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Titre :
L'itinéraire
Depuis 1992, L'Itinéraire fait découvrir aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. [...]
L'Itinéraire est un mensuel montréalais dont la publication a débuté au printemps 1992. Le magazine est une initiative du Groupe communautaire L'Itinéraire, organisme basé dans le quartier Centre-Sud à Montréal. Il est vendu dans les rues et dans le métro de Montréal par des camelots. La création de L'Itinéraire visait à offrir une publication aux personnes seules et itinérantes dans laquelle elles pourraient partager avec la population les problématiques de l'itinérance et proposer des pistes de solution. L'Itinéraire permet aux participants l'apprentissage d'un travail rémunéré. Une participation active brise l'isolement. Elle favorise la revalorisation et la réalisation de soi, une reprise personnelle et une culture de l'autonomie. L'Itinéraire transmet aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. Ainsi, l'accès au logement, la réinsertion sociale, le travail du sexe, l'alcoolisme et la toxicomanie, la formation aux adultes, les droits de la personne, les sujets politiques de l'heure, les arts et la culture populaire, sont des sujets traités dans le magazine. On trouve régulièrement une personnalité connue en page couverture de L'Itinéraire, à laquelle est jumelé un article prenant souvent la forme d'une entrevue. Des collaborations spéciales de journalistes pigistes professionnels trouvent leur place chaque mois dans L'Itinéraire. Le magazine offre aussi une tribune à ses camelots, dont quelques-uns sont maintenant des figures connues des Montréalais. THIVIERGE, François, « Intervention de groupe auprès de la population itinérante de Montréal », Service social, vol. 43, no 2, 1994, p. 147-157.
Éditeur :
  • [Montréal] :Groupe communautaire l'itinéraire,1992-
Contenu spécifique :
lundi 1 juillet 2019
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
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Références

L'itinéraire, 2019, Collections de BAnQ.

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[" Entrevue Fervent défenseur des animaux Frédéric Lenoir Techniques d\u2019accompagnement pour améliorer le bien-être psychologique Ces animaux qui font la différence Le plus grand organisme de protection des animaux au Québec 150 ans de la SPCA Interviewé par notre camelot Celui qui aime brasser la cage Guillaume Wagner Page 38 Volume XXVI, n?13 Montréal, 1er juillet 2019 Transport gratuit du 21 juin (16 h) au 27 août pour les 6 à 11 ans* stm.info/sortiesenfamille * CERTAINES CONDITIONS S\u2019APPLIQUENT M axine est née dans un milieu aisé.Malheureusement, sa mère est décédée quand elle avait sept ans et sa sœur, 12 ans.Son père a fait de son mieux pour leur procurer éducation et bien-être : collège privé, cours de ballet classique, ski alpin, voyages en Europe et aux États-Unis.Après ses études en enseignement de l\u2019anglais, du français et de l\u2019espagnol, suivies de deux ans d\u2019enseignement au primaire, Maxine décide de quitter le Québec pour l\u2019Espagne.« Je recherchais la chaleur latine de ma mère.» Or, elle y a plutôt rencontré l\u2019adversité et vécu un traumatisme qui a modifié le cours de sa vie et dont elle ne dira rien de plus.Au bout de deux ans, elle doit rentrer au pays.« J\u2019étais en état de psychose et j\u2019ai raté l\u2019avion trois fois.Quand je suis finalement arrivée, j\u2019étais en miettes.» Elle est alors hospitalisée pendant trois mois avec un diagnostic de schizophrénie paranoïde.« La médication m\u2019a permis de décompresser et de survivre.Ensuite, il a fallu que je me reconstruise.» Maxine est maintenant en mesure de nourrir ses projets.Celui qui lui tient le plus à cœur consiste à devenir paire aidante auprès du programme Les Entendeurs de voix.Elle veut contribuer à démystifier ce phénomène associé à la schizophrénie mais qui touche également des gens en bonne santé.« Environ 70 % des entendeurs de voix n\u2019ont pas de diagnostic en santé mentale, mais sont victimes d\u2019un traumatisme et non d\u2019un dérèglement chimique au cerveau.» Elle coanime déjà un groupe d\u2019entendeurs de voix et elle assistera au colloque international sur le sujet qui se tiendra à Montréal en novembre prochain.De ses voyages d\u2019enfance, Maxine a conservé l\u2019attrait pour les pays étrangers.« J\u2019ai des rêves farfelus comme visiter l\u2019Inde, l\u2019Égypte et le Japon.Mais c\u2019est trop stressant.» Alors elle a trouvé une alternative : regarder des documentaires de voyages et lire des récits de femmes voyageuses.« Je reste dans mon salon et c\u2019est gratuit ! » Maxine prend des cours de chant et elle apprend l\u2019arabe.Par sa démarche de paire aidante, elle compte offrir un message d\u2019espoir aux gens « qui entendent des voix et qui en arrachent ».Les pairs aidants ont connu le problème.Ils sont donc en mesure de les épauler pour trouver des ressources qui vont leur venir en aide.Maxine se connaît bien.« J\u2019ai appris qui je suis, quelles sont mes valeurs, mes ressources, mes besoins et mes limites.Je portais un masque pour cacher mon manque de confiance en moi.Maintenant, je sais où je vais.J\u2019aime vendre L\u2019Itinéraire car ça me permet de jaser avec les gens et ça m\u2019apporte du succès.J\u2019adore aussi écrire dans le magazine.Ça me fait du bien et je peux peut-être aider les autres.» Par Christine Barbeau ?Bénévole à la rédaction Photo Alexandra Guellil (2017) L\u2019arrondissement de Ville-Marie reconnaît l\u2019excellent travail de l\u2019équipe du magazine L\u2019Itinéraire.Camelot n° 72 | Âge 46 ans Point de vente Métro Joliette Maxine Timperley RÉDACTION ET ADMINISTRATION 2103, rue Sainte-Catherine Est Montréal (Qc) H2K 2H9 LE CAFÉ L\u2019ITINÉRAIRE 2101, rue Sainte-Catherine Est Téléphone : 514 597-0238 Télécopieur : 514 597-1544 Site : www.itineraire.ca GESTION DE L\u2019IMPRESSION TVA PUBLICATIONS INC.DIVISION ÉDITIONS SUR MESURE | 514 848-7000 Directeur général ROBERT RENAUD Chef des communications graphiques DIANE GIGNAC Chargée de projets GISÈLE BÉLANGER Imprimeur TRANSCONTINENTAL Québecor est fière de soutenir l\u2019action sociale de L\u2019Itinéraire en contribuant à la production du magazine et en lui procurant des services de télécommunications.ISSN -1481-3572 Numéro de charité : 13648 4219 RR0001 Dépôt légal Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque de l\u2019Assemblée nationale du Québec Nous reconnaissons l\u2019appui financier du gouvernement du Canada.Les opinions exprimées dans cette publication (ou sur ce site Web) ne reflètent pas forcément celles du ministère du Patrimoine canadien.Convention de la poste publication No40910015, No d\u2019enregistrement 10764.Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada, au Groupe communautaire L\u2019Itinéraire 2103, Sainte-Catherine Est Montréal (Québec) H2K 2H9 PARTENAIRES MAJEURS L\u2019Itinéraire EST MEMBRE DE Interaction du quartier Community Council Peter-McGill PRINCIPAUX PARTENAIRES DE PROJETS Nous tenons à remercier le ministère de la Santé et des Services sociaux de même que le entre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-Sud-de-l\u2019Île-de-Montréal pour leur contribution financière permettant ainsi la poursuite de notre mandat.Le journal L\u2019Itinéraire a été créé en 1992 par Pierrette Desrosiers, Denise English, François Thivierge et Michèle Wilson.À cette époque, il était destiné aux gens en difficulté et offert gratuitement dans les services d\u2019aide et les maisons de chambres.Depuis mai 1994, le journal de rue est vendu régulièrement par les camelots.Aujourd\u2019hui le magazine bimensuel est produit par l\u2019équipe de la rédaction et plus de 50 % du contenu est rédigé par les camelots.Le Groupe L\u2019Itinéraire a pour mission de réaliser des projets d\u2019économie sociale et des programmes d\u2019insertion socioprofessionnelle, destinés au mieux-être des personnes vulnérables, soit des hommes et des femmes, jeunes ou âgés, à faible revenu et sans emploi, vivant notamment en situation d\u2019itinérance, d\u2019isolement social, de maladie mentale ou de dépendance.L\u2019organisme propose des services de soutien communautaire et un milieu de vie à quelque 200 personnes afin de favoriser le développement social et l\u2019autonomie fonctionnelle des personnes qui participent à ses programmes.Sans nos partenaires principaux qui contribuent de façon importante à la mission ou nos partenaires de réalisation engagés dans nos programmes, nous ne pourrions aider autant de personnes.L\u2019Itinéraire, ce sont plus de 2000 donateurs individuels et corporatifs qui aident nos camelots à s\u2019en sortir.Merci à tous ! Merci à L\u2019Itinéraire de contribuer à dépolluer le paysage médiatique à Montréal.Il y a un excellent article de Mathieu Thériault (Et si ça n\u2019avait rien à voir avec la laïcité, 1er juin 2019) dans le magazine que j\u2019achète au métro Longueuil. Je n\u2019ai jamais eu ou même vu de problème par rapport à la laïcité.Le problème vient plutôt de l\u2019influence, de la corruption et du pouvoir de l\u2019argent dans notre société. L\u2019apparence n\u2019a rien à voir avec les compétences.Les institutions doivent refléter la réalité de la société multiculturelle d\u2019aujourd\u2019hui.Le projet de loi 21 veut imposer une norme restrictive et enfermer la société dans un moule conservateur.Ce qui se passe aux États-Unis fait peur ; le mouvement conservateur chrétien retire les droits aux femmes et aux minorités.Allons- nous dans cette direction avec ce projet de loi 21 populiste ?Luc Hamilton La direction de L\u2019Itinéraire tient à rappeler qu\u2019elle n\u2019est pas responsable des gestes des vendeurs dans la rue.Si ces derniers vous proposent tout autre produit que le journal ou sollicitent des dons, ils ne le font pas pour L\u2019Itinéraire.Si vous avez des commentaires sur les propos tenus par les vendeurs ou sur leur comportement, communiquez sans hésiter avec Charles-Éric Lavery, chef du développement social par courriel à : c.e.lavery@itineraire.ca 514 597-0238 poste 222 NDLR Nous nous réservons le droit de corriger et de raccourcir les textes ÉCRIVEZ-NOUS ! courrier@itineraire.ca Des lettres courtes et signées, svp ! Prix de vente 1,50 $ l\u2019achètent camelots Les 1,50 $ paie l\u2019impression + coûts de production Mots de lecteurs LUC DESJARDINS Directeur général et éditeur RÉDACTION JOSÉE PANET-RAYMOND Éditrice adjointe et rédactrice en chef ALEXANDRA GUELLIL Journaliste, responsable société LAURENT SOUMIS Chargé de l\u2019accompagnement des participants JASON PARÉ Responsable de la formation des participants MILTON FERNANDES Responsable de la création visuelle ALEXANDRE DUGUAY Gestionnaire de communauté IANIK MARCIL Collaborateur JUAN CARLOS JIMENEZ Webmestre bénévole CHRISTINE BARBEAU, ANITA BARSETTI, MARIE BRION, MADELEINE LAROCHE, ÉLIE MADOYAN, HÉLÈNE MAI, DANIELA ARANIBAR, SANDRINE BINKIE Bénévoles à la rédaction PAUL ARSENAULT, LUCIE LAPORTE Bénévoles à la révision Illustration de la une MARTM (123RF) ADMINISTRATION SYLVANA LLANOS Responsable de la comptabilité MARCELA CHAVES Adjointe comptable \u2013 Commis au dépot NANCY TRÉPANIER Adjointe administrative PASCALE PLANET Développement philanthropique \u2013 Médias sociaux DÉVELOPPEMENT SOCIAL CHARLES-ÉRIC LAVERY Chef du développement social ISABELLE LACHARITÉ Intervenante psychosociale PIERRE TOUGAS Responsable du Café DOMINIC GUIMOND Chargé de projet \u2013 Distribution MÉLODIE GRENIER Chargée de projet volet autochtone NAHKA BERTRAND Coordonnatrice du Café de la Maison ronde ELLA MARTINDALE Coordonnatrice adjointe du Café de la Maison ronde CONSÉIL D\u2019ADMINISTRATION Présidente JESSICA MAJOR - Davies Ward Phillips & Vineberg S.E.N.C.R.L./ s.r.Trésorier GRÉGOIRE PILON - Ernst & Young S.E.N.C.R.L./ s.r.l Vice-président JEAN-PAUL LEBEL - Camelot de L\u2019Itinéraire Secrétaire JO REDWITCH - Camelot de L\u2019Itinéraire Administrateurs YVES LEVASSEUR - Levasseur Warren Coaching Inc.FRANCK BÉZIAUD - Banque Nationale SOPHIE RONDEAU - Avocate et doctorante en droit RICHARD CHABOT - Camelot de L\u2019Itinéraire ROGER PERRAULT - Réprésentant des camelots VENTES PUBLICITAIRES 514 597-0238 poste 234 publicite@itineraire.ca Dans cette édition, on a décidé de s\u2019intéresser aux animaux.Ceux qui travaillent, ceux qui font de la zoothérapie, ceux que l\u2019on protège.Et on pose également un regard philosophique sur notre rapport avec les animaux.« On s\u2019attache à ces p\u2019tites bêtes-là.» C\u2019est probablement l\u2019une des expressions les plus courantes qu\u2019on entend lorsqu\u2019on parle de nos animaux de compagnie.On entretient avec nos chiens, chats, oiseaux, chevaux et reptiles des liens affectifs comme jamais auparavant depuis l\u2019histoire de l\u2019humanité.Autrefois, les animaux étaient surtout utilitaires, plutôt que des compagnons.Si l\u2019agriculture s\u2019est développée, c\u2019est bien grâce aux bêtes de somme.Le transport et les livraisons de biens avant l\u2019ère automobile, ce sont les chevaux qui les ont assurés.En temps de guerre, tant les pigeons voyageurs que les chiens ont servi comme courriers, entre autres tâches.Ces derniers sont d\u2019ailleurs encore utilisés dans les conflits armés comme chiens de garde, de détection de mines et autres missions, sans oublier le travail auprès de la police.De nombreuses espèces animales ont rempli et remplissent toujours des rôles importants dans la vie des êtres humains.L\u2019animal domestiqué, qui sert de compagnon à l\u2019humain remonte à la nuit des temps.Mais ce n\u2019est que depuis le 19e siècle que les chiens et les chats ont commencé à prendre une place comme « membre de la famille » dans nos maisons.Si bien qu\u2019aujourd\u2019hui, on compte pas moins de 16,5 millions de Pitous et de Minous au Canada, selon une enquête menée par la firme Kynetec en 2018.Et, juste au Québec, on dépense près de 2 milliards $ par année pour nos animaux de compagnie.Abus et maltraitance Si on aime bichonner nos bichons et gâter nos chatons, lapins, furets, geckos et pythons, le contraire arrive encore trop souvent de nos jours.Chaque année voit son lot de tristes cas d\u2019abus et de négligence.Bon an mal an, la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux débarque dans des usines à chiots pour sauver les pauvres bêtes gardées captives dans des conditions épouvantables.Et plus récemment, les perquisitions menées par la SPCA au Zoo de Saint-Édouard ont révélé des actes de cruauté et de maltraitance envers les quelque 150 animaux qui s\u2019y trouvaient.Un vrai film d\u2019horreur.Heureusement que le zoo a été fermé et les animaux soignés et relocalisés dans des endroits plus sécuritaires.Soulignons aussi que l\u2019indice de négligence monte d\u2019un cran pendant cette période traditionnelle de déménagements.Bon nombre de chats et chiens sont abandonnés dans les rues et même dans les logements vides.Combien ?« Difficile à dire, souligne Élise Desaulniers, directrice générale de la SPCA avec qui nous nous sommes entretenus pour parler des 150 ans de la Société.Les animaux sont abandonnés avant et après les déménagements.Disons que de mai à septembre, ce sont les mois où l\u2019on en reçoit le plus à notre refuge.En moyenne 1000 à 1500 par mois.» Alors, si on ne peut plus s\u2019occuper de son animal de compagnie, ne serait-ce pas plus « humain » de l\u2019amener à la SPCA pour qu\u2019on lui trouve une nouvelle famille ?Il existe désormais une Loi sur le bien-être et la sécurité de l\u2019animal qui stipule que les animaux ne peuvent plus être considérés comme des biens meubles, mais comme des êtres doués de sensibilité.En tant qu\u2019espèce humaine nous avons tous une responsabilité envers eux.1er juillet 2019 Volume XXVI, no 13 Josée Panet-Raymond Éditrice adjointe et rédactrice en chef 3 43 38 3 Zoom sur Maxine 9 Cécile Crevier 9 Gilles Bélanger 9 Sylvie Houle 33 Manon Fortier 33 Mario Alberto Reyes Zamora 33 Jacques Élyzé Mots de camelots 23 camelots ont participé à cette édition 8  Rond-point international 10  Questions d\u2019actualité 3 questions à Jonathan Mayer sur l\u2019obsolescence programmée Laurent Soumis 11  Comptes à rendre Le « montréalocentrisme » expliqué Ianik Marcil 13  Dans mes souvenirs Mon séjour à Charlottetown Saïd Farkouh 24  SPCA 150 ans de compassion pour les animaux Lynn Champagne 26  Dans la tête des Camelots 28  Carrefour 29  Tranches de vie Mon passé, mon présent, mon futur\u2026 ma vie Isabelle Raymond 30  Société Une crise du logement comme en 2001 Jean-Claude Nault 34  Espace sciences nouveau Yves Grégoire 36  Mes observations Où sont les bons samaritains ?Linda Pelletier 37  Livres - Recensions Les choix de l\u2019équipe Jason Paré 38  Rencontre avec Guillaume Wagner Celui qui aime brasser la cage Mathieu Thériault 42  Bande dessinée Siou 43  C\u2019t\u2019encore drôle Zoothérapie Christian Vanasse 44 ?Détente 1er juillet 2019 Volume XXVI, no 13 Ces animaux qui font la différence En juin dernier, plusieurs professionnels et amoureux des animaux se sont réunis à la 8e édition du congrès international de zoothérapie, à Saint-Jean-sur-Richelieu, en Montérégie.L\u2019occasion pour L\u2019Itinéraire de revenir sur cette relation quasi exceptionnelle que nous entretenons avec nos bêtes.De plus en plus connue au Québec et ailleurs, la zoothérapie rassemble des techniques d\u2019accompagnement basées sur l\u2019utilisation d\u2019animaux pour améliorer le bien-être psychologique, physique ou social d\u2019une personne.Chiens, chats et autres animaux deviennent alors des précieux alliés.Quel sens donner à cette relation si particulière ?Dossier par Alexandra Guellil 14 FRANCE Itinérance au féminin Si elle n\u2019a pas d\u2019adresse, Marie-Claire a une boite postale fabriquée en papier mâché accrochée au mur de l\u2019hôtel de ville de Paris.Marie-Claire a fui un mari violent, au Cameroun, et a dû laisser ses deux filles derrière elle.Un jour, alors qu\u2019elle dormait dans une salle d\u2019attente d\u2019un hôpital parisien, elle a été redirigée vers le refuge de la mairie qui n\u2019accueille que des femmes.Depuis octobre 2018, la Ville a relogé les femmes dans son somptueux hôtel de ville, digne de Versailles.Elles retrouvent ainsi un lit, des repas chauds, des conseils de santé et peuvent même assister à des ateliers d\u2019art-thérapie.S\u2019il est vrai que la clientèle féminine est loin d\u2019être nouvelle dans la rue, force est de constater que beaucoup de villes sont mal équipées pour répondre à leurs besoins.Comme de nombreux pays européens, la population itinérante française a augmenté au cours de la dernière décennie, notamment en raison des retombées de la crise économique mondiale et des flux migratoires.À elle seule, la capitale française compte 3600 personnes sans abri dont 12 % sont des femmes.(Reuters /INSP) Traduction Alexandra Guellil IRAN Dialogue de sourds Le ton monte entre les États-Unis et l\u2019Iran.Bien qu\u2019une guerre économique ait déjà éclaté, les tribulations et sorties publiques des deux administrations font craindre un conflit potentiel et imminent.Depuis 2006, année où le Conseil de sécurité américain a imposé des sanctions économiques à l\u2019Iran, en raison de ses activités nucléaires jugées illicites, nombreux sont les pays qui expriment leur désaccord.Certaines de ces sanctions sont perçues comme une atteinte à la souveraineté de l\u2019Iran, les obligeant de facto à répondre aux volontés de Washington.De son côté, Téhéran est susceptible de réagir au durcissement des sanctions, en donnant plus d\u2019autorité aux entreprises associées aux branches radicales de l\u2019armée iranienne.À côté de cela, le coût de la vie ne cesse d\u2019augmenter et les familles et travailleurs ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts.De plus, les nouvelles sanctions entravent la circulation des marchandises humanitaires et contribuent à une pénurie de médicaments spécialisés.C\u2019est donc le peuple iranien qui paye au prix fort ce conflit diplomatique.(Reuters /INSP) ROND-POINT INTERNATIONAL P H O T O : T Y R O N E S I U / R E U T E R S PHOTO : BENOÎT TESSIER/REUTERS L\u2019Itinéraire est membre du International Network of Street Papers (Réseau International des journaux de rue).Le réseau apporte son soutien à près de 100 journaux de rue dans 34 pays sur six continents.Plus de 250 000 sans-abri ont vu leur vie changer grâce à la vente de journaux de rue.Le contenu de ces pages nous a été relayé par nos collègues à travers le monde.Pour en savoir plus, visitez insp.ngo SYLVIE HOULE CAMELOT ÉPICERIE METRO PLUS SAINT-JOSEPH GILLES BÉLANGER CAMELOT JEANNE-MANCE / RENÉ-LÉVESQUE CÉCILE CREVIER CAMELOT ÉPICERIE METRO PLUS MARQUIS / MÉTRO L\u2019ASSOMPTION La saison de l\u2019amour Avec l\u2019été qui commence, on voit beaucoup de monde dans les rues, surtout des couples et des jeunes, mais aussi de plus en plus de familles.On dirait que l\u2019été rapproche les familles.L\u2019été, c\u2019est la saison de l\u2019amour et de la paix.La météo permet aux familles de sortir, de passer du temps ensemble et de profiter de toutes les activités que Montréal offre.Le grand soleil de l\u2019été à Montréal est de toute beauté; nos fleurs, nos plantes, nos magnifiques rosiers et lilas remplissent la ville de mille couleurs.On peut aussi commencer à planter des légumes, des plantes, des tulipes, des roses parmi tant d\u2019autres dans nos jardins.Toutes ces possibilités rendent les gens heureux.Les passants dans la rue sont joyeux, ils ont un grand sourire, contrairement à leur expression boudeuse lorsqu\u2019il pleut.Ils sont heureux parce qu\u2019ils peuvent enfin manger dehors sur des terrasses ou en faisant des BBQ ou bien des pique- niques.Ils peuvent aller manger de la crème glacée en amoureux.Les enfants en profitent pour jouer dehors.Les familles peuvent amener leurs enfants au parc.Cela est très bon pour les enfants.L\u2019été permet aux jeunes de se regrouper entre amis dans des beaux espaces, de faire des activités santé comme du vélo, de la natation.Ça fait changement du reste de l\u2019année ou on ne peut pas sortir, ou bien il faut plus dépenser pour faire des activités coûteuses ou des sports à l\u2019intérieur.Par contre, on peut encore faire mieux pour profiter de cette chaude saison.Par exemple, nous pourrions encore plus profiter des belles soirées d\u2019été si les lumières des parcs restaient allumées plus tard.Montréal ne manque pas de parcs tels que le parc Jarry et le parc La Fontaine qui remplissent la ville de chaleur et de beauté.Montréal c\u2019est ma ville ! Les vacances L\u2019été me rappelle de bons souvenirs.Quand j\u2019étais jeune, les vacances c\u2019était à la campagne à Saint-Esprit où j\u2019étais placé.Il y avait des poules, des vaches, des cochons et des chevaux.Je nettoyais leur enclos.On travaillait aussi dans le jardin du matin jusqu\u2019au soir.On plantait des légumes : des laitues, des carottes, des patates, des tomates.Quand on finissait de travailler, on prenait une marche dans la campagne.Après, on rentrait se reposer.On se couchait de bonne heure, vers 20 heures.Une fois, nous sommes allés au zoo de Granby.Il y avait beaucoup de magnifiques animaux.Ils paraissaient fiers.J\u2019aimais beaucoup les chèvres et les oiseaux.Il y avait aussi des lions et des tigres.Les singes nous regardaient.Ils sont proches de nous, comme presque du genre humain.Ça m\u2019apportait beaucoup de les voir.Une autre fois, on a été dans l\u2019état de New York.J\u2019étais tout petit.Je me souviens des spectacles de rodéo.Dans mon cœur je garde tous ces bons souvenirs.Aujourd\u2019hui à Montréal, pendant les vacances j\u2019assiste au Festival de jazz, aux Francofolies, à Juste pour rire.Ça m\u2019apporte aussi du plaisir.C\u2019est le moment de se divertir.On peut aussi profiter des belles choses de la nature et le soleil réchauffe nos cœurs.Je vous souhaite un bel été avec des activités à l\u2019extérieur.L\u2019Itinéraire a changé ma vie L\u2019itinéraire m\u2019a pris comme je suis, avec ma maladie.Seuls les gens de L\u2019Itinéraire pouvaient m\u2019aider.Lorsque j\u2019ai commencé à me sentir mieux, je ne l\u2019étais pas assez pour le marché du travail régulier et le 7 h à 16 h.À L\u2019Itinéraire, je me sens utile à la vie.Je peux m\u2019impliquer avec ma condition et sentir que je peux vivre, manger, payer ma chambre, mes soins.Sans L\u2019Itinéraire, j\u2019aurais de la misère à vivre, à me soigner et payer la base que nous tous payons chaque mois.J\u2019ai une vie.Je ne dors pas sur un banc de parc; je ne ramasse pas de l\u2019argent sur la rue.L\u2019Itinéraire m\u2019a sauvé la vie.J\u2019ai senti une sécurité.L\u2019univers m\u2019a donné ce que je n\u2019attendais pas.Je pensais que ma vie était finie et qu\u2019il me restait juste à attendre que les jours passent.Le jour où j\u2019ai été accueillie par le groupe, ma vie a changé.La joie de vivre est revenue en moi.Merci à L\u2019Itinéraire d\u2019être là pour moi ! P H O T O C O U R T O I S I E questions à Jonathan Mayer 3 avons pondu un projet de loi dans le cadre de mon cours d\u2019interprétation juridique.Quels sont les deux aspects de votre projet de loi ?Premièrement, on veut pénaliser l\u2019obsolescence programmée via la Loi sur la protection du consommateur.L\u2019idée n\u2019est pas de criminaliser mais de pénaliser avec une peine minimale de 10 000 $.C\u2019est une pratique qui doit être condamnée parce que c\u2019est sciemment programmé pour accélérer le processus de remplacement des produits.Ce n\u2019est pas toujours évident de prouver que le fabricant le fait de façon intentionnelle.Il y a aussi la question du droit à la réparation.Car les grands fabricants essaient de plus en plus d\u2019avoir le monopole sur les réparations.Les outils et les pièces pour réparer les ordinateurs et les téléphones devraient donc être disponibles pour une période raisonnable.Un exemple : Apple a inventé un tournevis avec une tête à cinq étoiles.Ils sont à peu près les seuls à posséder le tournevis.Alors si vous voulez dévisser la vis, vous êtes mal pris.Dans ce cas-là, le tournevis devrait être mis à la disposition de tous les réparateurs et de tous les consommateurs.Le prix des pièces Cet été, à la demande de la ministre québécoise de la Justice, Sonia Lebel, l\u2019Office de la protection du consommateur (OPC) planche sur une révision de la loi pour combattre l\u2019obsolescence programmée, c\u2019est-à-dire l\u2019usure prématurée des appareils électroniques, coûteuse pour le consommateur et néfaste pour l\u2019environnement.Initié par un chargé de cours et des étudiants de l\u2019Université de Sherbrooke, le projet de loi 197 a été déposé à l\u2019Assemblée nationale le 2 avril dernier avec une pétition de 45 028 signatures.Jonathan Mayer explique.D\u2019où est venue votre idée ?L\u2019automne dernier, l\u2019émission Enquête de Radio-Canada a diffusé un reportage sur les organismes qui luttent contre l\u2019obsolescence programmée et pour le droit à la réparation.Aux États-Unis et en France, deux organismes, Repair.org et Halte à l\u2019obsolescence programmée (HOP), mettent de la pression sur leur juridiction respective pour que les législateurs sévissent contre l\u2019obsolescence programmée.Comme j\u2019enseigne à la Faculté de droit de l\u2019Université de Sherbrooke depuis 15 ans, j\u2019ai pensé que c\u2019était un sujet susceptible d\u2019intéresser mes étudiants qui ont tous des téléphones et des ordinateurs.Ce fut le point de départ de la réflexion.Si ça se fait ailleurs, alors pourquoi pas au Québec ?Nous devrait aussi rester raisonnable.Enfin, l\u2019Office de protection du consommateur devrait pouvoir certifier les réparateurs indépendants.Car avec les grands manufacturiers, c\u2019est toujours la question de la garantie.Si vous faites réparer ailleurs, la garantie n\u2019est plus honorée.Ce faisant, les compagnies gardent un monopole sur le prix de la réparation des biens.L\u2019OPC devrait régir elle-même la certification des réparateurs.N\u2019allez-vous pas vous buter au puissant lobby des manufacturiers ?Jusqu\u2019à maintenant, nous avons l\u2019appui de tous les partis d\u2019opposition et des deux députés indépendants à l\u2019Assemblée nationale.Il faut voir cette loi comme un pas en avant.La protection du consommateur est de juridiction provinciale.C\u2019est pour cette raison nous avons travaillé sur l\u2019angle de la protection du consommateur.Cela aurait été compliqué de travailler sur l\u2019angle de l\u2019environnement parce que c\u2019est une compétence partagée entre le fédéral et les provinces.Il n\u2019y a pas de problème à ce que le Québec ait un régime particulier, puisque nous avons déjà la Loi sur la protection du consommateur.L\u2019idée est de venir y ajouter un peu de mordant.Cela dit, puisque c\u2019est un projet déposé par une alliance de partis d\u2019opposition, le gouvernement conserve sa prérogative d\u2019en faire l\u2019appel pour l\u2019étudier et, éventuellement, l\u2019adopter.Pour l\u2019instant, le gouvernement donne des signes encourageants.On pense que la ministre de la Justice, Sonia Lebel, va proposer une mouture du projet qui sera un peu allégée.On espère quand même que cela aura du mordant, car on craint que cela n\u2019en ait pas assez.On sait déjà qu\u2019il y a eu une levée de bouclier des lobbys.Il y a un organisme sans but lucratif qui s\u2019oppose à notre projet et qui s\u2019active en coulisses.C\u2019est le RPEC (Recyclage des produits électroniques Canada), dont les principaux membres sont les Apple, Dell, Epson et tous les grands fabricants électroniques de ce monde.Nous rencontrerons le gouvernement au début de l\u2019été.On garde un certain scepticisme.L\u2019obsolescence programmée de la Faculté de droit de l\u2019Université de Sherbrooke 1er juillet 2019 itineraire.ca 10 LAURENT SOUMIS QUESTIONS D\u2019ACTUALITÉ Le temps des vacances arrive à grands pas pour un grand nombre d\u2019entre nous.Plusieurs chanceux auront le plaisir de visiter une des belles régions du Québec.L\u2019est du Québec est particulièrement prisé des Montréalais : Charlevoix, le Bas-du-Fleuve, la Côte-Nord et la Minganie, la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine.L\u2019appel du large, de l\u2019air salin, de la nature et des paysages magnifiques y est pour beaucoup.La curiosité pour un mode de vie loin du bitume, des nids-de-poule et de la pollution, aussi.Ces vacances en région rurale constituent souvent l\u2019occasion pour les urbains de se confronter à un rythme différent, qu\u2019ils envient le temps d\u2019une quinzaine de jours à quelques centaines de kilomètres du métro Berri.On constate aisément que le temps est plus long, autant que l\u2019espace est plus vaste.Mais aussi que Montréal est symboliquement très loin de Gaspé ou de Sept-Îles.Matane-Montréal, c\u2019est moins loin que Montréal-Matane La ville de Gaspé est à environ 900 km du centre-ville de Montréal, un gros 10 heures de route si on ne s\u2019arrête que pour faire le plein, fumer une cigarette et aller aux toilettes.C\u2019est, grosso modo, l\u2019équivalent de la distance entre le nord et le sud de la France, de Caen à Montpellier \u2013 un pays entier ! Pour la plupart des Montréalais, aller en Gaspésie, c\u2019est une expédition, voire un périple.Mais pour nombre de Gaspésiens, séjourner à Montréal, ça n\u2019est rien de plus qu\u2019aller en ville une fois de temps en temps pendant l\u2019année.Un Matanois m\u2019a déjà affirmé que le trajet Matane-Montréal était plus court que l\u2019inverse.Entendre par là que lorsqu\u2019on vit en région éloignée des grands centres, on a l\u2019habitude des longs trajets, ce qui n\u2019est pas le cas des habitants des villes.Il y a quelques années, j\u2019étais de passage à Pointe-des-Monts sur la Côte-Nord.Une résidente du coin laisse tomber, banalement, qu\u2019elle devait aller faire son épicerie de la semaine à Baie- Comeau : 100 km aller, 100 km retour.Pour quiconque qui prend le métro Beaubien tous les jours pour aller travailler au centre-ville, il paraît inconcevable d\u2019aller chaque semaine au supermarché à Drummondville, à distance équivalente.« Les grands espaces canadiens », comme disent les Français, c\u2019est ça.C\u2019est la réalité de la population en dehors des grandes villes du pays.Distance symbolique Toujours à Pointe-des-Monts, j\u2019écoute dans la voiture Radio- Canada un samedi matin.Joël Le Bigot donne tour à tour la parole aux chroniqueurs de la circulation de Montréal et de Québec.C\u2019est totalement surréel : qu\u2019est-ce que les habitants de Pointe-des- Monts en ont à cirer des bouchons de circulation et des travaux routiers sur les ponts Champlain ou Laporte ?Cette émission est pourtant nationale, diffusée coast to coast.Cette anecdote, une parmi mille, illustre le « montréalocen- trisme » omniprésent dans notre vie publique.Une très grande partie des Montréalais ne connaissent à peu près rien du territoire québécois, de sa vastitude et de sa rugosité.Ne se rendent pas compte, non plus, que Québec, Montréal, Ottawa ou Toronto sont beaucoup plus loin de la population de Percé ou de Port-Cartier que ne le sont Paris, New York ou Londres.Symboliquement, bien sûr.Arpenter le territoire pour aller visiter nos concitoyens d\u2019Havre- Saint-Pierre, de Cap-aux-Meules ou de Forillon, cet été, c\u2019est aussi une invitation à nous pencher sur leur réalité, sur la distance symbolique phénoménale qui sépare les urbains des ruraux.Découvrir ce que le Québec a de plus beau à offrir dans ses paysages permet de constater qu\u2019en dehors de Montréal, on ne compte pas les distances en kilomètres ou en nombre de stations de métro, mais en heures.Si vous en avez la chance cet été, plongez dans cet espace géographique qui se transforme en temps humain.Et allez vers ces humains qui vous feront découvrir que Montréal est loin, très loin, à tous niveaux, de ces régions.Ça nous rapprochera tous, les uns des autres.Le « montréalocentrisme » expliqué ÉCONOMISTE INDÉPENDANT 11 itineraire.ca 1er juillet 2019 plus de 60 hommes par nuit et moins de 10 femmes, alors que les ressources pour femmes effectuaient tous les jours un nombre croissant de refus faute de places.Par ailleurs, notre réseau a également contribué aux 18 projets en cours qui ajouteront 482 unités de logement social avec soutien communautaire pour des personnes en situation d\u2019itinérance à Montréal.Le RAPSIM a aussi piloté une démarche pour faire le point sur la sauvegarde des maisons de chambres.Tel que prévu dans le Plan d\u2019action en itinérance de la Ville, une analyse des règlements qui entrainent encore trop de contraventions discriminatoires aux sans-abri est en cours.Le développement de Wet Services (des ressources pour alcooliques qui permettent la consommation) progresse aussi.Le RAPSIM suit activement ces deux dossiers.Enfin, le RAPSIM interviendra rapidement pour que l\u2019Entente Canada-Québec sur le programme fédéral Vers un chez soi permette de continuer à soutenir une action globale pour prévenir et réduire l\u2019itinérance.Pour lire le Bilan des activités et le Plan d\u2019action voté, rendezvous au www.rapsim.org Le RAPSIM tenait, le 4 juin dernier, son AGA (Assemblée générale annuelle), clôturant une année marquée par de nombreux développements.La centaine de personnes présentes ont fortement exprimé leur reconnaissance des résultats de son action et de l\u2019importance de celle-ci.Des réponses se développent à Montréal, ce qui permet à des personnes d\u2019éviter la rue ou d\u2019en sortir, mais l\u2019itiné- rance demeure en croissance, de même que les risques de s\u2019y retrouver.Pour faire face à cette conjoncture, le RAPSIM est déjà mobilisé sur un grand nombre d\u2019actions et ses membres l\u2019ont mandaté pour agir de façon encore plus ambitieuse en 2019-2020.Un membership impliqué C\u2019est avec un nombre record de 110 organismes présents que le RAPSIM a tenu son AGA et c\u2019est grâce à leur appui qu\u2019il pourra déployer les actions décidées lors de celle-ci.Ce nombre croissant de ressources qui interviennent pour prévenir et réduire l\u2019itinérance est représentatif du fait que ce phénomène s\u2019étend dans un nombre grandissant de quartiers.Ces groupes font le choix d\u2019être membres du RAPSIM, car ils trouvent important de contribuer à l\u2019orienter dans ses actions.Ils choisissent aussi de s\u2019y investir dans différentes instances, lors de ses activités et en appui à ses implications, dont celles au sein du Réseau SOLIDARITÉ Itinérance du Québec et de la Nuit des sans- abri.Ils participent également à ses comités de travail sur le logement, le droit au revenu et l\u2019Opération Droits Devant.Une action qui porte Parmi les progrès marqués cette année, il y a la reconnaissance accrue des différentes situations d\u2019itinérance, malgré la sortie des résultats du 2e dénombrement, lequel a une fois de plus dévoilé une facette limitée des réalités vécues.Le RAPSIM et ses membres ont démontré l\u2019ampleur du phénomène et de ses situations non visibles, mais bien réelles.De Côte-des-Neiges à Rosemont, en passant par Saint-Henri, bien des femmes et des hommes n\u2019ont pas l\u2019assurance d\u2019un toit stable et sécuritaire.La reconnaissance de ces situations est particulièrement sous-estimée du côté des femmes.L\u2019AGA du RAPSIM a été l\u2019occasion de réitérer l\u2019urgence que des réponses spécifiques aux besoins de celles-ci soient développées.Cela a entre autres été démontré par l\u2019expérience de l\u2019ouverture d\u2019une unité de débordement au Royal-Victoria cet hiver.En moyenne, ce lieu mixte a accueilli Une autre grosse année Par Pierre Gaudreau ?Directeur du RAPSIM Un conseil solide Le conseil d\u2019administration du RAPSIM joue un rôle important dans le déploiement de nos actions.Cette année il sera formé de : Martin Pagé, président (directeur-général, Dopamine) Sylvie Boivin, vice-présidente (directrice-générale, L\u2019Anonyme) Cécile Arbaud, trésorière (directrice-générale, Dans la rue) Gabrielle Neamtan-Lapalme, secrétaire (directrice-adjointe, SHAPEM) Bernard Besancenot, administrateur (coordonnateur des programmes sociaux, MultiCaf) Robert Manningham, administrateur (directeur-général, Atelier habitation Montréal) Julie Chevalier, administratrice (directrice-générale, Les Maisons de l\u2019Ancre) Jean-François St-Onge, administrateur, (directeur-général RAP Jeunesse) Andréane Desilets, administratrice, (directrice-générale, Maison Benoit-Labre) Le ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social du Canada, Jean-Yves Duclos, en rencontre avec la vice-présidente et le président du RAPSIM, Sylvie Boivin et Martin Pagé.CHRONIQUE PAYÉE Trente-quatre ans se sont écoulés depuis que mes pieds ont touché le sol de la ville de Charlottetown, capitale de l\u2019Île-du- Prince-Édouard, une des dix provinces canadiennes.Au mois d\u2019août 1985, j\u2019y suis arrivé de Syrie.J\u2019ai vécu pendant deux ans à Charlottetown, puis je me suis installé à Montréal.À ce moment-là, la population de l\u2019île comptait à peine 32 000 habitants sur une superficie équivalente à celle du Liban qui compte plus de 5 millions d\u2019habitants.Présentement, la densité de population y est encore faible, même si on compte 153 000 habitants.La ville de Charlottetown ressemblait à un petit village tranquille au sud de l\u2019 île, sans métro ni bus, contrairement aux grandes villes canadiennes telles que Toronto et Montréal.Pas même de grandes usines.Il y avait des restaurants, des hôtels et des boutiques de souvenirs pour les touristes qui se rendent sur l\u2019 île en juillet et en août.Le reste de l\u2019année est rude, même pour ses habitants, en raison de la neige abondante qui interrompt la vie normale après chaque tempête pendant plusieurs jours, alors que les municipalités doivent déblayer les rues.Un accent particulier L\u2019anglais est la langue officielle de l\u2019 île, mais avec un accent particulier.Il m\u2019a fallu plusieurs mois pour m\u2019y habituer.Je me souviens qu\u2019au début de mon séjour, j\u2019avais demandé à un serveur une tasse de café, mais le serveur n\u2019a pas compris mon accent.Il m\u2019a fallu répéter trois fois : « Coffee, Coffee, Coffee.» Finalement, il m\u2019a dit : « Ah! Cahfee! » Alors, j\u2019ai compris qu\u2019on devait prononcer la lettre « o » comme le « ah », comme dans l\u2019accent américain.La majorité de la population parle l\u2019anglais et certains, les Acadiens, parlent français mais leur langue est souvent mélangée avec des mots anglais.Beaucoup d\u2019Acadiens habitent Summerside, la deuxième plus grande ville de « P.E.I.».La plupart travaillent comme pêcheurs.Les rues de la ville de Charlottetown sont bordées de bâtiments rarement de plus de deux étages.L\u2019achalandage n\u2019est pas aussi encombré que dans les grandes villes canadiennes.Un ami m\u2019a dit en plaisantant à propos des rues qui sont désertes la fin de semaine : « C\u2019est comme une ville fantôme ! » Comme dans les films de cowboys Ma première impression de la ville, avec ses petits bâtiments et sa faible population, me rappelait les films de cowboys que j\u2019avais vus au cinéma quand j\u2019étais jeune.Mais ses habitants sont des gens simples, gentils et ils aiment bavarder, surtout de la température.Les immigrants constituent une petite partie de la population, majoritairement libanaise.Peu de gens s\u2019aventurent à s\u2019établir sur cette île reculée et enneigée.« La vie ici convient mieux aux ours polaires qu\u2019à l\u2019être humain », m\u2019a dit un immigrant installé depuis des années.À l\u2019époque où j\u2019habitais sur l\u2019 île, il n\u2019y avait pas de pont la reliant à la rive opposée du golfe du Saint-Laurent.Nous devions monter à bord d\u2019un grand traversier où les autobus et les voitures occupaient l\u2019étage du bas, tandis que les passagers montaient au dernier étage, où se trouvent le restaurant et le café.En été, il faut environ une demi-heure pour que le navire atteigne l\u2019autre extrémité.En hiver, lorsque la glace recouvre la surface de l\u2019eau, il faut deux heures pour s\u2019y rendre.La construction du pont de la Confédération a commencé en 1993 et il a été inauguré le 31 mai 1997.Il relie la ville de Borden à l\u2019Î-P-É à Cap-Tourmentin au Nouveau-Brunswick.La longueur du pont est de 12,9 km et il est ouvert 24 heures par jour, sept jours par semaine.Les jours passent lentement Il n\u2019était pas facile de trouver du travail dans cette ville qui ressemble à un village, d\u2019autant plus que les domaines d\u2019activité sont éloignés de mon champ de compétences et d\u2019expertise.Cependant, j\u2019ai trouvé un petit boulot dans un magasin.Les jours passent lentement sur cette petite île, à un rythme complètement différent de la vie trépidante des grandes villes.Lorsque deux personnes s\u2019y rencontrent, elles commencent à parler en disant : \u2014 « It\u2019s a nice day, isn\u2019t it?» (Il fait beau aujourd\u2019hui, n\u2019est-ce pas ?) \u2014 « Oh yeah ! It\u2019s a gorgeous day ! » (Ah ! ouais, c\u2019est une magnifique journée.) Mon séjour à Charlottetown 13 itineraire.ca 1er juillet 2019 PAR SAÏD FARKOUH CAMELOT MÉTRO MONTMORENCY DANS MES SOUVENIRS ILLUSTRATION MARTM (123RF) Par Alexandra Guellil Ces animaux la différence qui font En juin dernier, plusieurs professionnels et amoureux des animaux se sont réunis à la 8e édition du congrès international de zoothé- rapie, à Saint-Jean-sur-Richelieu, en Montérégie.L\u2019occasion pour L\u2019Itinéraire de revenir sur cette relation quasi exceptionnelle que nous entretenons avec nos bêtes.C\u2019est la première fois que Mohamed, Momo pour les intimes, est aussi réactif avec Henri le chien.Tenu en laisse par Helena Martel, intervenante en zoothérapie, l\u2019adolescent est curieux de l\u2019animal.Tout se passe dans le non-verbal, car Momo est atteint d\u2019un trouble du spectre de l\u2019autisme, doublé d\u2019un problème d\u2019anxiété.De plus en plus connue au Québec et ailleurs, la zoothérapie rassemble des techniques d\u2019accompagnement basées sur l\u2019utilisation d\u2019animaux pour améliorer le bien-être psychologique, physique ou social d\u2019une personne.Chiens, chats et autres animaux deviennent alors des précieux alliés.Quel sens donner à cette relation si particulière ?Le temps de s\u2019apprivoiser Dès son arrivée à l\u2019école Irénée-Lussier, rue Mousseau à Montréal, Henri le bouledogue français est accueilli comme une vedette.Momo, Emna, Marie-Soleil, McKinley, Sara, Gabriel et Noémie sont impatients de commencer l\u2019atelier de zoothérapie avec Helena Martel, l\u2019intervenante.Son rôle est primordial : elle est là pour s\u2019assurer de la sécurité de son chien si un élève se désorganise.Elle gère les situations de risque envers son chien, s\u2019assure de son confort, tout en veillant à la sécurité de l\u2019élève.Elle doit donc connaître le comportement de son animal sur le bout des doigts et être capable de prévoir ses réactions, et ce, dans n\u2019importe quelle situation.L\u2019enseignante, Kim Fournier, est aussi là en support.C\u2019est elle qui arbitre les échanges avec Helena Martel.Elle confie ce lien fort qu\u2019elle partage avec ses étudiants.Elle connaît leur diagnostic, leur particularité, leur âge et fait en sorte de respecter les besoins et limites de chacun.L\u2019atelier est fait d\u2019interactions.Chaque élève a son temps de parole et de partage avec Henri.Ils le saluent à tour de rôle : la main en avant vers son museau.Un geste essentiel pour rassurer l\u2019animal qui voit avec sa truffe.Une façon bien concrète d\u2019instaurer des réflexes de présentation par la main, d\u2019intégrer la douceur et d\u2019amener le calme dans la salle.À chaque bonne action, Henri reçoit des croquettes.À chaque progrès d\u2019un de ses élèves, Kim Fournier ne manque pas de le féliciter.« Qu\u2019est-ce-qu\u2019 il y a en dessous de la patte du chien ?», interroge Noémie.« C\u2019est une bonne question\u2026 Il s\u2019agit d\u2019un cous-si-net », explique Helena Martel en prononçant distinctement chaque syllabe du nouveau mot.Chacun des élèves aura un moment privilégié pour les toucher et mieux comprendre cette partie de l\u2019anatomie canine. EMNA, HENRI ET HELENA MARTEL PHOTO ALEXANDRA GUELLIL HENRI PHOTO ALEXANDRA GUELLIL Communiquer autrement Aux côtés d\u2019Henri, les progrès des jeunes sont impressionnants.Le cas de Momo est plus que symbolique : même s\u2019il ne peut pas verbaliser ses émotions, avec Henri, « il se sent de plus en plus rassuré et cherche à communiquer par des onomatopées » comme « wouf- wouf », raconte Kim Fournier, visiblement émue.Et à Helena Martel d\u2019ajouter que l\u2019adolescent est plus qu\u2019enjoué, quand il voit à son horaire l\u2019atelier de zoothérapie.C\u2019est que Momo doit certainement trouver plus facile de communiquer avec l\u2019animal plutôt qu\u2019avec un être humain.« Les personnes atteintes d\u2019un trouble du spectre de l\u2019autisme et qui sont en contact avec un chien parviennent à communiquer plus facilement avec leur non-verbal et leur gestuelle.Ce qui n\u2019est pas le cas d\u2019une communication avec un être humain, basée sur de nombreux codes à décrypter », explique Mme Martel.Présence rassurante Les élèves rencontrés lors de cet atelier ont tous une déficience en commun.Certains comme Gabriel ont beaucoup de choses qui se passent dans leur tête et ont du mal à les verbaliser.D\u2019autres comme McKinley ont comme premier défi de sortir de leur coquille.Quant au quatuor féminin du groupe, Noémie, Sara, Marie-Soleil et Emna, elles doivent apprendre à dire des phrases complètes et à gérer leur spontanéité.Chose certaine, la présence du petit chien à leurs côtés est rassurante.En plus de ces ateliers de prévention dans les écoles, l\u2019organisme Zoothérapie Québec propose aussi des programmes de prévention des morsures.Le but est de comprendre les bases de la communication canine et de reconnaître les signes précurseurs de l\u2019agressivité, pour mieux l\u2019appréhender.Helena Martel en est persuadée : la présence du chien auprès des élèves ayant une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l\u2019autisme est bénéfique.Avec le chien qui attire leur intérêt, elle peut capter leur attention pour introduire du contenu pédagogique.Henri devient donc la porte d\u2019entrée à la création de nouveaux apprentissages, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019apprendre à affronter ses peurs comme à s\u2019exprimer en groupe.La spécialiste pense que la zoothérapie éducative est une belle occasion pour les jeunes d\u2019apprendre à sortir de leur zone de confort, tout en vivant des réussites.Et les enseignants et éducatrices spécialisées peuvent observer autrement les comportements et habilités positives, parfois insoupçonnées de leurs élèves.La zoothérapie ne s\u2019improvise pas.Elle se pratique avec un intervenant formé dans un domaine des sciences humaines, de la santé ou de l\u2019éducation.On peut la pratiquer de façon individuelle tout comme en groupe.Les objectifs de pratique peuvent être nombreux : favoriser l\u2019estime de soi ou la responsabilisation ou encore stimuler les fonctions cognitives et sensorielles.Cette pratique est aussi utilisée dans d\u2019autres relations d\u2019aide comme l\u2019accompagnement des aînés ou des personnes en fin de vie.17 itineraire.ca 1er juillet 2019 NAVY ET PASCAL BELLETÊTE PHOTO ALEXANDRA GUELLIL Chien au travail Le scénario qui suit est digne d\u2019un bon thriller.Un dimanche en fin d\u2019après-midi, une auto abandonnée est localisée dans le stationnement du parc la Frayère de Boucherville.Son propriétaire est un homme en détresse psychologique, porté disparu depuis plusieurs heures.C\u2019est Navy, un berger allemand croisé malinois, qui est envoyé sur le terrain avec son maître, l\u2019agent Pascal Belletête, du Service de police de l\u2019agglomération de Longueuil (SPAL).Le parc et ses sentiers sont fermés au public pour que le chien policier puisse user de son flair.Pendant plusieurs heures, l\u2019animal a parcouru plus de cinq kilomètres, dans les sous-bois et terrains marécageux.Il finit par retrouver le corps de l\u2019homme, inconscient, mais bel et bien vivant.Il y a quelques mois, l\u2019Association des médecins vétérinaires du Québec a intronisé Navy au Panthéon québécois des animaux.Si l\u2019agent Pascal Belletête dit avoir été surpris par cette récompense, il ne cache pas sa fierté.« Sans Navy, je ne pense pas qu\u2019on aurait pu retrouver cet homme.Durant cette recherche, il m\u2019a emmené à tous les endroits où l\u2019homme a été dans le parc avant de tomber inconscient.» En plus d\u2019aider à retrouver des personnes disparues, un chien policier est utilisé pour retrouver des stupéfiants, des armes à feu, des douilles, ou de l\u2019argent et autres preuves lors des perquisitions et interventions.Il peut aussi permettre de créer un pont entre les services de police et les citoyens : sa présence redore l\u2019image policière, souvent mise à l\u2019épreuve dans certaines situations.Du côté du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), on fait appel à Gibbs, quatre ans, berger hollandais et à l\u2019agent Marc- André Da Costa.En plus de répondre à toutes les autres demandes, Gibbs est spécialisé en détection d\u2019explosifs.Il travaille donc lorsqu\u2019il y a des alertes à la bombe, ou pour sécuriser un périmètre lors d\u2019un évènement d\u2019envergure.« Je le vois plus que ma propre famille, il vit avec moi et je vais travailler avec lui.C\u2019est mon partenaire.Il est capable de faire le travail de 30 personnes uniquement avec son odorat.» Gibbs et Navy entretiennent une relation si forte avec leurs maîtres qu\u2019ils sont plus que des partenaires.Ce sont quasiment des membres de leur famille.Une relation inégalée qui place le travail d\u2019équipe au centre de tout.Notons qu\u2019ailleurs au pays, les services cynophiles sont aussi populaires.La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a par exemple été l\u2019un des premiers services à former des chiens pouvant détecter du fentanyl sans danger.18 1er juillet 2019 itineraire.ca Capacités multiples Mais les animaux sont-ils aussi intelligents que les êtres humains ?Spécialiste en écologie comportementale, une discipline de la biologie qui s\u2019intéresse à l\u2019évolution du comportement animal, Julie Morand-Ferron préfère parler de cognition plutôt que d\u2019intelligence.Il s\u2019agit ici des processus qui ont lieu dans le cerveau, des animaux comme des humains, permettant d\u2019accomplir certaines tâches.Cela inclut de nombreuses capacités tels l\u2019apprentissage, la mémoire ou la prise de décision.Beaucoup d\u2019espèces animales auraient donc des capacités cognitives semblables à celle des humains, comme l\u2019apprentissage par association.Par exemple, les abeilles peuvent apprendre que les fleurs rouges ont plus de valeur nutritive que les fleurs bleues.Elles vont donc butiner les fleurs possédant le meilleur apport alimentaire et peuvent ainsi mettre leur mémoire à l\u2019épreuve quant à leur localisation.Autre exemple étudié par la professeure, celui des mésanges à tête noire qui sont capables de se rappeler l\u2019endroit exact où elles ont caché leur nourriture, grâce à leur mémoire spatiale quasi semblable à celle des humains, si l\u2019on en croit certaines études.« On a beaucoup sous-estimé les capacités liées à l\u2019 intelligence des animaux.Il y a des choses que les humains font mieux que certaines espèces, mais des fois, on peut avoir de belles surprises.» Et leurs émotions ?S\u2019il est vrai que les animaux ont des émotions, il est difficile de le prouver scientifiquement.Bien que les théories soient nombreuses, certaines sont plus farfelues que d\u2019autres.Selon la journaliste française Yolaine de La Bigne, les animaux ont beaucoup à nous apprendre.Et il suffit juste de les observer pour se rendre compte qu\u2019il ne s\u2019agit pas uniquement de simples réflexes.Mais, réfléchissons au problème autrement : sommes-nous seulement assez intelligents pour comprendre combien les animaux peuvent être intelligents ? PHOTO PASCAL ITO Frédéric Lenoir Comment peut-on, d\u2019un côté, être sensible au bien-être de son chien, et de l\u2019autre, manger du cochon sachant qu\u2019il a été maltraité ?Comment peut-on avoir de l\u2019empathie pour son chat, mais ne pas en avoir pour les veaux conduits à l\u2019abattoir ?Rencontré lors d\u2019un passage à Montréal, le philosophe et sociologue français, Frédéric Lenoir nous invite à plus de conscience et de respect envers les animaux.Votre vie est liée à celle des animaux : on vous voit sur plusieurs photos en leur compagnie.Est-ce un trait qui remonte à votre enfance ?Quand j\u2019étais enfant, je ne supportais pas de voir une abeille, dans une flaque d\u2019eau, se débattre pour survivre.Quand je voyais un animal qui souffrait, j\u2019avais automatiquement envie de l\u2019aider.J\u2019ai toujours eu de la compassion pour ceux qui souffrent, qu\u2019il s\u2019agisse des animaux ou des êtres humains.La compassion réelle, c\u2019est- à-dire se sentir concerné par le sort de l\u2019autre.Cela signifie avoir envie d\u2019aider ceux qui souffrent et faire ce qu\u2019il faut pour qu\u2019ils aillent mieux.Cette définition est valable pour un être humain comme pour un animal.Même si je n\u2019ai plus d\u2019animaux de compagnie à cause de mon mode de vie, j\u2019ai toujours senti une certaine proximité.Entre Madagascar et la campagne de la région parisienne, je me souviens de photos d\u2019enfance où l\u2019on me voit avec des animaux dans des grands espaces verts.J\u2019ai donc pris l\u2019habitude dès l\u2019enfance de les respecter.L\u2019été, je rencontrais souvent des agriculteurs et voyait leurs cochons ou poules en liberté.C\u2019est ainsi que j\u2019ai compris que les animaux avaient une vie et une sensibilité.Fervent défenseur des animaux Entrevue Vous avez beaucoup écrit sur le bonheur et l\u2019écologie.Où vous placez-vous en ce qui concerne le bien-être animal ?Ce sont des thématiques qui sont entremêlées.Dans les années 1990, j\u2019ai créé Environnement sans frontière, une association qui a pour but de faire avancer politiquement les causes écologiques.Quand on s\u2019intéresse à cette cause, les animaux et leur bien- être sont des thématiques évidemment sous-jacentes.Je trouve dramatique que nous, les êtres humains, soyons la cause de la disparition directe de milliers d\u2019espèces animales.C\u2019est donc au nom de cette grande responsabilité que je me suis engagé.Depuis l\u2019Antiquité, la philosophie place l\u2019homme sur un piédestal vis-à-vis des animaux.Est-on supérieurs à eux ?Des grands philosophes disaient effectivement que l\u2019on pouvait faire ce que l\u2019on voulait des animaux, étant donné la non-récipro- cité de leur morale.Pourquoi devrait-on appliquer une morale à sens unique ?Ils se questionnaient sur la légitimité de protéger des animaux, alors qu\u2019ils se mangeaient entre eux, ne se respectaient pas entre eux et ne nous respectaient pas.À mon sens, c\u2019est un mauvais argument.Par exemple, chez l\u2019enfant ou une personne handicapée aussi la réciprocité morale peut ne pas être présente, mais ce n\u2019est pas pour autant qu\u2019il y a maltraitance.Alors, au nom de quoi se permet-on de maltraiter les animaux?Je suis persuadé que l\u2019on peut protéger des êtres qui ne sont pas capables de nous respecter.Il faut juste admettre qu\u2019ils n\u2019ont pas la même conscience morale que nous sans prétendre être supérieur à eux pour autant.Vous rejetez donc toutes les théories de l\u2019antispécisme, voulant que toutes les espèces se valent ?L\u2019être humain est un animal avec une conscience morale et religieuse.C\u2019est la seule chose qui nous différencie des animaux.Je préfère parler en termes de spécificités et de singularités : l\u2019être humain a une conscience morale que n\u2019ont pas les autres animaux, mais nous ne sommes pas supérieurs à eux.S\u2019il fallait réellement suivre cette logique de supériorité, le jaguar - qui court beaucoup plus vite que nous - ou les éléphants - qui captent les infrasons - sont supérieurs à nous et ont donc tous les droits sur nous.Or, on voit bien que dans ce sens-là, ça ne marche pas.Chaque animal a sa spécificité, ses qualités et son degré d\u2019intelligence.Nos singularités font que l\u2019on s\u2019enrichit de nos différences.Pourquoi vos critiques se dirigent-elles davantage vers l\u2019élevage intensif ?Les animaux d\u2019élevages intensifs ont des vies qui se résument à être tués dans des conditions épouvantables.Moralement, je crois que nous n\u2019avons pas le droit d\u2019être si cruels.Ce qui me gêne, c\u2019est le fait d\u2019élever des animaux dans la souffrance, de leur naissance à leur mort, sans leur donner une chance de s\u2019épanouir.Je me suis engagé parce que je n\u2019ai pas envie de cautionner ce massacre à grande échelle perpétré dans l\u2019indifférence générale.L\u2019élevage intensif n\u2019a pas la même gravité morale que dans l\u2019élevage de ferme.Aussi, je trouve incohérent d\u2019être capable de donner plein d\u2019amour à ses animaux de compagnie, prêt à dépenser des millions de dollars, s\u2019ils ont un problème de santé et, à côté de cela, de manger dans l\u2019indifférence totale de la viande issue de l\u2019élevage industriel.Un cochon est aussi intelligent et sensible qu\u2019un chien.C\u2019est quasiment l\u2019animal le plus proche biologi- quement de l\u2019homme, avec les grands singes.Et pourtant dans l\u2019élevage intensif, il est traité comme s\u2019il n\u2019avait aucune sensibilité, entassé dans des conditions de vie tout simplement honteuses.Comment peut-on, d\u2019un côté, être sensible au bien-être de son chien et, de l\u2019autre manger du cochon sans réfléchir, sachant qu\u2019il est traité comme un objet ?Au-delà de notre schizophrénie reconnue, il s\u2019agit de comprendre que l\u2019élevage intensif n\u2019a pas la même gravité morale que l\u2019élevage de ferme.Montréal s\u2019affirme de plus en plus comme une ville de choix en matière d\u2019alimentation : les restaurants véganes se multiplient et les grandes chaînes de restauration rapide proposent des alternatives sans viande.Êtes- vous pour le mode de vie végane, c\u2019est-à-dire ne consommer aucun produit issu des animaux ou de leur exploitation ?Je ne suis pas végane.Je ne dis pas qu\u2019il ne faut plus toucher aux animaux parce que si nous allons jusqu\u2019au bout de la logique qu\u2019il y a derrière le véganisme, c\u2019est-à-dire celle de la libération animale, on ne devrait plus avoir d\u2019animaux de compagnie, plus de vaches ou de moutons.En suivant cette logique, on ne peut plus être propriétaire d\u2019un animal, ils [les animaux] disparaitront donc totalement de nos vies.Ils n\u2019existeront désormais plus qu\u2019à l\u2019état sauvage.Et, ce n\u2019est pas ce que je souhaite.Je crois que nous sommes capables d\u2019avoir des relations diverses avec les animaux, et même d\u2019en être propriétaire, à condition de bien les traiter.Je lutte bien plus contre la maltraitance animale plutôt que contre l\u2019absence totale de liens entre l\u2019homme et l\u2019animal.Je respecte les personnes véganes : ce sont des personnes très généreuses qui vivent dans une logique de respect absolu de l\u2019animal.Je pense qu\u2019il serait plus bénéfique de revenir à un élevage traditionnel maîtrisé, dans lequel l\u2019animal est beaucoup plus respecté plutôt que de le retirer totalement de notre vie.22 1er juillet 2019 itineraire.ca Et de mieux choisir la viande que l\u2019on achète et mange ?Si on supprime l\u2019élevage industriel, nous n\u2019aurons pas d\u2019autre choix que de manger infiniment moins de viande.En consommant uniquement de la viande issue de l\u2019élevage traditionnel, la viande deviendra un produit rare et cher.Quand je vois ce que des gens dépensent tous les jours pour acheter de la viande de mauvaise qualité, issue d\u2019animaux qui ont souffert, je crois qu\u2019il vaut mieux se restreindre.Cela signifie manger un peu moins souvent de la viande, mais en acheter de meilleure qualité.C\u2019est meilleur pour l\u2019écologie, pour la santé et pour les animaux.Vos idées se retrouvent-elles dans votre assiette ?J\u2019essaye de faire attention aux aliments que je mange, que ce soit de la viande ou du poisson.Je me pose beaucoup de questions avant de manger.Je ne mange plus de viande rouge pour des raisons écologiques.Et quand je mange une autre viande, c\u2019est que j\u2019en connais sa provenance.Je peux manger du poulet, des œufs ou du fromage si je sais que l\u2019animal a été élevé en plein air ou qu\u2019il a eu de l\u2019espace pour s\u2019épanouir.En réalité, si la loi du vivant veut qu\u2019on doive se nourrir d\u2019un autre vivant, je dois admettre avoir plus de mal à manger un mammifère qu\u2019un non-mammifère.Au niveau de ma sensibilité, ça me choque moins de manger un poisson qu\u2019un animal qui crie, dont je sais qu\u2019il est intelligent et sensible et, avec qui on peut avoir des interactions et de la proximité.Pour les légumes, c\u2019est complexe.C\u2019est évident que tous les êtres vivants n\u2019ont pas envie d\u2019être mangés et qu\u2019ils ont tous une sensibilité, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un brin d\u2019herbe comme d\u2019un arbre.Mais, manger une carotte n\u2019est pas comme manger un cochon.De même qu\u2019un lion a besoin de manger une antilope pour survivre, l\u2019être humain a besoin de manger un être vivant, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une carotte, d\u2019un chou-fleur ou d\u2019un animal.Tout est donc une question de degré.Plus il y a de conscience et de sensibilité, plus il faut respecter l\u2019être vivant.Vous décrivez-vous finalement comme un amoureux des bêtes ?Un être humain et un citoyen du monde d\u2019abord ! Je n\u2019oppose pas mon amour des bêtes à mon amour pour les humains.Comme écrivait Lamartine, nous n\u2019avons pas un cœur pour aimer les animaux et un autre pour aimer les humains, on a du cœur ou on n\u2019en a pas.Je crois que lorsqu\u2019on a réellement du cœur, on aime tous les êtres sensibles qui sont capables de souffrir.« L\u2019homme devrait avoir plus de modestie et d\u2019humilité lorsqu\u2019il se compare aux animaux.» FRÉDÉRIC LENOIR PHOTO COURTOISIE Essai Au nom des animaux : l\u2019histoire de la SPCA de Montréal (1869-2019) Virginie Simoneau-Gilbert SOMME TOUTE - 2019, 400 pages ILLUSTRATION MARTM (123RF) pour les animaux 150 ans SPCA de compassion Cette année, la SPCA fête ses 150 ans.Si la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux a sauvé une multitude de chiens, chats et autres bêtes de tous genres au fil des ans, sa mission initiale, lors de sa fondation en 1869, était d\u2019assurer le bien-être des chevaux de trait, nombreux à Montréal.En cette fin de 19e siècle, relate Virginie Simoneau-Gilbert, auteure de Au nom des animaux : l\u2019histoire de la SPCA de Montréal (1869- 2019), même avant la fondation de la Société, il existait des règlements stricts et des lois visant la protection d\u2019animaux en ville, dont les chevaux, mais aussi le bétail que l\u2019on retrouvait notamment à la Place Viger à Montréal.À cette époque, les animaux de compagnie n\u2019étaient pas encore très nombreux dans les foyers québécois, mais il y avait beaucoup d\u2019animaux errants dans les rues.En 1863, les premières fourrières sont créées, l\u2019une au Marché aux animaux, là où se trouve l\u2019actuel métro Beaudry et l\u2019autre à Griffintown.On offrait même une récompense à quiconque y amenait un animal errant.Paradoxalement, ce seront les associations de chasseurs et de pêcheurs, soucieux de conservation et de protection animale qui contribueront en grande partie à financer la mise sur pied de la SPCA de Montréal en 1869.Des êtres sensibles Ce ne sera qu\u2019en 1914 que le premier refuge pour chiens et chats verra le jour à Montréal.Puis, avec les années, le mandat de la SPCA s\u2019élargira pour inclure un plus grand nombre d\u2019espèces dont les animaux exotiques et la faune urbaine.La race équine est depuis toujours dans la mire de la Société qui considère les chevaux \u2014 à l\u2019instar de tous les autres animaux \u2014 comme des êtres sensibles.Le cheval n\u2019étant plus, depuis un siècle, un moyen de transport à Montréal, son rôle ne se résumait plus qu\u2019au tourisme.Longtemps opposée à l\u2019utilisation de calèches en milieu urbain, en raison d\u2019abus et d\u2019incidents allant jusqu\u2019à la mort de chevaux, la SPCA verra ses vœux exaucés par l\u2019abolition de cette pratique à partir du 31 décembre 2019.Non aux « chirurgies esthétiques » Autres pratiques auxquelles s\u2019oppose la SPCA, les altérations chirurgicales électives faites pour des raisons esthétiques sont jugées invasives et causes de douleurs inutiles pour les animaux.Déjà, dans les années 1890, la Société était contre la mode de couper la vertèbre de la queue des chevaux pour la raccourcir d\u2019environ 15 pouces.Cette pratique était non seulement une source de souffrance et d\u2019infections, mais les pauvres bêtes n\u2019avaient plus le moyen de chasser les insectes qui les accablaient, peut-on lire dans Au nom des animaux : l\u2019histoire de la SPCA de Montréal (1869-2019).Aujourd\u2019hui la Société proscrit toute intervention non médicale comme la caudectomie (coupe de la queue), otectomie (coupe des oreilles), la ventriculocordectomie (dévocalisation) et l\u2019ony- chectomie (dégriffage).D\u2019ailleurs, pour le dégriffage, courant chez les chats, la directrice générale de la SPCA, Élise Desaulniers informe qu\u2019une pétition de 35 000 signatures a été recueillie pour faire cesser cette pratique.« Les gens ne comprennent pas à quel point c\u2019est douloureux et invasif.C\u2019est comme couper une phalange !, dit-elle.Les chats ne montrent pas qu\u2019 ils ont mal, mais leur comportement parfois agressif ou léthargique peut trahir cette douleur.» Considérée comme le plus grand organisme de protection des animaux au Québec, la SPCA s\u2019élève contre toute forme de cruauté, d\u2019exploitation et de négligence.Depuis 150 ans, la Société donne une voix aux animaux en combattant l\u2019ignorance et en sensibilisant la population.\u2022 5000 adoptions \u2022 + ou - 600 animaux réclamés par leur propriétaire \u2022 1600 transferts dans des refuges pour la faune avant un retour dans la nature \u2022 1257 animaux euthanasiés \u2013 en dernier recours (10 % de chats, 4 % de chiens, 26 % de la faune) \u2022 6 790 chats et chiens \u2022 2364 animaux de la faune \u2022 1146 animaux exotiques et de la ferme Pour un total de 12 300 animaux en 10 ans En 2018, animaux hébergés et soignés à la SPCA de Montréal : 25 itineraire.ca 1er juillet 2019 Camelot métro de l\u2019Église avec la collaboration de Lynn Champagne En quelques chiffres Alerte, danger ! Probablerment un serpent à sonnette.ce quime permettait de prévenir mes ennemis avant de les mordre.(res) Parce que jairne la tranquilité et si quelqu'unapproche trop.je poursis utiliser ma petite sonnette pour les avertir du danger Ou encore, un aigle pour la liberté.voirlon et me promener haut dans le ciel, Par contre.je ne serais pas un chien.Je rime pas avoir un maitre.Je veux restes libre.ANTOINE DESROCHERS CAMBLOT EPICERIE METRO SAINT-HUBERT/ BOUCHER Le meilleur ami de l'homme Un chien parce qui este meilleur arni de Uhomme.fest fiddle.peut te souves la vie ette faire oublier les mauvais moments de lajournée.Ikte tent compagnie et te donne une bonne raison de rentrer chet tol.est toujours content de te voi À peut aussi te prévenir lorsquit y a du danger etil comprend plusieurs mots.MICHEL DUMONT CAMELOT METRO CARTIER ET MANSFIELD! RENE -LEVESOUE D'amour et d\u2019eau fraiche Un chien.ll te protége et técoute.Donne-tui de la bonne nouniture etsurtout de l'afection.il te restera fdèle.Jaime bien les abradors.ls sont beaux etaffectueu JACQUES ELZE CAMELOT SAINTE.CATHERINE /SHERBROOKE hile 2015 La nuit est une panthére Une panthère.jaime idée de vire dans la jungle.Jaime la nature.fes falaises es cascades, Être oin de la pollution.ROBERT BÉLANGER \u2018CANADIAN TIRE COIN RACHEL/ANDRE-LAUREMDEAU EVICA PLACE FRONTENAC Prévention animale Un chien parce que je serais fidële.Celui que je préfère c'est le berger allemand.Je connais quelqun qui voulait se suicides, venait de se séparer de sa femme et de ses vois enfants.Tandis quil état couché sur le plancher à sanglotes.son chien est vern lui lécher les larmes sur le visage ce qui la empêché de commettre l'iréparable.BENOIT CHARTIER CAMELOT METRO LIONEL-GROULXET IGA PLACE BERCY Attraction lunaire Comme le loup.la lune à un énorme impact sur moi.Des fois.le loupest soltaite, des fois, lest en meute.En meute.les loups peuvent faite équipe pour se défendre etfaite face aux obstactes.CINDY ROSE CAMELOT 27 RUE/BEAUBIEN Une vie de chat .Unchat, parce que cestindépendant mais aussi parce quilaime se faire cajolet jaime beaucoup son petit grondement de moteur de ruck = son tontonnement.En général, cest facile à apprivoiser.ly a certains chats errants qui sont ben peureux, mais ily en à d'autres qui sont tout de méme faciles d'approche.jai déjà eu un chat.vois je lai confié à quelqun, parce que cest top petit chez nous.FRANCE LAPOINTE CAMELOT SAG MONT-ROVAL/MENTANA DES CAMELOTS LICHT 313 N A a i A J vy, oy Ih I) ) CN A A tu à J # i, © etals v DS ip, i « «& équel sera pale Bh a Lea id Th J Ÿ 4 n = 19 PHOTO CHARLES-ÉRIC LAVERY Parcours compassion Le 28 mai dernier, 11 employés de Telus, dont Marine Groulx, directrice des affaires communautaires Telus et responsable d\u2019activité (au centre, rangée arrière), ont distribué dans la rue une centaine de cartes-repas à des gens dans le besoin.Cette belle gang était accompagnée de la nutritionniste bien connue, Isabelle Huot (au centre), également présidente du Comité investissement communautaire Telus Montréal.Le groupe de bénévoles a sillonné les rues de Montréal dans le cadre de leur Parcours compassion, l\u2019une des nombreuses initiatives de bénévolat lancées par le géant des télécommunications.L\u2019activité avait pour but de sensibiliser les employés à la mission du Groupe communautaire L\u2019Itinéraire et à l\u2019enjeu de l\u2019itinérance à Montréal.Ce n\u2019est d\u2019ailleurs pas la première fois que Telus débarque à L\u2019Itinéraire.Les gens de cette entreprise ont à maintes reprises, au fil des ans, préparé des repas et organisé des activités à l\u2019intention de nos camelots.Un gros merci à Telus ! L\u2019Itinéraire a été plus qu\u2019une bouée de sauvetage dans le parcours de ma vie.L\u2019organisme m\u2019a aidée à évoluer et à voir ma vie de façon beaucoup plus positive.J\u2019ai développé des atouts que je ne pensais pas avoir, comme l\u2019écriture.Ce groupe communautaire prend une place importante dans mon cœur.Avant d\u2019être camelot pour L\u2019Itinéraire, j\u2019avais une piètre estime de moi.Je croyais n\u2019être qu\u2019une bonne à rien J\u2019avais l\u2019impression d\u2019être la honte de ma famille et de mes amis.Le fait que j\u2019aie subi beaucoup d\u2019intimidation au primaire et au secondaire m\u2019avait laissé des cicatrices qui, même rendue adulte, n\u2019étaient pas guéries.J\u2019avais des difficultés scolaires, mes notes étaient plutôt moyennes, mais ça ne m\u2019a pas empêchée de décrocher mon diplôme d\u2019études collégiales en arts plastiques.À la fin de mes études, je cherchais activement du travail, et j\u2019ai suivi divers programmes d\u2019aide à la préparation à l\u2019emploi.Pourquoi ne m\u2019em- bauchait-on pas ?Parce que je n\u2019avais pas d\u2019expériences connexes.Ça n\u2019a fait que m\u2019enfoncer plus bas.Je voyais la vie en noir.J\u2019en avais perdu ma santé mentale.Heureusement, je l\u2019ai retrouvée au bout de quelques mois à l\u2019aide de la médication et de l\u2019ergothérapie.Mon arrivée à L\u2019Itinéraire Lorsque je suis entrée dans le café de L\u2019Itinéraire, j\u2019étais hyper gênée de voir tout ce monde que je ne connaissais pas.J\u2019avais peur de passer pour une usurpatrice, je me disais que les épreuves que j\u2019ai traversées étaient moins pires que celles vécues par certains camelots.Au début, je n\u2019y allais pas très souvent, seulement pour récupérer mes magazines.Je ne les vendais pas d\u2019une manière régulière, le regard de certains passants m\u2019intimidait.Ils me faisaient sentir comme une merde et sans doute le fait que je me sentais moi-même comme telle, ça n\u2019aidait pas.Surtout que j\u2019habitais Hochelaga- Maisonneuve, et du monde mal pris financièrement là-bas, ce n\u2019est pas ce qui manque.Mais la plupart d\u2019entre eux m\u2019adressaient quand même un sourire ou me disaient bonne chance.Ensuite j\u2019ai déménagé dans le quartier Côte-Saint-Paul et je me suis trouvé un bon spot pour vendre, en face du Provigo.Mes ventes ont augmenté.À la rédaction de L\u2019Itinéraire, on m\u2019a demandé si j\u2019étais intéressée d\u2019aller voir la pièce Les évènements au théâtre La Licorne et en faire la critique.J\u2019ai accepté.Depuis, j\u2019écris souvent dans le magazine, c\u2019est devenu une de mes passions.Au fil du temps, je me suis sentie de plus en plus valorisée et l\u2019estime de moi augmentait.Mes clients me faisaient part de leur appréciation à lire mes articles, ce qui me motivait beaucoup à vendre L\u2019Itinéraire.Impliquée dans plusieurs projets J\u2019étais de moins en moins gênée, je n\u2019avais plus peur d\u2019aller vers mes collègues.Maintenant, ils sont comme mes amis, je les adore ! Même si je n\u2019ai pas de problèmes familiaux, ils sont pour moi comme une deuxième famille.L\u2019Itinéraire m\u2019a vraiment aidée à être moins introvertie, à sortir de l\u2019isolement.J\u2019ai un fort sentiment d\u2019appartenance envers ce lieu et l\u2019équipe, ce que je n\u2019avais jamais ressenti avant.J\u2019aime être impliquée dans des projets avec ma gang.Récemment, cinq autres camelots et moi avons fait de l\u2019improvisation au Club Soda, lors d\u2019un match de la LNI.On a eu du fun ! J\u2019ai participé à un documentaire dénonçant la loi 70 et les lacunes de l\u2019aide de dernier recours.J\u2019ai collaboré avec une étudiante de L\u2019inis qui a fait un portrait documentaire sur mon expérience à L\u2019Itinéraire pour une plateforme Instagram.Je lui ai parlé de mon parcours et de mes passions, comme faire des bandes dessinées.J\u2019ai aussi été membre du conseil d\u2019administration de l\u2019organisme et membre du comité d\u2019éthique et de déontologie.Ma famille et mes amis sont fiers de ce que je fais, à vrai dire, ils n\u2019ont jamais eu honte de moi.Il y a plein de monde qui m\u2019aime et je ne m\u2019en rendais pas compte.Présentement, j\u2019ai recommencé mes démarches pour me trouver un emploi d\u2019agente de sécurité.Sans L\u2019Itinéraire, je n\u2019aurais pas assez cru en moi pour suivre la formation et me voir faire ce métier.Mon passé, mon présent, mon futur\u2026 ma vie NDLR Ce texte a été publié dans la section Débats de La Presse, le 27 mai dernier.Depuis, Isabelle a décroché un emploi comme gardienne de sécurité.Bravo Isabelle ! 29 itineraire.ca 1er juillet 2019 PAR ISABELLE RAYMOND CAMELOT MÉTRO JOLICOEUR TRANCHES DE VIE PHOTO DJ PAINE (UNSPLASH) Aujourd\u2019hui, 1er juillet, jour de déménagement à Montréal, des dizaines de familles risquent de se retrouver à la rue.Les comités de locataires craignent la répétition de la crise de 2001.« Il y a une pénurie de logements abordables à Montréal, explique Éric Michaud, coordonnateur au Comité de logement Ville-Marie.Il y a des risques d\u2019avoir un scénario similaire à ce qu\u2019on a vu au début des années 2000.» Cette année-là, plusieurs centaines de familles s\u2019étaient retrouvées sans logis.Et le prix des loyers avait augmenté de 5 %.Partout sur l\u2019 île de Montréal, le taux de vacance des logements diminue chaque année.En 2015, quatre logements sur 100 étaient disponibles; aujourd\u2019hui il y en a moins que deux (1,9%) logements sur 100.Dans certains arrondissements, la situation est critique.Le taux d\u2019inoccupation atteint à peine 0,4 %, voire 0,1 %.Dans le cas des logements de trois chambres à coucher, le taux de vacance dépasse rarement 0,1 % dans les quartiers centraux.Au début du mois de juin, « nous avions déjà six ménages qui sont venus nous voir et qui risquent de se retrouver sans logis, dont deux familles avec des enfants », raconte le porte-parole du comité de logement.Ces familles ont été référées à l\u2019Office municipal d\u2019habitation.31 itineraire.ca 1er juillet 2019 comme en 2001 Une crise du logement Camelot Métro Champ-de-Mars par Jean-Claude Nault Près de 1800 $ de plus par année Plusieurs facteurs expliquent cette crise du logement au centre- ville.« Les taux de vacance des logements ont diminué assez dramatiquement, indique M.Michaud.Les grands logements familiaux ont disparu.Le coût des logements a explosé.On a vu la valeur des propriétés augmenter plus vite que le taux d\u2019 inflation.Beaucoup de condos se construisent au centre-ville.Les spéculateurs achètent pour faire de l\u2019argent avec leur propriété.Ça a un effet d\u2019entraînement sur l\u2019ensemble du marché et ça met de la pression sur le prix des loyers.» La situation est encore plus critique dans l\u2019arrondissement Ville-Marie.« À Montréal, six personnes sur 10 habitent en logement locatif.Ici dans l\u2019arrondissement, 73 % des gens sont locataires.» Et ça se reflète sur les prix.« À Montréal, les frais moyens de logement mensuels sont de 835 $.Dans Ville-Marie, ils sont de 977 $, donc quasiment 150 $ de plus.C\u2019est beaucoup.» Sur l\u2019 île, 36 % des ménages de locataires consacrent plus de 30 % de leurs revenus pour se loger; dans Ville-Marie, on parle de 48 % des ménages.En clair, les locataires de l\u2019arrondissement payent 1800 $ de plus par année, mais gagnent en moyenne 7228 $ de moins par année, selon le Front d\u2019action populaire en réaménagement urbain.L\u2019effet « Airbnb » Le phénomène « Airbnb » contribue aussi à la rareté des logements, souligne Éric Michaud qui, au moment de l\u2019entrevue ne connaissait pas encore les termes du nouveau règlement provincial attendu pour l\u2019été.« On espère que ça va aller dans le bon sens.» « Il y a un chercheur de l\u2019Université McGill qui a bien documenté les locations de logements par Airbnb.Les deux principaux arrondissements où il y a le plus de locations sont Ville-Marie d\u2019abord et le Plateau Mont-Royal ensuite.Des centaines de logements sont retirés du marché locatif de façon illégale.Les propriétaires ne respectent pas le zonage et les règlements municipaux.» Selon Éric Michaud, un autre facteur qui contribue à la rareté du logement locatif, ce sont les conversions en copropriété divise (condominium).« Les propriétaires achètent le départ des locataires puis ils convertissent en copropriété indivise (et ensuite en condos).» Les comités de logement attendent aussi beaucoup du règlement promis par la mairesse Valérie Plante pour inclure des logements sociaux et abordables dans les futurs projets de développements immobiliers.Des investissements attendus « Il faut que les gouvernements du Canada et du Québec réinvestissent dans le logement social.Le dernier budget de la Coalition Avenir Québec est épouvantable à ce niveau-là.Ils n\u2019ont pas déboursé un sou pour du nouveau logement social.Ils ont réinvesti seulement ce que ça prenait pour finaliser (les projets).Il y avait 15 000 unités bloquées dans la machine parce que les libéraux n\u2019avaient jamais ajusté le programme.La CAQ s\u2019est engagée à mettre l\u2019argent nécessaire pour réaliser 10 000 unités, mais seulement 10 000 en sept ans.Ça fait à peine un peu plus de 1000 par année.C\u2019est ridicule.» À moyen terme, le Comité de logement Ville-Marie garde un œil sur l\u2019utilisation de certains terrains qui deviendront disponibles pour éviter ce qui est arrivé à l\u2019ancien Hôpital de Montréal pour enfants (qui est situé juste à côté du Café de la Maison ronde exploité par le Groupe L\u2019Itinéraire.) « Il y avait le CLSC qui avait proposé de faire un village-santé avec du logement social, une école, un centre communautaire, des services de santé.Finalement le gouvernement n\u2019a jamais appuyé le projet.Ils ont bradé le terrain pour des peanuts.Alors c\u2019est un vrai scandale ce qui est arrivé avec ce terrain- là.» Des terrains convoités Pour cette raison, le Comité surveille l\u2019avenir de l\u2019ancien CHSLD Jacques-Viger (autrefois l\u2019hôpital de la Miséricorde), situé à côté de la Maison du Père, sur René-Lévesque.Depuis six ans, le Comité presse la Ville d\u2019acheter l\u2019édifice pour permettre d\u2019agrandir la Maison du Père, et installer une coopérative pour les familles, des ateliers pour les artistes et des logements abordables pour les étudiants.Le Comité souhaite aussi voir des projets éclore dans la partie sud de l\u2019 îlot Voyageur, sur les terrains libérés par la compagnie Molson, dans les bâtiments vacants de l\u2019hôpital Notre-Dame et sur le terrain vague à l\u2019est du pont Jacques-Cartier, devant les locaux de L\u2019Itinéraire.« Il faut qu\u2019 il y ait au moins une partie de logements sociaux dans ces secteurs-là.» consacrent plus de 30 % de leurs revenus pour se loger des ménages de locataires à Montréal 36 % 32 1er juillet 2019 itineraire.ca JACQUES ÉLYZÉ CAMELOT SAINT-LAURENT / SHERBROOKE Mon idée sur le cannabis La consommation du cannabis, ça dépend de qui l\u2019utilise.Par exemple, chez les jeunes, il faut les éduquer à consommer de façon modérée.Quant aux adultes, c\u2019est à eux de juger de leur consommation.Selon moi, ce n\u2019est pas une drogue mais une plante médicinale qui peut être obtenue sous prescription médicale qui stimule l\u2019appétit et favorise le sommeil.Apparemment, elle rend plus imaginatives certaines personnes.En ce qui concerne les jeunes fumeurs, débuter trop tôt n\u2019est pas conseillé parce que leur cerveau n\u2019a pas encore atteint sa maturité.C\u2019est le meilleur conseil qu\u2019on puisse leur donner, mais on ne peut pas les suivre constamment.J\u2019écoutais un reportage à la télé dans lequel un jeune disait qu\u2019il avait consommé et que cela le rendait dépressif et paranoïaque.Il était sage qu\u2019il cesse de consommer.J\u2019oubliais que le cannabis est aussi bon pour les douleurs musculaires en général.Si les produits naturels sont bons pour la santé, alors pourquoi pas le cannabis ?J\u2019espère quand même qu\u2019on n\u2019attaque pas la médecine conventionnelle et les pharmacies.Nous sommes une génération en évolution qui un jour remplacera la génération précédente.La médecine préventive deviendra plus populaire.Il y a bien sûr les médicaments qui sont utiles dans les hôpitaux, comme par exemple les antidouleurs (analgésiques) à la suite d\u2019un accident ou d\u2019une chirurgie.Mais je pense que la médecine alternative prendra plus de place dans le futur.MANON FORTIER CAMELOT MÉTRO HONORÉ-BEAUGRAND Sauterelles de tourniquet Je travaille près des tourniquets dans le métro.J\u2019en vois de belles ! Des façons d\u2019entrer sans payer, j\u2019en ai vues des vertes et des pas mûres ! J\u2019ai observé à la station Honoré-Beaugrand un individu qui a sauté, mais ses pieds n\u2019ont pas suivi.Il était rendu à plat ventre, le dessus de la plante des pieds accoté sur le tourniquet et la figure pas loin du plancher.Il y en avait un, quand il a sauté, qui a eu le nez en plein sur le plancher.J\u2019espère que vous sentez bien votre nez ! Un autre a fait une pirouette sur la tête pour passer.Quand il s\u2019est relevé, il avait l\u2019air un peu étourdi et il se frottait la tête.Est-ce qu\u2019il était déjà étourdi ?Vos pieds et votre tête sont importants.Pensez-y deux fois ! Même si tout le monde a une tête, on s\u2019en sert à sa façon.Je vois des gens avec un habit et même avec un porte-document passer sans payer.Certains ont les mains allongées sur les rebords des tourniquets pour soulever leurs corps avec leurs bras en pliant les jambes et hop ! J\u2019ai même vu des gens allonger la jambe.Ils commencent par une et la deuxième suit.Certains attendent qu\u2019une personne passe au guichet le plus large et se collent à cette personne pour pouvoir passer.Premièrement, la victime peut se sentir mal à l\u2019aise et en même temps, ce n\u2019est pas à faire à quelqu\u2019un que vous ne connaissez pas.Vous pouvez être complice involontaire et vous le faire faire à votre insu.Je vois même des gens qui font semblant de ne pas se connaître.L\u2019un échappe sa passe à terre pour que l\u2019autre la ramasse.Je peux prévoir ou sentir lorsque je vois quelqu\u2019un vouloir passer sans payer.Alors je fais aller ma main à la caméra pour le signaler aux opérateurs.On m\u2019a dit que j\u2019ai une forte intuition.J\u2019ai un talent fou de détection.MARIO ALBERTO REYES ZAMORA PARTICIPANT L\u2019École JFP : 40 ans en musique Finissant en 2003, j\u2019ai fait mes études secondaires à l\u2019École Joseph-François-Perreault.N\u2019ayant pratiqué que le xylophone et la flûte à bec au primaire sans jamais apprendre à lire la musique, j\u2019ai eu la chance de jouer de la clarinette en secondaire I.Je suis ensuite passé au saxophone baryton, un instrument versatile qui produit des sons allant du très grave au très aigu.De plus, j\u2019ai aussi bénéficié de cours de chant dans une des chorales de l\u2019école.Apprendre à jouer d\u2019un instrument et à lire la musique nous apporte plus que des connaissances musicales.La musique nous apprend la discipline, l\u2019entraide, la concentration et l\u2019éveil d\u2019un côté artistique qui peuvent se transposer dans d\u2019autres domaines.Le 5 juin dernier avait lieu à la Place des Arts un concert-gala célébrant le 40e anniversaire du département de musique de l\u2019école, avec le chœur et l\u2019Orchestre symphonique de JFP, en plus du quatuor vocal Qw4rtz, dont l\u2019un des membres est un ancien de JFP.Ce magnifique concert m\u2019a rendu nostalgique et m\u2019a rappelé en même temps de beaux souvenirs puisque l\u2019orchestre était dirigé par Éric Levasseur qui m\u2019a enseigné à l\u2019époque.Depuis plusieurs années, l\u2019école réclame avec raison une salle de concert digne de la qualité de l\u2019enseignement donné à des milliers d\u2019élèves au fil du temps.Pour illustrer cette nécessité, on peut donner l\u2019exemple d\u2019une école spécialisée en sports qui n\u2019aurait ni gymnase ni piscine.Une salle de concert à JFP serait profitable non seulement pour l\u2019école, mais également pour le milieu culturel du quartier, voire du grand Montréal.Pour en apprendre davantage sur JFP, vous pouvez consulter sa page Facebook ou le site www.fondationjfp.com ESPACE SCIENCES Préposé à la distribution par Yves Grégoire APOLLO 11 PHOTO WIKIPEDIA CREATIVE COMMONS Les tremblements lunaires La lune est animée d\u2019une activité tectonique.En effet, les sismomètres déposés sur la face visible de l\u2019astre lunaire par les missions Apollo ont détecté plusieurs séismes entre 1969 et 1977.Mais, quelles sont leurs causes ?Des chercheurs croient avoir trouvé les origines de ces tremblements.Sur 28 séismes peu profonds qui ont été observés \u2014 et qui sont de magnitude 2 à 5 sur l\u2019échelle de Richter \u2014 huit se sont produits à moins de 30 kilomètres de certaines failles.Si ces failles âgées de moins de 50 millions d\u2019années ont été découvertes en 2010 par la sonde LRO (Lunar Reconnaissance Orbiter), ce n\u2019est que récemment que Thomas R.Watters et son équipe, de la Smithsonian Institution, sont parvenus à faire un lien entre lesdites failles et certains tremblements peu profonds.Cependant, ce n\u2019est pas la seule explication.Six séismes sur les 28 se sont déclenchés au moment où la Lune était à son apogée, c\u2019est-à-dire lorsqu\u2019elle est à son point le plus éloigné de la Terre et où le stress par les forces de marée est le plus important.Dernière explication pour ces tremblements peu profonds : les glissements de terrain à proximité des grands cratères pourraient occasionner certains de ces séismes qualifiés de superficiels.Cependant, ce ne sont pas les seuls séismes qui ont été observés.Quelque 11 000 petits tremblements venus des profondeurs \u2014 autour de 800 à 1000 kilomètres de la surface \u2014 seraient provoqués par les forces gravitationnelles émanant de la relation de la Lune avec la Terre.Sinon, un séisme par jour en moyenne serait attribué à la chute d\u2019un météorite.Enfin, la Lune serait secouée par des tremblements « thermiques », causés par la dilatation de la croûte lorsque la lumière du soleil frappe une surface maintenue dans la pénombre et le froid pendant deux semaines.Fait intéressant et qui pourrait avoir un impact important sur l\u2019établissement permanent d\u2019une base lunaire, les tremblements sont plus longs sur notre satellite naturel que sur la Terre : en moyenne 30 secondes sur notre planète alors qu\u2019ils dépassent 10 minutes sur la Lune.La construction d\u2019une quelconque installation sur l\u2019astre nécessiterait donc des bâtiments antisismiques et l\u2019utilisation de matériaux flexibles.Un beau défi à relever pour les ingénieurs. YI-QI IMAGE WIKIPEDIA CREATIVE COMMONS LE BARRAGE DANIEL-JOHNSON \u2013 VALLÉE DE LA MANICOUAGAN PHOTO WIKIPEDIA CREATIVE COMMONS Deux tiers des plus longs cours d\u2019eau entravés par l\u2019Homme Dans une étude publiée à la mi-mai 2019 dans la revue Nature, nous apprenons que 63 % des cours d\u2019eau de plus de 1000 km ne sont plus « à courant libre », et sont donc entravés par des barrages et d\u2019autres genres d\u2019infrastructures.Les chercheurs sont arrivés à cette conclusion grâce à l\u2019utilisation des données satellites et des modèles informatiques, après l\u2019analyse de près de 12 millions de kilomètres de fleuves et de rivières.Les cours d\u2019eau considérés encore « sauvages » se retrouvent surtout dans des lieux isolés de la planète, tels l\u2019Arctique, l\u2019Amazonie et le bassin du Congo.Cette grande proportion de cours d\u2019eau entravés a un impact important sur les écosystèmes et les populations qui y vivent.Ce constat remet ainsi en cause l\u2019utilisation de l\u2019hydroélectricité comme alternative aux énergies fossiles.Au-delà des barrages, les routes construites sur des plaines inondables et les réservoirs sont aussi un problème.Beaucoup d\u2019espèces de poissons sont donc en danger.Lorsque l\u2019on sait que de nombreuses populations dépendent de la pêche pour survivre, il y a matière à se poser des questions.Selon Michele Thieme de l\u2019organisme WWF, qui a participé à l\u2019étude, l\u2019hydroélectricité est une bonne alternative au pétrole et au charbon pour les gaz à effet de serre, mais il faudrait plutôt privilégier le solaire et l\u2019éolien afin de préserver nos cours d\u2019eau.Découverte d\u2019un petit dinosaure ailé Un fossile de petit dinosaure, baptisé Ambopterix longibrachium, a été découvert en 2017 dans l\u2019est de la Chine (province du Liaoning).Des études approfondies sur ce fossile ont permis aux chercheurs de découvrir plusieurs choses sur ce dernier, découvertes qui ont été publiées récemment dans la revue Nature.Ce petit dinosaure vivait il y a environ 163 millions d\u2019années à l\u2019ère du Jurassique supérieur.Il pesait quelques centaines de grammes et ressemblait à la fois à un écureuil volant et à un petit oiseau.De par le contenu fossilisé de son estomac, les chercheurs ont déterminé qu\u2019il était omnivore.L\u2019Ambopterix avait des ailes membraneuses comme celle des chauves-souris.L\u2019étude du fossile, et la présence d\u2019un pygostyle (qui désigne un os du croupion des oiseaux), laisse croire aux paléontologues qu\u2019il avait des plumes et une queue et qu\u2019il chassait en bondissant d\u2019arbre en arbre.Il semble que ce ne soit pas le seul petit dinosaure muni d\u2019ailes de chauve-souris.En 2015, les chercheurs avaient également trouvé le Yi-Qi, un autre petit dinosaure non aviaire de la famille des scansorioptérygidés qui avait probablement la capacité de voler, quoique certains chercheurs remettent en question cette hypothèse.Pour ce qui est de l\u2019Ambopteryx, les chercheurs semblent plutôt convaincus qu\u2019il pouvait voler ou du moins planer, comme les écureuils qui s\u2019élancent d\u2019arbre en arbre.Selon l\u2019auteur principal de l\u2019étude, Min Wang : « La chose la plus excitante, pour moi, c\u2019est que cela montre que certains dinosaures ont développé des structures très différentes pour devenir volants ».35 itineraire.ca 1er juillet 2019 Je me demande souvent dans quelle sorte de monde on vit au 21e siècle.J\u2019ai été témoin de telles atrocités.Je me demande où sont passées les valeurs humaines, comme la compassion, le désir naturel de venir en aide à son prochain.J\u2019ai un ami qui possède une voiture, et souvent nous avons pris la route ensemble.Avec lui j\u2019ai été témoin de deux abominations.Un jour, alors que nous roulions sur une rue à deux voies, nous avons aperçu d\u2019assez loin un homme allongé par terre et sa tête se trouvait au niveau des automobiles.Pas tout à fait, mais à six pouces à peu près.Aucune voiture devant nous ne s\u2019est arrêtée ! Arrivé à sa hauteur, Luc s\u2019est rangé sur le côté de la rue et a mis ses quatre clignotants.C\u2019était un pauvre vieillard, dont la rotule sortait de son genou, son visage était maculé de sang, il avait grandement besoin d\u2019aller à l\u2019urgence d\u2019un hôpital.Nous l\u2019avons transporté lentement dans la voiture et sommes allés le déposer à l\u2019hôpital le plus proche.Cette vision m\u2019a longtemps hantée.Comment est-il possible qu\u2019on en soit rendu là ?À se foutre complètement de ses semblables ?Cœur de pierre Une autre fois, j\u2019étais encore avec Luc en auto et nous avons vu une vieille dame prise dans un banc de neige et elle ne parvenait pas à s\u2019en dépêtrer.Des personnes passaient tout près de la dame, personne ne lui tendait la main.Encore une fois Luc et moi sommes allés l\u2019aider à sortir du banc de neige.La dame s\u2019était un peu blessée à une jambe et avait très froid.Luc lui a demandé où elle habitait, et son appartement était à peine à cinq minutes à pied.Ce fut long pour monter l\u2019escalier à cause de sa blessure, et arrivés chez elle, son garçon d\u2019à peu près 17 ans nous a dit : « Merci d\u2019avoir ramené ma mère ».On s\u2019est rendu compte qu\u2019il avait tout vu par la fenêtre car elle donnait en plein où sa mère s\u2019était embourbée.Quel sans cœur ! Et non, il n\u2019était pas en fauteuil roulant.Rendre service aux êtres humains Il y a environ quatre ans, je sortais du métro Berri-UQAM à l\u2019angle de Saint-Denis et de Maisonneuve et j\u2019ai vu un aveugle qui semblait complètement perdu.Les passants le frôlaient mais personne ne s\u2019arrêtait pour lui prêter secours.Alors je me suis approchée et je lui ai demandé s\u2019il avait besoin d\u2019aide.Il m\u2019a répondu embarrassé qu\u2019il avait perdu ses repères.Je lui ai dit où nous étions et s\u2019il voulait traverser la rue.Alors je l\u2019ai aidé à traverser la rue de Maisonneuve, ça m\u2019a coûté trois minutes et j\u2019ai rendu service à un être humain.Je me sentais indignée.Aussi, j\u2019ai un ami, Stéphane, qui travaillait dans un cinéma au centre-ville.Durant l\u2019hiver, un itinérant quêtait l\u2019argent nécessaire pour se payer un billet de cinéma et passait sa journée au chaud.Mais le patron de Stéphane lui disait : « Ce gars-là, ça fait au moins quatre heures qu\u2019 il est ici.Va vérifier son billet.» Sur ce Stéphane allait voir le monsieur itinérant et lui disait : « Va dans une autre salle.Change de salle parce que le patron veut te mettre dehors.» En plus Stéphane, qui avait le popcorn et les boissons gazeuses gratuites, allait souvent lui en donner.Heureusement qu\u2019il y a encore de bonnes personnes.Faisons attention à notre prochain De grâce, faites attention à votre prochain.On doit aussi se rappeler qu\u2019il existe une loi qu\u2019on surnomme la loi du bon samaritain.Nous pouvons être poursuivis pour non-assistance à une personne en détresse ou blessée.Le fait d\u2019ignorer cette loi ne nous innocente pas, car nous sommes tenus de connaître les lois.Or je crois à l\u2019entraide humaine.Laissez-moi vous dire que je ne souhaite pas qu\u2019il m\u2019arrive malheur un jour, car les bons samaritains ne courent plus les rues de nos jours.Heureusement que je vends le magazine L\u2019Itinéraire parce que les clients sont gentils, respectueux et encourageants.Quand j\u2019ai un texte dans le magazine, je vends plus d\u2019exemplaires.Les clients saluent les efforts d\u2019écriture des camelots et nous disent de continuer notre beau travail ! Mes clients me réconcilient avec une race qui peut souvent être très inhumaine.Où sont les bons samaritains ?1er juillet 2019 itineraire.ca 36 LINDA PELLETIER CAMELOT MARCHÉ MAISONNEUVE MES OBSERVATIONS BD L\u2019espion de trop Frédéric Antoine et VoRo Glénat Québec, 2019, 56 pages BD Calfboy Rémi Farnos La Pastèque, 2018, 104 pages Saviez-vous qu\u2019entre 1942 et 1944, 26 navires ont été torpillés par des sous-marins allemands dans le fleuve Saint-Laurent, ce qui a provoqué la mort d\u2019environ 300 personnes ?Les autorités demandaient d\u2019ailleurs aux habitants de voiler leurs fenêtres et de badigeonner les phares de leurs voitures pour éviter que les Allemands puissent se repérer grâce aux lumières.Novembre 1942, un espion nazi débarque en Gaspésie en pleine nuit.Son nom  : Werner Alfred Waldemar von Janowski.Il est arrêté à peine 12 heures plus tard par Alfonse Duchesneau de la Police provinciale du Québec.Il existe deux théories au sujet de Janowski : soit il est l\u2019espion le plus incompétent que la Terre ait porté, soit il a été victime d\u2019une guerre de pouvoir au sein des services secrets allemands.Frédéric Antoine, le scénariste de L\u2019espion de trop et ex-rédacteur en chef de la revue Safarir, a opté pour la seconde théorie.Les dessins, efficaces, ont été réalisés par le québécois VoRo.Si les deux artistes ont pris des libertés avec la vraie histoire, le récit semble un peu court et on reste sur notre faim après avoir tourné la dernière page.N\u2019empêche, L\u2019espion de trop demeure une BD de qualité et propose une belle manière de découvrir un pan méconnu de l\u2019histoire du Québec.Publié aux éditions de La Pastèque, Calfboy de Rémi Farnos commence après un typique braquage de train commis par les frères Chris et Burt.Tout irait pour le mieux pour les deux bandits si Chris n\u2019avait pas égaré leur butin.En effet, lors d\u2019une soirée arrosée, Chris a décidé de l\u2019enterrer, mais il ne se souvient plus du tout à quel endroit.Au cours de ses recherches, Chris est embauché par un jeune garçon pour se débarrasser d\u2019un hors-la-loi.Vengeance, course-poursuite à cheval, escarmouche avec des « Indiens » et fusillades sont les nombreux clichés qu\u2019on peut trouver dans cette BD humoristique.Un aspect très intéressant de cet ouvrage, c\u2019est qu\u2019il n\u2019y a aucun gros plan.Peu importe la case, on voit les personnages de la tête aux pieds.Outre les dialogues généralement très drôles, l\u2019accent est donc mis sur l\u2019action.Certaines illustrations évoquent les œuvres de grands cinéastes tels que John Ford, reconnu pour ses westerns et ses magnifiques panoramiques sur les paysages mythiques de l\u2019Ouest américain, dont l\u2019incontournable Monument Valley.Bref, l\u2019intérêt de Calfboy repose surtout sur l\u2019aspect formaliste, car Rémi Farnos joue habilement avec les codes narratifs de la BD, et cela, malgré une histoire qui s\u2019avère en fin de compte un peu anecdotique.37 L\u2019espion de trop Calfboy JASON PARÉ RESPONSABLE DE LA FORMATION DES CAMELOTS Les choix de Guillaume Wagner inaugurait le 8 mai dernier au Théâtre Outremont son dernier one man show Du cœur au ventre.Nous avons eu l\u2019occasion d\u2019assister à la première montréalaise et de nous entretenir avec l\u2019humoriste qui livre fort probablement son meilleur spectacle jusqu\u2019ici dans sa carrière.Bien que nouvellement papa, il est loin de s\u2019être assagi ou de paraître manquer de carburant.GUILLAUME WAGNER AU THÉÂTRE OUTREMONT - 2019 PHOTO COURTOISIE Guillaume Wagner Peux-tu nous parler de la conception de ce nouveau spectacle.Est-ce que « l\u2019accouchement » a été difficile ?C\u2019est un spectacle que j\u2019ai écrit pendant trois ans et que j\u2019ai peaufiné ensuite pendant un an, alors disons que ça commençait à être pas mal rodé.J\u2019ai créé un festival avec des amis, le Dr.Mobilo Aquafest, dont c\u2019était la 4e édition cette année.Pour les trois premières versions, je m\u2019étais donné comme mission de faire une heure de nouveau matériel.J\u2019en avais donc trois au total.Je ne voulais pas que ce matériel-là meure, donc j\u2019ai pris ce que je considérais comme le meilleur, ce qui fitait ensemble et qui avait une ligne directrice pour en faire un spectacle d\u2019une heure trente.Quelle émotion t\u2019anime le plus pour l\u2019écriture de tes textes ?La colère, la rage, l\u2019incompréhension, le découragement, l\u2019écœurantite ?(rires) Sûrement un peu de tout ça.J\u2019essaie d\u2019avoir des sujets qui ne font pas nécessairement consensus.J\u2019aime ça quand ça vient brasser les idées préconçues et réveiller un peu les gens sur certains trucs.Pour avoir envie de faire une blague sur scène soir après soir, il faut que je sois animé d\u2019une émotion, que ce soit l\u2019indignation ou le désir de brasser les choses positivement.C\u2019est pas mal mon moteur.Je ne réfléchis pas vraiment à ça, il faut que ça vienne instinctivement.Il faut qu\u2019il y ait un sentiment d\u2019urgence, je ne veux pas faire des blagues juste pour faire des blagues, alors oui, les émotions dont tu parles décrivent assez bien d\u2019où tout cela part.39 itineraire.ca 1er juillet 2019 Celui qui aime brasser la cage Camelot Bernard/De L\u2019épée par Mathieu Thériault Rencontre Comment se passe ton processus d\u2019écriture ?Tu essaies de te coller sur l\u2019actualité, sur ce qui te fait réagir, ou tu t\u2019en tiens à des inspirations plus fondamentales ?J\u2019essaie de ne pas trop me coller sur l\u2019actualité parce que ça meurt vite.Je veux faire de la critique sociale.J\u2019aime ça quand c\u2019est plus global.Ce qui m\u2019intéresse, c\u2019est comment on interagit entre nous, comment on peut être stupide entre nous aussi.C\u2019est moins le sujet d\u2019actualité qui m\u2019intéresse que notre manière de réagir au sujet de cette actualité.J\u2019essaie de voir le portrait global plutôt que le spécifique.Tu écris seul ?Oui, je suis le seul auteur de mes textes.Pas que ce n\u2019était pas le cas avant, mais on sent clairement que ton humour prend une tournure plus engagée politiquement.Quelque chose justifie ce parcours ?Il y a toujours eu ça, mais c\u2019est sûr qu\u2019il y a beaucoup une question de confiance en soi et de confiance du public.Au début, quand tu fais de l\u2019humour, c\u2019est quand même assez stressant.Tu veux juste des rires, de l\u2019amour du public, alors tu es moins porté à prendre des risques.Maintenant que ça fait presque 15 ans que je fais ça, j\u2019ai plus confiance en moi et en mes opinions, je sais plus comment réagir aux réactions des gens quand ils ne sont pas d\u2019accord ou qu\u2019ils sont mal à l\u2019aise.Je ne panique pas comme à mes débuts.Mais j\u2019ai toujours eu ça en moi, ce désir de partager mon point de vue.On s\u2019entend, ça reste de l\u2019humour et du stand-up, je ne change pas le monde avec ça, mais ce spectacle est définitivement plus proche de qui je suis que ce que je faisais avant.Si tu devais n\u2019en nommer qu\u2019un, qui serait ton influence principale en humour ?Je dirais que ça serait Bill Hicks, mais peut-être aussi George Carlin (bon ça fait deux).J\u2019ai toujours été un fan d\u2019humour, j\u2019écoutais à peu près de tout, mais ce sont les deux premiers humoristes qui m\u2019ont fait dire « OK, ça peut être aussi ça l\u2019humour ! » Ce sont eux qui m\u2019ont fait réaliser qu\u2019on n\u2019était pas obligé de rester dans les trucs légers, la bonne humeur, mais qu\u2019on pouvait également passer des opinions et des propos un peu plus révoltés.Que ça pouvait être plus « rentre dedans ».Si tu étais premier ministre du Québec et que tu pouvais voter une seule loi qui aurait effet demain matin, ça serait quoi ?Moi, si je ne pouvais voter qu\u2019une seule loi, je redonnerais la démocratie au peuple.Je me destituerais, je démissionnerais, car je ne crois pas en ce système, en la fonction de premier ministre et je crois que c\u2019est la seule façon de redonner le vrai pouvoir au peuple.On sait que tu es maintenant père d\u2019un enfant.Comment ça va ?Qu\u2019est-ce que ça change dans ta vie, ta carrière, tes tournées ?C\u2019est sûr que ça change une vie et un horaire.Il faut que je m\u2019arrange toujours avec ma blonde, car les spectacles sont de soir et c\u2019est une autre dynamique.Sauf qu\u2019au niveau humain, ça change positivement.Moi j\u2019ai un humour assez cynique, et je le suis dans la vie, mais c\u2019est dur de le rester devant un petit bout qui s\u2019émerveille sur tout et qui découvre la beauté de la vie.Dans la vie de tous les jours, ça m\u2019a adouci, mais pas vraiment sur scène où je suis assez acide.Je dirais que c\u2019est surtout au niveau sommeil et horaire de vie que c\u2019est plus compliqué, sinon ça va.GUILLAUME WAGNER AU THÉÂTRE OUTREMONT - 2019 PHOTO COURTOISIE Tu as été mêlé à une controverse avec Martin Matte.Penses-tu que les humoristes ou les artistes en général devraient s\u2019abstenir de faire de la publicité ou de s\u2019associer à une compagnie ?C\u2019est un choix personnel, mais je voulais quand même sensibiliser les gens à ça.On dirait que quand tu es une vedette, tu as le droit de tout faire.Ce n\u2019est pas juste Martin, je ne veux pas viser qu\u2019une seule personne, car il y a beaucoup d\u2019artistes qui font de la pub pour des compagnies qui sont absolument épouvantables.Quand tu fouilles un peu, tu découvres que ce sont des compagnies qui nourrissent les paradis fiscaux, qui emploient des enfants au Bangladesh, etc.Les gens admirent les artistes, alors je crois qu\u2019on a une responsabilité de ne pas les amener à consommer des trucs épouvantables.Faire de la pub pour des compagnies qui sont plus locales, bios ou éthiques, je n\u2019ai pas de problème avec ça, mais il faut quand même vérifier ce qu\u2019on fait.Sauf qu\u2019en ce moment je trouve qu\u2019il y a un free-for-all dans le buffet du capitalisme qui m\u2019agace royalement.Comme tu t\u2019en doutes, à L\u2019Itinéraire, on est particulièrement sensibles aux enjeux de pauvreté et d\u2019itinérance.À la fin de ton spectacle, il y a d\u2019ailleurs une anecdote au sujet des gens qui quêtent de l\u2019argent dans la rue.Qu\u2019est-ce que les personnalités comme toi peuvent apporter à ces enjeux sociaux importants ?Dans la fin de mon spectacle, il y a une partie à ce sujet où je me mets moi-même au banc des accusés et où j\u2019essaie de sensibiliser les gens à cette réalité.On se demande ce que les gens vont vraiment faire avec l\u2019argent, mais en même temps, on est tous des êtres humains et on peut tous prendre de mauvaises décisions qui vont aggraver notre situation.Je crois qu\u2019alors, on aimerait tous se faire aider un peu.Je crois que c\u2019est la petite pierre que je peux mettre à l\u2019édifice, et c\u2019est pour ça que j\u2019ai placé ce segment dans mon spectacle.« Les gens admirent les artistes, alors je crois qu\u2019on a une responsabilité de ne pas les amener à consommer des trucs épouvantables.Faire de la pub pour des compagnies qui sont plus locales, bios ou éthiques, je n\u2019ai pas de problème avec ça, mais il faut quand même vérifier ce qu\u2019on fait.» 41 itineraire.ca 1er juillet 2019 P eT Xa = ¥ pl] Le \u2014 \u2014 EY \u2014_ ==\" i Pres damn] \u2018 ont ole | rd Saavid Ars Aaa Toe fig Le \\ nv \\ {A Ru \u2014 = \u2014_\u2014\"\" Lise rh -w = biti rt ca nlqu\u2019erfce Tia rare K Ie surf unt i J nues fra ee je ie + ei 7 prux \u20ac ta ALL Stade An ce Ast Rvs pF Facile è-e- vill I of gis \u201cEEEEERT WY 15 des V \\ Cort ads i, af SY seule fr nt = 777\u201d -mm_ ee A ls ! TW me Furesnd dES qu'ils ne Vien, FE unm \u201c4 mêtne d'eur Cl Je sed Mia Trip proches 2 bit of FPOET Xs vay de fache ET an ne Taète nel ass » EF AS Fun feu, # = te Eine .= \"N NRG UG, 68 ve ¥ wif ny i TT YS Tue d 3 ètre ta ahF » Jz chic) prey 9¢ / an Pendant presque toute la journée, tu le vois pas, tu l\u2019entends pas.Mais suffit que tu t\u2019installes dans le divan, que tu deviennes confortable en vissant tes fesses dans le plus creux, que la mousse mémoire commence à te faire tout oublier pis que tu fermes les yeux, la bouche un peu ouverte, la salive sur le bord de la lèvre\u2026 Pouf ! Monsieur le chat apparaît.Pis y veut sortir monsieur le chat.Tout de suite.Pis cré moé qu\u2019y va te faire lever de ton divan quand bien même tu te serais cloué dessus, monsieur le chat a plein de trucs pis tout son temps.Il bouge, il miaule, il se frotte, il miaule plus fort, il gratte les rideaux, il miaule comme jamais un chat a miaulé dans l\u2019histoire de l\u2019humanité.Excédé, tu vas lui lancer un « pschiiitt » avec un move de main aussi inutile qu\u2019imprécis pour dire en même temps pis confusément que c\u2019est pas le moment, t\u2019es ben pis sacre-moi donc patience.Là, le chat va arrêter une seconde et quart.Juste faire semblant qu\u2019il comprend.Mais c\u2019est un piège, il joue avec ton espoir comme avec une souris.Il va entamer la phase deux de son plan de sortie.En te regardant droit dans les yeux, il va patiemment et méthodiquement faire tomber tous les bibelots dans la place.Sans arrêter de moduler son maudit miaulement comme autant de vers d\u2019oreilles qui vont tortiller les tits de tes tympans : lève-toé, lève-TOÉ, LÈVE-TOÉÉÉÉÉÉÉ !!! Ça prend le temps que ça prend, mais à un moment donné, tu te lèves, péniblement, inévitablement.Le chat gagne tout le temps.Mais pour pas lui montrer que t\u2019as complètement perdu, tu lâches un gros soupir en poussant pour t\u2019arracher à la gravité du divan pis t\u2019envoies un sacre ou deux en direction du félin en allant vers la porte.Là, tu regardes le chat qui regarde déjà dehors.Tu ouvres la porte juste assez lentement pour que ça le fasse un peu chier ou pour avoir un remerciement, un pourboire sonore, quelque chose.Pantoute.T\u2019as l\u2019impression de quêter à des gens qui se donnent l\u2019air d\u2019être pressés d\u2019aller travailler, mais qui veulent surtout t\u2019ignorer.À peine un petit « prouh » rapide en sautant dehors, ben rushé d\u2019avoir l\u2019air de faire de quoi.T\u2019as juste l\u2019image de son trou de pet qui s\u2019éloigne de toi le plus vite possible.Tu refermes la porte, maugréant sur le chemin du retour jusqu\u2019au divan dans lequel tu retombes lourdement laissant s\u2019échapper un soupir en forme de sourire.Là, t\u2019es ben.Tu peux relaxer.Un peu.Jusqu\u2019à ce que t\u2019entendes le « grat-grat-meow » dans \u2019porte signifiant que monsieur le chat est prêt à rentrer chez lui.Oui.C\u2019est toi qui es chez lui.Tu repenses à cette fameuse joke qui décrit tellement bien le feeling des félins face aux humains : « Le chien se dit : l\u2019homme me nourrit, il est mon Dieu ! Alors que le chat se dit : l\u2019homme me nourrit, JE suis son Dieu ! » Maudit chat, que tu te dis.Avec un petit sourire pareil parce que tu trouves ça hot.Pis là, tu regardes l\u2019heure pis tu commences à t\u2019inquiéter.Bon.Quossé qu\u2019y fait ?Pourquoi je l\u2019entends pas gratter ?Yé tu allé dans la rue ?Y s\u2019est-tu battu ?Perdu ?Tout d\u2019un coup : « grat-grat-meow ».Comme toués fois, le revoilà.Pas un mot sur sa game, il entre sans te regarder pis s\u2019en va se mettre la face directe dans le plat de bouffe avec son derrière qui te fait un clin d\u2019œil.Petite tristesse quand tu reviens sur le divan.« Ce chat, quel ingrat ! Il se sert de moi ! Pis moi ?Y as-tu quelqu\u2019un qui le remplit mon bol de bouffe ou qui me flatte dans le sens du poil quand je file pas ?Qui pense à moi quand je suis dehors, qui regarde par la fenêtre un peu inquiet ?Y as-tu quelqu\u2019un qui pense à moi des fois\u2026 » Pis là.Drette quand la déprime revient twister ta tête, que l\u2019anxiété te mord l\u2019âme, juste comme l\u2019angoisse vient pour te prendre à la gorge\u2026 prouh ! Sans raison ni explications monsieur le chat est sur toi.Les yeux mi-clos, il fait un peu de pain sur ton ventre, approche sa tête de la tienne, se couche sur toi et ronronne.Et là, à ce moment précis, libéré de toute gravité, plus ne rien ne pouvant t\u2019atteindre, tu es heureux.Tu es bien.Tu es la personne la plus importante au monde.Tu es un chat.43 itineraire.ca 1er juillet 2019 Zoothérapie PAR CHRISTIAN VANASSE AUTEUR-HUMORISTE Solutions dans le prochain numéro xxxxxxx xxxxxx xxxxxx Sac Palpe Relatif à la racine Perça Ici Sentirais Brutalité Détonerais Cinglé Fixas un prix Attachera Rigolé Traînait Bisons Adjectif démonstratif Conjonction Lettre grecque Met de niveau Palmier Arbre Rongeur Enregistré Surplus Barre d\u2019acier Emplacements Opiniâtre Résidus sirupeux Courroux Enzyme Sac Palpe Relatif à la racine Perça Ici Sentirais Brutalité Détonerais Cinglé Fixas un prix Attachera Rigolé Traînait Bisons Adjectif démonstratif Conjonction Lettre grecque Met de niveau Palmier Arbre Rongeur Enregistré Surplus Barre d\u2019acier Emplacements Opiniâtre Résidus sirupeux Courroux Enzyme Réponses du 1 Juillet 2019 Mettre à x 9,75 y 0,75 Mettre à x 7,5708 y 4 P F P B S A E R U E S I R E S C E A R I L R A T R A B E N I E M L A S S E S D U R I A T A L C E A R E R I R A E C A F D A E T A T A R F I A S E F R O I C T E G E N E T I C I E N N E A N E M O N E N O N T E T A N I S A T I O N E T I T S E R E S C E L L I E Z U T A I T R A R E T E S U S E R L A L A L A C E S A R I S E R T A E L T E S S E N E S S E V E R E S R A S E Réponses du 1ER JUIL 2019 horizontalement 1.Biologiste.2.Actinie.- Refus 3.Production de contractures.4.Titane.- Travailleur social.- Erbium.5.Cachetiez.- Do.6.Qu\u2019il possède.- Trésors.7.Émousser.- Interjection qui évoque le fredonnement.8.Inciser une femme pour extraire un enfant de son utérus.- Tantale.9.Article étranger.- À toi.- Arbrisseaux.10.Impitoyables.- Frôle.verticalement 1.Marmitons.2.Aire de vent.- Taillé.3.Précisions.4.Vernis.- Loupe.5.Degré.- Lawrencium.- Métro.6.Formate.7.Arrêteras.8.Fervents.9.Greffe.- Peser.10.Obscur.- Le en espagnol.- Interjection puérile.11.Aire de vent.- Élimâtes.12.Clair.- Enzyme.xxxxxxx xxxxxx xxxxxx Mettaient bas Traînaient À nous Spécialistes du mouvement des projectiles Dieu du foyer Sera attaqué par des larves (se) Cliché Demi-cercles de dressage Voudra Léger Dune Obscurité Suinte Existerai Dévêtu Ouille Traité Dans Libertaires Cantique Rude Qu\u2019ils possèdent Flasque Amidonna Essaie Or Champion Décoreras Exuvies Mettaient bas Traînaient À nous Spécialistes du mouvement des projectiles Dieu du foyer Sera attaqué par des larves (se) Cliché Demi-cercles de dressage Voudra Léger Dune Obscurité Suinte Existerai Dévêtu Ouille Traité Dans Libertaires Cantique Rude Qu\u2019ils possèdent Flasque Amidonna Essaie Or Champion Décoreras Exuvies Réponses du 15 JUIN 2019 Mettre à x 9,75 y 0,75 Mettre à x 7,5708 y 4 C B M V U M E S S U E O R N R E A S M E P E A S O A I N E T S A C A H N T N U I T E N O M N T A I E C S R E A I E D S I E R R A V O L T A I L A B N A I L T E SUDOKU http://www.lesudokugratuit.com Sudoku niveau : Sudoku Débutant Grille numéro : 67454 7 9 3 1 5 4 1 8 7 3 2 3 8 7 6 5 6 4 3 1 7 6 2 4 8 5 8 9 2 6 4 3 4 7 7 8 4 6 9 2 5 3 1 3 2 9 5 1 4 7 6 8 5 6 1 8 7 3 9 2 4 2 1 3 9 8 5 4 7 6 9 5 6 4 3 7 8 1 2 4 7 8 1 2 6 3 9 5 6 3 2 7 4 8 1 5 9 8 9 7 2 5 1 6 4 3 1 4 5 3 6 9 2 8 7 Grille Sudoku Débutant à imprimer du dimanche 16 septembre 2018 06:00:01 1 / 1 15 juin 2019 publicité DÉTENTE Pouvez-vous trouver les sept différences dans cette photo de notre photographe bénévole Mario Alberto Reyes Zamora ?Bonne chance ! SUDOKU http://www.lesudokugratuit.com Sudoku niveau : Sudoku Facile Grille numéro : 67246 2 1 9 5 3 8 3 2 1 7 5 7 1 6 9 2 6 5 8 2 9 1 7 6 9 2 5 3 4 8 9 4 8 5 2 4 2 1 6 7 9 5 3 8 4 3 9 4 2 8 6 1 5 7 8 5 7 3 1 4 6 9 2 7 6 5 8 2 9 4 1 3 1 2 9 5 4 3 7 6 8 4 8 3 1 6 7 9 2 5 6 3 1 4 5 8 2 7 9 9 4 8 6 7 2 5 3 1 5 7 2 9 3 1 8 4 6 Grille Sudoku Facile à imprimer du mercredi 05 septembre 2018 12:00:01 1 / 1 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3. MODE DE PAIEMENT Chèque au nom du Groupe communautaire L\u2019Itinéraire Visa MasterCard Code de vérification de la carte (CVC) : l___l___l___l No de la carte  : l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l Expiration / (Mois) (Année) Signature du titulaire de la carte IDENTIFICATION Mme M.Nom : Prénom : Adresse : Ville : Code postal : _ _l_ _l_ _ - _ _l_ _l_ _ Courriel : Téléphone : ( ) Postez votre coupon-réponse au Groupe communautaire L\u2019Itinéraire 2103, rue Sainte-Catherine Est, 3e étage, Montréal (Québec) H2K 2H9 No de charité de l\u2019organisme : 13648 4219 RR0001 1 Pour respecter l\u2019écologie et réduire ses frais postaux, L\u2019Itinéraire envoie le reçu d\u2019impôt une seule fois par année, au début de janvier suivant le don.Vous pouvez faire un don directement en ligne sur notre site itineraire.ca 514 597-0238, poste 228 \u2022 luc.desjardins@itineraire.ca Pour rejoindre notre service aux donateurs : = DONS + CARTES-REPAS TOTAL DE MA CONTRIBUTION : $1 JE VEUX M\u2019ABONNER AU MAGAZINE : Je m\u2019abonne pour une période de : 12 mois, 24 numéros (125 $ avec taxes) 6 mois, 12 numéros (65 $ avec taxes) Nom ou No de camelot (s\u2019il y a lieu) : JE FAIS UN DON DE : 40 $ 50 $ 75 $ 100 $ ou $1 JE VEUX ACHETER DES CARTES-REPAS : J\u2019offre cartes-repas à 6 $ chacune = $1 Vous voulez les distribuer vous-même ?Cochez ici : publicité Bal > 4.» HALYALY [ Me; 2 Se = \u2018ee -»¥ vr Eee a 7 S x 01 i i rt o$ oA 3 EMPLITAVOTREsTASSE OUYQUE*VOUS'SOYEZ A or Partout au Québec, on livre gratuitement, i of \\\u2026.- hd oy _ y | f - +4 >> uit gel Nan - - ow Atail> ANS \"ze \u201c | NL ~ £.- 1 nw» \u2014 \u2014== Es Whos l) - - aaa \u2014> = a - \u2014\u2014\u2014 = \u2014_ _\u2014 \u2014\u2014\u2014 = O7 \u2014 \u2014 Twa ST | 07 - À Ay - Tem ay _ = Se el =n mm =.2 = mle ar am == = \u2014 x or a TS A tn ay a.EE = wa -\u2014 _ \u2014\u2014 \u2014_ » Xa afl - = a eli, E >= ni = Ba LF FY He wma -\u2014 a ee \u2014 ar ia se - A meme Amen a - \u2014 LL, rm -_ = ~~ 2 \u2014 ; \u2014- - 0m < L \"148, \u2014\u2014p} Fousi wig mpsppioge [dd ppt I EE Teen ee A LT a ï ail Pinot L'art Md EH Id bm ooy wp td fle rile de mgr.NR A) FE RÉ hpi bn p\u2014 Fry wl de CAFE TORREFIE A MONTREAL 514 321-4121 1 800 361-4121 FLO Fie.\u20ac 0 BROSSARD\"™ am *La livraison gratuite s'applique pour les commandes de 10 livres de café et plus."]
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