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Titre :
La voix de l'Est
Éditeur :
  • Granby :La voix de l'Est,1935-
Contenu spécifique :
Cahier 1
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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La voix de l'Est, 2020-05-02, Collections de BAnQ.

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[" GRANBY?|?85e ANNÉE, N° 237 lavoixdelest.ca MEMBRE DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L\u2019INFORMATION INDÉPENDANTE SAMEDI 2 MAI 2020 MAISON FLEURIR SON CHEZ-SOI + VOYAGE ET SI ON PENSAIT AUX VACANCES?2 , 9 9 $   + t x DÉCONFINEMENT PRÊTS, PAS PRÊTS.DOSSIER PAGES 6 À 9 P H O T O 1 2 3 R F ÉDITION WEEK-END 0038262 0038826 www.jclaudequintal.ca 378-4241 4 5 0 384 Principale, Granby R.B.Q.: 8103-4126-01 THERMOPOMPES MURALES Garantie 10 ans sur toutes les pièces et compresseur.Installation comprise, électricité en sus.à partir de 1795$ + taxes On protège sa santé et celle de notre entourage Information et conseils à l\u2019intérieur. SAMEDI 2 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 2 ACTUALITÉS MARIE-ÈVE MARTEL marie-eve.martel@lavoixdelest.ca GRANBY \u2014 Bien que certaines mesures de déconfinement annoncées par Québec se déploieront au cours des prochains jours, les dernières semaines ont été éprouvantes pour la patience, l\u2019humeur et le bien-être de beaucoup de gens.La Semaine nationale de la santé mentale, qui se déroulera de ce lundi à dimanche prochain, tombe donc à point nommé.Et même si les activités de sensibilisation, conférences et autres évé- nements prévus pour marquer le coup sont annulés, distanciation sociale oblige, les organismes d\u2019aide et de soutien en santé mentale seront présents pour outiller ceux qui ont les bleus ces temps-ci.Après une brève période d\u2019accalmie, le téléphone a recommencé à sonner au Centre de prévention du suicide de la Haute-Yamaska.« On est un peu plus occupés depuis une semaine et demie, indique Esther Laframboise, directrice générale de l\u2019organisme.On voit une augmentation des appels, ce qui est pour nous un retour à la normale.» La gestionnaire attribue la diminution du nombre d\u2019appels au début de la crise à une période d\u2019adaptation au confinement.« Les gens ont eu des réflexes de survie pendant cette adaptation, et maintenant qu\u2019on est habitués, ils se remettent à nous appeler, dit- elle.On voit l\u2019impact du contexte instable et de la solitude sur la santé mentale des gens, et c\u2019est bon signe qu\u2019ils aient le réflexe de nous appeler quand ils ont besoin d\u2019écoute et de soutien.» Un son de cloche similaire du côté de la branche Haut-Riche- lieu-Rouville de l\u2019organisme Santé mentale Québec.« La demande est définitivement plus élevée qu\u2019au tout début de la crise.On a remarqué une hausse du nombre d\u2019appels, et on reçoit beaucoup de références d\u2019intervenants qui nous demandent d\u2019appeler des gens chaque semaine, mentionne la directrice générale Diane St- Germain.Les gens ont tendance à vouloir sortir de l\u2019isolement, ils commencent à trouver ça plus difficile.» L\u2019IMPORTANCE DE SE CONFIER Pendant cette petite accalmie, les organismes ont su se réinventer, en mettant notamment en place des rencontres d\u2019écoute virtuelles.« Pour des gens qui vivent avec des problématiques de santé mentale, l\u2019isolement est un facteur aggravant, rappelle Mme Lafram- boise.Les gens ont besoin de soutien après plusieurs semaines comme ça et on tient à le redire : il ne faut pas hésiter à nous téléphoner dès qu\u2019on ressent un doute ou une idée noire.» Par ailleurs, la distanciation sociale imposée par prévention sanitaire n\u2019est que physique, réitère la directrice générale.« C\u2019est possible de voir et de parler avec d\u2019autres personnes tout en observant une certaine distance qui évite qu\u2019on se mette à risque d\u2019attraper ou de transmettre le virus, note-t-elle.Parfois, le simple fait de pouvoir parler à quelqu\u2019un durant la journée peut faire du bien.S\u2019il n\u2019y a personne, on sera là.» Ce samedi 2 mai, les employés du café Starbucks de Granby feront don de la totalité de leurs pourboires au Centre de prévention du suicide de la Haute-Yamaska.« C\u2019est super apprécié, compte tenu qu\u2019une grande partie de notre financement provient des collectes de fonds, relève Mme Laframboise.C\u2019est vraiment touchant.» COMMUNIQUER GRÂCE À SES ÉMOTIONS « C\u2019est une semaine qui tombe très bien pour la prévention », croient les deux directrices générales, à propos de la Semaine nationale de la santé mentale.Même si les activités soulignant cet événement sont annulées, le mouvement Santé Mentale Québec propose plusieurs trucs et astuces pour aider ses proches ou soi-même à traverser cette période plus difficile, des outils qui seront utiles en d\u2019autres circonstances.Tous ces outils se retrouvent sur le site Internet www.etrebiendanssatete.ca.Sous le thème Ressentir, c\u2019est recevoir un message, cette campagne de sensibilisation propose aux gens d\u2019observer d\u2019abord leurs émotions, de les accueillir en les nommant, de les comprendre en identifiant les besoins qui les provoquent et de choisir de répondre ou non à ceux-ci en tenant compte de nos valeurs et en prenant conscience de notre pouvoir d\u2019agir.9 9 % d u t e m p s d\u2019é v e i l d e s humains est consacré au ressenti des émotions, avance l\u2019organisation, qui compare celles-ci à une forme de langage permettant de développer sa capacité d\u2019empathie et de coopération.« Ressentir, c\u2019est aussi prendre conscience que les émotions ne sont ni bonnes ni mauvaises, elles sont utiles », indique-t-on.Centre de prévention du suicide de la Haute-Yamaska : 450 375-4252 Santé mentale Québec Haut-Riche- lieu-Rouville : 450-346-5736 SANTÉ MENTALE Sept semaines en confinement, ça use, ça use.Après une brève période d\u2019accalmie, le téléphone a recommencé à sonner au Centre de prévention du suicide de la Haute-Yamaska, relève sa directrice générale, Esther Laframboise.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST Même si les activités de la Semaine nationale de la santé mentale sont annulées, distanciation sociale oblige, les organismes d\u2019aide et de soutien en santé mentale seront présents pour outiller ceux qui ont les bleus ces temps-ci.\u2014 PHOTO 123RF «?On voit l\u2019impact du contexte instable et de la solitude sur la santé mentale des gens, et c\u2019est bon signe qu\u2019ils aient le réflexe de nous appeler quand ils ont besoin d\u2019écoute et de soutien.?» \u2014 Esther Laframboise, directrice générale du Centre de prévention du suicide de la Haute-Yamaska laVoixdel\u2019Est SAMEDI 2 MAI 2020 ACTUALITÉS 3 La Fondation des sports adaptés se retrousse les manches pour trouver des façons différentes d\u2019amasser des fonds CYNTHIA LAFLAMME cynthia.laflamme@lavoixdelest.ca CYNTHIA LAFLAMME cynthia.laflamme@lavoixdelest.ca Initiative de journalisme local omme bien des organismes à but non lucr tif, la Fondation d sports adaptés (FSA), basée à Lac-Brome, doit se renouveler pour trouver des façons d\u2019amasser des fonds et assurer sa survie après l\u2019annulation d\u2019importants événements- bénéfices, cet été.Souhaitant rassembler autrement ses participants, ses bénévoles, ses donateurs et ses partenaires ainsi que leur donner un objectif, la FSA leur a lancé l\u2019idée de créer un livre de recettes réconfortantes.Le tournoi de golf de la fondation, en juin, ainsi que deux autres tournois de golf organisés par des partenaires au profit de l\u2019organisme ne pourront avoir lieu.Ces événements permettaient de couvrir une bonne partie des frais annuels.Le tiers du budget de la FSA \u2014 qui permet à des personnes vivant avec un handicap ou d\u2019anciens combattants blessés de sortir de l\u2019isolement en pratiquant le ski nautique, le ski alpin ou la course en sentier grâce à des équipements adaptés \u2014 provient d\u2019événements-bénéfices.Par contre, ce n\u2019est pas une pandémie qui allait stopper les méninges de l\u2019équipe.« Steve Charbonneau, le directeur général, a un côté artistique.Il cuisine beaucoup et prend des photos qui nous font saliver, raconte Audrey Larroquette, coordonnatrice des événements et des projets spéciaux à la FSA.Et puis, à force de voir ça, les gens voulaient essayer les recettes.L\u2019idée est sortie.» Plutôt que de simplement se partager des recettes entre eux, participants, bénévoles, partenaires et donataires ont été invités à participer à la création d\u2019un livre de recettes qui ont une signification réconfortante pour eux.CRÉATEUR DE SOUVENIRS « Je pense qu\u2019on va avoir ample- m e n t d e c h o i x , m e n t i o n n e M.  Charbonneau, ex-footbal- leur au grand cœur.C\u2019est sûr que chaque recette doit être accompagnée d\u2019une belle photo.Et la beauté de ce livre-là, c\u2019est que c\u2019est un outil où on présente les gens.On leur demande pourquoi ils sont associés à la Fondation.Ça nous fait réaliser qu\u2019on est importants pour eux.» Le livre ne sera donc pas constitué que de recettes, mais aussi d\u2019histoires.Le fondateur de la Fondation des sports adaptés, Peter Treacy, signera un mot, de même que le président du conseil d\u2019administration, Brian Edwards.La mission de la FSA se fera ainsi connaître davantage.Le souhait de l\u2019équipe est que ce livre ne se démode pas dans le temps, qu\u2019il soit sujet de conversations autour de la table à dîner, qu\u2019il traîne constamment sur le coin du comptoir et qu\u2019il soit créateur de doux moments.Mme Larroquette a par ailleurs commencé à publier des capsules vidéos pour présenter, avec humour, quelques recettes choisies pour le livre \u2014 pour le plus grand bonheur de ses enfants \u2014 et faire saliver les internautes.« On essaie de faire au moins une recette par semaine jusqu\u2019à la sortie du livre.Deux, idéalement.Mais je ne veux pas faire de promesses parce qu\u2019il faut les manger, ces recettes-là ! Je vais essayer d\u2019en faire plusieurs, de faire sourire les gens et de leur donner envie de les essayer et de se procurer le livre.» La date de sortie du livre n\u2019est pas encore connue.Il reste encore beaucoup de travail à abattre pour que le livre soit aussi beau que bon.Il sera par ailleurs disponible en français et en anglais.Un livre qui en fera saliver plus d\u2019un L\u2019isolement a une signification particulière pour les participants de la Fondation des sports adaptés.Certains se sentent déjà isolés en raison de leur handicap et des soldats blessés vivent particulièrement mal avec le confinement.Les activités de la FSA leur permettent, en temps normal, de sortir de leur isolement et d\u2019avoir un sentiment de liberté, accompagné d\u2019une bonne dose d\u2019adrénaline.La saison de ski alpin adapté s\u2019est terminée abruptement et, depuis, il n\u2019est pas possible pour eux de considérer, pour l\u2019instant, une saison de ski nautique adapté ou encore de course en sentier avec les Dahüs, des fauteuils roulants tout-terrain uniques qui permettent, grâce à l\u2019énergie de deux à six coureurs, de se balader en forêt.«?On a deux catégories de participants.On a les soldats blessés et on a les personnes qui vivent en situation de handicap, explique Steve Charbonneau, directeur général de la FSA.Parmi les gens qui sont handicapés, on en a qui vivent normalement et leur limitation fonctionnelle n\u2019est pas un handicap pour eux.D\u2019autres sont handicapés par la situation.C\u2019est entre les deux oreilles, souvent.Présentement, on est confiné à la maison et il se passe bien des affaires entre les deux oreilles pour bien du monde.?» Quant aux militaires blessés, ils vivent non seulement avec leur blessure physique, mais aussi bien souvent avec un choc post-traumatique.«?Une semaine pour nous, ça passe vite, mais une semaine pour certains qui vivent avec leurs démons, ça peut être très long, confie M. Char- bonneau.On est l\u2019élément déclencheur qui les a fait sortir, donc on ne les laissera pas tomber.?» Depuis quelques semaines, l\u2019équipe organise donc des rencontres en vidéoconférences pour discuter, pour prendre des nouvelles et même pour organiser des jeux.Dernièrement, Mme Larro- quette a animé une séance virtuelle du jeu Jokes de papa et M. Char- bonneau une grande roue.Dans les deux cas, les participants pouvaient gagner des prix.Des rencontres virtuelles où les sourires étaient contagieux.Le projet de livre de recettes a aussi son effet rassembleur à travers les discussions.CYNTHIA LAFLAMME Briser l\u2019isolement malgré le confinement Audrey Larroquette et Steve Charbonneau travaillent sur un livre de recettes réconfortantes proposées par les participants, bénévoles, partenaires et donateurs de la Fondation des sports adaptés.\u2014 PHOTO ALAIN DION 0038923 1711, rue Principale, Granby, 450-378-9963 \u2022 Pour nos heures d\u2019ouverture, consultez le www.chagnonhonda.com Tous nos départements sont OUVERTS sur rendez-vous! Nous respectons les règles gouvernementales réliées au Covid-19. SAMEDI 2 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 4 ACTUALITÉS SOMMAIRE arts et spectacles 21 avis publics 40 carrières et professions 30-31 horoscope M25 jeux M24 à M31 le kid 50 le mag M1 à M32 le monde 44 nécrologie 41-42 opinions 16 politique 26-27 sports 50 vu d\u2019même 5 ADRESSE 158, Principale, Granby J2G 2V6 NUMÉRO GÉNÉRAL 450-375-4555 ÉVÉNEMENTS URGENTS 450-375-9081 RÉDACTION redaction@lavoixdelest.ca Télécopieur?: 450-777-4865 PUBLICITÉ publicite@lavoixdelest.ca Télécopieur?: 450-777-7221 ANNONCES CLASSÉES 450-375-8888 classees@lavoixdelest.ca ABONNEMENT ET LIVRAISON 450-375-4555, option 2 abonnement@lavoixdelest.ca SANS FRAIS 1-800-420-3214 NOUS JOINDRE lavoixdelest.ca facebook/lavoixdelest @lavoixdelest Le quotidien La Voix de l\u2019Est est publié et édité par la Coopérative de solidarité La Voix de l\u2019Est sise au 158, Principale, à Granby (Québec).La Voix de l\u2019Est est imprimée aux presses de Transmag à Anjou.Merci de recycler ce journal.J\u2019ai commencé à travailler avec la merveilleuse équipe de La Voix de l\u2019Est il y a exactement cinq ans et demi.J\u2019ai grandi à Granby et je suis passée des centaines de fois devant le fameux 76, rue Dufferin.Mais y entrer par la porte arrière, quel privilège?! Ça fait cliché de dire que nous sommes une famille, mais il n\u2019y a pas de mot plus juste pour nous représenter.Depuis des mois, tout le monde travaille fort pour arriver à garder cette grande famille unie.Et plus que jamais.J\u2019ai la chance d\u2019y avoir trouvé des gens de cœur qui aiment leur métier autant que moi.Imaginez?: en plus d\u2019aimer ce qu\u2019on fait, on aime avec qui on le fait, ce qui n\u2019a pas de prix.Ensemble, on se préparait à déménager.Mais la pandémie en a voulu autrement.Ce grand déménagement auquel nous pensions tous participer pour tourner la page de belle façon s\u2019est déroulé en suivant les règles strictes de distanciation sociale.J\u2019aurais tellement aimé passer cette journée avec ma gang du journal à rire et à nous rappeler tous ces beaux moments passés entre ces quatre murs.La nostalgie m\u2019a habitée toute la journée.Je pensais à l\u2019avant, à la suite.Je vais m\u2019ennuyer du 76, Dufferin, de notre magnifique vue sur le parc et des fous rires du vendredi après-midi.La vie au journal sera désormais différente, mais j\u2019ai espoir que nous saurons nous créer de nouveaux souvenirs dans nos nouveaux locaux du 158, rue Principale.Toujours à Granby.Dans le respect des consignes sanitaires, nous maintenons toutefois toujours le télétravail.Nous découvrirons nos nouveaux locaux \u2014 et les ferons découvrir aux visiteurs \u2014 lorsqu\u2019il sera recommandé de le faire.En attendant, chers lecteurs, vous êtes invités à communiquer avec nous par courriel ou par téléphone.TEXTE ET PHOTO JULIE CATUDAL ?BOÎTE À SOUVENIRS \u203a ASSIGNATION LIBRE 0023921 LEMOTDU JOURANTIDOTE PUBLIÉ DANS TOUS LES QUOTIDIENS DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L'INFORMATION INDÉPENDANTE www.antidote.info WINDOWS \u2022 MAC \u2022 LINUX Soignez votre langue VÉHICULER, verbe Définition \u2013Transporter à l\u2019aide d\u2019un véhicule.Constituer un véhicule pour.[FIGURÉ] Transmettre (une chose abstraite).Cooccurrences \u2013les médias véhiculent, la langue véhicule, le film véhicule ; véhiculer une image, véhiculer des valeurs, véhiculer un message, véhiculer une idée, véhiculer des clichés\u2026 Anagramme \u2013chevreuil. laVoixdel\u2019Est SAMEDI 2 MAI 2020 5 CHRONIQUES La démocratie confinée Q uand on y pense, la démocratie est elle aussi confinée depuis quelques semaines.Pour un cas de force majeure que représente la pandémie, l\u2019État s\u2019est arrogé des droits et s\u2019est permis de restreindre nos libertés individuelles sous prétexte de protéger le plus grand nombre de personnes possibles de la maladie.Le confinement des individus, l\u2019interdiction de déplacements d\u2019une région à l\u2019autre et la fermeture temporaire de milliers d\u2019entreprises en sont les meilleurs exemples.Même si ces mesures sont le fruit de nobles intentions, il n\u2019en demeure pas moins que toute démocratie en santé doit être composée d\u2019un pouvoir et de contre-pouvoirs.Plus nombreux sont ces derniers, plus saine est la société, et ce, même si le pouvoir est exercé avec diligence et gros bon sens.Outre les partis d\u2019opposition, les citoyens constituent un contre- pouvoir parce qu\u2019ils ont l\u2019autorité pour retirer ce pouvoir à nos dirigeants lors des élections.Le peuple est encore aujourd\u2019hui un pilier et la plaque tournante de la démocratie.Pour l\u2019aiguiller dans sa tâche, la population peut compter sur les médias, surnommés les chiens de garde de la démocratie ou le quatrième pouvoir, en référence aux pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire qui sont les trois premiers.Leur rôle est entre autres de recueillir l\u2019information nécessaire pour permettre aux citoyens d\u2019agir et de réagir en fonction des décisions des élus en toute connaissance de cause.Je sais, je prêche pour ma paroisse, mais pensons-y : les reportages qu\u2019on retrouve dans plusieurs médias permettent souvent de mettre en lumière des lacunes dans notre système, des abus ou des injustices qui, une fois révélées au grand jour, suscitent l\u2019indignation populaire et mènent à l\u2019apparition de correctifs.Le travail des journalistes permet aussi de faire rayonner de charmantes initiatives qui peuvent faire des petits ailleurs.La pandémie le prouve encore.Or, le quatrième pouvoir en a pris pour son rhume ces derniers temps.Au même moment où les médias sont les plus utiles \u2014 nos gouvernements ont même qualifié leur travail d\u2019essentiel \u2014, la liberté de presse, dont c\u2019est la Journée internationale ce dimanche, est mise à mal et prise pour acquise.D\u2019une part, les déboires financiers des médias, qui s\u2019étirent depuis des années maintenant, les menacent toujours d\u2019extinction alors qu\u2019ils sont plus consultés que jamais.D\u2019autre part, le pouvoir, quel que soit le palier de gouvernement, ne s\u2019est jamais exercé de manière aussi hermétique.En effet, nos assemblées législatives ont cessé de siéger pour des raisons sanitaires.Les séances des conseils municipaux se déroulent désormais par visioconférence et, dans un grand nombre de cas, à huis clos, faute d\u2019avoir la technologie pour diffuser ces rencontres virtuelles en direct.Le tout est possible en raison d\u2019un arrêté ministériel du 15 mars dernier.Malgré un nouvel arrêté exigeant des administrations publiques qu\u2019elles rendent disponibles, le plus rapidement possible, la teneur des discussions entretenues lors de ces séances, ni les citoyens ni les journalistes ne peuvent poser de questions aux élus en direct.Ils doivent les formuler à l\u2019avance ou bien par la suite.N\u2019empêche, il revient aux journalistes de questionner les élus pour s\u2019assurer que le plus grand nombre de personnes aient accès à cette information.C\u2019est sur leurs plateformes que les citoyens vont pour connaître les plus récents développements de la crise, plus particulièrement sur leurs effets en région et dans les communautés.C\u2019est là que la population peut apprendre comment plusieurs acteurs de leur milieu réagissent et vivent la crise, mais aussi là où ils sont certains d\u2019avoir une information vérifiée et vérifiable.Le mélange devient explosif quand la méfiance envers des journalistes et des médias \u2014 rebaptisés « merdias » par quelques-uns \u2014 est exacerbée par le confinement qui s\u2019allonge et les nombreux contenus fallacieux qui circulent en ligne et qui brouillent la mince ligne entre crédibilité et complotisme.Certains trouvent que les questions posées par les journalistes aux points de presse quotidiens sont absurdes ou idiotes.Qu\u2019elles cachent un agenda personnel ou qu\u2019elles n\u2019ont pour but que de faire trébucher les autorités, qu\u2019il faudrait plutôt applaudir pour agir en bon père de famille pendant la crise.Mais le rôle des journalistes est d\u2019exiger des comptes à ceux qui sont redevables, que ça plaise ou non.Que leurs méthodes plaisent ou non, ils doivent s\u2019assurer que les règles du jeu soient respectées.Vous avez le droit d\u2019être en désaccord avec le travail des journalistes.Vous avez aussi le droit de l\u2019exprimer, en autant que ce soit fait dans le respect.Figures publiques que nous sommes en présentant chaque jour à tous le fruit de notre travail, nous, les journalistes, sommes ces jours-ci la cible d\u2019une quantité plus importante que jamais de messages haineux, voire de menaces de mort.Rappelons-le, les journalistes sont des citoyens comme les autres.Ils n\u2019ont pas la vérité en main ; leur rôle est d\u2019aller la chercher auprès des décideurs auxquels ils ont un accès \u2014 malheureusement pas toujours \u2014 privilégié.Leur seul travail est de poser tout haut les questions que vous aussi, vous vous posez, parfois tout bas.Qui le fera s\u2019ils sont un jour réduits au silence ?Certains trouvent que les questions posées par les journalistes aux points de presse quotidiens sont absurdes ou idiotes.\u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE MARIE-ÈVE MARTEL CHRONIQUE marie-eve.martel@lavoixdelest.ca Admissions encore possibles pour certains baccalauréats.JOIGNEZ LA FAMILLE UDES DÈS L\u2019AUTOMNE! USherbrooke.ca SAMEDI 2 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 6 ACTUALITÉS JEAN-FRANÇOIS GUILLET jean-francois.guillet@lavoixdelest.ca JEAN-FRANÇOIS GUILLET jean-francois.guillet@lavoixdelest.ca La crise sanitaire a exacerbé la détresse de plusieurs parents d\u2019enfants à besoin par iculier.Véronique Piquette est du nombre.«?On flirte tous avec l\u2019épuisement?», confie-t- elle.Après des mois à tenter de garder la tête hors de l\u2019eau, ayant perdu presque tout le soutien auquel elle avait droit, la mère du petit Milann appréhende son retour dans le contexte scolaire.Milann est atteint de trisomie 21, d\u2019autisme et d\u2019une panoplie d\u2019autres problèmes de santé.Véronique voit mal comment on pourra mettre en place des mesures particulières pour le protéger du coronavirus.« Milann ne comprend pas ce qui se passe avec la pandémie.Encore moins les règles de distanciation sociale.Alors, comment le renvoyer à l\u2019école quand il a besoin d\u2019aide pour s\u2019habiller, s\u2019alimenter?» Le confinement a complètement chamboulé la routine du petit bonhomme.Ce qui a fait en sorte que ses problèmes de comportement se sont accrus.« L\u2019anxiété de Milann a grimpé en flèche depuis le début de la COVID, constate Véronique.Il est constamment en opposition parce que je dois le priver de tout ce qu\u2019il aime.Il adore aller vers les gens, aller au parc.Son petit réseau social est tombé à zéro.C\u2019est frustrant pour lui.Ça a une incidence dans le jour, mais aussi la nuit.» La maman aussi manque de sommeil.Et surtout de soutien.« On avait le droit à du répit avant la crise.Environ 24h par mois.Je n\u2019en ai pas eu depuis le 1er février.Et je n\u2019ai pas dormi une nuit complète depuis cette date.Ma santé mentale écope.» Elle dit avoir « sonné l\u2019alarme », en vain.« J\u2019ai dit plusieurs fois au CLSC que je suis complètement épuisée.Mais, il y a un an et demi d\u2019attente pour du soutien psychosocial pour les parents d\u2019enfants à besoins particuliers.Donc, on repassera.Et il n\u2019y a plus d\u2019éducatrice spécialisée qui vient à la maison toutes les semaines pour les troubles de comportement de mon garçon.On est laissés à nous-mêmes.» Les proches de Véronique lui manquent aussi cruellement.« En ce moment, je n\u2019ai pas le droit de voir ma famille.Je donnerais n\u2019importe quoi pour dormir chez mon père et qu\u2019il me prenne dans ses bras.» DUALITÉ La dualité fait partie du quotidien de Véronique.« Milann est le responsable de tous mes problèmes, mais aussi le responsable de tous mes sourires, dit-elle.Quand tu te mets à connecter avec un enfant qui est complètement dans l\u2019instant présent, tu grandis comme humain à travers sa naïveté.» Bien qu\u2019elle tente de s\u2019accrocher au moindre moment positif, la jeune maman n\u2019entrevoit pas les jours à venir avec enthousiasme.« Je pense que les familles d\u2019enfants à besoins particuliers seront parmi les derniers à retrouver une vie normale.J\u2019ai la peur au ventre en pensant à la suite.On était déjà les oubliés du système et on est isolés plus que jamais dans notre détresse.D\u2019un autre côté, je ne suis pas une prof, une ergothérapeute, une phy- siothérapeute.Je n\u2019ai pas à assumer tous ces rôles.On souligne l\u2019importance des aidants naturels, mais on ne leur accorde pas les moyens.On a besoin d\u2019oxygène pour réussir à passer à travers la crise.» PARENT D\u2019ENFANT À BESOINS PARTICULIERS «?J\u2019AI LA PEUR AU VENTRE?» JEAN-FRANÇOIS GUILLET jean-francois.guillet@lavoixdelest.ca Malgré tous les inconnus liés à la pandémie, le retour à l\u2019école de plusieurs enfants à besoins particuliers est une bonne chose, considère Catherine Chassé, enseignante dans une classe en déficience intellectuelle à l\u2019école Saint-Luc à Granby.Depuis le début de la crise sanitaire qui paralyse le Québec, Catherine Chassé a gardé contact avec plusieurs des ses sept élèves, âgés de 5 à 9 ans.Pour plusieurs d\u2019entre eux, le confinement est un véritable choc.« Ce sont des enfants anxieux.Plusieurs ne comprennent pas du tout ce qui se passe.La distanciation sociale, les règles à respecter.Ça chamboule leur routine, leurs repères.Ils deviennent alors inquiets, dit- elle.Et dès qu\u2019il y a une pause avec l\u2019école, comme c\u2019est le cas avec la COVID, on voit qu\u2019ils perdent beaucoup d\u2019acquis.Il va falloir rebâtir notre structure.» L\u2019enseignante concède avoir éprouvé initialement une certaine appréhension concernant un retour à l\u2019école en mai.« Certains de mes élèves ont une déficience profonde, d\u2019autres sont autistes.D\u2019autres ont encore une couche.On pourrait comparer notre classe avec un groupe de bambins de deux ans à la garderie.Alors, avoir tous ces enfants en même temps dans un contexte où le coronavirus est toujours bien présent, ça me faisait un peu peur », confie-t-elle.PRESSION Trop rapide, le retour à l\u2019école ?Catherine Chassé croit que non.« Il le faut faire tôt ou tard.Le beau temps va nous permettre d\u2019aller dehors pour faire des classes.Ce sera plus facile qu\u2019en septembre.» Jusqu\u2019ici, trois familles ont décidé que leurs enfants ne reviendraient pas à l\u2019école dans la classe de Mme Chassé.Les autres jeunes seront donc scindés en deux groupes.Une bonne chose selon l\u2019enseignante.« Avec deux enfants, c\u2019est faisable.On devra juste avoir les bons outils et s\u2019adapter.» Malgré le spectre du coronavirus, pas question que les enseignants se mettent encore plus de poids sur les épaules.« Plusieurs jeunes de ma classe ont une santé fragile.Deux d\u2019entre eux n\u2019ont qu\u2019un seul rein et un des parents d\u2019accueil a la santé fragile (immunosupprimé).Il va donc falloir qu\u2019on soit bien formés pour éviter la contamination.D\u2019un autre côté, je ne veux pas sentir que j\u2019ai la pression qu\u2019aucun enfant n\u2019ait la COVID, indique celle qui est asthmatique et mère de deux enfants.On va faire tout ce qui est possible sur le plan sanitaire, mais on n\u2019est pas dans un centre hospitalier.» «?Il va falloir rebâtir notre structure?» Véronique Piquette, mère du petit Milann, est d\u2019avis que les familles d\u2019enfants à besoins particuliers «seront parmi les derniers à retrouver une vie normale» dans la crise actuelle.\u2014 PHOTO FOURNIE Catherine Chassé, enseignante dans une classe en déficience intellectuelle, est d\u2019avis qu\u2019un retour à l\u2019école en mai est souhaitable pour certains de ses élèves.\u2014 PHOTO JULIE CATUDAL À l\u2019aube du déconfinement, la vie n\u2019est plus tout à fait la même au Québec.La remise en marche de l\u2019économie s\u2019effectue dans un contexte fait d\u2019attentes, mais aussi d\u2019incertitudes.Témoignages de ceux et celles qui côtoient les enfants invités à reprendre le chemin de l\u2019école et de responsables d\u2019entreprises qui se préparent à repartir la machine laVoixdel\u2019Est SAMEDI 2 MAI 2020 ACTUALITÉS 7 Ça s\u2019impatiente dans la maisonnée des Nelson où Olivia, 12 ans, et Félix, 9 ans, n\u2019attendent que le feu vert de leur école pour reprendre le chemin des classes.« J\u2019ai toujours beaucoup aimé l\u2019école parce que ça m\u2019occupait durant la journée et parce que je pouvais voir les amies qui n\u2019habitent pas dans mon quartier.Si je peux, c\u2019est sûr que j\u2019y vais », raconte Olivia, qui admet avoir de la facilité à l\u2019école.« À la maison, je fais du travail scolaire tous les jours, mais ce n\u2019est pas comme à l\u2019école.On ne travaille pas autant nos neurones ! » Inquiète face au coronavirus ?« Je n\u2019ai pas vraiment peur, mais je vais faire plus attention qu\u2019à l\u2019habitude.J\u2019ai envie de voir ce que ce serait si on était juste 15 par classe et distancés », ajoute la demoiselle qui, comme son frère, fréquente La Chantignole à Bromont.Elle s\u2019attend bien sûr à ce que certaines de ses habitudes soient chamboulées.« Habituellement, l\u2019autobus me dépose chez mes grands-parents après l\u2019école ; mais puisque mes parents font maintenant du télétravail, ils vont pouvoir venir me chercher.» Celle qui termine son primaire souhaiterait également boucler cette étape auprès de ses amies des dernières années.Elle ne se fait pas trop d\u2019illusions, cependant, au sujet de son bal de finissants et de sa sortie de fin d\u2019année prévue dans un camp de vacances.« À cause de la distanciation, je ne pense pas que ça aura lieu.», ter- mine-t-elle, en avouant regretter l\u2019annulation des examens du Ministère ! « Moi, j\u2019ai très hâte de revoir mon enseignante Marie-Ève, mes camarades de classe et mes amis, affirme pour sa part Félix, qui serait \u201cdéçu\u201d de devoir passer son tour.Ça me tente de revenir aux choses normales et de sortir de chez moi.Je trouve que ça s\u2019est terminé trop vite le 13 mars.» C\u2019est bien beau parler à ses copains virtuellement, mais c\u2019est encore mieux de les voir en personne, fait- il remarquer.« Je ne suis pas certain que ça va me tenter de toucher aux bureaux et tout, je ne vais peut-être pas me sentir comme avant, mais je vais être correct.» ISABEL AUTHIER Impatients de retourner ROXANNE CARON roxanne.caron@lavoixdelest.ca ROXANNE CARON roxanne.caron@lavoixdelest.ca L\u2019annonce du retour en classe des écoliers du primaire a semé la consternation chez des enseignantes avec qui La Voix de l\u2019Est s\u2019est s\u2019entretenue.Ce sont surtout les mesures sanitaires qui seront difficiles à respecter, selon elles.« Je ne suis pas contre le retour en classe, mais je suis contre dans la façon que ça se fait pour seulement cinq semaines restantes, alors qu\u2019il n\u2019y aura pas d\u2019apprentissages nouveaux », lance d\u2019emblée Mariette*, professeure en deuxième année du primaire.Selon les enseignantes interrogées, la distanciation sociale de deux mètres entre les écoliers, notamment, n\u2019est pas applicable dans la réalité.« Nos classes ne sont pas très grandes.J\u2019ai 20 élèves habituellement.Il faudrait que j\u2019en aie entre six et huit pour respecter la distanciation demandée », soulève Jeanne*.Le gouvernement du Québec a prévu un maximum de 15 élèves par classe.Et si les groupes doivent être divisés, qui assurera l\u2019enseignement des autres groupes ?se questionnent-elles.Le gouvernement a demandé à ce que tous les professionnels de l\u2019éducation ayant la santé fragile, ou 60 ans et plus, demeurent à la maison.« C\u2019est déconnecté.On va les remplacer comment ?demande Jeanne.Oui, on va faire appel à la banque de suppléances, mais ça arrive souvent pendant l\u2019année qu\u2019on ne peut même pas se faire remplacer une journée quand on est malade.On est tellement en pénurie que les personnes en suppléances se font engager vite.» De surcroît, on recommande de nettoyer les locaux régulièrement et d\u2019éviter de partager crayons et jouets.« [Mes élèves] ont cinq ans\u2026 je vais devoir faire comme une gardienne.Ils vont apprendre quoi tout ce temps- là.à gérer de l\u2019anxiété ?» demande Carole*, enseignante à la maternelle.De son côté, Mariette ne cache pas sa colère quant à la manière dont le gouvernement gère la situation : « Ça fait 24 ans que j\u2019enseigne, et ça fait 24 ans que je ne suis pas consultée.On est censé être les experts, mais on a toujours le résultat dans la face.» Gérer le lavage de mains des enfants et voir à ce qu\u2019il n\u2019y ait aucun contact entre eux ajoute davantage de responsabilités pour les profs, ajoute-t-elle.« Les enfants, c\u2019est spontané, ils vont être heureux de nous revoir.Moi, je vais devoir agir de façon froide et leur dire toujours non.Après, on me dit que c\u2019est pour le bien- être psychologique de l\u2019enfant, alors qu\u2019on va toujours être dans la négation.» Comme plusieurs de ses collègues, Carole a peur d\u2019augmenter ses risques d\u2019être infectée à la COVID-19.« Déjà, mon chum est policier, il sort tous les jours.Ma tante est décédée la semaine passée de la COVID », laisse-t-elle tomber.Le fait qu\u2019aucun masque sera fourni au personnel enseignant indigne Mariette, qui perçoit cette décision comme du mépris envers sa profession.Ceux qui en voudront devront débourser de leurs poches.« On m\u2019envoie au travail sans protection, c\u2019est du gros bâclage », lance-t-elle.* Prénoms fictifs RETOUR EN CLASSE DES ÉLÈVES DU PRIMAIRE INQUIÉTUDES SUR FOND D\u2019ANXIÉTÉ Envoyer ou non son enfant à l\u2019école le 11 mai prochain?Voilà la grande question.Bien que celle-ci divise des parents, ils s\u2019entendent pour souligner à grands traits que ce choix est personnel à chacun.Comme toute la famille n\u2019a aucun problème de santé, Marie-Audrey Lussier, maman de quatre enfants, voit le retour à l\u2019école d\u2019Olivia et Benjamin comme une option bénéfique pour eux.Elle croit que le meilleur moment pour le faire est maintenant, et non en septembre.« Il n\u2019y a pas de plus-value à attendre.Malheureusement, c\u2019est peut-être le meilleur temps pour le faire, car il n\u2019y a pas de gastro en ce moment ni de grippe.Si l\u2019enfant a un problème respiratoire, on va savoir que c\u2019est le coronavirus.» Elle s\u2019appuie aussi sur le côté social de la reprise des classes, même si ce n\u2019est que pour quelques semaines.« Tous les enfants qui vivent de la violence ou de la malnutrition, ça va être bénéfique pour eux.» La mère de famille se montre confiante face aux décisions gouvernementales.« Depuis le début, on clame haut et fort que notre gouvernement au Québec est merveilleux.Alors, je ne peux pas croire que ce même gouvernement va prendre une décision qui va être dangereuse pour nos enfants.C\u2019est sûr qu\u2019ils ont un plan, il faut leur laisser du temps, il reste encore deux semaines », estime-t-elle.Mme Lussier sensibilise ses enfants sur les règles sanitaires depuis le début du confinement, alors qu\u2019ils avaient l\u2019habitude de voir leurs cinq arrière-grands- parents une fois par semaine.Elle compte d\u2019ailleurs faire porter le masque à ses enfants par prévention.À la suite d\u2019une décision familiale, le fils de 11 ans de Cynthia Ménard poursuivra l\u2019école à la maison.Comme le couple a un horaire de télétravail souple, ils profiteront de cet avantage pour demeurer confinés.« C\u2019est un choix personnel.On est chanceux d\u2019être disponibles pour nos enfants.On n\u2019a pas de problème de faire l\u2019école à la maison, mon fils le fait déjà du lundi au vendredi.» La mère de deux enfants est claire : le coronavirus n\u2019est pas à prendre à la légère.« Moi, jouer à la roulette russe, ça ne me tente pas.» ROXANNE CARON Des parents divisés Selon les enseignantes interrogées, la distanciation sociale de deux mètres entre les écoliers, notamment, n\u2019est pas applicable dans la réalité.\u2014 PHOTO 123RF Olivia et Félix Nelson souhaitent terminer leur année scolaire à La Chantignole de Bromont.\u2014 PHOTO JULIE CATUDAL SAMEDI 2 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 8 ACTUALITÉS JONATHAN GAGNON jonathan.gagnon@lavoixdelest.ca JONATHAN GAGNON jonathan.gagnon@lavoixdelest.ca Malgré la reprise graduelle des services de garde réguliers annoncée par le gouver ement Legault, la pandémie de la COVID-19 amène plusieurs éducatrices à reconsidérer leurs options.Véritable passionnée de son métier, une sexagénaire interrogée par La Voix de l\u2019Est rejette toutefois catégoriquement l\u2019idée d\u2019une retraite hâtive.« J\u2019adore les enfants, il y a peu d\u2019emplois aussi valor isants.Les enfants disent qu\u2019ils nous aiment plusieurs fois par jour, ils sont heureux de nous voir.À mes yeux, ça vaut beaucoup », a expliqué Lucie*, qui travaille à partir de sa résidence à Upton.La dame de 64  ans accueillera même de nouveaux poupons l\u2019automne prochain et elle compte les accompagner jusqu\u2019à leur entrée à l\u2019école.« Je suis en bonne santé.Je fais de l\u2019arthrose, mais je ne prends aucun médicament.[.] Pour moi, l\u2019âge n\u2019a pas d\u2019importance », a-t-elle affirmé.Afin d\u2019être prête pour le 11 mai, Lucie a pris l\u2019initiative de fabriquer ses propres masques, en plus de se procurer des gants et des visières.Elle estime néanmoins que certaines consignes sanitaires pourront difficilement être suivies à la lettre.« C\u2019est impossible de toujours garder une distance de deux mètres avec les enfants, par exemple lorsqu\u2019ils jouent ou pendant le changement de couche.Mais c\u2019est certain qu\u2019on va éviter de leur faire des câlins au niveau du visage.» INQUIÉTUDES DANS LES CPE Nadia* œuvre comme éducatrice dans un Centre de la petite enfance (CPE) de Gran- by qui est actuellement converti en service de garde d\u2019urgence.Puisqu\u2019elle désire aussi protéger sa propre famille, la femme de 32 ans est heureuse de savoir que les consignes sanitaires seront resserrées pour le retour de la clientèle régulière.Elles viendront néanmoins alourdir la tâche d\u2019employés qui en ont déjà plein les bras.« Présentement, j\u2019ai des collègues qui s\u2019occupent de désinfecter nos locaux à temps plein, le matin et l\u2019après-midi.Est-ce qu\u2019elles devront recommencer à s\u2019occuper des enfants ?On a plein d\u2019idées, nous sommes créatives, mais tout ça ajoute à nos inquiétudes », explique la Granbyenne.« On travaille avec des petits humains très précieux.On ne veut pas que leur cheminement écope à cause de la crise.» Nadia estime par ailleurs que les ratios imposés dans les différents milieux de garde pénaliseront de nombreux parents qui souhaitent retourner au travail.Les deux éducatrices feront néanmoins contre mauvaise fortune bon cœur au cours des prochains mois.« Il faut penser au bien-être des enfants et rester optimistes », conclut Lucie.* Des prénoms fictifs ont été utilisés puisque les intervenantes sondées désiraient préserver leur anonymat REPRISE DES SERVICES DE GARDE RÉGULIERS «?IL Y A PEU D\u2019EMPLOIS AUSSI VALORISANTS?» JEROME SAVARY jerome.savary@lavoixdelest.ca Copropriétaire de Maisons Dunfab, Yannick Leclerc entrevoit les prochains mois sous de bons auspices.« L\u2019annonce le 11 mai prochain de la réouverture de tous les chantiers de construction nous permet de voir la lumière au bout du tunnel.» Spécialisée dans la fabrication de structures usinées, l\u2019entreprise située à Roxton Pond fait partie de celles ayant été épargnées par la crise, selon M. Leclerc.« Jusqu\u2019au début de la crise, le 12 mars, on avait très bien commencé l\u2019année 2020, on était en avance [sur nos prévisions], dit-il.On est très chanceux, notre carnet de commandes est rempli jusqu\u2019aux vacances de la construction, et avec la dernière annonce, ça a dégelé beaucoup de personnes : le téléphone sonne beaucoup en vue des projets de construction de cet automne.» M. Leclerc dit être de nature optimiste et vivre « dans un monde de licornes et de rivières enchantées » ( !), ce qui lui permet de toujours envisager la solution qui se cache derrière un problème.Même lors des quatre semaines pendant lesquelles l\u2019usine et les chantiers en cours ont dû être mis sur pause, ce qui a entraîné l\u2019arrêt de travail d\u2019une dizaine d\u2019employés (sur les 18 au total), des solutions ont été trouvées.UNE PAUSE PROFITABLE Les gestionnaires de l\u2019entreprise se sont d\u2019abord arrangés pour que les employés ne se retrouvent pas sans revenus.Cette période inhabituelle a également été mise à profit pour réfléchir.« Cela a permis de replacer certaines pierres dans lesquelles on aurait pu s\u2019enfarger, image le responsable de Maisons Dunfab.Ça a eu du bon de remettre les choses en perspective, car d\u2019habitude on a le piton collé pas mal, on ne prend pas le temps de respirer et de penser à nos affaires.» La reprise risque d\u2019ailleurs d\u2019être un peu folle, alors que tous les entrepreneurs voudront redémarrer leurs projets en même temps.« Tout va se bousculer, prédit M. Leclerc.On va assister à une petite bulle de surchauffe dans le secteur de la construction.On devra probablement faire la file après les coffreurs, par exemple.J\u2019essaie d\u2019anticiper l\u2019amas de travail qui arrive, mais présentement, je suis confiant.» RELANCE DES CHANTIERS DE CONSTRUCTION «?Le téléphone sonne beaucoup?» Directrice générale du bureau coordonnateur Familigarde, France Aubry reconnaît que certaines éducatrices sont inquiètes à l\u2019approche de la fameuse date du 11 mai.La gestionnaire granbyenne souhaite néanmoins rassurer celles qu\u2019elles considèrent comme des «?maillons essentiels du système?».«?Certaines éducatrices ont hâte de revoir les enfants et souhaiteraient même retrouver toute leur clientèle.Mais d\u2019autres ont des craintes, et c\u2019est parfaitement normal.Nous restons des humains?», a affirmé la DG de Familigarde, notamment responsable de 158 services de garde en milieu familial subventionnés sur le territoire de la Haute-Yamaska.Mme Aubry confirme que plusieurs éducatrices dans la soixantaine réfléchissent à la possibilité de se réorienter, ou tout simplement prendre leur retraite plus tôt que prévu.La Granbyenne croit cependant qu\u2019on pourra tirer du positif de l\u2019expérience des services de garde d\u2019urgence, lancés à la mi-mars.Familigarde gère aussi un CPE qui compte normalement 60 places.Au cours des dernières semaines, son équipe a côtoyé jusqu\u2019à 15 enfants dont au moins un parent contribue à offrir un service essentiel.«?Ce qui fonctionne bien dans les installations, on pourra le transposer en milieu familial?», a-t-elle fait valoir.France Aubry est également bien consciente de la situation tendue dans le secteur non subventionné.«?J\u2019ai parlé à plusieurs parents dont les milieux privés vont fermer puisqu\u2019ils ne peuvent pas fonctionner à 50 % et sans compensation.Ces responsables devraient vraiment considérer l\u2019option de se faire accréditer.Tout le monde en sortirait gagnant?», a-t-elle plaidé.Mme Aubry estime qu\u2019une cinquantaine de services de garde en milieu familial pourraient s\u2019ajouter au réseau reconnu et subventionné en Haute-Yamaska, ce qui permettrait d\u2019offrir jusqu\u2019à 300 places supplémentaires.«?C\u2019est certain qu\u2019il faut respecter le processus d\u2019accréditation, faire les choses de la bonne façon.Mais les besoins sont définitivement là.?» JONATHAN GAGNON Soutenir des «maillons essentiels du système» Les enfants retourneront progressivement dans leur service de garde habituel à partir du 11 mai prochain.\u2014 PHOTO 123RF Yannick Leclerc est copropriétaire de Maisons Dunfab, à Roxton Pond.\u2014 PHOTO ALAIN DION laVoixdel\u2019Est SAMEDI 2 MAI 2020 ACTUALITÉS 9 MARIE-FRANCE LÉTOURNEAU marie-france.letourneau@lavoixdelest.ca Son carnet de commandes bien rempli, Prinoth prévoit rappeler tous ses employés pour la reprise des activités manufacturières, le 11 mai.Mais le scénario n\u2019est pas le même pour toutes les entreprises.« On rappelle tous nos employés pour avoir la même cadence sur la ligne de production qu\u2019on avait avant d\u2019arrêter », affirme le partenaire d\u2019affaires, capital humain, chez Prinoth, Marc- Alain Guérin.Selon lui, l\u2019arrêt forcé de la production de l\u2019entreprise gran- byen n e, sp é c ia l i s é e da n s la fabrication de véhicules utilitaires sur chenilles, a entraîné la mise à pied d\u2019une centaine de personnes.Seule une poignée de travailleurs est demeurée en poste pour répondre aux demandes de pièces de clients œ u v r a n t d a n s l e s s e r v i c e s essentiels.Si certains étaient inquiets de l\u2019impact que pourrait avoir la pandémie sur les affaires, la reprise des opérations à plein régime est plutôt rassurante, affirme Marc-Alain Guérin.« Notre problème actuellement, c\u2019est plus notre capacité de produire et de livrer.On a un plus gros carnet de commandes que ce qu\u2019on peut produire.(.) On s\u2019enlignait vers un autre record de production cette année », relève-t-il.Pour respecter les règles de distanciation sociale, les employés seront répartis entre les deux quarts de travail.Environ 40 % des employés travailleront de soir, alors qu\u2019ils n\u2019étaient qu\u2019une dizaine auparavant.Plusieurs stations de lavage mobiles ont été ajoutées.Des bouteilles de désinfectant seront distribuées aux travailleurs.Il y en aura également aux postes de travail.Les stocks de masques, visières, gants et lunettes de sécurité sont aussi bien garnis.AU RALENTI La situation est toutefois différente chez Laser AMP, à Granby.Le 11 mai ne se traduira pas par un retour massif des employés au travail, explique le directeur des ressources humaines, Pierre Breton.L\u2019entreprise, spécialisée dans la fabrication de pièces métalliques par la découpe au laser, le pliage et la soudure, a cessé ses activités durant près de deux semaines.Mais ses activités ont repris, de façon minimale, vers le 6 avril pour répondre aux demandes de ses clients actifs dans les services essentiels.« On roule environ à 40 % de notre capacité », dit M. Breton.Plusieurs autres entreprises du parc industriel sont dans une situation similaire.Le retour au travail s\u2019effectuera ainsi de façon progressive chez Laser AMP.« Nous sommes un sous-traitant.La majorité de nos clients n\u2019ont pas rouvert leurs usines.On va rappeler nos employés en fonction du carnet de commandes et des besoins de la clientèle », dit Pierre Breton.LES INDUSTRIES PRÊTES POUR LA REPRISE MARIE-ÈVE MARTEL marie-eve.martel@lavoixdelest.ca L\u2019annonce, cette semaine, de la réouverture imminente des commerces de détail ayant un accès extérieur est accueillie avec soulagement par plusieurs marchands.La pandémie laissera toutefois des traces, autant dans les magasins que dans les habitudes de consommation des clients.D ès lundi , des mesures de protection apparaîtront dans les commerces : vitres ou plexiglas aux caisses, distributeurs automatiques de gel désinfectant, flèches et marqueurs de distanciation sociale au sol .Les employés porteront gants, masques ou visières et sensibiliseront la clientèle à ne pas manipuler les articles qu\u2019ils n\u2019ont pas l\u2019intention d\u2019acheter.François G er vais, propr ié - taire de la bijouterie qui porte son patronyme, rue Principale à Granby, s\u2019attend à ce que les consommateurs revoient leurs priorités.« Avec la cr ise, on constate que certaines personnes surendettées n\u2019avaient pas les moyens de perdre une seule paie.À l\u2019avenir, elles vont peut- être passer à côté de certaines douceurs.» « Certains commerces ne passeront pas à travers de la crise, malheureusement, mais j \u2019espère que la population prendra cons cience de l \u2019 imp or tance d\u2019acheter local », poursuit-il.Mélanie Loiselle, propriétaire de la Literie Plus Design, est de cet avis.« Ça ne dérangeait pas les gens d\u2019acheter de la Chine avant, mais c\u2019est en train de revenir », relate celle qui n\u2019offre que des produits canadiens.L e We b e s t d e v e n u i n c o n - tournable, croit pour sa part Mario Grondin.« Les gens ont pris goût à acheter localement, mais aussi en ligne », estime le propriétaire du Grand Bazar La Source du Sport, à Granby, qui a investi dans son portail en ligne l\u2019an dernier.Il est si achalandé que trois employés à t e m p s p l e i n l \u2019a l i m e n t e n t quotidiennement.Serge Martin revampera aussi le site du Centre de couture et d\u2019aspirateurs Martin pour y vendre ses produits.« Quand l\u2019économie va moins bien, la couture va bien.Et c\u2019est de plus en plus un loisir qu\u2019une nécessité, alors je pense qu\u2019on va bien s\u2019en sortir », dit-il.Il lui faudra toutefois attendre pour la reprise des cours de couture et les services de couturière, distanciation sociale oblige.Néanmoins, le commerçant est optimiste, entrevoyant d\u2019un bon oeil l\u2019avenir du commerce local dans le secteur du service.« On peut trouver plein de choses sur Internet, affirme-t-il, mais Internet ne livre pas de services ! » COMMERCE DE DÉTAIL Tournés vers l\u2019achat local et en ligne «?On rappelle tous nos employés pour avoir la même cadence sur la ligne de production qu\u2019on avait avant d\u2019arrêter?», dit Marc-Alain Guérin, partenaire d\u2019affaires, capital humain, chez Prinoth.\u2014 PHOTO ALAIN DION Serge Martin revampera le site du Centre de couture et d\u2019aspirateurs Martin pour y vendre ses produits.\u2014 PHOTO ALAIN DION SAMEDI 2 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 10 ACTUALITÉS ISABELLE PION isabelle.pion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Une attention particulière doit être donnée aux adolescents qui devront rester à la maison, selon l\u2019Association des pédiatres du Québec, qui a quelques inquiétudes pour eux.La pédiatre Marie-Claude Roy, également membre du conseil d\u2019administration de l\u2019association, compte plusieurs adolescents parmi ses patients.« Pour avoir parlé à plusieurs de mes patients, c\u2019est une déception pour les adolescents.Ils avaient vraiment besoin de retrouver leur quotidien, leurs amis.Oui, les vacances d\u2019école pour quelques jours ont pu être vues comme un petit bonheur, mais leur vie sociale leur manque énormément.Oui, on est inquiets pour nos adolescents, qui peuvent développer beaucoup d\u2019anxiété, beaucoup d\u2019humeur dépressive.On le sait : ils s\u2019appuient beaucoup sur leurs pairs pour fonctionner (.) On vient de les priver d\u2019une bonne partie de leur vie.Pour eux, ça reste difficile », dit-elle en soulignant que pour ces jeunes, « la vraie vie » attendra jusqu\u2019en septembre.L\u2019accompagnement mis en place ne doit pas que miser sur l\u2019académique, note Dre Roy.« Oui, on veut qu\u2019ils continuent à progresser sur ce plan, mais le but de l\u2019école, ce n\u2019est pas que ça, c\u2019est une école de vie aussi.» Avant que le premier ministre François Legault annonce la réouverture graduelle des écoles, l\u2019Association avait pris position en faveur de cette décision, en mettant de l\u2019avant un déconfinement graduel et progressif.« Après plusieurs semaines, les besoins fondamentaux d\u2019éducation, de socialisation, de routine, de structure, reviennent en force, et c\u2019est ce dont on les a privés dans les dernières semaines, dit-elle au sujet de cette prise de position.Oui, on était inquiets pour les enfants vulnérables, on l\u2019était pour l\u2019ensemble des enfants, autant les enfants que les adolescents, parce qu\u2019ils ont besoin de cette routine-là et l\u2019aspect social est très important à l\u2019adolescence.(.) On se disait qu\u2019il fallait que la vie reprenne, parce que pour la grande majorité des enfants, c\u2019est une infection assez bénigne le coro- navirus (.) Oui, il faut protéger les aînés et les personnes vulnérables, il fallait que ça passe par la fermeture des écoles, mais c\u2019est difficile de justifier cela sachant que les enfants sont capables d\u2019affronter cela », rappelle Dre Roy au sujet de la position de l\u2019Association.SUIVI VIRTUEL Il aurait été imprudent, dit-elle en fonction de sa compréhension, de tout rouvrir d\u2019un coup.« Ça m\u2019apparaissait un pari un peu risqué.Non pas que les adolescents sont particulièrement à risque, mais tout le monde en même temps, c\u2019était difficile, et le suivi virtuel est pratiquement impossible avec les enfants du primaire alors que c\u2019est tout à fait possible avec ceux du secondaire, du collégial et universitaire.Du moment qu\u2019il fallait choisir une portion de la population, de miser sur les enfants du primaire d\u2019abord, en proportions gardées, c\u2019était prudent.» Beaucoup d\u2019enjeux de faisabilité ont été soulevés, note le Dr Alain Poirier, directeur de la Santé publique de l\u2019Estrie.« C\u2019est plus facile de faire l\u2019école à distance, au collégial, à l\u2019université et au secondaire aussi.On ne parle pas d\u2019études à la maison, mais de travail à distance.Ce qu\u2019on a entendu aussi, je ne sais pas si ça va se réaliser, mais des locaux du secondaire pourraient être utiles pour le primaire.» Il note que différentes possibilités pourraient être mises en place pour les jeunes en difficulté.« Est-ce qu\u2019on pourrait arriver à une autre formule plus tard ?La réponse semble être non, on nous a dit que ce serait seulement en septembre.» Il note toutefois qu\u2019il y aurait aussi eu plusieurs bonnes raisons de renvoyer les plus grands sur les bancs d\u2019école, tant pour l\u2019apprentissage que pour briser l\u2019isolement.Une attention devrait être portée aux ados, estiment les pédiatres Beaucoup d\u2019adolescents se sont sentis oubliés, dont les finissants de 5e secondaire.\u2014 PHOTO 123RF SHERBROOKE \u2014 L\u2019obligation de fréquentation scolaire soudainement avancée par le ministre de l\u2019Éducation, Jean-François Roberge, en a fait sursauter plus d\u2019un cette semaine.C\u2019est que le discours du ministre, qui parlait au départ de « vacances », a changé du tout au tout depuis le début de la crise.Aux yeux de Vincent Beaucher, chargé de cours en éducation à l\u2019Université de Sherbrooke, il s\u2019agit d\u2019une erreur de communication.S\u2019il est vrai que la Loi sur l\u2019instruction publique (LIP) prescrit une fréquentation scolaire pour tous les jeunes du Québec, qu\u2019elle stipule que les parents doivent prendre les moyens nécessaires pour que leur enfant remplisse son obligation de fréquentation scolaire, on ne peut pas penser remettre le fardeau de la preuve sur le dos des parents dans le contexte actuel, fait-il valoir.« Si le ministre veut, par un tel énoncé, se protéger du fait que les jeunes ne vont plus à l\u2019école, il n\u2019a qu\u2019à se référer à l\u2019article 123 de la loi sur la santé publique qui mentionne : \u201cAu cours de l\u2019état d\u2019urgence sanitaire, malgré toute disposition contraire, le gouvernement ou le ministre, s\u2019il a été habilité, peut, sans délai et sans formalité, pour protéger la santé de la population ordonner la fermeture des établissements d\u2019enseignement ou de tout autre lieu de rassemblement.\u201d » Aux yeux de la professeure Julie Myre-Bisaillon de l\u2019Université de Sherbrooke, s\u2019en tenir à cette ligne pourrait devenir problématique lorsqu\u2019on parle d\u2019évaluer les élèves, alors que ce n\u2019était pas le cas au début, d\u2019autant plus que les familles ont fait des choix en fonction des balises qu\u2019elles avaient obtenues au départ.Ainsi, certains parents ont pu décider de scolariser autrement leurs enfants, autres que par une scolarisation formelle.Cette nouvelle façon de faire peut donc être embêtante pour les parents qui ont fait des choix différents.« Il vient d\u2019annoncer que l\u2019école est obligatoire d\u2019ici la fin de l\u2019année et qu\u2019il pourrait même y avoir des évaluations, alors que certains ont choisi de \u201c\u2018décrocher\u201d\u2019 .C\u2019est extrêmement problématique.Pour moi, la priorité pour les enseignants, c\u2019est de regarder avec les élèves en difficulté ce qu\u2019ils leur manquent.D\u2019y aller de façon plus spécifique.» « Si on met cette obligation de scolarisation dans le contexte des élèves en difficulté, c\u2019est une ligne beaucoup trop dure.Pour des élèves en difficulté, on leur impose un encadrement à la dure avec les parents qui vont s\u2019en occuper, je ne suis pas sûre qu\u2019on va les garder au tournant.La priorité d\u2019ici la fin de l\u2019année, c\u2019est que nos enseignants du primaire et du secondaire appellent les élèves en difficulté pour réussir leur année.C\u2019est beaucoup plus important que de scolariser tout le monde au secondaire.» « La seule raison valable pour moi de faire des évaluations, c\u2019est pour des élèves qui étaient en difficulté et qui ont des chances de se rattraper.» QUELLE INTENTION?Quant aux jeunes à risque, quels peuvent être les impacts ?« Tout dépend de ce qui est fait à la maison.Le jeune qui est aimé, bien accompagné, et qui sait que ses parents ne le lâcheront pas, il a plus de chance de raccrocher.C\u2019est vraiment l\u2019environnement qui va aider.C\u2019est pour ça que le coup de téléphone va être important (.) Ce n\u2019est pas nécessaire d\u2019appeler tous les élèves, mais on va mettre l\u2019accent sur ceux qu\u2019on est en train d\u2019échapper », dit- elle en soulignant que l\u2019enseignant peut par exemple se concentrer là où les difficultés sont plus grandes.Le ministre, dans son annonce, a fait savoir que l\u2019encadrement pédagogique à distance serait renforcé.L\u2019annonce de lundi n\u2019avait pas « d\u2019intention pédagogique claire », estime la professeure, qui note au passage qu\u2019elle n\u2019est pas là pour dire s\u2019il s\u2019agit d\u2019un bon choix ou pas.Or, tout part de cette intention pour déployer les différentes mesures.Tout en disant comprendre l\u2019intention économique et l\u2019intention d\u2019offrir à une certaine clientèle un milieu plus structuré que la cellule familiale, Vincent Beaucher estime que les nombreuses contraintes pourraient réduire la valeur ajoutée de retourner à l\u2019école pour la grande majorité des élèves.LA TRIBUNE SCOLARISATION PENDANT LA PANDÉMIE Sur quel pied danser?«?Si on met cette obligation de scolarisation dans le contexte des élèves en difficulté, c\u2019est une ligne beaucoup trop dure.?» \u2014 Julie Myre-Bisaillon, professeure à l\u2019UdeS laVoixdel\u2019Est SAMEDI 2 MAI 2020 11 INFO- SIGNALEMENT FORMULAIRE DE SIGNALEMENT D\u2019ACTES NON SÉCURITAIRES Un outil pour aviser le Service de police de toute situation non urgente, mais soulevée par la population sur le non-respect des mesures sanitaires en lien avec la COVID-19.Formulaire à remplir en ligne au granby.ca/police POUR TOUTE URGENCE, COMPOSEZ LE 9-1-1 0038779 SAMEDI 2 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 12 SUIVEZ L\u2019ÉTAT DE LA SITUATION À GRANBY - Services municipaux - Communiqués de presse - Quoi faire durant cette période ?Visitez notre page Web dédiée : granby.ca/coronavirus 0038780 laVoixdel\u2019Est SAMEDI 2 MAI 2020 13 granby.ca LIGNE DE BIENVEILLANCE 9 h à 20 h, 7 jours sur 7 Une équipe fera des appels de courtoisie.Vous pouvez également nous téléphoner au 450 361-6111.POUR TOUTE URGENCE, COMPOSEZ LE 9-1-1 à l ecoute! Granby 450 361-6111 0038781 SAMEDI 2 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 14 *L\u2019offre « Ne payez pas pendant 120 jours » (paiements différés) s\u2019applique à tous les modèles Subaru 2020 ou 2019 neufs dont l\u2019achat a été ?nancé entre le 27 mars 2020 et le 1er juin 2020.Cette offre consiste à différer les paiements hebdomadaires/aux deux semaines/mensuels pendant les 120 premiers jours du contrat de ?nancement, approximativement (selon le cas).Un acompte ou d\u2019autres frais peuvent être exigés à la signature du contrat.Subaru Canada paiera les intérêts durant les 90 premiers jours.L\u2019acheteur devra payer les intérêts accumulés après la période initiale de 90 jours et pour toute la durée restante du contrat.Le premier paiement des intérêts sera dû environ 97, 104 ou 120 jours après le début du contrat, selon les échéances de paiement contractuelles (hebdomadaires/aux deux semaines/mensuelles).L\u2019acheteur devra commencer à rembourser le capital et les intérêts applicables au plus tard 120 jours après le début du contrat.La durée du contrat de ?nancement sera prolongée de 90 jours (trois mois).Cette offre s\u2019applique uniquement aux contrats de ?nancement conclus par l\u2019entremise des Services ?nanciers Subaru sur approbation de crédit.Cette offre n\u2019est pas disponible pour les contrats ?nancés par d\u2019autres institutions ?nancières.Visitez un concessionnaire participant ou subaru.ca pour tous les détails.D\u2019autres conditions s\u2019appliquent.La sécurité d\u2019abord, les versements plus tard.Financement à l\u2019achat : pro?tez de notre offre de paiements différés pendant 120 jours*.quebecsubaru.ca 0038793 laVoixdel\u2019Est SAMEDI 2 MAI 2020 ACTUALITÉS 15 ROXANNE CARON roxanne.caron@lavoixdelest.ca Martin Gagnon, propriétaire de l\u2019Attelier Archibald à Granby, est en voie de lancer un ciné- parc qui prendra place dans le stationnement du restaurant, rue St-Jacques.Une cinquantaine de véhicules pourront y converger dès que l\u2019interdiction de rassemblements sera levée par le gouvernement du Québec.Tout l\u2019argent amassé par l\u2019entremise de la vente de billets sera distribué à une cause qui reste à déterminer.Martin Gagnon avait eu cette idée bien avant l\u2019arrivée du corona- virus, mais il avoue que ce projet tombe à point, alors que les règles de distanciation risquent de s\u2019appliquer encore plusieurs mois.« Quand il y a eu l\u2019interdiction de rassemblements, la Ville m\u2019a appelé pour que j\u2019annule tout.Ils m\u2019ont dit que si je le faisais quand même, j\u2019avais des risques que la police débarque, alors je me suis dit que ça ne valait pas le coup », raconte le restaurateur.Dès que les ciné-parcs ouvriront, il assure qu\u2019il emboitera le pas.« J\u2019ose espérer que ce sera d\u2019ici la fin mai.» Ainsi, chaque dimanche et lundi, un seul film sera projeté sur un écran de 18 pieds de large afin d\u2019éviter que les gens sortent de leur véhicule pour aller aux toilettes, par exemple.Les bil lets, dont le coût ne devrait pas dépasser 10 $ par voiture, devront être achetés à l\u2019avance sur la plateforme Tixigo.On y trouvera tous les films diffusés pendant le mois, de même que les « combos » gourmands pour accompagner cette sortie estivale.De la même façon qu\u2019une salle à manger, les stationnements seront numérotés.« Quand on va assigner les autos dans le stationnement, on va savoir où la commande va.Comme les paiements se font à l\u2019avance, il n\u2019y aura pas de contact », indique M. Gagnon.L\u2019argent amassé grâce à la vente des billets d\u2019entrée sera remis à une fondation ou un organisme.CINÉ 100?% QUÉBÉCOIS Voyant ce projet comme une façon de mettre en valeur les artisans du coin, M. Gagnon vise à offrir des confiseries et de la nourriture 100 % québécoise.Il lance d\u2019ailleurs un appel aux producteurs locaux.« Si des artisans du coin veulent embarquer pour offrir de quoi dans le combo, ça va me faire plaisir.» Une petite surprise 100 % régionale risque aussi d\u2019attendre les spectateurs.« Je voudrais qu\u2019on aille une bande-annonce avant le film qui met tous les commerçants de Granby en valeur.» Quelques détails demeurent toutefois à fignoler, comme le plan de match lors des journées de pluie.Quoi qu\u2019il en soit, M. Gagnon croit que les ciné-parcs risquent d\u2019être plus achalandés qu\u2019à la normale cet été.« C\u2019est pas mal la seule activité qu\u2019on va pouvoir faire.On va y aller avec le voisin, mais chacun dans son auto ! », dit-il tout sourire.ATTELIER ARCHIBALD Le stationnement transformé en ciné-parc Martin Gagnon, propriétaire de l\u2019Attelier Archibald à Granby, en compagnie de sa famille \u2014 PHOTO JULIE CATUDAL 0013422 Embaucher un stagiaire vous permet de réaliser des projets spéciaux, de développer de nouvelles technologies ou de nouveaux services, d\u2019améliorer votre performance et de faire rayonner votre organisation auprès de futurs diplômés! Encore faut-il un brin de préparation.Voici quelques conseils pour vous assurer que votre expérience avec un stagiaire soit un succès.\u2022 Analysez vos besoins Prenez le temps de bien déterminer les projets prioritaires de votre organisation.Il est important de faire une analyse de vos besoins afin de présenter un mandat clair, varié et stimulant à votre futur stagiaire.Assurez-vous qu\u2019il aura suffisamment de travail pour la période du stage (15 semaines à temps complet).\u2022 Préparez l\u2019entrée de votre stagiaire Avisez vos employés qu\u2019une nouvelle personne s\u2019ajoutera bientôt à l\u2019équipe.Organisez l\u2019espace de travail de votre stagiaire et assurez-vous de lui fournir le matériel nécessaire à son travail, et ce, dès son arrivée.Planifiez votre horaire pour vous assurer d\u2019avoir le temps de bien lui expliquer les tâches à réaliser.\u2022 Accueillez votre stagiaire Pensez à bien expliquer vos attentes et à présenter votre stagiaire à l\u2019équipe.Déterminez vos indicateurs deperformance etpartagezceux-ci.Chaquepersonneestdifférenteetcertaines auront besoin de plus de temps que d\u2019autres pour s\u2019ajuster à vos demandes.Soyez présent pour votre stagiaire et assurez- vous que votre équipe soit inclusive.En outre, il est toujours conseillé de faire signer une entente de confidentialité à vos stagiaires.\u2022 Faites des suivis Planifiez des rencontres de suivi selon vos besoins et ceux de votre stagiaire, idéalement dans un bureau fermé.Il sera ainsi plus facile pour votre nouvelle recrue de se confier et de vous partager ses préoccupations/questions.N\u2019oubliez pas que votre stagiaire est dans un processus d\u2019apprentissage.Soyez compréhensif et patient.\u2022Communiquez avec le service des stages, au besoin En cas de problème, n\u2019hésitez pas à demander de l\u2019aide au Servicedesstagesetdudéveloppementprofessionnel.Chaque stagiaire a une personne-ressource attitrée à son dossier.Ce conseiller peut jouer le rôle de médiateur.\u2022 Faites une évaluation constructive Prenez le temps de discuter avec votre stagiaire de ses apprentissages et de ses réalisations.Faites une évaluation constructive de ses points forts et de ses points à améliorer.Depuis plus de 50 ans, notre institution permet aux organisations et à la clientèle étudiante de se côtoyer dans le cadre d\u2019expériences de travail.Nous avons donc développé une solide expertise au niveau du recrutement et de la relève.Nous vous partageons certaine des meilleures pratiques dans nos chroniques.C\u2019est un rendez-vous mensuel! Sophia Camiré-Wan, stagiaire-conseillère aux stages en entreprise et étudiante à la maîtrise en administration des affaires à l\u2019Université de Sherbrooke Six trucS pour faciliter l\u2019intégration de votre nouvelle recrue SAMEDI 2 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 16 « «LA VOIX DES LECTEURS  Directeur général CHRISTIAN MALO Rédactrice en chef ISABELLE GABORIAULT opinions Pour la pédagogie en plein air! Monsieur le Ministre, les personnes qui œuvrent dans le milieu de l\u2019éducation devront déployer des efforts considérables pour faire respecter les règles sanitaires émises par le gouvernement du Québec dans les écoles.C\u2019est une belle occasion pour votre gouvernement de recommander à la communauté éducative de profiter du déconfinement pour pratiquer la pédagogie en plein air.Les possibilités d\u2019activités dehors sont multiples et encore plus à cette période-ci de l\u2019année.Lors des dernières semaines, Jean- Philippe et son fils ont pris des photos des bourgeons en plein débourrement, fait des capsules météo pour apprendre des concepts associés à l\u2019atmosphère et sont partis à la recherche des premières bibittes du printemps dans le sol, dans les airs et dans les écorces des arbres.Julie et son fils ont créé un parcours actif sur le trottoir, fait une dictée sur la galerie en utilisant pinceaux et bol d\u2019eau et réalisé un diagramme à bandes représentant les couleurs des automobiles de la rue.Véronique et ses filles en ont profité pour pratiquer leur équilibre sur une slackline, pour construire un jeu de marelle avec des craies ou pour faire de grandes randonnées pédestres en montagne.Olivier s\u2019est intéressé au patrimoine bâti et à la toponymie des rues, à l\u2019apport des jardins communautaires dans l\u2019alimentation des gens au quotidien et à l\u2019art public dans son quartier.La p é dagogie en plein air, lorsqu\u2019elle est judicieusement utilisée en complément avec les activités en classe, comporte de très nombreux avantages.Elle offre de réels contextes permettant de rendre les apprentissages des élèves signifiants, favorise l\u2019activité physique et crée une connexion très stimulante entre les élèves et leur environnement.Plus que jamais, au cours des prochaines semaines, les jeunes pourraient surement se sentir plus épanouis et plus en sécurité à l\u2019extérieur.D\u2019ailleurs, la Fédération des éducateurs et éducatrices physiques enseignants du Québec vient de vous transmettre, Monsieur le Ministre, des recommandations pour favoriser et encourager l\u2019éducation physique en plein air lors de la réouverture des écoles.Bien sûr, les milieux à l\u2019extérieur et à proximité de l\u2019école ne peuvent pas remplacer les aménagements particuliers de la classe en tout temps.Mais, au-delà des récréations, ces espaces peuvent certes occuper une place plus importante dans le quotidien des jeunes.Nous croyons justement que la période actuelle représente une opportunité unique pour l\u2019école pour sortir du cadre habituel et intégrer davantage la pédagogie en plein air.Le Québec regroupe un ensemble de spécialistes en enseignement et apprentissage à l\u2019extérieur qui n\u2019attendent qu\u2019à être consultés pour mettre en valeur cette pédagogie qui a pris beaucoup d\u2019ampleur ces dernières années.Monsieur le Ministre, nous sommes prêts à vous accompagner ! Jean-Philippe Ayotte-Beaudet Professeur à la Faculté d\u2019éducation de l\u2019Université de Sherbrooke et codirecteur du Centre de recherche pour l\u2019enseignement et l\u2019apprentissage des sciences Julie Moffet Coordinatrice du projet Enseigner dehors, Fondation Monique-Fitz-Back Véronique Marchand Directrice générale de la Fédération des éducateurs et éducatrices physiques enseignants du Québec Olivier Arvisais Professeur à la Faculté des sciences de l\u2019éducation de l\u2019Université du Québec à Montréal L\u2019école une semaine sur deux La décision prise par le ministre Roberge lundi d\u2019ouvrir les écoles primaires me semble improvisée, peut-être même hâtive.D\u2019autant plus qu\u2019il a, lors de son annonce cette semaine, insisté plus d\u2019une f o i s p o u r d i re q u \u2019 i l a g i ssa i t selon le point de vue de la santé publique et non du point de vue de l\u2019éducation publique.Il est vrai que depuis plusieurs jours l\u2019association des pédiatres recommandait cette ouverture afin de protéger les enfants les plus vulnérables tant au plan psychologique que scolaire.On ne peut pas être contre une telle ouverture pour de telles raisons, quoique si cela s\u2019avère dans les faits une erreur et qu\u2019il faut reculer, ce n\u2019est pas le gouvernement qui sera blâmé, mais plutôt la santé publique et c\u2019est en mettre beaucoup sur ses épaules.Personnellement, j\u2019aurais préféré une décision éducative qui a l\u2019aval de la santé publique.Ce qui signifie que le ministre aurait fait les consultations nécessaires pour obtenir un consensus de la part des directions d\u2019écoles, des directeurs des centres de services, mais surtout de la part des syndicats .Un consensus autour d\u2019un plan de réouverture des écoles qui soit sécuritaire, solidaire de tous les acteurs et actrices de l\u2019éducation et qui constituerait un élan courageux du milieu éducatif pour apporter une forme d\u2019espoir quant à la réussite du plan de dé- confinement nécessaire et le plus rapidement possible, lequel ne peut se poursuivre sans une détérioration de la santé financière et mentale à la fois des jeunes et de leurs parents.Évidemment, un tel plan serait sous la loupe de la santé publique à la fois pour son approbation, mais aussi en cas de nécessité de son interruption.La question qui se pose : est- il trop tard pour envisager les choses autrement et rapidement ?Je ne crois pas, comme on dit , en temps de crise il faut savoir se revirer sur un dix cennes.Je fais donc cette proposition au ministre Roberge: Toutes les écoles primaires et secondaires rouvriront le 1 9 m a i .L e p o r t d u m a s q u e sera obligatoire pour tous les enseignants(es).Cependant les élèves fréquenteront les classes une semaine sur deux en alternance.La première semaine, par exemple, ce sera les élèves dont le nom de famille commence par la lettre A jusqu\u2019à K.La deuxième semaine suivra les élèves de L à Z.Ceci, évidemment, pour favoriser la distanciation par un nombre d\u2019élèves réduit.Évidemment, chacun de ses groupes fonctionnant en alternance ne pourront avoir que trois semaines de classe d\u2019ici la fin de l\u2019année scolaire.Si le ministre adoptait cette approche, en ouvrant toutes les écoles donc le 19 mai, cela permettrait de préparer au mieux parents et enseignants(es).Pour ces trois semaines de classe, il est aussi possible de prévoir des contenus de programme stratégiques pour soit améliorer soit poursuivre les apprentissages pour tous les élèves .Mais le plus important serait de permettre à tous les élèves, sans distinction de performance, de vivre ensemble une fin d\u2019année près de la normale du point de vue éducatif et certainement positive du point de vue de la santé mentale et psychologique pour eux, mais aussi pour leurs parents, et bien sûr toute notre société.Denis Forcier Shefford \u2014 PHOTO FOURNIE PAR LES SIGNATAIRES laVoixdel\u2019Est SAMEDI 2 MAI 2020 17 LE QUIZ QU OTIDIEN À NE PAS M ANQUER ! En collaboration avec Répondez à la question posée sur les ondes du M105, tous les matins à 7 h 40.Vous avez toute la journée pour y répondre.Les questions sont simples et vous permettront d'en savoir encore plus sur votre Granby.granby.ca DÈS L E 13 A VRIL 200 $ À GA GNER CHAQUE J OUR EN ÉPICER IE 0038791 SAMEDI 2 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 18 ACTUALITÉS La crise de la COVID-19 a contribué à la prolifération d\u2019informations de toutes sortes, au point de semer la confusion dans le public.L\u2019information crédible et vérifiée demeure un rempart contre les fake news.Depuis le début de la pandémie, les six journaux de la Coopérative nationale d\u2019information indépendante ont donné le mandat à trois chroniqueurs scientifiques de départager le bon grain de l\u2019ivraie pour le compte de ses lecteurs.Petit entretien avec les membres de ce trio pour en savoir davantage sur les défis de leur travail.PROPOS RECUEILLIS PAR NORMAND PROVENCHER ZOOM SUR NOS CHRONIQUEURS SCIENTIFIQUES \u203a JEAN-FRANÇOIS CLICHE LE SOLEIL C h r o n i q u e u r s c i e n t i f i q u e au Soleil depuis 2006, Jean- François Cliche reçoit quotidiennement une trentaine de questions reliées à la COVID-19.« Je m\u2019attendais à en avoir pas mal, mais pas à ce point-là.Il faut dire que le monde a plus de temps libre que d\u2019habitude.» Chaque question lui demande plusieurs lectures et recherches « pour valider les informations et être aussi concret que possible » dans ses réponses.« Les gens ont besoin d\u2019informations crédibles.Il y a tant de choses qui circulent.Les questions commencent souvent par \u201cj\u2019ai lu quelque part\u201d ou \u201cj\u2019ai entendu dire\u201d », preuve indéniable selon lui que le public a du mal à s\u2019y retrouver parmi l\u2019avalanche d\u2019informations, parfois douteuses, qui circulent.Le diplômé en histoire et en sociologie, grand amateur de statistiques, croit que les gens ont plus que jamais besoin d\u2019informations crédibles.Dans sa boîte de courriels, parfois des échanges assez saugrenus, comme ceux avec ce lecteur persuadé qu\u2019il avait contracté la COVID-19 en septembre, plusieurs mois avant l\u2019éclosion du virus en Chine.\u203a VALÉRIE BORDE CENTRE DÉCLIC Départager le vrai du faux en période de crise sanitaire n\u2019est pas une sinécure, affirme Valérie Borde, du Centre Déclic.« C\u2019est tellement complexe.Le public n\u2019a pas toujours toutes les bases pour comprendre.C\u2019est d\u2019autant plus difficile que la science est dure à suivre, avec toutes ces études qui sortent les unes après les autres, certaines partielles, d\u2019autres plus ou moins vérifiées.On est dans une sorte de précipitation où la science côtoie l\u2019opinion.» La diplômée en chimie, qui roule sa bosse en journalisme scientifique depuis 25 ans, estime que la crédibilité des informations est plus cruciale que jamais en ces temps de pandémie.« Ce n\u2019est pas facile de tout démêler.J\u2019essaie de garder mon sang-froid, d\u2019être très pédagogique en profitant de chaque question pour passer quelques notions de base.C\u2019est beaucoup de travail.Je me sens une grande responsabilité de ne pas écrire de conneries.Il faut faire ça vraiment comme il faut.» \u203a ANNIE LABRECQUE QUÉBEC SCIENCE Détentrice d\u2019un baccalauréat en microbiologie et d\u2019un certificat en journalisme, Annie Labrecque donne dans la vulgarisation scientifique depuis 13 ans.En compagnie de Marine Corniou et de Renaud Manu- guerra-Gagné, elle répond aux questions des lecteurs sous la gouverne de Québec Science.La pandémie l\u2019oblige à replonger à l\u2019occasion dans ses bouquins de classe pour vérifier certaines informations.« C\u2019est pas toujours évident.Il y a une mer d\u2019informations sur la COVID-19.Plus ça avance, mieux on connaît le virus.Les informations sorties il y a un mois se révèlent maintenant plus ou moins vraies.On navigue un peu dans le brouillard.» La prolifération des informations douteuses sur les réseaux sociaux \u2014 comme l\u2019utilisation\u2026 d\u2019urine de vache comme supposé moyen de protection contre le virus \u2014 contribue à semer la confusion dans le public.« Je peux comprendre, les gens ont besoin de croire en quelque chose, d\u2019où l\u2019importance de sources d\u2019informations fiables.» laVoixdel\u2019Est SAMEDI 2 MAI 2020 19 Québec.ca/relance La relance graduelle des activités des divers secteurs économiques et des entreprises est une responsabilité partagée.Chacun a son rôle à jouer pour que tout reste harmonieux et sécuritaire.Pour reprendre graduellement les activités en toute sécurité, on continue de se protéger. SAMEDI 2 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 20 ACTUALITÉS Partout, des travailleurs et des travailleuses sont au front malgré l\u2019arrêt d\u2019un nombre incalculable d\u2019activités sociales, culturelles et économiques.Les journaux de la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante publient une série de portraits de ceux et celles pour qui il n\u2019y a ni isolement à la maison ni télétravail.Ces héros du quotidien qui montent la garde dans nos vies chamboulées.TRAVAILLEURS AU FRONT MARIO BOULIANNE mboulianne@ledroit.com Pour les intervenants et intervenantes de la DPJ sur le terrain, la période de confinement a débuté dans l\u2019anxiété, le stress et l\u2019inconnu.Il aura quand même fallu une période d\u2019adaptation pour tous ces professionnels qui, sur le terrain, doivent interagir avec des jeunes en crise et des familles en détresse.Caroline Gauthier est une intervenante de la DPJ qui a œuvré en Montérégie, dans les Laurentides et en Outaouais.Elle s\u2019est confiée au Droit.Q Comment la pandémie de la COVID-19 affecte-t-elle votre travail au quotidien?R Il a fallu revoir notre façon d\u2019inter venir auprès de notre clientèle.On ne peut plus se présenter chez une famille sans au préalable planifier l\u2019intervention.Par exemple, on doit se demander comment allons-nous transporter l\u2019enfant et si c\u2019est le cas, dans quel véhicule ?Doit- on se rendre au bureau ou directement à la famille d\u2019accueil ?Toutes des questions qu\u2019on ne se posait pas avant la pandémie.Aussi, nous devons prendre des mesures de sécurité sanitaire pour nous et pour les familles avec qui nous entrons en contact.On doit se rendre dans les milieux de vie pour faire une évaluation juste des risques.Alors, même si l\u2019on respecte à la lettre les consignes de distanciation, il y a des moments où c\u2019est tout simplement impossible.Je ne dis pas qu\u2019on se met à risque, mais ça devient parfois stressant.Même si on est bien préparé, il y a une part d\u2019inconnu dans chacune de nos interventions et le virus ajoute un facteur de risque.Dans l\u2019urgence ou non, il faut comprendre que le cœur de nos interventions demeure le même.On doit bien évaluer la situation afin de prendre les bonnes décisions pour l\u2019enfant et la famille.Q Comment votre clientèle réa- git-elle aux mesures de confinement et de distanciation lors de vos interventions?R La grande majorité des gens comprend très bien la situation.Évidemment, on ressent parfois une certaine réticence à nous laisser entrer dans la maison, mais on prend le temps de bien leur expliquer nos mesures de sécurité, et s\u2019il le faut, on peut aussi porter des gants et un masque.Chaque intervenant a son propre équipement.Et quand on doit rencontrer les gens à nos bureaux, on s\u2019assure également de la sécurité des lieux.On a des salles adaptées et spécialement aménagées pour cette période de crise.Par contre, les contacts de personne à personne sont réduits au minimum.On utilise les moyens technologiques à notre disposition pour mettre en relation les enfants et leurs parents.Aussi, certains contacts sont permis, mais le tout est évalué au cas par cas.Q La crise augmente-t-elle les risques de violence et d\u2019abus chez les enfants?R Je peux difficilement répondre à cette question maintenant, puisque nous n\u2019avons pas fait de bilan.Après la crise, nous serons plus en mesure d\u2019évaluer tout ça.Par contre, il est clair que le confinement est un facteur anxiogène et augmente le stress dans des milieux où les risques sont présents.Ce facteur fait maintenant partie de notre évaluation.À ce jour, il est aussi difficile de dire s\u2019il y a une hausse ou non de la violence faite aux enfants.Évidemment, ils ne sont plus sous le radar collectif puisque les écoles sont fermées et les rassemblements publics sont interdits.Alors oui, les signalements sont en baisse en raison de ces facteurs.Mais la détresse, elle, est toujours bien présente.Q Croyez-vous que certaines mesures prises pendant la crise deviendront permanentes?R Ça, c\u2019est certain et ça touche principalement les moyens de communication et la technologie.Depuis le début de la crise, on a eu accès à de nouveaux outils de travail comme des tablettes, des ordinateurs portables et des cellulaires.Ces équipements nous facilitent la tâche dans beaucoup de domaines.On peut ainsi mieux préparer nos interventions, ce qui est devenu le nerf de la guerre pour nous, pendant cette crise.J\u2019ose espérer que nous aurons toujours accès à ces équipements après la crise.C\u2019est facilitant, mais il y a aussi d\u2019autres enjeux.On doit comprendre que les contacts interpersonnels régissent notre travail.On doit rencontrer les gens en personne pour bien faire notre boulot.On ne pourra pas bien évaluer une situation seulement sur Skype ou par téléphone.On doit se rendre sur place.Notre travail d\u2019intervention est transporté par le non verbal.Il faut être là, physiquement, pour ressentir ces émotions.En temps normal, nos visites ne sont pas annoncées.On arrive à l\u2019improviste pour avoir un tableau de la situation le plus près possible de la réalité.Depuis quelques semaines, cette façon de faire a été un peu bousculée.Mais bientôt, il y aura une rentrée progressive dans les écoles primaires et les garderies.On devra alors réadapter nos interventions puisqu\u2019il sera difficile de savoir quel enfant est à l\u2019école ou quel autre n\u2019y est pas.On devra se présenter à la maison pour constater en personne la nouvelle situation.CAROLINE GAUTHIER, INTERVENANTE À LA DPJ RÉINVENTER LE TRAVAIL SUR LE TERRAIN Caroline Gauthier est intervenante à la DPJ.\u2014 PHOTO LE DROIT laVoixdel\u2019Est SAMEDI 2 MAI 2020 21 ARTS ET SPECTACLES ISABEL AUTHIER isabel.authier@lavoixdelest.ca La vie est sur pause, mais ça n\u2019empêche pas la municipalité de Sutton de continuer à plancher sur son projet de parcours villageois sous le signe de l\u2019art et de l\u2019histoire, d\u2019hier à aujourd\u2019hui.En suivant une ligne colorée tracée au sol, les visiteurs seront invités à arpenter à pied le cœur du village à travers 18 étapes dans des endroits publics, à l\u2019intérieur comme à l\u2019extérieur.À terme, la balade totalisera 4,5 kilomètres.Bien des questions demeurent en suspens, mais la première des trois phases du circuit pourrait voir le jour d\u2019ici la fin de l\u2019été, espère Claudine Filion-Dufresne, agente de développement culturel à la Ville de Sutton.« À l\u2019origine, on comptait le lancer en juin, mais on doit s\u2019adapter, car on dépend de nos partenaires.Il y a des points d\u2019interrogation, par exemple, pour l\u2019ouverture des galeries d\u2019art.» «?UN PARCOURS ÉVOLUTIF?» Inspiré de ce qui se fait ailleurs dans le monde, ce parcours balisé combinera le patrimoine et les œuvres d\u2019art, en faisant notamment appel aux galeries Arts Sutton, Arts Plus et Farfelu et au parc culturel D\u2019arts et de rêves.Le Musée des communications et d\u2019histoire de Sutton, qui possède plus de 1000 artéfacts, sera également mis à contribution.« C\u2019est un parcours évolutif, décrit Mme Filion-Dufresne.Plusieurs endroits pourraient être accessibles cet été, notamment des commerces comme La Rumeur affamée, La Galette et la joaillière Ariane Marois, en vitrine ou à l\u2019intérieur de leur boutique.» À eux, s\u2019ajouteraient des installations municipales.Au parc Goyette- Hill, on pourrait voir des souvenirs de ski et de sports d\u2019hiver ; à la bibliothèque, on exploiterait le thème de l\u2019écriture.En fait, une multitude de thématiques sont dans la mire des organisateurs : la photographie, l\u2019agriculture, le passé industriel et même les débuts du cinéma à Sutton seront notamment abordés.Pour ce dernier thème, l\u2019arrêt devrait avoir lieu à la Salle Gérard et Alec Pelletier.La nature y trouvera aussi sa place, grâce à une incursion dans un sentier et en bordure de la rivière Sutton.« Le but, c\u2019est d\u2019amener la culture vers les gens, de sortir les artéfacts du musée », poursuit la dame, en indiquant qu\u2019au fil du temps, plus d\u2019œuvres d\u2019art apparaîtront dans le parcours.La Ville est d\u2019ailleurs en pourparlers avec Hydro-Québec pour que l\u2019an prochain, les boîtes électriques qui jalonnent le circuit soient recouvertes d\u2019œuvres.«?Le but, c\u2019est d\u2019amener la culture vers les gens, de sortir les artéfacts du musée.?» \u2014 Claudine Filion-Dufresne, agente de développement culturel à la Ville de Sutton En 2021, lorsque les gens pourront recommencer à manipuler des objets, espère Mme Filion-Dufresne, des boîtes sonores feront également leur apparition dans certaines étapes du circuit.À l\u2019aide d\u2019anciens postes de radio, de vieux téléphones et téléviseurs modifiés, il sera ainsi possible d\u2019écouter des extraits d\u2019entrevues réalisés avec des aînés de Sutton et d\u2019en apprendre davantage sur certains événements liés à la municipalité.Il y sera entre autres question de parties de hockey et de l\u2019arrivée de l\u2019électricité, dit-on.UN NOM À TROUVER Le tracé à suivre sera bien visible sur le trottoir et le pavé \u2014 la couleur choisie pourrait être le bleu ou le vert, à l\u2019effigie de la Ville \u2014, mais on compte également proposer une carte interactive via l\u2019application mobile Ondago ou Guidigo.Cet outil complémentaire offrira aux gens encore plus d\u2019informations.« C\u2019est un bel espace de créativité pour un tel parcours », fait remarquer l\u2019agente culturelle.Quant à l\u2019appellation officielle du parcours, rien n\u2019est encore décidé.À ce jour, « Parcours Décou-Vert », « Parcours La Muse Bleue », « La Traversée culturelle » et « Héritage tracé » ont été suggérés.Le Service de la culture de la municipalité demeure toutefois ouvert aux propositions.Vous avez une idée ?Écrivez à l\u2019adresse artpu- blic@sutton.ca Bientôt un nouveau parcours à pied à Sutton La photo de gauche montre la section «?magasin général?» du Musée des communications et d\u2019histoire de Sutton, un thème qui sera exploité à l\u2019arrêt prévu à l\u2019épicerie fine La Rumeur affamée.À droite, on reconnaît l\u2019artiste Éric Lamontagne devant son oeuvre publique qui fera aussi partie du circuit.\u2014 PHOTOS FOURNIES 0030372 SACS EN PAPIER OBLIGATOIRES COLLECTE DE SURPLUS DE FEUILLES ET DE RÉSIDUS DE JARDIN ENTRE LE 4 ET LE 15 MAI 2020 SELON VOTRE SECTEUR SAMEDI 2 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 22 ARTS ET SPECTACLES TOMMY BROCHU tommy.brochu@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Les bandes dessinées de Ben se retrouvent dans plusieurs journaux de la Coopérative de l\u2019information indépendante depuis plus de 20 ans.Son auteur, Daniel Shelton, continuera de publier les péripéties de son personnage dans les éditions électroniques des quotidiens de CN2i\u2026 mais dans une toute nouvelle mouture.À compter de lundi, le noir et blanc fera place à la couleur et la lecture sera adaptée aux médiums électroniques, puisque des cases seront maintenant superposées, une première pour le vétéran bédéiste.« C\u2019est un produit adapté à un lectorat plus branché », commente l\u2019auteur.Même s\u2019il pratique ce métier depuis près d\u2019un quart de siècle, Daniel Shelton gardera cependant son style traditionnel.S\u2019il dessine toujours ses bandes dessinées au crayon et à l\u2019encre de Chine, les ordinateurs ont quand même permis à M.Shelton de donner de la couleur à ses personnages.« Quand j\u2019ai fait la portion traditionnelle du dessin, je numérise les bandes dessinées pour faire des modifications comme la mise en couleur.Ça, ç\u2019a changé » exprime-t-il.M.Shelton pense que les lecteurs apprécieront la nouvelle forme de son art.« Au niveau du mobile, une bande dessinée à l\u2019horizontale, c\u2019est un peu maladroit.On vise quelque chose de plus carré, donc c\u2019est une lecture beaucoup plus facile pour les personnes utilisant des tablettes et des téléphones.(\u2026) C\u2019est une belle façon d\u2019aller chercher un plus grand lectorat », dit-il en notant que la couleur ajoutera un volet plus éclaté.Celui qui a passé son enfance et son adolescence à Sherbrooke est heureux de continuer son travail dans le journal qu\u2019il a souvent lu.« Quand j\u2019ai commencé dans La Tribune, ça faisait une petite chaleur de savoir que j\u2019étais publié dans mon journal local.De savoir qu\u2019après 23 ans, que je suis toujours pertinent pour ce qui est de la lecture au quotidien, que les gens sont toujours intéressés, c\u2019est touchant », décrit le bédéiste qui habite maintenant à Hudson.Après plus de 6900 bandes dessinées, d\u2019où provient l\u2019inspiration ?« On se laisse inspirer par ce qui se passe autour de nous.Avec un peu de recul sur notre journée, on trouve des choses intéressantes, amusantes.Il s\u2019agit de prendre le temps et prendre un regard sur ce qui se passe », répond M.Shelton, espérant que la collaboration entre la CN2I et lui durera longtemps.Pour les lecteurs du papier, Ben sera encore au rendez-vous dans les éditions du samedi.Ben fait le saut au numérique À compter de lundi, la série Ben de Daniel Shelton sera diffusée en couleur sur les plateformes de CN2i et la lecture sera adaptée aux médiums électroniques, puisque des cases seront maintenant superposées, une première pour le vétéran bédéiste.\u2014 PHOTO FOURNIE 0038633 À tous les gens du réseau de la santé et des services sociaux, aux organismes communautaires, aux innombrables bénévoles, à l\u2019ensemble de la communauté qui se dévouent envers les plus vulnérables.- Le conseil des maires de la MRC Brome-Missisquoi La solidarité des citoyens et citoyennes de Brome-Missisquoi n\u2019était plus à prouver, mais elle nous démontre aujourd\u2019hui qu\u2019en unissant nos forces, on peut réellement sauver des vies! Abercorn .Bedford .Bolton-Ouest .Brigham .Brome .Bromont .Canton de Bedford .Cowansville Dunham .East Farnham .Farnham .Frelighsburg .Lac-Brome .Notre-Dame-de-Stanbridge .Pike River Saint-Armand .Saint-Ignace-de-Stanbridge .Sainte-Sabine .Stanbridge East .Stanbridge Station .Sutton Nous vous remercions de tout cœur! laVoixdel\u2019Est SAMEDI 2 MAI 2020 23 ACTUALITÉS LOUIS-SIMON GAUTHIER ls.gauthier@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 On parle beaucoup d\u2019achat local depuis le début de la crise.Deuxième produit d\u2019appel du tourisme gourmand au Québec après les fromageries, les micro- brasseries ont des solutions pour tenter de compenser les pertes financières provoquées par la fermeture des bars et des restaurants : elles aimeraient pouvoir livrer leurs bières à la porte des consommateurs.« Il est grand temps que le gouvernement se réveille.Nous ne demandons pas d\u2019argent, simplement un assouplissement des règles sur la distribution et la livraison d\u2019alcool », témoigne la directrice générale de l\u2019Association des microbrasseries du Québec, Marie-Ève Myrand.À l\u2019échelle provinciale, son regroupement défend les intérêts de plus de 250 brasseries et quelque 5000 emplois.Ces jours-ci, ceux qui brassent le font presque tous à petit régime.Sans surprise, on déplore plusieurs pertes d\u2019emplois.La majorité des brasseries ont moins de cinq ans d\u2019existence au Québec ; une sur trois est établie dans une ville de 10 000 personnes ou moins.«?Le commerce en ligne est très populaire en ce moment, on pourrait en profiter.C\u2019est extrêmement frustrant d\u2019être mis de côté.Pourtant, quand on pense aux producteurs du coin, on pense aux microbrasseries, non?C\u2019est paradoxal et ironique.?» \u2014 Marie-Ève Myrand, directrice générale de l\u2019Association des microbrasseries du Québec « Elles servent de la bonne bière et font désormais partie du poumon de plusieurs municipalités, elles ont un impact économique positif.Les gens découvrent de plus en plus le Québec en visitant les microbrasseries, mais certaines sont fragiles à l\u2019heure où l\u2019on se parle.» Se redéfinir et faire preuve d\u2019agilité en temps de crise, ce n\u2019est pas évident dans un secteur archi réglementé comme celui des alcools au Québec.Et ça ne date pas d\u2019hier.« Il y a une trentaine de lois.Certains vignerons peuvent livrer à domicile, les microbrasseries qui vendent des repas le peuvent également, mais pas ceux qui distribuent uniquement bouteilles et canettes », précise Marie- Ève Myrand.Oui, épiceries et dépanneurs, pour la plupart, continuent à offrir des produits locaux.Le monde des alcools demeure un produit essentiel.Mais les habitudes des consommateurs changent, même s\u2019ils sont nombreux à encourager les microbrasseries et à leur manifester leur amour.LOI SUR LA VENTE D\u2019ALCOOL « Une des barrières à l\u2019achat de nos produits, c\u2019est le prix, surtout en période de pandémie où l\u2019insécurité financière s\u2019installe.Les gens ont aussi moins le temps de flâner à l\u2019épicerie en regardant les canettes, les bouteilles et les étiquettes.Il faut opérer, et vite ! » C\u2019est donc dans « un carré de sable » limité que les brasseurs se démènent, au dire de Mme Myrand.« Ce qu\u2019on demande, c\u2019est de permettre, ne serait-ce que de façon temporaire, des changements aux lois sur la vente d\u2019alcool.Le commerce en ligne est très populaire en ce moment, on pourrait en profiter.C\u2019est extrêmement frustrant d\u2019être mis de côté.Pourtant, quand on pense aux producteurs du coin, on pense aux microbrasseries, non ?C\u2019est paradoxal et ironique.» Mme Myrand admet que cette frustration s\u2019amplifie quand les brasseurs savent que la SAQ, en tant que société d\u2019État, peut livrer à la porte.« Ça fait des lunes qu\u2019on demande à avoir une fraction de ce privilège, en tant que producteurs.C\u2019est deux poids, deux mesures.Nous avons les mains liées dans la crise.» Que peut-on faire, donc, pour donner un coup de main à ces producteurs régionaux ?« Les encourager le plus possible ! Ce sont des créateurs.Votre bière, elle n\u2019a pas le même goût si vous encouragez quelqu\u2019un de votre région.L\u2019argent ne va pas dans une grande ville étrangère, elle reste chez vous.» Les microbrasseries veulent livrer chez vous L\u2019Association des microbrasseries du Québec regroupe plus de 250 brasseries .\u2014 PHOTO LA PRESSE 0038608 SAMEDI 2 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 24 0038485 PLATEFORME NUMÉRIQUE * Moyenne comptabilisée pour les six applications des coopératives d\u2019information.MENU Vous avez un intérêt particulier pour les nouvelles internationales?Il vous suffit de cliquer sur l\u2019onglet Monde et vous y voilà! 1 PORTABILITÉ L\u2019application vous suit dans tous vos déplacements et même en vacances à l\u2019étranger.Une fois l\u2019édition du jour téléchargée, plus besoin de connexion internet.4 JEUX | MOTS CROISÉS Vous ne laisserez plus jamais un mot croisé incomplet! Lorsque vous êtes bloqué, vous pouvez valider une lettre ou un mot dont vous n\u2019êtes pas sûr.Vous pouvez aussi choisir de révéler une seule lettre ou un mot entier qui vous pose problème.2 AVIS DE DÉCÈS Depuis quelques semaines, un écran dans l\u2019actualité mène vers un site où sont regroupés les avis de décès des six journaux de notre groupe de presse.Vous pouvez les partager sur les réseaux sociaux et même les télécharger en format pdf.3 TROIS GROSSEURS DE CARACTÈRE Plusieurs lecteurs disent ne pas avoir besoin de leurs lunettes pour lire les textes dans l\u2019application grâce à l\u2019option permettant de grossir la taille des caractères.5 À CONSERVER TÉLÉCHARGEZ L\u2019APP EN 5 ÉTAPES Téléphone ou tablette iPhone et iPad Allez sur l\u2019application App Store Téléphone ou tablette Android Allez sur l\u2019application Play Store Play Store CORRESPONDRE AVEC L\u2019AUTEUR Après avoir lu un texte, vous souhaitez communiquer avec le ou la journaliste?Touchez simplement l\u2019icône de cour- riel ou de message Twitter à coté de sa signature pour lui écrire directement.6 MULTIMÉDIA L\u2019application vous offre des vidéos, des balados, des galeries de photos et des hyperliens donnant accès à des contenus additionnels.7 PARTAGE Vous souhaitez partager un texte particulièrement intéressant avec un ami?Rien de plus simple! Le bouton de partage vous permet de l\u2019envoyer par courriel ou par texto et même de le partager sur les réseaux sociaux comme Facebook.8 ARCHIVES Vous n\u2019avez pas pu lire votre journal la semaine dernière ou vous souhaitez faire lire à un collègue un texte que vous avez lu?Pas de problème, puisque vous avez accès aux éditions des 60 derniers jours.9 DERNIÈRE HEURE Dans la section Dernière heure, de nouveaux articles s\u2019ajoutent tout au long de la journée pour rendre compte de ce qui se passe en temps réel sur la scène locale, nationale et internationale.10 ACTIVEZ LES NOTIFICATIONS pour être averti chaque fois qu\u2019un texte est ajouté à la section Dernière heure.RAISONS D\u2019ADOPTER L\u2019APPLICATION DE LA VOIX DE L\u2019EST 10 Au cours des dernières semaines, des milliers de Québécois en confinement ont découvert l\u2019application de La Voix de l\u2019Est.Les statistiques ne mentent pas: le nombre quotidien d\u2019utilisateurs a bondi de 25 % dans les dernières semaines seulement*.Joignez-vous à eux! Sélectionnez l\u2019outil Recherche Tapez La Voix de l\u2019Est Appuyez sur Obtenir Une fois l\u2019installation terminée, appuyez sur Ouvrir Notre application se consulte exactement comme un journal! Vous n\u2019avez qu\u2019à glisser votre doigt comme si vous en tourniez les pages.En fait, l\u2019application comporte bien des avantages.Voici les 10 principaux! Dans la fenêtre Rechercher des applications, tapez La Voix de l\u2019Est Sélectionnez La Voix de l\u2019Est Appuyez sur Installer Une fois l\u2019installation terminée, appuyez sur Ouvrir CHRONIQUE / Le premier ministre l\u2019a reconnu hier, «ça va être un gros défi de faire travailler tout ce monde-là ensemble, des gens qui ne sont pas habitués de travailler ensemble.Ça ne va pas être facile».MARIE-ÈVEMARTEL LA VOIX DE L\u2019EST 16 avril 2020 Mise à jour le 16/04/2020 laVoixdel\u2019Est SAMEDI 2 MAI 2020 25 0038485 PLATEFORME NUMÉRIQUE * Moyenne comptabilisée pour les six applications des coopératives d\u2019information.MENU Vous avez un intérêt particulier pour les nouvelles internationales?Il vous suffit de cliquer sur l\u2019onglet Monde et vous y voilà! 1 PORTABILITÉ L\u2019application vous suit dans tous vos déplacements et même en vacances à l\u2019étranger.Une fois l\u2019édition du jour téléchargée, plus besoin de connexion internet.4 JEUX | MOTS CROISÉS Vous ne laisserez plus jamais un mot croisé incomplet! Lorsque vous êtes bloqué, vous pouvez valider une lettre ou un mot dont vous n\u2019êtes pas sûr.Vous pouvez aussi choisir de révéler une seule lettre ou un mot entier qui vous pose problème.2 AVIS DE DÉCÈS Depuis quelques semaines, un écran dans l\u2019actualité mène vers un site où sont regroupés les avis de décès des six journaux de notre groupe de presse.Vous pouvez les partager sur les réseaux sociaux et même les télécharger en format pdf.3 TROIS GROSSEURS DE CARACTÈRE Plusieurs lecteurs disent ne pas avoir besoin de leurs lunettes pour lire les textes dans l\u2019application grâce à l\u2019option permettant de grossir la taille des caractères.5 À CONSERVER TÉLÉCHARGEZ L\u2019APP EN 5 ÉTAPES Téléphone ou tablette iPhone et iPad Allez sur l\u2019application App Store Téléphone ou tablette Android Allez sur l\u2019application Play Store Play Store CORRESPONDRE AVEC L\u2019AUTEUR Après avoir lu un texte, vous souhaitez communiquer avec le ou la journaliste?Touchez simplement l\u2019icône de cour- riel ou de message Twitter à coté de sa signature pour lui écrire directement.6 MULTIMÉDIA L\u2019application vous offre des vidéos, des balados, des galeries de photos et des hyperliens donnant accès à des contenus additionnels.7 PARTAGE Vous souhaitez partager un texte particulièrement intéressant avec un ami?Rien de plus simple! Le bouton de partage vous permet de l\u2019envoyer par courriel ou par texto et même de le partager sur les réseaux sociaux comme Facebook.8 ARCHIVES Vous n\u2019avez pas pu lire votre journal la semaine dernière ou vous souhaitez faire lire à un collègue un texte que vous avez lu?Pas de problème, puisque vous avez accès aux éditions des 60 derniers jours.9 DERNIÈRE HEURE Dans la section Dernière heure, de nouveaux articles s\u2019ajoutent tout au long de la journée pour rendre compte de ce qui se passe en temps réel sur la scène locale, nationale et internationale.10 ACTIVEZ LES NOTIFICATIONS pour être averti chaque fois qu\u2019un texte est ajouté à la section Dernière heure.RAISONS D\u2019ADOPTER L\u2019APPLICATION DE LA VOIX DE L\u2019EST 10 Au cours des dernières semaines, des milliers de Québécois en confinement ont découvert l\u2019application de La Voix de l\u2019Est.Les statistiques ne mentent pas: le nombre quotidien d\u2019utilisateurs a bondi de 25 % dans les dernières semaines seulement*.Joignez-vous à eux! Sélectionnez l\u2019outil Recherche Tapez La Voix de l\u2019Est Appuyez sur Obtenir Une fois l\u2019installation terminée, appuyez sur Ouvrir Notre application se consulte exactement comme un journal! Vous n\u2019avez qu\u2019à glisser votre doigt comme si vous en tourniez les pages.En fait, l\u2019application comporte bien des avantages.Voici les 10 principaux! Dans la fenêtre Rechercher des applications, tapez La Voix de l\u2019Est Sélectionnez La Voix de l\u2019Est Appuyez sur Installer Une fois l\u2019installation terminée, appuyez sur Ouvrir CHRONIQUE / Le premier ministre l\u2019a reconnu hier, «ça va être un gros défi de faire travailler tout ce monde-là ensemble, des gens qui ne sont pas habitués de travailler ensemble.Ça ne va pas être facile».MARIE-ÈVEMARTEL LA VOIX DE L\u2019EST 16 avril 2020 Mise à jour le 16/04/2020 SAMEDI 2 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 26 ACTUALITÉS CATHERINE LÉVESQUE La Presse canadienne OTTAWA \u2014 Le premier ministre Justin Trudeau annonce la fermeture du marché des armes d\u2019assaut de type militaire au Canada.« Donc, à partir de maintenant, il n\u2019est plus permis de vendre, d\u2019acheter, de transporter, d\u2019importer ou d\u2019utiliser des armes d\u2019assaut de type militaire au Canada », a déclaré M. Trudeau, vendredi.C e c h a n g e m e n t , f a i t p a r voie réglementaire, est effectif immédiatement.Il s\u2019applique à 1500  modèles et variantes d \u2019a r m e s d \u2019a s s a u t d e t y p e militaire.Parmi les modèles prohibés, on retrouve des modèles qui ont servi à perpétrer des tueries de masse au Canada et à travers le monde.Une période de grâce sera cependant accordée aux personnes qui possèdent ces types d\u2019armes.« Pour protéger les propriétaires d\u2019armes à feu respectueux des lois de toute responsabilité criminelle, une période d\u2019amnistie de deux ans sera établie pour qu\u2019ils puissent se conformer à cette nouvelle réglementation », a précisé M. Trudeau.Le gouvernement prévoit par la suite déposer une loi pour un programme de rachat pour les propriétaires d\u2019armes d\u2019assaut de type militaire.Des hauts fonctionnaires du gouvernement ont confirmé, lors d\u2019une séance d\u2019information technique, que les propriétaires pourraient également bénéficier d\u2019une clause de droits acquis sur leur arme.La perspective que ce programme se fasse sur une base volontaire suscite des craintes auprès des survivants des tueries de masse.Nathalie Provost, porte-parole de PolySeSouvient, estime qu\u2019une telle décision serait une « déception » pour les militants qui réclament un meilleur contrôle des armes à feu depuis 30 ans.« Cela pourrait signifier que les dizaines de milliers d\u2019armes d\u2019assaut resteront entre les mains de leurs propriétaires actuels, pendant des générations », déplore Mme Provost.Cette annonce du gouvernement fédéral survient moins de deux semaines après la fusillade la plus meurtrière de l\u2019histoire du Canada.Un tireur en liberté a fait 22 morts et de nombreux blessés en Nouvelle-Écosse.Réagissant à l\u2019annonce, l\u2019opposition conservatrice a accusé M. Trudeau d\u2019utiliser cette tragédie pour « promouvoir l\u2019ordre du jour idéologique des libéraux » et de renier le rôle du Parlement.Le chef Andrew Scheer juge que les mesures annoncées vendredi n\u2019auraient rien changé à la situation du tireur en Nouvelle- Écosse, puisque toutes ses armes à feu étaient illégales.« Le fait est que la grande majorité des crimes armés sont commis avec des armes à feu obtenues illégalement.Rien de ce que les libéraux de Trudeau ont annoncé ne répond à ce problème », déplore M. Scheer.« Confisquer les armes à feu des citoyens respectueux des lois ne fait rien pour arrêter les dangereux criminels qui se procurent des armes illégalement », ajoute-t-il.Trudeau ferme le marché des armes à feu de type militaire «?Donc, à partir de maintenant, il n\u2019est plus permis de vendre, d\u2019acheter, de transporter, d\u2019importer ou d\u2019utiliser des armes d\u2019assaut de type militaire au Canada?», a déclaré M. Trudeau, vendredi \u2014 PHOTO LE DROIT L\u2019Institut C.D.Howe affirme que le Canada est entré en récession en raison de la dévastation économique causée par la pandémie de COVID-19.Dans un rapport rendu public vendredi, le Business Cycle Council de l\u2019Institut a déclaré que l\u2019économie avait atteint un pic en février avant que les mesures prises pour ralentir la propagation du coronavirus ne viennent freiner l\u2019économie.Une récession est généralement définie comme étant deux trimestres consécutifs de croissance économique négative.Cependant, le conseil de l\u2019Insitut C.D.Howe définit une récession comme une baisse prononcée, persistante et généralisée de l\u2019activité économique globale, et il considère le PIB et l\u2019emploi comme ses principales mesures.«?Les membres ont convenu qu\u2019en appliquant la méthodologie du conseil aux données préliminaires disponibles, le Canada est entré en récession au premier trimestre de 2020?», a indiqué le conseil dans un communiqué.Les données sur l\u2019emploi pour mars ont révélé que plus d\u2019un million d\u2019emplois ont été perdus au cours du mois, tandis qu\u2019une estimation préliminaire de Statistique Canada suggère que l\u2019économie s\u2019est contractée de 9 % au cours de la même période.«?Le conseil a convenu que l\u2019ampleur de la contraction rend extrêmement improbable que tout ajustement futur annule la conclusion d\u2019une baisse importante de l\u2019activité économique au premier trimestre?», a indiqué le conseil.Statistique Canada a annoncé jeudi que la croissance économique était au point mort avant la crise, le produit intérieur brut réel n\u2019ayant pratiquement pas changé en février en raison des grèves des enseignants en Ontario et des barrages ferroviaires dans de nombreuses régions du pays.Les estimations officielles du PIB pour mars et pour le premier trimestre de 2020 seront publiées le 29 mai.LA PRESSE CANADIENNE Le pays est entré en récession, selon l\u2019Institut C.D.Howe 0038764 Démarrée en janvier 2020 à Shefford, cette jeune entreprise se spécialise dans la conception et la fabrication de structures extérieures et de petits bâtiments modulaires sur mesure.Cubrics ouvre les portes à la beauté de la nature en créant des espaces extérieurs clé en main favorisant le bien-être et la paix d\u2019esprit ! Studio, micro-chalet, espace détente, bureau de jardin, serre, «pool house» sont des produits conçus sur mesure pour vivre dehors cet été ! C\u2019est en modifiant des conteneurs maritimes pour la tenue d\u2019évènements lors d\u2019un emploi antérieur que Marc-André a voulu améliorer et surtout réduire les coûts d\u2019un tel aménagement : Cubrics est né de cette opportunité ! Les jeunes promoteurs, Marc-André Caron et Laura-Kim Robichaud, utilisent leur créativité et leur expérience en développement de solutions et designs pour le secteur résidentiel, commercial et évènementiel.Créer son entreprise en plein COVID-19, toute une expérience ! Confinement, restez à la maison\u2026 ces directives ont mis en lumière une belle opportunité pour Cubrics ! Le «outdooring» sera un terme bien en vogue pour l\u2019été 2020 et Cubrics compte bien l\u2019exploiter ! L\u2019opportunité de développer le marché «restez à la maison en aménageant sa cour arrière» qu\u2019offre la pandémie de la COVID-19 et l\u2019incertitude de l\u2019économie en contexte de démarrage de leur entreprise sont deux sentiments qui habitent les jeunes promoteurs âgés dans la mi-trentaine.«J\u2019ai saisi l\u2019opportunité d\u2019utiliser le mentorat web offert gratuitement par le CAE pour pouvoir en parler.Cela m\u2019a permis d\u2019avoir un autre point de vue, une autre perspective avec un mentor et entrepreneur d\u2019expérience sur la combinaison du démarrage de l\u2019entreprise et le après CO- VID» explique Marc-André.«En plus du mentorat, le CAE nous a accompagné pour obtenir le financement Stratégie Jeunesse, une aide précieuse !» Quel est le produit coup de cœur?La structure hybride où l\u2019on combine espace de rangement et espace de vie; une belle évolution au cabanon conventionnel ! Vous pouvez découvrir la gamme de produits complète sur le site www.cubrics.ca, des produits locaux composés de matériaux 100% québécois ! Bon été ! Cubrics T.450-521-7729 info@cubrics.ca CAE Centre d\u2019aide aux entreprises HAUTE-YAMASKA ET RÉGION profitez de l\u2019été avec style et confort, bien à l\u2019abri des intempéries! CubriCs miCro-arChiteCture : Présente laVoixdel\u2019Est SAMEDI 2 MAI 2020 27 ACTUALITÉS Le bilan de la pandémie de coro- navirus s\u2019est alourdi de 163 morts au Québec vendredi.Le directeur national de la santé publique, le docteur Horacio Arruda , a toutefois précisé que tous ces décès ne sont pas survenus dans les 24 dernières heures.Le bilan s\u2019établissait donc à 2022 morts.On recensait officiellement 28 648 infections dans la province, soit un bond de 1110 par rapport à jeudi.Les hôpitaux accueillaient 1716 patients, dont 218 aux soins intensifs, ce qui représentait des hausses respectives de 32 et quatre.On dénombrait 13 979 infections dans la région de Montréal, soit 655 de plus que jeudi.Il y avait 3277 infections dans la région de Laval et 3329 en Montérégie.La situation est demeurée stable dans plusieurs régions de la province.LA PRESSE CANADIENNE 163 morts de plus dans la province JEAN-BENOIT LEGAULT La Presse canadienne MONTRÉAL \u2014 Le coronavirus pourrait avoir infecté plus de 250 000 personnes au Québec et plus de 220 000 en Ontario, s\u2019il faut en croire les calculs de chercheurs de l\u2019Université de Montréal et de l\u2019Institut polytechnique de Paris.Ces chiffres sont, respectivement, environ 12 et 18 fois plus élevés que le bilan officiel annoncé par les autorités.« Au tout début de l\u2019épidémie ou même maintenant, on n\u2019a jamais compté une par une toutes les personnes malades, a expliqué le professeur d\u2019économie Raphael Godefroy.Tout le monde est d\u2019accord pour dire qu\u2019il y a plein de gens malades qui n\u2019ont jamais été comptés dans les chiffres qui sont annoncés tous les jours.» Personne ne sait donc vraiment combien de gens sont malades ou ont été malades, tout simplement parce que, d\u2019une part, il y a plusieurs gens qui sont asymp- tomatiques, et d\u2019autre part parce que des gens qui présentaient des symptômes légers n\u2019ont pas non plus été testés, a ajouté M. Godefroy.« On estime que pour chaque personne qui a été diagnostiquée, il y a au moins dix autres personnes qui ont été malades et qui n\u2019ont pas été dépistées et qui ne font pas partie du chiffre indiqué », a dit M. Godefroy.En plus de M.Godefroy, l\u2019analyse a été réalisée par Joshua Lewis, lui aussi économiste à l\u2019Université de Montréal, et par David Benatia, de l\u2019Institut polytechnique de Paris.IMPORTANT DE SAVOIR « Les épidémiologistes veulent savoir où on en est, combien de personnes ont été contaminées, pour savoir s\u2019il y a une menace e n c o re ou pa s » , a e x p l i q u é M. Godefroy.Un meilleur portrait de la propagation du virus permet aussi de mieux cerner la mortalité dont il est responsable, ajoute-t-il.« Quand on regarde le nombre de gens dépistés et la proportion de victimes décédées, le pourcentage est très élevé, a dit M. Gode- froy.Mais si je vous dis qu\u2019il y a dix fois plus de gens malades, alors il faut diviser ce pourcentage par dix, donc la mortalité est probablement moins importante que ce que suggère (.) la proportion des décès divisés par le nombre de personnes qui ont été officiellement dépistées.» La seule façon de savoir à quoi s\u2019en tenir avec exactitude serait de constituer un échantillon de 1000 personnes représentatif de la population et de vérifier combien d\u2019entre elles sont infectées.Cela n\u2019est toutefois pas possible, a expliqué M. Godefroy, puisque les tests de dépistage sont disponibles en quantités limitées.Et si on cherche une facette positive au fait d\u2019avoir dix ou douze fois plus d\u2019infections dans la province, on pourrait se demander si cela accélérera la concrétisation de l\u2019immunité de groupe dont on entend souvent parler.Une experte prévient toutefois que nous ne sommes pas encore en mesure de le savoir.« Nous n\u2019en savons pas encore assez sur l\u2019immunité à ce virus \u2014 pour combien de temps ?Qui ?À quel niveau ?a commenté par courriel Kate Zinszer, de l\u2019École de santé publique de l\u2019Université de Montréal.Nous ne savons pas l\u2019ampleur de l\u2019exposition dans la population non plus.Il est vraiment trop tôt pour en parler en termes d\u2019immunité de groupe.» Le coronavirus pourrait avoir infecté plus de 250 000 personnes au Québec Si on cherche une facette positive au fait d\u2019avoir dix ou douze fois plus d\u2019infections dans la province, on pourrait se demander si cela accélérera la concrétisation de l\u2019immunité de groupe dont on entend souvent parler.Une experte prévient toutefois que nous ne sommes pas encore en mesure de le savoir.\u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE 0038912 C O M M E R C E SAMEDI 2 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 28 0038251 On protège sa santé et celle de notre entourage Je me repose Si vous présentez des symptômes de la maladie à coronavirus (COVID-19), vous vous sentirez faible et fatigué.Le repos vous aidera à combattre la maladie.Limitez vos contacts avec les autres jusqu\u2019à la fin des symptômes.Vous pouvez reprendre vos activités quand votre état vous le permet.Je bois souvent Il est important que vous buviez souvent, parce que la fièvre fait transpirer et vous fait perdre beaucoup de liquide.Il est recommandé de boire au minimum 1,5 litre par jour.Buvez des liquides froids ou tièdes selon vos goûts.Évitez les boissons alcoolisées ou celles contenant de la caféine, comme le café, le thé et les boissons gazeuses.L\u2019alcool et la caféine ont pour effet de faire uriner et d\u2019augmenter les pertes de liquides.Surveillez les signes de déshydratation : \u2022 Sensation de soif extrême; \u2022 Bouche et langue sèches ; \u2022 Urines peu fréquentes ou foncées ; \u2022 Sensation d\u2019étourdissements, d\u2019être mêlé (confusion) et maux de tête.Je protège mon entourage Pour protéger votre entourage, jusqu\u2019à la fin des symptômes (fièvre, toux, fatigue, perte soudaine de l\u2019odorat sans congestion nasale, avec ou sans perte de goût) : \u2022 Isolez-vous dans une chambre pour éviter de contaminer vos proches ; \u2022 Dormez et mangez seul dans votre chambre ; \u2022 Utilisez une seule salle de bain ; \u2022 Couvrez votre nez et votre bouche lorsque vous toussez ou éternuez, idéalement avec un mouchoir de papier.Lavez-vous les mains après ; \u2022 Si vous n\u2019avez pas de mouchoir de papier, toussez ou éternuez dans le pli de votre coude ou le haut de votre bras, étant donné que ces endroits ne sont pas en contact avec des personnes ou des objets ; \u2022 Crachez dans un mouchoir de papier ; \u2022 Déposez les mouchoirs de papier utilisés dans le sac à déchets d\u2019une poubelle fermée.Gardez les mouchoirs utilisés hors de la portée des enfants ; \u2022 N\u2019accueillez pas de visiteur à la maison.Je nettoie mon environnement Le coronavirus (COVID-19) peut vivre sur les objets et surfaces.Sa durée de vie est de : \u2022 3 heures sur les objets avec surfaces sèches ; \u2022 6 jours sur les objets avec surfaces humides.Il est donc important que vous laviez les comptoirs, les lavabos, les poignées de porte et toutes les surfaces fréquemment touchées par les mains.Le nettoyage et la désinfection sont très efficaces pour éliminer le virus.Pour nettoyer, utilisez de l\u2019eau et du savon ou des produits de nettoyage à usage domestique.Pour désinfecter, utilisez une solution javellisante (1 partie d\u2019eau de Javel pour 9 parties d\u2019eau) ou des produits désinfectants.Donc, 10 ml d\u2019eau de Javel dans 90 ml d\u2019eau.Si vous êtes malade, votre literie, vos serviettes, vos vêtements et votre vaisselle peuvent être lavés avec ceux des autres personnes de la maisonnée avec les détergents habituels.Suivez les indications décrites dans ce tableau pour vous aider à prendre la meilleure décision pour vous et pour vos proches.En tout temps, appliquez les mesures d\u2019hygiène et de prévention pour éviter la contamination : \u2022 lavez-vous les mains souvent ; \u2022 toussez ou éternuez dans le pli de votre coude, le haut de votre bras ou dans un mouchoir de papier plutôt que dans vos mains; \u2022 nettoyez votre environnement.Aide à la décision Si vous avez des symptômes de la COVID-19 Précautions et soins si vous avez des symptômes de la COVID-19 Je prévois de l\u2019aide Plusieurs personnes ont les ressources nécessaires pour faire face à la situation actuelle.Si vous éprouvez de l\u2019inquiétude, n\u2019hésitez pas à demander ou à accepter de l\u2019aide.Il est important d\u2019en discuter avec vos proches.Pour obtenir de l\u2019aide à domicile, vous pouvez aussi appeler au 211 ou demander le service de soins et services à domicile auprès de votre CLSC.Je m\u2019informe Pour des informations à jour, écoutez la radio ou la télévision, lisez les journaux ou consultez souvent le site Internet gouvernemental : Québec.ca/coronavirus Le ministère de la Santé et des Services sociaux donnera les indications à suivre par la population pour les questions sur la santé et pour obtenir des soins.Dans tous les cas, respectez les avis et consignes donnés par le gouvernement.Ces avis et consignes peuvent changer en fonction de l\u2019évolution de la situation.Renseignements généraux Centre de relations avec la clientèle de Services Québec Ligne info coronavirus 1 877 644-4545 (sans frais) Personnes sourdes ou malentendantes 1 800 361-9596 (sans frais) Le Guide autosoins est disponible sur Québec.ca/coronavirus.Si vous ne l\u2019avez pas déjà reçu, commandez votre version papier en ligne.COVID-19 Situation pour un adulte ou un enfant Je ne fais pas de fièvre (moins de 38°C ou 100,4 °F), mais j\u2019ai les symptômes suivants : \u2022 mal de gorge ; \u2022 nez bouché ; \u2022 nez qui coule ; \u2022 toux.Situation pour un adulte à risque de symptômes respiratoires graves \u2022 Je fais plus de 38 °C (100,4 °F) de température.\u2022 Je fais partie d\u2019un groupe à risque de développer une complication respiratoire grave (personnes âgées ou personne avec un problème chronique cardiaque ou pulmonaire, immunodéficience ou diabète).Situation pour un adulte Je fais de la fièvre ou j\u2019ai des symptômes parmi les suivants : \u2022 perte soudaine de l\u2019odorat sans congestion nasale, avec ou sans perte de goût ; \u2022 toux ; \u2022 difficultés respiratoires ; \u2022 fatigue extrême.Je suis une personne âgée qui présente des symptômes gériatriques (perte d\u2019autonomie, chute, confusion nouvelle, agitation ou ralentissement, perte d\u2019appétit, fatigue extrême, etc.).Situation pour un adulte ou un enfant Je fais plus de 38 °C (100,4 °F) de fièvre et je suis dans l\u2019une des situations suivantes : \u2022 difficulté à respirer qui persiste ou qui augmente ; \u2022 lèvres bleues ; \u2022 difficulté à bouger ; \u2022 fièvre chez un bébé de moins de 3 mois; \u2022 somnolence, confusion, désorientation ou difficulté à rester éveillé ; \u2022 absence d\u2019urine depuis 12 heures.DÉCISION J\u2019ai probablement un rhume, je prends du repos.DÉCISION Je reste à la maison et j\u2019appelle ou mon proche appelle la ligne info coronavirus 1 877 644-4545.Entre 8h et 18h* Je suis les indications que l\u2019on me donne.* Les heures d\u2019ouverture sont sujettes à changements.DÉCISION Je me rends sans attendre à l\u2019urgence.Si j\u2019ai besoin d\u2019aide, j\u2019appelle le 911. laVoixdel\u2019Est SAMEDI 2 MAI 2020 29 On protège sa santé et celle de notre entourage Je me repose Si vous présentez des symptômes de la maladie à coronavirus (COVID-19), vous vous sentirez faible et fatigué.Le repos vous aidera à combattre la maladie.Limitez vos contacts avec les autres jusqu\u2019à la fin des symptômes.Vous pouvez reprendre vos activités quand votre état vous le permet.Je bois souvent Il est important que vous buviez souvent, parce que la fièvre fait transpirer et vous fait perdre beaucoup de liquide.Il est recommandé de boire au minimum 1,5 litre par jour.Buvez des liquides froids ou tièdes selon vos goûts.Évitez les boissons alcoolisées ou celles contenant de la caféine, comme le café, le thé et les boissons gazeuses.L\u2019alcool et la caféine ont pour effet de faire uriner et d\u2019augmenter les pertes de liquides.Surveillez les signes de déshydratation : \u2022 Sensation de soif extrême; \u2022 Bouche et langue sèches ; \u2022 Urines peu fréquentes ou foncées ; \u2022 Sensation d\u2019étourdissements, d\u2019être mêlé (confusion) et maux de tête.Je protège mon entourage Pour protéger votre entourage, jusqu\u2019à la fin des symptômes (fièvre, toux, fatigue, perte soudaine de l\u2019odorat sans congestion nasale, avec ou sans perte de goût) : \u2022 Isolez-vous dans une chambre pour éviter de contaminer vos proches ; \u2022 Dormez et mangez seul dans votre chambre ; \u2022 Utilisez une seule salle de bain ; \u2022 Couvrez votre nez et votre bouche lorsque vous toussez ou éternuez, idéalement avec un mouchoir de papier.Lavez-vous les mains après ; \u2022 Si vous n\u2019avez pas de mouchoir de papier, toussez ou éternuez dans le pli de votre coude ou le haut de votre bras, étant donné que ces endroits ne sont pas en contact avec des personnes ou des objets ; \u2022 Crachez dans un mouchoir de papier ; \u2022 Déposez les mouchoirs de papier utilisés dans le sac à déchets d\u2019une poubelle fermée.Gardez les mouchoirs utilisés hors de la portée des enfants ; \u2022 N\u2019accueillez pas de visiteur à la maison.Je nettoie mon environnement Le coronavirus (COVID-19) peut vivre sur les objets et surfaces.Sa durée de vie est de : \u2022 3 heures sur les objets avec surfaces sèches ; \u2022 6 jours sur les objets avec surfaces humides.Il est donc important que vous laviez les comptoirs, les lavabos, les poignées de porte et toutes les surfaces fréquemment touchées par les mains.Le nettoyage et la désinfection sont très efficaces pour éliminer le virus.Pour nettoyer, utilisez de l\u2019eau et du savon ou des produits de nettoyage à usage domestique.Pour désinfecter, utilisez une solution javellisante (1 partie d\u2019eau de Javel pour 9 parties d\u2019eau) ou des produits désinfectants.Donc, 10 ml d\u2019eau de Javel dans 90 ml d\u2019eau.Si vous êtes malade, votre literie, vos serviettes, vos vêtements et votre vaisselle peuvent être lavés avec ceux des autres personnes de la maisonnée avec les détergents habituels.Suivez les indications décrites dans ce tableau pour vous aider à prendre la meilleure décision pour vous et pour vos proches.En tout temps, appliquez les mesures d\u2019hygiène et de prévention pour éviter la contamination : \u2022 lavez-vous les mains souvent ; \u2022 toussez ou éternuez dans le pli de votre coude, le haut de votre bras ou dans un mouchoir de papier plutôt que dans vos mains; \u2022 nettoyez votre environnement.Aide à la décision Si vous avez des symptômes de la COVID-19 Précautions et soins si vous avez des symptômes de la COVID-19 Je prévois de l\u2019aide Plusieurs personnes ont les ressources nécessaires pour faire face à la situation actuelle.Si vous éprouvez de l\u2019inquiétude, n\u2019hésitez pas à demander ou à accepter de l\u2019aide.Il est important d\u2019en discuter avec vos proches.Pour obtenir de l\u2019aide à domicile, vous pouvez aussi appeler au 211 ou demander le service de soins et services à domicile auprès de votre CLSC.Je m\u2019informe Pour des informations à jour, écoutez la radio ou la télévision, lisez les journaux ou consultez souvent le site Internet gouvernemental : Québec.ca/coronavirus Le ministère de la Santé et des Services sociaux donnera les indications à suivre par la population pour les questions sur la santé et pour obtenir des soins.Dans tous les cas, respectez les avis et consignes donnés par le gouvernement.Ces avis et consignes peuvent changer en fonction de l\u2019évolution de la situation.Renseignements généraux Centre de relations avec la clientèle de Services Québec Ligne info coronavirus 1 877 644-4545 (sans frais) Personnes sourdes ou malentendantes 1 800 361-9596 (sans frais) Le Guide autosoins est disponible sur Québec.ca/coronavirus.Si vous ne l\u2019avez pas déjà reçu, commandez votre version papier en ligne.COVID-19 Situation pour un adulte ou un enfant Je ne fais pas de fièvre (moins de 38°C ou 100,4 °F), mais j\u2019ai les symptômes suivants : \u2022 mal de gorge ; \u2022 nez bouché ; \u2022 nez qui coule ; \u2022 toux.Situation pour un adulte à risque de symptômes respiratoires graves \u2022 Je fais plus de 38 °C (100,4 °F) de température.\u2022 Je fais partie d\u2019un groupe à risque de développer une complication respiratoire grave (personnes âgées ou personne avec un problème chronique cardiaque ou pulmonaire, immunodéficience ou diabète).Situation pour un adulte Je fais de la fièvre ou j\u2019ai des symptômes parmi les suivants : \u2022 perte soudaine de l\u2019odorat sans congestion nasale, avec ou sans perte de goût ; \u2022 toux ; \u2022 difficultés respiratoires ; \u2022 fatigue extrême.Je suis une personne âgée qui présente des symptômes gériatriques (perte d\u2019autonomie, chute, confusion nouvelle, agitation ou ralentissement, perte d\u2019appétit, fatigue extrême, etc.).Situation pour un adulte ou un enfant Je fais plus de 38 °C (100,4 °F) de fièvre et je suis dans l\u2019une des situations suivantes : \u2022 difficulté à respirer qui persiste ou qui augmente ; \u2022 lèvres bleues ; \u2022 difficulté à bouger ; \u2022 fièvre chez un bébé de moins de 3 mois; \u2022 somnolence, confusion, désorientation ou difficulté à rester éveillé ; \u2022 absence d\u2019urine depuis 12 heures.DÉCISION J\u2019ai probablement un rhume, je prends du repos.DÉCISION Je reste à la maison et j\u2019appelle ou mon proche appelle la ligne info coronavirus 1 877 644-4545.Entre 8h et 18h* Je suis les indications que l\u2019on me donne.* Les heures d\u2019ouverture sont sujettes à changements.DÉCISION Je me rends sans attendre à l\u2019urgence.Si j\u2019ai besoin d\u2019aide, j\u2019appelle le 911.0038251 SAMEDI 2 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 30 CARRIÈRES LE CORONAVIRUS EN QUESTIONS JEAN-FRANÇOIS CLICHE jfcliche@lesoleil.com Q Est-ce qu\u2019un des facteurs qui expliqueraient pourquoi le Québec est plus touché que l\u2019Ontario ne serait pas le fait que le Québec a accueilli beaucoup de réfugiés irréguliers qui passaient par le chemin Roxham?Ces personnes devaient passer par New York, qui constitue la région la plus affectée par la COVID-19 aux États-Unis.Or, on sait que ces réfugiés accueillis par centaines durant plusieurs semaines alors que la pandémie se développait n\u2019étaient pas soumis à une quarantaine.Ils ont donc pu se déployer librement vers Montréal, qui constitue la région la plus affectée par la COVID-19 au Québec.Alors qu\u2019en est- il?», demande Claire Simard, de Laval.R Il est vrai qu\u2019avant que le chemin Roxham ne soit fermé, le 21 mars dernier, entre 60 et 80 migrants l\u2019empruntaient quotidiennement pour venir demander l\u2019asile au Canada, et qu\u2019ils n\u2019étaient pas soumis à une période d\u2019isolement obligatoire \u2014 les services douaniers ne faisaient que leur demander de s\u2019isoler, rapportait Radio-Canada à la mi-mars [https ://tinyurl.com/y8yh7j39].Il est aussi vrai que l\u2019État de New York est de loin le plus touché aux États-Unis, avec près de 30 % des cas américains de COVID-19 à lui seul [https ://www.cdc.gov/ covid-data-tracker/index.html], et même plus de 40 % si on inclut le New Jersey voisin.Et c\u2019est bien dans la région de Montréal, où se dirige effectivement la majorité des immigrants (« réguliers » et « irréguliers »), que l\u2019on retrouve le plus de cas de COVID-10 : environ 60 % des cas confirmés de la province sont concentrés dans l\u2019île de Montréal et à Laval.Alors est-ce qu\u2019on peut faire un lien entre les deux ?Pas forcément et, à vrai dire, les quelques données pertinentes dont on dispose suggèrent plutôt que non.D\u2019abord, de manière générale, plus de 150 000 personnes (touristes et citoyens revenant de l\u2019étranger) entrent au Canada chaque jour en temps normal, et les plus récents chiffres de Statistique Canada à ce sujet montrent que ce fut le cas au moins jusqu\u2019en février dernier [https :// tinyurl.com/y8nzu737].Au Québec, on parle de plus de 22 000 entrées par jour, alors la soixantaine de plus qui passait le chemin Roxham n\u2019a pas pu changer grand- chose à notre exposition collective au virus.Jusqu\u2019à la mi-mars, au moins la moitié des nouveaux cas confirmés de COVID-19 au Canada étaient reliés à des voyages internationaux, d\u2019après les rapports épidé- miologiques quotidiens du fédéral (voir figure 6) [https ://tinyurl.com/ ydb9pqdv].Au Québec, la situation était très comparable, signe que le chemin Roxham ne semble pas avoir changé grand-chose : le 23 mars, le directeur de la Santé publique Horacio Arruda parlait encore de 40 % de transmission communautaire contre 60 % de voyageurs internationaux, mentionnant que les pays d\u2019où revenaient les voyageurs infectés étaient « autant Cuba [et] le sud que l\u2019Italie, la France » [https ://tinyurl.com/ ydz3cysl].Le ministère de la Santé ne tient pas de statistiques au sujet du statut d\u2019immigrant ou de demandeur d\u2019asile des cas confirmés au Québec, m\u2019a indiqué son service des communications.Mais on connaît tout de même quelques détails au sujet des sept premiers cas confirmés de COVID-19 au Québec, on n\u2019en trouve aucun qui a vraisemblablement pu emprunter le chemin Roxham.Le tout premier, annoncé le 28 février, était une femme qui revenait d\u2019Iran [https ://tinyurl.com/ ycxb9x8o].Le second (5 mars) était un résident des Laurentides qui avait voyagé en Inde, et il semblait vivre assez loin de Montréal puisqu\u2019il avait consulté à l\u2019hôpital de Mont-Laurier [https ://tinyurl.com/y7dvkauh].Les troisième et quatrième cas, tous deux confirmés le 9 mars, revenaient pour leur part de France et d\u2019« Europe du Nord-Ouest », avait précisé le ministère de la Santé dans son communiqué [https ://tinyurl.com/y9alk8ee].Les cas 5, 6 et 7 ont quant à eux été annoncés le 11 mars, tous dans la région de Montréal : il s\u2019agissait d\u2019une personne qui venait de revenir d\u2019Irlande (et qui avait malheureusement pris les transports en commun à Longueuil), d\u2019une qui revenait des Caraïbes et de Miami et d\u2019une autre qui avait voyagé en République dominicaine [https :// tinyurl.com/ya4vjqsa].Bref, il est évident qu\u2019aucun d\u2019eux n\u2019était une demande d\u2019asile ni n\u2019avait emprunté le chemin Roxham.Cela ne signifie évidemment pas qu\u2019aucun des migrants qui sont passés par là n\u2019avait la COVID-19.Il est vraisemblable que quelques- uns d\u2019entre eux l\u2019aient ramenée avec eux.Mais les faits et les chiffres que l\u2019on a suggèrent fortement que cette « porte d\u2019entrée » n\u2019a pas pu jouer autre chose qu\u2019un rôle extrêmement mineur et anecdotique.Ce virus-là est manifestement entré par (beaucoup) d\u2019autres canaux que celui-là.NON, CE N\u2019ÉTAIT PAS LA FAUTE DU CHEMIN ROXHAM 0038761 0038824 0038845 OFFRE D\u2019EMPLOI Inspecteur municipal \u2013 Urbanisme et environnement La Municipalité du Canton de Shefford est à la recherche d\u2019un inspecteur municipal \u2013 urbanisme et environnement.Agissant sous l\u2019autorité du directeur et inspecteur du Service d\u2019urbanisme et d\u2019environnement, l\u2019inspecteur municipal assure le contrôle et l\u2019application des règlements d\u2019urbanisme et d\u2019environnement (délivrance des différents permis et certificats, inspection, etc.).Il assure également l\u2019application des autres activités réglementées par la Municipalité (nuisance, chiens, numérotation des immeubles, salubrité des immeubles, etc.).Ce défi vous intéresse?Pour consulter la description complète de l\u2019offre d\u2019emploi, rendezvous sur le site cantonshefford.qc.ca, à l\u2019onglet « LA MUNICIPALITÉ », puis au sous-onglet « Emplois ».Les personnes intéressées doivent soumettre leur candidature à monsieur Gabriel Auger, directeur et inspecteur du Service d\u2019urbanisme et d\u2019environnement, par courriel à auger.gabriel@cantonshefford.qc.ca ou par courrier, à son attention, au 245 chemin Picard, Shefford,QC, J2M 1J2,avant le 15 mai 2020.Le Canton de Shefford est une municipalité située à proximité de centres urbains, dans la MRC de La Haute-Yamaska.Ayant en son coeur le mont Shefford,elle offre un milieu de vie en harmonie avec la nature et une qualité de vie pour ses citoyens et employés.La situation avec le nouveau coronavirus fait en sorte que vous êtes en réflexion pour un changement de carrière d\u2019autobus scolaire.Vous êtes à la retraite et vous aimeriez reprendre du service .Vous être à votre pré-retraite ou sur le point de l\u2019être et que vous cherchez à faire une transition.Vous êtes une maman ou un papa à la maison et que les enfants sont devenus plus autonomes et que vous cherchez à revenir sur le marché du travail tout en étant disponible aux horaires de vos enfants.Vous êtes travailleurs et travailleuses autonomes avec un horaire flexible et que vous cherchez une source de revenus supplémentaires.Autobus Granby peut vous aider en devenant conducteur et conductrice d\u2019autobus scolaire.Pour septembre prochain, vous pourriez avoir votre permis de conduire classe 2 et ainsi compléter notre équipe en tant que conducteurs et conductrices temporaires, partiels et possibilité de permanence.-possibilité assurance collectif etc\u2026 Pour informAtion : tél.: 450 378-9951 ou granby@busbusbus.com MÉCANICIEN D\u2019ÉQUIPEMENTS LOURDS Sommaire du poste Nombre de poste à combler : 1 Salaire : compétitif avec avantages Horaire de travail : 40 h \u2013 temps plein Quart de travail : jour flexible Compétences recherchées Minimum 1 an d\u2019expérience Expérience entretien et réparation de machineries lourdes Connaissance au niveau hydraulique et pneumatique Entretient bâtiment Minutieux et ponctuel Autonomie et prise de décision Formation Mécanique industrielle ou mécanicien d\u2019équipements lourds Description Nous sommes à la recherche d\u2019un mécanicien pour faire l\u2019entretien et la réparation de notre flotte d\u2019équipements lourds et routiers.Vous aurez à votre disposition un système informatique pour faire le suivi des bons de travail électronique.Ceci nécessite d\u2019avoir une capacité de gestion des tâches à effectuer.Doit posséder son coffre d\u2019outils.Vous êtes à la recherche d\u2019un emploi dynamique où votre talent sera mis à contribution?Vous cherchez à relever des défis?Joignez-vous à notre équipe ! Bourque métal œuvre dans la récupération de métaux ferreux et non ferreux depuis plus de 50 ans.Faire parvenir votre CV à : marianne@bourquemetal.com laVoixdel\u2019Est SAMEDI 2 MAI 2020 CARRIÈRES 31 Un professeur de l\u2019Université d\u2019Ottawa rend hommage aux employés d\u2019un CHSLD qu\u2019il a épaulés JUSTINE MERCIER jmercier@ledroit.com Dans la vie, Charles Le Blanc est professeur à l\u2019Université d\u2019Ottawa.Il a toutefois consacré les deux dernières semaines à soutenir le personnel d\u2019un centre d\u2019hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) de l\u2019Outaouais, où il a côtoyé «?des femmes magnifiques et, à maints égards, héroïques?».«?Il faut absolument aller aider?», lance-t-il à tous ceux qui sont en mesure de le faire.En acceptant d\u2019accorder une entrevue au Droit, M.Le Blanc a spécifié qu\u2019il voulait que les projecteurs soient tournés vers les personnes qui sont au front jour après jour, semaine après semaine, et non vers sa contribution ponctuelle, a-t-il insisté.Dans une enfilade de gazouillis sur Twitter après sa première semaine en CHSLD, le professeur a rendu hommage à ses collègues temporaires, qu\u2019il a épaulés du mieux qu\u2019il le pouvait, à raison de 50 heures réparties en six jours chaque semaine.« J\u2019ai travaillé 50 heures à mettre des dentiers, habiller des gens, désinfecter des bains, distribuer des repas, plier le linge, chercher la poupée perdue d\u2019une dame atteinte d\u2019Alzheimer et qui était inconsolable de cette perte », a-t-il notamment écrit.Le passage de Charles Le Blanc entre les murs d\u2019un CHSLD rural comptant quelques dizaines de résidents lui a fait réaliser à quel point les gens qui œuvrent dans ce milieu « tricoté serré » \u2014 en grande majorité des femmes \u2014 sont dévoués.« Pour une moyenne de 22  $ de l\u2019heure moins impôts, elles soignent, lavent, nourrissent et aiment vos grands-parents », a-t-il écrit sur Twitter.Son premier quart de travail était le 20 avril.Après la prise de température, la désinfection des mains et l\u2019installation d\u2019un masque, il a été initié à la « routine » de la place.Les tâches techniques comme le changement de culottes d\u2019incontinence et les bains sont laissées au personnel formé.« Mon travail, c\u2019est surtout de tout désinfecter, d\u2019aider toutes ces femmes-là dans leurs tâches pour faire en sorte que de temps en temps, elles puissent avoir un 15 minutes pour s\u2019asseoir et souffler.» Le coup de pouce de M. Le Blanc a aussi permis aux employés de consacrer un peu plus de temps aux résidents.« Pendant que les préposés font des jobs qui sont plus importantes avec les bénéficiaires, ça prend quelqu\u2019un qui va reporter le chariot des plateaux de nourriture, ça prend quelqu\u2019un qui désinfecte les mains-courantes », illustre le professeur.Il y a aussi cet homme, aveugle, mais encore lucide, à qui Charles Le Blanc a fait la lecture.Ou encore cette dame qui a dû changer de chambre en raison de la création d\u2019une zone de confinement dans l\u2019éventualité où un cas de COVID-19 se déclare dans le CHSLD.« Il a fallu que la préposée prenne 45 minutes avec cette personne-là pour lui parler, la rassurer et lui dire que ça va bien aller », rapporte M. Le Blanc.E n d e u x s e m a i n e s, i l a u ra effectué 100 heures de bénévolat.Il a refusé la rémunération que le réseau aurait pu lui offrir, puisqu\u2019il a déjà son salaire de professeur.Il invite tous ceux qui le peuvent à l\u2019imiter.« Je m\u2019étonne qu\u2019on soit obligé d\u2019attirer des bénévoles avec de l\u2019argent, alors que c\u2019est le simple sens de l\u2019humanité qui devrait nous pousser dans les CHSLD, dit-il.Il faut absolument aller aider, c\u2019est une aide qui est plus importante qu\u2019on le croit.» Même s\u2019il a choisi d\u2019arrêter après deux semaines \u2014 il a 55 ans et doit aussi effectuer des tâches pour l\u2019université \u2014, Charles Le Blanc a bien fait savoir au réseau qu\u2019il serait au rendez-vous si la COVID-19 s\u2019invite au CHSLD et que des employés tombent au combat.UNE DPV?« Un p e u c o m m e u n e b ou - tade », M. Le Blanc a lancé sur Twitter l\u2019idée de créer une DPV \u2014 une Direction de la protection de la vieillesse.« On protège la jeunesse, mais la vieillesse, il va falloir aussi y penser à un moment donné, dit- il.Je ne suis pas un spécialiste du domaine du tout, je suis un prof de philo, mais il va falloir qu\u2019on réfléchisse à ça.Je sais qu\u2019on a un rythme de vie trépidant et que ce n\u2019est pas tout le monde qui peut s\u2019occuper de personnes âgées en perte d\u2019autonomie, mais ça ne peut pas non plus être normal de prendre les personnes âgées, d\u2019aller les parquer quelque part et de ne plus y aller.» «?Il faut absolument aller aider?» Le passage de Charles Le Blanc entre les murs d\u2019un CHSLD rural comptant quelques dizaines de résidents lui a fait réaliser à quel point les gens qui œuvrent dans ce milieu «?tricoté serré?», en grande majorité des femmes , sont dévoués.\u2014 PHOTO 123RF Postes ÉTUDIANTS et MANŒUVRES Meilleur lait.Meilleur monde.Joignez-vous à l\u2019équipe de la Fromagerie de Granby (15,74 $/h) (28,44 $/h) Envoyez votre CV à cv_granby@agropur.com Tous les détails sur notre section « carrières » au www.agropur.com Travaillez avec une équipe qui a à cœur de fabriquer un fromage d\u2019ici de première qualité qui contribue à l\u2019économie locale! Entrevue semaine du 4 mai 2020 N\u2019attendez pas et faites partie de la grande famille Agropur ! 0038904 SAMEDI 2 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 32 ACTUALITÉS LOUIS-DENIS ÉBACHER ldebacher@ledroit.com Alors que plusieurs parents tergiversent sur le retour en classe, d\u2019autres, comme Céline Guilbeault, ont leur idée bien campée.C\u2019est un «?non?» catégorique.La réponse est, peut-on dire, facile à prendre dans son contexte.Son fils Loïc est confiné depuis 11 mois.Rien à voir avec les quelques semaines imposées à l\u2019ensemble de la population pour combattre la COVID-19.Loïc se bat contre un autre ennemi redoutable, la leucémie.Ses traitements de chimiothérapie le rendent immunosupprimé.Autrement dit, son système immunitaire ne lui permet pas de se défendre en cas d\u2019infection.Si les enfants se tirent mieux d\u2019affaire devant le coronavirus, un jeune comme Loïc n\u2019a pas le luxe du moindre risque de contact avec des porteurs du virus, à l\u2019école ou sur un terrain de jeu.« Pas d\u2019école en mai, c\u2019est certain, lance Mme Guilbeault.Peut-être même en septembre, on verra.Il est encore à risque, et si les conditions actuelles ne se sont pas améliorées, si le virus est encore bien présent dans la population, on n\u2019ira pas à l\u2019école.» Comme plusieurs enfants combattant un cancer, Loïc a atteint une certaine maturité, une force mentale peu commune.Le Droit l\u2019a rencontré une première fois au début du mois de février, alors que la vie « normale » suivait son cours.Il venait d\u2019avoir l\u2019autorisation de sortir de chez lui pour participer au lancement du Défi des chefs Leu- can et entamer un retour progressif dans la société.À cette étape du traitement de chimiothérapie, il pouvait retourner à l\u2019école, et enfin voir ses amis.« Pour Loïc, c\u2019est le plus difficile.Ne pas voir ses amis est pire que d\u2019aller au Centre hospitalier pour enfants de l\u2019Est de l\u2019Ontario (CHEO) pour avoir ses traitements et ses ponctions lombaires.» La famille se réjouit de ne constater aucun cas de COVID-19 au CHEO.« Les gens savent maintenant ce que c\u2019est que d\u2019être confiné.Ça fait six semaines.Loïc, ça va bientôt faire un an.» Un an à se laver les mains deux fois plutôt qu\u2019une, à porter un masque pour aller à l\u2019épicerie, et à désinfecter emballages et denrées au retour à la maison.« Le coronavirus ajoute du stress.On n\u2019a plus la même routine lorsqu\u2019on va au CHEO.Je ne peux plus être avec lui lorsqu\u2019il faut faire des traitements.» Il leur reste un petit plaisir de la vie.La famille, qui possède un bateau, espère avoir le droit d\u2019accéder à cette autre « bulle » familiale dans les prochaines semaines.Pas d\u2019amis ni d\u2019invités.La navigation restera une affaire de famille, qui, espèrent-ils, leur permettra de changer d\u2019air et de garder le moral.Confiné depuis un an, Loïc n\u2019ira pas à l\u2019école en mai Loïc, le fils de Céline Guilbeault, est confiné depuis 11 mois.Rien à voir avec les quelques semaines imposées à l\u2019ensemble de la population pour combattre la COVID-19.\u2014 PHOTO LE DROIT Ça vaut le détour ! 3011, RUE BRODEUR O.ST-ALPHONSE-DE-GRANBY T 450 776-6622 (MOAB) www.remorquemoab.com BESOIN DE PNEUS de remorque?On a les meilleurs ! 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guerre\u2019\u2019, ce sont des événements vécus dans le jeune âge, qui se vivent beaucoup sur la définition de l\u2019identité.» Les jeunes ont aussi vu leur vie chambouler avec la COVID-19, que ce soit au chapitre de leurs études ou au plan financier.La professeure de l\u2019Université de Sherbrooke s\u2019est penchée sur la Grande Dépression, qui a aussi touché le Québec et le Canada.Elle s\u2019est entre autres intéressée à comment la jeunesse a réagi fortement à cet épisode, parce qu\u2019elle y a été directement touchée.PERTURBATIONS « Les jeunes voyaient leur cycle de vie et leurs espérances, par rapport à la carrière, au fait de fonder une famille, complètement perturbés.Leur horizon d\u2019attentes était bouleversé.L\u2019élément économique s\u2019est fait ressentir beaucoup plus puissamment de ce côté-là.Encore aujourd\u2019hui, quand il y a du chômage, ça atteint davantage la jeune génération.» « Ça a soudé un peu l\u2019identité générationnelle.Ils se reconnaissaient comme une génération sacrifiée, ils avaient tout un discours de colère envers la génération aînée, qui n\u2019avait pas su bien gérer la crise.Ça a créé beaucoup de tensions intergénération- nelles, cet épisode-là.Si la crise s\u2019étire dans le temps, peut-être qu\u2019on va voir des similarités.» L\u2019enjeu économique influencera grandement de quelle façon la jeune génération pourrait être marquée.Pour le moment, les jeunes sont un peu épargnés, du moins si on compare avec le groupe d\u2019âge le plus affecté, les personnes âgées plus vulnérables, note Mme Bienvenue.« En même temps, il y a beaucoup de choses perturbantes dans leur vie », dit-elle en citant tous les rites de passage dont ils doivent se passer.« Ce fut un peu la même chose lors de la Grande Dépression : beaucoup de jeunes aspiraient à se marier, c\u2019était leur passage à la vie adulte, et ils devaient repousser leur projet de mariage », indique-t-elle.DES EFFETS DURABLES « On voit comment les rites de transition de la jeunesse à la vie adulte sont déjà perturbés.Ce qui sera plus déterminant que ça, qui est plus symbolique, c\u2019est vraiment ce qui va suivre.On était dans une période de plein emploi et là, mais on risque (on verra !) de basculer dans une crise des finances publiques, étant donné que nos gouvernements ont beaucoup investi.On va peut-être voir des discours s\u2019élever au sein de la jeunesse, en disant qu\u2019elle va payer pour la mauvaise gestion des adultes.On peut peut- être voir ressortir cette image de génération sacrifiée, d\u2019autant qu\u2019avec la crise environnementale, c\u2019était déjà dans l\u2019air. Je ne serais pas surprise de voir des amalgames se faire entre crise environnementale, mondialisation et pandémie.» « Plusieurs témoignages convergent pour montrer des effets durables des événements sociaux traumatiques sur les comportements.On souligne souvent que la génération de la crise des années 1930, par exemple, est restée marquée par les privations subies dans ses années de jeunesse.Une fois devenus adultes et souvent bien établis économiquement, plusieurs continuaient à faire des réserves de nourriture, à baisser le chauffage et à éteindre les lumières chaque fois qu\u2019ils sortaient d\u2019une pièce, à ne jamais vivre à crédit même pour des achats importants, etc.» Louise Bienvenue note qu\u2019il f au t tou t d e m ê m e nu a n c e r dans les parallèles que l\u2019on peut faire entre les différentes crises, celles-ci ayant chacune leurs spécificités.Des marques comme celles de la Grande Dépression?Louise Bienvenue, professeure d\u2019histoire à l\u2019UdeS \u2014 PHOTO LA TRIBUNE Service 360o NATHALIE BÉLAND PNEUS ET MÉCANIQUE JE m\u2019EN occupE de vos pneus 2000, rue principale est, Farnham 450 293-3127 ATELIEr mÉcANIquE p.HAmAN 299 Denison Est,G ranby 450 372-0067 (route112) 29 Denison Est, Granby Portes de garage 6 pi X 7 pi \u2022 8 pi X 7 pi \u2022 9 pi X 7 pi en inventaire 0038048 0038698 SAMEDI 2 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 34 ACTUALITÉS MARIE-CHRISTINE BOUCHARD marie-christine.bouchard@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Cancer.La simple vue de ce mot, tout de suite, rebute, fait peur.Cette maladie effraie.Elle terrifie même les plus courageux, les plus optimistes, ceux qui mordent dans la vie avec le plus grand enthousiasme au quotidien.Mais l\u2019espoir est pourtant là, après quelques détours le long de sa route, après une série de traitements de plus en plus personnalisés et de plus en plus efficaces.Au fil des ans, les traitements se sont améliorés et peaufinés.Les cliniciens connaissent mieux les médicaments, leurs effets secondaires, ils savent mieux les contrôler, les anticiper, contourner les obstacles.Chimiothérapies, radiothérapies, chirurgies font toujours partie de ces armes utilisées pour lutter contre la maladie.Mais ces traitements sont de plus en plus personnalisés.En effet, la médecine personnalisée (aussi appelée la médecine de précision) et l\u2019immunothérapie font partie des voies de l\u2019avenir pour offrir un meilleur traitement aux patients plutôt qu\u2019un traitement universel.La médecine de précision amène le traitement du cancer dans une dimension entièrement nouvelle et différente en permettant de déterminer les traitements en fonction des gènes d\u2019une personne ou d\u2019autres caractéristiques uniques du cancer dans son cas.L\u2019immunothérapie permet quant à elle de renforcer ou de rétablir la capacité du système immunitaire de combattre le cancer.Et quand plus rien ne fonctionne, ce sont parfois des projets de recherche clinique qui viennent en aide aux patients.En effet, partout dans le monde, dont ici au Québec, des chercheurs tentent de mieux comprendre l\u2019origine des maladies, ce qui ouvre la voie à de nouvelles avenues pour rendre les traitements, les médicaments et les chirurgies plus efficaces.« Le cancer fait peur, mais la survivance du cancer est beaucoup plus élevée qu\u2019elle ne l\u2019était il y a 20 ans », lance André Beaulieu, directeur des communications stratégiques et analyse de la marque à la Société canadienne du cancer (SCC).En l\u2019an 2000, le cancer était encore considéré comme une « maladie mortelle ».C\u2019est en 2010 que l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS) a décrété que le cancer était devenu une « maladie chronique » en raison de sa survivance beaucoup plus élevée qu\u2019auparavant.« Les gens aujourd\u2019hui vivent parfois plus de 10 ou 15 ans avec un cancer », indique M. Beaulieu.LES HABITUDES DE VIE Fait encourageant, certains facteurs pourront aider à ralentir le nombre de diagnostics.La statistique a de quoi surprendre : quatre cancers sur dix pourraient être évités grâce à des changements d\u2019habitudes de vie, tout simplement : éviter le surpoids, ne pas fumer, manger sainement, manger moins de sucres et de produits transformés, se protéger adéquatement du soleil.« Pour certains cancers, comme celui de la peau, on espère voir une diminution au cours des prochaines années.Les jeunes, aujourd\u2019hui, protègent mieux leur peau beaucoup mieux que le font les gens de 50, 60 ans et plus », donne-t-il en exemple.Certains changements de comportements vont donner leurs fruits\u2026 beaucoup plus tard.C\u2019est aujourd\u2019hui le cas avec le tabagisme par exemple.LES PROGRAMMES DE DÉPISTAGE Ces 20 dernières années, plusieurs programmes de dépistage ont fait leur apparition.C\u2019est notamment le cas du programme de dépistage du cancer du sein, avec une mammographie programmée aux deux ans.La survie au cancer colorectal s\u2019est également améliorée, mais après cinq ans, elle n\u2019est que de 65 %.Cela traduit probablement le fait que près de 50 % des cancers colorectaux sont diagnostiqués au stade III ou IV.Cependant, il existe des programmes de dépistage du cancer colorectal dans la population partout au pays\u2026 sauf au Québec, où le programme est en élaboration.« Compte tenu de la participation accrue à ces programmes, un plus grand nombre de cancers devraient être diagnostiqués de façon précoce, et la survie au cancer colorectal devrait augmenter », espère le directeur des communications stratégiques à la SCC.Il y a aussi eu l\u2019apparition du vaccin contre le VPH, le virus du papillome humain, qui devrait permettre de réduire la prévalence de plusieurs cancers.Le VPH est l\u2019infection transmissible sexuellement la plus fréquente dans le monde actuellement.Le VPH peut toucher toute personne active sexuellement et peut causer le cancer du col de l\u2019utérus, du vagin, de la vulve et de l\u2019anus.L\u2019espoir après quelques détours Ces 20 dernières années, plusieurs programmes de dépistage ont fait leur apparition.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Explosion de cas Le nombre de cas de cancers a explosé au Canada au cours des 20 dernières années?: on parle de 70?% plus de cas déclarés en 2019 par rapport à 1999.Et ce n\u2019est pas fini.«?L\u2019accroissement démographique de la population va s\u2019accentuer d\u2019ici 2030, alors qu\u2019on prévoit qu\u2019une personne sur quatre aura plus de 65 ans en 2030.On s\u2019attend à une augmentation de 30?% du nombre de cas de cancer d\u2019ici 2030?», indique André Beau- lieu, directeur des communications stratégiques et analyse de la marque à la Société canadienne du cancer (SCC).Car il faut savoir que le risque de développer un cancer s\u2019accentue énormément à mesure que l\u2019on avance en âge.«?À partir de la cinquantaine, il y a quatre fois plus de risques de développer un cancer?», souligne M. Beaulieu.Les maladies cardiovasculaires ont cessé d\u2019être la première cause de mortalité au Canada en 2005 quand elles se sont fait ravir la première place par le cancer.LA TRIBUNE 55, rue Bruce, Granby 450 375-6139 www.centrejardinagegranby.com centre de vrac terreaU \u2022PaILLIS PIerreSdÉcOratIveS etdecOnStrUctIOn daLLeSdePatIO GaZOncULtIvÉ cÈdreSPOUrHaIeS surplaceou surlivraison en accessoires de salle de bain et cuisine #1 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L e m a s c u l i n e s t u t i l i s é s a n s a u c u n e d i s c r i m i n a t i o n e t u n i q u e m e n t d a n s l e b u t d \u2019 a l l é g e r l e t e x t e .DEVIENS.SOUDEUR 0009623 0034802 0038894 laVoixdel\u2019Est SAMEDI 2 MAI 2020 ACTUALITÉS 35 MARIE-CHRISTINE BOUCHARD marie-christine.bouchard@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Mélanome.Cancer de la peau.Stade avancé.Chirurgie urgente.C\u2019est à l\u2019automne 2017 que Maurice Cloutier a entendu cette tempête de mots qui a complètement bouleversé son existence.Lorsque Maurice Cloutier a senti une petite bosse à l\u2019arrière de sa tête à l\u2019automne 2017, il pensait qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une simple piqûre de moustique, ce qui ne l\u2019a pas inquiété.Peu après, les démangeaisons qui augmentaient l\u2019ont mené chez son médecin de famille.Puis, un autre rendez-vous, une biopsie et l\u2019attente des résultats.Finalement, le verdict tombe quelques semaines plus tard.Tout a déboulé très vite par la suite.Il a rencontré sans tarder un spécialiste en ORL, le Dr Mathieu Belzile.Quelques semaines plus tard, il subissait une première chirurgie pour retirer le mélanome \u2014 une forme de cancer de la peau.Les analyses plus poussées alors effectuées sur des ganglions, qui avaient été enlevés en même temps que le mélanome, démontrent que certains étaient infectés.L\u2019heure était grave.Une deuxième chirurgie attendait Maurice Cloutier, tout juste un mois après la première.« J\u2019étais encore faible de la première opération, mais le médecin jugeait qu\u2019il fallait me réopérer sans attendre pour me faire un évidement cervical », rapporte-t-il.À peine remis de ses deux chirurgies subies coup sur coup, M. Cloutier a rencontré son oncologue au CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS.« Cette rencontre est venue avec des mauvaises nouvelles\u2026 Le médecin m\u2019a dit que mon mélanome présentait un risque très important de récidive et qu\u2019elle viendrait probablement plus tôt que tard\u2026 Mon espérance de vie était d\u2019au plus cinq ans, mais le retour du cancer de façon encore plus virulente était probable dans moins d\u2019un an.Dans cette rencontre, le médecin était déjà rendu à me dire de prendre des grandes marches et de profiter de la vie\u2026 » rappelle celui qui occupe le poste directeur général de La Tribune.BAISSER LES BRAS?Âgé de 57 ans, bientôt grand- papa pour la première fois, amoureux de la vie, Maurice Cloutier n\u2019allait pas baisser les bras si vite.Il a demandé si des traitements étaient disponibles pour mettre en échec son cancer de la peau si agressif.« Il y avait des traitements adjuvants, qui servent à prévenir la récidive du cancer, mais ce sont des traitements qui coûtent très cher et que la plupart des assurances refusaient de payer en 2018 étant donné qu\u2019il n\u2019y a pas de trace de cancer actif au moment où on fait la demande.Et comme ce sont des traitements qui coûtaient entre un quart et un demi-million de dollars par année, ce n\u2019était pas une solution », déplore-t-il en précisant que, depuis, les assureurs ont revu leurs procédures et acceptent maintenant de payer pour les traitements adjuvants.Baisser les bras ?Non, pas question.Pour continuer de mordre dans la vie encore longtemps, il n\u2019y avait pourtant plus qu\u2019une seule issue possible : être intégré à un protocole de recherche.IMMUNOTHÉRAPIE Et c\u2019est alors que le CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS l\u2019a référé au Dr Joël Claveau du Centre hospitalier universitaire de Québec où l\u2019on était sur le point d\u2019ouvrir une deuxième cohorte d\u2019un projet de recherche portant sur l\u2019immunothérapie pour les patients aux prises avec un mélanome.Le projet de recherche était mené par des chercheurs américains.Comme c\u2019est souvent le cas dans le cadre de grandes recherches, il s\u2019agissait toutefois d\u2019une recherche multicentrique : on recherchait environ 900 patients dans divers hôpitaux de divers pays, dont une dizaine au Québec.« Pour être recruté, il fallait que mon mélanome soit divisé en lamelles, analysé aux États-Unis et qu\u2019il corresponde parfaitement aux différents critères.Ensuite, il fallait que je commence les traitements douze semaines au maximum après avoir subi la chirurgie, ce qui nous laissait très peu de temps », indique M. Cloutier.Le mélanome de Maurice Cloutier satisfaisait tous les critères.Le patient sherbrookois a finalement pu recevoir son traitement le jeudi juste avant Pâques au centre de recherche à Québec.« Le centre de traitements était fermé le Vendredi saint.S\u2019il arrivait quoi que ce soit le jeudi, c\u2019en était fait de ma possibilité de participer au protocole de recherche.À la réouverture du centre, le mardi, c\u2019était trop tard parce qu\u2019on aurait été rendu plus de 12 semaines après ma chirurgie ! » rappelle Maurice Cloutier pour illustrer à quel point il a été pressé dans le temps.« Réussir à intégrer cet essai clinique a été pour moi ma façon de gagner à la loterie ! » Il y a maintenant deux ans que Maurice Cloutier a débuté son traitement expérimental en immunothérapie.Ça fait maintenant un an que le traitement est terminé.Il est quand même suivi par les médecins du protocole de recherche tous les trois mois \u2013 toujours aucune trace de cancer ! Pour traiter son mélanome, la chimiothérapie et la radiothérapie n\u2019auraient été d\u2019aucune utilité.C\u2019est l\u2019immunothérapie qui est venue à sa rescousse.Mais qu\u2019est-ce que c\u2019est ?L\u2019immunothérapie est un traitement qui aide à renforcer ou à rétablir la capacité du système immunitaire à combattre le cancer.« Pour imager, c\u2019est comme si on m\u2019avait donné une armée de soldats pour venir combattre le cancer avant même qu\u2019il réapparaisse », explique M. Cloutier.Aujourd\u2019hui encore, Maurice Cloutier se porte bien.Il a repris son poste à la direction de La Tribune dès l\u2019automne 2018, alors qu\u2019il subissait encore ses traitements d\u2019immunothérapie.Il a aussi fait la connaissance de son premier petit-fils.Il savoure chacun des bons moments qu\u2019il passe en famille ou dans la nature où il se sent si bien.Gagner à la loterie des traitements Maurice Cloutier se considère chanceux et privilégié d\u2019être en bonne santé encore aujourd\u2019hui, deux ans après le début du traitement d\u2019immunothérapie qui lui a été administré dans le cadre d\u2019un projet de recherche clinique.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE Plus de bénéfices à notre compte que comme employés.1-855-780-0800 franchises.jpce@jan-pro.ca jan-pro.ca Être propriétaire opérateur certifié Jan-Pro c\u2019est: plus de bénéfices, plus de temps pour votre famille, plus d\u2019autonomie et bien plus! 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SubventionS diSponibleS i Financement Sur place ÉCONOMISEZ 233$ CLIMATISEUR THERMOPOMPE MITSUBISHI ELECTRIC *Valide jusqu\u2019au 30 juin 2020 sur certains modèles SUR UN OU UNE 0034096 0038462 SAMEDI 2 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 36 ACTUALITÉS MARIE-CHRISTINE BOUCHARD marie-christine.bouchard@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Trois cents jeunes Québécois reçoivent un diagnostic de cancer chaque année dans la Belle Province.Près de 20?% d\u2019entre eux mourront de la maladie.L es progrès de la mé de cine moderne ont permis de réduire radicalement le taux de mortalité associé aux différents cancers pédiatriques, mais une frange non négligeable d\u2019environ 20 % des cancers pédiatriques défie les thérapies existantes et se révèle encore fatale.En fait, le cancer reste la principale cause de décès par maladie chez les enfants.Parlons ici de la leucémie, la forme de cancer la plus souvent diagnostiquée chez les enfants, et encore plus particulièrement de la leucémie lymphoblastique aiguë (LLA), la forme de leucémie la plus courante.Le taux de survie des enfants atteints d\u2019une LLA atteint près de 90 %.C\u2019est lors d\u2019une rechute que l \u2019e s p o i r d i m i n u e d e f a ç o n importante\u2026 « Un enfant rechuteur a une espérance de vie de trois mois », soutient Daniel Sinnett, professeur de pédiatrie à l\u2019Université de Montréal, et directeur de la recherche au CIUSSS du Nord-de-l\u2019Île-de-Montréal.La solution pour ces enfants qui ne répondent pas aux traitements viendra sans doute de la médecine de précision.Daniel Sinnett est généticien moléculaire.Il fut l\u2019un des premiers chercheurs embauchés au Centre de cancérologie Charles- Bruneau en 1994.Le but : développer les outils génomiques de l\u2019enfant.À ce moment-là, « on ne parlait pas de génomique.On venait d\u2019identifier les premiers gènes des maladies génétiques et il n\u2019y avait aucun gène connu pour le cancer », rappelle-t-il.« Mais une question nous intéressait : pourquoi certains enfants développent le cancer et d\u2019autres non ?» Des questions et une quête un peu folle dans un monde où on en était encore aux balbutiements de la recherche et des connaissances dans le domaine des gènes.Puis, de « nouveaux jouets » sont arrivés au Centre de cancérologie en 2012.Ce nouvel appareil d\u2019une valeur de plus d\u2019un million de dollars permettait de faire des investigations génomiques\u2026 au coût de quelques centaines de milliers de dollars chacune.C\u2019est alors que le Centre hospital ier universitaire (CHU) Sainte-Justine a mis sur pied l\u2019équipe TRICEPS.L\u2019expertise de cette équipe permet, grâce au programme de médecine de précision, de trouver des avenues thérapeutiques pour les enfants et adolescents chez qui le traitement standard ne fonctionne pas (cancer réfractaire) ou qui font une rechute.En d\u2019autres mots, l\u2019objectif était de trouver des « fautes de frappe » dans les gènes pour tenter de trouver les médicaments qui fonctionneraient pour chacun de ces types de cancers.« C\u2019était la MÉDECINE DE PRÉCISION L\u2019espoir de vaincre les rechutes chez les enfants Environ 80?% des enfants qui reçoivent un diagnostic de cancer vont en guérir, mais plusieurs d\u2019entre eux garderont des séquelles de leur traitement contre la maladie.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE www.denishivonfourrures.com 69, rue Drummond, Granby \u2022 450 372-3434 Nous sommes OUVERTS pour L\u2019ENTREPOSAGE DE FOURRURES Notez qu\u2019afin de nous protéger et protéger notre clientèle, nous appliquons des normes de sécurité très élevées.SPÉCIAL LUNDI mai au 10 mai Du 4 SAMEDI Lasagne 950g 11$ _____________ ______ Miel Dubreuil 50 0g liquide ou créme ux de trè?e 399$ _____________ ______ Pets de sœur 7$ _____________ ______ commande en lig ne disponible monsieurgrizzly .com _____________ ______ Livraison à Gran by disponible * * Des frais peuvent s\u2019appliquer 260 Denison Est Granby 450 375-6525 90, rue Gatineau, Granby 450 770-0188 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recettes mult i thérapies qui sauvent 80  % des enfants.Nous, avec nos séquençages, on pourrait proposer d\u2019autres recettes si on trouve une belle variation moléculaire.Mais les oncologues vont nous dire : \u2018\u2018oui, mais ma recette actuelle sauve 80 % des enfants! \u2019\u2019 C\u2019est difficile d\u2019amener des changements quand le traitement de base sauve autant de vies.Le changement de pratique se fera lentement\u2026 » illustre le professeur Daniel Sinnett.Or un grand problème demeure.« Trois enfants sur quatre vont garder des séquelles à long terme ou permanentes après avoir reçu des traitements contre le cancer », soutient le professeur Sinnett.Les séquelles peuvent être de quatre ordres.D\u2019abord, il y a les dérèglements métaboliques comme le diabète, le surpoids et les maladies cardiovasculaires.Il y a ensuite les problèmes osseux, comme une ostéoporose sévère que l\u2019on retrouve chez le quart des enfants ayant survécu à la maladie.« J\u2019ai déjà vu un patient chez qui on a dû remplacer les hanches à 15 ans », dit Daniel Sinnett.Il y a également des risques de maladies cardiaques, les problèmes d\u2019ordre cognitifs et de l\u2019humeur, puis finalement des problèmes de croissance et de stérilité.«  Le travail en médecine de précision pourra servir à réduire les effets à long terme chez les enfants.Certains enfants sont traités à des doses plus hautes que d\u2019autres », dit-il en donnant en exemple un médicament très efficace contre certains cancers, mais dont on reconnait cependant sa toxicité cardiaque.Dans 20 ans, le chercheur croit qu\u2019il y aura eu d\u2019autres avancées très importantes dans le traitement du cancer grâce au profilage moléculaire et à la médecine de précision.La thérapie cellulaire, ou l\u2019immunothérapie, aura aussi fait des bonds de géants.De plus en plus de patients pourront donc survivre encore plus longtemps de leur cancer.Verra-t-on des traitements qui ne laisseront pas de séquelles chez les enfants?« Il va rester du travail à faire », estime le chercheur du CHU Sainte-Justine.Toujours trop de séquelles première fois au monde que ça se faisait.Serait-on capable ?À quelle fréquence ?On n\u2019avait aucune idée.Mais les gens autour de nous ont embarqué dans notre folie.» Le temps pressait.Rappelons-le : un enfant rechuteur a une espérance de vie de trois mois.« On a été capables de trouver une mutation chez 85 % des patients.On a pu prendre une action dans un tiers des cas », indique le professeur Sinnett.Ré su l t at c o n c re t : d es v ies sauvées.« On a de belles histoires.Il y a des enfants qui étaient aux soins palliatifs qui ont passé l\u2019Halloween quelques mois plus tard et qui ont recommencé à jouer au hockey », rapporte-t-il.Avec les années, le programme q u é b é c o i s s\u2019e s t é t e n d u a u x quatre centres hospitaliers pédia- triques du Québec, dont celui du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke du CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS.Le cancer reste la principale cause de décès par maladie chez les enfants « À l\u2019heure actuelle, à l\u2019aide d\u2019outils génomiques, nous pouvons interroger tous les gènes, l\u2019ensemble du livre de la vie de chacun des patients.Nous pouvons identifier les bases moléculaires de la maladie de l\u2019enfant, définir le potentiel de résistance aux traitements à court et long termes selon le profil génétique, ainsi que les effets secondaires des traitements.Notre objectif : élaborer des interventions thérapeutiques personnalisées », explique le professeur Sinnett.Six ans plus tard, cette équipe a pu faire la démonstration qu\u2019il était possible de mettre en place un programme de recherche en médecine de précision en oncologie pédiatrique.« Par nos recherches, nous voulons trouver ce qui doit être fait pour traiter ces formes réfractaires de cancer et les éradiquer complètement.Mon rêve : vaincre le cancer par la recherche et par la médecine de précision », lance Daniel Sinnett.SUR LE WEB SUIVEZ-NOUS SUR lavoixdelest.ca @lavoixdelest facebook.com/ lavoixdelest PRÊT DE CONTENEURS + contenants SERVICE DE RAMASSAGE POUR GROS VOLUME ACHAT DE MÉTAUX FERREUX ET NON FERREUX Lundi au vendredi 7h30-17h00 metauxdoucet.com 8h00 à 5h00 Farnham Waterloo Granby 450 293 5115 450 539-1733 450 777-3368 www.denturologistebissonnette.com Cliniques de denturologie Rémi Bissonnette 3 denturologistes à votre service Pour vos besoins en prothèses dentaires partielles, complètes et sur implants 0016095 0038674 0034728 SAMEDI 2 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 38 ACTUALITÉS OLIVIER BOSSÉ obosse@lesoleil.com «?Que ce soit du canola ou que ce soit des porcs qui sont produits ici, qui sont transformés aux États-Unis et qu\u2019on mange ici.Ça traverse la frontière d\u2019une façon extrêmement importante.Et des fois, deux pis trois fois, le même produit?! Comme si c\u2019était un seul pays, ni plus ni moins.?» Ministre fédérale de l\u2019Agriculture et de l\u2019Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau réalise à quel point la crise de la COVID-19 ravive le besoin d\u2019accroître l\u2019autonomie alimentaire au Québec et au Canada.François Legault en a souvent fait état dans ses points de presse quotidiens.Il y a deux semaines, le premier ministre québécois évoquait avoir « eu peur, dans le dernier mois, que les fruits et légumes qu\u2019on importe du Sud, qu\u2019on ne soit plus capables de les avoir ».Mais plus facile à dire qu\u2019à faire, constate Mme Bibeau.« L\u2019industrie agroalimentaire s\u2019est développée à travers les années de façon extrêmement intégrée, particulièrement avec les Américains », a-t-elle affirmé en entrevue au Soleil.« Ce n\u2019est vraiment pas évident de dire : \u201cOK, on va diminuer cette inté- gration-là de nos marchés.\u201d Ça fait tellement longtemps que ça se développe comme ça ! Ce serait certainement un défi si c\u2019était notre souhait.Mais la situation actuelle nous fait réaliser qu\u2019on peut faire plus pour être plus autonomes à certains égards et il faut trouver le juste équilibre.» Juste équilibre de la sécurité alimentaire internationale.Où nous dépendons de certains pays dans certains secteurs, mais d\u2019autres pays dépendent de nous dans d\u2019autres secteurs.GROS DÉFIS AVANT L\u2019AVION Notre industrie agricole dépend des travailleurs étrangers temporaires, qui seront moins nombreux dans les champs de l\u2019île d\u2019Orléans, de Portneuf et d\u2019ailleurs, cet été.Le Canada accueille d\u2019ordinaire 60 000 travailleurs agricoles venus d\u2019autres pays chaque été, surtout en provenance du Mexique et du Guatemala.Contingent inévitablement réduit cette année.Juste pour avril, même si les démarches administratives avaient été effectuées avant la crise, leur nombre est passé de 13 000 à 11 000.« Pour les suivants, il y a des défis pour l\u2019obtention des papiers, confirme la ministre Bibeau.Le transport au Guatemala est plus difficile et il y a des défis administratifs avant d\u2019embarquer dans l\u2019avion.On redouble d\u2019efforts et de créativité pour que ça fonctionne.Il y a aussi des travailleurs qui choisissent de traverser cette crise avec leur famille dans leur pays, donc ils ne viennent pas tous.» La semaine dernière, M.Legault invitait les Québécois devenus sans emploi à cause de la COVID-19 à aller travailler à la ferme.Comme lui ramassait des fraises « quand j\u2019étais jeune, au collège Macdonald, à Sainte-Anne-de-Bellevue ».« On veut un Québec qui est plus autonome pour sa nourriture.Ça veut dire qu\u2019il faut avoir plus de monde dans nos fermes, dans nos champs », en avait appelé le premier ministre provincial.Le Nouveau-Brunswick est allé jusqu\u2019à interdire l\u2019entrée de travailleurs étrangers temporaires sur son territoire jusqu\u2019à nouvel ordre, cette semaine.« La décision finale revient aux provinces, mais le secteur de l\u2019agriculture est, pour le moins que je puisse dire, surpris par une telle décision [du Nouveau-Brunswick].Les producteurs et les transformateurs, entre autres dans le secteur de la pêche, ont absolument besoin d\u2019avoir ces travailleurs étrangers pour continuer leur travail », affirme la ministre, députée d\u2019une circonscription rurale en Estrie.Les cultivateurs québécois aussi ont besoin de cette main-d\u2019œuvre.Pour planter maintenant, mais surtout quand viendra le temps de récolter.UN MASQUE TOUT LE VOYAGE Mme Bibeau, elle-même forcée de célébrer son 50e anniversaire en confinement début avril, énumère les mesures strictes prises pour s\u2019assurer que ces travailleurs-voyageurs n\u2019apportent pas le nouveau coronavirus dans leurs bagages.« Ça commence au départ, dans le pays d\u2019origine.Avant même d\u2019embarquer dans l\u2019avion, des vérifications sont faites pour s\u2019assurer que personne n\u2019a de symptôme.On leur explique dans leur langue tout ce qu\u2019il y a à savoir sur leur santé et les règles à respecter pour l\u2019isolement quand ils arrivent au Canada.« Ils portent un masque pendant tout le voyage, poursuit-elle.Quand ils arrivent à Montréal, on vérifie encore leurs symptômes, leur explique toutes leurs responsabilités aux plans de la santé et de l\u2019isolement.« Puis ils partent en direction de leur lieu d\u2019accueil dans des transports privés.Ils portent toujours le masque, évidemment.Une fois sur place, ils doivent se soumettre à une période d\u2019isolement de 14 jours.Le travailleur a l\u2019obligation de rester à l\u2019intérieur et l\u2019employeur ne peut pas lui demander de travailler, sous aucune considération.C\u2019est très sévère.» Le fédéral donne au producteur 1500 $ par travailleur étranger temporaire embauché, soit pour adapter le lieu d\u2019hébergement ou le loger à l\u2019hôtel et lui payer un salaire pendant ses deux semaines d\u2019isolement.Au Québec, la surveillance revient à la Commission des normes, de l\u2019équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST).Le ministère fédéral de l\u2019Agriculture et de l\u2019Agroalimentaire a déboursé 70 millions $ en programmes depuis le début de cette crise, en plus des prêts par le biais de Financement agricole Canada et d\u2019autres mesures sectorielles à venir.AUTONOMIE ALIMENTAIRE Canada et États-Unis «?comme un seul pays?» Le Canada accueille d\u2019ordinaire 60 000 travailleurs agricoles venus d\u2019autres pays chaque été, surtout en provenance du Mexique et du Guatemala.\u2014 PHOTO ASSOCIATED PRESS 327, rue Matton, Granby 450 378-0221 I www.sos-depannage.org L\u2019équipe de SOS Dépannage tient à remercier tous ses précieux et généreux donateurs.Grâce à votre appui financier durant cette crise, c\u2019est plus de 1009 personnes qui ont reçu un dépannage alimentaire.Cela représente 21 189 repas.De plus, 17 286 kilos de nourriture ont été distribués à différents organismes communautaires de Granby, ce qui représente 112 297,62$ en valeur monétaire.Merci de votre support d\u2019hier, d\u2019aujourd\u2019hui et aussi celui de demain, car la période de crise n\u2019est pas terminée et votre soutien reste essentiel pour notre organisme.À tous nos clients du Magasin Général et du Café des Trois Pommiers nous vous remercions de votre patience.SOS Dépannage a pris comme position de ne pas ouvrir son Magasin Général à court terme.Nous désirons nous assurer de bien protéger nos employés, nos clients et nos bénévoles.Pour rester informer, suivez les médias.Nous avons bien hâte de vous retrouver. laVoixdel\u2019Est SAMEDI 2 MAI 2020 39 CHRONIQUES Attention, pénurie de sommeil D epuis que les écoles sont fermées, Audrey*, une enseignante dans une école primaire de Québec, se réveille souvent au milieu de la nuit.Les yeux ouverts dans la noirceur, Audrey attrape son téléphone sur la table de chevet.Il est 2h du matin.Encore.À côté de son chum qui dort comme une bûche, elle peine à se rendormir, puis glisse dans un sommeil fragile.À 4h, elle se réveille encore.Et à 6h.Et à 8h.Sans l\u2019horaire précis d\u2019une classe de deuxième année, Audrey croyait qu\u2019elle aurait plus de latitude pour faire le plein de ZZZ.Au lieu de ça, elle a vu son sommeil perturbé comme jamais.«Je me réveille, je stresse.Je me dis : \u201cMon Dieu, comment ça je me réveille tout le temps, comment ça je dors pas bien\u201d?» En ces temps de COVID-19, Audrey est sans doute loin d\u2019être la seule à être affligée par un manque de dodo.Le stress lié au confinement et les horaires chambardés plombent le sommeil de nombreux Québécois, dont certains qui roupillaient très bien merci avant l\u2019épidémie.On ne sait pas encore précisément à quel point la crise du coronavirus a affecté les nuits des Québécois.Mais en Italie, où l\u2019épidémie a frappé avant chez nous, elle a fait augmenter la proportion de «mauvais dormeurs» de 40 à 52 %, selon une récente étude.À Québec, la psychologue Em- manuelle Bastille-Denis est aux premières loges pour observer les perturbations nocturnes liées à la crise.«Je vois qu\u2019il y a une petite panique autour du sommeil, [les gens disent] \u201cça fait une semaine que je dors pas\u201d.Et là, ils veulent avoir un rendez-vous très rapidement» décrit Mme Bastille-De- nis, fondatrice et coordonnatrice du Centre de traitement de l\u2019insomnie.Ces dernières semaines, Em- manuelle Bastille-Denis a aussi remarqué une percée des éveils nocturnes à l\u2019image de ceux qui troublent les nuits d\u2019Audrey.En temps normal, la psychologue voit beaucoup de gens qui ont du mal à s\u2019endormir le soir ou qui se réveillent prématurément le matin.Mais ces temps-ci, elle constate que beaucoup de patients se réveillent la nuit et ont de la difficulté à se rendormir.Mme Bastille-Denis soupçonne plusieurs tracas derrière ces nuits troublées.Certains patients craignent d\u2019être infectés par le virus.Mais la plupart sont stressés par leur quotidien chamboulé \u2014 le télétravail, les enfants à la maison, les commerces fermés, les rassemblements interdits, la distanciation sociale à maintenir alors que le Québec commence à se déconfiner.Toutes ces adaptations créent un état de vigilance qui s\u2019infiltre la nuit.«On fait face à tellement de stresseurs que c\u2019est facile pour le cerveau de rembarquer sur la voie du : \u201cJe pense à ma journée de demain, je repense à tout ce que j\u2019ai à faire\u201d», décrit Mme Bastille-Denis.Parfois, Audrey se réveille la nuit et a chaud.Elle se demande si elle fait de la fièvre, si elle a été infectée par la COVID-19.Elle angoisse aussi en pensant au casse- tête de l\u2019école à distance et de la réouverture des classes.Audrey remarque aussi que son horaire de sommeil a changé.Le soir, elle se couche plus tard.Elle visionne en rafale La casa de pa- pel sur Netflix ou essaie de rattraper les 16 saisons de Grey\u2019s Anatomy.Tant qu\u2019elle ne s\u2019endort pas, elle continue.Si bien qu\u2019elle ne s\u2019allonge pas sous les draps avant minuit, alors que d\u2019habitude, elle y est déjà depuis 22h.Oui, elle se lève deux heures plus tard que d\u2019habitude le matin.Mais avec ses nuits amochées, elle ne se sent pas plus reposée.Expert de renommée internationale du sommeil, le professeur Charles Morin, de l\u2019École de psychologie de l\u2019Université Laval, souligne que les routines sont les alliées du dodo.En temps normal, la semaine, on se lève à la même heure, on entre au travail à la même heure, on dîne à la même heure, on revient de travailler à la même heure, on soupe à la même heure et on se couche à la même heure \u2014 ou à peu près.On ajuste nos horaires avec ceux de nos collègues, de notre famille, de nos amoureux.«Tout ça est bien synchronisé à des moments précis, dit M. Morin.Mais là, on se trouve à perdre cette routine».Le confinement n\u2019aide pas à réguler nos horaires de veille et de sommeil.Cloîtrés à la maison, plusieurs passent beaucoup de temps à l\u2019intérieur et s\u2019exposent moins à la lumière du jour.Ce faisant, ils peuvent dérégler leur «horloge biologique», une zone du cerveau qui dit notamment au corps quand il est temps de dormir et quand il est temps de se réveiller.Le soir, ceux qui écoutent des séries en rafale jusqu\u2019à très tard ou lisent les nouvelles sur le coro- navirus juste avant de se coucher nuisent aussi à leur sommeil.En s\u2019exposant à la lumière bleue émise par les écrans, ils réduisent la production de mélatonine, une hormone produite dans la noirceur qui avise le corps que c\u2019est le temps de dormir.Le sommeil, rappelle M. Morin, est un des trois piliers de la santé.Mais il reçoit beaucoup moins d\u2019attention que les deux autres, l\u2019alimentation et l\u2019activité physique.En ces temps de pandémie, c\u2019est malheureusement encore le cas, déplore le professeur.«Le sommeil, c\u2019est tellement important, c\u2019est supposé occuper le tiers de notre vie, mais on le tient souvent pour acquis \u2014 jusqu\u2019au moment où on commence à avoir des problèmes».Alors, dès maintenant, voici ce que M. Morin recommande pour mieux dormir.Couchez-vous et levez-vous aux mêmes heures chaque jour dans la mesure du possible.Réservez au moins 7 à 8 heures par nuit pour dormir.Prenez une heure avant le dodo (sans écran) pour décompresser.Faites attention à l\u2019alcool près de l\u2019heure du coucher, ça nuit au sommeil.Exposez-vous à la lumière du jour en allant faire un tour dehors (mais maintenez vos deux mètres de distance).Pour d\u2019autres suggestions, rendez-vous sur ce site : dormezla- dessuscanada.ca/ *Le vrai nom d\u2019Audrey a été modifié pour garder son anonymat Le confinement n\u2019aide pas à réguler nos horaires de veille et de sommeil MARC ALLARD CHRONIQUE mallard@lesoleil.com NOUS, LES HUMAINS Audrey angoisse aussi en pensant au casse-tête de l\u2019école à distance et de la réouverture des classes.\u2014 PHOTO MARCOS MESA SAM WORDLEY SAMEDI 2 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 40 APPEL D\u2019OFFRES ASSEMBLÉE PUBLIQUE DE CONSULTATION PROJET: Remplacement de deux ponceaux \u2013 rangs Casimir et St-Charles DOSSIER: 42108TT-42109TT Les documents de soumission seront disponibles sur le site du système électronique d\u2019appel d\u2019offres (SEAO) à partir du 4 mai 2020.Les soumissions seront reçues à l\u2019hôtel-de- ville d\u2019Ange-Gardien, au plus tard à 11 h, le 21 mai 2020.En raison de la COVID 19 et des mesures exceptionnelles, afin de déposer sa soumission, l\u2019Entrepreneur devra communiquer par téléphone à l\u2019hôtel-de-ville au 450-293-7575 afin que la porte de l\u2019hôtel-de- ville soit ouverte.La municipalité d\u2019Ange-Gardien demande des soumissions pour le remplacement de deux ponceaux existants sur les rangs Casimir et St-Charles (cours d\u2019eau Lanoue et Grand cours d\u2019eau).Sans s\u2019y limiter, les travaux comprennent sommairement la fourniture et l\u2019installation d\u2019un ponceau circulaire de 1650mm de diamètre et d\u2019un ponceau rectangulaire de 3000mm x 2000mm ainsi que l\u2019enlèvement des ponceaux existants, la mise en place des équipements et accessoires requis, la reconstruction des remblais des ponceaux, la mise en place de structure de rue et de pavage, ainsi que tous autres travaux connexes y incluant divers travaux de réfection et autres nécessaires à la complète exécution des ouvrages projetés.Seuls sont admis à soumissionner les entrepreneurs ayant demandé les plans, devis et documents de soumission en leur nom, dont la principale place d\u2019affaires est située au Québec, en Ontario ou au Nouveau-Brunswick, et qui détiennent une licence en vertu de la Loi sur la qualification professionnelle des Entrepreneurs en construction.Les soumissions devront être déposées en trois (3) copies et être accompagnées des documents suivants : un cautionnement de soumission égal à dix pour cent (10 %) du montant de la soumission, valide pour une durée de quatre-vingt-dix (90) jours; une lettre d\u2019intention d\u2019une compagnie d\u2019assurance fournissant un cautionnement d\u2019exécution des travaux ainsi qu\u2019un cautionnement des obligations de l\u2019entrepreneur pour le paiement de la main-d\u2019œuvre, des matériaux et des services.Ces cautionnements doivent être égaux à cinquante pour cent (50 %) chacun du coût de la soumission, valides pour une durée de quatre-vingt-dix (90) jours.La date limite pour le dépôt d\u2019une plainte concernant le processus d\u2019adjudication ou d\u2019attribution des organismes publics est le 14 mai 2020.Les soumissions doivent être présentées dans une enveloppe scellée et déposées à l\u2019hôtel- de-ville d\u2019Ange-Gardien, 249, rue Saint- Joseph, Ange-Gardien (Québec) J0E 1E0.En raison des mesures temporaires en matière de gestion contractuelle, les soumissions seront ouvertes sans la présence du public ni de ceux qui ont soumissionné.L\u2019ouverture se déroulera devant deux témoins n\u2019ayant aucun intérêt en lien avec le contrat visé.La municipalité produira un enregistrement audiovisuel de l\u2019ouverture des soumissions, et dès que possible, sera rendu disponible dans le système électronique d\u2019appel d\u2019offres (SEAO).La municipalité d\u2019Ange-Gardien ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni la plus haute, ni aucune des soumissions reçues sans encourir aucune obligation, ni aucuns frais d\u2019aucune sorte envers le ou les soumissionnaire(s).Le présent appel d\u2019offres est assujetti à l\u2019Accord de commerce et de coopération entre le Québec et l\u2019Ontario (ACCQO), à l\u2019Accord de libéralisation des marchés publics du Québec et du Nouveau-Brunswick (AQNB) et à l\u2019Accord de libre-échange canadien (ALEC).Donné à l\u2019Ange-Gardien, ce 4e jour du mois de mai 2020.Brigitte Vachon, M.A.P.gma Directrice générale AVIS PUBLIC APPeL d\u2019offreS 147/2020 SerVICeS ProfeSSIonneLS en IngénIerIe - ConCePtIon de PLAnS et deVIS et SUrVeILLAnCe deS trAVAUx rénoVAtIon dU théâtre PALACe de grAnBy CLÔtUre: 19 mAI 2020 à 14h00 CoVId-19 -InformAtIonS à L\u2019IntentIon deS SoUmISSIonnAIreS dépôt des soumissions Compte tenu des événements liés à la pandémie de la COVID-19, il est fortement recommandé aux soumissionnaires de transmettre leur soumission par la poste ou par une compagnie de courrier.Le soumissionnaire a toutefois la possibilité de déposer sa soumission en personne sur rendez-vous.Il doit faire parvenir un courriel au service de l\u2019approvisionnement approvisionnements@granby.ca.ouverture des soumissions En raison de l\u2019arrêté ministériel numéro 2020-014, depuis le 2 avril, les organismes municipaux doivent effectuer l\u2019ouverture des soumissions sans la présence du public ni de ceux qui ont soumissionné.L\u2019ouverture se déroulera devant au moins deux témoins n\u2019ayant aucun intérêt en lien avec le contrat visé.La Ville de Granby produira un enregistrement audiovisuel de l\u2019ouverture des soumissions et, dès que possible, le rendra disponible dans le système électronique d\u2019appel d\u2019offres (SEAO).Des soumissions scellées seront reçues par la Ville de Granby jusqu\u2019à 14h00, heure locale en vigueur, mardi, 19 mai 2020, pour un mandat de services professionnels en ingénierie pour la réalisation des plans et devis et surveillance des travaux de rénovation du théâtre le Palace de Granby.Pour être reçue, toute soumission doit se trouver physiquement, sous pli cacheté, à la réception de l\u2019Hôtel de Ville situé au 87 rue Principale à Granby, avant l\u2019heure et la date metionnées ci-haut.Le soumissionnaire doit se procurer le document d\u2019appel d\u2019offres directement du Système Électronique d\u2019Appel d\u2019Offres (SÉAO) en s\u2019adressant à un de ses représentants par téléphone au 1-866-669-7326 ou au 514-856- 6600 ou en consultant le site internet www.seao.ca.Les documents doivent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Le soumissionnairedoit avoir unétablissement au Québec ou dans un territoire visé par un accord intergouvernemental de libéralisation des marchés applicable à la Ville de Granby selon les conditions de l\u2019appel d\u2019offres.Toute soumission devra être produite et soumise sur le formulaire de soumission fourni à cette fin, et être conforme aux conditions stipulées dans la présente demande de soumission et au devis l\u2019accompagnant.La Ville de Granby ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions présentées et n\u2019encourt aucune obligation envers les soumissionnaires.Les soumissions seront ouvertes au jour et à l\u2019heure indiquée en rubrique, à l\u2019Hôtel de Ville de Granby.Les soumissionnaires sont invités à assister à l\u2019ouverture des soumissions.Granby, le 2 mai 2020 Nancy Gagnon Gestionnaire de contrats, Approvisionnements AVIS DE CLOTURE D\u2019INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de Gérard Dufresne en son vivant domicilié au 71, rue Court, Granby, Québec, J2G 4Y7, survenu le treize mars deux mille vingt (13 mars 2020) à Gran- by, un inventaire des biens du défunt a été fait par Richard Dufresne, liquidateur de la Succession Gérard Dufresne, conformément à la Loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l\u2019étude de Claude Gravel, notaire, située au 12, rue St-Antoine Sud, Granby, Québec, J2G 6W3.Donné le 28 avril 2020 RICHARD DUFRESNE, liquidateur AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès deM.Guy Gauthier en son vivant domicilié au 29, rue Gince, Waterloo, QC, J0E 2N0, survenu le quatre décembre deux mille dix neuf (4 décembre 2019), un inventaire des biens du défunt a été fait par Mme Thérèse Lasselle, liquidatrice de la Succession, conformément à la loi.Donné le 2 mai 2020, Mme Thérèse Lasselle, liquidatrice AVIS DE CLOTURE D\u2019INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de Raynald Bégin en son vivant domicilié au 12, rue Routhier, Granby, Québec, J2G 8X6, survenu le onze novembre deux mille dix-neuf (11 novembre 2019) à Granby, un inventaire des biens du défunt a été fait par GaétanBégin, liquidateur de la Succession Raynald Bégin, conformément à la Loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l\u2019étude de Claude Gravel, notaire, située au 12, rue St-Antoine Sud, Granby, Québec, J2G 6W3.Donné le 23 avril 2020 GAÉTAN BÉGIN, liquidateur CONSULTATION ÉCRITE Règlement 02-20 remplaçant le règlement de construction #13-14 1.Lors d\u2019une séance spéciale tenue le 18 février 2020, le conseil a adopté le projet de règlement numéro 02-20 et intitulé « PROJET DE RÈGLEMENT NUMÉRO 02-20; RÈGLEMENT REMPLAÇANT LE RÈGLEMENT DE CONSTRUCTION NUMÉRO 13-14.».2.Le présent règlement remplace le Règlement de construction numéro 13-14 afin de simplifier l\u2019application des normes de construction et de diminuer la responsabilité de la Municipalité.Ce règlement a notamment pour objet d\u2019établir des normes minimales de résistance, de salubrité et de sécurité des constructions.3.En raison des circonstances exceptionnelles entourant la Covid-19, toute personne peut transmettre ses commentaires écrits, par courriel au infomun@roxtonpond.ca ou par courrier au 901, rue Saint-Jean, Rox- ton Pond (Qc) J0E 1Z0, pour une période de 15 jours suivant la publication de cet avis.4.Le projet de règlement peut être actuellement consulté dans son exhaustivité par toute personne ou organisme intéressé sur le site web www.roxtonpond.ca.5.Le projet ne contient aucune disposition propre à un règlement susceptible d\u2019approbation référendaire conformément à l\u2019article 123 de la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme.Le projet concerne l\u2019ensemble du territoire de la municipalité de Roxton Pond.DONNÉ à Roxton Pond (Québec), ce 1er mai 2020.M.François Giasson Directeur général et secrétaire-trésorier AVIS PUBLIC 415437 AVIS RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca S H E R B R O O K E \u2014 S i s o n employeur respecte les directives de la santé publique en lien avec la COVID-19, un employé ne peut invoquer un refus d\u2019entrer au travail.Avocate en droit du travail qui a collaboré à l\u2019élaboration de multiples plans d\u2019intervention pour la reprise d\u2019activités, notamment dans l\u2019industrie touristique et de la construction, Me Marie-Claude Riou signale que le droit de refus d\u2019un travailleur doit être justifié.« Un employé doit avoir des motifs raisonnables pour l\u2019invoquer.Si l\u2019employeur ne les accepte pas, le litige doit faire appel à une partie neutre notamment en faisant intervenir la CNESST.La peur de la COVID-19 n\u2019est pas un motif raisonnable pour refuser de rentrer au travail si l\u2019employeur met en place toutes les mesures imposées par la santé publique », explique Me Riou, de la firme Vaillancourt Riou et Associés de Sherbrooke.Selon la Loi sur la santé et la sécurité du travail, un travailleur doit avoir des motifs raisonnables pour invoquer un refus de travailler.Le retrait des femmes enceintes peut être invoqué dans certains cas.L\u2019avocate mentionne que l\u2019état de santé ou la condition particulière d\u2019un employé peuvent être des motifs invoqués pour refuser de retourner au travail.« Si une tierce partie détermine que le retour au travail n\u2019est pas possible en raison de conditions particulières, il faut analyser si des aménagements de télétravail sont possibles.Si un travailleur ne peut travailler de façon sécuritaire, les conditions de rémunération seront déterminées en fonction de la politique de l\u2019employeur, de la convention collective ou de l\u2019assureur ou de l\u2019assurance emploi s\u2019il y a lieu.La prestation canadienne d\u2019urgence peut s\u2019appliquer dans certaines situations », explique Me Riou.Cette dernière insiste sur le fait qu\u2019un plan d\u2019intervention dans les entreprises doit baliser les conditions de retour au travail dans le respect des consignes de la santé publique tant pour les employés, la clientèle que les fournisseurs.« Un employeur doit prendre les mesures raisonnables.Il y a beaucoup de particularités pour chaque entreprise.La CNESST dispose du pouvoir de fermer une entreprise si elle ne respecte pas les mesures d\u2019hygiène et les consignes de distanciation sociale imposées par la santé publique.La COVID-19 peut-être considérée comme un accident de travail, alors les employeurs ont tout intérêt à y voir.Les travailleurs ont aussi l\u2019obligation de voir à leur santé et sécurité », souligne Me Marie-Claude Riou.Concernant le retour en classe, elle rappelle que plusieurs mesures prises vont bien au-delà de la seule distanciation physique.La peur de la COVID-19 n\u2019est pas un motif pour refuser de travailler Avocate en droit du travail, Me Marie-Claude Riou signale que le droit de refus d\u2019un travailleur doit être justifié.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE laVoixdel\u2019Est SAMEDI 2 MAI 2020 41 BERTHELETTE M.Réjean - 1958-2020 À l\u2019hôpital de Granby, le 22 avril 2020 à l\u2019âge de 61 ans et 11 mois, est décédé monsieur Réjean Berthelette, demeurant à Waterloo.Il était le fils de Bernadette Beauregard et de feu Donat Berthelette, de Bonsecours.Il laisse dans le deuil sa mère Bernadette Beauregard; sa conjointe Sylvie Tremblay; ses enfants : Geneviève (Steve Bourdeau), Valérie (Jean-François Leblanc), Sébastien; ses trois petits-enfants : Raphaël, Samuel et Logan; ses soeurs et frères : Monique (Robert Tessier), Nicole, Joanne (Michel Robert), Claude (Sylvie Lessard), Sylvain (Chantal Riopel) ainsi que de nombreux neveux, nièces, cousins, cousines, oncles, tantes et amis.Compte tenu des circonstances actuelles, la célébration est reportée à une date ultérieure.La famille tient à remercier le personnel des soins palliatifs de l\u2019hôpital de Granby pour les bons soins prodigués et leurs services d\u2019un grand professionnalisme.Nous vous invitons à transmettre vos messages de sympathie à partir de l'avis de décès sur claudelesieur.com ou en partageant la publication de notre page Facebook.Complexe funéraire Claude LeSieur 530, 4ième Rue, St-Jean-sur-Richelieu QC J2X 3M6 Tél.450 346-6020 - Téléc.450 346-2116 - Site web claudelisieur.com LANDRY Mme Jacqueline - 1953-2020 Paisiblement chez-elle, le 22 avril 2020, à l\u2019âge de 66 ans et 9 mois, est décédée madame Jacqueline Landry, fille de feu monsieur Lucien Landry et de feu madame Lucille Dubuc, demeurant à Granby.Madame Landry était la mère de feu Caroline Breton.Elle laisse dans le deuil ses soeurs : feu Lisette, Colette, (Alain Riva), Karmen (Sylvain Larivière); son frère Michel Landry (Brigitte Latour) ainsi que sa grande amie Micheline Bonneau, ses nombreux neveux et nièces, autres parents et amis.La famille désire remercier le service d\u2019oncologie du Centre Hospitalier de Granby, son médecin de famille Dr.Lussier et le CLSC de Granby pour les bons soins, particulièrement Dr.Leblanc et l\u2019infirmière Jolaine.La crémation a eu lieu à Granby au crématorium Les Jardins Funéraires Bessette.Compte tenu des circonstances actuelles, une cérémonie aura lieu en toute intimité à une date ultérieure.En guise de sympathie, des dons à la Société canadienne du cancer ainsi qu'à la Maison Au Diapason seraient appréciés.Des formulaires sont disponibles en ligne au www.cancer.ca/fr-ca/?region=qc ou au www.audiapason.org/la-fondation/ LEMAY Marie-Anna - 1935-2020 À la Maison Au Diapason, le 24 avril 2020, à l\u2019âge de 84 ans, est décédée Mme Marie-Anna Lemay.Elle laisse dans le deuil ses filles : Lucie Girardin (Denis Larouche), Joanne Girardin (Yves Ménard), Manon Girardin (Denis Lalumière); ses petits- enfants : Lysane, Mélanie, Audrey, Édith, Jean-François, Stéphanie, Alex, Nadia et leur conjoint (e), ses 19 arrière-petits-enfants, sa soeur Marie-Aline Lemay, ainsi que ses neveux, nièces, autres parents et amis.La famille désire remercier sincèrement le personnel de la Maison au Diapason et du CHG pour les bons soins prodigués.La crémation a eu lieu au crématorium Girardot et Ménard.En raison des circonstances actuelles exceptionnelles, une cérémonie aura lieu dans la plus stricte intimité.L\u2019inhumation aura lieu à une date ultérieure au cimetière de Valcourt.Les arrangements funéraires ont été confiés au COMPLEXE FUNÉRAIRE GIRARDOT & MÉNARD.En guise de sympathie, un don à la Fondation au Diapason serait grandement apprécié.Formulaires disponibles à la réception du complexe ou sur le site au www.audiapason.org MARTIN M.Réginald - 1973-2020 Au CHUS-Fleurimont, le 25 avril 2020, à l\u2019âge de 46 ans, est décédé monsieur Réginald Martin, fils de madame Lucille Marceau (feu Eugène Tardif) et de monsieur Jacques Martin (Louise Robitaille), demeurant à St-Alphonse- de-Granby.Outre ses parents Lucille et Jacques, il laisse dans le deuil ses enfants adorés: Jessy Lauzon, Mayka Martin-Lauzon; ses frères et soeurs : Chantal (Luc), Brigitte (André), Nancy; La mère de ses enfants Doris Lauzon, son oncle Sylvain (Lise), ainsi que plusieurs oncles, tantes, ses neveux, nièces, cousins, cousines, autres parents et amis.Il laisse également dans le deuil ses amis(e) Gilles, Alexandre, Martin, Bruno, Frédéric, François, Éric, Régis et Geneviève.La famille désire remercier le personnel du 3e étage, ses soins intensifs et de la Neurologie du CHUS Fleurimont pour les bons soins prodigués.La crémation a eu lieu à Granby au crématorium Les Jardins Funéraires Bessette.Tenu des circonstances actuelles, la cérémonie ainsi que la mise en place au columbarium LES JARDINS FUNÉRAIRES BESSETTE DE GRANBY ont été reportées à une date ultérieure.En guise de sympathie, un don à la Société canadienne du cancer serait apprécié.Des formulaires sont disponibles en ligne au www.cancer.ca/fr-ca/?region=qc MELOCHE TURGEON Mme Hélène - 1930-2020 Au Centre hospitalier de Granby, le 23 avril 2020, à l\u2019âge de 90 ans, est décédée Mme Hélène Meloche, épouse de feu Henri Turgeon.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Michel (Johanne Bélanger), Josée (Gilles Blanchard), Christiane, Luc (Ginette Meunier), Jean (Linda Lafortune).Elle laisse également derrière elle ses petits-enfants : Julie (Sébastien Tessier), Roxanne (Tommy Léonard), Gabriel (Élizabeth Arbour), Rémy Van Minh, Carl et Janie, sa grande amie Denise Lettre, ainsi que ses neveux, nièces, autres parents et amis.La famille désire remercier sincèrement le personnel des soins palliatifs du CHG pour leur support et les bons soins prodigués.La crémation a eu lieu au crématorium Girardot et Ménard.En raison des circonstances actuelles exceptionnelles, la célébration se tiendra en toute intimité, suivie de l\u2019inhumation au cimetière Mgr Pelletier, rue Dufferin.Les arrangements funéraires ont été confiés au COMPLEXE FUNÉRAIRE GIRARDOT & MÉNARD.En guise de sympathie un don à la Fondation du CHG ou à Diabète Québec serait apprécié.Formulaires disponibles à la réception du complexe.PILETTE Mme Nicole - 1961-2020 Au centre hospitalier de Granby, le 26 avril 2020, à l\u2019âge de 58 ans, est décédée Mme Nicole Pilette, conjointe de M.Pierre Gaucher, fille de feu M.André Pilette et de feu Mme Bérangère Daoust.Outre son conjoint Pierre, elle laisse dans le deuil sa fille Stéphanie (Etienne Hade), ses frères et soeurs : Michel Pilette (Chantal Morrissey), André Pilette (Brigitte Bazinet), Gisèle Pilette, Philippe Pilette (Anne Lapierre) et Christianne Pilette (Jean-Jules Robert), sa belle-mère Laurentine Rodrigue (feu Conrad Gaucher); ses beaux-frères et belles-soeurs : Lyne Gaucher (Sylvain Giard), France Gaucher (Alain Charron), Louisette Gaucher (Mario Ballard), Sylvie Gaucher (Steve McQuillen) et André Gaucher (Nicole Lussier).Elle laisse également derrière elle sa bonne amie Nacia Lebeuf, ainsi que plusieurs neveux, nièces, autres parents et amis.La famille remercie chaleureusement tout le personnel du CHG, du CHUM et du CHUS pour les excellents soins prodigués, et le soutien apporté à la famille durant les nombreuses années de maladie.La crémation a eu lieu au crématorium Girardot et Ménard.Selon ses volontés, une célébration privée aura lieu à une date ultérieure.Les détails vous seront communiqués en temps opportun.L\u2019inhumation suivra au cimetière Mgr Pelletier.Les arrangements funéraires ont été confiés au COMPLEXE FUNÉRAIRE GIRARDOT & MÉNARD. SAMEDI 2 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 42 BEAUDIN M.René - 1942-2020 Au Centre hospitalier de Granby, le 28 avril 2020, à l\u2019âge de 78 ans, est décédé M.René Beaudin, tendre époux de Mme Lise Belval.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses filles : Cindy et Nancy Beaudin, ses petits-enfants : Jonathan, Émilie et feu Danick; la fille de son épouse, Sylvie Bouffard et les petits-enfants de son épouse : Marie-Pier et Nathaniel.Il était le frère de Micheline Beaudin, feu Violette Beaudin, Paul Beaudin, Daniel Lamoureux et Richard Lamoureux.Il laisse également derrière lui ses beaux-frères et belles-soeurs : Donald Belval (Odette Laroche), André Belval (Pierrette Lussier) ainsi que ses neveux nièces, autres parents et amis.La crémation a eu lieu au crématorium Girardot et Ménard.En raison des circonstances actuelles exceptionnelles, la célébration se tiendra à une date ultérieure.Les détails vous seront communiqués en temps opportun.Les arrangements funéraires ont été confiés au COMPLEXE FUNÉRAIRE GIRARDOT & MÉNARD.CLOUTIER, NÉE CHICOINE Mme Gisèle - 1928-2020 À l\u2019hôpital B.M.P.de Cowansville, le 23 avril 2020 à l\u2019âge de 91 ans, est décédée Mme Gisèle Chicoine épouse de feu Conrad Cloutier demeurant à Farnham.Elle était la mère de feu Jacques et la grand-mère de feu Emmanuel, elle laisse dans le deuil ses enfants : André (Monique Hébert), Yvan (Andrée Poisson), Manon (Jean- Luc Cléroux) et Michel (Linda Dugas).Elle laisse également ses petits-enfants : David, Vincent, Marie-Claude, Élange et ses 5 arrière-petits-enfants, son beau-frère Claude Favreau, plusieurs neveux et nièces et autres parents et amis.Sous la direction du salon funéraire Désourdy inc.de Farnham.Une cérémonie en sa mémoire et l\u2019inhumation auront lieu à Farnham, en toute intimité.La famille tient à remercier chaleureusement tout le personnel de la résidence Magenta de Farnham, pour les bons soins et l\u2019attention donnés à Mme Chicoine.MORIER M.Yvon - 1966-2020 Au CHSLD Henriette-Céré de St-Hubert, le 3 avril 2020 à l\u2019âge de 53 ans, est décédé M.Yvon Morier, fils de M.André Morier et de Mme Thérèse Raymond, demeurant à St-Damase.Outre ses parents, il laisse dans le deuil ses frères et soeurs : Ginette (Normand Brodeur), Sylvie, Paul-André et Martin, son grand ami Pierre Véronneau, Nadia et Cloé ainsi que neveux, nièces, cousins, cousines, parents et amis.En raison de la situation actuelle, les condoléances et funérailles à l\u2019église de St-Damase auront lieu à une date ultérieure.M.Benoit Penelle - 28 février 2020 - À vous tous, membres de la famille, amis(es), collègues,nos plus sincères remerciements pour tous vos témoignages, votre sympathie et les bons souvenirs partagés.Votre présence, vos pensées, vos paroles réconfortantes,vos gestes de bienveillance nous ont touchés et soutenus durant ces moments difficiles.Merci du fond du coeur ! La famille L\u2019aide d\u2019aujourd\u2019hui L\u2019espoir de demain Don In Memoriam Ne m\u2019oubliez pas ! 450 777-3363 Formulaires disponibles aux complexes funéraires et au bureau, 356 Principale, local 3,Granby Société Alzheimer de Granby et région inc.449 Dufferin, Granby 450 372-7729 (face au cimetière) Pour toute information, nous pouvons aussi vous rencontrer à votre domicile.Ouvert du lundi au vendredi (soir et week-end sur rendez-vous) \u2022 MonuMents pour tous les goûts \u2022 lettrage et réparation au ciMetière \u2022 coMptoirs de granite Pour fleurir la mémoire d\u2019un être cher 355, boul.Leclerc, Granby 450 372-2881 www.sublimefleuriste.com Deuxième anniversaire du décès de Mme Réjeanne Gauvin Bessette Survenu le 30 avril 2018 Il y a maintenant deux ans que vous êtes allée rejoindre Papa et les anges.Vous nous manquez terriblement.Il n\u2019y a pas une journée qui s\u2019écoule sans que nous n\u2019ayons une pensée pour vous.Nos souvenirs sont les cadeaux les plus merveilleux que vous nous avez offerts et rien au monde ne pourra les effacer.Nous vous gardons dans nos cœurs pour toujours.Reposer en paix maman, grand-maman ! De là-haut, continuez de veiller sur nous et protégez-nous.Compte tenu des circonstances actuelles, une messe sera célébrée à une date ultérieure.Vos enfants et petits-enfants qui vous aiment énormément. laVoixdel\u2019Est SAMEDI 2 MAI 2020 ACTUALITÉS 43 QUELQUES TROUVAILLES VISUELLES FRANCIS HIGGINS fhiggins@lesoleil.com C ette semaine, j\u2019ai l\u2019insigne honneur de noircir la page laissée libre par la chroniqueuse Mylène Moisan, partie le temps d\u2019un congé bien mérité.Je n\u2019oserais dire que je la remplace, tout au plus gardé-je son siège bien au chaud.Les projecteurs m\u2019éblouissent déjà\u2026 Les blagues et traits d\u2019esprit inspirés par la crise de la CO- VID-19 continuent d\u2019inonder la toile.Je profite donc de cette sympathique escapade hors des pages du Mag pour vous proposer un spicilège bigarré des meilleurs mots d\u2019humour et clichés cocasses dénichés sur le réseau des réseaux.Question de se changer les idées et pour trouver de quoi répliquer aux collègues lors de votre 108e conférence via Zoom\u2026 Comme il peut être ardu de retracer l\u2019origine véritable de ces arlequinades, nous éviterons d\u2019en préciser ici les auteurs, sauf exception.De toute façon, l\u2019imitation n\u2019est-elle pas la forme la plus sincère de plagiat?Espérons que vous trouverez dans les clins d\u2019œil et sourires en coin qui suivent au moins une drôlerie pour vous plaire.Sinon, faites-vous vérifier pour le coronavirus : un des symptômes est le manque de goût! Allons, rions encore un peu\u2026 jusqu\u2019au retour de Mylène la semaine prochaine! LA VIE ENCABANÉE Je suis monté sur le pèse-personne et il a indiqué : les rassemblements sont interdits.Je comprends le trip de faire son pain, mais en ce moment ce serait plus rentable de faire mon vin.Je viens de mettre du papier de toilette au congélateur, on ne sait jamais\u2026 Ces temps-ci, mes mains consomment plus d\u2019alcool que ma bouche.Bientôt, nous devrons aller chasser pour manger, mais je ne sais même pas où vivent les lasagnes\u2026 Mon chat est plutôt fâché de voir qu\u2019on reste chez lui pendant si longtemps.L\u2019éboueur a laissé un dépliant des alcooliques anonymes dans mon bac de recyclage.C\u2019est un message, vous croyez?Hier, je suis sorti chanter sur mon balcon.Les voisins m\u2019ont lancé des tomates, des œufs et des pommes de terre.Aujourd\u2019hui, je vais sortir pour chanter de nouveau, je manque de viande.QUI A EU CETTE IDÉE FOLLE UN JOUR DE DÉCONFINER L\u2019ÉCOLE?Si on veut que les enfants respectent la règle des deux mètres, on devrait mettre un lave-vaisselle entre chaque pupitre dans les classes.Si je me fie à mes enfants, ils ne s\u2019en approchent jamais.\u2014 L\u2019humoriste Mario Tessier Les experts prévoient pour 2020 une hausse spectaculaire du niveau scolaire des parents.Vous croyez que ça va mal maintenant?Imaginez dans 20 ans quand nous serons dirigés par des gens qui auront fait l\u2019école à la maison, avec des profs qui passaient leur temps à prendre l\u2019apéro devant la télé! ON EST QUEL JOUR DÉJÀ?Janvier, février, masque, avril\u2026 2020 est une année tellement étrange : février a 29 jours, mars a 100 jours, avril 390\u2026 Déconfinement prévu à partir du 4 mai.De quelle année, svp?VICTOR TOMBERA-T-IL MALADE?Ce n\u2019est pas parce que je me suis lancée dans la saison 1 des Feux de l\u2019amour que je suis forcément pessimiste.MESDAMES ET MESSIEURS, CONAN O\u2019BRIEN\u2026 (Traduction libre des tweets de l\u2019animateur de talk-show américain) Netflix vient tout juste d\u2019ajouter une catégorie à son menu : «Films que vous avez vus au début de la pandémie et que vous avez déjà oubliés».J\u2019ai hâte qu\u2019on revienne à la normale pour de nouveau avoir le plaisir de laisser un étranger éternuer dans ma bouche grand ouverte.Je commence à m\u2019ennuyer des choses que je détestais.Peut-on tous s\u2019entendre pour hausser temporairement le seuil minimal pour être considéré alcoolique?Qui veut la recette de mon nouveau sauté au dentifrice?INCREVABLE, CE CHUCK NORRIS\u2026 Chuck Norris a testé positif pour le coronavirus.Le virus sera en quarantaine pour les deux prochaines semaines.Le coronavirus se lave les mains après avoir croisé Chuck Norris.Les larmes de Chuck Norris peuvent guérir la COVID-19.Malheureusement, Chuck Norris n\u2019a jamais pleuré.La grippe doit recevoir un vaccin de Chuck Norris chaque année.Chuck Norris n\u2019a pas besoin de papier de toilette.Il se retient jusqu\u2019à la fin de la pandémie.EH BEN Y EN A ENCORE\u2026 Alors, vous êtes Team Con ou Team Finement?Maintenant que les gens ont compris comment se laver les mains, peut-on leur apprendre à utiliser les clignotants de leur voiture?Si vous voulez économiser un peu d\u2019argent aux Fêtes, c\u2019est l\u2019occasion de dire aux enfants que le père Noël n\u2019a pas survécu à la pandémie\u2026 L\u2019HUMOUR AU TEMPS DU CORONA, PRISE 6 SAMEDI 2 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 44 le monde Agence France-Presse PARIS \u2014 Ni défilés, ni rassemblements?: la planète confinée a vécu vendredi un 1er mai inédit en raison de la pandémie de coronavirus, qui a fait 230 000 morts et accable l\u2019économie mondiale.Accusée par Washington de complaisance envers la Chine, l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS) a demandé à être associée par Pékin aux enquêtes sur l\u2019origine de la pandémie.Donald Trump avait évoqué jeudi de nouvelles taxes punitives contre la Chine après avoir acquis la certitude que le nouveau coronavirus provenait d\u2019un laboratoire hautement sensible de Wuhan, la ville où l\u2019épidémie a débuté fin 2019.« C\u2019est quelque chose qui aurait pu être contenu à l\u2019endroit d\u2019origine et je pense que ça aurait pu être contenu très facilement », a estimé le président américain.Reconnaissant qu\u2019elle « ne participe pas actuellement » aux études sur l\u2019origine du nouveau coronavirus, l\u2019OMS, par la voix de son porte-parole Tarik Jasarevic, a souhaité vendredi y être associée, sous réserve d\u2019« invitation du gouvernement chinois ».Dans un monde à l\u2019arrêt à cause du confinement, la litanie des mauvais chiffres économiques s\u2019est poursuivie vendredi : l\u2019Espagne, un des pays les plus touchés d\u2019Europe avec près de 25 000 morts, a annoncé tabler sur un recul de 9,2 % de son économie cette année.«?PAS DE TRAVAIL, PAS DE SALAIRE?» Dans ce contexte, c\u2019est sans les traditionnelles manifestations syndicales que s\u2019est tenue la fête du Travail, jour férié dans de nombreux pays.Une première dans l\u2019Histoire.Les travailleurs ont été notamment invités à investir.balcons et réseaux sociaux.Comme en Indonésie, où la principale confédération a lancé une campagne numérique invitant à « manifester depuis la maison ».Principale revendication : que le versement des salaires soit garanti, alors que comme partout dans le monde la pandémie a contraint d\u2019innombrables entreprises à réduire ou à suspendre leur activité.Selon l\u2019Organisation internationale du travail, pas moins de 1,6 milliard de personnes risquent de perdre leurs moyens de subsistance en raison du confinement et de la récession historique que cette mesure provoque.L\u2019Unicef a de son côté averti que des dizaines de pays risquaient de se retrouver dépourvus de vaccins, notamment contre la rougeole, du fait des restrictions dans le transport aérien.Pays le plus frappé avec quelque 2000 morts par jour et plus de 63  000 au total, les États-Unis totalisent plus de 30 millions de demandes d\u2019allocation chômage depuis la mi-mars, un record historique.Boeing, frappé de plein fouet par l\u2019arrêt des vols, a annoncé un emprunt obligataire de 25 milliards de dollars.Et en Europe, le géant des vols à bas coûts Ryanair a annoncé la suppression de 3000 emplois.Dans plusieurs pays africains, les transferts financiers des travailleurs émigrés en Europe se sont presque taris.« Mon frère travaille dans des plantations à Saragosse (nord de l\u2019Espagne).La dernière fois qu\u2019il nous a envoyé de l\u2019argent, c\u2019était en février », témoigne Tidiane Konté à Dakar.FRONTIÈRES FERMÉES En Europe, continent le plus endeuillé avec plus de 138 000 décès, la Banque centrale européenne s\u2019est dite « prête » jeudi à renforcer son arsenal de soutien à l\u2019économie, alors que les 27 sont toujours divisés sur un plan de relance commun.En Grande-Bretagne, deuxième pays d\u2019Europe le plus touché après l\u2019Italie, le pic de la pandémie a été atteint, selon le premier ministre Boris Johnson, qui a promis un plan de déconfinement la semaine prochaine, à l\u2019instar d\u2019autres pays de l\u2019UE.Forte de son succès dans la lutte contre la pandémie, l\u2019Allemagne a décidé la réouverture des lieux de culte, des musées et des zoos.Mais cafés et restaurants restent fermés et la chancelière Angela Merkel a exclu à ce stade une ouverture des frontières face au risque d\u2019une deuxième vague.En Amérique latine, plusieurs pays envisagent eux aussi de lever certaines restrictions.Mais « un assouplissement immédiat des mesures pourrait être désastreux », met en garde l\u2019Organisation panaméricaine de la santé.En attendant, à Cuba, sportifs et musiciens s\u2019exercent sur les toits de leurs immeubles.Comme William Roblejo, un violoniste de 35 ans.« Je suis très heureux, j\u2019ai été enfermé pendant 20 ou 25 jours », raconte-t-il à La Havane.Au Brésil, le confinement a été prolongé à Rio de Janeiro jusqu\u2019au 11 mai, une décision prise à l\u2019encontre des positions du président Jair Bolsonaro, qui défend coûte que coûte la reprise de l\u2019activité économique.L\u2019Inde en a fait de même, jusqu\u2019au 18 mai, avec toutefois un allège- ment dans les provinces les plus épargnées.Les Chinois à l\u2019inverse ont entamé vendredi leurs premières vraies vacances depuis le début de la crise.La Cité interdite, notamment, a rouvert, mais avec une jauge réduite.Pour la plus grande joie de ceux admis à l\u2019intérieur : « C\u2019est génial, on peut vraiment en profiter », s\u2019émerveille une jeune visiteuse.En France, où la tradition du 1er mai est particulièrement vivace, des syndicats ont voulu dédier la journée aux « invisibles de nos sociétés », soignants ou caissières, qui « continuent à travailler le plus souvent au risque de leur vie ».À Saragosse, en Espagne, c\u2019est chacun à bord de sa voiture que syndicalistes ont obtenu le droit de manifester, avec des banderoles et slogans accrochés aux véhicules.Un 1er mai inédit pour une planète confinée et en récession Vu le contexte actuel, c\u2019est sans les traditionnelles manifestations syndicales que s\u2019est tenue la fête du Travail, jour férié dans de nombreux pays.Une première dans l\u2019Histoire.Les travailleurs ont été notamment invités à investir.balcons et réseaux sociaux.\u2014 PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE laVoixdel\u2019Est SAMEDI 2 MAI 2020 ACTUALITÉS 45 NORMAND PROVENCHER nprovencher@lesoleil.com Demetry, 23 ans, est un habitué de la Maison Dauphine, rue D\u2019Auteuil, un lieu où les jeunes marginaux de Québec se donnent rendez-vous pour prendre un repas, se divertir, suivre des cours, mais d\u2019abord et avant tout pour briser leur solitude.La pandémie ayant entraîné la fermeture de la «?Dauphe?», Demetry se sent plus isolé que jamais dans son petit appartement du quartier Bardy, en basse-ville.« J\u2019allais à l\u2019école de la rue, à La Dauphine, mais depuis le confinement je n\u2019ai plus rien.Je reste chez moi à ne rien faire, à regarder la télé.Quand t\u2019as comme moi une santé mentale fragile, c\u2019est encore plus dur.J\u2019ai hâte que ça finisse.» Pendant cette période difficile qu\u2019il traverse, Demetry peut toutefois compter sur l\u2019appui salutaire de l\u2019intervenant social Jonathan Prémont.Plutôt que d\u2019échanger de façon virtuelle, les deux se donnent rendezvous pour prendre une marche en ville.Jonathan en profite pour insuffler un peu d\u2019espoir dans le quotidien de son protégé, l\u2019aider à conserver un semblant de normalité dans sa vie.Mercredi après-midi, par un soleil éclatant, Demetry et Jonathan ont décidé d\u2019aller prendre l\u2019air au Domaine Maizerets.Plus tôt en journée, ils étaient allés se promener dans Limoilou.« Ce sont des endroits qui représentent un peu son enfance et son parcours de vie, mentionne le jeune intervenant.Juste ramener de beaux souvenirs, revenir à ses racines, ça fait du bien.Ça fait oublier que ton présent, c\u2019est un peu d\u2019la marde.» Pendant la promenade sur le sentier encerclant le petit lac, Jonathan s\u2019informe du quotidien de Demetry.« Qu\u2019est-ce que t\u2019as mangé ce midi ?» « Du A & W, répond Demetry.Il me restait des rondelles d\u2019oignon.» « Quand je vais pouvoir retourner chez vous, on va se faire de la bouffe.Ça va être pas pire.» Demetry avoue avoir du mal à entretenir son appartement.Il se dit désorganisé.C\u2019est le « bordel ».« On vient de trouver une activité à faire.Tu vas y aller pièce par pièce, lui conseille Jonathan.Commence par le hall d\u2019entrée.Retourne à la base.Tout ce que tu fais, fais-le en te l\u2019offrant en cadeau.Fais-toi de la bouffe, fais du ménage, va marcher, mais fais-le parce que tu le mérites.Ça va aider à augmenter ton bien-être.» HAUSSE DE LA CONSOMMATION Gradué l\u2019an dernier du programme d\u2019intervention en délinquance du Cégep Garneau, Jonathan dit avoir trouvé son « emploi de rêve ».Il ne compte pas ses heures pour répondre aux besoins très variés des jeunes de la rue.« Je dois en avoir aidé une soixantaine à faire leur rapport d\u2019impôts.J\u2019en accompagne d\u2019autres dans leurs démarches pour obtenir leur certificat de naissance, leur carte d\u2019assurance-maladie, pour faire leur demande de chômage ou de PCU (programme canadien d\u2019urgence).» « Pour un jeune qui vient de sortir de la rue, qui a trouvé en appartement, mais qui vient de perdre son emploi, c\u2019est roffe, poursuit-il.C\u2019est vu comme un échec qu\u2019il ne méritait pas.Le jeune en maison de chambres qui est menacé par le propriétaire de se faire mettre à la porte parce qu\u2019il ne paye pas son loyer, c\u2019est un stress de plus.Il n\u2019a pas papa et maman pour l\u2019aider.» En ces temps troubles, les intervenants sociaux de La Dauphine (également appelés agents de liaison) tentent de garder un contact avec les jeunes de la rue afin d\u2019éviter que leur vie ne dégringole.Or, plusieurs sont aux abonnés absents.Ils disparaissent de l\u2019écran radar.Ce n\u2019est que par le bouche-à-oreille que les intervenants recueillent des bribes d\u2019information sur leur sort.Cette incapacité à rejoindre certains habitués de La Dauphine en cette période de crise inquiète Jonathan.« Je constate que l\u2019isolement et l\u2019ennui font augmenter la consommation [de drogues].Ça prend de plus en plus de place.Le jeune cherche à retrouver une certaine joie de vivre.» C\u2019est le cas pour Demetry, qui fume maintenant du cannabis régulièrement.« Avant, je ne consommais pas beaucoup, mais là, je commence en me levant le matin.Ça dure toute la journée jusqu\u2019à ce que je m\u2019endorme.Ça aide à me calmer.» LA CONNEXION HUMAINE En revanche, Jonathan observe que la pandémie a permis à plusieurs jeunes de se découvrir des ressources insoupçonnées.« Je suis vraiment impressionné par leur débrouillardise, même s\u2019ils n\u2019ont plus accès à nos services.Ils vont s\u2019entraider, prendre soin d\u2019eux, se trouver un appart.J\u2019en connais un qui a perdu sa job et qui s\u2019en est trouvé une autre dans un Subway, à faire du take-out.Il fallait quand même qu\u2019il le veuille, qu\u2019il dépasse son ennui de la journée pour faire ça.C\u2019est honorable de voir des jeunes se botter le derrière malgré la situation.Il y a encore de l\u2019espoir.Je vois de bons côtés à ce qu\u2019on vit présentement.Ça va nous permettre de faire de belles prises de conscience.» S\u2019il est une chose que la crise sanitaire a démontrée, en convient le duo, c\u2019est l\u2019importance du contact humain, fut-il à deux mètres de distance.« Quand je n\u2019ai pas de contacts avec des humains, je deviens déprimé », confie Demetry.Briser l\u2019isolement des jeunes de la rue Jonathan Prémont, intervenant de la Maison Dauphine, en compagnie du jeune Demetry \u2014 PHOTO LE SOLEIL 0034750 0038400 lesconstructionsodyssees.com Suivez-nous sur Pour une visite sur rendez-vous, appelez au 450 776-2676 R.B.Q.: 8224-6174-30 Bâtisseur de votre avenir! Julie Girardot Pour l\u2019amour de la vie, le complexe funéraire Girardot et Ménard, professionnel en rituels funéraires d\u2019exception.Étant donné les circonstances actuelles exceptionnelles, nous désirons vous aviser que nous demeurons disponibles afin de vous aider et vous conseiller dans ces moments difficiles.Soucieux d\u2019assurer la sécurité de tous, nous vous proposons de faire les rencontres d\u2019arrangements ou de préarrangements funéraires à distance, par téléphone et courriel.Vous avez des questions ?N\u2019hésitez pas à nous les communiquer, il nous fera plaisir de vous répondre.complexe@girardot-menard.com 450 372-4498 SAMEDI 2 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 46 ACTUALITÉS 23 leSoleil SAMEDI 2 MAI 2020 COVID-19 22 SAMEDI 2 MAI 2020 leSoleil COVID-19 LA PAROLE AUX AÎNÉS Chers aînés, nous sommes heureux d\u2019avoir des nouvelles de vous! Voici certaines des lettres reçues de la part de personnalités que nous aimons et de nos fidèles lecteurs.Continuez à nous envoyer vos lettres dont certaines seront publiées samedi prochain.Racontez-nous votre expérience du confinement avec l\u2019humour, le courage et la sagesse qu\u2019on vous connaît.\u203a FRANCE CASTEL Mes chers co-aînés, Tout comme vous, je voudrais bien vivre ceci avec mes proches.Je voudrais aller voir ma sœur Louise dans sa belle résidence à Sherbrooke.Et je voudrais bien aller chanter avec Shawky pour v o u s s a l u e r, d a n s v o s résidences.Mais tout comme vous je suis confinée et j\u2019obéis et me protège et protège les autres.Je m\u2019ennuie de mes enfants et mes petits- enfants, mais je les appelle ou Skype ou texte.On garde le contact.À part le ménage, cuisiner, écrire, lire, me laver et regarder mes cheveux gris pousser\u2026 Je peux regarder, parce que je suis à la campagne, la nature se réveiller après ce long hiver.Je peux admirer et sentir profondément la vie qui coule malgré tout.Même à notre âge, on a encore une autre chose à apprendre : une nouvelle façon de vivre, de vieillir et ça c\u2019est fascinant.Tous mes repères sont changés\u2026 c\u2019est incroyable d\u2019avoir à apprendre encore à vivre autrement, à mon âge! Un chapitre de plus dans le grand livre de ma vie, qui l\u2019eût cru?C\u2019est une petite blague, comme j\u2019avais l\u2019habitude de le faire avec Michel Barrette, pour vous faire sourire ou rire à gorge déployée, ça fait du bien à coup sûr.Prenons le temps de rire malgré tout, le meilleur médicament pour notre santé mentale! C\u2019est un bon moment aussi pour faire notre ménage intérieur et vieillir en paix.Confiance et prudence, à bientôt j\u2019espère, je vous embrasse.On me dit que mes bras sont réconfortants, je vous les ouvre tout grands, à deux mètres de distance, en attendant qu\u2019on puisse s\u2019étreindre très fort.\u203a MICHÈLE DESLAURIERS De la douceur sur cette vieille blessure\u2026 J\u2019essaye toujours de comprendre ce que la vie veut m\u2019apprendre, parce que quels que soient les problèmes, la vie veut toujours nous offrir quelque chose et c\u2019est à nous de le découvrir.En ce moment avec le confinement, ce «quelque chose» peut-être une vraie énigme\u2026 Je me suis d\u2019abord dit que faire ma part en ce moment, étant ni docteur, ni infirmière, ni livreur et ayant 74 ans, ma job ce sera de m\u2019occuper de moi pour rester en santé donc exercice physique tous les matins une heure, bon ça va.Bien manger, bon ça va\u2026 Ha! J\u2019ai compris la vie m\u2019offre de m\u2019occuper de ma santé.Mais tiens j\u2019aperçois mon piano que je n\u2019ai pas regardé depuis l\u2019enfance et je me dis\u2026 et si je réglais ce traumatisme\u2026 la fois, où je me suis plantée solidement lors du récital de fin d\u2019année, paniquée et bloquée au beau milieu d\u2019une pièce, que je connaissais pourtant sur le bout de mes doigts pour l\u2019avoir travaillé d\u2019arrache- pied.Mais là, le blanc total, c\u2019est l\u2019humiliation, je me sens ridicule, en larme dans les bras de ma mère à la fin du concert, je suis dévastée! Le piano m\u2019a blessé.Et bien je vous dirais que voilà un des bienfaits du confinement, en ce moment j\u2019apprivoise mon piano, je repars à zéro.Tous les jours reprendre du début pour réapprendre à jouer, pour moi.Pas facile, mais si plaisant de trouver enfin une complicité avec lui, faire de la musique avec mes doigts au lieu de l\u2019entendre seulement dans ma tête\u2026 de la douceur sur cette vieille blessure.Et vous, que voulez-vous régler?\u203a PATSY GALLANT Chers lecteurs, Je voudrais d\u2019abord profiter de cette tribune pour remercier le personnel infirmier, les médecins et les préposés aux bénéficiaires qui font un travail hors du commun.Je pense à vous très fort et vous envoie tout mon amour.Pour ce qui est de ma vie de confinée, ça se passe tout de même bien, même si je ne vois pas grand monde.Je ne vous cacherai pas que j\u2019ai hâte en &?%& que le soleil se pointe et que le printemps arrête de se prendre pour l\u2019hiver! Durant cette pause obligée que nous vivons tous, je me garde active, si bien que je me couche brûlée le soir! Et j\u2019en profite pour dormir toutes les heures que je n\u2019ai pas dormies dans ma vie, elles sont nombreuses\u2026 ça sert à ça, le confinement, non?Sinon, j\u2019ai terminé d\u2019écrire des chansons qui n\u2019attendaient que ça.Et je suis très fière de ma «petite nouvelle», c\u2019est une de mes rares chansons écrites en français.Je replonge donc dans mes souvenirs et je parle plus que jamais à ma famille, on est nombreux chez nous! Je fais le tri de mes costumes de scène, je fais de la popote (que je mange au complet, habitant seule), donc je refais le tri de mes costumes.Je continue de chérir ma maison, mon havre de paix.Vous me connaissez, quand je monte sur scène, je donne tout, mais quand j\u2019arrive à la maison, je médite, je prie (beaucoup ces temps-ci), je profite de la paix des lieux et écoute les oiseaux chanter.Vous serez peut-être surpris d\u2019apprendre que je ne chante jamais à la maison ni n\u2019écoute de musique, je profite du réconfort du silence.On m\u2019a demandé récemment si j\u2019avais un projet de confinement.Je ne sais pas si c\u2019est un projet, mais hier, j\u2019ai appris à faire mes transactions bancaires sur Internet.Mon banquier est le plus patient au monde : deux heures que ça a pris, au téléphone, pour y arriver, comme quoi on continue d\u2019apprendre à tous les âges et on célèbre toutes les petites victoires! J\u2019ai bien hâte de vous retrouver toutes et tous\u2026 j\u2019espère juste que je vais savoir encore comment chanter dans quelques mois! Je vous embrasse.\u203a MARIE TIFO 6h du matin.J\u2019ouvre les rideaux, oh la neige! Sur l\u2019étang les outardes sont toujours là.La p e t i t e m a m a n couve courageusement malgré la neige et le mâle navigue en montant la garde.De les voir si immuables suivre le cours de leur nature me remplit d\u2019une joie sereine.Aujourd\u2019hui c\u2019est froid et laid.On reste en dedans.Même Bulle, ma chienne ne veut pas sortir.On va faire le ménage, appeler mes vieilles amies actrices, ma tante de 93 ans dans sa maison de retraite à Chicoutimi.Moi, qui ai la phobie du téléphone, je n\u2019ai jamais autant parlé au téléphone.Je n\u2019arrête pas de recevoir des : «je t\u2019aime» et des «prends soin de toi».On est confiné depuis un mois et demi.On a laissé derrière nous le travail, la famille, les amis, toutes les activités qui nous passionnent.Et on vit avec une certaine angoisse pour nos proches, pour tous ceux qui souffrent de la situation.Notre vie va changer, rien ne sera plus pareil, mais demain on annonce qu\u2019il fera beau et comme mon couple de bernaches, je veux me laisser bercer par les flots bleus de l\u2019étang.P r e n e z soin de vous.LIRE DES LETTRES DE NOS LECTEURS \u203a 24 \u203a MICHEL TREMBLAY M a m è r e disait : les jours sont l o ng s, l e s s e m a i n e s sont courtes.Aujourd\u2019hui, je dirais : les heures sont longues, les jours sont courts.Quoique.En arrivant à Key West, en 1991, me retrouvant seul, j\u2019ai imaginé une sorte de journée idéale que j\u2019essaie de reproduire le plus souvent possible depuis et qui m\u2019est fort utile en ces temps de confinement : je vis comme un chat.Je fais les mêmes choses à la même heure, je m\u2019impose une journée de la marmotte, mes journées sont donc réglées sur ce que je fais à telle heure, ce qui, je vous l\u2019assure, m\u2019empêche de tourner en rond parce que je ne sais pas quoi faire.En gros, j\u2019écris le matin, je lis mes journaux et périodiques, je joue à des jeux sur mon iPad, l\u2019après- midi je lis et le soir, comme pour à peu près tout le monde, est consacré à la télé.Et je prépare tous mes repas, ce qui occupe aussi une partie de mon temps.Je ne me pose pas en exemple, qui suis-je pour donner des conseils à qui que ce soit, je dis juste qu\u2019il est possible de passer à travers cette horrible période sans devenir fou, en organisant son temps.On m\u2019avait demandé un texte plutôt positif, j\u2019ai fait ce que j\u2019ai pu d\u2019après mon expérience.En attendant, restez chez v o u s , a l l e z p r e n d r e u n e marche de temps en temps, aiguisez votre patience et nous aurons des chances de nous en sortir.Je vous embrasse tous.INFOGRAPHIE LE SOLEIL, SOURCE 123RF 0038814 La parole aux aînés Nous vous offrons cette tribune pour que vous nous racontiez votre expérience du confinement avec l\u2019humour, le courage et la sagesse que nous vous connaissons. laVoixdel\u2019Est SAMEDI 2 MAI 2020 ACTUALITÉS 47 23 leSoleil SAMEDI 2 MAI 2020 COVID-19 22 SAMEDI 2 MAI 2020 leSoleil COVID-19 LA PAROLE AUX AÎNÉS Chers aînés, nous sommes heureux d\u2019avoir des nouvelles de vous! Voici certaines des lettres reçues de la part de personnalités que nous aimons et de nos fidèles lecteurs.Continuez à nous envoyer vos lettres dont certaines seront publiées samedi prochain.Racontez-nous votre expérience du confinement avec l\u2019humour, le courage et la sagesse qu\u2019on vous connaît.\u203a FRANCE CASTEL Mes chers co-aînés, Tout comme vous, je voudrais bien vivre ceci avec mes proches.Je voudrais aller voir ma sœur Louise dans sa belle résidence à Sherbrooke.Et je voudrais bien aller chanter avec Shawky pour v o u s s a l u e r, d a n s v o s résidences.Mais tout comme vous je suis confinée et j\u2019obéis et me protège et protège les autres.Je m\u2019ennuie de mes enfants et mes petits- enfants, mais je les appelle ou Skype ou texte.On garde le contact.À part le ménage, cuisiner, écrire, lire, me laver et regarder mes cheveux gris pousser\u2026 Je peux regarder, parce que je suis à la campagne, la nature se réveiller après ce long hiver.Je peux admirer et sentir profondément la vie qui coule malgré tout.Même à notre âge, on a encore une autre chose à apprendre : une nouvelle façon de vivre, de vieillir et ça c\u2019est fascinant.Tous mes repères sont changés\u2026 c\u2019est incroyable d\u2019avoir à apprendre encore à vivre autrement, à mon âge! Un chapitre de plus dans le grand livre de ma vie, qui l\u2019eût cru?C\u2019est une petite blague, comme j\u2019avais l\u2019habitude de le faire avec Michel Barrette, pour vous faire sourire ou rire à gorge déployée, ça fait du bien à coup sûr.Prenons le temps de rire malgré tout, le meilleur médicament pour notre santé mentale! C\u2019est un bon moment aussi pour faire notre ménage intérieur et vieillir en paix.Confiance et prudence, à bientôt j\u2019espère, je vous embrasse.On me dit que mes bras sont réconfortants, je vous les ouvre tout grands, à deux mètres de distance, en attendant qu\u2019on puisse s\u2019étreindre très fort.\u203a MICHÈLE DESLAURIERS De la douceur sur cette vieille blessure\u2026 J\u2019essaye toujours de comprendre ce que la vie veut m\u2019apprendre, parce que quels que soient les problèmes, la vie veut toujours nous offrir quelque chose et c\u2019est à nous de le découvrir.En ce moment avec le confinement, ce «quelque chose» peut-être une vraie énigme\u2026 Je me suis d\u2019abord dit que faire ma part en ce moment, étant ni docteur, ni infirmière, ni livreur et ayant 74 ans, ma job ce sera de m\u2019occuper de moi pour rester en santé donc exercice physique tous les matins une heure, bon ça va.Bien manger, bon ça va\u2026 Ha! J\u2019ai compris la vie m\u2019offre de m\u2019occuper de ma santé.Mais tiens j\u2019aperçois mon piano que je n\u2019ai pas regardé depuis l\u2019enfance et je me dis\u2026 et si je réglais ce traumatisme\u2026 la fois, où je me suis plantée solidement lors du récital de fin d\u2019année, paniquée et bloquée au beau milieu d\u2019une pièce, que je connaissais pourtant sur le bout de mes doigts pour l\u2019avoir travaillé d\u2019arrache- pied.Mais là, le blanc total, c\u2019est l\u2019humiliation, je me sens ridicule, en larme dans les bras de ma mère à la fin du concert, je suis dévastée! Le piano m\u2019a blessé.Et bien je vous dirais que voilà un des bienfaits du confinement, en ce moment j\u2019apprivoise mon piano, je repars à zéro.Tous les jours reprendre du début pour réapprendre à jouer, pour moi.Pas facile, mais si plaisant de trouver enfin une complicité avec lui, faire de la musique avec mes doigts au lieu de l\u2019entendre seulement dans ma tête\u2026 de la douceur sur cette vieille blessure.Et vous, que voulez-vous régler?\u203a PATSY GALLANT Chers lecteurs, Je voudrais d\u2019abord profiter de cette tribune pour remercier le personnel infirmier, les médecins et les préposés aux bénéficiaires qui font un travail hors du commun.Je pense à vous très fort et vous envoie tout mon amour.Pour ce qui est de ma vie de confinée, ça se passe tout de même bien, même si je ne vois pas grand monde.Je ne vous cacherai pas que j\u2019ai hâte en &?%& que le soleil se pointe et que le printemps arrête de se prendre pour l\u2019hiver! Durant cette pause obligée que nous vivons tous, je me garde active, si bien que je me couche brûlée le soir! Et j\u2019en profite pour dormir toutes les heures que je n\u2019ai pas dormies dans ma vie, elles sont nombreuses\u2026 ça sert à ça, le confinement, non?Sinon, j\u2019ai terminé d\u2019écrire des chansons qui n\u2019attendaient que ça.Et je suis très fière de ma «petite nouvelle», c\u2019est une de mes rares chansons écrites en français.Je replonge donc dans mes souvenirs et je parle plus que jamais à ma famille, on est nombreux chez nous! Je fais le tri de mes costumes de scène, je fais de la popote (que je mange au complet, habitant seule), donc je refais le tri de mes costumes.Je continue de chérir ma maison, mon havre de paix.Vous me connaissez, quand je monte sur scène, je donne tout, mais quand j\u2019arrive à la maison, je médite, je prie (beaucoup ces temps-ci), je profite de la paix des lieux et écoute les oiseaux chanter.Vous serez peut-être surpris d\u2019apprendre que je ne chante jamais à la maison ni n\u2019écoute de musique, je profite du réconfort du silence.On m\u2019a demandé récemment si j\u2019avais un projet de confinement.Je ne sais pas si c\u2019est un projet, mais hier, j\u2019ai appris à faire mes transactions bancaires sur Internet.Mon banquier est le plus patient au monde : deux heures que ça a pris, au téléphone, pour y arriver, comme quoi on continue d\u2019apprendre à tous les âges et on célèbre toutes les petites victoires! J\u2019ai bien hâte de vous retrouver toutes et tous\u2026 j\u2019espère juste que je vais savoir encore comment chanter dans quelques mois! Je vous embrasse.\u203a MARIE TIFO 6h du matin.J\u2019ouvre les rideaux, oh la neige! Sur l\u2019étang les outardes sont toujours là.La p e t i t e m a m a n couve courageusement malgré la neige et le mâle navigue en montant la garde.De les voir si immuables suivre le cours de leur nature me remplit d\u2019une joie sereine.Aujourd\u2019hui c\u2019est froid et laid.On reste en dedans.Même Bulle, ma chienne ne veut pas sortir.On va faire le ménage, appeler mes vieilles amies actrices, ma tante de 93 ans dans sa maison de retraite à Chicoutimi.Moi, qui ai la phobie du téléphone, je n\u2019ai jamais autant parlé au téléphone.Je n\u2019arrête pas de recevoir des : «je t\u2019aime» et des «prends soin de toi».On est confiné depuis un mois et demi.On a laissé derrière nous le travail, la famille, les amis, toutes les activités qui nous passionnent.Et on vit avec une certaine angoisse pour nos proches, pour tous ceux qui souffrent de la situation.Notre vie va changer, rien ne sera plus pareil, mais demain on annonce qu\u2019il fera beau et comme mon couple de bernaches, je veux me laisser bercer par les flots bleus de l\u2019étang.P r e n e z soin de vous.LIRE DES LETTRES DE NOS LECTEURS \u203a 24 \u203a MICHEL TREMBLAY M a m è r e disait : les jours sont l o ng s, l e s s e m a i n e s sont courtes.Aujourd\u2019hui, je dirais : les heures sont longues, les jours sont courts.Quoique.En arrivant à Key West, en 1991, me retrouvant seul, j\u2019ai imaginé une sorte de journée idéale que j\u2019essaie de reproduire le plus souvent possible depuis et qui m\u2019est fort utile en ces temps de confinement : je vis comme un chat.Je fais les mêmes choses à la même heure, je m\u2019impose une journée de la marmotte, mes journées sont donc réglées sur ce que je fais à telle heure, ce qui, je vous l\u2019assure, m\u2019empêche de tourner en rond parce que je ne sais pas quoi faire.En gros, j\u2019écris le matin, je lis mes journaux et périodiques, je joue à des jeux sur mon iPad, l\u2019après- midi je lis et le soir, comme pour à peu près tout le monde, est consacré à la télé.Et je prépare tous mes repas, ce qui occupe aussi une partie de mon temps.Je ne me pose pas en exemple, qui suis-je pour donner des conseils à qui que ce soit, je dis juste qu\u2019il est possible de passer à travers cette horrible période sans devenir fou, en organisant son temps.On m\u2019avait demandé un texte plutôt positif, j\u2019ai fait ce que j\u2019ai pu d\u2019après mon expérience.En attendant, restez chez v o u s , a l l e z p r e n d r e u n e marche de temps en temps, aiguisez votre patience et nous aurons des chances de nous en sortir.Je vous embrasse tous.INFOGRAPHIE LE SOLEIL, SOURCE 123RF 0038814 La parole aux aînés Nous vous offrons cette tribune pour que vous nous racontiez votre expérience du confinement avec l\u2019humour, le courage et la sagesse que nous vous connaissons.I 48 SAMEDI 2 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 48 ACTUALITÉS 24 SAMEDI 2 MAI 2020 leSoleil COVID-19 \u203a N\u2019EN DÉPLAISE À M.CORONA Je m\u2019appelle Robert et j\u2019ai fêté en mars dernier mon 8 0 e a n n i v e r s a i r e .M e s enfants et mes petits-enfants étaient tous là.sur Skype.C\u2019était magique, pour l\u2019occasion j\u2019avais endossé mon bel habit neuf.Mes proches avaient bien organisé une réunion dans un restaurant sélect, mais M.Corona Virus est arrivé et a chamboulé tous ces préparatifs.Pourtant il n\u2019était pas invité.Je n\u2019aurais jamais cru vivre un jour ce qui nous arrive.Mais je me considère chanceux, d\u2019abord on est deux et ma conjointe ex-infirmière me fait manger du tofu, du poisson et des épinards.Elle prétend que c\u2019est bon pour ma santé.Elle a toujours raison, mais c\u2019est moi qui ai toujours le dernier mot : «Oui chérie!» Ce qui est nouveau dans ma vie c\u2019est de ne plus serrer dans mes bras mes petits-enfants et mes enfants.Finis les fêtes des enfants où nous étions tous réunis.C\u2019était du vrai bonheur.Tout redeviendra à la normale, il faut lui donner le temps.Je me suis mis à écrire mes souvenirs de jeunesse : mes bons coups et les mauvais.À l\u2019aide de photos d\u2019époque glanées dans l\u2019album familial et aussi avec des illustrations (je suis ancien graphiste) je déroule les 15 premières années de ma douce enfance.Bien calés dans nos fauteuils, mon infirmière privée et moi regardons de savoureux films d\u2019amour, de princesses et d\u2019Histoire, sur Netflix.Je vous en suggère trois : The Crown, Non-orthodoxe et Les Deux Papes.Ces délicieux moments sont tout à fait appropriés, n\u2019en déplaise à M.Corona.Bien sûr, cette pandémie va changer mes habitudes, je garde quand même espoir en l\u2019avenir.Et si par hasard vous rencontrez Corona Virus sur la rue, ne le laissez pas entrer chez vous.Robert Buist Trois-Rivières \u203a JE SUIS ENCORE LÀ! Non, je ne suis point décédé ni malade.Comme vous, d\u2019ailleurs, chers enfants et petits- enfants! Comme vous, chers cousins.es, encabanés.es aussi dans vos maisons de là-bas! Oui, je suis vivant, lucide! Encore, vivace et vif, comme vous m\u2019avez connu! Mais.Mais, aujourd\u2019hui, après 45 jours en isolement en appart, je me sens agonisant «sur les bords».Oui, oui! Car, on m\u2019a déporté, pour ainsi dire, de ma vie d\u2019hier.vers une autre vie.Celle de la peur, de l\u2019inconnu oppressant.Étrange et déserte.«Je suis en confinement », qu\u2019on m\u2019a dit.Un beau mot, au début, qui a plutôt flatté ma petite vanité «d\u2019Ancien».Je me disais, optimiste : «Ah! enfin, nous sommes pris en compte, officiellement, par les autorités publiques et devenus de nouvelles attractions médiatiques».Oui, la société, que j\u2019avais quittée, il y a bien longtemps, m\u2019ouvrait soudain, ses bras, ses attentions, voire son amour pour les p\u2019tits vieux que nous étions.Hélas.Hélas, c\u2019était une illusion.J\u2019insiste.Je ne nie point que les intentions se voulaient généreuses et tendres.Mais les procédures empruntées et les moyens de prises en charge n\u2019étaient point là.Ici, des résidences n\u2019avaient pas les compétences.Là, les personnels proches aidants se faisaient insuffisants.Et, surtout, partout, cet enfermement des corps menait au confinement des âmes et des cœurs.Mes chers enfants, non, je ne suis pas mort, mais.«pas fort»! Je vous aime.Je sais que nous sommes, nous, en fusion par nos cœurs et nos âmes.C\u2019est là l\u2019essence de notre survie morale.Je sais que vous êtes là.Merci.Yvon Côté Sherbrooke \u203a COMME UN CHEVROLET 1956 Il y a plusieurs décennies, l\u2019âge de la majorité a passé de 21 ans à 18 ans.Wow! Ce que c\u2019était agréable à l\u2019époque de se sentir adulte, alors que nous avions encore la couche aux fesses.D e pu i s q u e l q u e s j o u rs, COVID-19 oblige, l\u2019âge pour devenir un aîné a passé de 70 ans à 60 ans, alors que nous n\u2019avons pas encore la couche aux fesses! Je me sens depuis comme un vieux Chevrolet 1956 tout rouillé, dans le fond de la cour à scrap de Pin- tendre auto à Lévis.Ça fesse dans le dash! Cela dit, j\u2019aimerais lancer un défi pour un combat mains nues à Lucian Bute, Jean Pascal ou Georges St-Pierre\u2026 en respectant la distance de deux mètres.Mon offre prend fin en même temps que le confinement.Guy Sirois Québec \u203a MES PENSÉES EN CETTE BELLE JOURNÉE Eh oui, j\u2019ai atteint l\u2019âge des «sages», 73 ans.À vrai dire, j\u2019ai toujours 20 ans dans mon cœur.C\u2019est pas le temps de déprimer! Lorsque la détresse m\u2019envahit, comme tout le monde en ce moment, je me recentre sur les beautés de la nature.Regarder u n b e a u c o u - cher de soleil , r e s p i r e r l \u2019a i r pur de la campagne chaque jour, admirer cet arbre robuste qui p o u s s e s a n s s e soucier de ce qui se passe sur notre terre actuellement.Merci la vie qui me permet d\u2019être encore en santé physique et mentale.Quel privilège! Je ne sais pas ce que l\u2019avenir me réserve, mais prendre soin de moi, un jour à la fois, est très important.En espérant que mon voyage sur terre me permette de laisser des traces positives à ma descendance.En terminant, je mange des chips pour stabiliser mes émotions.Ah! Ah! Denise Plourde Louiseville ÉCRIVEZ- NOUS Chers aînés, parce que vous avez beaucoup de choses à dire et que nous désirons vous entendre, écrivez-nous à maparole@cn2i.ca INFOGRAPHIE LE SOLEIL, SOURCE 123RF laVoixdel\u2019Est SAMEDI 2 MAI 2020 ACTUALITÉS 49 L\u2019industrie du mariage rudement happé par la crise CHLOÉ COTNOIR ccotnoir@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Nancy Desruis- seaux et son conjoint Philippe devaient unir leur destinée le 27 juin.Leurs fiançailles, comme celles de milliers d\u2019amoureux, seront toutefois prolongées à cause des circonstances actuelles.Le couple a déjà choisi une nouvelle date pour leur célébration, le 5 septembre.« ?Nous avons grand espoir d\u2019être les premiers mariés après COVID-19, puisque le diocèse a annulé tous les mariages avant le 31 août.?» Les amoureux ont même prévu faire un clin d\u2019œil à la pandémie à leurs invités.« Sur nos tables, nous avons prévu avoir des bouteilles de Purell décorées selon ma thématique vintage », partage Mme Desruisseaux.Si les rassemblements sont toujours interdits en septembre, le mariage sera alors repoussé en juin.« On ne sait pas quand nous serons officiellement mari et femme, mais on s\u2019aimera pour la vie, alors ça ne nous inquiète pas ! » L e c o n j o i n t d \u2019A u d r e y B i s - sonnette lui a fait la grande demande il y a maintenant deux ans, avec le désert du Sahara en toile de fond.Âgés de seulement 23 et 25 ans, ils partagent leur vie depuis maintenant huit ans et devaient officialiser leur union le 11  juillet.La grande cérémonie prendra place finalement le 10 juillet 2021.« Ce fut une décision difficile à prendre, j\u2019ai pleuré beaucoup parce que cela fait longtemps que j\u2019attends cette journée et que je la prépare.Mais je crois que c\u2019est la bonne décision à prendre pour pouvoir finir de préparer mon mariage dans un contexte sans peur et sans crainte », partage-t-elle.« Peut-être que nous allons o r g a n i s e r u n p e t i t q u e l q u e c h o s e d e s p é c i a l l e 1 1   j u i l - let avec notre famille proche s i l e s r è g l e s l e p e r m e t t e n t , sinon peut-être un petit évé- n e m e n t v i r t u e l » , p o u r s u i t Mme Bissonnette.UNE INDUSTRIE DUREMENT TOUCHÉE Cindy Riendeau est organisatrice de mariage depuis 10 ans.Les neuf dernières années, elle avait également une garderie à la maison.« Mais depuis l\u2019an passé, je fais ça à temps plein », précise- t-elle.Son entreprise Fécy M Déco location de décors était derrière l\u2019organisation d\u2019une trentaine de mariages pour l\u2019été 2020.Sans surprise, tout a été repoussé.Mme Riendeau se console en se disant que l\u2019année 2021 sera particulièrement chargée.Lorsqu\u2019elle discute avec ses clients, l\u2019organisatrice les invite à choisir une nouvelle date pour l\u2019an prochain dès maintenant puisque les fournisseurs de service risquent d\u2019être débordés.« Il va manquer de samedis l\u2019été prochain pour tout le monde », confirme Pascal Gagné, de Dis- comobile P.G.Party, qui anime et met de l\u2019ambiance dans les mariages depuis 18 ans.Seulement pour les prochains mois, l\u2019entreprise avait 58 événe- ments à son agenda.« Pour l\u2019instant, ça va bien grâce à la prestation de 2000 $ par mois, mais les prochains mois vont être plus difficiles », convient-il.D\u2019autres entreprises très actives dans l\u2019événementiel s\u2019en sortent malgré tout assez bien, entre autres grâce à une diversification de leurs produits.C\u2019est le cas du traiteur Café Mas- sawippi, qui a perdu presque tous ses contrats prévus cet été en lien avec des mariages et des événe- ments, mais dont le service de repas familiaux jouit d\u2019une grande popularité.« C\u2019est un service qui est en croissance depuis l\u2019an passé et ça se poursuit.Ça me permet de garder certains employés », explique le propriétaire Dominic Tremblay qui constate plus que jamais l\u2019importance d\u2019avoir plusieurs cordes à son arc.« C\u2019est ce qui nous permet de bien nous en tirer en ce moment », indique celui qui est également à la tête d\u2019un restaurant, d\u2019un food truck et d\u2019un service de chef à domicile.MARIAGES EN HAUSSE Selon l\u2019Institut de la statistique du Québec, il y a une recrudescence de mariages dans la province depuis le début des années 2000, après des décennies en baisse.En 2018, ce sont un peu plus de 22 800 couples qui se sont dit « oui, je le veux ».C\u2019est en 2003 et 2004 que le nombre de mariages au Québec a été le plus bas.Il était alors descendu à environ 21  200.À l\u2019inverse, le plus haut taux a été atteint dans les années 1970 avec un pic de 54  000  mariages en 1972.Un long été de fiançailles Cindy Riendeau est propriétaire de Fécy M Déco location de décors.La propriétaire comptait ouvrir son premier local commercial l\u2019an prochain, mais la crise actuelle l\u2019oblige à repousser son projet.«?Avec toutes les annulations des mariages et des événements cet été, ça va devoir attendre?», explique-t-elle.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE 0034782 0038712 19 Principale, Granby \u2022 450 991-0600 Nos produits sont fabriqués au Canada Pour une expérience client optimale 2, rue Barré,Granby 450 776-6868 Surveillez nos promotions garagechristianstpierre.com Entretien et réparation : auto/VR/camion léger Antirouille Pneus Amortisseurs Climatiseur Auto de courtoisie maintenant disponible SAMEDI 2 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 50 SPORTS la page du Kid DANNY GÉLINAS lekid@lavoixdelest.ca Étant donné que la fin de la saison de hockey s\u2019est terminée abruptement en raison de ce satané virus, je me réserve toujours une petite heure tranquille en début de matinée devant mon écran d\u2019ordinateur afin de me tenir à l\u2019affût de tout ce qui se passe.En surfant sur le web, j\u2019ai retrouvé quelques petites «perles», dont celle du nouveau professionnel de golf du Château-Bromont, Jérôme Blais, qui propose dans une vidéo de pratiquer son élan sur un emballage formé de rouleaux de papier hygiénique.Son message: «Vous verrez, la friction que vous allez ressentir vous procurera un effet semblable à celui de frapper la balle dans l\u2019herbe longue.» Mais c\u2019est ainsi qu\u2019après s\u2019être élancé sur la douzaine de rouleaux, ceux-ci ont littéralement éclaté et provoqué une avalanche de papier déchiqueté.Vraiment très drôle! L\u2019humoriste Martin Petit: «Il y a du positif: le fait que les Jeux de Tokyo soient reportés en juillet 2021 nous donne un an de plus pour tenter de nous qualifier!» En ce qui concerne votre chroniqueur, il pourrait s\u2019inscrire en ce moment à «la course à relais vers le frigidaire» ou le lancer du papier de Jos Louis\u2026 Mais malheureusement, ce ne sont guère à ce jour des épreuves sportives\u2026 Je me console en me disant qu\u2019à tout le moins je possède ma «torche» olympique\u2026 celle qui sert à allumer mes cigares! L\u2019animateur Guy A.Lepage sur son compte Twitter: «Le président Donald Trump qui n\u2019est jamais à court de solutions miracles suggère maintenant aux Américains de prier pour se sortir de la pandémie.Prochaine étape, le collier de noisetier.Tiens-toi prêt Marcel, la grosse commande s\u2019en vient.» Permettez-moi de féliciter une ancienne élève, la jeune Lau- rianne Pronovost, fille de mon ami et homme d\u2019affaires Yves Pronovost (directeur des ventes chez Gestion Terrart et propriétaire du Pub MacIntosh à Bromont), qui vient d\u2019être admise à l\u2019Université de Sherbrooke en thérapie athlétique.Souriante, dynamique, gentille comme tout et surtout, travail- lante au possible, elle excellera sans doute dans cette carrière qui s\u2019annonce pour elle.Je m\u2019en serais voulu de ne pas souhaiter la meilleure des chances à ce petit bout de femme que j\u2019ai adoré côtoyer.Bonne chance «Lau-Lau» ! Finalement, un prompt rétablissement à mon amie Luce Robi- taille, conjointe de mon fidèle complice Richard Morasse, qui s\u2019est malencontreusement fracturé une cheville récemment en effectuant des travaux saisonniers sur son immense terrain aux abords du lac Waterloo.Inutile de vous mentionner que depuis ce temps, mon ami Richard est aux petits soins avec celle qui représente tout pour lui.Lavage, ménage, entretien de toutes sortes, en plus de faire marcher leur petit chien trois fois par jour, il doit s\u2019occuper de tout, tout, tout.Seul bémol, cela inclus même de faire les repas! Quand j\u2019ai appris la nouvelle, outre le fait que j\u2019étais très attristé pour Luce, je me suis dit: «Sait-elle que pour les six prochaines semaines, elle se devra de manger que des grilled cheese?», Richard ne faisant point partie de la famille des cordons-bleus! À l\u2019aide sœur Angèle, à l\u2019aide! ON EN JASE AUTOUR D\u2019UN BON CIGARE O n avait pourtant donné une lueur d\u2019espoir aux amateurs de golf puisqu\u2019au moins trois clubs de notre région prenaient déjà des réservations pour des heures de départ en ce qui a trait aux journées du 4 et 5 mai, soit ce lundi et ce mardi.Tannés eux aussi sans doute d\u2019être confinés depuis la mi- mars, les golfeurs avaient donc pris les clubs d\u2019assaut via leur ordinateur et on me dit que les grilles de départ se remplissaient allègrement.Jusqu\u2019à ce que le premier ministre Legault prononce son énoncé de mardi dernier afin de rouvrir quelque peu le secteur économique, certains gestionnaires du milieu étaient à ce point confiant que l\u2019un d\u2019eux avait même fait un Pierre Rinfret de lui-même en me mentionnant que « c\u2019est sûr que l\u2019on ouvre la semaine prochaine, c\u2019est comme une walk in the park ! » Et à l\u2019instar du commentateur sportif que l\u2019on surnomme « Bijou », sa prédiction s\u2019est avérée en être tout le contraire, lui qui, à moins d\u2019un revirement total de situation d\u2019ici les prochaines heures, en sera revenu tel un chasseur sans proie\u2026 Nous aurons donc amplement le temps de nous en reparler\u2026 Vous avez été très nombreux à m\u2019écrire lors des trois semaines.D\u2019ailleurs, beaucoup plus nombreux qu\u2019à l\u2019habitude.Généralement le samedi soir ou le dimanche matin lorsque j\u2019ouvre ma boîte de réception du journal, je reçois chaque semaine une bonne vingtaine de cour- riels.Mais quelle ne fut pas ma surprise dimanche matin dernier d\u2019en avoir reçu exactement 58 au sujet de mes trois dernières chroniques ! Parmi eux, je saluerai ceux de Mme Aline Levasseur et de M.Claude Daigneault, deux fidèles lecteurs dont les questions et/ ou commentaires étaient particulièrement pertinents, ainsi que celui de mon ami golfeur Roger Bélisle, ex-président du club de Cowansville.Si la première se posait des questions à savoir comment pourrait-on passer de la théorie à la réalité \u2014 par exemple si l\u2019on veut utiliser des voiturettes électriques, etc.\u2014, M.Daigneault, lui, m\u2019a dressé une liste de quelques règles élaborées à partir de ce qui se fait en Europe et complétées à partir de son imagination.Du bonbon ! Quant à M.Bélisle, il me disait compléter ses préparatifs de sa saison ici au Québec, lui qui a joué une bonne partie de l\u2019hiver sous le chaud soleil de Riviera Nayarit.Merci donc à toutes ces personnes qui prennent de leur temps en vue de me communiquer leurs questions, commentaires, suggestions, impressions, etc.Sachez que je l\u2019apprécie au plus haut point\u2026 Ouverture des golfs : il semble qu\u2019on devra attendre ! Laurianne Pronovost \u2014 PHOTO TIRÉE D\u2019INTERNET Je suis toujours heureux lorsque je reçois des nouvelles de l\u2019ex-président du club de golf de Cowansville Roger Bélisle \u2014 PHOTO DANNY GÉLINAS laVoixdel\u2019Est SAMEDI 2 MAI 2020 SPORTS 51 «?Ce qui fait le plus mal, c\u2019est d\u2019avoir été ignoré alors que moi, je sais ce que je vaux?», dit-il MICHEL TASSÉ michel.tasse@lavoixdelest.ca Le Bromontois Mickael Brada a été ignoré à l\u2019occasion du repêchage de la Ligue canadienne de football, tenu jeudi soir de façon virtuelle.Le joueur de ligne défensive du Vert et Or de l\u2019Université de Sherbrooke a espéré jusqu\u2019à la dernière seconde, soit jusqu\u2019à ce que les Blue Bombers de Winnipeg effectuent la 73e et dernière sélection de la séance.En vain.« Je suis déçu, c\u2019est sûr, a expliqué Badra.Ce qui fait le plus mal, c\u2019est d\u2019avoir été ignoré alors que moi, je sais ce que je vaux.Mais on va se le dire, ça a été un repêchage bizarre en raison des circonstances que l\u2019on connaît.Il y a eu des choses surprenantes, disons.» Badra est convaincu que le fait de n\u2019avoir pu se faire valoir lors du camp régional d\u2019évaluation de la LCF, à Montréal le mois dernier, lui a considérablement nuit.Le camp en question a été annulé, bien sûr, en raison de la pandémie.« À 100 %, ça m\u2019a fait très mal, a-t- il dit.Les équipes se fient énormément sur les résultats des tests que les gars passent et je n\u2019ai pu démontrer que j\u2019étais fort et surtout, rapide.Oui, ça m\u2019a vraiment, vraiment fait mal.» Mais l\u2019athlète de 6\u20191\u2019\u2019 et 220 livres ne perd pas espoir, lui qui pourrait fort bien signer un contrat avec une des neuf équipes de la LCF à titre de joueur autonome dans les prochains jours.« Je suis confiant.Je viens de parler à mon agent et il a reçu des appels aussitôt le repêchage terminé.Il faut que je demeure positif.» À 24 ans, Badra a terminé son stage avec le Vert et Or.Il a donc plus de pression qu\u2019un joueur qui a encore du temps devant lui.« Non, je n\u2019ai pas perdu espoir de réaliser mon rêve », a-t-il conclu, tout de même encore secoué par la déception qu\u2019il venait de vivre.LES ALOUETTES REPÊCHENT MARC-ANTOINE DEQUOY Q u a n t a u x A l o u e t t e s , q u i n\u2019avaient pas droit de parole avant la deuxième ronde, ils ont fait de Marc-Antoine Dequoy, des Carabins de l\u2019Université de Montréal, leur premier choix.Le demi défensif, repêché au 14e rang, vient tout juste de signer un contrat avec les Packers de Green Bay.« Les Alouettes, c\u2019est l\u2019équipe que je regarde jouer depuis que je suis tout petit, alors c\u2019est assez incroyable d\u2019être repêché par eux.Et c\u2019est très rassurant et excitant d\u2019avoir un plan B comme celui- là », a mentionné Dequoy en entrevue à La Presse.Le secondeur Jordan Williams (East Carolina) a été le tout premier choix du repêchage, lui qui a été appelé par les Lions de la Colombie-Britannique.Les Lions ont pu mettre la main sur celui-ci à la suite d\u2019une transaction effectuée avec les Stampeders de Calgary.Isaac Adeyemi-Berglund, un ancien joueur de ligne offensive des Cougars du Collège Champlain, a pour sa part été choisi au troisième rang par les Stampeders de Calgary.On raconte énormément de belles choses au sujet de ce produit de Southeastern Louisiana, qui a déjà réussi trois sacs aux dépens de Joe Burrow, premier choix des Bengals de Cincinnati et de la Ligue nationale le week-end dernier.Détenteur du sixième choix en première ronde, le Rouge et Noir d\u2019Ottawa a jeté son dévolu sur Adam Auclair, demi défensif du Rouge et Or de l\u2019Université Laval.Mickael Badra n\u2019a pas été repêché Mickael Badra espère maintenant signer un contrat à titre de joueur autonome.\u2014 PHOTO YVES LONGPRÉ/VERT ET OR DE L\u2019UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE 156, route 112 \u2022 St-Césaire \u2022 450 469-2030 info@pneusrsr.com Les MEILLEURS pneus, aux MEILLEURS prix! 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explique Roy, qui jouait encore chez les seniors jusqu\u2019à l\u2019an dernier.J\u2019avais appris quelques jours plus tôt que je faisais l\u2019équipe e t j e v e n a i s d e s i g n e r m o n contrat.J\u2019étais heureux, même si je gardais mon calme parce que j\u2019avais vécu des déceptions antérieurement.» Roy se souvient encore précisément du moment où il a fait son entrée au Centre Molson.« C\u2019était la première fois que je visitais l\u2019endroit.Je trouvais ça beau, je trouvais ça\u2026 grandiose.J\u2019avais les yeux grands, très grands.Et le gazon synthétique était impeccable.Oui, le p\u2019 t i t gars de Granby était impressionné ! » Plus tôt dans la journée, il avait accordé une entrevue à CKAC et il avait été honoré par la Ligue de soccer élite du Québec en tant que meilleur marqueur du circuit.« Une journée occupée et spéciale », avait-il confié à l\u2019auteur de ces lignes à l\u2019époque.Devant 3500 spectateurs, l\u2019Impact, dirigé par Paul Kitson, a disposé des Thundercats 14-10.Oui, il y avait des buts rien qu\u2019en masse au soccer intérieur ! « J\u2019avais joué seulement dans la dernière minute du match, mais au moins, j\u2019avais joué.Puisque j\u2019avais signé un contrat à titre de membre de l\u2019escouade de développement, j\u2019avais été chanceux d\u2019être en uniforme pour ce premier match.Et je me souviens que j\u2019avais reçu un bel accueil de la foule lors de la présentation des joueurs.» Si on se fie aux rares statistiques encore disponibles de la saison en question, Roy a marqué cinq buts en 31 matchs en 1998-1999.Mais il a explosé au cours de la campagne suivante alors qu\u2019il a enfilé pas moins de 36 buts en 44 matchs.« Nous n\u2019attirions pas de grosses foules même si nous avions une bonne couverture de la part des médias montréalais.Je me souviens aussi que c\u2019était tripant d\u2019emprunter le beau et grand vestiaire du Canadien.Pour moi qui avais joué au hockey jusqu\u2019au niveau junior AAA et qui avait joué avec Martin Saint-Louis et Patrick Lalime, c\u2019était très spécial.» En 2000-2001, l\u2019Impact en salle est déménagé à Toronto, où Roy a connu une autre bonne saison avec une récolte de 30 buts en 40 matchs.Les ThunderHawks sont ensuite déménagés à Harrisburg et notre homme, qui venait de devenir papa, n\u2019a pas voulu suivre.« J\u2019ai eu du plaisir au soccer en salle et j\u2019ai réussi à faire ma marque.» FIN ABRUPTE AVEC L\u2019IMPACT Roy, qui est gestionnaire dans le milieu de l\u2019éducation depuis une dizaine d\u2019années, a aussi joué avec l\u2019Impact en soccer extérieur.C\u2019était en 2000.Mais l\u2019aventure a été de courte durée : six petits matchs.« L o r s q u e Va l e r i o G a z z o la a re m p l a c é Z o ra n Ja n ko v i c comme entraîneur, ça a été la fin, raconte celui qui est maintenant âgé de 46 ans.Lorsque Gazzola est arrivé, il m\u2019a dit : \u201cJocelyn, je t\u2019ai retranché deux fois par le passé\u201d.Et il m\u2019a offert de couper mon salaire de moitié.Ça ne m\u2019intéressait pas et je suis parti\u2026 » Roy a été intronisé au Panthéon du soccer granbyen en 2013.Il a représenté le Canada sous la scène internationale dans différents événements de 1995 jusqu\u2019à récemment.Au moment où la pandémie a frappé, il se préparait à présenter son projet de soccer dek au Complexe Pile ou Face.« Le soccer m\u2019a fait faire le tour du monde et a été bon pour moi.Mais je l\u2019avoue, ce séjour avec l\u2019Impact en salle a été très spécial\u2026 », termine-t-il, un brin nostalgique.À L\u2019AUTOMNE 1998, JOCELYN ROY FAISAIT SES DÉBUTS AVEC L\u2019IMPACT «?J\u2019avais les yeux grands?!?» La carte de Jocelyn Roy alors qu\u2019il défendait les couleurs de l\u2019Impact en salle.\u2014 FOURNIE Jocelyn Roy a représenté le Canada sous la scène internationale dans différents événements de 1995 jusqu\u2019à récemment.«?Mais ce séjour avec l\u2019Impact en salle a été très spécial?», dit-il.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST «?J\u2019ai eu du plaisir au soccer en salle et j\u2019ai réussi à faire ma marque.?» \u2014 Jocelyn Roy laVoixdel\u2019Est SAMEDI 2 MAI 2020 SPORTS 53 MICHEL LAMARCHE La Presse canadienne MONTRÉAL \u2014 Le dilemme est indéniable.Avec le mois de mai qui commence, la hâte et l\u2019espoir de lancer la saison de golf au Québec dès que possible sont palpables.Toutefois, cette fébrilité et ce désir sont confrontés à l\u2019incontournable priorité qu\u2019est la santé publique en temps de pandémie.Personne n\u2019en est plus conscient et ne saisit mieux la situation que les membres de la Table de concertation du golf, au moment où toute l\u2019industrie est déjà durement touchée sur les plans des finances et du capital humain.« La situation n\u2019est pas facile pour l\u2019industrie du golf, a mentionné Martin Ducharme, membre de la Table de concertation, dans une entrevue accordée à La Presse canadienne.Par contre, on comprend très bien.Pour nous, ce qui est important, c\u2019est la santé publique.C\u2019est elle qui va nous dicter exactement ce qui va arriver.» « La santé est prioritaire pour mes employés, pour les clients, enchaîne celui qui est également directeur général du club Château- Bromont et président de l\u2019Association des clubs de golf du Québec (ACGQ).Jamais je ne pourrais supporter que quelqu\u2019un ait attrapé la maladie, que des gens décèdent parce que nous sommes égoïstes et voulons ouvrir.Nous allons suivre la direction de la santé publique et ce qui se passe avec la population.Nous sommes des gens responsables et nous sommes une industrie responsable.» En principe, d\u2019autant plus que le printemps s\u2019est montré plutôt clément jusqu\u2019à maintenant, des terrains de golf auraient déjà ouvert leurs portes, certains depuis plus d\u2019un mois.Or, la COVID-19 a non seulement gardé les portes closes, elle laisse un lourd fardeau sur une industrie saisonnière qui s\u2019étend sur une période d\u2019environ six mois au Québec, mais qui procure tout de même 52 000 emplois et qui génère une contribution de 2,4 milliards $ au produit intérieur brut de la province, selon les chiffres avancés par M.Ducharme.« Nous avons évalué que ce qui a été rayé aux livres pour la saison 2020 correspond à 30 % du 2,4 G $ \u2014 donc 800 millions $ qui sont rayés de nos livres, concrètement, qui ne reviendront pas », affirme M.Ducharme.Ce dernier estime également que la situation actuelle en 2020 mènera à une perte de 20 000 emplois.« C\u2019est triste, mais c\u2019est la réalité.Ce sont des emplois liés au volet événementiel, comme des tournois, des réceptions, des mariages, des brunchs.Même si on ouvrait les terrains demain matin, ces 20 000 emplois ne reviendront pas », déclare M.Ducharme.« En ce moment, la Table de concertation travaille extrêmement fort pour préser ver les 32 000 autres emplois.Pour nous, c\u2019est très important parce qu\u2019il y a des petits villages et des régions au Québec qui dépendent de ces emplois, et les terrains de golf sont un moteur économique pour ces villages et ces régions », ajoute-t-il.DES PERTES QUOTIDIENNES Chaque journée qui passe où les clubs de golf demeurent fermés prive chacun de revenus quotidiens moyens de l\u2019ordre de 7000 $, précise aussi M.Ducharme, en s\u2019appuyant sur des sondages menés auprès des clubs membres.« À partir du 20 ou 21 mars, cinq ou six clubs de golf auraient pu ouvrir leurs portes au Québec.Dès le 10 avril, nous aurions pu avoir une vingtaine de clubs ouverts.Vingt clubs de golf, c\u2019est 140 000 $ par jour à partir du 10 avril.Et à partir du moment où tout le monde est ouvert, ça représente 5 millions $ par jour.» Ce manque à gagner vient s\u2019ajouter au fait que beaucoup de clubs de golf ont perdu des revenus potentiels importants en mars avec l\u2019annulation des salons promotionnels qui devaient avoir lieu à Boucherville (14 et 15 mars), à Laval (du 20 au 22 mars) et à Québec (28 et 29 mars).« Il faut se rappeler que les clubs de golf se servent de ces trois événements pour bien démarrer leur saison.Ce sont des liquidités qui arrivent, ils en ont besoin.C\u2019est hyper important », note M.Ducharme, en faisant notamment référence aux frais fixes à payer.UNE DATE CHARNIÈRE Le 1er mai est une date charnière pour l\u2019industrie du golf au Québec pas seulement parce que l\u2019affluence commencerait à croître sur les tertres de départ et les verts.« Pour la majorité des clubs de golf, les paiements pour tout ce qui a été financé commencent le 1er mai, fait remarquer M.Ducharme, en donnant l\u2019exemple des voiturettes et de la machinerie.Comme il s\u2019agit d\u2019une entreprise saisonnière, les paiements sont étalés sur six mois.Malheureusement, la majorité des clubs de golf n\u2019ont pas les liquidités.» Les représentants de la Table de concertation l\u2019avouent : ils auraient aimé entendre, au cours des derniers jours, le premier ministre François Legault annoncer une date pour le début de la saison de golf.Ils n\u2019ont cependant eu droit qu\u2019à une confirmation que les boutiques de golf pourraient ouvrir le 4 mai à l\u2019extérieur de la Communauté métropolitaine de Montréal, et le 11 mai pour celle-ci.Après avoir produit un document exhaustif et tenu des discussions qu\u2019ils qualifient de très positives avec le gouvernement récemment, les membres de la Table de concertation demeurent optimistes que la bonne nouvelle viendra prochainement, d\u2019autant plus qu\u2019ils considèrent que le golf se prête facilement aux mesures sanitaires liées à la distanciation sociale.« Nous nous sommes rencontrés et nous avons travaillé fort pour monter les dossiers.Nous nous sommes préparés à rencontrer ou à faire nos appels avec les gens du gouvernement et là, nous sommes dans une période où on relance d\u2019autres actions parce qu\u2019on souhaite avoir la bonne nouvelle bientôt », fait remarquer François Roy, un autre membre de la Table de concertation.« Je suis positif parce qu\u2019on est vraiment prêt à recevoir la clientèle.Les clubs sont prêts.Nous avons fait ce qu\u2019il faut, nous savons que nos dossiers sont bons, que les mesures que nous avons proposées rencontrent ce que la Direction de la santé publique souhaite.Et aussi parce que les golfeurs ont hâte.Ils frétillent.» Prêts à lancer la saison de golf, mais pas au prix de la santé publique En principe, d\u2019autant plus que le printemps s\u2019est montré plutôt clément jusqu\u2019à maintenant, des terrains de golf auraient déjà ouvert leurs portes, certains depuis plus d\u2019un mois.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST SAMEDI 2 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 54 SPORTS La Voix de l\u2019Est présente à compter d\u2019aujourd\u2019hui une série de grandes entrevues avec des personnalités sportives de la région.Notre premier invité est le champion en titre de la série canadienne de NASCAR, Andrew Ranger.Andrew Ranger a reçu une tonne de témoignages de sympathie à la suite de la perte de son commanditaire majeur MICHEL TASSÉ michel.tasse@lavoixdelest.ca La pandémie ne fait pas de cadeaux à personne, pas même aux meilleurs de leur sport.Andrew Ranger l\u2019a appris à ses dépens il y a quelques semaines lorsque les représentants de son principal commanditaire, Mopar, lui ont fait savoir qu\u2019ils n\u2019allaient pas l\u2019appuyer au cours de la prochaine saison.Mais voilà, le pilote originaire de Roxton Pond n\u2019est pas du genre à se laisser abattre.Andrew, as-tu eu d\u2019autres nouvelles des gens de Mopar depuis qu\u2019ils t\u2019ont annoncé la mauvaise nouvelle ?Mon patron Jon Camilleri m\u2019appelle de temps en temps pour prendre de mes nouvelles, pour savoir comment je vais.Je l\u2019apprécie, car ça démontre que nous n\u2019avons pas seulement une relation d\u2019affaires.La nouvelle a fait énormément jaser dans le milieu du sport automobile.Tu as eu une tonne de témoignages de sympathie.Ça a fait du bien ?Absolument ! Ça a fait chaud au cœur, vraiment.Les gens de l\u2019industrie, les fans, j\u2019ai reçu plein de mots d\u2019encouragement.Même Kevin Lacroix, avec qui je me suis frotté plus d\u2019une fois en piste, a eu des mots gentils à mon égard.La seule chose, c\u2019est qu\u2019il faut rappeler que Mopar ne commanditera rien ni personne, cet été, en sport automobile.Ce n\u2019est pas juste moi qui suis touché.Tu es pour ainsi dire né avec un volant dans les mains.L\u2019idée de ne pas piloter cet été doit te faire tellement peur\u2026 Écoute, j\u2019ai commencé à piloter à l\u2019âge de neuf ans et j\u2019en ai 33.Piloter une voiture de course, c\u2019est ce que je sais faire le mieux dans la vie.C\u2019est sûr que ça me joue dans la tête.En même temps, je sais que je ne serai pas tout seul dans ce bateau.La série Pinty\u2019s a reporté son premier programme de la saison, le Grand Prix de Trois-Rivières a été annulé, on vient d\u2019apprendre qu\u2019il n\u2019y aura pas de courses à l\u2019Autodrome Chaudière avant le début septembre et je serais très étonné que le Grand Prix de Toronto et la tournée dans l\u2019Ouest aient lieu.Cette pandémie va faire mal à tellement de monde dans notre sport.As-tu l\u2019impression qu\u2019il y aura une saison en série Pinty\u2019s ?Honnêtement, je me le demande très sérieusement.Tu as tout un curriculum vitae.Est-ce qu\u2019une pause comme celle- là te permet de faire un premier bilan de ta carrière ?Je regarde plus en avant qu\u2019en arrière.Mais oui, je suis content de ce que j\u2019ai accompli jusqu\u2019ici.J\u2019ai couru à peu près dans toutes les séries de NASCAR, y compris en première division, j\u2019ai couru en série ARCA, en Champ Car (qu\u2019on appelle maintenant IndyCar), en Formule Atlantique, j\u2019ai couru en Amérique du Nord comme en Europe, j\u2019ai remporté des championnats, etc.Je suis fier, mais je me trouve encore un peu jeune pour m\u2019arrêter au passé.Rêves-tu encore de courir aux États-Unis, à la série Xfinity de NASCAR par exemple ?On y rêve toujours un peu, mais de moins en moins, je te dirais.Ce n\u2019est pas un manque d\u2019ambition, mais de réalisme et de savoir où sont tes véritables intérêts.On a bâti quelque chose de solide au Québec et au Canada, quelque chose à laquelle je tiens, avec de bons partenaires.Ça fait drôle de dire ça alors que je viens de perdre mon commanditaire principal pour la saison, mais je sais que c\u2019est temporaire.Faire carrière en course automobile aux États-Unis pour un Québécois, ce n\u2019est pas facile\u2026 Ce n\u2019est pas facile de courir en NASCAR aux États-Unis quand tu n\u2019es pas Américain.Et ce n\u2019est pas évident d\u2019amener des commanditaires d\u2019ici aux États-Unis parce que ça ne leur rapporte rien de s\u2019afficher de l\u2019autre côté de la frontière.J\u2019admire ce que fait Alex Labbé, un pilote et une personne que je respecte énormément, mais courir après les commanditaires à toutes les semaines, ça devient essoufflant.Et quand tu te retrouves tout d\u2019un coup avec une famille, ça change la donne, ça change les priorités.À un moment donné, tu veux t\u2019établir pour vrai.Et on s\u2019entend qu\u2019il n\u2019y a rien de gênant à courir en série canadienne de NASCAR\u2026 On va oublier la pandémie un instant.C\u2019est une série qui grossit à chaque année et où le degré de compétition augmente sans cesse et à l\u2019intérieur de laquelle tu peux bien gagner ta vie.Tout ce qui manque à la série, c\u2019est davantage de visibilité, genre un beau contrat de télévision.Ça va venir.Tu es présentement à Shawinigan, où vit ta conjointe, Édith.Tu fais de plus en plus la navette entre la région et la Mauricie, si je comprends bien\u2026 Je passe certainement la moitié de mon temps en Mauricie.Édith a un très bon emploi à la Ville de Shawinigan et la Mauricie, c\u2019est un autre beau coin du Québec.J\u2019ai aussi la chance d\u2019avoir un chalet au Saguenay, dans les Monts-Valin, un endroit merveilleux pour faire de la motoneige.Je me promène pas mal, mais j\u2019aime ça.Qu\u2019est-ce que tu fais de bon pendant la pandémie ?Il n\u2019y a pas une tonne de choses à faire, mais j \u2019essaie de rester actif.Avec Édith, je prends de longues marches à tous les j o u rs.O n e st re n d u s cha m - pions ! Je travaille aussi sur le terrain.Je m\u2019occupe comme je peux, mais j\u2019ai hâte que la vraie vie reprenne, c\u2019est sûr.On me dit qu\u2019Édith est aussi déçue que toi, sinon plus, de la perte de ton commanditaire\u2026 Je suis avec Édith depuis trois ans et elle adore me suivre aux courses.Elle planifie ses vacances en fonction de mon calendrier.Pendant la saison, on se fait de beaux week-ends de camping avec Jacob, mon fils.Il va nous manquer de quoi cet été, c\u2019est sûr.Andrew, où est-ce que tu te vois dans 10 ans ?Bonne question.Dans 10 ans, j\u2019espère courir encore en série Pinty\u2019s, qui aura assurément encore grossi rendu là.Je vais avoir 43 ans à ce moment-là et Alex Tagliani court encore à 46 ans, alors\u2026 Aussi, j\u2019espère que mon école, Expérience en piste Cabana Ranger, à Sanair, aura continuer à grossir elle aussi et qu\u2019on continuera à rendre les gens heureux en leur faisant vivre de bons moments au volant d\u2019une voiture de course.Mais clairement, je serai encore associé à mon sport, c\u2019est sûr et certain.«?Ça fait chaud au coeur?» Andrew Ranger en compagnie son fils Jacob au Grand Prix de Trois-Rivières il y a quelques années.\u2014 PHOTO ARCHIVES LE NOUVELLISTE laVoixdel\u2019Est SAMEDI 2 MAI 2020 55 RETOUR DANS LE TEMPS JOCELYN ROY SE REMÉMORE SON PARCOURS AVEC L\u2019IMPACT 52 L\u2019ex-gardien des Inouk fait ses premières armes en médecine en pleine pandémie MICHEL TASSÉ michel.tasse@lavoixdelest.ca Mickael Audette a disputé une seule saison avec les Inouk.C\u2019était en 2011-2012, alors qu\u2019il avait 20 ans et qu\u2019il arrivait de trois campagnes dans les rangs juniors majeurs.Ensuite, le gardien de but a choisi de se concentrer entièrement sur ses études.Et ses études l\u2019ont mené loin.Ainsi, le Granbyen complète actuellement la deuxième année de sa résidence en médecine.Et si vous vous pointez ces temps-ci à l\u2019urgence de l\u2019Hôpital Charles- LeMoyne à Longueuil, il y a de bonnes chances que ce soit lui qui vous soigne.« On vit une période intense, c\u2019est vrai, explique Dr Audette en faisant directement référence à la crise de la COVID-19.Tous les membres du personnel de la santé sont sollicités présentement, tout le monde y met tout son cœur, et chacun veut faire une différence à sa façon.Pour un jeune médecin, c\u2019est une période particulièrement riche en apprentissages.» À l \u2019 u r g e n c e d e l \u2019 H ô p i t a l Charles-LeMoyne, où il est en stage, le gradué de l\u2019Université de Sherbrooke accueille parfois des gens qui ont ou qui pensent avoir la COVID-19.« On vit une situation très anxiogène, c\u2019est clair.Il faut soigner les gens, mais aussi les rassurer.» Audette est au front.Et comme tous ceux qui évoluent dans le domaine de la santé, il doit aussi se protéger.« On prend toutes les précautions nécessaires.Mais honnêtement, on a ce qu\u2019il faut pour se protéger.Il faut prendre soin de nous si on veut prendre soin des gens.» Ceci dit, Audette a confiance qu\u2019on finira par venir à bout du virus.« C\u2019est compliqué parce qu\u2019on vi t quelque chose qu\u2019on n\u2019a jamais vécu auparavant et que de nouvelles études sortent à tous les jours.Mais je pense que les autorités prennent les bonnes décisions, qu\u2019il faut faire confiance au système et qu\u2019il faut continuer à faire preuve de patience.On va finir par s\u2019en sortir, c\u2019est sûr.» LA MÉDECINE, TOUJOURS Avant de conclure sa carrière avec les Inouk, Mickael Audette avait p or té les couleurs des Re mpa r t s d e Qu éb e c e t d e s Huskies de Rouyn-Noranda, dans la LHJMQ, et des Majors d u C o l l è g e St .Mi c h a e l\u2019s d e Mississauga, dans la Ligue de l\u2019Ontario.S\u2019il a connu ses meilleurs moments en Abitibi , i l a tôt fait de se rendre compte qu\u2019il n\u2019avait pas tout à fait ce qu\u2019il fallait pour atteindre la Ligue nationale.« J\u2019étais un bon gardien, mais pas assez bon pour rêver à la grande ligue, explique-t-il franchement.Et j\u2019ai toujours été très attiré par la médecine.En plus, j\u2019étais bon à l\u2019école.Dans le fond, j\u2019ai exploité mes forces.» À 29 ans, Dr Audette entreprendra bientôt sa spécialité en médecine d\u2019urgence.« J \u2019a u ra i s p u e n t re p re n d re ma pratique au terme de mes deux ans de résidence à l\u2019Hôpital du Haut-Richelieu, mais je veux encore améliorer mes compétences.» Au cours des dernières années, i l a eu des of fres du hockey senior, lui qui jouait encore récemment dans la fameuse ligue pour adultes du jeudi soir, où se réunissent plein de bons joueurs de la région, à l\u2019Aréna Jacques-Chagnon de Waterloo.Mais ses études, toujours, ont eu la priorité.« L e s Ma ro o n s (c e u x d e l a Ligue senior AAA) ont montré de l\u2019intérêt à mon égard.Mais pour réaliser mon rêve, il fallait que je puisse mettre le plus d\u2019heures possible dans mes études.C\u2019est le choix que j\u2019ai fait.» Et c\u2019était manifestement le bon.Docteur Audette au front «On vit une période intense, c\u2019est vrai.Tous les membres du personnel de la santé sont sollicités présentement et chacun veut faire une différence à sa façon.Pour un jeune médecin, c\u2019est une période particulièrement riche en apprentissages», explique Dr Mickael Audette.\u2014 PHOTO FOURNIE Mickael Audette à l\u2019époque où il défendait le filet des Inouk \u2014 PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST SAMEDI 2 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 88 0038173 "]
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