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Titre :
La tribune
Veuillez noter qu'il manque certaines pages, parties de page ou cahiers de la version née-numérique du journal La Tribune des années 2006 à 2008.
Éditeur :
  • Sherbrooke :La tribune ltée,1910-
Contenu spécifique :
Arts magazine
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Magazine week-end, ,
  • Genre
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La tribune, 2019-01-19, Collections de BAnQ.

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[" laTribune SAMEDI 19 JANVIER 2019 W1 magazine I N G R I D S T - P I E R R E ALBUM BALNÉAIRE P H O T O L A P R E S S E , R O B E R T S K I N N E R W4 et W5 CINÉMA L\u2019ÉLAN D\u2019IMPETUS W11 LE BOURLINGUEUR LA DEUXIÈME CHANCE DE THESSALONIQUE W18 SAMEDI 19 JANVIER 2019 laTribune W2 PlacART RETAILLE D\u2019ENTREVUE CHANSON DE CIRCONSTANCE POPCORN Hot Butter Popcorn (1972) Après avoir fait bouger la scène rock et ska pendant une quinzaine d\u2019années avec son groupe les Conards à l\u2019orange, Frank Custeau lançait l\u2019an dernier Départs d\u2019août, sa première galette à titre d\u2019auteur-compositeur- interprète.Enregistré au Studio Le Nid avec les multi-instrumentistes Pierre-Philippe « Pilou » Côté (alias Peter Henry Phillips) et Alex Crow, le projet solo a permis de montrer une autre facette du talent de Custeau.Ce dernier s\u2019apprête maintenant à faire vivre sur scène les titres gravés sur son album.Des titres dans lesquels il a fait belle place aux mots en les glissant dans des écrins de musique teintés de touches manouche, rock et jazz.Le chanteur sherbrookois est en spectacle ce samedi 19 janvier au Boquébière de Sherbrooke, à 21 h.L\u2019entrée est de 20 $.KARINE TREMBLAY Les Départs d\u2019août sur scène Art clownesque, bruitage et percussions s\u2019amalgament dans l\u2019original spectacle Concerto de bruits qui courent, présenté à Sherbrooke par Côté Scène cette fin de semaine.Produite par le Théâtre à tempo, la pièce met en scène deux concertistes qui œuvrent dans le domaine de la musique percussive.Or voilà qu\u2019ils doivent composer avec des techniciens de scène empotés et maladroits.Évidemment, le concert s\u2019en ressent et prend alors une tout autre allure.À la fois drôle et pétrie de prouesses musicales et physiques, la divertissante production mise en scène par Geneviève Kérouac se déploie au Théâtre Léonard-Saint-Laurent le dimanche 20 janvier dès 14 h.Entrée : 13,50 $.Forfait famille : 44 $ pour 4 billets.KARINE TREMBLAY Rigolo concerto pour toute la famille EXPO Exposition d\u2019œuvres de la Fondation Gilles Daoust Quadriplégique à la suite d\u2019un accident de voiture lorsqu\u2019il avait 20 ans, Gilles Daoust doit se déplacer en fauteuil roulant depuis ce temps.Les professionnels de la santé avaient déclaré qu\u2019un retour en appartement était impossible, mais contrairement à ce verdict, l\u2019accident a stimulé l\u2019homme à façonner son destin autrement.Il est aujourd\u2019hui marié depuis 38 ans et a deux enfants.Il détient un doctorat de troisième cycle en biologie et géomatique et a participé à la création de centaines d\u2019emplois, en plus d\u2019être reconnu par ses pairs comme entrepreneur dans le secteur des technologies.La Fondation Gilles Daoust a vu le jour en 2006 et encourage toutes les actions qui permettent de sortir de la marginalité les personnes ayant des limitations physiques.Elle récolte notamment des fonds par l\u2019entremise de la vente d\u2019œuvres d\u2019art.Au Centre culturel Pierre-Gobeil, jusqu\u2019au 11 février.\u2022 E X P O \u2022 S I T I O N S VOUS VOULEZ VOIR?Frank Custeau \u2014 PHOTO ARCHIVES, LA TRIBUNE \u2014 PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK Les barques (circa 1975) de Francesco Iacurto Street Scene de Lester F.Johnson \u2014 PHOTOS SPECTRE MÉDIA, RENÉ MARQUIS SHERBROOKE \u2014 Jim Corco- ran repasse de temps à autre à Sherbrooke pour voir ses sœurs et quelques amis avec qui il a gardé contact.« Mais maintenant que mes parents ne sont plus là, je reviens moins souvent dans ma ville natale. » Il conserve quand même de précieux souvenirs des années qu\u2019il a passées ici et des gens qu\u2019il y a côtoyés, alors qu\u2019il faisait ses premiers pas professionnels dans la sphère musicale.«  Réginald Dupuis est l\u2019un de ceux qui m\u2019ont beaucoup influencé.C\u2019était un artiste avec qui j\u2019ai travaillé à la National Wallpaper and Paint pour payer mes études au début des années 1970, jusqu\u2019à ce que je me mette à chanter.Je reprenais le répertoire de Leonard Cohen et ça couvrait mes frais de scolarité.Réginald était lui- même un artiste, mais il était aussi passionné d\u2019art et de culture.Dans son appartement de la rue McManamy, il invitait chaque premier jeudi du mois des auteurs, des sculpteurs, des danseurs, des poètes, des musiciens.Des artistes de tous horizons venaient casser la croûte et se rencontrer chez lui pour échanger, parler de leur discipline.Ça m\u2019a vraiment bouleversé.Ces rencontres ont nourri quelque chose en moi, elles m\u2019ont éveillé à toutes les formes et expressions artistiques francophones.L\u2019impact de ce Sherbrookois dans ma vie a été énorme.Il est maintenant décédé, mais je lui dois beaucoup. » KARINE TREMBLAY Coupée au montage de l\u2019entrevue du 1er décembre 2018.Jim Corcoran \u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU Dans tous les thèmes possibles et inimaginables pour désigner des journées mondiales, quelqu\u2019un quelque part à un moment donné \u2014 on ne sait pas qui, ni quand, ni où \u2014 a trouvé que ce serait intéressant d\u2019en avoir une pour le pop corn, tous les 19 janvier.Avouez que le choix d\u2019une pièce de circonstance se révèle trop évident : Popcorn est considérée comme le premier véritable succès de la musique électronique.Composée par Gershon Kingsley en 1969 pour un tout nouveau modèle de clavier, le Moog (l\u2019album s\u2019intitulait Music to Moog By), la pièce instrumentale a été reprise en 1972 par le groupe synthpop américain Hot Butter (tout un adon.), lequel en a fait la version la plus connue.On estime que Popcorn a été refaite plus de 500 fois dans le dernier demi-siècle, surtout par de nombreux disque- jockeys, qui l\u2019adorent pour les pistes de danse, et même par le chef suédois du Muppet Show.STEVE BERGERON laTribune SAMEDI 19 JANVIER 2019 ARTS MAGAZINE W3 KARINE TREMBLAY karine.tremblay@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Du plancher jusqu\u2019au plafond, tous les murs du bureau de Guy Tremblay sont occupés par les livres et les magazines de photographie qu\u2019il accumule depuis l\u2019adolescence.Dans cette impressionnante collection d\u2019ouvrages, le photographe sherbrookois trouve idées et inspiration.« J\u2019ai plus de 1000 bouquins dans mes bibliothèques.Pour moi, le livre est un objet précieux.L\u2019impression sur papier confère aux images une autre portée, elle leur permet de voyager et de vivre en dehors d\u2019une exposition », exprime celui qui publie à son tour son premier livre d\u2019art, Ton visage me dit quelque chose.Celui-ci réunit les portraits en noir et blanc d\u2019une cinquantaine de personnes qui côtoient la marginalité de près.Travailleurs de rue et personnes qui ont recours à leurs services se voisinent au fil des pages de l\u2019album autoé- dité.Chaque photo est titrée par un prénom.Mais on n\u2019en sait pas davantage, même si on peut évidemment imaginer toutes les histoires qui se racontent à travers le regard franc des uns et des autres.L\u2019auteur David Goudreault signe la préface, le philosophe Jacques Quintin a écrit la postface.« Les photos, elles, proviennent de trois séries distinctes que j\u2019ai réalisées en 2003, en 2011 et en 2017 », explique le photographe, qui dit s\u2019être inspiré du travail d\u2019Irving Penn.« C\u2019était un grand photographe de mode, un créateur qui a eu une grande influence sur ma pratique. » En 2007, le Sherbrookois a même écrit à l\u2019artiste américain pour lui raconter à quel point son parcours avait eu un impact sur le sien.«  Il m\u2019a gentiment répondu », précise Tremblay en extirpant délicatement d\u2019une enveloppe la précieuse lettre écrite de façon manuscrite.«   P e n n a r e m i s l e t i r a g e platine-palladium de l\u2019avant en le ramenant dans sa pratique, pour- suit-il.On reconnaît sa signature à l\u2019éclairage latéral et assez dramatique qui teinte ses clichés, à l\u2019importance qu\u2019il accorde à l\u2019individualité de chacun.Ma série photographique, c\u2019est un peu un hommage à son travail. » C\u2019est aussi un peu un tour de force.Parce que tirer le portrait de gens de la rue qui traînent parfois un passé lourd, des blessures plurielles, une confiance minée, ce n\u2019était pas si évident.Il fallait trouver l\u2019approche, la bonne façon.Il fallait s\u2019éloigner des clichés et des préjugés, aussi, pour se coller à l\u2019humanité de chaque modèle.L\u2019AUTHENTIQUE DANS LE VISEUR «  Quand on se fait photographier, ce qu\u2019on veut, c\u2019est projeter une image.C\u2019est vrai pour tout le monde.Mon travail, c\u2019est d\u2019aller au-delà de cette image pour aller chercher la vraie personne derrière le paravent.Il faut que le visage dise quelque chose d\u2019authentique.Dans ce projet-là en particulier, le défi était grand parce que je devais, en peu de temps, créer un lien de confiance avec des personnes qui ne s\u2019ouvrent pas si facilement aux autres à cause de tout ce qu\u2019elles ont vécu.La vie dans la rue, ce n\u2019est pas facile », résume le croqueur d\u2019images.Guy Tremblay évoque quelques- uns des modèles qui ont pris la pose au cours des trois séances.Il raconte le parcours de l\u2019une, se souvient de l\u2019attitude de l\u2019autre, pointe un détail.D\u2019anecdote en souvenir, l\u2019attitude est toujours la même, empreinte de bienveillance.« J\u2019avais ce grand souci de ne pas être intrusif, de faire les choses de façon responsable, en respectant la personne devant moi, en préservant sa dignité. » Perçages et tatouages se voient sur plusieurs des portraits.Mais ils ne prennent pas toute la place.Ce qui attire l\u2019œil, c\u2019est le regard.Peu importe ce qu\u2019il exprime, qu\u2019il soit triste, fier, profond, taquin, ou joliment habité par tout ça.Pour chaque séance de photos, le photographe n\u2019a utilisé qu\u2019un rouleau de pellicule de 12 poses.Après avoir développé les photos en chambre noire, il rencontrait le sujet pour lui montrer la planche contact et la photo qu\u2019il avait retenue.« Si ça ne plaisait pas au modèle, on refaisait une séance.Pour moi, c\u2019était vraiment important que chacun valide mon choix, que chacun soit à l\u2019aise avec la photo qui le représente. » CASSER LES PRÉJUGÉS Pointer ainsi sa lentille sur les visages de gens habitués à évoluer dans la marge, c\u2019était aussi mettre en jeu ses propres préjugés.« J\u2019ai été privilégié de pouvoir entrer dans cet univers.Ce projet a changé ma vision et ma perception des choses.Maintenant, si je croise quelqu\u2019un qui vit dans la rue, je ne lui donnerai pas nécessairement de l\u2019argent, mais je vais le saluer, le regarder dans les yeux, le considérer, tout simplement.J\u2019espère que mon livre va contribuer à détricoter les préjugés.J\u2019espère aussi qu\u2019il va mettre en lumière le travail de ceux qui œuvrent à la Coalition des travailleurs de rue.Ils font un travail essentiel. » On est dans la sphère de la photographie engagée.Avec ce projet-ci et avec d\u2019autres, aussi, que Guy Tremblay caresse ou qu\u2019il a déjà menés.« J\u2019alterne souvent entre portraits et paysages.J\u2019ai une autre idée de livre, d\u2019ailleurs, dans lequel je souhaiterais illustrer la beauté de la nature, l\u2019importance qu\u2019elle revêt, ce qu\u2019elle apporte à l\u2019être humain.Peut- être parce que je crois à l\u2019importance de nous reconnecter à notre environnement.Ce ne sera pas une prise de position écologique, mais en même temps, c\u2019est de ça qu\u2019il est question. » Ce livre-là, comme celui qu\u2019il lance jeudi, réunira des clichés en noir et blanc, tous développés en chambre noire.Celui qui a découvert la photographie au hasard d\u2019un camp d\u2019été n\u2019a jamais emprunté le passage au numérique.« J\u2019avais une douzaine d\u2019années lorsque j\u2019ai commencé à faire de la photo.Je n\u2019étais pas tellement sportif.Entre le basket, le soccer et les autres activités plus physiques offertes, il y avait un atelier d\u2019introduction à la chambre noire. » Il s\u2019est inscrit.Il a eu la piqûre.À 13 ans, il avait son agrandisseur, ses solutions et ses bacs de développement de photos.« Ça fait plus de 45 ans que je fais de la photo argentique.La manipulation du papier me rapproche de l\u2019objet photographique.La chambre noire, c\u2019est là où l\u2019image que j\u2019ai en tête se concrétise complètement. » GUY TREMBLAY Photographe engagé NOTRE VIDÉO DISPONIBLE DANS et sur latribune.ca Vous voulez y aller?Lancement du livre Ton visage me dit quelque chose Jeudi 24 janvier, 17 h Salle Le Tremplin Entrée gratuite \u2014 PHOTO SPECTRE MÉDIA, MAXIME PICARD « J\u2019ai été privilégié de pouvoir entrer dans cet univers.Ce projet a changé ma vision et ma perception des choses.?» \u2014 Guy Tremblay SAMEDI 19 JANVIER 2019 laTribune W4 ARTS MAGAZINE KARINE TREMBLAY karine.tremblay@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 C\u2019est un album comme un retour à soi, un amerrissage doux après un vol au-dessus d\u2019une mer emportée.C\u2019est que des mois de doutes et de questionnements ont précédé la captation de Petite plage, la nouvelle galette d\u2019Ingrid St-Pierre.« Ça, ce n\u2019est pas si nouveau.Avant la création de chaque disque, je traverse une période de remise en question », confie la chanteuse.Sauf que l\u2019hésitation et la peur se sont invitées de façon particulièrement intense, cette fois-ci.Comme une vague de fond qui faisait tanguer le bateau.La tempête intérieure a duré longtemps.La trouée lumineuse ne venait pas.« Je ne savais pas si j\u2019allais être capable d\u2019ar r iver à quelque chose.Pendant l\u2019année, j \u2019ai essayé de faire l\u2019album et ça ne fonctionnait pas.Finalement, c\u2019est quand j\u2019ai lâché prise que les choses ont débloqué.J\u2019ai composé chaque chanson uniquement pour moi, en allant là où j\u2019avais envie, sans me soucier de bâtir un tout cohérent.Ça a donné de beaux moments de création et une série de chansons. » « Avec ce disque, j\u2019ai appris à créer autrement.En étant maman, je n\u2019ai plus autant de temps, je n\u2019ai pas le même espace mental qu\u2019avant.Ça change toute la dynamique.Avant d\u2019avoir un enfant, je pouvais m\u2019arrêter des heures dans un café, devant mon carnet, à flâner au soleil.Et je l\u2019ai beaucoup fait (rires)! Mais maintenant, ce n\u2019est plus possible.Je me suis donc créé une petite bulle créative dans ma tête.Je me suis trouvé d\u2019autres moments, d\u2019autres espaces et ça a fonctionné.De sorte que lorsque je m\u2019installais devant mon piano ou ma feuille de papier, ça allait vite.Je me regardais moins écrire.Ça m\u2019a permis une liberté, un abandon.Après ça, à partir de l\u2019été dernier, tout s\u2019est imbriqué rapidement.L\u2019album s\u2019est bouclé en quelques mois.C\u2019est donc un disque tout frais et tout nouveau que je présente, un disque dont je suis très fière. » Si la maternité teintait les chansons de son précédent opus, écrites alors qu\u2019elle était enceinte, elle a laissé une empreinte moins forte cette fois-ci.« C\u2019est-à-dire que la maternité a nourri qui je suis, profondément, mais le thème s\u2019est moins déployé dans mes textes. » Dans ceux-ci, il est question d\u2019amour et de ses dif férents visages, mais aussi de vieillesse et de temps qui passe, deux sujets chers à l\u2019auteure-compositrice- interprète, dont le nouvel extrait, Les joailliers, en parle justement.LA BEAUTÉ DES ANNÉES « La vieillesse en soi, je trouve ç a m a g n i f i q u e .J e p o u r r a i s passer mes journées dans les CHSLD à écouter les résidents me raconter leur histoire.Je suis en amour avec les personnes âgées, mais comme j\u2019ai perdu ma dernière grand-maman l\u2019an dernier, je me rends compte que j\u2019en côtoie moins.Ça m\u2019attriste.Pour ma mère, pour tous les gens de ma famille, cette communion entre les générations a toujours été importante.Je ne suis pas une nostalgique, j\u2019aime le temps qui passe.J\u2019essaie de le chérir.Des fois, j\u2019arrête un instant pour m\u2019imprégner vraiment d\u2019un moment formidable.Les gens autour me trouvent trop intense, peut-être, mais je m\u2019en fous.Ce que les autres vont penser, ça ne m\u2019atteint plus du tout. » C\u2019est la beauté des années qui s\u2019additionnent au compteur : on fait le tri dans ce qui est important et ce qui l\u2019est moins.« Il y a un an, j\u2019ai choisi d\u2019enlever tout ce qui était anxiogène dans ma vie.La pression d\u2019être parfaite en tout, notamment.J\u2019ai envie de vieillir en tant que femme, maman et auteure-compositrice-inter- prète en assumant complètement celle que je suis, avec toutes mes imperfections. » Cette décision est née d\u2019un épuisement qui pesait lourd sur les épaules de la chanteuse.« J\u2019étais complètement vidée et j\u2019ai réalisé que les pires éléments de stress dans ma vie, c\u2019est moi qui me les imposais.Je me mettais une pression énorme, je visais une perfection que personne ne me demandait.J\u2019ai réalisé que j\u2019avais le choix d\u2019être heureuse dans la vie et que ça partait de PETITE PLAGE D\u2019INGRID ST-PIERRE Bain de soi \u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, OLIVIER PONTBRIAND laTribune SAMEDI 19 JANVIER 2019 ARTS MAGAZINE W5 Vous voulez y aller?Ingrid St-Pierre Vendredi 8 mars, 20 h Théâtre Granada Entrée?: 28,50 $ \u2014 PHOTO FOURNIE INGRID ST-PIERRE Petite plage POP FRANCO Simone Records REGARD SUR LES CHANSONS L\u2019enneigée « C\u2019est la suite de Ficelles.Elle est pour moi très chargée.C\u2019est une lettre à ma grand-mère, que j\u2019ai écrite au moment où elle partait.Je ne pouvais pas me rendre à Cabano, je ne pouvais pas lui tenir la main, alors je me suis installée au piano.C\u2019était ma façon à moi de l\u2019accompagner.Tout ce que je dis dans cette chanson-là est profondément réel, tous les détails sont vrais.Il y a des élans de piano, des effets de voix, c\u2019est très libre et lumineux, c\u2019est ce que j\u2019avais envie de faire. » Les épousailles « Elle a un petit côté humoristique.J\u2019avais envie de faire un clin d\u2019œil à Brassens et à sa Non-demande en mariage.Moi, je ne suis pas mariée ni fiancée.Lorsque mon chum a écouté les chansons, il ne savait plus trop quoi penser! (rires) » Les éléphants Massaï « Mon fils a trois ans maintenant, mais il ne dormait pas beaucoup pendant ses premiers mois de vie.Encore maintenant, les nuits sont entrecoupées.Pendant deux ans, je n\u2019ai pas dormi plus de deux heures consécutives.Ça a sûrement contribué à mon épuisement (rires), mais ça a aussi donné de beaux moments entre Polo et moi.Des petits instants suspendus où les histoires et les ombres chinoises sur les murs coloraient les heures. » La vie devant « J\u2019avais en tête un premier rendez-vous et tout ce qui, après, se noue à deux.Je me suis rappelé notre première date à mon chum et moi, je nous ai projetés dans le futur en évoquant le quotidien qu\u2019on partage maintenant à trois.C\u2019est très calqué sur notre vie.Comme c\u2019est mon chum qui chante, il y a une certaine impudeur dans cette chanson-là. » La lumineuse (lettre à mon fils) « C\u2019est le souhait que j\u2019ai pour mon garçon.Ce que je j\u2019ai voulu lui dire, essentiellement, c\u2019est que j\u2019espère qu\u2019il trouvera le chemin pour aller à son plus beau à lui, qu\u2019il sera bien et heureux dans la vie. » PETITE PLAGE, PARCE QUE.«  C\u2019est une bulle, un cocon lumineux.Je vois cet album- là comme un îlot de bonheur que je me suis tricoté alors qu\u2019autour, il y avait de la vague, des bonnes tempêtes.  » moi.Alors j\u2019ai fait le ménage dans tout ça.J\u2019en parle un peu dans À la mer : tu veux tous les rôles, tous les chapeaux, tu veux être parfaite dans tout, mais il n\u2019y a plus rien qui t\u2019auréole lorsque tu as la tête sous l\u2019eau. » Le choix d\u2019ouvrir l\u2019album avec ce titre est révélateur.« Je l\u2019ai mis en premier parce que j\u2019assume cette période de ma vie.C\u2019est la première fois que j\u2019allais visiter une part d\u2019ombre de moi- même et je me suis rendu compte que ça permettait ensuite à la lumière de se frayer un chemin.Il y a eu du beau dans ma dernière année, mais il y a eu aussi des bouts plus difficiles et c\u2019est bien correct d\u2019en parler.Je n\u2019ai pas envie de le cacher. » UNE ENVIE DE VRAI Cette envie de vrai, ce besoin d\u2019aller vers l\u2019essentiel teinte tout l\u2019album.«  Je pense que mon écriture s\u2019est faite plus directe et que ça se ressent dans les paroles comme dans les arrangements », exprime celle qui a pu compter sur le complice Philippe Brault à la réalisation du disque.« C\u2019est un ami que je connais depuis longtemps, quelqu\u2019un que j\u2019aime profondément, un artiste qui m\u2019émeut.On a enregistré dans un superbe chalet, près de la rivière, entre amis.Je pêchais et je me baignais entre les séances.On se faisait de bonnes bouffes avec un petit verre de blanc.C\u2019était formidable », dit celle dont l\u2019amoureux, le musicien Liu-Kong, assume encore les percussions sur ce quatrième disque.« Je me trouve très privilégiée de pouvoir vivre ça avec lui, en couple et en famille.On compartimente les choses, on ne parle pas tout le temps de notre métier.Notre collaboration se fait naturellement étant donné qu\u2019on s\u2019est rencontrés à travers la musique.Il a joué sur tous mes albums, sauf le premier parce qu\u2019on ne se connaissait pas encore à ce moment-là.J\u2019ai un grand respect pour tout son bagage musical.On discute beaucoup et je sais que je peux m\u2019appuyer sur sa vision.C\u2019est quelqu\u2019un de très vrai, qui Dès la fin du mois, Ingrid St-Pierre promènera sur différentes scènes ses nouvelles chansons et celles tirées de ses trois précédents disques.« On entre en préproduction, mais j\u2019ai déjà une bonne idée de la couleur que le spectacle aura.(.) Je veux m\u2019amuser, surtout. » \u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE, MAXIME PICARD ne dira jamais rien pour me faire plaisir. » Il ne sera toutefois pas de la tournée de spectacles.« Parce qu\u2019il a ses projets à lui en dehors des miens », explique Ingrid.Dès la fin du mois, elle promènera sur différentes scènes ses nouvelles chansons et celles tirées de ses trois précédents disques.« On entre en préproduction, mais j\u2019ai déjà une bonne idée de la couleur que le spectacle aura.J\u2019ai envie de prendre le temps de raconter les histoires derrière les chansons.J\u2019espère bouger davantage sur scène, délaisser un peu ma place statique derrière le piano.Je veux m\u2019amuser, surtout. » SAMEDI 19 JANVIER 2019 laTribune W6 TÉLÉVISION FRANÇOIS HOUDE Le Nouvelliste TROIS-RIVIÈRES \u2014 Pour en apprendre davantage sur ce qu\u2019il adviendra de Séraphin au cours de la saison des Pays d\u2019en haut qui vient de débuter, ne comptez pas sur Vincent Leclerc.L\u2019interprète d\u2019origine trifluvienne \u2014 il est né à Trois-Rivières mais est parti à l\u2019âge d\u2019un an \u2014 ne dévoilera rien de l\u2019intrigue à venir, si ce n\u2019est que de confirmer que Séraphin prend une «?grosse débarque?» et que cela constitue pour lui une magnifique occasion de donner plus de texture à son personnage.« Ce qui me stimule beaucoup dans ce projet, c\u2019est que l\u2019auteur continue de me pousser dans de nouvelles zones.Chaque scène implique beaucoup de travail, parce que j\u2019ai toujours quelque chose d\u2019intéressant à exprimer.Il y a toujours du contenu et comme cela représente environ 150 scènes par saison pour moi, c\u2019est constamment un gros défi.Il y a deux ans, le tétanos dont a souffert Séraphin m\u2019a obligé à faire des recherches pour bien définir les symptômes.Cette année, on explore la dépression et ça pousse le personnage dans ses derniers retranchements.C\u2019est vraiment très intéressant.» L\u2019interprète n\u2019a jamais vu le personnage comme unidimensionnel, bien que sa légendaire avarice et sa méchanceté demeurent un axe central.« Ses objectifs sont très clairs dans sa vie et ses failles aussi, par conséquent.Ce qu\u2019on perd d\u2019un côté, on le gagne de l\u2019autre.Ça tourne autour de l\u2019argent, de l\u2019amour et du contrôle, mais le personnage est écrit tout en nuances.De mon côté, je me suis fait un devoir d\u2019essayer de voir jusqu\u2019où on pouvait le pousser.J\u2019ai fait beaucoup de recherches pour nourrir mon interprétation, pour comprendre comment un être humain peut en arriver à être aussi cruel.J\u2019ai cherché à comprendre Séraphin et je ne veux pas donner de clé, mais je peux me permettre de dire qu\u2019au cours de cette saison, on va révéler la source de son avarice, ce qui n\u2019était jamais arrivé en 90 ans d\u2019existence des Pays d\u2019en haut.» « J\u2019ai toujours dit que la journée où Séraphin va devenir complètement gentil ou complètement méchant, il va perdre tout intérêt auprès des téléspectateurs.» MALHABILE ET BLESSÉ Les interprètes disent très souvent qu\u2019ils ne peuvent se permettre de juger un personnage qu\u2019ils interprètent, fût-il abject.On peut dire, sans crainte de se tromper, que le qualificatif s\u2019applique à Séraphin.Vincent Leclerc arrive-t- il à aimer son personnage?« C\u2019est devenu une blague pour moi.Les gens m\u2019abordent en me disant que je joue un méchant et je les reprends en disant que c\u2019est un amoureux incompris et maladroit, rigole-t-il.Il faut que je continue de le voir comme ça, parce que c\u2019est vrai que le comédien ne peut pas juger.J\u2019aime beaucoup cet être profondément malhabile et blessé.Je l\u2019ai toujours travaillé dans la blessure.Il est très adulte en affaires, mais très enfant dans ses relations amoureuses et personnelles.Il n\u2019a aucun outil, en fait, dans les relations personnelles.Ce n\u2019est même pas de la maladresse : il est vraiment dysfonctionnel.» Il y a, par ce fait même, la possibilité que les spectateurs se reconnaissent un tant soit peu dans ce personnage faillible, aussi excessif dans ses faiblesses que dans ses forces.« C\u2019est un processus qui tient du travail collectif, explique le comédien, manifestement nourri par une profonde réflexion.La lumière dans sa vie vient de Donalda, alors il faut qu\u2019elle soit très lumineuse, ce qu\u2019elle est grâce à Sarah-Jeanne [Labrosse].Ça me permet d\u2019exploiter le petit peu de lumière qui émane de Séraphin et dès lors, je peux aller loin dans sa noirceur sans lui enlever toute humanité.L\u2019objectif n\u2019est pas de lui attirer la sympathie du public, mais simplement de lui garder une certaine crédibilité.Les gens me disent souvent qu\u2019ils l\u2019haïssent, mais qu\u2019ils n\u2019arrivent pas à le haïr complètement, et ça, pour moi, c\u2019est parfait.» LA VÉRITÉ DU PERSONNAGE Comme il estime que le plus gros danger qui guette un acteur, c\u2019est le « pilote automatique », Vincent Leclerc continue de chercher, à chaque scène, une façon nouvelle d\u2019aborder l\u2019émotion.« Notre premier devoir, c\u2019est la vérité du personnage mais le second, c\u2019est de divertir le public.Séraphin est en colère dans de nombreuses scènes, mais chaque fois, je me demande comment je peux l\u2019exprimer différemment.Ça garde le personnage intéressant, pour moi comme pour le public.» VINCENT LECLERC L\u2019humanité de Séraphin C\u2019est par un travail de recherche constant et acharné que le comédien Vincent Leclerc a réussi à donner à son personnage de Séraphin Poudrier un aspect humain qui le rend encore intéressant après quatre saisons.\u2014 PHOTO LA PRESSE, NINON PEDNAULT «?J\u2019ai fait beaucoup de recherches pour nourrir mon interprétation, pour comprendre comment un être humain peut en arriver à être aussi cruel.?» \u2014 Vincent Leclerc 5341185 350 ANS DE PRATIQUES ARTISTIQUES AU QUÉBEC VOTRE COLLECTION NATIONALE 5 NOUVELLES SALLES ET PLUS DE 600 ŒUVRES MNBAQ.ORG ROBERT SCOTT DUNCANSON, LE LAC SAINT-CHARLES (DÉTAIL), 1864, HUILE SUR TOILE, 41 X 70,5 CM.COLL.MNBAQ, DON DE WILLIAM M.CONNOR.RESTAURATION EFFECTUÉE PAR LE CENTRE DE CONSERVATION DU QUÉBEC.(1968.289) PHOTO : MNBAQ, JEAN-GUY KÉROUAC laTribune SAMEDI 19 JANVIER 2019 W7 MUSIQUE YVES BERGERAS Le Droit OTTAWA \u2014 Cela fait 25 ans que le Montréalais Sébastien Lamothe se « prend » pour Mike Rutherford, le bassiste de Genesis.Pas au point qu\u2019on doive lui mettre une camisole de force, notez.Son « délire » à lui, bassiste et directeur musical de The Musical Box, c\u2019est de pousser à son paroxysme le mimétisme avec le légendaire groupe.The Musical Box ne se contente pas de rendre hommage aux débuts de Genesis (que ce soit l\u2019époque de Peter Gabriel ou celle marquée par Phil Collins au micro) : il en reproduit les concerts avec un souci quasi maniaque.Un mimétisme non pas physique, mais audiovisuel, puisqu\u2019il s\u2019agit de restituer \u2014 de reconstituer dans une totale conformité \u2014 les spectacles que Genesis donnait à la grande époque.Ce qui inclut le recours à des instruments rétro, à de l\u2019équipement made in 70\u2019s et à une panoplie de costumes exubérants \u2014 Peter Gabriel ayant toujours eu une approche très théâtrale de la scène.MM.  Gabriel et Collins eux- mêmes ont officiellement donné leur sceau d\u2019approbation à la bande.À présent que The Musical Box a fait ses preuves et réussi à convaincre même les admirateurs les plus hardcores du sérieux de sa démarche, le sextuor québécois ose, pour la première fois depuis sa formation, s\u2019aventurer dans des zones « moins connues, ou moins documentées », de Genesis.Plutôt que de se reproduire une seule et même tournée, le nouveau spectacle de Musical Box, A Genesis Extravaganza arpentera de grands moments live de Genesis étalés entre 1971 et 1977.Au milieu des classiques se grefferont des raretés, et même certaines « pièces maîtresses jamais interprétées sur scènes », explique Sébastien Lamothe.Pour ce concert, « on voulait pousser la folie et l\u2019arrogance, avec la présentation, dit-il, mi-sérieux.Mais blague à part, notre véritable ambition, c\u2019est de nous faire plaisir.On n\u2019est pas juste des interprètes, on est aussi des fans, des passionnés de Genesis, comme tous les gens qui viennent nous voir.Et ça fait des années qu\u2019on caresse l\u2019idée de faire un show pour se faire plaisir ».Comprendre  : les musiciens recouvrent une certaine liberté vis-à-vis du cadre très serré que The Musical Box s\u2019est imposé jusqu\u2019à présent.« On a dérogé pour la première fois depuis 25 ans à la règle de la reconstitution historique, qui était la ligne directrice [sur laquelle reposait] toute notre direction artistique. » « VIEILLE ÉPOQUE » En revisitant cette «  vieil le époque » de façon « assez large », Sébastien Lamothe et ses complices ne se contentent plus de « démontrer l\u2019incroyable output et le génie créatif de Genesis » et de témoigner des « tableaux visuellement spectaculaires » que les Britanniques ont construits au fil du temps.« C\u2019était aussi une façon de nous renouveler en tant qu\u2019artistes interprètes », admet le guitariste.Bien entendu, la bande continue de respecter l\u2019essence de sa démarche : « Ne faire aucun compromis sur les arrangements musicaux d\u2019époque, les sonorités et les instruments. » En concert, « on multiplie les instruments.La scène de The Musical Box est comme un musée », relance-t-il en comptabilisant « 22 guitares différentes, dont trois à double manche, parce que Mike Rutherford en a utilisé à partir de 1973, sur [la tournée de] Selling England by the Pound, et qu\u2019il s\u2019est mis à jouer sur des instruments fabriqués custom pendant près de 40 ans, [au point que] c\u2019est devenu sa signature ».JOYAUX CACHÉS « Il y avait sur les vieux albums de Genesis des joyaux cachés, ou des morceaux considérés comme classiques » que The Musical Box, à cause de sa mission d\u2019origine n\u2019avait pu se permettre d\u2019interpréter jusque-là.Avec A Genesis Extravaganza, les Québécois ont pris « le risque d\u2019offrir au public \u2014 et de s\u2019offrir \u2014 des moments privilégiés jamais inclus [en show] par Genesis à travers les époques, ou alors très rarement », que ce soit parce que ces pièces avaient été délibérément écartées pour des considérations artistiques ou « à cause des limites techniques du live dans les années 1970 ».Ce nouveau spectacle « s\u2019intéresse autant aux incontournables qu\u2019aux pièces \"reléguées\", devenues des classiques aux yeux des fans mais qui, dans notre contexte historique, ne se retrouvaient pas. », conclut Sébastien Lamothe.THE MUSICAL BOX Une Extravaganza digne de Genesis The Musical Box reconstitue les spectacles que Genesis donnait tant à l\u2019époque de Peter Gabriel que celle de Phil Collins.\u2014 PHOTO FOURNIE Vous voulez y aller?A Genesis Extravaganza The Musical Box Vendredi 8 février, 20 h Théâtre Granada Entrée : 48,50 $ 5365211 819 820-1000 CE SOIR! 23 JANVIER PHIL ROY 30 JANVIER RÉAL BÉLAND 29 JANVIER VÉRONIC DICAIRE MARC DUPRÉ CA 31 JANVIER MICHEL FUGUAIN 1ER FÉVRIER LAURENT PAQUIN 6 FÉVRIER JÉRÉMY DEMAY SAMEDI 19 JANVIER 2019 laTribune W8 MUSIQUE MAXENCE DAUPHINAIS-PELLETIER mdauphin@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Lorsqu\u2019il foulera les planches du Pavillon des arts et de la culture de Coaticook le 25 janvier prochain, avec Étienne Fletcher, le jeune auteur-compo- siteur-interprète acadien Pierre Guitard invitera le public dans une visite sans prétention d\u2019une Acadie aux accents urbains, à l\u2019aide des chansons de son plus récent album, Tuer la bête jusqu\u2019à dimanche.Originaire de Madran au Nouveau- Brunswick, Pierre Guitard est une étoile montante de la chanson acadienne.Âgé de 25 ans seulement, il compte à son actif un microalbum paru en 2016 sous le titre La tige et la racine, une victoire au Festival international de la chanson de Granby (FICG) l\u2019année suivante et maintenant un album complet, paru le 5 octobre dernier.«  Mon premier contact avec la musique remonte à ma jeunesse, dans les partys de famille.Mes oncles jouaient de plusieurs instruments et j\u2019essayais de les accompagner à la guitare », se rap- pelle-t-il quant à ses premiers pas dans le monde musical.« Je n\u2019ai jamais suivi de cours pour apprendre à jouer.On voulait me montrer des accords alors que je voulais jouer du Metallica.On n\u2019apprenait pas Master of Puppets au premier cours, donc j\u2019ai laissé tomber.Mes parents chantaient dans les mariages et à l\u2019église.Mon intérêt pour la musique ne vient pas de nulle part. » La carrière d\u2019artiste de Pierre Guitard a commencé de manière originale, lorsqu\u2019il a participé à l\u2019organisation de spectacles et en travaillant comme technicien de scène.« J\u2019ai fait la première partie d\u2019un spectacle qu\u2019on avait organisé chez le père d\u2019un de mes amis, qui avait converti un ancien entrepôt en scène.Après avoir jammé avec les musiciens, ces derniers m\u2019ont invité à venir jouer en ouverture de leur prestation, se remémore Pierre Guitard.Les artistes principaux avaient annulé à la dernière minute, donc j\u2019ai dû travailler avec le père de mon ami à trouver d\u2019autres artistes.C\u2019est à ce moment que j\u2019ai découvert ma passion pour l\u2019organisation de spectacles, l\u2019éclairage et le son.J\u2019ai occupé cet emploi pendant trois ans, ça m\u2019a permis de mieux connaître le milieu avant de faire mon entrée à l\u2019École nationale de la chanson. » UN OPUS À SON IMAGE Grâce à sa victoire au FICG, Pierre Guitard a remporté une bourse pour enregistrer son premier album.Il a travaillé avec deux vétérans de la musique québécoise, Jesse MacCormack et Guillaume Chartrain, pour produire l\u2019opus.« C\u2019était un peu intimidant de travailler avec d\u2019aussi grosses pointures, avoue-t-il.C\u2019était la première fois que j\u2019allais travailler avec d\u2019autres gens que mes amis de longue date.J\u2019ai ressenti un peu de pression au début.Quand on est arrivé en studio, le tout s\u2019est fait très naturellement.Je crois qu\u2019il n\u2019y a pas de place pour l\u2019égo en musique.Tout le monde est là pour que l\u2019album soit le meilleur possible, donc je suis ouvert à tous les commentaires. » Pierre Guitard est fier de faire partie des nouveaux ambassadeurs musicaux de l\u2019Acadie, un mouvement enthousiaste qui prend de plus en plus de place sur la scène musicale francophone au Canada.« C\u2019est un courant qui ne se définit pas par un style.Il y a beaucoup de variété.On est une gang de bon monde qui est excité de pouvoir faire entendre son art et d\u2019en vivre.On remarque un engouement pour l\u2019Acadie, autant dans les médias que chez les diffuseurs, depuis que Lisa LeBlanc a percé », note-t-il.Après sa tournée au Québec, Pierre Guitard ira se produire en Europe à l\u2019occasion de sa première grande tournée à l\u2019international.« J\u2019ai déjà joué dans des festivals en Europe, mais jamais une tournée aussi condensée, soit 20 dates en 30 jours.Ça va bouger! » PIERRE GUITARD Fier ambassadeur Vous voulez y aller?Pierre Guitard et Étienne Fletcher Vendredi 25 janvier, 20 h Pavillon des arts de Coaticook Entrée : 25 $ (prévente : 12,50 $) Pierre Guitard est en tournée à travers le Québec depuis la sortie de son premier album complet, Tuer la bête jusqu\u2019à dimanche, avant de s\u2019envoler pour une tournée en Europe.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, OLIVIER PONTBRIAND 5369402 5361958 laTribune SAMEDI 19 JANVIER 2019 ARTS MAGAZINE W9 JULIE LUPIEN julie.lupien@latribune.qc.ca VALCOURT \u2014 Cinq facettes du patrimoine du Val-Saint-Fran- çois sont présentées au Centre culturel Yvonne L.Bombardier de Valcourt jusqu\u2019au 16 février.Initiative de l\u2019organisme Héritage du Val-Saint-François, l\u2019exposition itinérante Le Val, toute une histoire! met en lumière quelques bijoux patrimoniaux de la région à l\u2019aide de six panneaux rétractables.Les patrimoines paysager, domestique, rural, industriel/commercial et religieux des trois pôles de la MRC (Richmond, Windsor et Valcourt) y sont représentés.« On entend par patrimoine tout ce qui est patrimoine matériel, principalement l\u2019architecture et les paysages.L\u2019exposition itinérante visitera chacune des 18 municipalités de la MRC au cours des quatre prochaines années.Idéalement, elle sera présentée dans des lieux accessibles aux citoyens pendant quelques semaines ou lors d\u2019évé- nements et fêtes locales », précise Laurent Frey, président d\u2019Héritage du Val-Saint-François.Le Musée à laine d\u2019Ulverton, la rivière Saint-François, la Poudrière de Windsor ainsi que l\u2019église Saint- Théophile de Racine ne sont que quelques-uns des attraits patrimoniaux retenus pour la première année de l\u2019exposition.Pour l\u2019instant, Le Val, toute une histoire! est installée dans les locaux de la bibliothèque municipale située à même le Centre culturel.« La bibliothèque célébrait son 50e anniversaire en 2017, alors on pense qu\u2019elle fait partie de l\u2019histoire du Val-Saint-François», déclare Karine Corbeil, directrice du Centre culturel Yvonne L.Bombardier.« C\u2019est aussi un lieu de discussions, de savoir et de partage et je crois que les gens qui parcourront l\u2019exposition se remémoreront des choses et en apprendront beaucoup.L\u2019exposition est une bonne façon de garder vivante l\u2019histoire du Val et de sensibiliser les gens au patrimoine et à sa conservation.» FAIRE CONNAÎTRE D\u2019ABORD « L\u2019exposition est agréable et instructive.Les panneaux synthétisent les caractéristiques de notre belle et grande région », mentionne Roch Bourassa, vice- président des Caisses Desjardins du Val-Saint-François, principal commanditaire.Notons que l\u2019organisme Héritage du Val-Saint-François a pour mission de protéger et de valoriser les patrimoines de la MRC.« Il faut d\u2019abord faire connaître les patrimoines de la MRC avant de s\u2019y intéresser pour d\u2019autres raisons, comme les préserver et les valoriser, peut-être avec le tourisme », ajoute Laurent Frey, également président du Chemin des Cantons.Le Centre culturel Yvonne L.Bombardier de Valcourt clôture la première année de la tournée de diffusion de l\u2019exposition, après que celle-ci se fut arrêtée au Centre d\u2019interprétation de l\u2019ardoise de Richmond en juin et à la Poudrière de Windsor en septembre.EXPOSITION LE VAL, TOUTE UNE HISTOIRE! L\u2019éducation au patrimoine en six panneaux «?Il faut d\u2019abord faire connaître les patrimoines avant de s\u2019y intéresser pour d\u2019autres raisons, comme les préserver?», dit Laurent Frey, président d\u2019Héritage du Val-Saint-François.\u2014 PHOTO SPECTRE MÉDIA, MICHELLE BOULAY 5368091 5360022 8 mars INGRID ST-PIERRE 17 avril CALUM GRAHAM 9 février HOMMAGE À BOBWALSH Avec Guy Bélanger, Kim Richardson,Martin Goyette, Breen Leboeuf et plusieurs autres.28 février PATRICK GROULX PRÉSENTE À VENIR VIEUXCLOCHER.COM Pierre-Luc Pomerleau Vendredi 8 mars 2019 Pierre Hébert Vendredi 15 février 2019 Jean-Claude Gélinas Samedi 2 et vendredi 22 février 2019 Les Respectables Samedi 16 février 2019 Andréanne A.Malette Vendredi 1er février 2019 Mario Jean Vendredi et samedi, 1er et 2 mars 2019 M.Chandler.9 mars 2019 Dominic Paquet .15 et 16 mars 2019 Mélanie Ghanimé .22 mars 2019 Jordan Officer .23 mars 2019 SAMEDI 19 JANVIER 2019 laTribune W10 pour vos yeux et vos oreilles Exceptionnel ?Excellent ?Bon ?Passable ?À éviter?FOLK-POP FRANCO 12 jours JORDANE VEGA MUSIQUE Palmarès des ventes \u203a FRANCOPHONE 1 Après, Fred Pellerin 2 Inscape, Alexandra Stréliski 3 À jamais, Ginette Reno 4 Effet miroir, Zaz 5 Beaucoup de plaisir, Les Trois Accords 6 Elle et moi, Marie-Mai 7 Dans ma main, Jean-Michel Blais 8 Hier encore, Charles Aznavour 9 Pianoscope, Alexandra Stréliski 10 Dysphorie, Roxane Bruneau \u203a NON FRANCOPHONE 1 A Star Is Born (b.o.f.), Lady Gaga, Bradley Cooper 2 Simulation Theory, Muse 3 Love, Michael Bublé 4 Muchdance 2019 / Danseplus 2019, Artistes variés 5 Origins, Imagine Dragons 6 Windows in the Sky, Alex Henry Foster 7 Absolute Greatest Hits, Queen 8 The 50 Greatest Pieces of Classical Music, London Philharmonic Orchestra 9 Delta, Mumford & Sons 10 Live in Buenos Aires, Coldplay NEUVE MUSIQUE ?1/2 POP FRANCO Brol ANGÈLE UNIVERSAL ?ROMAN Sérotonine MICHEL HOUELLEBECQ FLAMMARION 352 pages ?BD 13e Avenue FRANÇOIS VIGNEAULT, GENEVIÈVE PETTERSEN LA PASTÈQUE 176 pages Le pianiste Jean-Michel Blais \u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, ANDRÉ PICHETTE Extravaganza (microalbum), Alexandre Desilets 12 jours, Jordane Fun noir, Jérôme Charlebois Comme June aime Johnny, Alicia Deschênes The Grand Voyage, Karine Ste-Marie Yes I Am (réédition 25e anniversaire), Melissa Etheridge Heard It in a Past Life, Maggie Rogers Native Tongue, Switchfoot Remind Me Tomorrow, Sharon Van Etten We, Gnash A Real Good Kid, Mike Posner Fool, Joe Jackson The Northern South, vol.2 (microalbum), Whitehorse Sick Boys, The Chainsmokers Who Do You Trust?, Papa Roach The Unseen in Between, Steve Gunn Why Hasn\u2019t Everything Already Disappeared, Deerhunter Covered in Blood, Arch Enemy Future Hndrxx Present : The WIZRD, Future The Duets, Ronnie Milsap Magnolia, Randy Houser Ain\u2019t Nothin\u2019 to It, Cody Johnson Rendez-vous avec.(compilation), Artistes variés A Dog\u2019s Way Home (b.o.f.), Mychael Danna Immortal and Beloved : Beethoven, Wright, Gryphon Trio, David John Pike Enchanted Isle, Voces8 Assume Form, James Blake Kidz Bop 39, Kidz Bop Kids Alexandre Desi let s \u2014 PH OTO ARCH IV ES LA TRIBUNE, RENÉ MARQUIS PAS SI ORIGINAL MAIS ENVOÛTANT Nous avons d\u2019abord connu Jordane Labrie au micro de la formation Tous Azimuts avant de la voir récolter les éloges, l\u2019an dernier, au concours télévisé La voix.Alors qu\u2019elle renoue avec le petit écran dans la deuxième saison de The Launch, la chanteuse et auteure-com- positrice propose ces jours-ci 12 jours, un premier album de pièces originales à son nom (elle avait auparavant enregistré une brochette de reprises folk).Réalisée par Jeannot Bournival (collaborateur de Fred Pellerin), cette collection de chansons est née sur les rails, alors que la musicienne traversait le Canada en train avec son complice de création, le guitariste Clément Desjardins.Si les tableaux musicaux, d\u2019une chaleureuse simplicité, ne se démarquent pas tellement par l\u2019originalité de leur facture, on retiendra la voix envoûtante et nuancée de celle qui les porte, dont la présence incarnée dénote un grand talent d\u2019interprète.GENEVIÈVE BOUCHARD, LE SOLEIL ENTRÉE REMARQUÉE Dans la catégorie Album francophone de 2018 dont on aurait absolument dû vous parler, Brol emporte aisément la palme.Angèle a fait une entrée remarquée sur la planète pop avec ce premier essai dont le titre signifie bordel en argot belge, pays dont elle est originaire.Authenticité et talent remarquable pour les refrains accrocheurs la distinguent des chanteuses préfabriquées \u2014 elle est auteure-compositrice.Douée en plus, en phase avec son époque (réseaux sociaux, fluidité des genres\u2026), mais dans une langue simple et explicite, à l\u2019accent charmant.S\u2019il faut absolument jouer aux références, la jeune artiste se situe quelque part entre Stromae (pour l\u2019écriture) et Christine and the Queens pour les mélodies pop, en plus dépouillées, et la voix, belle et fragile.On flirte avec la chanson «?classique?» sur Nombreux, par exemple.Mais il y a aussi beaucoup de morceaux très dansants.Succès instantané : depuis sa sortie en octobre, Brol s\u2019est écoulé à 100?000 exemplaires en France.ÉRIC MOREAULT, LE SOLEIL AS DE LA PROVOCATION Sans être un inconditionnel de Michel Houellebecq, il faut reconnaître sa place majeure dans la littérature contemporaine.Artiste de la polémique et as de la provocation (Soumission, 2015), l\u2019auteur des Particules élémentaires (1998) a un don pour plonger sa plume dans les plaies sociales occidentales.Sérotonine en est, encore une fois, un bon exemple.Le récit au je est celui de Flo- rent-Claude Labrouste, quadragénaire désabusé dont la vie est une suite d\u2019échecs professionnels et amoureux.Une occasion pour Houellebecq de décrire la déprime existentielle actuelle, les inégalités, mais aussi pour évoquer le désespoir des agriculteurs confrontés à la mondialisation et à la mécanisation intensive des cultures.On passera sur les petites erreurs factuelles ainsi que son obsession des marques et du sexe triste (où la femme est soumise à l\u2019homme) pour retenir sa grande capacité à nous captiver et de magnifiques passages sur le sentiment amoureux.«?Le monde extérieur était dur, impitoyable aux faibles, il ne tenait presque jamais ses promesses, et l\u2019amour restait la seule chose en laquelle on puisse encore, peut-être, avoir foi.?» ÉRIC MOREAULT, LE SOLEIL À LA SIXIÈME SENS Geneviève Pettersen a de grandes ambitions pour 13e avenue - son roman graphique vient avec tome 1 en sous-titre\u2026 L\u2019auteure du primé La déesse des mouches à feu a transposé un fait divers survenu au Saguenay pour imaginer ce récit initiatique.Alexis, 11 ans, doit composer avec la mort accidentelle de son père, le chagrin de sa mère et un déménagement de Chicoutimi à Montréal.Une histoire de deuil et de résilience plutôt charmante qui fait malheureusement appel à un truc usé à la corde : le gentil fantôme qui demeure à l\u2019étage supérieur.Rien à dire par contre sur le travail d\u2019illustration en noir et blanc du bédéiste François Vigneault (Titan) dont l\u2019aspect épuré, voire naïf du trait correspond parfaitement avec le propos.Ce 13e avenue se termine évidemment sur une fin ouverte pour une suite qui suivrait Alexis pendant son secondaire.Si on reste dans les histoires à la Sixième sens, je vais passer mon tour.ÉRIC MOREAULT, LE SOLEIL laTribune SAMEDI 19 JANVIER 2019 W11 CINÉMA STEVE BERGERON steve.bergeron@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Le moins que l\u2019on puisse dire de Jennifer Al- leyn, c\u2019est que son système D se classe dans la catégorie poids lourds.Confrontée à la perte de son acteur principal en cours de tournage, elle aurait pu abandonner Impetus, son projet de long métrage indépendant.Mais par d\u2019impressionnantes acrobaties scénaristiques et créatives, la réalisatrice a réussi non seulement à sauver son matériel, mais à remplacer son acteur.par une actrice (Pascale Bussières), en plein milieu du film, sans tout recommencer à zéro.«   J \u2019ai un peti t côté scout, je crois.Pour faire la Course Destination Monde [elle était de la cuvé e   1 9 9 1 - 1 9 9 2 ] , c \u2019é t a i t même un prérequis », illustre la cinéaste, appuyée par son amie actrice  : « C\u2019est dans la nature profonde de Jennifer.Pour elle, un non n\u2019est pas acceptable.Elle ne tombe pas en panne.Tout ce qui l\u2019entoure est matière potentielle à création. » La sortie de secours pour la cinéaste fut de lever le voile sur les coulisses de la réalisation d\u2019Impetus.Autrement dit, d\u2019intercaler dans la fiction (déjà à forte teneur biographique) des segments où elle se met devant la caméra ou emploie la voix hors champ, racontant la genèse du film, se montrant en train de faire du repérage, de placer une scène, d\u2019en discuter avec Pascale, superposant une conversation téléphonique avec son amie lorsqu\u2019elle l u i a n n o n c e q u \u2019 E m m a n u e l Schwartz ne peut plus continuer, pris par un autre tournage.Init ialement f ict ion sur un homme (Rodolphe) recherchant son impetus (mot anglais d\u2019origine latine signifiant élan, impulsion) après une douloureuse rupture amoureuse et la perte de son emploi, l\u2019œuvre a ainsi fini par se doubler d\u2019une sorte de documentaire sur les aléas de la création cinématographique.«  Une fois que le processus de fabrication du film est entré dans la structure et a contaminé l\u2019histoire, tout devenait permis, explique Jennifer Alleyn.Je n\u2019avais plus besoin de jeter à la poubelle tout le matériel tourné avec Emmanuel, ce qui m\u2019aurait crevé le cœur.C\u2019est une gageüre, reconnaît-elle.Est-ce que le spectateur va quand même suivre? » « Mais c\u2019est aussi une transparence, complète Pascale Bussières, sur la mécanique et les contraintes de faire un film.Ça ouvre une fenêtre sur un cerveau en train de créer. » BROUILLER LES FRONTIÈRES On pourrait donc quali f ier Impetus d\u2019ovni qui s\u2019amuse à brouiller la frontière entre le documentaire et la fiction, mais qui est , en même temps, un film sur le 7e art, dans lequel se greffent des séquences de ciné- ma-vérité, d\u2019autoportrait, d\u2019essai poétique et même des extraits issus d\u2019un autre projet de Jennifer Alleyn, une entrevue avec son ami John Reissner.La réalisatrice s\u2019est en effet organisée pour que deux personnages (d\u2019abord Rodolphe puis Pascale) tombent sur une caméra oubliée dans un appartement et y découvrent des images en vrac.« John a presque précédé tout ça, rapporte Jennifer Alleyn.Ces images sont issues d\u2019un tournage de recherche que j\u2019ai fait sur lui, sans savoir si cela donnerait un film, simplement parce que je le trouvais fascinant comme personnage, par sa sagesse quotidienne.C\u2019est lui qui lance la réflexion sur l\u2019impetus, qui est devenue un catalyseur pour moi.Ce sont ces images que découvre Rodolphe dans la caméra.Après, j\u2019ai eu l\u2019idée d\u2019ajouter mon entrevue avec la pianiste russe Esfir Dyachkov.Mais tous les personnages sont, en quelque sorte, les facettes d\u2019un même être.Chacun a vécu des tragédies ou des pertes, puis une inertie, un moment de jachère assez fécond, avant de redémarrer. » «  On pourrait dire que John et Esfir deviennent l\u2019extension du paysage intérieur de Pascale et Rodolphe  », ajoute Pascale Bussières, qui a beaucoup aimé tourner les séquences de cinéma direct avec les non-acteurs, à la manière de Michel Brault ou d\u2019Agnès Varda.Entre autres la scène finale, une discussion de Pascale avec un chauffeur de taxi new-yorkais.Celui-ci a incarné son propre rôle après avoir été breffé.« Il a vraiment embarqué! » souligne la comédienne, qui s\u2019est ensuite laissée aller au jeu.« C\u2019est un beau terrain pour s\u2019amuser, qui exige beaucoup d\u2019ouverture et qui n\u2019arrive pas souvent à un acteur.Oui, on nous demande parfois d\u2019improviser, mais dans le cadre habituel d\u2019un film ou d\u2019une série télé, on n\u2019a pas le temps ni la souplesse pour de telles scènes.C\u2019est une des libertés que permet le cinéma indépendant. » DEPUIS CONCORDIA Jennifer Alleyn et Pascale Bus- sières sont amies depuis 30 ans.« On s\u2019est connues à l\u2019université Concordia, à 19 ans, raconte Je n n i f e r.Pa s c a l e é t a i t d é j à comédienne, mais elle étudiait aussi la production cinématographique.On a rapidement fondé une petite compagnie et on a accouché de mon premier court métrage, Petit conte moderne sur l\u2019amour antique.Pascale était mon assistante à la réalisation.On avait tourné ça sur les rives du Saint-Laurent, on avait mis une table à pique-nique dans le fleuve, c\u2019était très poétique et.costaud, avec le courant de l\u2019eau à mi-cuisse.Après, on est toujours restées en contact, on a eu nos enfants en parallèle, on a fait plein de voyages, on a même habité ensemble après une rupture amoureuse. » Pascale Bussières n\u2019a donc hésité, son agenda lui permettant, à venir à la rescousse de son amie, quand cette dernière est devenue orpheline d\u2019acteur principal.« Déjà que c\u2019est une galère de tourner un film indépendant! Je lui ai alors simplement dit de changer d\u2019acteur, sans avoir l\u2019idée de m\u2019imposer ni de saboter ce qui avait déjà été fait, loin de là. » « J\u2019ai pensé tout recommencer avec un autre comédien, avoue la réalisatrice.Mais ce hasard de conflit d\u2019horaires avec Emmanuel m\u2019a ouvert la porte pour revenir plus près de la vérité de mon sujet.En devenant féminin, mon personnage se rapprochait de moi. » JENNIFER ALLEYN ET PASCALE BUSSIÈRES L\u2019amitié pour sauver un film Amies depuis 30 ans, la réalisatrice Jennifer Alleyn et la comédienne Pascale Bussières sont au cœur d\u2019Impetus, sorte d\u2019ovni cinématographique arrivé sur les écrans le 18 janvier.La seconde est venue à la rescousse de la première lorsque l\u2019acteur principal (Emmanuel Schwartz) a dû abandonner son rôle en plein milieu du tournage.\u2014 PHOTO SPECTRE MÉDIA, JESSICA GARNEAU LIRE LA CRITIQUE DE STEVE BERGERON \u203a W13 SAMEDI 19 JANVIER 2019 laTribune W12 CINÉMA ÉRIC MOREAULT Le Soleil QUÉBEC \u2014 Barry Jenkins est devenu en 2016 le deuxième noir à remporter l\u2019Oscar du meilleur film, ainsi que celui du meilleur scénario adapté avec Moonlight.Le cinéaste pourrait \u2014 devrait, en fait \u2014 répéter l\u2019exploit avec Si Beale Street pouvait parler (If Beale Street Could Talk).Il s\u2019agit d\u2019un magnifique drame qui réussit à évoquer ce qu\u2019il y a de plus beau en ce monde (l\u2019amour) et de plus laid (le racisme systémique) dans un même récit, porté par une grâce de tous les instants.Pour ce quatrième long métrage, Jenkins a adapté le roman du même nom de James Baldwin (1974), qui se déroule au début des années 1970 à Harlem.Il débute alors que Tish (KiKi Layne), 19 ans, visite Fonny (Stephen James), 22 ans, en prison pour lui confier qu\u2019elle attend son enfant.Ils sont de toute évidence éperdument amoureux.La jeune femme, terrifiée, annonce ensuite la nouvelle à sa mère (Regina King), son père (Colman Domingo) et sa sœur (Teyonah Parris).La famille très soudée accueille l\u2019heureux évè- nement avec joie, ce qui est plutôt l\u2019inverse pour les proches du jeune homme.Jenkins alterne ensuite entre les scènes de la naissance de la passion du couple \u2014 le plan- séquence où ils font l\u2019amour pour la première fois est magistral \u2014 et le terrible drame à la source de l\u2019emprisonnement.Fonny est faussement accusé du viol d\u2019une jeune Porto-Amé- ricaine et en attente de procès, s\u2019attachant à l\u2019espoir de sortir à temps pour l\u2019arrivée de son enfant.La police, el le, tente d\u2019e f f a c e r tou te t rac e d e s o n cafouillage\u2026 IMPLACABLE RÉALITÉ Jenkins nous révèle patiemment, et implacablement, toutes les difficultés que rencontrent les Afro- Américains.Sans démagogie.À la violence de la discrimination et la terreur qu\u2019elle engendre, il oppose l\u2019entraide et l\u2019amour.L\u2019amitié et la fraternité aussi.Il le fait en tournant des images qui sont parfois sublimes.Les mouvements de caméra discrets, le choix de cadrage toujours judicieux\u2026 Pourtant, ce sont surtout ses gros plans de visage qui s\u2019avèrent absolument fascinants.Comme dans Moonlight, ils irradient d\u2019une lumière qui magnifie la beauté intérieure des interprètes et révèlent la puissance des sentiments sans qu\u2019un mot soit prononcé.Parlant des acteurs, KiKi Layne s\u2019avère une belle révélation, d\u2019autant que le récit tourne autour de Tish.Mais Regina King marque les esprits avec son interprétation nuancée d\u2019une mère courage prête à tout pour aider sa fille (et son beau-fils, du coup).Avec ce film, Barry Jenkins peaufine son art cinématographique de main de maître.Mais il porte aussi son regard et nous montre la réalité, du point de vue afro- américain, à la Spike Lee, en plus harmonieux.Si Beale Street\u2026 est un film d\u2019époque, très bien reconstitué, d\u2019ailleurs.Mais la démonstration de Jenkins est aussi claire qu\u2019elle est éloquente.En 50 ans, rien n\u2019a vraiment changé.Le racisme systémique est seulement un peu plus insidieux.Mais dès qu\u2019on gratte un peu, la bête refait surface, toujours aussi affreuse.SI BEALE STREET POUVAIT PARLER Le vrai racisme systémique SI BEALE STREET POUVAIT PARLER DRAME SOCIAL ?Réalisé par Barry Jenkins Avec KiKi Layne, Stephen James et Regina King ANDRÉ DUCHESNE La Presse MONTRÉAL \u2014 Quiconque a visité l\u2019ancien Palais des glaces de La Ronde ou qui s\u2019est regardé dans des miroirs déformants de grandes foires à la Coney Island se souviendra que, sans être bien effrayants, ces divertissements peuvent être déroutants et, à la limite, nous renvoyer une image tordue de nous-mêmes.Ve r r e , p l u s r é c e n t o p u s d u réalisateur, scénariste et producteur M. Night Shyamalan, est construit sur ce principe.C\u2019est un film de détours, de fausses pistes, de jeu de chat et de souris, de manipulation.C\u2019est l\u2019antithèse du conte Hansel et Gretel.Les cinéphiles connaissant l\u2019univers très singulier des œuvres de M. Night Shyamalan retrouveront ici trois personnages déjà croisés dans ses films précédents, Dunn (Bruce Willis) et Elijah Price (Samuel L.Jackson) dans Unbreakable et Crump (excellent James McAvoy) dans Split.Et les nouveaux arrivants dans l\u2019univers du réalisateur découvriront, sans doute avec joie, une autre vision des superhéros.Cela dit, tout sépare et tout rapproche les trois principaux personnages.Car en marge des luttes de pouvoir (physiques et mentales) auxquelles ils se livrent dans le Phi- ladelphie d\u2019aujourd\u2019hui, les trois hommes doivent composer avec la ténébreuse directrice et psychiatre Ellie Staple (Sarah Paul- son).Celle-ci a pour mission de les déconstruire et de les convaincre qu\u2019ils ne possèdent aucun pouvoir particulier.Propriétaire d\u2019une entreprise de sécurité, David Dunn, un homme possédant des pouvoirs de super- héros, traque et affronte Kevin Wendell Crumb (McAvoy), un dangereux déséquilibré possédé de multiples personnalités.Capturés, tous deux sont incarcérés dans une institution psychiatrique où Dunn retrouve une vieille connaissance.Quel beau sujet que celui-ci! L\u2019histoire renvoie inévitablement à cette matière très riche qu\u2019est la manipulation psychologique, le travail de destruction qu\u2019exercent les pervers narcissiques sur leur entourage, voire la manipulation de masse.Ce qui se traduit par le fait que les scènes de bagarres et de violence alternent avec des moments de grande tension psychologique.Le rythme est néanmoins saccadé.Toute la partie centrale se déroule dans une institution psychiatrique où l\u2019on tourne un peu en rond.Combien de scènes d\u2019ouverture de porte avec des cartes magnétiques?Combien de scènes tournées à travers la lentille d\u2019une caméra de surveillance?Combien de dialogues un tantinet plats?Le réalisateur a, heureusement, conservé le meilleur pour la fin, lorsque chacun des protagonistes déploie ses forces, ses ruses, sa rage dans une lutte titanesque au terme de laquelle les derniers seront \u2014 peut-être \u2014 les premiers.VERRE Miroirs déformants VERRE SUSPENSE ?Réalisé par M.Night Shyamalan Avec James McAvoy, Bruce Willis et Samuel L.Jackson Tish (KiKi Layne), 19 ans, et Fonny (Stephen James), 22 ans, sont éperdument amoureux, mais l\u2019emprisonnement de Fonny pour un crime qu\u2019il n\u2019a pas commis mettra leur amour à l\u2019épreuve, alors que Tish attend leur enfant.\u2014 PHOTO TATUM MANGUS/ANNAPURNA PICTURES La manipulation psychologique, notamment celle de la Dre Ellie Staple (Sarah Paulson) sur Elijah Price (Samuel L.Jackson), est au cœur du suspense Verre, de M. Night Shyamalan.\u2014 PHOTO UNIVERSAL PICTURES, JESSICA KOURKOUNIS laTribune samedi 19 janvier 2019 W13 cinéma Steve Bergeron steve.bergeron@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Il y a de ces films qui sont de petits miracles.En butte à toutes sortes d\u2019aléas (financiers, logistiques ou autres), ils semblent voués à ne jamais voir le jour.Mais grâce à l\u2019obstination et à une bonne dose d\u2019imagination et d\u2019ingéniosité, l\u2019objet finit par prendre une vie étonnante, même si certains aspects écopent dans l\u2019exercice.C\u2019est pas mal le cas de l\u2019Impetus de Jennifer Alleyn, un long métrage arrivé à terme malgré un parcours pour le moins chaotique (dont la désertion de l\u2019acteur principal Emmanuel Schwartz en cours de tournage), que la réalisatrice a réussi à terminer en brisant plusieurs codes, notamment en se mettant en scène elle-même et en abolissant la frontière entre fiction et documentaire.Un choix qui a toutefois comme conséquence de donner trop d\u2019importance à la forme par rapport au fond.Impetus fait d\u2019ail leurs penser à Mes nuits feront écho de Sophie Goyette, un autre film né du raboutage de différents tournages, mis ensemble grâce à quelques acrobaties scénaris- tiques, brillantes mais laissant quand même voir les coutures.Dans le cas d\u2019Impetus, non seulement la c inéaste ex ig e du spectateur qu\u2019i l assimile les allers-retours entre fiction et réalité, entre autoportrait et essai poétique, mais aussi qu\u2019il s\u2019accroche à une histoire faite essentiellement de silences et de plans fixes, qui avance à pas de tortue, avec plusieurs circonvolutions dans la ligne temporelle.Du bonbon pour les cracks du 7e art, mais TDAH, s\u2019abstenir.rupture et vide Impetus (mot anglais d\u2019origine latine signifiant énergie du mouvement , élan , impulsion) s\u2019ouvre sur des images d\u2019hiver et la voix hors champ de Jennifer Alleyn relatant sa rupture amoureuse et le vide immense qui l\u2019accompagne.Véritable épisode de vie ou pure invention?La réalisatrice laisse cette distinction (et plusieurs autres) dans le flou.Suivent des séquences de cinéma direct à l\u2019épaule chez son ami John.Puis la créatrice raconte le fi lm qu\u2019elle pourrait faire, pendant que ce même film sur Rodolphe (Emmanuel Schwartz), un homme à la dérive ayant perdu emploi et amoureuse, se déroule sous nos yeux.Des personnes du public participent aux scènes, comme acteurs ou figurants.Le spectateur f lottera ainsi à plusieurs reprises dans ces limbes où on ne sait plus trop ce qui est vrai ou faux, à mesure que l\u2019acteur principal quitte le tournage, puis y revient un an plus tard, cette fois à New York, pour repartir de plus belle, avant d\u2019être bonnement remplacé par Pascale Bussières.Ce qui révèle un des côtés ingénieux de l\u2019œuvre : parce que la réalisatrice montre à la fois le film et ses coulisses, elle peut faire ce genre de pirouettes sans heurts (alors que cela aurait été la fin du tournage dans une fiction pure).imageS SanS fil Si le long métrage suscite l\u2019admiration quant à la forme \u2014 entre autres pour son indéniable qualité photographique \u2014 et pour sa façon de se transformer partiellement en documentaire sur la création cinématographique, il n\u2019en est malheureusement pas de même avec l\u2019histoire.On finit par perdre le fil à cause de nombreuses ruptures dans le déroulement, mais aussi d\u2019une action souvent trop statique et lourde par sa nature, notamment quand Rodolphe se retrouve seul dans l\u2019appartement.Et ce, malgré la qualité de jeu qu\u2019offrent Emmanuel Schwartz et Pascale Bus- sières, très justes dans la retenue.Cette lacune dans la narration est en partie rattrapée par la toute dernière scène, lorsque le personnage de Pascale entre dans un taxi et engage une conversation avec le chauffeur.Soudainement, la rupture initiale nous saute au visage, fermant la boucle.Fin touchante pour une production modeste qui, malgré ses défauts, mérite sa place, ne serait-ce que pour l\u2019acharnement mis à la faire vivre.impetus ingénieux mais exigeant impEtus drame ?réalisé par jennifer alleyn avec emmanuel schwartz, Pascale Bussières et jennifer alleyn impetus de Jennifer alleyn se termine par une scène très touchante mettant en scène Pascale Bussières dans un taxi, réussissant à ferme la boucle malgré les lacunes narratives du film.\u2014 Photo jennifer alleyn L\u2019acteur Emmanuel Schwartz tient le rôle principal du film mais a déserté en cours de tournage.\u2014 Photo jennifer alleyn 5362513 5362298 Dimanche 20 janvier, 15 h Centre culturel de l'UdeS 15 $ (Régulier) I 10 $ (Étudiant) Tél.: 819 820-1000 Direction musicale François Bernier Ensemble invité L'Harmonie Montcalm (sous la direction de Christian Beaucher) Au programme Musique du film The Good, the Bad and the Ugly (E.Morricone) The Essence of Youth (S.Roels) Fêtes (C.Debussy arr.R.Boutry) SI ON FÊTAIT ÇA L'ENSEMBLE À VENTS DE SHERBROOKE PRÉSENTE ans! 25 SAMEDI 19 JANVIER 2019 laTribune W14 ARTS MAGAZINE 0120 17 h 00 17 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 SRC Janette, ma vie en trois actes Le Téléjournal Découverte ICI Laflaque Tout le monde en parle 22h20 Téléjournal 22h50 Sports ex 22h55 Infoman 23h25 Country ?TVA ?À LA CROISÉE DES MONDES: LA B.TVA nouvelles VLOG LOL :-) La Magie des Stars / Antoine Vézina Dave Morissette: Arrêter le temps Tout le monde aime / Roch Voisine TVA nouvelles BOOMERANG (2015) 1h05 ?V ?TORNADE (1996) avec Bill Paxton, Jami Gertz, Helen Hunt.WORLD WAR Z (2013) avec Mireille Enos, Daniella Kertesz, Brad Pitt.FRISSONS 4 (2011) avec Courteney Cox, David Arquette, Neve Campbell.TQc Un chef à la cabane Les francs-tireurs Deux hommes en or Faut en parler / Culture des armes M'entends-tu?L'heure est grave / La peur de l'autre AU BOUT DU CONTE (2013) Jean-Pierre Bacri.0h35 ?CBC ?TOY STORY 2 (1999) When Calls the Heart / A Telling Silence Heartland / Just Breathe Nature of Things / The Power of Play the fifth estate CBC News: The National CBC News: Mont.The Weekly CTV-M ?Football / L.A./N.O.(D) The NFL Today (D) 18h40 LNF Football / Patriots de Nouvelle Angleterre c.Chiefs de Kansas City - Championnat de l'AFC (D) Magnum P.I./ Winner Takes All CTV National News News Montreal ?GBL-Q Titanic Global News Global National MINIONS (2015) avec Jon Hamm, Michael Keaton, Sandra Bullock.Private Eyes / Finding Leroy SEAL Team / Boarding Party Global News The West Block ABC Paid Program Paid Program ABC World News Local News at 6:30 America's Funniest Home Videos America's Funniest Home Videos Shark Tank Shark Tank Local News at 11 23h35 In Depth ?CBS For Love of Liberty The NFL Today (D) 18h40 LNF Football / Patriots de Nouvelle Angleterre c.Chiefs de Kansas City - Championnat de l'AFC (D) Magnum P.I./ Winner Takes All Channel 3 News JamesCorden ?FOX ?Football / L.A./N.O.(D) NFL Post-game Last Man Standing TheSimpsons Bob's Burgers The Simpsons Bob's Burgers Family Guy The Cool Kids Local 44 News What Matters Empire State NFL Game Day ?NBC FIS Freestyle Skiing 6pm News NBC Nightly News MINIONS (2015) avec Jon Hamm, Michael Keaton, Sandra Bullock.Dateline NBC NBC5 News @ 11 Matter of Fact PBS-P ?EngelbertHumperdinck Rhythm, Love and Soul (My Music) Masterpiece Classic / Victoria Masterpiece Classic / Victoria Victoria and Albert: The Wedding Independent Lens ARTV L'effet Wow De peigne et de misère Dieux de la danse / Marie-Soleil Dion AMSTERDAM (2013) avec Robin Aubert, Erwin Bozzolini, Louis Champagne.Les Borgia / Le loup et l'agneau L'AILE OU LA CUISSE (1976) 1h00 ?CD Histoire de chats / Félin de compagnie Les héros du feu Mayday / Virage mortel Le convoi de l'extrême / Sueurs froides Docu-D / Johnny Cash: le rebelle américain Le cosmos dans tous ses états Cinépop ?DUO (2006) avec François Massicotte, Anick Lemay.18h40 LE TEMPS DE L'INNOCENCE (1993) avec Michelle Pfeiffer, Winona Ryder, Daniel Day-Lewis.MONSIEUR SCHMIDT (2002) avec Kathy Bates, Hope Davis, Jack Nicholson.23h05 LUCAS (1986) 0h50 ?Evasion Soleil tout inclus / Amalfi Spots de baignade secrets Le Voyageur assoiffé Hell's Kitchen Chiller au Québec avec Félipé Maraton Man / Cuba Mission café HI JFK déclassifié / La vérité Pirates et trésors perdus des Templiers Miracles décodés Extraterrestres / La cité des dieux Malédiction Island / La disparition La malédiction d'Oak Island Chasseurs Chasseurs MMAX ?LE RETOUR DE DANNY OCEAN (2004) LE MONDE SELON 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Sirène / L'appât iZombie / Les bleus Petits secrets / Protection maternelle 23h15 Code F/G 23h45 Code F.0119 17 h 00 17 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 SRC La Semaine verte Le Téléjournal La Petite Vie En direct de l'univers Deuxième chance Galas Juste pour rire Le Téléjournal Les canadiens errants Dre Grey, leçons ?TVA ?L'ULTIME COMBAT (2008) TVA nouvelles CAPITAINE AMERICA: LE PREMIER VENGEUR (2011) Chris Evans.20h55 COLOMBIENNE (2011) avec Michael Vartan, Callum Blue, Zoe Saldana.TVA nouvelles LA PEUR DAN.?V ?NOS VOISINS LES JONES (2016) Zach Galifianakis.L'ÈRE DE GLACE: LES LOIS DE L'UNIVERS (2016) INTERSTELLAIRE (2014) Matthew McConaughey.- Une équipe d'explorateurs voyage dans l'espace afin d'assurer la survie de l'humanité.TQc Génial! Génial! DOCTEUR DOLITTLE (1998) Eddie Murphy.19h35 Oscar Cette année-là / 1974: Michel Rivard Belle et Bum LA LEÇON DE PIANO (1992) avec Anna Paquin, Holly Hunter.0h10 ?CBC FIS Freestyle Skiing (D) CBC News: Mont.Hockey Saturday LNH Hockey / Flyers de Philadelphie c.Canadiens de Montréal (D) LNH Hockey / Flames de Calgary c.Oilers d'Edmonton (D) ?CTV-M Seinfeld Big Bang Theory CTV News Montreal SkateCan Figure Skating - Championnat National Canadien (D) Just for Laughs Cardinal / El Brujo CTV National News News Montreal ?GBL-Q ?WHITE HOUSE .Focus Montreal Global News Global National Border Security Border Security RUN FOR YOUR LIFE (2014) avec Aislyn Watson, Genea Charpentier, Amy Smart.Remedy / Playing Doctor Conner Global News Sat.Night Live ?ABC ?Basketball / Okl./Phi.(D) ABC World News Local News at 6:30 Extra NBA Countdown (D) NBA Basketball / Lakers de Los Angeles c.Rockets de Houston (D) Local News at 11 23h35 Extra ?CBS ?NCAA Basketball / UCLA c.USC (D) Channel 3 News Weekend News Entertainment Tonight Weekend NCIS: Los Angeles / Goodbye, Vietnam NCIS: New Orleans / Identity Crisis 48 Hours Channel 3 News Patriots Access ?FOX ?NCAA Basketball / St.John's c.Butler (D) Two and a Half Big Bang Theory Big Bang Theory The Masked Singer / Mask on Face Off The Passage / Pilot Local 44 News Big Bang Theory Hell's Kitchen / Break on Through NBC FIS Freestyle Skiing NBC5 News NBC Nightly News Jeopardy! Wheel of Fortune America's Got Talent / The Champions: Two Saturday Night Live / Chris Stapleton NBC5 News @ 11 Sat.Night Live ?PBS-P Pavlo Live in Kastoria Engelbert Humperdinck in Hawaii (My Music) Rhythm, Love and Soul (My Music) Bee Gees: One Night Only Rhythm & Love ?ARTV Moi et l'autre Mr Bean Pour emporter / Annick Cojean Pour l'amour du country LA NUIT DU CARREFOUR (1932) Pierre Renoir.Pique-nique à Hanging Rock LA SOUPE AUX CHOUX (1981) 1h00 ?CD Guerre enchères Guerre enchères Guerre enchères Guerre enchères Douanes Douanes Riches et coupables / Alix Tichelman Madame Lebrun Galas ComédiHa! 2016 Les Recrues Les Recrues Cinépop ?HÉROS 17h50 ÇA (1990) Harry Anderson.- Sept amis d'enfance sont convoqués à leur petite ville natale pour affronter une créature.ALIEN 3 (1992) avec Charles S.Dutton, Charles Dance, Sigourney Weaver.22h55 LE JOUR D'APRÈS (2004) 1h00 ?Evasion Mission café Coups de Food / Lise Dion / Lise Dion 99 envies d'Évasion Croisières de rêve Soleil tout inclus / Amalfi Hôtels eXtrêmes Benoit à la plage / Nice HI Les montagnards / Sombre passage Le lot du diable Poirier enquête Poirier enquête Confessions Hells / Faire de l'argent JFK déclassifié / Scene of the Crime JFK déclassifié / La vérité Les a$ de la brocante / Tout doit partir MMAX ?UN OEIL SUR .L'INCONNU DE LAS VEGAS (2001) avec Brad Pitt, Matt Damon, George Clooney.LE RETOUR DE DANNY OCEAN (2004) avec Brad Pitt, Catherine Zeta-Jones, George Clooney.LE MONDE SELON WAYNE (1992) Mike Myers.0h30 ?MP X Factor X Factor Buzz Supergirl / Le manoir invisible JUGE DREDD (1995) avec Rob Schneider, Diane Lane, Sylvester Stallone.Buzz Buzz RDI Le Téléjournal L'Épicerie Le Téléjournal Le Téléjournal Le National Le National Enquête Le Téléjournal Second Regard Le Téléjournal Le National Les grands reportages S+ Le résident / Frères d'Armes Détectives privés Dre Mary / Les grands moyens Élémentaire / Signé Button Gwinnett NCIS: Los Angeles Nouvelle-Orléans / Briser les chaînes Les enquêtes du NCIS SE ?NELLY ET SIMON: MISSION YÉTI ALEX & ME (2018) avec Alex Morgan, Siena Agudong.Clash / 29-30-31-32 TAG (2018) avec Ed Helms, Jake Johnson, Jeremy Renner.22h45 ROMAN J.ISRAEL, ESQ.(2017) 0h55 ?TFO Les sapiens OllieMoon Top!/ Créatures! Amélie Flip Subito texto Les sapiens Les sapiens UN CARGO POUR L'AFRIQUE (2009) avec Manuel Aranguiz, Julien Adam.Top!/ Top! /23h25 Flip TV5 Tout le monde veut prendre sa place Une saison au zoo Journal de 13h Destination Eurovision / Seconde demi-finale ChersVoisins Journal Journal Afrique VIE Vendre ou rénover?/ Karen et Ian Notre zoo / Les oiseaux et les abeilles Maison cauchemar Palm Springs Mini-maisons sur mesure Taxi vers l'au-delà Mariages Mosaic La vie avec des quintuplées Zeste La liste Resto Mundo Le gâteau Gâteau Meilleur pâtissier / Biscuits Impossible gâteau Impossible gâteau Opération sabotage Opération sabotage / Tos-ta-da! Ouvert la nuit Food Porn Ztélé Pas un talk show Roast Battle Fallait pas essayer Rapide et million Route en déroute Top Gear Ultime défi ninja Le web obscur Maripier! Le trône de fer / Le lion et la rose ?RDS ?LAH Hockey (D) Hors-jeu 2.0 Sports 30 CH Express (D) Images/secondes SkateCan Patinage artistique - Championnats Nationaux (D) Sports 30 /21h45 L'antichambre (D) 22h45 FIT Tennis - Open d'Australie (D) ?SPN ?Hockey / Cal./Edm.(D) Sportsnet Central Hockey Saturday LNH Hockey / Flyers de Philadelphie c.Canadiens de Montréal (D) LNH Hockey / Flames de Calgary c.Oilers d'Edmonton (D) ?TSN ?UFC Main Event UFC Main Event SportsCentre SC SC UFC UFC Fight Night 143 (D) UFC UFC Fight Night 143 (D) ?TVAS Ski Mag Le TVA sports Avant-match (D) LNH Hockey / Flyers de Philadelphie c.Canadiens de Montréal (D) 21h45 Dave Morissette en direct 22h45 LHJMQ: 50 ans 23h45 Hockey ?Disney 17h10 Johnny Test Supernoobs SAM LE POMPIER: LES FEUX DE LA R.KodyKapow 19h35 Little People /19h50 SAM LE POMPIER: LES FEUX DE .Sunny/ Dragons Turbo FAST Peabody/ Dinotrux 22h45 Roger, héros 23h10 Justin rêve Zoboomafoo ?TTF Unikitty!/ Unikitty! TeenTitans Les Simpson LEGO Ninjago Chop Chop Ninja Bravest Warriors Têtes à Claques Faut pas rêver Les Simpson Archer RobotChicken RobotChicken Les Simpson Grandes Gueules VRAK ?LES MUPPETS DANS L'ESPACE Mom (v.f.) Mom (v.f.) Awkward.Awkward.Les Foster / Souvenirs de Noël The Bold Type / Le début de la fin La famille royale Van Helsing / Impression de déjà vu VOILÀ! VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION \u2014 SAMEDI VOILÀ! VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION \u2014 DIMANCHE SHERBROOKE \u2014 La saison d\u2019hiver des soupers-concerts d\u2019Orford Musique s\u2019amorcera le vendredi 25 janvier, avec la visite de la violoniste Julie Rivest et du pianiste Tancrède Emerat.Et comme l\u2019année 2019 marque les 200 ans de la naissance de Clara Schumann, les deux musiciens ont préparé un programme réunissant des pièces du fameux triangle Brahms-Clara-Robert Schumann.Des lectures de lettres de la compositrice compléteront le concert.La soirée s\u2019amorce par un souper trois services au bistro, à compter de 18 h, et se poursuivra par la prestation musicale à 19 h 30.Les billets sont en vente au coût de 50 $.STEVE BERGERON Souligner les 200 ans de Clara laTribune SAMEDI 19 JANVIER 2019 W15 HABITS, VESTONS, PANTALONS, CHEMISES, CHANDAILS, ETC.GRANDE LIQUIDATION 70% 50% À Sur tout nos VÊTEMENTS, chauSSurES ETboTTES hoMMES-fEMMES * *Excluant accessoires.Retouches de vêtements disponible sur place.2287 King Ouest, Sherbrooke ( Promenades King ) 819 566.6040 5369466 SAMEDI 19 JANVIER 2019 laTribune W16 BIÈRES La raclette S avez-vous pourquoi j\u2019ai envie de vous parler de raclette ?Parce que j\u2019ai été invité dernièrement à en partager une avec des amis et que c\u2019est le repas parfait pour la découverte des accords bières et mets.Elle demande peu de préparation et permet aux convives de partager fromages, charcuteries, condiments et bières.Voici mon guide d\u2019une raclette réussie, chute de neige comprise.Il existe deux types de raclettes dans notre monde contemporain.D\u2019une part, la raclette du Valais : fromage suisse du canton homonyme protégé par une appellation, que l\u2019on fait fondre sur sa meule et que l\u2019on racle dans l\u2019assiette.On l\u2019accompagne de pommes de terre, de légumes marinés et de charcuteries comme la viande de grison, par exemple.Je m\u2019attarderai plutôt à l\u2019autre type : la raclette que l\u2019on cuisine sur des appareils composés de petits ramequins et d\u2019une plaque de cuisson.Les fromages, charcuteries et condiments peuvent alors être nombreux.LE FROMAGE Une bonne raclette nécessite au moins trois fromages différents de type pâte semi-ferme.Au Québec, les choix sont nombreux.On préférera les fromages à croûte brossée, au goût de lait, de beurre et de noisette.On peut en trouver assaisonnés d\u2019épices, de poivre ou affinés à la bière.Chaque fromage développera son goût à la cuisson.Le plaisir d\u2019en avoir plusieurs, c\u2019est de s\u2019amuser à comparer les goûts.Comptez 180 grammes de fromage par personne.LES CHARCUTERIES Vous avez carte blanche pour les charcuteries.Proposez quelques tranches de jambon blanc, de préférence avec un taux de protéine élevé et cuit dans une seule fesse.Ajoutez des salaisons séchées, soit de bœuf ou de porc.Et quelques spécialités régionales ou saucissons secs.Vos convives apprécieront la variété.Comptez 120 grammes de charcuterie par personne.LES PETITS PLUS Le plaisir de cuisiner une raclette sur un appareil, c\u2019est la commodité qu\u2019il procure.Vous pouvez utiliser la plaque de cuisson pour faire cuire d\u2019autres aliments.Sortez saucisses, petites escalopes de bœuf que vous aurez tranchées à travers un steak par exemple, ou tout autre aliment que vous jugez intéressant de cuire avec une raclette.Mais attention, évitez les fruits de mer si vous partagez la même plaque de cuisson.Comptez 100 grammes de petits plus par personne LES BIÈRES Le jeu commence.Proposez trois bières à vos convives dans trois verres différents.Je vous invite à vous procurer des verres de dégustation que les sommeliers utilisent souvent.Ils ne prennent pas trop de place et permettent de servir des quantités raisonnables de bières, en même temps, dans des verres différents.Allez-y avec une bière blonde douce, de style Kolsch ou ale blonde.Elle permet de rincer le palais et d\u2019offrir, à chaque gorgée, un peu de fraîcheur en face de mets qui, avouons-le, sont bien gras.Proposez également une bière acidulée, car l\u2019acidité de la bière offrira un magnifique contraste avec le sel dans le fromage et les salaisons.Vos convives seront agréablement surpris de cet accord.Et enfin, terminez avec une bière ronde ou liquoreuse telle qu\u2019une Weizen- bock ou DoppelBock.Les sucres résiduels de la bière appuient le caractère du fromage, offrant un accord riche et agréable.Bonne soirée raclette! Pour la raclette que l\u2019on cuisine sur des appareils composés de petits ramequins et d\u2019une plaque de cuisson, les fromages, charcuteries et condiments peuvent être nombreux.\u2014 PHOTO 123RF PHILIPPE WOUTERS CHRONIQUE philippe.wouters@gcmedias.ca 5248376 LaTribune.ca UN SITE WEB RÉINVENTÉ NAVIGATION SIMPLIFIÉE EXPÉRIENCE DE LECTURE ENRICHIE SITE ADAPTÉ DU NOUVEAU DANS NOTRE UNIVERS NUMÉRIQUE laTribune SAMEDI 19 JANVIER 2019 W17 VINS R eprenons l\u2019intrigue où nous l\u2019avions laissée la semaine dernière : l\u2019emploi de produits d\u2019origine animale.Mais que diable viennent faire ces ingrédients inattendus dans la fabrication du vin?Quelques clarifications.Au terme de la fermentation, de nombreuses particules se retrouvent en suspension dans le vin.Pour s\u2019en débarrasser rapidement et obtenir un vin limpide, le producteur ajoutera une matière « collante » pour agglutiner les résidus et les précipiter au fond de la cuve ou de la barrique.Au passage, cette opération aura aussi pour effet, entre autres, de stabiliser la couleur et les protéines, ou encore de réduire les tanins amers ou astringents de certains vins rouges.Ces colles peuvent être d\u2019origines animale, végétale, minérale ou synthétique.La première catégorie implique la caséine (extraits de lait), l\u2019albumine (blanc d\u2019œuf), gélatines (issues de la peau des porc et d\u2019os de bovin), la colle de poisson (issue de la vessie natatoire des poissons) et pour les millésimes d\u2019avant 1997, le sang de bœuf, interdit depuis la crise de la vache folle.Les colles organiques de source animale sont en perte de vitesse depuis 2012 alors que plusieurs pays, dont l\u2019Union européenne et le Canada, ont adopté un nouveau règlement sur l\u2019étiquetage d\u2019allergènes.La SAQ soutient que la déclaration des allergènes est obligatoire si des résidus du lait, de l\u2019œuf ou du poisson sont présents dans le produit fini.Ce qui a conduit plusieurs vignerons à délaisser les protéines animales au profit de colles minérales, telle que la bentonite (une argile), et végétales, provenant de champignons, d\u2019algues, de protéines de pois et de pommes de terre.Toutefois, le collage n\u2019est pas un passage obligé.Si on les laisse reposer suffisamment longtemps, et dans de bonnes conditions, la plupart des vins se clarifieront d\u2019eux-mêmes.Samuel Chevalier Savaria, responsable du développement et des relations vignerons à l\u2019agence Oenopole, reconnaît que beaucoup des vins qu\u2019il représente sont non collés et non filtrés.« Les producteurs préfèrent effectuer moins de collage et faire plus de filtration mécanique, comme la filtration tangentielle ou l\u2019osmose inverse », raconte Samuel.Au domaine de Catherine & Pierre Breton, certifié vegan depuis 2018, aucune colle n\u2019est nécessaire puisque le vin est séparé de ses sédiments et dépôts par soutirage \u2014 une décantation à grande échelle qui consiste à transvaser lentement le liquide d\u2019un contenant à un autre.Même constat au Château de la Roulerie en bio, qui préfère un bon soutirage et une filtration très serrée à un collage.Sensibles à la cause animale et aux besoins de leurs clients, ils se sont récemment certifiés sous le label vegan EVE.« Leur cahier des charges concerne la vinification, mais aussi les produits utilisés dans les chais, notamment pour le nettoyage, et tout ce qui concerne la bouteille, comme la colle utilisée pour les étiquettes », précise le Château.Comment repérer un vin vegan?Cherchez les labels EVE, Label V, Vegan Society et Qualità Vege- tariana sur la contre-étiquette.Ils garantissent que le produit répond aux exigences végéta- liennes.Toutefois, tous les vins vegans ne sont pas certifiés.Loin de là.En farfouillant sur l\u2019étiquette, vous tombez sur la mention « Non collé, non filtré « ?Bingo! Vous avez là, sans l\u2019ombre d\u2019un doute, un vin issu de vinification vegan.Quant aux vins bio et biodynamiques, bien que les cahiers des charges autorisent des colles telles que le blanc d\u2019œuf et la caséine, il faut savoir que c\u2019est au sein de cette catégorie de vins que l\u2019on retrouve le plus de vins certifiés.Le vin nature, au sens stricte, de par sa philosophie non-intervention- niste, s\u2019avère de facto vegan.Dans tous les cas, un tour sur l\u2019annuaire de vins vegans barnivore.com ou un message au vigneron vous en donnera le cœur net! SUGGESTION DE LA SEMAINE Tout juste certifiées véganes depuis 2018, les cuvées de Catherine et Pierre Breton sont façonnées dans des pratiques respectueuses de la nature depuis longtemps.En biodynamie depuis près de 30 ans, le domaine exclut le collage, tout en priorisant une vinification aux levures indigènes et un sulfitage faible à nul à la mise en bouteille.Ce vouvray sec souffle des notes fraîches de nectarines, de fleurs blanches et d\u2019épices.Sa chair et son éloquence témoignent bien de la maturité du chelin à la vendange \u2014 le tout encadré par une acidité et une pureté qui convergent vers une pointe d\u2019amer en finale.Beau, bon, bio! Vouvray 2017, Épaulé Jeté, Catherine & Pierre Breton 24,05 $ \u2022 12 103 411 \u2022 12 % \u2022 5,4 G/L Clarifications sur le vin vegan Vin bio Vinification vegan CAROLINE CHAGNON À LA VÔTRE Collaboration spéciale caroline.chagnon@gcmedias.ca \u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE, MAXIME PICARD TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT JE FAIS PARTIE DE LA FAMILLE 5188387 SAMEDI 19 JANVIER 2019 laTribune W18 VOYAGES O n a rarement une deuxième chance de faire une bonne première impression.C\u2019est vrai pour les nouvelles villes ou même les nouveaux pays aussi.Ce premier sentiment nous mettra sur nos gardes pendant un temps ou nous poussera rapidement à vouloir en découvrir plus.C\u2019est un peu le talon d\u2019Achille de l\u2019Inde, un pays riche en traditions qu\u2019il vaut absolument la peine d\u2019explorer.Mais on raconte souvent qu\u2019il n\u2019y a pas de zone grise, en Inde : on aime ou on n\u2019aime pas.C\u2019est qu\u2019il faut parfois un temps d\u2019adaptation, si nos sens sont sursollicités parce qu\u2019il y a tant à voir, à entendre et à sentir.Tout nous paraît nouveau, si bien qu\u2019on sera émerveillé.ou tenté de succomber à la panique.Laisser le temps au temps devient parfois la meilleure façon de changer ses perceptions.Mais encore faut-il avoir le temps.Quand j\u2019y repense, je me congratule d\u2019avoir offert un peu de temps à Thessalonique, au nord de la Grèce.La ville moderne, un brin branchée, figurait sur ma liste des incontournables pour une raison obscure.Juste un feeling, une impression que je m\u2019y plairais.Thessalonique partait avec deux prises.Même si la Grèce m\u2019a offert des rencontres exceptionnelles, ça ne clique toujours pas avec le pays lui-même.Difficile de dire pourquoi.Les paysages magnifiques, la nourriture qui donne envie de se gaver sans arrêt, le soleil qui brille continuellement ne suffisent pas.Je ne connecte pas.Et ce jour-là, j\u2019arrivais de Kalam- baka, village où j\u2019avais égaré mon appareil photo.Je chiquais de la guenille en silence dans mon train de ne pas avoir eu plus de temps pour tenter de le retracer.Quand le train s\u2019est vidé pour un transfert qu\u2019on ne m\u2019avait pas annoncé, je n\u2019ai lâché ma guenille que pour pousser un soupir de mécontentement.Je suis passé à un cheveu de rester coincé au milieu de nulle part.À mon arrivée à Thessalonique, le bus a sillonné la rue Egnatia, un grand boulevard achalandé un peu terne.Les bâtiments modernes construits à la suite de l\u2019incendie majeur de 1917, parfois un peu austères, m\u2019ont fait plisser le nez.J\u2019ai inspiré profondément avant de me diriger vers la Tour blanche, le plus célèbre monument de la ville, qui a autrefois agi comme une prison.Érigée en bordure du golfe de Thessalo- nique, elle propose une vue magnifique sur le boulevard de bord de mer qu\u2019elle domine.Très touristique, le lieu est entouré de vendeurs de bracelets qui usent de leur charme pour améliorer leurs ventes.Le stratagème de plus en plus connu dans les grandes villes d\u2019Europe consiste à amorcer la conversation de façon très amicale.Le marchand attache ensuite un bracelet autour de votre poignet et ne tarit pas d\u2019éloges pour dire à quel point il vous fait bien avant d\u2019exiger une rétribution pour l\u2019objet qu\u2019il vient de vous offrir.On nous sollicite aussi toutes les cinq minutes pour nous proposer un tour de bateau, quand ce ne sont pas deux musiciens de rue qui se battent pour occuper le même espace sur la promenade.Des fois, on a juste envie qu\u2019on nous foute la paix.J\u2019ai commencé à me réconcilier en soirée, quand le centre de la ville s\u2019est animé sous un ciel obscurci.Les restaurants, les terrasses aux fumets appétissants et l\u2019ambiance décontractée et festive m\u2019ont plu.C\u2019est sans compter les vestiges historiques éclairés d\u2019une lumière blafarde.Surtout, en remettant les compteurs à zéro, en invitant le sourire au jour deux de la visite, j\u2019ai compris pourquoi plusieurs considèrent Thessalonique comme leur coup de cœur en Grèce.Thessalonique m\u2019a plu à cause d\u2019Ano Poli, autrefois le quartier turc, qui compte des églises et des monastères inscrits au patrimoine mondial de l\u2019Unesco.Ses maisons à colombage ont survécu à l\u2019incendie de 1917, même si le feu avait pris naissance dans ce quartier à flanc de colline.Le vent avait alors poussé l\u2019élément destructeur vers la mer en épargnant ce vieux quartier.En faisant travailler les mollets pour gravir les rues escarpées, on finit par s\u2019offrir une vue panoramique sur toute la ville.On atteint aussi les vieux remparts et une ancienne prison érigée dans un édifice ottoman.La prison, qui a fermé ses portes en 1989, sert aujourd\u2019hui de lieu d\u2019exposition pour des œuvres d\u2019art originales.Thessalonique a aussi fini par me charmer avec sa promenade de front de mer qui s\u2019éloigne du centre-ville.Les badauds se rassemblent avec raison près de la sculpture des parapluies de Georges Zongolopoulos.L\u2019art, rassembleur, enjolive une promenade autrement très bétonnée.Il s\u2019agit aussi probablement d\u2019un des plus beaux endroits pour observer le coucher du soleil.Thessalonique fait la démonstration que les deuxièmes chances nous permettent parfois de changer d\u2019idée.Suivez mes aventures au www.jonathancusteau.com La deuxième chance de Thessalonique La Tour blanche, à droite, est le monument le plus célèbre de Thessalonique.Elle est avantageusement située pour obtenir une vue sur le golfe.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU JONATHAN CUSTEAU CHRONIQUE jonathan.custeau@latribune.qc.ca LE BOURLINGUEUR Pour regarder le coucher du soleil à Thessalonique, la sculpture des parapluies de Georges Zongolopoulos m\u2019est apparue comme le meilleur endroit.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU laTribune SAMEDI 19 JANVIER 2019 W19 SUR LE WEB latribune.ca @LT_LaTribune facebook/ quotidienlatribune ISABELLE DUCAS La Presse POUR VIVRE L\u2019EXPÉRIENCE « PUB » Le Brazen Head Prendre une pinte (ou cinq) dans un pub est un passage obligé de tout séjour à Dublin.Plus qu\u2019un bar, le pub est un pilier de la vie sociale, où les Irlandais cherchent le « craic » (prononcez « crack »), terme gaélique qui signifie passer du bon temps en bonne compagnie, jaser, rire, écouter de la musique \u2013 bref, avoir du fun! Vous êtes seul?Pas pour longtemps : les Irlandais adorent lancer la conversation avec des étrangers.Il y a des pubs partout, et encore plus dans le quartier des fêtards, Temple Bar, où la foule de buveurs déborde dans les rues piétonnes le weekend.Un peu plus loin se trouve le plus vieux pub d\u2019Irlande, le Brazen Head, datant de 1754.En traversant la porte-cochère, des photos d\u2019époque rappellent l\u2019histoire de ce débit de boisson légendaire, où des musiciens jouent chaque soir.20 Lower Bridge Street http : //www.brazenhead.com POUR S\u2019IMMERGER DANS LA CONNAISSANCE Trinity College En entrant dans la « Long Room » de la bibliothèque du Trinity College, difficile de ne pas être touché par la solennité du lieu.La salle au plafond voûté, avec des arches sur deux niveaux, construite entre 1712 et 1732, contient les 200  000  plus anciens livres de l\u2019université.Les bustes de 14 philosophes, écrivains et bienfaiteurs alignés le long des rayons renforcent sa majesté.L\u2019endroit a servi d\u2019inspiration pour la bibliothèque du collège Poudlard, imaginé par l\u2019auteur de Harry Potter, J.K.Rowling.On peut y admirer le Livre de Kells, un superbe manuscrit enluminé datant de l\u2019an 820, ainsi que l\u2019une des trois harpes historiques ayant survécu à l\u2019époque gaélique médiévale, et devenues le symbole de l\u2019Irlande.http   : //www.tc d.ie/ l ibrar y/ old-library/ DÉCOUVRIR LA PETITE HISTOIRE DE LA VILLE Little Museum of Dublin Cent ans d\u2019histoire en trente minutes, top chrono : voilà ce que promet le Little Museum of Dublin, installé dans une maison de briques rouges face au grand parc St.Stephen\u2019s Green.On découvre les événements marquants du siècle dernier grâce à toutes sortes d\u2019objets donnés par les Dubli- nois, un bric-à-brac sympathique et un brin suranné, accompagné de désopilants commentaires des guides.Au dernier étage, une salle consacrée à U2 rappelle les moments phares du mythique groupe rock connu mondialement, né à Dublin en 1976.15 St.Stephen\u2019s Green https : //www.littlemuseum.ie POUR COMPRENDRE LA « BLACK STUFF » Guinness Storehouse Que vous soyez amateurs de «  stout  » ou non, impossible d\u2019échapper au culte que les Irlandais vouent à la Guinness.Brassée à partir de malt torréfié, qui lui donne sa couleur brun foncé, la célèbre bière possède son musée, à l\u2019endroit où elle est née en 1759.On y découvre non seulement son mode de fabrication et ses publicités les plus marquantes, mais on peut aussi apprendre à la déguster et à la servir à la perfection, comme au pub.La simple visite de l\u2019édifice historique magnifiquement rénové vaut le détour : on circule sur sept étages, autour d\u2019un atrium de verre, culminant avec un observatoire d\u2019où l\u2019on peut admirer la ville en dégustant sa pinte de « black stuff ».St.James\u2019s Gate https : //www.guinness-storehouse.com/fr LA PRESQU\u2019ÎLE DE HOWTH La presqu\u2019île de Howth n\u2019est qu\u2019à 30 minutes de train de banlieue du centre-ville de Dublin.Cet ancien village de pêcheurs, devenu une banlieue aisée et touristique, est toujours accueillant.Passé le port, la marina, les boutiques d\u2019artisanat et les stands de fish and chips, un sentier offre des points de vue spectaculaires le long des falaises abruptes qui plongent dans l\u2019eau turquoise.La marche (entre une heure et trois heures) n\u2019est pas difficile, mais donne le vertige.De grandes plages permettent de se prélasser, mais seuls les plus braves oseront affronter les eaux glaciales, même au cœur de l\u2019été, de la mer d\u2019Irlande.POUR DÉCOUVRIR LES CANAUX En Dublinbike le long du Grand Canal Dublin n\u2019est pas Amsterdam, mais la ville est traversée par quelques canaux, bordés de pistes cyclables qui permettent de faire une jolie balade à travers différents quartiers.Rien de plus facile que d\u2019emprunter un Dublinbike, le BIXI local, pour filer le long des berges en observant la faune urbaine.Quelques écluses sont encore fonctionnelles, surtout sur le Grand Canal, du côté sud de la ville.Les barges transportant des barils de Guinness ont disparu depuis longtemps, mais le charme demeure dans certains secteurs industriels.Dans les quartiers résidentiels, ce sont les célèbres portes dublinoises, peintes de couleurs vives, qui attirent l\u2019attention.http : //www.dublinbikes.ie DUBLIN À ÉCHELLE HUMAINE Dublin est une ville à échelle humaine, qui se découvre agréablement en marchant, en pédalant et même en pagayant.C\u2019est aussi une ville qui aime la fête.Même les plus brefs séjours devraient inclure une escale dans un pub.Dublin pendant la saison hivernale.\u2014 PHOTO GETTY IMAGES SAMEDI 19 JANVIER 2019 laTribune W20 VOYAGES STÉPHANIE MORIN La Presse Les premières envies d\u2019évasion new-yorkaises apparaissent d\u2019ordinaire à l\u2019approche des longs week-ends printaniers.Pourtant, c\u2019est en hiver \u2013 en janvier et en février, surtout \u2013 que le voyage peut coûter le moins cher.Et c\u2019est particulièrement vrai cette année.En effet, cet hiver, trois promotions sont offertes en simultané entre le 21 janvier et le 10 février.La promotion NYC Broadway Week permet de profiter d\u2019un forfait deux pour un sur certains spectacles de Broadway, dont The Book of Mormon, Come from Away, Lion King, Phantom of the Opera ou Wicked.Il est aussi possible d\u2019obtenir deux billets pour le prix d\u2019un seul pour accéder à près de 60 attractions, musées ou visites guidées avec l\u2019offre NYC Must-See Week : l\u2019observatoire de l\u2019Empire State Building, le musée Madame Tus- sauds, le Jardin botanique de New York ou la patinoire du Rockefeller Center sont de ce nombre.Enfin, dans le cadre de la NYC Restaurant Week, une tradition de près de 30 ans dans la Grosse Pomme, quelque 400 restaurants proposeront des menus à prix fixe : 26 $ US pour un dîner deux services et 42 $ US pour un souper trois services.L\u2019offre n\u2019est pas valide le samedi.Boissons, taxes et pourboires non inclus.« C\u2019est la première fois que ces trois promotions se chevauchent d é l i b é ré m e n t d e l a s o r t e   » , explique Britt Hijkoop, directrice des communications pour le marché international à l\u2019office de marketing NYC & Company.L\u2019 hébergement coûte aussi moins cher pendant la saison h i ve r na le.N YC & Co mpa ny estime que le prix moyen des nuitées est alors réduit de 28 %.L\u2019Office de tourisme de New York dispose d\u2019un site internet en français pour informer les visiteurs des différentes promotions hivernales.On vous conseille toutefois, si possible, d\u2019utiliser la version anglophone.La traduction a de toute évidence été confiée à un programme automatisé et le résultat est un charabia incompréhensible\u2026 Dommage.I n f o   : w w w .n y c g o .c o m / nyc-winter-outing New York au temps des aubaines L\u2019Empire State Building \u2014 PHOTO GETTY IMAGES 5368888 5370175 819 563-7131 743 rue Paul-Desruisseaux Sherbrooke www.orford.clubvoyages.com Détenteur d\u2019un permis du Québec Vols aller-retour en classe économique au départ de Montréal.Prix et disponibilités valident au moment de l\u2019impression.Certaines autres conditions s\u2019appliquent.Croisière en mer Baltique À bord du Serenade of the seas Croisière fluviale et circuit en Croatie À bord du Ms Belle de l\u2019Adriatique Croisière aux îles grecques À bord du Norwegian Dawn 27 juillet au 10 août 2019 Accompagné par Marie Dugal 31 août au 12 septembre 2019 Accompagné par Marie Dugal 15 au 24 mai 2020 Accompagné par André Lessard 15 jours | 41 repas 13 jours | 28 repas 9 jours | 28 repas 6 659 $ 5 899 $ 3 859 $ par pers.occ.double par pers.occ.double par pers.occ.double À partir de À partir de À partir de 819 564-4433 756, 12e Avenue Nord Sherbrooke www.orford.clubvoyages.com 819 583-2801 4639 rue Laval Lac-Mégantic www.orford.clubvoyages.com 819 845-3317 51 rue St-Georges Windsor www.orford.clubvoyages.com Italie, Grèce et Malte À bord du Norwegian Jade 30 août au 13 sept.2019 Accompagné par Jean Baraby 15 jours | 35 repas 4 559 $ par pers.occ.double À partir de 11 au 25 octobre 2019 Accompagné par Marie Dugal 15 jours | 35 repas 4 259 $ par pers.occ.double À partir de Inclut une réduction de 120 $/pers.si payé comptant ou par chèque PARTEZ EN CROISIÈRE AVEC NOUS LE «VRAI» MEILLEUR PRIX ! www.celebritours.com *Promotions valides pour nouvelles réservations seulement.Prix par pers.à partir de, occ.double, incluant hébergement, vols, transferts et taxes.*Prix promotionnel si vous payez par chèque ou en espèces.Prix et promotions en vigueur au moment de l\u2019impression.Valables pour réservations effectuées du 19 au 26 janvier 2019, sous réserve de disponibilité.Conditions générales/détails : voir brochure 2018-2019 ou site Web.Transport aérien par vols réguliers avec correspondance(s).Le prix n\u2019inclut pas la contribution OPC de 1 $/1 000 $.PERMIS DU QUÉBEC Autres destinations et autres dates de départ disponibles.JDM2185540 NOS PROMOTIONS PortugAl Algarve - Départ le 25 février 22 jours - 40 repas 3 semaines pour le prix de 2 Long séjour À PARTIR DE 2199$* MAroC Circuit Villes Impériales - Départ le 16 mars 22 jours - 40 repas 1 semaine supplémentaire gratuite 2499$* VIetnAM Phan thiet - Départ le 19 avril 22 jours - 34 repas 3 semaines pour le prix de 2 Long séjour À PARTIR DE 2 499$* thAïlAnde Île de Phuket - Départ le 24 mars 22 jours \u2013 31 repas 1 semaine additionnelle gratuite Long séjour 2 599$* CIrCuItS CulturelS tunisie Circuit découverte Départ le 23 mars 15 jourS \u2013 26 rePAS 1 750$* espagne Circuit Merveilles Départ le 21 avril 14 jourS \u201321 rePAS À PARTIR DE 3 299$* Portugal Circuit Splendeurs Départ le 31 mars 14 jourS \u2013 21 rePAS 3099$* Croatie Circuit romantique Départ le 7 avril 16 jourS \u2013 25 rePAS 3 299$* Italie Circuit de Venise à Sorrente Départ le 25 mars 14 jourS \u2013 20 rePAS 3 299$* SÉjourS CoMBInÉS Sicile et Malte Départ le 7 avril 18 jourS \u2013 30 rePAS 3 699$* 1 877 672-6001 grÈCe Départ le 21 avril 2019 15 jours \u2013 31 repas Circuit classique et séjour MAInTEnAnT À PARTIR DE 2999$* (ÉPArgneZ 100$ p.p.) laTribune SAMEDI 19 JANVIER 2019 VOYAGES W21 ALEXIS GACON Collaboration spéciale, La Presse Mathieu Tourlière est installé dans la capitale mexicaine depuis cinq ans.Après un échange étudiant, il est devenu journaliste pour l\u2019hebdomadaire Proceso, il y a cinq ans.Pour ce journal d\u2019investigation, il couvre notamment les questions d\u2019éducation et la politique.NAVIGUER DANS LES MARAIS DE XOCHIMILCO Dans le sud de la ville, Mathieu a coutume d\u2019aller célébrer à Xochi- milco sur une des trajineras, de larges barques aux couleurs flamboyantes.Les Mexicains en louent une pour quelques heures afin de se balader dans ce réseau de marais, vestige de l\u2019époque aztèque.Une traversée très animée, surtout la fin de semaine : une fois sur la barque, la musique bat son plein, et de petites embarcations viennent proposer tacos et boissons aux abords des barques.Pour faire une pause végétale dans ce joyeux tintamarre, on quitte la barque pour aller humer les fleurs cultivées sur les chinampas, des jardins flottants.XOCHIMILCO Un saut au Musée national d\u2019anthropologie En bonne capitale, Mexico fourmille de musées.Mais s\u2019il a un jour de libre, c\u2019est celui d\u2019anthropologie que Mathieu choisit pour aller lire dans le passé de sa ville d\u2019adoption.Situé au beau milieu du magnifique Bosque de Chapultepec (« la forêt des sauterelles »), on y trouve toutes les pièces les plus importantes des civilisations mexicaines.La Pierre du Soleil aztèque, calendrier aux 1000 symboles et pierre de sacrifice humain, mais aussi des objets du quotidien, comme les anneaux du jeu de balle, ancêtre (en plus violent) du basketball, sans les mains ni les pieds.http  : //www.mna.inah.gob.mx (en espagnol) PASEO DE LA REFORMA & CALZADA GANDHI Coyoacan, comme un village Les touristes accourent (et la file peut être longue) pour visiter la maison de Frida Kahlo, dans la calle Londres, et saluer la tombe de Léon Trotski.Mais Mathieu y va plutôt pour se balader dans des rues feutrées de ce qui semble être resté un village colonial, avalé par Mexico avec le temps.C\u2019est sur la plaza de la Conchita qu\u2019il faut s\u2019asseoir pour lire à l\u2019ombre des saules devant l\u2019église de la Concepcion.Et quand l\u2019appétit se fait sentir, le petit stand vert du marché couvert, à quelques pas de la place, propose pour une trentaine de pesos d\u2019incroyables empanadas frits à consommer à même le comptoir.PLAZA DE LA CONCHITA Le ventre plein au Mercado de Jamaica Attention aux apparences, ce hangar recèle des merveilles et Mathieu y fait son marché chaque dimanche.« Conseil  : ne mangez rien avant d\u2019y aller! », dit-il.Et pour cause, chaque fois que l\u2019on s\u2019approche d\u2019un stand, les commerçants donnent spontanément à goûter du guacamole, une marquesita (crêpe) ou des mangues.Le marché est surtout réputé pour ses fleuristes, qui composent d\u2019immenses bouquets.Pour ceux qui veulent cultiver leur côté ésotérique, le marché Sonora, lui, propose filtres d\u2019amour et potions de chance aux passants.GUILLERMO PRIETO 45 Une oasis de douceur au couvent de Sor Juana Ines de la Cruz « Une bonne sœur et une féministe! », lance Mathieu, qui s\u2019est pris d\u2019affection pour l\u2019histoire de Sor Juana Ines de la Cruz et de son couvent.Au XVIIe siècle, en apprenant qu\u2019en tant que femme, elle ne pouvait pas étudier, elle dit à ses parents qu\u2019elle compte désormais se déguiser en homme.Elle est devenue l\u2019une des plus grandes savantes et poétesses de son époque au Mexique et son couvent, au blanc éclatant, est un recoin paisible.José María Izazaga 92 PASSER DE L\u2019APRÈS-MIDI À LA NUIT À LA HOSTERÍA LA BOTA Lorsqu\u2019un des amis de la bande de Mathieu veut célébrer, La Bota s\u2019impose.Humblement, ce bar se proclame le « meilleur de Mexico » depuis 2005.On aurait tort de ne pas le croire.De grandes tables en bois, une tête de taureau empaillée sur des murs surchargés d\u2019écriteaux, l\u2019endroit est un joyeux bazar, où le mezcal, cet alcool d\u2019agave, fait monter la température.On accompagne le tout de la spécialité de l\u2019endroit, las bolitas de queso, des boules de fromage frites avec des amandes.Devant le bar, deux immenses mains en bronze accueillent le postérieur des malchanceux qui n\u2019ont pas encore trouvé de table.Peatonal San Jerónimo 40 Visite guidée de Mexico Vue sur la ville de Mexico \u2014 PHOTO THINKSTOCK 5363906 À PARTIR DE 3 196$ LA CÔTE CALIFORNIENNE 17 au 26 avril 2019 | 10 jours et 9 nuits 24 places disponibles Incluant : vols Montréal-San Francisco et San Diego-Montréal avec Air Canada (ou équivalent); transferts à destination; guide- accompagnateur bilingue; 9 nuits d\u2019hébergement (3* à 4,5*); 12 repas; croisière sur la baie de San Francisco jusqu\u2019à l\u2019île d\u2019Alcatraz et visite de sa prison; tour de ville de San Francisco, de Los Angeles et de San Diego; visite d\u2019une forêt de séquoias géants, de Hearst Castle; dégustation au vignoble Bernardo; etc.par pers., occ.double, taxes et FICAV inclus Les prix indiqués incluent les taxes ainsi que la contribution au FICAV de 1$ par 1000$ www.ExpREssIONvOyAgEs.COm | 1 800 667-1469 Ou 819 868-1421 phILIppE TEssIER | 71, RuE sAINT-DAvID, mAgOg (pERmIs Du QuébEC) pOuR INFORmATION / RésERvATION Spécialistes en voyages de groupes par pers., occ.double, taxes et FICAV inclus 200 $ DE RAbAIs par pers.si réservé avant le 21 janv.2019 par pers., occ.double, taxes et FICAV inclus À PARTIR DE 5 158$ À PARTIR DE 3 179 $ par pers., occ.double, taxes et FICAV inclus 100 $ DE RAbAIs par pers.si réservé avant le 30 avril 2019 À PARTIR DE 3 787$ LA TRAvERséE DE L\u2019OuEsT AméRICAIN 27 avril au 23 mai 2019 | 27 jours et 26 nuits | 18 places disponibles Incluant : transport en autocar VIP EXCLUSIF avec Internet sans fil gratuit à bord; guide-accompagnateur bilingue; 26 nuits d\u2019hôtel (3* et 4*) dont 4 nuits à Las Vegas; 36 repas; tour d\u2019orientation de Chicago pour admirer son architecture (Chicago Riverwalk, Magnificent Mile, Millennium Park, etc.), tour de ville de Las Vegas (le Caesars Palace, le Venetian, le vieux Vegas, etc.), de Los Angeles (Hollywood Rodeo Drive, Beverly Hills, Sunset Boulevard, etc.), de San Diego (visite et dégustation au vignoble Bernardo, visite de l\u2019île de Coronado, etc.), de Memphis (Graceland), visite guidée de San Antonio et de de Fort Worth Stockyards, excursion avec les Navajos à Monument Valley, etc.ITALIE ET LA CÔTE AmALFITAINE 4 au 17 mai 2019 | 14 jours et 12 nuits 15 places disponibles Incluant : vol aller-retour Montréal-Rome avec Air Canada (ou équivalent); transferts à destination; guide-accompagnateur; 12 nuits d\u2019hôtel (4*) (8 nuits à Sorrente et 4 nuits à Rome); 20 repas; 1/4 de litre d\u2019eau minérale et 1/4 de litre de vin à chaque souper inclus; temps libre à la piscine et à l\u2019hôtel à Sorrente; visite guidée de Sorrente et de Rome; temps libre pour explorer à votre rythme ou avec votre guide à Sorrente et à Rome.ITALIE Du NORD 19 au 30 septembre 2019 | 12 jours et 10 nuits | 15 places disponibles Incluant : vol aller-retour Montréal-Nice avec Air Transat (ou équivalent); transferts et transport en autocar de luxe à destination; accompagnateur et guide local francophone; 10 nuits d\u2019hôtel (4*); 18 repas 1/4 de litre de vin à chaque souper inclus; excursion en train à Cinque Terre; visite du musée Ferrari à Maranello; dégustation et visite chez un producteur du fameux jambon italien; dégustation au Enoteca Falorni (Chianti et limoncello) à Cinque Terre; visite du Dôme de Milan; etc.Départ garanti C\u2019est gratuit! Conférences voyages venez rencontrer votre guide et partez en vacances bien informés! OÙ : Chez Expression voyages 71, rue Saint-David, Magog réservez votre place : 819 868-1421 / 1 800 667-1469 seulement 30 places disponibles Lundi 21 janvier 2019 - 18h La côte californienne Conférence donnée par Serge Girard Lundi 21 janvier 2019 - 19h30 La traversée de l\u2019Ouest américain Conférence donnée par Serge Girard mercredi 23 janvier 2019 - 18h L\u2019Italie et la côte amalfitaine et l\u2019Italie du Nord Conférence donnée par Normand Verdon SAMEDI 19 JANVIER 2019 laTribune W22 DENIS MESSIER dmessier@latribune.qc.ca @LT_LaTribune facebook/quotidienlatribune Toujours en rapport avec l\u2019acti- vité-bénéfice de la petite ÉVA, JANICK SAVARD de BMO et CL AUDE OUELLET d\u2019Esthétique Auto ne ménagent pas leurs énergies pour assurer le succès de l\u2019activité.JANICK reçoit aussi l\u2019aide de DANY BOILARD de BMO Nesbitt Burns et le duo ne se gêne pas pour confronter les membres du comité\u2026 Avant le brunch, l\u2019équipe du président ALAIN PATRY a aussi sollicité l\u2019aide de JEAN-PHI- LIPPE et CLAUDE OUELLET du salon de quilles Kingpin pour un Quilles-O-Thon permettant d\u2019amasser 1700 $ pour « Une maison pour Éva ».PIERRE-ALAIN LEMIRE, du Complexe Kingpin, se disait lui aussi fier de faire une différence dans la vie de la petite ÉVA et de ses parents\u2026 MAURICE CLOUTIER, directeur général de LA TRIBUNE, a dépoussiéré ses souliers de quilles en même temps qu\u2019un groupe de confrères, eux aussi fiers de venir en aide à la famille R OY- NA D E AU \u2026 G H I S L A I N LEMAY de l\u2019ASJHE est fier de son équipe qui n\u2019hésite pas à mettre l\u2019épaule à la roue\u2026 La petite ÉVA ne chausse pas les patins, mais une vingtaine de personnes à l\u2019invitation de F R A N Ç O I S B O U C H A R D d e Spoutnik et président du club Rotary et GHISLAIN LEMAY , directeur de l\u2019ASJHE, ont chaussé les patins à Lennoxville au profit d\u2019Une maison pour ÉVA\u2026 Le président FRANÇOIS BOUCHARD du Rotary était heureux et fier de remettre au président de la campagne de financement un chèque de 6350 $ en plus d\u2019un don additionnel anonyme de 1000 $.L\u2019ailier droit du Phoenix, ALEX- OLIVIER VOYER, avait lancé un défi aux ALAIN PATRY, son fils MATHIEU, ANDRÉ DIONNE de Val Estrie, DANY BOILARD de Nesbitt Burns, ANDRÉ DUCLOS de Construction Maurice Duclos, SYLVAIN MATHIEU de l\u2019APCHQ, STÉPHANE DELISLE de Desjardins Entreprises et autres\u2026 Le béton n\u2019a plus de secret pour JACQUES PICHETTE de Béton Royal 2000, directeur des ventes, lui qui chemine dans ce domaine depuis un peu plus de 35 ans.Son fils PIERRE-LUC PICHETTE est le directeur régional de Béton Royal 2000 depuis cinq ans\u2026 et ça confirme une fois de plus que la pomme ne tombe jamais bien loin de l\u2019arbre! YVES ST-LAURENT , entraî- neur-chef de l\u2019équipe de hockey de La TA, prépare son équipe pour le match revanche face au bar Chez Stanley au Centre Bell en mars.À l\u2019intérieur de la préparation, il n\u2019écarte pas la possibilité d\u2019être joueur-entraîneur.YVES va tenir sur le glace BBB du parc Dufresne une pratique, souhaitant que ça donne des ailes à ses joueurs.À mon avis, ça va prendre plus que ça! LOUISE AUGER, une bénévole depuis 12 ans à La Maison Aube- Lumière et qui fut enseignante durant 32  ans à l\u2019école LeBer, était à la tête d\u2019une équipe de 60 bénévoles au magasin La Baie du Carrefour de l\u2019Estrie pour les poinsettias et ESTELLE NAULT pilotait un groupe de 40 bénévoles aux Serres St-Élie\u2026 LOUISE et ESTELLE ne sont pas seules à titre de bénévoles clés, il faut retenir aussi les noms de CL AUDE BENOÎT, PIER- RETTE GAGNON, CHRISTIANE JE AN e t DE NIS PAQUET au niveau du comité des poinsettias\u2026 ALAIN DELAFONTAINE \u2014 il a piloté le dossier du Théâtre Granada durant 16 ans \u2014 fait ses premiers pas avec La Maison Aube-Lumière et donne aussi de son temps à Estrie Aide\u2026 L\u2019Heure des quilles à la salle SherMont du GO NORMAND BOLDUC, regroupant golfeurs et « analystes sportifs », se solde par la victoire de l\u2019équipe du capitaine GILLES CLOUTIER et des coéquipiers PIERRE GENDRON et CLAUDE DENONCOURT avec 1154.Le plus haut triple, 513 pour le capitaine GILLES, devait faire la différence, l\u2019écart n\u2019étant que de 9 quilles avec le trio de MICHEL LESSARD, SYLVAIN GRENIER et MARCEL ROSS\u2026 STEVE ELKAS, du Complexe funéraire Elkas, a attiré l\u2019attention au début de l\u2019Heure des quilles.STEVE était en feu avec six abats pour 122 quilles.Heureusement, on n\u2019a pas eu besoin de contacter les pompiers, le feu s\u2019est éteint tout seul, au grand désespoir de STEVE\u2026 L\u2019effort était là pour le capitaine « substitut » ELKAS, qui fut mal secondé par ses coéquipiers PIERRE RATTÉ et MICHEL BOULANGER\u2026 Présent à la sal le, le v ieux n o t a i r e C L AU D E G A G N O N n \u2019é c a r t e p a s u n r e t o u r e n décembre, se disant capable de faire mieux que bien des gars sur les allées, devant le jeu erratique d\u2019un bon nombre de quilleurs\u2026 La boule de SERGE MIRON, l\u2019ex- directeur de la TD, arrive « trop vite » aux quilles\u2026 PIERRE BOUCHER accueil en temps régulier plus de 1700 quilleurs dans les l igues\u2026 PIERRE RATTÉ a la « mauvaise » habitude de retenir sa boule\u2026 Marc-Étienne Bussières \u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE, RENÉ MARQUIS Gilles Beaucage \u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE, MAXIME PICARD À M A R C - É T I E N N E B U S - SIÈRES : la 2e tentative à l\u2019Omnium Canadien RBC va être la bonne pour y vivre les rondes du week-end avec les « grands de la PGA ».À STÉPHANE JULIEN, entrai- neur-chef du Phœnix  : voir sa jeune formation se déguiser en « l\u2019équipe cendrillon » de la LHJMQ! À JOCELYN THIBAULT , DG du Phœnix  : le titre de directeur général de l\u2019année dans la LHJMQ\u2026 À FÉLIX POTVIN, entraîneur chef des Cantonniers de Magog : une « copie-collée » de la dernière saison avec en prime la Coupe Télus! À la Sherbrookoise KIM BOU- TIN, médaillée olympique : le feu dans ses lames de patins tout au long de la saison! À GILLES BEAUCAGE, proprio de Venise : son club avait besoin d\u2019amour, et il en a eu avec la rénovation du chalet, la boutique\u2026 et un parcours qui va plaire! À YVES «  Peanut » ROBIL- LARD, professionnel en titre et son équipe : faire de Venise un incontournable en Estrie pour les golfeurs.L\u2019objectif de son patron! À PIERRE LESSARD, ex-direc- teur des Boutiques ProGolf : un retour à la santé pour cet ex- champion amateur du Québec\u2026 À MARC VIENS , proprio de LongChamp : mettre en marche son projet immobilier! À JOSÉE PÉRUSSE , professionnelle du Club Sherbrooke et directrice de golf : parvenir à vendre un programme d\u2019initiation au golf aux propriétaires.Le club au cœur de la ville se prête bien au développement du golf! À PAU L B R O U I L L A R D d e Venise : le repos du guerrier! À R O G E R H .L E G AU LT d e Venise  : une nouvelle hanche pour relancer sa carrière! À RICHARD BOISVERT, gestionnaire du club de golf d\u2019East Angus : mettre en place le premier 12 trous dans les Cantons- de-l\u2019Est\u2026 Le 9 trous d\u2019East Angus, datant de 1935, est toujours bien présent\u2026 À JEAN TRUDEAU, commissaire du Circuit Canada Pro Tour : bon voyage à toi et ton personnel à Dieppe\u2026 À NOÉMI PARÉ, C AMILLE L APIERRE-OUELLET, THOMAS VALLIÈ RE S et ALICIA HÉNAULT, la balle est dans votre camp au circuit junior, féminin et masculin\u2026 À J E F F L E B E AU : u n t o p   5 à l \u2019Ordre du mér ite de G olf Canada\u2026 À l\u2019équipe de JERRY SÉGUIN au club de golf Victoriaville : voir un Québécois remporter la Coupe Canada Sani Marc.Le temps presse! À la légende ANDRÉ MALTAIS : prendre le temps de soigner les p\u2019tits bobos\u2026 À GILLES « Pélo » PÉLOQUIN : mettre toutes ses énergies au développement du golf chez les jeunes\u2026 À PIERRE LALLIER du programme Golf-Études et du Centre régional de Golf Québec : réussir à convaincre chaque club d\u2019un comité junior\u2026 À P I E R R E E L LY S O N , f a n numéro 1 des Red Sox : une autre parade de la Série mondiale à Boston.BONNE ANNÉE SPORTIVE! La petite ÉVA ROY-NADEAU vous invite à un brunch-bénéfice au profit de la collecte de fonds « Une maison pour Éva » le 27 janvier prochain au restaurant O\u2019Chevreuil de l\u2019équipe de CHARLES-EMMA- NUEL PARISEAU et MAXIME SAUMIER-DEMERS.ALAIN PATRY de Gilles Patry inc., président de la campagne de financement, invite lui aussi les gens d\u2019affaires et la population à ce brunch.La réservation de billets au coût de 80 $ par personne est possible en contactant FRANCE CHAMPAGNE au 819 820-0993.Le resto O\u2019Chevreuil de la rue Wellington Nord permet d\u2019accueillir 130 personnes, de là l\u2019importance de réserver votre place.La petite Éva invite! laTribune SAMEDI 19 JANVIER 2019 W23 MARIE TISON La Presse Une dizaine de morsures, des centaines de chiens en liberté, des propriétaires qui ne ramassent pas les excréments de leur animal\u2026 En général, le projet pilote de la SEPAQ autorisant la présence de chiens dans certains parcs québécois s\u2019est bien déroulé et les propriétaires de chiens ont été respectueux.Il y a quand même eu quelques ratés.Sans compter un certain relâchement au fil des mois.C\u2019est ce que montre le bilan du projet pilote, document de près de 80 pages obtenu par La Presse.C\u2019est en 2016 que la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ) a mis en place le projet pilote dans les parcs d\u2019Oka, de Frontenac et de la Jacques- Cartier.Le projet s\u2019est poursuivi en 2017, puis en 2018, avec l\u2019ajout des parcs d\u2019Aiguebelle et du Lac-Témiscouata.Les règles étaient strictes : les chiens n\u2019étaient pas admis dans tous les sentiers ou sur tous les sites de camping.Ils devaient être tenus en laisse et les propriétaires devaient ramasser les excréments de l\u2019animal.Après l\u2019analyse des résultats du projet pilote, la SEPAQ a annoncé en octobre dernier qu\u2019elle allait autoriser les chiens dans certains secteurs dans la plupart de ses parcs à partir du 17 mai 2019.Il y a quand même eux quelques événements « malheureux » en cours de route, soit une dizaine de morsures, dont six au parc d\u2019Oka.Un chien a fait une feinte d\u2019attaque à Oka, un chien en a attaqué un autre à Jacques-Cartier et un chien a tenté d\u2019attaquer un porc-épic dans le même parc.« Les événements recensés impliquant des agressions (morsure, attaque, etc.), bien que malheureux, sont isolés et non représentatifs du quotidien entre les chiens et la clientèle des parcs nationaux », peut-on lire dans un extrait du document.Néanmoins, 60 personnes (visiteurs et employés) ont rapporté avoir été témoins d\u2019un comportement agressif de la part de chiens.Il faut toutefois noter que la SEPAQ a enregistré 19 481 chiens dans les parcs participants au projet pilote.Les événements négatifs sont effectivement peu nombreux, compte tenu du nombre de chiens.Ce qui a entraîné le plus de constats négatifs au cours des trois années du projet, c\u2019est la présence de chiens dans des endroits non autorisés et l\u2019absence de laisse.Ainsi, 541 personnes ont fait état de la présence de chiens dans des endroits non autorisés et 427 ont constaté que des chiens étaient sans laisse.La question de la laisse est importante.Les études ont montré que tenir un chien en laisse diminuait de façon importante son impact sur le milieu naturel : il n\u2019est pas en mesure de pourchasser un animal sauvage et il doit demeurer sur le sentier.Le projet pilote a montré que la très grande majorité des propriétaires respectait cette règle, en été et en automne.Toutefois, en hiver, le tiers des chiens ne sont pas tenus en laisse.« On peut penser qu\u2019une plus faible fréquentation par la clientèle en hiver et un plus faible risque de croiser un garde- parc peut résulter en un respect moindre de la réglementation », avance-t-on dans le bilan.Le comité de suivi mis sur place par la SEPAQ a d\u2019ailleurs recommandé d\u2019interdire les chiens durant la saison froide, soit entre l\u2019Action de grâce et la fête des Patriotes.CHIENS À LA SÉPAQ Quelques ratés malgré un bilan plutôt positif MATHIEU LAMOTHE Le Nouvelliste TROIS-RIVIÈRES \u2014 L\u2019aventurier Frédéric Dion se lance dans une nouvelle aventure, « la plus grande aventure de sa vie ».Après avoir atteint le centre de l\u2019Antarctique en skis tractés par un cerf-volant en 2014, il veut atteindre les six pôles intérieurs des six autres continents.Dans le cadre du défi qui s\u2019échelonnera jusqu\u2019en 2029, l\u2019aventurier prévoit faire une expédition de repérage une année et atteindre le pôle l\u2019année suivante.Il n\u2019hésite pas à qualifier ce défi de « titanesque  ».Les parcours auront des distances variant entre 1000 et 4000 kilomètres et seront d\u2019une durée variant entre un et quatre mois.Les moyens utilisés pour conquérir chacun des pôles seront différents selon le terrain à franchir.Selon le principal intéressé, tous les moyens de transport associés à l\u2019activité sportive pourront être mis à contribution.«  J\u2019ai vécu plus de 50 expéditions au cours des 16 dernières années.Ces expériences m\u2019ont mené à imaginer cet extraordinaire projet.Je me sens au meilleur de ma forme et de mes compétences pour relever ce défi », affirme Frédéric Dion.Le résident de la petite localité de Notre-Dame-du-Mont-Carmel revient d\u2019ailleurs tout juste de l\u2019expédition de repérage en prévision de son périple en Amérique du Sud à l\u2019automne 2019.Ce séjour lui a notamment permis de déterminer qu\u2019il commencera son aventure au Chili sur le bord de l\u2019océan Pacifique, un endroit qu\u2019il qualifie de véritable paradis.« J\u2019avais ciblé cet endroit avant.Mais en m\u2019y rendant, j\u2019ai vu que c\u2019était un lieu extraordinaire! Imaginez le rocher percé, le désert avec les dunes qui finit dans l\u2019océan bleu, une colonie de phoques et les montagnes avec des grottes en arrière », raconte-t-il.Dans les années qui suivront, les objectifs de l\u2019aventurier seront le pôle de l\u2019Australie près de Haasts Bluff (2021), le pôle d\u2019Asie au nord-ouest de la Chine (2023), le pôle d\u2019Afrique près de la ville d\u2019Obo (2025), le pôle de l\u2019Amérique du Nord dans le Dakota du Sud (2027) et finalement le pôle d\u2019Europe (2029).Fait à noter, outre les coordonnées géographiques, M. Dion ne sait pas exactement où se trouvent ses objectifs.Et il veut que ça reste ainsi tant et aussi temps qu\u2019il n\u2019y sera pas rendu.« Il se peut qu\u2019au Dakota du Sud, ce soit dans la cour arrière de quelqu\u2019un », lance-t-il en riant.PAS POUR LES RECORDS Selon ses recherches, il serait le premier homme à relever ce défi.Mais ce détail revêt une importance secondaire pour lui.Après avoir composé avec des règles strictes pour que son exploit soit reconnu lors de sa traversée de l\u2019Antarctique en 2014 \u2014 une erreur de sa part lui avait notamment valu une réprimande de l\u2019organisme Adventure Stats \u2014 il ne veut plus se soumettre à de telles contraintes.« Peu importe l\u2019objectif, ce qui compte est le trajet pour s\u2019y rendre.Je vivrai des périples exceptionnels à travers ces continents en explorant les territoires les plus sauvages », mentionne-t-il.EN ÉQUIPE Seul au monde lors de plusieurs de ses précédentes aventures, M. Dion sera cette fois accompagné de deux autres adeptes de ce genre de défis, du moins pour la portion sud-américaine.Leurs identités seront dévoilées prochainement.« Nous serons une équipe de rêve! Je ne serais pas parti avec n\u2019importe qui », précise-t-il.FINANCEMENT Afin de défrayer les coûts de cette aventure, qui se chiffrent à environ 50 000 $ seulement pour la première étape, M. Dion donnera une série de conférences un peu partout au Québec au cours du mois de mai prochain.Le public pourra notamment voir les images captées pendant l\u2019expédition de repérage et rencontrer son équipe.Il est possible d\u2019acheter des billets en se rendant au https://www.fredericdion.com/conferences/ grand-public/.L\u2019aventurier fait également appel aux gens et aux entreprises afin d\u2019amasser les fonds nécessaires.Un nouveau défi pour Frédéric Dion L\u2019aventurier Frédéric Dion se lance dans une nouvelle aventure, « la plus grande aventure de sa vie ».\u2014 PHOTO LE NOUVELLISTE, FRANÇOIS GERVAIS SAMEDI 19 JANVIER 2019 laTribune W24 5368102 "]
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