H2K 481 Audrey Messier-M.poste 2249 Nous reconnaissons l'appui financier du gouvernement du Canada par l'entremise du Fonds du Canada pour les périodiques (FCP} pour nos activités d'édition.Canada ISSN-1481-3572 n° de charité : 13648 4219 RR0001 IMPRIMEUR: IMPRIMERIE SOLISCO QUEBECOR / Quebecor est fière de soutenir l'action sociale de l'Hinéraire en contribuant à la production du magazine et en lui procurant des services de télécommunications.CATH ÉDITORIAL CATHERINE GIROUARD Rédactrice en chef catherine.girouard@itineraire.ca PROFILAGE SOCIAL DES BOTTINES QUI NE SUIVENT PAS CATHERINE GIROUARD LES BABINES Un gros 90 000 $ ! Ce n\u2019est pas le salaire annuel de lanik, mais plutôt la somme qu\u2019il doit à la Ville de Montréal et ala STM en contraventions.Sans-abri depuis plusieurs années, il traînera encore longtemps ses tickets avec lui sur le macadam, car il est loin d\u2019être en mesure de les payer.Même si lanik a une dette particulièrement grosse, amassée sur une longue période d\u2019itinérance, il ne fait malheureusement pas exception : 27 % des sans-abri de Montréal ont reçu plus de 6 contraventions de 2006 à 2010, dont 18 % d'entre eux en ont reçu plus de dix.Au total, seulement pour l\u2019année 2010, les sans-abri doivent 1,5 million de dollars en frais de contraventions à la Ville.Rien de moins! Vrais boulets à leurs pieds, ces dettes alourdissent leur quotidien alors qu\u2019ils sont déjà en mode survie et, surtout, elles agissent comme un frein dans leur tentative de réinsertion sociale.Habitué de recevoir des contraventions, Tanik essaie de ne plus en faire de cas.Mais il faut être un vrai voyou pour recevoir autant de contraventions, pourrait-on croire.«Jai mérité 75 % des contraventions que j'ai reçues, avoue lanik.Mais pas les autres 25 %.Je peux le confirmer : il y a clairement du profilage social dans la rue.J'en ai souvent vu et vécu.» Quand on sait que les sans-abri ont reçu en 2010 le quart de toutes les contraventions émises à Montréal alors qu\u2019ils ne représentent que 2 % de la population, il convient de se questionner sur cette surjudiciarisation.C\u2019est ce qu'ont fait les professeures Céline Bellot et Marie-Eve Sylvestre dans une étude publiée récemment qui recense des contraventions émises à des sans-abri (lire l\u2019article du RAPSIM en page 29).Elles concluent malheureusement que le profilage social est une réalité à Montréal.«Ca fait 10 ans qu'on le dénoncel», a martelé Pierre Gaudreau, coordonnateur du RAPSIM, lors de la présentation de l'étude aux médias.L'étude démontre non seulement que le nombre de contraventions données aux sans-abri est démesuré, ayant sextuplé de 1994 à 2010, mais aussi que les raisons pour lesquelles elles sont établies sont souvent plutôt banales.La grande majorité des amendes distribuées par le SPVM le sont pour ébriété publique (31,5 %), consommation d\u2019alcool (29,6 %), flanage (11,8 %) ou pour présence dans un parc apres les heures d'ouverture (11,8 %).Celles émises par la STM le sont pour avoir pris ou tenté de prendre le métro sans payer (33,7 %), être couché ou étendu sur un banc (23,3 %), avoir fumé du tabac (14,6 %) ou avoir consommé de l\u2019alcool (7,6 %).La plupart des contraventions émises le sont donc pour des infractions mineures et non pour des comportements criminels ou dangereux.Elles sont directement liées à la seule présence des personnes itinérantes dans l\u2019espace public.Leur seul crime est celui d\u2019être sans-abri Un sans-abri, ça dérange, leur dit-on.Dérangeants ou non, ils sont bien présents dans notre ville et de plus en plus nombreux.Si on ne veut pas qu\u2019ils dérangent dans l\u2019espace public, on doit prévoir des lieux ou ils pourront flâner, se reposer, dégriser et recevoir de l\u2019aide, comme le futur centre de répit et de dégrisement de la mission Old Brewery.Nous avons cruellement besoin de ce genre d'initiative.Car ce n\u2019est pas en leur donnant autant d\u2019amendes que leur nombre diminuera et ils n\u2019en seront pas moins visibles dans l'espace public.«Face à l\u2019itinérance, l'émission de contraventions n\u2019est pas une solution, affirme Pierre Gaudreau.C\u2019est plutôt un fardeau qui alourdit la vie des gens et qui peut mener à des situations de crise.» Pour lanik et pour plusieurs surjudiciarisés, ces dettes sont un obstacle majeur à l'accès à l'emploi.«Moi, si je vais travailler, j'ai automatiquement une saisie de 35 % sur mon salaire pour le remboursement de mes contraventions, raconte lanik.On me dit donc: Désolé, Ianik, on est obligé de se passer de tes excellents services.Pour ne pas avoir de saisie, il faudrait que je verse 20 % de la somme totale de mes amendes.Aurais-tu un petit 20 000 $ à me prêter, que j'aille me chercher une job au salaire minimum?», me dit-il de son humour sarcastique.Bravo pour l\u2019encouragement à la réinsertion sociale! Ce n\u2019est certainement pas avec de telles mesures qu\u2019on aidera les gens à se sortir du cercle vicieux de la rue et de l\u2019extrême pauvreté\u2026 ENCORE DES MOTS, TOUJOURS DES MOTS L'administration Tremblay sait qu\u2019il y a du travail à faire sur ce tableau.C\u2019est pourquoi elle a lancé, le 17 janvier dernier, sa Stratégie de lutte contre le profilage social et racial.«Le discours est là, mais les chiffres et les faits montrent le contraire», fait valoir Pierre Gaudreau.Le problème perdurera tant que des amendes seront données de façon massive.«Tant qu'on demandera aux policiers de faire leur travail de la même façon, très peu de choses changeront, ont affirmé les auteures de \u2019étude.Il devient urgent (.) de transformer véritablement en stratégie d'intervention les discours tenus par les différents acteurs politiques tant municipaux que provinciaux.» 11 est donc plus que temps que les bottines suivent les babines.@ L'ITINÉRAIRE 7 T avril 2012 Ps an SL Bars.py ry \u2014a ~~ PR \u20ac [LIN rey Pr, \u2014\u2014 12 Pre A: 3 7! a, Ve cu \"Le : 6 Gn $d 3 oad a zl di ALE Tr 1 + 7-7 Pr 5 SEAN fod 5 ns ss x ee § a 9 > of ~e ie Sad Cr ; a.> LÉ * a i FA Aer ï x Thar : \u201cÀ 34 = BA 7 ie wr = A + + 3.{ LAN \u201ciy Leys 2 $; Pr { > -r À = ; UR ard 4 ES sx 2 2 7 23, y.147 > a i 3 \u201c4 + + #4 La 4 À % 2 5 wr que 2 ne 4 a n° >, RÉ E > > 32) Vo 1M = HY a\u201d Le eu LC *.Ù 3% * 4, 23 ax bird pes te dq ee) Fe wo sz 4 RES] A - 5 z Fret A # x 5 = q - eve vi {3 A - LE = = Ld és + À NE Yo 12 : a @ Hr, wh KE 5 sie Li, TH, = % BY -# + + . ail 5 > i =, ae , ; AS Fal ore Ti \u201cAs, Rk > Le Ut Sh Z ss Toy se ste 1 + AA SEEN Ky A Te Ry VEUX as 10h i i \u201cIRE 2 Le +e Sr reid is > ve, ; a; SE ae qe Ww * > v / x & \u20ac >}, 0 RAIN \u2018+ a 4 LS te bob So 5\u201d J Ti Pad G3 2 \u201cvv % 2 wf > pl pe \u201d A a Ë 5, # se *# ER = IN 4 Ao oA hs.1 - ee LARS 5 : 5 4 3 sf rig § 4 , % yg, ve 5 + s E Vi 5 al Id £3 at (+ SON pas han ee É £ a + RIRE RN 7 rit ha \u201cIN be Fel x vp, go ~ od & 2 ILLUSTRATION FLORENCE TISON \u2014- A STem A.tz nes ZI.Py eo ee ae wo.TF a - ee I DOSSIER SPECIAL # re Sa ns J en Sina Ces = RC Cn EE Ci a SESE TARR ES SRO TA RETIN So = ARTE =: Zi RE ne Er SEE SEE a REET DOSSIER SPÉCIAL med Fa à DROGUES | \u201cDÉCOLLAGE ASSURE, .ATTERRISSAGE RISQUE Qui dit\u2019 drogue dit toxicomanie, overdose et MARIE-LISE ROUSSEAU Cure He désintoxication.Du Frédérique est ravie de sa vie.Elle a récemment décroché un emploi dans son domaine : elle est gestionnaire de moins, cest l'image générale f communautés Web.L'année dernière, elle s\u2019est mariée avec son copain.Le couple vit toujours le grand amour dans leur Q U | en est VE hiculéee , O f, \"nouvel appartement du Plateau-Mont-Royal, où L'Itinéraire a 3 rencontré la jeune femme de 26 ans.Très proche de sa famille ' A \u2018 ' OI N ges Og eres d U et de ses amis, Frédérique estime vivre une vie équilibrée.Ce qui ne l'empêche pas de consommer de la cocaïne avec des ntre-ville et des ruelles amis à l'occasion.ombres, la drogue est aussi La jeune femme s\u2019est dicté une règle de consommation : ne jamais sortir du cadre social et festif.Lorsqu'elle y déroge, elle consommée par plusieurs  culpabilise à tout coup.«Quand tu aimes faire la fête comme j'aime le faire, c\u2019est dur de dire non », dit-elle, admettant qu\u2019elle se fagon regreative.Alo rs ; se laisse parfois entraîner par ses amis.Quel effet lui procure la consommation?«l\u2019as l'impression que Que des milliers de gens se t'es en train de vivre le moment le plus coo/ de l'univers, comme si demain n\u2019existait pas, fois 1 000.Tu pourrais être en train de préparent 3 danser durant, .parler de comment tricoter des chaussettes et tu trouverais ça passionnant!», s'enthousiasme-t-elle.4 ral 21 T'as l'impression que t'es en train de vivre le D rande fete électronique moment le plus cool de l'univers, comme si souvent associée à la } demain n'existait pas, fois 1 000.- Vig , , 1 - Frédérique, consommatrice récréative, à propos des effets de la cocaine @rogue, Litinéraire a rks : z ZA ; , Mais les lendemains de veille sont un peu moins enthousiasmants\u2026 #1CO ntre Frédérique el Pau | ; Frédérique se considère en convalescence lors de ces journées.Elle ! ! 2 affirme tout de méme que le jeu en vaut la chandelle, elle qui dit deux eu nes travai | leu rs a Ul consommer une douzaine de fois par année.| consomment des drogues Co Même son de cloche chez Paul, un jeune adulte qui aime faire la fête autant que Frédérique, malgré des lendemains de veille +\" Comme d'autres se délectent tout aussi pénibles.Sa consommation est similaire à celle de Frédérique, c\u2019est-à-dire qu\u2019elle survient toujours dans un cf \u2019 contexte social, a raison d\u2019environ deux trois fois par mois.«Je opr un verre ae vin, P sens que je profite de ma jeunesse », affirme-t-il.» L'ITINÉRAIRE 9 1 avril 2012 WEEE DOSSIER SPECIAL Le jeune homme de 23 ans a pratiquement tout essayé pendant ses années d\u2019études universitaires : MIDMA, cocaïne, speed, ecstasy, méthadone.bref, les drogues qu\u2019on retrouve dans les boîtes de nuit, puisqu'il est grand amateur de musique électronique et techno.(Lire notre encadré : Drogues et raves : entre mythes et réalité).LA MINCE LIGNE.GRISE Frédérique et Paul considèrent tous deux que leur consommation est «saine».Ils sont informés des risques qui y sont attachés, se définissent comme étant responsables et disent connaître leurs limites.«Je n\u2019ai jamais pris de drogue pour fuir la réalité, explique Paul.C\u2019est toujours pour prolonger un bon moment que je vis.» Même chose pour la jeune femme, qui insiste sur l'importance de vivre dans un environnement positif pour ne retirer que du plaisir de sa consommation.«Si ma vie personnelle et professionnelle était pourrie, je ne pourrais pas faire ça.J'ai la chance de me lever dans un bel appartement, avec mon mari, dans une vie qui me plait, affirme-t- elle, avant d\u2019ajouter, apres un petit moment de réflexion : je crois que plus ça va bien dans la vie, plus la consommation est saine.» Je n'ai jamais pris de drogue pour fuir la réalité.C'est toujours pour prolonger un bon moment que je vis.- Paul, consommateur récréatif Mais la ligne peut être très mince entre consommation récréative et dépendance.Frédérique le sait d\u2019expérience.L'an dernier, après le décès de son chien, elle a vécu une période de déprime.Résultat : elle était DROGUES ET RAVES : ENTRE MYTHES ET RÉALITÉ A coffterts de™ musique ® boîtés Bg: on Ca EY pd 0 5 SR nds?1 Mori oi ne pr £3 IVE) ha tel risque.il p en sou! pr 10 L'ITINÉRAIRE T avril 2012 Eo oy techno ETS 5 eus la AY Ai de lea lors AL mie Hors C0 {ad Lo toujours sortie, a la recherche de sensations fortes pour oublier sa peine.«J'ai passé quatre semaines à rentrer ivre morte et à m'endormir tout habillée et puante sur mon lit» Ce besoin de se soustraire à soi-même lui a fait prendre conscience que sa consommation était de moins en moins récréative.La D\" Marie-Eve Morin, spécialiste en toxicomanie à la Clinique 1851, travaille auprès des organismes communautaires Stella et Dopamine.Elle affirme qu'on ne peut jamais prévoir quand on basculera du côté de la dépendance.«Il y a beaucoup de zones grises qui peuvent devenir noires», résume-t-elle.Par ailleurs, les gènes, le contexte social dans lequel on évolue, ainsi que les vulnérabilités de chacun influencent notre profil de consommateur.Environ une personne sur cinq serait prédisposée à la dépendance.v =-_- , #3 / A as .\u2018 . L/ DOSSIER SPECIAL HER) N BANALISATION DROGUE UN JOUR, DROGUE consommateurs en leur recommandant x Les experts s'accordent pour dire qu\u2019il TOUJOURS?par exemple de bien ¢bydrater a de ne G existe une certaine banalisation de la Une chose est sûre : la drogue a toujours fait pee he Te eux anes ja à méme i consommation de drogue au Québec, partie de l\u2019histoire de l'humanité et rien ne am \u20ac.came 18 Na ä Ee tin particulièrement en ce qui concerne le laisse présager que les choses vont changer.trés peu pout eux.autant P ue qui peut cannabis.«Pourtant, c\u2019est loin d\u2019être Il est dans la nature humaine de rechercher Reiter a la consommation, selon la D la même herbe que dans les années 70, l\u2019état altéré et euphorique que procure la Marie-Eve Morin.à fait remarquer Marie-Eve Morin.La consommation de drogue.Jean-Sébastien Selon Paul, notre jeune consommateur ill GRC a saisi des échantillons de pot Fallu mentionne que sur quelque 15 000 récréatif, il n\u2019y a pas de différence entre le mes contenant jusqu\u2019à 30 % de THC [NDLR : cultures humaines fait de consommer se la ge mode pr J Ladose fatioposen que ds en if il y en avait 5 % tout au plus.On ne peut (selon les travaux lon parle d alcool, de jeu, de problème est que 3 plus dire que c\u2019est une drogue douce.» de Jean-Dominique drogues, de pilules Ou encore |e gens réagissent ; Jean-Sébastien Fallu est professeur à Miche, en de sexe où de nourriture.differemment did de l\u2019école de psychoéducation de l\u2019Université aucune drogue.Je me \u2026 ; dère i de Montréal et porte-parole du Groupe de 13 ; ibili responsable, mais malheureusement ce A recherche et d'intervention psychosociale Voilà pourquoi le GRIP sensibilise la est a le as de tout le mondes il Je i (GRIP).«Il y a non seulement une population à la réduction des risques \"CSL pas CE : | banalisation, mais une valorisation de la associés à la consommation par de \"NÉäNMOoINs plus socialement acceptable de wr consommation au Québec, notamment en ce qui concerne l'alcool.Il est devenu anormal de ne pas boire», ajoute-t-il.| y a non seulement une Danali- sation, mais une valorisation de la consommation au Québec, notamment en ce qui conceme l'alcool.|| est devenu anormal de ne pas bore.- Jean-Sébastien Fallu, professeur à l\u2019école de psychoéducation de PU.de M.et porte-parole du GRIP.Qu'elle soit légale ou illégale, une dépendance est une dépendance.«On est pas mal de monde à être dépendants au café, une substance psychoactive qui peut entraîner de l\u2019insomnie ou de l\u2019irritabilité», l\u2019information, mais refuse de dicter des comportements.L'organisme conseille les prendre une tasse de café chaque matin que de sniffer une ligne de cocaine.@ LA DROGUE ET LE CERVEAU Si la drogue ne procurait pas tant de plaisir chez celui ou celle qui en consomme, elle disparaîtrait, tout simplement.L'explication est scientifique.Notre cerveau sécrète de la dopamine chaque fois qu'on éprouve du plaisir.Par exemple, lorsqu'on rit, qu'on mange du chocolat, qu'on fait du sport ou qu\u2019on a un orgasme.«Ça donne envie de recommencer, parce que c'est bon», explique la Dre Marie-Eve Morin.§ 4 La drogue fait sécréter de la dopamine en quantité beaucoup plus élevée que la normale.Ainsi, une pilule d\u2019ecstasy peut procurer un effet 15 fois plus intense qu'un orgasme! «Voilà pourquoi c\u2019est si difficile de se débarrasser de cette habitude», souligne la spécialiste.Le cerveau épuise ses réserves de dopamine ou de sérotonine (autre neurotransmetteur) avec la consommation.Ainsi, il lui faut du temps pour refaire ses réserves et à nouveau pouvoir en sécréter de façon naturelle, par exemple en riant.«Le cerveau, ce n\u2019est pas la loi de l\u2019offre et de la demande», commente-t-elle.Pour retrouver le même effet sans consommer quoi que ce soit, il faut stimuler la production d\u2019adrénaline, par exemple en pratiquant des sports extrêmes.«Il faudrait que je me mette à la boxe!», déclare Frédérique, qui envisage de diminuer sa consommation.mentionne Jean-Sébastien Fallu.La D\" Marie-Eve Morin résume «La dose fait le poison, que l'on parle d'alcool, de jeu, de drogues, de pilules, de sexe ou de nourriture.» Outre le fait qu\u2019elles soient illégales, les drogues se distinguent parce qu'on ne sait jamais vraiment de quoi elles se composent.«Les consommateurs ne savent pas ce qu'ils achètent et les vendeurs ne savent pas ce qu\u2019ils vendent», explique la spécialiste.Paul en sait quelque chose : sa seule expérience négative de consommation a été causée par de la À «mauvaise» cocaïne.L'ITINÉRAIRE 1 avril 2012 mn DOSSIER SPECIAL CES ADOLESCENTS AUDREY DESROCHERS Si certains adolescents font les cogs à consommer de la drogue, plusieurs se bombent le torse à l'idée de ne jamais avoir touché a ces substances interdites.Lltinéraire vous en présente deux, Ewan Sauves garde un goût amer de son bal des finissants.Parmi les convives rassemblés dans la salle, des joints de marijuana circulaient allègrement.Mal à l\u2019aise devant cette parade illicite, le jeune étudiant raconte qu'il a dû quitter la soirée prématurément.Son appréhension à l\u2019égard de la drogue ne fait pas exception.Selon l\u2019Institut de la statistique du Québec, près d\u2019un adolescent sur deux affirme n\u2019avoir jamais essayé le cannabis ou autres stupéfiants au terme de ses études secondaires.«C'est une question de personnalité qui fait en sorte qu\u2019une personne consomme ou non», observe la coordonnatrice du groupe de prévention en toxicomanie Projet Cumulus, Marie-Claude Sauvé.Elle explique que, par exemple, un jeune ayant un parent qui consomme peut décider d'emprunter la même voie, alors qu'un autre va éprouver une aversion envers la drogue.«Les choix se font en fonction de leur interprétation de leurs expériences personnelles», résume-t-elle.| 2 L'ITINÉRAIRE 1 aveil 2012 | QUI N'ONT JAMAIS PRIS DE DROGUE LA TÊTE HAUTE Si bien des adolescents résistent, la tentation existe et se manifeste pour différentes raisons.La principale\u201d La curiosité.- i \\ Ewan Sauves a, pour sa part, résisté à la tentation pour ne pas briser un lien familial fort.«J'ai une relation très, très intense avec ma mère, dit-il avec enthousiasme.Depuis que je suis petit, elle me dit de ne pas prendre de drogue, alors je n\u2019y ai jamais touché.» Selon lui, le fait qu\u2019il soit juif ajoute une autre dimension à ses choix.« Je suis croyant et je considère que si je prends de la drogue, ça pourrait se retourner un peu contre moi.» Assis près de lui, son collègue Étienne Dupuis clame que, pour plusieurs, il ne s'agit pas d\u2019une question religieuse.L'étudiant en journalisme à l'UQAM ne s'en cache pas: la peur l\u2019a toujours empêché de prendre de la drogue.«Aussitôt qu\u2019il y avait du cannabis ou quoi que ce soit dans un party, je cherchais par tous les moyens à m\u2019en aller chez nous, se souvient-il.Quand un ami me disait qu'il avait pris de la drogue, je ne me sentais pas bien.» A: DOSSIER SPECIAL IEEE POUR ETRE DANS LA CLIQUE Si bien des adolescents résistent, la tentation existe et se manifeste pour différentes raisons.La principale?La curiosité, répond Marie-Claude Sauvé.«J'avais parfois envie d'essayer, simplement pour voir ce que ça faisait comme feeling», explique Etienne Dupuis, précisant que ce désir n\u2019a pas supplanté ses principes.Pour Marie-Claude Sauvé, la pression des pairs importe aussi beaucoup.«Les jeunes veulent faire comme les autres et ils ont de la difficulté à dire non quand tout le monde le fait», note-t-elle.C\u2019est d\u2019ailleurs pour se fondre dans le moule qu\u2019Ewan Sauves a parfois été tenté d'essayer.«Au secondaire, j'étais obèse all the way, donc je n\u2019étais pas admis dans la classe des coo/ kids, plaisante-t-il.Si, parfois, j'ai eu envie de goûter à de la drogue, c'était pour une raison d'appartenance à un groupe.» INFORMER POUR SENSIBILISER Plusieurs groupes de sensibilisation et de prévention en toxicomanie comme Projet Cumulus fondent principalement leurs interventions sur l\u2019aspect informatif.Ils offrent ainsi aux élèves du primaire et du secondaire les outils pour faire des choix éclairés.Étienne Dupuis croit pour sa part que la sensibilisation ne l\u2019interpelle pas.«J'ai toujours trouvé ça pathétique, déplore-t-il.Ces campagnes avaient toujours la prétention d\u2019avoir l\u2019air cool, quand ce n\u2019était tellement pas le cas!» Ewan Sauves abonde en ce sens et ajoute que les publicités antidrogues n\u2019améliorent en rien la situation.«J'ai même l\u2019impression que ça amène à consommer», regrette le jeune homme.Les étudiants insistent cependant : ils ne portent aucun jugement sur ceux qui consomment de la drogue et ont tous deux des amis aux prises avec ce problème.Pour eux, c\u2019est l'éducation reçue à la maison qui fait en sorte qu\u2019ils n\u2019ont jamais pris de stupéfiants.«Grâce à mes parents, j'ai toujours su me poser les bonnes questions avant de saouler ma peine et mes angoisses», estime Etienne Dupuis, visiblement fier.«On utilise une approche juste et équitable, c\u2019est-à-dire qu'on donne de l'information autant négative que positive», nuance Marie-Claude Sauvé.À ses yeux, si un jeune vit une expérience agréable sous l'effet de la drogue, il mettra en doute le discours, le considérant biaisé, voire trompeur.C\u2019est pourquoi elle utilise cette méthode.Selon elle, il ne faut pas faire peur aux adolescents et cette approche informative globale permet de relativiser le problème.«Lorsque le lien de confiance est brisé, les messages de sensibilisation ont moins d'impact», admet-elle.Si Ewan Sauves garde un goût amer de son bal de finissants, il n\u2019en est pas moins fier de ses choix.Il a eu beau se faire juger, il referait la même chose et quitterait à nouveau la soirée la tête haute.# Lisez également la chronique du D' Julien « Le pot, ya rien là » en page 23.SUGGESTIONS DE LECTURE 7 Parce que les drogues font partie de la vie des humains depuis des millénaires et qu'elles ne sont pas près d'en disparaître, voici quelques suggestions de lectures pour les démystifier.MARIE-LISE ROUSSEAU Drogues : savoir plus, risquer moins Edité par le Centre québécois de lutte aux dépendances «Une société sans drogues, ça n'existe pas!» peut-on lire à l'endos de ce bouquin.C'est pourquoi le Centre québécois de lutte aux dépendances a réédité, en 2006, ce livre d'information qui outile les lecteurs pour mieux connaître et comprendre les différentes substances, leurs effets et leurs risques.Cet ouvrage de reference est disponible au petit prix de 3,95 $.Lucie dans le ciel Tom Verdier (Editions Albin Michel) Lucie dans le ciel raconte l'histoire d'Ambroise ei de Camile, deux acolytes se retrouvant face à l'empire de la mafia et aux lobbies pharmaceutiques.Par le biais de la fiction.l'auteur documente l'histoire de la drogue, tant sur le plan scientifique que judiciaire.Sont abordés dans ce livre les thèmes de la dépendance, de la prohibition ainsi que les risques et les peurs associés à la drogue.Le roman, publié en 2011, se veut également la «critique d'une société qui investit sur le répressif et sur la peur» Paradis artificiel Charles Baudelaire (Edition Folio) Baudelaire Les Paradis artificiels Fain de § taunts Prides Vous vous demandez ce que Baudelaire vient faire ici?EN bien, le célèbre poète a écrit, en 1860, un essai en deux parties dont la première est consacrée à la relation entre les drogues et la création poétique.Lui-rnême consommateur, il en tira la conclusion que le poète véritable n\u2019a pas besoin de drogues pour trouver l'inspiration.«Les vices de l'Homme sont la preuve de son goût pour l'infini.Seulement, c'est un goût qui se trompe souvent de route», y a-t-il écrit.Kio rape LITINERAIRE 13 1- avril 2012 KLO PELGAG = ai Ve i \u2018 # ÉVEXS = 2° da, \" - .\u20ac b Bw\" - h à \\ A 7 2 x a A A LR M - \" Shr, 4 F2! ; \u2019 : .a .- 4 .py PE pL Em ae tT \u20180 QEE a ea Tp SPE ER Fg a A Aa ow Men dé - 1Pierre Lapointe, Yann Perreau, Karkwa, Mes Aleux, Vingent Ygllières, Radio Radio, ® Misteur Valaire 7 ces,noms font maintegant*paftie at paysage*culturel québécois.a 1 - Mais connaissez,vous Klo Pelgag; Simo,tKingsbury, ou encore JonathaigMdrier?#.à VOUS Tisquiez Heerendré hariggdelx Tres oientot.Tout éofpnig Piètre Lapointe ete #| ; > compagne fait par lefoassé, ces trois jeunes artistes participent a leur tour, au\u201d ay 4 festive) VUES Uk.la relèveŸdif 4 au 21 avril, événement qui a mis en lumière quelque § Age 100 les pluricigcipinaires de la francopnonie depuisgl996.2 4 À A \u201c { Fae Ra da, LI \u2018 a td EY i em = a me eam en ea mm e > iv X ç LAISSEZ-PASSER DANS LA BULLE DE KLO PELGAG MICHELINE RIOUX LEMIEUX mrxIx@live.ca \u2018 Flle qualifie sa musique de «chanson orchestrale poético-éclatée».Chose certaine, Klô Pelgag se tient loin des conventions.Son look vieillot-contemporain et ses cheveux montés en chignon décoiffé qui dévoilent son joli minois, témoignent de l\u2019unicité de son univers.Dans le cadre du festival Vue sur la relève le 19 avril prochain au Lion d\u2019Or, l'auteure-compositeure-interprète Klô Pelgag émerge de sa Gaspésie natale et se lance dans la 17° cuvée de ce concours si convoité.L'Itinéraire s\u2019est invité dans la bulle de cette jeune artiste et poète.La demoiselle d\u2019à peine 21 ans se dit privilégiée : «Je n'ai pas une grande théorie musicale, je joue l'oreille.Je ne lis pas la musique, je suis une autodidacte.Je suis chanceuse d\u2019être entourée d\u2019un groupe de musiciens de formation classique avec un gros bagage», confie-t-elle.Le style de Klô s\u2019est développé au cours de sa jeune vie.Leçons de piano dans son enfance, études collégiales en théâtre et un bref moment universitaire en cinéma ont fait en sorte que l\u2019art est devenu sa passion.«Mes parents sont tous deux travailleurs sociaux et je voulais être comme eux, étant petite.Mais je me suis bien rendu compte que le carcan des horaires fixes et de l'encadrement ne me convenait pas.Adolescente, j'écoutais beaucoup de musique.J'ai interprété ma première composition à la polyvalente.Depuis, à chaque concours ou festival auquel je participe, on m\u2019encourage à continuer.» Sur scène, elle n\u2019a jamais interprété d\u2019autres chansons que les siennes.on m'encourage à continuer.- KI6 Pelgag PAS D\u2019ENFLURE DE TÊTE! Native de Sainte-Anne-des-Monts dans le Bas-du-Fleuve, Klô imprègne ses textes de la nature humaine et de la nature tout court, de la mer notamment.Malgré les nombreux prix qu\u2019elle a remportés depuis son arrivée à Montréal il y a trois ans, elle garde les pieds bien ancrés dans son coin de terre.«Cela ne fait qu\u2019un an que je vis de ma musique, je ne suis pas riche.Une bourse du Conseil des arts m\u2019a beaucoup aidée.Maintenant, nous faisons des J'ai interprété ma première composition à la polyvalente.Depuis, à chaque concours ou festival auquel je participe, spectacles plus payants et ça va bien.» Quand elle dit «nous», elle parle de son groupe de musiciens nommé Le Câline de Bine Band.On peut d\u2019ailleurs écouter les deux albums de Klô gratuitement sur son site Web ludique à souhait.En2010,ellearemportéleprix Richard Desjardinsà Ma PremièrePlace des Arts.Ce prix incluait dix jours de classe de maître en résidence chez Gilles Vigneault, à Natashquan.La poète éclatée a été honorée de l\u2019enseignement du trésor national de la chanson québécoise.«Cela a transformé la manière dont je porte attention à ce que j'écris.M.Vigneault nous ramenait souvent à l'origine des mots et nous suggérait fortement de consulter le dictionnaire.C\u2019est un homme humble qui, malgré son âge, se remet encore en question», raconte-t-elle.La bulle pleine de projets, Klô Pelgag (Chloé Pelletier-Gagnon de son vrai nom) regarde en avant.Elle s'amuse souvent à dire aux gens que c'est un nom ukrainien en guise de réponse simple.Malgré certaines angoisses, elle continue de se lancer, sans trop y penser, dans des zones musicales encore inexplorées.Dans les prochains mois, quatre nouvelles pistes numériques seront disponibles sur son site et un album complet sera en chantier.«Je veux aussi apprendre à jouer du #hérémine.C\u2019est un instrument de musique électronique ancien basé sur les ondes et on en sort des sons bizarres comme on peut en entendre dans les vieux films d'horreur.Quand je regarde sur You Tube des gens qui en jouent, je trouve qu\u2019ils ont l\u2019air dérangé.C\u2019en est épeurant parfois!», lance-t-elle en riant.® klopelgag.com LA VÉRITÉ SUR BINNILLI WHITE ET JONATHAN MORIER SORAYA ELBEKKALI «Il faudrait faire moins de bruit\u2026» Cinq minutes à peine après que nous avons pris place dans ce petit salon de thé de la rue Emery, l\u2019'employée nous signale gentiment, mais fermement, que nous dérangeons la quiétude des lieux.C\u2019est qu'avec son enthousiasme badin et son rire contagieux, Jonathan Morier a rapidement fait de transformer cette simple entrevue pour lui donner des airs de rendez-vous amical.Rencontre avec un jeune comédien qui, après avoir participé, entre autres, à Mutantes de Pierre Lapointe et à Rouge gueule d\u2019Alexandre Vigneault, présente son projet personnel Happy Incest («Je suis contre Uhappy incest») au festival Vue sur la Reléve.» LITINERAIRE | 5 T avril 2012 ACTUALITÉ & CULTURE 21 deux ACTUALITÉ & CULTURE Cette création très humble, comme il la décrit lui-même, Jonathan Morier la peaufine depuis quelque temps déjà.Présentée initialement dans le cadre du festival Fringe de Montréal 2011, la pièce de théâtre s\u2019est écrite presque d'elle-même puisqu'elle découle des notes et pensées que l\u2019auteur a consignées dans son agenda.«C'est un best-of de mes réflexions de 2011.Je parle de ce qui m'habite foncièrement, c'est très large, ça passe par la philosophie, les réflexions amoureuses, la joie, la magie, la pornographie, la mort et le happy imcest aussi\u2026», explique, entre deux gorgées de thé noir, le comédien de 27 ans.L'happy quoi?Oui /l\u2019happy incest, c'est un terme que le comédien a trouvé pour décrire l\u2019abus de toutes sortes que l\u2019humain peut exercer sur un autre être humain dans la joie et l'indifférence de tous.Cette tirade entrecoupée de musique, Jonathan Morier l\u2019a articulée autour d\u2019une histoire.Celle de Binnilli White, un donneur de sperme qui veut laisser un héritage \u2014 les 31 réflexions de Jonathan \u2014 à ses enfants qu\u2019il ne connaîtra jamais.«J'ai pris ce nom un peu bidon parce que je ne cherchais pas à ce que des gens que je connais viennent me voir, se rappelle-t-il en rigolant.Je voulais avoir un terrain pour lire une de mes créations».Manque de bol pour Jonathan, l\u2019ancien chroniqueur des arts de la scène de Voir, Christian St-Pierre, repère sa photo sur le communiqué de presse du Festival et recommande son spectacle sur son blogue.Binnilli White est démasqué et Jonathan Morier reçoit le prix Coup de Cœur Fringe 2011.Ce n\u2019est pas le premier honneur que le jeune comédien décroche.Son talent est salué par le milieu depuis la fin de sa formation en théâtre musical au Collège Lionel-Groulx de Sainte-L'hérèse.Son jeu est qualifié «d\u2019une incroyable justesse», de «plus vrai que nature» ou simplement de «remarquable» par plusieurs critiques des arts de la scène.Pourtant, c'est avec une humilité sincère que le comédien parle de ses bons coups.«Tout ce que l\u2019on est et ce que l\u2019on fait est relié à plein d\u2019autres facteurs, a d'autres personnes qui nous entourent, pas seulement à soi.On peut être fier sans vouloir écraser les autres.» Cette humilité, aujourd\u2019hui essentielle à son équilibre, l\u2019a longtemps maintenu dans un sentiment d\u2019imposteur.Il rappelle souvent qu\u2019il est arrivé au théâtre un peu' sur le tard et beaucoup par hasard.«J'avais 17 ans, je voulais sortir du système scolaire même si j'y réussissais très bien.C\u2019était comme une crise existentielle, je ne voulais plus être dans un carcan.Je voulais apprendre par moi-même, me recentrer», se remémore le fluet jeune homme, les yeux brillants.Armé de son JONATHAN MORIER dictionnaire Le petit Robert qu'il consulte pour apprendre des mots nouveaux et rester intellectuellement actif, Jonathan fait le trajet Chambly-Montréal en autobus, erre dans la ville aux cent clochers, prend un cours de danse, puis se joint à une chorale.Une porte s'ouvre à lui, celle du théâtre musical.Jonathan fonce.Le programme plaît d'emblée au jeune homme, il s\u2019y sent bien.«j'aimais la vibe, j'étais impressionné par mes collègues, des jeunes gens beaux, talentueux, qui s'exprimaient bien.Je me sentais comme un imposteur parmi eux», confesse-t-il.Ce sentiment le poursuivra longtemps après la sortie des bancs de l\u2019école.Pour y remédier, il entreprend en parallèle un baccalauréat en psychologie à l'Université du Québec à Montréal.Aujourd\u2019hui, malgré son succès sur les planches (Mutantes, Rouge Gueule, Norway Today), Jonathan Morier continue sa formation universitaire en psychologie et prépare méme son entrée au doctorat.Désormais, grâce notamment à cette distance avec le milieu qui lui semble vitale, Jonathan Morier accepte maintenant de revêtir le chapeau de comédien.«Après Norway Tbday, où nous n\u2019étions que deux sur scène pendant plus d\u2019une heure et demie et qui a été bien reçu, j'ai fini par me dire que je devais avoir un petit quelque chose d\u2019un comédien».Oui, quand ce petit quelque chose est courtisé par Pierre Lapointe et Claude Poissant, ce petit quelque chose doit être «pas pire pantoute».@ JONATHAN MORIER / BINNILLI WHITE, HAPPY INCEST Dimanche 15 avril à 20h www.vuesurlareleve.com SIMON KINGSBURY KINGSBURY, TOUT SIMPLEMENT SARRA GUERCHANI Le rendez-vous est donné a Simon Kingsbury dans un café de la rue Saint-Denis.Un homme d\u2019une vingtaine d\u2019années arrive, sac en bandoulière, cheveux longs et fins et une barbe qui lui donne un petit style négligé.À 24 ans, le chanteur et guitariste du groupe Lac Estion s\u2019est parallèlement lancé dans une carrière solo.C\u2019est avec un folk rock bien à lui qu\u2019il fait son bout de chemin sur la scène indépendante québécoise et qu\u2019il participera au festival Vue sur la relève.16 LIMINÉRAIRE 1 avril 2012 À la fin 2011, après une rupture amoureuse, Simon se réfugie chez lui et couche toutes ses pensées sur papier.Avec ses textes, moins cyniques que ceux interprétés avec Lac Estion, il décide de se lancer le défi d\u2019une carrière solo.Intègre et spontané en entrevue, Simon parle de son enfance, de sa passion pour la musique, de ses amis, de sa blonde.Pourtant de nature introvertie, il dit ne pas être du genre à se confier à ses amis.Il préfère M Tift com ACTUALITÉ & CULTURE \u2014 chanter ce qu\u2019il ressent : «Ça rend mieux sur papier», confit-il avec un petit sourire.11 confesse que la scène est devenue une petite thérapie personnelle.En effet, l\u2019artiste originaire de Saint-Jean-sur-Richelieu partage humblement ses joies et ses peines avec son public.«Je veux que les gens s'associent à moi, affirme-t-il.Après les concerts, lorsque des personnes me disent que mes textes viennent les chercher, ça me rassure.» Signe que ses compositions en interpellent plusieurs, ses prestations sur scène sont accueillies avec enthousiasme par un public de plus en plus nombreux.Il s\u2019est déjà produit dans plusieurs festivals, dont les Francouvertes et les Francofolies de Montréal.«JE VEUX QU\u2019ON M\u2019IDENTIFIE AU QUÉBEC» C\u2019est à 16 ans que Simon commence à composer ses premières chansons.Ses origines anglo-saxonnes vont le pousser naturellement, à ses débuts, à chanter en anglais.Mais rapidement, sa rencontre avec Pierre Alexandre Charrette, qui lui propose d\u2019intégrer son groupe Lac Estion, l\u2019amènera à composer en français.Simon Kingsbury est littéralement tombé amoureux de la langue de Molière.«J'ai adoré la langue française; ses intonations, ses attaques, ses mots et ses expressions sont très riches, décrit l\u2019artiste.J'ai plus de facilité à décrire mes pensées en français.» Au fil du temps, Simon a exploré différents styles musicaux, pour finalement opter pour le «je reste moi-même».Dans ses chansons, Simon préfère de loin garder son accent et ses expressions québécoises que d'adopter un français international.«Ça donne du charme et de la personnalité à mes chansons, affirme-t-il.Lorsqu'on m\u2019écoute chanter, je veux qu\u2019on m'identifie au Québec.» Caril adore la culture québécoise.Ses influences musicales proviennent d\u2019ailleurs majoritairement de la province, comme Fred Fortin et Richard Desjardins.Plus que tout, rester lui-même est ce qui importe le plus à cet auteur-compositeur- interprète.«Si je chantais juste pour plaire, j'arrêterais toute de suite ce que je fais», conclut-il, visiblement passionné.# Simon sera sur scène le 19 avril prochain au festival Vue sur la relève PHILO & VINCE LES HÉROS ORDINAIRES FLANAGE MAN! UNE AUTRE CONTRAVENTION! FLANAGE.PFFFTI YOUPEH x ON VA POUVOIR TAPISSER LES MURS MON SALON LE MÉTRO.J'LES ÉCOEURE TU CSG AVEC LES VIEUX CARBONES, ON \\ FERA DES TATOOS.Funct MON OELL.PROFILAGE! / OU DES FAUSSES MOUSTACHES! JAMAIS RIEN BEN.FLANER TAFFECTE MAN?ÇA ME DÉPRIME TOUJOURS UN PEU L'ITINÉRAIRE [7 1+ avr 2012 rate A EA aA Tr Ste late sectes 12 | Dean O nv.ou EE pe EA] s hdd | J rE > LN 1x 0 IN A ¢ 2 4 L ASE ta i § Ca 5 OU = * 20HSE fi i ho i; ily i ~ y A ie PR i ON o À a ~N j : Sn PDN i Et UN he a 2) ts ; x A} % IN ; in Zi w= > : = NN \u2014 | 2 | 3 eee TERY a fr Le x ) In RRS yl SN AN LUN 0) = ee = N ON sa | = SN A A \u201c| tr ae Te, DN No VW > \u2014 A 4 Eh Æ: ee NE tt \\3 NN N hh \u201ca > a Ness Tee 34 AN 2 Fag \u201c2 N A D SN (a RS a ¥ of 4 > AS Hy ve» = SSH» NEY # = \\ Le SN \u201c3 se Ÿ 9 AN ve = ET h Sa == = N = des ra OA N Ny 2 aS RE Te SN Cf SE a ~~ = = nv ve x SS ; Re a 4 + sn \u20ac Sa on Laem NEE SN Sa woe \u20ac\u201d S WN = a rs RS : se = Fa > 3 b - 2b SE SY WIV ?TUTO RT ve Ps pu S GRANDE ENTREVUE _\u2014 En arrivant au bureau des Impatients, qui offre des ateliers d\u2019art-thérapie aux personnes à la santé mentale fragile, Clémence DesRochers m'accueille gentiment en me présentant Félix, un «Impatient», qui me montre fièrement une de ses œuvres accrochée au mur de la salle d\u2019exposition de la rue Sherbrooke.Félix fréquente l'organisme depuis six ans.«Je suis un vieux de la vieille», me dit-il en riant.Une œuvre de Clémence est exposée dans la même salle : un dessin de son chat, mort en 2011, lui aussi nommé Félix.«Félix-e!, précise-t-elle, sinon c'était impossible de l'appeler!» On croyait que Clémence DesRochers avait touché à tous les domaines artistiques, une Jack of all trades, comme elle se décrit elle- même : monologue, écriture, théâtre, chant, poésie.Mais on ne connaissait pas Clémence l'artiste visuelle.«Je suis une sans dessin qui dessine», dit-elle de sa jolie petite voix, ajoutant qu\u2019elle adore cette forme d\u2019art, malgré sa méconnaissance des notions techniques qui leur sont propres.Le dessin sert d\u2019exutoire aux Impatients, dont le nom fait référence à la fleur qui pousse à l'ombre.«Comme artistes, on éprouve tous de l'insécurité comme celle que vivent les Impatients», raconte Clémence DesRochers, attablée à l\u2019atelier de dessin rempli d'œuvres créées pour exorciser les maux des participants de l\u2019organisme.«On a tous nos peurs et nos angoisses.Moi, quand je suis inquiète, je prends un verre de vin ou une Ativan, je ne suis pas traitée parce que j'arrive à le contrôler, sinon c\u2019est pareil.On exprime par l\u2019art ce qui ne se dit pas avec des mots, dit-elle, avant d\u2019ajouter : nous, les artistes, on est tous des Impatients.» Lorsque je lui demande ce que c\u2019est d\u2019être un Impatient, Clémence me parle de Félix, schizophrène souffrant d\u2019anxiété.«C\u2019est très dur pour lui d\u2019être bien, explique-t- elle avec empathie.Il est heureux, mais on le sent fébrile.Il est toujours dans un état inquiet, tourmenté.» Quoi faire pour calmer cette anxiété?II n\u2019y a rien comme l'humour pour détendre l\u2019atmosphère et pour rapprocher les gens.Et ça, Clémence, qui en a fait sa carrière, l\u2019a compris depuis belle lurette.Lors de la séance de photos pour la couverture de L'Itinéraire, la comédienne pince-sans- rire a enchaîné blague par-dessus blague, faisant tomber comme par magie la timidité des trois Impatients, moins à l'aise qu'elle devant la lentille du photographe.«Je vais m'accoter sur mes coussins, rapprochez- vous, les filles, vous devez faire au moins du 42D!», s\u2019exclame-t-elle en s'adressant aux deux femmes qui l'entourent.«Les faire rire, ça me fait plaisir, sinon tu vois comme ils sont sérieux», me dit-elle tout simplement, une fois la séance terminée.À BAS LES TABOUS La comédienne n\u2019a aucune gêne et c\u2019est tant mieux, parce que les tabous ne sont pas les bienvenus chez Les Impatients.«J'aime briser les tabous, j'ai fait ça toute ma vie! J'ai commencé ma carrière à parler contre les sœurs, j'ai parlé de la ménopause [dans J'ai show en 1987].Ce n\u2019était pas des sujets très show-business», se remémore-t-elle.Au début des années 2000, Clémence a brisé un tabou hors de la scène en dévoilant sa relation des 40 dernières années avec Louise, son agente.À ce sujet, elle a déclaré : «Pourquoi ne pas parler à haute voix de l\u2019amour de deux femmes?» Bien qu\u2019elle ait définitivement mis un terme aux tournées de spectacles, la grande artiste, qui a donné sa première chance à Yvon Deschamps dans les années 60 lorsqu'elle avait sa boîte à chansons Patriote à Clémence, n'arrétera pas de travailler pour autant.«La retraite?Je ne sais pas ce que c'est.Je vais continuer à vivre jusqu\u2019à ce que je meure et on verra bien!» Le dessin occupe une bonne partie de son temps (lire notre encadré Clémence et les peurs d'enfance), et elle étend sa philanthropie en donnant des spectacles- bénéfice pour d\u2019autres organismes, ce qui lui permet de garder une présence avec le public sans se sentir épuisée par le rythme effréné des tournées.«Je ne rentrerai pas chez les moines à côté de chez nous!», assure-t-elle en riant.» L'ITINÉRAIRE 1 avril 2012 rt ROAR br «vasa Ym GRANDE ENTREVUE Avec plus de 50 ans de carrière derriere [J J elle, Clémence DesRochers n\u2019a plus rien à or prouver.Elle profite du bonheur qu'elle vit avec sa compagne Louise, son chien Luca et son chat Tintin, dans les Cantons de l\u2019Est qui l\u2019ont vu naître.Elle est sensible, rigolote et spontanée.En regardant les résultats de la séance de photos sur l'ordinateur de notre photographe, elle s'exclame : «Oh, ça c'est beau! Oh là là, tu vas gagner un prix avec gal» Malheureusement, le temps presse.Clémence doit donner d\u2019autres entrevues avant d'animer le vernissage de l'exposition La collection selon.Les Impatients.Avant de conclure, elle me lance du tac au tac : | «Qu'est-ce que tu voulais savoir à part de / ça?».Je me résigne à mettre un terme à la rencontre, lui faisant un dernier au revoir alors que les portes de l'ascenseur du quatrième étage du bureau des Impatients se referment devant moi.@ Impatients.ca 20 ANS D\u2019 «IMPATIENCE» EN DEUX EVENEMENTS 1) Lexposition La collection selon.Les Impatients, qui rassemble des œuvres produites dans l'atelier des Impatients au fil des années, est présentée jusqu\u2019au 20 mai à l'Espace Création de Loto-Québec.î 2) Le huitième coffret Milles mots d'amour, un recueil de lettres d'amour écrites par des Impatients et leurs amis | \u2014 «car c'est l'amour qui nous mène, à | la base», dit Clémence DesRochers | \u2014, est disponible en librairie.CLEMENS LUCIE HUAR { es Wilkin 5 ATYBIEN S'ENTOBRERIDE GAUCHEADROI | EINE EAE eS FYE\" ANNA-MARIA APUZZO, EN COMPAGNIE DE LARTISTE.CLEMENCE ET LES PEURS D\u2019ENFANCE Clémence DesRochers a «un vague projet d\u2019exposition» sur le thème des peurs de l\u2019enfance.Les siennes?«J'avais peur quand maman avait mal à la tête; elle avait des migraines.Aussi, quand mon père buvait beaucoup, explique-t-elle; c'était un poète [Alfred DesRochers].Et j'avais peur des sœurs, je les haïssais!», dit-elle le plus sérieusement du monde.Celle qui a été élevée dans un climat prônant la liberté ne pouvait s'empêcher de s\u2019enrager contre leurs méthodes d'enseignement.Elle en a même écrit un poème, qu\u2019elle me récite : «Je suis une écolière sur un chemin étroit / mon sac en bandoulière ce moment est à moi / juste avant la prière et la règle de trois.Clest beau, hein?» L'artiste a déjà commencé son projet.«Je me suis dessinée enfant, avec un gros bouquet de fleurs et une carte qui dit «reviens vite Maman» Elle a aussi dessiné la peur des chauves-souris, même si elle ne l\u2019habitait pas personnellement.«Ça habite l\u2019enfance!», explique-t-elle.20 L'ITINÉRAIRE 1° avril 2012 Les lecteurs de L\u2019Itinéraire Pe edd» Qh roe Pro > > font pti REE TRUE IR Plus desix millions de personnes a prs le monde votent fag Paie détue noi ainsi, ne Osi) ga) a changer la vie Se camelots actifs Leo: pays, representant plus dey TX ALI ooh hit oth En RT les lécteurs profitent d\u2019un journalisme indépendant de qualité, tout en sachant qu\u2019ils ont fait une différence.International IN|S 4 Network of Ee Papers Votez pour la dignité.\u201cÈRRE BRUNEAU «tou Dreuve en alt S\\N à A 2 wa 7 PA | IY eût NN Ji desch TN i i Jif V, Selon af Zz, is % 5 far faut 2 J [i a, Pa ji i Ret alg A To li Sma sen de {8 der f un ! = Are ne 0 fais JJ Ta : 1 Tho \u201c3 Bil UF, ~~, i ' + ~~ oh A > A _ a Eh i L\u2019union fait la force son Banque Nationale est heureuse de soutenir L\u2019Itinéraire.pa BANQUE |! NATIONALE ( Ÿ PHOTO : JEAN-FRANÇOIS HAMELIN Jérôme Savary marche sur les traces du D Julien personnes de l'entourage de cet nomme exceptionnel.permettent de comprendre son quotidien et de découvrir son univers.Laissez-vous inspirer par le D Julien.À chaque numéro de L'Itinéraire.les nombreuses rencontres du journaliste avec le créateur de la pédiatrie sociale, des enfants et des vous LE POT, A JÉRÔME SAVARY RIEN LA! À la table où il ausculte ses jeunes patients, Gilles Julien entend des choses étonnantes.Cette fille, par exemple, âgée de 12 ans, lui disant ce à quoi elle avait eu droit pour son anniversaire: «J'ai fumé du pot avec maman, elle m\u2019a donné la permission.» Selon le pédiatre social, la consommation de marijuana est endémique dans Hochelaga-Maisonneuve, où se trouve un de ses deux centres de pédiatrie sociale, comme c\u2019est le cas dans d\u2019autres quartiers de milieu défavorisé.«J'ai énormément de parents qui consomment du pot et j'en connais qui pourraient bien autoriser leurs très jeunes enfants à en fumer, explique-t-il.C\u2019est un phénomène assez inquiétant, car ce sont toujours les enfants qui, en fin de compte, finissent par écoper.» La consommation de drogues fait des ravages dans les familles dont les enfants sont suivis par le D\" Julien.«J'ai eu des jeunes qui fumaient des joints à longueur de journée», affirme le pédiatre.Résultat ils cessent d'aller à l\u2019école, car ils perdent leur motivation.«C\u2019est ça le drame : quand tes cool et relax tout le temps, t'as pas le goût de faire d'effort.L'école demande un gros effort, alors tu n\u2019y vas pas.\u2018Travailler, t'as pas le goût.aimes mieux être relax.» TROP DE STRESS.+ Dr Gilles Jullen Le fondateur du modèle de la pédiatrie sociale en communauté précise que ce phénomène de société est majeur et fréquent dans les milieux où il existe de multiples sources de stress.«Dans un milieu défavorisé, tu ne te paies pas de vacances, tes pogné avec tes problèmes sept jours par semaine.Ce ne sont pas des problèmes simples : manque d'argent, de bouffe, mauvaises conditions de logernent, maladie chronique\u2026 Le cumul de tout ça estextrêmement stressant pour n\u2019importe qui.Si t'as de l'argent, tu t'en vas une semaine 4 Cuba.ici, je nen vois pas beaucoup qui vont à Cuba.Ils se paient des voyages autrement.Mais [cette consommation de drogue] mène à une paresse intellectuelle, à une paresse sociale, à de l\u2019isolement\u2026 et il n'y a pas beaucoup d'outils pour contrer ce phénomène.» Ici, je n'en vois pas beaucoup qui vont à Cuba.Certaines familles que je rencontre dans Hochelaga-Maisonneuve se paient des voyages autrement.la Selon le médecin, cette consommation de drogue chez les enfants vulnérables est liée au fait que la marijuana est banalisée comme l\u2019était auparavant la cigarette.Entourés de parents qui fument des joints et de chums qui en font autant, de nombreux enfants imitent les comportements de leur entourage et en subissent les conséquences.«l'es rendu à la fin du primaire, tu fumes ton joint\u2026 c\u2019est sûr que tu ne seras pas motivé ni à aller de l\u2019avant, ni à être créatif à l\u2019école.Tout est relié», souligne Gilles Julien.Non seulement le po; démotive-t-il les jeunes vulnérables, mais il les entraîne dans une spirale négative.La consommation de pot est également risquée, car elle dénature les effets de certains médicaments.«Aux yeux de certains enfants, le pot est moins dangereux que n'importe quelle pilule, explique le docteur.J'ai des jeunes de 13 ou 14 ans à qui je prescris du Ritalin [indiqué pour traiter le trouble du déficit de l'attention] et qui me disent : «Moi, je fume du pot, y'a rien là! Mais toi, ta drogue, c\u2019est une cochonnerie, j'en prends plus.» Résultat : ces jeunes ne sont plus capables de se concentrer et ils s'absentent de l\u2019école.«Quand le besoin réel est prouvé et déterminé, médecine médicamenteuse doit être utilisée.Le pot est loin de remplacer le Ritalin», alerte le pédiatre social.RETROUVER L\u2019ENVIE Si le pot est un «démotivant», qu'est-ce qui peut motiver de nouveau les jeunes?«La seule motivation que je connaisse est celle de se sentir encouragé, de créer, de pouvoir utiliser non seulement son intelligence, mais aussi sa sensibilité pour produire quelque chose et être utile à la société», croit fermement le D' Julien.Pas étonnant que l\u2019une des bases de la pédiatrie sociale soit de faire vivre des succès aux enfants qui n\u2019en ont jamais vraiment vécu.C\u2019est par la musique et d'autres formes de création que le pédiatre et son équipe réussissent à les motiver et à les «ramener en piste».® BANQUE NATIONALE «2 série sur @ fondateur de la pédiatrie LA BANQUE NATIONALE est tière de vous presente: Sur les pas du Dr Julien sociale au Quebec 3 RETROUVER LE PLAISIR DE BOUGER SANDRINE CARPENTIER-LALANCETTE Danser dans son salon, marcher dans les rues, se déhancher dans les clubs.Ces gestes en apparence anodins sont souvent impensables pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson.Ce qui ne les empêche pas de faire aller leur corps de gauche à droite et d'avant en arrière, Vous vous demandez comment?Grâce à la thérapie par le mouvement, qui permet de remuer son corps dans tous les sens, peu importe sa condition physique.Sarah Humphrey, âgée aujourd\u2019hui de 62 ans, est atteinte de la maladie de Parkinson.Malgré son arrêt de travail, Sarah a refusé de cesser de bouger.C\u2019est ainsi que Parkinson en mouvement a vu le jour à Montréal, inspiré d\u2019un groupe de danse new-yorkais qui offre des cours adaptés aux personnes atteintes de cette maladie.«J'ai créé ce programme avec l\u2019aide de Joanabbey Sack et de Maura Fisher dans le but d\u2019améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de Parkinson», dit-elle.DES MOUVEMENTS LIBERATEURS En plus d\u2019être un divertissement en soi, la danse apporte de nombreux bienfaits physiques et mentaux.La technique LSVT BIG, utilisée par les professeurs de Parkinson en mouvement, est spécialement adaptée à la condition physique des danseurs du programme.Elle leur permet de réaliser des mouvements de grande amplitude afin de recouvrer de la vitesse et de la force.«La maladie nous empêche de faire de grands mouvements et de nous tenir le dos droit, souligne Sarah Humphrey.La danse nous fait penser grand.» La maladie nous empêche de faire de grands mouvements et de nous tenir le dos droit.La danse nous fait penser grand.- Sarah Humphrey, I'une des créatrices de Parkinson en mouvement et victime de la maladie Les deux professeurs de Parkinson en mouvement se complètent merveilleusement.Joanabbey Sack est danse-thérapeute et professeure à l\u2019Université Concordia au département de thérapie par les arts, tandis que Maura Fisher est danseuse et physiothérapeute à l\u2019Hôpital neurologique de Montréal.«Il est important de donner les cours en duo afin de mieux intervenir en cas d\u2019incident, explique Joanabbey Sack.L'expertise en physiothérapie de Maura Fisher complète très bien ma formation en apportant des principes physiologiques adaptés à la condition des danseurs atteints de cette maladie complexe.» 24 L'ITINÉRAIRE + avril 2012 L'objectif du programme Parkinson en mouvement mest pas de présenter les chorégraphies sous forme de spectacle, mais plutôt de profiter d\u2019une thérapie corporelle et personnelle afin de retrouver le plaisir du mouvement.«La force, l\u2019équilibre, la marche.Il faut être à l\u2019aise avec son corps CHANTEZ MAINTENANT Le programme qui se donne depuis 2007 offre en outre des cours de chant.«La voix s'affaiblit beaucoup avec la maladie de Parkinson, explique la fondatrice de Parkinson en mouvement.Il est important de faire des exercices afin de la conserver.» \\ LA et retrouver le plaisir de bouger plutôt que d\u2019en avoir peur», souligne Maura Fisher.Se lever de sa chaise, reculer, reprendre le mouvement aprés un arrét.Ces gestes sont des défis qu'une personne atteinte de la maladie de Parkinson doit relever au quotidien.«Lors des ateliers, nous demandons aux danseurs de nous faire part de leurs difficultés, ajoute la physiothérapeute.Nous interprétons ensuite le mouvement de façon chorégraphique: lentement, puis plus rapidement, sur le rythme d\u2019une musique lente, puis plus rapide.» Grâce à Sarah Humphrey, de nombreuses personnes gardent la tête haute.«La danse , c\u2019est amusant, rappelle Sarah Humphrey.Nos studios de danse sont loin des CHSLD et des centres thérapeutiques.» ® | À 2 ~ rx La force, l\u2019équiliore, la marche.|| faut être à l'aise avec son corps en retrouvant le plaisir de bouger plutôt que d'avoir peur.- Maura Fisher, physiothérapeute et danseuse PODIDDI DID IDIDDI DID ID II ODODIIIIGIOVOIOIIOOOOQ LE TAÏ CHI, BON POUR TOUS D 0 Q Q - .ie > - .& Le taï chi taoïste est une autre forme d'art qui permet de bouger peu importe & sa condition physique.«Le tai chi est un art interne de santé, précise Julie Ÿ Poulin, coordonnatrice a la Société de tai chi taoiste du Canada, région de Q > >, = > .4 ¢ l\u2019Est.Il s'adresse à tout le monde.C\u2019est ce qui fait sa grande popularité.Toutes Ÿ les personnes atteintes d\u2019une maladie physi ue, chronique, dégénérative ou Q P physiq q g % psychologique peuvent pratiquer le tai chi.» Cette approche, «bonne pour tout 9m, ct mauvaise pour rien», améliore la concentration, la flexibilité, l\u2019équilibre, la % Xirculation\u2026 Bref, elle garantit une meilleure qualité de vie.Q .42 \\ z a Julie Poulin souhaite intégrer peu à peu aux classes régulières des classes de taï chi taoïste adaptées aux besoins spéciaux.«Chacun y trouvera son chemin pour apprendre.Les personnes des classes adaptées vont bénéficier de l'atmosphère des groupes réguliers et ceux-ci de la présence des autres», explique la coordonnatrice.l£tre disponible et ouvert à son prochain aide à la compréhension des principes du taï chi taoïste et à leur application.«Il faut ouvrir son corps, son esprit et son cœur.» BOOED OOOOH OOOO PHOTOS: IGOR KORIONOV | DREAMSTIME L'IMNERAIRE 25 I= avril 2012 L'essayiste québécoise Djemila Benhabib s'oppose au port du voile musulman dans les édifices publics.Selon elle, quiconque défend le droit de porter le voile dans l\u2019espace public est un «allié objectif» des islamistes antiféministes.Dans son essai Les soldats d'Allah à l'assaut de l\u2019Occident, Djemila Benhabib soutient qu'au Québec, l'immigration a ouvert la porte à des musulmans conservateurs.Du coup, cette native de Chypre dénonce le refus de l\u2019élite intellectuelle québécoise, des socialistes et de bien des féministes de dénoncer la répression dont souffrent les femmes musulmanes dans le monde et aussi au Québec.Pourtant, dit Mme Benhabib, «la gauche québécoise» dénonce facilement les militants chrétiens antiféministes.«Les Québécois connaissent le conservatisme chrétien, car ils s\u2019y sont frottés avant les années 1960.Le conservatisme musulman, beaucoup de Québécois ne le connaissent pas», croit-elle.Des noms?Elle cloue au pilori, entre autres, le philosophe Charles Taylor, l\u2019historien Gérard Bouchard, la codirigeante du parti politique Québec solidaire, Françoise David, et l\u2019ex-candidate néodémocrate Samira Laouni.SYMBOLE D\u2019OPPRESSION Pour elle, le voile istamique est une aberration.«Le voile présuppose quune femme est une source de tentation sexuelle pour l\u2019homme.Celui-ci est donc dépeint comme un prédateur incapable de contrôler ses pulsions sexuelles.C\u2019est insultant pour l\u2019homme.» 2 6 L'ITINÉRAIRE 1 avril 2012 Ce conservatisme musulman paraissait jadis lointain, mais il s\u2019est implanté au Canada, dit- elle.«Des pères veulent contrôler la sexualité de leurs filles.Dans les cas plus extrêmes, pensons aux crimes d'honneur.Le père de la jeune torontoise Agsa Parvez la tuée, car elle refusait de porter le voile islamique», s'insurge-t-elle.Selon elle, nos principes moraux seraient mis à mal.«Les islamistes pervertissent nos valeurs de tolérance.Si on croit en l\u2019interdiction du port des signes religieux dans les lieux publics, les islamistes crient au racisme.» Ils veulent que les Québécois se culpabilisent et leur concèdent le droit d'imposer en paix l\u2019islamisme sur la communauté musulmane du Québec, affirme Mme Benhabib.Interrogée relativement aux propos de l\u2019auteure de l\u2019essai Les soldats d'Allah à l'assaut de l\u2019Occident, Samira Laouni croit qu\u2019il est possible de concilier Islam et féminisme.«Il est hors de question de défendre la burga et le niqab! Si une femme veut porter le hidjab, le voile qui ne couvre que les cheveux, il faut respecter son choix personnel», tranche-t-elle.Les dictatures musulmanes utilisent-elles le hidjab pour opprimer les femmes?Mme Laouni croit que non.Mme Benhabib accuse Mme Laouni d\u2019être associée au Congrès islamique canadien (CIC), un groupe en faveur de l\u2019instauration de tribunaux islamiques au Canada.«J'ai été bénévole au CIC sans en être membre, se défend Mme Laouni.Ils ont fait appel à moi pour défendre les droits des musulmans [au Québec].Je m\u2019en suis dissociée après les élections fédérales de 2008.» Quant au philosophe québécois Charles Taylor, il soutient qu\u2019il faut défendre le droit de porter des symboles religieux en public.«L'interdire, c'est permettre à l\u2019État de décider pour les individus,» dit-il.M.Taylor croit que notre «démocratie» doit tolérer des «opinions rétrogrades», comme voiler des femmes, «à moins que cela n\u2019inflige un mal concret à un individu».Quen est-il des crimes d\u2019honneur?«Ce n\u2019est pas une raison pour interdire le port du voile», ajoute M.Taylor.Malgré ce qu\u2019elle voit, Djemila Benhabib garde espoir.Selon elle, le commun des mortels québécois est «plus sensible» à la présence de l\u2019islamisme au Québec que l\u2019élite intellectuelle.# | DEVELOPPEMENT SOCIAL mmm § JEAN-MARC BOITEAU Journaliste de rue et camelot jeanmarcboiteau@yahoo.ca / SERIE LES GRANDES CAUSES / Parce quills sont trop souvent dans lombre et que leur travail doit être connu et souligné, Ltinéraire a décidé de consacrer une série spéciale aux organismes d'ici.Tout au long de l'année, vous pourrez découvrir un organisme à chaque numéro.L\u2019'EXODE OU L'ESPOIF D\u2019UNE RENAISSANCE Libéré de ses dépendances suite à une thérapie à l\u2019Exode, Michel Poirier, camelot à L\u2019Itinéraire, m\u2019a demandé si j'étais intéressé à écrire un article sur la maison de réhabilitation qu\u2019il a fréquentée.C\u2019est avec plaisir que je me suis présenté au 2590, rue Letourneux pour m'\u2019entretenir avec Michel et le directeur général, M.Martin Lafortune, un individu fort sympathique.LExode a vu le jour le 2 juillet 1990 à Montréal en tant qu'organisme de réinsertion sociale pour une clientèle masculine.Aujourd'hui, une clientèle mixte peut bénéficier des services offerts par l\u2019organisme.Fondé par M.André Dumont, prêtre et missionnaire oblat, en collaboration avec sœur Jacqueline Proteau, £.j., l\u2019Exode fut alors un pionnier québécois dans le domaine de l\u2019aide aux personnes aux prises avec un problème de toxicomanie.Les objectifs des participants?Saffranchir de leurs problèmes de consommation, développer des habilités de communication et d\u2019affirmation de soi, gérer plus efficacement leurs émotions, acquérir le sens de la responsabilité et de l\u2019autonomie ainsi que prévenir la rechute.LA RÉINSERTION SOCIALE : UNE ÉTAPE CRUCIALE La maison de réhabilitation l\u2019Exode considère la réinsertion sociale comme une étape essentielle d\u2019un cheminement thérapeutique.Celle-ci est une période de transition nécessaire entre un milieu protégé (la thérapie, non moins importante) et la réalité extérieure.M.Lafortune rappelle l'importance de suivre une thérapie complète avant de se présenter à une maison de réhabilitation comme l\u2019Exode : «Les personnes qui ont des difficultés lors de leur réhabilitation sont, en majorité, des personnes qui ne se sont pas encore débarrassées de leurs dépendances», explique-t-il.Le retour progressif à l'autonomie est le résultat de la consolidation des acquis du programme thérapeutique.Pour cela, l\u2019encadrement demeure un atout de première importance.J'ai demandé à M.Lafortune de me raconter quelques anecdotes concernant le séjour des clients de l\u2019Exode : «Une fois, un client a décidé de mettre fin à son séjour chez nous.Il est donc sorti par une fenêtre pour quitter alors qu\u2019il n'avait qu\u2019à sortir par la porte, puisque à l\u2019Exode, les personnes ont toujours été libres de mettre un terme au programme!» MESSAGE D\u2019ESPOIR Quand je me suis présenté à l\u2019Exode, j'ai observé une clientèle mixte regroupant des jeunes et des moins jeunes, discutant entre eux en toute harmonie.Ces gens semblaient heureux d\u2019être là.En discutant avec quelques-uns, j'ai constaté chez ces or lV personnes sympathiques une sincère volonté de se prendre en main et aussi l\u2019espoir d\u2019une renaissance.Je leur souhaite de poursuivre dans cette voie.Je peux témoigner personnellement des bienfaits de la sobriét.Je me souviens qu'après quelques mois d\u2019abstinence, un matin, j'ai entendu et remarqué le chant d\u2019un oiseau, ce qui me fit réaliser à quel point j'étais passé à côté de la vraie vie.Dans un état second, je n'aurais même pas remarqué le chant de cet oiseau qui agrémentait pourtant une magnifique journée estivale! Pour sa part, Michel est très fier de ses réalisations à l\u2019Exode.Il dit y avoir retrouvé un sens à sa vie.Je l\u2019ai senti véritablement soulagé d\u2019une immense pression causée par la dépendance.# 3 umemee 27 1 avril 2012 1 AVRIL / 20h i CLUB SODA, LE SAC 4 JS TELLE a] RoW 2012 ET ET TT AE ls information : 614.363.8868 www Je $26.2.00s ry La Maison Bleue: milieu de vie préventif à l\u2019enfance Côte-des-Neiges 3735 Plamondon Montréal (Qc) H3S 1L8 514-509-0833 Parc-Extension 7867 Querbes Montréal (Qc) H3N 2B9 514-507-9123 www.maisonbleue.info : Aidons nos familles C0) a porter la vie.re Vos dons peuvent faire toute la différence.Faites partie de notre village! \\ ! { | Etre là quand ça compte | La Maison Bleue est un organisme sans but lucratif qui offre des services de périnatalité sociale aux femmes enceintes vivant en contexte de vulnérabilité, ainsi qu\u2019à leur famille.Une vraie maison Des débuts de la grossesse jusqu\u2019aux premières années de la vie de l'enfant, la Maison Bleue soutient toute la famille en leur offrant des services de santé, sociaux, communautaires et culturels dans un environnement harmonieux, à proximité de leur milieu de vie.Ensemble, nous aidons les femmes et leur famille à construire un nid pour accueillir la venue du nouveau bébé.i | | | ! ee BE MP ms es \u2014 Le réseau d'aide w_\u2014\" www.rapsim.org Tél.: 514 879-1949 INFO RAPS Le réseau d\u2019aide aux S Montréal, seules et itinérantes de Montréal ~ iT A, ENCORE DES CONTRAVENTIONS ET DU PROFILAGE EN 2012.BERNARD ST-JACQUES Organisateur communautaire du RAPSIM Contrairement à ce à quoi on pouvait s'attendre, la remise de contraventions n\u2019a pas diminué de manière importante à Montréal ces dernières années.C\u2019est du moins ce qu\u2019on constate en prenant connaissance d\u2019une nouvelle étude recensant des contraventions émises à des sans-abri.Dernière de trois études, la recherche couvre les années 2006 à 2010 et a été habilement réalisée par Céline Bellot, professeure à l\u2019École de service social de l\u2019Université de Montréal et par Marie-Eve Sylvestre, professeure à la faculté de droit civil de l\u2019Université d\u2019Ottawa.Les chiffres sont tirés des banques de données de la Cour municipale.On parle ici de 30 551 nouvelles contraventions émises entre 2006 et 2010, soit une moyenne de 6 000 annuellement.Pour la seule année 2010, 6 562 constats d'infraction ont été émis.De ce nombre, 37,2 % concernaient l\u2019espace public et 61,8 %, le métro.l'âge moyen des personnes est passé de 32,4 ans en 2003 à 39,3 ans en 2010.La proportion de femmes a aussi augmenté pour s\u2019établir à 12 % pour la période 2006-2010, comparativement à 7,5 % pour la période 1994-2004.Les principales infractions reprochées sont surtout la consommation sur la voie publique et le flânage.Dans le métro, 70 % des infractions concernent le non-paiement du titre de transport, fumer et être couché/étendu.Ces nouveaux chiffres sont frappants dans la mesure où la Ville de Montréal et son Service de police (SPVM) affirment avoir changé leurs pratiques.Dans la première étude (1994 à 2004), on déplorait déjà une multiplication par quatre du nombre de contraventions, mais si on compare les 3 949 tickets de 2003 avec les 6 562 de 2010, on voit que cette pratique est encore trop courante.MÉTRO ET PROFILAGE SOCIAL On a émis autant de contraventions dans le métro de 2006 à 2010 (5 ans) que pendant la période de 1994 à 2005 (12 ans), et plus du double (6 661) pour non-paiement du titre de transport que pendant toute la période 1994-2005 (3 132).Néanmoins, il serait faux de croire que l'augmentation des constats sexplique seulement par cette infraction.En des gestes qu\u2019ils posent.Dans l'étude, il a suffi d'observer la représentation des personnes itinérantes dans l'ensemble des contraventions émises pour constater un réel déséquilibre.Effectivement, si en 2006, les contraventions émises aux personnes itinérantes représentaient 171 % de l\u2019ensemble, ce pourcentage s'établit à près de 25 % de l\u2019ensemble des 17 861 contraventions émises à Montréal en 2010.Ce qu\u2019il y a de plus triste dans tout cela, c\u2019est qu'on croyait vraiment que des changements importants avaient été apportés, notamment plus de directives à l\u2019égard de la remise de contraventions.Il ne suffit pas de dire qu\u2019on s\u2019oppose au profilage, de créer des projets d\u2019intervention de proximité ou de gérer la judiciarisation des personnes, une fois qu\u2019elles sont tombées dedans.LES PERSONNES ITINERANTES SONT SURREPRESENTEES DANS LE SYSTÈME JUDICIAIRE.ELLES ONT REÇU LE QUART DE L'ENSEMBLE DES CONTRAVENTIONS EMISES A LA POPULATION MONTREALAISE, ALORS QU'ELLES NE REPRESENTENT MEME PAS 2 % DE CELLE-CI.effet, si on enlève toutes les contraventions émises pour non-paiement du titre de transport des chiffres de 2010, il y en a encore quatre fois plus qu'en 1994, l\u2019équivalent de l\u2019année 2003, même si l\u2019on a parlé abondamment de l\u2019inutilité d\u2019un tel recours.Les sans-abri font l\u2019objet de profilage social et de discrimination dans l'émission des contraventions.Ils sont davantage visés en raison de leur allure plutôt que Certes, la Ville et le SPVM ont changé leur discours, nient moins le profilage et nous ont présenté récemment un Plan stratégique sur le profilage qui contient des principes et des pistes d'action pour améliorer les rapports dans l\u2019espace public.Néanmoins, il serait temps que les nobles intentions des décideurs du Service de police descendent tout en bas de la hiérarchie et, ainsi, qu'on voit tous ces beaux discours se matérialiser dans les chiffres des études universitaires.Umeme\u2014 1 avril 2012 Réseau des Femmes d'affaires du Québec Avec plus de 1 800 membres, notre Réseau se renouvelle au quotidien.Nous sommes de plus en plus présentes dans notre milieu pour promouvoir l'importance de l'entrepreneuriat féminin au Québec ainsi que l'accession des femmes à de hautes sphères de la direction.Nous vous invitons à unir votre voix à la nôtre, en devenant membre de notre Réseau et ainsi contribuer à la mission d'identifier, d'accompagner et de propulser les entrepreneures et les gestionnaires de chez nous à la réussite de leurs objectifs.Pour informations : www.rfag.ca 514 521-2441 TOUJOURS SOLIDAIRES SCFR Syndicat canadien de 4 la fonction publique Fro % scfp.qgc.ca (5 @SCFPQuebecinfos ii SCFP-Québec Infos L'ACHAT ET LA VENTE D'UNE PROPRIÉTÉ, C\u2019EST UNE AFFAIRE DE CŒUR ET DE SAVOIR-FAIRE * Garantie de service » Intégrité * Mise en marché exceptionnelle + Conseils » Expertise +» Opinion de la valeur marchande de votre propriété AGENCE DU PLATEAU 1152 Mont-Royal est 514.597.2121 AGENCE DE ROSEMONT 2339 Beaubien est 514.721.2121 i Écotrip est un organisme à but non lucratif dont la mission est de promouvoir et de valoriser é C rip le développement durable, l'écocitoyenneté et l'écotourisme de façon positive.acotrip.qc.ip 30 L'ITINÉRAIRE 1 avril 2012 / NOUVELLES SUR L\u2019ITINERAIRE ET SES PARTENAIRES / RESEAU SOLIDAIRE IEEE SERGE LAREAULT Directeur général et éditeur de L'Itinéraire Serge.lareault@videotron.ca RÉNOVATIONS À L'ITINÉRAIRE L'Itinéraire est en période de rénovation du 30 mars au 14 mai 2012.Ces rénovations et aménagements ont pour but de réduire encore plus les coûts d\u2019exploitation du groupe et d'offrir de meilleurs services à nos camelots et participants en insertion, Nous allons tout mettre en œuvre pour qu'il n\u2019y ait pas d\u2019interruption des services, mais il y aura tout de même quelques bouleversements temporaires.FERMETURE TEMPORAIRE DU CAFÉ L'ITINÉRAIRE Le Café sera fermé du 30 mars au 14 mai 2012.Durant cette période, tous nos clients seront redirigés vers le Comité social Centre-Sud (CSCS) qui offre le même service pour les déjeuners et les diners.Le CSCS a été prévenu et pourra accueillir la clientèle au 1710, rue Beaudry, soit à quelques rues de nos locaux.DONS EN CARTES-REPAS Nous demandons aux généreux donateurs, qui distribuent dans la rue des cartes-repas aux personnes dans le besoin, de les conserver et de les distribuer seulement après le 14 mai, lors de notre réouverture.Nous aurons de belles surprises pour la réouverture et le service sera amélioré.Merci de votre compréhension.# AGENCE DE LA SANTÉ CHANGEMENT D'ADRESSE POSTALE L'administration du Groupe L'Itinéraire et la rédaction du magazine L'Itinéraire ont changé d'adresse.Veuillez prendre note que pour nous visiter ou envoyer du courrier, la nouvelle adresse est dorénavant la suivante : Groupe Lltinéraire 2103, rue Sainte-Catherine Est Montréal (Québec) H2K 2J3 ET DES SERVICES SOCIAUX DE MONTRÉAL PARTENARIAT AVEC L'ITINÉRAIRE POUR AIDER LES JEUNES DE LA RUE Au début de 2012, Z'Itinéraire a entrepris un projet triennal pour aider davantage les jeunes de la rue.Ces derniers se retrouvent sans revenus et vivent souvent de la mendicité.Ils sont également très nombreux à avoir des problèmes de consommation de drogues très dures, en vente dans la rue, qui affectent sérieusement leur santé mentale à court, moyen ou long terme.De plus, certains sont très judiciarisés, accumulant de nombreuses contraventions.Avec ses projets de magazine et de productions culturelles, L'Irinéraire veut les encourager à trouver des revenus de subsistance et à briser leur isolement en faisant partie du Groupe L'Itinéraire.Ils pourront ainsi bénéficier du soutien d\u2019intervenants et de pairs-aidants pour les aider à réduire ou à arrêter leur consommation et reprendre leur vie en main.L'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal vient de s'associer à notre initiative, à titre de partenaire, pour une période de 14 mois.L'Itinéraire a en effet été accepté dans le cadre du Programme de soutien au financement du traitement de la toxicomanie (PSFTT), duquel nous recevons 59 883 $.Cet appui de l'Agence nous permettra de compléter notre équipe de travail dans le but de rejoindre quelque 500 jeunes de la rue par année.L'Agence s'ajoute à nos deux premiers partenaires qui ont accepté de financer ce projet triennal, soit la Fondation Intact et le Forum jeunesse de l\u2019île de Montréal.Merci à tous de croire en nous et de contribuer à redonner espoir aux jeunes de la rue.® L'ITINÉRAIRE 3 | 17 avril 2012 8 Pour une deuxième année consécutive, L'Itinéraire représentait une étape du circuit de la Nuit blanche du festival Montréal en lumière.Paroles de rue, une projection de courts métrages réalisés par des jeunes au talent et à l\u2019imagination hors du commun, a attiré une centaine de curieux au Café l\u2019Itinéraire.La projection a commencé à 21h, accompagnée de popcorn en quantité industrielle et de boissons gazeuses.Les spectateurs ont eu la chance de visionner le film Georges3, écrit et réalisé par Joash Whyte, Mélodie Langevin et Marc- André Fortier, en compagnie de leur réalisateur-formateur François Bonentant.L'histoire se résume ainsi : dans un institut psychiatrique, la disparition du patient Georges Bégin inquiète la direction; pour résoudre l'affaire en toute discrétion, on fait appel à un détective privé bon marché qui récoltera trois versions des faits complètement loufoques et contradictoires des trois patients l'ayant vu pour la dernière fois.Georges3 est un film rempli d'humour, qui pousse à la réflexion sur la question de la santé mentale dans notre société.En plus de divers courts métrages \u2014 projets personnels des jeunes participants à ce programme d\u2019insertion socioprofessionnelle en vidéo \u2014 les spectateurs présents ont pu apprendre à connaître différentes facettes du métier de camelot à travers le visionnement de certains blogues vidéo des camelots de L'Itinéraire.La soirée a été ponctuée d'échanges et de discussions entre les participants et les spectateurs dans la salle, notamment au sujet de notre perception des personnes itinérantes.Le tout a été animé de main de maitre par Julien Landry-Martineau, agent de développement à L'Itinéraire.Nous avons déjà hâte à l'année prochaine! & 32 L'MINÉRAIRE T avril 2012 La soirée a été ponctuée d'échanges et de discussions entre les participants et les spectateurs dans la salle, notamment au sujet de notre perception des personnes itinérantes.FW E, ! \u2018A ooops aE ons.{UY PHOTO: MARIE-LISE ROUSSEAU er TERE LS SEE AS A Lt EE in nie ee / / Ze = NY #- = 4 7 Er NA \\ 72 1 ; Ÿ ; = \\ AN > a \\ \u2019 À eso N \u2018 \\ 4 \\ | \\ \\ X\\ 0 WW | \\ 3 A \\ y \\ y N À ht vig | NA états AAA A LA bu fé: ae._fenÿac Pour une victime, retrouver une vie ordinaire, c\u2019est extraordinaire.CENTRE D'AIDE AUX VICTIMES D'ACTES CRIMINELS ; _ Gratuit et confidentiel - 1 866 LE CAVAC - www.cavac.gc.ca Formé pour vous épauler 2-VOUS POURRIE CCUPER VOUS ENO = P= | \\ If P ¢ > & + WES le .» b- \\, \u2014\u2014\u2014\u2014\" Lo SRA I vou aT DL 4 oc Ei: LL E HOURBIB TIDE FOIE ER 0).TL VURNIR DES VETEMENTS 1515158 dE - PE ET.7 JÉSQUE, 12 2] AS TS D EINSE LEMENT POUR QUE La TER TS PTS LENS: SRE 1755 AE, ee 5 FRS) ji Pas SE VO pre re ALORS, AIDEZ-NOUS A LE FAIRE.FEE INGE posts © Mi sai 2 25e za0 IOTOTNIPHEI, = 2 -l ECTACLES * 1676 Ontario Est, 514.598.0709 RECEPTIONS IAE | Y i ( H À N G Commanditaire: -\u2014 i NR Ny « Soirée Bénéfice, ae | 13 MONT-ROYAL EST ko | poms ON oe link) LIVRES BD CD DVD VIT BLU-RAY JEUX VIDEO | D\u2019 OCCASION pré Träciine 4 Chez Ma grossd } ven ndredi 6 \u2018avril 201% Truit chérle VO SEL and SNM: AFFICHEZ VOS VALEURS LET ok Roll dn Quite | 50% DU COÛT DU MAGAZINE | : POUR AIDER QUELQU\u2019UN i Repas de la cuisine du Feb Extra 150$ nde an profit dy Musée W a Rockin Roll dy Québec) rations/billets - www.museedurocknrollduguebec.com k N SCÈNES CONTEMPORAINES | : LA CHAPELLE | 5 _ x © | i a C AB ARET GR AVEL ; Vous recevez deux fois par mois un magazine unique qui 0 i pose un regard engagé sur la société avec des entrevues 4 CABARET ! de fond de personnalités publiques impliquées et des Co FREDERICK GRAVEL ; témoignages de vie qui aident a lutter contre les préjugés; ÿ Vous agissez concrètement auprès d\u2019un camelot pour | i MONTREAL | AU LION D'OR l\u2019aider dans sa démarche de réinsertion sociale; fo PREMIÈRE MONDIALE _ EE 000 SE ) 1676, RUE ONTARIO # n EST, MONTRÉAL Vous paricipez à un mouvement de solidarité; ; 1 - 4 MAI LACHAPELLE.ORG oT | Vous partagez le auotidien des camelots sur leur blogue.4 FE L ror eo ee or er oo Restauran EE www.itinergire.ca oO Oniggio E.34 LITINERAIRE | ; 1- avril 2012 | \u2014\u2014 A = A LES COULISSES DE L'ITINÉRAIRE HN CYLVIE GINGRAS Chroniqueuse de rue MOCHE JUSQU\u2019AUX OS En 1990, j'ai attrapé une hépatite C, qui est restée stable pendant 22 ans.Or, en octobre 2011, je commence à être très malade : je vomis de la bile et tout ce que je mange, j'ai la diarrhée et je maigris à vue d'œil.À la suite de tests sanguins, on découvre que mon hépatite C est devenue chronique et virale.Je vous épargnerai toutes les analyses que j'ai dû subir à St-Luc depuis ce moment-là : l'enfer! J'ai tellement perdu de poids, entre 40 et 50 livres, que je dois faire le deuil de mon corps d\u2019avant.Le mot «avant» est désormais celui que je déteste le plus.À chaque fois que je dois le prononcer, cela me brise le cœur, car je réalise toutes mes pertes.Je m'ennuie de mon corps d'avant, ni un corps de fille, ni un corps de garçon, mais surtout pas un corps de femme.j'aimais mes petits seins durs et fermes, parfaits pour tenir dans les mains d\u2019une honnête femme prête à me faire des propositions malhonnêtes! J'ai toujours mis mon corps de l'avant pour séduire, tout en me servant de mon humour et de ma personnalité colorée.Toute ma vie, la séduction et la sexualité m'ont servi de moteur.En thérapie, je m'étais fixé comme objectif de travailler sur mon estime de soi.Comment regagner mon estime de soi alors que je ne m'aime plus?Oui, je me sens moche.Je me trouve moche jusqu'aux os.J'accumule deuils après deuils.Non seulement ceux que je dois inévitablement subir, mais ceux que je suis obligée de faire.Par exemple, j'ai dû abandonner mes cours de chorégraphie hip hop, au cours desquels je m\u2019éclatais et qui me permettaient de sortir de ma tête.En janvier, on m\u2019a donné un premier vaccin, le Twinrix, car après avoir contracté une hépatite À en 1989 et une hépatite B en 1990, au bout de dix ans, je n\u2019étais plus immunisée.C\u2019est comme si on m\u2019injectait du feu! Il me restait quatre vaccins à recevoir, mais j'ai refusé parce que le lendemain, j'avais vomi toute la journée.C\u2019est sûr qu'avec mon métabolisme, il va me falloir six mois pour prendre cing livres.Bofl, cela prendra le temps qu\u2019il faudra./ CHRONIQUE DE RUE / + ne EEA] Caen Présentement, j'attends les résultats d\u2019un test qui s'appelle le fibroscan.Si j'ai une cirrhose, selon les médecins de l'hôpital St- Luc, je devrai commencer les traitements d\u2019interféron\u2026 Mais je sais que je peux vivre 20 ans avec une cirrhose, tout en restant asymptomatique.Ces temps-ci, je me sens mieux.J'ai retrouvé mon appétit, je mange deux fois plus qu'avant et surtout, je ne vomis plus mes repas.Alors, plus j'y réfléchis, plus je me dis que je ne suivrai pas le traitement d\u2019interféron, qui va me rendre malade.Je vais devenir jaune, verte et le peu que je vais manger va goûter le métal.C\u2019est définitivement trop d\u2019effets secondaires pour ce que je peux endurer.Il y a des limites.Je prends des narcotiques contre la douleur et cela me permet d\u2019être fonctionnelle.Ce n\u2019est pas pour le /rip ni pour le buzz que je les prends, mais dans mon livre à moi, cela ne sert à rien de souffrir physiquement inutilement.Au fait, y a-t-il des souffrances utiles?Je suis déjà aux prises avec mes souffrances psychologiques, psychiques et mentales depuis octobre.Alors, n\u2019en jetez plus! Ma cour est pleine et il n\u2019y a plus de place! Finalement, si j'ai décidé de refuser tout ce que les médecins me proposent, c\u2019est tout simplement parce que je ne suis pas faite pour être en mode survie je ne veux pas survivre, ni exister.Je suis faite pour vivre intensément et pour mourir doucement.Je vous demande de prier pour moi afin qu'un jour je puisse reprendre ma vie d'«avant».@ L'ITINÉRAIRE 3 5 1 avril 2012 3 IE LES COULISSES DE L'ITINÉRAIRE $ / MOTS DE CAMELOTS / a - \u2018 Es pate) 36 L'ITINÉRAIRE 1 avril 2012 La greve étudiante CÉCILE CREVIER Préposée au Café L'Itinéraire et camelot au métro Fabre Japprouve cette grève à 100 %, car aujourd\u2019hui, pour pouvoir se débrouiller dans la vie, il faut absolument avoir fait des études supérieures.Si les coûts des cours augmentent, les jeunes de familles modestes ou défavorisées vont devoir s'endetter encore plus pour poursuivre leurs études.Et certainement que plusieurs d\u2019entre eux vont lâcher.Par contre, augmentation des frais de scolarité ne touche pas vraiment les enfants de familles aisées et cette situation inégale contribue donc à perpétuer la pauvreté dans notre société.Sutton, lieu de ma renaissance BERTRAND DEROME Camelot, Sutton Vous vous demandez peut-étre comment j'en suis arrivé à vendre L'Itinéraire à Sutton, C\u2019est une longue histoire.Cela faisait huit ans que je couchais dans les ruelles et les fonds de cour quand mes parents m'ont amenéàla Villa Châteauneuf, lieu de retraite bien connu à Sutton, sous le prétexte de me permettre de me reposer et de me refaire une santé.À mon arrivée, je pesais moins de 100 livres; j'étais détruit moralement et physiquement.Immédiatement, j'ai été pris en charge par René Tessier, un ex- toxicomane, qui accompagne les gens dans leur cheminement.Par la suite, j'ai reçu le sacrement du pardon, pendant lequel on raconte notre vie et nos moindres secrets à un prêtre et j'ai reçu la grâce au pied de la Cependant, je ne suis pas pour la violence et je veux que les manifestations se passent dans le calme.Briser des voitures et défoncer des vitrines ne font pas avancer les choses.Au contraire, cela tourne la population contre eux.Il faut quand même se dire que, souvent, la violence est causée non pas par les étudiants eux-mêmes, mais plutôt par des casseurs «professionnels» qui s'amusent à faire du grabuge et à provoquer les policiers.Ces derniers se doivent également de faire la part des choses et de ne pas tabasser les gens.Regardez ce jeune qui ne faisait rien de répréhensible et qui s\u2019est fait blesser à un œil! Donc, pas de violence ni du côté des manifestants, ni de celui de la police, s\u2019il vous plaît! Jespère que les étudiants ne lâcheront pas et que le gouvernement va enfin comprendre leurs revendications, car leur cause est juste et il en va de la qualité de vie des générations futures.croix.Depuis ce temps, je suis sur la bonne voie.Je suis tombé en amour avec le village et j'ai décidé d\u2019y rester.Cela fait plus de trois ans et demi que je n'ai pas consommé.Travailler dans un village est très valorisant.Tout le monde me connaît et m'encourage.Comme j'habite dans le centre, je peux me déplacer à bicyclette ou à pied et l\u2019été, les ruisseaux où pêcher de belles truites ne sont jamais loin.Je fais aussi du bénévolat au foyer de charité, à la banque alimentaire et, chaque année, je participe à la guignolée.En plus de la vente de L'Itinéraire, je pellette des entrées l'hiver et tonds des pelouses l\u2019été.Bref, je suis impliqué un peu partout et je me sens vraiment accepté dans la communauté.Un gros merci aux habitants de Sutton qui m'ont si bien accueilli.En passant, les gens de Montréal qui venez en vacances dans les Cantons-de- l\u2019Est, ne soyez pas inquiets, vous pouvez vous procurer votre Itinéraire, lorsque vous faites vos courses à Sutton.Je suis fidèle à mon poste et vous y attends avec plaisir été comme hiver.BON ction A 0 LES COULISSES DE L'ITINÉRAIRE L'amour est dans la terre dans le pré BENOIT CHARTIER Camelot, IGA Place Frontenac et métro Radisson Que ce soit à la bourse, sur le marché du travail en ville ou sur les terres agricoles, tout le monde se bat pour son bout de terrain ou son espace psychologique.En ce qui concerne les courageux agriculteurs, je les compare aux pasteurs et aux prêtres, car ils ont une vraie vocation! Certains les accusent faussement lors de l\u2019augmentation des prix des produits alimentaires, mais ce sont plutôt les différents intermédiaires (pour ne pas les nommer) qui prennent la plus grosse part du gâteau.Le panier d\u2019épicerie représente 13,3 % de nos revenus (selon TVA), ce qui le met au top 5 des paniers les moins chers au monde.Par exemple, c\u2019est plus cher de se Enjoyin WANING Hockey BILL ECONOMOU Camelot, marché Atwater When I was young, during the 1970%, I started watching hockey on TV.It has always been my favourite sport and I enjoyed playing street hockey as well.During the early 1980\u2019, I wouldnt even miss a match involving the Montreal Canadiens on the radio.1 have been a Canadiens fan from the very beginning, but now, I'm not as devoted.My favourite / MOTS DE CAMELOTS / nourrir aux États-Unis.Pourtant, on ne cesse de pointer du doigt les agriculteurs.Il y a les bons, qui se battent pour faire pousser de la nourriture et conserver les traditions.Par contre, et je le déplore, il y en d\u2019autres qui se lancent dans la culture du maïs pour produire du biocarburant.Ceci diminue le nombre de terres consacrées à l'alimentation humaine et, par conséquent, affecte les prix à la consommation.Je pense et j'ai toujours pensé que les producteurs agricoles devraient s'orienter vers la diversification comme le faisaient nos anciens afin d'être autonomes et à l\u2019abri des fluctuations du marché.Quand je vois des émissions comme L'amour est dans le pré, je trouve ridicule qu'on essaie de matcher des femmes avec des agriculteurs sans savoir si elles ont les connaissances nécessaires pour envisager cette vie et épauler leur conjoint en travaillant sur la terre.Saluons donc nos valeureux agriculteurs et merci chères lectrices et chers lecteurs de continuer à m'encourager.player was Guy Lafleur.He was one of the greatest players to have played on the team, scoring 50 goals or more for several seasons.During the 1980's, however, he had passed his peak.Each time he touched the puck the fans would say \u201cGuy! Guy!\u201d As the 1980s progressed, 1 started to follow the team little less.I went to both Stanley Cup parades in 1986 and 1993 when Montreal won and it was great.Since the 1990\u2019, I've only been watching partial games during the regular season.I'm more interested in following the Canadiens during the playoffs.It\u2019s during the middle of April, when I get more geared up, that I look forward to seeing them play.1f the Canadiens get eliminated, then I will cheer for another team.I try to watch as many games as possible and tape the most important ones.| avril 2012 / MOTS DE CAMELOTS / 38 L'ITINÉRAIRE + avril 2012 MY IE LES COULISSES DE L\u2019ITINÉRAIRE Une carte surprise de Calgary GILLES BÉLANGER Camelot, angle Jeanne-Mance/René-Lévesque Pour commencer, je voudrais remercier la très sympathique dame de Calgary, Monique de son prénom, qui m\u2019a envoyé une belle carte de la Saint-Valentin et de quoi m'acheter du chocolat.Merci beaucoup, chère Madame, ça m'\u2019a fait grand plaisir, car je souhaitais avoir de vos nouvelles depuis longtemps.Votre cadeau m\u2019a vraiment touché.Je l\u2019ai reçu le 15 février.Merci également à tous ceux qui sont venus me voir et qui m'ont apporté du chocolat, dont de petits cœurs.Tendre vers la ADEL Camelot Étant envahi par mes obsessions, je ne voyais pas toujours clair.Je ne voyais qu\u2019une infime partie de ce qui m\u2019entourait.Longtemps, je me suis senti noyé dans mes pensées, sans réussir à regarder devant moi, sereinement.Pendant longtemps, je voulais tendre vers la paix, mais sans succès.Sous l'emprise de l\u2019alcool et de la drogue, j'ai peut-être fait plus de mal que de bien.Je me suis rendu compte récemment que j'étais totalement dans l'ignorance.Je croyais savoir, mais je ne savais rien.Je tends maintenant vers le vivre et le laisser- vivre.J'écris aussi pour ceux qui se sentent obsédés et envahis par leur passé souffrant ou leur présent insatisfaisant.Je souhaite Ensuite, je voudrais vous parler de mon attachement pour la campagne, moi qui habite à Montréal depuis l\u2019âge de 14 ans.Aujourd\u2019hui, j'ai 53 ans, et j'en aurai 54 au mois de mai prochain.Pourquoi est-ce que j'aime tant la campagne?Et bien, de 4 à 14 ans, j'ai été placé sur une ferme où j'ai été très bien traité.J'en garde donc de beaux souvenirs.Et je garderai toujours une belle pensée pour tous ceux qui se sont occupés de moi.Je peux dire que j'ai été bien entouré.En terminant, je souhaite de joyeuses Pâques et encore beaucoup de chocolat à tous mes lecteurs et lectrices.Prenez bien soin de vous, mais ne soyez pas trop sages.Merci à tous.Sachez que je vous apprécie beaucoup et que je vous aime tous.Je vous envoie du grand bonheur pour que vous passiez de bonnes journées.paix que, comme moi, d\u2019autres réussissent \u2014 par chance ou grâce à une aide extérieure \u2014 à ne pas perpétuer le mal qu\u2019ils ont vécu.Je leur souhaite d'arrêter d\u2019alimenter leurs pensées négatives envahissantes pour ne pas voir que les nuages, mais le ciel dans toute sa grandeur.Pour terminer, je voudrais partager avec vous cette courte histoire.Un homme d'affaires s'adresse à un moine tibétain et lui demande : «Combien de temps est nécessaire pour atteindre l\u2019illumination?- Environ 30 ans.- Si longtemps?Mais je suis pressé, moi!» Le moine répond alors : «Dans ce cas-là, cela prendra 50 ans.» Eee pt \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 EE \u2014\u2014 \u2014\u2014 - LES COULISSES DE L'ITINÉRAIRE JL Charity and Our Environment DANIEL GRADY Camelot angle Des Pins/Saint-Laurent et De La Gauchetière / Mansfield To give to charities, you have to be financially stable.I guess that if I had a lot of money, I would give to the most favourable charities like the Sun Youth, the Welcome Hall Mission and the Old Brewery Mission.God would want me to give something back to society.I am certainly not the only one that shall give something back.There are a lot of wealthy people here in Montreal that don't give anything back to the poor.You can also give money to the churches, so God sees that you're a good Christian and that you believe in Heaven.1 don\u2019t know how much money I would give to these charities, but 1 would try to be generous.I think the most \\ A quand le beau temps chaud\u201d RICHARD T.Camelot, métro Place-des-Arts Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais je commence sérieusement à m'ennuyer du temps chaud.J'ai beau apprécier toutes les saisons, j'en ai assez du «enlève, mets le manteau, mets le foulard, etc.» et j'ai hâte de pouvoir sortir sans me demander si je suis assez habillé et si je ne vais pas contracter un rhume.Me promener sur la rue en flânant le long des vitrines sans avoir à courir pour me réchauffer, prendre un café sur une terrasse et regarder passer les gens, tout ça me manque./ MOTS DE CAMELOTS / valuable charity is the company I work for.L'Itinéraire has helped a lot of people over the years.It is a very good organization filled with love and understanding.When it comes to our environment, I think we could definitely make more efforts.It should start with us, the people that live in this environment.We have to be at our very best to save the children, the animals and the planet.We have to be more conscious and reduce the amount of garbage we throw out everyday.We need more respect for the future children that some day may inherit our earth.There are a lot of different ways we can make it better for all society.We need to have everybody doing their part to maintain our water, our trees and also our homes.We could make a better society by taking our responsibilities and cleaning up after ourselves once in a while.Still, we all have our difficulties and it\u2019s not always easy to stay consistent.We have to hope for a better tomorrow and maybe someday we'll all see the light at the end of the tunnel.Chaque jour, je jette un coup d'œil à mon vélo rangé sagement dans mon appartement et j'ai des fourmis dans les jambes.Bientôt, je vais pouvoir lenfourcher pour aller faire mes commissions et fureter un peu partout.Aussitôt qu\u2019il fera assez chaud, jai l'intention d\u2019aller pique-niquer le long du canal Lachine où il y a de très beaux endroits aménagés à cet effet.On peut aussi y pêcher, ce que je me promets d\u2019essayer.Les années passées, j'allais plutôt lancer ma ligne au parc de la Visitation au nord de la ville.C\u2019est fou tout ce qu'on peut y attraper : carpes, aloses, barbotes, perchaudes et dorés.Par contre, je n'osais pas manger mes prises, vu le risque élevé de pollution.Je les relançais donc l\u2019eau et les laissais continuer leur vie.En tous cas, les jours continuent de rallonger et ça me redonne espoir.J'espère que vous aussi, vous tenez le coup, et je vous souhaite de passer de très joyeuses Pâques en famille ou avec vos amis.39 LITINERAIRE avn 2072 \" ASSOIFFÉS D\u2019ART gl ARR] X) bod activités du grapd pui éal au cœur 4 d ug.nouveail phiare cuturel du Quartier des spectacles! INFORMATION CULTURELLE | BILLETS AU TARIF RÉGULIER ET DE DERNIÈRE MINUTE Ellic) wal CITE = F1 8 tour demain! | 2, RUE SAINTE-CATHERINE EST | © Saint-Laurent 4514 286.4545 © vitrinecutturelle (Ta_vitrine |} CERTIFIE ECOLOGIQUE CERTIFIED ECO-FRIENDLY PORTE PAR UN IDEAL: VIVRE ET CONSOMMER DE MANIERE RESPONSABLE.NOTRE AVENIR COLLECTIF, C'EST AVANT TOUT LES GESTES POSÉS AUJOURD'HUI.DRIVEN BY AN IDEAL: TO LIVE AND CONSUME RESPONSIBLY.OUR FUTURE DEPENDS ON THE CHOICES WE MAKE TODAY.AUTOMATIC DISHYiASHER ALT SURFACES SOLS ET BOIS > ATTITUDE ATTITUDE: Sire .ATTITUDE en Sgen AONIMEE ATTITUDE PS oO Ecologo.Coeur: «100% www.labonneattitude.com / www.cleanattitude.com a i 2 Eds 2 2 LES COULISSES DE L'ITINÉRAIRE JEAN-MARIE TISON Chroniqueur de rue / CHRONIQUE DE RUE / MAUDIT B.S.INDIGNÉS ET INDIGENTS A la une de La Presse du 18 février dernier, Patrick Lagacé confesse avoir honte de son gros salaire.Dans un cas semblable, il y a 2000 ans, un grand barbu prescrivait ceci : «Donne ton argent aux pauvres» et moi, j'ajouterais : Viens nous rejoindre! On va te trouver un bon spot où tu pourras vendre L'Itinéraire qui publiera tes états d\u2019âime.Qui sait! Tu pourrais même te voir décerner un prix par une plume journalistique reconnue pour sa grande droiture! Quelqu\u2019un comme Richard Martineau, par exemple! M.Lagacé est un sympathisant et l\u2019un des membres du jury qui, le 18 décembre dernier, ont remis le prix Jean-Pierre Lizotte à Pierre Saint-Amour pour son texte remarquable «Le météore».Dans sa chronique du 30 décembre 2011, M.Lagacé reconnaît humblement «le rôle fou et obscur de la chance et de la malchance dans le fait d\u2019être un gagnant ou un poqué de la vie» et il conclut par ces mots révélateurs : «C\u2019est sûr, avec de la chance, peut-être même juste un peu de chance, ce gars-là aurait pu écrire dans un journal, avoir une vie normale, des REER, un toit.» Patrick, Pierre Saint-Amour écrit déja dans un journal et mène une vie normale.La vie lui est sans doute rentrée dedans plus rudement que la plupart des gens dits normaux, mais je suis à peu près sûr que ses années de misère lui ont appris qu\u2019il est possible d\u2019être heureux sans REER, à partir du moment où l\u2019on a retrouvé une certaine dignité et que l\u2019on s\u2019est assuré d\u2019un revenu minimum décent.Lorsque tu questionnes «notre ignorance sur les rouages de la finance.ou comment faire TRAVAILLER son argent pendant qu'on dort comme le font les vrais riches», je trouve ga.comment dire : instructif! Ça peut p'têt\u2019 me servir un jour! Je plaisante, mais à peine.«Le péché ce n\u2019est pas de faire le mal, c'est de ne pas faire le bien», disait Pierre Paolo Pasolini.Ce qui est indécent, ce n'est pas d\u2019être riche, c\u2019est de ne rien faire pour favoriser une plus juste répartition de la richesse.C\u2019est de ne pas poser des gestes ou ajouter sa voix à ceux qui luttent dans ce sens.Le haut fait du monde de la finance n'est pas d\u2019avoir fait main-basse sur l\u2019économie et la politique, mais d\u2019avoir apparemment réussi à établir dans nos têtes une équivalence automatique Partout en Occident, l'itnérance n'est que la pointe entre la dignité et de l'iceberg d'un appauvrissement généralisé.la reconnaissance qu'impose le statut social ou l'épaisseur du portefeuille.Comme sil y avait un ordre de grandeur mesurable inhérent au concept de dignité.Quelque chose qui permet d'aller du vouvoiement au «Hé chose!» sans passer par le tutoiement, si commode pour se hisser dans l\u2019intimité d'autrui ou pour le pousser hors de la nôtre.Derrière tout ce qu\u2019on dit sur la surconsommation, la surproduction et même la «surrécupération» \u2014 il y a des gens qui sont fiers d\u2019aligner huit bacs verts devant leur porte chaque semaine \u2014, il y a cette vision, plutôt cette division du monde, devrai-je dire, en gagnants et en perdants.Vivre avec un chèque de B.S.de 570 piasses par mois quand ta chambre t'en coûte 500, ça n\u2019a pas d\u2019allure! » L'ITINÉRAIRE 41 1 avril 2012 Dans ces conditions et d\u2019un certain point de vue, l\u2019itinérance et même la folie peuvent devenir des options envisageables, j'allais dire raisonnables! Le fait d\u2019être pauvre n\u2019a rien d\u2019indigne, mais les extrémités auxquelles la pauvreté nous réduit le sont trop souvent.Vendre des fleurs ou de la dope, pelleter des entrées de garage, chanter dans le métro sont autant d'initiatives SOLITAIRES qui permettent d'améliorer son sort.Le journal L'Itinéraire tire sa force du GROUPE qui le constitue et du message qu\u2019il véhicule.Le lien de sympathie existant entre le public et L'Itinéraire s\u2019est tissé grâce au courage et à la persévérance de ceux et celles qui vendent le journal, beau temps, mauvais temps.La plupart des gens l\u2019achètent d\u2019ailleurs afin d\u2019aider directement leur camelot.C\u2019est l'objectif premier poursuivi par L'Irinéraire, la vente du journal étant d\u2019abord une alternative à la mendicité.Les camelots se perçoivent eux-mêmes comme des travailleurs autonomes dans un système qui les empêche de donner leur pleine mesure en ne leur reconnaissant ce droit que dans des limites très restreintes.Je parle, bien sûr, du ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale, un euphémisme derrière lequel une bureaucratie a pour mandat de sanctionner toute forme de solidarité que pourraient pratiquer les bénéficiaires entre eux.Ceci dit, on ne peut tabler indéfiniment sur la charité et sur ce que j'appelle le sentiment de la conscience sociale! Il serait naïf et tordu de croire que la lutte à l\u2019itinérance s'achèvera lorsque chaque coin de rue sera occupé par un camelot brandissant L'Itinéraire.On risque, non seulement, de manquer de coins de rue, mais aussi de faire du camelot une icône médiatique dans le genre du «bon-itinérant-qui-fait-KEK- CHOSE-pour-sen-sortir» en l\u2019opposant à l\u2019autre, le «oummeux», le drogué ou le fou.Lltinéraire ne serait qu'un «accommodement raisonnable» dont l'objectif avoué serait de «javeliser» l\u2019itinérance jusqu\u2019à la rendre acceptable! Un truc très élaboré pour vous «bummer» de l\u2019argent finalement.Acheter L'Itinéraire nous oblige à nous arrêter, à nous regarder en face et parfois à nous interroger parce qu\u2019à moins de parler d\u2019un remède miracle pour la vaincre, la pauvreté, comme le cancer, ce n'est pas très vendeur.1] n'existe pas de remède miracle contre la pauvreté qui, je le rappelle, n'est pas une maladie, mais un mal créé et entretenu par des mécanismes sur lesquels on peut agir individuellement et collectivement.La vérité c\u2019est que les «B.S.» et les chômeurs, loin d\u2019être des parasites, constituent le prix que le système économique doit payer afin de poursuivre sa croissance optimale et enrichir une minorité d'individus.La quantité de monde mise en stand by en vertu du credo néolibéral donne le vertige.On n\u2019a qu\u2019à penser au peuple grec qu'on est en train de réduire au seuil de la mendicité après avoir tout privatisé afin d\u2019assainir les finances du pays.La Grèce aura donc ce triste privilège d\u2019avoir été à la fois le berceau et un tombeau de la démocratie! 42 L'ITINÉRAIRE 1 avril 2012 Partout en Occident, l\u2019itinérance n\u2019est que la pointe de l\u2019iceberg d\u2019un appauvrissement généralisé.Ce que les Indignés ont ressenti en se faisant expulser du Square Victoria l\u2019hiver dernier, les indigents le vivent tous les jours dans l\u2019espace public et même médiatique.Si la classe moyenne est aux abois, les pauvres, eux, jappent depuis longtemps.Il est peut-être temps d'apprendre à mordre! L'Itinéraire dans sa forme actuelle est en train d\u2019atteindre les limites de ce que peut accomplir le milieu communautaire dans notre société.Les programmes d\u2019employabilité gouvernementaux sur lesquels il s'appuie ne sont même pas reconnus par les normes du travail! La fragile stabilité sociale actuelle repose en grande partie sur ces organismes à qui on demande de faire toujours plus avec moins.C\u2019est la façon d'opérer de la droite.On laisse se détériorer des situations afin de cultiver l\u2019exaspération au sein de la population.On coupe alors «dans le gras» ou on privatise en prétendant nous sauver de nous-mêmes.Un peu comme dans ces vieux westerns où la cavalerie apparaît dans le coin droit de l\u2019écran et tue tous les Indiens cinq minutes avant la fin du film alors que les braves colons n\u2019avaient plus de munitions et que le pop-corn se tarissait dangereusement.Au lieu de parler des «maudits B.S.», il faudrait parler «DU maudit B.S.», de cette étoile brune étampée dans le front, qui fait de nous des boucs émissaires commodes.Un système infantilisant, qui enferme les gens dans la peur «d\u2019être coupés» à la moindre tentative fructueuse pour s\u2019en sortir, parler de ceux qui en arrachent au salaire minimum et pour qui les «B.S.» sont des profiteurs qui ont «foutte gratis» et qui oublient qu\u2019eux-mêmes sont à deux doigts d\u2019aller grossir leurs rangs; parler de ceux qui profitent du fait de voir les pauvres s'entre déchirer au lieu de s'unir; parler de la possibilité de faire les choses autrement; dire enfin que l\u2019indignité, c'est de refuser à ces personnes le droit de se faire une place et de se sentir UTILES dans une société qui ne les reconnaît pas! . International LES COULISSES DE L'ITINÉRAIRE HN Network of Street Papers insp TERE Meonc rare Pæssiié / GLOBE-TROTTOIR / L'Itinéraire est membre du International Network of Street Papers (Réseau International des Journaux de Rue - INSP).Le réseau apporte son soutien à plus de 120 journaux de rue dans 40 pays sur six continents.Plus de e 200000 sans-abri ont vu leur vie changer grâce à la vente de j ournaux de rue.Le contenu de ces pages nous à été relayé par nos collègues à travers le monde.Pour en savoir plus, visitez www.street-papers.org.LE JUDO, CATALYSEUR DU CHANGEMENT SOCIAL EN ETHIOPIE L\u2019Ethiopie est connue pour ses coureurs, mais le pays pourrait bientôt accueillir une autre élite sportive.Un ancien champion de judo est en train d\u2019aider les Ethiopiens à combattre la situation de pauvreté dans laquelle ils se trouvent en leur enseignant le judo.1 Jusqu\u2019à présent, 500 hommes, femmes et enfants pratiquent ce sport qui allie traditionnellement discipline, respect, confiance et force.Le directeur général de la gendarmerie nationale allemande, Hannes Daxbacher, espère qu\u2019en se concentrant sur ces aptitudes, les Ethiopiens pourront surmonter leurs problèmes sociaux et économiques.«En judo, il faut sans cesse travailler sur soi-même et c\u2019est une discipline qui peut être appliquée à bien des aspects de la vie.» Des filles ayant subi des violences sexuelles et domestiques comptent aussi parmi les élèves de Daxbacher.(Source : INSP) UNVACCIN | | CONTRE L\u2019'HEROINE Alors que le Mexique lutte contre la violence liée au narcotrafic, un groupe de scientifiques mexicains travaille actuellement sur la mise au point d\u2019un vaccin qui pourrait diminuer la dépendance à l\u2019un des narcotiques les plus connus du monde : l\u2019héroïne.Les chercheurs de l\u2019Institut national de psychiatrie au Mexique ont réalisé des tests concluants sur des souris et se préparent maintenant à tester le vaccin sur des êtres humains.Le vaccin, qui a déjà été breveté aux États-Unis, rend le corps insensible aux effets de la drogue, si bien que les usagers ne ressentent plus une montée de plaisir lorsqu\u2019ils la fument ou qu\u2019ils se l\u2019injectent.Le ministre de la santé du Mexique, José Cordoba, a récemment annoncé que le pays comptait 450 000 personnes dépendantes aux drogues dures, avec une concentration particulièrement élevée à la frontière avec les Etats-Unis.RÉDUIRE LA CRIMINALITÉ AVEC DES TWEETS Avec Twitter, pas plus de 140 caractères ne sont nécessaires au chef du village, Francis Kariuki, pour réduire la criminalité à Lanet Umoja, un espace semi-urbain dans la province de la vallée du Rift, au Kenya.2 Lorsqu'un incident se produit, les victimes ou les témoins envoient un message au chef en lui précisant la nature de l'incident, le lieu et le point de repère le plus proche.Le chef peut alors diffuser ses instructions aux communautés via la plateforme Twitter, avec son nom d'utilisateur «@chiefkariuki».S\u2019il est vrai que les 28 000 habitants de la région ne possèdent pas tous de portable doté d\u2019une connexion mobile 3G, ils sont nombreux à suivre le compte Twitter de Kariuki via les fournisseurs de services locaux et reçoivent ses messages Twitter par SMS.«J'ai réussi à maîtriser la situation en ce qui concerne la criminalité et la distillation illicite d\u2019alcool, dit Kariuki.Jusqu'à récemment, cela restait un lieu très dangereux ici.Les vols de voitures, les agressions et les cambriolages étaient des incidents quotidiens.Aujourd\u2019hui, ce n\u2019est plus le cas.» @chiefkariuki ! (Reuters) (Source : IPS) 43 L'TINERAIRE 1° avril 2012 Les usines québécoises manquent de travailleurs spécialisés.Le problème est jugé important ou très important par 68 % des répondants du secteur manufacturier dans un sondage récent mentionné dans une étude de la firme de services professionnels Deloitte.40 % de ces répondants estiment que ce problème constitue dès maintenant un frein à leur croissance.Dans un texte publié sur le site Internet Affaires sans frontières, Kathy Noël raconte comment Acier Hason, une PME de Lanoraie, qui a le vent dans les voiles, fait face au problème : Pour comprendre la pénurie d'ouvriers spécialisés au Québec, il faut visiter cette entreprise de Lanoraie.Depuis deux ans, Hason est allée recruter une vingtaine de soudeurs au Costa Rica, et une douzaine en Tunisie.L'entreprise entend d'ailleurs répéter l'expérience en 2012.Question de survie, car les soudeurs ne courent pas les rues au Québec.Dans cette PME de Lanoraie, une personne saffaire à temps plein à gérer visas, passeports, intégration des nouveaux employés, cours de français, etc.Et, en plus de les aider à se vétir adéquatement l'hiver, Hason organise des activités sociales et sportives pour les intégrer à la communauté.Selon Denis Blain, ces employés sont soumis aux mêmes conditions salariales (entre 17 $ et 20 8 de l'heure en fonction des qualifications) que n'importe quel soudeur qui débute chez Hason, avec les mêmes avantages.4 4 L'ITINÉRAIRE ! avril 2012 PIERRE DUHAMEL NICE AE IE PE ES Cette usine fabrique d'énormes pièces pour les raffineries de pétrole dans une grande usine toute neuve de 96 000 pieds carrés, soit p ., _.presque aussi grande qu\u2019un Wal-Mart de superficie moyenne.Pendant ce temps, 81 % des étudiants québécois se disent peu ou pas intéressés à suivre des cours pour travailler plus tard dans une usine, selon un sondage CROP réalisé pour Les Affaires.En janvier, 92 900 jeunes Québécois de 15 à 24 ans étaient au chômage.Le Québec compte 21 154 établissements manufacturiers sur son territoire.Ces entreprises représentent 48 % des dépenses en R&D comptabilisées au Québec.En 2010, elles embauchaient 493 000 personnes et permettent 295 800 emplois indirects, soit au total 20,6 % des emplois et les salaires payés sont 35 % plus élevés que le salaire moyen, 53 177 dollars contre 34 563 dollars en 2007.Ce serait bête que notre secteur manufacturier, qui affronte déjà de sérieux vents de face, soit ralenti par une pénurie de main- d\u2019œuvre qualifiée.@ On peut aussi lire Pierre Duhamel sur lactualite.com LES COULISSES DE L'ITINÉRAIRE HN POUR NOUS ÉCRIRE : catherine.girouard@itineraire.ca / COURRIERS DES LECTEURS / Ce texte est le dernier d'une série de trois.Un lecteur de L'itinéraire, étudiant en français écrit, nous partage ses rencontres marquantes avec deux personnes sans-abri, dont une qui a fait les manchettes l'été demier.«UNE RENCONTRE EPHEMERE, POUR TOUJOURS » Par JanKarza Aujourd\u2019hui, je viens de réaliser quelque chose de frappant.Il y a quelques mois, j'ai écrit une nouvelle où je racontais une rencontre spontanée qui, bien qu\u2019elle fût éphémère, m\u2019a beaucoup marquée.Comment n\u2019allais-je pas être marqué par ce sans-abri que j'ai croisé dans la rue un jour où j'étais particulièrement triste, nostalgique et seul, et qui m\u2019a subitement posé une lourde et simple question «Quelqu\u2019un t'a dit qu'il t'aime aujourd hui?» Il m\u2019est impossible d'oublier cette rencontre où il m\u2019a dit qu\u2019il s'appelait Mario et qu\u2019il m\u2019aimait avant de me donner une accolade fraternelle.Bien que tout cela se soit passé en moins d\u2019une minute, il m\u2019a fait réfléchir toute cette journée-la et, quelques jours plus tard, j'ai écrit une nouvelle.Aujourd\u2019hui, sept mois plus tard, à cause de la nouvelle que je viens de lire dans le journal, tout cela m\u2019a fait réfléchir encore davantage.Le courage de ce sans-abri m\u2019avait frappé, ainsi que sa maîtrise de l\u2019utilisation de la nostalgie, dont il se servait de manière positive et active, et non dans sa forme habituelle où elle devient seulement négative et isolante.Il a également montré, sans doute, une humanité désespérée pour se maintenir à flot dans la plaine d\u2019eau froide qui inonde le milieu urbain.Peut-être que tout ce qu\u2019il voulait, ce jour-là, n\u2019était qu\u2019une accolade et que quelqu\u2019un d\u2019autre lui dise aussi qu\u2019on s\u2019aimait, tout simplement, sans orgueil ni méfiance, juste comme au début des relations humaines.Même si je n\u2019ai pu rien dire, l\u2019accolade, qui a suivi ses mots a été un cri, qui m\u2019a permis d\u2019entendre ma propre humanité, criant au fond de l\u2019indifférence, la mienne et celle des autres.Alors, j'ai compris que ce qui ne marchait pas, c\u2019était plutôt la réaction des gens face à ces expressions spontanées et désespérées.On a tendance à éviter ces personnes, mais ce qui va se passer, ce n\u2019est pas toujours une demande d'argent, ni de cigarettes il faut se donner la chance.J'imagine que Mario, ce sans-abri, avait déjà essayé de poser ce geste inespéré plusieurs fois avant de me croiser ce jour-là.Ou peut-être que non.Peut-être qu'il ne l'avait jamais fait et qu\u2019il aurait pu même m\u2019offenser ou m\u2019agresser, mais non.Il a choisi de faire ce geste que je n\u2019oublierai jamais.Je n\u2019oublierai pas non plus ce que je viens de lire dans un vieux journal que je vais mettre au recyclage Mario Hamel a été tué de trois balles, alors qu\u2019il menaçait les policiers avec un couteau dans le centre-ville de Montréal, le 7 juin dernier.On dit qu\u2019il souffrait d\u2019un trouble psychotique qui le rendait dangereux et que ce jour-là, il était en crise.Un homme en détresse peut avoir besoin de médicaments et de thérapie, mais qu\u2019est-ce qu\u2019on fait si cet homme ne veut pas se laisser soigner?On ne tire certainement pas sur lui, même si c\u2019est la solution la plus facile.Il faudrait tenir compte du fait que parfois, les sociétés urbaines peuvent être capables d\u2019une violence psychologique subtile aussi déchirante que celle d\u2019un couteau menaçant qui, selon quatre policiers entraînés avec des armes de feu, se réprime par trois coups de feu en plein centre-ville.L\u2019indifférence est souvent aussi dangereuse qu\u2019un revolver.Concernant cette tragédie, la mère de Mario a dit qu'elle était convaincue que si quelqu\u2019un avait pu aider son fils ou même le forcer à prendre ses médicaments, il aurait pu être un homme extraordinaire dans la vie.Pour moi, Mario Hamel restera toujours un homme extraordinaire qui, dans un instant éphémère, m\u2019a profondément ému avec sa lourde et simple question.C\u2019est ainsi que je me souviendrai toujours de lui.Hélas! je ne sais pas si une accolade fraternelle ou des mots de compassion et d'appui auraient suffi à changer le destin de Mario, mais je suis convaincu qu\u2019il aurait valu la peine de les essayer et, de temps en temps, de lui dire qu\u2019on l\u2019aimait.Pas juste comme un fils, un père, un conjoint ou un citoyen, mais tout simplement comme un être humain.e L'ITINERAIRE 45 1° avril 2012 kr * tôle.Ÿ
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