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Titre :
Le droit
Éditeur :
  • Ottawa :[Le droit],1913-
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le droit, 1990-06-06, Collections de BAnQ.

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[" a, LP, of Cette édition spéciale, imprimée sur papier recyclé, est une initiative de l'Association de la Presse Franco (Stephenville).L'Aquilon (Yellowknife); le 4 juin: Le Papier (Chapleau); Agricom (Clarence roe 8 4.p 3 * phone (APF).Insérée dans les journaux suivants: le ler juin.le Gaboteur ; le 5 juin: Hebdo Le Pius (Caraquel); le oun.La ou (cadienne Mae Le i th); Le Moniteur Acadien (Shédiac); Pro Kent (Richibucto); Le Voilier (Caraquet); L'Aviron (Campbeliton); Le Madawaska (Edmundston): Le Carillon (Hawkesbury); Le Rempart (Windsor).Le Voyageur (Sudbury) La Botte à Nouvelles (Iroquois Falls); Le Nord (Hearst); L'Edition Prescott-Russell (Rockland); La Presse (Montréal); Le Nouvelliste (Trois-Ri- viéres); Le Soleil (Québec); Le Quotidien du Saguenay (Chicoutimi); La Tribune (Sherbrooke); Le Droit (Ottawa): le juin : Le Journal de Cornwall (Cornwall); L de Vivre (Penetanguishene), le 8 juin: La Liberté (Saint-Boniface); Le Franco (Edmonton); Le Soleil de au Vive (Régina); Le Goût Colombie (Vancouver); le 15 juin: L'Aurore Boréale (Whitehorse) - JUIN 1990 - 2 Environnement, «27 millions de responsabless (APF) L'ÉNERGIE DE NOS RESSOURCES NOTRE FORCE CREATRICE Tous ensemble pour un environnement sain ous traversons présentement une période riche en événements de toutes sortes et, à l'aube du XXI° siècle, le monde entier s'apprête à affronter les défis de demain.Un de ceux qui retiennent le plus l'attention en ce moment est certes la protection de l'environnement.E n tant que ministre de l'Énergie, des Mines et des Ressources, je suis convaincu que le secteur de l'énergie aura un rôle déterminant à jouer dans cette grande entreprise environnementale.Il faudra assurer l'accès à un approvisionnement en énergie sûr et à un prix compétitif, tout en évitant de causer de sérieux dommages à notre planète.P ar la voix de son chef, M.Brian Mulroney, le gouvernement dont je fais partie s'est fermement engagé à protéger l'environnement et à favoriser un développement économique durable.Notre démarche vise à assurer un juste équilibre entre nos objectifs économiques et nos objectifs environnementaux.N otre intervention devra être exhaustive et comprendre divers moyens d'action pour améliorer la qualité de l'air en milieu urbain, combattre les pluies acides, protéger la qualité de l'eau et stopper la dégradation des sols.De concert avec le ministre de l'Environnement, M.Lucien Bouchard, mon ministère va contribuer à l'élaboration d'un plan d'action en matière d'environnement qui marquera toutes les activités du gouvernement du Canada.Ce plan constituera l'aboutissement d'une consultation menée auprès d'autres gouvernements, de l'industrie, du secteur privé, des consommateurs et des environnementalistes.D ÿ icil'an2005, on peut espérer les plus grands progrès écologistes en matière d'énergie, notamment dans le domaine des transports avec l'adoption d'essences sans plomb combinée à des dispositifs antipollution, l'utilisation de carburants de remplacement (comme le gaz naturel et le methanol) et la mise au point de véhicules polyvalents.Dans le secteur résidentiel, grâce à une amélioration de l'étanchéité des maisons, on parvient à des économies de chauffage substantielles.Partout au pays, la recherche se fait sur de nouvelles sources d'énergie comme la biomasse, l'énergie solaire et l'énergie éolienne.ans cette optique, il apppartient aux gouvernements de prendre des initiatives, mais tout se fera en collaboration directe avec les divers secteurs et les citoyens en général.Les gens de la planète toute entière sont unis par la même préoccupation d'un environnement sain.Je demeure convaincu qu'ensemble nous parviendrons à réaliser cet objectif et à assurer l'avenir de nos enfants et petits-enfants.em FRY Canadi Energee Mines et Ressources Cansda \\ hon sere Epp Mrrustre Energy Mines ang Resources Canada Hon Jars Epp Minister Partenaires de l\u2019environnement Pour permettre aux gens ordinaires de s'impliquer par Andrée Poulin ncourager M.et Mme Tout-le-Monde à se retrousser les manches pour s'impliquer de façon concrète dans la préservation de l'environnement.Tel est le but du nouveau programme «Partenaires de l'environnement», inauguré en juin dernier par Environnement Canada.»Nous nous étions rendu compte que la population était frustrée au niveau de l'action.Nous avons donc voulu lui donner une chance de s'impliquer sur une base communautaire et à l'échelle locale», explique Sonya Strasbourg, directrice nationale du projet.Environnement Canada a constaté qu'il comblait une importante lacune.Sa popularité a été telle qu'à la première date de tombée, plus de 400 demandes de subvention ont été présentées! Des quatre coins du pays, différents groupes, associations, clubs, syndicats, écoles ont expédié leurs demandes, faisant ainsi la preuve que l'engouement pour l'environnement n'était plus une mode passagère, mais bien une préoccupation sincère et sérieuse.Rivalisant d'originalité et de créativité, les 78 projets retenus couvrent une gamme très diverse d'activités: programmes de récupération et de recyclage, compostage des déchets biodégradables, enlèvement des ordures ménagères dan- geureuses, restauration d'habitats fauniques et piscicoles, nettoyage de lacs et cours d'eau, conservation des réserves d'eau locales.Au Yukon, par exemple, la Société de conservation locale ins- À tallera un centre de recyclage de \u201c| cannettes d'aluminium pour la ville de Whitehorse.Dans la région d'Edmonton, l'Alberta Fish and Game Association aménagera des terriers artificiels pour protéger la population de chouettes de terriers.À l\u2019école secondaire d'Opeongo, en Ontario, les étudiants mettront sur pied un programme pour éliminer les boissons gazeuses en canneîtes de la cafétéria de l'école et remplacer les assiettes et tasses en styro- mousse par de la vaisselle.Impact visible Passionnée par ce nouveau programme, auquel elle a participé depuis la conception jusqu'à l'accouchement, Sonya Strasbourg est convaincue de sa perti- - Courtoisie: minisière de l'Environnement nence et de sonimpactbénéfique.Sonya Strasbourg a participé au nouveau pro- «Le programme aura certaine- gramme depuis la conception jusqu'à l'accouche- mentunimpactécologique dans la ment.Ce programme quinquennal de 50 millions $ constitue une première au Canada.Il a été conçu expressément pour les organismes communautaires.Le ministère de l'Environnement subven- tonne jusqu'à 50 pour cent du coût de chaque projet, la contribution maximale étant fixée à 200 000 $, répartis sur trois ans.«Les partenaires» fonctionne en effet selon la formule de I'appariement des contributions, de façon à stimuler le partenariat.Pour être admissibles, les candidats doivent donc s'associer à des organismes locaux, que ce soit l'entreprise privée, des groupes écologiques, des sociétés en fiducie ou des gouvernements provincial, régional ou municipal.«L'idée, c'était d'encourager les gens à trouver eux-mêmes une partie du financement pour leur projet, en s'associant aux organismes de leur collectivité.Cette formule a aussi pour but de stimuler l'entreprise privée ainsi que d'autres paliers de gouvernement à s'impliquer», précise Sonya Strasbourg.Un engouement Dès le lancement du nouveau programme, communauté.Dans un projet de nettoyage de déchets par exemple, les résultats seront définitivement visibles.ll y aura également unimpactéconomique à long terme, carlorsqu'un programme de recyclage sera créé, il se poursuivra même après la fin de la subvention du minis- tére», affirme-t-elle.La ferveur écologique de Sonya Strasbourg ne se limite pas a son travail.Madame Strasbourg fait partie de la catégorie des gens qui pratiquent ce qu'ils préchent.Son engagement envers la préservation de l'environriement s'étend également à ses habitudes de vie, au jour le jour.Ainsi, elle utilise scrupuleusement la «boîte bleue» de recyclage et conserve ses coquilles d'oeufs, pelures de pamplemousses et d'oranges pour faire du compostage.N'utilisant que rarement des sacs en plastique, elle fait ses courses avec son sac mexicain en paille.Dans son sous- sol, elle a accumulé les produits toxiques (térébenthine, peinture) destinés au dépôt spécial d'ordures ménagères.Andrée Poulin est journaliste à la pige de l'Outaouais we Éditorial par Reine Degarie | l y a dix ans seulement, ceux qui parlaient d'écologie passaient encore pour des hurluberlus.Depuis un an, nous vivons un revirement quasiment complet des mentalités.Presque tous les Canadiens sont devenus conscients que la planéte est gravement menacée.Bon nombre des 27 millions de Canadiens souhaitent dépasser ce stade et s'engager.Ils comprennent l'urgence de passer à l'action d'ici les dix prochaines années.Certains ont déjà commencé, d'autres ne savent trop que faire.Plusieurs estiment qu'il faut aussi exercer davantage de pressions auprès des décideurs - gouvermemen- taux, commerciaux, industriels et scientifiques \u2014 pour créer une nouvelle gestion des affaires de la pla- néte.En fait, il existe une volonté politique d'agir, mais elle demeure fra- gile.Le public doit exiger que des gestes concrets soient posés pour assurer, à temps, la guérison des blessures de notre planète.ll ne s'agit pas simplement de parler ou de s'alarmer des dangers fia- grants et de plus en plus évidents qui nous menacent, mais de faire face à la réalité et de reprendre le sort de la terre en main.On ne peut plus pointer du doigt un seul responsable ou isoler un seul facteur : le phénomène est mondial et l'urgence d'agir nous conceme tous.Les changements déjà amorcés, et à généraliser, se situent autant au point de vue des attitudes et comportements individuels que des pouvoirs publics.Nous faisons face au dilemme suivant: disparaître ou réduire notre train de vie etpayerle prix nécessaire au réaména- gement de nos priorités.Nous tenons la réponse dans nos mains.Ce cahier spécial sur l'environnement veut justement refléter les rôles respectifs que nous jouons et devons jouer dans cette grande quête pour un environnement plus sain.Au long de ses pages, des articles témoignent de la réappropriation de l'environnement que des Canadiens, comme vous et moi, ont entrepris.Nous exposons un bilan de la situation environnementale dans le cadre d'une entrevue avec un pionnier en écologie au Canada, Pierre Dansereau, et une table ronde de représentants de divers groupes écologiques.Puis, sui- .vant quatre grands thèmes : l'air, les sois, l'eau etl'urbanisation / industriali- Sation, nous présentons des initiatives entreprises à divers échelons et dans divers secteurs d'activité de la société canadienne.Chaque section est introduite par un survol de la situation.Les projets décrits touchent une sélection d'initialives individuelles, communautaires, scolaires, municipales, industrielles, commerciales etgouvernemen- lales.Certains de ces cas résultent de l'action concertée entre divers paliers d'intervenants.L\u2019'urgence d\u2019agir nous concerne tous Il n'est pas rare de croire que les beaux parleurs sont de petits faiseurs ou que les promoteurs de grands projets sociaux ou professionnels ne se préoccupent pas de mettre en pratique leurs belles idées dans leur vie personnelle.Nous avons donc décidé de vérifier l'exactitude de ces croyances populaires auprès des interviewés.À la fin de chaque entrevue, chacun à dû répondre à une question identique : mentionnez quelques habitudes que vous avez adoptées, au plan individuel oufamilial, pour contribuer à l'amélioration de l'environnement.Les réponses révèlent divers degrés de sensibilisationetd engagement.Elles laissent cependant entrevoir que notre société est peut-étre en train de réussir le dur passage de la réflexion a I'action.Nous avons largement hypothéqué l'avenir de notre planète, nous avons tous une part de responsabilité à assumer à cet égard et nous avons tous l'impérieuse obligation de jouer un rôle dans sa solution.Les petites et les grandes actions amorcées permettent d'espérer que la restauration de notre planète surviendra à temps.À titre de rédactrice en chel.je me prête au jeu de la question posée à tous.Entre autres, j'airepris d'anciennes habitudes de mon village natal en Gaspésie.Avec des voisins et amis, au keu d'acheter chacun pour soi des outils que nous utikisons seulement quelques fois par année, nous nous les prêtons et les échangeons au besoin.Quant aux vêtements, meu- Dies et livres usagés, je les revends lors de ventes bric-a-brac individuelles ou communautaires ou je les donne.Aussi, comme j'ai la chance d'habiter une municipalité qui distn- bue les boîtes bleues de cueillette sélective des déchets, j'y contribue régulièrement.Avec encore des réserves, j'abandonne progressivement l'usage de certains produits domest- ques toxiques.Je promets d'y voir de plus près à l'avenir.Pour le Canada de l\u2019an 2 020 Les jeunes veulent par Marc Pichette A u Canada, dés seplembre prochain, grace auprogramme national d'éducation environnementale «Visions 2 020», plus de 100 000 jeunes Canadiens auront l'occasion d'exprimer leur vision sur ce que devra être le Canada en l'an 2000.Ce projet a été créé par l'organisme d'éducation environnementale «Public Focus» suite au dépôt du rapport de la Commission mondiale sur l'environnement et le développement.L'Organisation des Nations-Unies avait demandé à la Commission mondiale sur l\u2019environnement - mieux connue sous le nom de Commission Brun- Hand d'étudier la délicate question de l'environnement et du développement.Le rapport de la Commission, intitulé «Notre avenir à tous», introduit un nouveau concept, celui du «développement durable».Le développement durable, tel que défini par la Commission, signifie une utilisation des ressources qui soit en harmonie avec l'environnement afin de sauvegarder ce patrimoine naturel pour les générations futures.L'une des recommandations les plus importantes de la Commission Brun- tland vise la mise sur pied d'une vaste campagne d'éducation, auprès des jeunes, sur l'approche du développement durable «afin qu'ils puissent développer une vision de l'avenir de la prospérité économique tout en s'assurant que l'équilibre de l'écosystème soit sauvegardé».C'estdevenul'élément déclencheur du projet Visions 2 020.Tom Green en est le directeur.M.Green précise l'objectif mis de l'avant par Public Focus avec le projet Visions 2 020: «On encourage les étudiants à comprendre la question du développement durable, à voir comment on peut concilier économie et environnement, de regarder ce que l'an 2 020 pourrait être si on ne fait un développement durable nadiens, en débutant par l'Ontario.Dès mai 1989, M.Green a lancé un appel auxécoles secondaires ontariennes afin que les finissants indiquent leurs vi- fourni aux enseignants toute la documentation requise sur les thèmes choisis par les étudiants.Ils ont ainsi élaboré leurs visions à la lumière de la pers- Courtoisse Public Focus Des jeunes relancent le débat sur la protection de l'environnement.rien comme de s'interroger sur l'avenir de la planète si on agit maintenant.» Dans les écoles secondaires L'organisme «Public Focus» a décidé d'entreprendre la mission d'éducation environnementale des jeunes Casions du Canada tel qu'ils aimeraient y vivre et y travailler en l'an 2 020.Douze thèmes environnementaux sont suggérés dont ceux de la gestion des déchets et de la qualité de l'air.«Si on veut étudier les problèmes de façon sérieuse, l'éducation doit se faire d'une façon adéquate, » précise le directeur qu projet.Public Focusadong CONARL Yo rerete pective gouvemementale, de celle de l'industrie et de celle des groupes écologiques.Suggérer des fagons «Ce n'est pas simplement une question de lancer des sogars qui disent de LLL EAT POSES Sdn eres devez aussi suggérer les façons de recycler, souligne Tom Green.Nous sommes pour la bonne éducation environnementale, nous voulons aider les élèves à prendre leurs propres décisions, il s'agit là d'une grande dilté- rence \u2026» Plus de 6 000 étudiants ontariens ont participé à la rédaction du document final qui résume leurs prises de positions.«Its ont fait les liens eux- mêmes, précise Tom Green.Leurs réponses ont démontré leur compréhension de la complexité de la situation mais, aussi, qu'ils ne désespèrent pas.Certaines suggestions ont le mérite de relancer le débat sur la protection de l'environnement.» Par exemple, les étudiants d'une école secondaire de London se sont attaqués au problème de la pollution de l'atmosphère.«L'Ontario devrait améliorer le développement du transport en commun (tramways, train, autobus) et favoriser le covoiturage.Les autres objectifs sont, pour des courtes distances, d'utiliser la bicyclette plutôt que l'automobile, ou de marcher».«Public Focus» se prépare maintenant à implanter Visions 2 020 à travers tout le Canada.Dès septembre prochain, il devient un programme national.Il sera offert en français et en anglais.Avec son nom, M.Green semblait prédestiné à la cause environnementale, qui déborde d'ailleurs dans sa vie de tous les jours depuis longtemps: «Je n'ai pas d'automobie, je me promène beaucoup à pied, je composite, je recy- cie, je n'achôle pas des choses très emballées.Je fais partie d'un groupe qui lente de préserver l'escarpement du Nagara.» Marc Pichetie est courriérisie pare- [>] mentaire a Toronto.+ VUS SAS SUR DAS SU CSSS MAM MS TUE SDS (JdVv)
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