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Titre :
L'itinéraire
Depuis 1992, L'Itinéraire fait découvrir aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. [...]
L'Itinéraire est un mensuel montréalais dont la publication a débuté au printemps 1992. Le magazine est une initiative du Groupe communautaire L'Itinéraire, organisme basé dans le quartier Centre-Sud à Montréal. Il est vendu dans les rues et dans le métro de Montréal par des camelots. La création de L'Itinéraire visait à offrir une publication aux personnes seules et itinérantes dans laquelle elles pourraient partager avec la population les problématiques de l'itinérance et proposer des pistes de solution. L'Itinéraire permet aux participants l'apprentissage d'un travail rémunéré. Une participation active brise l'isolement. Elle favorise la revalorisation et la réalisation de soi, une reprise personnelle et une culture de l'autonomie. L'Itinéraire transmet aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. Ainsi, l'accès au logement, la réinsertion sociale, le travail du sexe, l'alcoolisme et la toxicomanie, la formation aux adultes, les droits de la personne, les sujets politiques de l'heure, les arts et la culture populaire, sont des sujets traités dans le magazine. On trouve régulièrement une personnalité connue en page couverture de L'Itinéraire, à laquelle est jumelé un article prenant souvent la forme d'une entrevue. Des collaborations spéciales de journalistes pigistes professionnels trouvent leur place chaque mois dans L'Itinéraire. Le magazine offre aussi une tribune à ses camelots, dont quelques-uns sont maintenant des figures connues des Montréalais. THIVIERGE, François, « Intervention de groupe auprès de la population itinérante de Montréal », Service social, vol. 43, no 2, 1994, p. 147-157.
Éditeur :
  • [Montréal] :Groupe communautaire l'itinéraire,1992-
Contenu spécifique :
lundi 15 octobre 2018
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
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Références

L'itinéraire, 2018, Collections de BAnQ.

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[" Volume XXV, n?20 Montréal, 15 octobre 2018 Walking the talk: Celebrating the achievements of Canada\u2019s Indigenous Peoples SD 3 a OFFERT EN EXCLUSIVITÉ SUR Voyez votre horaire et votre bus Site Web et Mobile @ © Appl ications en temps réel stm.info Transit Chrono MOUVEMENT COLLECTIF \u20ac sim @sus Québecaa (Canada Nom Benoît Chartier | Camelot n° 334 | Âge 61ans Point de vente Marché IGA Place Bercy D epuis 18 ans, à L\u2019Itinéraire, Benoît Chartier a connu des hauts et des bas.C\u2019est probablement pour ça qu\u2019il prend avec un grain de sel les nuages qui semblent s\u2019accumuler dans sa vie.Benoît est un gars stable.Il habite toujours le même appartement, dans le quartier Centre-Sud, le même qu\u2019à ses premiers jours à L\u2019Itinéraire.Mais ces temps-ci, c\u2019est la santé qui lui cause quelques tracas.« J\u2019ai des problèmes respiratoires, explique-t-il.Je manque de souffle.» « Il y a quelques années, on m\u2019a donné un médecin de famille, ajoute-t-il.Mais le docteur a déménagé ailleurs à Montréal.Depuis, j\u2019ai perdu contact.» Si un examen médical s\u2019impose dans les prochaines semaines, Benoît est bien conscient qu\u2019il ne peut pas s\u2019en remettre uniquement à la médecine.« J\u2019ai arrêté de boire il y a six mois, confie-t-il.Ça m\u2019a permis de maigrir un peu.Je pense sérieusement qu\u2019 il faut maintenant que j\u2019arrête de fumer.» Depuis longtemps, Benoît est de ceux qui croient que les gens doivent se sentir responsables de leur santé et de leur médication.C\u2019est d\u2019ailleurs pour souligner son bénévolat en santé mentale qu\u2019il a été honoré récemment par l\u2019organisme Action Autonomie.En attendant, Benoît a dû réduire ses heures de travail à vendre L\u2019Itinéraire.« Je ne peux pas rester debout trop longtemps.Alors j\u2019ai écourté mes journées.» Il partage maintenant son spot de vente avec son collègue Robert Bélanger.Dans un « Mot de camelot », qui sera publié le mois prochain, Benoît nous explique d\u2019ailleurs ce qu\u2019il advient quand un camelot est contraint de réduire ses ventes.Depuis quelques temps, Benoît constate que « la pauvreté augmente vraiment à Montréal ».Il le voit à son spot de vente en face du centre commercial de Place Bercy.« Il y a de plus en plus de mendiants.Plusieurs quêtent parce qu\u2019 ils sont pauvres.Mais il y en a aussi qui quêtent pour s\u2019acheter de la drogue.Ceux-là sont vraiment agressifs avec moi.Ils m\u2019enlèvent un peu de l\u2019entrain que j\u2019ai d\u2019habitude avec les clients.» C\u2019est une rude réalité que doivent affronter quotidiennement les camelots qui vendent à l\u2019extérieur, dans les rues de Montréal.L\u2019arrondissement de Ville-Marie reconnaît l\u2019excellent travail de l\u2019équipe du magazine L\u2019Itinéraire.Benoît Par Laurent Soumis, Chargé de l\u2019accompagnement des participants Photo : Milton Fernandes Le journal L\u2019Itinéraire a été créé en 1992 par Pierrette Desrosiers, Denise English, François Thivierge et Michèle Wilson.À cette époque, il était destiné aux gens en difficulté et offert gratuitement dans les services d\u2019aide et les maisons de chambres.Depuis mai 1994, le journal de rue est vendu régulièrement par les camelots.Aujourd\u2019hui le magazine bimensuel est produit par l\u2019équipe de la rédaction et plus de 50 % du contenu est rédigé par les camelots.Le Groupe L\u2019Itinéraire a pour mission de réaliser des projets d\u2019économie sociale et des programmes d\u2019insertion socioprofessionnelle, destinés au mieux-être des personnes vulnérables, soit des hommes et des femmes, jeunes ou âgés, à faible revenu et sans emploi, vivant notamment en situation d\u2019itinérance, d\u2019isolement social, de maladie mentale ou de dépendance.L\u2019organisme propose des services de soutien communautaire et un milieu de vie à quelque 200 personnes afin de favoriser le développement social et l\u2019autonomie fonctionnelle des personnes qui participent à ses programmes.Sans nos partenaires principaux qui contribuent de façon importante à la mission ou nos partenaires de réalisation engagés dans nos programmes, nous ne pourrions aider autant de personnes.L\u2019Itinéraire, ce sont plus de 2000 donateurs individuels et corporatifs qui aident nos camelots à s\u2019en sortir.Merci à tous  ! ISSN -1481-3572 Numéro de charité? :?13648?4219?RR0001 Dépôt légal Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque de l\u2019Assemblée nationale du Québec Nous?reconnaissons?l\u2019appui?financier?du?gouvernement?du Canada.Les opinions exprimées dans cette publication?(ou?sur?ce?site?Web)?ne?reflètent?pas?forcément?celles du ministère du Patrimoine canadien.NOS PARTENAIRES ESSENTIELS DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ La direction de L\u2019Itinéraire tient à rappeler qu\u2019elle n\u2019est pas?responsable?des?gestes?des?vendeurs?dans?la?rue.?Si ces derniers vous proposent tout autre produit que le?journal?ou?sollicitent?des?dons,?ils?ne?le?font?pas?pour?L\u2019Itinéraire.Si vous avez des commentaires sur les propos tenus par les vendeurs ou sur leur comportement, communiquez?sans?hésiter?avec?Charles-Éric?Lavery,?chef?du?développement?social?par?courriel?à? : c.e.lavery@itineraire.ca ou?par?téléphone?au? :?514 597-0238 poste 222.L\u2019Itinéraire EST MEMBRE DE Interaction du quartier Community Council Peter-McGill PARTENAIRES MAJEURS PRINCIPAUX PARTENAIRES DE PROJETS Nous?tenons?à?remercier?le?ministère?de?la?Santé?et?des?Services?sociaux?de?même?que?le?Centre?intégré?universitaire?de?santé?et?de?services?sociaux?du?Centre-Sud-de-l\u2019Île-de-Montréal?pour?leur?contribution?financière?permettant?ainsi?la?poursuite?de?notre?mandat.RÉDACTION ET ADMINISTRATION 2103, Sainte-Catherine Est Montréal (Qc) H2K 2H9 LE CAFÉ L\u2019ITINÉRAIRE 2101, RUE SAINTE-CATHERINE EST Téléphone : 514 597-0238 Télécopieur : 514 597-1544 Site : www.itineraire.ca DIRECTEUR GÉNÉRAL ET ÉDITEUR : LUC DESJARDINS RÉDACTION Éditrice adjointe et rédactrice en chef : JOSÉE PANET-RAYMOND Journaliste, responsable société : CAMILLE TESTE Chargé de l\u2019accompagnement des participants : LAURENT SOUMIS Responsable de la formation des participants : KARINE BÉNÉZET Responsable de la création visuelle : MILTON FERNANDES Gestionnaire de communauté : ALEXANDRE DUGUAY Photographe-participant : MARIO ALBERTO REYES ZAMORA Journaliste-participante : GENEVIÈVE BERTRAND Collaborateur : IANIK MARCIL Webmestre bénévole : JUAN CARLOS JIMENEZ Bénévoles à la rédaction : CHRISTINE BARBEAU, MARIE BRION, HÉLÈNE MAI, ARIANE CHASLE, MADELEINE LAROCHE, ANTOINE QUINTY-FALARDEAU, VALÉRIE SAVARD, LAËTITIA THÉLÈME Bénévoles à la révision : PAUL ARSENAULT, LUCIE LAPORTE, SHANNON PÉCOURT La une : MILTON FERNANDES ADMINISTRATION Responsable de la comptabilité : SYLVANA LLANOS Adjointe comptable \u2013 commis au dépot : MARCELA CHAVES Adjointe administrative : NANCY TRÉPANIER DÉVELOPPEMENT SOCIAL Chef du développement social : CHARLES-ÉRIC LAVERY Intervenants psychosociaux : JEAN-FRANÇOIS MORIN-ROBERGE, GABRIELLE GODIN Responsable du Café : PIERRE TOUGAS Responsable de la distribution : MÉLODIE ÉTHIER Chargée de projet volet autochtone : MÉLODIE GRENIER Intervenante de suivi \u2013 Café de la Maison ronde : MARIE-ANN CHAMBERLAND CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION Président : ÉRIC WILLIAMS - Épargne placement Québec Trésorier : GRÉGOIRE PILON - Ernst & Young S.E.N.C.R.L./ s.r.l Vice-président : JEAN-PAUL LEBEL - Camelot de L\u2019Itinéraire Secrétaire : KATHERINE NAUD - CIUSSS Centre-Sud de Montréal Administrateurs : YVES LEVASSEUR - Levasseur Warren Coaching Inc.JESSICA MAJOR - Davies Ward Phillips & Vineberg S.E.N.C.R.L./ s.r.l ISABELLE RAYMOND - Camelot de L\u2019Itinéraire JO REDWITCH - Camelot de L\u2019Itinéraire RICHARD CHABOT - Camelot de L\u2019Itinéraire SIMON JACQUES - Représentant des camelots VENTES PUBLICITAIRES 514 597-0238 poste 234 publicite@itineraire.ca GESTION DE L\u2019IMPRESSION TVA PUBLICATIONS INC.DIVISION ÉDITIONS SUR MESURE | 514 848-7000 Directeur général : ROBERT RENAUD Chef des communications graphiques : DIANE GIGNAC Chargée de projets : GISÈLE BÉLANGER Imprimeur : TRANSCONTINENTAL Convention de la poste publication No40910015, No d\u2019enregistrement 10764.Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada, au Groupe communautaire L\u2019Itinéraire : 2103, Sainte-Catherine Est, Montréal (Québec) H2K 2H9 Québecor est fière de soutenir l\u2019action sociale de L\u2019Itinéraire en contribuant à la production du magazine et en lui procurant des services de télécommunications.4 ITINERAIRE.CA | 15 octobre 2018 On aime ça vous lire ! Quand on vous croise dans la rue, vous nous dites souvent que vous aimez votre camelot, que vous avez apprécié tel article, que vous aimez?notre?magazine.?Eh?bien,?écrivez-nous pour nous le dire ! Cette section vous est réservée tout spécialement.3 MOTS DE CAMELOTS Sylvain Pépin-Girard 9 Gilles?Bélanger?9 Gisèle Nadeau 9 Lucette?Bélanger?27 Linda Pelletier 27 Maxime Valcourt 27 Bill?Economou?43 Christine Viens 43 France Lapointe 43 ÉCRIVEZ-NOUS  ! courrier@itineraire.ca Des lettres courtes et signées, svp  ! NDLR Nous nous réservons le droit de corriger et de raccourcir les textes Benoît ÉDITORIAL 7 Un partenariat naturel Par?Josée?Panet-Raymond ROND-POINT INTERNATIONAL 8 QUESTIONS D\u2019ACTUALITÉ 10 Léonie Couture sur les femmes dans la rue Par Laurent Soumis POLITIQUE 11 Pénurie de main-d\u2019oeuvre ?DANS LA TÊTE DES CAMELOTS 22 CHRONIQUE 24 Mon père, l\u2019enseignant-éducateur Par Saïd Farkouh MOT DU RAPSIM 25 Une nuit : peu et beaucoup à la fois Julie Nicolas, organisatrice communautaire au RAPSIM COMPTES À RENDRE 26 Les objets, le temps Par Ianik Marcil, économiste indépendant CHRONIQUE 28 Vietnam : Hué, la capitale des Nguyen Par?Tuan?Trieu-Hoang INSP 30 Walking the talk: Celebrating the achievements of Canada\u2019s Indigenous Peoples By Cam Welch THÉÂTRE 36 Théâtre documentaire : Un théâtre aux vertus citoyennes Par Annie Lambert LITTÉRATURE 38 Le peuple du décor : Dans la peau de la rue Par?Mostapha?Lotfi HISTOIRES DE RUES 40 Rues D\u2019Iberville / La Fontaine Par Jean-Claude Nault DÉTENTE 44 À PROPOS DES TRANSPORTS 46 Par?Mario?Alberto?Reyes?Zamora 12 LA PETITE VIE Les camelots vous invitent à redécouvrir le patrimoine culturel souterrain de Montréal.Les camelots s\u2019y improvisent guides?à?travers?les?différentes?stations?du?réseau?qui?forment?une?véritable?galerie?d\u2019art.\u2022 Entre?les?lignes Par Franck Lambert 25 ans de « Steak, blé d\u2019Inde, patates! » Au?Québec,?la?famille?a?toujours?occupé?une?grande?place?à?la?télévision.?Il?suffit?de penser à La Famille Plouffe ou à Quelle famille!?Mais?illustré?par?des?personnages?uniques à l\u2019humour absurde, le sujet n\u2019avait?jamais?été?présenté?sous?un?angle?aussi disjoncté qu\u2019à travers La Petite Vie.Par Luc Deschênes DOSSIER 32 Prix de vente 3 $ paie l\u2019impression + coûts de production 1,50 $ 1,50 $ l\u2019achètent camelots Les GALERIE D\u2019ART SOUTERRAINE SOMMAIRE 15 octobre 2018 Volume XXV, no 20 Mots de lecteurs 38 camelots ont participé à cette édition 514 597-0238, poste 228 luc.desjardins@itineraire.ca Pour rejoindre notre service aux donateurs : Oui, j\u2019appuie L\u2019Itinéraire : CARTES-REPAS ABONNEMENT DONS DONS + CARTES-REPAS TOTAL DE MA CONTRIBUTION : $1 publicité MODE DE PAIEMENT Chèque au nom du Groupe communautaire L\u2019Itinéraire Visa MasterCard No de la carte : l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l Expiration / (Mois) (Année) Signature du titulaire de la carte IDENTIFICATION Mme M.Nom : Prénom : Adresse : Ville : Code postal : __l__l__ - __l__l__ Courriel : Téléphone : ( ) Postez votre coupon-réponse au Groupe communautaire L\u2019Itinéraire 2103, rue Sainte-Catherine Est, 3e étage, Montréal (Québec) H2K 2H9 JE FAIS UN DON DE : 40 $ 50 $ 75 $ 100 $ ou $1 JE VEUX M\u2019ABONNER AU MAGAZINE : Je m\u2019abonne pour une période de : 12 mois, 24 numéros (124,18 $ avec taxes) 6 mois, 12 numéros (62,09 $ avec taxes) Nom ou No de camelot (s\u2019il y a lieu) : 1 Pour respecter l\u2019écologie et réduire ses frais postaux, L\u2019Itinéraire envoie le reçu d\u2019impôt une seule fois par année, au début de janvier suivant le don.Vous pouvez faire un don directement en ligne sur notre site www.itineraire.ca No de charité de l\u2019organisme : 13648 4219 RR0001 JE VEUX ACHETER DES CARTES-REPAS : J\u2019offre cartes-repas à 6 $ chacune = $1 Vous voulez les distribuer vous-même ?Cochez ici : Bien sûr, il est toujours triste de voir des personnes en situation d\u2019itinérance dormir à même le sol dans le métro, surtout l\u2019hiver quand il fait un froid glacial dehors.Il est déchirant de voir des Inuits échouer en groupes dans les stations, complètement intoxiqués ou encore des personnes avec des problèmes de santé mentale être désorganisées et en état de crise.C\u2019est une dure réalité de laquelle on ne peut détourner le regard.La STM a choisi d\u2019être proactive en la matière.Depuis 2012, elle a forgé un partenariat avec la SDS (Société de développement social), un organisme qui aide les gens en situation d\u2019itinérance directement en station.Pour ces « réfugiés du métro », la SDS et la STM ont mis sur pied un programme pour répondre à leurs besoins croissants.Dans la première année, 430 interventions se sont déroulées dans une seule station.Depuis, les interventions et les subventions ont augmenté, si bien qu\u2019en 2017, 3500 interventions dans cinq stations ont été effectuées.On parle ici de gens qui prennent le temps de jaser avec les sans-abri, de les guider, de les aider, de les écouter.Parmi les autres interventions en stations, on retrouve Médecins du monde avec leur clinique mobile qui soignent les personnes vulnérables, le SPVM et d\u2019autres acteurs des services sociaux.Un répit du froid Et il est important de le rappeler, la STM se soucie aussi des sans-abri l\u2019hiver.Depuis 2013, elle s\u2019est alliée avec la Mission Old Brewery pour offrir un service de navette entre des stations du centre-ville et les ressources où ils peuvent se mettre au chaud, se reposer et se nourrir.À ce jour, plus de 1000 personnes ont pu profiter de ce service.Enfin, en station, avec ses inspecteurs et ceux du SPVM, la STM veille à la sécurité de tout le monde en tout temps.Pour nous, la STM est un allié précieux.Nos camelots, postés comme des sentinelles du métro, sont des témoins de première ligne sur la vie qui bat sous la ville.Ils y travaillent, y forgent des relations tant avec le public que les employés.Le fit est naturel, si bien que le président, Philippe Schnobb s\u2019est déjà fait « Camelot d\u2019un jour » pour soutenir L\u2019Itinéraire.Et finalement, saviez-vous qu\u2019en 2016, pour les 50 ans du métro, une capsule temporelle (à être ouverte en 2041) a été placée pour que l\u2019on puisse identifier ce qui a marqué la STM à notre époque.Une copie de L\u2019Itinéraire a été choisie comme un des éléments marquants.Depuis 1994, L\u2019Itinéraire et la STM sont des symboles indissociables de la métropole.Le camelot qui vend le magazine à l\u2019entrée du métro est tout ce qu\u2019il y a de plus montréalais, et, depuis quelques années, lavallois et longueuillois aussi.Or si beaucoup de gens ignorent l\u2019étendue des services offerts à L\u2019Itinéraire, il y a également plusieurs aspects de la STM qui sont méconnus du grand public.Notre dossier sur la Société de transport de Montréal, vise, entre autres, à déboulonner certaines méconnaissances et à jeter un éclairage sur les nombreuses initiatives en matière de relations avec les sans-abris et personnes marginalisées menées par la société de transport.Pour commencer avec L\u2019Itinéraire, combien d\u2019entre vous croyez que les camelots sont tous des itinérants ?Selon ce qu\u2019on entend régulièrement, vous êtes nombreux à le dire.La vérité, c\u2019est que moins de 5 % d\u2019entre eux sont sans-abri.Beaucoup l\u2019ont déjà été et plusieurs sont à risque de le devenir, mais la grande majorité a un chez-soi, un toit au-dessus de la tête.S\u2019ils sont en logement, c\u2019est en partie grâce à L\u2019Itinéraire et à la foule de services auxquels ils ont accès.Parce que L\u2019Itinéraire c\u2019est aussi de l\u2019aide alimentaire, de l\u2019aide au logement, des interventions psychosociales et un soutien dans de nombreux aspects de la vie de nos participants : assistance pour les déclarations d\u2019impôt, soutien dans les démarches légales, médicales, dentaires et j\u2019en passe.Quand on raconte tout ça aux gens, ils sont étonnés de l\u2019apprendre.Plus que du transport en commun Si nos camelots peuvent vendre L\u2019Itinéraire aux abords des métros, s\u2019ils ont accès à des titres de transport pour leur permettre de se rendre à leur spot de vente à l\u2019autre bout de la ville et que nous avons un point de distribution à la station Berri-UQAM, c\u2019est bien grâce à un partenariat de longue date que nous entretenons avec la STM.Nous lui en sommes d\u2019ailleurs très reconnaissants.Si notre slogan est « Plus qu\u2019un magazine », celui de la STM pourrait aussi bien être « Plus que du transport en commun ».Beaucoup de gens ignorent qu\u2019en terme d\u2019actions sociales et humanitaires, la Société de transport de Montréal multiplie les efforts pour assurer une meilleure cohabitation et plus d\u2019aide et de soutien pour les personnes vulnérables et marginalisées.STM-L\u2019Itinéraire  Un partenariat naturel 15 octobre 2018 2018 | ITINERAIRE.CA 7 PAR JOSÉE PANET-RAYMOND RÉDACTRICE EN CHEF ÉDITORIAL JAPON | Le pays dépassé par les suicides Parmi les sept pays les plus développés du monde, le Japon est le seul à avoir un taux de suicide plus élevé que son taux d\u2019accident.Le pays a adopté une position proactive en matière de prévention du suicide, mais l\u2019année dernière, le taux de suicide parmi les collégiens japonais a atteint son plus haut niveau depuis 30 ans.Face à cela, Yasuyuki Shimizu a fondé Lifelink, un centre de soutien au suicide.Son organisation travaille dur pour établir des réseaux de soutien locaux.Pour lui, il est également important d\u2019augmenter le « facteur de motivation à vivre », en encourageant les rêves des jeunes, en établissant des relations de confiance et leur permettant de progresser vers des carrières intéressantes.« Pour les enfants et les jeunes qui ne trouvent pas leur place dans une société de plus en plus compétitive, il est difficile pour eux de conserver une estime de soi.Il est donc nécessaire de créer un environnement capable d\u2019élever leur niveau d\u2019affirmation de soi.» (The Big Issue Japan) SUISSE | Un enième migrant « dubliné » Nagmeldin Mohammed est originaire de la région du Darfour, dans l\u2019ouest du Soudan.Il est arrivé en Suisse en 2015 après une enfance marquée par la perte de ses parents et de ses frères, des enlèvements et des abus.Depuis six mois, après un parcours migratoire houleux, il vit en Suisse, où il est parvenu à trouver un semblant d\u2019équilibre.Mais il ne va pas pouvoir rester : le règlement Dublin III (loi européenne consacrée au droit d\u2019asile) ne le permet pas.En effet, Nagmeldin Mohammed fait partie des milliers de migrants dublinés qui ont été expulsés de Suisse en Italie.Le règlement contraint les demandeurs d\u2019asile à rester dans le pays où ils ont été enregistrés en premier.Et ce, même s\u2019ils n\u2019y comptaient absolument pas.Très critiqué, ce règlement est le fruit de beaucoup de souffrance et d\u2019instabilité pour des gens qui ont souvent des parcours personnels d\u2019une grande violence.(Surprise / INSP.ngo) TRADUCTION :?CAMILLE?TESTE 8 ITINERAIRE.CA | 15 octobre 2018 ROND-POINT INTERNATIONAL L\u2019Itinéraire est membre du International Network of Street Papers (Réseau?International?des?journaux?de?rue - INSP).Le réseau apporte son soutien à près de 100?journaux?de?rue?dans?34?pays?sur?six?continents.?Plus?de?250?000?sans-abri?ont?vu?leur?vie?changer?grâce?à?la?vente?de?journaux?de?rue.?Le?contenu?de?ces?pages?nous?a?été?relayé?par?nos?collègues?à?travers le monde.Pour en savoir plus, visitez insp.ngo P H O T O   : ?K A Z U H I R O ?Y O K O Z E K I P H O T O S   : ?S A B I N E ?T R O E N D L E GILLES BÉLANGER CAMELOT JEANNE-MANCE / RENÉ-LÉVESQUE SYLVAIN PÉPIN-GIRARD PRÉPOSÉ À L\u2019ENTRETIEN GISÈLE NADEAU CAMELOT RETRAITÉE MOTS DE CAMELOTS Les transports Lorsque j\u2019étais enfant et que j\u2019ai commencé à aller à l\u2019école, mes parents me conduisaient en calèche avec des chevaux.À la fin des années 1950, pour les gens du voisinage, c\u2019était la même chose, sauf pour ceux qui étaient plus en moyen et qui utilisaient leur automobile.C\u2019était à la campagne, dans un rang.À la fin du cours primaire, c\u2019est- à-dire pour la sixième et septième année, il fallait aller à l\u2019école au village.Le transport se faisait en autobus scolaire.Quand je suis montée à Montmagny, chez mon oncle et ma tante pour mes études secondaires, mes parents m\u2019avaient fait prendre le train.J\u2019avais bien aimé cela.Curieuse comme je suis, j\u2019en profitais pour regarder dehors par les fenêtres.À cette époque, j\u2019ai même fait un tour à dos de poney lors d\u2019une exposition.Ma tante me l\u2019avait payé.Aussi, quand je suis montée travailler à Québec ce fut en autobus Voyageur.Pour aller travailler, je voyageais avec l\u2019autobus de la ville, c\u2019était mon moyen de transport.Dans la trentaine, j\u2019ai aussi pris l\u2019avion pour aller en vacances en Angleterre et en Floride.Je regardais par le hublot.J\u2019aimais beaucoup observer les beaux nuages blancs.Une fois rendue ici, à Montréal, j\u2019ai souvent circulé en métro pour aller travailler.Mes clients, en tant que femme de ménage, venaient fréquemment me chercher en automobile et me reconduire chez moi après ma journée de travail.Un merci sincère à tous mes lecteurs et lectrices.Je me souviens Je suis né en 1987.Je n\u2019ai pas beaucoup de souvenirs d\u2019une grande dame, Lise Payette, qui nous a quitté le mois dernier.Je ne peux donc vous parler de Place aux femmes et de Appelez-moi Lise, deux émissions de radio et de télévision qui l\u2019ont fait connaître dans les années 60 et 70.Les plus vieux m\u2019ont dit qu\u2019elle avait animé les fêtes de la Saint- Jean sur le Mont-Royal en 1975.Je n\u2019étais même pas né quand elle a été élue dans Laurier-Dorion en 1976 au sein de l\u2019équipe du premier ministre René Lévesque.On m\u2019a dit qu\u2019elle avait été ministre des Consommateurs, Coopératives et Institutions financières et ministre d\u2019État à la Condition féminine.C\u2019est à elle qu\u2019on doit le régime québécois de l\u2019assurance auto et la devise Je me souviens sur les plaques d\u2019immatriculation.C\u2019est à elle aussi qu\u2019on doit le Fonds d\u2019indemnisation des clients des agents de voyage, qui procure quiétude et tranquillité aux voyageurs à l\u2019étranger.Mais je sais une chose.Je m\u2019appelle Sylvain Pépin-Girard.Grâce à madame la ministre à la Condition féminine, je suis de la première génération qui a pu porter à la fois le nom de sa mère et celui de son père.Pour ça, Madame Payette, je ne vous oublierai jamais.Un bel automne On voit des feuilles luisantes, multicolores qui brillent dans les branches.Et aussi on sent une odeur de bonnes saveurs.L\u2019automne est aussi la saison où ça se rafraîchit.Pour l\u2019agriculture, c\u2019est la fin des moissons.Quand j\u2019étais tout jeune, je suis allé à la récolte des pommes pour voir ce que c\u2019était.Chaque jour de la semaine, c\u2019était la cueillette à Rougemont.Il y avait beaucoup de gens pour cueillir.On ramassait pas mal du matin jusqu\u2019au soir.On remplissait les casseaux et on faisait la même chose le lendemain.L\u2019automne, c\u2019est aussi le moment de la rentrée des classes.J\u2019ai été jusqu\u2019à la 12e année à l\u2019école polyvalente Pierre- Dupuy, sur la rue Parthenais, au coin de la rue Ontario.Je souhaite bonne chance aux gens qui sont à l\u2019école, qu\u2019ils aient de bons succès et qu\u2019ils aillent le plus loin possible.Avec l\u2019éducation, on peut atteindre de bons objectifs et la prospérité, une vie heureuse et chaleureuse.Je pense que ce sera un super bel automne, rempli de joie qui brillera dans nos cœurs avec plein d\u2019amour et d\u2019amitié, avec un bon sourire.Mes lecteurs et lectrices sont venus me dire qu\u2019ils avaient eu de très belles vacances, avec un super beau temps, du soleil et des grosses chaleurs.L\u2019automne ramène la fraîcheur et nous rend notre bonne humeur.Je remercie le photographe et toute l\u2019équipe de L\u2019Itinéraire pour mon Zoom Camelot qui a beaucoup plu à mes clients.Ils étaient bien contents, tout souriants.Grâce à ça, j\u2019ai eu aussi de nouveaux clients très heureux de connaître notre bon magazine.Merci de votre générosité et de vos encouragements. P H O T O ?: ?F R É D É R I Q U E ?M É N A R D - A U B I N questions à Léonie Couture 3 parfois des comportements très réactifs.Notre but est de les apprivoiser, de les aider, de les accompagner, pour les sortir de ces traumatismes et leur permettre de retrouver une vie la plus normale possible.Nous avons 57 lits dans trois maisons : la maison Olga, la maison Jacqueline et la maison Dahlia.La crise de l\u2019hiver dernier était-elle accidentelle ?Depuis quelques années, nous avons de plus en plus de demandes.Et nous devons refuser de plus en plus de femmes.Quelques fois, nous avons hébergée 12, 15, voire 20 femmes de plus que notre capacité.Ça n\u2019a pas de bon sens.On essaye de trouver des places ailleurs et on n\u2019en trouve pas.On voit bien qu\u2019il y a un manque de ressources pour l\u2019hébergement d\u2019urgence.Il y a des femmes qui se retrouvent à la rue et qui ont besoin d\u2019une place pour atterrir.Il y a aussi toutes celles qui sont dans la rue depuis 10 ou 15 ans et qui sont souvent refusées par d\u2019autres organismes parce que leur comportement est trop difficile.On est toujours en sur-demande à l\u2019année Il y a quelques mois, des organismes ont dénoncé l\u2019iniquité des ressources consacrées aux femmes en situation d\u2019itinérance.Dans l\u2019offre de services, les places en hébergement d\u2019urgence manquent cruellement.L\u2019hiver dernier, l\u2019organisme La rue des femmes a dû faire appel in extremis à la Ville de Montréal pour maintenir une dizaine de lits menacés de fermeture.Avec le retour de la saison froide, la directrice générale Léonie Couture anticipe le pire.Quelle est la spécificité de votre organisme ?Depuis près de 25 ans, nous accueillons des femmes qui ont subi des traumatismes extrêmement graves, comme l\u2019inceste ou la violence conjugale.Nous nous préoccupons da la santé relationnelle de ces femmes qui sont en stress post-traumatique.Et de ce qui les a conduites dans toutes sortes d\u2019autres problématiques, comme la consommation ou les problèmes de santé mentale.Ce sont des femmes blessées qui, à cause de leurs blessures ou de leur détresse, ont longue, et même durant les grands froids.C\u2019est dur aussi pour les intervenantes d\u2019avoir à dire non à une femme qui s\u2019accroche au cadre de la porte parce qu\u2019elle est terrifiée et terrorisée de se retrouver à la rue la nuit.Que doivent faire les pouvoirs publics ?Les services sociaux doivent s\u2019organiser pour avoir les moyens de ne pas laisser les gens dehors.Ce n\u2019est pas normal.On continue de refuser plein de monde tous les jours.Nous allons bientôt remettre au nouveau gouvernement une pétition de 2000 signatures qui demandent davantage de ressources, en particulier pour les urgences.Les ressources qui s\u2019occupaient des cas urgents s\u2019occupent maintenant plus des lits de transition pour le programme Logement d\u2019abord.Il y a donc moins de lits d\u2019urgence disponibles.Ça fait partie du problème.Là, l\u2019hiver s\u2019en vient.Ça va être catastrophique.C\u2019est à la Ville de Montréal de trouver une solution.sur les femmes dans la rue 10 ITINERAIRE.CA | 15 octobre 2018 QUESTIONS D\u2019ACTUALITÉ PAR LAURENT SOUMIS La lutte à la pauvreté et l\u2019exclusion sociale est la grande absente du débat politique, déplorent six organismes.Nous unissons nos voix pour mettre de l\u2019avant un enjeu essentiel pour leur réinsertion : l\u2019emploi.Abolir ou réviser la Loi 70 Un coup de bâton plutôt qu\u2019un coup de main, cette loi n\u2019offre pas de véritables opportunités aux bénéficiaires d\u2019aide sociale, au contraire, elle les enfonce un peu plus dans la précarité en diminuant leurs prestations.Voici des solutions que nous proposons au gouvernement : Consulter les organismes communautaires Pour la création de programmes d\u2019employabilité destinés aux bénéficiaires d\u2019aide sociale afin de combler les postes des secteurs frappés par la pénurie de main-d\u2019oeuvre en priorité.200 $ supplémentaire permis Pour les prestataires de l\u2019aide sociale sans contrainte à l\u2019emploi qui participent à un programme de réinsertion avec des organismes communautaires.Rehausser les Détruire les préjugés Ce n\u2019est pas un choix que de (sur)vivre avec 818  $ par mois (prestation d\u2019aide sociale moyenne), c\u2019est un dernier recours.Plutôt que de considérer les personnes prestataires de l\u2019aide sociale comme des assistés et des paresseux, ce qu\u2019ils ne sont pas, encourageons leurs démarches positives au sein des organismes experts et voyons-y un formidable bassin de main-d\u2019œuvre que nous pourrions intégrer progressivement dans des emplois adaptés.Les candidats, de tous partis confondus, parlent d\u2019une pénurie de main-d\u2019œuvre sans précédent au Québec, sans jamais encourager les employeurs à piocher dans ce bassin de 122 600 employés disponibles. GALERIE D\u2019ART SOUTERRAINE Nos camelots vous guident dans le métro Bienvenue dans le métro de Montréal ! Jean-Paul Lebel le connaît sur le bout de ses doigts.Depuis des années - « Combien ?J\u2019ai oublié ! » - il vend L\u2019Itinéraire à la station Berri-UQAM et alimente en magazines les autres camelots qui viennent se ravitailler à ce point névralgique du métro de Montréal.Ses clients de la sortie de Saint-Denis / de Maisonneuve sont pour la plupart des membres de la communauté de l\u2019Université du Québec et du Cégep du Vieux- Montréal, ainsi que des visiteurs de la Grande Bibliothèque et, dans une moindre mesure, des usagers du nouveau Centre hospitalier universitaire.« Le métro de Montréal regorge d\u2019œuvres d\u2019art, assure-t-il.Mais avec le stress de la vie quotidienne, les voyageurs oublient de regarder ce qui enjolive leur environnement.» Le métro compte 90 œuvres d\u2019art dans les 68 stations du réseau.Pour la plupart, elles ont été installées bien avant que le gouvernement du Québec oblige les propriétaires de bâtiments publics à consacrer 1 % de leur budget à l\u2019acquisition d\u2019œuvres d\u2019art.Avec ses collègues camelots qui travaillent en station, Jean-Paul vous invite à redécouvrir le patrimoine culturel souterrain de Montréal, étalé dans les pages qui suivent.Les camelots s\u2019y improvisent guides à travers les différentes stations du réseau qui forment une véritable galerie d\u2019art.Ici débute la visite dans 12 stations.Bonne lecture. Jean-Paul a choisi une œuvre emblématique pour débuter la visite : le Monument à Mère Émilie Gamelin, une sculpture réalisée en 2000 par Raoul Hunter (l\u2019ancien caricaturiste de The Gazette).La sculpture se trouve dans l\u2019édicule Sainte- Catherine, l\u2019un des points d\u2019accès à la station Berri-UQAM.Fondatrice de la congrégation des Sœurs de la Providence, Émilie Gamelin est venue en aide aux oubliés, en soulageant la faim et la misère des pauvres, des itinérants, des prisonniers et des malades contagieux lors des grandes épidémies du 19e siècle.Si Mère Gamelin vivait encore, prendrait-elle soin des itinérants ?« J\u2019en suis sûr, affirme Jean-Paul.Mais elle verrait aussi comment L\u2019Itinéraire poursuit son œuvre à sa façon.» Si Mère Gamelin vivait encore 15 octobre 2018 2018 | ITINERAIRE.CA 13 SOURCE?DOCUMENTAIRE :?STM PHOTO? :?MARIO?ALBERTO?REYES?ZAMORA Notre camelot, Jean-Paul Lebel, pose à côté du Monument à Mère Émilie Gamelin, une œuvre réalisée en 2000 par le sculpteur Raoul Hunter. Inauguration 14 octobre 1966 Architectes Longpré, Marchand et Gaétan Pelletier (édicule 1999) Nombre d\u2019entrées 12 110 105 usagers (2017) Inauguration 14 octobre 1966 Architectes Adalbert Niklewicz Nombre d\u2019entrées 2 684 641 usagers  (2017) « C\u2019est l\u2019une des œuvres les plus imposantes du métro de Montréal, constate le camelot Richard Chabot.Lorsqu\u2019on l\u2019a installée en 1969, le métro était déjà en opération.Il a fallu ériger trois échafaudages pour procéder à l\u2019installation sans perturber le service.» La verrière, qui trône au-dessus des quais de la ligne verte, est composée de verre antique, d\u2019époxy et d\u2019acrylique.Elle fait foi du passé, du présent et du futur de Montréal, ville fondée en 1642.Elle rend un hommage particulier à trois pionniers : Jérôme Le Royer de la Dauversière, Jeanne Mance et Paul Chomedey de Maisonneuve.Elle est l\u2019œuvre du peintre Pierre LaPalme (sous le pseudonyme de Gaboriau) et de l\u2019artiste verrier Pierre Osterrath.Jean-Claude Nault ne tarit pas d\u2019éloges pour sa station d\u2019adoption.« Je reçois la lumière du jour, dit-il.Ce n\u2019est pas comme une station souterraine et renfermée.C\u2019est très éclairé et je vois le centre-ville.C\u2019est grâce à la verrière de l\u2019artiste, Marcelle Ferron.C\u2019est agréable de travailler ici.» Installée dans l\u2019édicule de la station et visible de l\u2019intérieur et de l\u2019extérieur, cette gigantesque verrière non figurative attire le regard des usagers, lecteurs ou non de L\u2019Itinéraire.L\u2019extrême fluidité du verre participe à un jeu de couleurs mobiles où le rouge, le jaune, le bleu, le mauve et le vert prennent vie.En souvenir Lumière ! CHAMP-DE-MARS BERRI-UQAM ITINERAIRE.CA | 15 octobre 2018 14 RICHARD CHABOT JEAN-CLAUDE NAULT P H O T O ?  : ?J U L I E N ?P E R R O N - G A G N É P H O T O ?  : ?J E A N - R E N É ?A R C H A M B A U L T ?Hommage aux fondateurs de la ville de Montréal, Pierre Gaboriau et Pierre Osterrath (1969) Verrière, Marcelle Ferron (1968) Inauguration 14 octobre 1966 (direction Côte-Vertu) et 28 avril 2007 (direction Montmorency) Architectes J.Warunkiewicz, André Léonard, Bisson, Fortin et associés Nombre d\u2019entrées 5 346 178 usagers  (2017) Inauguration 6 juin 1976 Architectes Marcel Raby Nombre d\u2019entrées 2 935 314 usagers (2017) Tuan a commencé à vendre le magazine à la station Henri-Bourassa en avril 2009, deux ans après l\u2019inauguration des quais qui desservent l\u2019île de Laval.« J\u2019aime bien travailler en après- midi lorsque les gens reviennent du travail.Ils ont le temps de discuter.» De toutes les œuvres d\u2019art de la station, il préfère les deux murales du « sculpteur de lumière », Axel Morgenthaler.Les deux installations en acier inoxydable et diodes électroluminescentes se composent de 98 luminaires trichromes formant deux triangles et un hexagone au centre.Les images évoquent l\u2019iconographie des Incas, les éléments de la nature, la photographie thermique et les observations astronomiques.Les trois couleurs de base (rouge, vert et bleu) permettent la reproduction de millions de couleurs.« J\u2019aime cet éclairage futuriste, explique spontanément Michel Dumont, camelot depuis 2012.Les couleurs évoquent celles de l\u2019espace et la Voie lactée.» L\u2019œuvre de verre, résine et acier inoxydable représente effectivement les planètes du système solaire, avec la Terre au milieu.L\u2019acier, poli comme un miroir, rend compte de l\u2019espace qui unit les planètes et des êtres qui s\u2019y reflètent.Le segment de base, qui représente le soleil, épouse le même rayon que la voûte du tunnel du métro.L\u2019architecte Marcel Raby a aussi réalisé les plans de la station voisine, Pie-IX, sur la ligne verte.Une sculpture de lumières Perdus dans l\u2019espace JOLIETTE HENRI-BOURASSA 15 octobre 2018 2018 | ITINERAIRE.CA 15 MICHEL DUMONT TUAN TRIEU-HOANG P H O T O ?  : ?J E A N - R E N É ?A R C H A M B A U L T ?PHOTO? :?STM Murale, Marcel Raby (1976) .98, Axel Morgenthaler (2007) Inauguration septembre1978 (ligne verte) et avril 1980 (ligne orange) Architectes Yves Roy Nombre d\u2019entrées 5 015 014 usagers  (2017) Inauguration avril 1967 Architectes Jean Dumontier Nombre d\u2019entrées 7 913 616 usagers  (2017) « J\u2019ai habité très longtemps dans le quartier, raconte Robert Mondat.Je suis content de revenir y travailler comme camelot.J\u2019ai toujours aimé cette sculpture qui accueille les usagers dès leur entrée dans la station Lionel-Groulx.» Vibrant appel à la tolérance, cette œuvre en bois du sculpteur Joseph Rifesser représente les cinq grandes familles humaines issues d\u2019une même souche et qui peuplent la Terre.Située à l\u2019entrée du pavillon de l\u2019Organisation des Nations Unies (ONU) lors de l\u2019Expo universelle de 1967, elle a été déménagée dans le métro 10 ans plus tard.Selon certaines sources, cette sculpture a été l\u2019œuvre d\u2019art la plus photographiée durant l\u2019Expo.C\u2019est un don de l\u2019ONU.Nicole Giard travaille à la station de la Rive-Sud depuis huit ans.Quelques fois par semaine, elle vient à Montréal pour se réapprovisionner en magazines.De toutes les œuvres de la ligne jaune, ce sont les huiles sur toile de Robert LaPalme qu\u2019elle préfère.« J\u2019adore les formes et les couleurs », dit-elle.L\u2019œuvre ci-dessus est installée dans le corridor de la ligne jaune, à l\u2019étage inférieur de la station Berri-UQAM.Créés pour l\u2019Exposition universelle de 1967, les trois tableaux illustrent les thèmes de la science, de la culture et des divertissements.D\u2019abord situés à la Place d\u2019accueil de l\u2019Expo, ils ont été installés dans le métro en 1970.Robert LaPalme a été le premier directeur artistique du métro de Montréal.Il a connu une brillante carrière de caricaturiste dans plusieurs journaux québécois et étrangers.Tous unis Un souvenir de l\u2019Expo LONGUEUIL-UNIVERSITÉ-DU-QUÉBEC LIONEL-GROULX ITINERAIRE.CA | 15 octobre 2018 16 ROBERT MONDAT NICOLE GIARD P H O T O ?  : ?J E A N - R E N É ?A R C H A M B A U L T ?P H O T O ?  : ?J E A N - R E N É ?A R C H A M B A U L T ?L\u2019arbre de vie, Joseph Rifesser (1978) Tableaux, Robert LaPalme (1970) Inauguration 14 octobre 1966 Architectes Crevier, Lemieux, Mercier, Caron Nombre d\u2019entrées 11 305 307 usagers (2017) Inauguration 28 avril 2007 Architectes Guillermot Farregut Nombre d\u2019entrées 4 920 028 usagers (2017) Jacques Viger ?Peter McGill ?« Connais pas ! ».Comme la plupart des Montréalais, Mario Saint-Denis ignorait tout de ces deux personnalités historiques avant de faire leur connaissance sur l\u2019un des quais de la station McGill, où il travaille depuis deux ans.Francophone, Jacques Viger a été le premier maire élu de Montréal.Son successeur, Peter McGill, a été désigné par les Britanniques après la révolte des Patriotes.L\u2019œuvre de Nicolas Sollogoub, qui les représente, est un don du cigarettier Macdonald Tobacco.Les cinq verrières de la station, composées de centaines de plaques de verre peint, rappellent des aspects de la vie montréalaise des années 1800-1870.Depuis deux ans, Saïd Farkouh vend L\u2019Itinéraire à l\u2019extrémité nord de la ligne orange, à la dernière-née des stations lavalloises.« Ces sculptures mettent de la couleur dans mon quotidien », affirme Saïd qui est lui-même artiste peintre.Ce montage en aluminium a été réalisé grâce au Programme d\u2019intégration des arts à l\u2019architecture du gouvernement du Québec.Il surplombe les escaliers de la station Montmorency.Les fluides entraînent les voyageurs dans leur sillon.Circulant dans les espaces aériens de la station, ces quatre sculptures ponctuent en couleur le trajet d\u2019entrée et de sortie du métro.La plus grande des sculptures, de couleur orangée, atteint 10 mètres de longueur.Des noms de tous les jours Liquides MONTMORENCY MCGILL 15 octobre 2018 2018 | ITINERAIRE.CA 17 MARIO SAINT-DENIS PHOTO? :?STM La vie à Montréal au XIXe siècle, Nicolas Sollogoub (1974) Notre camelot, Saïd Farkouh, pose devant l\u2019un des éléments des Fluides, d\u2019Hélène Rochette (2007) P H O T O ?  : ?M A R I O ?A L B E R T O ?R E Y E S ?Z A M O R A Inauguration 14 octobre 1966 Architectes J.Warunkiewicz Nombre d\u2019entrées 6 672 805 usagers (2017) Inauguration octobre 1966 Architectes David, Barrot et Boulva Nombre d\u2019entrées 7 790 165 usagers (2017) Il y a dix ans, Stéphane Avard a choisi sa station, un choix qu\u2019il n\u2019a jamais regretté.« C\u2019est une station très achalandée avec la clientèle du Vieux-Montréal et du Palais des congrès.» C\u2019est aussi une station très lumineuse décorée par l\u2019artiste belge Adrien Lucca.L\u2019installation, qui est un cadeau d\u2019amitié de la ville de Bruxelles , est faite de verre antique soufflé, de verre feuilleté, de verre trempé, de résine époxy, d\u2019acier et de diodes électroluminescentes.À l\u2019aide d\u2019un spectrophotomètre, l\u2019artiste a enregistré le spectre lumineux des premiers rayons du jour dans la capitale belge.Utilisant des verres colorés et un éclairage à diodes électroluminescentes, il a conçu une série de vitraux reproduisant les couleurs intenses de ces lumières naturelles.Depuis 21 ans, Richard T.est fidèle à la station du Quartier des spectacles.« C\u2019est la plus belle à Montréal avec l\u2019immense verrière de Frédéric Back.Beaucoup de touristes viennent spécialement la visiter pour photographier l\u2019œuvre de l\u2019artiste peintre.J\u2019ai eu la chance de rencontrer M.Back peu avant sa mort, il y a cinq ans, à l\u2019occasion d\u2019un hommage qui lui était rendu.» La verrière rend hommage à l\u2019histoire de la musique à Montréal, de l\u2019époque de Jacques Cartier jusqu\u2019à la musique contemporaine.Cette œuvre de Frédéric Back a été la première à être installée dans le métro.L\u2019artiste a connu une renommée internationale avec ses films d\u2019animation, dont deux qui lui ont valu un Oscar, Crac! et L\u2019homme qui plantait des arbres.Un cadeau belge Signé Back PLACE-DES-ARTS PLACE-D\u2019ARMES ITINERAIRE.CA | 15 octobre 2018 18 STÉPHANE AVARD RICHARD T.P H O T O ?  : ?L O U I S - É T I E N N E ?D O R É PHOTO? :?JEAN-RENÉ?ARCHAMBAULT?Soleil de minuit, Adrien Lucca (2017) Histoire de la musique à Montréal, Frédéric Back (1967) Inauguration 14 octobre 1966 Architectes Jean Dumontier, Crevier, Lemieux, Mercier et Caron Nombre d\u2019entrées 4 338 304 usagers (2017) Inauguration 4 janvier 1988 Architectes André Léonard Nombre d\u2019entrées 3 083 363 usagers (2017) « Pour être honnête, ça fait 12 ans que je suis camelot au métro Sherbrooke et je n\u2019avais jamais remarqué cette murale », avoue le camelot Claude Lyrette.Comme beaucoup d\u2019usagers du métro, on ne prête pas toujours attention aux objets qui nous entourent.« Mais je suis content de connaître maintenant sa signification, ajoute Claude.C\u2019est un moment fort de l\u2019histoire de Montréal et tout ce qui touche la protection du français m\u2019intéresse.» La mosaïque en marbre vénitien évoque en fait le banquet de fondation de la Société Saint-Jean-Baptiste et les diverses réalisations de l\u2019organisme.On doit cette œuvre à Gabriel Bastien et Andrea Vau, respectivement peintre et mosaïste.« Je me sens ici chez moi, affirme Yvon Massicotte.J\u2019aime côtoyer tous ces gens qui passent : les employés de l\u2019Hôpital Sainte- Justine, les profs de l\u2019Université de Montréal, les étudiants qui formeront la société de demain, les parents qui accompagnent leurs petits à la garderie.À l\u2019image de la grande murale en terre cuite, ce sont comme les quatre éléments de la vie : l\u2019air, l\u2019eau, le feu et la terre.» En fait il y a aussi une autre murale, celle-là plus petite, située au bout de la passerelle qui sert aussi d\u2019élément directionnel pour le public voyageur.L\u2019artiste, André Léonard, est aussi l\u2019architecte de la station.Il a également dessiné les stations Villa-Maria et Henri-Bourassa (accès ouest) et Université-de-Montréal.Saint-Jean-Baptiste Les éléments de la vie UNIVERSITÉ-DE-MONTRÉAL SHERBROOKE 15 octobre 2018 2018 | ITINERAIRE.CA 19 YVON MASSICOTTE CLAUDE LYRETTE PHOTO? :?JEAN-RENÉ?ARCHAMBAULT?P H O T O ?  : ?J E A N - R E N É ?A R C H A M B A U L T ?Murales, André Léonard (1988) Mosaïque, Gabriel Bastien et Andrea Vau (1969) La STM Entre les lignes Il existe à la STM une équipe qui veille à la protection de l\u2019ensemble des personnes au sein du réseau et assure le bon fonctionnement du service offert.Il s\u2019agit de Sûreté et contrôle.Afin de comprendre les rouages de ce service, L\u2019Itinéraire a rencontré Alain Larivière, surintendant « Sûreté et contrôle » pour le métro.Il est six heures du matin.Je commence bientôt ma journée de camelot à la station Frontenac.À cette heure matinale, peu de gens se promènent dans le réseau.Mais la population des corridors est déjà diversifiée : certains vont travailler, d\u2019autres flânent avant leurs cours et d\u2019autres encore se promènent sans but précis.À ce moment, la journée ne fait que commencer.Ce n\u2019est qu\u2019un peu plus tard que le métro s\u2019activera réellement et qu\u2019une fourmilière d\u2019individus y circulera.S\u2019ajoutent aux usagers du métro, des travailleurs de la STM : opérateurs, changeurs, employés de l\u2019entretien, mais également inspecteurs, policiers et intervenants psychosociaux.Tous offrent un service à la population et interagissent avec elle.Le travail des inspecteurs En entrevue, Alain Larivière nous parle des inspecteurs de la STM.Surintendant Sûreté et contrôle pour le métro, son rôle consiste à gérer l\u2019ensemble du service, que ce soit au niveau financier, des ressources humaines et du matériel.Côté sûreté, on parle autant de la sécurité des installations, des chantiers industriels, que de l\u2019intervention par rapport aux comportements des gens.Côté contrôle, un volet important du travail des inspecteurs de la STM, il s\u2019agit de prévention des fraudes.À ce propos, des méthodes de contrôle bien précises existent au sein de la STM.La façon de faire est évolutive.Celle appliquée actuellement a été étudiée et mise au point en collaboration avec la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.« On ne fait pas de profilage social, explique M.Larivière.C\u2019est-à-dire qu\u2019on ne fait pas de distinction entre l\u2019origine ethnique d\u2019une personne, ITINERAIRE.CA | 15 octobre 2018 PAR FRANCK LAMBERT CAMELOT MÉTRO FRONTENAC ET MONT-ROYAL/SAINT-URBAIN 20 Concrètement, tout le personnel est susceptible d\u2019intervenir auprès de personnes en situation d\u2019itinérance.On parle de près de 2300 employés que ce soit le changeur, la personne d\u2019entretien, les opérateurs de train.Les inspecteurs interviennent plus souvent qu\u2019autrement à titre préventif bien qu\u2019ils puissent être amenés à agir d\u2019une manière plus directive souligne Alain Larivière.« Malgré la prévention, certaines personnes récidivent et il peut y avoir une gradation dans les mesures prises pouvant aller jusqu\u2019à l\u2019arrestation.» Cela dit, ce gestionnaire préconise certaines étapes d\u2019interventions à ses agents : « Aller voir la personne dans le besoin et déterminer l\u2019état dans lequel elle se trouve puis, assurer une intervention sécuritaire.» Si la personne commence à avoir un comportement qui change, ce sont les partenaires les plus compétents qui prennent le relais.Des formations améliorées Les aspirants inspecteurs reçoivent une formation initiale à l\u2019École nationale de police du Québec (ENPQ).« Les inspecteurs proviennent de différents milieux et les critères d\u2019embauche sont principalement liés à l\u2019expérience, les niveaux académiques obligatoires et les habiletés interpersonnelles, décrit Alain Larivière.S\u2019 ils ont des connaissances en intervention, c\u2019est un plus ».À l\u2019ENPQ, les inspecteurs suivent alors des séminaires de quatre heures chacun sur les thèmes suivants : l\u2019itinérance, les communautés culturelles, le respect et la prévention du profilage et les clientèles avec des troubles de la santé mentale.Puis il y a la formation pratique en lien avec les profils énumérés et sous forme de scénarios.« Cette année, les inspecteurs embauchés ont eu en plus une formation sur la désescalade ou comment désamorcer les situations de crise.», nous apprend Alain Larivière.Puis, les inspecteurs ont une probation de six mois.Pendant ce temps, ils seront supervisés et coachés par des pairs.En somme, c\u2019est tout cela qui se passe au sein du service Contrôle et Sûreté.Le peu que la population voit n\u2019est que la pointe de l\u2019iceberg.bergson statut social ou son apparence.S\u2019 il y a 800 clients dans un train, on vérifiera les 800 personnes sans distinction.Mais parmi elles, il arrive que des itinérants se fassent interpeller.» Un fait qui n\u2019inquiète pas tant M.Larivière, car il sait que la STM entretient des relations avec la cour municipale de Montréal autour de programmes spécifiques tels que le PAJIQ (Programme d\u2019accompagnement en justice d\u2019itinérance).« On sait que la personne va peut- être bénéficier d\u2019un de ces programmes.Et on vit très bien avec ça.» Plus que de simples inspecteurs On croit souvent à tort que les inspecteurs de la STM ne sont là que pour donner des contraventions.Mais cette part du travail ne représente que 30 % de leur temps.Alain Larivière précise que ces inspecteurs sont aussi là pour informer les gens, assurer la sécurité sur les quais, mais aussi intervenir auprès des personnes en difficulté.« Dans un cadre de travail de 10 h, environ 25 % sont consacrés au soutien au déplacement, c\u2019est- à-dire de la sécurité sur les quais aux heures de pointe, ajoute-t-il.La moitié du temps est consacrée à la patrouille et aux réponses aux appels des employés, mais aussi de monsieur et madame Tout-le-Monde.» Pour réaliser tout ce travail d\u2019intervention, la société de transport n\u2019évolue pas en vase clos.En effet, elle est présente sur tous les comités et forums en lien avec les personnes en difficulté des différentes communautés.Elle fait entre autres partie du Plan d\u2019action en itinérance de la Ville de Montréal ; des plateformes de réflexions collaboratives nécessaires, car comme le souligne notre interlocuteur, « la tolérance souhaitée et le côté humain des interventions ne sont pas uniques à la STM.Ça touche plusieurs acteurs et partenaires : que ce soit les parcs, la gare d\u2019autocars de Montréal, la Grande Bibliothèque ou la Place Dupuis, entre autres.» La STM est aussi membre du comité de Lutte au profilage social et racial de la Ville de Montréal.En ce qui concerne les relations avec les organismes communautaires, elles sont assez sporadiques et principalement établies dans le cadre de projets à plus ou moins long terme.Soutenir l\u2019intervention sociale Dans le cadre de leur volet intervention, la STM a créé un lien très serré avec la SDS (Société de développement social), et cela depuis 2012.« C\u2019est un partenariat très important et innovateur », précise M.Larivière.À cet effet, la STM finance l\u2019embauche d\u2019intervenants qui œuvrent dans le réseau du métro et qui font un travail complémentaire à celui des inspecteurs et des 130 policiers du SPVM détachés pour patrouiller dans le réseau de transport.La raison est fort simple pour M.Larivière : « La STM se sent concernée par la présence de personnes vulnérables, ou en situation d\u2019 itinérance dans le métro, plus particulièrement l\u2019hiver.» Des transports gratuits C\u2019est beau d\u2019avoir le métro ! On peut se déplacer, qu\u2019il y ait une tempête ou pas.En char, c\u2019est moins simple.Mais il faut dire qu\u2019on est un peu paresseux.Je pense que les gens préfèrent quand même le banc du char.Moins d\u2019escaliers à descendre, pas de problème de ligne interrompue.Sinon, je pense que le métro devrait être gratuit, surtout si l\u2019on veut moins de voitures dans la ville.J\u2019ai arrêté de prendre le métro il y a près de 10 ans, entre autres parce qu\u2019un jour, il me manquait cinq cents.On ne m\u2019a pas laissé passer.MAXIME VALCOURT CAMELOT THÉÂTRES DU RIDEAU VERT ET DU NOUVEAU MONDE La gratuité des transports Moi, j\u2019adore vraiment prendre les transports.C\u2019est un feeling que j\u2019ai depuis mes 10 ans.Il faudrait plus de nouveaux métros sur toutes les lignes.Puis, je pense que les transports en commun devraient être gratuits.Certaines personnes ne peuvent pas se payer les transports, d\u2019autres sont dans la rue, mais tous ont besoin de prendre le bus comme tout le monde.Puis, je pense qu\u2019avoir des transports gratuits diminuerait l\u2019agressivité de quelques personnes envers les chauffeurs.MÉLANIE NOËL CAMELOT DOLLARAMA, RUE WELLINGTON Plus de transport en région Je trouve qu\u2019à Montréal, le transport est très bien.La STM a un service pour venir te chercher si tu as un handicap.Mais il faut être patient.C\u2019est comme pour tout.Moi j\u2019ai attendu 10 ans pour avoir un logement.Puis je ne trouve pas ça si cher : 3,25 $ c\u2019est peu pour aller à l\u2019 île Bizard.Ça coûterait plus cher de gaz en char.Par contre, en région, il n\u2019y a pas de transport.Tu veux aller au dépanneur ?C\u2019est à trois kilomètres de ta place.Tu n\u2019as pas d\u2019autre choix que de posséder une voiture.Moi, j\u2019aimerais vivre à Rimouski, mais.Le best ce serait que les transports soient aussi bien en région, tout paraîtrait rapproché.JOSEPH-CLERMONT MATURIN CAMELOT ÉPICERIE MÉTRO, SAINTE-CATHERINE ET DORION Augmentation de la fréquence d\u2019autobus, réduction du prix des titres de transport, accessibilité, création de nouvelles lignes.Les propositions d\u2019amélioration du service des transports collectifs ne manquent pas.Quelles sont les idées et opinions de nos camelots quant à l\u2019amélioration des transports et à leur utilisation quotidienne.LES TRANSPORTS EN COMMUN DE MONTRÉAL 22 ITINERAIRE.CA | 15 octobre 2018 DANS LA TÊTE DES CAMELOTS De manière générale, c\u2019est bien ! Je prends souvent le métro.Mais les passes de transport à 85 $, c\u2019est trop cher ! Sinon, je trouve que Montréal est plutôt bien desservi en général.Les nouveaux métros sont bien ! Plus de places, on peut se rendre d\u2019un bout à l\u2019autre.Puis, pour parler de ceux qui travaillent à la STM je trouve qu\u2019ils sont plutôt gentils.Surtout à ma station de métro, beaucoup me connaissent et je trouve ça agréable.Sinon, je n\u2019aime pas beaucoup rencontrer des personnes qui quêtent.Ça me gêne quand on me demande de l\u2019argent alors que je suis moi-même sur l\u2019aide sociale.Enfin, il faudrait que les gens soient plus attentifs aux autres quand ils ont un sac à dos.DIANE CURADEAU CAMELOT PHARMAPRIX RUE WELLINGTON RTL et STM Je trouve les transports corrects.Les nouveaux métros sont vraiment bien même si j\u2019en mettrais plus.Avant je prenais très souvent les transports.Maintenant, je n\u2019ai plus besoin de prendre les transports parce que j\u2019habite pas loin de L\u2019Itinéraire et mon spot de vente n\u2019est pas loin à pied.Je trouve aussi que même si le métro ne se rend pas partout dans Montréal, il y a quand même un bon réseau d\u2019autobus.Par contre, j\u2019associerais le métro de Longueuil à celui de Montréal pour n\u2019avoir besoin que d\u2019une seule passe.Parce que ça revient cher alors même que Longueuil fait partie de la région.SÉBASTIEN LAURIN CAMELOT PHARMAPRIX, CHAMPLAIN ET ONTARIO Mieux qu\u2019avant, mais\u2026 Je ne peux pas m\u2019expliquer qu\u2019il y ait si peu d\u2019autobus qui passent sur Saint-Joseph.Une artère importante, mal desservie avec des autobus aux 45 minutes le dimanche, pour un circuit qui fait la moitié de la ville.Il y en a d\u2019autres comme ça.Par contre, l\u2019accueil des chauffeurs s\u2019est largement amélioré, comparativement à il y a plusieurs années.Ils disent bonjour maintenant.À l\u2019époque certains étaient bêtes comme leurs pieds, saluer le monde était tout un effort.Puis le respect des horaires est quand même pas pire.On chiale quand il y a trois minutes de retard.Mais ce ne sont que trois minutes.ROGER PERREAULT CAMELOT ÉPICERIE P.A, PARC ET LAURIER Des transports mieux adaptés C\u2019est trop cher les transports en commun ! C\u2019est pour ça que je préfère marcher.Pour les gens qui sont sur l\u2019aide sociale, ça devrait être gratuit.À 3,25 $, si tu as besoin de prendre l\u2019autobus trois ou quatre fois par jour, c\u2019est trop cher.Puis moi, j\u2019ai une marchette.Et les transports ne sont pas toujours adaptés pour ça.Ça m\u2019empêche de prendre le métro.Je suis forcée de prendre l\u2019autobus.Mais aller à Montréal Nord en bus, c\u2019est long ! Pour avoir le transport adapté, il faudrait quasiment ne plus avoir de jambe.SYLVIE DESJARDINS CAMELOT PHARMAPRIX, CHAMPLAIN ET ONTARIO Plus de métros le dimanche Je trouve ça bien les transports en commun.Mais la fin de semaine, on peut attendre neuf minutes, 10 minutes sur le quai de métro tandis qu\u2019aux heures de pointe on parle de deux ou trois minutes.S\u2019il y a moins de monde à prendre les transports le dimanche, ce sont les mêmes usagers qui payent les transports, alors le service pourrait être le même.Sinon, les autobus de nuit sont vraiment bien.Si tu es mal pris la nuit, tu peux quand même rentrer chez toi.ANTOINE DESROCHERS ÉPICERIE MÉTRO, SAINT-HUBERT/BOUCHER 23 15 octobre 2018 | ITINERAIRE.CA Mon père, l\u2019enseignant-éducateur « C\u2019est sans goût », lui ai-je dit.« Et bien c\u2019est de la neige, mais si j\u2019ajoute de la mélasse sur cette neige, on verra une différence de goût et de couleur », me dit mon père.(La mélasse est un sirop épais et sucré populaire en Syrie.On le fabrique à partir de raisins.) Il a remué la neige avec la mélasse et m\u2019a dit de goûter.« Ah ! Délicieux, on dirait de la crème glacée », ai-je crié joyeusement.« Mais c\u2019est plus naturel et plus sain que la crème glacée, a-t-il dit.Et c\u2019est presque gratuit, car la mélasse n\u2019était pas chère.».À partir de ce jour, et pendant toute mon enfance en Syrie, l\u2019hiver, j\u2019attendais avec impatience que la neige tombe pour manger mon plat préféré de glace naturelle.(La neige tombe rarement en Syrie, seulement une ou deux fois en hiver, et fond dès le lendemain.) Une mission plus qu\u2019un métier Un jour, j\u2019ai accompagné mon père à l\u2019école.Je me suis assis au bout d\u2019une rangée, seul sur un banc pour ne pas déranger.Les élèves sont entrés et quand ils se sont calmés, mon père a commencé à parler de physique et de pression atmosphérique.« Nous ferons une expérience aujourd\u2019hui, mais je veux connaître vos hypothèses avant », a-t-il expliqué.« Si nous remplissons un verre d\u2019eau jusqu\u2019au rebord, que nous plaçons un papier sur le verre de façon à ce qu\u2019 il touche la surface de l\u2019eau et que nous retournons ensuite le verre, que se passera-t-il ?» Plusieurs mains se sont levées avec enthousiasme pour donner la réponse.Plusieurs ont affirmé que l\u2019eau allait couler sur le plancher.« L\u2019eau ne s\u2019échappera pas du verre », a répondu mon père.J\u2019ai vu mon père en pleine action dynamiser son enseignement avec une expérience concrète comme il l\u2019avait fait avec moi.Il arrivait à susciter la curiosité et à stimuler le goût d\u2019apprendre chez ses jeunes élèves.Tout au long de sa vie, mon père a considéré cette profession d\u2019éducateur comme une mission plutôt qu\u2019un simple emploi, car pour lui l\u2019enfant est la pierre angulaire de notre société.Il ne s\u2019est jamais plaint des difficultés de sa profession ni de son petit salaire.J\u2019ai souvent été témoin du respect des étudiants envers mon père.Je suis fier qu\u2019il soit demeuré fidèle à son métier, à cette profession sacrée.Il m\u2019a fait réaliser que l\u2019éducation des enfants est la chose la plus importante pour construire un monde meilleur.Mon père a été toute sa vie enseignant et éducateur dans la ville de Homs en Syrie.Il a enseigné dans de nombreuses écoles et a aussi été directeur-adjoint.Beaucoup de ses anciens étudiants travaillent maintenant comme médecins, ingénieurs, enseignants et techniciens.Il a laissé une marque et un souvenir impérissables par sa façon d\u2019éduquer et ses valeurs morales.La longue expérience de mon père dans le métier d\u2019enseignant lui a permis de comprendre la nature profonde des enfants afin de les guider et de les épauler.De plus, il les aimait beaucoup.Il stimulait leur curiosité et leur réflexion ainsi que leur envie d\u2019apprendre et de chercher des réponses de manière rigoureuse en respectant l\u2019âge et les capacités de chaque enfant.Sa profession a teinté son caractère et sa personnalité, guidant même sa façon d\u2019être avec sa famille et ses enfants.Enfant, je n\u2019ai jamais hésité à lui poser toutes les questions qui me traversaient l\u2019esprit ; j\u2019avais une grande curiosité et une volonté de tout savoir.C\u2019est quoi ça ?Je me souviens d\u2019un après-midi, je tenais la main de mon père alors que nous rentrions à la maison.De la neige s\u2019est mise soudainement à tomber : ma première neige ! J\u2019étais tellement excité que je m\u2019écriai : « C\u2019est quoi ça ?Une chose blanche qui tombe du ciel ?Est-ce que c\u2019est du sucre ?Du sel ?De la farine ?» À cinq ans, mon vocabulaire était limité.Mon père me répondit : « Non, non, ce n\u2019est ni sel ni sucre ou farine, c\u2019est la pluie qui se transforme en neige quand la température tombe en dessous de zéro dans l\u2019atmosphère ».« Mais pourquoi est-elle blanche », ai-je demandé ?« À cause des cristaux gelés qui lui donnent cette couleur distinctive, m\u2019a-t-il répondu.Quand elle fond, elle redevient de l\u2019eau donc transparente.» En bon enseignant expérimenté mon père n\u2019était pas allé tout à fait au bout de l\u2019explication, ce qui avait piqué et attisé ma curiosité.Arrivé à la maison, il a pris une assiette à la cuisine et est descendu dans le jardin de mon oncle juste à côté de notre maison.Il l\u2019a remplie de neige et est remonté à la cuisine.Il m\u2019a tendu une cuillère et m\u2019a demandé de goûter à la neige.24 ITINERAIRE.CA | 15 octobre 2018 CHRONIQUE PAR SAÏD FARKOUH CAMELOT MÉTRO MONTMORENCY La 29e Nuit des sans-abri aura lieu le vendredi 19 octobre 2018 dans une quarantaine de villes au Québec sous le thème Citoyen.ne même dans la rue.Voici donc près de trois décennies que les milieux de lutte contre l\u2019itinérance se mobilisent pour sensibiliser la population aux multiples enjeux liés à ce phénomène et pour demander des actions aux différents paliers gouvernementaux.Force est de constater qu\u2019en 2018, cet événement a malheureusement conservé toute sa pertinence.Une action toujours nécessaire L\u2019itinérance est une réalité pour de trop nombreuses personnes sur l\u2019ensemble du territoire de l\u2019Île de Montréal.Alors que les ressources pour femmes ne parviennent même pas à répondre aux demandes, les ressources d\u2019hébergement pour hommes ont encore connu un taux de fréquentation record au cours de la dernière année.Le phénomène ne connaît donc pas de ralentissement et touche une grande variété de personnes.En effet, les visages de l\u2019itinérance sont multiples, hommes, femmes, familles, jeunes, personnes aînées, personnes autochtones, etc.Les personnes en situation ou à risque d\u2019itinérance peinent encore à faire reconnaitre leur pleine citoyenneté.Faisant inlassablement face à des obstacles visibles et invisibles, elles luttent jour après jour pour le droit à un revenu décent, à un logement stable, sécuritaire et salubre, ou tout simplement le droit de se déplacer librement dans l\u2019espace public.La route est encore longue pour que tous et toutes soient traitées comme des citoyens et des citoyennes à part entière.Des actions rapides pour contrer l\u2019itinérance Pour le gouvernement du Québec, le temps est venu de renoncer aux mesures d\u2019austérité qui ont fragilisé le filet social durant les dernières années, plaçant de plus en plus de personnes à risque d\u2019itinérance.Le nouveau gouvernement élu le 1er octobre dernier porte la responsabilité d\u2019assumer un fort leadership dans la lutte à l\u2019itinérance.Dès son premier budget, pour lequel il bénéficie d\u2019une marge de manœuvre financière considérable, des moyens substantiels doivent être dégagés afin de soutenir le déploiement effectif de la Politique nationale de lutte à l\u2019itinérance.Porteuse d\u2019une vision globale de ce phénomène divers et complexe, la Politique identifie cinq axes d\u2019actions indispensables aux niveaux du logement, des services de santé et de services sociaux, du revenu, ainsi que de l\u2019éducation, de l\u2019insertion sociale et socioprofessionnelle, et finalement de la cohabitation sociale et des enjeux liés à la judiciarisation.L\u2019urgence d\u2019agir est également présente sur le dossier de l\u2019entente Québec-Canada dans le cadre du déploiement de la Stratégie canadienne de lutte à l\u2019itinérance.D\u2019importants investissements ont été annoncés par Ottawa.Il s\u2019agit maintenant de s\u2019assurer qu\u2019ils permettront de soutenir l\u2019ensemble des actions nécessaires pour prévenir et réduire l\u2019itinérance en cohérence avec la Politique nationale.Un événement à ne pas manquer Ainsi, vendredi 19 octobre 2018, les Montréalais et Montréalaises sont invités à participer à une grande marche afin de dénoncer l\u2019inacceptable, exprimer leur solidarité et appeler à l\u2019action les différents paliers de gouvernement.Dès 18 h au Square Phillips, la présence d\u2019un grand nombre de personnes est importante afin d\u2019affirmer haut et fort que la lutte à l\u2019itinérance est une priorité pour les montréalais et les montréalaises et qu\u2019elle doit donc aussi l\u2019être pour les élu.e.s.Après la marche, des performances, expositions, kiosques et autres se dérouleront au Square Cabot jusqu\u2019à tard dans la nuit, afin d\u2019offrir des opportunités de réflexions et d\u2019échanges autour des réalités quotidiennes vécues par les personnes en situation ou à risque d\u2019iti- nérance et d\u2019exclusion.Au plaisir de marcher à vos côtés pour soutenir la lutte à l\u2019itinérance.Une nuit : peu et beaucoup à la fois JULIE NICOLAS - ORGANISATRICE COMMUNAUTAIRE AU RAPSIM 15 octobre 2018 2018 | ITINERAIRE.CA P H O T O   : ?R A P S I M Z MOT DU RAPSIM CHRONIQUE?PAYÉE 25 nuitdessansabri.com /lanuitdessansabrimontreal 18 h Marche de solidarité au départ du Square Phillips 19 h à 1 h 30 Vigile, interventions, prestations, brazero, café et plus au Square Cabot Les objets, le temps Comme moi, vous devez posséder cette carte postale d\u2019une vieille arrière-grand-tante, cette coutellerie qu\u2019on se passe de mère en fils, ou cette jolie aquarelle peinte par une aïeule oubliée depuis belle lurette.Souvenir flou d\u2019un moment qui a été important.Une « pierre blanche », peut-être littéralement, posée sur le calendrier de votre vie.Une marque du temps qui passe.Mais aussi parfois une marque de la mémoire qui fuit, du moins en partie.Les objets portent ainsi une signification subjective, ils ont un sens qui est particulier à chacun d\u2019entre nous.Un petit dessin de votre enfant accroché au mur de votre chambre ne sera pour moi qu\u2019un petit dessin d\u2019enfant comme tous les autres.Pour vous, en revanche, il rappelle plusieurs choses : le moment où il a été dessiné, ce qu\u2019il illustre, ce que votre progéniture vous a raconté au moment de vous le remettre, etc.Des capsules temporelles La plupart d\u2019entre nous avons déjà vécu l\u2019expérience de retrouver dans les papiers de famille une carte postale ou une lettre ancienne.Des mots parfois touchants, des allusions qu\u2019on ne saisit pas tout à fait, des personnages évoqués qu\u2019on ne connaît pas, ou que vaguement.Au moment où ils ont été rédigés, ces mots avaient, pour son destinataire comme pour la personne qui les a écrits, une grande valeur.Ils charriaient des émotions, des moments de vie anecdotiques ou graves, ils représentaient, surtout, la trace de relations humaines et leur histoire.Les objets qui nous entourent sont, en quelque sorte, des capsules temporelles de ces histoires.À l\u2019instar d\u2019une découpure de journal qui jaunit avec le temps au point où la lire devient ardu, cette trace du temps qui passe est de plus en plus indéchiffrable et ne nous raconte plus rien de significatif.La mémoire évanescente des objets nous ramène à notre propre humanité, ancrée dans le temps.La temporalité est constitutive de la condition humaine, bien qu\u2019on cherche à ne pas trop y penser dans l\u2019urgence de vivre qui nous anime.Du temps de travail cristallisé C\u2019est également le cas des objets, qui cristallisent, certes, une histoire, mais également le travail humain qui a été nécessaire à leur confection.Le dessin de votre enfant est le résultat de son travail, appliqué qu\u2019il fut à le réaliser soigneusement.Les économistes classiques du 19e siècle considéraient que la valeur marchande des biens pouvait s\u2019expliquer par la valeur de ce qu\u2019ils appelaient le « travail accumulé ».Le plus insignifiant bidule que nous achetons dans un commerce est le fruit du travail, souvent réalisé dans des conditions difficiles à l\u2019autre bout de la planète, de plusieurs hommes et femmes que nous ne connaîtrons jamais.Pourtant, la possession de cet objet constitue la trace concrète d\u2019une relation humaine, même si elle est extrêmement ténue, entre ces travailleurs et nous.Il y a là la beauté et la tristesse de notre vie économique.Il est souhaitable que des milliers d\u2019hommes et de femmes puissent œuvrer à ce que tout un chacun aient à leur disposition autant de biens et de services.Mais quelle tristesse que cette distance ! Il y a si peu de temps, nous connaissions personnellement l\u2019ébéniste, le producteur d\u2019œufs ou la couturière chez lesquels nous achetions nos produits.Depuis bien longtemps, ça n\u2019est que l\u2019exception, encouragée par les tenants de l\u2019achat local, responsable et tout ça.Nous devrions nous souvenir que derrière chaque objet, chaque marchandise, est « cristallisé » le travail humain de nos semblables, aussi lointains soient-ils.Car l\u2019économie, même dans sa forme la plus élémentaire, n\u2019est rien d\u2019autre qu\u2019un lien social qui se perpétue dans le temps.26 ITINERAIRE.CA | 15 octobre 2018 P H O T O   : ?W A N G ?S O N G ?( 1 2 3 R F ) ÉCONOMISTE INDÉPENDANT LINDA PELLETIER CAMELOT MARCHÉ MAISONNEUVE LUCETTE BÉLANGER CAMELOT MÉTRO PIE-IX MAXIME VALCOURT CAMELOT THÉÂTRE DU NOUVEAU- MONDE / THÉÂTRE RIDEAU VERT MOTS DE CAMELOTS Des nouvelles de Cowansville Une lectrice, Johanne, bénévole à la francisation à la prison de Cowansville, m\u2019a écrit au nom d\u2019un détenu avec lequel elle travaille.En mai dernier, je vous avais fait part de ma décision de manger mieux, en diminuant le pain et le sucre, et en remplaçant les desserts par des fruits.D\u2019où la question : est-ce que j\u2019ai persévéré dans ma diète ?Voici ma réponse : ça n\u2019a pas été facile et ça ne l\u2019est toujours pas ! J\u2019ai fait une rechute.J\u2019ai triché avec les desserts, les sandwiches et les liqueurs.Mais j\u2019ai tenu parole avec les patates frites, la poutine, le chocolat, les chips.Il faut dire que j\u2019ai fait de l\u2019exercice tout l\u2019été, malgré la chaleur.J\u2019ai fait de la bicyclette tout le long du canal de Lachine.Mais j\u2019ai quand même perdu une vingtaine de livres.Au printemps, je pesais 220 livres, je n\u2019en pèse plus que 200.J\u2019aurais une question pour nos amis de Cowansville.Est-il exact qu\u2019on engraisse en prison et pourquoi ?J\u2019ai hâte de lire votre réponse.La musique Toute ma vie, j\u2019ai aimé, j\u2019aime et j\u2019aimerai la musique.Elle chante dans mon cœur, comme un espoir, un amour éternel, un vent qui passe pour rester.Quand j\u2019écoute la musique, je me sens au septième ciel, envahie par un bonheur indescriptible.Avec la musique, je traverse la vitesse du son, l\u2019infini de l\u2019univers, alors ça ne se terminera jamais.J\u2019ai soif et faim de la musique, j\u2019en mange à tous les jours.Avant ma naissance dans le ventre de ma mère, je ressentais sa vibration.La musique est le soleil qui fait bronzer ma vie et c\u2019est de toutes les couleurs.Au côté de la musique je suis comme une naine, donc je peux pénétrer à l\u2019intérieur.Avec la musique, je peux voyager dans le temps, car quand je l\u2019entends, ça passe comme un éclair.Avec elle, je me remplis de sagesse et de connaissances de toutes les sortes.J\u2019aime tous les styles de musique, ça me fait connaître toutes les origines de différents pays.La musique m\u2019entraîne et me fait vibrer au plus profond de moi-même.Avec elle, je me laisse bercer par sa caresse qui m\u2019hypnotise.La musique transforme ma vie, comme une fleur qui s\u2019épanouit au soleil.La musique est le plus beau cadeau que la nature nous ait donné, comme le vent qui souffle une harmonie dans nos oreilles, la mer qui nous chante ses plus belles mélodies.Ensuite, l\u2019homme est arrivé avec sa voix et ses instruments de toutes sortes.Tout le monde devrait écouter de la musique.Que ce soit pour se détendre ou pour se divertir.La musique est à l\u2019infini et il y en a pour tous les goûts.Il y a du bon monde sur Terre Tous les mardis nous recevons des denrées de Moisson Montréal à L\u2019Itinéraire.Parfois ça vaut la peine, on reçoit du lait à zéro pour cent de gras, on s\u2019habitue.Aussi, il y a souvent du pain brun, c\u2019est celui que je préfère.Les légumes ne sont pas toujours d\u2019une grande fraîcheur.C\u2019est pour ça que j\u2019en prends moins souvent.Il y a aussi des craquelins, des boîtes de fèves au lard, des boîtes de légumineuses, des boîtes de céréales, du fromage, du yogourt, de la crème sûre.Ce n\u2019est pas long avant que mon chariot d\u2019épicerie soit rempli.Et il est très lourd.À chaque fois que j\u2019ai à descendre un escalier non mécanique, je trouve toujours un bon samaritain qui transporte le chariot pour moi.Il y a environ deux semaines, j\u2019ai perdu la poignée de mon chariot.Ce n\u2019était pas très grave, c\u2019était juste une question d\u2019esthétique.Mais l\u2019autre jour, j\u2019ai perdu une roue ! Laissez-moi vous dire que ça roulait assez mal merci.J\u2019ai traîné mon chariot un petit bout de temps, mais je n\u2019en pouvais plus.Avec la chaleur accablante de surcroît, j\u2019ai décidé de demander à un homme qui passait à côté de moi de m\u2019aider.Je lui ai expliqué la situation, il a traîné le chariot un tout petit peu, puis il m\u2019a dit : « C\u2019est bien trop pesant, on va prendre ma camionnette ».Et il m\u2019a ramenée chez moi.Comme je vous le disais, Moisson Montréal, c\u2019est à chaque semaine.Et à chaque fois, un homme m\u2019aide à monter mon chariot dans le métro.Pour ma part, je suis persuadée qu\u2019il y a beaucoup plus de bonnes personnes sur Terre que de méchantes. Vietnam Hué, la capitale des Nguyen J\u2019avais sept ou huit ans à l\u2019époque.Ma mère était journaliste à Saigon, aujourd\u2019hui Hô-Chi-Minh-Ville.Dans le cadre de ses fonctions, elle m\u2019a emmené visiter la ville de Hué, l\u2019ancienne capitale des Nguyen.En 1802, le roi Minh Mang décide de déménager la capitale à Hué.La dynastie des Nguyen fut la dernière dynastie impériale vietnamienne.Elle comptait 13 souverains qui régnèrent sur le Vietnam de 1802 à 1945.Du nombre, il reste encore à Hué sept de leurs tombeaux qu\u2019on peut visiter.La Citadelle Assis dans le DC-3, un bimoteur à hélices, alors que l\u2019avion décolle de la piste de l\u2019aéroport de Tan Son Nhut, je regarde à travers le hublot.On quitte les grandes villes pour bientôt survoler les montagnes des hauts plateaux.Dans une heure on sera à Hué.Ce soir-là on couchera à l\u2019hôtel et le lendemain on ira visiter l\u2019un des tombeaux qui se trouvent dans la Citadelle.Étant natif du sud du pays où la température oscille toujours entre 30 et 35 degrés Celsius, je trouve que la météo de Hué, qui se situe entre 15 et 20 degrés, est assez frisquette.Le lendemain de notre arrivée, nous prenons une voiture réservée aux journalistes pour la visite du tombeau de Khai Dinh (1885-1925) situé dans la Citadelle.Khai Dinh fut le douzième et avant-dernier empereur de la dynastie.Le visiteur de son tombeau fait un véritable voyage dans le temps, à l\u2019époque où le Vietnam était encore un royaume impérial avant de devenir une colonie française.Je me revois traversant cette cour d\u2019honneur à travers ces statues de soldats, de mandarins, de chevaux et d\u2019éléphants comme si c\u2019était hier.Notre guide nous avait alors informés qu\u2019il fallait gravir un escalier de 127 marches, gardés par quatre rangées de dragons de pierre avant d\u2019arriver au tombeau.C\u2019était une véritable chance pour moi d\u2019apprendre l\u2019histoire « sur le terrain » et non seulement à l\u2019école dans les livres.Je contemplais et constatais, de mes propres yeux, l\u2019architecture antique de Hué.28 ITINERAIRE.CA | 15 octobre 2018 PAR TUAN TRIEU-HOANG CAMELOT MÉTRO HENRI-BOURASSA Construit en haut d\u2019une colline, ce tombeau qui est en même temps un mausolée et un musée, contraste avec les constructions modernes des grandes villes.En franchissant le portail, le visiteur est transporté instantanément 400 ans en arrière.Un mausolée, un musée et un tombeau L\u2019endroit est fascinant.L\u2019intérieur du mausolée est une réplique du palais impérial.Le guide nous informe que Khai Dinh était un roi qui aimait le luxe et les fioritures.Je fixe des yeux tous les motifs qui ornent ce monument funéraire à multiples tombes où reposent son épouse, ses concubines et une partie de sa famille.Les murs du mausolée sont tapissés de dessins et de fresques des plus colorés.Tout me semble être jaune.La grande statue du roi qui surplombe le tombeau scintille comme le soleil.C\u2019était peut-être la couleur préférée de Khai Dinh.Il faut le voir pour le croire ! Notre guide nous rappelle qu\u2019il est interdit de prendre des photos.Une barrière sépare les visiteurs de la tombe.Du haut de mes huit ans, je veux aller partout et tout voir, surtout traverser cette barrière, grimper sur le mausolée et aller m\u2019assoir à côté de la statue du roi.J\u2019aurai de quoi raconter à mes copains lorsque je serai de retour à Saigon.La statue du roi semble gigantesque à mes yeux.Je suis si fasciné par toutes ces richesses que je n\u2019écoute pas le guide qui me dit : « Non, Tuan, tu ne peux pas grimper sur la tombe.» Spontanément, je demande à ma mère : « Est-ce que le roi est vraiment enterré ici ?» « Oui », me répond-t-elle.J\u2019ai alors pensé à mon professeur et à mes amis qui n\u2019avaient pas la chance de vivre « en direct » ce volet de l\u2019histoire du Vietnam.La dynastie des Nguyen nous a laissé en héritage ces magnifiques tombeaux.Amis, si un jour vous voulez visiter le Vietnam, je vous invite à faire un détour par Hué et à aller rendre hommage aux derniers rois de la dynastie.29 15 octobre 2018 2018 | ITINERAIRE.CA Dans l\u2019histoire, le peuple vietnamien, par soumission, par loyauté ou par crainte de représailles, a adopté le nom de la dynastie régnante au pouvoir.Les Nguyen sont la dernière famille qui a accédé au trône impérial au 19e siècle.C\u2019est pour cette raison que Nguyen est le deuxième patronyme le plus répandu à Montréal après Tremblay.C\u2019est le 130e nom de famille le plus répandu au Québec.On estime que les Nguyen comptent pour 40 % de la population actuelle du Vietnam.Un Nguyen à côté de chez vous ?Tombeau de l\u2019empereur Khai Dinh, à Hué, Vietnam IMAGES? :?ROMASPH?(123RF) Walking the talk Celebrating the achievements of Canada\u2019s Indigenous Peoples There is only one Indigenous person on Hollywood\u2019s Walk of Fame: Jay Silverheels, the Mohawk actor who played Tonto in the original Lone Ranger.Only three Indigenous people are featured on Canada\u2019s Walk of Fame.These facts stood out to filmmaker and Aboriginal Peoples Television Network Producer Steve Sxwithul\u2019txw (pronounced Swee-thult).How can a demographic that is so inextricable from stories and visual art be so shut out of mainstream recognition when it comes to the dominant medium for visual storytelling?Sxwithul\u2019txw envisions that an Indigenous Walk of Fame could be created to recognize and honour the accomplishments of First Nations people in Canada.\u201cWith filmmaking, let\u2019s go back in history.Indigenous people are storytellers,\u201d he says.\u201cOur history, our ways, our names, and our cultures have all been passed down verbally.And now we\u2019re [using] the tools of today.\u201d In fact, the connection between Indigenous Peoples and film is so distinct that some frame Indigenous cinema as its own genre.\u201cWhen I think of Maori and Sami cinema, I think of all of it as being part of the same genre,\u201d the Cherokee documentarian, producer and actor Heather Rae told Muskrat magazine in 2015.\u201cIt\u2019s essentially the storytelling tradition from the world\u2019s original culture in its modern form.\u201d Lack of First Nations Representation Canada\u2019s Walk of Fame acknowledges the achievements and accomplishments of Canadians and features a series of maple leaf-shaped stars embedded in 13 blocks of sidewalks in Toronto.Since 1998, 168 Canadians have been inducted into the walk, including athletes, coaches, actors, directors, writers; movie, television and stage directors; singers, songwriters and musicians; and playwrights, authors, comedians, cartoonists and models.The Hollywood Walk of Fame is made up of more than 2,600 terrazzo and brass stars embedded in the sidewalks along 15 blocks of Hollywood Boulevard in California.The Hollywood Walk of Fame includes actors, directors and producers of movie, TV, radio and live productions.Special stars recognize contributions made by corporate entities, service organizations and special honorees.The lack of First Nations representation on these mainstream walks of fame, which include just four individuals out of more than 2,700 names, spurred Sxwithul\u2019txw\u2014who has been in the industry since 2007 and has his own production company, Kwassen Productions\u2014to produce a walk of fame created by and for Indigenous Peoples, rather than waiting for settler culture to acknowledge their work.After gathering input from others, he expanded his initial scope beyond the screen arts to also include sports, music, and the arts.A Walk of Fame in Victoria ?Sxwithul\u2019txw originally pitched the idea for an Indigenous walk to the city council in Duncan, B.C., where he grew up, but the now-Victoria resident decided the attraction needed a bigger and more central home.In November 2017, he went before Victoria City Council to do a five-minute presentation on his idea.The motion was put forward formally by three councillors at the next meeting and passed pending approval from local First Nations, which Sxwithul\u2019txw had already sought.\u201cI\u2019m from the Island, so bringing it to Songhees and Esquimalt was very simple for me,\u201d he explains.\u201cI follow protocol; I know the ways of our people.\u201d Sxwithul\u2019txw, a member of Vancouver Island\u2019s Penelakut Tribe, says that due to his track record, he received the trust and support of Songhees Chief Robert Sam and late Esquimalt First Nation Chief Andy Thomas, who died in April at the age of 71.Sxwithul\u2019txw is hoping for a $400,000 budget for the first year and an ongoing budget for following years.He envisions the Walk of Fame starting in Bastion Square and running along Government Street.Some of his initial ideas for the first round of inductees are: Alanis Obomsawin (longtime documentary filmmaker), Gino Odjick (former Vancouver Canuck), Buffy St.Marie (singer), the late Chief Dan George (actor), and Tantoo Cardinal (actor).The process will likely involve a nomination system and selection committee.More diversity Interestingly, Cardinal is among hundreds of people who, last month, were invited to join the Academy of Motion Picture Arts and Sciences, the academy behind the Oscars.The Cree/Métis actor told the CBC that her invitation represents a shift toward increased cultural diversity at the star-studded Hollywood event.BY CAM WELCH 30 ITINERAIRE.CA | 15 octobre 2018 P H O T O   : ?F A B I O ?F O R M A G G I O ?( 1 2 3 R F ) En tant que membre de l\u2019INSP, nous avons accès à de nombreux reportages de qualité provenant du réseau de journaux de rue partout au monde.Chaque mois, nous reproduisons parmi les meilleurs, dans leur langue d\u2019origine.Cet article provient du magazine Megaphone, Vancouver B.C. are not used to.I\u2019m getting used to it \u2013 I love it \u2013 and that\u2019s the way it should be.\u201d It\u2019s for these young people that Sxwithul\u2019txw believes the walk will make a real difference.Making the creative industries and mainstream culture as a whole more welcoming for young Indigenous storytellers is much of what drives him to push the project forward.\u201cOur people need role models,\u201d he says.\u201cWe\u2019ve been oppressed, we\u2019ve been put in residential schools, we\u2019ve been nickel-and-dimed.We\u2019ve had a rough, rough time in the 150 years we\u2019ve been a part of this country.We\u2019ve had little or no role models in multiple areas.\u201cAnd when the youth, our next generation \u2013 my kids\u2019 generation \u2013 starts seeing that, \u2019Hey that person\u2019s Indigenous\u2019, \u2019Hey, they\u2019re from our territory\u2019, or \u2019Hey, they\u2019re Cree\u2019, you start associating with that.\u201cWe want them to be proud of who they are and their heritage \u2013 which is very much different to my generation, who grew up with a lot of racism and the scars of the past.\u201d One challenge when assembling the Indigenous Walk of Fame will be honouring past achievements without replicating the harmful environments in which they occurred.After all, the film industry these artists succeeded in is the same one that sometimes marginalized, tokenized and misrepresented them and their cultures.\u201cIt would be best [if] there was excellent gender representation in those noted on the Walk of Fame \u2013women, two spirit, queer, and men \u2013 and balance in the way that representation is achieved,\u201d says Waaseyaa\u2019sin Christine Sy, a faculty lecturer in the University of Victoria\u2019s (UVic) Gender Studies Department.Sxwithul\u2019txw believes that the fact that the walk will be created for, and created by, Indigenous Peoples will ensure that it reflects their own priorities and values.Ultimately, the intent of the walk of fame is to celebrate Indigenous excellence on its own terms.That celebration is something Sxwithul\u2019txw believes will powerfully assert First Nations\u2019 pride to both settlers and themselves.\u201cWe\u2019re telling our own stories and we\u2019re going to move forward positively with our youth and with the guidance of our elders.\u201d \u201cThere has been a cry out for more diversity at the Oscars and kind of all over in our society, actually,\u201d Cardinal said in an interview with CBC Radio.\u201cThere is a lot imbalance that has to be looked at.\u201d Cardinal, who has been awarded the Order of Canada and who has received numerous accolades for her contributions to the Indigenous community, said that the invitation is an important symbolic gesture.\u201cOur voices have to be brought forward,\u201d she stated.\u201cIt\u2019s happening and that\u2019s very exciting, so this just another part of that movement.\u201d Meanwhile, the Victoria Walk of Fame project\u2019s further development is now in the hands of the City Family, a body consisting of Songhees, Esquimalt and Victoria council representatives.The City Family began in 2017 as part of the City of Victoria\u2019s move towards reconciliation.Sxwithul\u2019txw checks in regularly on the walk project\u2019s progress but doesn\u2019t anticipate laying any stars until 2020.In the meantime, he\u2019s continuing to seek funding and support for when it comes time to financing the construction, producing events, alerting the media and manufacturing the stars themselves.He says he\u2019s spoken with Victoria-Beacon Hill MLA Carole James and federal NDP MP Murray Rankin, who passed word of the project on to both Canada\u2019s Justice Minister and Prime Minister Justin Trudeau.Cautious Optimism While the walk is in the works, Sxwithul\u2019txw is keeping busy with his own career.He has approached CBC with the idea for a First Nations scripted program, which he feels the network and other mainstream outlets were not ready for 10 or even five years ago.But many media sources are beginning to seek and support Indigenous content, he says, and he\u2019s cautiously optimistic.\u201cWe [Indigenous Peoples] don\u2019t trust a lot of people because we\u2019ve been burned so many times,\u201d he explains.But Sxwithul\u2019txw is hopeful that a new paradigm is beginning that the next generation can benefit from.\u201cI tell all of our youth, \u2019You are in the perfect position if you decide to excel and promote yourself and find expertise in certain areas.you will be sought after\u2019,\u201d he says.\u201cAnd that\u2019s something that our people 31 15 octobre 2018 2018 | ITINERAIRE.CA P H O T O   : ?N A D Y A ?K W A N D I B E N S ?A T ?R E D W O R K S P H O T O   : ?J O S H ?T A N A S I C H U K P H O T O ?: ?W I K I P E D I A ?C R E A T I V E ?C O M M O N S Buffy Sainte-Marie Tantoo Cardinal Steve Sxwithul\u2019txw Au Québec, la famille a toujours occupé une grande place à la télévision.Il suffit de penser à La Famille Plouffe ou à Quelle famille! Mais illustré par des personnages uniques à l\u2019humour absurde, le sujet n\u2019avait jamais été présenté sous un angle aussi disjoncté qu\u2019à travers La Petite Vie.25 ans de « Steak, blé d\u2019Inde, patates ! » Les aventures de la famille Paré avec Popa, Moman et leurs quatre enfants, tous complètement dysfonc- tionnels, ont littéralement bouleversé le paysage télévisuel québécois.Diffusée pour la première fois le 16 octobre 1993, la télé- série La Petite Vie du réalisateur Claude Meunier fascine, déclenche les rires et rejoint toujours 500 000 spectateurs 25 ans plus tard.Un fait « assez miraculeux », selon le réalisateur qui lie ce succès tant à la distribution qu\u2019à l\u2019aspect burlesque et absurde d\u2019un thème intemporel.Un succès instantané À ses débuts, La Petite Vie pouvait laisser perplexe.La facture visuelle, les costumes et le fait que le personnage de Jacqueline Paré (Moman) soit interprété par un homme, le comédien Serge Thériault, pouvaient déranger certains téléspectateurs.D\u2019ailleurs, il semble qu\u2019au lendemain de la première diffusion, Marc Messier (Réjean Pinard) se serait fait traiter d\u2019idiot dans un dépanneur.Il faut dire que Réjean était « un personnage sans aucune qualité, un menteur, un tricheur, un infidèle et un paresseux fini », décrit Claude Meunier en entrevue avec L\u2019Itinéraire.« La Petite Vie est un accident de parcours », ajoute-t-il.À l\u2019époque des Lundis des ha ! ha ! Lui et Serge Thériault avaient décidé de faire un premier épisode de téléroman inspiré de tous ceux de l\u2019époque et particulièrement du personnage de Pépère dans Terre humaine, joué par Jean Duceppe.Sur le plateau de diffusion, « les gens ne riaient pas comme d\u2019habitude, constate le réalisateur.Ils riaient de manière hystérique ».Par ailleurs, saviez-vous que l\u2019ancêtre de La Petite Vie est un numéro réalisé avec Marc Messier et Diane Lavallée autour du thème des montres détectrices de mensonges, présenté à l\u2019émission Les beaux dimanches, en 1992 ?Malgré quelques réticences de certains téléspectateurs, le public québécois s\u2019est rapidement identifié à cette famille très spéciale.Et bien que personne ne souhaite ressembler à l\u2019un ou l\u2019autre des personnages, plusieurs traits de la nature humaine qui caractérisent bon nombre d\u2019entre nous étaient soulignés par l\u2019humour unique et délirant de Claude Meunier.Également, des sujets sérieux, dont la lassitude dans le couple, les membres d\u2019une famille rejetés, le père incapable de dire je t\u2019aime à ses enfants ou encore le sujet de l\u2019homophobie, étaient abordés de façon savoureuse et humoristique.PAR LUC DESCHÊNES PARTICIPANT À L\u2019ENTRETIEN MÉNAGER PHOTO? :?AVANTI?GROUP Tabou de nos jours?« Dans La Petite Vie, le quotient intellectuel des personnages varie énormément d\u2019un épisode à l\u2019autre, souligne Claude Meunier.Parfois, certains personnages comme Moman sortent des phrases du type \u201c le langage, c\u2019est les entrailles d\u2019un peuple \u201d, alors que l\u2019épisode d\u2019après elle n\u2019est pas capable de donner la couleur du cheval blanc de Napoléon.C\u2019est volontaire, c\u2019est au service de l\u2019humour ».« L\u2019humour sauvait tout.J\u2019aurais aimé être là aujourd\u2019hui pour parler de l\u2019Islam.On pouvait parler de tout dans La Petite Vie, ou presque.Il y avait de la dérision, un recul, l\u2019arroseur était toujours arrosé.Les seules fois où j\u2019ai reçu des critiques, c\u2019était à propos d\u2019un épisode qui abordait la religion.» Mais qui sont les personnages de la série culte et où Claude Meunier est-il allé chercher son inspiration ?« Je voulais des personnages soumis ou fragiles comme dans le cas de Thérèse, et un personnage plus explosif avec Caro, explique le créateur.Dans chacun d\u2019entre eux, il y a des gens que je connais et de l\u2019 invention.Ti-Mé, par exemple, c\u2019est beaucoup de mon père.Il y a aussi un peu de ma sœur dans certains personnages, une tante, des amis, moi\u2026 » Devenir un membre de la famille Paré La Petite Vie, ce sont aussi des répliques cultes, comme le fameux « Steak, blé d\u2019Inde, patates » sans cesse répété par Moman, ou encore le « je ne suis pas cheap » de Marc Labrèche, alias Renald.Ce sont enfin des costumes et des décors marquants : la tapisserie de la cuisine, la jaquette et le bonnet de Moman sans oublier Popa avec sa laine d\u2019acier en guise de barbe et son casque brun ainsi que le lit debout.D\u2019ailleurs, si Popa et Moman dorment à la verticale c\u2019est pour des raisons techniques.« En faisant La Petite Vie au Club Soda, explique l\u2019auteur, on a voulu faire Popa et Moman au lit.Seulement le propriétaire du Club nous a dit qu\u2019on ne voyait rien et qu\u2019 il fallait rehausser le lit.On l\u2019a levé, levé et encore levé.Finalement, on l\u2019a mis debout.Tout le monde s\u2019est mis à rire.» Autant de détails que le public pourra s\u2019approprier dès le mois de décembre au musée de Pointe-à-Callière.En effet, si l\u2019exposition La Petite Vie circule depuis quatre ans déjà, elle a été revampée pour son passage à Montréal.« L\u2019exposition est fascinante, affirme Claude Meunier.Beaucoup de nouvelles choses et d\u2019ajouts technologiques vont permettre aux gens de donner la réplique aux personnages, de faire des tests de personnalité pour savoir à qui ils ressemblent le plus, passer au détecteur de mensonges ou encore faire le tour de toutes les jaquettes de Moman.» 5 décembre 2018 \u2013 jusqu\u2019en avril 2019 Exposition Témoignage La Petite Vie m\u2019accompagne, me réconforte et me fait crouler de rire depuis la première diffusion qui, dans les débuts de la série, était les samedis soir.En octobre 1993, j\u2019avais 11 ans.Pour moi, le samedi devenait une véritable fête.Visionner La Petite Vie avec mes parents et ma sœur, juste avant La Soirée du hockey à Radio- Canada, avait quelque chose de magique.Lors du quatrième épisode, Le souper avec une vedette, mes yeux d\u2019amateur de hockey sont devenus littéralement brillants, car le joueur vedette des Canadiens de Montréal, Guy Carbonneau, faisait une apparition dans la série.L\u2019équipe venait de remporter la coupe Stanley, en juin, et quelques mois plus tard je le vois donner la réplique à Popa et Moman.Mes trois héros étaient réunis au petit écran ! Par la suite, La Petite Vie était présentée le lundi soir.Comme pour plus de trois millions de Québécois, ce rendez-vous avait des allures de grande messe.Je suis très nostalgique de cette époque.Depuis 2008, la série complète existe en DVD.Je le regarde plusieurs fois par année et je m\u2019amuse à réciter plusieurs répliques cultes.La Petite Vie, pour moi, reste l\u2019une des meilleures émissions jamais présentée au Québec.D\u2019ailleurs comme plusieurs fans, j\u2019ai réclamé une suite aux 62 épisodes diffusés.Suite qu\u2019il n\u2019y aura pas, car pour son réalisateur, « c\u2019est une série qui a bien vieilli.La Petite Vie a une place, et elle va y rester ».Il ajoute que « réécrire des épisodes serait facile, mais tomber dans la comparaison le serait tout autant pour le public.» Seuls quelques personnages perdurent à travers des capsules promotionnelles.C\u2019est comme ça que j\u2019ai pu apercevoir Ti-Mé fouillant dans les vidanges et le bac de récupération pour promouvoir l\u2019aspect écologique du site de la Coupe Rogers.Pour souligner le 25e anniversaire de cette série, le musée Pointe-à-Callière vous offre l\u2019occasion de replonger dans l\u2019univers désopilant de la famille Paré avec une exposition hors norme.Voici l\u2019occasion de marcher dans les décors aux accents kitsh de la production originale, d\u2019essayer les costumes de vos personnages préférés, de vous « coucher » dans le fameux lit vertical et vous asseoir dans la populaire Chevrolet Impala.34 ITINERAIRE.CA | 15 octobre 2018 Aidez-nous i t i n e r a i r e .c a p h o t o : m a r i o a l b e r t o r e y e s z a m o r a Je suis allée à la rencontre d\u2019Annabel Soutar, cofondatrice de la compagnie de théâtre Porte Parole, pour approfondir ma connaissance du théâtre documentaire.Cette directrice artistique que Nathalie Petrowski décrivait en 2015 comme « une bizarrerie anthropologique et une magnifique figure d\u2019exception qui ne confirme aucune règle », a contribué à faire connaître le théâtre documentaire au public québécois.S\u2019il est très divertissant, le théâtre documentaire est aussi du journalisme sur scène, mais « du bon journalisme », précise Annabel Soutar.« Un journalisme rigoureux dans sa capacité de recueillir différents points de vue, et non de se prononcer à partir d\u2019une seule entrevue ».Pour cette directrice artistique, le journalisme se doit de bien informer les gens et de leur inspirer de la curiosité.Bien que certaines personnes pensent « qu\u2019on fait ce théâtre pour convaincre.Ce n\u2019est vraiment pas le but », ajoute-t-elle.Au départ, les prolétaires Mais d\u2019où vient le théâtre documentaire ?Il semble que le genre soit né de la créativité d\u2019Erwin Piscator à travers son livre Le théâtre politique paru en Allemagne, en 1929 et brûlé peu de temps après par les nazis.Dans cette œuvre, il décrit le rôle du théâtre dans l\u2019éducation du prolétariat à travers de nouveaux supports : documentaires, projections-vidéos, etc.Il faudra attendre 1965 avec la pièce L\u2019 instruction, de Peter Weiss, écrivain et dramaturge allemand, pour voir de nouveau ce style théâtral.C\u2019est à partir des comptes rendus du célèbre procès de Francfort, celui de 22 responsables du camp d\u2019extermination d\u2019Auschwitz, qu\u2019il écrira son œuvre.Pour lui, le théâtre documentaire est celui de l\u2019exposé, des dossiers photographiques, des statistiques.Puis, le théâtre documentaire a fait ses premiers pas au Québec.Tout juste avant la création de Porte Parole, L\u2019Espace Go présentait en novembre 1999 Requiem pour Srebrenica, d\u2019Olivier Py, une pièce qui reconstitue les événements ayant conduit au massacre de 8000 Bosniaques par des soldats des forces serbes, puis jetés dans des fosses communes, en 1995.Dans sa pièce, pas un mot, mais un collage de témoignages, de coupures de presse, d\u2019extraits de discours politiques et de lettres.Enfin, les années 2000.Les Productions Porte Parole récupèrent le genre théâtral, offrant au Québec une vision des réalités de chez nous, dans notre langage, avec nos acteurs sociaux et suscite notre intérêt sur des enjeux qui nous touchent.Un théâtre pour comprendre et s\u2019engager Le théâtre documentaire ne fait pas exception à toute autre forme théâtrale.Au-delà de son aspect journalistique, il nous raconte une histoire.Sauf que celle-ci débute par : « Après avoir fait une recherche de trois ans, voici ce que j\u2019ai appris », explique notre interlocutrice qui, dans sa démarche, rencontre des gens, les interroge, lit les articles, assiste à des procès et à des commissions d\u2019enquête, pour être au plus près de la réalité.Tout comme le film documentaire, les faits, les personnages et les histoires sont bien réels.La seule différence étant qu\u2019ils sont interprétés par des artistes de la scène.D\u2019ailleurs, Annabel Soutar voit la réalité comme un ensemble d\u2019histoires qui donnent de la matière pour du théâtre avec des personnages dynamiques.Mais si les textes sont basés, mot pour mot, sur le verbatim d\u2019un travail d\u2019enquête et que ce dernier nécessite une préparation Théâtre documentaire Un théâtre aux vertus citoyennes ci-haut Fredy de Annabel Soutar, 2016 ?Porte Parole 36 ITINERAIRE.CA | 15 octobre 2018 P H O T O ?  : ?M A X I M E ?C Ô T É PAR ANNIE LAMBERT CAMELOT BIBLIOTHÈQUE JACQUES-FERRON, LONGUEUIL THÉÂTRE L\u2019Assemblée Productions Porte Parole Alex Ivanovici, Annabel Soutar et Brett Watson Théâtre Espace Go 13 novembre au 2 décembre 2018 Polarisation politique.Depuis 2017, l\u2019équipe organise des rencontres entre quatre Canadiens de différents positionnements gauche et droite.Leur objectif : stimuler un dialogue entre opposants et démontrer la nécessité de débattre face à face et non via les médias sociaux.J\u2019aime Hydro Production Porte Parole Christine Beaulieu Théâtre Maisonneuve 16 au 21 avril 2019 Pièce documentaire exposant des points de vue opposés quant à un enjeu de société déterminant pour l\u2019avenir du Québec, J\u2019aime Hydro lance une délicate et palpitante question : qu\u2019est devenue la relation entre Hydro-Québec et les Québécois ?CONSTITUONS ! Christian Lapointe Théâtre Carte Blanche Juin 2019 CONSTITUONS !, un projet artistique qui propose aux Québécoises et aux Québécois de se prêter à l\u2019exercice d\u2019une assemblée constituante citoyenne, dans le but d\u2019écrire la constitution du Québec.Baladodiffusions Baladodiffusions à venir sur le site de Porte Parole.Différents sujets d\u2019information à propos du théâtre documentaire.Tout Inclus Production Porte Parole François Grisé en collaboration avec Annabel Soutar En cours de création Comment nous vivrons nos vieux jours ?À la suite du déménagement de ses parents dans une maison pour personnes âgées, François Grisé décide de vivre une immersion de deux mois dans une résidence pour aînés à Val-d\u2019Or.Le théâtre forum est un théâtre interactif qui permet de faire émerger la parole et la réflexion autour d\u2019un thème choisi.Créée et développée par Augusto Boal à travers sa pratique théâtrale au Brésil, puis au cours de son exil en Europe et particulièrement en France, la méthode du théâtre forum se fonde sur deux convictions : la conviction que le théâtre peut et doit être un outil pour changer le monde ; la conviction que l\u2019être humain possède le langage théâtral.- Compagnie de Théâtre de l\u2019opprimé À voir, à surveiller ! PHOTO?:?WIKIPEDIA?CREATIVE?COMMONS journalistique, le théâtre documentaire rappelle qu\u2019on crée tous nos réalités et que chaque personne a son interprétation de la vérité.« Quelqu\u2019un porte un regard sur cette histoire on ne peut donc pas prétendre à une objectivité journalistique, mais plutôt à une authenticité.» Mais pourquoi mêler la réalité au théâtre ?« Ça peut paraître contradictoire, mais je pense que ça crée des expériences engageantes pour le public qui est désorienté à cause de l\u2019évolution du journalisme, pense la directrice artistique.Il cherche des expériences pour se reconnecter aux enjeux réels.» Le théâtre documentaire nous rappelle que dans une démocratie, nous avons un rôle à jouer.L\u2019espace de parole laissé au public peut varier d\u2019une pièce à l\u2019autre, mais chaque pièce en offre un.L\u2019intention étant de l\u2019engager dans une conversation.« Parfois on demande à notre public de se prononcer et de venir sur scène comme dans un théâtre forum », explique Annabel Soutar.Par exemple, la version anglaise du projet de théâtre documentaire sur la polarisation politique, L\u2019assemblée, invite le public à créer sa propre assemblée pendant la pièce.A contrario, dans J\u2019aime Hydro, l\u2019espace de discussion est relayé à la fin de la pièce puisque l\u2019œuvre dure déjà 3 h 40 et dépend de la volonté du public de rester.Si le public accueille très favorablement le théâtre documentaire, les comédiens, eux, doivent souvent interpréter un personnage qui va à l\u2019encontre de leurs valeurs.Ça crée des discussions assez intenses en répétition, mais qui contribuent à la richesse du texte amené au public par la suite.« Il y a un désir chez les gens d\u2019être informés, d\u2019apprendre des choses et de comprendre des enjeux complexes, remarque Annabel Soutar.Les gens ne veulent pas une autorité sur scène qui dit : vous devez m\u2019écouter ! » 37 15 octobre 2018 2018 | ITINERAIRE.CA Nous, les gens de la basse classe, avons l\u2019habitude de fréquenter des centres communautaires.Parfois même, nous nous insurgeons de la qualité des services ou de la dimension quantitative des prestations.Mais est-ce que nous nous enquérons de l\u2019humain derrière le titre d\u2019intervenant ?C\u2019est ce à quoi s\u2019intéresse Le peuple du décor de Danny Plourde.Ce roman est digne de nous guider sur la voie de la compréhension du travail social dans le milieu de l\u2019itinérance, de l\u2019itinérance elle-même et des rouages administratifs d\u2019un organisme qui leur vient en aide.Le peuple du décor fait allusion à une communauté d\u2019itinérants du centre-ville de Montréal que la société tente de rendre invisible.À travers le quotidien d\u2019un intervenant natif de l\u2019Hexagone, le récit décortique la vie de ces clodos qui déambulent au cœur de la métropole.Dur comme la rue Clovis est intervenant Au bercail, un organisme montréalais qui vient en aide aux itinérants.Fraîchement débarqué au Québec, Clovis n\u2019a pas toujours le sourire facile, comme un geôlier, un psychologue ou bon nombre de ses compères.Lui arrive de Marseille, en France.À Montréal, il bénéficie d\u2019un permis de travail temporaire.Monsieur et madame Tout-le-Monde savent que la vie dans la rue doit être rude.Même s\u2019il est difficile de s\u2019imaginer l\u2019enfer dantesque de ces malheureux qui rôdent à longueur de temps et ne cessent de battre le pavé avec leurs semelles.Pour d\u2019autres, qui évoluent dans ce milieu depuis toujours, toute cette réalité et ses dérives sont du déjà-vu.Le peuple du décor plonge au centre de certaines vérités : contrebande, abus, violence, exploitation sexuelle.Le peuple du décor est un livre dans lequel il est aisé de se reconnaître.Mieux encore, il nous déclenche la chair de poule en s\u2019imaginant que nous pourrions être l\u2019un des protagonistes décrits.Un lecteur déconnecté de cette déchéance sociale se sentira probablement spectateur, voire impuissant.Néanmoins, ce livre réveillera peut-être le goût de quelques allers et venus dans le Quartier latin.Coucher quelques heures au parc Émilie-Gamelin suffit à se familiariser avec les lieux, les intonations, l\u2019accent, l\u2019ambiance.D\u2019ailleurs, l\u2019une des singularités du roman réside dans le registre de langue spécifique au monde de l\u2019itinérance et de la nuit qui contraste fortement avec le français utilisé par le marseillais.Le peuple du décor fait un impressionnant étalage d\u2019argot nuancé et révolté contre un système prétendu injuste.Toutes les tournures défilent ; un style imprégné d\u2019une vive réalité de la rue qui n\u2019est ni vulgaire, ni sublime, ni belle, ni laide.Le doigt dans l\u2019engrenage Au-delà de la rue, il y a le système et ses acteurs : la politique municipale et les coupes budgétaires qui affectent les services sociaux, combinés aux opportunistes dignes de Zola ou de Maupassant pour qui la misère humaine n\u2019est qu\u2019une statistique.Puis, il y a l\u2019espoir offert par quelques rares « variétés humaines » : ceux qui briguent un mandat pour mieux servir.Clovis, plus proche des itinérants que de ses collègues, s\u2019insurge : Il « parvient mal à accepter que tout un peuple de laissés-pour-compte grogne en marge.» Les jeux de pouvoir, les désillusions et les trahisons l\u2019entraineront dans un cercle vicieux : semaines de travail monotones, beuveries, réveils tardifs.Une existence insensée le mène alors à une transition rare dans le milieu, passant d\u2019une sympathie pour les itinérants à l\u2019un d\u2019entre eux.Si Danny Plourde se présente comme romancier, il n\u2019en reste pas moins que son petit dernier est empreint d\u2019un réalisme étonnant, digne d\u2019un théâtre documentaire.La révolte des clodos Nous nous souvenons tous de Mario Hamel, un sans-abri tué en 2011 alors qu\u2019il était en état de crise.Cette bavure policière avait défrayé les chroniques.Une émeute s\u2019était déclenchée suite à ce triste événement.Danny Plourde reprend cette tragédie montréalaise pour dépeindre Le peuple du décor Dans la peau de la rue 38 ITINERAIRE.CA | 15 octobre 2018 PAR MOSTAPHA LOTFI CAMELOT MÉTRO ÉDOUARD-MONPETIT LITTÉRATURE une révolte et fait ressortir toute l\u2019humanité des protagonistes.Les démunis du Bercail sentiront menacé le plus sacré de leurs droits : le droit à la vie.Le tout tournera en émeute.Une révolte à laquelle l\u2019intervenant français participera activement, rempli de culpabilité de ne pas avoir su veiller sur ce malheureux, flingué au milieu de Montréal.D\u2019ailleurs, le choix d\u2019un ressortissant français par l\u2019auteur comme personnage de révolte n\u2019est peut-être pas un hasard ; rejeton de cette nation des droits de l\u2019homme, de la révolution.C\u2019est comme revivre l\u2019assaut de la Bastille, dans une bataille contre une nouvelle forme de dictature, celle de : police partout, justice nulle part.Les gens qui habitent la rue se ressemblent en apparence, sont victimes des mêmes préjugés, sont accablés par les mêmes événe- ments.Mais ils se distinguent par leur trajectoire.D\u2019où viennent-ils ?Comment en sont-ils arrivés là ?Certains d\u2019entre eux ont des parcours de vie particulièrement émouvants dans Le peuple du décor.D\u2019autres sont tellement ancrés dans la rue qu\u2019on ignore s\u2019ils ont un jour vécu ailleurs.Nez de Chat, un jeune haïtien déraciné est doublement stigmatisé.Des Morilles, dont l\u2019attitude bienveillante et douteuse peut navrer, laisse parfois le lecteur pantois et enfin Foie de Bœuf, protecteur à sa façon, dépeint une sombre conséquence de la rue, celle d\u2019être rejeté par les siens.Le roman raconte des événements qui me touchent personnellement.Au Bercail a l\u2019air d\u2019un des centres de jour où j\u2019ai mes habitudes.De plus en plus, je dévisage les gens pour reconnaître un Des Morilles, un Nez de chat ou un Foie de Bœuf.Le roman me fait aussi peur, car je n\u2019ai pas assez fréquenté la rue pour en connaître toutes ses zones sombres.En somme, j\u2019étais un itinérant élitiste.La rue, j\u2019y ai dormi, mais j\u2019ai veillé à ne jamais y vivre.Ce livre m\u2019a aidé à déconstruire mes propres préjugés à l\u2019égard de cette communauté.Les gens qui la peuplent ne sont ni bons ni mauvais.Ils sont comme nous.Notre empathie et notre respect doivent surmonter nos appréhensions ; pas besoin d\u2019être à leur place pour les comprendre.Ces gens boudés par la vie ne sont pas un élément et un accessoire du décor.Ils sont plutôt au cœur de la métropole.« On a faim.On est fatigués.On est déshydratés.[\u2026] On a mal au ventre, aux cheveux, à l\u2019âme.On a l\u2019humanité dans le fond de culotte.» Extrait du roman À défaut de devenir le cinéaste dont il rêvait, Danny Plourde s\u2019est rabattu sur la littérature.Seulement, « on ne peut pas survivre grâce à l\u2019écriture au Québec », précise-t-il.Il s\u2019est donc tourné vers l\u2019enseignement.Le peuple du décor a été écrit pour rendre hommage aux efforts et aux services rendus dans un centre de jour.D\u2019ailleurs, le lecteur pourra facilement reconnaître l\u2019Accueil Bonneau dans Le peuple du décor.Mais Danny Plourde rappelle que son roman est « une œuvre de fiction.Ce n\u2019est pas une étude sociologique ou anthropologique.» Danny Plourde n\u2019a pas connu l\u2019itinérance proprement dite.Mais à l\u2019été 2007, il s\u2019est retrouvé démuni à la suite d\u2019un voyage en Corée.Il s\u2019est rapidement senti comme un fardeau pour ses amis et s\u2019est mis à vagabonder.C\u2019est en partie pour cette raison que ses textes s\u2019intéressent aux communautés marginales dont celles des itinérants qui, généralement, ne défrayent les chroniques qu\u2019à la suite d\u2019un malheur.L\u2019écrivain, natif de Saint- Jean-sur-Richelieu, cultive une relation suivie avec ses personnages.D\u2019ailleurs, Clovis, le personnage principal de son dernier roman, revient dans plusieurs autres.Malgré la dureté des sujets qu\u2019il aborde et la réalité qui l\u2019entoure, Danny Plourde reste optimiste.Il croit en l\u2019humanité qui saura triompher de toutes les atrocités du présent qui dépassent parfois la fiction.39 15 octobre 2018 2018 | ITINERAIRE.CA P H O T O ?  : ?M A R I O ?A L B E R T O ?R E Y E S ?Z A M O R A Roman Le peuple du décor Danny Plourde Les Éditions XYZ inc 2018, 294 pages IMAGES?:?WIKIPEDIA?CREATIVE?COMMONS Histoires de rues HISTOIRES DE RUES Rues D\u2019Iberville / La Fontaine Pourquoi parler de la rue D\u2019Iberville ?Parce que j\u2019y ai habité pendant mon enfance.J\u2019ai aimé cette rue.Je pouvais me rendre aux feux d\u2019artifice en moins de trois minutes à pied.Je pouvais passer en Big Wheel par la ruelle jusqu\u2019à la rue Poupart, là où habitait ma grand-mère.Le dépanneur Marché Vita, à l\u2019angle de Maisonneuve et D\u2019Iberville, me rappelle mes jeunes années chaque fois que j\u2019y passe.Quand j\u2019y mets les pieds, je me dis : que le temps passe vite ! Je me suis beaucoup ennuyé de cette rue après l\u2019avoir quittée.Aux origines du nom La rue D\u2019Iberville a été nommée en souvenir de Pierre Le Moyne, Sieur d\u2019Iberville.Né à Ville-Marie en 1661, il est le premier explorateur français né en Nouvelle-France.Fils de Charles Le Moyne, illustre seigneur et marchand de la Nou- velle-France, Pierre Le Moyne est connu pour avoir été un grand explorateur, colonisateur et homme de guerre.À 45 ans, il décédera à La Havane, lors d\u2019un séjour personnel.Les premières victoires militaires de ce personnage ont commencé à ses 24 ans.Puis, à partir de 1685, jusqu\u2019en 1694, il entreprend plusieurs voyages dans la baie James et la baie d\u2019Hudson pour chasser les troupes britanniques et reprendre possession d\u2019établissements commerciaux.40 ITINERAIRE.CA | 15 octobre 2018 Histoires de rues PAR JEAN-CLAUDE NAULT CAMELOT MÉTRO CHAMP-DE-MARS IMAGE?:?WIKIPEDIA?CREATIVE?COMMONS D\u2019Iberville Date de désignation : avant 1879 Origine du nom : nommé en l\u2019honneur de Pierre Le Moyne, Sieur d\u2019Iberville (1661-1706) Longueur de la rue : 6,4 kilomètres Arrondissements : Sainte-Marie, Rosemont-La- Petite-Patrie, Villeray-Saint-Michel, Ahuntsic Orientation : Nord-Sud Délimitations : Notre-Dame à Jarry (segment principal), rue Pélican à la rue Charland et rue Port-Royal jusqu\u2019au nord du boulevard Gouin Rue La Fontaine Date de désignation : 1901 (année d\u2019ouverture) Origine du nom : Louis-Hippolyte Lafontaine, sénateur canadien-français Anciens noms : rue Duquette, rue Beaujeu, rue Robert rue Pascal, rue Hébert rue Montferrand Longueur de la rue : environ 5 kilomètres Arrondissements : Hochelaga-Maisonneuve, Plateau-Mont-Royal, Mercier, Centre-Sud Orientation : Est-Ouest Délimitations : rue de la Visitation et rue Liébert Si Sieur d\u2019Iberville a marqué l\u2019histoire du Québec et de toute l\u2019Amérique du Nord, il n\u2019y a pas que la rue D\u2019Iberville qui lui rend hommage.Plusieurs endroits sont nommés à la mémoire du grand homme.La Commission toponymique du Québec en relève 90 dans la province.En 1683 François Cavelier De LaSalle a été le premier à découvrir ce qui deviendra la Louisiane.Mais il mourut quelques années plus tard en tentant d\u2019y retourner.Reconnaissant les preuves du passage de Cavelier, c\u2019est à Pierre Le Moyne que reviendra l\u2019acte de fonder la colonie de la Louisiane.Puis, il continuera ses explorations vers le sud, ce qui le mène, en 1706, à prendre la Guadeloupe aux Anglais.Aux origines de la Louisiane On trouve en Louisiane la paroisse D\u2019Iberville en l\u2019honneur de Pierre Le Moyne.Dans l\u2019État du Mississippi, c\u2019est une ville qui porte son nom.Ce sont des preuves de son passage marquant sur ces terres.Lors de ce voyage, l\u2019explorateur était avec son frère, Jean-Baptiste Le Moyne de Bienville.En 1699, il est en effet le premier homme d\u2019origine française à redécouvrir l\u2019embouchure du Mississippi et par la même occasion, la Louisiane qu\u2019il nommera ainsi en l\u2019honneur de Louis XIV et plus tard, la Nouvelle-Orléans.Saviez-vous que ?Saviez-vous que ?41 15 octobre 2018 2018 | ITINERAIRE.CA Repérez-vous ! sr es i kM yi, Zntense 0) i i é& \u201c9 XJ =a il 2 E à rouge tr Ca Ÿ Los perdre connaissance \u201c S feu IS Jem firs & 11) ¢ Qu i au fond a défile aCOUDHÈNES | p'tit vide de ALT rend si faible | tinuer d\u2019avancer.ù jy A= 2 a én Fr 6 y, \u201cr à div Se pointer du dgigt £3 a DLR er Ayr A £2 = el FRONT (el 1) met YY CHRISTINE VIENS STAGIAIRE EN ADMINISTRATION BILL ECONOMOU VENDOR ATWATER MARKET FRANCE LAPOINTE CAMELOT MONT-ROYAL / MONTANA MOTS DE CAMELOTS Les pédophiles Les pédophiles utilisent internet pour trouver des proies.Les victimes se font apprivoiser par ces personnes qui communiquent avec elles.Les pédophiles changent d\u2019identité pour camoufler leur perversité.Ils ne semblent pas avoir mauvaise conscience à faire des victimes.Ils font des vidéos avec elles et il y en a même qui les kidnappent pour les torturer dans des vidéos qu\u2019ils mettent sur internet et qu\u2019ils vendent sur le marché noir.Il y a une émission à la télévision où ça fait plusieurs fois qu\u2019on montre des enquêtes là-dessus.Les journalistes se font passer pour des jeunes sur internet, et quand ils vont au rendez-vous, le pédophile est filmé, souvent avec son véhicule ou dans une chambre d\u2019hôtel.Quand les pédophiles se font attraper sur le fait, ils essaient de se défendre et de se faire passer pour des victimes.Ils disent qu\u2019ils ne le font pas par méchanceté et qu\u2019ils sont mal à l\u2019aise de leurs actions.C\u2019est important qu\u2019on dénonce ces gens à la télévision pour que leurs gestes cessent.Si c\u2019était eux qui se faisaient entraîner dans des situations comme ça, qu\u2019est-ce qu\u2019il en serait ?Si personne ne les dénonce, qui va défendre les victimes ?Je trouve que les journalistes font du bon boulot et qu\u2019ils aident à dénoncer cet ignoble problème qui ne cesse pas.The Passion to Write It was difficult to write at first, but since September 15 2006, I\u2019ve been publishing articles and chronicles.Only a few times did I ask L\u2019Itineraire for what subjects to write about.There have been so many truthful ideas that I\u2019ve come up with for several years.I hope everyone has been touched by them, because some people have enjoyed what I have written and want more.I usually wrote about what I had experienced in life, the areas I grew up, the Atwater Market and some of my trips.Writing is a good way for me to express myself.When I know what to write about it won\u2019t be difficult to do it.It\u2019s frustrating when I force myself to write, I can\u2019t push it, I have to let it flow.Since April 2011, I started writing books and now I have published five.The names of the books are My Impressions of Greece, Experiencing the Atwater Market, Enjoying the Game of Hockey, Trips are Fun and Bill\u2019s Journeys.They\u2019re available for sale at the Atwater Market and Amazon.ca/com.The majority of my books were sold at the Atwater Market and it\u2019s been very difficult to sell online.I\u2019m hoping to get some books sold on Amazon and not rely too much on the Atwater Market.A few months ago I created a website called billeconomou.simple- site.com.One of my customers told me about SimpleSite and it only took me two hours to prepare it for free.A number of people have viewed it and a few have made some comments.You can also find more information about me on my blog called wwwbillyeconomou.blogspot.com Ma belle flûte Ma Gemeinhardt Ma flûte traversière M\u2019a été donnée à 14 ans Comme cadeau d\u2019anniversaire Était plaquée d\u2019argent Faite en acier Si je me souviens correctement Elle était un peu pliée On l\u2019a fait réparer Ce qui a pris tout l\u2019été Mais le jour s\u2019est finalement montré Où elle était prête à jouer Pour mes cours à l\u2019école J\u2019ai aussi appris le piccolo Le jouant pour l\u2019orchestre de concert J\u2019ai trouvé ça bien rigolo J\u2019ai fait de mon mieux Pour bien apprendre à la jouer Et faire de belles performances Et puis apprendre à composer Je n\u2019ai pas pris d\u2019autres cours De flûte traversière Après avoir terminé Mes études secondaires J\u2019ai appris d\u2019autres instruments Car c\u2019est ce que j\u2019adore faire Mais j\u2019adore encore ma Gemeinhardt Ma belle flûte traversière. joseecardinala1@yahoo.ca Solutions dans le prochain numéro horizontalement 1.Associera.2.Artiste adoré.- Utilisateur.3.Vocable.- Galactique.4.Aurochs.- Régime d\u2019épargne-retraite.- Tissu.5.Divinité protégeant le foyer.- Fit garder le lit.6.Privation des droits.- Dénudés.7.Canards.- Mèche.8.Existes.- Petit écran.- Nullité absolue.9.Râpée.- Famille d\u2019émailleurs français.10.Renvoi.- Conduite.- En matière de.verticalement 1.Hypocrite.2.Sens.- Aire de vent.3.Jeu de hasard.- Lien.4.Pronom personnel.- Arabe, par exemple.5.Cubes.- Poisson d\u2019aquarium.6.Imaginaire.7.Âpre.- Organe.8.De l\u2019Isère.- Pronom personnel.9.Poisson de la Méditerranée.- Parcouru.- Larve de crustacé.10.Aplanies.11.Revoit.- Demande.12.Bains de sable chaud.xxxxxxx xxxxxx xxxxxx Situées Relatif à la lune Corrections Relatifs à la laine Pêcheuses Encaustiqua Jerez Tourne Qui vit sur les rochers Pulvériseraient Administrerais Mourras Appuie Note Écimas Propre Ut Utilise Boxeur Unit Pronom Ars Que tu batifoles (que tu t\u2019) Humeurs Supports Sorti Âges Fuir Situées Relatif à la lune Corrections Relatifs à la laine Pêcheuses Encaustiqua Jerez Tourne Qui vit sur les rochers Pulvériseraient Administrerais Mourras Appuie Note Écimas Propre Ut Utilise Boxeur Unit Pronom Ars Que tu batifoles (que tu t\u2019) Humeurs Supports Sorti Âges Fuir Réponses du 15 OCT 2018 Mettre à x 9,75 y 0,75 Mettre à x 7,5708 y 4,0145 R V C F O D S S I E S S E E L N E T E E T S A R N E T U S E E D T A E L R I B L I E S A B S E L I E R E I A N E E G R E A R I S P E R R I A S A S X I O C L E S O L I D A R I S E R A I D O L E U S A G E R M O T S I D E R A L E U R E S R E R L I N L A R E R A L I T A A T I M I E N U S T T E I D E R S E P I E S T E L E Z E R O U S E E L I M O S I N R O T M E N E E E S Réponses du 15 OCT 2018 44 ITINERAIRE.CA | 15 octobre 2018 DÉTENTE 1er octobre 2018 V E S T I B U L A I R E A Q U I L I N N O U N U E R O I S E A U X D I R E C T E M E N T A V A N C E E S S E S L A I T M G P U A I L E C R E M I E R S S A N G L O T A C S E N T E E S A T R E S T L E X C U S E E Réponses du 01 OCT 2018 xxxxxxx xxxxxx xxxxxx Trois fois Légende Dans la rose des vents Charpentés Nombre Épateraient Norme Paralyserai Décorions Déchets Partiraient Part Poèmes Disposées comme des barbes Langue Sorties d\u2019organes Id est Comédien québécois Chanteuse britannique Apparus Estonie À nous Salves Existes Presser Granuleux Épuisés Canalisation Trois fois Légende Dans la rose des vents Charpentés Nombre Épateraient Norme Paralyserai Décorions Déchets Partiraient Part Poèmes Disposées comme des barbes Langue Sorties d\u2019organes Id est Comédien québécois Chanteuse britannique Apparus Estonie À nous Salves Existes Presser Granuleux Épuisés Canalisation Réponses du 1ER OCT 2018 Mettre à x 9,75 y 0,75 Mettre à x 7,5708 y 4,0145 D O E O T O I S T E R N A O N N E E H R N E I E S I E I T R S A L S A S G A R I S R E T E P N N E E S L A O N E S A R T I N O U T E N O S N S E D T R T I U S À vos plumes ! Pouvez-vous trouver les sept différences dans cette photo de notre photographe Mario Alberto Reyes Zamora ?Bonne chance ! La solution dans le prochain numéro.SUDOKU http://www.lesudokugratuit.com Sudoku niveau : Jeu Sudoku Confirmé Grille numéro : 64252 1 3 1 8 2 9 6 7 8 3 4 8 3 1 5 2 7 1 4 9 5 4 6 3 7 3 4 9 7 8 5 2 8 7 6 3 2 4 5 9 1 3 1 4 9 5 8 6 2 7 5 2 9 1 6 7 8 3 4 4 6 8 2 3 1 9 7 5 2 3 5 8 7 9 1 4 6 1 9 7 5 4 6 2 8 3 7 8 3 6 1 2 4 5 9 6 5 2 4 9 3 7 1 8 9 4 1 7 8 5 3 6 2 Grille Jeu Sudoku Confirmé à imprimer du mercredi 04 avril 2018 12:00:02 1 / 1 1er octobre 2018 JEU DE CHIFFRES JEU DES 7 DIFFÉRENCES 45 15 octobre 2018 2018 | ITINERAIRE.CA JEU DES 7 DIFFÉRENCES SUDOKU http://www.lesudokugratuit.com Sudoku niveau : Sudoku Facile Grille numéro : 67463 5 3 9 7 7 6 5 8 1 4 2 9 5 1 3 7 8 5 8 7 9 8 1 3 2 2 7 8 6 1 9 6 2 5 4 3 4 5 3 8 2 9 7 6 1 7 9 2 1 6 5 8 3 4 8 6 1 7 3 4 2 9 5 1 3 4 2 5 7 9 8 6 5 2 6 9 8 3 1 4 7 9 8 7 6 4 1 3 5 2 2 4 5 3 7 8 6 1 9 3 7 9 4 1 6 5 2 8 6 1 8 5 9 2 4 7 3 Grille Sudoku Facile à imprimer du dimanche 16 septembre 2018 18:00:02 1 / 1 Solution dans le prochain numéro Source : Éditions Goélette Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.JEU DE CHIFFRES p u b l i c i t é Si vous voulez faire de la mise en scène, n\u2019achetez pas d\u2019auto.Prenez le métro, l\u2019autobus, ou allez à pied.Observez de près les gens qui vous entourent.Fritz Lang Il n\u2019y a pas de meilleur endroit que le métro pour haïr l\u2019humanité.Philippe Jaenada Piéton : automobiliste descendu de sa voiture.Automobiliste : piéton remonté dans sa voiture.Léo Campion Si je perdais ma bibliothèque, j\u2019aurais toujours le métro et l\u2019autobus.Un billet le matin, un billet le soir et je lirais les visages.Marcel Jouhandeau Le chauffeur est, de loin, la partie la plus dangereuse de l\u2019automobile.Léo Campion Le train de la vie, c\u2019est un petit train, qui va des montagnes de l\u2019ennui aux collines de la joie.Gilbert Bécaud Le Train de la vie La vie est comme un train.Vous prévoyez des retards de temps en temps, mais pas un déraillement.Willie Stargell Celui qui a inventé le bateau a aussi inventé le naufrage.Lao-Tseu Le bateau qui ne résiste pas à la première tempête n\u2019est pas fait pour le voyage.Moses Isegawa Le moteur est le cœur d\u2019un avion, mais le pilote est son âme.Walter Alexandre Raleigh 46 ITINERAIRE.CA | 15 octobre 2018 À PROPOS DES.PAR MARIO ALBERTO REYES ZAMORA PHOTOGRAPHE-PARTICIPANT educalcool.qc.ca Les chiffres le disent, les jeunes aiment consommer de l\u2019alcool, même ceux qui n\u2019y ont pas encore droit.En effet, 66% des jeunes de 14 ans ont déjà consommé de l\u2019alcool et, parmi les 15 à 24 ans, l\u2019alcool est la subs-tance favorite, loin devant le cannabis, les hallucinogènes et l\u2019ecstasy.Il est donc inutile de jouer à l\u2019autruche.Il semblerait qu\u2019une première consommation dans un cadre familial soit moins dommageable sur les habitudes de consommations futures des jeunes que dans une fête avec des amis où les excès seront valorisés.De cette façon, les jeunes pourront apprendre qu\u2019une consommation modérée ajoute au plaisir d\u2019être ensemble, contrairement aux fêtes d\u2019adolescents où l\u2019objectif de la soirée est souvent l\u2019intoxication.Sachant que leur jeune âge ne les empêche pas de boire, il est primor-dial de sensibiliser les jeunes aux dangers de la conduite en état d\u2019ébrié-té.Des statistiques alarmantes à ce sujet disent que les jeunes de 16 à 24 ans sont impliqués dans près de 50% des accidents mortels liés à la vitesse.Quand on sait qu\u2019une grande partie des excès de vitesse sont commis sous l\u2019effet de l\u2019alcool, il y a de quoi s\u2019inquiéter.Conduire en état d\u2019ébriété ou embarquer avec un ami qui l\u2019est, c\u2019est non.Toujours.Prendre un p\u2019tit coup.Une amie fait mine de remplir votre verre alors que vous vous sentez déjà pas mal feeling.Que faites-vous ?a) Vous posez votre main sur votre verre en disant : « Non, merci! » b) Vous regardez votre amie verser l\u2019alcool en souriant mais en disant qu\u2019il s\u2019agira de votre dernier verre.c) Incapable de refuser un verre, vous ne dites rien.De toute façon, une fois la bouche pâteuse, un ou deux verres de plus, c\u2019est du pareil au même ! Vous êtes à une fête et vient le moment de partir.Vous êtes venu en voiture avec un ami mais il n\u2019est plus en état de conduire.Que faites-vous ?a) Vous lui prenez ses clés et vous partagez un taxi pour rentrer chacun chez vous.b) Vous refusez de monter avec lui et vous le regardez partir en vous croisant les doigts pour qu\u2019il rentre chez lui sain et sauf.c) Vous partez ensemble comme prévu.Vous avez aussi bu pas mal mais vous vous dites que, à deux, vous valez bien un chauffeur sobre.Non ?Votre adolescent vous demande s\u2019il peut boire un peu de vin lui aussi lors d\u2019une occasion spéciale.Comment réa- gis-sez-vous ?a) Vous pleurez un peu son enfance perdue mais vous lui versez un verre, vous disant que vous préférez être avec lui pour le guider lors de cette étape.b) Vous le servez avec entrain, heureux d\u2019avoir enfin un compagnon avec qui boire les soirs où votre conjoint est absent! c) Espérant lui faire peur, vous lui dites qu\u2019il existe des prisons spéciales où on enferme les adolescents qui ont bu avant l\u2019âge, ainsi que les parents qui les ont laissés faire.\u2022 Attendre.Il n\u2019existe pas de truc pour dégriser, si ce n\u2019est le temps.Boire un café ou une boisson énergisante, faire une sieste, manger, tout cela n\u2019a aucune influence sur votre taux d\u2019alcoolémie.De plus, sachez que faire une sieste dans votre voiture en état d\u2019ébriété est aussi illégal que de la conduire.Mieux vaut passer la nuit chez un ami ou prendre un taxi.\u2022 Garçon versus fille.Plusieurs facteurs influencent le taux d\u2019alcoolémie, à savoir, le poids, la fatigue, la vitesse d\u2019absorption de l\u2019alcool et la prise de médicaments, entre autres.Chaque personne est différente et il est important d\u2019écouter vos limites personnelles.\u2022 Un cocktail dangereux.Attention aux cocktails, qui se boivent plus facilement, et souvent plus rapidement, parce que sucrés.Ils contiennent autant d\u2019alcool qu\u2019une bière ou un verre de vin, sinon plus.\u2022 Boire pour être cool.Prendre un verre n\u2019a jamais rendu personne cool, encore moins si on le fait pour imiter les autres.Être vous-même et assumer vos choix, voilà qui est vraiment cool.\u2022 Une balade mortelle ?Puisqu\u2019il n\u2019y a pas que l\u2019alcool qui met votre vie en danger derrière le volant, la SAAQ a créé l\u2019application « Mode conduite », disponible sur Google Play.L\u2019application (disponible pour les téléphones Android pour l\u2019instant) bloque l\u2019entrée d\u2019appels et de textos lorsque vous êtes au volant.Boire de façon responsable, ça s\u2019apprend! Les conseils du pro L\u2019alcool et les jeunes : P H O T O   : K E L S E Y C H A N C E ( U N S P L A S H ) ÉDUC\u2019ALCOOL Zoom sur des citoyen(ne)s qui ensorcellent leur voisinage Bonbons à la pelle, maisons hantées, maquillages terrifiants et costumes horrifiques\u2026 Chaque année, sorcières et monstres de tous genres se rencontrent dans certaines rues et ruelles du centre- ville pour fêter l\u2019Halloween.Ces activités sont offertes gratuitement et sont rendues possibles grâce à l\u2019implication et à la mobilisation des citoyen(ne)s, des organismes de quartiers et de l\u2019arrondissement, qui mettent la main à la pâte pour transformer ces endroits en lieux terrifiants, qui feront à coup sûr frissonner petits et grands.Découvrez les activités en nous suivant sur les réseaux sociaux ! UN PEU PLUS DE PROJETS À ÉCHELLE HUMAINE 1 8 - D S - 1 8 9 © J o u d y H i l a l Soyez les premiers informés Abonnez-vous à l\u2019infolettre de Ville-Marie : ville.montreal.qc.ca/infolettrevillemarie Fêtez en communauté l\u2019Halloween dans Ville-Marie L\u2019IMPLICATION ET LE PLAISIR AU CENTRE DE NOTRE QUOTIDIEN "]
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