L'itinéraire, 1 janvier 2012, samedi 1 décembre 2012
[" a ; i i! tlle Std ne legates ne.IAA a gibi, ge set © ge eo AS CAMELOT 0 FR YW Ainela Melo] § el lI EG \u201cah NO 2, > se Xe DA NS L\u2019AME 4 - L , RY : PER br STW 1-720 M R : ; BAnQ Q Wo.ON A du + ji Des En I yd th 3 A ge RTS À : - Tous, {fh A Volume XIX n° 23 ti h Montréal, 1° décembre 2012 it Ë \\ www.itineraire.ca i Cafits i if û Ou æt | ÿ i i tt | hl ht i it i 4 ir i ite f i tl ihe Fo hh = | ih i © Hy | ih | on i 3 ' : i ; | (a) pd le: bo \\ à 3 | : ÿ hs | is A hr [pou R*NOS\u2018ENFANIES Qu CS i] 0 ih a) i hn 3 : i | 3 8 x ni i 0 \u2014\u2014- # ay Rh ee SOI RRR vi A | SEULEMENT 21800 POINTS Au lieu d\u2019accumuler inutilement des points pour un malaxeur, vous pourriez assurer la sécurité d\u2019un défenseur des droits humains.La carte VISA Desjardins Amnistie internationale.La seule carte qui sert de vrais intérêts.~ AMNISTIE INTERNATIONALE a.in Demandez cette carte via amnistie.ca/visa mr | SAT C\u2019est comme ça que ca se passe.A ff Quand la canette consignée est rapportée, elle est recyclée à 100%.Installez des boîtes de récupération dans votre entreprise.C'est gratuit et ça rapporte.Avec l'argent amassé, vous pourriez soutenir des œuvres charitables ou les activités des employés.\u20ac À CONSIGNaction.ca 1 877 CANETTE raplapla poupées fabriquées tranquillement au Québec w 69 Villeneuve O.coin St Urbain Montréal /514 563 1209 N le sourire ne part pas au lavage a -& => a WN ar if = AR Lat Lh sw bear \\ \\ rm slat aroma i n \u2014\u2014\u2014:.0 Armes ue ; =\" ineraire.ca un i Volume XX, n°6 pc, er = Montréal, 15 juin 2012 www.itineraire.ca gE = fa 4 5 li a NS i» 3 a PR Li \u2014 Tx J.: Nn SN a À , E ae &_- pr SY a 5 ; se y BL k = 5 ES A $a B.: Ex pe A cn ~~ Qu TT 8% EN \u201cJ 4.29 al - - .> .cest plus humain et intelligent que l'obligation.Par contre, on a peut-être jeté le bébé avec l\u2019eau du bain.L'I.: En effet, vous dites souvent qu'on a perdu le sens du sacré.Qu'en est-il au juste?B.L.: Le sacré, ça touche au secret et au mystérieux.C\u2019est personnel à chacun.Parfois, c'est un objet qui a une valeur personnelle comme un collier, une bague.On dit souvent : «touche pas à ça, c\u2019est sacré».Autrefois on ne pouvait pas toucher aux hosties, au ciboire, au calice, car c\u2019était sacré.Les gens en ont eu assez et se sont mis à sacrer en utilisant ces mots, c'en est un exemple.On a perdu le sens du sacré, parce qu'on est devenu un peu vulgaire.Le sacré et la pudeur, ça va ensemble.L'hypersexualisation est un exemple de perte du sacré.Mais on a tous besoin de croire au sacré.L\u2019I.: S'est-on éloigné de la spiritualité en s'éloignant de la pratique religieuse?B.L.: Quand on vient au monde, c'est d\u2019abord l'univers qui nous accueille.L'univers a des rites, les saisons sont rituelles.L'hiver arrive après l'automne, c\u2019est inévitable.Les plus beaux rituels sont ceux qui font partie de la nature.Je suis interpellé par les Amérindiens, parce que pour moi, le plus important, c'est d\u2019aimer la nature, les fleurs, le soleil, les étoiles.Les Amérindiens prient toujours avec la nature.Avant de tuer un chevreuil, l'Amérindien le remercie pour la vie qu\u2019il lui donne.Je suis très sensible à leur spiritualité.Nous, les capitalistes qu\u2019on est, on veut conquérir la nature et faire de l'argent avec.L'I.: Comment transmettre le goût du sacré aux nouvelles générations?B.L.: Quand on n\u2019a pas eu d'instruction religieuse, il faut suivre son instinct, se poser des questions.Vous, qui êtes une jeune femme, pourrez un jour choisir comment parler du Christ, de la bonté, de l\u2019amour et de la compassion à vos enfants.Les enfants ont besoin de savoir pourquoi on meurt, pourquoi on vit.® LE PÈRE BENOÎT LACROIX, 97 ANS, | DU PATRIMOINE HUMAIN ET MATÉRIEL : FEUILLETTE UN LIVRE DE SA BIBLIOTHÈQUE DATÉ DE 1496.pair DOSSIER SPECIAL mmm] LJ Passé religieux dans une société laïque : BOULET OU PRECIEUX HERITAGE?PROPOS RECUEILLIS PAR SORAYA ELBEKKALI L\u2019Itinéraire est un lieu ou se cotoient deux extrémes : ceux qui ne jurent que par Dieu et trouvent un grand réconfort dans la religion, et ceux qui se définissent comme profondément athées et foncièrement terre à terre.Nous avons sondé nos troupes pour savoir quelle place l'héritage religieux québécois devrait avoir dans notre société laïque./ En privé! Serge est catégorique : pour lui, la spiritualité et la religion se vivent chez soi ou dans des lieux de cuite.«Je suis contre tout signe ostentatoire au niveau civil.Ça me fatigue, ça me tue», déclare-t-il.Puisque le port du \u2018 voile intégral a été interdit dans les institutions de services publics et parapublics en mars 2010, Serge croit han que le crucifix n\u2019a pas non plus sa place à l\u2019Assemblée nationale.«Si on le garde [le crucifix], on envoie le double message que pour certains c\u2019est permis, d\u2019autres non.On doit être conséquent», explique-t-il.af - Serge, camelot Pour une église effacée au service des démunis Tout en reconnaissant le passé religieux de la province, Catherine croit fermement que les Québécois ont tourné la page.«Maintenant, les gens font la différence entre religion et spiritualité», avance-t-elle.Selon elle, le rôle de l\u2019église catholique devrait se limiter à dispenser des services aux plus démunis.«Que plusieurs églises se transforment en condos, je m\u2019en fiche», dit-elle en riant.Par contre, elle propose que celles-ci deviennent plutôt des logements à prix réduits! - Catherine Gautier, camelot au métro Frontenac Contre le prosélytisme, pour la sauvegarde d\u2019un patrimoine «Dans ma vie, la religion n\u2019a pas sa place».Même si elle avoue avoir été élevée par des bigots, Josée Cardinal n\u2019a pas hérité de leur dévotion.Par contre, aucun doute pour elle que le patrimoine religieux, comme les églises, doit être sauvegardé.«Je ne les vois pas comme des temples ou comme des lieux de culte, mais plutôt comme des trésors de notre histoire.» Quant à l\u2019héritage religieux immatériel ou la transmission de la culture religieuse, elle émet plus de réserve et même un léger agacement.«Je me sens envahie par les religieux, je suis un peu désespérée, ça m\u2019étouffe et ça ne m'intéresse pas d\u2019entendre parler de religion, explique-t-elle.J'ai l\u2019impression qu\u2019on avait socialement avancé en se libérant de l'emprise de l\u2019église et que là on est en train de revenir en arrière, ça me déçoit.» - Josée Cardinal, préposée à la distribution Une conversion sociale «Si j'avais beaucoup d'argent, j'achèterais une église, je la transformerais en maison de chambres et j\u2019habiterais le clocher!», déclare en riant Cylvie Gingras.Éduquée par des sœurs et toujours admirative de la dévotion avec laquelle ces dernières exerçaient leur rôle de pédagogue, elle regrette aujourd\u2019hui que cet héritage culturel soit perdu.Elle déplore aussi que des églises soient vendues à «une piasse pour être transformées en maudits condos» et qu\u2019en perdant ce patrimoine matériel, l\u2019église ait perdu sa vocation sociale.Le legs de personnes comme Jeanne-Mance et Marguerite d\u2019Youville a été détourné, avance Cylvie.- Cylvie Gingras, chroniqueuse de rue L'ITINÉRAIRE 13 ; |- décembre 2012 | ME ACTUALITÉ & CULTURE UNE DERNIÈRE CHANCE VERS UN MONDE NOUVEAU ANNE MICHÈLE C.-VERMETTE Chaque année, le Canada accueille 40 % des demandeurs d\u2019asile désirant s\u2019y réfugier.Parmi eux, des homosexuels persécutés dans leur pays qui sentent que leur sécurité est menacée.L'Office national du film (ONF) suivi le parcours de cinq demandeurs d\u2019asile homosexuels dans le documentaire Une dernière chance, qui prend l\u2019affiche le 7 décembre.Au Canada, l'homosexualité est acceptée et peut être vécue aux yeux de tous, sans qu\u2019il soit nécessaire de se cacher, et elle n\u2019est pas réprimée.La loi légalisant le mariage gai, adoptée en 2005, a été un grand pas en avant pour notre société.Cependant, cette situation ne va pas de soi dans de nombreux autres pays.En Égypte, par exemple, l\u2019homosexualité est considérée comme un crime.«Il faut vivre son homosexualité complètement caché, en étant marié avec quelqu'un du sexe opposé, en ayant des enfants, etc.L'amour, les relations et le mariage, c\u2019est impossible.C\u2019est comme au Québec.il y a 50 ansl», raconte Zaki Saad Zaki Abdal Malak, protagoniste du documentaire Une dernière chance et réfugié égyptien ayant fuit son pays à cause de persécutions.Le documentaire de Paul- Émile d\u2019Entremont, cinéaste et journaliste acadien, présente le témoignage de cinq réfugiés provenant de pays différents mais au parcours similaire, marqué par la persécution et la réfutation de leur orientation sexuelle.Le film se veut un message d\u2019espoir.«Je voulais que mon expérience soit dévoilée, parce que beaucoup de gens passent par là.Je veux dire à ces personnes : «regardez, ce n\u2019est pas si difficile».On pense que ça ne finira jamais, mais maintenant je suis au Canada, ça va bien, il y a toujours de l\u2019espoir», lance Zaki, établi depuis 2006 à Montréal.Ce sujet touchait personnellement Paul- Émile d\u2019Entremont, lui-même étant homosexuel.Une discussion avec son chauffeur lors d\u2019un voyage en Jordanie l\u2019a convaincu de faire ce documentaire.14 L'ITINÉRAIRE 1 décembre 2012 Le cinéaste lui avait demandé s\u2019il y avait des homosexuels dans le pays.Après quelques secondes de réflexion, le chauffeur a affirmé qu'aucun homosexuel ne vivait en Jordanie.«Ça On pense que ça ne finira jamais, mais maintenant je suis au Canada, ça va bien, il y a toujours de l'espoir.- - Zaki, réfugié égyptien et protagoniste du documentaire Une dernière chance m\u2019a un peu choqué, mais je savais aussi que c\u2019était commun comme perception là-bas.D'ailleurs, quelques années plus tard, on a entendu le président de l\u2019Iran dire exactement la même chose à New York, comme quoi il n\u2019y avait pas d\u2019homosexuels en Iran.Donc ça fait deux pays où il n\u2019y a pas d\u2019homosexuels», ironise le cinéaste.OBTENIR LE STATUT DE RÉFUGIÉ Des lois internationales ont été créées afin de protéger les homosexuels qui font face à de la violence, du mépris, du rejet, de la torture ou de l\u2019injustice dans leurs pays.«Parce qu\u2019il accorde de [importance aux considérations humanitaires dans son accueil des immigrants, le Canada offre asile à des personnes persécutées», explique Idil Atak, chercheure postdoctorale à la Chaire de recherche en immigration, ethnicité et citoyenneté de l'UQAM.Afin d\u2019obtenir ce statut, le Canada et les autres pays d\u2019accueil doivent tenir compte de plusieurs critères.Ces motifs peuvent être la religion, la langue, la nationalité ou l'appartenance à un certain groupe social.L'orientation sexuelle fait partie de cette dernière catégorie.La demande d'asile n\u2019est pas une démarche sans embûche.Ce n\u2019est qu\u2019une fois dans le pays d\u2019accueil que les arrivants pourront faire une demande de statut de réfugié.Ils devront prouver leur orientation sexuelle et entreprendre des démarches juridiques pour la collecte de preuves.Pour les réfugiés, souvent atteints d\u2019un traumatisme psychologique, ce processus est long et pénible.La peur d\u2019être renvoyés dans leur pays d\u2019origine est constante.Malgré la complexité de ces démarches, le résultat en vaut la chandelle, selon Zaki et les autres réfugiés suivis dans Une dernière chance.À cause de son orientation, Zaki a fait de la prison en Égypte.À sa sortie, il avait un casier judiciaire, ce qui lui mettait des bâtons dans les roues pour se trouver un emploi.«À ma sortie de prison, j'ai perdu ma liberté, les gens me regardaient avec la honte sur leur visage.Ici, je me sens dans un nouveau monde, dans une nouvelle vie, tout le monde me respecte.C\u2019est incroyable pour moi.» # Une dernière chance prendra l'affiche le 7 décembre.Il sera aussi possible de le visionner en ligne sur onf.ca (gratuitement du 7 au 9 décembre) et de le télécharger sur iTunes.\\ A ACTUALITÉ & CULTURE Er PHILO & VINCE LES HÉROS ORDINAIRES NOËL À LA SICILIENNE QUI ICITTÉ À SOUMISSIONNÉ POUR DEVENIR PÈRE NOËL?PHOTO: PAUL-ÉMILE D'ENTREMONT CA ETE DURLA CONSTRUCTION CT'ANNÉE.| ZAKI SAAD ZAKI ABDAL MALAK, PROTAGONISTE DU DOCUMENTAIRE À UNE DERNIÈRE CHANCE, LORS DE SON ASSERMENTATION POUR pri OBTENIR LE STATUT DE RÉFUGIÉ.bre! ¥ fli LITINÉRAIRE 15 I+ décembre 2012 (XCD ANNE MICHELE C.-VERMETTE ALITÉ MUSULMANE'D or OILEE Une œuvre féministe marquante est née en 1996 avec la création de la pièce Les monologues du vagin, qui a été un succès planétaire.Un nouveau discours sur la sexualité féminine a émergé, mais le sujet n\u2019était pas exploré sous toutes ses coutures.Inspiré de cette pièce, Les monologues voilés abordent un sujet sensible : la sexualité féminine musulmane.Les monologues voilés dressent le portrait de 12 femmes différentes sous forme de monologues, interprétés avec humour par quatre comédiennes musulmanes.La pièce aborde la sexualité féminine musulmane, considérée comme tabou, en traitant de sujets variés tels que la tradition, l\u2019excision, la virginité, le mariage forcé et la maternité.L'impression que ces femmes ont une moins grande ouverture au dialogue sur ce sujet est commune chez les femmes occidentales.Pourtant, les femmes musulmanes parlent beaucoup de sexualité entre elles.Les mères l\u2019enseignent et en parlent à leurs filles.«Le plus drôle, c\u2019est que les femmes arabes parlent plus facilement de leur vie érotique et sexuelle que les femmes I6 L'ITINÉRAIRE + décembre 2012 hollandaises», s\u2019étonne au bout du fil Adelheid Roosen, scénariste, actrice et metteure en scène néerlandaise qui a écrit Les monologues voilés.C\u2019est moi qui était gênée d\u2019en parler avec elles!» Cette pièce parle de toutes les femmes en © donnant la parole a celles qui ne l'ont pas ou qui ne .la prennent pas.- Hoonaz Ghojallu, une des quatre comédiennes de la pièce Les monologues voilés ouvrent ainsi la porte au dialogue et contribuent à démystifier les tabous que sont certaines pratiques et traditions de la sexualité féminine musulmane afin de rendre ce monde accessible aux femmes occidentales.«C\u2019est une différence partagée, parce que finalement, toutes les femmes ont des histoires particulières.Cette pièce parle de toutes les femmes en donnant la parole à celles qui ne l'ont pas ou qui ne la prennent pas», affirme Hoonaz Ghojallu, une des quatre comédiennes de la version francophone de la pièce.Le regard posé par les femmes occidentales sur les femmes orientales musulmanes est à la base même de cette pièce.Adelheid Roosen s\u2019est intéressée à cette culture féminine après avoir travaillé sur un projet théâtral avec des femmes marocaines.Aux Pays-Bas, sur une population de 17 millions d\u2019habitants, plus d\u2019un million de personnes ont des origines turques, marocaines ou iraniennes.Dans les années 1970, ces populations sont arrivées aux Pays-Bas afin de combler un manque de main-d'œuvre.Adelheid Roosen avait un désir ardent de découvrir une partie inn vil de l\u2019histoire de son pays qui est parfois passée sous silence.«En travaillant avec des femmes musulmanes, j'ai commencé à visiter leurs familles et j'ai réalisé qu\u2019il y a une partie de la société néerlandaise Le plus drôle, c'est que les femmes arabes parlent plus\u201d facilement de leur vie érotique et sexuelle gue les femmes hollandaises.- Adelheid Roosen, scénariste des Monologues voilés que je ne connaissais pas.J'ai découvert plein de choses intéressantes et je me suis dit : \u201cMon Dieu, je ne connais pas les gens qui vivent dans mon propre pays!\u201d™, sexclame Mme Roosen.Pour rédiger la pièce, la dramaturge a fait des recherches et a rencontré près de 74 femmes musulmanes néerlandaises.«Pour la première fois de ma vie, je me sentais comme une touriste dans mon propre pays.C\u2019est un paradoxe de ne pas connaître ses voisins musulmans dans un si petit pays», ajoute-t-elle.La pièce a reçu des échos différents dans les pays où elle a été présentée.Certaines femmes musulmanes regrettaient d\u2019y avoir assisté alors que d\u2019autres repartaient avec un sentiment de libération.«Aux Pays-Bas, ce fut une sorte de coming out», explique Adelheid Roosen.Ce sujet, tabou et méconnu des femmes occidentales, n\u2019avait jamais vraiment été abordé sous forme théâtrale.Selon Roxanne Marcotte, professeure au département des sciences des religions à l'UQAM, «cette pièce donne une voix à l'expérience intime des femmes musulmanes vivant en occident, là où parler de ces choses n\u2019est plus tabou».® Après avoir foulé les planches de grandes villes telles que New York et Boston, Les monologues voilés sont présentés à Montréal à la Place des Arts du 6 au 15 décembre.EXTRAITS DE LA PIÈCE LES MONOLOGUES VOILÉS PRÉSENTÉE À LA PLACE-DES-ARTS DU 6 AU 15 DÉCEMBRE.L'ITINÉRAIRE 1 décembre 2012 nt hn oN : i Enh ee SHON hi Xi hititysseisbibl thus i it TH i X 1h \u2014 ii | tot Ha vi i i 4 Spas | A.40d de At he ! (0 À î \u201ca 4 ; FERRI ; ole 1610 in a ÿ «| A NFAN hl 4 PHOTOS: i ÿ ORAYA GE EX PAILLON ve, nl ni \u201cr TI rp i 1 per ror | ti i i ih i es Me lp Li hh Hy 1 dir na in si Eu | on ih in al i i | = & : ÿ 2h a ! vs i fe Aloe git Jul Hi 3 El i vis i hh vm us a 3 nn i i Be 7 DIA ty +i Fp 8 qu] i | mé.3 abe, | actio W I Ee EB 2 I fi | wr | rames SE de ee ) iti \\ A 0000 al am me [A dust Hi HW Wh =m lee Pour i Hl 4 i en \u2014 \u2014\u2014 st es par ni Te ne 05 rr _ T\u2014 ~ - \u2014\u2014 Li =~ ass 7: i | Î + & ; | \u2014 { « Ar Qu | TN ES ou \u2014\u2014 -\u2014 om, a due j a Ar , RL Al \u201c- jek! 0 ma, art __ i dei fi \u2014 nih eau i ps i) = [3 p nih i CE CE A mee, 5 i) i ble of J H i lg my ty : 5 f â -_ tf Fi y i REEM id GRANDE ENTREVUE HR Irrévérencieux, épicurien passionné, animateur coloré, citoyen engagé ou grande gueule : les langues se délient facilement quand on entend le nom de l'animateur de l'émission Curieux Bégin.Toutes les facettes du personnage public sont scrutées à la loupe, de son goût légendaire pour le vino à la forme excentrique de ses montures branchées.Grâce à ses multiples interventions sur toutes les plateformes médiatiques possibles, Christian Bégin a réellement intégré la culture populaire québécoise au fil des années.Or, ces derniers temps, il aspire plutôt au calme.À l'ombre des projecteurs, il désire se recentrer, poursuivre son engagement social pour des causes qui lui tiennent à cœur, comme la Guignolée du D' Julien, et écrire des pièces à saveur politique pour sa troupe de théâtre Les Éternels Pigistes.Ainsi, espère-t-il, il pourra donner un coup de pouce à ceux qu'il admire tant, «ces gens qui travaillent en coulisse à changer le monde».Alors que beaucoup l\u2019admirent pour son engagement social, Christian Bégin est visiblement gêné par l'étiquette «d'artiste engagé» qui lui colle à la peau.«Je trouve que je fais peu de choses.J'ai parfois de la difficulté à arrimer ma pensée avec une action concrète», avoue-t-il humblement, calé confortablement dans un gros fauteuil du studio de photo où L\u2019Itinéraire l\u2019a rencontré.Pourtant, cette année, le comédien participera à la Guignolée du D' Julien, le 15 décembre, pour le financement des activités des centres de pédiatrie sociale du célèbre pédiatre.Après huit ans comme parrain de l\u2019événement, il ne se lasse pas de faire les éloges de cet événement, Son regard s\u2019enflamme et ses propos s\u2019animent, rappelant la fougue avec laquelle Gilles Julien lui-même parle de la cause des enfants.Posté à l\u2019angle des rues Aylwin et Adam, au cœur du quartier Hochelaga- Maisonneuve, Christian Bégin observe chaque année une réponse populaire de plus en plus grande à cette collecte de fonds.«Le quartier entier est mobilisé et la rue devient un corridor de générosité.Les gens viennent d'aussi loin que Sainte-Thérése- de-Blainville pour remettre des chèques dont le montant s\u2019élève parfois jusqu\u2019à 10 000 $, et ce, sans même demander de reçu pour les impôts!», dit-il, emballé.Si Christian Bégin a décidé de s'engager pour cette cause, c'est d\u2019abord parce qu'il constate les effets réels du travail du D' Julien et de son équipe sur la vie des enfants et de leurs familles, mais aussi en raison de sa propre expérience professionnelle.Avant d\u2019embrasser une carrière artistique, il a suivi une formation en éducation spécialisée et il a travaillé auprès d'enfants en difficulté et de jeunes déficients intellectuels.Cette période de sa vie a formé la personne qu\u2019il est devenu aujourd\u2019hui, explique-t-il.Je ne veux pas, par ny apathie, être participant à un monde qui ne me | | convient pas! 4 APRES NOUS, LE DELUGE Qui est vraiment Christian Bégin?Comédien, auteur, humoriste, animateur, papa, amoureux, citoyen : il porte tous ces chapeaux avec une aisance déconcertante.Mais c'est un homme inquiet que L'Irinéraire a rencontré.Inquiet pour la suite du monde, pour l\u2019État dont hériteront nos enfants.«On se concentre tellement sur le présent.C\u2019est le signe d\u2019une société malade, voire suicidaire, de ne pas faire en sorte que ce qui va nous suivre sera meilleur», analyse-t-il, consterné par ce constat.Cette absence totale du souci du lendemain le motive à se mettre en «mouvement» comme il le dit si bien.«Je ne veux pas, par mon apathie, être participant à un monde qui ne me convient pas!» l Après avoir flirté très brièvement avec le cynisme \u2014 «on peut être cynique en maudit autour d\u2019une table avec une bonne bouteille de vin» \u2014, il le dénonce maintenant haut et fort : «Le cynisme nous condamne à une Le - Len ; position d'inertie; l\u2019indignation nous met en mouvement.» Indigné, il l\u2019est.Il suit avec assiduité la Commission Charbonneau qui occupe nos écrans ces jours-ci et enrage.Vivre dans un monde bâti sur la collusion et la corruption, où le mensonge est institutionnalisé et où l\u2019appât du gain et du profit a gangréné nos plus hautes institutions le tue, dit-il.Il reprend son souffle, pèse ses mots et déclare, révolté : «Ce qui m\u2019écceure vraiment, c'est qu\u2019il y a ben du monde [en politique] qui se câ/isse de ce qui va se passer demain, qui se foutent de toi et moi et qui veulent juste nourrir leur propre intérêt»! LE POUVOIR À LA RUE Celui qui laissait entendre, au printemps dernier, qu\u2019il pourrait faire le saut en politique aurait-il renoncé à un tel changement de carrière?«Oui!» s'empresse- til de répondre.Du moins pour l'instant.Cette assurance, Christian la tient de la douche froide qu\u2019il a prise lors du scrutin du 4 septembre dernier.Alors qu\u2019il avait renoncé à se présenter comme candidat, il a tout de même accepté d'agir comme porte- parole de la Coalition pour la constituante.Fondé par Roméo Bouchard, un ami et voisin du comédien, ce nouveau parti » L'ITINÉRAIRE 19 1 décembre 2012 me GRANDE ENTREVUE proposait une réforme totale de l'appareil politique en militant pour la mise en place d\u2019une assemblée constituante.«C\u2019est une nécessité et à la fois une totale utopie», concède Christian Bégin, un sourire aux lèvres.Après les élections, le parti récolte quelques milliers de voix, mais se dissout pour cause de guerres intestines.Observer des guerres de pouvoir dans un si petit parti qui se disait pur a découragé l\u2019animateur et l\u2019a convaincu de rester un citoyen libre.«Je serai plus efficace que si j'étais membre d\u2019un parti», dit-il.Quant au pouvoir de la rue, Christian Bégin y croit profondément.Toutes les révolutions sont parties de la rue et ont ensuite été embrassées par de grands hommes ou de grandes femmes, rappelle- til.Il sanime en pensant au printemps érable, pendant lequel la mobilisation citoyenne a été très impressionnante à Montréal.Accompagnant son fils de 20 ans dans de nombreuses manifestations, il a vu l\u2019adolescent se transformer en adulte écorché, impatient de voir le changement arriver.Le papa a aussi observé avec bonheur le réveil d\u2019une population endormie, selon lui, depuis l\u2019échec du dernier référendum.Cet engouement se concentre principalement à Montréal, Christian Bégin en est conscient.«En région, c\u2019est une autre réalité; à cause du grand travail de désinformation médiatique qui s\u2019est fait ce printemps, beaucoup de gens Au Québec, on dit \\ souvent qu'on est un peuple progressif, > > mais c'est faux.7 J On est surtout dans le\u201d confort et l'indifférence.en sont venus à penser que tout changement dans une société amène le chaos, constate celui qui vit maintenant dans le Bas-du- Fleuve.Au Québec, on dit souvent qu\u2019on est un peuple progressif, mais c\u2019est faux.On est surtout dans le confort et l\u2019indifférence.» UN ENTOURAGE À CONTRE-COURANT L'écriture demeure son médium favori pour parler de ses inquiétudes et sa façon à lui de manifester son engagement citoyen.Malgré le caractère populaire des trois pièces qu\u2019il a écrites pour Les Éternels pigistes, une troupe qu'il a cofondée en 1996, celles-ci sont empreintes d\u2019un message politique.«J\u2019aborde l'indifférence, l'incapacité qu\u2019on a maintenant à se laisser toucher par la présence de l\u2019autre.Je crois que pour vivre dans le monde, on a besoin d\u2019une part d\u2019abnégation et on en manque cruellement.C\u2019est quelque chose que j'aborde dans toutes mes pièces.» Avec Curieux Bégin, l\u2019émission culinaire qu'il anime à Télé-Québec pour une cinquième saison, il s\u2019est constitué tout un réseau de personnes qui «vont à l\u2019encontre du système», constitué de maraîchers, ou de fromagers qui travaillent avec des produits bio et font de la production à échelle humaine.«Jai découvert que c'était un geste politique de produire autrement.Ils se battent quotidiennement pour mettre en place d\u2019autres façons de vivre», relate-t-il.Ces gens permettent à Christian Bégin de garder foi en l'avenir.«De toute façon, je n\u2019ai pas le droit d\u2019être pessimiste.J'ai mis un enfant au monde!», déclare-t-il, le regard vif et franc derrière ses imposantes lunettes.® rr b es, Ine deg lige > , LC \"gs ¢ quon v mr Ir Tie +, ¢ pur < be, \u2019 # > y \u201cans per 3 8 , IT 1] 3 Le PL it 0h 5d [oe Na Tire ES.SHOPPING der, ot «dt +I IAL A Ke © Je an) i) \"M3 Ki = je + dus 0 OS Jk Seek TER 2 | ae à [J NS [FI .w nL SRN a À il SA f WE qe nt CX & pour OL vèr @e- Di 1 NON; ; œ PB 4 H LI | : [Em oy i Ax Cr fh i Hild a ra Yay, nde J Sa | Un ries & Æ f a Hin IRVEINSO LO IEE = 4 NG - = i 34 Ug SOI >! RAS & me & nate À a deals dhe ro N ~ TN =, 3 fh \u201c ¢ 4 * [ ao ie = F7 3 i oil i ar SJ = = NO à = dr | FES] Il | I) es a = \u2014 ayn a I C 5 HE iy 3 i Pa > F - \u2018 Nu ) = © ï ne li 4 | Hi C129 \\ ) v Sika Busou: A AH ECHEVELE SS NO : c Veau VIRE 1 | Em v ; LS 1 _ _ ACTIVITÉS À | ER I th EXCEPTIONNELLES AW nl sx = £5 B CREST 4 i k ie kad § ¥ 5 a iL = où ii 25 ERCI à al IE A lid es Ji E*Kz pi ESTINATION Ville-Marie QUARTIER 900 VIEUX: CENTRE-VILLE RGS ca LATIN.CA 000 MONTREAL Cage Montréal ÿ \\ 4 ci ; stat tibia r RCH Les R déve furs leo \u201c fest Ÿ, d'nt Ny ab id viel pe elon [Han dpi TC par oa Al as À Von derer [mé Kil Es ati long Cons dsr à pS if - 2 M dm NOUS SOMMES NOMBREUX A CROIRE nd diy QUE LES ENTREPRISES COOPERATIVES i Tie BATISSENT UN MONDE MEILLEUR.dig da brut UE ay Desjardins G Caisse populaire Qu Année 2012 ang Internationale des KX du Mont-Royal Coopératives Coopérer pour créer l'avenir if | PHOTO : JEAN-FRANÇOIS HAMELIN Jérôme Savary marche sur les traces du D Julien, et ce, pour une troisième saison À chaque numéro de L'Itinéraire, les nombreuses rencontres du journaliste avec le créateur de la pédiatrie sociale, des enfants et des personnes de l'entourage de cet homme exceptionnel vous permettent de découvrir son univers.ET EN PLUS, C\u2019EST RENTABLE JÉRÔME SAVARY Les jeunes enfants en situation de vulnérabilité peuvent rapidement voir leur développement global être compromis.Des études récentes démontrent même que ces futurs adultes représenteront un coût très important pour la société.Que l\u2019on regarde le problème sous l\u2019angle de l'équité sociale ou de l'économie, le constat est le même: il est urgent de nous occuper de ces enfants.«Ces enfants représentent l'équivalent d\u2019un tiers de la population que l\u2019on risque de perdre, car ils ne pourront pas contribuer à l'effort collectif, analyse le pédiatre social Gilles Julien.En considérant aussi le vieillissement de la population, pas besoin d\u2019être économiste pour comprendre qu\u2019on ne peut se permettre de se priver de cette future main d'œuvre.» Selon lui, désormais, «tout concorde».La théorie rejoint les conclusions qu'il tire depuis vingt ans de son expérience du terrain, particulièrement dans ses centres de pédiatrie sociale en communauté d\u2019Hochelaga- Maisonneuve et de Côte-des-Neiges, à Montréal.Un enfant peut s'en sortir, et devenir productif pour la société, si on l\u2019amène à vivre des succès, tout en considérant son développement de façon globale.«Ce que les chercheurs recommandent dans leurs études, nous, on le fait sur le terrain depuis longtemps, se félicite le Dr Julien.Nous constatons chaque jour que nos efforts ont des résultats concrets dans la vie des enfants et de leur famille à court et a long terme.» Plusieurs études confirment donc ce type d'intervention précoce.L'une d\u2019elle! a analysé l\u2019évolution de plus de 35 000 enfants d'âge scolaire en Colombie-Britannique.Voici l\u2019une de ses conclusions : réduire le niveau de vulnérabilité chez les enfants d\u2019âge préscolaire permettrait à long terme d'augmenter de 20 % le produit intérieur brut de la province.«Intervenir tôt a pour conséquence de créer du capital social pour la société, ajoute le Dr Julien.Ces futurs adultes travailleront et paieront des impôts.Ce n\u2019est pas juste un coût que tu élimines, comme celui des incarcérations; tu les amènes à être productifs.» Une autre étude, américaine celle-ci\u201d, identifie les effets de l\u2019éducation préscolaire de haute qualité auprès des enfants pauvres.L'étude a débuté dans les années 1960 et a comparé deux groupes d\u2019un côté, une centaine d'enfants afroaméricains, issus de familles à faibles revenus, ont suivi un programme d'intervention précoce.De l\u2019autre, des enfants d'origine similaire n'ayant suivi aucun programme particulier Quarante ans plus tard, les chercheurs ont remarqué que les premiers avaient connu un meilleur sort que la plupart des enfants du groupe témoin.L'étude américaine conclut que chaque 1 $ investi dans le programme d'intervention précoce a entraîné un retour sur investissement de 16 $ (!), en considérant notamment l\u2019économie de coût judiciaire et pénitentiaire.Ces données, à la fois probantes et récentes, confirment la raison d\u2019être et l'efficacité des centres de pédiatrie sociale en communauté, selon le Dr Julien.S1 les chercheurs recommandent l'intervention financière accrue de l\u2019État, le pédiatre social insiste pour que la création de chaque nouveau centre reste l'initiative d\u2019une communauté choisissant d\u2019aider «ses» enfants à réussir.«L'aide ne doit pas seulement venir de l\u2019État, car l'argent, seul, a un impact limité.L'aide la plus importante doit venir de la communauté et du voisinage», explique-t-il.! Kershaw P.et coll.2010.«Les coûts économiques de la vulnérabilité précoce au Canada».Revue canadienne de santé publique.* Lawrence J.Schweinhart, Jeanne Montie, Zongping Xiang, W.Steven Barnett, Clive R.Belfield, & Milagros Nores.2005.«Lifetime Effects: The High/Scope Perry Preschool Study Through Age 40».Ypsilanti, MI.High/Scope® Educational Research Foundation.Gilles Julien rappelle ainsi que «mes enfants et mes familles» ont besoin d\u2019étre soutenus par la communauté pour pouvoir a leur tour contribuer positivement à la société.«Mes familles ont notamment besoin de répit, dit-il.Quand tu ne peux jamais sortir, prendre un temps pour toi, tu ne peux pas réussir à jouer ton rôle de parent.Personne ne peut y arriver sans aide.» Savoir qu\u2019aider ces enfants rapporte plus que ce qu'il en coûte est un argument de plus en faveur du Dr Julien.\u20ac L'ITINÉRAIRE 1° décembre 2012 ta oe : - A AVES RY =\u2014 HR\" TY ; = \\ 25 ie Tout qu debe pls pra Seul mn bois Tou un dt qui 1 ES 7 : Ma Æ PATRICK HEBERT, ANDRE CHAREST, KIM BRIERE-CHAREST ET SERGE LARAMÉE i Teli ir AU-DELA DU VIH ko bli pas.dr 3 ton mo À l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, le 1° décembre, Lltinéraire et GEIPSI (le Groupe d'entraide à l'intention des personnes séropositives, itnérantes et toxicomanes) ont mis sur pied un projet d'initiation à l'écriture journalistique.Rendu possible grâce au Programme d'action communautaire sur le sida (PACS), TE A ue es ivi El ce projet a été créé afin de sensibiliser le public à la réalité L) des membres gui fréquentent GEIPSI.da Pendant plusieurs semaines, Serge Laramée, André Vi Charest et Patrick Hébert, membres de GEIPSI, se sont livrés avec beaucoup de sincérité à travers leurs textes.À chaque rencontre que nous avons eue à l'itinéraire, u is ont démontré une ouverture d'esprit et une sensibilité Le tn remarquables.Dès lors, accompagner leur projet d'écriture a été pour nous un réel plaisir.fou Écrire sur sa vie, et particulièrement lorsqu'il s'agit de sida, de toxicomanie ou d'itnérance, demande une ; grande force de caractère.Pour certains de ces hommes, cette expérience déjà éprouvante a nécessité i énormément de travail personnel avant qu'ils puissent parvenir à rédiger un texte.0 De la part de Lltinéraire et de GEIPSI, bravo a Serge, André et Patrick! » ii i by J fi ty (KIM BRIERE-CHAREST, DE GEIPSI, ET JEROME SAVARY, DE L\u2019ITINÉRAIRE) PHOTOS : KIM BRIÈRE-CHAREST ET MARIE-LISE ROUSSEAU 24 L'ITINÉRAIRE 1 décembre 2012 | Ma remontée | | des enfers {Rl wl SERGE LARAMEE Tout a commencé le jour ou jai fait la connaissance de quelqu\u2019un J J quelq qui m\u2019a présenté un petit sac de poudre magique.Ça me permettait de boire un peu plus et de prolonger mes soirées toujours un peu peu p P 8 J P plus tard.Et c\u2019est en consommant que j'ai fait la découverte d\u2019une grande passion : écrire.Seul chez moi, en pleine nuit, à côté de mon petit fanal à l'huile, je m\u2019installais, boisson et miroir déjà prêts à mes côtés.Tout s\u2019est passé très rapidement et partait d\u2019un désir d\u2019aller de plus en plus loin en détruisant ma vie.Pour moi, trouver quelques dollars, c\u2019était pas compliqué.Ma mère avait une très grande confiance en moi.Alors quand le goût de consommer refaisait surface, j'allais sonner chez elle en lui racontant à peu près n\u2019importe qu\u2019elle idée qui pouvait se vendre.Mais un beau jour, je venais d\u2019avoir 34 ans, je suis allé voir ma mère comme toutes les autres fois.Sauf que, ce jour-là, ça ne s\u2019est pas aussi bien passé.Je lui ai demandé de dormir chez elle et pour la première fois de ma vie, j'ai vu l\u2019expression de ma mère tomber et son front se rider : «Je regrette mon gars, mais tu ne dors pas ici ce soir.» Elle a pris le téléphone, a appelé au refuge la Maison du père et m\u2019a tendu une seule chose : un billet d'autobus.Malgré sa volonté profonde de maider, jai connu autre chose.J'ai rapidement rencontré de nouvelles personnes et, surtout, le sentiment de liberté en tout temps.Tout ça a duré 17 ans.Au fil des jours et des mois, j'étais de plus en plus fatigué et mal en point.Ça n\u2019a pas été évident.J'ai fait une tentative de suicide et par la suite, quelques autres ont suivi.Un jour, j'ai dû être hospitalisé pour une infection au bras.Avant ma sortie de l'hôpital, le médecin est venu me rencontrer dans ma chambre et m'a suggéré de prendre rendez-vous avec mon médecin de famille, le plus tôt possible.À voir l\u2019insistance du «doc», je commençais à avoir sérieusement peur.Une intervenante du centre de désintox que j'avais rencontrée quelques mois plus tôt m\u2019a accompagné.Arrivés au cabinet du médecin, nous avons pris place assez rapidement.Le médecin a commencé à me poser des questions sur les TTSS et le VIH et j'ai répondu subitement que je n\u2019étais pas au courant de ces choses-là.Pendant tout ce temps, il faisait tournoyer des papiers dans ses mains de gauche à droite.I] m\u2019a dit avec une douceur extrême : «Si je te dis que t'es séropositif, comment est-ce que tu vas réagir?» Ma réponse a été assez radicale.Tout ce qui était posé sur son bureau s'est ramassé par terre et sur les murs, jusqu\u2019à ce qu\u2019il me donne des calmants.Après des jours de réflexion, j'en ai profité pour m'enfoncer encore un peu plus.Pour moi, à partir du moment où j'avais appris que j'avais le VIFI, j'étais déjà mort.Je me suis vite ramassé en psychiatrie à l'Hôpital de Saint-Hyacinthe.Les médecins commençaient à peine à me détacher de mon lit que j'ai reçu un appel de ma jeune sœur pour me dire que ma mère venait de mourir.Tout s\u2019est arrêté.Je suis sorti de l\u2019hôpital pour faire une convalescence dans une résidence pour Pa ts æ personnes vivant avec le VIH, période durant laquelle j'ai vu plusieurs personnes mourir.Et c\u2019est à partir de ce moment que j'ai voulu me prendre en main.Je suis revenu à Montréal et après plusieurs mois de consommation, je me suis retrouvé dans un refuge pour sans-abri.J'ai rencontré un homme avec qui l\u2019amitié s\u2019est transformée en amour, mais j'ai rapidement mis les choses au clair : «Je veux faire un bout de chemin avec toi, mais il va falloir qu\u2019on fasse un choix entre l\u2019amour et la conso.» Aujourd\u2019hui, quand jai le goût de consommer, je me mets de la musique et je repense à tout ce que j'ai traversé.C\u2019est dur, mais ça m'aide.Et c\u2019est ce contraste qui m'encourage quotidiennement.J'ai encore mon petit fanal.La drogue est partie, mais l'écriture est toujours restée.Et si aujourd\u2019hui j'ai mon logement, mon chat et ma vie, c\u2019est grâce à ma mère.® L'ITINÉRAIRE 2 5 1 décembre 2012 os PE IS oz MW i | Im DÉVELOPPEMENT SOCIAL | Pour de bon ANDRE CHAREST Grice à ma détermination, j'ai réussi à quitter la rue et à recommencer une nouvelle vie.Originaire de la Gaspésie, j'ai quitté ma famille à l\u2019âge de 10 ans pour fuir l'alcoolisme de mes parents.Dans le frigo, il n\u2019y avait que de la bière.Un matin, à peine une tranche de pain pour les 12 enfants.Ça fait dur, non?Je suis alors arrivé à Montréal.Mon frère m'a hébergé et à 12 ans, je cuisinais déjà par moi- même.À 17 ans, j'ai connu la rue.Je dormais un peu partout, avec mon sac de couchage au- dessus des bouches d\u2019aération.Je consommais de la cocaïne.Ça frôlait l'enfer.Il y a cinq ans, jai eu un grave accident de voiture.J'ai été trois mois dans le coma.A mon réveil, le médecin m'a annoncé que je ne marcherais plus.Je lui ai répondu : «Non, écoute bien, toi : j'ai deux pattes, c'est fait pour marcher.» Il faut que tu fonces dans la vie : tu marches ou tu ne marches pas.Tu fais ton choix.Et moi, j'ai fait le mien.J'ai reçu des soins de physiothérapie pendant cinq mois.J'ai réussi à marcher de nouveau grâce au bon Dieu.Et probablement à moi aussi.J'aurais pu redevenir sans-abri de nouveau, mais non.Je fonce dans la vie; j'ai toujours foncé.Cette grande volonté m\u2019a permis de me sortir de toutes les épreuves que j'ai traversées.\u2026 et j'en ai traversées plusieurs.Avec L'Itinéraire, j'ai réussi à sortir de la rue.En vendant le magazine, puis en travaillant au Café sur la rue, je me suis repris en main.J'ai trouvé un logement et ma vie est redevenue normale.Si on ne pédale pas, on n'avance pas; on reste sur le neutre, on cale ou on recule jusqu'au point de départ.C\u2019est nous qui créons nos propres exploits.Quand je suis sorti de la rue, il y a plus de 20 ans, c\u2019était pour de bon.Aujourd\u2019hui, je respecte ma priorité : il faut que je prenne soin de moi.Clest ma santé avant tout.Je n\u2019ai jamais voulu tomber si bas et je suis persuadé que je vais continuer à aller de l\u2019avant.La vie est bonne pour moi.® J'ai la cuisine dans le sang PATRICK HEBERT J'aimerais vous parler d\u2019une activité qui me tient à cœur.Ce sont les cours de cuisine Atelier Saveur dans le Vieux-Montréal organisés par GEIPSI.C\u2019est une école pour apprendre, déguster et surtout s'amuser.Un chef nous montre comment cuisiner et nous avons 30 minutes pour préparer le repas.La première fois que nous y sommes allés, nous avons préparé une bavette de bœuf nappée d\u2019une sauce aux tomates cerise, accompagnée de patates à l\u2019huile de truffe et d\u2019une salade.Ce fut à la fois succulent et enrichissant, car oui, nous mangeons ce que nous préparons! Nous y sommes retournés.Cette fois-là, le veau était à l\u2019honneur.Je vous le dis : l'essayer, c'est l\u2019adopter.J'ai tellement aimé mon expérience que j'espère pouvoir y retourner très bientôt.J'aime bien apprendre des trucs sur la nourriture.C\u2019est une richesse intérieure.Et en plus, je me régale.C\u2019est comme un deux pour un.Quand on vit dans la rue 26 L'ITINÉRAIRE 1 décembre 2012 comme moi, on sait se débrouiller, mais on n\u2019a ni l\u2019espace ni le matériel pour cuisiner.Mais ça ne nous empêche pas pour autant d\u2019en avoir la passion.Pour moi, c\u2019est un réel plaisir de déguster un bon repas plutôt que de manger uniquement par faim.En cuisine, l\u2019alcool prend un sens différent : par exemple, j'ai appris à déglacer les préparations au vin pour aromatiser les sauces.C\u2019est absolument délectable.Mais surtout, quand je suis là et que j'apprends à cuisiner, moi qui suis atteint du VIH depuis 12 ans, ça me change les idées et ça me permet de penser à autre chose que de consommer de la cocaïne.Je tiens particulièrement à dire un gros merci à l\u2019équipe de L'Itinéraire qui fait beaucoup d'efforts pour sortir les gars de la rue.Je vous laisse là-dessus en vous disant à la prochaine, pour un autre texte dans le journal! @ CHANGER LE MONDE, UNE DATE A LA FOIS VANESSA HÉBERT & Jeune artiste cherche activiste pour partager de longues discussions, profiter d\u2019un réseautage et combiner création et revendications sociales.Optimisme face au futur, désir de changements sociaux et esprit critique sont des caractéristiques requises\u2026 Intéressés?Rendez-vous aux «5 à 7 Activistes» organisés par Engrenage Noir.Occupons Montréal et le mouvement étudiant ont fait sortir les gens dans la rue.Lors de ses rassemblements, il n\u2019y a pas que les idées qui ont vécu un point d\u2019ébullition.Des échanges entre artistes et activistes ont mené à plusieurs collaborations.Aujourd\u2019hui, les participants d\u2019Occupons Montréal ont décampé et les étudiants qui ont fait couler le Printemps érable sont retournés sur les bancs d\u2019école.Selon Johanne Chagnon, cofondatrice d\u2019Engrenage Noir, les activistes ne sont peut-être plus aussi visibles dans l\u2019espace public, mais la création et l\u2019engagement n\u2019arrêtent pas pour autant.«C\u2019est pour cela que nos 5 à 7 sont importants pour que les gens engagés continuent à se connecter et à échanger.» Musique lounge, lumières tamisées, verre à la main, l\u2019ambiance sympathique des 5 à 7 est propice à l\u2019échange d\u2019idées et de numéros de téléphone.En juin dernier, lors dun atelier, Norman Nawrocki, membre actif d\u2019Engrenage Noir, a eu l\u2019idée d\u2019un speed dating pour briser la glace entre les participants.L'idée rigolote en a séduit plus d\u2019un.«On était les premiers à être étonnés que cette petite idée devienne aussi populaire, rigole Johanne Chagnon.Avec nos 5 à 7 Activistes, on répond à ce besoin de poursuivre ces liens.Quand tu connectes avec quelqu'un d\u2019autre qui fait la même chose que toi, tu te sens moins seul.» En place depuis 2001, Engrenage Noir apporte son soutien financier et ses services aux artistes engagés.Ce qui fait sa particularité est le réseautage qu\u2019il offre à ses bénéficiaires.«On rit beaucoup en disant qu\u2019on fait les entremetteurs, des fois, entre des artistes et des organismes et maintenant on organise des soirées de speed dating», s'esclaffe Johanne Chagnon.Pour Daniel Parker, un des membres créateurs de la chorale du peuple, Engrenage Noir a Q propose une belle union entre l\u2019art et l\u2019activisme.«C\u2019est important de faire le lien entre les deux parce que des fois l\u2019activisme est beaucoup trop sérieux à mon goût, précise-t-il.L'art a tendance à l\u2019être moins.J'aime le pont entre ces deux mondes.» Contrairement aux speed datings traditionnels, les individus privilégient les collaborations engagées avant l\u2019amour.Mais l\u2019un n'empêche pas l\u2019autre.«Le but est assez platonique, mais reste créatif et amusant, explique Johanne Chagnon.Si cela mène à plus, tant mieux» Au rythme des rencontres se tisse une toile d\u2019activistes et d'artistes qui partagent leurs connaissances, leurs projets et leurs ambitions.«Je vois ça comme une cartographie de ce qui se passe, raconte Pascale Brunet, active militante et féministe.On travaille souvent de façon isolée et ça nous permet de savoir sur quoi les autres travaillent.J'apprécie surtout de rencontrer des gens qui sont inspirés et motivés par les mouvements sociaux et artistiques.» Selon Johanne Chagnon, ce genre de rencontre permet justement de garder les revendications actives.Un peu comme changer le monde, une date à la fois.@ engrenagenoir.ca/rouage L'ITINÉRAIRE 2 7 I\" décembre 2012 Fra pene Ea Me RR Te oh re fe it i; \u2014PAS COMPLE Le Groupe L'Itinéraire a développé depuis quelques années le concept des cartes-repas qui permet aux donateurs de poser un geste concret dans la vie d'une personne chaque jour.éal MultiCaf Appleton Monicà 359\" AEE ER | DINER uttcatod L\u2019Itinéraire, par le biais du Café L'itinéraire, offre la possibilité à des personnes à revenus modestes de se nourrir à peu de frais et avec dignité.La carte-repas solidaire est aussi échangeable auprès des organismes Comité social Centre-Sud, MultiCaf, Resto Plateau et Chic Resto Pop.Faites un don en remplissant le coupon en page 30 ou au www.itineraire.ca cen veo \"aq .fren, \"ee tae ev.tao, ce, \u201ceq \"ae ., tee < \u201cos La Un proj Parce qu\u2019il est inconcevable qu\u2019aujourd\u2019hui, à Montréal, des Ct de Uitinéraÿ D ; .re Léger, issor pour per LR milliers de personnes souffrent de la faim.Comme moi, avant on Tele,\u201d Ontéal NE qu\u2019il ne soit trop tard, offrez des carte-repas aux plus démunis.R Itinéraire.ca En plus d\u2019un repas chaud et complet, ils briseront leur isolement et trouveront le réconfort d\u2019une aide psychosociale.Al RE Emmanuel Bilodeau, porte-parole des cartes-repas re à (WT \u2018mf Wh YM (aR \u201c.CAY LAALL PIER br edly \u2014 Le réseau d'aide Qt www.rapsim.org Tél.: 514 879-1949 INFO RAPS Le réseau d\u2019aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal -_ at ENFIN UNE POLITIQUE EN ITINERANCE! PIERRE GAUDREAU Coordonnateur du RAPSIM Le Québec adoptera une Politique en itinérance! Voilà l\u2019excellente nouvelle que contenait le discours inaugural du nouveau gouvernement Marois, dévoilé le 31 octobre dernier.Pour le RAPSIM et le Réseau SOLIDARITÉ itinérance du Québec (RSIQ), cela représente une importante avancée, après six ans de travail acharné pour promouvoir cette Politique.L'adoption d\u2019une Politique en itinérance fait partie du programme du Parti Québécois depuis 2008, et il était urgent que le gouvernement annonce sa volonté d\u2019aller de l'avant, ce qu\u2019il a fait dans son programme gouvernemental : «En amont, il faut aussi s'occuper des Personnes qui viventle drame de l\u2019itinérance, un phénomène qui présente plusieurs visages et qui ne se limite plus seulement au milieu urbain, Ces hommes, ces femmes, parfois ces enfants souffrent de conditions de vie qui peuvent être misérables, et c'est le devoir du gouvernement de les aider.Nous le ferons en déployant une politique gouvernementale en matière d\u2019itinérance.» (Extrait du discours inaugural, 31 octobre 2012.) En 2006, le RSIQ défini une plate-forme de revendications pour cette Politique qui exige la prise des différentes mesures nécessaires à tous les niveaux : logement, revenu, espace public, éducation, accès à la santé et aux services sociaux, soutien aux organismes.Une large commission parlementaire itinérante tenue en 2008-2009 a conclu à l\u2019unanimité à la nécessité de se doter d\u2019une Politique et en a cerné les priorités.Les appuis et demandes de la Ville de Montréal, de la Commission des droits de la personne, du Barreau, du CSSS Jeanne- Mance se sont multipliés.Le Plan d\u2019action en itinérance 2010-2013 du gouvernement précédent sur cette question, bien quinsuffisant, délimitait de nombreux champs d\u2019action dans huit ministères.Bref, le gouvernement ne part pas à zéro pour mettre en place sa Politique.Le RAPSIM travaillera maintenant avec ses membres à influencer le contenu de cette Politique.II est urgent quelle soit adoptée et que des mesures se déploient dans tous les ministères visés pour prévenir et soulager l\u2019itinérance.Un enjeu majeur pour Montréal.et les autres régions Non sans raison, c\u2019est a Montréal qua germé l\u2019idée de promouvoir une Politique en itinérance pour faire face de façon globale au phénomène.En 2005, lors d\u2019une assemblée générale du RAPSIM, René Charest, alors organisateur communautaire au CSSS Jeanne-Mance, mettait de l\u2019avant cette demande.Dans une élection partielle en 2007, le péquiste Martin Lemay était le pe premier candidat au Québec à se prononcer en faveur de cette Politique.La participation à la Commission parlementaire en 2008 fut extraordinaire.Pour en connaître davantage, commandez ou lisez L'itinérance une histoire et des actions pour en sortir au www.rapsim.org Cet automne, la fréquentation des ressources pour personnes itinérantes à Montréal a continué de croître, tant du côté des hommes que des femmes.De plus, comme l'a dit la première ministre elle-même, les visages se diversifient.On voit toujours autant de monde au centre-ville, mais aussi de plus en plus dans Hochelaga, et on parle d\u2019itinérance dans Côte-des-Neiges, Rosemont, Saint- Henri.Des ressources voient le jour à Terrebonne, à Laval et à Val d\u2019Or, tandis que d\u2019autres, qui existent depuis longtemps à Trois-Rivières et Valleyfield, débordent, témoignant de la nécessité d\u2019une Politique globale s'appliquant à toutes les régions.- - LITINERAIRE 2 9 1 décembre 2012 DON Je fais un don de: 0 $ CARTES-REPAS\" J'offre cartes-repas à 5$ chacune= A $ ABONNEMENT AU MAGAZINE Je m'abonne pour une période de: O 12 mois, 24 numéros (124,18 $ avec taxes \u2014\u2014 $ © 6 mois, 12 numéros (62,09 $ avectaxess 8 $ Nom ou N° de camelot (s'il y a lieu) : TOTAL DE MA CONTRIBUTION : _¢ Notes 1 Les cartes sont distribuées par Lltinéraire, mais si vous voulez les recevoir pour les donner dans la rue, cochez ici et nous vous les enverrons avec le Guide du bénévole.Cochez ici D 2 Vous recevrez votre reçu d'impôt début janvier suivant votre don.Lil NE RAI RE ; Jo euses Totes et Vive le vent / Merci d'être partenaire d'un vent qui change des vies L'Itinérairem'apermis deretrouverun nouveau souffle, dereprendre ma vie en main.Merci de nous aider à aller encore plus loin dans la lutte contre l'isolement et la pauvreté! - Jean-Guy Deslauriers, camelot IDENTIFICATION OMme OM.Nom : Prénom : Nom de l'entreprise (Don corporatif) : Adresse : Ville : Provinee: __ Code postal : Téléphone : ( ) Courriel : MODE DE PAIEMENT O Visa, MasterCard O Chèque au nom du Groupe communautaire L'Itinéraire N° de la carte : LL NN NN NN NN Expiration / (Mois) (Année) Signature du titulaire de la carte Postez ce formulaire de don et votre chèque au Groupe communautaire L'Itinéraire : 2103, Sainte-Catherine Est, 3° étage, Montréal (Québec) H2K 2H9.Pour toutes questions, contactez-nous au 514-597-0238 poste 231.Dons et abonnement disponibles en ligne au www.itineraire.ca : 2 / NOUVELLES SUR L\u2019ITINERAIRE ET SES PARJENAIRES / Campagne de Noél de Lltinéraire .POUR DES FETES SOLIDAIRES! SHAWN BOURDAGES Adjoint aux communications et au financement Le temps des fêtes est une période chaleureuse et festive pour la plupart d\u2019entre nous.Les repas dignes de banquets se multiplient et le froid se fait même rassembleur nous incitant à nous regrouper en famille ou entre amis, dans les chaumières.Mais, malheureusement, ce moment de réjouissance et d\u2019abondance nous rappelle également la réalité de ceux pour qui les retrouvailles et les éclats de joie ne font qu\u2019écho à leur dépouillement et leur isolement.Loin de devoir nous sentir coupables de notre chance, il s\u2019agit plutôt ici de souhaiter à ces derniers un meilleur sort.Depuis plus de 18 ans, L'Itinéraire fait partie de la solution.Nous avons, cependant, besoin de l\u2019aide du grand public.Lancée depuis le 15 novembre dernier, la campagne de Noël de L'Itinéraire est primordiale pour la poursuite de notre mission et de nos services d\u2019aide directe aux plus démunis.Il y aurait, selon une estimation conservatrice, 30 000 personnes en situation d\u2019itinérance à Montréal.Cela représente, pour vous citer quelques exemples, la population de Boucherville, de Mascouche ou de Rimouski.Ces concitoyens ont besoin de notre aide pour retrouver leur dignité.Ici à L'Itinéraire, c\u2019est 2 000 personnes que nous accueillons chaque année.Depuis plus de 18 ans, notre organisme vise à redonner une place active en société aux personnes défavorisées par le biais de l\u2019insertion au Camelot avec mot.5 ! seffreons égalemeit RÉSEAU SOLI me TT travail, de Pintervention psychosociale et de l'aide\u201d alitnéntaire.Nous nous être le porte-voix \u20ac S-VOIX; Le ine vous le savez ch rSMecteurs, cés gens ont beaucoup à racontë#aFleureusement, notre approche donne des résultats après six mois de participation au programme du magazine L'Itinéraire, 90 % des camelots retrouvent une stabilité résidentielle.Le témoignage du camelot Jean-Guy Deslauriers, qui suit ce texte, démontre bien l\u2019impact positif que L\u2019Itinéraire peut avoir sur une vie.Bien que les camelots et employés soient la partie la plus visible de l\u2019œuvre, L'Itinéraire, c\u2019est aussi vous.Merci de votre générosité et joyeuses fêtes à tous! UN NOUVEAU SOUFFLE GRÂCE À L'ITINÉRAIRE JEAN-GUY DESLAURIERS Ma vie a changé avec le Groupe L'Itinéraire et les centaines de oup lecteurs du magazine qui m\u2019encouragent chaque jour.La rue, la que : ; ; > M: 2 .pauvreté et le chômage, c\u2019est l'isolement et la dépression.J'en ai bavé et j'ai traversé bien des difficultés.Aujourd\u2019hui, je ne suis plus seul.Le vent a tourné et ma vie a changé.À L'Itinéraire, on ne m'a pas offert que du travail, mais un accompagnement pour la résolution de mes problèmes.Je ne suis plus sans-abri.J'ai maintenant un groupe d'appartenance et des gens qui m\u2019entourent.Je prends soin de moi et je peux compter sur les autres, dont mes lecteurs du magazine qui sont si aimables Merci pour tout ce que vous faites pour L'Itinéraire et les centaines de gens qui comptent sur ce groupe pour s\u2019en sortir.De très joyeuses fêtes et une bonne année à vous! ® LITINERAIRE 3 | 1\" decembre 2012 Sor es oT Tr IN RÉSEAU SOLIDAIRE / NOUVELLES SUR L'ITINÉRAIRE ET SES PARTENAIRES / MANON BARBEAU, UGO DIONNE ET BERNARD LAMARRE reçoivent un prix «Excellence communautaire TELUS» SHAWN BOURDAGES Adjoint aux communications et au financement Cette importante reconnaissance a eu lieu dans le cadre de la Célébration communautaire de TELUS à Montréal, le 16 octobre dernier.Cette journée vise à reconnaître la générosité et le travail dévoué de tous ceux et celles qui font une grande différence dans leur collectivité.TELUS a également profité de l\u2019occasion pour annoncer un don de trois millions de dollars pour une centaine d'organismes de la grande région de Montréal en 2012.Manon Barbeau, cofondatrice et directrice générale et artistique du wapikoni mobile Manon Barbeau œuvre pour donner une voix aux personnes qui vivent en marge de la société, que ce soit ceux qui souffrent de déficience intellectuelle et de problèmes de santé mentale, les jeunes de la rue, les prisonniers ou les jeunes des communautés autochtones isolées.Ugo Dionne, cofondateur de Bénévoles d\u2019affaires Ugo Dionne, président de Synesis-Versalys, est cofondateur de Bénévoles d\u2019affaires, un organisme actif depuis 2006, qui a pour mission d'assurer le lien entre les gens d\u2019affaires et les organismes communautaires de la grande région de Montréal afin que ceux-ci puissent bénéficier de la meilleure expertise gratuitement.TELUS Nous donnons où no: 3 VNONS.UGO DIONNE, MANON I BARBEAU ET BERNARD LAMARRE Bernard Lamarre, président du conseil d'administration de l'Ecole Polytechnique Bernard Lamarre consacre son temps à la présidence de nombreux conseils d'administration, dont ceux du Groupe Bellechasse Santé et de l\u2019Ecole Polytechnique de Montréal.Il a également siégé au comité d\u2019investissement communautaire de TELUS a Montréal à titre de président entre 2006 et 2011 et fut président du conseil du Musée des beaux-arts de Montréal.@ IN LA FONDATION DU GRAND MONTRÉAL DÉVOILE SON RAPPORT ANNUEL SIGNES VITAUX Fondation du Grand Montréal SHAWN BOURDAGES Adjoint aux communications et au financement Le 2 octobre dernier, La Fondation du Grand Montréal dévoilait la sixième édition annuelle de son rapport Signes vitaux du Grand Montréal 2012.Ce rapport présente un portrait global de la situation dans le grand Montréal sur les plans, notamment, de l\u2019économie et de l'emploi, de l\u2019éducation, de la santé, du logement, de la sécurité et de l\u2019environnement.Le bilan?Montréal traine derrière les autres grandes agglomérations du Canada en matière de développement économique et social.«Contrairement à ce que certains nous disent, Montréal va bien, mais pourrait faire tellement mieux», affirme Marina Boulos, présidente-directrice générale de la Fondation du Grand Montréal (FGM).Notre rapport le prouve.» DE PLUS EN PLUS DE GENS DÉFAVORISÉS Parmi les données les plus choquantes de «Signes vitaux 2012», on note une augmentation des demandes d'assistance aux banques alimentaires de 32 % globalement, et de 65 % de la part de familles ayant malgré tout des revenus d'emplois.Près de la moitié des 70 000 élèves de la Commission scolaire de Montréal ont besoin «Montréal va bien mais pourrait faire tellement mieux» d'aide alimentaire, mais seulement 18 % peuvent en recevoir, faute de ressources.Le nombre de sans-abri, estimé à 30 000 aujourd\u2019hui, a doublé depuis 1996.Du côté des indicateurs positifs, la FGM signale la diminution du nombre de faillites, le revenu familial moyen qui augmente, une population plus jeune que les autres grandes villes canadiennes et la notoriété culturelle de Montréal à l\u2019échelle internationale.LES GENS D'AFFAIRES DOIVENT CONTRIBUER PLUS «Montréal, malgré ses atouts extraordinaires, ne se développe pas à son plein potentiel», a déclaré Richard «Dick» Pound, le président du conseil d'administration de la FGM et ex-président de l'Agence mondiale antidopage, associé dans le très réputé cabinet d'avocats Stikeman Elliott.M.Pound était de passage à la Chambre de Commerce du Montréal Métropolitain où il a énergiquement interpellé la communauté d\u2019affaires.La faiblesse du développement de Montréal, a-t-il dit, est due au manque d\u2019implication des gens d\u2019affaires montréalais dans leur collectivité, # Vous pouvez consulter ce rapport sur le site www.signesvitauxmontreal.ca 3 2 L'MNÉRAIRE 1 décembre 2012 ame ul éme J AUX i» neil gent gs fai UIVEZ L'ITINERAIRE EN TOUT TEMPS | i Pour que toutes et tous aient de So Joyeuses J Fêtes Le NPD exige davantage .d\u2019investissement en matiére de logement social et de lutte contre l\u2019itinérance.Lysane Blanchette-Lamothe Députée de PierrefondsDollard 7 PLY Re BG 21S L'ACHAT ET LA VENTE D\u2019UNE PROPRIÉTÉ, C'EST UNE AFFAIRE DE CŒUR ET DE SAVOIR-FAIRE * Garantie de service + Intégrité + Mise en marché exceptionnelle +» Conseils + Expertise * Opinion de la valeur marchande de votre propriété AGENCE DU PLATEAU 1152 Mont-Royal est 514.597.2121 www.viacapitaledumontroyal.com AGENCE DE ROSEMONT 2 2339 Beaubien est 514.721.2121 Coals op ia TOUJOURS SOLIDAIRES SCFR Syndicat canadien de À 3 fonction publique Fro = scfp.qc.ca @SCFPQuebecinfos Æ) SCFP-Québec Infos [ y Une vid or B: | cn | fard {j vie Jai Tar on bin par : per HIER .CITOYENS Avouroui : DEMAIN 5 Ven Faites la rencontre d'hommes et de femmes qui, par leur engagement citoyen, | ENTENTE SUR LE DÉVELOPPEMENT CULTUREL DE MONTRÉAL | qu ont marqué l\u2019histoire sociale de Montréal et du quartier Centre-Sud.! re, apons at ih Condition féminine que 2 Montréal uébec = L\u2019EXPOSITION SE POURSUIT JUSQU'AU 24 FEVRIER 2013.B Q =a tn 0p \u2014 \u2014 \u2019 Ville-Marie seu ÉCOMUSÉE mimes LE.monté ; erri- .DU FIER MONDE 514 528.8044\" rl i ecomusee.qc.ca lllustrations: Jacquie Jeanes RE Un fe 3) en Tal IL LES COULISSES DE L'ITINÉRAIRE * HÉLÈNE OUELLETTE Chroniqueuse de rue VIEILLIR DANS CE _ CAPITALISME SAUVAGE Une vieille femme, ça vaut combien au Québec?Je sais depuis longtemps que le vieillissement est une étape très aberrante dans notre société et que, malheureusement, pour un être humain, c\u2019est la dernière, Il y a des cultures qui considèrent les personnes âgées avec respect et honneur, pour leur apport social, pour leur sagesse.Au Québec, ce n\u2019est pas du tout le cas.Quand tu es âgé, tu n\u2019es juste plus rentable, tu es devenu un fardeau social.D'ailleurs, les nouvelles à la télévision répètent régulièrement que le vieillissement de la population coûte cher à l\u2019État.J'ai eu à vivre le cheminement de mes parents vers la mort.Je peux dire qu\u2019ils n\u2019ont rien coûté à notre société, sauf des bains donnés à ma mère par des auxiliaires payées presqu\u2019au salaire minimum, sans permanence et sur appel.Maintenant, je peux constater l\u2019absurdité de vieillir dans ce Québec dans mes propres tripes, et j'ai peur.Je constate cet isolement et cette pauvreté, tous les jours, à mon spot de vente, voyant défiler des femmes seules qui viennent trois ou quatre fois par jour à la pharmacie pour se divertir.Depuis quelques temps, il y a même une de ces femmes qui me demande quel jour nous sommes! Je sais également que je suis déjà seule et, à moins d\u2019un miracle (la loterie), je vais devoir vivre une vieillesse pauvre et isolée moi aussi.Une vieille Toyota est plus monnayable que moi.Elle va être revendue à plus de 3 200 $.Mais, lorsque je vais mourir, le gouvernement va devoir octroyer 2 500 $ à mon entourage pour couvrir un tant soit peu les frais de mes obsèques.Ça fait bien longtemps que ce chiffre n\u2019a pas été augmenté, à ma connaissance, bien que les frais funéraires deviennent de plus Une vieille Toyota est plus monnayable que moi.en plus exorbitants.«Payez maintenant et mourez plus tard!» disent les pompes funèbres.Comme c\u2019est stimulant de vivre et de mourir dans cette société! En effet, on exige des gens qui n\u2019ont que leur pension de vieillesse pour survivre de contribuer à leur éventuel enterrement.Sous la pression de la société et souvent à l\u2019instigation de leurs proches, de nombreuses personnes âgées investissent dans leurs frais funéraires / CHRONIQUE DE RUE / le peu d'argent qui leur reste après avoir payé loyer, nourriture et médicaments.«Il n\u2019est pas question d\u2019être un fardeau à ma mort; tout est convenu à l'avance», affirment-elles.«Ah! Mais quelles bonnes personnes responsables!» disent la société, les croque- morts et le restant de la famille qui n'aura rien à défrayer! Mais nous, les encore plus pauvres des pauvres, qui ne réussissons même pas à économiser un sou pour notre enterrement, allons-nous donc tous nous retrouver dans des fosses communes?Et si, tout d\u2019un coup, c'était l\u2019endroit, le lieu idéal, pour l\u2019émergence d\u2019une solidarité de classe?Mais, je crois qu\u2019il serait peut- être.un peu trop tard! À la librairie Renaud-Bray, on peut trouver des formulaires gouvernementaux qui coûtent 15 $, qui sont aussi légaux qu\u2019un passage chez le notaire et dans lesquels on peut exprimer ses volontés.(Je crois que c\u2019est une volonté par formulaire : décidément on ne se sortira jamais de la pauvreté!) Je vais investir tranquillement mais pas trop vite dans l\u2019achat de quelques-uns de ces formulaires afin que mes volontés soient respectées.Mais en attendant, je vais profiter de la vie au maximum.@ L'ITINÉRAIRE 3 5 1 décembre 2012 EE LES COULISSES DE L'ITINÉRAIRE / MOTS DE CAMELOTS / 36 1 L'ITINÉRAIRE décembre 2012 souvenir de Louisiane MARIO Camelot Il y a plusieurs années, j'étais en Louisiane pour participer à un colloque.J'étais alors stagiaire à Miami pour mes études.J'avais, ô chance, été dépêché à la Nouvelle-Orléans pour assister à diverses conférences.Jamais je n\u2019oublierai ce voyage qui m'\u2019apporta d\u2019intéressants moments.Arrivé la nuit tombante, je cherchai quelque chose à me mettre sous la dent.Pénétrant dans un café, je tombai face a face avec.une vieille connaissance?Nos regards se fixèrent un moment, le temps de réaliser que nous nous ressemblions tous deux énormément.Garry devint instantanément mon camarade.Ce saxophoniste australien en exil avait décidé de tenter sa chance à la Mecque du jazz.Nous avons donc joint lutile a l\u2019agréable, faisant la tournée des bars; lui, pour se trouver un contrat de musicien et moi, pour prendre le pouls de la ville.J\u2019étais heureux là-bas.L'air était bon.Notre auberge de jeunesse était située dans un quartier pauvre.Comme partout où la pauvreté rencontre une certaine aisance, celle des touristes, il y avait de la sollicitation.De telles rencontres montraient une facette moins connue de la ville.J'étais toutefois là-bas pour des conférences et l\u2019une d\u2019entre elles prit un tour qui ma marqué.Nous étions dans une grande salle vitrée.Plusieurs personnes étaient venues assister à la présentation.Le silence s\u2019installait tranquillement.Au moment où le conférencier allait prononcer ses premiers mots, un petit oiseau vint se poser tout près, sur le bord de la fenêtre, et entama un chant long et mélodieux.Lorsque ce fut terminé, le conférencier leva les yeux de son papier et nous déclara : «Mesdames, Messieurs, je n'ai rien à ajouter.» Il prit ses papiers et quitta les lieux.Pas trop o'Numorisstes, mais plus intelligents! RÉAL LAMBERT Camelot, angle Laurier/Lanaudière et Mont-Royal/Papineau Dans les années 1970, lorsque je fréquentais le cégep, mon humoriste préféré était Yvon Deschamps, parce qu\u2019il faisait réfléchir sur la société, sur ses bons et ses mauvais côtés.Cela me faisait rire, car on pouvait se dire qu\u2019il y avait place à l'amélioration.Aujourd\u2019hui, celui que je préfère est Michel Barrette : c\u2019est une personne qui nous fait penser que dans la vie, les choses ne vont pas toujours comme on le veut et que, parfois, cela est très drôle.Aussi, c\u2019est un gars de chars et de motos et il sait raconter ce qui peut arriver avec ces engins.Aujourd\u2019hui, on a beaucoup de choix pour les humoristes et certains, comme Stéphane Rousseau, s\u2019exportent même jusqu'en France.Nous avons aussi plus de femmes qui simpliquent dans le Festival Juste pour rire.De plus, les humoristes peuvent se former ici, à l\u2019École de l\u2019humour.Je ne trouve pas qu\u2019il y en a trop, sauf que certains ont un humour plutôt noir, ce que je n'aime pas, et devraient faire attention pour ne pas blesser les gens.Mais nous pouvons dire qu\u2019il y en a pour tous les goûts.Je remercie tous mes clients de m'avoir encouragé. LES COULISSES DE L'ITINÉRAIRE ' Le premier , Noël de mon petit neveu DANIEL PRINCE Camelot, métro Square Victoria et angle Mont-Royal / Fabre.Il s'appelle Frédéric.Ce décembre, c\u2019est son premier Noël.Toute fête de Noël nous ramène à notre jeunesse; ça me fait penser aux gros partys parce que, dans notre famille, nous étions 17 et, quand nous étions tous ensemble, ça faisait des fêtes de Noël particulièrement joyeuses.Nous nous amusions beaucoup plus, entre cousins et cousines, qu'avec les cadeaux.Dans ce temps-là, ce n\u2019était pas nécessairement de gros cadeaux que nous avions, mais c'était plutôt le côté pratique qui importait.Nos oncles et tantes nous offraient du linge parce que nous étions «sur le bien-être» et les ressources financières nexistaient pas.Nous n\u2019étions pas La natation FRANÇOIS GAUTHIER Camelot, librairie Renaud-Bray (av.du Parc/Laurier) Je nage depuis la nuit des temps.Entre l\u2019âge de 8 et 13 ans, mes parents m'emmenaient chaque été à Hampton Beach et c\u2019est là que j'ai appris à nager.Tous les jours, ma mère m\u2019accompagnait à la plage et me donnait des cours.J'adorais suivre la vague lorsqu'elle se cassait.Je me sentais léger comme un poisson et j'oubliais tous mes soucis.À l\u2019heure du midi, mon père venait nous rejoindre et apportait le lunch (hamburgers, hot-dogs et boissons gazeuses).Mais le pire, c\u2019est que je devais attendre deux heures avant de retourner à l\u2019eau.Puis, à l\u2019adolescence, j'allais au chalet / MOTS DE CAMELOTS / malheureux pour autant.On ne s'apercevait pas de notre misère et ce n'est que plus tard, à l\u2019école, que j'ai pris conscience de la différence que supposait notre condition familiale.Mais, au fond, la richesse c\u2019est quoi?On n\u2019a jamais manqué du nécessaire.Ma mère, ingénieuse, coupait les cents en quatre.Je pense que la vraie richesse, c'est celle qui vient du cœur.Etpouren revenir à mon petit neveu Frédéric, je souhaite bien fort qu\u2019il ne soit pas victime du syndrome de la consommation intensive qui sévit au temps des fêtes.Nous savons tous à quel point nous pouvons facilement perdre le vrai sens de la fête de Noël.Quel est-il ce sens dont je parle?C\u2019est celui du partage, du rassemblement familial, et surtout, celui de l\u2019amour.Et pour toi, mon petit Fred, puisses-tu voir avec tes yeux d'enfant, la magie d'un vrai Noël tout de tendresse, de joie et d'amour et non pas celui d\u2019une avalanche de gadgets électroniques.BONNE FÊTE mon p'tit pou! Et à tous mes chers clients, je souhaite de très Joyeuses Fêtes! des parents de ma copine et nous nagions dans le lac adjacent.Bref, l\u2019eau a toujours fait partie de ma vie.Je suis bélier ascendant scorpion et c\u2019est cette ascendance, je pense, qui me fait apprécier l\u2019eau, car tous les scorpions que je connais adorent l\u2019eau.Il y a eu des périodes où la natation était la seule bouée de sauvetage que j'avais à ma disposition.Plus jeune, j'ai pratiqué plusieurs sports tels que le hockey, le football et la course pied, car j'avais toujours besoin de me défouler.Aujourd\u2019hui, je marche assez souvent et je fais des longueurs de piscine deux fois par semaine.Par exemple, j'y vais le mercredi et le vendredi soir après ma semaine de travail.La piscine du centre Jean-Claude- Malépart est nouvelle et très propre.En été particulièrement, c\u2019est une bonne façon de me rafraîchir et ça demeure mon activité préférée tout au long de l\u2019année.L'ITINERAIRE 3 7 | décembre 2012 IR LES COULISSES DE L'ITINÉRAIRE / MOTS DE CAMELOTS / & Une surprise 4 agréable GISÈLE NADEAU Camelot, métros Iberville et Jarry Mon mari et moi faisions le ménage chez une grande dame, une professionnelle importante habitant sur le plateau Mont- Royal.Elle me demandait souvent pourquoi nous n\u2019irions pas faire le ménage chez elle l\u2019après-midi plutôt que l\u2019avant-midi.Je lui répondais à chaque fois : «Nous aimerions bien vous accommoder, mais cela nous est impossible, car nous faisons un autre genre de travail qui convient plus à nos âges et c\u2019est important pour nous.» Après trois ou quatre demandes, j'ai accepté de lui dire le genre de travail que nous faisions dans l'après- -midi.Ce que je n'osais pas lui dire, car j'avais réellement peur qu'elle PIERRE SAINT-AMOUR Camelot, métro Mont-Royal J'ai des souvenirs de voyage Mais aucun n\u2019a je te l\u2019avoue Autant de plaisir qu\u2019à la plage Les ponts brisés sous mes pieds mous De l'âme jaillit ton visage Pourvu qu'on s'éclate entre nous Refrain À chaque année j'ai l\u2019goût d\u2019partir Question-réponse pour y voir Perle mon nectar mon désir Miroir ivre ivre miroir Je plane comme Guillaumet Au-dessus des blanches collines Parfois ce qui est fait est fait Forêts et océans cheminent Dansant sur un air guilleret Dans les fonds d\u2019la ville coquine Le Nouveau Monde ait des préjugés.Je lui ai dit : «Nous vendons la revue L'Itinéraire et nous aimons vraiment cela» Elle m'a regardée et m'a dit : «Vous êtes devenus itinérants?» J'ai répondu : «Non! Nous sommes à faible revenu, dû à notre âge, car nous ne pouvons plus aller travailler dur physiquement comme avant».Elle m\u2019a révélé qu\u2019elle-même était abonnée à la revue L'Itinéraire.Elle m'a dit : «C\u2019est tout en votre honneur de travailler pour cet organisme et je vous encourage très fortement à vendre ce journal de rue, car c'est pour une grande cause que vous le faites».Cela a augmenté en moi les bons sentiments que j'avais envers elle.Ce fut aussi pour moi une belle surprise et tout un soulagement de voir qu\u2019elle n'avait aucun préjugé.Cela me démontre en même temps que nous ne devons pas avoir de faux jugements sur quelqu'un.Je remercie très sincèrement cette cliente et tous mes clients en temps que camelot.Merci infiniment! Refrain À chaque année jai l\u2019goût d\u2019partir Question-réponse pour y voir Perle mon nectar mon désir Miroir ivre ivre miroir Je suis sûr que la Terre est ronde Et d\u2019un volume fantastique Si je marche dans l\u2019autre monde Ciment et guerre de plastique La joie pour les savants qui sondent Un début apocalyptique Refrain À chaque année j'ai l'goût d\u2019partir Question-réponse pour y voir Perle mon nectar mon désir Miroir ivre ivre miroir LES COULISSES DE L'ITINÉRAIRE Troubadour amoureux RICHARD LAROCHELLE Camelot, métro McGill Des années avant Monica Jai aimé une Mélanie Et pour elle j'étais prêt\u2026 À rester seul toute ma vie À faire vœu de chasteté Si elle ne voulait pas de moi comme mari Tout ce que je voulais Si elle ne devenait pas ma femme?Une photo d'elle, Son amitié Et être son troubadour.Rien de plus! Pour lui prouver à elle et à l'univers À quel point je l\u2019aimais J'ai jeûné une semaine au complet 7 jours et 7 nuits Sans prendre de nourriture Sans boire une goutte d\u2019eau Si elle a eu de l'amitié pour moi?Je l\u2019ai perdue en voulant son amour! La vie sans elle Me faisait trop de peine Alors pour en finir My Guidin Light ° BILL ECONOMOU Camelot, marché Atwater Through the years, I've worked hard to achieve my goals.Certain times I needed support from friends and family to help me out and pray for me.Even today, I still listen to other people\u2019s advice and seek assistance.Everyday before leaving for work, I pray to Jesus to protect me from the evil of this world.I know that he will / MOTS DE CAMELOTS / J'avais décidé de mourir Pour que mon âme quitte mon corps Et demeure avec elle pour l\u2019éternité Cela aurait été le ciel pour moi Puis au milieu de la rue Ste-Catherine J\u2019attendais qu\u2019une auto me rentre dedans Et je chantais Mélanie, Mélanie, Mélanie! Je t'aime, je t'aime, je t'aime! Je l\u2019aurais fait jusqu'au moment fatal.Mais ce n'est pas arrivé Quelqu\u2019un a appelé une ambulance J'ai été a l\u2019hôpital Et une fois sorti J'ai voulu reparlé Une dernière fois à la Mélanie que j'aimais Pour lui dire Puis-je regagner ton amitié Je veux plus que cela de ta part Même si j'ai encore Des sentiments amoureux pour toi Si elle m'avait répondu Ce n'est plus possible Je lui aurais dit ADIEU Je n'ai pas pu faire cela Elle a porté plainte contre moi Pour harcèlement Je me suis donc retrouvé en prison La maladie à laquelle j'étais prédisposé S\u2019est déclenchée là-bas : La SCHIZOPHRÉNIE never leave me or forsake me.He supplies my needs and I thank God every day, even if I have more than enough and 1 rely on his provision.I try to be as cautious as possible and obedient to God.I make my work schedule as wisely as I can and choose the company of people that suit me.Life cannot be lived without some guidance.It\u2019s good to be guided, but also to be willing to do something useful with my life.At this moment, I'm writing articles and selling magazines.In the future, I will want to make plans to move on to something else, this is the natural course of life.No matter where 1 go, | will seek the same guidance and pray everyday.L'ITINÉRAIRE 39 1 décembre 2012 ASSOIFFES D\u2019ART ET DE CULTURE?PROGRAMME ACTION Action est un programme de préemployabilité qui vise à permettre aux personnes éloignées du marché du travail de progresser suffisamment sur le plan socioprofessionnel pour être en mesure de participer à une mesure d'aide a l'emploi visant à accroître leurs possibilités d'accéder au marché du travail.D ~ POUR PARTICIPER AU PROGRAMME ACTION la personne doit être prestataire du programme d'aide sociale ou du programme de solidarité sociale et présenter des caractéristiques associées aux personnes éloignées du marché du travail.Elle n\u2019est pas prête à entreprendre une démarche prévue par une mesure d'aide à l'emploi.Le ® u 514 597-0238 ublicite@itineraire.ca ve \u2014 LES COULISSES DE L'ITINÉRAIRE CYLVIE GINGRAS Chroniqueuse de rue / CHRONIQUE DE RUE / JE M\u2019'AIME-TU?Cette chronique est la troisième d'une trilogie : la première, Moche à l\u2019os, la deuxième, Réapprendre à m\u2019aimer, et celle-ci, Je m\u2019aime-tu?, s\u2019inscrivent dans un long processus de cheminement personnel.Depuis la maladie, j'avais complètement perdu l'estime de moi.Ma belle confiance et ma belle assurance, qui me caractérisaient tant, s'étaient envolées.Moi qui me suis toujours vantée que, lorsque les complexes étaient passés, je n'étais pas la, je me suis retrouvée complexée à l\u2019âge de 55 ans.J'étais tellement maigre que je disais que j'étais un beau brin de fille, ou encore qu'il fallait que je passe deux fois au même endroit pour faire de l'ombre.Que faire d\u2019autre sinon pratiquer l\u2019autodérision?Comment faire pour regagner l'estime de moi alors que je n\u2019ai jamais eu à la travailler\u201d Une intervenante m'a demandé d\u2019écrire mes qualités et celles que les autres me donnent.Écrire chacune d'elles sur un bout de papier et les mettre dans une boîte.Quand je me tape sur la tête et que je me dis que je suis nulle, que je me dénigre à un point tel que je n\u2019ai pas besoin d\u2019une ennemie, je pige une de mes qualités et puis une autre, ce qui me permet de me dire qu\u2019après tout, je ne suis pas si moche.Selon les psychologues, la dépréciation de soi est l\u2019un des premiers symptômes du manque d'estime de soi.Les personnes touchées vont dire des choses négatives sur elles- mêmes.La dépréciation touche particulièrement notre image corporelle.Une perception négative de notre corps est l\u2019un des signes les plus tangibles d\u2019une estime de soi défaillante.Combien de fois ai-je demandé à ma blonde «Qu\u2019est-ce qu\u2019une femme canon comme toi fait avec le paquet d\u2019os que je suis devenue?» Invariablement, elle me répondait : «Cylvie, dans ta tête, tu es restée la même, tu n\u2019as pas changé, je t'aime telle que tu es et cesse de me poser cette question.» Oui, je nageais toujours dans le doute parce qu\u2019en n\u2019ayant pas confiance en moi, j'étais dépendante de l'approbation d\u2019autrui.Depuis le 7 mai 2012, je prends de l\u2019Olanzapin (Xyprexa) et ses deux effets secondaires sont le sommeil et la stimulation de l'appétit, ce qui favorise la prise de poids.J'ai pris du poids et mon beau teint rosé a éclipsé mon teint brunâtre.Pai commencé à me sentir mieux dans ma peau.C\u2019était à mon tour de demander à ma blonde ce qu\u2019elle faisait avec une belle femme comme moi! Ce à quoi elle me répond : «C\u2019est comme ça que je t'aime! Vois-tu, tu n\u2019as pas changé, tu as toujours le mot pour me faire rire!» Je m\u2019aime-tu?Ouiili! Enfin! Pour la première fois, en septembre 2012, lorsque j'ai dit à une amie que je me sentais belle, mes yeux se sont embués parce que ça faisait un an que je n'avais pas dit ça et que je croyais que plus jamais je ne pourrais le dire.Pour être franche, lorsqu'en décembre 2011, en plus des graves symptômes reliés à mon hépatite chronique, j'ai eu une bronchite, une sinusite et une laryngite, et qu'au bout de quatre traitements aux antibiotiques je ne guérissais pas, j'ai vraiment cru que j'en mourrais, que je ne verrais pas l'année 2012.Je me souviens qu'en novembre 2011, j'étais allée rendre visite à ma ptite madame \u2018Tremblay, au moment où ma santé physique était au plus bas.Nous avions soupé ensemble.Au moment de partir, elle qui n\u2019était pas démonstrative, m'avait serrée très fort dans ses bras en pleurant.Elle m'avait dit qu'elle priait à chaque soir pour que je m'en sorte.Je me suis mise alors en mode «réconfort» en lui disant que j'étais une combattante alors que je n'en croyais pas un mot.Il fut un temps où je me privais de rendre visite à mes amies parce que mon état lamentable les faisait pleurer\u2026 Oui, je me suis privée de ces moments «bonbons» qui me faisaient tant de bien.«La maladie nous rend égoistes.C\u2019est à travers les souvenirs qu\u2019elle nous enseigne la compassion», a écrit Marguerite Yourcenar.Je suis chanceuse parce que mes amies ne m'ont jamais considérée comme étant une maladie sur deux pattes.Je tiens à les remercier ainsi que les membres de la rédaction de L'Itinéraire et mes deux amies du Projet Chez Soi, pour leur soutien et leur amour indéfectibles lors des nombreuses tempêtes qui mont passablement secouée.Je vous aime! L'ITINÉRAIRE 41 1 décembre 2012 NE LES/COULISSES DE L'ITINÉRAIRE | / GÉRONIQUE DE RUE / .A BORD DE MON BATEAU A bord de mon bateau, il y a un pirate, un capitaine, des matelots, des moussaillons, des sabres et canons, des bandits et bandidos.Dans mon bateau, j'ai des canots pis des radeaux, des voiliers.Je navigue à travers l'océan; on ne sait jamais quand on va chavirer.Il faut naviguer d\u2019aplomb.Je sors mes canons pour mes ennemis, à bâbord, à tribord, il ne faut pas changer trop souvent de bord, parce que les voiliers ne tiendront A+ WW LL pas.Une chance que j'ai mon pilote, son nom c\u2019est Pierre Turcotte.= ol Il ne faut pas chavirer, suivre le courant tout en mettant un goût d'espoir et d'espérance.NES i | p * esp A © i Regarde, mais regarde en avant pour ne pas chavirer.J\u2019ai fait des rechutes, mais je me suis pn ressaisi et j'ai remonté la pente.| ul ; ; ; ; ; 11 900 a Pourquoi, pourquoi, pourquoi, ne fais-tu pas comme moi, moi, qui t'aime?Dans mon us radeau avec mon pirate du rock and roll, des vagues de blues, on ne sait jamais quand on | I va chavirer.i Du port de Montréal, tu me trouveras à naviguer du bon côté de l\u2019été, car l\u2019hiver est tro > y gelé, mais pourtant, même en été y'en a qui sont gelés.Pourquoi, pourquoi?On n\u2019a pas à Bf se poser de questions.Vivre et laisser vivre, mais laisse vivre ton prochain sacrament! Jai | décidé de m'en sortir, si tu veux, tu peux t'en sortir ostie.| , , P De mon bateau, tu ne verras pas de martiens ni d\u2019ovnis mais une meilleure confiance d | en toi.Si tu navigues du bon côté, car le vent souffle souvent, n\u2019hésite pas a regarder de a A temps en temps devant toi, même si t\u2019es aveugle et cela je ne le crois pas.Pénètre le corps de ton bateau, et à bord, tu seras avec moi dans le même bateau! En traversant l\u2019océan.M LES COULISSES DE L'ITINÉRAIRE * NORMAN RICKERT Traducteur et chroniqueur de rue or r 3 \u2018insp, J LES RESEAUX < 1 SOCIAUX DONNENT UNE VOIX AUX SANS-ABRI DE BERLIN Un sans-abri à Berlin a commencé à utiliser les réseaux sociaux pour aider ses pairs.Helmut Richard Brox, sans-abri de façon intermittente ces 26 dernières années, a lancé son propre site Web et blogue en 2008 avec l'aide de gens qu\u2019il a rencontrés dans un cybercafé.NÉ International Network of Street Papers À travers ses sites et comptes \u2018Twitter et Facebook, il identifie des endroits sûrs pour les sans-abri et centres sociaux à travers l'Allemagne, écrit des articles sur sa propre expérience et conseille d\u2019autres sans- abri.La maintenance de son site web est financée par des dons et par lui-même.ll a 119 abonnés sur Twitter, 31 sur Facebook et il reçoit en moyenne 40 courriels par jour.«Beaucoup de gens qui vivent dans la pauvreté sont isolés et ont honte; je veux leur donner une voix.Avec mon site, tout le monde devrait avoir un moyen de retrouver à nouveau une voix dans la vie civile», dit Brox.(Source : Strassenfeger, Allemagne) LES TRAVAILLEURS \u201c.9 À TEMPS PLEIN .TOUJOURS VICTIMES DE PAUVRETÉ Malgré un contrat à temps plein, des millions d\u2019Américains travaillant au salaire minimum peinent toujours à joindre les deux bouts.Si le taux du salaire minimum varie d\u2019un État à l\u2019autre, le taux fédéral est de 7,25 $, ce qui couvre à peine les besoins minimums d\u2019un ménage moyen.Les familles auraient besoin d\u2019un salaire minimum bien supérieur pour couvrir les besoins d\u2019un enfant : 18,36 $ de l\u2019heure.Avec le salaire minimum actuel, un adulte seul avec un enfant devrait travailler 94 heures par semaine pour couvrir les frais quotidiens, et 100 heures pour un foyer comptant deux adultes et deux enfants.«Le salaire minimum ne fonctionne pas et est irrespectueux», a déclaré Sarah Passino du Nashville's Workers Dignity Project.Les partisans d\u2019une augmentation du salaire minimum défendent que cela favoriserait l\u2019économie en encourageant la consommation des plus pauvres tout en réduisant le nombre de gens qui dépendent de l\u2019aide de l\u2019 État.(Source : The Contributor, États-Unis) Teme Ea SRE THREATS / GLOBE-TROTTOIR / LTtinéraire est membre du International Network of Street Papers (Réseau International des Journaux de Rue - INSP).Le réseau apporte son soutien à plus de 120 journaux de rue dans 40 pays sur six continents.Plus de 200000 sans-abri ont Vu leur vie changer grâce à la vente de journaux de rue.Le contenu de ces pages nous a été relayé par nos collègues à travers le monde.Pour en savoir plus, visitez www.street-papers.org.DES INTERVENANTS .3 JEUNESSE : MUSULMANS DE LONDRES S'ATTAQUENT À LA CULTURE DES GANGS Dans la foulée des émeutes de 2011, des intervenants jeunesse de la communauté musulmane de Londres s'efforcent de diminuer l\u2019emprise que la culture des gangs a sur les jeunes.Au Royaume-Uni, les «manœuvres d\u2019intimidation» traditionnelles n'arrivent plus à écarter les jeunes de la violence et des crimes associés aux gangs de rue.C\u2019est pour cette raison que des activistes et regroupements antigangs ont décidé de faire équipe avec des adolescents en difficulté et leurs parents.Nurul Ullah est intervenant musulman auprès de la jeunesse du quartier East End de Londres.Il agit en tant que médiateur avec la jeunesse locale et réfère les ados ayant des comportements violents aux autorités policières ainsi qu\u2019aux leaders religieux dans les mosquées et les églises locales.Cette approche favorise un climat de confiance auprès des jeunes qui sentent que les autorités sont là pour les aider, et non pour les victimiser.Tr ; 5 = 5, a wr TY APT BE à \" = A + ~.3 1 J j è- = 4 = a \u2019 z J x * = ; gy QO, I : \" - pe \u2014\u2014r + a - Sa a (Source: The Big Issue, Royaume-Uni) L'ITINÉRAIRE 4 3 l décembre 2012 ms LES COULISSES DE L'ITINÉRAIRE oN pouf / CHRONIQUE ÉCONOMIQUE / L'ACCORD DE LIBRE- ECHANGE A-T-IL BIEN SERVI LE PIERRE DUHAMEL Journaliste économique depuis 30 ans et un des grands experts en économie au Québec 1 bl CANADA : : phi bon Il y a 25 ans, le Canada et les États-Unis signaient un accord de libre-échange afinde tout ce que l\u2019on observait dans les autres | favoriser le commerce entre les deux pays.En octobre dernier, dans le Globe And Mail, pays industrialisés.Certes, l'ALENA ÿ M Jim Stanford, économiste chez les Travailleurs canadiens de l\u2019automobile, affirmait facilitait l'accès au marché américain, mais iY que l'accord a mal servile Canada et qu'il a nui à son économie.Un quart de siècle plus d\u2019abord et avant tout, un dollar canadien | mi tard, la polémique se poursuit donc.à 62 cents rendait nos entreprises très | 7 concurrentielles.Ny Jim Stanford constate que la balance partir d\u2019un seul facteur.L'économie est oo (a commerciale du Canada est négative et que un organisme trop complexe pour qu'on Ce huard maigrichon masquait les a nous n\u2019exportons pas plus en proportion de puisse analyser a partir d\u2019une simple problèmes de fond qui commençaient à mn la taille de notre économie qu\u2019il y a 25 ans.variable et sans tenir compte des époques MINET le secteur manufacturier.Quand le | Nous exportons dorénavant des matières et de leur conjoncture particulière.gouvernement canadien a mis de l'ordre ji premières alors que nous vendions à nos voisins surtout des biens manufacturiers.Notre part du marché américain a diminué depuis 25 ans, notre productivité a décru et le revenu médian des familles canadiennes n\u2019a pas augmenté, une fois qu'on tient compte de l\u2019inflation.Bref, cet accord n'aurait rien donné de bon au Canada, tout en assurant aux Américains un accès à nos ressources énergétiques.Pire, tous les problèmes économiques du y pays sexpliqueraient par la signature de ce seul accord.Les syndicats n\u2019ont jamais digéré l\u2019Accord de libre-échange canado-américain (ALE).Ils promettaient à l\u2019époque les pires calamités, à commencer par la disparition des politiques sociales canadiennes.Onattend encore\u2026 Je ne suis donc pas surpris des conclusions de Jim Stanford.Ce qui m'étonne toujours, c\u2019est quand on essaie d'expliquer la réalité à L'ITINÉRAIRE 1¢ décembre 2012 Oui, le Canada exporte trop peu de marchandises aux Etats-Unis.Cela sexplique par au moins trois facteurs qui n'ont aucun rapport avec l'accord de libre- échange la faible productivité de nos entreprises manufacturières (on investit peu et on vend trop cher), les difficultés propres de l\u2019économie américaine ainsi que l'endettement de ses consommateurs (ils achétent moins) puis la montée en puissance de la Chine et des autres pays émergents (des concurrents vendent moins cher à un client plus pauvre).L'Accord de libre-échange canado-américain (ALE), et l'ALENA après lui, garantissent un accès au marché, pas la conclusion d\u2019une vente! La cause des problèmes manufacturiers canadiens et leur origine ne dépendent pas des accords commerciaux.À preuve, entre 1994 et 2002, le secteur manufacturier canadien a créé plus d\u2019un demi-million d\u2019emplois supplémentaires, à l\u2019opposé de dans les finances publiques, le dollar a commencé à s\u2019'apprécier et cela a causé de graves problèmes à nos exportateurs.Plusieurs des emplois industriels créés pendant les années 1990 ont disparu.L'ALENA n\u2019est donc pas à la source des déboires de nos manufacturiers.Pressé de répéter la position traditionnelle des syndicats face au libre-échange, Jim Stanford a juste oublié de parler du dollar, du pétrole, de la Chine et de la crise économique.Voilà quelques oublis fâcheux.L'ALENA a plutôt bien servi le Canada.Cet accord facilite les échanges, il ne les crée pas.Il est devenu le modèle qui permet au Canada et au Québec de négocier des ententes commerciales, dont celle en cours avec l\u2019Europe et qui a l\u2019appui des trois grands partis à l\u2019Assemblée nationale.Le commerce enrichit les peuples, les accords créent des conditions favorables aux transactions.® M del à ~ LES COULISSES DE L'ITINÉRAIRE POUR NOUS ÉCRIRE : marie-lise.rousseau@itineraire.ca / COURRIERS DES LECTEURS / LE MANIFESTE DES ENFANTS DU VENT Il sera une fois la reconnaissance de paternité du plus vieux vagabond du monde, le Vent.Celui qui n\u2019a de cesse de courir les chemins fait, à la croisée d\u2019entre eux, un constat bouleversant : là, au milieu de cette vie humaine qu\u2019il rythme par ses caprices, des êtres partagent ses traits.Qu'ils soient adoptés par la rue ou élevés par la campagne, ils sont tout autant que lui invisibles, dépouillés et libres.Leurs semblables les qualifient de laissés-pour-compte, mais pour le Vent, il ne fait aucun doute qu\u2019ils sont bien plus que cela.Un jour, ces hommes et ces femmes, ces jeunes et Ces anciens, captent l\u2019attention mondiale lors d\u2019une allocution J > > J devant l\u2019Assemblée générale des Nations Unies.Mesdames, Messieurs, En l'an 2000, le concert des nations se donnait ici même pour objectif de réduire la pauvreté afin que le millénaire qui sSouvrait à elles soit celui du développement.Dès lors, la pauvreté est devenue une cible à combattre, à éliminer.Aujourd\u2019hui, l'accusée vous fait face et exige un droit de réponse.Nous, pauvres désignés par d'aveugles statistiques, souhaitons d'abord rappeler au monde le visage humain de la pauvreté, non pour apitoyer, mais pour rapprocher du cœur ce que l'on s'efforce d \"éloigner des yeux.Nous, êtres égaux en droit et en dignité, condamnons cependant l'exploitation abusive de notre image et de celle de nos enfants, souvent sans notre permission, au profit de campagnes larmoyantes dont nous sommes l'objet sans pour autant en être les bénéficiaires.Nous, victimes sauvées malgré elles et parfois contre elles, n'acceptons plus d'être réduits à une main tendue, n'acceptons plus de protectorats quand nous souhaitons des partenariats.Nous, nantis d'un capital sous-estimé, dénonçons l'escroquerie par laquelle une pauvreté exclusivement économique se fait passer pour une indigence générale, niant ainsi nombre de richesses non convertibles en or.Nous, majorité réduite au silence, accusons la main invisible du marché de bâillonner la liberté d \u2018expression, rendant assourdissante la parole de celui qui possède au détriment de celui qui sait, Nous, experts non consultés, rappelons que l\u2019on ne guérit pas un mal en 7 .étouffant ses symptômes, et que la pauvreté est bien plus une conséquence qu'une cause, bien plus un état qu'une attitude, car, entre autres : - ce ne sont pas ses spéculations qui affament les populations, la pauvreté n'a pas accès aux places boursières; - ce n'est pas à son profit que tant de familles sont expulsées de leurs terres, la pauvreté n'est pas une grande propriétaire; - ce ne sont pas ses poches que remplissent ces hommes, femmes et enfants soumis à l'esclavage, la pauvreté n'exploite personne; - ce ne sont pas ses armes, ni ses intérêts qui alimentent les conflits, la pauvreté se contente d'y sacrifier chair et espoirs; - ce ne sont pas ses slogans, ni ses images qui cadencent notre quotidien, la pauvreté est un trop petit actionnaire du monde médiatique; - ce ne sont pas ses industries qui empoisonnent notre eau, notre air et nos terres ou qui jouent avec notre santé, la pauvreté n'a pas d'impératifs économiques; - ce ne sont pas ses arguments que retiennent nos gouvernements, la pauvreté n'est pas dans les couloirs de nos instances de pouvoir.Nous n'affirmons pas que la pauvreté est une vertu ; nous remarquons qu'elle n'a pas les moyens d\u2019être un vice dangereux pour l'humanité.En conséquence, nous, membres des Nations Unies, suggérons à leur assemblée une autre méthode de travail, nous lui suggérons de combattre, de réduire et d'éliminer, non plus l'extrême pauvreté, mais les excès de la richesse économique.Ce jour, le monde a découvert que le Vent avait des enfants, capables comme lui de se faire entendre.Quant à savoir si la tribune leur a été accordée de gré ou de force, l\u2019histoire ne le dit pas encore.POUR ÊTRE PUBLIÉ DANS CETTE PAGE -Kevin Gravier Vous avez envie de nous raconter une histoire, de réagir à une actualité ou à un texte lu dans | L'Itinéraire, ou encore d\u2019écrire dans nos pages quelques mots à un camelot du magazine?| Ecrivez-nous à marie-lise.rousseau@itineraire.ca | eee L'ITINÉRAIRE 1° decembre 2012 * NE MOTS CROISÉ HORIZONTAL VERTICAL 1.Personne qui soutient une doctrine p 1 ou une idée, avec une foi aveugle.2.\u2014 Coupe la cime d\u2019un arbre.Lutte traditionnelle bretonne.- Tranche de veau peu épaisse, 3.piquée de lard.comportant une ou plusieurs 3.En Côte d\u2019Azur.\u2014 Salle centrale du \u201cta fenêtres.- Où l\u2019on est né.temple abritant la statue du dieu.\u2014 4.Augmentation pathologique du Sale, crasseuse.taux d\u2019urée dans le sang.\u2014 Titre 4.Juriste et homme politique donné aux dignitaires dans l\u2019Empire français, mort à Paris en 1857.\u2014 ottoman.Inciter qqn.à faire le mal.Pro.Pers, de la première personne Propre au sexe masculin.\u2014 du singulier.\u2014 Souffrance morale Habitation des paysans russes.ressentie par qqn.\u2014 Et le reste.6.Parée.- Risque.\u2014 Que l\u2019on doit.Qui existe dès la naissance.\u2014 Son Qui vomit du feu.\u2014 Plein d\u2019aigreur.À son aise, sans se presser (à .).\u2014 Manière d\u2019agir jugée aberrante, contraire au bon sens et aux usages.Ouvrage en saillie sur un toit, w w \u2014 Bismuth.feuillage est persistant.7.Disposée à l\u2019obéissance.\u2014 7.Argon.\u2014 Qui insulte.Solution.8.Culte du moi.\u2014 Micro-organisme.8.Interj.\u2014 En matière de.\u2014 Arbre de l\u2019Asie tropicale.\u2014 Serpent d\u2019Amérique tropicale.10.9.S\u2019en aller à la hâte (S\u2019).\u2014 Passe 11.l\u2019hiver en état léthargique.10.Conjonction.\u2014 Fin de verbe.\u2014 12.D\u2019un certain âge.\u2014 Musique de danse très populaire issue du jazz, née aux Etats-Unis vers 1954.11.Couvert de neige.\u2014 Bagatelle.13.12.Lac de Syrie.\u2014 Grande fête annuelle.- Ancienne monnaie chinoise.« 13.Compassion, \u2014 Devenir muet (S\u2019).\u2014 Monnaie principale de la 1 Roumanie.a 14.Roue a gorge.\u2014 Fleuve du Canada central tributaire de la baie d Hudson.\u2014 Adv.de lieu.« .Nœud coulant pour prendre le gibier.\u2014 Large cuvette où peuvent se faire des ablutions à grande eau.9.Lentilles.\u2014 Mollusque marin, voisin du calmar.\u2014 Mille-pattes.Terbium.\u2014 Slalomerais.Groupe de neuf personnes.- Maladie cryptogamique des plantes.Grosse mouche dont la femelle pique l\u2019homme et le bétail.\u2014 Coiffure souple, sans visières ni bords.\u2014 Dévétu.Met en vente l\u2019œuvre d\u2019un écrivain.\u2014 Qui concerne la couronne solaire.Fatigué et amaigri.\u2014 Partie d\u2019une page où rien n\u2019est écrit ni imprimé.\u2014 Espace économique européen.Force physique, vitalité.\u2014 Poète suédois, né à Stehag en 1880.wr w Conception : Gaston Pipon 1 wy gw x N YIN}Z 3 N SL $L EL TL 1! O1 6 8 hh mm .J FW.4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 1 2 3 3 O | A W | 3 N H © n J + t n 3 \u20ac +|\u2014|2 |2 WW 1 O 1 z ~ SORAYA ELBEKKALI ntre deux ventes du magazine, Richard Larochelle aime bien discuter politique et religion avec son ami Michel.Richard est camelot au métro McGill et Michel y tient un kiosque de sacs à mains.Certains matins, c'est sa cousine Nabila qui est au poste, mais généralement son horaire concorde avec celui de Richard.Au fil du temps, les deux hommes ont développé une relation d\u2019amitié et de confiance.«Il me demande souvent de surveiller son kiosque quand il doit s\u2019absenter pour un moment.Quant à lui, il me fait souvent de la monnaie.» C\u2019est d\u2019ailleurs en sollicitant Michel à ce sujet que leur relation a débuté.«Il m\u2019a répondu gentiment : \u201cCertainement jeune homme.\u2026\u201d», se rappelle Richard en souriant.Michel et Richard parlent souvent 46 L'TINERAIRE 1 décembre 2012 Richard, Michel, la politique et l'éducation d\u2019éducation, un thème particulièrement cher à notre camelot qui a suivi de très près le récent conflit étudiant.«Michel est originaire d\u2019Algérie.Là-bas, l'éducation est gratuite et lui-même est pour la gratuité.J'ai l\u2019impression que je m'entends mieux sur ce sujet avec lui qu'avec les Québécois avec qui j'en discute.Il m'a dit qu\u2019il serait allé manifester s\u2019il CO n\u2019avait pas eu besoin d\u2019être présent à son kiosque!», explique fièrement \\ Richard, carrés rouges a la casquette et à la boutonnière.® dé a ih BOULOT / BUS RESTO ' MÉTRO 1 SPECTACLE i, POUTINE BUS Ji ; EE 1 J iil î DODO Et fr Cu si 0 ili wi El I Qt 3 en : N Jojo: ) : \u201c| le 1S y - Bl ale | ; SOIREE 1 i h ih Te Lit i tr hls h | ile HA ILLIMITÉE 4 ii 3) in fii i ih he EN BUS ET EN METRO Tn a hy fi 4 i DE18HÂÀ5H Qu.hi) 4 ir qi x jh Wi Détails a stm.info | he i tha he Gr i 2) Hib.Hid il ii ; ih! x Uk MOUVEMENT COLLECTIF (9 8 4 a he ty i Ge an NR % 1 alit i DR ol He HH ou Wh) ; lr \u2014\u2014 S KEURIG CHOISISSEZ.INFUSEZ.SAVOUREZ.\" @.PX EA KE URIG 5 At-MAB Xd (es lv) JIT dls af { a y y ç 4 6 - « A 5 \\ 1 -£ (/ W High Nn A Offrez à v APT its: ai a llegues et clients une [Tar VE fiopnaire EN IEEE ê LA =} Vi OCGLATE Tue pny UTFE CHOCOLA: GRAN 2 7 FRAMBON 6 SE J DÉCOUVREZ NOTRE GRANDE ARIÉTÉ 1-866-881-2233 e VanHoutte.com "]
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