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Titre :
La voix de l'Est
Éditeur :
  • Granby :La voix de l'Est,1935-
Contenu spécifique :
Cahier 1
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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La voix de l'Est, 2020-12-05, Collections de BAnQ.

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[" PROHIBITION DANS BROME-MISSISQUOI UN CIRCUIT HORS DES SENTIERS BATTUS PAGES 18 ET 19 DÉCÈS DE FRANCE ARBOUR DES PROCHES LUI RENDENT UN DERNIER HOMMAGE PAGES 10 ET 11 L\u2019alternative qui fait doublement du bien COOP D\u2019INFORMATION SEMAINE DU 5 AU 11 DÉCEMBRE 2020 ÉDITION MAGAZINE GRANBY, 86e ANNÉE, N° 41 P H O T O 1 2 3 R F 2 , 9 9 $ + t x LE MAG ILLUSION À DOMICILE arts cinéma Gourmand bières vins voyaGes sorties + arts Harmonium en version symphonique + VOYaGEs Le Bourlingueur des livres pour s\u2019évader + arts Catherine Ringer toujours en voix SAMEDI 5 DécEMbrE 2020 \u2014 photo @photogrAphIc_pAf illusion à domicile luc langevin lE maG Jeux de société lES chAMpIonS DE 2020 PAGES 12 ET 13 0025191 0050140 171, rue Principale, Granby 450.372.7242 ATELIER DE RÉPARATION SUR PLACE bijouteriebrouillette.ca MAGASINEZ VOS CADEAUX DE NOËL EN LIGNE mardi et mercredi \u2022 10 H À 17 H 30 Jeudi et vendredi \u2022 10 H à 20 h Samedi et DIMANCHE \u2022 10 H À 16 H Heures d\u2019ouverture U n e é v a l u a t i o n p a r u n a u d i o p r o t h é s i s t e e s t r e q u i s e a ?n d e d é - t e r m i n e r s i l a p r o t h è s e a u d i t i v e c o n v i e n t a u x b e s o i n s d u p a t i e n t .À votre service depuis plus de 50 ans.la?ammeetassocies.com info@la?ammeetassocies.com COWANSVILLE 450 955-1008 GRANBY 450 378-7337 Prenez rendez-vous dès maintenant avec un audioprothésiste Venez faire un dépistage auditif sans frais jusqu\u2019au 31 décembre 2020.Vous pensez avoir une perte auditive ? SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 2 0052136 Le plein d\u2019ordinaire.Le plein de super\u2026 info locale 200 $/mois.10 $/mois.À PARTIR DE 9,95 $/mois Premiermois offert gratuitement.DONNÉES PERSONNELLES PROTÉGÉES.AUCUNEOBLIGATIONÀ LONG TERME.Votremédia local lance l\u2019abonnement numérique et réaffirme samission de produire des informations de proximité crédibles, traitées avec rigueur et profondeur.Sur nos plateformes numériques, profitez d\u2019une expérience encore plus personnalisée, àmesure que les événements se déroulent.Et retrouvez cettemême expertise journalistique grâce à des ressources chevronnées.ABONNEZ-VOUS SANS TARDER SUR lavoixdelest.ca NUMÉR IQUE Local.De calibre mondial. laVoixdel\u2019Est SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 3 0052136 Le plein d\u2019ordinaire.Le plein de super\u2026 info locale 200 $/mois.10 $/mois.À PARTIR DE 9,95 $/mois Premiermois offert gratuitement.DONNÉES PERSONNELLES PROTÉGÉES.AUCUNEOBLIGATIONÀ LONG TERME.Votremédia local lance l\u2019abonnement numérique et réaffirme samission de produire des informations de proximité crédibles, traitées avec rigueur et profondeur.Sur nos plateformes numériques, profitez d\u2019une expérience encore plus personnalisée, àmesure que les événements se déroulent.Et retrouvez cettemême expertise journalistique grâce à des ressources chevronnées.ABONNEZ-VOUS SANS TARDER SUR lavoixdelest.ca NUMÉR IQUE Local.De calibre mondial. SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 4 0051370 MD/MCLes noms, logos, noms de produits, noms des caractéristiques, images et slogans Hyundai sont des marques de commerce appartenant à (ou utilisées sous licence par) Hyundai Auto Canada Corp.Toutes les autres marques et tous les noms de marques sont la propriété de leurs détenteurs respectifs.?Crédit sur un chargeur résidentiel de 2 000 $ disponible sur tous les nouveaux modèles IONIQ électriques 2020 en stock, à la location, au financement et à l'achat au comptant.Ce crédit est appliqué avant taxes et est calculé par rapport au prix de départ du véhicule.Le crédit sur un chargeur résidentiel expire le 4 janvier 2021.L'offre est non transférable et ne peut être cédée.Offres valides pour une durée limitée et sous réserve de changement ou d\u2019annulation sans préavis.Couleur du véhicule sous réserve de sa disponibilité.Les stocks sont limités, le concessionnaire pourrait devoir commander le véhicule.Cette offre ne peut être combinée ou utilisée en conjonction avec toute autre offre disponible.Visitez www.hyundaicanada.com ou un concessionnaire pour tous les détails.?Aux résidents du Québec seulement.Les modèles IONIQ électriques sont admissibles aux incitatifs gouvernementaux pour les véhicules zéro émissions (iVZE) offerts par le gouvernement du Canada, qui offre un rabais pouvant atteindre 5 000 $ sur les véhicules électriques (VE).Les incitatifs s\u2019appliquent après les taxes fédérales applicables.De plus, les modèles IONIQ électriques sont admissibles au programme Roulez vert offert par la province de Québec, qui prévoit un rabais jusqu'à 8 000 $ sur les véhicules électriques.Les incitatifs s'appliquent après les taxes applicables au Québec.Les incitatifs fédéraux et provinciaux sont administrés indépendamment par chaque gouvernement et peuvent être annulés ou modifiés.Hyundai Auto Canada Corp.n'est pas responsable de l'administration des programmes d'incitation, ni de toute modification ou annulation de ceux-ci, et ne fait aucune déclaration sur le montant réel ou l'admissibilité à l'incitation.Les renseignements sur les incitatifs sont fournis à titre d'information seulement.Des conditions et des limitations s'appliquent.Veuillez consulter la législation applicable pour plus de détails.Le montant de cette incitation, ses conditions et son admissibilité ou son application peuvent varier selon la juridiction, le modèle et le niveau de finition, le PDSF, la méthode de paiement, la durée et tout autre critère établi par chaque juridiction.Consultez la juridiction concernée ou votre concessionnaire pour plus de détails.?Autonomie de conduite strictement électrique de 274 kilomètres basée sur une capacité de batterie de 38,3 kWh et un taux d'utilisation de la batterie de 15,7 kWh / 100 km pour les modèles IONIQ électriques Preferred et Ultimate 2020.Calculé sur la base d'une batterie complètement chargée.Basé sur les tests du fabricant et utilisé à des fins de comparaison uniquement.La portée réelle peut varier en fonction des conditions de conduite et de l'ajout de certains accessoires du véhicule.hyundaicanada.com Si vous songez à passer en mode électrique, optez pour l\u2019IONIQ électrique de Hyundai.Elle offre une autonomie accrue jusqu\u2019à 274 kilomètres en mode strictement électrique avec une seule charge?et dispose d\u2019une panoplie de technologies de sécurité avancées livrables à portée de main.Présentement, profitez de notre crédit de 2 000 $ sur un chargeur résidentiel?.De plus, si vous combinez cette offre avec les incitatifs gouvernementaux?sur les véhicules électriques offerts dans votre région, c\u2019est l\u2019occasion parfaite de changer votre façon de conduire.Visitez votre concessionnaire et découvrez à quel point il est électrisant de conduire et d\u2019économiser.Le moment est venu de changer votre façon de conduire.La nouvelle IONIQ électrique.sur un chargeur résidentiel pour tous les modèles en incitatifs gouvernementaux?2 000 $ 13 000 $ 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fête Sans nos enfants Sans nos parents Sans nos amis Ce soir nous souperons en tête à tête Ma chérie» F eu le grand Charles Az- navour était-il un visionnaire lorsqu\u2019il a chanté, en 1978, sa pièce Noël à Paris?Ces paroles de la chanson, qui traite d\u2019une escapade romantique dans la Ville lumière, se prêtent étrangement bien au contexte actuel, alors que le premier ministre François Legault a reculé sur son « contrat social » qui nous permettait de nous réunir à deux occasions pour Noël si on était prudents d\u2019ici là.Un contrat pour lequel l\u2019Office de la protection du consommateur n\u2019a malheureusement aucun pouvoir.On ne passera peut-être pas le réveillon en tête-à-tête si nous sommes plus que deux à vivre sous le même toit, mais on sera tout de même bien loin des grandes tablées emplies de victuailles à partager qui incarnent nos traditions du temps des Fêtes.« Nos » traditions.Le « nous » interdit cette année dans toute son ampleur.Le « nous » réduit à dix convives, tout au plus, le temps de quelques heures, à finalement rien du tout.Et on en aurait bien eu besoin, des accolades, des embrassades, des chants de la chaleur humaine qui nous manque cruellement.Ces retrouvailles festives qui nous auraient donné l\u2019impression qu\u2019au bout du compte, ça avait fini par bien aller.Noël, c\u2019est la fête en famille par excellence.Après tout, nous célébrons Noël pour nous souvenir d\u2019une famille qui a marqué notre Histoire.Celle-ci, bien que notre société se veuille maintenant laïque, en porte encore des traces.Notre Noël, cette année, comme si c\u2019était le dénouement heureux et tant attendu d\u2019un long cauchemar dont on ne se réveille toujours pas, neuf mois plus tard.Et voilà qu\u2019on nous l\u2019arrache.Cette interdiction de se rassembler n\u2019est rien de moins que le coup de grâce d\u2019une année qui ne nous aura pas fait de cadeau.Ça semblait être un compromis acceptable, de faire attention pour pouvoir se réunir.Mais les chiffres ont parlé : trop risqué.Le premier ministre aurait tout de même dû attendre avant de nous faire reluire la possibilité de réveillonner à Noël, ne serait-ce qu\u2019en cellules familiales réduites.Cette annonce avait suffi à susciter chez plusieurs une lueur d\u2019espoir.La déception n\u2019est donc que plus grande, alors que certains planifiaient déjà ce soir de fête tant souhaité et attendu, comme la lumière au bout d\u2019un long tunnel sombre.J\u2019en suis, même si je comprends.Mes présents, magasinés au Québec et emballés avec tout ce que j\u2019ai d\u2019amour et d\u2019adresse commençaient déjà à s\u2019entasser sous mon sapin, moi qui frémissais d\u2019excitation à l\u2019idée de voir la surprise illuminer le visage de ceux à qui je comptais les offrir.Je devrai me contenter de les déposer au pas d\u2019une porte d\u2019entrée ou de les offrir dans quelques semaines, voire quelques mois.Une chose est sûre, le sapin n\u2019attendra pas jusque là, lui ! Qu\u2019on ne se leurre toutefois pas : ce revirement de situation n\u2019empêchera pas certains de festoyer un tantinet ou même plus, restrictions sanitaires ou non.Car avouons-le, la perspective de réveillonner en visioconférence avec nos proches n\u2019a rien d\u2019alléchant, déjà qu\u2019on est plusieurs à passer nos vies devant nos écrans, encore plus depuis qu\u2019on est en télétravail.Dans plusieurs cas, fêter Noël cette année, c\u2019est une question de santé mentale.Il y en aura qui préféreront prendre le risque d\u2019être infecté par la COVID-19 que de passer à nouveau leur tour au moment de voir ceux qui leur sont chers.Quoi qu\u2019on fasse, tout le monde perd au change.Le Grincheux a gagné cette année.L\u2019amer Noël Notre Noël, cette année, comme si c\u2019était le dénouement heureux et tant attendu d\u2019un long cauchemar dont on ne se réveille toujours pas, neuf mois plus tard.Et voilà qu\u2019on nous l\u2019arrache.\u2014 PHOTO 123RF MARIE-ÈVE MARTEL CHRONIQUE marie-eve.martel@lavoixdelest.ca SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 6 ACTUALITÉS IL VIENT POUR ACHETER DE LA BIÈRE ET REPART AVEC LE CONTENU DU TIROIR-CAISSE Une course au dépanneur pour de la bière a rapidement dégénéré en vol qualifié à Granby.Le suspect se serait présenté au dépanneur Couche-Tard, situé au 825, rue Maisonneuve pour y acheter de la bière, le 23 juillet à minuit.Vu l\u2019heure tardive, le commis aurait refusé de lui vendre de l\u2019alcool.C\u2019est à ce moment que l\u2019homme, âgé d\u2019environ 25 ans, se serait dirigé derrière le comptoir et aurait sorti un couteau pour exiger le contenu du tiroir- caisse.Après avoir dérobé 300 $, le suspect aurait pris la fuite à pied.Un des commis se serait interposé et une altercation s\u2019en serait suivie, détaille le Service de police de Granby.L\u2019homme recherché s\u2019exprime en français, mesure environ 1 m 70 et pèse environ 70 kg.Au moment des événements, il portait un gilet rouge de type coton ouaté avec le logo Adidas sur le devant, un short gris, des chaussures noires, une casquette noire avec un logo blanc et un masque noir.La détective Marie-Ève Mique- lon, que l\u2019on peut joindre par courriel (memiquelon@gran- by.ca) ou par téléphone (450 776-8333, poste 3622), est à la recherche de toute personne qui pourrait fournir de l\u2019information sur ce vol qualifié afin de faire progresser l\u2019enquête.UN AVERTISSEUR SAUVE DES VIES À BROMONT Une famille de Bromont a eu la preuve qu\u2019un avertisseur de fumée peut sauver des vies.Grâce à l\u2019appareil, les trois adultes et les deux enfants qui dormaient dans la propriété ont été alertés qu\u2019un incendie faisait rage.Celui-ci s\u2019est déclaré à l\u2019extérieur de la maison.Les dommages, évalués à 60 000 $, sont principalement situés au niveau du recouvrement.La chaleur du brasier a aussi fait éclater des fenêtres.La fumée s\u2019est également propagée dans la résidence de la rue des Randonneurs.Un article de fumeur pourrait être à l\u2019origine du brasier.LA VOIX DE L\u2019EST LA SEMAINE EN FAITS DIVERS N U M É R I Q U E Une famille de Bromont a eu la preuve qu\u2019un avertisseur de fumée peut sauver des vies.\u2014 PHOTO FOURNIE La Voix de l\u2019Est propose un résumé des principaux faits divers survenus dans la région au cours de la dernière semaine Une course au dépanneur pour de la bière a rapidement dégénéré en vol qualifié à Granby.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST 0040702 NOS PLUMES ÉTUDIANTES RÉVÈLENT DES DÉCOUVERTES ÉTONNANTES La vulgarisation scientifique est un art.À l\u2019Université de Sherbrooke, des étudiants-chercheurs et des professionnels de recherche ont vu leur talent de vulgarisateur récompensé dans le cadre d\u2019un concours interne.Au cours des prochaines semaines, nous vous présenterons les textes primés.UNE TECHNOLOGIE CANADIENNE POUR PROTÉGER LE NORD Gabriela Siles, étudiante à la Faculté de Génie Les activités humaines et les changements climatiques mettent en danger les milieux humides du Nord canadien, habitats de nombreuses espèces animales.Conséquemment, les services que ces milieux offrent \u2014 la régulation naturelle de l\u2019eau et le stockage du carbone atmosphérique \u2014 pourraient s\u2019épuiser, et plusieurs animaux comme le bison et de nombreux oiseaux migratoires seront davantage menacés.Des satellites pourraient être utiles pour aider les décideurs à mitiger ces problèmes, mais ils produisent d\u2019énormes quantités de données qui sont difficilement compréhensibles.Des chercheurs ont heureusement réussi à développer une méthodologie basée sur la superposition d\u2019images satellitaires pour surveiller la variation de l\u2019eau dans les terres humides nordiques.Sauver l\u2019environnement en utilisant les satellites La survie de plusieurs milieux humides du Nord canadien dépend des inondations produites par les embâcles de glace et les crues printanières et automnales.Cependant, deux facteurs peuvent modifier la fréquence de ces inondations et donc la disponibilité de l\u2019eau pour ces écosystèmes.D\u2019un côté, les changements climatiques peuvent provoquer une augmentation de la température, ce qui peut affecter la formation des embâcles de glaces et faire augmenter l\u2019évaporation de l\u2019eau.D\u2019un autre côté, la modification du débit des rivières avec des barrages hydroélectriques ou la production pétrolière peut diminuer la superficie de ces habitats en changeant les inondations naturelles.Il est donc pertinent de combiner des images satellitaires pour suivre la variation de la quantité d\u2019eau et de la superficie de ces systèmes.Ces informations permettront aux décideurs d\u2019agir pour avoir le moins d\u2019impact possible sur le cycle naturel de l\u2019eau.Comment ça marche ?La méthodologie proposée utilise plusieurs images provenant d\u2019un capteur à micro-ondes canadien, car ces ondes sont sensibles à la présence de végétation inondée.Nous déterminons les variations dans l\u2019étendue des milieux aquatiques en comparant deux éléments entre les images, l\u2019amplitude (la mesure de la force du signal qui retourne au satellite) et la cohérence (la mesure de la dégradation de l\u2019image).Ces mesures permettent de départager les zones de végétation inondée (valeur plus forte) et les zones d\u2019eau libres de végétation (valeur plus faible).Cette méthode à deux variables considère les différents types de végétation et permet de créer des cartes d\u2019inondation plus précises et complètes.La différence entre les deux images est utilisée pour déterminer la variation du niveau d\u2019eau et la direction l\u2019écoulement de l\u2019eau, nous permettant de déterminer si l\u2019eau des milieux aquatiques se vide ou se régénère.Quels sont les résultats ?Avec cette méthodologie, les chercheurs ont réussi à faire un suivi détaillé de la dynamique de l\u2019eau dans l\u2019un des plus grands deltas d\u2019eau douce du monde.Les milieux aquatiques qui ont été observés avec cette technique ont tous démontré des signes d\u2019assèchement.Grâce à la technique développée, les chercheurs pourront sonner l\u2019alarme et guider les décisions environnementales.En collaborant avec un réseau international de spécialistes, les chercheurs travaillent sur le développement d\u2019un nouveau satellite révolutionnaire qui, utilisé conjointement avec cette méthode, va permettre de protéger les ressources d\u2019eau du Canada et du reste du monde.USherbrooke.ca/recherche laVoixdel\u2019Est SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 ACTUALITÉS 7 KARINE BLANCHARD karine.blanchard@lavoixdelest.ca KARINE BLANCHARD karine.blanchard@lavoixdelest.ca «911, qu\u2019elle est votre urgence?» Cette question, les préposés de la centrale 911 de Gr nby la répètent quotidiennement depuis maintenant 25 ans.À la suite de l\u2019implantation de ce numéro à trois chiffres pour signaler une urgence, la technologie a incontestablement engendré une multitude de changements pour ces chefs d\u2019orchestre de la répartition des appels.«C\u2019est un métier précieux», estime Chantal Vel, coordonnatrice de la centrale 911 de Granby, qui célèbre son 25e anniversaire en 2020.Préposée depuis 22 ans, elle a été aux premières loges d\u2019un service qui a traversé les années au rythme des changements technologiques.Avant l\u2019arrivée des répartiteurs, les policiers de Granby, qui étaient aussi pompiers à cette époque, répondaient aux appels téléphoniques.Puis, la ligne d\u2019urgence a été implantée à la suite d\u2019une réglementation du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC).«Ça a beaucoup changé, affirme Mme Vel.À notre arrivée, on travaillait avec un seul écran, un ordinateur et un horodateur.C\u2019était papier-crayon.On a vécu la transition avec la technologie.Un logiciel pour la prise d\u2019appel est arrivé en même temps que nous.» Au fil du temps, les écrans d\u2019ordinateur \u2014 ils en ont sept \u2014 se sont accumulés à leur poste de travail et les logiciels utilisés aussi.Terminé la carte de la Ville pour fournir le trajet aux policiers afin de se rendre sur les lieux d\u2019une intervention.Les répartiteurs peuvent désormais géolocaliser l\u2019adresse ou la zone d\u2019un appel d\u2019urgence en un claquement de doigts.«C\u2019était encore plus de questionnement pour localiser l\u2019événement.On demandait où ils étaient.Il fallait chercher.On était aussi à la merci de la ligne qui peut couper.Maintenant, on peut localiser l\u2019endroit même si la ligne coupe.On peut également rappeler l\u2019appelant.On a plus de sécurité. » Toute l\u2019artillerie lourde avec laquelle travaillent les préposés leur permet de répondre bon an, mal an à près de 20 000 appels logés au 911 et plus de 44 000 sur la ligne du Service de police de Gran- by.Ils affectent non seulement les policiers, mais aussi les pompiers.Lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une urgence médicale, la demande est aussitôt basculée au Groupe alerte santé qui en assure la gestion.«On a un préposé qui répond aux appels 911 et l\u2019autre répond aux appels police.On assiste le policier, on fait des recherches.On devient un peu les yeux des policiers et des pompiers pour les envoyer sur un événement et voir à leur sécurité aussi.Le répartiteur doit se mettre dans la peau de l\u2019intervenant», explique la coordonnatrice.Les journées de travail des préposés se suivent, mais ne se ressemblent pas avec la réception d\u2019appels en tous genres.«Ils ont des montées d\u2019adrénaline, puis ils vont répondre à la dame qui veut arroser sa pelouse sur la ligne police.De ce temps-ci, on a des appels de gens qui ont des questions sur la COVID-19, mais il faut rediriger les gens au bon endroit en leur expliquant que ce n\u2019est pas au 911 qu\u2019ils doivent appeler», illustre Chantal Vel.L\u2019arrivée des cellulaires a aussi changé leur quotidien et entraîné une hausse du volume des appels.«Lors d\u2019un accident par exemple, avant on avait peut-être un ou deux appels.Maintenant, on peut en avoir 10.Il faut le gérer en même temps qu\u2019il faut affecter les policiers ou les pompiers», expose-t-elle.UNE GÉNÉRATION À VENIR La technologie ne cesse d\u2019évoluer.Une nouvelle génération du 911 s\u2019apprête à être implantée en utilisant la technologie IP.«C\u2019est de l\u2019information qui va passer par Internet.Ça nous offrira plus de facilité pour aller manipuler plus d\u2019informations», explique la coordonnatrice.Les usagers de cellulaire pourront aussi texter au 911 pour signaler une urgence.Des photos et même des vidéos pourront aussi être acheminées en empruntant cette voie.«C\u2019est un gros morceau qui s\u2019en vient, affirme Chantal Vel.Ça apportera une capacité pour obtenir des données essentielles.» Le métier de répartiteur a aussi connu un grand changement : être mieux connu.Au cours des dernières années, il a été mis en valeur et exposé davantage au grand public, constate avec bonheur Mme Vel.«Il y a une reconnaissance qui s\u2019installe.C\u2019était plus un métier caché avant.» Un programme d\u2019études pour devenir répartiteur a d\u2019ailleurs été mis sur pied pour former les préposés de demain.«On a besoin de relève, on a besoin de gens.Il faut le faire connaître le métier», estime Mme Vel.CENTRALE 911 Un quart de siècle marqué par l\u2019évolution technologique La coordonnatrice de la centrale 911 de Granby, Chantal Vel, a été aux premières loges de toute l\u2019évolution marquée au rythme des changements technologiques.\u2014 PHOTO ALAIN DION 0043592 Steeve Parent Denturologiste * La seule qui soit signée Ivoire.OFFREZ-VOUS LA SENSATIONNELLE LA PROTHÈSE NATURALISÉE IVOIRE* 800, rue Principale, bur.107 \u2022 GRANBY ivoire.ca 450 372-1104 CONSULTATION SANS FRAIS On vous sert comme personne SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 8 0052044 Stationnement de nuit Sur rue PERMIS cet hiver Nous donnons suite à la demande de plusieurs personnes afin qu\u2019elles puissent stationner librement leur véhicule dans les rues cet hiver les nuits où aucune opération d\u2019entretien n\u2019est planifiée.La nouvelle mesure entrera en vigueur pour la saison hivernale 2020-2021.SUIVI DES OPÉRATIONS DE DÉNEIGEMENT Vérifiez les interdictions de stationnement par l\u2019un des moyens suivants : 1.Site Web de la Ville : granby.ca 2.Alerte citoyenne : vous pouvez vous inscrire à alerte.granby.ca 3.Par téléphone au 450 776-8366 soufflage de la neige sur les terrains Afin de maximiser l\u2019efficacité des opérations de déneigement et de diminuer les impacts sur l\u2019environnement, certains tronçons ont été déterminés afin de souffler la neige sur les terrains riverains.Vous pouvez consulter la carte au granby.ca/deneigement pour vérifier si votre rue est ciblée.PROJETS PILOTES OPÉRATIONS DE déneigement granby.ca granby.ca/deneigement RENSEIGNEZ-VOUS ! laVoixdel\u2019Est SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 9 L e lancement de l\u2019abonnement numérique a pu soulever de nombreuses questions chez nos abonnés à l\u2019édition imprimée du samedi qui ont reçu un code d\u2019activation par la poste ou par courriel (quelques-uns ne l\u2019ont pas encore, il arrivera incessamment !).Voici ce qu\u2019il est important de retenir : 1.Tous les abonnés à l\u2019édition imprimée peuvent activer leur forfait d\u2019abonnement donnant également accès à tous nos contenus diffusés sur nos plateformes numériques.Il n\u2019y a aucun frais supplémentaire.C\u2019est pourquoi un code unique, personnalisé, a été expédié à tous nos abonnés.2.Il n\u2019est pas obligatoire d\u2019activer ce code.L\u2019abonnement à l\u2019édition imprimée reste en vigueur, que le code soit activé ou non.Vous continuerez de recevoir notre édition magazine du samedi dans le confort de votre foyer ! Alors, vous n\u2019avez absolument rien à faire.3.Votre code reste bon pour l\u2019avenir : si vous décidez plus tard de l\u2019activer, ce sera toujours le temps.Il n\u2019y a pas de délai.4.Pour activer son code, on doit absolument se rendre sur le site web de La Voix de l\u2019Est, à l\u2019adresse suivante : lavoixdelest.ca 5.Il faut d\u2019abord créer son compte utilisateur dans le site web, car c\u2019est votre passeport pour être reconnu quand vous fréquenterez une de nos pla- teformes numériques.Quand votre compte est créé, cliquez sur l\u2019icône du haut du site « Me connecter » et connectez-vous.Dès lors, vous verrez l\u2019onglet «Valider mon abonnement papier».C\u2019est là que vous devez entrer votre code pour bénéficier de tous les avantages liés à votre abonnement.Merci et bonne lecture ! Message important à nos abonnés papier CHRISTIAN MALO Directeur général La Voix de l\u2019Est 0049736 Maintenant plus que jamais, l\u2019apport des bénévoles est essentiel.Merci à tous les bénévoles de se dévouer pour le bien-être de la communauté. SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 10 ARTS France Arbour \u2014 PHOTO ARCHIVES LA VOI X DE L\u2019EST MICHEL TASSÉ michel.tasse@lavoixdelest.ca Janie Gaumond-Brunet était au chevet de France Arbour lorsque la grande dame de la culture de Granby a rendu son dernier souffle à 5 h 53, mardi.Pandémie oblige, elle était la seule personne qui l\u2019accompagnait à ce moment très précis.« On écoutait du Jacques Brel, on écoutait La quête, une chanson qu\u2019elle adorait, raconte l\u2019épouse de Luc Senay, qui est réalisatrice à la télé.Je savais qu\u2019elle était encore là en voyant le mouvement de ses lèvres.Puis, lorsque Brel chante, à la f in : \u201c Pour atteindre l\u2019inaccessible étoile\u201d, France s\u2019est envolée, tout doucement.C\u2019était un moment fort, un moment à la fois touchant et fort\u2026 » «?France m\u2019aimait bien, car je la faisais rire.Moi, j\u2019étais très impressionnée par sa rigueur.J\u2019ai tellement d\u2019heureux souvenirs de mes cours avec elle\u2026?» \u2014 Janie Gaumond-Brunet Janie a d\u2019abord connu France alors qu\u2019elle était son étudiante au Conservatoire Lasalle, à Montréal.Ça a rapidement cliqué entre les deux.« France m\u2019aimait bien, car je la faisais rire.Moi, j\u2019étais très impressionnée par sa rigueur.J\u2019ai tellement d\u2019heureux souvenirs de mes cours avec elle\u2026 » L e s d e u x f e m m e s s e s o n t retrouvées plusieurs années plus tard lorsque Janie et Luc Senay sont tombés amoureux l\u2019un de l\u2019autre.« France aimait Luc comme un fils.Et elle était heureuse de nous voir ensemble.Parmi les dernières choses qu\u2019elle nous a dites, il y a ces paroles toutes simples, mais tellement pleines de sens : \u201cAimez-vous ! Aimez- vous mes amis !\u201d » Certes, les derniers moments de France en compagnie de ses amis ont été intenses.Mais pas toujours tristes.« On a pleuré, on a pleuré beaucoup.Mais on a ri aussi.On a ri beaucoup.Je n\u2019oublierai jamais cette séance des grimaces que Luc et elle, même si elle était très faible, se sont faites.C\u2019était trop drôle.C\u2019était\u2026 France, un extraordinaire cadeau dans la vie de tellement de gens.» Janie a un infini respect pour celle qui vient de nous quitter.Pour elle, pour son œuvre et pour l\u2019héritage, colossal comme plusieurs l\u2019ont dit, qu\u2019elle laisse.« Je parlais avec une infirmière peu après le départ de France.M ê m e s i e l l e t rav a i l l e av e c des gens malades à la journée longue, elle avait la larme à l\u2019œil.Et elle m\u2019a dit : \u201cMme Arbour, c\u2019est une grande, grande bibliothèque\u201d.Il y a 1000 façons de décrire France Arbour mais ça, c\u2019en est une très bonne\u2026 » JANIE GAUMOND-BRUNET AVEC FRANCE ARBOUR JUSQU\u2019À LA FIN «On a pleuré, on a pleuré beaucoup.Mais on a ri aussi.On a ri beaucoup», raconte Janie Gaumond-Brunet en parlant des derniers jours de France Arbour.\u2014 PHOTO JULIE CATUDAL ISABEL AUTHIER isabel.authier@lavoixdelest.ca ISABEL AUTHIER isabel.authier@lavoixdelest.ca Le destin de Lorraine Pintal est intimement lié à celui de France Arbour.La Granbyenne, aujourd\u2019hui à la tête du Théâtre du Nouveau Monde à Montréal, ne tarit pas d\u2019éloges à l\u2019égard de celle qui lui a appris le métier de comédienne.« Je savais qu\u2019elle avait des problèmes de santé, mais j\u2019ai été atterrée quand j\u2019ai appris la nouvelle de son décès sur Facebook », dit-elle.Elle entrait doucement dans l\u2019adolescence quand sa route a croisé celle de France Arbour.Déjà, la jeune Lorraine avait soif de théâtre et de poésie.Ses parents savaient que Mme Arbour offrait une classe de jeu, diction et articulation, en lien avec le Conservatoire Lassalle.Ils l\u2019ont donc inscrite à ses cours.« France était une incontournable.C\u2019est l\u2019endroit où il fallait aller à Granby.Et ç\u2019a cliqué très rapidement entre nous.» L\u2019élève et la maîtresse ont passé au moins huit années ensemble.Et lorsque le talent de Lorraine Pintal a commencé à déborder du cadre granbyen, sa men- tore était à ses côtés pour la propulser.« Quand elle a vu qu\u2019on me suggérait fortement de m\u2019inscrire au Conservatoire, elle a préparé les scènes avec moi.Elle m\u2019a même donné la réplique sur la scène du Théâtre «C\u2019était une femme d\u2019exception» laVoixdel\u2019Est SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 11 ARTS I l était 20 h, dimanche, lorsque j\u2019ai appris que France Arbour vivait ses derniers moments.Le temps de le dire, une tonne d\u2019images me sont revenues en tête.J\u2019ai été journaliste à la culture à La Voix de l\u2019Est pendant une douzaine d\u2019années, soit de 2002 à 2014.Depuis, vous le savez, je suis de retour à la section des sports, qui a été ma porte d\u2019entrée au journal.Et ces années à la culture, un monde extraordinaire, ont été riches en belles rencontres.D\u2019ailleurs, c\u2019est lors d\u2019une entrevue pour notre cahier des arts du week-end que j\u2019ai rencontré ma femme ! La culture de chez nous est composée de plein de personnages fascinants.Mais France, c\u2019était autre chose.C\u2019était un personnage plus grand que nature.Et c\u2019est pourquoi ils ont été si nombreux à témoigner à la suite de son décès.Très honnêtement, je vous avouerai que je ne m\u2019y connaissais pas tant en matière de culture granbyenne lorsqu\u2019on m\u2019a confié le « beat » des arts.Je connaissais les artistes qui passaient sur la scène du Palace, mais nos peintres, nos artisans, ceux qui évoluaient davantage dans l\u2019ombre, pas vraiment.France m\u2019a mis au parfum et elle m\u2019a fait aimer le petit monde de la culture de chez nous.Et elle a été une formidable vendeuse.Elle parlait de « ses » artistes avec passion, qu\u2019ils se produisent devant 10 personnes ou devant 500.Et à chaque fois, je me faisais prendre : « D\u2019accord France, je vais faire une entrevue avec lui (ou elle)\u2026 » Il y a des artistes qui ne le savent même pas, mais qui ont eu droit à de belles pages dans La Voix de l\u2019Est grâce à elle.Parce que si France nous disait que ça valait la peine de parler de tel auteur, de tel jeune comédien ou de tel peintre, c\u2019est que ça valait véritablement la peine de le faire.Le maire Bonin et d\u2019autres l\u2019ont dit : elle défendait ses dossiers avec passion, avec acharnement.Fidèle lectrice de La Voix de l\u2019Est, elle était agacée de voir qu\u2019il y avait toujours plus de sport que d\u2019art dans le journal.Mais l\u2019ajout d\u2019une couverture quotidienne sur la culture, au début des années 2000, lui avait fait énormément plaisir.Elle en voulait toujours plus, mais elle savait apprécier l\u2019effort.Parfois (souvent !), elle débarquait à nos bureaux sans prévenir parce qu\u2019elle voulait justement nous parler de tel artiste ou de tel événement à venir.Le timing n\u2019était pas toujours bon, mais parce que c\u2019était France, c\u2019était correct et je prenais le temps.Oui, parce que c\u2019était France.J\u2019entretenais une belle relation avec elle.Elle m\u2019appelait souvent à la suite de la parution d\u2019une de mes critiques pour me dire qu\u2019elle était d\u2019accord ou non.Elle avait toujours tendance à défendre les artistes, mais elle comprenait mon travail et le respectait.Ça donnait lieu à de belles discussions qui, parce que c\u2019était souvent à la suite d\u2019un spectacle présenté le week-end, partaient bien la semaine.Un jour, je lui ai appris que je quittais le culturel pour retourner aux sports.Parce qu\u2019elle m\u2019aimait bien et parce qu\u2019elle appréciait la visibilité que je donnais aux artistes de chez nous, j\u2019ai senti que ça lui faisait de la peine.Mais elle a continué pendant un bon moment à m\u2019appeler à mon anniversaire et à la veille des Fêtes.Aujourd\u2019hui, je m\u2019en veux de ne pas toujours avoir eu cette délicatesse envers elle.Quand je la croisais ici et là, après mon retour aux sports, j\u2019avais toujours droit à des commentaires du genre : « Je lisais ton texte sur les Inouk, l\u2019autre jour.C\u2019est l\u2019fun le sport, mais t\u2019aimais pas mieux la culture, non ?» J\u2019ai toujours senti qu\u2019elle m\u2019en voulait un peu, juste un peu, d\u2019avoir « abandonné » la culture, bien que La Voix de l\u2019Est a continué à très bien servir le monde des arts de chez nous avec Marie-Ève Lambert et Isabel Authier.Souvent, j\u2019ai eu envie de lui demander pardon\u2026 Mardi matin, lorsqu\u2019on a appris son décès, j\u2019ai immédiatement demandé à Isabelle, notre rédactrice en chef, de retourner à la culture le temps de quelques jours.Je voulais écrire sur elle, je voulais partager mes souvenirs avec ceux et celles de qui j\u2019ai recueilli les témoignages.Honnêtement, il y avait un peu d\u2019égoïsme là-dedans, car, malgré les tristes circonstances, je me suis fait plaisir.Mais dis-moi, France, dis- moi.Du haut des cieux, m\u2019as-tu pardonné ?Tu me pardonnes, France?France Arbour \u2014 PHOTO ARCHIVES LA VOI X DE L\u2019EST JANIE GAUMOND-BRUNET AVEC FRANCE ARBOUR JUSQU\u2019À LA FIN MICHEL TASSÉ CHRONIQUE michel.tasse@levoixdelest.ca national devant les professeurs du Conservatoire! Je lui dois tellement, quand je pense à tout ce que j\u2019ai reçu d\u2019elle comme bagage.Ça laisse des marques indélébiles dans un parcours de comédienne.» E l l e ra p p e l l e à q u e l p o i n t France Arbour était une grande comédienne qui pouvait tout jouer.Sa passion contagieuse, son souci de perfection, sa gentillesse, sa capacité de travail et son aisance innée à communiquer forçaient également son admiration.Dans son livre De corps, de chair et de cœur : ma vie et le théâtre, paru en 2016, Lorraine Pintal a d\u2019ailleurs de bons mots pour France Arbour.« C\u2019était une force de la nature, France.Un monument pour tous les artistes qu\u2019elle a formés et dont je fais partie.Bref, c\u2019était une femme d\u2019exception.» Lorraine Pintal \u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE On voit ici France Arbour lors des Journées de la culture, en 2007 \u2014 PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST LIRE LETTRES D\u2019OPINIONS \u203a 22-23 SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 12 ACTUALITÉS Depuis trois ans déjà, la mosaïste Isabelle Marissal a entrepris de confectionner elle-même ses cartes de Noël, dont celles qu\u2019elle enverra au cours des prochaines semaines.\u2014 PHOTOS JULIE CATUDAL Bon an mal an, technologie ou pas, des centaines de milliers de cartes de souhaits transitent par nos bureaux de poste avant d\u2019arriver dans nos boîtes aux lettres, livrant vœux et bonnes pensées à temps pour la nouvelle année.En cette année où les contacts humains sont limités, la carte de souhaits est un baume sur le cœur.Voici quelques initiatives qui font du bien.MARIE-ÈVE MARTEL marie-eve.martel@lavoixdelest.ca Voilà au moins quarante ans qu\u2019Isabelle Marissal prend le soin de choisir et de rédiger des cartes de souhaits à ses proches à l\u2019approche des Fêtes.Une tradition qui s\u2019est instaurée tout discrètement dans la vie de l\u2019artiste résidant à Stukely-Sud, mais qui est depuis devenue incontournable.« J\u2019ai commencé à envoyer des cartes de vœux à des personnes qui me sont chères ou qui sont loin alors que j\u2019étais âgée dans la vingtaine.C\u2019est devenu une espèce de tradition, alors que j\u2019en envoie environ une vingtaine chaque année raconte-t-elle.J\u2019ai même une amie d\u2019enfance, que je connais depuis l\u2019adolescence, avec qui on s\u2019envoie immanquablement des cartes pour nos anniversaires et à Noël chaque année.» À ses yeux, envoyer une carte de vœux à quelqu\u2019un est une délicate attention démontrant le caractère privilégié de la relation entre le destinateur et le destinataire de la missive, particulièrement alors « qu\u2019on en envoie m o i n s p a rc e q u \u2019o n e st t o u s branchés ».« Quand on prend le temps de choisir la carte, de penser à ses mots et de les écrire, puis d\u2019adresser l\u2019enveloppe et d\u2019y apposer un timbre avant d\u2019aller à la poste, c\u2019est un investissement de temps et de pensées envers quelqu\u2019un, réfléchit Mme Maris- sal.Il y a quelque chose de très beau dans ce geste, qui signifie: \u2018\u2018je pense à toi\u2019\u2019.Et ça crée un mouvement de bonté, parce que d\u2019envoyer une carte, ça se traduit souvent par un retour de la personne qui nous répond de la même manière.» « J\u2019ai envie de solliciter mon entourage cette année, parce qu\u2019on ne se verra pas à Noël », ajoute-t-elle.DU FOND DU CŒUR.ET DU BAC D e p u i s t r o i s a n s d é j à , l a mosaïste a entrepris de confectionner elle-même ses cartes de Noël, dont celles qu\u2019elle enverra au cours des prochaines semaines.Il s\u2019agit là d\u2019une manière de personnaliser cette offrande postale tout en exerçant sa créativité, indique-t-elle.Écologiste autant qu\u2019artiste, la Diligente utilise très peu de matériaux neufs.« En fait, je préfère donner une deuxième vie à PRÉPARER DES CARTES POUR FAIRE LE BIEN certaines matières à travers mon art, il y a un plaisir ajouté à faire ça! » lance celle qui conserve de vieux calendriers, de vieilles publicités et de vieux papiers.« Si l\u2019imprimé est intéressant ou que je trouve une illustration à mon goût, je le garde pour composer des images! » Les voisins de Mme Marissal, qui ont un poulailler, apprendront sûrement en lisant ces lignes qu\u2019elle leur réserve une surprise bien particulière.À eux, qui lui ont offert un carton d\u2019œufs frais, elle leur a fabriqué une carte de souhaits personnalisée à partir.des coquilles d\u2019œufs récupérées.« Je leur ai fait une carte illustrant une de leurs poules grises à partir de la coquille des œufs de cette poule », relate l\u2019artiste.Un projet qui a pris une journée entière à la mosaïste, qui a d\u2019abord nettoyé, puis peint les coquilles avant de les morceler et d\u2019en faire une œuvre.Car s\u2019adonner à la mosaïque, ç a p r e n d d u t e m p s.« C \u2019e s t loooooooooong à faire! » même, aux dires de la principale intéressée, qui s\u2019est donné pour objectif de confectionner 25 cartes cette année.Une quantité qui peut sembler petite, mais qui s\u2019explique par le temps requis pour en arriver au résultat final.Comme l\u2019art de la mosaïque est un art patient, Mme Maris- sal envisage de faire reproduire une dizaine de ses cartes originales afin d\u2019en compter plusieurs exemplaires, voire en vendre.La carte de Noël, quand elle est choisie avec soin ou confectionnée par son auteur, est un cadeau en soi, rappelle Isabelle Marissal.« J\u2019espère toujours que mon destinataire va décider de la garder et qu\u2019elle embellira son décor des Fêtes », dit celle qui conserve précieusement les missives festives qu\u2019on lui achemine, que ce soit pour y relire les souhaits chaleureux qu\u2019elles renferment, ou bien pour en faire de nouvelles œuvres d\u2019art! 0050764 PUBLIÉ DANS TOUS LES QUOTIDIENS DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L\u2019INFORMATION INDÉPENDANTE LE MOT CACHÉ ANTIDOTE Réordonnez les lettres pour trouver le mot qui correspond à la définition.www.antidote.info Réponse - Corrigez sur tous vos écrans L A S E A M T , nom masculin MATELAS Définition \u2014 Objet, généralement rectangulaire, sur lequel on se couche, rembourré ou fait d\u2019une matière élastique, parfois muni de ressorts, couvrant le sommier du lit. laVoixdel\u2019Est SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 ACTUALITÉS 13 BILLIE-ANNE LEDUC billie-anne.leduc@lavoixdelest.ca Écrire peut changer une vie.Voilà le message que veut faire entendre Amnistie internationale grâce à sa campagne « Écrire ça libère », à laquelle participeront notamment Le Sac à Mots et Action Plus Brome-Missisquoi.L\u2019organisme d\u2019alphabétisation Le Sac à Mots de Cowansville en est à sa sixième participation à cette campagne mondiale, qui génère des millions de cartes postales et de lettres destinées à des personnes qui ont vu leurs droits fondamentaux bafoués à travers le monde.C e t t e a n n é e, p l u t ô t q u \u2019 u n grand rassemblement convivial où petits et grands dessinent, fabriquent et écrivent des cartes et des lettres ensemble, la coordonnatrice du Sac à Mots, Caroline Plaat, invite les citoyens à écrire chez eux « le plus de cartes possible » , lesquelles seront ensuite postées ou envoyées d e f a ç o n v i r t u e l l e a u x p e r- sonnes présentées par Amnistie internationale.Le Sac à Mots a ainsi préparé des trousses que la population peut venir chercher à leurs locaux.Les cartes doivent ensuite être rapportées à l\u2019organisme avant le 16 décembre.« Ça peut faire une belle activité en famille.Les enfants peuvent colorier les cartes ou faire un dessin.» La trousse explique également les règles à suivre.Par exemple, il est important que la carte ne contienne pas de message ou de souhait à l\u2019intérieur, et qu\u2019elle ne soit pas à connotation des Fêtes ou religieuse.«?UN COURAGE FOU?» Que ce soit pour leur lutte pour les droits des femmes ou les personnes LGBTQ+, pour la défense des arbres et de la terre, pour être attachés aux principes du journalisme ou encore pour avoir fait un spectacle de slam, les personnes concernées ont été condamnées à la prison ou font l\u2019objet de poursuites.Grâce à ce marathon d\u2019écriture qui fait pression sur les gouvernements, Gustavo Gatica, Germain Rukuki, Idris Khattak, Jani Silva, Nassima Al Sada, Melike Balkan, O?zgu?r Gu?r, Khaled Drareni, Paing Phyo Min, Popi Qwabe, Bongeka Phungula ainsi que « les trois de l\u2019El Hiblu » pourraient être libérés et retrouver leurs droits.En effet, la campagne permet de libérer environ 75 % des personnes visées.Amnistie internationale estime que 127 personnes sur 169 l\u2019ont été entre 2000 et 2020.« Les gens qui reçoivent les cartes, c\u2019est un encouragement, ça leur donne un courage fou, mentionne Mme Plaat.Même s\u2019ils ne sont pas libérés, parfois ça permet d\u2019améliorer leurs conditions d\u2019emprisonnement.Mais ce qui est sûr, c\u2019est que ça aide leur moral.C\u2019est de l\u2019espoir qui est envoyé, du soleil dans la noirceur.Ça leur donne la force de continuer.» Le Sac à Mots, Action Plus, mais également de nombreux autres organismes comme Entrée chez soi ainsi que des écoles de la région participent chaque année au marathon d\u2019écriture.ENVOI POSTAL L e S a c à M o t s s\u2019o c c u p a n t habituellement de l\u2019envoi postal, l\u2019organisme est donc à la recherche de dons et de sources de financement afin de couvrir les frais de poste.En entrevue avec La Voix de l\u2019Est mercredi, Caroline Plaat était en mode solutions.Quoique la campagne comporte un volet d\u2019envoi de cartes virtuelles, Mme Plaat considère plus amusantes et personnelles la fabrication et l\u2019écriture manuscrite des cartes.« On va chercher différentes options.Si des gens veulent contribuer ou ont des idées, nous sommes ouverts! » Le Sac à Mots est un organisme d\u2019alphabétisation et de francisation auprès des adultes.Un adulte sur cinq éprouverait de grandes difficultés de lecture au Québec, selon de récentes statistiques.« Pratiquement toute la communication dans la société passe dans un français qui n\u2019est pas toujours accessible à tous.On travaille aussi beaucoup au niveau d\u2019une forme d\u2019analphabétisme très répandue aujourd\u2019hui, la technologie.» Les heures d\u2019ouverture du Sac à Mots, situé au 706, rue du Sud à Cowansville, sont du mardi au samedi de 10 h à 17h.MARATHON D\u2019ÉCRITURE D\u2019AMNISTIE INTERNATIONALE «?Du soleil dans la noirceur?» La campagne de cartes d\u2019Amnistie internationale «?Écrire ça libère?» permet de libérer environ 75 % des personnes visées.\u2014 PHOTO FOURNIE MARIE-ÈVE MARTEL marie-eve.martel@lavoixdelest.ca Les petits artistes fréquentant la garderie Les Minis Apprentis ont récemment mis leur créativité au service d\u2019une bonne cause.Tous les amis, poupons inclus, ont contribué à la confection de cartes de Noël dont une partie des recettes t irées de leur vente ira à l\u2019organisme SOS Dépannage.D\u2019ordinaire, l\u2019équipe du service de garde de la rue Denison Est, à Granby, s\u2019implique dans la traditionnelle guignolée de l\u2019organisme.« Ça fait plusieurs années qu\u2019une dizaine d\u2019entre nous participe bénévolement à la collecte des denrées, le dimanche », explique Karl Simard, copropriétaire et directeur aux opérations de la garderie privée.Co m m e la g ra n d e c o l l e c te annuelle ne peut pas avoir lieu, l\u2019idée de créer et de vendre des cartes de souhaits réalisées par les petites mains de son adorable cl ientèle.Tous autant qu\u2019ils sont, les quelque 160 mini apprentis ont réalisé une carte.Alors que les poupons ont prêté leurs empreintes de main et de pied pour illustrer une carte, les plus vieux ont pu laisser libre cours à leur créativité en faisant un dessin sur la thématique de Noël.Quatre œuvres choisies par un comité interne ont par la suite été numérisées afin d\u2019en faciliter la reproduction à plus grande échelle.« C \u2019est un travai l d\u2019é quip e, poursuit-il.Comme on ne pouvait pas faire la guignolée, on a pensé au projet de cartes, qui est à nos yeux rassembleur, poursuit M.Simard.Beaucoup de gens ne pourront pas voir leurs proches à Noël en raison de la COVID ou de la distance, on s\u2019est dit que c\u2019était une bonne façon de mettre de la joie dans leur temps des Fêtes.» Les cartes s\u2019envolent depuis comme des petits pains chauds.Depuis leur mise en vente, le 15 novembre dernier, tout près de 635 cartes ont trouvé preneur, la plupart auprès de l\u2019entourage et de la famille des enfants, alors que la garderie n\u2019a pas publici- sé son initiative ailleurs que sur sa page Facebook.On espère atteindre les 700$ d\u2019ici la fin de la campagne.Vendue au coût unitaire de 4$, chaque carte rapporte 1$ à la banque alimentaire de Granby, le reste servant à éponger les frais d\u2019impression, mais surtout, à financer d\u2019éventuelles activités pour les enfants qui fréquentent la garderie.« Notre objectif initial était de vendre 300 cartes au départ, e x p l i q u e M .Si ma rd .O n e st vraiment heureux de l \u2019avoir dépassé; c\u2019est plus d\u2019argent qui va être remis à SOS Dépannage pour faire une différence dans la communauté.» Les commandes seront acceptées par courriel (stef.lesmi- n i s a p p r e n t i s @ g m a i l .c o m ) jusqu\u2019au lundi 7 décembre.Les cartes devront être récupérées sur place et payées en argent comptant.Des petits artistes amassent plus de 600$ pour SOS Dépannage Vendue au coût unitaire de 4$, chaque carte rapporte 1$ à SOS Dépannage.\u2014 PHOTO FOURNIE SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 14 ACTUALITÉS ROXANNE CARON roxanne.caron@lavoixdelest.ca ROXANNE CARON roxanne.caron@lavoixdelest.ca Les 300 inspecteurs de la CNESST qui sillonnent les quatre coins du Québec sont intervenus plus de 775 fois et ont répondu à 131 plaintes dans les milieux de travail de la région de l Montérégie-Est r ativement à la COVID-19, entre la mi-mars et la fin novembre.Aucune de ces interventions n\u2019a toutefois nécessité l\u2019émission de constat d\u2019infraction.Le secteur du commerce est le secteur d\u2019activité qui a fait l\u2019objet du plus grand nombre de plaintes au Québec (1009 plaintes et 2720 interventions), tandis que le secteur de la construction a connu le plus grand nombre d\u2019interventions, soit 4981, de la mi- mars à a fin novembre.La Commission des normes, de l\u2019équité, de la santé et de la sécurité au travail joue un rôle de premier plan en matière de prévention dans le contexte actuel et travaille au quotidien en collaboration avec l\u2019équipe de la Direction de la santé publique, laisse savoir Julie Fournier, porte- parole à la CNESST.« Les communications sont aussi très étroites au niveau des directions régionales respectives pour l\u2019établissement de stratégies d\u2019intervention conjointes et complémentaires.» Le rôle des inspecteurs est notamment de s\u2019assurer que l\u2019employeur met en place les mesures de CNESST EN MONTÉRÉGIE-EST PLUS DE 775 INTERVENTIONS LIÉES À LA COVID-19 prévention requises pour réduire et contrôler les risques associés à la COVID-19.« Il n\u2019y a pas eu de relâchement dans nos interventions, nous les avons plutôt intensifiées en zones orange et rouges.Nos priorités d\u2019intervention sont ajustées suivant les informations reçues de la santé publique à cet effet, particulièrement dans les secteurs de 0030386 laVoixdel\u2019Est SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 ACTUALITÉS 15 Les principales plaintes formulées concernent surtout les mesures sanitaires dans les milieux de travail.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST Julie Fournier, porte-parole à la CNESST \u2014 PHOTO TIRÉE DU SITE WEB DE LA CNESST la santé, de la construction, de l\u2019éducation, du commerce de détail et de la fabrication », poursuit Mme Fournier.Selon le découpage des territoires de la CNESST, la Montéré- gie-Est inclut notamment les villes de Granby et Bromont.Elles font toutefois partie de l\u2019Estrie au plan sociosanitaire.Du côté de l\u2019Estrie, qui inclut Sherbrooke et Mégantic jusqu\u2019à Bolton-Est, les inspecteurs ont dû intervenir plus de 624 fois et répondre à 232 plaintes, alors que deux constats d\u2019infraction ont été signifiés, entre la mi-mars et la fin novembre.Les principales plaintes formulées visaient surtout des lacunes concernant les mesures sanitaires dans les milieux de travail, c\u2019est-à-dire la distanciation sociale, les barrières physiques comme le plexiglas, le port du masque et la désinfection des airs communs.AMENDES Les inspecteurs adoptent une approche de sensibilisation et de prévention auprès des différents lieux de travail visités.« Lorsque des lacunes sont constatées, un inspecteur en santé et sécurité au travail peut exiger des correctifs, qui sont apportés dans les délais requis la grande majorité du temps.S\u2019il n\u2019y a aucune collaboration, la CNESST pourrait alors émettre un constat d\u2019infraction », explique la porte-parole.L\u2019amende pour un premier constat d\u2019infraction varie entre 1752 $ et 3502 $.Elle peut aller jusqu\u2019à 14 000 $ en cas de récidive.Depuis la mi-mars, 35 constats d\u2019infraction ont été signifiés au Québec, notamment pour le non-respect des mesures de prévention dans les milieux de travail telles que le port des équipements de protection (voir tableau).« Dans l\u2019éventualité où un milieu de travail ne respecterait pas les lignes directrices émises par le gouvernement et que l\u2019employeur ne prendrait pas en charge le risque biologique lié à la COVID-19, un inspecteur de la CNESST pourrait exiger la fermeture de ce milieu de travail jusqu\u2019à ce que des correctifs soient apportés par l\u2019employeur.» Les inspecteurs peuvent même faire des visites surprises.Depuis le début de la pandémie, seuls deux établissements situés dans les Laurentides et œuvrant dans le secteur manufacturier ont été fermés temporairement à travers la province.Ceux-ci ne respectaient pas plusieurs mesures de prévention liées à la COVID-19.DROIT DE REFUS Les inspecteurs interviennent dans les milieux de travail notamment lorsqu\u2019il y a un exercice de droit de refus de travail conformément à la Loi sur la santé et la sécurité du travail (LSST), une plainte ou un accident du travail grave.Ainsi, ils peuvent aussi exiger, le cas échéant, la correction des situations dangereuses et s\u2019assurer de la conformité à la LSST et aux règlements, détaille la porte-parole.En Montérégie-Est, seulement deux droits de refus conformément à la LSST ont été exercés.Cela signifie que si l\u2019employé estime que l\u2019employeur ne protège pas sa sécurité et sa santé, il peut entrer en contact avec la CNESST afin que celle-ci vienne inspecter les lieux et voir les mesures sanitaires mises en place.Advenant que les mesures ne soient pas respectées, l\u2019employé peut être affecté à une autre tâche le temps que l\u2019employeur remédie à la situation.« Notre intervention dans ce cas-ci est assez rapide, presque immédiate », souligne Julie Fournier.Entre le 13 mars et le 29 novembre 2020, il y a eu 35 constats d\u2019infraction signifiés à travers la province notamment pour le non-respect des mesures de prévention dans les milieux de travail telles que le port des équipements de protection, a fait savoir la CNESST.NOMBRE DE CONSTATS PAR SECTEUR D\u2019ACTIVITÉ Alimentation 11 Santé 5 Commerce 5 Construction 11 Autres 3 NOMBRE DE CONSTATS PAR RÉGION Bas-Saint-Laurent 7 Capitale-Nationale 3 Chaudière-Appalaches 1 Estrie 2 Gaspésie - Îles-de-la-Madeleine 3 Île-de-Montréal 9 Laurentides 9 Saguenay - Lac-Saint-Jean 1 Tout comme leurs employés, les employeurs doivent constamment s\u2019adapter face à la pandémie et aux mesures qui y sont associées pour endiguer le virus.Propriétaire du magasin Sports Experts de Granby, Serge Tremblay a reçu la visite de la CNESST.«?Ils sont venus vérifier nos mesures et ont fait des recommandations.On a eu trois semaines pour se remettre à l\u2019ordre?», rapporte-t-il.Ce dernier ne cache pas qu\u2019après près dix mois plongé en pleine pandémie, un certain relâchement avait été observé chez les employés.«?On est humain, c\u2019est normal.On s\u2019est réajusté comme on était au début de la pandémie.On a refait les pastilles par terre, fourni des lunettes de protection aux employés et des masques de procédure?», donne-t-il en exemple.«?On s\u2019ajuste tous les jours pour s\u2019améliorer.?» Le CLSC Notre-Dame, à Gran- by, fait aussi partie des lieux de travail qui ont été visités par les inspecteurs de la CNESST à la mi- octobre, à la suite d\u2019une plainte qui aurait été formulée à son égard.«?Ils ont donné un délai pour modifier les choses et après un agent de gestion du personnel en prévention est venu pour mettre nos locaux conformes, car la distanciation n\u2019était pas toujours possible?», a expliqué un employé qui a préféré garder l\u2019anonymat.Gérante du magasin Tristan à Granby, Isabelle Aubry croit que les mesures sanitaires sont contraignantes, mais qu\u2019elles ne sont pas difficiles à appliquer.«?On a reçu plusieurs mémos du bureau-chef et on respecte le tout?», affirme-t-elle.ROXANNE CARON Les milieux de travail en constante adaptation 0042490 610, rue Lebrun, Granby 450 777-4005 175, avenue du Parc, Granby 450 375-0184 CHAMBRES ?STUDIOS ?31/2 Complexe pour retraités autonomes et semi-autonomes Pavillon leduC Pavillon du ParC \u2022 Gestion de la médication \u2022 Aide au bain ou toilette partielle \u2022 Accompagnement lors des repas \u2022 Entretien de la lessive personnelle avec frais supplémentaires ServiceS diSponibleS \u2022 3 repas par jour \u2022 Entretien ménager \u2022 Entretien de la literie \u2022 Activités \u2022 Service de navette hebdomadaire \u2022 Câble fourni dans nos deux pavillons ServiceS incluS l e s re s idence sd i s t inc t ion .com SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 16 ACTUALITÉS PASCAL FAUCHER pascal.faucher@lavoixdelest.ca PASCAL FAUCHER pascal.faucher@lavoixdelest.ca Les étudiants n\u2019échappent pas à la morosité économique.À Granby, la Fondation du égep a distribué 25 000 $ d\u2019aide à des élèves dans le besoin en 2020, soit quatre fois plus que les années précédentes.« C\u2019est pas vrai que tous les étudiants vivent chez leurs parents et se font payer leurs études, souligne Michel Bélanger, directeur des affaires étudiantes et des services à la communauté au Cégep de Granby.Il y en a qui n\u2019ont pas des conditions faciles.» La pandémie a fait disparaître beaucoup d\u2019emplois, surtout dans les bars et restaurants où plusieurs allaient chercher un revenu d\u2019appoint.Certains doivent également soutenir une famille.C\u2019est le cas de Danny Gauthier, qui a réorienté sa carrière en 2019 à la suite de blessures en dos, au genou et au pied subies à son ancien emploi ouvrier.Père de trois enfants, l\u2019homme de 33 ans de Waterloo a alors entamé une technique d\u2019éducation spécialisée.qu\u2019il a failli abandonner l\u2019année suivante, faute de fonds pour subvenir aux besoins de ses proches.« Je commençais à désespérer, dit-il.J\u2019ai grandi dans la pauvreté et je ne voulais pas faire subir ça à mes enfants.C\u2019est pour ça que j\u2019ai travaillé beaucoup à mon ancien travail.Mais le corps a lâché.» ORGUEIL Une camarade de classe lui a glissé que le Cégep pouvait l\u2019aider en l\u2019aiguillant dans les programmes disponibles, et aussi lui fournir une aide directe, si nécessaire, sous forme de cartes- cadeaux d\u2019épicerie.« Alors j\u2019ai pilé sur mon orgueil et j\u2019ai été voir au bureau de l\u2019aide financière aux études.» Grâce au Fonds de dépannage de la Fondation du cégep, il a obtenu une première aide il y a un an, puis une deuxième à la fin de 2020.« Ç\u2019a été grandement apprécié.C\u2019est le fun de faire l\u2019épicerie sans avoir à tout compter au dollar près », dit Danny Gauthier, qui a aussi décaissé ses REER et fait appel à la Prestation canadienne pour la relance économique.Il n\u2019exclut pas de réclamer à nouveau une aide à son établissement d\u2019enseignement l\u2019an prochain.« Je veux juste ce dont j\u2019ai besoin pour subvenir à mes besoins jusqu\u2019à la fin de mes études à temps plein », dit-il.Il dit avoir de « très bonnes notes », malgré des difficultés en français, et ses perspectives d\u2019emploi sont excellentes.DÉSESPOIR « Sans la Fondation du cégep, j \u2019aurais vécu encore plus de désespoir.À un moment donné, c\u2019est correct de lever la main pour dire: aidez-moi s\u2019il vous plaît.» M.Gauthier croit que beaucoup d\u2019élèves qui ont besoin d\u2019aide n\u2019osent pas le dire, ou ignorent tout simplement les ressources disponibles.Dans le but de les aider du mieux qu\u2019elle peut, la Fondation du Cégep de Granby tient ce mois-ci une guignolée virtuelle visant à amasser 4000 $ afin de renflouer son Fonds de dépannage.« Mais les besoins sont plus grands que ça et on ne roule pas sur l\u2019or », dit Michel Bélanger.Le directeur des affaires étudiantes reconnaît que les gens sont très sollicités dans le temps des Fêtes \u2014 et encore plus cette année.« Mais les étudiants que l\u2019on aide et qui poursuivent leurs études, i ls vont redonner à la collectivité plus tard en devenant des travailleurs, dit-il.C\u2019est de l\u2019argent qui revient à la communauté.» La Fondation vend également des calendriers i l lustrés par l\u2019artiste autodidacte Lucie Des- landes, décrits « comme une couverture chaude et bienveillante pour chaque mois de l\u2019année ».La pauvreté étudiante prend de l\u2019ampleur «Je veux juste ce dont j\u2019ai besoin pour subvenir à mes besoins jusqu\u2019à la fin de mes études à temps plein», dit Danny Gauthier.L\u2019étudiant en technique d\u2019éducation spécialisée a fait appel à la Fondation du cégep.\u2014 PHOTO JULIE CATUDAL 0049033 0051600 Agence immobilière Bernard rousselle Courtier immobilier 450 521-7211 Pour des résultats.BERNARD EST LÀ ! Joyeuses Fêtes à tous! laVoixdel\u2019Est SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 17 0052046 granby.ca GRANBY EMPRUNTEZ DES LIVRES POUR LE CONGÉ DES FÊTES ! Quoi de mieux que de bonnes lectures pour bien pro?ter de ses vacances de Noël ! Réservez à distance vos documents grâce au catalogue en ligne ou en communiquant avec le personnel durant les heures d\u2019accueil.RÉSERVATIONS OBLIGATOIRES (carte-loisirs valide requise) biblio.granby.ca 450 776-8320 À SAVOIR : - Retour des documents à la chute à livres uniquement - Accès libre aux collections interdit Bonne lecture ! granby.ca bibliogranby biblio.granby SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 18 ACTUALITÉS CYNTHIA LAFLAMME cynthia.laflamme@lavoixdelest.ca CYNTHIA LAFLAMME cynthia.laflamme@lavoixdelest.ca Initiative de journalisme local La région frontalière de Brome- Missisquoi est riche en histoires reliées à la prohibition.C\u2019est d\u2019abord le député de Brome, Christopher Dunkin, qui a fait adopter la Loi de tempérance en 1864.Puis, sa proximité avec l\u2019État du Vermont en a fait une place de choix pour la contrebande d\u2019alcool durant la prohibition américaine.La MRC Brome-Missisquoi prépare un nouveau circuit patrimonial qui permettra de retourner à cette époque où l\u2019alcool illicite coulait à flots et où les contrebandiers faisaient fortune.La prohibition a fait son apparition en 1864 dans la région de Brome avec la « loi Dunkin », adoptée au Parlement du Canada- Uni et qui permettait aux municipalités de décider d\u2019imposer ou non un régime sec.Les sociétés de tempérance, principalement formées de femmes, faisaient alors pression sur les gouvernements pour que l\u2019alcool soit interdit.Elles arguaient que la boisson était à l\u2019origine de bien des bagarres de rues et qu\u2019elle nuisait au travail des hommes, en plus de les rendre violents.« Les femmes n\u2019ayant aucun droit à l\u2019époque, les ligues de tempérances ont été la première chose qui leur a permis de se défendre », souligne l\u2019historien consultant Laurent Busseau.La loi Dunkin est devenue la loi Scott en 1878 sous le Canada confédéré.En 1898, le Québec a voté contre la prohibition à l\u2019échelle du pays durant un référendum initié par le premier ministre canadien Wilfrid Laurier.Toutefois, les municipalités pouvaient encore interdire la vente et la consommation d\u2019alcool localement.Verdun, à Montréal, a appliqué la loi Scott pendant 45 ans.En 2010, l\u2019arrondissement a fini par permettre les débits de boissons.À SEC DANS BROME Dès 1864, la plupart des municipalités anglophones et protestantes près de la frontière ont adopté le régime sec.Il était interdit d\u2019y vendre et d\u2019y consommer de l\u2019alcool.Au fil des ans sont apparus des comptoirs clandestins, dont le Bucket of Blood, construit en 1890 à Abercorn et dont il ne reste aujourd\u2019hui plus rien.L\u2019endroit a été le théâtre de bagarres et de meurtres.Dans le village d\u2019Abercorn, on trouvait au début du 20e siècle cinq hôtels.Parmi les établissements notoires, il y a aussi eu le bordel Palace of Sin, tenu par la femme d\u2019affaires de Boston Lilian Miner, alias Queen Lil.Installé à cheval sur la frontière, à Glen Sutton et à East Richford, le bordel de trois étages comptait deux bars distincts, de chaque côté de la frontière, et permettait aux consommateurs de traverser du côté canadien lorsque les policiers américains débarquaient, et vice versa.C\u2019est une première opération concertée entre les autorités canadiennes et américaines qui mettra fin à ce lieu de débauche.NAISSANCE DE LA SAQ La prohibition a été imposée aux États-Unis en 1920.La région de Brome-Missisquoi est alors devenue un lieu de contrebande important.Les Américains étaient nombreux à faire des voyages touristiques pour venir prendre un coup.Par train \u2014 qui s\u2019arrêtait même devant le Palace of Sin avec le fameux « The $10 Drunk Ticket » \u2014, en voiture et même à pied, les Américains allaient à Abercorn, Sutton et Frelighsburg pour commander une « soupe », le nom pour désigner un verre d\u2019alcool.C\u2019est que les municipalités frontalières étaient toujours au régime sec.Elles pouvaient encore en interdire la consommation.Les commerçants ne pouvaient pas non plus vendre de l\u2019alcool.Créée en 1921, seule la Commission des liqueurs, aujourd\u2019hui la SAQ, pouvait le faire.« Il y avait quand même du trafic d\u2019alcool aux frontières durant cette période parce que l\u2019alcool avait été produit en dehors de la Commission des liqueurs, explique M. Busseau.C\u2019est une période complexe.» DES HISTOIRES SURPRENANTES La production illégale de whisky de patates et d\u2019alcool frelaté a permis de faire fleurir le crime organisé.La violence était fréquemment utilisée.Les histoires de règlements de comptes et de meurtres foisonnaient, au même titre que les aventures des contrebandiers face aux douaniers et aux policiers.Par exemple, un trafiquant de Frelighsburg revenait des États- Unis la voiture criblée de balles, des marques qu\u2019il tentait tant bien que mal de cacher.De l\u2019ammoniac dans le silencieux des voitures blindées permettait aux contrebandiers d\u2019échapper aux policiers à moto grâce au nuage produit.La criminalité rongeait aussi la compagnie de chemin de fer qui fermait les yeux sur le transport illicite d\u2019alcool vers les États-Unis.Le Canadian Pacific Railway a congédié William Smith, un agent de la station de Sutton et membre d\u2019une société de tempérance, après qu\u2019il ait été victime d\u2019une tentative de meurtre.Ses actions contre les contrebandiers avaient été découvertes.L\u2019un des plus célèbres gangsters américains, Al Capone, a même contrôlé le trafic d\u2019alcool sur le lac Champlain avec son homme de confiance Conrad Labelle.Rares sont les bâtiments directement liés à la prohibition qui sont encore debout.Il ne reste plus aucun hôtel à Abercorn, la gare de Sutton Junction est fermée et les traces du Palace of Sin ont disparues.Il existe encore quelques tourelles, installées sur des bâtiments, qui servaient à venir voir les raids des autorités.La maison de fer me sur le Domaine Pinnacle, à Frelighs- burg, est coiffée d\u2019une tourelle octogonale qui, croit-on, servait à surveiller la frontière.De plus, le palais de justice de Cowansville abritait autrefois la prison Sweetsburg, où ont été enfermés des contrebandiers et où des meurtriers ont été pendus.Sur les traces de la prohibition dans Brome-Missisquoi Le Palace of Sin, un bordel installé sur la frontière canado-américaine, permettait aux consommateurs de traverser d\u2019un côté ou de l\u2019autre de la ligne selon la provenance des policiers qui débarquaient.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR LA SOCIÉTÉ D\u2019HISTOIRE ET DE PATRIMOINE DE FRELIGHSBURG 0046845 État civil par Siris .DE discrimination ! laVoixdel\u2019Est SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 ACTUALITÉS 19 Lilian Miner, alias Queen Lil, a tenu le Palace of Sin sur la frontière entre Glen Sutton, au Québec, et East Richford, au Vermont.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR LA SOCIÉTÉ D\u2019HISTOIRE DE RICHFORD La prohibition a eu un impact important dans la région de Brome-Missisquoi, plus particulièrement dans les villages près de la frontière.C\u2019est pourquoi ces années d\u2019histoire ont été choisies pour développer un nouveau circuit patrimonial par la MRC Brome-Missisquoi.«?Ça fait quelques années qu\u2019on veut faire un circuit patrimonial plus régional, explique Rémi Jacques, conseiller en développement touristique au Centre local de développement de Brome-Missisquoi.La prohibition est un thème particulièrement riche dans notre région avec toutes les histoires qui y sont reliées.?» Dix grandes sous-thématiques ont été identifiées avec l\u2019aide de l\u2019historien consultant Laurent Busseau.La forme du circuit n\u2019est pas encore coulée dans le béton, mais ces thématiques pourraient faire l\u2019objet de capsules audio et de panneaux informatifs installés à dix endroits.Un site web et un dépliant seront aussi développés.Un lien sera notamment fait avec la production d\u2019alcool sur le territoire, que ce soit des alcools forts, du vin, des cidres ou de la bière, un moteur économique important pour la région.La majorité des éléments seront prêts à être présentés au public l\u2019été prochain.Le circuit se concentrera surtout autour des municipalités de Saint-Ar- mand, Frelighsburg, Abercorn, Dunham et des villes de Lac- Brome, Sutton et Cowansville.La MRC et le CLD Brome-Mis- sisquoi peuvent compter sur une aide financière du Champlain Valley National Heritage Partnership pour la réalisation du projet.L\u2019an dernier, l\u2019organisme avait lancé un appel de projets sous le thème de la prohibition.Brome- Missisquoi y a appliqué et a reçu 7500 dollars américains.En plus de cette subvention, le circuit pourra profiter du renouvellement de l\u2019entente culturelle avec le gouvernement du Québec.Pour le projet total, dont le coût est estimé à 30 000 $, le Ministère de la Culture et des Communications versera 7500 $.CYNTHIA LAFLAMME Dix grandes sous-thématiques La maison de ferme sur le Domaine Pinnacle, à Frelighsburg, est coiffée d\u2019une tourelle qui aurait servi à surveiller la frontière durant la prohibition.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST 0051960 Encouragez nos artistes en art visuel et participez à notre vente aux enchères jusqu\u2019au 13 décembre 2020 La pandémie nous rappelle quotidiennement le rôle essentiel des arts et de la culture dans notre société.Pour la Société Bromont en art, il importe plus que jamais de prendre le temps de les célébrer à leur juste valeur.Afin d\u2019épauler les artistes en art visuel dans le déploiement de leurs activités - qu\u2019elles soient numériques ou pas - nous offrons un accompagnement concret et adapté à leurs besoins.Ce soutien actif et créatif est l\u2019occasion de développer des compétences en matière d\u2019innovation, d\u2019agilité et de concrétisation.Nous avons cherché des solutions afin de vous offrir un festival virtuel et des entrevues exclusives, suivies d\u2019une plateforme de vente en ligne pour contrebalancer la perte de leurs ventes et l\u2019annulation de la plupart des symposiums en 2020.Nous sommes maintenant fiers de vous présenter notre encan virtuel! C\u2019est un rendez-vous sur : www.bromontenart.ca ENCAN VIRTUEL SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 20 \u203a SIX RÉGIONS DANS L\u2019ŒIL DE NOS PHOTOGRAPHES Les photographes des six journaux membres de la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante se sont donné un défi : s\u2019imposer une thématique chaque semaine, en se détachant de l\u2019actualité.Aujourd\u2019hui, ils vous présentent des artistes à découvrir d\u2019Ottawa-Gatineau à Saguenay, en passant par Granby, Sherbrooke, Trois-Rivières et Québec.Pour découvrir le travail des photographes des autres régions, visitez le www.lavoixdelest.ca ou téléchargez notre application.Marie-Claude Hade est née en Alberta de parents granbyens venus travailler au Théâtre français d\u2019Edmonton.L\u2019art fait partie de l\u2019ADN de cette artiste multidisciplinaire qui a développé, dès l\u2019âge de 16 ans, une passion pour l\u2019enseignement.Dessin, peinture, sérigraphie, couture, pyrogravure, collage sont des techniques par lesquelles elle exprime ce grand talent qu\u2019elle partage dans le milieu scolaire depuis 2003 et à l\u2019école secondaire du Verbe Divin de Granby depuis 2005.La crise sanitaire aura peut-être «?mis sur la glace les bourgeons de ses projets?», mais il y aura tout de même un printemps pour faire éclore sa créativité.\u2014 TEXTE ET PHOTO ALAIN DION ?L\u2019ART À LA PORTÉE DE TOUS Si vous portez les vêtements et accessoires de l\u2019atelier-boutique Avendre de Granby, c\u2019est sûr que l\u2019infographiste et concepteur Anthony Côté y a mis de son talent pour la création des dessins et des designs qu\u2019on y retrouve.\u2014 TEXTE ET PHOTO CHRISTOPHE BOISSEAU-DION ?LES CRÉATIONS D\u2019ANTHO MALairbrush est un artiste airbrush passionné qui pratique depuis maintenant cinq ans.Il crée de magnifiques œuvres et il est très polyvalent.Il peint à la fois sur des toiles, des casques, des motos, du bois et sur des murs.\u2014 TEXTE ET PHOTO JULIE CATUDAL ?MARC-ANDRÉ LEBEAU 0051594 laVoixdel\u2019Est SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 21 Québec.ca/tempsdesfêtes 1 877 644-4545 Cette année pour les Fêtes, on célèbre différemment.Puisque la pandémie est encore bien présente, il est essentiel d\u2019éviter tout rassemblement pendant cette période.En zone rouge, fêtons à l\u2019intérieur de notre bulle de manière à protéger notre entourage, nos aînés et notre communauté.On garde le moral. SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 22 « «LA VOIX DES LECTEURS  Directeur général CHRISTIAN MALO Rédactrice en chef ISABELLE GABORIAULT opinions Merci France Arbour J\u2019ai 6 ans, j\u2019ai 7 ans.Je vis dans une petite ville, Granby.C\u2019est tranquille Granby après l\u2019école en 1968, en 1969.Trop tranquille à mon goût.À compter de 4 h, j\u2019écoute la télé.J\u2019en mange.Bobino, Sol et Gobelet, Fanfreluche, Les Berger, Rue des Pignons, Cré Basile, Moi et l\u2019autre, Quelle famille ! , le Théâtre Alcan, les télé- théâtres des Beaux dimanches.J\u2019écoute la télé et je suis fasciné.Moi aussi je veux jouer, moi aussi je veux être acteur (et un peu actrice).Je dis à ma mère : « Je veux jouer, je veux être acteur, je veux faire du théâtre » (je ne lui dis pas « je veux être actrice, mais ça, elle l\u2019a peut- être déjà deviné »).Je dis à ma mère : « JE VEUX FAIRE DU THÉÂTRE ! » Après quelque temps, ma mère me dit : « Il y a une femme à Gran- by qui donne des cours de diction, de théâtre.Elle se nomme France Arbour.Quand tu auras 8 ans, elle veut bien te rencontrer et voir si tu peux suivre ses cours.» J\u2019ai 7 ans et un mois, j\u2019ai 7 ans et demi, j\u2019ai 7 ans et trois quarts.J\u2019AI HUIT ANS ! ! ! C\u2019est samedi matin.Je suis bien réveillé, car ce matin je vais suivre mon premier cours au Studio France Arbour ! Je ne sais plus trop ce que j\u2019ai fait dans ce premier cours (sûrement que France m\u2019a dit « parle moins vite »), mais je sais que j\u2019ai aimé ça.Beaucoup.Beaucoup.Tellement que de 8 ans à 16 ans, de septembre à mai, beau temps mauvais temps, tous les samedis matins, je quitte la maison et je vais suivre des cours de théâtre avec France Arbour.Les samedis matins, France me dit : « Tiens, apprends ça.» Et toute la semaine, après l\u2019école, chez moi, dans ma chambre ou au sous-sol, j\u2019apprenais ce poème, cette fable, cette scène.Fables de La Fontaine, fables de Jean Anouilh, poèmes de Jacques Prévert, Émile Nelligan, Gilles Vi- gneault, Arthur Rimbaud, courtes pièces de Jean Tardieu, Mascarille dans Les Précieuses ridicules.Tous les samedis matins, pendant huit années, de septembre à mai, j\u2019ai marché de la maison vers les cours de France Arbour en disant à voix haute ces textes que j\u2019avais appris avec ferveur pendant la semaine.Et devant France, le cœur battant, je disais ces textes.Et France me regardait dire ces textes.Et France commentait.C\u2019est France Arbour qui m\u2019a dit pour la première fois : Il faut faire un temps, léger, entre le sujet et le verbe - Parle moins vite - Tiens-toi droit - Arrête de te balancer de gauche à droite - Parle moins vite - Respecte le « e » muet - Ton bras - Parle moins vite- Ceci est une diérèse - Attention à tes diphtongues - Respecte l\u2019inversion - Fais ta liaison- Tu parles trop vite - C\u2019est beau ça Martin.Pendant huit ans, de mon enfance à la fin de mon adolescence, grâce à France Arbour, à sa sensibilité, à sa passion, j\u2019ai appris que la langue française était une source intarissable de découvertes, de joie, de poésie sans cesse à mettre en lumière.Puis un jour j\u2019ai 17 ans (il le faut bien).Je quitte Granby pour aller étudier à fond le théâtre à Saint-Hya- cinthe.J\u2019ai 17 ans et riche de tous ces mots qui déjà flottent en moi, je quitte le Studio France Arbour.Le temps passe, j\u2019ai 20 ans, j\u2019ai 30 ans, j\u2019ai 50 ans, je joue, je mets en scène, je dirige un festival.Je fais un peu de tout et toujours j\u2019essaie de me tenir droit, de respecter le « e » muet, de ne pas parler trop vite, de faire une pause (légère Martin, légère la pause) avant le verbe.Aujourd\u2019hui, avec grande émotion (incise), j\u2019apprends que, à Granby (inversion), France Arbour (légère pause) est décédée ; que France Arbour, après une vie bien remplie (autre inversion), est partie en écoutant La quête (attention à la diphtongue) de Jacques Brel (mets bien un point, ferme ton idée).France n\u2019est plus ici.Mais non, elle est là, dans ces voyelles, dans ces consonnes, dans ces rimes, pauvres et riches, féminines ou masculines, dans toutes ces allitérations qui ne demandent qu\u2019à briller pour qui sait regarder et écouter, là, là et là.Il y a des gens qui sont là au début du parcours et qui, toute notre vie durant, où qu\u2019ils soient, nous suivent.France Arbour, merci.Martin Faucher Comédien originaire de Granby France Arbour s\u2019est éteinte au petit matin mardi à l\u2019hôpital de Granby.Elle avait 83 ans.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST laVoixdel\u2019Est SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 23 OPINIONS Je perds une amie très chère France Arbour nous a quittés au lever du jour le 1er décembre.Nous perdons une des grandes dames de chez nous, une partie de l\u2019âme de Granby.Elle fut l\u2019initiatrice d\u2019une foule d\u2019évènements de la Ville et elle était une habile ambassadrice des arts et de la culture.En 2013, sous l\u2019administration du maire Richard Goulet, la Ville de Granby a souligné sa reconnaissance envers elle en désignant notre centre culturel du nom de France Arbour.G i l l e s L a t u l i p e a v a i t qualifié France de « grande dame du théâtre » et notre comédien Luc Senay ajoutait qu\u2019« elle fai(sait) partie de ces personnes qui se démarquent; elle se retrouve en tête de liste, toutes disciplines confondues ».Le maire Richard Goulet ne l\u2019avait-il pas décrite comme une « véritable dynamo pour le monde culturel à Granby »?Rappelons qu\u2019elle a fondé la boîte à chanson Le Baratin, le trio des Conteuses et le Printemps culturel.Puis elle a, chaque année, présidé aux Journées de la culture, aux concerts du parc Victoria et aux spectacles des À-côtés du Palace.Elle apportait aussi sa contribution aux activités de l\u2019association Québec-France de la Haute-Yamaska.Cette participation chaleureuse et dynamique à la vie culturelle de Granby a perduré près de cinquante ans.Ajoutons que cette femme éloquente pouvait s\u2019exprimer en plusieurs langues.Il faut dire qu\u2019à part ces organisations dynamiques dans notre milieu, France s\u2019était illustrée dans 32 films, 29 séries télévisées, 48 pièces de théâtre et de nombreuses autres participations artistiques, soit à la radio, à la télévision ou sur scène.Elle fut aussi professeure de phonétique, de diction, non seulement à Granby, mais aussi au Collège Lionel-Groulx, au Conservatoire Lassalle et même à l\u2019Université de Montréal.Personnellement, je perds une amie très chère.J\u2019allais justement l\u2019appeler lorsque j\u2019ai appris son décès.Que de fois nous avons collaboré ensemble à promouvoir la culture dans notre milieu.Et quelle vie, quelle chaleur elle donnait à chacun de mes poèmes, lors de mes lancements de recueils de poésie ! J\u2019ajoute humblement que je suis ému en pensant que la salle Émile-Roberge du Cégep soit située juste en face du Centre culturel France-Arbour.Là encore, France et moi sommes réunis.Émile Roberge Granby Une opinion?Les lecteurs sont invités à partager leur opinion sur des sujets d\u2019actualité.Les lettres doivent être transmises par courriel à opinions@lavoixdelest.ca, et accompagnées du nom complet, de l\u2019adresse et du numéro de téléphone de l\u2019auteur.Seuls le nom et la municipalité seront publiés.Nous ne donnons pas suite aux lettres anonymes.Ces commentaires ne doivent pas excéder les 500 mots.La Voix de l\u2019Est se réserve le droit d\u2019abréger et de refuser des lettres.« Le Centre culturel France-Arbour \u2014 PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST 0050812 SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 24 AFFAIRES ROXANNE CARON roxanne.caron@lavoixdelest.ca Concrétiser un projet d\u2019affaires en pleine pandémie peut sembler vertigineux.Et c\u2019est justement ce qui allume Alexandra Raymond, qui vient de lancer sa boutique art de vivre, Comme à la campagne, cette semaine.Il faut dire que la jeune entre- preneure carbure aux sensations fortes.Durant près de 20 ans, elle s\u2019est adonnée à des compétitions de motocross au niveau professionnel qui l\u2019ont fait voya- g e r p a r t o u t a u Ca n a d a .S e s efforts lui ont permis de remporter une 3e place au niveau canadien.Un « gros accident » a toutefois freiné sa lancée, il y a quatre ans.« Je connaissais juste ça.Ça a été vraiment difficile, car il a fallu que je me réinvente.J\u2019aurais pu continuer d\u2019en faire, mais je n\u2019avais pas envie de rétrograder pour en faire juste pour le fun.Il fallait que je tourne la page », explique la jeune femme de 27 ans avec sa voix délicate.Même si elle gravitait dans un milieu majoritairement masculin, Alexandra n\u2019a jamais senti le besoin de cacher sa féminité.Au contraire.« C\u2019était un running gag aux courses », se souvient-elle.La jeune femme n\u2019a pas peur de se salir, mais elle opère aussi un salon d\u2019esthétique sur la terre familiale, à Roxton Pond, en pleine campagne.Alexandra et sa famille ont retapé en entier l\u2019entrée de leur ancienne laiterie pour en faire u n l i e u a c c u e i l l a nt av e c u n cachet vieillot et rustique.Entouré de champs de maïs, de quelques poules et d\u2019une érablière, le salon s\u2019est récemment transformé en petite boutique art de vivre.D e s o n p ro p re ave u , e n s e lançant en affaires, Alexandra retrouve le même genre d\u2019adrénaline à laquelle elle aime tant être confrontée.Grande amoureuse des ani- m a u x , A l e x a n d r a v e n d d e s pro duits lo caux de diverses compagnies, qui sont non testés sur les animaux : savons, huiles essentielles, chandelles de soja, etc.Tous des produits qui sont des coups de cœur pour elle.Mais pour ajouter une touche plus personnelle, le sirop d\u2019érable des 1200 entailles de l\u2019érablière peut aussi être acheté sur place.« On bout notre sirop à l\u2019ancienne.On est au poêle à bois et on n\u2019a pas de séparateurs, alors il goûte comme dans le temps.» La famil le de vrait aussi s e mettre à la culture d\u2019ail , qui pourrait être vendu à la boutique l\u2019an prochain.MODE DE VIE Ce souci pour le bien-être ne date pas d\u2019hier pour la femme d\u2019affaires, qui a adopté un mode de vie simple à la maison avec son copain.« Il embarque avec moi là-dedans.Je suis vraiment chanceuse.Souvent, quand des gens viennent à la maison, ils se sentent bien et relax.C\u2019est ce que j\u2019ai voulu transposer dans ma boutique.» « J \u2019a i t o u j o u r s v o u l u c o m - prendre les effets des produits sur le corps et notre système nerveux », dit Alexandra, qui a suivi des cours en aromathérapie et en fabrication de cosmétiques.Si la boutique est petite, les v e n t e s n \u2019o n t a u c u n e l i m i t e puisque Alexandra vient de lancer son site web transactionnel.En janvier, d\u2019autres nouveautés devraient faire leur entrée, comme des décorations vintage.Avant de se lancer dans le commerce en l igne, Alexandra a toutefois revu sa carrière en se posant des questions sur ce qui la fait vibrer, alors que la pandémie a forcé la fermeture de son salon d\u2019esthétique une partie du printemps.Un retour à l\u2019essentiel a rapidement pris le dessus sur tout le reste.Cet été, elle a même donné de son temps en tant qu\u2019aide de service au CHSLD Villa-Bonheur grâce à l\u2019iniative « Je contribue ».Une expérience qu\u2019elle a adorée.« Mais je n\u2019avais plus le temps de gérer mon salon et le CHSLD en même temps que je montais ma boutique en ligne pour pouvoir la lancer à temps pour les Fêtes.» Alexandra dit avoir déjà beaucoup de demandes provenant d\u2019un peu partout au Québec, notamment à cause du monde dans lequel elle gravite.« Ça fait un peu peur, mais je vais gérer ça.» Quand on vous dit qu\u2019elle aime l\u2019adrénaline.UNE ENTREPRENEURE QUI CARBURE AUX SENSATIONS FORTES Grande amoureuse des animaux, Alexandra Raymond vend des produits locaux de diverses compagnies, qui sont non testés sur les animaux?: savons, huiles essentielles, chandelles de soja, etc.\u2014 PHOTO ALAIN DION Durant près de 20 ans, Alexandra s\u2019est adonnée à des compétitions de motocross.\u2014 PHOTO MAXIME RIENDEAU laVoixdel\u2019Est SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 AFFAIRES 25 MARIE-FRANCE LÉTOURNEAU marie-france.letourneau@lavoixdelest.ca Passionné de musique depuis toujours, Stéphane Burelle souhaite ouvrir Le Sillon, une boutique d\u2019albums vinyles, à Cowans- ville.D\u2019ici à ce qu\u2019il déniche le local idéal, il s\u2019installe de façon temporaire en décembre avec ses albums dans les locaux de la galerie-boutique d\u2019Avendre, rue Cowie à Granby.« C\u2019est comme une boutique pop- up de Noël.En même temps, je vois ça comme une pratique générale.C\u2019est la première fois de ma vie que je suis en affaires », lance celui qui travaille comme directeur technique au Palace, à Granby.Stéphane Burelle, qui travaille sur ce projet avec sa copine Valérie de Gagné, tiendra sa boutique éphémère les vendredis, de 17 h à 21 h, et les samedis, de 10 h à 17 h jusqu\u2019au 19 décembre.Le Sillon est spécialisé dans la vente et l\u2019achat de disques vinyles neufs et usagés.Les vinyles offrent une qualité de son incomparable, selon le nouveau disquaire.Pour celui que plusieurs surnomment simplement « Bu », ce sera l\u2019occasion de partager sa passion de la musique, au centre de sa vie depuis longtemps.Il a entre autres travaillé comme DJ dans les bars lorsqu\u2019il était étudiant.Le printemps dernier, dans la foulée du confinement imposé par la pandémie, il a aussi remis en marche ses tables tournantes et organisé des séances hebdomadaires de musique « live » sur Facebook; séances qui se sont révélées populaires.L\u2019idée d\u2019ouvrir une boutique lui trotte dans la tête depuis un moment, raconte-t-il.Il a même fait modifier son horaire de travail au Palace afin d\u2019être en mesure de concilier les deux.Établi à Cowansville depuis cinq ans, c\u2019est à cet endroit que Le Sillon aura pignon sur rue, souhaite-t-il.Il est à la recherche d\u2019un local.COMPLÉMENT Propriétaire de l\u2019atelier de sérigraphie et de la galerie-boutique Avendre, Alexandre Beauregard a sauté sur l\u2019occasion lorsque Stéphane Burelle lui a proposé de s\u2019y installer avec ses étalages de vinyles pour quelques rendezvous en décembre.Cela correspond exactement au type d\u2019activité qu\u2019il souhaite voir se déployer dans sa boutique, ouverte en septembre dernier, au 360, rue Cowie.Lorsque la COVID sera chose du passé, il souhaite d\u2019ailleurs y organiser des événements de façon ponctuelle, explique-t-il.Pour le moment, la galerie-bou- tique offre ainsi les vêtements produits de façon manuelle à l\u2019atelier de sérigraphie, situé dans le local adjacent, mais également des livres portant sur les arts, ainsi que d\u2019autres vêtements et accessoires.« C\u2019est une belle association.Je trouve que mes disques fittent ici », lance Stéphane Burelle.Le Sillon, pour la passion des vinyles Stéphane Burelle (à droite) tiendra en décembre une petite boutique éphémère de vente et achat de vinyles dans les locaux de la galerie-boutique Avendre d\u2019Alexandre Beauregard (à gauche), située rue Cowie à Granby.\u2014 PHOTO ALAIN DION BILLIE-ANNE LEDUC billie-anne.leduc@lavoixdelest.ca Groupe AFFI Logistique ouvrira sa sixième place d\u2019affaires à Granby, devenant ainsi la première entreprise adaptée de la région de la Haute-Yamaska qui offrira des emplois pour les personnes ayant des limitations fonctionnelles au travail.Dès le 1er avril, le Groupe AFFI Logistique, qui se spécialise dans les activités de logistique et de fabrication, telles que l\u2019assemblage, l\u2019emballage, l\u2019inspection et la distribution, s\u2019installera au parc Industriel de Granby dans une usine de 50 000 pieds carrés.« Nous croyons fermement au potentiel de développement de la région de Granby autant en termes de main-d\u2019œuvre que d\u2019opportunités d\u2019affaires.La nouvelle installation nous permettra de nous rapprocher de notre vision d\u2019être reconnus comme le meilleur modèle entrepreneurial canadien en services logistiques à valeur ajoutée, intégrant le maximum de personnes avec limitations » souligne Daniel Perreault, président et directeur général de Groupe AFFI Logistique.70 TRAVAILLEURS D\u2019ici trois ans, l\u2019usine espère intégrer 70  travailleurs vivant avec un handicap physique, intellectuel ou mental.Dès son ouverture, la nouvelle place d\u2019affaires souhaite embaucher 21 personnes sur le territoire de la Haute-Yamaska.L\u2019organisation compte présentement près de 600 employés, dont 80 % vivent avec des limitations fonctionnelles.L\u2019ouverture de cette sixième place d\u2019affaires permettra aux entreprises et commerçants de la région de profiter de retombées économiques locales, tout en permettant à des personnes différentes de se réaliser professionnellement et personnellement, a relevé Groupe AFFI par voie de communiqué.Groupe AFFI Logistique opère à ce jour cinq autres places d\u2019affaires à Boucherville, Saint- Hubert, Anjou, Terrebonne et Québec.Toute personne ayant un handicap intéressée à travailler pour l\u2019organisation est invitée à communiquer avec le SDEM SEMO Montérégie, au 1 800 646-6096 ou à info@sdem-semo.org.Groupe AFFI Logistique s\u2019implante à Granby «?Nous croyons fermement au potentiel de développement de la région de Granby?», souligne Daniel Perreault, président et directeur général de Groupe AFFI Logistique.\u2014 PHOTO M2PHOTOGRAPHIE SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 26 AFFAIRES L es critiques étaient nombreuses.À la mesure des ambitions de l\u2019entreprise de créer un vaste complexe de serres qui, à terme, s\u2019étendrait sur 35 hectares.«Il y avait beaucoup de sceptiques.On disait que notre projet était trop gros, qu\u2019il était voué à l\u2019échec dès le départ», se rappelle le pdg de Serres Toundra, Éric Dubé.L\u2019inexpérience en agriculture d\u2019Éric Dubé, un économiste de formation qui travaillait au sein d\u2019une institution financière, et de ses acolytes Caroline et Bertrand Fradet, qui exploitent quatre centres de rénovation, a aussi prêté flanc à la critique.«On nous voyait arriver avec nos gros sabots.Mais on a toujours pensé qu\u2019il fallait voir très grand pour concurrencer les marchés extérieurs comme le Mexique et l\u2019Espagne», fait valoir Éric Dubé.«Les entrepreneurs sont des gens d\u2019action qui veulent créer, qui n\u2019ont pas peur de foncer malgré les embûches potentielles», constate Maripier Tremblay, titulaire de la Chaire de leadership en enseignement sur le développement de l\u2019esprit d\u2019entreprendre et de l\u2019entrepreneuriat à l\u2019Université Laval.APPRENDRE AVEC LES MEILLEURS Avant de se lancer dans l\u2019aventure, Éric Dubé et Caroline Fradet ont passé six mois en Hollande pour bien comprendre le savoir-faire développé dans ce pays depuis des décennies.Ils en sont revenus avec la conviction que la clé du succès reposait sur l\u2019implantation d\u2019un immense complexe de serres utilisant une technologie hollandaise.«On voulait apprendre avec les meilleurs producteurs en serres au monde.On s\u2019est vite rendu compte que la productivité au Québec est plus faible à cause, notamment, d\u2019équipements et de technologies qui sont archaïques», affirme Éric Dubé, en précisant avoir aussi convaincu un chef de culture hollandais de s\u2019installer au Québec pour participer à ce projet d\u2019entreprise.Les résultats en témoignent: quatre ans après la livraison de ses premiers concombres, en novembre 2016, l\u2019entreprise de Saint-Félicien, au Lac-Saint-Jean, vient de compléter un projet d\u2019agrandissement de 40 M$ qui a fait doubler à 17 hectares sa superficie totale de production.Cette deuxième phase lui permettra également de doubler sa production de 50 millions à 100 millions de concombres, vendus dans les grandes chaînes d\u2019alimentation ainsi que dans les restaurants Subway, partout au Québec.Serres Toundra a du même coup embauché 80 personnes, portant ainsi son effectif à 180, dont 150 travailleurs étrangers.Elle offre un système de bonus salarial qui permet à ses employés de profiter d\u2019un salaire moyen horaire d\u2019environ 20 $.Elle vient aussi de mettre en marché une relish fabriquée avec les quelque 1 % de concombres déformés de la production qui ne peuvent être vendus.UNE CONSCIENCE ENVIRONNEMENTALE La PME souhaitait aussi minimiser les impacts sur l\u2019environnement.«Ça fait partie de nos valeurs fondamentales.On a toujours développé l\u2019entreprise en s\u2019interrogeant sur les façons de réduire notre empreinte écologique», souligne Éric Dubé.Maripier Tremblay se réjouit de voir des entrepreneurs prendre les moyens pour tenter de résoudre les problèmes environnementaux.«C\u2019est devenu incontournable.Tout type d\u2019entreprise peut intégrer des mesures, comme l\u2019analyse du cycle de vie d\u2019un produit, qui ont des impacts positifs sur l\u2019environnement», précise-t-elle.Serres Toundra récupère l\u2019eau de pluie et de la fonte des neiges pour en irriguer les plants.Son partenariat avec Produits forestiers Résolu, PROXIMITÉ PME PIERRE THÉROUX Collaboration spéciale p.theroux@videotron.ca SERRES TOUNDRA A CONFONDU LES SCEPTIQUES 0050898 productiviteinnovation.com Écoutez dès maintenant le premier épisode, Le déclic Websérie Industries Mailhot : passer à l\u2019action laVoixdel\u2019Est SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 AFFAIRES 27 Proximité PME présente des contenus qui mettent en valeur des approches et pratiques, d\u2019ici et d\u2019ailleurs, à la fois innovantes et inspirantes.Consultez l\u2019intégralité de ces capsules dans la section Proximité PME sur notre site Web et sur notre application mobile.LES CAPSULES DE LA SEMAINE EN BREF LA CLÉ DU SUCCÈS POUR ENTREPRENDRE ET CROÎTRE 1) Oser foncer.«Il ne faut pas avoir peur de sortir des sentiers battus, de défoncer les barrières.Quand on est avant-gardistes, on est toujours en avance sur les autres et on risque moins de se faire surprendre», dit Éric Dubé.2) Saisir les occasions.La pandémie a fait ressortir la capacité de certains entrepreneurs à faire preuve d\u2019agilité et d\u2019innovation, note Maripier Tremblay.«Ceux qui ont la faculté de saisir des occasions de développement, là où d\u2019autres voient des menaces, traversent mieux les périodes de crise.» 3) Affronter l\u2019échec.La peur de l\u2019échec ne doit pas être un frein, ajoute Mari- pier Tremblay.«Les gens sont très rapides à juger les échecs.Mais il faut plutôt valoriser le sens de l\u2019initiative des entrepreneurs qui osent essayer et créer.Les échecs doivent servir d\u2019apprentissage et à mieux comprendre ce qui n\u2019a pas fonctionné pour ne pas répéter les mêmes erreurs.» «On nous voyait arriver avec nos gros sabots.Mais on a toujours pensé qu\u2019il fallait voir très grand pour concurrencer les marchés extérieurs comme le Mexique et l\u2019Espagne.» \u2014 Éric Dubé, pdg de Serres Toundra Le pdg de Serres Toundra, Éric Dubé \u2014 PHOTO FOURNIE actionnaire de Serres Toundra, lui permet de valoriser l\u2019eau chaude de l\u2019usine de pâte pour chauffer une partie des serres et diminuer la consommation de gaz naturel.Elle s\u2019apprête aussi à capter les émissions de CO2 de cette usine pour nourrir les plants.La PME a remplacé ses 80 millions d\u2019attaches en plastique, utilisées annuellement pour tenir les plants debout, par des attaches biodégradables.Enfin, elle utilise des barquettes recyclables et com- postables développées en partenariat avec Cascades.Douce revanche sur les critiques: Serres Toundra a réussi un triplé lors du plus récent concours des Mercuriades 2020, en remportant le Mercure Entreprise de l\u2019année, PME, de même que les honneurs dans les catégories Start-Up et Contribution au développement économique et régional.En collaboration avec l\u2019École d\u2019Entrepreneurship de Beauce et le Groupement des chefs d\u2019entreprise L\u2019impact néfaste des dirigeants narcissiques Donald Trump passera assurément à l\u2019histoire, pour le meilleur ou pour le pire selon ses admirateurs ou ses pourfendeurs.Sa gestion de la pandémie et son déni de la démocratie auront notamment marqué ses quatre années à la présidence des États-Unis.De même que son immense personnalité narcissique.Les dirigeants d\u2019entreprises narcissiques peuvent aussi représenter un risque majeur pour toute organisation, indique le magazine Forbes en faisant part de recherches réalisées par l\u2019Université Stanford qui ont analysé plus de 150 études antérieures sur le sujet.Le principal problème : les narcissiques apprennent rarement de leurs erreurs, en grande partie parce qu\u2019ils croient qu\u2019ils n\u2019en font pas.Il faut aussi se demander s\u2019ils veulent vraiment faire progresser l\u2019entreprise ou plutôt leur propre carrière?L\u2019expérience employé a aussi son importance Les entreprises essaient de plus en plus de mettre en place et de miser sur une expérience client de qualité.Elles ne doivent pas pour autant négliger l\u2019expérience employé.Et ces temps de turbulence, causée par la pandémie représentent justement une belle occasion de repenser l\u2019expérience employé ou, dans certains cas, d\u2019en faire une première élaboration, suggère le magazine Strategy + Business.L\u2019IA au service des ressources humaines?L\u2019intelligence artificielle (IA) en est encore à ses balbutiements.Mais ses possibilités semblent exponentielles.Comme en témoigne sa présence accrue dans les secteurs manufacturier, de la finance, des transports ou encore en médecine.Cette nouvelle avancée technologique va-t-elle également révolutionner les pratiques de recrutement et de gestion des ressources humaines dans le marché du travail ?Si de plus en plus d\u2019entreprises utilisent les algorithmes pour dénicher le candidat idéal, voire prédire sa réussite, il reste encore du chemin à faire avant de pouvoir associer efficacement technologie et humain dans les processus de recrutement, estiment quatre spécialistes dans un article du magazine Maddyness.Les défis de gestion en mode hybride À l\u2019ère de la COVID-19, le travail a changé et est devenu, pour certaines entreprises, un système hybride qui permet à des employés de travailler à distance ou à leur poste habituel.La situation pose de nouveaux défis, mais le rôle d\u2019un gestionnaire demeure celui de soutenir et rassurer ses travailleurs, indique Linda Hill, professeure à la Harvard Business School.L\u2019après-COVID ou l\u2019art de rebondir La pandémie de la COVID-19 nous aura appris au moins une chose : aucune entreprise n\u2019est vraiment en mesure de prévoir, prévenir ou planifier une réponse dédiée à une telle crise.On sait toutefois que les entreprises n\u2019en sont pas à une première ni une dernière crise.Voilà pourquoi il est impératif d\u2019apprendre à apprivoiser les crises, voire en tirer avantage, indique un article du magazine français Cadre & Dirigeant, signé par le chercheur québécois Yves-Chantal Gagnon, professeur à l\u2019École nationale d\u2019administration publique et titulaire de la Chaire Bell en technologie et organisation du travail.PRÉSENTÉE PAR INVESTISSEMENT QUÉBEC SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 28 CARRIÈRES Le navire du communautaire a pris l\u2019eau quand la première vague puis la seconde ont frappé de bâbord à tribord.Les bénévoles, âgés pour la plupart, ont déserté le pont.Les événements de financement ont été mis sur pause, règles sanitaires obligent.Toutefois, Centraide a permis à 49 organismes de la région de rester à flot, écopant plus vite que de coutume.À La petite ferme de l\u2019auberge, une maison d\u2019hébergement pour hommes en difficulté basée à Rox- ton Falls, l\u2019appui de Centraide est essentiel.« Cet argent-là est tellement important pour nous, indique Benoît Houle, fondateur et directeur général bénévole (!) depuis 19 ans.Ça nous permet de souffler un peu et de donner un meilleur service.» Quinze hommes profitent d\u2019un répit salvateur dans ce lieu retiré de campagne, où le contact des animaux de ferme et le travail sont à l\u2019honneur afin de les aider à retrouver goût à la vie.Privé de bénévoles et obligé de maintenir des services 24 heures par jour, M. Houle a pu recruter une ressource supplémentaire à plein temps \u2014 un criminologue \u2014, grâce aux fonds d\u2019urgence octroyés depuis le printemps dernier.Près de 30 000 $ lui ont été versés, dont la très grande partie provient du Fonds d\u2019urgence d\u2019appui communautaire du gouvernement du Canada, selon Centraide, qui a été mandaté par Ottawa pour allouer ces fonds aux organismes de la région.Cela a permis de compenser les pertes de son activité de financement récurrente (Le rendez-vous musical), qui n\u2019a pu être tenue cet été.« Sans cette aide, nos opérations auraient pu être compromises », croit M. Houle.Centraide a été mandaté à la fois par le gouvernement du Canada et par la Fondation Lucie et André Cha- gnon (Fonds jeunesse) pour gérer et distribuer 873 000 $ aux organismes présents dans les MRC de La Haute- Yamaska, Brome-Missisquoi, Rou- ville et Acton depuis le début de la crise.« Le visage de la pauvreté change et les besoins sont criants », constate Hélène Côté, directrice de Centraide Richelieu-Yamaska.NOS ADOS Les problématiques liées à la pandémie évoluent rapidement.Si le besoin de sécurité alimentaire était le plus vif au printemps, la détresse psychologique est désormais la préoccupation première.« Il y a plus de détresse psychologique dans les familles, chez les ados et les jeunes », confirme Mme Côté.À Farnham, la COVID-19 a entraîné la fermeture du lieu de rencontre de la Maison des jeunes pendant plus de trois mois, du 13 mars au 23 juin.« Notre principe est de garder le contact avec nos 120 jeunes, explique Jean-François Pomer- leau, directeur de l\u2019organisme.Le premier financement de Centraide nous a permis de mettre en place une structure virtuelle pour rester en contact avec eux.Les grands oubliés étaient nos ados, et on a réussi à garder le contact sept jours par semaine.» Lors de la réouverture, une personne s\u2019est ajoutée à l\u2019équipe afin d\u2019assurer notamment un contrôle des nouvelles règles sanitaires.« L\u2019éducation populaire que nous avons faite auprès d\u2019eux sur le respect des règles sanitaires a été très importante, car les ados, ce ne sont pas eux qui écoutent les points de presse de Monsieur Legault.On a travaillé sur la responsabilité citoyenne, et je tiens à dire qu\u2019ils ont été très respectueux, on ne peut pas CENTRAIDE RICHELIEU-YAMASKA GARDER LES ORGANISMES À FLOT Centraide a été mandaté à la fois par le gouvernement du Canada et par la Fondation Lucie et André Chagnon (Fonds jeunesse) pour gérer et distribuer 873 000 $ aux organismes présents dans les MRC de La Haute-Yamaska, Brome-Missisquoi, Rouville et Acton depuis le début de la crise.\u2014 PHOTO FOURNIE Nathalie Roberge, directrice générale du Centre d\u2019action bénévole de Granby \u2014 PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST JÉRÔME SAVARY jerome.savary@lavoixdelest.ca 0052217 Nous sommes à la recherche d\u2019une assistante dentaire C\u2019est un poste permanent de 4 jours semaine de 8 h à 17 h du lundi au jeudi.Salaire selon l\u2019expérience de travail.Vous aimez le travail d\u2019équipe, on vous décrit comme étant une personne attentionnée autonome, disponible, souriante et avec beaucoup d\u2019initiative ?Vous possédez les aptitudes recherchées, alors ce poste est pour vous.Veuillez contacter Francine 450.375.2455 450.375.2749 CHAUFFEUR-LIVREUR DEMANDÉ Meubles \u2022 Matelas \u2022 Électroménagers Salaire entre 18$/heure et 20$/heure selon l\u2019expérience horaire: mardi au samedi NOUS EMBAUCHONS S.V.P.contactez M.Benjamin Acosta 514 581-2242 ou envoyez votre CV à : acosta.b@meublesetdavantage.ca \u2022 bonne forme physique \u2022 souriant et courtois \u2022 bilingue un atout laVoixdel\u2019Est SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 CARRIÈRES 29 CENTRAIDE RICHELIEU-YAMASKA GARDER LES ORGANISMES À FLOT blâmer nos ados.» L\u2019équipe en place a aussi ciblé des jeunes en particulier afin d\u2019éviter que ceux-ci décrochent de l\u2019école et qu\u2019ils gardent une bonne santé psychologique.NOS AÎNÉS Avec la pandémie qui s\u2019étire et Noël qu\u2019on s\u2019apprête à fêter en catimini, l\u2019isolement social est de plus en plus évident.« Il va falloir redoubler d\u2019efforts pour aider nos ados et nos aînés à sortir de l\u2019isolement, prévient la DG de Centraide Richelieu- Yamaska.Nous avons des échanges avec les différents clubs FADOQ qui regroupent les aînés, et eux aussi ont besoin d\u2019argent pour répondre à tous les besoins.» Au Centre d\u2019action bénévole (CAB) de Granby, le service de popote roulante vient apporter de la nourriture et un peu de réconfort aux aînés, tout en les aidant à rester à domicile.« Nous assistons à une hausse substantielle des demandes : on est passé de 80 repas par jour avant la COVID à 120 repas par jour », détaille Nathalie Roberge, directrice générale du CAB.«?Il va falloir redoubler d\u2019efforts pour aider nos ados et nos aînés à sortir de l\u2019isolement.?» \u2014 Hélène Côté, directrice générale de Centraide Richelieu-Yamaska Leurs bénévoles étant eux-mêmes des personnes âgées, du sable est rapidement venu se mettre dans l\u2019engrenage logistique \u2014 leur nombre est passé de 86 à 40.Heureusement, Centraide était là.« Ils ont été très rapides à réagir comparativement à d\u2019autres instances », dit-elle.Ces derniers mois, 40 000 $ de fonds d\u2019urgence ont ainsi percolé jusqu\u2019aux cuisines du CAB, permettant ainsi l\u2019emploi de deux aides-cuisiniers et d\u2019un aide à l\u2019entretien.Ces embauches ont permis de pallier en partie le manque de bénévoles.BESOINS CROISSANTS Sur le terrain, les demandes de soutien financier affluent de toute part, d\u2019après Centraide.« Beaucoup d\u2019organismes n\u2019ont pu tenir leurs activités de collecte de fonds habituelle, et ils se sentent désemparés, dit Mme Côté.Les besoins sont plus criants, car les organismes ont moins d\u2019argent.Les problématiques de santé mentale, d\u2019anxiété et de pauvreté chez les femmes sont particulièrement présentes actuellement.» Ce n\u2019est pas parce que les organismes ont pu compter sur ces fonds gouvernementaux que le problème est réglé, car ces fonds ne sont pas renouvelables, anticipe-t-elle : « Et en janvier et février prochain, on prévoit recevoir encore plus de demandes d\u2019aide.» Hélène Côté, directrice général de Centraide Richelieu-Yamaska \u2014 PHOTO FOURNIE SUR LE WEB SUIVEZ-NOUS SUR lavoixdelest.ca @lavoixdelest facebook.com/ lavoixdelest 0050838 0052116 0052180 LA VILLE DE GRANBY RECRUTE : joignez-vous à une équipe dynamique dans le domaine municipal.Nous sommes à la recherche de : Préposée ou préposé à l\u2019expérience-client NOUVEAU CENTRE AQUATIQUE Postes permanents \u2013 temps réduit (soirs et fin de semaine) Concours 20032 Journalières ou journaliers temporaires (DÉNEIGEMENT) Service des travaux publics Postes temporaires \u2013 temps plein (soir-nuit-fin de semaine) Concours 20014 Veuillez consulter le site web granby.ca pour obtenir plus de renseignements quant aux exigences de ces postes, et au processus de mise en candidature.La Ville de Granby applique un programme d\u2019accès à l\u2019égalité en emploi et invite les femmes, les minorités visibles et ethniques, les Autochtones et les personnes handicapées à présenter leur candidature.Pour ces dernières, certaines mesures d\u2019adaptation peuvent également être offertes pour le processus de présélection et de sélection, si elles le désirent.Le Groupe de sociétés Westcliff est une des plus importantes sociétés privées dans le domaine de l\u2019immobilier commercial au Canada.Nos activités intégrées en investissements, développement et en gestion font notre succès.Nous sommes présentement à la recherche d\u2019un : Directeur général Les Galeries Granby, Granby Sous la responsabilité du Directeur régional, Exploitation et Marketing, le directeur aura pour responsabilités principales de maximiser les flux monétaires générés par le centre et de voir à l\u2019amélioration continue de l\u2019état de l\u2019immeuble sous sa responsabilité.Plus spécifiquement, ses tâches comprennent la location des espaces vacants du centre et l\u2019administration des renouvellements de baux en collaboration avec le siège social.Le titulaire préparera les budgets annuels.Il contrôlera mensuellement les dépenses des aires communes et percevra les sommes dues par les locataires.Il supervisera l\u2019établissement du budget annuel de promotion et son application.Il supervisera, avec le personnel du centre, tous les travaux concernant la sécurité, l\u2019entretien et les réparations effectuées dans le centre et celles effectuées par les locataires.Le titulaire doit posséder un diplôme universitaire de premier cycle en administration, commerce de détail ou marketing ainsi que 10 années d\u2019expérience en gestion, marketing et supervision de personnel, préférablement en immobilier commercial.Une connaissance de l\u2019environnement MS Office est nécessaire.Le bilinguisme est obligatoire.Nous vous invitons à faire parvenir votre curriculum vitae en mentionnant le numéro de référence 8309 dans la section objet de votre courriel.Service des ressources humaines Gérances Westcliff Ltée 600, boul.De Maisonneuve ouest, Bureau 2600 Montréal (Québec) H3A 3J2 Courriel : cv@westcliff.ca Les appels téléphoniques ne seront pas acceptés, seuls les candidats retenus seront contactés.Le genre masculin est utilisé dans le texte dans le seul but d\u2019en alléger la forme.ans 50 et plus ?Retrouvez un emploi (à temps plein ou à temps partiel)! ?Nous vous aidons à mettre à jour vos compétences et vous donnons la possibilité de suivre des formations d\u2019appoint! ?Possibilité d\u2019une allocation de participation pendant la mesure Vous habitez la région?Faites vite : places limitées! Début : 11 janvier 2021 450 777-3771, poste 209 450 263-0122 Mesures sanitaires respectées SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 30 ACTUALITÉS BILLIE-ANNE LEDUC billie-anne.leduc@lavoixdelest.ca «?Un homme exceptionnel, très impliqué dans la société?».C\u2019est sur ces mots que François Au- dette a voulu rendre hommage à son ancien directeur d\u2019école, Roch Bourbonnais, fondateur de la polyvalente Jean-Jacques Bertrand (JJB) à Farnham, décédé le mardi 24 novembre à l\u2019âge de 92 ans.« Je l\u2019ai connu à l\u2019école en 1979.C\u2019était un homme très calme, pour qui il n\u2019y avait pas de problèmes, juste des solutions.» François Audette, fondateur de la page Facebook et site Web « Gens de Farnham », se souvient comme si c\u2019était hier du frère Roch Bourbonnais, pour qui il a toujours voué un profond respect.Il avait environ 16 ans lorsqu\u2019il l\u2019a côtoyé pour la première fois, mais il l\u2019a également revu lors des retrouvailles du cinquantième anniversaire de la polyvalente, qu\u2019il a chapeauté l\u2019an dernier.OVATION ET REMERCIEMENTS Jean-Jacques Bertrand a ouvert ses portes en 1969, sous la direction du frère Bourbonnais et de ses adjoints Anicet Tessier et frère Jacques Beaulieu.Des générations de Farnha- miens ont foulé le sol de JJB en cinquante ans, et ceux de plus de 60 ans se souviendront du directeur Bourbonnais, qui fut en poste de 1969 à 1979.D\u2019ailleurs, les retrouvailles de 2019 ont attiré près d\u2019un millier d\u2019anciens élèves qui tenaient tout un chacun à saluer l\u2019ancien directeur.« Quand il est monté sur le stage, il a eu une ovation de 10 minutes.Il a pleuré.Les retrouvailles c\u2019était surtout pour lui rendre hommage », témoigne F r a n ç o i s A u d e t t e , d o n t l e grand-père a jadis été maire de Farnham.Roch Bourbonnais s\u2019est retiré de la communauté des Frères de l\u2019instruction chrétienne après 75 ans de services religieux, puis s\u2019est marié avec Marie Monique Lécuyer il y a environ quatre ans.«?HUMAIN À 100 %?» À la suite de l\u2019annonce de son décès sur la page « Gens de Farn- ham », plusieurs personnes ont exprimé leurs condoléances et témoigné du passage de Roch Bourbonnais dans leur vie.Par exemple, on pouvait y lire « Merci d\u2019avoir été mis sur ma route, vous et les autres membres de JJB.Vous m\u2019avez inculqué les valeurs nécessaires pour devenir un homme et un citoyen responsable » ou encore « Un homme de coeur ».Roch Bourbonnais sera exposé au salon funéraire Poissant & Fils à Saint-Constant, où la famille recevra les condoléances, ce dimanche de 14h30 à 17h.« F r è r e B o u r b o n n a i s é t a i t humain à 100 %.On gardera tous un bon souvenir de lui.» DÉCÈS DE ROCH BOURBONNAIS «UN HOMME EXCEPTIONNEL» Le frère Roch Bourbonnais, fondateur de la polyvalente Jean-Jacques Bertrand à Farnham, est décédé le 24 novembre à l\u2019âge de 92 ans.On le voit ici lors du 50e anniversaire de l\u2019école en 2019.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST 0048871 0048800 Residencerialto.ca · 450.375-0050 · 402, rue Principale, Granby Visite sur rendez-vous Vous êtes au cœur de tout! RÉSIDENCE PRIVÉE POUR AÎNÉS Environnement sécuritaire, convivial et serein LOGEMENT DISPONIBLE \u2022 Repas servis aux tables \u2022 Entretien ménager \u2022 Câblodistribution \u2022 Air climatisé et électricité \u2022 Activités variées \u2022 Dispositif d\u2019appel d\u2019urgence mobile \u2022 Personnel soignant 24/7 Pour une expérience client optimale 2, rue Barré,Granby 450 776-6868 Surveillez nos promotions garagechristianstpierre.com Entretien et réparation : auto/VR/camion léger Antirouille Pneus Amortisseurs Climatiseur Auto de courtoisie maintenant disponible laVoixdel\u2019Est SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 CHRONIQUES 31 « Je t\u2019ai toujours aimé.Je t\u2019aimerai toujours.Jusqu\u2019à ce que je meure.» Arianne Clément n\u2019oubliera jamais cet après-midi durant lequel l\u2019homme centenaire a roucoulé ces paroles à l\u2019oreille de sa bien-aimée.La photographe a immortalisé ce moment empreint de douceur.Depuis ce jour de printemps 2018, l\u2019image des deux amoureux entrelacés dans leur lit a fait, et continue de faire, le tour de la planète.Paul-Émile Houle, que son épouse Christine appelait tout simplement Paul ou « mon chum », est décédé le 19 novembre.L\u2019homme de 104 ans et 2 mois a été emporté par la COVID-19.« Je me considère infiniment privilégiée d\u2019avoir connu ce couple magnifique, devenu mondialement symbole de tendresse, d\u2019espoir, de bonheur, d\u2019amour, de beauté et d\u2019épanouissement », a écrit la photographe cette semaine, en hommage à ces gens qui habitaient maintenant à des adresses différentes.Paul résidait au CHSLD d\u2019Acton Vale, en Montérégie, tandis que Christine vit toujours dans une résidence pour personnes âgées de leur patelin aussi.Avant le début de la pandémie, ils avaient dû quitter leur maison de campagne où les deux tourtereaux, alors âgés de 101 ans et 87 ans, m\u2019avaient accueillie en mars 2018.Un après-midi inoubliable pour moi aussi.Du début à la fin de l\u2019entrevue, Paul et Christine s\u2019étaient tenus par la main, un geste d\u2019affection tout naturel, qui n\u2019avait rien de forcé.« Je suis une femme sensuelle.J\u2019aime les caresses, me sentir quelqu\u2019un et que mon partenaire ait de la tendresse pour moi.J\u2019ai toujours été colleuse et ça n\u2019a pas diminué en vieillissant.Toutes les nuits, je prends Paul en cuillère et je le tiens bien serré dans mes bras.Il n\u2019y a pas une mouche qui passerait entre nous! » a même déjà confié l\u2019octogénaire à Arianne Clément.La photographe de 40 ans s\u2019est liée d\u2019amitié avec celle qui avait accepté son invitation de participer au photoreportage « L\u2019art de vieillir », une série sur la beauté et la sensualité après 70 ans.Amusés par l\u2019idée, Christine et Paul s\u2019étaient dévêtus sous l\u2019œil complice et respectueux d\u2019Arianne.Quelques jours plus tard, le trio me racontait les coulisses de cette image qui cartonnait déjà sur les réseaux sociaux.À ce moment-là, personne n\u2019aurait pu imaginer à quel point les deux aînés allaient enflammer le Web avec leur photo coquine.« Des millions et des millions de vues », affirme Arianne, qui a perdu le compte.J\u2019ai repris contact avec elle pour cette chronique.Sa rencontre avec eux a été marquante dans sa carrière.« Depuis que j\u2019ai partagé leur photo, il ne se passe pas une journée sans que je reçoive un message de gens qui me remercient ou qui remercient Paul et Christine.Ces personnes me disent avoir moins peur de vieillir, qu\u2019elles croient davantage en l\u2019amour.J\u2019ai sûrement reçu des milliers de témoignages comme ça.Cette photo leur a fait du bien.C\u2019est extrêmement touchant et valorisant pour moi.» Paul n\u2019est plus, Christine continue de prendre de l\u2019âge, mais cette image de l\u2019homme dans les bras de son épouse leur survivra.La photographe ne peut s\u2019empêcher de rire en racontant que leur cliché en noir et blanc s\u2019est même retrouvé parmi des photos de jeunes mariés.en Inde et en Asie.Au départ, cette photographie s\u2019inscrivait dans le cadre d\u2019une exposition réunissant des photos de femmes d\u2019âge mûr.La charmante Christine avait accepté de se prêter à l\u2019exercice en expliquant ceci à Arianne : « Je sens que je contribue à transmettre un message important.Je veux encourager les aînés à prendre leur place, à ne pas se prendre au sérieux, à continuer à avoir du fun, à rire, à se bécoter et à s\u2019aimer.» L\u2019exposition d\u2019Arianne Clément a été vue en France, au Japon, en Australie, en Finlande.L\u2019Italie était la prochaine destination avant que la tournée soit suspendue en raison de cette fichue pandémie.Avant le confinement du printemps, Christine rendait régulièrement visite à son chum, mais en raison des mesures visant à combattre la propagation de la COVID-19, les amoureux seuls au monde ont vu leurs rendez-vous s\u2019espacer et leurs mains être déliées malgré eux.« S\u2019il est normal de mourir à l\u2019âge de 104 ans, il est moins normal de passer les derniers mois de son existence complètement isolé, loin de sa femme et de ses proches.Comme chacun sait, la pandémie a été dévastatrice pour nos aînés », a également écrit Arianne.La photographe continue de prendre des nouvelles de son amie qui essaie de tromper l\u2019ennui avec Marie, une poupée.« Elle lui parle et la berce.», souligne tristement Arianne, qui se console en sachant qu\u2019un membre de la famille a eu la bonne idée de faire imprimer une photo de Paul sur un coussin que son épouse serre contre elle.Arianne et Christine s\u2019aiment beaucoup.Malgré leur différence d\u2019âge, les deux femmes ont beaucoup en commun.Tous les sujets sont permis.La confiance règne depuis cet après-midi où elles ont ri aux éclats en se servant d\u2019une nappe et d\u2019un rideau en guise de lingerie fine.Si une photo vaut mille mots, celle-ci illustre également ce sage conseil de Christine, au moment de se glisser dans le lit, aux côtés de son homme.« Je voudrais dire aux plus jeunes de profiter de la vie, de profiter de chaque instant, de se détourner des gens qui sont faux, d\u2019aimer de toutes ses forces.Ce n\u2019est pas croyable comme la vie passe vite! Il ne faut pas avoir de regret quand on arrive au bout.» En présence de Christine, la photographe fait le plein de paroles de sagesse.Un jour, la jeune amie a demandé à la plus vieille : « C\u2019est quoi pour toi le bonheur?» Arianne nous fait cadeau de sa réponse sans aucun doute inspirée de sa vie avec Paul qu\u2019elle a toujours aimé et qu\u2019elle aimera toujours.« Le bonheur, c\u2019est d\u2019avoir une recette de gâteau qui dit d\u2019ajouter une tasse de noix.et décider de rajouter finalement une tasse et demie.» La photo qui survivra Amusés par l\u2019idée, Christine et Paul s\u2019étaient dévêtus sous l\u2019œil complice et respectueux d\u2019Arianne ISABELLE LÉGARÉ CHRONIQUE isabelle.legare@lenouvelliste.qc.ca Signée Arianne Clément, cette photo empreinte de tendresse n\u2019a pas fini de voyager.Sans quitter Acton Vale, Paul et Christine Houle ont fait le tour du monde.\u2014 PHOTOS ARIANNE CLÉMENT Cet autre cliché de Paul et Christine Houle fait partie du photoreportage «L\u2019art de vieillir», une série sur la beauté et la sensualité après 70 ans. SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 32 ACTUALITÉS MARIE-ÈVE MARTEL marie-eve.martel@lavoixdelest.ca Le conseil municipal de Saint-Paul- d\u2019Abbotsford a résolu mardi de signer une entente contractuelle d\u2019une durée de cinq ans avec la SPA des Cantons pour le contrôle animalier sur son territoire.L\u2019offre de services soumise par l\u2019organisme situé à Cowansville prendra donc effet à compter du 1er janvier prochain et pour une période de cinq ans, renouvelable automatiquement aux mêmes conditions par la suite.Il en coûtera 250 $ par année à la municipalité pour avoir recours aux services de la SPA des Cantons.La SPA des Cantons était intervenue à Saint-Paul-d\u2019Abbotsford en 2016 après qu\u2019un chien de race mixte prénommé Budweiser ait assailli une jeune fille.L\u2019animal saisi par l\u2019organisme avait été confié à la garde de la municipalité le temps que son niveau de dangerosité soit évalué par un vétérinaire.La propriétaire de l\u2019animal avait finalement pu récupérer son chien après s\u2019être engagée à respecter de sévères conditions, telles que la stérilisation, le micro- puçage et la vaccination contre la rage de l\u2019animal, qui devait aussi porter une muselière de type panier dès qu\u2019il se trouvera à l\u2019extérieur de la résidence de sa propriétaire.Un autre chien dénommé Rocky avait aussi été saisi durant la même période.Dans la MRC de Rouville, les municipalités d\u2019Ange-Gardien et de Saint-Césaire font aussi affaire avec la SPA des Cantons.Le partenariat entre Saint-Césaire et l\u2019organisme avait pris naissance après l\u2019attaque sauvage d\u2019une dame de Rougemont par deux chiens en liberté sur une propriété privée de la route 112 à l\u2019été 2019.Entente entre la SPA des Cantons et Saint-Paul-d\u2019Abbotsford Le conseil municipal de Saint-Paul-d\u2019Abbotsford a résolu mardi de signer une entente contractuelle d\u2019une durée de cinq ans avec la SPA des Cantons pour le contrôle animalier sur son territoire.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST Écoute téléphonique 24 heures/ 7 jours Consultation sur rendez-vous Hébergement con?dentiel et sécuritaire Soutien et accompagnement dans les démarches Ateliers thématiques et conférences Activité de prévention et de sensibi l isation La violence conjugale provoque la honte et la culpabilite chez toute femme NON à la VIOLENCE faite aux FEMMES Écoutez sans juger, laissez-la exprimer ses sentiments.Croyez-la, comp renez qu\u2019il est difficile p our elle de changer la situ ation.Offrez-lui votre soutien, gardez touj ours la main tendue.Respectez son rythme et le caractère confidentiel de ses propos.Orientez-la vers les maisons d\u2019hébergement pour femmes victimes de violence conjugale.En cas de danger immédiat, communiquez sans délai avec les policiers.Cowansvi l le Horizon pour elle 450 263-5046 Lac-Mégantic La Bouée 819 583-1233 labouee.com Weedon La Méridienne 1-888-699-3050 lameridienne.ca Sherbrooke L\u2019Escale de l\u2019Estrie 819 569-3611 escaleestr ie.com Granby Maison Alice-Desmarais 450 378-9297 maisonad.org MRC de Coaticook La Maison Séjour 819 835-9272 M A I S O N S D \u2019 A I D E E T D \u2019 H É B E R G E M E N T P O U R F E M M E S V I C T I M E S D E V I O L E N C E C O N J U G A L E COMMENT L\u2019AIDER?Laissez-la prendre ses propres decisions.0049899 laVoixdel\u2019Est SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 ACTUALITÉS 33 MARIE-CHRISTINE BOUCHARD marie-christine.bouchard@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 L\u2019Estrie termine sa troisième semaine en zone rouge en signant son pire bilan hebdomadaire de la pandémie : 670 nouveaux cas confirmés de COVID-19 au cours des sept derniers jours, soit une moyenne mobile de 95 nouveaux cas par jour.Une centaine d\u2019éclosions sont en cours dans tous les types de milieux.Huit décès supplémentaires sont aussi venus assombrir encore davantage cette semaine sombre de la lutte à la pandémie.« En ce moment, il n\u2019y a aucun milieu qui peut se considérer exempt de risques », indique le Dr Alex Carignan, microbiologiste- infectiologue et épidémiologiste au CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS Le Dr Horacio Arruda, directeur national de la Santé publique, l\u2019a aussi signalé cette semaine.« Cette fois-ci, le virus est partout à côté de vous », a-t-il affirmé en précisant que la transmission communautaire est « très grande » en ce moment au Québec.CHSLD ET RPA DUREMENT TOUCHÉS Les CHSLD et la majorité des résidences privées pour aînés (RPA) de l\u2019Estrie ont été épargnés par les éclosions lors de la première vague de la pandémie le printemps dernier.Or cette fois, ils sont durement frappés.« La situation dans les CHSLD et les RPA est à surveiller de très près.C\u2019est ce qui m\u2019inquiète le plus en ce moment quand je regarde la situation de l\u2019Estrie.Quand il y a de grosses éclosions et que du personnel infecté doit s\u2019absenter du travail, dans un contexte où nous sommes déjà à court de ressources humaines, ça complique doublement la situation », mentionne le Dr Alex Carignan, microbiologiste- infectiologue et épidémiologiste au CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS.Le cas le plus frappant est sans contredit celui du CHSLD Villa- Bonheur de Granby, qui se trouve au sommet de la liste québécoise des établissements en situation critique.Vendredi, le bilan faisait état de 73 résidents atteints de la COVID-19 sur 104 (environ 70 %), dont deux sont décédés, ainsi que de 35 employés infectés.La situation dans ce CHSLD est considérée comme « extrêmement difficile » par les employés et est « évaluée d\u2019heure en heure » par la direction du CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS.« Nous sommes conscients de la pression exercée sur les membres du personnel.Nous tenons sincèrement à les remercier pour leur dévouement », a mentionné Josée Paquette, directrice des communications, des ressources humaines et des affaires juridiques au CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS.Bonne nouvelle cependant, le nombre d\u2019hospitalisations reste stable en Estrie malgré les nombreuses éclosions dans des milieux hébergeant des personnes à risque : environ 25 à 30 personnes sont hospitalisées chaque jour, dont environ cinq aux soins intensifs.« Ici en Estrie, nous avons encore de la marge de manœuvre dans notre capacité hospitalière, mais ce n\u2019est pas le cas dans toutes les régions du Québec », indique le Dr Carignan.UN NOËL EN ZONE ROUGE Pas de rassemblements à Noël pour tous les résidents des zones rouges : telle a été la décision annoncée jeudi par le gouvernement du Québec.Il y a trois semaines encore, quand la région est passée en zone rouge, les Estriens pouvaient encore espérer faire un retour rapide en zone orange.Aujourd\u2019hui, la probabilité d\u2019un retour en zone orange pour Noël parait extrêmement faible.En effet, pour revenir en zone orange, l\u2019Estrie devait redescendre sous la barre des 50 nouveaux cas confirmés par jour.Les éclosions devraient être plutôt petites et sous contrôle.Le taux de positivité des tests effectués chaque semaine par le CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS devraient redescendre sous la barre des 2 à 3 %.Le taux de positivité est à près de 6 % actuellement.Or ce n\u2019est pas du tout le portrait qui s\u2019est dessiné dans la dernière semaine en Estrie.Les éclosions sont plus nombreuses que jamais : il y en avait 98 en date de vendredi.Elles touchent tous les milieux sans exception : les hôpitaux et CHSLD (9), les résidences privées pour aînés (RPA) (16), tous les niveaux du réseau scolaire et les services de garde (24), les entreprises avec services à la clientèle (18) et sans services à la clientèle (22), ainsi que d\u2019autres types de milieux (8).Il y a aussi six veilles d\u2019éclosions dans les installations du CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS et deux agrégats actifs, celui dans la MRC du Granit qui compte jusqu\u2019ici 114 personnes, et celui dans la MRC des Sources où jusqu\u2019ici 244 personnes ont été déclarées positives à la COVID-19.LA COVID-19 EN CHIFFRES Un total de 10 577 tests de dépistage de la COVID-19 ont été prélevés en Estrie au cours des sept derniers jours (du 27 novembre au 3 décembre).Le CIUSSS de l\u2019Estrie- CHUS maintient une moyenne d\u2019environ 10 000 tests de dépistage par semaine depuis la mi-septembre.Bonne nouvelle : 4183 personnes sont rétablies de la COVID-19 jusqu\u2019ici.Il reste donc 822 cas toujours actifs dans la région, dont une majorité à Sherbrooke (390), en Haute-Yamaska (220), dans la MRC du Granit (79) et dans la MRC des Sources (44).Depuis le début de la pandémie, le nouveau coronavirus a fauché la vie de 70 Estriens.Trente de ces victimes de la COVID-19 résidaient dans une résidence privée pour aînées (RPA), 21 personnes étaient hospitalisées à l\u2019hôpital ou vivaient en CHSLD, 16 vivaient à domicile et trois habitaient dans une ressource intermédiaire (RI).COVID-19 EN ESTRIE LE VIRUS S\u2019ÉTEND À TOUS LES MILIEUX Le CHSLD Villa-Bonheur de Granby est sans contredit le CHSLD le plus affecté de l\u2019Estrie : vendredi, le bilan faisait état de 73 résidents atteints de la COVID-19 (environ 70 % de tous les résidents), dont deux sont décédés, ainsi que de 35 employés infectés.\u2014 PHOTO JULIE CATUDAL 0044898 petitsentrepreneurs.ca/apprendre En collaboration avec Nouveauté à découvrir ! SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 34 ACTUALITÉS KARINE BLANCHARD karine.blanchard@lavoixdelest.ca Être moustachu n\u2019aura jamais été aussi payant.Parlez-en aux pompiers de Granby et de Shefford, qui ont amassé plus de 4000 $ pour financer des projets en santé masculine à l\u2019occasion du Movember.Durant le mois de novembre, bon nombre de sapeurs ont abandonné leur rasoir pour se faire pousser la moustache dans le but d\u2019amasser des dons.Le moins qu\u2019on puisse dire est que leur initiative a été payante! Les pompiers de Shefford ont récolté pas moins de 2465 $, soit plus du double de leur objectif.Les sapeurs de Granby ont de leur côté recueilli quelque 1721 $ durant la campagne alors que leur objectif était fixé à 1000 $.«Ça s\u2019est bien passé.On est fiers de remettre cette somme- là», fait savoir Émile Gougeon, sapeur et administrateur de la page Facebook de l\u2019Association des pompiers et des pompières de Granby.La pandémie a privé les participants de leur principale source de f inancement, c\u2019est-à-dire leur traditionnel point de collecte dans un endroit public de Granby.Seuls les dons en ligne et ceux offerts par leurs collègues en caserne déposés dans une botte faisant office de tirelire ont pu être amassés.Rappelons que l\u2019argent amassé permet de financer des projets en santé masculine, plus particulièrement les cancers de la prostate et testiculaire ainsi que la prévention du suicide.L e s p o m p i e r s d e G r a n b y espèrent participer à nouveau l\u2019année prochaine.D\u2019ici là, ils poursuivront leur implication pour la Fondation des pompiers du Québec pour les grands brûlés, le Défi ski Leucan et la Boucle du Grand défi Pierre Lavoie.Des moustaches qui rapportent gros ISABEL AUTHIER isabel.authier@lavoixdelest.ca Les derniers jours ont été f e r t i l e s e n é m o t i o n s p ou r le vigneron Christian Bar- thomeuf.Le patron du Clos Saragnat à Frelighsburg est devenu, vendredi, l\u2019un des 85 nouveaux membres de l\u2019Ordre du Canada.Dans la citation le concernant, l\u2019organisation justifie sa nomination ainsi : «Pour avoir inventé le cidre de glace et développé, en respectant la biodiversité agricole, une viticulture adaptée à l\u2019hiver québécois».Véritable légende vivante de la viticulture québécoise, Christian Barthomeuf a d\u2019ailleurs publié, en août dernier, l\u2019ouvrage Autoportrait d\u2019un paysan rebelle - Une histoire de pommes, de vin et de crottin, dans lequel il relate son parcours, ses expériences et ses réflexions sur l\u2019agriculture.Publié aux Éditions du passage, en collaboration avec la nutritionniste Julie Aubé et la photographe Virginie Gosselin, le livre vient de remporter un prix Gourmand Awards, volet national, dans la catégorie «Food Writing».Cette reconnaissance est assortie d\u2019une participation, dans la même catégorie, à la compétition internationale des Gourmand Awards, dont les résultats seront dévoilés le 5 juin 2021 à Paris.De belles nouvelles pour Christian Barthomeuf Les pompiers de Granby (photo) ont récolté 1721 $ alors que leurs collègues de Shefford ont recueilli 2465 $ à l\u2019occasion du Movember.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR L\u2019ASSOCIATION DES POMPIERS ET DES POMPIÈRES DE GRANBY DISPONIBLE SUR 0051345 0051331 lesconstructionsodyssees.com Suivez-nous sur Pour une visite sur rendez-vous, appelez au 450 776-2676 R.B.Q.: 8224-6174-30 Condos luxueux à louer JARDIN OASIS DES MÉMOIRES Cimetière écologique pour cendres Un havre de paix, un lieu de recueillement unique, afin de célébrer la vie en harmonie avec la nature.Une création du COMPLEXE FUNERAIRE GIRARDOT &MENARD.Professionnels en rituels funéraires d\u2019exception, depuis maintenant 109 ans.470, rue Dufferin, Granby I GirarDot-menarD.com I 450 372-4498 laVoixdel\u2019Est SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 35 0051011 A p p r e n e z-e n p l u s s u r n o s o p p o r t u n i t e s d e franchisage prometteuses a mmfoodmarket.com/fr misez sur le surgele A lors q ue le s gen s prepa rent de plu s en plu s de repa s a la mai son, Le s A liment s M&M e s t devenu la fra nc hi se a acq uerir.L e s te m p s c h a n g e n t .N o s m a g a s i n s a u s s i .N o u s re f u s o n s l e s t a t u q u o e t i n n ovo n s c o n s t a m m e n t p o u r n o u s a d a p te r a u x d e f i s a c t u e l s to u t e n a n t i c i p a n t c e u x d e d e m a i n .C\u2019e s t c e q u i ex p l i q u e n o t re s u c c e s d e s 4 0 d e r n i e re s a n n e e s .D E V R A I S A L IM ENT S P O U R L A V R A IE V IE .U N E V R A I E O P P O R T U N I T E . SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 36 Québec.ca/allermieux Info-Social 811 Vous êtes là quand les gens que vous aimez vivent un mauvais moment.Ne vous oubliez pas.Des solutions existent pour aller mieux.Il est possible que la situation actuelle suscite des émotions difficiles ou de la détresse.Il est normal de vivre un certain déséquilibre dans différentes sphères de sa vie.La gestion de ses pensées, de ses émotions, de ses comportements et de ses relations avec les autres peut devenir plus ardue.La plupart des gens arriveront à s\u2019adapter à la situation, mais il demeure important que vous restiez à l\u2019écoute de vos besoins.N\u2019hésitez pas à prendre les moyens nécessaires pour vous aider.Prenez soin de vous \u2022 Misez sur vos forces personnelles et ayez confiance en vos capacités.\u2022 Rappelez-vous les stratégies gagnantes que vous avez utilisées par le passé pour traverser une période difficile.Il n\u2019y a pas de recette unique, chaque personne doit trouver ce qui lui fait du bien.\u2022 Accordez-vous de petits plaisirs (écouter de la musique, prendre un bain chaud, lire, pratiquer une activité physique, etc.).\u2022 Si c\u2019est accessible, allez dans la nature et respirez profondément et lentement.\u2022 Apprenez à déléguer et à accepter l\u2019aide des autres.\u2022 Demandez de l\u2019aide quand vous vous sentez dépassé par les évènements.Ce n\u2019est pas un signe de faiblesse, c\u2019est vous montrer assez fort pour prendre les moyens de vous aider.Laissez vos émotions s\u2019exprimer \u2022 Gardez en tête que toutes les émotions sont normales, qu\u2019elles ont une fonction et qu\u2019il faut se permettre de les vivre sans jugement.\u2022 Verbalisez ce que vous vivez.Vous vous sentez seul?Vous avez des préoccupations?\u2022 Donnez-vous la permission d\u2019exprimer vos émotions à une personne de confiance ou de les exprimer par le moyen de l\u2019écriture, en appelant une ligne d\u2019écoute téléphonique ou autrement.\u2022 Ne vous attendez pas nécessairement à ce que votre entourage soit capable de lire en vous.Exprimez vos besoins.\u2022 Faites de la place à vos émotions et aussi à celles de vos proches.Utilisez judicieusement les médias sociaux \u2022 Ne partagez pas n\u2019importe quoi sur les réseaux sociaux.Les mauvaises informations peuvent avoir des effets néfastes et nuire aux efforts de tous.\u2022 Utilisez les réseaux sociaux pour diffuser des actions positives.\u2022 Regardez des vidéos qui vous feront sourire.Outil numérique Aller mieux à ma façon Aller mieux à ma façon est un outil numérique d\u2019autogestion de la santé émotionnelle.Si vous vivez des difficultés liées au stress, à l\u2019anxiété ou à la détresse, cet outil peut contribuer à votre mieux-être puisqu\u2019il permet de mettre en place des actions concrètes et adaptées à votre situation.Pour en savoir plus, consultez Québec.ca/allermieux Adoptez de saines habitudes de vie \u2022 Tentez de maintenir une certaine routine en ce qui concerne les repas, le repos, le sommeil et les autres activités de la vie quotidienne.\u2022 Prenez le temps de bien manger.\u2022 Couchez-vous à une heure qui vous permet de dormir suffisamment.\u2022 Pratiquez des activités physiques régulièrement, tout en respectant les consignes de santé publique.\u2022 Réduisez votre consommation de stimulants : café, thé, boissons gazeuses ou énergisantes, chocolat, etc.\u2022 Buvez beaucoup d\u2019eau.\u2022 Diminuez ou cessez votre consommation d\u2019alcool, de drogues, de tabac ou votre pratique des jeux de hasard et d\u2019argent.\u2022 Contribuez à l\u2019entraide et à la solidarité tout en respectant vos limites personnelles et les consignes de santé publique.Le fait d\u2019aider les autres peut contribuer à votre mieux-être et au leur.\u2022 Prenez le temps de réfléchir à ce qui a un sens ou de la valeur à vos yeux.Pensez aux choses importantes dans votre vie auxquelles vous pouvez vous accrocher quand vous traversez une période difficile.\u2022 Limitez les facteurs qui vous causent du stress.\u2022 Bien qu\u2019il soit important de vous informer adéquatement, limitez le temps passé à chercher de l\u2019information au sujet de la COVID-19 et de ses conséquences, car une surexposition peut contribuer à faire augmenter les réactions de stress, d\u2019anxiété ou de déprime.Aide et ressources Le prolongement de cette situation inhabituelle pourrait intensifier vos réactions émotionnelles.Vous pourriez par exemple ressentir une plus grande fatigue ou des peurs envahissantes, ou encore avoir de la difficulté à accomplir vos tâches quotidiennes.Portez attention à ces signes et communiquez dès que possible avec les ressources vous permettant d\u2019obtenir de l\u2019aide.Cela pourrait vous aider à gérer vos émotions ou à développer de nouvelles stratégies.\u2022 Info-Social 811 Service de consultation téléphonique psychosociale 24/7 \u2022 Regroupement des services d\u2019intervention de crise du Québec Offre des services 24/7 pour la population en détresse : centredecrise.ca/listecentres \u2022 Service d\u2019intervention téléphonique Service de consultation téléphonique 24/7 en prévention du suicide : 1 866 APPELLE (277-3553) De nombreuses autres ressources existent pour vous accompagner, consultez : Québec.ca/allermieux Soyez là pour vous comme vous l\u2019êtes pour vos proches laVoixdel\u2019Est SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 37 Québec.ca/allermieux Info-Social 811 Vous êtes là quand les gens que vous aimez vivent un mauvais moment.Ne vous oubliez pas.Des solutions existent pour aller mieux.Il est possible que la situation actuelle suscite des émotions difficiles ou de la détresse.Il est normal de vivre un certain déséquilibre dans différentes sphères de sa vie.La gestion de ses pensées, de ses émotions, de ses comportements et de ses relations avec les autres peut devenir plus ardue.La plupart des gens arriveront à s\u2019adapter à la situation, mais il demeure important que vous restiez à l\u2019écoute de vos besoins.N\u2019hésitez pas à prendre les moyens nécessaires pour vous aider.Prenez soin de vous \u2022 Misez sur vos forces personnelles et ayez confiance en vos capacités.\u2022 Rappelez-vous les stratégies gagnantes que vous avez utilisées par le passé pour traverser une période difficile.Il n\u2019y a pas de recette unique, chaque personne doit trouver ce qui lui fait du bien.\u2022 Accordez-vous de petits plaisirs (écouter de la musique, prendre un bain chaud, lire, pratiquer une activité physique, etc.).\u2022 Si c\u2019est accessible, allez dans la nature et respirez profondément et lentement.\u2022 Apprenez à déléguer et à accepter l\u2019aide des autres.\u2022 Demandez de l\u2019aide quand vous vous sentez dépassé par les évènements.Ce n\u2019est pas un signe de faiblesse, c\u2019est vous montrer assez fort pour prendre les moyens de vous aider.Laissez vos émotions s\u2019exprimer \u2022 Gardez en tête que toutes les émotions sont normales, qu\u2019elles ont une fonction et qu\u2019il faut se permettre de les vivre sans jugement.\u2022 Verbalisez ce que vous vivez.Vous vous sentez seul?Vous avez des préoccupations?\u2022 Donnez-vous la permission d\u2019exprimer vos émotions à une personne de confiance ou de les exprimer par le moyen de l\u2019écriture, en appelant une ligne d\u2019écoute téléphonique ou autrement.\u2022 Ne vous attendez pas nécessairement à ce que votre entourage soit capable de lire en vous.Exprimez vos besoins.\u2022 Faites de la place à vos émotions et aussi à celles de vos proches.Utilisez judicieusement les médias sociaux \u2022 Ne partagez pas n\u2019importe quoi sur les réseaux sociaux.Les mauvaises informations peuvent avoir des effets néfastes et nuire aux efforts de tous.\u2022 Utilisez les réseaux sociaux pour diffuser des actions positives.\u2022 Regardez des vidéos qui vous feront sourire.Outil numérique Aller mieux à ma façon Aller mieux à ma façon est un outil numérique d\u2019autogestion de la santé émotionnelle.Si vous vivez des difficultés liées au stress, à l\u2019anxiété ou à la détresse, cet outil peut contribuer à votre mieux-être puisqu\u2019il permet de mettre en place des actions concrètes et adaptées à votre situation.Pour en savoir plus, consultez Québec.ca/allermieux Adoptez de saines habitudes de vie \u2022 Tentez de maintenir une certaine routine en ce qui concerne les repas, le repos, le sommeil et les autres activités de la vie quotidienne.\u2022 Prenez le temps de bien manger.\u2022 Couchez-vous à une heure qui vous permet de dormir suffisamment.\u2022 Pratiquez des activités physiques régulièrement, tout en respectant les consignes de santé publique.\u2022 Réduisez votre consommation de stimulants : café, thé, boissons gazeuses ou énergisantes, chocolat, etc.\u2022 Buvez beaucoup d\u2019eau.\u2022 Diminuez ou cessez votre consommation d\u2019alcool, de drogues, de tabac ou votre pratique des jeux de hasard et d\u2019argent.\u2022 Contribuez à l\u2019entraide et à la solidarité tout en respectant vos limites personnelles et les consignes de santé publique.Le fait d\u2019aider les autres peut contribuer à votre mieux-être et au leur.\u2022 Prenez le temps de réfléchir à ce qui a un sens ou de la valeur à vos yeux.Pensez aux choses importantes dans votre vie auxquelles vous pouvez vous accrocher quand vous traversez une période difficile.\u2022 Limitez les facteurs qui vous causent du stress.\u2022 Bien qu\u2019il soit important de vous informer adéquatement, limitez le temps passé à chercher de l\u2019information au sujet de la COVID-19 et de ses conséquences, car une surexposition peut contribuer à faire augmenter les réactions de stress, d\u2019anxiété ou de déprime.Aide et ressources Le prolongement de cette situation inhabituelle pourrait intensifier vos réactions émotionnelles.Vous pourriez par exemple ressentir une plus grande fatigue ou des peurs envahissantes, ou encore avoir de la difficulté à accomplir vos tâches quotidiennes.Portez attention à ces signes et communiquez dès que possible avec les ressources vous permettant d\u2019obtenir de l\u2019aide.Cela pourrait vous aider à gérer vos émotions ou à développer de nouvelles stratégies.\u2022 Info-Social 811 Service de consultation téléphonique psychosociale 24/7 \u2022 Regroupement des services d\u2019intervention de crise du Québec Offre des services 24/7 pour la population en détresse : centredecrise.ca/listecentres \u2022 Service d\u2019intervention téléphonique Service de consultation téléphonique 24/7 en prévention du suicide : 1 866 APPELLE (277-3553) De nombreuses autres ressources existent pour vous accompagner, consultez : Québec.ca/allermieux Soyez là pour vous comme vous l\u2019êtes pour vos proches SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 38 ARTS ANNE-MARIE GRAVEL amgravel@lequotidien.com La COVID-19 force le report de la 34e édition de La Fabuleuse Histoire d\u2019un Royaume, mais l\u2019équipe de la production n\u2019a pas dit son dernier mot.Un spectacle immersif et déambulatoire intérieur et extérieur, présenté sur quatre scènes et respectant les consignes sanitaires, sera présenté au cours de la saison estivale 2021.Une nouvelle production qui durera le temps de la pandémie et qui pourra ensuite se déplacer sur le territoire au gré des besoins.La pandémie et les mesures sanitaires en place ne laissaient aucun espoir de présenter La Fabuleuse Histoire d\u2019un Royaume dans sa formule habituelle à l\u2019été 2021.Les répétitions auraient dû commencer peu de temps après les Fêtes et réunir plus de 100 comédiens sur une scène est complètement impossible.« On accueille entre 30 000 et 32  000 personnes en 24 représentations.C\u2019est une moyenne de 1250 par soir.Le seuil de rentabilité est à 29 000 spectateurs.C\u2019était donc complètement impossible de présenter le spectacle dans sa formule habituelle, confirme Isabelle Gagnon, directrice générale de Diffusion Saguenay.On a un metteur en scène qui vient d\u2019arriver et dont les spectacles extérieurs sont la spécialité, des comédiens qui veulent jouer, une équipe de professionnels qui ne travaillent pas.On ne pouvait pas être deux ans sans faire de spectacles.» L\u2019équipe s\u2019est donc retroussé les manches et a décidé de créer un tout nouveau spectacle inspiré de La Fabuleuse, tout en respectant les règles en vigueur en zone orange : Les Fabuleuses Histoires de l\u2019Esprit du Fjord.« C\u2019est notre tremplin pour survivre jusqu\u2019à la 35e [édition].On veut conserver notre équipe, nos comédiens bénévoles.Il fallait être inno- vants et créatifs », estime Isabelle Gagnon.Un total de 35 représentations, à raison de cinq soirs par semaine, sont prévues au calendrier, entre le 6 juillet et le 21 août.Elles débuteront à 21 h afin de bénéficier de la noirceur.La scène du Théâtre du Palais municipal sera utilisée.Les spectateurs se retrouveront directement sur les planches avec les comédiens.Trois autres scènes extérieures mobiles seront aménagées aux alentours de la salle de spectacle.Elles demeureront fixes pour la période estivale, mais pourront ensuite être déplacées pour animer des événe- ments corporatifs, accueillir les croi- siéristes ou faire des spectacles sur les glaces.« Il faut demeurer grandiose », avance Isabelle Gagnon.Chaque soir, l\u2019équipe de La Fabuleuse pourra accueillir 400 spectateurs, divisés en quatre groupes qui se déplaceront d\u2019une scène à l\u2019autre, accompagnés par un guide.Chaque tableau sera d\u2019une durée d\u2019environ 15 minutes pour une expérience complète de 1 h 15 à 1 h 30.« Même les déplacements feront partie de l\u2019expérience, promet Jimmy Doucet, metteur en scène du spectacle.Il faut que les gens soient captivés.Chacune des scènes sera adaptée à son environnement.La structure extérieure du Palais municipal pourra également être utilisée.Un beau travail se fait pour inventer le parcours qui est aussi important que les scènes elles-mêmes.» Jimmy Doucet tient à ce que la production rappelle La Fabuleuse.LA FABULEUSE LANCE UN NOUVEAU SPECTACLE POUR 2021 L\u2019équipe de création promet un spectacle à grand déploiement où la magie et la technologie seront au rendez-vous.\u2014 PHOTO ARCHIVES LE PROGRÈS 0052014 granby.ca La Ville veut connaître ton opinion ! POLITIQUE DE PARTICIPATION CITOYENNE SONDAGE : partage ta vision du skatepark idéal Sondage à remplir en ligne jusqu\u2019au 3 janvier 2021 au granby.ca/skatepark laVoixdel\u2019Est SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 39 ARTS Le nouveau spectacle présenté par l\u2019équipe de La Fabuleuse sera offert à 35 reprises, du 6 juillet au 21 août.\u2014 PHOTO COURTOISIE L\u2019auteur et metteur en scène Jimmy Doucet travaille avec son équipe à la création d\u2019un spectacle à la fois grandiose et répondant aux règles sanitaires en place l\u2019été prochain.\u2014 PHOTO ARCHIVES LE PROGRÈS La Fabuleuse Histoire d\u2019un Royaume a généré des retombées économiques de plus de 6,4 M$ grâce à ses 31 028 spectateurs, qui ont quitté le Théâtre du Palais municipal de La Baie avec un taux de satisfaction frôlant la perfection en 2019.Il y avait 10 ans que La Fabuleuse n\u2019avait pas mis à jour une étude sur ses retombées économiques.Une nouvelle étude sur l\u2019achalandage, la provenance et l\u2019évaluation des dépenses touristiques faites lors d\u2019une saison de représentations a été réalisée dernièrement.Les résultats du sondage ont conforté l\u2019équipe de La Fabuleuse dans sa décision de présenter un spectacle adapté à la situation sanitaire en 2021.Les données permettant de dresser le portrait de la situation devaient être celles de 2020.Comme la saison n\u2019a pu avoir lieu, celles de 2019 ont été utilisées dans le cadre du sondage effectué par Segma Recherche, selon les normes de Tourisme Québec.Ainsi, les données révèlent que 6 437 031 $ en retombées économiques générées par les visiteurs dans la région sont attribuables à l\u2019événement.Le spectacle a attiré 31 028 spectateurs, dont 80,6 % sont des touristes, 7,6 % des excursionnistes \u2013 des gens qui habitent à plus de 50 kilomètres du lieu de diffusion, mais qui font l\u2019aller-retour \u2013, 11,8 % des locaux.Le spectacle a également généré 85 020 nuitées dans la région.La majorité, soit 62,7 % d\u2019entre elles, a bénéficié aux hôtels, 19,9 % aux campings, 13 % des nuitées ont eu lieu chez des parents ou amis et 9,7 % dans des Airbnb.La renommée du spectacle se fait également sentir dans les données : 95,6 % des gens qui y ont assisté en avaient entendu parler et 67 % des spectateurs sont venus dans la région spécialement pour le voir.Les spectateurs sondés affichent également un taux de satisfaction élevé de 93,5 % quant à leur expérience.Les répondants ont affirmé être satisfaits de la qualité de l\u2019organisation dans une proportion de 97,1 % ; de la qualité du spectacle, à 94,7 %.De plus, 94,7 % d\u2019entre eux recommanderaient le spectacle.« Notre bulletin arrivait à point pour nous confirmer qu\u2019il fallait continuer de faire vivre La Fabuleuse, affirme Isabelle Gagnon, directrice générale de Diffusion Saguenay.Avec un taux de notoriété de 95,6 % et un taux de satisfaction impressionnant, il est impératif de continuer de miser sur nos acquis et de continuer d\u2019innover en ce sens. » « Le dernier sondage remontait à plusieurs années.Avec le sondage qu\u2019on a eu, on a vu que ça ferait mal aux hôteliers et aux restaurateurs si on ne faisait rien.On a connu des années où on recevait de 20 000 à 21 000 spectateurs.Il faut garder l\u2019engouement.Continuer le spectacle, c\u2019est gagnant pour tout le monde », estime Phil Desgagné, président du conseil d\u2019administration de Diffusion Saguenay.LE QUOTIDIEN Des retombées économiques de 6,4 M$ Les Fabuleuses Histoires de l\u2019Esprit du Fjord 140 comédiens en alternance pour un total de 40 par soir 5 soirs par semaine 35 représentations 400 places par spectacle 1M$ de budget nécessaire Portrait des spectateurs en 2019 80,6% de touristes 11,8 % de locaux 7,6 % d\u2019excursionnistes 69,4% du Québec 9,5% autres pays 2,7% du Canada Retombées économiques dans la région en 2019 6 447 031$ de dépenses générées par les visiteurs et attribuables au spectacle 85 020 nuitées générées Taux de satisfaction, de notoriété et d\u2019attractivité Expérience: 93,5% Qualité de l\u2019organisation: 97,1% Qualité du spectacle: 94,7% Recommandation: 94,7% Notoriété: 95,6% Attractivité: 67% Source: Segma Recherche « C\u2019est un spectacle présenté par l\u2019équipe créative de La Fabuleuse et il y a l\u2019étampe de La Fabuleuse dessus.Je veux que les gens reconnaissent les particularités qui ont donné sa notoriété au spectacle.» Quant à l\u2019histoire, elle racontera ce qu\u2019ont vécu les premiers colons à leur arrivée au Saguenay.« Cette fois, c\u2019est le côté humain qui permet de raconter.J\u2019ai eu accès à des documents datant de 1934-1935.Des personnes de la région sont allées interroger des gens âgés sur ce qu\u2019ils ont vécu lors de la colonisation.Il y a des histoires incroyables.» L\u2019Esprit du fjord, élément central de La Fabuleuse Histoire d\u2019un Royaume, racontera l\u2019histoire.Chaque emplacement proposera quelques places assises, de même que des abris pour se protéger en cas de mauvais temps.Les représentations devront toutefois être annulées en cas d\u2019orage.140 COMÉDIENS À RELAIS Évidemment, le nouveau spectacle ne peut réunir le même nombre de comédiens.Un total de 140 comédiens bénévoles participeront au spectacle en alternance, à raison de 40 par soir.Ils seront divisés en quatre groupes afin d\u2019animer les différentes scènes.Comme plusieurs familles sont impliquées, les bulles familiales permettront une proximité entre certains des comédiens.« On traite chaque groupe comme un rassemblement différent, chaque tableau comme un spectacle diffé- rent dans la préparation », explique Jimmy Doucet.BUDGET Quant au budget, près de 1 M $ seront nécessaires pour la création et la présentation du spectacle.« La Ville appuie nos démarches.On a présenté le projet à la Commission des arts et au bureau de la mairesse.Les gens sont contents de voir qu\u2019on s\u2019est revirés de bord.Des demandes ont été déposées auprès de Développement économique Canada, au niveau du tourisme et auprès de quelques entreprises privées.Si la Ville nous aide avec un montant similaire aux autres années, avec la vente de billets et notre budget annuel, entre 65 et 70 % du budget est déjà attaché.On va s\u2019adapter selon les budgets qui se confirment.» Une billetterie sans contact sera mise en place.« On n\u2019est pas dans l\u2019urgence pour la mise en vente des billets.En attendant, ceux qui veulent offrir le spectacle en cadeau peuvent le faire avec des cartes- cadeaux de Diffusion Saguenay qui pourront être utilisées », souligne Claudine Bourdages, directrice de la programmation et du marketing de Diffusion Saguenay.0048815 0051375 en accessoires de salle de bains et cuisine #1 www.plomberiesabourin.com 632 Dufferin, Granby 450 372-1138 66, rue Court,bureau 214,Granby 4 5 0 9 9 1 - 4 1 1 7 www.CliniquePodiatriqueGranby.ca Placez vos pieds entre bonne mains! - Orthèses plantaires sur mesure - Ongles incarnés, callosités - Douleurs pieds, genoux, dos - Verrues plantaires ** Pour enfants et adultes Le podiatre : le professionnel de confiance pour la santé des pieds Membres de l\u2019Ordre des podiatres du Québec Dre Geneviève Payette, podiatre Dre Stéphanie Blum, podiatre Couvert par la majorité des régimes d\u2019assurance privés.Aucune référence médicale nécessaire. SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 40 CHRONIQUES La mission de «capitaine Canada» P ascal Bérubé se fait un malin plaisir d\u2019asticoter François Legault chaque fois qu\u2019il le peut.Par exemple, en qualifiant son ancien collègue péquiste de « capitaine Canada ».M.Legault n\u2019a aucun attachement sentimental envers l\u2019ensemble canadien.Le péquiste Bérubé le sait parfaitement.Chaque fois que le premier ministre caquiste parle du Canada, il laisse d\u2019ailleurs entendre qu\u2019il ne s\u2019agit à ses yeux que d\u2019une relative bonne affaire financière pour le Québec.« Actuellement, on reçoit 13 milliards par année du gouvernement fédéral en péréquation.» C\u2019est ce qu\u2019il a rétorqué mardi au député de Matane, qui venait de le surnommer « capitaine Canada ».La semaine précédente, entre deux phrases, M.Legault avait dit à peu près la même chose à la solidaire Manon Massé : « Aujourd\u2019hui, on peut dire que le gouvernement du Québec reçoit à peu près une dizaine de milliards de plus que ce qu\u2019il envoie [à Ottawa].Donc, je voudrais que la cheffe de Québec solidaire nous explique un peu où elle trouverait ces 10 milliards dans un Québec souverain.» François Legault demeure mû par une conviction forte sur toute cette question du Québec et du Canada.Cette conviction porte sur l\u2019échec à venir de la « stratégie du Parti québécois » de tenir un référendum dans un premier mandat.C\u2019est ce qu\u2019il a redit cette semaine.NOUVEL ARGUMENT Cette passe d\u2019armes entre François Legault et Pascal Bérubé s\u2019est insérée au milieu d\u2019échanges portant sur l\u2019énoncé économique présenté lundi à Ottawa par Chrystia Freeland.La ministre des Finances du Canada a annoncé que le déficit budgétaire fédéral pour l\u2019année en cours devrait s\u2019élever à 382 milliards $.Ce qu\u2019il faut savoir, c\u2019est que le gouvernement Legault pense avoir trouvé dans l\u2019énoncé de Mme Freeland un nouvel argument pour tenter de convaincre Ottawa de hausser ses transferts en santé.Il a relevé qu\u2019on y indique que le déficit structurel du fédéral « ne serait que » de l\u2019ordre de 25 milliards $ dans cinq ans.Selon Québec, le gouvernement fédéral posséderait donc une meilleure capacité fiscale que les provinces, des marges de ma- nœuvre plus grandes qu\u2019elles.François Legault et ses homologues provinciaux feront valoir cet argument à Justin Trudeau ce jeudi 10 décembre lors d\u2019une conférence téléphonique extraordinaire.Ce sera le coup d\u2019envoi d\u2019une longue négociation sur les transferts en santé.« Déséquilibre fiscal » façon 2020?Précisons tout de même que les cibles de déficit au palier fédéral ne tiennent pas compte du projet triennal de relance de 70 à 100 milliards que le gouvernement Trudeau entend présenter au printemps.Chaque fois que 10 dollars ont été dépensés par les gouvernements au Canada depuis mars pour faire face à la pandémie, huit l\u2019ont été par Ottawa.Et une bonne part l\u2019a été pour le domaine de la santé.Mais il ne s\u2019agit pas de dépenses récurrentes.Or, les dépenses dans les CHS- LD et les hôpitaux augmentent sans cesse et plus vite que tout le reste en raison, entre autres, du vieillissement de la population.Et elles reviendront chaque année.Et les transferts fédéraux en santé ne croissent pas à la hauteur des besoins.LA CASQUETTE QUÉBEC La casquette de « capitaine Canada » n\u2019intéresse pas François Legault.Celle de « capitaine Québec », oui.Sur le front des relations Québec- Ottawa, il se félicite de quelques gains réalisés sous sa gouverne : 250 millions de compensation pour les demandeurs d\u2019asile, participation du Québec à la nomination des juges à la Cour suprême, entente sur la formation de la main-d\u2019œuvre, plus d\u2019un milliard pour les infrastructures et 172 millions pour la lutte à l\u2019itinérance.Le couvre-chef de capitaine Québec qu\u2019il veut porter tiendra cependant mieux lorsqu\u2019il aura convaincu Ottawa de collaborer au projet d\u2019élargir la loi 101 aux entreprises à charte fédérale.Et que lui et ses homologues provinciaux et territoriaux auront convaincu le gouvernement fédéral de faire croître les transferts en santé de façon importante.« De façon importante », car les 6 milliards $ de plus par année que Québec dit espérer d\u2019Ottawa pour son propre budget en santé constituent surtout une position de négociation.À Québec, ceux qui portent ce dossier ne doivent pas eux-mêmes croire décrocher un tel gain un jour.Ce n\u2019est pas à l\u2019atteinte de cette somme qu\u2019il faudra mesurer le succès de M.Legault sur ce front, mais au fait que les aiguilles bougent significativement.L\u2019éventuelle hausse des transferts en santé devra toutefois se régler sans « normes nationales » canadiennes.On continue d\u2019ailleurs de se demander où va le gouvernement Trudeau avec cette exigence de normes précises.Elle est idéologique.Pas du tout pragmatique.Au final, il sera bien suffisant que les uns et les autres s\u2019entendent simplement pour dire que les nouvelles sommes devront être dépensées dans les soins de santé en général.Rien de plus.JEAN-MARC SALVET CHRONIQUE jmsalvet@lesoleil.com La casquette de «capitaine Canada» n\u2019intéresse pas François Legault.Celle de «capitaine Québec», oui.\u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE, JACQUES BOISSINOT 0048992 0043526 0043549 19 Principale, Granby \u2022 450 991-0600 www.literieplusdesign.com DRAPS EN SOLDE.flanelle, santé, coton et bambou Pour Noël, offrez-vous le confort .Joyeuses Fêtes! 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l\u2019argent.Les médias locaux ont droit à leur juste part.Les gouvernements d\u2019autres pays se tiennent debout face aux géants du web.Il est temps pour le Canada de niveler les règles du jeu en matière de numérique pour les médias locaux.L\u2019AVENIR DE VOS MÉDIAS LOCAUX EST EN JEU Renseignez-vous à : nivelerlesreglesdujeu.ca * Projet de recherche sur la concentration des médias canadiens, 2020 SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 42 ACTUALITÉS SAMUEL DUCHAINE sduchaine@lequotidien.com Depuis le début de la pandémie au Québec, en mars, les transactions, les achats, les échanges de données et la présence en ligne ont fait un bond considérable.À l\u2019approche de la période des Fêtes, ce phénomène est d\u2019autant plus vrai.Mais avec tout ça, le nombre de fraudes en ligne se multiplie à un rythme effréné, d\u2019où l\u2019importance de mettre en garde les internautes contre les fraudeurs potentiels.Le Service de police de Saguenay (SPS) avoue avoir constaté une nette augmentation des dossiers de fraude au sein de ses services d\u2019enquêtes depuis le mois de mars, particulièrement les dossiers des fraudes par ordinateur, d\u2019achats en ligne, des fraudes de la Prestation canadienne d\u2019urgence et les vols d\u2019identité.«On a déjà une augmentation par rapport à l\u2019année dernière, et l\u2019année n\u2019est pas finie.Nous n\u2019avons pas encore les chiffres f i nau x p ou r 2 0 2 0 et d éjà o n dépasse 2019.On veut profiter de ce temps pour sensibiliser les gens aux types de fraudes et donner des conseils pour les éviter», explique l\u2019agente à l\u2019unité de la prévention et des communications du SPS, Andréanne Nolin.RESTER ALERTE Selon les chiffres du Centre anti- fraude du Canada, les fraudes en ligne ont augmenté de 203 % depuis 2015.En 2019, le montant total des pertes était de 104 millions $ et au 30 novembre, le montant pour l\u2019année 2020 était déjà à 89 millions $, avant la période la plus forte, le temps des Fêtes.«C\u2019est une période très critique pour la fraude.Les gens cherchent des objets et sont p r e s s é s d e f a i r e d e s a c h a t s rapides.Malheureusement, trop souvent, ils se rendent compte plus tard qu\u2019ils se sont fait frauder et il est trop tard», souligne le porte-parole du SPS, Bruno Cormier.Au t a nt l e s e nt re p r i s e s q u e les particuliers sont victimes de fraudes.Selon Mme Nolin, il est important d\u2019être alerte et de prendre son temps avant d\u2019effectuer ses achats en ligne ou via les plateformes de revente, car dans la majorité des cas, l\u2019argent perdu ne reviendra jamais.«Ce qu\u2019on souhaite, c\u2019est que les citoyens soient en mesure de faire les bons choix.Il faut valider l\u2019information et se fier à son instinct.On invite aussi les gens à dénoncer les fraudes, même si la personne n\u2019a pas été une victime.Ce sont souvent des pertes financières importantes e t m ê m e s i l e f rau d e u r e st retrouvé et arrêté, on ne revoit pas l\u2019argent ou la marchandise perdue», soutient Andréanne Nolin.À L\u2019APPROCHE DES FÊTES, GARE AUX FRAUDES Les agents Andréanne Nolin et Bruno Cormier mettent en garde la population contre les fraudes en cette période des Fêtes où l\u2019achat en ligne est maître.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, ROCKET LAVOIE 1 LES VENTES DE MARCHANDISES Une des fraudes les plus courantes est celle entourant les ventes de marchandis es sur les sites de reventes ou les petites annonces.C\u2019est souvent la porte d\u2019entrée pour prendre contact avec les victimes.Ils peuvent vendre divers articles et demander un acompte ou le paiement total avant de vous remettre l\u2019objet, après quoi le vendeur disparaît.Cette technique a été notamment observée pour l\u2019adoption d\u2019animaux.« L a p a n d é m i e a c r é é u n engouement pour l\u2019adoption d\u2019animaux, ce qui entraîne une pénurie chez les éleveurs et même à la SPCA.À Saguenay, u n e d i z a i n e d e c a s c o n c e r- nant l\u2019achat d\u2019animaux ont été dénoncés depuis le début de la pandémie.Soit de faux éleveurs demandent des acomptes pour des chiots qui n\u2019arrivent jamais, ou des fraudeurs offrent d e s a n i m a u x g r a t u i t e m e n t , mais demandent de l\u2019argent pour le transport ou les vaccins.Les victimes ont perdu de gros montants d\u2019argent passant de 100 $ à près de 1000 $», explique Andréanne Nolin, agente à l\u2019unité de la prévention et des communications du SPS.Les mêmes conseils reviennent souvent pour plusieurs types de fraudes.Évidemment, le premier qui vient en tête des policiers, c\u2019est de ne jamais payer avant de recevoir l\u2019objet désiré.«En général, si le prix demandé semble trop beau pour être vrai, il s\u2019agit d\u2019une arnaque.Dès que la petite voix de la raison se fait entendre, on devrait l\u2019écouter», ajoute Bruno Cormier, qui conseille également de faire des recherches sur le vendeur et de poser des questions afin de s\u2019assurer qu\u2019il a bien la marchandise convoitée.2 BESOIN URGENT L\u2019urgence est aussi souvent utilisée, notamment dans le cas de paiements à des organisations gouvernementales ou la fraude des grands-parents.«Le fraudeur se fait passer pour un petit-enfant et supplie le grand-père ou la grand-mère de ne pas dire à ses parents qu\u2019il a des ennuis.Cela crée chez les grands-parents de l\u2019angoisse et un sentiment d\u2019urgence dans le but de leur soutirer rapidement de l\u2019argent.Le fraudeur peut aussi se faire passer pour un proche et cibler une personne qui n\u2019est pas nécessairement un aîné», raconte Mme Nolin.Pour contrer cette tentative, elle suggère d\u2019en PETIT GUIDE DES PIÈGES À ÉVITER «Si le prix demandé semble trop beau pour être vrai, il s\u2019agit d\u2019une arnaque» \u2014 L\u2019agente Andréanne Nolin 0051282 laVoixdel\u2019Est SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 ACTUALITÉS 43 parler à un proche pour savoir si la situation est véridique.Le même genre de stratagème est utilisé pour les paiements.Le fraudeur tente de stimuler l\u2019angoisse et la panique.«Les o r g a n i s m e s g o u v e r n e m e n - taux n\u2019emploient pas de ton menaçant ou n\u2019effectuent pas u n e p r e s s i o n i n d u e a u p r è s d e s c i t o y e n s p o u r d e t e l l e s demandes.Jamais ils ne vont demander un paiement par messagerie texte, par courriel ou par téléphone», explique Andréanne Nolin.Encore une fois, les gestes à faire sont de poser des questions et de se renseigner sur la provenance de la communication, mais aussi de ne pas se fier au nom ou au numéro sur l\u2019afficheur.Dans le doute, il ne faut jamais envoyer d\u2019argent ou des informations personnelles.«Ne donnez jamais vos ren- s e i g n e m e n t s p e r s o n n e l s o u financiers, comme le numéro d\u2019assurance sociale, numéro de passeport, numéro de permis d e c o n d u i re e t l e s d o n n é e s de cartes de crédit.N\u2019ouvrez aucune pièce jointe et ne cliquez sur aucun lien avant de vérifier d\u2019où vient le message», ajoute Mme Nolin.3 FRAUDE À L\u2019IDENTITÉ Les fraudeurs peuvent aussi voler vos informations personnelles en piratant votre ordinateur, par courriel contenant des logiciels malveillants ou espions par exemple, en fouillant vos poubelles ou en volant votre portefeuille.Avec une seule information, il peut être difficile de voler l\u2019identité, mais quand on rassemble plusieurs données, il devient de plus en plus facile d\u2019utiliser votre identité pour frauder.Cette méthode a été grandement utilisée dans le cas de la Prestation canadienne d\u2019urgence.À Saguenay seulement, on parle d\u2019une quarantaine de cas.«Le suspect peut usurper le compte en ligne d\u2019un prestataire pour changer le compte bancaire où le dépôt est fait.Il pourrait aussi faire une demande en votre nom et recevoir l\u2019argent.Il peut aussi arriver que quelqu\u2019un vous propose de vous aider à faire une demande en échange d\u2019un montant.Évitez de mettre trop de renseignements sur les médias sociaux et déchiquetez les documents qui contiennent des informations avant de les jeter», conseille la policière.4 FRAUDE LA GUICH Il s\u2019agit d\u2019un stratagème qu\u2019uti l ise un fraudeur pour initier un contact avec une victime sur les médias sociaux et lui faire miroiter la possibilité de gagner un montant d\u2019argent très facilement.Il tentera de convaincre la victime de lui «prêter son compte bancaire» pour effectuer une ou des transactions en échange d\u2019une compensation financière.«Dans ce contexte, le citoyen participe au stratagème et pourrait faire face à des accusations criminelles», soutient Mme Nolin.5 FAUX CONCOURS Les concours frauduleux sur les médias sociaux sont nombreux, notamment en raison du fait que les internautes ne sont pas méfiants.Le fraudeur peut aussi prendre un concours réel, se faire passer pour l\u2019organisateur et vous faire croire que vous avez gagné, dans le but de soutirer vos informations.«Pour reconnaître ces fraudes, vérifiez leur page, la date de création et la présence de lien avec l\u2019entreprise.Il y a aussi beaucoup de fautes de français et lorsqu\u2019ils vous annoncent que vous êtes un gagnant, ils vont demander des informations personnelles ou votre numéro de carte de crédit afin de payer, par exemple, les frais de transport de votre prix.» 6 ARNAQUE AMOUREUSE L\u2019a r n a q u e a m o u r e u s e n e d a t e p a s d\u2019 h i e r.L e f ra u - deur entre en contact avec sa v i c t i m e p a r l \u2019e n t re m i s e d e s médias sociaux ou des sites de rencontres.Il établit un lien de confiance avec elle et lui dévoile de prétendus sentiments amoureux.Une fois la relation virtuelle établie, i l prétexte des problèmes financiers afin d\u2019inciter la victime à lui envoyer de l\u2019argent.« Ils demeurent patients de manière à consol ider ladite relation, mais ne sont jamais en mesure de vous voir pour plusieurs raisons, souvent ils demandent de lui envoyer de l\u2019argent.Ils vont vous demander pardon, réitérer leurs sentiments et tenter de vous soutirer davantage d\u2019argent à l\u2019aide d\u2019un nouveau stratagème.N\u2019envoyez jamais d\u2019argent à une personne que vous ne connaissez que virtuellement et refusez toute transact ion p our une t ierce personne, mais aussi, évitez de partager des photos ou vidéos explicites.» LE QUOTIDIEN PETIT GUIDE DES PIÈGES À ÉVITER 0050809 Et plus! Démarreur à distance Toit ouvrant panoramique Volant et sièges chauffants Attache-Remorque | Barres de toit TAUX DE 0,99% MOIS 51 PENDANT 995$ D\u2019ACOMPTE /MOIS 559$ Location à LIMITED 2020 (DÉMO) OUVERT LE SAMEDI SHERBROOKE SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 44 CHRONIQUES U n endroit zen, rempli d\u2019émotions, de rires et de sourires.Un endroit magique où la vie est célébrée.Que décrivent ainsi Guillaume Lavoie et Juliette Pelletier, deux jeunes au début de la vingtaine?Les maisons de soins palliatifs où ils sont bénévoles.Des jeunes qui font du bénévolat, ça existe.C\u2019est fortement recommandé, voire obligatoire, dans certains programmes d\u2019études.Des jeunes qui font du bénévolat dans les milieux de soins palliatifs et aident des personnes en fin de vie, c\u2019est beaucoup plus rare.L\u2019Association québécoise de soins palliatifs (AQSP) estime qu\u2019environ 5 % de ses bénévoles sont âgés de moins de 30 ans.Une réalité qui n\u2019est pas sans conséquence en temps de pandémie de COVID-19.Au printemps, lorsque les personnes de plus de 70 ans ont été invitées à rester à leur domicile, les maisons de soins palliatifs ont perdu leur précieuse contribution.La majorité des bénévoles sont des retraités.«Une maison qui pouvait compter sur 200 bénévoles s\u2019est retrouvée avec une quarantaine», rapporte Manon Langevin, coordonnatrice des bénévoles à l\u2019AQSP.Heureusement, des jeunes ont accepté de doubler et tripler leur temps de présence.L\u2019implication de jeunes adultes dans un centre en attire d\u2019autres, observe Mme Langevin.Ils deviennent des modèles, ils font savoir que ce type d\u2019engagement social est possible pour eux même s\u2019ils débutent leur vie et que ceux qu\u2019ils soutiennent en sont à leur dernière phase.Les moins de 30 ans représentent aujourd\u2019hui 20 % du personnel bénévole d\u2019une des maisons de soins palliatifs au Québec.Une exception.Selon la présidente de l\u2019AQSP, la Dre Louise LaFontaine, il n\u2019est pourtant pas plus difficile de faire du bénévolat en soins palliatifs que dans un autre milieu.Il serait aussi faux de penser que tout y est triste, sombre, larmoyant et que ces lieux sont réservés aux gens qui ont du vécu ou qui ont déjà accompagné un proche mourant.Ce n\u2019est pas uniquement pour élargir son champ de recrutement que l\u2019AQSP vient de lancer dans les réseaux sociaux une campagne avec divers témoignages pour convaincre les jeunes que le bénévolat en soins palliatifs, c\u2019est pour tous les âges.C\u2019est aussi parce que la diversité, en ce domaine comme dans bien d\u2019autres, s\u2019avère très bénéfique.Louise LaFontaine et Manon Langevin expliquent en entrevue téléphonique que le «multigénéra- tionnel» dans les milieux de soins palliatifs fait du bien et rapporte à tout le monde.À la personne qui s\u2019engage et donne de son temps.Aux malades qui ont l\u2019âge des parents et des grands-parents des jeunes bénévoles.À l\u2019équipe soignante.Aux autres bénévoles plus âgés.Les jeunes en témoignent.Juliette Pelletier, étudiante en médecine à l\u2019Université Laval, est depuis l\u2019été dernier bénévole à la Maison Source Bleue, à Boucherville.Elle raconte dans sa vidéo que côtoyer des personnes en fin de vie lui permet de mettre des choses en perspective, de donner un sens au quotidien.Elle a réalisé, en partageant des moments avec des malades, que des situations qui peuvent paraître simples et banales \u2014 regarder un ruisseau, observer un oiseau \u2014 sont synonymes de grands bonheurs.Laurie, une étudiante de 18 ans, est déjà pour sa part bien consciente de la fragilité de la vie.Son père est mort lorsqu\u2019elle avait 13 ans.Apporter son aide dans les milieux de soins palliatifs lui rappelle que les gens ne sont ni acquis ni éternels, que les jours et les heures sont comptés.Les tâches qui attendent les jeunes bénévoles?Aider un malade à manger, à s\u2019habiller, à sortir du lit.Le déplacer à l\u2019extérieur, lui tenir compagnie.Jouer avec lui s\u2019il s\u2019agit d\u2019un enfant.Les bénévoles, s\u2019ils ont plus de 18 ans, aident les soignants à prodiguer des soins.Les services des plus jeunes sont sollicités à la cuisine, à l\u2019entretien, à la réception.Les bénévoles reçoivent une formation et sont aussi accompagnés d\u2019un mentor.«Ils sont préparés à l\u2019aspect psychologique de leurs actions, à la place des gestes et des paroles», explique la Dre LaFontaine.«On est dans la relation humaine.L\u2019âge n\u2019a pas d\u2019importance.» Elle souligne qu\u2019en soins palliatifs, il n\u2019y a plus de temps à perdre.On entre vite dans l\u2019intimité des gens.«Pas de masque, pas de maquillage.» «Les jeunes projettent des voyages humanitaires.Ils rêvent de changer le monde, de faire une différence», ajoute Manon Langevin.Les maisons de soins palliatifs leur donnent cette place, cette opportunité.La Dre LaFontaine croit que les jeunes qui s\u2019engagent socialement dans ce domaine porteront un autre regard sur les soins palliatifs et la fin de vie.Ils vont découvrir que ce n\u2019est pas épouvantable, triste et lourd constamment, et que l\u2019humain entre en relation avec les autres jusqu\u2019à son dernier souffle.Comme l\u2019a écrit et chanté Félix Leclerc, c\u2019est grand la mort, c\u2019est plein de vie dedans.BRIGITTE BRETON CHRONIQUE bbreton@lesoleil.com «Les jeunes rêvent de changer le monde, de faire une différence» \u2014 La coordonnatrice des bénévoles à l\u2019Association québécoise de soins palliatifs, Manon Langevin Pour Juliette Pelletier, côtoyer des personnes en fin de vie lui permet de donner un sens au quotidien.\u2014 PHOTO TIRÉE D\u2019UNE VIDÉO DE L\u2019AQSP AUPRÈS DES MOURANTS À 20 ANS 0051380 0051784 PNEUS ET MÉCANIQUE 2000, rue Principale Est, Farnham 450 293-3127 Je m\u2019en occupe DE VotrE EntrEtiEn général Service 360o nATHALIe BÉLAnD ATeLIer mÉcAnIque p.HAmAn PRÊT DE CONTENEURS + contenants SERVICE DE RAMASSAGE POUR GROS VOLUME ACHAT DE MÉTAUX FERREUX ET NON FERREUX Lundi au vendredi 7h30-17h00 metauxdoucet.com Lundi au vendredi 8h00 à 17h00 Samedi 8h00 à 12h00 laVoixdel\u2019Est SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 45 * L\u2019offre « Recevez un rabais de 500 $ à l\u2019achat ou à la location » est disponible à l\u2019achat ou à la location de certains modèles 2020 et 2021 sélectionnés.Visitez votre concessionnaire Subaru participant pour tous les détails.L\u2019offre est valide jusqu\u2019au 31 décembre 2020.** L\u2019offre de location s\u2019applique au modèle illustré, la Crosstrek 2.0 Commodité 2021 (MX1 CP), à transmission manuelle, dont le prix de détail suggéré est de 25 950 $ (taxes en sus).L\u2019offre de location comprend 208 paiements de 73 $ (taxes en sus) par semaine pour un terme de 48 mois avec un acompte de 0 $.Le premier paiement de 73 $ est requis à la signature du contrat.Le montant total exigé avant le début de la location est de 83,93 $ (taxes incluses).La location est basée sur une allocation annuelle de 20000 km.Des frais de 0,10 $/km seront facturés pour les kilomètres excédentaires.Les frais d\u2019inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers, les frais de transport et de préparation, les droits spéci?ques sur les pneus neufs et les frais d\u2019administration sont inclus.Le permis de conduire, l\u2019immatriculation (prix varie selon le client) et les assurances sont en sus.Le concessionnaire peut louer à prix moindre.L\u2019offre et les spéci?cations techniques peuvent changer sans préavis.Le ?nancement est offert sous réserve de l\u2019approbation de crédit des Services Financiers Subaru par TCCI.L\u2019offre est en vigueur jusqu\u2019au 31 décembre 2020.Certaines conditions s\u2019appliquent.1.EyeSightMC est un système d\u2019assistance au conducteur qui peut ne pas fonctionner dans certaines conditions.Il incombe en tout temps au conducteur d\u2019adopter une conduite sécuritaire et prudente.L\u2019ef?cacité du système dépend de nombreux facteurs, tels que l\u2019entretien du véhicule ainsi que les conditions météorologiques et routières.Consultez le Manuel du propriétaire pour les détails de fonctionnement et les limites.2.Les cotes de sécurité sont attribuées par l\u2019Insurance Institute for Highway Safety (IIHS).Visitez le www.iihs.org pour connaître les méthodes de tests.3.ALG 2020, Subaru a la meilleure valeur de revente (cumulatif) depuis les 10 dernières années, devant toutes les autres marques grand public.Visitez votre concessionnaire Subaru participant pour tous les détails.Crosstrek et Subaru sont des marques déposées.quebecsubaru.ca Association des concessionnaires Subaru du Québec SUBARU GRANBY Granby SUBARUMÉTROPOLITAIN Saint-Léonard SUBARUMONTRÉAL Montréal SUBARU DE LAVAL Laval SUBARU BROSSARD Brossard SUBARU SAINTE-AGATHE Sainte-Agathe-Des-Monts SUBARU SAINT-HYACINTHE Saint-Hyacinthe SUBARU REPENTIGNY Repentigny SUBARU DES SOURCES Dorval SUBARU RIVE-NORD Boisbriand JOLIETTE SUBARU Joliette SUBARU SAINTE-JULIE Sainte-Julie LACHUTE SUBARU Lachute Le Québec, c\u2019est une panoplie de produits du terroir.Pro?tez-en.Montant total exigé avant le début de la location : 83,93 $ (taxes incluses).Location basée sur une allocation annuelle de 20 000 km avec kilométrage additionnel de 0,10 $ le km.\u2022 Traction intégrale symétrique \u2022 Moteur BOXER® 25950$ Transport, préparation et frais d\u2019administration inclus, taxes en sus Prix de détail suggéré de VÉHICULE À ÉMISSIONSQUASI NULLES 73$** par semaine taxes en sus 208 paiements à partir de acompte 0$ mois 48 Location de 3 avec système EyeSightMC1 et phares spéci?ques2 LANOUVELLE CROSSTREK 2021 SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 46 CHRONIQUES A vez-vous vu passer cette vidéo, devenue virale, d\u2019une ex- ballerine étoile atteinte d\u2019Alzheimer?Quelqu\u2019un lui met des écouteurs sur les oreilles.Dès qu\u2019elle entend les premières notes du Lac des cygnes de Tchaïkovsky, le regard de la vieille dame s\u2019anime.Ses longs bras décharnés reprennent vie, s\u2019élèvent gracieusement pour refaire les gestes d\u2019une chorégraphie mille fois répétée alors qu\u2019elle dansait à New York dans les années 1960.C\u2019est d\u2019une beauté poignante.À la Société Alzheimer de l\u2019Outaouais québécois, ils se servent aussi de la musique \u2014 et de bien d\u2019autres trucs! \u2014 pour raviver des souvenirs.L\u2019organisme a dû fermer son centre de jour en raison de la pandémie.Mais les séances se poursuivent à domicile.Ou en Zoom comme j\u2019ai pu le constater cette semaine.De mes yeux, j\u2019ai vu se répéter avec Dehlia* le même prodige qu\u2019avec la ballerine étoile.Lorsque l\u2019accompagnatrice de la Société Alzheimer l\u2019a encouragée à chanter, la vieille dame s\u2019est exécutée d\u2019une voix chevrotante, mais juste : \u2014 À la claire fontaine, m\u2019en allant promener\u2026 Entre chaque chanson, Dehlia se met à parler.À évoquer ses souvenirs d\u2019enfance sur une ferme en Abitibi, à la rude époque des défricheurs et des familles nombreuses.Je vous le dis : c\u2019était fascinant.Parce que Dehlia, ma foi, est une sacrée conteuse.« Nous autres, on était des découvreurs de l\u2019Abitibi, raconte Dehlia.On n\u2019avait pas de congélateur, pas d\u2019électricité, pas d\u2019eau courante, pas rien.Il y avait un monsieur qui tuait un veau par semaine.Il le coupait en morceaux et nous en vendait un.La viande, on la lançait dans le puits, au frais, près de l\u2019eau.C\u2019est comme ça qu\u2019on la conservait.» Puis, elle a entonné : prendre un petit coup, c\u2019est doux\u2026 « J\u2019ai bu qu\u2019une fois dans ma vie », précise-t-elle en riant.Elle raconte l\u2019hiver où un voisin a cogné à leur porte, en pleine tempête de neige.« C\u2019était un vieux garçon.Sa maison était à terre.Il est venu quêter le gîte.Moman a dit : oui, si vous avez votre lit, on va vous trouver une place.Il est resté chez nous tout l\u2019hiver.Au printemps, il a pris le train pour Québec.On ne l\u2019a jamais revu! Et c\u2019est moi qui ai hérité de son lit.» Après Alouette, gentille alouette, Dehlia a raconté que son grand-père, resté en Beauce, s\u2019inquiétait pour eux.« Il avait entendu des choses.Qu\u2019on était tout nus en Abi- tibi, pas loin des sauvages.Il a décidé de venir constater par lui-même.En se disant : s\u2019ils sont trop pauvres, je les ramène avec nous autres! » « Le jour où il est arrivé, continue Dehlia, j\u2019étais dehors avec mon frère.On cordait du bois.Chez nous, c\u2019était plat.On voyait venir de loin.Bref, on aperçoit une silhouette en haut de la côte.Mon frère dit : ça ressemble assez à pépère Lessard.On a surveillé le bonhomme, sans oser aller à sa rencontre.C\u2019était peut-être un étranger\u2026 Puis mon frère a tranché : c\u2019est pépère Lessard.Quand on est entré, on a vu notre mère à genou.Pépère était en train de bénir la maison\u2026 » L\u2019accompagnatrice, Nancy Martens, a entendu maintes fois les histoires de Dehlia.Elle ne s\u2019en lasse pas.L\u2019important, pour elle, est de passer un bon moment en sa compagnie.Avec l\u2019Alzheimer, déplore-t-elle, on met trop l\u2019emphase sur les pertes cognitives.En oubliant que la capacité à développer des liens affectifs demeure intacte.« Les gens que je vais voir, même s\u2019ils ne me reconnaissent pas, ils ont un lien émotif avec moi.C\u2019est ce qui permet de vivre de très beaux moments.Il suffit de trouver un moyen d\u2019entrer en contact.Par la musique, le chant, le jeu\u2026 » Vous ai-je dit qu\u2019elles ont joué au Yahtzee?C\u2019est Dehlia qui a gagné.Mais alors là, à plates coutures.* Prénom fictif Il n\u2019y a pas que la maladie Entre chaque chanson, Dehlia se met à parler.Je vous le dis : c\u2019était fascinant.Parce que Dehlia, ma foi, est une sacrée conteuse PATRICK DUQUETTE CHRONIQUE pduquette@ledroit.com Dès qu\u2019elle entend les premières notes du Lac des cygnes de Tchaïkovsky, le regard de la vieille dame s\u2019anime.\u2014 PHOTO TIRÉE D\u2019UNE VIDÉO DE L\u2019ASOCIACION MUSICA PARA DESPERTAR 0048590 LE CONFORT À LONGUEUR D\u2019ANNÉE ! 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SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 48 ACTUALITÉS LOUIS-DENIS ÉBACHER ldebacher@ledroit.com Le Parlement canadien cachait bien des surprises depuis le début du XXe siècle.Pas de secret d\u2019État, mais plutôt de vieux «fantômes» laissés çà et là par des ouvriers d\u2019entretien au fil des ans.En 2020, les responsables de la réfection de l\u2019édifice du Centre ont découvert de vieux journaux utilisés à l\u2019époque pour condamner les nombreuses cheminées du bâtiment.On a même trouvé une vieille enveloppe adressée à un ministre de l\u2019Intérieur dans les années 10.À la fin du mois de novembre, Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) a publié sur Twitter quelques images de la trentaine de journaux découverts dans les murs et les cheminées de l\u2019édifice du Centre.L\u2019Action catholique, ainsi que les journaux anglophones Montreal Daily Star, The Evening Citizen, et The Globe and Mail ont été débusqués par des travailleurs qui ouvraient des pans de l\u2019édifice.Aucune édition du Droit n\u2019a \u2013 encore \u2013 été découverte.«Les journaux retrouvés récemment étaient dissimulés de façon aléatoire dans le bâtiment, en petites quantités, entre les murs et dans les différentes cheminées condamnées, a expliqué la relationniste de SPAC, Stéfanie Hamel.À ce stade, aucun des fragments de journaux n\u2019a été identifié comme étant une édition du Droit, mais la plupart des fragments trouvés sont en très mauvais état; il est donc extrêmement difficile d\u2019établir à quel média ils appartiennent.» En 1949, le débat sur la margarine faisait déjà rage.À la Une de L\u2019Action catholique du 11 février de cette même année, on lisait: «Les provinces peuvent interdire la margarine, dit M.St-Laurent.»* Selon SPAC, ces journaux ne servaient pas de matériau isolant.«Les nombreux exemplaires retrouvés dans les cheminées condamnées (plus de 25) des foyers localisés dans les pièces patrimoniales du bâtiment servaient à couper les courants d\u2019air», précise Mme Hamel.FRIANDISES ET PAQUETS DE CIGARETTES De véritables petits trésors témoignent du quotidien ordinaire de ces travailleurs d\u2019autrefois.On peut se demander si certains de ces objets y ont été abandonnés volontairement par quelques travailleurs coquins lorsqu\u2019ils n\u2019étaient pas affairés à rénover \u2013 à leur façon \u2013 cet antre de la démocratie canadienne.«D\u2019autres articles datant des années 1920, comme des boîtes de cigarettes et des boîtes d\u2019allumettes, des paquets de gomme à mâcher (10 pour 5 cents!) et des emballages de friandises, y ont été trouvés», raconte Mme Hamel.LE MINISTRE.DE L\u2019INTÉRIEUR D\u2019autres objets, qui piquent la curiosité, ont été découverts dans le plafond de l\u2019antichambre de la Chambre des communes.«Nous avons retrouvé des feuilletons de la Chambre des communes et une enveloppe de papeterie adressée au très honorable Arthur Meighen, qui a été ministre de l\u2019Intérieur de 1917 à 1920», mentionne la relationniste de Services publics.Cette découverte rappelle le contexte dans lequel cet édifice du Centre a été construit.L\u2019édifice du Centre a été la proie des flammes le 3 février 1916.Selon le site officiel noscommunes.ca, «en 1920, les chambres commençaient à siéger dans le nouvel édifice du Centre, encore inachevé».Arthur Meighen est désigné premier ministre du Canada le 10 juillet 1920, jusqu\u2019au 29 décembre 1921.Il a été battu par un certain William Lyon Mackenzie King.CONSERVATION Les travaux de réhabilitation de l\u2019édifice du centre se poursuivront en 2021.Les petits trésors historiques sont recensés, évalués, et gardés jusqu\u2019à la fin des travaux.Services publics ne connaît pas le nombre exact d\u2019objets trouvés depuis que les ouvriers du XXIe siècle ont investi les lieux.Le bâtiment centenaire pourrait bien révéler d\u2019autres surprises.«Des activités de démolition sont en cours sur la plupart des étages de l\u2019édifice, conclut la représentante de SPAC.Une fois que l\u2019ensemble de tous les objets retrouvés sera connu, une stratégie de conservation et de valorisation des artéfacts sera proposée.Il est trop tôt pour confirmer si elle donnera lieu à des collaborations avec des musées.» *Louis St-Laurent a été premier ministre du Canada du 15 novembre 1948 au 21 juin 1957.LES MURS DU PARLEMENT PARLENT \u2014 PHOTOS PATRICK WOODBURY, LE DROIT Rénover le Parlement canadien est comparable à soigner un vieux géant aux pieds d\u2019argile.Il faut parfois faire preuve de la plus grande délicatesse tout en utilisant des remèdes costaux.Pas moins de 2500 tonnes d\u2019amiante ont été retirées de l\u2019édifice du Centre depuis le début des travaux de rénovation de l\u2019édifice du Centre.Dans cet énorme chantier historique, environ 400 travailleurs veillent à redonner une beauté à l\u2019édifice du Centre et panser ses vieilles blessures.Mercredi, Rob Wright, sous-ministre adjoint de Services publics et Approvisionnement Canada et fonctionnaire responsable de la gestion des rénovations, a invité quelques représentants de la presse à visiter le site.Les murs de granit ont été recouverts de contreplaqué ou retirés.De vieilles briques rouges et noires étaient toujours maintenues par du mortier fissuré.À la Chambre des communes, le plafond en toile de lin peint à la main a été démonté et entreposé.La collection du Sénat de peintures de la Première Guerre mondiale a été confiée au Musée canadien de la guerre.Les deux chambres sont remplies d\u2019échafaudages.Si l\u2019édifice du Centre a été reconstruit après l\u2019incendie du premier bâtiment en 1916, le site de l\u2019enceinte parlementaire cache d\u2019intéressants artefacts bien plus anciens.L\u2019aile est de l\u2019édifice du Centre est construite sur un ancien avant-poste militaire connu sous le nom de Barrack Hill.Rob Wright a raconté que les travailleurs avaient trouvé des boutons et des insignes militaires.Ils ont également trouvé les murs d\u2019origine de plusieurs bâtiments d\u2019avant-poste et une vieille pointe de flèche, qui devrait sous peu être remise à la nation algonquine.En attendant la fin des travaux, les activités de la Chambre des communes ont été temporairement déplacées dans l\u2019édifice de l\u2019Ouest.Le Sénat est situé dans ce qui était autrefois la gare centrale d\u2019Ottawa.LE DROIT AVEC LA PRESSE CANADIENNE Soigner un géant aux pieds d\u2019argile PHOTO TIRÉE DE TWITTER laVoixdel\u2019Est SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 49 0045200 Tu aimes ton bac?Donne-lui des cartons d\u2019œufs, des assiettes d\u2019aluminium qui vont revivre.recyclés.Le placement publicitaire de la présente campagne s\u2019inscrit dans le cadre de la Loi sur la qualité de l\u2019environnement (chapitre Q-2) et de la réglementation relative.Les journaux assujettis sont tenus de contribuer en espaces publicitaires à leur juste part. SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 50 ACTUALITÉS JACYNTHE NADEAU jacynthe.nadeau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 On leur a fait de gros yeux, au plus fort de la première vague de COVID, quand ils osaient s\u2019aventurer à l\u2019épicerie.On leur a fait miroiter des services qui leur permettraient de vieillir à la maison.On les néglige trop souvent dans les CHSLD, où ils vont finir leurs jours.S\u2019il est vrai qu\u2019on juge une société à la manière dont elle traite ses aînés, est-il temps au Québec de prendre un virage?Assurément, dit la professeure Marie Beaulieu, titulaire depuis 2010 de la Chaire de recherche sur la maltraitance envers les personnes aînées, financée par le gouvernement du Québec, et codirectrice du Centre collaborateur de l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS) sur les communautés amies des aînés.Entre autres implications.« J\u2019ai commencé à m\u2019intéresser au vieillissement au milieu des années 80, relate-t-elle.Avec l\u2019augmentation de l\u2019espérance de vie en bonne santé et la baisse de la fécondité, on savait qu\u2019on allait vers là [comme société], même si on s\u2019en est plus ou moins préoccupé jusqu\u2019au début des années 2000. » « Maintenant qu\u2019il y a plus de 65 ans et plus que de moins de 15 ans, il y a une inversion du poids démographique, c\u2019est vrai.Mais est- ce que c\u2019est dramatique en soi?Je ne pense pas », met-elle en contexte.Car le marché du travail s\u2019est adapté à cette réalité avec des retraites plus tardives, tandis que ceux qui en sortent plus tôt ont généralement accès à un fonds de pension adéquat.« Ceux pour qui c\u2019est plus difficile, c\u2019est ceux qui ont perdu leur emploi ou qui arrivent à la retraite avec de petits salaires ou pas beaucoup de fonds de pension.On peut avoir peur qu\u2019ils soient un peu plus un poids économique, mais pour l\u2019instant on n\u2019a pas de représentation avec des modèles économiques qui sont si inquiétants que ça chez nous. » Ce constat étant fait, Marie Beau- lieu met en garde contre la tentation de faire des clivages entre les générations, d\u2019oublier qu\u2019il y a une petite minorité d\u2019aînés à protéger alors que la très grande majorité d\u2019entre eux ont encore beaucoup à apporter à la société.«  Oui, i l y a plus d\u2019aînés, et oui, peut-être qu\u2019on parle plus des rapports entre les générations qu\u2019avant, mais ce n\u2019est pas toujours péjoratif, loin de là », tranche-t-elle.« Beaucoup d\u2019adultes qui travaillent, par exemple, se tournent vers leurs parents pour aller chercher les enfants à la garderie et s\u2019ils ne les avaient pas, ils seraient mal pris.Cette contribution là des aînés existe.Et il y a des aînés qui sont encore des leaders.On a fait du chemin, mais on a toujours à travailler sur les rapprochements intergénérationnels. » Car Marie Beaulieu est une partisane de cette approche.De ramener le dialogue entre les générations pour faire en sorte que chaque âge de la vie soit important, qu\u2019on soit capables de se parler les uns les autres et d\u2019avoir des projets communs.« On est tous dans le même bateau et il faut penser aux conditions de vie de tout le monde, dit-elle.Il faut reconnaître que les gens n\u2019ont pas les mêmes besoins et n\u2019ont pas non plus les mêmes apports à la société.Mais toute génération est susceptible d\u2019avoir ses apports. » DU BON ET DU PIRE Au plus fort de la pandémie, durant la première vague, les 70 ans et plus en ont pris pour leur rhume, VIEILLISSANTS, MAIS SURTOUT PAS DÉPENDANTS VINGT ANS APRÈS L\u2019AN 2000, LA TRIBUNE SE PENCHE CHAQUE MOIS SUR UN ENJEU DE SOCIÉTÉ QUI A MARQUÉ LE DÉBUT DU SIÈCLE AFIN DE PRENDRE LA MESURE DU CHANGEMENT.CETTE SEMAINE, LA PREMIÈRE PARTIE DE NOTRE DOSSIER SUR LE POUVOIR GRIS.LA SUITE LA SEMAINE PROCHAINE.0038467 0048805 0051883 Vous pouvez sourire 58, rue St-Antoine Sud, GrAnby 450 378-1966 MArion bélAir d.d.Hélène PicArd d.d.\u2022 Première consultation gratuite \u2022 SERVICE D\u2019URGENCE Stabilité, confort et esthétique Fabrication et réparation de prothèses dentaires complètes, partielles et sur implants Marion Bélair d.d.Plus de bénéfices à notre compte que comme employés.1-855-780-0800 franchises.jpce@jan-pro.ca jan-pro.ca Être propriétaire opérateur certifié Jan-Pro c\u2019est: plus de bénéfices, plus de temps pour votre famille, plus d\u2019autonomie et bien plus! FAITES COMME LUZ STELLA ET CARLOS, DEVENEZ ENTREPRENEUR EN ENTRETIEN MÉNAGER COMMERCIAL! CONTACTEZ-NOUS ET PARLONS DEVOTRE AVENIR! laVoixdel\u2019Est SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 ACTUALITÉS 51 déplore-t-elle.On les a isolés pour les protéger, on leur a reproché d\u2019être confinés à cause d\u2019eux, on a minimisé l\u2019importance de leurs décès en essayant de faire la démonstration qu\u2019il s\u2019agissait de décès « normaux » étant donné leur grand âge.« C\u2019est incroyable tout ce qu\u2019on a pu dire sur les aînés et ce qui est étonnant, c\u2019est qu\u2019on ne se choque pas plus devant le nombre de décès [causés par la COVID]. » La crise sanitaire a également accentué l\u2019isolement des aînés et fait ressurgir des manifestations d\u2019âgisme qu\u2019on croyait en bonne voie d\u2019être surmontées.« Je trouve que les gens ont souvent manqué de générosité dans leur jugement.Quand on regarde une personne de 90 ans, il faut la remettre dans son parcours de vie.Pensons à des dames qui vivaient dans de grosses familles, qui partaient de chez elle pour se marier et qui remplissaient rapidement leur maison d\u2019enfants.Et puis oups, les enfants sont partis, la maison s\u2019est vidée, elles sont devenues veuves.Il y a des gens pour qui c\u2019est la première fois de leur vie qu\u2019ils vivaient seuls.Comment ça se fait qu\u2019on n\u2019a pas cette sensibilité-là d\u2019essayer de comprendre ce que ça veut dire pour eux, qu\u2019ils ont besoin de contacts humains et de ne pas juger, mais au contraire, de trouver la meilleure façon de garder un contact tout en ne les mettant pas en danger? » Qu\u2019on ne se méprenne pas, Marie Beaulieu a aussi vu du bon dans la pandémie et des initiatives dont elle espère qu\u2019elles perdureront.Elle nomme par exemple la remise en question des équipes volantes de soins dans les CHSLD ou toutes ces organisations qui ont procédé à des chaînes téléphoniques pour s\u2019assurer du bien-être des plus vieux de leur réseau.Et elle entrevoit la promesse d\u2019une prise de conscience collective que si la situation des aînés dans les CHSLD reste préoccupante, tous les autres, même s\u2019ils ont quitté le domicile traditionnel pour vivre dans des milieux collectifs, ne sont pas en perte d\u2019autonomie pour autant et aspirent à être partie prenante des décisions qui les concernent.« On était sur la bonne voie avant la pandémie alors on peut continuer.Il y a de l\u2019espoir, croit Marie Beaulieu.Mais il faut continuer de passer le message qu\u2019être aîné, ce n\u2019est pas nécessairement être vulnérable, être dépendant et être à protéger tout le temps.Et c\u2019est ce qui a peut-être été mal expliqué dans le fond.Un moment donné, on a juste vu l\u2019immunosenescence, c\u2019est-à-dire le fait qu\u2019ils ont un système immunitaire moins fort, et on n\u2019a plus vu tout le reste de ce qu\u2019ils sont et qui va bien. » JACYNTHE NADEAU jacynthe.nadeau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Il est temps de rompre avec l\u2019âgisme qui freine la participation sociale des aînés et les empêche d\u2019exercer leur pouvoir et de contribuer à la société.Récipiendaire en 2019 d\u2019une bourse du Fonds de recherche du Québec pour étudier cette problématique, la professeure- chercheuse Mélanie Levasseur en appelle à un grand dialogue public pour y arriver, une sorte de Old Lives Matter pour combattre l\u2019âgisme systémique.« Un peu comme Bell pour la cause, qui a été présenté comme un pas vers l\u2019acceptation de la santé mentale, ou le mouvement MeToo sur les enjeux du sexisme, on serait rendu à une campagne du genre pour parler d\u2019âgisme », estime-t-elle.Voilà une vingtaine d\u2019années que la professeure Levasseur étudie la participation sociale des aînés.Et on ne parle pas seulement ici d\u2019aller voter ou de s\u2019engager dans des associations de défense.On parle d\u2019interactions dans la communauté, à tous les niveaux, et même virtuellement.« Avant le confinement, on parlait d\u2019une restriction entre le quart et la moitié des aînés qui avaient soit une présence d\u2019incapacité ou qui souhaitaient participer davantage, rapporte-t-elle.Quand on leur posait la question, ils étaient capables de nommer des barrières, soit personnelles, comme la santé, ou environnementales, comme le manque d\u2019accessibilité ou le manque d\u2019opportunités adaptées à leur condition. » Or cette participation sociale est nécessaire pour éviter un déconditionnement des aînés, pour qu\u2019ils restent actifs et en santé, dit la professeure titulaire à l\u2019École de réadaptation de l\u2019Université de Sherbrooke et chercheuse au Centre de recherche sur le vieillissement (CRDV) du CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS, un des plus importants du genre au Canada.Parmi les freins à la participation sociale des aînés, l\u2019âgisme préoccupe particulièrement la Pre Levasseur.Surtout il se manifeste envers eux-mêmes et qu\u2019ils se pensent trop vieux par exemple pour faire quelque chose.Dans le plan d\u2019action qu\u2019elle est à mettre au point avec son équipe, Mélanie Levasseur cible deux grands axes, celui de démystifier les fausses croyances sur le vieillissement et celui d\u2019apprendre à vivre ensemble avec toutes les générations, sur le modèle peut-être de ce qui se fait avec succès chez les associations interculturelles.«  On est une société qui est capable de se transformer et de s\u2019adapter, dit Mélanie Levasseur.On l\u2019a vu avec la pandémie, (.) on a été capables de passer au télétravail et de faire mieux pour l\u2019environnement.Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas être capables pour nos aînés.Mais pour y arriver, il ne faut pas voir les personnes âgées comme pas importantes en se disant qu\u2019elles sont en fin de vie.Il faut les prioriser dans notre discours de société même si ça rentre en conflit avec d\u2019autres priorités.Il y a moyen d\u2019être créatifs et de trouver des solutions. » Des stratégies pour rompre avec l\u2019âgisme Un plan d\u2019action pour rompre avec l\u2019âgisme passera par la démystification des fausses croyances sur le vieillissement et par le vivre ensemble.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, ALAIN ROBERGE La professeure titulaire Mélanie Levasseur poursuit des recherches sur la participation sociale des aînés et l\u2019âgisme.\u2014 PHOTO FOURNIE On comptait 2835 centenaires au Québec au 1er juillet 2020 et 18 086 personnes âgées de 95 à 99 ans.Selon une projection de l\u2019Institut de la statistique du Québec, les centenaires auront presque quadruplé en 2040 pour atteindre 10 581, tandis que les 95-99 ans n\u2019auront pas tout à fait triplé à 52 254.Les baby-boomers (aujourd\u2019hui âgés de 55 à 75 ans) représentent 26 % de la population québécoise, soit 2,230 sur 8,574 millions de personnes.En 2000, ils constituaient 32,4 % de la population et dans 20 ans, en 2040, ils ne seraient plus qu\u2019environ 15 %.En 2000, les 65 ans et plus représentaient 12,9 % de la population et les 20 ans et moins, 24,4 %.Vingt ans plus tard, les deux groupes approchent l\u2019égalité à respectivement 19,7 % et 20,8 % de la population.Tandis qu\u2019en 2040, l\u2019ISQ projette que les aînés auront largement surpassé les plus jeunes à 26,3 % contre 19,6 %.Pour la première fois en 2019, l\u2019espérance de vie à la naissance chez les hommes a atteint le plateau des 80 ans.Selon les données de Statistique Canada publiées le mois dernier, leur espérance de vie au Québec est de 81,1 ans, alors que chez les femmes, elle s\u2019élève à 84,2 ans.JACYNTHE NADEAU CENTENAIRES ET BABY-BOOMERS La crise sanitaire des huit derniers mois a accentué l\u2019isolement des aînés et nous a fait oublier qu\u2019une majorité d\u2019entre eux sont autonomes et veulent être partie prenante des décisions qui les concernent.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, ROBERT SKINNER SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 52 ACTUALITÉS Q Êtes-vous d\u2019accord avec l\u2019idée que les baby-boomers jouissent d\u2019un niveau de vie plus élevé que les autres générations?R Ceux qui disent que les baby- boomers ont ramassé le pognon pendant toute leur vie active et qu\u2019ils sont partis à la retraite les poches pleines doivent savoir qu\u2019une telle affirmation est complètement ridicule.Il est vrai que les boomers nés entre 1945 et 1955 ont connu dix bonnes années de croissance lorsqu\u2019ils sont arrivés sur le marché du travail, entre 1965 à 1975.Pendant cette période, l\u2019économie était en forte progression et les salaires ont suivi.Et si, en plus, ils ont eu accès à un régime de retraite de leur employeur, ceux-là jouissent généralement d\u2019un niveau de vie plus élevé que les autres.Mais pour l\u2019autre moitié des baby-boomers, celle qui est née entre 1955 et 1965, ça n\u2019a pas été le pactole.Lorsqu\u2019ils sont arrivés sur le marché du travail, l\u2019économie a ralenti et les salaires ont cessé d\u2019augmenter au même rythme que l\u2019inflation.Dans leur cas, la vérité, c\u2019est que leur pouvoir d\u2019achat a diminué au fil des ans.Alors, avant de parler de gros revenus pour les baby-boomers, il faut savoir que c\u2019est loin d\u2019être le cas pour une grande partie d\u2019entre eux.Q Une seule et même génération, mais des niveaux de vie variables?R Quand on regarde leur niveau de vie, on distingue trois groupes de baby-boomers.Il y a les plus « riches » : ceux qui ont gagné plus de 85 000 $ par année pendant une bonne partie de leur vie active, ont un régime de retraite, ont pu cotiser à un REÉR, un CÉLI, etc.Ce sont eux qu\u2019on associe à l\u2019image des baby-boo- mers, mais qui sont en réalité une minorité.Il y a les « moins riches » : ceux qui ont gagné moins de 35 000 $ par année et qui n\u2019ont pas de régime de retraite, ni de REÉR, ni de CÉLI.Ces gens-là, à la retraite, vont s\u2019appuyer sur un support gouvernemental provenant de trois sources : la Prestation de vieillesse, le Supplément de revenu garanti et la Régie des rentes du Québec.Finalement, entre les deux, il y a ce qu\u2019on appelle «  la classe moyenne » : ceux et celles qui ont gagné entre 35 000 $ et 85 000 $.Certains ont un régime de retraite, d\u2019autres pas.Ils ont peu ou pas cotisé à leur REÉR ou à leur CÉLI.C\u2019est parmi eux que se retrouve la majorité des baby-boomers.Q On dit des baby-boomers qu\u2019ils ont été des agents de changements de la société?R C\u2019est vrai, mais c\u2019est en bonne partie grâce au fait que leurs parents ont exigé du gouvernement que leurs enfants puissent avoir accès à l\u2019éducation.En 1960, seulement 4 % la population du Québec avait un diplôme universitaire, alors qu\u2019aujourd\u2019hui, c\u2019est 35 %.Pour en arriver là, il a fallu créer tout un réseau d\u2019éducation, avec des cégeps un peu partout sur le territoire; même chose pour les campus de l\u2019Université du Québec, qu\u2019on retrouve à Montréal, C h i c o u t i m i , T ro i s - R i v i è re s, Rimouski, Rouyn et en Outaouais.Cet accès à l\u2019éducation a aussi eu des répercussions importantes dans le milieu des affaires.Le pourcentage d\u2019entreprises appartenant à des francophones est passé de 40 % à presque 70 %.Comme l\u2019éducation est en soi un vecteur de changements, il était prévisible que les baby-boomers allaient être des agents de changements à plusieurs niveaux.Q Vous dites qu\u2019au Québec, ces changements sociaux ne profitent pas seulement qu\u2019aux baby-boomers, mais aussi aux générations subséquentes?R Absolument.Qu\u2019on pense au réseau de garderies, aux congés parentaux, à l\u2019équité salariale, à l\u2019assurance-médicaments, etc.Ce sont toutes des mesures qui ont été mises en place par des baby-boo- mers et qui profitent aux générations actuelles.Il faut aussi savoir que le Québec est, encore aujourd\u2019hui, l\u2019endroit en Amérique du Nord où l\u2019écart de revenus entre les riches et les pauvres est le plus faible.Bien sûr, il y a encore du travail à faire pour réduire les inégalités, mais il faut reconnaître que les baby-boomers n\u2019ont pas pensé qu\u2019à eux-mêmes.Même les millénariaux profitent des programmes qu\u2019ils ont mis en place.NDLR : L\u2019entretien a été condensé afin d\u2019en faciliter la lecture.*Pierre Fortin est professeur émérite en sciences économiques à l\u2019Université du Québec à Montréal (UQAM).Détenteur d\u2019un doctorat en économie de l\u2019Université de Californie à Berkeley, il a publié une dizaine de livres et quelque 60 rapports et 110 articles dans des revues et ouvrages scientifiques au Canada et à l\u2019étranger.Ses principaux domaines de recherche comprennent la croissance économique, les politiques monétaire et budgétaire, la politique sociale ainsi que l\u2019économie du Canada et du Québec.Il tient une chronique dans le magazine L\u2019actualité.L\u2019économiste Pierre Fortin est professeur émérite à l\u2019UQAM.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, DAVID BOILY À en croire un certain discours, les baby-boomers l\u2019ont eu «?plus facile que d\u2019autres?».Nés dans les années de croissance de l\u2019après- guerre, ils ont ainsi pu profiter de la richesse et des avantages sociaux créés à cette époque\u2026 pour ne laisser que des miettes aux générations suivantes.Un instant! dit l\u2019économiste Pierre Fortin*.La réalité est beaucoup plus nuancée et mérite quelques précisions.PROPOS RECUEILLIS PAR ALAIN GOUPIL LE DOS LARGE DES BABY-BOOMERS laVoixdel\u2019Est SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 ACTUALITÉS 53 SHERBROOKE \u2014 C\u2019est en fournissant des masques de procédure à ses étudiants que l\u2019Université du troisième âge (UTA) a pu tenir une session d\u2019automne malgré la COVID.Au grand soulagement de ses 15  000  étudiants actifs au Québec, dont 1000 à Sherbrooke, qui la fréquentent par besoin de se stimuler intellectuellement et de briser l\u2019isolement.Après une session d\u2019hiver qui a pris fin abruptement le 23 mars dernier, quand la province a été mise sur pause, ces étudiants dont la moyenne d\u2019âge tourne autour de 68 ans étaient de retour en classe à l\u2019automne pour les quelques cours offerts en pré- sentiel selon les règles sanitaires en vigueur.« La gestionnaire vous dirait que ça n\u2019a pas été rentable, mais il fallait regarder le côté humain et notre mission éducative, explique la directrice Monique Harvey.Il y a un besoin [pour nos activités] alors il faut entretenir ça, garder le contact avec nos étudiants et nos bénévoles, même dans ce contexte atypique. » Faut-il rappeler que cette UTA, née à Sherbrooke en 1976, a été une pionnière en Amérique du Nord?Fondée trois ans après la toute première à Toulouse en France, elle compte désormais 29  antennes dans 11  régions du Québec et est toujours rattachée à la Faculté d\u2019éducation de l\u2019Université de Sherbrooke.« Cet automne, toute la politique américaine a été très populaire.Et il y a toujours la Chine qui intéresse beaucoup les étudiants.Dans le fond, ce sont les sujets d\u2019actualité.Car même si les gens en entendent beaucoup parler dans les médias, ils ont besoin de mieux comprendre.Souvent, ce n\u2019est pas leur formation initiale, l\u2019histoire, et rendus à la retraite, ils ont envie d\u2019apprendre sur des sujets sur lesquels ils n\u2019ont pas eu la chance d\u2019apprendre pendant leur carrière ou leur vie active. » La croissance des inscriptions est constante, même si elle est limitée par les salles de classe disponibles et par les quelque 600 bénévoles qui aident à organiser les activités.En 2021, l\u2019UTA s\u2019attend néanmoins à attirer une autre clientèle qui aura démystifié les plateformes de vidéoconférences depuis la pandémie.« Ça va peut- être préparer le futur pour des personnes qui voudraient moins se déplacer en hiver par exemple, mais continuer de participer à des activités éducatives », entrevoit Mme Harvey.L a p r o g r a m m a t i o n d \u2019 h i - ver de l\u2019UTA doit sortir à la mi-décembre pour la région Sherbrooke/Estrie.Et la décision de tenir ou non les activités sera prise à la mi-janvier, au retour du congé des Fêtes.JACYNTHE NADEAU « Car même si les gens en entendent beaucoup parler dans les médias, ils ont besoin de mieux comprendre. » \u2014 Monique Harvey En classe après l\u2019université de la vie JACYNTHE NADEAU jacynthe.nadeau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 « On s\u2019excuse », clame une publicité du Réseau FADOQ qui tourne en boucle depuis quelques semaines pour souligner ses 50 ans d\u2019activités.« C\u2019est de notre faute si vous avez plus d\u2019argent dans vos poches.Si vous êtes mieux représentés devant nos gouvernements.Et si aujourd\u2019hui on reconnaît votre droit à vivre dans la dignité.On est sincèrement désolés\u2026 Et on va continuer de l\u2019être pour au moins les 50 prochaines années! » Le ton fait sourire, mais il en dit long sur le pouvoir des baby-boo- mers grisonnants et sur leur façon de l\u2019exercer.« On n\u2019est pas fringants des pétitions, on fait plutôt des représentations auprès du gouvernement, explique la directrice générale de la FADOQ-Estrie, Martine Grégoire.C\u2019est rare que vous allez nous voir sortir dans la rue et brandir des pancartes.La FADOQ n\u2019a pas ce style, elle va plutôt parler aux ministres.On aime mieux parler directement à la bonne place.Et on est écoutés. » Peut-être parce que ce réseau, qu\u2019on appelait à une autre époque la Fédération de l\u2019âge d\u2019or du Québec et qui s\u2019adresse aux 50 ans et plus, compte un demi-million de membres au Québec (37 200 en Estrie avec une moyenne d\u2019âge de 68 ans), et que leur nombre était en hausse constante avant la COVID.Les aînés prennent majoritairement leur carte de membre pour les activités et les rabais, concède Mme Grégoire, mais les mentalités commencent à changer.« Ils ne sont pas là pour militer d\u2019abord, mais la FADOQ peut se servir de cette force de frappe pour conserver les acquis et améliorer leur qualité de vie.Et ils sont bien contents qu\u2019on le fasse. » « Moi ce que je dis aux gens de 50 ans, c\u2019est d\u2019adhérer tout de suite pour nous donner encore plus de poids dans nos interventions, renchérit son président, Paul Legault.Si on dit qu\u2019à 50 ans c\u2019est le temps de préparer sa retraite, alors ils devraient nous aider à protéger leur retraite qui s\u2019en vient. » UN CHANTIER SOCIAL POUR ALLER PLUS LOIN Car les batailles sont nombreuses, préoccupantes et longues à mener.C\u2019est l\u2019appauvrissement de ceux qui n\u2019ont que les régimes publics de retraite pour (sur)vivre.Ce sont les services et les soins à domicile insuffisants.Le soutien des proches aidants.La protection des régimes de retraite dans les cas de faillites d\u2019entreprises.Entre autres.Et certaines de ces luttes sont devenues plus criantes depuis la COVID.À l\u2019AQDR Sherbrooke, on s\u2019inquiète en particulier de l\u2019isolement et de la vulnérabilité des personnes âgées.Et on espère que la pandémie aura au moins servi à sonner l\u2019alarme sur l\u2019urgence de revoir toute notre vision du vieillissement au Québec, d\u2019en faire un véritable chantier social.« Ça fait des années que l\u2019AQDR et les autres grandes associations pour aînés réclament des réflexions sur les services et les soins à domicile et sur l\u2019hébergement, illustre la coordonnatrice de l\u2019association en Estrie, Isabelle Guérard.Il y a eu des avancées, mais on se retrouve 20 ans plus tard avec encore des enjeux.On annonce de l\u2019argent par- ci par-là, mais c\u2019est extrêmement politique.On a donné tant pour les aînés, tant pour les proches aidants, mais dans le concret, je ne suis pas certaine que ç\u2019a apporté un soutien accru. » « J\u2019ai l\u2019impression qu\u2019on scinde tellement en petits dossiers que d\u2019avoir cette vision plus globale se perd », déplore-t-elle.Sa collègue et inter venante sociale Marie-Ève Fabi constate également que le fossé se creuse entre les générations.Vous êtes à la retraite, vous ne contribuez plus à la société, entend-on comme discours.Jusqu\u2019à infantiliser les aînés en pensant les protéger.«  C\u2019est souvent d\u2019autres personnes qui vont être porteurs de leur voix, dit-elle.Ce serait intéressant d\u2019entendre plus souvent les aînés eux-mêmes sur ce qu\u2019ils veulent et sur ce dont ils ont besoin.Car il y a beaucoup de gens autonomes qui ont de bonnes idées; on en côtoie tous les jours. » «  Il faut penser que les aînés contribuent encore grandement à la société, renchérit Isabelle Gué- rard.La majorité des personnes bénévoles ont plus de 70 ans et le bénévolat qu\u2019elles font est nécessaire.Si on prend juste l\u2019exemple des popotes roulantes qui sont un service essentiel pour d\u2019autres aînés qui ont plus de difficultés à se nourrir, ce sont des personnes de 70 ans et plus qui permettent ça.On a tellement sous-estimé l\u2019apport économique des bénévoles et des proches aidants qu\u2019on a tendance à décharger les services sur leurs épaules et à moins laisser la parole aux aînés sur la place publique. » Ce s c o n st at s f a i t s, l \u2019AQ D R estime que toutes les générations devraient se sentir concernées par la discussion pour comprendre la réalité de l\u2019autre et parce que les décisions vont toucher tout le monde au final.« Mon souhait, conclut Isabelle Guérard, c\u2019est que l\u2019ensemble de la société, et particulièrement les personnes aînées, soit vraiment consultée et qu\u2019elle prenne part aux décisions.Et qu\u2019on dépolitise le débat.Il faut avoir une vision québécoise et voir quelle place on fait aux innovations et aux idées citoyennes pour rendre le pouvoir aux aînés. » Rendre le pouvoir aux têtes grises Dans une publicité qui souligne ses 50 ans d\u2019existence, le Réseau FADOQ met l\u2019emphase sur la force de frappe des 50 ans et plus réunis sous sa bannière.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ 1.3.4.2.Nom du propriétaire : Nom du propriétaire : Nom du propriétaire : Nom du propriétaire : 9278-2713 Québec inc.Gesnad inc.Gesnad inc.Gesnad inc.(2020-80337) (2020-80331) (2020-80334) (2020-80330) Numéro de cadastre : Numéro de cadastre : Numéro de cadastre : Numéro de cadastre : Ptie 2 596 630 CQ 4 456 485 CQ 4 456 485 CQ 4 456 485 CQ Adresse civique : Adresse civique : Adresse civique : Adresse civique : 1038, rue Denison Ouest 789, boulevard Industriel 789, boulevard Industriel 789, boulevard Industriel Nature et effets de la demande : Nature et effets de la demande : Nature et effets de la demande : Nature et effets de la demande : La demande de dérogation vise à autoriser un bâtiment accessoire d\u2019une superficie totale de 159,6 mètres carrés correspondant à 4,2 % de la superficie de terrain du lot numéro 2 596 630 correspondant au futur lot numéro 6 110 963 du cadastre du Québec, considérant qu\u2019en vertu des dispositions du Règlement numéro 0663-2016 de zonage, la norme est établie à 120 mètres carrés maximum et à 3 % de la superficie de terrain.Le tout en référence au plan de localisation préparé par M.Gilbert Grondin, arpenteur-géomètre, en date du 17 novembre 2020, sous le numéro 23419 de ses minutes et sous le numéro de dossier GBY10101094.La demande de dérogation vise à autoriser une bande de gazon ou d\u2019aménagement paysager jusqu\u2019à 0,1 mètre entre les cases de stationnement et la ligne avant de terrain, considérant qu\u2019en vertu des dispositions du Règlement numéro 0663-2016 de zonage, la norme est établie à 3 mètres minimum.Le tout en référence au plan d\u2019implantation proposée préparé par M.Gilbert Grondin, arpenteur- géomètre, en date du 19 novembre 2020, sous le numéro 23427 de ses minutes et sous le numéro de dossier AGBY-205590.La demande de dérogation vise à autoriser une allée de circulation jusqu\u2019à 4,6 mètres de largeur, considérant qu\u2019en vertu des dispositions du Règlement numéro 0663-2016 de zonage, la norme est établie à 6 mètres minimum pour les stationnements à angle de 90 degrés.Le tout en référence au plan d\u2019implantation proposée préparé par M.Gilbert Grondin, arpenteur- géomètre, en date du 19 novembre 2020, sous le numéro 23427 de ses minutes et sous le numéro de dossier AGBY-205590.La demande de dérogation vise à autoriser un bâtiment principal jusqu\u2019à 7,3 mètres de la ligne arrière de terrain, considérant qu\u2019en vertu des dispositions du Règlement numéro 0663-2016 de zonage, la norme est établie à 10 mètres pour la zone II02I.Le tout en référence au plan d\u2019implantation proposée préparé par M.Gilbert Grondin, arpenteur- géomètre, en date du 19 novembre 2020, sous le numéro 23427 de ses minutes et sous le numéro de dossier AGBY-205590.avis public À TOUTE PERSONNE INTÉRESSÉE DEMANDES DE DÉROGATION MINEURE Conformément aux arrêtés du ministre de la Santé et des Services sociaux numéros 2020-049, 2020-074 et 2020-090 ainsi qu\u2019au décret numéro 1020-2020 Prenez avis que le 21 décembre 2020, à compter de 19 heures, dans la salle des délibérations du conseil, à l\u2019hôtel de ville, située au 87, rue Principale à Granby, se tiendra une séance du conseil municipal de la Ville de Granby et au cours de laquelle les différentes demandes de dérogation mineure ci-après décrites seront prises en considération par le conseil municipal.Exceptionnellement, cette séance se déroulera à huis clos, la région sociosanitaire de l\u2019Estrie étant au palier d\u2019alerte maximale (zone rouge).Donc, conformément à la loi, toute personne intéressée pourra s\u2019exprimer relativement aux demandes de dérogation mineure.Pour ce faire, nous invitons toute personne intéressée à transmettre des questions, des observations ou des commentaires, de la façon suivante : - en les remettant directement aux Services juridiques ou en les déposant dans la boîte rouge située près de l\u2019entrée sur la rue Dufferin, sur laquelle est indiqué « Paiement taxes et contraventions », au plus tard le dimanche 20 décembre 2020; ou - en les envoyant à l\u2019adresse courriel suivante : questions@granby.ca, au plus tard à 16 h 30 le jour de la séance, soit le 21 décembre 2020.Si la séance n\u2019est plus tenue à huis clos, il sera également loisible à toute personne intéressée de se présenter à la séance à l\u2019heure, à la date et à l\u2019adresse ci-haut mentionnées.Les demandes de dérogation mineure visées par cette procédure spéciale sont les suivantes : Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec les Services juridiques au 450-776-8277 pendant les heures régulières d\u2019ouverture de nos bureaux.Donné à Granby, ce 4 décembre 2020.L\u2019assistante-greffière, Me Joannie Meunier AVIS PUBLIC AVIS DE PROMULGATION DU RÈGLEMENT NUMÉRO 0967-2020 AVIS PUBLIC est donné : 1.Que lors d\u2019une séance tenue le 19 octobre 2020, le conseil municipal de la Ville a adopté le règlement intitulé « Règlement numéro 0967-2020 modifiant le Règlement numéro 0669-2016 sur les conditions de délivrance du permis de construction afin de corriger les titres des personnes chargées de l\u2019application du règlement et d\u2019identifier quelques lots comme étant des lots desservis (avec services d\u2019aqueduc et d\u2019égout obligatoires), initialement adopté sous le projet de règlement numéro PP20-2020 ».2.Que ledit règlement a fait l\u2019objet d\u2019un certificat de conformité au schéma d\u2019aménagement, émis par la Municipalité régionale de comté de La Haute-Yamaska, en date du 30 novembre 2020.3.Que ledit règlement est déposé à mon bureau, situé à l\u2019hôtel de ville, 87, rue Principale, Granby, Québec, où toute personne intéressée peut en prendre connaissance.4.Que ledit règlement entre en vigueur, selon la loi, le 30 novembre 2020.Donné à Granby, ce 4 décembre 2020.L\u2019assistante-greffière, Me Joannie Meunier AVIS PUBLIC AVIS DE PROMULGATION DU RÈGLEMENT NUMÉRO 0969-2020 AVIS PUBLIC est donné : 1.Que lors d\u2019une séance tenue le 19 octobre 2020, le conseil municipal de la Ville a adopté le règlement intitulé « Règlement (avec modifications) numéro 0969-2020 modifiant le Règlement numéro 0662-2016 de plan d\u2019urbanisme afin d\u2019agrandir l\u2019aire résidentielle de forte densité « Rfo » à même une partie de l\u2019aire résidentielle de densité moyenne « Rm » pour le secteur au sud-ouest de l\u2019intersection des rues Lindor et Irwin et de revoir la densité possible dans l\u2019aire commerciale de moyenne densité « COMm », initialement adopté sous le projet de règlement numéro PP23-2020 ».2.Que ledit règlement a fait l\u2019objet d\u2019un certificat de conformité au schéma d\u2019aménagement, émis par la Municipalité régionale de comté de La Haute-Yamaska, en date du 30 novembre 2020.3.Que ledit règlement est déposé à mon bureau, situé à l\u2019hôtel de ville, 87, rue Principale, Granby, Québec, où toute personne intéressée peut en prendre connaissance.4.Que ledit règlement entre en vigueur, selon la loi, le 30 novembre 2020.Donné à Granby, ce 4 décembre 2020.L\u2019assistante-greffière, Me Joannie Meunier AVIS PUBLIC AVIS DE PROMULGATION DU RÈGLEMENT NUMÉRO 0970-2020 AVIS PUBLIC est donné : 1.Que lors d\u2019une séance tenue le 2 novembre 2020, le conseil municipal de la Ville a adopté le règlement intitulé « Règlement numéro 0970-2020 modifiant le Règlement numéro 0664-2016 de lotissement afin de ne plus assujettir les lots formés à des fins de cimetière aux normes minimales de terrains, initialement adopté sous les projets de règlement numéros PP21-2020 et SP21-2020 ».2.Qu\u2019aucune demande de participation à un référendum quant à l\u2019adoption dudit règlement n\u2019a été reçue dans les délais impartis par la loi et il est donc approuvé par les personnes habiles à voter.3.Que ledit règlement a fait l\u2019objet d\u2019un certificat de conformité au schéma d\u2019aménagement, émis par la Municipalité régionale de comté de La Haute-Yamaska, en date du 30 novembre 2020.4.Que ledit règlement est déposé à mon bureau, situé à l\u2019hôtel de ville, 87, rue Principale, Granby, Québec, où toute personne intéressée peut en prendre connaissance.5.Que ledit règlement entre en vigueur, selon la loi, le 30 novembre 2020.Donné à Granby, ce 4 décembre 2020.L\u2019assistante-greffière, Me Joannie Meunier AVIS PUBLIC AVIS DE PROMULGATION DU RÈGLEMENT NUMÉRO 0971-2020 AVIS PUBLIC est donné : 1.Que lors d\u2019une séance tenue le 2 novembre 2020, le conseil municipal de la Ville a adopté le règlement intitulé « Règlement numéro 0971-2020 modifiant le Règlement numéro 0663-2016 de zonage afin d\u2019agrandir la zone résidentielle GG02R à même une partie de la zone résidentielle GH01R, initialement adopté sous les projets de règlement numéros PP22-2020 et SP22-2020 ».2.Qu\u2019aucune demande de participation à un référendum quant à l\u2019adoption dudit règlement n\u2019a été reçue dans les délais impartis par la loi et il est donc approuvé par les personnes habiles à voter.3.Que ledit règlement a fait l\u2019objet d\u2019un certificat de conformité au schéma d\u2019aménagement, émis par la Municipalité régionale de comté de La Haute-Yamaska, en date du 30 novembre 2020.4.Que ledit règlement est déposé à mon bureau, situé à l\u2019hôtel de ville, 87, rue Principale, Granby, Québec, où toute personne intéressée peut en prendre connaissance.5.Que ledit règlement entre en vigueur, selon la loi, le 30 novembre 2020.Donné à Granby, ce 4 décembre 2020.L\u2019assistante-greffière, Me Joannie Meunier AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (Articles 136 et 137 C.p.c) Dossier : 460-17-002827-202 Avis est donné à LES HÉRITIERS DE FEU NICOLA MALENFANT de vous présenter au greffe de la Cour Supérieure du district de Bedford, située au 77, rue principale à Granby, province de Québec, dans les 30 jours afin d\u2019y recevoir le jugement daté du 5 novembre 2020 qui y a été laissé à votre attention.Vous devez répondre dans le délai de 10 jours indiqué dans le présent jugement.Le présent avis est publié à la demande Frédéric Gauthier, huissier de justice, qui a tenté sans succès de vous faire signifier le document ci-haut mentionné.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.Cowansville, le 5 décembre 2020 Martine Gaumond, huissier de justice Avis public de Notification (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à SYLVAIN GAUDREAU de vous présenter au greffe de la COUR DU QUÉBEC (Chambre de la Jeunesse) du district de BEDFORD situé au 920,rue Principale, Cowansville dans les 30 jours afin de recevoir le Demande Introductive d\u2019instance en adoption d\u2019une personne majeure, Déclaration sous serment, Avis de présentation (07/01/2021) qui y a été laissée à votre attention dans le numéro de cause 455-43-000231-205 Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué de 30 jours, qui l\u2019accompagne sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié à la demande de TRISTAN CARBONNEAU, Huissier, qui a tenté sans succès de vous signifier le présent document ci-haut mentionné.Sherbrooke, le 01 Décembre 2020 Richard Plante, Huissier Hussiers Sherbrooke inc.415437 1 8 3 1 2 2 0 Don in memoriam En souvenir d\u2019un être cher 1 877 336-4443 www.fqc.qc.ca Don In Memoriam Versez un don à la mémoire de l\u2019être cher et aidez les victimes de traumatismes crâniens.www.fondationneurotrauma.ca 877 702-2662 SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 54 AVIS D\u2019APPEL D\u2019OFFRES AVIS est donné que la Ville de Bromont recevra, sous pli cacheté, avant 11 heures, le 20 janvier 2021, à l\u2019hôtel de ville situé au 88, boulevard de Bromont, Bromont, J2L 1A1, des soumissions pour le contrat suivant: PROJET 048-SP-P-20: AMÉNAGEMENT DU POSTE DE POLICE DE BROMONT Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles exclusivement sur le site internet du SEAO au www.seao.ca à partir du 7 décembre 2020.Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires fournis à cette fin.La Ville ne s\u2019engage à accepter ni la meilleure, ni aucune des soumissions reçues sans encourir aucune obligation, ni aucuns frais d\u2019aucune sorte envers le ou les soumissionnaires.Renseignements généraux: Eve-Marie Préfontaine, avocate Par courriel seulement eve-marie.prefontaine@bromont.com Bromont, ce 5e jour de décembre 2020 La greffière Ève-Marie Préfontaine, avocate Mme France ARBOUR 20 janvier 1937 - 1er décembre 2020 Au Centre hospitalier de Granby, le 1er décembre 2020, à l\u2019âge de 83 ans, nous a quittés Mme France Arbour, demeurant à Granby, fille de feu Ernest Arbour et de feu Cécile Déragon.Elle laisse de tendres souvenirs à ses soeurs Claudette et Monique, sa cousine Ginette Bazinet ainsi qu\u2019à ses autres parents et ses nombreux amis.France, une femme de coeur, une femme de théâtre, une femme qui a créé des milliers de flammes culturelles dans la vie de ses élèves, de ses partenaires de jeu, de ses amis(es) et surtout de tous les gens de Granby qu\u2019elle aimait tellement.Polyglotte, ouverte au monde, aventureuse et amoureuse de la vie, France est connue pour sa générosité, son imagination et toutes ses créations.La famille et les amis de France vous accueilleront au Centre culturel France-Arbour, salle Boréart, 279 rue Principale à Granby, le samedi 12 décembre de midi à 15 h et le dimanche 13 décembre de midi à 15 h.L\u2019hommage en sa mémoire aura lieu en toute intimité, étant donné les circonstances, puisqu\u2019un maximum de 25 personnes par salle est autorisé par le Gouvernement.Toutefois, la cérémonie sera diffusée en différé via la page Facebook du Complexe funéraire Girardot & Ménard.La crémation a eu lieu au crématorium Girardot & Ménard.L\u2019inhumation aura lieu à une date ultérieure au cimetière Mgr Pelletier, rue Dufferin, sous la direction du COMPLEXE FUNÉRAIRE GIRARDOT & MÉNARD.En guise de sympathie, un don à la Fondation du Centre hospitalier de Granby serait apprécié.Formulaires disponibles via le www.fondationchg.org GIASSON Mme Suzanne - 1949-2020 À St-Jean-sur-Richelieu, le 21 novembre 2020 à l'âge de 71 ans est décédée Mme Suzanne Giasson.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Johanne (Normand) et Susie (Sylvain); ses petits-enfants : Alexandre, Gab et Andréanne; son ami de coeur Pierre; sa soeur Ginette, ses frères : André, Marcel et Robert et leur conjoints ainsi que plusieurs parents et amis.La famille recevra les condoléances le dimanche 13 décembre 2020 de 10 h à 12 h et de 13 h 30 à 16 h 30 au Complexe funéraire Yves Légaré, 2750, Marie- Victorin Est, Longueuil, Qc J4G 1P5.Une cérémonie aura lieu ce même jour à 16 h 30.Pour celle-ci, dû aux circonstances actuelles, le nombre de personnes sera limité à 25.La famille tient à remercier le personnel de l'Hôpital du Haut-Richelieu pour leur soutien et les bons soins prodigués.HÉBERT Mme Aline - 1959-2020 À la Maison Victor-Gadbois de St-Mathieu-de-Beloeil, le 27 novembre 2020, est décédée à l\u2019âge de 61 ans, Mme Aline Hébert, conjointe de Gérald Laplante, de St-Valérien, elle était native de St-Charles-sur-Richelieu.Outre son conjoint, elle laisse dans le deuil ses enfants : Audrey Rémy (Alain Richard), Pamela Rémy (Jimmy Joubert) et Stéphane Rémy (Sonia Beauregard), ses petits- enfants, ses frères, sa soeur, beaux-frères et belles-soeurs ainsi que ses neveux, nièces, parents et amis.Dans le respect des mesures actuelles et du bien-être de tous ceux que nous aimons, les rituels funéraires seront réservés à la famille proche.Pour ceux qui le désirent vous pouvez transmettre vos condoléances sur le site de la Maison E.Phaneuf & Fils Ltée.Des dons à La Maison Victor-Gadbois seraient grandement appréciés.Direction funéraire : La Maison E.Phaneuf & Fils Ltée La Maison E.Phaneuf & Fils Ltée St-Denis-sur-Richelieu Tél.: 450 787-2824 / Courriel : maisonphaneuf@videotron.ca LACASSE MmeMarjolaine - 1974-2020 À Chambly, le 29 novembre 2020, à l'âge de 46 ans, est décédée Mme Marjolaine Lacasse, épouse de Ghyslain Champagne, demeurant à Chambly.Outre son époux Ghyslain, elle laisse dans le deuil sa fille Gabrielle (Thierry Leclaire), ses parents, Pierrette et Normand Lacasse, son frère Steve, ses neveux : Louis-Philip et Charles-Antoine Lacasse, ses beaux-parents Ginette et Jean-Paul Champagne, son beau-frère Eric Champagne (Mélissa Ferland), son neveu Mathis Desroches, sa marraine Monique (Momo) Laflamme ainsi que plusieurs autres parents et amis.L'Aquamation a eu lieu au Bio-Crématorium Le Sieur de Granby.Selon les règles du Gouvernement le port du masque est obligatoire et le nombre maximum de personnes est de 25 personnes par salle.La famille recevra les témoignages de sympathie à compter de 13 heures, le samedi 12 décembre 2020, journée de la cérémonie au Complexe Funéraire Le Sieur.L\u2019hommage à la Vie aura lieu le samedi 12 décembre 2020 à 15 heures en toute intimité, en la Chapelle Le Sieur.RAINVILLE MmeMarie-Claire - 1929-2020 À Granby, le 1er décembre 2020, à l'âge de 91 ans, est décédée Mme Marie-Claire Rainville, épouse en premières noces de feu Armand Bélanger et en secondes noces de feu Claude Fréchette, anciennement de Waterloo.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Michèle Bélanger (Denise), François Bélanger (Lisette), Yvan Bélanger (France), Marie-Claude Fréchette (François), Hubert Fréchette, Martin Fréchette, Benoit Fréchette (Josée); ses petits-enfants : Jules, Boris, Anouk, Philippe-Étienne, Fabrys, Jessye, Lynn et Tyna, ses arrière-petits-enfants; ses frères et sa soeur : Daniel (France), Clément (Gisèle), Lorraine et tous les autres membres de la famille et les proches.L'Aquamation a eu lieu au Bio-Crématorium Le Sieur de Granby.Afin de respecter les dernières volontés de MmeMarie-Claire Rainville, il n'y aura pas d'exposition.Une cérémonie de prière aura lieu à la Résidence funéraire Le Sieur de Waterloo dans la plus stricte intimité.Vous pouvez offrir vos condoléances via cet avis : https://www.domainefuneraire.com/avis-de-deces/Marie-Claire-RAINVILLE-309767 TÉTREAULT MmeMarguerite - 1921-2020 De Granby, le 30 novembre 2020, à l\u2019âge de 99 ans, est décédée Madame Marguerite Tétreault, épouse de feu Georges Ouimet, anciennement de St-Césaire.Elle laisse dans le deuil ses enfants, Serge (Ghislaine), Carole (Jacques) et Sylvain (Chantal), ses 7 petits-enfants et une arrière-petite-fille, ses frères et sa soeur, Luc, Denis (Jeannine) et Gisèle (feu Vincent), sa belle-soeur Eugénie (feu Roger), ses neveux et ses nièces ainsi que plusieurs autres parents et amis.Une cérémonie privée sera célébrée en l\u2019église de St-Césaire.laVoixdel\u2019Est SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 55 BEAUDRY M.Gérard - 1939-2020 Au Centre hospitalier de Granby, le 2 décembre 2020 à l\u2019âge de 81 ans, est décédé M.Gérard Beaudry, époux de Mme Suzanne Perrault.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses enfants : Alain (Julie Montfils), Dominique (Alain Trudeau) et Christian (Marie-France Bouffard).Il laisse également derrière lui ses petits-enfants : Geneviève, Jean-Philippe (Valérie), Guillaume (Cynthia), Vincent (Amélie), Andréanne (Marc-Antoine), Catherine (Nicolas), Charles, David, Myriam, Félix; ses arrière-petits-enfants : Émile, Charlotte, Aurélie, Jade et Alice ainsi que plusieurs neveux, nièces, autres parents et amis.Il était aussi le frère de feu Lucien (Louise Forand), feu Réal, Gisèle (feu Marcel Parent), Claude (Claudette Delorme), Robert (France McLean), Daniel (Christiane Bernier) et le beau-frère de : Rollande (feu Hervé Tanguay), Lucienne (Robert Gévry), Marie-Claire (feu Léo St-Pierre), feu Charles-Émile (Marie-Claire Girard), Jeanne (Normand Despars) et Germaine.La crémation a eu lieu au crématorium Girardot et Ménard.La famille vous accueillera le dimanche 13 décembre à compter de 13h30 jusqu\u2019à 15h15 au salon du COMPLEXE FUNÉRAIRE GIRARDOT & MÉNARD.La cérémonie en mémoire à sa vie aura lieu ce même dimanche en toute intimité, au même endroit, suivie de la mise en place au columbarium Girardot & Ménard.En guise de sympathie, un don à la fondation du CHG serait grandement apprécié.Formulaires disponibles à la réception du complexe ou directement via le www.fondationchg.org CASTRO Mme Luz Adriana - 1973-2020 Au C.H.G., le 29 novembre 2020, à l'âge de 47 ans, est décédée Mme Luz Adriana Castro, demeurant à Granby.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Carlos Daniel (Angie Daniela Lopez), Jessica Andrea (en Équateur), David Manuel, Ximena Alexandra, Smith Andres et Jade Jasmin; son petit-fils Alexis (en Équateur), son frère et soeurs ainsi que plusieurs beaux-frères, sa belle-soeur, neveux, nièces, autres parents et ami(e)s en Colombie et à Granby.Selon les règles du Gouvernement le port du masque est obligatoire et le nombre maximum de personnes est de 25 personnes par salle.La famille vous accueillera le vendredi 4 décembre 2020 de 19 h à 21 h et le samedi 5 décembre 2020 de 10 h à 11 h au COMPLEXE FUNÉRAIRE LESIEUR.L\u2019Hommage à la vie sera célébré ce même jour à 11 heures en la Chapelle Le Sieur suivie de la crémation sous la direction du Complexe funéraire le Sieur.Des dons à la Fondation La Différence seraient appréciés au site internet : www.fondationladifference.ca La famille tient à remercier tout particulièrement le personnel du département d'oncologie ainsi qu'au Dr.Mogrhabi pour les bons soins prodigués à Mme Castro.CHAMPIGNY M.André - 1963-2020 À Roxton Falls, le 27 novembre 2020, paisiblement à son domicile et entouré de plein d\u2019amour à l\u2019âge de 57 ans, est décédé M.André Champigny, fils de feu Jean- Guy Champigny et de Monique Champigny (Riendeau) (Yves Goulet).Il laisse dans le deuil sa conjointe si tendrement aimée Lynda Cusson, ses enfants adorés : Philippe (Sandra Cleary) Marie-Soleil (Miky Bilodeau) et ses 4 petits- enfants chéris : Noah, Abigaël, Olivia et Éléonore; ses soeurs, Sylvie (Daniel Noiseux), France et son frère Pierre (Sylvie Miclette); ses beaux-frères et belle- soeur : Sylvie Cusson (Marco Gagnon), Robert Cusson (Benoît Meilleur) ainsi que la mère de ses enfants Gaétane Lapointe.Il laissera un grand vide auprès de ses neveux, nièces, oncles, tantes, cousins et cousines des familles Champigny et Riendeau ainsi qu\u2019à de nombreux parents et amis sans oublier son chien « Poupounne » qui l\u2019a suivi fidèlement durant les deux dernières années de sa vie.La crémation de M.Champigny a été confiée au Complexe funéraire LeSieur de Granby.Les funérailles en mémoire de sa vie seront célébrées à une date ultérieure en raison des restrictions sanitaires.En guise de témoignage de sympathie, des dons aux Paroisses St-Jean Baptiste de Roxton Falls ainsi qu\u2019à la Paroisse de St-Joachim de Shefford où particulièrement pour cette dernière, André fût bénévole pour les collectes de fonds durant 30 ans seraient appréciés.Comme a dit Dédé : « Ces Paroisses ont plus besoin d\u2019argent que moi de fleurs\u2026! Soyez généreux! » CÔTÉ M.Raymond - 1951-2020 Au Centre hospitalier de Granby, le 28 novembre 2020, à l\u2019âge de 69 ans, est décédé paisiblement M.Raymond Côté, demeurant à Shefford, époux de Mme Annette Boivin.Outre son épouse, il laisse de tendres souvenirs à ses enfants : Martin et Dominic (Farzana Pirbhai).Il laisse également derrière lui ses petits-enfants adorés : Océane, Coralie, Antoine-Olivier, Anthony-Gabriel, Emily et Elysa; ses cousins, cousines, neveux, nièces, autres parents, amis et collègues de travail.La famille vous accueillera le samedi 5 décembre à compter de 17h jusqu\u2019à 19h30 au COMPLEXE FUNÉRAIRE GIRARDOT &MÉNARD.La liturgie de la Parole aura lieu ce même samedi à 20h, en toute intimité, en la chapelle du complexe.Si vous souhaitez assister à la célébration dans le confort de votre foyer, vous pouvez y assister par webdiffusion, en direct ou en différé, via le lien suivant : https://funeraweb.tv/fr/diffusions/20563/wait.La crémation suivra au Crématorium Girardot & Ménard.La famille désire remercier sincèrement le personnel du Centre hospitalier de Granby et tout spécialement le Dr David Bélisle pour leur dévouement et les bons soins prodigués.En guise de sympathie, un don à la fondation du Centre hospitalier de Granby serait grandement apprécié.Formulaires disponibles à la réception du complexe ou directement via le : https://www.jedonneenligne.org/fondationchg/DON2014/.En zone rouge, les visites sont autorisées au complexe funéraire.Une limite de 25 personnes par salle est permise.Toutefois, le personnel de Girardot & Ménard verra à la circulation des gens afin de laisser la chance à tous d\u2019offrir leur témoignage de sympathie à la famille.Soyez assurés que les consignes de la Santé publique sont appliquées : le port du masque et la distanciation sociale sont donc obligatoires.DAIGLE, née PELLETIER Mme Pierrette - 1953-2020 À l\u2019Hôpital BMP de Cowansville, le mercredi 2 décembre 2020, à l\u2019âge de 67 ans, est décédée Mme Pierrette Pelletier, épouse de M.Luc Daigle, demeurant à Cowansville.Outre son époux, elle laisse dans le deuil ses filles, Annie (Léo) et Hélène (Leif), ses 4 petits-fils adorés, Thomas, Colin, Samuel et Malik, ses soeurs, Réjeanne (Oliva), Monique, Diane (Jean-Guy) et Lucette (Ludger), ses beaux- frères et belles-soeurs, ses neveux et nièces ainsi que plusieurs autres parents et amis.La famille vous accueillera le samedi 5 décembre à compter de 13 h au salon funéraire Désourdy inc, 101, rue Jean-Besré, Cowansville, suivi d\u2019un moment de recueillement à 15 h au salon même.En raison des mesures préventives mises en place, le nombre de personnes sera limité.Merci de votre compréhension.La famille désire remercier sa soeur Monique qui lui a fait don d\u2019un rein qui a prolongé sa vie avec nous depuis 13 ans.Des dons à La Fondation canadienne du rein seraient apprécié, les formulaires sont disponibles au salon funéraire ou au www.rein.ca/quebec Au lieu de fleurs, en sa mémoire la famille aimerait que vous puissiez signer votre carte de don d\u2019organe.DUCHARME PECK Mme Yolande - 1927-2020 À Granby, le 11 novembre 2020, est décédée à l`âge de 92 ans, madame Yolande Ducharme, épouse de feu Jean-Roch Peck, demeurant à Granby et autrefois de Roxton Falls.La défunte laisse dans le deuil ses enfants : Richard, Normand (Johanne Dutil), Dominique (Michel Massé), Céline (Jacques Wilcott), Michelle (Alain Massé) et Sylvain (Francine Moreau); ses petits-enfants : Kim, Francis, Jean-François, Emanuel, Geneviève, Gabrielle, Marie-Eve, Mylène, Jean-Sébastien, Alexandre et ses treize arrière-petits-enfants.Elle laisse également son frère et ses soeurs : Henri Ducharme (feu Yolande Bernier), Yvette Ducharme (feu Roger Lespérance), Estelle Ducharme (feu Léopold Bernier), sa belle-soeur Lorraine Loignon ainsi que plusieurs neveux, nièces et autres parents et amis.Madame Yolande Ducharme Peck a été incinérée au Crématoire Lalime.Considérant les circonstances de pandémie de Covid-19 (coronavirus), nous vous demandons de privilégier les mots de sympathie par le biais de notre site web.La famille de madame Ducharme Peck recevra vos condoléances le samedi 12 décembre 2020 à 9 h au Complexe funéraire Lalime & Boisvert, d\u2019Acton Vale.Une célébration de la parole aura lieu ce même jour à 11h au Complexe funéraire suivie de l\u2019inhumation au cimetière Saint-Jean-Baptiste de Roxton Falls.Compte tenu des directives du Ministère de la Santé, les règles de rassemblements seront en vigueur.Un maximum de 25 personnes sera accepté à l\u2019intérieur du Complexe funéraire.Le port du couvre-visage est obligatoire pour entrer au Complexe funéraire.La famille désire remercier le personnel du département des soins palliatifs du Centre Hospitalier de Granby pour les bons soins prodigués.Direction funéraire : Complexe Funéraire Lalime & Boisvert SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 56 GAUDREAU M.Benoit - 1964-2020 Au CHUS pavillon Fleurimont, le 26 novembre 2020 à l\u2019âge de 56 ans est décédé M.Benoit Gaudreau, demeurant à Granby, fils de Mme Denise Rajotte et de feu M.Clément Gaudreau.Il laisse dans le deuil outre sa mère, ses filles : Rachel (Alexandre), Andréa et Mélanie.Ses petits-enfants, sa soeur France (Michel), ses frères : Pierre et Philippe (Line), de même que de nombreux neveux, nièces, autres parents et amis.La crémation a eu lieu au crématorium Girardot & Ménard.La famille vous accueillera le dimanche 6 décembre de 14h30 à 17h15 au salon du COMPLEXE FUNÉRAIRE GIRARDOT & MÉNARD.La célébration en mémoire à sa vie se tiendra en toute intimité ce même dimanche à 17h30 à la chapelle du complexe.La cérémonie sera accessible en webdiffusion privée, en direct ou en différé via le https://funeraweb.tv/fr/diffusions/20546 La famille désire remercier sincèrement le personnel du département des soins intensifs du CHUS pavillon Fleurimont, pour leur dévouement et les bons soins prodigués.En guise de sympathie, un don à la fondation de votre choix serait grandement apprécié.En zone rouge, les visites sont autorisées au complexe funéraire.Une limite de 25 personnes par salle est permise.Toutefois, le personnel de Girardot & Ménard verra à la circulation des gens afin de laisser la chance à tous d\u2019offrir leur témoignage de sympathie à la famille.Soyez assurés que les consignes de la Santé publique sont appliquées : le port du masque et la distanciation sociale sont donc obligatoires.GUÉNARD Mme Danielle - 1952-2020 Au CHUS Fleurimont, le 30 novembre 2020, à l\u2019âge de 68 ans est décédée Mme Danielle Guénard, demeurant à Granby, Elle était la fille de feu Laval Guénard et de feu Yolande Laflamme de Dolbeau.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Jean-Sébastien Nadeau (Marie-Hélène Thibault), Valérie Nadeau (Frank Ferber), Cynthia Nadeau (Bruno Pouliot); ses petits-enfants : Oskar Ferber et Matheo Ferber et son conjoint des dernières années M.Marcel Normandeau; ses frères et soeurs : Richard (Nicole Bélanger), Guylaine (Martial Cantin), Suzanne (Steeve Boudreau), Marc- André (Jeannick Tremblay) et le père de ses enfants Claude Nadeau ainsi que son fils Alain Nadeau (Luba), sa chère belle « gang » d\u2019amies rapprochées, Andrée, Catherine, Claudette, Diane, Hélène G., Hélène L., Linda, Suzanne ainsi que plusieurs neveux, nièces autres parents et amis.L\u2019Aquamation a eu lieu au Bio-Crématorium Le Sieur de Granby.Compte tenu de la situation actuelle la date et les détails des funérailles seront annoncés ultérieurement.Les condoléances aux membres de la famille peuvent se faire via le site : www.lesieur.ca Les marques de sympathie peuvent être faites sous forme de dons à la Société Québécoise du Cancer ou à Myélome Canada.M.Marcel Brunelle - 17 novembre 2020 - Les mots ne peuvent suffire pour exprimer toute notre appréciation et notre reconnaissance pour la sympathie témoignée.Nous vous remercions chaleureusement pour le soutien et le réconfort qui nous ont grandement réconfortés.Veuillez considérer ces remerciements comme personnels.La famille Brunelle Pour fleurir la mémoire d\u2019un être cher 355, boul.Leclerc, Granby 450 372-2881 www.sublimefleuriste.com L\u2019aide d\u2019aujourd\u2019hui L\u2019espoir de demain Don In Memoriam Ne m\u2019oubliez pas ! 450 777-3363 Formulaires disponibles aux complexes funéraires et au bureau, 356 Principale, local 3,Granby Société Alzheimer de Granby et région inc.3e anniversaire du décès de M.AIMÉ PION survenu le 5 décembre 2017 Jamais plus nos yeux ne verront ton sourire, mais à jamais tu vivras dans nos cœurs avec tous les souvenirs que tu nous as laissés sur ton chemin.Une messe sera célébrée le dimanche 6 décembre à 10h30 en l\u2019église Ste-Pudentienne de Roxton Pond Tes enfants Claude, Richard, Ginette et Sylvie 5eANNIVERSAIRE à la douce mémoire de ma tendre épouse Pierrette Piché décédée le 7 décembre 2015 Cing années sont passées depuis que tu nous as quittés.Nous pleurons toujours ton absence.Le temps passe et rien ne change.La vie continue et je ne peux t\u2019oublier.Jacques, tous tes enfants et petits-enfants Merci.Je t\u2019aime.PAIX Mme Patricia Ladd Vallières Vingt-deux années se sont écoulées depuis ton départ.Tout a changé, mais tu es toujours dans notre coeur.Il nous reste l\u2019exemple que tu nous as laissé.Ton amour inconditionnel, tes beaux yeux bleus qui dégageaient tant de bonté, ton dévouement sans bornes.Rassure-toi, ce que tu as semé est toujours là et grandit.Continue à nous aider.23e anniversaire du décès de Roch, Danielle, Sascha, Dakota, Shania.1831188 Au Québec, 1 personne sur 14 est atteinte d\u2019insuffisance rénale Par votre appui, vous contribuez au maintien de la recherche, des activités et services offerts tout en aidant à l'amélioration de la qualité de vie des personnes atteintes et celle de leurs proches.rein.ca/quebec \u2022 1-800-565-4515 \u2022 514-938-4515 Donnez à La Fondation canadienne du rein Merci de votre générosité laVoixdel\u2019Est SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 57 SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 58 LE MONDE Sauter des repas, vivre avec des dettes, retourner chez ses parents?: la précarité est souvent devenue leur quotidien.Après la première vague de l\u2019épidémie de COVID-19, des employés du tourisme, de l\u2019aérien ou de la restauration \u2014 privés subitement d\u2019emploi \u2014 avaient confié leur désarroi.L\u2019AFP les a retrouvés.Agence France-Presse PARIS \u2014 Avec la crise liée au coro- navirus, le nombre de personnes dans le monde vivant dans l\u2019extrême pauvreté devrait s\u2019élever à 150 millions d\u2019ici 2021, relevait récemment la Banque mondiale.Huit nouveaux pauvres sur dix se trouveront dans des pays à revenus intermédiaires, des nouveaux pauvres « plus urbains, mieux éduqués », précisait-elle.Au printemps, de Paris à Mexico, de Kiev à Madrid, les journalistes de l\u2019AFP étaient allés à la rencontre de travailleurs des secteurs les plus touchés (tourisme, aérien, restauration, distribution, numérique).Ils avaient raconté la perte brutale de salaire, le stress d\u2019être licencié, les sacrifices.Cinq mois plus tard, la plupart se sont installés en « mode survie », ont perdu leur indépendance ou sont tombés dans la misère.Certains ont évité le pire.Tous continuent de vivre dans l\u2019angoisse.Voici leurs témoignages.DETTES ET «?MODE SURVIE?» « Je suis en mode survie, un repas par jour pour la famille et puis voilà.» Avant, Xavier Chergui, Français de 44 ans, travaillait comme « extra » dans la restauration, il pouvait gagner jusqu\u2019à 6000 $ par mois.En mettant un coup d\u2019arrêt à ses contrats, le premier confinement du printemps l\u2019a plongé dans la précarité.Il misait sur un retour d\u2019activité à la rentrée, mais à part « quelques jours de travail », le reconfinement de l\u2019automne en France lui a ôté toute « perspective d\u2019avenir proche ».Ce père de deux enfants, dont la femme ne travaille pas, accumule les dettes.« Je suis en retard pour le loyer, pour l\u2019électricité.[.] Il faut aussi payer le crédit de la voiture ».Il subsiste grâce aux aides de l\u2019État : le Revenu de solidarité active (RSA), qui assure en France un minimum aux personnes sans ressources, les allocations familiales, l\u2019aide au logement.Au total 2200 $ pour un loyer de 1600 $.L\u2019essentiel des ressources est destiné à « remplir le frigo ».Son fils, qui voulait faire une école de graphisme ou multimédia, a dû finalement s\u2019orienter vers des études d\u2019histoire à l\u2019université, car ce sont « des écoles qui coûtent un peu cher ».ÉPARGNE ZÉRO POUR LA FEMME DE MÉNAGE AU NOIR Sonia Herrera, femme de ménage hondurienne de 52 ans, en a perdu le sommeil : « Durant le confinement, nous pouvions tenir avec les petites économies, mais maintenant, c\u2019est l\u2019épargne zéro, tout s\u2019est évaporé.» Au printemps, cette mère célibataire qui vit avec ses deux enfants et son petit-fils de deux ans avait été remerciée de son poste d\u2019employée de maison non déclarée.Et avait dû se résoudre à aller à la banque alimentaire.Depuis, elle a récupéré quelques heures de ménage comme sa fille Alejandra, 33 ans, qui a perdu son emploi de cuisinière.Quelques centaines de dollars qui, en plus des indemnités chômage, leur permettent de ne plus dépendre de cette aide qui lui faisait « un peu honte », dit-elle.Au total, à peine plus de 2000 $ par mois pour quatre et des économies sur chaque sou.Chaque vendredi matin, Mme Herrera se rend dans un quartier aisé de Madrid pour deux heures de ménage à 30 $, moins 4 $ de bus.Plutôt que de rentrer chez elle le midi avant ses heures de l\u2019après-midi, elle attend en ville pour ne pas doubler les frais de transport.Avec la réouverture des écoles en septembre, son petit-fils Izan mange à la cantine, ça lui fait des économies.Les petits plaisirs du quotidien, « les sucreries », « le coiffeur », c\u2019est du passé.Sa situation irrégulière empêche la famille de prétendre au nouveau revenu minimum vital lancé en mai par le gouvernement espagnol pour amortir le choc des mesures anti-COVID.« J\u2019ai vraiment peur qu\u2019ils nous reconfinent parce que récupérer un petit peu [d\u2019argent] et le perdre à nouveau, c\u2019est terrifiant », dit-elle.RETOUR CHEZ LES PARENTS « Je n\u2019avais plus de travail pour continuer à payer le loyer.» À 26 ans, le Colombien Roger Ordonez a dû retourner chez ses parents à Buca- ramanga (nord-est de la Colombie).Depuis qu\u2019en juillet il a perdu son emploi d\u2019assistant de vol au sein de la compagnie aérienne Avianca en faillite, il a cherché à se recaser.Il a essayé dans son secteur, l\u2019un des plus touchés par la crise, en vain.Les vols commerciaux ont repris en Colombie, mais il n\u2019a pas trouvé de poste dans les compagnies aériennes locales.Impossible également de répondre à deux offres au Pérou et au Chili, faute d\u2019y résider.Il n\u2019a pas eu plus de chances du côté des centrales d\u2019appels de Bogota auprès de qui il a multiplié les candidatures infructueuses.« Je ne sais pas si mon CV est surévalué.Du fait du salaire que j\u2019avais, les gens pensent que je vais partir dès que j\u2019obtiendrai un autre travail.» Chez Avianca, Roger Ordonez gagnait 1500 $ par mois.Maintenant, « je me contenterais même d\u2019un salaire minimum » [325 $], dit- il.« Mais il n\u2019y a rien.» Finis aujourd\u2019hui ses voyages et ses études pour devenir pilote.« La qualité de vie s\u2019est beaucoup dégradée », dit-il.« On s\u2019habitue à vivre seul, à être indépendant, à s\u2019acheter ses affaires [.] Aujourd\u2019hui, je dois vivre avec ma famille dans son espace [.] à l\u2019étroit.» FILET SOCIAL À PARIS La Française Marie Cédile, 54 ans dont 30 passés comme vendeuse chez le chausseur André, aurait pu perdre son emploi comme la moitié des employés de la marque en redressement judiciaire.Elle a poussé un « ouf » de soulagement lorsque le repreneur de l\u2019enseigne a rendu publique la liste des 55 magasins et 220 salariés repris.« Je fais partie des magasins repris, pour l\u2019instant tout va bien pour moi », souffle-t-elle.Son mari, qui au printemps était au chômage, a retrouvé un emploi dans la location de voitures.« Espérons que tout ça aille dans le bon sens.On a peur quand même », dit celle qui était prête à faire des ménages si nécessaire.Avec le reconfinement de l\u2019automne en France, les magasins André ont fermé (jusqu\u2019au 27 novembre) et Mme Cédile s\u2019est retrouvée au chômage partiel, un dispositif mis en place par le gouvernement pour faire face à la crise et qui lui a assuré 84 % de son salaire net.Elle est au SMIC (salaire minimum de croissance) et cela ne lui a pas fait beaucoup, environ 1500 $ par mois.« Mais c\u2019est toujours mieux que rien, il y a des pays, comme le Portugal, où ils n\u2019ont rien » dit Marie Cédile, d\u2019origine portugaise.« On a cette chance-là, de vivre en France et d\u2019avoir une aide de l\u2019État.» «?L\u2019ENFER DE LA MISÈRE?» Les touristes qu\u2019il guidait dans les vestiges de la pyramide aztèque du Templo Mayor, son foyer, sa santé, ses espoirs : Jesús Yépez, guide touristique mexicain de 60 ans, a tout perdu.Quand les sites ont fermé au printemps et qu\u2019il a été expulsé du logement qu\u2019il louait dans le quartier historique de Mexico, il s\u2019est retrouvé dans un centre pour sans-abris.Aujourd\u2019hui, il n\u2019est plus que l\u2019ombre de lui-même, amaigri, insomniaque.Les médecins ont posé leur diagnostic : dépression et neuropathie.Chaque nuit, il prie pour une mort prochaine.« Mon Dieu, vient me prendre, je ne peux plus supporter cette vie.Mon âme est faible.C\u2019est une épreuve quotidienne qui se répète.Quand se terminera-t-elle ?» Ses maigres économies sont parties depuis longtemps et « le gouvernement ne m\u2019a donné que 142 $ pour subsister au cours des 100 derniers jours », dit-il.COVID-19?: QUAND LA PAUVRETÉ S\u2019INSTALLE laVoixdel\u2019Est SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 LE MONDE 59 Ses cousins, seuls membres restants de sa famille, ne l\u2019aident toujours pas.Ses anciens collègues de travail ont cessé de collecter de l\u2019argent pour l\u2019aider à s\u2019offrir quelques repas hors de l\u2019abri.Lorsque quelques sites et musées de Mexico ont rouvert ces dernières semaines, il a tenté de reprendre son travail.Sans succès.Les rares touristes qui visitent encore Mexico s\u2019enfuient quand ils voient ses haillons.« Je suis coincé dans cet enfer de misère », lâche-t-il.HEUREUX RETOURNEMENT Aujourd\u2019hui, Natalia Mourachko, informaticienne ukrainienne de 40 ans, gagne plus qu\u2019avant.« Ma journée de travail est bien plus courte et je peux bosser de n\u2019importe où ! » Elle revient de loin.En avril, alors qu\u2019elle s\u2019attendait à être préservée, elle a été brutalement licenciée du groupe américain de voyage qui l\u2019employait depuis quatre ans.« Un choc » quand on fait partie de cette caste des informaticiens qui en Ukraine peuvent gagner plusieurs milliers d\u2019euros, alors que le salaire moyen dépasse à peine 470 $.Mme Mourachko, qui a deux adolescents et une mère de 73 ans à charge, découvre la perte de statut et les recherches d\u2019emploi vaines.Mais voilà.Le job à temps partiel pour un site américain de développement d\u2019applications mobiles qui lui a permis de tenir les premiers mois lui rapporte désormais 10 % de plus que son emploi précédent.La charge de travail a augmenté, mais « j\u2019ai négocié un tarif plus profitable », dit-elle.Finalement, cette année, elle a pu s\u2019offrir des vacances en Bulgarie.Et commencer à économiser pour constituer « un coussin de sécurité plus solide ».Tout n\u2019est pas évacué.Le stress de ces mois de chômage a exacerbé ses troubles du sommeil et relancé ses maux de dos.« Cela m\u2019a fait basculer en arrière, beaucoup de choses se sont cassées ».Mais elle trouve qu\u2019 » en général, il s\u2019est avéré que la COVID a fait tout changer pour le mieux ».1 2 1 Sonia Herrera , femme de ména ge hondurienne, mise sur un salaire de 2000?$ par mois pour quatre personnes.\u2014 PHOTO AFP, JAVIER SORIANO 2 ?Jesús Yépez, guide touristique mexicain, souffre de dépression et de neuropathie.\u2014 PHOTO ARCHIVES AFP, CLAUDIO CRUZ BRIGITTE CASTELNAU Agence France-Presse PARIS \u2014 Après une année assombrie par l\u2019irruption de la pandémie de COVID-19, 2021 sera-t-elle celle de la fin des restrictions et des désastres économiques qui vont avec ?Pourra-t-on enfin serrer dans nos bras nos grands-parents sans crainte de les contaminer ?RISQUE- T-ON DE NOUVELLES VAGUES?Les spécialistes n\u2019écartent pas cette possibilité alors qu\u2019une deuxième vague a déjà touché l\u2019Europe, que les États-Unis ont enregistré leur 3e rebond épidémique et que Hong Kong est confrontée à une 4e vague.« Plusieurs vagues successives » de recrudescence « durant la fin de l\u2019hiver et le printemps 2021 » sont envisageables, selon le Conseil scientifique français pour la COVID-19, qui guide le gouvernement.« La question de savoir si des vagues supplémentaires se produiront au cours de l\u2019année à venir dépendra d\u2019un certain nombre de facteurs, dont les changements saisonniers des modes de contact, ou la façon dont la maladie est gérée par une combinaison de distanciation sociale et de vaccins », indique à l\u2019AFP le Dr Flavio Toxvaerd, maître de conférences à la Faculté d\u2019économie de l\u2019Université de Cambridge, spécialisé dans les maladies infectieuses.Analyser l\u2019impact et la chronologie des différentes mesures appliquées par les pays permet d\u2019avoir une vision plus fine, dans l\u2019espoir d\u2019éviter la plus lourde des restrictions, le confinement.L\u2019objectif est d\u2019administrer la « dose minimale efficace » de mesures collectives [interdiction de rassemblements, limitation de l\u2019ouverture des activités considérées à risque.] pour contenir la circulation du virus à un niveau faible, tout en permettant une reprise de l\u2019activité économique et sociale de qualité, relève l\u2019in- fectiologue Anne-Claude Cré- mieux [hôpital Saint-Louis, Paris].C\u2019est la stratégie des « frappes chirurgicales ».Cela suppose une maîtrise de la chaîne de contamination, avec un système permettant de « tester, tracer, isoler » et une attention particulière portée aux personnes les plus vulnérables.LA RELÈVE VACCINALE « Il faut tenir jusqu\u2019à la relève, et la relève c\u2019est le vaccin », dit à l\u2019AFP Anne-Claude Crémieux.Mais « on ne vaccinera pas la population mondiale en moins de six mois », ajoute-t-elle.L\u2019arrivée des vaccins devrait permettre le retour à « une vie normale » à « l\u2019automne 2021 seulement », à condition que « 80 % à 90 % » de la population se fasse vacciner, a avancé Arnaud Fonta- net, épidémiologiste de l\u2019Institut Pasteur à Paris, sur RMC/BFMTV.Un tel niveau de couverture vaccinale représente « un objectif extrêmement ambitieux compte tenu de la défiance qui existe aujourd\u2019hui vis-à-vis des vaccins », admet-il.Cela fait écho aux inquiétudes exprimées par d\u2019autres spécialistes, comme le Dr Anthony Fauci, figure de proue américaine de la lutte anti- COVID, qui avait prévenu qu\u2019il faudra surmonter le « sentiment anti-vaccin » aux États-Unis.Mais « dans le climat actuel, rendre les vaccins obligatoires peut [.] entraîner encore plus de résistance au vaccin », dit à l\u2019AFP le Dr Flavio Toxvaerd.Les entreprises et les normes sociales joueront probablement un rôle incitateur, certaines compagnies aériennes envisageant de rendre la vaccination obligatoire pour voyager, note-t-il.Par ailleurs, si les vaccins en développement suscitent un gros espoir, il reste des questions en suspens.Les résultats d\u2019efficacité communiqués par les laboratoires doivent être confirmés par des publications scientifiques, et la durée de l\u2019immunité doit être suffisante, en particulier chez les personnes âgées, principales victimes du coronavirus.Il convient également de s\u2019assurer de l\u2019absence, ou en tout cas du caractère exceptionnel, d\u2019effets indésirables graves.Ces effets indésirables « très rares », le Pr Fontanet « préfère dire qu\u2019il va y en avoir », sans que cela ne remette en cause le bénéfice de la vaccination.De même, « il va y avoir des gens vaccinés qui vont tomber malades », mais il ne faudra pas en conclure que « le vaccin ne marche pas », a-t-il poursuivi.LES MASQUES AUX OUBLIETTES?Les masques et autres gestes protecteurs (se laver fréquemment les mains, maintenir une distance physique, éviter les lieux trop fréquentés .) vont rester de mise pendant une longue période de transition, le temps d\u2019atteindre un niveau de couverture vaccinale suffisant.Sans oublier que ces gestes barrières contribuent à réduire la transmission d\u2019autres infections, notamment respiratoires.La durée réelle de l\u2019immunité conférée par la vaccination ne pourra être évaluée qu\u2019au long de l\u2019année 2021, voire au-delà.Il faudra peut-être aussi attendre pour savoir si tel ou tel vaccin s\u2019avère plus efficace pour tel ou tel groupe de personnes (seniors, personnes diabétiques ou ayant des problèmes cardiaques, immu- nodéprimées, etc.).Aux États-Unis, « normalement, avec le niveau d\u2019efficacité que nous avons [95 % ], 70 % environ de la population vaccinée permettrait d\u2019atteindre une véritable immunité collective probablement au mois de mai ou quelque chose du genre » a avancé Moncef Slaoui, chef scientifique de l\u2019opération Warp Speed, le 22 novembre sur CNN.Warp Speed est un partenariat public-privé, initié par le gouvernement américain pour accélérer le développement des vaccins et faciliter leur distribution.Quelques jours auparavant, le Dr Fauci entrevoyait un retour à un « degré considérable de normalité » à l\u2019approche des troisième et quatrième trimestres 2021.Dans un scénario optimiste, les Jeux olympiques de Tokyo, décalés en 2021 à cause de la pandémie, se dérouleront avec du public, y compris venant de l\u2019étranger, si la pandémie est maîtrisée avant la cérémonie d\u2019ouverture (le 23 juillet 2021).Pendant ce temps-là, la Chine, d\u2019où a émergé le virus, a repris le cours de sa vie habituelle, en protégeant ses frontières, tout en réagissant vivement à la moindre résurgence du virus.Et elle avance ses pions dans la course mondiale aux vaccins anti-COVID.2021, STOP OU PHOTO AFP, ALEXANDER NEMENOV SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 60 MAG SPORTS la page du Kid DANNY GÉLINAS lekid@lavoixdelest.ca D ans cette période où on ne sait plus à quel saint se vouer et surtout quand nous allons revenir à une certaine normalité, j\u2019ai néanmoins décidé de vous présenter à compter de ce matin, et au cours des deux prochaines semaines, quelque chose de positif : les faits et gestes passés ou présents de deux de mes vieux compagnons d\u2019armes, qu\u2019ils évoluent toujours dans le milieu du hockey ou non.Cette semaine, je débute avec Pascal Vincent, l\u2019actuel entraîneur- chef du Moose du Manitoba, club- école des Jets de Winnipeg dans la Ligue américaine de hockey.Au sein de la confrérie des recruteurs de la LHJMQ, bien que nous effectuons tous le même travail et apprécions en très grande majorité la compagnie des uns et des autres, il existe cependant trois groupes bien distincts : \u2014 Celui des dépisteurs de la région métropolitaine de Montréal, du West Island jusqu\u2019à Lanaudière et des Laurentides jusqu\u2019en Estrie \u2014 Celui de la grande région de Québec, qui compte également des recruteurs du Saguenay-Lac-Saint- Jean, du Bas-Saint-Laurent et de Beauce-Appalaches \u2014 Et finalement, celui du centre, qui il y a une vingtaine d\u2019années faisait le pont entre les deux autres, grâce entre autres au leadership des Michel Boucher, André « Moose » Dupont, Jacques et Michel Sévigny, Stéphane St-Pierre et René Perron, pour ne nommer que ceux-là Dans le temps, si le bar Au Pied du Côteau de Trois-Rivières se voulait être le port d\u2019attache de bon nombre d\u2019officiels du staff provincial, le restaurant Pizza Royale de Cap-de-la-Madeleine, lui, était le lieu de rassemblement des dépis- teurs du circuit Courteau.Tous y convergeaient les dimanches soirs avant d\u2019assister au dernier match du week-end, celui qui opposait les Estacades midget AAA de l\u2019endroit à une autre formation de la ligue dirigée à l\u2019époque par feu Denis Baillargé.Toutefois, lorsque les Estacades étaient sur la route les dimanches, j\u2019en profitais souvent pour me gâter en y allant d\u2019un programme triple dans la métropole, c\u2019est-à-dire un match bantam en fin de matinée, un match midget AAA au vétuste Aréna St-Michel (domicile du défunt Mon- tréal-Bourassa où ont notamment joué les Mike Ribeiro et Roberto Luongo) en après-midi pour ensuite terminer la plupart du temps en soirée au Centre Florian-Guindon de Saint-Eustache, là où évoluaient les anciens Régents de Laval-Lau- rentides-Lanaudière, eux qui suite à une reconfiguration de leur territoire portent maintenant le vocable des Vikings de Saint-Eustache.J\u2019aimais me présenter assez tôt à l\u2019aréna afin d\u2019aller entre autres à la rencontre des deux entraîneurs pour m\u2019enquérir de certaines informations pertinentes à propos de leurs joueurs, mais aussi pour connaître leur alignement ainsi que les fameux trios que chaque recruteur doit inscrire sur sa feuille de match et ultérieurement à l\u2019intérieur de son rapport.C\u2019est d\u2019ailleurs à ce moment que je fis la connaissance de Pascal Vincent\u2026 Quand on pénètre dans le Centre Florian-Guindon et que l\u2019on veut se rendre au bureau de l\u2019entraîneur de l\u2019équipe locale, il faut nécessairement descendre la rampe caoutchoutée en colimaçon qui sépare les quartiers généraux du club de la surface glacée.Ayant côtoyé très souvent son adjoint Martin « Lappy » Laperrière (maintenant l\u2019adjoint de Patrick Roy avec les Remparts de Québec), j\u2019ai commencé par lui serrer la main et c\u2019est ainsi qu\u2019il me présenta à son patron : \u2014 « Pascal, laisse-moi te présenter mon ami Danny Gélinas » Vincent de me dire en me regardant : \u2014 « J\u2019ai entendu souvent parler de toi par les boys.Ça a l\u2019air que tu travailles fort, j\u2019aime ça ! Assieds-toi qu\u2019on jase un peu, on a une couple de minutes devant nous avant le warm-up.Veux-tu un café ?» Depuis ce dimanche-là sur l\u2019heure du souper, j\u2019adore la compagnie de Pascal Vincent.Remarquez que je pourrais dire la même chose au sujet de « Lappy », que je connais depuis des lunes.Alors qu\u2019au tournant des années 2000, mon bon ami Gaétan Larue accéda au poste de directeur-gé- rant des Screaming Eagles du Cap- Breton, lui qui en était le recru- teur-chef, il engagea Pascal en tant qu\u2019entraîneur-chef.Ce geste ne m\u2019avait guère surpris.Le lendemain de son embauche, je lui avais même laissé un message dans le but de le féliciter.Depuis son passage au hockey professionnel en 2011, nous nous sommes évidemment perdus de vue.J\u2019ai été toutefois un lecteur attentif de l\u2019excellent texte écrit par le confrère Marc Brassard du Droit, qui la semaine dernière a assez bien décrit l\u2019ascension de celui que l\u2019ex-agent de joueur Fred Simpson a toujours surnommé « Vinny ».En ce qui me concerne, j\u2019ai toujours comparé le parcours et la personnalité de Pascal à ceux de mon bon ami Clément Jodoin.Tout comme « Clem », « Vinny » a cumulé le double emploi de directeur-gé- rant et entraîneur-chef d\u2019au moins deux clubs de la LHJMQ.Ils ont tous deux été entraîneur adjoint dans la LNH et dirigé dans la Ligue américaine.Ils partagent aussi une personnalité posée, calme et particulièrement attachante.Personnellement, je n\u2019ai jamais vu ni l\u2019un ni l\u2019autre lever le ton.Et surtout, tout comme Clément, Pascal aime prendre bien soin de son monde.Si Clément a toujours veillé sur son dauphin Dany Dubé ainsi que sur votre humble serviteur, entre autres, « Vinny » s\u2019est notamment assuré que son ancien recruteur-chef tant avec Cap-Bre- ton qu\u2019avec le Junior de Montréal, Yannick Lemay, un résident de Saint-Liboire, puisse goûter aux joies du hockey professionnel.Jadis éducateur physique à la Polyvalente Hyacinthe-Delorme de Saint-Hyacinthe et homme de hockey très compétent, Yannick agit maintenant en tant que recruteur à temps complet pour les Jets de Winnipeg étant donné que Pascal l\u2019a chaudement recommandé.Un choix judicieux ! Dans l\u2019excellent texte de Brassard, dont le titre était « Vincent patiente à Winnipeg », Pascal disait « la prochaine étape pour moi, c\u2019est d\u2019être entraîneur-chef dans la LNH ».C\u2019est effectivement toute la grâce que je lui souhaite, car pour moi, peu importe le prochain emploi qu\u2019il occupera, Pascal Vincent est tout un gentleman.Je vous en donne ici un tout petit exemple : Lorsque j\u2019ai décidé de prendre une pause de hockey suite au repêchage de 2008 qui se tenait justement au Cap-Breton, pause qui allait me permettre de me consacrer entièrement à notre petite famille qui allait bientôt s\u2019agrandir, plusieurs confrères m\u2019avaient organisé une petite fête afin de souligner mon départ.J\u2019avais d\u2019ailleurs pris soin d\u2019en saluer certains autres lors de la soirée qui avait suivi.Pendant ce temps, Pascal devait s\u2019occuper entre autres des familles des joueurs nouvellement sélectionnés par sa formation.Le lendemain matin qui vois-je accourir en ma direction dans le lobby de l\u2019Hôtel Delta de Sydney ?Vincent lui-même ! « Hey le kid (surnom qui m\u2019est toujours accolé encore au- jourd\u2019hui), je viens tout juste d\u2019apprendre que tu te retirais ! Même si je comprends ta décision, je suis sûr que tu vas revenir un jour parce que la game va trop te manquer.Je veux que tu saches que j\u2019ai bien aimé te côtoyer.Ce sera un plaisir de reprendre nos conversations.Bonne chance mon Dan ! » Bref, que tu deviennes entraî- neur-chef dans la LNH ou non, soit fier de qui tu es « Vinny », car les bonnes personnes comme toi, elles ne courent pas les rues dans le sport professionnel.Suite à cette conversation, quelques minutes plus tard, je prenais les vols Sydney-Halifax et Halifax-Montréal avec mon vieux chum Enrico Ciccone assis tout juste derrière moi.Ironie du sort, « Cicco » sera justement le sujet de ma prochaine chronique\u2026 Soyez fiers de vous, messieurs (1re partie) Pascal Vincent, un homme de hockey dont j\u2019ai toujours adoré la personnalité.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE 3 décembre 2 décembre 1 décembre 30 novembre 29 novembre 28 novembre 27 novembre 6539283 4219152 2704143 5919553 5713481 1265243 1514480 8670 8142 4717 9456 5704 6505 7523 592 483 319 449 275 598 028 3 décembre 2 décembre 1 décembre 30 novembre 29 novembre 28 novembre 27 novembre 42 48 49 73 78 95 44 3 décembre 2 décembre 1 décembre l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.LOT GARANTI DE 1 000 000 $ (Numéro complet non décomposable) compl.22 41 24 47 28 21 49 53002032-01 4 1 07 22 12 24 18 33 21 41 43 44 30 novembre 3 décembre 2 décembre Tirage du jeudi Tirage du lundi Tirage du Mercredi Lots de 25 000$ (non décomposables) Tirages quotidiens de décembre 588C775 798C519 337A959 0051276 laVoixdel\u2019Est SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 61 MAG SPORTS ANDREW MCKIRDY Agence France-Presse TOKYO \u2014 Près de 3 milliards $ de plus : les organisateurs des Jeux olympiques de Tokyo ont annoncé vendredi que l\u2019événement reporté à l\u2019été 2021 en raison du corona- virus coûterait plus que prévu, portant le budget total à environ 20 milliards $.Cette annonce intervient alors que les organisateurs japonais et le Comité international olympique (CIO) tentent de susciter l\u2019enthousiasme autour de ces Jeux depuis leur report en mars dernier, assurant que l\u2019événement pourra avoir lieu à l\u2019été 2021 même si la pandémie n\u2019est pas sous contrôle.Mais le surcoût de 2,8 milliards $, qui s\u2019ajoute au budget total jusque-là estimé à 16,6 milliards % (1350 milliards de yens), pourrait encore refroidir l\u2019opinion publique japonaise qui, selon plusieurs sondages, est majoritairement opposée à la tenue des JO l\u2019été prochain.« Cela pourrait être vu comme trop cher ou alors comme la preuve que nous avons bien réussi à maîtriser les coûts, cela dépend comment vous voyez ça », a déclaré aux journalistes le directeur général du comité d\u2019organisation de Tokyo-2020, Toshiro Muto.« Nous avons fait tout ce que nous pouvions pour mériter la compréhension du public », a-t-il ajouté.Selon le comité d\u2019organisation, la facture additionnelle s\u2019explique entre autres par des coûts opérationnels liés au report (2,1 milliards $) et par l\u2019impact financier des mesures contre le coronavirus qui seront mises en place pour les Jeux (1,2 milliard $).IMPORTANTES MESURES SANITAIRES Les coûts supplémentaires seront répartis entre le gouvernement japonais, la municipalité de Tokyo et le comité d\u2019organisation.Le CIO, lui , ne versera pas d\u2019argent, mais a accepté pour la première fois de ne pas percevoir de pourcentage sur les revenus en provenance des commanditaires, ont annoncé les organisateurs.Le report de l\u2019événement à l\u2019été 2021 a provoqué un immense casse-tête pour les organisateurs, avec de nouvelles réservations de lieux, de transports, la prolongation des contrats du personnel du comité d\u2019organisation et la rené- gociation des accords avec les commanditaires.D\u2019importantes mesures de sécurité sanitaire seront également nécessaires alors que l\u2019évolution de la pandémie au cours des prochains mois est la principale inconnue de ces Jeux.To ky o - 2 0 2 0 a p u b l i é c e tt e semaine un document de 54 pages détaillant les solutions envisagées, comme des contacts limités entre athlètes qui devront être testés régulièrement et le port du masque ou l\u2019interdiction de crier pour les spectateurs.Un centre de contrôle des infections sera mis en place pour traiter les cas positifs.Les organisateurs ont travaillé sur des Jeux moins ambitieux avec notamment une réduction du nombre de billets gratuits, moins d\u2019invités officiels, la suppression de certaines cérémonies et des économies sur les mascottes et la pyrotechnie, mais ils n\u2019ont réussi à alléger la facture que de 375 millions $.Ils ont aussi annoncé jeudi avoir accepté le remboursement de 810 000 billets achetés au Japon, soit 18 % du nombre total vendu dans le pays.Le comité d\u2019organisation espère maintenant remettre ces billets sur le marché, en comptant sur la demande qui était extrêmement forte avant la pandémie.Mais l\u2019enthousiasme populaire s\u2019est tari : selon un sondage réalisé en juillet, seul un Japonais sur quatre voulait que les Jeux olympiques aient lieu à l\u2019été 2021, la majorité préférant un nouveau report ou même l\u2019annulation pure et simple.Le président du comité d\u2019organisation Yoshiro Mori a affirmé que le nouveau plan budgétaire avait été élaboré minutieusement et qu\u2019il espérait que le public l\u2019accepterait.« Si vous avez un verre, vous pouvez considérer qu\u2019il est à moitié vide, ou à moitié plein.Cela dépend de la manière de le regarder », a-t-il philosophé devant les journalistes.Le montant total de la facture des Jeux de Tokyo-2020 ne convainc pas tout le monde : un rapport publié l\u2019an dernier estimait ainsi que le gouvernement japonais avait dépensé dix fois son budget original entre 2013 et 2018.Les organisateurs ont répliqué que cette estimation incluait des éléments qui n\u2019étaient pas directement liés aux Jeux.JO DE TOKYO LA FACTURE EXPLOSE Les anneaux olympiques, de retour d\u2019une réparation, ont été réinstallés cette semaine dans l\u2018arrondissement d\u2019Odaiba à Tokyo.Selon plusieurs sondages, l\u2019opinion publique japonaise est majoritairement opposée à la tenue des JO l\u2019été prochain.\u2014 PHOTO ASSOCIATED PRESS La Fédération internationale de ski alpin a annulé de nombreuses courses qui devaient servir d\u2019épreuves tests pour les Jeux olympiques d\u2019hiver de Pékin en 2022, dont les Championnats du monde de surf des neiges de l\u2019an prochain.La FIS a justifié sa décision par les restrictions de voyage attribuables à la pandémie de coronavirus, «?dont l\u2019obligation de se placer en quarantaine pour 14 jours pour tous les visiteurs internationaux?» qui arrivent en Chine.«?L\u2019enjeu des voyages risque de demeurer complexe pour quelques mois?», a ajouté la FIS.En conséquence, les Championnats du monde de ski acrobatique, les épreuves de Coupe du monde de ski alpin, de ski de fond, de saut à skis et de combiné nordique ont été annulés.La FIS a indiqué qu\u2019elle tentera de déplacer ces événements, et a ajouté que toutes les installations qui seront utilisées lors des JO de Pékin devraient être complétées d\u2019ici quelques semaines.Les installations olympiques pourraient néanmoins être accessibles pour les athlètes internationaux qui voudront les visiter après la présente saison.Les championnats nationaux chinois devraient également avoir lieu aux mêmes endroits qu\u2019où devaient être présentées les épreuves tests.ASSOCIATED PRESS PLUSIEURS ÉPREUVES TESTS ANNULÉES 0051885 Pour le congé des Fêtes, nous serons fermés du 21 décembre au 15 janvier inclusivement.Toute l\u2019équipe vous souhaite de très joyeuses Fêtes! Merci pour votre confiance et au plaisir de vous revoir en 2021.3011, RUE BRODEUR O.ST-ALPHONSE-DE-GRANBY T 450 776-6622 (MOAB) www.remorquemoab.com SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 62 MAG SPORTS on bouge ISABELLE GAGNON isabelle.gagnon@cn2i.ca | Collaboration spéciale C es derniers jours, vous avez peut-être ressenti de la nostalgie à regarder la neige vite accumulée au sol fondre ensuite sous la pluie.Avoir recours à quelques astuces pour avoir du plaisir avec les gens qui nous entourent, par exemple la famille, devient un atout indispensable pour égayer ce moment de l\u2019année moins jovial.Au Québec, les statistiques et les recommandations s\u2019apparentent à celles de l\u2019OMS.La population devrait bouger plus, autant les plus jeunes que les personnes de 65 ans et plus.Ces recommandations sont d\u2019atteindre les 30 à 60 minutes d\u2019activité physique quotidienne, mini- malement aux 2 jours, à un niveau d\u2019effort se situant à 50-70 % de la fréquence cardiaque maximale (respiration plus rapide, mais où la discussion est encore possible).Être actif, on le répète souvent, amène une multitude de bénéfices au niveau de la santé physique.Cependant, on doit considérer de plus en plus les bienfaits de bouger sur la santé psychique.Après l\u2019activité, les effets positifs se feraient ressentir pendant deux à sept heures sur l\u2019humeur, l\u2019anxiété, le stress, l\u2019estime de soi, le cognitif et procureraient même un relâchement neuromusculaire.En contrepartie, certaines études relatent les effets pervers de l\u2019entraînement extrême, soit plusieurs heures passées à s\u2019entraîner au quotidien, à une intensité très élevée et sans repos hebdomadaire.L\u2019activité physique se définit comme tout mouvement corporel amenant une dépense énergétique avec une sollicitation du système neuromusculaire qui peut être atteinte en faisant du jardinage, du transport actif, en jouant, en dansant, en pratiquant le yoga, le tout accompli dans le plaisir.Sachant que bouger pourrait aider à lutter contre cette problématique de santé mentale, je vous propose un petit remue-méninges de mises en action pratico-pratiques, pour toutes les tranches d\u2019âge, en respectant les règles sanitaires.UN RÔLE À JOUER POUR TOUS ET POUR NOUS! L\u2019adulte est un modèle précieux pour l\u2019enfant qui le côtoie au quotidien.Nos ados, eux, saisissent très rapidement les messages, les actions que nous posons.En tant qu\u2019adulte, prendre part aux activités physiques qu\u2019on leur propose est avant tout un gage de bouger soi-même, en plus d\u2019avoir du plaisir avec les membres de notre famille, en gardant notre cœur d\u2019enfant.Pour faciliter cette mise en action, se servir des dispositions accessibles à la maison et dans notre environnement avoisinant donnera un coup de pouce pour bouger.Le but : s\u2019amuser tout en récoltant les effets positifs collatéraux.CHEZ LES PLUS JEUNES Inévitablement, si nous sommes en action avec eux, les jeunes passeront moins de temps à la télé, aux jeux vidéo, donc à être inactifs! Même en bas âge, les enfants sédentaires peuvent présenter des problèmes de santé tels que le diabète et des problèmes cardiovasculaires.On peut commencer en leur prop osant un calendr ier de l\u2019avent sportif : petit défi quotidien menant toute la famille qui y participe à une récompense.Question de prendre l\u2019air, une chasse au trésor peut être lancée, amenant les membres de la famille à trouver les indices en raquettes comme moyen de déplacement, ou encore à la course, à la tombée du jour avec une lampe frontale ou de poche, question de mettre encore plus d\u2019intrigue.Chaque randonnée peut se transformer en une expédition de découverte de la nature.En cas de temps très maussade, tous les jeux éducatifs peuvent être réinventés tels que «la roue du sportif» (La Roue chanceuse), Le «Jour du sportif» (Le Jour de Paye) ou encore le traditionnel jeu de serpents et échelles, tous imprégnés de mouvements sportifs et loufoques.CHEZ NOS ADOS ET JEUNES ADULTES C\u2019est à cet âge, soit de 15 à 24 ans, que l\u2019on retrouve le taux le plus élevé de trouble de l\u2019humeur et d\u2019anxiété.Cette période de la vie se caractérise par une détermination de l\u2019identité, un besoin de s\u2019exprimer et aussi d\u2019avoir du fun avec les amis.Pour piquer leur intérêt, pourquoi ne pas organiser un party maison, avec de la musique qu\u2019ils aiment, s\u2019habiller sous une thématique de leur intérêt?Le calendrier de l\u2019avent sportif, adapté pour cette catégorie, peut servir de guide pour accomplir diverses a c t i v i t é s a u t a n t i n t é r i e u re s qu\u2019extérieures.Jouer aux mimes sportifs (deviner le sport que je pratique), danser et utiliser un des jeux éducatifs déjà proposés avec défis sportifs sont autant d\u2019idées pour aider à bouger.Pour le plus sporti f , part ir découvrir le quartier avec des défis marche-course «entre les poteaux», organiser une soirée à la frontale pour une course d\u2019orientation ou suivre un petit plan d\u2019entraînement musculaire (exemple : sélection de 4-5 exercices, avec un nombre de répétitions ou un temps maintenu, suggérant un défi progressif aux 2 jours) sont d\u2019autres astuces pour être actifs, avec peu de matériel.CHEZ L\u2019ADULTE Tout comme chez l\u2019enfant et les adolescents, faire de l\u2019activité physique pour un adulte lui procurera une meilleure santé des os, un renforcement musculaire, une bonne posture et permettra d\u2019optimiser ses capacités cardiovasculaires.Cette mise en action sera aussi bénéfique pour sa santé psychique, en plus d\u2019améliorer son estime de soi, son humeur et de réduire son stress, pour ne nommer que ces bienfaits.Une stratégie gagnante chez la personne plus sédentaire est de l\u2019inviter à se mobiliser 10 minutes, à sa façon, pour une première semaine.La guider afin qu\u2019elle trouve un deuxième 10 minutes à la seconde semaine et progresser dans ces temps d\u2019action, de façon très raisonnable, créerait une adaptation respectant les limites, et avec un maintien prometteur.Lors des périodes de boulot, stationner sa voiture au travail plus loin, marcher tout en faisant une rencontre téléphonique et adopter la position debout pour le télétravail, quand c\u2019est possible, sont autant de gestes posés pour s\u2019activer.Bref, des astuces pour bouger, beau temps mauvais temps, il en existe! Il faut parfois user d\u2019un peu d\u2019imagination et optimiser notre stratégie en s\u2019entourant des membres de la famille pour créer une motivation bonifiée, afin de le faire dans le plaisir pour ainsi faciliter ce maintien de routines actives.ASTUCES FUTÉES POUR LES FÊTES Des EXEMPLES DE JEUX à télécharger se retrouvent sur l\u2019application mobile et sur notre site Web, en version imprimable pour rendre plus concret le jeu.Les exemples de défis peuvent bien sûr être modifiés au goût des participants.DÉFI 4 SEMAINES! Après avoir lu cette chronique, tu n\u2019as toujours pas tes espadrilles dans les pieds?Je te propose alors un rendez-vous hebdomadaire présenté sous la forme d\u2019une routine d\u2019entraînement en circuit sur nos plateformes numériques.Chaque semaine, tu y trouveras des exercices pour tous les niveaux et la motivation qu\u2019il faut pour réaliser ce défi jusqu\u2019à la nouvelle année.et peut-être au-delà! Si nous sommes en action avec eux, les jeunes passeront moins de temps à la télé, aux jeux vidéo, donc à être inactifs! \u2014 PHOTO 123RF laVoixdel\u2019Est SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 63 MAG SPORTS C haque fois qu\u2019un ancien adjoint de Bill Belichick avec les Patriots de la Nouvelle-Angleterre est congédié de son poste d\u2019entraî- neur-chef ailleurs dans la NFL, le débat refait surface : ses adjoints profitent-ils du talent et de l\u2019expérience de l\u2019illustre entraîneur pour se mettre en valeur et ainsi obtenir leur chance ?Après une gênante défaite des Lions de Détroit contre les Texans de Houston, le 26 novembre dernier, dans un match de l\u2019Action de grâce américaine, Matt Patricia est devenu un autre exemple d\u2019échec d\u2019un ancien coordonnateur des Patriots.Il a été congédié avec le directeur général Bob Quinn.Arrivé comme le sauveur à Détroit en 2018, après six saisons comme coordonnateur défensif des Pats et deux conquêtes du Super Bowl, Patricia a rapidement vu son étoile pâlir, lui qui n\u2019a remporté que 13 de ses 43 matchs à la barre des Lions.Ce congédiement s\u2019ajoute à celui de Bill O\u2019Brien, survenu plus tôt cette saison par les Texans, après plusieurs mouvements de personnel douteux sans résultats concrets.Il a été remplacé par un autre ancien adjoint de Belichick, Romeo Crennel, qui a tout de même remis l\u2019équipe texane sur les rails, avec quatre victoires en sept matchs, après un début de saison catastrophique de quatre revers consécutifs.Avec neuf participations au Super Bowl et six championnats depuis 2000, le règne de Bill Beli- chick avec les Patriots est tout simplement phénoménal.Cette saison encore, il réussit à maintenir une équipe très ordinaire dans la course aux séries, avec un dossier très impressionnant dans les circonstances de cinq victoires et six défaites.Avec 242 victoires et seulement 88 défaites depuis son arrivée en poste, il est tout à fait normal que plusieurs de ses adjoints obtiennent de la reconnaissance.Son arbre généalogique est franchement impressionnant, tant de son règne chez les Browns de Cleveland que chez les Patriots, ce qui n\u2019a pas toujours été un gage de succès, tant dans la NCAA que la NFL.La fiche combinée des anciens adjoints de Belichick dans la NFL est de 208-296-1, un maigre pourcentage de victoire de 41 %.L\u2019exemple le plus probant est sans contredit Josh McDaniels, qui semblait destiné à une grande carrière d\u2019entraîneur-chef après avoir remporté trois fois le Super Bowl comme coordonnateur offensif.Engagé par les Broncos de Denver en 2009, il a été congédié en plein milieu de la saison suivante, après avoir compilé un dossier 11-17 et avoir été au centre de deux controverses.Revenu avec les Patriots en 2012, il y est toujours et pourrait éventuellement succéder à Bill Belichick si ce dernier décidait de quitter le navire.Le dossier Eric Mangini est également notoire.En 2005, le coordonnateur défensif est devenu le plus jeune entraîneur-chef, à 35 ans, avec les Jets de New York.Les débuts de « Mangenius » ont été prometteurs, avec une fiche de 10-6, mais ça s\u2019est gâché par la suite, tant avec les Jets qu\u2019avec les Browns.Il est maintenant analyste.On peut ajouter à cette liste Jim Schwartz (Lions) et Charlie Weis, dans la NCAA, notamment avec l\u2019illustre programme de Notre Dame.Tout n\u2019est toutefois pas noir.Présentement, trois autres anciens adjoints de Belichick sont entraî- neurs-chefs et font du bon boulot cette saison : Mike Vrabel avec les Titans du Tennessee (8-3), Bryan Flores avec les Dolphins de Miami (7-4) et Joe Judge qui, malgré un dossier de 4-7 à sa première saison avec les Giants de New York, se retrouve au premier rang de la pauvre division Est de la conférence Nationale.L\u2019avenir nous donnera la réponse complète à savoir si leur carrière d\u2019entraîneur-chef ressemblera à celle de Bill Belichick ou à celle de Josh McDaniels.LES DAUPHINS DE BILL BELICHICK ET LEURS ÉCHECS Les poulains de l\u2019entraîneur-chef des Patriots Bill Belichick ont connu moins de succès ailleurs qu\u2019en Nouvelle-Angleterre.\u2014 PHOTOS ARCHIVES AFP L\u2019entraîneur-chef Matt Patricia a été congédié par les Lions de Détroit après une 7e défaite en 11 rencontres.En hausse Browns de Cleveland (8-3) Pour la première fois depuis 2007, les Browns termineront la saison avec une fiche positive.C\u2019est encore possible de gagner en misant sur le jeu au sol dans la NFL.Le porteur de ballon Nick Chubb a une moyenne de plus de 5,5 verges par course dans ses sept matchs, la plus longue séquence depuis 1970.Titans du Tennessee (8-3) Ils ont ramené les Colts d\u2019Indianapolis (7-4) sur terre et repris le contrôle de la division Sud de la conférence Américaine.Quand ils prennent les devants et que la machine Derrick Henry est en marche, ils sont vraiment difficiles à stopper.49ers de San Francisco (5-6) Mine de rien, et malgré une tonne de blessés, les 49ers se retrouvent dans la course aux séries de la conférence Nationale.Les blessés commencent à revenir et même s\u2019ils devront jouer leurs prochains matchs locaux en Arizona, ils ont maintenant les éléments pour entamer le dernier droit.En baisse Raiders d\u2019Oakland (6-5) Impressionnante la semaine précédente malgré une défaite contre les Chiefs de Kansas City, l\u2019attaque des Raiders n\u2019a rien fait de bon contre les Falcons d\u2019Atlanta (4-7), avec cinq revirements.Cette contre-performance place maintenant les Raiders dans une position très vulnérable dans la course aux séries dans la conférence Américaine.Rams de Los Angeles (7-4) Tout est maintenant à recommencer pour les Rams, qui sont vraiment très imprévisibles de semaine en semaine.Si, en plus de ne pas être le plus efficace le quart-arrière Jared Goff se met à faire des erreurs, les Rams pourraient se retrouver dans une position précaire.et vite! Buccaneers de Tampa Bay (7-5) Ils ont rendu les choses intéressantes au quatrième quart après avoir visité le plancher au premier quart contre les Chiefs (10-1).Les Bucs peuvent-ils battre les grosses pointures en séries?Ils ne l\u2019ont pas encore prouvé, sauf contre les Packers de Green Bay (8-3).Ils devraient profiter d\u2019un calendrier favorable pour bâtir du momentum en fin de saison.Match de la semaine Rams de Los Angeles c.Cardinals de l\u2019Arizona, dimanche, 16h05 Après avoir été surpris dimanche dernier, les deux rivaux de division doivent absolument rebondir pour éviter de se retrouver dans une position précaire dans la course aux séries dans la conférence Nationale.Prédictions La Nouvelle-Orléans Atlanta Détroit Chicago Indianapolis Houston Cincinnati Miami Jacksonville Minnesota Las Vegas NY Jets Washington Pittsburgh Cleveland Tennessee LA Rams Arizona NY Giants Seattle Philadelphie Green Bay Nouvelle-Angleterre LA Chargers Denver Kansas City Dallas Baltimore Buffalo San Francisco Semaine dernière: 10 en 14 (71%) Total: 120-49-1 (70,6%) espace NFL DAVE AINSLEY dainsley@lequotidien.com SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 64 MAG SPORTS L\u2019ex-président des Alouettes et du Rocket ne doute pas du potentiel de Trois-Rivières pour une nouvelle équipe professionnelle de hockey LOUIS-SIMON GAUTHIER ls.gauthier@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Il a participé à la renaissance des Alouettes et commandait les opérations du Rocket de Laval lors de sa saison inaugurale.À l\u2019automne 2021, Mark Weightman sera encore aux premières loges pour assister, cette fois, aux débuts de la nouvelle franchise de Trois-Rivières dans la Ligue ECHL.Personne n\u2019est tombé en bas de sa chaise, la semaine dernière, quand les promoteurs de Deacon Sports and Entertainment (DSE) ont confirmé l\u2019embauche de Weight- man à titre de président et chef de la direction de leur future équipe professionnelle de hockey.Le Montréalais, plongé dans les négociations entre DSE et la Ville de Trois-Rivières au printemps  2020, passait alors de consultant à président.Son rôle clé durant ces longs mois d\u2019échanges fut d\u2019ailleurs souligné par Dean MacDonald et Glenn Sanford, les deux hommes d\u2019affaires de Terre- Neuve derrière le projet trifluvien de la ECHL.«En toute honnêteté, je crois qu\u2019on a exagéré l\u2019importance de ma contribution», sourit Weight- man, au cours d\u2019un long entretien avec Le Nouvelliste.La discussion suivait l\u2019annonce du 30 novembre, sur le parvis de l\u2019hôtel de ville, officialisant l\u2019entente conclue entre DSE et la Ville de Trois-Rivières pour l\u2019occupation du Colisée au District 55.Le locataire DSE versera, pendant cinq ans, au moins 435 000 $ en loyer de base à la Ville pour occuper l\u2019amphithéâtre.Ce montant pourrait atteindre jusqu\u2019à 650 000 $, en considérant la rétribution sur la vente de billets.Pour DSE, le bail inclut la location des heures de glace, l\u2019utilisation des loges, la gestion de concessions alimentaires, les revenus d\u2019affichage publicitaire, l\u2019exploitation d\u2019une boutique souvenir et la billetterie.«La vérité, c\u2019est que tout le monde a mis l\u2019épaule à la roue.Qu\u2019est-ce que j\u2019ai pu amener autour de la table?Un peu de mon expérience, c\u2019est certain.J\u2019ai déjà eu à travailler sur des ententes comme celle-ci, entre autres pendant mon passage chez les Alouettes, où j\u2019étais habitué de négocier avec l\u2019Université McGill.C\u2019est la première fois que Trois-Rivières signe un bail avec des promoteurs d\u2019une ligue comme la ECHL, pour ce calibre d\u2019amphithéâtre sportif.» UNE PORTE D\u2019ENTRÉE À 900 KM Weightman se dit emballé par le défi qui l\u2019attend en Mauricie.Il se plaît déjà à rencontrer des passants au centre-ville, qui l\u2019interpellent sur l\u2019équipe à naître.Ce sont les futurs partisans ou partenaires corporatifs du club.Il ajoute qu\u2019il aura un pied-à-terre dans la cité de Laviolette, afin de prendre part à un maximum d\u2019activités dans la communauté.«La distance entre Montréal et Trois- Rivières en voiture se fait très bien.Ce ne sera pas un problème sur le plan familial.» Non, les voyages ne l\u2019incommodent pas.Il y a 25 ans, c\u2019est au sein de l\u2019organisation des Stallions de Baltimore qu\u2019il a appris le métier.Sa première porte d\u2019entrée dans le marketing sportif se trouvait à 900 km de son Saint- André-d\u2019Argenteuil natal! À sa sortie de l\u2019Université Concor- dia, Weigthman raconte avoir rédigé une lettre aux principales équipes sportives du pays : le Canadien, les Expos, les formations de la Ligue canadienne de football.Le marketing l\u2019allumait.«C\u2019est difficile d\u2019entrer dans ce domaine, en raison du peu d\u2019emplois disponibles.Je ne m\u2019attendais pas à ce que les Stallions me répondent, mais j\u2019ai accepté leur offre de stage.» Weightman s\u2019est acheté une auto à 400 $.Sans GPS, avec des cartes routières périmées, il a réussi à trouver son chemin jusqu\u2019au Maryland.«J\u2019étais le seul membre de l\u2019organisation des Stallions à venir de l\u2019extérieur des États-Unis.J\u2019ai touché à tout pendant cette saison-là.J\u2019ai beaucoup appris.» Une expérience inoubliable, soldée par une victoire à la Coupe Grey.«Cette bague a un cachet particulier.» Le déménagement des Browns de Cleveland à Baltimore sonnerait toutefois la fin des Stallions et de l\u2019aventure de la LCF dans cette ville américaine.L\u2019équipe, qui misait sur de bons joueurs comme Tracy Ham et Mike Pringle, déménagerait à Montréal.et Weightman la suivrait.UNE ÉQUIPE À L\u2019IMAGE DE SES FANS Depuis l\u2019entente de principe survenue entre DSE et la Ville de Trois-Rivières en juillet, Mark Weightman a souvent répété sur différentes tribunes que l\u2019équipe de la ECHL devait miser sur une forte présence de joueurs du Québec dans le but de mousser son produit.Selon lui, c\u2019est en partie l\u2019explication derrière les succès des Alouettes au tournant du millénaire, après un départ timide.«Notre image de marque était forte, il ne faut pas sous-estimer les efforts qu\u2019on a déployés pour créer un sentiment d\u2019appartenance dans la communauté.On voulait un club à l\u2019image des partisans.» Plusieurs avancent que c\u2019est d\u2019abord le déménagement des Alouettes du Stade olympique vers le Stade Percival-Molson pour un match éliminatoire, conséquence d\u2019un spectacle du groupe U2 en 1997, qui a véritablement propulsé, voire sauvé, la franchise encore fragile à l\u2019époque.«En fait, U2 a créé une étincelle pour aider la relance des Alouettes.Par contre, si tu veux faire un bon feu, il faut l\u2019alimenter.C\u2019est là, je pense, qu\u2019on a réussi.Le spectacle proposé sur le terrain, mais aussi dans les gradins, a conquis le cœur de bien des gens.» Les Alouettes, c\u2019est 22 ans de la vie professionnelle de Mark Weightman, dont quatre à titre de président (2013 à 2016).Pendant ce règne, il a notamment œuvré à «la transformation majeure» et la «modernisation» de l\u2019approche commerciale.Des sujets qui, croit- il, seront assez utiles pour le chantier de l\u2019ECHL dans son nouveau port d\u2019attache.«Les attentes commerciales des partenaires n\u2019ont plus rien à voir avec celles de 1996.Or, les gens du Rocket l\u2019avaient bien compris avant mon arrivée, pendant la première saison à Laval.Je me suis installé LA MAISON À BÂTIR DE MARK WEIGHTMAN laVoixdel\u2019Est SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 65 MAG SPORTS aux opérations de l\u2019équipe avec un groupe jeune, fort et compétent.» Selon ses dires, Weightman n\u2019aura eu qu\u2019à réaligner certaines approches pour faire du Rocket une équipe encore plus pertinente dans le grand marché montréalais.Aussi exigeant que celui de Trois-Rivières, en passant, mais à plus grande échelle.«Au moment de mon départ en janvier dernier, on enregistrait une augmentation des foules d\u2019environ 20 % avec la saison précédente, souligne-t-il avec fierté.Je crois qu\u2019on a assuré le succès du Rocket à long terme.» C\u2019est désormais ce qu\u2019il vise à Trois-Rivières pour l\u2019ECHL, l\u2019échelon de jeu juste en dessous du Rocket et de la Ligue américaine.En passant, Laval pointait au 11e rang sur les 31 marchés de la Ligue américaine, en termes d\u2019assistance en 2019-20 (moyenne de 6217 spectateurs).L\u2019ÉTIQUETTE À DÉCOLLER Comme employé puis président des Alouettes, Mark Weightman «Les choses ont tellement changé en 30 ans à Trois-Rivières.[.] Je suis persuadé que nous aurons les outils promotionnels pour créer des opportunités» \u2014 Mark Weightman 1 Les promoteurs du projet ECHL à Trois-Rivières font confiance à Mark Weightman, qui a présidé les destinées des Alouettes de Montréal et du Rocket de Laval avant d\u2019accepter l\u2019offre de la future franchise mauricienne de hockey professionnel.\u2014 PHOTO LE NOUVELLISTE, FRANÇOIS GERVAIS 2 Sa situation géographique avantageuse dans le Québec métropolitain sera un atout pour le nouveau Colisée, estime le président et chef de la direction de l\u2019équipe de Trois-Rivières en ECHL.\u2014 PHOTO LE NOUVELLISTE, STÉPHANE LESSARD 2 garde de beaux souvenirs de la ville de Trois-Rivières.«On venait souvent ici avec les joueurs pour des activités communautaires.Le football amateur est fort chez vous.» L\u2019homme de confiance de DSE aime aussi le baseball.«J\u2019ai vu quelques matchs des Aigles depuis leurs débuts.» Alors, qu\u2019en est-il de la réputation sportive de la capitale régionale?Ça fait partie du folklore mauri- cien : au début des années 90, avec un club de tête, les Draveurs de la LHJMQ, qui peinaient à franchir le cap des 1000 spectateurs en séries éliminatoires.«Les choses ont tellement changé en 30 ans à Trois-Rivières.Le marché a évolué.Je suis persuadé que nous aurons les outils promotionnels pour créer des opportunités.Pour moi, c\u2019est un marché de sport très intéressant, auquel nous ajouterons la possibilité de gagner des fans des régions avoisinantes.Nous sommes confiants d\u2019attirer des partisans d\u2019autres villes.» GAGNANT-GAGNANT?L\u2019entente conclue par la Ville et DSE a été saluée par plusieurs et qualifiée de pacte «gagnant- gagnant» par le maire de Trois- Rivières, Jean Lamarche.En coulisses cependant, ils sont nombreux à juger que DSE paiera très cher pour devenir locataire du nouveau Colisée.«Chaque bail est différent», avance prudemment Weightman.«Oui, c\u2019est beaucoup plus cher que pour d\u2019autres clubs, par exemple de la Ligue américaine ou de l\u2019ECHL.Mais les revenus générés pourraient compenser.Comme on dit, chaque tout inclus.inclut des choses différentes.Ce qui est certain, c\u2019est que la Ville prend ça au sérieux.Nous n\u2019avons pas toujours reçu les réponses qu\u2019on voulait, sauf que tout le monde souhaite que ça fonctionne.La Ville est d\u2019ailleurs notre partenaire le plus important, en étant propriétaire des lieux.» Il n\u2019en reste pas moins qu\u2019avec de telles exigences financières, DSE souhaitera remplir le Colisée le plus souvent possible.Est-ce réaliste d\u2019attirer 3500 personnes par rencontre dans une saison locale composée de 36 parties?«On entend souvent parler du club de Daniel Brière, les Mariners du Maine.Avec 2500 billets vendus par match, ils parviennent à équilibrer les comptes.De notre côté, on jouera dans l\u2019un des plus petits aré- nas de la ECHL, alors on sait qu\u2019on ne pourra pas accueillir 4500 personnes dans l\u2019amphithéâtre soir après soir.L\u2019avantage, c\u2019est qu\u2019on va réussir à créer une atmosphère spéciale.» DIVERSIFIER L\u2019OFFRE Weightman et son groupe éplucheront donc toutes les avenues afin de rentabiliser l\u2019investissement de Sanford et MacDonald.Oui, il y aura un calendrier culturel au Coli- sée.D\u2019autres événements sportifs aussi.La boxe?On sait que Shawinigan, par l\u2019entremise d\u2019un solide partenariat entre les Cataractes et Eye of the Tiger Management, est devenue une plaque tournante de la discipline au pays.Existe- t-il un risque de jouer dans les plates-bandes du voisin mauri- cien et d\u2019ainsi réanimer de vieilles rivalités?«Ce n\u2019est pas l\u2019objectif, assure Mark Weightman.J\u2019ai cité la boxe en exemple lundi dernier parce qu\u2019on en parlait beaucoup dans l\u2019actualité, avec le combat de Mike Tyson.Je voulais surtout soulever le fait qu\u2019on aura un amphithéâtre bien situé, près du pont Laviolette et en bordure de l\u2019autoroute entre Québec et Montréal, avec des équipements modernes.On aura des opportunités.» C h a r g e r u n c o û t p o u r l e stationnement ne ferait toutefois pas partie des options étudiées.Weightman a d\u2019ailleurs précisé au Nouvelliste que la Ville de Trois- Rivières gérerait le stationnement.«Ils tiennent à avoir un stationnement gratuit.» Dans les prochaines semaines, voire dans les jours à venir, l\u2019équipe administrative du projet ECHL recevra la bénédiction des gouverneurs du circuit afin de confirmer son adhésion.Selon toute vraisemblance, le Canadien de Montréal entrera aussi dans les rangs, bien que personne ne le confirme encore de part et d\u2019autre.En ce moment, six équipes de la LNH, incluant le Tricolore, n\u2019ont pas d\u2019affiliation avec une ville de l\u2019ECHL.«Chaque nouvel le arr ivera en temps et lieu.On attend la confirmation de l\u2019ECHL et nous avons hâte de faire d\u2019autres belles annonces aux amateurs.Je le répète, ce projet est vraiment emballant et je suis heureux d\u2019en être le président, d\u2019avoir les deux mains sur le volant.» Avec une voiture plus fiable que celle de 1995! 1 SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 66 MAG SPORTS L\u2019 arrivée d\u2019une franchise de la ECHL à Trois-Rivières, c\u2019est une excellente nouvelle pour les joueurs de la LHJMQ.Il y a eu depuis deux décennies de belles histoires de vétérans qui ont profité de leurs derniers miles dans le junior pour décrocher un contrat à titre de joueur autonome et qui ont su se frayer un chemin jusqu\u2019à la LNH.De Marc-André Bergeron à Alex Burrows, en passant par Pascal Dupuis, David Desharnais, Yanni Gourde et Jonathan Marches- sault, plus il y a de joueurs qui obtiennent leur chance de graduer, plus il y aura de belles surprises.Ce n\u2019est pas un secret d\u2019État, Marc-André Bergeron, le direc- teur-gérant de la nouvelle équipe, veut entourer le noyau d\u2019espoirs du Canadien qui lui sera confié de joueurs élevés au Québec.Voici donc une petite liste bien personnelle pour l\u2019aider à commencer son magasinage en vue de l\u2019an prochain! SHAWN ELEMENT, EAGLES Sans la COVID, dur de croire que Shawn Element pourrait être disponible pour un club de la ECHL.Element n\u2019est pas parfait, mais sa combinaison de hargne et d\u2019habiletés devrait lui permettre de viser la Ligue américaine\u2026 en temps normal.Cette pandémie change les choses.Il y a donc potentiellement dans ce dossier une chance à saisir pour Bergeron, qui peut faire d\u2019Element l\u2019un des premiers coups de cœur de son futur public.En travaillant avec le Rocket de Laval, son grand frère, son clan devrait être ouvert au moins aux discussions.En plus d\u2019être le joueur le plus craint de la ligue, Element est le meilleur pointeur de la LHJMQ depuis le début de la saison\u2026 CÉDRIC DESRUISSEAUX, ISLANDERS Tout juste derrière Shawn Element dans la colonne des marqueurs de la LHJMQ , i l y a Cé dr ic Desruisseaux.Un profil complètement différent.Un joueur de finesse, ce Des- ruisseaux.Comme dans le midget AAA, il s\u2019est élevé parmi les meilleurs de la ligue lorsqu\u2019il a eu la maturité physique pour compétitionner.Son sens du jeu est très élevé et devient une arme tranchante en avantage numérique.Il a marqué dans chacun des matchs de son équipe depuis le début de la saison.Ça en fait 13 de suite.Il y a eu une seule autre séquence du genre dans la ligue depuis le début des années 2000, réussie par un certain Sidney Crosby! SAMUEL HOUDE, SAGUENÉENS Un choix de cinquième ronde du Canadien de Montréal en 2018 qui n\u2019a pas eu droit à une offre de contrat de l\u2019organisation, alors ses droits sont libres.Houde n\u2019est pas le plus flamboyant sur une glace, mais il est efficace au poste de centre.Un bon gabarit, un certain flair offensif.Pas de qualité dominante, sauf que l\u2019ensemble de ses atouts peut le rendre assez utile merci à un entraîneur au prochain échelon.XAVIER BOUCHARD, HUSKIES Une situation similaire à celle de Houde.Réclamé par les Golden Knights en sixième ronde en 2018, mais il n\u2019a pas été mis sous contrat.Bouchard, reconnu comme l\u2019un des meilleurs joueurs de son groupe d\u2019âge à son arrivée dans la LHJMQ, n\u2019a pas eu la progression anticipée, mais depuis Noël l\u2019an dernier, son jeu est plus autoritaire.C\u2019est un athlète doté d\u2019un bon gabarit.En défense, ça prend parfois un peu plus de temps pour s\u2019épanouir.Et en plus, c\u2019est un joueur local, qui a grandi à Trois- Rivières avant de suivre son père Gilles en Abitibi.MARC-ANTOINE PÉPIN, CATARACTES Il aura 20 ans la saison prochaine, alors il sera encore admissible à la LHJMQ.Si jamais la porte s\u2019ouvre pour la ECHL, peut-être voudra-t-il toutefois tenter sa chance plus rapidement chez les pros par la cour arrière?À 6\u20194\u2019\u2019 et 200 livres, Pépin pourrait s\u2019inspirer de Simon Benoît, un autre défenseur des Cataractes qui a quitté plus tôt que prévu.Benoît avait atteint la Ligue américaine, la décision était facile.Dans le cas de Pépin, il s\u2019agit de savoir si l\u2019exposition à un calibre de jeu plus rapide, un an plus tôt, ne pourrait pas lui permettre de gagner un peu de temps dans son cheminement\u2026 CHRISTOPHER MERISIER- ORTIZ, DRAKKAR Ça fait deux ans que le Drakkar le fait coucher sur la glace.L\u2019un des défenseurs les plus doués de la LHJMQ, qui a plus de 200 matchs juniors derrière la cravate.À 5\u201911\u2019\u2019, il peut revenir l\u2019an prochain à 20 ans dans le junior, mais peut-être qu\u2019il estimera avoir fait le tour du jardin, si jamais l\u2019équipe de Trois-Rivières s\u2019intéresse à lui.Surtout que Merisier-Ortiz porte actuellement les couleurs d\u2019une équipe en reconstruction\u2026 espace LHJMQ STEVE TURCOTTE steve.turcotte@lenouvelliste.qc.ca LIRE LA MAISON À BÂTIR DE MARK WEIGHTMAN \u203a 64-65 Ci-dessus, Marc-Antoine Pépin pourrait se laisser tenter et porter les couleurs de Trois-Rivières.À gauche, Samuel Houde, un attaquant complet qui peut rendre de bons services.\u2014 PHOTOS LE NOUVELLISTE, OLIVIER CROTEAU ET LE QUOTIDIEN DES CLIENTS POTENTIELS POUR LA ECHL laVoixdel\u2019Est SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 67 MAG SPORTS espace LNH SYLVAIN ST-LAURENT sstlaurent@ledroit.com L es Sénateurs d\u2019Ottawa célèbrent leur trentième anniversaire, ce week-end.Par la force des choses, le Lightning de Tampa Bay fête aussi.Au fond, on peut dire qu\u2019en octroyant ces deux franchises d\u2019expansion, le 6 décembre 1990, les gouverneurs de la Ligue nationale de hockey ont officiellement démarré leur « ruée vers le sud ».On attribue souvent à Gary Bett- man l\u2019idée d\u2019amener le hockey des ligues majeures dans des marchés où l\u2019hiver n\u2019existe pas.On oublie que le travail a été lancé par son prédécesseur.John Ziegler a lancé le bal en ajoutant un club dans le nord de la Californie, au printemps 1990.Six mois plus tard, Ziegler et les gouverneurs ont préféré la candidature de Tampa à celles de certains marchés nordiques, comme Seattle et Milwaukee.Ziegler était toujours en poste, en 1992, lorsque les géants du divertissement Blockbuster Video et Walt Disney ont obtenu la permission d\u2019implanter des clubs à Fort Lau- derdale ainsi qu\u2019à Anaheim.À son arrivée en poste, en 1993, Bettman n\u2019a fait que poursuivre le travail à Nashville, Phoenix, Atlanta et \u2014 plusieurs années plus tard \u2014 Las Vegas.On a longtemps qualifié de « lubie » cette volonté d\u2019amener le hockey dans des villes où il ne neige pas.Les « experts » étaient nombreux à prédire une catastrophe.Force est de constater qu\u2019ils se trompaient.DES TRADITIONS GAGNANTES Pour connaître du succès, dans le monde des affaires comme dans le monde du sport, ce n\u2019est pas sorcier.I l f a u t b â t i r u n e t ra d i t i o n gagnante.André Roy est bien placé pour en parler.Il s\u2019est joint au Lightning dans une transaction vers la fin de la saison 2001-02.« Quand je suis arrivé, l\u2019équipe n\u2019était pas dans le portrait des séries.Il y avait des trous un peu partout dans les gradins », raconte-t-il.« L\u2019année d\u2019après, on a réussi à faire les séries.C\u2019est drôle.À ce moment-là, les gens sont venus.» Dans l\u2019an trois, le Lightning a réussi à se hisser au sommet.L\u2019équipe, dirigée par les piliers francophones et francophiles Dan Boyle, Vincent Lecavalier, Brad Richards et Martin Saint-Louis, a remporté la coupe.« En 2004, l\u2019année de la coupe, ils parlaient juste de nous à la radio.Beaucoup de gens ont appris à nous connaître », dit Roy.« Je p our rais te donner un exemple.Mes voisins avaient deux jeunes garçons.Quand je les ai rencontrés, ils jouaient au football.Ils aimaient le basket, aussi.J\u2019ai appris à les connaître.Ils regardaient nos matches à la télévision.Des fois, je leur donnais des billets.Éventuellement, ils ont changé de sport.Ils ont commencé à jouer au hockey.Aujourd\u2019hui, ils sont dans la vingtaine.Je suis pas mal certain qu\u2019ils jouent encore.» Grâce aux réseaux sociaux, une quinzaine d\u2019années plus tard, Roy peut rester en contact avec ses admirateurs.« Les gens aimaient ma façon de jouer.Quand on perdait ou qu\u2019on jouait soft, ils scandaient We Want Wah dans les gradins.Aujourd\u2019hui, il arrive que certains utilisent le mot-clic #WeWantRoy pour m\u2019interpeller.» VICTOIRES ET SUPERSTARS Éric Bélanger a mené une existence de nomade, dans la LNH.En 12 ans, il a porté les couleurs de sept formations différentes.Il a débuté à Los Angeles.Il a effectué des arrêts en Caroline, à Atlanta ainsi qu\u2019en Arizona.Comme Roy, il croit que la victoire est importante.« Aux États-Unis, ça prend aussi des superstars.» Bélanger cite le seul marché dans lequel Bettman a lancé la serviette.« Moi, quand je suis passé par Atlanta, il y avait un bon buzz », assure-t-il.C\u2019était vers la fin de l\u2019hiver 2007.Les Thrashers tentaient de remporter le championnat de leur division.Leurs dirigeants ont fait des emplettes, à l\u2019approche de la date limite des transactions.Bélanger, Pascal Dupuis, Keith Tkachuk et Alexeï Zhitnik sont arrivés au sein d\u2019une formation qui misait déjà sur Ilya Kovalchuk et Marian Hossa.« Pour connaître du succès, il faut bâtir des équipes gagnantes avec des superstars.À Vegas, ils ont compris ça, on dirait.» En 2007, les Thrashers ont remporté leur championnat de division, avant de subir l\u2019élimination par balayage dans la première ronde des séries éliminatoires.D\u2019autres formations ont du mal à construire une véritable formation gagnante.C\u2019est le cas, entre autres, des Coyotes.Ils ont participé aux séries éliminatoires à quatre reprises, au cours des 18 dernières années.« Le secteur où l\u2019aréna est construit, c\u2019est mort.Ils ont installé ça dans le coin de Glendale en pensant que ça finirait par se développer.Ils auraient dû le construire à Scottsdale.Là-bas, il y a beaucoup de monde.Et les gens ont de l\u2019argent.» TRENTE ANS SOUS LE SOLEIL Victor Hedman soulève la coupe Stanley lors d\u2019un défilé sur l\u2019eau, cet automne à Tampa.\u2014 PHOTO ARCHIVES AP SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 68 MAG SPORTS Le 6 décembre 1995, la carrière de Jocelyn Thibault prenait une autre direction.Celle de Montréal, en compagnie d\u2019Andrei Kovalenko et de Martin Rucinsky.Si pour plusieurs amateurs, ce fut l\u2019échange de Patrick Roy au Colorado, pour Jocelyn Thibault, ce fut le début de l\u2019expérience d\u2019une vie.DANS L\u2019ŒIL DE JOCELYN THIBAULT C haque mois, depuis 1995, on me parle de mon passage avec le CH.Les gens me racontent leurs souvenirs.Je m\u2019en fais parler tout le temps.Ce fut une chance incroyable.Un privilège, de côtoyer les anciens.De faire partie de cette famille.À Montréal, j\u2019ai vécu plusieurs choses agréables, et d\u2019autres moins agréables.Je me suis bâti une résilience, des valeurs de vie, dont je me sers encore aujourd\u2019hui.Mais retournons un peu dans le temps.Le déménagement des Nordiques de Québec au Colorado, en 1995, fut assez particulier.Quand on a joué notre dernier match avec les Nordiques, à New York contre les Rangers en mai, je ne pensais pas que ce serait le dernier match de l\u2019histoire des Nordiques.On pouvait sentir le poids et voir dans le visage des gens de l\u2019organisation, après le match, qu\u2019il se passait quelque chose.On nous disait que c\u2019était probablement le dernier match de la concession.Really?Ce fut un choc.Ç\u2019a été officialisé quelques semaines plus tard.Je ne pensais pas que ce serait une possibilité.À 20 ans, tu n\u2019es pas au courant de la business, de la dynamique d\u2019affaires, tu ne lis pas le Wall Street Journal le matin pour suivre les finances de la LNH! L\u2019organisation de l\u2019Avalanche a préparé le « grand déménagement » pour Denver.L\u2019équipe a fait venir tous les joueurs avec les conjointes pendant l\u2019été.Avec un tour de ville, des soupers avec les nouveaux propriétaires, l\u2019équipe avait engagé plusieurs agents d\u2019immeubles pour nous trouver une maison.Pour les joueurs en couple, célibataires, avec enfants ou non, avec des chiens.Avec ma conjointe Mélanie, qui allait devenir mon épouse, on n\u2019avait pas d\u2019enfant, mais deux chiens.C\u2019était la première fois qu\u2019on allait rester ensemble à temps plein.À Québec, j\u2019habitais chez Marc Fortier.On restait ensemble l\u2019été, mais pas l\u2019hiver.Elle allait à l\u2019école, et on se voyait quand on pouvait.On avait de la difficulté à trouver quelque chose.L\u2019entraîneur-chef de l\u2019Avalanche Marc Crawford, m\u2019a dit : « Achète-toi une maison, tu vas être avec nous pendant longtemps de toute façon! » Ça avait du sens.J\u2019étais loin de me douter qu\u2019il faudrait vendre cette maison quelques mois plus tard! DÉBANDADE FACE À DETROIT Chez l\u2019Avalanche, comme dans toutes les équipes j\u2019imagine, on a tous vu ce qui s\u2019est passé lors de la défaite de 11-1 du Canadien contre Detroit.Patrick est sorti du match et passe devant Mario Tremblay pour parler à Ronald Corey.Avec tous les Québécois chez l\u2019Avalanche \u2014 Stéphane Fiset, Steven Finn, Claude Lemieux, Sylvain Lefebvre, Claude Lapointe, Stéphane Yelle \u2014 et comme on venait d\u2019arriver à Denver, on suivait de près l\u2019actualité sportive du Québec.On était encore très attaché au Québec, aux émissions québécoises, à La Petite Vie.On suivait beaucoup les nouvelles du Québec, on n\u2019avait pas encore coupé le cordon et on était pas mal au courant.Je me souviens encore des images de Patrick Roy, derrière le banc, qui parle à Ronald Corey.Et on en a parlé beaucoup dans notre vestiaire.On se disait eh boy, ça brasse à Montréal! Ce fut un gros sujet de discussion.On connaissait la passion des gens pour le hockey et le Canadien au Québec.C\u2019est arrivé un samedi soir, le match contre Detroit, et les rumeurs impliquant l\u2019Avalanche sont sorties très rapidement.Pierre Lacroix, notre DG, était l\u2019ancien agent de Patrick.D\u2019ailleurs, Pierre trois, ça se passait très bien avec l\u2019Avalanche, l\u2019équipe allait bien.Personne n\u2019avait demandé de transaction, personne n\u2019avait rien à nous reprocher, ce n\u2019était pas une ambiance de salon funéraire, c\u2019était bizarre.C\u2019était une transaction d\u2019affaires.Un hockey trade.C\u2019était comme ça que ça s\u2019est fait.Ma blonde était à l\u2019aréna avec moi.On était sous le choc, c\u2019est sûr.L\u2019autre chose, c\u2019est qu\u2019on avait joué au Québec.On connaissait l\u2019organisation du CH, et sa réputation.Et je ne connais pas grand-monde qui ne veut pas jouer pour le Canadien, comme c\u2019est le cas pour les Yankees de New York, j\u2019imagine.Pierre nous a dit : vous avez un vol nolisé à 7 h le matin et vous aurez les détails.Il était 2 h du matin quand Mélanie et moi on est retournés à la maison pour préparer mes bagages.C\u2019était un choc, mais j\u2019ai de la misère à me rappeler la réaction de ma blonde, précisément.On était quand même contents.Je ne voulais pas être échangé, je n\u2019avais pas souhaité partir.Mais jouer pour le Canadien de Montréal, c\u2019était un rêve pour moi et je ne m\u2019en suis jamais caché.Et pour ma blonde, c\u2019était l\u2019occasion de retourner au Québec.Lacroix fut mon premier agent, quand j\u2019avais 16 ans.Il a eu beaucoup d\u2019influence sur moi, et il n\u2019y a pas une journée qui passe sans que j\u2019applique des choses que Pierre m\u2019a enseignées ou montrées.Quelques jours après le match entre le CH et Detroit, le lundi ou mardi, on jouait contre San Jose, à la maison (5 décembre).On arrive à l\u2019aréna, Stéphane Fiset et moi, vers 16 h 30.Un membre du staff nous dit que Pierre veut nous parler.Tout de suite.On est allé le voir.Et Pierre, dans un élan de transparence, nous a dit : « Vous avez vu ce qui s\u2019est passé à Montréal, il y a des rumeurs impliquant Patrick Roy, et je ne vous conterai pas de menteries, on a de l\u2019intérêt pour Roy.Je ne sais pas si ça va arriver, mais je voulais être honnête dans ça. » C\u2019était comme bizarre un peu.J\u2019ai toujours pensé que l\u2019honnêteté a sa place.Avec le recul, j\u2019ai apprécié.Mais on s\u2019entend, ça shake, entendre ça.Surtout pour Stéphane, qui était le gardien partant le soir même.Mais rien ne justifiait une transaction, on avait un bon début de saison.CAP VERS MONTRÉAL C\u2019est ce soir-là que la transaction est arrivée.Après le match contre San Jose.On a joué et gagné le match (victoire de 12-2).Après, on est allé manger au resto, comme on le faisait habituellement.Ma blonde était là.Après le souper, en arrivant à la maison vers minuit trente, on avait un message sur le répondeur \u2014 on n\u2019avait pas de cellulaire à l\u2019époque \u2014 de François Giguère, l\u2019adjoint de Pierre Lacroix, de rappeler au bureau dès qu\u2019on aurait le message.Je rappelle François, qui me dit « viens à l\u2019aréna, on t\u2019attend ».On arrive sur place, j\u2019entre dans l\u2019aréna par le corridor et je vois Martin Rucinsky et Andrei Kovalenko qui sont là, près du bureau de Pierre Lacroix.Là, ça clique, je me dis que je suis échangé à Montréal.C\u2019était clair.J\u2019ai connecté les points assez vite! On est entré dans le bureau, Pierre nous a annoncé la transaction, ce fut short and sweet.C\u2019était une transaction dans un contexte bizarre.Pour nous On était donc relativement heureux de la situation.Ensuite, on a appelé tout le monde.Un par un.Les parents, l\u2019agent, certains chums, tout ça en pleine nuit.On était sur l\u2019adrénaline.Dans l\u2019avion, on nous a dit qu\u2019il y aurait un point de presse à notre arrivée à Montréal.Mais les trois, on avait vécu le hockey au Québec.On savait qu\u2019il n\u2019y aurait pas juste deux journalistes à notre arrivée! On connaissait très bien l\u2019impact de la transaction! Je suis resté un mois au Reine Elizabeth à Montréal, le temps de trouver une maison à louer à Montréal.Le CH a payé toutes les dépenses.Il y avait des fleurs qui nous attendaient dans la chambre, à notre arrivée.Ma blonde est venue nous rejoindre plus tard.On a été très bien traités par l\u2019organisation.Dans les transactions comme ça, c\u2019est souvent plus difficile pour les conjointes, qui doivent tout gérer, la maison, le déménagement, etc.Quant à moi, je n\u2019avais qu\u2019à suivre l\u2019horaire des entraînements, et des matchs.La bonne chose là-dedans, c\u2019est qu\u2019il y avait un match le soir même.Martin et Andrei ont joué.Moi, j\u2019étais l\u2019assistant à Pat Jocelyn Thibault?: «?J\u2019ai passé trois saisons complètes à Montréal.On n\u2019a jamais manqué les séries.Ça n\u2019a pas été parfait.Je n\u2019ai pas été parfait.Mais il n\u2019y a pas un matin que je me lève en me disant que je n\u2019ai pas tout donné lors de mon passage à Montréal.J\u2019ai tout laissé sur la table.?» \u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES, JESSICA GARNEAU L\u2019ÉCHANGE QUI A TOUT CHANGÉ laVoixdel\u2019Est SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 69 MAG SPORTS Jablonski.Et le lendemain, on quittait pour Pittsburgh.On avait une séquence de matchs qui s\u2019enchaînaient, on est tombé en mode hockey rapidement.Je me rappellerai toujours de mon premier match avec le CH.C\u2019était contre les Rangers de NY, un match nul de 2-2.Oui, j\u2019étais nerveux à mon premier match.Tout était nouveau pour moi, c\u2019était la première fois que j\u2019étais échangé, c\u2019était donc la première fois que je changeais de vestiaire.J\u2019étais fébrile, content.Et on avait un bon club, à mon arrivée à Montréal.Je n\u2019ai jamais senti que je devais remplacer Patrick.Jamais.L\u2019acclimatation s\u2019est très bien faite.Il faut se rappeler que ça a très mal fini pour Patrick, à Montréal.Plein de gens, malheureusement, disaient ou prétendaient que ses meilleures années étaient derrière lui, qu\u2019il n\u2019était pas fini, mais que ce n\u2019était plus le gardien que c\u2019était.Plusieurs personnes saluaient donc cet échange.Ce n\u2019était pas 98 % contre la transaction, ce n\u2019était pas ça.Patrick, c\u2019était mon idole d\u2019adolescence.Il a gagné la coupe Stanley à 20 ans en 1986, c\u2019était mon idole lors de mon hockey mineur.Mais les gens ont été « Je n\u2019ai jamais senti que je devais remplacer Patrick.Jamais. » \u2014 Jocelyn Thibault très durs envers lui à ses derniers milles à Montréal.Alors le mood était correct.Et j\u2019ai été très très bien accueilli par mes nouveaux coéquipiers.Il y avait dans ce vestiaire un noyau très fort, un esprit d\u2019équipe vraiment intéressant, et beaucoup de Québécois, et des Québécois forts : Vincent Damphousse, Pierre Turgeon, Stéphane Quintal, Patrick Brisebois, Marc Bureau.Je connaissais Pierre et Vincent, car on avait le même agent.Et ces deux gars-là étaient de grands leaders, très forts, très rassembleurs.Ils faisaient le pont entre les fran- cos, les anglos, les Européens.Ils avaient une forte présence dans le vestiaire, un aura.J\u2019ai été impressionné du lien entre les gars, Turner Stevenson, Lyle Odelein, Valeri Bure, Mark Recchi, Saku Koivu.C\u2019ÉTAIT PARFAIT J\u2019ai tout de suite eu l\u2019impression de faire partie de la gang.Rapidement, j\u2019ai remarqué la camaraderie et l\u2019esprit d\u2019équipe.Je m\u2019entendais très bien avec Mario PHOTO LA PRESSE CANADIENNE, ARCHIVES (Tremblay), M. Houle (Réjean) et M. Corey (Ronald).J\u2019ai adoré mon arrivée à Montréal.Oui, cet échange fut un choc.Mais selon ma perspective, ce 6 décembre-là, j\u2019étais très heureux de cet événement, de ce virage là, c\u2019était parfait.J\u2019aimais ça.Je me suis fait de bons amis chez le CH.Je n\u2019ai que du positif à dire.Je revenais à la maison, proche de la famille.Tu retombes dans tes pantoufles.Et j\u2019ai eu une bonne saison à Montréal, on a fait les séries facilement.L\u2019Avalanche a aussi fait les séries, même si ce fut difficile en première ronde contre Vancouver, avant de très bien jouer et de gagner la Coupe.Nous, on a perdu au premier tour, en six contre Rangers.Si j\u2019étais Pierre Lacroix, je ferais de nouveau l\u2019échange demain matin.L\u2019Avalanche était rendu là, l\u2019équipe était due pour gagner.C\u2019est plate pour Stéphane Fiset, qui était le numéro un, et ce fut un des grands perdants de cette transaction.Peut-être qu\u2019il aurait gagné la Coupe, on ne le saura jamais.C\u2019était un méchant bon gardien.L\u2019Avalanche a gagné une deuxième coupe en 2000, et l\u2019histoire est ce qu\u2019elle est.Et le swing de l\u2019opinion publique a changé.La perception des gens à propos de l\u2019échange a changé.Après quelques années à Montréal, je trouvais que le mood collectif était devenu lourd à vivre, pour un paquet de raisons.J\u2019ai demandé une transaction.Ce n\u2019était pas vrai que j\u2019allais endurer ça pendant 15 ans.Je suis capable d\u2019en prendre, mais là.Je me suis retrouvé, à 23 ans, à Chicago.À l\u2019époque, la LNH a souligné le fait que je devenais le cinquième plus jeune gardien de l\u2019histoire à atteindre le plateau des 100 victoires en carrière après Tom Barrasso et trois autres gardiens.Je n\u2019étais pas vraiment du genre à suivre les statistiques de près, mais quand les Blackhawks ont souligné cet élément, ça m\u2019avait surpris et j\u2019avais ressenti une grande fierté par rapport au chemin parcouru à ce moment.À 23 ans, j\u2019en ai vécu beaucoup, en peu de temps.Et un peu plus tard, je suis devenu le quatrième gardien des Hawks pour le plus grand nombre de victoires (je me suis fait dépasser par Corey Crawford).Les Hawks, ce n\u2019est pas une équipe d\u2019expansion, ils font partie du Original Six.J\u2019étais après Glenn Hall, Tony Esposito et Ed Belfour.Quand même! J\u2019étais mûr à Chicago.J\u2019étais premier dans la LNH, à 27 ans, pour le pourcentage d\u2019efficacité.Comme gardien, on n\u2019atteint pas notre pleine maturité à 22 ans.À tous les points de vue, j\u2019étais arrivé à maturité à Chicago.Mais c\u2019est là que j\u2019ai commencé à avoir de sérieux problèmes aux hanches, à cause du style papillon.Les comparaisons avec Patrick, à la suite de cet échange, doivent être prises dans cette perspective.J\u2019ai passé trois saisons complètes à Montréal.On n\u2019a jamais manqué les séries.Ça n\u2019a pas été parfait.Je n\u2019ai pas été parfait.Mais il n\u2019y a pas un matin que je me lève en me disant que je n\u2019ai pas tout donné lors de mon passage à Montréal.J\u2019ai tout laissé sur la table.Pour les matchs, les entraînements.François Allaire, Roland Melançon, et Benoît Allaire peuvent en témoigner.Je progressais.L\u2019adversité est l\u2019un des plus beaux cadeaux qu\u2019on peut avoir.Je suis devenu un meilleur gardien de but et une meilleure personne grâce à mon passage à Montréal.Quand la tempête pogne, je retourne à mon rôle de gardien.J\u2019ai une capacité de résilience très importante, de par ce parcours.Jamais je vais regretter ce passage à Montréal.PROPOS RECUEILLIS PAR SÉBASTIEN LAJOIE, LA TRIBUNE SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 70 MAG SPORTS À l\u2019époque, Patrick Murray était considéré comme le deuxième meilleur espoir au Québec derrière Mario Lemieux MICHEL TASSÉ michel.tasse@lavoixdelest.ca Patrick Murray a du temps libre, lui qui a récemment été opéré à une épaule à la suite d\u2019un accident de travail.Et il a le temps de réfléchir à cette époque où son talent sur la patinoire lui permettait de rêver à une carrière exceptionnelle.À 55 ans, le Granbyen n\u2019est pas amer.Mais il pourrait.Rappelons les faits : pendant plusieurs années, jusqu\u2019à ses débuts dans la Ligue midget AAA en fait, Murray a été considéré comme le meilleur espoir au hockey au Québec après\u2026 Mario Lemieux.Précisément, il était vu comme le meilleur espoir chez les défenseurs.Rien de moins.Dans les rangs pee-wee AA, avec les Vics, il avait amassé 124 points en\u2026 33 matchs.Pour vous donner une vague idée.En 1981, Murray a été sélectionné au quatrième rang du repêchage de la LHJMQ par le Junior de Montréal après Lemieux (Laval), Sylvain Turgeon (Hull) et René Badeau (Québec) et devant Normand Lacombe, Bobby Dollas et Michel Petit, qui ont tous ensuite joué dans la Ligue nationale.« J\u2019étais au centre d\u2019une belle brochette, n\u2019est-ce pas?», lance Murray en souriant.Mais lui, il n\u2019a jamais été repêché par une équipe de la grande ligue.Même si, à un moment donné, il entendait dire que les Bruins de Boston avaient en tête d\u2019en faire leur tout premier choix.« C\u2019est drôle qu\u2019on fasse cette entrevue alors que je suis en convalescence parce que des convalescences, j\u2019en ai traversé une couple quand je jouais au hockey », souligne-t-il.En effet.DOMINANT Patrick Murray a dominé son sport pendant longtemps.Son talent ne faisait aucun doute.« J\u2019avais ce qu\u2019il fallait pour aller loin, c\u2019est clair, dit-il.J\u2019avais un bon physique pour l\u2019époque, j\u2019avais un bon coup de patin, j\u2019avais un bon lancer.Quand mon équipe tirait de l\u2019arrière par un but, qu\u2019il restait 30 secondes à la troisième période et que mon coach m\u2019envoyait sur la patinoire, je savais ce que ça voulait dire.» Avec les Cantonniers des Can- tons-de-l\u2019Est (on les appelait ainsi à l\u2019époque), dans la midget AAA, il a récolté 42 points en 46 matchs.Dans la LHJMQ, on salivait en regardant jouer le défenseur.Mais c\u2019est justement rendu dans les rangs juniors que les choses se sont gâtées.« Le Junior de Montréal m\u2019a repêché, mais je ne sais trop pourquoi dans le fond, parce que je n\u2019ai pas joué beaucoup là-bas.L\u2019équipe arrivait à maturité, elle était bourrée de défenseurs de 19 ans et il n\u2019y avait pas beaucoup de place pour moi à 16 ans.» Murray n\u2019a disputé qu\u2019une seule saison à Montréal.Ses meilleurs moments dans la LHJMQ, il les a connus pendant les trois ans qu\u2019il a passés avec les Cataractes de Shawinigan, à l\u2019époque dirigés par feu Ron Lapointe.Il a enfin disputé cinq petites parties avec les Bisons de Granby à l\u2019âge de 20 ans.« Pendant que j\u2019étais à Shawinigan, j\u2019ai été hospitalisé plusieurs semaines en raison d\u2019un virus épouvantable.J\u2019ai été paralysé et j\u2019ai même perdu la vue un temps.Au début, les médecins pensaient que j\u2019étais atteint d\u2019une maladie grave.La côte a été longue à remonter.Et c\u2019était mon année de repêchage\u2026 » Murray a tout de même connu des saisons de 36 et de 43 points en 56 et 66 matchs avec les Cataractes.Il s\u2019est imposé malgré tout comme un des meilleurs défenseurs de la LHJMQ.« Je me suis cassé une main aussi à un moment donné.Et rendu avec les Bisons, je me suis cassé une cheville, ce qui a mis fin à ma saison après quelques matchs à peine.Quand je regarde ça, je me dis que je n\u2019ai pas été chanceux.» Murray n\u2019a jamais rejoué au hockey après.Mais il a été adjoint à l\u2019entraîneur-chef avec les Bisons, puis avec le 94 de Waterloo et les Prédateurs au niveau senior, et il a été entraîneur en chef au niveau junior AA ainsi qu\u2019au hockey féminin, où il a dirigé sa fille Laurie, qui a connu une brillante carrière.« En tout et partout, j\u2019ai coaché pendant 28 ans.Ça a été de belles années.Est-ce que je retournerais derrière un banc?Avoir une proposition du niveau senior, j\u2019y penserais peut-être\u2026 » HEUREUX Patrick Murray n\u2019a pas joué dans la Ligue nationale, il n\u2019a pas fait du gros argent, mais il a toujours bien fait vivre sa famille que ce soit alors qu\u2019il travaillait pour Labatt ou pour GNR Corbus.Et quand on lui parle, on entend un homme heureux.« Je ne sais pas où est-ce que je serais rendu n\u2019eût été de la maladie et des blessures, avoue-t-il.Mais peut-être que si j\u2019avais joué dans la Ligue nationale, je ne serais pas avec la merveilleuse femme avec qui je suis depuis tant d\u2019années et peut-être que je n\u2019aurais pas eu les beaux enfants que j\u2019ai eus et qui font ma fierté.Je ne vis pas dans le passé et je suis fier de ce que la vie m\u2019a donné.Sincèrement, je n\u2019ai pas de regrets.Peut-être que certains ne me croiront pas, mais c\u2019est vrai.» S\u2019il fréquente les arénas beaucoup moins qu\u2019à une certaine époque, Murray est un régulier de l\u2019Autodrome Granby puisqu\u2019il est le père de Félix, un des bons pilotes de la classe sportsman et une des meilleures personnes à évoluer dans le monde du stock-car sur terre battue.Le paternel est d\u2019ailleurs propriétaire de deux voitures.« Félix est aussi en affaires alors que Laurie est travailleuse sociale dans les régions de Drummond- ville et de Victoriaville.Et la trajectoire que j\u2019ai prise a fait en forte que j\u2019ai eu le temps de m\u2019occuper d\u2019eux.» Il n\u2019a pas joué dans la Ligue nationale, non.Mais la vie lui a donné l\u2019essentiel.«?JE N\u2019AI PAS DE REGRETS?» «?Je ne sais pas où est-ce que je serais rendu n\u2019eût été de la maladie et des blessures.Mais je ne vis pas dans le passé?», affirme Patrick Murray.\u2014 PHOTO CHRISTOPHE BOISSEAU-DION «?Quand mon équipe tirait de l\u2019arrière par un but, qu\u2019il restait 30 secondes à la troisième période et que mon coach m\u2019envoyait sur la patinoire, je savais ce que ça voulait dire.?» \u2014 Patrick Murray laVoixdel\u2019Est SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 71 POUR LES DERNIERS RÉSULTATS, RENDEZ-VOUS SUR NOTRE SITE WEB La Suttonnaise de 19 ans se joint au programme NextGen de Cyclisme Canada JONATHAN GAGNON jonathan.gagnon@lavoixdelest.ca JONATHAN GAGNON jonathan.gagnon@lavoixdelest.ca Avouons-le, les bonnes nouvelles sont plutôt rares en ces temps de pandémie.Lily Plant a néanmoins eu l\u2019occasion de se réjouir le mois dernier.La résidente de Sutton a été sélectionnée pour le volet endurance sur piste du programme NextGen de Cyclisme Canada, créé pour favoriser le développement des athlètes qui visent une participation aux prochains Jeux olympiques et para- lympiques d\u2019été.« C\u2019est une excellente nouvelle ! Je devais faire partie du programme cette année, mais il a été mis de côté à cause de la pandémie.Je suis soulagée de voir que ça se concrétise enfin », a-t-elle expliqué en entrevue avec La Voix de l\u2019Est plus tôt cette semaine.« Les Jeux de 2024, c\u2019est mon objectif ultime.» Parmi les 11 athlètes féminines choisies par Cyclisme Canada pour ce volet, seulement cinq ou six pourront vraisemblablement se rendre jusqu\u2019à Paris.Lily a néanmoins fait un pas important vers l\u2019avant en obtenant officiellement sa place parmi l\u2019équipe nationale.Des performances au-delà de ses propres attentes lors des mondiaux juniors de 2019, en Allemagne, ont certainement pesé dans la balance.La Suttonnaise de 19 ans a terminé cinquième autant à la course aux points qu\u2019à la poursuite par équipe, alors que les Canadiennes ont établi un nouveau record national.Les responsables du programme NextGen cherchaient des athlètes assidus, travaillants et capables de gérer la pression.« Je suis naturellement enjouée et positive.Je crois que ç\u2019a contribué à ma sélection.» Même si ses aspirations sont plus grandes sur piste, Lily est aussi membre de l\u2019équipe Desjar- dins-Ford en cyclisme sur route.Identifiée en tant qu\u2019athlète d\u2019excellence, elle bénéficie du soutien financier des gouvernements québécois et canadien, ce qui lui permet de prioriser son sport et ses études collégiales.UNE TRANSITION TARDIVE, MAIS PAYANTE Le niveau atteint par Lily Plante est d\u2019autant plus impressionnant lorsqu\u2019on sait qu\u2019elle a découvert le cyclisme plutôt tardivement.Elle a d\u2019abord fait de la natation de compétition pendant huit ans au sein du club de Cowans- ville.Alors trop âgée pour participer aux Jeux du Québec dans sa discipline de prédilection, Lily s\u2019est finalement laissée tenter par le cyclisme en 2016.« Le vélo est très présent dans ma famille, mais j\u2019avais toujours résisté, peut-être pour m\u2019opposer à mon père ou je ne sais trop », a-t- elle raconté, sourire en coin.« J\u2019ai fait les Jeux du Québec à Montréal et je suis vraiment tombée en amour avec le cyclisme, au point d\u2019abandonner la natation.Depuis, ma progression est vraiment constante.» Malgré une saison plombée par la COVID-19, elle a pu demeurer relativement active en 2020.On retiendra sa quatrième position au contre-la-montre des championnats québécois, où elle a aussi contribué à la troisième place d\u2019une coéquipière lors de la course sur route.« Considérant que c\u2019était ma première année au niveau senior, ce sont des résultats assez intéressants.J\u2019affrontais des filles plus âgées et plus fortes.» Évidemment, rien n\u2019est coulé dans le béton pour 2021, mais la Suttonnaise espère toujours participer à des compétitions majeures en Colombie puis au Turkménistan.S\u2019il semble difficile de tirer du positif de la pandémie, elle a néanmoins plus de temps à consacrer à ses études en sciences humaines, profil individu et relations humaines, au Cégep de Granby.« Je suis au moins gagnante de ce côté ! » Lily Plante se rapproche de son rêve olympique Le niveau atteint par Lily Plante (à l\u2019avant sur la photo) est d\u2019autant plus impressionnant lorsqu\u2019on sait qu\u2019elle a découvert le cyclisme plutôt tardivement, en 2016.«?Je devais faire partie du programme (NextGen) cette année, mais il a été mis de côté complètement à cause de la pandémie.Je suis soulagée de voir que ça se concrétise enfin?», a expliqué Lily PLante, qui rêve d\u2019une participation aux Jeux olympiques de Paris en 2024.\u2014 PHOTOS MICHEL GUILLEMETTE SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020 laVoixdel\u2019Est 96 0051065 "]
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