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Titre :
Le droit
Éditeur :
  • Ottawa :[Le droit],1913-
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le droit, 1978-11-18, Collections de BAnQ.

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[" eae @ semaine du 18 novembre 1978 -Vol.20 No 46 cr Cl IVES LE pi pe GENS ET LIEUX DE DRUMMONDVILLE PAGE15 > & -.Q @ f 1 Ly ; J w/ ir > das Sop tS J 7 k «?4 2 {I \\ pil JX [1] / £ a,» & \u20185 MN a >» \u201cir ee \"A > À = ny gd 4 Ru YS A eu ERE ue me BE ; .LR $i tr pg #350 H = a Ly SA ; 1 Ly vs Sea i EL) 3 = rd \u201cHy yy\u2019 \u201cad Fe N \u2014 son emma Faut-il étre bilingue?Pour faire suite à un sondage sur le bilinguisme mené l\u2019an passé à pareille date, nous avons tenu à poser les mêmes questions qu\u2019alors à un échantillonnage de plus de mille citadins habitant les principaux centres urbains du pays.Leurs réponses confirment dans l\u2019ensemble les constatations de l\u2019an dernier, avec de légères variantes.Le Sondage de la semaine a été réalisé pour Weekend Magazine et Perspectives par les Laboratoires Data, conseillers en recherche, de Montréal, sous la supervision de TR.Bird.On a effectué à cette fin 1063 entrevues téléphoniques dans 31 des principaux centres urbains du Canada.©Wweekend Magazine, 1978 SONDE PE DE LA SEMAINE La première question était: «Connaissez-vous assez bien le francais \u2014 ou l'anglais \u2014 pour pouvoir converser dans cette langue?» 21,5 des interviewés ont répondu oui, soit une légère baisse en regard des 23 p.c.recueillis il y a un an.«Etes-vous capable de converser pendant une heure ou plus, dans sa langue à lui, avec un membre de l\u2019autre groupe ethnique du pays?» Le résultat est le même qu\u2019en 1977: 19,5 p.c.Comment peut-on mesurer l'aptitude a parler l'autre langue officielle du pays, et comment cette aptitude a-t-elle évolué?La répartition pourrait se faire en cinq catégories, d'un extrême à l\u2019autre: bifin- guisme parfait, passable, hésitant, très faible ou totalement nul.On relève ainsi un taux de LE 6 p.c.de bilingues parfaits et de 9 p.c.de bilingues passables, qui inverse tout juste les proportions de l\u2019an dernier: 8 et 7 p.c., mais qui laisse le même total de 15 p.c.Après les bilingues hésitants qui font charnière, à un taux immuable de 18 p.c., viennent les bilingues faibles (26 p.c.) et les unilingues (39 p.c.).Là encore un total de 65 p.c.demeuré inchangé depuis un an, total qui se composait de 22 p.c.de bilingues faibles et de 43 p.c.d'unilingues.«Croyez-vous qu\u2019il soit important de pouvoir parler l'autre langue de vos compatriotes?» Il y a eu baisse dans le groupe de gens qui y attachent une grande importance, de 33,5 à 28 p.c., mais hausse de 30 à 38 p.c.de ceux qui y attachent une importance modérée.Le taux reste le même (21 p.c.) chez ceux qui n'y accordent que relativement peu d'importance, et diminue de 14 à 12 p.c.chez les gens qui n\u2019y voient aucune importance.«Jugez-vous que l\u2019importance du biliviguisme a augmenté ou décru depuis cinq ans?» Il y a eu diminution, de 35 à 32 p.c., du nombre de gens qui pensent que le bilinguisme est beaucoup plus nécessaire et important maintenant qu'en 1973, mais augmentation, (de 33 à 41 p.c.) de ceux qui partagent, plus modérément, la même conviction.«Pensez-vous que cette importance croîtra ou diminuera d'ici cinq ans?» Il y a hausse, de 61 à 64 p.c., dans la proportion des citadins qui croient que l\u2019importance et la nécessité du bilinguisme augmenteront encore, et baisse de 38 à 24,5 p.c.chez ceux qui croient à une moindre importance.«Essayez-vous personnellement d\u2019apprendre l\u2019autre langue officielle du pays?» Le taux des gens qui s\u2019y efforcent a décru de 15 p.c.à 11p.c.en un an, ce qui a lieu de surprendre puisqu'augmente le nombre de citadins persuadés de la nécessité accrue du bilinguisme.Et maintenant la question clé, ou la question choc, comme on voudra: «Aimeriez-vous venir vivre au Québec?» ll y a augmentation depuis un an, de 545 à 605 p.c., du taux d'habitants des autres provinces à qui cette suggestion répugne beaucoup.|! faut probablement ÿ voir une réaction à l\u2019adoption de la loi 104 La perception que se font les interviewés de l'importance du bilinguisme est naturellement influencée par la connaissance qu'ils ont déjà de l\u2019autre langue.78 p.c.de bilingues parfaits y croient, contre seulement 16 p.c.d'unilingues.Par ailleurs, il y a plus de gens prêts à s\u2019établir au Québec parmi les bilingues passables que parmi les bilingues parfaits.Comme en 1977, il y a plus de femmes que d'hommes à croire le bilinguisme très important: 32 p.c.contre 23 p.c.Et, de méme, plus de femmes (36 contre 28 p.c.) à penser que cette importance s\u2019est beaucoup accrue depuis cinq ans et à juger qu\u2019elle augmentera encore d'ici cing ans (34 contre 29 p.c.).Le taux d'unilinguisme augmente âvec l\u2019âge.Si seulement 31 p.c.des plus jeunes citadins (ceux qui ont de 18 à 24 ans) avouent ne pas connaître un seul mot de l\u2019autre langue, on en trouve 55 p.c.chez les gens ayant 55 ans et plus.La proportion des plus jeunes interviewés qui s'efforcent d'apprendre cette autre langue a fait une chute brusque de 26 p.c.à 11p.c.en un an! C\u2019est la catégorie d'âge immédiatement supérieure \u2014 de 25 à 34 ans \u2014 qui domine légèrement toutes les autres pour ce qui est de croire à l\u2019importance actuelle du bilinguisme, au gain qu'elle fera encore d'ici cinq ans, et pour désirer vivre au Québec.On trouve la plus forte proportion de bilingues parfaits ou passables aux deux extrémités de l'échelle des revenus (gains de moins de $5 000 ou de plus de $25 000 par an).Les gens aux plus forts revenus sont les plus convaincus de l'importance du bilinguisme et du progrès de cette importan- po =\u2014- rene mere eam LE qe a Ta ce depuis cing ans, et aussi les plus désireux de venir vivre au Québec (23 p.c.contre 9 p.c.chez les revenus les plus faibles).C\u2019est au Québec qu'on dénombre le plus de citadins bilingues (52 p.c.des interviewés) et en Colombie britannique le moins (2 p.c.).Les Colombiens sont toutefois les plus désireux de venir vivre au Québec (24 p.c.) et les gens des provinces Maritimes le moins (6 p.c.).ly a au Québec beaucoup plus d'individus capables de converser une heure dans la langue de l\u2019autre élément ethnique que partout ailleurs: 46 p.c.contre, au mieux, 11 p.c.Les habitants des Prairies sont les moins convaincus de l\u2019importance actuelle du bilinguisme, comme de son progrès depuis cing ans et d'ici cinq ans.Si ceux du Québec en sont les plus convaincus, il y a toutefois baisse marquée depuis un an du taux des gens qui croient à la grande importance d\u2019être bilingue: de 74 à 59 p.c., et de même il y a eu diminution du nombre de ceux qui s'efforcent d'apprendre l\u2019autre langue.Cela est observable, au Québec même, surtout dans l\u2018élément francophone, dont seulement 5 p.c.se donnent maintenant la peine d'apprendre l'anglais, tandis qu\u2019il y en avait 15,5 pc.en 1977.La part des anglophôiés qui apprennent le français.a moins diminué, de 15 p.c.à 12 p.c.Quant à pouvoir converser une heure dans l\u2019autre langue, 50 p.c.des francophones en sont capables contre 13 p.c.des anglophones.La semaine prochaine: le football canadien.2 - 18 novembre 1978 CES TES Te a S\u2014 NOTE DE LA RÉDACTION.\u2014 Alarmé par les rumeurs qui courent et qu\u2019alimentent trop souvent les média de langue anglaise et même certains ministres francophones du cabinet Trudeau, notre rédacteur Guy Fournier a rencontré l'honorable Claude Morin, ministre des Affaires intergouvernementales \u2018du Québec, et réussi à le convaincre de brûler les étapes en rendant publique la fameuse question du rétérendum.Marque de confiance sans précédent de la part du ministre, celui-ci a dévoilé le bulletin de vote même qui sera remis à chacun des électeurs.A notre rédacteur qui lui demandait s'il croyait que ce bulletin ferait enfin taire les dénigreurs de son gouvernement, le ministre a répondu en souriant: «That is the question! De toute manière, a-t-il ajouté, c'est seulement une première étape! » RÉFÉRENDUM 1979 \u2014 COUVERNEMENT DU QUEBEC QUESTION: Est-ce que vous êtes favorable en tant que Québécois, même si le terme n'implique pas en ce moment et jusqu'à nouvel ordre que vous ne puissiez être aussi Canadien, ne sous-entend pas que vous êtes francophone et ne peut en aucune façon être interprété comme une allusion au parti qui forme l'actuel gouvernement de I\u2019Etat du Québec, qui n\u2019en reste pas moins une province jusqu\u2019à ce que les citoyens en aient décidé autrement par le moyen d\u2019un référendum à être tenu à une date ultérieure selon la majorité de «oui» à l'actuel référendum, majorité qui peut être de la moitié plus un mais qui serait évidemment beaucoup plus forte si elle atteignait 75 ou 80 p.c., fournissant à votre gouvernement un mandat d\u2019autant plus net pour négocier la souveraineté que nous définissons généralement comme la qualité du pouvoir politique de l'Etat du Québec qui reste une belle province jusqu'à ce que le peuple souverain en ait décidé autrement (voir plus haut pour les détails concernant tout référendum sur ce sujet), la souveraineté n\u2019étant rien de plus que la situation d\u2019un Etat ou d\u2019un organisme soumis au contrôle d'aucun autre Etat ou d\u2019un autre organisme et qui devient nationale quand elle est personnifiée par la nation et démocratique parce que c'est le peuple lui-même qui compose la nation qui ne sera pas souveraine sans un trait d'union avec les neuf autres provinces puisque la souveraineté qui fera l\u2019objet d'un autre référendum si celui-ci obtient une majorité raisonnable de «oui», c\u2019est-à- dire au moins cinquante plus un, ne peut être dissociée en une association qui ne constitue pas une priorité mais n\u2019en reste pas moins essentielle puis- qu\u2019elle permettra aux Québécois d'être enfin maîtres chez eux, revendication historique s\u2019il en est et qui remonte aux débuts des années 60 alors que le Québec était en pleine révolution tranquille, situation plus alarmante que celle d'aujourd'hui puisque le Québec se trouve simplement en évolution, s\u2018accomplissant à petits pas et par étapes vers l\u2019association qui est un fait important de la pensée humaine, car la pensée elle-même est formée d\u2019associations qui peuvent être élémentaires comme la sensation ou la tendance, qui est à gauche ou à droite ou se situe simplement au centre ou encore au centre-gauche ou au centre-droit, ou qui peuvent étre complexes comme I'habitude, le jugement ou le langage étant aussi français depuis la loi 101 que l'Ontario est anglais, ce qui n'empêche pas nos sièges sociaux d'utiliser une langue qui peut être l'anglais et tous ceux qui désirent obtenir la traduction de la présente question dans cette langue n\u2019ont qu\u2019à en faire la demande par écrit au ministère des \"Affaires intergouvernementales, aux maisons du Québec à l'étranger, au bureau d\u2019assu-\" rance-chômage le plus près de chez eux, au bureau de poste ou dans les Caisses populaires et les succursales des banques à charte car, s\u2019il y a majorité de «oui», votre Gouvernement se verra confier le mandat de négocier sur un pied d'égalité avec le Gouvernement du Canada dont nous faisons toujours partie une union postale, une union monétaire, une union pour la défense ainsi que toute autre union qui tissera le nouveau lien de la fédération qui regroupera neuf provinces et un Etat québécois souverain mais associé et provincial jusqu\u2019à ce que nous ayons reçu le mandat de procéder à une nouvelle étape dans le cheminement inexorable vers i\u2018indépendance qui est notre but ultime?L'électeur doit répondre uniquement par un «oui» ou par un «non» et écrire très lisiblement afin que notre mandat soit clair.18 novembre 1978 - 3 vous propose son côgnacVS.Pour vous l\u2019otfrir, Hennessy a puisé dans ses réserves de cognac les plus vieilles et les plus grandes au monde.Po ne - ~~ 8 Hennessy, Maison francaise fondée à Cognac en 1765, vous propose également i son cognac VSOP Fine Champagne et ses : célèbres Bras d'Or Napoléon et X.O._ = CL Tee LTT TTT TTT el x 0 ea © era arte nc encor APRES © CA TAMARA at ra ee 2, me men ENT E Ungrand j ___ Pentrée à l\u2019université LE CÉGEPIEN DOIT S'INSCRIRE A PLUSIEURS INSTITUTIONS, QUELQUEFOIS ANGLOPHONES: FAIRE AU MOINS DEUX CHOIX DE COURS ET PARFOIS SE VOIR OFFRIR UN TROISIÈME; SOUVENT PASSER DES TESTS D'APTITUDE, ET TOUJOURS AFFRONTER UNE DEMANDE PLUS GRANDE QUE L OFFRE debin oO.PAR GLORIA ESCOMEL \u2014 Puis, es-tu admis?\u2014 A mon deuxième choix seulement, et à l'Ugam, pas à l'université de Montréal.Et toi?\u2014 Moi à aucun de mes deux choix.\u2014 Qu'est-ce que tu vas faire?\u2014 On m\u2019a permis de faire un troisième choix.J'ai pris la sociologie, qui n\u2019est pas contingentée.\u2014 Moi, j'ai été accepté à mon premier choix.mais à Sherbrooke.McGill ne retient que mon deuxiéme choix.Il faut que je me décide, et vite! Je ne sais pas ce que je vais faire.Voilà le genre de propos que l\u2019on entend, parmi certains jeunes, en période d'admission à l\u2019université.Ils ont un: diplôme d'enseignement collégial (D.E.C.) en poche, avec la bonne astructure d'accueil», pour la plupart, et d'honnêtes moyennes.Ils ont réfléchi à leur affaire, depuis un an ou deux, ils ont fini par savoir où ils veulent aller.Ils ont commencé leurs inscriptions par une méthode de joueur de bingo, en pariant deux choix par université, misant sur deux, trois ou quatre universités, selon que leur programme est un programme contingenté ou non, avec exigences ou pas.Bingo! Certains sont admis du premier coup.D\u2019autres \u2014 la plupart \u2014 se voient forcés de s\u2019aiguiller sur une autre voie, par le jeu éliminatoire des places disponibles dans certaines facultés, des dossiers scolaires «pon- dérésn», des tests, des questionnaires.L'énorme machine de scolarisation s'était mise en marche depuis la fin de leur Secondaire V; parfois même avant.S'en étaient-ils seulement rendu compte?S'ils veulent entrer à l\u2019université \u2014 et beaucoup de ceux qui ont pris un diplôme collégial général n\u2019ont pas d'autre ressource \u2014, ils doivent se plier à ce qui leur semble être le jeu des études et du hasard.Pourtant, si l\u2019on regarde le nombre de programmes offerts au premier cycle universitaire, on est effaré de leur variété: il y a 226 possibilités d\u2019orientation.Sur ces 226 champs d'étude, les étudiants peuvent faire deux choix par université.C'est l\u2019université Laval, à Québec, qui offre le plus vaste éventail: 126 programmes de baccalauréat, sans compter, comme partout ailleurs, la possibilité de bacs mixtes (à majeure et mineure).À Montréal, c\u2019est l\u2019université de Montréal qui vient en tête, avec 119 programmes, McGill en deuxième place avec 96, Concordia en troisième avec 88, et l\u2019université du Québec en dernier.lieu avec 53 programimes.Le3 autres universités de la province se répartissent, en ordre décroissant, de la façon suivante: Sherbrooke, 69, l\u2019université du Québec à Trois-Rivières, 54, à Chicoutimi, 43, à Rimouski, 31 et l\u2019université Bishop, à Lennoxville, 25.Cégépiens bilingues de préférence L'étudiant de Montréal peut choisir entre quatre universités: deux de langue anglaise et deux de langue française.Etant donné le nombre de francophones dans la province, on réalise tout de suite que la proportion des capacités d'accueil n\u2019est pas des mieux équilibrées! C'est sans doute pour mieux endiguer le flot de francophones que la première sélection se fait dès l\u2019entrée au cégep, sélection qui ne se fait pas dans les cégeps anglophones.Quoi qu\u2019il en soit, les cégépiens ont tout avantage à être parfaitement bilingues s\u2019ils veulent doubler leurs chances d\u2019entrer à l\u2019université.En effet, si l\u2019on se fie aux chiffres donnés par le Guide du finissant du collège 1977-78 préparé par les recteurs et les directeurs des universités et cégeps du Québec, on relève, pour Montréal, les capacités d'accueil suivantes: McGill: 27 450 étudiants, Con- cordia: 24 245, université de Montréal (en incluant H.E.C.et Polytechnique): 33 087, université du Québec: 12 892; soit 51 695 étudiants dans les universités anglophones pour un total de 45 979 dans les universités francophones, en incluant, dans les deux catégories, les étudiants à temps plein et les étudiants à temps partiel.Pour Montréal, la capacité d'accueil des universités anglophones est donc supérieure en nombre de 5 716 étudiants.ll est vrai que Sherbrooke n'est pas loin, qui offre 8 306 places supplémentaires aux francophones de Montréal qui ne se seraient pas «casés» et qui auraient les moyens de se payer les frais de séjour en dehors de Montréal.Mais s\u2019agit-il vraiment de 8 306 places, si l\u2019on tient compte du nombre d'étudiants de la région de Sherbrooke, qui ont droit, eux aussi, à étudier sur place?Mais lorsque nous disions que les finissants des cégeps avaient tout intérêt à être bilingues, nous ne parlions pas seulement des francophones.Car, si l\u2019on regarde comment se répartissent les programmes offerts parmi les quatre universités de Montréal, on constate un brassage inévitable.Total Concordia McGill anglo.SC.DE LA SANTÉ 1 5 6 SC, PURES ET APPLIQUÉES 21 37 58 SC.HUMAINES 25 25 50 SC.ADMINISTRATION 8 8 16 ARTS 11 4 15 LETTRES 12 15 27 AUTRES 10 3 13 Certains écarts de ce tableau sont peu significatifs; quatre, cependant, sont à retenir.Ce sont ceux qui s\u2019établissent entre les universités anglophones et les universités francophones dans les secteurs des sciences de la santé et des sciences humaines \u2014 où ce.\u201d sont les universités francophones qui présentent un plus grand nombre de programmes \u2014 et dans les secteurs des sciences pures et appliquées et des 4 - 18 novembre 1978 lettres, où les universités anglophones l\u2019emportent.C\u2019est dans ces quatre secteurs que le «brassage» entre anglophones et francophones s\u2019établit.Notamment, beaucoup de Canadiens anglais devront aller à l'université de Montréal, par exemple, pour s\u2018inscrire en médecine vétérinaire, nursing clinique, nursing communautaire, optométrie, organisation des soins et éducation en nursing, orthophonie et audiologie, pharmacie enfin, puisque c\u2019est la seule université qui offre ces programmes.Dans le domaine des sciences pures et appliquées, pour donner un autre exemple, ce seront les francophones qui devront aller à McGill pour l\u2019agriculture, l\u2018économie rurale, le génie rural, à moins qu\u2019ils puissent se permettre de s'installer à Québec, s\u2019ils sont admis à l\u2019université Laval.Ces quelques exemples nous permettent de comprendre aussi que les étudiants ont intérêt à faire des demandes d'admission à plusieurs universités et à se prévaloir de leur droit de faire deux choix de programmes.La plupart des universités les examinent, et, adve- nant qu\u2019elles doivent rejeter les deux, elles offrent au candidat la possibilité d\u2019un troisième choix.Conditions d\u2019admission Voyons maintenant quelles sont Îles conditions d'admission aux universités.Hl faut, bien str, un D.E.C.ou l\u2019équivalent, comprenant les cours exigés avant d'entreprendre le programme postulé.Un étudiant qui a pris l\u2018option sciences pures au cégep a déjà un nombre de chances infiniment supérieur à celui que pourrait avoir un étudiant qui s\u2019est orienté vers les sciences humaines.Et, pour une raison fort simple: la plupart Total franco.U.de M.UQAM.13 13 0 40 27 | 13.59 | | 41 18 15 11 ) 4 14 7 7 18 13 5 ' 13 7 6 des cours universitaires de sciences humaines, darts et lettres ne requièrent aucun cours spécifique du niveau collégial; ceux qui en exigent \u2014 géographie, anthropologie, psycho-éducation et quelques autres \u2014 nécessitent déjà certains cours de mathématiques, de physique, de chimie ou de biologie.Ne parlons plus de sciences pures et appliquées, de sciences de la santé ou Suite page 6 18 novembre 1978 - 5 Des options dignes d'un roi:sièges baquets \u201ccommand\u201d inclinables et pivotants à dossier élevé, avec accoudoirs.Ingénieux oména- gement dinelte (6 places)/couchette (2 places) De nombretises opfionspermetient de | modifier les wagonnet- tes Sportsman et les fourgonnettes Dodge à souhait.ge.eue 2 she \\ ed 9 .Erie A snDodge Royal Sportsman1979.- Roulez royalement : grâce à des options F felles que: toit-soleil ; Sky-Life, volant inclina- ; ble à 7 positions, ; climatisation, radio À AM/FM stéréo avec émetteur-récepteur CB; et tout nouveau \u2019ordino- # teur de bord\u201d.f M \u20ac mime Cee een.Le Maxiwägon Sportsman qui peut transporter jusqu'à 15 passagers n'est qu'une des 17 possibilités que vous offre Dodge en 1979.Le PBV des fourgonnettes Dodge peut atteindre jusqu'à 9 000 Ib.Les concessionnaires Dodge et Plymouth meltent à votre disposition un grond choix de véhicules pour le travail et les loisirs.AN 3 [curser] = : Ils répondent à toutes vos exigences.Dodge 79.£3 - LOCATION.| > ! es de l'administration, elles demeureront à jamais fermées à ceux qui n\u2019ont pas terminé les cours scientifiques préalables au cégep.Quand on pense que les aiguillages qui rendent impossibles les voies scientifiques commencent dès les premières années du secondaire, il y a de quoi frémir sur cette aprédestina- tion» scolaire! Les «structures d'accueil» sont donc importantes.En principe, on admet que Jinformation a été donnée aux étudiants dès la fin de leurs études secondaires et qu\u2019ils ont choisi leur orientation au cégep en fonction de leurs études universitaires.Ces cours sont nécessaires, mais pour beaucoup de programmes ils ne sont pas suffisants.On doit considérer quatre types de cours universitaires: ceux qui n\u2019ont pas besoin de structures d'accueil spécifiques, ceux qui en ont besoin, ceux qui, en plus, exigent des tests d\u2019aptitudes à ce genre d'études, enfin, ceux qui sont contingentés par un nombre de places limitées.Cela paraît simple: mais il y a aussi des cours sans exigences spécifiques autres que les structures d'accueil, qui sont contingentés, ceux qui n\u2019ont pas besoin de structures d'accueil, mais ont d\u2019autres exigences et sont contingentés, etc.Le premier élément dont on \u2018tient compte pour l\u2019évaluation d\u2019une demande est le dossier scolaire du candidat.Nous avons demandé au responsable de la Section d'analyse et d\u2019évaluation des critères d\u2019admission de l\u2019université de Montréal de nous expliquer comment se faisait la sélection des meilleurs dossiers d'étudiants.Ce n\u2019est pas simple: on doit, en effet, éviter d\u2019aligner purement et simplement des moyennes brutes, qui, sans point de référence à des moyennes de classe ou à des moyennes intercollégiales, seraient purement arbitraires.s\u2019est aperçu que certains cégeps présentaient toujours des moyennes plus hautes que d'autres, ce qui favorisait leurs candidats; cela ne signifiait pas forcément que ces élèves étaient d\u2019un niveau supérieur à ceux des cégeps dont les notes étaient plus basses.Malheureusement, on se heurte là au problème beaucoup plus vaste que pose toute notation: il est difficile d'atteindre une objectivité totale.Les responsables des services d'évaluation des dossiers, aux secrétariats des universités, le savent bien, mais ils ne peuvent agir que sur les autres facteurs pour réduire fa part de hasard \u2014 et donc d\u2019injustice \u2014 dans leur sélection.Le premier travail des services d\u2019évaluation des dossiers scolaires est d\u2019uniformiser les moyennes de tous les groupes en excluant de leur calcul les échecs par abandon qui abaissent de beaucoup certaines moyennes par rapport à d\u2019autres et ne rend pas comparable la position d\u2019un étudiant par rapport à son groupe.Cette uniformisation permet aussi d'établir une meilleure Autrefois, on s\u2019en tenait là.Mais on _ comparaison entre les résultats des différents cégeps.Ce n\u2019est qu'avec ces moyennes uniformisées, enfin, que l\u2019on peut appliquer la technique d'analyse dite de la «cote z» dont nous vous épargnerons la savante définition.C'est grâce à cette cote z que l\u2019on est en mesure de comparer, parmi les candidats qui se présentent à telle L'entrée à l\u2019université mission.Ainsi, la faculté de Médecine dentaire exige de ses candidats qu'ils subissent le test de l'Association dentai- rte canadienne, test qui est éliminatoire.L'université, en outre, fera passer à ces candidats des tests d'admission et/ou aura une entrevue avec eux.Presque tous les programmes des sciences de la santé, le Droit, la psycho- a SE \u201cron Rémy Martin SOP Fine Champagne Cognac faculté, quels sont les meilleurs, par rapport a la moyenne de ce groupe de candidats.C'est actuellement la technique utilisée par la plupart des universités pour une première sélection des dossiers étudiants.Tests d\u2019aptitude Certaines facultés, avons-nous dit, avaient des exigences particulières d\u2019ad- éducation, par exemple, requièrent l\u2019administration de tests d'aptitude.Seuls les étudiants retenus par la première sélection d\u2019après les dossiers scolaires seront soumis à ces tests.Encore faut-il souligner que les résultats des dossiers scolaires, habituellement, compteront pour 60 p.c.et ceux des tests pour 40 p.c.dans le pourcentage final qui décidera de l'admission des candidats.Les tests d'aptitude ne sont pas des tests de connaissance, ni des tests de personnalité; ils évaluent certaines habiletés intellectuelles, jugées nécessaires pour la réussite universitaire: la compréhension verbale, le raisonnement, la mémoire, le jugement, l\u2019habileté perceptuelle, le sens des analogies.Donnons quelques exemples.Les tests de jugement évaluent la capacité de comprendre une situation en la ramenant a une loi générale.On donne trois exemples de régles juridiques \u2014 fictives ou réelles \u2014 se rapportant a un sujet quelconque, disons la vente, et plusieurs situations (des problèmes juridiques) qui illustrent quelques cas concrets de litige.On demande aux candidats de choisir, parmi les lois données, celle qui s'applique à chaque problème.Ce test, destiné aux candidats au Droit, ne requiert cependant que du simple bon sens.Les tests d\u2019habileté verbale mettent en jeu l'aptitude à comprendre un texte donné et à en déduire certaines données.Voici un exemple type du genre de questions qui peuvent mesurer cette capacité.On fournit au candidat un extrait de narration.et plusieurs possibilités de poursuivre le récit: «Dans la pénombre d\u2019un bois, il y avait une maisonnette à toit de roseaux.Sur une misérable porte de bambou, la lune, qui avait passé son septième jour, jetait sa clarté, et l\u2019on apercevait même un jardin étriqué laissé à l'abandon.» Quelle sera la phrase qui peut, seule, poursuivre ce récit?: A) «Qui avait vécu dans ces lieux enchanteurs?»; B) «On pouvait supposer, à la vue de ces vestiges inondés de soleil»; C) «La chétive lueur d\u2019une lampe filtrait par la fenêtre.» etc.Rien de bien traumatisant comme genre de questions, on le voit.Les tests d\u2019analogie vérifient si l\u2019étudiant est capable de faire des relations entre des éléments de nature variée.Soit un modèle: «Pied-homme».Il s\u2019agit de trouver, parmi les éléments couplés suivants, celui qui présente des liens semblables à celui du modèle donné: A) Téte-chapeau; B) soulier-jambe; C) sa- bot-cheval; main-doigt.Vous avez trouvé la bonne réponse?C\u2019est C.Et c\u2019est comme ça qu\u2019on est sur la bonne voie! Ces deux derniers tests, ainsi que des tests de raisonnement logique et des tests de mémoire, sont «administrés» à tous les candidats; les tests d\u2019habileté perceptuelle, cependant, sont zéservés aux seuls candidats qui postulent une demande en quelque discipline des sciences de la santé.Hs évaluent l\u2019aptitude intellectuelle à passer de la représentation d\u2019un volume en deux dimensions à sa représentation en trois dimensions.Cela suppose que le candidat est capable d'analyser les volumes \u2014 présentés par des schémas \u2014 et d'en comprendre la structure, afin de prévoir les transformations que ces volumes subissent lorsqu\u2019on y pratique certaines coupures.Un dernier test, que doivent subir les candidats, évalue l'intérêt qu'ils ont pris à connaître le champ des études qu'ils envisagent et les différents aspects de la profession sur laquelle il 6 - 18 novembre 1978 débouche.Ce sont les questionnaires «d'information», différents selon les facultés que l\u2019on postule.Enfin, des tests de langue sont administrés, dans toutes les universités, aux étudiants dont les études collégiales n\u2019ont pas été faites dans la langue de cette université.Ainsi, McGill fera subir des tests de connaissance de l'anglais, et l\u2019université de Montréal, des tests de connaissance du français.Le contingentement Nous avons fait le tour des exigences d'admission aux universités; il nous reste sans doute à nous interroger sur la nécessité de cette «deuxième barrière» de sélection, celle des tests, pour certaines facultés.C\u2019est pourquoi nous avons demandé aux psychologues de la Section d'analyse et d\u2019évaluation des critères d'admission de l\u2019université de Montréal de nous dire comment se vérifiait le bien-fondé de l\u2018évaluation par les tests, face aux résultats ultérieurs des candidats admis, par exemple.Pour eux, la question n\u2019est pas nouvelle et la validation des tests d\u2019aptitudes a été \u2014 et reste \u2014 une tâche des plus importantes depuis qu'ils ont été mis au point en 1969.Les critères de comparaison s\u2019établissent par rapport aux dossiers scolaires: il se trouve, effectivement, qu'il y a coïncidence entre les résultats des classements d'après les tests et ceux des dossiers: la distribution par ordre d\u2019excellence est à peu près la même.Les psychologues de l\u2019université de Montréal estiment que la correspondance entre les résultats des tests et les résultats réels est frappante et ils disposent maintenant d\u2019une dizaine.d'années d'expériences pour fonder leur observation.I} ne nous semble donc pas que ce soient les méthodes de sélection qui posent un probléme en soi, dans les cours contingentés ou ayant des exigences particuliéres, mais bien les raisons qui motivent un tel contingentement.S'il nous apparaît évident que tout le monde ne peut pas être médecin ou avocat ou dentiste, s\u2019il nous apparaît nécessaire de sélectionner les meilleures candidats, il n\u2019en reste pas moins une question plus inquiétante: en fonction de quels chiffres certaines difficultés sont-elles contingentées?Est-ce en fonction des débouchés possibles?Quelque comité a-t-il décidé, en haut lieu, qu\u2019il fallait fournir un contingentement de 200 dentistes par an, par exemple, ou de 50 professeurs?Aucunement, et c\u2019est là que le bât blesse.Si les facultés qui mènent à l\u2019enseignement (lettres, philosophie, histoire, géographie, etc) étaient contingentées et sélectives, on pourrait le comprendre: il y a trop d'enseignants actuellement au Québec.Mais les portes de ces facultés sont au contraire grandes ouvertes.Est-ce parce qu\u2019il y a trop de notaires, d'avocats ou de conseillers juridiques que la faculté de Droit est contingentée?Nuillement, c\u2019est par manque de place dans les facultés.Or, d'après les chiffres de cette année à l\u2019université de Montréal, il y a eu 1800 demandes d'admission, sur lesquelles\u20181 200 ont été retenues d'après les meilleurs \u2018dossiers scolaires et 375 définitivement acceptées après les tests.Ce dernier chiffre n'est pas le produit du hasard: il correspond à la capacité d'accueil de la faculté de Droit à l\u2019université de Montréal et ne peut être élargi que si les budgets alloués à cette faculté le permettent.L'enquête doit alors se faire en de plus hautes sphères; mais en attendant on peut toujours se demander quelle serait la planification idéale qui, au niveau des admissions aux facultés, pourrait correspondre à la fameuse loi de l\u2019offre et de la demande des carrières et professionse Phaser\" Sigh | | Playe: 3 Ag \u2018 Playa, \u2014 à igh.+ N \u2018 ~ plas: r Play.od Leigh Sigh Soh i ~ 73 .43 eee yc - .are ë., on ) | Avis: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croît avec l'usage\u2014éviter d'inhaler.Moyenne par cigarette\u2014Format King Size: \u201cgoudron\u201d\u2019 16 mg, nicotine 1.1 mg.Format régulier: \u201cgoudron\u201d 14 mg, nicotine 0.9 mg.I SL Na aT EN 444 PAGES, MICHIKO HARA RACONTE LE QUEBEC AUX JAPONAIS PAR HELENE-ANDREE BIZIER «Sur cette terre, il n\u2018y a jamais eu de véritable «pays blanc», et il est utopique de penser qu\u2019un jour il y en aura.Malgré cela, quand cette expression, pays blanc, trotte dans ma tête, je ne peux m\u2019empêcher de penser tout de suite au Québec, qui jouit de la liberté et de l'égalité.Bien sûr, il y a aussi pas mal de problèmes, mais ce pays, encore si jeune, ne connaît véritablement ni les préjugés, ni la discrimination, ni l\u2019orgueil que connaissent les vieux pays.» Ce témoignage sur le Québec est signé Michiko Hara.Il ne représente que quelques lignes des 444 pages écrites par cette jeune Japonaise de 29 ans qui a voulu, par ce geste, faire connaître aux siens les réalités culturelles et idéologiques qui nous distinguent du reste de l'Amérique du Nord.Autant la langue, l\u2019écriture, la culture et les coutumes japonaises nous sont étrangères et suscitent chez nous le préjugé, autant les Japonais ignorent quelques-unes, sinon presque toutes les caractéristiques du Canada, donc celles du Québec.A notre sujet, ni préjugé ni légende à faire rêver.Nous n'avons pas de geisha, et l'honneur, même bafoué cent fois, ne nous oblige pas à nous faire harakiri.Notre steak coûte encore beaucoup moins que 30 dollars la livre et il faudrait cesser, une fois pour toutes, de croire que la neige, lorsqu\u2019elle daigne tomber, ne le fait que sur le Québec.Tenons-nous-le pour dit, aux yeux bridés du Japon, nous ne sommes personne! Il ne faudrait surtout pas croire que quelques touristes aventureux, ambassadeurs et hommes d'\u2019affaires, ont la voix suffisamment forte pour donner au Québec l'importance qu'il prendrait s\u2019il était mieux connu.Nous devons à l'amour et au hasard ce témoignage de Michiko Hara sur un pays qu\u2019elle découvre depuis trois ans seulement.En titre, une question d\u2019actualité: Qu'est-ce que le Québec?D'une page à l\u2019autre, en commençant par la fin et par le bas, comme il est d'usage de lire les imprimés japonais, un essai; un témoignage partial, souvent subtil, sur les Québécois rencontrés depuis le début de son séjour ici, en 1975.UNE HISTOIRE D'AMOUR Le premier Québécois abordé par Michiko a été son mari, Jacques Lahaie.Famille moyenne.Ni grande, ni petite.Ni pauvre, ni riche.Des adultes et des enfants beaux et intelligents, exerçant divers métiers, du journalisme au fonctionnarisme.Chez les Lahaie comme ailleurs, on sait rire de ses défauts.Parents, grands-parents, enfants et petits-enfants vivent au rythme du Québec.Il y a chez eux des idées de liberté et de souveraineté.Dans les maisons où souffle ce vent de liberté, on parle de la libération des hommes et de la dépendance des femmes.Chez les Lahaie, il est question de tout.On y discute, on y rit, on y pleure.Il y a le travail à l\u2019étranger, la gastronomie et le repas au coin de la table.Pour Michiko Hara, entrée chez les Lahaie comme épouse, belle-soeur et bru, cette nouvelle famille, les amis de la famille et les amis des amis sont devenus le centre d'une réflexion que liront bientôt les Japonais.Le curriculum vitae de Michiko Hara- Lahaie rappelle qu\u2019elle étudia\u2019 !e droit avant de s'intéresser à la langue française.Elle y montra suffisamment d\u2019aptitudes pour pouvoir justifier, en 1973, son départ du Japon pour la France, où l\u2019attendait un tout petit emploi mais surtout la possibilité de métamorphoser son horizon.Le séjour en France sera moins long que prévu.Arrivée en octobre 1973, elle n\u2019y reste que le temps nécessaire à la découverte de l\u2019Europe\u2026 et de l\u2019amour pour un Québécois «pure laine», dont le souvenir sera si tenace qu'après être retournée au Japon en 1974 elle prend la décision de venir retrouver Jacques Lahaie à Montréal.; S'il fait un peu froid au moment où elle quitte l'aéroport, en janvier 1975, elle n\u2019a tout de même pas l'impression que ce froid mérite autant de publicité.Ce n\u2019est ni plus ni moins pénible que le climat régnant dans la zone tempérée du Japon! Michiko s\u2019intégre rapidement.Elle ne se permet pas une seconde d\u2019inattention.Elle, qui veut être romancière, la voici accumulant des dizaines et des- dizaines de réflexions sur ce qu'elle voit, entend ou devine.A Fredericton, enthousiasmée par le travail des artisa- nes, elle décide de confectionner une courtepointe.Patiente, elle apprend d'abord, elle entreprend ensuite! Puis, voilà que le hasard lui permet de rencontrer Gilles Thérien, l\u2019auteur de Ratopolis dont elle traduit l'ouvrage pour les lecteurs.japonais.L'éditeur Shigeru Shioya apprécie le style de la traduction, parue en octobre 1977, et demande à Michiko de rédiger six articles traitant du Québec et destinés à sa clientéle, majoritairement formée d\u2019universitaires.Elle qui cherchait l\u2019occasion de coucher sur papier la multitude de commentaires et de réflexions qui lui venaient à l\u2019esprit sur le Québec, trouve l\u2019occasion excellente pour enfin tailler son crayon.Avant d'aller plus loin, il faut dire que cette Japonaise a de quoi étonner.Aucun instant n\u2019est perdu et chacun est exploité au maximum.Par exemple, au moment où Michiko termine la traduction de Ratopolis, elle s'apprête à entreprendre la rédaction de deux romans.Question de ne pas rester à ne rien faire! L'un de ces ouvrages, dont le thème est la liberté, est présenté à un concours littéraire au Japon.Sur plus de dix mille participants, Michiko obtient l\u2019une des quarante premières places.A part le roman, la jeune femme a décidé de percer le mystère de la courtepointe et c\u2019est avec passion Suite page 10 8 - 18 novembre 1978 §5 - Erwan RE Pourquoi m'en faire?Mes tapis sont recouverts du protège-tapis TEFLON de Du Pont.Lorsque vous avez un tapis, vous vous évitez bien des ennuis d\u2019entretien grâce à son protège-tapis TEFLON.Le protège-tapis TEFLON de DuPont agit comme une couche invisible qui protège vos tapis très longtemps contre les saletés.Avec une telle protection, il ne vous est donc plus nécessaire de nettoyer fréquemment ' vos tapis pour les garder propres.Aussi, avant d\u2019acheter un tapis, assurez-vous qu\u2019il est bien protégé.Recherchez l\u2019étiquette TEFLON qui vous rappelle qu\u2019ilestdoté du | protége-tapis TEFLON.C\u2019est une exclusivité de DuPont.i + : Te Ct * CANADA | _ oo ; 1 4 on 4 a alu ps É |.MICHIKO qu\u2019elle assemble pointes, cercles, carrés ou rectangles.Elle raconte ces journées d'alors sur ce ton: «Je me levais tôt pour écrire; puis, fatiguée d'écrire, je cousais un peu avant d'écrire à nouveau puis de me remettre à coudre.» QU'EST-CEQUE LE QUEBEC C\u2019est en rédigeant la série d'articles commandés par l'éditeur japonais de Ratopolis que Michiko se rend compte de l'impossibilité d\u2019y dire tout ce qui doit être dit.Elle entreprend donc, en parallèle, de dire le Québec aux Japonais, à travers le livre intitulé tout simplement: Qu'est-ce que le Québec?En 444 pages de papier quadrillé, où chaque espace contient un message fait de croisements de lignes, enchevétrées pour nous en autant de mystères, elle livre aux Japonais un Québec vu à travers ses impressions.Le premier chapitre situe le Québec dans son évolution historique, de la usse due au ; Quebec, Nouvelle-France au Québec d\u2019aujour- d\u2019hui.Vient ensuite la description de la réalité francophone dans les provinces de I'Ouest et les Maritimes.En filigrane, les Japonais pourront deviner ressemblances et dissemblances des paysages, du climat ou du mode de vie.Michiko Hara n'est pas une simple photographe.La description des gens qu\u2019elle côtoie chaque jour demeure donc vivante, personnelle, inusitée.Elie sourit et fera sourire en signalant le grand nombre de femmes et d\u2019hommes, autrefois si liés à l'Eglise, qui l'ont quittée pour se marier.Les relations familiales l\u2019étonnent un peu.Comment les parents font-ils pour ne pas soutenir, financièrement, les expériences de leurs enfants, même devenus adultes?I! lui semble impossible d'imaginer que des parents, disposant d'un peu plus que le nécessaire, acceptent de voir leurs enfants joindre difficilement les deux bouts, occupés simultanément à étudier et à gagner de Quoi se nourrir et se loger.Michiko souligne, ailleurs, que cette expérience, si elle peut paraître difficile aux yeux d\u2019un étranger, permet sans doute à chacun de dévelonper un certain sens de l'organisation et la confiance dans ses propres ressources.Les Québécois auraient, toujours selon Michiko, l\u2019art d'oublier les échelons de la hiérarchie pour s'adresser directement, quand bon leur semble, au sous-ministre ou au ministre lui-mé- me.et d\u2019en tirer une réponse.«Au Japon, dit-elle, personne ne songerait à se donner la peine de s'adresser à un membre du gouvernement.» Pour Michiko, les Québécois n\u2019aiment pas demeurer inoccupés.Pour cette raison, ils bricolent et créent divers objets, qu\u2019ils s'empressent de rendre «utiles».L'art pour l\u2019art ne paraît pas à Michiko jouir chez nous d\u2019une grande popularité en regard de l\u2019artisanat.Dès qu\u2019une personne tisse un peu, elle fabrique un châle, une couverture, des nappes.Le bricoleur crée un chef- d'oeuvre mais, avant de construire une «folie», il préférera mille fois concevoir une petite étagère.Ce goût du loisir qui-sert-à-quelque- chose se reflète dans l\u2019attention que porte le Québécois à sa maison.L\u2019embellir, la peindre, la retaper, la tapisser, jardiner tout autour pour finalement y vivre bien peu.Déplacer un escalier ou changer la couleur des tapis semble à Michiko bien inutile si, au bout du compte, il ne reste plus une seconde pour y vivre.Chez d'autres, la maison est devenue si belle, si précieuse qu\u2019il devient inconcevable d'y faire autre chose que de la contempler.À travers cette maison, Michiko nous voit consommer des tas d\u2019objets, n\u2018importe lesquels, à la condition de nous faire envie.Elle dit, pensant aux gadgets devant lesquels on ne résiste pas: «lci, on achète tout ce qui plaît en disant: on va garder ce qui reste pour la vieillesse.Puis, on achète n\u2018importe quoi avec, certains jours, la peur de ne rien avoir pour la vieillesse.Mais c'est certain qu\u2019en dépensant comme cela il ne restera rien.» - res = cegresmasreanes RET ETT TFET TTR LE PAYS BLANC Ce que nous voyons tous les jours; nous ne le remarguons pas.Les étrangers ont l'oeil ouvert, et leurs observations sont souvent déconcertantes.Dans son livre, Michiko raconte avoir vécu Fun des moments les plus consternants de son existence le jour où; se promenant avec\u201d un Francais, elle a vu une Voiture américaine d'où sortaient quatre religieuses.L'un et l\u2019autre n\u2019ont pu s'empêcher de constater qu'en dehors de l'Amérique un événement semblable est impensable, religieux et religieuses utilisant ailleurs les transports publics.Pour Michiko Hara, le Québec n\u2019est pas seulement un sujet d\u2019étonnement.C\u2019en est aussi un de réflexion, d'où se dégage la certitude de vivre dans un pays de liberté.Les classes sociales ne sont pas rigidement fermées; le rêve peut devenir réalité pour celui qui, par l'étude ou le travail, force toutes les portes.Pour les Japonais, Michiko voudrait que le Québec devienne le pays blanc.«Cette expression, écrit-elle, vient des Jeunes vivant dans les pays d\u2019obédience soviétique.Pour eux, le pays blanc est le symbole de la liberté.!| me semble, quant à moi, que c'est le Québec qui mérite ce qualificatif.Cette jeunesse, ne pouvant voyager et ne recevant d'information qu\u2019au compte-gouttes, est loin d'imaginer les innombrables problèmes qui assaillent les Etats-Unis d\u2019aujourd\u2019hui.II est donc tout à fait normal qu\u2019elle désire vivre en ce pays, comme il est également normal pour ceux qui vivent dans le monde libre d\u2019hésiter a donner des Etats-Unis cette image de blancheur.» Selon elle, le Québec seul correspond en partie à ce rêve.Il offre mille possibilités à l\u2019étranger désireux de s\u2019y intégrer, ce qui, écrit-elle, serait impossible dans certains pays: «L'espoir ne serait pas plus grand dans des pays accueillants et hospitaliers.Si gentils que les Japonais puissent être, si intense que puisse être le désir d\u2019un étranger de s'adapter à la vie japonaise, il y aura toujours devant lui un mur épais et un code hermétique, construits pendant des siècles et qui, pour être percés, nécessiteraient plus d\u2019une vie.«Au Québec, il n'y a pas ce mur.Peut-être que si\u2026 Il n\u2019a toutefois que la hauteur de deux ou trois cents ans et reste tout de même franchissable.Comparé aux pays de longues et vieilles traditions, il lui manque peut-être un certain charme.Mais ce pays qui ignore la couleur de la peau, la discrimination, les classes sociales est un pays blanc, sans tache.On ne peut prédire la couleur qu'il prendra, mais il se teindra dans le courant de l'Histoire.Aujour- d'hui, c'est le Québec, tout simplement.» «Blanc de neige et plein d'espoir.» Voilà ce- qu\u2019écrit Michiko Hara à la quatre cent quarante-quatrième page de son essai sur notre présent!e 10 - 18 novembre 1978 % TEER RRO 8 a re yr ¥ È HR YELL i Arr ha À.geri A we.A Rp =.\u20ac wp oy we x \u201cita tb i | % sise sé à NY x our ] + 3 > * # = A NT = 00 y À ® m2 marre À ?À 0 = ry rs Ww pu 4 NE + DINAIRE Y ad x A = = 3 = : : : OUT OR EK 3 hy : ê de * 22 / SUPER LOTO { 3 Bt rd 6 33 + # A : ER a # Fas STE = VOTRE G + LA LOTERIE AN fa 3 ot, UE 3 * # À ma f ny § f ani, »?SE \u2018ESI-Y EXTRA - qe al re C A ww EN PROVINCIAL 7 Wp gy oy, a oy = * se we UEFA ag sr | 3 Ë tn sonate aR mtg \u201c5 #4 EE À pee Se \u2014 mme eS = mes prete ven PDs ave JE =.Carrey pt SE OS a Tw, Ph, À Linn, a ay ; 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Xx n° =) E2 loto-q Uébec + a» Ce EEE EN ent = es DR Située au carrefour de l\u2019axe nord-sud, est-ouest, entre Montréal et Québec, Sherbrooke et Trois-Rivières; ville ouvrière où domine l\u2019industrie du textile, Drummondville fut fondée en 1815 par le major Frederic Heriot.Les premiers arrivés étaient des soldats anglais auxquels la couronne britannique avait concédé des terres non défrichées près de la rivière Saint-François.Les Canadiens français s\u2019établirent autour d\u2019eux, constituant | très tôt la majorité de la population.Durant les cent premières années de son existence, Drummondville connut un essor lent.Sa population demeurait faible (2 605 habitants en 1911), et on y trouvait un petit centre commercial aggloméré autour de quelques fabriques.Ce n\u2019est qu'à partir de 1920 que la ville s\u2019est véritablement développée.La situation géographique et l\u2019achat de la centrale hydro-électrique par la Southern Canada Power favorisèrent le développement d\u2019un centre industriel.Depuis les années 50, l\u2019industrie s\u2019est diversifiée mais le secteur du textile demeure toujours le plus important.La population est d\u2019environ 45 000 habitants, et l'industrie manufacturière absorbe plus de 40 p.c.de l\u2019ensemble des travailleurs, en tout cas ceux qui peuvent trouver du travail, Drummondville étant l\u2019une des villes les plus touchées par le chômage au Québec.suite page 16 :_ Aquoi on ressemble : 18 novembre 1978 - 15 i RITE TTT TEE RO Sat = TAR Snes 1 ee | .PORTRAIT Même s\u2019il s\u2019agit, F
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