La tribune, 2 novembre 2019, Le MAG
[" ARTS CINÉMA BIÈRES VINS PLEIN AIR VOYAGES + ARTS Cinéma SOPHIE DERASPE RACONTE SON ANTIGONE + VINS À la vôtre RÉCONFORT EN BOUTEILLE ARTS Danse LES MOUVEMENTS MUSICAUX DE VIRGINIE BRUNELLE + VOYAGES Bourlingueur LE CHARME MÉCONNU DU LUXEMBOURG SAMEDI 2 NOVEMBRE 2019 P H O T O S P E C T R E M É D I A , J E S S I C A G A R N E A U HUMAIN DE NATURE ALEXANDRE POULIN SAMEDI 2 NOVEMBRE 2019 laTribune M2 PlacART RETAILLE D\u2019ENTREVUE CHANSON DE CIRCONSTANCE JE REDEVIENS LE VENT Martin Léon Les atomes (2010) \u2022 E X P O \u2022 S I T I O N S VOUS VOULEZ VOIR?Le 2 novembre, c\u2019est le jour des Morts.À moins d\u2019aller au Mexique pour se retrouver dans l\u2019atmosphère festive du dia de los muertos, quelle chanson se mettre dans les tympans sans s\u2019exposer délibérément à la dépression saisonnière?Au moins un auteur-compositeur-interprète québécois a réussi à parler de la fin de la vie sans susciter de naufrage.Et Martin Léon a tellement bien fait que Je redeviens le vent est maintenant un classique des cérémonies funéraires, en plus d\u2019être reprise par Fred Pellerin.Peut-être que son coup de génie était simplement de donner la parole à la personne qui s\u2019en va : « J\u2019ai quitté mes amours, j\u2019ai quitté mes amis / Sans nous désunir / J\u2019ai quitté mon parcours, j\u2019ai quitté aujourd\u2019hui / Je deviens souvenir / Je redeviens le vent / Je fais voler l\u2019oiseau, je fais chanter l\u2019océan / Invisible à nouveau, j\u2019habiterai le printemps / Dorénavant / J\u2019ai quitté mon labour, ma peau, mon sang / Je redeviens le vent.» STEVE BERGERON OTTAWA \u2014 La fille de 25 ans de Nathalie Simard a été névralgique dans le processus de guérison de sa maman.Ève monte d\u2019ailleurs sur scène à ses côtés dans la tournée de spectacles qui vient de s\u2019amorcer et passera par Sherbrooke en juin 2020.« C \u2019e s t m a f i l l e , m a b e l l e chouette, qui m\u2019a inspirée à parler, à me lever, à apprendre à m\u2019aimer et à prendre soin de moi.À être plus solide, pour pouvoir mieux l\u2019aimer, elle, et tous ceux qui m\u2019entourent.La confiance en soi, la conscience, l\u2019humanité, la bonté : c\u2019est ça que ça éveille en nous, un enfant.» Malgré son « talent impressionnant, Ève ne veut pas devenir une star », ni même une chanteuse, précise Nathalie Simard.Sa fille souhaite s\u2019occuper d\u2019animaux, son « autre passion ».Si elle participe au tour de chant de sa mère, c\u2019est parce qu\u2019elles ont « du fun » ensemble.« C\u2019est un beau partage.J\u2019avais envie que ce spectacle ne soit pas juste du flafla et des paillettes, mais que ce soit inspirant.J\u2019avais envie de faire passer le message aux femmes et aux hommes qui (comme moi) ont vécu des sévices que c\u2019est possible de s\u2019en sortir.Que c\u2019est possible d\u2019être sain d\u2019esprit, de s\u2019accomplir, d\u2019avoir des projets.Et comme une image vaut mille mots, je trouve que voir Ève et moi ensemble sur scène, malgré les embûches, c\u2019est inspirant.» YVES BERGERAS, LE DROIT Coupée au montage de l\u2019entrevue du 12 octobre 2019.Nathalie Simard \u2014 PHOTO LE DROIT, MARTIN ROY Une douzaine de poètes prendront part à la 13e édition de l\u2019événement Art et poésie, qui se tiendra au centre communautaire de Magog le 8 novembre prochain à compter de 19 h 30.Au nombre des artistes qui monteront sur scène lors de la soirée, on retrouve Yves Allaire, Jean-Michel Fontaine, Anny Schneider, Roberpierre Monier ainsi que Hiro Gagnon.Les deux derniers de ce groupe auront un second mandat puisqu\u2019ils coa- nimeront la soirée en compagnie de Frank Poule, dont le nom est bien connu des amateurs de slam de la région de l\u2019Estrie.Entrée : 10 $.On peut acheter des billets en écrivant à roberpierre.monnier@bell.net.Il sera également possible de s\u2019en procurer à la porte du centre communautaire avant la soirée.JEAN-FRANÇOIS GAGNON Art et poésie à Magog Frank Poule \u2014 PHOTO FOURNIE Le Musée des beaux-arts de Sherbrooke organise le jeudi 7 novembre la 12e édition de sa soirée-bénéfice le Martini masqué au Musée! L\u2019événement, qui se déroulera sous la coprésidence d\u2019honneur de Josianne Bolduc et Jacinthe Dubé, permet d\u2019amasser des fonds pour les expositions ainsi que pour le développement des programmes éducatifs et culturels du MBAS.Coquetels du sommelier Pierre Fournier, bouchées gourmandes du chef Gabriel Doyon du restaurant Le Bouchon, et vins raffinés d\u2019importation privée sont à prévoir dans une ambiance musicale créée par Orford Musique.Un encan silencieux d\u2019œuvres originales du Musée et la création en direct de l\u2019artiste Geneviève Dupont-D.sont aussi au programme.Billets : 100 $ avec reçu fiscal de 80 $.On peut s\u2019en procurer en téléphonant au 819 821-2115, en allant directement au Musée ou en ligne via le site Eventbrite.MÉLANIE NOËL Masques et martinis au musée \u2014 PHOTO FOURNIE EXPO Entropie Artiste autodidacte, Patrick Dezo- thez a apprivoisé la photographie très jeune, grâce à son père.Grand voyageur, il a parcouru plus de 50 pays et partout, il a amené son appareil photo pour capter ce qui l\u2019entoure et le touche.La présente expo est le fruit de son passage à « Old Car City », la plus grande casse automobile au monde, au nord-est d\u2019Atlanta.Là-bas, il a pointé sa lentille sur quelques-unes des 4000 voitures américaines du début du 20e siècle qui rouillent sur le site de 34 hectares.Ses clichés des carcasses de tôle qui tapissent le paysage tissent le parcours de l\u2019originale exposition présentée dans le cadre de l\u2019événement Objectif Photo| Cantons-de-l\u2019Est.D\u2019image en image, on constate la dégradation des voitures dans l\u2019écrin d\u2019une nature qui reprend ses droits.Au Centre communautaire et culturel Françoise-Dunn de Sherbrooke, sur le boul.de Portland, jusqu\u2019au 30 novembre 2019.Scène de crime Carambolage \u2014 PHOTOS SPECTRE MÉDIA, JESSICA GARNEAU laTribune SAMEDI 2 NOVEMBRE 2019 M3 MUSIQUE FRANÇOIS HOUDE Le Nouvelliste TROIS-RIVIÈRES \u2014 Kaïn célèbre 20 ans de carrière avec 20 chansons.Le groupe drummondvillois propose Je viens d\u2019ici, disque tout chaud à la formule originale.Steve Veilleux, Éric Maheu et John-An- thony Gagnon-Robinette ont choisi d\u2019offrir un CD double qui permet d\u2019avoir un visage tourné vers le passé et un autre vers l\u2019avenir.Dix chansons puisées dans les succès qui jalonnent le répertoire du groupe et dix nouveautés puisées dans la nouvelle inspiration qui fait vibrer le trio se voisinent.Reprendre des succès qui ont marqué l\u2019histoire de Kaïn apparaissait légitime, mais pour donner de la texture, pourquoi ne pas faire interpréter les chansons par des invités?L\u2019invitation a donc été lancée à quelques grands noms de la chanson québécoise, en fonction de chansons qui leur ressemblent.Ainsi, on retrouve Renée Martel qui chante Comme dans l\u2019temps, Paul Daraîche pour Parle-moi d\u2019toi, 2 Frères pour Y diront ben c\u2019qui voudront en ville, les frères Painchaud pour Comme un bum, La Chicane, pour Mexico, Matt Lang pour Johnny Cash, Stephen Faulkner pour Deux planètes, Yves Lambert pour La bonne franquette et Laurence Jal- bert pour Je veillerai sur vous.Il en manque une, bien sûr, et ce n\u2019est pas que calcul arithmétique.Il manque LA chanson fétiche du groupe, celle qui l\u2019identifie.Embarque ma belle aura la place qui est la sienne avec une interprétation collective de tous les invités.« Re p re n d re d e s cha n s o n s majeures de notre répertoire, ça s\u2019imposait, analyse Steve Veilleux, le chanteur du trio.Mais en même temps, on avait très envie de nouveau matériel.Le groupe est animé d\u2019une nouvelle énergie, très positive, et on voulait marquer le coup de nos 20 ans avec de nouvelles chansons, un nouveau son actualisé.Je dirais même qu\u2019on avait envie d\u2019oser un peu plus, d\u2019aller plus loin dans notre démarche, d\u2019élargir notre portée. » En écoutant ces nouveautés, on est forcément happé par le côté festif, joyeux et positif qui est la signature Kaïn.La marque est d\u2019autant plus claire que ce sont, pour la toute première fois, les musiciens du groupe qui ont réalisé l\u2019album.Vingt ans de métier, ça sert aussi à ça : apprendre, ouvrir ses horizons.« Ça tenait, je pense, à la nécessité qu\u2019on sentait de faire les choses pour nous d\u2019abord et avant tout, dit Éric Maheu, le bassiste.Personne ne connaît aussi bien Kaïn que nous.Cet album, c\u2019est un trip qu\u2019on a adoré d\u2019un bout à l\u2019autre. » COULEUR COUNTRY Les fans en conviendront d\u2019emblée : à travers le folk et le rock, l\u2019influence country n\u2019a jamais été aussi marquée dans le son Kaïn.La sonorité épurée du banjo qui ouvre la toute première chanson de l\u2019album, Le show de nos enfants, tombe comme une prise de position claire et assumée.Les gars acquiescent avec un visible élan de fierté « C\u2019est sûr que le son country est plus marqué et assumé que jamais, convient Steve Veilleux.C\u2019est ça que ça prenait pour que certaines des chansons soient à leur meilleur.Il y a dans ce genre musical une simplicité qui nous ressemble profondément et une ouverture qui marque toute notre démarche.Les arrangements généralement dépouillés de Je viens d\u2019ici mettent les paroles en valeur et ça nous plaît particulièrement. » « Je pense que dans les années passées, ce petit virage n\u2019aurait pas été possible.Le country, c\u2019est une musique de bras ouverts, de vérité intime et ça nous a pris une certaine maturité pour en arriver là comme individus.Je pense que le public est tanné d\u2019une musique artificielle, dit Éric.Les Québécois n\u2019ont jamais aimé la game de l\u2019industrie et de la commercialisation.Ils veulent de l\u2019authenticité et on est nous aussi dans cette mouvance-là.Ça a toujours été notre approche et même dans notre style folk ou rock, on a toujours été un peu country.On associe nos chansons à un trip autour d\u2019un feu de camp, mais quand tu entends Renée Martel ou Paul Daraîche chanter deux tounes qui datent de plusieurs années, tu te rends compte qu\u2019elles vont plus loin.Elles ont non seulement des racines country, mais aussi un côté un peu intemporel. » « On fait ici un pas de plus vers la simplicité, dit John-Anthony, le petit dernier du groupe.C\u2019est ce qui est le plus difficile à atteindre, la simplicité.Ça nous ramène à l\u2019essence même de chaque chanson et à sa musicalité propre. » Tous les trois sont profondément fiers de cet album.« La beauté d\u2019avoir 20 ans de métier, c\u2019est qu\u2019on n\u2019a plus la pression de sortir un album à tout prix.C\u2019est seulement parce qu\u2019on trouvait nos chansons vraiment bonnes qu\u2019on s\u2019est lancé dans l\u2019aventure de l\u2019album et de la tournée qui va suivre.Ça aurait été trop opportuniste de ne reprendre que des chansons connues.Ça ne nous aurait pas ressemblé.Il nous fallait de la nouveauté pour accoter nos vieilles chansons. » « Dans le fond, ajoute John- Anthony, c\u2019est un nouvel album avec, en boni, dix chansons présentées par des invités.Pour lancer un album double dans le contexte actuel de l\u2019industrie, il faut être un peu timbré.Nos producteurs auraient sûrement été heureux de ne lancer qu\u2019une compilation, mais nous, ça nous prenait plus que ça. » « Quelque chose d\u2019aussi significatif qu\u2019un album, il faut que tu le fasses d\u2019abord pour ta propre satisfaction.Il fallait que ça nous donne un frisson de fierté à tous les trois, de compléter Steve.Ce n\u2019est pas une question de ventes, c\u2019est une question d\u2019accomplissement. » Une tournée suivra en 2020.Les trois complices ne savent pas encore quelle couleur aura le spectacle, mais ils promettent une « grande messe musicale », avec artistes invités.KAÏN Vingt ans de métier John-Anthony Gagnon-Robinette, Steve Veilleux et Éric Maheu forment le groupe Kaïn.\u2014 PHOTO SPECTRE MÉDIA, MAXIME PICARD KAÏN Je viens d\u2019ici POP FRANCO Musicor Vous voulez y aller?Kaïn Théâtre Granada 27 mars, 20 h Entrée : 37,50 $ NOTRE VIDÉO DISPONIBLE DANS et sur latribune.ca SAMEDI 2 NOVEMBRE 2019 laTribune M4 SHERBROOKE \u2014 Quand on pense à tout ce que peut le genre humain, le spectre des possibles est large.L\u2019humanité a ses travers et ses grandeurs, on la sait capable du plus joli comme du très odieux.« On nomme souvent les extrêmes l o r s q u \u2019o n é v o q u e la natu re humaine, mais moi, ce qui m\u2019intéresse surtout, c\u2019est le terrain qui existe entre les deux pôles », explique Alexandre Poulin.Au cœur de cet espace où cohabitent les zones d\u2019ombre et les éclats de soleil, l\u2019auteur-composi- teur-interprète sherbrookois a puisé l\u2019inspiration pour de nouvelles chansons.À travers les 10 titres qui tissent Nature humaine, son cinquième opus, il n\u2019a pas peur de se promener dans les pans plus sombres de notre espèce, mais il pointe aussi les puits de lumière.Ceux qui éclairent le chemin, qui donnent foi en l\u2019autre.« I l y a d e s c h a n s o n s q u i frappent, sur le disque, mais on sent quand même l\u2019importance de rêver, de se projeter du bon côté des choses.Je pense que ça donne un tout assez balancé », image le musicien établi à Montréal.Dans ce tout, il y a du doux.L\u2019histoire de cet amour qui arrive alors qu\u2019on n\u2019y croyait plus (Courte échelle), par exemple.Il y a des mots coups de poing aussi.Des thèmes délicats comme celui de la violence conjugale, que le parolier aborde à travers une fable aviaire où colombe et corbeau tombent amoureux pour le meilleur.mais surtout pour le pire.Le drame couve.Et le sang finit par couler.« Tourterelle triste, c\u2019est probablement la chanson la plus noire du disque.C\u2019est très cru, dans une certaine mesure, mais le fait que ce soit raconté à travers une métaphore permet à l\u2019auditeur de se laisser porter parce que le sujet est exposé de façon moins frontale.J\u2019avais envie de parler de ça parce que devant chez moi, il y avait une maison pour femmes violentées.Plusieurs d\u2019entre elles se retrouvaient à fumer une cigarette sur le trottoir, près de ma maison.Au fil du temps, j\u2019ai jasé avec l\u2019une, avec l\u2019autre.À un moment donné, j\u2019ai réalisé qu\u2019elle racontait toute la même histoire, à quelques nuances près.Le cycle de la violence se répète et se ressemble, c\u2019est une boucle qui a des répercussions sur des générations. » DISQUE DE PREMIÈRES La conversation glisse sur les autres titres du gravé.Madonna, qui montre comment un épisode vécu dans l\u2019enfance peut teinter ensuite nos choix, nos élans.Le déluge, qui s\u2019épanche sur un amour perdu.Et puis Néon, touchante proposition dans laquelle il est question de la tempête qui traverse un parent après la perte de son enfant.« J\u2019ai une petite fille qui a eu des ennuis de santé, à un certain moment.Elle va bien, maintenant, mais pendant cette période où on s\u2019est retrouvé dans les hôpitaux, j\u2019ai vu toutes sortes de choses, j\u2019ai croisé des parents qui étaient confrontés à la maladie de leur enfant.Puis, j\u2019ai lunché avec un ami en deuil de son garçon.Ce dîner-là a tout bousculé.Ça m\u2019a pris trois jours à m\u2019en remettre.J\u2019avais écrit une chanson sur le sujet.Et voilà qu\u2019elle prenait tout son sens.La version sur le disque, c\u2019est la première prise de son.On l\u2019a faite une seule fois et c\u2019était ça.Tout était là.Elle n\u2019est pas parfaite, mais c\u2019est ça qui est beau », raconte Alexandre.Couchés sur des guitares plurielles, ses textes ciselés ont été polis en nature, dans le creux verdoyant de la forêt de Saint-Faus- tin\u2013Lac-Carré.Si on reconnaît tout de suite la griffe du créateur de chansons, on apprend aussi que cette nouvelle aventure musicale a été pétrie de premières.« Pour la première fois, j\u2019ai osé manier la six cordes électrique, moi qui joue sur de la guitare acoustique depuis l\u2019âge de huit ans.C\u2019est aussi le premier album qui émane de la maison de disque que j\u2019ai créé, Bleu Cardinal.C\u2019est enfin le premier que je réalise en entier, sans m\u2019adjoindre un bras droit », dit-il en insistant quand même sur l\u2019importance de l\u2019équipe qui gravite autour de lui.LA FORCE DE L\u2019ÉQUIPE « Je suis entouré des mêmes personnes depuis de nombreuses années.Ça fait toute la différence de pouvoir compter sur des gens de confiance.Personne ne se rend au sommet tout seul.Les musiciens qui m\u2019accompagnent deviennent comme une deuxième famille. » Des « frères » de route avec lesquels il a pris le chemin du bois, KARINE TREMBLAY karine.tremblay@latribune.qc.ca \u2014 PHOTO SPECTRE MÉDIA, JESSICA GARNEAU NATURE HUMAINE ALEXANDRE LE GRAND laTribune SAMEDI 2 NOVEMBRE 2019 M5 pour mettre le disque sur rails.Une première, là encore.« On a fait les choses autrement, en se retrouvant dans un studio en nature où, pendant une semaine, on a travaillé sans préproduction.Il s\u2019est passé quelque chose d\u2019assez formidable, une espèce de magie qu\u2019on ne s\u2019explique pas : au terme de la semaine, l\u2019album était bouclé et terminé. » Le lancement du gravé aura lieu le 7 novembre prochain au Lion d\u2019or de Montréal, dans le cadre du Coup de cœur francophone.L\u2019album, lui, sera disponible dès vendredi.« Je suis encore à voir comment je vais faire vivre tout ça sur scène.J\u2019aime imbriquer les chansons aux histoires que je raconte.Je vais travailler là-dessus après les Fêtes », dit-il à propos de la tournée de spectacles qu\u2019il amorcera au Québec en 2020.La France, qui lui a déjà ouvert grand les bras dans le passé, devra patienter.C\u2019est que l\u2019arrivée d\u2019une petite Émilou dans sa vie, il y a cinq ans, a joliment bousculé la boussole intérieure d\u2019Alexandre Poulin.« Devenir papa, ça change tout, ça modifie l\u2019axe autour duquel notre existence s\u2019arrime.On ne devient pas quelqu\u2019un d\u2019autre, mais on est bonifié par ce nouveau rôle.Ça fait en sorte que j\u2019aborde le métier autrement.Je ne veux plus partir pendant des semaines à l\u2019étranger comme je l\u2019ai déjà fait, je n\u2019ai pas cette soif démesurée de manger le globe avec mes chansons.La seule chose qui m\u2019attriste, c\u2019est que j\u2019ai en Europe un public qui m\u2019a suivi et à la rencontre duquel je ne vais pas, pour l\u2019instant du moins.Mais je ne peux pas faire autrement.Je suis profondément ambitieux : j\u2019ai envie de réussir ma vie professionnelle, oui, mais j\u2019ai surtout à cœur de réussir ma vie de famille avec ma fille et ma blonde.Le succès n\u2019existe pas sans ça. » NOTRE VIDÉO DISPONIBLE DANS et sur latribune.ca La mauvaise éducation « J\u2019ai été prof de français, alors ce n\u2019est surtout pas une salve contre les enseignants, dont j\u2019admire profondément le boulot.C\u2019est plutôt une réflexion sur ce que pourrait être l\u2019école si on repensait le système dans lequel elle s\u2019ancre, de façon à former de grands humains plutôt que de viser en faire de grands travailleurs.En signant L\u2019écrivain, j\u2019ai gardé un pied dans les écoles parce que c\u2019est une chanson qui est étudiée et chantée dans les concerts de fin d\u2019année.Je continue de recevoir beaucoup de témoignages de profs et ça me frappe à quel point ils sont nombreux à faire beaucoup plus que de l\u2019instruction.J\u2019ai été porte- parole pour la Coalition sherbrookoise des travailleurs de rue pendant deux ans et j\u2019ai compris que tous ceux qui sont dans la rue ont quelque chose en commun : ils ont décroché de bonne heure.Après ça, j\u2019ai été porte-parole des Journées de la persévérance scolaire en Estrie.J\u2019ai réalisé que ceux qui décrochent ne sont pas des cancres, ils ont juste l\u2019impression que le système n\u2019est pas fait pour eux.Je me suis demandé comment pouvait renverser tout ça.En 50 ans, la société a fait un bond de géant et le système scolaire n\u2019a pas évolué au même rythme.Je comprends bien que l\u2019éducation, c\u2019est la job du parent à la base, mais la loterie de la famille n\u2019est pas égale pour tout le monde.Ce serait formidable si le système scolaire était un filet qui rattrape les écoliers au bond, qui les fait rayonner et leur donne envie de croire en eux.Beaucoup de profs font déjà beaucoup à ce chapitre-là.Mais imaginez si on repensait le système, on leur donnerait encore davantage l\u2019opportunité de changer des vies.Parce que oui, l\u2019école peut faire ça, changer des trajectoires. » Le plus grand des assassins « J\u2019ai mis sept ans à l\u2019écrire.Entre la version que j\u2019avais amorcée au départ et celle que je chante maintenant, il y a un monde.Je l\u2019ai tellement remaniée, je crois que seulement deux phrases ont survécu d\u2019une version à une autre.Il y est question du temps qui passe, un thème récurrent dans mes albums.Je pense que je vais toujours avoir quelque chose à dire là-dessus parce que ça m\u2019habite profondément.Et c\u2019est correct : après avoir lu la biographie de Leonard Cohen cet été, j\u2019ai réalisé qu\u2019il peut y avoir des récurrences dans l\u2019œuvre d\u2019un artiste sans que celui-ci se répète pour autant. » Contrebande « C\u2019est la chanson qu\u2019on a choisie pour le premier vidéoclip du disque.Les paroles semblent un peu sombres lorsqu\u2019on les lit, mais lorsqu\u2019on les entend jumelées à la mélodie plutôt uptempo, elles prennent un autre sens.Il y a de la lumière, de l\u2019espoir, tout ça. » KARINE TREMBLAY Vous voulez y aller?Nature humaine Alexandre Poulin Vieux Clocher de Magog 11 avril 2020, 20 h 30 Entrée : 40 $ ALEXANDRE POULIN Nature humaine FOLK FRANCOPHONE Bleu Cardinal Disque disponible le 8 novembre TROIS CHANSONS SOUS LA LOUPE P H O T O S P E C T R E M É D I A , J E S S I C A G A R N E A U SAMEDI 2 NOVEMBRE 2019 laTribune M6 DANSE MÉLANIE NOËL melanie.noel@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Un an après avoir terminé son diplôme en danse au Cégep de Drummondville, Virginie Brunelle fondait en 2009 sa compagnie.Depuis, elle fait danser des corps qui émeuvent.Ses pièces font l\u2019objet de tournées internationales, circulant autant en Europe qu\u2019au Canada.Après être venue présenter à Sherbrooke À la douleur que j\u2019ai en 2017 et Beating, créée pour la compagnie Gauthier Dance Theaterhaus Stuttgart, l\u2019an dernier, elle sera de retour au Centre culturel de l\u2019UdeS mardi soir pour présenter sa nouvelle création, Les corps avalés.Q Que tentez-vous d\u2019exprimer, de dénoncer, de faire ressentir aux spectateurs par vos chorégraphies et plus précisément avec Les corps avalés?R Dans ma démarche, j\u2019aime créer un pont avec le spectateur alors j\u2019aime bien transmettre des impressions, des émotions, souvent en passant par des thématiques universelles comme les relations, l\u2019amour, la quête identitaire.Je me suis grandement inspirée de mes propres observations sur nous, la société, nos agissements.C\u2019est donc le reflet d\u2019une société affligée, qui est peut-être la nôtre.Ce qui en ressort, ce sont des hommes et des femmes qui sont pleins d\u2019engagements et profondément chargés d\u2019un sentiment d\u2019urgence.Un sentiment qui les pousse à s\u2019unir et se rassembler.Le travail de groupe a donc pris beaucoup plus d\u2019importance dans cette pièce si on la compare aux anciennes.On ressent une forme de désespoir, une fureur, une rage qui animent les interprètes dans une passion, une frénésie, et parfois dans la démesure.Les corps avalés, c\u2019est une traversée à travers un maelstrom de vie et de mort.Il y a beaucoup d\u2019oppositions et de contrastes, de dynamisme.Pour bien sentir ce chaos sociopoli- tique, on va dans les opposés.L\u2019espoir traverse les sentiments plus sombres.Ce qui nous amène vers des rapprochements plus doux, tendres, intimes.Les protagonistes y trouvent un certain sens à la vie, un certain réconfort. Q Vous êtes arrivée à la danse en LES CORPS AVALÉS, DE VIRGINIE BRUNELLE Contrastes en mouvements \u2014 PHOTO RAPHAËL OUELLET 0001131 0020498 BILLETTERIE: THEATREGRANADA.COM 819-565-5656 BERNARD ADAMUS SAMEDI 9 NOVEMBRE ROMAN ZAVADA Résonances Boréales VENDREDI 8 NOVEMBRE www.pavillondesarts.qc.ca 819 849-6371 116, rue Wellington, Coaticook noZen 3 nov Au pays des vents 17 nov Casse-Noisette 8 déc Caroline Savoie 24 janvier laTribune SAMEDI 2 NOVEMBRE 2019 M7 DANSE passant par la musique et plus précisément le violon.Lorsque vous composez une chorégraphie, l\u2019inspiration vient-elle de la musique?Comment faites- vous vos choix de pièces?R Je suis très inspirée par la musique.Dans cette pièce, je collabore avec le Quatuor Molinari qui sera sur scène avec les sept danseurs.C\u2019est la première fois que la musique est jouée en direct dans un de mes spectacles et je crois que désormais, je ne pourrai plus faire autrement.Je commence toujours mes créations en faisant des recherches musicales.J\u2019ai en tête les thématiques dont je souhaite parler et celles-ci se dessinent tranquillement à l\u2019écoute musicale.C\u2019est souvent par la musique que je vois les tableaux prendre forme, que j\u2019imagine quel dynamisme et quelle intention vont ressortir dans chacun des tableaux.Quand je suis allée voir le Quatuor Molinari avant de commencer la collaboration, j\u2019ai eu les yeux pleins d\u2019eau en moins de deux minutes.J\u2019étais émue de retrouver le violon.Cet instrument est vraiment ancré en moi.Les danseurs me disent aussi que les cordes leur permettent de renouveler l\u2019émotion sur scène.Q Quel est le parallèle entre les instruments d\u2019un orchestre qui doivent s\u2019harmoniser et les corps des danseurs qui doivent se synchroniser dans une chorégraphie?R Ayant fait une dizaine d\u2019années de violon, j\u2019ai acquis une certaine musicalité.Je m\u2019aperçois que c\u2019est une de mes forces, la musicalité dans le phrasé chorégraphique.Ma composition physique se dessine comme une partition musicale avec les courbes et les annotations qu\u2019on peut y trouver comme les crescendos, les staccatos, les suspensions.Ces annotations font en sorte qu\u2019une pièce musicale passe de fade à très émotive.Je travaille de la même façon avec les corps et la danse.C\u2019est comme une partition musicale interprétée par des corps humains qui arrivent avec leur charge émotive et leur vécu. Q On dit de vous que vous êtes une chorégraphe alchimiste.Qu\u2019est-ce que ça signifie?R Dans mon processus créatif, je garde en tête à qui ça s\u2019adresse.Je ne veux pas que la danse soit un art élitiste.Je me lance le défi de rendre la danse contemporaine accessible et pour le faire, je tente de trouver des images symboliques, intelligibles et assez fortes pour la rendre un peu moins abstraite.Ça reste des corps dans l\u2019espace, mais en travaillant les dynamiques et les images qui parlent d\u2019elles-mêmes et qui évoquent quelque chose de théâtral, j\u2019ai l\u2019impression, et on me le dit, que j\u2019arrive à aller chercher de nouveaux spectateurs qui ont envie de découvrir davantage la danse.Je choisis aussi la musique pour qu\u2019elle ait certains référents dans notre mémoire collective, je travaille souvent avec des pièces iconiques.Vous voulez y aller?Les corps avalés Chorégraphie de Virginie Brunelle Centre culturel de l\u2019Université de Sherbrooke Mardi 5 novembre, 20 h Entrée : 45 $ Virginie Brunelle \u2014 PHOTO ANNE-MARIE BARIBEAU 0014142 0014356 819 820-1000 CENTRECULTUREL.CA DANSE S é r i e 19 20 ANIMATION AVANT SPECTACLE avec Sylvain Dodier dès 19 h 15 COMPAGNIE VIRGINIE BRUNELLE LES CORPS AVALÉS 5 NOVEMBRE 2019 Centreculturel.ca 819 820-1000 MICHEL BOUJENAH 14 NOV GUYLAINE TANGUAY 13 NOV 22 NOVEMBRE GREGORY CHARLES MEHDI BOUSAIDAN 6 NOV ISABELLE BOULAY 8 NOV KNOCK OU LE TRIOMPHE DE LAMÉDECINE 12 NOV LUC LANGEVIN 15 NOV SAMEDI 2 NOVEMBRE 2019 laTribune M8 HUMOUR ANICÉE LEJEUNE Le Droit OTTAWA \u2014 Bien qu\u2019il ait déjà participé, à plusieurs reprises, au festival Juste pour rire et au ComédieHa!, l\u2019humoriste français Michel Boujenah s\u2019offre une toute première tournée en solo au Québec pour présenter Ma vie encore plus rêvée.Révélé au grand public en 1983 dans le film Trois hommes et un couffin, Michel Boujenah est ce qu\u2019on pourrait qualifier d\u2019accroc au travail.Il ne peut s\u2019empêcher de se promener, depuis 40 ans, entre l\u2019humour, le théâtre et le cinéma.Le Droit lui a parlé quelques heures avant qu\u2019il monte sur les planches pour donner le coup d\u2019envoi de sa tournée de 15 représentations.Q Pourquoi avoir attendu aussi longtemps pour faire une tournée en solo au Québec?R J\u2019ai une vie remplie! Je fais tellement de choses, j\u2019ai tellement d\u2019activités en même temps, je m\u2019occupe du Festival de Ramatuelle [un festival de spectacle vivant, dont il assure la direction artistique depuis 2007, NDLR], j\u2019écris mon quatrième film, je joue au théâtre, je fais aussi mes spectacles.C\u2019est terrible, mais j\u2019ai aussi un côté casanier.Q Votre histoire d\u2019amour avec le Québec ne date pas d\u2019hier.D\u2019où vient cet attachement?R J\u2019ai toujours aimé venir ici.Il y a une phrase qui me bouleverse c\u2019est : \u201cJe me souviens\u201d.Les Québécois sont accrochés avec force et détermination à leur histoire, c\u2019est magnifique.Il y a un côté Astérix et Obélix au Québec; le village qui résiste aux Anglo-saxons.Q Ma vie encore plus rêvée, c\u2019est la suite de Ma vie rêvée?R Absolument.Mon écriture est vivante, elle n\u2019est pas fixe.J\u2019avance, je transforme, je me laisse aller dans mes délires.Dans mes interventions au premier degré, j\u2019ai rajouté des choses au fur et à mesure.Quand j\u2019ai écrit ce spectacle, les attentats en France n\u2019avaient pas eu lieu.Ça m\u2019a beaucoup affecté.Toute la fin est différente, même ma manière de parler aux gens a changé.Les personnages aussi ont évolué, comme s\u2019ils étaient indépendants et qu\u2019ils avaient leur propre vie, et qu\u2019avec le temps eux aussi avaient changé.Q Pensez-vous que l\u2019on peut encore rire de tout?R Les gens disent qu\u2019on ne peut plus rire de tout, mais je pense qu\u2019on peut et qu\u2019on doit rire de tout, c\u2019est indispensable.Mais on ne peut pas rire n\u2019importe comment.Pierre Desproges [un humoriste français des années 1970-1980, NDLR] disait : \u201cPas avec n\u2019importe qui.\u201d Moi, je dis : pas n\u2019importe comment, surtout en ce moment.Mais on a tous besoin de trouver des choses qui nous permettent de prendre du recul et de tourner nos peurs en dérision.Q Qu\u2019abordez-vous dans Ma vie encore plus rêvée?R C\u2019est une autobiographie imaginaire.Dans ma vie de tous les jours, j\u2019adore aller à la pêche.Mais je suis le plus mauvais pêcheur de l\u2019histoire.Dès que je sors avec le bateau, les poissons ont un fou rire.Dans le spectacle, je raconte que lorsque je mets ma canne à pêche dans l\u2019eau, tous les poissons me supplient de les pêcher.Q Donc, vous vous inventez une vie ?R Complètement ! Mais dans cette invention, je parle de la vraie vie, de ce que je ressens.Je pense qu\u2019il faut rêver sa vie.Il y a une phrase que je déteste qui dit : \u201cCelui-là ne l\u2019écoute pas, c\u2019est un rêveur.\u201d Non ! Écoute- le, parce que c\u2019est un rêveur.Q Vous avez présenté ce spectacle en Europe.Est-ce le même que vous proposez au Québec ?R Oui, bien sûr.Ce serait considérer que les Québécois ne sont pas pareils aux Français, c\u2019est idiot.Et, je pense que si les gens aiment mon travail, c\u2019est parce que je suis moi- même, et non pas parce que j\u2019essaie de leur ressembler ou que je parle d\u2019eux.Q Quels sont vos humoristes québécois préférés ?R Jean-Michel Anctil, Michel Barrette, ce sont mes deux grands copains.Louis-José Houde, j\u2019aime beaucoup ce qu\u2019il fait.Il a une belle énergie, il est drôle.Martin Matte aussi\u2026 Il y en a un paquet.Q Vous êtes venu l\u2019an dernier en repérage pour un film avec Michel Barrette.Où en est ce projet?R J\u2019ai toujours un projet de film avec Michel Barrette! J \u2019aurai toute ma vie un projet de film avec Michel Barrette! (Rires) Ça avance, doucement.J\u2019ai eu une réunion avec des producteurs québécois à Paris.Je vais les revoir à Montréal.C\u2019est une comédie tendre sur deux pères célibataires protecteurs et envahissants, Michel Barrette et moi.C\u2019est très amusant à faire, mais ce n\u2019est pas que drôle, ça évoque l\u2019amour délirant de deux pères pour leur fille.J\u2019ai aussi d\u2019autres projets avec l\u2019équipe de Comé- dieHa!, dont un, pour la télévision, dans le genre d\u2019Un gars, une fille, mais avec pour thème les premières rencontres.Q Avez-vous un prochain spectacle dans les cartons?R Oui, ça devrait sortir d\u2019ici un an.Cette fois-ci, c\u2019est une femme de 150 ans qui aborde des sujets de société.Ça m\u2019amuse beaucoup de raconter le monde à travers son regard.Évidemment cette femme, c\u2019est moi.J\u2019ai 150 ans ! Q Vous aurez 67 ans dans quelques jours, la retraite, vous y pensez parfois?R Alors maintenant, je vais raccrocher (rires).Je travaillerais toute ma vie, mais j\u2019ai envie de passer plus de temps avec mes enfants et de continuer d\u2019essayer d\u2019attraper un poisson.Peut-être qu\u2019un jour, il y en un qui va se sacrifier.(Rires) MICHEL BOUJENAH «?Il faut rêver sa vie?» «?Le seul endroit au monde où il y a une école du rire, c\u2019est au Québec.C\u2019est fou?! Ici, les gens ont compris que l\u2019humour c\u2019est très important.Ça devrait exister partout?!?» \u2014 Michel Boujenah, humoriste Vous voulez y aller?Ma vie encore plus rêvée Michel Boujenah Centre culturel de l\u2019Université de Sherbrooke Jeudi 14 novembre, 20?h Entrée : 55 $ \u2014 PHOTO FOURNIE laTribune SAMEDI 2 NOVEMBRE 2019 M9 MUSIQUE RONALD MARTEL ronald.martel@latribune.qc.ca LAC-MÉGANTIC \u2014 Le guitariste canadien Harry Manx sera de passage à Lac-Mégantic le 7 novembre prochain pour présenter son spectacle Mysticssippi et interpréter les chansons de son dernier CD, Faith Lift.Arrivé au Canada en 1959, Harry Manx est né sur une île, celle de Man, dans la mer d\u2019Irlande, près de l\u2019Angleterre.Et aujourd\u2019hui, il demeure sur l\u2019île Saltspring, en Colombie-Britannique.Entre les deux îles, il a parcouru le monde pour poursuivre une carrière musicale marquée par de multiples influences.« J\u2019ai visité de nombreux pays, le Japon, le Brésil, l\u2019Europe.Impossible d\u2019en faire la liste.J\u2019ai habité 12 ans en Inde, dont cinq ans avec mon professeur pour apprendre la musique classique de l\u2019Inde, avec un cadre mélodique qu\u2019on appelle râga.Les pièces sont très longues et on peut les étudier longtemps.On peut mettre jusqu\u2019à six mois pour comprendre une seule chanson », confie M. Manx.On dit de lui qu\u2019il est le musicien qui a le mieux fait le lien entre la musique des deux mondes, l\u2019Est et l\u2019Ouest.« J\u2019aime beaucoup les deux styles de musique », admet- il.« J\u2019écris mes propres chansons.Ce sont souvent de courtes histoires, mais j\u2019aime bien la poésie.J\u2019ai étudié les poètes classiques, anciens. » INFLUENCES VARIÉES Il reconnaît que le jazz l\u2019a beaucoup influencé, comme plusieurs de ses compatriotes.Ce qui le caractérise aujourd\u2019hui, c\u2019est le blues, le folk et la musique classique indienne.« Les influences ne sont pas toujours conscientes.Mes chansons sont faciles à chanter, un peu comme les chansons soft jazz des années 1960, Georgia on my mind ou Summertime, par exemple, qui sont des chansons douces, faciles, que les gens écoutent pour se détendre.Le jazz qui a suivi ensuite, plus \u2018\u2018violent\u2019\u2019 , si on peut dire, ne plaît pas à tous. » Il écrit sur plusieurs thèmes.« La vie, la mort, l\u2019amour perdu, l\u2019amour trouvé, les rêves des gens.C\u2019est selon ce que je ressens, ce que je comprends des choses que je vis.Pour les paroles, j\u2019ai du plaisir à attendre l\u2019inspiration », dit celui qui aime bien revenir chez lui, sur son île de la Colombie-Britannique, en pleine nature.« Quand je voyage ailleurs, je foule plusieurs endroits où la vie est rapide, où tout le monde est très occupé.Là où je demeure, c\u2019est tranquille, j\u2019aime m\u2019y retrouver. » Il a toujours un CD en chantier : « À peine en ai-je terminé un que je songe déjà au suivant.J\u2019aime bien les sentiments que je peux insuffler à travers la musique, avec ce qu\u2019elle m\u2019inspire.La musique, c\u2019est un message, une atmosphère et des sentiments qui deviennent universels. » HARRY MANX Guitariste du monde, entre deux îles Le guitariste canadien Harry Manx sera de passage à Lac-Mégantic le 7 novembre.\u2014 PHOTO DOG MY CAT RECORDS / SIX MEDIA Vous voulez y aller?Mysticssippi Harry Manx Salle Montignac de Lac-Mégantic Jeudi, 7 novembre, 20 h Entrée : 36 $ (étudiants : 29 $) 0015496 0020219 64, rue Merry Nord, Magog 819 847-0470 \u2022 vieuxclocher.com LAURENT PAQUIN Samedi 2 novembre NICOLASPELLERINETLESGRANDSHURLEURS \u2022 Dimanche 29 décembre 2FRÈRES \u2022 Lundi 30 décembre JÉRÉMYDEMAY \u2022 Vendredi et samedi 3-4 janvier OLIVIERMARTINEAU \u2022 Vendredi et samedi 10-11 janvier KORINECÔTÉ \u2022 Vendredi 17 janvier MICHEL BARRETTE Samedi 23 novembre ALEXANDRE BARRETTE Vendredi et samedi 6-7 décembre PATRICK GROULX Vendredi et samedi 29-30 novembre MIKE WARD Vendredi et samedi 13-14 décembre VIRGINIE FORTIN Vendredi et samedi 15-16 novembre ALAIN-FRANÇOIS Samedi 28 décembre CE SOIR LES GRANDES CRUES Vendredi et samedi 20-21 décembre COMPLET SAMEDI 14 DÉCEMBRE Classique du divertissement aux couleurs du Petit Théâtre de Sherbrooke ET QUAND ON CRIE BINGO !, QU\u2019EST-CE QU\u2019ON GAGNE ?Une surprise musicale, une performance théâtrale, des livres, des histoires drôles, des billets de spectacles, sans oublier le GROS LOT ! Vendredi 15 novembre à 19h Centre des arts de la scène Jean-Besré 250, rue du Dépôt, Sherbrooke Billetterie 819.822.1313 petittheatre.qc.ca Un événement signé Artistes invités | Benoît Converset, Andréanne Deschênes, David-Emmanuel Jauniaux, Érika Tremblay-Roy et Ariane Coddens SAMEDI 2 NOVEMBRE 2019 laTribune M10 pour vos yeux et vos oreilles Exceptionnel ?Excellent ?Bon ?Passable ?À éviter?1/2 ROCK Colorado NEIL YOUNG & CRAZY HORSE REPRISE RECORS NEUVE MUSIQUE ?1/2 POP Once Upon a Mind JAMES BLUNT ATLANTIC ?1/2 ROMAN Manam RIMA ELKOURI BOREAL ?ROMAN Fécondes ANNE GENEST LEMEAC Palmarès des ventes \u203a FRANCOPHONE 1 Pour déjouer l\u2019ennui, Pierre Lapointe 2 Les antipodes, Les Cowboys fringants 3 Au pays de Nana Mouskouri, Laurence Jalbert 4 Grandeur mature, Émile Bilodeau 5 Je viens d\u2019ici, Kaïn 6 La mort des étoiles, Les soeurs Boulay 7 Inscape, Alexandra Streliski 8 Dany Bédar, Dany Bédar 9 Live au Pas perdus, Salebarbes 10 Pulsations, Angèle Dubeau et La Pietà \u203a NON FRANCOPHONE 1 Wave, Patrick Watson 2 Les irrésistibles version 2.0, Artistes variés 3 Walk The Sky, Alter Bridge 4 Chansons magiques, Artistes variés 5 Abbey Road, The Beatles 6 A Star Is Born (b.o.f.), Lady Gaga & Bradley Cooper 7 Les inoubliables, Artistes variés 8 III, Lumineers 9 Hollywood\u2019s Bleeding, Post Malone 10 A Pill For Loneliness, City and Colour Patrick Watson \u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE Les failles, Pomme Best Of \u2013 Monceaux d\u2019amour, Marc Lavoine Ébène, Simon Morin Court-circuit (microalbum), Zaza Finger Les 50 plus belles chansons (compilation), Guy Béart En studio avec Serge Gainsbourg (compilation), Serge Gainsbourg Eli Rose, Eli Rose A Blemish in the Great Light, Half Moon Run Soul City, Garou Hell Bent with Grace, Angel Forrest Live at the Royal Albert Hall, Loreena McKennitt 1952, Geoffroy New Ways, Leif Vollebekk 45, Anavae Live in Stereo, Bananarama Kinawuka, Michael Kinawuka Jeff Lynne\u2019s ELO \u2014 From Out of Nowhere, Jeff Lynne\u2019s Elo Travelin\u2019 Thru, 1967-1969 : The Bootleg Series vol.15, Bob Dylan Let It Bleed (édition 50e anniversaire), The Rolling Stones Forty : The Best of 1979-2019, Simple Minds Monster (édition deluxe 25e anniversaire), R.E.M.Three Chords and the Truth, Van Morrison Cunts, Cunts Live at the Sydney Opera House, Joe Bonamassa Wildcard, Miranda Lambert Imperfect Circle, Hootie & The Blowfish Play the Hits, The Mavericks True Love : A Celebration of Cole Porter, Harry Connick Junior Munich 2016, Keith Jarrett Schubert : Piano Sonata D.959 & Minuets, Arcadi Volodos Les meilleurs tounes, Cayouche Liste sujette à changements; certaines sorties ne sont que numériques.Garou \u2014 PHOTO ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE BONBON FOLK L\u2019increvable Neil Young nous revient avec un 39e album, et celui-ci vaut vraiment le détour.Colorado se veut un retour avec son groupe Crazy Horse, sept ans après le très indulgent Psychedelic Pill (qui porte bien son nom) et 50 ans après leur première collaboration (la fabuleux Everybody Knows This Is Nowhere).Le Canadien poursuit son militantisme environnemental, sur She Showed Me Love en particulier, mais de façon moins marquée que sur The Monsanto Years (2015).En fait, Colorado marque surtout un retour à un format plus classique de pièces folk rock et à une certaine vulnérabilité (Green is Blue, I Do).De magnifiques mélodies, parfois au piano (!), des harmonies vocales et de la précision dans le jeu conjoint permettent aux chansons de respirer.Bien sûr, on n\u2019y retrouve pas la folle énergie, et la distorsion qui vient avec, des classiques Rust Never Sleeps (1975) ou Ragged Glory (1990).Mais dans une carrière aux projets très inégaux, Colorado démontre que Neil Young n\u2019a pas encore déposé sa guitare.ÉRIC MOREAULT, LE SOLEIL PORTRAIT FÉMININ Avec Fécondes, l\u2019autrice Anne Genest livre ici un premier roman, après le recueil de nouvelles Les papillons boivent les larmes de la solitude, paru l\u2019an dernier.Dans ce court récit touchant et tout en délicatesse, à l\u2019écriture imagée et poétique, elle aborde de façon très sensible la féminité, la maternité, les liens du sang et les relations amoureuses, et tous les questionnements qui viennent avec.Le personnage d\u2019Anne, qu\u2019on présume son alter ego fictif, y raconte son histoire, alternant entre ses souvenirs d\u2019enfance avec sa jumelle et ses parents marginaux, narrés avec ses yeux d\u2019enfant, de très jolie façon, et son présent, sa rencontre avec P., son désir de procréer et l\u2019angoisse de la gestation.Entre force et fragilité, doutes et certitudes, solitude et plénitude, magie de l\u2019imaginaire et platitude du quotidien, elle offre un portrait juste, jamais manichéen, de la féminité et de la création comme manière d\u2019être au monde.LA PRESSE RACONTER LES RACINES Rima Elkouri démontre autant de courage que de sensibilité dans ce premier roman fort réussi.Son alter ego Léa est une institutrice qui cherche à connaître les tenants et aboutissants de la tragédie familiale, au décès de sa grand-mère adorée.À ce drame inimaginable s\u2019entremêleront tant d\u2019autres aux confins de ce que fut l\u2019Arménie avant le génocide de 1915-1916.Devoir de mémoire, Manam égrène au fil des pages un récit aussi captivant que bouleversant.Beaucoup de journalistes prennent la plume, pas toujours avec bonheur.Mais la rigueur historique de ce roman, sans jamais qu\u2019elle paraisse plaquée, donne autant de crédibilité que de perspective aux évènements funestes d\u2019il y a plus de 100 ans, en toile de fond.La chroniqueuse de La Presse a le sens de concision et de la formule qui atteint la cible.« Lorsque je regarde mes photos d\u2019Alep, j\u2019ai cette impression d\u2019avoir immortalisé une façade fissurée avant qu\u2019elle ne s\u2019écroule.Tous mes souvenirs sont aujourd\u2019hui éparpillés sous des cendres.Dans les ruines, à côté des cadavres, ils ont l\u2019air indécents. » ÉRIC MOREAULT, LE SOLEIL UN PARFUM DE RÉCHAUFFÉ Avec Once Upon a Mind, James Blunt retourne vers la formule qui a créé son succès dans les années 2000, tout en tentant de rester actuel.Mais quelques ingrédients manquent à la recette, et le résultat manque de saveur.En fait, ça sent un peu trop le réchauffé.Cela ne signifie pas que l\u2019écoute des 11 chansons est désagréable, loin de là.Il n\u2019y a rien à détester.Mais il n\u2019y a presque rien, non plus, à adorer.Quelques titres se démarquent : Monsters, Halfway\u2026 Sauf que le plus gros morceau de ce sixième opus ne fait souvent ni chaud ni froid.On sent dans les mélodies que le James Blunt de l\u2019album Some Kind of Trouble tente un retour.Le Britannique a pris la (bonne) décision de délaisser les tons électroniques de son précédent essai pour revenir vers les chansons douces tournées à la sauce populaire.S\u2019il n\u2019y a aucune complexité à la plupart des mélodies, les paroles, joliment composées, parviennent à rendre plus intéressantes certaines ballades.La voix du chanteur de 45 ans n\u2019a pas changé.Même lorsqu\u2019elle est moins juste, on sent que ce n\u2019est qu\u2019au profit de l\u2019émotion, qu\u2019elle ne cherche pas à être parfaitement contrôlée.On se sent (presque) mal de parler encore de Goodbye My Lover, You\u2019re Beautiful et 1973, mais James Blunt semble vraiment avoir atteint le pinacle de sa carrière à ses débuts, avec ses trois premiers albums.LA PRESSE laTribune SAMEDI 2 NOVEMBRE 2019 M11 Nous déménageons au Carrefour de l\u2019Estrie à côté du Allô mon coco GRANDE VENTE DE DÉMÉNAGEMENT TOUT DOIT PARTIR ! jusqu\u2019au 10 novembre Faites vite! 3071, boul.de Portland De 15% 60% à de rabais Prolongée 0018818 SAMEDI 2 NOVEMBRE 2019 laTribune M12 CINÉMA ÉRIC MOREAULT Le Soleil QUÉBEC \u2014 Certaines œuvres saisissent à merveille « l\u2019esprit du temps » (le fameux Zeitgeist).Dans le cas du nouveau long métrage de Sophie Deraspe, la chose s\u2019avère d\u2019autant plus remarquable qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une transposition contemporaine d\u2019une tragédie antique : Antigone (441 av.J.-C.) de Sophocle.Son œuvre incandescente a tout de suite suscité l\u2019adhésion, emportant le prix du meilleur film canadien au festival de Toronto (TIFF), en septembre, et étant désignée la semaine suivante pour représenter le Canada aux prochains Oscars.Robe fleurie, de longs cheveux bruns striés de blanc entourant un doux visage, la réalisatrice du Profil Amina (2015) amorce avec Le Soleil une journée d\u2019entrevues.Un brin fébrile, la femme de 46 ans a mesuré dès son arrivée au TIFF la profonde résonance d\u2019Antigone.« Il y avait une sorte de bourdonnement dans les couloirs. » Un peu réticente à l\u2019admettre, Sophie Deraspe savait, au fond d\u2019elle-même, que ce cinquième long métrage se distinguait des précédents.« Je mets mon cœur dans chaque film, mais peut-être que dans celui-là, il y avait une volonté de générosité par rapport aux émotions, aux dialogues.Je ne voulais plus être confinée dans l\u2019intériorité et l\u2019observation, j\u2019ai envie d\u2019ouvrir les valves », explique la cinéaste originaire de Rivière-du-Loup.Au départ, une entrevue entendue à propos de l\u2019histoire de Dany Vil- lanueva, abattu lors d\u2019une intervention de la police à Montréal-Nord en 2008, a fait remonter le souvenir d\u2019Antigone, lue dans sa jeune vingtaine.Sous sa plume, l\u2019adaptation très libre se déroule de nos jours dans la métropole.Antigone, sa sœur, ses deux frères et sa grand-mère s\u2019y sont réfugiés, il y a quelques années, après l\u2019assassinat de ses parents.Dans sa version, le frère aîné, Été- ocle, est victime d\u2019une bavure policière.Le cadet, Polynice, est arrêté lors du drame et menacé d\u2019expulsion.À 17 ans, Antigone, avec l\u2019absolutisme de la jeunesse et animée par une soif de justice sociale, va tout tenter pour l\u2019empêcher.Ce n\u2019est pas pour rien que le symbole puissant incarné par Antigone traverse le temps.« Toutes les époques ont leur forme de désobéissance de la part de gens qui jugent obéir à des devoirs moraux supérieurs aux lois écrites », avance Sophie Deraspe.L\u2019héroïne fait néanmoins exception dans l\u2019histoire de l\u2019art, perçoit- elle.« C\u2019est une jeune femme qui n\u2019a rien de ce qu\u2019on associe au pouvoir: l\u2019argent, un entourage influent ou une armée.Elle n\u2019a que son intégrité, sa dignité et son intelligence.Ça m\u2019a vraiment foudroyée. » Cette révolte contre l\u2019ordre établi \u2014 le système \u2014 fait-elle du long métrage une œuvre militante?« Quelque part, le cinéma est un véhicule d\u2019empathie formidable.En ce sens, est-ce que c\u2019est un film engagé puisqu\u2019on partage une empathie avec un personnage qui désobéit?Parce qu\u2019elle suit les lois de son cœur, supérieures à celles écrites par les hommes?Peut-être.Mais au départ, je ne me suis pas dit que je voulais faire une œuvre engagée.On dirait que ça en découle naturellement.Tout comme la question de l\u2019immigration.Dès qu\u2019on s\u2019intéresse aux gens, ce ne sont plus des statistiques.Il y a des humains derrière les histoires. » Pour la réalisatrice, la déportation qui menace la famille d\u2019Antigone s\u2019avère l\u2019équivalent de la mort dans une tragédie grecque.« Mes personnages ne meurent pas physiquement [sauf Étéocle], mais on leur retire leur droit d\u2019être dans ce pays, de vivre ici.Recevoir la citoyenneté, quand on n\u2019est pas né dans un pays, est immense. » Même si les personnages ont conservé les noms du texte original, ils ne sont pas Grecs.Antigone et ses proches proviennent du Maghreb.L\u2019idée ne s\u2019est pas imposée d\u2019emblée à l\u2019écriture.« Mais à un moment donné, au cinéma, il faut leur donner une réalité concrète.J\u2019ai cherché à former une famille maghrébine, tout en prenant plein de libertés.Parce que je ne voulais pas parler d\u2019un pays en particulier.Il y a plusieurs raisons qui expliquent que des gens ont migré.La plupart ont un attachement à leur pays d\u2019origine et y seraient restés. » « UN PETIT MANQUE » Pour tous ses films, sauf Les loups (2015), Sophie Deraspe a aussi coiffé sa casquette de directrice photo.Après celui-ci, « j\u2019avais comme un petit manque.Dès fois, en dirigeant les acteurs, je leur parle, c\u2019est comme une chorégraphie.Il y a quelque chose de très organique.J\u2019essaie de les saisir. » De toute évidence, elle y est arrivée.En particulier avec Nahéma Ricci, la convaincante interprète d\u2019Antigone.Sa présence magnétique contribue au décollage en puissance du long métrage.Moment de complicité entre la réalisatrice d\u2019Antigone, Sophie Deraspe, et l\u2019actrice Nahéma Ricci.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, YAN DOUBLET SOPHIE DERASPE LA JUSTE DÉSOBÉISSANCE D\u2019ANTIGONE 0019104 QUEL\u2019ESTRIE SELÈVE STEVE ROY 5h30 laTribune SAMEDI 2 NOVEMBRE 2019 M13 CINÉMA QUÉBEC \u2014 Ils étaient plus de 800 à avoir répondu à l\u2019appel de « casting sauvage » pour jouer dans Antigone \u2014 pas tous pour le rôle principal, bien sûr.N\u2019empêche.Nahéma Ricci avait l\u2019intime conviction qu\u2019elle interpréterait celui-ci dans le film de Sophie Deraspe.L\u2019actrice de 21 ans y livre, de fait, une vibrante incarnation qui lui vaudra, au très récent festival de Toronto (TIFF), une sélection à titre d\u2019une des quatre étoiles montantes canadiennes.Rencontre.L\u2019héroïne de Sophocle a une profonde résonance pour Nahéma Ricci.Deux fois, elle a joué la même scène de l\u2019adaptation de Jean Anouilh (1944), en troisième secondaire et au cégep.Difficile, dit la jeune femme, de se souvenir de ce qu\u2019Antigone représentait quand « j\u2019avais 15 ans ».Mais maintenant, « cette figure mythologique grandit avec moi.Je suis devenue tellement attachée au personnage.C\u2019est comme une forme extrêmement pure de moi-même.Il y avait presque une conversation entre nous.J\u2019ai appris d\u2019elle, mais j\u2019ai aussi offert, je crois, des choses au personnage. » Au sens propre et figuré.Dans une scène du film, Antigone doit se substituer à Polynice, son frère incarcéré.Pour lui ressembler, elle doit se couper les cheveux très courts \u2014 Nahéma Ricci aussi.« Ça ne me tentait pas.Jamais j\u2019aurais hésité à prendre le rôle pour ça, ajoute-t-elle.Tu apprends, comme actrice, à donner ton corps à une œuvre.Il y a quelque chose de super beau là-dedans. » N a h é m a R i c c i b a i s s e s e s superbes yeux verts dans son café, qu\u2019elle tient dans ses mains délicates.Le moment l\u2019a marquée.Parce qu\u2019il s\u2019est déroulé devant la caméra, la privant d\u2019un « rituel » intime.« Je l\u2019ai vécu dans sa vie à elle.Antigone sacrifie ses cheveux pour son frère.C\u2019était vraiment un choc et une expérience puissante.Tout le monde était silencieux [sur le plateau].« Quand je dis que ce moment m\u2019a été dérobé, c\u2019est que j\u2019avais un effort colossal de concentration à faire.J\u2019avais envie de m\u2019effondrer alors que je devais rester dans un état de jeu.Quand [Sophie Deraspe] a dit \u201ccoupé\u201d, mon corps s\u2019est affaissé et j\u2019ai pleuré. » La vocation d\u2019actrice s\u2019est imposée tôt chez celle qui est née à Montréal de parents immigrants d\u2019origine franco-tunisienne.Pourquoi?« Je crois que c\u2019est la possibilité d\u2019explorer d\u2019autres vies, d\u2019autres identités.Mon regard s\u2019ouvre vers les autres et c\u2019est aussi une manière d\u2019explorer ma propre identité. » Étudiante en théâtre au Cégep Saint-Laurent, elle décroche un petit rôle dans Ailleurs (2017), premier long métrage du réalisateur de Québec Samuel Matteau.Également formée en danse, l\u2019artiste a signé sa première pièce, Identikit , présenté au festival Fringe cet été.Mais sa carrière a vraiment pris un coup d\u2019accélérateur prodigieux avec la projection d\u2019Antigone au TIFF.Nahéma Ricci savoure chaque moment, avec des émotions contradictoires, qui oscillent entre l\u2019exaltation et le sentiment d\u2019imposture face à ce « privilège inouï ».« Je ressens beaucoup de choses différentes.Et pas la même chaque jour.« Quand je regarde ma performance dans Antigone, j\u2019évite d\u2019entrer dans l\u2019analyse et le jugement.Mais je vois que j\u2019étais dans quelque chose de tellement sincère.Je n\u2019étais tellement pas à réfléchir à ma carrière, plutôt à créer un film, à faire de l\u2019art et à interpréter Antigone le plus justement possible », souligne celle qui évite de se projeter dans l\u2019avenir.Sage décision, mais il risque fort d\u2019être radieux.Sans jouer au prophète, on voit difficilement comment Nahéma Ricci pourrait devenir une étoile filante\u2026 ÉRIC MOREAULT, LE SOLEIL NAHÉMA RICCI UNE ÉTOILE EST NÉE Sophie Deraspe souhaite que toute cette attention se traduise par une curiosité accrue à le découvrir en salle.« On fait des films pour les partager.S\u2019il rejoint les gens, ça me fera vraiment plaisir. » Antigone prend l\u2019affiche le 8 novembre.« Tu apprends, comme actrice, à donner ton corps à une œuvre.Il y a quelque chose de super beau là-dedans. » \u2014 Nahéma Ricci 0019032 Offres de location sur approbation du crédit des Services financiers Hyundai pour une Elantra GT Preferred 2019 manuelle neuve à un taux annuel de 0 %.Obligation totale de location de 11 444 $.156 paiements de 73 $ par semaine pour 36 mois sans obligation au terme du contrat de location.Comptant initial de 0$.Premier versement mensuel exigé.Cette offre ne peut être transférée ni cédée.Aucun échange de véhicule requis.Location basée sur un kilométrage annuel de 16 000 km, 12 ¢ par km additionnel.L\u2019offre de location comprend les frais de livraison et de destination de 1 710 $ et des frais de 115 $ (taxe de 15 $ sur les pneus et taxe de 100 $ sur le climatiseur).Frais d\u2019enregistrement, d\u2019assurance, RDPRM, droits d\u2019immatriculation, prélèvements et toutes les taxes applicables en sus.Offres de financement à l\u2019achat sur approbation du crédit des Services financiers Hyundai pour une Elantra GT Preferred 2019 manuelle à un taux annuel de 0 %.Coût d\u2019emprunt de 0 $, pour une obligation totale de 22 424 $.313 versements hebdomadaires de 72 $ pour 72 mois.Comptant initial requis de 0 $.Frais de 115 $ (taxe de 15 $ sur les pneus et taxe de 100 $ sur le climatiseur sur les modèles dotés d\u2019un climatiseur) et frais de livraison et de destination de 1 710 $ inclus.Frais d\u2019enregistrement, d\u2019assurance, du RDPRM (maximum 76 $) et taxes applicables en sus des offres de financement à l\u2019achat et payables au moment de la livraison.Le calcul des ajustements de prix se fait à partir du prix de base de chaque véhicule.Ajustements de prix de 4 000 $ / 4 000 $ / 4 000 $ disponibles à l\u2019achat au comptant seulement des modèles Tucson 2019 / Elantra Sport 2019 / Santa Fe 2019 neufs en stock.Chaque ajustement de prix est appliqué avant les taxes.Cette offre ne peut être combinée ou utilisée en conjonction avec toute autre offre disponible.Cette offre ne peut être transférée ni cédée.Aucun échange de véhicule requis.*Offres d\u2019une durée limitée pouvant être modifiées ou annulées sans avis préalable.Couleur du véhicule sous réserve de sa disponibilité.Les frais de livraison et de destination comprennent les frais de transport et de préparation et un réservoir plein de carburant.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Les stocks sont limités.Le concessionnaire pourrait devoir commander le véhicule.Cette offre ne peut être combinée ou utilisée en conjonction avec toute autre offre disponible.L\u2019offre ne peut être transférée ni cédée.Aucun échange de véhicule requis.Visitez www.hyundaicanada.com ou un concessionnaire pour tous les détails.MC/MDLes noms, logos, noms de produits, noms des caractéristiques, images et slogans Hyundai sont des marques de commerce appartenant à (ou utilisées sous licence par) Hyundai Auto Canada Corp.Toutes les autres marques sont la propriété de leurs détenteurs respectifs.Pour plus de détails et connaître les modalités et conditions, visitez hyundaicanada.com/optim-achat ou rendez-vous chez votre concessionnaire.\u2020\u2020La garantie globale limitée de Hyundai couvre la plupart des pièces du véhicule contre les défauts de fabrication, sous réserve du respect des conditions normales d\u2019utilisation et d\u2019entretien.Android AutoMC est compatible avec les téléphones Android qui fonctionnent avec le système d\u2019exploitation Android Lollipop ou une version plus récente.Il se peut qu\u2019Android Auto ne fonctionne pas avec certains appareils et qu\u2019il ne soit pas disponible dans certains pays et certaines régions.Des applications supplémentaires pourraient être requises.Visitez www.android.com pour plus de détails et connaître les limites.Android et Android Auto sont des marques de commerce de Google Inc.Apple CarPlayMC fonctionne avec les iPhone 5s, iPhone 5c, iPhone 5 et les modèles plus récents qui fonctionnent avec la plus récente version de iOS 7 et les versions ultérieures.Il se peut que Apple CarPlayMC ne fonctionne pas avec certains appareils et qu\u2019il ne soit pas disponible dans certains pays et certaines régions.Visitez www.apple.com pour de plus amples renseignements et connaître les limites applicables.Apple, Apple CarPlay et iPod sont des marques de commerce de Apple Inc.Lorsque le véhicule est stationné, le système d\u2019assistance de sortie sécuritaire peut alerter les occupants qui s\u2019apprêtent à descendre du véhicule qu\u2019un autre véhicule s\u2019approche.Lorsque le verrouillage de sécurité pour enfants est activé, ce système empêche l\u2019ouverture des portières arrière si le dispositif détecte qu\u2019un véhicule s\u2019approche de l\u2019arrière.Ce système pourrait ne pas détecter tous les véhicules et ne pas prévenir un accident.Ce système n\u2019est pas un substitut à une conduite attentive.Vérifiez toujours autour du véhicule avant de laisser les passagers en descendre.Consultez le manuel du propriétaire pour connaître les détails et les limites de ce système.**L\u2019évaluation de la qualité initiale est basée sur les modèles 2019.L\u2019évaluation de la fiabilité à long terme des véhicules de trois ans est basée sur les modèles 2016.Pour en savoir plus sur les prix J.D.Power, visitez jdpower.com/awards.2800,rue Sherbrooke 819 201-6883 OUVERTSAMEDI /sem.40$ LOCATION 60 MOIs ÉQUIPÉ AVEC Sièges avant chauffants | Téléphonie sans fil Bluetooth Commandes de la chaine audio et du système téléphonique montées au volant ELANTRA Essential 2020 1795$ comptant À PARTIR DE ÉQUIPÉ AVEC Caméra de recul | Sièges chauffants | Apple CarPlay et Android auto Climatiseur | Bluetooth | DERNIERS KONA 2019 LOUEZ LE 2.0L ESSENTIAL À PARTIR DE /sem.55$ 23024$ LOCATION 60 MOIs 2395$ comptant Prix au détail : 4000$ ÉQUIPÉ AVEC Caméra de recul | Sièges avant ventilés livrables Apple CarPlay et Android auto | Climatiseur | Bluetooth DERNIERS TUCSON 2019 DE RABAIs JUSQU'À OBTENEZ En ajustement de prix sur tous les Tucson 2019 Précommandezvotre véhiculeélectriqueetobtenezune remise exclusive de500$ Garantie globale limitée : 5 ans/100 000 km Garantie globale limitée : 5 ans/100 000 km KONA Utilitaire nord-américain de l\u2019année 2019TM Obtenez jusqu\u2019à en ajustements de prix?sur les modèles sélectionnés 4000$ 0% à la location* ou financement?sur les autres modèles sélectionnés 750$ + en crédit pour pneus d\u2019hiver sur les Elantra,Tucson,Santa Fe 2019^ et autresmodèles sélectionnés SAMEDI 2 NOVEMBRE 2019 laTribune M14 CINÉMA ÉRIC MOREAULT Le Soleil QUÉBEC \u2014 La trajectoire est connue : Roman a commencé la cocaïne pour faire la fête, puis a augmenté sa consommation au point de ne plus pouvoir s\u2019en passer.Sa dépendance, cachée à tous, risque de lui coûter cher lorsque les autorités la découvrent par accident : la perte de sa femme et ses filles adorées.Tiré d\u2019une histoire vraie, le premier long métrage assez réussi d\u2019Audrey Diwan se distingue surtout pour son déroulement dramatique inattendu\u2026 Car Mais vous êtes fous n\u2019est pas un énième film sur la descente aux enfers d\u2019un drogué.Du moins, pas dans le sens où on l\u2019entend.Roman (Pio Marmaï) étant chirurgien-dentiste, il a les moyens pour sa coke \u2014 même si sa consommation devient excessive \u2014 et accomplit ce qu\u2019on attend de lui au bureau et à la maison.L\u2019homme va chercher ses deux enfants à l\u2019école, leur fait à manger et les aide à se laver avant que Camille (Céline Sallette) rentre du boulot.Mais un soir, ça se passe mal : Bianca est transportée d\u2019urgence à l\u2019hôpital après une intoxication.Les examens révèlent une contamination à la cocaïne.La situation force Roman, torturé, à passer aux aveux auprès de sa femme incrédule \u2014 les deux acteurs s\u2019avèrent totalement crédibles, lui dans la honte et le regret, elle dans l\u2019incompréhension.Ce qui ne les empêchera pas de chercher furieusement l\u2019origine de cette contamination \u2014 stupéfiante (sans mauvais jeu de mots) et au cœur de leur quotidien.Mais la brigade des mineurs s\u2019en mêle et le duo perd la garde des enfants.Leur avocate conseille à Camille de se séparer si elle veut avoir une chance de les récupérer\u2026 Le couple peut-il résister à cet écartèlement entre leur amour et leurs responsabilités morales de parents ?À une confiance minée par la dissimulation ?À l\u2019ostracisme par les proches ?Ce qui aurait pu être un drame social fort banal prend alors des airs de suspense intimiste (qui aurait gagné d\u2019un peu plus d\u2019intensité malgré un montage parallèle très réussi à la fin).Le tout entremêlé de scènes romantiques absolument superbes rehaussées par le jeu physique des interprètes.MAIS VOUS ÊTES FOUS Une dépendance qui coûte cher MAIS VOUS ÊTES FOUS DRAME ?Réalisé par Audrey Diwan Avec Pio Marmaï et Céline Sallette ÉRIC MOREAULT Le Soleil QUÉBEC \u2014 Une manière de vivre risque d\u2019être le dernier long métrage de Micheline Lanctôt.Un film sans compromis, qui fait appel à l\u2019intelligence du spectateur est porté par des acteurs investis.Dommage que le récit ne s\u2019avère pas à la hauteur de ses aspirations.Le 10e long métrage de Micheline Lanctôt (Sonatine, Autrui) s\u2019ouvre sur une séquence percutante.Colette (Gabrielle Lazure) reçoit l\u2019appel de son mari juste avant qu\u2019il s\u2019envoie dans le décor avec sa voiture.Au salon funéraire, Gabrielle (Rose-Marie Perreault) vient présenter ses condoléances à sa mère, malgré leur animosité réciproque, pour ce beau-père qu\u2019elle détestait.La jeune femme rentre chez elle pour se gaver \u2014 de gros plans de ses mains et sa bouche mettent en évidence sa boulimie.Pendant ce temps, Joseph (Laurent Lucas) atterrit à Montréal.L\u2019universitaire belge vient participer à une rencontre sur Spinoza, dont il est spécialiste.Leurs trajectoires vont bientôt se percuter et aggraver leurs crises existentielles.Le premier acte d\u2019Une manière de vivre s\u2019avère laborieux.Il y a cette table ronde de philosophes qui discutent de Spinoza.La réalisatrice fait les efforts nécessaires pour éviter que l\u2019ensemble soit trop statique \u2014 et y parvient plutôt bien.Le propos demeure abstrait, mais ça va.Lanctôt cherche ici à répercuter les questionnements éthiques de Spinoza sur ce qui pousse les gens à poser certains actes et la relativité du bien et du mal afin de les transposer sur les agissements de Colette, Gabrielle et Joseph.RYTHME LENT Cette longue mise en place affecte le rythme, volontairement lent, d\u2019Une manière de vivre bien que la réalisatrice veuille ainsi aider le spectateur à cerner la personnalité des trois principaux protagonistes.Or, les stéréotypes véhiculés \u2014 l\u2019universitaire en panne de désir, la jeune nymphette à la dérive et la cinquantenaire qui culpabilise \u2014 agacent et empêchent le spectateur de s\u2019attacher à eux.Les choses s\u2019améliorent lorsque Joseph, déboussolé, s\u2019enfuit vers l\u2019Abitibi.La quête de celui-ci prend une tournure plus surréaliste et tragique.La provocante Gabrielle s\u2019enfonce dans la sordide vente de son corps pour sublimer son mal-être pendant que Colette trouve du réconfort dans l\u2019accompagnement des mourants d\u2019une maison de soins palliatifs.Fidèle à ses habitudes, Lanctôt s\u2019appuie sur une approche minima- liste et naturaliste ouverte à toutes les interprétations.Qu\u2019est-ce que Joseph cherche dans le Nord?Et Gabrielle dans la prostitution de luxe?La réalisatrice a choisi d\u2019intercaler de courts segments « biographiques » avec Spinoza, en costume d\u2019époque.Ce qui permet l\u2019insertion de réflexions pertinentes.Reste que le tout apparaît plaqué et, forcément, artificiel.En entrevue, Micheline Lanctôt confiait ne pas avoir eu les moyens nécessaires au film dont elle rêvait.Dommage.Une manière de vivre, qui se termine sur une note d\u2019espoir, ne figure pas dans ses meilleurs longs métrages.UNE MANIÈRE DE VIVRE Sans compromis UNE MANIÈRE DE VIVRE DRAME PSYCHOLOGIQUE ?Réalisé par Micheline Lanctôt Avec Laurent Lucas, Rose-Marie Perreault et Gabrielle Lazure Une manière de vivre est un film sans compromis porté par des acteurs investis.\u2014 PHOTO MAISON 4:3 0020109 Maintenant en salle laTribune SAMEDI 2 NOVEMBRE 2019 M15 CINÉMA Pour un premier essai, Audrey Diwan révèle de belles choses, notamment dans sa direction d\u2019acteurs (même avec les enfants), son utilisation judicieuse de la musique et ses plans bien cadrés.La conclusion de Mais vous êtes fous frappe néanmoins un écueil avec une fin ouverte boiteuse.Rien, toutefois, pour gâcher le long métrage qui traite, sans sensationnalisme et avec beaucoup de réalisme, d\u2019un drame ordinaire aux répercussions extraordinaires pour une famille unie et heureuse.Tiré d\u2019une histoire vraie, le premier long métrage assez réussi d\u2019Audrey Diwan se distingue surtout pour son déroulement dramatique inattendu.\u2014 PHOTO K-FILMS AMÉRIQUE ÉRIC MOREAULT Le Soleil QUÉBEC \u2014 Lors de la présentation de Parasite (Gisaenhchung) à Cannes, j\u2019avais écrit que s\u2019il y avait un film sud-coréen auquel les Québécois peuvent s\u2019identifier, c\u2019est bien celui-là.Parce que le brillant long métrage de Bong Joon-ho met en scène une famille de bougons.Une boutade qui s\u2019avère toutefois réductrice pour cette Palme d\u2019or méritée.Une œuvre forte, souvent, dérange.Ce peut être, comme ici, la rupture de ton.Ou bien, simplement, le propos dont la résonance va pour certains déclencher une réaction épidermique comme Parasite a su le faire.À la différence des Bougon de notre télé québécoise, la famille de Kim Ki-taek (Song Kang-Ho) n\u2019est pas au chômage par choix.Le patriarche, sa femme Chung -sook (Jang Hye-jin), leur fils Ki-woo (Choi Woo-sik) et leur fille Ki -jung (Park So-dam) s\u2019entassent dans un demi-sous-sol et vivotent en assemblant des boîtes de pizza pour une chaîne de restauration rapide.Les choses vont changer lorsque l\u2019aîné se fait offrir par un ami de donner des cours d\u2019anglais à sa copine pendant son absence.Avec un faux diplôme sous le bras, « Kevin » s\u2019introduit chez les Park \u2014 des nouveaux riches aussi névrosés que ridicules.Le jeune homme va se débrouiller pour y faire embaucher sa sœur, comme professeur de dessin pour le garçon des Park, puis ses parents en piégeant le chauffeur et la gouvernante.Profitant des absences de leur employeur, les Kim vont vivre la vie de château jusqu\u2019à ce que les squatteurs découvrent un bunker sous la maison.Ils mettront en branle un engrenage qui n\u2019épargnera personne.À l\u2019instar d\u2019Une histoire de famille, Palme d\u2019or 2018 pour Hirokazu Kore-eda qui navigue dans les mêmes eaux, Parasite débute sur le ton léger de la comédie, avec rythme et mordant.Peu à peu, les choses s\u2019enveniment et prennent une tournure dramatique, pour ne pas dire horrifique.Avec une finale à fendre le cœur, malgré qu\u2019elle soit un peu tirée par les cheveux.Le réalisateur du Transperceneige (2013) illustre avec sa virtuosité coutumière (et son lot de plans inusités) l\u2019écart grandissant entre riches et pauvres.Sous le couvert d\u2019un récit domestique, Parasite, dans la violence même du titre, dénonce implicitement les inégalités sociales, la précarisation des emplois, l\u2019exploitation des uns par les autres et le tumulte qui finit par en découler.Inutile de trop en révéler : il s\u2019agit du genre de long métrage, en apparence simple, dont on découvre les rouages avec exaltation.Bong Joon-ho construit son récit, drôle et implacable, l\u2019assoyant sur de solides fondations.Une fois à l\u2019intérieur, impossible pour le spectateur de s\u2019enfuir : il est totalement captif de la destinée parallèle des Kim et des Park.Bong Joon-ho ne fait pas toujours dans la dentelle.Mais le sujet l\u2019imposait.Parasite est assurément l\u2019une des plus puissantes œuvres de 2019.PARASITE Brillant et implacable PARASITE COMÉDIE DRAMATIQUE ?Réalisé par Bong Joon-ho Avec Song Kang-Ho, Jang Hye-jin, Choi Woo-sik et Park So-dam Parasite est l\u2019une des plus puissantes œuvres de 2019.\u2014 PHOTO MK 2 - MILE END 0014482 0019795 « MICHELINE LANCTÔT SOULÈVE DE GRANDES QUESTIONS DANS UNE MANIÈRE DE VIVRE.» \u2013 JOURNAL MÉTRO UneManiereDeVivreLeFilm UN FILM DE MICHELINE LANCTÔT LA MAISON DU CINÉMA CINÉMA PRÉSENTEMENT À L\u2019AFFICHE SAMEDI 2 NOVEMBRE 2019 laTribune M16 CINÉMA ÉRIC MOREAULT Le Soleil QUÉBEC \u2014 Ils sont beaux, jeunes, amoureux fous et (presque) totalement libres.Évidemment, le bonheur de ces Jouliks (voyous en russe) dérange.Surtout dans le Québec rural du milieu des années 1970.Ça finira mal \u2014 mais ça, on le sait dès le départ dans ce drame brillant et touchant signé avec beaucoup d\u2019aplomb par Mari- loup Wolfe.Son deuxième long métrage, après Les pieds dans le vide (2009), débute avec l\u2019arrivée d\u2019une ambulance.Un policier retire les corps de Véra (Jeanne Roux-Côté) et de Zak (Victor Andrés Trelles-Turgeon) du caveau où ils se sont noyés.La caméra recule et s\u2019élève, révélant Yalla (Lilou Roy-Lanouette) qui court loin du malheur.Un long retour en arrière permettra à l\u2019enfant de sept ans de narrer la passion dévorante de ses parents.Le couple élève et éduque sa fille en marge des convenances et des idées reçues.Peu à peu, le voile se lève sur cette vie qui s\u2019écoule au rythme de la pluie et des saisons pour en révéler les tremblements liés au choc des cultures \u2014 il est Rom, elle est Québécoise \u2014, choc qui sert de moteur narratif.Le spectateur va aussi constater que l\u2019orage s\u2019approche, sous la forme des parents de Véra (Christiane Pasquier et Michel Mongeau), qui a violemment rejeté sa mère à 16 ans.Leur arrivée va ébranler la dynamique familiale.Jouliks explore également les contradictions inhérentes au désir de liberté, presque absolu, qui anime les personnages \u2014 et qui vient avec un coût.VISION CLAIRE Les passages de Mariloup Wolfe comme réalisatrice de séries télévisées ont donné des dividendes.La cinéaste propose une vision claire et bien orchestrée du drame.Pas besoin de mouvements vertigineux, mais une caméra attentive, avec juste assez de mobilité traduisant bien le point de vue de Yalla sur les évènements.La réalisatrice a eu la chance de pouvoir compter sur un magnifique scénario.Marie-Christine Lê-Huu a adapté sa pièce, qui donne une belle place aux dialogues poétiques et finement ciselés, en conservant le point de vue de la petite sur l\u2019amour fou de ses parents.Il y a du Ducharme dans cet angle des fantasmagories de l\u2019enfance, ainsi qu\u2019une forte exploration des dynamiques familiales, à la fois universelles et profondément québécoises, qui rappellent les pièces de Michel Tremblay et de Michel Marc Bouchard.Du matériel de premier ordre dont Wolfe a su garder la puissance évocatrice, mais aussi la subtilité émotive.Certaines scènes sont à fendre le cœur (dont le regard à la caméra de Yalla, à la 400 coups de Truffaut).Il faut d\u2019ailleurs souligner, à ce propos, la qualité d\u2019interprétation de toute la distribution.À commencer par Lilou Roy-Lanouette, d\u2019un naturel confondant en petite sauvageonne avec de l\u2019attitude.Ensuite, Jeanne Roux-Côté et Victor Andrés Trelles-Turgeon, magnifiques en amoureux fous : beaucoup de sensualité, d\u2019animalité et de force de caractère.On y croit.Les scènes où le spectateur voit Zak à Toronto sont superflues, même si elles sortent des murs de la maison (ce n\u2019est pas un huis clos, mais on sent les efforts pour donner de l\u2019air).Jouliks s\u2019avère une belle réussite.Au-delà du récit poignant et tragique, il explore avec beaucoup d\u2019à propos des thèmes importants (liberté, passion, éducation, cadre social et familial\u2026) et, surtout, les déterminismes de l\u2019enfance sur notre vie d\u2019adulte.JOULIKS L\u2019amour au temps de la liberté JOULIKS DRAME ?1/2 Réalisé par Mariloup Wolfe Avec Lilou Roy-Lanouette, Jeanne Roux-Côté et Victor Andrés Trelles-Turgeon Jouliks s\u2019avère une belle réussite.Au-delà du récit poignant et tragique, il explore avec beaucoup d\u2019à propos des thèmes importants et, surtout, les déterminismes de l\u2019enfance sur notre vie d\u2019adulte.\u2014 PHOTO TÉLÉFICTION DISTRIBUTION 0020011 0020235 LaTribune est un pilier de l\u2019information régionale.Elle contribue au rayonnement et au développement de l\u2019Estrie en plus d\u2019être au cœur de la vie des gens d\u2019ici.Bravo et merci pour votre excellent travail au quotidien.-Catherine Melillo, IDEA communications inc.#latribunecontinue Merci de votre appui Vous avez aussi votre mot à dire! Samedi 9 novembre de 10 h à 16 h 419, rue Papineau, Sherbrooke Ambiance de Noël et plusieurs créations de Manon Roy peintes à la main.Événement Noël! Bienvenue à tous! laTribune SAMEDI 2 NOVEMBRE 2019 M17 CINÉMA MARC-ANDRÉ LUSSIER La Presse ROUYN-NORANDA \u2014 Jean-Marc Vallée a l\u2019allure d\u2019un gars bien reposé.Depuis une dizaine de mois, il s\u2019efforce de ne rien faire.Et il y parvient, même si des choses ici et là l\u2019obligent à penser au boulot.« Ce n\u2019est pas facile de décrocher, mais je l\u2019ai fait, confie-t-il.Pendant tout ce temps, je suis resté chez moi, je me suis occupé de ma maison, j\u2019ai vu mes amis, ma famille, bref, j\u2019ai vraiment pu \u201crecharger mes batteries\u201d.Ce temps de réflexion m\u2019a aussi permis d\u2019affirmer cette volonté : je ne veux pas revenir avec la pédale dans le tapis.À 56 ans, je vise un meilleur équilibre, mais dans le métier que j\u2019exerce, c\u2019est loin d\u2019être acquis parce qu\u2019il est facile d\u2019en mettre toujours plus.Plus jamais je n\u2019enchaînerai deux grosses séries comme Big Little Lies et Sharp Objects.Plus jamais. » Ces deux séries, diffusées par la chaîne HBO, ont consolidé la réputation \u2014 déjà très grande \u2014 acquise par le cinéaste québécois à Hollywood grâce à ses films Dallas Buyers Club (2013) et Wild (2014).Comme Denis Villeneuve, Jean-Marc Vallée fait aujourd\u2019hui partie de la courte liste des cinéastes auxquels on rêve pour mener à bon port les projets les plus prestigieux.CONTROVERSE INATTENDUE L\u2019été dernier, le réalisateur de C.R.A.Z.Y.(2005) a cependant été au cœur d\u2019une controverse inattendue.Un article publié par le site spécialisé Indiewire affirmait qu\u2019Andrea Arnold, choisie pour réaliser la deuxième saison de Big Little Lies, avait « perdu le contrôle créatif » de la série et avait ni plus ni moins été « tassée » au profit du cinéaste québécois, appelé à retourner des scènes et à refaire le montage.La nouvelle a vite fait le tour des médias américains, si bien que le grand patron de HBO, Casey Bloys, a dû rectifier les faits, tout comme Reese Witherspoon et Nicole Kid- man, vedettes et aussi coproduc- trices de la série.« Honnêtement, ç\u2019a été très plate à vivre et je ne comprends toujours pas d\u2019où est venue cette histoire.J\u2019aurais voulu prendre la parole tout de suite, mais tous les experts en communication de HBO disaient que l\u2019histoire allait s\u2019éteindre d\u2019elle- même.Ç\u2019a été le contraire.J\u2019avais envie de crier à l\u2019injustice.« Quand, deux semaines plus tard, Casey Bloys en a parlé \u2014 Reese et Nicole l\u2019ont fait aussi \u2014, je me suis dit : enfin! C\u2019était tellement gros, tellement pas moi.C\u2019était aussi frustrant parce que je sais que les choses ne se sont pas déroulées de la façon dont elles ont été décrites dans cet article.Je n\u2019ai pas volé le show.Je n\u2019ai pas \u201ccallé les shots\u201d.Je suis venu aider parce qu\u2019on me l\u2019avait demandé, avec les meilleures intentions du monde.J\u2019ai essayé de joindre Andrea depuis la sortie de cette histoire pour essayer de comprendre, d\u2019autres l\u2019ont fait aussi, mais elle n\u2019a répondu à personne.Maintenant, je suis passé à autre chose et je ne veux pas accorder trop d\u2019importance à cet épisode. » RETOUR AU CINÉMA Cette « autre chose » est un projet de film.Très prochainement, Jean- Marc Vallée, dont l\u2019amour de la musique est bien connu, s\u2019attellera avec Anthony McCarten (La théorie de l\u2019univers, Bohemian Rhapsody) à l\u2019écriture d\u2019un scénario dont le récit sera construit autour de la relation entre John Lennon et Yoko Ono.Le tournage de ce long métrage devrait avoir lieu à l\u2019automne 2020 et le cinéaste compte embaucher deux acteurs inconnus.« Il s\u2019agit d\u2019un projet qu\u2019on m\u2019a proposé.J\u2019y ai réfléchi pendant un moment, mais oui, j\u2019aime assez John Lennon et sa musique pour passer deux ans de ma vie sur ce film.J\u2019aime aussi leur histoire d\u2019amour et leur implication sociale.Et puis, Yoko a fait de John un militant de la paix.Avec tout ce qui se passe aujourd\u2019hui, je pense que ce film sera pertinent. » Jean-Marc Vallée dit d\u2019ailleurs avoir été ému quand il a rencontré l\u2019artiste américano-japonaise dans ses appartements du Dakota Building à New York.« On m\u2019a ouvert la porte de son salon blanc et elle était là, toute petite, raconte-t-il.Le tapis blanc, le piano, les œuvres d\u2019art, les photos.Je n\u2019osais pas parler et elle s\u2019est bien rendu compte que j\u2019observais beaucoup.Yoko s\u2019est mise à marcher avec moi pour décrire ce que je regardais.C\u2019était très touchant.Elle m\u2019a dit avoir beaucoup aimé mes films, particulièrement Café de Flore (2011), sans doute pour son côté un petit peu ésotérique.J\u2019ai été très honnête en lui disant tout de suite que je la connaissais beaucoup moins que John, mais que je ferais bien entendu mes devoirs.J\u2019ai le soutien de toute son équipe, j\u2019ai accès à toutes ses archives.J\u2019ai hâte d\u2019écrire avec Anthony.J\u2019ai déjà ma petite idée. » UN FILM QUÉBÉCOIS?Lauréat de l\u2019Emmy Award de la meilleure réalisation grâce à Big Little Lies, le cinéaste québécois retournera ensuite chez HBO afin de porter à l\u2019écran, en mini-série, Gorilla and the Bird, le roman de l\u2019auteur américain Zack McDer- mott.Il veut aussi trouver du temps pour enfin réaliser au Québec un film dont il a écrit le scénario il y a plusieurs années.Les temps magiques poursuivra en un long métrage l\u2019œuvre amorcée il y a plus de 20 ans avec les deux courts métrages Les fleurs magiques et Les mots magiques.À ce propos, Jean-Marc Vallée rappelle que sa dernière présence au festival du cinéma en Abitibi- Témiscamingue remonte à 1998, année où il était venu présenter Les mots magiques.Et que dirait le Jean-Marc Vallée d\u2019aujourd\u2019hui à celui de cette époque?« Je crois qu\u2019il lui dirait de se concentrer davantage sur ce qu\u2019il a envie de raconter et de mieux s\u2019écouter.Plutôt que d\u2019accepter des offres au début de ma carrière, j\u2019aurais peut-être dû commencer tout de suite avec C.R.A.Z.Y.Parce que c\u2019est à partir de là que j\u2019ai commencé à trouver ma voie.Même si on utilise des chemins détournés, il ne faut pas craindre de parler de ce qui nous préoccupe vraiment ni de parler de soi, en fait. » Les frais de transport ont été payés par le Festival de cinéma international en Abitibi-Témiscamingue.JEAN-MARC VALLÉE La quête d\u2019équilibre Jean-Marc Vallée s\u2019attellera bientôt à l\u2019écriture d\u2019une série sur John Lennon et Yoko Ono.\u2014 PHOTO LA PRESSE, MARTIN TREMBLAY SAMEDI 2 NOVEMBRE 2019 laTribune M18 BIÈRES L e Black Velvet (velours noir en français) est un cocktail composé de bière noire, souvent de la stout, et de mousseux, souvent du champagne.Depuis quelques années, on retrouve également une version avec cidre de pomme qui permet d\u2019en faire un cocktail du terroir fort plaisant.Pour faire un bon Black Velvet, il suffit de mélanger moitié bière et moitié mousseux.Dépendant de la technique utilisée, les différences de densité des deux alcools feront en sorte qu\u2019ils ne se mélangeront pas, offrant un dégradé dans le verre.La version avec cidre, appelée Poor Man\u2019s Black Velvet, se doit d\u2019être créée avec une bière stout et du cidre.Je vous propose trois cocktails Black Velvet qui offrent une expérience gustative différente.Un Black Velvet pour changer ?Le Black Velvet (velours noir en français) est un cocktail composé de bière noire, souvent de la stout, et de mousseux, souvent du champagne.Depuis quelques années, on retrouve également une version avec cidre de pomme qui permet d\u2019en faire un cocktail du terroir fort plaisant.\u2014 PHOTO 123RF PHILIPPE WOUTERS CHRONIQUE philippe.wouters@gcmedias.ca BLACK VELVET STANDARD ST-BARNABÉ STOUT DE NAUFRAGEUR + CID SEC DE CIDRERIE MILTON Une interprétation classique du Black Velvet, présentant une bière stout assez sèche, sur des notes agréables de malts torre- fiés et sans trop de sucre résiduel, et un cidre sec présentant une légère acidité.Le tout repose sur une agréable sensation de fraîcheur, le cidre adoucissant l\u2019amertume de la bière, réveillant des notes de biscuit aux pommes.BLACK VELVET CAFÉ VOX STOUT CAFÉ DE VOX POPULI + CID ORIGINAL DE CIDRERIE MILTON Une interprétation plus contemporaine d\u2019un Black Velvet avec une bière qui a profité d\u2019une infusion de café pendant le brassage.Le Cid Original étant plus sucré que la version Cid Sec, le café repose sur un lit légèrement sucré, offrant une expérience intéressante.Les pommes s\u2019amusent avec les notes aromatiques de la bière.Un Black Velvet que j\u2019apprécie à l\u2019automne.BLACK VELVET DE GLACE BALTIQUE PORTER ÉDITION SPÉCIALE DES TROIS MOUSQUETAIRES + CIDRE DE GLACE DE VOTRE CHOIX La Baltique Porter Édition spéciale présente de belles notes aromatiques sur la vanille, le chocolat et la richesse de l\u2019alcool.Ayant profitée d\u2019un affinage en fût de bourbon et de brandy, elle est parfaite pour s\u2019offrir un Black Velvet sur le thème de la rondeur.Le cidre de glace apporte également des notes de pommes confites qui se marient très bien avec les arômes chocolatés et vanillés de la bière.On partagera le verre à plusieurs, l\u2019expérience étant riche de saveurs, de goûts, mais également d\u2019alcool. laTribune SAMEDI 2 NOVEMBRE 2019 M19 VINS T andis que la froideur s\u2019installe tranquillement, les verres se remplissent de jus réconfortants qui gardent au chaud et qui alimentent les conversations entre amis.Un crémant du jura, un gamay nature et un rouge québécois pour donner bonne mine à la grisaille! CRÉMANT DU JURA, BRUT SAUVAGE, DOMAINE BAUD 29,05 $ \u2022 12 100 316 \u2022 12 % \u2022 3,5 G/L Gros coup de cœur pour ce crémant élaboré de 70 % chardonnay assemblé à 30 % de pinot noir cultivés en agriculture raisonnée dans le Jura.Issu d\u2019une méthode traditionnelle, les notes de pain grillé et de pâte d\u2019amandes se font riches et délicieuses.En bouche, les bulles sont fines et délicates, aériennes.La texture est riche et la rétrolfaction, digne de ce nom.À moins de 30 $, on achète non seulement les yeux fermés, mais on pense aussi à faire des réserves pour les Fêtes.Voilà qui sera bien joli en compagnie d\u2019un risotto de champignons.FRANCE 2018, LA CUVÉE DU CHAT, JEAN-CLAUDE CHANUDET 25,15 $ \u2022 13 184 224 \u2022 13 % \u2022 1,8 G/L \u2022 Bien implantés dans le berceau du vin nature, Geneviève et Jean-Claude Chanudet « Le Chat », avec leur fille, Jeanne, mettent la main au gamay afin de partager son caractère unique en terrain beaujolais.Des cuvées avec très peu d\u2019interventions humaines, sans produits chimiques, fermentées aux levures indigènes et non filtrées.Parcours sans tâche pour ce gamay fermenté en grappes entières en cuves de béton, en semi-carbo et sans intrant.Plus un passage de tout au plus 9 mois en fût de chêne pour lui parfaire la structure et l\u2019aromatique.Exaltant parfum de framboise fraîche.La cuvée est incroyablement digeste et droite.Du beau jus à la fois souple et soyeux qui flatte dans le sens des papilles.Pour vos apéros entre copains, résolument! QUÉBEC 2018, CUVÉE JULIEN, LÉON COURVILLE 16,50 $ \u2022 10 680 118 \u2022 12,5 % \u2022
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