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Titre :
Le droit
Éditeur :
  • Ottawa :[Le droit],1913-
Contenu spécifique :
Cahier 1
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le droit, 2020-12-26, Collections de BAnQ.

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[" HOCKEY JUNIOR UN CHAMPIONNAT PAS COMME LES AUTRES PAGES 62-63 LE MAG LA CHEVAUCHÉE DE MATT LANG S I M O N S É G U I N - B E R T R A N D , L E D R O I T Le trésor des sœurs PAGES 4-5 2 , 9 9 $ + t x COOP D\u2019INFORMATION SEMAINE DU 26 DÉCEMBRE 2020 AU 1ER JANVIER 2021 ÉDITION MAGAZINE OTTAWA-GATINEAU, 107e ANNÉE, N° 38 ENTREVUES ET BILANS RETOUR SUR 2020 17 PAGES À LA RECHERCHE D\u2019UN NOUVEAU CONDO-HO-HO?Nous sommes ouverts du 26 au 31 décembre, de 11 h à 17 h! 1.866.449.5394 brigil.com RBQ: 8007-6490-04 SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 leDroit 2 Réveillon à saveur locale.7,90$/kilo.Info à saveur locale.10$/mois.À PARTIR DE 9,95 $/mois Premiermois offert gratuitement.DONNÉES PERSONNELLES PROTÉGÉES.AUCUNEOBLIGATIONÀ LONG TERME.Votremédia local lance l\u2019abonnement numérique et réaffirme samission de produire des informations de proximité crédibles, traitées avec rigueur et profondeur.Sur nos plateformes numériques, profitez d\u2019une expérience encore plus personnalisée, àmesure que les événements se déroulent.Et retrouvez cettemême expertise journalistique grâce à des ressources chevronnées.Local.De calibre mondial.NUMÉR IQUE êtes déjà abonné à notre édition imprimée?automatiquement droit, sans frais supplémentaires, à notre forfait d\u2019abonnement antageux.Pour en profiter, vous avez reçu votre coded\u2019activation personnalisé par ou par courriel.Créez votre compte utilisateur en inscrivant votre adresse courriel de passe confidentiel, que vous choisissez.Ensuite, dans l\u2019onglet «Valider mon ment papier», entrez le coded\u2019activation et le tour est joué.Vous avez accès à tous nus numériques! Trois forfaits.Un abonnement cadeau simple et Nous avons conçu trois forfaits d\u2019abonnement pour une expérience qui convien et à vos intérêts.Retrouvez aussi les détails de chaque forfait sur notre site Inte L\u2019abonnement numérique Ce forfait comprend : \u2022 Accès aux sites Web des six médias membres des coops de l\u2019information \u2022 Accès aux applications mobiles iOS et Android des six médias \u2022 Accès simultanés autorisés Ce forfait comprend : \u2022 Accès aux sites Web des six médias membres des coops de l\u2019information \u2022 Accès aux applications mobiles iOS et Android des six médias \u2022 Accès aux éditions magazines du week-end en format intégral électronique (disponibles dans les applications mobiles le samedi) \u2022 Accès simultanés autorisés \u2022 PLUS : L\u2019édition imprimée du samedi de votre média préféré, livrée à domicile (si disponible dans votre secteur) Ce forfait comprend : \u2022 Accès aux sites Web des six médias membres des coops de l\u2019information \u2022 Accès aux applications mobiles iOS et Android des six médias \u2022 Accès simultanés autorisés \u2022 PLUS : Accès aux éditions magazines du weekend en format intégral électronique (disponibles dans les applications mobiles le samedi) Le numérique et papier tout compris 16,95$/mois + taxes Le numérique tout compris 12,95$/mois + taxes L\u2019essentiel numérique 9,95$/mois+ taxes Un cadeau à déba chaque jour.pratique.t à vos habitudes rnet.ller Besoin d\u2019en discuter avec nous?Notre service à la clientèle est là 1 888 711-2624 Des questions en tête?Consultez notre foire auxquestion www.monsamedi.com/faq ABONNEZ-VOUS SANS TARDER SUR ledroit.com Vous Vous avez le plus av la poste et unmot abonne nos conte pour vous.s leDroit SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 3 Réveillon à saveur locale.7,90$/kilo.Info à saveur locale.10$/mois.À PARTIR DE 9,95 $/mois Premiermois offert gratuitement.DONNÉES PERSONNELLES PROTÉGÉES.AUCUNEOBLIGATIONÀ LONG TERME.Votremédia local lance l\u2019abonnement numérique et réaffirme samission de produire des informations de proximité crédibles, traitées avec rigueur et profondeur.Sur nos plateformes numériques, profitez d\u2019une expérience encore plus personnalisée, àmesure que les événements se déroulent.Et retrouvez cettemême expertise journalistique grâce à des ressources chevronnées.Local.De calibre mondial.NUMÉR IQUE êtes déjà abonné à notre édition imprimée?automatiquement droit, sans frais supplémentaires, à notre forfait d\u2019abonnement antageux.Pour en profiter, vous avez reçu votre coded\u2019activation personnalisé par ou par courriel.Créez votre compte utilisateur en inscrivant votre adresse courriel de passe confidentiel, que vous choisissez.Ensuite, dans l\u2019onglet «Valider mon ment papier», entrez le coded\u2019activation et le tour est joué.Vous avez accès à tous nus numériques! 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l\u2019information \u2022 Accès aux applications mobiles iOS et Android des six médias \u2022 Accès simultanés autorisés \u2022 PLUS : Accès aux éditions magazines du weekend en format intégral électronique (disponibles dans les applications mobiles le samedi) Le numérique et papier tout compris 16,95$/mois + taxes Le numérique tout compris 12,95$/mois + taxes L\u2019essentiel numérique 9,95$/mois+ taxes Un cadeau à déba chaque jour.pratique.t à vos habitudes rnet.ller Besoin d\u2019en discuter avec nous?Notre service à la clientèle est là 1 888 711-2624 Des questions en tête?Consultez notre foire auxquestion www.monsamedi.com/faq ABONNEZ-VOUS SANS TARDER SUR ledroit.com Vous Vous avez le plus av la poste et unmot abonne nos conte pour vous.s SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 leDroit 4 MATHIEU BÉLANGER mabelanger@ledroit.com L\u2019histoire commence en 1609, à Foy, en Belgique, au pied d\u2019un énorme chêne.C\u2019est celle d\u2019une petite statuette de bois, toute simple, représentant la Vierge Marie portant l\u2019Enfant-Jésus sur son bras gauche.Les détails de son voyage imprévu à travers le temps et l\u2019histoire se transmettent depuis 125 ans parmi les Servantes de Jé- sus-Marie, mais ne sont connus que de très peu de gens à l\u2019extérieur des murs de leur monastère.La congrégation a accepté de lever le voile sur la véritable histoire de cet objet lors d\u2019un entretien avec Le Droit, quelques jours avant Noël.Très peu de ces statuettes authentiques de Notre-Dame-de-Foy existent encore aujourd\u2019hui.La seule autre qu\u2019il nous a été possible de retracer aurait été apportée au Canada en 1680 par le jésuite missionnaire Pierre Chaumonot pour l\u2019aider dans son devoir d\u2019évangéliser les Hurons.Elle est aujourd\u2019hui conservée à l\u2019église Notre-Dame-de- Lorette, à Wendake, près de Québec.La statuette de Notre-Dame-de- Foy que conservent précieusement les Servantes de Jésus-Marie sous une cloche de verre a connu un parcours différent, mais tout aussi unique que celle du jésuite Chaumo- not.« Celle que nous avons se transmettait depuis déjà longtemps dans la famille de notre fondateur, l\u2019abbé Alexis-Louis Mangin, raconte la Mère servante générale de la congrégation, Sœur Marie-du-Bon-Pasteur.Il l\u2019a reçue de son père avant son départ de la France pour le Canada en 1885.C\u2019est un objet très rare qui a une très grande valeur spirituelle pour nous.» La datation de la statuette faite par la Ville de Gatineau tourne autour de 1780, mais il se pourrait bien qu\u2019elle soit encore plus ancienne.Dans ses journaux personnels, l\u2019abbé Mangin explique comment elle a pu sauver d\u2019une mort certaine sa famille et plusieurs prêtres catholiques pendant la Révolution française.« Cette statue de Notre-Dame-de- Foy est miraculeuse et a opéré de nombreux prodiges, a écrit le père Mangin.En 1793, pendant la grande révolution, elle a protégé ma famille et la maison de mon grand-père, alors qu\u2019il ne craignait pas de s\u2019exposer journellement au péril de mort, cachant des prêtres poursuivis et en faisant célébrer la sainte Messe, de nuit, dans sa cave ou dans son grenier ; et cela au milieu d\u2019une ville très agitée par les idées révolutionnaires et sous la surveillance continuelle des délateurs et des soldats de la Révolution.» SCULPTÉE DANS LE MIRACLE La valeur spirituelle de la statuette de Notre-Dame-de-Foy que conservent les Servantes de Jésus- Marie lui vient d\u2019abord de l\u2019arbre dans lequel elle a été sculptée, probablement par un jésuite quelque part entre le XVIIe et le XVIIIe siècle.Une première statuette de pierre de la Vierge Marie tenant l\u2019Enfant-Jésus a été découverte en 1609 sur la route de Dinant, à Foy, en Belgique.Un charpentier l\u2019a trouvée enchâssée dans le tronc d\u2019un énorme chêne de huit pieds de diamètre.Aussi figée dans l\u2019arbre, à ses côtés, il y avait une longue tresse de cheveux de femme.[D\u2019après plusieurs documents, ces éléments auraient pu avoir été déposés à cet endroit 200 ans auparavant.] « À la découverte de cette statue, les miracles se sont multipliés et Foy est devenue un lieu de pèlerinage, explique Sœur Marie-du-Bon- Pasteur.Les jésuites ont par la suite commencé à sculpter des répliques de la statuette à même le chêne dans lequel elle avait été trouvée.Notre statuette est authentique et provient de ce chêne.» La statuette de Notre-Dame-de-Foy aurait des vertus protectrices contre les incendies, mentionne la religieuse.« Elle nous a aidées à quelques reprises à lutter contre des débuts d\u2019incendies », dit-elle.L\u2019histoire des Servantes de Jésus- Marie raconte que l\u2019abbé Mangin a invoqué Notre-Dame-de-Foy une première fois, au début de la congrégation, pour mettre fin à un incendie qui prenait de l\u2019ampleur rapidement dans le toit du premier petit couvent, à Masson.Un seul seau d\u2019eau lancé par le père Man- gin aurait permis de complètement maîtriser l\u2019incendie.Un autre incendie qui avait pris dans la sacristie, au monastère de la rue Laurier, en 1905, aurait aussi été éteint avec un seul seau d\u2019eau.LE TRÉSOR PATRIMONIAL DES SERVANTES DE JÉSUS-MARIE En acceptant d\u2019ouvrir les portes de leur monastère aux experts en patrimoine embauchés par la Ville de Gatineau pour mener un vaste exercice de catalogage, les Servantes de Jésus-Marie ont révélé l\u2019un des trésors les mieux gardés de la région.La totalité de leur collection est maintenant consignée dans le catalogue des biens inventoriés de l\u2019Inventaire du patrimoine mobilier qui a été officiellement déposé au conseil municipal en novembre dernier, après quatre ans de travaux.«La collection des Servantes de Jésus-Marie est clairement le coup de coeur de l\u2019exercice, note Sonia Bisson, agente culturelle à la Ville de Gatineau.Nous avons maintenant une idée de la richesse historique et patrimoniale de ce que possède cette communauté religieuse qui a marqué le paysage de l\u2019Outaouais.» Les religieuses ont rendu accessibles au Droit quelques objets de leur collection.En voici un aperçu.«On comprend mieux à quel point certains objets peuvent intéresser les gens.C\u2019est beaucoup d\u2019histoire.» \u2014 Sœur Marie-du-Bon-Pasteur Très peu de ces statuettes authentiques de Notre-Dame-de- Foy existent encore aujourd\u2019hui.\u2014 SIMON SÉGUIN-BERTRAND, LE DROIT leDroit SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 5 LE TRÉSOR PATRIMONIAL DES SERVANTES DE JÉSUS-MARIE MATHIEU BÉLANGER mabelanger@ledroit.com Lors de son décès des suites de la grippe espagnole, en février 1920, l\u2019abbé Alexis-Louis Mangin a légué tout ce qu\u2019il possédait à la congrégation des Servantes de Jésus-Marie qu\u2019il avait fondée 25 ans plus tôt.Ébéniste de talent, il a laissé derrière lui quantité de meubles de grande qualité que les religieuses utilisent toujours aujourd\u2019hui.Le Père Mangin avait aussi un intérêt affirmé pour la science et les sœurs ont hérité de tout un cabinet des curiosités.En levant le voile sur le trésor patrimonial qu\u2019elles conservent, les Servantes de Jésus-Marie permettent à la population d\u2019apprécier une facette de leur fondateur qui commençait à se perdre dans l\u2019oubli.Elles offrent du même coup un regard sur certaines avancées technologiques du tournant du XXe siècle.Avant de s\u2019embarquer pour le Canada et de répondre à l\u2019appel de la c o l o n i s a t i o n l a n c é p a r l e « R o i d u N o r d » , l e célèbre curé d e S a i n t - J é r ô m e , A n t o i n e L a b e l l e , l e père Alexis- Louis Mangin enseignait la science au collègue de Metz, e n F r a n c e .« I l av a i t u n e g ra n d e intelligence et il était très curieux et avide de connaissances, explique Sœur Marie-du-Bon-Pasteur, Mère servante générale de la congrégation.Il tentait par plusieurs moyens d\u2019améliorer le sort de la communauté.Il a mis à contribution ses talents d\u2019inventeur et de chercheur pour rendre la vie plus facile aux gens et notre congrégation en a beaucoup profité.» POUDRE CONTRE LA GRIPPE Au milieu d\u2019objets conservés par les religieuses, comme une boussole de 1880, un phonographe et deux projecteurs âgés de plus d\u2019un siècle et d\u2019une visionneuse de photos sur verre datant de 1890, deux appareils attirent particulièrement l\u2019attention et en disent long sur celui qui a aussi fondé la paroisse Notre-Dame-des- Neiges de Masson en 1889.« Il avait ce microscope qu\u2019on a précieusement gardé, note Sœur Marie-du-Bon-Pasteur.Ça démontre à quel point il cherchait toutes sortes de choses.Il avait inventé une poudre, un médicament, qui aidait à combattre la grippe, les rhumes et les infections pulmonaires.Ce remède a d\u2019ailleurs connu une popularité extraordinaire dans la région.Tous les pharmaciens de Hull et Ottawa en vendaient.On pouvait même en trouver jusqu\u2019à Montréal.Il avait aussi inventé un ozoneur, une machine qui changeait la composition de l\u2019air et qui aidait les gens qui avaient des problèmes pulmonaires.Plusieurs médecins à Montréal utilisaient le procédé du père Mangin vers 1898.» LA MACHINE ÉLECTROMAGNÉTIQUE Certaines des premières sœurs à avoir rejoint les rangs des Servantes de Jésus-Marie ont probablement été soulagées de leurs maux de dents, de pieds ou encore de la névralgie grâce à un engin tout particulier que possédait le père Man- gin et que les sœurs conservent depuis maintenant plus d\u2019un siècle.« La machine électromagnétique, elle est spéciale, lance en ricanant Sœur Marie-du-Bon-Pasteur.Il fallait brancher des fils dans une prise de courant et on installait des poignées sur une partie du corps de la patiente pour faire passer l\u2019électricité.Le père Mangin contrôlait la force du courant avec une manivelle.On raconte que c\u2019était plus confortable comme traitement avec des éponges humides aux poignets.» Évidemment, l\u2019appareil ne sert plus aujourd\u2019hui, prend soin de préciser sœur Marie-du-Bon-Pasteur.LA FAMEUSE POUDRE DE L\u2019ABBÉ MANGIN Sœur Marie-du-Bon-Pasteur \u2014 SIMON SÉGUIN-BERTRAND, LE DROIT Le trésor conservé par les Servantes de Jésus-Marie compte de nombreux objets liturgiques, mais il y a un calice en particulier qui a pris énormément de valeur aux yeux des religieuses en ce fameux jour de septembre 1984 où le pape Jean-Paul II s\u2019est rendu dans la petite chapelle du monastère de la rue Laurier pour y célébrer la messe.Le calice utilisé par le Saint-Père lors de célébration qui avait été retransmise sur un écran géant au parc Jacques-Cartier, ou des milliers de personnes s\u2019étaient rassemblées, était celui qui avait été remis au fondateur de la congrégation, l\u2019abbé Alexis-Louis Mangin, lors de son ordination à la prêtrise une centaine d\u2019années plus tôt à la chapelle des Carmélites de Valletri, près de Rome.«Il est très beau, c\u2019est probablement notre plus beau, note Soeur Marie-du-Bon-Pasteur.On l\u2019utilise encore lors de fêtes très spéciales.Nous voulons le préserver le plus longtemps possible.» Les experts du patrimoine qui ont étudié l\u2019objet lui confèrent une valeur «exceptionnelle», notamment en raison de sa rareté, son authenticité et son état.MATHIEU BÉLANGER, LE DROIT DES LÈVRES DE L\u2019ABBÉ MANGIN À CELLES DU PAPE JEAN-PAUL II Les Servantes de Jésus-Marie étaient conscientes qu\u2019elles conservaient depuis plus d\u2019un siècle des objets ayant de la valeur.«Les spécialistes embauchés par la Ville de Gatineau venus les étudier nous ont cependant fait découvrir leur véritable valeur historique et patrimoniale, affirme la Mère servante générale de la congrégation, Soeur Marie-du-Bon-Pasteur.On comprend mieux à quel point certains objets peuvent intéresser les gens.C\u2019est beaucoup d\u2019histoire.» Les Servantes de Jésus-Marie sont ouvertes à collaborer avec le Conseil du patrimoine religieux du Québec et le Réseau du patrimoine de Gatineau et de l\u2019Outaouais pour mettre en valeur leur collection.«On sait qu\u2019il y a un projet de musée régional dans l\u2019air et nous trouvons ça intéressant, note Soeur Marie-du-Bon-Pasteur.Il y a aussi des possibilités avec la réutilisation de notre ancien monastère sur la rue Laurier.Le lieu sera éventuellement transformé, mais nous sommes intéressées à ce que certains objets y soient exposés afin de rappeler l\u2019ancienne vocation de l\u2019endroit.Ce sont des pistes qu\u2019on étudie.» MATHIEU UNE COLLECTION À METTRE EN VALEUR SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 leDroit 6 ACTUALITÉS Le 23 décembre 2019, le tribunal acceptait le plan de relance soumis par les Coopératives de l\u2019information, en vue de l\u2019achat de Groupe Capitales Médias, alors placé sous la protection de la loi de la faillite.Un nouveau chapitre de la très riche histoire du Droit commençait.Un nouveau chapitre qui aura été plutôt rocambolesque.  À titre de directeur  général  de cette coopérative depuis maintenant un an, j\u2019aimerais partager avec vous comment nous avons vécu de l\u2019intérieur ces 12 douze derniers mois.  C\u2019est le 21 décembre que je suis nommé à la direction générale par le conseil d\u2019administration composé alors du président Patrick Duquette, de la vice-présidente, Sylvie Cha- rette, du trésorier Patrice Gaudreault, du secrétaire Patrick Dignard et des administrateurs Jean-Marc Charron et Étienne Morin.Tout un défi m\u2019attend, mais je suis entouré d\u2019une équipe de gestionnaires exceptionnels : Patrice Gaudreault et Geneviève Turcot dirigent efficacement et rigoureusement l\u2019équipe de la rédaction, Sylvie Charette mène de main de maître l\u2019équipe de la publicité et ma super adjointe Claude Simard s\u2019assure que tout fonctionne.    Dès  janvier,  nous nous activons autour du plan d\u2019aménagement de nos nouveaux bureaux qui seront situés au deuxième étage d\u2019une tour située au Village Cartier.  L e s p l a n s d \u2019 a m é n a g e - ments avancent bien et les travaux  débutent  en février.Les coopérants s\u2019affairent au ménage prédéménagement.  Les deux premiers mois  de 2020 sont complétés et les résultats financiers sont alignés sur la planification annuelle.Tout baigne\u2026  Jusqu\u2019à ce qu\u2019un invité de cinq lettres et deux chiffres débarque et vienne compliquer les choses.La COVID-19 frappe chez nous aussi.Déploiement express des employés en mode télétravail, arrêt des travaux de construction des bureaux. et c\u2019est le calme plat au chapitre des revenus publicitaires ; tout ferme brutalement ! Le confinement s\u2019annonce long, la santé financière de notre nouvelle coopérative est encore précaire, nous devons donc prendre de douloureuses décisions : la mise à pied temporaire d\u2019une vingtaine d\u2019employés et la suspension de la publication des éditions papier en semaine, une première en 107 ans.  Quelques semaines plus tard, nous commençons à réintégrer certains employés, les travaux de construction peuvent reprendre et nous vidons les bureaux de la rue Clarence, mais une chose demeure ; nous annonçons la fin définitive des éditions papier en semaine.Nos fidèles lectrices et lecteurs devront dorénavant nous lire via nos plateformes numériques, sauf le samedi, car nous maintenons une édition magazine du week-end.Aujourd\u2019hui, on peut dire sans hésiter que cette difficile décision est celle qui permet à notre coop de célébrer son premier anniversaire.   L\u2019automne se passe un peu mieux, les revenus publicitaires s\u2019améliorent et nous réussissons à les stabiliser.Nous amorçons alors un chantier hyper déterminant pour notre pérennité, soit  le déploiement de l\u2019abonnement numérique.  Selon notre planification pré- pandémie, cette étape devait être entamée vers la fin de l\u2019été 2021.Nous devons toutefois aller plus vite et toute l\u2019équipe prend les bouchés doubles.  Sans crier victoire, nous sommes très heureux des premiers résultats.Vous êtes au rendez-vous ! À ce jour, nous avons déjà dépassé les cibles d\u2019abonnements que nous avions planifiées pour la fin 2021.  Le virage numérique du Droit est bien lancé et c\u2019est grâce à vous, chers lecteurs et lectrices, que tout cela est possible.  Toute l\u2019équipe du Droit vous remercie de votre engagement et de votre soutien.  Au cours de cette aventure, nous avons perdu de précieux collègues.  Certains sont partis à la retraite, d\u2019autres ont choisi d\u2019aller relever de nouveaux défis, tandis qu\u2019un petit groupe a été victime de notre essentielle restructuration.Ces départs survenus pendant la période de confinement ne nous ont pas permis de les remercier à leur juste valeur pour leurs excellents services.Je tiens, au nom de tous les coopérants du Droit, à remercier chaleureusement Raymond Bégin, Patrick Dignard, Sylvain Thériault, Anne Lalonde, Sylvie Lefebvre, Raymond Ouellette, Jean Verner, Jessica Roy- Labelle, Vincent Grenier, Nathalie Gougeon, Sandra Turnbull, Hélène Perrier, Jocelyn Thibault, Sylvie Branch et Pierre Jury.  Je tiens aussi à souligner le professionnalisme et la coopération exceptionnelle des Industries Cama pour la construction de nos locaux, SLBL pour le déménagement, Nadia Bernard pour le design, Vitrerie P. Latreille pour les cloisons vitrées, Groupe Mayer pour l\u2019aménagement de notre magnifique salle de conférences et notre réception, Le maire de Gatineau et Rotec Outaouais pour le retour de notre superbe table éditoriale.  Vous nous avez créé un environnement de travail qui prendra tout son sens lorsque nous serons en mesure d\u2019y accueillir nos coopérants.    Plus largement, tous  ceux  et celles qui ont cru en notre relance en mode coopératif, qui ont pris un engagement financier et publicitaire afin de rentre tout cela possible, qui ont fait des dons inestimables en argent, vous avez joué un rôle de premier plan pour sauver Le Droit.  Vous avez posé un geste concret pour la vitalité de notre région, pour sa démocratie.   L\u2019avenir est à ceux qui luttent, merci d\u2019avoir lutté avec nous.   LA COOP LE DROIT UNE COURTE ET DÉJÀ GRANDE HISTOIRE «Le virage numérique du Droit est bien lancé et c\u2019est grâce à vous, chers lecteurs et lectrices, que tout cela est possible.» \u2014 Éric Brousseau, directeur général SOMMAIRE Affaires 23 Arts M2 Auto 38-39 Caricatures 26 Détente M33 Devoir de mémoire 34 Histoire 34 Horoscope M40 Le p\u2019tit Mag M16 Nécrologie 48 Opinions 26 Sports 54 TÉMOINS D\u2019UN ÉVÉNEMENT VOUS AVEZ DES NOUVELLES, DES PHOTOS D\u2019ACTUALITÉ?nouvelles@ledroit.com merci de recycler ce journal ABONNEMENTS ET LIVRAISON DU JOURNAL abonnement@ledroit.com www.ledroit.com/abonnement 613-562-0555 necrologie@cn2i.ca 613-562-7749 Publicité publicite@ledroit.com 613-562-7747 Renseignements généraux : 613-562-0111 NOUS JOINDRE Sur le web ÉRIC BROUSSEAU Directeur général PUBLIÉ DANS TOUS LES QUOTIDIENS DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L\u2019INFORMATION INDÉPENDANTE LE MOT CACHÉ ANTIDOTE Réordonnez les lettres pour trouver le mot qui correspond à la définition.www.antidote.info Réponse - Corrigez sur tous vos écrans A T A D N M , nom masculin MANDAT Définitions \u2014 Acte par lequel une personne donne à une autre le pouvoir de faire quelque chose en son nom.?[Politique] Fonction de membre élu du Parlement. leDroit SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 7 R B Q : 8 0 0 7 - 6 4 9 0 - 0 4 PHASE 2 : NOUVELLES UNIFAMILIALES PRÉSENTEMENT EN CONSTRUCTION Fondé en 2001, le Domaine du Vieux-Port continue d\u2019évoluer et de se bonifier.Les développements futurs incluent de nouvelles tours de condominiums de luxe, nichées en plein milieu d\u2019un magnifique parc urbain de 20 acres.Ruisseaux, haltes piétonnes, tables à pique-nique, arbres matures (dont certains ont plus de cent ans!), spa, marina privée et plage naturelle bonifieront cet espace de vie.Le Domaine du Vieux Port n\u2019a pas fini de vous surprendre.C\u2019est l\u2019endroit idéal pour profiter de la nature en pleine ville, et ce pour toutes les générations.819.805.3299 1400, boul.St-Joseph, Gatineau (Québec) Un style de vie riverain, unique et exclusif Pour plusieurs, la vie au bord de l\u2019eau est un luxe de fin de semaine ou de vacances.Pourtant, il est possible de transformer cette vision idyllique en réalité, 365 jours par année, ici-même dans la région de la capitale nationale.Dès que vous accédez au prestigieux projet domiciliaire du Domaine du Vieux-Port, tout converge pour donner un aperçu du style de vie élégant dont bénéficient les résidents de cette communauté enclavée.L\u2019imposant muret de pierre, les scintillantes fontaines, le fier emblème du Domaine et l\u2019aménagement paysager impeccable forment la devanture derrière laquelle se retrouvent de somptueuses demeures haut de gamme, une qualité de vie inégalée et des paysages à couper le souffle.Rares sur le marché : terrains riverains en zone non-inondable.LE VOISINAGE REVIVIFIÉ Quand vous décidez de joindre la communauté du Domaine du Vieux-Port, vous achetez plus qu\u2019une maison.Vous achetez la convivialité du voisinage.Vous achetez un quartier rassembleur, ponctué de lieux d\u2019échanges.Vous achetez un fort esprit de communauté qui rappelle la camaraderie des villages d\u2019autrefois.Vous achetez du bonheur, tout simplement.La dense forêt d\u2019arbres matures, les sentiers sauvages, les belvédères naturels, le clapotis de l\u2019eau, les vues imprenables, les envolées de canards, un pittoresque pavillon de jardin, la plage privée, les pistes cyclables\u2026 tout cela contribue à la plénitude dans laquelle baignent les résidents.PUBLIREPORTAGE SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 leDroit 8 ACTUALITÉS JUSTINE MERCIER jmercier@ledroit.com Le jour de l\u2019entrevue, c\u2019était un vendredi.Mais pour la grande patronne du réseau de la santé de l\u2019Outaouais, ça ne changeait pas grand-chose.Depuis le printemps, Josée Filion a «?l\u2019impression de toujours être un lundi ou un mardi?».Semaine ou fin de semaine, «?il n\u2019y a pas vraiment de distinction?».Et «?au-delà de la gestion de la COVID?», elle s\u2019efforce de «?penser à après-demain?» : la campagne de vaccination, le nouvel hôpital, l\u2019éternel manque de personnel.Et tout le reste.Ça faisait à peine un an que Josée Filion était présidente-directrice générale du Centre intégré de santé et de services sociaux de l\u2019Outaouais (CISSSO) lorsque la menace de la COVID-19 est arrivée sans dans son rétroviseur, en février 2020.C\u2019est ce mois-là \u2014 qui paraît déjà si lointain \u2014 que le CISSSO a créé « une cellule de crise pour se préparer ».Le mois suivant, l\u2019Organisation mondiale de la santé déclarait que le monde faisait face à une pandémie causée par un nouveau coronavirus \u2014 le SRAS-CoV-2.Il a été décidé que l\u2019Hôpital de Hull serait le « centre désigné COVID-19 » pour tout l\u2019Ou- taouais, soit l\u2019établissement qui s\u2019occuperait de tous les patients aux prises avec des complications du virus.« Ce qu\u2019il fallait faire, c\u2019est de créer un hôpital dans un hôpital », a rappelé Mme Filion lors d\u2019une entrevue de fin d\u2019année avec Le Droit.Il fallait aussi prévoir quelles activités allaient devoir être délestées.« Les médecins, ils ont aussi une grande préoccupation parce que ce sont des gens qui sont formés pour traiter et soigner les gens, la population, et ils doivent prendre des décisions difficiles aussi, [pour] dire \u2018qui j\u2019opère, donc qui a le droit à ce moment-là qui devient si précieux dans un contexte comme a u j o u r d\u2019 h u i ?\u2019 » , a s o u l i g n é Mme Filion.L e s j o u r n é e s d e la g ra n d e patronne du CISSS O « commencent tôt ».« Vers les 7 h, le nez est déjà dans le cellulaire et dans les courriels pour voir ce qui se passe [\u2026].Ça finit tard, parce que les informations arrivent à toute heure du jour et de la nuit.[\u2026] On peut avoir des rencontres la fin de semaine, et bien évidemment, je suis ce qui se passe tous les week-ends.» Il y a aussi ces jours où les bilans font état d\u2019un ou de plusieurs décès causés par le virus dans la région.« On ne peut pas être insensible à ça, c\u2019est clair, note Mme Filion.On a beau être gestionnaire, on est humain avant tout.[\u2026] Chaque décès est un décès de trop.» LES DÉFIS Josée Filion se dit particulièrement fière du « leadership » et de la « mobilisation » des employés de l\u2019organisation qu\u2019elle dirige.Le CISSSO a su « se positionner et s\u2019adapter rapidement » malgré les directives qui changeaient parfois à une vitesse folle en début de crise.Cela ne signifie toutefois pas que le parcours était exempt d\u2019embûches.La pénurie de main- d\u2019œuvre, qui sévissait déjà au Québec et plus intensément en Outaouais, a été l\u2019un des principaux obstacles.« L\u2019arrivée de la COVID est venue exacerber cette situation- là, puisqu\u2019avec toute l\u2019ouverture de nouveaux services, ça a pris des centaines de personnes, que ce soit dans nos cliniques de dépistage et d\u2019évaluation ou au niveau des équipes d\u2019enquête.» Il a aussi fallu déployer du personnel dans des résidences privées pour aînés touchées par des éclosions de COVID-19, tout ça en considérant que des dizaines d\u2019employés du CISSSO ont été infectés par le virus et que plusieurs autres ont dû s\u2019isoler de manière préventive après avoir été en contact étroit avec un cas confirmé.« Le volet de la communication » s\u2019est aussi avéré être un « enjeu » de la présente crise sanitaire.« On est une grande organisation avec plus de 90  installations, 11 000 employés, près de 700 médecins », énumère Mme Filion, qui devait s\u2019assurer que les informations pertinentes « arrivent au bon moment sur le terrain ».Des réunions, il y en a eu « des milliers ».Sur tout ce qui entoure la COVID-19, mais aussi sur plein d\u2019autres dossiers qui doivent continuer d\u2019avancer malgré la pandémie.Le portrait global de la gestion de crise « n\u2019est pas parfait », avoue la présidente-directrice générale du CISSSO, qui estime toutefois que l\u2019organisation « s\u2019est améliorée ».Josée Filion a également décidé, au début novembre, d\u2019utiliser un arrêté ministériel pour imposer des horaires à temps plein aux préposés aux bénéficiaires, aux infirmières auxiliaires et aux infirmières des hôpitaux de Hull et de Gatineau.« Ça a été la décision la plus difficile, dit-elle sans hésiter.Comme PDG, j\u2019étais consciente de l\u2019impact que ça pouvait avoir [\u2026] sur les relations, sur le climat de travail.Mais en même temps, la raison d\u2019être du CISSSO, c\u2019est d\u2019offrir des soins et services adaptés à la population et je n\u2019avais pas le choix.HORAIRE Pendant l\u2019été, Josée Filion a «pris une petite pause» de présence au bureau, mais ce n\u2019était pas une réelle pause du travail.Réunions virtuelles, lecture de courriels et envoi de réponses ont continué à faire partie de son quotidien.Elle ne prévoyait pas non plus de pause pour le temps des Fêtes.«C\u2019est sûr qu\u2019il y a des journées où je ressens un peu plus de fatigue, dit-elle.C\u2019est humain et c\u2019est un peu normal.[\u2026] En même temps, [je sais] qu\u2019il y a une équipe sur qui on peut compter, je ne suis pas toute seule dans la gestion.» AVENIR À travers toute cette crise, le CISSSO doit penser à l\u2019après- COVID.«Pour moi, le meilleur exemple, c\u2019est le nouvel hôpital, indique Mme Filion.On aurait pu dire, dans le contexte de la COVID, \u2018oublions la rédaction, les travaux en lien avec le plan clinique et toutes les discussions en lien avec le nouvel hôpital, on n\u2019a pas le temps\u2019.Mais pour moi, j\u2019aurais fait fausse route.Il faut que je regarde en avant, il faut que je regarde plus loin et pour moi, je considère que c\u2019est mon rôle, comme PDG, de déjà travailler l\u2019après-demain.» À plus court terme, il faut planifier la vaccination contre la COVID-19, qui a commencé le 21 décembre en Outaouais.La campagne s\u2019étirera sur des mois.Elle nécessite toute une logistique et du personnel, bien évidemment.«Un autre casse-tête» pour le CISS- SO.«Mais c\u2019est un beau casse-tête, insiste Josée Filion.Parce que c\u2019est notre lumière au bout du tunnel.» «?L\u2019IMPRESSION DE TOUJOURS ÊTRE UN LUNDI OU UN MARDI?» VOIR Notre vidéo sur ledroit.com et dans notre application S I M O N S É G U I N - B E R T R A N D , L E D R O I T RETOUR SUR 2020 AVEC LA PDG DU CISSSO, JOSÉE FILION leDroit SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 ACTUALITÉS 9 RETOUR SUR 2020 AVEC NOS JOURNALISTES La salle de nouvelles du Droit a connu une année exceptionnelle.Entre la création de notre Coopérative de l\u2019information, de notre déménagement, de l\u2019implantation du télétravail et de la couverture de la COVID-19, les derniers mois ont eu l\u2019effet d\u2019une montagne russe.Nous vous invitons à découvrir les coulisses du Droit dans une série de capsules vidéos préparées par les photographes et vidéastes Patrick Woodbury et Simon Séguin-Bertrand.Dès aujourd\u2019hui,vous pouvez visionner la capsule de Mathieu Bélan- ger, qui explique comment la pandémie a complètement modifié son travail (et ses talents de pâtissier.), ainsi qu\u2019une discussion entre Sylvain St-Laurent et Jean-François Plante qui ont profité de cette pause forcée dans les sports professionnels pour raconter ces histoires qui tombent toujours entre deux carnets de notes.Dimanche, c\u2019est Mario Boulianne, chef des arts, qui souligne que tout n\u2019a pas été noir pendant cette pandémie.Une nouvelle capsule sera diffusée tous les jours jusqu\u2019au 1er janvier sur notre site web, ainsi que dans notre application.MOTEUR TURBO PERFORMANT 320 lb-pi de couple 250 chevaux-vapeur* PUR PLAISIR DE CONDUIRE Moteur Skyactiv réactif ESPACE DE CHARGEMENT GÉNÉREUX 572 L d\u2019espace CONDUITE EN PREMIÈRE CLASSE 12 haut-parleurs Bose offerts CONFIANCE SUR LES ROUTES Traction intégrale i-Activ offerte CINQ VÉHICULES PRIMÉS PAR LES EXPERTS.DOMMAGE QU\u2019ON NE PUISSE EN CONDUIRE QU\u2019UN SEUL À LA FOIS.*À l\u2019utilisation d\u2019essence super avec un indice d\u2019octane (AKI) de 93.Avec l\u2019essence ordinaire à indice d\u2019octane (AKI) de 87, la puissance est de 227 ch à 5 000 tr/min et le couple de 310 lb-pi. SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 leDroit 10 ACTUALITÉS JULIEN PAQUETTE jpaquette@ledroit.com Le 2 mars dernier, Santé publique Ottawa (SPO) convoque la presse dans le bureau du maire afin de prévenir la population de se préparer à l\u2019arrivée du coronavirus, une nouvelle maladie qui fait des ravages dans une obscure province chinoise.La médecin-chef de SPO, Vera Etches, confirme en entrevue avec Le Droit qu\u2019elle ne se doutait pas de ce qui nous attendait.« Nous avions des plans pour une réponse possible à une pandémie où il était mentionné qu\u2019il était possible de fermer les écoles et des choses comme ça, mais ce n\u2019était une réalité que nous avons eu l\u2019expérience », affirme la Dre Etches.Ce virus \u2014 baptisé COVID-19 quelques semaines plus tard \u2014 ne s\u2019était pas encore frayé un chemin jusqu\u2019à la capitale du Canada.Du moins, aucun cas confirmé n\u2019avait été répertorié.« Une personne infectée par le virus peut être malade pendant une semaine ou plus, alors il faut s\u2019assurer d\u2019avoir des médicaments contre la fièvre, d\u2019avoir l\u2019approvisionnement dont vous aurez besoin pour être en mesure de rester à la maison pendant une période prolongée », nous prévenait tout de même Vera Etches.« Ç\u2019a été dur.La durée où la population a eu besoin de maintenir les actions qui ont augmenté l\u2019isolement pour les gens.Maintenant, ma perspective est qu\u2019il y a beaucoup d\u2019espoir pour l\u2019avenir parce que nous avons un vaccin.C\u2019est incroyable, nous ne pensions pas qu\u2019il était possible d\u2019avoir un vaccin en moins d\u2019un an », affirme aujourd\u2019hui la leader de la réponse à la crise sanitaire à Ottawa.La Dre Etches est optimiste, mais elle invite tout de même les résidents de la capitale fédérale à s\u2019armer de patience.Le vaccin est l\u2019arme de détection massive qui permettra de remporter la guerre, mais d\u2019ici son déploiement complet, il ne faut pas briser les rangs.La médecin-chef indique que la distanciation physique et les autres consignes sanitaires demeureront importantes pendant quelques mois.« Nous avons des preuves que le vaccin protège la personne contre les résultats plus mauvais, comme une hospitalisation ou des décès.On a besoin d\u2019en apprendre plus sur la façon que le vaccin va arrêter la transmission partout dans la population », explique Vera Etches.«?ÇA M\u2019A AFFECTÉ?» La Dre Etches est maintenant un visage incontournable à Ottawa.Les résidents la voient à la télévision et sur les médias sociaux quotidiennement depuis 9 mois.Dans les dizaines de conférences de presse auxquelles elle a participé depuis celle du 2 mars dernier, Vera Etches a toujours exprimé sa confiance envers les citoyens, même au mois de septembre alors que les indicateurs de transmission communautaire de la COVID-19 grimpaient en flèche.« Ça m\u2019a affectée, confie-t-elle aujourd\u2019hui.Parce qu\u2019il y a des gens qui peuvent être malades sérieusement quand le nombre de cas augmente.» « Quand la population a vu que l\u2019augmentation peut être sérieuse encore, elle a répondu encore.J\u2019apprécie ça vraiment, ce n\u2019est pas une personne, c\u2019est toute la population qui a besoin de protéger les autres avec leurs actions », ajoute la méde- cin-chef de SPO.Après avoir aplati la courbe au printemps, la population d\u2019Ottawa a adapté ses comportements à l\u2019automne et a pris le chemin inverse de Toronto et de la région de Peel qui sont retournées en confinement dans les dernières semaines.Pour expliquer les succès de la capitale fédérale, la Dre Etches vante son équipe et sa capacité d\u2019adaptation.SPO a multiplié les initiatives de communication au cours de l\u2019année pour ajuster son message à la réalité des différentes communautés au sein de la ville.« Ce n\u2019est pas assez de juste fournir la communication, il faut aussi engager la conversation et écouter la population, explique Vera Etches.On a reçu des rétroactions et nous avons adapté nos messages, mais aussi, on a d\u2019importantes relations avec différents leaders dans les communautés plus à risque.» La Dre Etches se dit consciente que le temps des fêtes sera difficile pour plusieurs cette année, mais elle souhaite aux Ottaviens de la solidarité et de compassion pour la nouvelle année.« Les fêtes, c\u2019est une période où on a besoin de connexions avec nos proches, alors j\u2019espère que les gens pourront être créatifs, comme pendant les autres événements cette année, souligne Vera Etches.Nous avons vu que la population peut le faire et j\u2019espère qu\u2019on peut rester en sécurité pour l\u2019année prochaine et maintenir le soutien aux autres jusqu\u2019au point où on arrive à la fin ! » ANI-ROSE DESCHATELETS adeschatelets@ledroit.com Les médecins hygiénistes de partout dans le monde ont été propulsés à l\u2019avant-plan en 2020 pour mettre la main à la pâte et espérer freiner la tenace COVID-19.Dans l\u2019Est ontarien, c\u2019est le médecin hygiéniste du Bureau de santé de l\u2019est de l\u2019Ontario (BSEO) qui a dû s\u2019armer au combat, le Dr Paul Roumeliotis.Le nouveau coronavirus a complètement chamboulé le quotidien de l\u2019ancien chef de pédiatrie ambulatoire à l\u2019Hôpital de Montréal pour enfants.Et pourtant, le Dr Paul Roumeliotis n\u2019en est pas à son premier rodéo.Celui qui entame sa 14e année à titre de médecin hygiéniste au BSEO était aux premières loges de la pandémie de grippe A (H1N1), qui a sévi en 2009.« On ne peut pas le comparer.C\u2019est une échelle plus large, un peu plus sérieuse que la H1N1 », avoue-t-il.Je ne dis pas que la H1N1 n\u2019était pas sérieuse, mais au niveau de l\u2019échelle mondiale, la COVID-19 est rendue presque à 70 millions de cas avec 1,6 million de morts.Avec toutes les restrictions, c\u2019est une maladie qui a vraiment paralysé nos systèmes économiques, nos systèmes sociaux, nos systèmes scolaires, ça prend beaucoup plus d\u2019ampleur que la H1N1.» «?COVID À BORD?!?» Dès la fin de décembre 2019, le Dr Roumeliotis savait qu\u2019il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond, à l\u2019autre bout du globe.« On a appris qu\u2019il y avait des cas en Chine d\u2019un virus avec de la pneumonie.Je me suis tournée vers ma femme et je lui ai dit \u201coh boy, j\u2019espère que ça ne s\u2019en vient pas ici\u201d.» Puis, les événements se sont précipités et en à peine quelques semaines, la COVID-19 touchait la région.« Mon voyage de la COVID a commencé avant plusieurs.Pour nous, ça a commencé mi-février », rappelle le médecin.L\u2019éclosion de COVID-19 à bord du bateau de croisière le Diamond Princess, amarré au Japon, a marqué en grand le début de la pandémie au pays.Après avoir effectué un premier confinement dans le paquebot, plusieurs Canadiens avaient été rapatriés à Cornwall, où ils avaient dû entamer une deuxième quarantaine, à l\u2019Institut de formation NAV Canada.D\u2019autres, qui avaient été infectés, avaient dû demeurer en sol japonais avant de pouvoir rentrer au pays.« Une fois que les passagers sont partis [de Cornwall], peu après on a déclaré la pandémie mondiale, on a déclaré l\u2019état d\u2019urgence, et tout a changé », se rappelle le médecin.À UN RYTHME EFFRÉNÉ Depuis maintenant près d\u2019un an, et comme des milliers de confrères, le Dr Roumeliotis a redoublé d\u2019ardeur pour limiter la propagation du virus dans sa juridiction, sans oublier la poursuite des mille et un programmes de prévention et de protection de la santé menés au BSEO, qui n\u2019ont pas pour autant fait relâche.« Je suis de garde depuis le mois de février.Je suis toujours sur appel.J\u2019essaie de prendre du repos où je peux, quand je peux.Mais on n\u2019a pas le choix, il faut continuer.» Lorsqu\u2019on lui demande si l\u2019année 2020 a été la plus difficile de sa carrière, il lance un « oui » assumé et sans aucune hésitation.« Surtout en Santé publique, comme pédiatre, on a des défis.Mais de cette ampleur, c\u2019est le plus grand défi de ma carrière, c\u2019est sur et certain ! » Et pourtant, tout le fil à retordre qu\u2019a apporté l\u2019année 2020 n\u2019a même pas semé une parcelle de doute sur la vocation du pédiatre de formation.« J\u2019aime la carrière que j\u2019ai actuellement.J\u2019aime le volet qu\u2019on peut changer la vie de plusieurs personnes, alors que dans le domaine de la pratique médicale.Je n\u2019ai eu aucune deuxième pensée.On travaille 7 jours par semaine, parfois jusqu\u2019a minuit.On est fatigués, mais on a de la drive, de la passion de continuer avec tout ça jusqu\u2019à ce que la pandémie soit finie.» RETOUR SUR 2020 DANS L\u2019EST ONTARIEN L\u2019ANNÉE LA PLUS DIFFICILE DE LA CARRIÈRE DU DR ROUMELIOTIS UNE ANNÉE REMPLIE D\u2019IMPRÉVUS VOIR Notre vidéo sur ledroit.com et dans notre application P A T R I C K W O O D B U R Y , L E D R O I T RETOUR SUR 2020 AVEC LA DRE VERA ETCHES leDroit SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 11 Du jeudi 24 décembre au mercredi 30 décembre MARCHÉ GATINEAU Un univers de fraîcheur 920, boUl.mAloNEy oUEsT / 819 317-1737 www.GroUpEAdoNIs.cA FIlET mIGNoN moitié ou entier 888$ lb 19,57 kg boEUF hAché mAIGrE 288$ lb 6,35 kg brocolI é.-U.2/4$ Gros FormAT 2/6$ FrAIsEs 454 g é.-U.mexique blEUETs chopine pérou chAmpIGNoNs blANcs 227 g canada 129$ hEllmANN\u2019s mayonnaise choix varié 890 ml hEINz IT Up Ketchup 1 l 299$ hEINEKEN oU molsoN UlTrA bière en bouteilles ou en cannettes 12 x 330 ml, 12 x 355 ml 1499$ FIlET dE TrUITE Arc-EN-cIEl 799$ lb 17,61 kg chacun SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 leDroit 12 ACTUALITÉS LES GRANDES CITATIONS DE 2020 On se souviendra de 2020 comme une année à la fois inoubliable et à oublier.En cette nouvelle année qui débute \u2014 enfin ! \u2014 voici quinze citations retenues parmi les Grandes entrevues du samedi réalisées au cours des 12 derniers mois à deux mètres de distance, masqué et les mains aseptisées.Bonne (re)lecture et, en attendant d\u2019être vacciné, bonne année 2021 ! PAR DENIS GRATTON 4 JANVIER De la politique à la patinoire «J\u2019aimerais bien «dropper la puck» au premier match dans le futur Guertin avant de partir».\u2014 L\u2019ancien député et ministre provincial, Norm MacMillan, devenu président des Olympiques de Gatineau de la LHJMQ, à la question: « Combien de temps comptez-vous rester en poste (chez les Olympiques) ?».1ER FÉVRIER La «graduation» d\u2019Édith Dumont «Une université donne à la classe intellectuelle de l\u2019Ontario français toute la légitimité de vraiment affirmer qu\u2019elle contribue à l\u2019économie de la province.Les francophones ne sont plus du folklore.Nous sommes une force économique pour l\u2019Ontario».\u2014 L\u2019ancienne directrice générale du Conseil des écoles publiques de l\u2019Est de l\u2019Ontario, Édith Dumont, sur son nouveau rôle à titre de vice-rectrice de l\u2019Université de l\u2019Ontario français.8 FÉVRIER Bâtisseurs de père en fils «Vendredi soir dernier, des gens m\u2019ont dit: «on te souhaite 35 autres années».Mais pourquoi juste 35 ans ?J\u2019ai des projets pour les 400 prochaines années ! Ils ne se débarrasseront pas si vite de moi».\u2014 Le président fondateur du Groupe Brigil, Gilles Desjardins, sur ses 35 années en affaires et sur l\u2019obtention du prix Grand Bâtisseur de l\u2019Outaouais remis par l\u2019APCHQ.22 FÉVRIER L\u2019Ontario français coule dans ses veines «Je pourrais prendre ma retraite, j\u2019ai 70 ans, mais j\u2019adore ce que je fais.Ici, au Muséoparc Vanier, j\u2019ai 20 ans».\u2014 Le directeur général du Muséoparc Vanier, le regretté Jean Malavoy, décédé subitement le 3 octobre 2020.7 MARS Bernard Voyer, d\u2019un sommet à l\u2019autre «On véhicule le message qu\u2019il faut protéger la planète.Ce message me laisse un peu sceptique.La planète n\u2019a pas besoin de nous.Mais pas du tout.La planète va continuer à être là.On pourrait comparer à un chien qui sort de l\u2019eau et qui se secoue.Deux ou trois bons coups et c\u2019est fini.La planète fera la même c h o s e e t v a continuer.Il fera plus chaud.Il y aura peut-être une autre glaciation, peut-être le retour des dinosaures, peu importe.Elle n\u2019a pas besoin de nous.Ce n\u2019est pas la planète qu\u2019il faut protéger.Il faut protéger ce que la planète nous offre.Et si on veut jouer aux cons, ce n\u2019est pas la planète qui perdra».\u2014 L\u2019explorateur canadien Bernard Voyer sur les changements climatiques.11 AVRIL Des nouvelles de Zachary «J \u2019ai arrêté de regarder les bulletins de nouvelles depuis deux jours parce que je trouve que c\u2019est t ro p s t re s s a n t .C\u2019est surréel.C\u2019est comme vivre dans un film d\u2019horreur ou de science-fiction.C\u2019est fou de continuer comme ça.Alors je me concentre sur ma santé.Je suis isolé et je m\u2019occupe essentiellement de moi et des soins de ma mère».\u2014 L\u2019artiste louisianais Zachary Richard sur la pandémie et les ravages de la COVID-19 dans son état natal, au printemps dernier.11 AVRIL Le choix d\u2019une vie en «confinement» «Cette épreuve (la pandémie), est-ce que ce ne serait pas la mauvaise utilisation de la planète et tout ce qui s\u2019ensuit ?Les conséquences de ça sont là.Dieu n\u2019envoie jamais d\u2019épreuves.Dieu est là.Il est avec nous, en nous.Il nous aide à traverser ça.Dans tous les efforts, le bénévolat, l\u2019engagement des gens qui travaillent dans les soins de santé et tout ça, ça prouve qu\u2019il y a un coeur quelque part, que les gens ont du coeur.Et nous, les Chrétiens, croyons que ça vient de Dieu.Il est dans les personnes qui ne prennent pas de risques pour ne pas contaminer les autres, il est dans les gens fidèles aux consignes.Vous offrez un verre d\u2019eau à quelqu\u2019un qui a soif ou qui est malade, Dieu est là.Il ne faut pas le chercher très loin».\u2014 La Mère-servante générale des Servantes de Jésus-Marie, Soeur Marie-du-Bon-Pasteur.18 AVRIL Le maire des catastrophes « Nous, les vil les, tout nous concerne.Mais ce n\u2019est pas tout qui relève de nous.Un exemple qui n\u2019a pas de bon sens, c\u2019est la situation des organismes communautaires.Chaque fois qu\u2019il y a une crise, on se tourne vers eux.Inondations, tornades et maintenant cette pandémie, on se tourne vers eux.Notamment parce qu\u2019ils s\u2019occupent des plus vulnérables.Mais nos organismes communautaires tirent le diable par la queue.Ils s\u2019occupent des plus vulnérables et ils dépendent de la charité pour fonctionner.C\u2019est comme l\u2019inverse du bon sens ! Ceux qui s\u2019occupent des plus vulnérables devraient avoir plus de ressources».\u2014 La maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin.23 MAI Le parcours de rêve de Marc Foucault «C\u2019est bien niaiseux comme jeu !».\u2014 Le golfeur professionnel de Gatineau et propriétaire des clubs de golf Kingsway et Mont Sainte-Marie, Marc Foucault, peu impressionné par sa toute première partie de golf à l\u2019âge de 12 ans.6 JUIN «J\u2019ai versé tellement de larmes» «Le racisme systémique, ce ne 2 1 \u2014 P A T R I C K W O O D B U R Y , L E D R O I T 4 3 2 1 leDroit SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 ACTUALITÉS 13 « Je ne m\u2019attends pas à pouvoir organiser des cliniques de vaccination en 2020, c\u2019est trop tôt.Même chose pour le début de l\u2019an prochain.Je ne vois pas comment on pourrait obtenir une autorisation si rapidement et comment on pourrait procéder à l\u2019achat, à la distribution, à la mise sur pied des cliniques et le reste pour tôt en 2021.Si on peut avoir un vaccin en 2021, ce serait fantastique.J\u2019espère que nous en aurons un.Mais il faudra du temps avant d\u2019obtenir les doses nécessaires pour mettre en place un système efficace pour l\u2019offrir aux gens ».\u2014 Dre Vera Etches, médecin chef de Santé publique Ottawa sont pas des gens qui sont racistes, loin de là.Il y a très peu de racisme au Canada.(\u2026) Durant ma première campagne électorale, je faisais du porte-à-porte accompagné d\u2019une bénévole, une jeune femme noire.Je me suis entretenu avec un gentil monsieur à sa porte et, comme j\u2019allais quitter, il m\u2019a rappelé pour me souffler à l\u2019oreille: «je vais te donner un conseil.Toi, t\u2019es Noir, c\u2019est correct.Mais deux Noirs à la porte le soir, tu ne peux pas faire ça, tu vas perdre des votes».Il n\u2019a pas dit ça pour être méchant.Cela revient à la question des préjugés inconscients que nous avons».\u2014 Le député fédéral de Hull- Aylmer, Greg Fergus, sur le racisme systémique dans une entrevue accordée quelques jours après la mort en direct de George Floyd, au Minnesota.13 JUIN Daniel Coutu a plus d\u2019un tour dans son sac «J\u2019ai pu vivre ce gala en famille, avec ma blonde et mes enfants.On a partagé le bonheur en famille, seuls à crier devant la télé.C\u2019était bien, c\u2019était cool.On faisait une brassée de lavage en même temps que le gala.Je n\u2019ai jamais joint autant l\u2019utile au très agréable».\u2014 Le magicien gatinois Daniel Coutu sur son Prix d\u2019excellence de la personnalité jeunesse de l\u2019année remis par l\u2019Alliance Médias Jeunesse.4 JUILLET «Un enfant ça ne s\u2019oublie pas» «Tout nous rappelle Jonathan.Tout, tout, tout.Un papillon qui vole nous fait penser à lui.Un oiseau qui passe dans le ciel.J\u2019ai une photo de lui et moi au-dessus de mon foyer.Je le vois en me réveillant le matin, je le vois en me couchant le soir.Je peux entendre son rire.J\u2019ai des vidéos que je peux regarder.Je suis chanceuse, j\u2019ai toutes ces choses-là de lui.Mais en même temps, il n\u2019est plus là.Bien qu\u2019en quelque part, il est toujours là car il n\u2019y a pas grand-chose qui ne me font pas penser à lui.Un enfant, ça ne s\u2019oublie pas».\u2014 La mère de (feu) Jonathan Pitre, Tina Boileau, lors de la remise de la Croix du service méritoire décernée à son fils, à titre posthume, par la Gouverneure générale du Canada.Mme Boileau recevait pour sa part la Médaille du service méritoire.25 JUILLET Ginsberg-Gingras: 40 ans de père en fille «C\u2019est sûr que certains cas viennent parfois me chercher.Ce qui me déchire le coeur, c\u2019est lorsque j\u2019ai des personnes âgées devant moi qui me racontent que leurs enfants ont abusé d\u2019eux financièrement.Et ces parents, de leur grand coeur, n\u2019ont pas été capables de dire « non » à leurs enfants.Je dois parfois me retenir pour ne pas pleurer avec ces gens.Mais normalement, je n\u2019attache pas de sentiments au travail que je fais.Je dois faire la distinction entre l\u2019humain qui a du travail à faire comme syndic pour aider quelqu\u2019un, et mon rôle de maman et d\u2019épouse».\u2014 La présidente de la firme en insolvabilité Ginsberg Gingras, Chantal Gingras, dont la firme a célébré ses 40 ans en 2020.31 JUILLET De livreur de bière à «livreur» de La bonne nouvelle «À l\u2019adolescence, fin des années 1950, j\u2019étais livreur pour une petite épicerie du Vieux-Montréal.Je faisais la livraison de la bière et de la viande, mais de la bière surtout.Parce que pour la bière, il y avait toujours des clients !».\u2014 L\u2019ancien archevêque d\u2019Ottawa et d\u2019Alexandria-Cornwall, Terrence Prendergast, sur son enfance à Montréal.\u2014 ETIENNE RANGER, ARCHIVES LE DROIT \u2014 S I M O N S É G U I N - B E R T R A N D , L E D R O I T 5 4 3 5 SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 leDroit 14 ACTUALITÉS L a semaine dernière, le téléphone sonne.Salut, c\u2019est Luc Morin\u2026 La dernière fois qu\u2019on s\u2019était parlé, il était pratiquement à la rue.Il squattait une chambre chez son frère.Sans le sou, sans boulot, déprimé.Lui, l\u2019ancien chef pompier adjoint de Val-des-Monts.Un beau et solide bonhomme, accroc de la gym, passionné par son métier.Il carburait à l\u2019adrénaline, était de toutes les affectations, même les plus périlleuses.Poste prestigieux, bon salaire, grosse maison.Il semblait destiné à une brillante carrière.Un homme invulnérable.En vérité, il avait atteint le fond du baril.Au point, m\u2019a-t-il raconté, où il a dû passer une nuit dans son char, cassé, frigorifié, n\u2019ayant nulle part où aller.Le lendemain matin, il avait cogné à la porte d\u2019un poste de police.« Aidez-moi\u2026 » La dernière fois qu\u2019on s\u2019est parlé, en juillet 2017, il avait fait le vide autour de lui.Il avait rompu le contact avec ses deux filles, son ex, ses collègues de travail, ses potes de gym.Par sa faute, admettait-il d\u2019emblée.Ce qui lui donnait espoir, la journée de notre entrevue, c\u2019était un billet du psychiatre.Un billet où était inscrit noir sur blanc le mal dont il souffrait : PTSD « clair ».Il souffrait du trouble de stress post-traumatique.Le même mal que les soldats qui reviennent du front en état de choc.Ce jour-là, son mal de vivre, sa fuite perpétuelle dans le travail, dans les séances de gym, dans les appels d\u2019urgence les plus difficiles, ses cauchemars, tout cela s\u2019expliquait.Il connaissait enfin l\u2019ennemi qui le hantait depuis qu\u2019un jeune collègue était mort sous ses yeux, en 2008, écrasé par un toit qui s\u2019effondrait.Lui restait à le combattre.Comment ça va, Luc ?Mieux, justement.Il a repris du service comme pompier, à l\u2019autre bout du Québec.Il est lieutenant au service d\u2019incendie de Sept-Îles.« Côté professionnel, ça va.Je dors bien, je mange bien, j\u2019ai un toit, un revenu\u2026 » Ses nouveaux employeurs l\u2019ont embauché en toute connaissance de cause, dit-il.Ils avaient lu les reportages sur lui.« Ils m\u2019ont questionné à savoir si je croyais avoir les capacités pour retourner au feu.J\u2019ai pu leur démontrer que j\u2019étais prêt.» Il aura fallu 4 ans, entre son départ de Val-des-Monts, en décembre 2015, et son embauche à Sept-Îles pour se remettre sur pied.Lui qui dénonçait le manque de ressources pour les pompiers en état de choc a finalement trouvé de l\u2019aide à la maison de thérapie La Vigile, à Québec.Il y a passé un mois, coupé du monde, à faire face à ses démons intérieurs, en compagnie d\u2019autres gens en uniformes \u2013 soldats, paramédics, pompiers, policiers, travailleurs de rue.Un mois à suivre des ateliers, à faire de la méditation\u2026 Ça lui a fait du bien.Il a réalisé qu\u2019il n\u2019était pas seul.D\u2019autres étaient plus mal pris que lui.Puis il est allé enseigner à l\u2019Académie des pompiers à Mirabel.Il parlait ouvertement de son expérience aux étudiants.« Pompier est le plus beau métier du monde, leur disait-il.Mais ça peut aussi être le pire cauchemar.Ne vous attendez pas à sauver tout le monde.Il peut y avoir des décès.Vous n\u2019êtes pas faits en métal.Si ça ne va pas, parlez-en à votre chef.Parce qu\u2019éviter d\u2019en parler, pour garder son emploi, c\u2019est risquer pire : d\u2019en perdre la vie.» Lui qui ne vivait que pour son boulot se dit désormais capable de décrocher.À 36 ans, il est prêt à renaître.« Je suis parti non parce que ça me tentait, mais parce que ça n\u2019allait pas bien.Ça fait maintenant 4 ans que je suis seul.J\u2019en suis au point où j\u2019aimerais rencontrer quelqu\u2019un.Reprendre contact avec mes filles, me refaire un cercle d\u2019amis et de connaissances\u2026 » La vie, dit-il, a repris son cours.La vie après le choc traumatique PATRICK DUQUETTE CHRONIQUE pduquette@ledroit.com La vie a repris son cours pour Luc Morin, qui a été diagnostiqué avec un trouble de stress post- traumatique.\u2014 COURTOISIE Appelez-nous rapidement ! Pour louer 613 276-5988 PLUS DE DÉTAILS DISPONIBLES AUWWW.ETASSE.COM À LOUER AU MOIS APPARTEMENTS MEUBLÉS SECTEUR GATINEAU BESOIN D\u2019UN APPARTEMENT MEUBLÉ ?\u2022 Studio \u2022 1 Chambre \u2022 2 Chambres \u2022 Plusieurs emplacements APPORTEZ QUE VOS EFFETS PERSONNELS.Locaux commerciaux rénovésà Louer www.etasse.com adrien LeBlanc 819 568-5151, poste 6 455 riel : 1540 pi2 et 3150 pi2 365 Gréber : 2500 pi2 22 des Flandres : 750 pi2 1160 st-Joseph : 14 200 pi2 (à construire) Locaux Bien siTués! m.eugène Tassé, président Bienvenue aux courtiers immobiliers VOUS CHERCHEZ UN LOCAL POUR VOTRE COMMERCE OU BUREAU ?NOUS POUVONS VOUS AIDER ! 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Il n\u2019y a pas demomentmieux choisi pour vous exprimer l\u2019immense fierté que nous éprouvons de vous compter parmi nous, au sein de la famille Katasa.Nous tenons à remercier le personnel pour votre dévouement et votre travail exceptionnel, ainsi que les résidents pour votre compréhension et collaboration à respecter lesmesures sanitaires en cette période difficile de pandémie et de confinement.Nous vous souhaitons, ainsi qu\u2019à votre famille,unNoël rempli d\u2019amouretde tendresse, etune bonne et heureuse année.La familleChowieri SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 leDroit 16 ACTUALITÉS La ministre espère finir le travail au cours de la prochaine année en permettant également les accents sur les cartes santé des résidents ontariens.La survie des organismes francophones, ravagés en grands nombres par la pandémie de COVID-19, continuera aussi d\u2019être dans la mire du ministère des Affaires francophones.Le plus récent budget de la province inclut un Fonds de secours de la COVID-19 pour les organismes francophones sans but lucratif qui contient une enveloppe de 1 million $ pour l\u2019année 2020-2021 et une autre du même montant pour l\u2019année suivante.Il existe également un groupe de travail, mené par l\u2019Assemblée de la francophonie de l\u2019Ontario, qui veille à ce que les fonds annoncés par les différents programmes soient dirigés vers les organismes francophones éligibles, à mettre à jour les données recueillies par l\u2019AFO depuis le début de la crise sanitaire et à solidifier le PAFO.« C\u2019est un groupe qui travaille ÉMILIE PELLETIER epelletier@ledroit.com Initiative de journalisme local QUEEN\u2019S PARK TORONTO \u2014 L\u2019année 2020 fut très certainement une meilleure année que 2018 pour la ministre des Affaires francophones, Caroline Mulroney.C\u2019est elle-même qui l\u2019a avoué, lors d\u2019une entrevue de fin d\u2019année accordée au Droit, tout juste avant le congé des Fêtes, où elle a rappelé les bons coups de son gouvernement en francophonie et le travail qu\u2019il reste à faire au cours de la prochaine année.La ministre Mulroney se réjouit d\u2019abord que son gouvernement ait acheminé le développement économique au sein des discussions à propos des enjeux francophones au cours de la dernière année.Il s\u2019agit d\u2019ailleurs de son dossier préféré, a-t-elle dévoilé durant l\u2019entrevue.Pour l\u2019année à venir, le développement économique de la francophonie ontarienne représentera certainement une priorité pour son ministère, garantit Mme Mulroney.« On a fait beaucoup de progrès cette année, et on veut bâtir là-dessus.» Dans le registre des bonnes nouvelles  : après de longues années d\u2019attente, les Ontariens ont enfin appris, en septembre, que leurs accents français pourront être ajoutés sur leur permis de conduire.Certains députés ont observé que cette annonce ne représentait qu\u2019une fraction des demandes de la communauté francophone.« D e s b o n b o n s d e f o n d d e sacoche », comme l\u2019a d\u2019ailleurs d é c l a ré l a d é p u t é e l i b é ra l e Amanda Simard, ou encore « des miettes », comme l\u2019a pour sa part qualifié le député néo-démocrate Guy Bourgouin.Mais ces commentaires imagés importent peu à Caroline Mulroney.Elle observe d\u2019ailleurs que ces députés qui ont critiqué l\u2019annonce des accents sur les permis de conduire « n\u2019ont même pas d\u2019accent dans leur nom ».« L\u2019opposition va toujours dire que ce n\u2019est pas assez, que ça ne répond pas aux besoins, mais moi je peux vous dire que ça répond aux besoins que moi j\u2019entends de la communauté, des recommandations de l\u2019AFO, d\u2019organismes communautaires et d\u2019autres porte-parole.(.) La députée néo- démocrate France Gélinas dépose pétition après pétition pour qu\u2019on ait les accents sur les cartes.» RETOUR SUR 2020 AVEC CAROLINE MULRONEY ANNÉE DE PROGRÈS POUR LA FRANCOPHONIE «?L\u2019opposition va toujours dire que ce n\u2019est pas assez, que ça ne répond pas aux besoins, mais moi je peux vous dire que ça répond aux besoins que moi j\u2019entends de la communauté, des recommandations de l\u2019AFO, d\u2019organismes communautaires et d\u2019autres porte-parole.?» \u2014 Caroline Muroney leDroit SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 ACTUALITÉS 17 beaucoup et qui travaille fort, donc on va continuer dans cette veine pour voir si les mesures proposées répondent aux besoins.» La modernisation de la Loi sur les services en français, qui est « vraiment l\u2019un des plus grands enjeux », juge-t-elle, sera au haut de la liste des priorités de la ministre Mulroney en 2021.À ce sujet, les consultations sont toujours en cours.Il s\u2019agit d\u2019un travail en deux étapes, rappelle la ministre.« Il faut consulter à l\u2019interne avec les ministères qui sont responsables de la prestation des services, et ensuite on consulte à l\u2019externe.» Mais la pandémie a mis un frein aux progrès en créant des délais dans les échéances, se désole Mme Mulroney.« Je peux dire que ma détermination à moderniser la Loi n\u2019a pas été changée par la pandémie, mais avec la pandémie, c\u2019est difficile de donner une date.On continue à travailler.C\u2019est un travail compliqué et on doit bien le faire.» LOUIS-DENIS ÉBACHER ldebacher@ledroit.com 2020 devait être pour Steven MacKinnon une année dédiée au transport, à l\u2019éventuel sixième lien entre Ottawa et Gatineau, et à la construction de deux édifices fédéraux.Elle est soudainement devenue celle de la réorganisation du travail des fonctionnaires, confinés à la maison dès la mi-mars.Le député de Gatineau est aussi secrétaire parlementaire de la ministre des Services publics et de l\u2019Approvisionnement.Son ministère, qui gère les biens immobiliers du gouvernement, a eu beaucoup de pain sur la planche lorsque pandémie a frappé.Les édifices fédéraux d\u2019Ottawa et de Gatineau se sont vidés de leurs fonctionnaires, partis travailler à la maison.«2020 a commencé avec l\u2019enjeu des fonctionnaires, dont plusieurs sont des citoyens de ma circonscription.Nous travaillons évidemment avec beaucoup d\u2019entre eux, dit-il.Tout d\u2019un coup, nos fonctionnaires et leur employeur ont dû adapter la conciliation travail-famille.» M.MacKinnon prévoit «un certain retour à la normale» en 2021.Les fonctionnaires pourraient bien retourner dans les édifices d\u2019Ottawa et de Gatineau au courant de l\u2019année prochaine, «Ce ne sera pas tout à fait pareil qu\u2019avant la pandémie.On aura encore des mesures de distanciation.» Si la pandémie n\u2019avait pas frappé, il est fort possible que le vieux débat du sixième pont entre Gati- neau et Ottawa ait occupé plus de place dans l\u2019actualité de l\u2019année qui s\u2019achève.«On en a quand même parlé, dit le député.Dès 2019, c\u2019était dans nos budgets de ressortir les études de 2013, qui étaient assez claires sur la nécessité de construire un sixième pont dans l\u2019est.C\u2019est mathématique, plaide le député.On ne peut pas avoir une ville comme Gatineau sans augmenter sa capacité de traverse vers Ottawa.60% de la population gatinoise vit dans l\u2019est, et on n\u2019a pas de pont.C\u2019est insupportable.Et même si on veut promouvoir le transport en commun, ce pont est nécessaire.» Deux projets majeurs se sont concrétisés dans le comté de Gati- neau, avec l\u2019ouverture du chantier du futur centre national de conservation, sur l\u2019avenue des Entreprises, et celui du deuxième pavillon du Centre de préservation de Bibliothèque et Archives Canada, sur le boulevard du Carrefour.Ce dernier chantier est situé à quelques pas du chantier du «nouveau Guertin», le complexe multi- glace qui doit ouvrir au courant de la nouvelle année.«C\u2019est devenu un secteur d\u2019institutions, dit le député.On pense au Cégep, au Centre sportif, à la Maison de la Culture, au complexe multiglace, et aux édifices fédéraux.Le paysage a changé en 2020, et la tendance sera la même en 2021.» LE DÉPUTÉ MACKINNON FAIT SON BILAN Les édifices fédéraux vidés de leurs fonctionnaires TORONTO \u2014 Lors d\u2019une entrevue accordée au Droit, la ministre des Affaires francophones Caroline Mulroney a admis que le jeudi noir l\u2019avait affectée sur le plan personnel.«C\u2019était un moment difficile.En tant que politicienne, ce sont des décisions politiques, mais il y a toujours un impact personnel», s\u2019est rappelé celle qui a dû annoncer aux Franco-Ontariens le troisième jeudi de novembre 2018 que son gouvernement s\u2019apprêtait à faire des coupes importantes en francophonie.Rappelons que le Parti progressiste-conservateur, récemment élu, avait annoncé l\u2019abandon du projet de l\u2019Université de l\u2019Ontario français et l\u2019abolition du Commissariat aux services en français.Longtemps critiquée pour avoir suivi à la lettre et sans écart les lignes directrices de son parti, Mme Mulroney a avoué, en entrevue, avoir trouvé cette période «très difficile».«Je suis membre du gouvernement qui a pris cette décision, donc les lignes du gouvernement à ce moment étaient très importantes, on était dans un grand déficit, et il fallait prendre des décisions.Des décisions difficiles, très difficiles.Et moi, je comprends très bien pourquoi la communauté a réagi de cette façon.» D\u2019ailleurs, le mouvement créé par la communauté, la Résistance, «a eu un impact très profond sur le gouvernement», pense la ministre.«Ça a communiqué l\u2019importance des enjeux francophones à certaines personnes qui n\u2019avaient pas nécessairement cette sensibilisation.» Depuis lors, un partenariat entre la province et le gouvernement fédéral a permis de remettre l\u2019Université de l\u2019Ontario sur les rails.Le poste de commissaire aux services en français n\u2019a toujours pas retrouvé son bureau indépendant, mais il s\u2019agit de l\u2019une des demandes importantes de la communauté francophone de la province dans la refonte de la Loi sur les services en français.Aujourd\u2019hui, tous les députés du gouvernement Ford ont été sensibilisés à la cause francophone, assure la ministre Mulroney.«Les manifestations ont eu le résultat espéré.» Néanmoins, elle soutient que plusieurs députés libéraux ayant participé aux manifestations du 1er décembre 2018 ont eu pendant 15 ans l\u2019occasion de bâtir l\u2019Université de l\u2019Ontario français et de la financer, sans jamais le faire.«On a écouté la communauté, et on a finalement réalisé ce partenariat (avec le gouvernement fédéral) pour mettre l\u2019université sur pied.Ce n\u2019est peut-être pas la route que j\u2019aurais choisie, mais je suis très heureuse d\u2019être rendue où on en est maintenant.» Une autre confidence : le portfolio des Affaires francophones est le préféré de Caroline Mulroney.«Depuis mon arrivée au gouvernement, j\u2019adore le ministère des Affaires francophones.Il est petit, mais il est important.Et on peut s\u2019impliquer dans les dossiers de tous les autres ministères.» La ministre souligne aussi apprécier énormément le dossier du développement économique francophone, sur lequel plusieurs partenaires francophones ont travaillé au cours de la dernière année, et sur lequel elle a l\u2019intention de continuer de se pencher en 2021.ÉMILIE PELLETIER, LE DROIT LE JEUDI NOIR SOMBRE SOUVENIR POUR LA MINISTRE MULRONEY PATRICK WOODBURY, LE DROIT E T I E N N E R A N G E R , L E D R O I T SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 leDroit 18 JULIEN PAQUETTE jpaquette@ledroit.com Fait peu connu, le conseiller municipal Jean Cloutier est l\u2019un des fondateurs du Cinéma ByTowne, une institution forcée de fermer ses portes en raison de la pandémie.Il nous raconte cette époque et partage ses impressions sur la fin d\u2019une époque sur la rue Rideau.« C\u2019est très triste, soutient l\u2019élu du quartier Alta Vista.Vraiment, ce qu\u2019on perd, c\u2019est une occasion culturelle de voir le type de films programmés par Bruce White \u2014 propriétaire du Cinéma ByTowne \u2014, mais aussi l\u2019environnement dans lequel les gens peuvent consommer ce divertissement.» M. Cloutier commence son aventure dans l\u2019industrie du cinéma avec un emploi à temps partiel comme placier au ciné Towne en 1975.Il devient éventuellement gérant de l\u2019établissement puis, avec son collègue Bruce White, l\u2019achète des mains de son fondateur, Germain Cadieux.Le chercheur indépendant en histoire, en patrimoine et en architecture franco-ontarien, Diego Eli- zondo, explique que M. Cadieux \u2014 père de la comédienne Anne- Marie Cadieux et de l\u2019artiste visuelle Geneviève \u2014 traîne son amour du septième art de Montréal et fonde le Towne au début des années 70.Dans la métropole québécoise, il a fait partie des fondateurs du Festival des films du monde (FFM).À Ottawa, il continue de partager avec le public du cinéma de répertoire et des œuvres étrangères, souligne M. Elizondo.MM.Cloutier et White suivent sa trace et continuent de présenter des longs métrages « qui n\u2019étaient pas disponibles dans d\u2019autres cinémas axés sur les films hollywoodiens comme Star Wars et Raiders of the Lost Ark », explique le conseiller municipal.Les partenaires saisissent une opportunité d\u2019af faires en or quelques années plus tard.La mult inat ionale Famous Players veut se départir de son cinéma sur la rue Nelson qui est plus spacieux et se trouve dans un endroit plus stratégique, au centre- ville, que le Towne qui se trouvait sur l\u2019avenue Beechwood, raconte Diego Elizondo.« Ils ont pu ouvrir le ByTowne grâce à une erreur, ajoute le chercheur indépendant.À l\u2019époque, Famous Players ajoutait une clause dans ses contrats de vente pour empêcher les acheteurs d\u2019ouvrir un cinéma dans leurs anciens locaux.C\u2019est pour ça que le centre-ville s\u2019est vidé de ses cinémas.» ÉTABLIR SES CONTACTS « À l\u2019époque, il fallait vraiment faire venir le film en 35 mm », rappelle Jean Cloutier.Bruce White et lui développent rapidement des contacts dans des festivals comme celui de Cannes, le FFM et le jeune Festival international du film de Toronto.« Ce qui était très profitable, c\u2019était les lauréats de la Palme d\u2019Or pour le film publicitaire de Cannes \u2014 aujourd\u2019hui connu sous le nom de Festival international de la créativité \u2014, raconte M. Cloutier.C\u2019est vraiment ce qui nous permettait de payer quelques factures.C\u2019était toujours devant des salles pleines, pendant plusieurs représentations.» Ils consultent frénétiquement des revues de l\u2019industrie pour trouver des films à présenter au public ottavien, raconte l\u2019élu du quartier Alta Vista.Ils présentent aussi régulièrement des succès cultes comme le Rocky Horror Picture Show ou des films musicaux comme The Wall de Pink Floyd et The Song Remains the Same de Led Zeppelin.« C\u2019était avant l\u2019Internet, il n\u2019y avait pas d\u2019autre façon de voir ces pièces d\u2019art », souligne Jean Cloutier.Cofondateur du Cinéma ByTowne Le conseiller Cloutier regrette la fermeture Conseiller municipal d\u2019Ottawa, Jean Cloutier est un des cofondateurs du Cinéma ByTowne.\u2014 ETIENNE RANGER, LE DROIT «?Ils ont pu ouvrir le ByTowne grâce à une erreur.c\u2019est pour ça que le centre- ville s\u2019est vidé de ses cinémas.?» \u2014 Diego Elizondo, chercheur en histoire, en patrimoine et en architecture franco-ontarien LA FIN D\u2019UNE ÉPOQUE FERMETURE DU CINÉMA BYTOWNE leDroit SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 ACTUALITÉS 19 2020 ET SES HISTOIRES VIRALES Les médias sociaux ont complètement bouleversé la façon dont on consomme l\u2019actualité.Les nouvelles sont diffusées, commentées et surtout partagées en continu.Voici quelques- unes de ces histoires qui ont dépassé largement les frontières de notre région.Le retour des Ménard Le 12 mars, le Canada vivait ses dernières heures avant le grand confinement.C\u2019était aussi une journée de bonnes nouvelles, alors que le couple de Gatinois Bernard et Diane Ménard, de retour d\u2019un voyage qui n\u2019en finissait plus de finir, parlait à la presse.Bien avant la majorité des Canadiens, les Ménard ont été confinés dans un bateau de croisière, et mis en quarantaine au Japon dès le mois de février.Le couple a heureusement guéri de la COVID-19 et pu revenir au pays, tout sourire.Les deux Gatinois, enfin réunis avec leurs enfants, avaient attiré bon nombre de journalistes dans les locaux du 104,7 FM, en ce jeudi matin.C\u2019étaient les dernières heures de l\u2019année où il était permis de s\u2019entasser dans un petit local.LOUIS-DENIS ÉBACHER La police aux ponts Le 1er avril, la police de Gatineau et la Sûreté du Québec établissaient des points de contrôle aux entrées et sorties des ponts interprovinciaux de l\u2019Outaouais.En plus de demander aux automobilistes de cesser tout déplacement interrégional jugé non essentiel, les autorités ont utilisé la même stratégie aux frontières des MRC de la région.Ces images de policiers aux frontières du Québec et de l\u2019Ontario ont marqué les esprits.Cette pandémie était l\u2019une des premières réponses des autorités régionales pour limiter la propagation de la COVID-19 dans les communautés plus isolées, comme le Pontiac.Plusieurs Ontariens qui désiraient traverser la rivière des Outaouais pour fréquenter les grands espaces québécois ont dû rebrousser chemin.Ces « barrages » ont cessé le 18 mai.LOUIS-DENIS ÉBACHER Une tour de 54 étages en pleine forêt Un tour à condos de luxe de 54 étages « autosuffisante » en eau et énergie, située en pleine forêt, à Namur, dans la MRC de Papineau.C\u2019est ce que propose de faire construire l\u2019homme d\u2019affaires Karim Zaghbani Cloutier, fondateur et PDG de Yul Créations Inc., qui a présenté son projet du Domaine PEKULIARI à la population le 24 novembre, lors d\u2019une séance d\u2019information en format présentiel-vidéoconfé- rence.Non convaincu par cette séance d\u2019information durant laquelle le promoteur a répondu pendant près de deux heures aux questions des citoyens de Namur et des municipalités voisines, le conseil municipal de la petite localité d\u2019environ 600 âmes, qui devait se prononcer en décembre sur le chantier évalué à 300 M$, a décidé de repousser sa décision à une assemblée ultérieure.En entrevue avec Le Droit, le maire, Gilbert Dardel, a fait savoir que d\u2019autres séances d\u2019information « entre le promoteur et la population » seraient nécessaires « pour écouter les pour et les contre ».Actuellement, le terrain ciblé pour accueillir le gratte-ciel de plus de 200 mètres de hauteur est situé en dehors du périmètre urbain de Namur et le projet ne respecte pas le schéma d\u2019aménagement de la MRC de Papineau.BENOIT SABOURIN L\u2019aréna Guertin et Yogi Berra « Ce n\u2019est pas fini tant que ce n\u2019est pas fini », disait le célèbre Yogi Berra.Ceux qui ont suivi la saga du futur aréna Guertin dans la dernière décennie en savent quelque chose et ceux qui croyaient faussement être sortis d\u2019affaire dans ce dossier ont été vite rattrapés par la sagesse des propos de l\u2019ancien gérant des Yankees de New York.Le 7 mai, l\u2019organisme Vision multisports Outaouais (VMSO) responsable de la construction du nouveau complexe quatre glaces est contraint d\u2019annoncer qu\u2019il doit suspendre les travaux.L\u2019organisme n\u2019est alors plus en mesure de garantir qu\u2019il a les fonds nécessaires pour terminer le projet.Son principal créancier cesse de décaisser les sommes promises tant que la situation ne sera pas redressée.Les travaux finissent par reprendre, mais la véritable sortie de crise surviendra près de quatre mois plus tard, à la fin août, alors que VMSO s\u2019entend avec Investissement Québec pour un financement supplémentaire de 20 millions $.De son côté, la Ville de Gatineau accepte de rouvrir son protocole d\u2019entente avec VMSO.Le taux horaire pour la location d\u2019une heure de glace passe à 310 $, une augmentation de 50 $ par rapport à l\u2019entente initiale entre Gatineau et VMSO.Les économies promises par le maire grâce au modèle de gestion choisi dans ce projet fondent d\u2019une dizaine de millions de dollars, passant de 33 à 20 millions $.Le coût du projet est maintenant estimé à 102 millions $ et il est maintenant convenu de parler du futur Guer- tin comme du nouveau Centre Slush Puppy.MATHIEU BÉLANGER Compromis pour le Château Laurier Les plans pour la construction d\u2019une annexe au Château Laurier ont peu fait la manchette en 2020, mais une étape importante a tout de même été franchie cette année.Pour éviter un processus coûteux devant le Tribunal d\u2019appel de l\u2019aménagement local et la Cour supérieure, Larco \u2014 l\u2019entreprise propriétaire du bâtiment historique \u2014 s\u2019est entendue avec Patrimoine Ottawa sur un nouveau design pour l\u2019annexe située du côté nord de l\u2019hôtel.Ce nouveau design permet entre autres de bien voir le bâtiment original à partir du parc Major, en plus d\u2019intégrer davantage de pierre calcaire d\u2019Indiana et du revêtement de cuivre et de bronze qui rappelle l\u2019extérieur du Château Laurier.JULIEN PAQUETTE Changer l\u2019héritage de Russell L\u2019initiative du maire de Russell, Pierre Leroux, de dédier l\u2019héritage du nom de la municipalité à un autre individu que Peter Russell a fait couler beaucoup d\u2019encre en 2020 dans l\u2019Est ontarien.Peter Russell était un propriétaire d\u2019esclaves ayant participé activement au report législatif d\u2019initiatives anti-esclavagistes dans la région, il y a plus de 200 ans.Certains citoyens voyaient en cette motion une évidence, alors que d\u2019autres s\u2019insurgeaient avançant qu\u2019on ne peut ignorer l\u2019histoire.La motion, qui n\u2019engendre aucun coût, a finalement été adoptée par la municipalité de Russell, mais on ne connaît pas encore pour l\u2019instant l\u2019identité de l\u2019individu qui représentera le nouvel héritage.ANI-ROSE DESCHATELETS 2 \u2014 PATRICK WOODBURY, LE DROIT 1 1 2 SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 leDroit 20 LA VIE D\u2019HÔTEL, CHEZ SOI.Brigil est fier de contribuer au développement de la région de la capitale nationale depuis 35 ans.Grâce à vous, Brigil poursuit sa mission en offrant des communautés bien conçues et audacieuses qui répondent aux besoins de toutes les générations! 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Au chapitre des faits divers ayant surpris la salle de la rédaction du Droit, on se souvient de cette histoire du Gatinois qui se déguisait en policier pour effectuer des saisies chez différents trafiquants de drogue.Vêtu à s\u2019y méprendre en un membre d\u2019escouade tactique, le suspect Daniel Germain Champagne s\u2019est présenté comme étant le « sergent Cassey » lorsqu\u2019il a cogné chez un trafiquant.Il s\u2019est entretenu avec la conjointe de ce dernier en indiquant qu\u2019il avait un mandat et qu\u2019il procédait à une saisie.Avec deux complices, que personne n\u2019a encore identifiés, il s\u2019est introduit dans d\u2019autres caches de drogues laissées sans surveillance pour effectuer des « saisies ».Son important butin a été retrouvé par les vrais policiers de Gatineau et de la Sûreté du Québec dans sa résidence du secteur Buckingham, à la fin du mois d\u2019octobre.Le modus operandi est pour le moins osé et original.Lourdes pertes à Vanier Le 27 août, un incendie provoquait la perte de la cabane à sucre de Vanier, à Ottawa.Le symbole de la présence francophone dans la capitale était la proie de flammes possiblement allumées par un individu insouciant.Plus de trois mois après le sinistre, aucun suspect n\u2019a été arrêté, mais la direction du Muséoparc et la Ville d\u2019Ottawa ont rapidement confirmé que le bâtiment serait reconstruit.Cette lourde perte n\u2019est cependant que matérielle.À peine un mois plus tard, la communauté franco-ontarienne a perdu le directeur général du Muséoparc, Jean Malavoy, le 2 octobre 2020.M. Malavoy est décédé à l\u2019âge de 71 ans, entouré de sa famille.Il laisse aussi dans le deuil sa conjointe Carol Mundle, et ses enfants Anouk, Pierre, Erik, Isabelle et André.Des vaches au large à Russell Un petit troupeau de vaches a réussi à s\u2019échapper de leur enclos au mois d\u2019août dernier pour une cavale de quelques heures.Les sept bovines se sont retrouvées à plusieurs kilomètres de leur ferme, dans un quartier résidentiel de la municipalité de Russell.Elles se sont reposées, sous l\u2019œil avisé des autorités de la Police provinciale de l\u2019Ontario, jusqu\u2019à ce que l\u2019agriculteur vienne les rassembler.Leur périple a fait beaucoup jaser dans la région.ANI-ROSE DESCHATELETS \u2014 SIMON SÉGUIN-BERTRAND, ARCHIVES LE DROIT 2 1 1 2 SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 leDroit 22 ACTUALITÉS EN 2020, ON A BEAUCOUP PARLÉ DE.Difficile à croire, mais il y a eu d\u2019autres sujets que la COVID-19 qui ont défrayé les manchettes en 2020.Vous en doutez?Replonger ici dans ces histoires qui ont elles aussi marqué l\u2019année qui s\u2019achève.Une crise forestière qui se perpétue La crise forestière qui secoue la région depuis la fermeture en octobre 2019 de l\u2019usine Fortress, à Thurso, s\u2019est poursuivie en 2020.En février dernier, en entrevue avec Le Droit, le ministre québécois de l\u2019Économie et de l\u2019Innovation, Pierre Fitzgibbon, affirmait que le gouvernement, principal créancier de Fortress Global, était à la recherche d\u2019une « solution québécoise » pour relancer la papetière depuis l\u2019échec du processus de vente de l\u2019entreprise à des investisseurs de niveau international.C\u2019était un mois avant que la pandémie de COVID-19 frappe de plein fouet le Québec et le Canada.En juin, le gouvernement Legault annonçait qu\u2019il allait injecter 2 M$ par année afin d\u2019entretenir l\u2019usine de Thurso dans l\u2019espoir qu\u2019elle puisse un jour trouver preneur et redémarrer ses activités.Québec confirmait du même coup avoir sollicité plus de 115 acquéreurs potentiels à travers la planète sans avoir réussi à conclure une transaction.Au début décembre, des élus de la région, parmi lesquels ont retrouvait les préfets Benoît Lauzon et Chantal Lamarche, effectuaient une sortie publique pour pointer du doigt les haut-fonc- tionnaires du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec, accusant ceux-ci de bloquer la relance de l\u2019industrie en Outaouais et dans les Laurentides, dans le cadre des travaux de la cellule d\u2019intervention mise sur pied par le ministre Pierre Dufour.BENOIT SABOURIN Rick Chiarelli L\u2019année 2020 aura amené une certaine résolution à la saga entourant les allégations d\u2019inconduite sexuelle formulées contre le conseiller municipal du quartier Collège à Ottawa, Rick Chiarelli.Le commissaire à l\u2019intégrité de la municipalité, Robert Marleau, a terminé son enquête sur les agissements de l\u2019élu et a présenté deux rapports au conseil municipal.M. Marleau a notamment conclu que « la conduite [de Rick Chiarelli] dénote un manque flagrant et choquant de respect à l\u2019égard [d\u2019employées de son bureau] » et qu\u2019il a eu à au moins trois reprises un comportement déplacé à l\u2019endroit de candidate à un poste au sein de son bureau.Chaque fois, le commissaire recommandait la pénalité maximale, soit une suspension salariale de 90 jours par offense.Après le dépôt des deux rapports, les élus ont imposé une suspension d\u2019environ 18 mois à M. Chiarelli qui peut toutefois décider de rester en poste et d\u2019assister aux réunions du conseil municipal.Jusqu\u2019à maintenant, l\u2019élu a signifié son intention de rester en poste, malgré l\u2019invitation formelle de ses collègues à démissionner.JULIEN PAQUETTE La lichette Ce n\u2019est pas d\u2019hier que les Gatinois accentuent la pression sur leurs élus municipaux pour qu\u2019ils investissent plus dans l\u2019asphalte.Les quelque 200 km de route carrément en fin de vie et les 400 autres en dessous du seuil qualifié d\u2019acceptable y sont certainement pour quelque chose.On a appris, lors de l\u2019étude du budget, que Gatineau occupait l\u2019avant-dernier rang des grandes villes de la province pour la qualité de son réseau routier.C\u2019est cependant l\u2019intervention de la Vérificatrice générale qui a révélé que la stratégie de pavage de la Ville de Gatineau était inefficace qui semble avoir donné la caution morale qu\u2019attendait une majorité du conseil pour ouvrir les cordons de la bourse.Les élus ont adopté une nouvelle stratégie de pavage en novembre dernier.Dès 2022, les investissements commenceront à augmenter progressivement pour atteindre 65 millions $ par année en 2029.L\u2019accent sera mis sur les travaux plus légers.Ainsi, les Gatinois feront bientôt la connaissance de la « lichette ».MATHIEU BÉLANGER L\u2019usine Papier Masson L\u2019usine Papier Masson de la société Papiers White Birch, qui avait déjà connu quelques arrêts de production en 2019, n\u2019a pas échappé à la guigne de la pandémie de COVID-19.Les quelque 130 travailleurs syndiqués de l\u2019usine située dans le secteur Masson-Angers, à Gatineau, ont dû vivre avec plusieurs mises à pied temporaires au cours de l\u2019année, en raison de l\u2019instabilité du marché mondial du papier journal.L\u2019entreprise a dû interrompre ses opérations à au moins quatre reprises en 2020.Après avoir fermé boutique pendant un peu plus de deux semaines en mai, la papetière a dû suspendre de nouveau sa production au courant de l\u2019été, cette fois, du 26 juin au 3 août.Une nouvelle fermeture de trois semaines a été annoncée le 28 août.Finalement, en novembre, on apprenait que l\u2019usine allait fermer du 24 décembre au 4 janvier.Le président de la section locale 11 du syndicat Unifor, Yves Chénier, s\u2019était cependant montré optimiste pour la suite des choses, lors de cette annonce, indiquant que les signes du marché étaient encourageants pour le début de l\u2019année 2021.BENOIT SABOURIN SOS Vanier SOS Vanier a essuyé un dernier revers en 2020 dans ses démarches pour empêcher la construction d\u2019un refuge de l\u2019Armée du Salut sur le chemin Montréal.Le groupe citoyen a déposé une requête au Tribunal d\u2019appel de l\u2019aménagement local (TAAL) pour faire invalider la décision de 2017.Les audiences ont duré presque 3 semaines en janvier.Le TAAL a rendu sa décision moins de 6 mois plus tard et a jugé que les changements de zonage approuvé par la Ville d\u2019Ottawa étaient acceptables.L\u2019Armée du Salut pourra donc aller de l\u2019avant avec ses plans d\u2019un nouveau refuge de 70 lits pour remplacer le Centre Booth.JULIEN PAQUETTE Chaise musicale politique à Ottawa Le passage de Queen\u2019s Park à un rôle de députée fédérale de Marie-France Lalonde en 2019 en provoqué un jeu de chaise musicale politique dans l\u2019est d\u2019Ottawa cette année.Conseiller municipal de Cumberland depuis 2010, Stephen Blais a rapidement signifié son intérêt de remplacer Mme Lalonde comme candidat du Parti libéral de l\u2019Ontario dans la circonscription d\u2019Orléans.Il a été remporté l\u2019élection partielle qui s\u2019est tenue à la fin du mois de février.La pandémie a retardé la tenue d\u2019un scrutin dans le quartier Cumberland pour remplacer M. Blais.L\u2019élection partielle s\u2019est tenue en octobre et la Ville d\u2019Ottawa a autorisé pour la première fois des bulletins de vote par la poste pour faciliter la distanciation physique dans les bureaux de scrutin.Catherine Kitts a été élue avec 54,44 % des voix.JULIEN PAQUETTE Mauvais présage La nuit du jour de l\u2019An avait l\u2019aura d\u2019une mauvaise personne.L\u2019incendie du Gîte Ami, dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, a donné le ton à cette année misérable.Personne ne connaissait ce qu\u2019était la COVID-19 dans le secteur Hull, mais la crise de l\u2019itiné- rance venait de passer à la vitesse supérieure.Les bénéficiaires et travailleurs du Gîte Ami ont dû déménager d\u2019urgence au centre communautaire Fontaine alors que les grands froids de l\u2019hiver ne faisaient que commencer.Des mois plus tard, en pleine crise de la COVID-19, le centre Robert-Guertin accueillait les itinérants.L\u2019équipe des Olympiques, qui devait y jouer sa dernière saison avant son grand déménagement dans un aréna tout neuf, s\u2019est retrouvée elle aussi en situation d\u2019itinérance.Elle a dû élire domicile à l\u2019aréna Baribeau en attendant de plus beaux jours.LOUIS-DENIS ÉBACHER L\u2019urbanisme se faufile entre la pandémie et Black lives Matter Alors que tous les yeux étaient tournés vers la pandémie et le mouvement Black lives Matter ce printemps, la Ville de Gatineau s\u2019affairait à revoir tout son environnement réglementaire en urbanisme pour les dix prochaines années.On aurait pu penser que les débats techniques sur les grilles de zonage, le niveau de protection des milieux humides et les plans d\u2019intégration architecturaux n\u2019allaient pas peser lourd dans les priorités des citoyens.C\u2019est tout le contraire qui s\u2019est produit.Les consultations publiques en ligne organisées sur le sujet se classent aujourd\u2019hui parmi les plus populaires de l\u2019histoire de la Ville.Gatineau a aujourd\u2019hui une nouvelle génération de règlements urbanistiques devant lui permettre de faire face aux défis de développement des prochaines décennies.Le plan annonce essentiellement la fin de l\u2019étalement urbain.La Ville devra dorénavant grossir de l\u2019intérieur en densifiant des quartiers vieillissants.Les axes majeurs de transport en commun dicteront le développement futur.Près de 97 % de ce qui reste de milieux humides à Gatineau seront protégés.Les nouveaux quartiers devront être écores- ponsables et les grands ensembles commerciaux du type SmartCentre seront transformés en « milieux de vie » en accueillant des projets résidentiels.MATHIEU BÉLANGER 1 1 leDroit SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 23 @LeDroitca facebook/LeDroitca BENOIT SABOURIN bsabourin@ledroit.com Les détaillants de motoneiges de la région font des affaires d\u2019or à l\u2019aube de la prochaine saison qui prendra son envol aussitôt que le tapis de neige au sol sera suffisant pour ouvrir le réseau de quelque 2270 kilomètres de sentiers en Outaouais.Comme ce fût le cas cet été pour les V.T.T.et les embarcations de plaisance, la demande pour les motoneiges a tout simplement dépassé l\u2019offre, affirme François Beaumont, directeur des ventes chez Équipements Maniwaki, dans la Vallée-de-la-Gatineau.Les réservations pour mettre la main sur une motoneige ont débuté tôt cet automne, si bien qu\u2019il est maintenant presque impossible d\u2019en trouver une dans la région.Le contexte entourant la pandémie encourage les gens à dépenser ailleurs, fait remarquer M. Beaumont.« Au moins 20 % de notre clientèle cette année, ce sont des gens qui faisaient de la motoneige jadis et qui voyageaient dans le Sud dans les dernières années, mais qui ont décidé de revenir à la motoneige.Ça fait 30 ans que je travaille ici et je n\u2019ai jamais vu ça.C\u2019est 98 % de notre commande de motoneiges qui est déjà vendue.Normalement, on a 50 % à 60 % des ventes qui sont faites avant Noël et la balance est faite après les Fêtes.Je peux déjà dire qu\u2019au 1er janvier, 100 % de nos ventes vont être faites et il ne sera plus possible d\u2019en acheter.C\u2019est partout comme ça dans la région », lance le directeur des ventes chez Équipements Maniwaki.Et pour ceux et celles qui tenteraient de se rabattre sur un modèle d\u2019occasion, cette avenue n\u2019est pas plus envisageable en ce moment.« Habituellement, je devrais avoir une trentaine de motoneiges usagées en inventaire, mais il ne m\u2019en reste qu\u2019une seule.Si vous cherchez de l\u2019usager ailleurs, ça se vend à des prix exorbitants sur les réseaux sociaux et Internet », souligne M. Beaumont.VENTE DES DROITS D\u2019ACCÈS À LA HAUSSE EN OUTAOUAIS Du côté de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec (FCMQ), on reconnaît que la saison 2020-2021 sera particulière.L\u2019organisation confirme qu\u2019elle a enregistré une augmentation du nombre de vignettes vendues pour les droits d\u2019accès aux sentiers de la FCMQ sur le réseau de l\u2019Outaouais.Une hausse directement attribuable au contexte de la pandémie, note le vice-président de la FCMQ et représentant de l\u2019Outaouais, Pierre Tremblay.Lors de la prévente des vignettes qui se terminait le 9 décembre, 4615 droits d\u2019accès avaient été vendus par le biais des sept clubs de motoneigistes de la région, soit 161 vignettes de plus que lors de la dernière saison en entier.Si cette croissance de popularité de la motoneige en Outaouais réjouit M. Tremblay, ce dernier relativise tout de même.« Je suis pas mal sûr que nous allons battre des records de ventes cette année, mais il faut penser aussi que nous allons avoir 2000 Américains de moins sur nos sentiers au Québec.Dans nos ventes de droits, on va aussi avoir une diminution du côté des Ontariens et des Européens.Il faut aussi penser que ceux qui vont souffrir le plus de toute cette pandémie, ce sont les hôteliers et les restaurants.Durant la semaine, les pourvoiries étaient beaucoup réservées durant l\u2019hiver par les Européens et les Américains », souligne M. Tremblay.L\u2019APPLICATION DE LA LOI VHR SUR LES SENTIERS L\u2019administrateur de la FCMQ pour l\u2019Outaouais fait par ailleurs remarquer que plusieurs habitués de la chenille ont retardé l\u2019achat de leur permis, cette année, devant l\u2019incertitude liée au contexte sanitaire.Ils seront plus de 1325 agents de surveillance de la FCMQ à travers le Québec à sillonner les différents sentiers afin de faire respecter la Loi sur les véhicules hors route.Le rôle de ces agents ne sera cependant pas de « jouer à la police » pour faire appliquer les mesures sanitaires, affirme M. Tremblay.La FCMQ rappelle déjà régulièrement à ses clubs affiliés les règles sanitaires de base qui doivent être respectées entre les membres, note ce dernier.« On a un plan sanitaire pour nos gens à la Fédération.C\u2019est sûr et certain que nos agents de surveillance vont être dans les sentiers au début de la saison pour s\u2019assurer que les usagers ont payé leurs droits d\u2019accès.La distanciation va être respectée et nos agents vont prendre des photos des documents pour s\u2019assurer qu\u2019il n\u2019y a aucun contact entre les personnes quand il y a inspection.On va s\u2019assurer aussi de ne pas arrêter de gros groupes de motoneiges en même temps lors des vérifications », explique M. Tremblay.En attendant que cette saison pour le moins particulière de motoneige débute, les amateurs doivent attendre le feu vert de Dame nature.Une première bordée de neige d\u2019au moins 30 à 45 centimètres sera nécessaire pour permettre l\u2019ouverture des sentiers, estime M. Tremblay.« Nos gens ont terminé de préparer les infrastructures.Les ponts, le nivelage, la coupe des branches, tout est fait.Les sentiers du réseau de l\u2019Outaouais sont prêts à recevoir la neige.Si on peut avoir un peu de pluie et si ça peut geler durant quelques jours pour faire un bon fond avant que la neige tombe, ce serait excellent comme conditions.Moi, je m\u2019attends à ce qu\u2019on puisse partir la saison à la mi-janvier.» \u2014 ARCHIVES, LE DROIT LES VENTES EXPLOSENT LA FRÉNÉSIE DE LA MOTONEIGE EN OUTAOUAIS SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 leDroit 24 La santé mentale au cœur des préoccupations de Groupex L a pandémie a bouleversé le quotidien de centaines d\u2019entrepreneurs qui, pour bon nombre, s\u2019inquiétaient de la survie même de leur compagnie.Groupex, une coopérative horticole qui regroupe 113 membres dont les bannières Passion Jardins ou Maître Paysagiste et au-delà de 300 entrepreneurs qui emploient plus de 3000 personnes partout au Québec, a rapidement réagi pour atténuer les épisodes de stress, d\u2019inquiétude ou encore de déprime.« Dès les débuts de la crise, on a demandé à nos équipes du siège social de prendre le téléphone, non seulement pour répondre aux appels des membres, mais surtout pour les appeler et leur demander comment ils se sentaient », souligne Sébastien Cordeau, directeur général de cette coopérative située à Lévis qui célébrera ses 34 ans en janvier.Au-delà de la simple formule de politesse habituelle, qui consiste à demander comment ça va et de répondre bien merci, Groupex souhaitait s\u2019enquérir véritablement de la santé physique et mentale de ses membres.L\u2019HUMAIN AVANT TOUT « En tant que coopérative, on n\u2019est pas juste un regroupement d\u2019achats qui permet à ses membres de réduire les coûts et réaliser des économies.On croit beaucoup à la solidarité.L\u2019humain a toujours été au cœur de tous nos projets et la pandémie a renforcé notre volonté de prendre soin des gens », affirme Sébastien Cordeau.La crise de la COVID-19 pourrait d\u2019ailleurs contribuer à briser les tabous entourant la santé mentale, estime France St-Hilaire, profes- seure titulaire à l\u2019École de gestion de l\u2019Université de Sherbrooke.« La pandémie offre une occasion unique aux entreprises de se pencher sur les problèmes de santé mentale qui ont trop longtemps été négligés », souligne celle qui est aussi directrice de l\u2019équipe de recherche sur les organisations en santé (ÉOS).Groupex a mis de l\u2019avant d\u2019autres initiatives pour favoriser le mieux-être parmi les organisations membres de la coopérative, dont un grand nombre sont des entreprises familiales.Comme plusieurs organisations qui se sont mises en mode vidéoconfé- rence pour rejoindre leurs équipes et employés, la coopérative en a profité pour initier des rencontres virtuelles de discussions sans thème particulier, intitulées À vous la parole.O r, ma lg ré l eu r emp l o i d u temps surchargé, la fatigue et le stress engendrés par la crise, ses membres ont été nombreux à se connecter.« On a abordé des sujets très humains et personnels, qui ont amené des moments de découragement, mais aussi de soutien et de fou rire.Les membres ont vu l\u2019importance de participer à ces échanges pour briser l\u2019isolement, partager leurs inquiétudes et se réconforter », précise M. Cordeau.SOLIDARITÉ ET PARTAGE Elle a même poussé plus loin le concept de coopération en transmettant à toute l\u2019industrie de l\u2019horticulture ornementale, représentée par la fédération Québec Vert, un guide contenant diverses informations et documentation portant sur les ressources offertes aux entreprises afin d\u2019améliorer le bien-être et la santé psychologique des employés.« Groupex est en compétition avec plusieurs autres entreprises.Mais en temps de crise, c\u2019est important d\u2019être solidaire et de partager les bonnes pratiques », explique Sébastien Cordeau.Ce guide de santé et mieux-être, Groupex l\u2019avait justement préparé peu de temps avant l\u2019arrivée du virus au pays.L\u2019assemblée générale, tenue en février, a aussi été l\u2019occasion d\u2019aborder le sujet de la santé mentale.Les discussions et ateliers ont amené Sébastien Cordeau à PROXIMITÉ PME PIERRE THÉROUX Collaboration spéciale p.theroux@videotron.ca ÇA VA BIEN?VRAIMENT?productiviteinnovation.com Écoutez dès maintenant le deuxième épisode, Mobiliser l\u2019équipe, multiplier les forces Websérie Industries Mailhot : passer à l\u2019action leDroit SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 25 PRÉSENTÉE PAR INVESTISSEMENT QUÉBEC Proximité PME présente des contenus qui mettent en valeur des approches et pratiques, d\u2019ici et d\u2019ailleurs, à la fois innovantes et inspirantes.Consultez l\u2019intégralité de ces capsules dans la section Proximité PME sur notre site Web et sur notre application mobile.LES CAPSULES DE LA SEMAINE EN BREF «?Dès les débuts de la crise, on a demandé à nos équipes du siège social de prendre le téléphone, non seulement pour répondre aux appels des membres, mais surtout pour les appeler et leur demander comment ils se sentaient?» \u2014 Sébastien Cordeau, directeur général de Groupex mettre en place un réseau de « sentinelles » qui met à contribution les employés et l\u2019accompagne afin de dépister les problèmes de santé que vivraient des collègues.« Mon rôle principal, comme dirigeant, est de prendre soin des employés et des membres.Il faut être à l\u2019écoute pour les accompagner et les aider le mieux possible dans les moments difficiles comme ceux que vous vivons depuis plusieurs mois.Mais les employés sont aussi très heureux de collaborer à prendre soin les uns des autres », explique-t-il.Nul doute que l\u2019industrie horticole a aussi réussi à mettre du baume au cœur de milliers de personnes qui, au début de la pandémie et de la période de confinement, se sont ruées vers les centres de jardin pour profiter des bienfaits sur la santé physique et mentale que procurent les activités de jardinage.En collaboration avec l\u2019École d\u2019Entrepreneurship de Beauce et le Groupement des chefs d\u2019entreprise COMMENT S\u2019ATTAQUER AU PROBLÈME DE SANTÉ MENTALE?1) Investissement payant.La santé mentale ne peut pas être le parent pauvre d\u2019une entreprise, avertit France St-Hilaire.«?Les entreprises n\u2019ont pas hésité à mettre en place des mesures sanitaires.Mais l\u2019investissement en santé mentale est tout aussi nécessaire.Éviter d\u2019en prendre soin peut devenir le principal frein à la reprise et à la performance des entreprises.Elles risquent de manquer d\u2019effectif et de frapper un mur.?» 2) Agir en amont.Les entreprises ont intérêt à mieux prévenir que guérir.«?C\u2019est beaucoup plus rentable d\u2019agir directement sur les facteurs de risque, pour les réduire ou les éliminer à la source?», conseille Mme St- Hilaire.Celles qui n\u2019ont pas les ressources financières ou humaines pour mettre en place des stratégies de prévention peuvent compter sur de nombreuses ressources gratuites.3) Éviter les rechutes.«?Les entreprises ne doivent surtout pas ramener les employés au travail dans les mêmes conditions qui les ont rendus malades.Sinon, elles risquent de se retrouver avec les mêmes problèmes?», prévient France St-Hilaire.Sébastien Cordeau, directeur général de la coopérative horticole Groupex, située à Lévis.\u2014 PHOTO FOURNIE Le recrutement en temps de pandémie La pandémie a amené de nouvelles façons de faire en matière de recrutement de la main-d\u2019œuvre.Les entreprises, qui embauchaient jusque-là en menant des entrevues en personne, ont en effet été obligées d\u2019innover et de tester de nouvelles solutions non seulement pour recruter efficacement à distance, mais aussi pour adapter l\u2019offre d\u2019emploi et les profils recherchés en fonction d\u2019une toute nouvelle situation, constate le magazine Maddyness.Favoriser la divergence et non la pensée de groupe Comment une équipe de personnes manifestement brillantes peut mettre en commun ses compétences et connaissances pour en arriver parfois à prendre une décision catastrophique?En s\u2019en remettant tout simplement au phénomène de la pensée de groupe (groupthink), par souci de cohésion, au lieu de favoriser la diversité culturelle et la divergence d\u2019opinions.La pensée de groupe est souvent responsable des mauvaises décisions dans le monde des affaires, note le magazine Rotman Management qui fait écho aux constatations de Roland Bénabou, un économiste et professeur de l\u2019Université de Princeton.COVID-19 : portes ouvertes à l\u2019hameçonnage La crise de la COVID-19 a avivé les activités des cybercriminels, pourtant déjà fort actifs, qui se sont particulièrement rués sur les tentatives d\u2019hameçonnage.Les tentatives d\u2019usurpation d\u2019identité en ligne par l\u2019envoi de courriel avaient en effet bondi de 667 % en mars, par rapport à février, indique une enquête de Barracuda Networks.Les comportements d\u2019achat à l\u2019ère de la COVID En mai dernier, le pdg du géant des produits de grande consommation Unilever prévoyait que les consommateurs allaient manger plus sainement pendant la pandémie.Son homonyme chez McDonald\u2019s restait au contraire convaincu que les Big Mac auraient encore la cote.Qui dit vrai?Qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019aliments santé ou de malbouffe, les consommateurs opteront d\u2019abord et avant tout pour des produits familiers, réconfortants, au lieu de se tourner vers des nouveautés, rapporte le Harvard Business Review, dans un article qui rend compte de recherches universitaires menées récemment pour mieux comprendre les liens entre la peur, les émotions et les comportements d\u2019achat en temps de crise. SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 leDroit 26 opinion ÉRIC BROUSSEAU DIRECTEUR GÉNÉRAL ebrousseau@ledroit.com PATRICE GAUDREAULT RÉDACTEUR EN CHEF pgaudreault@ledroit.com GENEVIÈVE TURCOT DIRECTRICE DE L\u2019INFORMATION gturcot@ledroit.com L\u2019avenir est à ceux qui luttent Fondé le 27 mars 1913 «À VOUS LA PAROLE A u soir du 31 décembre 2019, Doug Ford n\u2019aurait pas parié sur une année 2020 si animée, et paradoxalement\u2026 si réussie pour lui.Au plus bas dans les sondages il y a un an, « caché » alors par les conservateurs pour les élections fédérales, le premier ministre ontarien a désormais relancé son mandat.Les sondages l\u2019attestent : le taux de satisfaction à son endroit a atteint 55 % début décembre selon l\u2019Institut Angus Reid, après avoir même culminé à 69 % en mai.Les mesures d\u2019urgence consécutives à la pandémie de COVID-19 ont donné à Doug Ford une stature de chef protecteur, agrémenté d\u2019une empathie nouvelle.Confrontée à une épidémie inconnue, bousculée dans ses idéologies et certitudes, l\u2019équipe Ford comme les autres gouvernements du monde entier a avancé cahin-caha.Doug Ford avait d\u2019abord tardé de quelques jours à déclarer l\u2019état d\u2019urgence.Par la suite, le gouvernement a longtemps fermé la porte à un confinement régionalisé, puis a généralisé les tests.Le premier ministre et sa ministre de la Santé, Christine Elliott, sont souvent ciblés pour leur manque de transparence quant aux données provinciales.En décembre, la province la plus populeuse du Canada a toutefois enregistré moins de décès proportionnellement à sa population que le Québec et le Manitoba.Les messages répétés par les autorités sanitaires ont permis de limiter les fermetures d\u2019écoles et les dégâts dans les foyers de soins de longues durées pendant la seconde vague.Mais les conséquences économiques de la pandémie se font cependant sentir.En novembre, le gouvernement a annoncé un déficit record de 38,5 milliards de dollars.Par ailleurs, il est encore trop tôt pour évaluer les dégâts psychologiques et traumatiques de cette crise.Devant l\u2019immensité du défi sanitaire, les autres enjeux sont passés au second plan de l\u2019intérêt du grand public.Le bras de fer insoutenable entre le ministère de l\u2019Éducation et les syndicats d\u2019enseignants entamé au début de l\u2019hiver s\u2019est finalement soldé par un accord discret au printemps.L\u2019intérêt pour la COVID-19 a permis sans doute à d\u2019autres scandales de ne pas polluer l\u2019année 2020 de Doug Ford.À commencer par l\u2019autorisation donnée à un collège chrétien dirigée par un homophobe avoué, l\u2019évangéliste Charles McVety, de décerner des diplômes universitaires.En juillet, le parti au pouvoir excluait sa députée Belinda Karahalios, « coupable » d\u2019estimer excessifs les pouvoirs d\u2019une loi donnant au gouvernement plus de latitude pour les décrets d\u2019urgence.En 2020, la COVID-19 synonyme d\u2019une conférence de presse quotidienne a donné toute la lumière à Doug Ford.Plus difficile dans ces conditions pour l\u2019opposition de tirer son épingle du jeu.Paradoxalement, néo-démo- crates et libéraux ont connu une année plus réussie.Le parti d\u2019Andrea Horwath est monté aux barricades à plusieurs reprises sur les dossiers des foyers de soins de longue durée et des ressources sanitaires.Du côté des libéraux, les arrivées des députées Amanda Simard, Lucille Collard, Stephen Blais, et d\u2019un nouveau chef en la personne de Steven Del Luca ont permis de régénérer une formation moribonde depuis le cuisant échec des élections de juin 2018.Dans les ténèbres dues à la CO- VID-19, Doug Ford pourrait solidifier sa popularité en 2021.À moins qu\u2019un nouveau tournant ne se dresse sur la route.Sébastien Pierroz est rédacteur en chef et journaliste pour la production ONFR+ du Groupe Média TFO.Doug Ford, une renaissance dans les ténèbres SÉBASTIEN PIERR0Z CHRONIQUE Collaboration spéciale Ce qui est bon pour Minou.Monsieur le ministre Lacombe, j\u2019ai été très déçu de lire votre réaction aux propos du professeur de l\u2019Université d\u2019Ottawa qui a traité, entre autres, notre premier ministre de Donald Trump.J\u2019aimerais vous rappeler que nous ne sommes de réel défenseur de la liberté d\u2019expression que lorsque nous défendons le droit à des propos que nous n\u2019aimons pas.Vous ne pouvez dans un cas clamer la liberté d\u2019expression pour la professeur Lieutenant- Duval et ensuite réclamer des sanctions contre le prof Attaran.Vous tombez alors dans le panneau de la « cancel culture » qui fait rage chez la gauche extrémiste et la plupart des campus universitaires.Il faut combattre les « mauvaises » idées par de « bonnes » idées et non par la censure.Vous avez pleinement le droit de critiquer ce professeur et de faire valoir votre point de vue, mais vous dépassez les bornes, et donnez l\u2019impression d\u2019être hypocrite, lorsque vous réclamez que l\u2019Université d\u2019Ottawa le sanctionne.André Dupont, Gatineau Le tramway Et pourquoi pas une semi-boucle qui serait intégrée au projet actuel de Gatineau ?Ainsi, le tramway de Gatineau entrerait par une seule voie à Ottawa par le pont du Portage ; il ferait le tour proposé par les rues Wellington et Sussex et s\u2019en retournerait par le pont Alexandra en empruntant la rue Laurier vers le secteur Aylmer.Les gens désirant faire la boucle n\u2019auraient qu\u2019à faire un transfert où les deux rails se rejoignent.  Cette solution pourrait rassembler tous les intervenants à la même table et éviterait aussi un coûteux tunnel à deux voies pour entrer et sortir d\u2019Ottawa.Richard Ferland, Ottawa M. Ford, soyez plus strict! Lors de la première vague de la pandémie, le ministre de l\u2019Ontario, Doug Ford, incitait tous les citoyens ontariens à rester dans leur région et ceci inclut Ottawa.Même le ministre du Québec, François Legault, a fait un barrage policier à Gatineau pour empêcher les Ontariens à traverser la frontière.Voilà que nous sommes rendus à la deuxième vague et qui est encore pire que la première.Dans l\u2019Est ontarien, nous sommes rendus orange.Quand j\u2019entends des Québécois dire qu\u2019ils vont traverser la frontière pour magasiner à Ottawa, que des récalcitrants qui n\u2019ont aucun respect pour la santé des autres.M. Ford, cessez d\u2019être hésitant, suivez les conseils de Santé publique de l\u2019Ontario et soyez plus strict dans vos décisions de confinement et ceci dans toute la province de l\u2019Ontario, il y en va de la santé de tous les citoyens ontariens y incluant les employés(es) et les propriétaires d\u2019entreprises.Line Branchaud, Embrun leDroit SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 27 GENEVIÈVE TURCOT Directrice de l\u2019information DEVOIR DE MÉMOIRE E s t - c e u n e é c o l e o u u n presbytère ?Cette photo a été prise en 1947 par Champlain Marcil « probablement à Ottawa » (P174, S4, P137).Ce sont les seules informations dont dispose l\u2019équipe d\u2019archivistes de BAnQ.Vous reconnaissez cet endroit ?Écrivez-nous à nouvelles@ledroit.com.Le résultat de vos enquêtes sera publié samedi prochain.RECONNAISSEZ- VOUS CET ÉDIFICE?RAYMOND OUIMET Collaboration spéciale CAPSULE DE NOTRE HISTOIRE Le krach boursier 1929, qui s\u2019est transformé en une importante dépression économique dès le printemps 1930, a eu des répercussions énormes sur la population québécoise.Songeons qu\u2019en 1933, la pire année de la dépression, plus de 25 % des travailleurs (34 % à Montréal) étaient sans emploi.Pas d\u2019assurance-emploi?! ni de bien- être social pour les familles?; elles ne pouvaient compter que sur les solidarités familiales (importantes) et la charité publique.La population avait faim.En avril 1934, 400 à 500 chômeurs manifestaient aux abords des bureaux de l\u2019Assistance publique à Hull.Ils demandaient une distribution plus généreuse des secours et des vêtements chauds pour les hommes qui travaillaient à des travaux d\u2019utilité publique.Les polices municipale et provinciale sont intervenues et ont dispersé les hommes après avoir arrêté le principal meneur, un certain Jean-Paul Lafontaine.Le même soir, le maire Lambert déclarait que la Ville n\u2019était pas en mesure de faire plus pour ses chômeurs dont les organisations étaient injustement taxées de communistes.La vie était à ce point difficile que le nombre des naissances au Québec, de 87 527 qu\u2019il était en 1925, chute à 75 267 en 1935.Même les animaux souffraient de la faim.Les chômeurs faisaient preuve d\u2019imagination pour permettre à leur famille de survivre.Certains s\u2019improvisaient affûteurs de couteaux, pelleteurs de neige ou réparateurs d\u2019automobiles.Quant aux femmes, elles géraient le famélique budget familial et s\u2019adonnaient à la couture à domicile (par exemple, elles fabriquent des couvertures avec des poches de farines), à des travaux faiblement rémunérés et, parfois, à la prostitution.Heureusement, il y avait la solidarité.Les gens de la ville pouvaient souvent compter sur des parents restés à la campagne qui partageaient les fruits de leur potager.Évidemment, les travailleurs protestaient.En 1934, 600 bûcherons de l\u2019Abitibi, payés un maigre 26 $ par mois, se mettaient en grève ; 77 d\u2019entre eux ont été arrêtés pour avoir fait « sédition ».Le 20 décembre 1934, on en condamnait 13 à des peines variant de 4 à 12 mois de prison et les 64 autres à des condamnations avec sursis.À cette époque, le communisme progressait même au Québec.L\u2019Église catholique était inquiète.Dans un message publié le 23 décembre 1933, l\u2019éditorialiste du journal Le Droit écrivait : C\u2019est Noël dans quelques heures.[\u2026] Des quatre coins du monde, monte la plainte, l\u2019immense plainte de la plèbe qui souffre.[\u2026] Et au travers de ces voix, déjà aigries et fielleuses, circulant en vitesse et déjà ne cachant plus l\u2019appel des éléments subversifs de l\u2019ordre social : cri de guerre qui redit aux foules, comme celui des Princes du peuple dans la Passion : Détruisez, renversez, clouez au pilori cet ordre qui est né pour la jouissance du petit nombre [\u2026] Dans ce cadre de vie désespérant, les chansons de Mary Travers dite la Bolduc ont permis aux nôtres de passer à travers la crise économique des années 1930 qui ne s\u2019est achevée qu\u2019avec la Seconde Guerre mondiale en septembre 1939.Elle a chanté sur tous les tons les hauts et les bas de la dépression.Sa chanson Le jour de l\u2019An a été enregistrée le 14 novembre 1930.ET NOËL DANS TOUT ÇA?Dans les années 1930, les francophones du Canada ne fêtaient pas Noël comme aujourd\u2019hui.Il y a à peine 60 ans, Noël était une fête religieuse qui commençait par la messe de minuit et suivi du réveillon, ou par un réveillon suivi de la messe du matin.Conte de Noël (1939) Peu de francophones échangeaient des cadeaux \u2014 qu\u2019on appelait étrennes \u2014 à Noël.De fait, les échanges de cadeaux se faisaient au Jour de l\u2019An, et ce, jusqu\u2019au début des années 1950.Généralement parlant, seuls les Canadiens de langue anglaise et une certaine bourgeoisie francophone sacrifiaient au nouveau dieu, le père Noël, qui avait commencé à pénétrer dans nos foyers vers la fin du XIXe siècle ; la célèbre famille Papineau l\u2019avait adopté et l\u2019Église condamnée parce qu\u2019il représentait le matérialisme et mercantilisme ! Les cadeaux étaient modestes et rares pendant la Dépression : une bonne moitié de la population n\u2019avait pas les moyens d\u2019acheter des cadeaux.Et quand il y en avait, c\u2019était souvent des oranges (0,25 $ la douzaine, soit le salaire horaire légal en 1931) et des pommes, enfouies dans des bas, pour les enfants qui avaient été gentils, et des morceaux de charbon ou, pire encore, des pelures de patates pour ceux qui ne l\u2019avaient pas été.Je vous laisse imaginer la tête que faisait alors l\u2019enfant qui recevait un tel présent ! N\u2019empêche, on savait s\u2019amuser, de Noël au jour des Rois, avec des chansons à répondre agrémenté de « p\u2019tits remontants » fabriqués à la maison.Noël au Québec dans les années 1930 DEVOIR DE MÉMOIRE DU 19 DÉCEMBRE La rue St-Rédempteur Une fois de plus, les réponses étaient unanimes concernant le Devoir de mémoire de la semaine dernière (P134, S6, SS1, D1, P10).L\u2019entreprise M.Levinson Co était située sur la rue St-Rédemp- teur, là où on retrouve aujourd\u2019hui l\u2019école secondaire de l\u2019Île.La photo d\u2019archives a rappelé un bon souvenir à André Pharand, qui avait eu « la chance » d\u2019explorer les lieux quelques jours avant la démolition de l\u2019édifice.« J\u2019avais 11 ans et c\u2019était un pur bonheur d\u2019aller explorer l\u2019édifice abandonné ! Mais un cauchemar pour mes parents, qui ne le savaient pas ! On y avait d\u2019ailleurs «emprunté» un poteau de métal pour installer un panier de basket chez un ami de la rue Allard, pas très loin.Il y est d\u2019ailleurs encore en 2020 », nous a-t-il écrit.Il faut croire que ces lieux inspiraient les ados de l\u2019époque.Nous avons aussi reçu une anecdote de Jacques Maxwell qui se souvient d\u2019avoir lancé avec des amis des feux d\u2019artifice sur un camion qui passait à cet endroit\u2026 Heureusement, ils ont réussi à éteindre l\u2019incendie à temps.Gilles Lafortune nous a aussi envoyé des informations importantes sur cet ancien parc à ferraille.« Cette firme était située au 271 rue St-Rédempteur.À la gauche, non visible sur la photo, il y avait la gare de trains du C.P.La jonction se faisait ici (dans le temps) pour prendre le train pour Maniwaki, Montréal et vers Ottawa.Vers les années 1950, le dimanche, je prenais le train à la Gare Union, à Ottawa, et je débarquais à la gare de Hull ; puis je marchais jusque chez-moi sur la rue Brodeur, en passant par le Creek-Side.Le billet pour le train coûtait 15 cents.» Le 26 décembre 1930.la Une du Droit. SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 leDroit 28 ACTUALITÉS Le réalisateur de films Martin Bruyère pour le spécial Halloween.\u2014 ÉTIENNE RANGER, LE DROIT 2020 EN PHOTOS Si les journalistes ont dû apprendre à travailler à partir d\u2019un comptoir de cuisine ou dans un coin du sous-sol, les photographes de presse, eux, sont restés très présents sur le terrain.Ils ont dû adapter leur métier avec les mesures de distanciation sociale et intégrer le masque obligatoire dans bien des photos.Le travail de nos photographes sera mis en valeur tous les jours dans notre application pendant le congé des Fêtes avec des galeries consacrées à leurs meilleures photographies.C\u2019est à découvrir.Voici l\u2019année en photos de Patrick Woodbury et d\u2019Étienne Ranger.Après plus d\u2019une quarantaine d\u2019événements avec le premier ministre cette année; j\u2019essayais de toujours trouver un angle différent.Je termine l\u2019année avec ma photo de Justin Trudeau qui porte un chandail à capuchon rouge.\u2014 PATRICK WOODBURY, LE DROIT La famille Diotte visite leur grand-mère à la résidence de la Gappe à Gatineau.Ils lui chantent des chansons à partir du stationnement.\u2014 ÉTIENNE RANGER, LE DROIT Les BlackJacks d\u2019Ottawa ne sont pas restés longtemps dans la capitale.Leur saison s\u2019est déroulée dans une bulle à Saint-Catherines en Ontario.\u2014 PATRICK WOODBURY, LE DROIT Les Sénateurs d\u2019Ottawa ont retiré le gilet de Chris Phillips au mois de février.\u2014 PATRICK WOODBURY, LE DROIT La cérémonie du jour du jour du Souvenir à Ottawa attire des milliers de spectateurs; cette année, c\u2019était une célébration sobre sans curieux.\u2014 PATRICK WOODBURY, LE DROIT Lampions et masques étaient de mise alors que 200 personnes ont rendu un vibrant hommage à un préposé aux bénéficiaires décédé après avoir contracté la COVID-19 à Gatineau.\u2014 ÉTIENNE RANGER, LE DROIT leDroit SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 29 Pour freiner le virus, remettons-nous sur pause.Restons à la maison et évitons les déplacements non essentiels.Les rassemblements sont interdits en zone rouge et à éviter en zone orange.Québec.ca/coronavirus 1 877 644-4545 SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 leDroit 30 D ire que 2020 n\u2019a pas été de tout repos est un euphémisme.À la fois source d\u2019épreuves, aussi de remises en questions, elle aura été pour certains l\u2019occasion de faire le point, de se découvrir une nouvelle passion, d\u2019apprivoiser la solitude.Nous en sortons changés.En cette fin d\u2019année, comme le veut maintenant la tradition, je vous donne des nouvelles de gens dont j\u2019ai parlé, en 2020 ou avant, des gens qui m\u2019ont écrit pour me raconter ce qui s\u2019était passé depuis ou que j\u2019ai contactés pour m\u2019en informer.Alors voilà, en vrac, quelques suites d\u2019histoires\u2026 LES ENFANTS SONT TOUJOURS BIEN Je vous ai raconté des histoires d\u2019horreurs de DPJ, je vous en ai aussi raconté de belles, comme celle de Josée*, qui est devenue famille d\u2019accueil pour son neveu et sa nièce, dont les parents n\u2019arrivaient pas à assurer la sécurité.Un milieu difficile, de la drogue qui traîne, les rideaux fermés à longueur de journée.Ici, grâce au dévouement d\u2019une intervenante, toujours la même, les enfants ont été écoutés.Je vous écrivais il y a presque un an jour pour jour.«Josée ne tarit pas d\u2019éloges à l\u2019endroit de la DPJ, surtout de l\u2019intervenante, qui a toujours cherché à ce que les enfants soient confiés à des proches.\u201cC\u2019est vraiment une intervenante en or! C\u2019est une femme très honnête, elle est transparente, et elle nous donne toujours l\u2019heure juste.Avec elle, c\u2019est noir ou c\u2019est blanc.\u201d Plus encore.\u201cElle aime ces enfants-là.\u201d» La sœur de Josée m\u2019a écrit il y a quelques semaines, les enfants sont maintenant assurés de rester chez Josée le temps qu\u2019il faudra.Après avoir travaillé pour eux pendant une dizaine d\u2019années, l\u2019intervenante peut dire mission accomplie.Elle a écrit un petit message à la famille, avec qui elle a fait équipe et qui a toujours été là pour les enfants.«Ils ont été chanceux de vous avoir.La réussite et le développement de ces enfants vous appartiennent à chacune d\u2019entre vous.Je serai toujours heureuse d\u2019avoir des nouvelles de [\u2026], ils auront marqué mon cheminement et donné la croyance que malgré l\u2019adversité, entourés d\u2019amour et de bienveillance, les enfants peuvent rebondir à tout moment dans la vie.Merci d\u2019avoir fait la différence dans la vie de ces enfants, mais aussi dans mon travail.» Et voilà, une belle histoire qui finit bien.LE JEUNE TOUJOURS DANS LA NATURE Une moins belle histoire cette fois, ce jeune de 17 ans dont je vous parlais il y a quelques semaines, qui s\u2019est sauvé de chez lui.Un juge avait ordonné qu\u2019il reste confiné où il habitait pendant 14 jours en attendant la prochaine audience, mais une intervenante a plutôt lancé les policiers à ses trousses.Il s\u2019est sauvé quand il a vu les gyrophares.C\u2019est une histoire un peu compliquée, un jeune arrivé au Québec il y a quelques années d\u2019un pays où il y a beaucoup de violence, qui, à 17 ans et demi, voulait faire une demande d\u2019émancipation au tribunal, avec l\u2019aide de son avocate et d\u2019une intervenante.Mais la DPJ ne l\u2019entend pas ainsi, elle veut l\u2019envoyer dans un centre de réadaptation.Résultat, depuis plus de deux semaines, il est introuvable.Il est disparu dans la nature avec seulement une veste, sans cellulaire, sans carte bancaire.Tout le monde est perdant.L\u2019ÉPÉE DE DAMOCLÈS, SUITE ET FIN Je vous ai parlé de Charlie* à la fin de l\u2019année dernière, l\u2019enseignante de formation avait ouvert une garderie familiale, elle en rêvait depuis longtemps.Elle avait quatre places, a été inondée de demandes pour les combler.Une femme est venue avec sa fille de deux ans, elle et Charlie ont jasé, l\u2019enfant a trébuché en partant, Charlie était inquiète qu\u2019elle se soit blessée à la tête.Les places étant limitées, Charlie a dû choisir entre plusieurs enfants, elle n\u2019a pas retenu cette fille-là, une décision qui n\u2019avait rien avoir avec sa chute.Environ six mois plus tard, Charlie a reçu une lettre de la Commission des droits de la personne et de la Jeunesse (CDPDJ), une plainte pour discrimination basée sur un handicap.Elle a appris en la lisant que la petite avait un retard de développement, il n\u2019en avait jamais été question avant.Les parents réclamaient plus de 20 000 $.Quand je vous ai raconté l\u2019histoire, Charlie ne savait plus vers qui se tourner, elle sentait que la cause était déjà entendue.La Commission accompagnait la plaignante, Charlie devait se débrouiller seule pour se défendre.Elle leur a écrit une lettre pour présenter sa version, avec les courriels en preuve pour démontrer que jamais elle n\u2019avait été au courant du handicap de la petite.La Commission a révisé le montant réclamé à environ 5000 $, une somme énorme pour Charlie, qui n\u2019avait pas les moyens de le payer.Pendant tout le processus, elle n\u2019a jamais senti que la Commission des droits de la personne s\u2019intéressait vraiment à sa version.C\u2019est l\u2019avocat des parents [fourni par la CDPDJ] qui, finalement, s\u2019est rendu compte que Charlie n\u2019avait rien à se reprocher et qui a travaillé pour arriver à une entente entre les deux parties.Charlie a offert ce qu\u2019elle était capable de payer, quelques centaines de dollars, les parents ont accepté.Ils se sont même excusés d\u2019être allés aussi loin.Mais tout de même, Charlie a été prise là-dedans pendant un an et demi, avec tout le stress que ça a pu lui causer, avec cette épée de Damoclès au-dessus d\u2019elle, de devoir s\u2019endetter pour payer les milliers de dollars qui lui étaient réclamés pour une faute qu\u2019elle n\u2019avait pas commise.Dossier clos.MARIE NE SE BAT PLUS J\u2019ai rencontré Marie Demers il y a un peu plus de trois ans, elle se battait pour obtenir la compensation des victimes de la thalidomide, une pilule qu\u2019on a donnée dans les années 50 aux femmes enceintes qui avaient des les nausées.Tous les documents médicaux concernant la grossesse de sa mère et sa naissance sont partis en fumée, elle n\u2019avait qu\u2019une lettre de sa mère, trouvée après sa mort.«À ma fille que j\u2019aime beaucoup, voici ce que ta mère veut te dire, à partir de ta naissance.J\u2019étais tellement fière d\u2019avoir eu une belle fille.J\u2019étais aussi peinée sans que ce soit de ma faute de te voir pas comme les autres.Cette pilule que j\u2019ai prise, aujourd\u2019hui je ne voudrais pas l\u2019avoir prise, mais que veux-tu, je ne puis retourner en arrière.» Marie est née difforme, les m e m b r e s c o u r t s , d é f o r m a - tion typique des victimes de la thalidomide.Avec l\u2019aide de gens qui se sont battus avec elle, Marie a frappé à toutes les portes pour être indemnisée, pour assouplir certains critères, entre autres par rapport aux documents exigés par la compagnie responsable de rembourser les victimes.Son combat s\u2019est même rendu jusque dans le bureau du député libéral fédéral Joël Lightbound, qui a réussi à faire modifier certains critères d\u2019admissibilité.MYLÈNE MOISAN CHRONIQUE mmoisan@lesoleil.com DES NOUVELLES DE NOTRE MONDE leDroit SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 31 Mais ça n\u2019a pas suffi.Début novembre, Marie a cessé de se battre, emportée pour un cancer généralisé.Un homme qui a porté son combat pendant cinq ans a écrit une lettre à des députés fédéraux, pour déplorer que «toutes les victimes de la thalidomide doivent se battre toute leur vie pour être dédommagées, compte tenu que le gouvernement fédéral avait depuis des années retenu toutes les sommes nécessaires pour l\u2019indemnisation des victimes.De plus, ces dernières doivent payer aujourd\u2019hui généreusement des avocats à fort pourcentage afin d\u2019avoir droit à leur dû par un recours collectif.» Repose en paix, Marie.«MA PANDÉMIE» AU MUSÉE Une maille à l\u2019endroit, un monde à l\u2019envers.Pendant le confinement du printemps, rivée à son téléviseur à suivre les dernières nouvelles sur la COVID et les points de presse de 13h, Francine Voyer a eu l\u2019idée de tricoter la pandémie en illustrant les faits marquants sur des carreaux de laine, et de les assembler pour en faire une couverture.Dans la tempête, un peu de réconfort.Je vous avais parlé d\u2019elle et de son projet, elle avait souhaité que sa création soit exposée quelque part, le Musée de la civilisation a levé la main, Le Soleil en avait glissé un mot d\u2019ailleurs le jour où elle avait été exposée au public pour la première fois.Elle y est toujours, et elle pourrait y être encore longtemps.Francine m\u2019a écrit pour me donner des nouvelles.Elle a baptisé sa couverture «Ma pandémie», ça résume bien.«Elle est au Musée de la civilisation depuis le 25 septembre dans le cadre de l\u2019exposition Documentez la pandémie.Le Musée a malheureusement fermé ses portes en même temps, mais, avec la réouverture de la boutique [le 11 janvier], \u201cMa pandémie\u201d devient accessible jusqu\u2019au 31 mars prochain, car elle est située juste devant l\u2019escalier.J\u2019en suis très fière.Elle restera au Musée pour une exposition sur la philanthropie d\u2019octobre 2021 à octobre 2022 et elle a de fortes chances de faire partie de la salle permanente sur l\u2019histoire du Québec qui sera mise à jour en 2023.» Comme quoi on peut faire l\u2019histoire, une maille à la fois.PLUS DE CINQ ANNÉES ONT PASSÉ\u2026 Vous vous souvenez de François* et Sylvie*?Ces parents dont les deux filles ont été placées en centre de réadaptation d\u2019abord à cause d\u2019une question d\u2019école à la maison puis d\u2019un désaccord autour de diagnostics d\u2019autisme?C\u2019était il y a plus de cinq ans, elles avaient sept et huit ans.Elles y sont toujours.François et Sylvie essayent depuis ce temps de récupérer leurs deux enfants, mais le fossé, au lieu de se rétrécir, s\u2019élargit toujours un peu plus.La DPJ et les parents restent bien campés sur leur position, les visites supervisées se font de plus en plus rares, tellement que l\u2019aînée n\u2019y tient plus vraiment.Avant que des policiers inter- c e p t e n t l e s d e u x s œ u r s e n juin 2015, les deux filles n\u2019avaient jamais dormi ailleurs que dans leur lit, elles avaient une relation fusion- nelle avec leurs parents.Dans tous les jugements, on rappelle que ce sont «des parents aimants», mais qui n\u2019acceptent pas la façon de faire de la DPJ.Ils ne les verront pas à Noël.Le dernier jugement est expiré depuis le mois d\u2019avril, la DPJ et les parents devaient passer devant le tribunal en octobre, mais les audiences ont été remises au printemps.Par la même occasion, les parents présenteront une requête en lésion de droits, ils feront le tour des choses qui auraient dû se passer autrement.Dans l\u2019espoir de retrouver leurs filles.MARIA, TRAITÉE AUX PETITS OIGNONS CHEZ ELLE Je vous avais laissé en suspens avec l\u2019histoire de Maria, qui n\u2019avait pas pu avoir de soins à domicile après avoir été opérée d\u2019urgence à une hanche, elle devait avoir de l\u2019aide pendant six semaines, exactement le temps qu\u2019il fallait pour traiter sa demande.Elle avait dû se tourner vers le privé, d\u2019abord une résidence pendant trois semaines, une préposée à la maison pour le reste.M a i s v o i l à , e l l e devait subir une autre intervention, l\u2019autre hanche, pour laquelle elle aurait aussi besoin d\u2019aide pour prendre sa douche, s\u2019habiller, un coup de main néces- sa i re p ou r q u \u2019e l l e puisse se rétablir à la maison.Cette fois, tout s\u2019est très bien passé, la demande a été faite à l\u2019avance par l\u2019hôpital.Après la chirurgie, «l\u2019infirmière m\u2019a précisé que j\u2019aurais un appel du CLSC le lendemain matin.[\u2026] À 9h ce matin, une infirmière du CLSC m\u2019appelle pour m\u2019annoncer sa visite avant midi.Quarante-cinq minutes plus tard, elle sonnait à ma porte avec son \u201ckit\u201d pour enlever le pansement et nettoyer la plaie.Cette charmante jeune femme s\u2019est ensuite informée de mon état de santé et de mes besoins.[\u2026] Voilà le genre de services auxquels on s\u2019attend de notre système de santé!» Maria, contrairement à la première fois, peut donc récupérer en paix, chez elle, sans avoir à piger dans ses économies.Reste donc à trouver une façon, peut-être une équipe dédiée aux cas imprévus, pour que le maintien à domicile puisse être offert du jour au lendemain, quand une personne doit passer sous le bistouri de toute urgence.Un patient qui guérit bien est un patient qui risque moins de revenir à l\u2019hôpital.Tout le monde est gagnant.* Prénoms fictifs 3 ?François et Sylvie essaient depuis plus de cinq ans de récupérer leurs deux filles auprès de la DPJ.Tout a débuté par un désaccord autour de la question de l\u2019école à la maison, puis de diagnostics d\u2019autisme.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR FRANÇOIS ET SYLVIE 3 1 ?L\u2019histoire se termine bien pour Josée*, qui est devenue famille d\u2019accueil pour son neveu et sa nièce.\u2014 PHOTO 123RF, VALERIY LEBEDEV 2 Un jeune de 17 ans est toujours introuvable après plus de deux semaines.\u2014 PHOTO 123RF, KAREN POGHOSYAN 2 1 Je vous avais laissé en suspens avec l\u2019histoire de Maria, qui n\u2019avait pas pu avoir de soins à domicile après avoir été opérée d\u2019urgence à une hanche. SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 leDroit 32 Vous avez obtenu un résultat de test positif Si vous ne développez pas de symptômes, vous devez vous isoler pendant les 10 jours suivant votre test de dépistage.Si vous développez des symptômes, vous devez vous isoler jusqu\u2019à ce que toutes les conditions suivantes soient réunies : \u2022 10 jours se sont écoulés depuis le début de vos symptômes.\u2022 Vous n\u2019avez plus de fièvre depuis au moins 48 heures (sans avoir pris un médicament contre la fièvre).\u2022 Vos symptômes se sont améliorés depuis au moins 24 heures (excluant la toux ou la perte de l\u2019odorat, qui peuvent durer plus longtemps).Vous êtes en attente d\u2019un test ou d\u2019un résultat Vous devez vous isoler en attendant votre résultat de test si : \u2022 Vous présentez des symptômes de la COVID-19, ou en avez présenté dans les 10 derniers jours; \u2022 Vous avez été identifié par la santé publique comme un contact d\u2019un cas de COVID-19; \u2022 Vous êtes de retour d\u2019un voyage à l\u2019étranger.Si vous ne répondez à aucun de ces critères, vous n\u2019avez pas à vous isoler.Nous vous recommandons de respecter les mesures sanitaires générales jusqu\u2019à l\u2019obtention de votre résultat.Si votre résultat de test est positif, vous recevrez des consignes de la direction de santé publique.Vous présentez des symptômes Si vous présentez des symptômes tels que la fièvre, l\u2019apparition ou l\u2019aggravation d\u2019une toux, une difficulté à respirer ou une perte subite de l\u2019odorat sans congestion nasale avec ou sans perte de goût, vous devez vous isoler et aller passer un test de dépistage.L\u2019outil d\u2019autoévaluation des symptômes de la COVID-19 vous permettra d\u2019obtenir une recommandation sur la marche à suivre, selon votre condition.Rendez-vous sur Québec.ca/decisioncovid19 pour faire l\u2019évaluation de vos symptômes.Vous avez été en contact avec un cas confirmé Si vous ne développez pas de symptômes, vous devez vous isoler 14 jours après votre dernier contact avec le cas confirmé de COVID-19, même si vous avez subi un test pour la COVID-19 et que le résultat est négatif.Si vous développez des symptômes, vous devez vous isoler jusqu\u2019à ce que toutes les conditions suivantes soient réunies : \u2022 10 jours se sont écoulés depuis le début de vos symptômes.\u2022 Vous n\u2019avez plus de fièvre depuis au moins 48 heures (sans avoir pris un médicament contre la fièvre).\u2022 Vos symptômes se sont améliorés depuis au moins 24 heures (excluant la toux ou la perte de l\u2019odorat, qui peuvent durer plus longtemps).Vous êtes de retour de voyage Tous les voyageurs qui entrent au Canada doivent s\u2019isoler obligatoirement pendant une période de 14 jours, même s\u2019ils ont subi un test pour la COVID-19 et que le résultat est négatif.Québec.ca/isolement 1 877 644-4545 Quand faut-il s\u2019isoler?Pour prendre les meilleures décisions possibles pour votre santé et celle de vos proches durant la pandémie de la COVID?19, consultez les Guides autosoins.Ils permettent de connaître les meilleurs moyens de se protéger de la COVID?19, de prendre soin de soi, de donner les soins de base à son entourage et de savoir où et quand consulter si on a besoin de soins ou de services.S\u2019isoler, c\u2019est sérieux! Nous vous demandons de suivre les consignes d\u2019isolement pour éviter de transmettre la COVID-19 à d\u2019autres personnes.N\u2019allez pas à l\u2019école, au travail, au CPE, à la garderie ni dans aucun endroit public (ex.: magasin, épicerie, pharmacie).Si vous demeurez dans une résidence privée pour aînés, ne vous déplacez pas dans la résidence ; demeurez dans votre unité locative.Nous vous recommandons de faire monter vos repas à votre chambre pour éviter les déplacements au maximum dans la résidence.Ne sortez pas faire une marche.N\u2019empruntez pas les transports publics.Si vous n\u2019avez pas d\u2019aide pour votre épicerie ou vos médicaments, vous pouvez utiliser les services de livraison à domicile de l\u2019épicerie ou de la pharmacie.Évitez tout contact à moins de deux mètres avec le livreur.N\u2019accueillez pas de visiteurs à la maison.Si vous habitez avec d\u2019autres personnes qui n\u2019ont pas la COVID-19 : \u2022 Demeurez seul dans une pièce de la maison le plus souvent possible.\u2022 Évitez d\u2019être en contact avec les autres occupants de la maison.Gardez une distance d\u2019au moins deux mètres avec eux.Couvrez votre nez et votre bouche si vous devez vous approcher à moins de deux mètres.\u2022 Si possible, mangez et dormez seul dans une pièce de la maison.\u2022 Si possible, utilisez une salle de bain qui vous est réservée.Sinon, désinfectez-la après chaque utilisation.\u2022 Aérez souvent la maison et votre chambre en ouvrant une fenêtre (si la météo le permet).Vous pouvez sortir sur votre balcon ou dans votre cour privée en vous assurant d\u2019être à deux mètres de toute autre personne.Si vous devez quitter la maison pour des raisons médicales, utilisez un masque ou un couvre-visage.Les personnes qui vivent avec vous peuvent poursuivre leurs activités habituelles (travail, école, garderie, etc.) si elles ne sont pas elles-mêmes visées par une consigne d\u2019isolement (ex.: en attente de résultat de test, contact de cas confirmé, retour de voyage, etc.).S\u2019isoler, c\u2019est rester à la maison ou dans son appartement leDroit SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 33 Vous avez obtenu un résultat de test positif Si vous ne développez pas de symptômes, vous devez vous isoler pendant les 10 jours suivant votre test de dépistage.Si vous développez des symptômes, vous devez vous isoler jusqu\u2019à ce que toutes les conditions suivantes soient réunies : \u2022 10 jours se sont écoulés depuis le début de vos symptômes.\u2022 Vous n\u2019avez plus de fièvre depuis au moins 48 heures (sans avoir pris un médicament contre la fièvre).\u2022 Vos symptômes se sont améliorés depuis au moins 24 heures (excluant la toux ou la perte de l\u2019odorat, qui peuvent durer plus longtemps).Vous êtes en attente d\u2019un test ou d\u2019un résultat Vous devez vous isoler en attendant votre résultat de test si : \u2022 Vous présentez des symptômes de la COVID-19, ou en avez présenté dans les 10 derniers jours; \u2022 Vous avez été identifié par la santé publique comme un contact d\u2019un cas de COVID-19; \u2022 Vous êtes de retour d\u2019un voyage à l\u2019étranger.Si vous ne répondez à aucun de ces critères, vous n\u2019avez pas à vous isoler.Nous vous recommandons de respecter les mesures sanitaires générales jusqu\u2019à l\u2019obtention de votre résultat.Si votre résultat de test est positif, vous recevrez des consignes de la direction de santé publique.Vous présentez des symptômes Si vous présentez des symptômes tels que la fièvre, l\u2019apparition ou l\u2019aggravation d\u2019une toux, une difficulté à respirer ou une perte subite de l\u2019odorat sans congestion nasale avec ou sans perte de goût, vous devez vous isoler et aller passer un test de dépistage.L\u2019outil d\u2019autoévaluation des symptômes de la COVID-19 vous permettra d\u2019obtenir une recommandation sur la marche à suivre, selon votre condition.Rendez-vous sur Québec.ca/decisioncovid19 pour faire l\u2019évaluation de vos symptômes.Vous avez été en contact avec un cas confirmé Si vous ne développez pas de symptômes, vous devez vous isoler 14 jours après votre dernier contact avec le cas confirmé de COVID-19, même si vous avez subi un test pour la COVID-19 et que le résultat est négatif.Si vous développez des symptômes, vous devez vous isoler jusqu\u2019à ce que toutes les conditions suivantes soient réunies : \u2022 10 jours se sont écoulés depuis le début de vos symptômes.\u2022 Vous n\u2019avez plus de fièvre depuis au moins 48 heures (sans avoir pris un médicament contre la fièvre).\u2022 Vos symptômes se sont améliorés depuis au moins 24 heures (excluant la toux ou la perte de l\u2019odorat, qui peuvent durer plus longtemps).Vous êtes de retour de voyage Tous les voyageurs qui entrent au Canada doivent s\u2019isoler obligatoirement pendant une période de 14 jours, même s\u2019ils ont subi un test pour la COVID-19 et que le résultat est négatif.Québec.ca/isolement 1 877 644-4545 Quand faut-il s\u2019isoler?Pour prendre les meilleures décisions possibles pour votre santé et celle de vos proches durant la pandémie de la COVID?19, consultez les Guides autosoins.Ils permettent de connaître les meilleurs moyens de se protéger de la COVID?19, de prendre soin de soi, de donner les soins de base à son entourage et de savoir où et quand consulter si on a besoin de soins ou de services.S\u2019isoler, c\u2019est sérieux! Nous vous demandons de suivre les consignes d\u2019isolement pour éviter de transmettre la COVID-19 à d\u2019autres personnes.N\u2019allez pas à l\u2019école, au travail, au CPE, à la garderie ni dans aucun endroit public (ex.: magasin, épicerie, pharmacie).Si vous demeurez dans une résidence privée pour aînés, ne vous déplacez pas dans la résidence ; demeurez dans votre unité locative.Nous vous recommandons de faire monter vos repas à votre chambre pour éviter les déplacements au maximum dans la résidence.Ne sortez pas faire une marche.N\u2019empruntez pas les transports publics.Si vous n\u2019avez pas d\u2019aide pour votre épicerie ou vos médicaments, vous pouvez utiliser les services de livraison à domicile de l\u2019épicerie ou de la pharmacie.Évitez tout contact à moins de deux mètres avec le livreur.N\u2019accueillez pas de visiteurs à la maison.Si vous habitez avec d\u2019autres personnes qui n\u2019ont pas la COVID-19 : \u2022 Demeurez seul dans une pièce de la maison le plus souvent possible.\u2022 Évitez d\u2019être en contact avec les autres occupants de la maison.Gardez une distance d\u2019au moins deux mètres avec eux.Couvrez votre nez et votre bouche si vous devez vous approcher à moins de deux mètres.\u2022 Si possible, mangez et dormez seul dans une pièce de la maison.\u2022 Si possible, utilisez une salle de bain qui vous est réservée.Sinon, désinfectez-la après chaque utilisation.\u2022 Aérez souvent la maison et votre chambre en ouvrant une fenêtre (si la météo le permet).Vous pouvez sortir sur votre balcon ou dans votre cour privée en vous assurant d\u2019être à deux mètres de toute autre personne.Si vous devez quitter la maison pour des raisons médicales, utilisez un masque ou un couvre-visage.Les personnes qui vivent avec vous peuvent poursuivre leurs activités habituelles (travail, école, garderie, etc.) si elles ne sont pas elles-mêmes visées par une consigne d\u2019isolement (ex.: en attente de résultat de test, contact de cas confirmé, retour de voyage, etc.).S\u2019isoler, c\u2019est rester à la maison ou dans son appartement SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 leDroit 34 ACTUALITÉS 2 LA CONSOLE PLAYSTATION 5 Sept ans après le lancement de sa grande soeur, la PlayStation 4, la console PlayStation 5 était tellement attendue que les mauvaises langues racontent que même Vladimir et Estragon en auraient perdu patience.Tout ce qu\u2019il y a de «gamer» sérieux sur la terre avait donc inscrit la date de mise en marché du 12 novembre (Asie, Océanie et États-Unis) ou du 19 novembre (reste du monde) en lettres rouges sur un calendrier.Les vrais de vrais avaient déjà précommandé la leur à la mi-septembre, mais Sony n\u2019a malheureusement pas tenu compte du nombre élevé de précommandes de sorte que la pénurie a éclaté dès l\u2019apparition des premières PS5 sur les tablettes.Des revendeurs sans scrupule avaient prévu (et probablement un peu provoqué) le coup en commandant plusieurs unités pour les revendre parfois jusqu\u2019à 1000 $, soit plus du double du prix de base de 399 $ (modèle digital) et de 499 $ (modèle disque).Sony nous promet que la précieuse console sera vite de retour sur les tablettes.mais il faudra commander en ligne puisque les magasins seront fermés au moins jusqu\u2019au 11 janvier! 3 IAN BUSSIÈRES ibussieres@lesoleil.com Avertissement : J\u2019ai tout tenté pour éviter de placer dans cette liste trop d\u2019objets qui vont nous rappeler la «maudite pandémie», mais, 2020 ayant été ce qu\u2019elle est, j\u2019ai réussi à en glisser seulement trois qui n\u2019ont rien à voir, directement ou indirectement, avec cette foutue Covid-19.(NDLR Pour vous montrer que j\u2019ai fait un effort, j\u2019ai même retiré le Purell, le karaoké et la caméra «Zoom» de ma liste de départ pour y insérer d\u2019autres objets.Et je me suis refusé obstinément d\u2019y placer le fameux arc-en-ciel «Ça va bien aller») Et maintenant, voici les dix objets de l\u2019année 2020, que Time Magazine a qualifiée de «pire année de toutes» (et ce n\u2019est certainement pas moi qui vais le contredire!).OBJETS POUR 2020 UNE ROBE DE FINISSANTE La génération qui a terminé son secondaire en 2020, et je ne veux pas être oiseau de malheur, mais aussi celle qui le terminera en 2021, passeront à l\u2019histoire comme celles qui n\u2019ont pas eu droit à leur traditionnel bal de finissants.Au moins, espérons-le, les finissantes de 2021 n\u2019auront pas dépensé des centaines, voire plus de 1000 $ pour une robe qu\u2019elles ne porteront pas.Même les plus optimistes auront à tout le moins bénéficié de rabais dans les boutiques qui ont coupé les prix cette année, sans compter les ventes de fermeture des boutiques Le Château, jadis l\u2019une des destinations les plus prisées pour trouver la «robe parfaite».Bel effort de la part de certaines écoles qui ont permis à leurs élèves d\u2019aller vider leurs casiers vêtus de leur robe de finissante en 2020, mais n\u2019importe quelle ado qui se respecte vous dira qu\u2019on était bien loin du bal de Cendrillon.P H O T O O K D R E S S E S 1 UN ROULEAU DE PAPIER DE TOILETTE Quelques semaines avant que le gouvernement du Québec ne déclenche «l\u2019état d\u2019urgence sanitaire», les paquets géants de papier de toilette (vous savez, ces paquets de 40 rouleaux qui, dit-on, en valent 112 et durent presque 6 mois?) étaient déjà introuvables sur les tablettes des grandes surfaces de ce monde.On a tous rigolé ou pris en pitié les gens qu\u2019on pouvait voir avec trois ou quatre paquets du genre dans leur panier, aux nouvelles télévisées ou en direct.Au départ, même les supermarchés étaient en rupture de stock, possiblement en raison de la «tempête parfaite» créée par la pandémie et le blocus autochtone de certains chemins de fer (Avouez! Vous aviez oublié ça!).La situation rappelait tristement certaines scènes de l\u2019ex- Union soviétique.La pénurie s\u2019est estompée, mais on n\u2019a jamais vraiment su exactement le pourquoi de cette ruée sur le papier cul.Ceci étant dit, ceux qui ont misé sur la PlayStation 5 sont probablement plus riches aujourd\u2019hui! P H O T O 1 2 3 R F / N A T A L I I A K R A V C H U K P H O T O S O N Y leDroit SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 ACTUALITÉS 35 5 UN VÉHICULE DE LIVRAISON Heureusement que la livraison et les services de livraison existent, car c\u2019est ce qui a permis à certains établissements de restauration de survivre.La voiture de livraison n\u2019est plus seulement l\u2019apanage des pizzérias et autres «Pout pout pout Saint-Hubert BBQ» en période de pandémie alors que toutes sortes de restaurants se sont découvert un besoin soudain d\u2019offrir la livraison à domicile après avoir été forcés de fermer leurs salles à manger par le gouvernement Legault.Et que dire des Uber Eats, DoorDash et SkipTheDishes de ce monde, qui sont devenus une bouée de sauvetage pour certains restaurants qui n\u2019ont pas le luxe de se doter d\u2019une flotte de véhicules?Attention! Ces entreprises demandent souvent une commission de 30 % aux restaurants, dont la marge de profit est souvent moindre.À un point tel que la ville de San Francisco a dû plafonner à 15 % les frais réclamés aux restaurateurs par ces plateformes.4 UN MASQUE Comment l\u2019éviter, celui-là?Ce masque dont le port était déconseillé au tout début de la pandémie par le Dr Horacio Arruda, qui estimait qu\u2019il créait «un faux sentiment de sécurité», mais dont le port a été rendu obligatoire dans les lieux publics au mois de juillet.Ce petit bout de tissu divise presque autant que le voile divisait il n\u2019y a pas si longtemps.Il y a eu des événements organisés par des groupements antimasques, dont ironiquement les membres devaient porter le masque lors des manifestations, à défaut de quoi ils recevaient une amende salée.Si la plupart s\u2019entendent aujourd\u2019hui sur le fait que le masque confère une certaine protection contre la COVID-19, il faudra cependant bien un jour s\u2019attaquer au fait que les masques soient aussi devenus le «nouveau» déchet des années \u201820.Dites-moi que vous n\u2019en avez jamais trouvé un ou plusieurs par terre en marchant pour vous rendre à l\u2019église ou au supermarché?LIRE LA SUITE \u203a 36 P H O T O 1 2 3 R F / I N L O O K A PHOTO 123RF/NERTHUZ C O M P T E T W E E T E R D E P A T R I C K M A H O M E S 6 UNE BAGUE DU SUPER BOWL Avant 2020, jamais un footballeur né au Québec n\u2019avait remporté le Super Bowl.Bon, d\u2019accord, vous allez me parler de l\u2019ancien des Bears de Bishop\u2019s College School et des Cougars de Champlain-Len- noxville Tom Nütten, qui a gagné en 2000 avec les Rams de Saint-Louis.Il est cependant né aux États- Unis de parents belges et a grandi en Allemagne avant de s\u2019établir au Québec à l\u2019adolescence.Laurent Duvernay-Tardif, lui, est né et a grandi au Québec et a gravi tous les échelons de football du Réseau sport étudiant du Québec (RSEQ) jusqu\u2019à s\u2019aligner avec les Redmen de McGill avant d\u2019être repêché par les Chiefs de Kansas City, avec qui il a remporté le trophée Vince-Lombardi cette année.Il était aussi le premier et le seul joueur actif de la NFL à détenir un diplôme en médecine.Non seulement est-il habile sur le terrain, brillant et sympathique, le solide garde a tenu à redonner à la communauté en travaillant dans un CHSLD durant la pandémie et a même mis sa carrière de footballeur en veilleuse pour entreprendre une maîtrise en santé publique à la prestigieuse université Harvard.Pas pour rien qu\u2019il a été élu sportif de l\u2019année au Canada et qu\u2019il est le seul Canadien à faire partie des personnalités sportives de l\u2019année de Sports Illustrated. SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 leDroit 36 ACTUALITÉS Suite de la page 35 10 UN SPECTATEUR EN CARTON La reprise des événements sportifs en 2020 s\u2019est souvent faite sans spectateurs dans les gradins, une situation un peu particulière à laquelle plusieurs organisations sportives ont choisi de pallier en installant dans les estrades des spectateurs.de carton et en ajoutant des bruits de foule pré- enregistrés à la diffusion.Encore une fois, bel effort, mais l\u2019ambiance est loin d\u2019être la même.Malgré tout, des équipes comme les Dodgers de Los Angeles ont décidé de faire contre mauvaise fortune bon coeur en vendant à leurs fans la possibilité de devenir l\u2019un de ces spectateurs en carton, les profits étant versés à des oeuvres de charité.Plusieurs partisans sont allés plus loin en payant même pour que la photo de pitou, de minou ou même de leur cheval apparaisse aux matchs de leur équipe préférée.Qui a dit que les animaux étaient interdits au stade?8 UNE TARTELETTE PORTUGAISE Vous souvenez-vous du bon vieux temps où tout le monde vénérait le Dr Horacio Arruda, s\u2019intéressait à sa garde- robe et à ses talents culinaires?Une page Facebook avait même été créée, l\u2019élevant au niveau de héros! C\u2019était il y a quelques mois, avant l\u2019écoeurement généralisé envers la pandémie, les mesures sanitaires et la gestion de tout cela par le gouvernement.Le directeur de la santé publique avait alors mentionné qu\u2019il profiterait du premier confinement pour «cuisiner des tartelettes portugaises» dont il avait plus tard donné la recette.Presque un an plus tard, l\u2019étoile du Dr Arruda a un peu pâli, comme certains arcs- en-ciel restés tout l\u2019été dans la fenêtre d\u2019une maison.Le Dr Arruda et ses décisions ont été beaucoup plus critiqués au fil des mois et certains énergumènes sont même allés jusqu\u2019à proférer des menaces envers lui et des membres du gouvernement.On lui souhaite (et à nous tous) une fin rapide de la pandémie pour qu\u2019il puisse bénéficier d\u2019un peu de repos et cuisiner un peu! PHOTO 123RF/ANNA PUSTYNNIKOVA P H O T O X X X X X LE LIVRE ILS ÉTAIENT DIX Mais qu\u2019est-ce que c\u2019est que ce livre?C\u2019est le classique d\u2019Agatha Christie paru en 1939 sous le titre Ten Little Niggers (Dix petits nègres).Dès le lancement américain de 1940, on avait pris soin de remplacer le titre par tout en laissant ce qu\u2019il est maintenant convenu d\u2019appeler le «mot en n» dans les pages du bouquin.À partir de 1985, toutes les versions anglaises du roman parlaient de Dix petits soldats ou Dix petits Indiens.Il aura fallu attendre 2020 (et le retrait de la version française du livre par le géant Amazon) pour que les éditeurs francophones se décident à suivre leurs homologues anglophones avec le changement du mot «nègre», répété 74 fois dans le livre, par «soldat» et un changement de titre qui, disons-le, n\u2019altère en rien l\u2019œuvre qui est encore l\u2019un des dix livres les plus vendus de tous les temps.Et même les descendants de l\u2019écrivaine sont d\u2019accord! 7 I N F O G R A P H I E L E S O L E I L UN BULLETIN DE VOTE POSTAL L\u2019élection présidentielle américaine 2020, celle qui aura finalement chassé Donald Trump de la Maison-Blanche, passera aussi à l\u2019histoire comme celle du vote postal.Pandémie oblige, tous les records concernant le nombre de bulletins de vote postaux ont été fracassés lors des dernières élections.Cette situation a aussi amené des retards dans le comptage des votes de certains états clés et, bien sûr, le président Trump a frappé de toutes ses forces sur le vote postal, indiquant qu\u2019on y retrouvait des tonnes de bulletins «illégaux», afin de tenter de s\u2019accrocher à son poste.Peine perdue puisque la Cour suprême des États-Unis a refusé de souscrire à la théorie de la «fraude électorale» et confirmé la victoire de Joe Biden, qui a récolté le vote de 306 membres du collège électoral contre 232 pour le président défait.Celui-ci pourra donc retourner jouer au golf.et se préparer pour l\u2019élection de 2024! 9 I N F O G R A P H I E L E S O L E I L leDroit SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 37 Votre guide divertissements Séries télé, musique, jeux de société, grandes entrevues: tout ce qu\u2019il vous faut pour profiter au maximum de la pause de fin d\u2019année.Soyez toujours aux premières loges! Unpeudemagie en zone rouge Suggestions gourmandes pour mettre un peu de féérie dans vos festivités en mode bulle familiale.Chroniques bière et vin au goût riche! Lep\u2019titMag: uneannéed\u2019actus Activités, lectures, discussions et découvertes à faire en famille.Une édition conçue pour les jeunes, mais qui fera aussi le bonheur des parents! Engagez le débat! Nos abonnés auront toujours une carte de plus dans leurmanche ! Les Coops de l\u2019information vous ont préparé trois éditions spéciales qui viendront ajouter un peu de bonheur dans votre temps des Fêtes.Surveillez-les entre Noël et le jour de l\u2019An! Disponibles maintenant dans la section EN VEDETTE de nos applications numériques.CONTENU EXCLUSIF DANS NOS APPLICATIONS NUMÉR IQUE SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 leDroit 38 Qui a dit que les voitures électriques ne pouvaient pas donner des sensations?Avec sa Taycan, Porsche démonte un mythe encore présent auprès des détracteurs des véhicules électriques.PAUL-ROBERT RAYMOND praymond@lesoleil.com AU VOLANT Et en plus, celle qui a été possible d\u2019essayer, ce n\u2019est pas la plus intense de la gamme.La Porsche Taycan 4S est désormais la version d\u2019entrée de gamme, précédée par les Taycan Turbo et Turbo S.Les échos de ceux qui avaient essayé ces deux versions traduisaient que la Taycan pouvait être brutale en ce qui concerne les accélérations.Avec cette Tay- can 4S, le mode Sport Plus donne des sensations au corps, pratiquement jamais ressenties auparavant.Comparables à celles d\u2019une Tesla Model S en mode Ludicrous.Il est suggéré d\u2019éviter les modes de conduite Sport et Sport Plus si vous avez des passagers moindrement sensibles.Évidemment, ça s\u2019explique par le couple maximal qui est livré aussitôt qu\u2019on appuie sur la pédale d\u2019accélérateur.Il demeure que la Taycan  4S délivre jusqu\u2019à un maximum de 650 newtons-mètres (équivalent à 479 livres-pieds) de couple.La Turbo S, 1050 N.m (ou 744 lb-pi).Sur la chaussée, on ressent toute la précision typiquement germanique, et ce, tout en silence.Son poids (2220 kilogrammes) et son bas centre de gravité nous aident à faire bien tenir la route.D\u2019ail leurs, attendez-vous à prendre une position de conduite basse.Mais dans un tel véhicule, qui s\u2019en plaindra?Quatre personnes normalement constituées peuvent prendre place à l\u2019intérieur de la Taycan.Par contre, l\u2019espace à l\u2019arrière est compté.Même si en apparence, il y a peu de dégagement pour les jambes, un adulte de taille moyenne pour y trouver un certain confort.L\u2019angle d\u2019inclinaison de la banquette compense le faible dégagement pour les jambes.À l\u2019instar de Tesla, le recours aux boutons est minimal.On y trouve trois écrans : devant le volant, au centre et sur la console.Ce dernier, de la grandeur d\u2019une petite tablette, sert de contrôle pour pratiquement tout : infodivertissement, climatisation, moniteur de recharge, etc.DEUX CONNECTEURS Pour la recharge, il faut compter sur deux connecteurs : un pour la recharge rapide et l\u2019autre pour les niveaux 1 et 2.Sur une borne rapide de 50 kW, il a fallu une heure pour passer de 60 % à 80 %, ce qui a donné 24,25 kilowatts-heure d\u2019énergie.Au plus fort, la cadence de recharge s\u2019élevait à 2,5 kilomètres à la minute.La Taycan 4S a une autonomie théorique se situant entre 389 et 464 km avec sa batterie de 93,4 kWh.Cependant, le temps froid et le fait qu\u2019on n\u2019a pas rechargé complètement la batterie ne nous permettent pas de nous prononcer sur son autonomie réelle.Quant à la consommation, ça a été difficile de faire sous les 30 kWh/100 km.Le meilleur score a été de 35,5 kWh/100 km.Comme mentionné plus tôt, la Tay- can 4S est présentement le modèle le moins coûteux de la gamme.Le prix de départ est de 120 500 $, avant frais de transport et de préparation et les taxes.Si vous penchez pour une Taycan Turbo, celle-ci revient à 175 000 $.Comptez vos sous pour la Turbo S à 215 000 $.Évidemment, à ces prix, la Taycan n\u2019est admissible à aucun rabais gouvernemental.Il ne reste plus qu\u2019à espérer que notre combinaison gagnante sorte au Lotto 6/49 ou au Lotto Max\u2026 L\u2019auteur tient à remercier le Centre Porsche Québec pour la possibilité d\u2019essayer cette Taycan 4S.Un texte plus complet sera publié lundi dans nos plateformes numériques.PORSCHE TAYCAN 4S LA PLUS DOUCE DES BÊTES INDOMPTABLES Si vous souhaitez passer incognito au volant d\u2019une Porsche Taycan, vous faites fausse route.Elle a tout pour faire tourner les têtes.Comme les trois jeunes que l\u2019on a croisé à Shannon qui ont littéralement arrêté de marcher sur le trottoir.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, PAUL-ROBERT RAYMOND @LeDroitca facebook/LeDroitca leDroit SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 ACTUALITÉS 39 LES CONSEILS DE LA SEMAINE Collaboration spéciale Q Le clignotant gauche de ma voiture a commencé à fonctionner plus vite que d\u2019habitude.Qu\u2019est-ce que ça veut dire?R L e cl ignotement accéléré indique simplement la défectuosité de l\u2019un des feux.Il découle certes d\u2019un problème électrique (parfois un court-circuit, souvent une simple ampoule grillée), mais il constitue en même temps un rappel de sécurité qui permet de repérer cette anomalie.Il importe de corriger rapidement le problème, même si votre véhicule a un clignotant supplémentaire sur le rétroviseur ou sur l\u2019aile avant.Il est essentiel que les autres automobilistes soient en mesure de bien voir vos intentions, et ce, dans tous les angles.En plus de faire preuve de courtoisie, vous veillerez à la santé de vos finances : un clignotant inutilisé ou défectueux lorsque vous voulez effectuer un virage ou changer de voie vous expose à une amende de 100 $ à 200 $.Q Ma situation financière et l\u2019utilisation de ma voiture ont beaucoup changé en 2020, et pourraient encore se transformer en 2021.Avez-vous un outil pour aider à gérer et calculer les dépenses automobiles?R CAA-Québec met à votre disposition un calculateur de coûts (bit.ly/2KRTug4) complet, conçu et élaboré pour intégrer l\u2019ensemble des frais qui se rattachent à l\u2019utilisation d\u2019une auto.Que vous souhaitiez conserver votre véhicule actuel ou vous en procurer un autre, neuf ou d\u2019occasion, vous devez tenir compte d\u2019une multitude de coûts en plus des mensualités et de l\u2019essence.Entretien, permis de conduire, immatriculation, assurances, dépréciation : notre calculateur tient compte de tous ces éléments.Profitez de cette fin d\u2019année pour rassembler au même endroit toutes les factures liées à votre auto pour 2020.N\u2019oubliez pas de noter le kilométrage exact de votre odomètre le 1er janvier, pour vous aider à tenir un registre précis et à obtenir des déductions fiscales, si vous y avez droit.Q J\u2019ai récemment emprunté le véhicule de mon père et j\u2019ai reçu un constat d\u2019infraction pour stationnement interdit.Je crois qu\u2019il y a matière à contester le billet.Ma question : qui, entre moi ou mon père, doit entreprendre les démarches?R La réponse est le propriétaire du véhicule, c\u2019est-à-dire la personne dont le nom apparaît sur le certificat d\u2019immatriculation.En effet, pour une infraction relative au stationnement, le constat porte une mention indiquant que le propriétaire du véhicule sera le défendeur, comme prévu au Règlement sur la forme des constats d\u2019infraction.C\u2019est donc votre père qui devra contester le constat d\u2019infraction.Pour vous assurer de la bonne démarche et de l\u2019échéancier, vous devez bien lire le constat d\u2019infraction, puisque celui- ci comporte une section portant sur la dénégation de culpabilité ainsi que l\u2019endroit où vous devez faire parvenir votre réponse et le délai pour la transmettre.Les services-conseils automobiles offerts par CAA-Québec sont exclusifs à ses membres.Ceux-ci peuvent communiquer autant de fois qu\u2019ils le désirent par Internet mbr.caaquebec.com/fr ou par téléphone au 1 888 471-2424.Clignotant rapide, calculer les coûts, contester un billet d\u2019infraction Le clignotement accéléré indique simplement la défectuosité de l\u2019un des feux.\u2014 PHOTO 123RF, SUPOJ BURANAPRAPAPONG LE VERDICT?Visionnez l\u2019essai routier des experts de CAA sur notre site Web et nos applications mobiles.ÉCRIVEZ-NOUS Des questions sur votre auto?Besoin de conseils?Transmettez-nous vos questions à auto@gcmedias.ca.Elles pourraient être publiées dans cette rubrique.MOTO, QUAD ET Cie Vos questions Q Pour être certain de ne pas avoir froid en motoneige, que devrais-je porter?Quelles sont vos recommandations concernant les vêtements?R Choisissez des vêtements spécifiquement conçus pour la pratique de la motoneige; même un excellent manteau de ski pourrait s\u2019avérer inapproprié.Privilégiez le confort plutôt que l\u2019allure, même s\u2019il est maintenant possible d\u2019allier les deux.Optez notamment pour un manteau et des pantalons à l\u2019épreuve de l\u2019eau et du vent, des sous-vêtements thermaux (n\u2019oubliez pas la cagoule et les bas!), des bottes conçues pour les grands froids ainsi que des mitaines ou gants chauds et bien ajustés.Vous pouvez aussi compléter avec des chauffe-mains et pieds en charbon activé ou des accessoires chauffants : gants, mitaines, bas, jambières («chaps»), etc.CAA-QUÉBEC (COLLABORATION SPÉCIALE) Besoin d\u2019un conseil en lien avec votre VTT ou votre quad?Le scooter de votre fils?Une motoneige ou un cyclomoteur convoité?Contactez les services-conseils automobiles, un service exclusif aux membres CAA-Québec.PHOTO 123RF, DMOSREG PHOTO CAA-QUÉBEC, JESSE CARON ESSAI- CAA TOYOTA SIENNA 2021 La Toyota Sienna a droit à une refonte complète pour 2021, pas moins de 10 ans après la précédente.Au style percutant s\u2019ajoutent une nouvelle plateforme, l\u2019option de la traction intégrale dans toutes les versions, un habitacle transformé et, surtout, une motorisation exclusivement hybride qui promet une baisse de 40 % de la consommation.Chose certaine, le constructeur a mis le paquet pour séduire les familles qui croient encore en la pertinence de la fourgonnette, dans un paysage dominé par les VUS.Alors, pari tenu?En bonne partie, répondent les experts de CAA-Québec après un premier essai de la Sienna 2021.Consultez-le ici : bit.ly/3phw0j607/ CAA-QUÉBEC (COLLABORATION SPÉCIALE) SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 leDroit 40 ACTUALITÉS C e n\u2019est pas pour me vanter, mais il arrive souvent que je sois un précurseur dans plusieurs domaines ! D\u2019ailleurs, cette année, vous êtes nombreux à plagier, bien malgré vous, quelque chose que j\u2019ai fait à plusieurs reprises : passer Noël tout seul.Comme c\u2019est désormais la tradition, je délaisse la technologie pour vous raconter une petite histoire de Noël qui, je l\u2019espère, réchauffera votre cœur en cette fin d\u2019année rocambolesque.En 2019, c\u2019est à mon tour de passer Noël seul, car cette année-là, ma fille est chez sa mère pour le réveillon.L\u2019alternance d\u2019une année à l\u2019autre est la réalité de bien des parents séparés et, avant d\u2019être papa, l\u2019idée de passer Noël seul ne me faisait pas un pli sur la différence, mais aujourd\u2019hui, il m\u2019est beaucoup plus difficile d\u2019imaginer cette soirée spéciale loin de ma progéniture.Depuis quelques semaines déjà, j\u2019anticipe ce moment où je serai seul avec moi-même tandis que ce sera la fête dans bien des chaumières.À quelques jours de ce soir fatidique, la mère de ma fille me fait une proposition pour le moins cocasse : elle me demande d\u2019aller faire le père Noël à son réveillon.Bien qu\u2019au départ je sois séduit par l\u2019idée, j\u2019ai besoin tout de même d\u2019une période de réflexion.Je me demande alors si c\u2019est vraiment une bonne idée de contempler brièvement le bonheur des autres, pour ensuite revenir m\u2019éteindre chez moi, dans une solitude envahissante et pathétique.A u l i e u d e m\u2019a p i t o y e r s u r mon sort, pourquoi ne pas profiter de ce bref instant pour donner du bonheur à autrui, et plus particulièrement à la personne que j \u2019aime le plus au monde, ma f i l le, âgée de 4 ans à l\u2019époque ?Pour avoir incarné le père Noël à moult reprises, je peux affirmer que je maîtrise relativement bien le personnage, et ce, malgré des talents de comédien très limités.J\u2019accepte donc la proposition, dans le but d\u2019apporter ma modeste contribution au bonheur des autres, bien que ce geste ne soit pas purement altruiste, sachant très bien que le bonheur est parfois plus contagieux que la maudite COVID-19 ! Le soir du réveillon, je suis fébrile à l\u2019idée d\u2019incarner le père Noël, ne ressentant même aucunement la solitude qui devrait pourtant commencer à peser lourdement.Avant de revêtir le costume de feutrine rouge, j\u2019anticipe le scénario où ma fille me reconnaît.J\u2019ai alors la brillante idée de faire une vidéo simulant un appel Messenger de moi dans mon salon étant stupéfait de voir ma f i l le en compagnie du père Noël.En espérant que ma médiocre performance de comédien soit suffisante pour créer l\u2019illusion.Par la suite, j\u2019entame ma transformation en tentant de dissimuler, tant bien que mal, ma barbe poivre et sel derrière la barbe blanche du costume.Après quelques minutes à me battre pour entrer dans ce foutu habit, dont la qualité est digne du magasin à une piasse, j\u2019incarne enfin ce vieil homme bedonnant qu\u2019est censé être le père Noël.D\u2019ailleurs, l\u2019oreiller qui fait office de bedaine me donne une allure un peu étrange.En espérant que celle-ci ne soulève pas trop de doute.DES SOURIRES CONTAGIEUX En marchant vers ma voiture avec mon costume et mon gros sac de cadeaux, je me fais klaxonner par une petite famille.Les enfants ont le sourire accroché jusqu\u2019aux oreilles en me voyant.C\u2019est à ce moment précis que je réalise à quel point un simple costume, synonyme de tradition, peut apporter instantanément du bonheur dans le cœur des gens, même dans celui de ceux qui ne croient plus au père Noël depuis fort longtemps.Je décide de faire un petit tour à pied de mon voisinage afin d\u2019incarner mon rôle avec le plus de conviction possible.La réaction des passants est dithyrambique et les sourires sont au rendez-vous.Les voitures ralentissent pour me saluer et les enfants semblent émerveillés de voir le père Noël se promener dans les rues de leur quartier.Par la suite, je prends ma voiture pour faire les quelques minutes de route qui me séparent de ma destination ultime.Arrêté à un feu rouge, je me fais klaxonner par la voiture située à ma droite.Encore QUAND LE PÈRE NOËL MEUBLE LA SOLITUDE STEEVE FORTIN CHRONIQUE sfortin@lequotidien.com LE TECHNOLOGUE Me voici, quelques minutes avant mon départ, vêtu du costume du père Noël.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, STEEVE FORTIN une fois, l\u2019effet que provoque le costume est indéniable.Pour passer incognito, je stationne ma voiture à un coin de rue de la destination pour ainsi faire une arrivée remarquée.Je passe devant la grande fenêtre du salon et ma fille aperçoit immédiatement cet invité de marque qui s\u2019apprête à lui rendre visite.À l\u2019intérieur, je prends place sur le fauteuil, près du sapin, afin de procéder à la remise des cadeaux.Le moment est venu de faire mon show ! Les enfants sont enthousiastes et mon costume semble créer une illusion parfaite.jusqu\u2019au moment où ma fille, assise sur mes genoux, me dévisage en me disant : « Père Noël, tu as les mêmes yeux que mon père.» Ça y est : je suis démasqué ! Je passe alors subito presto au plan B, en essayant tant bien que mal de faire signe à sa mère afin qu\u2019elle lui montre la vidéo préalablement enregistrée.Avec stupeur, ma fille entame la conversation avec le moi préenre- gistré, prouvant hors de tout doute l\u2019efficacité de l\u2019arnaque ! Je savoure chaque seconde de cette heure, retenant même mes larmes à quelques occasions.Le cœur gros, je quitte la soirée avec le sentiment du devoir accompli, avec la ferme impression d\u2019avoir fait vivre la magie de Noël à ceux que j\u2019aime.Alors que je me dirige vers ma voiture, enivré par le moment que je viens de vivre, une femme sort sur son balcon en criant à sa petite famille de venir voir qui est dans la rue.Je reprends momentanément mes esprits afin d\u2019incarner, pour quelques secondes supplémentaires, ce gros bonhomme au bonheur contagieux.En quittant les lieux à bord de ma voiture, un trop-plein d\u2019émotions se fait sentir.Je ne peux plus retenir les larmes, mouillant ainsi la barbe bon marché qui me couvre le visage depuis quelques heures déjà.De retour chez moi, dans un silence uniquement meublé par le son du réfrigérateur, j\u2019enlève rapidement le costume, passant ainsi du rôle de père Noël à celui de papa seul à Noël.sans toutefois ressentir le poids de la solitude.NOËL SANS LES TECHNOLOGIES Avant que nous soyons en urgence sanitaire, plusieurs rassemblements familiaux étaient meublés de gens qui avaient le visage rivé sur leur téléphone intelligent.À quoi bon se réunir pour se parler par le truchement de publications Facebook ?J \u2019e s p è r e s i n c è r e m e n t q u e l\u2019épreuve que nous vivons tous, en ce moment, saura nous ramener vers des valeurs essentielles et humaines qui vont bien au-delà du mercantilisme et de l\u2019individualisme contemporain.Joyeux Noël ! Les enfants sont enthousiastes et mon costume semble créer une illusion parfaite.jusqu\u2019au moment où ma fille, assise sur mes genoux, me dévisage en me disant : «Père Noël, tu as les mêmes yeux que mon père.» leDroit SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 ACTUALITÉS 41 Cirque du Soleil L\u2019entreprise de divertissement n\u2019a pas mis de temps à se retrouver sur la corde raide lorsque la crise sanitaire a éclaté.Lourdement endettée, la troupe est forcée d\u2019annuler ses 44 spectacles à travers le monde en mars.Du jour au lendemain, elle ne génère pratiquement aucun revenu.Dans l\u2019espoir de garder la tête hors de l\u2019eau, elle décide, à la fin juin, après avoir étudié ses options, de se placer à l\u2019abri de ses créanciers, ce qui provoque le licenciement de quelque 3500 employés.Un groupe de créanciers qui s\u2019oppose au plan de relance du trio de propriétaires \u2014 parmi lesquels figure la Caisse de dépôt et placement du Québec \u2014 s\u2019installera finalement aux commandes, ce qui écarte au passage la présence québécoise au sein de l\u2019actionnariat du Cirque.Le bas de laine des Québécois perd environ 230 millions $ dans l\u2019aventure.Si le Cirque a fini par tourner la page sur ce douloureux processus en novembre, il lui faudra du temps avant de renouer avec son rythme de croisière d\u2019avant la pandémie.D\u2019ici la fin de 2021, son président et chef de la direction, Daniel Lamarre, espère avoir relancé trois ou quatre spectacles à Las Vegas et quelques autres à l\u2019international.Bombardier Nouveau patron, nouvelle stratégie et nouvelles ventes d\u2019actifs ; la dernière année a été chargée pour la multinationale, qui n\u2019a pas échappé aux turbulences provoquées par la pandémie de COVID-19.Le visage de Bombardier est maintenant bien différent : Alain Bellemare a été remplacé aux commandes par Éric Martel, qui a quitté son poste chez Hydro-Québec pour concrétiser le recentrage vers les avions d\u2019affaires.La taille du constructeur d\u2019avions et de trains a continué de fondre, notamment en raison de la vente de sa participation restante dans l\u2019A220 \u2014 l\u2019ex-C Series \u2014 et la cession d\u2019usines de fabrication de pièces aéronautiques à Belfast, en Irlande du Nord, ainsi qu\u2019à Casablanca, au Maroc.Un autre gros morceau est également sur le point de se détacher puisque c\u2019est au début de la prochaine année que la vente de Bombardier Transport au géant français Alstom pour 8,4 milliards $ US se concrétisera.Transat A.T.Au fil des décennies, Jean-Marc Eustache, qui a cofondé le voya- giste à la fin des années 1980 en plus d\u2019être son président et chef de la direction, a traversé bien des tempêtes.Mais rien ne se compare au nouveau corona- virus, qui a paralysé l\u2019industrie aérienne ainsi que le secteur du tourisme.L \u2019 a n n é e d e v a i t m a r- quer l\u2019aboutissement de la vente de la s o c i é t é m è r e d\u2019Air Transat à Air Canada pour 720 millions $, ou 18 $ par action.En raison de la crise sanitaire, Transat A.T.a plutôt vu ses appareils être cloués au sol à compter du 1er avril avant de procéder à une reprise graduelle de ses activités vers la fin juillet.Cela s\u2019est traduit par des milliers de mises à pied temporaire et contribué à d\u2019importantes pertes financières.Si la transaction avec Air Canada est toujours sur la table, le plus important transporteur aérien au pays offre désormais 190 millions $, ou 5 $ par action, pour le voyagiste.Le Château La liste des détaillants ayant opté pour la protection de leurs créanciers en raison de la pandémie est très longue, mais la chaîne de vêtements Le Château est allée encore plus loin en annonçant, en octobre, son intention de mettre la clé sous la porte.Cette entreprise fondée en 1959 et contrôlée par la famille du fondateur Herschel Segal éprouvait des difficultés financières depuis plusieurs années \u2014 ses derniers profits annuels remontaient à 2010 \u2014, mais la crise sanitaire lui a infligé le coup de grâce.Les restrictions visant à prévenir les rassemblements ont provoqué l\u2019annulation de bals, mariages et d\u2019autres événements, ce qui a fait plonger la demande pour les tenues de soirée, un créneau qui représente environ la moitié du chiffre d\u2019affaires chez Le Château.Au moment d\u2019annoncer la fin de ses activités, la chaîne établie à Montréal exploitait 123 boutiques au pays et fabriquait localement environ 30 % de ses collections.Cogeco Les acquisitions ont toujours fait partie de la stratégie de cette entreprise familiale fondée en 1957 et la dernière année n\u2019a pas fait exception à la règle : elle en a ajouté trois autres à son tableau de chasse, dont la plus importante a été celle de DERYtele- com, qui se présente comme le troisième câblodistributeur en importance au Québec, pour 405 millions $.Les choses auraient toutefois pu prendre une tournure bien différente en septembre.Cogeco s\u2019est retrouvée dans la mire de Rogers et Altice USA à la suite de l\u2019annonce d\u2019une offre d\u2019achat hostile.Le tandem est même revenu à la charge le mois suivant en offrant 11,1 milliards $.Mais en dépit des offensives sur la place publique, la famille A u d e t , q u i contrôle l\u2019entreprise québécoise grâce à ses actions à d r o i t d e vote multiple, n \u2019 a j a m a i s v o u l u c é d e r, en fermant la p o r t e à t o u t e négociation.Altice USA sou- h a i t a i t m e tt re l e grappin sur Atlantic Broadband, la division américaine de Cogeco Communication.Pour sa part, Rogers avait les yeux tournés sur les activités canadiennes.Mouvement Desjardins Services financiers, financement hypothécaire, assurance et.vente immobilière sans intermédiaire.Le Mouvement Desjardins a continué d\u2019élargir ses activités en mettant la main sur DuProprio ainsi que les activités canadiennes de courtage de la société britannique Purplebricks.La somme payée \u2014 60,5 millions  $ \u2014 peut laisser croire qu\u2019il ne s\u2019agit pas d\u2019une acquisition d\u2019envergure, mais DuPro- p r i o e s t i m e ê t re a s s o c i é e à environ 20 % des transactions immobilières.Cette annonce avait provoqué une certaine surprise chez les courtiers immobiliers, qui voyaient un de leurs principaux partenaires f inanciers acheter une entreprise spécialisée dans la vente immobilière sans intermédiaire.En étant achetée par Desjardins, DuProprio est également repassée sous le contrôle d\u2019intérêts québécois, plus de deux ans après avoir été cédée par Pages Jaunes.\u2014 ETIENNE RANGER, ARCHIVES LE DROIT 2020 ET LES ENTREPRISES DU QUÉBEC MONTRÉAL \u2014 Peu d\u2019entreprises ont été épargnées par les secousses économiques provoquées par la pandémie de COVID-19, dont les effets n\u2019ont pas fini d\u2019être ressentis.Le contexte n\u2019a toutefois pas empêché certaines compagnies de réaliser de bons coups.Voici six entreprises québécoises dont le visage s\u2019est transformé, pour le meilleur ou pour le pire, au cours de la dernière année.PAR LA PRESSE CANADIENNE 2 2 1 1 SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 leDroit 42 CARRIÈRES GUILLAUME ROY Initiative de journalisme local groy@lequotidien.com Les nouvelles technologies et le plan d\u2019électrification du gouvernement du Québec viendront bouleverser la dynamique énergétique chez Hydro-Québec.Avec la croissance de la demande, la société d\u2019État devra dire au revoir aux surplus d\u2019énergie et devra lancer des appels d\u2019offres pour répondre aux besoins futurs.Stockage d\u2019énergie, hydrogène vert, gestion de la puissance et efficacité énergétique font partie des outils qui seront mis en place.Voici 10 capsules qui vous permettront de mieux comprendre l\u2019avenir d\u2019Hydro-Québec.LA FIN DES SURPLUS Hydro-Québec devra dire au revoir aux surplus énergétiques, qui seront chose du passé à compter de 2026, car les besoins seront en forte croissance pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.À l\u2019heure actuelle, la société d\u2019État dispose de 40 TWh d\u2019énergie disponible dans les barrages patrimoniaux.Souvent considérée comme des surplus, cette énergie n\u2019est pas réellement produite.Elle est plutôt stockée dans les réservoirs comme potentiel énergétique, car le réseau produit en temps réel ce qui est consommé par les utilisateurs.UN RÉSEAU UNIQUE Près de 80 % des ménages québécois utilisent un chauffage électrique, une situation unique en Amérique du Nord, et même ailleurs dans le monde.La raison : l\u2019hydroélectricité est disponible à faible coût depuis plusieurs décennies.En hiver, les besoins énergétiques sont donc beaucoup plus grands dans la Belle Province que n\u2019importe où ailleurs.Les exportations représentent près du quart des revenus d\u2019Hydro- Québec.\u2014 PHOTO HYDRO-QUÉBEC La pointe hivernale est énorme, et le réseau a dû être bâti de manière surdimensionnée pour suffire aux besoins.Même si on parle souvent de surplus à Hydro-Québec, ces surplus sont inexistants en hiver et on doit plutôt acheter un peu d\u2019énergie sur les marchés à court terme pour fournir suffisamment d\u2019énergie à tous les utilisateurs.L\u2019achat d\u2019énergie à court terme devrait se poursuivre, et même augmenter, au cours des prochaines années, car il est beaucoup plus efficace d\u2019acheter un peu d\u2019énergie pour quelques jours que de construire de nouveaux projets.DES BESOINS EN CROISSANCE D\u2019ici 2029, Hydro-Québec prévoit une croissance des besoins énergétiques de 15,9 TWh, soit l\u2019équivalent de deux centrales La Romaine, selon l\u2019État d\u2019avancement 2020 du Plan d\u2019approvisionnement 2020- 2029.Un an plus tôt, la société d\u2019État avait prévu des besoins moins élevés (-2,4 TWh), mais les politiques gouvernementales, dont l\u2019électrification des transports, sont venues générer une pression supplémentaire sur les besoins électriques.Par exemple, Hydro-Québec a revu à la hausse les besoins pour les centres de données, les cryptomonnaies et la culture en serre, avec une croissance estimée qui passe de 3,7 à 5,9 TWh.L\u2019électrification des transports nécessitera 3,3 TWh de plus, au lieu des 2,3 TWh d\u2019abord estimé.Finalement, l\u2019implantation de panneaux solaires photovoltaïques à domicile est moins populaire que prévu, alors que les estimations pour la production autonome chutent de 1,4 TWh à 0,4 TWh.La société d\u2019État pensait lancer de nouveaux appels d\u2019offres de production d\u2019énergie dans un horizon de trois à cinq ans, mais la croissance des besoins incite à devancer sa stratégie en lançant un appel d\u2019offres LE FUTUR D\u2019HYDRO-QUÉBEC EN 10 CAPSULES Le Conseil scolaire de district catholique de l\u2019Est ontarien (CSDCEO) est le plus grand réseau d\u2019écoles de langue française dans les cinq comtés de Stormont, Dundas, Glengarry, Prescott et Russell.En plus d\u2019avoir le plus haut taux de diplomation de la région, le CSDCEO offre des programmes pour la réussite de tous les élèves, des valeurs catholiques, un français de qualité et un certificat de bilinguisme.Le CSDCEO assure l\u2019éducation à plus de 10 100 élèves, répartis dans plusieurs centres de la petite enfance (garderies), 25 écoles élémentaires, 7 écoles secondaires et le Centre d\u2019éducation et de formation de l\u2019Est ontarien (CÉFEO).Responsabilités générales À partir du contenu de l\u2019annonce et prenant en considération le contexte dans lequel la personne choisie aura à œuvrer, un profil de cette personne nous apparaît et ce, en fonction de la réglementation prévue à la Loi 177 sur la gouvernance des conseils scolaires.La candidate ou le candidat idéal sera une ou un catholique et une ou un francophone convaincu, qui vit sa foi et sa langue et qui agira à titre de modèle à l\u2019échelle du système et de la communauté dans son ensemble.Elle inspirera respect et confiance.Les responsabilités de la conseillère, du conseiller scolaire du Conseil scolaire de district catholique de l\u2019Est ontarien (CSDCEO) choisi seront : a) de s\u2019acquitter de ses responsabilités de façon à aider le Conseil à s\u2019acquitter des fonctions que lui attribuent la Loi sur l\u2019éducation, les règlements et les lignes directrices établies en vertu de la présente loi; b) d\u2019assister et de participer aux réunions du Conseil, y compris les réunions des comités du CSDCEO dont il est membre; c) de consulter les parents, les élèves et les contribuables du CSDCEO relativement au plan pluriannuel du Conseil; d) de porter à l\u2019attention du Conseil les préoccupations des parents, des élèves et des contribuables du CSDCEO; e) de soutenir la mise en œuvre des résolutions du Conseil après leur adoption par ce dernier; f) de laisser la gestion quotidienne du CSDCEO à son personnel, par l\u2019intermédiaire du directeur de l\u2019éducation du CSDCEO; g) de rester axé sur le rendement et le bien-être des élèves; h) de se conformer au code de conduite du Conseil.La personne démontre les compétences et possède les aptitudes suivantes: - elle connaîtra très bien les réalités et les besoins de la communauté scolaire des municipalités de Glengarry Sud, Glengarry Nord, Stormont Sud et Dundas Sud - elle favorisera la plus grande implication possible de la communauté dans les orientations du Conseil - elle aura de l\u2019expérience de travail avec des groupes communautaires - elle travaillera en équipe avec ses collègues - elle n\u2019hésitera pas à exprimer ses opinions et à faire des suggestions au Conseil - elle démontrera une grande ouverture à une gouvernance axée sur l\u2019avenir - elle se gardera informée en ce qui a trait aux tendances en éducation - elle participera à des activités de perfectionnement dans ce domaine - elle sera sensible aux questions de l\u2019heure en éducation - elle démontrera et assurera toujours un grand respect des autres - elle exploitera les habiletés des personnes qui l\u2019entoureront - elle sera visible et accessible - elle aura des aptitudes à rallier la communauté autour d\u2019une question - elle démontrera une grande habilité d\u2019écoute attentive afin de bien connaître et comprendre les situations - elle sera à l\u2019aise et confiante devant le Conseil et devant une foule.Conformément à la Loi sur l\u2019éducation, le Conseil scolaire de district catholique de l\u2019Est ontarien (CSDCEO) doit nommer une personne compétente pour combler, jusqu\u2019en novembre 2022, le poste de conseillère ou conseiller scolaire laissé vacant pour les municipalités de Glengarry Sud, Glengarry Nord, Stormont Sud et Dundas Sud.Qualifications exigées Les personnes intéressées doivent : - être citoyenne ou citoyen canadien - avoir dix-huit ans révolus lors de l\u2019entrée en fonction - résider dans un secteur qui relève de la compétence du CSDCEO - être habilité à voter lors de l\u2019élection des membres des écoles catholiques de langue française - répondre aux autres exigences des lois qui régissent les candidatures des conseils scolaires Veuillez faire parvenir une lettre indiquant votre intérêt et comment vous répondez clairement au profil d\u2019une conseillère ou d\u2019un conseiller scolaire en plus de votre curriculum vitae faisant état de votre profil, avant le 15 janvier 2021, à l\u2019attention de monsieur François Bazinet, président du CSDCEO, à l\u2019adresse courriel presidence@csdceo.org.Les candidates et les candidats qui le désirent pourront se procurer une trousse d\u2019information en s\u2019adressant au (613) 675-4691 poste 258 ou par courriel à marie.claude.dicaire@csdceo.org.Les personnes dont la candidature sera retenue seront invitées à participer à une période de questions, qui aura lieu le 2 février par visioconférence.En vertu du paragraphe 24(1) du Code des droits de la personne de l\u2019Ontario, le CSDCEO a le droit de préférer, en matière d\u2019emploi, des candidates et candidats de langue française et catholiques romains.En vertu du règlement 521/01 et de la ligne de conduite du Conseil, toute personne employée par le Conseil scolaire doit fournir un relevé de ses antécédents criminels avant d\u2019entrer en fonction.Il s\u2019agit d\u2019une condition essentielle à la création du lien d\u2019emploi.Veuillez noter que le Conseil ne communiquera qu\u2019avec les personnes dont la candidature est retenue pour une entrevue.Si vous avez des besoins spéciaux en matière d\u2019adaptation, veuillez en aviser le Service des ressources humaines.Nous souscrivons à l\u2019équité en matière d\u2019emploi et offrons un milieu de travail sans fumée.François Bazinet, Président François Turpin, Directeur de l\u2019éducation et secrétaire Conseillère, conseiller scolaire Numéro d\u2019affichage : 20-438 Catégorie de poste : Cadre et gestionnaire Lieu de travail : Bureau central Ville : L\u2019Orignal Type de poste : S/O Date d\u2019entrée en fonction : Au plus tard le 1er avril 2021 Date d\u2019affichage : Le 18 décembre 2020 Date limite pour postuler : Le 15 janvier 2021à 23h59 Numéro de référence : J1220-0920 leDroit SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 CARRIÈRES 43 dès 2021.Aucun type d\u2019énergie ne sera privilégié et Hydro-Québec souhaite mettre en valeur un bouquet de sources électriques vertes.LES IMPACTS DE LA PANDÉMIE Pendant les neuf premiers mois de l\u2019année, Hydro-Québec a tiré un bénéfice net en baisse de 435 millions de dollars comparativement à 2019.Au total, on a constaté une baisse de la consommation totale de 4 % (-107 M$).Les températures plus douces (+ 3 °C = -257 M$) expliquent en partie ce résultat, mais la COVID-19 a aussi réduit les besoins des commerces et industries (-8 %) et des exportations (-151 M$).Selon Hydro-Québec, la pandémie ralentira la croissance jusqu\u2019en 2026, avant d\u2019accélérer jusqu\u2019en 2029.PUISSANCE OU ÉNERGIE?Pour bien comprendre la dynamique énergétique d\u2019Hydro-Québec, il faut apprendre à distinguer la puissance de l\u2019énergie.La puissance, «c\u2019est la demande d\u2019énergie à un moment précis, calculée en watts (ou MW)», explique la société d\u2019État.Par exemple, les besoins en puissance des clients d\u2019Hydro- Québec Distribution à la pointe de l\u2019hiver 2018-2019 ont atteint 38 159 MW le 22 janvier 2019, à 8h.L\u2019énergie, «c\u2019est la puissance multipliée par la durée, mesurée en wattheures (Wh, MWh ou TWh)».Ainsi, une consommation de 1 W pendant trois heures correspond à 3 Wh.L\u2019ÉNERGIE LA MOINS CHÈRE EST CELLE QUI N\u2019EST PAS GASPILLÉE Produire de l\u2019énergie coûte cher, sans compter tous les impacts environnementaux et visuels liés à la construction de nouvelles centrales, qu\u2019elles soient hydroélectriques, solaires, éoliennes ou autre.L\u2019énergie la moins chère est celle qui n\u2019est pas consommée, et c\u2019est pourquoi Hydro-Québec mise sur l\u2019efficacité énergétique pour réduire la consommation, et ainsi limiter les investissements pour produire davantage.D\u2019ici 2029, la société d\u2019État souhaite économiser 8,2 TWh, soit l\u2019équivalent de ce que produit la centrale La Romaine.Hydro-Québec compte notamment sur l\u2019efficacité énergétique dans les bâtiments, sur la tarification dynamique et sur des systèmes de gestion de puissance.Une étude sur le potentiel techni- co-économique de réduction de la consommation d\u2019électricité, réalisée par la Chaire en gestion de l\u2019énergie aux HEC Montréal, note qu\u2019il existe un potentiel de 30 TWh/an, soit 15 % de la consommation d\u2019électricité au Québec.À titre informatif, 5,6 TWh permettent de répondre aux besoins de 300 000 ménages.STOCKAGE D\u2019ÉNERGIE À l\u2019heure actuelle, le réseau d\u2019Hydro- Québec est unidirectionnel, alors que l\u2019énergie est fournie aux utilisateurs en temps réel.Au cours des prochaines années, le réseau sera de plus en plus décentralisé, notamment grâce à la nouvelle filiale EVLO, qui conçoit, vend et exploite des systèmes de stockage d\u2019énergie écoperfor- mants.EVLO mise sur de nouvelles batteries au phosphate de fer lithié, plus sécuritaires que les batteries au lithium-ion.Un projet pilote de stockage d\u2019énergie a été déployé à Lac-Mégantic et au parc solaire d\u2019Hydro-Québec à La Prairie.Ce système de batterie permet à des microréseaux d\u2019être autonomes en énergie, et ce, même lorsqu\u2019il y a un bris dans le réseau.Ces batteries permettent aussi de stocker de l\u2019énergie pour réduire la pointe de demande.À terme, c\u2019est tout le réseau d\u2019Hy- dro-Québec qui pourrait devenir plus intelligent.Avec l\u2019implantation de bornes de recharge bidirectionnelle, une voiture pourrait alors fournir de l\u2019énergie à une résidence lors d\u2019une panne.HYDROGÈNE VERT Hydro-Québec a récemment annoncé la construction d\u2019une usine avec l\u2019un des électrolyseurs les plus puissants du monde pour la production d\u2019hydrogène vert.D\u2019une capacité de 90 MW, l\u2019usine permettra de transformer l\u2019eau en hydrogène et en oxygène, afin d\u2019alimenter la future usine de biocarburant Recyclage Carbone Varennes (RCV).L\u2019usine de RCV transformera 200 000 tonnes de matières résiduelles et de la biomasse agricole ou forestière en biocarburant.L\u2019injection d\u2019hydrogène et d\u2019oxygène permet d\u2019optimiser la transformation des résidus et de doubler la production de biocarburant explique Valérie Gonzalo, responsable des communications pour Enerkem, qui pilote le projet réalisé en partenariat avec Shell, Suncor et Proman.Ce type d\u2019énergie pourrait servir à alimenter les réseaux autonomes ou le secteur du transport et différents procédés industriels.L\u2019hydrogène peut aussi être combiné à du dioxyde de carbone pour produire du gaz naturel.Finalement, «l\u2019hydrogène vert peut alimenter les véhicules électriques à pile à combustible (VEPC) qui pourraient remplacer les camions lourds au diesel, voire les trains, pour le transport des marchandises».LA PETITE HISTOIRE DE L\u2019EXPORTATION Même si l\u2019on exporte de l\u2019électricité vers l\u2019État de New York depuis 1914, c\u2019est lorsque nos voisins américains ont décidé d\u2019ouvrir le marché de l\u2019énergie à la concurrence, en 1997, qu\u2019Hydro-Québec a augmenté significativement l\u2019exportation d\u2019énergie hors du pays.L\u2019exportation est maintenant un axe de développement privilégié par Hydro-Québec.À l\u2019heure actuelle, elle exporte 33,7 TWh d\u2019énergie sur les marchés voisins, soit l\u2019Ontario (16 %), le Nouveau- Brunswick (11 %), l\u2019État de New York (25 %) et la Nouvelle-Angle- terre (47 %).En 2019, les exportations ont rapporté un bénéfice net de 631 millions $, sur un bénéfice net total de 2,9 milliards $.Si les nouveaux projets d\u2019exportations se concrétisent avec le Massachusetts (9,45 TWh) et la ville de New York (8 TWh), les exportations augmenteraient considérablement pour une période d\u2019au moins 20 ans.REMPLACER LE DIESEL DANS LES RÉSEAUX AUTONOMES Il existe 22 réseaux électriques autonomes, disséminés dans les régions isolées du Québec.Pour l\u2019instant, la majorité de ces réseaux sont alimentés avec des génératrices au diesel.Hydro-Québec souhaite remplacer les carburants fossiles par des énergies renouvelables et plusieurs projets pilotes sont déjà en cours.Par exemple, la société d\u2019État a commencé la construction d\u2019une centrale hydroélectrique au fil de l\u2019eau à Inukjuak, au Nunavik, laquelle devrait entrer en fonction en 2022.Des panneaux solaires et des batteries pour stocker l\u2019énergie ont aussi été installés à Quaqtaq, alors que la mise en service d\u2019une centrale hybride (thermique et solaire) est prévue pour 2022 à Tasiujaq.LE FUTUR D\u2019HYDRO-QUÉBEC EN 10 CAPSULES Détenir un diplôme universitaire de premier cycle dans une discipline pertinente; Posséder une expérience minimale de 5 ans dans un poste de direction générale dans le domaine municipal ou un domaine comparable; Avoir de bonnes capacités de communication, un bon sens politique et éthique; Faire preuve d'un bon sens de l'organisation et d'une grande capacité à gérer plusieurs priorités à la fois; Être à l'aise avec l'utilisation des outils informatiques; Maîtriser le français parlé et écrit, l'anglais et détenir un permis de conduire.Sous l'autorité du conseil municipal, planifier, diriger et contrôler l'ensemble des activités, superviser le personnel pour réaliser les orientations du conseil et assurer la qualité des services municipaux et l'application de la règlementation.Les communications et la relation avec le conseil, les citoyens, les gouvernements et les autres intervenants de même que la préparation du budget, des programmes et des projets font aussi partie du mandat.Salaire et avantages sociaux concurrentiels.Poste permanent temps complet.Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur candidature d'ici le vendredi 8 janvier 2021 à l\u2019adresse suivante : lynnkearney@gestionk.ca à l'attention de Madame Lynn Kearney, CPA. SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 leDroit 44 ACTUALITÉS JAMES MCCARTEN La Presse canadienne WASHINGTON \u2014 Donald Trump a caractérisé le Canada comme une menace à la sécurité nationale, comme un péril pour les agriculteurs et les fabricants américains et même comme un endroit indigne de recevoir l\u2019équipement de protection individuelle produit aux États-Unis en temps de pandémie.Il a décrit le « très malhonnête et faible » premier ministre Justin Trudeau comme un « hypocrite » et il a admis ne pas aimer l\u2019ex- ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland qui, selon lui, « déteste l\u2019Amérique ».L\u2019ère Joe Biden sera ennuyeuse en comparaison \u2013 et ce n\u2019est pas une si mauvaise chose, selon Roy Norton, un ancien diplomate de haut rang qui a été affecté à l\u2019ambassade canadienne aux États-Unis dans les années 1990 et 2000.« À Washington, je trouvais qu\u2019il était généralement préférable de passer sous le radar plutôt que d\u2019être sur le radar », affirme M. Norton, qui est maintenant diplomate en résidence à l\u2019École d\u2019affaires internationales de Balsillie à Waterloo, en Ontario.« Quand on l\u2019est, on est la cible, et les gens nous tirent dessus.C\u2019est certainement ce que Trump a fait.» Interrompre la dégringolade économique causée par la pandémie sera la première mission de Biden, ce qui signifie que les priorités canadiennes devront peut-être passer au second plan, surtout si elles sont perçues comme allant à l\u2019encontre de celles des États-Unis.Les questions à l\u2019ordre du jour resteront néanmoins familières.L\u2019équipe de Joe Biden s\u2019est engagée à révoquer l\u2019approbation du projet d\u2019expansion de l\u2019oléoduc Keystone XL.Il a présenté une stratégie « Buy American » détaillée pour la reprise économique du pays, avec un bureau de la Mai- son-Blanche dont le mandat sera de s\u2019assurer que les entreprises et travailleurs américains soient les premiers à en récolter les fruits.L\u2019administration Biden héritera également d\u2019un litige entre les producteurs laitiers américains et canadiens qui pourrait rivaliser avec le conflit du bois d\u2019œuvre.Et il a nommé dans son cabinet des membres dont les antécédents suggèrent qu\u2019ils n\u2019auront pas peur de se battre.John Kerry, le représentant en matière de changement climatique retenu par M. Biden, était secrétaire d\u2019État lorsqu\u2019il a convaincu le président Barack Obama de rejeter Keystone XL en 2015.Tom Vilsack, le futur secrétaire à l\u2019Agriculture, a applaudi plus tôt ce mois-ci la décision du représentant américain au Commerce Robert Lighthizer d\u2019accuser officiellement le Canada de refuser l\u2019accès à ses marchés aux producteurs laitiers américains.Et Katherine Tai, nommée successeure de M. Lighthizer, est largement considérée comme une négociatrice intransigeante.Plus tôt ce mois-ci, les États-Unis ont eu recours à la toute première mesure d\u2019application de l\u2019Accord Canada\u2013États-Unis\u2013Mexique au sujet des marchés laitiers canadiens, suivie quelques jours plus tard d\u2019une plainte canadienne similaire concernant les tarifs américains sur les exportations de bois d\u2019œuvre.Il reviendra à l\u2019équipe de Joe Biden de naviguer à travers tout cela, en sachant qu\u2019il faudra faire passer les intérêts américains avant tout pour combler le fossé politique et culturel aux États-Unis après une campagne électorale acrimonieuse.L\u2019ère Biden s\u2019annonce ennuyeuse pour le Canada Les relations du Canada avec Joe Biden seront probablement plus ennuyeuses qu\u2019elles ne l\u2019étaient avec Donald Trump.\u2014 ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE Appel d\u2019offres 2020 SP 416 - Services professionnels d\u2019ingénieurs-conseils \u2013 Volet surveillance \u2013 Remplacement de ponceaux sur la montée Paiement Documents d\u2019appel d\u2019offres : Disponibles chez SE@O www.seao.ca # de référence1434639 le lundi 4 janvier 2021.Dépôt des soumissions : Au plus tard mardi 26 janvier 2021 à14 h, date et heure de l\u2019ouverture publique des soumissions Gatineau, ce samedi 26 décembre 2020 L\u2019assistante-greffière, Me Camille Doucet-Côté À : Jessy Poulin Adresse inconnue.ORDONNANCE la Cour vous ordonne de comparaître dans un délai de trente (30) jours à compter de la publication de la présente ordonnance à laCour duQuébec,Chambre de la jeunesse, 17, rue laurier, 3e étage, bureau 3.360 à Gatineau (Québec) J8X 4C1 et vous avise qu\u2019une copie d\u2019une demande, concernant l\u2019enfant a été déposée à votre intention au greffe de la jeunesse.Vous êtes avisé(e) qu\u2019à défaut de produire votre comparution ou votre contestation, dans les délais légaux, il pourra être obtenu contre vous un jugement par défaut.Gatineau, le 18 décembre 2020 Joanne lemay Greffière-adjointe CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE GATINEAU LOCALITÉ DE GATINEAU DOSSIER : 550-51-000048-204 COUR DU QUÉBEC Chambre de la jeunesse AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE (Art.795 C.C.Q .) Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de Cécile FOURNIER, en son vivant domiciliée dans la ville de Gatineau, province de Québec, survenu le 24 mai 2020, un inventaire des biens de la défunte a été fait par le liquidateur successoral, Daniel DUFOUR, le 16 décembre 2020, devant Me Noémie RAINVILLE-LANDRY, notaire conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l\u2019étude de Me Noémie RAINVILLE-LANDRY, notaire, sise au 188, rue Montcalm, suite 300, Gatineau, Québec, J8Y 3B5, tél.: 819 771-3231.Donné ce 16 décembre 2020.Daniel DUFOUR, liquidateur AVIS PUBLIC CONSULTATION ÉCRITE À L\u2019ÉGARD D\u2019UNE DEMANDE DE DÉROGATION MINEURE AU RÈGLEMENT DE ZONAGE PORTANT LE NUMÉRO 436-99 Le Conseil municipal de la Municipalité de Val-des-Monts, à sa séance ordinaire qui aura lieu le 19 janvier 2021, par vidéoconférence, prendra connaissance des commentaires soumis par les personnes ou organismes intéressés par la demande de dérogation mineure suivante, à savoir : \u2022 Aux fins de régulariser l\u2019implantation de la résidence et du puits situés dans la bande de protection riveraine au lieu de respecter la distance minimale de 15 mètres de la ligne naturelle des hautes eaux, et ce, pour la propriété connue comme étant le 53, rue Cayer (Règlement de zonage portant le numéro 436-99, articles 11.5 et 11.6).Conformément à l\u2019arrêté numéro 2020-074 du ministre de la Santé et des Services sociaux, en date du 2 octobre 2020, toute procédure qui fait partie du processus décisionnel d\u2019un organisme municipal et qui implique le déplacement ou le rassemblement de citoyens est remplacée par une consultation écrite, annoncée au préalable par un avis public, d\u2019une durée de 15 jours.Par conséquent, une consultation écrite sur cette demande de dérogation mineure aura lieu du 3 janvier 2021 au 18 janvier 2021.Toute personne ou organisme intéressé peut transmettre à la Municipalité ses commentaires, par écrit, en lien avec cette demande de dérogation mineure, et ce, au plus tard le 18 janvier 2021, à 16 h 30, par les modes de transmissions suivants : a) Dans la chute à courrier près de la porte d\u2019entrée principale de l\u2019hôtel de ville, situé au 1, route du Carrefour à Val-des-Monts.b) Par la poste à l\u2019adresse suivante : 1, route du Carrefour, Val-des-Monts (Québec) J8N 4E9.c) Par courriel à l\u2019adresse suivante : administration@val-des-monts.net.Les personnes ou organismes qui transmettront leurs commentaires par la poste sont invités à le faire dans un délai raisonnable, dépendamment de la région de l\u2019expéditeur, afin de tenir compte des délais de livraison postale applicables.Par la suite, le Conseil municipal statuera sur la demande de dérogation mineure, et ce, lors de la séance ordinaire qui aura lieu le 2 février 2021.FAIT à Val-des-Monts ce vingt-troisième jour du mois de décembre DEUX MILLE VINGT.Myrian Nadon Directrice des services administratifs et Secrétaire-trésorière adjointe Municipalité de Val-des-Monts 1, route du Carrefour Val-des-Monts (Québec) J8N 4E9 Tél.: 819 457-9400 Téléc.: 819 457-4141 www.val-des-monts.net leDroit SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 ACTUALITÉS 45 La Presse Canadienne Le Canada et le Royaume-Uni ont signé un accord temporaire qui empêchera une augmentation automatique des tarifs douaniers qui serait intervenue lorsque les Britanniques quitteront officiellement l\u2019Union européenne la semaine prochaine.La vice-première ministre Chrys- tia Freeland a annoncé mardi la conclusion de cet accord de dernière minute, qui garantit que des produits canadiens comme le sirop d\u2019érable, le homard, le bœuf et les pièces automobiles ne seront pas soumis aux tarifs douaniers britanniques le 1er janvier.Le commerce bilatéral de marchandises avec le Royaume-Uni valait 29 milliards  $ en 2019, selon le gouvernement fédéral.Le Royaume-Uni est le troisième marché d\u2019exportation du Canada.Or, le commerce entre les deux pays est actuellement couvert par l\u2019accord de libre-échange que le Canada a conclu avec l\u2019UE, mais ce ne sera plus le cas lorsque le Royaume-Uni quittera officiellement le bloc européen le 1er janvier.Ottawa et Londres ont donc négocié un Accord de continuité commerciale Canada\u2013Royaume- Uni, mais le Parlement n\u2019a pas pu l\u2019entériner avant de suspendre ses travaux pour les Fêtes.Ce « vide réglementaire » a poussé les deux gouvernements à se démener pour trouver un moyen d\u2019empêcher les tarifs douaniers d\u2019être automatiquement réimposés en janvier.La ministre Freeland et sa collègue du Commerce international, Mary Ng, affirment que le nouveau protocole d\u2019entente entre les deux pays permet aux tarifs douaniers de rester à leurs niveaux actuels jusqu\u2019à ce que le nouvel accord commercial soit adopté au Parlement.Les responsables commerciaux britanniques avaient exprimé leur inquiétude et leur déception, au début du mois, en voyant que le Parlement canadien ne ratifierait pas officiellement le nouvel Accord de continuité commerciale avant le 1er janvier.Ils craignaient que ce retard n\u2019inflige « des dommages » aux entreprises et ils ont imputé la situation aux politiciens canadiens qui, selon eux, ne pouvaient pas mettre de côté leurs divergences partisanes.« En annonçant l\u2019adoption du protocole d\u2019entente et du traitement tarifaire préférentiel correspondant avant le 1er janvier 2021, le gouvernement du Canada s\u2019assure que les entreprises et les importateurs peuvent facilement poursuivre leurs activités commerciales, tout en leur évitant des formalités administratives s u p p l é m e n t a i re s » , i n d i q u e Affaires mondiales Canada dans un communiqué.Brexit : Ottawa et Londres signent un accord temporaire Londres avait exprimé son inquiétude, au début du mois, en voyant que le Parlement canadien ne ratifierait pas officiellement le nouvel Accord de continuité commerciale avant le 1er janvier.\u2014 AGENCE FRANCE-PRESSE Le nouveau protocole d\u2019entente permet aux tarifs douaniers de rester à leurs niveaux actuels jusqu\u2019à ce que le nouvel accord commercial soit adopté au Parlement.Loi sur l\u2019expropriation, L.R.O.1990, chap.E.26 AVIS DE DEMANDE D\u2019APPROBATION DE L\u2019EXPROPRIATION DE BIENS-FONDS DANS L\u2019AFFAIRE DE la demande de laVille d\u2019Ottawa de l\u2019approbation de l\u2019expropriation de certaines servitudes temporaires, dont la durée varie de 12 à 26mois, dans des biens-fonds décrits à l\u2019annexeA ci-jointe en vue de l\u2019étape 2 du projet de train léger sur rail d\u2019Ottawa (l\u2019« étape 2 du projet de TLR ») pour les besoins suivants, notamment : permettre la construction, l\u2019assemblage, l\u2019excavation, l\u2019installation, l\u2019essai, la mise en service et l\u2019exploitation d\u2019un système de train léger sur rail qui comprend entre autres l\u2019infrastructure de train léger sur rail, des corridors pour les voies de guidage, des voies de guidage, des blocs d\u2019alimentation temporaires, du nivelage, des services publics, des vallonnements, des sentiers pédestres, des clôtures, des murs de soutènement et des éléments paysagers, et permettre, entre autres, l\u2019entreposage des matières excavées et des matériaux de construction, l\u2019utilisation de machinerie et d\u2019équipement de construction et l\u2019ensemble des autres travaux et améliorations accessoires à l\u2019étape 2 du projet de TLR ainsi que le droit libre et exclusif, sans interruptions ni obstructions, pour la Ville d\u2019Ottawa et ses fonctionnaires, mandataires, employés, entrepreneurs et sous-traitants de pénétrer dans la propriété décrite à l\u2019annexe A ci-jointe et de s\u2019y déplacer en tout temps et à tout endroit, avec ou sans véhicules, fournitures, machineries, matériaux ou équipements, à toutes les fins nécessaires ou pratiques pour l\u2019exercice et l\u2019utilisation des servitudes décrites dans les présentes, et permettre l\u2019ensemble des autres améliorations et travaux faisant partie de l\u2019étape 2 du projet de TLR.Les relevés mentionnés à l\u2019annexe A qui fait partie du présent avis peuvent être consultés sur demande écrite à etape2@ottawa.ca.AVIS EST PAR LES PRÉSENTES DONNÉ qu\u2019une demande a été présentée en vue de l\u2019approbation de l\u2019expropriation des biens-fonds décrits à l\u2019annexe A ci-jointe.Tout propriétaire d\u2019un bien-fonds visé par le présent avis souhaitant qu\u2019une enquête soit menée pour examiner si l\u2019expropriation des biens-fonds est juste, bien fondée et raisonnablement nécessaire à la réalisation des objectifs de l\u2019autorité expropriante doit en aviser par écrit l\u2019autorité d\u2019approbation, comme suit : a) dans le cas d\u2019un propriétaire enregistré, si l\u2019avis lui est signifié à personne ou par courrier recommandé, dans les trente (30) jours de la date de cette signification ou, si l\u2019avis lui est signifié par voie de publication, dans les trente jours (30) de la première publication de cet avis; b) dans le cas d\u2019un propriétaire qui n\u2019est pas un propriétaire enregistré, dans les trente (30) jours de la première publication de l\u2019avis.L\u2019autorité d\u2019approbation est la suivante : Conseil de la Ville d\u2019Ottawa 110, rue Laurier Ouest, Ottawa ON K1P 1J1 L\u2019autorité expropriante est la suivante : Ville d\u2019Ottawa 110, rue Laurier Ouest, Ottawa ON K1P 1J1 Avis donné à Ottawa en date du 16 décembre 2020.VILLE D\u2019OTTAWA Derrick Moodie Directeur, Bureau des biens immobiliers municipaux Annexe A Un intérêt domanial ou un autre intérêt ou un droit, pour une durée limitée, de la nature d\u2019une servitude temporaire d\u2019une durée de 12 mois dans les biens-fonds suivants : 1.une partie du NIP 03957-0642(LT) LOT 326 PLAN 372212, SAUF LES PARTIES 3 ET 4 DU PLAN D\u2019EXPROPRIATION OC2043640; SOUS RÉSERVE DE L\u2019INTÉRÊT, S\u2019IL Y A LIEU, DANS CR384866 et CR369486; SOUS RÉSERVE D\u2019UNE SERVITUDE VISANT LES PARTIES 1, 2, 5, 6 ET 7 DU PLAN D\u2019EXPROPRIATION OC2043640 EN FAVEUR DE LA VILLE D\u2019OTTAWA JUSQU\u2019AU 30/09/2024 DANS OC2043640; VILLE D\u2019OTTAWA appelée parcelle 1 sur le relevé 18689-PRP_016d(AL).dgn 2.une partie du NIP 03957-0644(LT) LOT 325 PLAN 372212, SAUF LES PARTIES 10 ET 11 DU PLAN D\u2019EXPROPRIATION OC2043640; SOUS RÉSERVE DE L\u2019INTÉRÊT, S\u2019IL Y A LIEU, DANS CR384866 ET CR369486; SOUS RÉSERVE D\u2019UNE SERVITUDE VISANT LES PARTIES 8 ET 9 DU PLAN D\u2019EXPROPRIATION OC2043640 EN FAVEUR DE LA VILLE D\u2019OTTAWA JUSQU\u2019AU 30/09/2024 DANS OC2043640; VILLE D\u2019OTTAWA appelée parcelle 2 sur le relevé 18689-PRP_016d(AL).dgn Un intérêt domanial ou un autre intérêt ou un droit, pour une durée limitée, de la nature d\u2019une servitude temporaire d\u2019une durée de 26 mois dans les biens-fonds suivants : 3.une partie du NIP 03957-0640(LT) PARTIE DU LOT 329 PLAN 372212, PARTIES 3 ET 4 PLAN 4R1473, SAUF LES PARTIES 1 ET 3 DU PLAND\u2019EXPROPRIATION OC2043623; SOUS RÉSERVE DE L\u2019INTÉRÊT, S\u2019IL Y A LIEU, DANS CR384866 ET CR369486; SOUS RÉSERVE D\u2019UNE SERVITUDE VISANT LA PARTIE 2 DU PLAND\u2019EXPROPRIATION OC2043623 EN FAVEURDE LAVILLE D\u2019OTTAWA JUSQU\u2019AU 30/09/2024 DANS OC2043623; VILLE D\u2019OTTAWA appelée parcelle 1 sur le relevé 18689-PRP_015d(AL).dgn SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 leDroit 46 ACTUALITÉS STÉPHANE ST-AMOUR Initiative de journalisme local Courrier Laval Voilà ce que révèle un sondage de la Fédération canadienne de l\u2019entreprise indépendante (FCEI) publié le 14 décembre.Les dirigeants d\u2019entreprises interrogés ciblent l\u2019allègement réglementaire, l\u2019amélioration de l\u2019aide aux entreprises et la réduction du fardeau fiscal comme principales priorités sur lesquelles le gouvernement du Québec devra travailler.La majorité des propriétaires de PME (61 %) demande au gouvernement du Québec de fournir des efforts supplémentaires pour réduire la paperasserie et près de la moitié (48 %) souhaite que de telles actions soient menées pour faciliter l\u2019accès aux mesures d\u2019aide qui leur sont dédiées.« Réduire la paperasserie, ça veut dire leur offrir du temps, une denrée rare », explique par voie de communiqué le vice-président Québec à la FCEI, François Vincent.Celui- ci rappelle que depuis le printemps, les entrepreneurs mettent les bouchées doubles pour passer à travers la crise.Selon le coup de sonde, ils sont près de 40 % à travailler beaucoup plus d\u2019heures qu\u2019avant.Ce temps leur permettrait « de se concentrer sur leurs priorités, qu\u2019elles soient liées à la présente crise, au quotidien de l\u2019entreprise, au développement des affaires, à la gestion du personnel ou encore à la planification des étapes à venir, poursuit M. Vincent.L\u2019allègement réglementaire représente un chantier névralgique pour la reprise économique et il se fait sans coût pour le gouvernement du Québec.» Pour étayer son point, la FCEI mentionne que le coût total de la réglementation au Québec est évalué à 6,9 milliards de dollars annuellement et que celui-ci est près de cinq fois plus lourd à porter pour les entreprises de moins de cinq employés que pour les entreprises de plus de 100 employés.Selon les données recueillies par la FCEI, six PME sur dix (60 %) demandent au gouvernement du Québec de miser sur des programmes de soutien offrant des subventions plutôt que des prêts.Également, plus de la moitié (52 %) de leurs dirigeants souhaitent que le gouvernement s\u2019engage à maintenir des programmes d\u2019aide tant qu\u2019on en aura pas terminé avec cette crise.« Nous en sommes au 9e mois de la crise et nous sommes loin d\u2019en être sortis, soutient François Vincent.Les mois à venir seront encore difficiles.Les dettes pour faire face à cette crise se sont accumulées, les dépenses sont toujours présentes, mais les revenus ne sont pas au rendez-vous.Améliorer l\u2019aide et offrir des subventions plutôt que des prêts, c\u2019est plus que nécessaire.» La Fédération réitère sa demande au gouvernement d\u2019élargir l\u2019accès à l\u2019Aide aux entreprises en régions en alerte maximale (AERAM) à d\u2019autres secteurs non visés par les restrictions en zone rouge, cette aide prenant la forme d\u2019un pardon de prêt.Par ailleurs, une majorité de propriétaires de PME québécoises (57 %) recommande au gouvernement d\u2019imposer toutes les petites entreprises au même taux réduit, alors que 39 % réclament une réduction des taxes sur la masse salariale.90 % des PME ont toujours besoin d\u2019aide Cet avis est publié en vertu des dispositions des articles 145.6 et 145.33 de la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme et 345 de la Loi sur les cités et villes.Le 19 janvier 2021, le conseil municipal de la Ville de Gatineau statuera sur les demandes de dérogations mineures et d\u2019usages conditionnels suivantes : RÈGLEMENT DE ZONAGE NUMÉRO 502-2005 SECTEUR D\u2019AYLMER \u2022 36, rue Deschênes (District électoral de Deschênes), construire un projet résidentiel intégré La demande de dérogations mineures vise à : \u2022 réduire la largeur minimale de terrain de 40 m à 30, 17 m; \u2022 réduire la distance minimale entre un espace de stationnement extérieur et un mur de bâtiment de 6 m à 0 m; \u2022 réduire la distance minimale entre une allée de circulation et un mur de bâtiment de1 m à 0 m.SECTEUR DE HULL \u2022 304-310, boulevard Saint-Joseph (District électoral de Hull-Wright), construire un bâtiment à usage commercial et résidentiel La demande de dérogations mineures vise à : \u2022 permettre l\u2019empiétement du stationnement devant la façade principale d\u2019une habitation multifamiliale sur une largeur de19,8 m; \u2022 permettre l\u2019empiètement d\u2019une allée d\u2019accès devant la façade principale d\u2019une habitation multifamiliale sur une largeur de 6,7 m; \u2022 réduire la distance minimale entre un espace de stationnement et le mur d\u2019une habitation multifamiliale de 6 m à 0 m; \u2022 augmenter la hauteur maximale du seuil de porte des accès sur le boulevard Saint-Joseph de 68,09 m à 68,65 m.SECTEUR DE GATINEAU \u2022 99, boulevard Lorrain et 34, 36 et 38, rue Desrosiers (District électoral du Lac-Beauchamp), réduire la largeur minimale d\u2019un terrain La demande de dérogation mineure vise à : \u2022 réduire la largeur minimale du terrain pour la réalisation d\u2019un projet résidentiel intégré de 40 m à 37 m.\u2022 93 et 95, boulevard Lorrain (District électoral du Lac-Beauchamp), réduire la marge avant minimale de deux habitations existantes La demande de dérogation mineure vise à : \u2022 réduire le marge avant minimale des résidences existantes au 93, boulevard Lorrain et 95, boulevard Lorrain respectivement de 4 m à 3,43 m et à 3,69 m.\u2022 Projet de développement résidentiel « Presqu\u2019île du Parc » (District électoral du Lac-Beauchamp), réduire la largeur de la rive et exempter de la plantation de certains arbres La demande de dérogations mineures vise à : \u2022 réduire la largeur de la rive, sur deux sections de 45 m, de15 m à10 m; \u2022 diminuer la plantation d\u2019arbres au pourtour de certaines sections d\u2019espaces de stationnement comportant plus de 20 cases, soit de 90 arbres à 50 arbres.\u2022 555, avenue des Entreprises (District électoral de Bellevue), construire un entrepôt pour la conservation d\u2019artéfacts La demande dérogations mineures vise à : \u2022 réduire le nombre minimal de cases de stationnement hors rue (pour véhicules automobiles) de 342 à 47; \u2022 réduire le nombre minimal d\u2019unités de stationnement pour vélos de19 à 4.\u2022 114, rue du Campagnard (District électoral de la Rivière-Blanche), régulariser l\u2019implantation d\u2019une habitation multifamiliale La demande de dérogation mineure vise à : \u2022 réduire la marge latérale gauche minimale applicable de 3 m à 2,92 m.\u2022 243, rue Bombardier (District électoral de la Rivière-Blanche), agrandir un bâtiment industriel La demande de dérogation mineure vise à : \u2022 réduire la marge avant minimale applicable de13,4 m à 9 m.SECTEUR DE MASSON-ANGERS \u2022 341, chemin du Fer-à-Cheval (District électoral de Masson-Angers), réduire la superficie d\u2019un terrain dérogatoire La demande de dérogation mineure vise à : \u2022 réduire la superficie totale du terrain de 3550, 1 m2 à 2420,9 m2.RÈGLEMENT RELATIF AUX USAGES CONDITIONNELS NUMÉRO 506-2005 SECTEUR DE HULL \u2022 304-310, boulevard Saint-Joseph (District électoral de Hull-Wright), construire un bâtiment à usage commercial et résidentiel de100 logements ou plus La demande d\u2019usage conditionnel vise à : \u2022 autoriser la construction d\u2019un bâtiment comprenant un maximum de 364 logements.SECTEUR DE GATINEAU \u2022 555, avenue des Entreprises (District électoral de Bellevue), construire un entrepôt pour la conservation d\u2019artéfacts La demande d\u2019usage conditionnel vise à : \u2022 autoriser l\u2019occupation d\u2019un bâtiment commercial par l\u2019usage 5020 - Entreposage de tout genre, de la catégorie « Commerces de gros et services para-industriels (c4) » sur une superficie totale de plancher de 8195 m2.\u2022 35, rue de Bécancour (District électoral de Bellevue), installer une antenne de télécommunication La demande d\u2019usage conditionnel vise à : \u2022 autoriser l\u2019installation d\u2019une antenne de télécommunication et d\u2019un bâtiment accessoire de service.En vertu de l\u2019arrêté ministériel 2020-049 du 4 juillet 2020, il est possible de tenir une consultation écrite en remplacement de la procédure régulière.En raison des circonstances exceptionnelles entourant la COVID-19, une consultation écrite aura lieu du 27 décembre 2020 au 11 janvier 2021.Toute personne intéressée peut transmettre ses commentaires par écrit, soit par courriel à reglements-ville@gatineau.ca ou par la poste à l\u2019adresse ci-dessous en vue de la prochaine séance du conseil municipal prévue le19 janvier 2021.Bureau de la greffière Ville de Gatineau 25, rue laurier, 5e étage C.P.1970, succursale Hull Gatineau (Québec) J8X 3Y9 AVIS PUBLIC est aussi donné que le conseil municipal a retiré de l\u2019ordre du jour de sa séance tenue le mardi 17 novembre 2020, la demande d\u2019usage conditionnel visant les 93 et 95, boulevard des Allumetières et qu\u2019il statuera sur celle-ci lors de la séance prévue le mardi 19 janvier 2020, à 19 h.Veuillez noter qu\u2019aucune modification n\u2019a été apportée à cette demande parue dans l\u2019avis public du 24 octobre dernier.Pour plus d\u2019information, composez le 311.Les avis publics du Service du greffe sont publiés dans le site Web de la Ville de Gatineau au gatineau.ca/avispublics.GATINEAU, 26 décembre 2020 Me Camille Doucet-Côté Assistante-greffière Demandes de dérogations mineures et usages conditionnels leDroit SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 ACTUALITÉS 47 UGO GIGUÈRE Initiative de journalisme local La Presse Canadienne S H E R B RO O K E \u2014 En tenant compte des circonstances dans lesquelles il a été déployé, le programme de subvention salariale d\u2019urgence du Canada semble avoir été bénéfique, mais le gouvernement doit maintenant gérer le risque de son retrait selon la Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques (CFFP) de l\u2019Université de Sherbrooke.Pas facile de déterminer comment sevrer des entreprises à qui l\u2019on a payé 75 % de la masse salariale pendant des mois, concèdent Michaël Robert-Angers et Luc Godbout, les cosignataires d\u2019une « Analyse de la subvention salariale d\u2019urgence du Canada comme mesure de maintien en emploi pendant la pandémie », publiée mardi.Dans le tourbillon provoqué par la multiplication des cas de COVID-19 au printemps dernier, puis des mesures de confinement qui ont paralysé ce qu\u2019il restait d\u2019activités économiques, le Canada a adopté une série de mesures d\u2019aide pour les travailleurs et pour les employeurs.L es deux mesures les plus connues sont sans doute la Prestation canadienne d\u2019urgence (PCU) qui s\u2019adressait à tous les travailleurs ayant subi des pertes financières en raison du ralentissement économique ; et la subvention salariale d\u2019urgence du Canada (SSUC) qui finançait 75 % de la masse salariale des entreprises ayant perdu au moins 30 % de leur chiffre d\u2019affaires par rapport à une période de référence prépandémie.Dans leur analyse, les cosignataires observent que « 18 % du niveau d\u2019emploi prépandémie était toujours soutenu par la SSUC en août 2020 » au Canada.« L\u2019utilisation est encore forte, note M. Robert-Angers en entrevue à La Presse Canadienne.Il faut faire attention quand les gens disent «Ah, c\u2019est repris l\u2019emploi !» Il y a beaucoup de ces emplois-là qui sont subventionnés.» Devant ce constat, son collègue, Luc Godbout, croit que la subvention demeure pertinente d\u2019autant plus que l\u2019on entre à nouveau dans une période de confinement au Québec et en Ontario.Il reste que ces mesures ne peuvent durer indéfiniment et qu\u2019il faudra plus tôt que tard envisager un « sevrage » des entreprises.« Je ne sais pas si je vais assumer ce que je vais dire, mais c\u2019est un peu de l\u2019héroïne cette affaire-là ! Les entreprises viennent rapidement «addict» à ça, il y a 75 % de tes salaires qui sont payés par quelqu\u2019un d\u2019autre », compare le professeur Godbout.Si de manière générale, le programme de subvention salariale semble avoir été profitable, les chercheurs ont noté quelques accrocs qui auraient pu être évités ou encore corrigés plus rapidement.D\u2019abord, l\u2019ordre chronologique par lequel Ottawa a procédé à l\u2019annonce de ses programmes aurait grandement nui au lancement de la SSUC.« Les gens ont été envoyés à la PCU avant que les paramètres de la subvention salariale d\u2019urgence soient connus », relève Luc God- bout.Quand on a ensuite voulu rappeler les gens au travail, ceux qui gagnaient moins de 500 $ par semaine n\u2019avaient pas intérêt à renoncer à la PCU.« C\u2019est là qu\u2019on voit les problèmes quand t\u2019essaies de faire vivre les deux programmes en parallèle.C\u2019est facile à dire après coup, mais si ça avait été mieux attaché au départ peut-être qu\u2019on aurait moins eu ce phénomène- là », analyse le professeur de fiscalité.«?DOPÉES?» À LA SUBVENTION SALARIALE Pas facile, le sevrage pour les entreprises AVIS PUBLIC est donné que le conseil municipal de la Ville de Gatineau à sa séance du17 novembre 2020 a adopté les règlements et le projet particulier de construction suivants : ENSEMBLE DU TERRITOIRE \u2022 Règlementnuméro503-9-2020modifiantleRèglementdelotissementnuméro 503-2005 dans le but d\u2019intégrer les dispositions relatives aux normes de lotissement prescrites au document complémentaire du Schéma d\u2019aménagement et de développement révisé numéro 2050-2016 OBJET DU RÈGLEMENT : Dans le cadre de la concordance, règlement modifiant le Règlement de lotissement numéro 503-2005 afin de transposer les normes de lotissement (dimensions minimales) prévues au document complémentaire du Schéma d\u2019aménagement et de développement révisé.Les dimensions minimales varient selon le niveau de service (aqueduc et égout sanitaire) et l\u2019endroit où se situe le terrain selon les éléments suivants : périmètre d\u2019urbanisation, l\u2019affectation du territoire, corridor riverain et secteur d\u2019exception.\u2022 Règlement de concordance numéro 505.1-5-2020 modifiant le Règlement relatif aux plans d\u2019implantation et d\u2019intégration architecturale numéro 505.1- 2011 dans le but de supprimer la référence aux concepts commerciaux « Noyaux commerciaux de quartier » et « Grands ensembles régionaux » en fonction des modifications apportées au règlement de zonage OBJET DU RÈGLEMENT : Dans le cadre de la concordance, règlement modifiant le Règlement numéro 505.1-2011 afin d\u2019ajouter en annexe un plan localisant les secteurs assujettis à l\u2019application du règlement au lieu de faire référence aux zones du plan de zonage.\u2022 Règlement de concordance numéro 505-20-2020 modifiant le Règlement relatif aux plans d\u2019implantation et d\u2019intégration architecturale numéro 505-2005 dans le but d\u2019assujettir les projets d\u2019envergure à des objectifs et critères d\u2019évaluation tel que prescrit au document complémentaire du Schéma d\u2019aménagement et de développement révisé numéro 2050-2016 OBJET DU RÈGLEMENT : Dans le cadre de la concordance, règlement modifiant le règlement numéro 505- 2005 afin d\u2019ajouter un nouveau PIIA pour les projets d\u2019envergure.Des objectifs et des critères d\u2019évaluation sont spécifiquement édictés pour les projets d\u2019envergure.Les secteurs assujettis sont localisés en annexe du règlement.\u2022 Règlement de concordance au Schéma d\u2019aménagement et de développement révisé numéro 506-15-2020 modifiant le Règlement relatif aux usages conditionnels numéro 506-2005 dans le but d\u2019actualiser certaines dispositions en fonction des modifications apportées au règlement de zonage OBJET DU RÈGLEMENT : Dans le cadre de la concordance, règlement modifiant le règlement 506- 2005 afin d\u2019ajuster les dispositions en fonction de la classification des usages commerciaux et du plan de zonage du Règlement de zonage numéro 532-2020.SECTEUR DE HULL \u2022 Projet particulier de construction, de modification ou d\u2019occupation d\u2019un immeuble \u2013 263, rue Gamelin \u2013 Régulariser la construction d\u2019une habitation multifamiliale de neuf logements \u2013 District électoral du Parc-de-la-Montagne - Saint-Raymond OBJET DU PROJET PARTICULIER DE CONSTRUCTION : Le projet vise à régulariser la construction de neuf logements dans un bâtiment existant et permettre par le même effet : \u2022 d\u2019augmenter le nombre maximal de logements par bâtiment de 3 à 9; \u2022 de réduire le nombre minimal de cases de stationnement de14 à 3; \u2022 de réduire la distance minimale entre un espace de stationnement et une habitation multifamiliale de six logements et plus de 6 m à 0 m.AVIS PUBLIC est aussi donné que les règlements et le projet de particulier de construction ci-dessus sont disponibles pour consultation en tout temps, soit sur le site Web de la Ville de Gatineau sous la section « Avis publics », au Service du greffe, Maison du citoyen, 25, rue Laurier, 5e étage, Gatineau, aux heures d\u2019ouverture des bureaux, de 8 h 30 à midi et de 13 h à 16 h 30 ou sur demande en acheminant un courriel à l\u2019adresse suivante : reglements-ville@gatineau.ca.Toutefois, prendre note que les bureaux administratifs seront fermés du 24 décembre 2020 à midi jusqu\u2019au 3 janvier 2021 inclusivement en raison de la période des fêtes.AVIS PUBLIC est également donné que la Commission municipale du Québec n\u2019a reçu aucune demande d\u2019avis sur la conformité de ces règlements et de ce projet particulier de construction au schéma d\u2019aménagement et aux objectifs du plan d\u2019urbanisme de la Ville de Gatineau, conformément à l\u2019article137.12 de la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme.AVIS PUBLIC est également donné que ces règlements et cette résolution sont entrés en vigueur le 22 décembre 2020 en vertu du certificat de conformité émis à cette date par la greffière de la Ville de Gatineau.Veuillez noter que tous les avis du Service du greffe sont publiés dans le site Web de la Ville de Gatineau à l\u2019adresse gatineau.ca/avispublics.Gatineau, ce 26 décembre 2020 Me Camille Doucet-Côté Assistante-greffière Entrée en vigueur \u2013 Règlements d\u2019urbanisme Prenez avis que la personne morale Joyeux Aéromodélistes Gatinois (NEQ 1162247832) ayant siège au 527, rue Craik, Gatineau, QC J8P 5N8, a décidé de procéder à sa liquidation ou à sa dissolution ou de la demander.Est produite à cet effet la présente déclaration requise par les dispositions de l\u2019article 42 de la Loi sur la publicité légale des entreprises. Nécrologique AVIS DE DÉCÈS ROGER A.BÉLAND 28 AOÛT 1925 - 16 DÉCEMBRE 2020 C'est avec une profonde tristesse que nous annonçons le décès de Roger A.Béland, survenu à Laval le 16 décembre 2020, à l'âge de 95 ans.Il était le fils de feu Oscar Béland et de feu Berthe Béland (née Drouin), et le frère de Jeannette Béland.Tendre époux de Thérèse Béland (née Charette) depuis 70 ans, il laisse aussi dans le deuil : ses enfants bien-aimés Monique (feu Ralston Edwards), Michel (Isabelle Pepin) et Danielle (Paul Duhaime); ses petits-enfants adorés Karrenga, Jamila, Maxime et Sarah; ses belles-soeurs, beaux-frères, nièces, neveux et amis.En raison de la pandémie, une célébration de sa vie en présence des cendres aura lieu à Ottawa ultérieurement.Un avis sera publié.Au lieu d'un don, nous suggérons, à la mémoire de notre père, de rendre service à autrui de façon gratuite à l'image de ses valeurs.LA FAMILLE DUBUC A LE REGRET DE VOUS ANNONCER LE DÉCÈS DE MADAME PIERRETTE DÉCOSTE 1942 - 2020 Décédée le samedi 12 décembre 2020, à l\u2019âge de 78 ans.Épouse de feu Jean-Pierre Dubuc, elle laisse dans le deuil ses enfants : Sylvain (Lise Marleau), Alain et Line (Sylvain Charlebois); ses petits-enfants : Charles Dubuc (Jennifer Barbeau), Simon et Bruno Charlebois, Nikola Dubuc et son arrière-petite-fille Luna.Elle laisse également ses soeurs : Edna (Philippe Chartrand), Micheline Caron, Reine (Jean-Marc Groleau); ainsi que de nombreux parents et amis.Elle fut prédécédée par ses parents: Mme Flavie Ranger et M.Edné Décoste.Une célébration aura lieu à une date ultérieure.Vous pouvez laisser vos voeux de sympathie à l\u2019adresse suivante : info@lesjardinsdusouvenir.com Pour information : 819-778-1515.Maison funéraire Les Jardins du Souvenir Cimetières 819.778.1515 lesjardinsdusouvenir.com C\u2019EST AVEC REGRET QUE NOUS VOUS ANNONÇONS LE DÉCÈS DE MICHEL (MICHOU) DEGREADY Décédé subitement le 4 décembre 2020, à l\u2019âge de 59 ans.Fils de feu Denise Mailhot et de feu Jean Nap Degready.Il fut prédécédé par deux petits anges, ses soeurs : Louise et Lise et laisse dans le deuil ses trois soeurs : Nicole (Gaetan Rochon), Sylvie (Richard Gagnon) et Nancy.Il laisse également derrière lui sa nièce Nadine, ses neveux : Jacob et Élias ainsi que plusieurs parents et amis, dont sa 2e famille du Bar Le Québécois.Une célébration aura lieu dans l\u2019intimité familiale.Vos marques de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation des maladies du coeur et de l\u2019AVC.Vos messages de condoléances peuvent être envoyés à : www.cfo.coop P.S.: N\u2019oublions jamais son rire et sa gaieté.819.568.2425 PARTOUT EN OUTAOUAIS cfo.coop C\u2019EST AVEC UNE GRANDE TRISTESSE QUE NOUS VOUS FAISONS PART DU DÉCÈS DE M.ROLAND DAME survenu le 15 décembre 2020, à l'Hôpital Montfort d'Ottawa.Il fut prédécédé par sa femme Cécile L'Espérance.Il laisse dans le deuil ses enfants : Claudette Lavergne (Jacques), Diane Desnoyers (Sylvain), Nathalie Drolet (Jean-Paul), Carole L'Espérance (Réjean), Jocelyn Dame (Michèle), Robert Dame (Sabine), Nathalie Dame (Normand) et plusieurs petits-enfants et arrière-petits-enfants ainsi que sa copine de coeur Carolyne McDougall (Sweetheart) et ses quatre enfants : Judy, Cindy, Brian et Glen.Il va beaucoup nous manquer.AVIS DE DÉCÈS FERNAND FALARDEAU 1924 - 2020 Suite à une brève maladie à l'Hôpital des Anciens Combattants de Ste-Anne de Bellevue, le 27 novembre 2020, à l'âge de 96 ans, papa nous a quittés pour rejoindre maman.Nous sommes fiers des réalisations de papa :Adjudant-maître de l'Aviation royale canadienne (ARC) en tant que contrôleur aérien / planificateur de vol avec des séjours partout auCanada et enEurope, papa a pris sa retraite et s\u2019est retrouvé dans le secteur public, encore une fois en tant que planificateur de vol pendant 14 ans à l'aéroport Pierre Elliot Trudeau de Montréal, pour finalement prendre sa retraite en 1984.Partenaire à jamais de Laurette (Woods) décédée, père dévoué à Gilles (Audrey) et Carle et grand-père aimant à Olivier, Alexandre et Alicia.Très regretté par famille et amis de Creg Quay, Ottawa, Québec, Dorval et les États-Unis.À la demande de papa, une célébration de sa merveilleuse vie aura lieu à une date ultérieure.Une célébration post Covid-19 sera annoncée.La famille de M.Falardeau tient à remercier tout le personnel du 12e étage, aile 12T de l\u2019hôpital des Anciens Combattants pour leurs soins attentionnés et leur dévotion.Papa, tu as préparé ton propre plan de vol.Tu es maintenant en paix avec Dieu.Veille sur nous avec Maman.LA FAMILLE MARCOTTE A LE REGRET DE VOUS ANNONCER LE DÉCÈS DE M.YVON MARCOTTE décédé le 15 décembre 2020, à l\u2019âge de 84 ans.Il était conjoint de Françoise Cloutier et le fils de feu Gaston Marcotte et de feu Mélina Giroux.Outre sa conjointe, il laisse dans le deuil ses fils : Sylvain, Daniel, Patrick,Yves et Stéphane et ses petits-enfants.Il laisse également son frère Henri (Gilberte Blais) et ses soeurs : Mariette (Jean-Yves Durand) et Lucette (Marcel Sarrazin) et son beau-frère Yvon (Diane) ainsi que plusieurs beaux-frères, belles-soeurs, neveux, nièces, cousin(e)s, parents et ami(e)s.Il fut prédécédé par ses frères : Jacques et Léo.Vos messages de condoléances peuvent être envoyés à : www.cfo.coop 819.568.2425 PARTOUT EN OUTAOUAIS cfo.coop AVIS DE DÉCÈS SOEUR MARIE RICHARD (MARIE DU CHRIST ROI) À l'Hôpital d\u2019Alexandria, Ont., le 20 décembre 2020, est décédée Soeur Marie Richard, de la Congrégation des Soeurs du Sacré-Coeur de Jésus, à l'âge de quatre-vingt-dix-huit ans et 8 mois.Elle est née à Bouchette, Québec, le 18 avril 1922, de feu Ferdinand Richard et de feu Marie Morin.Outre sa communauté, Soeur Marie laisse dans le deuil plusieurs neveux et nièces.Prédécédée par Irène, csc, Florence, s.s.c.j., Vital (Éva Major), Ubald (Gaétane Piché), Reina (Ronald Lafrenière) et Provin.Dû à la situation exceptionnelle que nous vivons tous en ce moment, le service religieux aura lieu à une date ultérieure.Pour plus de renseignements, veuillez vous adresser au Salon Funéraire Lamarche et Hill, 709, Principale à Casselman, Ontario au 613-764-3286 ou télécopieur 613-764-5279 ou présentez vos condoléances au site web:www.lamarche-hill.com ou par courriel : casselman@lamarche-hill.com SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 leDroit 48 LA FAMILLE GAUTHIER A LE REGRET DE VOUS ANNONCER LE DÉCÈS DE CHRISTINE GAUTHIER survenu le 14 décembre 2020 au CISSSO de Gatineau, à l\u2019âge de 68 ans.Elle était la fille de feuAnatole Gauthier et de feu Florida Lacaille.Elle laisse dans le deuil sa fille Fannie; son fils Rodrigue (Annick) et l'enfant de cette dernière, Angélika ainsi que ses petits-enfants : Karol-Anne, Sarah-Marie et Romyn.Elle laisse également son frère Jean- Guy (Nicole Dagenais); ses deux soeurs : Régine (Michel Tessier) et Gisele (Michel Menard); son beau-frère Mario Sauvé; ses belles-soeurs: Denise Bouchard et Jasmine Cécire; sa marraine Madeleine Lacaille Guillot ainsi que plusieurs neveux, nièces, parents et ami(e).Elle fut prédécédée par ses frères : Charles, Richard, Jean-Marc, Maurice, Robert, Pierre Claude et ses soeurs : Paulette,Yolande et Pauline.Elle sera inhumée en toute intimité.La famille désire remercier l'équipe du CISSSO de Gatineau.Vos marques de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation Mathieu-Froment-Savoie.Vos messages de condoléances peuvent être envoyés à : www.cfo.coop 819.568.2425 PARTOUT EN OUTAOUAIS cfo.coop C'EST AVEC REGRET QUE NOUS VOUS FAISONS PART DU DÉCÈS DE MME VICTORIA LAFRAMBOISE NÉE LARMAND décédée le 15 décembre 2020, à l\u2019âge de 84 ans.Elle était l'épouse de feu Marcel Laframboise et la fille de feu Edouard Larmand et de feu Laurenza Presseault.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Paulette (Noël), Denis (Sylvie), André (Diane), Rachel (Luc) et Michel; ses petits- enfants : Patricia, Alexandre, Mélanie, Marc, Benoit, Roxanne, Sylvain et Nathalie; ses arrière-petits-enfants; son filleul Richard Dacier ainsi que plusieurs beaux-frères, belles-soeurs, neveux, nièces, cousin(e)s et ami(e)s.Une cérémonie aura lieu à une date ultérieure dû à la COVID.La famille désire remercier le personnel de la Maison de Sages pour les bons soins prodigués ainsi qu'un merci au Dre Annie-Claude Valiquette pour son dévouement et son humanisme.Vos messages de condoléances peuvent être envoyés à: www.cfo.coop 819.568.2425 PARTOUT EN OUTAOUAIS cfo.coop AVIS DE DÉCÈS GUY LEGAULT 1953 - 2020 C\u2019est avec une immense tristesse que nous vous informons du décès de notre frère, Guy Legault.Guy s\u2019est endormi paisiblement entouré de ses frères, sa soeur et sa belle-soeur le samedi 19 décembre 2020 aux soins palliatifs Élisabeth- Bruyère.Il était le fils bien-aimé de feu Gérard Legault et de feu Simone Legault (née Laplante) et le beau-fils de feu LéoHenri (en deuxième noces).Il laisse dans le deuil ses frères : Raymond Legault (feu Monique Cantin), Normand Legault (Monique Guibord) et sa soeur bien-aimée Colette Legault qui a toujours vu à bonheur et son bien-être.Il laisse aussi des neveux et une nièce, ainsi que des petits-neveux et des petites-nièces.De plus, il laisse Jocelyn et RoxanneGilbert et la famille du foyer partage avec qui il a passé les dernières 7 années de sa vie.Nous leurs sommes reconnaissants pour l\u2019amour avec lequel ils ont pris soin de notre frère.La famille désire aussi remercier les médecins et les infirmiers / infirmières de l\u2019Hôpital Montfort et des soins palliatifs Bruyère pour les bons soins prodigués.Au lieu de fleurs, vous pouvez faire un don à l\u2019Association pour l\u2019intégration sociale d\u2019Ottawa, au 235, rue Donald à Ottawa.Malheureusement, étant donné les restrictions associées à la pandémie de la Covid-19, il y aura une cérémonie privée dans l\u2019intimité de la famille.Cependant, un service commémoratif aura lieu quelque temps au printemps et famille et amis auront l\u2019occasion de célébrer sa vie.Condoléances au www.kellyfh.ca Maison funéraire Kelly www.kellyfh.ca LA FAMILLE LEGAULT A LE REGRET DE VOUS ANNONCER LE DÉCÈS DE MADAME MADELEINE LEGAULT (CROTEAU) 1933 - 2020 Décédée paisiblement à son domicile entourée de sa famille le mercredi 9 décembre 2020, à l\u2019âge de 87 ans.Elle fut précédée par son époux Bernard Legault, avec qui elle a partagé sa vie pendant 62 ans, ses parentsHector Croteau etYvonneSauvé;ses frères :Gaston, Bernard,Roger, Léoet ses soeurs :Gabrielle, Marie-Paule,Georgette,Cécile et Pauline.Mère attentionnée, elle laisse dans le deuil ses quatre filles: Andrée, Joanne (Jean Dallaire), Lyne (Raymond Groulx) et Chantal (Jocelyn Renaud); ses petits-enfants qu\u2019elle chérissait beaucoup :Marc- Antoine (Cynthia), Jean-Sébastien, Claudia (David), Josiane (Francis), Louis- Philippe (Stéphanie), Élijan (Lysandre) et Amélie; ainsi que ses arrière-petits-enfants qu\u2019elle adorait :Yann, Maxime, Édouard, Olivier et Ludovic.Elle laisse également plusieurs neveux et nièces.En raison des circonstances actuelles liées à la Covid-19, un service religieux se déroulera dans l\u2019intimité familiale.Vos marques de sympathie peuvent se traduire en un don à une fondation de votre choix.La famille Legault désire exprimer sa gratitude et ses remerciements tout particulièrement à la Dre Marie-Claude Charbonneau et son équipe.Vos messages de sympathie peuvent être acheminés à l\u2019adresse suivante : www.dignitymemorial.com Maison funéraire Racine, Robert & Gauthier Beauchamp www.racinerobertgauthier.ca 819.770.1300 Hull 819.561.1969 Gatineau 819.684.1155 Aylmer C\u2019EST AVEC REGRET QUE NOUS VOUS FAISONS PART DU DÉCÈS DE MARIE-REINE LEMIEUX, NÉE LEROUX survenu le 7 décembre 2020, à l\u2019âge de 92 ans.Elle était la fille de feu Orphyr Leroux et de feu Donalda Bray et l\u2019épouse de feu Roland Lemieux.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Diane (Bernard Labrosse) , Daniel (DeniseChénier) etMicheline (Pierre Lemire); ses petits-enfants : Jean-Michel Labrosse (Émilie Laplante), Geneviève Labrosse (Douglas Watters) et Bruno Lemire (Marie-Claude Charbonneau); ses arrière-petits-enfants : Sara-Ann et Amélie Kelly, Laurence et Olivier Lemire ainsi que plusieurs neveux et nièces.Elle fut prédécédée par son frère Fernand et par ses soeurs : Méa, Claudia, Florence, Rhéa, Georgette, Dolorès et Lisette.La famille désire remercier le Dr Tshibumbu et le Dr April, le personnel du 5e étage ainsi que les infirmières, infirmiers et les préposé(e)s pour leur dévouement et les excellents soins prodigués pendant son séjour au Foyer Lionel-Émond.Une célébration de prières aura lieu dans l'intimité de sa famille.Vos marques de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société Alzheimer de l\u2019Outaouais, 440 boulevard Maloney Ouest, Gatineau Qc J8P 6W2.Vosmessages de condoléances peuvent être transmis via le www.cfo.coop 819.568.2425 PARTOUT EN OUTAOUAIS cfo.coop AVIS DE DÉCÈS ROBERT LEMYRE 1933 - 2020 À la Résidence de l\u2019Île de Gatineau, le 16 décembre 2020, est décédé à l\u2019âge de 87 ans, M.Robert Lemyre, époux de Mme Micheline Boucher Lemyre, né à Maskinongé et ayant demeuré à Louiseville.Compte tenu des circonstances sanitaires actuelles, les funérailles qui auront lieu à Maskinongé se tiendront à une date ultérieure à déterminer.Les informations seront communiquées sur le site de la Maison Funéraire St-Louis une fois confirmées.Outre son épouse, il laisse dans le deuil : son fils Patrice Lemyre et son épouse Hélène Nadeau; ses petits-enfants : Sébastien Nadeau-Lemyre (Jenna Chapman), Nicolas Nadeau-Lemyre (Camille Labrèche), Mathieu Nadeau-Lemyre; son arrière-petite-fille Adèle; son frère René-Paul Lemyre (feu Thérèse Bouchard, Henriette Marcouiller); ses soeurs : Huguette Lemyre (feu Lucien Gagnon) et Pauline Lemyre (Jean-Jacques Leblanc) ainsi que plusieurs neveux, nièces, autres parents et amis.Votre témoignage de sympathie peut s\u2019exprimer par un don à la Fondation des maladies du coeur et de l\u2019AVC.Maison funéraire St-Louis condoleances@maisonstlouis.ca www.maisonstlouis.ca Renseignements : 819 227-2372 Télécopieur : 819 228-3345 leDroit SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 49 C'EST AVEC UNE PROFONDE TRISTESSE QUE NOUS ANNONÇONS LE DÉCÈS DE RICHARD (RICCO) MOYNEUR survenu le jour de son anniversaire le 3 décembre 2020, à l'âge de 67 ans.Il était l'époux de Suzanne Robillard et le fils de feu Ronald Moyneur et de feu Alice Berniquez.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses soeurs :Carolle et Louise; ses neveux : Michel (Vanessa), Sébastien et Félix (Catherine); les enfants de Suzanne :Denis (Cara), Julie (Éric), Emilie et leurs enfants :Félix, Liliane, Samuel, Thomas, Sacha et Johnny.Il laisse également ses belles-soeurs : Mona, Lise (Dave) et leurs enfants; sa tante Reina (Aurélien Bélanger) ainsi que ses cousins, cousines, ses ami(e)s et amis retraités de la Ville de Gatineau.Afin de respecter les consignes gouvernementales sur la COVID-19, seules les personnes invitées personnellement par la famille pourront être présentes aux funérailles.Les autres personnes qui désirent y assister pourront le faire virtuellement lors de la webdiffusion en direct de la cérémonie le dimanche 3 janvier 2021 à 10 h ou en reprise via le lien : https://commemora.tv/fr/diffusions/20867.Vos marques de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société canadienne du cancer ou à la Fondation des maladies du coeur et de l\u2019AVC.Merci spécial au personnel de la santé, particulièrement aux docteures Leduc, Gagnon et Verreault.Vos messages de condoléances peuvent être envoyés : www.cfo.coop 819.568.2425 PARTOUT EN OUTAOUAIS cfo.coop AVIS DE DÉCÈS M.PAUL ROCHON décédé le 15 décembre 2020, à l\u2019âge de 83 ans.II était l'époux de Gisèle Houle et le fils de feuAurore Bazinet et de feu Louis Rochon.Outre son épouseGisèle, il laisse dans le deuil ses 4 enfants :Sylvie (Robert Parent), Lise, Marc et France (Luc Nadon); ses petits-enfants : Marie-Ève Nadon (William Sebastien), Valérie Lalonde, Jean-Sébastien Nadon, Gabriel Rochon (ÉrickaArsenault), Misael Rochon (Andrea Pulinario, la mère deGabriel et Misael) et Jarett Parent (MoniqueArends); ses arrière- petits-enfants : Maxence, Amelie et Jaxon.II laisse également ses belles-soeurs et beaux-frères : Marguerite Schreiner (Jack), Raymond Houle (Mardia) et Lise Houle ainsi que ses neveux et nièces.Compte tenu des circonstances actuelles, seules les personnes ayant été invitées pourront être présentes à la cérémonie.Ceux qui désirent y assister pourront le faire virtuellement lors de la webdiffusion en direct de la cérémonie lemardi29décembre2020à14houenrepriseviace lien:https://commemora.tv/fr/diffusions/21472.Vosmarques de sympathie peuvent se traduire par un don à Ia Fondation desmaladies du coeur et de l'AVC ou àCrohn et Colite Canada.La famille demande de ne pas envoyer de fleurs, mais de faire des dons.La famille désire remercier le personnel de l'urgence de l'Hôpital de Gatineau pour leur grande compassion et les bons soins prodigués.Vos messages de condoléances peuvent être envoyé à : www.cfo.coop 819.568.2425 PARTOUT EN OUTAOUAIS cfo.coop C\u2019EST AVEC TRISTESSE QUE NOUS VOUS ANNONÇONS LE DÉCÈS DE M.GILLES ROLLIN décédé accidentellement le 15 décembre 2020, à l\u2019âge de 74 ans.Il était l\u2019époux aimant de Jacqueline Sarazin et le fils de feu Emmanuel Rollin et de feu Simone Rivet.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses 3 filles adorées : Lucie (Floriant), Rachel (Steve) et Céline (André); ses petits-enfants : Stéphannie, Alexandre et Jessica; ses 4 arrière-petits-enfants.Il laisse également ses frères : Jean (Claudette) et Daniel (Hélène) ainsi que plusieurs beaux-frères, belles-soeurs, neveux, nièces, cousin(e)s, parents et ami(e)s.Une cérémonie aura lieu dans l'intimité familiale.Vos messages de condoléances peuvent être envoyés à : www.cfo.coop 819.568.2425 PARTOUT EN OUTAOUAIS cfo.coop LA FAMILLE A LE REGRET DE VOUS ANNONCER LE DÉCÈS DE M.EDGAR SAUVÉ décédé le 18 décembre 2020, à l\u2019âge de 94 ans.Il était l\u2019époux de feu Cécile Patenaude et le fils de feu Fardina Sauvé et de feu Irène Patenaude.Il laisse dans le deuil ses enfants :Rhéal (Darlene), Robert (Gloria), Hélène (Roch), Lucille,André (Linda), Nicole (Hervé), Carole (Daniel) et Jean (Pierrette), ses petits-enfants et ses arrière-petits-enfants.Il laisse également son frère Gérard (feu Jacqueline), sa soeur Dolorèse (feu Omer) ainsi que plusieurs beaux-frères, belles-soeurs, neveux, nièces, cousin(e)s, parents et ami(e)s.Il fut prédécédé par son fils Raymond et sa fille Desanges.Afin de respecter les consignes gouvernementales sur la COVID-19, seules les personnes invitées personnellement par la famille pourront être présentes aux funérailles.Les autres personnes qui désirent y assister pourront le faire virtuellement lors de la webdiffusion en direct de la cérémonie lemercredi 30 décembre 2020 à 9 h 30.Il vous sera possible de visionner la cérémonie en direct ou en reprise via le lien inscrit dans l\u2019avis de décès sur le site web de la Coopérative funéraire de l\u2019Outaouais.www.cfo.coop Vosmarques de sympathie peuvent se traduire par un don à l'Association pulmonaire du Québec et à la Fondation des maladies du coeur et de l\u2019AVC.La famille désire remercier le personnel des soins palliatifs de l'Hôpital de Gatineau pour les bons soins prodigués.Vos messages de condoléances peuvent être envoyés à : www.cfo.coop 819.568.2425 PARTOUT EN OUTAOUAIS cfo.coop InMemoriam 6e ANNIVERSAIRE YOLANDE LAMBERT PETERSON Chère épouse, mère et grand-maman bien-aimée.Six ans le 29 décembre que tu nous as quittés.Se souvenir de toi c\u2019est facile, mais s\u2019habituer à ton absence c\u2019est toujours très difficile.Malgré le mal à accepter ton départ si brusque, notre plus grande consolation est de savoir que tu ne souffres plus et qu\u2019un jour nous serons de nouveau ensemble.De là-haut, aide-nous à traverser la douleur de la séparation en nous accordant le courage de continuer.\u201cEt la lumière brillera pour toujours\u201d Ton époux Gaston, tes enfants et petits-enfants 2e ANNIVERSAIRE MME SUZANNE LANGLOIS Décédée le 13 décembre 2018 Chère épouse bien-aimée, deux ans que tu as quitté notre monde pour le repos éternel.Se souvenir de toi c\u2019est facile, mais s\u2019habituer à ton absence c\u2019est toujours très difficile.Malgré le mal à accepter ton départ si brusque, ma plus grande consolation est de savoir que tu ne souffres plus et qu\u2019un jour nous serons de nouveau ensemble.De là-haut, aide-moi à traverser la douleur de la séparation en m\u2019accordant le courage de continuer.Robert (Bob) xox www.devp.org À la maison.les services d\u2019hébergement sont GRATUITS.819 770-3900 www.mmfs.org CENTRE DE SOINS PALLIATIFS DE L\u2019OUTAOUAIS LA MAISON SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 leDroit 50 leDroit SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 51 20e ANNIVERSAIRE ROGER DESGAGNÉS DÉCÉDÉ LE 26 DÉCEMBRE 2000 Cher papa, il est difficile à croire que ça fait déjà 20 ans que vous nous avez quittés mais sachez que vous êtes toujours dans nos pensées et que jamais nous vous oublierons.On vous aime, Vos enfants, petits et arrière-petits-enfants ÀLADOUCEMÉMOIRE EDNA GORLEY NÉE MARTIN décédée le 29 décembre 2019 Une personne chère ne nous quitte jamais.Elle vit au plus profond de notre coeur et pour la revoir, il suffit de fermer les yeux.Ta famille qui t\u2019aime 1er ANNIVERSAIRE MME LUCILLE LAVIGNE NÉE ROY DÉCÉDÉE LE 25 DÉCEMBRE 2019 Il y a un an que tu nous as quittés et il est difficile de se passer d\u2019une personne aussi exceptionnelle que toi.Le temps pourra s\u2019écouler, mais n\u2019effacera jamais de nos coeurs ce que tu as été pour nous tous.Malgré la peine immense, nous sommes reconnaissants qu\u2019une étoile aussi brillante que toi puisse veiller sur nous.En ce jour de Noël qui a marqué nos mémoires, nous voulions que tu saches que nous pensons très fort à toi et que nous t\u2019aimons toujours autant.De tes 4 enfants, 7 petits-enfants, 13 arrière-petits-enfants, 1 arrière-arrière-petit-fils et les conjoint(e)s 1er ANNIVERSAIRE MICHEL MORIN Se souvenir de toi c\u2019est facile, mais s\u2019habituer à ton absence c\u2019est toujours très difficile.Malgré le mal d\u2019accepter ton départ si brusque, tu resteras toujours vivant dans nos coeurs.Notre seule consolation est de savoir que tu as vécu pleinement et que tu as laissé en chacun d\u2019entre nous les valeurs d\u2019un grand homme.Nous t\u2019aimons, Hélène, Sylvain, Chantal, Marie-Pier, Jean-Michel, Maxime, Alex-Anne, Loïc et Léa.La leçon d\u2019humilité J e l\u2019ai écrit il y a quelques semaines, frustrée que les célébrations de Noël aient été annulées : 2020 ne nous aura pas fait de cadeau.2020.Annus horribilis pour plusieurs.Eh bien, force est d\u2019admettre que j\u2019avais tort.C\u2019est un cadeau plutôt improbable, mais tout de même un cadeau que nous a offert 2020 : une leçon d\u2019humilité.Voilà plus de neuf mois qu\u2019on est tous happés de plein fouet par la pandémie.Au-delà de la première vague, des traces subsistent.La situation que l\u2019on vit depuis le printemps est exceptionnelle, et même si elle dure depuis suffisamment longtemps pour qu\u2019elle fasse désormais partie de notre quotidien, il importe de se rappeler, de temps en temps, que rien n\u2019est normal actuellement.Et s\u2019il est une chose de tout à fait normale face à l\u2019anormalité, c\u2019est la résistance au changement.L\u2019anxiété, l\u2019angoisse.L\u2019incertitude.2020 nous a remis face à face avec notre propre vulnérabilité et nous a rappelés que nous avons droit, tout un chacun, à des moments de faiblesse et à l\u2019erreur.2020, c\u2019est aussi l\u2019année où on a appris l\u2019indulgence.L\u2019indulgence envers les autres, l\u2019indulgence envers soi.Se pardonner.Se comprendre.Faire preuve d\u2019empathie à l\u2019égard de nous.Se dire « ça va bien aller », mais accepter que parfois, « ça ne va pas du tout ».Et que c\u2019est correct de filer un mauvais coton, de se le permettre, même, tout simplement parce qu\u2019on est humain.Elle est aussi là, la leçon d\u2019humilité.Car peu importe qui on est, jeune ou vieux, riche ou pauvre, 2020 nous a prouvé que la nature serait toujours plus forte que nous.Que malgré nos avancées et notre puissance inégalée, nous ne sommes pas immortels ni immunisés à la maladie et aux aléas de la vie.Oui, oui, même Donald Trump.Aussi tout-puissant se pensait-il, le président déchu des États-Unis n\u2019est en bout de ligne qu\u2019un infime grain de sable dans le grand engrenage de l\u2019univers, comme nous tous.À ceux qui n\u2019avaient pas encore compris le sérieux de la crise pan- démique, la nature a envoyé tout récemment une nouvelle souche du virus.Je ne sais pas ce qu\u2019il faudra de plus pour les en convaincre.Inutile d\u2019essayer de contrer une vague, quelle qu\u2019elle soit, m\u2019a déjà dit une amie.2020 nous aura appris à suivre la vague.Pas celle de la pandémie, mais celle de la vie qui va et qui vient avec ses aléas qui sont parfois hors de notre contrôle et contre lesquels on ne peut rien, malgré toute notre bonne volonté.« Si tu n\u2019as pas ce que tu aimes, aimes ce que tu as », ai-je lu toute mon enfance et mon adolescence sur une assiette de porcelaine chez ma tante Denise et dont j\u2019avais parlé dans une précédente chronique.Une leçon de vie qui s\u2019est imposée petit à petit, et qui a pris tout son sens, encore une fois, cette année.2020 nous a aussi appris à trouver le bonheur dans les petites choses, à renouer avec ce qui nous reste de simplicité.Les yeux qui sourient de la caissière du supermarché, un enfant qui rit, deux amoureux main dans la main aperçus à un coin de rue : on sentait le besoin de chercher, mais l\u2019essence de l\u2019humanité, à travers les masques et les murs, est encore bien là, sous notre regard.La limonade est une de mes boissons préférées.Qu\u2019importe l\u2019adversité, j\u2019essaie de toujours tirer une leçon d\u2019une épreuve afin d\u2019en faire une opportunité.C\u2019est la seule chose sur laquelle j\u2019ai réellement un contrôle absolu.Ainsi, même les plus mauvaises expériences revêtent un côté positif avec le recul, et je deviens reconnaissante de tout ce que la vie m\u2019a apporté, car cela a contribué à me construire comme personne.Il y a de ces cadeaux qu\u2019on a parfois envie de refuser ou de retourner au magasin.2020, une année de merde pour plusieurs, en fait assurément partie.N\u2019empêche, elle a eu lieu, avec ses hauts et ses bas.Mais si on n\u2019a rien appris du tout de 2020, alors là, ça sera vraiment une année perdue.MARIE-ÈVE MARTEL CHRONIQUE marie-eve.martel@lavoixdelest.ca VU D\u2019MÊME C\u2019est un cadeau plutôt improbable, mais tout de même un cadeau que nous a offert 2020 : une leçon d\u2019humilité, et qui sait, une leçon d\u2019humanité.\u2014 PHOTO 123RF SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 leDroit 52 ACTUALITÉS PHOTO 123RF Pour bien des gens, les gyms sont des endroits où se regroupent uniquement ceux et celles qui visent un physique enviable.Certes, ces gens font partie de la clientèle, mais les gyms représentent aussi toute la différence entre la santé et la maladie chronique pour beaucoup de personnes qui ont le courage de les fréquenter assidûment.La fermeture de tous les gyms du Québec imposée par le gouvernement (à l\u2019exception des salles pour élites, précisons-le) pour éviter la propagation de la COVID-19 est difficile à justifier, mais elle est tout autant difficile à condamner.BRIGITTE TRAHAN Le Nouvelliste TROIS-RIVIÈRES \u2014 Certes, quelques clients des gyms s\u2019entraînent en hypertrophie et participent à des compétitions de musculation.C\u2019est toutefois loin d\u2019être la majorité, assurent Geneviève Leclerc, entraîneuse-chef chez Énergie Cardio de Trois-Rivières et Viviane Fiset, gestionnaire.«Plusieurs de nos membres ont été référés par leur médecin en raison d\u2019un retour d\u2019infarctus, d\u2019une maladie cardio- vasculaire ou de diabète.Une grande majorité de nos clients souffrent aussi d\u2019hypertension.La population est vieillissante», font-elles valoir.D\u2019autres clients sont aussi envoyés au gym par des cliniques de physiothérapie pour de la réadaptation à la suite de problèmes comme des entorses cervicales ou lombaires.Les médecins les réfèrent également après une chirurgie ou même avant, pour leur donner la force de subir une intervention.Anne-Gaëlle Valmy, kinésiologue au même endroit, raconte que depuis la fermeture des gyms, elle est restée en contact avec ses clients.Certains sont diabétiques, d\u2019autres souffrent d\u2019obésité et ont un besoin vital de perdre du poids.Un de ses clients est atteint de spondylarthrite ankylosante, une maladie qui peut faire perdre l\u2019autonomie très vite lorsqu\u2019on arrête de bouger.Dans le milieu de la kinésiologie, on s\u2019explique donc très mal que la Santé publique n\u2019arrive à pas à faire d\u2019exceptions pour ces populations.Lyne Cloutier, professeure-chercheuse en sciences infirmières à l\u2019UQTR, membre du groupe DECOPA sur le dépistage de la COVID-19 chez les personnes asymptoma- tiques et spécialiste de la tension artérielle, est sans doute une des personnes les plus convaincues des bienfaits de l\u2019activité physique.Elle aussi s\u2019entraîne en gym.«On n\u2019a pas à démontrer que faire de l\u2019exercice, c\u2019est bon pour la santé physique et la santé mentale.Toutefois, comme infirmière et chercheuse qui connaît les statistiques sur les personnes asymptomatiques, est-ce que je serais prête à recommander la fréquentation des gyms en ces temps de pandémie?Je suis très, très frileuse à ce sujet», dit-elle.«Il faut être certain qu\u2019on est dans des lieux extrêmement bien ventilés parce qu\u2019on excrète davantage lorsqu\u2019on fait de l\u2019activité physique.Ce n\u2019est pas juste une question de toucher la barre, nettoyer la barre.C\u2019est l\u2019air qui nous entoure.Est-ce qu\u2019on a actuellement les moyens de garantir à nos usagers du gym que la ventilation est adéquate?Il y a tout ce que notre corps peut excréter en termes de gouttelettes lorsqu\u2019on fait de l\u2019exercice physique», rappelle-t-elle.François Trudeau, président du comité scientifique de Kino-Québec et professeur au département des sciences de l\u2019activité physique à l\u2019UQTR, avoue qu\u2019il est personnellement très inquiet du fait que les normes sanitaires aient réduit énormément l\u2019activité physique dans les populations.«Il y a des RPA [résidence pour aînés] où l\u2019on ne permet que deux fois une demi-heure de marche dans une semaine aux personnes âgées, et ce, à des périodes prédéterminées.S\u2019il pleut ou s\u2019il y a du verglas, la personne va rester en dedans», dit-il.QUATRIÈME VAGUE APPRÉHENDÉE Certes, «la COVID tue à court terme», recon- naît-il, «mais les maladies chroniques sont un processus plus long.On en voit les impacts après des mois ou des années.C\u2019est une situation délicate parce qu\u2019on a une crise sanitaire qui est immédiate, mais il est clair que la sédentarité et la baisse d\u2019activité physique vont créer autre chose», prévoit-il.Du côté des directives gouvernementales, il semble y avoir deux poids, deux mesures, constate-t-il.«Les gymnases pour l\u2019élite, comme l\u2019Institut national des sports, à Montréal», sont ouverts pour les athlètes de haut niveau, mais pas pour les athlètes des niveaux inférieurs, constate-t-il.Pendant ce temps, alors que tous les autres gyms sont fermés, «je connais des gens atteints de Parkinson dont l\u2019état se dégrade.Ça amène des questionnements comme société», fait valoir le professeur Trudeau.Ce dernier appréhende une quatrième vague pour notre système de santé «qui était déjà dysfonctionnel avant la pandémie», rappelle-t-il.Cette vague n\u2019en sera pas une de COVID, mais de problèmes de santé chroniques qui, sans l\u2019apport de l\u2019exercice physique, viendront engorger les hôpitaux, prévoit-il.Malgré tout, le professeur Trudeau se dit vraiment très conscient que tout n\u2019est pas noir ou blanc dans la situation actuelle.«Il faut patiner sur deux glaces à la fois», résume- t-il dans ses mots.Le système de santé, qui voit son nombre de patients gonfler chaque jour à cause des cas de COVID, est en difficulté.La situation est telle que Lyne Cloutier a décidé de troquer sa toge de professeure à l\u2019UQTR pour la blouse de l\u2019infirmière, à raison de huit heures par semaine, pour aller faire du dépistage de COVID.«J\u2019ai recommencé à travailler au CIUSSS comme infirmière de plancher depuis le 29 octobre.Pourquoi?Parce qu\u2019ils sont à genoux.Je vois mes étudiantes [en sciences infirmières] pleurer constamment», confie-t-elle.Pendant que le confinement sévit dans l\u2019espoir de donner de l\u2019oxygène au personnel soignant, la pandémie et son cortège de confinements créent insidieusement d\u2019autres problèmes de santé en favorisant la sédentarité dont les impacts sont «connus et bien documentés», assure le professeur Trudeau en s\u2019inquiétant aussi du temps d\u2019écran qui augmente chez les jeunes.«Je le vois en maladies chroniques.Les gens ne gèrent plus leur diabète.C\u2019est désastreux, la gestion des malades chroniques depuis le début de la pandémie», constate de son côté Lyne Cloutier.L\u2019activité physique est «un des défis parmi les autres, mais on a le choix entre ça et une troisième vague faramineuse qui va engloutir notre système de santé», résume-t-elle.LES EFFETS INSIDIEUX DE LA FERMETURE DES GYMS leDroit SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 ACTUALITÉS 53 TROIS-RIVIÈRES \u2014 Emmanuelle Durand, 24 ans, trouve que son histoire n\u2019est pas exceptionnelle et que beaucoup de personnes vont se reconnaître en elle.C\u2019est pourquoi elle a accepté de raconter les impacts de la fermeture des gyms sur sa santé.La jeune femme souffre de résistance à l\u2019insuline, une condition médicale pour laquelle elle a commencé à être traitée par un médecin endocrinologue en février dernier.C\u2019était un mois avant le premier confinement imposé par la pandémie de COVID-19.Son traitement, d\u2019une durée d\u2019un an, implique des injections qu\u2019elle doit s\u2019administrer elle-même chaque jour en plus d\u2019exercices physiques quotidiens, dont au moins trois entraînements au gym par semaine.C\u2019est que le traitement médical qu\u2019elle suit, explique-t-elle, ne peut développer toute son efficacité que s\u2019il est combiné à des exercices physiques.«M\u2019entraîner est donc non négociable», explique-t-elle.Pourquoi au gym absolument?«J\u2019ai été opérée à un genou il y a quelques années et j\u2019ai des douleurs.En faisant un mouvement, j\u2019ai fait une luxation de la rotule parce que j\u2019avais accumulé trop de poids rapidement.J\u2019ai été trois ans à ne pas pouvoir bouger.J\u2019ai recommencé à bouger il y a un an», avec l\u2019aide des interventions de sa kinésiologue, dit-elle.L\u2019OPTION DE LA MAISON INSUFFISANTE En mars, la fermeture complète des gyms l\u2019empêche toutefois de voir sa kinésiologue.«Beaucoup vont dire qu\u2019on peut s\u2019entraîner à la maison ou qu\u2019il y a moyen d\u2019aller faire une marche.Oui, je peux aller faire une marche, mais ce n\u2019est pas suffisant et je n\u2019ai pas l\u2019équipement à la maison pour pouvoir m\u2019entraîner.Dans mon cas, je suis en perte de poids et non en maintien de poids, donc, voir quelqu\u2019un qui me suit, qui vient me motiver, qui vient me pousser encore plus, c\u2019est essentiel.Ma kinésiologue est importante pour mon genou.Elle adapte tous mes entraînements en fonction de mes douleurs», explique la jeune femme.Comme bien des gens dans sa situation, aller marcher à l\u2019extérieur en hiver représente un risque de chute sur la glace.Or avec un genou fragile, ce serait trop risqué, fait-elle valoir.Les conditions hivernales «réduisent le nombre de journées où je peux y aller», déplore-t-elle.Sur un an que dure son traitement contre la résistance à l\u2019insuline, «je vais avoir été six mois privée d\u2019un suivi plus personnalisé au niveau de mon entraînement», se désole-t-elle.«Avec mon genou, quand je m\u2019entraîne, je vois de l\u2019amélioration et quand j\u2019arrête, je vois de la détérioration et j\u2019ai des douleurs incroyables», dit-elle.«Je suis certaine qu\u2019il y en a beaucoup dans ma situation.» La fermeture des gyms «détériore la situation que tu as passé six mois à améliorer», déplore-t-elle.Mme Durand estime qu\u2019il ne faut pas présumer que les salles d\u2019entraînement n\u2019attirent que ceux et celles qui veulent se muscler.«Beaucoup de gens comme moi, s\u2019ils n\u2019y vont pas, voient leur santé se détériorer», dit- elle, et alourdir du même coup le système de santé.BRIGITTE TRAHAN, LE NOUVELLISTE LE GYM, INCONTOURNABLE POUR EMMANUELLE, 24 ANS Emmanuelle Durand \u2014 OLIVIER CROTEAU, LE NOUVELLISTE TROIS-RIVIÈRES \u2014 L\u2019hiver est commencé avec son bal de tempêtes de neige, de verglas, de trottoirs glissants et de pluies glaciales qui empêchent d\u2019aller marcher dehors.Depuis quelques années, les conditions hivernales sont loin d\u2019être optimales pour faire du cardio au grand air plusieurs fois par semaine, comme de la raquette ou du ski de fond, des sports qui ne sont, de toute façon, pas accessibles à toutes les conditions de santé.Les gyms et autres centres d\u2019activité physique où les gens pouvaient aller bouger sont fermés jusqu\u2019à une date encore imprévisible et offraient pourtant une alternative de choix.Maryline Roy, kinésiologue pour l\u2019Association des cardiaques de la Mauricie, rappelle qu\u2019avec la pandémie, c\u2019est «l\u2019ensemble des activités physiques de groupes qui ont été suspendues».Elle se réjouit que le gouvernement permette au moins, en ce moment, des activités sportives extérieures regroupant jusqu\u2019à huit personnes.C\u2019est toutefois loin d\u2019être suffisant.Sa clientèle est composée principalement de gens plus âgés ayant des conditions chroniques comme l\u2019hypertension et le diabète.Certains «ont eu des épisodes cardiaques», dit-elle.Pour plusieurs personnes aux capacités limitées, «aller marcher sur la neige est plus difficile», fait-elle valoir.À cause de la précarité de leur santé, justement, ces gens «doivent être actifs, sinon, la sédentarité ne fera qu\u2019aggraver leurs conditions de santé», plaide-t-elle.Or, les centres communautaires, le Centre loisir Multi-Plus, le Programme intégré d\u2019équilibre dynamique (P.I.E.D.) pour les gens à risque de chutes et même le programme d\u2019exercices sur chaise offert par l\u2019Association des cardiaques de la Mauricie permettant de faire bouger autrement les personnes à plus faible capacité physique, tout cela est suspendu à cause des mesures sanitaires.Ces programmes, explique-t-elle, permettaient aux participants «d\u2019être plus autonomes et de maintenir une capacité fonctionnelle à la marche, de diminuer les risques de chutes».Sans eux, Mme Roy prévoit des problèmes pour ces gens.«Déjà, on observe certains dommages dans les maladies cardiovascu- laires», constate-t-elle.Les cas d\u2019obésité, diabète, hypertension, consommation excessive d\u2019alcool, mauvaise alimentation, sédentarité, stress et anxiété sont «tous des facteurs qui sont un peu aggravés avec la pandémie», rappelle-t-elle.Sans les moyens qui étaient offerts pour faire bouger les gens, «je pense qu\u2019assurément, il va y avoir des relents» après la levée des mesures sanitaires, prévoit-elle.Donner un peu de latitude à ces divers endroits de conditionnement physique «pourrait atténuer les impacts», estime-t-elle.François Trudeau, professeur-chercheur au département de l\u2019activité physique de l\u2019UQTR et président du comité scientifique de Kino- Québec, croit qu\u2019il y aurait moyen de continuer de mettre certains gyms à profit pour soutenir ceux et celles qui en ont besoin.«Les gyms ne sont pas tous pareils.Il y en a qui sont tellement immenses qu\u2019en diminuant le nombre de clients et en augmentant la ventilation, il y aurait moyen de diminuer l\u2019impact des aérosols», croit-il.Lyne Cloutier, professeure-chercheuse en sciences infirmières à l\u2019UQTR, propose que des sommes soient injectées pour identifier des patients plus à risque et, encadrés par leur médecin, les infirmières et les kinésio- logues, leur faire des programmes particuliers, bref d\u2019offrir une ouverture limitée à ceux et celles dont la santé requiert un programme d\u2019exercice particulier.À ce chapitre, croit le professeur Trudeau, la CNESST pourrait être d\u2019un grand secours pour établir des normes et façons de faire.«Il y a des gyms qui se trouvent dans des sous-sols d\u2019églises mal ventilés», illustre-t- il, alors que d\u2019autres «sont logés dans des entrepôts immenses et bien ventilés».ENGAGEMENT «Le fait de se rendre à un endroit nous amène dans l\u2019engagement aussi.Habituellement, quand on est rendu, c\u2019est plus facile qu\u2019à la maison.On joue un rôle important dans la santé physique et psychologique des gens, dans la prévention des maladies et des blessures», fait valoir Geneviève Leclerc, entraîneuse-chef chez Énergie Cardio à Trois-Rivières.Depuis peu, les kinésiologues ont reçu la permission de faire de l\u2019entraînement privé seul à seul avec un client à la fois et des cours en ligne sont également disponibles.Malgré tout, sa collègue Viviane Fiset, responsable de la gestion, déplore que les gyms soient fermés alors que les normes sanitaires étaient appliquées à la lettre dans l\u2019entreprise qu\u2019elle gère, incluant la désinfection fréquente des lieux avec un applicateur de désinfectant électrostatique.«Je ne crois pas que les magasins à grande surface et les épiceries nettoient leurs surfaces à ce point», fait-elle valoir.Elle et sa collègue Geneviève Leclerc croient que leur gym serait parfaitement en mesure d\u2019ouvrir avec un personnel réduit et un nombre réduit de clients qui ont besoin d\u2019une salle pour faire les exercices prescrits.Pour un homme comme Jean Houle, de Trois-Rivières, fréquenter un gym permet d\u2019améliorer ses maux de dos chroniques, grâce aux appareils sur place et aux conseils des kinésiologues.C\u2019est aussi une question de santé mentale pour lui.Sa conjointe, avec qui il partage sa vie depuis 44 ans, est en effet à un stade avancé de la maladie d\u2019Alzheimer et il ne peut la laisser seule sans la supervision d\u2019une gardienne.Le gym, dit-il, «c\u2019est mon échappatoire.Ma femme ne parle plus.Je parle avec moi-même à longueur de journée», confie-t- il en étant reconnaissant de pouvoir toujours bénéficier d\u2019entraînements un à un avec un kinésiologue pour garder un peu la forme.«Sans ça, je serais devenu sédentaire», dit-il.«Je trouverais des raisons pour ne pas sortir», affirme ce retraité.«Là, ça m\u2019oblige à sortir, à ventiler, à faire de l\u2019exercice, ce que je ne ferais pas.» Depuis le début de pandémie, la grande majorité de ses activités sociales sont en effet suspendues.Or, le confinement, on le sait, est venu exacerber l\u2019anxiété et la solitude que vivent des milliers de personnes comme lui.BRIGITTE TRAHAN, LE NOUVELLISTE OUVRIR PARTIELLEMENT SOUS CONDITIONS? SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 leDroit 54 MAG SPORTS on bouge ISABELLE GAGNON isabelle.gagnon@cn2i.ca | Collaboration spéciale O n y est ! Les vacances d e s Fê t e s d é b u t e n t pour plusieurs.Objectif ?Décompresser ! Se changer les idées ! En profiter pour se faire du bien ! En me basant sur mes connaissances acquises et mon expérience personnelle, je vous partage mes petits trucs, en tant que kinésio- logue, que je m\u2019amuse à mettre en pratique.UNE PETITE ROUTINE PAS TROP STRICTE Durant cette période des Fêtes, question de ne pas avoir de remords, je m\u2019assure de quotidiennement aller prendre l\u2019air.S\u2019activer ainsi permet de revitaliser le corps et l\u2019esprit, malgré nos couchers peut-être un peu plus tardifs qu\u2019à l\u2019habitude.Tel que mentionné dans des chroniques antérieures, bouger en respectant notre réalité et nos limites personnelles, bien vêtu selon la météo, nous demande parfois au départ un petit tour de force ! Mais, c\u2019est si valorisant une fois accompli ! Personnellement, les journées où j\u2019en ai moins le goût, je pense davantage aux bienfaits ressentis après coup, ce qui devient ma motivation intrinsèque initiale pour me mettre en action.Et on le sait, au Québec, autant dans nos quartiers que dans nos parcs de plein air, le choix pour être actif est à l\u2019infini (voir chronique du 19 décembre 2020).Une fois oxygéné, rien de mieux qu\u2019un petit jeu plus cérébral ou tout simplement de société avec la famille pour éviter de tomber dans le piège de se retrouver devant notre écran.Ajoutez du piquant au jeu populaire en y ajoutant des défis supplémentaires.Et un jour, la température est exécrable.Vous voudrez donc essayer plutôt quelque chose pour demeurer à l\u2019intérieur en plus de lâcher votre fou ?Avez-vous essayé le jeu du « Jour du Sportif » incluant plusieurs défis physiques réalisables chez soi de la chronique du 5 décembre 2020 ?Ou encore les entraînements en circuit qui se présentent sous quatre vidéos qui accompagnent des exercices exécutés en temps réel !?Relaxer et prendre du temps pour soi est tout aussi important que « d\u2019avoir chaud ».S\u2019offrir du temps pour faire le vide procure le repos dont le cerveau a grandement besoin.Va marcher dans la nature, écoute de la musique, fais du Yoga, bref choisis ta méthode pour y arriver.DE LA BONNE BOUFFE! C\u2019est aussi la période pour prendre le temps de cuisiner avec notre gang ! Essayer de nouvelles recettes, prendre le temps de cuisiner autant le repas principal, le petit « drink » spécial en plus de bonnes pâtisseries.Puis si on s\u2019ennuie de nos bons amis, de nos parents, la technologie fait bien les choses en offrant une multitude de façons de faire des rencontres, voire des soupers entiers, virtuellement.Nous, on a même fait une pige de cadeaux ! On laissera les présents sur le perron pour éviter les contacts, bien sûr ! On mérite bien de se gâter un peu avec ces plaisirs culinaires.Et question de ne pas avoir l\u2019estomac dans les talons tous les jours des Fêtes, simplement se rappeler les quelques petites astuces nutritionnelles qui nous feront apprécier davantage ces folies : \u2022 L\u2019eau, un atout indispensable.Commencer sa journée avec un bon grand verre d\u2019eau (environ 500 ml) constitue un moyen efficace d\u2019hydratation (ou de réhydratation dans certains cas) ainsi qu\u2019une hydratation régulière tout au cours de la journée.Également, lors de la consommation d\u2019alcool, entrecouper la consommation par de l\u2019eau, ce qui réduira le volume total d\u2019alcool consommé.\u2022 Éviter de sauter le déjeuner.Vaut mieux manger un petit quelque chose même si l\u2019appétit n\u2019y est pas pour maintenir un équilibre énergétique.\u2022 Prendre le temps de déguster, bien mastiquer les aliments lors de ces repas pour favoriser une meilleure digestion \u2022 Avec une portion raisonnable comme premier service, le cerveau aura le temps de savoir si vous avez encore faim pour un second service \u2022 Gâtez-vous avec les bons desserts cuisinés! Simplement être raisonnable en s\u2019imaginant l\u2019inconfort ressenti si on se sentait généreux dans la portion que l\u2019on se sert \u2022 Ne pas se culpabiliser! Tes papilles gustatives ont été rassasiées avec les gens que tu aimes?Il n\u2019y en a pas de problème.L\u2019important est aussi l\u2019équilibre de tout ce que tu consommeras dans la journée et toute la semaine! \u2022 Éviter de trop consommer d\u2019alcool DURANT le repas.Sans oublier d\u2019éviter de consommer de l\u2019alcool le ventre complètement vide.\u2014 P H O T O   : 1 2 3 R F OBJECTIF : DÉCOMPRESSER SAVIEZ-VOUS QUE?\u2022 Chez une femme, la recommandation de l\u2019INSPQ* pour éviter les risques à long terme pour la santé de consommation en alcool est de deux verres par jour pour un total de dix verres par semaine ou trois maximum dans une soirée pour éviter les effets néfastes.Chez l\u2019homme, la recommandation est de trois verres par jour ou quinze par semaine ou un total de quatre consommations si prises lors d\u2019une même soirée.L\u2019INSPQ soutient également qu\u2019il est plus important de ne pas consommer au quotidien des produits alcooliques.\u2022 Une consommation de vin est l\u2019équivalent de 5 oz et contient 12 % d\u2019alcool en général, une bière de 12 oz en contient 5 %, un spiritueux de 1,5 oz atteint le 40 % d\u2019alcool et le cidre ou le cooler de 12 oz en procure 5 %.\u2022 S\u2019entraîner après avoir bu de l\u2019alcool n\u2019est nullement recommandé.Le muscle cardiaque, le système sanguin, le système nerveux, l\u2019hydratation du corps, tous seront affectés en plus de ressentir des inconforts ou malaises si cette consommation était combinée à de l\u2019activité physique.*INSPQ : Institut national de santé publique du Québec SORTEZ VOS INSTRUMENTS DE MUSIQUE POUSSIÉREUX « Swing la bacaisse dans l\u2019fond d\u2019la boîte à bois ! » Ça fait longtemps que tu as joué du piano ou que tu as gratté ta guitare, laisse-toi aller sur un air de fête ?S\u2019en suivront pour les différents membres de la famille des danses endiablées pour remplacer celles qui n\u2019ont pas eu lieu par l\u2019annulation des différents partys ! PERMETS-TOI DE PETITES SIESTES! Avec tout le stress vécu des derniers mois, la fatigue physique et mentale est réellement présente chez la plupart des gens.Une petite sieste de 10 à 20 minutes entre 13 h et 15 h, pour ne pas nuire au sommeil nocturne, s\u2019avère très réparatrice.Donc ma routine à moi pour me réénergiser ?Bonnes bouffes préparées à la maison, bouger à l\u2019air pur, avoir du plaisir avec les gens qui m\u2019entourent et un bon repos, représentent tous des ingrédients pour ma recette gagnante ! Je tiens également à vous remercier, chers Québécois, qui êtes courtois sur les routes en conduisant ! On ne se le cachera pas, nombreux sont les marcheurs, coureurs, jeunes et moins jeunes, dans les rues car celles-ci représentent souvent leur espace de prédilection pour bouger et se faire du bien.UN TRÈS JOYEUX TEMPS DES FÊTES! leDroit SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 55 MAG SPORTS Que sont-ils devenus ?MARTIN COMTOIS mcomtois@ledroit.com C hasse et pêche de même que pilules et cercueils ont meublé le quotidien de cet ancien plaqueur des Rough Riders d\u2019Ottawa depuis sa retraite du football au milieu des années 1990.Détenteur d\u2019un baccalauréat en biologie, Michel Raby a notamment été représentant aux ventes dans le domaine pharmaceutique pendant une quinzaine d\u2019années dans la région, travaillant notamment chez Pfizer.Puis il a décidé de « d\u2019essayer quelque chose de nouveau », se joignant à la compagnie Victoriaville & CO.« J\u2019ai vendu leurs cercueils pendant huit ans, précise Raby au bout du fil.J\u2019avais un grand territoire à couvrir.Tout le Québec et même en Ontario jusqu\u2019à Wawa.J\u2019étais toujours sur la route à rencontrer des propriétaires de salon funéraire.» Ça lui avait valu des taquineries de son père qui était médecin.« Il me disait : moi, j\u2019essaie de guérir les gens et toi, tu les enterres », lance Raby en riant.Maintenant âgé de 52 ans, le père de famille se trouve en transition sur le marché du travail.Il en profite pour savourer les beautés de son lopin de terre situé en bordure d\u2019un lac ensemencé de truites à Notre-Dame-de-la-Salette.« J\u2019ai quitté Gatineau il y a quelques années pour habiter en campagne.J\u2019adore ça.Je peux mettre un habit pour aller travailler en ville puis revenir à la maison.Je peux chasser ici.Je peux pêcher aussi.» Raby n\u2019a rien perdu de sa carrure de joueur de football.Un gabarit qui lui avait valu le surnom du « French Lumberjack » durant son séjour à Ottawa de 1991 à 1994.« J\u2019étais le plus court joueur de ligne défensive, mais j\u2019étais le plus pesant », se rappelle le plaqueur qui faisait 6\u20191\u2019\u2019 et 260 livres.« J\u2019aimais ça.Mon grand-père avait été bûcheron à l\u2019époque.C\u2019est Dave Ritchie, le coordonnateur défensif, qui m\u2019avait appelé comme ça.C\u2019était un bon coach.Il me faisait rire.Et il me parlait parfois en français.» Raby était aussi le seul francophone avec le garde Michel Lamy lors de ses deux premières saisons chez les Rough Riders, les ancêtres du Rouge et Noir.Il a mis le cap vers la Colombie-Britannique en 1995, renouant avec Ritchie chez les Lions.Sa dernière année dans la Ligue canadienne de football (LCF) a été partagée entre les Roughriders de la Saskatchewan et les Alouettes de Montréal.« Je me souviens d\u2019avoir passé du temps avec Youppi dans le stade Olympique puisque nos matches se déroulaient là-bas et les Expos étaient encore à Montréal », confie- t-il en riant de nouveau.Cette carrière d\u2019une quarantaine de parties au football professionnel aura été le fruit d\u2019un déménagement à l\u2019adolescence.Son père avait décidé de pratiquer la médecine aux États-Unis.« On s\u2019est retrouvé à Fort Smith, en Arkansas ! J\u2019avais 15 ans.Avant d\u2019arriver là-bas, j\u2019étais alors un défenseur au hockey au Québec.J\u2019étais rendu dans les rangs midget AA.» Le hic, son sport favori n\u2019était pas pratiqué dans sa nouvelle ville d\u2019adoption dans le Sud américain.« J\u2019ai donc essayé le football.J\u2019ai tout de suite percé à l\u2019école secondaire », souligne Michel Raby, qui a été recruté par les Razorbacks de l\u2019Université de l\u2019Arkansas.Une équipe de première division dans la NCAA pour laquelle il a joué quelques saisons avant de revenir en Outaouais pour une dernière année de football universitaire chez les Gee Gees d\u2019Ottawa.Une saison qui lui a permis de tomber dans l\u2019œil des Rough Riders, un club qui en arrachait autant sur le terrain qu\u2019aux guichets.Des chèques de paie remis aux joueurs avaient même rebondi à l\u2019époque.« J\u2019ai passé quatre ans à Ottawa et nous avons eu quatre entraîneurs en chef différents ! Même si l\u2019équipe ne gagnait pas souvent, nous misions sur la meilleure défensive lors d\u2019une de ces saisons avec notamment les Angelo Snipes, Glenn Kulka et John Kropke.» Michel Raby avait réussi notamment deux sacs en 14 matches durant cette fameuse saison en 1992.Les camps d\u2019entraînement des Rough Riders tenus à l\u2019époque en milieu rural, à Kemptville, ont offert leur lot de moments mémorables à Michel Raby.«C\u2019était l\u2019enfer, ces camps.Il y a des gars qui trouvaient ça tellement dur qu\u2019ils se sauvaient carrément en plein milieu de la nuit, relate-t-il en riant.On ne les revoyait plus!» Il y a aussi ces matinées à la cafétéria du collège agricole à prendre le déjeuner avant la première séance d\u2019entraînement.Une journée, une altercation est survenue.Un ancien joueur des Jets de New York dans la NFL, qui avait été recruté par les Rough Riders, avait tenté d\u2019intimider Raby en file.«Il était à côté de moi et il avait décidé de piger de la nourriture carrément dans mon plateau.J\u2019ai décidé de lui laisser mon plateau.Je suis allé à la fin de la file.J\u2019ai pris trois plateaux pour ensuite assommer le gars avec ça.Je lui ai dit de ne plus toucher à mon manger.Le lendemain, il ne pouvait même pas mettre son casque tellement il avait une grosse bosse sur la tête.» Raby voulait passer aussi un message au reste de l\u2019équipe.Le joueur de ligne défensive «ne se laisserait pas niaiser».«Ton seul confort au camp où tout le monde essaie de survire, c\u2019est ta nourriture! Là, tu as un joueur qui essaie de t\u2019intimider.J\u2019avais été respecté après avoir posé ce geste.Même que le lendemain, quelqu\u2019un avait lancé bien fort : Michel est ici, ne touchez pas à son repas.» QUAND ÇA BRASSAIT À LA CAFÉTÉRIA Michel Raby a dû changer de sport quand il a déménagé dans une ville où le football était plus populaire que le hockey.Aujourd\u2019hui, il pêche la truite à Notre-Dame-de-la-Salette.\u2014 PHOTOS DE COURTOISIE PÊCHER AU LIEU DE PLAQUER SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 leDroit 56 MAG SPORTS espace NFL DAVE AINSLEY dainsley@lequotidien.com C omme c\u2019est Noël, je me fais un petit cadeau et je laisse toute la place à mon équipe favorite, cette semaine, les Bills de Buffalo.Leur longue traversée du désert est enfin chose du passé, eux qui sont champions de la division Est de la conférence Américaine pour la première fois depuis \u2014 oui, oui ! \u2014 1995.Vingt-cinq ans, c\u2019est très long pour une organisation, mais aussi pour ses partisans.Les fans des Bills, ils sont tout de même restés fidèles.À l\u2019exception de quelques années au tournant des années 2000, ils ont toujours rempli le stade.D\u2019ailleurs, si vous voulez vivre une expérience de football particulière, je vous conseille fortement un périple à Buffalo.Il faut le vivre pour le comprendre.Les Bills font partie de la communauté de Buffalo et les gens en sont fiers, beau temps, mauvais temps.En 1995, l\u2019actuel quart-arrière partant de l\u2019équipe, Josh Allen, n\u2019était même pas né, lui qui a vu le jour en mai 1996.Ça démontre l\u2019ampleur de cette période aride pour les partisans et l\u2019organisation.D\u2019ailleurs, ils étaient plusieurs centaines, la plupart masqués, à accueillir les joueurs à leur retour de Denver, après la victoire sans équivoque contre les Broncos qui confirmait ce premier championnat de division en 25 ans.En 1995, les Bills venaient tout juste de participer à quatre Super Bowl consécutifs, de 1990 à 1993.Quelques années de sécheresse ne faisaient donc de mal à personne.Les Bills ont tout de même participé aux séries en 1995, 1996, 1998 et 1999, mais au Tennessee, il s\u2019est passé quelque chose qui a brisé les reins de l\u2019équipe.D\u2019abord, Wade Phillips a eu la brillante idée d\u2019écarter le quart Doug Flutie, qui revenait d\u2019une blessure, au profit de Rob Johnson.Les Bills menaient tout de même en fin de rencontre et c\u2019est à ce moment qu\u2019est survenu le légendaire «Music City Miracle» avec la passe latérale sur un retour de botté de Frank Wycheck à Kevin Dyson, qui a gambadé jusque dans la zone des buts alors que les dernières secondes du match s\u2019écoulaient.La passe était tellement latérale qu\u2019encore aujourd\u2019hui, le débat fait rage sur sa légalité.Bien sûr, tous les partisans des Bills affirment haut et fort que le ballon a été lancé par l\u2019avant, ce que réfutent avec vigueur les fans des Titans.Bref, c\u2019est un peu comme le but d\u2019Alain Côté des Nordiques de Québec.Les Patriots de la Nouvelle-Angle- terre ont pris leur envol en 2000, remportant six fois le Super Bowl, et les Bills ont regardé la parade, ne participant pas aux séries pendant 17 saisons consécutives, devenant la risée de la NFL.En 2004, ils étaient en position de se qualifier contre les Steelers de Pittsburgh, mais une passe échappée par le receveur Stevie Johnson en prolongation, dans la zone des buts, a mené à une défaite.En 2011, les Bills étaient partis pour la gloire, avec un dossier de 5-2, mais ont perdu sept matchs consécutifs, pour finir loin des séries, à 6-10.Puis, l\u2019entraîneur Rex Ryan est arrivé avec ses grands chevaux en 2015, promettant une participation aux séries.Il a terminé 8-8, avant d\u2019être congédié la saison suivante.C\u2019est sans oublier les nombreuses rumeurs de déménagement, notamment à Toronto, où l\u2019équipe a disputé quelques matchs locaux au cours de cette période.Les Bills ont finalement participé aux éliminatoires en 2018, sous les ordres de Sean McDermott, l\u2019actuel entraîneur, avant de récidiver la saison dernière, s\u2019inclinant les deux fois au premier tour.Cette fois, les attentes sont plus grandes grâce à un alignement équipé pour veiller tard, avec, en tête, le quart-arrière Josh Allen, qui s\u2019impose comme l\u2019un des meilleurs à sa position.«Avoir confiance au processus», répète sans cesse l\u2019en- traîneur-chef depuis son arrivée en poste.Cette confiance augmente de semaine en semaine et les partisans des Bills ont toutes les raisons de finalement rêver au Super Bowl.LA LONGUE TRAVERSÉE DU DÉSERT DES BILLS Si des doutes persistaient sur le quart-arrière des Bills de Buffalo Josh Allen, ils ont été dissipés cette saison, sa troisième dans la NFL.\u2014 PHOTO AFP, MATTHEW STOCKMAN En hausse Packers de Green Bay (11-3) Ça n\u2019a pas été une balade dans le parc contre les Panthers de la Caroline (4-10), mais la bande du quart Aaron Rodgers a fait un pas de plus vers le titre de la conférence Nationale et le très important laissez-passer pour la première ronde des séries.Dolphins de Miami (9-7) En plus d\u2019éliminer les Patriots de la Nouvelle-Angleterre (6-8), les Dolphins ont conservé la dernière place donnant accès aux séries.S\u2019ils battent les Raiders de Las Vegas (7-7) et les Bills de Buffalo (11-3), ils seront qualifiés; sinon, ils risquent de se faire coiffer par les Ravens de Baltimore (9-5).Jaguars de Jacksonville (1-13) Ils sont peut-être les plus grands gagnants de la fin de semaine.Grâce à la victoire surprise des Jets de New York (1-13) contre les Rams de Los Angeles (9-5), ils sont maintenant bien installés au dernier rang donnant accès au quart- arrière prodige Trevor Lawrence au prochain repêchage.En baisse Rams de Los Angeles (9-5) Franchement, perdre contre les Jets à ce stade de la saison est un peu gênant.Il y a trois semaines, ils semblaient partis pour la gloire, mais ils viennent de perdre trois fois à leurs quatre dernières rencontres.Cette défaite contre les Jets pourrait les réveiller.Vikings du Minnesota (6-8) Cette fois, c\u2019est la fin pour les Vikings, après que les Bears de Chicago (7-7), leurs rivaux de division, aient complété le balayage des deux rencontres.Autant l\u2019attaque est explosive, autant elle est incapable d\u2019aller chercher la victoire en fin de match.Steelers de Pittsburgh (11-3) La descente se poursuit pour les Steelers, qui se retrouvent maintenant au troisième rang de la conférence Américaine.Leur performance en première demie, lundi soir, contre les Bengals de Cincinnati (2-10-1) était indigne d\u2019une équipe de séries.Prédictions de la semaine Minnesota La Nouvelle-Orléans Tampa Bay Détroit San Francisco Arizona Miami Las Vegas NY Giants Baltimore Cincinnati Houston Chicago Jacksonville Atlanta Kansas City Indianapolis Pittsburgh Caroline Washington Cleveland NY Jets Denver LA Chargers LA Rams Seattle Philadelphie Dallas Tennessee Green Bay Buffalo Nouvelle-Angleterre Semaine dernière : 12 en 15 (80%) Total : 147-67-1 (69,3%) Les Packers et leur quart-arrière Aaron Rodgers en ont eu plein les bras face aux Panthers de la Caroline, mais ça ne les a pas empêché de remporter la victoire.\u2014 ASSOCIATED PRESS leDroit SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 MAG SPORTS 57 SYLVAIN ST-LAURENT sstlaurent@ledroit.com Question quiz du samedi matin.Vers qui Tim Stützle s\u2019est-il tourné, quand est venu le temps d\u2019accorder sa première entrevue, à titre de membre de l\u2019organisation des Sénateurs d\u2019Ottawa?Vous pouvez tout de suite oublier les grands réseaux nationaux de télévision.TSN, RDS et Sportsnet n\u2019ont pas obtenu cette primeur.Les journaux quotidiens qui suivent les activités de l\u2019équipe se sont aussi fait prendre de vitesse.Stützle a plutôt fait confiance aux animateurs du Locked On Senators Podcast.Les deux jeunes animateurs, Ross Levitan et Brandon Piller, ont eu droit à ce magnifique cadeau, pour leur émission du 23 novembre dernier.Un mois plus tard, ils doivent e n c o r e s e p i n c e r p o u r s e convaincre que ce n\u2019était pas un rêve.«J\u2019ai la chance de travailler dans une station de radio affiliée au réseau TSN.Ça m\u2019a permis d\u2019avoir accès à certaines personnalités comme André Roy, Gord Wilson et Dean Brown.En interviewant ces personnalités, nous avons bâti notre confiance», explique Levitan.«Nous avons fini par obtenir une première entrevue avec un joueur, quand Drake Batherson s\u2019est joint à nous.Plus tard, nous avons réussi à parler avec Egor Sokolov quand nous avons compris qu\u2019ils avaient le même agent.Après cette entrevue, nous avons décidé de lancer des invitations à tous les joueurs que les Sénateurs ont repêché, en octobre.» «Nous avons réussi à entrer en contact avec Tim Stützle, mais pas avec Philippe Daoust.C\u2019est quand même curieux.» Levitan et Piller continuent de produire cinq émissions par semaine.De façon totalement indépendante, ils continuent de réaliser de bons coups.Ils ont, par exemple, reçu un autre hockeyeur allemand qui compte quelques dizaines d\u2019admirateurs dans la région d\u2019Ottawa-Gatineau, Chris- toph Schubert! «On vient d\u2019enregistrer notre 200e épisode.Plus de 150 d\u2019entre-eux ont été préparés après le dernier match disputé par les Sénateurs», raconte Levitan, avec une certaine fierté.Il n\u2019a pas l\u2019intention de ralentir.Au contraire, on pense que le phénomène est appelé à prendre de l\u2019ampleur.La monde de la baladodiffu- sion gagne en popularité, depuis quelques années.Avec un équipement de plus en plus abordable, des passionnés de différentes sphères peuvent produire des émissions de radio qui sont facilement exportables, sur le web.Les partisans des Sénateurs se sont souvent sentis négligés, par les grands médias nationaux qui préfèrent souvent les clubs prestigieux des grands marchés.Les médias régionaux font leur part.Dans un contexte de crise où les journalistes, chroniqueurs et animateurs sont moins nombreux qu\u2019avant, il y a quelques sièges vides, dans la galerie de la presse.COMPÉTITION Il y a des opportunités à saisir, pour ceux qui aimeraient consacrer une partie de leurs vies à parler de sport.Le Locked On Senators Podcast a d\u2019ailleurs de la compagnie - ou de la compétition.Après avoir passé deux décennies sur les ondes de la radio AM, l\u2019animateur Steve Warne s\u2019est recyclé dans le numérique.Le blogueur anonyme SensChirp a décidé d\u2019ajouter cette corde à son arc.Il a récemment livré son 10e épisode.Les journalistes de l\u2019Athlétique Graeme Nichols et Hailey Salvian s\u2019improvisent aussi podcasteurs, à l\u2019occasion.«J\u2019espère que les gens prennent le temps de nous écouter, dit Nichols.Les partisans des Sénateurs ne sont pas très nombreux, mais ils sont passionnés.» Levitan et Piller, ont l\u2019intention de passer à une vitesse supérieure quand la saison régulière prendra enfin son envol.Ils ont l\u2019intention de commenter l\u2019actualité en livrant cinq épisodes par semaine.Des balados pour partisans en manque Les podcasteurs Brandon Piller (en haut) et Ross Levitan (en bas) animent Locked On Senators Podcast et à leur émission du 23 novembre, ils ont eu droit à une entrevue exclusive avec Tim Stützle, la première qu\u2019il accordait comme membre des Sénateurs d\u2019Ottawa.\u2014 PATRICK WOODBURY, ARCHIVES LE DROIT ET PHOTO DE COURTOISIE Il s\u2019appelle Henry Brown.Au fil des ans, il s\u2019est bâti une belle banque d\u2019abonnés, dans les réseaux sociaux.Peu de gens le connaissent par son nom.Il n\u2019a jamais publié de photos personnelles, non plus.Il n\u2019a pas l\u2019air de faire ça pour gagner en célébrité.Pour trouver son travail, il suffit de taper les mots «Sens Prospects» dans un moteur de recherche.Il est suivi par près de 10 000 personnes sur Twitter.Il n\u2019est rare que ses vidéos, sur Youtube, soient visionnées plus de 35 000 fois.Il est aussi présent sur Facebook et sur Instagram.Avec un nom comme «Sens prospects», il n\u2019y a pas de surprises.Brown s\u2019intéresse exclusivement aux espoirs des Sénateurs qui évoluent dans le hockey junior, dans les circuits collégiaux ou dans les ligues d\u2019élite d\u2019Europe.Il relaie toutes les informations qu\u2019il trouve.Il regarde des dizaines de matches, en direct, et isole les faits saillants.Depuis 10 ans, il est devenu une source d\u2019information très précieuse.Il alimente même les journalistes professionnels, qui sont trop occupés à couvrir les conférences quotidiennes du coach pour s\u2019intéresser correctement à la relève.«J\u2019ai toujours été un partisan des Sénateurs.Je ne suis pas beaucoup plus vieux que la franchise», explique-t-il.Mon père achetait un abonnement annuel pour ma famille.Je me souviens d\u2019avoir vu le fameux but de Steve Duchesne contre Dominik Hasek.» «Quand j\u2019étais petit, j\u2019étais complètement absorbé par le hockey.Mes amis ne connaissaient pas les joueurs qui étaient rappelés de Grand Rapids ou de Binghamton.Moi, si.Avant l\u2019arrivée des réseaux sociaux, je me tenais au courant en consultants les guides de presse.» Une passion dévorante, comme celle-là, peut demander beaucoup de temps.Cet automne, par exemple, Henry Brown a regardé quelques matches des Foreurs de Val-d\u2019Or en direct, juste pour suivre le développement de Maxence Guénette.Le défenseur québécois, ancien choix de septième ronde, ne fait pas partie des 10 plus beaux espoirs de l\u2019organisation, pourtant.«Ma copine et moi, on se fréquente depuis cinq ans.Elle adore le hockey, elle aussi.Ça ne la dérange pas de regarder des matches de la NCAA.Quand je fais du montage des meilleurs moments des matches des Senators de Belleville, elle me comprend.» Les passionnés ne comptent par les heures.Les podcasteurs Ross Levitan et Brandon Piller se retrouvent un peu dans la même situation.Ils ont enregistré leurs premiers épisodes «pour se pratiquer» durant leurs études au College of Sports Media de Toronto.Leur passion pour les Sénateurs les a même poussés à se trouver du travail, à temps partiel, avec l\u2019organisation des Senators de Belleville.Chaque soir de match, ils se claquaient un aller-retour de 350 kilomètres.Brandon était le préposé aux reprises, sur vidéo.Ross s\u2019occupait de la caméra numéro 2.«Une fois, pour une séquence de trois parties en quatre jours, nous avons décidé de rester sur place.Nous avons loué un appartement à Belleville via Airbnb.Nous avons payé avec notre cachet pour les matches», ricane Levitan.SYLVAIN ST-LAURENT, LEDROIT PASSIONNÉS, ILS NE COMPTENT PAS LES HEURES SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 leDroit 58 MAG SPORTS L e chemin est tracé, pour Tim Stützle.L\u2019attaquant de 18 ans, troisième joueur appelé lors de la dernière séance de sélection de la Ligue nationale de hockey, a embrassé ses parents avant de quitter l\u2019Allemagne.Il reverra tout son monde dans cinq mois.Pas avant.Il passera le temps des Fêtes à Edmonton, au Championnat mondial junior.Ensuite, il découvrira les hôtels et les amphithéâtres sportifs des autres grandes villes canadiennes.On lui réserve déjà sa place dans la LNH.Les dirigeants des Sénateurs d\u2019Ottawa ont accordé leurs premières entrevues, en prévision de la saison 2020-21.L\u2019entraîneur-chef D.J.Smith et le directeur général sont sur la même longueur d\u2019ondes.« Stützle est prêt à 100  %.Il va jouer pour nous », a déclaré Dorion, lors d\u2019un passage sur les ondes radiophoniques.Quand les Sénateurs auront réussi à le mettre sous contrat, ils vont l\u2019inviter à leur camp d\u2019entraînement.Au départ, le jeune homme aura une place à l\u2019aile gauche, dans un trio où ses responsabilités ne seront pas trop lourdes.« Pour bien développer un joueur, il faut lui donner des responsabilités de façon progressive.Un peu plus chaque jour », pense Smith.L\u2019entraîneur s\u2019attend à ce que plusieurs joueurs se blessent, à cause du nombre élevé de matches qui seront disputés dans une très courte période.Ça devrait permettre à l\u2019espoir de premier plan de disputer quelques matches au centre.Dans leur grand plan de relance, où ils se perçoivent comme de futurs aspirants, Stützle deviendra un centre numéro un.D\u2019ailleurs, histoire de lui ajouter un peu de pression, les dirigeants s\u2019attendent à ce qu\u2019il devienne un « joueur d\u2019impact » d\u2019ici la fin de l\u2019an un.Stützle se détache déjà des deux autres attaquants d\u2019exception de la cuvée 2020 du repêchage.Les Rangers de New York n\u2019ont jamais voulu libérer Alexis Lafre- nière pour lui permettre de participer au Championnat mondial junior.Ils ont souhaité qu\u2019il reste dans la région de Manhattan, pour lui permettre de s\u2019entraîner avec les autres attaquants d\u2019impact de l\u2019organisation, comme Artemi Panarin et Mika Zibanejad.On ne connaît pas encore les plans des Kings de Los Angeles envers Quinton Byfield.Dans le contexte où la Ligue junior de l\u2019Ontario tarde à redémarrer, la riche organisation cherchera peut-être à lui faire une place au soleil, cet hiver.On imagine alors que le costaud centre se verra confier un rôle de soutien.D\u2019ailleurs, c\u2019est un peu ce qui se produit, présentement, à Edmonton.Il ne figure peut-être pas parmi les favoris des entraîneurs d\u2019Équipe Canada Junior.Il devrait entreprendre le tournoi au centre du quatrième trio.Quand la compétition se mettra officiellement en branle, Stützle sera le joueur le plus en vue, dans le camp allemand.On a cousu le « C » sur son chandail, entre autres, parce qu\u2019on pense lui confier toutes les missions importantes.C\u2019est une très bonne chose, selon Pierre Dorion.« Les situations où la pression est forte sont très bonnes, pour les joueurs.Elles ne peuvent que faciliter le développement.En fin de compte, cette pression sera bonne pour Tim.Elle fera progresser notre organisation au grand complet », dit-il.DE LA PRESSION POUR ROSSI, AUSSI Au fond, le cas de Tim Stützle n\u2019est pas unique.Marco Rossi se retrouve un peu dans le même bateau.Le centre autrichien, plein de confiance, a décidé depuis longtemps qu\u2019il n\u2019a plus rien à faire dans le hockey junior.Il se croit capable de faire le saut dans la LNH Son entourage l\u2019encourage à penser ainsi.Il a été repêché un peu tard \u2014 au neuvième rang \u2014 en octobre.Un mal pour un bien, puisqu\u2019il a glissé jusqu\u2019au Minnesota.Le Wild vient de couper les liens avec Mikko Koivu et Eric Staal.Le club aura très rapidement besoin de relève au centre.« Je sais à quel point je suis bon.Je ne manque pas de confiance.Je ne dirais pas que je suis arrogant, cependant », a récemment confié le jeune homme dans une entrevue publiée sur le site du Star-Tribune de Minneapolis.Rossi a la chance de prendre une longueur d\u2019avance sur ses rivaux.Comme Stützle, il ne manquera pas de temps de glace durant le Championnat mondial junior.Dans ses trois premiers matches de la compétition, l\u2019Autriche devra se frotter aux Américains, aux Suédois ainsi qu\u2019aux Russes.Pour avoir une toute petite chance de survivre, le petit pays où le hockey est un sport en développement devra tout miser sur celui qui a récolté 120 points en 56 matches, l\u2019hiver dernier.« Je veux juste essayer d\u2019être un leader.Je veux aider l\u2019équipe à progresser.Je veux être celui qui motive les autres », a-t-il expliqué, récemment, à un reporter du réseau Sportsnet.DE LA PRESSION POUR STÜTZLE Tim Stützle se détache déjà des deux autres attaquants d\u2019exception de la cuvée 2020 du repêchage.Ses entraîneurs veulent d\u2019ailleurs faire de lui un «joueur d\u2019impact» d\u2019ici la fin de sa première année.\u2014 LA PRESSE CANADIENNE À travers la LNH SYLVAIN ST-LAURENT sstlaurent@ledroit.com leDroit SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 59 MAG SPORTS espace LHJMQ STEVE TURCOTTE steve.turcotte@lenouvelliste.qc.ca A vant le début de la nouvelle saison de la LNH, la planète hockey va vibrer au r ythme du Championnat du monde junior, qui s\u2019amorce dans quelques heures à Edmonton.Au plan collectif, les nations réunies s\u2019engagent dans un tournoi relevé, où la parité est réellement installée depuis une décennie.Au plan personnel, les joueurs peuvent sortir transformés d\u2019une expérience aussi grandiose.Certains pourraient même s\u2019en servir directement comme tremplin vers la LNH, dès le Mondial terminé.Coup d\u2019œil sur les principaux joueurs à surveiller dans cette catégorie.1.TREVOR ZEGRAS Il avait épaté la galerie pas à peu près au dernier Championnat du monde junior, ce Trevor Zegras.Il est déjà établi comme l\u2019un des meilleurs passeurs de son groupe d\u2019âge, sinon le meilleur.Zegras est un espoir des Ducks d\u2019Anaheim, l\u2019une des formations de la LNH les moins bien nanties à l\u2019attaque en ce moment.Ce n\u2019est donc pas un hasard si Zegras a quitté les rangs collégiaux américains cet été afin de s\u2019engager chez les pros à 19 ans.Avec un bon tournoi à Edmonton, les portes du vestiaire des Ducks vont s\u2019ouvrir devant lui, et il sera peut-être même identifié comme le dauphin de Ryan Getzlaf! 2.DYLAN COZENS Les journalistes affectés à la couverture des Sabres s\u2019attendent à voir Cozens amorcer la saison avec les Sabres.Encore mieux, plusieurs le projettent à l\u2019aile droite, aux côtés d\u2019Éric Staal sur le deuxième trio\u2026 ou encore aux côtés de Jack Eichel, sur la première unité.C\u2019est loin d\u2019être farfelu, considérant le talent du jeune homme.D \u2019a i l l e u r s, s e n s i b l e m e n t a u même âge et dans la même position, Sam Reinhart avait récolté une quarantaine de points en 2015-16.Reste à Cozens à livrer la marchandise au cours des deux prochaines semaines.Il est l\u2019un des leaders du Canada à ce tournoi, pariez qu\u2019André Tourigny lui donnera toutes les occasions possibles de se faire valoir.3.BOWEN BYRAM Au camp de sélection de l\u2019équipe nationale junior, le capitaine des Cataractes, Mavrik Bourque, a dit que Byram était dans une classe à part.Malgré tout le talent réuni sous les ordres d\u2019André Tourigny, paraît que Byram était seul sur sa planète.Si Byram poursuit sur cette lancée au Championnat du monde junior, il va forcer la main à l\u2019Avalanche.L\u2019équipe du directeur général Joe Sakic a six défenseurs réguliers sous contrat.Ils ont transigé cet été pour obtenir Devon Toews, un geste qui laisse supposer que le plan est de garder Byram dans le junior une dernière année.Mais bon, si Byram prouve qu\u2019il est clairement prêt à passer au prochain niveau, l\u2019Avalanche devrait céder.Il a déjà son contrat en poche\u2026 4.ARTUR KALIYEV La reconstruction des Kings de Los Angeles sera peut-être brève.Les Kings auront pas moins de neuf représentants au Mondial junior.Bien sûr, Quinton Byfield et Alex Turcotte, deux choix top 5, auront les projecteurs braqués sur eux.Personne ne va tomber en bas de sa chaise si ces deux attaquants se joignent aux Kings après la compétition.Mais attention, il faut aussi garder à l\u2019œil Artur Kaliyev, un virtuose de la ligne bleue ennemie jusqu\u2019au gardien adversaire.Dur de comprendre comment un joueur aussi doué a pu glisser jusqu\u2019en deuxième ronde au repêchage de 2019.Sur les ailes, c\u2019est assez dégarni merci à Los Angeles.Kaliyev n\u2019a plus grand- chose à prouver dans le junior, un deuxième bon Mondial de suite (il a marqué quatre buts en cinq matchs l\u2019an passé) et hop, il pourrait être invité à s\u2019installer dans la cité des Anges.5.CONNOR MCMICHAEL C\u2019est le meilleur espoir des Capitals.Dans un pipeline peu garni, il faut l\u2019avouer.Ce McMichael semble à une saison d\u2019être invité à se joindre à la bande d\u2019Alex Ovech- kin, mais tout peut changer dans les prochaines semaines avec un Mondial du tonnerre.Après tout, il a roulé à deux points par match l\u2019an dernier à London dans la OHL.Au Championnat du monde junior, à 18 ans, un point par match.À six pieds, il est doté d\u2019un gabarit convenable pour les pros.Les Capitals sont vieillissants à l\u2019attaque.Si McMichael prouve qu\u2019il peut amener de l\u2019énergie à Washington dès janvier, il va obliger ses patrons à réfléchir très sérieusement.Déjà bien nanti en défense avec Cale Makar, Samuel Girard et Devon Toews, l\u2019Avalanche pourra bientôt compter sur Bowen Byram.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE Dylan Cozens a une chance légitime d\u2019amorcer la prochaine saison de la LNH dans le top 6 des Sabres.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL Trevor Zegras est peut-être le dauphin de Ryan Getzlaf à Anaheim.\u2014PHOTO ARCHIVES AP UN TREMPLIN DIRECT VERS LA LNH? SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 leDroit 60 MAG SPORTS La meilleure formation canadienne de tous les temps?Patrice Bergeron conserve de très bons souvenirs de sa participation au Championnat mondial junior de 2005.Dans le Dakota du Nord, en plus de remporter une médaille d\u2019or, il a découvert qu\u2019il avait de belles affinités avec le jeune prodige Sidney Crosby.PATRICE BERGERON Collaboration spéciale C\u2019 est drôle.Je suis arrivé à Winnipeg juste à temps pour le début du camp de sélection.J\u2019avais quitté la côte est américaine.Le vol avait été long.Il y avait un petit décalage horaire.Avec tout ça, on m\u2019a déposé devant l\u2019aréna une heure avant le début de la première pratique.La première personne que j\u2019ai croisée, c\u2019était justement Sidney.Il était occupé à couper un de ses bâtons, à l\u2019extérieur du vestiaire.Je ne savais pas encore qu\u2019on évoluerait dans le même trio.Je ne savais pas qu\u2019on serait co-cham- breurs.Tout ça serait déterminé en temps et lieu.À ce moment-là, tout ce que je voulais, c\u2019était faire partie de l\u2019équipe, comme tout le monde.Je ne voulais pas de passe-droit.J\u2019avais eu la chance de passer la saison précédente dans la Ligue nationale.Mais là, le fameux lockout faisait rage.À l\u2019automne, personne ne savait vraiment dans quelle direction aller.Pour moi, c\u2019était important de poursuivre mon développement dans la Ligue américaine.Ça me permettait de rester proche de Boston et de continuer à apprendre l\u2019anglais.Avant d\u2019accepter de me rapporter au club-école des Bruins, j\u2019avais quand même dit aux dirigeants que je rêvais de participer au Championnat mondial junior.Pour moi, c\u2019était une opportunité unique.J\u2019ai grandi en regardant religieusement ce tournoi, durant le temps des Fêtes.Je sais, ça fait cliché de dire ça.On l\u2019entend souvent.C\u2019est pourtant la vérité ! Mon frère et moi, on passait nos deux semaines de vacances sur la patinoire extérieure, mais on s\u2019empressait de rentrer pour regarder les matchs d\u2019Équipe Canada.C\u2019était important, pour moi, de faire partie de cette équipe-là au moins une fois.Je voulais vivre cette expérience de l\u2019intérieur.Les Bruins auraient voulu me retenir dans la Ligue américaine, à Providence, le plus longtemps possible.Ils auraient sans doute préféré que je rate le camp et que je me joigne à l\u2019équipe au tout début du tournoi.J\u2019avais dit à mon agent que je ne voulais pas de passe-droit.Je voulais me tailler un poste dans l\u2019équipe en participant au camp, comme tout le monde.Avant de me pointer au camp, je n\u2019avais jamais rencontré Sidney, mais j\u2019avais beaucoup entendu parler de lui.Il était déjà un phénomène dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec.À cette époque-là, puisque je venais de quitter cette ligue, je gardais toujours un œil sur ce qui se passait.À mon arrivée dans le vestiaire, j\u2019ai tout de suite remarqué qu\u2019on nous avait remis des chandails de la même couleur.Nous avons fait notre première séance d\u2019entraînement.Après, quand nous sommes rentrés à l\u2019hôtel, j\u2019ai vu que nous allions partager une chambre.C\u2019est un peu comme ça que j\u2019ai pris connaissance des plans de nos entraîneurs.À ce moment-là, je ne vous cacherai pas que j\u2019avais hâte de voir s\u2019il y aurait de la chimie entre nous deux.MILLE QUESTIONS Quand il revient sur son passage au Championnat mondial junior de 2005, Sidney aime dire qu\u2019il m\u2019a posé un millier de questions.C\u2019est quand même vrai.Mais je ne dis pas ça d\u2019une mauvaise façon ! Dans un tournoi comme celui- là, on a beaucoup de temps libres.On se retrouve souvent dans nos chambres, à regarder la télévision, à se préparer pour nos prochains matchs.Dans ce temps-là, Sidney pensait beaucoup au repêchage de la LNH.Il savait que ce serait la prochaine grosse étape dans son cheminement.Il se doutait bien qu\u2019il serait le premier choix.Malgré cela, il demeurait extrêmement humble.Il s\u2019était fixé de grands objectifs.Il voulait jouer dans la LNH, il voulait performer.Il voulait devenir un joueur d\u2019impact.Il prenait les moyens d\u2019y parvenir.C\u2019est pour ça qu\u2019il me posait le plus de questions possible.C\u2019était quand même formidable, pour moi, de côtoyer un joueur de 17 ans qui était aussi déterminé.Il voulait comprendre et il voulait apprendre.J\u2019étais jeune, moi aussi.Je n\u2019avais pas toutes les réponses.J\u2019essayais de l\u2019aider avec humilité.Sur la glace, je dirais que la chimie s\u2019est installée tout naturellement.Dès le début, on était capable de bien se comprendre, sur la glace.Sa rapidité était incroyable.Moi, j\u2019étais au centre.Il était sur ma gauche et il était toujours sur le fly.Ça ouvrait tellement le jeu ! À partir du premier match préparatoire, tout a bien été.On jouait avec Jeremy Colliton, si je me souviens bien, à ce moment-là.Je dis ça, mais au fond, la chimie s\u2019est installée dans l\u2019équipe au grand complet.Chaque trio produisait.QUELLE PRESSION?Parfois, des gens me demandent à quel point la pression était forte, pour notre équipe.Chaque fois, je réponds, sincèrement, que je n\u2019ai jamais ressenti une pression trop forte.Ce n\u2019est pas arrivé une seule fois, durant le tournoi.Je suis sincère.Je n\u2019ai jamais senti que les gars étaient shakés.Ils n\u2019ont jamais été habités par le doute.C\u2019est vrai que le Canada cherchait à remonter sur le podium, après quelques années où ça s\u2019était un peu moins bien passé.L\u2019année précédente, la défaite en finale avait fait mal.L\u2019équipe avait perdu par un seul but.Les Américains avaient effectué une remontée en troisième période et un dégagement raté du Canada leur avait permis de marquer le but de la victoire.Je n\u2019avais pas participé à ce tournoi parce que j\u2019étais à Boston.Par contre, il devait bien y avoir 11 ou 12 joueurs qui étaient de retour, un an après avoir subi ce revers crève- cœur.Ils abordaient cette nouvelle opportunité de la meilleure façon possible.Tu voyais qu\u2019ils n\u2019avaient aucune intention de l\u2019échapper.Il n\u2019y avait aucune chance, pour eux, que le scénario se reproduise.J\u2019ai eu la chance de faire partie du programme d\u2019excellence canadien à plusieurs reprises durant ma carrière.Notre équipe nationale est toujours remplie de joueurs de talent.C\u2019est toujours le fun, par contre, de voir comment ça fonctionne, dans le vestiaire.Au Championnat mondial junior de 2005, tout le monde était sur la même longueur d\u2019onde.Tout le monde voulait gagner.Du début à la fin du tournoi, ça paraissait dans les pratiques.Tout le monde voulait gagner ses batailles à un contre un.Shea Weber voulait nous faire payer le prix, chaque fois qu\u2019on se retrouvait dans un coin de la patinoire avec lui.C\u2019était comme ça.Il n\u2019y avait pas de gros égos.Parce que tout le monde travaillait fort, tout le monde progressait au même rythme.C\u2019est peut-être pour ça, au fond, qu\u2019on a été en contrôle jusqu\u2019à la fin du tournoi.On a connu quelques périodes difficiles, mais il n\u2019y a pas eu de matchs difficiles.Dans notre toute première partie, contre les Slovaques, on a réussi à se forger une grosse avance.Quand ils ont commencé à remonter la pente, notre coach Brent Sut- ter nous a gentiment ramenés sur terre.Il nous a rappelé qu\u2019on ne pouvait pas se permettre de lâcher l\u2019accélérateur.Il n\u2019a pas eu besoin de le faire une deuxième fois.Aujourd\u2019hui, encore, il nous arrive de parler de ce tournoi.À Boston, David Krejci se vante.Il jouait pour la République tchèque.C\u2019est l\u2019équipe qu\u2019on a battue avec le moins grand écart de buts.Krejci est bien fier de ça.On les a battus quand même ! LES RUSSES, INÉVITABLES Durant le tournoi, Corey Perry a été notre ailier droit.On a parfois dit que notre trio s\u2019est démarqué, entre autres, dans les missions défensives.Je ne m\u2019en souviens pas tant que ça.Je sais que Brent Sutter aimait beaucoup « matcher » ses trios.C\u2019est-à-dire qu\u2019il aimait opposer un trio en particulier au meilleur DANS L\u2019ŒIL DE PATRICE BERGERON UNE COMPLICITÉ NAISSANTE leDroit SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 61 MAG SPORTS trio adverse.Nous autres, en tant que joueurs.Peu importe qui se retrouve devant nous, on veut gagner notre matchup.On veut être meilleurs que les joueurs qui se trouvent en face de nous, sur la patinoire.Tous les autres trios pensaient de la même manière.Moi, j\u2019étais un petit nouveau, dans un groupe où les autres se connaissaient bien.Les trois quarts des joueurs étaient de retour au Championnat mondial junior pour une deuxième année consécutive.Auparavant, ils avaient été coéquipiers dans le programme national chez moins de 18 ans.Il y avait beaucoup d\u2019humour, dans le groupe.Plusieurs joueurs avaient une personnalité pince-sans-rire.Il y avait des personnalités fortes.Les gars ne manquaient pas de confiance.Nous n\u2019étions pas nécessairement tous les meilleurs amis du monde.D\u2019ailleurs, quand les gars sont retournés dans leurs équipes, plus rien ne paraissait.Colin Fraser et Dion Phaneuf appartenaient aux Rebels de Red Deer.Ryan Getzlaf et Andrew Ladd étaient chez les Hit- men de Calgary.Dans la première période du premier match où ils se sont affrontés, par la suite, tout le monde s\u2019est bagarré.À Grand Forks, on formait une vraie équipe.L\u2019aréna dans lequel le tournoi s\u2019est déroulé nous a vraiment impressionnés.Dans une petite ville universitaire, on avait trouvé un amphithéâtre qui était plus beau que la plupart de ceux qu\u2019on retrouve dans la LNH.Je ne connaissais pas très bien la géographie des États-Unis, non plus.J\u2019ignorais que Grand Forks se trouvait à 90 minutes de route des douanes.J\u2019ai été surpris de voir autant de partisans canadiens dans les gradins, au départ.Et les foules ont continué de grossir, au fur et à mesure que progressait le tournoi.Ces gens ont eu un gros impact et nous ont laissé de beaux souvenirs.En finale, les gradins étaient remplis, pour notre affrontement contre la Russie.Tout au long du tournoi, on regardait les Russes de loin.On les voyait s\u2019entraîner et se préparer.On avait toujours un peu l\u2019impression qu\u2019on finirait par les affronter en finale.Et c\u2019était probablement la même chose de leur côté.Il y avait un respect, réciproque.Ça se sentait.Quand la finale est arrivée, on comprenait qu\u2019il faudrait livrer notre plus grosse game du tournoi.C\u2019était un beau défi, honnêtement.On savait qu\u2019on ne pouvait pas leur donner un seul pouce sur la patinoire.À quelques occasions, durant la première période, ce pouce, ils l\u2019ont eu.Je me souviens d\u2019un très gros arrêt que notre gardien Jeff Glass a effectué pour voler un but à Evgeni Malkin.Dans notre plan de match, il était clair qu\u2019il fallait se montrer robustes.Pour nos défenseurs, comme Phaneuf et Weber, ce n\u2019était pas un problème ! On voulait frapper, on voulait aussi commencer le match en force.Getzlaf et Jeff Carter ont uni leurs efforts pour marquer le premier but, très tôt.Il devait bien y avoir 15 000 Canadiens dans les gradins.Ces gens-là ont fait leur part.Ils nous ont donné l\u2019énergie dont on avait besoin.Les années ont passé.Le Canada a continué de connaître du succès sur la scène internationale.J\u2019ai eu la chance de revoir plusieurs de mes coéquipiers du Championnat mondial junior, lors des Jeux olympiques de 2010 et de 2014.La complicité que nous avons développée en 2005 nous a certainement aidés dans ces tournois.C\u2019est quand même spécial.Tout a commencé quand nous avions 18 ou 19 ans.Maintenant, nous sommes tous âgés dans la trentaine.Ces liens existent toujours.C\u2019est pourquoi j\u2019espère que les jeunes qui participeront au tournoi, cette année, profiteront de chaque instant.Il ne faut pas oublier que ce sont encore des kids.Le hockey est un vrai beau sport.Les joueurs doivent s\u2019amuser et profiter de chaque instant.À leur âge, souvent, ils sont pressés de passer au prochain niveau.J\u2019insiste.Ils ne doivent pas oublier de profiter du moment présent et ils doivent se montrer reconnaissants.Ces jeunes-là avaient probablement le même rêve que moi, quand ils étaient jeunes.Ils regardaient le Championnat mondial junior en rêvant d\u2019y participer.Je sais, c\u2019est cliché, mais c\u2019est vrai.Ce tournoi dure deux semaines et ces deux semaines passent très vite.PROPOS RECUEILLIS PAR SYLVAIN ST-LAURENT 1?Patrice Bergeron et Sidney Crosby ont développé une belle complicité au Championnat mondial junior de 2005.En plus de jouer sur le même trio, les deux futures vedettes de la LNH ont partagé une chambre à l\u2019hôtel.2?Patrice Bergeron et Sidney Crosby célèbrent la conquête canadienne de 2005 en compagnie de leur compagnon de trio de l\u2019époque, Corey Perry.\u2014 PHOTOS ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE, RYAN REMIORZ «?C\u2019était quand même formidable, pour moi, de côtoyer un joueur de 17 ans qui était aussi déterminé.Il voulait comprendre et il voulait apprendre.J\u2019étais jeune, moi aussi.Je n\u2019avais pas toutes les réponses.J\u2019essayais de l\u2019aider avec humilité.?» \u2014 Patrice Bergeron SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 leDroit 62 MAG SPORTS MARC BRASSARD mbrassard@ledroit.com Envers et contre tous, le Championnat mondial de hockey junior d\u2019Edmonton s\u2019est mis en branle vendredi, jour de Noël.La compétition annuelle est devenue une tradition des Fêtes au Canada, où les amateurs de hockey ont l\u2019occasion d\u2019apprendre à connaître les vedettes de demain dans la Ligue nationale de hockey grâce à la couverture mur à mur des réseaux de télévision RDS et TSN qui ont payé le gros prix à Hockey Canada et la Fédération internationale de hockey sur glace pour les droits de télédiffusion.Dans le contexte d\u2019une pandémie mondiale, la présentation d\u2019un tel tournoi international de haut niveau, alors que tous les autres ont déjà été annulés, vaut des critiques aux organisateurs.D\u2019un côté, il y a ceux qui ne peuvent croire que la santé des joueurs est mise en danger de cette façon alors que les ressources du réseau de santé en Alberta subissent une énorme pression en cette deuxième vague de COVID-19 à peu près partout au Canada.Qu\u2019il s\u2019agit seulement d\u2019une occasion de renflouer les coffres de Hockey Canada et de la FIHG grâce aux droits versés par la télévision canadienne.De l\u2019autre, il y a ceux qui croient qu\u2019après la présentation des séries de la LNH sans qu\u2019aucun test positif n\u2019ait été détecté dans la bulle d\u2019Edmonton (ainsi que celle de Toronto), il est possible de répéter l\u2019expérience pour permettre aux jeunes hockeyeurs de vivre cette expérience unique qui ne leur est offerte qu\u2019entre les âges de 16 et 19 ans.Peu importe dans quel camp vous vous rangez, la compétition va avoir lieu.Mais l\u2019incertitude règne, alors que les formations de l\u2019Allemagne et de la Suède ont dû composer avec des quarantaines prolongées jusqu\u2019au 24 décembre en raison de résultats de tests positifs à leur arrivée à Edmonton (huit joueurs allemands et deux membres du personnel des Suédois).Le calendrier de matches préparatoires a dû être remanié et les huit autres clubs n\u2019ont eu qu\u2019une partie à disputer au lieu de deux.Équipe Canada junior a pour sa part vu son camp de sélection et de préparation être perturbé par des tests positifs, menant à une quarantaine de deux semaines pour tous ses membres.Championne en titre du CMJ de l\u2019an dernier en République tchèque, la formation dirigée par le Québécois André Tourigny, l\u2019en- traîneur-chef des 67\u2019s d\u2019Ottawa et ancien de la LHJMQ et de la LNH tentera de mettre la main sur une deuxième médaille d\u2019or consécutive pour la première fois depuis 2009, alors qu\u2019ÉCJ avait mis la main sur un cinquième titre de suite à Ottawa.Elle part largement favorite sur papier alors que ses 14 attaquants sont des choix de première ronde, de même que cinq de ses sept défenseurs.Le seul point d\u2019interrogation est devant le filet, où les trois candidats (Devon Levi, Dylan Garand et Taylor Gauthier) ont une expérience limitée sur la scène internationale.La plupart des Canadiens n\u2019ont cependant pas disputé un seul match depuis mars dernier, en raison de la pandémie qui a empêché les ligues de l\u2019Ontario et de l\u2019Ouest de lancer leurs activités.Et pour ajouter une touche sur- réelle à ce tournoi hors de l\u2019ordinaire, les gradins de Rogers Place seront complètement vides pour ces matches.« Les joueurs sont excités d\u2019avoir cette opportunité de jouer.C\u2019est vrai que ce ne sera pas devant des partisans, mais en même temps, on sait que des millions de gens de notre pays vont regarder les matches.Nous ne serons pas devant des amateurs, mais on va l\u2019être, ils vont regarder même s\u2019ils ne sont pas dans l\u2019amphithéâtre.On sait tous à quel point (ce tournoi) est important pour notre pays, nous avons des comptes à rendre », a déclaré Tourigny lors d\u2019un de ses points de presse pré-tournoi.En 44 ans de présentation du CMJ, le Canada a remporté la médaille d\u2019or à 18 reprises, un sommet (la Russie/URSS en a 13).Son dernier titre remporté en sol canadien remonte à 2015 quand l\u2019équipe dirigée par un autre Québécois, Benoît Groulx, était sortie gagnante de la compétition tenue à Montréal et Toronto.Connor Mac- David, maintenant des Oilers d\u2019Edmonton, était la grande vedette des Canadiens à cette occasion et c\u2019est justement lui qui a annoncé la nomination du capitaine de la formation de cette année, Kirby Dach, la semaine dernière.1 L\u2019incertitude règne à l\u2019aube du Championnat mondial junior, qui sera présenté à Edmonton devant des gradins vides.\u2014 LA PRESSE CANADIENNE UN CHAMPIONNAT MONDIAL JUNIOR DIFFÉRENT Pour une deuxième année de suite, les Kings de Los Angeles sont le club ayant le plus d\u2019espoirs au CMJ d\u2019Edmonton, leurs neuf représentants égalant leur représentation du tournoi de l\u2019an dernier à Ostrava.Le centre canadien Quinton Byfield (2e choix au total en 2020), l\u2019attaquant américain Alex Turcotte (5e, 2019) et le défenseur suédois Tobias Bjor- nfot (22e, 2019) viennent en tête de cette liste.Les Red Wings de Detroit en ont sept, tandis que les Ducks d\u2019Anaheim, les Devils du New Jersey et les Maple Leafs de Toronto en ont six chacun.Parmi les autres équipes canadiennes, notons que les Sénateurs d\u2019Ottawa ont quatre joueurs de 18 ans qui sont leur propriété, à commencer par le troisième choix du dernier repêchage Tim Stützle, d\u2019Équipe Allemagne, suivi des défenseurs américains Jake Sanderson (5e) et Tyler Kleven (44e), ainsi que l\u2019attaquant finlandais Roby Järventie.Le Canadien de Montréal, pour sa part, compte sur le défenseur canadien Kaiden Guhle, son premier choix de 2020, l\u2019attaquant américain Cole Caufield, son premier choix de 2019, et sur l\u2019attaquant tchèque Jan Mysak, un choix de deuxième ronde en octobre.Seuls les Blues de St.Louis n\u2019ont pas d\u2019espoir au tournoi.MARC BRASSARD LES CLUBS DE LA LNH LES MIEUX REPRÉSENTÉS 2Kirby Dach est à surveiller du côté d\u2019Équipe Canada junior, championne en titre et favorite du tournoi.\u2014 ARCHIVES, LA PRESSE CANADIENNE leDroit SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 63 POUR LES DERNIERS RÉSULTATS, RENDEZ-VOUS SUR NOTRE SITE WEB MARC BRASSARD mbrassard@ledroit.com Le Championnat mondial junior, c\u2019est l\u2019occasion de découvrir de futurs joueurs étoiles de la LNH avant qu\u2019ils aient été repêchés, ou peu après qu\u2019ils l\u2019aient été.En voici sept qui devraient se donner en spectacle dans la bulle d\u2019Edmonton, avant de plus tard faire de même dans le circuit Bettman, si ce n\u2019est dès la saison 2020 qui débutera à la mi-janvier.KIRBY DACH (CANADA) Contrairement aux Rangers de New York, qui ont refusé de libérer le premier choix au total du dernier repêchage Alexis Lafre- nière, les Blackhawks de Chicago ont fait une belle faveur à Équipe Canada junior en permettant à l\u2019attaquant Kirby Dach de retourner dans les rangs junior le temps de ce tournoi, lui qui a passé toute la campagne  2019-2020 dans la LNH (8 buts, 23 points en 64 parties).Il devrait former un premier trio dévastateur avec Jack Quinn, des 67\u2019s d\u2019Ottawa, et Dylan Cowens, le premier choix des Sabres de Buffalo (7e au total en 2019) qui est originaire du Yukon.Ce dernier est un vétéran de l\u2019an dernier à Ostrava, alors qu\u2019il avait récolté neuf points en sept matches.SPENCER KNIGHT (ÉTATS-UNIS) Si le point d\u2019interrogation pour l\u2019équipe canadienne est devant le filet, ce n\u2019est certes pas le cas des Américains, qui peuvent miser sur ce premier choix des Panthers de la Floride en 2019 (13e au total).Knight a été solide au tournoi de l\u2019an passé (2-2-0, moyenne de 2,49, taux d\u2019efficacité de ,913), et en ce début de saison inhabituel, il a été dominant à l\u2019Université de Boston (4-0-0, 1,50, ,955).YAROSLAV ASKAROV (RUSSIE) Le premier choix (11e au total) des Predators de Nashville au dernier repêchage a éprouvé des difficultés au tournoi de l\u2019an dernier, perdant son poste de partant pour se retrouver sur le banc lors du match pour la médaille d\u2019or contre le Canada, perdu 4-3 par la Russie.À 19 ans, il excelle cette saison dans la KHL avec le SKA Saint-Pétersbourgh (0,96 de moyenne, ,962 comme taux d\u2019efficacité).LUCAS RAYMOND (SUÈDE) Les Suédois ont perdu quelques joueurs et entraîneurs avant même de traverser l\u2019Atlantique en raison de la COVID-19.Ça ne devrait pas empêcher Raymond, le premier choix des Red Wings de Detroit en octobre (4e au total) de s\u2019illustrer pour le « Tre Kronor », qui avait gagné l\u2019or la dernière fois que le tournoi a eu lieu en Alberta (Calgary et Edmonton en 2012).ANTON LUNDELL (FINLANDE) Le choix de première ronde des Panthers de la Floride (12e en 2020) avait été limité à un seul but lors du tournoi de l\u2019an passé, mais il devrait être prêt à se montrer sous son vrai jour cette fois- ci.Le capitaine des Finlandais a déjà récolté 12 buts et 20 points en 17 parties cette saison avec le HIFK dans la Liiga, à 19 ans seulement.MARCO ROSSI (AUTRICHE) L\u2019explosif centre des 67\u2019s d\u2019Ottawa devrait manger les bandes en se présentant à Edmonton, lui qui n\u2019a joué qu\u2019un seul match depuis le mois de mars dernier, avec la formation des Lions de Zurich en Suisse.Le premier choix du Wild du Minnesota, qui n\u2019avait pas joué le tournoi de l\u2019an dernier dans la division 1A où son pays avait pu accéder au groupe mondial, aura fort à faire pour éviter la relégation aux Autrichiens.MATTHEW BENIERS (ÉTATS-UNIS) Les maniaques du repêchage vont être un peu déçus de voir que le meilleur espoir en vue du repêchage de 2021 selon Bob McKenzie, le défenseur Owen Power, un Ontarien qui joue à l\u2019Université du Michigan, ne fera pas partie d\u2019Équipe Canada junior.Au classement de TSN dressé avec l\u2019aide de différents dépisteurs, Beniers est numéro quatre.Il est un centre qui joue avec Power au Michigan, comptant Brendan Brisson (fils de Pat Brisson) et Thomas Bordeleau (fils de Sébastien) parmi ses coéquipiers.SEPT ESPOIRS À SURVEILLER 1 2 SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2020 leDroit 104 8 couleurs ÉPARGNEZ jusqu\u2019à 70% ENSEMBLE DE DRAPS PRESTIGE 400 - 100% coton - 400 fils au pouce Rég.119,95 - 179,95 49,95 tous les formats Format GÉANT ÉPARGNEZ 70% OREILLER EN MICROGEL ALTERNATIVE AU DUVET - Enveloppe : 100% coton - 20 x 28 po - Passepoil en satin argenté - Protection Stain Guard Rég.34,95 9,95 ÉPARGNEZ 75% COURTEPOINTE LUPITA Rég.139,95 - 179,95 29,95 - 44,95 Jumeau - Double/Grand - Très grand AUSSI OFFERTS: Couvre-oreiller Coussin décoratif 4 couleurs ÉPARGNEZ 70% TAPIS DE BAIN RAVENNA - 100% coton - 17 x 24 po Rég.19,95 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