Le droit, 8 juillet 1978, Cahier 2
[" +) A a my po ais En se > ~~ | i1 get +, ot 4 Lk se Ç ie or ern # me er, # mn mbm ATTN TT Fa 4 es o | / 2 * Lu : ; mans es tr J rnp mre mm S| Ea, errr hrm etme | eh i ; 4] | N \u201cee ey od 4 meee\u2019 nr rt _ Se rier erie hme o sine ms errno Pass a i, ann ki ai = as + 4 = 2 fk a + ith a pe 258 eur ca, Le pe Le | 4 cr % ei rr 5 Al x a ogi ns = = a x et Te + y 5 5 er +, i je Le + JE 4 A SA x TE 7 A) ss a ex ow Lu sf Ax 34 av 2 4 fv i i 5) HL oH bt sa is #7 st Nak Pa ri 5 150 Pa i VE or ta A SE - zh, Vi yo! ë $a: #4 18.oo CE be Feu Henly \"TR nc pee + > He ve, wy fi 23 Ë a 3 AF = r of Lr \u20ac fi x \u20ac % re \u201c3 7 wi gL ; [23 à s, x Go A ia fod RY a Pras eu Fen Re are i te er 134 5 k a ci i + Xn, a 7 ib 3 ti Pope nd K MM 24 er = Waly Rp: BA | \u201cwe Lo gt & ee > > A = Ÿ TA rr ets Sa ee vi Ce mg: À mp uk sp = | in x Ÿ pue UY wr 2 ro 5 > 5 % ad 1 or he ry, i 3, > 45; v4 E pc A i?+ B ÿ da ES A P ~ Re y] » ey A TE an » x 21] we cl 1 i, os or of y.1 he 2 ?a és +3 On x.À ; ) pores oh 2 ca 5 AE at x +, bal a PO he gs 54 on C4 a æ ws né 1 ee sem A To En ÿ + Ci « =a is Na ba À \u201cx AK § 4 Ry 4 4 ein # bo i By wl o AE Ex À E fn, \u201c pi LA OF a oh yd tees fi 4 > 4 LE A it al +4 W À 4h.Hé; 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29 p.c.y voient plutôt un mal, et 20 pc.n\u2019ont pas d'opinion précise sur le sujet.Chez les opposants, 52,5 p.c.déclarent qu\u2019elles sont dange- Le Sondage de la semaine a été réalisé pour Weekend Magazine et Perspectives par les Laboratoires Data, conseillers en recherche, de Montréal, sous la supervision de T.R.Bird.On a effectué à cette fin 1088 entrevues téléphoniques dans 31 des principaux centres urbains du Canada.© Weekend Magazine, 1977 reuses pour\u2019 la santé de la population; par contre, 45 p.c.des Canadiens interrogés n\u2019y voient pas de danger.47 p.c.des interviewés disent que leur province renferme une ou plusieurs centrales nucléaires, tandis que 38,5 p.c.le nient.65 p.c.de ces gens ont raison; 21 p.c.se trompent, la plupart affirmant à tort qu\u2019il n\u2019y a pas de centrale nucléaire dans leur province.Dans la réalité, l'Ontario renferme quatre centrales nucléaires en activité et trois en construction, le Québec une en activité et une autre en construction, et le Nouveau-Brunswick une en construction.Il n\u2019en existe dans aucune autre province.A ceux qui jugent les centrales de ce genre profitables, ona demandé pourquoi, et voici les pourcentages de leurs réponses: Elles répondent à un besoin croissant 40p.c.elles créent de nouveaux emplois 15 p.celles fournissent de l'énergie à plus bas prix 8p.c.le progrés technique les rend inévitables 6p.c.sous réserve qu\u2019on sache disposer de leurs déchets en toute sécurité 6,5p.c.autres raisons 8p.c.sans opinion précise 16p.c.De même on a demandé aux opposants les raisons de leur refus.Voici ce que cela donne: Danger pour la santé de la population 52,5p.cil existe d'autres sources d'énergie qui sont meilleures 17p.c.danger pour nature et ; environnement 10p.c.autres raisons 5p.c.sans opinion précise 15p.c.Seulement un citadin canadien sur cing estime étre suffisamment informé des avantages et désavantages de l\u2019énergie nucléaire, 45 p.c.reconnaissent n\u2019en avoir qu\u2019une idée vague, 31 p.c.disent ne rien comprendre au sujet et 4 p.c.ne se prononcent même pas.On a demandé aux interviewés de comparer les centrales nucléaires aux centrales ordinaires älimentées au charbon ou au mazout (il n\u2019y a guère qu'au Québec que ces centrales soient presque uniquement hydrauliques), et 23 pc.jugent les nucléaires nettement plus dangereuses et 34 p.c.un peu plus dangereuses, contre 15 p.c.qui les pensent un peu moins et 4 p.c.beaucoup moins dangereuses; 24 p.c.ne se prononcent pas.69 p.c.de ceux qui croient les centrales nucléaires avantageuses les jugent sûres et, curieusement, 22 p.c.les jugent non sûres.Par contre, seulement 26 p.c.de ceux qui estiment désavantageuse la construction de telles centrales pensent qu\u2019elles ne présentent pas de danger, mais 68 p.c.du groupe les jugent dangereuses.Plus d'hommes que de femmes (60 p.c.contre 43 p.c.) voient un avantage dans la construction de centrales de ce type, et de même plus d\u2019hommes (58 p.c.contre 32 p.c.des femmes) ne croient pas leur fonctionnement dangereux pour la population.Plus précisément encore, 25 p.c.des hommes contre 13 p.c.des femmes jugent les centraless nucléaires moins dangereuses que celfes alimentées au charbon.Cet optimisme est-il justifié par une meilleure connaissance de la question?En tout cas, 29 p.c.des\"hommes _ prétendent s\u2019y connaître contre 11 p.c.des femmes.L'optimisme semble être aussi le fait de la jeune génération.65,5 p.c.des citadins âgés de 18 à 24 ans voient un avantage dans la construction de centrales nucléaires, mais le taux d'avis favorables décroît par degrés jusqu\u2019à 41,5 p.c.chez les gens de 55 ans et plus.De même, le taux de ceux qui croient à la sécurité des centrales nucléaires diminue avec l\u2019âge de 56 à 29 p.c.Comme, d\u2019ailleurs, l'opinion que ces centrales sont moins dangereuses que celles au charbon: de 21 à 12 p.c.!l faut dire que 30,5 p.c.des plus jeunes citadins affirment s\u2019y connaître, en regard de seulement 10 p.c.des plus âgés.En répartissant les interviewés selon leur revenu, on constate que la confiance croît en même temps que celui-ci.11,5p.c.de gens gagnant moins de $5 000 par an jugent très profitable la construction de centrales nucléaires, en regard de 21 p.c.des citadins touchant $25 000 et plus.De même la confiance dans la sécurité de ces centrales s'élève de 29 à 61 p.c.d'un bout a l'autre de I'échelle des revenus.La cro- vance a la supériorité du nucléaire sur le charbon pour I'alimentation des centrales électriques progresse de 11 p.c.chez les gens aux gains de moins de $10 000 à 29 p.c.chez les plus riches.La connaissance du sujet s'élève également d\u2019après le revenu, de 16 p.c.chez les mêmes citadins à faibles gains jusqu\u2019à 30,5 chez les plus fortunés.Seulement 43 p.c.des Québécois interrogés savent que leur province renferme une centrale nucléaire, tandis que 70 p.c.des Ontariens sont au courant de la chose.Mieux informés, les Ontariens sont aussi plus portés que leurs compatriotes d\u2019autres régions (à 64 contre 49 p.c.) à croire à la sécurité de ce type de centrales, comme à en juger profitable la construction (à 55,5 contre 42 p.c.) Mais c\u2019est la Colombie qui renferme le plus fort pourcentage (26 p.c.) de gens qui entendent quelque chose à la question nucléaire.Au Québec, les francophones sont moins nombreux (à 31,5 contre 40 p.c.) que les anglophones à nier l\u2018existence de centrales nucléaires dans la province, même s\u2019il y a plus d\u2019anglophones (à 23 contre 12 p.c.) à prétendre s'y connaître dans ce domaine.Par contre, plus d\u2018anglophones croient sans danger les centrales nucléaires (à 48 contre 32,5 p.c.) et, partant, avantageuse la construction de telles centrales (à 54 contre 42,5 p.c.).La semaine prochaine: le système métrique.2 - 8juillet 1978 MALENTENDU \u2014 II me semble que tu pourrais au moins me souhaiter bonne nuit.Même si j'avais emprunté mon ton le plus suppliant pour quémander cette toute petite faveur, elle se contenta de soupirer et éteignit.Encore une fois, nous recommencerions à jouer à qui ferait le premier pas.Un silence agaçant s\u2019installa dans la chambre en même temps que la noirceur.Après quelques minutes, je retins mon souffle.Elle en fit autant.Je respirai bruyamment; elle fit de même, si bien que je ne pouvais plus espérer la voir rompre son silence par des manoeuvres aussi modestes.Je laissai passer presque un quart d'heure avant d\u2019être pris d\u2019un soudain accès de toux.Ma quinte était si vraie que je vins près de m'étouffer.N'importe quel autre soir, ma femme n'aurait jamais résisté à une toux aussi émouvante: elle aurait allumé la lumière pour me poser la main sur le front et s'inquiéter aussitôt de ma santé.Ce soir-là, rien! Couchée sur le dos jusque-là, elle se tourna légèrement sur le côté et recommença de respirer avec régularité comme si de rien.n\u2019était.Une fois remis de mon accès, j'attendis le moment propice pour une nouvelle tentative.Je ne sais s\u2019il y a des couples qui réussissent à vivre toute une vie sans bouder, mais le phénomène me semble si courant qu\u2019on devrait dans les cours de préparation au mariage enseigner les astuces à déployer pour sortir le conjoint de son mutisme.Après avoir mûrement réfléchi à la situation, je décidai de faire appel aux sentiments humanitaires de ma femme: \u2014 Tu nas pas le droit de te comporter ainsi avec un homme malade, dis-je dans un trémolo qui sonna comme un sanglot.\u2014 Tes pas forcément malade parce que tu passes un petit examen! On voyait bien qu\u2019elle n'avait jamais subi cet infâme examen qui s\u2018appelle un «davement baryté».En parler avec autant de légèreté! J'aimerais bien la voir sûr la table, elle, avec un radiologiste qui appuie sans pitié -sur son abdomen gonflé à bloc un gros appareil à rayons-X tout en lui ordonnant de retenir son souffle ou d\u2019expirer.Le ventre plein de baryum, celui qui ne veut pas faire \u2018de dégâts a d'autres préoccupations que celle de respirer sur commande! Je faillis lui crier mon indignation, mais je décidai de ravaler: il serait toujours temps, quand je saurais enfin la cause de sa bouderie, de revenir sur le sujet et de lui faire comprendre qu\u2019uñe épouse digne de ce nom ne laisse pas s'endormir sans affection un homme qui vient de subir pareil traitement médical.Oubliant I'amour-propre qui me commandait de bouder à mon tour, je m'\u2018assis dans le lit et ouvris la lumière.\u2014 Écoute, on ne peut pas continuer ainsi.C\u2019est tout à fait stupide.Elle se tourna vers moi et se frotta les veux comme si elle sortait d\u2019un profond sommeil.Elle n\u2019avait pourtant pas fermé l'oeil! \u2014 Qu'est-ce qu'il y a?demanda-t- elle en bäillant.\u2014 C'est plutôt moi qui devrais te le demander.Confiant d\u2019arriver à clarifier enfin la situation, je lui rappelai les faits qui avaient paru déclencher sa saute d'humeur: \u2014 le reviens de l\u2019hôpital, tu me demandes comment les choses se sont passées, je commence à te raconter les détails de l'examen et tout à coup, tu te fermes comme une huître.Est-ce que j'ai dit quelque chose qui t'a blessée?Au lieu de répondre, elle fixa le plafond.Quand j'en conclus qu'elle r'ouvrirait pas la bouche sans que je la supplie de le faire, je posai la main affectueusement sur son front.Elle daigna poser les yeux sur moi.\u2014 Parle! Je suis sûr que ce n\u2019est qu\u2018uo malentendu.Après des efforts qui avaient lair surhumainé , ma femme me demanda si j'avais déjà rencontré l\u2019infirmière qui m'avait préparé à l'examen.Je protestai avec énergie.Jamais je n\u2019avais vu cette fille auparavant.\u2014 Alors, ajouta-t-elle, pourquoi t'a-t- elle dit: «Ah! je vous connais vous, vous êtes monsieur Fournier!» \u2014 C\u2019est probablement parce quelle lit Perspectives, dis-je en souriant.J'espère que tu ne me fais pas la tête juste pour ça?i \u2014 Menteur! Si elle lit Perspectives .comme tu le prétends, comment se fait-il qu\u2019elle ne t'ait reconnu qu'au moment où elle allait introduire la canule de baryté, hein?- Je restai bouche bée.L'argument me prenait vraiment par derrière\u2026 & juillet 1978 - 3 sy Lacigarette laplus douce | I \u2019 to .oo- \u2018 Avis: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croît avec l\u2019usage-éviter d'inhaler.Moyenne par cigarette- Filtre King Size et Filtre Régulière: goudrons 5 mg, nic.04 mg. ai ERE NP SP! nr ) TN RR | F \u201c ESS +: a\u201d _ Rallve-odyssée \u2026 à travers le memes Ae crs AE PÂR ANDRÉMOISAN -.Lorsque Robert Hardy, Jacques Gré- vo \u2018goire et moi faisons notre inscription däns le rallye Côte-d'Ivoire / Côte d\u2019A- \u2018Zur, nous avons bien plus l'impression : d'avoir trouvé un -bon prétexte pour fepartir à l\u2019aventure que de faire-notre entrée dans le sport automobile.En réalité, c'est la traversée du Sahara par -une de ses routes les moins fréquentées, celle du Ténéré et de la Libye, qui nous fascine, Bob pour avoir déjà goûté au _ désert, Jacques et moi pour nous en être - fait raconter les merveilles.De plus, c\u2019est pour chacun de nous une première expérience sérieuse en.compétition - automobile._ insiste une fois de plus, sur certains règlements spécifiques.Puis on.hous \u2018communique les renseignements de dernière minute.À travers toute l\u2019excitation qui règne la veille d'une grande \u201ccompétition, une ruürñeur persiste et domine toutes les autres: ça va être dur, très dur! - Le 28 au matin, nous présentons la Toyota au parc fermé pour l'inspection officielle: elle est passée au peigne fin par deux examinateurs qui nous \u2018donnent leur bénédiction pour le départ.Avant d'aller finir la préparation de nos effets - persoñinels, nous prenons le .temps de faire le tour du parc, d'examiner les voitures de nos rivaux\u2019et de nous.faire une idée de la concufrence.c Deo 2 ar, Jacques Grégoire Robart Ts et l\u2019auteur, \u201cdevant leur véhicute, une Toyota Landcruiser, + _ lors d'un bref arrêt dans le désert pour faire le.plein.la.rater: \u2018L'occasion se présente trop bien pour Bob et Jacques travaillent comme coopérants depuis deux ans en Céte-d'Ivoire et Bob posséde déja une Toyota Landcruiser passablement bien équipée pour ce genre d\u2019expédition, ce qui minimise un peu les frais de pré- .paration.Je me rends donc à Abidjan à la mi-décembré pour les aider à com- \u201c pléter les derniers préparatifs et m\u2019acclimater un peu au rythme de l'Afrique.Le rallye que nous allons faire, bien qu'il ne fasse partie d\u2019aucun\u2018circuit, est \u2018organisé par un professionel en la matière \u2014 Jean-Claude Bertrand \u2014 et sujet a toutes les.mesures de sécurité prônées par la Fédération internationale du sport automobile.Nous avons: .donc droit, piri 1976, a une Bob a assisté au départ dun rallye similaire l\u2019année précédente et il prétend que les véhicules sont de loin.\u201cmieux préparés que la dernière fois.De \u201cplus, l\u2019échantillonnage des cent trenté- six - véhicules inscrits est très vari quatre roues motrices, voitures de série, camions, buggies et motos.Oui, des motos! De jeunes aventuriers vont en effet s\u2019élancer à moto sur plus de 9000 kilomètres de\u201c pistes épouvantables, par toutes les températures, seuls et sans bagages.Les compagnies Honda et Yamaha sont bien représentées avec des équipes officielles et de bons pilotes.Dans les voitures, les deux marques les mieux représentées sont sans doute Range Rover et Toyota avec -pas moins d'une quinzaine de véhicules chacune: 2.= {.167\u20ac ETAPE: Abidjan-Niamey (1 800km) de la brousse à la savane La première étape du rallye\u201d ne présente pas en principe de difficultés pour pérmettre aux concurrents de se rendre à Niamey en 58 heures, sauf deux contrôles de douane à traverser.C'est pourquoi les organisateurs ont prévu, pour départager immédiatement les professionnels des.amateurs, deux épreuves spéciales.D'abord dès le départ, à laDjibi, un circuit fermé de 1,5 km, puis une section de 90 km a _ parcourir en 50 minutes an peu plus loin sur la route.Les deux épreuves, malgré leur différence de longueur, se courent.sur le même genre de piste poussiéreuse à souhait, agrémentée de \u201c trous, ornières, dos d'âne, gués, courbes en contrepente, descentes vertigineuses.Au moins à la Djibi; nous ne la route poules, moutons, vaches, ânes et même des Africains! La première épreuve donne lieu à des tours de piste très spectaculaires où les véhicules sont projetés en l\u2019air à plu- _ sieurs reprisés, et plusieurs mécaniques en prennent un bon coup.Déjà on peut prévoir une chaude lutte entre les meilleures motos et \u201cles meilleures autos, puisque deux Renault 12 Simpar 4X4 affichent les meilleurs temps \u2026 devant deux Yamaha, même si au classement général de Niamey quatre mo- fos talonneront la 12 Simpar de Privé, alors que celle de Briavoine est relé- guéé au 14e rang, à la suite d'une crevaison et d\u2019une rupture du câble d'aécélérateur.Le reste de la route qui nous conduit d'Abidjan à Niamey nous procure l\u2019occasion de traverser deux pays d'Afrique, soit la Côte-d'Ivoire et la Haute-Volta, avant d'entrer au Niger.A mesure que nous remontons vers le nord, nous passons de la végétation luxuriante de la brousse à celle non moins belle de la savane, avec ses grandes herbes et ses.arbres isolés que nous reconnaissons comme le paysage typique des documentaires filmés sur les animaux d\u2019A- \u2018frique.Nous n\u2019aurohs malheureusement pas la chance d\u2019admirer ce qui reste de la faune animale de ce \u201c risquons pas de voir surgir au milieu de fonces qui jonchent les abords.de la continent, les quelques réserves où elle est maintenant confinée à l\u2019abri des chasseurs et des \u2018braconniers se trouvant plus à l\u2019est de notre route.Niamey, aux portes du désert, est certainement une ville superbe.Une journée de repos nous permet d'en profiter agréablement le 31 décembre, Nous visitons un marché fantastique et faisons nos derniéres provisions avant d'affronter l'inconnu.Nous avons l\u2019occasion de participer à un réveillon mi-africain, mi-européen, au grand hôtel de l\u2019endroit et qui, malgré tout son charme, ne peut dissiper en nous la \u2018 nostalgie des fêtes à la québécoise.2\u20acETAPE: Talcho-Tahoua (227 km) aux portes de l'enfer Le premier janvier, tout le monde se déplace de quelques kilomètres pour être au départ de la deuxième étape à Talcho, le lendemain matin.L\u2019ambiance est très gale lorsque tous installent leur campement pour la nuit, se lancent des invitations à souper, s'échangent des ustensiles ou des casseroles.Certains même allument leurs fusées de détresse puis, pendant quelques minutes, c\u2019est le feu d'artifice accompagné d'un'concert de klaxons de tout acabit.Inutile de préciser que les quelques habitants du minuscule village voisin n\u2019en croient ni leurs veux ni leurs oreilles.Debout à 5 heures du matin après une nuit glaciale, voisinant le O°C.Nous attachons tout ce qui pourrait bouger dans l\u2019auto, vérifions la solidité de la galerie du toit, faisons le plein et nous présentons au départ.Enfin, de l\u2019action à notre mesure! La piste est tellement mauvaise, les roulières si profondes et le sable si mou que notre garde au sol, ainsi que la largeur de nos pneus Tru-Trac deviennent tout à coup notre meilleure garantie.Notre véhicu- \u201cle fait aussi ses preuves de solidité et d'endurance lorsqu\u2019il est projeté en l'air à plusieurs reprises.Dès le départ, nous commençons à dépasser des voitures quin \u2018ont pu résister aux coups, d'autres qui sont ensablées jusqu'aux essieux et enfin d'autres qui, pensant éviter les roulières, sont allées crever sur les , 0 ET rer rc qe EE © Ty 2a 5 I Sr TROIS QUEBECOIS | ONT TENTE ET REUSSI CETTE AVENTURE INCROYABLE | \u2014 DE 136 VEHICULES - DONT DES MOTOS-LANCES SUR 3500 MILLES DE PISTES ra sn SEMEES DES PLUS TRAÎTRES EMBÛCHES piste.Nous n'avons pas fait la moitié du trajet lorsque nous nous arrêtons quelques minutes pour remettre sur roues un concurrent malchanceux qui a fait un toit.Par hasard, il s\u2019agit de nos amis, Malosse et Coliot, respectivement chef d'atelier et gérant d\u2019une agence Toyota d\u2019Abidjan et qui pilotent un véhicule identique au nôtre, quoique neuf et plus puissant.Comme il n\u2019y a que la carrosserie et le pare-brise qui en ont pris un coup, nous leur souhaitons meilleure chance et repartons en trombe.- Quelques villages apparaissent encore de temps à autre sous la forme d\u2019un amas de grandes urnes en terre battue.En observant la rarë végétation rabougrie qui semble se tordre de soif sous le soleil, nous nous demandons ce que peuvent bien foutre des êtres humains dans un endroit pareil.l\u2019enthousiasme que les villageois démontrent au passage des véhicules témoigne pourtant d\u2019une insouciance et d\u2019un bonheur dont beaucoup d'autres populations semblent avoir perdu le secret.L'atrocité de la route, la tension et la fatigue de ces quatre heures et demie de course n\u2019ont pas entamé l\u2019excitation et l'enthousiasme que nous éprouvons à pousser notre véhicule au maximum de ses capacités.C\u2019est après avoir dépassé 25 concurrents que nous présentons notre carte de route au contrôle horaire à Tahoua.Ce n\u2019est qu'à ce moment que nous nous rendons compte à quel point nous sommes engourdis et courbaturés.Quoi de mieux que quelques bonnes bières locales pour étancher sa soif et se remonter un peu?Bientôt nous sommes littéralement assaillis par une meute de Touaregs se bousculant pour nous vanter les mérites de leur marchandise.De longues négociations étant de rigueur, ce n\u2019est que plusieurs heures plus tard que nous regagnons la Toyota les bras chargés de bijoux et de pièces artisanales de toutes sortes.Crevés, nous ne prenons que le temps de préparer un souper rapide et de vérifier le classement cumulatif qui nous plaçait au 47e rang, soit 34 places de mieux que la veille.C\u2019est quand même un peu inquiets que nous nous endormons vers les 21 heures puisque Coliot et Malosse \u201cne sont toujours pas rentrés.\u2026 - 3°ETAFE: Tahoua-Agadès (435km) la compétition se corse C'est au départ de la troisième étape que nous retrouvons nos amis, remis de leurs émotions sans pour autant avoir de pare-brise.Ils en seront quittes pour endurer le froid qui persiste jusqu\u2019à ce que le soleil soit très haut dans le ciel.Dailleurs, ils ne seront pas les seuls à avoir un problème identique, la route ayant déjà renversé plusieurs équipes sur le toit.Ici, ce sont quatre motos qui ont pris les commandes du peloton de- tête, suivies par les deux 12 Simpar.On ne compte pas moins de neuf abandons dans l\u2019étape de la veille.Les premiers kilomètres s'avèrent très rapides, la piste étant relativement belle.Les autos puissantes et légères doivent sûrement s'en donner à coeur joie, ce qui n\u2019est pas tout à fait notre cas.Heureusement, ça ne-dure pas.On se retrouve vite dans un bourbier aussi terrible que la veille et la Toyota se comporte à nouveau très bien.La remontée progressive des concurrents reprend de plus belle.On s\u2019en va sur un temps assez respectable, \u201ccompté tenu de notre lourdeur, lorsque, avec encore 150 km à parcourir, la piste redevient très belle.On accélère pour passer en 4e, mais le moteur rouspète.On a beau pousser en 3e, rien à faire; on reste plafonné à 60 km à l\u2019heure.On se regarde et on se demande si on doit s'arrêter ou finir l\u2019étape à cette vitesse.Sans oser se l'avouer, nous réalisons bien la négligence stupide qui nous a poussé à fêter la veille au lieu de faire une vérification sérieuse de la voiture.On décide enfin de s\u2019arrêter et voir de quoi il retourne: comme on s\u2019y attendait un peu, ce sont des filtres à air et à essence encrassés et presque complé- tement bloqués qu\u2019on retire du moteur.Le temps de nettoyer et replacer, faire le plein avec nos bidons et c\u2019est avec vingt minutes de retard que nous reprenons la route pour enfin -terminer cette étape de 435 km.Malgré cette-mésa- venture, on \u2018aura\u201dpris six places au classement général, soit le 41e rang.En tête c\u2019est tout un chambardement: Briavoine a remis une 12 Simpar au.premier rang, suivi de Bayard et Des- heules sur Yamaha et Honda.Turco, sur une Datsun 1600, est passé de la 9e à la de.position et Deladrière, Buggy, de la 8e à la 5e.Guili et Royer, sur Yamaha, respectivement 3e et 4e la veille; sont relégués aux 43e et 14e rangs, à la suite d\u2019erinuis mécaniques.Privé aussijoue de malchance et se voit coller un cinq heures de pénalités pour son retard et se retrouve en 44e position.Agadès, point stratégique du désert lors de la Seconde Guerre mondiale, est sans doute notre dernier point \u2018de -contact avec la civilisation pour un bon bout de temps.On y remplit les formalités de douane et de police puisque c\u2019est la dernière ville avant la\u2019 frontière lybienne.On y fait aussi provision d'essence: cette fois nous devrons parcourir 635 km sur cette réserve.Le camping où nous passerons la nuit \u2018est situé dans une oasis typique qui nous fait comprendre à quel point la végétation peut être fraîche et reposarite lorsqu'elle est perdue dans une mer de sable: Cette fois, nous perdons.moins, de temps à savourer les délices \u2018de ce site enchanteur et procédons a un examen approfondi de la voiture avañt, d'aller dormir.sur son .po | - dues de sable vierge, à perte de vue et ~~ 4°ÉTAPE: Agadès \u201cArbre duTénéré ©) le sable à perte de vue Frais et dispos, la voiture en parfait \u2018état, nous prenons place au départ de l'étape au moment.où le jour se lève.- Sur une piste très mauvaise, le même scénario semble vouloir se répéter: on fonce-et la voiture répond bien.Au km 180, lorsque nous arrêtons pour transvider l\u2019essence des bidons au réservoir, - tout semble aller pour le mieux.C'est dans toutes les directions.Lair est si sec \u2018 et clair que nous pouvons distinguer, 7 kilomètres à l'avance, les balises qui sont, de kilomètre en kilomètre, notre seul point de\u2019 repère.La présence, a intervalles réguliers, d\u2019ossements de \u2018toutes sortes, nous fait comprendre que la beauté de ce paysage n\u2019a d'égale que son inhospitalité pour les êtres vivänts.- À l\u2019arrivée, c\u2019est la consternation .générale, presque tous les concurrents .ayant, eux aussi, mal jugé leur consorm- Suite page.6 a ; Bil mad } spor\u201d resaeast\u201d Rp Bobo-Dioulasso alors qu\u2019il nous vient une terrible .appréhension.Un calcul rapide confirme nos doutes: pour faire 180 km, nous avons consommé le tiers de \u201cnotre réserve totale, ce qui, au même rythme, ne nous permettrait que de parcourir 540 km.La seule solution: rouler à l\u2019économie maximale et perdre de précieuses minutes.On comprendra l\u2019état de frustration complète dans laquelle nous avons terminé les 100 km de cette étape, heureusement sur un sable très dur et plat qui nous permettait de rouler à bas régime en 4e vitesse.Ci-dessus, carte indiquant a partie africaine dû} parcours .) du rallye; ci-dessoüs, - ün des avions de l\u2019organisation \u201c/_ durallye et une Renäult 4 - en\u2019parine, près du gîte d'étape, of à l\u2019Arbre du Ténéré.\u201cEn page couverture, la sculpture - SE quia remplacé l'Arbre du Ténéré et, au premier plan, l'un des deux püits où les , équipes ont fait le plein deat.NIGER\" EI M Se Rallye~odyssée atravers leSahara mation d'essence.Et pourtant, pas une.goutte de ce précieux liquide car nous sommes réellement en plein milieu du désert.Un commerçant opportuniste aurait pu y vendre de l\u2019essence à 50 dollars le gallon qu\u2019il aurait trouvé preneurs.Nous en sommes donc réduits à rouler de nouveau à l'économie jusqu\u2019à la prochaine étape.Pourvu que le sable reste dur! Treize abandons au cours de cette étape, mais peu de changements au classement général.A la tombée du jour, tous les rescapés eurent droit à un spectacle extraordinaire.Dans l\u2019excitation propre à toute arrivée de compétition automobile, personne n'avait remarqué qu'une dizaine de Touaregs, surgis à pied de nulle part, étaient affairés à remonter de l\u2019eau des deux puits qui forment, avec l\u2019arbre symbolique et le sable, le seul paysage de ce coin du Ténéré.Leur présence ici relevait du miracle puis- qu\u2019il n\u2019y avait âme qui vive à moins de 250 km.Alors que notre attention était toute dirigée vers ces Touaregs pittoresques tirant ferme sur leurs cordes et remplissant d\u2019eau leurs immenses sacs de peau, personne ne remarqua la longue caravane immobilisée à quelques pas derrière nous, dans un silence religieux.Imaginez: quelque deux cents chameaux, enlignés sur plusieurs centaines de mètres, les flancs lourdement chargés de marchandises, côtoyant pendant quelques minutes quatre-vingt- dix véhicules motorisés en plein milieu du désert.Rencontre spectaculaire où la confrontation de deux civilisations n\u2019était pas sans nous laisser la pénible impression d\u2019être des intrus.C\u2019est sous un coucher de soleil flamboyant que la caravane s\u2019ébranla, alourdie de quelques litres d\u2019eau, pour se perdre dans la nuit du Ténéré.5ETAPE: Arbre duTénéré-Dirkou (358km) les pannes.\u2026 sèches Etant donné que nous avons des kilomètres de large pour circuler, Jean- Claude Bertrand décide de nous faire partir par groupes de 15 voitures à 15 minutes d'intervalle.Le temps imparti de cette étape de 358 km étant de trois heures, nous calculons notre moyenne afin de rentrer en moins de six heures, soit le temps maximum pour ne pas attraper un 5 heures de pénalité.Les premiers 200 km nous laissent espérer que nous atteindrons le but fixé, le sable dur nous permettant de rouler au-dessus de 70 km sans pousser notre consommation.La seule frustration est de nous voir dépasser régulièrement par des véhicules normalement moins rapides que nous, mais qui bénéficient d\u2019une plus grande réserve de carburant.Nous ne sommes pas au bout de nos peines.À mesure que nous approchons de Dirkou, le sable devient de plus en plus mou et nous devons rétrograder de plus en plus souvent de la 4e à la 3e pour traverser de grandes surfaces de sable moins portant, puis plus près de l\u2019arrivée, de la 3e à la 2e.A 20 km du but, notre indicateur de niveau d\u2019essence semblait collé à zéro, et l'angoisse de la panne sèche commence à nous étreindre, confirmée par l'arrêt de plusieurs concurrents, de kilomètre en kilomètre.Le pire, c\u2019est que.nous avons déjà perdu tout espoir d'éviter la pénalité de 5 heures.C\u2019est sur quatre roues motrices, en 2e vitesse que nous devons parcourir les deux derniers kilomètres, probablement sur des vapeurs d'essence.Nous sommes moralement crevés et la journée de repos prévue pour ie lendemain sera sûrement la bienvenue.L'approvisionnement en essence avait été planifié par les organisateurs.Des tonneaux de métal de 200 litres avaient été apportés par camion, spécia- 6\u20ac ETAPE: Dirkou-Madama (409km) perdus.Nous décidons, sur les conseils de plusieurs amis, de dégonfler nos pneus a 16 livres pour mieux porter sur le sable.Avec un peu plus d\u2019expérience, nous n\u2019aurions pas hésité à le faire dans la dernière étape et nous aurions sans doute évité la pénalité de 5 heures, même en roulant à l\u2019économie.Les premiers 150 km nous permettent de rouler à fond de train sur un sable plus ou moins dur, sans obstacles particuliers.Nos provisions d'essence étant largement suffisantes jusqu\u2019au \u2018prochain ravitaillement, nous ne craignons pas de foncer.Tout à coup, c\u2019est de nouveau l'enfer: une piste défoncée, un mélange de gros cailloux et de sable, de roulières profondes suivies de champs de pierres mobiles et glissantes, enfin tout ce qu\u2019il faut pour mettre SE EPL = .el L'oasis de Dirkou n'ayant pas de station-service, c'est sur le sable du désert que l\u2019organisation a déposé les bidons d'essence dont les concurrents vont avoir besoin.lement pour la circonstance puisqu'il n\u2019y a pas de ravitaillement possible à Dirkou normalement.D'ailleurs dans cette petite oasis jumelée à un camp militaire, la nourriture et l'eau sont aussi rares que l'essence.C\u2019est dans le fin fond de nos énergies que nous puisons les forces nécessaires pour transvider les 200 litres du tonneau dans notre réservoir et les bidons.Spectaculaire accident à l\u2019arrivée de l'étape: Turco, énervé par une panne sèche à 15 km du contrôle, se fait rapporter de l'essence par un concurrent charitable et fonce vers l\u2019arrivée à 160 km/h avant qu'aucun des passagers ait le temps de rattacher sa ceinture.Une lame de sable, cachée par la réflextion du soleil, projette la Datsun en lair.Les deux blessés seront rapatriés en avion a Agadès.Turco s\u2019en tire avec des fractures du nez et de la clavicule et son coéquipier avec des côtes cassées.Ils devront abandonner, après avoir ravi la 4e place au classement général.Le lendemain sera occupé à changer un support de moteur cassé, faire une bonne mise au point et se préparer mentalement à la prochaine étape qui, paraît-il, sera plus que difficile.Malgré la beauté et le calme de l\u2019oasis, nous avons des fourmis dans les jambes et nous sommes pressés de reprendre la route pour essayer d'améliorer notre 46e place au classement.en valeur un 4X4 solide comme le nôtre.Cette fois, nous sommes convaincus de réaliser un excellent temps à mesure que nous doublons nos concurrents.A tel point que nous n\u2019hésitons pas à tirer d\u2019embarras plusieurs rivaux dont le câble de remorquage est prêt; dans ces conditions, nous perdons rarement plus de 30 secondes à chaque dépannage.Seule une Peugeot 504 bien enlisée jusqu\u2019aux essieux résistera a notre traction rendue innefficace par un terrain trop mouvant.Après avoir rejoint Coliot et Malosse, occupés à sortir une Peugeot du sable avec leur treuil, nous escaladons une large colline de caitloux à perte de vue.Arrivés au faîte, nous cherchons vainement des traces.Rien! Au moment où nous entreprenons la descente, nous apercevons une moto sur la droite filant au loin à toute allure.Nous fonçons tant bien que mal dans sa direction.Au moment où nous la perdons de vue, nous n'avons pas encore retrouvé les traces.Puis nous découvrons derrière un monticule de roches un groupe de voitures parmi lesquelles plusieurs têtes de file.Ils sont aussi perdus que nous.Croyant tenir notre chance d'en devancer plusieurs au classement général, nous n\u2019hésitons pas à foncer en faisant cavalier seul.Quelques minutes plus tard, nous apercevons Coliot et Malosse fonçant dans «une direction bien précise.Nous tentons vainement de les rattraper et nous les perdons bientôt dans les vagues immenses d\u2019un terrain qui ressemble plutôt à une mer de cailloux rouges et noirs.C'est dans ce paysage soudainement triste et affreux que nous commençons à réaliser notre solitude face à une nature rébarbative.Au moment où une atmosphère de panique commence à poindre parmi l\u2019équipe et que nous fonçons à gauche et à droite sans succès, j'aperçois au \u201cloin un pic montagneux.Mirage ou réalité?Après quelques minutes ma vision semble se préciser.Je réclame la carte au troisième coéquipier qui, lui, ne semble pas trop comprendre l'utilité d'une carte à pareil endroit.Un seul pic est indiqué sur la carte dans la région oû nous nous trouvons.Un peu plus optimiste, je fais part de mes observations et nous immobilisons la Toyota.La position du soleil et la direction générale de la route franc nord, donnée par Bertrand au briefing, confirment un peu plus nos calculs: notre point de ralliement, Madama, devrait se trouver à environ 50 km à l\u2019ouest de la montagne que nous voyons au loin.Le fait de n\u2019avoir pu retrouver la piste sur la droite donne encore plus de poids à nos allégations.Un peu plus confiants, nous reprenons la route en ne lâchant pas des yeux notre repère miraculeux.Vingt minutes plus tard, nous rejoignons Coliot et Malosse qui ont fait les mêmes observations que nous et cette fois, on s'entend pour ne pas se perdre de vue, la course étant de toute façon perdue pour nous aujourd\u2019hui.Une heure plus tard, nous retrouvons la piste à une quinzaine de kilomètres de Madama.Au contrôle, très peu de véhicules sont rentrés et encore moins ont évité la pénalité de 5 heures.Jean-Claude Bertrand est inquiet parce que, sur les cinq avions dont il disposait au départ, il n'en reste que deux.Les autres, ayant servi au rapatriement des - blessés, n\u2019ont pu trouver de carburant pour revenir suivre le rallye.De plus, les deux rescapés ne disposent que de très peu d'essence.A la tombée de la nuit, Jean-Claude fait enligner plusieurs voitures en demi- cercle, tournées en éventail vers le sud, tous phares allumés.A neuf heures lorsque les derniers camions-balais sont rentrés, il manque toujours deux voitures ensablées à quelques kilomètres de là et un motard qui, lui, n\u2019a été revu par personne.Au classement général, Briavoine mène toujours, mais à la suite de l'abandon de Turco et d'un léger accident à Desheules, Comte a pris la 2e place sur Yamaha, et Metge se retrouve en 3e place, suivi de Betemps sur une autre Range.7e ÉTAPE: Madama-Djerba(2 060km) le drame Pourtant au briefing de Madama précédant le départ, Jean-Claude Bertrand nous met en garde: le rallye n\u2019est pas fini, des sections très difficiles nous attendent en Libye, il y a danger de se \u201c perdre dans les dunes de l\u2018Edeyin de Mourzouk, le goudron entre Traghen et Sebha est défoncé et donc très dangereux, etc.enfin qu\u2019on n'aura peut- 6- 8juillet 1978 > PE \u2014_ end étre pas trop de trois jours pour faire les 2 060 km qui nous séparent de Djerba.Cela dit, Jean-Claude viendra effectuer un atterrissage en catastrophe à la frontière de Toumo pour vérifier si tout va bien puis repartira à la recherche de Sabine, le motard disparu.Après l'avoir repéré en avion dans la journée, c\u2018est\u2018en.~.retrouvons, le temps de quelques photos, sur la créte de la dune suivante, pour apercevoir, à dix kilomètres, le village de Traghen.Nous sommes tombés pile dessus, mais dans notre enthousiasme nous ne comprenons pas encore la chance que nous avons d\u2019être la.le pire accident du rallye, qui a fracassé Les dunes de sable avant la halte de Djerba, où est survenu trois autos, deux motos, et fait deux morts et six blessés.Range Rover qu'il ira le récupérer après huit heures de navigation à la boussole dans le désert.Quant à nous, nous nous dirigeons en ce & janvier vers la frontière libyenne où nous recevons un accueil des plus chaleureux: on nous sert des sandwichs au thon et du thé pendant que s'effectuent les formalités de douane et l\u2019échange d\u2018argent.Nos appréhensions quant aux Libyens se dissipent peu a peu.Repartis de Toumo au début de Faprés-midi, nous faisons route avec d'autres voitures, tel que Jean-Claude Bertrand nous l\u2019a recommandé.Ça vaut réellement la peine, du moins pour les deux roues motrices qui s\u2019ensablent continuellement.Tous les 4X4 triment dur pour dépanner tout ce monde, spécialement à la dune 400 que les organisateurs avaient mis presque une journée à grimper Ce n\u2019est qu\u2019à la nuit tombée que nous rejoignons Gatrum, premier semblant de contact avec la civilisation dans une palmeraie verdoyante.Depuis Agadès, c\u2019est la première fois qu\u2019il nous est donné de voir de l\u2019eau couler d\u2019un robinet: quelle invention extraordinaire! Après de brèves formalités de police, nous nous installons dans la cour de la seule station service de l'endroit \u2014 avec la bénédiction du gardien \u2014 pour y passer la nuit.Levés en même temps que le soleil, nous partons parmi les premiers avec Coliot et Malosse pour traverser les derniers 150 km de sable du rallye.Et voilà les deux Toyota naviguant allègrement à travers les dunes vierges, sur un sable éclatant de lumière et probablement jamais foulé jusque-là.La beauté de ce paysage et notre liberté totale de manoeuvre pour l\u2019explorer et le contempler nous rendent euphoriques et nous font déjà regretter de retrouver sitôt le carcan des routes goudronnées.Nous devions cependant avoir droit à un petit souvenir de ce désert.Au moment où nous franchissons le creux d\u2019une vague, les deux Toyota s'ensablent simultanément.Heureusement, il suffit de dégonfler un peu plus nos pneus et nous nous Car, derrière nous, c'était le drame.un pilote inconscient, rendu euphorique lui aussi par l\u2019extrême splendeur du paysage, s'amuse à monter et à descendre les dunes à plus de 100 km/h.Il n\u2019a pas encore compris que certaines dunes sont construites à l\u2019exemple des vagues: une pente douce d\u2019un côté et une coupure presque verticale sur l\u2019autre.Tout d\u2019un coup, la Range s\u2019élance dans le vide et va s'écraser , trente mètres plus bas.Deux autres autos et trois motos, ignorant la tragédie, suivent les traces laissées par la Range et subissent le même sort.Le dernier motard, passé beaucoup moins vite, s\u2019en tire indemne et réussit à remonter la dune et donner l'alerte.On procède à un changement de pneus au «garage » de Sheba: une cour à ferraille.Bilan: huit blessés dont trois gravement.Deux spécialistes réanimateurs, les Drs Guyot et Dreumont, membres de l'équipe médicale de l'organisation, arrivent sur les lieux et organisent le transport des blessés par la route jusqu\u2019à Sebha, 150 km plus loin.Les autorités libyennes alertées se mettent à la disposition de l\u2019organisation, ne démentant pas l\u2019accueil chaleureux qu\u2019elles nous avaient réservé à la frontière.Le directeur du Touring Club et le commandant du secteur de l\u2019Armée rejoignent le directeur de l'hôpital de Sebha alors qu'une équipe de médecins libyens assiste Cuyot et Dreumont dans l\u2018examen des blessés.Malgré tous les efforts, il fut bientôt évident que les trois blessés critiques avaient besoin de soins plus spécialisés et devaient être rapatriés.Sur un ordre du colonel Kadhafi, l\u2018avion de ligne Alger-Casablanca fut détourné sur Seb- ha, aux portes du désert.Le Boeing 727 de 160 places repartit à vingt heures pour Paris avec, à son bord, les huit blessés et le Dr Dreumont.Une demi- heure avant l'atterrissage, ce dernier communiquait par radio l\u2019état de chaque blessé afin que des ambulances les emmènent sans perdre de temps vers le centre de traitement le plus adapté à leur cas.Dreumont, lui, était ramené la nuit même à Sebha où il rejoignait son coéquipier et reprenait la route pour suivre le rallye jusqu'au bout.Nous devions tous apprendre plus tard que, malgré tout ce déploiement d'efforts, deux pilotes avaient succombé à leurs blessures.Nous, de notre côté, nous regonflons nos pneus aussitôt arrivés sur le goudron, avec comme seul souci un voyant lumineux qui nous indique une défectuosité électrique.Nous décidons de remonter jusqu\u2019à Sebha où nous pourrons trouver un endroit pour travailler à l\u2019aise.Mais comme les garages spécialisés ne pleuvent pas à Sebha, nous décidons de foncer sur Tripoli.Malheureusement, la nuit ne devait pas tarder à nous tomber dessus.C\u2019est donc sans phares, les yeux rivés sur les feux arrière de l\u2019autre Toyota, que nous foulons toute la nuit sur une route étroite et complètement défoncée, suivis par la Peugeot d'Ambrosino qui protège nos arrières.À intervalles réguliers, nous arrétons pour changer les batteries afin de ne pas les vider complétement.Pour couronner le tout, nous remorquons sur une cinquantaine de kilomètres la R4 de nouveau en panne, et la pluie se met de la partie avant le lever du soleil.Enfin, après un petit déjeuner bien apprécié en plein coeur de Tripoli, nous dénichons un mécanicien arabe spécialisé en électricité à qui nous pouvons expliquer, grâce à un interprète bénévole, nos petits problèmes.Une demi- heure plus tard, tout est remis en ordre à notre grand soulagement et nous pouvons reprendre la route en toute tranquillité.Notre entrée en Tunisie n'échappe pas à la monotonie et à la longueur des formalités de douane et c'est avec délice que nous gagnons Djerba, où nous avons donné rendezvous à nos compagnons de route, dans un magnifique hôtel pratiquement désert à ce temps-ci de l'année.fnutile de préciser que nous avons pris là \u201cla douche la plus rafraîchissante de notre vie! 8eet9e ETAPES: Djerba-~Nice (2429 km) Ce retour a la civilisation devait malheureusement coïncider avec un ralentissement marqué du rythme de la compétition.Nous, allions rouler seuls, en touristes, sur des\u2018autoroutes, d'abord jusqu\u2019à Tunis, puis en Sicile et en Îtalie jusqu\u2019à la frontière française.L\u2019ambian- ce du rallye était définitivement tombée, sauf peut-être sur le bateau où tous les rescapés se retrouvèrent pour fêter un peu et se préparer aux interminables formalités douanières italiennes.Heureusement la chaleureuse hospitalité d'amis de Bob à Tunis, \u2018puis la merveilleuse cuisine italienne, nous aiclèrent à supporter le long périple qui nous ramenait vers Nice.Le temps de regarder rapidement les extraordinaires ruines de Pompéi, puis une très courte demi-journée à Rome, une nuit sur la Riviéra glaciale, et nous retrouvons tous les rescapés à la frontière française pour parcourir en convoi, sous l\u2019oeil attentif de milliers de spectateurs, les trente kilomètres nous séparant de Nice.Les Français, grands amateurs de sport automobile, ont en effet suivi au jour le jour les péripéties de notre aventure et se pressent sur la Promenade des Anglais à Nice pour examiner de près tous ces véhicules qui ont affronté et vaincu le Ténéré.\" Fes > es in Briavoine en train de se désaltérer devant la voiture gagnante, près de Catrun.Le tandem -Briavoine-Oger termine- bon premier comme on s'y attendait et marque une fois de plus la légère suprématie des autos sur les motos dans ce genre de rallye.De peu, car Comte les suit de près sur sa Yamaha 500 XT à 25 minutes.Metge confirme sa 3e place sur sa Range Rover suivi de Pouchelon sur Renault 17, premier des deux roues motrices, et de Fougerousse qui place une Toyota Land au 5e rang.II faut signaler l\u2019excellente performance d\u2019une quatre roues motrices pratiquement inconnue, la Fiat Campagnola, que des Italiens ont conduite en 6e, 12e, 13e et 16e places.De son côté, Privé remonte finalement la deuxième Renault 12 Simpar à la 11e position.Comme amateurs, à notre première expérience, nous nous estimons heureux de notre 33e place au classement général sur les 68 qui ont terminé, soit 17e dans notre classe.Nous sommes, de toute façon, heureux d\u2019avoir pu terminer cette merveilleuse aventure sans accident ou pépin grave.Après avoir procédé à la remise des prix, Jean-Claude Bertrand confirme son ambition de présenter son rallye sur les cing continents cinq années de suite.Il nous invite au rendez-vous de 1978 \u2014 dans les Amériques \u2014 pour le deuxième de la série.Nous fétons donc cette premiére aventure par un plantureux banquet que déja nous révons.e 8juillet 1978 -7 or 2 es tte MES Photos Denis Plain \u2014 Perspectives 14 Un beauvillage 4 tricentenaire où les jeunes reviennent s'installer à sur les terres ancestrales -Antoine-de ~Tilly AAS De be TROLS fs erat + © PAR MARIA CROISY Perché a une centaine de pieds au-dessus du Saint-Laurent, sur la rive sud, à une vingtaine de milles de Québec, le village de Saint-Antoine-de-Tilly contemple le fleuve géant, au passé riche, qui fut longtemps la seule voie de pénétration dans les terres.Lorsqu'on arrive sur la petite place bordée par l\u2019église, le cimetière, le magasin général et quelques belles vieilles demeures, on se sent hors du temps et, n\u2019eût été le réseau de fils électriques et de câbles téléphoniques qui semblent posés là pour empêcher le rêve, on s\u2019attendrait presque à voir déboucher, venant du manoir, la carriole conduite par les seigneurs du lieu.Saint-Antoine-de-Tilly, où les traditions continuent de se perpétuer de génération en génération, n\u2019est cependant pas un village mort, sorte de musée où demeurent quelques témoins du passé.Si la population actuelle de 1 200 habitants \u2014 plus 600 à 700 villégiateurs qui occupent plages et chalets \u2014 comprenait jusqu\u2019en 1970 une majorité de gens d'âge mûr, on note actuellement la tendance au retour, sur les terres ancestrales, des moins de 30 ans qui, installés à Québec durant leur études et les premiers temps de leur mariage, reviennent près de la famille et se construisent des maisons sur le modèle des anciennes.Ils poussent même le souci de recherche du- passé jusqu\u2019à utiliser certaines techniques d'autrefois, comme l'ouverture des fenêtres sur l'extérieur, l\u2019utilisation du bois brut.Le parc municipal aménagé pour pratiquer patinage, balle molle, soccer, tennis, témoigne d\u2019une population qui vit avec son temps dans le respect des valeurs anciennes.Un peu d\u2019histoire Fondée en 1672, la paroisse fut baptisée «paroisse de Villieu» par le seigneur du nom.En 1702, cing pionniers, sans doute séduits par le site pittoresque, s'y installèrent, donnant souche aux familles qu\u2019on retrouve aujourd\u2019hui, comme en témoignent les noms du cimetière: les Lambert, les Aubin, les Delahaye, les Hayot, les Boucher\u2026 La même année, le seigneur de Villieu céda son territoire à Pierre-Noël de Tilly, qui devint seigneur de Tilly.Jusqu'en 1854, année où fut abolie la tenure seigneuriale, la paroisse demeura sous la gouverne du seigneur de Tilly.La municipalité proprement dite de Saint-Antoine-de-Tilly date du ler juillet 1845.Le premier maire, élu en 1855, fut Auguste 8- 8juillet 1978 EA Ap ETS, age PNR Bergeron; 37 autres se sont succédé depuis.«La population a toujours été consciente de son patrimoine, dit Mme Claire Lambert, secrétaire à la municipalité et dont le mari est un descendant du premier Lambert, arrivé en 1702.Les maisons sont bien entretenues, et les habitants tirent une légitime fierté de leurs arbres qui, dans cette région, croissent en abondance.» L'église La première chapelle de bois, dédiée à Saint- Antoine de Padoue, fut édifiée par les cinq pionniers sur la grève.Le Récollet Honoré Hurette y disait la messe.Les paroissiens se multiplièrent et, en 1721, construisirent une église sur un terrain offert par le seigneur de Tilly, à trente pieds au nord de celle 8 juillet 1978 - 9 A d\u2019aujourd\u2018hui.L'église actuelle, bâtie près de la route nationale, a subi d'importantes réparations et transformations.«La finition intérieure s'inspire du style corinthien, dit l'abbé Achille Couture, curé de Saint-Antoine.L'architecte-décorateur Paquet a réalisé les deux gerbes de bois sculpté, laminé d\u2019or.Nous avons des objets du culte \u2014 calice, ciboire et burettes \u2014 signés Ranvoyzé.Les bois sculptés sont de Baillargé.» Les cloches pourraient conter toute une histoire, depuis la première qui pesait 2 010 livres, la deuxième 1659 et la troisième 1 188; jusqu'en 1960, elles étaient actionnés par des câbles tirés à bras d'hommes.Le vieil orgue à soufflets a été remplacé entre 1929 et 1934, de même que l\u2019ancien système de poêles à bois.En 1947, le maître-autel fut redoré; en 1952 une plaque Ces photos font voir quelques belles vieilles maisons du village, ainsi que le cimetière et l'église de Saint-Antoine-de-Tilly.\u2014\u2014 Paw RAR 5: commémorative marqua le 250e anniversaire de la paroisse et, en 1965, l\u2019église fut déclarée monument historique.Tout est soigné, les ors brillent doucement, les bleu pastel sont ravivés par le soleil; rien qui sente la vétusté.Pourtant, des générations se sont succédé là.Sur la route 3, à la limite de la paroisse, un grand calvaire, offert par les Aubin de Saint-Nicolas et de Saint-Antoine, évoque le souvenir des familles avoisinantes, qui s\u2019y réunissaient autrefois à la tombée du jour pour prier.' Du manoir a 'auberge Erigé en 1786 par le seigneur J.B.Noël de Tilly, le manoir est la plus ancienne maison du village.Suite page 10 Ci-contre, Majella et Jocelyne Gagnon, qui ont transformé en auberge l\u2019ex-manoir de Tilly; à dr., Mme Claire Lambert, secrétaire de la municipalité.Napoléon Marchand l\u2019acheta du fils de Noël de Tilly lorsque celui-ci quitta la paroisse en 1854.C\u2019est le petit-fils de Napoléon, lui-même né au manoir, qui m'en a conté l\u2019histoire.Une de ses nièces, architecte, a participé à la réfection d\u2019une partie de la demeure pour le compte des propriétaires actuels, Jocelyne et Majella Gagnon.Venus de Chicoutimi après un long périple aux Etats-Unis et au Canada, ces derniers cherchaient une vieille auberge canadienne et furent séduits par le village et le manoir.Se plongeant dans l'histoire de Saint-Antoine-de-Tilly, dans les anciens manuels de décoration, courant les boutiques d\u2019antiquaires, ils recréèrent peu à peu l\u2019atmosphère du passé.Oeuvre de longue haleine non encore terminée \u2014 le sera-t-elle jamais un jour?\u2014 puisqu'ils doivent effacer les traces de réfections plus récentes pour remettre au jour les vieux murs, les belles boiseries et même, devant l\u2019ancien foyer du rez-de-chaussée, une «catherine», orifice qui menait le tuyau d'aération de la toilette dans le conduit de la cheminée.De belles pentures en H sur les portes, une armoire d\u2019au moins cent ans, une commode de 1850 aux poignées sculptées, des meubles en pin, la lampe centenaire de la salle à manger, objet de convoitise du conservateur du Musée de Québec, au sous-sol un poêle «castor».authentique de 1855, les vieilles chaises, les petites lampes à huile qui éclairent les tables: chaque meuble ou objet représente une recherche et une étude approfondies, un respect du beau et de l\u2019ancien.Quelques chambres mansardées à l'étage font de l'antique manoir une charmante auberge, où il fait bon s'arrêter pour se reposer et déguster quelques spécialités de l'hôtesse: tourtière de gibier du Saguenay, soupe aux gourganes et tarte aux bleuets.«Tout n\u2019est pas facile dans la réfection des vieux bâtiments, dit M.Gagnon.Le «deux sur quatre» de nos pères est devenu du «un et demi sur trois et demi»; il faut procéder à des ajustements.J\u2019ai heureusement trouvé un vieil artisan, M.Ernest Lefebvre, qui a réparé la porte grillagée d'origine; les galeries nous ont également, posé des problèmes.Lorsqu\u2019auront disparu les derniers détenteurs des secrets des anciens constructeurs, comment ferons-nous?» Derrière la maison, un beau terrain qui descend jusqu\u2019au fleuve offrira bientôt ses pelouses, pergolas et jeux; il fait partie de l\u2019auberge.A l'extérieur comme à l'intérieur, on retroûve le souci de concilier la vie moderne et ses exigences, avec le respect du passé.Nouveaux venus au village, les Gagnon ont gagné l'estime et le respect des anciens, la confiance des jeunes, en mettant leur dynamisme au service de la | préservation du patrimoine.C\u2019est une belle victoire si on pense combien il est toujours difficile à un étranger de se faire accepter dans quelque village de quelque pays que ce soit, mais c\u2019est aussi la preuve de l'ouverture d\u2019esprit des habitants.Saint-Antoine-de- Tilly a échappé au danger du repli sur soi et de la mort lente, qui atteint souvent les vieux villages de l\u2019intérieur, grâce au fleuve qui le maintient en contact avec les autres peuples, sorte de fenêtre ouverte sur le monde, et aux ancêtres navigateurs qui apportaient avec eux le goût de la découverte.Le vieux magasin général Le plus ancien magasin de la localité est le magasin général de P.P.Normand.Vers 1832, venu de Vile aux Grues, P.Normand, lui aussi charmé par le site, se construisit une maison et ouvrit un magasin général.Trois générations de Normand s\u2019y sont succédé.C'est une descendante de la famille, Mme Marguerite Normand, qui a bien voulu me montrer ses trésors, de très anciennes factures manuscrites dont une datée de 1849, en livres sterling, shillings et pence.Elle fait méme revivre pour moi quelques épisodes amusants de la vie du village.«Venant de Québec, le Saint-Antoine, premier navire connu a desservir la paroisse, accostait.au Chalet des phares; il apportait le «sirop doré» \u2014 mélasse \u2014, en grosses futailles de 50 gallons.Chaque famille faisait l\u2019acquisition d\u2019un ou deux barils pour l\u2019hiver.Du sucre blanc on tirait la «bagosse», petit alcool qui enivrait facilement.«Un type du village, grand farceur, part un jour du quai et crie aux villageois: «Venez vite, le bateau arrive avec Monseigneur à son bord!» Tout le monde se précipite; le farceur court en avant et, emporté par - son élan, se noie\u2026 «Autrefois, aucun bateau.ne circulait en hiver; jusqu\u2019en 1924, le pont de glace prenait facilement, mais il fallait être prudent et on risquait de se voir barrer la route par un inspecteur qui vérifiait la solidité de la glace.Le petit train de Lévis-Deschaillons était alors la seule voie de sortie.MM.Marchand et Lafleur prenaient les voyageurs à la gare de Sainte-Apollinaire en voiture fermée; les moins favorisés profitaient de la voiture du postillon\u2026 Le premier pont, entièrement en bois, a été remplacé par un pont de fer en 1911 et relie les deux rives de la rivière Beaudet.» Dans les rangs Continuons notre route.Ici le Chalet des phares et là, sur la côte des Fonds, au voisinage de la Ferme carrée, de style canadien, une jolie maison blanche au toit vert était autrefois propriété de la famille d\u2019un des cing premiers pionniers.Descendons encore.En bordure de la route 3, au niveau de -la mer, une agglomération relativement récente, les Fonds, endroit de villégiature qui attire depuis 1928 des familles citadines.Remontons et roulons vers la route de l'Eglise, nous nous dirigeons vers le rang Bois clair, à l'est; à l\u2019ouest, vers ceux de Pin court et de la Plaine, noms donnés par les défricheurs pour différencier les sections de la paroisse d\u2019après la variété de bois dominante.Le long des routes, des croix de chemin et, pendant la belle saison, des kiosques ouverts pour la vente des fruits et légumes frais.Saint-Antoine est un point de repère pour les navires; témoins, les phares qui jalonnent la falaise, la grange octogonale qui servait également de guide aux navigateurs.Le village vit autant du fleuve, de la navigation, de la pêche, que de l\u2019agriculture.Vers 1850 l\u2019industrie dominante était la construction de bateaux.Bâtie en 1942, la manufacture Houde et Bergeron pour la construction d\u2018embarcations de sauvetage, radeaux et chaloupe, continue dans la tradition d\u2019Auguste Bergeron, capitaine du premier navire, le Saint- Antoine.Un vaisseau miniature, chef-d'oeuvre d\u2019Ernest Le- febvre, a été suspendu à droite de l\u2019autel latéral de l\u2019église par les navigateurs, confiants en la protection de la Vierge.\u2026 et de cercueils En 1865, Eleucipe Lacroix installe aux Fonds une fabrique de châssis, portes et cercueils.Les Lacroix se succèdent de père en fils, abandonnant les châssis pour ne plus faire que des cercueils \u2014 1 100 en un an \u2014, pour le Québec, l\u2019Ontario, les provinces Maritimes.Le cheval qui mettait autrefois en marche la grande roue penchée, celle-ci actionnant le planeur à blanchir le bois, fut détrôné en 1902 par la machine à vapeur; cette dernière, en 1946, par l'électricité.Louis-Philippe Lacroix, l'actuel propriétaire, me fait visiter sa fabrique \u2014 fermée temporairement \u2014 et nous en revivons l\u2019histoire: ici un coffre de cinq cents livres fait à la main par le grand-père, de vieux outils, les limites de l'emplacement de la première bâtisse.«Au temps de mon grand-père, dit-il, quand une personne décédait, un homme de la paroisse apportait le bois, commandait un cercueil, qu\u2019on enduisait de noir de fumée sur les parois, le tout pour un dollar.» Trois moulins Au temps où chantait le rouet, sur les bords de la rivière Méthot \u2014 encore un nom bien du village \u2014, se dressait un moulin à cardes; détruit par un incendie en 1898, il fut reconstruit par le propriétaire avec des mécanismes de son invention.En 1945 le moulin a fermé ses portes.Presque en face du moulin à cardes, un moulin à scie.Construit en 1837 par un ancêtre de la famille Méthot, il fut vendu puis déplacé à la limite ouest de la paroisse.Il fonctionne encore aujourd\u2019hui.Les eaux de la rivière Beaudet ont longtemps alimenté le moulin à farine, autrefois nommé le moulin banal des seigneurs.C\u2019est maintenant une sorte de petit musée, où oh peut voir le mécanisme nécessaire à une meunerie.La fromagerie Dans le rang de la Plaine existe une importante fromagerie.On dit posséder le contrat de vente de Félix Lambert à Edmond en 1893.Pendant la dernière guerre, il s'est vendu jusqu\u2019à 200 000 livres de fromage.C\u2018est actuellement une des plus actives industries du- pays, qui alimente les commerçants de Québec et des villages environnants Je pourrais vous promener ainsi pendant \u2018des heures à travers le village, à travers le temps.Chaque maison a son cachet, chaque famille son personnage de légende: un sonneur de cloches, un postillon, un bouilleur de bagosse et même, chut\u2026 un contrebandier, âgé de 90 ans, qui vit toujours et raconte comme de bonnes farces les tours joués aux douaniers quand l'alcool ~arrivait clandestinement de Saint-Pierre-et- Miquelon pendant la prohibition américaines 10 - 8 juillet 1978 ==> Lo.Ta 1 UT a 4 COR se Il ya quelque chose d\u2019extra dans votre bouteille familière de Dodds.Non seulement un soulagement au mal de dos, mais aux maux musculaires et A la douleur et a inflammation de Farthrite et des rhumatismes.Les gens ont toujours su que les ment pour le mal de dos, mais pilules Dodds offraient un bon pour les maux musculaires et soulagement efficace au mal de comme aide au soulagement de la dos, mais vous allezremarquerun douleur et de I'inflammation des petit extra quand vous acheterez rhumatismes et de l\u2019arthrite.votre prochaine bouteille de pilules Dodds.Les pilules Dodds Les pilules Dodds.un ami de la sont recommandées, non seule- famille.extra bon.NE VOUS OFFREZ postez le coupon a: Editi ti , : PLUS DES REPAS CP.4090 Place d'Armies, MONOTONES! Montréal, P.Q.H2Y 3M1.CUISINE POUR TOUS LES ! arom Plus tard (plus 60¢ de frais JOURS de Margo Oliver vous C1 Chèque ou mandat ci-inclus payable aux Editions facilitera la tâche.Des recettes Optimum (l'éditeur assume les frais d'expédition).faciles et économiques, ZI Portez à mon compte Chargex ou Master Charge conçues spécialement pour {plus 60c do ras d'expédition) des plats de tous les jours.CTI TT TA TA Vous recevrez en plus, gracieu- seté des Editions Optimum, \"em un magnifique tableau des coupes de viande que vous ad pourrez garder même si ville Prov vous retournez le livre.Seulement $8.95.Signature e perspectives est publié chaque semaine par Perspectives Inc.231, rue Saint-Jacques Montréal H2Y 1M6 e Tél.282-2224 i Directeur de la rédaction Photographe Président j Pierre Gascon Denis Plain > Paul-A.Audet \u2018 Directeur adjoint Secrétariat Vice-président f Jean Bouthillette Gisèle Payant Charles d'Amour | i .; Service artistique Secrétaire : FA fque Marthe Bolduc Guy Pépin Michel Brunette Trésorier \" Rédaction Roger Dion.Gaston Vachon Edouard Doucet - Michel Genest i Isabelle Lefrançois France Lafond A Adrien Robitaille LA ; Représentant publicitaire : T Siw i MagnaMedia Limitée 231, rue Saint-Jacques / Aas Montréal H2Y M6 Tél.282-2120 ISSN 0360-6790 OU LES MAUX DU SILENCIEUX ALBERT BRIE, PAR NORMAND DESJARDINS «Les génies sont de ces êtres que nous ignorons tant qu'ils vivent, et qui, une fois morts, viennent à nous manquer.» .( Albert Brie.j'ai découvert un homme comme il ne s\u2019en fait plus en ce bas monde.Voilà pourtant plusieurs années que, bonne semaine, mauvaise semaine, des quotidiens publient sa prose humoristique et profonde.Ce fut d'abord les Propos du timide, dans la Presse.Puis, dans le Devoir, le Dictionnaire du marginal, suivi de ses actuels Mots du silencieux auxquels il ajoute, depuis quelques mois, deux billets par semaine sur l'actualité.Je le connaissais donc un peu, pour l\u2019avoir déjà lu.Mais aujourd'hui, je suis encore plus heureux.Car, qui plus est, je l\u2018ai rencontré.Oh! dans de drôles de circonstances, bien sûr! Et c'est cette belle histoire que je voudrais vous faire partager.Et c\u2019est cet homme qu\u2019il me tarde de vous faire connaître: un de ces êtres qui correspondent assez exactement à la maxime citée prédédem- ment et qui, incidemment, est de lui.Le tout a commencé il y a plusieurs mois, le 12 octobre 1977 plus précisément, par l\u2019envoi de cette première lettre: «Cher monsieur, Il y a bien longtemps que l\u2019idée de cette lettre me trotte dans la téte et voila quelle se réalise aujourd\u2019hui.Mais d'abord, permettez-moi de me présenter.Mon nom est Normand Desjardins.Je suis un jeune écrivain de 27 ans dont les oeuvres n\u2019ont pas encore été publiées, mais qui persiste, malgré tout, dans la voie rocailleuse de l'écriture.Et allez donc savoir pourquoi?C'est vous-même, très cher silencieux, qui disiez un jour: «ll faut des mots pour exprimer sa pensée; ~ pour en rendre l\u2019absence aussi, bien que, dans ce cas-ci, il en faille plus.» Et de répondre peut-être à la question.Toujours est-il que le crime ne paie pas, du moins le mien et que je dois par conséquent m\u2019adonner a un sport des plus pénibles: le journalisme a la pige.Le pourquoi de cette missive.Collaborateur pour le meilleur et pour le pire à un certain magazine qui s'appelle Perspectives, il m'arrive à l\u2019occasion d\u2019avoir un ou deux éclairs de génie.Comme celui-ci.Qui consiste à vouloir faire un papier \u2014 ou deux \u2014 avec, par, sur, autour et contre vous.Bien sûr, la tâche sera ardue, une fois votre autorisation délivrée, mais le mal est souvent fait de plaisir.Trêve de plaisanterie, j'attends donc de vos nouvelles dans un avenir rapproché en espérant que vous saurez bien vous prêter.a ce petit jeu.Sinon.dommage.Mes respects, Normand Desjardins.» La réponse ne se fit pas attendre et dépassa, en tous points, mes attentes et appréhensions.La voici: «Saint-Bruno, le 12 octobre 1977.Cher confrère, Une idée qui trotte dans la tête est comme un cheval qui trotte dans la nature, il faut la mettre sur Ja piste, car c\u2019est là que se gagnent les paris.Le vôtre, vous l\u2018avez gagné presque, puisqu\u2019il me es rejoint et que je consens à me laisser «atteler».Trêve de calembredaines! J'en viens à l\u2019idée que vous avez eue de me débusquer.Votre idée est de génie, je vous l'accorde, sur un point: celui-ci que vous êtes le premier à me proposer l'aventure de l\u2019interview.Jamais nulle part, il n'est venu à qui que ce soit de nos médias \u2014 journaux, magazines, radio, télé \u2014 de me faire un centre d\u2019intérêt.Cela vient peut-être du fait que je suis soit inintéressant, soit insaisissable ou encore inclassable.À vous de choisir! Votre proposition m\u2018a d\u2019abord stupéfait: le manque d'habitude, voyez-vous! Après, je me suis dit: «Pourquoi pas?L'invitation a un tour aimable et spirituel.Ensuite, ce confrère a en propre avec moi qu'il fait le même sale métier \u2014 que j'aime \u2014 de la pige.Enfin, ce serait curieux de voir ce qu\u2019un silencieux timide a l\u2019effronterie de cacher».D'ici là, je vous prie\u2026 Albert Brie.» = Le personnage vu de près C'était beaucoup plus que je n\u2019en attendais, veuillez me croire.Heureux de ma victoire, le 21 octobre 1977 je lui faisais part du mode d\u2019entrevue qu'il me plairait de mettre à l'essai: l'échange de lettres.Le 31 octobre, M.Brie accédait ma demande par la lettre suivante: «Cher monsieur, .Je vous suis très bien quand vous me proposez d'échanger de la correspondance.L'échange épistolier, on le dit à tort désuet.N\u2019en croyez rien.On dit la même chose de la marche.L'homme s\u2019est toujours donné l'avantage de jeter le discrédit sur ce qui lui demandait un effort.Il force les choses à assumer ses propres infirmités.Ennuyé ou incapable de se servir de certains organes moteurs, il décide que la main n\u2019est pas faite pour écrire, les jambes pour marcher et l'oeil pour voir.Son idéal: ne rien foutre au plus haut salaire possible.Surtout n\u2018allez pas déranger son nirväna, son anéantissement.Vous attenteriez à sa liberté de se passer de liberté.Mais trêve de méchancetés sur cette engeance à laquelle nous appartenons, espèce absolument remarquable, de qui Dostoïevski disait: «Un être qui s'habitue à tout, voilà, je pense, la meilleure définition qu\u2019on puisse donner de l'homme.» Le grand D.écrivait cela il y a plus de cent ans et en évoquant le bagne où on l'avait jeté.Le bagne s\u2019est agrandi.La planète en est le lieu.Il n\u2019y a qu\u2018a voir le réseau de satellites de télécommunications intercontinentales qui font fonction de barbelés.Albert Brie.» Tout cela était bien beau, mais, comme vous, je n\u2019en savais toujours pas plus long sur ce merveilleux personnage.Le tout allait se poursuivre, cahin-caha.Je vous ferai grâce des lettres qui s\u2019ensuivirent car, après tout, je ne puis monopoliser tout le magazine.Bref, le genre de l\u2019entrevue s\u2019avérait plus difficile que prévu, Albert Brie étant très bavard pour les choses de la vie, mais plutôt avare de commentaires sur lui.Et comme il me fallait remettre ce papier un jour ou l\u2019autre, mais de préférence avant que n\u2019entre en force le message de la maxime citée au début de cet article, il fut convenu de nous rencontrer le vendredi 5 mai 1978.Je pense que je n\u2018oublierai jamais ce jour, car c\u2019est à ce moment qu\u2019il me fut permis de connaître le vrai Albert Brie dans son ensemble.Ou presque.Ce qui me permettrait enfin de vous dire qu'il n\u2019est pas très grand, un peu grisonnant, qu\u2019il fait penser à Tino Rossi dans ses meilleures années ou à Louis O'Neill, notre actuel ministre des Communications.Ce qui me permettrait d'ajouter qu\u2019il a un front impressionnant, des yeux pétillants toujours à la recherche du petit détail qui éveillera tel ou tel soupçon.Ce qui me permettrait enfin de vous dire que c\u2019est à travers ses enfants qu\u2019il regarde et observe la société.Mais là n\u2019est pas mon propos.Voici quand même sa merveilleuse histoire, toute imprégnée de ce bonheur d'écriture et des quelques malheurs qui lui sont reliés.Albert Brie naît à Québec en 1925.Très tôt ses parents s\u2019installent sur la côte de Giffard, en banlieue de Québec.C\u2019est là qu\u2019il passe les premières années de sa vie qui ne seront pas des plus faciles.Ainsi le père Brie meurt en mer, un certain soir de tempête, sur la petite goélette dont il est propriétaire et par conséquent capitaine.Albert Brie a alors 8 ans et voilà qui décidera du sort des années à venir.Dès lors, le temps qui passe fera d'Albert Brie un autodidacte dans le sens le plus pur, le plus noble du terme.L'école le retient jusqu'à sa dixième année, mais la famille à besoin de son aide: la-mère ne suffit plus à la tâche.Mais ce n'est pas un moindre mal.Car il affirme: «J'ai commencé à étudier quand je suis sorti de l'école.» A 15 ans, il rêve déjà de devenir journaliste.Jusqu'à l\u2019âge de 21 ans, il exerce cinquante-six métiers, avant de faire son entrée dans le vrai monde de l'écriture.Il devient en effet annonceur à la station de radio CHRC de Québec où, de 1947 à 1953, il exerce «tous les métiers du métier».La radio, le journal En 1954, il tente le jour saut vers Montréal et devient directeur des programmes a la station de radio CJMS, alors «le poste de la grande culture» de 12 - 8juillet 1978 l'abbé Gadbois.Ce sera un flop monumental comme il se plaît à le signaler.Et c'est en 1956, le 12 novembre plus exactement, qu'on le retrouve à Radio-Canada, là même où il fera les beaux jours de la radio: il collabore à la réalisation de la non moins célèbre émission Chez Miville.I! est, pour employer le jargon du métier, scripteur; c\u2019est-à-dire que c'est à lui \u2014 et à d'autres, bien sûr \u2014 qu'il revient d'écrire les nombreux sketchs interprétés par l\u2019équipe d'alors de Chez Miville, dont Jean Morin, Jean Mathieu et Miviile lui-même, bien sûr.; Les nombreux auditeurs assistent alors à la création de quelques-uns des personnages rendus célèbres par la plume d'Albert Brie dont: Tiger Ledoux, le boxeur; Prosper, le petit gamin des rues montréalaises au franc parler et qui aime bien se faire «pepsichanalyser» par la maîtresse d'école; les frères Leboeuf, les deux lutteurs: Wilbrod Charrette, son chauffeur de taxi; Olibrius; la Famille L'Heureux, et Mado et Margot.Il sera Chez Miville jusqu\u2019en 1970, date a laquelle s'éteint l'émission, en même temps que le grand Miville.Mais comme il y avait mis tous ses oeufs \u2014 ainsi aime-t-il le rappeler \u2014, il se retrouve sur la paille, sans autre projet que celui de l'écriture.Après\u201d 12 ans de collaboration assidue.Car, muni d\u2018un don de la création intarissable et d'un sens de \"humour incomparable, Albert Brie a écrit durant ces années pas moins de 13 000 pages de textes, rien que pour la radio.Ce qui en fait, avec Yves Thériault, Robert Choquette, Pierre Dagenais et Henri Letondal, l\u2019un des écrivains les plus prolifiques que le Québec ait vu naître.Et j'emploie le terme écrivains à dessein.Car Albert Brie n'a jamais été considéré comme tel.À cause de la radio, art que l\u2019on disait et que l\u2019on dit encore mineur, surtout avec l'avènement de la télévision.Or si l\u2019on ne devient pas écrivain après avoir écrit pas moins de 13 000 pages de textes, quand le devient-on?Pauvres de nous qui avons écrit un roman, deux romans, trois romans et 8 juillet 1978 - 13 qui nous prenons pour le nombril du monde.Et pourtant, là ne s\u2019est pas arrêtée son oeuvre.À partir de février 1962, Albert Brie publie ses petits billets intitulés à juste titre les Propos du timide dans le quotidien la Presse.Au même moment où Gérard Pelletier y fait son entrée.Et au salaire astronomique de 25 «piasses» du texte.Tout cela pour finalement être limogé en 1968, sans raison apparente, sinon pour une coupure de budget.Imaginez! En 1965, les Editions de l'Homme lancent son premier livre composé à partir de quelques-unes de ses meilleures «maximes».C\u2019est l'époque où Paul Legendre, réalisateur de Chez Miville, qualifie l\u2019oeuvre d'Albert Brie de «festin gastronomique» et dit de l\u2019homme qu\u2019il «est un humoriste du cru, qui a l\u2019art de la trouvaille, de l\u2019image aux couleurs vives, du choc des mots, du trait cinglant».Il ajoute même qu\u2019Albert Brie\u2026 «est aussi un rêveur.Un rêveur qui sait parfois se pencher en poète sur les petites gens\u2026 I parle peu.Par timidité?Non.Plutôt par méfiance.» Ce qui ne l\u2019aura pas empêché de créer pas moins de 20 000 maximes, citations, définitions ou aphorismes: appelez ses petits chefs-d'oeuvre comme vous voudrez.Encore aujourd\u2019hui, tous les lundis, il est.au rendez-vous des lecteurs du quotidien le Devoir et il semble bien ne pas avoir fini de nous surprendre au détour de telle ou telle phrase.D'autres expériences l\u2019ont sollicité à l\u2019occasion, qui souvent l\u2019ont entraîné de malchance en malchance.Ainsi celle-ci, assez significative du milieu.En 1973, Albert Brie est appelé à collaborer au texte de notre célèbre bande dessinée nationale intitulée «Bojoual, le Huron kébécois» et qui se voulait le pendant nationaliste de cette gauloiserie d'Astérix.Le projet, lancé par un certain Jean-Guy Lemay, va si tant et tellement bien que l'album se vend à plus de 50 000 exemplaires.Ce qui n\u2019est pas peu dans notre petit monde de l\u2018édition.Mais tout ne va pas pour le mieux pour Albert Brie qui connaîtra l\u2019une de ses déceptions les plus amères.On abusera de sa bonne foi et de son talent, et il ne recevra jamais un sou v = Q Le © D D 3 3 = E, = © saalj9adsaa Ecrivain dans l'ombre, après 15000 pages de texte et 20 000 maximes pour son travail.Une autre des célébres injustices de notre petit monde de l\u2019écriture dont il convient ici de crier à tous vents l\u2019horrible situation.- e \u201c e La sécurité d\u2019emploi\u2026 Mais on n\u2019arrête pas ainsi le génie.Et je voudrais ici saluer cet ennemi de la bêtise et de l'ignorance, ce contestataire sans âge et ce grand humaniste encore intéressé par notre civilisation et par cette espèce de décadence qui la caractérise.Bien sûr, Albert Brie sait qu\u2019il lui faudra toujours aller demander, quêter sa pitance quotidienne.Et c'est alors qu'il insistera pendant de longs et beaux moments sur l'importance de la femme qui le soutient depuis toutes ces années, qui se nomme Madeleine Hudon.Celle-là même qui lui a donné quatre enfants aujourd\u2019hui âgés de 12 à 27 ans et avec qui il a noué une complicité dont le bonheur aura été de lui permettre de passer au travers de tous ces moments durs et pénibles dont le génie n\u2019a pas encore su empêcher la tâche de naître et, qui plus est, de grandir.Mais j'y reviendrai un jour, sur cette grande dame, sur toutes ces grandes dames, lorsqu'il sera permis de parler et de chanter toutes ces personnes extraordinaires dont le visage se tient toujours de l'autre côté du mur, à l'ombre des regards indiscrets.Un peu comme celui d\u2019Albert Brie.Je reviendrai aussi un jour sur les conditions de travail qui prévalent encore et toujours dans cette sacro-sainte boîte qui s'appelle Radio-Canada et qui font qu'Albert Brie, même après plus de 15 000 pages de collaboration, même après plus de 20 000 maximes, n'a encore obtenu aucune sécurité d'emploi.Pauvre Albert Brie qui\u201d est toujours à la merci de certains petits dieux de cette trop grande boîte et qui, malgré son génie, se voit encore dans l'obligation de quémander\u2026 pour nourrir sa famille.Drôle de boîte, vous dites?Drôle de pays, non! En attendant, consolez-vous.Car il convient de signaler la publication, ces jours-ci, du dernier livre \u2014 250 pages \u2014 en liste d'Albert Brie.En effet, après que les maisons d'édition l\u2019Aurore et Leméac eurent été contactées par M.Brie et qu'elles eurent reporté le projet sine die, voici que la maison Fides accepte spontanément de tenter l'expérience unique avec les Mots du silencieux.Serez-vous parmi les quelque 1 800 heureux lecteurs qui vont se ruer dans les librairies pour le premier tirage?J'ose l'espérer.Parce que si vous ne connaissez pas encore le merveilleux monde de ce grand homme, il serait bel et bien temps de le faire.De telles occasions ne courent pas toujours les routes cahoteuses de notre édition nationale.Enfin, je voudrais terminer comme s\u2019il m'était à nouveau donné de commencer cet article, c'est-à- dire par une maxime, une pensée ou un aphorisme, comme il vous plaira d'appeler la formule dont s'habille l'expression d\u2019Albert Brie.À qui je voudrais ici rendre un dernier et vibrant hommage, au nom de tous les miens.Qu'il me soit donc permis de le citer à nouveau et de le remercier de tout coeur.Les vautours ne nous auront point.«Beaucoup s'interrogent à savoir où nous allons.Quelques-uns s\u2019inquiètent de savoir d\u2019où nous venons.Trop peu se demandent où nous sommes.»e ne ete Re QE NE OV DRE YET TRA Maa ee eee rm 8 mangez Trop de gens se laissent aller, pendant la belle saison, à se nourrir négligemment et grignotent à tout instant plutôt que de prendre des repas vraiment nourrissants.Ce n\u2019est certes pas un gage de santé.S'il fait très chaud, il est vrai, l\u2019appétit nous manque pour les plats en sauce ou très riches.C\u2019est pourquoi je vous suggère, cette semaine, des galantines, qu\u2019on appelle aussi aspics, et des pains de viande en gelée.Non seulement ces plats sont aussi rafraîchissants à regarder qu\u2019à déguster mais ils contiennent tous les éléments nutritifs susceptibles d'assurer une alimentation équilibrée.GALANTINE DE VEAU ET DE PORC (notre photo) De 2 à 2% livres de jarret de veau, en morceaux De 1 à 1% livre de jarret de porc, en morceaux De 6 à 8 tasses d'eau bouillante 1 feuille de laurier 2 cuil.à thé de sel 1 cuil.à thé de sel de céleri 4 grains de poivre 1 épaisse tranche d\u2019oignon 6 branches de persil 2 cuil.à table de vinaigre blanc 1 tasse de céleri finement haché YA tasse de piment vert finement haché 1 oeuf dur, tranché Mettre le veau et le porc dans une grande marmite et couvrir tous les morceaux d\u2019eau bouillante.Ajouter le laurier, le sel, le sel de céleri, les grains de poivre, l\u2019oignon et le persil.Chauffer jusqu'à ébullition, baisser le feu, couvrir et faire mijoter, 2 heures ou jusqu\u2019à ce que la viande se détache des os.Retirer du bouillon tous les morceaux de veau et de porc.Passer le bouillon et le bien refroidir pour que toute sa graisse monte à la surface.Jeter cette graisse et faire bouillir le bouillon, vivement, pour le réduire à 2 tasses.Le laisser refroidir sans pourtant le réfrigérer.Détacher toute la viande des os et la couper en morceaux plutôt petits.Ajouter le vinaigre, le céleri et le piment vert et mêler.Mettre une couche très mince de bouillon dans un moule à pain de 9x 5x 3 pouces.Y disposer joliment les tranches d'oeuf dur.Réfrigérer jusqu\u2019à ce que cette décoration soit bien prise dans la gelée; cette dernière doit être encore un peu collante, toutefois.Ajouter le mélange de viande et de légumes à ce qui reste de bouillon et faire refroidir le tout, dans un plat d\u2019eau glacée, jusqu\u2019à ce que le bouillon commence à épaissir.Verser sur les oeufs et la gelée dans le moule et réfrigérer, plusieurs heures ou jusqu\u2019au lendemain.Démouler, au moment de servir, et couper en tranches épaisses.(8 portions) BOEUF RELEVÉ EN GELÉE 1% livre de boeuf dans la palette, en cubes 2 tasses d\u2019eau bouillante 1 branche de céleri (avec les feuilles), en morceaux 1 tranche d'oignon 3 branches de persil 1 enveloppe (1 cuil.à table) de gélatine en poudre Y4 de tasse de céleri finement haché Y4 de tasse d'oignon finement haché YA de cuil.à thé de feuilles de sarriette séchées YA de tasse de cornichons à l\u2019aneth, finement hachés 1 boîte de 10 onces de consommé de boeuf 12 olives farcies Pimento de conserve, en allumettes %Y cuil.à thé de sel % de cuil.à thé de poivre Bien dégraisser les cubes de boeuf et les mettre dans une grande marmite ou une rôtissoire.Ajouter l\u2019eau bouillante, le céleri en morceaux, 1 tranche d\u2019oignon et le persil.Chauffer jusqu\u2019à ébullition, baisser le feu, couvrir et faire mijoter, 2 heures ou jusqu'à ce que la viande soit très tendre.La retirer alors du liquide de cuisson et la laisser refroidir.Passer le liquide de cuisson et le réfrigérer; enlever et jeter toute graisse qui se déposera à sa surface.Passer les cubes de boeuf au hachoir, en utilisant le couteau le plus gros; il devrait y avoir 4 tasses de boeuf haché.Mettre A de tasse de liquide de cuisson de la viande, frais, dans un petit plat.Saupoudrer de la gélatine et laisser reposer pendant le temps de l'opération suivante.Mettre ce qui reste du liquide de cuisson dans une petite casserole et le chauffer jusqu'à ébullition.Ajouter le céleri haché, l\u2019oignon haché et la sarriette et cuire, 5 minutes ou jusqu\u2019à ce que les légumes soient tendres mais encore un peu croquants.Egoutter, en conservant le liquide de cuisson.Ajouter, à la viande hachée, les légumes et les cornichons à l'aneth.Mettre le consommé dans un contenant-mesure de 2 tasses et y ajouter suffisamment du jus de cuisson des légumes pour obtenir 2 tasses de liquide.Verser ce liquide dans une casserole, ajouter la gélatine ramollie et chauffer, en brassant, jusqu'à ce que la gélatine soit dissoute.Laisser refroidir sans toutefois réfrigérer.Verser une mince couche du mélange gélatineux dans un moule à pain de 82 x 4h x 2 pouces.Décorer joliment cette couche de gelée avec des : + » Le bass.- yh A> > Fad # .; * Ero a TH ; AA HE 2 J \\ tranches d'olives et des allumettes de pimento.Réfrigérer, juste assez pour que les éléments de la décoration tiennent bien en place mais que la couche de gelée soit encore collante.Ajouter le mélange au boeuf, le sel et le poivre à ce qui reste de gelée, laquelle devrait être légèrement épaissie, et mettre le tout sur la couche de gelée dans le moule.Réfrigérer, plusieurs heures ou jusqu\u2019au lendemain.Démouler et servir en tranches épaisses.{6 portions) PAIN DE JAMBON FROID 1 tasse de jus de tomate 1 boîte de 10 onces de consommé 1 mince tranche d\u2019oignon 2 branches de persil 2 clous de girofle 1 petit morceau de feuille de laurier 2 enveloppes (2 cuil.à table) de gélatine en poudre 1 tasse de bouillon de poulet 2 cuil.à table de vinaigre blanc Olives noires, en allumettes 2 tasses de jambon cuit finement haché 1 tasse de crème sure, du commerce, ou de yogourt nature Ya tasse de gruyère en cubes de de pouce 2 cuil.à table de relish, du commerce, bien égoutté Ya de tasse de persil haché 1 cuil.à thé de moutarde en pâte Verdures Mettre, dans une casserole moyenne, le jus de tomate, le consommé, l\u2018oignon, 2 branches de persil, les clous de girofle et le laurier.Chauffer jusqu'à ébullition, baisser le feu, couvrir et laisser mijoter 10 minutes.Passer.Ajouter la gélatine au bouilton de poulet, pendant ce temps, et la faire tremper 5 minutes.Ajouter la gélatine détrempée au mélange jus de tomate et consommé bouillant et brasser pour la bien dissoudre.Ajouter le vinaigre.Mesurer 2 tasses du mélange et le garder à la température de la pièce.Verser ce qui en reste dans un moule à pain de 9x 5 x 3 pouces et réfrigérer pour obtenir une couche de gelée, prise mais pourtant un peu collante à la surface.Décorer cette gelée des allumettes d'olives noires.Refroidir, dans un plat d\u2019eau glacée, les 2 tasses de liquide mises de côté, juste assez pour que la gelée commence:à prendre.Incorporer alors le jambon, la crème sure ou le yogourt, le gruyère, le relish, le persil haché et la moutarde.Déposer, à la cuillère, sur la couche de gelée dans le moule et réfrigérer jusqu\u2019à ce que le tout soit bien ferme.Démouler sur des verdures et servir en tranches épaisses.(6 portions)e EEE 14 - 8juillet 1978 de ion atl «3 Sd THT VOTRE COEUR EST PRECIEUX- \" GARDEZ-LE EN SANTE : VIVRE AVEC SON COEUR, par le Dr Arthur Vineberg a Traduction française de \u201cHow To Live With Your Heart.\u201d e Comment le régime alimentaire d'un enfant en bas âge peut-il être une cause d'attaques cardiaques précoces.| « Pourquoi les transplantations cardiaques ne sont-elles pas appropriées | pour l'homme.| Comment et pourquoi le \u201cjogging\u201d peut-il tuer.; e Pourquoi les femmes courent-elles moins de risques d'avoir des maladies de coeur que les hommes.\u2018 - e Pourquoi et comment la tension peut-elle, en plus d\u2019élever votre pression sanguine, déclencher une crise cardiaque fatale.\u201c4 l\u2019âge de 60 ans, 1 homme sur 5 aura subi une attaque cardiaque.Cependant il est en votre pouvoir d'éviter cette autodestruction.\u201d (Dr Arthur Vineberg) : CE LIVRE POURRA vous SAUVER LA VIE Ce livre renferme toutes les informations nécessaires pour prévenir les maladies cardiaques.Le Dr Vineberg, chirurgien réputé en cardiovasculaire, a réuni dans ce livre tous les renseignements qu'il vous faut connaître.|| y explique les procédures et tests employés par les médecins traitant les maladies cardiaques.VIVRE AVEC SON COEUR est somptueusement illustré de plus de 75 dessins et schémas pour vous aider à mieux comprendre.LE COEUR ET SON FONCTIONNEMENT Ce livre explique le fonctionnement d'un coeur normal pour mieux vous faire comprendre les.effets d'une maladie ou de l'arterrosclérose sur la santé de votre coeur.QUE DOIT-ON FAIRE LORS D'UNE CRISE CARDIAQUE?\u2018 Le Dr Vineberg décrit tous les symptômes d'une attaque cardiaque.ll! vous indique comment en reconnaître les signes avant-coureurs, une information qui pourrait sauver une vie.Il explique le phénomène de l'attaque cardiaque \u201csilencieuse.\u201d Il vous dit aussi quand vous vous devez d'aller voir le médecin.LA SEXUALITÉ ET LE COEUR Le Dr Vineberg traite ce sujet important avec beaucoup de franchises.Il vous apprendra pourquoi les victimes de maladies de coeur n'ont pas à modifier leur activité sexuelle.LES EFFETS DE L'ALIMENTATION Des renseignements détaillés sur l'alimentation révèlent comment elle peut aider ou gêner le bon fonctionnement du coeur et comment les habitudes alimentaires des parents peuvent influencer la santé future des enfants.L'EXERCICE PHYSIQUE \u2014 COMMENT GARDER VOTRE COEUR EN SANTÉ Les exercices physiques ne sont pas tous bénéfiques pour le système cardiovasculaire.Apprenez comment la santé de votre famille dépend du choix des exercices appropriés.LES DIFFÉRENTES POSSIBILITÉS DE CHIRURGIE CARDIAQUE.De plus en plus de patients doivent subir une intervention chirurgicale.Le Dr Vineberg explique les différentes opérations de revascularisation réalisables.LES EDITIONS OPTIMUM, P820781 C.P.4090 Place d\u2019Armes, Montréal, P.Q.H2Y 3M1.Envoyez-moi exemplaires) de VIVRE AVEC SON COEUR 2 $8.95 chacun.ll est entendu que si je ne désire pas le conserver, je peux le retourner avant 10 jours.Le Dr Arthur Vineberg est chirurgien en r cardiologie à l'hôpital Royal Victoria.à Montréal.Il est un des fondateurs du | département de chirurgie cardiaque de l\u2018institut de cardiologie de Montréal et.| depuis longtemps.professeur à I I'université de McGill.Pionnier du coeur renommé dans le monde, il à voué toute | sa vie à la recherche des moyens de guérison pour les maladies de coeur.| Son \"Opération Vineberg,\u201d qui dirige un i nouvel écoulement de sang oxygéné dans le coeur malade, est une des I opérations chirurgicales qui ont redonné un nouvel espoir aux personnes at- 1 | | | | [] Facturez-moi plus tard {plus $0.90 de frais d'expédition).Oo Chèque ou mandat poste inclus payable aux Editions Optimum (l'éditeur acquittera les frais d'expédition) teintes de maladies de coeur.- Portez à mon compte Chargex ou Master Charge (plus $0.90 de frais d'expédition} [1 [ [ | [ ] | |] Examinez-le pendant 10 jours, \u201c à nos frais Nom Commandez-le dès aujourd\u2019hui.Ce livre pout vous sauver la viel Adresse Apt.Pour seulement $8.95 avec ce bon de Ville Prov.commande 7 à: Les Editions Optimum Ltée \u201c Signature C.P.4090, Place d\u2019'Armes Montréal, Québec H2Y 3M1 Dee de 3 semaines pour livraison Le oe a ee on oe oo a om \u2014\u2014\u2014 oa ze JE > ce ce E si si Jr Ks ri # 94 it Hi i 2h 4 i HS id a 2 Lu >, d HE 1 i leds fre pa si nt 5 3 4 i 4 ui 153 15 5 i.Hf 1 ET i 1 Pi es di le fii 4 af in £3 3, 31 4 A j j 5 ; 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