Le droit, 20 novembre 1993, Cahier 2
[" à ES dade Saad i 2 LeDroit 20 NOVEMBRE 1993 i * ÿ Bd.4.£ A + er £5 ce => + à == Lu a qe\u201d M .LOE: nn Lai) L@ pleuvent sur JR\" nl 1 il un'pew p 113} [3 doeu Val «Bah age de mon non, i] il | 148) - wT KF d- de rip.aI (D Leonagg Co LUI Ine un EU ua Eh \u201cr aE Ben encal plus ho jl PELL iF: Judd SENTE] compilg se aH + I chanso IVe Dap AE 1h ms use d\u2019affiche dg ARE gd vo Yo 4 nouer beta Su aes.4 daire AIN De a OU ol: Viney Tele) : 1ceD AIT pee ré i au des:tex 14 aul [ah à 48 nrieadmi- Jus 5 A halo Joye 1a a SIP 5 0ste, Fe fr 167 1e Fi SE une hriqu ig len as A ¢ ix en 8 Ur- ANN An.\u201ccie 5): il au VN mondéentièn Mo hangs aL: EAT avin he (air A 30 While fans CEEOL IRD exe [1] sky & OIT tar édälllé a Coheg so bf aah NAY D \u201c fr el] i} ne al 1] AL Ly aN QUJO qu 3 cH bonx lr © 8 OEIESLE urtoQ ge fi fe e DR ae, 8 ROUTE {r AES M.Atl \u2014 Cohe amene tional il: CH 0 Zn'de P F ARE R SEY piva ae Haye JG ES \u2018\u2019A2 ° LeDrdit, OTTAWA-HULL, SAMEDI 20 NOVEMBRE 1993 La force de l'âge remplie.Fertile en émotions.Et surtout, épuisante.D'abord la sortie d\u2019un 11e album, The Future, il y a à peine un an.Puis, le recueil de poèmes, textes et commentaires, Stranger Music.«C\u2019est toujours comme ça, a- t-il insisté.Je m\u2019épuise a chaque fois que je fais un album.» Leonard Cohen est un perfectionniste.Il peut consacrer un an, méme deux a la réalisation d\u2019un disque.«Je pensais bien travailler avec le réalisateur Don Was, mais il roule à la vitesse de l'éclair.Il peut terminer une chanson en 20 minutes, moi ça peux me prendre deux semaines.Peut-être plus.C\u2019est partie remise, car j'ai bien aimé ce qu'il a fait avec Under The Red Sky de Bob Dylan.» L'avenir The Future, c'est aussi une des chansons les plus dures, sombres, jamais écrites par le poète montréalais, «l\u2019ve Seen The Future, brother: it is murder».«J'ai vu l\u2019avenir, c'est un massacre», disait-il cet été à l'occasion de son passage au Forum de Montréal.«C'est la triste réalité, clâme-t-il de nouveau.Rien n\u2019a changé.On est en train de détruire le contrat social.C\u2019est le cas à Los Angeles, à Détroit, à New York.Fort heureusement, le Canada y a échappé.Du moins, jusqu\u2019à maintenant.» C e constat social, Leo- nard Cohen, l\u2019a vu de ses propres yeux en 1961.Il se trouvait à Cuba au moment de l'invasion ratée de la Baie des Cochons.«J'étais le seul touriste sur l'île.Et dire que j'étais là pour prendre du soleil.» En entrevue, il est à l\u2019image de ses disques.Sérieux un moment, tendre à l'autre et satirique.Un fait demeure, Leonard Cohen est d'une générosité déconcertante.Étonnant quand même, venant de ce personnage plutôt mystique sur scène.«ll n\u2019y a rien de plus vrai et The Future en est un bel exemple.Sur certaines chansons, c\u2019est Cohen, le «crooner» a la Bing Crosby qui chante des chansons d\u2019amour dont Always de Irving Berlin.Sur d'autres, c\u2019est Cohen à qui on refuse de sortir, un peu comme un chien en cage.Plus extérieur sur des pièces telles Democracy et Closing Time.Des entrevues, je n'en donne pas beaucoup.Seulement quand ça compte et là, rien ne m'arréte.» Rien de plus vrai aussi sur- suite de la page A1 tout quand on entame une conversation à propos de son nouveau livre.partir de là, Leonard Cohen passe du titre au choix des textes, à ses premières heures dans le domaine de la chanson à la compilation l'm Your Fan et jusqu'à Michel Pagliaro.«Le titre, Stranger Music, est le nom de ma ma i- son d'édition et un déri- v é d\u2019une chanson, Strange Song, une de mes favorites.Il y a plusieurs années, jai perdu les droits sur cette chanson, Suzanne et une autre.Je les ai rachetés une vingtaine d'années plus tard à un prix relativement élevé.C\u2019est de ma faute.Quand ma mère a appris que je prenais la route de New York, elle m\u2019a dit de faire attention.Je ne l\u2019ai pas écoutée.» Pour le choix des titres \u2014 il y en a plus de 250 \u2014 Leonard Cohen a décidé de jouer un rôle effacé, s'en remettant principalement à deux femmes, Nancy Bucal, une amie d\u2019enfance et la comédienne et amie, Rebecca De Mornay.«J'ai grandi avec Nancy.D'ailleurs, son père était mon médecin quand j'étais jeune.Aujourd\u2019hui, Nancy enseigne DISQUES l'écriture dans des écoles de Los Angeles.Rebecca, connaît mon oeuvre et elle a eu plus que son mot à dire dans le choix.Moi, j'ai trouvé ça passablement difficile.Mon oeuvre, je la scrute régulièrement et jai même changé quelques phrases dans certains poèmes.Je crois que s'est tout à fait légitime.= F Ce lia & vre, jen suis fier.Il trace un bilan juste de ma car- riere.jusqu\u2019a maintenant.» Une carrière qui a évidemment commencé avec un crayon de plomb entre les doigts de la main droite et un public surtout anonyme pour passer à du direct et face à un public qui réagissait sur le champ.# «Ça n\u2019a pas changé, je fais de la chanson pour arrondir mes fins de mois.Encore aujour- d'hui, il est difficile de vivre de sa poésie.» Poésie Leonard Cohen a publié son premier recueil de poésie, Let Us Compare Mythologies en 1956.1] faudra toutefois attendre en 1967 pour la sortie de son premier disque, Songs of Leonard Cohen, suivi deux ans plus tard de l\u2019intemporel, Song From À Room, celui qui a tout déclenché.Un fervent de la musique country \u2014 il a déjà fait partie d\u2019un trio coun- try, The Buckskin Boys \u2014 le poète a fait une halte à Nashville avant de met- t- re définitivement le cap sur New York.«J'avais loué un shack de Boud- reau Bryant, le parolier des Everly Brothers, =» mais ¢a ne fonctionnait 2) pas à mon goût.J'ai donc pris la route de New York.On était au début du folk revival avec les Dylan, Phil Ochs, Joan Baez et Judy Collins.J'étais à la re- cherche d\u2019un contrat de disque quand John Hammond, un bonze de Columbia Records m\u2019a fait signe.C'était le début.» La suite, on la connaît.Leonard Cohen a chanté ses propres chansons.Et d\u2019autres l'ont fait avec énormément de décence.Du lot, Jennifer Warnes, une amie et interprète extraordinaire.«Son Famous Blue Raincoat, est un disque que j'écoute régulièrement.Jennifer a une voix unique.» Un autre album omniprésent dans la vie de Leonard Cohen est I'm Your Fan, cette compilation où R.E.M,, les Pixies, Nick Cave et l\u2019ex-Velvet Underground, John Cale s\u2019immiscent dans l'univers du Montréalais.«Ça m'a touché, car ce sont ces groupes et'artistes qui maintiennent la flamme aliu- mée.J'affectionne particulièrement la version de Tower of Song de Nick Cave et mon Hallelujah de John Cale que je connais très bien.Il est de mon âge, je crois.» Un autre artiste, bien connu ici, pourrait s\u2019ajouter à cette liste passablement impressionnante de chanteurs qui ont un jour ou l\u2019autre fait une pièce de Leonard Cohen.Il y a quelque temps, Cohen a donné une chanson à Michel Pagliaro, My Time Has Come.«J'ignore encore si Michel va la faire.D'ailleurs, j'attends toujours qu\u2019il sorte son prochain album, Michel est un artiste que je respecte énormément.En passant, il est mon \u2018 voisin de cour à Montréal.» «Mais ce qui me réjouit, c\u2019est quand je constate qu'il y a de plus en plus de jeunes qui s\u2019intéressent a ce que je fais.J'ai vu des familles a mes derniers spectacles.EL même un de mes disques avec ceux de Dylan et des Grateful Dead dans l'auto d\u2019un couple et de leurs enfants.» «Dans ces moments-là, je me sens plus jeune.» Vous vous pensez vieux, M.Cohen?«En ce moment, pas du tout.» SPECTACLES Vigneauft, lauréat Igneault,lauréa general LeDroit Plus qu'une semaine avant la deuxieme reprise des Prix du gouverneur général pour les arts de la scéne.Samedi prochain, a l'Opéra du Centre national des arts, six autres personnalités de la vie culturelle canadienne passeront dans les rangs de ce club sélect déja passablement bien nantis avec les Dominique Michel, William Hutt, Mercedes Palomino et Oscar Peterson, intronisés l\u2019an passé.Cette année, les Prix du gouverneur général vont souligner les efforts de Gilles Vigneault, Monique Mercure, Leonard Cohen, Ludmilla Chiriaeff, Don Haige et Lois Marshall.De plus, le Prix Ramon Hnatyshyn sera décerné a Joan Chalmers et celui du CNA, au dramaturge Michel Marc Bouchard et a la compagnie théâtrale, Les Deux Mondes.Ces huit lauréats recevront chacun une bourse de 10 000 $ à l\u2019occasion d\u2019un gala animé par le comédien Donald Sutherland.Parmi les artistes qui vont participer à cette soirée, Roch Voisine, Sheila McCarthy, Michelle Rossignol, Albert Millai- re, Renée Claude, Marie-Denise Pelletier, Marie-Claire Séguin et le People\u2019s Gospel Choir of Montréal.Lever de rideau, 19 h, et le gala sera retransmis simultanément sur les réseaux français et anglais de la télévision de Ra- dio-Canada.Il reste encore des billets pour le gala et ils sont disponibles aux comptoirs Ticketmaster en composant le 755-1111. Marc André Joanisse LeDroit Beau Dommage, Harmonium et Offenbach se sont séparés.Donna Summers s\u2019est convertie à la religion.Andrew a fait des dommages sur la côte Atlantique.Pierre Elliot Trudeau a quitté la politique et Robert Bourassa est toujours en place.De 1976 à aujourd\u2019hui, 17 années soufflées par de grands courants et durant lesquelles certains ont abandonné en cours de route et d\u2019autres ont survécu.Parfois, à travers vents et marées.C\u2019est le cas de la Bottine Souriante et de son talon et seul survivant de la première heure, Yves Lambert.«Je serais ben mai placé pour dire que ça m'\u2019insulte quand on m'appelle le talon.C\u2019est la réalité.Je l\u2019ai forgée.Et c'est l'esprit même de la Bottine Souriante.» Le soliste, celui qui était en place en 1976, quand le groupe a entrepris ses premiers métissages du folklore québécois et de la francophonie entière, est dans une forme splendide.«Écoeurante», insiste-t-il à l\u2019autre bout du fil.Il y a de quoi.Durant les 11 ou 12 premières années de son existence, la Bottine roulait sa bosse un peu partout au Québec, en Europe et même aux États-Unis.En fait, il ne manquait qu'une destination à son itinéraire.Et quelle destination.La grande ville.Par la porte d\u2019en avant Et c\u2019est par la porte d'en avant qu\u2019Yves Lambert ct ses acolytes ont franchi le seuil de la métropole québécoise.Ils en feront autant, le samedi 27 novembre, à la Maison de la culture de Gatineau.«Ça allait quand même assez bien pour le groupe, s'est-il rappelé.On était à la fin des années 70 et le «folk revival» tirait à sa fin.Montréal nous était probablement interdit à cause d\u2019une question de mode.» La Bottine Souriante décide donc de prendre le taureau par les cornes et de foncer, talons premiers, vers la grande ville.«On s\u2019est produit deux soirs au Club Soda.C'était il y a quatre ans et le gérant de la salle nous avait suggéré de faire seulement un soir.On n\u2019a rien voulu entendre.» De deux soirs, la série de spectacles de la Bottine est passée à quatre.Puis à huit.Et cette année, le groupe va se taper neuf soirs en ligne au Spectrum.Qu'est-ce qui a soudainement fait pencher la balance?Yves Lambert a une fichue de bonne idée.«En réalité, c'est plusieurs éléments qui ont fait La Bottine Souriante SPECTACLES Etla vellée continue & renouvelant et en s'adaptant aux conditions du jour.basculer les thoses, mais c\u2019est surtout l\u2019évolution du groupe.Nos acquis après tant d'années de métier.Depuis le début, on savait où on s\u2019en allait.» Le musicien et chercheur parle aussi d\u2019audace.Et qui dit audace, dit nouvelle approche.Une nouvelle livraison de ces chansons communément appelées «chansons à répondre».Le renouveau folklorique chez la Bottine Souriante a pris la forme d\u2019un quatuor à cuivres, quatre souffleurs qui ont permis d\u2019ajouter à la relecture des chansons d'hier et d'autrefois.«On s\u2019est souvent demandé comment allaient réagir les puristes.Des «Brass» dans des tounes de folklore, ça ne s'était jamais vu.Surtout jamais entendu.Mais c'est le propre de la Bottine Souriante, on ne s'est jamais assis sur nos lauriers.» Des perles «Ça fait 20 ans que je roule dans ce domaine et laisse-moi te dire que le médium de la chanson à répondre est un des plus difficiles à saisir.J'en ai découvert des perles à travers mes nombreuses fouilles archéologiques.Des chansons qui remontent à plus de 50 ans et dont les thèmes s\u2019apparentent à la société d\u2019aujourd\u2019hui.Tout y passe.Les rapports humains.Les grandes questions sociales.Les auteurs de l'époque ne se prenaient pas au sérieux.En continuent à faire la joie du Indiana Jones de la chanson folklorique québécoj se, il y a Ninette de Willie Lamothe, La chanson du quêteux d'Ovila Légaré et Emi- lien de Raymond Lévesque.Sans oublier, la p\u2019tite dernière, Le rap à Ti-Pétang, premier extrait d\u2019un album qui doit sortir on 1994.gorie post-fémi- niste avec une approche frayant dans le reggae», d\u2019expliquer Yves Lambert.fait, ils étaient des pince-sans- rire.Ils avaient une façon bie à eux de caricaturer la société.» \\ Parmi les textes qui «C\u2019est une allé- Re NA LeDroit, OTTAWA-HULL, SAMEDI 20 NOVEMBRE 1993 A3 Comme les chansons à répondre et les musiques qu\u2019elle porte aux quatre coins de la terre, la Bottine a su passer a travers les modes et les générations en se Métissage C\u2019est ce genre de métissage qui a attiré l'attention des jurés des prix Junos qui ont d\u2019ailleurs remis deux statuettes à la Bottine Souriante et de Peter Gabriel, qui les a accueillis C ses studios d\u2019enregistrement pour participer à la compilation A Week In The Real World, aux côtés des autres groupes de OMAD.«En 1990, on avait pris part a un festival WO- s MAD à Toronto et l\u2019année suivante, Peter Gabriel nous a invités à ses studios en Angleterre.On a passé trois jours et deux de nos tounes se sont retrouvées sur la première et deuxième compilation.Ça nous a donné un bon coup de main.» On allait oublier, la Bottine Souriante sera au grand complet au rendez-vous de samedi prochain à la Maison de la culture, Lambert, Michel Bordeleau, Denis Fréchette, Régent Archambault et Martin Racine de même que les quatre souffleux, Jocelyn Lapointe, Robert Ellis, Jean Fré- chette et André Verreault.«Quand on se déplace, on se déplace en gang.Et on déplace aussi beaucoup d\u2019air», a promis Yves Lambert.Attachez vos lacets.La Bottine Souriante.En spectacle à la Maison de la culture de Gatineau, le samedi 27 novembre, à 20 h.Billets: 243- 2525. Ad : LeDroik) OTTAWA-HULL, SAMED} 20'NOVEMBRE 1993 THEATRE Dix ans de bons et mauvais coups Marc André Joanisse LeDroit Dix ans de tour- ) nées, de spectacles / inédits, de bons et de mauvais coups.Si la deuxième décennie de la Compagnie Vox Théâtre est à l\u2019image de la première, ses créateurs et interprètes n\u2019auront guère le temps de se reposer sur leurs lauriers.Statistiques d'abord, Vox Théâtre a monté dix créations, donné 500 représentations et joué devant 150 000 spectateurs depuis 1983.Pas mal impressionnant pour un regroupement d\u2019étudiants de l\u2019école secondaire André-Lauren- = deau qui a vu le jour dans un non si lointain passé.«À l'époque, on n\u2019avait pas notre place dans des troupes existantes, s\u2019est souvenue Ma- rie-Thé Morin.On voulait faire du théâtre musical et mettre l\u2019'emphase sur le côté vocal.Du théâtre musical et non de la comédie musicale ou du Broadway.Tout ça, sans prétention.» «On voulait à tout prix faire de la création ou encore adapter des classiques, a ajouté Pier Rodier.Mais des adaptations «flyées».Comme-on en fait avec Cendrillon et Pinocchio.On a fait preuve d\u2019audace.Par exemple, il n\u2019y avait pas de paroles dans Cendrillon.Seule- Vox Théâtre La troupe souligne ses X ans, ce same A Harold Rhéaume et Marie-Thé Morin.ment des onomatopées chantées.» Cendrillon, sera la dernière adaptation de Vox Théâtre et aussi, le dernier spectacle pour enfants.«Le noyau de création avait besoin de parler davantage de son quotidien», a fait remarquer Pier Rodier.Payer le loyer N'empêche toutefois que le théâtre pour enfants aura permis à la Compagnie d\u2019élargir ses horizons et de «payer le loyer», précise Marie-Thé Morin.«Avec Pinocchio, on s'est promené en France et au Canada et les commentaires ont été élogieux, a-t-elle indiqué.Malheureusement, on était littéralement crevés quand cette tournée a pris fin.» Inévitablement, les longues journées sur les routes de l\u2019Ouest canadien auront eu leurs effets sur les gens de Vox Théâtre et indirectement, sur une création, Jeun.«On est revenu de la tournée Pinocchio quelques jours avant Noël.On a fêté et quand est venu le temps de créer Jeun, on a manqué de carburant.On a quand même fait une bonne musique et c\u2019est le spectacle qui s\u2019était le plus vendu, à l'époque.» Ce samedi, à 20 h, pour marquer son Xe anniversaire, Vox Théâtre présentera, à la Cour des arts d'Ottawa, un spectacle flashback avec le groupe Les doux délires et la Chorale du dixième.«Tu sais, avec Les doux délires, on nous a comparés à la Bande Magnétik, mais en plus farfelu, a raconté Pier Rodier.Ce spectacle était à la fois complètement con et tragique au possible.» La soirée du Xe terminée, Pier Rodier et les musiciens Ulysse St-Jean et Eric Romanica iront présenter Parano Par Amour, un spectacle créé en 1991 par Vox Théâtre, les 3 et 4 décembre, au Théâtre du parc Jacques-Cartier, à Sherbrooke, dans le cadre des 20 jours du di à la Cour des arts d'Ottawa, avec Jean-Pierre Delorme, Pier Rodier, Théâtre du risque.Duos pour voix humaines De retour dans la région, la Compagnie mettra la touche finale à sa plus récente création, Duos pour voix humaines avec Marie-Thé Morin, Pier Rodier, Harold Rhéaume et Lucie Des- jars laquelle sera présentée à la Cour des arts, du 17 au 26 février 1994.«Il s'agit d\u2019une tragédie contemporaine sur fond de thriller», note Marie-Thé Morin.Mentionnons que Vox Théâtre va profiter de son Xe anniversaire pour mettre sur pied une Fondation qui verra à remettre une somme d\u2019argent à un jeune comédien intéressé à parfaire ses études en voix théâtre.«On va commencer avec 500 $ et si c\u2019est possible, on va donner davantage», a dit Pier Rodier.Les X ans de Vox.spectacle Flashback.Ce samedi à 20 h, à la Cour des arts d'Ottawa.Billets sur place. Marc André Joanisse LeDroit Clint Eastwood est capable de tout.D'un western sans indiens qui lui a valu la palme à la dernière soirée des Oscar, de films policiers qui ne sombrent pas dans la facilité et de pouvoir jouer au maire d'une ville de la péninsule de Monterey sans nuire à son travail de comé- dien-réalisateur.Capable aussi de bien tourner un drame avec une histoire aussi mince soit-elle, en apparence.En surface, A Perfect World donne l'impression du déjà-vu, mais le comédien-réalisateur est plus intelligent que ça.Clint Fastwood a su donner le rythme qu'il fallait à ce récit où deux évadés de prison prennent un jeune garçon en otage et se lancent à la conquête des chemins ruraux du Texas.Un des deux, Kevin Costner, tue l\u2019autre sous les yeux innocents du petit bambin de huit ans, parce qu\u2019il a osé s\u2019en prendre à l'enfant.Il personnitie le chef de police Clint Eastwood Red Garnet dans le film.S\u2019ensuit inévitablement une pourchasse avec un corps policier aussi bête qu'une ribambelle d\u2019ânes et qui fait damner son chef, Clint Eastwood, lui, plus flegmatique qu\u2019un «Bobby» anglais.Il y a le côté dramatique qui s'installe dès les premiers instants avec cette magnifique relation amicale entre l\u2019évadé et son otage.Deux individus qui ont plusieurs points en commun.Costner et fiston ont à peine connu leur père et chacun est prêt à se sacrifier pour I'autre.Élevé selon de profonds principes religieux, le p'tit garçon doit se tenir à l\u2019écart de certains des bons moments de l\u2019enfance: l'Halloween, Noël et son anniversaire qu\u2019il ne peut pas célébrer.La barbe à papa et les kermesses lui sont également interdites.Autour du duo, qui sème avec une aisance déconcertante ces policiers constamment à leurs trousses, gravite une suite d'événements aussi loufoques les uns que les autres.Là encore, Eastwood a su éviter les clichés.Ne serait-ce que pour cette remorque qui effectue une course libre, l\u2019humour est traité avec diligence et un certain à-propos.A Perfect World a été tourné sans prétention et il est clair que Clint Eastwood n\u2019aspire pas aux grands honneurs avec son dernier effort.Il n'en demeure pas moins un excellent long métrage.Un film qui rassemble les ingrédients nécessaire à un bon di- : LeDroit, OTTAWA-HULL, SAMEDI 20 NOVEMBRE 1993 :A5 CINÉMA Eastwood est capable de fout A Perfect World Le jeune T.J, Lowther tient le rôle de l'enfant pris en otage par deux évadés de prison.vertissement.On suit avec intérêt les liens qui se tissent entre Costner et le jeune comédien T.J.Lowther, de loin supérieur à MacAuley Cul- kin dans ses dernières performances.Puis, il y a cette fin.Pour plusieurs, elle sera évidente.Pour d\u2019autres, carrément sortie de nulle part.Nous, on l\u2019a vu venir seulement quelques minutes avant le déploiement final.Sommes-nous dupes à ce point?Peut-être, car Eastwood est capable de tout.A Perfect World.Un film de et avec Clint Eastwood, Kevin Costner et Laura Dern.l'affiche des cinémas Capitol Square, Gloucester et Britannia.Cote d'appréciation: *#%* DONALD SUTHERLAND.maitre de cérémonie L'ÉVÉNEMENT ARTISTIQUE LE PLUS EXCITANT DE L'ANNÉE ! LE GALA DES PRIX DU GOUVERNEUR GENERAL POUR LES ARTS DE LA SCÈNE INVITÉS SPÉCIAUX Anik Bissonette & Louis Robitaille, Renée Claude, Ben Heppner, Brian Macdonald, Sheila McCarthy, Mavor Moore, Marie-Denise Pelletier, Gilles Pelletier, Luc Plamondon, Jeanne Renaud, Michelle Rossignol, Marie-Claire Séguin et Jon Vickers.oamedi 27 nov, Gentre national des Arts Votre soirée comprend * le cocktail à 19 h 15 e le spectacle à l'Opéra la réception avec champagne et dessert e la musique et la danse jusqu'à 1 h 00 (Cravate noire à votre discrétion) 0 us ! Billets : 50 $, 75 $, 1D&S (plus TPS) Guichets du CNA ou EAD ma, (613) 755-1111 présenté B e | | Commandité par The Globe and Mail, Patrimoine canadien, CBC/SRC, le Centre national des Arts Transporteur officiel - Air Canada Hôtel officiel - The Westin, Ottawa Spectacle dou ouverture avec ROCH VOISINE Téléfilm Canada La Presse oF CT I PE ea, A6\u2018 LeDroit, OTTAWA-HULL, SAMÉBI 20 NOVEMBRE \u20181993 Marc André Joanisse LeDroit Le soir, on les retrouve sous les chauds rayons des projecteurs dans leurs plus beaux atours de rockers.Le jour, les grandes envolées «rock n° rol- liennes» et l\u2019opulence des grands hôtels font place à des découvertes parfois agréables.Et parfois démoralisantes.«C\u2019est une réalité qui nous frappe de plein fouet et sur laquelle on n\u2019a aucun contrôle», avance le batteur de Bon Jovi, Tico Torres.Le groupe du New Jersey poursuit son périple à travers le monde entier.Après l'Europe et l\u2019Océanie, le voici en Amérique du Sud.CONSEIL DES ARTS DE L'ONTARIO Dr S NJ ONTARIO ARTS COUNCIL SUBVENTIONS DU PROGRAMME LES ARTISTES ET LE MILIEU DU TRAVAIL Le Bureau du développement des arts communautaires du Conseil des arts de I'Ontario accorde des subventions aux artistes professionnels de toutes les disciplines pour travailler avec les membres d\u2019un mouvement syndical.Grâce au programme Les artistes et le milieu du travail, des artistes peuvent mettre en œuvre, de concert avec les syndicats, des projets visant à rendre les arts plus accessibles à leurs membres.Date limite de présentation des demandes : 30 novembre 1993 Pour obtenir des renseignements sur le programme ou des formulaires de demande, s'adresser au : Bureau du développement des arts communautaires CONSEIL DES ARTS DE L'ONTARIO 151, rue Bloor ouest, bureau 500, Toronto (Ontario) M5S 1T6 (416) 969-7424 Sans frais en Ontario : 1 800 387-0058 This information is also available in English.Le Messie Billets disponibles maintenant au Guichet d\u2019information à la Maison du citoyen de Hull Billets : 12 $ \\ dé SRC Ville de Hull dela musique SCOTT © SPECTACLES Bon Jovi est hel et bien vivant «On a donné un spectacle au Costa Rica, s\u2019est souvenu Torres.Il s'agissait du premier show rock en plus de 20 ans.Le dernier était celui de Carlos Santana.» «Qu\u2019on ne présente pas de spectacles rock, n\u2019est pas la fin du monde, ajoute le batteur.Ce qui me désole le plus, c\u2019est de voir tous ces gens qui vivent dans la pauvreté sans que quel- qu\u2019un n\u2019intervienne.» Pas de cartes postales Au moment de l'entretien, Bon Jovi venait de fouler le sol de l'aéroport d\u2019Asuncion, au Paraguay.«De l'aéroport à l\u2019hôtel, on a vu des images qu'on ne reproduira jamais sur des cartes postales.» Parce qu\u2019il peut converser en espagnol, Tico-Torres a pris le temps de s\u2019arréter et de jaser de Händel Les Violons du Roy et le choeur La Chapelle de Québec Direction : Bernard Labadie Carina Gauvin, soprano Laura Pudwell, mezzo-soprano Hugues Saint-Gelais, ténor Nathaniel Watson, baryton Le 3 décembre à 20 h Église Notre-Dame de la Guadeloupe 30, rue Saint-Onge, Hull avec des Sud-Américains.«On me reconnaît et on me parle de Bon Jovi.Mais j'insiste pour aller plus loin.Je veux en savoir davantage.Et ce qu\u2019on me raconte n\u2019a rien d\u2019un conte de fées.De la scène, on voit des gens joyeux qui chantent nos chansons.Dans les rues, c'est différent.On voit des gens qui se battent jour après jour pour leur survie.» Une triste réalité qui ne laisse pas les gars de Bon Jovi indifférents.«On ne peut pas fermer les yeux face à une telle réalité.Mais qu\u2019est-ce qu\u2019elle est difficile à négocier.accepter.» Le spectacle Depuis son passage à Ottawa, il y a à peine un an, Bon Jo- vi, s\u2019est tapé rien de moins que 170 spectacles.Un périple qu\u2019il effectue à bord des deux 727 retenus pour sa tournée.«C'est essentiellement le même spectacle», a précisé Tico Torres.On peut donc d'ores et déjà prédire que le show est bâti avec les chansons du dernier album, Keep the Faith et des principaux titres de ses prédécesseurs, New Jersey et Slippery When Wet.«C'est beaucoup plus serré que ce ne l'était en début de la tournée.» Ça peut paraître beaucoup, 170 spectacles en dix mois, mais, pour Bon Jovi, l\u2019aventure a fourni les réponses à plusieurs questions.Totalement absent de la scène pendant une période de quatre ans, le groupe est sorti de sa tanière, l'an passé, avec un disque et cette tournée qui ne semble pas vouloir se terminer.«On cherchait une raison pour continuer, on l\u2019a trouvée», insiste Tico Torres.Tellement que les cinq musiciens se sont remis à l'écriture et à la composition de nouvelles chansons, tuant ainsi dans Bon Jovi Bon Jovi se cherchait une raison pour continuer à jouer.Avec la présente tournée, il l\u2019a trouvé.Tellement que les cinq musiciens se sont remis à l'écriture et à la composition de nouvelles chansons.l'oeuf la rumeur voulant que Bon Jovi en était rendu à ses derniers milles.«On avait besoin de respirer un peu.De s\u2019accorder une pause et faire des choses à l'extérieur de Bon Jovi.Tu sais, quatre ans, ça a été long.La fin du groupe, c\u2019est une rumeur.» «D'ailleurs, d\u2019ajouter Tico Torres, on va prendre un mois de congé et aller faire un tour en studio.Histoire d'enregistrer a D@VONTROVAR les pistes de base d\u2019un prochain album.» «Oui, Bon Jovi est bel et bien vivant.Et pour longtemps.Tu peux l'écrire sans te mettre un doigt dans l'oeil.» On verra et l'avenir le dira.Les rockers ont cette facilité de changer rapidement d'idée.Entre temps, on pourra les voir et les entendre au Centre municipal d'Ottawa, le 11 décembre.= a ERS , | | ÉGLISE SAINT-FRANÇOIS-DE-SALES.(REE UN ) BILLET EZ 2 JT 2 : 243- 2525 pr © We Let ttes a oid ne ARTS VISUELS LeDroit, OTTAWA-HULL, SAMEDI 20 NOVEMBRE 1993 A7 À la rencontre des oiseaux Joanne Legault 2 Collaboration spéciale | i / On raconte qu\u2019à tra- FM} vers les siècles et / dans presque toutes % les civilisations et pays \"> du monde l\u2019oiseau sem- À \u201cble avoir été vénéré com- \u201c me symbole de la puissan- @ ce et de la vie, de l\u2019intelli- * gence, de la distraction et du divertissement.Selon Ana Francine Béland, auteure du texte de recherche qui accompagne l'exposition Mangeoires d'oiseaux au centre d'exposition L'Imagier, on lui a attribué des interprétations spirituelles telles que l'amitié des dieux envers les hommes et l'immortalité de l\u2019âme.Depuis des millénaires, l\u2019oiseau et l'être se sont côtoyés, l'individu tentant de l\u2019apprivoiser afin de mieux l'observer, étudier son comportement, écouter ses chants et le nourrir.Qu'ils se nomment geais bleus, mésanges, chardonnerets, goélands, outardes ou faucons, ils ont inspiré une trentaine d'artistes ainsi que des étudiants en arts plastiques de l\u2019école secondaire Grande-Rivière, d\u2019Aylmer.Un lien étrange Mangeoires d'oiseaux, dont le vernissage est prévu ce dimanche 21 novembre, à 14 h, nous révèle ce lien étrange qui unit l'être humain et les oi- > » thd : SPE © En suppplémentaire Mise en scène Denis Bouchard invitation de : * (EEETE EEE EE) À PLUS * * collaboration aavesco te tatedA2 0008 avec Mangeoires d\u2019oiseaux seaux.Des mangeoires créées selon la fantaisie, les croyances et esprit critique et poétique des artistes sont ainsi rassemblées à L'Imagier tant à l\u2019intérieur qu\u2019à l\u2019extérieur.Etonnamment, l\u2019utilisation de matériaux naturels et à l\u2019état brut ont ensorcelé plus d\u2019un artiste: Rita Rodrigue et son installation où se multiplient fruits sauvages, fleurs, graines de tournesol, bois, paille et lianes LE LEADER GE L'INFORMATION La mangeoire de Jany Lavoie, ci-contre, tend les mains vers l'oiseau comme pour |'apprivoiser alors que celle de Lorraine Kwan, ci-haut, se veut plutôt humoristique en l\u2019associant à une roulotte à patates frites conduite.par un chat.72?(HOT 40.cjrcQuso de lierre ou autre: Agnes Rive- rin, dans Mangeoires d'étoiles, réalise une oeuvre où le lin s'harmonise généreusement avec les étoiles peintes sur les panneaux de bois; Maggie Wesley et sa pièce de bois naturel où, sans doute, les vagues et le vent ont façonné Jennifer Ry- der-Jones et ses chapeaux en Ny Billets : .COOP DU COLLEGE DE L'OUTAOUAIS (CEGEP) Guichets du C.N.À.TERMINUS VOYAGEUR (238 boul.St-Joseph, Hull) TICKEV//( ASTEÉS terre cuite, utilisés comme mangeoires et parés d'ossements, de bois, de paille et de plumes: Ron Noganosh et sa mangeoire faite à partir d'un os desséché et blanchi par le temps.«zen», quatre mangeoires invitent à la réflexion.La fragilité de l'oeuvre d\u2019Annie Thibault et celle du «temple-mangeoire» d\u2019Ana Francine Béland.Quant à Ginette Daigneault, qui expose également à la galerie Montcalm dans le cadre de l\u2019exposition /nterconnexion co- pigraphique, elle nous dévoile une oeuvre dépourvue de tout artifice.Présentée jusqu'au 17 décembre, Mangeoires d'oiseaux reflète non seulement les tendances artistiques, mais également les nombreuses approches du thème des mangeoires, entre autres par l\u2019humour et la mythologie.Simplement, sans aucune prétention, L'Imagier a su investir dans une exposition qui se révèle hautement réussie.Mangeoires d'oiseaux, exposition de groupe, L'Imagier, 9, rue Front, Aylmer.Vernissage dimanche 21 novembre à 14 h.Jusqu'au 17 décembre.Ambiance zen Dans la petite salle d\u2019exposition, où règne une ambiance «Comment 22 Te 9 prets \u2018 \u2026 René-Daniel Dubois - pour être grands?» se demande Julie.Mise en scène : éflexion sur les relations aduites-enfants, Alice Ronfa 28 novembre à 13h30 au Studio du CNA enfants 6,25 $, adultes 7,75 $ D TL CII .kes Inutiles D'aprés «Le Livre de la Jungle» | a comédie saugrenue ! 13 février 1994 29 mai 1994 pi Assurez-vous de voir les 3 pièces | qui ne seront présentées qu'une seule fois au grand public =.ên abonnant vos «Grands-Galops» avant le 26 novembre.- Des prix à gagner ! @ Abonnement rapido (613) 594-9400 à Ô CENTRE NATIONAL DES ARTS A PIE Ru = NATIONAL ARTS CENTRE iia LS URS DESUIVILE AT SIN MY A8 LeDroit, OTTAWA-HULL, SAMEDI 20 NOVEMBRE 1993 TÉLÉVISION Antonine Maillet succede a Bernard Pivot LeDroit À vos règles de grammaire et à vos dictionnaires, la Dictée des Amériques cogne à nos por- \u201cpour premier exercice, il faudra consulter le téléhoraire du Droit, publié dans l'édition du 27 novembre, et répondre au test de qualification qui s\u2019y trouvera.Cette étape mènera ensuite à pme \u2018NATIONAL LEYS la demi-finale québécoise de la Dictée des Amériques, lue le 12 février prochain, à Hull, et dans 24 autres villes du Québec.Quant à la grande finale qui va regrouper l\u2019ensemble des provinces canadiennes, 11 États américains et six pays d'Amérique latine, elle se déroulera le samedi 26 mars 1994, à l\u2019Université de Montréal, et sera télédiffusée depuis la terre de Baffin jusqu'à la Ter- re-de-Feu par Radio-Québec, TV-Ontario et TV5.La Dictée des Amériques fait suite aux Championnats mondiaux d'orthographe, connue sous la dictée de Bernard Pivot, désormais réservée aux citoyens français.Pour sa première édition, elle sera écrite et lue par l'écrivain et prix Goncourt, Antonine Maillet.Ses finalistes se partageront plus de 50 000 $ de prix offerts sous forme d'ordinateurs, de plumes, de dictionnaires et d\u2019encyclopédies Le Robert, d'albums des Publications du Québec et de Trio Bescherelle.L'invitation est de Radio- Québec, de l'Office de la langue française et de l\u2019auteur, Antoni- ne Maillet.Antonine l'auteure écrira et lira la Maillet première Dictée des Amériques.DU CENTRE NAT de Handel 15-16 décembre Iwan Edwards, chef d'orchestre et chef des chœurs Dominique Labelle, soprano Linda Maguire, mezzo-soprano David Gordon, ténor John Haley-Relyea, baryton La Société chorale d'Ottawa 14 $ à 29 $ Kodak Canada Inc.est heureux de parrainer le concert du 16 décembre Parrainé par : KODAK CANADA INC.gis: Hardworking Communicators SR eg) a Le Messie TEE ara, 755-1111 Orchestre IONAL DES ARTS Féerie familiale! 18 décembre Earl Stafford, chef d'orchestre La Société chorale d'Ottawa Iwan Edwards, chef des chœurs Venez chanter tous en chœur des chants du temps des fêtes 13 $a 27,50 $ Enfants de 12 ans et moins 10$a21,50 $ Au profit de : La Fondation du CNA, la Société de l'aide à l'enfance d'Ottawa- Carleton et la Société chorale d'Ottawa.Parrainé par : FER Edd EEYER CENTRE NATIONAL DES ARTS BORN ARTS PET 5 FT Set LeDroit, OTTAWA-HULL, SAMEDI 20 NOVEMBRE 1993 SPECTACLES A9 La Bande Magnetik n'est pas près de se déchirer Presse Canadienne QUÉBEC Les cinq membres de La Bande Magnétik ont développé une relation très particulière au cours des six dernières années.«Une relation de.dépendance», avouc Victor, leader et cofondateur de la formation, formée du ténor Claude Gagné, de la soprano Jacinthe Gauthier, du baryton Victor Jacques Ménard, de la basse Vincent Potel et de I'alto Christiane Raby.Une dépendance telle que l\u2019ensemble a composé une petite chanson d\u2019une minute cinq secondes sur cette thématique, que l'on retrouve sur le disque auquel elle donne son titre.Toutefois, n'allez pas croire que le groupe se prend au sérieux.Au contraire.Sur un ton dynamique et blagueur, les joyeux chanteurs de La Bande Magnétik aiment surprendre et charmer, au point de ne pas lésiner sur les costumes excentriques et une mise en scène électrique.De Louvain à Paris Ils ont fait leurs débuts officiels devant 3000 personnes le 24 juin 1987, première partie d\u2019un spectacle de.Michel Lou- vain, «On ne savait même pas si on allait avoir assez de matériel pour le temps qu'on nous avait demandé», se remémore Victor.Depuis, La Bande Magnétik, qui imite le son d'instruments en plus de chanter, a fait plus de 700 apparitions (spectacles, congrès, télévision, etc.), non seulement au Québec mais aussi en Europe.Le groupe y retourne d'ailleurs à la fin du mois, plus précisément à Paris, au théâtre Sylvia-Montfort, pour une série de représentations.Il apparaît bien difficile de classer cet ensemble a cappella dans une quelconque catégorie musicale tant ses orientations sont hétéroclites.Son disque en témoigne.Du thème des Pierrafeu à Fais-moi mal Johnny de Boris Vian, en passant par Tourdion (une piece de la Renaissance librement adaptée) a un air de folklore argentin jusqu'a Don\u2019t Stand By So Close To Me, incroyable collage de trois chansons pop-rock connues: La Bande Magnétik se permet de surcroît d\u2019écrire ses propres chansons, parfois sérieuses, souvent débridées.Individualistes Cette production aux couleurs bigarrées se veut en fait à l'image des préoceupations de chacun des membres de la formation, constituée\u2026 d\u2019individualistes.Victor raconte que ce sont les compromis de ce mariage à cinq qui, plutôt que d\u2019agir comme des boulets, permettent au groupe d\u2019élargir ses horizons musicaux tout comme d'atteindre un public très varié.«Certains chanteurs de la bande préfèrent le classique, d'autres le jazz ou le rythm\u2019n\u2019- blues.L'unité se retrouve davantage du côté des arrangements et de la mise en scène», indique le baryton, lui-même grand fan de Richard Desjardins, qu\u2019il compare à nul autre que.Mozart.Enfin un disque Depuis 1991, La Bande Ma- gnétik promettait un disque a ses fans.Cependant, un lot de circonstances ont empéché la concrétisation de celui-ci avant cet été.«Nous n\u2019étions pas prêts avant, déclare Victor.Sauf que lorsque notre décision a fi- nalemeni été prise, nous ne pouvions plus attendre.Nous avons envoyé notre démo à plusieurs compagnies de disques; Analekta a pu répondre à notre délai.» Curieux, non?qu'une étiquette comme Analekta, spécialisée en musique classique, s\u2019intéresse à La Bande Magnétik.«Pas tellement, réplique Victor, puisque, de toute façon, nous ne répondions au profil d\u2019aucune compagnie.» Le disque a été enregistré a Québec, a la chapelle historique du Bon-Pasteur, «en raison de son acoustique et de la proximité du studio TRAM», justifie encore Victor.Pétillant d'idées et de projets, l'ensemble vocal planifie un nouveau spectacle pour mars ou avril.SR Le concours de lu chanson française mettant en vedette les GROUPES en Ontario.La Nuit sur l'étang SRC {8 Ontario/Outaouais La byunarte INSCRIVEZ-VOUS ! Sudbury : (705) 688-3296 Windsor : (519) 255-3569 Toronto : (416) 205-3582 Ottawo : (613) 598- 3505 DATE LIMITE 17 DÉCEMBRE 1993 LES at \u2018 .« nu.UNE A OR a eT penn ENVI PEE: 22 HOT 40 te.ttseus tenta 000 na 000000 Ù ren à PRÉSENTE Une initiation au théâire avec Passe-Partout Passe-Montagne Tourmaline écrit.mis en scène et interprété par Marie Eykel, Sylvie Gosselin etJacques l'Heureux rt Lis Jr (miam a TERMINUS VOYAGEUR COORUCOLIEDE i arose HULL) à remuer Cu ul (LOUTAOUAS (CEGEP).Guichets duCNA. A10 LeDroit, OTTAWA-HULL, SAMEDI 20 NOVEMBRE 1993 NOUVEAUTÉ S Margaret Thatcher \u2014 Mémoires par Margaret Thatcher, Albin Michel, 778 p.Manifestement, la mode est aux biographies politiques.Voilà donc celle de pg .l\u2019ex-premier ministre britannique, Margaret Thatcher, frai- chement traduite de la langue de Shakespeare.Des Mémoires qui se distinguent par leur longueur (tout près de 800 pages), et leur manque total de modestie.Soleil levant par Michael Crichton, Éditions Robert Laffont, 360 p.Il y a eu le film.mais avant il y avait le roman, Soleil Levant (version française de Rising Sun), écrit par un nouveau maître du bestseller, Michael Creighton (qui avait frappé dans le mille, quelques années auparavant, avec Le Parc jurassique).Un récit quelque fois provocant, mais toujours excitant.Nous, Québécois par Paul-Marcel Lemaire, Leméac, 153 p.Il faudra bien un jour que les Québécois se décident à faire le grand saut pour transformer leur province en pays.C\u2019est ce qu'\u2019affirme Paul-Marcel Lemai- re, dans cet essai au ton optimiste.Outre un survol des évé- nements politiques des dernières décennies, cet auteur de l'Outaouais analyse les peurs et les contradictions de ce peuple en devenir, qui, jusqu\u2019à présent, a préféré dire non que oui.Puisant dans l\u2019histoire, la théologie et la philosophie, il fait l\u2019apologie de la souveraineté pleine et entière du Québec.Une lecture aguichante pour ceux qui ont contribué à faire du Bloc québécois l'opposition officielle à Ottawa.Les immortels par Michael Korda, Éditions Belfond, 554 p.Oliver Stone qui, on le sait, fait une maladie avec tout ce qui se rapporte à John F.Kennedy, a adoré.D'autres, moins friands de scandale, ont moins apprécié.En tout les cas, Les immortels, roman de Michael Korda, avait fait tout un tapage lors de sa sortie en an- M glais, l\u2019an dernier.l'auteur, qui juge que «parfois, seul un roman peut dire la vérité», relate la «vraie histoire» de la relation entre Robert Kennedy, son frère John F., et Marilyn Monroe.Claude Beauregard Andrée Poulin LIVRES - La victoire de David On aurait dit un combat à la David contre Goliath.En nomination, cette année, pour le prestigieux prix littéraire du gouverneur général, dans la catégorie essai, se retrouvait un auteur franco-ontarien connu ni d\u2019Eve ni d\u2019Adam, en lice contre des gros canons comme Léon Dion, Maurice Lemire, Andrée Yanacopoulo.POULIN RU EU EI OT spéciale Sans compter que cet illustre inconnu, dénommé François Paré, en était à son premier livre.Mais la cerise-sur-le-sun- dae, c\u2019est que l\u2019essai en question, intitulé Les littératures de l\u2019exiguïté, était publié chez Le Nordir, une petite et toute jeune maison d'édition de l\u2019Ontario français.Et David a gagné! Cette semaine, François Paré montait fièrement sur le podium du Palais des congrès de Toronto, cueillir son chèque de 10 000 $, des mains de Ramon Hnaty- shyn, gouverneur général du Canada.La communauté littéraire franco-ontarienne avait de quoi pavoiser! «C\u2019est une sorte de coup», convenait François Paré, lors d\u2019une entrevue téléphonique, quelques jours avant de recevoir ses lauriers.«Je suis la seule anomalie parmi les récipiendaires du Prix.Tous les autres francophones sont du Québec.Mon essai à été publié en Ontario français chez un très petit éditeur, qui a dépassé toutes les barrières de l'institution pour obtenir un prix prestigieux, qui a réussi à faire passer son livre non seulement par-dessus la frontière québécoise, ce qui est déjà difficile, mais aussi à l'échelle nationale.» Section nécrologie Malgré sa jubilation, François Paré garde les deux pieds sur terre, sachant bien que son moment de gloire sera de courte durée, vu son statut de Fran- co-Ontarien.Professeur de littérature à l\u2019Université de Guelph, il se trouve déjà marginalisé du fait de vivre en région.Comme écrivain, il est tout aussi marginalisé, puisqu\u2019il est minoritaire en Ontario anglais et hors-les- murs pour les Québécois.La semaine dernière, dans le journal de Kitchener, sa ville de résidence, le texte annonçant les finalistes pour les prix du gouverneur général a été placé dans la section nécrologie.«Ça ne se serait pas produit si j'avais été un anglophone ou François Paré si j'avais été au Québec», dit-il, prenant le parti d\u2019en rire.S'il y a quelqu\u2019un qui connaît tous les désavantages de créer en milieu minoritaire, c\u2019est bien François Paré, puisqu'il en a justement fait le sujet de son essai.«Les littératures de l\u2019exiguïté» est en effet un plaidoyer en faveur des littératures minoritaires, celles qui ne font pas les listes des best-sellers de L'Express ou du New York Times.Son livre est aussi une charge contre l\u2019institutionnalisation de la culture, qui n\u2019accorde aucune place a la diversité.«Les petites littératures vacillent donc entre une gloire un peu surfaite et le désespoir de n'arriver & engendrer que de l'indifférence», y écrit-il.Situation d\u2019étrangeté Au départ, François Paré avait l\u2019intention d\u2019écrire un livre sur la littérature francaise de la Renaissance.Mais venu le moment de s\u2019y mettre, il a eu envie de parler de Patrice Des- biens et André Paiment plutôt que de Ronsard et de Du Bellay.Collaborateur à la revue Liaison et au journal LeDroit pendant plusieurs années, François Paré a vécu de près les grandeurs et misères de la littérature en Ontario français.«J\u2019avais trop travaillé avec Liaison La page couverture du livre de François Paré est ornée d'une reproduction d'un tableau de la peintre franco-ontarienne Diane Génier.L'oeuvre s'intitule Les bätisseurs de cathédrale, mais François Paré, ci-haut, tombé sous le charme du tableau, y voit un scribe en train d'écrire sur une tablette.mes pas l'exception, mais la norme.C\u2019est la norme de la littérature de ne pas être diffusée ou enseignée.Tous ces gens-là font partie de la même famille, sont dans la même gang».Au fit de ses lectures, François Paré a développé un vif intérêt pour ces auteurs qui écrivent et publient dans l'ombre.Sa passion transparaît dans son livre.Loin de l\u2019essai rébarbatif Loin du traditionnel essai universitaire, rédigé dans un style sec et bardé de statistiques arides ou de tableaux rébarbatifs, le livre de Paré, écrit au «je», offre un style coloré, souvent proche de la poésie.Bien que grave et complexe, le propos est allégé par des sous-titres humoristiques et des exemples tirés de diverses cultures et disciplines.Pour le jury du prix du G.G., il s'agit d'un «ouvrage de lumière et de courage qui se porte au secours de la littérature.Pur joyau pour ne pas parler du sentiment profond d'être minoritaire.De ce qu\u2019on ressent à vivre tous les jours dans une situation d'étrangeté», a-t-il déclaré.Son livre est donc devenu un essai sur les littératures des minorités ethniques.Installé dans les Pays-Bas en congé sabbatique, François Paré a alors vécu une extraordinaire aventure.Transformé en détective, il s\u2019est lancé sur la piste de ces littératures négligées, méconnues.|l lui a fallu mener une véritable enquête pour trouver ces livres sur la littérature africaine, occitane, basque, belge, maghrébine, jamaïcaine, slovène, suisse- romande, qui ne sont pas vendus chez le libraire du coin.Souvent, on ne les trouve même pas dans les bibliothèques, qui ont tendance à acheter trois exemplaires du dernier roman de Stephen King, plutôt que le dernier roman d'un écrivain to- golais.François Paré a donc cherché, téléphoné, rencontré un grand nombre de gens pour dénicher ces écrivains de l\u2019exiguïté.«Ça m'a pris des heures et des heures à trouver ces livres.» «Mais ça a donné lieu à une découverte qui est le centre de l'essai: l\u2019idée que nous (les Franco-Ontariens) ne sommes pas seuls comme minorité.À travers le monde, nous ne som- de critique littéraire.» Comme le fait valoir l'auteur, dans son essai, les prix littéraires attirent l\u2019attention sur l\u2019espace national où l\u2019oeuvre est primée.Dans ce cas-ci, François Paré souhaite que l\u2019attention accordée à son livre attirera attention sur les auteurs franco-ontariens.«ll n'y a rien de mieux qu\u2019une reconnaissance de l'extérieur.J'espère que ça va conduire à un enseignement de la littérature franco-ontarienne dans les collèges et universités.Mais il n'y a pas une énorme clientèle, car les Franco-Onta- riens n'étudient pas leur littérature, c\u2019est un cercle vicieux.» Mais François Paré ne se laisse décourager ni par l\u2019indifférence du public lecteur ou de l\u2019institution, car il continue d'écrire sur les littératures de I'exiguité.Son deuxième livre, publié prochainement au Nordir, sera une collection de ses articles sur la littérature franco- ontarienne.Quant à la bourse du gouverneur général, d\u2019une valeur de 10 000 $, François Paré entend la laisser pour l'instant dans son bas de laine, pour mieux se payer, plus tard, le luxe d\u2019un été «loin de l\u2019université», avec du temps pour écrire.Les littératures de l'exiguité, François Paré.Essai, Le Nordir, 175 pages. LIVRES LeDroit; OTTAWA-HULL, SAMEDI 20 NOVEMBRE 1993 A11 Boris Vian, un heros différent de sa legende #; Jean-Claude VY ( Surprenant Collaboration spéciale Ce n\u2019est pas la première, ni la dernière biographie de Boris Vian.Mais celle-ci, écrite par Philippe Boggio, journaliste au quotidien français Le Monde, a plus que ses mérites.D'abord, elle se lit bien.Puis, on y découvre un Vian un peu différent de sa légende.Boris Vian, ingénieur, romancier, poète, musicien, chanteur, pataphysicien, et\u2026 joyeux organisateur de surprise-par- ties: la légende est immense.La principale réussite de Philippe qu'il à laissé de lui-même.Boggio, c'est justement d\u2019avoir contourné cette légende pour laisser apparaître un Boris Vian plutôt triste, malheureux et frustré d\u2019une reconnaissance publique qu'il n'aura jamais.La famille Cette jeunesse aisée, joyeuse et fantasque qu'a connue le jeune Vian, en compagnie de ses frères, sa soeur, ses parents et ses amis, a aussi été source de frustration qui le marqueront toute sa vie.Surprotégé par sa mère, qu\u2019il aime, il lui en voudra toujours de lui avoir inculqué la peur, au point d\u2019écrire des mots très durs, plus tard, à son sujet.Ses études, marquées par la guerre, n'ont pas été si faciles.[A F Sa dernière biographie nous fait découvrir un être bien différent de l'image DE GATINEAU ER MA SAISON § PREFEREE CATHERINE DENEUVE UN FILM pe ANDRE TECHINE pid DANIEL AUTEUIL DISTRINYTION Pas facile non plus la situation financière de la famille.Après avoir été rentier presque toute sa vie, son père, Paul, doit se consacrer à de petits métiers pour faire vivre sa famille.Plus tard, le jeune écrivain verra sa carrière d'auteur «sérieux» compromise par un pastiche de roman policier qu'il affirme avoir traduit d\u2019un auteur américain fictif, Vernon Sullivan.Ce roman, J'irai cracher sur vos tombes, l\u2019histoire d\u2019un «nègre blanc» qui venge ses frères en baisant, violant et tuant de jeunes blanches et riches, provoque un scandale, et des tas d\u2019ennuis à Vian.Tout aussi démoralisant: ses activités de trompettiste et d\u2019animateur des nuits de Saint- Germain-des-Prés n\u2019aident pas du tout à lui donner un air de sérieux.En plus d\u2019être «pornographe», il est vu à l\u2019époque comme un éparpillé sans vrai talent d'écrivain.Auteur mal apprécié Pourtant, si on le lit aujour- d\u2019hui, Vian séduit.La liberté, l'imagination et la folie de sa plume, on les découvre dans L'écume des jours, ce merveilleux roman d'amour, L'automne à Pékin, L'herbe rouge ou Ver- coquin et le Plancton.Et il y a ses poèmes, ses Cantilèges en gelées, Je voudrais pas crever.Et ses recueils de nouvelles, Les Fourmis, Le Ratichon baigneur, Le Loup-garou.Cette appréciation est peu partagée à l\u2019époque.Même s'il a l'estime de ses amis, l\u2019écrivain Raymond Queneau en tête, il ne réussit jamais à s'imposer comme un véritable auteur reconnu.Bien sûr, il obtint quelques bons commentaires, notamment pour L'écume des jours, mais il ne connaît jamais le succès.Il a même de la difficulté à se faire publier.Un portrait multiforme Philippe Boggio réussit donc à nous donner un portrait multiforme, vraiment intéressant de Boris Vian.I! réussit à ajouter du neuf au Boris Vian déjà connu, à ce Vian grand amateur de jazz et de l\u2019Amérique (qu\u2019il connaît bien, sans jamais l'avoir visitée), ce Vian individualiste, libre de tout engagement politique et philosophique, mais férocement anti-militariste.Un portrait balancé, entre autres, grâce à la consultation du journal intime de Boris Vian, totalement inédit et très révélateur de ses opinions et humeurs.Bien entendu, Boggio parle abondamment des amis de Vian.Impossible de ne rien dire de ses relations avec Sartre (qui deviendra l'amant de Michelle), De Beauvoir, Queneau, Prévert, Gréco, Éluard, Camus et tant d\u2019autres.Saint-Germain La seule erreur de l'auteur est probablement de s'être un peu trop attardé à la belle époque de Saint-Germain-des-Prés.D'accord, cette époque est très importante pour comprendre Vian puisqu'il en a été un des pivots.Mais, justement, on perd Vian tout au long de la section consacrée aux caves de Saint- Germain.Il disparaît pendant de longues pages.Mais Boggio se reprend par la suite.Son récit des dernières années de Vian, sa vie avec Ursula, ses déboires professionnels, ses timides succès dans la chanson et comme directeur artistique, tout cela est bien raconté.Tout comme sa maladie, qui finit par venir à bout de lui, à 39 ans, alors qu\u2019il visionne le film adapté de son livre J'irai cracher sur vos tombes.Une mort qui I'angoissait, et qu'il sentait venir depuis longtemps.Si, après sa mort, Boris Vian est enfin devenu Boris Vian, comme l'avait prédit Queneau, on peut probablement dire, que .grâce à cette biographie, Boris Vian est encore plus devenu Boris Vian.Le samedi 27 novembre, 20 h SRC CBOF 90,7 FM LA BOTTINE SOURIANTE \u201c A12 'LeDreit; OTFTAWA-HULL, SAMEDI 20.NOVEMBRE 1993 Comptez bien les jours! Il n\u2019en reste plus que 37 avant le Grand Jour, celui où le Père Noël lui-même débarquera chez vous avec sa hotte sur le dos.Si vous n\u2019y aviez pas songé encore, comptez sur vos enfants pour avoir constaté ce quelque chose de diffé- rent dans l'air, un parfum subtil, boaucoup b trop § suave ° pour /, Heures : vendredi 19 novembre 19ha22h MARTHE ; collaboration spéciale être perçu par le pif endurci d\u2019un adulte.Un parfum arrivé avec les vents du Nord, et qui pourrait bien être l'haleine sucrée des cheminées de l'Atelier du Père Noël, où la cadence de _ production vient d'être accélé- dimanche 20 novembre 10hà22h 10hà 18h IVRES rée pour que soient prêts à temps les nombreux cadeaux que distribuera l\u2019homme à la barbe blanche dans sa tournée nocturne.Cette période de l'avant- Noël, de l'attente fiévreuse où les enfants rêvent, de jour comme de nuit, aux joujoux qu\u2019ils ont pris grand soin de commander au Père Noël, est une période remplie à ras bord de magie et d\u2019espérance folle.Et c\u2019est bien cette atmosphère irrésistible qui coule à flots dans les livres ayant pour thème Noël, Aussi fascinants sinon plus que des catalogues de jouets, aussi attirants que les étalages de vitrines, aussi étonnants que les calendriers de l'Avent, ces livres-là sont le plus souvent de pures merveilles, qui entretien- Joyeux Plus fascinants que les cage de pus aa GALLIMARD nent la magie et l\u2019esprit de Noël Noë responsables ps.d\u2019événements spéciaux £ Le Magicien-clown vous facilite DRO r PROFESSIONNEL + ABORDABLE vr 10 ANS D'EXPERIENCE 663-7383 la tâche.beaucoup plus sûrement que la quincaillerie lourde des marchands de jouets.Une suggestion! Si vous considérez ces livres trop onéreux à l'achat, compte tenu de la période de temps où ils serviront, pourquoi ne pas aller faire une razzia au rayon Noël de la bibliothèque publique de votre voisinage?Cherchez parmi le lot les titres suivants; ils ont remporté haut la main la palme de mon palmarès personnel.Le facteur du Père Noël est en soi un véritable cadeau, une espèce de boîte à surprises qui met en scène tous les personnages célèbres des contes pour enfants, le Petit chaperon rouge, le Méchant loup, Humpty Dumpty, les trois ours, le personnage en pain d'épice et le plus célèbre de tous, Saint-Ni- colas.Un facteur messager de bonnes nouvelles circule de l'un à l\u2019autre, et leur apporte des missives, toutes différentes.suite en page A13 À NOËL DERNIER, J\u2019AI PRIS 10 LIVRES.CETTE ANNÉE, JE COMPTE EN GAGNER BEAUCOUP PLUS ! suite de la page A12 Entre I'étonnement et le ravissement, il n'y aura qu\u2019une toute petite cloison de papier à franchir, pour découvrir, niché au fond des enveloppes constituant les pages du livre, qui un casse-tête, qui une véritable carte de souhaits, qui un diorama.L'esprit aussi facétieux qu'un lutin de Noël, Grégoire Solota- reff a concocté un Dictionnaire du Père Noël de son cru, qui est tendre, amusant, irrévérencieux, mais jamais prétentieux.On en lit quelques pages à la fois, pour faire durer le plaisir, pour en savourer tout le suc, et pour égrener allègrement les jours qui nous séparent du 25 décembre.Le treizième album des aventures de Jiji et Pichou, créées par Ginette Anfousse, aux éditions la courte échelle, met en scène ses héros à l'approche de Noël.Comme l'ont fait tous les enfants à son âge, Jiji veut veiller le 24 décembre au soir pour surveiller l'arrivée du Père Noël.Après tout.ce dernier est si gentil, pourquoi ne pas l\u2019accueillir comme il sied à un personnage de son rang.Évidemment.le Père Noël v trouvera bien le moyen de tromper la vigilance de la fillette.C\u2019est drôle, et drôlement pertinent pour des enfants de moins de six ans! Autrefois Noël est un album à part, qui fait revivre les Noël d'antan lorsque les sapins n\u2019étaient illuminés qu'un seul soir, soit durant le réveillon, et que les enfants salivaient en pensant aux belles oranges dodues qui gonfleraient leur bas de Noël.Publié par Calligram, l'ouvrage fait la part belle aux gravures anciennes qui, grâce à un procédé de tourniquet, se métamorphosent comme par enchantement.Un seul hic.la languette permettant de faire tournoyer l'image reste fragile, et difficile à manipuler pour les petites mains.Dans le registre traditionnel, Une étoile cette nuit-là raconte l\u2019histoire de la Nativité, et le miracle de l\u2019étoile au ciel qui guida bergers et rois mages vers la crèche où venait de naître l\u2019Enfant- Jésus.Le texte, sobre, limpide, est brillamment relevé par des illustrations où sont incrustés des fragments d\u2019hologrammes.Les images acquièrent une nouvelle dimension, scintillantes et miroitantes.Même les adultes qui liront cette très belle histoire aux enfants n\u2019échapperont pas à l\u2019émerveillement.LeDroit, OTTAWA-HULL, SAMEDI 20 NOVEMBRE 1993 A13 Sur le modèle des Charlie, la maison d\u2019éditions Scholastic propose C\u2019est moi l'espion de Noél, un grand album de photographies ou il faut découvrir, à l\u2019intérieur des scènes de Noël, une série de petits objets foisonnement de détails.C\u2019est une gâterie pour les yeux et pour l'esprit, qui réservera de nombreuses heures de plaisir.Enfin, pour les adultes qui rêvent de se soustraire, ne serait-ce qu'une fois au commer- cialisme à outrance qui a bâillonné l'esprit véritable de cette fête, je suggère de lire, pour eux et pour leurs enfants, Le sens de la houppelande, un texte inénarrable de Daniel Pennac, illustré par le célèbre auteur de BD, Tardi.Ce petit conte moral emprunte la voie de la légèreté pour ramener à l'avant-scène une vérité qu\u2019on avait oubliée; ce n\u2019est pas le Père Noël qui fait la Noël, c\u2019est l'intention, toute simple dans sa pureté, de faire plaisir aux autres en ce temps de l\u2019année.Qu'on se le tienne pour dit! Autrefois Noël, de Michel Déon, Calligramme, 12 pages * #** Le Père Noël, de Ginette Anfousse, éditions la courte échelle, 24 pages, 4,95 $ ik Le facteur du Père Noël, de Janet et Allan Ahlberg, Gallimard Jeunesse, 28 pages, 24,95 $ wrk rh Kk Le sens de la houppelande, De Daniel Pennac, illustré par Tardi, éd., Futuropo- lis, 17.958 sak kk Le dictionnaire du Père Noël, de Grégoire Solotareff, éd.Gallimard, 34,95 $ A dede dr C'est moi l'espion de Noël, de Jean Mar- zollo avec photographies de Walter Wick, éditions Scholastic, 40 pages, 17.95 $ TRAX PARTICIPEZ AU CONCOURS « LES LIVRES D\u2019ICI » ET GAGNEZ A NOEL BEAUCOUP BEAUCOUP EAUCOUP DE LIVRI S.Des prix totalisant 1 Q 000 $ 7.500 Participez à notre concours « Les livres d\u2019ici » et, avant Noël, courez la chance de gagner l\u2019un des 10 bons d\u2019achat de 1 000 $ en livres Pour être admissible, suffit de remplir le bon de participation ci-dessous et de vous rendre chez un libraire participant.Vous n\u2019avez alors qu\u2019à déposer votre bon dans la boîte clairement identifiée « Les livres d\u2019ici ».Aucun achat n\u2019est requis.Pour augmenter vos chances, vous trouverez d\u2019autres bons de participation avec les signets offerts gratuitement chez votre libraire participant.Mais faites vite ! Le tirage aura lieu le 16 décembre 1993 à votre station de radio Rock * Détente.d'ici.du Québec I+ Gouvernement du Canada LeDroit j NE GROUPE 5 V7 METROPOLE LITHO INC.IMPRIMER IE Vous manquez d\u2019idées pour Noël ?Votre libraire, lui, vous offre toute une variété de livres d\u2019ici.Du roman jusqu\u2019au livre de recettes en passant par les manuels de bricolage.Tous les gens d\u2019ici trouveront le livre d'ici qui leur convient.Parce qu\u2019à Noël, c\u2019est le temps de prendre des livres.Des livres d\u2019ici, bien sûr ! Association nationale des éditeurs de livres Association des libraires il vous Le A A A EN A14 LeDroit, OTTAWA-HULL, SAMEDI 20 NOVEMBRE 1993 LIVRES Un gout d'amertume signe Patrick Modiano En 1964, Patrick Modiano rencontre Francis Jansen, un photographe ayant travaillé avec le célèbre Robert Capa, mort en Indochine et bien connu pour 5 ses photos sur la guerre d'Espagne.Une rencontre qui avait marqué Jansen.Ce dernier traîne toujours MARIE-PAULE VILLENEUVE avec lui son appareil-photo, un Rolleiflex, mais les images qu\u2019il en tire ne lui apportent plus la satisfaction de ses 20 ans.Jansen est de ces êtres qui attirent et fascinent les autres br Hr ATRE pu GROS SCAND presente.ur PIÈCE D'ANDRE HORENC MISE EN SCÈME PAR SERGE TRIBODEAU ALBATROS, À 14H SALLE DU CONSEIL tout en lui échappant.Seules deux photos sur les murs de son atelier: Colette Laurent, un ancien amour décédé, et Robert Capa, son maître et ami, mort lui-aussi.Les autres se trouvent tassés dans trois valises.Le jeune Patrick se mettra en tête de toutes les répertorier sous l\u2019oeil amusé de Capa qui trouve bien dérisoire cette démarche puisque quelque temps avant, il avait offert son Rollei- flex à Modiano.théâtre pour enfants 21 NOVEMBRE 1993 TES DE LA MAISON DU CITOYEN Enfant : 4 $ Adulte : 6 $ 595-7175 Gouvernement du Québec fn Ministère de ta Culture Direction de l'Outaousis AU CNA, RENSEIGNEMENTS : MUSIQUE BAROQUE ET DES BILLETS EN CADEAUX ! Ivor Bolton, chef Barry Banks, ténor 90 % DES BILLETS DEJA VENDUS \u201cSérie [vn == \"Nancy Argenta, soprano.\u2026 Michael George, baryion: 5 EE | Cantata Singers of Ottawa | | Laurence Ewashke, chef des choeurs \u2018 Handel Heian ji 29 nov.20 wn TT Cette année, placez Ameli Larhart, Wolfgang Mozart, Albert Miblaire: rte billets à partir de 14 $ do) Li ST ot pre rlirde FEL ETT pk eh ot David Parsons cos bo copie! \u201cDes billets ou un certificat-cadean pour un spectacle présenté au: \u201cCNA - quel merveilleux cadeau : À offrir au temps des Fêtes.\u201cObtenez tous les détails aux Guichets du CN Le Nol) -755-1111 Al rie TTY [CLK - les dimanches à 11 h 00.Pourtant, lorsqu'il partira, il emportera avec lui le répertoire de ses photos.Lors de sa rencontre avec Jansen, Modiano avait a peine 20 ans et le photographe 41, âge de la désillusion.Son expression favorite: Chien de temps, pour indiquer qu\u2019il n\u2019aimait pas le printemps, saison des amours.De là, le titre du roman.Après le départ de Jansen pour le Mexique, en juin 1964, Modiano n\u2019a plus rien su de lui ni des autres personnes que le photographe côtoyait encore à l\u2019occasion, même s\u2019il tentait de leur échapper Dans son roman, Modiano prend prétexte de sa rencontre avec Jansen pour essayer de comprendre ce qui fait qu'un jour les gens en ont assez de vivre en deçà d\u2019une certaine normalité.Sans qu'on sache toujours pourquoi, la vie fait peur dans les romans de Modiano.Les personnages rappellent constamment L'Étranger de Camus comme dans Place de l'étoile ou le scénario de Lacombe, Lucien, un film de Louis Malle.Modiano sait faire transparaître l'angoisse des autres d\u2019un point de vue extérieur.Cela dans un style simple qui dégage un goût d\u2019amertume.Contrairement à Place de l\u2019é- toile où Modiano jonglait avec les lieux en oubliant le temps, Chien de temps, pose clairement les deux données.Son travail d'archiviste étant de noter dans deux cahiers rouges le moment et le lieu où les photos ont été prises.Constamment aussi, il relate les grands moments de cette rencontre et l\u2019époque où est ressurgi, après près de 30 ans, le souvenir du photographe.Ce qui l'amène à écrire un roman.«Son souvenir était resté en hibernation et voila qu'il ressurgit au début de ce printemps 1992.Est-ce parce que j'ai trouvé la photo de mon amie et moi, au dos de laquelle un tampon aux lettres bleues indique Photo Jansen.Reproduction interdite?Ou bien pour la simple raison que les printemps se ressemblent?» écrit-il au dos du livre Comme tous ses autres livres, le dernier de Modiano est court, se lit facilement mais commande aussi une deuxième lecture pour en apprécier d\u2019avantage le raffinement.Et même s\u2019il ne compte que 128 pages avec des chapitres de cinq à six pages, il ne laisse pas sur sa faim, la richesse des mots compensant facilement pour leur nombre.Chien de printemps, de Patrick Modiano, Paris, Éditions du Seuil, 1993, 23.95 $. Marie-Paule Villeneuve LeDroit Dans sa vie de journaliste, éditeur, producteur, Alain Stanké a rencontré des centaines de personnalités dans tous les domaines.De ses contacts avec les gens, il a toujours su tirer une leçon de vie.Il faut dire que par son passé de Lituanien pourchassé, échappé aux Russes par chance mais rattrapé en France pendant la Deuxième Guerre, il avait déjà, à 20 ans, connu bien des choses que la plupart des | gens d'ici n'avaient pas vécues.Ce qui l'amène à pratiquer le journalisme à 17 ans, au Petit Journal, en 1953, À partir de ce moment, sa vie a été une longue succession de rencontres, entrevues, discussions avec les petits ct les grands de ce monde comme Dali ou De Gaulle.Les petits dans l\u2019âme n'étant pas nécessairement ceux qu'on croie.Le Dr Hans Selye, grand spécialiste du stress consommait des valiums en qualité industrielle et détournait l'argent destiné à sa fondation dans un compte en Suisse.Ce qui ne lui enlève pas ses autres qualités comme le fait remarquer Stanké.De son côté, Roger Lemelin, écrivain et éditeur à La Presse, avait une telle opinion de lui-même qu\u2019il en était risible.Les relations qu'il fait de ses rencontres n'ont pourtant pas 7 = MOTHERS TUCKER'S 61, rue York 238-6525 Le jour même avec prevue de la naissance, Diner, L-V aussi.Portes ouvertes au public Studio de l'HAntiate- Peintre Robert-Emile Fortin | 26, nue Lanace, Gatineau Samedi et dimanche (nage au 31 décembre 1993) À Rendez-vous sun semaine! 567-2541 Seuignaphie gratuite (nox-encadhée) Une par famille LIVRES LeDroit, QTTAWA-HULL, SAMEDI 20 NOVEMBRE.1993 A1b- Les occasions de bonheur d'Alain Stanke le goût de règlements de compte.Stanké qui a intitulé son livre Occasions de bonheur, sans doute en souvenir de son amie Gabrielle Roy, a divisé les différents chapitres en différents bonheurs comme Bonhkeurs écrits pour les écrivains (Hervé Bazin, Henry Miller, Rampa, Roger Lemelin, Simenon, etc, Bonheurs sur toile (Jean-Paul Lemieux, Dali), Bonheurs des chefs (Trudeau qui a failli perdre la vie au cours d\u2019un tournage, René Lévesque, Charles De Gaulle, Richard Nixon), Bonheurs de révoltés (Fidel Castro, Che Guevara, Garry Davis), Bonheurs par méprise (gentils imposteurs du monde), Bonheurs par effraction (Jacques | La 12h 00 ors \u201cUn \u201con J d'YvesHunstad % J: Ÿ toujours être lus de gauche à re Art emp.Nombre A droite et de haut en bas.Prophète ' | = ' Vl.4 Ransasié pup Extrême 1 4 : Repentir Echassier]
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