Le Courrier de St-Hyacinthe, 16 avril 2020, Cahier 2
[" Jeudi 16 avril 2020 | Volume 45 | 4e Numéro P P 4 0 0 5 1 6 3 3 Les Exceptionnelles 2020 : De l\u2019éclat pour vos jardins! SPÉCIAL HORTICULTURE Aussi dans cette édition : Pourquoi utiliser des insecticides s\u2019il n\u2019y a pas d\u2019insectes à contrôler?.p.13 Un printemps pas comme les autres pour les jardineries .p.15 La surabondance des cerfs de Virginie dans nos forêts .p.17 2 - J e u d i 1 6 a v r i l 2 0 2 0 - G e s t i o n e t T e c h n o l o g i e A g r i c o l e s G e s t i o n e t T e c h n o l o g i e A g r i c o l e s - J e u d i 1 6 a v r i l 2 0 2 0 - 3 Des feuillages décoratifs, des fleurs spectaculaires et des légumes surprenants : la sélection 2020 des Exceptionnelles® dévoile pour vous tous ses atours! Que vous cherchiez du volume, que vous vouliez créer un jardin pour les pollinisa- teurs ou que vous souhaitiez garnir votre potager ou aménager des bacs mixtes; cette sélection a tout pour plaire.Et la sélection des potagères poursuit son essor pour 2020 : aux huit plantes annuelles primées s\u2019ajoutent trois potagères gagnantes ainsi que deux potagères portant la mention « à découvrir » adjugée par les experts.Ces variétés, dont certaines sont créées et distribuées par de petits semenciers québécois, permettront d\u2019enrichir le potager de nombreux jardiniers qui cultivent leurs propres légumes et fines herbes à la maison.Rappelons que depuis 14 ans, Les Exceptionnelles® est le programme d\u2019évaluation horticole 100 % québécois dont la particularité est de faire appel au public pour voter pour ses plantes favorites.En 2019, ce sont plus de 1,2 million de visiteurs qui ont de nouveau pu admirer les plantes à l\u2019essai dans trois grands jardins : le Jardin botanique de Montréal, le Jardin universitaire Roger- Van den Hende à Québec et le Jardin Daniel A.Séguin à Saint-Hyacinthe.Les variétés soumises ont également été rigoureusement évaluées en fonction de leur aspect général, de leur floribon- dité, de leur impact visuel et de leur résistance aux insectes et aux maladies.Les gagnantes ont recueilli un maximum de votes du public grâce à leur beauté, leur performance remarquable et leur facilité d\u2019entretien.Ces choix du public ont ensuite été appuyés par un comité de sélection composé d\u2019experts horticoles et de représentants de l\u2019industrie afin de s\u2019assurer de leur performance technique et de leur facilité d\u2019approvisionnement.Découvrez dès maintenant les 11 gagnantes et 2 potagères avec mention spéciale.lesexceptionnelles.ca Les Exceptionnelles® 2020 vous en mettront plein la vue! Cette plante vivace, un arbuste hawaïen, doit être cultivée comme une plante annuelle sous nos climats, car elle n\u2019est rustique que dans les zones 9 à 11.Makana™ Silver est estimé pour son feuillage décoratif gris argenté à blanc argenté, finement ciselé et soyeux.Ses feuilles sont très découpées, un peu comme une fougère.Son feuillage est parfumé.Il convient autant pour la culture en contenant qu\u2019en sol.L\u2019armoise de Mauï se cultive en plein soleil dans un sol bien drainé.H.: 60 cm L.: 60 cm Hybrideur / Plante soumise par : Terra Nova Nurseries/JVK La légèreté d\u2019une plume Artemisia mauiensis Makana™ Silver \u2018TNARTMS\u2019 Artémise de Mauï Makana ™ Silver H.: 60 à 80 cm L.: 60 à 80 cm Hybrideur / Plante soumise par : Sakata Seeds Le volume à l\u2019état pur Begonia Viking™ XL Red on Chocolate All-America Selections 2019 Bégonia Viking™ XL Red on Chocolate La série Viking est un groupe d\u2019hybrides qui comprend de très gros bégonias.La sélection Viking XL Red on Chocolate présente un feuillage bronze foncé; son principal attrait.Quand on le voit, il n\u2019y a aucun doute sur la couleur foncée de ses feuilles.En plus, il se couvre de fleurs rouges très brillantes de 2,5 cm de diamètre à la floraison.Ce bégonia performe durant toute l\u2019année, même à la fin de la saison.Il forme un monticule compact, plutôt étalé, de 60 à 80 cm de hauteur et de largeur, qui demeure bien fourni durant toute l\u2019année.Cette sélection convient autant pour la culture en contenant que pour les aménagements, au soleil comme à la mi-ombre.Son feuillage sera cependant plus foncé au soleil.ÉDITEUR : Benoit Chartier RÉDACTEUR EN CHEF : Martin Bourassa ADJOINTE À LA RÉDACTION : Annie Blanchette TEXTES ET COORDINATION : Véronique Lemonde CONTRÔLEUR : Monique Laliberté DIRECTEUR DU TIRAGE : Pierre Charbonneau DIRECTEUR DE LA PUBLICITÉ ET PRODUCTION : Guillaume Bédard PUBLICITAIRES : Louise Beauregard Michel Bienvenue Manon Brasseur Candy Corriveau Ginette D\u2019Amour Luc Desrosiers Josée Malo Isabelle St-Sauveur TÉL.: 450 773-6028 TÉLÉCOPIEUR : 450 773-3115 SITE WEB : www.dbccomm.qc.ca COURRIEL : admin@dbccomm.qc.ca Publié 12 fois par année par DBC Communications inc.655, avenue Sainte-Anne, Saint-Hyacinthe, Québec J2S 5G4 Imprimé par Imprimerie Transcontinental SENC division Transmag, 10807, rue Mira beau, Ville d\u2019Anjou Québec H1J 1T7.Dépôt légal Bibliothèque nationale du Canada Copyright® Tous droits réservés sur les textes et les photos.Les articles sont la responsabilité exclusive des auteurs.Prix d\u2019abonnement : 1 an (taxes incluses).3500$ Poste publication - convention : PP40051633 Nous reconnaissons l\u2019appui ?nancier du gouvernement du Canada par l\u2019entremise du Fonds du Canada pour les périodiques, qui relève de Patrimoine canadien.PUBLIÉ PAR: Surveillez notre prochaine édition 7 mai 2020 Thème : La relève agricole journalgta.ca Merci de recycler ce journal. 4 - J e u d i 1 6 a v r i l 2 0 2 0 - G e s t i o n e t T e c h n o l o g i e A g r i c o l e s Les Exceptionnelles® 2020 La gamme de calibrachoas et la palette de couleurs offertes aujourd\u2019hui sont vastes et nous permettent de laisser libre cours à notre imagination en les utilisant en suspensions, en potées et même en pleine terre dans les bordures, si le sol est bien drainé.Superbells® Watermelon Punch™ vient enrichir la gamme de la série très performante Superbells®, avec sa floraison infatigable constituée de grosses fleurs bicolores, teintes de corail rose, avec un œil noirâtre.Ses fleurs sont fort prisées par les colibris.Aucun besoin d\u2019enlever les fleurs inesthétiques, qui tombent lorsqu\u2019elles sont fanées.À cultiver au soleil.H.: 60 cm L.: 60 cm Hybrideur / Plante soumise par : Terra Nova Nurseries/JVK Une couleur vibrante Calibrachoa Superbells® Watermelon Punch™ \u2018BBCAL82402\u2019 Calibrachoa Superbells® Watermelon Punch™ L\u2019isotome ou laurentie, originaire de l\u2019Australie, est une plante vivace qui est cultivée comme une plante annuelle chez nous, à cause de son manque de rusticité sous nos climats.En floraison, le cultivar Patti\u2019s Pink™ offre une multitude de fleurs roses en forme d\u2019étoile, agréablement parfumées, qui parsèment son beau feuillage vert foncé, effilé et finement découpé.Cette plante peu connue est facile à cultiver dans un sol fertile et frais.En massif, elle est superbe et est aussi fort décorative dans les arrangements en contenant.En fait, la beauté de sa texture légère et de sa floraison s\u2019harmonise avec plusieurs autres plantes.H.: 25 à 30 cm L.: 25 à 35 cm Hybrideur / Plante soumise par : Proven Winners Un tapis d\u2019étoiles Isotoma axillaris Patti\u2019s Pink™ (Syn.Laurentia axillaris Patti\u2019s Pink™) Isotome à fleurs axillaires Patti\u2019s Pink™, Laurentie à fleurs axillaires Patti\u2019s Pink™ G e s t i o n e t T e c h n o l o g i e A g r i c o l e s - J e u d i 1 6 a v r i l 2 0 2 0 - 5 Les Exceptionnelles® 2020 Le cultivar Hot Blooded™ Red a performé dans tous les grands jardins d\u2019essais autant au Québec qu\u2019aux États-Unis.Son caractère stérile fait qu\u2019il produit sans cesse des grappes de fleurs rouges nuancées d\u2019orange, de moyenne taille, pour un spectacle ininterrompu durant tout l\u2019été.Le feuillage dégage un parfum poivré comme tous ses congénères.Un must pour 2020 pour ceux qui veulent attirer les pollinisateurs et surtout les papillons.Le lantanier préfère une exposition bien ensoleillée.H.: 37 à 45 cm L.: 45 à 60 cm Hybrideur / Plante soumise par : Syngenta/Norseco Une palette de couleurs chaudes Lantana camara Hot Blooded™ Red Lantanier à fleurs variées Hot Blooded™ Red H.: 25 à 45 cm L.: 30 à 45 cm Hybrideur / Plante soumise par : Proven Winners Faire le plein d\u2019exotisme Nemesia fruticans Aromance™ Pink \u2018INNEMAROPI\u2019 Némésie buissonnante Aromance™ Pink La floraison de la plupart des sélections de la némésie buissonnante s\u2019interrompt durant la saison pour reprendre de plus belle ensuite.Ce n\u2019est pas le cas du cultivar Aromance™ Pink qui fleurit en continu durant toute la saison.Au soleil, son feuillage disparaît donc, sans discontinuité, sous un nuage de petites fleurs très délicates et très parfumées réunies en grappes, qui ressemblent à des petites fleurs d\u2019orchidée.Le graphisme de ses fleurs lui donne une allure très exotique : elles sont formées d\u2019une lèvre supérieure de quatre pétales d\u2019un beau rose soutenu, d\u2019une lèvre inférieure à deux pétales rose pâle, le tout centré autour d\u2019une gorge jaune contrastante.Cette plante est idéale pour habiller les bordures des plates-bandes ou garnir des arrangements en contenant. 6 - J e u d i 1 6 a v r i l 2 0 2 0 - G e s t i o n e t T e c h n o l o g i e A g r i c o l e s G e s t i o n e t T e c h n o l o g i e A g r i c o l e s - J e u d i 1 6 a v r i l 2 0 2 0 - 7 8 - J e u d i 1 6 a v r i l 2 0 2 0 - G e s t i o n e t T e c h n o l o g i e A g r i c o l e s La gamme des couleurs est complète chez les pétunias et leurs teintes sont même parfois insolites.Par exemple, certains hybrides originaux se distinguent en présentant des fleurs à motif étoilé : c\u2019est le cas de Shortcake™ Blueberry, dont les fleurs simples sont marquées par une étoile violacée qui se dessine sur un fond blanc avec beaucoup de variantes de consistance.Parfois légère et bien dessinée, parfois ne laissant que des petits triangles blancs au bout des pétales.Le plant forme une touffe dense et retombante, une véritable cascade de fleurs qui sont serrées les unes sur les autres, tellement il est florifère.Les fleurs contrastées et vives de ce cultivar apportent beaucoup de dynamisme à une suspension, à une potée fleurie et même à la bordure d\u2019une plate-bande.Shortcake™ Blueberry est commercialisée par la compagnie Syngenta.Ce coléus est spectaculaire avec ses feuilles veloutées bourgogne, presque chocolat, aux bordures chartreuses délicatement ourlées.Il forme un plant bien ramifié, au port dressé.Comme toutes les sélections Colorblaze®, la floraison, de peu d\u2019intérêt, est très tardive, sinon inexistante.Ce cultivar est résistant au mildiou.Colorblaze® Wicked Witch™ se cultive autant au soleil qu\u2019à l\u2019ombre, mais c\u2019est au soleil qu\u2019il présente ses plus belles couleurs.Cette plante annuelle très polyvalente et facile de culture est aussi à l\u2019aise en contenant que dans les plates-bandes.Les Exceptionnelles® 2020 h.: 20 à 30 cm l.: 45 à 55 cm hybrideur / plante soumise par : syngenta L\u2019abondance faite fleur Petunia Shortcake™ Blueberry Pétunia Shortcake™ Blueberry H.: 60 à 70 cm L.: 30 à 40 cm Hybrideur / Plante soumise par : Proven Winners La dentelle des feuillages Plectranthus scutellariodes Colorblaze® Wicked Witch™ Coléus Colorblaze® Wicked Witch™ G e s t i o n e t T e c h n o l o g i e A g r i c o l e s - J e u d i 1 6 a v r i l 2 0 2 0 - 9 LÉGUMES À DÉCOUVRIR (mention spéciale des experts) La ficoïde glaciale est une plante succulente au port prostré, originaire de l\u2019Afrique et du sud de l\u2019Europe.Elle a été introduite en Amérique du Sud, en Australie et aux États- Unis.Le nom de l\u2019espèce, crystallinum, signifiant « avec des cristaux », fait référence aux nombreuses petites éminences coniques sur le tissu végétal superficiel des feuilles et des tiges, ressemblant à des bulles scintillantes et glacées.Le terme « glaciale » (ice plant) viendrait du fait que même le jour le plus chaud, ses feuilles en forme de spatule sont fraîches au toucher.Ses feuilles charnues et les fruits sont comestibles.Leur texture est un peu croquante.Leur goût, légèrement acidulé, évoque celui de la salicorne et des fruits de mer.Les feuilles, riches en fer, doivent être consommées fraîches et sont parfaites en salade et en crudités ou peuvent être cuisinées comme des épinards.La ficoïde glaciale donne des fleurs blanc rosé composées de pétales fins.Cette plante résiste bien à la sécheresse.Il est mieux de cultiver cette plante succulente dans un endroit bien ensoleillé, autant en pleine terre qu\u2019en contenant, dans une terre légère et bien drainée.Aussi connu sous le nom de piment du Chili \u2018Aji Cristal\u2019 , le piment en forme de baie \u2018Aji Crystal\u2019 est originaire de l\u2019Amérique du Sud.L\u2019espèce baccatum est l\u2019une des moins cultivées des cinq espèces domestiquées, mais les plants sont très prolifiques.Le fruit du piment fort \u2018Aji Crystal\u2019 est droit à légèrement courbé.Il mesure 7 à 10 cm de longueur et 4 cm de largeur.Sa forme est allongée et conique.Sa peau lisse, cireuse et légèrement plissée est teinte de vert léger quand le fruit est jeune, devenant jaune pâle par la suite pour prendre une coloration orange rouge à maturité.La peau est de moyenne épaisseur et la chair est croustillante et aqueuse.Ce piment chilien a une subtile saveur d\u2019agrumes et les fruits sont souvent récoltés quand ils sont jeunes, c\u2019est-à-dire quand la peau se colore d\u2019un léger vert jaune, le fruit étant alors moins piquant et sa saveur à son apogée.À maturité, certains fruits peuvent atteindre 30 000 unités sur l\u2019échelle Scoville.Les piments sont d\u2019excellentes sources de vitamines A et C et ils contiennent du potassium, du magnésium et du fer.Les Exceptionnelles® 2020 H.: 45 à 60 L.: 40 cm Hybrideur / Plante soumise par : Les semences du batteux Capsicum baccatum \u2018Aji Crystal\u2019 Le piment fort en forme de baie \u2018Aji Crystal\u2019 H.: 15 cm L.: 20 à 40 cm Hybrideur / Plante soumise par : Terre Promise Mesembryanthemum crystallinum L.1753 La ficoïde glaciale 1 0 - J e u d i 1 6 a v r i l 2 0 2 0 - G e s t i o n e t T e c h n o l o g i e A g r i c o l e s G e s t i o n e t T e c h n o l o g i e A g r i c o l e s - J e u d i 1 6 a v r i l 2 0 2 0 - 1 1 1 2 - J e u d i 1 6 a v r i l 2 0 2 0 - G e s t i o n e t T e c h n o l o g i e A g r i c o l e s En raison des changements climatiques, les saisons de production agricole connaissent de plus en plus d\u2019extrêmes météorologiques.Dans ces conditions, les abris froids ou chauffés procurent, dans une plus ou moins grande mesure, un milieu de croissance plus stable et mieux adapté à des plantes de climat chaud comme le poivron et la tomate.Plusieurs structures sont offertes sur le marché pour la production maraîchère, comme les tunnels chenilles, les serres froides ou les serres trois saisons qui sont chauffées d\u2019avril à la fin d\u2019octobre.De façon générale, plus le type d\u2019abri et les installations permettent de contrôler le climat, plus le potentiel de rendement du poivron et de la tomate est amélioré.Cependant, il ne faut pas s\u2019attendre à ce que les bénéfices financiers suivent systématiquement la même tendance que l\u2019augmentation des rendements culturaux.Cela est particulièrement vrai pour le poivron, qui est une plante qui s\u2019établit lentement et dont les rendements saisonniers potentiels sont beaucoup moins élevés que ceux de la tomate.À ce sujet, le chapitre 11 du Guide de production : poivron et tomate biologiques sous abris sera utile au lecteur qui désire prendre de meilleures décisions en matière d\u2019investissements.Le tableau qui suit dresse un portrait du potentiel de rendement et des périodes de récolte qui varient selon le type d\u2019abri.Bien entendu, d\u2019autres facteurs peuvent avoir une incidence, par exemple : \u2022 les variétés et la résistance aux différents pathogènes; \u2022 le savoir-faire quant à la conduite de la culture, la gestion de l\u2019environnement, le travail réalisé sur la culture (taille et palissage), l\u2019irrigation, la fertilisation et le travail du sol; \u2022 la qualité des installations et de l\u2019équipement : transmission de la lumière des revêtements, maîtrise de l\u2019environnement et de l\u2019irrigation, capacité de chauffage et d\u2019aération, etc.Avant de cultiver sous abri froid des plantes de climat chaud comme le poivron et la tomate, il est important d\u2019évaluer la durée de la saison de croissance, qui devrait s\u2019étirer sur un minimum d\u2019environ 120 jours sans gel.Une méthode qui tient compte des risques de gel printanier et automnal et de diverses techniques pour améliorer les conditions climatiques dans les abris froids est proposée dans le chapitre 3 du Guide de production : poivron et tomate biologiques sous abris.Les renseignements de nature climatique qui y sont présentés s\u2019appuient sur l\u2019Atlas agroclimatique du Québec (www.agrometeo.org/atlas/).Potentiel de rendement du poivron et de la tomate biologiques sous abris POTENTIEL DE RENDEMENT ET PÉRIODES DE RÉCOLTE SELON LE TYPE D\u2019ABRI LÉGUME TYPE D\u2019ABRI RENDEMENT PÉRIODE DE RÉCOLTE Tomate charnue indéterminée Tunnel chenille 8-15 kg/m2 De la fin juillet à la fin septembre Tunnel et serre froide 10-20 kg/m2 De la troisième semaine de juillet à la fin de septembre Serre trois saisons 20-30 kg/m2 Du début de juin au début de novembre Tomate charnue déterminée Abri froid 5-11 kg/m2 De la fin juillet à la fin septembre Poivron coloré Tunnel chenille 4,8-6 kg/m2 De la mi-août au début d\u2019octobre Tunnel et serre froide 5,5-6,8 kg/m2 Du début d\u2019août au début d\u2019octobre Serre trois saisons 7-10 kg/m2 De la troisième semaine de juin au début de novembre Note : compilation effectuée par l\u2019auteure auprès de producteurs et selon différents projets.CHRISTINE VILLENEUVE, AGRONOME Direction régionale de la Montérégie-Ouest MAPAQ Un nouveau guide de production intitulé Poivron et tomate biologiques sous abris est disponible depuis février 2020.Ce document électronique, qui comporte plus de 300 pages, est accessible gratuitement sur le site Internet du Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ) et celui d\u2019Agri-Réseau.Ce guide est le fruit du travail de nombreux agronomes, conseillers spécialisés et entrepreneurs agricoles qui ont mis en commun leurs savoirs et leurs expériences pour mieux outiller le secteur maraîcher biologique.L\u2019ouvrage s\u2019adresse aux producteurs maraîchers établis, aux membres de la relève, aux conseillers agricoles, aux enseignants et aux étudiants des instituts techniques de même qu\u2019à tous les autres acteurs du milieu qui s\u2019intéressent à ce type de production agricole.Ce document se distingue de ceux qui traitent de la serre traditionnelle.Il concerne les abris sans fondation où la production horticole est effectuée en plein sol.En fait, il s\u2019agit d\u2019abris froids, tels que les tunnels chenilles, les tunnels et les serres froides, ainsi que de serres trois saisons qui sont chauffées au besoin d\u2019avril à la fin d\u2019octobre.La culture de légumes de climat chaud dans ces différents types de structure représente un choix de plus en plus populaire parmi les maraîchers qui diversifient leur production et qui désirent optimiser les rendements en allongeant la période de culture, tout en offrant à la clientèle des légumes de grande qualité.Les différents chapitres traitent plus particulièrement des aspects suivants : réglementations et normes, structures et équipements, sélection et préparation du site, climat et potentiel de rendement, variétés, transplants et greffage, conduite de la culture, fertilisation, irrigation, paillis et couvre-sol, lutte aux maladies et aux ravageurs, récolte et conservation, rentabilité.Le lecteur pourra constater que, selon le type d\u2019abri, la plante cultivée et la gestion culturale pratiquée, les rendements agronomiques et économiques diffèrent.Ces constatations seront utiles pour mieux orienter les décisions d\u2019investissements en lien avec les différents types de structure et d\u2019équipement.L\u2019élaboration de ce guide a été rendue possible grâce au soutien financier du ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation (MAPAQ), en vertu de l\u2019entente Canada-Québec Cultivons l\u2019avenir 2 et du programme d\u2019appui au développement de l\u2019agriculture et de l\u2019agroalimentaire en région du MAPAQ (PADAAR).Nouveau guide de production : Poivron et tomate biologiques sous abris CHRISTINE VILLENEUVE, AGRONOME Direction régionale de la Montérégie-Ouest MAPAQ SOPHIE GUIMONT, AGRONOME Club Bio Action G e s t i o n e t T e c h n o l o g i e A g r i c o l e s - J e u d i 1 6 a v r i l 2 0 2 0 - 1 3 La publication récente, le 26 février dernier, des résultats d\u2019un important travail de recherche réalisé au Québec vient confirmer ce que plusieurs présumaient déjà : dans les conditions propres au Québec, ni le maïs ni le soya ne sont suffisamment attaqués par des insectes, en début de croissance, pour qu\u2019il soit nécessaire d\u2019appliquer des insecticides sur les semences.C\u2019est pourtant une pratique courante.Lorsque les producteurs reçoivent les sacs de semences qu\u2019ils ont commandés, qu\u2019ils le veuillent ou non, les grains sont déjà enrobés d\u2019une poudre comportant au moins un fongicide et un insecticide.Une pratique bien établie Depuis le milieu des années 1990, les néonicotinoïdes, ou « néonics », sont les insecticides les plus utilisés pour traiter les semences (maïs, soya, canola, coton et blé), si bien qu\u2019on constate aujourd\u2019hui des problèmes de contamination des milieux humides et des cours d\u2019eau, problèmes qui comportent des risques importants pour la santé des producteurs et de la population en général.Bien sûr, on a aussi entendu parler de leurs conséquences sur les abeilles et les autres pollinisateurs.Au Québec, 500 000 hectares de culture sont traités de la sorte chaque année (soit presque tout le maïs et le canola et environ 50 % du soya) en guise de rempart contre les vers fil-de-fer, les mouches des semis et les hannetons, sans qu\u2019un diagnostic préalable n\u2019ait justifié leur emploi et sans preuve de dommages économiques.En raison de la nouvelle réglementation du ministère de l\u2019Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques qui restreint l\u2019usage des néonicotinoïdes depuis 2019, les compagnies de semences ont rapidement remplacé les molécules qu\u2019elles utilisaient au profit d\u2019une autre famille d\u2019insecticides, à savoir les diamides.Ce changement dispense le producteur de l\u2019obligation réglementaire d\u2019obtenir une justification et une prescription agronomiques, mais, en réalité, cela ne fait que déplacer le problème : non seulement les nouveaux produits possèdent des indices de toxicité « extrêmement élevés » en ce qui concerne les organismes aquatiques (www.sagepesti- cides.qc.ca), mais aussi, pour le producteur, ils ne peuvent avoir d\u2019effets plus positifs que les néonics puisque les insectes visés ne présentent aucun risque! Et pourtant, la plus grande part de la superficie de maïs et de soya qui sera cultivée ce printemps au Québec le sera encore avec des semences traitées au moyen d\u2019un insecticide.Les grandes lignes de l\u2019étude Le travail de recherche évoqué plus tôt s\u2019est déroulé dans 83 fermes de sept régions différentes de 2012 à 2016 et il impliquait donc des conditions environnementales variées.Dans chacun des champs de maïs ou de soya, on a semé de grandes lisières avec ou sans néonico- tinoïdes.Toutes les autres méthodes culturales étaient les mêmes pour les lisières avec ou sans néonics : date de semis, hybrides ou variétés, lot de semences, etc.Tout au long des saisons de culture, des observations et des mesures ont été faites : comptage et identification des insectes, établissement de la densité de peuplement des cultures, évaluation des dommages causés aux plantules, calcul du rendement de grains.Quels résultats?On n\u2019a pas vu d\u2019effet sur le rendement dans aucun des 83 sites étudiés, les parcelles ayant des semences traitées ou non donnant le même rendement en grains.On n\u2019a pas noté plus d\u2019effet sur le nombre d\u2019insectes ou les espèces capturées.En fait, en 2015, on a dénombré plus d\u2019insectes dans le sol des parcelles ensemencées de soya traité que dans les parcelles témoins.Aucune différence décelée non plus quant aux densités de peuplement du maïs ou du soya.Parfois il y avait plus de plantules de maïs présentant des dommages dans les témoins que dans les parcelles traitées (le soya n\u2019a jamais été attaqué), mais sans autre incidence ni sur le peuplement ni sur le rendement.À aucun moment on n\u2019a vu d\u2019insectes ni d\u2019espèces assez voraces et en nombre suffisant pour menacer la productivité des cultures de maïs ou de soya.L\u2019espèce la plus commune, représentant 66 % des captures, a été le taupin trapu, espèce (de la famille des vers fil-de-fer) très peu vorace et incapable de voler.Autrement, très peu de dommages liés aux mouches des semis, aux hannetons ou aux perce-tiges n\u2019ont été observés.En pratique Les semences doivent être préparées à l\u2019avance et proviennent de l\u2019Ontario la plupart du temps.Les producteurs québécois procèdent normalement à la planification et à la commande de semences l\u2019automne précédant le semis, opération comportant une possibilité de modification qui se réduit à mesure que le printemps approche.Cela impose donc une exigence de plus pour la logistique et l\u2019organisation des cultures : le producteur doit signifier de façon très claire au fournisseur de semences son intention ferme de ne pas utiliser d\u2019insecticides, vu la difficulté supplémentaire pour un fournisseur de transmettre une demande spéciale en amont dans la chaîne de production des semences.Pour compliquer les choses, comme la demande est encore limitée, les compagnies semencières ne peuvent proposer pour le moment une gamme complète d\u2019hybrides (ou de variétés) sous une forme non traitée.Bon nombre de semences ne sont tout simplement pas offertes sans insecticides.Tout cela ne fait que montrer à quel point le système doit être revu.Les commerçants ne devraient pas avoir le loisir de déterminer les besoins de leurs clients en matière d\u2019insecticides.Comme dans tout autre type de commerce, les fournisseurs de semences vont devoir satisfaire à la demande du client.Entretemps, le producteur peut quand même regarder ce que d\u2019autres fournisseurs ont à offrir.À ce sujet, chaque année, au mois d\u2019octobre, le Réseau d\u2019avertissements phytosanitaires publie la liste des hybrides de maïs disponibles.Dans le cas du soya, la gamme est déjà plus étendue.Il faut que le message issu de la recherche publique se rende plus facilement aux agronomes conseillers et aux producteurs pour que l\u2019on cesse d\u2019utiliser des produits inutiles et nocifs.Référence LABRIE, G., A.-È.GAGNON, A.VANASSE, A.LATRAVERSE et G.TREMBLAY (2020).« Impacts of neonicotinoid seed treatments on soil-dwelling pest populations and agronomic parameters in corn and soybean in Quebec (Canada) », PLoS One, 26 février 2020, 15(2) : e0229136.doi : https://doi.org/10.1371/journal.pone.0229136.Pourquoi utiliser des insecticides s\u2019il n\u2019y a pas d\u2019insectes à contrôler?LOUIS ROBERT, AGRONOME Direction régionale de la Montérégie-Est MAPAQ 1 4 - J e u d i 1 6 a v r i l 2 0 2 0 - G e s t i o n e t T e c h n o l o g i e A g r i c o l e s Les plantes potagères Le nom du cultivar honore les docteurs Amy Goldman et Carolyn Male, des auteurs et des experts renommés dans l\u2019univers des tomates, qui ont découvert cette sélection, une mutation de la tomate \u2018Dr.Carolyn\u2019 .Elle a été introduite en 2007, à Rhinebeck, dans l\u2019État de New York.C\u2019est une tomate de type cerise.Elle produit des grappes de six à dix petits fruits, vert brillant, dont l\u2019épiderme est transparent.Les fruits étant verdâtres, ils échappent à l\u2019attention des écureuils, ce qui est fort apprécié par les jardiniers qui sont pris avec ce problème.Les fruits, un peu allongés, mesurent 2 cm de diamètre.La chair est juteuse et sucrée, presque une confiserie.Si on attend que des stries jaunes apparaissent sur l\u2019épiderme de la tomate, le fruit est encore plus savoureux.Le temps de maturité est entre 75 à 80 jours.C\u2019est un plant vigoureux au port indéterminé.Cette mini-citrouille à la forme aplatie est une sélection unique à la peau blanche, qui pèse entre 200 à 400 g et mesure 7,5 cm de diamètre et 5 cm de hauteur.Le fruit de \u2018Casperita\u2019 est profondément côtelé.Sa chair blanche est épaisse et douce.Sa saveur est sucrée.Cet emblème de l\u2019Halloween est parfait comme décoration à l\u2019intérieur, mais il est aussi apprécié en cuisine.Cette citrouille tient bien sa couleur, mais on doit l\u2019entreposer à la noirceur si on veut conserver sa teinte blanchâtre à l\u2019intérieur.Les graines germent après 5 à 10 jours et la maturité du fruit est de 80 à 90 jours.Cette citrouille a une tolérance génétique vis-à-vis le mildiou poudreux (PM) ainsi qu\u2019une grande tolérance au virus de la mosaïque de la pastèque (WMV) qui attaque les cucurbitacées.La citrouille, riche en vitamine A, se cultive au plein soleil dans un sol riche, mais bien drainé.Le Cégep de Victoriaville et son Institut national d\u2019agriculture biologique (INAB) ont lancé leur toute nouvelle attestation d\u2019études collégiales (AEC) en production maraîchère biologique.Elle sera offerte, entièrement en ligne, dès octobre 2020.Ce programme s\u2019adresse à toute personne qui souhaite opérer et gérer une ferme maraîchère biologique.La production maraîchère biologique connaît un engouement.La formule retenue pour dispenser la formation permettra aux horticulteurs déjà établis de suivre la formation deux jours par semaine sur deux hivers.Le programme comportera 12 cours et un stage durant l\u2019été 2021.La personne peut réaliser son stage sur sa propre entreprise ou occuper un emploi en maraîchage biologique tout en réalisant son stage.Les personnes qui ont déjà suivi des cours équivalents à ceux du programme ou qui ont de l\u2019expérience en production maraîchère biologique pourront se voir reconnaître des cours ou des compétences à la suite d\u2019une démarche de reconnaissance des acquis.En ce qui a trait aux critères d\u2019admissibilité, il faut détenir un diplôme d\u2019études secondaires (DES) ou un diplôme d\u2019études professionnelles (DEP).Cependant le Cégep étudiera les dossiers des personnes n\u2019ayant pas l\u2019un des diplômes requis, mais possédant des expériences adéquates.Les candidats seront réputés à temps plein et seront éligibles à l\u2019aide financière aux études.Les finissants seront éligibles à une prime à l\u2019établissement de 20 000 $ administrée par la Financière agricole du Québec.Pour plus d\u2019information, consultez le site du Cégep à cegepvicto.ca/ formation-continue ou composez le 819 758-6401, poste 2712.Nouvelle AEC en maraîchage biologique Le Cégep de Victoriaville offre une nouvelle attestation d\u2019études collégiales en production maraîchère biologique.Photo Exposeimage Les Exceptionnelles® 2020 H.: 60 à 70 cm Hybrideur / Plante soumise par : Norseco La belle d\u2019Halloween Cucurbita pepo \u2018Casperita\u2019, la citrouille \u2018Casperita\u2019 La belle verte Solanum lycopersicum \u2018Green Doctor\u2019s Frosted\u2019 La tomate \u2018Green Doctors\u2019 H.: 1,2 à 1,5 m.L.: 60 à 75 cm Hybrideur / Plante soumise par : Le Noyau Selon certaines sources, cette sélection d\u2019aubergine très particulière provient probablement du sud de l\u2019Italie et aurait été introduite par la compagnie italienne de semences Fratelli Ingegnoli.Son feuillage marqué de violet ou de pourpre foncé est aussi ornemental que le plant est productif.La floraison de cette aubergine originale est composée de belles fleurs pourpres.Ce cultivar produit des grappes de petits fruits violet clair de forme allongée, à la peau très fine.On peut consommer les fruits comme des « bébés aubergines » ou les laisser prendre de la maturité pour obtenir de plus gros fruits.On peut donc les récolter entre 5 et 12 cm de longueur.Le temps de maturité est précoce, soit d\u2019environ 60 jours après la transplantation.La saveur douce de sa chair est très appréciée.C\u2019est une plante gagnante cultivée en contenant sur une terrasse, sur un balcon ou dans le potager.Sa taille sera alors plus limitée pouvant atteindre 30 cm de hauteur et de largeur.L\u2019aubergine se cultive dans un endroit chaud, donc sous une exposition ensoleillée, dans un sol riche et humifère.H.: 70 cm L.: 45 cm Hybrideur / Plante soumise par : Le Potager ornemental de Catherine La belle productive Solanum melongena \u2018Slim Jim\u2019 L\u2019aubergine \u2019Slim Jim\u2019 G e s t i o n e t T e c h n o l o g i e A g r i c o l e s - J e u d i 1 6 a v r i l 2 0 2 0 - 1 5 La COVID-19 a changé les habitudes de vie à l\u2019échelle planétaire.Le secteur horticole n\u2019y échappe pas.L\u2019horticulture ornementale est confrontée à une crise sans précédent.Ce coronavirus risque de fragiliser les jardineries du Québec ce printemps, et plusieurs se demandent si elles pourront ouvrir leurs portes cette année.Sans compter que cette crise survient au pire moment pour les jardineries, soit dès le début de la saison printanière.Dans les jardineries, 80 % des ventes annuelles sont réalisées au printemps.L\u2019importance des impacts négatifs est facile à imaginer.Les prochaines semaines seront difficiles pour les entreprises horticoles ornementales dont font partie les jardineries.De plus, le printemps s\u2019annonce hâtif et les jardiniers sont impatients de se mettre à l\u2019œuvre.La crise du coronavirus n\u2019interdit pas de jardiner.Au contraire, cette activité peut sans aucun doute occuper les gens et rendre la période de confinement moins pénible.La clientèle serait-elle au rendez-vous malgré la fermeture des entreprises jugées non essentielles et le confinement?Si des moyens sécuritaires sont mis en place par les jardineries pour acheter les végétaux et les intrants horticoles, tout est possible.Voici des pistes de solutions pour les jardineries désirant faire des ventes au printemps 2020.Ventes en ligne ou e-commerce Toute une gamme de produits horticoles peut être achetée en ligne et le service de livraison est autorisé pourvu que des mesures sécuritaires soient en place.Il est possible d\u2019acheter différents produits comme des sachets de semences, pots, engrais, terreaux, etc.Vous ne faites pas de ventes en ligne?Pourquoi ne pas : \u2022 Offrir le service de commandes par téléphone ou Internet et offrir le service de livraison en faisant en sorte de respecter les consignes de prévention.Cette période de confinement pourrait être l\u2019occasion que vous attendiez pour : \u2022 Suivre les tendances horticoles sur les médias sociaux (ex.: forums de discussion entre jardiniers amateurs); \u2022 Fournir des idées de projets « à faire soi-même » et en faire la promotion; \u2022 Proposer des projets parents-enfants et en faire la promotion; \u2022 Inciter vos clients à créer un premier potager ou les inciter à cultiver sur tables surélevées; \u2022 Partager des articles et conseils de jardinage sur vos réseaux sociaux afin de faciliter la tâche à votre clientèle.La situation actuelle peut devenir génératrice d\u2019opportunités pour les jardineries.C\u2019est possible d\u2019inciter les consommateurs à jardiner davantage, de redonner le goût à ceux qui ont arrêté de s\u2019y remettre et de faire découvrir cette merveilleuse activité à ceux qui n\u2019ont jamais jardiné.Jardiner, c\u2019est un loisir qui permet de perdre des calories, qui permet de se nourrir, qui permet d\u2019embellir son environnement et d\u2019améliorer sa qualité de vie.Il n\u2019est jamais trop tard pour se connecter ou se reconnecter à la terre.Un grand nombre de citadins ont perdu ce lien important qui les unit à la terre.Si un coronavirus arrive à changer les habitudes de vie des Hommes sur Terre, les Hommes peuvent aussi y arriver en utilisant la terre pour faire découvrir les bienfaits de l\u2019horticulture aux Hommes.Le printemps 2020 est l\u2019occasion de jardiner.De cultiver ses fleurs, légumes, fines herbes, petits fruits, bulbes et de sortir dehors les planter avec les enfants.De planter aussi toutes les catégories de végétaux ornementaux tels que vivaces, bulbes, plantes rampantes et grimpantes, arbres et arbustes.Le printemps 2020, un printemps pas comme les autres pour les jardineries La vente en ligne, une façon sécuritaire pour les jardineries de vendre des végétaux ornementaux ce printemps.Photo IQDHO BRIGITTE MONGEAU, DTA Conseillère en serriculture et jardinerie IQDHO Achetez local plus que jamais et encouragez une jardinerie de votre région.Luttons contre cette crise en étant créatifs et innovateurs! Nous en sortirons plus forts! IQDHO 1 6 - J e u d i 1 6 a v r i l 2 0 2 0 - G e s t i o n e t T e c h n o l o g i e A g r i c o l e s TRAVAUX À FORFAIT CIBLEZ VOTRE CLIENTÈLE AVEC INFORMATION 450 773-6028 G e s t i o n e t T e c h n o l o g i e A g r i c o l e s - J e u d i 1 6 a v r i l 2 0 2 0 - 1 7 À l\u2019Agence forestière de la Montérégie, nous recevons des questions de propriétaires inquiets de voir un nombre important d\u2019arbres mourir dans leur forêt.Depuis quelque temps, c\u2019est particulièrement le cas des frênes, frappés de plein fouet par l\u2019agrile du frêne.Manque de régénération forestière La mortalité soudaine d\u2019arbres inquiète d\u2019autant plus les propriétaires qu\u2019on trouve très peu de petits arbres à l\u2019ombre de ceux qui meurent.Une telle défaillance de la régénération forestière est largement répandue dans la forêt montérégienne.Elle l\u2019est même dans certains secteurs des boisés dont les strates touffues de semis, gaulis et perchis laisseraient croire à une relève exemplaire\u2026 jusqu\u2019à ce qu\u2019on réalise qu\u2019elle est composée presque entièrement de hêtre! Dans ce cas, comme en l\u2019absence de jeunes arbres qui attendent l\u2019occasion de prendre la relève, on peut craindre l\u2019envahissement! En effet, si ce n\u2019est pas les hêtres déjà en place qui profitent de la soudaine ouverture du couvert forestier, cela pourrait être les framboisiers, les fougères ou les nerpruns, des espèces agressives qui savent profiter rapidement des apports accrus de lumière! Le manque de régénération forestière n\u2019est pas un problème nouveau en Montérégie.Les causes en sont multiples (nettoiement du sous-bois, espèces envahissantes, faible ouverture du couvert forestier, pH du sol, etc.), mais le broutement répété par le cerf de Virginie (communément appelé « chevreuil ») en est l\u2019une des principales.Les fortes densités de cerfs sont en effet connues pour faire un remodelage majeur des forêts, en matière de composition et de structure : raréfaction ou disparition de plantes et d\u2019arbres d\u2019essences préférées (dont le thuya, la pruche, les érables, le bouleau jaune et blanc), disparition de végétation servant de nourriture ou de cachettes vitales à d\u2019autres espèces fauniques, etc.Enrichissement de peuplements forestiers Pour favoriser la régénération forestière de nos boisés, les solutions miracles ne pleuvent pas.Il est tout de même possible d\u2019enrichir un peuplement forestier.L\u2019enrichissement consiste à planter de petits arbres pour pallier le manque de régénération naturelle, ce qui permet d\u2019améliorer la valeur d\u2019un peuplement et d\u2019en restaurer la biodi- versité.Il s\u2019agit d\u2019une solution qui coûte cher, surtout en Montérégie, où pour être efficace, la plantation de jeunes arbres feuillus doit s\u2019accompagner d\u2019une protection des plants contre le broutement des cerfs.Les producteurs forestiers reconnus peuvent bénéficier d\u2019aide financière pour la plantation, mais l\u2019achat et l\u2019installation de ces protecteurs ne sont plus financés par le programme d\u2019aide à la mise en valeur des forêts privées.Quant à ceux qui ne sont pas producteurs forestiers (y compris les producteurs agricoles), aucun programme n\u2019est prévu pour les aider à enrichir leur boisé.Favoriser la chasse au cerf Qu\u2019on choisisse ou non une solution ponctuelle comme l\u2019enrichissement, une partie de la solution au manque de régénération forestière doit nécessairement passer par le contrôle des niveaux de populations de cerfs de Virginie.Bien que le cerf ait été présent ici avant même l\u2019arrivée des premiers colons, l\u2019humain a, par ses activités forestière et agricole, créé un environnement favorable à l\u2019augmentation de sa population.Les densités de cerfs de la Montérégie sont parmi les plus élevées du Québec.Depuis plusieurs décennies, elles dépassent les densités jugées acceptables et causent des dommages non seulement aux forêts, mais aussi aux jardins et à certaines productions agricoles.Les densités de cerfs tendent à augmenter à cause de l\u2019absence de prédateurs efficaces, de nos hivers cléments qui favorisent leur survie et de la diminution du nombre des chasseurs.C\u2019est sur ce dernier point que nous devons concentrer nos efforts : favoriser l\u2019augmentation de la récolte de cerfs.Pour y arriver, il faudra favoriser le recrutement de chasseurs ainsi que l\u2019accès à plus de chasseurs de cerfs à des terrains de chasse en Montérégie.La réalité ayant changé, l\u2019image du chasseur de cerfs tend à se modifier.Autrefois mal vu par certains, le chasseur est maintenant perçu, grâce au contrôle qu\u2019il exerce sur les populations de cerfs, comme un acteur central de la protection des écosystèmes forestiers, y compris auprès d\u2019organismes de conservation.En Montérégie, depuis la disparition de prédateurs performants comme le loup et la raréfaction des hivers rigoureux et neigeux, la chasse au cerf \u2013 et plus spécifiquement celle des femelles \u2013 constitue le seul moyen efficace de contrôler leurs populations.Dorénavant, pour contribuer à sauver la forêt, peut- être faut-il devenir chasseur de cerfs sans bois ou accepter d\u2019en accueillir plusieurs sur son lot?Le cerf de Virginie et son impact sur la santé des forêts MARIANNE CUSSON, BIOLOGISTE Agence forestière de la Montérégie En horticulture, il y a un dicton qui dit : « Un producteur qui possède un système d\u2019irrigation irrigue beaucoup trop, alors qu\u2019un producteur qui n\u2019en possède pas n\u2019irrigue pas suffisamment ».L\u2019irrigation des cultures, c\u2019est bien plus complexe que le démarrage d\u2019une pompe pour distribuer de l\u2019eau dans ses champs.Il y a plusieurs facteurs à considérer avant d\u2019actionner cette pompe, par exemple la conception et la capacité du système, la culture à irriguer, le type de sol ainsi que les conditions climatiques passées, présentes et futures.Le système Il faut comprendre qu\u2019un système d\u2019irrigation comporte différentes sections (la pompe, le système de canalisation, les valves, les lignes de distribution, les émetteurs, etc.) qui devraient être conçues en fonction de leur utilisation (amener l\u2019eau au champ, détourner l\u2019eau, arroser, etc.).Malheureusement, les besoins changent au fil des saisons et il peut devenir difficile d\u2019adapter le système aux nouvelles conditions, ce qui oblige à faire certains compromis.Un de ces compromis peut être l\u2019augmentation du temps nécessaire pour irriguer une parcelle si le débit des émetteurs n\u2019est pas suffisant.Un autre pourrait consister à diviser un même champ en plusieurs sections pour conserver une certaine uniformité d\u2019irrigation.Ces « ajustements » entraînent évidemment des coûts supplémentaires et un temps de gestion plus considérable.L\u2019irrigation selon la culture La culture que l\u2019on entend irriguer influe sur la conception et l\u2019utilisation du système d\u2019irrigation.Il est facilement concevable qu\u2019un plant de fraisiers ne requière pas la même gestion d\u2019irrigation qu\u2019un plant de bleuets ou un rang de framboisiers.Chaque culture a ses propres besoins en eau en fonction de son stade de développement et de sa physionomie.Le besoin d\u2019eau est moins grand en début de croissance, au printemps, au moment du débourrement.Il atteint son maximum après la nouaison lors du grossissement et de la maturation des fruits.Il va, par la suite, diminuer jusqu\u2019aux gelées où le besoin sera nul.La profondeur d\u2019enracinement de la culture a aussi une incidence sur la gestion de l\u2019irrigation.Une culture comportant un enracinement superficiel exigera des irrigations plus fréquentes et de plus courtes durées, contrairement à une culture qui a un enracinement plus profond et qui nécessitera une irrigation moins fréquente, mais de plus longue durée.Sachez qu\u2019avec une bonne gestion d\u2019irrigation, on peut obtenir un rendement supérieur de l\u2019ordre de 10 à 20 %.Le type de sol, un facteur à considérer Le type de sol de la parcelle est aussi un élément qui influe sur la gestion de l\u2019irrigation.En effet, il détermine la réserve d\u2019eau qui sera à la disposition de la plante.Le sable retient moins bien l\u2019eau que l\u2019argile ou le limon.Les réserves peuvent doubler, voire tripler selon le type de sol.Pour un même volume de sol, un limon peut disposer d\u2019une réserve d\u2019eau trois fois plus importante qu\u2019un sable grossier.Cela a des conséquences sur le temps ainsi que sur la fréquence des irrigations nécessaires.Un sol qui ne retient pas l\u2019eau aura besoin d\u2019un cycle d\u2019irrigation plus court, mais plus fréquent, alors qu\u2019un sol ayant une bonne capacité de rétention demandera des opérations d\u2019irrigation moins fréquentes, mais bien plus longues.De plus, le mouvement latéral de l\u2019eau est un facteur dépendant de la texture du sol; ce facteur détermine notamment la distance entre les émetteurs dans le rang et la distance entre les lignes d\u2019irrigation.Il vaut mieux prévenir que guérir Il est donc important de se projeter dans le futur pour évaluer les besoins que le système d\u2019irrigation devra satisfaire dans les années à venir.Il peut s\u2019agir de la demande en eau, du volume à transporter dans chacun des champs ou encore du nombre d\u2019émetteurs et de leurs débits, de manière à optimiser le temps d\u2019irrigation et à satisfaire les besoins de la culture.Il est primordial en outre d\u2019évaluer les besoins de la culture et de connaître le type de sol pour déterminer le besoin en eau d\u2019une parcelle.Le programme Prime-Vert du ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation offre un soutien dans la gestion optimale de l\u2019eau d\u2019irrigation dans les exploitations agricoles.Une gestion plus efficace des besoins en eau des cultures contribuera à en améliorer la productivité et la qualité.C\u2019est aussi un moyen de gérer la quantité et la qualité de l\u2019eau, de prévenir les conflits d\u2019usage de l\u2019eau et de réduire les pertes de nutriments et de pesticides.Pour en savoir plus sur Prime-Vert et pour connaître toutes les interventions soutenues par ce programme, visitez le www.mapaq.gouv.qc.ca/primevert ou communiquez avec la direction régionale du Ministère.Comme producteur horticole, vous devez bien comprendre l\u2019irrigation et la mettre au nombre de vos priorités.N\u2019hésitez pas à aller chercher de l\u2019aide pour maximiser vos profits! L\u2019irrigation des cultures horticoles MARC POIRIER, AGRONOME Direction régionale du Centre-du-Québec MAPAQ 1 8 - J e u d i 1 6 a v r i l 2 0 2 0 - G e s t i o n e t T e c h n o l o g i e A g r i c o l e s Ces dernières années, l\u2019ail du Québec connaît une popularité croissante.En particulier, la variété Music gagne la faveur : non seulement est-elle bien adaptée à notre climat, mais elle a une saveur très recherchée par les consommateurs.Dans la foulée, les agriculteurs québécois qui travaillent à augmenter les superficies consacrées à la culture de l\u2019ail ont un défi de taille à relever, à savoir : obtenir une semence de qualité et conserver cette qualité tout au long du cycle de production, c\u2019est-à-dire de la plantation à la culture, puis au conditionnement et à la conservation, jusqu\u2019à la replantation.L\u2019ail est une plante de la même famille que le poireau et l\u2019oignon.C\u2019est une vivace qui est cultivée comme une annuelle grâce à la propagation végétative de la gousse, aussi appelée caïeu.La propagation végétative a ses beaux côtés, comme la facilité de l\u2019opération et l\u2019auto- reproduction des semences, mais cela demande aussi de prendre certaines précautions pour ne pas disséminer les maladies virales et accroître les problèmes qui s\u2019y rattachent et pour éviter le développement de ravageurs comme les nématodes.Pour avoir une meilleure idée de l\u2019état de la qualité phytosanitaire de l\u2019ail cultivé au Québec, le MAPAQ a effectué un portrait phytosanitaire provincial de l\u2019ail de variété Music à l\u2019été 2019.Pénélope Bergeron, alors stagiaire de la Direction régionale du Centre-du-Québec, a orchestré l\u2019échantillonnage, avec la collaboration de conseillers agronomiques de toutes les régions du Québec, à l\u2019exception du Nord-du-Québec.Des échantillons symptomatiques (montrant des dommages) et asympto- matiques (d\u2019apparence saine) ont ainsi été prélevés dans trois fermes de chacune des 16 régions représentées.Les ravageurs qui ont fait l\u2019objet des tests dans l\u2019établissement de ce portrait étaient le nématode des tiges et des bulbes (Dity- lenchus dipsaci), le virus de la bigarrure de l\u2019oignon (onion yellow dwarf virus ou OYDV), le virus de la striure chlorotique du poireau (leek yellow stripe virus ou LYSV) ainsi que la pourriture du col de l\u2019ail (Botrytis porri).Résultats des échantillons asymptomatiques Dans la majorité des cas, lorsque l\u2019ail avait une belle apparence, les organismes cibles n\u2019étaient pas détectés.On peut cependant observer que ce n\u2019était pas toujours le cas.Ainsi, à moins d\u2019une preuve d\u2019innocuité fournie par le vendeur, il peut être judicieux de faire vérifier la présence de nématodes ou des virus de l\u2019ail avant de planter un nouveau lot de semences dans les champs de votre entreprise, et ce, même si l\u2019ail a un bel aspect.Résultats des échantillons symptomatiques Les nématodes et Botrytis se sont révélés le plus souvent la cause des symptômes parmi les ravageurs et les maladies ayant fait l\u2019objet des tests durant ce portrait.Cependant, dans 21 des 49 échantillons observés, aucun des organismes cibles n\u2019était la cause des symptômes.Fait intéressant à noter, les diagnostics établis par le Laboratoire d\u2019expertise et de diagnostic en phytoprotection (LEDP) du MAPAQ durant la saison 2019 et portant sur des échantillons ne faisant pas partie du présent projet ont principalement mis en évidence différentes espèces de Fusa- rium, de Botrytis ou de potyvirus autres que LYSV et OYDV.Le virus latent commun de l\u2019ail (garlic commun latent virus ou GCLV) a aussi été détecté dans plusieurs échantillons; ce virus, tout comme LYSV et OYDV, n\u2019est toutefois pas reconnu pour engendrer des symptômes lorsqu\u2019on le trouve seul dans des tissus végétaux.Ces observations font ressortir l\u2019importance de choisir le service de diagnostic ou l\u2019analyse complète au moment de remplir le formulaire de demande d\u2019analyse du LEDP quand on constate l a présence de symptômes dans un échantillon.Actuellement, il n\u2019existe pas au Québec de programme de certification permettant de garantir la qualité des semences d\u2019ail Music.Il est donc primordial d\u2019adopter les bonnes pratiques d\u2019usage au travail, de manière à maintenir le lien de confiance entre les vendeurs de semences et la clientèle ou encore simplement pour préserver la qualité de l\u2019inventaire de semences d\u2019ail dans votre entreprise.Prévenir l\u2019introduction de nématodes, de nouveaux virus ou de maladies dans votre entreprise est une priorité.La qualité phytosanitaire de l\u2019ail Music au Québec RÉSULTATS DES ÉCHANTILLONS ASYMPTOMATIQUES Ditylenchus dipsaci LYSV OYDV Botrytis sp.Total parmi 49 fermes 2 1 1 1 Nombre de régions touchées (parmi 16 régions) 2 1 1 1 RÉSULTATS DES ÉCHANTILLONS SYMPTOMATIQUES Ditylenchus dipsaci LYSV OYDV Botrytis Total parmi 49 fermes 12 2 0 14 Le plus souvent B.porri, rarement B.cinerea Nombre de régions touchées (parmi 16 régions) 7 2 0 12 SAM CHAUVETTE, AGRONOME Direction régionale du Centre-du-Québec MAPAQ De bonnes pratiques pour la gestion de la qualité phytosanitaire de l\u2019ail \u2022 Planter de l\u2019ail sain.- Faire vérifier au laboratoire la présence de virus et de nématodes dans les semences avant d\u2019acheter ou de planter un nouveau lot de semences.- Revérifier à l\u2019occasion, par des analyses de laboratoire, la qualité de son propre inventaire de semences, même si celles-ci sont d\u2019apparence saine.\u2022 Procéder à une épuration durant la saison, c\u2019est-à-dire marcher dans les champs et détecter les plants malades.On arrache ces plants abîmés et on les élimine adéquatement en dehors de la ferme en prenant soin de limiter les risques de dissémination (mettre les plants malades dans un sac de plastique et ne pas toucher aux plants sains avant d\u2019avoir effectué un bon nettoyage des mains).On voit ensuite à faire analyser en laboratoire quelques plants malades pour déterminer la cause des symptômes.\u2022 Veiller à obtenir un accompagnement agronomique adéquat, parallèlement aux analyses de laboratoire, pour comprendre la cause du développement des problèmes et établir une stratégie.\u2022 Effectuer des rotations de culture de quatre ou cinq ans sans cultiver des plantes du genre Allium.Il est bon de rappeler qu\u2019une bonne préparation du champ et la maîtrise des différentes opérations culturales demeurent un principe de base de la réussite d\u2019une culture d\u2019ail.Plusieurs maladies faiblement présentes profitent de conditions de stress pour se développer; il peut s\u2019agir, par exemple, d\u2019un mauvais drainage, d\u2019une profondeur de plantation inadéquate, d\u2019un gel ou de blessures mécaniques infligées aux caïeux.Bonne saison! G e s t i o n e t T e c h n o l o g i e A g r i c o l e s - J e u d i 1 6 a v r i l 2 0 2 0 - 1 9 Parmi les insectes ravageurs des cultures maraîchères en Amérique du Nord, le charançon de la carotte est une espèce responsable de dommages importants dans les cultures de carotte, céleri et persil.Les pertes de rendement peuvent atteindre jusqu\u2019à 40 % dans les champs fortement infestés.Dans les années 80, des efforts de recherche ont permis de mettre en place un programme de lutte intégrée efficace pour le contrôle de ce ravageur.Cependant, des pertes de rendement plus importantes ont été observées au cours des dernières années.Cette nouvelle situation serait attribuable à l\u2019apparition d\u2019une deuxième génération du charançon de la carotte causée par le réchauffement climatique et la perte d\u2019efficacité des traitements insecticides.Pour faire face à cette problématique, des chercheurs du centre de recherche et de développement d\u2019Agriculture et Agroa- limentaire Canada (AAC) à Saint-Jean- sur-Richelieu recherchent activement de nouvelles méthodes de lutte contre le charançon de la carotte.Ce qu\u2019ils ont découvert pourrait grandement aider les producteurs maraîchers.Ils ont identifié une nouvelle espèce de nématode (un minuscule ver) parasitant le charançon de la carotte.Cette espèce infecte les charançons pour se nourrir et se reproduire à l\u2019intérieur de leur corps.Ils ont également découvert ce qui suit : \u2022 Ce nématode ne tue pas le charançon, mais s\u2019attaque à la capacité des femelles à produire des œufs en entravant le développement de son système reproducteur.\u2022 Il a sur la femelle charançon un effet de castration; une fois infectée, elle ne peut plus pondre d\u2019œufs.\u2022 La femelle infectée continue toutefois d\u2019essayer de pondre, répandant ainsi de nouveaux nématodes dans les endroits privilégiés par les autres charançons.\u2022 Une fois qu\u2019il a infecté un charançon, le nématode continuera de se reproduire pendant plusieurs semaines.En moyenne, 5500 nouveaux néma- todes seront produits par chaque charançon infecté.\u2022 Ce nématode est très spécifique, il infecte uniquement le charançon de la carotte.Il ne représente donc aucun danger pour les espèces indigènes.Le potentiel du nématode comme agent de lutte biologique est donc très élevé.AAC poursuit ses travaux afin d\u2019évaluer l\u2019efficacité en situation commerciale.Ce nouvel agent de lutte biologique devrait être disponible pour les producteurs maraîchers d\u2019ici quelques années.Trouver des alternatives à l\u2019usage de pesticides à la ferme est une approche de plus en plus demandée et une des priorités d\u2019AAC.Les résultats de cette recherche feront une grande différence pour les producteurs maraîchers et pour la santé de l\u2019environnement.Un nématode pour lutter contre le charançon de la carotte Charançon de la carotte.Photo Agriculture et Agroalimentaire Canada ANNIE-ÈVE GAGNON, chercheure en entomologie BENJAMIN MIMEE, chercheur en nématologie, Centre de R&D de Saint-Jean-sur-Richelieu DOMINIQUE BASTIEN, conseillère régionale en communications L\u2019École professionnelle de Saint- Hyacinthe (EPSH) offre un diplôme d\u2019études qui vise à donner les compétences nécessaires à la production de divers types de végétaux : préparation du sol, implantation, entretien, récolte et mise en marché d\u2019une culture, entretien de la machinerie et des bâtiments nécessaires à la production.Il peut s\u2019agir de la production de légumes, de fruits ou de fleurs, en serre ou en champ.Le programme couvre également la pomiculture, la viticulture, la production de petits fruits, de pommes de terre, de gazon ou de sapins de Noël.D\u2019une durée de 1200 heures réparties sur 11 mois, ce programme met l\u2019accent sur l\u2019aspect pratique et est dispensé en alternance travail-études.Le Centre des Moissons à Beau- harnois offre également un diplôme d\u2019études professionnelles en production horticole.Vous aimez travailler le sol, les plantes, les arbres, les arbustes, les fleurs, les fruits et les légumes?Contactez le centre d\u2019enseignement le plus près de chez vous pour vous inscrire : EPSH : 450 773-8400 poste 6601 ou 1 866 717-0727 Centre des Moissons : 450 225-1084 ou cfp.des.moissons@csvt.qc.ca La production horticole, un monde fascinant! 2 0 - J e u d i 1 6 a v r i l 2 0 2 0 - G e s t i o n e t T e c h n o l o g i e A g r i c o l e s "]
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