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Titre :
L'itinéraire
Depuis 1992, L'Itinéraire fait découvrir aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. [...]
L'Itinéraire est un mensuel montréalais dont la publication a débuté au printemps 1992. Le magazine est une initiative du Groupe communautaire L'Itinéraire, organisme basé dans le quartier Centre-Sud à Montréal. Il est vendu dans les rues et dans le métro de Montréal par des camelots. La création de L'Itinéraire visait à offrir une publication aux personnes seules et itinérantes dans laquelle elles pourraient partager avec la population les problématiques de l'itinérance et proposer des pistes de solution. L'Itinéraire permet aux participants l'apprentissage d'un travail rémunéré. Une participation active brise l'isolement. Elle favorise la revalorisation et la réalisation de soi, une reprise personnelle et une culture de l'autonomie. L'Itinéraire transmet aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. Ainsi, l'accès au logement, la réinsertion sociale, le travail du sexe, l'alcoolisme et la toxicomanie, la formation aux adultes, les droits de la personne, les sujets politiques de l'heure, les arts et la culture populaire, sont des sujets traités dans le magazine. On trouve régulièrement une personnalité connue en page couverture de L'Itinéraire, à laquelle est jumelé un article prenant souvent la forme d'une entrevue. Des collaborations spéciales de journalistes pigistes professionnels trouvent leur place chaque mois dans L'Itinéraire. Le magazine offre aussi une tribune à ses camelots, dont quelques-uns sont maintenant des figures connues des Montréalais. THIVIERGE, François, « Intervention de groupe auprès de la population itinérante de Montréal », Service social, vol. 43, no 2, 1994, p. 147-157.
Éditeur :
  • [Montréal] :Groupe communautaire l'itinéraire,1992-
Contenu spécifique :
jeudi 1 août 2019
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
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Références

L'itinéraire, 2019, Collections de BAnQ.

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[" Page 21 En quête de visibilité Cultures autochtones Page 36 Exposition Page 14 Volume XXVI, n?15 Montréal, 1er août 2019 Transport gratuit du 21 juin (16 h) au 27 août pour les 6 à 11 ans* stm.info/sortiesenfamille * CERTAINES CONDITIONS S\u2019APPLIQUENT F rancine est née à Montréal.Durant sa jeunesse, les étés chez sa grand-mère, à Saint-Calixte, lui apportent joie et sérénité.C\u2019est aussi une enfant qui réussit très bien à l\u2019école.Après ses études, elle décide de partir enseigner en Ontario ainsi que dans le nord du Québec, à Chapais, Fort Rupert, Eastmain, Chisasibi, Puvirnituq\u2026 « Les Autochtones m\u2019ont rendu la joie de vivre et ça m\u2019est resté.» Elle se fait des amies avec qui elle passe du bon temps.« C\u2019était la fête.» Cette aventure formidable a duré six ans et elle garde de ces années une grande nostalgie.Elle revient à Montréal pour vivre son grand amour et donne alors naissance à sa fille Catherine.Le divorce arrive peu de temps après et provoque chez elle un fort sentiment d\u2019insécurité qui l\u2019amène vers la dépression.« J\u2019ai entendu des voix\u2026 c\u2019était le jour de mon anniversaire.» Elle doit donc cesser l\u2019enseignement pour s\u2019occuper de sa fille et prendre soin d\u2019elle-même.Elle parvient à calmer les voix avec très peu de médication et son médecin qualifie son rétablissement de « victoire de la psychiatrie ».Lorsque sa fille a six ans, elle tente un retour au travail en bureautique dans la fonction publique municipale.Des coupures budgétaires l\u2019obligent à quitter son emploi.« De toute façon, ce n\u2019était pas mon bag.» C\u2019est là qu\u2019elle se retrouve sans domicile fixe, sous curatelle.« J\u2019étais dehors, mais j\u2019ai fini par m\u2019en sortir.C\u2019était comme un miracle.» Francine a une grande foi en Dieu, c\u2019est ce qui l\u2019aide à passer au travers mais c\u2019est aussi grâce à l\u2019intervention de sa fille, qui vit maintenant avec elle.« Ma fille qui a toujours cru en moi.» C\u2019est elle qui l\u2019encourage à aller travailler à la Maison des Amis, dans la friperie.« Là j\u2019ai retrouvé la joie et le bonheur entourée de gens bienveillants, positifs et encourageants ».À 65 ans, elle quitte la Maison des Amis.Pour boucler son budget, elle joint l\u2019équipe de camelots de L\u2019Itinéraire.La vente n\u2019est cependant pas sa force.« Avec L\u2019Itinéraire je prends confiance en moi.C\u2019est une forme de thérapie positive où tout doit bien aller.» Sa relation avec les gens de L\u2019Itinéraire vient ajouter à son quotidien une raison de plus d\u2019avancer dans la vie.« Tout ce qui compte dans la vie, c\u2019est qu\u2019on garde le cap, qu\u2019on ne soit pas limité par les autres, ou autrement par soi-même.» Par Anita Barsetti ?Bénévole à la rédaction Photo Milton Fernandes L\u2019arrondissement de Ville-Marie reconnaît l\u2019excellent travail de l\u2019équipe du magazine L\u2019Itinéraire.Camelot n° 1393 | Âge 67 ans Point de vente Bordeaux / Mont-Royal Francine Duffy RÉDACTION ET ADMINISTRATION 2103, rue Sainte-Catherine Est Montréal (Qc) H2K 2H9 LE CAFÉ L\u2019ITINÉRAIRE 2101, rue Sainte-Catherine Est Téléphone : 514 597-0238 Télécopieur : 514 597-1544 Site : www.itineraire.ca GESTION DE L\u2019IMPRESSION TVA PUBLICATIONS INC.DIVISION ÉDITIONS SUR MESURE | 514 848-7000 Directeur général ROBERT RENAUD Chef des communications graphiques DIANE GIGNAC Chargée de projets GISÈLE BÉLANGER Imprimeur TRANSCONTINENTAL Québecor est fière de soutenir l\u2019action sociale de L\u2019Itinéraire en contribuant à la production du magazine et en lui procurant des services de télécommunications.ISSN -1481-3572 Numéro de charité : 13648 4219 RR0001 Dépôt légal Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque de l\u2019Assemblée nationale du Québec Nous reconnaissons l\u2019appui financier du gouvernement du Canada.Les opinions exprimées dans cette publication (ou sur ce site Web) ne reflètent pas forcément celles du ministère du Patrimoine canadien.Convention de la poste publication No40910015, No d\u2019enregistrement 10764.Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada, au Groupe communautaire L\u2019Itinéraire 2103, Sainte-Catherine Est Montréal (Québec) H2K 2H9 PARTENAIRES MAJEURS L\u2019Itinéraire EST MEMBRE DE Interaction du quartier Community Council Peter-McGill PRINCIPAUX PARTENAIRES DE PROJETS Nous tenons à remercier le ministère de la Santé et des Services sociaux de même que le entre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-Sud-de-l\u2019Île-de-Montréal pour leur contribution financière permettant ainsi la poursuite de notre mandat.Le journal L\u2019Itinéraire a été créé en 1992 par Pierrette Desrosiers, Denise English, François Thivierge et Michèle Wilson.À cette époque, il était destiné aux gens en difficulté et offert gratuitement dans les services d\u2019aide et les maisons de chambres.Depuis mai 1994, le journal de rue est vendu régulièrement par les camelots.Aujourd\u2019hui le magazine bimensuel est produit par l\u2019équipe de la rédaction et plus de 50 % du contenu est rédigé par les camelots.Le Groupe L\u2019Itinéraire a pour mission de réaliser des projets d\u2019économie sociale et des programmes d\u2019insertion socioprofessionnelle, destinés au mieux-être des personnes vulnérables, soit des hommes et des femmes, jeunes ou âgés, à faible revenu et sans emploi, vivant notamment en situation d\u2019itinérance, d\u2019isolement social, de maladie mentale ou de dépendance.L\u2019organisme propose des services de soutien communautaire et un milieu de vie à quelque 200 personnes afin de favoriser le développement social et l\u2019autonomie fonctionnelle des personnes qui participent à ses programmes.Sans nos partenaires principaux qui contribuent de façon importante à la mission ou nos partenaires de réalisation engagés dans nos programmes, nous ne pourrions aider autant de personnes.L\u2019Itinéraire, ce sont plus de 2000 donateurs individuels et corporatifs qui aident nos camelots à s\u2019en sortir.Merci à tous ! J\u2019avais vu l\u2019annonce de l\u2019exposition permanente: 350 ans de pratiques artistiques au Québec au MNBAQ mais je n\u2019étais pas du tout convaincue qu\u2019elle m\u2019intéressait.Merci Mostapha, grâce à votre bon article (édition du 15 mai 2019, page 36) intéressant, clair, détaillé et enthousiaste vous m\u2019avez convaincue.Je ferai éventuellement un voyage à Québec et je suivrai votre conseil ; je ne résisterai pas !, Francine Forest On aime ça vous lire ! Quand on vous croise dans la rue, vous nous dites souvent que vous aimez votre camelot, que vous avez apprécié tel article, que vous aimez notre magazine.Eh bien, écrivez-nous pour nous le dire ! Cette section vous est réservée tout spécialement.La direction de L\u2019Itinéraire tient à rappeler qu\u2019elle n\u2019est pas responsable des gestes des vendeurs dans la rue.Si ces derniers vous proposent tout autre produit que le journal ou sollicitent des dons, ils ne le font pas pour L\u2019Itinéraire.Si vous avez des commentaires sur les propos tenus par les vendeurs ou sur leur comportement, communiquez sans hésiter avec Charles-Éric Lavery, chef du développement social par courriel à : c.e.lavery@itineraire.ca 514 597-0238 poste 222 NDLR Nous nous réservons le droit de corriger et de raccourcir les textes ÉCRIVEZ-NOUS ! courrier@itineraire.ca Des lettres courtes et signées, svp ! Prix de vente 1,50 $ l\u2019achètent camelots Les 1,50 $ paie l\u2019impression + coûts de production Mots de lecteurs LUC DESJARDINS Directeur général et éditeur RÉDACTION JOSÉE PANET-RAYMOND Éditrice adjointe et rédactrice en chef ALEXANDRA GUELLIL Journaliste, responsable société LAURENT SOUMIS Journaliste accompagnateur JASON PARÉ Responsable de la formation des participants MILTON FERNANDES Création visuelle ALEXANDRE DUGUAY Gestionnaire de communauté IANIK MARCIL Collaborateur JUAN CARLOS JIMENEZ Webmestre bénévole CHRISTINE BARBEAU, ANITA BARSETTI, MARIE BRION, IMÈNE HAMCHICHE, MADELEINE LAROCHE, ÉLIE MADOYAN, HÉLÈNE MAI,DANIELA ARANIBAR, SANDRINE BINKIE Bénévoles à la rédaction PAUL ARSENAULT, LUCIE LAPORTE, LAURE-ARIANNE PAYER, CAROLINE RODGERS Bénévoles à la révision Photo de la une MATHIEU VACHON (TV5) ADMINISTRATION SYLVANA LLANOS Responsable de la comptabilité MARCELA CHAVES Adjointe comptable \u2013 Commis au dépot NANCY TRÉPANIER Adjointe administrative PASCALE PLANET Développement philanthropique \u2013 Médias sociaux DÉVELOPPEMENT SOCIAL CHARLES-ÉRIC LAVERY Chef du développement social ISABELLE LACHARITÉ Intervenante psychosociale PIERRE TOUGAS Responsable du Café DOMINIC GUIMOND Chargé de projet \u2013 Distribution MÉLODIE GRENIER Chargée de projet volet autochtone NAHKA BERTRAND Coordonnatrice du Café de la Maison ronde ELLA MARTINDALE Coordonnatrice adjointe du Café de la Maison ronde CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION Présidente JESSICA MAJOR - Davies Ward Phillips & Vineberg S.E.N.C.R.L./ s.r.Trésorier GRÉGOIRE PILON - Ernst & Young S.E.N.C.R.L./ s.r.l Vice-président JEAN-PAUL LEBEL - Camelot de L\u2019Itinéraire Secrétaire FRANCK BÉZIAUD - Banque Nationale Administrateurs YVES LEVASSEUR - Levasseur Warren Coaching Inc.SOPHIE RONDEAU - Avocate et doctorante en droit ALEXANDRE VERDUN - Camelot de L\u2019Itinéraire JEAN-CLAUDE NAULT - Camelot de L\u2019Itinéraire YVON MASSICOTTE - Camelot de L\u2019Itinéraire VENTES PUBLICITAIRES 514 597-0238 poste 234 publicite@itineraire.ca C\u2019est toujours une bonne idée de diversifier ses sources d\u2019information.Ne se fier qu\u2019à un seul média pour s\u2019alimenter en nouvelles, c\u2019est un peu comme manger la même chose tous les jours.Ça devient prévisible et ça manque de piquant.C\u2019est pourquoi il faut plus de variété dans son assiette.À L\u2019Itinéraire, on fait précisément ça depuis 25 ans.On offre un point de vue que nul autre média n\u2019est en mesure de donner, celui des gens proches de la rue.Vraiment au ras des pâquerettes.On donne une voix à ceux et celles qui n\u2019en ont habituellement pas.Des gens, qui, trop souvent, sont laissés-pour-compte par la société.Bien sûr, les médias plus mainstream vont interviewer des gens de la rue ou des personnes marginalisées dans le cadre de reportages sur des sujets qui les concernent.Ça ne date pas d\u2019hier.Mais leurs voix, et les questions qui les préoccupent, comme les inégalités sociales, l\u2019aide sociale, l\u2019accès au logement et la pauvreté se retrouvent trop souvent au bas du line-up des nouvelles du jour.Mais il faut reconnaître que les choses changent un peu.On assiste effectivement à une plus grande diversification des voix.Prenez par exemple La Presse qui offre un espace aux camelots de L\u2019Itinéraire dans la section Débats tous les mois.Il s\u2019agit d\u2019un bon coup de pouce pour multiplier les points de vue et pour ouvrir davantage le dialogue avec le grand public.La réponse des lecteurs de La Presse aux écrits de nos camelots est d\u2019ailleurs très favorable.Les voix autochtones Depuis quelques années, nous avons ajouté à notre calendrier éditorial annuel une édition qui porte largement sur les communautés autochtones.C\u2019est le cas du présent numéro où l\u2019on consacre un reportage à Samian, l\u2019artiste algonquin multidisciplinaire bien connu des Québécois.Un autre dossier porte sur la représentativité des Autochtones dans les médias en général.Là encore, on observe une augmentation de leur présence dans les médias, et ce, pas uniquement pour parler de problèmes ou de drames.Il émerge de plus en plus d\u2019artistes, d\u2019élues, de leaders de communautés, de professionnels, d\u2019académiciens, d\u2019historiens qui remettent les pendules à l\u2019heure et qui donnent des points de vue plus collés sur leur réalité.Au Québec, on n\u2019a qu\u2019à penser, entre autres, au chirurgien Stanley Vollant, à la poète et comédienne Natasha Kanapé Fontaine, tous deux Innus, Elisapie Isaac (Inuit), les politiciennes Michèle Audette (Innu), Marie-Josée Parent (Mi\u2019kmaq) et Romeo Saganash (Cri).Et c\u2019est sans oublier les Carey Price (Nuxalk-Dakelh), Jody Wilson-Raybould (Kwak\u2019wala) et autres personnalités autochtones qui sont la fierté de leurs communautés.Bien que tout ce beau monde soit des exemples pour leurs nations et d\u2019excellents porte-paroles, leurs rôles ne se limitent pas qu\u2019à ça.On les reconnaît ou on devrait les reconnaître davantage pour leur expertise et leur crédibilité dans leurs champs d\u2019action.Je veux également citer en exemple le site Espaces autochtones de Radio-Canada, entièrement dédié aux Premières Nations et la chaîne APTN comme de très bonnes sources d\u2019information.Ici, à L\u2019Itinéraire, nous souhaitons ainsi compter sur les voix autochtones pour nous informer, nous divertir et nous instruire.Mais surtout pour qu\u2019elles prennent leur juste place au sein des médias.1er août 2019 Volume XXVI, no 15 Josée Panet-Raymond Ma 100e édition ! Éditrice adjointe et rédactrice en chef 3 3 Zoom sur Francine 9 Cécile Crevier 9 France Lapointe 9 Gilles Bélanger 26 Denis Bourgeois 26 Sylvie Houle 26 Sylvain Pépin-Girard 32 Mots de camelots 22 camelots ont participé à cette édition 36 8  Rond-point international 10  Questions d\u2019actualité Pour éviter la judiciarisation 3 questions à Sonia LeBel Laurent Soumis 13 ?Dans mes souvenirs Le temps des moissons Saïd Farkouh 24  Dans la tête des camelots Quelle est ta région préférée du Québec ?27 ?Chronique Le « rituel Claudia » Cindy Rose 27 ?Société L\u2019itinérance vue de Val-d\u2019Or Alexandra Guellil 32  Suivez le camelot guide ! nouveau Adelaide, Australie 34  Espace sciences Yves Grégoire 36  Exposition Zïlon - Artiste urbain authentiquement punk ! Mathieu Thériault 42  Bande déssinée Siou 43  C\u2019t\u2019encore drôle Moque-ries Gilles Leblanc 44 ?Détente 1er août 2019 Volume XXVI, no 15 Samian Le messager Sur scène, Samian rappe en français et en algonquin, la langue de sa grand-mère et de son arrière-grand- mère.Les mots sont précieux pour lui, autant que le sont les quatre plumes d\u2019aigle qu\u2019il a reçues de ses aînés.Cet héritage lui confère une responsabilité d\u2019action et de transmission culturelle.Par son hip- hop, il offre à son public ses maux qui sont parfois si libérateurs qu\u2019ils inspirent les livres d\u2019histoire et les tatouages.À l\u2019occasion de la 29ème édition du Festival Présence autochtone de Montréal, nous nous questionnons sur la représentativité des cultures autochtones, et plus globalement de la diversité culturelle.Un an après la controverse entourant les spectacles SL?V et Kanata, où en sommes-nous ?À la une par Alexandra Guellil 14 ÉTATS-UNIS La santé mentale de l\u2019athlète moins tabou ?Les athlètes qui ont des problèmes de santé mentale dans le sport sont encore trop stigmatisés, si bien que beaucoup refusent d\u2019en parler publiquement.Pourtant, ils ne sont pas à l\u2019abri.Kevin Love (sur la photo) évolue en tant qu\u2019ailier et pivot avec les Cavaliers de Cleveland.Après quelques années dans la NBA, il a eu des problèmes de dépression et d\u2019anxiété et a brisé le silence.Et, il n\u2019est pas le seul.Plusieurs experts confirment que les athlètes professionnels sont particulièrement susceptibles de connaitre un problème de santé mentale, notamment en raison du perfectionnisme qui peut être pénible à vivre lorsque les résultats ne correspondent pas aux attentes.D\u2019autres professionnels pensent au contraire que les mentalités dans le sport ont évolué et qu\u2019il est plus facile d\u2019aborder la psychologie du sport et de sensibiliser le public à l\u2019existence de telles problématiques.Récemment, le nageur Michael Phelps twittait d\u2019ailleurs « qu\u2019obtenir de l\u2019aide était un signe de force et pas de faiblesse ».(The Conversation / INSP) Traduction Alexandra Guellil ALLEMAGNE Changements climatiques et contradictions Simon Jäggi, journaliste allemand, s\u2019est étonné des réactions reçues lorsqu\u2019il a manifesté son envie d\u2019écrire un texte sur les changements climatiques.C\u2019est que le sujet serait perçu comme trop compliqué pour certains et trop accusateur pour d\u2019autres.Selon ses dires, nous aurions une surcharge d\u2019informations liées aux changements climatiques, ce qui nous protègerait émotionnellement, si bien que nous nous ne rendons pas forcément compte des prouesses encore à faire dans le domaine pour réellement changer la situation.En rencontrant d\u2019autres militants, il s\u2019est rendu compte que parler des changements climatiques est loin d\u2019être suffisant.Pour le journaliste, même si nous sommes probablement confrontés à la plus grande catastrophe environnementale de l\u2019histoire de l\u2019humanité, le silence des dernières années sur ce sujet est signe que nous sommes en contradiction.En d\u2019autres termes : si nous voulons vraiment changer les choses, nous ne pouvons passer sous silence notre rôle dans ces changements parfois drastiques et devons radicalement changer nos modes de consommation.(Surprise / INSP) ROND-POINT INTERNATIONAL P H O T O B O B B L O G / U N S P L A S H P H O T O C L E V E L A N D C A V A L I E R S L\u2019Itinéraire est membre du International Network of Street Papers (Réseau International des journaux de rue).Le réseau apporte son soutien à près de 100 journaux de rue dans 35 pays sur six continents.Plus de 250 000 sans-abri ont vu leur vie changer grâce à la vente de journaux de rue.Le contenu de ces pages nous a été relayé par nos collègues à travers le monde.Pour en savoir plus, visitez insp.ngo FRANCE LAPOINTE CAMELOT MONT-ROYAL / MENTANA GILLES BÉLANGER CAMELOT JEANNE-MANCE / RENÉ-LÉVESQUE CÉCILE CREVIER CAMELOT ÉPICERIE MÉTRO PLUS MARQUIS ET MÉTRO L\u2019ASSOMPTION Abus de pouvoir Je travaille à L\u2019Itinéraire depuis cinq ans.Même si j\u2019ai vécu des difficultés et que j\u2019ai eu des problèmes de consommation d\u2019alcool, je n\u2019ai jamais eu affaire ni à la justice, ni à la police.Je n\u2019ai pas de casier judiciaire.Je ne prends pas de drogues et je ne participe à aucune activité illicite.Je considère que je suis une bonne citoyenne.Même si je vends L\u2019Itinéraire, il me manque parfois de l\u2019argent pour arrondir mes fins de mois.À l\u2019occasion, je sollicite les passants afin qu\u2019ils me donnent un peu d\u2019argent.En d\u2019autres mots, je quête.Mais pas quand je vends le magazine, parce que c\u2019est interdit.Il y a un mois, alors que je demandais la charité dans le quartier Hochelaga, une policière et un policier se sont avancés vers moi m\u2019accusant de contrevenir à la loi en quêtant sur la voie publique.J\u2019ai tenté de leur expliquer ma situation, mais ils n\u2019ont pas voulu m\u2019écouter et j\u2019ai écopé d\u2019une contravention de 48 $.C\u2019est une amende salée pour moi qui ai à peine de quoi vivre.J\u2019étais en colère parce que j\u2019ai l\u2019impression que les policiers choisissent leurs « victimes ».Il y a plusieurs hommes et femmes qui quêtent à Montréal et certains ne sont jamais inquiétés.Je croyais que ce serait un événement isolé puisque je n\u2019ai jamais eu affaire à la police de ma vie.Mais quelques jours plus tard alors que j\u2019étais à vélo, une voiture du SPVM m\u2019a bloqué le chemin.La policière est sortie du véhicule et elle m\u2019a demandé mon nom, ma date de naissance et mon adresse.J\u2019ai répondu à ses questions pour ne pas avoir de « trouble », mais j\u2019ai le sentiment d\u2019avoir été victime d\u2019abus de pouvoir et de harcèlement.Je reprends ma vie en main grâce à L\u2019Itinéraire.Je voudrais pouvoir vivre dignement dans la paix comme tous les honnêtes citoyens.Je n\u2019ai rien fait de mal, je ne suis pas une criminelle alors j\u2019aimerais que la police de Montréal cesse de m\u2019humilier et de me harceler.Autochtones et inégalités à Montréal Quand j\u2019étais jeune, j\u2019allais à l\u2019école et j\u2019avais une très bonne amie autochtone, la fille de Max Gros-Louis, Diane.Je me souviens d\u2019elle comme si c\u2019était hier.J\u2019adorais aller chez eux.De nos jours, quand je vois des gens autochtones, c\u2019est dans un contexte plus triste.Je les vois aller dans plusieurs stations de métro, comme Place-des-Arts, Mont-Royal ou Berri- UQAM, en situation d\u2019itinérance.Cela me choque; ça ne devrait pas exister.Les Autochtones ont été abusés, depuis des siècles.Depuis ce temps, ils ont été expropriés de leurs territoires, qui ont été exploités pour les intérêts des Blancs.Les inégalités et les abus ont continué longtemps.Aujourd\u2019hui, ces abus ont des conséquences sur les Autochtones qui se retrouvent souvent dans de mauvaises situations d\u2019itinérance, de pauvreté et de violence.Ils sont souvent rejetés à cause de l\u2019intolérance.Il y a beaucoup d\u2019inégalités partout, même dans notre ville et ailleurs en province.Il y a des gens qui naissent dans des conditions moins faciles que d\u2019autres et qui vivent beaucoup d\u2019injustices.Par exemple, il y a le cas des femmes autochtones disparues et assassinées.Ces cas sont souvent mal enquêtés et passent inaperçus.Tout cela ne devrait pas arriver.Les gens devraient être plus informés sur la situation des Autochtones au Canada.Il devrait y avoir plus de lois pour protéger cette population, pour les soutenir et leur donner des ressources adéquates.Si vous vous demandez comment aider, vous pouvez commencer par encourager le Café de la Maison ronde cet été, au métro Atwater au 2330 Rue Sainte-Catherine O., une ressource de L\u2019Itinéraire pour aider les Autochtones à sortir de situations précaires et à retourner sur le marché du travail.Des amours différents Quand j\u2019étais jeune, à l\u2019âge de 18 ans, j\u2019ai déjà eu une copine.Ça a duré environ un an.On a appris à se connaître.Avec les jours on est tombé en amour.On allait au restaurant, au cinéma.Pour conquérir l\u2019autre, il faut un grand cœur, de la reconnaissance et de la présence.C\u2019est aussi une œuvre pour se réaliser et s\u2019accomplir.Ça apporte beaucoup de plaisir, de douceur, et parfois du chagrin.J\u2019ai aussi rencontré d\u2019autres femmes.J\u2019ai eu quelques peines d\u2019amour.Je me suis dit dans mon cœur que je referai ma vie, mais je n\u2019oublierai jamais ces amours.Quand on est inquiet et orgueilleux, c\u2019est le temps de l\u2019itinérance\u2026 Maintenant les gens que je vois tous les jours dans mon travail m\u2019apportent un autre genre d\u2019amour et ça me donne beaucoup d\u2019énergie.Dans chaque personne devant moi, il y a toujours quelque chose qui me laisse de la beauté.Quand les gens vont au travail on jase ensemble.Ils me disent qu\u2019ils aiment ça et ça me fait grand bien.Quand on a parlé une première fois, ils reviennent car ils voient que j\u2019ai une belle personnalité.Chaque personne a des choses différentes et on n\u2019aime pas tous les mêmes personnes, mais on est mieux tous réunis.Pour moi l\u2019amour c\u2019est de voir les gens heureux.J\u2019aime l\u2019humanité et la nature avec respect. cas de remplacer les travaux compensatoires par des mesures alternatives telles que reprendre des études, trouver un logement ou un travail.Ces mesures contribueront à désengorger les rôles et éviter, ultimement, qu\u2019il y ait judiciarisation.Ces mesures s\u2019inspirent-elles de celles initiées en matière pénale par la Cour municipale de Montréal ?Seront-elles en place dans tous les districts judiciaires du Québec ?Des programmes précurseurs existent déjà dans les villes de Québec, de Montréal et de Val-d\u2019Or et s\u2019adressent principalement aux personnes en situation d\u2019itinérance.Ils ont en effet inspiré ces mesures du projet de loi, qui visent à favoriser et à encourager la mise en place de tels programmes à l\u2019échelle du Québec.Nous voulons permettre aux personnes qui participent au programme de reprendre confiance en elles-mêmes et diminuer les possibilités de récidive en considérant le processus de réhabilitation.Si le projet de loi est adopté dès l\u2019automne, quel sera le calendrier de mise en place des mesures ?Nécessiteront-elles du personnel supplémentaire ?À l\u2019heure actuelle, nous ne pouvons pas nous avancer sur un échéancier pour l\u2019adoption du projet de loi.En effet, le projet de loi a été déposé ce printemps.Il appartient à l\u2019Assemblée nationale de convenir de son cheminement législatif.Présentement, plusieurs organismes travaillent déjà pour accompagner la clientèle vulnérable.Il n\u2019est pas prévu d\u2019augmenter les effectifs pour mettre en place ces mesures.Les tribunaux de la province croulent sous les dossiers de personnes précarisées à qui l\u2019on reproche souvent des offenses somme toute mineures.La nouvelle ministre québécoise de la Justice, Sonia LeBel a décidé de s\u2019attaquer à ce problème de judi- ciarisation excessive.Quelques jours avant la fin de la dernière session parlementaire de l\u2019année, elle a déposé le projet de loi 32 « pour améliorer l\u2019efficacité du système de justice pénale ».Selon elle, « les modifications proposées auront des retombées positives pour les citoyens et l\u2019ensemble des intervenants judiciaires ».Avec l\u2019adoption du projet de loi 32, quelles sont les mesures qui seront mises en place pour adapter le système aux personnes en situation précaire (itinérance, santé mentale et toxicomanie) ?En modifiant le code de procédure pénale, le projet de loi introduira des mesures permettant de tenir compte de la situation sociale de certains défendeurs afin de favoriser leur réhabilitation et de leur offrir des alternatives au processus judiciaire.En effet, plusieurs mesures contribueront à la mise en place de programmes pour adapter le système judiciaire aux personnes en situation d\u2019itiné- rance, vivant des problématiques de santé mentale ou de toxicomanie, qui sont souvent surreprésentés dans le système de justice.De cette façon, une personne visée pourrait voir ses accusations retirées à la suite de sa participation à un programme de sensibilisation ou de prévention.Le projet de loi prévoit également des mesures permettant de déterminer certaines infractions pour lesquelles le non-paiement d\u2019amendes n\u2019entraînerait pas l\u2019emprisonnement de la personne.De plus, il serait permis dans certains Pour éviter la judiciarisation P H O T O C O U R T O I S I E questions à Sonia LeBel 3 Ministre québécoise de la Justice LAURENT SOUMIS QUESTIONS D\u2019ACTUALITÉ Les grands philosophes ont souvent posé la grande question du sens de la vie par la négative.Pourquoi nous ne nous suicidons pas, puisque la vie n\u2019a pas de sens ?Albert Camus affirmait, dans le Mythe de Sisyphe, qu\u2019il n\u2019y avait qu\u2019une grande question philosophique et que c\u2019était celle du suicide.Comme la vie n\u2019a pas de sens en elle-même, soutenait-il, c\u2019est à nous de le reconstruire, de l\u2019inventer.Mais dans un monde où nous sommes constamment à la course et épuisés par une multitude de contraintes et de soucis, qui a véritablement le loisir de donner un sens à sa vie ?Qui a la liberté de ne serait-ce que réfléchir adéquatement à la question ?Entre le boulot, le trafic ou les pannes de métro, l\u2019épicerie à faire et les repas à préparer, les devoirs et les activités sportives des enfants, il nous reste généralement peu de temps pour méditer et réfléchir.Sous pression Une récente étude de l\u2019Institut de la statistique du Québec (ISQ) montre qu\u2019une grande partie de la population québécoise est « sous pression en raison du manque de temps ».Cette étude analyse dans le détail l\u2019emploi du temps des familles.Sur les 24 heures que compte une journée, l\u2019ISQ montre que ces personnes ne consacrent que 3 heures 18 minutes en moyenne au « temps libre », c\u2019est-à-dire la socialisation avec les autres, les activités sportives ou culturelles et autres loisirs.Il importe de noter que c\u2019est une moyenne pour une journée typique de semaine.Que fait-on de la vingtaine d\u2019heures qui restent ?Environ la moitié (10 heures 39 minutes) est réservée à ce que l\u2019ISQ nomme le « temps personnel » : alimentation, soins personnels (hygiène) et.sommeil.Une portion importante de la journée, 1h13 en moyenne, est grugée par le transport.Le reste (8 heures 30 minutes) est consacré au « temps productif », c\u2019est-à-dire le travail, bien sûr, mais aussi les tâches domestiques et les soins aux enfants du ménage.On est essoufflé juste à lire les tableaux statistiques de cette étude qui montre, en bout de piste, qu\u2019on est très loin de la « société des loisirs » qu\u2019on nous promettait.Construire le sens Ce n\u2019est évidemment pas une surprise de constater dans l\u2019étude de l\u2019ISQ qu\u2019une grande partie de nos journées est consacrée au travail.Il est toutefois un peu désespérant de voir qu\u2019une grande partie de nos activités y sont également reliées plus ou moins directement, comme le transport.Au final, l\u2019essentiel de notre temps éveillé tourne autour de notre vie professionnelle.On perd sa vie à la gagner, comme on dit.On prétend souvent que les milléniaux valorisent davantage que les autres générations les expériences riches de sens, y compris et surtout dans leur vie professionnelle.Ces généralisations sont à prendre avec des pincettes.Quoiqu\u2019il en soit, je suis persuadé qu\u2019une très vaste proportion d\u2019entre nous, et pas que les milléniaux, souhaite que son boulot soit gratifiant \u2013 ce qui ne veut pas dire que ce soit toujours le cas, bien au contraire.Nous courrons plus souvent qu\u2019autrement après la prochaine échéance, la prochaine journée, la prochaine fin de mois.Camus nous dit, à la fin de son livre, que nous devons imaginer Sisyphe heureux, même s\u2019il est condamné à remonter sans cesse la pierre au sommet de la montagne.Je ne sais pas si Camus a raison, mais je crois que si nous écartons le suicide comme option, ce n\u2019est pas tant parce que nous réussissons à construire un sens à notre vie et à notre travail, mais que nous n\u2019avons tout simplement pas le luxe de le faire.Comme Sisyphe, nous roulons jour après jour notre pierre, celle de notre travail sans trop y réfléchir, sachant qu\u2019elle dévalera la montagne à nouveau, et qu\u2019il faudra la rouler encore en entrant au boulot le lendemain.Nous sommes condamnés à nous bricoler un bonheur à la petite semaine.Donner un sens au travail 11 itineraire.ca 1er août 2019 ÉCONOMISTE INDÉPENDANT Implantés dans une diversité de quartiers, ils offrent pour la plupart du soutien communautaire, soit un volet intervention auprès des locataires.Cette pratique prend des formes variables selon les projets allant de l\u2019accompagnement individuel dans les démarches à l\u2019animation d\u2019activités collectives comme des soupers communautaires ou l\u2019apprentissage du vivre-ensemble entre locataires.Au-delà d\u2019un toit, ces logements constituent de véritables milieux de vie.Chaque projet est unique et chaque unité représente l\u2019assurance d\u2019un toit sécuritaire, de qualité et stable pour la personne qui y vit, lui permettant de se reconstruire, de retrouver confiance en elle et en son entourage.Ces logements continuent de jouer un rôle essentiel tant pour prévenir le passage à la rue que pour permettre à des personnes d\u2019en sortir de façon durable.Pourtant, les groupes qui se lancent dans l\u2019aventure du logement social le savent  : le parcours est semé d\u2019embûches.L\u2019augmentation des coûts de construction, le coût d\u2019achat et de décontamination des terrains et bâtisses et le sous-financement du soutien communautaire représentent des défis majeurs pour le développement de nouveaux projets.Pour que de nouveaux projets s\u2019ajoutent dans la 8e édition du Répertoire Pour que les projets puissent continuer de se développer, Québec doit non seulement financer la construction mais aussi l\u2019intervention dans les projets de logements sociaux.Le gouvernement Legault doit, dès son prochain budget, réinvestir dans le programme AccèsLogis, principal programme de financement du logement social au Québec.Il doit également annoncer de nouveaux fonds pour le soutien communautaire en logement social.Du côté d\u2019Ottawa, les fonds annoncés en itinérance et en logement doivent permettre de soutenir le développement de nouvelles réponses en logement social.À ce titre, Québec et Ottawa négocient actuellement l\u2019entente qui précisera les modalités d\u2019affectation des fonds du programme Vers un chez soi (financement fédéral en itinérance) au Québec.Il est essentiel que cette entente prévoie le financement des immobilisations, soit le développement de réponses en logement social, parmi d\u2019autres réponses en itinérance.Pour consulter le Répertoire ou pour en commander des copies : www.rapsim.org Ce printemps, le Réseau d\u2019aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM) lançait la 7e édition de son Répertoire des ressources en hébergement et en logement social.Cette publication constitue un outil précieux pour les intervenant.e.s communautaires, du réseau de la santé, des centres correctionnels et centres jeunesse.Mais, plus qu\u2019un simple bottin, ce Répertoire témoigne du développement de réponses essentielles pour lutter contre l\u2019itinérance.Hébergement : un développement insuffisant Le Répertoire rassemble les ressources offrant de l\u2019hébergement d\u2019urgence, de court et moyen terme et les projets de logements sociaux avec soutien communautaire destinés aux personnes ayant vécu l\u2019itinérance ou étant à risque de l\u2019être.Depuis la dernière édition de 2016, le volet hébergement d\u2019urgence a connu peu de développement, le nombre d\u2019unités stagnant autour de 800 places.Le volet hébergement de court et moyen terme a connu une légère augmentation pour atteindre près de 1000 places dont plus de 430 réservées aux femmes.Le Répertoire souligne deux éléments importants : la diversité des ressources d\u2019hébergement que ce soit par leur taille, localisation, public cible, approche d\u2019intervention ou durée de séjour.Le maintien de cette diversité de ressources est essentiel pour rejoindre des personnes aux profils et besoins variés.Deuxièmement, l\u2019augmentation du nombre de places n\u2019a pas suivi l\u2019augmentation des besoins.D\u2019où le débordement de plus en plus important observé dans les ressources au cours des dernières années.C\u2019est particulièrement le cas dans les ressources pour femmes qui dénoncent le manque criant de places et l\u2019urgence de développer des réponses supplémentaires.Logement social : un développement à poursuivre Du côté du logement social, le Répertoire montre un développement important de nouveaux projets.Depuis la dernière édition, ce sont ainsi plus de 350 unités qui se sont ajoutées, totalisant plus de 3100 logements destinés aux personnes itinérantes ou à risque de l\u2019être, dont près de 450 unités réservées aux femmes.Le Répertoire témoigne encore une fois de la diversité de réponses en logement social  : du logement transitoire et permanent, des projets rejoignant un public mixte ou plus spécifique (femmes, jeunes ou aîné.e.s, personnes vivant avec le VIH/Sida, etc.).plus qu\u2019un simple répertoire Logement social :  Par Alice Lepetit ?Organisatrice communautaire au RAPSIM Photo Dîners St-Louis CHRONIQUE PAYÉE Le soleil doré se répandait sur les champs de blé dans une région montagneuse située à l\u2019ouest de la Syrie, près de la côte.À la fin d\u2019un été qui était chaud, le vent doux touchait les têtes de blé plantées en escalier sur le flanc de la montagne, et donnait au champ un effet d\u2019une mer qui s\u2019agitait tranquillement par des vagues de plusieurs couleurs.Ce jour-là, la température était douce.Ma mère, mon père et moi, nous nous promenions dans le village où se trouvait notre résidence d\u2019été.Nous prenions la route étroite jusqu\u2019à la montagne qui surplombait la vallée.Là où les maisons du village ont des toits en briques rouges qui s\u2019étendent jusqu\u2019au sommet de la montagne.Après une longue marche, à l\u2019extérieur du village, nous approchions de l\u2019un des champs de blé.Les têtes de blé ployaient sous le poids des grains matures, indiquant que la date de récolte était imminente.Certains villageois étaient même en train de récolter.Séparer les grains et la paille Nous nous sommes assis un peu sur des rochers à l\u2019ombre et nous entendions le murmure des feuilles touchées par le vent dans une tranquillité absolue.Au bout d\u2019un moment, nous avons suivi la route qui mène au village suivant et, à la périphérie de l\u2019autre hameau, nous avons vu des agriculteurs travailler fort sur leurs terres pour ramasser le blé laissé à sécher au soleil.Un paysan se tenait debout sur une épaisse planche de bois, trainée par deux boeufs qui piétinaient la récolte pour écraser le blé et séparer les grains de la paille.Un autre paysan séparait le blé de la paille en utilisant un outil simple : un râteau à main.Il soulevait la récolte avec le râteau, à environ un mètre au-dessus de sa tête.Les grains de blé tombaient directement aux pieds du fermier pendant que le vent poussait la paille plus loin.Réaliser un vieux rêve J\u2019avais alors 12 ans et j\u2019aurais voulu vivre cette expérience unique, celle d\u2019être tiré par les boeufs.J\u2019ai alors dit à mon père de demander au villageois s\u2019il me permettrait de monter avec lui sur la plateforme.Mais mon père n\u2019était pas d\u2019accord.« Le fermier est très occupé avec son travail et ce n\u2019est pas poli de lui demander une chose pareille », m\u2019a-t-il dit.Mais après avoir discuté avec ce paysan, il lui a demandé gentiment si je pouvais m\u2019assoir sur la planche quelques minutes avec lui pour réaliser mon rêve.Il a accepté fièrement et m\u2019a demandé de m\u2019assoir sur la plate- forme pour ne pas tomber.Il m\u2019a expliqué ensuite quoi faire, mais je ne l\u2019écoutais pas vraiment, trop excité par ce jeu merveilleux que je n\u2019avais jamais pratiqué auparavant.Avec le temps, lorsque je suis arrivé à la maturité, j\u2019ai réalisé tous les efforts déployés par les agriculteurs pour fournir le pain dont nous avions besoin pour notre nourriture quotidienne.Il faut cultiver le blé, le récolter, séparer la paille du grain puis le moudre, le pétrir et le faire cuire.Le pain de la vie J\u2019ai aussi compris pourquoi mon père et ma mère ramassaient les miettes dans les restes de table avec respect comme pour une chose sacrée.Comme le pain de la vie, nous ne le jetions jamais dans la poubelle.Nous le donnions aux oiseaux qui fréquentaient notre jardin.La paille aussi était utilisée dans beaucoup de choses importantes comme pour nourrir certains animaux et les garder au chaud.La paille peut aussi être utilisée pour la fabrication du papier et dans l\u2019industrie du meuble.Ainsi tout se crée ; rien ne se perd.Le temps des moissons 13 itineraire.ca 1er août 2019 DANS MES SOUVENIRS PAR SAÏD FARKOUH CAMELOT MÉTRO MONTMORENCY PHOTO MATHIEU VACHON (TV5) L\u2019itinérant est le nom d\u2019une chanson inspirée de ton père qui passé de nombreuses années dans la rue.Tu as confié l\u2019avoir retrouvé et pris sous ton aile jusqu\u2019à son décès.Qu\u2019est-ce que cette expérience a changé en toi ?J\u2019ai réalisé à quel point l\u2019itinérance n\u2019était pas un choix.Quand j\u2019ai retrouvé mon père, je l\u2019ai vu dans un état dans lequel il ne voulait pas que je le retrouve.À travers tout ça, j\u2019ai finalement accepté sa maladie, l\u2019alcoolisme, alors que pendant très longtemps, je n\u2019avais pas envie de la vivre, de la voir et de l\u2019accepter.Avec lui, j\u2019ai voulu en apprendre plus, comprendre et changer ce qui pouvait l\u2019être.J\u2019ai appris tellement de lui et je suis heureux qu\u2019on se soit dit les choses que nous devions nous dire avant qu\u2019il parte.Quand je l\u2019ai vu mourir de son cancer, j\u2019ai décidé que je n\u2019avais pas besoin d\u2019alcool et de drogues dans ma vie.Ces substances sont la cause de sa mort, mais aussi de notre éloignement.C\u2019est aussi avec cette expérience que j\u2019ai appris à côtoyer autrement les itinérants, à prendre le temps de leur dire bonjour, de les écouter.par Alexandra Guellil Il est de ceux qu\u2019on ne présente quasiment plus.Sur scène, Samian rappe en français et en algonquin, la langue de sa grand-mère et de son arrière-grand-mère.Les mots sont précieux pour lui, autant que le sont les quatre plumes d\u2019aigle qu\u2019il a reçues de ses aînés.Cet héritage lui confère une responsabilité d\u2019action et de transmission culturelle.Par son hip-hop, il offre à son public ses maux qui sont parfois si libérateurs qu\u2019ils inspirent les livres d\u2019histoire et les tatouages.Pluridisciplinaire, Samian a aussi fait sa place au cinéma et dans les musées où il expose ses photographies.Discussion avec un messager venu de Pikogan, en Abitibi. Que faudrait-il faire pour enrayer l\u2019itinérance ?Il faudrait d\u2019abord que les personnes touchées soient prêtes à accepter les ressources qui existent et leurs règles : l\u2019heure à laquelle sont servis les repas ou à laquelle elles doivent se présenter à tel ou tel rendez-vous.Puis, quand on est pris dans un problème de consommation, il faut être prêt à faire un pas en avant.Et c\u2019est le plus complexe.On ne peut pas aider quelqu\u2019un qui n\u2019est pas prêt à aller de l\u2019avant.À l\u2019heure où l\u2019on se parle*, le rapport de l\u2019Enquête nationale sur les femmes et les filles disparues et assassinées a suscité un malaise dans la classe politique, notamment sur l\u2019emploi du mot génocide.As-tu l\u2019impression qu\u2019on avance sur ces questions ?Bien sûr qu\u2019on avance.On est un peuple et une culture et on a su rester vivants.On est même les racines du Canada et du Québec.Je pense qu\u2019en ce moment, ce qui est important à travers tout ce que l\u2019on peut entendre dans l\u2019actualité, c\u2019est de dire au monde de revenir à ses racines.Les débats actuels sont liés au choix du mot : génocide culturel ou pas, peu importe, c\u2019est un génocide ! Tant que la Loi sur les Indiens restera active, comme elle l\u2019est encore en 2019, ce sera un génocide.C\u2019est juste qu\u2019il est un peu plus sournois, hypocrite et silencieux que les autres.Le but de la Loi sur les Indiens est quand même de tuer l\u2019indien à l\u2019intérieur de l\u2019enfant.Si ce n\u2019est pas un génocide, qu\u2019est-ce que c\u2019est ?Je ne parle pas de la rafle des pensionnats ou même de l\u2019isolement des Premières Nations de la société.Ce sont des morts calculées par l\u2019État, pas par une autre ethnie ou par une guerre, mais bien par nos gouvernements qui ont décidé d\u2019exterminer certains peuples.Et il n\u2019y a absolument rien à expliquer, les faits sont là.On avance en tant que société, parce qu\u2019aujourd\u2019hui, beaucoup de choses sont dites et mises en lumière.On est ce qui reste du génocide, c\u2019est donc à nous de prendre la parole et de revendiquer notre identité.As-tu pensé à faire de la politique ?Je n\u2019ai pas envie d\u2019en faire parce que je serais obligé de me censurer si j\u2019en faisais.Je ne pense pas que je pourrais dire tout ce que j\u2019ai envie de dire en tant que politicien.J\u2019ai l\u2019impression qu\u2019en politique, les gens se font élire pour défendre leurs propres intérêts : une fois que tu es élu et au pouvoir, le discours change.J\u2019ai beaucoup de misère avec la politique, de la misère à croire les politiciens et à embarquer dans leurs discours électoraux.La musique diffuse des messages bien plus vrais et rassembleurs.On parle souvent de toi en tant que rappeur algonquin qui s\u2019est fait une place sur la scène québécoise.Que représentent tes origines dans ton travail ?Mes origines algonquines n\u2019ont pas tellement de liens avec ce que je fais dans la vie.Elles sont ce que je suis.Ce que je fais dans la vie, c\u2019est autre chose.Je crée de l\u2019art, je fais de la musique, de la photographie, du cinéma, mais je ne fais pas tout cela à cause de mes origines.Elles font partie de moi et sont présentes dans ma personnalité.C\u2019est grâce à elles que je suis ce que je suis, que je suis devenu ce que je suis devenu.Ce que je fais dans la vie, tous les projets auxquels je collabore sont plus en lien avec ce que j\u2019ai envie de véhiculer comme message.Sur la question du rap québécois ou algonquin, j\u2019ai du mal avec ça.Je ne veux pas catégoriser mon rap.Oui je suis Algonquin, mais ce qui compte le plus c\u2019est que j\u2019ai des choses à dire.Je ne me limite pas au fait d\u2019entrer ou non dans une catégorie parce que je crois qu\u2019en pensant ainsi, on se met des barrières qui n\u2019existent pas en réalité.Si certains veulent le faire, je crois qu\u2019ils se mettent des limites et des œillères.J\u2019ai le privilège de voyager à travers le monde grâce aux mots et ça, c\u2019est puissant.Pourquoi chantes-tu en algonquin ?Parce que c\u2019est une langue qui fait partie de ce que je suis.J\u2019ai travaillé certains de mes textes avec ma grand-mère.C\u2019est tout un processus de réapprentissage de la langue, de conjugaison ou de grammaire que nous avons fait ensemble.À la base, mes textes étaient écrits en français, mais j\u2019avais envie d\u2019écrire certaines parties en algonquin pour que mon arrière-grand-mère, qui est aujourd\u2019hui décédée, ou que d\u2019autres aînés de ma communauté puissent comprendre certaines parties de mes chansons.Transmets-tu la langue algonquine à tes enfants ?La transmission est très difficile parce que pour garder une langue vivante, il faut être entouré de personnes qui la parlent quotidiennement.J\u2019habite Sainte-Adèle avec ma petite famille et la langue que l\u2019on parle à la maison, c\u2019est le français.Apprendre l\u2019algonquin, c\u2019est complexe.Mon arrière-grand-mère m\u2019a légué des dictionnaires pour connaître la base, mais c\u2019est très difficile quand la pratique n\u2019est pas au rendez-vous tous les jours.Garder une * Les entrevues téléphoniques ont eu lieu les 12 et 24 juin 2019 « En marge du monde m\u2019a permis d\u2019aller à la rencontre de l\u2019autre.Ces histoires peuvent donner du courage à certaines personnes qui ont peur, qui n\u2019arrivent pas à faire des changements dans leur vie pour se libérer de leur matériel, de leurs possessions ou de leur travail.» PHOTO MATHIEU VACHON (TV5) langue ou une culture vivante nécessite un entourage qui garde tout cela vivant aussi.En étant loin de ma communauté, ce n\u2019est pas évident.Et, même si j\u2019étais avec eux, ils parlent en anglais ou en français, comme dans la majorité des communautés à travers l\u2019Amérique.Je ne dirai jamais à mes enfants qu\u2019ils doivent être telle ou telle chose parce qu\u2019ils sont Autochtones.L\u2019important, c\u2019est qu\u2019ils soient humains avant tout, qu\u2019ils aient des rêves et des envies, et je serai toujours derrière eux.Où te situes-tu concernant ta recherche identitaire ?Je suis un être humain.Il faut arrêter de penser que l\u2019on court toujours après telle ou telle origine.Je suis tellement tanné de me faire dire que je dois faire des choses « plus algonquines » parce que je suis Algonquin.Un Algonquin peut faire un projet photographique sur des orphelins au Burkina Faso ou être acteur dans Hochelaga, terre des hommes.Je veux dire par là qu\u2019on peut être dans la société, sans nécessairement toujours courir après ses origines.Encore une fois, mes origines font partie de moi, de ce que je suis et ce que je crée c\u2019est autre chose.Il y a une partie de mes origines dans ce que je crée, c\u2019est inévitable, mais je n\u2019ai pas envie de porter des plumes pour mon prochain spectacle pour dire au monde que je suis un Autochtone.J\u2019ai juste envie d\u2019être qui je suis : un humain avant tout.C\u2019est extrêmement important de savoir d\u2019où l\u2019on vient, de savoir qui on est et ce qu\u2019on veut faire avec tout cela.Je trouve qu\u2019en tant que communautés autochtones, on est bien trop souvent catégorisés et ghettoïsés.On doit voir plus loin que cela. PHOTO MATHIEU VACHON (TV5) Dans la série documentaire En marge du monde, diffusée dès le 3 septembre sur TV5, tu rencontres des personnes qui ont fait des choix de vie différents.Que représente cette expérience dans ton parcours ?C\u2019est une continuité.Je me suis beaucoup investi avec En marge du monde : les tournages ont été organisés dans une dizaine de pays différents et mon rythme de vie a changé pendant ce laps de temps.J\u2019ai accepté d\u2019être la trame narrative de ce projet parce qu\u2019il me touche.Il est très humain et très proche de ce que j\u2019ai envie de raconter comme histoire.C\u2019est une très belle aventure qui m\u2019a permis d\u2019aller à la rencontre de l\u2019autre.On a tourné avec des femmes nomades qui vivent en pleine nature en Nouvelle- Zélande, un ermite au nord du Québec et des gens qui ont des vies familiales en pleine mer au Mexique.Ces personnes ont toutes emprunté d\u2019autres avenues que celles du monde moderne dans lequel on vit.Elles nous montrent que les possibilités sont nombreuses en termes d\u2019éducation, de survie, d\u2019autosuffisance et de vie écoresponsable, de développement durable.Que peut apporter cette série documentaire au public ?Ces rencontres remettent beaucoup de choses en perspectives.Aujourd\u2019hui, beaucoup de gens sont prisonniers d\u2019un système néolibéraliste ou de ce qu\u2019on peut aussi appeler l\u2019esclavage moderne.Ces gens-là sont sortis de cette boîte et inventent un chemin qu\u2019ils ont eu envie de suivre.Je crois que ces histoires peuvent donner du courage à certaines personnes qui ont peur, qui n\u2019arrivent pas à faire des changements dans leur vie ou qui ne parviennent pas à se libérer de leur matériel, de leurs possessions ou de leur travail.Avec tous ces projets, la musique reste-t-elle toujours importante pour toi ?Claquer la porte à l\u2019industrie musicale ne signifie pas que j\u2019ai arrêté de vouloir créer de la musique.Au contraire, ça m\u2019a motivé, et d\u2019autres portes se sont ouvertes.S\u2019il est vrai que pendant deux ans et demi, j\u2019ai plus été en tournage qu\u2019en studio, cela ne m\u2019a pas empêché de terminer l\u2019album.C\u2019est vrai que je travaille sur beaucoup de projets, mais je ne mélange rien.Quand je travaille sur un projet, je m\u2019y consacre entièrement, que ce soit de la musique, de la photo ou du cinéma.Si on ne me voit pas sur la scène musicale, ça veut juste dire que je fais autre chose.C\u2019est certain qu\u2019il faut faire des sacrifices et bien choisir ses projets.Il y a énormément de choses que je dois refuser justement parce que j\u2019ai envie de bien faire les choses.De nombreux projets prennent beaucoup de mon temps, je ne peux pas donc m\u2019éparpiller et me disperser.À quoi doit-on s\u2019attendre avec ton prochain album qui sortira le 6 septembre prochain ?« Le messager » est le nom qu\u2019on devrait lui donner avec DJ Horg.Il y a beaucoup de métaphores dans ce nouvel opus qui restera fidèle à ce que je fais comme musique.Il ressemble beaucoup à ce qui nous a fait aimer le hip-hop : le rap des années 90, un MC, un DJ et des scratchs.Dans les albums précédents, nous nous étions entourés d\u2019un paquet de musiciens extraordinaires, ce qui a donné un travail riche en sonorités.Avec cet opus, nous voulions revenir à la base.C\u2019est un retour aux sources. PHOTO ALISSA DESCOTES TOYOSAKI L\u2019écriture est-elle thérapeutique pour toi ?C\u2019est la meilleure façon que j\u2019ai trouvée pour grandir, pour apprendre à me connaître.C\u2019est la meilleure façon que j\u2019ai d\u2019exister, tout simplement.L\u2019écriture est quelque chose de libérateur.C\u2019est une partie de soi que l\u2019on décide ou que l\u2019on choisit de mettre en avant et de laisser aller.On a certaines choses à l\u2019intérieur de nous, des fois ça sort, ça explose.Ce n\u2019est pas calculé, pas voulu, mais quand ça arrive, c\u2019est juste parce qu\u2019on en avait grand besoin.C\u2019est en ce sens que l\u2019écriture peut être très thérapeutique.C\u2019est aussi dans ce moment-là que l\u2019on ne se rend pas compte de l\u2019impact, de l\u2019ampleur que nos mots peuvent avoir.Une fan a été photographiée à un de tes concerts avec un bout de ta chanson Plume d\u2019aigle tatoué dans son dos\u2026 Je reste sans mot.Il y a des textes que j\u2019ai écrits dans des conditions dans lesquelles je ne voudrais jamais retourner.Et en même temps, je réalise que ce texte-là s\u2019est ramassé dans des manuels scolaires, d\u2019histoire, de français de secondaire.C\u2019est inimaginable.Je ne me projette pas à ce niveau-là quand j\u2019écris un texte.Ce qui est magique, c\u2019est que tu le laisses aller, tu l\u2019abandonnes et il ne t\u2019appartient plus.Et un jour, un jeune vient te voir et demande que tu signes un autographe dans son manuel scolaire parce que tu es le sujet de son examen de fin d\u2019année.On ne peut pas s\u2019imaginer de telles choses tant qu\u2019elles ne nous arrivent pas en vrai.C\u2019est beaucoup plus que de la musique, beaucoup plus que de la thérapie.C\u2019est laisser aller quelque chose que l\u2019on donne.As-tu un secret à partager avec nos camelots sur ta démarche d\u2019écriture ?Le secret, c\u2019est qu\u2019il n\u2019y a pas vraiment de démarche précise.On ne peut pas vraiment en avoir une quand on écrit ou quand on fait quelque chose en particulier.Ce qui compte le plus c\u2019est le moment, la tranche de vie.Écrire un texte, c\u2019est partager ce que l\u2019on ressent au moment même où on l\u2019écrit, point.Je ne peux pas me dire qu\u2019à telle heure ou tel jour, je vais écrire une chanson inspirée de\u2026 Ce n\u2019est pas possible.Si ça vient, ça vient, si ça ne vient pas, je ne forcerai pas la note.Je crois que le meilleur secret pour écrire un texte, c\u2019est de ne pas avoir de démarche, de ne pas avoir de règles, de ne pas se mettre de limites et surtout de sortir des sentiers battus.Le plus important est d\u2019être connecté avec soi-même.Il faut aussi être capable de prendre un temps d\u2019arrêt.C\u2019est un moment précis auquel on s\u2019accroche.On peut écrire une chanson en 20 minutes, comme en 20 semaines ou en l\u2019espace de plusieurs mois.Ce n\u2019est jamais pareil.1er août 2019 itineraire.ca 19 P H O T O M A T H I E U V A C H O N ( T V 5 ) Sens-tu que tu as une sorte de mission à accomplir pour la jeunesse des communautés autochtones ?Je ne dirais pas que j\u2019ai une mission, mais bien plus qu\u2019il y a une responsabilité.Au début, quand j\u2019ai eu du succès, c\u2019était incroyable de voir l\u2019impact dans les communautés autochtones.Voir des jeunes qui s\u2019accrochent à un artiste ou qui s\u2019identifient à un message ne peut pas être calculé à l\u2019avance.On ne peut pas se dire que tel projet ou telle chanson va atteindre tel public.Quand j\u2019ai eu des retours de jeunes dans les communautés, j\u2019ai compris que ce qui se passait était fort.Il y a eu des jeunes qui m\u2019ont confié que je les avais aidés au moment où ils voulaient s\u2019enlever la vie.C\u2019est immense et inimaginable de se faire dire ça.J\u2019étais loin de penser qu\u2019une de mes chansons aurait pu avoir un tel impact dans la vie d\u2019une personne.Est-ce que tu ressens une pression face à cette responsabilité ?C\u2019est une responsabilité qui n\u2019est pas si lourde à porter dans le sens où elle n\u2019est pas forcée.Je n\u2019ai pas à me forcer pour être un porte-parole.Je le dis, je le fais et j\u2019agis du mieux que je le peux, tout simplement.C\u2019est de cette façon-là que le monde embarque ou pas.Je n\u2019essaye pas de plaire.J\u2019essaye juste d\u2019être vrai, authentique, d\u2019être moi-même.Et si le monde se reconnaît à travers cela, c\u2019est magnifique.Mais c\u2019est surtout super nourrissant pour moi avant tout.C\u2019est énorme le nombre de messages que je peux recevoir dans une semaine ou tous les jours parfois.Et c\u2019est comme cela depuis presque 15 ans.Ça vient avec beaucoup de responsabilités de voir que beaucoup ont appelé leur enfant Samian ou de voir que quelqu\u2019un décide de se tatouer les paroles de Plume d\u2019aigle dans le dos.Je dois avouer que parfois toutes ces choses me dépassent.Ça me touche beaucoup.Il y a quelque chose de fort et d\u2019au-delà de la musique dans tout cela. 21 La question de la représentativité des cultures autochtones, et plus globalement de la diversité culturelle dans les médias, n\u2019est pas nouvelle.À l\u2019aube de la 29e édition du festival Présence autochtone de Montréal et un an après la controverse entourant les spectacles SL?V et Kanata, où en sommes-nous ?Le 25 juin dernier, Marc Cassivi, journaliste de La Presse était de ceux qui s\u2019interrogeaient sur les leçons retenues de ces controverses qui ont divisé la scène culturelle et artistique québécoise.Cette « prise de parole soudaine, par des groupes marginalisés, semble avoir porté atteinte à une certaine idée de l\u2019 identité québécoise et des \u201c valeurs québécoises \u201d », écrivait-il.Il n\u2019était pas le seul : sur les réseaux sociaux, ce sont deux sujets qui déchainent les passions.Pour André Dudemaine, fondateur de l\u2019organisme culturel Terres en vues et à la tête du festival Présence autochtone de Montréal, il est clair que les médias n\u2019en font pas assez sur le plan de la représentativité des cultures autochtones.Pire, il estime même qu\u2019il y a « une véritable censure.Même si les propos de certains chroniqueurs sont parfois pertinents, il faut aussi avouer qu\u2019 ils n\u2019ont pris que très rarement la parole quand il fallait faire des critiques cinématographiques ou culturelles et parler en bien des communautés », regrette-t-il.Il souligne que les gouvernements provincial et fédéral font certains efforts, mais qu\u2019il y a encore du travail à faire.En ce sens où la multiplication des canaux de diffusion, notamment par le biais des réseaux sociaux, a aussi participé à créer certaines interrogations et un espace de réflexion.« Les choses ont évolué oui, on reconnaît notre existence, mais nous sommes toujours et encore dans une liste subjective.Comment se fait-il qu\u2019un film qui a gagné des prix prestigieux ailleurs dans le monde ne soit pas remarqué par la presse ici ?Comment se fait-il qu\u2019une chaîne de télévision, APTN, soit retirée du service de base du câble et que l\u2019on doive payer un supplément pour y accéder ?Il y a clairement une volonté de nuire au développement culturel et économique des communautés autochtones.» par Alexandra Guellil itineraire.ca 1er août 2019 En quête de visibilité FESTIVAL PRÉSENCE AUTOCHTONE DE MONTRÉAL PHOTOS MARIO FAUBERT 22 Peu de statistiques Au Québec, exception faite de la firme Influence Communication, il n\u2019existe que très peu, voire aucun moyen de connaître la portée d\u2019un contenu médiatique à l\u2019échelle de la province.S\u2019il est vrai que leurs méthodes de calcul sont contestées par certains, il a été difficile de trouver d\u2019autres données portant sur le poids médiatique des nouvelles et liées aux nouvelles publiées sur les communautés autochtones dans les médias québécois.Ainsi, de façon générale, 0,08 % du contenu médiatique québécois serait alloué aux communautés autochtones, ce qui place ces nouvelles entre les 25e et 30e rangs des priorités des médias, après la météo et les faits divers.Et, dans l\u2019ensemble, les thèmes couverts seraient liés à la pauvreté, qui occuperait 60 % du contenu médiatique à l\u2019occasion de la grande guignolée des médias, ou aux liens entretenus avec les services de police, les faits divers ou les dépendances aux drogues et alcools.En d\u2019autres termes : les nouvelles positives liées aux communautés autochtones auraient encore du mal à se frayer un chemin dans les chemins de fer et grilles de programmation.Quelques efforts sont néanmoins à souligner, comme la création en 2016 d\u2019un espace dédié aux nouvelles autochtones par CBC/Radio-Canada, appelé Espaces autochtones.Décrit comme un site du réseau de la société d\u2019État créé pour dévoiler, expliquer et comprendre les réalités autochtones, au moment de mettre sous presse, leur page Facebook était suivie par quelque 22 666 personnes.Aucune donnée n\u2019a pu nous être envoyée quant au nombre de personnes atteintes par leurs publications.Reste que sur les 2,13 milliards d\u2019utilisateurs de Facebook (dont 5,49 millions sont au Québec), on est à priori encore loin de la représentativité idéale.Créer des liens de confiance Spécialiste des communications, des relations publiques et du journalisme, Dominique Charron estime d\u2019ailleurs que les médias québécois francophones doivent faire un « effort sérieux d\u2019autocritique » pour sortir des « réflexes colonialistes ».La chercheure plaide notamment pour « ouvrir les salles de presse aux journalistes autochtones et accepter de modifier les façons de faire pour s\u2019adapter à elles et à eux (\u2026) et pas l\u2019 inverse », mais aussi apprendre à leur faire confiance dans la lecture des événements ainsi que l\u2019importance à y accorder.Plus encore, selon Mme Charron, il faudra « faciliter le développement de journalistes pour fouiller des dossiers ou créer des liens de confiance avec les communautés dans les différents réseaux (\u2026) Il ne s\u2019agit pas, comme c\u2019est souvent le cas, d\u2019 intégrer les membres des Premiers Peuples aux façons de faire déjà en place, mais bien d\u2019accepter d\u2019entrer en relation avec eux, au point de se transformer ».Curiosités Melissa Mollen Dupuis, collaboratrice à l\u2019émission Pas tous en même temps et au site web Espaces autochtones ainsi que cofondatrice du mouvement Idle No More Québec, estime pour sa part qu\u2019il y a eu certaines améliorations.« Aujourd\u2019hui, on pose des questions, la curiosité est présente alors qu\u2019avant Idle No More, il y avait beaucoup plus d\u2019 ignorance, dit-elle.On sent une certaine envie de vouloir réparer cette ignorance pour la transformer en savoir, mais il y a encore beaucoup de travail quand on voit que l\u2019on crée encore des lois racistes et discriminatoires comme le projet de loi 21 ou que l\u2019on utilise le concept de réappro- priation historique pour éteindre la voix de l\u2019autre.» L\u2019animatrice estime que nous sommes présentement dans « un terrain fertile pour créer de la discrimination », en prenant les 1er août 2019 itineraire.ca CATHERINE BOIVIN PHOTO MARIO FAUBERT exemples relatifs à la controverse sur Kanata et le débat d\u2019opinions sur l\u2019utilisation ou non du mot « génocide » à la publication du rapport de l\u2019Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.Mme Mollen Dupuis pense cependant qu\u2019il y a une volonté de vouloir réparer ce qu\u2019elle considère comme de l\u2019ignorance culturelle.« On est capables de distinguer quelqu\u2019un qui vient de Montréal, Laval ou Longueuil.On devrait donc être capables de comprendre qu\u2019 il y a différentes nations avec différentes cultures autochtones, d\u2019apprendre leurs noms et de reconnaître leurs particularités tout simplement », illustre-t-elle.Avancer ensemble Avec le partenariat entre Netflix, Wapikoni mobile, imagineNATIVE et le bureau des productions audiovisuelles autochtones, le secteur de l\u2019audiovisuel est en plein essor.Joint par téléphone, Odile Joannette, la directrice générale de Wapikoni mobile invitait d\u2019ailleurs à célébrer cette reconnaissance majeure venant d\u2019un géant de l\u2019industrie.Pour elle, c\u2019est toute l\u2019expérience « Wapi » qui est reconnue et par cette alliance qui permettra de financer des nouveaux programmes dont des cours intensifs en scénarisation, et des programmes de stage, grâce au concours du Fonds de développement des créateurs audiovisuels canadiens.« J\u2019aime dire que le chemin est aussi important que la destination.On contribue à un effort qui est plus grand, plus collectif en donnant des ailes au niveau individuel à des jeunes, explique Mme Joannette.Le but est d\u2019avancer ensemble dans la construction de la diversité qui compose notre société.» Celle qui est aussi militante pour les droits des Autochtones depuis plus d\u2019une vingtaine d\u2019années croit en la puissance du cinéma qui, à travers la recherche et l\u2019expression artistique, permet aux jeunes de créer des œuvres de guérison et de médiation entre Autochtones et allochtones.Quant à la question de la représentativité des communautés, comme nos autres intervenants, Mme Joannette estime qu\u2019il y a une sous-représentation qui persiste, frôlant parfois la ghettoï- sation ou la marginalisation.Pour elle, on reste encore beaucoup dans le symbolisme lorsqu\u2019on parle de reconnaissance culturelle et historique des Premiers Peuples.Et, bien que ces symboles soient importants pour travailler la conscience collective, « beaucoup de personnes ont encore de la difficulté à faire la distinction entre un privilège et un droit.Il faut trouver une façon de faire comprendre que les droits n\u2019ont pas été respectés, reconnaitre les traumatismes de part et d\u2019autre et passer à l\u2019action réelle ».Une action qu\u2019elle n\u2019imagine pas complète sans le concours de la jeunesse qu\u2019elle côtoie au quotidien.Festival Présence autochtone de Montréal 2019 du 6 au 14 août \u2022 Place des festivals À découvrir cette année, un partenariat avec des communautés autochtones à l\u2019international, de la Nouvelle-Zélande en passant par la Guyane française.La présence des artistes féminines donnera un écho bien particulier à cette 29e édition. DANS LA TÊTE DES CAMELOTS région préférée du Québec ?Quelle est ta P E R C É - G A S P É S I E P H O T O A U D E L O Z A N O ( U N S P L A S H ) Repas luxueux J\u2019ai bien aimé mon voyage à La Malbaie dans Charle- voix.J\u2019avais à peu près 25 ans et j\u2019y suis allée avec ma mère, mon père et ma grand-mère.Mon père avait une voiture neuve, une Chevrolet Celebrity et on a dormi à l\u2019Auberge des 3 Canards.On a entre autres visité le Manoir Malenfant [le Manoir Richelieu].C\u2019était de toute beauté.Lors de notre passage à Québec, on a mangé au restaurant Marie-Antoinette.C\u2019était du luxe, mais c\u2019était bon.CÉCILE CREVIER CAMELOT ÉPICERIE METRO PLUS MARQUIS/ MÉTRO L\u2019ASSOMPTION Un bus pour la Gaspésie C\u2019est la Gaspésie.C\u2019est très beau.L\u2019eau est salée et il y a de la pêche aux homards.J\u2019y suis allé en autobus avec ma femme.On a passé trois à quatre jours sur place.On a vu le Rocher Percé.ANDRÉ GUY CHARRON CAMELOT RENÉ-LÉVESQUE/ PANET La Manic Je n\u2019ai pas beaucoup voyagé, mais je viens de la ville de Baie-Comeau, sur la Côte-Nord.C\u2019est une bonne place pour chasser ou pêcher.Il y a la nature et ça longe le fleuve.Les paysages sont beaux.L\u2019air est frais et pur.Il y a beaucoup de sources d\u2019eau.Il y a la centrale Manic-5 et son grand barrage.Malheureusement, malgré les industries du papier et d\u2019aluminium, il y a beaucoup de chômage et de gens sur l\u2019aide sociale.Il y a beaucoup de boutiques qui ferment.CINDY ROSE PARTICIPANTE Un sanctuaire pour oiseaux La Gaspésie.Il y a le Rocher Percé et l\u2019Île Bonaventure.C\u2019est un endroit où de nombreux oiseaux se réunissent.L\u2019île a déjà été habitée, mais ce n\u2019est plus le cas.Il y a des grottes sous-marines et l\u2019eau est très verte.Quand tu prends le bateau pour y aller, ça brasse.Pour le Rocher Percé, tu pouvais aller y marcher lorsque la marée est basse.MAXIME VALCOURT CAMELOT THÉÂTRES DU NOUVEAU MONDE ET DU RIDEAU VERT Des patates et des cowboys Le comté de Portneuf.Je viens de là.Il y a le Festival de pêche aux petits poissons des chenaux et le Festival Western de Saint-Tite.Il y a de beaux villages et des champs de patates.C\u2019est une belle place et c\u2019est à peine à deux heures de route de Montréal.RONALD CINQ MARS CAMELOT PHARMAPRIX ONTARIO/CHAMPLAIN Mer et falaises La Gaspésie (je suis Gaspésien d\u2019origine).L\u2019Anse-à- Valleau, c\u2019est le village d\u2019où je viens.C\u2019est beau.Les paysages sont fantastiques, le parc Forillon en particulier avec ses falaises à perte de vue.Quelque chose de plus méconnu, ce sont les bunkers qu\u2019on peut visiter et qui servaient à surveiller les sous-marins allemands qui s\u2019attaquaient aux navires de marchandises pendant la Deuxième Guerre mondiale.Il y a même une torpille qui a percuté un cap gaspésien.La Gaspésie est l\u2019une des meilleures places à visiter l\u2019été.On peut se baigner dans la mer.L\u2019hiver, on peut y faire des randonnées en Ski-Doo.JOSEPH-CLERMONT MATHURIN CAMELOT ÉPICERIE METRO, MÉTRO PAPINEAU Québec Story La Ville de Québec.J\u2019ai visité la capitale quand je suis allé voir Elvis Story autour de 2002.J\u2019en ai profité pour découvrir le Vieux-Québec en calèche et je suis passé devant l\u2019ancien appartement de René Lévesque.J\u2019ai aussi visité les plaines d\u2019Abraham et le Musée de la civilisation.C\u2019est très intéressant Québec et c\u2019est beau, surtout le soir.JEAN-CLAUDE NAULT CAMELOT CHAMP-DE-MARS 25 itineraire.ca 1er août 2019 DENIS BOURGEOIS CAMELOT JEAN-TALON / CHRISTOPHE-COLOMB SYLVAIN PÉPIN-GIRARD PARTICIPANT ENTRETIEN MÉNAGER SYLVIE HOULE CAMELOT ÉPICÉRIE MÉTRO ST-JOSEPH Merci à ceux qui m\u2019encouragent Je voudrais vous dire que je me suis sentie aimée et appréciée dès le début.Vous m\u2019avez ouvert votre cœur et votre âme sensible.Pour moi, ça veut dire beaucoup, car sans vous, je ne pourrais pas vivre comme je le fais depuis le 19 janvier 2019, le jour où j\u2019ai commencé à vendre L\u2019Itinéraire.Grâce à vous, je peux payer certaines choses de base et l\u2019essentiel.Je peux avancer dans mon chemin de vie.Un jour, j\u2019aurai mon HLM et je pourrai payer mes choses pour mon futur logement et je pourrai le garder grâce à vous.Je vois que la vie nous apporte des bonnes personnes sur notre chemin.J\u2019ai rencontré toutes sortes de personnes merveilleuses : des clients qui demandent et remarquent comment je vais, qui me racontent leurs histoires et qui me font sentir proche d\u2019eux.Il y a aussi l\u2019équipe du marché Metro, où je vends, qui me fait sentir comme une des leurs.Vous m\u2019encouragez par les ventes de magazines, par vos sourires et ce que vous partagez avec moi.Vous me faites passer de beaux moments au quotidien.Merci mille fois d\u2019être là pour moi, car je n\u2019aurais jamais pensé que les gens seraient aussi formidables que vous.Merci de me donner une deuxième chance à la vie.La cruauté en ligne Pourquoi les gens sont si méchants envers les plus faibles ?Parce qu\u2019ils n\u2019ont pas eu d\u2019éducation, parce qu\u2019ils se foutent de la vie des autres.Tant que ça ne leur arrive pas, ils vont toujours continuer.Mais pourquoi ?Par exemple, dans les jeux vidéo en ligne, la plupart sont des bullies.Les joueurs se cachent sous un faux nom et lorsqu\u2019on les insulte à leur tour, ils nous disent : « J\u2019ai déjà baisé ta mère » ; « Gros sans aucune vie »; « Tu n\u2019as pas d\u2019amis ».Moi, je leur dis : « Toi, tu n\u2019es pas mieux que nous.Peut-être que c\u2019est toi qu\u2019on devrait bannir du jeu.Ces insultes que tu lances aux autres peuvent les blesser.» Mais il existe une façon de leur donner un mauvais nom.Comme les exclure du jeu.Est-ce nécessaire ?Oui.C\u2019est à leur tour de porter le chapeau de la personne à qui on demande de partir pour de bon.En faisant ça, on protège les autres de ces gens.De toute façon, rien n\u2019est plus fort que la foi, l\u2019honnêteté et le respect.Il arrive même que les gens insultent des jeunes joueurs de six à huit ans.Moi, je les aide à devenir meilleurs dans le jeu, même si ce sont des jeux pour adultes.Certains jouent pendant que leurs parents sont occupés et ils se disent : « Qui va me surprendre à jouer à ces jeux ?» Faites attention aux jeux que vous achetez à vos jeunes et soyez plus attentifs aux comportements de vos enfants quand ils jouent en ligne.Vérifiez qu\u2019il y a toujours un adulte avec eux puisque les jeux en ligne peuvent parfois être très vulgaires et blessants.Les cœurs sensibles feraient de s\u2019abstenir.Jean-Talon à rénover La ville de Montréal est en piteux état.Les nombreux chantiers de construction n\u2019en finissent plus.Ils se multiplient de semaine en semaine.Les automobilistes tournent en rond, les piétons ne savent plus quels trottoirs emprunter.Quant aux cyclistes, ils risquent leur vie à tout moment.Heureusement qu\u2019il y a le métro ! On a un très bon réseau, mais je trouve que la station Jean- Talon aurait besoin d\u2019une bonne cure de rajeunissement.Il serait bon qu\u2019une attention soit portée à cette station.J\u2019imagine que les touristes doivent en penser tout autant.Ce n\u2019est rien pour donner une bonne image de la ville.Pourtant, il ne suffirait que de changer des tuiles et quelques briques qui sont en mauvais état dans les couloirs pour rendre la station plus agréable.Lorsque j\u2019ai communiqué avec la Société de transport de Montréal, on m\u2019a répondu que je n\u2019étais pas le seul à rapporter ce fait.J\u2019encourage donc les utilisateurs à faire comme moi.Ce serait bien qu\u2019après les travaux des stations Berri-UQAM et Beaudry, ce soit au tour de Jean-Talon. Très calme et décoré de capteurs de rêves.Une pièce cachée, tranquille, où j\u2019aime bien déguster mon repas en paix.Mon regard se perd souvent dans les yeux liquéfiés de ces femmes autochtones.Le bruit et les phrases inutiles sont pour les autres pièces.Ma soupe est plus réconfortante dans ce lieu pacifique.Un bâtiment isolé.Veste de cuir, foulard rouge, cheveux droits et épais jusqu\u2019au milieu du dos, Claudia est discrète et parle peu.L\u2019impact de sa voix est beaucoup plus solide et sérieux.Lorsqu\u2019elle parle, on l\u2019écoute, JE l\u2019écoute.Hypersensible et intuitive, telle une panthère continuant de traverser la forêt de la jungle, une féline avertie, portant en elle la misère des Anciens.Authentique, infatigable, courageuse, ayant le cœur d\u2019une guerrière née; son rugissement puissant fait rougir les visages apathiques.Reine qu\u2019on voudrait voir condamnée, à la fois féminine et masculine.Constamment à courir à la recherche de ce quelque chose, cet ÊTRE, la tête détachée du corps et de l\u2019esprit.Une diablesse angélique qui a dû se battre pour faire sa place parmi ce tas de fourmis désirant la démunir de son miel pour la faire s\u2019enfuir d\u2019elle-même ainsi que de la pureté l\u2019habitant.La Aïda en elle n\u2019a jamais abandonné malgré les tempêtes parfois interminables.Elle s\u2019est toujours frayée un chemin, traversant cette machine compliquée, armée de chaînes, qu\u2019est notre société.Les monstres étalés au long de son labyrinthe ont été, pour cette valeureuse, une thérapie intérieure pour survivre aux drames.Un diamant brut Dans ce monde de vipères, Claudia brille dans la masse tel un diamant brut parmi les pierres grises.Claudia, une femme forte, les sens aiguisés.Elle lit l\u2019avenir.Guidée par des puissances divines, elle sait ce qui se passe exactement quand ça se passe.Cet ange m\u2019impressionne par son intelligence émotionnelle et sa capacité à percevoir les sentiments.Par exemple, elle a su qu\u2019une femme pleurait en silence à l\u2019étage du haut.Quelle femme extraordinaire ! Aujourd\u2019hui comme d\u2019habitude, en contrôle et en harmonie avec elle-même, ressentant les autres qui l\u2019entourent, attendrie par la tristesse de ses pairs, elle est particulièrement consciente de son environnement.Claudia a des dons et un vécu pour comprendre certaines choses cachées qu\u2019elle dit à travers son petit sourire coquin et ses yeux foncés comme une nuit d\u2019automne.Au Centre de jour pour femmes Le « rituel Claudia » débuta dans mon imaginaire.Ce fut près de la porte du Centre de jour pour femmes que tout le plaisir s\u2019exécuta \u2026 Lorsque Claudia m\u2019accordait quelques minutes, ça me semblait une petite éternité.Elle mettait parfois ses doigts dans sa ravissante chevelure brune chocolat noir aux reflets légèrement plus pâles.Wow ! Une véritable beauté cette femme ! Métisse, mince, visage de déesse.J\u2019aimais bien échanger idées et expériences avec elle.Parfois un simple « bonjour » près de l\u2019entrée, un signe de tête ou son regard plongé dans le mien, était pour moi une porte.Celle de son cœur qu\u2019elle m\u2019ouvrait.Elle symbolise cet arbre, avec ses brindilles qui s\u2019excitent au vent, qui se fracturent parfois, mais qui résistent.L\u2019arbre majestueux reste debout, bien enraciné par les valeurs des ancêtres.Ni l\u2019orage ni le froid ne viendront à bout de Claudia.Elle n\u2019aura qu\u2019à s\u2019élever pour se libérer du poids de la neige sur ses branches; retrouver cette quiétude qui la définit.Cette créature aussi délicate qu\u2019une fée avec une détermination d\u2019acier venait chercher quelque chose en moi\u2026 Mes origines autochtones, aussi enfouies qu\u2019elles étaient, s\u2019en trouvaient tout à coup éveillées.Le « rituel Claudia » 27 itineraire.ca 1er août 2019 PAR CINDY ROSE PARTICIPANTE CHRONIQUE Chez Willie / Nigan, un centre de répit de jour pour les personnes itinérantes autochtones, tout le monde a une place, le temps de manger des toasts, boire un café, remplir sa bouteille d\u2019eau, s\u2019assoupir ou prendre ses messages.Les photos nous ont été données gracieusement par Guillaume Lévesque, architecte responsable du réaménagement des lieux.Société par Alexandra Guellil 29 itineraire.ca 1er août 2019 La hausse du prix des loyers et le manque de disponibilité de logements abordables font des ravages dans certaines régions du Québec.Les premiers touchés sont les travailleurs à faible revenu et, sans grande surprise, les personnes en grande vulnérabilité.Depuis quelques années, l\u2019Abitibi-Témiscamingue vit une crise du logement impressionnante.La création de logements sociaux représente donc l\u2019un des plus grands défis pour la région.Toutes les personnes vulnérables sont touchées : de la personne itinérante à la mère monoparentale qui doit subvenir aux besoins de ses deux enfants en passant par celle à mobilité réduite ayant besoin d\u2019un logement adapté.Les chiffres sont éloquents : rien qu\u2019à Val-d\u2019Or, plus de 11 % des locataires consacrent plus de la moitié de leurs revenus à leur loyer.Pour peu que d\u2019autres facteurs, comme un problème de dépendance ou de santé mentale, soient associés à la crise du logement, les personnes vulnérables se retrouvent à risque de connaître l\u2019itinérance.En mars dernier, La Piaule, un organisme qui vient en aide aux personnes en situation d\u2019itinérance, craignait de devoir suspendre ses services pour l\u2019été.C\u2019est pourtant l\u2019une des deux seules maisons d\u2019hébergement de la ville destinées aux personnes vulnérables; la seconde étant réservée exclusivement aux femmes victimes de violence conjugale ainsi qu\u2019à leurs enfants.Notons qu\u2019en Abitibi-Témiscamingue, il existe cinq maisons d\u2019hébergement offrant des services aux personnes itinérantes.Dans un article publié par Radio-Canada le 11 mars 2019, on apprenait d\u2019ailleurs que l\u2019organisme La Piaule se dirigeait vers un déficit trop important pour assurer la pérennité de ses services.La crainte de retrouver les personnes en situation d\u2019itinérance et de grande vulnérabilité dans les rues était donc plus que réelle, tout comme celle de voir les services d\u2019urgence plus débordés qu\u2019ils ne le sont déjà.L\u2019itinérance vue de Val-d\u2019Or consacrent plus de 50 % de leurs revenus à leur loyer des locataires à Val-d\u2019Or plus de 11 % Manque de subventions, rareté des ressources, salaires frôlant l\u2019indécence, pénurie de main-d\u2019œuvre, surcharge de travail pour les salariés actuels, tout semble s\u2019être joué in extremis pour l\u2019organisme qui cumule les services, de sorte qu\u2019il roulerait plus qu\u2019à sa pleine capacité.« En 2006, on a construit notre infrastructure pour accueillir plus de monde, on tient donc le coup au niveau des espaces, explique Stéphane Grenier, président de La Piaule.Mais en plus de la conjoncture financière qui est difficile, nous avons une concentration des services à Val-d\u2019Or qui fait que nous sommes devenus plus qu\u2019essentiels dans le paysage.» Il s\u2019en est donc fallu de peu.D\u2019une place à l\u2019autre L\u2019itinérance, comme toutes les autres problématiques liées aux régions du Québec, semble lointaine.Difficile donc de trouver des statistiques et données pour comprendre l\u2019ampleur du phénomène.Par contre, il est possible de tirer un portrait plus ou moins représentatif en cumulant quelques informations.Pour Chantal Tremblay et Serge Boudreau, respectivement adjointe à la direction du programme en santé mentale, dépendance et itinérance et répondant régional en itinérance au CISSS de l\u2019Abitibi-Témiscamingue, l\u2019itinérance dans cette région serait souvent liée à des facteurs économiques et touche des personnes en grande vulnérabilité sociale, aux prises avec un problème de dépendance aux drogues et à l\u2019alcool, mais aussi aux jeux d\u2019argent et de hasard.Si on ajoute à cela les facteurs liés aux problèmes de santé mentale, on obtient sensiblement le même portrait que celui de la région de Montréal.Cette itinérance est « cachée », c\u2019est-à-dire qu\u2019on ne la voit pas directement.Mais cela ne signifie pas pour autant qu\u2019elle n\u2019existe pas.En réalité, les personnes vulnérables ont souvent recours au couchsurfing, c\u2019est-à-dire utilisent leurs contacts pour trouver un hébergement temporaire.D\u2019une famille à des groupes d\u2019amis, elles évitent ainsi de dormir à même les rues.Selon les données du CISSS, ce sont majoritairement les 25 à 39 ans qui bénéficient des ressources en hébergement.« Tout doit être calculé proportionnellement à la population qui compose les villes, insiste M.Grenier.C\u2019est pour cela que le recensement de 2015 indique à peu près les mêmes pourcentages qu\u2019ailleurs.La petite distinction est que l\u2019on a un peu plus d\u2019 itinérance autochtone versus celle des communautés culturelles, tout comme c\u2019est le cas à Sept-Îles ».Ainsi, entre 2018-2019, sur les 121 personnes accueillies par La Piaule dans le milieu de vie, 31 personnes étaient issues d\u2019une communauté autochtone.Pour ce qui est de l\u2019hébergement d\u2019urgence, 483 personnes ont pu bénéficier de ce service la même année.De ce nombre, 273 personnes étaient issues des Premières Nations.Le déclic : la crise de 2015 En octobre 2015, un reportage d\u2019Enquête, diffusé sur Radio- Canada, alléguait que plusieurs femmes autochtones avaient subi des sévices sexuels, des abus de pouvoir et de l\u2019intimidation venant de policiers.Cette prise de parole publique, en plus de troubler beaucoup de personnes, a mené à une crise sociale : suspension de policiers, manifestations en faveur ou défaveur de ceux-ci, création d\u2019une commission d\u2019enquête et mobilisation contre le racisme, etc.Et ce ne sont que les principales actions qui ont fait les manchettes.Cette crise a aussi été le début d\u2019une réflexion sociétale profonde quant à la relation que les policiers entretiennent avec les communautés autochtones.Dominique Parent, directrice du développement social au Centre d\u2019amitié autochtone de Val-d\u2019Or, soutient que s\u2019il est vrai que beaucoup de choses négatives sont ressorties de cet épisode, il y a aussi eu certains aspects positifs.« Il y avait comme une obligation de se parler, d\u2019 intervenir et d\u2019essayer de comprendre cette réalité », se souvient-elle en ajoutant qu\u2019aujourd\u2019hui, la collaboration est présente avec le corps policier et qu\u2019il y a une certaine ouverture au dialogue.« Dans certains cas d\u2019 ivresse sur la voie publique, on se rendait compte qu\u2019une même personne autochtone recevait plus de 12 contraventions dans la même journée pour la même chose.Que fait-on avec ce genre de cas ?N\u2019y a-t-il pas un autre moyen d\u2019 intervenir plus efficacement qu\u2019en donnant une contravention ?Puis, il faut se mettre à la place des policiers, que fait-on d\u2019une personne qui refuse d\u2019aller à La Piaule ou au Centre et qui est intoxiquée ?», s\u2019interroge Mme Parent, en précisant qu\u2019il n\u2019existe aucune cellule de dégrisement dans la ville.À ce sujet, il faut savoir qu\u2019à Val-d\u2019Or, la déjudiciarisation des personnes itinérantes a passé un cap important.Grâce notamment à la publication de résultats probants d\u2019une étude sur la judiciarisation de l\u2019itinérance valdorienne, publiée en décembre 2016, par Céline Bellot, de l\u2019École de travail social de l\u2019Université de Montréal et Marie-Eve Sylvestre, de la Faculté de droit de l\u2019Université d\u2019Ottawa, on apprenait notamment qu\u2019une grande majorité des constats émis par les agents de police étaient attribués à des 30 1er août 2019 itineraire.ca CHEZ WILLIE / NIGAN PHOTO GUILLAUME LÉVESQUE personnes autochtones en situation d\u2019itinérance.Il arrivait même que plus de dix constats d\u2019infractions leur soient attribués et ce, dans un court laps de temps.Prenant acte de ces résultats, en septembre 2017, la cour municipale de Val-d\u2019Or a suspendu l\u2019emprisonnement des contrevenants pour l\u2019accumulation de leurs amendes impayées.Une décision émise notamment suite aux recommandations de Jacques Viens, président de la Commission d\u2019enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics.Et, contrairement à la Ville de Montréal*, ce moratoire n\u2019est pas définitif, mais est en place pour une durée indéterminée, le temps qu\u2019un organisme offrant un modèle alternatif de justice soit créé à Val-d\u2019Or ou dans la région.Comprendre cette itinérance Pour Dominique Parent, si l\u2019on veut apporter une réponse à l\u2019itiné- rance autochtone, il faut s\u2019intéresser à leur histoire et comprendre ce par quoi ils sont passés.« Certaines personnes qui fréquentent notre centre savent d\u2019où elles viennent, mais elles n\u2019ont pas fait la paix avec leurs racines.Plusieurs ont découvert qu\u2019elles sont liées à l\u2019histoire des pensionnats et commencent à peine à réaliser à quel point cela peut avoir un impact dans leur vie d\u2019adulte.On parle de réconciliation avec les services publics, mais il faut aussi parler de guérison traditionnelle.Ce sont des personnes nomades, qui ont été déracinées très jeunes, qui ont des problèmes de dépendance ou de santé mentale et doivent composer avec de multiples traumatismes qui sont parfois générationnels.» Ainsi, respecter une heure de rendez-vous ou un plan d\u2019intervention précis n\u2019est pas si facile que cela.Le portrait de l\u2019itinérance autochtone à Val-d\u2019Or est plus ou moins connu : dans la plupart des cas, il s\u2019agit de personnes qui sont en rupture sociale, ayant des problèmes de dépendance ou de santé mentale, peu ou pas de réseau, victimes de discrimination et qui vivent en marge de la société.La plupart viennent du Nord et se retrouvent à Val-d\u2019Or parce qu\u2019ils y étaient de passage.Souvent, ils n\u2019ont pas de pièce d\u2019identité ou d\u2019accès à certains services, comme la couverture médicale publique ou l\u2019aide sociale.Ainsi, au Centre d\u2019amitié autochtone, on comptait en 2018-2019, plus d\u2019hommes que de femmes.* À Montréal, un moratoire empêche l\u2019émission de mandats d\u2019emprisonnement pour les constats d\u2019infractions impayés.Mais il est toujours possible d\u2019être arrêté, jugé et incarcéré dans le reste de la province. ESPACE SCIENCES À l\u2019extérieur de la ville J\u2019aime le port d\u2019Adelaide parce que c\u2019est là que je vais pour faire mon art.Il y a beaucoup de galeries, de musées et de beaux vieux édifices.Les commerçants et beaucoup de gens de la place me connaissent et je me sens un peu comme une célébrité locale ! D\u2019autres bons endroits sont Stirling et Hahndorf, des villages dans les collines d\u2019Adelaide ainsi que le port Lincoln si vous avez le temps et les sous pour pousser un peu plus loin.À peu de frais Visitez la Art Gallery of South Australia sur la rue North Terrace \u2013 c\u2019est gratuit et il y a plein d\u2019art autochtone et de l\u2019art moderne.J\u2019aime aussi le Southern Cross Arcade dans le CBD (Central Business District).On y trouve des restos internationaux abordables; mon préféré est le coréen, Seoul Express.Et j\u2019aime aussi le Free Friday 5 pm de l\u2019hôtel Torrens Arms à Kingswood où l\u2019on sert des saucisses dans des pains gratuitement à 17 h tous les vendredis.Mon nom est Daniel.J\u2019ai 45 ans.Je viens d\u2019Enfield, dans le sud de l\u2019Australie.Je suis devenu camelot pour The Big Issue Australia parce que c\u2019était devenu difficile d\u2019être artiste de rue.Avant, je récitais du Shakespeare et je dessinais, mais je ne faisais pas beaucoup d\u2019argent.Être camelot m\u2019aide à payer mon épicerie, m\u2019acheter des billets de foot et pour les nécessités de la vie en général.Je me suis aussi fait beaucoup d\u2019amis grâce au Big Issue ! Adelaide Australie LE STADE ADELAIDE OVAL PHOTO ANDREY MOISSEYEV (123RF) Les meilleurs cafés J\u2019aime le bon café, alors j\u2019ai plein de recommandations.Le Bean Bar sur la rue King William a le meilleur café en ville.À Mitcham (en banlieue d\u2019Adelaide), le Fifty 3 Cafe est excellent et le Cafe Ambra sert le meilleur smashed avo (toasts aux avocats écrasés).Chez Mr Combs, rue Waymouth, vous pouvez boire un bon moka tout en vous faisant faire une coupe de cheveux ou un rasage.J\u2019aime aussi le Cibo Espresso au mail Rundle et le Queen of Tarts sur la rue Hutt.Ce qu\u2019on aime d\u2019Adelaide J\u2019aime le mode de vie relax d\u2019Adelaide.L\u2019accès à la ville est facile et s\u2019y déplacer aussi.On a un bon système de transport en commun.Adelaide a les meilleures plages et plein de bonnes places où manger.Le meilleur temps pour visiter J\u2019hésite entre la saison de football, le Fringe Festival et le SALA Festival (ce qui signifie South Australian Living Artists).J\u2019expose souvent au Fringe et au SALA.Le SALA est le plus grand festival d\u2019art visuel au monde.Il a lieu au mois d\u2019août, partout dans l\u2019État.Le Fringe se tient en février et mars.La saison du foot (version australienne) pour les équipes locales et nationale s\u2019étire de mars à septembre.Il y a du soccer du mois d\u2019octobre à avril.J\u2019aime aussi le soccer de rue tous les mercredis dans South Parklands.En espérant vous y voir ! À ne pas manquer Les visiteurs doivent aller voir le stade Adelaide Oval.Il y a toujours quelque chose qui se passe là : le footy (soccer australien), le cricket, des concerts internationaux.Vous pouvez y faire un tour guidé et même grimper sur le toit.Et la rue Rundle dans la ville est super pour les cafés et les restos.D\u2019autres excellents endroits à visiter sont le zoo Monarto et le parc faunique Cleland Wildlife Park.Au Cleland, vous pouvez même nourrir les kangourous.33 itineraire.ca 1er août 2019 suivez le camelot guide ! Les camelots des journaux de rue, membres de l\u2019INSP (International Network of Street Papers) sont les meilleurs guides touristiques, eux qui connaissent leur ville comme le fond de leur poche.Voici quelques-unes de leurs suggestions. ESPACE SCIENCES Participant - distribution par Yves Grégoire CELLULES SOUCHES IMAGE PUBLICDOMAINPICTURES.NET Cellules souches On apprenait récemment dans le journal Cell Reports que des chercheurs de Harvard ont réussi à modifier des cellules souches directement à l\u2019intérieur d\u2019une souris, c\u2019est- à-dire in vivo.Cette avancée majeure est une première, car auparavant les cellules devaient être retirées de l\u2019organisme pour être traitées in vitro.Une opération particulièrement risquée puisque ces cellules très sensibles peuvent se dégrader.De plus, lorsqu\u2019elles sont greffées au patient, un rejet peut se produire.L\u2019objectif est de développer des thérapies géniques qui permettraient de traiter des maladies génétiques et de corriger les mutations directement dans les cellules souches.Dans le cadre de cette recherche, trois types de cellules ont été sélectionnés : des cellules musculaires, dermiques, ainsi que de la moelle osseuse.Grâce à un virus adénoassocié non pathogène qui transporte un gène dit rapporteur, les cellules ont été ciblées et rendues fluorescentes, afin de permettre aux chercheurs de constater de visu qu\u2019elles avaient bel et bien été modifiées.Résultat : 60 % des cellules souches des muscles ont été modifiées avec succès.Le taux de réussite s\u2019élève à 38 % pour les cellules sanguines et à 27 % pour celles de la peau. SPOT - ROBOT-CHIEN PHOTO TECHCRUNCH/FLICKR TÊTE D\u2019ANIMAL PRÉHISTORIQUE IMAGE NAOKI SUZUKI/ NAO FOUNDATION Dans la gueule du loup L\u2019été dernier, un résident de Iakoutie en Sibérie orientale, du nom de Pavel Efimov, a trouvé une tête d\u2019animal préhistorique sur les rives du fleuve Tiekthtyak.On a appris récemment dans le Siberian Times que l\u2019animal a été identifié.Il s\u2019agirait de la tête d\u2019un grand loup âgé de 32 000 ans qui aurait vécu au Pléistocène.La taille est estimée à environ 1,6 m de long, ce qui est au moins deux fois la longueur des loups contemporains.Les crocs, le pelage et le cerveau sont intacts, ce qui est très rare, selon le paléontologue Albert Protopopov de l\u2019Académie des sciences de Iakoutie.L\u2019identification de l\u2019animal a été faite en collaboration avec des chercheurs japonais.Cette tête aurait été conservée grâce au pergélisol, mais ce dernier dégèle de plus en plus à cause du réchauffement climatique.Une situation qui inquiète les scientifiques, car il n\u2019y a pas que les fossiles, mais également des tonnes de gaz à effet de serre qui sont retenus par les glaces, ainsi que des virus oubliés.Le robot serait-il le futur meilleur ami de l\u2019homme ?Boston Dynamics a annoncé que Spot, un robot-chien, sera disponible pour la vente d\u2019ici la fin de l\u2019année.Grâce à son intelligence artificielle, Spot peut accomplir diverses tâches quotidiennes que ce soit dans une maison, un bureau ou encore, un entrepôt.S\u2019il peut être télécommandé avec une tablette, ce quadrupède peut également fonctionner de manière autonome en cartographiant le lieu où il doit se déplacer.À la fois rapide, costaud et intelligent, il peut transporter des boîtes, tirer de lourdes charges, jouer au contremaître et même, au chien de garde.En plus de pouvoir monter des marches, ce robot d\u2019un poids de 72 kilos aurait la capacité de danser.Le P.-D.G.Marc Raibert espère en produire 1000 par an, mais aucun prix n\u2019a été annoncé pour le moment.Acheté par Google en 2013, Boston Dynamics a été revendu en 2017 à SoftBank, une société japonaise.En collaboration avec Imène Hamchiche, bénévole 35 itineraire.ca 1er août 2019 PHOTOS KAHL SUTHERLAND Camelot Bernard/De L\u2019épée par Mathieu Thériault Exposition Jusqu\u2019au 1er septembre, l\u2019Écomusée du fier monde présente une superbe exposition rétrospective de l\u2019œuvre de Zïlon.Connu surtout pour ses graffitis, Zïlon est aussi un peintre, un dessinateur, un designer de mode, voire un artisan du jeu vidéo, mais c\u2019est surtout un créateur inclassable, iconoclaste et un authentique punk ! C\u2019est en (re)voyant ses œuvres rassemblées sous une même enseigne qu\u2019on constate que c\u2019est un artiste majeur de la métropole, dont tout Montréalais de plus de 30 ans connaît le travail au moins en partie sans forcément savoir que c\u2019est de lui.En marge de cette expo-hommage, L\u2019Itinéraire l\u2019a rencontré.Faire une entrevue avec Zïlon, ce n\u2019est pas banal.Il a assurément quelque chose à dire et son message est pertinent, mais il n\u2019entre pas dans la catégorie « questions-réponses » et « tenons-nous-en au script ».Après avoir passé plus de 30 minutes à ne pas répondre à notre première question, nous nous sommes vite rendu compte que nous n\u2019étions pas en présence d\u2019un personnage qui correspond aux moules de la société.Entre quelques sacres bien sentis et des tirades sur une société où le paraître et le superficiel triomphent de plus en plus, il nous a surtout parlé de ce qui anime son art depuis toujours.Artiste urbain a u t h e n t i q u e m e n t p u n k ! PHOTOS JASON PARÉ « Moi, j\u2019aurais dû crever dans les années 1990 ! Les années 1970, 1980 et 1990, c\u2019était vraiment là le top de la contre-culture ! Le blast ! Aujourd\u2019hui 1984, ce n\u2019est même plus la police, c\u2019est nous tous en train de prendre des photos de tout le monde avec un cellulaire.Pas facile de nos jours de faire du graffiti .» Zïlon a commencé à se faire remarquer à la fin des années 1970, par des visages très stylisés qu\u2019il faisait en graffiti dans différents lieux publics.« Souvent vers 2 h du matin, avec des aérosols de fortune volés chez Canadian Tire, quand les flics prenaient leur pause Dunkin\u2019 Donuts », confie-t-il.Au fil du temps, il a aussi fait de la bande dessinée avec Anik Jean, des story-boards pour le premier film de Robert Lepage, des affiches pour le cinéma ou le théâtre, d\u2019énormes fresques en direct, sur différents commerces, sur des meubles, des murs ou sur des articles de mode.Il est un artisan majeur de ce que l\u2019on appelle le street art, un mouvement artistique où les œuvres sont réalisées dans la rue ou dans des lieux publics.Cela implique que personne ne sera jamais propriétaire de l\u2019œuvre en question et que sa pérennité est totalement aléatoire.La contre-culture et les « Foufs » Zïlon fait aussi partie de cette première génération d\u2019artistes qui accomplissaient les performances en direct et qui ont fait la renommée des Foufounes Électriques, lors des premières années du bar mythique de la contre-culture montréalaise.Des dizaines de personnes se rassemblaient alors pour des prestations où se mêlaient \u2013 souvent de façon un peu chaotique \u2013 musique, danse, ballet, peinture et « joyeux bordel » en tous genres. DÉCOR CONÇU PAR ZÏLON POUR LE JEU FAR CRY NEW DAWN Parmi ses réalisations éphémères, Zïlon a réalisé en 2009 une œuvre dans la vitrine du prestigieux magasin Ogilvy au centre-ville.Dans le cadre du Festival MURAL en 2014, il a créé une œuvre monumentale sur la devanture du « dépanneur ouvert 24H » au coin des rues Marie-Anne et Saint-Dominique.Des projets dont il est particulièrement fier puisqu\u2019ils donnent accès à l\u2019art à un public qui autrement ne fréquenterait jamais les galeries ou les musées.Dans toute sa démarche, le do-it-yourself si cher à la culture punk et la démocratisation de l\u2019art ont toujours été au cœur de ses préoccupations.D\u2019ailleurs, même s\u2019il a été reconnu, exposé et apprécié dans des villes telles que Londres, New York, Paris ou Tokyo, il se désole qu\u2019aucun musée majeur québécois n\u2019ait encore fait l\u2019acquisition de ses œuvres.« Le Musée des beaux-arts ou le Musée d\u2019art contemporain, ils en ont combien de mes œuvres ?», demande-t-il pour la forme à son gérant qui l\u2019accompagne pour l\u2019entrevue.Pourtant, Zïlon a collaboré avec de nombreux artistes de renom tels que Wajdi Mouawad, Robert Lepage, Gilles Carle, Jacques Languirand ou Claude Péloquin.Plus récemment, il a travaillé sur les décors du jeu vidéo Far Cry de la compagnie montréalaise Ubisoft, lui permettant ainsi de rejoindre des millions de gamers à travers le monde.Dans le café où il rage contre la machine espresso qui fait un boucan d\u2019enfer, il affirme ne pas avoir de projets dans l\u2019immédiat et peste contre d\u2019autres artistes venus de l\u2019underground comme lui qui sont maintenant soutenus par des cliques, des riches et des puissants.« Moi je me verrais bien faire des films d\u2019horreur, mais tu sais, vraiment de l\u2019horreur, quelque chose de très sanglant ! » déclare-t-il.C\u2019est clair, Zïlon n\u2019est pas un type qui fitte dans une case ou dans un moule.Graffitis, musique et résilience La musique a toujours habité l\u2019univers mental de Zïlon.Lors de notre entretien, c\u2019est la chanson Pretty Vacant des Sex Pistols qui semblait l\u2019animer.Pièce qui, pour lui, est une belle illustration de ce que notre époque nous réserve de superficiel, de platitudes et d\u2019insanités.« Sur Instagram ou Facebook, on entend tout le monde parler de leur nouvel achat, qu\u2019 ils sont végétariens ou du muffin qu\u2019 ils aiment manger le matin.Mais c\u2019est quand la dernière fois que tu as entendu quelqu\u2019un parler des gens qu\u2019 il aime, des personnes qui comptent, de ce qui a vraiment de l\u2019 importance ?Moi, je n\u2019entends pas ça beaucoup ».L\u2019artiste Zïlon n\u2019a jamais caché qu\u2019il venait d\u2019un milieu difficile.Son père surtout, un alcoolique violent, a tout fait pour le brimer dans sa vocation d\u2019artiste et l\u2019empêcher de s\u2019accomplir et d\u2019exprimer son talent.On sent aujourd\u2019hui que cette blessure est toujours vive.39 itineraire.ca 1er août 2019 Cette œuvre a été faite en direct le 14 mai 2019 (jour du décès de la mère de Zïlon ) à la soirée Bénéfice « Moi M\u2019aime » du Centre d\u2019Apprentissage Parallèle au Musée des Beaux-Arts de Montréal.À 63 ans, Raymond Pilon, de son vrai nom, doit maintenant composer avec le deuil.Dans les derniers mois, il a dû affronter le décès de sa mère, mais aussi celui de son chat, fidèle compagnon depuis 14 ans.Bien entendu, celui de sa mère l\u2019a affecté en premier chef, surtout que celle-ci est décédée alors qu\u2019il se produisait en direct au Musée des beaux-arts, pour une toile qui ironiquement lui rendait hommage.Du coup, Zïlon et son gérant ont tenu à souligner que l\u2019exposition rétrospective à l\u2019Écomusée du fier monde est dédiée à la mémoire de la défunte.Les œuvres de Zïlon, en général, sont très chargées graphiquement.À l\u2019origine, ses graffitis étaient beaucoup plus épurés et il n\u2019est pas sorcier de comprendre pourquoi.À la faveur de la nuit, dans l\u2019illégalité et l\u2019anonymat, en espérant que les flics étirent encore un peu leur pause-café, il tombe sous le sens qu\u2019on préfère une œuvre qui sera marquante, mais réalisable en quelques traits et coups d\u2019aérosols.Sauf que les aléas de l\u2019anonymat et de la création dans l\u2019urgence sont loin d\u2019être les seules raisons de ce style qui lui est propre.En fait, plus jeune, il s\u2019est cassé la main droite lors d\u2019un accident, le privant ainsi de son « instrument » de prédilection.Craignant que sa dextérité ne revienne pas, il s\u2019est mis à dessiner de la main gauche.Son visage-signature qui a fait sa marque est né de cet épisode ; un visage qu\u2019on pouvait faire rapidement, en quelques traits, et qui le suit toujours.« À chaque Nouvel An, j\u2019en fais au moins un.Parfois je demande la permission, parfois je la prends », dit-il.Un style bien à lui Quand il a la chance de peindre ou de dessiner dans un endroit ou un moment qui lui laisse le temps de déployer tout son talent, il crée surtout des visages, des personnages, dans un style industriel-punk-go- thique-futuriste qui lui est propre.Ses œuvres, époustouflantes, sont effectivement très chargées.Et sa tête semble l\u2019être tout autant.Tout au long de l\u2019entrevue, il passe du coq à l\u2019âne, d\u2019un sujet à l\u2019autre dans un parcours qui lui semble bien particulier.Une seconde, il en a contre les « coquerelles et sauterelles » qui viennent faire des tags vulgaires sur ses œuvres sans aucune forme de respect, l\u2019autre il amorce un top dix de ses œuvres les plus marquantes qui ne se rendra finalement pas plus loin que deux.Pas que les huit autres n\u2019existent pas, mais un flash ou une idée le fait rapidement changer de sujet.« Moi, j\u2019aurais dû crever dans les années 1990 ! Les années 1970, 1980 et 1990, c\u2019était vraiment là le top de la contre-culture ! Le blast ! Aujourd\u2019hui 1984, ce n\u2019est même plus la police, c\u2019est nous tous en train de prendre des photos de tout le monde avec un cellulaire.Pas facile de nos jours de faire du graffiti ».Zïlon, en plus d\u2019être l\u2019un des pionniers des Foufounes Électriques dans les années où ce bar avait vraiment quelque chose d\u2019alternatif et de subversif, a assisté à la naissance du Village gai, un lieu de liberté et d\u2019acceptation qui lui a été bénéfique pour son émancipation et sa créativité.En définitive, il faut absolument voir l\u2019exposition Zïlon et le Montréal underground.Si vous ne connaissez pas déjà l\u2019Écomusée du fier monde (un ancien bain public du « Faubourg à m\u2019lasse »), c\u2019est une bonne occasion pour découvrir cet endroit et, du même coup, les créations les plus célèbres de Zïlon.Peut-être constaterez-vous comme moi que son œuvre, bien que créé pour l\u2019essentiel dans l\u2019anonymat, vous est finalement bien plus familier que vous ne le pensiez.Zïlon et le Montréal underground se termine le 1er septembre.En présentant votre titre de transport en commun, vous aurez 2 $ de rabais pour l\u2019entrée qui est déjà très abordable à 8 $.L\u2019Écomusée du fier monde : 2050 rue Atatekan (Amherst) ecomusee.qc.can -\u2014- LOU Game le deu des 777 AE _ £ Ram 03936 1 ; {| / vi | \u201c1 i AB, f AL {A ;, ! Ë Ve x 4 a [A © i ( 7 A \\L\" pV va 4 AE ESS I a Ji] FN ad À < + Rolin, loochiffrass-pous 1 ; Dis - Ww % plus 7 À vil | Ce a 2 28 5,0.[Er SN thé \\e EK EN LT ZN / po NS EAL j x I A Bi / JN ut, Mey A = | = L 74 Lg Un dé CRAN AS LA Malgré mon déficit d\u2019attention, j\u2019ai le privilège d\u2019être imaginatif.Cependant, être créateur n\u2019est pas toujours évident, car cela m\u2019amène à douter de mes idées.Sachez qu\u2019il faut des efforts et de l\u2019originalité pour savoir inventer son propre style.Voici mes moqueries : Pourquoi doit-on interdire le poker à Bugs Bunny ?\u2014 Il mange les trèfles ! Quel type de pied fait souffrir ?\u2014 Au cul ! Quel mot ennuyant partage des syllabes identiques avec le mot longitude ?\u2014 Platitude ! Si le génie frise la folie, alors pas de soucis avec mes cheveux raides ! Porter des lunettes avec doubles foyers, veut-il dire qu\u2019on n\u2019a pas froid aux yeux ?Pourquoi les Français nomment-ils les testicules, des valseuses ?\u2014 Elles dansent lorsqu\u2019on les frappe.Quel outil utilise-t-on pour la démolition ?\u2014 Une masse\u2026 musculaire.Pourquoi le vendredi, les chrétiens doivent-ils manger du poisson ?\u2014 Pour avoir à l\u2019esprit qu\u2019ils sont des pécheurs ! Quelle est l\u2019expression favorite des jardiniers ?\u2014 J\u2019en arrache ! Que met dans son sandwich un menuisier ?\u2014 Des clous de girofles.Les automobilistes en ont ULTRAMAR du prix de l\u2019essence qui augmente sans cesse.Quelle est l\u2019expression favorite du bossu de Notre-Dame ?\u2014 Quelque chose cloche ! Je connais un sans-abri du nom de M.Sanscartier ! Quelle est la différence entre un crapet et un crapet-soleil ?\u2014 Le premier est le seul à pouvoir vivre en dehors de l\u2019eau ! Que suis-je ?Ma vie est courte, mais pleine de rebondissements.\u2014 Une pierre qui ricoche à la surface de l\u2019eau.Quel ange arbore une auréole géante ?\u2014 Celui avec une grosse tête.Les seules plantes que je ne cultive pas\u2026 sont sous mes pieds.Comment appelle-t-on un pénis qui a mal à la tête ?\u2014 Migraine ! Quelle est la menace favorite des artistes peintres ?\u2014 Je vais te refaire le portrait ! Quelle est la devise du dépressif ?\u2014 Tant qu\u2019il y a de la vie, il y a du désespoir ! Le centre des grands brûlés est-il ouvert aux petites personnes ?Combien y a-t-il de chambres dans un corridor aérien ?Trépasser signifie-t-il passer trois fois ?Sexuellement parlant, quelle est la philosophie des impuissants ?\u2014 Vivre le moment présent pour ne rien voir venir ! Faire rire est un risque qui n\u2019offre aucune garantie de réussite à celui qui le prend.N\u2019oubliez pas, ce n\u2019est pas parce qu\u2019on rit que c\u2019est drôle.Et parfois, le clown est triste.Il n\u2019a pas toujours envie de rire.Il a de bons et de mauvais jours, comme tout le monde ! itineraire.ca 1er août 2019 Moque-ries GILLES LEBLANC PARTICIPANT - AIDE AUX CUISINES 43 Solutions dans le prochain numéro xxxxxxx xxxxxx xxxxxx Quitter Négociabilité Médecin français Particule Caractère scandinave Glisse Elle publie des livres Affections glandulaires Évocation Filasses Écrivain québécois Propres Finie Strontium Note Meuble Discret Iridium Époques Langue Excédent Rayé Mélodies Aire de vent Fabrique de boulons et d\u2019écrous Puis Enzyme Lisière Parti canadien Quitter Négociabilité Médecin français Particule Caractère scandinave Glisse Elle publie des livres Filasses Écrivain québécois Propres Finie Strontium Note Meuble Discret Iridium Époques Langue Excédent Rayé Mélodies Aire de vent Fabrique de boulons et d\u2019écrous Puis Enzyme Lisière Parti canadien Affections glandulaires Évocation Suinte Existerai Dévêtu Réponses du 1 AOÛT 2019 Mettre à x 9,75 y 0,75 Mettre à x 7,5708 y 4 A A R D S A E S U E E E T E N T S I V S S R E I E H E R E T L T S R I E I R A A A R B E P N D L I T O R E E S R N A A M E N S E E T O P U E S D E I T I R C E S U B T I L I S E R A S U N A U I R I S E R A S I C A I R E C A T I U V N N E C A L E R E N T E G A R E R A R R E R A B C I B A S Y S T O L I E O R N E S I R A L L A T L T E N A I L L E S E S C A L E S E R S E Réponses du 1ER AOÛT 2019 horizontalement 1.Voleras.2.Paresseux.- Colorera.3.Tueur à gages.- Apprêt.4.Ultraviolets.- Aire de vent.- Vé.5.Revenu.- Rangera.6.Route rurale.- Erbium.- Abécédaire.- Ibidem.7.Insuffisance des contractions du cœur.- Au.8.Apparus.- Iridium.- Aluminium.- Note.9.Thallium.- Pinces.10.Haltes.- Dialecte celtique.verticalement 1.Qui murmure.2.Mondiaux.3.Cuve.- Cité bretonne légendaire.4.Éreintantes.- À toi.5.Relatif à la résistance des objets au mouvement qui leur est imposé.6.Dévorer.- Décore.7.Courroux.- Unité de mesure d\u2019accélération.- Champion.8.Île française.- Rongeur d\u2019Amérique du Sud.9.Bourse.10.Galère.- Lawrencium.11.Petits vaisseaux.12.Singe.- Use par frottement.xxxxxxx xxxxxx xxxxxx Enlevée Volcan italien Morale de l\u2019action Écru Dont deux cötés sont égaux Crêpes Contraceptif Étendue Toile Rare Madame Religieuse Service d\u2019espionnage étasunien Insulaire Élima Nenni Dieu égyptien Regimbons Rivière autrichienne Oubliée Fille vertueuse Chemine Enzymes Baume Autrichien Erbium Directions Débourses Enlevée Volcan italien Morale de l\u2019action Écru Dont deux cötés sont égaux Crêpes Contraceptif Étendue Toile Rare Madame Religieuse Service d\u2019espionnage étasunien Insulaire Élima Nenni Dieu égyptien Regimbons Rivière autrichienne Oubliée Fille vertueuse Chemine Enzymes Baume Autrichien Erbium Directions Débourses Suinte Existerai Dévêtu Ouille Traité Réponses du 15 JUIL 2019 Mettre à x 9,75 y 0,75 Mettre à x 7,5708 y 4 E s B B O E D P E S N E S S N N O N E I V E N O N I S M M E U S A O R S I R E E I L L R A E R G I S E V E R I C A R C E T N O N E I N U I S T E T S E R L I E T SUDOKU http://www.lesudokugratuit.com Sudoku niveau : Jeu Sudoku Confirmé Grille numéro : 67371 2 9 1 3 5 1 9 4 8 3 9 3 8 6 2 4 3 1 7 8 4 3 5 2 6 9 5 6 7 1 2 9 3 2 8 9 1 5 6 7 4 4 6 7 8 3 2 1 5 9 1 5 9 7 6 4 8 3 2 5 4 1 2 7 3 9 6 8 7 9 3 1 8 6 4 2 5 2 8 6 5 4 9 3 1 7 8 7 4 3 5 1 2 9 6 9 3 5 6 2 8 7 4 1 6 1 2 4 9 7 5 8 3 Grille Jeu Sudoku Confirmé à imprimer du mardi 11 septembre 2018 18:00:02 1 / 1 15 juillet 2019 publicité Pouvez-vous trouver les sept différences dans cette photo de notre photographe bénévole Mario Alberto Reyes Zamora ?Bonne chance ! DÉTENTE SUDOKU http://www.lesudokugratuit.com Sudoku niveau : Jeu Sudoku Expert Grille numéro : 67171 7 3 6 1 9 3 5 8 4 6 2 1 8 2 7 8 4 1 1 3 2 6 8 7 7 5 9 7 3 5 8 7 3 9 5 1 6 2 4 4 1 9 6 3 2 8 7 5 2 5 6 8 7 4 1 3 9 6 3 4 2 1 9 7 5 8 9 2 7 5 8 6 3 4 1 5 8 1 3 4 7 2 9 6 3 9 5 1 2 8 4 6 7 1 4 2 7 6 5 9 8 3 7 6 8 4 9 3 5 1 2 Grille Jeu Sudoku Expert à imprimer du samedi 01 septembre 2018 12:00:01 1 / 1 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3. DONS + CARTES-REPAS TOTAL DE MA CONTRIBUTION : $1 MODE DE PAIEMENT Chèque au nom du Groupe communautaire L\u2019Itinéraire Visa MasterCard Code de vérification de la carte (CVC) : l___l___l___l No de la carte  : l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l Expiration / (Mois) (Année) Signature du titulaire de la carte IDENTIFICATION Mme M.Nom : Prénom : Adresse : Ville : Code postal : _ _l_ _l_ _ - _ _l_ _l_ _ Courriel : Téléphone : ( ) Postez votre coupon-réponse au Groupe communautaire L\u2019Itinéraire 2103, rue Sainte-Catherine Est, 3e étage, Montréal (Québec) H2K 2H9 JE VEUX M\u2019ABONNER AU MAGAZINE : Je m\u2019abonne pour une période de : 12 mois, 24 numéros (125 $ avec taxes) 6 mois, 12 numéros (65 $ avec taxes) Nom ou No de camelot (s\u2019il y a lieu) : JE FAIS UN DON DE : 40 $ 50 $ 75 $ 100 $ ou $1 JE VEUX ACHETER DES CARTES-REPAS : J\u2019offre cartes-repas à 6 $ chacune = $1 Vous voulez les distribuer vous-même ?Cochez ici : No de charité de l\u2019organisme : 13648 4219 RR0001 1 Pour respecter l\u2019écologie et réduire ses frais postaux, L\u2019Itinéraire envoie le reçu d\u2019impôt une seule fois par année, au début de janvier suivant le don.Vous pouvez faire un don directement en ligne sur notre site itineraire.ca 514 597-0238, poste 228 \u2022 luc.desjardins@itineraire.ca Pour rejoindre notre service aux donateurs : ecomusee.qc.ca Crédit photo : SkidMore ZÏLON ET LE MONTRÉAL UNDERGROUND Exposition jusqu\u2019au 1er septembre 2019 2050, rue Amherst (angle Ontario) Berri-UQAM 514 528-8444 ARTMOTION INTERNATIONAL publicité au EM ANA EQTASS 3 OU QUESVOUS SOYEZ Partout au Québec, on livre gratuitement\u2019 l 4 x \u201c a -m >.f 3 -t * v 3 ay = - Tem AS | au = i \"À \\ rr is \u2014\u2014_ ls pp \u2014\u2014 ww.\u2014\u2014\u2014 E- - 2 \u2014 re -\u2014 w Er opp \u2014 ~~ % _ \u201c_- \u2014\u2014\u2014 2 = rE Pb ch \u2014 R = = a 7 Ses wr ry = -\u2014 \u2014 = =.0 - - - 2 lt mm = - a = W ay ._ wr allen -_ = \u2014\u2014_ EE dh - = pe \u2014 Ee mn a = \u2014 + + raies amma a a | a \u2014 ahi z ext wt).RD wydagmpy bbl nih apy in EE L ESO all hide BE WE MF Smart Led Hi bat rd SAS babe BF \u201cpe pu pr \u201cpe cites fé wm pme FA, rp Hews pin CAFE TORREFIE A MONTREAL 514 321-4121 1 800 361-4121 oo rlvecdiait.cpl BROSSARD\"™ *La livraison gratuite s'applique pour les commandes de 10 livres de café et plus."]
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