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Titre :
L'itinéraire
Depuis 1992, L'Itinéraire fait découvrir aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. [...]
L'Itinéraire est un mensuel montréalais dont la publication a débuté au printemps 1992. Le magazine est une initiative du Groupe communautaire L'Itinéraire, organisme basé dans le quartier Centre-Sud à Montréal. Il est vendu dans les rues et dans le métro de Montréal par des camelots. La création de L'Itinéraire visait à offrir une publication aux personnes seules et itinérantes dans laquelle elles pourraient partager avec la population les problématiques de l'itinérance et proposer des pistes de solution. L'Itinéraire permet aux participants l'apprentissage d'un travail rémunéré. Une participation active brise l'isolement. Elle favorise la revalorisation et la réalisation de soi, une reprise personnelle et une culture de l'autonomie. L'Itinéraire transmet aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. Ainsi, l'accès au logement, la réinsertion sociale, le travail du sexe, l'alcoolisme et la toxicomanie, la formation aux adultes, les droits de la personne, les sujets politiques de l'heure, les arts et la culture populaire, sont des sujets traités dans le magazine. On trouve régulièrement une personnalité connue en page couverture de L'Itinéraire, à laquelle est jumelé un article prenant souvent la forme d'une entrevue. Des collaborations spéciales de journalistes pigistes professionnels trouvent leur place chaque mois dans L'Itinéraire. Le magazine offre aussi une tribune à ses camelots, dont quelques-uns sont maintenant des figures connues des Montréalais. THIVIERGE, François, « Intervention de groupe auprès de la population itinérante de Montréal », Service social, vol. 43, no 2, 1994, p. 147-157.
Éditeur :
  • [Montréal] :Groupe communautaire l'itinéraire,1992-
Contenu spécifique :
mercredi 1 janvier 2020
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
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L'itinéraire, 2020, Collections de BAnQ.

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[" Volume XXVII, n?01 Montréal, 1er janvier 2020 dossier : STM-191009 client : STM date/modif.rédaction relecture D.A.épreuve à description : Pub Plein Page Octobre 1 09/10/19 100% titre : Des idées qui nous transportent sc/client infographe production couleur(s) publication : Itinéraire 4c format : 8,5\u201d x 10,875\u201d infographe : CM 358, rue Beaubien Ouest, bureau 500 Montréal (Québec) H2V 4S6 t 514 285-1414 STM_191009_Itineraire_PP.indd 1 19-10-09 13:59 O n dit que ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort.Un adage qui colle à Isabelle Beaupré et à son histoire qu\u2019elle raconte sans s\u2019apitoyer sur son sort.Cette même Isabelle qui a passé huit ans dans la rue où elle préférerait retourner plutôt que de perdre sa liberté chèrement acquise.C\u2019est là, dans la rue, à travers les épreuves surmontées qu\u2019elle dit avoir découvert sa vraie nature, sa personnalité.C\u2019est là qu\u2019elle a choisi l\u2019authenticité.Elle a vécu l\u2019itinérance en partie par choix après avoir reçu un diagnostic de TPLR à 37 ans.TPLR pour trouble de la personnalité limite et relationnelle.Le diagnostic est tombé lors d\u2019un séjour en psychiatrie, elle a compris alors bien des choses sur elle-même, ses agissements passés et sa manière d\u2019interagir.Les causes de son TPLR?Un traumatisme subi dans la petite enfance et l\u2019abandon.Celui de sa mère qui l\u2019a placée elle-même dans une famille exécrable\u2026 Elle sera accueillie ensuite par deux autres bonnes familles avant de passer trois ans sous les soins et la protection de l\u2019organisme Marie-Vincent.Isabelle n\u2019a pas terminé son secondaire.Adolescente, elle est souvent en conflit avec les autres.En plus d\u2019être dyslexique, elle bégaie.Démotivée, elle lâche l\u2019école à 15 ans sur un coup de tête après une suspension.Elle trouve rapidement un job de caissière dans un Harvey\u2019s, mais son trouble de personnalité refait surface.Elle perd ce premier emploi au bout de six semaines ainsi que tous les autres petits boulots qu\u2019elle parvient à dénicher.À 18 ans, après avoir vécu un temps chez sa sœur, puis chez sa mère, elle s\u2019installe en appartement.N\u2019ayant que l\u2019aide sociale pour subsister, elle devient escorte.Quelques mois seulement\u2026 À 19 ans elle rencontre son premier vrai amour, mais le jeune homme a des problèmes de consommation et Isabelle goûte à la drogue.Elle fait une psychose et menace de se suicider, ce qui la conduira à l\u2019hôpital.Au plus fort de la crise, elle s\u2019imagine qu\u2019elle voit son père pourtant décédé lorsqu\u2019elle avait deux ans.Elle est alors enceinte et choisit d\u2019interrompre cette première grossesse.À 45 ans, Isabelle a aujourd\u2019hui deux grands enfants.Les élever n\u2019a pas été une sinécure.Son fils et sa fille ont tous deux passé quelques années en famille d\u2019accueil eux aussi.De bonnes familles tient-elle à préciser.Elle y veillait.Si elle n\u2019a plus de contact avec sa mère et sa sœur parce qu\u2019elle juge leurs relations toxiques, elle a toujours maintenu le lien avec ses deux enfants qu\u2019elle aime.Devenue camelot en 2017, Isabelle se sent entourée et moins isolée.Son job la motive à se lever tous les matins.Et elle vit dans le même appartement depuis maintenant trois ans.Par Madeleine LaRoche ?Bénévole à la rédaction Milton Fernandes L\u2019arrondissement de Ville-Marie reconnaît l\u2019excellent travail de l\u2019équipe du magazine L\u2019Itinéraire.Camelot n° 1277 | Âge 45 ans Point de vente Épicerie Métro - Centre commercial Domaine Isabelle Beaupré Quelle belle revue ! Et agréable à lire ! Bravo à tous ceux qui y mettent du cœur et des efforts ! Je continuerai à vous lire longtemps ! Hélène Parent RÉDACTION ET ADMINISTRATION 2103, rue Sainte-Catherine Est Montréal (Qc) H2K 2H9 LE CAFÉ L\u2019ITINÉRAIRE 2101, rue Sainte-Catherine Est Téléphone : 514 597-0238 Télécopieur : 514 597-1544 Site : www.itineraire.ca GESTION DE L\u2019IMPRESSION TVA PUBLICATIONS INC.DIVISION ÉDITIONS SUR MESURE | 514 848-7000 Directeur général ROBERT RENAUD Chef des communications graphiques DIANE GIGNAC Chargée de projets GISÈLE BÉLANGER Imprimeur TRANSCONTINENTAL Québecor est fière de soutenir l\u2019action sociale de L\u2019Itinéraire en contribuant à la production du magazine et en lui procurant des services de télécommunications.ISSN -1481-3572 Numéro de charité : 13648 4219 RR0001 Dépôt légal Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque de l\u2019Assemblée nationale du Québec Nous reconnaissons l\u2019appui financier du gouvernement du Canada.Les opinions exprimées dans cette publication (ou sur ce site Web) ne reflètent pas forcément celles du ministère du Patrimoine canadien.Convention de la poste publication No40910015, No d\u2019enregistrement 10764.Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada, au Groupe communautaire L\u2019Itinéraire 2103, Sainte-Catherine Est Montréal (Québec) H2K 2H9 PARTENAIRES MAJEURS L\u2019Itinéraire EST MEMBRE DE Interaction du quartier Community Council Peter-McGill PRINCIPAUX PARTENAIRES DE PROJETS Nous tenons à remercier le ministère de la Santé et des Services sociaux de même que le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-Sud-de-l\u2019Île-de-Montréal pour leur contribution financière permettant ainsi la poursuite de notre mandat.Le journal L\u2019Itinéraire a été créé en 1992 par Pierrette Desrosiers, Denise English, François Thivierge et Michèle Wilson.À cette époque, il était destiné aux gens en difficulté et offert gratuitement dans les services d\u2019aide et les maisons de chambres.Depuis mai 1994, le journal de rue est vendu régulièrement par les camelots.Aujourd\u2019hui le magazine bimensuel est produit par l\u2019équipe de la rédaction et plus de 50 % du contenu est rédigé par les camelots.Le Groupe L\u2019Itinéraire a pour mission de réaliser des projets d\u2019économie sociale et des programmes d\u2019insertion socioprofessionnelle, destinés au mieux-être des personnes vulnérables, soit des hommes et des femmes, jeunes ou âgés, à faible revenu et sans emploi, vivant notamment en situation d\u2019itinérance, d\u2019isolement social, de maladie mentale ou de dépendance.L\u2019organisme propose des services de soutien communautaire et un milieu de vie à quelque 200 personnes afin de favoriser le développement social et l\u2019autonomie fonctionnelle des personnes qui participent à ses programmes.Sans nos partenaires principaux qui contribuent de façon importante à la mission ou nos partenaires de réalisation engagés dans nos programmes, nous ne pourrions aider autant de personnes.L\u2019Itinéraire, ce sont plus de 2000 donateurs individuels et corporatifs qui aident nos camelots à s\u2019en sortir.Merci à tous ! On aime ça vous lire ! Quand on vous croise dans la rue, vous nous dites souvent que vous aimez votre camelot, que vous avez apprécié tel article, que vous aimez notre magazine.Eh bien, écrivez-nous pour nous le dire ! Cette section vous est réservée tout spécialement.NDLR Nous nous réservons le droit de corriger et de raccourcir les textes Mots de lecteurs La direction de L\u2019Itinéraire tient à rappeler qu\u2019elle n\u2019est pas responsable des gestes des vendeurs dans la rue.Si ces derniers vous proposent tout autre produit que le journal ou sollicitent des dons, ils ne le font pas pour L\u2019Itinéraire.Si vous avez des commentaires sur les propos tenus par les vendeurs ou sur leur comportement, communiquez sans hésiter avec Charles-Éric Lavery, chef du développement social à : c.e.lavery@itineraire.ca 514 597-0238 poste 222 ÉCRIVEZ-NOUS ! courrier@itineraire.ca Des lettres courtes et signées, svp ! Prix de vente 1,50 $ 1,50 $ l\u2019achètent camelots Les paie l\u2019impression + coûts de production LUC DESJARDINS Directeur général et éditeur RÉDACTION JOSÉE PANET-RAYMOND Éditrice adjointe et rédactrice en chef ALEXANDRA GUELLIL Journaliste, responsable société LAURENT SOUMIS Journaliste accompagnateur JASON PARÉ Journaliste, formation des participants MILTON FERNANDES Création visuelle ALEXANDRE DUGUAY Gestionnaire de communauté IANIK MARCIL Collaborateur JUAN CARLOS JIMENEZ Webmestre bénévole CHRISTINE BARBEAU, ANITA BARSETTI, MARIE BRION, IMÈNE HAMCHICHE, MADELEINE LAROCHE, DANIELA ARANIBAR Bénévoles à la rédaction PAUL ARSENAULT, LUCIE LAPORTE, CAROLINE RODGERS Bénévoles à la révision ADMINISTRATION SYLVANA LLANOS Responsable de la comptabilité MARCELA CHAVES Adjointe comptable \u2013 Commis au dépot NANCY TRÉPANIER Adjointe administrative PASCALE PLANET Développement philanthropique \u2013 Médias sociaux DÉVELOPPEMENT SOCIAL CHARLES-ÉRIC LAVERY Chef du développement social ISABELLE LACHARITÉ Intervenante psychosociale PIERRE TOUGAS Responsable du Café VANESSA TREMBLAY Chargée de projet \u2013 Distribution ELLA MARTINDALE Coordonnatrice du Café de la Maison ronde CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION Présidente JESSICA MAJOR - Davies Ward Phillips & Vineberg S.E.N.C.R.L./ s.r.Trésorier GRÉGOIRE PILON - Ernst & Young S.E.N.C.R.L./ s.r.l Vice-président YVON MASSICOTTE - Camelot de L\u2019Itinéraire Secrétaire FRANCK BÉZIAUD - Banque Nationale Administrateurs MIVILLE TREMBLAY SOPHIE RONDEAU - Avocate et doctorante en droit ALEXANDRE VERDUN - Camelot de L\u2019Itinéraire JEAN-CLAUDE NAULT - Camelot de L\u2019Itinéraire JEAN-PAUL LEBEL - Camelot de L\u2019Itinéraire JACQUES ÉLIZÉ - Réprésentant des camelots VENTES PUBLICITAIRES 514 597-0238 poste 234 publicite@itineraire.ca Pour le Nouvel An, toute l\u2019équipe de L\u2019Itinéraire vous souhaite Le don de soi La générosité du cœur\u2026 et du portefeuille ! La bienveillance L\u2019ouverture à l\u2019autre De faire partie de la solution plutôt que du problème De partager votre sourire sans ménagement et sans discrimination De faire sa part pour rendre le monde meilleur D\u2019encourager les camelots de L\u2019Itinéraire De lire L\u2019Itinéraire deux fois par mois, d\u2019un couvert à l\u2019autre ! De réagir à nos articles.Écrivez-nous, on aime ça ! De visiter notre site web (itineraire.ca) et s\u2019inscrire à notre infolettre De donner de son temps pour une bonne cause D\u2019essayer de ne pas juger les autres, mais plutôt de les comprendre De tricoter des tuques, des foulards et des chaussettes pour ceux qui en ont besoin De reconnaître que la générosité, c\u2019est bon 365 jours par année D\u2019arrêter de temps en temps pour jaser avec nos camelots Du courage, du vrai ! D\u2019être optimiste De passer du temps de qualité avec les gens qui comptent dans votre vie D\u2019inculquer l\u2019importance de s\u2019occuper des autres à vos enfants De mettre vos talents au profit du bien commun De faire la paix dans son environnement De vous interroger sur le monde en gardant un esprit critique De bien vous amuser et de prendre soin de vous De l\u2019amour, juste de l\u2019amour ! Signé : Luc, Josée, Charles-Éric, Laurent, Jason, Alexandra, Milton, Sylvana, Alexandre, Pascale, Marcela, Nancy, Isabelle, Vanessa, Pierre et Ella.1er janvier 2020 Volume XXVI, no 01 Josée Panet-Raymond Éditrice adjointe et rédactrice en chef 2020 3 Zoom sur Isabelle 9 Maxime Valcourt 9 Saïd Farkouh 9 Denis Bourgeois 31 Jacques Élizé 31 Bill Economou 31 Daniel Prince Mots de camelots 27 camelots ont participé à cette édition 40 23 3 À la une Alexandra Guellil 8  Rond-point international 10  Comptes à rendre Après l\u2019aide gouvernementale, faire payer les GAFAM Miville Tremblay 20  Dans la tête des camelots 22  Comptes à rendre Faire du neuf avec du vieux Ianik Marcil 23 ?La tête haute 32 ?Espace sciences Yves Grégoire 34 ?Société De soldat à sans-abri Josée Panet-Raymond 38 ?Prix de la rédaction 2019 40 ?Littérature Serge Bouchard : le raconteur d\u2019Histoire Roger Perreault 44 ?Détente 46  Bande dessinée Siou 7 enjeux à suivre Pleins feux sur 2020 1er janvier 2020 Volume XXVI, no 01 Vous ne vous rappelez pas de certains faits sociaux et politiques qui ont marqué l\u2019année 2019 ?La rédaction de L\u2019Itinéraire a sélectionné sept thèmes qui ont rythmé notre année et qui auront certainement une incidence sur celle que nous nous apprêtons à commencer.Ces faits nous concernent tous dans notre vie quotidienne, notamment en raison des répercussions qu\u2019ils ont ou qu\u2019ils auront pendant les 12 prochains mois.12 Canada Housing first : des résultats encourageants Un nouveau rapport publié au Canada a montré l\u2019effet positif des mesures de la politique Housing first (Logement d\u2019abord), privilégiant la stabilité du logement des personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale.En conclusion : elles auraient plus de facilité à trouver et à conserver un logement stable, lorsqu\u2019elles bénéficient de subventions pour les aider à payer leur loyer et ont accès aux services de santé.Les chercheurs ont mis l\u2019accent sur l\u2019efficacité de Logement d\u2019abord, un programme mis en place à Toronto qui diffère des approches traditionnelles en matière de logement pour les adultes sans-abri atteints de problème de santé mentale.Ce programme demande à ses bénéficiaires de s\u2019abstenir de consommer en suivant un traitement psychiatrique.En échange, ils ont accès à un logement stable et aux services de soins en santé mentale.Pour cette étude, un peu plus de 500 personnes itinérantes et vivant avec un problème de santé mentale ou de consommation ont été sondées.Les bénéficiaires du programme Logement d\u2019abord ont passé un peu plus de 70 % de leur temps dans leur logement tandis que les personnes bénéficiant des programmes traditionnels sont restées dans leur logement pendant 20 % du temps.Des résultats qui rappellent que les adultes itinérants ayant des problèmes de santé mentale ont besoin d\u2019un soutien important et surtout permanent.(Reuters/INSP.ngo) Suisse Pas de docteur pour Salomé L\u2019accès aux soins médicaux peut être difficile pour les demandeurs d\u2019asile arrivant en Suisse.Au moment de déposer leur demande, un spécialiste de la santé établit, lors d\u2019une rencontre, les besoins sanitaires sur les bases d\u2019un questionnaire.Même les enfants doivent attendre des mois avant d\u2019obtenir une visite médicale.Attendre, c\u2019est ce que fait Salomé, 15 ans, atteinte d\u2019un handicap physique et permanent depuis sa naissance.Salomé ne peut pas marcher, elle doit se déplacer en fauteuil roulant et déployer des efforts considérables pour maîtriser ses jambes et éviter que ses talons ne glissent sur le sol lorsqu\u2019elle s\u2019essaye.Outre cela, elle reste une ado comme les autres : elle porte toujours un chapeau noir, comme le font les vedettes de R\u2019n\u2019B qu\u2019elle a à cœur.Son souhait le plus cher ?Marcher seule à nouveau.Salomé est née en Géorgie, endroit où l\u2019accès aux soins de santé est à la fois limité et coûteux.Son père a combattu dans les conflits armés du Caucase au cours desquels il a été blessé.Sa mère était journaliste, mais a préféré renoncer à sa carrière pour s\u2019occuper de sa fille.Lors de l\u2019examen de la situation de Salomé, le spécialiste des soins médicaux suisse aurait pris des décisions en fonction de l\u2019urgence et de la gravité de son cas.Ceci explique pourquoi elle n\u2019a toujours pas pu voir un médecin et être prise en charge.Notons que les autorités suisses n\u2019accordent l\u2019asile pour des raisons de santé que dans de très rares cas.Salomé et sa famille gardent donc espoir de recevoir une aide appropriée.(Surprise/INSP.ngo) ROLAND SCHMID A N D Y C L A R K | R E U T E R S Traduction Alexandra Guellil L\u2019Itinéraire est membre du International Network of Street Papers (Réseau International des journaux de rue).Le réseau apporte son soutien à près de 100 journaux de rue dans 35 pays sur six continents.Plus de 250 000 sans-abri ont vu leur vie changer grâce à la vente de journaux de rue.Le contenu de ces pages nous a été relayé par nos collègues à travers le monde.Pour en savoir plus, visitez insp.ngo SAÏD FARKOUH CAMELOT METRO MONTMORENCY DENIS BOURGEOIS CAMELOT JEAN-TALON / CHRISTOPHE-COLOMB Être intelligent ou être stupide ?L\u2019histoire raconte qu\u2019un théologien, un avocat et un physicien sont condamnés à mort par guillotine.Au moment de l\u2019exécution, le théologien passe le premier et sa tête est mise sous la guillotine.On lui demande : « Veux-tu dire un dernier mot ?» Il dit : « Dieu\u2026 Dieu\u2026 Dieu\u2026 me sauvera ».Puis le bourreau active la guillotine, mais le couperet s\u2019arrête avant d\u2019avoir touché sa tête.Les gens, émerveillés, s\u2019écrient : « Libérez le théologien ! Dieu a prononcé sa parole » car il a survécu.Puis au tour de l\u2019avocat.Sa tête est mise sous la guillotine.On lui demande : « Veux-tu dire un dernier mot ?» Il répond : « Je ne connais pas Dieu comme le théologien, mais j\u2019en sais plus sur la justice.La justice\u2026 la justice\u2026 me sauvera ».Le couperet tombe, mais s\u2019arrête avant de toucher sa tête.Les gens, émerveillés, s\u2019écrient : « Libérez l\u2019avocat, la justice a dit son mot » car il a survécu.Enfin, le tour du physicien arrive.On lui demande : « Veux-tu dire un dernier mot ?» Il dit : « Je ne connais pas Dieu comme le théologien, je ne connais pas la justice comme l\u2019avocat, mais je sais qu\u2019un nœud dans la guillotine empêche le couperet de tomber ».On examine la guillotine et l\u2019on retrouve un nœud empêchant le couperet de descendre.On répare le nœud et ainsi le couperet tombe et décapite le physicien.Mieux vaut vous taire même si vous connaissez la vérité.Il est intelligent d\u2019être stupide dans certaines situations.Mes plans pour 2020 Pour l\u2019année 2020, je souhaite économiser 800 $ pour faire peinturer mon appartement.Quand je reçois mon chèque, je paye mon loyer, mon laissez-passer pour l\u2019autobus, mon compte de câblodistribution.Après il me reste entre 100 $ et 200 $.Donc je pourrais économiser environ 100 $ par mois.J\u2019aimerais aussi aller en Suède, à Stockholm, parce que mon groupe de musique disco préféré, A BA, vient de là-bas.Je voudrais bien visiter leur musée.C\u2019est un vieux groupe des années 1970.Je voudrais les voir en spectacle, au Centre Bell par exemple, mais je ne pense pas qu\u2019ils viennent ici parce qu\u2019ils sont trop âgés.Le 15 novembre dernier, c\u2019était la fête de la chanteuse Frida qui a eu 74 ans.Dans le groupe, ils sont quatre et forment deux couples.Mais j\u2019ai trop peur de prendre l\u2019avion, d\u2019être huit heures dans les airs avec les risques d\u2019écrasement.Pour 2020, je souhaite donc rester dans mon logement et continuer mon amitié avec Cybelle, ma copine.Je veux aussi continuer d\u2019être à L\u2019Itinéraire pour vendre le magazine.Je souhaite que mes clients continuent à lire mes articles et à m\u2019acheter le magazine.Je voudrais les garder comme lecteurs tant et aussi longtemps que je travaillerai à L\u2019Itinéraire.Je souhaite à tous du bonheur et la chance de réaliser ses désirs.MAXIME VALCOURT CAMELOT AUX THÉÂTRES DU NOUVEAU MONDE ET DU RIDEAU VERT Des trésors dans la rue Je fais la récupération de fer et de métaux.Avant que le camion des éboueurs ne passe, je fais le tour des rues le lundi pour ramasser ce qui peut avoir de la valeur.Ça me désennuie, ça me donne une bonne raison de me lever de bonne heure et je n\u2019ai plus besoin de réveille-matin.En une quinzaine d\u2019années, j\u2019ai dû ramasser l\u2019équivalent d\u2019une belle montagne.Ça ne rapporte plus autant qu\u2019avant, mais étant donné que ça fait maintenant partie de ma routine, j\u2019ai l\u2019intention de continuer tant que j\u2019aurai la santé pour le faire.Il faut dire que j\u2019ai l\u2019œil pour repérer les objets qui peuvent avoir de la valeur.C\u2019est ma façon de contribuer à recycler ce que des gens mettent aux rebuts.Les restes des uns peuvent servir à fabriquer des objets utiles pour d\u2019autres.Il m\u2019arrive de trouver des objets qui sont encore en très bon état et comme je ne peux pas tous les garder, soit je les donne, soit je les vends chez les antiquaires.J\u2019ai même ramassé un triporteur presque neuf, avec cinq kilomètres au compteur, qui fonctionne parfaitement.Si je n\u2019arrive pas à le vendre, je vais le garder pour me promener quand je n\u2019aurai pas le goût de prendre mon vélo.Même s\u2019il est magané, poqué, j\u2019apprécie mon camion, grâce auquel que je peux ramasser, à l\u2019occasion, des petits trésors comme le petit chien empaillé Vagabond qui m\u2019a accompagné pendant près de cinq ans. Michaël Nguyen Président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec F P J Q 10 1er janvier 2020 itineraire.ca Collaboration spéciale Miville Tremblay Récemment élu à la présidence de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), Michaël Nguyen fait le point sur bon nombre de dossiers qui retiennent son attention.La tâche qui l\u2019attend ne sera pas aisée, surtout dans un contexte où les médias sont confrontés à d\u2019énormes défis.Se réjouissant de l\u2019éventuel soutien gouvernemental aux médias il ajoute qu\u2019il faudra de plus amples mesures pour les maintenir à flot.« L\u2019aide financière est une bouffée d\u2019air frais, déclare-t-il d\u2019entrée de jeu.Mais ce n\u2019est pas fini, les gouvernements doivent aussi s\u2019attaquer aux redevances et à la taxation des géants du web GAFAM.» « En ce moment, de grosses compagnies comme Facebook et Google prennent notre contenu journalistique et le reproduisent sur leurs plateformes, sans payer un sou et sans rien produire au Québec », dénonce-t-il.Pire, elles accaparent les revenus publicitaires, « de l\u2019argent que nos médias perdent et qui s\u2019en va aux États-Unis ou dans des paradis fiscaux.C\u2019est un problème majeur ! » Il estime que nos gouvernements doivent suivre l\u2019exemple de la France et taxer ces entreprises et les obliger à verser des redevances pour le contenu journalistique qu\u2019elles pillent.« Beaucoup de médias ferment, beaucoup d\u2019emplois se perdent » avec cette concurrence déloyale.M.Nguyen trouve « extrêmement triste de voir des jeunes brillants qui ont fait leurs études en journalisme, auraient un bel avenir et qui apporteraient beaucoup à la société », ne pas être embauchés.Souvent réduits à un travail à la pige mal payé, plusieurs finissent par quitter la profession.« Faut vraiment qu\u2019on fasse bloc ensemble pour avancer et assurer la pérennité du journalisme.» Il fait de ce combat sa priorité.Défendre la liberté de presse Élu en novembre à la présidence de la FPJQ, M.Nguyen couvre les affaires judiciaires au Journal de Montréal depuis 2011.Il est l\u2019auteur du livre L\u2019affaire Magnotta : Au cœur de l\u2019horreur.La FPJQ rassemble 1 800 journalistes dans plus de 250 médias de toutes tailles à travers le Québec.L\u2019équipe de rédaction de L\u2019Itinéraire en fait maintenant partie.« On défend la liberté de presse et le droit du public à l\u2019 information.On est les yeux et les oreilles du public », explique M.Nguyen.Chaque fois que cette liberté est menacée, la Fédération intervient, par exemple, pour faire respecter le droit de filmer les délibérations lors d\u2019un conseil municipal.La FPJQ fait aussi des représentations en commissions parlementaires, devant le CRTC, les juges, la police et d\u2019autres organismes publics, non pour défendre l\u2019intérêt des entreprises, mais bien celui du journalisme.Lutter contre les fausses nouvelles en éduquant le public La prolifération des fausses nouvelles est un autre grand défi de la profession.À cet égard, M.Nguyen se réjouit de certaines initiatives comme l\u2019émission Les Décrypteurs sur RDI qui traque les fausses informations.On y explique comment elles se propagent sur les réseaux sociaux et démontrent en quoi elles ne sont pas fondées.« Ils font un travail remarquable », juge-t-il.Pour sa part, la FPJQ a lancé le programme 30 secondes avant d\u2019y croire destiné aux jeunes.Des journalistes bénévoles se déplacent dans les écoles pour leur expliquer comment détecter les fausses nouvelles.On leur enseigne des petits trucs qui permettent facilement de faire la différence entre le vrai et le faux.On leur conseille également de prendre quelques secondes avant d\u2019aimer, partager et commenter une nouvelle.Ils apprennent l\u2019importance d\u2019aller au-delà du titre accrocheur pour prendre le temps de lire la nouvelle ou de visionner la vidéo au complet, de vérifier la source, de faire preuve d\u2019esprit critique et de comprendre le but du message (voir à ce sujet 30secondes.org) Les fausses nouvelles sont à première vue très attrayantes.Et les algorithmes de Facebook privilégient la popularité mesurée par les clics, plutôt que les sources fiables.Il existe des usines à fausses nouvelles qui en produisent à la tonne et qui génèrent d\u2019importants revenus publicitaires, explique M.Nguyen.L\u2019argent n\u2019est pas le seul motif, car les fausses nouvelles secrètement produites par des puissances étrangères comme la Russie, l\u2019Iran et la Chine cherchent à exacerber les conflits sociaux ou à influencer le résultat des élections.Les plateformes de diffusion et les gouvernements doivent s\u2019attaquer plus résolument à ces tentatives.Mais la meilleure défense demeure « le journalisme de qualité, sérieux, auquel les gens peuvent faire confiance ».Après l\u2019aide gouvernementale, faire payer les GAFAM* * Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft. Pierre Gaudreau ?Directeur au RAPSIM trop peu soutenues, même si elles sont connues.Ainsi, c\u2019est Pour éviter la rue et en sortir, que s\u2019intitule la Politique nationale de lutte à l\u2019itinérance adoptée au Québec en 2014.La Commission Laurent a fait ressortir les problèmes importants vécus dans le système de protection de la jeunesse, dont celui d\u2019être un facteur d\u2019itinérance.Ce sont 20% des jeunes ayant passé par ce réseau qui vivront cette situation.Le rapport de cette commission, prévu à la fin 2020, devra attaquer ce problème, pour éviter que le passage à l\u2019âge adulte rime passage à la rue.Le développement de logements sociaux connait une embellie à Montréal, avec les fonds ajoutés par le gouvernement Legault pour permettre la réalisation d\u2019unités déjà annoncées avec des budgets insuffisants.Ce gouvernement n\u2019a cependant annoncé aucun fonds pour de nouvelles unités.Alors que le marché immobilier connait une frénésie entrainant des logements de plus en plus chers, Québec se doit d\u2019annoncer des investissements importants et récurrents en habitation sociale Ottawa doit investir Dans son premier mandat, le gouvernement Trudeau a adopté des ambitieuses stratégies en pauvreté, en logement et en itiné- rance, mais des investissements majeurs demeurent nécessaires.Le RAPSIM, comme la Ville de Montréal, demande au fédéral d\u2019annoncer des fonds adéquats pour le développement de logements sociaux.Pour sa stratégie en itinérance, Ottawa doit accroitre les fonds annoncés, à au moins 50 millions $ par an au Québec.Il doit aussi revoir sa volonté de cibler l\u2019itinérance chronique pour son programme Vers un chez soi.Pour contrer l\u2019itiné- rance, il faut également la prévenir.Outre accroitre son travail pour obtenir le soutien financier des gouvernements pour les actions nécessaires à Montréal, la Ville doit aussi agir dans son champ de responsabilité.Une révision est en cours des règlements qui conduisent encore à l\u2019émission de nombreuses contraventions discriminatoires remises aux sans-abri en raison de leur condition sociale.Elle doit se conclure en 2020 par des changements qui feront reculer ce profilage social.Le bilan de l\u2019année 2019 n\u2019est pas réjouissant en ce qui concerne l\u2019itinérance à Montréal.Les hébergements pour hommes ont dû offrir un nombre record de nuitées et ceux pour femmes, signifier un nombre sans précédent de refus faute de places.Dès le début décembre, l\u2019ancien Hôpital Royal Victoria a été ouvert comme lieu de débordement pour faire face à cette crise.Des ressources débordent aussi à Québec, Gatineau et ailleurs au Canada.En 2020, les gouvernements et la Ville de Montréal devront investir pour contrer l\u2019accroissement de cette misère.Les actions nécessaires sont connues et même ciblées dans leurs plans et stratégies en itinérance.Parmi ceux-ci : éviter la perte de logements et en assurer le droit à l\u2019accès, soutenir la sortie d\u2019institutions et cesser d\u2019alourdir le fardeau de l\u2019itinérance avec des contraventions.Une situation dramatique En plus de cette occupation maximale des ressources, différents moyens sont en croissance pour faire face à celle de l\u2019itinérance.Sans l\u2019assurance de pouvoir y demeurer de façon stable, et parfois en se retrouvant en danger, des personnes vont dormir sur le plancher, le divan, voire dans le lit de connaissances ou se retrouver en suroccupation dans des logements insalubres.On assiste aussi à la multiplication de campements de fortune, parfois l\u2019hiver, souvent dangereux.Les investissements des gouvernements et de la Ville pour contrer l\u2019itinérance apportent pourtant des résultats, chaque année de nombreuses personnes se sortent de la rue ou l\u2019évitent.De nouveaux logements sociaux se développement, plus de 560 unités ciblées en itinérance sont en développement à Montréal.Les programmes d\u2019insertion au travail ont aussi leur impact, tout comme le travail de rue, l\u2019accompagnement et la défense des droits.Trop peu de prévention Des actions permettent donc de contrer l\u2019itinérance.Si le phénomène est croissant, c\u2019est que les actions en amont sont Pour 2020 : Des actions pas des vœux 1er janvier 2020 Chronique payée Vous ne vous rappelez pas de certains faits sociaux et politiques qui ont marqué l\u2019année 2019 ?La rédaction de L\u2019Itinéraire a sélectionné sept thèmes qui ont rythmé notre année et qui auront certainement une incidence sur celle que nous nous apprêtons à commencer.Ces faits nous concernent tous dans notre vie quotidienne, notamment en raison des répercussions qu\u2019ils ont ou qu\u2019ils auront pendant les 12 prochains mois.p a r A l e x a n d r a G u e l l i l En octobre 2019, le Parti libéral du Canada (PLC) de Justin Trudeau a été réélu avec un gouvernement minoritaire.Au Québec, même si le Bloc Québécois (BQ) a récupéré des places sur l\u2019échiquier politique fédéral, la métropole a voté massivement pour le PLC.« Si avant on parlait du \u201cmystère Québec\u201d, je crois que maintenant on peut parler du \u201cmystère Montréal\u201d.Il ne faut pas perdre de vue la composition démographique de Montréal  : l\u2019ouest est essentiellement anglophone avec une tradition de vote libéral et ne voulait pas voter conservateur, surtout avec Andrew Scheer qui s\u2019est tiré dans le pied avec sa position sur l\u2019avortement et autres sujets très controversés », souligne Patrick White, professeur en journalisme à l\u2019école des médias de l\u2019UQAM.Il explique cette victoire par le côté multiculturel de Montréal.« C\u2019est sûr que quand t\u2019es immigrant et que tu arrives de l\u2019étranger, tu n\u2019as pas intérêt à voter pour le BQ qui veut l\u2019indépendance du Québec ou les conservateurs qui sont très à droite.Les libéraux apparaissent donc comme un vote rassurant.» Aussi, la présence au Québec de Justin Trudeau pendant les quatre dernières années aurait beaucoup aidé ses candidats locaux.Notons le gain surprenant de la circonscription Hochelaga qui a viré de l\u2019orange, couleur phare du Nouveau Parti démocratique (NPD), au rouge avec la victoire de Soraya Martinez Ferrada.«  Elle a fait campagne sur le terrain, connaissait les enjeux et était partout », affirme M.White.Notons que sa victoire a été confirmée malgré la contestation du BQ qui a finalement abandonné sa demande de recomptage judiciaire.Si le multiculturalisme y est pour beaucoup, comment expliquer les résultats de Jagmeet Singh et du NPD qui incarnait aussi ses valeurs ?« C\u2019est très mystérieux, avoue-t-il en questionnant notre système électoral.Peut-être que les citoyens ont voté par défaut pour les libéraux, pour éviter les conservateurs, mais avouons aussi que l\u2019on savait très bien que le NPD n\u2019allait pas former l\u2019opposition.Et d\u2019un autre côté, M.Singh était perçu comme sympathique, mais n\u2019avait pas le potentiel d\u2019être le chef de l\u2019opposition à Ottawa.» Élections fédérales : le mystère Montréal STEPHANE MAHE | REUTERS Impossible de passer outre les multiples vols de données personnelles survenus chez Capital One, Desjardins ou Facebook.Ils font suite à ceux survenus, un an plus tôt, à la Banque Nationale et TD ainsi qu\u2019au scandale de Cambridge Analytica.Mentionnons que deux ans plus tôt, c\u2019était Equifax qui était visé.En juillet 2019, Capital One a été la cible d\u2019un des plus importants piratages informatiques touchant 106 millions de ses clients nord-américains, dont 6 millions de Canadiens.Une personne extérieure aurait eu un accès non autorisé au réseau du cinquième émetteur de cartes de crédit bancaires aux États- Unis, obtenant ainsi les informations personnelles des consommateurs ayant soumis une demande de carte de crédit entre 2005 et début 2019.Quelques mois après, c\u2019est au tour du Mouvement Desjardins d\u2019être fraudé : un « employé malveillant » aurait volé les informations personnelles de tous les membres particuliers du mouvement, soit les 4,2 millions de personnes, les revendant pour la plupart sur le marché noir.La cybersécurité est donc plus que jamais à suivre.« Je reviens de la Cyber Week de Tel-Aviv, raconte Patrick White, où j\u2019ai réalisé qu\u2019ils travaillaient sur certains cas de fraude depuis 25 ans.Mais la situation géopolitique d\u2019Israël ne rend pas les choses faciles sur cette question.Le Canada dépense quatre fois moins en recherche et développement qu\u2019Israël.Je crois qu\u2019on est vraiment en retard, en raison des années d\u2019austérité financières et budgétaires en éducation dans les universités.Par ailleurs, Desjardins est un cas de fraudes à l\u2019interne qui a été mal préparé et cela sonne la sonnette d\u2019alarme : toutes les banques, les compagnies d\u2019assurances et autres devront se préparer à l\u2019instar des consommateurs qui devront plus que jamais veiller à protéger leur vie privée sur les médias sociaux, leurs cartes de crédit ou leur numéro d\u2019assurance sociale parce que le fédéral ne bougera pas là-dessus.» Vos données personnelles sont prisées ! SHANNON STAPLETON | REUTERS Les GAFAM, acronyme des géants du web Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft \u2013 n\u2019ont jamais fait autant parler d\u2019eux cette année et feront certainement encore parler d\u2019eux à l\u2019avenir.« Beaucoup de personnes acceptent de donner leurs informations personnelles sans se soucier de la façon dont elles seront utilisées par ces entreprises, martèle Patrick White.Le problème avec les GAFAM réside dans l\u2019iniquité fiscale : la plupart des travailleurs payent entre 40 et 55 % de leurs revenus en impôts alors que ces entreprises n\u2019en payent pas, font de l\u2019évasion fiscale et, dans certains cas comme Netflix, n\u2019ont pas de siège social ou de bureaux au Canada, alors qu\u2019ils font des revenus sur le territoire.Le gouvernement fédéral doit statuer officiellement avec les autres pays de l\u2019Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) sur le niveau d\u2019imposition de ces géants du web.» En 2018, à elles seules, les cinq multinationales ont mondialement encaissé des revenus bruts de 817 milliards $ US.Leurs revenus nets avant impôts équivalent à 188 milliards $ US.La plus grande partie de cette somme provient de la publicité achetée au Canada.Ce qui s\u2019ajoute à la grogne généralisée.De plus, certains appellent le gouvernement fédéral à se servir de cette possible source de revenus pour aider financièrement les médias écrits qui traversent une crise sans précédent, due en grande partie à la baisse drastique des revenus publicitaires en faveur de ces multinationales.Le Canada n\u2019est pas le seul à subir les contrecoups de cette évasion fiscale : la France, aussi concernée, a décidé d\u2019imposer une taxe de 3 % sur le revenu brut encaissé par les membres des GAFAM présents sur le territoire.À la fin de l\u2019année 2019, la députée libérale Isabelle Melançon estimait d\u2019ailleurs le revenu annuel possible du gouvernement québécois à 120 millions $, s\u2019il taxait Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft.Au moment de rédiger cet article, le gouvernement Legault attendait encore un rapport de l\u2019OCDE avant de prendre une telle décision.Réguler ou punir les GAFAM ?15 itineraire.ca 1er janvier 2020 Le 11 septembre dernier, un jugement et historique a été rendu par la Cour supérieure du Québec.Il a invalidé des pans des lois fédérale et provinciale sur l\u2019aide médicale à mourir, en faveur de deux Québécois, Jean Truchon et Nicole Gladu, tous deux lourdement handicapés.La cause était portée par Jean Truchon, qui a perdu l\u2019usage de son seul bras fonctionnel en 2012 et souffrait de triparalysie depuis sa naissance, et Nicole Gladu, qui était atteinte du syndrome postpoliomyélite, une maladie dégénérative incurable.Les deux voulaient mettre un terme à leur vie, mais ne pouvaient pas bénéficier de l\u2019aide médicale à mourir parce que selon la loi québécoise, ils n\u2019étaient pas en « fin de vie » et, selon la loi canadienne, leur mort n\u2019était pas « raisonnablement prévisible ».La juge Christine Baudoin a demandé aux législateurs fédéraux et provinciaux de modifier les lois sur l\u2019aide médicale à mourir, en enlevant les critères relatifs à la « mort naturelle raisonnablement prévisible » et à la « fin de vie ».Notons que ce jugement pousse le gouvernement Legault à envisager un peu plus tôt les modifications tant attendues de la loi provinciale, notamment pour élargir l\u2019accès aux personnes inaptes, comme celles souffrant de la maladie d\u2019Alzheimer.En 2014, deux ans avant le gouvernement fédéral, Québec a adopté la Loi concernant les soins de fin de vie, incluant l\u2019aide médicale à mourir et les soins palliatifs, donnant ainsi la possibilité aux personnes majeures et aptes à consentir à l\u2019aide médicale à mourir, à condition d\u2019être en fin de vie et atteintes d\u2019une maladie grave et incurable.C\u2019est donc le gouvernement fédéral qui, en 2016, a rajouté le critère de « mort naturelle raisonnablement prévisible » qui n\u2019était d\u2019ailleurs pas inscrit dans l\u2019arrêt Carter.Cette décision très attendue pourra désormais servir de jurisprudence à d\u2019autres personnes atteintes de maladies dégénératives incurables et qui ne pouvaient pas répondre aux critères des législations.Elle nous replonge directement dans l\u2019histoire marquante de Sue Rodriguez, qui a mis fin à ses jours le 12 février 1994, relançant ainsi un débat passionné sur le suicide assisté et l\u2019aide médicale à mourir au Canada.Choisir de mourir DAAN STEVENS | UNSPLASH 16 1er janvier 2020 itineraire.ca CHRIS WATTIE | REUTERS La Loi sur la laïcité de l\u2019État (ou Loi 21), proposée par le gouvernement Legault, a été adoptée le 16 juin 2019 par l\u2019Assemblée nationale du Québec, sous bâillon, une procédure législative d\u2019exception qui permet au gouvernement de modifier les règles relatives à l\u2019adoption d\u2019un projet de loi, en limitant le temps de débat.C\u2019est la première loi du genre au Québec qui stipule dans son premier article que « L\u2019État du Québec est laïque », interdisant le port de signes religieux aux employés de l\u2019État en position d\u2019autorité et aux enseignants du réseau scolaire public au primaire et au secondaire.La Loi 21 a été possible en vertu de l\u2019article 33 de la Charte canadienne des droits et libertés, ou clause nonobstant.Cet article permet aux provinces et territoires de déroger aux articles 2 et 7 à 15 de la Charte canadienne des droits et libertés.Quand elle est utilisée par un gouvernement, la clause dérogatoire doit être renouvelée aux cinq ans, soit à chaque élection.Notons que le texte législatif déroge aussi aux articles 1 à 38 de la Charte québécoise des droits et libertés, et ce, en vertu de l\u2019article 52.La dernière fois qu\u2019une telle clause a été utilisée, c\u2019était pour la Loi 178, adoptée en 1988, empêchant l\u2019affichage extérieur au Québec dans une autre langue que le français.Cette dernière mesure n\u2019a toutefois pas été renouvelée à son expiration, en 1993, ce qui explique pourquoi l\u2019affichage en anglais est maintenant permis, à condition que le français prédomine.À la suite des débats des chefs des élections fédérales, Patrick White estime « qu\u2019on a effectivement eu l\u2019impression que M.Trudeau disait une chose en anglais, et son contraire en français.En anglais, il a laissé entendre très clairement qu\u2019il allait porter en appel devant les tribunaux la loi québécoise sur la laïcité.C\u2019est ce qui a fait tripler le nombre de députés du Bloc québécois.M.Blanchet a réussi à faire passer un message beaucoup plus nationaliste, au moment où on a vraiment eu l\u2019impression qu\u2019on faisait du Québec bashing, en empêchant les Québécois de décider par eux-mêmes ».Chose certaine, ce débat est loin d\u2019être clos  : des contestations juridiques venaient encore d\u2019être enclenchées au moment de mettre sous presse, avec d\u2019un côté le gouvernement québécois qui défendait sa vision de la laïcité de l\u2019État et, de l\u2019autre, des juristes et citoyens qui dénonçaient une accentuation des inégalités en plaidant notamment le principe d\u2019égalité entre les hommes et les femmes.Laïcité, on crie ton nom ! Blessée au genou, la saison 2019 de Bianca Andreescu a pris fin à Shenzhen en novembre.Malgré tout, l\u2019Ontarienne de 19 ans a mené son année d\u2019une main de maîtresse avec 48 victoires et 7 défaites.L\u2019athlète a commencé fort en Nouvelle-Zélande, où elle parvient à se qualifier pour le tournoi d\u2019Auckland et enchaîne les victoires, faisant tomber deux anciennes premières mondiales  : Venus Williams et Caroline Wozniacki.En finale, Bianca Andreescu s\u2019incline devant Julia Gorges et semblait déjà peiner physiquement.Malgré tout, elle ajoute quatre autres victoires à son tableau et se qualifie pour le premier Grand Chelem de la saison, en Australie, où elle s\u2019incline au deuxième tour contre Anastasija Sevastova.Au tournoi de Newport Beach, en Californie, elle gagne deux premiers matchs et bat la Québécoise Eugenie Bouchard pour la première fois : 6-2 et 6-0.En finale, elle perd la première manche 6-0 contre l\u2019Américaine Jessica Pegula, avant de gagner les deux manches suivantes 6-4 et 6-2.Ceci lui permet d\u2019obtenir un premier titre professionnel.Au mois de mars, elle impressionne tellement qu\u2019elle reçoit un laissez-passer pour le tableau principal du tournoi d\u2019Indian Wells en Californie.Ses résultats au bout de la quinzaine lui permettent de devenir la plus jeune gagnante du tournoi, chose qui ne s\u2019était pas vue depuis Serena Williams, en 1999 : la jeune femme est alors comparée à une véritable légende vivante ! Malgré une blessure à l\u2019épaule, Bianca Andreescu révèle sa force de caractère et prend le dessus en finale sur Angelique Kerber, en trois manches.C\u2019est lors de cette rencontre que l\u2019on a pu assister à une conversation extraordinaire avec son entraîneur Sylvain Bruneau et découvrir une jeune joueuse, certes dépassée par les événements, mais prête à tout pour gagner.Et c\u2019est ce qu\u2019elle a fait encore une fois à la Coupe Rogers où elle régale le public de Toronto lors d\u2019une semaine presque parfaite, mais qui se termine sur un goût d\u2019inachevé puisque Serena Williams est contrainte à l\u2019abandon sur blessure en finale.Mais ce n\u2019était que partie remise.  C\u2019est sur une plus grande scène, à New York, qu\u2019elle réalise une entrée remarquée au stade Arthur-Ashe où elle affronte et triomphe, malgré la pression, de Serena Williams, 6-3 et 7-5.Elle arrache à son idole le titre de championne des internationaux des États-Unis.À 19 ans, Bianca Andreescu est la première Canadienne à gagner un tournoi au Grand Chelem.Remarquable Bianca A L Y S O N G | R E U T E R S Cette phrase a été prononcée par la jeune militante suédoise Greta Thunberg, le 23 septembre 2019, au Sommet sur le climat réunissant 64 pays ainsi que des représentants de l\u2019Union européenne.L\u2019offensive émotive visait à sensibiliser les dirigeants du monde face à leur inaction.Avec 15 autres jeunes, Greta Thunberg a entrepris une action judiciaire contre la France, l\u2019Allemagne, l\u2019Argentine, le Brésil et la Turquie, les cinq pays les plus pollueurs en dénonçant leur atteinte à la Convention de l\u2019ONU relative aux droits de l\u2019enfant.Ces mots ont bien évidemment ému une grande majorité de la population d\u2019ici et d\u2019ailleurs, mais ont aussi été dénoncés par d\u2019autres.On ne peut passer outre la fameuse lettre niant l\u2019urgence climatique écrite par 500 scientifiques et destinée au Secrétaire général des Nations Unies.Nuance  importante : tous les signataires ne sont pas scientifiques et parmi ceux qui le sont, seuls 2 % d\u2019entre eux se décrivent comme des chercheurs en climatologie, bien qu\u2019ils soient très controversés ou qu\u2019ils aient des intérêts particuliers à défendre.Ces opinions n\u2019ont fait qu\u2019ajouter de la confusion auprès du public sur le fait qu\u2019il existe réellement un consensus au sein de la communauté scientifique sur les effets des changements climatiques.On ne peut pas non plus passer outre la grande marche pour le climat du 27 septembre 2019 à Montréal, qui a rassemblé des centaines de milliers de personnes dans les rues du centre-ville.Beaucoup ont qualifié cette mobilisation « d\u2019historique », puisqu\u2019elle a su rassembler plusieurs générations de citoyens et même, certains politiciens dont la présence n\u2019a pas été appréciée par tous.Moment mémorable  : Greta Thunberg a été l\u2019invitée vedette de cette grande mobilisation et s\u2019est adressée à la foule à deux reprises, marchant au deuxième rang en compagnie de jeunes des Premières Nations.La jeune militante a pu s\u2019entretenir avec différentes personnalités politiques, dont le premier ministre Justin Trudeau, et la mairesse Valérie Plante qui lui a remis les clés de la Ville.How dare you ! A N D R E J I V A N O V | R E U T E R S Tous unis pour la planète J\u2019aimerais, pour 2020, que les gens qui habitent cette planète se rendent compte que nous sommes tous liés par le sort de la Terre.Si les gens pouvaient faire plus attention aux uns et aux autres, la planète s\u2019en porterait mieux.Essayons de bâtir un monde meilleur.ANTOINE DESROCHERS CAMELOT ÉPICERIE METRO, SAINT-HUBERT / BOUCHER Le comeback de L\u2019Itinérock J\u2019aimerais que L\u2019Itinérock fasse un comeback pour décembre 2020.J\u2019aimerais ça aussi faire une entrevue avec le premier ministre François Legault, à l\u2019image de celle que nous avons faite avec Justin Trudeau.Cela nous permettrait de connaître ses intentions pour le reste de son mandat.Enfin, je voudrais être réélu au conseil d\u2019administration de L\u2019Itinéraire.JEAN-CLAUDE NAULT CAMELOT MÉTRO CHAMP-DE-MARS Pour mieux gaspiller Je souhaite avoir ben de l\u2019argent pour le gaspiller.J\u2019aimerais aussi que ça aille mieux pour mon amie Diane.Et, j\u2019espère que les Canadiens seront meilleurs.MARIO ST-DENIS CAMELOT MÉTRO MCGILL Sport et politique Je souhaite que l\u2019économie aille bien et qu\u2019on s\u2019exprime mieux en français pour qu\u2019on protège notre langue qu\u2019on est en train de perdre.Et, j\u2019espère que les Canadiens de Montréal gagneront la coupe Stanley ! JACQUES ÉLIZÉ CAMELOT SAINT-LAURENT / SAINTE-CATHERINE L\u2019après-Greta J\u2019aimerais que les questions environnementales soient enseignées dans les écoles.Il ne faut pas oublier le mouvement qui a été lancé par Greta Thunberg.Par contre, c\u2019est beau critiquer, mais on doit maintenant trouver des solutions.Il faudrait améliorer la récupération.Actuellement, c\u2019est n\u2019importe quoi.Ça pourrait être plus efficace.BENOÎT CHARTIER CAMELOT MÉTRO LIONEL-GROULX Une meilleure alimentation Je souhaite demeurer en santé.J\u2019étais un gars qui mangeait beaucoup, mais je ne savais pas que le sucre en général et les boissons gazeuses en particulier étaient aussi néfastes.Je fais maintenant plus attention à mon alimentation.Par contre, quand il y a un buffet avec des chips et ce genre de choses, c\u2019est difficile de résister.Même chose avec tous les restaurants qui sont au centre-ville.Sinon, vendre le magazine m\u2019oblige à rester debout et mes jambes faiblissent.MAXIME VALCOURT CAMELOT THÉÂTRES DU RIDEAU VERT ET DU NOUVEAU MONDE 20 1er janvier 2020 itineraire.ca Paix et prospérité Je me souhaite une bonne santé et d\u2019être heureux et content.J\u2019espère aussi voir ma famille et mes proches.Sinon, j\u2019espère que la guerre stupide et insensée qui frappe mon pays d\u2019origine \u2013 la Syrie \u2013 prenne fin.J\u2019aimerais également que le Canada et Montréal soient plus prospères pour que la pauvreté disparaisse.SAÏD FARKOUH CAMELOT MÉTRO MONTMORENCY LES SOUHAITS DES CAMELOTS POUR Voilà, les Fêtes sont passées et nous entamons une année 2020 toute neuve.Pour nombre d\u2019entre nous, le 1er janvier est synonyme de renouveau, de résolutions et d\u2019agenda vierge à inaugurer.Pourtant le choix de cette date est totalement arbitraire.De fait, elle nous provient du calendrier Julien, imposé par Jules César en 46 av.J.-C., date de l\u2019élection des Consuls à Rome.Encore aujourd\u2019hui, des centaines de millions d\u2019humains soulignent le nouvel An à une date différente \u2013 c\u2019est le cas, par exemple, du calendrier chinois qui débute cette année le 25 janvier.Pour quelles raisons accordons nous autant d\u2019importance à ce symbole somme toute anodin ?Pourquoi, en effet, le 1er janvier serait-il plus significatif que le 13 mars ou le 27 juillet ?L\u2019humain semble attaché à ces dates symboliques : anniversaires en tous genres, rites de passages et autres.Parfois, elles sont tout simplement utilitaires.Si vous travaillez dans la fonction publique ou qu\u2019un ministère est l\u2019un de vos clients, vous savez que le 31 mars, date de clôture du budget annuel, signifie la fin d\u2019une période de travail intense, par exemple.Les marques du temps Nos anniversaires de naissance.Ceux de notre mariage ou du premier baiser échangé.Le triste rappel de la mort d\u2019un proche.La date anniversaire d\u2019un événement marquant.Les événements que nous soulignons ne sont bien évidemment pas anodins.Ils marquent le temps qui passe.Nous égrenons les années : déjà 20, 30 ans! Dans quelques semaines, j\u2019aurai 50 ans.Cela me terrifie.Je n\u2019ai jamais été troublé par les « chiffres ronds » de mon âge.Avoir eu 20, 30 ou 40 ans n\u2019était pas différent que de célébrer mon 23e, mon 36e ou mon 44e anniversaire.Mais 50, c\u2019est autre chose.Cela est tout à fait subjectif, comme de raison, ça m\u2019appartient.C\u2019est dire que les dates charnières ont un sens \u2013 celui qu\u2019on veut bien leur donner.Ce sens peut émerger de la collectivité, comme c\u2019est le cas du 1er janvier, notamment, ou de notre rapport personnel au temps qui passe.Ces dates marquent le temps, elles témoignent, surtout, la perception que nous avons de la durée.Comme vous, je lis régulièrement des histoires déchirantes d\u2019enfants, d\u2019ados ou de jeunes adultes condamnés par le cancer ou quelque autre maladie incurable.Je n\u2019ai aucune idée de ce que peut signifier se lever un matin sachant que c\u2019est peut-être le dernier, lorsqu\u2019on est condamné à cette condition.Pourtant, nous sommes tous et toutes dans la même situation, il est possible que nous mourrions à l\u2019instant.C\u2019est bêtement statistique.Renaître Les dates anniversaires nous permettent en quelque sorte de renaître.Pas « pour vrai », comme de raison.Elles nous offrent la possibilité de faire une pause et de prendre un peu de recul.Nous sommes alors tentées et tentés de faire tabula rasa : il serait tellement tentant d\u2019effacer ces erreurs que nous avons commises, ces manquements dont nous nous sentons coupables ou de projets avortés que nous n\u2019avons pas réalisé.Mais non.Ça n\u2019arrive pas et ça n\u2019arrivera jamais.On ne recommence pas sa vie, on la continue, c\u2019est tout, comme le chantait Brel.On fait du neuf avec du vieux, on ne repart jamais à zéro.Et vous savez quoi, c\u2019est très correct ainsi.Car si nous pouvions effacer ce que nous avons fait de bons coups et d\u2019erreurs, nous n\u2019apprendrions rien.J\u2019aurai bientôt 50 ans et je suis parfois bien découragé de mes erreurs.Mais je devrais être aussi fier de ce que j\u2019ai construit.Je ne peux pas effacer ni l\u2019un ni l\u2019autre, car ils constituent ce que je suis.J\u2019essaie de faire du neuf avec du vieux.Faire du neuf avec du vieux 22 1er janvier 2020 itineraire.ca ÉCONOMISTE INDÉPENDANT En novembre dernier, une vingtaine de camelots ont profité des bons soins de barbiers au grand cœur.Groom, en collaboration avec les salons de barbiers The G-Room 737, Mohawk Barbier et Emporium se sont mobilisés pour offrir à nos camelots masculins (et une féminine) des coupes de cheveux, des rasages et des tailles de barbes.Ainsi traités aux petits oignons, nos camelots avaient fière allure comme vous pourrez le constater dans les pages qui suivent.De plus, un lunch a été servi à tous grâce à la généreuse contribution de Station W (Station W - Verdun).Tout le monde mérite la dignité.Pouvoir se promener la tête haute, c\u2019est la mission de L\u2019Itinéraire.Merci à nos partenaires ! Un mot sur la photographe Après avoir quitté son Shawinigan natal pour s\u2019établir à Montréal en 2007, Justine Latour a su mettre à profit ses études en arts visuels.La jeune trentenaire est fascinée par les gens de tous horizons, elle croque au vif un à un dans des noirs et blancs intimistes, des bleus de début de nuit, des lumières douces, les gens qu\u2019elle souhaite immortaliser.J U S T I N E L A T O U R La tête haute JUSTINE LATOUR Gilles Ferland Camelot Papineau / Saint-Joseph JUSTINE LATOUR Gilbert Pouliot Camelot épicerie Métro Plus Fleury / Fabre JUSTINE LATOUR Joseph-Clermont Mathurin Camelot épicerie Métro Dorion Le Bureau de gouvernance en itinérance (BGI) est une instance récente, créée en 2018, qui réunit la mairesse de Montréal, Mme Valérie Plante, et la ministre de la Santé et des Services sociaux, Mme Danielle McCann.Les deux élues se rencontrent au moins deux fois par année pour évaluer les urgences et les besoins émer- gents en matière d\u2019itinérance dans la métropole.Leur troisième rencontre a permis de signer une entente de partenariat entre le ministère de la Santé et des Services sociaux, le CIUSSS du Centre-Sud-de-l\u2019Île-de-Montréal et la Ville de Montréal.Elle a aussi permis la création du Fonds Réflexe Montréal en itinérance (FRMI), pourvu d\u2019un montant initial de 5,45 M$ destiné à de nouveaux services pour les personnes les plus vulnérables.En 2019, la mairesse Plante et la ministre McCann ont discuté de sujets pressants, tels que la situation des femmes, des Autochtones, ou encore des personnes aux prises avec des dépendances et qui n\u2019accèdent pas aux services d\u2019hébergement d\u2019urgence de Montréal.« La prévention et la lutte contre l\u2019itinérance dans une métropole comme Montréal, où les enjeux sont plus complexes et importants que dans toute autre ville du Québec, demande une attention particulière.Je me réjouis de travailler avec la ministre McCann afin de trouver des solutions à des besoins urgents », a expliqué Mme Valérie Plante, mairesse de Montréal Un nouveau fonds Les deux élues se sont entendues pour créer, en octobre 2019, le Fonds Réflexe Montréal en itinérance (FRMI) afin de répondre immédiatement, et avec flexibilité, aux besoins actuels.Ce fonds, doté, pour le démarrage, de 5,45 M$, a permis de mettre de l\u2019avant des projets importants.Le FRMI a ainsi permis l\u2019implantation de services de consommation d\u2019alcool supervisée, communément appelés « wet services ».Ces services verront le jour au printemps 2020 et permettront à des alcooliques sévères de trouver du soutien et de l\u2019hébergement.Ensuite, le FRMI a permis de financer le centre de jour Résilience Montréal, qui offre des services aux sans-abri, principalement issus de communautés autochtones qui fréquentent le square Cabot, dans l\u2019ouest du centre-ville.Enfin, ce fonds permettra de financer du soutien communautaire en logement social et un projet spécifique pour l\u2019hébergement de femmes en situation d\u2019itinérance.Poursuite du partenariat Le Bureau de gouvernance en itinérance se réunira à nouveau au printemps 2020.« Nous avons exprimé au gouvernement du Québec le besoin d\u2019avoir suffisamment de lits en hébergement d\u2019urgence tout au long de l\u2019année, pas seulement en hiver », a souligné Mme Valérie Plante.De plus, Montréal vise la construction de 950 logements sociaux pour les personnes en situation d\u2019itiné- rance, un service essentiel pour diminuer et prévenir l\u2019itinérance.Le soutien financier du gouvernement du Québec sera nécessaire après la construction de ces logements sociaux afin d\u2019accompagner les locataires et les aider à se maintenir en logement.« Ces échanges, qui nous permettent d\u2019avoir une vision commune des enjeux et de développer un partenariat entre la Ville de Montréal et le gouvernement du Québec, font déjà une différence.Ensemble, nous pourrons apporter des solutions viables à l\u2019itinérance.Le Bureau de gouvernance est un outil de coordination gouvernementale qui nous permettra d\u2019en faire plus pour les personnes les plus vulnérables », a conclu la mairesse Plante.Travailler ensemble pour le mieux-être des personnes en situation d\u2019itinérance Un nouveau fonds de 5,45 M$ pour Montréal PUBLIREPORTAGE \u2022 SERVICE DE LA DIVERSITÉ ET DE L\u2019INCLUSION SOCIALE, VILLE DE MONTRÉAL SDIS_MTL_1er_Janvier_2020.indd 1 19-12-04 14:16 Le Bureau de gouvernance en itinérance (BGI) est une instance récente, créée en 2018, qui réunit la mairesse de Montréal, Mme Valérie Plante, et la ministre de la Santé et des Services sociaux, Mme Danielle McCann.Les deux élues se rencontrent au moins deux fois par année pour évaluer les urgences et les besoins émer- gents en matière d\u2019itinérance dans la métropole.Leur troisième rencontre a permis de signer une entente de partenariat entre le ministère de la Santé et des Services sociaux, le CIUSSS du Centre-Sud-de-l\u2019Île-de-Montréal et la Ville de Montréal.Elle a aussi permis la création du Fonds Réflexe Montréal en itinérance (FRMI), pourvu d\u2019un montant initial de 5,45 M$ destiné à de nouveaux services pour les personnes les plus vulnérables.En 2019, la mairesse Plante et la ministre McCann ont discuté de sujets pressants, tels que la situation des femmes, des Autochtones, ou encore des personnes aux prises avec des dépendances et qui n\u2019accèdent pas aux services d\u2019hébergement d\u2019urgence de Montréal.« La prévention et la lutte contre l\u2019itinérance dans une métropole comme Montréal, où les enjeux sont plus complexes et importants que dans toute autre ville du Québec, demande une attention particulière.Je me réjouis de travailler avec la ministre McCann afin de trouver des solutions à des besoins urgents », a expliqué Mme Valérie Plante, mairesse de Montréal Un nouveau fonds Les deux élues se sont entendues pour créer, en octobre 2019, le Fonds Réflexe Montréal en itinérance (FRMI) afin de répondre immédiatement, et avec flexibilité, aux besoins actuels.Ce fonds, doté, pour le démarrage, de 5,45 M$, a permis de mettre de l\u2019avant des projets importants.Le FRMI a ainsi permis l\u2019implantation de services de consommation d\u2019alcool supervisée, communément appelés « wet services ».Ces services verront le jour au printemps 2020 et permettront à des alcooliques sévères de trouver du soutien et de l\u2019hébergement.Ensuite, le FRMI a permis de financer le centre de jour Résilience Montréal, qui offre des services aux sans-abri, principalement issus de communautés autochtones qui fréquentent le square Cabot, dans l\u2019ouest du centre-ville.Enfin, ce fonds permettra de financer du soutien communautaire en logement social et un projet spécifique pour l\u2019hébergement de femmes en situation d\u2019itinérance.Poursuite du partenariat Le Bureau de gouvernance en itinérance se réunira à nouveau au printemps 2020.« Nous avons exprimé au gouvernement du Québec le besoin d\u2019avoir suffisamment de lits en hébergement d\u2019urgence tout au long de l\u2019année, pas seulement en hiver », a souligné Mme Valérie Plante.De plus, Montréal vise la construction de 950 logements sociaux pour les personnes en situation d\u2019itiné- rance, un service essentiel pour diminuer et prévenir l\u2019itinérance.Le soutien financier du gouvernement du Québec sera nécessaire après la construction de ces logements sociaux afin d\u2019accompagner les locataires et les aider à se maintenir en logement.« Ces échanges, qui nous permettent d\u2019avoir une vision commune des enjeux et de développer un partenariat entre la Ville de Montréal et le gouvernement du Québec, font déjà une différence.Ensemble, nous pourrons apporter des solutions viables à l\u2019itinérance.Le Bureau de gouvernance est un outil de coordination gouvernementale qui nous permettra d\u2019en faire plus pour les personnes les plus vulnérables », a conclu la mairesse Plante.Travailler ensemble pour le mieux-être des personnes en situation d\u2019itinérance Un nouveau fonds de 5,45 M$ pour Montréal PUBLIREPORTAGE \u2022 SERVICE DE LA DIVERSITÉ ET DE L\u2019INCLUSION SOCIALE, VILLE DE MONTRÉAL SDIS_MTL_1er_Janvier_2020.indd 1 19-12-04 14:16 JACQUES ÉLIZÉ CAMELOT SAINT-LAURENT / SAINTE-CATHERINE BILL ECONOMOU VENDOR AT ATWATER MARKET My Weekly Routine For a number of years now, my usual routine was selling L\u2019Itinéraire magazine during the 10 months of the year, between four to six days a week.In January and February when the weather is more severe, I sell it on average of three days a week.I buy magazines almost every week and estimate how many are needed to be sold.Sometimes when I\u2019m not pressed for time, I use a meal card to eat at L\u2019Itinéraire.Throughout the year, I rarely work on Tuesdays, but rather go to the gym to exercise, meet my friend Carl for coffee and go grocery shopping.When I\u2019m at work at the Atwater Market, I stand in front of La Fromagerie, a store that sells many fine cheeses.Since I\u2019m nearby, I tend to talk to Sylvain and Tess, who work at Pure Horticulture.The highest selling products of the store are apples, berries and herbs, with all their products being organic.Another nearby store is Fruits et légumes Jasmin Filles & Fils, that sells apples, bananas and strawberries depending on the season.They are the busiest fruits and vegetables stall in the Atwater Market.Every time I work, a lot of change is accumulated and it needs to be exchanged for bills.I usually supply Jasmin Filles & Fils with change and they appreciate my friendliness and honesty.After standing around for a number of years, more people recognize me in the area than I thought, some being loyal customers who keep on coming week after week.I\u2019m used to this routine and know more or less what the outcome of the typical day will be.People are accustomed to seeing me there and I\u2019ll be missed if I leave.L\u2019élection d\u2019Élizé Tous les ans, comme le veut la coutume, il y a des élections pour le représentant des camelots.Je veux remercier les membres qui ont eu l\u2019idée de m\u2019élire.Je ne pensais pas que j\u2019étais aussi considéré et apprécié.Ce fut une surprise pour moi.Peut-être à cause de mes blagues que je fais assez souvent.C\u2019est l\u2019une de mes façons de rester en contact avec les autres camelots et d\u2019être sociable, d\u2019échanger, d\u2019écouter.J\u2019étais motivé, mais le fait d\u2019avoir obtenu ce poste a décuplé ma motivation.C\u2019est une bonne façon de terminer l\u2019année en beauté et c\u2019est un beau cadeau de Noël que vous m\u2019avez fait.Si c\u2019était à refaire, je le referais encore.Je vais profiter de mon rôle de représentant des camelots pour exprimer vos besoins auprès de la direction, pour défendre vos droits et vos privilèges, ainsi que de m\u2019assurer que tout fonctionne bien dans l\u2019organisme.Au nom des camelots, je veux souhaiter bonne année à l\u2019organisme, à notre directeur Luc Desjardins, ainsi qu\u2019aux employés et aux bénévoles.Et vous, nos lecteurs fidèles, je vous souhaite également une bonne année.Paix, amour et espoir.DANIEL PRINCE CAMELOT MÉTRO BONAVENTURE Doudoune, docteur minou Comme vous le savez sans doute déjà, mon frère Gaétan est décédé au début novembre.Des signes avant-coureurs laissaient voir qu\u2019il n\u2019allait pas bien, mais jamais je n\u2019aurais pensé que c\u2019était à ce point-là.Avant le décès de Gaétan, j\u2019ai remarqué que Doudoune, ma chatte, avait changé ses habitudes.Doudoune passait plus de temps dans la chambre de mon frère depuis quelques mois, alors que d\u2019habitude, elle passait ses journées avec Gaétan et les nuits avec moi.Pendant ces derniers mois, elle venait me voir pendant 15-20 minutes quand je me couchais, mais elle partait ensuite dormir avec mon frère.Doudoune avait pressenti que Gaétan n\u2019allait pas bien côté santé.La journée où Gaétan est parti à l\u2019hôpital et n\u2019est pas revenu coucher à la maison, Doudoune a quand même dormi dans sa chambre.Samedi, le lendemain, elle est tout d\u2019abord allée dans sa chambre, mais en voyant qu\u2019il n\u2019était pas là, elle a fait demi-tour, puis est venu se coucher avec moi.Finalement, le dimanche, jour du décès de Gaétan, Doudoune refusait de rentrer dans la chambre, à moins que j\u2019y sois.Depuis ce jour-là, elle dort toujours avec moi.Ces temps-ci, Doudoune s\u2019ennuie encore de Gaétan.Je vois que son regard n\u2019est pas pareil, ses yeux sont tristes et elle est très colleuse.Maintenant elle n\u2019a plus le choix, elle doit se tenir avec moi.Avec ce pressentiment, on aurait besoin de docteurs minous.Ça nous aiderait peut- être bien à détecter des problèmes de santé d\u2019avance ! Sur ce, je vous souhaite tous un bon début d\u2019année, plein de santé et soyez à l\u2019écoute de vos animaux ! ESPACE SCIENCES Participant - distribution par Yves Grégoire WIKIPEDIA Tout est science.Des confins de l\u2019univers à la nature qui nous entoure, dans la technologie de tous les jours en passant par la vie sur Terre, la science est partout.Pollinisation à l\u2019ère des dinosaures Des paléontologues chinois et américains ont étudié un fossile contenant un insecte pollinisateur, un coléoptère vieux de 99 millions d\u2019années, époque où les dinosaures n\u2019étaient pas encore disparus.Les résultats repoussent ainsi de 50 millions d\u2019années la pollini- sation des fleurs par des insectes.L\u2019insecte était conservé dans de l\u2019ambre \u2013 qui est de la sève d\u2019arbre fossilisée \u2013 découvert dans une mine du nord de la Birmanie.Celui-ci contenait également 62 grains de pollen de fleurs.Cela démontre que l\u2019évolution des plantes et des animaux était liée à cette époque.Professeur émérite au Département des sciences de la Terre et de l\u2019atmosphère de l\u2019université de l\u2019Indiana (États-Unis) détenant une grande expertise dans l\u2019étude des premières plantes à fleurs et de la fossilisation de l\u2019ambre, David Dilcher a fait un examen morphologique des 62 grains de pollen emprisonnés avec l\u2019insecte.Les minuscules granules sont très difficiles à voir.À l\u2019aide d\u2019un microscope confocal à balayage laser, les chercheurs ont analysé les poils du corps du dendroctone.L\u2019observation a été ainsi rendue possible grâce au contraste entre la carapace de l\u2019insecte, très sombre, et les grains de pollen qui brillaient lors du balayage.Le coléoptère pris dans l\u2019ambre est d\u2019une nouvelle espèce nommée l\u2019Angimordella burmitina.Grâce à la tomodensitométrie aux rayons X, Dilcher et ses collègues ont pu étudier le dendroctone sans l\u2019endommager.Selon Dilcher, trouver un fossile contenant à la fois un insecte et du pollen est très rare, ajoutant que cette découverte est la première preuve directe de la pollinisation des plantes à fleurs par les insectes.Cette étude a été publiée dans Proceedings of the National Academy of Sciences : Pollination of Cretaceous flowers.32 1er janvier 2020 itineraire.ca NASA versus nazis Le 12 novembre dernier, à la suite d\u2019une polémique, la NASA a officiellement renommé l\u2019astéroïde Ultima Thulé.Son nouveau nom ?Arrokoth qui signifie « ciel  » dans la langue Powhatan (une tribu algonquienne située en Virginie).Survolé en janvier 2019 par la sonde New Horizons, l\u2019astéroïde avait été baptisé Ultima Thulé en référence à une île lointaine découverte par l\u2019explorateur grec Pythéas entre 330 et 320 av.J.-C.(qui serait probablement l\u2019Islande ou la Norvège).Avec le temps, l\u2019appellation « Ultima Thulé » est devenue une expression pour désigner les limites de l\u2019exploration humaine, que ce soit le point le plus au nord ou encore, le bout du monde.C\u2019est cette signification qui a motivé la proposition initiale de la NASA, puisque l\u2019astéroïde se trouve à 6 milliards de km du soleil et est le corps céleste le plus ancien et le plus lointain jamais visité par un engin conçu par l\u2019Homme.Alors, pourquoi avoir débaptisé l\u2019astéroïde et quelle est l\u2019origine de cette polémique?À cause des nazis.En effet, le parti politique hitlérien a fait de ce continent mythique le foyer originel des Aryens.Lorsqu\u2019on a demandé aux équipes qui ont participé à la découverte et à l\u2019exploration de 2014 MU 69 de proposer un nom définitif à l\u2019astéroïde, le premier choix n\u2019a pas été retenu.Notons que le nom de Thulé a été repris par plusieurs écrivains, allant de Goethe à Edgar Allan Poe.Même tout récemment, les auteurs du dernier Astérix, intitulé La Fille de Vercin- gétorix, présentent Thulé comme une île paradisiaque.Une découverte montréalaise sur la sclérose en plaques Une équipe du Centre de recherche du CHUM (CRCHUM) a identifié une molécule à la surface des lymphocytes B des personnes atteintes de la sclérose en plaques, une maladie plus fréquente ici qu\u2019ailleurs dans le monde.Cette percée pourrait permettre de trouver un moyen pour en freiner l\u2019évolution.Publié dans la revue Science Translational Medecine, cette découverte donne un nouvel espoir aux patients atteints de sclérose en plaques.Chez 90 % des personnes atteintes, la maladie frappe de manière cyclique, les symptômes font leurs apparitions périodiquement, entrecoupés de rémissions parfois complètes.Cependant, après 15 ans, 50 à 60 % des patients voient leur maladie progresser au point où leur handicap s\u2019accentue.Dans 10 % des cas, cette forme progressive se développe dès le départ, ce qui rend le traitement beaucoup plus difficile.À l\u2019exception des infections virales ou bactériennes telles l\u2019encéphalite, les cellules immunitaires n\u2019entrent habituellement pas dans le cerveau.La barrière hémato-encéphalique qui sépare le sang du tissu cérébral les stoppent.Dans le cas de la sclérose en plaques, maladie auto-immune, les lymphocytes T et B parviennent à pénétrer le cerveau en passant au travers la barrière hémato-encéphalique et s\u2019attaquent aux neurones.Les chercheurs du CRCHUM, dirigé par le Dr Alexandre Prat, ont découverts une molécule à la surface des lymphocytes B qui favorise leur passage vers le cerveau où se développeront des anticorps.Nommé ALCAM (Activated Leukocyte Cell Adhesion Molecule), cette molécule d\u2019adhérence, qui ressemble à une branche de velcro, se sert des lymphocytes B pour entrer dans un organe du corps touché par une infection ou une agression.Les traitements actuels de la sclérose en plaques éliment tous les lymphocytes B du corps, rendant les patients beaucoup plus vulnérables aux infections.Avec cette nouvelle découverte, on pourrait au contraire sélectionner les lymphocytes B et les empêcher d\u2019entrer dans le cerveau.FLICKR CRCHUM MARIO ALBERTO REYES ZAMORA D\u2019après le dernier dénombrement de 2018, il y aurait 169 ex-militaires en situation d\u2019itinérance au Québec, dont la majorité (72) sont à Montréal.Un chiffre incomplet puisque bon nombre d\u2019entre eux préfèrent ne pas révéler leur statut de vétéran.Si les ex-soldats ne comptent que pour 1,5 % de la population québécoise, ils sont trois fois plus nombreux parmi les itinérants, alors qu\u2019ils représentent 4,5 % de cette population.Richard T.a été de ceux-là.Après avoir pratiqué 36 métiers, Richard T.a opté pour la vie de soldat d\u2019infanterie dans les Forces armées canadiennes.Mais après des années d\u2019en avoir trop vu et trop vécu, le corps et l\u2019esprit de cet homme fier ont flanché et il s\u2019est retrouvé sans-abri.Pendant un an et demi, le vétéran, qui avait perdu tous ses repères, a arpenté les rues de Montréal, allant d\u2019un refuge à l\u2019autre, sans parler de son passé à qui que ce soit.Jusqu\u2019au jour où il a rencontré Roland Cregheur.« C\u2019est la honte qui t\u2019habite.Je n\u2019ai dit à personne que j\u2019avais été dans l\u2019armée », dit le grand gaillard de 57 ans.À ses côtés, Roland Cregheur, ex-policier militaire et ancien agent de la GRC, vêtu de sa veste de cuir recouverte de patches et d\u2019épinglettes qui témoignent de sa longue carrière de militaire acquiesce.« C\u2019est vrai, les gars ne se confient pas, même pas entre eux », dit-il.Pour les ex-soldats itinérants comme Richard, la veste de Roland Cregheur, c\u2019est un gage de confiance.Elle démontre qu\u2019il est l\u2019un des leurs, qu\u2019il les comprend, se soucie d\u2019eux, et qu\u2019il a l\u2019esprit de corps.C\u2019est aussi une porte d\u2019entrée pour les rencontres hebdomadaires au Café du soldat où les vétérans sans-abri trouvent un havre de paix, un endroit sécuritaire, mais aussi une issue à la rue.par Josée Panet-Raymond De soldat à sans-abri S\u2019il se dit débrouillard, il se désole pour ses compagnons d\u2019infortune.« Y\u2019en a qui ont juste connu ça, l\u2019armée.Y sont arrivés à 17 ans et n\u2019ont pas eu de scolarité.Ils ne savent pas à quoi ils ont droit.» Vers 2016, sa chance tourne alors qu\u2019il rencontre une dame qui travaille pour le ministère des Anciens Combattants.« J\u2019ai tellement de gratitude pour elle.Elle m\u2019a aidé à avoir ma pension, et à obtenir, à travers la Légion canadienne, un appareil auditif pour mon oreille abîmée pendant mon service.» Sortir de la rue Lorsqu\u2019on lui demande comment il a fini par sortir de la rue, Richard pointe Roland : « C\u2019est de sa faute ! », dit-il en riant.Avec l\u2019appui de Roland, et grâce au montant rétroactif reçu des Anciens Combattants, Richard saute dans l\u2019autobus pour faire un retour au bercail en Abitibi où habite toute sa famille.Père d\u2019un fils et fier grand-père de deux petits-enfants, qu\u2019il gâte d\u2019ailleurs allègrement, il affirme n\u2019avoir jamais informé les siens de sa période d\u2019itinérance.« Mon gars aurait pu m\u2019héberger, mais j\u2019étais trop orgueilleux pour lui dire que j\u2019étais dans la rue.» Aujourd\u2019hui en paix et à la retraite, Richard est entouré des siens.Pêcheur invétéré, il s\u2019adonne à cette activité le plus souvent possible.De retour à la Maison du Père, le temps de l\u2019entrevue, Richard serre les mains de vieux amis qu\u2019il a côtoyés dans les rues.Il dispense une poignée de change, quelques cigarettes.Il n\u2019oublie pas.Le Café du soldat Roland Cregheur arrive à L\u2019Itinéraire avec son chien Buzz pour parler du Café du soldat qu\u2019il a fondé il y a trois ans.Son fidèle complice, couché à ses pieds, lui est d\u2019un grand secours.« Lui aussi c\u2019est un vétéran, il a déjà servi, et il me comprend », dit-il.C\u2019est que Roland aussi souffre du trouble de stress post-traumatique (TSPT).« Il y a quelques années, je m\u2019isolais beaucoup chez moi », explique- t-il.Un ami vétéran insistait chaque année pour qu\u2019il se joigne au regroupement des vétérans UN-NATO, un club de motocyclistes.« J\u2019ai fini par y aller et ça me fait beaucoup de bien.» En plus des rencontres sociales, les motocyclistes (ne les appelez pas des motards !) préparent chaque année un souper à la Maison du Père.Lors du service du repas, un des itinérants avec le visage amoché l\u2019a approché à cause de la veste qu\u2019il portait.« Il m\u2019a dit que lui aussi était vétéran, qu\u2019il avait fait deux tours en Afghanistan et avait sauté sur une mine antipersonnel.Je voyais qu\u2019il était stressé.Je lui ai L\u2019expérience de Richard Pour parler à L\u2019Itinéraire de son parcours, Richard a fait le long trajet de La Sarre, en Abitibi, jusqu\u2019à la Maison du Père, lieu de notre rendezvous.C\u2019est aussi là que se trouve le Café du soldat, fondé il y a trois ans par Roland Cregheur à l\u2019intention des vétérans en situation d\u2019itinérance.Jeune homme, Richard a travaillé dans les mines de l\u2019Abitibi et du Nord de l\u2019Ontario.À 19 ans, après un accident survenu dans la mine de Belmoral auquel il a échappé indemne, contrairement à quatre de ses camarades qui y ont perdu la vie, Richard décide qu\u2019 « y m\u2019enterreront pas vivant ».Il s\u2019enrôle donc dans l\u2019armée au début des années 1980 et part faire son entraînement à la base de Valcartier.Premier départ en 1984 à la base canadienne de l\u2019OTAN à Lahr en Allemagne, où il va faire ses premières expériences de soldat.Puis de retour au Canada avant d\u2019être renvoyé en Allemagne pour ensuite être déployé en ex-Yougoslavie en 1992.« On est débarqué en Croatie, on était environ 500 troupes.On s\u2019est rendus à Sarajevo où on a passé cinq mois.» La mission de maintien de la paix de l\u2019ONU s\u2019est transformée en mission de l\u2019OTAN face aux conflits qui ont fait quelque 100 000 morts entre 1992 et 1995.« On l\u2019a eu pas mal rough, on a perdu des collègues.Un a marché sur une mine, d\u2019autres se sont faits descendre par des tireurs d\u2019élite », relate Richard, qui n\u2019aime pas évoquer ses souvenirs douloureux.Il poursuit : « Ç\u2019a pris 17 jours pour traverser la Bosnie en passant par les petits chemins ; on ne pouvait pas prendre les grandes routes pour éviter les bombardements.On mangeait des rations et on dormait dans nos véhicules, toujours prêts à partir ».Les souvenirs d\u2019enfants sales, au ventre distendu par la malnutrition ne le quittent pas.Des vieux sans défense, la misère.« Aujourd\u2019hui, que je vois quelqu\u2019un faire mal à un enfant ! », s\u2019exclame-t-il.De retour à Valcartier, Richard devient technicien d\u2019armement.« Je n\u2019aimais pas ça.Et c\u2019est là que tous les petits problèmes ont commencé.J\u2019ai été déclaré post-traumatique.Je ne les ai pas crus.J\u2019ai tout câ\u2026ssé là.La volonté et le moral n\u2019y étaient plus.» L\u2019après-armée Après avoir quitté l\u2019armée, Richard travaille dans la sécurité pour le Corps canadien des Commissionnaires, puis il part bûcher sur la Côte-Nord.« Cinq ans de paix, juste moé pis ma chainsaw.» Suivra un travail dans le domaine agricole où il a travaillé comme contremaître et opérateur de machinerie lourde sur des fermes avec des travailleurs migrants.Trente-six métiers donc.Mais après 40 ans de dur labeur, l\u2019arthrite et les douleurs se mettent de la partie.Les troubles post-trauma- tiques se manifestent de plus en plus.« J\u2019ai déjà donné un coup de poing à ma blonde pendant que je dormais.Je n\u2019avais jamais frappé une femme de ma vie.Elle saignait du nez », regrette-t-il amèrement.Survient le jour où il ne peut plus travailler et personne ne veut l\u2019engager.Il se retrouve à la Mission Old Brewery en 2016.Un an et demi à errer dans les rues.« Moé, je peux dormir accoté sur un arbre, ça ne me dérange pas.Dans l\u2019armée, je me suis habitué.Je me suis toujours débrouillé depuis l\u2019âge de 15 ans, mais c\u2019était la misère dans la rue.» 36 1er janvier 2020 itineraire.ca Sources statistiques : 45enord.ca demandé ce qu\u2019il faisait à la Maison du Père et pourquoi il n\u2019était pas à l\u2019hôpital Sainte-Anne [de Bellevue pour les vétérans] où il pourrait recevoir des soins cinq étoiles.» Comme tout réponse, l\u2019homme lui a dit : « Moi les formulaires, c\u2019est trop dur à remplir ».En fait, dit-il, c\u2019est symptomatique du TSPT : perte de concentration, incapacité d\u2019agir.« Le TSPT peut être très débilitant.» Il est alors allé voir le président provincial de l\u2019association pour s\u2019informer de qui s\u2019occupait des vétérans itinérants.« Personne, m\u2019a-t-il répondu.Alors je lui ai dit que ce serait moi qui s\u2019en occuperais.» Ne sachant pas trop comment s\u2019y prendre, c\u2019est une rencontre avec un certain Dwayne, à la Maison du Père qui l\u2019aidera dans ses démarches.« Il m\u2019a encouragé à devenir bénévole au refuge pour que je comprenne la culture des gens de la rue et de ceux qui leur viennent en aide, dit-il.Le directeur général François Boissy m\u2019a prêté un local et fourni du café pour que je mette sur pied le Café du soldat.Je faisais des tournées des refuges et c\u2019est là que je rencontrais les gars dans la rue, dont Richard.» Le nombre de vétérans itinérants que Roland Cregheur a aidé à sortir de la rue n\u2019est pas très élevé.Environ cinq depuis trois ans.Par contre, le vétéran sème des graines partout où il passe.« Je les écoute et je les mets en contact avec les Anciens Combattants, pour qu\u2019ils soient informés de leurs droits, mais aussi qu\u2019ils soient diagnostiqués post-trau- matiques, ce qui leur permettra de recevoir les soins, de l\u2019aide psychologique et leur pension.» « Et c\u2019est là que tous les petits problèmes ont commencé.J\u2019ai été déclaré post-traumatique.Je ne les ai pas crus.J\u2019ai tout câ.ssé là.La volonté et le moral n\u2019y étaient plus.» ROLAND CREGHEUR ET RICHARD T.AU CAFÉ DU SOLDAT JOSÉE PANET-RAYMOND Billy Robinson écrit : Pour la grande capacité à nous faire rapidement comprendre le thème de l\u2019œuvre présentée dans l\u2019entrevue.Pour la façon dont est menée cette rencontre, avec des questions pertinentes et captivantes.Pour la vision juste et sensible du sujet de l\u2019œuvre dont l\u2019autrice de ce texte a su établir avec brio.Pour le professionnalisme, la rigueur dans la recherche et la confiance qu\u2019elle démontre tout le long de la rédaction et surtout pour la qualité du texte, au final, le prix de la meilleure chronique culturelle va à Céline Marchand.Cette année, il a été particulièrement difficile de choisir les meilleurs textes de nos camelots pour les Prix de la rédaction 2019.Le jury, composé de notre marraine de la rédaction, l\u2019auteure Monique Proulx, les journalistes de La Presse Silvia Galipeau et Tristan Péloquin ainsi que le libraire et auteur Billy Robinson ont désigné les lauréats dans quatre catégories.Tristan Péloquin écrit : Par sa poésie et son humour, le mot de camelot Mon cône à moi m\u2019a transporté devant le Mo- nument-National l\u2019espace d\u2019un moment.Son écriture très imagée m\u2019a pratiquement fait sentir les odeurs de la rue, entendre les bruits de la circulation.Le texte est une incursion touchante dans le quotidien d\u2019un camelot qui trime dur pour son salaire, contre les éléments de la nature et de la ville.On ne peut s\u2019empêcher de voir dans la description de cet ami de fortune une ode à la résilience des travailleurs de la rue.C\u2019est un hommage à ceux qui se tiennent debout coûte que coûte, jour après jour.Ce court voyage littéraire m\u2019a même fait sentir une petite onde de colère en m\u2019imaginant les policiers qui ont « regardé croche » l\u2019auteur.Bravo à Maxime Valcourt pour cette habile construction.Il n\u2019y a pas un seul mot de trop dans cette histoire toute simple, écrite avec une grande finesse.Prix de la rédaction Prix Alain-Charpentier Meilleure chronique culturelle Prix Alcatraz Meilleur mot de camelot Impetus : l\u2019immobilité en mouvement 15 février 2019 Mon cône à moi 15 février 2019 Retrouvez l\u2019intégrale des textes gagnants ainsi que la signification du nom de chacun des prix sur itineraire.ca MAXIME VALCOURT CAMELOT AUX THÉÂTRES DU RIDEAU VERT ET NOUVEAU MONDE CÉLINE MARCHAND CAMELOT PROMENADE MASSON Monique Proulx écrit : Il y a quelque chose de profondément troublant dans la façon, à la fois forte et détachée, qu\u2019a Jo Redwitch de revenir sur les épisodes traumatiques liés à sa consommation de cocaïne - sa Dame blanche, sa Neige\u2026 Sans jamais tomber dans le misérabilisme, sans céder à l\u2019auto-apitoiement, elle nous assène ici et là des petites phrases anodines qui nous rentrent dedans, elle nous dévoile comme en passant les éléments assassins qui ont contribué à lui raboter la vie : un viol à l\u2019adolescence, un « petit » ménage dans le ventre, une mère qui ne sait rien, la drogue qui s\u2019infiltre et s\u2019installe, le commerce assumé du corps, le père de son enfant qui se pend, le coup de poing d\u2019un mari qui la clouera au lit des mois durant\u2026 On lit Jo Redwitch, et on est emporté par le flot de son courage et de sa détermination, comme devant une héroïne de roman ou de film, un personnage plus grand que nature, qui aurait gardé à travers toutes ces péripéties une lucidité, un bon sens inouï, et un refus de dramatiser, que j\u2019appellerais de la pudeur.L\u2019élégance de la pudeur.Pour son élégance, justement, sa force de frappe, et la portée sociale de son témoignage, le prix Jean-Pierre Lizotte de la meilleure chronique libre 2019 lui est décerné.Silvia Galipeau écrit : Ça n\u2019est pas été un choix facile.En fait, ça a carrément été un choix déchirant.Il faut dire que j\u2019ai été agréablement surprise par l\u2019originalité des sujets proposés, les angles choisis, la rigueur de la recherche, les questions toujours pertinentes et jamais complaisantes, et bien sûr, la qualité du français. J\u2019ai dévoré tous les articles, et j\u2019aimerais vraiment en profiter ici pour souligner le professionnalisme du travail effectué.Chapeau à tous.Vous avez travaillé fort.Et ça paraît ! Je vais vous avouer que mon premier prix va au sujet qui à priori m\u2019allumait le moins.Et qui m\u2019a complètement séduit.C\u2019est un sujet lourd.Complexe.Limite indigeste.D\u2019où le mérite du journaliste, qui a su habilement rendre le tout digeste, justement.Mieux : c\u2019est intéressant, on y propose une analyse comparative originale, c\u2019est fouillé, avec une foule de chiffres pertinents, et des entrevues variées à l\u2019appui.Bref, un texte qui m\u2019a gardée accrochée jusqu\u2019à la fin.Même si, à nouveau, ça n\u2019était pas mon genre de sujet de prédilection.Du tout.Et j\u2019aime croire qu\u2019il a su séduire d\u2019autres lecteurs.Et c\u2019est tant mieux, parce que c\u2019est un sujet essentiel. J\u2019aimerais souligner la qualité du volet « ma parole » qui suit le texte, un texte plus personnel qui explique les dessous de l\u2019article, tout aussi intéressant et divertissant à la fois. Mon premier prix va donc à Yvon Massicotte, pour son article sur la place du logement social dans les deux derniers budgets (fédéral et provincial).Bravo Yvon.Prix de la rédaction Prix Claude-Brûlé Meilleur article actualité/société 2019 Logement social : Il faudra être encore très patient et Dans le ventre du budget 15 avril 2019 Sous l\u2019emprise de la dame blanche et La vie sans la neige 1er janvier et 1er mars 2019 39 itineraire.ca 1er janvier 2020 JO REDWITCH CAMELOT MÉTRO MCGILL Prix Jean-Pierre-Lizotte Meilleure chronique libre YVON MASSICOTTE CAMELOT UNIVERSITÉ-DE-MONTRÉAL MARIE-CHRISTINE LÉVESQUE Serge Bouchard En octobre dernier, Serge Bouchard, anthropologue, historien et philosophe, faisait paraître chez Boréal, dans la Collection Papiers collés, L\u2019Allume-cigarette de la Chrysler noire.Cet ouvrage présente une soixantaine de courtes nouvelles qui émanent de ses billets livrés dans le cadre de l\u2019émission C\u2019est fou\u2026 diffusée sur Ici Première.Des pages pleines de sagesse, fruits d\u2019une carrière entière passée à réfléchir, mais aussi à appréhender l\u2019avenir des générations futures.Serge Bouchard présente dans son livre des pans de sa vie personnelle.Il y relate des rencontres qui l\u2019ont marqué, il réfléchit à la notion de temps, à la forte influence qu\u2019ont eue sur lui ses parents.Il nous fait un tour d\u2019horizon sur ses interrogations, sur ses souvenirs de voyages, sur le sens à donner à l\u2019autorité, à la justice et à l\u2019injustice.L\u2019auteur prend le temps de s\u2019arrêter pour se souvenir des « chicaneries » d\u2019enfants, mais aussi des répercussions que peuvent avoir les plus forts sur les plus faibles, les nantis du pouvoir sur ceux qu\u2019ils exploitent.Bref, ce sont toutes les facettes de nos existences qui se retrouvent dans ce livre.Rencontré en entrevue dans le cadre du lancement de son livre, Serge Bouchard est revenu sur ses contacts avec les routiers, les truckeurs qu\u2019il a côtoyés dans le cadre de ses multiples études sociétales.On comprend ainsi l\u2019importance qu\u2019accordent les ouvriers à leur « ouvrage » et à ceux qui ont « fait le métier » si on veut obtenir leur adhésion.On saisit fort bien leur manque total de respect pour leurs patrons lorsqu\u2019ils disaient: « Mais qu\u2019est-ce qu\u2019 ils y connaissent eux du métier ces gens-là?Ont-ils déjà conduit un truck?» Ami des peuples autochtones Comme la carrière de l\u2019anthropologue l\u2019a fait voyager partout en Amérique, il a fait des découvertes qui l\u2019ont marqué et qu\u2019il nous partage.Ces voyages ont développé chez lui un intérêt sincère et un respect pour les peuples autochtones, leur culture et leurs croyances.Il a d\u2019ailleurs beaucoup écrit à leur sujet, prononcé nombre de conférences, donné une foule d\u2019entrevues et il offre quelques textes percutants à leur endroit.Son écriture est aussi particulièrement singulière.Quoiqu\u2019il dise ou veuille exprimer, Serge Bouchard le fait tout en douceur et sur un ton qui nous fait sentir qu\u2019il s\u2019adresse directement à nous.Malgré une culture encyclopédique, jamais il ne cède à la pédanterie du savoir, jamais le ton ou les mots utilisés nous éloignent de sa pensée.Bien que conçus pour la radio, il se dégage une belle poésie de ses écrits.Cela, dit-il, « vient du fait que lorsque je lis mes textes, ils sont déjà sous une forme littéraire.Ils ont longtemps été travaillés.Il n\u2019y a jamais d\u2019 improvisation.Et ça, ça vient d\u2019une autre de mes réalités, je travaille beaucoup à l\u2019écriture.J\u2019écris et je ne compte pas les heures.Je gosse, je gosse, et il sort quelque chose d\u2019original.» À ce sujet, dans un texte paru dans le magazine Contact, site administré par la Direction des communications de l\u2019Université Laval, Pascale Guéricolas écrit : « Pour mieux se faire comprendre de son public, le formateur met au point la méthode Bouchard.Remettre en contexte, revenir aux origines, manier les concepts philosophiques, décortiquer l\u2019histoire, raconter, raconter, raconter.Utiliser sa bonhomie comme arme de destruction massive pour occire les idées reçues et les stéréotypes.» En colère contre l\u2019injustice Dans son livre, Serge Bouchard se raconte et se livre.On découvre, question de bonhomie, que le sieur Bouchard tient ce trait de caractère principalement de son père qu\u2019il dit n\u2019avoir jamais vu se fâcher.Dans la nouvelle qui donne son titre au livre, il raconte qu\u2019après avoir commis une formidable bourde, son frère et lui n\u2019ont pas eu de réprimande.Leur père leur a dit de faire en sorte que leur mère ne le sache pas.Cet homme était un contemplatif, un rêveur, un brin anarchiste, n\u2019acceptant aucune forme d\u2019autorité ce qui fait qu\u2019il n\u2019occupa pratiquement jamais un emploi où il avait d\u2019autre patron que lui-même.Ce n\u2019était pas un rebelle, il avait simplement jeté l\u2019éponge.Le père de Serge Bouchard faisait donc ce qu\u2019il voulait comme il le voulait : « Tu te fais toujours dire que tu dois obéir aux ordres mais tu n\u2019y es pas obligé.Il faut que tu réfléchisses.Tu peux les transgresser.C\u2019est ce qu\u2019a fait mon père.» Serge Bouchard, par contre, éprouve parfois de la colère qu\u2019il justifie par sa conscience sociale.Il écrit dans la nouvelle Les poings serrés d\u2019un enfant sur les bancs d\u2019école: « Je suis encore en Camelot à la distribution par Roger Perreault Le raconteur 41 itineraire.ca 1er janvier 2020 Du côté de sa mère, il dira que, contrairement à son père, elle était très sévère, qu\u2019elle n\u2019aimait pas les gens.Elle en avait contre les hommes, elle en avait contre les riches et les curés.Pour elle, ceux qui avaient réussi, ils l\u2019avaient fait sur le dos des autres.Elle refusait les familiarités et utilisait la politesse pour établir une frontière entre ses interlocuteurs et elle-même.Elle détestait les profusions affectueuses.L\u2019embrasser ou lui serrer la main c\u2019était « interdiction formelle ».Il ne fallait surtout pas la tutoyer, au risque de tomber pour toujours dans la liste des individus à qui elle n\u2019allait plus jamais adresser la parole.Un « tu » mal placé à son égard provoquait une tempête, un volcan, une brûlure.Sa mère, voyez-vous, n\u2019aimait pas les gens mais elle a toujours tenu à ce qu\u2019ils soient respectés.À cet égard, concernant le respect, Serge Bouchard marche sur ses traces.L\u2019auteur nous apprend, par ailleurs, ne pas avoir été élevé dans la croyance de Dieu.« Chez nous, dans notre logement, isolé au milieu d\u2019un océan de foyers catholiques, nous cultivions une sorte d\u2019athéisme doux.Le soir, ma mère déconstruisait tranquillement le catéchisme que nous apprenions à l\u2019école durant la journée.Nous n\u2019étions pas tenus d\u2019aller à la messe.La famille faisait barrage aux visites paroissiales des curés, il n\u2019y a jamais eu de crucifix aux murs de nos chambres.» C\u2019est par ces anecdotes, probablement écrites avec un petit sourire en coin que Bouchard laisse passer toute son humanité, son empathie.Il saisit les choses, il les comprend, il sait les placer dans leur juste contexte.colère aujourd\u2019hui.En colère contre les publicités qui non seulement nous prennent pour des imbéciles, mais nous représentent à l\u2019écran comme de parfaits crétins.En colère contre l\u2019 ignorance crasse, contre l\u2019absence de données sur les véritables conditions sociales.Je suis en colère contre la quantification de tout, contre la logique des systèmes dits objectifs en colère devant la perte de contenus, devant la prolifération des rires nerveux de notre monde surexcité.» Un Père indigne Il se met également très en colère quand il écrit au sujet de John A.MacDonald, premier premier ministre du Canada et un des Pères de la Confédération : « S\u2019 il existe un personnage indigne dans l\u2019histoire du Canada, c\u2019est bien cet avocat corrompu, ce politicien raciste qui fut la honte de ses contemporains, un homme sans compassion, et sans principes, un voyou en cravate qui eût été sanctionné en des temps moins laxistes.La Confédération canadienne de 1867 fut le fait d\u2019une assemblée de développeurs véreux qui cherchaient fortune dans des échafaudages de complots immobiliers et de fraudes économiques réalisés à une échelle qui dépasse l\u2019 imagination.» Il ajoute, concernant spécifiquement les Autochtones: « Le pire des héritages de John A.MacDonald, c\u2019est le racisme: la répression des Métis, des Cris, des Saulteaux-Ojibwés, et des Assiniboines dans le nord-ouest en 1885, la pendaison de Louis Riel et des rebelles cris, la Loi sur les Indiens, les traités frauduleux et non respectés, les réserves indiennes, les politiques pour éradiquer l\u2019 indianité \u2013 faire mourir les langues et les nations, les mémoires et les cultures amérindiennes \u2013 la loi pour empêcher les Chinois et les Noirs de voter aux élections, l\u2019affirmation explicite de la supériorité de la race aryenne au Canada, le sentiment anti-francophone, la promotion des idéologies radicales et orangistes\u2026 Dit autrement, l\u2019étroitesse, la petitesse et la mesquinerie d\u2019un homme de fort mauvais esprit.» Ouf ! Lors de notre discussion, il nous explique son indignation : « Je suis resté indigné de ma jeunesse, qu\u2019on ait coupé trop d\u2019arbres, qu\u2019 il y ait trop de pauvreté, qu\u2019 il y ait trop de marginalisation.Je m\u2019 indigne que l\u2019humanité n\u2019ait pas, en 2019, réussi et là, j\u2019ai envie de sacrer.Comment ça se fait que l\u2019humanité n\u2019a pas réussi à avoir des écoles pour tous ses enfants ?Des soins médicaux pour tous ses enfants ?» L\u2019Allume-cigarette de la Chrysler noire Serge Bouchard Boréal, 2019 - 248 pages Une vision poétique du monde S\u2019il sait raconter, c\u2019est d\u2019abord parce qu\u2019il sait écouter.Il attache une très grande importance à la parole.La parole donnée mais la parole qui transmet.« Donner sa parole, respecter sa parole, voilà bien les contrats d\u2019origine.La tradition orale avait alors toutes ses forces et toutes ses beautés.» Il écrit bien justement: « les écrits se trafiquent, les écrits brûlent et, à travers toutes les sources manuscrites qui se présentent à lui, l\u2019historien cherche son chemin, le plus souvent égaré, perdu, enfoui sous des tonnes de faux.Tandis que la parole, elle, ne s\u2019oublie jamais.» Ce qui retient l\u2019attention, c\u2019est que Bouchard, non seulement contemple, mais il ressent ce qu\u2019il voit.Et là, son œuvre devient poétique.Il parle aux arbres, il imagine sans peine leurs états d\u2019âme, leur ennui, leurs souffrances.« Beaucoup de gens sont comme ça mais ils ne le diront pas, moi, j\u2019en fais ma fierté.C\u2019est une vision poétique du monde, tout simplement.La poésie, c\u2019est donner du sens, c\u2019est enlever la couche, la pelure.» Dans un très beau texte, au milieu d\u2019autres qui le sont tout autant, il nous présente un vieux maître.Il s\u2019agit d\u2019un arbre, d\u2019un orme, tricentenaire, qui trônait, malheureux, au bout d\u2019un terrain vague, entre deux maisons laides comme le monde.« Je m\u2019entendais le consoler, mais je l\u2019entendais surtout réfléchir.Bien assis à ses côtés, pendant des heures, je m\u2019évadais dans ses souvenirs : une forêt vive et enchantée, le souffle intense de la vie, des hivers et des hivers, des tempêtes de vent, de longues accalmies, des amitiés tissées entre l\u2019érable et les peupliers, la fougère, une tanière de renards et ce fleuve qui n\u2019arrête jamais de couler.Mon orme se rappelait même les années de sa propre jeunesse, alors qu\u2019 il poussait à l\u2019ombre d\u2019un vieux chêne qui avait tout appris et qui, rendu à bout d\u2019âge, une bonne tranche de vie, disons mille ans, avait fini par mourir et se renverser, donnant à l\u2019orme jeune tout un ciel à occuper.Enfin, c\u2019est lui qui me l\u2019a raconté.Non, je ne me suis jamais ennuyé avec cet orme, mon ami, mon tuteur en quelque sorte.» Le temps passé, celui qui passe, et celui qui s\u2019en vient le fascinent.Il nous dit être un obsédé du temps.Il relève que les choses d\u2019au- jourd\u2019hui sont comme elles sont mais qu\u2019elles n\u2019ont pas toujours été comme ça.« Je suis un obsédé du temps mais de la finitude aussi.J\u2019aime parler de la finitude, ce qui revient à parler de la mort.Et, nul n\u2019a jamais survécu à la vie.» Dans la dernière nouvelle du livre, il nous parle d\u2019une pierre qu\u2019il trimbale partout avec lui.Une pierre toute ronde, un gros galet dense, lourd et finement strié.Il dit qu\u2019il ne se passe pas un jour sans qu\u2019il ne s\u2019arrête à le regarder sans que cela ne le pousse dans une sorte de méditation sur le temps.Ce qui le rassure, c\u2019est qu\u2019après lui, cette pierre continuera à rouler sa bosse.Elle survivra à dix civilisations humaines, aux extinctions, aux renaissances, aux étouffements géologiques.« Tout bien considéré, écrit-il, ce qui m\u2019 impressionne le plus de cette roche, ce n\u2019est pas son ancienneté.c\u2019est son avenir.» En terminant, j\u2019ose le confesser: si j\u2019ai souvent entendu Serge Bouchard, je ne l\u2019avais jamais lu.Mais, je promets, ça va changer.ROGER PERREAULT ET SERGE BOUCHARD JASON PARÉ 43 itineraire.ca 1er janvier 2020 M E S O P O T A M I E N A G E N O U I L L E S T O U T E R E I N T E I S L A N D E A I R N I E R A R U T V E E L I C I S A P E S U L T E R I E U R E S S E I N E U S E R P E R N E P E R O U A S A G E A S S A U T S Réponses du 1er JANVIER 2020 horizontalement verticalement 1.Assyrien.2.Te soumets (t\u2019).3.Ensemble.- Critiqué.4.Pays insulaire.- Mélodie.5.Contestera.- Période d\u2019activité sexuelle.- Cale.6.Article espagnol.- Ci.- Ébranles.7.Futures.8.Senne.- Ronger.9.Erbium.- Insecte.- Battit.10.Obéissant.- Offensives.1.Lève-tôt.2.S\u2019époumonera (s\u2019).3.Unique.- Titane.4.Canadienne.5.Fleuve italien.- Irisée.6.Cours d\u2019eau temporaire.- Deux.- Pascal.7.Touer.- Possédées.8.Bière.- Droit de jouir d\u2019une possession.9.Mille cent un.- Pèsera.10.Victoire napoléonienne.- Pays sud-américain.11.Compressions de marchandises.- Do.12.Âges.- Enjambée.Solutions dans le prochain numéro xxxxxxx xxxxxx xxxxxx Nationalisées Dans Mouvant Mesure Arbre Tintement Contraceptif Attentive Océan Troua Rit Or Erbium Existes Racloir Détiens Brider Deux Cuisiniers Cap Chopas Clef Tache Aspire Note Façon Route rurale Rigolé Parasite Nuits Baudet Métal Nationalisées Dans Mouvant Mesure Arbre Tintement Contraceptif Attentive Océan Troua Rit Or Erbium Existes Racloir Détiens Brider Deux Cuisiniers Cap Chopas Clef Tache Aspire Note Façon Route rurale Rigolé Parasite Nuits Baudet Métal Réponses du 1er JAN 2020 Mettre à x 9,75 y 0,75 Mettre à x 7,5708 y 4 A A G E E R F R N E E R E R O I T E N A E R A T N U I E T E S O C Q S C L E I I U S C E T A T R P A A S N A O R I E M R S E T T R E A P N A T S E R L I E T SUDOKU http://www.lesudokugratuit.com Sudoku niveau : Sudoku Facile Grille numéro : 72562 2 7 9 6 1 8 5 2 9 5 2 7 9 6 1 7 2 6 9 5 1 4 9 2 3 4 1 7 5 5 6 3 2 3 7 8 2 8 7 9 3 4 6 1 5 1 6 4 8 7 5 3 2 9 3 9 5 1 6 2 8 4 7 9 2 6 3 5 1 4 7 8 7 4 3 2 8 6 9 5 1 8 5 1 7 4 9 2 6 3 6 3 8 4 1 7 5 9 2 5 7 2 6 9 8 1 3 4 4 1 9 5 2 3 7 8 6 Grille Sudoku Facile à imprimer du mercredi 05 juin 2019 12:00:01 1 / 1 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3. Pouvez-vous trouver les sept différences dans cette photo de notre photographe bénévole Mario Alberto Reyes Zamora ?Bonne chance ! Partenaires OR DÉCOUVREZ CE QUI PEUT ÊTRE UTILE POUR VOUS AU moisdumentorat.com Et si votre résolution était de donner au suivant ?JANVIER 2020 Présenté par Les ambassadeurs du mois du mentorat Débutez l\u2019année du bon pied en participant au Mois du mentorat.S\u2019impliquer dans le mentorat est une expérience humaine riche qui permet aussi de recevoir.Tout le mois de janvier, on célèbre la culture mentorale avec des outils et activités qui culminent par un forum le 29 janvier à Montréal pour s\u2019inspirer et s\u2019outiller. BD SIOU CAMELOT MONT-ROYAL / BORDEAUX DONS + CARTES-REPAS TOTAL DE MA CONTRIBUTION : $1 MODE DE PAIEMENT Chèque au nom du Groupe communautaire L\u2019Itinéraire Visa MasterCard Code de vérification de la carte (CVC) : l___l___l___l No de la carte  : l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l Expiration / (Mois) (Année) Signature du titulaire de la carte Postez votre coupon-réponse au Groupe communautaire L\u2019Itinéraire 2103, rue Sainte-Catherine Est, 3e étage, Montréal (Québec) H2K 2H9 No de charité de l\u2019organisme : 13648 4219 RR0001 JE VEUX M\u2019ABONNER AU MAGAZINE : Je m\u2019abonne pour une période de : 12 mois, 24 numéros (125 $ avec taxes) 6 mois, 12 numéros (65 $ avec taxes) Nom ou No de camelot (s\u2019il y a lieu) : JE FAIS UN DON DE : 40 $ 50 $ 75 $ 100 $ ou $1 JE VEUX ACHETER DES CARTES-REPAS : J\u2019offre cartes-repas à 6 $ chacune = $1 Vous voulez les distribuer vous-même ?Cochez ici : 1 Pour respecter l\u2019écologie et réduire ses frais postaux, L\u2019Itinéraire envoie le reçu d\u2019impôt une seule fois par année, au début de janvier suivant le don.Vous pouvez faire un don directement en ligne sur notre site itineraire.ca IDENTIFICATION Mme M.Nom : Prénom : Adresse : Ville : Code postal : _ _l_ _l_ _ - _ _l_ _l_ _ Courriel : Téléphone : ( ) 514 597-0238, poste 228 \u2022 luc.desjardins@itineraire.ca Pour rejoindre notre service aux donateurs : EN VENTE: Vu b (h?J pp ol oF wl) I LE AUPKES DES CAMELOTS DE L'ITINÉRAIRE, ¥ EN LIBRAIRIE ET SUR ITINERAIRE.CA y "]
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