Le Courrier de St-Hyacinthe, 9 avril 2020, jeudi 9 avril 2020
[" Le doyen des journaux français d\u2019Amérique Fondé en 1853 168e année, no 1 40 pages Jeudi 9 avril 2020 1,40$ taxes en sus P P 4 0 0 5 1 6 3 3 HAUTE PRESSION À L\u2019HÔTEL-DIEU On protège aussi sa santé mentale à la maison! Information et conseils à l\u2019intérieur.176924 COVID-19 OLYMEL COMPTE 149 CAS DANS SES INSTALLATIONS 13 EXPO AGRICOLE ELLE NE TIENT QU\u2019À UN FIL\u2026 14 VISITES INTERDITES ET TRANSFERTS DE PATIENTS INFECTÉS 3, 8 et 9 Le Courrier de Saint-Hyacinthe | Jeudi 9 avril 2020 | lecourrier.qc.ca 2 actualité Le Courrier de Saint-Hyacinthe | Jeudi 9 avril 2020 | lecourrier.qc.ca 3 sommaire actualité Actualité 3 opinion Carte blanche À votre santé.mentale! 4 Éditorial Maître chez nous 10 Forum Chapeau! 11 affaires Agroalimentaire 22 Finances 13 culture Culture 35 sports Sports 38 chroniques Automobile 26 Météo 32 divers Carnet de l\u2019âge d\u2019or 27 Communautaire 27 Horoscope 29 Jeux 37 Nécrologie 33 Petites annonces 28 Le Courrier rencontre un ange gardien de l\u2019Hôtel-Dieu Officiellement, Marc-Olivier Benoit est infirmier clinicien et assistant du supérieur immédiat à l\u2019Hôtel-Dieu de Saint-Hyacinthe.Depuis trois semaines, pandémie de la COVID-19 aidant, il se voit davantage comme un pompier qui doit éteindre des feux tous les jours et réconforter des résidents anxieux.Entrevue avec l\u2019un des vaillants anges gardiens d\u2019un établissement d\u2019hébergement sous pression.D\u2019entrée de jeu, il importe de préciser que nos démarches pour discuter du quotidien du personnel infirmier de l\u2019Hôtel-Dieu de Saint-Hyacinthe n\u2019ont pas été effectuées par l\u2019entremise du canal de communication officiel.Nous avons plutôt mis à profit notre réseau de contacts, ce qui nous a mis sur la piste de M.Benoit.Ce dernier a accepté de nous accorder une entrevue à visière levée, sans recourir à l\u2019anonymat, en précisant toutefois que ses commentaires et impressions seraient formulés sur une base strictement personnelle et n\u2019engageaient que lui.Cette mise au point étant faite, c\u2019est un infirmier volubile et réfléchi qui a répondu à toutes nos questions.D\u2019abord sur son état de santé et d\u2019esprit, il s\u2019est dit en bonne forme et positif.« Les choses se passent bien à l\u2019interne, mais les émotions sont lourdes, la charge émotive liée au travail est plus vive qu\u2019à l\u2019habitude.J\u2019ai des collègues plus inquiets que d\u2019autres à l\u2019égard des conditions de travail actuelles.Les consignes évoluent rapidement et l\u2019information ne redescend pas toujours aussi vite qu\u2019on le voudrait sur le terrain, ce qui est source d\u2019inquiétude.On navigue dans l\u2019inconnu.» Ce qui fait que l\u2019ambiance de travail s\u2019en ressent un peu et M.Benoit ne s\u2019en cache pas.« L\u2019ambiance est assez lourde.La pandémie ajoute un stress qui n\u2019était pas nécessaire, mais nous ne manquons pas de bras.Il y a même beaucoup de personnel sur les étages compte tenu des activités réduites.Mais l\u2019épuisement émotionnel davantage que physique va venir, beaucoup de collègues envisagent de délaisser la profession.» Et comment se déroule le quotidien des quelque 400 résidents depuis que les visites ont été interdites le 14 mars dans tous les CHSLD du Québec?« Selon la gravité de soins, certains demandent plus d\u2019attention, mais il n\u2019y a rien d\u2019alarmant.Il n\u2019y a aucun débordement émotif.Le défi est de garder tout ce beau monde isolé les uns des autres, alors on resserre la vis progressivement.Ce n\u2019est pas tout le monde qui est apte à comprendre la portée de ses gestes.» DES SOINS ENCORE PLUS HUMAINS Chaque jour, Marc-Olivier dit être témoin de gestes et de petites attentions envers les résidents qui le touchent tout particulièrement.Chacun en fait plus que nécessaire pour essayer de compenser l\u2019absence des bénévoles et des familles auprès des résidents, pour adoucir autant que possible les effets de ce quotidien chamboulé.« On essaie de prendre le temps de parler davantage avec les résidents, d\u2019organiser des discussions ou des rencontres virtuelles.Je prêtais déjà mon cellulaire souvent, mais maintenant je le fais pratiquement tous les jours.J\u2019ai vu des préposés peigner des résidents, les occuper, les divertir, leur faire la lecture.Tout le monde semble y mettre plus de cœur qu\u2019avant.On se dit qu\u2019il faut traiter les résidents comme on voudrait que soient traités nos propres parents dans pareille situation », d\u2019ajouter l\u2019infirmier clinicien.Il a aussi profité de l\u2019occasion pour lancer un message aux proches inquiets de cette séparation qui s\u2019étire et dont on n\u2019entrevoit pas encore la fin.« Dites aux familles à l\u2019extérieur de ne pas trop s\u2019inquiéter.Elles peuvent être rassurées.Oui, nous sommes des professionnels en soins, mais souvenez-vous que nous sommes d\u2019abord des humains.Nous traitons tous vos parents avec compassion et sollicitude malgré les circonstances.Et tous mes collègues et tous les résidents seront d\u2019accord avec moi, on a tous hâte que les proches aidants reviennent à l\u2019Hôtel-Dieu.Ils sont attendus! » a conclu M.Benoit avant de profiter d\u2019un petit congé bien mérité.?L\u2019infirmier clinicien Marc-Olivier Benoit a tenu des propos rassurants sur le quotidien des 400 résidents de l\u2019Hôtel-Dieu depuis que les visites y sont interdites.Photo François Larivière | Le Courrier © Martin Bourassa | Le Courrier « Dites aux familles de ne pas trop s\u2019inquiéter » - Marc-Olivier Benoit, infirmier clinicien Le Courrier de Saint-Hyacinthe | Jeudi 9 avril 2020 | lecourrier.qc.ca 4 actualité la question internet Nous avons posé la question suivante sur notre site Internet du 2 au 8 avril : COVID-19 : notre réseau de la santé va-t-il tenir le coup?« oui 81 % | non 19 % Nombre total de votes enregistrés : 401 Selon le relevé effectué mercredi à 14 h Nous ne compilons que les réponses d\u2019internautes pour ce sondage qui n\u2019a pas de valeur ou de prétention scientifique.Répondez-nous sur notre site Internet www.lecourrier.qc.ca Voici la question de cette semaine : Croyez-vous que le pic de la pandémie sera franchi vers le 18 avril au Québec?« météo Jeudi : Pluie débutant le matin et froid Vendredi : Neige ou pluie et froid Samedi : Nuageux et froid Min.: 2 °C | Max.: 6 °C Min.: 1 °C | Max.: 5 °C Min.: -1 °C | Max.: 5 °C Normale pour la période : 0 °C et 11 °C | Dernier quartier de lune le 14 avril à 18 h 56 Sommaire de la météo en page 32 Pour des prévisions gratuites, composez le : 450 771-BEAU Heure de tombée oblige, le présent texte a été produit avant même que soient publiés les différents scénarios par le premier ministre François Legault.Je laisserai donc à d\u2019autres membres de l\u2019équipe de rédaction le soin de les analyser.En référence au titre coiffant la présente chronique, il y a maintenant près de quatre semaines que la pandémie a provoqué un arrêt brusque de toute l\u2019activité ou presque.Et la prochaine échéance a été fixée au 4 mai alors que la fatigue et l\u2019inquiétude grimpent en flèche au sein de la population, puis qu\u2019on prévoit même une autre prolongation.C\u2019est dans cette nouvelle période éventuelle du confinement que se loge sans doute le plus grand danger de céder au découragement alors que le moral est à la baisse.À ceux et celles qui m\u2019aident à passer au travers de ces moments pénibles, je dis que je me retrouve dans la situation d\u2019un animal domestique qui regarde par la fenêtre, sans avoir la possibilité de sortir, alors qu\u2019il fait si beau.Et que « ma » chaîne est bien courte à l\u2019occasion.La seule idée de devoir poursuivre cette exclusion durant plusieurs semaines encore semble irréelle.Et comme si cela n\u2019était pas suffisant, le beau temps se pointe! Si on ajoute à ce fardeau les préoccupations financières et le stress lié au confinement, on comprend mieux à quel point la santé mentale devient un autre enjeu pour la population.Chaque jour qui passe apporte des éléments additionnels et, malheureusement, pour toutes sortes de raisons, le recours à l\u2019aide est souvent ignoré ou réprimé.C\u2019est en réagissant positivement que « ça va bien aller! ».?À votre santé.mentale! carte blanche Pierre Bornais carteblanche@lecourrier.qc.ca La pandémie ne refroidit pas les ardeurs de tout le monde, malheureusement.On a constaté au cours des derniers jours la disparition de la plaque de bronze commémorative rendant hommage à Honoré Mercier, à l\u2019entrée du parc qui porte le nom de ce grand Maskoutain.Ce parc est situé face aux bureaux d\u2019Intact Assurance, sur la rue Girouard.Elle doit déjà avoir été fondue quelque part, à l\u2019image de la vieille cloche de l\u2019église Notre-Dame-du- Rosaire dérobée en octobre 2015.Parlant de cloche, le glas a sonné sur la prochaine édition du souper Homard à volonté du Club Optimiste Douville.Elle devait avoir lieu le 6 juin, avant d\u2019être tout simplement annulée.Prochain rendez-vous en 2021, si tout va bien.Dans la même veine, la présentation du Relais pour la vie de Saint-Hyacinthe prévue le 5 juin devrait subir le même sort, même si la décision officielle ne nous a pas encore été communiquée par la Société canadienne du cancer.Le relais similaire qui devait se dérouler le 29 mai à Acton Vale a été annulé.La campagne de la Jonquille, qui devait se tenir ce mois-ci, a elle aussi subi les contrecoups de la COVID-19.Les fleurs reviendront l\u2019an prochain.Précision à la suite de notre reportage du 2 avril concernant la reconversion temporaire de l\u2019ancienne usine CCM Sports Maska afin d\u2019y fabriquer des masques et des blouses de protection médicale, au lieu de chandails de la LNH.L\u2019usine maskoutaine, proche parente de l\u2019usine granbyenne Vêtements SP, évolue sous le nom 3B Hockey.?rumeurs & indiscrétions actualité Le Courrier de Saint-Hyacinthe | Jeudi 9 avril 2020 | lecourrier.qc.ca 5 Nombre de cas de COVID-19 plus précis en Montérégie Près d\u2019un mois après le début de la crise de la COVID-19 au Québec, la MRC des Maskoutains compte au moins 26 cas de personnes atteintes de la maladie, apprend-on de la Direction de la santé publique de la Montérégie, qui dévoile depuis le début de la semaine des chiffres plus précis à travers la région.Après avoir offert le nombre de cas pour l\u2019ensemble de la Montérégie en début de crise, puis par Réseau local de services par la suite, la Direction régionale a raffiné les données qu\u2019elle rend publiques, lundi, en dévoilant le nombre de cas pour chacune des MRC du territoire.Selon les plus récentes données disponibles au moment de mettre sous presse, lesquelles ont été transmises mercredi en fin d\u2019après-midi, on recensait 1034 cas confirmés dans l\u2019ensemble de la Monté- régie.Plus du tiers de ces cas se trouvent dans l\u2019Agglomération de Longueuil.En date de dimanche, trois décès étaient reliés à la COVID-19 parmi les 13 MRC du territoire.La MRC des Maskoutains est l\u2019une de celles qui s\u2019en tiraient le mieux en milieu de semaine avec ses 26 cas confirmés.Chez nos voisins immédiats, la MRC de la Vallée-du-Richelieu en comptait 84, tandis que celle de Rouville en répertoriait 32.Les MRC de Pierre-De Saurel et d\u2019Acton en dénombraient respectivement 8 et 5.Si la Direction régionale se montre plus précise sur le plan territorial dans ses données, c\u2019est que le nombre de cas a augmenté dans les derniers jours, limitant les enjeux de confidentialités reliés au partage de ces informations.Elle se refuse toutefois à fournir des chiffres par municipalité pour ne pas offrir un faux sentiment de sécurité aux citoyens de certaines municipalités.Il faut au minimum cinq cas confirmés à un endroit déterminé pour que la donnée soit partagée.Puisque ce n\u2019est pas le cas dans toutes les municipalités, la plus petite échelle vers laquelle la santé publique montérégienne a pu se tourner est les MRC.« Ce n\u2019est pas parce qu\u2019il n\u2019y a pas de cas déclarés ou qu\u2019il y en a peu qu\u2019il n\u2019y en a pas en réalité », a rappelé la directrice de la santé publique de la Montérégie, Dre Julie Loslier, dans une capsule vidéo partagée sur Facebook.Cette dernière s\u2019engage d\u2019ailleurs, depuis dimanche, à diffuser ce genre de capsule régulièrement afin de répondre aux questions de la population.Une seconde vidéo a été partagée mardi.CLINIQUE DÉSIGNÉE D\u2019ÉVALUATION Depuis quelques jours, le Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie-Est (CISSSME) compte sur son territoire quatre cliniques désignées d\u2019évaluation (CDÉ), dont une à Saint- Hyacinthe, au CLSC des Maskoutains.La clinique d\u2019évaluation et de dépistage qui s\u2019y trouvait déjà depuis la mi-mars a été convertie en CDÉ afin de respecter les nouvelles priorisations du ministère de la Santé et des Services sociaux.« Ces cliniques ont le mandat de procéder à l\u2019évaluation médicale de tout patient qui désire une consultation médicale de première ligne et qui présente des symptômes d\u2019allure grippale, de gastroentérite ou s\u2019apparentant à ceux de la COVID-19 », peut-on lire dans un communiqué du CISSSME.Les CDÉ sont ouvertes sept jours par semaine, de 8 h à 20 h.Il faut néanmoins téléphoner au 450 644-4545 préalablement afin d\u2019obtenir une évaluation clinique par une infirmière avant d\u2019y être redirigé.L\u2019achalandage varie d\u2019une journée à l\u2019autre, indique le conseiller aux relations médias et ministérielles du CISSSME, Hugo Bourgoin.Il précise néanmoins que la clinique a la capacité d\u2019y accueillir plus d\u2019une centaine de personnes quotidiennement.Par ailleurs, le CISSSME a procédé à l\u2019embauche de plus de 370 professionnels pour prêter main-forte dans les installations du territoire Richelieu- Yamaska.Des besoins au niveau du personnel soignant, du personnel de soutien et des intervenants en protection de la jeunesse sont toujours à combler.Le CISSSME a également annoncé dans les derniers jours que le stationnement de toutes ses installations est dorénavant gratuit, tant pour la clientèle que pour le personnel et les bénévoles, et ce, pour une période de quatre semaines.Cette mesure vise à réduire les risques de transmission associés à la manipulation des billets de stationnement et à l\u2019utilisation des bornes de paiement.?Maxime Prévost-Durand | Le Courrier On compte 26 cas dans la MRC des Maskoutains Après s\u2019être habitués à la série de mesures de précaution instaurées au cours des dernières semaines pour faire face à la pandémie de COVID-19, c\u2019est maintenant la patience et la discipline qui sont demandées aux Maskoutains.Dans la dernière semaine, peu de nouvelles consignes se sont ajoutées à la liste, si ce n\u2019est de la fermeture du parc Les Salines et du Boisé des Douze, décrétée le 2 avril par la Ville de Saint-Hyacinthe.La décision survient après que « plusieurs regroupements ont été observés », a précisé le maire Claude Corbeil lundi soir pendant la séance du conseil qui se tenait exceptionnellement à huis clos.Il n\u2019a d\u2019ailleurs pas exclu de « fermer complètement » les autres parcs si la même situation était constatée, faisant appel « au gros bon sens » de ses concitoyens.Pour l\u2019instant, les parcs municipaux sont toujours accessibles, tant qu\u2019on n\u2019utilise pas le mobilier urbain ou les modules de jeux et, bien sûr, qu\u2019on respecte les règles de distanciation sociale.Les terrains sportifs, le parc canin et les parcs de planches à roulettes demeurent fermés.CHANGEMENT DE TON En fait, le changement de la semaine réside plutôt dans l\u2019application de ces directives, que les autorités veulent plus ferme.Le maire Corbeil a bien avisé que la Sûreté du Québec « a toute la latitude nécessaire pour intervenir et sévir contre les récalcitrants ».Un message qui se veut le relai de celui du gouvernement provincial, d\u2019où est venu récemment un changement de ton quant au comportement attendu des policiers.Depuis, la menace d\u2019amendes de 1000 $ minimum plane sur ceux qui ne se conforment pas aux directives de la santé publique.Pendant ce temps, la Ville poursuit ses activités essentielles (incendie, traitement de l\u2019eau, certains travaux publics, etc.) et porte une attention particulière à « soutenir les organismes communautaires » locaux, a informé M.Corbeil.On pense ici aux organismes qui offrent du dépannage alimentaire, qui interviennent dans les situations de violence conjugale ou dans un contexte d\u2019itiné- rance, tous particulièrement sollicités ces temps-ci.La Ville a également étendu le répit de trois mois accordé aux intérêts à payer sur les taxes municipales à la taxe de bienvenue également (droits de mutation immobilière).Il s\u2019agit d\u2019une façon de donner une chance aux propriétaires en situation précaire, mais les citoyens qui peuvent le faire sont invités à payer à temps, a réitéré le maire.Claude Corbeil a également appelé les citoyens à ne pas « confondre le rôle de la Municipalité avec celui de la santé publique », après que de nombreuses questions plus ou moins mal dirigées ont été reçues à l\u2019hôtel de ville, surtout par rapport au nombre de cas confirmés dans la ville.Il a aussi eu un message particulier aux aînés maskoutains, qui doivent être « doublement prudents », a-t-il bien insisté en leur recommandant d\u2019opter pour la livraison au lieu de se rendre à l\u2019épicerie.Plus largement, le maire a aussi réitéré son appel à l\u2019achat local, un comportement « plus important que jamais ».« La solidarité est la clé pour traverser cette crise », a-t-il rappelé.LA VIE MUNICIPALE CONTINUE Cette deuxième séance du conseil à huis clos a aussi été l\u2019occasion de faire avancer quelques dossiers municipaux plus courants parce que, oui, la vie municipale continue malgré tout.Ainsi, le conseil a demandé au ministère des Transports du Québec le transfert de la gestion d\u2019une portion du Grand Rang et de l\u2019avenue Castelneau, de chaque côté du futur tunnel Casavant, en vue de l\u2019aménagement d\u2019un éventuel deuxième accès au cégep et d\u2019une intersection.Il s\u2019agit d\u2019une étape préliminaire en vue de la réalisation du projet, mais il reste encore à s\u2019entendre avec le Club de golf St-Hyacinthe pour le passage le long de la voie ferrée ainsi qu\u2019avec Hydro-Québec compte tenu de la présence d\u2019une ligne électrique sur ce segment, a indiqué M.Bilodeau.Il a aussi précisé que le chantier du tunnel comme tel, mené par le Canadien National, devait normalement reprendre « incessamment » pour des travaux d\u2019excavation qui devaient se poursuivre jusqu\u2019à l\u2019été.À l\u2019évidence, la situation en lien avec la COVID-19 viendra inévitablement retarder l\u2019échéancier, a-t-il noté.D\u2019autres chantiers comme la reconstruction des infrastructures souterraines sur la rue Delorme ou l\u2019aménagement du deuxième accès au Domaine sur le Vert connaissent également le même sort.?Rémi Léonard | Le Courrier Saint-Hyacinthe en confinement Le parc Les Salines s\u2019est ajouté récemment à la longue liste des endroits fermés dans le cadre de la lutte collective menée contre la pandémie de COVID-19.Photo François Larivière | Le Courrier © Le Courrier de Saint-Hyacinthe | Jeudi 9 avril 2020 | lecourrier.qc.ca 6actualité COVID-19 La liste des entreprises et des organisations qui se voient contraintes à faire des coupures dans leur personnel ne fait que s\u2019allonger depuis le début de la présente crise et atteint même l\u2019Église catholique.Toute spirituelle soit sa mission, l\u2019institution n\u2019échappe pas pour autant à la réalité économique qui prévaut en ce moment, a confirmé au COURRIER le vicaire général, l\u2019abbé Claude Lamou- reux.Le diocèse s\u2019est en effet résolu à se tourner vers les programmes mis en place par les gouvernements pour fournir un revenu à ses employés, a-t-il expliqué, faisant par exemple référence à l\u2019aide de 2000 $ par mois offerte par le fédéral.Un « réseau d\u2019aide » a également été mis sur pied pour s\u2019assurer de soutenir les employés, a-t-il indiqué.Dans une lettre pastorale, l\u2019évêque de Saint-Hyacinthe, Mgr Christian Rodem- bourg, s\u2019engage en effet à prendre « tous les moyens à [s]a disposition pour que personne ne manque de rien » pendant cette période.Les directives transmises sont néanmoins claires : « à moins d\u2019une réelle nécessité, je recommande aux fabriques du diocèse de mettre à pied temporairement, dès le vendredi 27 mars, tout le personnel y compris les prêtres afin qu\u2019ils bénéficient de [l\u2019aide gouvernementale] », a-t-il écrit dans une missive datée du 23 mars, sans cacher qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une décision « crève-cœur ».Ce sont en effet les fabriques qui sont les employeurs du personnel qui œuvre dans chacune des églises, et non l\u2019évêché, faut- il préciser.L\u2019Église catholique avait déjà réagi tôt au mois de mars aux premières restrictions imposées par le gouvernement Legault en suspendant les célébrations impliquant le rassemblement de fidèles.C\u2019est notamment dans un souci d\u2019être « solidaire des mesures gouvernementales » que le diocèse s\u2019est résolu à redéfinir ainsi ses activités, a expliqué l\u2019abbé Lamoureux.Depuis quelques semaines déjà, « la vie normale n\u2019est plus la même », a-t-il d\u2019ailleurs observé, un constat qu\u2019on peut élargir à bien des domaines.PARADOXE ET INNOVATION Pour l\u2019Église, la situation est tout de même étrangement paradoxale, à un moment où les fidèles ne peuvent se réunir, mais où les besoins spirituels demeurent toujours bien réels, services essentiels ou pas.Cette période trouble amène également son lot d\u2019innovations.Alors que les entreprises découvrent les vertus du télétravail et plus largement des communications électroniques, le diocèse de Saint-Hyacinthe a de son côté profité du moment pour lancer sa nouvelle web télé afin de rejoindre les fidèles directement chez eux.Ce projet, Mgr Rodembourg le « portait » depuis son arrivée au diocèse, en 2017, mais le contexte actuel a fait en sorte que son lancement s\u2019est rapidement imposé, de sorte que « l\u2019accouchement a été quelque peu provoqué », a écrit avec une pointe d\u2019humour le responsable des communications du diocèse, Luc Benoit.Encore tout récent, ce portail numérique baptisé Zephir.tv, un clin d\u2019œil historique au 4e évêque de Saint- Hyacinthe, Louis-Zéphirin Moreau, est déjà alimenté quotidiennement par différents contenus, particulièrement pendant la Semaine sainte.Ce dimanche, une messe de Pâques virtuelle sera également offerte par l\u2019abbé Jacques Lamoureux, de l\u2019Église vivante.De plus, il est toujours possible de visionner les messes diffusées régulièrement par NousTv Saint-Hyacinthe.Quant à la messe chrismale, elle est reportée « de telle sorte qu\u2019elle sera, une fois l\u2019épidémie passée, un grand moment d\u2019action de grâce pour notre Église », a également informé l\u2019évêque de Saint-Hyacinthe.Vous avez peut-être aussi remarqué pendant votre confinement que les cloches des églises sonnent tous les jours à midi et à 18 h.Il s\u2019agit d\u2019une nouvelle directive du diocèse pour appeler les fidèles à la prière de l\u2019Angelus.?Rémi Léonard | Le Courrier Mises à pied : même l\u2019Église n\u2019est pas épargnée Ces temps exceptionnels amènent des situations exceptionnelles, même à l\u2019évêché de Saint- Hyacinthe.Photo Robert Gosselin | Le Courrier © Si les gens ne peuvent se rendre à l\u2019église pour célébrer la messe de Pâques, eh bien, c\u2019est l\u2019église qui se rendra à eux.C\u2019est un peu dans cet esprit que l\u2019Église vivante convie les fidèles à sa messe de Pâques virtuelle dimanche sur le web et sur YouTube où il sera possible, à l\u2019heure de votre choix, de visionner la célébration pascale et d\u2019entendre l\u2019homélie du prêtre Jacques Lamoureux.Il suffit de quelques clics au www.jacqueslamoureux.ca ou de se rendre au www.eglisevivante.ca.Photo EZ Fotos Une messe de Pâques virtuelle actualité Le Courrier de Saint-Hyacinthe | Jeudi 9 avril 2020 | lecourrier.qc.ca 7 La pandémie actuelle provoque bien des effets insoupçonnés\u2026 comme le retour d\u2019un évêque dans son ancienne communauté! C\u2019est en effet l\u2019improbable situation que vit présentement Mgr François Lapierre, qui a cédé en 2017 sa charge d\u2019évêque de Saint-Hyacinthe à Mgr Christian Rodembourg, pour conserver depuis le titre d\u2019évêque émérite.Sa présence parmi nous s\u2019explique par un concours de circonstances exceptionnelles puisque Mgr Lapierre passe dorénavant le plus clair de son temps au Honduras, où il pratique dans un centre de spiritualité catholique.Il s\u2019agit d\u2019un retour à l\u2019engagement missionnaire pour lui, une vocation qu\u2019il a suivie tout au long de sa vie, spécialement en Amérique latine.Ce qui ne devait donc qu\u2019être une simple visite au Québec afin de participer à des retraites pour le carême s\u2019est donc transformé en un séjour bien involontairement prolongé en terre maskoutaine.Débarqué le 16 mars, alors que le trafic aérien était encore relativement fonctionnel, Mgr Lapierre a vite compris qu\u2019il ne pourrait plus retourner au Honduras avant un bon moment, a-t-il expliqué au COURRIER.En fait, quelques heures de plus, et il n\u2019aurait sans doute pas pu partir, a-t-il ajouté.UN ERMITE À L\u2019ÉVÊCHÉ Le voici donc coincé à Saint-Hyacinthe à respecter les mesures de confinement qui s\u2019appliquent à son âge (78 ans).C\u2019est d\u2019ailleurs depuis la chambre qu\u2019il occupe à l\u2019évêché que nous l\u2019avons joint.Même s\u2019il nous dira avec dérision mener actuellement « une vie d\u2019ermite », l\u2019évêque émérite garde quand même le moral dans les circonstances.« J\u2019avais du travail à faire, alors ça me donne le temps », a-t-il lancé.Il garde néanmoins une pensée pour ceux qui traversent des moments plus difficiles, les invitant à la prière et à l\u2019espérance.Mgr Lapierre a aussi pris la petite routine de faire une balade quotidienne dans les rues de la ville, prenant bien soin de rester à deux mètres des autres personnes.Et puis, il y a quand même de pires endroits pour être confiné! « C\u2019est toujours une joie de revoir les Maskoutains.J\u2019ai beaucoup apprécié mon passage ici.Je n\u2019oublie pas cette expérience », a-t-il livré.Note : sachez qu\u2019aucun évêque n\u2019a été mis en danger dans la réalisation de ce reportage.L\u2019entrevue a été réalisée par téléphone et notre photographe a respecté les règles de distanciation sociale en vigueur.?Rémi Léonard | Le Courrier Mgr Lapierre de retour à Saint-Hyacinthe Mgr François Lapierre lors de sa promenade quotidienne.Si vous le croisez sur la rue Girouard, il sera sans doute enchanté de vous saluer\u2026 de loin! Photo Robert Gosselin | Le Courrier © Le Courrier de Saint-Hyacinthe | Jeudi 9 avril 2020 | lecourrier.qc.ca 8actualité Situation à l\u2019Hôtel-Dieu et dans les autres CHSLD de Richelieu-Yamaska Il y a bientôt un mois que les proches des quelque 400 résidents hébergés à l\u2019Hôtel-Dieu de Saint-Hyacinthe n\u2019y ont pas mis les pieds.Le 14 mars dernier, dans le but de limiter les risques de propagation du coronavirus, Québec décidait d\u2019imposer une série de mesures exceptionnelles, dont de suspendre jusqu\u2019à nouvel ordre les visites dans tous les CHSLD et les résidences de personnes âgées.Cette nouvelle a bouleversé bien des habitudes et des gens autant au sein des établissements concernés qu\u2019à l\u2019extérieur.Si les familles et les proches des personnes hébergées ont dû se résoudre à suivre la situation de loin, il en va de même pour les bénévoles qui avaient l\u2019habitude de s\u2019y rendre pour y offrir différents services et de l\u2019animation, tout comme les responsables des comités des usagers qui sont chargés en temps normal de défendre les droits et les intérêts collectifs des usagers.Le comité des usagers Richelieu- Yamaska, qui regroupe les comités de résidents des cinq centres d\u2019hébergement (CHSLD) sur le territoire Richelieu- Yamaska, affirme qu\u2019il arrive à remplir sa mission adéquatement malgré tout le caractère exceptionnel de la situation actuelle.Le téléphone est devenu par la force des choses l\u2019instrument de travail de prédilection.« Nous ne pouvons pas accéder aux établissements, mais nous avons des contacts à l\u2019interne qui nous informent de la situation.Ce n\u2019est pas aussi efficace que de pouvoir se promener sur les étages, mais nous sommes en mesure de nous assurer de la sécurité de nos usagers et que les soins sont offerts.Nous arrivons à supporter les usagers hébergés tout comme leurs proches à l\u2019extérieur », a assuré Josée Dubé, présidente du comité des usagers du CISSS de la Montérégie-Est.Cette dernière ne cache pas qu\u2019il y a beaucoup d\u2019inquiétude actuellement.« L\u2019inquiétude des gens est tout à fait normale dans les circonstances, poursuit Mme Dubé.Cette inquiétude, nous l\u2019écoutons, nous la respectons et nous trouvons des solutions adaptées aux besoins exprimés en fonction des différents milieux.» Cette dernière ne s\u2019attend pas à ce que plusieurs personnes donnent suite à la possibilité offerte par Québec de permettre de sortir un parent d\u2019une résidence d\u2019hébergement et d\u2019assurer sa prise en charge.« Il y a des critères stricts à respecter et il faut se demander si la personne sera plus en sécurité à domicile que dans sa ressource actuelle.Il faut considérer l\u2019autonomie des gens, l\u2019intensité des soins que leur état requiert et il ne faut pas oublier que pour nombre de cas, les proches aidants sont eux-mêmes âgés ou en situation de confinement.» UN TRANSFERT BIEN VU En ce qui concerne la décision de transférer à l\u2019Hôtel-Dieu de Saint-Hyacinthe des personnes âgées atteintes ou suspectées de la COVID-19 provenant de résidences privées pour aînés ou de ressources intermédiaires du territoire, le comité des usagers n\u2019y a vu aucun problème dans la mesure où la sécurité des quelque 400 usagers déjà hébergés sur place pouvait être assurée.« Nous avons été informés rapidement et rassurés par les mesures mises en place.Nous comprenons le bien-fondé de cette décision.On ne peut tout simplement pas laisser des gens avec des problèmes d\u2019errance ou d\u2019Alzheimer à eux-mêmes dans des endroits mal outillés pour assurer leur bien-être et leur sécurité dans un contexte d\u2019éclosion.» Considéré comme l\u2019un des plus importants CHSLD de la province, l\u2019Hôtel-Dieu de Saint-Hyacinthe est l\u2019endroit tout désigné pour prendre en charge les cas jugés trop lourds pour les autres ressources en temps de pandémie, croit Josée Dubé.« On y trouve la capacité, la compétence, les espaces sécurisés, les meilleures commodités et du personnel spécialisé.Pour isoler les gens qui ont des problèmes cognitifs, il n\u2019est pas nécessaire de les contraindre de force ou de les attacher.» Malgré tout, la présidente du comité des usagers dit comprendre les inquiétudes manifestées par les employés qui doivent mettre les bouchés doubles et travailler dans un contexte où ils sont exposés plus que jamais au risque de la maladie.« Ce n\u2019est évident pour personne et la COVID-19 dérange, c\u2019est certain.On demande beaucoup au personnel et je peux vous dire que chacun fait son effort pour répondre aux demandes.Les proches des résidents peuvent être rassurés, il y a plus de personnel sur les étages et il y a des gens qui s\u2019occupent bien de leurs parents qui y sont.Nous vivons une situation exceptionnelle, mais tout le monde fait son maximum pour limiter les impacts sur les résidents.Les services sont encore rendus de façon efficace et professionnelle, nous pouvons en témoigner.Les comités des usagers doivent être là, nous y sommes et nous allons nous assurer d\u2019y être jusqu\u2019à la fin », a conclu Mme Dubé avec assurance, en saluant les efforts de la direction du CISSS de la Montérégie-Est pour tenir impliqués et informés ces précieux comités.?Martin Bourassa | Le Courrier Le comité des usagers veille\u2026 de l\u2019extérieur! Le comité des usagers Richelieu-Yamaska est toujours présent pour assurer le bien-être des usagers de l\u2019Hôtel-Dieu de Saint-Hyacinthe malgré la pandémie.Les suivis se font toutefois à distance.Photothèque | Le Courrier © Contraventions pour rassemblement Après des semaines de demandes de la part des journalistes et de la population en général, la santé publique a commencé à dévoiler des chiffres plus précis quant à la provenance des personnes atteintes de la COVID-19.Il ne faut toutefois pas s\u2019attendre au même niveau de transparence de la part de la Sûreté du Québec (SQ) qui s\u2019est contentée lundi de dévoiler que 157 constats d\u2019infraction avaient été rédigés ou signifiés à ce jour sur tout son territoire par rapport aux mesures de distanciation sociale.La SQ se fait avare de détails, confirmant que ce chiffre, qui ne sera vraisemblablement pas mis à jour sur une base régulière, ne sera pas ventilé par région ou même par district.Aucune entrevue avec un représentant local n\u2019a été acceptée non plus, indique-t-on.Il est donc impossible de savoir si la MRC des Maskoutains abrite plus de récalcitrants aux mesures prises par le gouvernement Legault que d\u2019autres régions du Québec.LE COURRIER a eu vent d\u2019une intervention policière cette fin de semaine pour mettre fin à un regroupement à Saint- Damase, mais la SQ s\u2019abstient de tout commentaire sur des actions prises dans le cadre des mesures contre la pandémie de COVID-19.Des porte-parole confirment tout de même que la Sûreté du Québec connaît un important volume d\u2019appels de gens qui dénoncent la tenue de rassemblements depuis le début de la crise.On rappelle au passage qu\u2019il faut composer le *4141 ou le 310-4141 pour faire ce genre de signalement plutôt que le 911.AMENDES SALÉES Depuis le 3 avril, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) autorise la SQ de livrer des constats d\u2019infraction assortis d\u2019une amende de 1000 $ à 6000 $ (dans les cas de récidives) pour des rassemblements intérieurs ou extérieurs en cette période de confinement.Avant, les policiers ne pouvaient remettre qu\u2019un « rapport d\u2019infraction général », qui était ensuite analysé par un procureur avant d\u2019être éventuellement autorisé quelques semaines après l\u2019émission.Cette nouvelle façon de faire se veut ouvertement dissuasive puisque l\u2019amende de 1000 $ est maintenant remise sur-le-champ aux personnes qui refusent de respecter les directives.La SQ invite donc les citoyens à « faire preuve de bonne foi » et de prendre au sérieux les directives du gouvernement pour éviter les mauvaises surprises.COVID SOUS CONTRÔLE Dans le contexte actuel, les policiers sont toujours au front, mais prennent les mesures nécessaires pour se protéger du coronavirus.Un porte-parole précise qu\u2019en date du 5 avril, neuf policiers sur tout le territoire de la SQ ont été testés positifs à la COVID-19 et que l\u2019un d\u2019eux est déjà rétabli.« Mais dès qu\u2019un cas est suspecté, le policier se met en quarantaine pour 14 jours.Malgré cela, on ne dénote pas de hausse marquée de l\u2019absentéisme depuis le début de la crise.» ?Olivier Dénommée | Le Courrier Pas de chiffres ventilés de la part de la SQ Des policiers de la Sûreté du Québec à cheval ont été aperçus dans les rues de Saint-Hyacinthe la semaine dernière, mais on nous a confirmé que leur visite, non liée à la pandémie actuelle, était au programme depuis un certain temps déjà.Photo François Larivière | Le Courrier © actualité Le Courrier de Saint-Hyacinthe | Jeudi 9 avril 2020 | lecourrier.qc.ca 9 Des personnes âgées testées positives à la COVID-19 \u2013 ou en dépistage \u2013 provenant de résidences privées et de ressources intermédiaires de la région ont commencé à être transférées à l\u2019Hôtel-Dieu de Saint-Hyacinthe la semaine dernière.Cette décision a causé un certain émoi parmi le personnel puisqu\u2019il n\u2019y avait jusque-là aucun cas de la COVID-19 parmi les 400 résidents qui y logent, à l\u2019exception d\u2019un cas considéré comme suspect, selon les informations recueillies par LE COURRIER.« C\u2019est l\u2019hystérie collective, a confié une infirmière qui a communiqué avec le journal à la suite des premières admissions.La nouvelle s\u2019est répandue comme une traînée de poudre.» Certains employés refusent de travailler sur l\u2019unité du Parc située au troisième étage de l\u2019Hôtel-Dieu, de crainte d\u2019être contaminés et de mettre leur santé et celle de leur famille en danger.Pour l\u2019instant, vu le nombre limité de patients concernés, il semble encore possible d\u2019accommoder le personnel craintif.« C\u2019est un gros choc pour beaucoup d\u2019employés qui refusent de travailler dans cette unité pour des raisons familiales.C\u2019est un peu la panique », a mentionné cette infirmière en demandant de taire son nom.Trois premiers patients ont été accueillis au centre d\u2019hébergement de soins longue durée (CHSLD) maskoutain le 1er avril.Un seul avait un diagnostic positif lors de son admission.Un autre patient s\u2019est ajouté, mais deux ont été en mesure de retourner à leur résidence d\u2019origine dès que ces établissements ont été en mesure de sécuriser leurs installations.Mardi, il ne restait donc que deux patients sur cette unité qui peut en accueillir une trentaine en isolement.Cette dernière était vide depuis un bon moment puisque les admissions étaient en grande partie suspendues à l\u2019Hôtel- Dieu de Saint-Hyacinthe depuis décembre en raison d\u2019une pénurie de personnel.À l\u2019autre extrémité du troisième étage de l\u2019Hôtel-Dieu, on retrouve l\u2019unité de soins palliatifs avec sa douzaine de lits dédiés aux personnes en fin de vie.UNE QUESTION DE PROTECTION Crise de la COVID-19 oblige, l\u2019intention de la santé publique de la Montérégie est de reloger à l\u2019Hôtel-Dieu des personnes âgées en dépistage ou testées positives qui ne respectent pas les consignes de la santé publique pour des raisons d\u2019ordre cognitif ou autres.« Les résidences privées ou intermédiaires n\u2019ont pas toujours la possibilité de gérer ces personnes et de les soigner.Celles-ci sont transférées à l\u2019Hôtel-Dieu selon le besoin.Sur place, elles sont confinées à leur chambre sur une unité fermée et isolée du reste des résidents.Il faut faire cela pour protéger ces gens-là et toute la population afin de limiter les risques de contamination », précise Hugo Bourgoin, conseiller aux relations médias au CISSSME.Il mentionne que le personnel de l\u2019Hôtel-Dieu a tout l\u2019équipement requis et l\u2019expertise nécessaire pour remplir ce mandat.« Les employés ont été formés, d\u2019autres vont l\u2019être et ils sont bien protégés », assure M.Bourgoin.Selon un récent décompte, près de 570 des quelque 2600 milieux de vie pour aînés au Québec étaient affectés par la COVID-19.La liste complète des centres infectés ainsi que le nombre précis de résidents atteints n\u2019ont pas été rendus publics par la santé publique pour des raisons de confidentialité.En date du 2 avril, selon les chiffres rendus disponibles par le gouvernement, pas moins de 165 CHSLD publics ou privés conventionnés comptaient au moins un ou plusieurs cas confirmés ou suspectés, sur une possibilité de 269 CHSLD.Dans la même veine, le virus s\u2019était infiltré à l\u2019intérieur de 204 résidences privées pour aînés sur une possibilité de 1743 ainsi que dans 12 ressources intermédiaires ou familiales sur une possibilité de 83.Pas plus tard que jeudi dernier, le premier ministre François Legault ainsi que la ministre de la Santé, Danielle McCann, répétaient qu\u2019il n\u2019était pas souhaitable de transférer des aînés et qu\u2019il fallait autant que faire se peut de les soigner sur place, de les soigner dans leur milieu de vie actuel, plutôt que de les transférer dans les centres hospitaliers.Le fait de diriger les personnes âgées positives ou suspectées de la COVID-19 est donc vu comme un compromis acceptable et une mesure de santé publique qui s\u2019impose dans les circonstances.D\u2019autres CHSLD situés sur le territoire du CISSSME pourraient également être mis à contribution si le besoin s\u2019en fait sentir.Dans chaque milieu, la consigne a été donnée de réaménager les lieux et de libérer des espaces afin d\u2019isoler dans des unités fermées les résidents ou des personnes présentant des symptômes du virus.La direction nationale de la santé publique a indiqué dimanche que, parmi les quelque 94 décès constatés à ce moment en lien avec l\u2019éclosion de corona- virus au Québec, environ 40 % se rapportaient à des victimes en CHSLD et 20 % en résidences pour personnes âgées.?Martin Bourassa| Le Courrier Des personnes âgées atteintes de la COVID-19 transférées à l\u2019Hôtel-Dieu Depuis le 1er avril, l\u2019Hôtel-Dieu de Saint-Hyacinthe reçoit des personnes âgées atteintes de la COVID-19 provenant de résidences privées ou de ressources intermidiaires qui ne peuvent assurer un isolement adéquat pour les personnes infectées.Photo François Larivière | Le Courrier © DÉPOT LÉGAL : Bibliothèque nationale du Québec © 239971 ISSN : 0841-3037 ABONNEMENT : Par le camelot, 1,40$ la semaine, 53$ par année.À l\u2019extérieur du Canada 250$ par année.Il faut ajouter les taxes s\u2019il y a lieu.Salle de rédaction : redaction@lecourrier.qc.ca Publicité : publicite@courrierclairon.qc.ca PRÉSIDENT, DIRECTEUR-GÉNÉRAL ET ÉDITEUR : Benoit Chartier 655, avenue Sainte-Anne, Saint-Hyacinthe J2S 5G4 Téléphone: 450 773-6028 | www.dbccomm.qc.ca Imprimé par Imprimerie Transcontinental SENC division Transmag, 10807, rue Mirabeau, Ville d\u2019Anjou H1J 1T7.Toute reproduction des annonces ou des informations est interdite Poste publication - convention : PP40051633 RÉDACTEUR EN CHEF ET ÉDITORIALISTE : Martin Bourassa JOURNALISTES : Olivier Dénommée, Benoit Lapierre, Véronique Lemonde, Rémi Léonard, Jean-Luc Lorry, Maxime Prévost-Durand ADJOINTE À LA RÉDACTION : Annie Blanchette | PHOTOGRAPHES : Robert Gosselin, François Larivière, DIRECTEUR DE PUBLICITÉ ET PRODUCTION : Guillaume Bédard PUBLICITAIRES : Louise Beauregard, Michel Bienvenue, Manon Brasseur, Candy Corriveau, Ginette D\u2019Amour, Luc Desrosiers, Josée Malo, Isabelle St-Sauveur COORDONNATRICES AUX VENTES : Linda Douville, Marlène Laurence CONTRÔLEUR : Monique Laliberté DIRECTEUR DU TIRAGE : Pierre Charbonneau Le doyen des journaux français d\u2019Amérique ÉDITEUR : Benoit Chartier Hebdomadaire publié par: Merci de recycler ce journal.éditorial Le Courrier de Saint-Hyacinthe | Jeudi 9 avril 2020 | lecourrier.qc.ca 10 Maître chez nous Loin de moi l\u2019idée de lancer des roches à la Ville de Saint-Hyacinthe dans la gestion de la pandémie de COVID-19.Chacun fait son possible pour faire face à la crise sans précédent qui se joue actuellement.Il en va de la Ville de Saint- Hyacinthe comme de toutes les entreprises et organisations du territoire.Consciente des défis à venir pour aider les Maskoutains dans le besoin, la Ville a eu la bonne idée de relancer le fonds d\u2019aide d\u2019urgence qui avait été mis sur pied au lendemain du sinistre de la Place Frontenac à l\u2019hiver 2019.Rien contre le fait de passer le chapeau.La Ville a décidé de donner le ton et de verser\u2026 10 000 $ (?) dans ce fonds.On va se le dire, sur le coup, j\u2019ai été un peu étonné par un montant aussi dérisoire, dans la mesure où une majorité de donneurs potentiels, commerçants et entreprises, sont eux-mêmes en mode survie.J\u2019ose croire que la Ville n\u2019hésitera pas à investir tout l\u2019argent qui sera nécessaire pour soutenir son monde.En fait, je n\u2019en doute même pas.?LE PISSENLIT À 10 000 $ les fleurs de la semaine LA ROSE Mes prières ont été entendues et en partie exaucées.Au cours de la dernière semaine, les gens de la santé publique de la Montérégie et du Centre intégré de santé et de services sociaux de la Monté- régie-Est ont connu un regain d\u2019énergie au niveau des communications externes.L\u2019information circule de façon régulière et est de plus en plus régionale et locale, dans la mesure du possible et du respect de la confidentialité.Même la directrice régionale de la santé publique prend maintenant la peine de faire des capsules d\u2019information vidéo pour faire passer son message.On salue aussi la décision du CISSSME de permettre la gratuité de stationnement en avril dans tous les établissements de santé du territoire.Certains ont aussitôt réclamé que le service de télévision soit aussi offert gratuitement dans les chambres des usagers, un autre irritant majeur et une dépense onéreuse pour les usagers.Règle générale, c\u2019est toutefois l\u2019entreprise privée qui assure ce service dans nos hôpitaux et nos CHSLD.?À un ajustement L a souveraineté n\u2019a jamais été aussi à l\u2019ordre du jour qu\u2019en ces temps de pandémie.Pas celle du Québec en tant que nation, du moins pas encore, mais de la souveraineté alimentaire, industrielle et sanitaire.La souveraineté qui vient du besoin de veiller nous-mêmes, de voir à notre autosuffisance et à notre sécurité dans toutes les sphères d\u2019activités cruciales.L\u2019ère de la démondialisation a sonné, a prévenu le premier ministre François Legault, face au protectionniste des nations et aux menaces américaines de limiter les exportations de produits médicaux au Canada.Et il a bien raison.Il faudra plus tôt que tard tourner le dos aux pays à bas prix pour nous fournir en produits de base et stratégiques.Car jamais au cours des derniers jours nous ne nous sommes tant interrogés, voire inquiétés, de la provenance de ce qui nous entoure, entre autres des équipements et autres produits essentiels pour soigner nos malades, et de ce que nous mangeons.On réalise de plus en plus qu\u2019il ne fait pas bon dépendre des autres pour répondre à nos besoins fondamentaux.Le réveil a été brutal - et il pourrait l\u2019être encore davantage d\u2019ici la fin de la crise- mais ô combien nécessaire.Le Québec est fragile et à risques dans bien des domaines, nous révèle cette crise aux multiples ramifications.Il faudra donc revisiter, réinventer et se rapproprier le bon vieux Maître chez nous de Jean Lesage.Nous devrons même déployer une Révolution tranquille 2.0.Mais en accéléré si possible.Collectivement, il faudra procéder à un examen de conscience et faire des choix sensés pour reprendre le contrôle de nos affaires, de notre santé et de notre vie.Sur le plan individuel, la réflexion devra aussi se faire en profondeur.On devra questionner nos pratiques, nos habitudes et nos choix.S\u2019interroger davantage comme humain d\u2019abord, puis en tant que consommateur responsable.À cet effet, il faut saluer et encourager les nombreuses initiatives qui prônent l\u2019achat local.Les initiatives qui se développent chez nous comme dans le reste de la province, mais qui tendent vers le même objectif.Plus que jamais, le local, voire le microlocal, s\u2019impose.Car aider un commerce de la place, c\u2019est aider directement son voisin pour qu\u2019il puisse ensuite nous aider en retour.L\u2019achat local, ce n\u2019est pas tant une dépense qu\u2019un investissement rentable, en temps de pandémie comme en temps d\u2019allégresse.Dans ce vaste retour à l\u2019autosuffisance et à la souveraineté, il est aussi permis de s\u2019interroger sur le rôle que pourrait jouer la collectivité maskoutaine.Jean Bédard, le grand manitou du Groupe Sportscene, nous confiait en début de crise qu\u2019il n\u2019était pas trop inquiet pour la région de Saint-Hyacinthe, en bonne partie grâce à ses racines et à son créneau d\u2019excellence dans l\u2019agroalimentaire.Effectivement, il y aura sans doute des opportunités à saisir ou à consolider dans un concept de souveraineté alimentaire.Et nous avons déjà les ressources, les terres, les institutions de formation, l\u2019expertise, les chercheurs et les jeunes pousses parmi nos PME pour tirer notre épingle du jeu encore davantage dans ce domaine.Mais dans les autres?Pour la souveraineté industrielle, c\u2019est autre chose.Il y a belle lurette que Saint- Hyacinthe n\u2019est plus une référence dans le domaine textile, entre autres.Mais nos entrepreneurs sont ingénieux, innovants et débrouillards.Plusieurs pourront saisir des opportunités.On l\u2019a vu la semaine dernière avec 3B Hockey qui délaisse temporairement la production de chandails de hockey pour la confection de blouses médicales.Il reste bien peu de choses du côté textile sur lesquelles reconstruire, outre bien entendu le centre de transfert technologique du Cégep de Saint-Hyacinthe.Ce n\u2019est quand même pas rien et la crise actuelle pourrait lui donner des ailes.C\u2019est à souhaiter.Au point de relancer la formation textile de pointe?Pourquoi pas.Rêvons grand! Peu importe son domaine d\u2019expertise, chaque entrepreneur est maintenant appelé à penser en dehors de la boîte.Comme la Distillerie Noroi qui a contribué à l\u2019effort de guerre en modifiant son alambic de gin pour produire du désinfectant avec l\u2019aide de JEFO.Le temps est aux idées nouvelles et porteuses ainsi qu\u2019aux alliances stratégiques à Saint- Hyacinthe comme ailleurs au Québec.Il suffit d\u2019y croire et de s\u2019en souvenir.?Les grandes leçons de la pandémie Martin Bourassa mbourassa@lecourrier.qc.ca forum Le Courrier de Saint-Hyacinthe | Jeudi 9 avril 2020 | lecourrier.qc.ca 11 À la dérobée, je l\u2019observe.Lors de mes trois dernières visites à l\u2019épicerie de mon quartier, elle est au poste, comme caissière.Trop affairée pour lever les yeux, concentrée à la tâche, la pression d\u2019aller vite et bien dans ces drôles de semaines qui se succèdent comme des « rushs » sans fin de temps des Fêtes pour nos supermarchés, mais en plein printemps confiné.Mon étudiante scanne des articles sur le tapis convoyeur, encore et encore.Forcément, elle côtoie des centaines et des centaines de clients par jour en plus de ses collègues.L\u2019épicerie ressemble à une immense ruche bourdonnante chaque fois que j\u2019y mets les pieds.Les plaques de plexiglas, censées protéger un peu plus les caissières, se font attendre.Mon étudiante est tout juste adulte; je la trouve tellement exposée.Pour peu financièrement.Je me suis retenue d\u2019aller lui parler, de la remercier, car si, comme des centaines d\u2019autres cette journée-là, je peux remplir mon panier d\u2019épicerie et retourner cuisiner à la maison pour les miens, c\u2019est grâce à elle et ses collègues, qui rentrent à la job, quand même.Ça ne m\u2019empêche pas d\u2019avoir une inquiétude diffuse pour elle.Vraisemblablement, elle ne fait pas partie de ceux qui vivent la crise du coro- navirus à l\u2019abri, au chalet, sans trop d\u2019exposition.Et puis, après mes courses à l\u2019épicerie, je dois arrêter à la pharmacie du coin.Tiens, les consignes viennent de se resserrer, me dis-je quand une autre étudiante m\u2019accueille dès l\u2019entrée, en me posant les questions de vérification d\u2019usage en ces temps de COVID-19 et en s\u2019assurant que je me désinfecte les mains.C\u2019est elle qui filtre les clients au pas de la porte, juchée sur un petit tabouret de longues heures durant.Elle n\u2019a ni gants ni masque, et le portique d\u2019entrée ne fait même pas deux mètres\u2026 On repassera pour respecter à la lettre les recommandations du bon Dr Arruda.Puis, à l\u2019intérieur, je me doutais que j\u2019allais le croiser, cet étudiant sympathique et jovial à qui j\u2019enseigne depuis deux sessions.Il m\u2019assaille de questions à propos de la reprise des cours au cégep en enseignement à distance.Il veut savoir, il est inquiet pour sa session, pour la suite des choses.Je fais de mon mieux pour lui répondre, je lui transmets les infos que nous, enseignants, avons reçues.Et mes réponses, floues et parcellaires, bien malgré moi, suscitent autant de nouvelles questions.Pendant que nous échangeons, mes yeux se posent sur un gros macaron jaune éclatant qu\u2019il porte sur son uniforme de travail où il est écrit quelque chose comme : « Gardez vos distances avec moi ».Je ne peux m\u2019empêcher de penser que son macaron est une bien mince protection dans son quotidien à la pharmacie.Je m\u2019apprête à commencer l\u2019enseignement à distance à 140 étudiants, répartis dans cinq groupes, dans ce qui sera une expérience inédite, hors sentiers battus.Au bout de la connexion Internet qui nous unira se retrouveront mes étudiants, mais aussi, en même temps, une caissière, une commis, un emballeur, un livreur, qui ont tous leurs histoires et leurs réalités.Je redoute que certains tombent malades.Paradoxalement, même s\u2019ils seront plus loin que jamais physiquement, dans des salles de classe on ne peut plus virtuelles, c\u2019est dans une atmosphère très humaine que je souhaite leur enseigner, puis terminer avec eux cette session qui ne ressemble à aucune autre.Et j\u2019en profite ici pour les remercier chaleureusement, car beaucoup contribuent à maintenir ce que nous nommons les services essentiels.Ne l\u2019oublions pas.?Marijo Demers, Saint-Hyacinthe Chapeau! Le début d\u2019un nouveau chapitre À la suite de la lecture de la chronique « Entre les lignes » du 26 mars de M.Bourassa, intitulée « Un service essentiel », je comprends et approuve ce qu\u2019il a mentionné à propos des Google et autres de ce monde et je me suis décidé à supprimer l\u2019application de Google news que j\u2019avais sur mon cellulaire et ma tablette.Effectivement, c\u2019est du vol d\u2019informations qu\u2019ils font et du vol de publicités aussi.On ne devrait pas tolérer cela comme société et au Québec plus qu\u2019ailleurs, d\u2019après moi.Je dis à tous ceux qui veulent m\u2019entendre d\u2019acheter local et de consommer local.Nous devons arrêter d\u2019acheter des trucs ou services que nous faisons très bien ici\u2026 même si c\u2019est plus cher.Ça me semble logique et évident.Enfin, merci à l\u2019équipe du Courrier pour votre travail.Je suis très fier de votre journal pour ma région, nous sommes privilégiés et je tiens à vous encourager.Merci à vous tous(tes) de chez vous.?Grégoire Letarte, Saint-Hyacinthe Soutenons nos médias locaux A ujourd\u2019hui, j\u2019ai l\u2019impression que j\u2019ai besoin d\u2019écrire mes pensées\u2026 comme le tournant d\u2019une histoire, ou de l\u2019histoire.C\u2019est fou, on repense à toutes ces occasions où l\u2019histoire s\u2019écrit.C\u2019est mondial, c\u2019est personnel, c\u2019est un éclair, le battement d\u2019aile d\u2019un papillon.J\u2019ai l\u2019impression d\u2019être « on the edge of something ».Une nuit où le téléphone sonne chez ma grand-mère et que l\u2019enfant entend ce qu\u2019il ne veut pas entendre\u2026 « Réveille-toi, ton père est à l\u2019hôpital, ta tante Loulou vient nous chercher.» Un certain soir de janvier 1998, en prenant une marche, au beau milieu des vieux arbres du quartier Sacré-Cœur, dans le noir.Il me semble même que le quadrilatère de l\u2019hôpital (priorité d\u2019Hydro) était noir.Ce soir-là, en marchant, en entendant les branches d\u2019arbres tomber tout autour de moi, c\u2019est la deuxième fois que j\u2019ai senti que le chapitre avait changé, il y a quelques pages ou quelques lignes.De nouveau, un 11 septembre au matin, avec mon portable sur les genoux et la télé ouverte sur RDI.Mais surtout quand j\u2019ai vu la première tour s\u2019effondrer\u2026 Tsé, ce moment où j\u2019ai su que ma fête, en 2001, serait le 12 au lieu du 11.Ce 11 mars 2020, je me sens comme ça.J\u2019ai l\u2019impression que le Téléjournal de Radio-Can que j\u2019ai regardé, je vais le revoir.J\u2019ai l\u2019impression que je vais me souvenir du « Late Show » qui a été fait pour la première fois à huis clos.Ce mot, que je n\u2019associais jamais aux événements sportifs ou culturels avant.Mais bon, en même temps, mon père est toujours là avec nous (pis toute là en plus), Saint-Hyacinthe s\u2019est remise du verglas (l\u2019ado de 17 ans a de bons souvenirs du temps passé avec ses chums) et les enfants nés en septembre 2001 auront 19 ans en 2020.Rappelons-nous collectivement que nous allons parler de l\u2019épisode de la COVID-19 de 2020 au passé.Que NOUS lui survivrons.Surtout, rappelons-nous qu\u2019avant de nous battre pour du papier de toilette, nous pourrons compter sur les habitants de la terre, nos amis, notre famille, nos voisins pour nous entraider dans ce qui s\u2019en vient.C\u2019est en compétition l\u2019un envers l\u2019autre que nous perdrons (vraiment isolé).C\u2019est ensemble que nous vaincrons.?Jean-Simon Carrier, Saint-Hyacinthe Écrivez-nous Le Courrier invite les lecteurs à faire connaître leurs opinions et il accordera une attention spéciale aux textes traitant des questions locales ou régionales.Les lettres doivent être courtes et précises.Chaque lettre doit obligatoirement être signée de la main de son auteur qui en assume l\u2019entière responsabilité.Celui-ci doit aussi fournir les indications relatives à son nom au complet, adresse et numéro de téléphone, afin de faciliter toute communication si nécessaire.Le Courrier se réserve le droit d\u2019abréger les lettres.Faire parvenir toute correspondance à : Lettres ouvertes, 655 avenue Sainte- Anne, Saint-Hyacinthe (Qc), J2S 5G4.Nous recevons aussi vos courriels à: redaction@lecourrier.qc.ca Le Courrier de Saint-Hyacinthe | Jeudi 9 avril 2020 | lecourrier.qc.ca 12 actualité Comme bien des Québécois, les journalistes du COURRIER ont suivi avec attention les différents points de presse des autorités depuis les dernières semaines.En période de crise, la situation évolue rapidement et la réponse des gouvernements fait de même.Résumé de la dernière semaine, de jour en jour.2 AVRIL Québec - Devant l\u2019augmentation du nombre de Québécois testés positifs à la COVID-19, François Legault veut serrer la vis à ceux qui ne se conforment pas aux directives et aux entreprises non essentielles qui continuent de fonctionner.Il demande directement aux policiers « d\u2019être moins tolérants » et d\u2019y aller avec des amendes pour les contrevenants.« C\u2019est sérieux, il y a des vies en danger.[\u2026] On ne peut pas accepter que les efforts de la majorité soient anéantis par quelques personnes qui ne prennent pas ça au sérieux », a-t-il lancé.Le bilan du jour fait état d\u2019une augmentation sans précédent du nombre de cas détectés avec 907 nouveaux cas, pour un total de 5518.Un budget de 287 M$ est prévu pour bonifier le salaire des employés qui sont en « contact direct avec les malades », incluant les préposés dans les résidences privées, des emplois peu rémunérés.« Je n\u2019ai jamais vu un groupe qui mérite une augmentation comme celui-là », a commenté le PM.Ils auront un supplément de 4 $/h.3 AVRIL Ottawa - Les Forces armées interviendront au Québec (à la demande de la province) pour venir en aide aux « communautés nordiques et éloignées », annonce le premier ministre canadien.Il a notamment évoqué une intervention au Nunavik pour « installer des tentes et des infrastructures médicales ».Le gouvernement a aussi conclu une entente avec Amazon Canada pour « acheminer du matériel médical aux provinces et territoires ».Enfin, Ottawa débloque 100 M$ pour répondre aux « besoins alimentaires urgents » de la population.Québec - Le premier ministre Legault annonce le décès de 25 personnes en lien avec la COVID-19, un sommet jusqu\u2019à présent.La plupart ne sont pas décédées dans les 24 dernières heures, il s\u2019agissait plutôt de cas « sous étude », tempère le PM.Il parle donc d\u2019un « ajustement ».Le Québec compte maintenant 6101 cas confirmés, une augmentation de 583 en 24 h.La veille, c\u2019était +907, donc pas de courbe exponentielle.« Nos mesures fonctionnent », réitère François Legault.Toute proportion gardée, on s\u2019en sort mieux qu\u2019aux États-Unis, souligne-t-il.Une aide de 150 M$ est dédiée aux petites entreprises : « les MRC vont gérer ces fonds-là », précise-t-il.Un supplément de 400 $ par mois est promis aux travailleurs essentiels qui gagnent moins que la prestation fédérale de 2000 $ par mois.Le PM donne en exemple les caissiers et les livreurs.Mesure valable pour quatre mois, donc 1600 $ au total.4 AVRIL Québec -En remplacement de François Legault en congé, la vice-première ministre Geneviève Guilbault fait le point samedi.Le nombre de cas positifs est maintenant de 6997, en hausse de 896 cas.Le nombre de décès est maintenant de 75 (+14).Un total de 478 personnes sont hospitalisées au Québec, dont 130 aux soins intensifs.Deux régions s\u2019ajoutent au niveau des déplacements contrôlés et limités : Charlevoix et Rouyn-Noranda.La santé publique demande de considérer que la transmission communautaire du virus s\u2019est maintenant étendue à l\u2019ensemble du Québec.5 AVRIL Québec - Bilan dominical : 19 nouveaux décès pour un total de 94 depuis le début de la crise, 7944 cas confirmés, une augmentation de 947 depuis la veille, 525 personnes hospitalisées, en hausse de 47 en 24 heures.Un total de 154 malades sont aux soins intensifs (+24).La fermeture des commerces et services non essentiels est prolongée du 13 avril au 4 mai, annonce le premier ministre François Legault.6 AVRIL Ottawa - Des ajustements s\u2019en viennent pour des salariés qui ne peuvent pas toucher la prestation canadienne d\u2019urgence (2000 $ par mois), annonce le PM.Il évoque des travailleurs dont l\u2019horaire a été réduit à moins de dix heures par semaine, les étudiants qui ne pourront pas occuper un emploi d\u2019été ou ceux qui gagnent moins d\u2019argent en travaillant que ce qu\u2019offre la prestation.Québec- Le bilan de la journée est lourd en matière de décès (+27), mais plus limité pour les hospitalisations (+8) et les personnes aux soins intensifs (+10).« Encore quelques journées comme ça et on pourrait se dire qu\u2019on approche du sommet », a commenté le premier ministre.Il sort un nouveau proverbe : « En avril, on ne lâche pas d\u2019un fil! » Pour les équipements médicaux : la situation s\u2019améliore, on a un inventaire de 10 à 14 jours, précise le PM, sauf pour les blouses, plus en demande.Un programme de 100 M$ a été présenté en après-midi pour aider les entreprises à offrir de la formation à leurs employés, entre autres sur les outils numériques et le télétravail.Legault évoque également la possibilité de faire appel à des vétérinaires pour faire fonctionner des respirateurs artificiels.Bilan total : 8580 cas confirmés, 533 hospitalisations, dont 164 aux soins intensifs et 121 décès.7 AVRIL Ottawa - Le PM met l\u2019accent sur la fabrication locale d\u2019équipements médicaux.« Il nous faut une source fiable et stable de matériel médical.Il nous faut le produire nous-mêmes », affirme-t-il.Des entreprises sont déjà en train de revoir leurs chaînes de production pour y arriver.Par exemple, 30 000 respirateurs seront produits au pays, a annoncé Justin Trudeau, « pour se préparer au pire ».Des masques, des blouses et d\u2019autres équipements sont également en production.Jusqu\u2019ici, 5000 entreprises canadiennes se sont manifestées pour aider au combat contre le virus d\u2019une façon ou d\u2019une autre, a-t-il indiqué.Québec - Le premier ministre évoque le début probable de l\u2019atteinte d\u2019un sommet dans la pandémie de COVID-19, tout en appelant à maintenir la même discipline.Il se base sur le nombre de personnes hospitalisées (583, en hausse de 50 depuis la veille) et celles aux soins intensifs (164, stable) pour faire ce constat.« Si on regarde froidement la situation, [\u2026] on est en train d\u2019atteindre le sommet », commente-t-il.En contrepartie, les décès s\u2019accumulent toujours pour atteindre 150 en date du 7 avril (+29).« La bataille n\u2019est pas gagnée, c\u2019est important de rester disciplinés », avertit François Legault.Le Dr Arruda dit qu\u2019on s\u2019enligne davantage vers le scénario optimiste que le pessimiste grâce aux efforts des Québécois.À l\u2019approche de Pâques, le PM insiste sur la consigne de ne pas se rassembler physiquement, que ce soit dans les églises ou dans les familles.Du côté de l\u2019équipement médical, la situation est stable, informe le PM, qui évoque quand même une « préoccupation » quant au matériel nécessaire pour faire les tests (6- 7 jours d\u2019inventaire).Compte tenu de la situation problématique dans certaines résidences pour personnes âgées, du personnel des hôpitaux y sera transféré en renfort, a annoncé le gouvernement.8 AVRIL Ottawa - Justin Trudeau annonce une nouvelle mesure dans la foulée de la crise sanitaire : le programme Emplois-été Canada sera bonifié pour couvrir 100 % des salaires dans le but d\u2019aider les étudiants à se trouver un emploi cet été.Pour ce qui est de la subvention salariale de 75 % annoncée plus tôt, les critères seront assouplis pour les organismes à but non lucratif et de bienfaisance, mais aussi pour toutes les entreprises à but lucratif.Il faudra que leurs revenus aient baissé de 15 % en mars pour être admissibles, au lieu de 30 %.Québec \u2013 Une certaine stabilité s\u2019installe.Le bilan québécois est semblable à celui de la veille.Malheureusement, 25 nouveaux décès à déplorer, mais « c\u2019est vraiment en train de se stabiliser dans les hospitalisations », affirme le premier ministre.Elles sont à 632, en hausse de 89 en 24 heures.Aux soins intensifs, la hausse est de 17, pour un total de 181.Nuance importante : c\u2019est l\u2019augmentation qui est stable en ce moment, pas le nombre total.Même tendance dans les cas confirmés, en hausse de 691 pour un sommet de 10 031 cas.Legault évoque tout de même une « lumière au bout du tunnel ».« Les données des derniers jours me rendent optimiste.Je suis vraiment fier du travail des Québécois.Il faut encore donner un dernier petit coup », encourage-t-il.Le gouvernement commence déjà à « préparer » la réouverture de certains commerces, mais on n\u2019est clairement « pas rendus là » pour l\u2019instant, dit le PM.Par contre, la consigne du deux mètres « va rester pour des mois, faut s\u2019habituer », a-t-il ajouté.Le premier ministre veut qu\u2019on accorde une attention particulière aux personnes âgées.« Ça devrait être notre mission prioritaire », dit-il.Pour y arriver, c\u2019est important de garder ses distances physiques, même à Pâques.Il annonce aussi qu\u2019il faudra « tester systématiquement tout le monde dans les CHSLD », résidents comme employés.« Faut surtout pas relâcher, on est bien partis », conclut le PM.?La COVID-19 au quotidien Rémi Léonard et Martin Bourassa | Le Courrier Le premier ministre François Legault a adopté un ton plus optimiste ces deux derniers jours, en se basant principalement sur la progression des hospitalisations.Il est ici entouré du directeur national de la santé publique, le Dr Horacio Arruda, et de la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann.Photo Émilie Nadeau | Cabinet du premier ministre du Québec Source : Santé publique Le Courrier de Saint-Hyacinthe | Jeudi 9 avril 2020 | lecourrier.qc.ca 13 NERVEUSE ET SEXY 26 Selon des chiffres communiqués hier, mercredi, par l\u2019entreprise au COURRIER, 149 travailleurs avaient été déclarés positifs au coronavirus.« L\u2019ensemble du personnel des ressources humaines est mobilisé 24 h sur 24.La COVID-19 est un cas d\u2019entreprise très préoccupant », a indiqué Richard Vigneault, porte-parole d\u2019Olymel, en entrevue au COURRIER.En date du 8 avril, l\u2019usine d\u2019abattage et de découpe de porc de Yamachiche, qui est fermée depuis le 29 mars, comptait 93 cas de COVID-19.Ses 1000 employés ont été placés en isolement pendant 14 jours.L\u2019abattoir F.Ménard-Olymel d\u2019Ange- Gardien n\u2019est pas épargné par le corona- virus puisqu\u2019on y recensait 42 cas de COVID-19 sur les 409 travailleurs.À l\u2019usine de Saint-Esprit, on dénombrait 11 cas sur plus de 1000 employés.Quant à l\u2019usine de Vallée-Jonction, spécialisée dans l\u2019abattage et la transformation porcine, on a identifié trois cas sur plus de 1000 travailleurs.Mercredi, aucun cas de COVID-19 n\u2019avait été identifié dans les usines d\u2019abattage de volaille de Sainte-Rosalie, de Saint-Damase et de Saint-Jean-Baptiste.L\u2019usine Olymel de Saint-Hyacinthe, où l\u2019on fabrique maintenant du saindoux, était aussi épargnée par ce coronavirus ainsi que le siège social qui rassemble 250 employés.Ces derniers ont privilégié majoritairement le télétravail.« Olymel est très reconnaissant envers ses employés qui, dans les circonstances exceptionnelles, viennent exercer une activité considérée comme essentielle pour l\u2019approvisionnement de la chaîne alimentaire », a souligné Richard Vigneault.Actuellement, Olymel met les bouchées doubles pour éviter la propagation de cas dans ses usines touchées et éviter que d\u2019autres centres de production de l\u2019entreprise soient concernés.« Nous avons implanté de nouveaux protocoles pour les abattoirs en collaboration avec l\u2019Institut national de la santé publique.Nous allons faire respecter la distance de deux mètres entre les employés quand c\u2019est possible.Des mesures de mitigation sont prises en accord avec la santé publique, comme l\u2019installation de séparateurs et le port de casque avec visière », a précisé M.Vigneault.Olymel compte environ 15 000 salariés à travers ses différents établissements au Canada.RUMEUR NON FONDÉE Dernièrement, un message vocal d\u2019une personne anonyme exhortant la population à jeter tous les produits de marque Olymel en raison d\u2019une possible contamination au coronavirus a circulé sur les réseaux sociaux.Cette rumeur avait contraint la direction du transformateur de viande à rectifier les faits.« L\u2019entreprise a démenti cette rumeur qu\u2019elle qualifie de fausse information.J\u2019invite les consommateurs à consulter le site web de l\u2019Agence canadienne d\u2019inspection des aliments (ACIA), autorité en matière de salubrité alimentaire qui, comme d\u2019autres organisations, affirme n\u2019avoir trouvé aucun exemple de transmission de la COVID-19 par un aliment », a commenté Richard Vigneault.« Les scientifiques et les autorités en matière de salubrité des aliments partout dans le monde surveillent de près la propagation de la COVID-19.Il n\u2019existe actuellement aucune preuve suggérant que l\u2019alimentation est une source ou une voie probable de transmission du virus », peut-on lire sur le site Internet de l\u2019ACIA.?Olymel confronté à 149 cas de COVID-19 dans ses installations au Québec Le transformateur de viande Olymel, dont le siège social est situé à Saint-Hyacinthe, fait face à une progression de cas de la COVID-19 qui affecte actuellement quatre abattoirs de porcs au Québec.Photo François Larivière | Le Courrier © Jean-Luc Lorry | Le Courrier Le transformateur de viande Olymel, dont le siège social est situé à Saint-Hyacinthe, fait face à une augmentation de cas de la COVID-19 qui affecte quatre abattoirs de porcs situés au Québec. affaires Le Courrier de Saint-Hyacinthe | Jeudi 9 avril 2020 | lecourrier.qc.ca 14 En raison des mesures gouvernementales qui s\u2019ajoutent jour après jour pour freiner la propagation du coronavirus au Québec, les organisateurs de l\u2019Expo agricole de Saint-Hyacinthe craignent une possible annulation du plus grand festival agricole du Québec, qui est programmé du 16 au 25 juillet.« Depuis Noël, nous préparons la prochaine édition de l\u2019Expo agricole.Habituellement, le printemps est une période très intense pour nous.Nous n\u2019avons pas le choix d\u2019avancer dans les circonstances, mais ce n\u2019est pas facile », indique François Brouillard, directeur général de la Société d\u2019agriculture de Saint-Hyacinthe, en vidéoconférence avec LE COURRIER.Pour cette entrevue virtuelle, M.Brouillard était accompagné de David Messier, le nouveau directeur de la programmation de l\u2019Expo agricole.« Nous avons des dates butoirs.On regarde nos contrats avec nos fournisseurs et partenaires.Nous avons encore du temps devant nous avant de prendre une décision », mentionne M.Messier.Cette activité familiale pourrait être annulée, au même titre que les autres expositions agricoles au Québec, par les autorités publiques.« Depuis plusieurs mois, nous avons investi en salaires pour tenir l\u2019Expo.Nous ne pouvons compter sur aucun dédommagement d\u2019assurances puisque nous n\u2019en avons pas en cas d\u2019annulation », précise M.Brouillard.Cette année, le budget consacré à cette activité phare de la grande région de Saint-Hyacinthe avoisine les 3 M$.Selon les chiffres de l\u2019organisation, l\u2019Expo agricole a attiré 174 000 visiteurs en 2019.Des passeports pour la prochaine édition ont déjà trouvé preneur via la vente en ligne.Si les organisateurs de l\u2019Expo agricole devaient annuler l\u2019activité, ou être contraints de le faire, ce serait l\u2019une des rares fois où ce festival ne se tiendrait pas depuis sa première édition en 1837.Les deux responsables regardent avec une certaine anxiété d\u2019autres festivals au Québec, dont certains ont annoncé leur annulation, comme le Festival international de jazz et les Francos de Montréal.REPORT PEU PROBABLE François Brouillard fonde peu d\u2019espoir sur un possible report de l\u2019Expo agricole cet automne.« Nous ne pourrions pas investir le même budget et garder la même programmation en cas de report de l\u2019événement.Si l\u2019on prend l\u2019exemple du mois de septembre, cela change tout dans le calendrier d\u2019une ferme », souligne François Brouillard.En plus de l\u2019Expo, la Société d\u2019agriculture de Saint-Hyacinthe organise annuellement le Salon de l\u2019agriculture en janvier, le gala Cérès (soirée hommage dans le cadre du Salon de l\u2019agriculture), Plaisirs Relâche au début mars, le Suprême laitier et Expo-Champs en août et le Gala excellence agricole Montérégie- Est en novembre.Expo-Champs est un salon à ciel ouvert qui est prévu les 25,26 et 27 août à Saint- Liboire.« Nous faisons face au même problème que pour l\u2019Expo.Le point encourageant est que la tenue d\u2019Expo- Champs est moins imminente », note M.Brouillard.L\u2019Association des expositions agricoles du Québec (AEAQ) sonde actuellement ses 28 membres afin de connaître leur décision dans la présente situation.« L\u2019AEAQ est en constante discussion avec le MAPAQ afin de regarder divers scénarios, soit pour l\u2019annulation ou le déplacement de certaines expositions.La collaboration est très bonne avec les représentants du gouvernement du Québec et tout est encore possible », écrit dans un courriel adressé au COURRIER Lee Patterson, directeur Relations avec les membres et partenaires de l\u2019AEAQ.« Dans le cas où Québec permettrait les rassemblements et si jamais certaines expositions peuvent déplacer leurs dates, il faudra confirmer avec les propriétaires d\u2019entreprises de manèges et autres fournisseurs afin de valider qui est disponible pour les nouvelles dates choisies », poursuit-il.Parmi les membres qui ont répondu au sondage mené par l\u2019AEAQ, personne n\u2019a encore annulé son activité.?Jean-Luc Lorry | Le Courrier François Brouillard, directeur général de la Société d\u2019agriculture de Saint-Hyacinthe, à la veille du lancement de l\u2019édition 2019 de l\u2019Expo agricole.Photothèque | Le Courrier © L\u2019Expo agricole sur la corde raide En plus de devoir appliquer des mesures supplémentaires dans le cadre de la pandémie de COVID-19, la direction de l\u2019usine Barry Callebaut de Saint- Hyacinthe doit trouver urgemment de nouveaux travailleurs.« La période des vacances est à l\u2019horizon et nous devons recruter de nouveaux employés (temporaire et permanent).Au moment où je vous parle, on ne sait pas comment nous allons relever ce défi », indique Yves Delaney, directeur régional des ressources humaines de Barry Calle- baut Canada, en entrevue au COURRIER.À l\u2019usine Barry Callebaut de Saint- Hyacinthe, qui regroupe environ 530 travailleurs, les règles de distanciation sociale ont été imposées à l\u2019intérieur de l\u2019établissement.« Nous renforçons constamment nos mesures.Chaque poste est désinfecté avant un changement d\u2019équipe.Nous élargissons les heures de fréquentation de la cafétéria.Il y a aussi beaucoup de télétravail quand c\u2019est possible », précise M.Delaney.Actuellement, la pandémie de COVID- 19 n\u2019a pas d\u2019impact sur la production de chocolat de l\u2019usine.« Nous avons une bonne collaboration de nos employés.Pour le moment, aucun de nos travailleurs n\u2019a reçu un test positif au coronavirus », mentionne M.Delaney.Un employé qui a requis l\u2019anonymat a observé dans l\u2019usine la présence de plombiers à l\u2019emploi d\u2019un sous-traitant effectuant des travaux à plein temps dans l\u2019usine.Il soutient que Barry Callebaut dispose d\u2019une équipe de plomberie à l\u2019interne pour des situations d\u2019urgence.« Je peux vous confirmer qu\u2019actuellement, nous faisons affaire uniquement avec des entreprises externes pour des travaux d\u2019urgence comme des bris de machineries, assure Yves Delaney.Nous avons cessé nos travaux de construction qui consistaient à installer de nouveaux équipements.» Rappelons que le gouvernement a demandé la fermeture temporaire des entreprises dont l\u2019activité n\u2019est pas jugée essentielle.Au classement des 200 plus grandes entreprises de la MRC des Maskoutains publié annuellement par LE COURRIER, Barry Callebaut Canada se classe au 5e rang des manufacturiers.?Jean-Luc Lorry | Le Courrier Barry Callebaut face au défi du recrutement La direction de l\u2019usine Barry Callebaut de Saint-Hyacinthe dit se conformer aux nombreuses mesures à appliquer dans le cadre de la pandémie de COVID-19.Photo Robert Gosselin | Le Courrier © Le Courrier de Saint-Hyacinthe | Jeudi 9 avril 2020 | lecourrier.qc.ca 15 affaires Le Courrier de Saint-Hyacinthe | Jeudi 9 avril 2020 | lecourrier.qc.ca 16 En ces temps de course contre la montre pour freiner la propagation de la COVID- 19, le Laboratoire de santé animale du ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation du Québec (MAPAQ), situé sur la rue Sicotte à Saint- Hyacinthe, a temporairement changé de vocation en effectuant des tests de dépistage.Habituellement, ce laboratoire est destiné à la surveillance des maladies exotiques animales comme la fièvre aphteuse, la fièvre aviaire ou la peste porcine africaine.« Nous avons la capacité d\u2019effectuer jusqu\u2019à 1000 tests par jour, indique avec enthousiasme Olivia Labrecque, directrice adjointe par intérim du Laboratoire de santé animale du MAPAQ, en entrevue au COURRIER.Le nombre de tests évolue quotidiennement.Il s\u2019agit d\u2019une grande collaboration entre la Santé publique et les intervenants en santé animale.» Une vingtaine d\u2019employés, dont des techniciens de laboratoire, effectuent ces tests dédiés exclusivement aux échantillons provenant de la Montérégie.« Je suis très fière que mon équipe ait pu rapidement s\u2019adapter à la situation.En l\u2019espace de quelques jours, nous étions fonctionnels », souligne Mme Labrecque, vétérinaire en microbiologie.Ce laboratoire de santé animale occupe des locaux du Complexe de diagnostic et d\u2019épidémiosurveillance vétérinaires du Québec (CDEVQ).Dans ce bâtiment moderne à la fine pointe de la technologie, le MAPAQ et la Faculté de médecine vétérinaire de l\u2019Université de Montréal (FMV) disposent chacun de laboratoires et partagent des espaces de recherche pour la nécropsie, la microbiologie et la bactériologie.LA MÉDECINE VÉTÉRINAIRE EN RENFORT En plus du MAPAQ, le secteur de la médecine vétérinaire sera appelé en renfort en cas de pénurie de matériel hospitalier.« L\u2019Ordre des médecins vétérinaires du Québec nous a demandé de nous préparer à fournir du matériel comme des masques N95, des blouses de protection, des gants ou des couvre-chaussures », indique la Dre Marie-Claude Bélanger, vice-doyenne aux affaires cliniques à FMV, lors d\u2019un entretien téléphonique accordé au COURRIER.Celle-ci était accompagnée de la doyenne de la FMV, la Dre Christine Theoret.L\u2019ensemble des centres vétérinaires au Québec ainsi que les cliniques pour animaux de compagnie ont été sollicités par l\u2019Ordre des médecins vétérinaires pour fournir leur inventaire de matériel disponible.« Il va falloir s\u2019assurer d\u2019une démarche centralisée advenant ce besoin de matériel », considère Dre Theoret.Le Centre hospitalier universitaire vétérinaire (CHUV), situé sur l\u2019avenue des Vétérinaires, pourrait être lui aussi mis à contribution.« Nous avons eu des discussions avec des médecins du territoire pour prêter des respirateurs artificiels.Au CHUV, nous avons répertorié 17 appareils différents que nous utilisons selon les espèces lors d\u2019anesthésies », mentionne la Dre Bélanger, également responsable du Service de diagnostic de la Faculté et du CHUV.Marie-Claude Bélanger rappelle que, même si le CHUV « est ouvert à partager son matériel, le centre continue à fournir des services d\u2019urgence aux animaux ».?Jean-Luc Lorry | Le Courrier Le Laboratoire de santé animale effectue des tests de dépistage Le Laboratoire de santé animale du MAPAQ, qui effectue actuellement des tests de dépistage de la COVID-19, occupe des locaux du Complexe de diagnostic et d\u2019épidémiosurveillance vétérinaires du Québec.Ce complexe est situé sur la rue Sicotte.Photo François Larivière | Le Courrier © Même si tous les campus du Québec sont présentement fermés, certaines institutions d\u2019enseignement poursuivent néanmoins leurs activités essentielles.À Saint-Hyacinthe, c\u2019est le cas de la Faculté de médecine vétérinaire (FMV) de l\u2019Université de Montréal, qui demeure plus active qu\u2019on pourrait le croire.Certains services ne peuvent en effet cesser du jour au lendemain, qu\u2019on pense en premier lieu au Centre hospitalier universitaire vétérinaire, qui demeure essentiel.Depuis la mise en place des mesures gouvernementales pour faire face à la COVID-19, on est néanmoins passé en « mode urgence », a expliqué en entrevue au COURRIER la doyenne de la Faculté, Dre Christine Theoret.Toutes les « procédures non urgentes » sont reportées et un triage est mis en place pour s\u2019assurer de traiter uniquement les cas réellement nécessaires, a-t-elle décrit.L\u2019établissement continuera évidemment de s\u2019occuper des animaux déjà admis.Dans ces conditions, l\u2019enjeu principal pour la FMV est d\u2019assurer la santé et la sécurité de son personnel, a assuré la doyenne.Autant que possible, le télétravail devient également la solution de rechange pour « tout ce qui peut être fait de la maison », a-t-elle indiqué.Quant aux activités d\u2019enseignement qui étaient à l\u2019arrêt, la reprise partielle a eu lieu le 23 mars, a informé la Dre Theoret, principalement pour les enseignements théoriques.C\u2019est évidemment plus compliqué pour les cours pratiques et les stages, ce qui complique la situation des finissants de cinquième année, a soulevé la doyenne, qui s\u2019inquiétait que la situation actuelle puisse retarder l\u2019arrivée sur le marché du travail des futurs vétérinaires.Pour l\u2019heure, tous ignorent combien de temps durera encore cette crise, mais elle a déjà indiqué tout faire pour « trouver les meilleures solutions possibles pour nos étudiants finissants qui doivent réaliser une formation clinique ».LA RECHERCHE ESSENTIELLE Nos lecteurs se rappellent peut-être du travail des virologistes de la FMV, présenté dans nos pages il y a quelques semaines, au moment où le coronavirus venait d\u2019être qualifié de « pandémie » par l\u2019Organisation mondiale de la Santé.Sachez qu\u2019ils poursuivent eux aussi leur travail malgré le contexte actuel, a assuré Dre Theoret.« Nous jouons un rôle essentiel dans le dépistage des maladies qui se transmettent de l\u2019animal à l\u2019homme », avait alors indiqué au COURRIER le professeur Sylvain Quessy, du département de pathologie et de microbiologie de la FMV.Le nouveau coronavirus a effectivement une origine animale, tout comme le SRAS ou le H1N1 par ailleurs, d\u2019où l\u2019importance du travail de ces chercheurs dans la compréhension de la pandémie actuelle, mais aussi de celles à venir.Une autre représentante de la FMV, la Dre Hélène Carabin, fait par ailleurs partie d\u2019une équipe de chercheurs qui vient d\u2019obtenir des fonds des Instituts de recherche en santé du Canada pour diriger des travaux qui porteront spécifiquement sur la gestion mondiale de la COVID-19, a aussi mis en lumière la Dre Theoret.Leur recherche se penche sur « la mise en œuvre de l\u2019approche Un monde, une santé, selon laquelle plusieurs secteurs communiquent et collaborent en vue d\u2019améliorer les résultats en matière de santé publique, une vision chère à l\u2019Université de Montréal », a indiqué la Faculté dans une publication sur sa page Facebook.En regard de ces différentes actions, il est clair pour Christine Theoret que la Faculté « fait [sa] part » dans la situation actuelle et que la profession vétérinaire peut apporter « des solutions à cette crise sanitaire », a-t-elle assuré.La doyenne se réjouit également de constater une belle solidarité sur le terrain.« Nos gens s\u2019épaulent pour faire fonctionner les activités essentielles », a-t-elle en effet rapporté.?Rémi Léonard | Le Courrier Encore de l\u2019action à la Faculté de médecine vétérinaire La doyenne de la Faculté de médecine vétérinaire, Dre Christine Theoret.Photothèque | Le Courrier © Le Courrier de Saint-Hyacinthe | Jeudi 9 avril 2020 | lecourrier.qc.ca 17 affaires Le Courrier de Saint-Hyacinthe | Jeudi 9 avril 2020 | lecourrier.qc.ca 18 Recherche en textile en période de pandémie Le Groupe CTT, un centre collégial de transfert de technologie associé au Cégep de Saint-Hyacinthe, apporte son expertise à l\u2019industrie textile au pays qui s\u2019est lancée dans la fabrication de blouses médicales et de masques.Cet organisme à but non lucratif est spécialisé en recherche, développement et analyses des textiles techniques, des géosynthétiques et des matériaux avancés à base de textile.« Depuis le 21 mars, le Groupe CTT a intégré une force opérationnelle mise en place en collaboration avec Technitextile Québec et Vestechpro [un centre collégial de transfert de technologie spécialisé en habillement] », indique Olivier Vermeersch, président-directeur général du Groupe CTT, en entrevue au COURRIER.Basée à Saint-Hyacinthe, TechniTextile Québec se présente comme un créneau d\u2019excellence réunissant l\u2019ensemble des acteurs industriels, techniques, scientifiques et gouvernementaux impliqués dans les matériaux textiles techniques.« En seulement 16 jours, nous avons réussi à mettre en place une chaîne locale d\u2019approvisionnement sécuritaire, capable d\u2019alimenter les gouvernements du Québec et du Canada en matière de solutions jetables et lavables, mentionne dans un communiqué Dany Charest, directeur général de TechniTextile Québec.Le succès de cette initiative, menée en collaboration avec le Groupe CTT et Vestechpro, repose sur l\u2019expérience et l\u2019expertise d\u2019un comité composé d\u2019une dizaine de manufacturiers de matériaux textiles, de fabricants de vêtements et de centres de recherche et de transfert technologique.» ACCÉLÉRER LA CADENCE Pour être efficace en période de pandémie, le Groupe CTT, qui compte 70 employés, a accéléré la cadence en devenant opérationnel quotidiennement.« Nous sommes passés de quatre à sept jours par semaine sur deux quarts de travail.Je dispose d\u2019une équipe multidisciplinaire composée d\u2019employés hautement qualifiés, qui sont fiers de contribuer à cet effort de guerre », souligne M.Vermeersch.L\u2019intervention du Groupe CTT est actuellement centrée sur les blouses de protection.« À court terme, nous souhaiterions nous impliquer dans le développement d\u2019une spécification pour les masques de protection pour la population », laisse entendre le PDG du Groupe CTT.Pour réaliser de nouveaux tests spécifiques, le Groupe CTT a mis sur pied un projet d\u2019acquisition d\u2019équipements qui sera financé par Développement Économique Canada.Selon Olivier Vermeersch, les blouses et masques utilisés au Canada sont principalement fabriqués en Chine.« La situation est telle qu\u2019une prise de conscience des autorités sur la nécessité de développer une souveraineté sanitaire s\u2019est matérialisée, concept que plusieurs autres pays vont aussi adopter.En l\u2019absence de fabricants locaux, le Groupe CTT n\u2019était pas familier au départ de cette crise avec les spécifications ni les méthodes d\u2019essais en vigueur dans ce domaine [blouse et masque] », souligne M.Vermeersch.RELANCE DE LA FORMATION TEXTILE?Il y a quelques années, le Cégep de Saint- Hyacinthe offrait un programme en production textile qui a été abandonné.En mars 2008, le Cégep avait reçu une seule demande d\u2019admission pour cette formation collégiale.La fin du diplôme d\u2019études collégiales (DEC) en textile faisait également suite à une aventure rocambolesque impliquant l\u2019arrivée d\u2019étudiants étrangers qui avaient été appelés à la rescousse pour éviter l\u2019arrêt de cette formation.Actuellement, la direction de l\u2019institution d\u2019enseignement juge prématuré de considérer une possible relance de ce programme.« Il est présentement trop tôt pour répondre à cette question.En ce moment, toutes nos énergies et toutes nos ressources sont déployées à la reprise des cours et à la poursuite de la session d\u2019hiver 2020 », nous a répondu par cour- riel Véronique Blain, directrice du Service des communications et des affaires corporatives du Cégep de Saint-Hyacinthe.?Jean-Luc Lorry | Le Courrier L\u2019effort de guerre du Groupe CTT Sur la photo, Manon Guillemette, aide-technicienne au Groupe CTT, réceptionne des échantillons de tissus pour des blouses et des prototypes de blouses de protection, en vue de leur évaluation au laboratoire.Photo gracieuseté La production a chuté de plus de 95 % Les Carrières St-Dominique, l\u2019un des plus importants fournisseurs de pierre et de béton au Québec, n\u2019ont pas été épargnées par le décret gouvernemental du 24 mars qui a mis à l\u2019arrêt tous les services et activités jugés non prioritaires et stoppé partout les grands chantiers, le temps que s\u2019essouffle ici la pandémie de COVID-19.Désignée comme service essentiel par le gouvernement en cette période de crise, l\u2019entreprise ne fonctionne plus que pour assurer les approvisionnements jugés prioritaires, a expliqué au COURRIER son directeur général, Claude Dupuis.« On se plie aux directives gouvernementales qu\u2019on nous a imposées.Mardi soir [le 24 mars], on a précédé à la mise à pied de 130 employés sur 225 : des employés de bureau, des ouvriers, des chauffeurs; on leur a expliqué la situation, mais tout s\u2019est fait sur une base volontaire.On a aussi fermé complètement notre division béton, qui compte sept usines, et ça restera comme ça jusqu\u2019au 13 avril, minimum.On va observer les instructions à la lettre », explique M.Dupuis.En considérant qu\u2019une partie des effectifs se trouvait encore en pause hivernale, il estime qu\u2019il n\u2019y a plus que 50 ou 60 employés qui s\u2019occupent actuellement des opérations qui sont maintenues.« Je vous dirais qu\u2019on est à moins de 5 % de notre capacité de production normale », estime-t-il.Le 25 mars au matin, les grilles de la carrière sont donc restées fermées et aucun camion n\u2019y est entré de toute la journée.Le lendemain, la carrière a été ouverte de 6 h 30 à 12 h 30 et seulement 31 camions s\u2019y sont rendus pour que des besoins impératifs soient comblés : matériaux pour des travaux routiers urgents, chargements de chaux pour l\u2019épandage agricole ou encore de l\u2019agrégat destiné à l\u2019ensachage à la veille de la saison des inondations.« Trente et un voyages, ce n\u2019est pas beaucoup quand on pense qu\u2019après la période de dégel, habituellement, ce sont 500, 600 ou 700 camions par jour qui entrent et qui sortent d\u2019ici.Maintenant, la carrière n\u2019est ouverte que deux avant- midi par semaine, et seulement pour les clients qui ont une lettre justificative.C\u2019est une consigne qui est suivie religieusement parce que nous avons à cœur la santé de nos travailleurs et celle du public », poursuit M.Dupuis.Il espère que d\u2019ici peu, l\u2019entreprise pourra rouvrir l\u2019une de ses usines de béton pour qu\u2019un projet de porcherie en cours dans les Cantons-de-l\u2019Est puisse être complété.« Sinon, ce sont 100 ou 200 truies qui devront avorter », prévient-il.Il va sans dire que, sur le plan financier, Les Carrières St-Dominique ont connu de bien meilleurs jours.« Presque tout est arrêté, nous n\u2019avons plus aucune activité commerciale, mais on fait avec.Au-delà des affaires, la santé est bien plus importante », conclut Claude Dupuis.?Benoit Lapierre | Le Courrier Les Carrières St-Dominique : que pour l\u2019essentiel Jouant son rôle de service essentiel en respectant religieusement les consignes, la carrière de Saint-Dominique traversera la crise COVID-19 en n\u2019étant ouverte que deux avant-midi par semaine, pour les urgences seulement.Photo Robert Gosselin | Le Courrier © affaires Le Courrier de Saint-Hyacinthe | Jeudi 9 avril 2020 | lecourrier.qc.ca 19 Chaque jour, Clara Toscani, de Saint-Simon, fait plusieurs appels téléphoniques, s\u2019entretient avec quantité de personnes, envoie des dizaines de courriels et traite une tonne d\u2019information.Tout cela, c\u2019est dans l\u2019espoir de ramener son fils, Jeffrey Hamel, au pays, alors que ce dernier est coincé aux Philippines à cause de la pandémie de la COVID-19.Ce combat effréné que Mme Toscani mène a maintenant pris des allures titanesques puisqu\u2019au-delà de son fils, c\u2019est plus de 250 touristes canadiens qu\u2019elle tente d\u2019aider dans ce difficile rapatriement.Arrivé début février aux Philippines, pour visiter son amoureuse qui y habite, Jeffrey Hamel connaît très bien le pays.Mais depuis que le premier ministre Justin Trudeau a invité les Canadiens à l\u2019étranger à rentrer au pays, aux alentours du 16 mars, la situation ne cesse de se détériorer aux Philippines.En fait, plus de 2500 Canadiens y seraient coincés présentement.« Dès le 13 mars, l\u2019ambassade canadienne à Manille a été évacuée et les informations ne se sont pas nécessairement rendues immédiatement à tous les Canadiens en sol philippin.Tout s\u2019est mis à débouler depuis le 14 mars », précise Mme Toscani.En effet, le gouvernement philippin entend faire respecter les mesures de quarantaine d\u2019une main de fer, n\u2019hésitant pas à s\u2019en prendre physiquement à tout contrevenant.Des barrages armés ont été érigés partout dans le pays, ce qui rend les déplacements internes très difficiles.Devant toutes ces contraintes, Clara Toscani a créé un groupe Facebook le 25 mars, tentant de recueillir le plus d\u2019information possible pour aider des Canadiens pris aux Philippines.PARCOURS DU COMBATTANT Jeffrey Hamel avait réussi à obtenir un vol d\u2019avion pour le 24 mars.« Chaque fois, il doit avoir en main un certificat médical qui prouve qu\u2019il n\u2019a pas la COVID-19, son transporteur pour se rendre jusqu\u2019à Manille \u2013 quatre heures de déplacement dans son cas \u2013 doit être approuvé, car Manille est complètement fermée.En cours de route vers l\u2019aéroport, il a appris que son vol était annulé, donc ils ont rebroussé chemin avec toutes les difficultés que cela a impliqué de repasser les mêmes points de contrôle très militarisés.Il doit maintenant se remettre en quarantaine de 14 jours avant de pouvoir tenter un nouveau vol », précise la mère de M.Hamel.Jusqu\u2019à maintenant, c\u2019est plus de 4000 $ qui ont été investis par Mme Toscani et son fils pour des vols qui ont été annulés et qui sont non remboursables.« Les gens là-bas s\u2019endettent énormément et certains commencent à manquer de nourriture ou d\u2019hébergement.Nous avons obtenu des crédits voyages pour les vols annulés, mais présentement, cela ne nous est d\u2019aucune aide pour les sortir du pays.» Le gouvernement canadien, pour sa part, a consenti à émettre un prêt de 1000 $ pour aider les touristes à l\u2019étranger à revenir.Un prêt qui devait prendre 10 jours à recevoir et que plusieurs n\u2019avaient toujours pas reçu trois semaines plus tard.À l\u2019heure actuelle, Jeffrey Hamel vient tout juste de recevoir ce prêt, après plus de trois semaines d\u2019attente.VOLS À PRIX EXORBITANTS « Nous commençons à ressentir toute la fatigue des Canadiens là-bas.Mon fils n\u2019a plus vraiment d\u2019argent depuis une semaine, il dépend de sa femme qui travaille dans un marché et la situation dans le pays se détériore.Des touristes à Manille sont contraints d\u2019habiter dans des endroits vraiment insalubres ou dans la rue.Je ne souhaite vraiment pas critiquer le gouvernement du Canada qui fait assurément son possible, mais il faut pouvoir nous garantir des vols rapidement.» Au moment de notre discussion mardi, Mme Toscani apprenait qu\u2019un vol vers Toronto serait dédié aux Canadiens le 14 avril, au coût astronomique de 3000 $, avec Philippine Airlines (PAL).« Il nous manque beaucoup d\u2019information concernant ce vol et, aussi, cela ne règle pas le problème des déplacements internes qui sont rendus très difficiles.Plusieurs touristes sont sur des îles des Philippines loin de la capitale.Aussi, ce prix de 3000 $ n\u2019est pas réaliste, c\u2019est trop! » Clara Toscani soutient également que si 2500 Canadiens sont enregistrés comme étant présentement aux Philippines, il est évident qu\u2019ils n\u2019embarqueront pas tous dans un vol le 14 avril \u2013 un autre vol est aussi prévu vers Vancouver.« Les plus démunis n\u2019ont pas les moyens de payer ce vol.Imaginez si vous êtes un couple ou une famille, le prix double ou triple! » Encore faut-il que les gens puissent acheter ce fameux vol, le temps d\u2019attente en ligne avec PAL pouvant facilement monter à huit heures, sans aucune garantie d\u2019obtenir un billet.ESPOIR Les Philippins vivent une crise sans précédent, économique et sociale, en raison de la COVID-19.Comment vraiment pouvoir aider les touristes dans ce cas-là, alors que ces derniers sont souvent mal vus, les gens croyant que ce sont eux qui ont apporté le virus?« Tout cela est très stressant et je remercie vraiment le député Simon-Pierre Savard-Tremblay qui fait aussi des pieds et des mains pour nous aider.» « Il faut affréter un avion et l\u2019envoyer les chercher au plus vite.L\u2019idéal serait d\u2019organiser des vols intérieurs pour que tout le monde puisse revenir sain et sauf », commentait le député bloquiste de Saint-Hyacinthe\u2013Bagot, qui épaule Clara Toscani.Selon M.Savard-Tremblay, tout rapatriement harmonieux doit prendre en compte les éléments suivants : ceux qui ont acheté 2, 3 ou 4 billets n\u2019ont tout simplement plus de fonds, et la grande majorité d\u2019entre eux ont aussi besoin de pouvoir se rendre à l\u2019aéroport international, alors qu\u2019il n\u2019y a plus de vols internes.À l\u2019heure actuelle, Jeffrey Hamel tentait toujours de se procurer un billet pour le vol du 14 avril.Une collecte de fonds GoFundMe a également été mise en place pour aider Jeffrey Hamel.Cette collecte se nomme Stranded in Philippines.?Véronique Lemonde | Le Courrier Le combat d\u2019une mère pour rapatrier son fils Jeffrey Hamel est coincé aux Philippines et tente par tous les moyens de revenir au Canada.Photo gracieuseté Coincé aux Philippines soc été UN RÉPERTOIRE D\u2019IDÉES DE PETITS GESTES QUI FERONT LA DIFFÉRENCE.À SURVEILLER! Dans du 23 avril Pour informations : 450 773-6028 J\u2019ACHÈTE LOCAL CAHIER SPÉCIAL La communauté S\u2019ORGANISE Spécial COVID-19 1 7 7 1 2 8 Le Courrier de Saint-Hyacinthe | Jeudi 9 avril 2020 | lecourrier.qc.ca 20 Le Courrier de Saint-Hyacinthe | Jeudi 9 avril 2020 | lecourrier.qc.ca 21 agroalimentaire Le Courrier de Saint-Hyacinthe | Jeudi 9 avril 2020 | lecourrier.qc.ca 22 Du jour au lendemain, avec les mesures de confinement, la fermeture des commerces non essentiels et celle de nombreuses institutions publiques, la demande pour le lait de consommation a chuté brutalement de plus de 25 % au Québec.Une dégringolade qui n\u2019est pas sans causer des problèmes à la filière du lait qui peine, en temps normal, à suffire à la demande.« Dans notre système de gestion de l\u2019offre, la sécurité alimentaire est primordiale.Alors, dans les premiers jours où les gens se sont confinés, nous avons eu une hausse de la demande de près de 20 %, des volumes supplémentaires de lait que la filière peut très bien produire.La planification des producteurs de lait est faite pour que nous puissions facilement gérer des hausses et des baisses entre 15 et 20 % sans gaspillage.Cependant, en perdant soudainement tout le secteur des HRI [hôtels, restaurants et institutions], à cause des fermetures, c\u2019est un changement vraiment drastique pour nous », explique Peter Strebel, producteur laitier de Saint-Blaise-sur-Richelieu et représentant des producteurs de lait de la Monté- régie-Ouest.Planifiée annuellement, la filière laitière du Québec a en temps normal les outils adéquats pour gérer les surplus de lait, ce dernier pouvant être transformé en beurre ou en fromage, équilibrant l\u2019offre et la demande.Cependant, à la suite de cette chute soudaine de la demande de lait de consommation, les producteurs sont restés pris avec des quantités invendues.C\u2019est pourquoi 1 % de la production provinciale de lait a été jeté la semaine dernière, soit l\u2019équivalent de 650 000 litres de lait.« Le lait peut demeurer maximum 48 heures à la ferme avant de quitter, le reste, s\u2019il n\u2019est pas repris autrement, est perdu.Pour le lait qui a été jeté la semaine dernière, la décision s\u2019est prise collectivement selon des circuits de ramassage précis.Moi, personnellement, je n\u2019ai pas jeté de lait », ajoute M.Strebel.DONNER, MAIS\u2026 Dans toute cette situation, Peter Strebel trouve le jugement des gens bien sévère alors que plusieurs ont affirmé que les producteurs devraient donner les invendus aux banques alimentaires et aux gens dans le besoin, en ces temps de la COVID-19.« C\u2019est frustrant d\u2019entendre de telles choses alors que la Fédération des Producteurs de lait du Québec a donné plus de 2 millions de litres de lait gratuitement aux banques alimentaires la semaine dernière.Ce lait a été gratuitement transformé en fromage pour assurer sa conservation et remis à des banques alimentaires.Nous avons un programme de dons à la Fédération.Donc, nous avons fait tout notre possible pour gaspiller le moins de lait possible.Cependant, même les banques alimentaires refusent certaines quantités de lait, car cela représente de trop grands volumes pour elles.Elles doivent avoir les bénévoles en conséquence pour gérer le tout et les réfrigérateurs requis.Nous voudrions donner plus, mais nous sommes limités.» M.Strebel mentionne également que la politique de certaines épiceries limitant certaines denrées à deux articles par client met un frein à la vente de lait de consommation.« Toutes nos commandes de lait sont remplies à 100 % présentement et toutes les épiceries ont leurs livraisons deux fois par semaine.Nous essayons de freiner notre production pour avril, mais ce n\u2019est pas évident.Les vaches ne sont pas des machines que nous arrêtons quand bon nous semble.» En effet, quelques vaches peuvent être taries pour stopper la lactation dans une certaine mesure, mais cette méthode n\u2019apporte qu\u2019une solution bien éphémère et temporaire.Personne ne sait combien de temps durera la crise de la COVID-19.Il y a fort à parier que la Fédération devra de nouveau jeter de 1 à 3 % du lait produit dans les fermes du Québec dans les semaines à venir.?Véronique Lemonde | Le Courrier Le lait en manque de clients Peter Strebel, producteur laitier de Saint- Blaise-sur-Richelieu et représentant des producteurs de lait de la Montérégie-Ouest.Photo gracieuseté Les mesures de confinement ont provoqué, à leurs débuts, un fort mouvement des gens vers les épiceries, dans le but de faire des provisions de certaines denrées de base.La cohue semble maintenant s\u2019être calmée, mais Serge Lefebvre, président de Nutri-Œufs, rassure les gens, il n\u2019y a pas de pénurie d\u2019œufs en vue.« Les gens ont eu peur que les épiceries manquent d\u2019œufs, ce qui a mis une certaine pression sur l\u2019industrie, mais en fait, le Québec compte cinq millions de pondeuses qui produisent chaque jour.La frénésie des consommateurs peut amener une certaine diminution des inventaires à quelques endroits, mais le remplacement se fait directement avec la distribution chaque jour », explique M.Lefebvre.Ce dernier souligne aussi que les gens cuisinent plus ces jours-ci puisqu\u2019ils sont à la maison, donc, oui, la demande pour les œufs est en hausse.LE VIDE LAISSÉ PAR LA RESTAURATION En cette période de la COVID-19, le domaine de l\u2019hôtellerie et de la restauration est temporairement arrêté, ce qui entraîne, cependant, une restructuration dans la distribution des œufs au Québec.« En restauration et dans l\u2019hôtellerie, les œufs distribués sont principalement de calibre moyen, ce qui diffère de l\u2019offre en épicerie.Nous avons donc quelques défis au niveau de l\u2019emballage présentement, mais en fait, tous les œufs qui étaient destinés aux entreprises fermées sont redirigés vers le commerce de détail.Donc, il n\u2019y a aucun problème d\u2019approvisionnement à prévoir », ajoute M.Lefebvre.Les consommateurs risquent donc de découvrir sur les tablettes plus d\u2019œufs de calibre moyen, et aussi, d\u2019être tentés d\u2019essayer des gammes d\u2019œufs différentes comme les biologiques, les œufs de poules en liberté ou Oméga-3.Les ventes de ces catégories d\u2019œufs explosent également en cette période de confinement.GESTION DE L\u2019OFFRE SOLIDE « En cette période de pandémie, les mesures d\u2019hygiène et les recommandations de notre gouvernement sont respectées dans toute la filière des œufs afin de protéger la santé de tous », tenait à préciser la Fédération des producteurs d\u2019œufs du Québec, il y a quelques jours dans un communiqué de presse.En temps normal, les fermes avicoles, de même que les postes de classification des œufs, sont assujetties à des règles très strictes de biosécurité, règles qui sont d\u2019ailleurs resserrées durant la crise de la COVID-19.Des mesures ont également été rajoutées afin de protéger les travailleurs de l\u2019industrie avicole.« Je pense qu\u2019il faut ici souligner notre gestion de l\u2019offre qui est solide et bien implantée ici au Canada.Notre industrie est ainsi protégée et les consommateurs aussi, car nous avons juste à penser aux États-Unis qui subissent présentement des hausses de quatre à cinq fois sur le prix des œufs de consommation! Ici, nous restons un service essentiel et nourrir notre monde reste notre priorité », conclut Serge Lefebvre.?Véronique Lemonde | Le Courrier Distribution d\u2019œufs : aucune pénurie à venir Bien que certaines épiceries aient éprouvé des difficultés avec leur approvisionnement en œufs dans les dernières semaines, le président de Nutri- Oeufs confirme qu\u2019il n\u2019y a pas de pénurie à l\u2019horizon.Photo | Le Courrier © Le Courrier de Saint-Hyacinthe | Jeudi 9 avril 2020 | lecourrier.qc.ca 23 UN IMMENSE MERCI AUX BRAVES TRAVAILLEURS D\u2019ICI! COVID-19 Alors que la crise du coronavirus fait rage aux quatre coins du globe, soulignons le courage de tous ceux et celles qui travaillent d\u2019arrache-pied pour assurer la santé et la sécurité de la collectivité.\u2022 Vous travaillez dans une clinique, un centre d\u2019hébergement ou un hôpital?\u2022 Vous livrez des repas, des médicaments ou du courrier?\u2022 Vous prenez soin des enfants des travailleurs essentiels?\u2022 Vous effectuez la collecte des ordures ou du recyclage?\u2022 Vous assurez le transport de nourriture ou d\u2019équipements médicaux?\u2022 Vous offrez des services d\u2019urgence aux plus démunis?\u2022 Vous êtes commis dans une pharmacie ou une épicerie?\u2022 Vous êtes agent des services correctionnels, pompier, policier ou ambulancier?Quel que soit votre champ d\u2019activité, sachez que nous sommes conscients que vous mettez votre sécurité en péril pour protéger la vie d\u2019autrui.Votre générosité, votre bravoure, votre altruisme et votre dévouement méritent tout notre respect et notre reconnaissance.Malgré les longues heures de travail, les courtes nuits, l\u2019angoisse devant l\u2019inconnu et la crainte de contracter ce nouveau virus qui paralyse notre société, vous vous retroussez les manches et refusez de baisser les bras dans cette lutte quotidienne.Mille mercis à nos « ANGES GARDIENS » de la COVID-19! Milaydee Heins, 9 ans de Saint-Jude (Chantal Nault).Elle se mérite un repas familial pour 4 personnes, une gracieuseté (valeur de 100 $) FÉLICITATIONS À TOUS POUR VOTRE PARTICIPATION! VOICI LA GAGNANTE DE NOTRE CONCOURS ÇA VA BIEN ALLER! Le Courrier de Saint-Hyacinthe | Jeudi 9 avril 2020 | lecourrier.qc.ca 24 Tous les dessins sont disponibles sur le site lecourrier.qc.ca.et.Éliane, 6 ans \u2022 Saint-Hyacinthe Allyson, 7 ans \u2022 Saint-Hyacinthe Annie \u2022 Acton Vale Carmen, 70 ans + \u2022 Saint-Hyacinthe Delphine, 10 ans \u2022 Saint-Hyacinthe Victoria, 8 ans \u2022 Saint-Hyacinthe Bastien, 8 ans \u2022 Saint-Hyacinthe Amelia, 4 ans \u2022 Saint-Liboire Alexane, 8 ans et Noémie, 9 ans Saint-Hyacinthe Ariel, 12 ans, Colin, 10 ans, Matéo, 7 ans et Noah, 4 ans Angela, 6 ans, Marie-Perle, 29 ans et Sébastien, 44 ans \u2022 Saint-Hyacinthe Christophe, 10 ans, Edouard, 7 ans, Arnaud, 2 ans et Florence, 12 ans \u2022 Saint-Guillaume Coralie, 5 ans et Krystel, 7 ans Saint-Hyacinthe Gabrielle, 9 ans, Roméo, 8 ans et Eugénie, 6 ans \u2022 Saint-Hyacinthe Amy, 6 ans Saint-Hyacinthe Brigitte, 49 ans Saint-Hyacinthe Isabelle, 42 ans Basma, 10 ans Saint-Hyacinthe Le Courrier de Saint-Hyacinthe | Jeudi 9 avril 2020 | lecourrier.qc.ca 25 .dans les prochaines éditions du journal Elsa, 8 ans \u2022 Saint-Dominique Francine, 55 ans \u2022 Saint-Hyacinthe Sabrina, 29 ans \u2022 Ste-Hélène Laurence et Raphaelle \u2022 Saint-Simon Rosalie, 5 ans \u2022 Saint-Hubert Eva, 2 ans et demi \u2022 Saint-Hyacinthe Sophie et Éric Clémentine, 12 ans et Mégane, 14 ans Saint-Simon Gloria, 10 ans, Éliane, 15 ans et Céleste, 12 ans Roxane et ses amours de 2 ans et 6 mois Maïka, Christopher et Anthony Saint-Hyacinthe Maeva et Alexia, 12 et 10 ans Saint-Hyacinthe Khloé, 5 ans Saint-Hyacinthe Vincent, 9 ans Saint-Hyacinthe Maélie, 7 ans Camille, 13 ans et Laurianne, 9 ans Logan, 3 ans Saint-Hyacinthe Leticia, 10 ans et Jérôme, 8 ans La présentation en voiture Le Courrier de Saint-Hyacinthe | Jeudi 9 avril 2020 | lecourrier.qc.ca 26 Bien enfermé à la maison, on peut bien se prendre à rêver.Et j\u2019avoue que la petite C43 de Mercedes-Benz fait bien partie de mes rêves.Ce n\u2019est pas exactement une sportive ni totalement une familiale.Elle conjugue les deux personnalités, dans un étonnant équilibre.Au moment où rien n\u2019est plus important que la famille, pourquoi pas un véhicule familial qui fera sourire tout le monde.Surtout que la petite C43 AMG, avec sa puissance et son rouage intégral, n\u2019est disponible que chez nous, et pas chez nos voisins du Sud.Une autre bonne raison de ne pas traverser la frontière! En 2019, la Classe C a bénéficié d\u2019un rafraîchissement de milieu de vie qui a touché toute la gamme de manière appropriée pour suivre la concurrence.Une mise à jour subtile du style et de la technologie a été effectuée, ce qui a permis à la Classe C de revenir au sommet de la catégorie, face à des rivales qui avaient elles aussi été remaniées.La beauté de cette Classe C43 : un V6 à double turbocompresseur de 3,0 litres, revu et amélioré à la manière AMG.Le résultat : une puissance de 385 chevaux et un couple de 384 lb-pi disponible rapidement, dès 2500 tours-minute.Ainsi outillé, votre véhicule familial fait preuve d\u2019une étonnante vélocité.À partir d\u2019un arrêt, il atteint les 100 kilomètres à l\u2019heure en seulement 4,8 secondes! Ce qui est largement suffisant pour couper le souple aux enfants assis derrière! Pour transmettre cette puissance aux roues, la C43 AMG compte sur la boîte automatique Speedshift TCT à neuf vitesses, une transmission à double embrayage, dont la vitesse d\u2019exécution est rien de moins que spectaculaire.Autre détail intéressant, cette boîte agit de concert avec les réglages de la voiture.En mode confort, elle devient transparente et souple.En mode sport (ou Sport+), elle est au contraire vive et dynamique, abordant les changements de vitesse avec l\u2019enthousiasme d\u2019un athlète olympique sur les blocs de départ.C\u2019est alors le moment d\u2019utiliser les palettes logées derrière le volant et de jouer un peu de vos talents de pilote! Vous croyez que la familiale ne sera pas capable de suivre vos envies de dynamisme?Détrompez-vous, les suspensions, la direction et, surtout (je parle ici de mon côté très personnel), le ronronnement du moteur rendent la randonnée plus éclatante que prévu.Il est vrai que l\u2019assistance électrique de la direction rend les choses un peu anodines dans certaines conditions, mais dans l\u2019ensemble, son intervention est imperceptible.N\u2019oublions pas non plus l\u2019excellent rouage intégral 4Matic, une des grandes qualités de Mercedes-Benz qui se reflète aussi dans cette C43.Même l\u2019habitacle a été revu.Un nouvel écran d\u2019infodivertissement de 10,25 pouces avec COMAND mis à jour, désormais compatible avec Android Auto et Apple CarPlay, est au menu.Je l\u2019avoue, ce n\u2019est pas encore le plus convivial de l\u2019industrie, mais il s\u2019améliore considérablement.En revanche, la manipulation des commandes exige beaucoup de doigté, et un peu d\u2019expérience, pour être totalement maitrisée.Les commandes redondantes au volant sont, disons-le, plus mélangeantes qu\u2019utiles.Un tableau de bord avec écran de grandes dimensions est aussi offert en option.Quant au reste de l\u2019habitacle, il est comme à l\u2019habitude sans reproche.La qualité des matériaux et celle de la finition en sont clairement un exemple.Les failles sont en fait impossibles à trouver dans cet assemblage.Un bon mot aussi pour les sièges enveloppant, dont le réglage n\u2019est cependant pas toujours simple pour trouver la position de conduite idéale.On ne peut passer sous silence non plus le fait qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une familiale.L\u2019espace de chargement, même s\u2019il n\u2019est pas aussi massif qu\u2019on pourrait le croire, fait donc partie des qualités de cette petite voiture aux allures dynamiques et aux qualités spectaculaires.Je vous le dis, j\u2019aime bien rêver.Une petite familiale dynamique, nerveuse et sexy, cela fait bien partie de mes rêves! Et je pense avoir trouvé la voiture qui m\u2019aidera à le combler! ?Photos Mercedes-Benz Mercedes-Benz C43 Wagon 4Matic : l\u2019allemande au charme fou Marc Bouchard autos@cgocable.ca FORCES : - Moteur nerveux - Silhouette agréable - Dynamisme de conduite FAIBLESSES : - Système multimédia - Suspensions parfois rigides - Espace limité FICHE TECHNIQUE : Moteur : V6 3,0 l Puissance : 385 hp @ 6100 tr/min (287 kW) Couple : 384 pi·lb @ 2500 \u2013 5000 tr/min (521 N·m) Alimentation : Turbocompressé Transmission : Automatique, 9 rapports Rouage : Intégral Prix : 60 900 $ Fiche technique communautaire Le Courrier de Saint-Hyacinthe | Jeudi 9 avril 2020 | lecourrier.qc.ca 27 FADOQ AQUINOIS Certains voyages seront annulés.Surveillez les annonces dans Le Courrier et Le Clairon.Infos : Claire Vigeant au 450 252-7896.FADOQ SAINT-BARNABÉ-SUD Toutes les activités prévues par la fédération sont annulées pour le mois d\u2019avril.?carnet de l\u2019âge d\u2019or ÉGLISE SAINT-DENIS Le spectacle-bénéfice avec Bruno Pelletier qui devait avoir lieu le dimanche 26 avril est reporté au dimanche 28 juin, à 14 h.Billets en vente au 450 787-9719.FABRIQUE PAROISSE SAINTE-ROSALIE Même si nos églises Assomption et Sainte-Rosalie, tout comme le presbytère, sont fermées jusqu\u2019à nouvel ordre, vous pouvez nous joindre au 450 799-3809 puisque la ligne a été transférée au domicile de la secrétaire.Notre site Internet www.ste-rosalie.com est mis à jour régulièrement et vous y trouverez différents textes à propos du carême, du dimanche des Rameaux et de Pâques.ARTISANS RECHERCHÉS Période d\u2019inscriptions en cours pour le Salon des métiers d\u2019art de Saint- Hyacinthe.Plusieurs disciplines disponibles.À noter : changements au niveau de la durée du Salon (plus court) et du coût pour la location des kiosques (moins cher).Visitez notre site Web pour information détaillée et formulaire d\u2019inscription au www.metiersdartsthyacinthe.com.NARCOTIQUES ANONYMES Problèmes de drogues, d\u2019alcool ou de médicaments.Narcotiques Anonymes fait une seule promesse : c\u2019est possible de vivre sans consommer! Infos : www.naquebec.org ou 1 800 879-0333.Si tu veux arrêter, nous pouvons t\u2019aider.MÉDIATION CITOYENNE La médiation citoyenne permet à toute personne aux prises avec un différend d\u2019avoir accès à un tiers impartial afin de favoriser le dialogue et un dénouement équitable.Le travail du médiateur consiste à : écouter, accompagner et soutenir les parties dans la démarche de règlement de leur différend.Le service est gratuit, confidentiel et accessible à tous.Pour joindre un médiateur d\u2019Équijustice Richelieu- Yamaska : 450 252-8444 ou mediationri- chelieuyamaska@equijustice.ca.AUBERGE DU CŒUR LE BALUCHON Hébergement communautaire de courte durée pour les jeunes de 12 à 17 ans et appartements de transition pour les jeunes de 16 à 23 ans.Services offerts sur une base volontaire, dans le but de répondre aux besoins exprimés par des jeunes vivant des difficultés sur le plan personnel, familial, scolaire ou social.Infos : 450 773-8818, 24 h/7 jours, à l\u2019année.LES AMIS DU CRÉPUSCULE Ceux que nous aimons ne disparaissent pas, ils marchent à côté de nous tous les jours.Les Amis du Crépuscule peuvent vous aider à comprendre les étapes du deuil.Contactez-nous au 450 252-2737.?Anxiété causée par la COVID-19 Avec la crise actuelle de la COVID-19, le milieu communautaire est au front plus que jamais pour venir en aide aux plus vulnérables et aux personnes les plus durement touchées par les mesures mises en place par le gouvernement pour limiter la propagation de la maladie.Les organismes spécialisés en santé mentale sont aussi du nombre, même s\u2019ils ont dû fermer et modifier plusieurs services pour s\u2019adapter à la nouvelle réalité de distanciation sociale.« De semaine en semaine, on a eu à s\u2019adapter aux nouvelles consignes du gouvernement.Au tout début, on encourageait les gens à poursuivre leurs jumelages; maintenant, on les invite à le faire encore, mais par téléphone », explique Sylvie Tétreault, coordonnatrice du Trait d\u2019Union Montérégien (TUM), organisme basé à Saint-Hyacinthe qui a pour mission de briser l\u2019isolement pour des personnes aux prises avec des problématiques de santé mentale.Plusieurs activités, comme les rencontres de groupe et la création de nouveaux jumelages, ont été suspendues jusqu\u2019à nouvel ordre.Or, selon Mme Tétreault, c\u2019est justement en isolation que « les problèmes de santé mentale sont [le plus] amplifiés », ce qui rend plus que jamais crucial le travail des organismes en santé mentale.« Plusieurs personnes de notre clientèle recevaient de l\u2019aide de leurs proches, mais certains sont maintenant eux-mêmes en situation précaire.On sent vraiment une hausse de la détresse psychologique depuis quelques semaines », note-t-elle.Ainsi, le TUM est très actif en ce moment en s\u2019assurant que les personnes qui n\u2019ont pas encore de « parrain » dans l\u2019organisme reçoivent au moins un appel par semaine pour prendre des nouvelles.HUMOUR ET POSITIVISME Le Centre psychosocial Richelieu- Yamaska (CPSRY) a aussi dû adapter ses services pour répondre aux exigences gouvernementales, empêchant maintenant l\u2019accès à son centre de jour où plusieurs personnes se rencontraient au quotidien pour briser la solitude et faire des activités.« On compte plus de 230 membres dans notre centre de jour, mais tout est arrêté.À la place, on s\u2019assure qu\u2019un intervenant appelle nos membres chaque semaine pour garder un contact et s\u2019assurer qu\u2019ils sont au courant des règles pour limiter la propagation de la COVID-19 », explique sa directrice générale, Guylaine Moore.Selon elle, l\u2019approche du CPSRY est d\u2019envoyer des messages positifs à ses membres et d\u2019utiliser l\u2019humour pour les aider à passer à travers la crise.Chaque jour ou presque, l\u2019organisme publie un petit quelque chose sur sa page Facebook.« Avec la crise qu\u2019on vit actuellement, plusieurs personnes tombent en chômage, ce qui amène du stress et peut se transformer en détresse.Mais le Centre psychosocial est prêt à servir les personnes qui en ont besoin », mentionne Mme Moore.Le confinement social a de bon le fait que, normalement, les intervenants sont sur la route pour rencontrer les gens partout sur le vaste territoire de l\u2019organisme, mais que comme tout se fait par téléphone, ils sont en mesure d\u2019aider davantage de personnes en moins de temps.CONTACT PRÊT Du côté de l\u2019organisme Contact Riche- lieu-Yamaska, un centre d\u2019intervention de crise et d\u2019hébergement temporaire, on se aussi fait rassurant dans les circonstances.« Nous offrons un service essentiel et nous sommes prêts à prendre un grand volume d\u2019appels.Nous n\u2019en recevons pas plus que d\u2019habitude, mais nous remarquons une modification du type d\u2019appels reçus depuis le début de la pandémie », remarque la directrice de Contact, Myriam Duquette.En ce moment, les gens sont inquiets à cause de leur situation financière, de la peur de manquer de certains produits (par exemple, le fameux papier de toilette) et, naturellement, à cause de la maladie elle-même.« On s\u2019appelle un centre de crise, mais on n\u2019intervient pas juste quand une personne est en état de crise, en train de crier ou aux prises avec des idées suicidaires.On est aussi là en backup pour les autres organismes qui ont dû diminuer leurs services ou carrément fermer dans la situation actuelle », assure-t-elle.Vu la situation actuelle, son service d\u2019hébergement temporaire pour personnes en situation de crise a dû être mis à l\u2019arrêt, alors qu\u2019en période normale, Contact est doté de quatre lits.L\u2019organisme se concentre donc essentiellement sur les rencontres de suivi par téléphone.QU\u2019EN RESTERA-T-IL?Aucune des trois directrices n\u2019avait de boule de cristal pour prédire ce qui allait changer à la fin de la crise.« Je ne sais pas comment cette crise va changer la société, mais au moins, en ce moment, on parle de l\u2019importance de la santé mentale.J\u2019espère que ça en convaincra quelques- uns de s\u2019impliquer dans un organisme comme le nôtre », commente Sylvie Tétreault.De son côté, Mme Moore souhaite que la population tire une leçon de cette épreuve collective et qu\u2019elle apprenne à se montrer plus empathique envers les personnes avec des troubles de santé mentale.Finalement, la directrice de Contact espère que cette crise confirmera une fois de plus la pertinence de ces organismes et que cela convaincra le gouvernement d\u2019augmenter leurs ressources pour bien servir la population à l\u2019année.Seul l\u2019avenir nous dira si ces vœux se seront réalisés.Rappelons qu\u2019il ne faut pas avoir honte de faire appel aux services d\u2019un organisme en santé mentale, surtout lorsqu\u2019on traverse une passe difficile.Contact Richelieu-Yamaska prend les appels en tout temps (24/7) au 450 774-6952.?Olivier Dénommée | Le Courrier Les organismes en santé mentale toujours à l\u2019écoute Dans un contexte comme celui qu\u2019on traverse actuellement, il est normal pour plusieurs personnes de se sentir anxieuses et en détresse.Différents organismes en santé mentale offrent toujours des services téléphoniques sur le territoire pour aider à passer à travers cette épreuve.Photo EZ fotos Le Courrier de Saint-Hyacinthe | Jeudi 9 avril 2020 | lecourrier.qc.ca 28 Les petites annonces HEURE LIMITE : L\u2019heure de tombée pour les petites annonces est le mercredi h.Après cette heure, elle seront automatiquement reportées à la parution suivante.Informations générales : Rive-Sud et Montréal: IMMOBILIER À LOUER 100 À partager 105 Bureaux - locaux 110 Chalets 115 Chambres 120 Condominiums 125 Garages - entrepôts 130 Lofts 135 Logements 1-1/2 - 2-1/2 140 Logements 3-1/2 145 Logements 4-1/2 150 Logements 5 -1/2 et plus 155 Maisons unifamiliales À LOUER 160 Maisons de campagne - Mobiles - Roulottes IMMOBILIER À VENDRE 200 À revenus 205 Chalets 210 Commerces - Édi?ces commerciaux 215 Condominiums - lofts 220 Fermes - Terres 225 Maisons de campagne - Mobiles - Roulottes 230 Maisons unifamiliales À VENDRE 235 Terrains À VENDRE 300 Ameublements - Électroménagers 305 Animaux 310 Antiquités 315 Articles de sports 320 Bois de chauffage 325 Machinerie et pièces agricoles 330 Matériaux de construction 335 Musique 340 Outillage 345 Ventes de garage 350 Divers SERVICES 400 Amitiés - Rencontres 405 Astrologie 410 Construction - Rénovation 415 Cours - Formation 420 Entretien ménager 425 Événements - Voyages 430 Garderies 435 Occasions d\u2019affaires 440 Offres d\u2019emploi 445 Perdu - Trouvé 450 Santé 455 Services comptables - Impôts 460 Services divers 470 Recherche divers VÉHICULES 500 Automobiles 505 Bateaux - Motomarines 510 Camions - Camionnettes - Vus 515 Motoneiges-Motocyclettes-VTT 520 Véhicules - Garages 525 Véhicules récréatifs PRIÈRES - REMERCIEMENTS 600 Prières - Remerciements ENCANS 700 Encan index des rubriques MD AJOUTEZ DE LA VISIBILITÉ Disponible dans 450 771-0677 LES PETITES ANNONCES SONT PAYA BLES À L\u2019AVAN CE HEURE DE TOMBÉE MERCREDI 13 h 365$ 575$ DE PLUS taxes incluses DE PLUS taxes incluses AVIS AUX AN NONCEURS Le Cour rier de Saint-Hya cin the ne se tient pas ?nan ciè re ment res pon sa ble des er reurs ty po gra phi ques pou vant sur ve nir dans les tex tes pu bli ci tai res, mais il s\u2019en ga ge à re pro dui re la par tie du tex te où se trou ve l\u2019er reur.Le jour nal se ré ser ve le droit de re fu ser tou te pu bli ci té ne conve nant pas à sa po li ti que.Nos an non ceurs sont priés de pren dre note que tou tes les an non ces doi vent être pu bliées en confor mi té avec la Loi sur la pro tec tion du consom ma teur, ar ti cle 242, qui sti pu le: \u201cAu cun com mer çant ne peut, dans un mes sa ge pu bli ci tai re, omet tre son iden ti té et sa qua li té de com mer çant.\u201d Les an non ceurs sont priés de vé ri ?er la pre miè re pa ru tion de leurs an non ces.No tre jour nal se rend res pon sa ble d\u2019une seu le in ser tion er ro née.Tou te cor rec tion à ap por ter ou tout re trait d\u2019une petite annonce doit par ve nir au bu reau du jour nal avant 13 h, le mercredi.Après ce mo ment, l\u2019an non ce sera fac tu rée com me en ten du.1065$ + TAXES Toutes les petites annonces sont disponibles sur Internet à l\u2019adresse lecourrier.qc.ca et ce, sans frais additionnels.20 mots par annonce 35¢ + taxes le mot additionnel Mettez-y de la couleur POUR SEULEMENT POUR SEULEMENT Une photo vaut mille mots Sauf exception rubrique 700 encans PRIX SUR DEMANDE 105 BUREAUX / LOCAUX 4,650 pi.ca.2e étage, centre-ville Saint-Hyacinthe climatisation et toilettes neuves.Planchers sur dalle de 9po.Grande fenestration.Vue sur le marché central.450-250-6458 BUREAU à louer, superficie de 973 pi.ca.situé au 550 St-Denis, face au Marché Centre.Communiquez au: 450-223-2090.125 GARAGES / ENTREPÔTS ENTREPOSAGE B.C.G.M.Saint-Jean-Baptiste.Entreposage général, sécuritaire, grandes surfaces, mini-locaux et véhicules.450-464-2246.135 LOGEMENTS 1 1/2 - 2 1/2 1-1/2: 420$/mois, 2-1/2: 470$/mois, meublé, chauffé/éclairé, libres immédiatement, service buanderie, propriétaire sur place 280, rue Saint- François, Saint-Hyacinthe.450-771-9539.135 LOGEMENTS 1 1/2 - 2 1/2 1-1/2 et 2-1/2 meublés ou semi-meublés, chauffés/éclairés; situés près hôpital, salle de bain privée.Buanderie, stationnement automobile.non-fumeur.S\u2019adresser: 2805, Bourdages Nord, S a i n t - H y a c i n t h e .450-773-0107.145 LOGEMENTS 4 1/2 4-1/2, 1er plancher, centre- ville Saint-Hyacinthe, rangement intérieur, corde linge, 1stationnement, pas de chien, libre 1er juillet, 630$/mois.450-888-1198.145 LOGEMENTS 4 1/2 1 GRAND 4-1/2.Bourg-Joli, endroit tranquille, belle fenestration, bien insonorisé, inst.lav./séch./lave-vaisselle, plancher flottant, stationnements, non-fumeur, pas de chien, libre 1er juillet, 716$/mois, 50ans et+.450-771-8801 4-1/2.2755 av.Sainte-Ca- therine, Saint-Hyacinthe.Frais peint, plancher flottant, libre mai ou juillet, non-fumeur.pas d\u2019animaux.450-773-8069.4-1/2 grand style condo, Domaine des Arpents Vert, 18005, St-Louis, app.160, ascenseur, a/c, 2sdb, piscine, walk-in.1,265$/mois, 450-768-9153.145 LOGEMENTS 4 1/2 4-1/2 Saint-Hyacinthe, libre immédiatement, pas d\u2019animaux.450-278-0733 150 LOGEMENTS 5 1/2 ET PLUS 2920 Laval#4 St-Hyacin- the 5-1/2.1 juillet 805$/mois, terrasse, foyer, 1stationnement/déneigement inclus, cabanon, sans animaux, enquête crédit, sdb céramique.Contacter Guylaine 819-465-3480, gevrycarle@picanoc.ca 350 DIVERS POÊLES à granules, à bois, au gaz, cheminées et tuyaux.Installation.Prix compétitifs.450-798-2686.405 ASTROLOGIE ANA Médium pure, 40ans d\u2019expérience.Ne pose aucune question.Réponses précises et datées, confidentielles.514-613-0179 (avec ou sans Visa/Mas- terCard).410 CONSTRUCTION / RÉNOVATION PEINTRE compagnon offre mes services pour résidentiel ou commercial.RBQ#5610-7311-01 Tél.: 450-521-1487 440 OFFRES D\u2019EMPLOIS BESOIN de Préposé(e) aux 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RECYCLEZ-MOI, après m\u2019avoir lu! -Sh int-Joachim-de a S nd Roxton-Po ile-de-Milton Sainte-Céc Canton de Granby Saint-Valérien Saint- nique Do i m Saint-Pie Saint-Paul-D'Abbotsford Saint-Damase e-Marie-Madel i e n e a S int nt-Liboire ai S ndré d'Acton t S in A Roxton a S S Sainte-Hélène Éphrem Saint- d'Up Saint-Simon Saint-Jude Saint-Barnabé-Sud Saint-Bernard Sain e-Gra d Saint-Guillau Saint-Eugène Saint-Marcel Saint-Louis Saint-Hugues Saint- Thomas- d'Aquin Sainte-Rosalie nt-Charles ai S hias Marie- aint-Jean-Baptiste S ichel M Saint- Mont- nt-Hilaire Sai Beloeil athieu- loeil March c elieu entat La Pré ion s Saint-Denis S i Cé i t Hyacinthe Sainte Val Roxton F l a ls on Upt Rougemont Marieville rk Pa n Otterbur LISTE DES DÉPOSITAIRES À L\u2019EXTÉRIEUR DE LA VILLE POUR VOTRE JOURNAL ACTON VALE Accommodation Acton 1236, rue Boulay, Acton Vale 450 546-7153 Carrefour Le Paysan 1360, boul.Acton, Acton Vale 450 546-7040 Marché Richelieu 1145, rue du Marché, Acton Vale 450 546-2759 Dépanneur Mini-Golf 1795, rue Landry, Acton Vale 450 546-3757 Tabagie Surprise Ernest Joly & Fils 1530, boul.Acton, Acton Vale 450 546-4066 Couche-Tard 699, rue Roxton, Acton Vale 450 546-0053 BELOEIL Tabagie Zut 600, boul.Laurier, Beloeil 450 464-0980 Jean Coutu Beloeil 350, boul.Laurier, Beloeil 450 467-0296 GRANBY Tabagie Tabac Kek 432, rue Principale, Granby 450 378-5579 LA PRÉSENTATION Dépanneur La Présentation 779, rue Principale, La Présentation 450 796-2531 MARIEVILLE Marché National 650, rue Sainte-Marie, Marieville 450 460-4801 Dépanneur de Ramezay 175, rue Claude de Ramezay, Marieville 450 460-0443 Dépanneur Patenaude L.W.347, rue Ouellet, Marieville 450 460-4731 MASSUEVILLE Dépanneur S.G.Bardier 948, rue Royal, Massueville 450 788-2000 MONT-SAINT-HILAIRE Dépanneur Noémie 40, rue Brunet, Mont-Saint-Hilaire OTTERBURN PARK Dépanneur Des Vergers 459, rue Ozias-Leduc, Otterburn Park 450 446-6050 Dépanneur Beausoir 539, chemin des Patriotes, Otterburn Park 450 446-9783 ROUGEMONT Dépanneur Mila 200, rue Grande Caroline, Rougemont 450 469-5754 Dépanneur Rougemont 454, rue Grande Caroline, Rougemont 450 469-9999 ROXTON FALLS Paframa Inc.244, rue Notre-Dame, Roxton Falls 450 548-2866 Dépanneur Les Frères Claude 115, rue de l\u2019Église, Roxton Falls 450 548-2848 SAINT-BARNABÉ-SUD Coop Comax 580, rang Haut Saint-Amable, Saint-Barnabé-Sud 450 792-3381 SAINT-CÉSAIRE Super C 2060, Route 112, Saint-Césaire 450 469-4793 Au Petit Marché 1142, rue Vimy, Saint-Césaire 450 469-2373 SAINT-CHARLES-SUR-RICHELIEU Marché de la Traverse 464, chemin des Patriotes, Saint-Charles 450 584-2642 SAINT-DAMASE Dépanneur Chez Vic 26, rue Principale, Saint-Damase 450 797-3980 Dépanneur St-Damase 172, rue Principale, Saint-Damase 450 797-3363 SAINT-DENIS-SUR-RICHELIEU Marché Lachambre & Fils 140, rue Yamaska, Saint-Denis-sur-Richelieu 450 787-2838 Dépanneur Les Patriotes 98, rue Yamaska, Saint-Denis-sur-Richelieu 450 787-1122 SAINT-DOMINIQUE Marché Extra St-Dominique 1187, rue Principale, Saint-Dominique 450 773-3880 776670 Canada Inc.1147, rue Principale, Saint-Dominique 450 773-1274 SAINTE-HÉLÈNE-DE-BAGOT Station-Service Éric Marchand 546, 3e Rang, Sainte-Hélène 450 791-2304 Marché Bonichoix 685, rue Principale, Sainte-Hélène 450 791-2412 SAINT-HUGUES Marché Désilets 411, rue Notre-Dame, Saint-Hugues 450 794-2132 SAINT-JEAN-BAPTISTE Marché Tradition 3104, rue Principale, Saint-Jean-Baptiste 450 467-5502 Super Dépanneur SOS 3447, rue Principale, Saint-Jean-Baptiste 450 464-4265 Marché Touchette & Fils 3255, rue Principale, Saint-Jean-Baptiste 450 467-7867 9135-7962 Québec Inc.3627, rue Principale, Saint-Jean-Baptiste 450 467-9275 SAINT-JUDE Entreprises M.Brazeau 962, rue Saint-Édouard, Saint-Jude 450 792-3891 SAINT-LIBOIRE 9316-5413 Québec Inc.1145, rang Saint-Édouard, Saint-Liboire 450 793-2335 Dépanneur 4 Étoiles Enr.1830, rang Saint-Édouard, Saint-Liboire 450 793-4499 Marché Tradition 54, rue Saint-Patrice, Saint-Liboire 450 793-4442 SAINTE-MADELEINE Dépanneur Ste-Madeleine (Magasin Harnois) 5, rue Saint-Simon, Sainte-Madeleine 450 795-0010 Marché Ste-Madeleine 30, rue Saint-Jean-Baptiste, Sainte-Madeleine 450 795-3355 Camping Ste-Madeleine 10, rue Saint-Simon, Sainte-Madeleine 450 795-3888 SAINTE-MARCEL-DE-RICHELIEU Épicerie du Village 427, rue Saint-Pierre, Saint-Marcel 450 794-2851 SAINT-OURS Épicerie Axep Arpin & Fils inc.2471, rue Immaculé Conception, Saint-Ours 450 785-2308 SAINT-PIE-DE-BAGOT Ji-Li 329, rue Notre-Dame, Saint-Pie 450 772-2468 N.Brodeur & Fils 157, rue Saint-Pierre, Saint-Pie 450 772-5518 Dépanneur Kanika 336, chemin Lussier, Saint-Pie 450 772-1100 Dépanneur Des Mag 80, rue Saint-François, Saint-Pie 450 772-6533 Dépanneur HRQ 2081, Haut de la Rivière Sud, Saint-Pie 450 772-6620 SAINT-SIMON-DE-BAGOT Épicerie de Chez Nous 34, rue Principale, Saint-Simon 450 798-2157 SAINT-VALÉRIEN-DE-MILTON Marché St-Valérien 1380, rue Principale, Saint-Valérien 450 549-2336 UPTON Marché Upton 747, rue Saint-Ephrem, Upton 450 549-4612 Dépan-Stef 261, rue Principale, Upton 450 549-4020 1 2 1 2 3 9 carrières et professions emploi@courrierclairon.qc.ca | 450 773-6028 Le Courrier de Saint-Hyacinthe | Jeudi 9 avril 2020 | lecourrier.qc.ca 30 La nouvelle est tombée.Le gouvernement ordonne la fermeture complète de tous les lieux publics, centres commerciaux, salons de coiffure, etc.Pour certain, c\u2019est l\u2019étau qui se resserre et pour d\u2019autre, c\u2019est au contraire le sentiment d\u2019être de plus en plus en sécurité qui se manifeste.Mais alors, comment effectuer une entrevue efficace durant cette période tourmentée?Je vous le dis d\u2019emblée, votre capacité d\u2019adaptation va être sollicitée à son maximum! J\u2019entends (virtuellement, il faut bien respecter la distanciation sociale) certains d\u2019entre vous me dire que cela va être compliqué de se mettre en mode recherche d\u2019emploi.L\u2019anxiété a gagné bon nombre d\u2019entre nous.À cela s\u2019ajoute la perte récente ou existante de votre emploi.Les comptes à payer, les enfants à garder, les sorties interdites.Je m\u2019emporte! Il y a de l\u2019espoir, mais comme je vous l\u2019ai précédemment dit, de l\u2019espoir avec adaptation.Alors, mon 1er conseil est l\u2019utilisation de votre GBS, c\u2019est-à-dire votre Gros Bon Sens.Allons-y maintenant pour les « trucs » disponibles actuellement : \u2022 Vous avez vos enfants à temps plein chez vous et vous souhaitez effectuer un appel téléphonique auprès d\u2019un employeur, planifiez-le.Vous avez sûrement des moments plus libres dans une journée, ou une pièce pour vous isoler tranquillement.Faites un appel ou envoyez un courriel pour proposer un rendez-vous téléphonique à l\u2019employeur potentiel.Permettez-vous de lui expliquer votre situation.Vous n\u2019êtes pas seul à la vivre.\u2022 Préparez-vous, préparez-vous, préparez-vous\u2026 Je me transforme en directeur de la santé publique, monsieur Horacio Arruda.Les questions d\u2019entrevues ne changeront pas.Si vous n\u2019avez pas eu la chance de faire la rencontre de votre conseiller en développement professionnel avant la crise du COVID-19, n\u2019hésitez pas à le contacter a?n qu\u2019il puisse vous conseiller ef?ca- cement.Vous n\u2019avez pas de conseiller chez Espace carrière?Et bien c\u2019est le temps de nous appeler! Nous offrons justement actuellement des rencontres téléphoniques et virtuelles pour vous aider.\u2022 Préparez-vous à faire face à des entrevues en ligne.Qu\u2019est-ce que cela signifie?Qu\u2019il se peut que vous deviez passer une entrevue par le biais de Skype, FaceTime ou Zoom par exemple.Si tel est le cas, plusieurs points seront à vérifier : avez-vous accès à un endroit neutre chez vous?De grâce, évitez votre chambre à coucher.Prenez le temps de véri?er ce qui va être visible par votre caméra lors de l\u2019entrevue.Surveillez aussi votre habillement.Imaginez que vous deviez vous lever et que vous portiez votre plus beau bas de pyjamas.Je vous laisse deviner la suite.\u2022 Vérifiez votre Wi-Fi.Est-ce que votre connexion va arrêter ou ralentir?Allez donc découvrir quelles plateformes de communication par vidéoconférence existent.Et pourquoi ne pas essayer d\u2019en faire préalablement l\u2019utilisation avec des amis ou votre conseiller en développement professionnel?\u2022 Lors de votre entrevue, posez des questions sur ce qui va se passer en cas d\u2019interruption.Votre maîtrise des outils technologiques peut-être un plus pour votre future embauche! \u2022 Dernier point : soyez vous-même! L\u2019effet d\u2019une entrevue par vidéo- conférence crée un sentiment d\u2019éloignement.Cela peut être déstabilisant à la première utilisation.Restez dynamique et souriez.Ne vous regardez pas dans le petit écran et même si l\u2019envie est grande.Concentrez-vous sur la personne qui est en ligne lors de l\u2019entrevue.Fermez tout ce qui pourrait vous déranger, comme votre cellulaire, les applications sur votre ordinateur, etc.Utilisez votre humour en cas de dérangement.La porte qui s\u2019ouvre, fiston qui rentre précipitamment dans votre pièce, le chien qui jappe, etc.N\u2019hésitez pas à en rire, ?nalement vous êtes chez vous et le recruteur va utiliser ce qu\u2019il voit de vous pour analyser votre capacité d\u2019adaptation.En passant, l\u2019entrevue téléphonique n\u2019échappe pas non plus aux mêmes règles.Pour terminer, nous devons tous nous adapter.Autant pour l\u2019interlocuteur qui vous fait passer l\u2019entrevue que vous- même durant celle-ci.À aucun moment, une crise d\u2019une telle envergure n\u2019a été envisagée par qui que ce soit.Il est vrai que cela bouscule notre quotidien et chamboule nos vies, mais j\u2019ai le goût de vous dire que « tout va bien aller ».Cette petite phrase rassembleuse est partout en ce moment.Nous continuons tous à être présents pour vous servir, vous écouter, vous aider, vous conseiller, et ce, même si nous ne savons pas comment se porteront l\u2019économie et le marché de l\u2019emploi à la sortie de la crise.Nous serons là.Tout va bien aller\u2026 L\u2019entrevue au temps du COVID-19 Carine Leinenweber Conseillère en développement professionnel Espace carrière 450 771-4500, poste 225 cleinenweber@espacecarriere.org NUMÉROS IMPORTANTS : Québec.ca/coronavirus: 418/450/514/819/ ou 1 877 644-4545 Contact Richelieu-Yamaska 24 h/24: 450 774-6952 Accueil psychosocial du CLSC des Maskoutains: 450 778-2572 emploi@courrierclairon.qc.ca | 450 773-6028 ca Le Courrier de Saint-Hyacinthe | Jeudi 9 avril 2020 | lecourrier.qc.ca 31 carrières et professions N.B.: tous les postes annoncés sont ouverts également aux femmes et aux hommes emploi@courrierclairon.qc.ca 450 773-6028 Af?chez dans la section Carrières et Professions du journal.À LA RECHERCHE D\u2019UN NOUVEAU CANDIDAT ? avis légaux Le Courrier de Saint-Hyacinthe | Jeudi 9 avril 2020 | lecourrier.qc.ca 32 Après un début de semaine très ensoleillé avec près de 23 heures de soleil et des températures au-dessus de la normale de saison, les nuages sont graduellement revenus en milieu de semaine avec le retour des températures de saison.Pour le reste de la semaine, il faudra surveiller le passage d\u2019une dépression au sud de nos régions jeudi et qui s\u2019intensifiera sur la côte de l\u2019État du Maine dans la nuit de jeudi à vendredi pour se déplacer vers le nord-est et atteindre la Gaspésie au début du week-end.Les précipitations sous forme de pluie débuteront en matinée jeudi et deviendront mêlées de neige fondante dans la nuit de jeudi à vendredi.Pour la dernière journée de la semaine, les précipitations seront sous forme de neige fondante au début de la journée pour se changer en pluie par la suite puisque les températures seront plus froides pour cette période de la semaine.Pour le prochain week-end, les nuages et le temps froid persisteront samedi.Pour dimanche, avec le retour du soleil pour quelques heures avant un ennuagement, les températures reviendront près des valeurs de saison.À long terme, le début de la semaine prochaine connaîtra de nouveau des précipitations de pluie.Les conditions météo devraient s\u2019améliorer par la suite pour les jours suivants avec toujours des températures de saison.RÉSUMÉ DE LA SEMAINE Pour une sixième semaine consécutive, la semaine du 29 mars au 4 avril a connu des températures supérieures à la normale.La température moyenne a été de 5,6 °C, soit près de 3° au-dessus de la normale de saison.D\u2019ailleurs, la semaine a été la plus douce depuis celle du 27 octobre au 2 novembre dernier.Trois journées ont enregistré des températures maximales au-dessus des 10 °C et une seule nuit a connu des températures sous le point de congélation.La journée du 3 avril a été la plus douce avec une température maximale de 12,5 °C et la nuit du 1er avril a été la plus froide avec un minimum de -1,0 °C.Quatre journées ont enregistré des précipitations mesurables et toutes en pluie pour un total de 68 mm.Il s\u2019agit de la semaine la plus pluvieuse depuis celle du 27 octobre au 2 novembre dernier.Les précipitations les plus importantes ont été enregistrées le 29 mars avec 37 mm de pluie.En date du 4 avril, nous avons enregistré depuis le début du mois de novembre 221 cm de neige comparativement à 247 cm de neige à pareille date l\u2019an dernier.Avec toutes ces journées de pluie, la semaine a été la moins ensoleillée depuis celle du 23 au 29 février dernier avec seulement 25 heures de soleil.Seulement deux journées ont connu plus de 9 heures de soleil quotidiennement.La vitesse moyenne du vent a été de 9 km/h et plusieurs journées ont connu des vents modérés avec des rafales de 40 km/h et plus.La journée du 3 avril a été la plus venteuse avec une vitesse moyenne de 14 km/h et des rafales à près de 50 km/h du secteur nord-est en après- midi.Le vent dominant a soufflé du secteur NE durant près de 36 heures.RÉSUMÉ CLIMATOLOGIQUE DU MOIS DE MARS Pour un quatrième mois consécutif, le mois de mars a connu des températures au-dessus de la normale.Il s\u2019agit du mois de mars le plus doux depuis celui de 2012 avec 23 journées avec des températures au-dessus de la normale.Deux périodes ont enregistré des températures plus douces que la normale, soit la période du 8 au 14 mars et celle du 24 au 31 mars.Il s\u2019agit du mois de mars le plus pluvieux depuis celui de 1948 avec plus de 100 mm de pluie répartis sur 11 journées.De plus, sur une période de 24 heures, nous avons accumulé la plus importante hauteur de pluie pour un mois de mars depuis mars 1979 avec 39 mm de pluie.Seulement trois journées ont enregistré des précipitations de neige pour la plus faible accumulation pour un mois de mars depuis celui de 2010.En terminant, le mois a enregistré un ensoleillement normal avec seulement huit journées avec moins d\u2019une heure de soleil quotidiennement.?sommaire de la météo Un congé pascal plutôt frais Température moyenne 1,1 °C Moyenne pour la période -1,7 °C Total de pluie 105 mm Moyenne 31 mm Total de neige 7 cm Moyenne 36 cm Total d\u2019ensoleillement 151 h Moyenne 149 h Vitesse moyenne du vent 9,9 km/h Vent dominant sud durant 88 h Résumé climatologique Michel Morissette meteo@ntic.qc.ca Température normale Record de température Maximum Minimum Minimum Maximum Plus bas Plus haut Plus bas Plus haut 9 avril 0 10 1974 : -3,2° 1945 : 23,2° 1977 : - 12,2° 1980 : 8,5° 10 avril 0 10 1938 : 0,0° 1945 : 26,7° 1977 : -8,2° 1945 : 9,5° 11 avril 0 11 1976 : -2,2° 1945 : 27,2° 1938 : -11,7° 2011 : 9,5° nécrologie Le Courrier de Saint-Hyacinthe | Jeudi 9 avril 2020 | lecourrier.qc.ca 33 ALLAIRE, Soeur Madeleine (Saint-Hyacinthe) BOUSQUET, Pierre (Orford) BRASSEUR, (Beaudry), Monique (Saint-Hyacinthe) BRODEUR, Fleurette (Saint-Hyacinthe) NICHOLS, Jean-Réal (Saint-Hyacinthe) ST-ONGE, (Darsigny), Gisèle (Saint-Hyacinthe) ST-PIERRE, Normand (Saint-Hyacinthe) index des décès BOUSQUET Pierre À Sherbrooke, le 3 avril 2020, est décédé M.Pierre Bousquet à l\u2019âge de 75 ans, autrefois de Saint-Hyacinthe, où il a pratiqué la denturologie pendant plus de quarante ans.Outre son épouse, Mme Nicole Lecours, il laisse dans le deuil ses fils : David, Jasmin, Nicolas et Vincent; ses petits- enfants : Charles-Émile (sa maman Alexandra) et Gustave (sa maman Jennifer); son frère François (Louise); ses sœurs : Christiane (Maurice), Gisèle (Yvon), Marie-Claire (Réal), Céline (feu Claude) et Élisabeth (Michel); ses belles-sœurs : Cécile (feu François, Billy) et Florianne (son ex-époux Michel); son oncle : Georges (feu Annette), ainsi que plusieurs nièces et neveux, nombreux autres parents et amis.La famille désire remercier le personnel médical et infirmier du CHUS Hôtel-Dieu-Fleurimont et du CHUQ Hôtel-Dieu pour tous les excellents soins prodigués.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société canadienne du cancer.Merci! Le personnel de la Résidence funéraire Maska offre à la famille ses plus sincères condoléances et la remercie pour sa confiance.À titre préventif contre la COVID-19, une messe pour le repos de son âme sera célébrée dans la plus stricte intimité.Une cérémonie- hommage se tiendra à la chapelle de la Résidence Maska, à une date ultérieure indéterminée.Sous la direction de la RÉSIDENCE FUNÉRAIRE MASKA Saint-Hyacinthe En raison des événements exceptionnels, veuillez véri?er auprès du salon funéraire si les funérailles ont lieu à la date mentionnée dans l\u2019avis de décès.« Merci de votre compréhension ».ALLAIRE Sœur Madeleine Le 1er avril 2020 à l\u2019infirmerie des Sœurs de la Charité de Saint-Hyacinthe est décédée, Sœur Madeleine Allaire des sœurs de Sainte-Marthe de Saint-Hyacinthe, à l\u2019âge de 87 ans.Outre sa famille religieuse, elle laisse dans le deuil ses sœurs : Fernande, Sœur Clarisse, s.m.s.h., Sœur Marielle, s.m.s.h., ses frères : Frère Lucien, o.m.i.et Lionel, ainsi que de nombreux neveux et nièces, autres parents et amis.En raison des circonstances, les rituels funéraires se tiendront à une date ultérieure.L\u2019inhumation a eu lieu au cimetière de la communauté.Sous la direction du Saint-Hyacinthe www.ubaldlalime.com REMERCIEMENTS ET ANNIVERSAIRES DE DÉCÈS PLUSIEURS FORMATS ET MODÈLES DISPONIBLES RENSEIGNEZ VOUS AUPRÈS D\u2019UN REPRÉSENTANT 450 773-6028 .remercient sincèrement toutes les personnes qui ont témoigné de la sympathie à l\u2019occasion du décès de ., survenu le ., à l\u2019âge de .ans, soit par offrandes de messes ou de ?eurs, bouquets spirituels, visites, dons, assistance aux funérailles ou de tout autre façon que ce soit.Les personnes qui ont omis de s\u2019inscrire sont priées de considérer ces remerciements comme personnels.Prénom Nom Famille Remerciements 000000 Remerciements 000000 .remercient sincèrement toutes les personnes qui ont témoigné de la sympathie à l\u2019occasion du décès de ., survenu le ., à l\u2019âge de .ans, soit par offrandes de messes ou de ?eurs, bouquets spirituels, visites, dons, assistance aux funérailles ou de tout autre façon que ce soit.Les personnes qui ont omis de s\u2019inscrire sont priées de considérer ces remerciements comme personnels.Prénom Nom Famille Remerciements .remercient sincèrement toutes les personnes qui ont témoigné de la sympathie à l\u2019occasion du décès de ., survenu le ., à l\u2019âge de .ans, soit par offrandes de messes ou de ?eurs, bouquets spirituels, visites, dons, assistance aux funérailles ou de tout autre façon que ce soit.Les personnes qui ont omis de s\u2019inscrire sont priées de considérer ces remerciements comme personnels.Prénom Nom Famille 000000 450 773-6028 Service de nécrologie nécrologie Le Courrier de Saint-Hyacinthe | Jeudi 9 avril 2020 | lecourrier.qc.ca 34 ST-ONGE DARSIGNY Gisèle À Saint-Hyacinthe, le 5 mars 2020, est décédée Mme Gisèle St-Onge à l\u2019âge de 74 ans.Outre son époux, M.Robert Darsigny, la défunte laisse dans le deuil ses enfants : Frédéric (Julieth) et Mathieu (Nathalie), ses petits-enfants : Kayla, Gianna et Maxime, ses sœurs et frères : Pierrette (Pierre Dion) et Yves (Carole Caouette), ses beaux-frères et belles- sœurs, ses neveux et nièces, ainsi que nombreux autres parents et amis.Dans le respect des mesures sanitaires imposées par le gouvernement du Québec, la résidence funéraire Maska se doit de limiter le nombre des personnes à 30 lors des condoléances et funérailles, ainsi pour respecter ses mesures.La famille désire remercier le personnel du service d\u2019oncologie de l\u2019hôpital Honoré-Mercier pour le soutien et les bons soins prodigués.En mémoire de madame et en guise de sympathies, la famille vous propose de faire un don à la Société québécoise du cancer.Le personnel de la Résidence funéraire Maska, offre à la famille ses plus sincères condoléances et la remercie pour sa confiance.La famille recevra vos condoléances, le dimanche 12 avril de 12 h à 15 h à la RÉSIDENCE FUNÉRAIRE MASKA 5325, boul.Laurier Ouest Saint-Hyacinthe Un hommage sera célébré, le jour même au salon Iris de la résidence funéraire Maska à 15 h.NICHOLS Jean-Réal À Saint-Hyacinthe, le 3 avril 2020, est décédé M.Jean-Réal Nichols à l\u2019âge de 77 ans.Outre son épouse, Mme Germaine Gauvin, il laisse dans le deuil ses enfants : Sylvie, Serge (Carole Richard), Julie, Josée (Kévin Castonguay), ses petits-enfants : Raphaël Guillon, Maxence Guillon, Myriam Nichols, Marie-Pier Nichols, Samuel Nichols, Léanne Nichols, Jason Nichols Pelletier, Mariloup Castonguay, son frère : Yvon Nichols (Cécile Jalbert), ses beaux- frères et belles-sœurs, neveux et nièces, ainsi que nombreux autres parents et amis.La famille désire remercier le personnel de l\u2019Unité du Marché et les bénévoles de l\u2019Hôtel-Dieu de Saint- Hyacinthe pour le soutien et les bons soins prodigués pendant les trois ans qu\u2019il a vécu avec eux.Le personnel de la Résidence funéraire Maska offre à la famille ses plus sincères condoléances et la remercie pour sa confiance.En raison des circonstances actuelles, les funérailles auront lieu à une date ultérieure.Sous la direction de la RÉSIDENCE FUNÉRAIRE MASKA Saint-Hyacinthe ST-PIERRE Normand À Saint-Hyacinthe, le 2 avril 2020, est décédé M.Normand St-Pierre à l\u2019âge de 80 ans.Il laisse dans le deui l ses t ro is enfants : Lyne (François Meunier), Josée (Claude Aubin), Martin (Nancy Charbonneau) et la mère de ses enfants, Mme Pauline Chagnon, ses petits-enfants : Annie, Charlotte, Léa, Arthur et Alex.Ses sœurs : Françoise (Michel Benoit) et Andrée (Michel Frenette), ainsi que ses neveux et nièces, autres parents et amis.Il est allé rejoindre son frère Roger.La famille tient à remercier le personnel soignant du département de l\u2019hémodialyse de l\u2019Hôpital Honoré-Mercier pour leur soutien et leurs excellents soins.En raison des circonstances, une célébration aura lieu à une date ultérieure.Le personnel de la Résidence funéraire Maska offre à la famille ses plus sincères condoléances et la remercie pour sa confiance.Sous la direction de la RÉSIDENCE FUNÉRAIRE MASKA Saint-Hyacinthe BRASSEUR BEAUDRY Monique Au CISSSME pavillon Honoré-Mercier de Saint-Hyacinthe, le 29 mars 2020, est décédée Mme Monique Brasseur à l\u2019âge de 87 ans, autrefois d\u2019Upton.Elle était l\u2019épouse de feu Joseph Beaudry.La défunte laisse dans le deuil ses enfants : Micheline (Richard Bruneau), Sylvain (Gisèle Deslandes), André (Claude Boucher) et Mario (Caroline Plante), ainsi que ses 11 petits-enfants : François, Mathieu, Audrey, Guillaume, Marie-Ève, Maxime, Louis-Philippe, Louis-Pierre, Laurence, Marc-Olivier, Mathis et ses 14 arrière-petits-enfants.Elle laisse également sa sœur : Floriane, ainsi que plusieurs beaux-frères et belles-sœurs, neveux, nièces, autres parents et amis.Lui ont précédé ses frères et sœurs : Germaine, Anette, Liliane, Yvette, Florimond, Jacqueline, Jean-Marie, Yolande et Gill.Madame Monique Brasseur a été inhumée au cimetière Saint-Ephrem d\u2019Upton, le samedi 4 avril 2020.Considérant les circonstances de pandémie de Covid-19 (coronavirus), nous vous demandons de privilégier les mots de sympathies par le biais de notre site web.Sous la direction du Complexe Funéraire Lalime & Boisvert 1166, rue Saint-André Acton Vale www.ubaldlalime.com BRODEUR Fleurette Au CISSSME, pavillon Honoré-Mercier de Saint-Hyacinthe, le 1er avril 2020 est décédée Mme Fleurette Brodeur à l\u2019âge de 97 ans.La défunte laisse dans le deuil sa nièce : Céline Belhumeur (Richard Robitaille); ses petites-nièces : Anne- Julie et Élisabeth; sa cousine : Jeannine Spronken, ainsi que d\u2019autres parents et amis.Compte tenu des directives de la santé publique et du bien-être de tous ceux que nous aimons, les visites et les funérailles seront privées.Une liturgie filmée sera disponible, le samedi 18 avril à 14 h sur : www.funeraweb.tv.Sous la direction de la 1115, rue Girouard Ouest Saint-Hyacinthe www.dignitequebec.com.En raison des événements exceptionnels, veuillez véri?er auprès du salon funéraire si les funérailles ont lieu à la date mentionnée dans l\u2019avis de décès.« Merci de votre compréhension ». Le Courrier de Saint-Hyacinthe | Jeudi 9 avril 2020 | lecourrier.qc.ca 35 La dixième saison de la compétition culinaire Les chefs! est diffusée sur les ondes de Radio-Canada depuis lundil.Treize aspirants chefs tentent de semaine en semaine de séduire et de surprendre le trio de juges, encore une fois composé de Jean-Luc Boulay, Normand Laprise et Pasquale Vari.La compétition a une saveur locale cette année puisqu\u2019un des participants, Renaud-Philip, 24 ans, est cuisinier à La Baboche \u2013 Bistro à broue à Saint- Hyacinthe et est originaire de Belœil.Photo Attraction Images/Félix Renaud Les chefs! 10 : un aspirant de la région dans la course S\u2019il n\u2019est plus possible d\u2019accueillir les visiteurs en ses lieux physiques, Expression, centre d\u2019exposition se tourne vers le Web en ces temps de crise pour partager une exposition virtuelle intitulée Portraits de femmes.Pas moins de 184 photographies réalisées par le Maskoutain Bénoni Joseph Hébert entre 1905 et 1941 y sont rassemblées.Elles ont été sélectionnées parmi une collection qui compte plus de 100 000 pièces par la commissaire Lucie Bureau.« Cette galerie de portraits de femmes constitue une occasion peu commune d\u2019apprécier le travail d\u2019un photographe du passé et nous permet d\u2019être témoins, à travers le parcours historique du Studio B.J.Hébert, des stratégies mises en œuvre pour fabriquer des images idéalisées de femmes, correspondant aux attentes et aux valeurs sociales du début du XXe siècle », peut-on lire dans la présentation de l\u2019exposition.Celle-ci avait déjà été mise en ligne par Expression en 2015 dans le cadre de son projet de musée, qui porte aujourd\u2019hui le nom de Musée d\u2019art et société.Tous les portraits proviennent du Fonds Studio B.J.Hébert, propriété du Centre d\u2019histoire de Saint-Hyacinthe.L\u2019exposition est disponible en ligne au chsh-expression-studiophotobjhebert.com.PROLONGEMENT DU CONCOURS PLACE À LA CRÉATION En lien avec les perturbations occasionnées par la fermeture du centre d\u2019exposition dans les dernières semaines en raison de la COVID-19, l\u2019organisation du concours Place à la création a fait savoir que les participants auront un peu plus de temps pour tenter leur chance.La date de remise des œuvres a été repoussée au 1er mai, à 17 h.Les participants pourront soumettre un texte critique, un texte créatif ou une création visuelle ayant un lien avec l\u2019exposition Étrange familiarité de l\u2019artiste Cynthia Dinan-Mitchell, présentée depuis février à Expression.Il sera possible de soumettre une œuvre en ligne au www.expression.qc.ca, sous l\u2019onglet éducation/concours place à la création.M.P.D.Portraits de femmes d\u2019autrefois, dans l\u2019objectif d\u2019un Maskoutain Exposition virtuelle à Expression Expression propose une exposition virtuelle regroupant des portraits de femmes réalisés par le photographe maskoutain Bénoni Joseph Hébert au début de la décennie 1900.Photo tirée de l\u2019exposition Portraits de femmes culture culture Le Courrier de Saint-Hyacinthe | Jeudi 9 avril 2020 | lecourrier.qc.ca 36 Prêt de livres numériques La fermeture des bibliothèques T.-A.-St- Germain et Sainte-Rosalie pour la durée de la crise a forcé les usagers à revoir leurs habitudes de lecture.Ils sont nombreux à s\u2019être tournés vers le prêt de livres numériques, comme l\u2019a remarqué la directrice générale de la Médiathèque maskoutaine, Louise Struthers.« Depuis la fermeture de nos bibliothèques en raison de la COVID-19, le nombre de prêts a bondi d\u2019environ 50 % pour les livres numériques », indique-t-elle.Cette bibliothèque virtuelle de la Médiathèque, accessible via le maskou- taine.pretnumerique.ca, regroupe une collection de plus de 17 500 livres numériques et audionumériques qui peuvent être consultés sur un ordinateur, une tablette ou une liseuse.« Et nous continuerons à ajouter de nouveaux titres tant que nos fournisseurs seront en mesure de répondre à nos demandes », poursuit Mme Struthers.Le fonctionnement ressemble en tout point à celui des emprunts de copies papier.Lorsqu\u2019un document est emprunté par un usager, il redevient disponible seulement lorsque celui-ci l\u2019aura retourné.Les abonnés peuvent emprunter gratuitement jusqu\u2019à cinq livres à la fois pour une durée maximale de 21 jours.« En plus de pretnumerique.ca, qui permet d\u2019emprunter des livres numériques, nos abonnés peuvent lire des revues en se rendant sur biblimags.ca, qui offre une sélection de plus de 5000 revues d\u2019ici et d\u2019ailleurs, soutient la DG de la Médiathèque maskoutaine.Les abonnés peuvent aussi consulter de belles ressources en ligne dont toutap- prendre.com, qui offre plus de 1300 cours en ligne, notamment pour apprendre à jouer du piano, pour découvrir les bases du tricot ou encore pour s\u2019initier ou se perfectionner dans l\u2019apprentissage d\u2019une langue.» Pour se connecter à ces ressources en ligne, il suffit d\u2019entrer son numéro d\u2019abonné (carte Accès-Loisirs) et le même NIP qui est utilisé habituellement en bibliothèque.Ceux qui souhaitent s\u2019abonner, renouveler leur abonnement ou obtenir un NIP peuvent le faire en écrivant à info@mediatheque.ca.?Maxime Prévost-Durand | Le Courrier Comme à la bibliothèque.chez vous D\u2019ici à ce que les Maskoutains puissent remettre leur nez dans un des nombreux ouvrages de la Médiathèque maskoutaine, la directrice générale Louise Struthers les invite à utiliser les différentes ressources numériques proposées par la bibliothèque, dont le prêt de livres numériques.Photo François Larivière | Le Courrier © Nos suggestions de la semaine Louis-Jean Cormier \u2013 Quand la nuit tombe Aussi étonnant qu\u2019impressionnant, ce troisième album de Louis-Jean Cormier voit l\u2019artiste explorer des recoins musicaux qu\u2019on ne lui connaissait pas jusqu\u2019ici.Il délaisse la guitare qui l\u2019accompagne habituellement au profit du piano et des synthétiseurs pour des mélodies plus groovy, parfois même enrobées d\u2019une orchestration de cuivres, qui servent bien sa voix feutrée.Les textes sont des réflexions pertinentes sur des enjeux de société, habilement livrés avec des images fortes à partir de ses propres expériences, comme sur la pièce « Les poings ouverts » qu\u2019il partage avec l\u2019auteur et slameur David Goudreault pour dénoncer le racisme qui persiste, même au Québec.?Le Courrier mélodique Dua Lipa \u2013 Future Nostalgia Un regard vers le passé, un autre vers le futur, c\u2019est ce que propose la Britannique Dua Lipa avec son second album Future Nostalgia.Mené par le méga succès « Don\u2019t Start Now », elle replonge dans l\u2019époque disco et la pop des années 1980, tout en conservant un son bien moderne parsemé d\u2019une touche électro.Déjà prometteur avec les « Physical » et « Break My Heart » parues avant la sortie du disque, Future Nostalgia fait honneur aux attentes avec ses pièces dansantes du début à la fin, que ce soit la chanson titre en ouverture ou l\u2019excellente « Hallucinate » à mi-parcours.L\u2019un des meilleurs albums pop à avoir été lancé depuis longtemps.?vice E roi \u2013 L\u2019enfer chez les autres Lorsqu\u2019on écoute ce premier album du duo vice E roi, c\u2019est surtout le mélange des deux voix \u2013 celles de Jayana Auger et de Guillaume Lessard \u2013 qui émerveille.Magnifiées l\u2019une par l\u2019autre, leurs voix s\u2019unissent et arrivent à l\u2019oreille comme une caresse.Avec L\u2019enfer chez les autres, vice E roi dévoile une galette de neuf chansons de folk planant, dont l\u2019instrumentale « Les disparus » en ouverture.Les arrangements de « La myopie du cœur », avec une section de cordes en puissance, rappelle un peu Klô Pelgag, tandis que la dépouillée « Mille visages » fait penser à Safia Nolin.À découvrir! ? jeux Le Courrier de Saint-Hyacinthe | Jeudi 9 avril 2020 | lecourrier.qc.ca 37 PROBLÈME Nº 390 | NIVEAU : MOYEN RÈGLES DU JEU : compléter la grille avec les chi?res de 1 à 9 de façon à ce que chacun d\u2019eux se retrouve une seule fois dans chaque rangée, chaque colonne et chaque bloc de neuf cases, délimité par le trait foncé.mot croisés mot mystère 6 lettres EXPLOITATION MINIÈRE HORIZONTALEMENT 1.Ustensile de cuisine.2.Pilote \u2013 Assassina.3.Pays d\u2019Afrique \u2013 Note \u2013 Démonstratif.4.En matière de \u2013 Petite branche d\u2019arbre \u2013 Nota bene.5.Égalisé \u2013 Vétuste.6.Pronom personnel \u2013 Cerné.7.Petite baie \u2013 La tienne \u2013 Obtenu.8.Ajouta \u2013 Situé.9.Image \u2013 Existe \u2013 Largeur d\u2019une étoffe.10.Décorative.11.Dévêtu \u2013 Mélanger \u2013 Île de Grèce.12.Pour de bon.VERTICALEMENT 1.Gémissements.2.Cavale \u2013 Pas cuite.3.Poil \u2013 Perception.4.Chemise en poils de chèvre \u2013 Rival.5.Conjonction \u2013 Bière anglaise \u2013 Répandue.6.Est dans un état d\u2019agitation \u2013 Choisi.7.Mouvement impétueux \u2013 Parties basses de la coque d\u2019un navire.8.Iridium \u2013 Salut \u2013 Corps céleste.9.Rôtir \u2013 Tantale.10.Saison \u2013 Boucliers \u2013 Dépôt.11.Fleuve d\u2019Afrique \u2013 Troisième segment de l\u2019intestin grêle.12.Épuisement \u2013 Saint.sudoku Mot mystère A AÉRAGE B BURE C CÂBLE CAGE CAILLOU CARRIÈRE CHANTIER CHARBON CHEMINÉE CONCASSEUR COUCHE COULOIR CREUSER CRIC CROÛTE CUFFAT CUVELAGE D DÉCOUVERTE DESSERTE DÉTONATEUR DIAMANT E ÉCHANTILLON ENTRÉE ÉPONTE ÉTAGE EXCAVATION EXPLOSIF EXTRACTION F FAILLE FILON FOND FOSSE FRAGMENT G GALERIE GISEMENT GRANITE GRAVIER L LAMPE M MARTEAU MASQUE MICA MINERAI MINEUR P PAROI PASSAGE PIERRE POUSSIÈRE PROSPECTION PUITS R RAILS REPÈRE RESSOURCE ROCHE S SOUTERRAIN STRATE T TARIÈRE TRAVAUX TRÉMIE TRÉPAN TROU V VOÛTE W WAGON S o l u t i o n p r o b l è m e # 3 9 0 M o t c r o i s é s S u d o k u SOLUTION: FORAGE Le Courrier de Saint-Hyacinthe | Jeudi 9 avril 2020 | lecourrier.qc.ca 38 Le bassin de joueurs de la structure des Gaulois de Saint-Hyacinthe sera un peu plus restreint dès la prochaine saison.Les joueurs provenant de l\u2019Association de hockey mineur de Chambly feront dorénavant partie du territoire de recrutement de la structure des Riverains du Collège Charles-Lemoyne.Cette décision de la Ligue de hockey midget AAA du Québec et de Hockey Richelieu est tombée à la fin février pour répondre à une difficulté de la part du Collège Français, affilié aux Riverains, de former ses équipes de premier niveau, soit à partir du pee-wee AAA relève.« L\u2019objectif est d\u2019équilibrer les territoires de recrutement de chacune des quatre franchises du territoire de Hockey Richelieu afin d\u2019assurer une pérennité pour les années à venir pour la structure des Gaulois et la structure des Riverains », a indiqué Hockey Richelieu sur son site Web.Le bassin des Gaulois en vue de la prochaine saison s\u2019étendra donc de Sorel à Saint-Hyacinthe, en passant par la région de Beloeil et de Boucherville.Chez les Gaulois, la nouvelle arrive sous la forme d\u2019une certaine déception.« On avait une douzaine de joueurs [de Chambly ou de Carignan] qui faisaient partie de nos équipes de pee-wee à midget AAA cette saison, a souligné le directeur général des Gaulois, Benoit Rajotte, en entrevue au COURRIER.C\u2019est un bassin qui nous a amené des joueurs de qualité dans les dernières années, alors c\u2019est sûr que ça peut faire mal.» Parmi ces joueurs, il y a notamment les frères Mathieu et Pierre-Olivier Joseph, qui ont fait leur route jusqu\u2019à la LNH et la AHL après leur passage avec les Gaulois.Plus récemment, Raphaël Lavoie est aussi passé par l\u2019organisation maskoutaine et il vient tout juste de signer un contrat avec les Oilers d\u2019Edmonton.Devant cette nouvelle réalité, les Gaulois devront rebrasser leurs cartes.« On devra faire en sorte de développer encore plus le reste de notre territoire.[Ce sera important] d\u2019offrir ce que les gens recherchent et s\u2019assurer qu\u2019on offre un service à la hauteur des attentes.À Saint- Hyacinthe, certains joueurs ne sont pas nécessairement attirés par le Vert et Noir, donc c\u2019est quelque chose qu\u2019on doit travailler.On veut améliorer notre offre de services », a ajouté M.Rajotte.En plus des équipes du Vert et Noir à Saint-Hyacinthe, la structure des Gaulois compte également celles du Noir et Or de l\u2019école De Mortagne à Boucherville.DES JOUEURS PROTÉGÉS En vue de la prochaine campagne, quatre joueurs sont exclus de cette nouvelle mesure.Il s\u2019agit du défenseur Igor Mburanumwe et de l\u2019attaquant Louis- Philippe Fontaine, de l\u2019équipe midget AAA, et du défenseur Tyler Sondergaard et de l\u2019attaquant Félix Champagne, de l\u2019équipe midget espoir.« Ils nous appartiennent automatiquement, a précisé Benoit Rajotte, en citant une clause de cette nouvelle mesure adoptée.Si toutefois ils sont retranchés, ils vont passer au Collège Charles- Lemoyne avant de devenir disponibles aux autres équipes.» Pour tous les autres joueurs provenant de Chambly et Carignan qui faisaient déjà partie de la structure des Gaulois, avec les équipes pee-wee et bantam du Vert et Noir de l\u2019école Fadette, ils auront le choix de rester à Saint-Hyacinthe ou d\u2019aller avec le Collège Français.Pour ce qui est des joueurs atome AA qui étaient destinés à faire le saut dans les rangs pee-wee AAA relève, ils seront automatiquement redi- rigés vers le Collège Français.?Maxime Prévost-Durand | Le Courrier La structure des Gaulois perd Chambly La structure des Gaulois n\u2019aura plus accès aux joueurs provenant de Chambly à compter de la prochaine saison.Photo François Larivière | Le Courrier © Le pilote maskoutain Steve Bernier a été le récipiendaire de la Coupe Bob-Gatien, le 29 février, lors du banquet présenté par les autodromes Granby et Saint-Marcel-de- Richelieu, au Domaine de l\u2019érable de Saint- Hyacinthe.Cet honneur est décerné chaque année à un pilote qui s\u2019est démarqué par ses accomplissements durant la saison, ce qu\u2019a fait admirablement Steve Bernier en remportant pour une deuxième année consécutive le titre de la classe modifié à l\u2019Autodrome Granby.À Saint-Marcel, il n\u2019a pris part qu\u2019à quatre des sept courses, signant néanmoins une victoire et une 2e place.Photo Daniel Mailhot Course automobile : un honneur pour Steve Bernier sports Hockey sports Le Courrier de Saint-Hyacinthe | Jeudi 9 avril 2020 | lecourrier.qc.ca 39 Baseball L\u2019un des plus beaux espoirs de baseball dans la région, Cédric De Grandpré, joindra les rangs du prestigieux programme du Collège Chipola, en Floride, là où un certain Russell Martin est passé au début des années 2000.Le natif de Saint-Simon, qui a évolué avec l\u2019Académie de baseball du Canada (ABC) 17U l\u2019an dernier, a reçu une offre au cours des derniers mois pour faire partie de ce programme de division 1 dans la NJCAA, le volet junior des sports collégiaux américains.Une offre qu\u2019il n\u2019a pu refuser.« Je suis censé commencer avec eux en septembre.si tout va bien », laisse tomber De Grandpré au bout du fil lors d\u2019un entretien téléphonique avec LE COURRIER, lundi.Parce qu\u2019il est bien conscient que la crise du coronavirus que l\u2019on traverse présentement \u2013 et qui frappe particulièrement fort aux États-Unis \u2013 risque de retarder son arrivée avec sa nouvelle équipe.Mais cela ne l\u2019empêche pas de se réjouir de l\u2019opportunité qui se dresse sur son chemin.« C\u2019était mon objectif d\u2019aller jouer collégial aux États-Unis.Je trouve ça super cool.Je vais pouvoir continuer mon école et jouer au baseball à un très haut niveau », souligne celui qui évolue au poste de lanceur et de premier but.La réputation du Collège Chipola n\u2019est plus à faire.En plus de Russell Martin, Jose Bautista a notamment fait partie de ce programme.Et l\u2019entraîneur Jeff Johnson est à la barre de la formation depuis plus de 20 ans, signe de la stabilité de l\u2019organisation.« Il y a beaucoup de recruteurs pros qui vont voir leurs parties et une bonne partie des joueurs sont repêchés ou vont jouer universitaire après », mentionne l\u2019athlète de 18 ans.Ce qu\u2019il y a de particulier dans le cas de Cédric De Grandpré, c\u2019est que Chipola lui a fait l\u2019offre sans même le voir jouer.En se fiant seulement à des vidéos qui leur avaient été envoyées, ils lui ont lancé l\u2019invitation à se joindre à eux, et ce, à peine un an après sa sortie du sport- études à l\u2019école Fadette.« Je considère avoir une bonne éthique de travail, note le Simonais.Je fais tout jusqu\u2019au bout.Côté baseball, je me démarque surtout par ma puissance, autant quand je lance qu\u2019au bâton.» Son expérience avec l\u2019ABC 17U l\u2019a grandement aidé à acquérir le bagage nécessaire en vue de ce prochain défi, estime-t-il.« Avec l\u2019ABC, on a tellement joué de parties.C\u2019était au-dessus de 100 parties dans l\u2019année, alors je sais déjà c\u2019est quoi de jouer des parties presque chaque jour.L\u2019ABC nous prépare à ça et nous ouvre des portes.» Si la situation s\u2019améliore d\u2019ici l\u2019été en lien avec la COVID-19, De Grandpré défendra à nouveau les couleurs de l\u2019ABC avec son équipe 18U.Il devait également participer au camp d\u2019entraînement de l\u2019équipe canadienne junior, mais la prochaine étape prévue en avril a été annulée et le reste du processus est en suspens.Cette pause lui permettra toutefois de se remettre complètement d\u2019une opération au bras droit subie l\u2019automne dernier.« En ce moment, je ne suis pas encore à 100 %, mais je suis vraiment proche.Si ce n\u2019était pas du coronavirus, je serais de retour au jeu d\u2019ici un mois.» ?Maxime Prévost-Durand | Le Courrier Un grand collège pour un grand espoir Cédric De Grandpré, de Saint-Simon, a été recruté par le prestigieux programme de baseball du Collège Chipola en vue de la prochaine saison.Photo gracieuseté Baseball Un autre joueur de la région maskoutaine (voir autre texte) traversera la frontière au cours des prochains mois pour poursuivre sa carrière de baseball.Kirkland Fryer, de Saint-Hyacinthe, a été recruté par les Skylanders du Collège communautaire du comté de Sussex, un programme du New Jersey évoluant en division 2 de la NJCAA.Au cours des derniers mois, cet ancien membre du sport-études de l\u2019école Fadette a notamment joué avec les Voltigeurs du Cégep de Drummondville au sein du RSEQ ainsi qu\u2019avec les Guerriers de Granby et les Ducs de Longueuil dans la Ligue de baseball junior élite du Québec.Il appartient maintenant au Rocket Big Bill de Coaticook en vue de la saison estivale.« Ça représente gros pour moi [d\u2019aller jouer aux États-Unis] parce que le niveau est vraiment plus haut que ce qu\u2019on trouve au Québec », soutient celui qui occupe la position de receveur dans un entretien téléphonique avec LE COURRIER.Dans son cas, un essai s\u2019est déroulé avec les Skylanders durant l\u2019hiver et une offre comprenant une bourse d\u2019études lui a été faite dans les semaines qui ont suivi.« Mon objectif n\u2019est pas de jouer chez les pros, mais plutôt de continuer à jouer au baseball dans un haut niveau pendant mes études.Je veux surtout financer mon école avec mon sport », mentionne le joueur de 19 ans.Kirkland étudiera en business dans une volonté de poursuivre son cheminement en marketing à l\u2019université.Sur le terrain, il estime se distinguer grâce à son leadership et sa façon de gérer les lanceurs avec lesquels il travaille.LE SPORT-ÉTUDES, UN TREMPLIN En plus de Kirkland Fryer et de Cédric De Granpré qui iront jouer aux États-Unis prochainement, trois autres joueurs ayant passé par le sport-études de l\u2019école Fadette ont fait leur route jusqu\u2019aux rangs collégiaux américains dans les derniers mois.Deux d\u2019entre eux ont joué avec le Collège de Clarendon (division 1 NJCAA), soit Xavier Gonzalez-Bayard, de Saint- Guillaume, qui a disputé une saison avec le club du Texas, et Isaac Mailhot Bérard, de Saint-Hyacinthe, qui n\u2019a fait qu\u2019un bref passage avec l\u2019équipe cet hiver avant de revenir au Québec.Nicolas Tremblay, de Mont-Saint-Hilaire, s\u2019est quant à lui joint au Collège Crowder et son club de division 1 de la NJCAA basé au Missouri.?M.P-D.Kirkland Fryer en division 2 de la NJCAA Après avoir joué dans le réseau collégial québécois, le receveur maskoutain Kirkland Fryer passera au circuit collégial junior américain la saison prochaine.Photo gracieuseté Le Courrier de Saint-Hyacinthe | Jeudi 9 avril 2020 | lecourrier.qc.ca 40 "]
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