Le droit, 18 juillet 2020, Cahier 1
[" L e p r i x p e u t ê t r e p l u s é l e v é à l \u2019 é t r a n g e r 2 , 9 9 $ + T A X E S L E S A M E D I OTTAWA-GATINEAU | 96 PAGES | 108e ANNÉE | N° 17 ledroit.com MEMBRE DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L\u2019INFORMATION INDÉPENDANTE 8 PAGES DE JEUX ÉDITION MAGAZINE SEMAINE DU 18 AU 24 JUILLET 2020 CLAUDE JULIEN «FAIRE DURER LE PLAISIR.» PAGE 54 SURVIVRE AU PIRE Témoignages de parents qui ont surmonté la mort d\u2019un enfant. PAGES 11-15 \u2014 C O U R T O I S I E D E B G L A A R C H I T E C T U R E + D E S I G N U R B A I N arts musique Cinéma Le P\u2019tit mag HortiCuLture Bières Vins reCettes + Marc allard Nous, les humains Les joies du danger leDroit Édition magazine Semaine du 18 au 24 Juillet 2020 Villages culturels du Québec ChelSea, deStination «Confort» e t i e n n e r a n g e r , a r C h i v e S l e d r o i t + MusiQue On prend des nouvelles de.Brasse Camarade mémoires de Bluesfest UN PROJET CULTUREL DE 32 MILLIONS PAGES 3-4 AU CENTRE-VILLE DE GATINEAU Québec.ca/coronavirus 1 877 644-4545 Portez un masque Gardez vos distances 12, rue de l\u2019Horizon, Gatineau 819.303.0500 ÉLARGISSEZ VOS HORIZONS! Profitez d\u2019une immense terrasse sur le toit avec spa, d\u2019une salle multifonctionnelle et de luxueux condos à 1 minute du parc de la Gatineau.Possession immédiate! 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On offre toujours ce service tant il est apprécié.» La vague d\u2019achat local a fait le reste : « On a gagné de nouveaux clients! » Chaque semaine, on vous présente des entrepreneurs différents qui partageront leur vision avec vous.Pour plus de réponses à vos questions, consultez la Banque de réponses pour entreprises à bnc.ca/conseils-entreprise Pour vos questions on est là. leDroit SAMEDI 18 JUILLET 2020 ACTUALITÉS 3 Rien de comparable à Gatineau depuis l\u2019ouverture de la Maison de la culture MATHIEU BÉLANGER mabelanger@ledroit.com EXCLUSIF Le plus important projet culturel en un quart de siècle à Gatineau est en train de voir le jour.Les Ateliers du ruisseau, dont la construction en plein cœur du centre-ville est évaluée à 32 millions $, sont appelés à devenir rien de moins que l\u2019épicentre des arts visuels en Ou- taouais.Rien de tel n\u2019a été vu dans le milieu culturel de l\u2019Outaouais depuis l\u2019ouverture de la Maison de la culture en 1992.Portée par la Coopérative des Ateliers du ruisseau, le projet est perçu comme une importante bouffée d\u2019air frais dans le milieu et s\u2019inscrit indéniablement dans la volonté de la Ville et du maire Maxime Pedneaud-Jobin de revitaliser le centre-ville en s\u2019appuyant sur la culture et les artistes.Les Ateliers du ruisseau qui doivent ouvrir ses portes entre 2022 et 2024 seront le lieu de convergence de nombreux artistes de la région qui œuvrent en arts visuels, métiers d\u2019arts et arts numériques.La présidente de la Coopérative les Artistes du ruisseau, Dannielle Doucet, explique que l\u2019immeuble projeté aura six étages.Il sera construit juste à côté des Brasseurs du temps, à l\u2019angle des rues Papineau et Morin, où se trouve actuellement un stationnement de la Ville.Le conseil municipal a adopté à l\u2019unanimité, le 7 juillet dernier, la cession du terrain à la coopérative pour la somme symbolique de 1 $.La valeur de ce terrain est évaluée à environ 1,5 million $.« Ça, c\u2019est la clé qui nous permet d\u2019aller de l\u2019avant, note Mme Doucet.C\u2019est ça qui nous permettra d\u2019approcher les autres bailleurs de fonds avec beaucoup de crédibilité.» D \u2019une sup er f icie totale de 11 490 m2, le bâtiment offrira une architecture audacieuse en mettant le bois à l\u2019honneur.HÔTE DE LA GALERIE MONTCALM L\u2019architecte retenu par la coopérative est Martin Brière, le même qui avait produit les plans de l\u2019Espace Dallaire en 2005, mais dont le projet destiné à dynamiser l\u2019axe culturel Montcalm n\u2019a jamais vu le jour.Les trois derniers étages abriteront une soixantaine d\u2019ateliers d\u2019artistes, un besoin criant dans la région.Les trois étages du bas accueilleront quant à eux une salle multifonc- tionnelle avec de l\u2019équipement de projection numérique et un magasin de matériel d\u2019artiste.Des négociations sont aussi bien entamées avec la Ville pour que l\u2019immeuble héberge la Galerie Montcalm, actuellement située à la Maison du Citoyen, ainsi que de l\u2019espace d\u2019entreposage pouvant accueillir la collection permanente de la Ville de Gatineau actuellement à l\u2019étroit et sous le coup d\u2019un moratoire l\u2019empêchant toute nouvelle acquisition en raison du manque d\u2019espace.« Des consultants sont à pied d\u2019œuvre afin de soumettre à la fin du mois d\u2019août un rapport sur la typologie des ateliers, les usages possibles de la salle multifonctionnelle et l\u2019espace de vente physique et virtuelle, explique Mme Doucet.Une agente de planification accompagne bénévolement la coopérative pour la production d\u2019un plan d\u2019action et du plan d\u2019affaires.Les services du groupe de ressources techniques Loge-Action ont aussi été retenus pour travailler avec la coopérative au montage financier.» LA CHASSE AUX SUBVENTIONS L\u2019été qui vient sera occupé pour la nouvelle coopérative puisque la recherche de financement et le montage financier des Ateliers du ruisseau doivent être complétés en septembre.Beaucoup de millions de dollars restent encore à trouver, mais rien pour refroidir l\u2019enthousiasme de la présidente de la coopérative.« Notre projet, en réunissant tout un écosystème au même endroit, serait le premier du genre au Québec et probablement au Canada, affirme Mme Doucet.Il suscite énormément d\u2019intérêt auprès de joueurs majeurs comme les différents paliers de gouvernement, mais aussi chez Investissement Québec et au Fonds de solidarité de la FTQ.» Le projet suscite à ce point de l\u2019intérêt qu\u2019il a déjà reçu un peu plus de 600 000 $ en subventions provenant en grande partie du Fonds d\u2019appui au rayonnement des régions, mais aussi de la Caisse Desjardins de Hull-Aylmer, du Chantier de l\u2019économie sociale, du ministère de la Culture et des Communications et de Culture Outaouais.UN GRAND PROJET CULTUREL AU CENTRE-VILLE MATHIEU BÉLANGER mabelanger@ledroit.com Beaucoup de Gatinois l\u2019ignorent, mais leur ville est assise sur une importante collection d\u2019oeuvres d\u2019art dont la valeur est imée dépasse les 5 millions $.Composée de plus de 4000 oeuvres, essentiellement des dons, la collection compte pas moins de 100 oeuvres du peintre Jean-Paul Riopelle et plus de 200 autres du sculpteur de renommée internationale Stanley Lewis.Les deux tiers de la collection sont actuellement entreposés dans des conditions plus que discutables, quelque part, à l\u2019abri des regards, à la Maison du Citoyen.Le Vérificateur général de Gatineau a d\u2019ailleurs sermonné la Ville, en 2014, pour le peu de sérieux avec laquelle la municipalité traite un tel actif patrimonial.Le rapport précisait que le service des arts et de la culture de la Ville de Gatineau est conscient du problème depuis 2006, mais qu\u2019aucune action n\u2019avait encore été entreprise pour rectifier la situation.L\u2019administration Pedneaud- Jobin est peut-être sur le point de régler ce dossier qui devenait de plus en plus gênant pour la Ville.Le projet porté par la Coopérative Les Ateliers du ruisseau réserverait un espace suffisant et adapté pour entreposer selon les normes et gérer la collection permanente de la Ville de Gatineau.Sous le coup d\u2019un moratoire qui l\u2019empêche de recevoir de nouveaux dons depuis 2006 en raison du manque d\u2019espace, la collection pourrait de nouveau s\u2019enrichir.Le projet inclurait aussi un c e n t r e d e r e c h e r c h e e t d e consultation.Pour l\u2019instant, tout ça est encore au stade des négociations entre la Ville et la coopérative, tout comme le transfert de la Galerie Montcalm.La Ville souhaite y louer de l\u2019espace.«Une ville qui fait l\u2019acquisition d\u2019oeuvres c\u2019est quelque chose, mais qu\u2019elle s\u2019engage là-dedans avec le milieu afin de trouver une solution, c\u2019est très intéressant», note la directrice générale de Culture Outaouais, Julie Martineau.Gatineau doit protéger une collection évaluée à 5 M$ Danielle Doucet, présidente de la Coopérative Les Ateliers du ruisseau \u2014 SIMON SÉGUIN-BERTRAND, LE DROIT \u2014 COURTOISIE DE BGLA ARCHITECTURE + DESIGN URBAIN SAMEDI 18 JUILLET 2020 leDroit 4 ACTUALITÉS MATHIEU BÉLANGER mabelanger@ledroit.com Tout vient à point à qui sait attendre, dit le proverbe.L\u2019attente fut d\u2019environ cinq ans, mais aujourd\u2019hui, le maire Maxime Pedneaud-Jobin est sur le point de remporter son pari sur la rue Morin, alors que le milieu artistique se prépare à se doter d\u2019une infrastructure majeure qui a tous les outils pour devenir une plaque tournante dans la région.« On a les pieds dans la mélasse », lançait, frondeuse, l\u2019ex-conseillère municipale Denise Laferrière, en 2016, à l\u2019aube de son retrait de la vie politique après avoir représenté le centre-ville pendant pendant 16 ans.Elle dénonçait alors la lenteur avec laquelle le maire faisait avancer les dossiers dans l\u2019axe culturel Montcalm depuis son élection, trois ans auparavant.Gatineau venait de dépenser 9,3 millions $ pour exproprier les propriétaires de taudis sur la rue Morin et refaire la rue dans l\u2019espoir de susciter une étincelle dans son pôle culturel.Le premier appel d\u2019intérêt lancé par la Ville pour vendre les terrains est demeuré lettre morte.Puis, la communauté artistique s\u2019est mobilisée et les choses ont commencé à débouler.Une coopérative d\u2019habitation de 49 unités de logement réservées aux artistes a été inaugurée en février 2019.En parallèle, le Sentier culturel gagnait en notoriété dans le centre-ville et la Coopérative des Ateliers du ruisseau planchait de son côté sur un projet pour positionner l\u2019axe Montcalm comme un véritable pôle culturel.Le plan est aujourd\u2019hui sur le point de se concrétiser.« C\u2019est énorme comme projet, lance la présidente de la commission des arts et de la culture de Gatineau, Isabelle N.Miron, en parlant des Ateliers du ruisseau.C\u2019est très enthousiasmant.C\u2019est aussi quelque chose de nouveau dans la mesure ou Gatineau tente moins de faire et plus de faire faire, d\u2019être plus dans un rôle d\u2019accompagnement des organismes que les porteurs de projets.Les Ateliers viennent démontrer que les groupes qui s\u2019organisent, qui développent des projets sérieusement seront reçus avec un esprit d\u2019ouverture par leur ville.Le rôle de la Ville n\u2019est pas de proposer des projets, mais de les recevoir et d\u2019accompagner ceux qui les portent.» Le besoin d\u2019ateliers d\u2019artistes à Gatineau était devenu criant.De nombreux artistes devaient s\u2019expatrier ailleurs au Québec ou à Ottawa pour créer et ultimement vendre leurs œuvres.Le rapport produit par Yvon Leclerc en 2015 était clair à cet effet.« Pour la municipalité, c\u2019est un projet de revitalisation, explique la directrice générale de Culture Outaouais, Julie Martineau, mais pour le milieu artistique c\u2019est un outil qui permettra de combler un manque important.Les besoins en atelier touchent toutes les générations d\u2019artistes dans la région.Ça va donner aux artistes l\u2019occasion de créer ici, de produire ici et de vendre ici.Ils seront mieux connus.Ça va aider au sentiment d\u2019appartenance et il y aura une économie qui va se créer autour de ça.» Mme Martineau salue l\u2019ampleur du projet d\u2019ateliers d\u2019artistes sur la rue Morin, mais elle souligne qu\u2019il vient s\u2019ajouter à une série de gestes et de réalisations qui témoignent du nouveau dynamisme qui caractérise le milieu culturel à Gatineau.La Ville, rappelle-t-elle, va résolument de l\u2019avant avec son plan pour les bibliothèques.Elle a modifié sa réglementation pour permettre aux artistes de pouvoir travailler de leur domicile.Le nouveau centre d\u2019exposition L\u2019Imagier, à Aylmer, reconstruit au coût de 2,6 millions $, a ouvert ses portes en 2019.Plus récemment, deux institutions culturelles phares de Gatineau, l\u2019Artishow et l\u2019Avant- première ont annoncé mettre leurs efforts en commun pour un projet de 12 millions $ destinés aux arts vivants dans l\u2019édifice numéro 9 du 100, rue Gamelin.« Pendant plusieurs années, on n\u2019a pas beaucoup eu beaucoup de projets à portée culturelle à Gatineau, note Mme Martineau.Ce n\u2019est pas que le milieu n\u2019essayait pas, mais là on voit vraiment que plusieurs projets progressent rapidement et ça témoigne du dynamisme et de l\u2019implication du milieu culturel.» RUE MORIN De nid de taudis à pôle culturel SOMMAIRE Affaires 36 Arts M2 Auto 34 Détente M33-M40 Histoire 30 Horoscope M34 Nécrologie 44 Opinions 22 Sports 50 TÉMOINS D\u2019UN ÉVÉNEMENT VOUS AVEZ DES NOUVELLES, DES PHOTOS D\u2019ACTUALITÉ?nouvelles@ledroit.com merci de recycler ce journal ABONNEMENTS ET LIVRAISON DU JOURNAL tirage@ledroit.com www.ledroit.com/abonnement 613-562-0555 necrologie@cn2i.ca 613-562-7749 Publicité publicite@ledroit.com 613-562-7747 Renseignements généraux : 613-562-0111 NOUS JOINDRE ON VEUT VOUS ENTENDRE Vous avez une opinion sur un dossier d\u2019actualité?Une nouvelle à nous transmettre?Un commentaire sur notre travail, sur votre journal, ou encore une question à nous poser?On veut vous lire.Écrivez-nous à editorial@ledroit.com.C\u2019est dans ce secteur de la rue Morin que le projet de L\u2019Atelier des artistes devrait voir le jour.\u2014 SIMON SÉGUIN-BERTRAND, LE DROIT LEMOTDU JOURANTIDOTE PUBLIÉ DANS TOUS LES QUOTIDIENS DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L'INFORMATION INDÉPENDANTE www.antidote.info WINDOWS \u2022 MAC \u2022 LINUX Soignez votre langue RECOUVRER, verbe Définition \u2013Percevoir (une somme due).Recouvrer l\u2019impôt.[SOUTENU] Reprendre, retrouver (ce qu\u2019on avait perdu).Recouvrer son bien.Elle a recouvré la santé.Étymologie \u2013Du latin recuperare, \u2018rentrer en possession de\u2019.Paronyme \u2013recouvrir : couvrir de nouveau ou couvrir entièrement. leDroit SAMEDI 18 JUILLET 2020 ACTUALITÉS 5 JUDITH DESMEULES jdesmeules@lesoleil.com La traque pour retrouver Martin Carpentier se poursuivait et les agents de la Sûreté du Québec étaient toujours sur le terrain, à Saint-Apollinaire, au moment de mettre sous presse vendredi.Les effectifs ont été multipliés pour effectuer les vérifications de tous les chalets et dépendances du secteur, jusqu\u2019à Saint-Agapit.« L\u2019objectif de ce déploiement est de chercher de nouveaux indices et sécuriser les propriétés.Pour faciliter ces démarches, nous invitons les propriétaires de chalets et dépendances de ce secteur à nous téléphoner [.] nous invitons les propriétaires de chalets qui pourraient être à l\u2019extérieur à communiquer rapidement au 911 », a indiqué la Sûreté du Québec sur ses réseaux sociaux.Les activités policières semblaient pourtant se calmer dans les derniers jours.La SQ commençait fortement à envisager que Martin Carpentier était mort.Toutefois, les divers éléments qui se sont ajoutés à l\u2019enquête jeudi ont changé les choses, la SQ s\u2019accroche à la possibilité que Carpentier soit vivant.Il aurait dérobé des objets assurant sa survie dans une roulotte.Il pourrait donc recommencer ce scénario, c\u2019est pourquoi les citoyens des environs doivent rester prudents.Des agents de la protection de la Faune se sont aussi déplacés vendredi pour prêter main-forte aux différentes équipes déjà sur place depuis plus d\u2019une semaine.Différents véhicules tout-terrain, maîtres-chiens et patrouilleurs étaient déployés.Des hélicoptères s\u2019affairaient à vérifier le secteur vu des airs.Le groupe tactique d\u2019intervention était aussi sur les lieux.Les agents vérifient une grande quantité de signalements tous les jours.Plusieurs personnes croient apercevoir Martin Carpentier dans les champs ou les bois.Chaque fois, le signalement se révèle être une impasse.La température pourrait une fois de plus donner du fil à retordre aux différentes équipes, les policiers doivent composer avec une pluie diluvienne samedi.Ce n\u2019est pas nouveau, les agents ont eu droit à une panoplie de conditions depuis huit jours, telles que des journées de canicule ou des averses.« Oui, ça rend le travail plus difficile, mais nos agents sont formés pour faire le travail dans n\u2019importe quelles conditions », rappelle et insiste la sergente Ann Mathieu depuis le début des recherches EN CAVALE Martin Carpentier serait donc en fuite depuis l\u2019embardée nébuleuse du 8 juillet.Son véhicule accidenté a été retrouvé sur le bord de l\u2019autoroute 20.L\u2019hypothèse privilégiée par la SQ est que Carpentier et ses deux filles étaient à l\u2019intérieur de la voiture au moment de l\u2019embardée.Romy et Norah, âgées de seulement 6 et 11 ans, ont été retrouvées sans vie samedi dernier, trois jours après l\u2019embardée.Leur autopsie est complétée, mais la SQ ne dévoilera pas d\u2019informations pour l\u2019instant, plusieurs détails de l\u2019enquête seront utiles pour un éventuel interrogatoire, si les agents capturent Martin Car- pentier vivant.Ce dernier est le principal suspect dans la mort des fillettes.Les funérailles de Norah et Romy se tiendront lundi, dans l\u2019intimité.Pour connaître les derniers développements de cette histoire et toute l\u2019actualité de dernière heure, suivez-nous sur ledroit.com et dans notre application mobile, 7 jours par semaine.SUIVEZ LES DÉVELOPPEMENTS SUR LE LEDROIT.COM ET DANS NOTRE APPLICATION Les recherches s\u2019intensifient Martin Carpentier était toujours en cavale vendredi.Les recherches se poursuivent.\u2014 ARCHIVES LOUIS-DENIS ÉBACHER ldebacher@ledroit.com Une des pires histoires de viols de femmes droguées au GHB survenue en Outaouais est si grave, «sauvage» et préoccupante que le juge qui entend l\u2019affaire a décidé de prendre du recul avant d\u2019accepter un règlement survenu entre la Couronne et la défense, vendredi.L\u2019histoire impliquant Michel Giroux et son complice Vincent Carrière a fait beaucoup de bruit depuis 2018.Ces derniers, avec deux autres jeunes hommes, sont accusés d\u2019avoir agressé des femmes après les avoir intoxiquées à la «drogue du viol» dans le cadre de rencontres fortuites dans des bars de la région, ou après des échanges sur des applications de rencontres.Vendredi, les accusés Giroux et Carrière ont plaidé coupable à une série de chefs d\u2019agression sexuelle, dont certaines causant des lésions sérieuses aux femmes.Huit victimes ont d\u2019ailleurs témoigné avec beaucoup de courage, vendredi, au palais de justice de Gatineau.Pendant la même audience, les procureurs au dossier ont proposé au juge Gaston Paul Langevin des peines de pénitencier de 7 ans pour Michel Giroux et de 5 ans pour Vincent Carrière.Le juge peut toujours refuser ou accepter les peines proposées.Il existe un principe qu\u2019il doit les accepter si elles sont considérées comme étant raisonnables et négociées par des avocats expérimentés.Le juge Langevin a provoqué une certaine surprise, vendredi, en annonçant qu\u2019il désirait prendre du recul avant de rendre sa décision finale.«Je ne suis pas prêt à accepter la proposition commune (tout de suite), a-t-il dit.Ce n\u2019est pas comme si c\u2019était une banale amende.» Ancien procureur de la Couronne, le juge Langevin a rappelé au tribunal qu\u2019il avait déjà plaidé dans un dossier d\u2019agression sexuelle dans lequel les accusés avaient reçu des peines de huit ans de pénitencier.Il s\u2019agissait d\u2019une affaire d\u2019agression sexuelle et de passage à tabac d\u2019une prostituée dans la région de Québec.«Mais (l\u2019agression) n\u2019était pas aussi sauvage qu\u2019ici (dans le dossier actuel).» Le juge Langevin a pris l\u2019affaire en délibéré jusqu\u2019au mois d\u2019août.«Je vais réfléchir.» LE JUGE PREND L\u2019AFFAIRE EN DÉLIBÉRÉ Surprise au palais de justice de Gatineau Michel Giroux et Vincent Carrière.\u2014 PHOTO DE COURTOISIE DU SPVG TESTAUDITIF DEDÉPISTAGE SANSFRAIS* DITES-VOUS SOUVENT QUOI?COMMENT?NOUS POUVONS VOUS AIDER À MIEUX ENTENDRE NENÉCESSITE AUCUNE RÉFÉRENCE MÉDICALE } Deux cliniques pour vous servir trois cliniq es p ur vous servir vosoreilles.com pascale bolduc audIopRoTHÉsIsTe gatineau 520, boul.de l\u2019hôpital, 2c 819 243-7773 1 800 732-5370 FRançoIs sassevIlle audIopRoTHÉsIsTe hull 15, rue gamelin, 510 819 771-5029 1 844 283-4843 MÉlanIe lÉGaRÉ audIopRoTHÉsIsTe aYlmer les galeries d\u2019aYlmer 819 557-1222 1 800 567-1580 *Valide jusqu\u2019au 31 mars 2020 * : Valide jusqu\u2019au 31 août 2020. SAMEDI 18 JUILLET 2020 leDroit 6 ACTUALITÉS \u2014 SIMON SÉGUIN-BERTRAND, LE DROIT JULIEN PAQUETTE jpaquette@ledroit.com Pour lutter contre les enjeux de santé publique au milieu de la nuit, l\u2019heure de fermeture des terrasses de bars a été uniformisée dans le marché By.Les clients doivent désormais quitter la terrasse à partir de 1 h, chaque nuit.Selon le conseiller de Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, une vingtaine de tenanciers du secteur détenaient un permis leur permettant de fermer leur terrasse à 23 h et plus d\u2019une trentaine pouvaient continuer les opérations jusqu\u2019à 2 h.M. Fleury proposait au départ que les terrasses soient toutes fermées à minuit pour limiter les attroupements qui minent les efforts de distanciation physique, mais aussi pour réduire les incidents violents qui surviennent au petit matin.« Juste dans le dernier mois, il y a eu trois fusillades et une attaque à l\u2019arme blanche, tous des incidents qui impliquent des gens qui faisaient la fête, souligne le conseiller.Des commerçants qui sont ouverts le jour, ça vient réduire l\u2019achalandage et ils s\u2019en plaignent quand ça arrive.» Après des pressions de tenanciers qui allaient perdre deux heures d\u2019ouverture pour leur terrasse, le conseil municipal en est venu à un compromis en proposant que la fermeture uniformisée soit à 1 h, plutôt que minuit.On a également donné l\u2019autorité claire à la médecin-chef de la santé publique et au directeur général des services d\u2019urgence et de protection de fermer certaines terrasses pour l\u2019été en cas d\u2019enjeux chroniques.« Une heure de fermeture à 1 h est un bon compromis pour donner l\u2019opportunité aux entreprises de mener leurs opérations et garder la tête hors de l\u2019eau.Dernièrement, on dirait que tous les deux jours, une entreprise du marché By ferme ses portes », a lancé le conseiller de Beacon Hill-Cyrville, Tim Tierney durant la réunion du conseil municipal de mercredi.« Nous avons voulu niveler le terrain de jeu, a de son côté expliqué le maire, Jim Watson, en conférence de presse après la réunion du conseil municipal.Certains vont gagner une heure d\u2019ouverture, d\u2019autres vont en perdre une, mais au moins, ce sera égal pour tous.» Le conseiller de Rideau-Vanier a toutefois contre le compromis mis de l\u2019avant par ses collègues.Il estime qu\u2019en temps de pandémie, il aurait fallu tirer des leçons de l\u2019expérience québécoise et américaine et fermer les terrasses plus tôt.« On ne veut pas retourner où nous étions en mars.On a vu ce qui s\u2019est passé à Brossard et aux États- Unis, il fallait trouver un meilleur équilibre, croit Mathieu Fleury.Si dans un mois il faut fermer à nouveau les bars, on va nous demander pourquoi nous n\u2019en avons pas fait plus.» MARCHÉ BY Fermeture des terrasses à 1 h du matin Contactez-nous immédiatement Le tout est sans frais Information au 819 510-1000 ou au 613 702-1000 ATTENTION Vous ou un être cher avez : Des pertes de mémoire Êtes diabétique ou avez un taux de glycémie élevé Non traité à l\u2019insuline Êtes âgé (e) entre 50 et 85 ans 160, boul.de l\u2019Hôpital, suite 30 Gatineau 819 510-1000 1600 Carling Av., suite 100 Ottawa 613 702-1000 www.cliniquememoire.ca Clinique mémoire Outaouais Ottawa Memory Clinic Programme de recherche sur les pertes cognitives reliées à la maladie d\u2019Alzheimer en recrutement leDroit SAMEDI 18 JUILLET 2020 7 SAMEDI 18 JUILLET 2020 leDroit 8 ACTUALITÉS S i vous demandez à Benoît Leblanc en quelle année il a fondé le mouvement populaire Itiné- rance Zéro, il vous répondra : « le soir du 13 décembre 2013 ».Il s\u2019en souvient très bien.C\u2019est ce jour-là qu\u2019il a reçu son congé de l\u2019hôpital.Quelques jours auparavant, il avait tenté de s\u2019enlever la vie.N\u2019eût été l\u2019intervention in extremis d\u2019un passant, Benoît Leblanc y passait.« Je me suis rendu un soir à l\u2019arrière d\u2019un CLSC de Gatineau, j\u2019ai attaché un boyau d\u2019aspirateur au tuyau d\u2019échappement de mon auto et j\u2019ai entré l\u2019autre bout du boyau dans ma voiture, se sou- vient-il.Je ne voyais plus comment je pouvais vivre normalement.J\u2019ai démarré l\u2019auto, puis j\u2019ai perdu connaissance.C\u2019est un passant qui m\u2019a aperçu, qui a fracassé la vitre d\u2019auto et qui a appelé le 911.Je me suis réveillé à l\u2019hôpital.» Il ne voyait plus d\u2019issues.Le suicide était devenu le seul remède, la seule solution pour en finir une fois pour toutes avec les crises d\u2019anxiété, d\u2019angoisse et de panique qu\u2019il subissait à répétition depuis des années.Des crises provoquées par une enfance difficile.Mais aussi par le suicide de son meilleur ami avec qui il avait grandi et fait les quatre cents coups dans les rues de Hull.Un ami qui, plus tard dans la vie, était devenu itinérant et sans-abri.« On l\u2019appelait Poney, raconte Benoît Leblanc.Il s\u2019appelait Jean- François Poulin.Il était déménagé à Montréal pour un emploi.À l\u2019époque, nous n\u2019avions pas les réseaux sociaux, donc j\u2019ai un peu perdu le contact avec lui.Mais sa famille m\u2019a raconté que ça n\u2019avait pas fonctionné à son emploi à Montréal, qu\u2019il avait de la difficulté à payer ses loyers.Puis Poney a commencé à consommer de la drogue et de la boisson.Il a fait de la prostitution masculine.Il s\u2019est ramassé à la rue, il a été embarqué dans la roue et il ne voyait plus la porte de sortie.Il s\u2019est pendu, c\u2019était en 1997.» « À ses funérailles ici à Hull, je me souviens d\u2019avoir dit à sa mère et à sa sœur : \u201cun jour, il faudra se pencher sur le problème des sans-abri.On essaie de les aider, mais on n\u2019y arrive pas\u201d.Je venais de perdre mon ami.C\u2019était lourd.Très lourd.Je l\u2019avais perdu pour quelque chose que je ne comprenais pas.» Benoît Leblanc, 50 ans, est né et a grandi dans le secteur Saint- Raymond de Hull.Atteint du trouble déficitaire de l\u2019attention avec hyperactivité (TDAH), à une époque où l\u2019école plaçait les « enfants TDAH » en « classes spéciales » en espérant naïvement qu\u2019ils s\u2019en sortent, Benoît Leblanc se rappelle d\u2019une enfance parfois difficile.« Mon père avait trois emplois, il n\u2019était jamais à la maison, raconte-t-il.Ma mère restait à la maison pour prendre soin de ma grand-mère qui était paralysée du côté gauche à la suite d\u2019un ACV.Puis il y avait mon frère de deux ans mon aîné.Il est aujourd\u2019hui enquêteur et haut placé à la Sûreté du Québec.Il était bon à l\u2019école, lui.Moi, par contre, j\u2019étais un échec scolaire total.J\u2019avais doublé ma 3e et ma 5e année.» « Mais ma mère ne voulait rien entendre du TDAH.Elle avait plutôt décidé que j\u2019avais juste une tête de cochon.Donc quand je faisais mes devoirs et que je me trompais, elle me frappait les mains avec le côté tranchant d\u2019une règle.Un jour, mon père est rentré à la maison et ma mère était en train de me battre, j\u2019étais au sol.Je me souviens que mon père l\u2019a prise par les bras et qu\u2019il lui a crié : \u201cNicole ! Arrête sacrement, tu vas le tuer !\u201d.J\u2019y passais souvent.Mais je ne me blâme pas ma mère.Mon père n\u2019était jamais là, ma grand-mère puisait toute son énergie, elle n\u2019en pouvait plus.» Cette enfance troublante et le suicide de son ami Jean-François ont éventuellement provoqué chez Benoît Leblanc des crises d\u2019angoisse et de panique incontrôlables.« Ces crises-là, c\u2019est comme avoir le cancer de l\u2019âme, laisse-t- il tomber.Tu ne vis plus.T\u2019as des palpitations cardiaques à répétition, tu penses que tu vas mourir et tu deviens non-fonctionnel.Et plus le temps avançait, plus les crises étaient fréquentes.J\u2019ai rencontré des spécialistes, j\u2019ai pris toutes sortes d\u2019antidépresseurs, rien ne marchait.Et en décembre 2013, je ne voyais plus la fin, je ne voyais plus comment je pouvais vivre normalement avec ces crises-là et je me suis tanné.J\u2019ai voulu m\u2019enlever la vie, je me suis réveillé à l\u2019hôpital.» Et c\u2019est à l\u2019hôpital que son ami « Poney » lui est revenu en tête lorsque le patient dans le lit voisin lui a raconté sa vie.L\u2019homme avait lui aussi tenté de se suicider.Il était lui aussi victime de crises d\u2019anxiété et ne pouvait plus vivre avec ce « cancer de l\u2019âme ».Il avait perdu son emploi et il s\u2019était retrouvé dans la rue, sans- abri, comme Poney.Au bout de son rouleau, il s\u2019était tranché les veines.« C\u2019est en écoutant cet homme que je me suis dit : \u201cen sortant d\u2019ici, je prends soin de moi, je me remets sur pied et je vais le combattre ce mal étrange qui me ronge\u201d, dit Benoît Leblanc.Je suis sorti de l\u2019hôpital l\u2019après-midi du 13 décembre 2013.Et ce soir-là, je me suis rendu à l\u2019arrière du Gîte Ami avec du café et des beignes.Je me suis mis à jaser avec les itinérants qui s\u2019y trouvaient et je n\u2019ai jamais arrêté de les visiter après ça.Parfois, juste de l\u2019écoute active fait beaucoup plus de bien qu\u2019une intervention complète parce que la personne sent qu\u2019elle a sa place comme être humain.Elle sent qu\u2019elle est importante parce que quelqu\u2019un prend le temps de l\u2019écouter.C\u2019est ce que j\u2019aurais eu besoin.J\u2019aurais aimé que quelqu\u2019un fasse ça avec moi.Et c\u2019est ce que j\u2019allais dorénavant faire pour ces gens.Ma vie a pris tout son sens le soir du 13 décembre 2013.» Cette soirée était le début d\u2019un mouvement populaire que Benoît Leblanc allait nommer : Itiné- rance Zéro.Et les crises d\u2019anxiété dans tout ça ?« Elles sont parties et ne sont jamais revenues », répond en souriant celui que les dizaines de bénévoles d\u2019Itinérance Zéro et les sans-abri de Gatineau appellent affectueusement « Ben ».Aujourd\u2019hui, Itinérance Zéro compte deux motorisés qui sillonnent les rues de Gatineau quotidiennement et qui visitent régulièrement le Vieux-Hull, le Vieux-Gatineau et le secteur Deschênes d\u2019Aylmer.Des motorisés dans lesquels les itinérants peuvent se rafraîchir l\u2019été et se réchauffer l\u2019hiver.Itinérance Zéro effectue neuf « sorties repas » par semaine dans ces mêmes secteurs et sert gratuitement de 500 à 600 repas hebdomadairement.Il n\u2019y a cependant pas de chiffre qui existe pour mesurer la chaleur humaine que les bénévoles de cet organisme apportent aux démunis.« Ça demande beaucoup d\u2019heures, c\u2019est sûr, dit Benoît Leblanc, qui est aussi propriétaire de l\u2019entreprise Entretien paysager Cantley.Mais tu veux être là pour ces gens.Tu fais une différence dans leur vie.Lorsqu\u2019on prend quelqu\u2019un dans la rue et qu\u2019on l\u2019aide à cheminer vers autre chose, cette réussite- là nous donne de l\u2019énergie pour continuer, elle n\u2019a pas de prix.Et je remercie tous les bénévoles sans qui Itinérance Zéro n\u2019existerait pas.On est fiers de ce qu\u2019on accomplit.«Quand t\u2019aimes ce que tu fais, ce n\u2019est pas un job, ajoute-t-il.D\u2019autres font du sport, de la musique et toutes sortes de choses.Moi, c\u2019est ça.Je me promène, je rencontre des gens, ils sont de bonne humeur, on jase, on rit.C\u2019est comme faire la tournée d\u2019une gang de chums, lance-t-il en riant.Ça m\u2019allume faire ça.J\u2019aime ce que je fais.Je suis heureux.» Vaincre le « cancer de l\u2019âme » DENIS GRATTON CHRONIQUE dgratton@ledroit.com LA GRANDE ENTREVUE Benoît Leblanc a fondé le mouvement Itinérance Zéro en 2013.\u2014 SIMON SÉGUIN-BERTRAND, LE DROIT leDroit SAMEDI 18 JUILLET 2020 ACTUALITÉS 9 JULIEN PAQUETTE jpaquette@ledroit.com Le conseil municipal d\u2019Ottawa a pris le taureau par les cornes cette semaine après avoir pris connaissance du rapport accablant sur les agissements de leur collègue Rick Chiarelli.Les employés aux bureaux politiques se sont vus accorder de nouvelles protections face à des comportements abusifs.« Nous ne pouvons permettre qu\u2019une situation comme celle-là se produise à nouveau.C\u2019est notre responsabilité de s\u2019assurer que de nouveaux employés, souvent des femmes, ne soient pas confrontés à du harcèlement sexuel en milieu de travail », a lancé Catherine McKenney \u2014 qui représente le quartier Somerset \u2014, avant de présenter une motion à ses collègues mercredi.Une semaine plus tôt, le conseiller de Kitchissippi, Jeff Leiper, a vu l\u2019une de ses employées témoigner devant le Comité des finances et du développement économique au sujet des mesures proposées par l\u2019administration afin d\u2019améliorer les processus d\u2019embauches pour les postes aux bureaux des conseillers.« Pour elle, l\u2019amélioration la plus importante était de s\u2019assurer que le personnel politique qui n\u2019est pas syndiqué [\u2026] sache où se tourner lorsqu\u2019un problème survient, de l\u2019information qu\u2019elle dit n\u2019avoir jamais reçue.C\u2019est difficile pour moi de devoir accepter cet échec publiquement, sur la page principale de CBC », a lancé M. Leiper.Ce dernier a toutefois précisé qu\u2019il ne faut pas non plus s\u2019attendre à ce qu\u2019un nouvel élu qui n\u2019obtient pas nécessairement ce poste pour ses qualités de gestionnaire puisse dès le départ bien diriger ses employés vers les ressources de la Ville.Il a plaidé pour un processus plus standardisé.Pour palier à ces lacunes, le service des ressources humaines a également été mandaté de créer une structure qui permettrait aux employés des bureaux politiques de dénoncer des comportements abusifs de la part de leur employeur.Toute entrevue pour un poste dans un bureau politique devra dorénavant être réalisée en compagnie d\u2019un représentant du service des ressources humaines ou du bureau du greffier.Le maire, Jim Watson, estime que si cette mesure avait été instaurée plus tôt, elle aurait « absolument pu prévenir le type de situations vues avec Rick Chiarelli » qui rencontrait seul, dans des bars ou des restaurants, des candidates à un poste au sein de son bureau.AFFAIRE CHIARELLI Protection relevée pour les employés DISPO.#C.C.ADRESSE *Sujet à changement sans préavis.Certaines conditions s\u2019appliquent.RBQ: 8007-6490-04 UNITÉS À VENDRE, DÈS MAINTENANT! Pour plus d\u2019informations, contactez-nous.GATINEAU 819 800.5251 OTTAWA 613 704.7160 AOÛT AOÛT AOÛT AOÛT SEPTEMBRE SEPTEMBRE SEPTEMBRE SEPTEMBRE SEPTEMBRE OCTOBRE OCTOBRE NOVEMBRE 2 1 2 2 1 2 2 2 1 3 1 2 30, rue d\u2019Augusta, suite 5, Gatineau 661, boul des Grives, suite 2, Gatineau 649, boul.Des Grives, suite 3, Gatineau 664, boul.Des Grives, suite 3, Gatineau 858, boul.du Plateau, suite 1, Gatineau 9, Imp.Berthe-Morisot, suite 13, Gatineau 14, rue du Blizzard, Gatineau 17, rue Arthur-Graveline, suite 3, Gatineau 74, rue Stratus, suite 1, Gatineau 718, boul.des Grives, Gatineau 635, boul.des Grives, suite 1, Gatineau 1240, chemin d\u2019Aylmer, suite 8, Gatineau SAMEDI 18 JUILLET 2020 leDroit 10 ACTUALITÉS MATHIEU BÉLANGER mabelanger@ledroit.com Dans bien des cas, pour la Ville de Gatineau, la protection patrimoniale se résume à demander à un propriétaire de placarder son immeuble.Le propriétaire peut ensuite laisser le bâtiment dépérir à sa guise en attendant d\u2019obtenir facilement un permis de démolir.La technique a été éprouvée à maintes reprises à Gatineau et l\u2019exemple du 485, chemin d\u2019Aylmer vient de nouveau le rappeler.Propriété du promoteur immobilier Richcraft dont les visées expansionnistes à Aylmer seraient sur le point de prendre forme, la maison du 485 chemin d\u2019Aylmer est passée, en quelques années, d\u2019une jolie résidence de campagne caractéristique du début du XXe siècle sur la plus ancienne route de Gatineau à un vulgaire repère de squatteurs, barricadé et abandonné, en proie aux graffitis.Située un peu en retrait de la route, la résidence est en façade d\u2019un terrain de 5000 m2.L\u2019abandon de cette maison se fait au vu et au su de la Ville de Gati- neau depuis sept ans, et ce, même si le bâtiment est cité depuis 1997 en tant qu\u2019immeuble patrimonial en raison de sa valeur historique et architecturale.Du point de vue de la Ville, la valeur patrimoniale de cette maison est actuellement préservée.« Depuis 2013, la Ville, par voie d\u2019une mise en demeure ou d\u2019avis d\u2019infraction, a demandé au propriétaire de barricader l\u2019immeuble en vue de le sécuriser et de préserver sa valeur patrimoniale, et à chaque occasion, le propriétaire a procédé en conformité aux demandes de la Ville.» Richcraft n\u2019a pas donné suite aux demandes du Droit.L\u2019Association du patrimoine d\u2019Ayl- mer déplore cette situation trop souvent observée dans le secteur.Directement voisine du 485, chemin d\u2019Aylmer, l\u2019Association a bien vu la vieille maison dépérir au cours des dernières années.Sa directrice, Micheline Lemieux, explique ne pas avoir fait de pression auprès de la Ville par crainte que cela ne mène directement à sa démolition.RÉGLEMENTATION STRICTE, APPLICATION MOLLE La présidente de la commission des arts, de la culture, des lettres et du patrimoine de la Ville de Gati- neau, Isabelle N.Miron, devait s\u2019informer sur le dossier pour revenir avec une explication à l\u2019intention du Droit avant la fin de la semaine.Elle n\u2019a cependant pas donné suite à notre demande.Sa collègue à la table du conseil, Audrey Bureau, dont les efforts ont mené ce printemps à la création d\u2019un conseil du patrimoine à Gatineau, s\u2019est empressée de dénoncer la « faiblesse » avec laquelle la Ville applique sa propre réglementation en matière de protection du patrimoine.Elle lance un appel à un peu plus de sérieux de la part de l\u2019administration.« L\u2019interprétation que fait la Ville de son propre règlement est que pour protéger un immeuble patrimonial, il suffirait de le barricader et c\u2019est pour l\u2019instant ce à quoi la Ville s\u2019en tient, explique Mme Bureau.Ce n\u2019est clairement pas suffisant pour assurer la protection patrimoniale.L\u2019application qu\u2019on fait de notre réglementation n\u2019est pas assez stricte et c\u2019est une faiblesse majeure.» La mollesse avec laquelle Gati- neau intervient en matière de patrimoine n\u2019est pas étrangère aux promoteurs.« Les promoteurs ne sont pas fous, lance Mme Bureau.Ils savent qu\u2019ils peuvent laisser leur bâtiment se détériorer, qu\u2019il suffit de les barricader.Mais ils vont laisser l\u2019eau et la vermine s\u2019infiltrer et ils ne les chaufferont pas l\u2019hiver.Au final, après quelques années, il leur sera facile d\u2019obtenir un permis de démolition.La démolition va s\u2019imposer d\u2019elle-même.» ORIENTATION CLAIRE Pourtant, la réglementation municipale renferme tous les outils nécessaires pour que Gatineau fasse respecter son patrimoine, assure Mme Bureau.« Juste appliquer notre réglementation avec le mordant qu\u2019elle permet serait déjà un pas de géant pour aller vers une vraie protection de nos bâtiments patrimoniaux », insiste-t-elle.Le problème, explique la conseillère, c\u2019est que Gatineau base ses interventions sur les requêtes au 3-1-1.« Et on remarque bien à Ayl- mer que ça prend beaucoup d\u2019insistance des citoyens pour que la Ville passe à un niveau supérieur.S\u2019il y a peu de requêtes, la Ville demandera gentiment au propriétaire d\u2019entretenir sa maison ou de la barricader, fermera le dossier et passera à un autre appel.On pourrait aller directement au constat d\u2019infraction plutôt que d\u2019envoyer des avis.Ça aiderait à se faire prendre plus au sérieux comme municipalité en matière de protection du patrimoine.» Mme Bureau est d\u2019avis qu\u2019une orientation claire doit être donnée à l\u2019administration en matière de protection du patrimoine, que ce soit par mandat du conseil ou par le biais d\u2019une orientation venant du cabinet du maire.« On a les outils pour agir à Gatineau, il faut juste les appliquer de manière plus proactive », dit-elle.MATHIEU BÉLANGER mabelanger@ledroit.com Le chemin d\u2019Aylmer est la plus ancienne route de Gatineau.C\u2019est Philemon Wright, le fondateur de Hull, qui l\u2019a aménagée vers 1805 pour se rendre jusqu\u2019au lac Deschênes.La voie a été élargie en 1820, si bien qu\u2019agriculteurs prospères et riches marchands de bois s\u2019installèrent ensuite le long de cette route.Au début du XXe siècle, l\u2019implantation de la Hull Electric Railway a favorisé la croissance résidentielle le long du chemin d\u2019Aylmer et des lots provenant du morcellement des grandes fermes ont été vendus à des résidents nantis d\u2019Ottawa.C\u2019est dans ce contexte que le major général James MacBrien, qui a été commissaire de la GRC, a fait construire vers 1932 la maison du 485, chemin d\u2019Aylmer.Son architecture domestique traditionnelle, son toit à deux versants, ses fenêtres à guillotine et sa cheminée de briques au salon sont caractéristiques des jolies maisons de campagne que les gens fortunés se faisaient bâtir à l\u2019époque.L\u2019agencement de ces différents éléments et des lucarnes provoque toutefois un effet visuel nouveau pour l\u2019époque, ce qui ajoute à la valeur architecturale de la résidence.C\u2019est surtout pour sa valeur historique et celle du chemin d\u2019Aylmer que l\u2019ancienne ville d\u2019Aylmer a cité cette résidence comme « monument historique » le 6 mai 1997 en vertu de la Loi sur les biens culturels du Québec.À un pas de l\u2019ancienne église méthodiste aussi visée par une protection patrimoniale, le 485, chemin d\u2019Aylmer est aussi inscrit au registre du patrimoine culturel du Québec et est en principe protégé par la réglementation municipale de la Ville de Gatineau.Abandonnée sur la plus vieille route de Gatineau Gatineau laisse dépérir un témoin de son histoire Le 487, chemin d\u2019Aylmer, de 2005 (à gauche) à aujourd\u2019hui P A T R I C K W O O D B U R Y , L E D R O I T COURTOISIE, MINISTÈRE DE LA CULTURE, DES COMMUNICATIONS ET DE LA CONDITION FÉMININE leDroit SAMEDI 18 JUILLET 2020 ACTUALITÉS 11 PAULE VERMOT-DESROCHES pvermot@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Bien en évidence sur le mur du salon de la maison de son père, le large sourire et les yeux rieurs de Cédrika Pro- vencher prennent toute la place dans ce cadre qui trône au cœur de la pièce.Chez Martin Proven- cher, ça se voit, Cédrika continue de vivre, d\u2019être présente, même si elle n\u2019occupe pas tout l\u2019espace.Elle a sa place, tout simplement.«Elle fait partie de ma vie.Il ne faut pas que ça devienne une obsession, et à l\u2019inverse il ne faut surtout pas la tasser complètement.Elle est là et fait partie de ma vie», confie Martin Provencher.Dans l\u2019histoire récente du Québec, l\u2019enlèvement de Cédrika Proven- cher près du parc de la rue Chapais à Trois-Rivières en juillet 2007, puis la découverte de ses ossements huit ans et demi plus tard dans un boisé à quelques kilomètres de là, a marqué les esprits de toute la province.Cet été-là, la fillette de neuf ans est tombée dans les griffes d\u2019un prédateur qui, encore aujourd\u2019hui, n\u2019a pas été traduit devant les tribunaux pour le geste qu\u2019il a commis.Pour Martin Provencher, le véritable deuil a débuté le jour où sa fille a été retrouvée, en décembre 2015.«Avant ça, c\u2019est impossible de commencer quoi que ce soit.On avait un combat à mener, celui de la retrouver», explique-t-il.Au fil de ce combat, il n\u2019a pas souvent remué les souvenirs afin de garder le focus sur sa mission.Après la découverte des ossements, il s\u2019est permis de rouvrir des boîtes dans lesquelles il avait rangé quelques effets qui appartenaient à sa fille.«Et là tu ouvres tout ça, et ce sont des souvenirs qui reviennent.C\u2019est là que c\u2019est réel.Je me suis permis de pleurer, de planter un peu aussi.C\u2019est un cheminement que tu n\u2019as pas le choix de faire», explique celui qui, malgré qu\u2019il ait été très présent sur la scène publique durant les huit années et demie de disparition de sa fille, s\u2019est complètement effacé une fois la petite retrouvée.«Dès qu\u2019elle a été retrouvée, il n\u2019y a plus eu d\u2019apparitions.C\u2019était à moi, ce moment-là.Le but de tout ce qu\u2019on avait fait, c\u2019était de la retrouver, et c\u2019est ce qui est arrivé.Le monde n\u2019a pas su quand étaient les funérailles, parce que c\u2019était des moments intimes, à nous autres», se souvient-il.Alors, pourquoi accepter maintenant de parler de son histoire et de son cheminement, au lendemain de la découverte de Romy et Norah Carpentier?«J\u2019en parle parce que ça peut aider, j\u2019imagine.Le deuil qui s\u2019en vient pour cette maman et pour la famille va être long.Il faut s\u2019écouter et prendre conscience de chacun des moments.Souvent, on a tendance à s\u2019isoler après un moment comme ça.On le vit chacun à sa manière, mais il faut prendre le temps», souligne celui qui dit avoir trouvé du réconfort à certains moments dans la solitude, sans pour autant tasser complètement son entourage.Le travail l\u2019aura également aidé à garder le cap, en ayant l\u2019esprit occupé et en s\u2019accomplissant professionnellement.«Dans le deuil, il faut que tu continues à vivre et à te faire plaisir.Il y a plein de choses qui nous accrochent à la vie, c\u2019est au jour le jour.J\u2019ai pris le temps, il faut le prendre, ne pas le repousser, ne pas l\u2019ignorer, ne pas se penser plus fort», indique celui qui dit avoir pu compter sur ses amis et sur certaines passions, comme la moto par exemple, pour trouver des petits bonheurs au quotidien.JUSTICE Mais comment arriver à faire un deuil complet quand on sait que l\u2019assassin de sa fille est toujours au large?«Il faut se détacher de ça, des choses sur lesquelles on n\u2019a pas de contrôle.Même si j\u2019entretenais une haine, une colère, ça me détruirait au contraire.Cette partie-là, c\u2019est le travail policier.S\u2019ils ne le retrouvent jamais, je ne peux pas avoir cette colère-là pour toujours en dedans de moi, ça ne m\u2019intéresse pas», mentionne-t-il.L\u2019appui du public à travers toutes ces années l\u2019a tout de même aidé à cheminer dans son deuil, et Martin Provencher se doute bien que la maman de Norah et Romy pourra également compter sur ce soutien indéfectible de la communauté.«On sent que les gens sont derrière nous.D\u2019avoir le soutien de toute la population et les mots, oui ça aide.C\u2019est comme de recevoir des tapes dans le dos, d\u2019avoir du monde qui nous tient», croit-il.Mais se remet-on un jour de la perte d\u2019un enfant?Lorsque la question, aussi directe soit-elle, tombe, Martin Provencher ne peut retenir ses larmes.«La question est directe, alors l\u2019émotion est directe.Ça reste la perte d\u2019un enfant.Tu vis avec.Ça fait partie de notre vie.Tu poserais cette question-là à n\u2019importe qui, personne ne va te répondre que oui.Mais la vie continue, on a du bonheur pareil, on ne reste pas dans le creux qu\u2019on peut avoir au moment où on perd notre enfant.Mais c\u2019est là, c\u2019est toujours là et tu vis avec», confie-t-il.Aujourd\u2019hui, Cédrika serait sur le point de célébrer ses 23 ans.«Tu te places dans le temps et tu te demandes souvent où elle en serait rendue.Je passe encore toutes les semaines au cimetière.Ce moment- là, les minutes que je prends, ça amène à des idées comme ça.Où en serait-elle rendue?C\u2019est normal de se poser ces questions», mentionne Martin Provencher.VIDÉO: voyez des images de l\u2019entrevue sur lenouvelliste.ca et sur l\u2019application mobile MARTIN PROVENCHER, PAPA DE CÉDRIKA CONTINUER MALGRÉ L\u2019ABSENCE Pour Martin Provencher, le véritable deuil a commencé le jour où Cédrika a été retrouvée, en décembre 2015.\u2014 PHOTO: STÉPHANE LESSARD Le Québec entier pleure la mort tragique des petites Norah et Romy Carpentier depuis une semaine maintenant.La mort tragique des deux petites soeurs touche droit au coeur, car elle soulève une question douloureuse, une question que bien peu de personnes osent aborder : comment un parent peut-il bien survivre à la mort tragique de son enfant?En effet, comment peut-on parvenir à retrouver le goût à la vie quand son enfant décède sans que rien ne nous y ait préparé?Le Droit vous présente cette semaine le témoignage de parents qui ont surmonté cette épreuve avec courage et résilience.SURVIVRE À SON ENFANT QUAND RIEN NE NOUS Y PRÉPARE SAMEDI 18 JUILLET 2020 leDroit 12 ACTUALITÉS PAULE VERMOT-DESROCHES pvermot@lenouvelliste.qc.ca SHAWINIGAN \u2014 Perdre un enfant est tellement contre nature que même la langue française n\u2019a pas pu penser à un mot pour le nommer.« On peut être veuf quand on perd un conjoint.On peut être orphelin quand on perd nos parents.Mais quand on perd nos enfants, on est quoi ?Moi, depuis 18 ans, je dis que je suis \u201cdésenfantée\u201d ».Genny Har vey n\u2019a pas souvent donné d\u2019entrevues depuis la mort de Vixy et Alexandre, le 29 décembre 2002.La sexologue et psychothérapeute de Shawinigan se sera prononcée maintes fois dans les médias dans le cadre de son travail.Mais comme maman, très peu.Pourtant, elle accepte l\u2019invitation que Le Nouvelliste vient de lui faire, au lendemain de la mort de Norah et Romy Carpen- tier.Pourquoi ?« Par solidarité avec leur maman.Ce qu\u2019elle s\u2019apprête à traverser, je l\u2019ai vécu aussi.D\u2019ailleurs, quand la poussière sera retombée, quand les papiers auront fini d\u2019être remplis, quand le cours de la vie normale aura repris pour ceux qui l\u2019entourent, quand le téléphone ne sonnera plus autant, je me promets de la contacter.C\u2019est là qu\u2019elle en aura le plus besoin.Si elle souhaite me parler et me rencontrer, je serai là », confie Genny Harvey.Le 29 décembre 2002, Vixy, 12 ans, et Alexandre, 10 ans, se trouvaient chez leur papa à Trois- Rivières.En pleine nuit, un incendie a éclaté dans le logement, alors que leur père avait momentanément quitté pour faire une course en taxi.Les enfants n\u2019ont pas survécu.Bien que sur le coup, elle dit avoir flirté avec la folie, Genny Harvey se souvient avoir choisi de continuer à vivre, autant que cela puisse être possible.« La folie n\u2019était pas une option pour moi, je ne pouvais pas tomber, car il y avait trop de monde autour de moi.Ça a été une affaire d\u2019équipe a v e c m o n b e a u D e n i s [ s o n conjoint de l\u2019époque devenu son mari par la suite] et tous ceux qui m\u2019entouraient », se souvient Mme Harvey.Se replonger rapidement dans le travail aura été d\u2019un grand secours pour elle.« Je suis retournée travailler le 5 février 2003, à peine quelques semaines après la mort des petits.Il y avait juste là, dans le travail, que j\u2019avais un break, que je ne pensais pas constamment à eux, car je devais me concentrer à 100 % sur mes clients.Ils avaient besoin de moi eux aussi », mentionne Genny Harvey.Vixy et Alexandre étaient d\u2019ailleurs très fiers de leur mère, de ses diplômes, de ses interventions comme spécialiste dans les médias, de toute l\u2019aide qu\u2019elle apportait aux gens.« Si je devais donner un conseil à cette maman, c\u2019est ça.Identifier ce qui rendait ses enfants fiers d\u2019elle, et s\u2019appliquer à tout faire et à tout être pour qu\u2019ils continuent d\u2019être fiers d\u2019elle », confie-t-elle.Pour celle qui a un cheminement professionnel dans le monde de la psychologie, la pente n\u2019aura pas pour autant été plus facile à remonter.Se remet-on un jour de la mort de ses propres enfants ?« J\u2019ai posé la question un jour à un ami dans le domaine.Quand est-ce que je vais en revenir ?Aujourd\u2019hui, je sais que je n\u2019en reviendrai jamais.J\u2019accepte de ne jamais m\u2019en remettre », mentionne-t- elle, sereinement.Et bien qu\u2019elle avait 37 ans au m o m e nt d e l e u r m o r t e t qu\u2019elle venait de rencontrer son conjoint, l\u2019idée d\u2019avoir d\u2019autres enfants n\u2019a jamais été envisageable.« C\u2019était hors de question que j\u2019aie d\u2019autres enfants.C\u2019était Vixy et Alexandre que je voulais.Ça a toujours été eux, mes enfants », confie-t-elle.Elle a donc « donné la vie autrement », comme elle se plaît à le dire, en faisant pousser chaque année un jardin, des fleurs et des légumes, un exercice plein de sens pour elle.Son jardin, qu\u2019elle s\u2019emploie à nous faire visiter fièrement, témoigne d\u2019ailleurs de son amour pour cet exercice.Son chien, fidèle compagnon des douze dernières années, l\u2019aide aussi beaucoup.DEUIL DE L\u2019AVENIR Aujourd\u2019hui, Vixy serait sur le point de fêter ses 30 ans, et Alexandre aurait 28 ans.Vixy serait probablement déjà devenue vétérinaire, comme elle rêvait de le devenir depuis qu\u2019elle avait deux ans, et qu\u2019elle disait « docteur animaux, maman ?» Alexandre, quant à lui, aurait probablement commencé sa carrière en médecine, lui qui voulait devenir médecin, « pour ne jamais que tu meures, maman » ! P e r d r e s e s e n f a n t s , c \u2019e s t apprendre à faire le deuil de l\u2019avenir, constate Genny Harvey.À faire le deuil du bal des finissants, du premier appartement qu\u2019on ne peinturera pas avec eux, du moment où ils nous apprendront qu\u2019on deviendra grand-maman.« Mais le plus dur, ce n\u2019est pas ma perte.C\u2019est qu\u2019eux ne vivent pas.La vie est tellement belle et bonne, et ils n\u2019ont pas pu en profiter », déplore-t-elle.Après l\u2019incendie, Genny Harvey a entamé des procédures au civil contre la Ville de Trois-Rivières, les propriétaires de l\u2019immeuble et le père des enfants, des procédures qui se sont étirées jusqu\u2019en Cour d\u2019appel.La Cour lui aura donné raison en partie, condamnant le père et les propriétaires de l\u2019immeuble à verser des dommages et intérêts pour avoir été négligents, spécialement en ce qui concerne la présence de détecteurs de fumée fonctionnels.« J\u2019ai été fière de les défendre, de les avoir défendus jusqu\u2019en Cour d\u2019appel.J\u2019aurais tout fait pour les défendre de leur vivant, il n\u2019était pas question que je les laisse tomber », insiste Genny Harvey, Dans un avenir rapproché, Genny Harvey aimerait écrire un livre au sujet du deuil des enfants.Elle n\u2019y racontera pas forcément son histoire, mais davantage des pistes de réflexions et de solutions pour les parents endeuillés.« J\u2019essaie le plus possible d\u2019être dans la re connaissance.J \u2019ai été chanceuse d\u2019avoir été leur maman », lance-t-elle.GENNY HARVEY, MAMAN DE VIXY ET ALEXANDRE Accepter de ne pas s\u2019en remettre Genny Harvey a perdu ses enfants dans un incendie, le 29 décembre 2002.Vixy, 12 ans, et Alexandre, 10 ans (photo du bas), se trouvaient alors chez leur père à Trois-Rivières.\u2014 PHOTO LE NOUVELLISTE, SYLVAIN MAYER leDroit SAMEDI 18 JUILLET 2020 ACTUALITÉS 13 MÉLANIE NOËL Melanie.noel@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 « Je comprends très bien la mère pour avoir aussi perdu deux filles.C\u2019est tout un vol.Elle s\u2019est fait voler ses filles, sa vie, ses rêves.C\u2019est terrible », a témoigné Pierre-Hugues Boisvenu en pensant à Amélie Lemieux, la mère de Romy et Norah Carpentier.Celui qui a perdu son aînée, Julie, assassinée par un récidiviste en 2002, et sa fille cadette, Isabelle, décédée dans un accident de voiture en 2005, tentera de rencontrer la mère de Romy et Norah la semaine prochaine.« Je serai à Québec alors si j\u2019ai la chance de la rencontrer, je le ferai.J\u2019aimerais lui exprimer toute la sympathie et la compréhension que j\u2019ai pour elle.Si je peux prendre un peu de sa douleur sur mes épaules, je le ferai », souligne le sénateur.« Ce drame est insensé.Et le grand défi d\u2019un deuil, et ça vaut pour tout le monde, est de donner un sens à la perte d\u2019un proche.Pour ne pas mourir avec nos enfants qui partent aussi subitement, aussi dramatiquement, on doit recréer sa vie, ses rêves.Tout est à rebâtir.J\u2019espère qu\u2019elle sera bien entourée pour ce long pèlerinage qu\u2019elle entame en elle-même. » M. Boisvenu a été touché, lundi, par le message qu\u2019Amélie Lemieux a livré devant les caméras.Un hommage à ses filles prononcé dans la douleur.Et des remerciements aux équipes de recherche et à la population.«IL FAUT COMPRENDRE ET L\u2019ENTOURER D\u2019AMOUR» « On ne doit pas juger le geste qu\u2019elle a posé.Il correspondait à ses émotions et à son chagrin.Il faut comprendre et surtout l\u2019entourer de beaucoup d\u2019amour.Nous, on a eu la chance, lors de la mort de nos filles, d\u2019être entourés de toute la collectivité sherbrookoise.Ça nous a beaucoup aidés à préparer notre deuil.Tout Sherbrooke avait kidnappé notre douleur pour tenter de la dissiper.La peine que j\u2019ai pour la mère de Romy et Norah, c\u2019est qu\u2019elle vivra cette douleur pendant la pandémie.Et qui dit pandémie, dit absence de rapprochement.Ça va être difficile », note M.Boisve- nu, espérant que les messages de compassions virtuels réussiront à réconforter, autant que faire se peut, la mère endeuillée.« À cause de la pandémie, elle devra penser à la manière dont aura lieu le service de ses filles.Nous on n\u2019a pas eu à penser à ça. » Il y a plusieurs façons de perdre un enfant.Un crime, un accident, une maladie.« Quand Julie a été assassinée, j\u2019étais rempli de rage pour le récidiviste.Quand Isabelle est décédée, cette rage a été dirigée vers Dieu, car je me disais que j\u2019avais donné une fille à ma cause, à la mission que la vie m\u2019a donnée.Mais deux, c\u2019était incompréhensible.La dame aussi doit être remplie de questions.Pourquoi elle?Pourquoi ses deux enfants?Pourquoi l\u2019ex-conjoint a-t-il agi de la sorte? » Quinze ans après la mort d\u2019Isabelle et dix-huit ans après celle de Julie, est-ce que la douleur demeure?« La douleur se dissipe avec le temps, mais la peine, jamais.La peine demeurera.Perdre deux enfants, c\u2019est comme être paraplégique de la vie.Mais on peut faire des miracles même avec ce handicap. » « LA VIOLENCE FAMILIALE, UN FLÉAU » « Si mon cheminement peut être une lumière au bout du tunnel pour elle, tant mieux », ajoute M. Boisvenu rappelant que, malheureusement, il y a beaucoup de familles qui ont vécu ce que Mme Lemieux vit.« L\u2019Association de personne assassinée compte beaucoup de familles.Elle n\u2019est pas seule.Si j\u2019ai pu survivre, elle le peut.Et elle le doit.Pour elle.Pour sa famille.Et ce sera plus facile avec l\u2019aide de gens qui sont passés par le même drame qu\u2019elle. » Le fondateur de l\u2019Association des familles de personnes assassinées ou disparues souligne que la violence familiale est un fléau.« Je travaille présentement avec un groupe de 72 femmes dont la majorité sont victimes de violence conjugale et de tentative de meurtre.Il faut donner à ses femmes le moyen de se protéger et de protéger leurs enfants. » « On ne peut pas vivre au Québec chaque année avec l\u2019équivalent (d\u2019une tuerie) de la Polytechnique et se croiser les bras. » Les solutions passent par le Code criminel, croit le sénateur.« Le code est très timide sur la violence familiale.Je préconise un chapitre complet qui traitera des hommes qui ne respectent pas leur ordonnance de cour, des hommes qui sont des récidivistes.On a des moyens techniques pour les contrôler.Je pense au bracelet électronique.Un récidiviste ne se soigne pas tout seul.On doit l\u2019obliger à suivre une thérapie de la même manière qu\u2019on oblige des gens qui ont des problèmes d\u2019alcool au volant.Et s\u2019ils ne suivent pas les thérapies, on doit imposer des sentences graves, longues.Ces hommes-là doivent être devant des choix qui les mèneront à aller chercher de l\u2019aide.Et non penser que parce qu\u2019on fait des publicités à la télévision, ces gens-là changeront de comportement », estime M. Boisvenu.Pierre-Hugues Boisvenu tentera de rencontrer la mère de Romy et Norah la semaine prochaine «?Si j\u2019ai pu survivre, elle le peut et elle le doit?» Pierre-Hugues Boisvenu : «?La peine que j\u2019ai pour la mère de Romy et Norah, c\u2019est qu\u2019elle vivra cette douleur pendant la pandémie.Et qui dit pandémie, dit absence de rapprochement.Ça va être difficile. » \u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES OFFRE RÉSIDENTS DU QUÉBEC 30% RABAIS DE INFORMATION ET RÉSERVATION 1 866 540 4460 fairmont.fr/frontenac/québec CHAMBRE À PARTIR DE 285$ Enregistrement plus tôt et départ tardif offerts sans frais LA VIE DE CHÂTEAU + TAXES SAMEDI 18 JUILLET 2020 leDroit 14 ACTUALITÉS MARIE-CHRISTINE BOUCHARD marie-christine.bouchard@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Ce samedi matin là, Justin Lefebvre était très excité : le garçon qui venait lui-même de célébrer son huitième anniversaire était invité à aller fêter celui de son copain Elliot.Justin avait tellement hâte de participer à la fête! « C\u2019est Benoit, son papa, qui allait le reconduire.Juste avant qu\u2019il parte, j\u2019ai mis de la crème solaire à mon garçon.J\u2019ai pu toucher sa peau.Justin était tellement content d\u2019aller à la fête qu\u2019il m\u2019a fait un gros câlin en me souhaitant bonne journée, puis il est parti\u2026 » se souvient Marie-Pier Savaria.Arrivé chez son ami Elliot, Justin a aussitôt été invité à enfiler son maillot et à filer dans la piscine où le fêté et des amis se trouvaient déjà, nageant et s\u2019amusant sous la surveillance d\u2019un adulte.Benoit Lefebvre est parti après avoir salué son fils pour la toute dernière fois.« Je m\u2019en souviens, je m\u2019en allais faire une commission.En chemin, j\u2019ai croisé une ambulance.Je parlais au téléphone avec mon frère et j\u2019ai vu que le père d\u2019Elliot me téléphonait.Je me suis dit que j\u2019allais le rappeler dans quelques minutes.Mais il a rappelé une deuxième fois.Puis une troisième fois.Là j\u2019ai répondu.Il était en panique.J\u2019ai fait demi- tour et je suis retourné chez eux », se souvient Benoit Lefebvre.À son retour, Benoit Lefebvre a découvert son fils inconscient, en arrêt cardiaque, couché sur le patio.Autour de lui, plein de personnes s\u2019activaient.Les manœuvres de réanimation avaient été commencées dans les secondes suivant la découverte de l\u2019enfant inconscient dans la piscine.Le papa d\u2019Elliot et deux autres personnes présentes à la fête étaient médecins.Les ambulanciers paramédicaux et les premiers répondants sont rapidement venus prêter main- forte.Justin a donc reçu très rapidement les meilleurs soins qu\u2019il est possible d\u2019espérer dans de pareilles circonstances; il avait toutes ses chances de s\u2019en sortir.Mais c\u2019était pourtant là que devait s\u2019arrêter le chemin de Justin malgré tous les efforts déployés pour le ramener à la vie.Le jeune garçon aux cheveux roux et aux yeux bleus si vifs, qui vivait sans perdre une minute, qui aimait tant « travailler » plutôt que jouer, allait être déclaré en état de mort cérébrale le lendemain après-midi aux soins intensifs pédiatriques de l\u2019Hôpital Fleurimont.L\u2019enfant s\u2019amusait tout bonnement à s\u2019hyperventiler pour rester sous l\u2019eau le plus longtemps possible, comme le font tellement d\u2019enfants.Or cette pratique peut faire perdre connaissance subitement, et, pour des raisons qui ne sont pas bien comprises, provoque un taux important d\u2019échec de la réanimation cardiorespiratoire.« Pour nous, c\u2019était le week-end de la fête des Pères, on avait un souper prévu dans ma famille le soir à Saint-Hyacinthe, on avait une belle vie bien remplie, tout allait bien.Rien ne nous préparait à ce que notre vie bascule comme ça », lance doucement Marie-Pier Savaria.C\u2019était le 17 juin 2017.Il y a tout juste trois ans maintenant que Justin a été arraché aux bras bienveillants de ses parents et de ses deux petits frères.Mais c\u2019est aujourd\u2019hui un message d\u2019espoir que le couple, ce « bon team » comme ils se décrivent, souhaite livrer aux parents qui ont perdu ce qu\u2019ils ont de plus précieux.« Il y a de l\u2019espoir, même après une grosse tempête », assure Marie-Pier Savaria.L\u2019ESPOIR MALGRÉ LA TEMPÊTE Ébranlés, secoués, Marie-Pier Savaria et Benoit Lefebvre ont réussi à poursuivre leur route transformée ensemble, main dans la main, en compagnie d\u2019Émile et Victor, leurs deux fils plus jeunes qui ont aujourd\u2019hui 8 ans et 5 ans, sans jamais oublier un seul instant leur beau et grand Justin.Le chemin de leur restauration est parsemé de moments difficiles, de beaux moments aussi, de journées et même de périodes qui vont moins bien, de nouveaux projets aussi, dans une recherche pour redonner un sens à un événement qui n\u2019en a pourtant aucun.Parmi les choses qui ont pu aider le couple à assumer le choc : le don d\u2019organes.« Justin a pu faire don de ses organes à sa mort.On sait que les quatre enfants qui ont reçu ses organes vont toujours bien aujourd\u2019hui grâce au don de Justin », raconte sa maman sans cacher toute sa fierté pour son jeune héros.« Cette année, notre fils Émile, qui a 8 ans, devait faire une présentation orale sur son héros préféré.Il a choisi son frère parce qu\u2019il a donné ses organes et sauvé des vies! C\u2019était tellement beau », souligne Mme Savaria.Les parents ont voulu aller plus loin encore.La première étincelle de ce projet est venue d\u2019Elliot, l\u2019inséparable copain de Justin.« Aux funérailles, Elliot est venu me voir en me disant : « Benoit, il faut que je te parle de quelque chose\u2026 » Il avait eu l\u2019idée qu\u2019on fasse une fondation au nom de Justin pour qu\u2019on se souvienne de lui.C\u2019est incroyable qu\u2019il ait pensé à ça à 8 ans », se rappelle Benoit Lefebvre, soulignant que le couple est toujours proche d\u2019Elliot et de ses parents.C\u2019est ainsi qu\u2019est née la Fondation Justin-Lefebvre, moins de six mois après sa mort, avec une double mission : promouvoir le don d\u2019organes et remettre de l\u2019équipement sportif aux enfants de milieux défavorisés qui n\u2019auraient pas les moyens de faire du sport autrement.Donner un sens à l\u2019absence C\u2019est notamment grâce à leurs deux fils Émile et Victor, qui ont aujourd\u2019hui 8 et 5 ans, que Marie-Pier Savaria et Benoit Lefebvre ont réussi à apprendre à vivre avec la mort accidentelle de leur fils Justin.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ Dépanneur à vendre (incluant appartement) Buckingham (Ottawa 25 min.) $440,000 + inventaire Très bon chiffre d\u2019affaires, bien situé sur la rue principale et facile d\u2019accès.Inclus : Un grand appartement entier au 2e étage \u2013 2 chambres à coucher 1 salle de bains et sous-sol pour entreposage Cause de vente : retraite SVP contactez 819-210-9924 PROJET PROPOSÉ DE REMPLACEMENT DANS LA RUE SPARKS AVIS DE COMMENCEMENT DE L\u2019ÉTUDE ET PORTES-OUVERTES VIRTUELLES VILLE D\u2019OTTAWA, ONTARIO ENBRIDGE GAS INC.Tanya Turk Conseillère en environnement Enbridge Gas Inc.101 Honda Boulevard Markham, ON L6C 0M6 416 495-3103 Tristan Lefler Directeur de projet Évaluation environnementale Dillon Consulting Limited 51 Breithaupt Street, bureau 200 Kitchener, ON N2H 5G5 519 571-9833 Adresse courriel du projet : SparksStreetEA@dillon.ca est un élément clé de cette étude.Les membres du grand public, les organismes de réglementation, les communautés autochtones et les représentants des divers groupes d\u2019intérêts sont invités à participer à l\u2019étude.Nous organisons un événement de type portes-ouvertes virtuelles pour vous donner l\u2019occasion d\u2019examiner le projet et de nous faire part de vos commentaires.Site Web de l\u2019événement portes-ouvertes : www.SparksStreetEA.ca Pourra être consulté du 27 juillet au 9 août 2020 Votre opinion servira à confirmer le tracé de prédilection et à élaborer des plans d\u2019atténuation des impacts à mettre en place durant la période de construction.Si vous souhaitez participer ou nous faire part de vos commentaires, veuillez visiter le site web de l\u2019événement portes- ouvertes ou communiquer avec l\u2019une des deux personnes mentionnées ci-après.Le dernier jour pour soumettre vos commentaires afin qu\u2019ils soient pris en compte dans l\u2019étude environnementale est le 27 août 2020.Site Web du projet Enbridge : https://www.enbridgegas.com/about-us, cliquez sur l\u2019onglet « Projets », puis naviguez jusqu\u2019à « Projet de remplacement dans la rue Sparks ».L\u2019ÉTUDE Enbridge Gas Inc.(Enbridge) a retenu les services de Dillon Consulting Limited (Dillon) pour commencer une étude environnementale sur le projet proposé de remplacement dans la rue Sparks située à Ottawa.Le projet consiste à remplacer un segment de 900 mètres(m) d\u2019un pipeline de gaz naturel le long de la rue Sparks, au centre-ville d\u2019Ottawa, étant donné que le pipeline dont le diamètre nominal de la conduite(NPS) est de 12 pouces se rapproche de sa durée de vie maximale.Le pipeline actuel sera abandonné et remplacé par un nouveau pipeline en acier de NPS 12 pouces.Enbridge a défini deux tracés préliminaires de remplacement éventuel du pipeline, y compris un tracé de prédilection et un tracé de rechange.Le tracé préliminaire de prédilection est constitué d\u2019environ 1,1 kilomètre(km) de conduit en acier de NPS 12 pouces à pression intermédiaire le long de la rue Albert, de 900 m de conduit en polyéthylène de NPS 4 pouces le long de la rue Sparks et de 175 m de conduit en acier de NPS 12 pouces à pression intermédiaire de la rue Lyon Nord et la rue Wellington.Le tracé de rechange est constitué d\u2019environ 1,2 km de conduit en acier de NPS 12 pouces à pression intermédiaire le long de la rue Slater et une petite portion de la rue Bay, au lieu de la rue Albert (voir la carte de droite).Une fois l\u2019étude complétée, Enbridge la soumettra à la Commission de l\u2019énergie de l\u2019Ontario afin d\u2019obtenir l\u2019autorisation de réaliser le projet.Selon la date d\u2019obtention de l\u2019autorisation réglementaire, la construction pourrait commencer au printemps 2021.LA PROCÉDURE L\u2019étude est menée conformément aux Environmental Guidelines for the Location, Construction, and Operation of Hydrocarbon Pipelines and Facilities in Ontario de la Commission de l\u2019énergie de l\u2019Ontario.L\u2019étude évaluera le besoin et la raison d\u2019être du pipeline, décrira l\u2019environnement naturel et socio économique, évaluera le projet d\u2019un point de vue social et environnemental, exposera les mesures de sécurité et décrira les mesures appropriées pour atténuer et surveiller l\u2019impact du pipeline.INVITATION À LA COMMUNAUTÉ La consultation des divers intervenants et des autochtones leDroit SAMEDI 18 JUILLET 2020 ACTUALITÉS 15 MARIE-CHRISTINE BOUCHARD marie-christine.bouchard@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Les parents qui perdent un enfant en porteront le deuil pour le reste de leur vie.Ils pourront retrouver la joie, la lumière, des projets, mais «?ce sera rarement une vie comme avant?», estime la psychologue Anne Brault-Labbé, spécialiste du deuil périnatal.«?La plupart du temps, c\u2019est une blessure dont la douleur finira par être moins vive, mais elle laissera des marques importantes.?» Le deuil porté par Jeanne Béland en est une bonne illustration.Par un beau matin d\u2019avril, sa petite Antoinette s\u2019est fait opérer après s\u2019être fracturé la jambe.Ça devait être une opération simple, rien de très compliqué.La fillette de huit ans est pourtant décédée plus tard dans la journée à la suite de complications chirurgicales.C\u2019était en 1958.« Je me rappelle que je suis rentrée chez nous à pied sans comprendre ce qui m\u2019arrivait.J\u2019avais de la misère à marcher.Je marchais croche, comme si j\u2019avais trop bu.J\u2019avais mes huit autres enfants.J\u2019ai fait le souper, mais je n\u2019étais comme pas là.Rien n\u2019a plus jamais été pareil », se rappelle Jeanne Béland, 90 ans aujourd\u2019hui.Ça f a i t auj ou rd\u2019 hu i 6 2 a n s qu\u2019Antoinette est partie sans avertissement ni un dernier au revoir pour sa maman.« J\u2019ai eu une bonne vie quand même.J \u2019ai pu être heureuse encore.Mais il n\u2019y a pas une seule journée dans ma vie où je n\u2019ai pas pensé à ma fille.Aujourd\u2019hui, je n\u2019ai pas peur de mourir.Je sais que je vais aller rejoindre ma fille au ciel, et c\u2019est la récompense que j\u2019attends depuis le jour où elle est morte », dit tout doucement la nonagénaire, un sourire sur ses lèvres, l\u2019air serein.GARDER ESPOIR Le deuil d\u2019un enfant marque donc à tout jamais.Mais il faut g a rd e r e s p o i r, i n s i s t e A n n e Brault-Labbé, psychologue et spécialiste du deuil périnatal, professeure titulaire à l\u2019Université de Sherbrooke et directrice du Laboratoire de recherche en psychologie existentielle.Les parents qui deviennent orphelins de leurs enfants font donc face à un des stress les plus immenses qui puisse être imaginé.Cette perte tragique « m o b i l i s e d e s m é c a n i s m e s d\u2019adaptation très importants.C\u2019est un deuil très important, c\u2019est une perte contre nature », précise Mme Brault-Labbé.« C\u2019est non seulement le deuil d\u2019un enfant, mais c\u2019est aussi une perte qui peut bouleverser notre vision de la vie, notre sentiment de confiance, qui peut bousculer tous nos projets, qui brise tous nos repères.Au niveau identitaire, c\u2019est majeur.Il y a une reconstruction à faire vers quelque chose de différent », ajoute-t-elle.PAS DE «?BONNE FAÇON?» Mme Brault-Labbé insiste : il n\u2019y a pas qu\u2019une seule façon de porter un deuil, ni « une bonne » ou « une mauvaise » façon de le vivre.Il n\u2019y a donc pas « d\u2019évolution normale » du deuil d\u2019un parent pour son enfant, et Anne Brault- Labbé précise qu\u2019il est normal que ce soit un deuil qui puisse prendre une place importante durant « quelques mois », voire « quelques années ».« Les grandes étapes du deuil nous donnent une idée de l\u2019évolution d\u2019un deuil.Mais un modèle plus récent du deuil décrit autrement le processus par lequel les individus s\u2019adaptent à la perte d\u2019un proche qui leur est cher.Ce modèle suggère que l\u2019expérience de deuil implique un mouvement entre la perte, soit le travail émotionnel du deuil, et la restauration, soit l\u2019adaptation à une nouvelle vie, avec de nouveaux rôles », précise la psychologue.Q u a n d l e p a re nt se trouve à l\u2019étape de la perte, il est très centré sur ce qu\u2019il a perdu.« I l y a b e a u c o u p d\u2019émotions, de tr is- tesse, un sentiment de manque, la personne va aller dans la chambre de son enfant, va avoir besoin de regarder ses objets pour s\u2019en souvenir.Cette phase est souvent plus aiguë au début », soutient la professeure de l\u2019UdeS.Puis vient la deuxième p h a s e , c e l l e d e l a r e s - tauration : « La personne recommence à essayer de vivre, à essayer de se changer les idées, à assumer ses responsabilités\u2026 » ÊTRE PRÉSENTS LONGTEMPS Pour aider les parents à apprendre à vivre avec leur perte, la psychologue recommande aux parents et amis d\u2019être près d\u2019eux pendant longtemps et d\u2019oser poser des questions franchement même quand le tourbillon de la vie quotidienne a rattrapé les proches.« Il y a un malaise pour les gens d\u2019être confrontés à l\u2019impuissance, de ne pas savoir quoi dire ou quoi faire pour soulager la peine des parents.Mais il faut continuer d\u2019être là, pour vrai, quitte à le nommer qu\u2019on ne sait pas quoi dire ni quoi faire, mais qu\u2019on peut être là pour écouter ou pour aider avec les tâches quotidiennes ou les repas », soutient la psychologue.Puis entre en ligne de compte le grand pouvoir de l\u2019être humain de s\u2019adapter aux épreuves auxquelles il est confronté.« Les mécanismes de résilience des êtres humains sont souvent impressionnants et plusieurs parents vont essayer de transformer cette expérience-là, même si elle n\u2019a pas de sens, en quelque chose de constructif, par exemple en s\u2019impliquant dans une cause associée au contexte du décès de leur enfant ou dans du bénévolat ou en créant des œuvres ar t ist iques à par t ir de cette expérience-là.« Ceux qui ont d\u2019autres enfants vont puiser dans leurs ressources pour rester disponibles à eux, continuer de prendre soin d\u2019eux, pour les accompagner.Plusieurs parents trouvent donc des voies pour continuer de donner du sens à la vie et à leur vie.« Toutefois ils peuvent avoir besoin de soutien pour le faire, d\u2019où l\u2019importance que des ressources leur soient accessibles et que leur entourage dispose aussi d\u2019outils, de connaissances, de guides pour leur offrir du soutien », insiste la psychologue Anne Brault-Labbé.PERDRE UN ENFANT «?Un deuil contre nature?» Jeanne Béland a perdu sa fille Antoinette en 1958.Elle continue de penser à elle chaque jour même si elle a bien peu de photographies pour la revoir.\u2014 PHOTO FOURNIE LES STATISTIQUES LE DÉCÈS DES ENFANTS EN QUELQUES CHIFFRES \u2022 Toutes causes confondues, 740 enfants sont morts en moyenne chaque année au Québec entre 2000 et 2017*.\u2022 De ce nombre, 404 enfants en moyenne décèdent entre 0 et 12 mois, dont une majorité dans les premiers jours de vie.\u2022 En moyenne 12 enfants ont été sont assassinés au Québec entre 2000 et 2017, avec un pic à 26 en 2001 et un plus faible nombre à 4 en 2013.\u2022 Les accidents de tous les types (blessures accidentelles, véhicules à moteur et autres accidents) causent la mort de 275 enfants chaque année au Québec.\u2022 La mort des enfants par suicide a connu une baisse très importante depuis 20 ans.Entre 2000 et 2010, en moyenne 64 adolescents choisissaient ce moyen radical de mettre fin à leur vie.Depuis, le nombre est en baisse constante.Entre 2010 et 2017, la moyenne a diminué à 44 adolescents chaque année et se situait à 32 en 2017.\u2022 Les tumeurs cancéreuses causent la mort d\u2019environ 50 enfants par année.*Source : Institut de la statistique du Québec «?J\u2019ai eu une bonne vie quand même.J\u2019ai pu être heureuse encore.Mais il n\u2019y a pas une seule journée dans ma vie où je n\u2019ai pas pensé à ma fille?» \u2014 Jeanne Béland, 90 ans SAMEDI 18 JUILLET 2020 leDroit 16 ACTUALITÉS CATHERINE MORASSE cmorasse@ledroit.com L\u2019Outaouais, paradis des disciplines nautiques?« C\u2019est mon humble avis », estime Charles Antoine Rioux, gestionnaire de projet chez Loisir sport Outaouais.Celui qui fut guide de canot pendant 10 ans s\u2019explique : un petit miracle topographique a créé ici un réseau de lacs et de rivières « assez différent » des autres régions du Québec.Rien que dans la MRC de la Vallée-de- la-Gatineau, on compte près de 3200 plans d\u2019eau.Si l\u2019on veut jouer aux Étienne Brûlé modernes, bingo, on peut : les voies navigables sont si bien connectées qu\u2019« on peut partir du secteur Gatineau et aller jusqu\u2019au lac des Deux Montagnes, note le canoéiste.Et c\u2019est calme et paisible tout le trajet.» Tandis que la planche à pagaie a actuellement la cote sur les réseaux sociaux, le canot, lui, connaît un regain de popularité.Utilisé depuis 3000 ans par les Autochtones et les Européens comme on utilise aujourd\u2019hui les voitures, il a été éclipsé dans les années 80 et 90 par le kayak, avant de retrouver sa place au soleil.Selon un sondage de la Chaire de tourisme Transat de l\u2019UQAM, 17 % des Québécois ont pratiqué le canot d\u2019eau calme au moins une fois entre 2014 et 2017.Et la pandémie n\u2019a qu\u2019exacerbé sa popularité.Cet été, « il est difficile de s\u2019approvisionner en matériel de réparation de canots et accessoires : les stocks sont vides », illustre Simon Crépeault, membre du club de canot-camping Pierre Radisson.En mai, la fédération Canot Kayak Québec a reçu le feu vert de la province pour autoriser ses clubs à reprendre du service.La plupart des services de location de la région sont maintenant déconfinés.Pour faire une sortie organisée, le collectif d\u2019une cinquantaine de guides indépendants Gatineau Plein Air Outaouais peut organiser sur demande des cours d\u2019initiation et des excursions n\u2019importe où dans la région, pourvu que les clients viennent du même ménage ou de la même bulle sociale.Et si on préfère se lancer à l\u2019aventure sans guide ?Parce que les sports nautiques sur l\u2019eau douce requièrent assez peu de matériel ou de technique, ils s\u2019y prêtent particulièrement bien.Pour le b.a.- ba : en plus de l\u2019embarcation, il faut avoir sa crème solaire (« le soleil frappe beaucoup plus fort que l\u2019on pense »), une veste de sauvetage, et en conformité avec les directives de Transport Canada, une écope, un sifflet, une corde flottante et une lampe de poche.Un élément trop souvent négligé : les souliers.DE LA PLANCHE AU CANOT ESCAPADE SUR L\u2019EAU Après la vague de chaleur qui a submergé Gatineau et Ottawa, parions que plusieurs ont rêvé d\u2019escapades sur des eaux fraîches.Tant mieux : l\u2019Outaouais jouit d\u2019une grande diversité d\u2019options pour les pagayeurs, et les services de location sont maintenant presque tous sortis de confinement.À vos pagaies! 1 Élection partielle de 2020 du quartier Cumberland Une élection partielle municipale a été déclenchée pour le quartier 19 (Cumberland); elle se tiendra le 5 octobre 2020.Dépôt des déclarations de candidature Toute personne souhaitant se présenter au poste de conseiller municipal pour le quartier 19 (Cumberland) est invitée à déposer sa déclaration de candidature au Bureau des élections (1221, chemin Cyrville, unité B), sur rendez-vous seulement avec le greffier municipal ou son mandataire, pendant les heures normales d\u2019ouverture (du lundi au vendredi, entre 8 h 30 et 16 h 30).Pour prendre rendez-vous, appelez au 613-580-2660.Une personne peut présenter sa candidature à un poste de conseiller municipal si : \u2022 elle réside à Ottawa, est propriétaire ou locataire d\u2019un bien-fonds situé à Ottawa, ou a un conjoint propriétaire ou locataire d\u2019un tel bien-fonds; \u2022 elle a la citoyenneté canadienne; \u2022 elle a au moins 18 ans; \u2022 elle ne fait pas l\u2019objet d\u2019une interdiction légale de voter.Le formulaire 2 n\u2019est pas exigé.Compte tenu de la pandémie de COVID-19, et en vertu des articles 12 et 53 de la Loi de 1996 sur les élections municipales, le greffier municipal a levé l\u2019exigence des 25 signatures d\u2019appui pour être candidat.Les candidatures peuvent être déposées ou retirées jusqu\u2019au vendredi 21 août 2020, à 14 h.Les candidats ne peuvent recueillir ou dépenser de fonds pour leur campagne avant d\u2019avoir soumis leur candidature et ouvert un compte en banque réservé à la campagne électorale.Santé publique Ottawa (SPO) publiera sur la page Web des élections, ottawa.ca/votez, de l\u2019information sur les mesures à suivre pour faire campagne en toute sécurité.Avec l\u2019évolution rapide de la pandémie, SPO entrevoit des mises à jour fréquentes de cette page Web et invite les candidats à la consulter régulièrement.S\u2019inscrire comme tiers annonceur Avant de lancer leurs publicités, les tiers annonceurs doivent déposer un avis d\u2019inscription auprès du greffier municipal, en personne ou par l\u2019intermédiaire d\u2019un représentant.L\u2019inscription se fait au Bureau des élections (1221, chemin Cyrville, unité B) sur rendez-vous seulement, entre 8 h 30 et 16 h 30, du lundi au vendredi.La période d\u2019inscription débute le mercredi 15 juillet 2020 et prend fin le vendredi précédant le jour du scrutin, soit le 2 octobre 2020.Pour prendre rendez-vous, appelez au 613-580-2660.Dates et heures de vote Le scrutin se tiendra le 5 octobre.Il sera aussi possible de voter par anticipation les 28 et 29 septembre.Les bureaux de vote seront ouverts tous les jours de vote de 10 h à 20 h.Lors de l\u2019élection partielle du quartier 19, les électeurs pourront voter de trois façons : \u2022 En personne \u2022 Par correspondance (bulletin de vote spécial envoyé par poste) \u2022 Par procuration (mandataire) Pour en savoir plus sur le processus de dépôt des candidatures et d\u2019inscription des tiers annonceurs, ou sur le vote à l\u2019élection partielle du quartier 19 \u2013 y compris les modifications apportées au processus électoral dans le contexte de la pandémie \u2013, visitez le ottawa.ca/votez.Cet avis est publié par M.Rick O\u2019Connor, greffier municipal leDroit SAMEDI 18 JUILLET 2020 ACTUALITÉS 17 DE LA PLANCHE AU CANOT ESCAPADE SUR L\u2019EAU « Le plus grand nombre de blessures se font quand on embarque et débarque, et souvent, c\u2019est causé par des personnes qui ne veulent pas se mouiller les pieds », a observé Charles Antoine Rioux.Des sandales font l\u2019affaire pour les fonds sablonneux et les quais ; pour les endroits plus escarpés, une vieille espadrille est tout appropriée.Parce qu\u2019elles sont lentes à sécher, les bottes de randonnée sont à éviter.De même, évidemment, que les talons hauts.« C\u2019est quelque chose que j\u2019ai déjà vu\u2026 » Prêts ?Pour les débutants, la première étape est de trouver un endroit calme et sans trop de courant.Il n\u2019existe pas de site web qui recense l\u2019intégralité des sites de mises à l\u2019eau en Outaouais, mais on peut consulter en ligne une palette d\u2019options.Pour les néophytes, Le Droit a dressé une courte liste de bons plans pour se jeter à l\u2019eau.EN PLEINE VILLE Pour le navigateur urbain, le lac Leamy offre un excellent point de départ où s\u2019initier aux sports nautiques.En canot ou en kayak, on peut remonter l\u2019étroit chenal qui mène à la rivière Gatineau.À partir de ce point, deux options : à gauche, il est possible de remonter la rivière jusqu\u2019au pont Alonzo- Wright et de la redescendre, tandis qu\u2019à droite, le cours d\u2019eau se jette dans la rivière des Outaouais.On pourra ainsi rentrer au lac Leamy.Ces deux trajets durent environ une heure et demie et une heure.La location d\u2019équipement rouvre ce samedi 18 juillet aux lacs Lea- my et Beauchamp, et la Carte accès Gatineau + y donne droit gratuitement.DE BUCKINGHAM À BUCKINGHAM À partir du Centre nautique de la Lièvre, à Buckingham, les marins d\u2019un jour peuvent remonter le courant jusqu\u2019à Notre-Dame-de- la-Salette et rentrer, moyennant un portage.L\u2019aller simple, long de 25 kilomètres, prend de quatre à cinq heures.La carte Accès Gatineau + donne droit gratuitement à des cours de yoga sur planche ainsi qu\u2019à une heure de location d\u2019une embarcation au Centre nautique de la Lièvre.AUX PIEDS DES HÉRONS Le parc de national de Plaisance « est un petit bijou », souligne Charles Antoine Rioux.On peut y louer une embarcation et deux points donnent accès à l\u2019eau.Le parc étant situé dans un marécage, les pagayeurs peuvent traverser une presqu\u2019île et un marais qui sont aussi une zone d\u2019observation des oiseaux particulièrement riche.Pour un défi physique, il est possible de remonter la rivière à contre-courant jusqu\u2019au pied des chutes de Plaisance.En payant les droits d\u2019entrée au site des chutes, on peut y accoster et faire une courte randonnée.NATURE SAUVAGE Pour des escapades dans des environnements plus sauvages, le Pontiac recèle d\u2019options.Des informations sur les rivières Coulonge et Dumoine se trouvent sur le site web de Canot Kayak Québec.Si on a de l\u2019expérience en eau vive ainsi que son propre équipement de plein air, le club Pierre Radisson tiendra une descente familiale de la rivière Coulonge du 10 au 13 août.Il faut être membre pour participer.www.canot-outaouais.ca DANS LA HAUTE-GATINEAU « Il y a deux réser voirs que j\u2019adore, soit celui du Poisson-Blanc et celui des Trente-et-Un-Milles », les louange Charles Antoine Rioux.Sur le premier plan d\u2019eau, la base de plein-air Air Eau Bois loue des embarcations sur réservation ; sur le deuxième, il y a le village Majo- pial, et CarpeDiem Aventures offre d\u2019en livrer une à un endroit désiré.D\u2019autres options : la calme rivière Désert, que l\u2019on peut parcourir pendant plusieurs jours, ainsi que le lac Pemichangan.Dans la réserve faunique La Vérendrye, on trouvera des sites de canot, des sentiers de portage et un service de navette, gracieuseté de Canot-camping La Vérendrye.Autres ressources www.cartespleinair.org www.outaouaispleinair.ca www.tourismeoutaouais.com 3 1 Du Yoga en paddle board au Centre nautique de la Lièvre à Buckingham \u2014 SIMON SÉGUIN-BERTRAND, LE DROIT 3 Charles-Antoine Rioux ne cesse de vanter le réseau de lacs et de rivières de l\u2019Outaouais.\u2014 SIMON SÉGUIN-BERTRAND, LE DROIT 2 Le centre nautique de la Lièvre permet de nombreuses activités dont le kayak.\u2014 SIMON SÉGUIN-BERTRAND, LE DROIT 2 SAMEDI 18 JUILLET 2020 leDroit 18 ACTUALITÉS JULIEN CODERRE jcoderre@ledroit.com Depuis la reprise de leurs activités, certaines cliniques vétérinaires de l\u2019Outaouais n\u2019acceptent plus de nouveaux clients.Résultat : des animaux de compagnie ne peuvent recevoir une vaccination complète.C\u2019est notamment le cas à Clinique vétérinaire Maloney Inc., à Gatineau.Au début de la pandémie, la clinique située sur le boulevard Maloney a décidé d\u2019interrompre ses activités régulières afin de se concentrer seulement sur les cas urgents.Les rendez-vous préventifs n\u2019étaient plus une option.« Quand on a pu recommencer nos activités plus normalement, on avait environ 700 clients qui étaient en retard dans les vaccins de leur animal, ou pour des rendez-vous préventifs, indique la technicienne en santé animale Véronique Tessier.Avec un seul vétérinaire sur place, c\u2019est déjà difficile de combler la demande pour nos clients actuels.» Et la saison estivale est loin de venir faciliter les choses.« C\u2019est la période la plus occupée de l\u2019année chez tous les vétérinaires parce qu\u2019on doit gérer des trucs qu\u2019on n\u2019a pas à gérer à d\u2019autres moments de l\u2019année », souligne Mme Tessier en faisant notamment référence aux noyades et aux coups de chaleur chez les animaux, ainsi qu\u2019à ceux qui se font piquer par un porc-épic.La technicienne en santé animale ignore d\u2019ailleurs pendant combien de temps cette mesure sera en vigueur.« C\u2019est vraiment pour une période indéterminée, dit-elle.Il reste à voir s\u2019il y aura une deuxième vague et si on devra encore suspendre nos activités régulières au cours des prochaines semaines ou des prochains mois.» Entre temps, elle recommande aux propriétaires d\u2019animaux qui n\u2019ont pas reçu une vaccination complète de ne pas mettre leur animal en contact avec d\u2019autres.DÉBORDÉ À CANTLEY De son côté, la Clinique vétérinaire de Cantley a opté pour une approche différente.Les nouveaux clients sont toujours acceptés, et ce, malgré la pandémie de la COVID-19.« Pendant le temps de confinement, on avait pris la décision de réduire nos heures d\u2019ouverture et on s\u2019est retrouvé avec une demande qui n\u2019arrêtait pas de progresser », confie le vétérinaire Dr Marc Bruyninx.« En Outaouais, les vétérinaires n\u2019assurent pas les urgences qui sont faites par des cliniques d\u2019urgence à Ottawa.En fermant les ponts, on s\u2019est rendu compte que ceux qui avaient des urgences avec leur animal éprouvaient des difficultés à aller faire soigner ce dernier puisque l\u2019accès au niveau des ponts était filtré, explique-t-il.On a donc décidé d\u2019ouvrir un peu moins chaque jour, mais sept jours sur sept pendant le temps du confinement et là, on regarde pour rouvrir les dimanches parce que l\u2019achalandage est élevé.» Selon Dr Bruyninx, il existe un certain paradoxe entre la pandémie actuelle de la COVID-19 et la limitation de la clientèle chez certains vétérinaires.« J\u2019ai connu la médecine vétérinaire à l\u2019époque où on était confronté avec la gestion de maladies susceptibles d\u2019affecter les humains, par exemple la tuberculose, la fièvre aphteuse ou encore la rage, dit-il.C\u2019est un peu surprenant qu\u2019aujourd\u2019hui, certains vétérinaires aient oublié qu\u2019ils ont définitivement été confrontés avec des pathologies qui étaient potentiellement dangereuses pour les humains également.» SOLUTION ALTERNATIVE Par ailleurs, la SPCA de l\u2019Ou- taouais mentionne qu\u2019un animal ne devrait en aucun cas se trouver mal en point, et ce, malgré le fait que la clientèle de certaines cliniques vétérinaires de la région est limitée.« Les cliniques d\u2019urgence sont encore opérationnelles et prendront votre animal », assure le directeur adjoint Maxime Daigle en notant que les soins de base peuvent « attendre un peu ».« Une personne qui adopte pendant la crise doit cependant reconnaître et être consciente que les soins de santé seront plus difficiles à obtenir et devrait possiblement mettre un peu d\u2019argent de côté pour un accident et une visite surprise à l\u2019urgence », met-il en garde.En attendant une vaccination complète de l\u2019animal, M. Daigle y va de quelques recommandations.« Pour un nouveau chien particulièrement, le vermifuge est très important et le reste des consignes coïncident un peu avec celles de la COVID, illustre-t-il.On évite les parcs à chien et les contacts avec les autres animaux qu\u2019on ne connaît pas.On ramasse les selles immédiatement et on se lave les mains.» « Et prenez un rendez-vous immédiatement dans une clinique.Si le rendez-vous est pour la fin du mois d\u2019août, ce sera déjà mieux que de ne pas en avoir du tout », conclut-il.Clientèle limitée chez des vétérinaires ANI-ROSE DESCHATELETS adeschatelets@ledroit.com La Société de sauvetage de l\u2019Ontario a rapporté 40 noyades dans la province en date du 13 juillet 2020, soit le même nombre qu\u2019à pareille date en 2019.Mais les restrictions entourant la COVID-19 continuent de donner du fil à retordre aux baigneurs, ce qui inquiète des responsables de la prévention des noyades.La majorité des noyades ont habituellement lieu dans des endroits où l\u2019eau est publique comme les lacs, les piscines publiques ou les étangs, souligne le chef des programmes nationaux au Conseil canadien de la sécurité, Lewis Smith.Les gens étant davantage à la maison en raison de la COVID-19, ce sont plutôt les piscines domiciliaires et les baignoires qui se retrouvent cet été dans les zones à risque.« Ça apporte de nouveaux défis qu\u2019on ne voit pas habituellement.» La municipalité d\u2019Alfred et Plantagenet, dans l\u2019Est ontarien, a donc mis les bouchées doubles pour sensibiliser sa population au risque de la noyade à la maison.« On a fait des visites à domicile et on s\u2019est assuré que les piscines des citoyens étaient sécuritaires et réglementaires pour justement répondre à cet afflux de baignades là », assure pour sa part le directeur des loisirs de la municipalité, Ken St-Denis.QUE LA POINTE DE L\u2019ICEBERG La noyade à domicile n\u2019est cependant pas la seule source d\u2019inquiétude.Afin de respecter la distanciation sociale, la piscine publique d\u2019Alfred et Plantagenet ne peut accueillir que 25 % du nombre de baigneurs habituel.« On fonctionne quand même à deux sauveteurs, ce qui veut dire 60 baigneurs.Mais en ayant une capacité maximale de 15 baigneurs en ce moment, on a beaucoup de supervision pour, si on veut, peu d\u2019utilisateurs.» Si cette situation peut sembler rassurante, la réalité est tout autre.Avec ces limitations en place, les gens ont davantage tendance à vouloir s\u2019aventurer dans des lieux sans surveillance.« Alfred et Plantagenet est quand même une municipalité qui est en bordure de la rivière des Outaouais, on a plusieurs descentes de bateaux, la marina de Lefaivre ou à Wendover.Ce n\u2019est pas rare de voir des gens aller se baigner à la rivière », réitère M. St-Denis.Pour Lewis Smith, il est là le plus gros du problème.« 31 % des noyades sont dues à des baignades dans des lieux non désignés ou non surveillés pour la natation.Quand les gens ne font pas beaucoup attention à leur sécurité, c\u2019est malheureusement là ou on voit les tragédies, avec le manque de surveillance.» LE GILET DE SAUVETAGE TOUJOURS MARGINAL M. Smith demeure d\u2019avis que plusieurs noyades aux endroits non surveillés pourraient être évitées si les baigneurs portaient automatiquement leurs gilets de sauvetage.Mais sur le terrain, cette pratique est encore loin d\u2019être monnaie courante.Selon lui, 88 % des noyades chez les jeunes adultes et 78 % des noyades chez les adultes sont causées par l\u2019absence du gilet de sauvetage.Ce nombre se chiffre à 81 % lorsqu\u2019on parle des plaisanciers.« Les gens ne se voient pas dans les statistiques.» Si le port du gilet de sauvetage devenait un automatisme, comme la ceinture de sécurité en voiture, bon nombre de drames pourraient et auraient pu être évités, conclut-il.Les baigneurs téméraires inquiètent Certaines cliniques vétérinaires de l\u2019Outaouais ont cessé d\u2019accepter de nouveaux clients à cause de la pandémie de COVID-19.\u2014 123RF \u2014 123RF leDroit SAMEDI 18 JUILLET 2020 19 CONSULTEZ CHOISISSEZNISSAN.CA POUR PLUS DE DÉTAILS | L\u2019ASSOCIATION DES CONCESSIONNAIRES NISSAN DU QUÉBEC VALEUR AU DÉTAIL DE 23663$ /MOIS POUR PENDANT 299$?39MOIS LOUEZ LEQASHQAI S 2020 À BOÎTEMANUELLE AVEC 0$ EN COMPTANT INITIAL SENTRA2020 VALEUR AU DÉTAIL DE 22383$ /MOIS POUR PENDANT 279$?39MOIS LOUEZ LA SENTRA S PLUS 2020 KICKS2020 VALEUR AU DÉTAIL DE 21343 /MOIS POUR PENDANT 279$?39MOIS LOUEZ LE KICKS S 2020 AVEC 0$ EN COMPTANT INITIAL + OBTENEZDES JANTESNOIRES EN ALLIAGE D\u2019ALUMINIUM DE 16 PO sans frais supplémentaires.AVEC 0$ EN COMPTANT INITIAL $ + QASHQAI 2020 MC DU 1 AU 31 JUILLET SUR MODÈLES SÉLECTIONNÉS.5000$\u2020 0%± OBTENEZ JUSQU\u2019À FINANCEMENT À PARTIR DE DE RABAIS À L\u2019ACHAT AU COMPTANT SUR D'AUTRESMODÈLES SÉLECTIONNÉS (MONTANT ANNONCÉ APPLICABLE AU ROGUE SL).OU Offres en vigueur du 1 au 31 juillet 2020.± Financement à partir de 0 % offert sur approbation de crédit par l\u2019entremise de NCF sur le Rogue S 2020 à traction avant, le Qashqai S 2019 à boîte manuelle et le KICKS S 2019.Le terme varie selon le modèle.Exemple de financement : Rogue S 2020 à traction avant, basé sur un prix de vente de 29 443 $, financé à 0 % pendant 84 mois, équivaut à 84 versements mensuels de 351 $, 0 $ en comptant initial ou un échange équivalent.Frais de crédit : 0 $, obligation totale : 29 443 $.Les taxes, immatriculation et les assurances sont en sus, et exigés à la signature du contrat.\u2020 Le rabais de 5 000 $ sera déduit du prix de vente négocié avant les taxes et s\u2019adresse uniquement aux clients qui achètent au comptant unmodèle Rogue SL 2020 neuf et non immatriculé auparavant chez un concessionnaire Nissan participant au Canada entre le 1 et le 31 juillet 2020.L\u2019offre n\u2019a aucune valeur de rachat ou autre valeur, ne peut être appliquée à des transactions antérieures et ne peut être combinée aux offres de location ni de financement, à aucune autre offre.Des conditions s\u2019appliquent.?Les offres de location par l\u2019entremise de NCF sont basées sur une allocation de 20 000 km / an (allocation totale de 65 000 km pour un terme de 39 mois) avec kilométrage additionnel à 0,10 $ / km.Le premier paiement et le versement comptant, le cas échéant, sont requis à la signature du contrat.Les frais d\u2019inscription auprès du RDPRM et les frais d\u2019agent pour l\u2019inscription (jusqu\u2019à 77 $ au total) ne sont pas compris et sont payables à la signature du contrat.Les taxes, immatriculation et les assurances sont en sus, et exigés à la signature du contrat.+ L\u2019offre s\u2019applique uniquement à la location ou au financement à l\u2019achat d\u2019un modèle KICKS S 2020 neuf et non immatriculé auparavant (le « véhicule admissible ») par l\u2019entremise de Nissan Canada Finance chez un concessionnaire Nissan autorisé entre le 1 et le 31 juillet 2020.L\u2019offre consiste en quatre (4) jantes en alliage de 16 pouces neuves.Les pneus et les capteurs de pression des pneus ne sont pas inclus.Les pneus actuels (et, le cas échéant, les capteurs de pression des pneus) serontmontés sur les jantes en alliage neuves et installés sur le véhicule admissible par le concessionnaire aumoment de la livraison.Le client est seul responsable de tous les autres coûts.L\u2019offre n\u2019a aucune valeur de rachat au comptant ou autre valeur et ne peut être appliquée à des transactions antérieures.Certaines conditions s\u2019appliquent.Voyez votre concessionnaire autorisé au Québec pour tous les détails.Les offres sont sous réserve de l\u2019approbation de crédit par Nissan Canada Finance; elles peuvent êtremodifiées, prolongées ou annulées sans préavis.Les concessionnaires peuvent fixer leurs propres prix.Visitez www.choisisseznissan.ca ou communiquez avec votre concessionnaire Nissan du Québec participant pour tous les détails.Des conditions s\u2019appliquent.© Nissan Canada inc., 2020. SAMEDI 18 JUILLET 2020 leDroit 20 ACTUALITÉS La Presse canadienne TORONTO \u2014 Une grande partie de l\u2019Ontario passe à la prochaine étape de son plan de relance, jeudi.L\u2019étape 3 de l\u2019effort de réouverture prend effet dans 24 des 34 bureaux de santé publique.Plus tôt cette semaine, le gouvernement a annoncé que les règles de l\u2019étape 3 permettraient aux restaurants de reprendre le service intérieur, ainsi qu\u2019aux entreprises telles que les bars, les gymnases et les cinémas de recommencer à accueillir les clients.«L\u2019ensemble de l\u2019Ontario est maintenant sur la voie de la reprise.» \u2014 Doug Ford Les règles portent également les limites de la taille des rassemblements intérieurs à un maximum de 50 personnes, tandis que jusqu\u2019à 100 personnes sont autorisées à se rassembler à l\u2019extérieur.Les nouvelles règles ne s\u2019appliquent pas encore dans les régions du Grand Toronto et de Hamilton, de Niagara et de Wind- sor-Essex, qui tentent toujours de réduire leur nombre de cas de COVID-19.Mais le premier ministre Doug Ford affirme que la prochaine phase de reprise économique suggère que la province prend un tournant après avoir ressenti les ravages de la pandémie mondiale.«L\u2019ensemble de l\u2019Ontario est maintenant sur la voie de la reprise, a déclaré M.Ford jeudi lors d\u2019une conférence de presse à Chatham, en Ontario.(.) Je ne m\u2019arrêterai pas avant que chaque personne, chaque travailleur, chaque communauté et chaque agriculteur de l\u2019Ontario ne se remette sur pied.» M.Ford n\u2019a pas encore proposé d\u2019échéancier quant au moment où le reste de l\u2019Ontario pourra entrer dans l\u2019étape 3, mais il a promis des mises à jour hebdomadaires sur la question.Le médecin-hygiéniste en chef de la province, le Dr David Williams, avait précédemment déclaré qu\u2019il espérait voir la province entière entrer dans la prochaine phase de réouverture d\u2019ici la fin juillet.Mais toutes les entreprises autorisées à rouvrir leurs portes n\u2019accueilleront pas leurs clients vendredi.Cineplex Entertainment, la plus grande chaîne de cinémas au Canada, a annoncé qu\u2019elle ne prévoyait pas reprendre ses activités immédiatement.«Nous examinons toujours ce qui est proposé par la province.Par conséquent, nous ne sommes pas en mesure d\u2019ouvrir nos cinémas en Ontario vendredi, a déclaré la porte-parole Sarah Van Lange dans un communiqué.Bien que nous soyons certainement ravis du jour où nos activités pourront reprendre, notre priorité absolue a toujours été la santé et la sécurité de nos employés et de nos clients et de veiller à ce que leur temps passé chez nous soit sécuritaire, confortable et accueillant.» Mme Van Lange n\u2019a pas indiqué quand les salles pourraient rouvrir.La chaîne Cine Starz, cependant, a déclaré que ses salles à Ottawa et à Orléans seraient ouvertes.Un communiqué de la société indique que les emplacements à l\u2019ouest de Toronto rouvriront dès que les règles de l\u2019étape 3 entreront en vigueur dans la région.Les règles gouvernementales pour l\u2019étape 3 stipulent que toute entreprise reprenant ses activités doit maintenir des mesures de distance physique pour la sécurité des clients et du personnel.Une grande partie de l\u2019Ontario entre dans l\u2019étape 3 du déconfinement Plus tôt cette semaine, le gouvernement Ford a annoncé que les règles de l\u2019étape 3 permettraient notamment aux gymnases de recommencer à accueillir des clients.\u2014 LA PRESSE CANADIENNE Deux nouvelles éclosions de la COVID-19 sont rapportées par Santé publique Ottawa (SPO) vendredi.Un employé de la maison de retraite Jardin Royal à Orléans et un résident du foyer Communauté de soins Madonna ont reçu un résultat positif à un test de dépistage.Avec la situation toujours non résolue au foyer de soins de longue durée Extendicare Medex et dans les locaux de l\u2019organisme Bairn Croft au 668, avenue Mathieu d\u2019Orléans, il y a quatre éclosions en cours dans des établissements de soins de santé d\u2019Ottawa.Dans sa mise à jour épidémio- logique de vendredi, SPO signale également 7 nouveaux cas du virus à travers la ville et quatre hospitalisations liées au nouveau coronavirus.Il y a actuellement 76 cas actifs connus de la COVID-19 dans la capitale fédérale, tandis que la transmission communautaire \u2014 des cas qu\u2019on ne peut lier à un contact à une autre personne infectée \u2014 continue d\u2019être une importante source d\u2019infection, selon le rapport de la méde- cin-chef de SPO, Vera Etches, mercredi dernier au conseil municipal.JULIEN PAQUETTE, LE DROIT Deux nouvelles éclosions à Ottawa PAR ICI LE CINÉMA D\u2019ICI ON SE VOIT AU CINÉMA EN TOUTE SÉCURITÉ leDroit SAMEDI 18 JUILLET 2020 ACTUALITÉS 21 JUSTINE MERCIER jmercier@ledroit.com Aucun des 141 nouveaux cas confirmés de COVID-19 qui se sont ajoutés vendredi au bilan québécois ne provient de l\u2019Outaouais.Les plus récentes données sur l\u2019évolution de la pandémie montrent qu\u2019un total de 57 142 infections au nouveau coronavirus ont été diagnostiquées au Québec depuis le début de la crise.En Outaouais, 629 cas ont été confirmés jusqu\u2019à présent.Jeudi après-midi, le Centre intégré de santé et de services sociaux de l\u2019Outaouais (CISSSO) rapportait qu\u2019il ne restait que 59 cas actifs sur son territoire.Un seul nouveau décès causé par la COVID-19 s\u2019est ajouté vendredi au bilan provincial.En Outaouais, le plus récent décès associé à la pandémie a été rapporté dans le bilan du 18 juin.Trente-trois personnes ont succombé au virus dans la région jusqu\u2019à présent.Dix-sept de ces victimes demeuraient au Centre d\u2019hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) Lion-Émond, où la direction de santé publique a récemment autorisé la levée de l\u2019éclosion ayant infecté 57 résidents.Du côté du Centre hospitalier Pierre-Janet, le CISSSO indiquait jeudi que trois usagers étaient encore infectés, un nombre stable depuis l\u2019annonce de l\u2019éclosion.Toujours en date de jeudi, cinq patients étaient alités au centre désigné COVID-19 de l\u2019Hôpital de Hull.Aucun d\u2019entre eux ne se trouvait aux soins intensifs.À l\u2019échelle provinciale, 260 patients étaient hospitalisés vendredi en raison de complications associées à la COVID-19, soit 17 de moins que la veille.Sur l\u2019ensemble des personnes hospitalisées, 16 se trouvaient aux soins intensifs, ce qui représente une diminution de quatre par rapport au bilan de jeudi.Au cumulatif, l\u2019Outaouais compte 157 cas confirmés de COVID-19 par tranche de 100 000 habitants, ce qui représente une personne sur 637.La région de Montréal est celle où le taux de cas confirmés est le plus élevé au Québec.Depuis le début de la crise, on y a enregistré 1349 cas confirmés par 100 000 habitants, soit une personne sur 74.Pour l\u2019ensemble du Québec, il y a eu jusqu\u2019à présent 669 cas confirmés par 100 000 habitants, soit une personne sur 149.MASQUE OBLIGATOIRE Conformément à l\u2019entrée en vigueur, ce samedi, de l\u2019obligation de porter un masque ou un couvre-visage dans les lieux publics intérieurs du Québec, le CISSSO a souligné, vendredi, que cette mesure s\u2019applique aussi à ses installations.Les personnes de 12 ans et plus sont visées par cette obligation.« Seules les personnes présentant des problèmes respiratoires reconnus par un professionnel de la santé et les jeunes de moins de 12 ans sont exemptées, a précisé le CISSSO.[\u2026] Advenant qu\u2019une personne n\u2019ait pas de couvre-visage, notamment lors de situation exceptionnelle, un masque grand public lui sera fourni par l\u2019établissement.Il est à noter que le couvre-visage ne remplace pas le masque de procédure lorsque requis.» Des masques de procédures continueront donc d\u2019être remis aux usagers qui doivent en porter un, notamment ceux qui présentent des symptômes s\u2019apparentant à ceux de la COVID-19.Le personnel du CISSSO devra également porter un couvre-visage.Pour les employés « offrant des soins et services en présence d\u2019usagers », le port du masque de procédure sera de mise.AJOUT DE 141 CAS CONFIRMÉS DE COVID-19 AU BILAN QUÉBÉCOIS Aucun nouveau cas en Outaouais * * O f f r e v a l a b l e p o u r l a l o c a t i o n m e n s u e l l e d \u2019 u n m o d è l e M a z d a 3 G X 2 0 2 0 ( D V X K 6 0 C P 0 0 ) d e b a s e n e u f , d \u2019 u n e v a l e u r d e 2 2 1 5 0 $ , c e q u i é q u i v a u t à 6 0 p a i e m e n t s m e n s u e l s d e 2 5 8 $ , a v e c a c o m p t e d e 1 8 2 5 $ .L i m i t e d e 2 0 0 0 0 k m p a r a n .F r a i s d e 0 , 0 8 $ p a r k i l o m è t r e e x c é d e n t a i r e .L e s p a i e m e n t s n e p e u v e n t ê t r e h e b d o m a d a i r e s e t s o n t m e n t i o n n é s à d e s fi n s i n f o r m a t i v e s s e u l e m e n t .\u2021 O f f r e v a l a b l e p o u r l a l o c a t i o n m e n s u e l l e d \u2019 u n m o d è l e C X - 3 0 G X 2 0 2 0 ( Z X X K 8 0 A A 0 0 ) / M a z d a C X - 5 G X 2 0 2 0 ( N X X L 8 0 A A 0 0 ) / d \u2019 u n M a z d a C X - 9 G S 2 0 2 0 ( Q X S M 8 0 A A 0 0 ) d e b a s e n e u f , d \u2019 u n e v a l e u r d e 2 8 0 0 0 $ / 3 2 0 0 0 $ / 4 1 9 5 0 $ , i n c l u a n t l a t r a c t i o n i n t é g r a l e i - A c t i v ( d \u2019 u n e v a l e u r d e 2 0 0 0 $ / 2 0 0 0 $ / 3 3 0 0 $ ) , c e q u i é q u i v a u t à 6 0 / 4 8 / 6 0 p a i e m e n t s m e n s u e l s d e 3 2 6 $ / 3 7 0 $ / 4 5 7 $ , a v e c a c o m p t e d e 1 8 9 0 $ / 1 5 2 0 $ / 1 5 9 0 $ .L i m i t e d e 2 0 0 0 0 k m p a r a n .F r a i s d e 0 , 0 8 $ / 0 , 0 8 $ / 0 , 1 2 $ p a r k i l o m è t r e e x c é d e n t a i r e .L e s p a i e m e n t s n e p e u v e n t ê t r e h e b d o m a d a i r e s e t s o n t m e n t i o n n é s à d e s fi n s i n f o r m a t i v e s s e u l e m e n t .L \u2019 i m m a t r i c u l a t i o n , l e s a s s u r a n c e s , l e s t a x e s e t l e s f r a i s d \u2019 i n s c r i p t i o n a u R D P R M a l l a n t j u s q u \u2019 à 8 8 , 1 2 $ ( i n c l u a n t l e s f r a i s d \u2019 a g e n t p o u r l \u2019 i n s c r i p t i o n ) s o n t e n s u s .L e c o n c e s s i o n n a i r e p e u t v e n d r e / l o u e r à p r i x m o i n d r e , p a s s e r u n e c o m m a n d e o u e f f e c t u e r u n é c h a n g e .L a p r e m i è r e m e n s u a l i t é , l e s f r a i s d \u2019 i n s c r i p t i o n a u R D P R M e t l e s f r a i s d \u2019 a g e n t p o u r l \u2019 e n r e g i s t r e m e n t s o n t p a y a b l e s à l a l i v r a i s o n .L e s o f f r e s p e u v e n t ê t r e m o d i f i é e s s a n s p r é a v i s .?L e t a u x a n n u e l d e f i n a n c e m e n t à l \u2019 a c h a t d e 0 % e s t o f f e r t p o u r l e s M a z d a 2 0 2 0 n e u v e s .L e s t e r m e s p e u v e n t v a r i e r s e l o n l e m o d è l e .E x e m p l e d e f i n a n c e m e n t d u m o d è l e C X - 5 G X 2 0 2 0 ( N V X L 8 0 A A 0 0 ) a u p r i x d e v e n t e d e 3 0 0 2 4 $ , u n m o n t a n t f i n a n c é d e 3 0 0 0 0 $ , a v e c u n a c o m p t e d e 0 $ , c e q u i é q u i v a u t à 4 8 p a i e m e n t s m e n s u e l s d e 6 2 5 $ , l e s f r a i s d e c r é d i t s u r u n e p é r i o d e d e 4 8 m o i s , d e 0 $ e t l \u2019 o b l i g a t i o n t o t a l e d e f i n a n c e m e n t , d e 3 0 0 0 0 $ .L \u2019 o f f r e i n c l u t l a t a x e d e 1 0 0 $ s u r l e c l i m a t i s e u r ( l e c a s é c h é a n t ) e t l e s f r a i s d e t r a n s p o r t e t d e p r é p a r a t i o n d e 1 9 5 0 $ .L e s t a x e s e t l e s d r o i t s p o u r l e s p n e u s n e u f s s o n t e n s u s e t r e q u i s a u m o m e n t d e l \u2019 a c h a t .\u2020 O f f e r t a u x c l i e n t s a d m i s s i b l e s s u r a p p r o b a t i o n d e c r é d i t p a r l a B a n q u e S c o t i a .C o m m u n i q u e z a v e c v o t r e c o n c e s s i o n n a i r e M a z d a d u Q u é b e c p o u r c o n n a î t r e t o u t e s l e s c o n d i t i o n s .L \u2019 o f f r e p e u t ê t r e m o d i f i é e o u a n n u l é e s a n s p r é a v i s .L \u2019 o f f r e e s t v a l a b l e d u 1 e r a u 3 1 j u i l l e t 2 0 2 0 .* P o u r e n s a v o i r p l u s s u r l a g a r a n t i e à k i l o m é t r a g e i l l i m i t é d e M a z d a , v i s i t e z l e s i t e m a z d a i l l i m i t e e .c a .À m o i n s d \u2019 a v i s c o n t r a i r e , c e s o f f r e s s o n t v a l a b l e s d u 1 e r a u 3 1 j u i l l e t o u j u s q u \u2019 à é p u i s e m e n t d e s s t o c k s .A c h a t o u l o c a t i o n s u r a p p r o b a t i o n d u c r é d i t p o u r l e s c l i e n t s a d m i s s i b l e s s e u l e m e n t .L e s o f f r e s p e u v e n t ê t r e m o d i f i é e s s a n s p r é a v i s .V i s i t e z m a z d a .c a o u p a s s e z c h e z v o t r e c o n c e s s i o n n a i r e p o u r c o n n a î t r e t o u s l e s d é t a i l s .NOS CONCESSIONNAIRES SONT HEUREUX DE VOUS RECEVOIR DANS LEUR ÉTABLISSEMENT, OÙ ILS APPLIQUENT DES MESURES DE PRÉVENTION ET DE SÉCURITÉ.AVEC TOUTES LES NOUVELLES MAZDA 2020 0 % AU F INANCEMENT À L\u2019ACHAT ?OPT IONS DE CRÉD I T D I F F ÉRÉ OFFERTES\u2020 GARANT I E À K I LOMÉTRAGE I L L IM I T É* À PARTIR DE 258$**/MOIS, LOCATION 60 MOIS ACOMPTE DE 1 825 $, 20 000 KM/AN COMPRIS (8¢/KM EXCÉDENTAIRE) ÉQUIVAUT À /SEM.59$ PRIX DE DÉTAIL 22150 $ MAZDA?GX INCLUT LA TRACTION INTÉGRALE i-ACTIV À PARTIR DE 370$\u2021/MOIS, LOCATION 48 MOIS ACOMPTE DE 1 520 $, 20 000 KM/AN COMPRIS (8¢/KM EXCÉDENTAIRE) INCLUT LA TRACTION INTÉGRALE i-ACTIV À PARTIR DE 457$\u2021/MOIS, LOCATION 60 MOIS ACOMPTE DE 1590 $, 20 000 KM/AN COMPRIS (12¢/KM EXCÉDENTAIRE) ÉQUIVAUT À /SEM.105$ PRIX DE DÉTAIL 41950 $ CX-9 GS 7 PASSAGERS INCLUT LA TRACTION INTÉGRALE i-ACTIV À PARTIR DE 326$\u2021/MOIS, LOCATION 60 MOIS ACOMPTE DE 1890 $, 20 000 KM/AN COMPRIS (8¢/KM EXCÉDENTAIRE) ÉQUIVAUT À /SEM.75$ PRIX DE DÉTAIL 28 000 $ CX-?0 GX LE TOUT NOUVEAU ÉQUIVAUT À /SEM.85$ PRIX DE DÉTAIL 32 000 $ CX-5 GX REPRENONS LA ROUTE ENSEMBLE SAMEDI 18 JUILLET 2020 leDroit 22 opinions ÉRIC BROUSSEAU DIRECTEUR GÉNÉRAL ebrousseau@ledroit.com PATRICE GAUDREAULT RÉDACTEUR EN CHEF pgaudreault@ledroit.com GENEVIÈVE TURCOT DIRECTRICE DE L\u2019INFORMATION gturcot@ledroit.com L\u2019avenir est à ceux qui luttent Fondé le 27 mars 1913 «À VOUS LA PAROLE Prendre soin des infirmières Durant la pandémie, on a déploré la négligence envers les aînés, et les drames qui s\u2019en sont suivi.Mais on oublie de mentionner que le nombre d\u2019infirmières a diminué, dû au fait qu\u2019elles sont épuisées, ayant fait du temps supplémentaire obligatoire depuis plus de vingt ans.Il y a une limite à l\u2019épuisement, n\u2019est-ce pas ?Qu\u2019est-ce que le premier ministre et le ministère de la Santé font pour changer cette pratique abusive ?On ne les entend pas.Ils évitent le sujet, comme si le problème était réglé.Les infirmières étant en majorité des femmes, il s\u2019agit là de sexisme éhonté ! Nous paierons tous cher pour ces abus envers nos infirmières.Lentement mais sûrement, on les verra partir, c\u2019est inévitable.Un autre effet pervers de cette situation, c\u2019est que les candidates potentielles pour cette profession hésitent maintenant à s\u2019inscrire à l\u2019université ou au Cegep.On les comprend.D\u2019un côté donc, le nombre d\u2019infirmières en service diminue, et de l\u2019autre, les candidates potentielles diminuent aussi.La conclusion me semble évidente.Vraiment désolant ! Pierrette Mongrain, Gatineau Du temps perdu?Tout allait bien ; tous les voyants étaient au vert quand soudain un puissant virus venu malencontreusement du pays de Gengis Khan a mis fin abruptement à la danse.Il fallut au plus vite contenir ses effets, mais les moyens de défense étaient inexistants.La seule stratégie disponible en fut une de prophylaxie qui consistait à s\u2019éloigner de la source d\u2019infection principale soit, les autres.Il fallait s\u2019isoler.Cela a eu pour conséquence la désorganisation du travail ; la désorganisation de la vie au quotidien (famille ; école) et l\u2019asphyxie des industries touristiques, des arts et de la culture dont l\u2019ADN est fait d\u2019interactions sociales.La vie s\u2019est presque arrêtée.Nous avons suspendu le temps, qui s\u2019écoulait quand même ; nous en avons perdu le fil.Nous ne pourrions plus désormais revenir en arrière.Il faudra bien repartir un jour et se mettre à nouveau en marche, mais par où commencer ?Encore une fois nous aurions besoin d\u2019un Fil d\u2019Ariane pour nous échapper du labyrinthe dans lequel nous nous sommes égarés.Nous ne pourrons pas reconstituer le passé.Nous devrons donc nous résigner à inventer de nouveaux modèles et nous adapter à une nouvelle vie.Jacquelin Robin, Gatineau Merci Impératif français! Même si L\u2019Outaouais en Fête n\u2019a pas pu se dérouler comme d\u2019habitude, la Saint-Jean a été soulignée de plusieurs façons, dans le Vieux-Aylmer.D\u2019abord, le 24 juin, le spectacle ambulant avec Émile Bilodeau et son groupe, pour le grand bonheur des familles.Quatre prestations musicales des Galeries Aylmer au parc des Cèdres.Puis un majestueux feu d\u2019artifice le 10 juillet au ÉCRIVEZ- NOUS Pour être publié sur nos plateformes, écrivez-nous à editorial@ledroit.com.Inscrivez vos nom, adresse et numéro de téléphone.Au plaisir de vous lire! E t voilà, c\u2019est parti.Malgré les circonstances particulières que nous connaissons tous, le Lab Le Droit à La Cité a officiellement pris son envol cette semaine.D\u2019emblée, laissez-moi vous dire à quel point je suis enthousiaste à l\u2019idée de retrouver l\u2019équipe après une absence de cinq ans.Je vous assure, mon profond attachement au Droit, aux Franco-Ontariens, n\u2019a jamais bronché.Pas pour une seconde.Ceux qui me connaissent bien savent à quel point j\u2019accorde une importance de premier plan au fait français en Ontario.J\u2019ai toujours milité pour inclure les réalités de la communauté franco- ontarienne dans nos pages \u2014 en papier ou virtuelles \u2014 comme journaliste pendant ma carrière de dix ans au Droit.Cette volonté reste inébranlable comme coordonnateur du Lab.Plusieurs doivent se demander à quoi ressemblera cette nouvelle « bibitte ».Les mauvaises langues avanceront même que cette initiative est un écran de fumée en réponse au déménagement des bureaux du Droit sur la rive outaouaise.Je vous entends, fiers Franco-Ontariens.Petite confidence : j\u2019ai eu ce même pas de recul en apprenant la nouvelle.Par contre, j\u2019ai compris les réalités économiques qui ont motivé cette décision.Il s\u2019agissait véritablement d\u2019une question de vie ou de mort du journal.Il a fallu s\u2019ajuster pour continuer d\u2019exister.J\u2019ai rapidement compris aussi que le Lab, conceptualisé par l\u2019ancien président et éditeur du Droit, Pierre-Paul Noreau, se voulait bien plus qu\u2019un pied-à-terre en Ontario.Ce moteur important de transformation servirait de lieu d\u2019encadrement, d\u2019apprentissages et d\u2019innovation.Pas pour « paraître », mais pour être, bien vivant, dans la francophonie ontarienne.Et ce, pour longtemps encore.Grâce au soutien de La Cité, un pilier franco-ontarien, j\u2019y vois une véritable occasion d\u2019attirer de nouvelles générations de lecteurs ; de parler davantage des nouveaux arrivants francophones ; de développer de nouveaux modèles pour assurer la pérennité d\u2019une presse en pleine évolution.Bref, de s\u2019ancrer davantage dans l\u2019Ontario français.Comment ?En offrant la chance aux étudiants de la grande famille des communications du collège de participer au contenu franco- ontarien du Droit.De là la raison d\u2019être de mon rôle de mentorat, pour superviser cette production dans sa phase finale et assurer le lien entre la salle de rédaction du Droit et les ressources d\u2019enseignement de La Cité.Qui plus est, les journalistes en devenir et leurs homologues en photographie, en design graphique, en publicité et même en relations publiques apporteront leurs propres idées pour mieux cibler notre travail.Nous serons à l\u2019écoute.Il faut l\u2019admettre : nous ne savons pas comment parler efficacement aux jeunes d\u2019aujourd\u2019hui.Le Lab permettra d\u2019expérimenter, d\u2019aborder leurs enjeux et, souhai- tons-le, rectifier le tir.Outre cette approche plurielle visant à mettre en lumière les francophones de la région de la capitale nationale, il y a également le désir d\u2019être plus présent.Stages, conférences, consultations, évé- nements, etc : tout est permis pour solidifier l\u2019appartenance au Droit.Déjà, j\u2019ai plein d\u2019idées en ébullition pour le Lab ! Je termine en vous tendant la main, chers lecteurs franco-on- tariens.Au fil des ans, plusieurs d\u2019entre vous m\u2019ont fait part de critiques quant à la couverture vous étant accordée.À mon avis, cette grogne masque surtout une fierté inébranlable en notre culture francophone en milieu minoritaire.Mais je comprends également qu\u2019il est essentiel de se reconnaître dans votre, dans notre journal.Je vous promets d\u2019investir tout mon trille et tout mon lys dans ce nouveau chapitre de la grande histoire du Droit, malgré les défis, COVID-19 ou non.« L\u2019avenir est à ceux qui luttent », dit la devise du Droit.J\u2019y crois depuis toujours.Vous aussi.Des idées plein la tête pour le Lab JEAN- FRANÇOIS DUGAS jfdugas@ledroit.com leDroit SAMEDI 18 JUILLET 2020 23 «À VOUS LA PAROLE parc des Cèdres, visible des balcons et jardins du voisinage, un spectacle à couper le souffle ! Toutes ces activités approuvées par la Ville de Gatineau et dans le respect des consignes sanitaires.En plus, sur les médias sociaux, la Fête nationale 2.0, encore disponible sur la page Facebook d\u2019Impératif français, met en valeur plusieurs de nos artistes.Nous avons été gâtés ! Micheline Lemieux, Vieux-Aylmer Les dangers du vélo : suite En réponse au commentaire de Daniel Le- touzé (Les dangers du vélo, Le Droit, 11 juillet 2020), je confirme que l\u2019attrait du vélo connait un essor extraordinaire depuis le début de la pandémie.Adepte du vélo surtout lors des vé- los-dimanches, j\u2019en suis déjà à plus de 45 sorties depuis la mi-mars.Si je suis d\u2019accord au sujet de la désinvolture et de la négligence de certains cyclistes qui ne respectent pas le Code de la route, je peux aussi vous assurer que certains automobilistes ne se préoccupent guère des cyclistes dont ils mettent parfois la vie en danger.En mars, pédaler dans les rues d\u2019Ottawa était agréable, même en dehors des pistes cyclables balisées, car la circulation était peu dense.Mais depuis la reprise partielle des activités et du travail, c\u2019est redevenu un risque permanent qui exige toute notre concentration, car non seulement on se fait souvent tasser près des trottoirs (par non-respect de la distance légale lors d\u2019un dépassement), mais il faut aussi se méfier des voitures garées sur les pistes cyclables, des portières ouvertes sans regarder et des priorités non respectées aux intersections.J\u2019ai été moi-même témoin ou victime de plusieurs incidents récemment et j\u2019ai frôlé la catastrophe le 2 juillet.Je recommande aux cyclistes d\u2019être encore plus attentifs et plus prudents et aux automobilistes de partager davantage la route avec les cyclistes qui vont être de plus en plus nombreux sur les routes à l\u2019avenir pour favoriser des déplacements plus actifs et un Canada plus vert.Jean-Luc Malherbe, Ottawa Pouvoir et incohérence Quand une baleine quitte l\u2019océan pour chercher refuge dans un fleuve d\u2019eau douce, quand le mercure s\u2019emballe ou que les eaux débordent de leur lit.Alors que des espèces disparaissent à tout jamais sur terre et dans les mers, qu\u2019une pandémie décime des humains par milliers et que des enfants meurent de malnutrition ou que des humains vivent dans les rues faute de gîte, que la pollution étouffe la planète, que le cancer prolifère et que les terres arables se dessèchent.Le gouvernement fédéral, deux mois à peine après la création du refuge marin, n\u2019a mieux à faire que de projeter vingt forages dans une zone marine protégée pour y chercher quoi ?Du pétrole ! Là où prolifèrent plusieurs espèces de poissons, d\u2019oiseaux et de mammifères marins dont « trente-six espèces désignées comme en péril ou préoccupantes sur le plan de la conservation.» Malgré tout, quatre permis d\u2019exploration pour BP, projet de trente-huit forages par Chevron et Equinor dans « plusieurs zones d\u2019importance écologique et biologique ou vivent des espèces menacées » ont la faveur du gouvernement Trudeau qui, malgré l\u2019avis du biologiste Alain Branchaud, spécialiste de la protection des milieux naturels, finasse au nom de la relance économique pour lever le drapeau blanc.Sylvia Pelletier-Gravel, Gatineau La p\u2019tite vite « En réalité, il s\u2019agit d\u2019une perte inestimable pour le patrimoine religieux, bâti, culturel et paysager de l\u2019Outaouais pour les générations à venir ».(dénonciation de la démolition de l\u2019église, Le Droit, 11 juillet 2020) Espérons que ce constat fatal sur la démolition de l\u2019église Saint-Andrew de Cantley, le président de la Société d\u2019histoire de l\u2019Outaouais Michel Prévost n\u2019aura pas à le réitérer à l\u2019imminente démolition du pont Alexandra.La CCN n\u2019en dit toujours rien.C\u2019est Mathieu Bélanger du Droit qui nous l\u2019a apprise l\u2019an passé.Souhaitons que l\u2019avenir du pont ne s\u2019échafaudera pas sur les seuls doigts des compteurs de « chars » et que la CCN ne nous fera pas le coup de la « p\u2019tite vite », cette consultation publique sur les plaines Le Breton fixée quelques jours seulement après le dévoilement des projets soumis.Elle n\u2019a pu produire que des réactions épidermiques.Alexandra a été le pont à poutres cantilever le plus long au monde avant la construction du pont de Québec.Il est tellement unique que la Société canadienne de génie civil l\u2019a désigné lieu historique national.Depuis 119 ans, le pont a relié le Québec et l\u2019Ontario par train, tramway, véhicule, à pied et à vélo.Il constitue avec la colline parlementaire le marqueur emblématique de l\u2019identité d\u2019Ottawa-Gatineau.Québec ne serait pas Québec sans son pont de Québec, Montréal, sans son pont Jacques-Cartier, Ottawa- Gatineau, sans leur pont Alexandra.Pascal Barrette, Ottawa La rue Clarence trop achalandée Nous étions sur la rue Clarence et avons noté sur les terrasses la présence de plusieurs clients de Gatineau.(Achalandage sur la rue Clau- rence : la ville a reçu plusieurs plaintes, Le Droit, juillet 2020) Nous avons aussi observé que plus de la moitié des stationnements publics du marché By étaient remplis de licences du Québec.Dans le présent contexte de pandémie, considérant que c\u2019est le Québec qui détient la palme des cas de COVID-19, il serait apprécié, pour l\u2019instant, que les Québécois consomment chez eux.En Ontario, on ne chiale pas sur le port du masque dans les endroits publics fermés, dans les transports en commun, dans les restaurants et bars, et la majorité de la population suit la consigne du gouvernement provincial et du ministère de la Santé.Pierre Boutet, Ottawa L a tempête médiatique n\u2019aura duré qu\u2019une journée.En annonçant, mercredi, la possibilité de supprimer ses cours de français et d\u2019immersion à la rentrée en septembre, le Toronto District School Boarld (TDSB) a déclenché l\u2019ire des francophones.Motif principal invoqué plus gros conseil ontarien : la limitation des élèves dans les salles de classe pour cause de pandémie obligerait à plus de recrutement d\u2019enseignants francophones.Un obstacle supplémentaire à l\u2019heure où les institutions éducatives doivent compter leurs sous.Devant la pléiade de réactions, dont celle de la ministre des Langues officielles, Mélanie Joly, le TDSB a calmé le jeu.Pas question de supprimer les cours en français et d\u2019immersion, auraient dit finalement les conseillers scolaires pendant des débats, mercredi soir.En attendant, le TDSB dit chercher des solutions « acceptables ».Des propos qui ont fait retomber la tension d\u2019un cran.Ce n\u2019est pourtant pas la première fois que le conseil scolaire anglophone cible ses cours d\u2019immersion en français.En mai 2019, le TDSB avait évoqué la possibilité de sabrer l\u2019enveloppe des cours.Devant le tollé suscité, les dirigeants avaient fait marche arrière.Si les déclarations du TDSB suscitent un tel émoi, c\u2019est surtout en raison des chiffres qu\u2019il représente.Quelque 29 600 élèves fréquentent les programmes d\u2019immersion et de français intensif.Avec près de 250 000 élèves scolarisés, le conseil scolaire a sensiblement « la taille » des villes de Gatineau, Saskatoon, ou Windsor.À quel degré les francophones seront sacrifiés quand viendra l\u2019heure des choix?La pandémie pourrait-elle servir de prétexte à certaines coupes «politiquement incorrect» lors d\u2019une période de croissance économique?Les analystes restent divisés sur la sortie du TDSB.Pour certains, le conseil scolaire obéissait à un calcul politique.Concrètement, susciter l\u2019émoi sur la place publique pour obtenir plus de fonds additionnels.Pour d\u2019autres, il a au contraire fait preuve de transparence, là où justement la majorité des institutions éducatives restent frileuses à dévoiler leur plan pour la rentrée scolaire.Il s\u2019en dégage surtout l\u2019impression que les conseils scolaires marchent sur des œufs au niveau financier.Les nouvelles exigences gouvernementales pourraient être synonymes d\u2019embauches ou de matériels de protection sanitaire.Un enjeu qui se greffe sur un autre : lors de son entrée au pouvoir, l\u2019équipe Ford avait demandé aux conseils scolaires de trouver des économies de plusieurs millions pour éponger le déficit budgétaire de la province.Nous ne sommes qu\u2019au début d\u2019une crise économique encore dissimulé par les aides gouvernementales massives, mais dont les effets seront considérables.À quel degré les francophones seront sacrifiés quand viendra l\u2019heure des choix ?La pandémie pourrait-elle servir de prétexte à certaines coupes « politiquement incorrect » lors d\u2019une période de croissance économique ?Des hypothèses qui dépassent les frontières de l\u2019Ontario.En filigrane, la polémique suscitée par le TDSB met aussi en lumière la pénurie des enseignants francophones.La question n\u2019est pas de savoir si le conseil scolaire anglophone en a exagéré ou pas l\u2019ampleur pour justifier de possibles coupes, mais plutôt de s\u2019interroger sur ce phénomène.Sur le dossier de la pénurie, les solutions manquent pour l\u2019instant, d\u2019autant que le recrutement international de certains enseignants pourrait être considérablement freiné par la pandémie.La mini-crise suscitée par le TDSB est un avertissement pour les Franco-Ontariens.Le signal que des propositions allant à leur encontre risquent d\u2019être mise sur la table dans les prochains mois.Dans tous les cas, il faudra garder l\u2019œil ouvert.L\u2019auteur est rédacteur en chef et journaliste pour la production ONFR+ du Groupe Média TFO.Cours de français à Toronto : un avertissement pour les Franco-Ontariens SÉBASTIEN PIERR0Z CHRONIQUE Collaboration spéciale SAMEDI 18 JUILLET 2020 leDroit 24 OPINIONS DIMANCHE 12 JUILLET LUNDI 13 JUILLET MARDI 14 JUILLET MERCREDI 15 JUILLET JEUDI 16JUILLET VENDREDI 17 JUILLET leDroit SAMEDI 18 JUILLET 2020 25 Des parcs vides, on ne veut pas revivre ça.Plus que jamais, on doit se protéger.Québec.ca/coronavirus 1 877 644-4545 SAMEDI 18 JUILLET 2020 leDroit 26 ACTUALITÉS I l y a environ deux semaines, je vous parlais d\u2019Isabelle* dont le système immunitaire est complètement à plat.Son médecin a « prescrit » que ses deux enfants n\u2019aillent pas en classe à l\u2019automne, il n\u2019y a aucun risque à prendre.Ils sont totalement confinés depuis mars.Elle et Jerôme*, son conjoint qui est aussi le père, ont frappé à toutes les portes pour que leurs enfants soient considérés comme les enfants immunosupprimés, qui seront exemptés de la présence à l\u2019école.Ils auront droit à l\u2019enseignement à distance à partir de classe virtuelle.Comme je vous l\u2019écrivais au début juillet, les problèmes de santé d\u2019Isabelle ont commencé au cours de l\u2019automne.« Ça a été comme de l\u2019arthrite, mais ça a été fulgurant », m\u2019avait raconté Jérôme.Après une série de tests, les médecins ont finalement trouvé ce qui clochait.Isabelle a une maladie auto-immune mortelle qui attaque notamment les muscles et les poumons.Et, parce que son système immunitaire se retourne contre elle, elle reçoit des traitements pour neutraliser ledit système.Elle est complètement sans défense.Jusqu\u2019à maintenant, toutes leurs démarches se sont soldées par une fin de non-recevoir, on leur a répété que la présence en classe de tous les enfants est obligatoire, sauf pour les enfants vulnérables, et sauf, évidemment, pour ceux dont les parents font l\u2019école à la maison.Le personnel vulnérable est aussi exempté.Le cabinet du ministre Jean-François Roberge leur avait répondu « que les enfants ne semblent pas constituer un vecteur majeur de transmission de la maladie ».Pour Isabelle, « ne semblent pas » est un risque trop grand.Elle et Jérôme se sont arrangés comme ils ont pu pour les trois derniers mois de l\u2019année scolaire de leur fille qui est en première année.L\u2019école n\u2019offrait qu\u2019une rencontre virtuelle par semaine, trop peu.« La façon dont ça a fonctionné, c\u2019était correct pour trois mois, mais pour l\u2019année prochaine, il faudrait qu\u2019il y ait une relation qui se développe avec un enseignant pour garder l\u2019envie d\u2019apprendre.» C\u2019est ce qu\u2019ils aimeraient pour leur fille.Le problème ne se pose pas pour leur plus jeune, la maternelle n\u2019est pas obligatoire.J\u2019avais contacté le ministère de l\u2019Éducation avant de publier la première chronique pour savoir s\u2019il était possible qu\u2019on fasse éventuellement une exception pour les enfants dont les parents sont particulièrement à risques.Pour savoir si, sachant que la vie de certains d\u2019entre eux est menacée, on pourrait se raviser.Voici la réponse : « L\u2019obligation de fréquentation scolaire revêt un caractère essentiel, car elle permet de rejoindre tous les élèves, particulièrement les plus vulnérables, et d\u2019assurer qu\u2019ils ont droit à une éducation de qualité.Pour les élèves qui auraient une condition médicale particulière les rendant vulnérables à la COVID-19 (maladie chronique, déficit immunitaire grave), chaque centre de services scolaire déploiera une offre d\u2019enseignement à distance de qualité répondant aux besoins identifiés dans son territoire.Dans ces cas, un billet du médecin qui fait état de cette recommandation sera requis.Pour les proches ayant une condition médicale particulière les rendant vulnérables à la COVID-19 (maladie chronique, déficit immunitaire grave), la Santé publique juge que le fait que les enfants soient de faibles transmetteurs, additionné aux strictes mesures sanitaires mises en place dans les écoles (lavage des mains et désinfections régulières des locaux, par exemple), permet de minimiser tout risque de transmission à la maison.» Minimiser, pas éliminer.« Néanmoins des cas d\u2019exception, comme le cas de la dame, pourraient survenir et doivent faire l\u2019objet d\u2019un traitement particulier.À ce sujet, le ministère a communiqué avec elle, ainsi qu\u2019avec son centre de services scolaire, afin de déterminer les ser vices qui pourraient être offerts à ses enfants, vu les circonstances exceptionnelles.Un billet du médecin sera également requis pour qu\u2019un élève dont un proche présente une vulnérabilité du point de vue de la santé puisse être scolarisé à distance.» Du cas par cas, donc.Le ministère a en effet communiqué avec le centre de services scolaire et le directeur du centre de services scolaire a contacté Jérôme et Isabelle pour leur dire que leur fille pourra fort probablement intégrer une classe à distance, sans aller dans le détail, en leur disant qu\u2019elle aurait trois heures d\u2019interaction avec un prof par semaine.Ce n\u2019est pas beaucoup.Alors voilà, on s\u2019embarque dans du deux poids deux mesures où il faudra tracer la ligne entre les parents qui ont un déficit immunitaire grave et ceux qui ont un déficit immunitaire exceptionnellement grave.Contrairement à l\u2019adage, l\u2019exception ne confirme pas la règle.Il la complique.* Prénoms fictifs Parents immunosupprimés : du cas par cas MYLÈNE MOISAN CHRONIQUE mmoisan@lesoleil.com Une femme dont le système immunitaire est complètement à plat se bat pour que ses enfants soient considérés comme les enfants immunosupprimés, qui seront exemptés de la présence à l\u2019école.Ils auront droit à l\u2019enseignement à distance à partir de classe virtuelle.\u2014 PHOTO 123RF leDroit SAMEDI 18 JUILLET 2020 ACTUALITÉS 27 CATHERINE MORASSE cmorasse@ledroit.com À la suite d\u2019un bris survenu jeudi, la glissière de sécurité installée au centre de l\u2019autoroute 50 a été réparée.Dans les prochains jours, le ministère des Transports du Québec (MTQ) fermera de nouveau la route entre Gatineau et L\u2019Ange-Gardien afin de procéder à des inspections et d\u2019éviter d\u2019autres pertes de tension.Les travaux se produiront de nuit.Les dates exactes des fermetures restent à déterminer.Le ministère diffusera l\u2019information en ligne, au www.quebec511.info.Jeudi, en début de journée, la glissière flexible à haute tension d\u2019une longueur de 5,4 kilomètres a été inaugurée au centre de l\u2019autoroute, entre la fin des quatre voies à Gati- neau et l\u2019ouest de la route 309 (chemin Doherty) à L\u2019Ange-Gardien.L\u2019infrastructure vise à retenir les véhicules qui dévieraient de leur course, et d\u2019ainsi éliminer les collisions frontales qui ont causé de nombreuses tragédies sur les portions non doublées de la route.Le même jour à 13 h, un premier bris est survenu.L\u2019un des trois câbles qui s\u2019étendent d\u2019un bout à l\u2019autre de l\u2019infrastructure s\u2019est relâché sur une courte portion dans le secteur de la route 309 et de l\u2019avenue Lépine.Chacun des câbles est retenu par 18 tendeurs placés à 300 mètres de distance.« Ce qu\u2019il s\u2019est passé, c\u2019est que le mécanisme de l\u2019un des tendeurs a cédé, explique la porte- parole du MTQ en Outaouais Rosalie Faubert.En ce moment, la cause exacte reste inconnue.Ça pourrait être attribué à une erreur d\u2019installation.» Le secteur étant sous « surveillance accrue », des intervenants se sont rapidement trouvés sur les lieux et le câble a été tendu de nouveau en l\u2019espace de quelques heures.L\u2019autoroute a été complètement fermée entre 21 h, jeudi, et 5 h, vendredi.Une inspection visuelle des 54 tendeurs a été effectuée.Les deux autres câbles de la glissière sont restés intacts, et l\u2019infrastructure est restée fonctionnelle.Rosalie Faubert rappelle que la glissière flexible à haute tension est une technologie récente, et que celle de Gatineau est la première que le MTQ installe au centre d\u2019une autoroute.Les travaux des prochains jours viseront à désassembler, puis à réassembler chacun des 54 tendeurs.« C\u2019est normal de devoir faire des travaux d\u2019ajustement lorsqu\u2019une technologie est nouvelle », détaille Mme Faubert.« Nous voulons nous assurer que l\u2019erreur n\u2019a pas été faite partout sur la glissière et que la situation ne se reproduise plus à court terme.» Le projet de construction de la glissière a coûté 4,8 M$.Sa réalisation a été confiée à la firme Eurovia Québec.La clôture métallique est une solution temporaire, puisque l\u2019autoroute doit être élargie à quatre voies dans ce secteur.PERTE DE TENSION SUR LA GLISSIÈRE DE SÉCURITÉ D\u2019autres fermetures à venir sur l\u2019autoroute 50 Les véhicules illustrés peuvent être dotés d\u2019équipements offerts en option.Le détaillant peut vendre ou louer à prixmoindre.Ces offres, d\u2019une durée limitée, sont en vigueur uniquement chez les détaillants participants.Pour les détails complets, consultez votre détaillant Ford ou téléphonez au centre de relations avec la clientèle Ford au 1-800-565-3673.Pour les commandes à l\u2019usine, un client admissible peut se prévaloir des primes/offres promotionnelles de Ford en vigueur soit au moment de la commande à l\u2019usine, soit au moment de la livraison, mais non des deux ou d\u2019une combinaison des deux.Les offres des détaillants ne peuvent être combinées à l\u2019assistance-compétitivité des prix, à la réduction de prix aux gouvernements, aux primes pour la location quotidienne, au programme d\u2019encouragement auxmodi?cations commerciales ou au programme de primes aux parcs commerciaux.** Du 17 au 27 juillet 2020, obtenez 4 000 $ / 5 000 $ / 7 000 $ / 7 500 $ / 8 500 $ / 9 500 $ en « rabais du manufacturier » (allocation-livraison) à l\u2019achat ou à la location d\u2019un Ford F-150 neuf parmi les suivants : F-250 - F-450 (à moteur à essence) Limited, F-250 - F-450 (àmoteur diesel) Limited / F-250 - F-450 (àmoteur à essence) (à l\u2019exception de Limited), F-250 - F-450 (àmoteur diesel) (à l\u2019exception de Limited) / F-150 à cabine simple, F-150 XL à cabine double équipé d\u2019un moteur à essence / F-150 Supercrew équipé d\u2019un moteur à essence King Ranch/Platinum/Limited, F-150 Lariat/KR/Plat/Ltd/XLT à cabine double ou cabine à 6 places équipé d\u2019un moteur diesel / F-150 XLT à cabine double équipé d\u2019un moteur à essence, F-150 SuperCrew XL/XLT avecmoteur à essence / F-150 Lariat à cabine double équipé d\u2019unmoteur à essence, F-150 Lariat Supercrew équipé d\u2019unmoteur à essence \u2013 à l\u2019exclusion des modèles châssis-cabine, F-150 Raptor, F-650/F-750.Les allocations-livraison ne peuvent être combinées aux incitatifs clients relatifs aux parcs automobiles.* La Série F est la gamme de camionnettes la plus vendue au pays depuis 54 ans selon les statistiques de vente jusqu\u2019en 2019 établies par l\u2019Association canadienne des constructeurs de véhicules.© 2020 Ford du Canada Limitée.Tous droits réservés.DÉCOUVREZ-EN PLUS SUR TROUVEZVOTREFORD.CA.F-150 2020 LARIAT CONSTRUIT POUR LA ROUTE À VENIR SUR LES F-150 2020 NEUFS SÉLECTIONNÉS 9500 $** OBTENEZ JUSQU\u2019À DE RABAIS 17 AU 27 JUILLET * SAMEDI 18 JUILLET 2020 leDroit 28 On continue de bien se protéger.Gardez vos distances Le virus se transmet d\u2019une personne à une autre par le contact avec les gouttelettes infectées qui sont projetées dans l\u2019air quand une personne infectée parle, tousse ou éternue.Québec.ca/coronavirus 1 877 644-4545 Ces gouttelettes infectées peuvent être projetées jusqu\u2019à une distance de deux mètres et atteindre des personnes qui sont à proximité.Certaines personnes peuvent transmettre le virus sans le savoir, car elles ne présentent aucun symptôme ou n\u2019en ont pas encore développé.Maintenez une distance de deux mètres avec les autres en tout temps, même dans les rassemblements privés.Sinon, portez le masque. leDroit SAMEDI 18 JUILLET 2020 29 On continue de bien se protéger.Gardez vos distances Le virus se transmet d\u2019une personne à une autre par le contact avec les gouttelettes infectées qui sont projetées dans l\u2019air quand une personne infectée parle, tousse ou éternue.Québec.ca/coronavirus 1 877 644-4545 Ces gouttelettes infectées peuvent être projetées jusqu\u2019à une distance de deux mètres et atteindre des personnes qui sont à proximité.Certaines personnes peuvent transmettre le virus sans le savoir, car elles ne présentent aucun symptôme ou n\u2019en ont pas encore développé.Maintenez une distance de deux mètres avec les autres en tout temps, même dans les rassemblements privés.Sinon, portez le masque. SAMEDI 18 JUILLET 2020 leDroit 30 ACTUALITÉS CHARLES-ANTOINE GAGNON cagagnon@ledroit.com SIMON SÉGUIN-BERTRAND ssbertrand@ledroit.com D\u2019HIER À AUJOURD\u2019HUI Cette semaine dans notre chronique D\u2019hier à aujourd\u2019hui, nous nous rendons sur le campus de l\u2019Université d\u2019Ottawa pour un petit cours d\u2019histoire sur le pavillon Hagen.L\u2019immeuble est inauguré en 1931 et accueille l\u2019ancienne École normale de l\u2019Université d\u2019Ottawa (Ud\u2019O), fondée en 1927 en réponse au Règlement 17 afin de former des enseignants francophones pour les écoles élémentaires de l\u2019Ontario.Sis sur la rue Séraphin-Marion, l\u2019édifice dessiné par l\u2019architecte Lucien Leblanc est le seul endroit où l\u2019on retrouve gravées dans la pierre les anciennes armoiries de l\u2019Université d\u2019Ottawa, précise celui qui fut l\u2019archiviste en chef de l\u2019université, Michel Prévost, dans son historique de l\u2019École normale.«À l\u2019intérieur, on retrouve les anciennes portes en chêne autrefois du pavillon Tabaret afin de séparer l\u2019aile des Pères où résidaient les Oblats de Marie Immaculée.Ces derniers dir igent l\u2019Université d\u2019Ottawa jusqu\u2019en 1965», relate M.Prévost dans le document, tout en précisant que l\u2019ornementation et les portes d\u2019entrée monumentales de l\u2019immeuble en font un bâtiment unique pour le patrimoine bâti de l\u2019université.L\u2019École normale a été intégrée à la Faculté d\u2019éducation en 1969.Quelque 8163 femmes et hommes y ont étudié au fil des décennies.L e pavi l lon, qui fait part ie d\u2019un site du patrimoine de la Côte-de-Sable, loge aujourd\u2019hui la Faculté des études supérieures et postdoctorales.L\u2019édifice porte le nom du premier doyen de l\u2019École des études supérieures et de la recherche, le biochimiste Paul Hagen.Source : Université d\u2019Ottawa et Michel Prévost ÉCRIVEZ-NOUS Tous les samedis, Le Droit vous propose un clin d\u2019œil sur l\u2019histoire de notre région par la juxtaposition d\u2019une image du passé et d\u2019un cliché actuel.Nous vous invitons à contribuer à la série D\u2019hier à aujourd\u2019hui.Vous pouvez nous envoyer vos photos à nouvelles@ledroit.com.Il peut s\u2019agir d\u2019à peu près n\u2019importe quoi, une rue, un carrefour, un commerce ou un parc.Pourvu qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une photo d\u2019un lieu urbain qui a un certain âge.RETOUR SUR L\u2019ÉCOLE NORMALE DE L\u2019UNIVERSITÉ D\u2019OTTAWA \u2014 C O U R T O I S I E , B A N Q G A T I N E A U \u2014 S I M O N S É G U I N - B E R T R A N D , L E D R O I T 2020 1947 Appelez-nous rapidement ! 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Marie-Thérèse réplique qu\u2019elle vient acheter des billets, qu\u2019elle a de l\u2019argent et qu\u2019elle a le droit de demander, en français, ce qu\u2019elle désire.Cinq ou six jeunes femmes de bureau se mettent alors à rire et à se moquer en la traitant de « bad girl ».Comme Marie-Thérèse est à peine sortie de l\u2019enfance, on pense la réduire facilement par l\u2019attente et la fatigue.Aussi, la laisse-t-on poiroter dans le bureau de la compagnie en mettant à l\u2019épreuve sa patience et ses principes.Un des conducteurs, apparemment de langue française et qui a pitié de la jeune fille, s\u2019avance vers elle et lui dit de dire deux mots en anglais et qu\u2019immédiatement, grâce à la magie de ces mots au pouvoir incommensurable, le commis va lui remettre la carte qu\u2019elle veut se procurer.Et il lui offre de lui enseigner ces deux mots si elle les ignore.Il ajoute qu\u2019elle est mieux de les prononcer si elle ne veut pas faire rire d\u2019elle.Marie-Thérèse a du caractère, de la volonté, du courage même.Elle répond au conducteur qu\u2019elle sait dire ce qu\u2019elle veut en anglais, comme en français, mais qu\u2019elle a le droit d\u2019obtenir ce qu\u2019elle veut en français, parce que le français est une langue officielle dans tout le Canada et que d\u2019ailleurs le commis l\u2019a très bien comprise quand elle a fait sa demande la première fois.De plus, ajoute-t-elle, si, lui, le conducteur a honte de sa langue, elle, la jeune adolescente, n\u2019en a pas honte.Le conducteur lui offre alors de l\u2019argent pour qu\u2019elle articule les mots magiques en anglais.Elle répond qu\u2019elle ne veut pas de son argent, mais qu\u2019elle veut un billet pour lequel elle paiera volontiers.Le temps s\u2019écoule lentement et les employés de la compagnie de tramways ne voient pas le moment où la jeune fille va céder.Les courageux commis, pleins de délicatesse et de sentiments charitables, essaient un autre moyen pour faire plier la jeune fille : ils éteignent toutes les lumières du bureau espérant que mademoiselle Archambault les quitte sans demander son dû.L\u2019horloge marque 19 h 30, le bureau ferme.Une commis lui remet une correspondance, mais lui refuse son billet.Marie-Thérèse se voit alors contrainte à quitter le bureau de la compagnie des tramways sans obtenir satisfaction.L\u2019histoire, rapportée par le journal Le Droit, fait rapidement le tour du Québec.À Verchères, des écolières réagissent à la résistance de Marie-Thérèse Archam- bault : « Puisque nous sommes les filles de Madeleine de Verchères, puisque nous vivons dans le village qui porte son nom immortel, il est de notre devoir d\u2019exprimer d\u2019une façon tangible l\u2019admiration de toutes les petites Canadiennes françaises.» Le soir du 11 novembre 1917, à la Salle Notre-Dame de Hull et devant de nombreux spectateurs, l\u2019assistant-rédacteur du journal Le Droit, Thomas Poulin, présente à Marie-Thérèse Archambault un médaille d\u2019or frappée expressément pour la circonstance avec une lettre de l\u2019abbé F.A.Baillargé dans laquelle il a écrit : « Puisse la jeunesse canadienne-française être animée partout d\u2019un tel esprit et l\u2019avenir du français est assuré.» Elle répond : « J\u2019étais loin de penser que ma conduite aux bureaux de la compagnie des tramways deviendrait un événement de cette importance.Ce que j\u2019ai fait, je l\u2019ai fait tout naturellement, comme toute petite fille canadienne-française aurait fait dans les circonstances ; il me semble qu\u2019il n\u2019y avait pas d\u2019autres choses à faire, et si c\u2019était à recommencer je le ferais encore.» En 1932, Marie-Thérèse devient la première femme laïque en Amérique du Nord à obtenir un doctorat en philosophie, diplôme que lui décerne l\u2019Université d\u2019Ottawa.Puis elle étudie la bibliothéconomie qu\u2019elle enseigne à l\u2019Université de Montréal.Elle meurt dans la métropole québécoise en 1960 et est inhumée au cimetière Notre-Dame, boulevard Fournier, à Gatineau.MARIE-THÉRÈSE ARCHAMBAULT UNE ADO À LA DÉFENSE DU FRANÇAIS La stèle funéraire de Marie-Thérèse Archambault (1904-1960) au cimetière Notre-Dame du boulevard Fournier, à Gatineau \u2014 SIMON SÉGUIN-BERTRAND, LE DROIT SAMEDI 18 JUILLET 2020 leDroit 32 ACTUALITÉS B ien futé qui pourrait deviner que la cour arrière de Daniel Brous- seau contient\u2026 un observatoire.Pourtant, à côté du jardin luxuriant, son petit garage au toit rétractable contient quatre télescopes, en plein coeur de Sherbrooke.En me présentant chez lui, je m\u2019attends à trouver une coupole, à l\u2019image des observatoires traditionnels.Pas question d\u2019avoir un tel aménagement ; la question avait été négociée avec sa conjointe, dit-il en riant.Il ouvre plutôt la porte de son garage, où se cache son équipement d\u2019astronomie, puis ouvre le toit, qui laisse entrevoir le ciel.Mon collègue photographe est tout aussi impressionné que moi.Daniel Brousseau fait partie d\u2019une vingtaine de personnes au Québec, peut-être un peu plus, qui possèdent un observatoire maison.Aujourd\u2019hui à la retraite, il a conçu lui-même l\u2019infrastructure, qu\u2019il peut même commander à distance en hiver, grâce au second ordinateur dans la maison.Le Sherbrookois se passionne non seulement pour l\u2019observation du ciel, mais aussi pour la photo.Un de ses clichés, qui montre une protubérance solaire en arche, se retrouve d\u2019ailleurs au planétarium de Montréal.« Le soir, je vais là à 23 h.C\u2019est tellement beau ! Il n\u2019y a pas de bruit.Les moufettes et les ratons laveurs m\u2019accompagnent.C\u2019est zen.Observer le ciel, c\u2019est comme rêver un peu et voir qu\u2019on est vraiment minuscules face à cette grandeur-là », dit celui qui s\u2019est inspiré d\u2019idées d\u2019autres amateurs américains pour mettre sur pied l\u2019infrastructure.Les quatre télescopes ont chacun leurs fonctions.L\u2019astronome amateur s\u2019intéresse à tout, des planètes aux galaxies, jusqu\u2019aux amas globulaires.« Je fais de tout ; je suis spécialisé dans le solaire.» « La photo astronomique, c\u2019est un défi continuel.C\u2019est compliqué.Il faut faire de longues expositions, traiter les images à l\u2019ordinateur.Il faut aimer ça.» Le passe-temps est né d\u2019un cadeau de son père : ce sont de simples jumelles qui ont fait qu\u2019il a aujourd\u2019hui peine à détacher les yeux du ciel.« Ç\u2019a cliqué là et ensuite, ça s\u2019est perdu.En 1997, la comète Hale-Bopp, qui était une des très brillantes, comme Neowise au- jourd\u2019hui ; ça vient aux 10 ans, ça.J\u2019avais regardé ça et ça avait ranimé ma passion, ma curiosité.Je me suis joint au Club d\u2019astronomes amateurs de Sherbrooke (CAAS).Ma blonde me dit : « C\u2019est pas une passion, c\u2019est une obsession.» Celle-ci l\u2019a d\u2019ailleurs mené à visiter les grands observatoires dans le monde et « les hauts lieux de l\u2019astronomie professionnelle et amateur », au Chili comme en Angleterre.Malgré la pollution lumineuse, Daniel Brousseau souligne que Sherbrooke, notamment avec ses lampadaires adaptés, s\u2019en tire plutôt bien, comme elle se retrouve dans la réserve de ciel étoilée.« J\u2019ai des bons voisins.Je les invite à observer souvent.» Je voulais lui jaser de per- séides, alors que la pluie d\u2019étoiles filantes est attendue du 10 au 14 août.Mais la conversation a rapidement dévié sur Neowise, cette comète dont parlent plusieurs astronomes de la province en ce moment et qui sera visible encore pour un temps.NOMBREUX SPECTACLES « Neowise a été découverte en 2020.Les comètes arrivent sans avertir, comme la visite.En approchant du Soleil, la glace fond et ça fait une queue longue et elle devient brillante.» Assez brillante pour qu\u2019il se lève à 3 h afin de l\u2019observer avec des jumelles.Ces jours-ci, la comète sera visible plus tôt.« Il faut que les gens s\u2019informent avant pour savoir où elle est », précise le membre de la Fédération des astronomes amateurs du Québec.Avec d\u2019autres férus d\u2019astronomie, Claude Brousseau anime des séances d\u2019observation à l\u2019occasion, que ce soit au parc national du Mont-Mégantic (PNMM) ou au Marché de la gare à Sherbrooke.Il ne cache pas sa déception de voir le Festival d\u2019astronomie populaire du PNMM être annulé cette année.Des soirées d\u2019observation des perséides ont été annulées à différents endroits.Au PNMM, l\u2019activité sous forme de rassemblement comme on la connaît ne doit pas avoir lieu cette année.N\u2019empêche, COVID ou pas, il sera facile de les observer.« Tu t\u2019installes sur une chaise.Idéalement, c\u2019est de se rendre au moins à minuit.Tu regardes au zénith.Tu n\u2019as pas besoin de jumelles.Mais ça prend de la patience.Une tasse de tisane peut-être.» Claude Brousseau nous invite à lever les yeux vers le firmament, période des perséides ou pas.« Tous les soirs, s\u2019il fait beau, il y a de quoi à voir.À cette période-ci, Jupiter et Saturne sont proches.On les voit très bien.Il y a toujours de quoi ! Les étoiles filantes, tu t\u2019installes sous un ciel noir, et tu vas les voir.Il y a plein d\u2019étoiles filantes.Les plus belles sont l\u2019hiver, mais les gens ne sortent pas l\u2019hiver.» Les astronomes doivent cependant composer avec l\u2019omniprésence de satellites, lesquels polluent l\u2019espace, raconte-t-il.Pas besoin d\u2019être ultra-équipé pour admirer le ciel : nos yeux, parfois des jumelles, feront très bien l\u2019affaire.« Ayez du cran ! Quittez vos écrans.En temps de confinement, c\u2019est le temps ou jamais », glisse-t-il en fin d\u2019entrevue.Envie d\u2019en savoir plus ?http://www.cieldesherbrooke.ca/ Plus d\u2019info sur la trajectoire de la comète : Page Facebook Dans le ciel ce soir et www.claudeduplessis.com ISABELLE PION CHRONIQUE isabelle.pion@latribune.qc.ca SORTIE PRENDRE L\u2019AIR Un observatoire au jardin Daniel Brousseau a conçu lui-même son propre observatoire, qui se fond dans le décor de sa cour arrière.L\u2019infrastructure est nichée dans son garage.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ Daniel Brousseau a capté cette photo de Neowise vers 22 h mardi, en regardant vers le nord.La photo représente exactement ce qu\u2019on voit à l\u2019oeil nu, précise-t-il.\u2014 PHOTO COURTOISIE, DANIEL BROUSSEAU leDroit SAMEDI 18 JUILLET 2020 ACTUALITÉS 33 SÉBASTIEN PIERROZ Collaboration spéciale ONfr+ Luc Ethier et son conjoint résident à quelques kilomètres l\u2019un de l\u2019autre.Mais depuis quatre mois, ils ne se sont pas vus.Lui travaille à Windsor, tandis que son compagnon vit à Détroit.Entre eux, la rivière synonyme de délimitation entre le Canada et les États-Unis est infranchissable dans ces temps de COVID-19.Les gouvernements viennent d\u2019annoncer le maintien de la fermeture de la frontière pour les voyages non essentiels au moins jusqu\u2019au 20 août.Las d\u2019attendre, Luc Ethier se rendra à Détroit dans quelques semaines.Un voyage qui s\u2019effectuera par avion, en raison de la fermeture de la frontière terrestre.Les Canadiens restent autorisés à voyager aux États-Unis par voie aérienne.Avant de rester dans le Michigan « au moins un mois », le périple ne sera pas de tout repos.« Je vais devoir prendre un avion pour Toronto, et de là reprendre un avion pour Détroit.Mon conjoint ira me chercher à l\u2019aéroport.» Au retour au Canada, il faudra se mettre en quarantaine.« Mon employeur se montre compréhensif de la situation.Je pourrai travailler de la maison.» La séparation justifie les heures de vol.« C\u2019est difficile.J\u2019aime le surprendre par des FaceTime surprise.Peut-être me trouve-t-il tannant.Nous parlons beaucoup de projets, de ce que nous allons faire quand tout sera fini, comme faire des cours de danse, ou bien voyager.» Une résolution à long terme : vivre ensemble dans le même pays.« La pandémie démontre que la gouvernance est bien meilleure au Canada, mais nous souhaiterions tout de même travailler à Détroit.» UN MARIAGE ANNULÉ S\u2019aimer à distance, c\u2019est aussi le défi de la Franco-Torontoise Charlotte Bédard.« Mon fiancé est américain et vit en Pennsylvanie.On devait se marier le 2 mai, mais nos projets se sont arrêtés avec la fermeture des frontières en raison du coronavirus.» Depuis février date des derniers moments passés ensemble, le temps est long pour Charlotte Bédard.« Je perds l\u2019espoir que les frontières vont rouvrir, surtout lorsque je vois les chiffres d\u2019infection.Depuis mars, l\u2019ouverture de la frontière est sans cesse repoussée.C\u2019est décourageant.Au début, j\u2019étais accrochée à l\u2019actualité tous les jours pour voir l\u2019évolution de la crise, mais maintenant j\u2019évite, car ça affecte mon moral.» Et d\u2019ajouter : « Les raisons pour lesquelles on veut se marier, c\u2019est qu\u2019il puisse venir au Canada.Les frontières sont ouvertes pour les gens qui sont mariés.» En attendant, autant prendre son mal en patience.« On s\u2019envoie des messages durant la journée, et le soir, on s\u2019appelle par Skype.On laisse allumer, même si on ne se parle pas, pour dire d\u2019être ensemble.» La fermeture de la frontière plonge des centaines de couple dans l\u2019 incertitude.Mais des parents et enfants sont aussi séparés.À Barrie, Melissa Bahl ronge son frein pendant que ses parents résident en Pennsylvanie.Depuis le temps des fêtes, elle ne les a pas revus.« On devait aller les voir pendant le congé de mars, mais ça ne s\u2019est pas fait à cause de la pandémie.C\u2019est la première fois que je reste autant de temps sans les voir.» Mère de trois enfants, de cinq ans, trois ans, et seize mois, Melissa Bahl mesure aussi le défi de la distance.« On communique par FaceTime ou Z o o m.Ce n \u2019est d e toute manière pas possible pour eux de venir ici.Pour nous, on peut y aller par avion, mais au retour au Canada, cela nous oblige à rester deux semaines en quarantaine ! » Ce vendredi, cette mère de famille recommence son travail de dentiste.Une profession qui n\u2019autorise pas le travail à la maison.Bien que la Pennsylvanie compte près de 100 000 cas de COVID-19, Melissa Bahl ne s\u2019inquiète pas outre mesure pour ses parents.« Mon père peut travailler de la maison, et mère ne travaille pas.Ça me rassure ! » FAVORABLES À LA FERMETURE DE LA FRONTIÈRE La frontière canado-américaine doit-elle rester fermée ?Nos trois intervenants sont unanimes.« Je vais juste le croire quand la frontière sera ouverte, mais je comprends », résume Charlotte Bédard.« Je comprends pourquoi le gouvernement le fait, et que c\u2019est pour la santé des Canadiens », analyse pour sa part Melissa Bahl.« Je suis contente qu\u2019il n\u2019y ait pas beaucoup de personnes au Canada qui ont été contaminées ! » Entre les 109 264 cas au Canada [selon les chiffres publiés ce jeudi], et les quelque 3,4 millions aux États-Unis, l\u2019écart est aujourd\u2019hui faramineux.Une différence que la population beaucoup plus faible du Canada n\u2019explique pas.« Je suis pour la fermeture de la frontière », plaide Luc Ethier.« Il y a eu un état aux États-Unis qui a enregistré plus de nouveaux cas il y a quelques jours que dans le reste du monde.Vraiment, la gouvernance est meilleure ici au Canada.» LE RÉCIT DE TROIS FRANCO-ONTARIENS S\u2019aimer quand les frontières se ferment Luc Ethier et son conjoint (en mortaise) résident à quelques kilomètres l\u2019un de l\u2019autre, mais il y a une frontière entre eux.\u2014 PHOTO DE COURTOISIE ET LA PRESSE CANADIENNE LA SUBSTANCE QUI PROTÉGEAIT LA PEAU DE BÉBÉ TOUTE NEUVE, PEUT MAINTENANT ÊTRE UTILISÉE EN COSMÉTOLOGIE ET APAISER LA PEAU ABÎMÉE PAR LES RAVAGES DES ANNÉES 2 pour 1 Promotion du 17 au 23 juillet 2019 Une peau de bébé Les années qui passent laissent parfois une image cruelle se refléter dans le miroir du temps.Même condamnés à subir le passage des ans, vous pouvez maintenant donner à votre peau un regain de vitalité que vous ne pensiez même plus retrouver.Les chercheurs du Skin Sciences Institute du Children Hospital Center de Cincinnati ont fait une découverte étonnante : la douceur de la peau des bébés pourrait être attribuée au vernix, la substance blanchâtre qui recouvre le foetus dans le ventre de sa mère.Ils ont réalisé que ce produit précieux est un hydratant naturel aux propriétés anti-oxydantes et anti-infectieuses.Il permet à la peau des nouveau-nés de ne pas se déssécher et d\u2019être moins desquamée.La substance qui protégeait la peau toute neuve, peut maintenant être utilisée en cosmétologie et apaiser la peau abîmée par les ravages des années.Préfix, une crème des produits Bio-Actif à base de squalane redonne à la peau toute sa souplesse perdue.D\u2019une parfaite tolérance et d\u2019une très grande facilité de pénétration dans l\u2019épiderme, Préfix sans parfum à base de squalane, provoque un travail de fond qui a pour but d\u2019activer les molécules actives et naturelles des actifs propres aux produits Bio-Actif.Café la Brûlerie 69, boul.St-Joseph, Gatineau 819 778-0109 .quebec SAMEDI 18 JUILLET 2020 leDroit 34 @LeDroitca facebook/LeDroitca Pour plusieurs riverains de lacs ou de cours d\u2019eau, les motomarines sont considérées comme un fléau.Voici peut-être une nouvelle offre qui pourrait réconcilier les villégiateurs avec ce véhicule récréatif tant honni et détesté.PAUL-ROBERT RAYMOND praymond@lesoleil.com AU VOLANT Taiga Motors, une jeune pousse québécoise établie à Montréal, propose maintenant l\u2019Orca, une moto- marine 100 % électrique.Il en avait d\u2019ailleurs été question dans cette même chronique en septembre dernier (bit.ly/32rxNtH), lorsque Taiga en avait fait son dévoilement.«Notre ambition, c\u2019est d\u2019être le Tesla des véhicules récréatifs», lance tout de go Paul Achard, un des trois cofondateurs de Taiga, rencontré mardi à la Marina de Chambly.«Sans en dire davantage, nous pensons à lancer d\u2019autres types de véhicules, comme des VTT et des côte-à-côte.Mais pour le moment, on se concentre sur la motoneige et la motomarine.» Les premières unités sont censées être livrées dans le courant de l\u2019été 2021.La firme accepte les précommandes à partir de son site Web taigamotors.ca moyennant un montant de 100 $US (135 $), remboursable.Évidemment, l\u2019Orca coûte plus cher qu\u2019une motomarine conventionnelle.Il en coûte 15 000 $US (20 315 $) pour l\u2019Orca Sport, ou 17 500 $US (23 700 $) pour la Performance.La Sport est pourvue d\u2019une batterie de 20 kWh et d\u2019un moteur de 90 kW (équivalent à 120 chevaux).Elle peut filer jusqu\u2019à 90 km/h.La Performance a une batterie de 30 kWh et un moteur de 130 kW (180 ch) qui lui procurent une vitesse maximale de 104 km/h.Selon M.Achard, ces deux configurations peuvent offrir jusqu\u2019à deux heures de plaisir sur l\u2019eau.La recharge peut prendre jusqu\u2019à trois heures avec une borne de 240 volts.«Sur le 120 V, il faut compter sept ou huit heures», dit M. Achard.Des chargeurs à bord offerts en option permettent de raccourcir le temps de recharge.Sur l\u2019eau, la réponse de l\u2019accélérateur est instantanée, même en mode Eco, donnant une sensation de légèreté.Il faut vraiment faire attention de ne pas l\u2019échapper.Malgré le fait qu\u2019elle soit plus lourde qu\u2019un modèle à essence.Assis dessus, on entend que la pompe de propulsion et il n\u2019y a pas l\u2019odeur d\u2019essence.Pour ceux qui voient le spectacle de l\u2019extérieur, on entend que le bruit de l\u2019eau qui frappe sur la coque.Les trois modes de propulsion (Eco, Normal et Sport), que l\u2019on choisit à l\u2019aide d\u2019un bouton sur le guidon, sont tous impressionnants.CONCESSIONNAIRES RECHERCHÉS Là où la comparaison avec Tesla peut s\u2019arrêter dans le cas de Taiga, c\u2019est que le constructeur ne compte pas faire ses ventes directement aux clients comme le préconise la firme d\u2019Elon Musk.Taiga Motors travaille à bâtir un réseau de concessionnaires, en Amérique du Nord et en Europe.Pour le moment, il n\u2019y en a pas beaucoup au Québec.Sur la carte, on peut voir un seul au Québec à Amos en Abitibi.«On devrait en avoir au Saguenay et en Estrie bientôt.On travaille là-dessus», affirme M.Achard.«Avoir des concessionnaires nous permet de mieux servir les clients sur place.On n\u2019exclut pas les ventes directes, mais ce sera plus pour des opérateurs de flottes.» Cependant, il est impressionnant de constater qu\u2019il y a au moins cinq concessions en Suède et en Norvège.«Les pays scandinaves ont interdit les embarcations à moteur sur leurs plans d\u2019eau.Il y a beaucoup de lacs là-bas! Il faut dire que notre produit les intéresse», conclut-il.MOTOMARINE ÉLECTRIQUE ORCA DE TAIGA MOTORS S\u2019AMUSER SUR L\u2019EAU SANS FAIRE DE BRUIT Il a été possible d\u2019essayer la motomarine Orca de Taiga Motors sur les eaux de la rivière Richelieu, à Chambly, mardi.Sur la photo, Maxence Scully, de Taiga Motors, fait une démonstration des capacités de ce bolide marin, tout «en silence».On entendait que le bruit de l\u2019eau.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, PAUL-ROBERT RAYMOND leDroit SAMEDI 18 JUILLET 2020 AFFAIRES 35 LES CONSEILS DE LA SEMAINE Collaboration spéciale Q Le constructeur pourrait-il annuler la garantie de la batterie de mon véhicule électrique si je ne respecte pas ses conditions?R Hélas, oui : plusieurs constructeurs formulent des exigences très strictes avant d\u2019honorer la garantie des batteries des véhicules électriques.Certains imposent une inspection de la batterie chaque année par un concessionnaire, tandis que d\u2019autres exigent le maintien d\u2019un niveau de charge de la batterie lors d\u2019un remisage.Notez également que si la batterie doit être changée sous garantie, l\u2019unité de remplacement n\u2019aura pas nécessairement la capacité d\u2019origine.En effet, plusieurs constructeurs garantissent seulement une capacité minimale de 60 % ou de 70 %.La bonne nouvelle est que la couverture de la batterie haute tension est en moyenne de 8 ans (même 10 ans dans certains cas), ce qui est plus élevé que pour une voiture à essence standard (en moyenne 5 ans).Pour connaître tous les détails, consultez l\u2019étude des garanties automobiles 2020 de CAA-Québec.(bit.ly/3g7oOBE) Q Le montant des amendes double-t-il vraiment pour un excès de vitesse commis dans une zone de travaux routiers?R Oui, les amendes doublent lorsqu\u2019on est intercepté pour un excès de vitesse sur les chantiers routiers, où la signalisation est orangée.C\u2019est aussi vrai dans les zones scolaires durant la période scolaire (du mois de septembre à juin, du lundi au vendredi, entre 7h et 17h).Ainsi, si vous roulez à 100 km/h sur l\u2019autoroute et que vous ne ralentissez qu\u2019à 90 km/h dans une zone où un panneau orange limite la vitesse à 70 km/h, l\u2019amende sera de 110 $ au lieu de 55 $.Si vous ne ralentissez pas du tout (donc à 100 km/h), la contravention vous coûtera 210 $ plutôt que 105 $.Dans tous les cas, des frais administratifs s\u2019ajoutent à ces montants.Le même principe s\u2019applique lorsqu\u2019on ne respecte pas les consignes d\u2019un signaleur routier.Cette infraction est passible d\u2019une amende de 200 $ à 400 $, et de quatre points d\u2019inaptitude.Q À quelle hauteur devrais-je ajuster mon appuie-tête?R L\u2019appuie-tête constitue un élément de sécurité en cas d\u2019impact, particulièrement si votre véhicule est tamponné par l\u2019arrière.Lorsqu\u2019il est bien réglé en fonction de la taille de chaque occupant, il réduit la gravité des blessures à la tête et au cou liées au phénomène du coup de fouet cervical.D\u2019après la Société de l\u2019assurance automobile du Québec, le milieu de l\u2019appuie-tête doit arriver à la hauteur des yeux ou du bord supérieur des oreilles.L\u2019appuie-tête doit également se trouver à un maximum de 7 cm de la tête.Dans la grande majorité des véhicules récents, il est facile de positionner les appuie-tête à la bonne hauteur, même pour les passagers à l\u2019arrière.Les modèles qui permettent de les régler de l\u2019avant vers l\u2019arrière sont toutefois plus rares.Pour connaître la protection qu\u2019offre un véhicule en cas d\u2019impact arrière, consultez le classement de l\u2019Insurance Institute for Highway Safety (www.iihs.org/ratings).Les services-conseils automobiles offerts par CAA-Québec sont exclusifs à ses membres.Ceux-ci peuvent communiquer autant de fois qu\u2019ils le désirent par Internet mbr.caaquebec.com/fr ou par téléphone au 1 888 471-2424.La garantie des batteries, la vitesse sur les chantiers et l\u2019appuie-tête Les amendes doublent lorsqu\u2019on est intercepté pour un excès de vitesse sur les chantiers routiers, où la signalisation est orangée.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL ÉCRIVEZ-NOUS Des questions sur votre auto?Besoin de conseils?Transmettez-nous vos questions à auto@gcmedias.ca.Elles pourraient être publiées dans cette rubrique.Tôt durant la nuit de mercredi, Nissan a dévoilé son premier VUS électrique, l\u2019Ariya, directement de son siège social de Yokohama, au Japon.Ce véhicule est le premier d\u2019une série de 10 modèles que le constructeur compte lancer d\u2019ici 20 mois.«L\u2019Ariya [\u2026] témoigne de notre engagement à répondre à la demande de nos clients pour des multisegments ayant les technologies d\u2019électrification, d\u2019automatisation et de connectivité», a déclaré Ashwani Gupta, vice-président aux opérations chez Nissan.«La firme prévoit que ses ventes de véhicules électrifiés s\u2019élèvent à plus d\u2019un million d\u2019unités par an d\u2019ici la fin de 2023.» Sa mise en marché est prévue au milieu de l\u2019année 2021 au Japon.Aux États-Unis et au Canada, il faudra attendre à plus tard, vers la fin de 2021.Évidemment, le prix de détail n\u2019a pas été dévoilé.L\u2019Ariya est un véhicule mutisegment pouvant accueillir cinq occupants.Il pourra être livrable avec la traction avant ou la traction intégrale.Deux capacités de batteries seront offertes, soit 65 ou 90 kWh.Selon les données préliminaires, sujettes à homologation, l\u2019autonomie de l\u2019Ariya pourrait varier entre 321 et 482 kilomètres par charge, dépendamment de la taille de la batterie et du mode d\u2019entraînement.La puissance varierait entre 160 kW et 290 kW (équivalent entre 214 et 388 chevaux) et le couple entre 299 et 600 newtons-mètres (équivalent entre 221 et 443 livres-pieds), toujours selon les modes d\u2019entraînement.PAUL-ROBERT RAYMOND NISSAN DÉVOILE UN TOUT NOUVEAU VUS ÉLECTRIQUE, L\u2019ARIYA PHOTO FOURNIE PAR NISSAN MOTO, QUAD ET CIE Vos questions Q Puis-je modifier le silencieux de ma moto?R Le silencieux d\u2019une moto ne doit pas avoir été remplacé, altéré ou modifié de façon à le rendre plus bruyant qu\u2019à l\u2019origine.Au ralenti, le Code de la sécurité routière, le Règlement sur le contrôle des émissions sonores produites par le système d\u2019échappement des motocyclettes et des cyclomoteurs et le Règlement sur les normes de sécurité des véhicules routiers permettent un niveau sonore maximal de 92 décibels.À un régime du moteur constant ou variable, le niveau ne doit pas dépasser 100 décibels.Depuis quelques années, les policiers peuvent se servir d\u2019un sonomètre pour mesurer le bruit des motos.Si ce dernier dépasse les normes, le propriétaire s\u2019expose à une amende de 200 $ à 300 $.Avant d\u2019acheter une moto d\u2019occasion, n\u2019hésitez pas à vous informer chez un marchand compétent et à la faire inspecter dans un garage recommandé par CAA-Qué- bec spécialisé dans les motos (bit.ly/2MsfvPO), puisque plusieurs sont munies d\u2019un silencieux qui ne respecte pas les normes.Besoin d\u2019un conseil en lien avec votre VTT ou votre quad?Le scooter de votre fils?Une motoneige ou un cyclomoteur convoité?Contactez les services-conseils automobiles, un service exclusif aux membres CAA-Québec. SAMEDI 18 JUILLET 2020 leDroit 36 @LeDroitca facebook/LeDroitca La Presse canadienne MONTRÉAL \u2014 Plusieurs dizaines de milliers de travailleurs de la construction du Québec se préparent à entamer leur période estivale de vacances.Cette année, le congé d\u2019été dans l\u2019industrie débutera officiellement dimanche et prendra fin samedi le 1er août.Cependant, de nombreux travailleurs ont été en congé forcé au printemps en raison de la pandémie du coronavirus qui a paralysé les activités de construction pendant quelques semaines.La Commission de la construction du Québec (CCQ) a annoncé il y a un mois qu\u2019elle transmettrait près de 169 750 chèques de vacances aux travailleurs de la construction du Québec dont le montant total représente plus de 492 millions $, 10 % de plus que l\u2019an dernier.Les régions où le plus grand nombre de chè ques ont été distribués sont, dans l\u2019ordre, Laval-Laurentides-Lanaudière, la Montérégie et la région de Québec.A u Q u é b e c , c e s o n t l e s employeurs qui versent mensuellement à la CCQ les indemnités pour les jours fériés chômés et les vacances, prévues aux conventions collectives.Ces montants représentent 13 % du salaire gagné par les travailleurs durant chaque semaine de travail.SURVEILLANCE ACCRUE La Sûreté du Québe c (S Q) annonce vendredi qu\u2019elle intensifiera ses interventions sur le réseau routier, les plans d\u2019eau et les sentiers lors des vacances de la construction qui débuteront dans quelques heures.Différentes opérations policières sont prévues pendant cette période, jusqu\u2019au 2 août.La SQ a observé dans le passé que la période des vacances de la construction représente le moment de l\u2019année où le nombre de collisions mortelles et avec blessés est le plus élevé.L\u2019an dernier, pendant ce long congé, 15 personnes ont perdu la vie dans des collisions survenues sur le territoire desservi par la Sûreté du Québec.Habituellement, puisqu\u2019un grand nombre de Québécois prennent congé durant cette période, le nombre de déplacements sur l e ré s e a u ro u t i e r a u g m e n t e considérablement.Même si plusieurs personnes entendent passer leurs vacances chez elles en raison de la pandémie de COVID-19, la SQ signale que la fermeture temporaire des frontières du Canada pourrait provoquer une hausse de l\u2019achalandage sur les routes du Québec.En ce qui a trait aux activités dans les sentiers et sur les plans d\u2019eau, la Sûreté du Québec rappelle que le port du casque est obligatoire pour les adeptes de véhicules tout-ter- rain (VTT) et qu\u2019il est fortement recommandé de porter la veste de flottaison individuelle en tout temps lors des sorties en bateau.UNE TRADITION POUR LES TRAVAILLEURS DU QUÉBEC Début des vacances de la construction Les employés de la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ) ont accepté à 72 % l\u2019entente de principe conclue avec l\u2019employeur.C\u2019est ce qu\u2019a indiqué le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) dans un communiqué publié jeudi soir.L\u2019entente d\u2019une durée de cinq ans prévoit notamment des bonifications de la rémunération d\u2019une valeur globale de plus de 10 % durant cette période.«?C\u2019est un dénouement positif pour toutes les parties.Cette négociation nous aura permis de trouver des solutions concrètes à plusieurs problématiques soulevées par nos membres, et ce, sans encaisser de recul important?», a indiqué Maryse Rousseau, vice- présidente et porte-parole de la négociation.La négociation portait sur le renouvellement des conventions collectives de plus de 2?000 employés des parcs nationaux, des réserves fauniques, du Manoir Montmorency et du Parc de la Chute-Montmorency, du Siège social, du camping des Voltigeurs, des centres touristiques du Lac- Kénogami et du Lac-Simon, du Gîte du Mont-Albert, de l\u2019Auberge de montagne des Chic-Chocs, de l\u2019Auberge de Port-Menier ainsi que de l\u2019Aquarium du Québec.Ces travailleurs sont des préposés aux opérations terrain, des journaliers, des guides animateurs, des préposés à l\u2019accueil, des garde-parcs.Le gouvernement du Québec a déclaré qu\u2019il se réjouissait du renouvellement des conventions collectives.«?Je tiens à remercier les équipes de négociation pour tout le travail accompli, qui nous permet d\u2019en arriver à un nouveau contrat de travail?», a indiqué la ministre responsable de l\u2019Administration gouvernementale et présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, dans un communiqué.«?Cela viendra rassurer bien des vacanciers qui partiront la tête tranquille à la découverte des plus beaux territoires du Québec?», a ajouté le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour.Les négociations ont été particulièrement laborieuses à la SE- PAQ.Des journées de grève ont été tenues l\u2019été et l\u2019automne 2019, puis une entente de principe a été rejetée par les membres en septembre.Plus récemment, les négociations avaient été interrompues par la pandémie de la COVID-19.Les syndiqués prévoyaient aussi déclencher une nouvelle grève durant les longs congés de la fête nationale et de la fête du Canada, mais ont choisi de donner une «?dernière chance?» aux discussions, ce qui a porté ses fruits.LA PRESSE CANADIENNE Les employés de la SEPAQ acceptent à 72% l\u2019offre de leur employeur Le congé dans l\u2019industrie de la construction au Québec débutera officiellement dimanche et prendra fin le 1er août.\u2014 PATRICK WOODBURY, LE DROIT leDroit SAMEDI 18 JUILLET 2020 AFFAIRES 37 GILLES GAGNÉ Collaboration spéciale CARLETON \u2014 Il y a deux mois, juste avant le décloisonnement des régions, les Gaspésiens se demandaient s\u2019il y aurait une saison touristique.Il y a un mois, il était évident qu\u2019elle était démarrée et depuis le début de juillet, certains hôteliers affichent des hausses de revenus comparativement à l\u2019exceptionnelle année 2019, avant même le début des vacances de la construction.En fait, sur la rue et dans les supermarchés, les gens se demandent où iront les travailleurs de la construction, leurs familles et les gens qui choisissent la même période pour prendre leurs vacances.C\u2019est notamment le cas de Stéphane Boudreau, copropriétaire de l\u2019Hostellerie Baie bleue, de Car- leton, qui observe « une hausse de 15 % des revenus d\u2019hébergement pour la première moitié de juillet comparativement à 2019, qui avait été une excellente année », dit-il avec soulagement.À la mi-juin, il voyait les réservations entrer pour juillet, mais à un rythme modéré.Il constatait surtout une baisse de revenus d\u2019hébergement de 60 % pour juin en raison de l\u2019absence de tourisme d\u2019affaires pour le centre de congrès juxtaposé à son hôtel de 109 chambres, auquel il faut ajouter sept chalets et un camping pour gens autonomes.« On est pratiquement plein jusqu\u2019au 20 août.Il nous reste un mois pour remplir août.Le déblocage est venu dans le temps de la Saint-Jean-Baptiste.«On a vendu pour presque le reste de l\u2019été.Les séjours sont vraiment plus longs.Les gens réservent pour trois, cinq, sept jours.On ne voyait pas ça avant.C\u2019est presque la norme cette année.C\u2019est beaucoup plus simple pour la logistique», ajoute M. Boudreau.Cette logistique, c\u2019est le personnel requis pour nettoyer les chambres, un obstacle quand les clients changent chaque jour.«La PCU et la PCUE [prestation canadienne d\u2019urgence et son équivalent étudiant] font vraiment mal parce qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019incitatif pour retourner au travail», dit-il.Les vacances de la construction n\u2019auront donc aucun effet sur ses revenus d\u2019hébergement, mais ils pourraient améliorer ceux de la salle à manger.«En Gaspésie, on est pas mal les seuls au Québec à connaître ce genre de saison.On est les grands gagnants de la saison touristique.Les gens ont vraiment opté pour la Gaspésie.Je vois beaucoup de positif.Des gens qui n\u2019étaient pas venus depuis 30 ans arrivent, et ils sont surpris.Ça s\u2019est transformé, avec les restaurants, les micro-brasseries et les attraits», ajoute l\u2019hôtelier.Le prochain projet de Stéphane Boudreau et de collègues, c\u2019est de tirer profit de l\u2019automne, puisque la clientèle européenne et américaine n\u2019y sera pas.«Je prépare une offensive pour septembre-octobre, avec des bons prix», dit-il.Cette affluence a toutefois un effet controversé, la somme saisissante de gens qui optent pour le camping sauvage, notamment sur les plages.Plusieurs toilettes publiques étant fermées à cause de la pandémie et le fardeau que représente leur nettoyage systématique, les déjections humaines et l\u2019accumulation de déchets le long de certaines des plus belles plages posent problème.À Douglastown, un arrondissement de Gaspé, une résidente, Chelsea Flowers, a stoppé ses visites à la plage avec son jeune fils.«Il a failli se couper avec du verre brisé et on a vu des déjections humaines avec du papier de toilette.Nous ne sommes pas retournés.» La Ville de Gaspé a pris certaines mesures mercredi avec la Sûreté du Québec et certains ministères québécois, l\u2019une étant l\u2019interdiction de stationner à proximité de la plage de Douglastown.Le maire Daniel Côté croit toutefois que la solution passe par «l\u2019uniformité des règlements d\u2019une municipalité à l\u2019autre, pour toute la Gaspésie.Si la réglementation change quand on passe d\u2019une municipalité à la municipalité voisine, ce sera ingérable».Presque complet en Gaspésie La Gaspésie constitue un lieu d\u2019évasion par excellence.\u2014 PHOTO COLLABORATION SPÉCIALE GILLES GAGNÉ STEEVE PARADIS Collaboration spéciale Comme pour bien d\u2019autres régions dites éloignées, la Côte-Nord sera prise d\u2019assaut pendant les vacances de la construction.En fait, il reste de la place en Basse-Côte-Nord, mais ce territoire est plutôt difficile d\u2019accès par les temps qui courent.« La plupart des hôtels et des campings affichent déjà complet pour les vacances de la construction.Il y a encore un peu de place à certains endroits, mais il faut se dépêcher », a confié le directeur général de Tourisme Côte-Nord, Mario Leblanc.« Les produits d\u2019aventure sont particulièrement en demande.Les gens veulent du grand air et de grands espaces », a-t-il ajouté en disant croire que la perte cette année des touristes internationaux, qui visitent principalement Tadous- sac, sera compensée par le tourisme intra-Québec.Selon M. Leblanc, la majorité des intervenants touristiques ont pu instaurer facilement les mesures sanitaires liées à la pandémie de COVID-19.« Ce n\u2019est quand même pas si compliqué que ça à appliquer, à part peut-être pour les bateliers », d\u2019enchaîner le directeur général, qui ne croit pas que la propagation du coronavirus inquiète les gens au point de les forcer à demeurer chez eux.Le nombre de personnes admises dans les attraits touristiques est à la baisse, ce qui fait dire à Mario Leblanc que la fréquentation touristique totale sera moindre en 2020, mais cette baisse ne devrait pas être trop lourde à supporter.Dans l\u2019est du territoire, Voyages Coste, une coopérative de solidarité en tourisme équitable, assure que tous les endroits accessibles par la route 138 sont pratiquement complets pour les deux prochaines semaines.Rappelons que la route stoppe à Kegaska, à près de 700 km à l\u2019est de Baie-Comeau.Le portrait est cependant différent pour les villages isolés de la Basse- Côte-Nord et de l\u2019île d\u2019Anticosti, « car les moyens d\u2019accès à ces territoires sont assez limités présentement », a fait valoir la directrice générale de l\u2019organisme, Alberte Marcoux.En effet, en Basse-Côte-Nord, le navire Bella-Desgagnés, qui assure la desserte des villages isolés, n\u2019accepte pas les touristes en destination de ces villages, qui vont sûrement souffrir de l\u2019absence de cette manne.« Habituellement, le Bella affiche complet depuis longtemps pour juillet, août et septembre », signale Mme Marcoux.« En plus, sans touristes à bord, les communautés visitées par le bateau ne peuvent pas offrir leurs attraits, comme des randonnées.» Seuls les résidents des villages isolés de la Basse-Côte-Nord, leurs familles, les travailleurs et les gens y ayant une résidence secondaire sont acceptés à bord.Le Bella accepte toutefois les touristes en direction d\u2019Anticosti en partance de Rimouski, Sept-Îles ou Havre-Saint-Pierre.La Côte-Nord prisée des vacanciers SAMEDI 18 JUILLET 2020 leDroit 38 CARRIÈRES La Presse canadienne MONTRÉAL \u2014 La proposition des créanciers garantis du Cirque du Soleil a obtenu l\u2019aval de la Cour supérieure du Québec, vendredi, pour être considérée comme soumission d\u2019amorce dans le cadre de la mise aux enchères de l\u2019entreprise de divertissement.Cela établit les conditions minimales à respecter pour le dépôt d\u2019offres rivales.L\u2019offre du groupe de prêteurs, mené par la firme torontoise Catalyst Capital Group, qui détient la dette garantie d\u2019environ 1 milliard $ US du Cirque, est valorisée à environ 1,2 milliard $ US, selon le plus récent rapport de la firme Ernst & Young, qui agit comme contrôleur dans le dossier.Jusqu\u2019à 375 millions $ US seront mis à la disposition de la compagnie, qui est privée de revenus en raison de la crise sanitaire provoquée par la pandémie de COVID-19, ce qui a entraîné l\u2019annulation de 44 spectacles à travers le monde et le licenciement de quelque 3500 personnes à la fin juin.On mettra également sur pied deux fonds totalisant 20 millions $ US pour verser les sommes dues aux ex-travailleurs et artisans.L\u2019entente prévoit un engagement d\u2019au moins cinq ans visant à maintenir le siège social du Cirque à Montréal.Cette proposition écarte l\u2019arrangement évalué à environ 420 millions $ US et annoncé avec les actionnaires actuels, le fonds texan TPG Capital, la firme chinoise Fosun et la Caisse de dépôt et placement du Québec, le 29 juin, lorsque le Cirque s\u2019est tourné vers la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC).Ceux-ci misaient sur le prêt de 200 millions $ US offert par l\u2019État québécois.Dans le cadre du processus d\u2019enchères, d\u2019autres acquéreurs potentiels auront jusqu\u2019au 18 août pour déposer une offre.L\u2019entente prévoit que les propositions devront être entièrement financées.Leur valeur devrait être supérieure d\u2019au moins 1,5 million $ US par rapport à l\u2019entente intervenue avec les créanciers.Québecor ne participera pas aux enchères, mais le conglomérat de télécommunications a néanmoins tendu la main aux créanciers.Le cofonda- teur du Cirque Guy Laliberté, qui a vendu ses dernières actions pas plus tard qu\u2019en février, a également de l\u2019intérêt.CIRQUE DU SOLEIL Nouvelle étape pour la proposition des créanciers L A P R E S S E C A N A D I E N N E MICHEL DUCAS Initiative de journalisme local, La Presse canadienne VAL D\u2019OR \u2014 Qui ne se souvient pas de l\u2019arnaque classique où un individu prétendait avoir hérité d\u2019une forte somme d\u2019un prince du Nigéria, mais que pour pouvoir toucher le pactole, il devait « emprunter » un compte bancaire en échange d\u2019une commission ?Un fraudeur a maintenant raffiné cette technique, pour cibler les jeunes en utilisant les médias sociaux.La Sûreté du Québec rapporte que certaines personnes en Abi- tibi ont même été victimes de tentatives d\u2019extorsion en rapport avec cette arnaque.« Le stratagème vise principalement les jeunes, qui ont moins d\u2019expérience, souligne le sergent Jean-Raphaël Drolet, de la SQ.Le fraudeur attire ses victimes via les réseaux sociaux, et leur fait miroiter de l\u2019argent facile, rapide et obtenu de façon tout à fait légale, notamment en montrant des relevés de dépôts totalisant des milliers de dollars, ainsi que des dépôts provenant de la Prestation canadienne d\u2019urgence (PCU).» MENACES ET EXTORSION Par la suite, l\u2019arnaqueur demande à sa victime de lui « prêter » son compte bancaire pour y effectuer certaines transactions.En échange, la victime devait recevoir une partie des sommes qui transitaient dans le compte.Le fraudeur convainc alors sa victime de lui transmettre ses informations bancaires, et va même jusqu\u2019à se présenter à son domicile, pour y obtenir sa carte de débit, et tenter un retrait au guichet automatique.« Si la transaction ne fonctionne pas, le fraudeur y va de menaces envers sa victime, et peut aller jusqu\u2019à de l\u2019extorsion.» La SQ rappelle aux jeunes de toujours se méfier face à des opportunités de faire de l\u2019argent facilement.« La plupart du temps, quand une occasion est trop belle pour être vrai, elle l\u2019est, affirme le Sgt.Drolet.Soyez vigilant, c\u2019est une arnaque.Protégez vos renseignements personnels.Ne prêtez jamais votre carte de débit, ne divulguez pas vos informations bancaires (NIP).De plus, toute personne qui accepte de divulguer ses informations bancaires à un tiers verra son dossier entaché auprès de l\u2019institution financière pour usage frauduleux d\u2019un compte bancaire.» Une vieille arnaque rafraîchie pour cibler les jeunes TORONTO \u2014 Cineplex a annoncé vendredi la mise à pied de plus de 130 travailleurs alors que l\u2019entreprise continue de s\u2019ajuster aux conséquences de la pandémie de COVID-19 et à l\u2019échec de sa prise de contrôle par la britannique Cineworld, qui s\u2019est transformée en litige.La chaîne de salles de cinéma de Toronto a précisé que les coupes auraient lieu au Canada et aux États-Unis, et qu\u2019elles viseraient aussi certains cadres supérieurs qui doivent prendre leur retraite.Cineplex a bon espoir de se remettre des fermetures liées à la COVID-19, mais à court et moyen terme, l\u2019entreprise entend se concentrer sur un plus petit nombre de projets et de priorités.Elle procède actuellement à la réouverture d\u2019un grand nombre de ses salles, qui ont été fermées lors de l\u2019arrivée de la pandémie, et met en place des mesures de distanciation pour ses sièges, un système de réservations et des nettoyages supplémentaires.Cineplex poursuit également Cineworld Group, qui devait acheter Cine- plex pour 2,8 milliards $, mais a renoncé à l\u2019accord en raison de prétendus effets négatifs importants et violations de contrat.LA PRESSE CANADIENNE Cineplex annonce 130 mises à pied au Canada et aux États-Unis SIMON SÉGUIN-BERTRAND, LE DROIT leDroit SAMEDI 18 JUILLET 2020 39 ISSAM AHMED ET IVAN COURONNE Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Le petit docteur ne s\u2019en laisse pas conter : à 79 ans, l\u2019immunologue américain Anthony Fauci est devenu la voix de la raison scientifique sur la gravité de la pandémie de COVID-19 face aux dénégations de Donald Trump, mais ce rôle lui vaut la rancune féroce de partisans du président qui réclament sa tête.Ce médecin de formation était célèbre dans le monde de l\u2019infec- tiologie et de la lutte contre le sida avant la pandémie, mais peu connu du grand public, et surtout pas politique : il est directeur de l\u2019Institut national des maladies infectieuses depuis 1984.Aujourd\u2019hui, des figurines sont fabriquées à son effigie et des sondages menés sur lui, aux résultats désobligeants pour le président : 65 % des Américains croient les informations qu\u2019Anthony Fauci donne sur le coronavirus, alors que 67 % ne croient pas Donald Trump, selon une enquête Quinnipiac.Tout change pour lui quand il rejoint la cellule présidentielle sur le coronavirus, très médiatisée.Sa communication obéit aux canons de la communication en temps de crise sanitaire : des messages simples, répétés à l\u2019infini, distillés pour avertir la population sans créer la panique.Le fils de pharmaciens, amateur de suspenses et des films de Jason Bourne, devient maître dans l\u2019art de recadrer poliment son patron, en cultivant son image d\u2019homme de vérité, au franc-parler.« Je marche sur une ligne de crête », disait-il en mars.« Je dis des choses au président qu\u2019il n\u2019a pas envie d\u2019entendre.» Après que le président laisse entendre début mars qu\u2019un vaccin serait disponible d\u2019ici « trois à quatre mois », l\u2019expert précise, dans son accent new-yorkais rocailleux : « Comme je vous l\u2019ai dit M.le président, il faudra un an à un an et demi ».L\u2019équilibre tient tant que le pays est confiné, mais, depuis juin, la ligne de crête est devenue très étroite.Le docteur Fauci n\u2019a plus vu le président depuis le 2 juin.Donald Trump est focalisé sur la relance de l\u2019économie, les précautions sanitaires ne l\u2019intéressent plus.Quand la courbe des contagions remonte en juin, Anthony Fauci sonne l\u2019alarme publiquement.Il martèle que les États-Unis vont dans la mauvaise direction, que le nombre de cas détectés quotidiennement pourrait plus que doubler à moins d\u2019un changement radical de stratégie.La Maison-Blanche lui coupe le micro : il n\u2019a plus donné d\u2019entrevue télévisée depuis le 12 juin, selon CNN.Et la campagne anti-Fauci enfle dans les cercles trumpistes.Ses trois filles s\u2019inquiètent pour sa sécurité.« Je n\u2019aime pas le conflit, je suis une personne apolitique, je n\u2019aime pas qu\u2019on me monte contre le président », a-t-il regretté dans une entrevue au magazine InStyle publiée mercredi.« Ce n\u2019est pas évident de suivre la ligne de crête pour tenter de communiquer alors que les gens veulent vous monter contre le président.C\u2019est assez stressant.» LA TRÊVE?Mais alors que d\u2019autres responsables fédéraux sont accusés de courber l\u2019échine face au pouvoir, notamment Robert Redfield, le directeur des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), Anthony Fauci persiste à s\u2019exprimer.Il parle sur d\u2019autres supports quasi quotidiennement : journaux, sites d\u2019informations, bala- dos, conférences et échanges publics en ligne.Imperturbable, il réfute toute erreur de jugement, comme son refus initial de recommander le port universel du masque, arguant qu\u2019il était justifié par la pénurie.Il répète à qui veut l\u2019entendre qu\u2019il n\u2019a pas l\u2019intention de démissionner, et que la Maison-Blanche n\u2019a pas le pouvoir de le limoger, quitte à paraître immodeste.« En ce moment, en toute modestie, je me trouve plutôt bon.Je suis plein d\u2019énergie.Je crois que tout le monde pense que je fais un travail plus qu\u2019excellent », a-t-il dit à InStyle.Bien qu\u2019il se défende de politique, il veille à ne pas franchir une ligne rouge : s\u2019il critique la gestion fédérale de l\u2019épidémie, il ne provoque jamais le président personnellement.« Sur les sujets d\u2019importance, il m\u2019écoute », disait-il en mars.Aujourd\u2019hui, il dit simplement qu\u2019il fait passer ses messages par le vice-président.Quand on lui demande s\u2019il a effectivement interdiction d\u2019aller à la télévision, il répond : « Pas de commentaire », mais ne corrige pas.Quand un conseiller présidentiel publie une tribune visant à le discréditer, il répond vigoureusement, mais ajoute habilement que l\u2019initiative « nuit au président ».Donald Trump a désavoué l\u2019auteur du texte dans la foulée.« Je m\u2019entends très bien avec le Dr Fauci », a dit le dirigeant, mercredi.Jusqu\u2019au prochain conflit.COVID-19 FAUCI ÉCLIPSE TRUMP À cette conférence de presse d\u2019avril dernier, le président, Donald Trump semble suivre de près le discours du Dr Anthony Fauci, directeur de l\u2019Institut national des maladies infectueuses.Ses conseils tranchent avec les dénégations du président sur la gravité de la pandémie.\u2014 PHOTO ARCHIVES AP, ALEX BRANDON SAMEDI 18 JUILLET 2020 leDroit 40 MONDE Agence France-Presse NEW YORK \u2014 Les premiers éléments de l\u2019enquête sur le piratage spectaculaire dont a été victime Twitter mercredi pointent vers une taupe et soulèvent de nombreuses questions sur l\u2019intégrité de la présidentielle américaine ou la sécurité du compte de Donald Trump qui y mène sa diplomatie.À un peu plus de trois mois du scrutin, l\u2019influence politique des réseaux sociaux, sujet déjà très débattu aux États-Unis, s\u2019impose encore plus comme l\u2019un des thèmes clés de la campagne.Parmi les personnalités politiques américaines de premier plan, les comptes du candidat démocrate à la présidentielle Joe Biden, de l\u2019ancien président démocrate Barack Obama et de l\u2019ex-maire de New York Michael Bloomberg ont été ciblés par l\u2019attaque de mercredi.Ce piratage de grande ampleur a conduit Josh Hawley, sénateur républicain du Missouri, à adresser une lettre au patron de Twitter lui demandant de faire toute la lumière sur cet incident.« Je m\u2019inquiète du fait que cet événement ne soit pas simplement une série coordonnée de piratages distincts les uns des autres, mais plutôt une attaque réussie contre la sécurité même de Twitter », a écrit le sénateur.SPECTRE DE 2016 Si le modus operandi de ce dernier piratage semble bien particulier, l\u2019intrusion semblant avoir été initiée par un employé de Twitter, il agite le spectre de la campagne présidentielle de 2016, qui avait été entachée de failles majeures dans la sécurité des réseaux sociaux, en particulier Facebook.Le groupe avait été vertement critiqué pour avoir laissé se propager de massives campagnes de désinformation et ne pas avoir suffisamment protégé la sécurité de ses utilisateurs.En mars 2018, le scandale Cambridge Analytica ainsi avait éclaté.Cette firme britannique, qui travaillait pour la campagne de Donald Trump, avait détourné les données personnelles de dizaines de millions d\u2019utilisateurs dans le monde.DIPLOMATIE TWITTER Signe de leur rôle croissant dans la sphère publique américaine, les réseaux sociaux sont devenus des outils géopolitiques essentiels, notamment en temps de crise.« Pour les responsables politiques américains, Twitter représente un paradoxe », observent Heather Williams et Alexi Drew, qui viennent de publier un rapport sur le rôle diplomatique de la plateforme pour le Centre for Science and Security Studies du King\u2019s College de Londres.« D\u2019un côté, les tweets des membres du gouvernement peuvent aider à façonner le discours public américain et offrir des perspectives approfondies sur les prises de décision américaines afin de réduire les malentendus chez les acteurs étrangers », écrivent les universitaires.« Mais de l\u2019autre, les tweets peuvent accroître les malentendus et semer la confusion pendant les crises, créant des incitations pour un adversaire à faire monter les tensions », ajoutent Mmes Williams et Drew, qui recommandent aux dirigeants politiques de s\u2019abstenir de gazouiller en période de crise.Un piratage qui fait peur pour les élections IVAN COURONNE Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 New York, Los Angeles, Houston.De grandes villes américaines ont décidé que la rentrée scolaire serait largement, voire totalement en ligne, optant pour le principe de précaution.Mais dans des États comme la Floride, qui a encore déploré jeudi de très lourds bilans, le débat tourne au bras de fer politique.L\u2019école est une responsabilité très décentralisée aux États-Unis, et les décisions se prennent par district scolaire (plus de 13 000), mais les gouverneurs des États interviennent aussi, créant un patchwork de situations, parfois dans des villes voisines, au risque d\u2019accentuer les inégalités.Sans compter que Donald Trump pousse pour une réouverture totale.Une formule hybride, entre pré- sentiel et virtuel, est le compromis choisi par de plus en plus de juridictions.Même en cas de réouverture, beaucoup n\u2019obligeront pas les élèves à être présents.New York s\u2019est dite prête à rouvrir en septembre avec trois jours maximum en classe par semaine.Mais les écoles de Houston, 200 000 élèves, et de Los Angeles, 600 000 élèves, resteront totalement fermées à la rentrée, pour six semaines et jusqu\u2019à nouvel ordre, respectivement.Les cours reprendront en ligne.Près de Washington, à Fairfax, les parents opteront entre 100 % virtuel et deux jours par semaine en classe \u2014 un choix dénoncé par la secrétaire à l\u2019Éducation de Donald Trump, qui a affirmé que le printemps d\u2019enseignement à distance y avait été un « désastre ».« C\u2019est trahir les contribuables qui paient beaucoup d\u2019impôts pour leur éducation », a déclaré Betsy DeVos.Le cas de la Floride illustre la politisation du débat : le gouverneur Ron DeSantis a fait publier un décret obligeant les écoles à rouvrir cinq jours par semaine, mais à Miami et dans le sud de la Floride, les responsables ont dit qu\u2019ils ne rouvriraient pas tant que l\u2019épidémie ne serait pas sous contrôle.Et elle est loin de l\u2019être.Les autorités sanitaires de l\u2019État ont annoncé jeudi qu\u2019elles avaient enregistré 156 morts de la COVID-19 dans les 24 dernières heures, un chiffre record.Parallèlement, 14 000 nouveaux cas ont été rapportés, ce qui fait du grand État du sud-est du pays le nouvel épicentre américain de la pandémie.Au niveau national, les États-Unis ont franchi jeudi le cap des 3,5 millions de cas confirmés.DILEMME NATIONAL La science n\u2019apporte pas de réponse définitive pour résoudre le dilemme des responsables d\u2019établissements : \u203a Ouvrir pourrait augmenter le risque de contagions, bien que les premières études se contredisent sur la contagiosité effective des enfants ; \u203a Rester fermé réduirait probablement le risque de contaminations, mais accroîtrait indiscutablement le décrochage scolaire et les inégalités entre les enfants de familles aisées et ceux qui n\u2019ont pas le matériel, la place ou l\u2019aide parentale pour travailler correctement à la maison.Seulement 5 % des cas identifiés de COVID-19 sont des enfants, et 90 % d\u2019entre eux ont peu ou pas de symptômes.1 à 5 % des enfants contaminés ont des symptômes sévères, voire critiques, mais des études indiquent que la majorité avaient des facteurs de risque ou étaient des nourrissons.Les Académies américaines des sciences ont pesé les risques et les bénéfices et conclu que la réouverture était préférable au moins pour les plus jeunes et les enfants handicapés.Encore faut-il que les écoles aient les moyens de mettre en place la distanciation des élèves, et d\u2019améliorer la ventilation pour renouveler l\u2019air.Aux États-Unis, les écoles sont financées par les impôts locaux, et celles des quartiers pauvres sont bien moins dotées que celles des banlieues riches.Les démocrates ont réclamé à Donald Trump des crédits supplémentaires.ÉTATS-UNIS VERS UNE RENTRÉE SCOLAIRE TRÈS VIRTUELLE En Californie, où a été prise cette photo, le gouverneur Gavin Newson a assuré que la décision d\u2019ouvrir les écoles serait basée sur la sécurité et non les demandes de Trump.\u2014 AGENCE FRANCE-PRESSE AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Prenez avis que Willy KNIPPENBERG, en son vivant domicilié au 24, avenue du Parc, Gatineau, Québec, J8Y 1G6 est décédé à Gatineau, le 3 mars 2019.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés au bureau deMe Chantal OUELLET,Notaire,au 465, boulevard de la Gappe, bureau 102, Gatineau, Québec, J8T 0A2.Donné ce 14 juillet, à Gatineau.Mélanie LEBEL, liquidateur BERNIER ETASSOCIÉS INC.Syndic de faillite 226, rue Papineau Gatineau (Québec) J8X 1W6 Roch Bernier, CPA, CIRP/PAIR, Syndic autorisé en insolvabilité Daniel Trudel, administrateur Téléphone : 819.777.8666 Sans frais : 1.877.560.8666 Télécopieur : 819.777.3336 AVIS DE LA PREMIÈREASSEMBLÉE DES CRÉANCIERS Dans l\u2019affaire de la faillite de : 10798339 CANADA INC.ayant opérée dans la ville de Gatineau, province de Québec AVIS EST PAR LES PRÉSENTES DONNÉ que la débitrice ci-hautmentionnée a fait cession de ses biens le 9e jour du mois de juillet 2020 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 30e jour du mois de juillet 2020 à 10h00 heures de l\u2019avant-midi, au bureau de Bernier etAssociés Inc.par appel conférence au 819-777-8666 ou 1-877-560-8666.Daté ce 13e jour de juillet 2020. leDroit SAMEDI 18 JUILLET 2020 LE MONDE 41 JULIA BENARROUS Agence France-Presse RICHMOND \u2014 Les lits se multiplient le long des couloirs des urgences d\u2019un petit hôpital texan, où l\u2019augmentation galopante des cas de coronavirus menace de submerger le personnel soignant.Les urgences du Oakbend Medical Center, dans la région de Houston, sont habituellement garanties «sans attente».Mais face à l\u2019afflux des malades de la COVID-19, le personnel médical a dû redoubler d\u2019ingéniosité pour prendre en charge tous les patients malgré une capacité limitée de 16 lits.La ville du sud-est du Texas est devenue ces dernières semaines un nouveau foyer de contamination, part icipant à une impressionnante résurgence du virus dans de nombreux États américains.«Nous devons malheureusement garder certains patients 24h ou 48h dans le service [.] avant qu\u2019un lit ne se libère», regrette Bill Hamlyn, directeur des urgences.Ch e v e u x p ro té g é s pa r u n e charlotte, visage couvert par deux masques superposés et parfois une visière en plastique, le personnel s\u2019active pour donner de premiers soins aux nouveaux venus attendant dans les couloirs.«SALLE D\u2019ATTENTE COVID» Près d\u2019un lit placé contre un mur, une lampe aux rayons ultraviolets stérilise l\u2019air de la pièce en aspirant environ 115 mètres cubes d\u2019air par minute.Vêtu d\u2019une blouse bleue de protection nouée à la taille, un infirmier enfile une deuxième paire de gants avant de sortir un patient de la «salle d\u2019attente COVID», dont la porte est matérialisée par une bâche blanche scellée par des fermetures éclair.Dans cette zone séparée du reste des urgences pour minimiser les risques de contamination des autres malades, les patients atteints de la COVID-19 attendent qu\u2019on leur attribue un lit.Mercredi, quatre des 16 lits des urgences du centre médical Oakbend, situées au rez-de- chaussée du bâtiment, étaient des «malades COVID.Pour libérer des places, l\u2019hôpital a notamment mis au point un service d\u2019oxygène à domicile pour les patients dont l\u2019état est stable, mais qui requièrent de l\u2019oxygène.L\u2019accompagnement se fait aussi quotidiennement par vidéo- conférence avec un «partenaire COVID» qui prend des nouvelles du malade.«C\u2019est l\u2019une des façons dont nous essayons de garder les patients hors de l\u2019hôpital et de maximiser notre espace», détaille Bill Hamlyn.PLUS JEUNES ET PLUS MALADES Les personnes atteintes du virus sont «bien plus jeunes» depuis le week-end férié de Memorial Day fin mai, assure la coordinatrice des urgences Donna Jameson.Sur plus de 26 000 patients dont les cas ont été analysés par les autorités sanitaires du Texas, près de 5000 avaient entre 20 et 29 ans.À l\u2019étage, la petite unité de soins intensifs comptait mercredi cinq patients positifs au coronavirus sur les douze occupants.Sous sa blouse bleue et sa charlotte rouge, Niticia Mpanga, spécialisée dans le traitement des maladies respiratoires, évoque des patients plus nombreux qu\u2019avant à être hospitalisés avec «une détresse respiratoire sévère», nécessitant un respirateur.Depuis le 1er juillet, le nombre de cas détectés de coronavirus au Texas a augmenté d\u2019environ 70 %.Il faudrait confiner la métropole de Houston «au moins dix jours», estime un médecin urgentiste qui souhaite conserver l\u2019anonymat.«Cela donnerait à certains des malades le temps de se rétablir et de rentrer chez eux.» Selon lui, le Texas a besoin «d\u2019un meilleur leadership politique».L\u2019agglomération de Houston compte plus de 6,5 millions d\u2019habitants et les autorités sanitaires ont fait état mercredi de seulement 79 lits disponibles en unité de soins intensifs.Le Texas est l\u2019un des premiers États américains à avoir rouvert son économie.Dès le 1er mai, les restaurants et commerces de Houston, la quatrième ville des États-Unis, avaient ainsi pu rouvrir à capacité réduite, suivis par les bars et salons de soins esthétiques, comme dans le reste de l\u2019État.Mais quelques semaines plus tard, le gouverneur républicain du Texas, Greg Abbott, a dû refermer les bars et il a récemment ordonné le port du masque obligatoire dans les lieux publics.Au moins 2884 patients atteints du virus sont actuellement hospitalisés dans la région de Houston, selon les derniers chiffres des autorités sanitaires texanes.COVID-19 AU TEXAS URGENCES SOUS PRESSION Houston est devenue ces dernières semaines un nouveau foyer de contamination, participant à une impressionnante résurgence du virus dans de nombreux États américains.Les urgences débordent, selon les autorités médicales.\u2014 ASSOCIATED PRESS AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE (Art.795 C.C.Q .) Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de Gabriel SABOURIN, en son vivant domicilié dans la ville de Gatineau, province de Québec, survenu le 3 janvier 2020, un inventaire des biens du défunt a été fait par le liquidateur successoral, Michel SABOURIN, le 10 juin 2020, sous seing privé et signé devant témoins, conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l\u2019étude de Me Isabelle PELLETIER, notaire, sise au 188, rue Montcalm, suite 300, Gatineau, Québec, J8Y 3B5, tél: (819) 771-3231.Donné ce 10 juin 2020.Michel SABOURIN, liquidateur AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE (Art.795 C.C.Q .) Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de Jeannine FORTIN, en son vivant domiciliée dans la ville de Gatineau, province de Québec, survenu le 29 avril 2020, un inventaire des biens de la défunte a été fait par les liquidatrices successorales, Suzanne GRAVELLE et Nicole GRAVELLE, le 13 juillet 2020, devant Me Véronique LALIBERTÉ, notaire conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l\u2019étude de Me Véronique LALIBERTÉ, notaire, sise au 188, rue Montcalm, suite 300, Gatineau, Québec, J8Y 3B5, tél: (819) 771-3231.Donné ce 13 juillet 2020 Suzanne GRAVELLE Nicole GRAVELLE INVITATION À SOUMETTRE UNE EXPRESSION D\u2019INTÉRÊT CONCERNANT LA DISPONIBILITÉ DE LOCAUX À LOUER À OTTAWA (ONTARIO) NUMÉRO DE DOSSIER : 5225-2-2020-7 Travaux publics et Services gouvernementaux Canada invite toutes les parties intéressées à soumettre une réponse, au plus tard le 21 juillet, 2020, concernant la disponibilité de locaux d\u2019entreposage et de locaux de bureaux à louer dans des immeubles à Ottawa, pour un bail de dix (10) ans et d\u2019une (1) option de cinq (5) ans, débutant le ou vers le 1er mai, 2021.Pour voir la version intégrale de cette invitation et y répondre, veuillez consulter le : www.achatsetventes.gc.ca/biens-et-services/location-de-biens-immobiliers ou communiquer avec Sophie Savard au 873-353-0617.INVITATION À SOUMETTRE UNE EXPRESSION D\u2019INTÉRÊT CONCERNANT LA DISPONIBILITÉ DE LOCAUX À LOUER DANS LA GRANDE RÉGION D\u2019OTTAWA (ONTARIO) NUMÉRO DE DOSSIER: 5225-2-2020-8 Travaux publics et Services gouvernementaux Canada invite toutes les parties intéressées à soumettre une réponse, au plus tard le 21 juillet, 2020, concernant la disponibilité de locaux d\u2019entreposage et de locaux de bureaux à louer dans des immeubles dans la grande région d\u2019Ottawa, pour un bail de huit (8) ans débutant le ou vers le 1er janvier, 2021.Pour répondre à cette invitation et en voir la version intégrale, veuillez consulter le www.achatsetventes.gc.ca/biens-et-services/location-de- biens-immobiliers ou communiquer avec Louis-Félix Grondin au 873-354-4309. SAMEDI 18 JUILLET 2020 leDroit 42 VOYAGES JONATHAN CUSTEAU CHRONIQUE jonathan.custeau@latribune.qc.ca LE BOURLINGUEUR S i l\u2019absence d\u2019événements et de festivals fait mal aux régions du sud du Québec, la Côte-Nord, elle, n\u2019a pas eu à adapter autant ses produits touristiques pour l\u2019été 2020.Les grands espaces, le spectacle des baleines et le grand air frais auront les mêmes propriétés, COVID ou pas.Mine de rien, la Côte-Nord, c\u2019est Tadoussac, Sept-Îles, Baie-Comeau, Natashquan et l\u2019île d\u2019Anticosti, soit 21 % du territoire du Québec.Avec ses 1300 kilomètres de côte, il y a de quoi se payer tout un roadtrip.Même que ceux qui se rendront au bout de la route de Natashquan pourront se procurer un autocollant avec lequel ils pourront se photographier.À l\u2019enjeu, un séjour à Anticosti qui sera distribué parmi les aventuriers ayant visité la patrie de Gilles Vigneault.Si pour certains la Côte-Nord se divise en théorie en deux régions touristiques, Duplessis et Manicoua- gan, Mario Leblanc, directeur général de Tourisme Côte-Nord, assure que la fusion n\u2019est qu\u2019une question de temps.C\u2019est d\u2019ailleurs lui qui a accepté de vanter sa région, cette semaine, en précisant que la plupart des attraits nord-côtiers sont ouverts cet été, sauf le barrage La Romaine.Certaines expériences autochtones sont aussi fermées au public.Bien entendu, avant de prendre le large, assurez-vous de suivre les directives de la Santé publique et vérifiez que les lieux que vous souhaitez visiter sont ouverts et disposés à vous recevoir.Q Quelles sont les attractions les plus visitées sur la Côte-Nord?R Les deux principaux attraits sont situés aux deux extrémités de la route, soit le Centre d\u2019interprétation des mammifères marins de Tadous- sac et l\u2019archipel de Mingan, à Havre- Saint-Pierre.Il y a huit heures de voiture entre les deux, sur la thématique de la Route des baleines.On peut en voir partout, si on est patient un peu.À Tadoussac, la nouvelle exposition du centre d\u2019interprétation ouvre le 19 juillet.On y trouve des squelettes bien préservés et l\u2019histoire de naufrages de baleines, entre autres.Les experts que nous avons entendus quand une baleine a été aperçue à Montréal provenaient de là.Il y a aussi le parc marin du Sague- nay, qui est en partie sur notre territoire.Q Les amoureux de plein air auront de quoi s\u2019amuser.Où doivent-ils aller?R Dans le coin de Baie-Comeau, l\u2019entreprise Attitude nordique fait des propositions pratiquement sur mesure.Elle peut vous amener dans les monts Groulx, à mi-chemin entre Fermont et Baie-Comeau.Elle peut aussi organiser des activités de kayak ou vous amener dans une auberge qui appartient à 51 % à la communauté autochtone de Pessamit, sur le bord du réservoir Manicouagan.À Sept-Îles, il faut se rendre à la ferme Purmer, sur l\u2019île Grosse Boule.On part en zodiac et on y couche dans une yourte.C\u2019est une ferme qui cultive les moules et les algues.On peut y choisir son homard et ils nous le font cuire sur le barbecue.En Minganie, Noryak Aventures fait des excursions sur la rivière Moisie ou sur le fleuve en kayak de mer.C\u2019est un secteur où on trouve beaucoup de sentiers pédestres et où on peut observer les macareux.Nous avons aussi une cinquantaine de pourvoiries, dont celles d\u2019Anticosti, et à Sacré-Cœur, un petit village sur le bord de la rivière Saguenay, la Ferme 5 étoiles propose l\u2019observation des ours.Q Quels sont les plats que vous nous recommandez?R À Tadoussac, le restaurant Chez Mathilde est une bonne table pour bien manger.À Sept-Îles, pour un club au crabe ou au homard, les Terrasses du capitaine sont réputées, alors qu\u2019à Havre-Saint-Pierre, il faut goûter la pizza aux fruits de mer de Chez Julie.À Natashquan, c\u2019est au café L\u2019Échourie que ça se passe.Tadoussac, Natashquan et Sept- Îles ont leur microbrasserie alors que Baie-Comeau a une micro et un producteur de gin.Bien entendu, nous sommes reconnus pour le homard, le crabe, les crevettes et les moules.Si on veut goûter quelque chose de nouveau, il faut essayer les mactres de Stimp- son, une variété de palourdes que certains mettent dans la bière.Q Où les amoureux de villages doivent-ils absolument arrêter?R Aux Escoumins, on peut s\u2019organiser un pique-nique au bord de l\u2019eau et bien sûr, il faut aller au bout de la route de Natashquan.À Rivière-au- Tonnerre, la Maison de la chicoutai offre des confitures et du thé.C\u2019est aussi un très beau village.Portneuf-sur-Mer a un beau camping sur le bord de l\u2019eau et Pointe- des-Monts est connu pour son phare.Q Pour les jours plus gris, quelles activités intérieures devrions- nous prévoir?R Au nord de Baie-Comeau, il y a les barrages.On visite Manic 5 si on a le temps, parce qu\u2019il est plus loin, et Manic 2 si on est pressé.Il faut vraiment voir ça.Normalement, il y a aussi le Jardin des glaciers, mais il ne sera pas ouvert cet été.À Sept-Îles, on peut aller au Musée régional de la Côte-Nord.C\u2019est le seul endroit qui a le statut de musée sur la Côte-Nord.On y retrouve des expositions historiques et thématiques.Toujours à Sept-Îles, il y a aussi le Vieux-Poste, pour ceux qui s\u2019intéressent à l\u2019histoire innue.Normalement, on peut faire l\u2019Expédition 51, soit 1700 km entre Baie- Comeau et Blanc-Sablon en passant par Fermont et le Labrador.On peut alors visiter le mur de Fermont et la mine de Mont-Wright.Ce n\u2019est toutefois pas possible cette année.Q Que recommanderiez-vous comme visite à la population locale?R Je dirais à ceux de l\u2019est de découvrir l\u2019ouest et vice versa.De faire la route entre les deux extrémités de la région.Prenez le temps d\u2019arrêter, de visiter les attraits le long de la route.Beaucoup ne l\u2019ont jamais fait.Q Quel serait le secret bien gardé de la Côte-Nord?R Probablement Anticosti! On travaille à avoir le statut de réserve de biodiversité.Il y a de quoi s\u2019amuser sur l\u2019île.La chute Vauréal est extraordinaire.On mange bien à l\u2019Auberge Port-Menier.On se rend sur l\u2019île en avion ou avec le Bella-Desgagné, un bateau de ravitaillement qui transporte aussi des passagers.Il part de Rimouski, s\u2019arrête à Blanc-Sablon et à Anticosti, entre autres.On mange très bien à bord.Il passe aussi par Natashquan et Kegaska.Il faut toutefois avoir du temps de libre, environ 72 heures, pour prendre le bateau, puisqu\u2019il ne peut pas toujours circuler si les conditions sont mauvaises.L\u2019autre option pour atteindre Anti- costi est de prendre un zodiac à partie de Havre-Saint-Pierre.Une autre expérience unique est celle de prendre le train à Sept-Îles pour aller à Schefferville.C\u2019est un train innu, Transport ferroviaire Tshiuetin inc., qui embarque les gens le long de la route, sur demande.Il n\u2019y a pas de gare officielle.Q Quel mythe aimeriez-vous déconstruire à propos de votre région?R Il faut combattre la perception que c\u2019est loin et qu\u2019il fait froid.Oui, c\u2019est grand, mais Tadoussac n\u2019est qu\u2019à deux heures et demie de Québec et à cinq heures de Montréal.Même avec un temps limité, ce n\u2019est pas le bout du monde.Notre région peut être chaude, mais elle n\u2019est pas humide.Et Sept-Îles n\u2019est pas plus loin que Gaspé.DE TADOUSSAC À MINGAN 1 L\u2019archipel des îles de Mingan, à Havre-Saint-Pierre, est constitué de formations rocheuses uniques.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR TOURISME CÔTE-NORD, MATHIEU DUPUIS 1 leDroit SAMEDI 18 JUILLET 2020 43 leDroit SAMEDI 18 JUILLET 2020 PETITES ANNONCES 43 2776 Avis,événements 2776 Avis,événements Entrée en vigueur AVIS PUBLIC est donné que le conseil municipal de la Ville de Gatineau à sa séance du 9 juin 2020 a adopté le règlement et le projet particulier de construction suivants : ENSEMBLE DU TERRITOIRE \u2022 Règlement numéro 502-322-2020 modifiant le Règlement de zonage numéro 502-2005 dans le but d\u2019exempter certains usages des limites de super?cie de l\u2019usage dépendant « Établissement où l\u2019on sert à boire et activités diverses », de permettre la mixité des usages « Débits de boisson » avec des établissements sportifs communautaires, d\u2019autoriser l\u2019usage additionnel « Fabrication à l\u2019échelle artisanale de boissons fermentées ou distillées » à certains usages commerciaux et de permettre l\u2019usage « Amphithéâtre et auditorium » à l\u2019extérieur RÉSUMÉ DU RÈGLEMENT : Le règlement de zonage sera modi?é a?n de mieux correspondre aux pratiques d\u2019activités commerciales reliées au service, à la consommation ou à la fabrication d\u2019alcool.Ce règlement ne limitera plus la super?cie de l\u2019espace dédié à la vente et la consommation d\u2019alcool dans les arénas, les stades, les salles de billard, les salles de quilles, les amphithéâtres et les auditoriums.Dorénavant, il autorisera la mixité entre les bars, les stades ou les arénas, de sorte que ces activités pourront s\u2019opérer indépendamment les unes des autres dans un même bâtiment ou un même terrain.En outre, il permettra la combinaison de la fabrication à l\u2019échelle artisanale de boissons fermentées ou distillées (ex.: cidrerie, microbrasserie, distillerie) aux activités commerciales en milieu urbain, soit dans un restaurant ou un bar.Finalement, les spectacles extérieurs sur une terrasse seront autorisés pour les amphithéâtres et auditoriums.Ces spectacles pourront se combiner à un service d\u2019alcool et de nourriture, aux endroits permis par le règlement de zonage.SECTEUR D\u2019AYLMER \u2022 Projet particulier de construction, de modi?cation ou d\u2019occupation d\u2019un immeuble \u2013 21, boulevard de Lucerne \u2013 Construire une habitation trifamiliale isolée \u2013 District électoral de Deschênes OBJET DU PROJET : \u2022 Réduire le nombre minimum de logements en structure isolée de 5 à 3; \u2022 Réduire la marge d\u2019insertion minimale en cour avant de 7 m à 6,2 m; \u2022 Réduire la marge latérale minimale de 3 m à1,5 m; \u2022 Réduire la largeur minimale du mur avant de10 m à 8,5 m; \u2022 Réduire le nombre minimal de cases de stationnement de 4 à 3; \u2022 Réduire la distance minimale entre une case de stationnement et une ouverture d\u2019une pièce habitable de 2 m à1,5 m.Le tout conditionnellement à l\u2019approbation par le conseil du projet dans le secteur de redéveloppement Deschênes en vertu du Règlement relatif aux plans d\u2019implantation et d\u2019intégration architecturale numéro 505-2005.AVIS PUBLIC est aussi donné qu\u2019en raison des circonstances exceptionnelles entourant la COVID-19 et la fermeture des bureaux administratifs de la Ville de Gatineau, les résolutions portant sur le règlement et le projet particulier de construction ci-dessus pourront être consultées sur demande en acheminant un courriel à l\u2019adresse suivante : reglements-ville@gatineau.ca.AVIS PUBLIC est également donné que la Commission municipale du Québec n\u2019a reçu aucune demande d\u2019avis sur la conformité de ce règlement et de ce projet particulier de construction au schéma d\u2019aménagement et aux objectifs du plan d\u2019urbanisme de la Ville de Gatineau, conformément à l\u2019article137.12 de la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme.AVIS PUBLIC est également donné que ces résolutions sont entrées en vigueur le 14 juillet 2020 en vertu du certi?cat de conformité émis à cette date par la gref?ère de la Ville de Gatineau.Veuillez noter que tous les avis du Service du greffe sont publiés dans le site Web de la Ville de Gatineau à l\u2019adresse gatineau.ca/avispublics.Gatineau, ce18 juillet 2020 Me Camille Doucet-Côté Assistante-gref?ère 2776 Avis,événements Régie des alcools, des courses et des jeux Avis public NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D\u2019EXPLOITATION AVIS DE DEMANDES RELATIVES À UN PERMIS OU À UNE LICENCE Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les 30 jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ci-après mentionné en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs, ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les 45 jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à la personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.9361-9781 Québec inc.4628 Rue Louis-B.-Mayer Laval (Québec) H7P6E4 Demande : 1029436 Cession totale d\u2019un bar et d\u2019un restaurant pour vendre avec autorisation de spectacles sans nudité incluant la terrasse.HOUSTON AVENUE BAR&GRILL 7 Boulevard Montclair Gatineau (Québec) J8Y2E2 Dossier : 1858034 Appels d\u2019offres 2020 SP 059 \u2013 Service de nettoyage de stationnements intérieurs Documents d\u2019appel d\u2019offres : Disponibles chez SE@O www.seao.ca # de référence1390816 le lundi 20 juillet 2020.Dépôt des soumissions : Au plus tard lundi17 août 2020 à14 h, date et heure de l\u2019ouverture publique des soumissions 2020 SP161 \u2013 Services professionnels d\u2019ingénieurs-conseils \u2013 Prolongement des services municipaux \u2013 Rue de Vernon - Phases1 et 2 Documents d\u2019appel d\u2019offres : Disponibles chez SE@O www.seao.ca # de référence1391688 le lundi 20 juillet 2020.Dépôt des soumissions : Au plus tard jeudi 20 août 2020 à 14 h, date et heure de l\u2019ouverture publique des soumissions 2020 SP 248 \u2013 Fourniture de pièces de véhicules \u2013 Filtres, pièces d\u2019éclairage et autres Documents d\u2019appel d\u2019offres : Disponibles chez SE@O www.seao.ca # de référence1391723 le jeudi 23 juillet 2020.Dépôt des soumissions : Au plus tard mardi 11 août 2020 à 14 h, date et heure de l\u2019ouverture publique des soumissions 2020 SP 262 \u2013 Déneigement du stationnement étagé du Centre multi-glaces Documents d\u2019appel d\u2019offres : Disponibles chez SE@O www.seao.ca # de référence1391617 le jeudi 23 juillet 2020.Dépôt des soumissions : Au plus tard mardi 25 août 2020 à 14 h, date et heure de l\u2019ouverture publique des soumissions 2020 SP 263 \u2013 Déneigement de divers stationnements (Secteurs de Buckingham et Masson- Angers) Documents d\u2019appel d\u2019offres : Disponibles chez SE@O www.seao.ca # de référence1391601 le jeudi 23 juillet 2020.Dépôt des soumissions : Au plus tard mardi 25 août 2020 à 14 h, date et heure de l\u2019ouverture publique des soumissions 2020 SP 264 \u2013 Déneigement de divers emplacements (Service de l\u2019environnement) Documents d\u2019appel d\u2019offres : Disponibles chez SE@O www.seao.ca # de référence1391566 le jeudi 23 juillet 2020.Dépôt des soumissions : Au plus tard mardi 25 août 2020 à 14 h, date et heure de l\u2019ouverture publique des soumissions 2020 SP 299 \u2013 Entretien des chaudières de l\u2019usine d\u2019épuration Documents d\u2019appel d\u2019offres : Disponibles chez SE@O www.seao.ca # de référence1391380 le lundi 20 juillet 2020.Dépôt des soumissions : Au plus tard mardi 11 août 2020 à 14 h, date et heure de l\u2019ouverture publique des soumissions Gatineau, ce18 juillet 2020 L\u2019assistante-gref?ère, Me Camille Doucet-Côté ALCOOLIQUES ANONYMES Hull-Ottawa-Aylmer 819 595-1916 Gatineau 819 561-2002 À la maison.les services d\u2019hébergement sont gratuits.819 770-3900 www.mmfs.org 170, rue Sherbrook, Gatineau (Québec) J8Y 2L6 CENTRE DE SOINS PALLIATIFS DE L\u2019OUTAOUAIS LA MAISON DI A B È T E Cela vous concerne Renseignements | Dons 819 770-0442 www.devp.org SAMEDI 18 JUILLET 2020 leDroit 44 SAMEDI 18 JUILLET 2020 leDroit 44 PETITES ANNONCESLaSECTION Nécrologique C\u2019EST AVEC TRISTESSE QUE NOUS VOUS ANNONÇONS LE DÉCÈS DE JEAN AUBRY décédé le 12 juillet 2020, à l\u2019âge de 77 ans.Jean était l\u2019époux deDianeAubry, née Hamelin, et le fils de feuDenisAubry et de feu Fernande Lalonde de Lachine.Outre Diane, il laisse dans le deuil ses filles : Christiane (Benoit) et Janice (Éric), ses précieux petits-enfants :Camille,Émile, Rémi etÉloi, sa soeur Lucie (Nicole), sa belle-soeur Janice (Michel), ses nièces :Nathalie, Jacynthe,Marianick et Isabelle, sa tante, ses oncles et ses cousin(e)s ainsi que de nombreux amis.Au cours des 40 dernières années, Jean aura été un modèle de détermination, de persévérance et de résilience pour tous ceux et celles qui l\u2019ont côtoyé.Il demeurera une source d\u2019inspiration pour nous tous.En raison des circonstances actuelles, un service aura lieu dans l\u2019intimité de ses proches.Vos marques de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation canadienne de la maladie polykystique des reins, une fondation chère à Jean et à la famille.La famille désire remercier le personnel du IKEA d\u2019Ottawa et du campus Civic de l\u2019Hôpital d\u2019Ottawa pour les soins empreints d\u2019humanité qu\u2019ils ont prodigués.Vos messages de condoléances peuvent être envoyés au www.cfo.coop 819.568.2425 PARTOUT EN OUTAOUAIS cfo.coop C\u2019EST AVEC REGRET Q E NOUS VOUS ANNONÇONS LE DÉCÈS DE SYLVIA BEAUCHAMP (NÉE FARMER) 1938 - 2020 survenu le 3 juillet 2020 au Centre hospitalier de Hull, suite à une longue maladie.Épouse bien-aimée de Robert depuis 1958, prédécédée par ses parents : Léo Farmer et Laurette Bédard, elle laisse également dans le deuil son fils Guy-Robert (Jean-Luc Doucet) et sa fille Marie Joanne (Doris Martel); ses frères : Jacques (Lucille) et Robert (Carmelle) ainsi que plusieurs ami(e)s, neveux, nièces, cousins, cousines, en particulier sa cousine Pauline Bédard-Lyonnet avec qui elle entretenait une relation très spéciale et unique depuis plusieurs années.En raison de la Covid-19, seules les personnes invitées personnellement par la famille pourront être présentes aux funérailles.Les autres personnes qui désirent y assister pourront le faire virtuellement lors de la webdiffusion en direct de la cérémonie le lundi 3 août 2020 à 14 h ou en reprise via le lien : https://commemora.tv/fr/diffusions/15760.Vos marques de sympathie peuvent se traduire par un don à l\u2019Institut national canadien des aveugles (www.cnib.ca/fr).La famille désire remercier le personnel des soins palliatifs de l\u2019Hôpital de Hull pour la qualité des soins prodigués.Vos messages de condoléances peuvent être envoyés au www.cfo.coop 819.568.2425 PARTOUT EN OUTAOUAIS cfo.coop C'EST AVEC UNE IMMENSE TRISTESSE QUE NOUS ANNONÇONS LE DÉCÈS DE NOTRE PÈRE MARIUS BÉLAND survenu le 29 juin 2020.Il laisse dans le deuil Hélène Dulude; ses enfants : Julie, Nathalie (Pierre Nantel), Michel (Sylvie Perreault) et Sébastien; ses petits-enfants :Guillaume, Philippe, Catherine, Marilyne et Caroline; ses frères :Armand (Jeanne-PauleThériault) et Camil (Anita Thériault) ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines, parents et ami(e)s.Afin de respecter les consignes gouvernementales sur la COVID-19, seules les personnes invitées personnellement par la famille pourront être présentes aux funérailles.La famille désire remercier le personnel des 5e et 6e étages de l'Hôpital de Gatineau, plus particulièrement Dre Lapointe et Dr Dido.Vos messages de condoléances peuvent être envoyés au www.cfo.coop 819.568.2425 PARTOUT EN OUTAOUAIS cfo.coop C\u2019EST AVEC REGRET QUE NOUS VOUS ANNONÇONS LE DÉCÈS DE MME LISE BILODEAU LALANDE décédée le 10 juillet 2020, à l\u2019âge de 75 ans.Elle était l'épouse bien-aimée de feuRobert Lalande, et la fille deGabrielle Fournier et de feuGérard Bilodeau.Outre sa mère, elle laisse dans le deuil ses enfants:Mélanie (Frédéric Lavoie) et Martin (Andrée Lessard) ; ses petits-enfants adorés:Raphaël, Samuel, Lévi, Béatrice et Flavie ; ses soeurs: Claudine (Pierre Corbeil) et Henriette (Marc Girard); ses beaux-frères, belles-soeurs :Richard (Frances Gorman), Jean (Ginette Bradette) et Louise (feu Léopold Richer).Elle laisse également dans la peine plusieurs neveux, nièces, cousin(e)s et ami(e)s.Afin de respecter les consignes gouvernementales sur la COVID-19, seules les personnes invitées personnellement par la famille pourront être présentes aux funérailles.Les autres personnes qui désirent y assister pourront le faire virtuellement lors de la webdiffusion en direct de la cérémonie le lundi 20 juillet 2020 à 10 h 00.Il vous sera possible de visionner la cérémonie en direct ou en reprise via https://commemora.tv/fr/diffusions/15932.Vos marques de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société Parkinson Canada.La famille désire remercier le personnel soignant de l'Hôpital de Hull ainsi que les Docteurs Delphine Laramée et Denis Hallé pour les bons soins prodigués, et un merci également au personnel du Domaine Notre-Dame.Vos messages de condoléances peuvent être envoyés à: www.cfo.coop 819.568.2425 PARTOUT EN OUTAOUAIS cfo.coop LA FAMILLE BRAY A LE REGRET DE VOUS ANNONCER LE DÉCÈS DE MME MURIELLE BRAY NÉE DUBÉ d\u2019Ottawa, décédée paisiblement le 5 juin 2020, à l\u2019âge de 86 ans.Elle était l\u2019épouse de feu Urgel Bray et la fille de feu Henri Dubé et de feu Juliette Savard.Elle laisse dans le deuil son fils Charles (Annie) et ses trois petits-enfants : Naomï, Emma et Théo.Elle était la soeur de Rolande et fut précédée de ses frères Armand et Robert, et de ses soeurs Stella et Claire.Elle laisse également plusieurs neveux, nièces, parents et amis.Le service religieux, en présence des cendres, aura lieu le 21 juillet à l\u2019égliseNotre- Dame-de-Lourdes à 10 h 30, au 435, cheminMontréal.Étant donné les contraintes liées à la pandémie de COVID-19, le port dumasque et la distanciation sont obligatoires.Vos marques de sympathie peuvent se traduire par un don à Parkinson Canada.Maison funéraire St-Laurent de Hulse, Playfair & McGarry Inc.www.hpmcgarry.ca AVIS DE DÉCÈS JEANNINE ARSENAULT décédée le lundi 1er juin 2020, à l\u2019âge de 81 ans.Elle était la fille de feu Donat Deschamps et de feu Laura Châtelain et l\u2019épouse adorée de Jean-Marie Arsenault.Elle laisse dans le chagrin son frère Wilfrid Deschamps (Anne) et ses soeurs Thérèse Charbonneau, Claudette Cusson (Maurice) et Irène Edge (feu Roger).Elle laisse également dans le deuil ses beaux-frères :CamilleArsenault (feuVal), Roland Arsenault (Annette), Léo Arsenault (Maggie), Normand Arsenault (Dianne) et ses belles-soeurs : Estelle Lapointe (feu Ernest), Edna Proulx (feu Gérard), Jeannine Landry (feu Bertrand), DianeArsenault, Marie Doré (Jack), Lucie Arsenault (Jean-Paul) et Nicole Petrasek (Leo), ainsi que plusieurs neveux, nièces et ami(e)s.Elle fut prédécédée par ses frères et soeurs : Ronald Deschamps, Roland Deschamps, Roger Deschamps (Lise) et ses beux-frères et belles-soeurs : Emile Arsenault, Georgette Brouillette (feu Léo), Gisèle Arsenault, Denis Arsenault et Lorraine Gagnon (Don).La famille désire remercier le personnel de la Résidence St-Louis pour leurs soins prodigués.Une messe commémorative aura lieu le vendredi le 24 juillet 2020 en l\u2019église Notre-Dame-de-Lourdes (435, chemin Montréal, Ottawa) à 10 h 30.La famille recevra parents et amis à compter de 9 h 30 à la maison funéraire Racine, Robert & Gauthier (180, chemin Montréal, Ottawa).Toutes les personnes présentes devront porter unmasque et suivre toutes les autres consignes.Enmémoire de Jeannine des dons à la Société canadienne du cancer ou à la SociétéAlzheimer seraient grandement appréciés.Maison funéraire Racine, Robert & Gauthier 613.241.3680 www.racinerobertgauthier.com leDroit SAMEDI 18 JUILLET 2020 45 leDroit SAMEDI 18 JUILLET 2020 PETITES ANNONCES 45 AVIS DE DÉCÈS DENIS CARRIÈRE C\u2019est avec une profonde tristesse que nous annonçons le décès de Denis Carrière, survenu le dimanche 12 juillet 2020, à l\u2019âge de 86 ans.Il laisse dans le deuil sa tendre épouse bien-aimée, Carmen Rancourt, avec qui il aurait célébré dans la joie et l\u2019amour 60magnifiques années demariage aumois d\u2019août.Il laisse aussi ses 4 enfants : Gilles (Lynne), Pierre (Monika), Sylvain (Sandy) et Nathalie (Jean).Il laisse également ses chers petits-enfants : Zachary et Xavier, Patrick et Benoît (leur mère Sylvie), Masha, Mély, Christelle et Frédéric et sans oublier son précieux arrière-petit-fils Thomas.Il laisse pareillement dans le deuil ses soeurs :Jeannette (feuMaurice), Cécile et Louise (feu Earl); ses belles-soeurs: Gisèle et Gerda et son beau-frère Marcel.Il est prédécédé par sa soeur Agnès (feu Edouard); ses frères : Guy, Roger, Raymond (feu Ghislaine) et Armand.La famille tient aussi à remercier sincèrement le personnel duCentreÉlisabeth-Bruyère, particulièrement Linda,Malaïka et Shawn pour leur compassion et affection envers notre père et les gestes et paroles de réconfort accordés à notre mère et notre famille.Nous voulons aussi remercier Barbara, infirmière à Champlain LHIN, qui a tendrement pris soin de Denis à la maison.En raison de la COVID-19, les funérailles seront privées.Puisque nous n\u2019aurons pas l\u2019occasion de nous rencontrer et de partager nos souvenirs de Denis, bien vouloir télécharger vos condoléances et/ou anecdotes sur ce site.Des dons à la Société canadienne du cancer au lieu de fleurs seraient appréciés.Les messages de condoléances peuvent être faits au site : www.heritagefh.ca Complexe funéraire Héritage 613.830.2305 www.heritagefh.ca AVIS DE DÉCÈS JEAN GUY DESJARDINS 7 MAI 1938 - 2 JUILLET 2020 C\u2019est avec beaucoup de tristesse que nous annonçons le décès de monsieur Jean Guy Desjardins, décédé le 2 juillet suite à une longue et courageuse bataille contre le cancer.Jean Guy a débuté une longue carrière comme agent immobilier et a pris sa retraite en 2019.Il laisse dans le deuil sa compagne de 17 années de bonheur, Lina Dumais.Il laisse aussi ses enfants Luc (Jocelyne), Sylvie et Yves (Brenda); ses 3 petites-filles, 4 petits-garçons et 4 arrière-petites-filles; son frère Raymond (Anne) et sa soeur Gilberte ainsi que les enfants, frères et soeur de sa compagne, Nathalie (Marc), Mario (Annie), Martin (Ginette), Pierre (Patricia) et Anne.Nous voulons remercier tout le personnel de la résidence Revera Alta Vista et Bayshore Nursing pour les bons soins prodigués à son égard.En mémoire de Jean Guy, un don à la Fondation régionale du cancer seraient grandement apprécié.Rédigé par Lina Dumais Maison funéraire Racine, Robert & Gauthier 613.241.3680 www.racinerobertgauthier.com C\u2019EST AVEC REGRET QUE NOUS VOUS ANNONÇONS LE DÉCÈS DE MME ODETTE DORAIS (NÉE LÉTANG) décédée le 2 juillet 2020, à l\u2019âge de 89 ans et 7 mois.Elle était l\u2019épouse de feu Marcel Dorais et la fille de feu Aurèle Létang et de feuYvonne Lamoureux.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Mario (Carole Gamache), Denis, Danielle (Pierre Bujold) et Chantal (Michel Sévigny); ses petits-enfants : Stéphanie, Marie-Claude, Isabelle et ses arrière- petits-enfants :Valérie, Félix et Élodie.Elle laisse également sa soeur Louise, son frèreYvon, deux belles-soeurs ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousin(e)s, parents et amie(e)s.Elle fut prédécédée par sa soeur Lorraine et ses frères : Hubert et Aurélien.Afin de respecter les consignes gouvernementales sur la COVID-19, seules les personnes invitées personnellement par la famille pourront être présentes aux funérailles.Les autres personnes qui désirent y assister pourront le faire virtuellement lors de la webdiffusion en direct de la cérémonie le mercredi 22 juillet 2020 à 18 h ou en reprise via le lien : https://commemora.tv/fr/diffusions/15824.Vos marques de sympathie peuvent se traduire par un don à Diabète Québec Vos messages de condoléances peuvent être envoyés à : www.cfo.coop 819.568.2425 PARTOUT EN OUTAOUAIS cfo.coop AVIS DE DÉCÈS ANNE-MARIE CYR NÉE SÉGUIN est décédée paisiblement le 8 juillet 2020 à la Place Besserer à Orléans.Fille de feu Séraphin Séguin et de feu Lauréa Girouard (Hull, QC), elle était l\u2019épouse bien-aimée de feu Hervé Cyr.Elle laisse dans le deuil ses jumelles Micheline (Michel Blain et leur fille Leia) et Michèle (Claude Dagenais) ainsi que son fils François (Lucie Olivier et leurs filles Natasha et Caroline).Prédécédée par ses frères et soeurs : Rodolphe (feu Claire Desmarais), Carmelle (feu Marcel Vézina), Gérard (feu Jacqueline Mousseau), Conrad (feu Jeannine Bélanger), Raymond (Aline Godin), Jeannine (s.s.c.), et Guy.Elle laisse également un frère, Bernard (Denise Villeneuve) et une soeur, Denise (feu Raymond Labelle) ainsi que 4 belles-soeurs :Madeleine (feu FernandMongeon), Monique (feu Gérard Desjardins), Paulette Cyr (feu Jean Parisien) et Juliette Parisien (feu Maurice Cyr), ainsi que plusieurs neveux et nièces.Les funérailles et l\u2019inhumation eurent lieu dans l\u2019intimité familiale en l\u2019église et au cimetière St-Joseph d\u2019Orléans.Sincères remerciements à l\u2019équipe de la Place Besserer pour les soins prodigués à notre mère.Toute notre gratitude à sonmédecin de famille depuis de nombreuses années, le DrAndréGauthier ainsi qu\u2019à son épouse Lorraine.LA FAMILLE DENAULT A LE REGRET DE VOUS ANNONCER LE DÉCÈS DE M.ROLAND DENAULT Est décédé à la residence la Renaissance d\u2019Aylmer, le dimanche 12 juillet 2020, à l\u2019âge de 88 ans.Il était le fils de feu Michael Denault et de feu Emma Durocher.Il était l\u2019époux bien-aimé de feu Marguerite Fortin.Il laisse dans le deuil ses chères filles :Anne (feu Sam), Lynn (Pierre) et Lise; ses petits-enfants adorés:Karen (Allen), Jamie, Jason (Stéphanie), Alain (Caro), Chantal (Luc), Jacob et Emilie; ses arrière-petits-enfants: Mitchell, Kaitlin, Alexis, Connor, Cody, Colton, James, Juliette, Hugo et Flavy.Il laisse également dans le deuil son frère Dorion (Adèle), ainsi que plusieurs neveux, nièces et ami(e)s.Roland fut prédécédé par ses frères Ronald (feu Connie) et Daniel (Diane et Francine).Les funérailles auront lieu le mercredi 22 juillet 2020 à 11 h en l\u2019église St-Mark, 160, rue Principale à Gatineau.La famille recevra des condoléances à l\u2019église à compter de 9 h.En raison du COVID-19, veuillez communiquer avec la maison funéraire afin de prendre rendez-vous pour assister aux funérailles.Pour ceux et celles qui le désirent, des dons à la Fondation desmaladies du coeur ou à la Société d\u2019 Alzheimer seraient appréciés.Maison funéraire Racine, Robert & Gauthier Beauchamp www.racinerobertgauthier.ca 819.770.1300 Hull 819.561.1969 Gatineau 819.684.1155 Aylmer AVIS DE DÉCÈS ROBERT DUBEAU 2AVRIL 1946 - 8 JUILLET 2020 C\u2019est avec tristesse que la famille vous annonce le décès de Robert Dubeau, décédé le 8 juillet 2020, à l\u2019âge de 74 ans.Il était le fils de feu Edmond Dubeau et de feu Thérèse Quinn.Il laisse dans le deuil sa fille Julie (Michael McGarry), sa petite-fille adorée Cindy (Benoit), son arrière-petite fille Mélody, ses frères et soeurs Claire, Lise, Denis et Guy ainsi que plusieurs autres membres de famille et amis.Robert fut prédécédé par son épouse Lise avec qui il a passé 45 merveilleuses années.Un service sera célébré en sa mémoire dans l\u2019intimité familiale.Vos voeux de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation desmaladies du coeur et de l\u2019AVC.La famille tient à remercier le docteur GuyMorissette ainsi que le docteur DavidAdams pour leurs soins prodigués.Maison funéraire Racine, Robert & Gauthier Beauchamp www.racinerobertgauthier.ca 819.770.1300 Hull 819.561.1969 Gatineau 819.684.1155 Aylmer AVIS DE DÉCÈS FRANÇOISE GOULET C\u2019est avec une profonde tristesse que nous annonçons le décès de Françoise Goulet (néeMarquis), le 30 juin 2020, à l'âge de 78 ans.Elle laisse dans le deuil son époux bien-aimé Pierre Goulet; ses enfants : Marie-Josée (Jean-François Sweeney) et Catherine (Jonathan Cyr); ses petits-enfants : Nicholas, Camille, Aurélie et Noah.Elle laisse également sa soeur Pauline (Yvan Canac-Marquis), ainsi que ses beaux-frères, belles-soeurs, neveux, nièces et amis.Elle fut prédécédée par ses parents LouisMarquis et Cécile Pouliot, ainsi que son frère Michel et ses soeurs : Jeanne et Nicole (RenéGagnon).Compte tenu des restrictions aux rassemblements, une cérémonie en l'honneur de Françoise aura lieu à une date ultérieure.Les messages de condoléances peuvent être faits au site : www.heritagefh.ca Complexe funéraire Héritage 613.830.2305 www.heritagefh.ca SAMEDI 18 JUILLET 2020 leDroit 46 SAMEDI 18 JUILLET 2020 leDroit 46 PETITES ANNONCES AVIS DE DÉCÈS ROGER LATOUR Décédé le mercredi 8 juillet 2020, à l\u2019âge de 87 ans.Il était le fils deWilfrid Latour et de Florence Latour (née Cousineau).Il laisse dans le chagrin ses deux neveux : Michel Morin (Betty), Richard Morin et plusieurs ami(e)s.Roger laisse également dans le deuil son petit-neveu et sa petite-nièce : Ryan ainsi que Melissa et sa mère Sherry.Roger était bien connu pour être un homme gentil et généreux avec un merveilleux sens de l\u2019humour.Il fut prédécédé par sa soeur Réjeanne Morin (Pierre).La famille désire remercier le personnel du 5e étage de l\u2019Hôpital Général pour les excellents soins prodigués.En mémoire de M.Latour, des dons à la Société canadienne du cancer seraient grandement appréciés.Un service aura lieu à une date ultérieure.Maison funéraire Racine, Robert & Gauthier 613.241.3680 www.racinerobertgauthier.com AVIS DE DÉCÈS MADELEINE LEBEL 1928 - 2020 Née à Hull, fille de Willie Lebel et de Léa Cousineau, elle laisse dans le deuil ses filles : Roseline Patrice McIntosh (Denis) et Ariane Patrice (Daniel); ses 6 petits-enfants, 14 arrière-petits- enfants et 2 arrière-arrière-petits-enfants, sa soeur cadette Pauline Lebel Manto (Stan) et plusieurs neveux et nièces .La célébration a eu lieu en toute intimité .Résidence funéraire Alfred Dallaire Memoria 1.866.277.7778 www.memoria.ca LA FAMILLE RÉGIMBAL A LE REGRET DE VOUS ANNONCER LE DÉCÈS DE MME LOUISE LUCAS décédée le 26 février 2020 à l\u2019âge de 76 ans.Elle était la conjointe de Joseph Régimbald et la fille de feu Léo Lucas et de feu Fernande Madore.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Line, Lucie (Yvon Pelletier), Anne (Alain Hébert) et André; ses 9 petits-enfants : Julie, Patrice, Karine, Kevin, Mélanie, Mélissa, Andrew, Francis et Nicolas; ses 5 arrière-petits-enfants; ses soeurs : Hélène (Claude Rouleau) et Rachel (feu de Michel Gonthier) ainsi que ses neveux, nièces, parents et ami(e)s.Elle fut précédée par son frère François, sa soeur Ginette et sa belle-soeur Jacqueline.Un service religieux, en présence des cendres, aura lieu le samedi 25 juillet 2020 à 15 h à la paroisse St-Gabriel située au 20, rue Principale à Bouchette.La famille désire remercier le personnel du 2e étage au Foyer Père-Guinard.AVIS DE DÉCÈS MME DENISE VILLENEUVE (NÉE BEAULNE) est décédée le mardi 7 juillet 2020, à l'âge de 84 ans.Elle était l'épouse de feu HenriVilleneuve, la fille de feu Eugène Beaulne et de feu Irène Sauvé.Elle laisse ses enfants : Louise (Bernard Gravelle) et Jean; ses petits-enfants adorés, ses 2 amours, Nick et VickyVilleneuve ainsi que leur mère, Josée Miron.Elle laisse également sa soeur, Louise (Marcel Proulx), ainsi qu'un beau-frère, ses belles- soeurs, ses neveux, nièces et ami(e)s.Elle fut prédécédée par son fils, Luc.Vos marques de sympathie peuvent se traduire par un don à l'organisme de votre choix.« Repose en paix Maman, Mamie, Nini .tu le mérites tellement.» Dû à la situation exceptionnelle que nous vivons présentement, une célébration aura lieu en privé pour la famille immédiate.Pour de plus amples renseignements communiquer avec la : MAISON FUNÉRAIRE THÉO BRUNET & FILS ROCKLAND,ONT.613-446-4691 Condoléances au www.maisonfunerairebrunet.ca C\u2019EST AVEC UNE IMMENSE TRISTESSE QUE NOUS VOUS ANNONÇONS LE DÉCÈS DE M.RAYMOND LEBLANC décédé le 5 juillet 2020, à l\u2019âge de 53 ans.Il était le fils de feu Jean Leblanc et de Lucille Pomainville.Outre sa mère, il laisse dans le deuil ses frères : Richard (Suzanne Schryburt), Michel (Elise de Courval) et Sylvain (Lyn Neville); sa soeur Louise (Gilles Rochon); ses neveux et nièces : Daniel, Patrick (Véronique Fortin Dorego), Samuel, Isabelle (Maxime Laviolette), Mélissa (Julien Simard) et Aurélie; une arrière-petite-nièce Marianne ainsi que plusieurs oncles, tantes, cousin(e)s, parents et ami(e)s.Afin de respecter les consignes gouvernementales sur la COVID-19, seules les personnes invitées personnellement par la famille pourront être présentes aux funérailles.Les autres personnes qui désirent y assister pourront le faire virtuellement lors de la webdiffusion en direct de la cérémonie le mardi 21 juillet 2020 à 10 h ou en reprise via le lien : https://commemora.tv/fr/diffusions/15768.Au lieu de fleur, vos marques de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation des maladies du coeur et de l'AVC.Vos messages de condoléances peuvent être envoyés à : www.cfo.coop 819.568.2425 PARTOUT EN OUTAOUAIS cfo.coop AVIS DE DÉCÈS SUZANNE JOUBERT À Montréal, le 19 mai, s\u2019est éteinte doucement l\u2019artiste peintre Suzanne Joubert, née Suzanne Létourneau.Elle a créé une oeuvre imposante composée de centaines de tableaux, dont plusieurs figurent dans des collections prestigieuses au Canada et à l\u2019étranger.Elle a écrit deux essais sur l\u2019art, Éloge de l\u2019inactualité et Créer : Ce qu\u2019en disent les artistes.Elle a participé à la sauvegarde et à la renaissance du village d\u2019Argentine à Hull (Gatineau), et à la rédaction de son guide historique et architectural, Le Village d\u2019Argentine.Suzanne Joubert croyait au métier et à la compétence.Elle avait foi aussi dans la liberté artistique qui ignore les sujets interdits tout comme la manière commandée par le goût du jour.Elle a assumé le prix de cette liberté qui lui était chère jusqu\u2019à son dernier souffle.Elle laisse dans le deuil ses frères, ses enfants, ses petits-enfants, ses belles-filles et gendres, et de nombreux amis.Un hommage sera rendu à la mémoire de Suzanne Joubert quand la pandémie qui nous afflige prendra fin.Une invitation à cet effet sera publiée le temps venu.Nous tenons à remercier le personnel soignant des CLSC Parc-Extension et Côte-desNeiges, Point de service Outremont, ainsi que les membres de la fondation Nova.Leur dévouement, leur empathie et leur diligence ont été exemplaires.Résidence funéraire Alfred Dallaire Memoria 1.866.277.7778 www.memoria.ca C\u2019EST AVEC REGRET QUE NOUS VOUS ANNONÇONS LE DÉCÈS DE MME JEANNINE COUSINEAU (NÉE POTVIN) décédée le 4 juillet 2020, à l\u2019âge de 81 ans.Elle était l\u2019épouse de Jean-Maurice Cousineau et la fille de feu Clarence Potvin et de feu Rita Moreau.Outre son époux, elle laisse dans le deuil son fils Michel Cousineau (Sophie Robitaille) et ses petits-enfants : Matthias et Mélodie Cousineau.Elle laisse également son frère Robert (Louise Lapointe), sa soeur Patricia (feu Gilles Gratton) ainsi que plusieurs beaux-frères, belles-soeurs, neveux, nièces, cousin(e)s, parents et ami(e)s.Elle fut prédécédée par son frèreWilliam (feu Jacqueline Bélec) et ses soeurs : Joan (feu Rosemond Duguay) et Ruth (feu Thomas Plouffe).Une cérémonie aura lieu à une date ultérieure.Vos marques de sympathie peuvent se traduire par un don à la recherche du cancer du poumon.La famille désire remercier le personnel de la Résidence Le Monarque pour les bons soins prodigués.Vos messages de condoléances peuvent être envoyés à : www.cfo.coop 819.568.2425 PARTOUT EN OUTAOUAIS cfo.coop leDroit SAMEDI 18 JUILLET 2020 47 leDroit SAMEDI 18 JUILLET 2020 PETITES ANNONCES 47 LA FAMILLE ROBINSON A LE REGRET DE VOUS ANNONCER LE DÉCÈS DE M.ROGER ROBINSON Décédé le 11 juillet 2020, entouré de sa famille, à l\u2019âge de 87 ans.Il était le fils de feu Yvain Robinson et de feu Amanda Lahaie.Il a rejoint sa tendre épouse Juliette (néeChartrand), décédée le 2 juillet 2019.Il laisse dans le deuil ses enfants: Michel (Diane), Murielle (Jacques) et Linda (Normand); ses petits-enfants :Denis (Mélanie), David, Janie (Steve), Mélanie (Hugo), André (Anna), Daniel (Vicky); ses arrière-petits-enfants :Elyssa, Jérémy, Jayden, Mali, Nathan etTrevor.Il laisse également son frèreYvain (feuYvette), des beaux-frères, belles-soeurs ainsi que sa filleule Denise (Marcel).Il laisse également plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines, parents et amis.Il fut prédécédé par ses frères :Charlemagne (feuAline), Réal (feuAline), Ethelbert (feuAline), Roméo (feu Reina), Fernand (feu Janine), René (feu Thérèse) et sa soeur Fleur-Ange (feu Michel) ainsi que par son arrière-petit-fils Zack Chalifoux.Une cérémonie commémorative sera célébrée à une date ultérieure en la paroisse de L\u2019Ange-Gardien.La famille désire remercier Dr Pierre Villemaire, Dr Bélanger, Dr Forget, le personnel du 7 ième étage Est de l\u2019hôpital de Hull ainsi que tout le personnel de la résidence Le Monarque de Montebello pour les excellents soins prodigués.En souvenir de Roger, des dons à la Résidence le Monarque seraient grandement appréciés.Maison funéraire Cadieux Tubman 819.986.3834 www.maisonfunerairecadieux.ca www.tubmanfuneralhomes.com AVIS DE DÉCÈS M.JEAN-PIERRE (JP) ROY C\u2019est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Monsieur Jean-Pierre Roy, âgée de 59 ans, après une bataille contre le cancer.Il était le mari bien-aimé de Lise Castonguay, fils de feu René Roy et de feu Cécile Lavoie.Il laisse dans le deuil ses enfants bien-aimés :André (Nadia Boudkina), Christian (Fanny Brunet) et Renée (David Morin); ses petits-enfants bien-aimés :Vanessa, Benjamin, Noémie, Marilyne et David; aussi ses frères et soeurs :Marcel, Claude, Diane, Gilles (Sylvette Savage), Denis et Sylvie; ses belles-soeurs et beaux-frères : Gilles (Sylvie Lamothe), Guy (Sarah), Suzanne (Pierre Labelle), Lynne (Robert Laférrière), Sylvie (Jocelain Cheff), Denise et Jean (Chantal Beauregard).La famille et les amis sont invités à lui rendre hommage à la Paroisse Ste-Marie (4831, chemin Innes, Orléans, ON), le lundi 20 juillet 2020 à 10 h 15.Les funérailles auront lieu à 11 h au même endroit.Veuillez prendre note que les précautions de Covid-19 sont toujours en vigueur; nous vous demandons respectueusement que les participants portent un masque et que 6 pieds de mesure de distanciation sociale soient observés à l\u2019intérieur et à l\u2019extérieur de la Paroisse.Un nombre limité sont autorisées dans l\u2019église.AVIS DE DÉCÈS SUZANNE ST-JEAN 1953 - 2020 Au CHUS Fleurimont, le 16 avril 2020, à l\u2019âge de 66 ans, est décédéemadame Suzanne St-Jean, épouse de feu Gilles Lauzon, fille de feu Roger St-Jean et de feu Bernice Maheu.Madame St-Jean a vécu une grande partie de sa vie à Gatineau avant de s\u2019établir à Sherbrooke.Une cérémonie hommage àmadame St-Jean aura lieu le mardi 21 juillet 2020 à la Coopérative funéraire de l\u2019Outaouais (Succursale LaVérendrye Ouest) dans l\u2019intimité familiale et sera diffusée sur la plateforme virtuelle de la Coopérative funéraire de l\u2019Outaouais.Vous pourrez suivre la cérémonie via le lien web : https://commemora.tv/fr/diffusions/15551 L\u2019inhumation aura lieu au cimetière Saint-François de Sales à Gatineau le jour-même.Madame Suzanne St-Jean laisse dans le deuil ses 3 filles adorées : Marie-Claude Lauzon (Georges Gadié), Karoline Lauzon (Jean-François Noël) et Véronique Lauzon (Jeffrey Lachapelle); ses petits-enfants chéris :Cédric, Raphaëlle, Magalie et Abigail.Elle a été précédée par sa soeur aînée feu Nicole St-Jean (feu Rhéal Clément).Elle laisse également dans le deuil sa soeur cadette Pierrette St-Jean (Gérard Plouffe), plusieurs neveux et nièces, ainsi que des cousins, cousines, autres parents et amis.En témoignage de votre sympathie, des dons à la Fondation du CHUS (soins oncologiques) seraient appréciés de la famille : http://www.fondationchus.org Pour renseignements Coopérative funéraire de l\u2019Estrie Téléphone: 819.565.7646 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraireestrie.com LaSECTION Remerciements MONIQUE LEGAULT Décédée le 7 mars 2020.Elle a été inhumée le 19 juin 2020 en toute intimité.La famille remercie toutes les personnes qui leur ont envoyé des messages de sympathie.La SECTION InMemoriam EN MÉMOIRE DE LAURENT RHÉAL FILLION 10 MARS 1942 - 24 JUILLET 2001 Une messe sera célébrée à Saint-Louis-Marie-de-Montfort, 749, rue Trojan, Vanier, le samedi 25 juillet 2020, à 16 h.27e ANNIVERSAIRE MME LUCILLE LOUIS-SEIZE (NÉE DESJARDINS) Déja vingt-sept ans et tu nous manques autant qu\u2019au premier jour de ton départ.Notre vie n\u2019a jamais été pareille.Ton visage, ta bonté et ta joie de vivre est gravés dans nos coeurs.Unemesse sera célébrée le 19 juillet 2020 à 9 h 30 en l\u2019église St-Grégoire de Buckingham.Avec tendresse, Ton époux, tes enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants et leurs conjoints XXX 3e ANNIVERSAIRE NATHALIE PARENTEAU Trop aimée pour être oubliée Ma belle Nathalie, trois ans déjà.Ton départ est tellement difficile à accepter.C'est comme si c'était hier.La peine est encore aussi présente mais nous savons, sans aucun doute, que tu es heureuse parmi les parents et amis que tu es partie rejoindre.Nous t'avons tellement aimée, nous tes parents, tes frères et tes amis aussi.De là-haut, je te demande de veiller sur nous.Papa, Maman, Alain, Annie, Louis, Christian, Cédrick et Stéphane.Ligne de soutien pour femmes touchées par la violence www.femaide.ca ats 1-866-860-7082 LE COMPTOIR D\u2019INFORMATION A BESOIN DE BÉNÉVOLES! Pour en savoir plus sur le bénévolat à l\u2019Hôpital d\u2019Ottawa, téléphonez-nous au Services bénévoles 613 737-8094 SAMEDI 18 JUILLET 2020 leDroit 48 SPORTS L\u2019ancienne championne québécoise de cyclisme sur route, Julie Hutsebaut, savoure son rôle de maman dans l\u2019Est ontarien.Ses enfants baignent dans le sport, dont le cyclisme.\u2014 ETIENNE RANGER, LE DROIT Que sont-ils devenus ?MARTIN COMTOIS mcomtois@ledroit.com Ç a fera bientôt 15 ans que cette championne québécoise de cyclisme sur route a pris le départ d\u2019une course sur route.Ça se passait aux États-Unis à la fin de l\u2019été 2005.Plus précisément au Vermont à l\u2019occasion de la «Green Mountain Stage Race».Julie Hutsebaut s\u2019en souvient encore très bien.Non pas en raison du résultat final.Mais plutôt ce qui l\u2019attendait par la suite.« J e m e s u i s m a r i é e d e u x semaines après ma dernière course», explique la femme âgée de 44 ans, sourire aux lèvres.Une célébration qui s\u2019était déroulée dans sa région d\u2019adoption en Outaouais, elle qui est née à Montréal avant de déménager à Hull à la fin des années 1990.«C\u2019est ici que je suis devenue une cycliste, note Hutsebaut à ce sujet.«Il y avait beaucoup d\u2019émotions au mariage.Pas mal de gens de vélos étaient venus d\u2019un peu partout.J\u2019étais très touchée.» Un chapitre prenait fin.Sa carrière sportive qui l\u2019avait amené un peu partout dans le monde, dont deux saisons de compétition en Europe au sein d\u2019une équipe suisse, Team Next 125.De l\u2019autre côté, un nouveau chapitre s\u2019ouvrait avec son conjoint Michael.Le couple a trois enfants.Il y a le beau-fils Jonah, 20 ans, de même que Luke et Viviane, âgés respectivement de 12 et 13 ans.Tout ce monde a élu domicile en campagne de l\u2019autre côté de la rivière des Outaouais, à Cumberland.«Je porte maintenant le chapeau de maman de sport.Le chapeau de chauffeur de taxi, lance-t-elle en riant.On se lève très tôt puis on va chercher les enfants plus tard.» Le plus jeune pratique la gymnastique.Il s\u2019intéresse maintenant un peu plus au cyclisme.«C\u2019est justement sa première pratique avec le club d\u2019Ottawa tantôt.Il avait commencé à regarder le Tour de France et faire des trucs dans mon dos! Il a la génétique facile.» Hutsebaut représente la quatrième génération de cyclistes de sa famille d\u2019origines françaises.Son père Pierre a notamment dirigé l\u2019équipe canadienne de DEVENIR UNE MAMAN DE SPORT Julie Hutsebaut a eu droit à une leçon de vie lors d\u2019une course par étape sur un parcours vallonneux du Tour de la Drôme, en France, en 2002.Une de ses coéquipières qui roulait avec elle dans un petit groupe était la championne canadienne Katy St-Laurent, qui possède maintenant sa propre ligne de vêtements, KSL.«Il y avait pas mal de côtes.Et ce n\u2019est pas ma tasse de thé ça, rappelle Hutsebaut.«Je passe finalement la ligne d\u2019arrivée d\u2019une étape très exigeante.La première chose que Katy me dit?Julie, as-tu vu les vaches et les champs de lavande?Tellement pas, que je lui ai répondu.«Mais cette anecdote m\u2019a fait rire par la suite.Elle est restée entre nous deux.C\u2019est un rappel de savourer les beautés de la vie quand tu pratiques des activités cyclistes.» Le décès d\u2019un intervenant du cyclisme québécois survenu au début du mois de juillet est venu marteler cette leçon de vie.Reconnu pour son sens de l\u2019humour contagieux et sa générosité, Gary Longhi avait participé à quatre reprises aux Jeux paralympiques, gagnant l\u2019or en 1996 à Atlanta.«J\u2019ai eu la chance de le côtoyer.J\u2019ai même échangé avec lui dans la semaine (avant sa mort).Je retiens de lui que c\u2019est beau la vie, que tu peux faire ton travail avec le sourire.» Vaches et champs de lavande cyclisme à quatre reprises aux Jeux olympiques.«Je me rends aussi à Wakefield avec ma fille pour faire des côtes.rouler pour 40 km.Je commence maintenant à essayer de les suivre!» Jadis membre de l\u2019équipe du Canada, Hutsebaut a gagné un titre provincial senior en 2004.L\u2019année suivante, elle a remporté le Grand Prix de Laprairie et la Classique Pharmaprix.«Après avoir été en Europe, je suis revenue ici pour mes deux dernières années parce que j\u2019avais rencontré celui qui est maintenant mon mari.» Julie Hutsebaut est demeurée impliquée dans le sport élite dans les premières années qui ont suivi sa retraite.Que ce soit comme entraîneur ou coordonnatrice auprès des athlètes.On l\u2019a vu à Natation Canada et Cyclisme Canada avant un passage au Comité paralympique canadien où elle a pu vivre les Jeux de 2012 à Londres.P u i s l a v i e l u i a s e r v i u n e jambette.Ou l\u2019équivalent d\u2019un nid de poule pour une cycliste.Un banal accident dans son quotidien de mère de famille lui a valu une commotion cérébrale.«À l\u2019époque où les recherches ne faisaient que commencer à ce sujet en 2013.C\u2019était typique du petit impact qui a eu de grosses répercussions, souligne-t-elle.«Je m\u2019étais juste cogné la tête.J\u2019ai dû faire quatre ans de réadaptation.J\u2019avais beaucoup de fatigue et des problèmes de concentration.J\u2019ai dû suivre un programme d\u2019orthophonie.J\u2019avais des difficultés avec mon langage et mon équilibre.J\u2019ai été en arrêt longtemps.» Hutsebaut est convaincue que sa mentalité d\u2019athlète lui a permis de remporter sa plus importante bataille de sa vie.«Et la résilience», précise-t-elle.Cette dernière a pu recommencer à pédaler depuis trois ans.Travailler aussi.Un retour sur les bancs d\u2019école lui a permis d\u2019obtenir un diplôme en services paralangagiers à La Cité en janvier puis un emploi en mars au sein d\u2019une agence gouvernementale.«Juste avant la pandémie.Je me sens privilégiée», dit-elle.«Je veux maintenant redonner aux gens qui ont eu des traumatismes crâniens mineurs qui vivent avec le syndrome post-commotion- nel», ajoute la mère de famille. leDroit SAMEDI 18 JUILLET 2020 SPORTS 49 LA LISTE DE MAURICE Grand amateur de baseball, Maurice Dumas a suivi de près l\u2019aventure des Expos de Montréal.Maintenant à la retraite, il n\u2019en reste pas moins passionné par ce sport dont la saison écourtée à 60 matchs se met en branle, jeudi.À l\u2019époque où il était journaliste et chroniqueur pour Le Soleil, Maurice Dumas a couvert à plusieurs reprises le camp d\u2019entraînement des Expos, en Floride, y rencontrant leurs plus grands joueurs, y réalisant aussi des entrevues avec le gérant Felipe Alou, dans son bureau, dès la levée du jour.Pour le plaisir, il a dressé sa liste des meilleurs joueurs et lanceurs des Expos, histoire de nous faire revivre une partie de leur histoire.Il attend de lire vos commentaires ou vos propres listes à maurice.dumas77@gmail.com.Au printemps, Le Soleil, qui remercie son fidèle collègue pour sa précieuse collaboration habituelle, avait publié une première «liste de Maurice» sur les meilleurs joueurs de l\u2019histoire des Nordiques.Bonne lecture.CARL TARDIF LES LANCEURS 1 STEVE ROGERS L\u2019as pendant une longue période.2 DENNIS MARTINEZ L\u2019as ressuscité à Montréal.3 PEDRO MARTINEZ Un as de cœur.4 JEFF REARDON L\u2019as de la relève.5 JOHN WETTELAND Des balles de feu.6 BRYN SMITH Avare de buts sur balles.7 BILL GULLICKSON Des débuts flamboyants.8 MIKE MARSHALL Un bras bionique.9 CHARLIE LEA Une carrière écourtée par les blessures.10 WOODY FRYMAN Partant ou releveur, pas de problème.11 TIM BURKE Toujours prêt à éteindre un feu.12 KEN HILL La régularité sur la butte.13 STEVE RENKO Résilient ce solide gaillard.14 JAVIER VAZQUEZ Beaucoup d\u2019étoffe.15 PASCUAL PEREZ Excentrique et divertissant.16 BILL STONEMAN Presque parfait deux fois.17 ROSS GRIMSLEY Le seul gagnant de 20 victoires.18 DAVID PALMER Pouvait rebondir après une blessure.19 SCOTT SANDERSON Ratait rarement la zone des prises.20 CLAUDE RAYMOND Le numéro un dans mon cœur.LES JOUEURS DE POSITION 1 VLADIMIR GUERRERO La crème de la crème.2 GARY CARTER Encore meilleur sous pression.3 TIM RAINES Excellait tout en s\u2019amusant.4 ANDRÉ DAWSON Au poste sans se plaindre.5 RUSTY STAUB Le premier de «Nos Amours».6 LARRY WALKER Pouvait tout faire sur le terrain.7 MOISES ALOU Plus que le fils du gérant.8 ELLIS VALENTINE Le talent lui sortait par les oreilles.9 TIM WALLACH Un apport au-delà des chiffres.10 MARQUIS GRISSOM Aussi efficace que rapide.11 ANDRÈS GALARRAGA Agile et puissant le Gros Chat.12 JOSÉ VIDRO Frappeur redoutable et redouté.13 ORLANDO CABRERA Futé, alerte et compétitif.14 RONDELL WHITE Joueur complet parfois mésestimé.15 LARRY PARRISH Un bel exemple de leadership.16 WARREN CROMARTIE Les babines suivaient les bottines.17 AL OLIVER L\u2019attaque, sa grande force.18 KEN SINGLETON Sacrifié dans un mauvais échange.19 TONY PEREZ Une inspiration pour les jeunes.20 HUBIE BROOKS Polyvalent et bon cogneur.21 MIKE LANSING Dédié et jamais de compromis.22 RON FAIRLY Bien servi par son expérience.23 BOB BAILEY Le plus bel élan au marbre.24 DELINO DESHIELDS Utilisait toutes ses ressources.25 BRAD WILKERSON Ses meilleurs moments à Montréal.26 DAVID SEGUI Un dur qui voulait gagner.27 HENRY RODRIGUEZ A fait vendre des «Oh Henry».28 RON HUNT Aucun tir ne l\u2019effrayait.29 CHRIS SPEIER Dans l\u2019ombre des vedettes.30 WILFREDO CORDERO Synonyme d\u2019opportunisme au bâton.31 DARRIN FLETCHER Le meilleur receveur après Carter.32 MARK GRUDZIELANEK A confondu les sceptiques.33 MITCH WEBSTER Un bon joueur de soutien.34 DAVE CASH Difficile à retirer au bâton.35 SPIKE OWEN Très fiable en défensive.STEVE ROGERS \u2014 ARCHIVES LE SOLEIL VLADIMIR GUERRERO \u2014 ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE SAMEDI 18 JUILLET 2020 leDroit 50 SPORTS L\u2019été que nous vivons suit un printemps pas comme les autres.Toutes les sphères de la société ont été affectées par la pandémie et le confinement.Dans cette série «L\u2019été de nos personnalités», les médias de la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante (CN2i) vont à la rencontre de personnalités de tous les domaines : politique, sports, science, culture, vie communautaire afin de savoir comment se passera leur été.Des conversations libres que nous vous présentons chaque samedi.L\u2019ÉTÉ DE NOS PERSONNALITÉS ISABELLE LÉGARÉ isabelle.legare@lenouvelliste.qc.ca Laurence Vincent Lapointe relaxait dans son lit, en écoutant tranquillement une télésérie, lorsqu\u2019un courriel s\u2019est affiché devant ses yeux.Il lui semble avoir entrevu «failure test», deux mots annonciateurs d\u2019une très mauvaise nouvelle.«Je ne me souviens pas d\u2019avoir fini la première phrase tellement je ne comprenais pas ce qui se passait.» C\u2019était en août 2019.Laurence se trouvait en Allemagne où elle s\u2019entraînait à l\u2019approche des championnats mondiaux, en Hongrie.Celle qu\u2019on surnomme la reine du canoë venait de vivre une journée parfaite sur l\u2019eau.«J\u2019allais super vite! Mon coach était vraiment fier.» Tout allait rondement jusqu\u2019à ce que le courriel apparaisse et que le sol s\u2019ouvre sous ses pieds.L a u r e n c e e s t s o r t i e d e s a chambre en trombe, sans fermer la porte derrière elle.L\u2019athlète est allée cogner à celle de son entraîneur qui venait de recevoir le même message électronique l\u2019informant que sa protégée avait échoué à un test antidopage.Ce n\u2019était donc pas une blague.«C\u2019est un peu con de penser ça, mais sur le coup, j\u2019ai cru qu\u2019il y avait une caméra cachée quelque part.» Laurence Vincent Lapointe était à un an des Jeux olympiques de Tokyo où sa discipline allait être présentée pour la première fois, et ce, beaucoup grâce aux performances de la multiple championne du monde.La jeune femme de Trois-Rivières était toute désignée pour revenir avec une, sinon des médailles, jusqu\u2019à ce que son monde s\u2019effondre en raison des traces de ligandrol retrouvées dans son organisme.Suspendue provisoirement, l\u2019athlète de 28 ans a finalement été blanchie en janvier.Il a été démontré que la source de contamination était son ex-conjoint qui avait consommé la substance interdite.L\u2019enquête a permis de conclure qu\u2019il y avait eu transmission lors d\u2019un échange de fluides corporels, soit la salive, la sueur ou le sperme.Qu\u2019il s\u2019agisse de l\u2019un ou l\u2019autre, les détails ne nous regardent pas.Le résultat est le même.Un rêve olympique a failli être anéanti.I l en a coulé de l\u2019eau sous les ponts depuis l\u2019été 2019.Je dirais même depuis septembre 2017, alors que je la rencontrais pour la première fois.Laurence Vincent Lapointe m\u2019avait raconté ses débuts en canoë, vers l\u2019âge de 12 ans.Son récit était digne d\u2019une comédie.«J\u2019étais nulle, tellement pourrie!», avait-elle ri en relatant comment il lui était difficile de maîtriser l\u2019étroite embarcation.La jeune fille, déjà plus grande que tout le monde, renversait sans arrêt, la tête sous l\u2019eau.Plusieurs auraient lancé la serviette et la pagaie, mais pas Laurence.Son entêtement et sa ténacité ont fini par lui donner raison.LAURENCE VINCENT LAPOINTE REMONTER LA RIVIÈRE Je l\u2019ai retrouvée chez ses parents où elle habite avec son chien Yuki qui la suit partout.Le shih tzu âgé de 11 ans n\u2019a pas idée comment il a joué un rôle de thérapeute auprès de sa maîtresse au cours de la dernière année.Une présence réconfortante pendant la tourmente.«Au début, je n\u2019étais pas capable de sortir.Je n\u2019étais pas en dépression, mais je vivais un choc, un deuil, un gros down.Quand je restais à la maison ou que j\u2019étais toute seule, je pensais juste à ça.Et quand je sortais de chez moi, les gens me reconnaissaient tout le temps.Il n\u2019y a pas une journée où on ne me disait pas: \"On est avec toi Laurence! C\u2019est sûr que tu ne l\u2019as pas fait.\"» Elle ne pouvait pas avoir triché.Pas volontairement.La Trifluvienne était soulagée qu\u2019on lui témoigne notre solidarité, mais par la force des choses, ces encouragements la replongeaient dans son malheur.Tenue à l\u2019écart de son équipe, elle rongeait son frein en attendant qu\u2019il soit prouvé qu\u2019elle disait la vérité.Laurence caresse son chien qui somnole sur le bord de la fenêtre du salon.En verve comme lors de notre premier entretien, elle se livre à cette confidence sous forme de comparaison.« I m a g i n e u n e f l è c h e q u e quelqu\u2019un a tirée.La flèche est en plein vol.Tu es la flèche et la cible, ce sont les Olympiques.Tout à coup, tout devient noir, c\u2019est le néant.Tu n\u2019as plus de repères.Tu ne sais plus si tu avances, si tu recules, si tu es immobile ou si tu Les étés se suivent, mais ne se ressemblent pas pour Laurence Vincent Lapointe.\u2014 PHOTO: STÉPHANE LESSARD leDroit SAMEDI 18 JUILLET 2020 SPORTS 51 «Je me suis rendu compte que j\u2019étais beaucoup plus forte que je pensais, que j\u2019avais plus de résilience» \u2014 Laurence Vincent Lapointe es en train de tomber.Moi, j\u2019avais ce feeling-là.J\u2019étais figée.» L\u2019athlète suspendue et blanchie n\u2019aura pas eu besoin de la pandémie pour réaliser l\u2019importance de se laver les mains aussi souvent que nécessaire.Depuis qu\u2019elle a échoué à un contrôle antidopage, Laurence a développé une hypervigilance, voire une paranoïa envers tout ce qu\u2019elle touche.En toute transparence, Laurence souligne qu\u2019elle n\u2019est pas prête de retomber en amour, pas avant les Olympiques en tout cas.Elle est et restera célibataire.«Une nonne!», dit-elle avec humour avant d\u2019ajouter sur un ton sérieux que sa confiance est ébranlée depuis la rupture avec celui qui a été son amoureux pendant cinq ans.«Si je rencontre quelqu\u2019un, comment savoir que cette personne n\u2019a pas pris quelque chose qui pourrait me contaminer?» Laurence Vincent Lapointe ne peut plus être la même après avoir traversé pareille épreuve.«Je me suis rendu compte que j\u2019étais beaucoup plus forte que je pensais, que j\u2019avais plus de résilience.» La canoéiste aurait dû être aux Jeux de Tokyo initialement prévus du 24 juillet au 9 août 2020.La COVID-19 a changé les plans.Le rendez-vous planétaire a été annulé et reporté à l\u2019été 2021.Sur le coup, Laurence a plutôt mal accueilli cette décision.«Pas encore! J\u2019ai assez donné!» La Trifluvienne avait repris l\u2019entraînement avec la volonté de faire oublier ses mois d\u2019absence.Elle avait déjà récupéré sa vitesse, ce qui veut dire qu\u2019elle était rapide et sur la bonne voie de passer à l\u2019histoire.Mais voilà que tout s\u2019arrêtait de nouveau pour l\u2019athlète, comme si ses coups de pagaie venaient d\u2019être donnés dans le vide.Quelques heures après avoir reçu cette autre brique sur la tête, Laurence a discuté avec son entraîneur qui lui a fait voir la situation sous un autre angle.Ce contretemps provoqué par la pandémie est un mal pour un bien.Repousser les Jeux ne l\u2019éloignera pas de son rêve, bien au contraire.«S\u2019il avait fallu que je sois prête pour les Olympiques, je l\u2019aurais été, mais comment je me serais sentie après?La dernière année a été tellement lourde\u2026» La championne profitera donc de la prochaine année pour prendre soin, aussi, de sa santé mentale et émotionnelle.Laurence a besoin de retrouver son équilibre après avoir vu sa vie chavirer.Un plan principal pour l\u2019été\u2026 «Continuer d\u2019avoir du plaisir, un coup de rame devant l\u2019autre.Aussi, nous sommes bien installés ici, avec une belle piscine et un beau jardin.J\u2019adore cuisiner!» Un beau souvenir d\u2019un été d\u2019enfance\u2026 «Au chalet avec mes cousins.Nous allions à la chasse aux grenouilles que nous remettions à l\u2019eau.Le soir, on se faisait un feu en écoutant les ouaouarons.» Qu\u2019est-ce qu\u2019on te souhaite pour l\u2019automne?«Être satisfaite de mon été, du travail que j\u2019aurai accompli et de la base que j\u2019aurai accumulée.M\u2019entraîner encore plus fort en prévision des Jeux olympiques.» EN RAFALE SAMEDI 18 JUILLET 2020 leDroit 52 SPORTS D\u2019après La Presse canadienne Après deux jours derrière un masque et sans patins, Rick Bowness est revenu à son habitat naturel : sur la glace avec une douce brise lui caressant le visage.«Ça m\u2019avait manqué.Je réalise à quel point j\u2019aime être ici», a commenté plus tôt cette semaine l\u2019en- traîneur-chef des Stars de Dallas.Le coach le plus âgé de la LNH a certes des craintes à propos de la COVID-19, mais rien d\u2019assez fort pour le dissuader de faire son travail.C\u2019est le compromis risque- récompense avec lequel doivent composer tous les dirigeants du circuit, et bien que l\u2019assistant- entraîneur des Panthers de la Floride Mike Kitchen soit le seul qui ait pris la décision de ne pas revenir pour les séries, plusieurs autres jonglent avec l\u2019idée de porter un masque derrière le banc et de prendre d\u2019autres précautions en cette période de pandémie.«C\u2019est un monde différent, là- bas», souligne Bowness, 65 ans.«Je devrai m\u2019ajuster, il n\u2019y a pas de doute.Je veux juste m\u2019assurer d\u2019être prudent, comme c\u2019est le cas depuis que le virus a fait son apparition.Ma santé?Je suis un grand-père maintenant! C\u2019est mon premier petit- enfant.Je prévois jouer au golf avec lui un jour.Je prévois être encore là pour un bout de temps.Alors oui, je vais être prudent.Absolument.» L\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS) mentionne que le virus peut être plus dangereux pour les personnes de plus de 60 ans, et la LNH compte quatre entraî- neurs-chefs et une poignée d\u2019assistants dans cette tranche d\u2019âge.La moyenne d\u2019âge des 24 entraîneurs- chefs en séries est légèrement inférieure à 54 ans, la deuxième plus élevée des quatre sports majeurs nord-américains, après la NBA (basketball).Avec cette expérience de vie viennent des réunions, comme celle tenue cette semaine par l\u2019en- traîneur-chef des Islanders de New York, Barry Trotz, avec son personnel, sur la façon de mettre un masque durant les entraînements et les matchs.«Je ne sais pas exactement ce que je vais faire», a mentionné Trotz mercredi, au jour de son 58e anniversaire.«Je ne suis pas tellement concerné.Je suis en très bonne santé, mais je sais que le virus affecte les gens différemment.Je ne veux pas l\u2019attraper, alors il y a de bonnes chances que je porte un masque derrière le banc, mais je n\u2019ai pas encore pris de décision officielle.» LAISSER LE VIRUS HORS DU VESTIAIRE Les entraîneurs se fient aux tests fréquents qu\u2019ils subiront lors des camps d\u2019entraînement et dans les villes hôtes de Toronto et Edmonton, espérant avant d\u2019aller en quarantaine que les joueurs et leurs familles éviteront de contracter le virus qui a fait dérailler la saison en mars.L\u2019ensemble du personnel des équipes sera testé chaque jour, une pratique qui se poursuivra lorsque l\u2019action reprendra au tournant du mois d\u2019août.«Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour ne pas amener le virus dans le vestiaire, souligne Bowness.Il faut donner aussi le crédit à nos joueurs.C\u2019est un grand sacrifice pour tous et ils prennent grand soin d\u2019eux».Du 8 juin au 12 juillet, 43 joueurs ont été déclarés positifs à la COVID-19, selon un recensement de la LNH.Au moins trois de ces cas proviennent du Lightning de Tampa Bay et un autre, des Bruins de Boston.La ligue demeure toutefois discrète sur la provenance des cas, au nom du droit à la vie privée et à l\u2019anonymat.Par ailleurs, en dehors des lieux d\u2019entraînement, le niveau de confort des entraîneurs-chefs varie énormément, allant d\u2019un point chaud comme le Texas à une zone tranquille comme le Manitoba, où il n\u2019y a eu aucun nouveau cas rapporté dans 13 des 14 derniers jours.«Ç\u2019a été probablement plus facile pour moi en raison du fait que j\u2019étais en grande sécurité depuis le début», affirme l\u2019entraîneur-chef des Jets de Winnipeg, Paul Maurice.Le seul entraîneur plus âgé que Bowness qui prend part aux séries de la LNH est l\u2019assistant des Penguins de Pittsburgh Jacques Martin, qui était sur la glace cette semaine sans prendre de mesure particulière.John Tortorella (62 ans) des Blue Jackets de Columbus, Joel Quenneville (61 ans) des Panthers de la Floride et Claude Julien (60 ans) du Canadien de Montréal se sentaient aussi suffisamment à l\u2019aise pour reprendre le boulot.Tortorella, qui est finaliste au trophée Jack-Adams (entraîneur de l\u2019année) avec Alain Vigneault des Flyers de Philadelphie et Bruce Cas- sidy des Bruins de Boston, a balayé du revers de la main une question le concernant et déclaré : «La sécurité est la priorité» pour tous ceux impliqués dans la relance du hockey.Kitchen a pris «une très difficile décision, mais la bonne décision pour moi et ma famille en me retirant», et Quenneville a déclaré qu\u2019il souhaitait le meilleur pour son bras droit de longue date.À l\u2019instar des joueurs, dont seulement une poignée a décidé de ne pas jouer, les entraîneurs doivent être libres de prendre leur propre décision.«Ça demeure un choix individuel.Nous devons y faire face chacun à notre façon», conclut Bowness.LE «VIEUX» COACH ET LA COVID Dans cette photo fournie par les Stars de Dallas, l\u2019entraîneur Rick Bowness suit des yeux l\u2019entraînement de ses joueurs.Obligé de porter un masque durant deux jours, il a maintenant repris ses habitudes, sans couvre-visage.À 65 ans, il est le coach le plus âgé de la Ligue nationale de hockey.\u2014 PHOTO AP, JEFF TOATES leDroit SAMEDI 18 JUILLET 2020 SPORTS 53 Les partisans des Sénateurs d\u2019Ottawa risquent de s\u2019ennuyer du noir, puisque leur équipe ne jouera pas d\u2019ici le début de l\u2019année 2021.Nous avons trouvé cinq équipes que les amateurs de hockey de la région d\u2019Ottawa-Gatineau pourraient adopter, temporairement, pour oublier la COVID-19 et apprécier, quand même, les séries éliminatoires estivales de la coupe Stanley.LES ISLANDERS DE NEW YORK (Pour Jean-Gabriel Pageau et Derick Brassard) PAGEAU: Il a récolté seulement deux points à ses sept premiers matches avec sa nouvelle équipe.Les Islanders ont conservé une fiche de 0-3-4 durant cette séquence.Pageau, on s\u2019en souvient, est à son meilleur dans les matches sans lendemain.Voici sa chance.BRASSARD: En s\u2019impliquant auprès des Olympiques de Gati- neau, il commence à préparer son après-carrière.C\u2019est sage.Il a quand même connu ses meilleurs moments en carrière avec «l\u2019autre» équipe new-yorkaise.Dans l\u2019uniforme des Rangers, il a récolté 44 points en 59 matches éliminatoires.ADVERSAIRES et HORAIRE: Les Panthers de la Floride (1er, 4, 5, 7 et 9 août) LES FLYERS DE PHILADELPHIE (Pour Claude Giroux et Alain Vigneault) GIROUX: Les impitoyables partisans des Flyers s\u2019impatientent.On se demande ce qui est arrivé au jeune centre qui était pourtant si dangereux, en séries, au début de sa carrière.Le jeune père de famille avait le vent dans les voiles avant la pause.Il a inscrit 18 points ses 15 dernières parties.VIGNEAULT: «Je viens à Phila- ledphie pour gagner la coupe», a déclaré l\u2019entraîneur hullois au moment de son embauche.On pensait que c\u2019était une déclaration un peu creuse, à l\u2019époque.Puisque les Flyers étaient en voie de connaître leur meilleure saison en 10 ans et qu\u2019ils luttaient pour le championnat de leur division, il faut admettre que ce n\u2019était pas le cas.ADVERSAIRES et HORAIRE: Les Bruins de Boston (2 août), les Capitals de Washington (6 août) et le Lightning de Tampa Bay (9 août) LES GOLDEN KNIGHTS DE VEGAS (Pour Robin Lehner et Mark Stone) STONE: Il était prêt à rester à Ottawa.Ses conseillers lui ont fait valoir qu\u2019il était préférable d\u2019offrir ses plus belles années à une équipe compétitive.Il n\u2019a pas déçu, jusqu\u2019ici, à Vegas.Il était le deuxième meilleur marqueur des Knights, cette saison, derrière Max Pacioretty.L\u2019an dernier, il a récolté 12 points en sept matches éliminatoires.LEHNER: Marc-André Fleury demeure le favori de la foule, à Vegas, mais il vieillit.Il n\u2019était pas en voie de connaître la meilleure saison de sa carrière.L\u2019entraîneur- chef Peter DeBoer a envoyé Lehner dans la mêlée à trois reprises, entre le 28 février et le 8 mars.Le Suédois a gagné les trois parties en allouant seulement cinq buts.ADVERSAIRES et HORAIRE: Les Stars de Dallas (3 août), les Blues de Saint-Louis (6 août) et l\u2019Avalanche du Colorado (8 août) LES MAPLE LEAFS DE TORONTO (Pour Jason Spezza et Cody Ceci) SPEZZA: L\u2019été dernier, il a sérieusement étudié la possibilité de rentrer à Ottawa.Il a finalement choisi de se joindre aux Leafs, l\u2019équipe de son enfance, pour obtenir une dernière chance de gagner à son dernier tour de piste.À 37 ans, il n\u2019est plus le centre dominant qu\u2019il a déjà été.Il peut quand même dépanner.CECI: Les choses ne se sont pas replacées pour l\u2019ancien souffre douleur des partisans des Sénateurs.On peut même dire qu\u2019elles vont en s\u2019empirant, puisqu\u2019il subit maintenant les foudres des millions de partisans torontois.Ses entraîneurs croient quand même en lui.Il faisait équipe avec Morgan Rielly, en début de semaine, à l\u2019ouverture des camps d\u2019entraînement.ADVERSAIRES et HORAIRE: Les Blue Jackets de Columbus (2, 4, 6, 7 et 9 août) LES PREDATORS DE NASHVILLE (Pour Alexandre Carrier et Kyle Turris) TURRIS: On disait que les Preds essaieraient de l\u2019échanger, quand ils ont mis sous contrat un autre ancien centre des Sénateurs, Matt Duchene.Finalement, il est resté.Devenu un joueur de soutien, au début de la trentaine, cet ancien espoir de premier plan demeure un fier compétiteur.Et il vit à Ottawa durant la saison morte! CARRIER: Il ne fait assurément pas partie du top-6 défensif, à Nashville.Il ne fait probablement pas partie du top-8, non plus.Cet ancien général des Olympiques fait quand même partie de la formation de 30 joueurs.En cette période d\u2019incertitude, il pourrait donc avoir sa chance.Rien n\u2019est impossible.ADVERSAIRES et HORAIRE: Les Coyotes de l\u2019Arizona (2, 4, 5, 7 et 9 août) SYLVAIN ST-LAURENT, LE DROIT Des équipes à adopter.pour les séries Mark Stone (Golden Knights de Las Vegas) \u2014 PATRICK WOODBURY, ARCHIVES LE DROIT Claude Giroux (Flyers de Philadelphie) \u2014 ETIENNE RANGER, ARCHIVES LE DROIT Jean-Gabriel Pageau (Islanders de New York) \u2014 PATRICK WOODBURY, ARCHIVES LE DROIT SAMEDI 18 JUILLET 2020 leDroit 54 SPORTS SYLVAIN ST-LAURENT sstlaurent@ledroit.com «Vous allez peut-être trouver ça drôle, mais je suis très sérieux», a déclaré Claude Julien, sur un ton solennel, en début de semaine.« Je vois une seule différence dans mon travail, en ce moment.Et cette différence, c\u2019est que je ne dois pas oublier de mettre mon masque chaque fois que je sors de mon bureau.» À 60 ans, l\u2019entraîneur-chef du Canadien de Montréal a résumé, de cette façon, son travail durant cet été qui n\u2019a pas grand-chose de normal.On le connaît bien, Julien, dans la région d\u2019Ottawa-Gatineau.Il a longtemps habité dans le secteur Orléans.C\u2019est ici qu\u2019il a fait ses débuts dans le coaching.Il était un tout jeune homme, au milieu des années 1990, quand il a mené les Olympiques de Hull à leur seule et unique conquête de la Coupe Memorial.Il a fait ses débuts dans les rangs professionnels au début des années 2000 et, depuis, toutes les années se ressemblent.Camp d\u2019entraînement au début du mois de septembre.Déclenchement des hostilités en octobre.Longue saison régulière ponctuée d\u2019innombrables déplacements.Les séries éliminatoires surviennent, au printemps, au terme des années où tout s\u2019est bien passé.Une fois, en 2011, ça s\u2019est très bien passé.Cette année-là, Julien a remporté la coupe Stanley pour la première fois en quatre décennies.Dans son long parcours, Julien n\u2019a jamais, au grand jamais, dirigé une équipe de hockey d\u2019élite durant les chaudes semaines de juillet.Il s\u2019exécute pourtant avec bonne humeur, depuis le début de la semaine.Il va jusqu\u2019à dire qu\u2019à part le masque, obligatoire au Complexe Bell de Brossard, tout est normal.Retour sur quelques déclarations intéressantes de l\u2019entraîneur-chef franco-ontarien, à l\u2019occasion de ses conférences de presse quotidiennes, durant la première semaine du camp d\u2019entraînement de son équipe.PAS DE PAUSE « Durant les deux derniers mois, je suis resté en contact avec mes adjoints.Nous avons travaillé sur les façons d\u2019améliorer notre jeu.Il y a vraiment beaucoup d\u2019endroits où notre équipe peut être meilleure.Nous avons aussi pris le temps de regarder, un peu, les Penguins.Nous avons identifié les choses que nous avons bien faites, contre eux, et les choses que nous aurions pu faire mieux.Cette semaine, nous voulons travailler sur notre façon de jouer.La semaine prochaine, nous allons nous pencher davantage sur le cas des Penguins.» Ainsi donc, Julien ne s\u2019est pas vraiment donné le droit de décrocher.On espère, pour lui, que toutes ces heures supplémentaires seront payantes.Il n\u2019est jamais facile d\u2019affronter une formation aussi expérimentée, avec un noyau de vétérans qui a déjà remporté la coupe à trois reprises, dans le contexte d\u2019une série aussi courte et intense.LE DÉFI CROSBY « Je vais vous dire.Crosby, il est comme toutes les autres super- vedettes que j\u2019ai eu la chance de côtoyer.Ces gars-là ne sont jamais satisfaits.Chaque jour, à l\u2019entraînement, ils veulent toujours être meilleurs.Ce n\u2019est pas un cas unique.À Boston, je vivais la même situation avec Patrice Bergeron et Zde- no Chara.Je suis certain que c\u2019est pareil, à Edmonton, pour Connor McDavid.Wayne Gretzky a fait la même chose, tout au long de sa vie.» Crosby a remporté la coupe en 2016 ainsi qu\u2019en 2017.L\u2019année suivante, les Penguins ont manqué de carburant durant la deuxième ronde, mais leur capitaine a quand même trouvé le moyen d\u2019amasser 21 points en 12 matches éliminatoires.Que pourra-t-il offrir, cette année, après quatre mois de repos ?Tout un défi en perspective pour Phillip Danault, un des bons centres à caractère défensif de la LNH.VIVE LA JEUNESSE « Qu\u2019un joueur soit dans l\u2019alignement lors de chaque match, ou qu\u2019il participe à quelques-uns de nos matches, ça ne change rien.Tous les gars qui seront avec l\u2019équipe auront la chance d\u2019accumuler de l\u2019expérience.Ce sera plus intense qu\u2019une saison régulière ordinaire.Dans une saison régulière, il y a 82 parties.Nous allons bientôt nous attaquer à une saison de cinq parties.Et nous espérons connaître assez de succès pour nous qualifier pour une autre saison, qui durera sept parties.On va essayer de faire durer le plaisir le plus longtemps possible.» Le directeur général Marc Ber- gevin a échangé quelques joueurs d\u2019impact à l\u2019approche de la date limite des transactions.Julien devra donc compléter sa formation en utilisant des jeunes joueurs qui manquent d\u2019expérience.Ainsi va la vie.FAIRE SES DEVOIRS « Chaque jour, nous organisons des séances de vidéo de groupe avant d\u2019envoyer nos joueurs s\u2019entraîner en gymnase.Nous avons aussi le droit d\u2019accrocher un joueur en particulier, dans un corridor, pour le convoquer à une séance individuelle de cinq, 10 ou 20 minutes.Ça se fait.» En cette période de pandémie, la LNH demande à ses joueurs de ne pas trop s\u2019éterniser à l\u2019aréna.On les encourage à rentrer à la maison le plus rapidement possible afin de limiter au maximum les contacts.Les entraîneurs du Canadien n\u2019ont quand même pas les mains complètement liées.PAS DE COMPLEXES! « C\u2019est plaisant de revenir au jeu.On aime notre travail.On voit que les joueurs sont excités.Je peux vous assurer que les entraîneurs le sont, aussi.On a un peu l\u2019impression de commencer une nouvelle saison, même si, au fond, on est en train d\u2019en compléter une.Quand la ligue a interrompu ses activités, en mars, nos chances de prendre part aux séries étaient minimes.J\u2019ai quand même pris le temps de dire aux gars qu\u2019on ne devrait pas être gênés de prendre part au tournoi.L\u2019an dernier, trois équipes qui présentaient des statistiques inférieures aux nôtres ont pris part aux séries.» Julien comprend que le défi auquel son équipe fait face est immense.Dans le monde du sport, il n\u2019y a pas 50 façons de s\u2019en sortir.On fonce, la tête haute, en espérant le meilleur résultat possible.«Faire durer le plaisir le plus longtemps possible» La troupe de Claude Julien croisera le fer avec les Penguins de Pittsburgh dans une série deux de trois afin de déterminer laquelle des deux formations participera aux séries éliminatoires de la LNH.\u2014 ÉDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE «Ce sera plus intense qu\u2019une saison régulière ordinaire.Nous allons bientôt nous attaquer à une saison de cinq parties.» \u2014 Claude Julien leDroit SAMEDI 18 JUILLET 2020 55 GUILLAUME LEFRANÇOIS La Presse MONTRÉAL \u2014 «Quand un but se marque, je me tasse un peu.Ça nous a coûté quelques cahiers de notes, car Martin est le spécialiste du splash de café sur le cahier!» Martin, c\u2019est Martin McGuire.Celui qui parle, c\u2019est Dany Dubé.Voilà maintenant 17 ans qu\u2019ils travaillent ensemble.Comme un vieux couple, ils se connaissent par cœur.Mais le vieux couple s\u2019apprête à vivre du nouveau à partir du 28 juillet.McGuire et Dubé reprendront l\u2019antenne à la description radio des matchs du Canadien au 98,5.Mais au lieu de le faire du haut de la passerelle, comme ils le font plus de 90 fois par année, ils seront plutôt dans les studios de Cogeco, à Montréal, et devront suivre l\u2019action à la télévision.Au moment d\u2019écrire ces lignes, il semble que la LNH demandait aux diffuseurs radio de décrire les matchs à distance.Ils pourraient être invités sur les lieux quand le nombre d\u2019équipes sera moindre, par exemple à partir des finales d\u2019association.Décrire des matchs en studio est une pratique répandue en télévision, mais pour le duo Dubé- McGuire, ce sera une première.LA VALEUR D\u2019ÊTRE SUR PLACE Pour McGuire, décrire un match depuis les hauteurs d\u2019un aréna l\u2019aide à anticiper le jeu.«Tu vois un joueur sans la rondelle accélérer, tu le vois venir depuis la passerelle, tu sais que la passe s\u2019en va à lui», décrit-il.Mais il y a plus.«Pendant les arrêts de jeu, pendant que Dany livre son analyse, je regarde les entraîneurs, à qui ils parlent.Il se passe de quoi, je veux voir si le coach ou l\u2019adjoint se dirige vers un joueur pour lui expliquer quelque chose.Les changements dans les trios, on les voit venir pendant les pauses.» Pour Dubé, «c\u2019est l\u2019amorce d\u2019un jeu, ce qui se passe derrière l\u2019action, le langage corporel d\u2019un joueur qui n\u2019est plus dans l\u2019action, quand il s\u2019en retourne au banc.Quand je suis sur place, je vois mieux la \u201ctroisième passe\u201d sur un but, celle qui n\u2019est pas comptabilisée dans les statistiques, mais que les entraîneurs remarquent.Je vois l\u2019erreur qui a été faite derrière le jeu et qui a créé l\u2019ouverture».Ces éléments, donc, leur manqueront.Et pour ajouter au défi, les matchs seront joués à huis clos.En temps normal, le bruit ambiant fait partie de leur environnement de travail.L e s h a b i t u é s c o n n a i s s e n t le refrain.Un joueur marque, McGuire s\u2019exclame.«Et compte!» Si le joueur est à domicile, la sirène se fait entendre.Si c\u2019est à Columbus, c\u2019est le stupide canon qui réduit de cinq mois notre espérance de vie chaque fois qu\u2019il tonne.La foule rugit, on la laisse respirer.«Et là, Dany embarque avec son analyse.Cette séquence va changer un peu, Dany sera peut-être appelé à rentrer plus vite.» Quand le jeu reprend après les buts, les deux commentateurs se taisent et laissent la place à l\u2019annonceur maison.Entendra-t- on ces annonces en français ?À l\u2019heure actuelle, la présentation des matchs est centralisée par la LNH.Les annonces de buts pourraient tout de même se faire dans les deux langues puisque Mike Ross, annonceur maison des Maple Leafs, est franco-ontarien.«D\u2019avoir l\u2019annonce du but en français quand le Canadien jouera, ce serait une belle délicatesse», souligne McGuire.Le duo ignore donc pour le moment à quoi ressemblera cette séquence, ce que la LNH prévoit comme ambiance sonore.«Les effets de glace, les sons que les micros dans les bandes captent sont très importants pour nous, car c\u2019est le soutien sonore à nos voix, ajoute McGuire.Entendre les sifflets, les rondelles qui heurtent les poteaux, pouvoir entendre un peu de communication des joueurs en arrière-plan, même si on n\u2019entend pas tous les mots\u2026 La LNH est très consciente qu\u2019on a besoin d\u2019un soutien sonore de qualité.» En ce sens, le match préparatoire que chaque équipe jouera sera crucial.Celui du Canadien se jouera le 28 juillet contre les Maple Leafs.« Ce match sera bon pour les joueurs et les coachs, mais pour les descripteurs aussi!», lance McGuire.L\u2019ÉMOTION Y SERA Cette pandémie a amené bien des entreprises à se réinventer, à revoir leurs façons de faire.Ce sera aussi vrai de notre tandem.«Quand tu te prépares pour un match, tu te fais une idée du plan de match des deux équipes et ça devient l\u2019intrigue de l\u2019histoire.Le match, en fait, c\u2019est une histoire qu\u2019on raconte, et le match doit avoir une intrigue pour que ce soit intéressant!», explique Dubé.«Je vais donc mettre l\u2019accent sur l\u2019intrigue.Je vais aller dans les observations sur le plan de match, les stratégies, les confrontations potentielles.Je serai plus dans les choses que je pourrai observer à la télévision.Pas question pour McGuire de baisser le niveau d\u2019émotion, ni la vitesse légendaire de ses descriptions.«Honnêtement, j\u2019aurais de la misère à être différent, parce que je suis comme ça.Ce n\u2019est pas un dosage que je fais, je suis comme ça! «Un match en prolongation, où c\u2019est 2-2, que tu sois en studio ou sur place, tu finis par t\u2019imprégner de l\u2019action.Moi, c\u2019est ce feeling-là que j\u2019aime transmettre aux auditeurs, parce que ça me passe dans les tripes.» McGuire et Dubé sont toujours debout quand ils décrivent des matchs dans les arénas, et ils le seront aussi dans leur studio de la Place Bonaventure.«C\u2019est très important pour projeter la voix, rappelle Dubé.Debout, ça me permet aussi d\u2019avoir de la gestuelle, d\u2019être plus actif.Ça me permet d\u2019échanger du langage corporel avec Martin.On se regarde, c\u2019est théâtral.Il y a un aspect physique dans le déploiement du message.Tu ne peux pas avoir l\u2019intonation de Martin en restant les bras croisés!» Pas pour rien que McGuire bousille quatre ou cinq cahiers de notes par année! UN NOUVEAU DÉFI POUR LE VIEUX COUPLE! Oeuvrant depuis 17 ans ensemble à la description des matchs du Canadien à la radio, Pierre McGuire et Dany Dubé devront pour la première fois suivre l\u2019action à partir des studios de Cogeco, à Montréal.\u2014 OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE SAMEDI 18 JUILLET 2020 leDroit 96 32 magasins Une entreprise québécoise linenchest.com Ottawa (Pinecrest Shopping Centre) 613-721-9991 \u2022 Gatineau (Galeries Gatineau) 819-246-3172 L\u2019offre est valide jusqu\u2019au 19 juillet 2020 à minuit (heure normale de l\u2019Est) ou jusqu\u2019à épuisement des stocks et peut être modifiée sans préavis.Certaines conditions s\u2019appliquent.Voir les détails en magasin.*Ne s\u2019applique pas aux achats antérieurs, au registre de mariage cadeau, au service d\u2019habillage de fenêtres à domicile ainsi qu\u2019aux produits Hunter Douglas, aux plans de financement, aux cartes-cadeaux et aux produits Nespresso, All Clad, Kate Spade, SodaStream, Shun, iRobot, Schott Zwiesel, Saeco/Phillips, Maison Berger, Riedel, Ricardo ainsi que les capsules Belmio et Caffitaly et les collections La Spécialista, The Boss, The Oracle, Barista Touch et Precision de Breville.NOUVEAU WOK ÉLECTRIQUE MULTI-USAGE THE ROCK - Breveté avec la technologie antiadhésive «The Rock» - Surface en fonte d\u2019aluminium - Poignées en Bakelite - Capacité de 7 L ÉPARGNEZ 60$ Rég.159,99 99,99 PLUS 79,99 RABAIS EXTRA 20% ENSEMBLE DE VAISSELLE LAUREL Comprend 4 assiettes à dîner, 4 assiettes à salade et 4 bols.- Porcelaine avec rebord texturé - Va au four à micro-ondes et au lave-vaisselle ÉPARGNEZ 30% Rég.99,95 69,97 PLUS 55,97/12 pièces RABAIS EXTRA 20% AUSSI OFFERTS: Bol à service Ens.de 4 assiettes à soupe Ens.de 4 petits bols 2 couleurs DESSERTE À 2 ÉTAGES TAMARA - Niveau supérieur et inférieur en métal avec cadre chromé - 226,4 x 15,8 x 27 po ÉPARGNEZ 30$ Rég.129,95 99,95 PLUS 79,95 RABAIS EXTRA 20% PLIABLE ENSEMBLE DE DRAPS BANDANA PAISLEY 100% COTON ÉPARGNEZ jusqu\u2019à 60% Rég.89,95 - 169,95 59,95/tous les formats PLUS 47,95/tous les formats RABAIS EXTRA 20% 4 couleurs OREILLER EN MOUSSE À MÉMOIRE - Retrouve toujours sa forme et reste volumineux - Fabriqué de morceaux de mousse à mémoire Z-Gel pour un confort optimal ÉPARGNEZ 50% Rég.49,95 24,95 PLUS 19,95 RABAIS EXTRA 20% LITERIE FRESCA 100% COTON Comprend 1 housse de couette et 2 couvre-oreillers (l\u2019ensemble jumeau comprend 1 couvre-oreiller).ÉPARGNEZ 70% Rég.149,95 - 249,95 44,95 - 74,95 PLUS 35,95 - 59,95 Jumeau - Double/Grand Très Grand RABAIS EXTRA 20% \u2014 Fabriqué en Espagne \u2014 5 couleurs SERVIETTES POPCORN 100% JACQUARD DE COTON - 550 g/m2 ÉPARGNEZ 60% Rég.5,95 - 24,95 1,95 - 9,95 PLUS 1,49 - 7,95 RABAIS EXTRA 20% OFFERTS: Débarbouillette Serviette à main Serviette de bain ENSEMBLE COUTEAUX ET PORTE-COUTEAUX ÉPARGNEZ 55$ Rég.199,99 144,99 PLUS 115,99/6 pièces RABAIS EXTRA 20% COUTEAUX À STEAK - Boîte-cadeau - Multicolores ou monochromes ÉPARGNEZ 30% Rég.29,95 20,97 PLUS 16,77/ens.de 6 RABAIS EXTRA 20% INCLUANT LES PRODUITS DÉJÀ EN SOLDE ENTREPRISE QUÉBÉCOISE ACHETEZ LOCAL EXTRA 20% Solde Le DE RABAIS SUR TOUT * "]
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