L'itinéraire, 1 janvier 2017, mercredi 15 mars 2017
[" [exposition Parle-moi d'amour $ Volume XXIV, n\" 06 Montréal, 15 mars 2017 www.itineraire.ca La Formule E à Montréal L'exposition-encan des Impatients] Un tracé en question ilLlKlf II! DÉCRYPTAGE SUR LE SENS DU DON MEILLEURES CONDITIONS DE TRAVAIL Se syndiquer RESPECT DES DROITS pour améliorer SANTÉ ET SÉCURITÉ DU TRAVAIL son quotidien 1 800 947-6177 csn.qc.ca f # V mon service de garde public UN LEVIER ÉCONOMIQUE POUR LES FEMMES DU QUÉBEC Envoi de valentin au ministre www.lacsq.org/jaime-mon-service-de-garde-public www.lacsq.org/jaime-mon-service-de-garde-public du Québec Fédération w L'Itinéraire, cest au&çide la Formation en rédaction, itinçraire.ca Claire-un-don Nom Michel Desjardins | Camelot n° 7 | Âge 61 ans Point de vente Magasin La Cordée, Sainte-Catherine est ne L'Itinéraire.e reconna lu magazi roi cce Avec bientôt 23 ans de service au compteur, Michel fait partie des vétérans de L\u2019Itinéraire.Responsable de la distribution de 1995 à 1998, il participait au recrutement des camelots alors que le magazine en était à ses débuts.Il est camelot au coin de Parthenais et Sainte-Catherine depuis douze ans.Aux prises avec des problèmes de consommation de drogues dans les années 1990, Michel découvre L\u2019Itinéraire et son projet quelques semaines après le lancement de la revue.« Essaye-toi, je me suis dit.je vais faire ça deux ou trois mois, le temps de me replacer.» Il s\u2019y lance finalement corps et âme.« je me suis impliqué sept jours par semaine, dix heures par jour.Cétait un moyen pour moi de mévader de la consommation.Au lieu de m\u2019investir dans la drogue, je m\u2019investissais dans le travail.» Après 23 ans, l\u2019histoire continue car Michel croit dur comme fer à la mission de L\u2019Itinéraire.« C\u2019est le projet qui me pousse : c\u2019est tellement intéressant, ça permet à beaucoup de monde de s\u2019en sortir », explique-t-il.Pourtant, les débuts ont été difficiles.« On nous prenait à l\u2019époque pour des témoins de jéhovah vendant leur magazine Réveillez-vous », se rappelle-t-il.D\u2019autres lui crachaient aux pieds en lui lançant : « Va travailler comme du monde ! ».« T\u2019essayes de t\u2019en sortir, et on tepilesurla tête », raconte-t-il.Aujourd\u2019hui, Michel veut se concentrer sur la formation auprès des camelots.« Quand t\u2019es debout et que tu ne dis pas un mot, il n\u2019y a pas personne qui va venir te voir, explique-t-il.Approcher les gens, leur parler un peu, leur dire : \"Bonjour, un petit coup de pouce pour nous encourager\u201d, ça peut aider! » Penser à la relève Michel veut transmettre ses compétences aux autres camelots.« Beaucoup de nouveaux camelots se découragent rapidement, mais c\u2019est avec le temps qu\u2019on se fait une clientèle.Il faut de la persévérance et il faut aussi être humble.Et être compréhensif.Des gens qui te connaissent vont parfois traverser la rue pour ne pas passer devant toi.Parce qu\u2019on leur fait peur.Parce qu\u2019ils sont gênés.Parce qu\u2019ils ne savent pas quoi dire.» Sa colère envers les conditions de vie des personnes bénéficiant de l\u2019aide sociale ne se tarit pas.« Avec 600 $ par mois, soit t\u2019es dehors puis tu manges, soit t\u2019as un logement puis tu manges pas», dénonce-t-il, amer.Jusqu\u2019à quand continuera-t-il?Un grand sourire naît sur ses lèvres : « Je sais pas.Ça va être difficile pour moi d\u2019arrêter complètement.Et puis.je connais beaucoup de gens.Ça fait douze ans que je suis au même endroit.Les gens jasent avec moi comme avec un ami.Ce ne sont plus juste des clients, il s\u2019est créé un lien.» Michel commence toutefois à ressentir la fatigue et l\u2019âge lui peser.« C\u2019esf ben beau travailler et avoir des sous, mais à un moment donné, il faut penser à sa santé.» Une chose est sûre, il n\u2019oubliera jamais ses clients : « Un gros merci à eux qui m\u2019ont enduré pendant toutes ces années ! » Par Pierre de Montvalon, bénévole à la rédaction Photo : Alexandra Guellil NOS PARTENAIRES ESSENTIELS DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ 1 à Le magazine L'Itinéraire a été créé en 1992 par Pierrette Desrosiers, Denise English, François Thivierge et Michèle Wilson.À cette époque, il était destiné aux gens en difficulté et offert gratuitement dans les services d'aide et les maisons de chambres.Depuis mai 1994, L'Itinéraire est vendu régulièrement dans la rue.Le magazine bimensuel est produit par l'équipe de la rédaction et plus de 50 % du contenu est rédigé par les camelots.Le Groupe L'Itinéraire a pour mission de réaliser des projets d'économie sociale et des programmes d'insertion socioprofessionnelle, destinés au mieux-être des personnes vulnérables, soit des hommes et des femmes, jeunes ou âgés, à faible revenu et sans emploi, vivant notamment en situation d'itinérance, d'isolement social, de maladie mentale ou de dépendance.L'organisme propose des services de soutien communautaire et un milieu de vie à quelque 200 personnes afin de favoriser le développement social et l'autonomie fonctionnelle des personnes qui participent à ses programmes.Sans nos partenaires principaux qui contribuent de façon importante à la mission ou nos partenaires de réalisation engagés dans nos programmes, nous ne pourrions aider autant de personnes.L'Itinéraire, ce sont plus de 2000 donateurs individuels et corporatifs qui aident nos camelots à s'en sortir.Merci à tous ! La direction de L'Itinéraire tient à rappeler qu'elle n'est pas responsable des gestes des vendeurs dans la rue.Si ces derniers vous proposent tout autre produit que le journal ou sollicitent des dons, ils ne le font pas pour L'itinéraire.Si vous avez des commentaires sur les propos tenus par les vendeurs ou sur leur comportement, communiquez sans hésiter avec Charles-Éric Lavery, chef du développement social par courriel à : c.e.lavery@i ti ne rai re.ca ou par téléphone au : 514 597-0238 poste 222.Nous reconnaissons l'appui financier du gouvernement du Canada par l'entremise du Fonds du Canada pour les périodiques, qui relève de Patrimoine canadien.Les opinions exprimées dans cette publication (ou sur cesite Web) ne reflètent pas forcément celles du ministère du Patrimoine canadien.Canada ISSN-l 481 -3572 n° de charité : 13648 4219 RR0001 PARTENAIRES MAJEURS Canada Québec E\" Montréal© Desjardins QUEBECOR Nous tenons à remercier le ministère de la Santé et des Services sociaux de même que le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-Sud-de-l\u2019île-de-Montréal pour leur contribution financière permettant ainsi la poursuite de notre mandat.PRINCIPAUX PARTENAIRES DE PROJETS *\u2019stm\tBROSSARD\u201d\tU£UpPerkut\tW\timprime U?emploi LIMPflESaOW RESPONSABLE a.a > #W*/ Fondation du Grand Montréal\tMoïïlSlSl^i\t\t\tLtlUVM éA Lfrim V Graat-Wtost\td Canada-Vie\tfondation\t j-\"\u2014.\t\"id f > fondation - V J Carmand Normand LA PARFAITE ALLIANCE COMMUNAUTAIRE-\tISSDillüP L'Itinéraire EST MEMBRE DE [insp] AgECQ JIAPSIM faim À 4\tITIN ERAI RE.CA | 15 mars 2017 RÉDACTION ET ADMINISTRATION 2103, Sainte-Catherine Est Montréal (Qc) H2K 2H9 LECAFÉ L'ITINÉRAIRE 2101, RUE SAINTE-CATHERINE EST Téléphone : 514597-0238 Télécopieur 514597-1544 Site : www.itineraire.ca DIRECTEURCÉNÉRAL: LUC DESJARDINS RÉDACTION Chef du secteur magazine et rédactrice en chef : JOSÉE PANET-RAYM0ND Journaliste, responsable sociét ALEXANDRA CUELLIL Chargé de l\u2019accompagnement des participants : SIMON P0SNIC Responsable de la formation des participants : KARINE BÉNÉZET Responsable de la création visuelle : MILTON FERNANDES Responsable de la création numérique : MACALIE PAQUET Photograph' MARIO ALBERTO REYES ZAMORA Journaliste affectée à la version numérique : GENEVIÈVE BERTRAND Collaborateur : IANIKMARCH Webmestre bénévole JUAN CARLOS JIMENEZ Bénévoles à la rédaction CHRISTINE BARBEAU, MARTINE BOUCHARD-PIGEON, MARIE BRI0N, SARAH DÉRY, HÉLÈNE MAI, PIERRE DE M0NTVAL0N, JENNIFER PIT0SCIA, LAËTITIA THÉLÈME, ÉLIANETHIVIERGE, CHANTAL VANASSE, PAUL VANASSE Bénévoles à la révisio PAUL ARSENAULT, ARIANE CHASLE, MICHÈLE DETEIX, LUCIE LAPORTE Photo de la une MARIO ALBERTO REYES ZAMORA ADMINISTRATION Responsable de la comptabilité : ANYA SANCHEZ Responsable du financemen DOMINIQUE RACINE Adjointe administrative : NANCYTRÉPANIER DÉVEL0PPEMENTS0CIAL Chefdu développement social : CHARLES-ÉRIC LAVERY Intervenant psychosocial JEAN-FRANÇOIS M0RIN-R0BERCE Intervenante psychosociale: SOFIA SHLIK0V Responsable du Café PIERRE T0UCAS Responsable de la distribution : MÉLODIE ÉTHIER CONSEIL D'ADMINISTRATION Présiden GUY LARIVIÈRE - Glasford InternationalCanada Trésorier GRÉGOIRE PILON - Ernsts Young S.R.L./S.E.N.C.R.L.Vice-président: JEAN-PAUL LEBEL - Camelot de L'Itinéraire Administrateur ALEXANDRE PÉL0QUIN - Camelot de L'Itinéraire GABRIEL BISSON NETTE - Camelotée L'Itinéraire PIERRE SAINT-AMOUR - Camelotée L'Itinéraire ISABELLE M0NETTE - Fondation CSN KATHERINE N AU D - Ciusss Centre-Sud de Montréal CATALIN CARACAS - Ranger Design Représentant des camelots: YVON MASSIC0TTE- Camelotée L'Itinéraire VENTES PUBLICITAIRES 514 597-0238 poste 234 Conseillère RENÉE LARIVIÈRE (450-541-1294) renee.lariviere18@gmail.com GESTION DE L'IMPRESSION TVA PUBLICATIONS INC.DIVISION ÉDITIONS SUR MESURE 1514 848-7000 Directeur général ROBERTRENAUD Chef des communications graphiques DIANE CICNAC Chargée de projet: MARILYN FORTIN Imprimeur : TRANSCONTINENTAL Convention de la poste publication N\"40910015, ^d'enregistrement 10764.Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada, au Groupe communautaire L'Itinéraire : 2103, Sainte-Catherine Est, Montréal (Québec) H2K2H9 Québécor est fière de soutenir l'action sociale de L\u2019Itinéraire en contribuant à la production du magazine et en lui procurant des services de télécommunications.A\tMIXTE V-lP FSC wwwfsc.org\tPapier issu de sources responsables \tFSC* C011825 Michel MOTS DE CAMELOTS Bill Economou.11 Benoît Chartier.11 Gisèle Nadeau.11 Réal Lambert.20 Cécile Crevier.20 France Lapointe.20 Manon Fortier.43 Josée Cardinal.43 Maxime Valcourt.43 DOSSIER CHARITÉ ET PHILANTHROPIE DONNER POUR SON EGO ?\u2022\tImpact social du don À quoi ça sert de donner ?\u2022\tUn showde la pauvreté \u2022\tLes dons de soi et de charité Par Alexandra Cuellil \u2022\tAbbé Claude Paradis Curé de la rue, dealer d'espoir Par Gilles Leblanc 9c ir ' ^ EXPOSITION PARLE-MOI D'AMOUR L'EXPOSITION-ENCAN DES IMPATIENTS L\u2019exposition-encan réunit plus de 300 œuvres d\u2019artistes professionnels et d\u2019artistes participant aux ateliers des Impatients.En plus d\u2019être un événement bénéfice majeur depuis 19 ans, cette exposition est avant tout un outil de démystification des problèmes de santé mentale.Par Céline Marchand SOMMAIRE ÉDITORIAL.7 Combien coûte un sourire ?Par Luc Desjardins ROND-POINT.8 RÉGIONS.9 Améliorer les interventions policières Face aux itinérants Par Josée Panet-Raymond ROND-POINT INTERNATIONAL.10 OPINION.21 Formule E-Après le circuit Gilles-Villeneuve, « le circuit du Red Light » Par Simon Jacques COMPTES À RENDRE.28 Surmonter le pessimisme Par lanik Mardi, économiste indépendant INFO RAPSIM.29 Un actif à maximiser Par Pierre Gaudreau, coordonnateur du RAPSIM RÉCIT.30 Immigration Par Saïd Farkouh CARREFOUR.32 SOUVENIRS.33 Blues de Saint-Colomban Par Norman Rickert LITTÉRATURE.38 Ma meilleure amie s'est fait embrigader de Dounia Bouzar Par Mostapha Lotfi VIE DE QUARTIER.40 Milton-Parc Par Benoît Chartier BD.42 Siou DÉTENTE.44 À PROPOS DU DON.46 McJS\" LECTEURS Les camelots sont des travailleurs autonomes.On aime ça vous lire ! Quand on vous croise dans la rue, vous nous dites souvent que vous aimez votre camelot, que vous avez apprécié tel article, que vous aimez notre magazine.Eh bien, écrivez-nous pour nous le dire ! Cette section vous est réservée tout spécialement.50% du prix de vente du magazine leur revient.ÉCRIVEZ-NOUS ! COURRIER@ITINERAIRE.CA La Rédaction se réserve le droit d'écourter certains commentaires.\tDSS lGttf0S COUftSS 0t signSGS, SVp ! L\u2019appétit vient en donnant.îtinerai re,ca/fai re-u n-don c0Ut>MBE DELA Oui, j'appuie L'Itineraire DONS CARTES-REPAS ABONNEMENT Pour rejoindre notre service aux donateurs © 514 597-0238, poste 240 dominique.racine@itineraire.ca JE FAIS UN DON DE: O 40$ O 50$ O 75 $ O 100$ ou JE VEUX ACHETER DES CARTES-REPAS : J'offre_______cartes-repas à 6$ chacune = O Mme OM.Prénom : vous voulez les distribuer vous-meme ?Cochez ici : O Adresse : Ve: Code postal :___I__I TOTAL DE MA CONTRIBUTION : JE VEUX M'ABONNER AU MAGAZINE : Je m'abonne pour une période de : O 12 mois, 24 numéros (124,18 $ avec taxes) O 6 mois, 12 numéros (62,09 $ avec taxes) Nom ou N° de camelot (s'il y a lieu) :_ DONS + CARTES-REPAS \u2019 Pour respecter l'écologie et réduire ses frais postaux, L'Itinéraire envoie le reçu d'impôt une seule fois par année, au début de janvier suivant le don.NE Vous pouvez faire un don directement en ligne RAI\tsur notre site www.itineraire.ca RE Qx4ùwci/\tN\" de chante de l'organisme : 136434219 RR000I Courriel Téléphone:!_______) _________________________________________ MODE DE PAIEMENT O Chèque au nom du Groupe communautaire L'Itinéraire O Visa O MasterCard N°de la carte : I_I_I_I_I__I_I__I__I__I__I__I__I__I__I__I_I__I Expiration_____ (Mois) (Année) Signature du titulaire de la carte Postez votre coupon-réponse au Groupe communautaire L'Itinéraire 2103, rue Sainte-Catherine Est, 3e étage, Montréal (Québec) H2K2H9 \u2019PHOTO : MARIO ALBERTO REYES ZAMOf I Combien coûte un sourire ?Gisèle Nadeau EDITORIAL PAR LUC DESJARDINS DIRECTEURGÉNÉRAL jouf* i Depuis quelque temps, j'ai renoué avec le transport en commun ; le combo bus-métro.Est-ce pour économiser du temps?Absolument pas.Pour la belle chaleur du métro?Non plus, je ne la supporte pas.Ce n'est sûrement pas pour le vivre-ensemble.En regardant autour de moi je m'aperçois rapidement que les concitoyens qui m'entourent Font tous semblant de ne pas être là, tous aussi occupés les uns comme les autres à regarder leur bidule électronique.Alors, pourquoi ne pas Faire pareil ?Rattrapons-nous dans le travail, prenons ce moment pour nous, pour être dans notre petite bulle.Le 14 février, cést la Saint-Valentin, la journée du chocolat fancy.Je suis interpellé par l\u2019article de Marie-Eve Fournier dans La Presse+ : le prix du cacao est en baisse, mais pas celui du chocolat.L\u2019impact social de cette gâterie est grandissant.Le prix du bonheur, du plaisir gastronomique a sa cote même en bourse.Le chocolat c\u2019est du business.Donner pour aider son prochain, faire de la philanthropie c\u2019est aussi du business.Oups ! Note à moi-même : ne pas oublier d\u2019acheter pour la famille trois cannes de chocolat à fondue au gros prix.Dépenser pour me faire plaisir et faire plaisir à ceux que j\u2019aime est mon impact social instantané.Un peu plus pauvre, mais heureux.Dans le fond, à qui cela profite-t-il réellement ?Quels impacts ?L\u2019impact social est une phrase de plus en plus à la mode dans le merveilleux monde du « quêteux à cravate ».Il y a aussi l\u2019indicateur de rentabilité sociale et l\u2019indicateur d\u2019impact économique, des termes qui permettent à un organisme de mesurer de manière quantitative ses actions communautaires.C\u2019est intéressant et valorisant, mais cela consomme beaucoup de temps, d\u2019énergie et surtout des ressources économiques au détriment de la clientèle et de la mission de l\u2019organisme.Il semble que nous n\u2019avons plus le choix.Le renouveau du milieu des affaires exige de plus en plus aux organismes de chiffrer et de quantifier l\u2019impact d\u2019un don.Le goût de donner, le vrai mécénat, a disparu.Pascal Duquette, directeur de la Fondation HEC, a mentionné en prologue lors de la conférence La philanthropie et impact social un nouveau modèle d\u2019affaires, le 13 février dernier : « On parle désormais de développement des affaires plutôt que de dons.Les entreprises veulent nous faire un don en échange de relations d'affaires.Lorsque nous rencontrons une organisation, nous cherchons comment l'aider à remplir ses objectifs d'affaires à travers la philanthropie ».Ouais ! Suis-je rendu trop vintage ?Mes valeurs de la relation humaine viennent de prendre une sérieuse débarque.Maintenant, la donation doit être profitable et rentable pour qui exactement?Rentable pour ceux qui font un don ?Pour l\u2019organisme ?Ou pour ceux à qui nous venons en aide ?Sommes-nous rendus à faire du « philan-throcapitalisme » ?L\u2019unique motif de voyager en bus-métro est que j\u2019ai l\u2019occasion d\u2019échanger avec nos camelots.Ayant dernièrement accepté la direction générale du Groupe communautaire L\u2019Itinéraire, je me suis dit : pourquoi ne pas continuer à entretenir la mode du vintage ?Alors, j\u2019ai décidé dès le début de me faire plaisir, de travailler avec et pour des humains.Cela peut sembler aller de soi, mais ce contact enrichit ma vie quotidiennement et nous sommes deux à bénéficier de ces rencontres impromptues.Essayez-le.Seulement une conversation de quelques minutes.Trop long pour vous ?Alors, essayez un sourire.Vous serez témoin de l\u2019effet amplificateur de votre geste.Combien vaut le sourire des camelots que je croise chaque jour sur mon parcours ?Comme on dit c\u2019est priceless ou « d\u2019une valeur inestimable ».Eh bien, suis-je en train de quantifier mon impact ?Mon indicateur de rentabilité sociale augmente-t-il ?Je terminerai candidement par cette citation de l\u2019Abbé Pierre : « Un sourire coûte moins cher que l\u2019électricité, mais donne autant de lumière.» ¦ 15 mars 2017 | ITINERAIRE.CA 7 ROND-POINT PAR ALEXANDRA GUELLIL 3 , questions a Cathy Wong Présidente du Conseil des Montréalaises et chroniqueuse au Devoir, Cathy Wong revient sur les principaux éléments de l'avis sorti récemment concernant l'itinérance des Femmes.Ce document de 36 pages a pour but d'énoncer plusieurs recommandations à la Ville de Montréal afin de créer des outils qui permettront de répondre autrement aux différentes problématiques.O Dans quel contexte s\u2019est produite la sortie de ces deux avis sur l\u2019itinérance des femmes et l\u2019itinérance des jeunes ?Il y a eu plusieurs étapes.En 2008, le Conseil avait déjà publié un mémoire intitulé « Un toit pour toutes, une réponse à adapter » où l\u2019on présentait différentes recommandations sur l\u2019itinérance au féminin parce qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un enjeu où les besoins étaient criants.En 2015, un comité de réflexion a été formé avec de nombreux acteurs et actrices qui travaillent au quotidien sur cette problématique : travailleuses sociales, femmes qui ont connu une situation de pauvreté ou d\u2019itinérance ou des directrices de différents centres d\u2019hébergement.L\u2019idée avec ce nouvel avis, c\u2019était de pouvoir mettre en lumière les réalités de cette forme d\u2019itinérance souvent « invisible ».© Des huit grandes recommandations émises, lesquelles vous semblent primordiales ?L\u2019un des éléments les plus importants est de privilégier l\u2019intégration de l\u2019analyse différenciée selon les sexes et intersection-nelle dans les politiques de lutte à l\u2019itinérance et à l\u2019extrême pauvreté de la Ville de Montréal, en ce sens où les besoins des femmes touchées par l\u2019itinérance sont tout aussi particuliers que ceux des hommes.De plus, ils diffèrent en fonction de leurs situations personnelles.Cela signifie qu\u2019il est nécessaire d\u2019adapter les mesures et les orientations de la Ville en conséquence en développant, par exemple, des formations visant à mieux intervenir auprès des premières concernées.Dans ce document, nous détaillons aussi d\u2019autres points comme l\u2019importance d\u2019investir dans les programmes de soutien ou encore de favoriser la construction de logements sociaux et abordables.Il est aussi primordial de s\u2019interroger sur les spécificités de l\u2019itinérance vécue par les femmes autochtones, les travailleuses du sexe ou encore les femmes immigrantes.Si le dernier dénombrement a permis de dépeindre une certaine réalité, il ne comptabilise pas les personnes à risque d\u2019itinérance : ces femmes en situation de pauvreté ou qui ont des problèmes de consommation.Elles peuvent être logées chez un proche ou dans une maison d\u2019hébergement si elles ont dû quitter leur logement en raison de violences conjugales.S\u2019il est vrai que certains constats ont pu être faits grâce à cette initiative, elle n\u2019a pas fait consensus pour autant au sein de l\u2019ensemble des acteurs concernés.© Pour quelles raisons avoir voulu mettre de l\u2019avant le travail de terrain dans la préparation de cet avis ?Il était important pour nous de rencontrer celles et ceux qui travaillent aux côtés de ces femmes.La réalité du terrain permet de se faire une image plus fidèle de la problématique et de ses enjeux.Dans le cadre de ces échanges formels et informels, c\u2019est un milieu en mal de reconnaissance et d\u2019appui financier qui a été dépeint.Depuis les dix dernières années, les ressources d\u2019hébergement pour femmes sont souvent en situation de débordement.Cet avis se veut donc être le constat des consultations avec les différents acteurs qui travaillent sur le terrain, qu\u2019il s\u2019agisse du SPVM ou de ceux qui travaillent dans les ressources d\u2019hébergement.Il devrait permettre, nous l\u2019espérons, de travailler de concert avec les différents acteurs et donc d\u2019apporter des réponses adéquates.¦ L\u2019itinérance des femmes, c\u2019est : \"O Une itinérance moins visible : on la dit « cachée » ou « voilée » \"D Une réticence des femmes à dévoiler leur précarité et à afficher leur situation d\u2019itinérance 'b Des stratégies de survie comme le travail du sexe, le couchsurfing, le vol à l\u2019étalage b> Une exposition plus grande aux violences dans la rue et à l\u2019extérieur de la rue 'b Un passé et un présent marqués par différentes formes de violence et d\u2019abus, entre autres sexuels b> Une proportion plus grande de femmes autochtones et issues de l\u2019immigration Abonnez-vous à notre chaîne officielle Groupe l'Itinéraire Lg-A-I SSS&BtiïïBBSBBtifr 8 ITINERAIRE.CA | 15 mars 2017 Montréal REGIONS ¦BU Améliorer les interventions policières face aux itinérants PAR JOSÉE PANET-RAYMOND La mort récente d'un itinérant tombé sous les balles des policiers derrière la Mission Old Brewery a été la goutte qui a Fait déborder le vase pour le directeur général du reFuge.« Assez c'est assez», a lancé Matthew Pearce pour expliquer pourquoi lui et son équipe ont décidé d'oFFrir des Formations complémentaires aux agents du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).« Il est clair qu\u2019il fallait faire quelque chose » pour mettre fin aux interventions policières qui se soldent trop souvent par la mort d\u2019itinérants, a informé le directeur de la Mission lors d\u2019une conférence de presse tenue dans les locaux de l\u2019organisme, le jour de la Saint-Valentin, pour annoncer ce nouveau partenariat avec le SPVM.Depuis quelques années, plusieurs itinérants sont morts suite à des interventions policières.Le dernier était un homme de 38 ans, en état de crise et armé de deux couteaux, qui a été abattu par les policiers derrière le refuge pour sans-abri en janvier.Lorsque Matthew Pearce a téléphoné au directeur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) pour lui proposer de former les policiers pour les aider à améliorer leurs interventions face aux itinérants, il a trouvé une oreille attentive de la part de Philippe Pichet.Une entente fut conclue et c\u2019est ainsi que depuis le 14 février, le SPVM peut compter sur l\u2019expertise de la Mission Old Brewery pour former les policiers et policières sur les meilleurs moyens de traiter les itinérants, dont jusqu\u2019à 50 % souffrent de problèmes de santé mentale.« La façon de faire des policiers est souvent axée sur une résolution rapide, un contrôle de la situation immédiate, alors que nous préconisons de donner de l\u2019espace et une écoute active à la personne en crise, de lui donner le temps de se calmer », indique M.Pearce.« Nos méthodes sont différentes de celles de la police », a informé M.Pearce.Il souhaite donc que cette initiative consistant à des séances d\u2019échanges et de sensibilisation, lesquelles seront ponctuellement évaluées par la Mission, contribuent à améliorer les relations entre les forces de l\u2019ordre et les sans-abri.Plus de proximité « La Mission Old Brewery et le SPVM sont dans les phases initiales de la planification et de la mise en oeuvre de ces initiatives », a indiqué Mélissa Bellerose, directrice des communications de l\u2019organisme.Mais déjà il est certain que cette formation complémentaire prévoit que près de 75 policiers à la fois participeront à des séances de formation d\u2019au moins trois heures, qui se dérouleront au Campus St-Laurent (915, rue Clark).« Nous prévoyons organiser au moins quatre séances de formation par an, lesquelles se dérouleraient le matin et les policiers seraient alors invités à se joindre à notre personnel et à nos clients pour le dîner.» Changement de culture souhaité Pour sa part, Matthew Pearce affirme qu\u2019il reste beaucoup de travail à faire « pour s\u2019assurer que les citoyens les plus vulnérables de notre ville reçoivent une protection et un traitement égaux.Nous sommes persuadés que ces initiatives créeront des ponts entre la police et les personnes sans-abri en leur offrant des occasions d\u2019interagir dans des contextes positifs et non conflictuels ».Sa collègue Mélissa Bellerose ajoute : « Notre objectif est de partager le savoir acquis par la Mission Old Brewery, grâce à ses 127 ans d\u2019expérience dans le domaine de l\u2019itinérance.Aussi, nous souhaitons partager les meilleures pratiques et les techniques d\u2019intervention novatrices (comme l\u2019apprentissage de l\u2019empathie) utilisées avec succès par nos conseillers en intervention, en particulier dans des situations de crise avec les personnes ayant des problèmes de santé mentale.Nous prévoyons également engager nos partenaires dans le domaine de la santé dans le processus.» C\u2019est ainsi que l\u2019organisme espère « voir des changements et contribuer à une transformation culturelle dans la façon dont les policiers perçoivent et interagissent avec les personnes sans-abri ».¦ 15 mars 2017 | ITINERAIRE.CA 9 PHOTO : MIRIAM CATHICAH IPS\t, >_____________________________________________PHOTO : THELMA MEJIA-IPS sat * ÙA A L'itinéraire e st membre du international Network of Street Papers {Réseau International des Journaux de Rue -1 NS P).Le réseau apporte son soutien à près de 120 journaux de rue dans 35 pays sur six continents.Plus de 250 000 sans-abri ont vu leur vie changer grâce à [a vente de journaux de rue.Le contenu de ces pages nous a été relayé par nos collègues à travers le monde.Pour en savoir plus, visitez www.street-papers.org.International Network of Street Papers KENYA | Une sécheresse dévastatrice Une catastrophe nationale a été décrétée au Kenya dans ce pays où sévit la sécheresse la plus critique de son histoire.Les enfants sont les plus menacés ; les chiffres récents montrent que près de la moitié des enfants de moins de cinq ans, soit un million, meurent de malnutrition.Dans certaines régions, tout ce que les familles ont à manger sont des combinaisons toxiques de fruits sauvages et de tubercules, mélangés avec de lèau sale, à cause de l\u2019assèchement des rivières.Le nombre de personnes souffrant d\u2019insécurité alimentaire a grimpé à 2,7 millions, contre deux millions en janvier dernier.L\u2019agriculture est le pilier de l\u2019économie, avec au moins 45 % des recettes publiques provenant de ce secteur.Les répercussions financières que le pays continue de subir ne peuvent plus être ignorées ; le coût annuel de la dégradation des terres au Kenya représente au moins 5 % du produit intérieur brut du pays.[Inter Press Service/INSP) ROND-POINT INTERNATIONAL HONDURAS | Un modèle de crédit agricole Dans l\u2019une des régions les plus pauvres du Honduras, le village de Paso Real se réjouit d\u2019être un terrain d\u2019essai pour un nouveau modèle de financement des Nations Unies pour l\u2019alimentation et l\u2019agriculture (FAO).Les agriculteurs locaux n\u2019avaient auparavant aucun soutien financier et les banques offraient de petits prêts avec des taux d\u2019intérêt excessivement élevés.Les deux centres de financement du développement (FCD) établis par la FAO au Honduras ont réussi à mobiliser environ 300 OOO $ US grâce à un partenariat public-privé entre la communauté, les organisations et les gouvernements locaux.Cela a permis à plus de 800 petits agriculteurs d\u2019avoir accès à des prêts allant de 150 $ à 3000 $, payables en 12 à 36 mois.Dans ce pays de 8,4 millions de personnes, où 66,5% de la population vit dans la pauvreté, l\u2019accès à des prêts comme stimulant pour l\u2019agriculture familiale peut changer les perspectives pour quelque 800 000 familles pauvres vivant dans ce qu\u2019on qualifie de corridor sec.[Inter Press Service/INSP) INDE | Secourues de l\u2019esclavage sexuel grâce aux bijoux Dans les bordels de Mumbai, 95 % des femmes sont victimes de la traite humaine.Mais grâce à la compagnie Purpose Jewelry et son OSBL iSanctuary, bon nombre de ces femmes sont secourues de l\u2019esclavage sexuel et ont désormais l\u2019occasion de gagner des salaires décents.Purpose Jewelry, basée en Californie, est une entreprise sociale qui emploie actuellement environ 30 survivantes du trafic sexuel à Mumbai, en Inde, pour fabriquer des colliers, des boucles d\u2019oreilles et des bracelets.En plus d\u2019un revenu, les femmes ont accès à de l\u2019éducation, des soins de santé et à des services de conseillers.Depuis 2007, plus de 300 filles et jeunes femmes âgées entre 12 et 25 ans ont été secourues par l\u2019organisme.iSanctuary offre également du travail et de l\u2019aide à des esclaves sexuelles secourues dans le comté d\u2019Orange en Californie.L\u2019organisation prévoit ouvrir 10 sanctuaires ailleurs au monde d\u2019ici 2020.Pour voir la collection de ces bijoux de mode et pour en savoir plus: www.purposejewelry.org [The Contributor) 10 ITINERAIRE.CA | 15 mars 2017 TRADUCTION : GENEVIEVE BERTRAND PHOTO : PURPOSE JEWELRY MOTS DE CAMELOTS Blessings From Above I always keep in mind how I can always bless others.It\u2019s not an obligation, it\u2019s from the goodness of my heart that I do it.Give and it will be given back to you.With my big heart and willingness to help out I will be rewarded back from the Lord.Don\u2019t expect blessings to come immediately when you give, it might take time.I\u2019m not the type to brag about the deeds that I do, but know what needs to be done.I thank God for everything I have knowing these possessions belong to Him.The earth is the Lord\u2019s and everything in it.I can see how I\u2019ve been blessed at this job from working outside for three winters to coming inside and working comfortably at room temperature.A customer congratulated me a year ago for successfully lasting a long time working autonomously.Somebody told me I\u2019ve been blessed that I\u2019m not married because things are hard today.Only God knows if I\u2019ll ever get married.I\u2019m realising with obedience and prayer that God is taking care of me.Day by day the Lord is fulfilling His promises, because He cares the most about his followers.With more confidence, good health and sincerity, I continue to live my life.BILLECONOMOU CAMELOT MARCHÉ ATWATER La bicyclette en hiver Je vais vous parler d\u2019un nouveau phénomène: la bicyclette en hiver.Sachez qu\u2019il y a de plus en plus d\u2019adeptes et qu\u2019il y a même une douzaine de magasins de vélos qui sont ouverts à l\u2019année longue.Les gens qui se déplacent en vélo, en règle générale, sauvent du temps parce qu\u2019ils ne sont pas affectés par les embouteillages.Quand on ne travaille pas trop loin de son domicile, le vélo en hiver demeure possible en étant bien équipé et en suivant certains conseils.Dégonflez les pneus pour qu\u2019ils aient plus d\u2019adhérence ; si vous en avez les moyens, vous pouvez préférer les pneus cloutés.Disons-le tout de suite, le gros problème en hiver, avec la glace, ce sont les crevaisons.Il existe des bandes de renforcement qu\u2019on met à l\u2019intérieur du pneu, mais c\u2019est plus rigide.Un autre problème est la corrosion.J\u2019ai moi-même discuté avec des gens qui font de la bicyclette en hiver et avec les vélos où les vitesses sont recouvertes, le risque de corrosion est beaucoup plus faible.Je vous conseille aussi d\u2019éviter d\u2019entrer et de sortir le vélo par grands froids, sinon la corrosion s\u2019installe plus rapidement.Selon l\u2019OSBL Vélo Québec, il y a 11 avantages reliés au « transport actif » : Avantages pour les employeurs \u2022\tAugmente le niveau d\u2019énergie et de productivité des employés \u2022\tDiminue les retards et le taux d\u2019absentéisme dus aux bouchons de circulation \u2022\tRéduit le risque d\u2019accidents au travail Avantages pour la communauté \u2022\tRenforce la sécurité de tous \u2022\tRéduit le bruit de la circulation \u2022\tDiminue le trafic et les problèmes de stationnement \u2022\tAméliore la qualité de l\u2019air par la diminution des gaz à effet de serre Bon vélo hivernal, et soyez prudents ! Une Chrysler patineuse Je demeurais encore chez ma tante à Montmagny, c\u2019était un beau dimanche de printemps.Par cette journée ensoleillée, nous étions en route pour l\u2019église afin d\u2019assister à la messe, mon oncle, ma tante, ma mère et moi.J\u2019étais assise en arrière avec ma mère, mon oncle et ma tante étaient en avant.Pendant le trajet, il neigeait.C\u2019était une belle petite neige, très fine.Tout à coup, notre automobile a embarqué sur de la glace noire, très rapidement.Elle a commencé à tourner sur elle-même et a continué ainsi pendant un moment.Nous étions rendus à un rond-point sur la route et il y avait des voitures immobiles à chaque coin de rue.Les autres conducteurs observaient ce qui se passait, stupéfaits.Pendant ce temps-là, je sentais que ma mère avait très peur.Ses yeux étaient devenus grands comme des piastres rondes.Ma tante, elle, a dit à son mari : « Contente-toi de maintenir le volant et l'automobile pourra continuer à avancer normalement! » Heureusement, mon oncle et ma tante avaient une auto qui tenait très bien la route, et l\u2019histoire s\u2019est bien terminée.V\tGISÈLE NADEAU CAMELOT MÉTRO FABRE BENOIT CHARTIER CAMELOT IGA PLACE BERCY ET MÉTRO RADISSON 2017 | ITIj IRAIRE.CA mars DONNER POUR SON ECO 19 À Montréal comme ailleurs dans le monde, il n\u2019est pas rare B d\u2019assister à des actes de charité qui sont filmés, photographiés et promotionnés sur les réseaux sociaux comme par les médias traditionnels.Qu\u2019ils soient mis en place par des organismes, des entreprises privées, les gouvernements ou même des personnes ayant une certaine notoriété publique ou politique, ces actes sont souvent questionnés.Ont-ils tous un sens caché?Sont-ils sincères, vrais ou utilitaires et instrumentalisés ?Pour certains chercheurs, l\u2019une des raisons pour laquelle cette interrogation surgit est que ces actes font appel à des valeurs à la fois universelles, mais surtout très personnelles.En d\u2019autres termes, chaque individu aurait sa propre définition de ce quest réellement la charité, la bonté ou le don de soi.Or, les dons, qu\u2019ils soient monétaires ou non, la charité, quelle soit institutionnalisée ou non et la philanthropie, quelle soit orientée ou non, promettent tous à leurs niveaux de soutenir une cause.Et si c\u2019était cela l\u2019essentiel ?Et si c était à la société, par lentremise de l\u2019État, de redéfinir l\u2019essence du don ? Impact social du don A quoi ça sert de donner ?PAR ALEXANDRA CUELLIL Pas si simple de calculer l'impact social d'un don, qu'il soit monétaire ou non.Pourtant, toutdonateursouhaite connaître les retombées de son geste de charité, ne serait-ce que pour se rassurer sur son impact.Sur la plupart des sites internet des organismes de charité, des fondations et même ceux des mécènes ou influenceurs, il nèst pas rare de constater un espace décrivant les actions menées grâce aux dons récoltés.Si la cause que défendent la plupart des organismes ou fondations a des origines humanistes, la plupart de ceux qui sollicitent des dons se retrouvent dans l\u2019obligation éthique de justifier publiquement ce qu\u2019ils en feront.Professeur au département de sociologie de l\u2019UQAM, Jean-Marc Fontan soutient que cette transparence contribue au développement de la société.Elle serait basée sur la nécessité d\u2019avoir un esprit critique sur certaines actions philanthropiques.« // y a des principes de base qui doivent être respectés lorsqu'on fait appel à des dons.La transparence permet de légitimer l\u2019action, de lui donner plus de poids sur la place publique.Ouvrir le débat autour des grandes causes sociétales, comme la santé mentale ou la pauvreté, est une façon d\u2019impliquer une communauté autour d\u2019une cause.Cela aide toutes ces actions philanthropiques à prendre leur place dans la société », explique-t-il.Ces justifications peuvent aussi servir d\u2019outil de mesure de l\u2019impact social de l\u2019action.En d\u2019autres termes, elles peuvent aider à démontrer son utilité, encore plus si l\u2019événement qui promotionne la cause est hautement médiatisé et s\u2019il prétend défendre les intérêts d\u2019un groupe de personnes.Par exemple, une fondation souhai-f tant effectuer un don d\u2019un million de dollars en éducation étudiera les retombées possibles de son action en fonction de l\u2019impact recherché : réduire le taux de décrochage scolaire, offrir des bourses aux étudiants, financer des équipements dans les écoles ou encore lancer une campagne de relations publiques pour sensibiliser les parents et l\u2019entourage.Jean-Marc Fontan Servir à quelque chose Sylvain Lefèvre a beaucoup travaillé sur le rôle social des organismes non gouvernementaux (ONG).Aujourd\u2019hui professeur à l\u2019UQAM, il soutient que dans ces cas-ci de nombreux donateurs souhaitent que tous les dons aillent sur le terrain.« C\u2019est un peu un mythe qui est entretenu parce quên général, les donateurs ne souhaitent pas que leurs dons aillent aux sièges des organismes.Personne ne veut payer le comptable ou payer un nouveau parc informatique à des employés.Tout le monde veut sauver des vies! » Or, c\u2019est comme une histoire sans fin puisque pour sauver des vies, le professeur rappelle qu\u2019il faut des projets bien ficelés et des structures stables.Certaines fois, il arrive que le donateur se questionne sur les actions effectuées par l\u2019organisme ou la fondation grâce à son don, en témoignent l\u2019ensemble des polémiques concernant certaines actions humanitaires qui ont engagé les investissements publics des contribuables.« Les donateurs ont besoin de savoir en quoi cet argent-là a pu faire la différence.Il est facile de rendre des comptes et de détailler les projets menés.Par contre, quand on travaille avec des populations qui ont subi toutes sortes de traumatismes, il est difficile de comptabiliser tout cela.Comment, objectivement, peut-on affirmer qu\u2019avec tant de dons, on a pu redonner confiance et faire gagner en estime personnelle tant de personnes ?», nuance-t-il.« Définir la philanthropie est un enjeu en soi.On pourrait dire qu'il s'agit globalement du don d'argent, de temps, de services ou autres sous une forme organisée dans la société qui suit certains mécanismes : incitatifs fiscaux, privilégier des causes.» Quantifier l\u2019investissement humain de la même façon que l\u2019on quantifie la réussite d\u2019un projet matériel équivaut donc à se heurter à un mur de briques, selon le professeur.« On est capable de mesurer un certain nombre de choses sans pour autant être capable 15 mars 2017 | ITINERAIRE.CA 13 de le faire avec des éléments qui ne sont pas quantifiables comme la confiance ou léstime personnelle.» Moins généreux, vraiment ?A chaque catastrophe naturelle ou humanitaire, il est coutume d\u2019assister à un élan de générosité surmédiatisé.Est-ce que les donateurs se sentent plus concernés face à une situation d\u2019urgence comme un tremblement de terre ou un raz-de-marée ?« // y a eu, cést vrai, des scandales par rapport à l\u2019utilisation des dons, mais je ne dirais pas qu\u2019ils ont engendré pour autant une perte de confiance des donateurs », pense M.Lefèvre.Les raisons d\u2019un don peuvent être nombreuses.M.Fontan explique qu\u2019il s\u2019agit avant tout d\u2019une combinaison de facteurs.« Il y a certainement un peu d'humanisme mêlé à de l'orgueil dans un don, mais aussi une responsabilité morale à l\u2019égard du bien-être de l'autre.Il y a aussi toute une question liée à la réalisation de soi à travers un don : plus un individu sentira qu\u2019il s\u2019investit dans de grandes causes, plus il se fera un devoir de s\u2019investir encore plus ».Selon les données de Statistique Canada, les dons de charité au Québec ont été peu nombreux en 2015.Le montant moyen des dons s\u2019établissait ainsi à 130 $ ce qui place la province derrière les autres provinces et territoires du pays.« Il y a eu dans l'histoire de la philanthropie de vraies affaires de malversation.Six mois plus tard, on se questionne sur ce qui a été fait avec les fonds récoltés.Mais comment quantifier ce qui est moins palpable ?» Est-ce que cela signifie que les Québécois sont moins généreux que les autres Canadiens?«Pas forcément», pense M.Lefèvre.Ces données ne révèlent pas les raisons de cette baisse d\u2019intérêt.Il propose d\u2019analyser ces dons de charité en fonction de la proportion, souvent énorme, de ceux qui sont destinés à des organismes religieux.« Plus on est âgé, plus on a tendance à se rapprocher de valeurs spirituelles et religieuses », affirme le professeur.Rappelons aussi que dans la plupart des cas, ces données sont calculées grâce aux reçus d\u2019impôts.Cela signifie que l\u2019on ne comptabilise pas les dons informels.«Les canaux de solidarité ne sont pas les mêmes au Québec que dans le reste du pays où beaucoup de dons passent par les revenus d\u2019impôts.Oui, il y a moins de dons monétaires, mais qu\u2019en est-il du bénévolat et de l\u2019analyse du tissu social de la province ?Peut-être qu\u2019on est moins philanthropiques, mais plus solidaires ?» Trop sollicités ?Pour M.Fontan, la société actuelle peut être relativement complexe à comprendre.« Au temps des Fêtes, il est vrai que l\u2019on peut parfois avoir du mal à se sentir concerné par la pauvreté lorsqu'on ne la vit ou ne la voit pas au quotidien.Mais, on ne peut pas non plus solliciter le monde 365 jours par année au risque d\u2019essouffler l\u2019intérêt pour la cause défendue », et donc certainement de la desservir.Et à M.Lefèvre de rappeler que certaines causes peuvent être évincées par d\u2019autres en raison de leur urgence.« L'attention du public dépend énormément des éléments extérieurs.C\u2019est difficile de solliciter des fonds pendant une coupe du monde de soccer ou pendant les jeux olympiques.» Pourquoi certains organismes ou fondations ont-elles du mal à solliciter des dons à longueur d\u2019année pour une cause comme 14 ITINERAIRE.CA | 15 mars 2017 l\u2019extrême pauvreté?Le chercheur rappelle que le don monétaire est souvent motivé par le drame humain jugé non responsable.« C\u2019est vrai que l'on peut penser qu\u2019il est plus rapide et urgent d\u2019agir dans l\u2019immédiat pour un tremblement de terre que pour la pauvreté.C\u2019est une question de perception parce que la compassion que l'on peut ressentir pour une cause est très sélective.Cela dépend de notre boussole personnelle », ajoute-t-il.« C'est triste, mais nous développons tous une sorte de capacité d'indifférence face à la misère.Ce sont des mécanismes de défense profondément humains.» L\u2019autre explication possible est liée à la multiplication des sollicitations, qu\u2019elles soient en ligne ou en personne.Le donateur ne peut plus uniquement se référer à une grande entité qui amassera des fonds et qui en profitera pour amincir le flou possible quant à leurs utilisations.Sollicité de part et d\u2019autre, il peut lui être difficile de comprendre l\u2019utilité de son don ou de savoir exactement ce qui sera fait avec les fonds amassés.« Un clip de 40 secondes en ligne, une bonne tête, un numéro axé sur la charité et le tour est joué! », vulgarise M.Lefèvre.Ironie du sort : la multiplication des outils technologiques permettant de solliciter le grand public via internet peut parfois réserver des surprises à la limite de l\u2019absurde.C\u2019est un peu ce qu\u2019il s\u2019est passé en 2014 lorsqu\u2019un jeune homme de l\u2019Ohio, Zack « Danger » Brown, a initié une campagne de socio-financement via Kickstarter pour payer sa recette de salade de patates.Son objectif était d\u2019amasser 10 $, il a finalement récolté 55 492 $ US.Devant l\u2019enthousiasme des donateurs, l\u2019initiateur de ce projet a créé un rassemblement pour les remercier et a fait le don du surplus amassé à un organisme visant à aider les personnes dans le besoin en plus de réaliser un autre de ses projets : créer une compagnie à but lucratif pour répandre l\u2019humour et la joie dans le monde.Et si cet exemple prouvait simplement qu\u2019il faudrait trouver des outils de redistribution équitable des dons amassés ?Et si une part de responsabilité revenait à l\u2019Etat afin qu\u2019il s\u2019engage à créer des moyens permettant une régulation du système philanthropique ?¦ On ne donne Ueù * show de la pauvreté ?plus pour aider, mais pour se donner bonne conscience PAR ALEXANDRA GUELLIL Intervenant social auprès des personnes en situation d'itinérance à Trois-Rivières, Adis Simidzija est aussi candidat à la mairie de Trois-Rivières.Même si la campagne n'est pas oFFi-ciellement lancée, il a Fait la promesse sur ses réseaux sociaux d'investir la moitié de son salaire visé, soit 147 016 $, dans la création de deux postes en intervention auprès de personnes en situation d'itinérance.Interrogé au téléphone sur la raison de cette promesse électorale, Adis Simidzija dit connaître les besoins du milieu en intervention parce qu\u2019il y travaille.« j'ai fait les calculs et j\u2019observe au quotidien les manques que nous avons en intervention.On s\u2019attend toujours à ce que le monde vienne vers nous pour bénéficier de nos services, or, ce n\u2019est pas du tout comme cela que ça marche sur le terrain.Il faut aller les chercher.Et pour cela, il faut des intervenants et des outils », explique-t-il.Adis Simidzija dit que cet engagement aurait trois objectifs principaux : la dénonciation du salaire du maire qu\u2019il juge « faramineux » puisqu\u2019il s\u2019élève à plus de 140 000 $ par année, l\u2019aide à la sensibilisation et à l\u2019implication dans la lutte à l\u2019itinérance et à la pauvreté et l\u2019engagement dans une cause qui lui tient à cœur.Actes de charité ostentatoires Adis Simidzija s\u2019est positionné à plusieurs reprises dans les médias quant au réel sens de la charité.Interpellé par ce concept qui aurait « perdu tout son sens humaniste », il s\u2019est interrogé sur le sens réel à donner à tous ces actes charitables publicisés et promotionnés « d outrance ».La charité, écrit-t-il, joue aujourd\u2019hui « un rôle dominant dans ce qu\u2019on pourrait appeler l\u2019industrie de la pauvreté.On utilise le pauvre pour se donner bonne conscience, pour acquérir du capital de sympathie ou pour vendre sa salade politique ».Dans sa réflexion, l\u2019intervenant donne l\u2019exemple d\u2019une vidéo publiée sur le réseau social Facebook diffusée par deux vlogueurs montréalais, Casey Fratta et David Obegi, qui ont fait une bonne action : le cadeau d\u2019une journée complète comprenant une nuit dans une somptueuse chambre d\u2019hôtel, une coupe de cheveux et un repas complet au restaurant, à Jean-Guy, un homme rencontré à la Mission Old Brewery.Les interactions dues à cette vidéo avec le mot clic #donnezausui-vant ont engendré plus de 17 000 partages et plusieurs articles relayés par les médias.« Il faut montrer [le don matériel], sinon à quoi pourrait-il bien servir », questionne M.Simidzija.« Ce don mensuel à un organisme ou à une personne permet au donneur de se dégager du devoir moral, qui est invisible dans les échanges sociaux à caractère charitable.Dans les faits, il devrait nous lier à notre semblable de manière permanente, pour assurer un plus grand équilibre du corps collectif.Dans une société orientée vers l'individualité, un problème social devient un fait divers ».Charité et mise en scène M.Simidzija s\u2019interroge sur les raisons du don de soi qui ne prend vie que par un événement isolé.« On le célèbre en lèxposant comme un trophée tellement il s'avère être un accomplissement rare.On publie sur les réseaux sociaux une photo de la fois où nous sommes allés porter un panier de Noël aux pauvres, on fait un montage vidéo de la fois où nous sommes allés faire du bénévolat pour un organisme communautaire de la région, etc.On expose notre charité de manière ostentatoire à qui veut bien la voir », écrit-il.L\u2019intervenant regrette le manque de considération pour la personne qui reçoit ce don et se questionne sur la nécessité de montrer l\u2019extrême pauvreté pour en prendre conscience.Il souligne qu\u2019il s\u2019agit avant tout d\u2019une question de dignité.« A force de trop exposer ses dons ou ses actes charitables, à force de montrer cette pauvreté extrême qui peut exister, peut-être que l'on provoquera l\u2019effet contraire ».Ce qu\u2019il désigne comme « un mensonge social » s\u2019illustre par ce qu\u2019il pense être une nouvelle façon d\u2019ignorer et de déshumaniser celui qui peut être dans le besoin.Quant à la question de savoir si sa promesse préélectorale ne repose pas quelque part sur une mise en scène politique, il avoue que si ce geste pourrait être interprété comme tel, il nuance en rappelant qu\u2019il n\u2019utilise pas « l\u2019image de quelqu\u2019un d\u2019autre à des fins égoïstes ».En guise de prochain défi axé sur la charité, Adis Simidzija a invité les autres candidats à la mairie de Trois-Rivières « à donner la moitié de leur salaire à une cause en laquelle ils croient, peu importe laquelle ».¦ « C'est toujours celui qui donne qui est présenté comme une figure admirable et on évacue toute question concernant les raisons pour lesquelles celui qui reçoit se trouve dans une telle situation.» 15 mars 2017 | ITINERAIRE.CA 15 Les dons de soi et de charité * Québec 2016 Québécois sur disaient soutenir des organismes de bienfaisance autrement qu'en leur versant des dons 0* V > La majorité des Québécois effectue des dons en biens, comme des dons de denrées ou de vêtements BÉNÉVOLAT 86 % de la génération Z (1995 et après) est plus portée à faire des dons autres qu'en argent.Une situation qui s'explique par ses moyens financiers mais aussi son implication sociale à l'école CONTEXTE DES DONS 130$ en moyenne en 2015, ce qui place la Québécois province loin derrière l'ensemble des autres provinces et territoires canadiens ont fait un don des dons au Québec ont été versés à des organismes du secteur de la santé \u2022T» à des organismes en enfance et jeunesse à des organismes qui luttent contre la pauvreté et l'exclusion sociale L'achat d'un produit associé à une cause motive le plus les dons des générations Y et Z La sollicitation d'un proche n'est plus une raison suffisante pour encourager les dons conversation La conversation en personne est la meilleure façon de communiquer un don pour 45 % des jeunes PROFIL DES DONATEURS La génération Z (1995 et après) est celle qui a le plus confiance envers les organismes de bienfaisance La génération X (1965-1980) est celle qui fait le plus de dons en milieu de travail.C'est celle qui veut le plus savoir comment l'organisme utilisera son don Les baby-boomers (1946-1965) sont perçus comme les plus généreux et restent en contact avec leur organisme par la poste Sources : Étude sur les tendances en philanthropie au Québec en 2017 Episode.ca et Statistiques Canada BÉNÉVOLAT Plus de ont fait du bénévolat Canadiens sur 82% ont fait un don en argent à des organismes de bienfaisance ou sans but lucratif Ces bénévoles ont consacré près de 2 milliards d'heures à leurs activités de bénévolat.C'est l'équivalent d'un million d'emplois à temps plein RAISONS DE DONNER I contribuer à asoaété Une majorité des personnes âgées de 55 ans et plus donnent pour contribuer à la société.Il s'agit du groupe d'âge qui donne le plus pour recevoir des crédits d'impôts Canada 2013 12,8 milliards $ DON DE CHARITÉ 531$ montant annuel moyen par donateur ont été remis à des organismes de bienfaisance ou sans but lucratif ont été remis à des organismes religieux ont été remis à des organismes de santé ont été remis à des organismes de services sociaux Une grande majorité des femmes de 35 ans et plus donnent d'abord par compassion < mpassion touchés par la cause La moitié des jeunes de 15-34 ans donnent parce qu'ils se sentent touchés par la cause PROFIL DES DONATEURS / BÉNÉVOLES 45 % de femmes 15 à 19 ans Les personnes plus jeunes sont les plus susceptibles de faire du bénévolat - Il s'agit en majorité de jeunes de 15 à 19ans 55 ans et plus 35 % de l'ensemble des donateurs étaient âgés de 55 ans et plus.Ils ont donné en moyenne 702 $ à des organismes de bienfaisance ou sans but lucratif soit environ 400 $ de plus que les donateurs âgés de 15 à 34 ans.\"Ces données incluent le Québec Source Statistiques Canada ENTREVUE PAR GILLES LEBLANC PARTICIPANT-BÉNÉVOLE ÀLA CUISINE Curé de la rue.dealer 6 ENTREVUE PAR GILLES LEBLANC PARTICI PANT-BÉNÉVOLE ÀLA CUISINE Abbé Claude Paradis B P' La charité n'est pas un concept propre à l'Église.Aucun groupe de croyants ne détient l'exclusivité, en ce qui concerne la volonté d'aider l'autre Quelque peu avant les Fêtes de Noël, en pleine période d'opulence, l'Abbé Claude Paradis est retourné vivre dans la rue poursensibiliserlesMontréalaisà l'extrême pauvreté et l'itinérance.Une sortie médiatique qui ne lui a pas évité de ressentir le mépris de certains passants comme l'intérêt de quelques âmes charitables.Assis aux côtés de ceux qui quêtaient pour de vrai, cet homme âgé d'une soixantaine d'années nous parle de la véritable charité.Qu\u2019avez-vous trouvé de gênant en quêtant de l\u2019argent, comme le ferait une personne sans-abri ?J\u2019avais parfois l\u2019impression d\u2019être une machine distributrice de peanuts.Les passants ne me regardaient pas en donnant de l\u2019argent, ils ne me parlaient pas.C\u2019était comme s\u2019ils ne voulaient pas me voir et qu\u2019ils ne s\u2019intéressaient pas à ma cause.Il y en avait même qui faisaient des détours pour éviter de passer devant nous.Je crois que c\u2019est ce que j\u2019ai trouvé le plus gênant.Pourtant, nombreux ont êtê les médias qui ont parlé de votre action.Oui, c\u2019est vrai.Cela m\u2019a permis d\u2019obtenir des dons et de faire connaître mon travail.Quand je quêtais en décembre dernier, il y a eu aussi du monde qui m\u2019a reconnu.Je dois avouer qu\u2019à plusieurs reprises, cela me faisait bizarre.Je me souviens de la fois où je quêtais à la Place Ville-Marie et où le gardien de sécurité devait me demander de quitter l\u2019endroit.Il m\u2019avait reconnu, mais il ne faisait que son travail.Puis, ça peut paraître encore étrange, un prêtre qui quête.Pour quêter, vous vous êtes assis aux côtés des personnes qui vivaient dans la rue.Vous étiez à leur hauteur et vous les appeliez par leur prénom.Pourquoi une telle attention ?Notre prénom est important pour nous, car il nous permet de nous identifier.Le demander à quelqu\u2019un qui vit dans la rue, c\u2019est lui redonner une identité, une importance.Je dois vous avouer que j\u2019oublie les prénoms, je me fais âgé (rires), mais mon équipe m\u2019aide à m\u2019en rappeler.Nommer ces personnes, c\u2019est la différence entre les regarder vraiment et juste les voir.Beaucoup de monde passe tout droit, les ignore alors qu\u2019ils sont assis par terre et qu\u2019ils ont besoin d\u2019assistance.Il y a encore trop de préjugés concernant les itinérants.Si je vais à l\u2019hôpital, je passerai plus vite qu\u2019eux grâce à mon collet romain de prêtre.C\u2019est dire à quel point on les considère comme des humains ! Est-ce cela votre définition de la charité ?La charité, c\u2019est admettre que nous sommes tous égaux, qu\u2019importe notre situation.S\u2019assoir avec les gens de la rue par exemple, cela me permet de les voir comme ils sont réellement.La personne dans le besoin devient ainsi une vraie personne humaine, voire importante.C\u2019est comme ceux qui questionnent l\u2019itinérant lorsqu\u2019ils font un don en argent pour savoir ce qu\u2019il compte en faire.Mais cela ne les regarde en rien, même s\u2019il décide d\u2019aller s\u2019acheter une dose ! « La charité, c'est être tourné vers l'autre et non vers soi.On doit s'oublier pour l'autre.Se donner, réellement.C'est un amour inconditionnel et désintéressé.Lorsqu'on aime, on fait confiance sans poser de question.» Le monde est-il assez sensibilisé à l\u2019extrême pauvreté et l\u2019itinérance ?Oui, je crois bien que oui.Du moins, je le ressens ! Depuis que je suis passé à la télévision, dans les journaux et à la radio, j\u2019ai reçu beaucoup d\u2019appels et j\u2019en reçois encore beaucoup depuis ce temps.Nous avons d\u2019ailleurs réussi à organiser une banque alimentaire et je me souviens de ces gens qui passaient, parfois en voiture alors qu\u2019ils se rendaient ailleurs.Ils prenaient du temps pour distribuer avec nous de la nourriture et du café au monde de la rue.Cet exemple prouve que les causes charitables sont sur la bonne voie.Vous savez, la dernière action que j\u2019ai menée dans le temps des Fêtes avait pour but de montrer que ce n\u2019est pas uniquement pendant ce temps-là que les gens pauvres ont besoin d\u2019aide, mais bien tout au long de l\u2019année.Avec votre vision du terrain, que pensez-vous de l\u2019efficacité de la politique d\u2019intervention en matière d\u2019itinérance de la Ville de Montréal ?Je crois que l\u2019on peut faire plus à Montréal.La Ville de New York est souvent prise en exemple pour les politiques qu\u2019on y applique notamment en ce qui concerne la construction de logements sociaux ou abordables.A New York, ils ont compris que cette manière de faire était moins dispendieuse que de payer tous les frais d\u2019ambulance et d\u2019hôpitaux, etc, ce que l\u2019on pourrait appeler les frais collatéraux.Le projet de Denis Coderre semble donc bien en ce sens où on a l\u2019impression qu\u2019il sait que les personnes qui souffrent par exemple d\u2019un problème de santé mentale n\u2019ont pas leur place dans la rue.Pour ce qui est de la 18 ITINERAIRE.CA | 15 mars 2017 1 nuit, il a accepté.À environ trente minutes de la fin de la transfusion, Jérémy pensait qu\u2019il allait mourir parce qu\u2019aucun adulte ne lui avait expliqué que donner son sang ne voulait pas dire donner sa vie.Ces deux exemples sont pour moi l\u2019expression de la charité véritable.construction des logements sociaux ou abordables, on dirait qu\u2019on n\u2019est pas encore prêt à aller dans ce sens.Aussi, je crains que cet été, en raison du 375e anniversaire, les itinérants soient éloignés du centre-ville.Ils ne sont pas jolis dans le décor ! Malheureusement, on condamne souvent les gens de la rue avant de les connaitre, l\u2019inconnu effraie.« S'il y avait davantage de charité on essaierait plus de connaître les gens de la rue, de les aider, de les aimer et de les accueillir comme ils sont en réalité et dans toutes leurs différences.Un genre d'amour inconditionnel.» Est-ce qu\u2019une Église pauvre pour les pauvres pourrait faire évoluer notre société ?Oui, c\u2019est une bonne idée que le pape François a eue, que de sortir les prêtres de leurs presbytères pour aller en périphérie.Notre pape a fait de bonnes choses et ce n\u2019est que le début.Malheureusement cela ne fonctionne pas toujours, car tous ceux qui travaillent selon l\u2019œuvre de Dieu ne font pas leur part.Il y a trop d\u2019hommes d\u2019Eglise qui passent leur temps à voyager, au lieu d\u2019aider ceux qui ont besoin de soutien, d\u2019amour et d\u2019accompagnement.Le vrai défi d\u2019un prêtre n\u2019est pas de vérifier l\u2019inventaire des lampions pour les cérémonies ni de faire réparer le toit qui coule.C\u2019est plutôt de s\u2019occuper des exclus et des mal-aimés, de ceux qui vivent et meurent dans la rue.Mettons donc les priorités à la bonne place, une fois pour toutes ! Le temps est fini où le prêtre attendait calmement que quelqu\u2019un cogne à sa porte pour lui quémander un coup de main.La charité véritable est un concept reconnu comme étant de l\u2019amour en action.En vous basant sur votre expérience, pouvez-vous nous en citer des exemples ?Je vais vous conter l\u2019histoire d\u2019Olivier qui faisait de la prostitution alors qu\u2019il n\u2019était pas attiré par les hommes.Il ne consommait ni drogue ni alcool.Quand je l\u2019ai rencontré, je ne comprenais pas pourquoi il agissait ainsi.Il m\u2019a expliqué que ses parents lui disaient qu\u2019il ne valait rien et qu\u2019il finirait sûrement par être un bon à rien.A l\u2019école, on lui répétait la même chose.Un jour, il m\u2019a dit : « Maintenant je vaux tant, parce que je charge tant».En fait, il parlait du prix demandé contre des faveurs sexuelles.C\u2019est fort pour la dignité, vous ne trouvez pas ?Olivier est aujourd\u2019hui travailleur social au Nouveau-Brunswick.L\u2019autre histoire, c\u2019est celle d\u2019Alexandre qui devait recevoir une transfusion sanguine pour survivre.Son petit frère Jérémy, âgé de 8 ou 9 ans, était le seul compatible.A la demande de son père et après avoir réfléchi une Faites-vous une différence entre la solidarité, la charité et la philanthropie ?La solidarité vise à améliorer la société.Elle défend une cause commune.Un peu comme à l\u2019époque où ceux qui vivaient à la campagne s\u2019entraidaient.C\u2019est une sorte d\u2019élan de charité, sans rien attendre en retour et c\u2019est gratuit ! A Montréal, il peut arriver qu\u2019on ne connaisse pas le nom de son voisin de palier.Nous sommes devenus trop étrangers les uns envers les autres, trop individualistes.On se met des frontières pour se protéger des inconnus.Pour amener à la charité, il faut créer des liens avec les autres.Quant à la philanthropie, je crois qu\u2019elle peut être dangereuse lorsqu\u2019elle prend la forme d\u2019une promesse.En créant des attentes, on peut décevoir le monde.C\u2019est vrai que c\u2019est un concept qui peut partir d\u2019une intention charitable, sauf que la charité demande du temps et beaucoup d\u2019amour.Je crois que la philanthropie est parfois un acte égoïste.Il ne faut pas oublier que l\u2019on aide une personne en fonction de là où elle en est rendue dans sa vie.C\u2019est comme si nous étions, en quelque sorte, dans une société où la charité et la pauvreté sont devenues des entreprises privées et politiques.En ce sens où certains conseils administratifs fonctionnent comme une entreprise en voulant amasser le plus de profits, faire des placements ou créer une fondation, comme si la charité avait été remplacée par des taux d\u2019intérêt.Avez-vous toujours eu cette vision de la charité ?En devenant prêtre, qu\u2019est-ce qui a changé dans votre vie ?J\u2019ai toujours eu la foi et voulu devenir prêtre.Mais mon attrait pour les femmes et la drogue ont eu raison de mon rêve.Je crois avoir toujours été charitable, je tiens cela de ma mère.Quand j\u2019ai arrêté de consommer, j\u2019ai appris à connaître Dieu.Ça m\u2019a pris quatre ans pour me sortir de la rue et dès que j\u2019ai été ordonné prêtre, on m\u2019y a renvoyé.Je dis souvent que la rue m\u2019a amenée à l\u2019Eglise et que l\u2019Eglise m\u2019a envoyé à la rue.Mes interventions dans la rue sont plus efficaces lorsque je me mets à leur niveau, lorsque je n\u2019oublie pas d\u2019où je viens.J\u2019ai été et je resterai un peu comme eux.Toute ma vie, je serai dépendant, même si je ne consomme plus, c\u2019est la réalité des anciens toxicomanes.Aujourd\u2019hui, je peux confesser les gens qui le demandent, car même s\u2019ils sont dans la rue, ils peuvent se libérer.¦ Bref je suis un dealer d'espoir.J'ai des bagues de rocker ainsi que plusieurs tatous.On m'appelle le curé de la rue i MOTS DE CAMELOTS 1 À Une passion J\u2019ai commencé à regarder le hockey à l\u2019âge de cinq ans sur une télévision Dupont en noir et blanc, et ce avant même d\u2019aller à l\u2019école, en 1957.Je collectionnais les rondelles de hockey dans des boîtes de Jell-o Sheriff et j\u2019achetais les cartes au dépanneur ; il y avait de la gomme balloune à l\u2019intérieur.Aussi, je découpais les articles de journaux sur le hockey dans le journal Le Soleil.Je les mettais dans un cahier.Quand j\u2019étais à l\u2019école, je faisais des échanges de cartes avec mes compagnons de classe.Je jouais aussi au hockey à l\u2019heure du dîner en classe, et chez les voisins.Il n\u2019y avait pas d\u2019aréna au village parce qu\u2019il n\u2019y avait pas assez d\u2019habitants, j\u2019ai donc commencé à patiner sur le tard, à l\u2019âge de 13 ans.Mes parents étaient modestes et j\u2019ai dû abandonner mon rêve de devenir hockeyeur.Mais malgré cela, j\u2019ai toujours suivi les Canadiens de Montréal, mon équipe préférée.Le joueur que j\u2019aimais le plus était Guy Lafleur.Je l\u2019ai vu terminer sa carrière avec les Nordiques de Québec.J\u2019écoute encore le hockey à 65 ans à la radio et j\u2019aime encore collectionner les cartes de hockey, ainsi que d\u2019autres types de cartes, comme celles de baseball.'A RÉAL LAMBERT CAMELOT LAURIER/LANAUDIÈRE S'ouvrir aux autres On est trop souvent pris à la même place, on a besoin de se changer les idées.Je veux faire les efforts nécessaires pour gagner de l\u2019argent, mais j\u2019ai besoin de l\u2019ouverture des autres pour cela.J\u2019ai besoin de quelqu\u2019un qui me fait confiance, j\u2019ai besoin d\u2019une personne qui pourra m\u2019appuyer dans mes idées, j\u2019ai besoin d\u2019opportunités.Je suis une personne honnête et je veux le rester.Par contre, il ne suffit pas de penser être une bonne personne, il faut aussi que les autres soient ouverts à le croire.Si je n\u2019avais pas connu L\u2019Itinéraire, je ne crois pas que je serais encore là aujourd\u2019hui.Les gens qui s\u2019y trouvent sont très ouverts par leur générosité et leur amour.C\u2019est comme ma maison depuis une bonne dizaine d\u2019années.Je viens ici, je travaille, je rencontre des gens.Ces personnes deviennent comme mes frères et sœurs et je me sens bien ici, plus qu\u2019avec ma propre famille.Des gens ont cru en moi, m\u2019ont offert des opportunités de travail et m\u2019ont permis de me prouver que je pouvais faire quelque chose de ma vie.Ils m\u2019ont donné la chance de m\u2019exprimer et partager mes idées.Ils m\u2019ont appris à être épanouie et à aimer ce que je fais.Je crois qu\u2019on devrait donner cette chance à tout le monde.Ça leur donne un but dans la vie, ça leur donne la force de continuer, ça leur donne une opportunité de réussir.On m\u2019a donné cette chance et je l\u2019apprécie encore énormément.Je remercie Dieu d\u2019avoir mis L\u2019Itinéraire sur ma route.Je suis ouverte à toutes les possibilités que la vie m\u2019offre et j\u2019accepte les gens tels qu\u2019ils sont.Peu importe où je vais, l\u2019important est de continuer d\u2019avancer.Je suis prête à relever le défi et m\u2019ouvrir aux autres.Etes-vous prêts vous aussi ?Il suffit de tendre la main.Ouvrir la porte plutôt que la fermer.CÉCILE CREVIER K CAMELOT ÉPICERIE MÉTRO SAINTE-CATHERINE/MORGAN Si je gagnais le gros lot.Comme bien des gens, je pense souvent à ça : qu\u2019est-ce que je ferais si je gagnais à la loterie ?Je pense que la première chose que je ferais, c\u2019est essayer de prendre mon temps et de m\u2019assurer de placer mon argent en lieu sûr, auprès de personnes de confiance.J\u2019ai conscience que très rapidement, je serais entourée de requins.L\u2019argent, ça fait ça.Des vacances : ce serait la première chose que je me paierais.Un ou deux mois dans un pays chaud, à me faire dorloter.Ça me donnerait aussi le temps de réfléchir à mes choix.Mais déjà, je pense que j\u2019aimerais beaucoup posséder une propriété.Je m\u2019imagine habiter un grand bloc dans le quartier Rosemont.Au rez-de-chaussée, peut-être un restaurant.Un bon petit restaurant simple, avec des menus du jour et des classiques, tout ça à des prix abordables.Aux étages, je crois que j\u2019aimerais ouvrir une sorte de maison de chambres, où j\u2019habiterais aussi.Je louerais à des travailleurs ou à des retraités, à des gens autonomes et tranquilles.Mais mes projets ne s\u2019arrêteraient probablement pas là.Je pense que je voudrais démarrer une sorte de centre communautaire dédié à l\u2019apprentissage de l\u2019informatique et des métiers liés à la technologie, comme la réparation d\u2019ordinateurs ou d\u2019autres appareils.Finalement, je réalise que ce qui compte pour moi, bien plus que l\u2019argent, c\u2019est d\u2019être bien entourée.Et si un jour je gagne le gros lot, vous êtes tous les bienvenus dans mon petit restaurant.FRANCE LAPOINTE CAMELOT MONT-ROYAL/MENTANA 1 I'^iDi BENAUVT ¦ 'L- La Formule E à Montréal ¦ Un tracé en question Montréal accueillera, les 29 et 30 juillet 2017, les deux dernières courses de la saison de Formule E.« Une excellente nouvelle », selon Denis Coderre, cet événement s'inscrivant dans une volonté de la Ville de « prendre résolument le virage de l\u2019électrification des transports ».La Formule E (« E » pour « électrique ») est le pendant de la Formule 1 et met en avant la recherche et l'innovation.La compétition existe depuis 2014 et met aux prises des pilotes de renom au volant de monoplaces propulsées par un moteur électrique pouvant atteindre les 225 km/h.Montréal, qui accueillera à nouveau la compétition lors des deux saisons suivantes, s'apprête à accueillir 60 000 spectateurs sur deux jours, et à bénéficier d'une visibilité exceptionnelle à l'international, la course étant retransmise sur les télévisions du monde entier.Ce qui amène une question légitime : que vont voir les téléspectateurs ?Le tracé, qui empruntera le boulevard René-Lévesque et l'avenue Vi-ger, entre les rues Berri et Papineau, coïncide avec les pourtours de l'ancien Red Light.Un quartier qui tente sans relâche de faire peau neuve et a qui perdu son surnom, mais pas ses problématiques liées à l'itinérance, au trafic de drogue, à la prostitution et à la violence.Formulae OPINION PAR SIMON JACQUES CAMELOT MÉTRO JARRY ,¦ ¦ ¦- ^ La Formule E à Montréal Après le circuit Gilles-Villeneuve, « le circuit du Red Light » Depuis des décennies, on essaie de redorer le blason du quartier qu'on surnommait le Red Light.Il reste pourtant le centre névralgique de l'activité interlope de Montréal, et c'est ici qu'aura lieu cet été la course de Formule électrique, télédiffusée dans le monde entier.Drôle d'idée, non ?Quand j\u2019ai appris que Montréal venait d\u2019obtenir une étape du Grand Prix de Formule E, je me suis posé plusieurs questions.Premièrement, comment se fait-il que la nouvelle soit passée complètement sous le radar ?Avec des épreuves à Paris, Londres, Berlin et Hong-Kong, entre autres, la Formule E est une compétition internationale, avec des règles entérinées par la FIA (la Fédération internationale de l\u2019automobile, la même qui régit la Formule 1), des pilotes célèbres tels que Nelson Piquet Jr et Jacques Villeneuve, ainsi que des commanditaires majeurs.L\u2019information aurait pu faire sensation, je l\u2019ai pourtant apprise à la plupart des gens à qui j\u2019en ai parlé, y compris ceux qui suivent l\u2019actualité de façon régulière.Peut-être l\u2019annonce a-t-elle été faite le jour de l\u2019échange de PK.Subban ?Formule E.urk ! Ensuite, en consultant le tracé choisi, un circuit urbain en plein cœur du Red Light, je me suis demandé comment on aurait pu moins mettre Montréal en valeur.Alors que les images des autres Grand Prix sont magnifiques, je me suis imaginé une prise de vue du coin Viger/ Berri avec en arrière-plan quelques itinérants, un plan du square Berri et ses dealers, ou encore un zoom sur les prostituées de l\u2019angle Saint-Laurent / Sainte-Catherine.Je ne pouvais pas concevoir que des gens sérieux avaient conçu et approuvé ce parcours.Je me disais que tout le milieu interlope, qui gravite dans ce secteur depuis toujours, vivrait une fin de semaine horrible.Que même nous, les camelots, éprouverions des difficultés à nous approvisionner en journaux à L\u2019Itinéraire, situé à deux pas de là.Et c\u2019est sans parler des résidents qui seront carrément enclavés à l\u2019intérieur du circuit, et du manque criant d\u2019hébergement dans le quartier pour les touristes.Je n\u2019avais qu\u2019un mot en tête : absurde ! Je pensais à tous les efforts que la Ville met, depuis un demi-siècle, pour éradiquer le Red Light avec l\u2019UQAM, la Place des Arts, le Quartier Latin, le Quartier des Spectacles, la Grande Bibliothèque, etc.J\u2019avais même griffonné, dans les pages d\u2019un journal, tous les endroits exotiques du secteur : les bordels, les piqueries, les fumeries, les points de vente de stupéfiants, les refuges et les ressources pour itinérants et toxicomanes, etc.Si bien que la carte était complètement hachurée et raturée (voir la reproduction de cette carte dans les pages suivantes).Etais-je le seul à trouver ce tracé bizarre ?« Malheureusement, ce n'est pas la partie la mieux entretenue de Montréal.Mais c'est peut-être aussi l'occasion de relooker le secteur.» Catherine, qui travaille dans le quartier L\u2019Itinéraire dans la rue Par souci d\u2019objectivité, je voulais d\u2019autres opinions sur le sujet.Je suis donc descendu dans la rue afin d\u2019interroger les habitants et travailleurs du secteur.Ce vox pop m\u2019a permis de mettre en perspective d\u2019autres visions sur l\u2019événement et d\u2019atteindre la zone grise que je recherchais.J\u2019ai posé trois questions simples : les gens sont-ils au courant qu\u2019il y aura une course de Formule E à Montréal durant la fin de semaine du 29-30 juillet?Cet événement modifiera-t-il les 22 ITINERAIRE.CA | 15 mars 2017 I Et les commerces dans tout ca ?L\u2019événement permettra sans doute aux restaurants et bars de faire un beau chiffre d\u2019affaires ce week-end du 29-30 juillet.Mais certains commerces seront très difficiles d\u2019accès.La Ville a pris le soin de prévenir les gérants qui seront affectés par la course et ceux-ci n\u2019auront pas d\u2019autre choix que de s\u2019adapter, sans mesure compensatoire.La poissonnerie La Mer, située en plein milieu de la piste, sera probablement le commerce le plus touché.« Nous vendons du poisson frais, alors nous ne pouvons pas fermer », explique François-Xavier, le gérant, qui s\u2019inquiète aussi du fait que ses clients et son poisson viennent en voiture.« Au moins, l'événement nous offrira peut-être de la visibilité, et permettra de revigorer un quartier un peu mort», ajoute Pauline, son employée.J plans qu\u2019ils avaient pour cette fin de semaine ?(vont-ils y assister, ou plutôt s\u2019arranger pour ne pas être là?) Enfin, auraient-ils choisi ce quartier pour mettre Montréal en valeur ?Je me promenais avec ma carte et montrais aux gens le tracé, en posant mes questions.Plusieurs étaient de mon avis : « Ce n\u2019est vraiment pas le plus bel endroit pour valoriser la ville », m\u2019a dit Jacinthe, qui travaille dans le secteur.Mais à ma grande stupéfaction, j\u2019ai réalisé que la population semblait plutôt avoir confiance en la Ville et l\u2019organisation, bien consciente que des contraintes techniques pouvaient influencer le choix du circuit, y voyant même une occasion de projeter une autre image de ce quartier.Quelques autres étaient plus réservés, comme Etienne, croisé à la sortie du bureau : « Quand il y a la Formule 1 sur l'Ile-Saint-Hélène, ça fait venir les gens riches, mais dans ce quartier, je ne sais pas s\u2019ils vont venir.» Il me fallait aussi connaître le positionnement de la Ville.« Ce quartier, c'est de pire en pire.Les restaurants et les magasins ferment les uns après les autres.» Cédric, agent de bord de passage à Montréal La version officielle de la Ville Nous avons obtenu auprès du service des communications à la Ville de Montréal des éléments de réponses, que nous aurions aussi pu trouver dans un dépliant promotionnel de l\u2019événement.Ainsi, « les courses du championnat de Formule E doivent impérativement avoir lieu en pleine ville et non sur des circuits dédiés, c\u2019est une exigence de la FIA » ; voilà pourquoi on n\u2019a pas organisé cette course au parc Jean-Drapeau.« Le parcours sera aménagé sur le terrain de la société Radio-Canada qui est un collaborateur de l\u2019événement » ; d\u2019où l\u2019idée de faire rouler les pilotes autour d\u2019un des buildings les plus moches de la ville.« Deux éléments liés aux exigences de la FIA (restrictions pour une piste de grade 3) ont influencé le choix du parcours : la largeur des rues, notamment dans les virages, et la disponibilité d'une grande surface non construite pour y aménager les installations (garages, paddocks, service traiteur, bureaux FIA, équipes, etc.) » ; on comprend que les monoplaces ne sont pas élaborées pour gravir le Mont-Royal ou les pentes du centre-ville.La Ville, qui n\u2019a pas évoqué les répercussions de l\u2019événement sur la circulation (quid du tunnel Ville-Marie et de l\u2019autoroute 720 ?) précise enfin que « ce choix de parcours permet également d\u2019avoir le pont Jacques-Cartier, un des grands emblèmes de Montréal, en toile de fond » ; c\u2019est d\u2019ailleurs sans doute le seul élément architectural pouvant être mis en valeur dans ce quartier.« Ce n'est pas le Mont-Royal mais on a quand même de belles images à montrer ici.» Sylvie, qui travaille dans le quartier Aspect écologique On peut vanter l\u2019aspect écologique de l\u2019événement.Montréal a adopté récemment une série de mesures pour se positionner comme « chef de file nord-américain en matière d\u2019électrification des transports, cette course s\u2019inscrit positivement dans cette volonté ».D\u2019ailleurs, Alexandre Taillefer, ex-Dragon et propriétaire de Téo Taxi, a été choisi comme porte-parole.Ce côté de l\u2019histoire ne peut que plaire, comme le souligne Yolande, qui travaille dans le quartier : « C\u2019est l\u2019occasion de montrer une image écologique de la ville.» Ou Maxime, étudiant : « Le point positif, c\u2019est que les voitures sont électriques, et je suis plutôt favorable à ce genre d\u2019événements qui mettent en avant l\u2019environnement.C\u2019est sûr que ce n\u2019est pas le plus beau quartier mais c\u2019est le 375e, peut-être qu\u2019ils cherchent aussi à valoriser le secteur à travers ça.» D\u2019accord, mais reste que c\u2019est quand même un des coins les plus laids de Montréal et un des plus malfamés du Canada.Ce n\u2019est pas par hasard qu\u2019énormément d\u2019organismes traitant d\u2019itinérance, de toxicomanie ou de santé mentale y ont pignon sur rue.On verra.Bien que je sois encore sceptique, les raisons invoquées et la confiance générale du public me donnent envie de laisser une chance au coureur.Peut-être que l\u2019événement sera couronné de succès et que les victimes collatérales (commerçants, résidents, itinérants) y verront plus de positif que de négatif.Pour ma part, n\u2019étant pas un grand fan de course automobile et n\u2019ayant certainement pas les moyens d\u2019y assister, j\u2019espère simplement pouvoir accéder sans mal à L\u2019Itinéraire pour acheter des journaux lors de ce week-end.Le mot de la fin revient à Jean-Paul, qui réside et travaille dans le quartier : « Ça fait du sens d\u2019organiser la course ici, puisque les avenues sont assez larges, et il y a déjà beaucoup de chars.Mais tant qu\u2019à organiser quelque chose d\u2019écologique, ils auraient pu faire ça avec des Bixis ! » ¦ ' V Découvrez leçon tenu complémentaire sur itineraire.ca/extra 15 mars 2017 | ITINERAIRE.CA 23 Le circuit du Red Light f U £#+ u ST ;\tp&yttÿ' \\ -petf- 7ib*sn*kft - ,.0oul de Maisonneuve E Goul de Maisonneuve E SflintfrC<erime E \u2019 Boulevard René-Lévesque ivenue Vigor E Avenue Viger E Iio>* *f U*** Ui 4*f\u2018 t\t\t: }i * \t\t tîiip Amherst ( *M\u2018 iu m?$r~*1 p *** Ji Ht Ait'*'1* F ** * U^Uu 1rtt*f./* U rf h*A**(,nÿS fa J&rufù W a&-î*^'/ \u2019Zday.j ;S (a.*iuf Vti i Hfeft 0oul de Maisonneuve E a BouJ de Maisonneuve E Rue Sainte-Cailierine E ^ |&N¦ Vÿfrijfiw ¦ fràAft! 5 T.¦JWa O.- SIOU CAMELOT MONT-ROYAL/ BORDEAUX ¦artiste.blogspot.ig'{Xirc TjvoJ *T- 0 n < car un ¦*_ 0.0 to mie Q t/n à\\ R Î1/1\tPUVJ ^ r -\tv\\ ^ ^>s./va / Peot ë+*e s i -/ P*oT e+*e si' : erslev^ / ^r,tl.lfeay:£(l'S| ptjt >¦\"1 iVÆ^nt pettjroro41rf n -S005 i/n chapeau, ui\\ cKipeiu ei- uh AwVe ^eT *\u2022>** I'dtW ^ 2t*& \"l ;¦ .j X MOTS DE CAMELOTS Ma gang de malades, vous êtes donc où ?>4 'B i\\ jars 2017 | ITINERAIRE.CA Ma gang de malades, éloignez donc vous ! Elle était si belle, si douce, voici ce qu\u2019ils en ont fait.Ma gang de malades, éloignez donc vous! J\u2019ai décidé de faire ma vie à ma façon sans les diffamations mensongères, les jalousies, les commérages, les grandes gueules, sans les qu\u2019en-dira-t-on de certaines personnes.La suite serait pas mal longue.Ma gang de malades, éloignez donc vous ! J\u2019ai décidé de faire ma vie à ma façon.Je n\u2019ai donc pas à me justifier.Ma gang de malades, éloignez donc vous ! Je m\u2019achète des côtes levées et je mange des côtes levées.Ce n\u2019est pas que j\u2019ai beaucoup d\u2019argent.Il en a qui paient encore plus cher pour manger, pour boire, d\u2019autres prennent du pot ou des drogues dures, c\u2019est leur repas.Moi, c\u2019est les côtes levées que je mange, sans entendre la jalousie des autres.Je m\u2019achète des côtes levées et je mange souvent la boîte au complet.Ma gang de malades, éloignez donc vous ! J\u2019ai décidé de faire ma vie à ma façon, je n\u2019ai donc pas à m\u2019en occuper.Ma gang de malades, éloignez donc vous ! Il y en a d\u2019autres pour qui c\u2019est le sexe.Moi, je mange des côtes levées sans me laisser apprivoiser facilement par un homme.Ma gang de malades, éloignez donc vous! J\u2019ai décidé de faire ma vie à ma façon donc je mange aussi du poulet et du poisson.Je suis fatiguée de ce que je vois et j\u2019entends assez souvent la méchanceté et l\u2019hypocrisie.J\u2019ai décidé de faire ma vie à ma façon.Ma gang de malades, éloignez donc vous ! Ma gang de malades, éloignez donc vous ! MANON FORTIER CAM ELOT VILLAG E CH AM PLAIN ET MÉTRO HONORÉ-BEAUGRAND Parcours Un ghetto\t\\\\ Un coupe-gorge\tJOSÉE cardinal Une maison de chambres Un seuil Un vestibule aux boîtes postales défoncées Des remugles Des rumeurs Un escalier Un couloir Une porte Une poignée Une pièce aux murs éclaboussés Des éclats Des vapeurs Les vestiges d\u2019un naufrage : Des bouteilles, sur la carpette, le lit, le fauteuil, l\u2019appui de fenêtre, le téléviseur, la commode Des bouteilles, de cognac, de gin, de bière, de rince-bouche, d\u2019alcool pur, à friction Des bouteilles, ambrées, blanchâtres, bleutées, opaques, transparentes, élancées, pansues Des bouteilles, vides, delà la résolution, delà le désespoir Et un cadavre décomposé Dimanche au soir a Châteauguay Il y a quelques années, j\u2019ai participé à une sortie aux pommes organisée par l\u2019Accueil Bonneau.C\u2019était à Châteauguay où se trouve l\u2019île Saint-Bernard, sur laquelle est érigé le domaine des Sœurs Grises, aujourd\u2019hui propriété de la Ville.Comme l\u2019histoire m\u2019intéresse, j\u2019ai voulu en connaître davantage et j\u2019ai décidé d\u2019y passer quelques jours.« En 1673, l'île accueillait son premier seigneur.Sieur Charles Lemoyne de Longueuil.En 1765, Marguerite Bourgeoys, fondatrice des Sœurs Grises de Montréal, fit l\u2019acquisition de la Seigneurie.Durant plus de 200 ans, les Sœurs ont habité l'île et protégé le territoire.» (Wikipédia) Chaque année, à mon anniversaire, je m\u2019offre un cadeau.Comme le travail au centre-ville est dur, j\u2019ai besoin de quatre ou cinq jours pour décrocher et me remonter le moral.Ma façon de me faire plaisir est de séjourner au Manoir d\u2019Youville du domaine des Sœurs Grises.On y mange bien, trois repas par jour, et on peut dormir dans les anciennes cellules des sœurs, avec le petit lit et le petit lavabo.On peut se recueillir dans la chapelle ou dans la nature et méditer, qu\u2019on soit croyant ou non.Sur l\u2019île Saint-Bernard, on peut faire du ski de fond, de la marche sur sentiers, du patinage.Il n\u2019est pas rare de rencontrer des chevreuils, des renards et tous les oiseaux qui passent l\u2019hiver chez nous.Le décor est magnifique, avec les grands arbres, la neige et les écureuils qui courent partout.La vue vers Montréal et le Mont-Royal est aussi de toute beauté.Je suggère aux gens stressés de faire un séjour là-bas.Ce n\u2019est pas loin de Montréal et ça coûte moins cher qu\u2019un voyage dans le Sud ! MAXIMEVALCOURT CAM ELOT THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE ET THÉÂTRE DU RIDEAU-VERT DETENTE Excavation Isolant Docilités Costaud Compagnie ferroviaire Autonomes Petit âne Sainte Enduites de pigments Issues Espion de Louis XV Apparaissons Cours d\u2019eau Que tu Connaître Sifflements Ancien nom d\u2019uneîledu Japon De la plus haute chaîne de montagnes du monde Transformation de la lumière en chaleur Existes Pronom de vent possédasse (que j\u2019\u2014) HORIZONTALEMENT (.Transformateur.2.\tLuette.- Enjouée.3.\tCoque carénée.- Orifice.4.\tOrganisation nationaliste irlandaise.- Attache.-Titane.5.\tBronche.- Rire.6.\tId est.- Mortification.7.\tFluxions de poitrine.8.\tLibertaire.- Tout-terrain.-Drogue.9.\tUnité monétaire.- Métal.-Palmier.10.\tExistes.- Promptitude.VERTICALEMENT 1.\tUrbaine.2.\tRelatives à une glande génitale femelle.3.\tOui appartient à une duchesse.- Onde.4.\tTerre.- À elles.5.\tTube de verrier.-Conjonction.6.\tMesure itinéraire.- A nous.7.\tInventèrent.8.\tParesseux.- Ci.- Puis.9.\tSéculière.10.\tRoulée.- Cognes.11.\tÉrodâtes.- Affirmes.12.\tEnlèves.- Sélénium.joseecardi nalal ©yahoo.ca Solutions dans le prochain numéro crayons JOSEE CARDINAL DISTRIBUTRICE 44 ITINERAIRE.CA | 15 mars 2017 ¦I 111.1 IJ'II 11111\t, \u2014BtI\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t6\t1\t\t\t7\t\t\t\t \t8\t\t\t\t\t\t9\t\t4\t \t\t4\t5\t9\t3\t\t\t\t7\t \t\t1\t\t\t4\t3\t\t\t\t \t\t\t\t\t9\t5\t3\t\t\t \t\t9\t\t6\t8\t\t2\t4\t5\t \t\t7\t\t\t\t\t5\t8\t9\t \t\t\t\t\t\t9\t1\t\t6\t \t\t8\t9\t5\t1\t2\t4\t\t3\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t lia, J 186, | ^ niffy?JEU DES 7 DIFFERENCES Pouvez-vous trouver les sept différences dans cette photo de notre photographe Mario Alberto Reyes Zamora?Bonne chance ! La solution dans le prochain numéro.JEU DECHIFFRES 3\t7\t4\t2\t9\tÉl\tA\t5\t1 \t£\t3\t5\t4\t3\tA\t7\tS 5\t3\t3\t\t1\tü\t9\t2\t-1 ?\t5\t3\t¦i\tfi\tn\t7\t\tfi fi\t4\t3\t1\t7\t?\tS\tS\tfi 7\t3\t\tS\t3\t9\t6\t4\t2 5\t3\t?\t3\tfi\t1\t4\tA\t7 4\tR,\t5\tfi\t?\t7\t¦\t3-\t3\t\t .1\t\t7\t9\tfi\t-\t2\tfi\t5 JEU DES7 DIFFÉRENCES 15 mars 2017 | ITINERAIRE.CA 45 Solution dans le prochain numéro APROPOS.Il faut donner son bien, et non celu es autres, et il faut savoir donner.C est le secret du bonheur, et peu l savent.Anatole Franro Tel donne qui n'oblige personne.La façon de donner vaut mieux que ce qu on donne.Une goutte d'eau dans l'océan des besoins, mais une goutte d'eau qui aurait manqué à l'océan si elle n'avait pas ete là.Tout ce que vous avez sera donné i jour Donnez donc maintenant, pou que la saison de donner soit vôtre < nonpas celle de vos descendants.Khalil Gibran Qu'importe sa richesse, elle ne lui est d aucune utilité; il ne s'en sert pour faire du bien à personne, pas meme a lui.Hfl.IJIJiliU.WJ,b d'égal^ ^ Pa'n parta9é n\u2019a Pas t'aime* 060 * me d°nner P°Ur qUe Je Car même si je n'espérais pas ce que J espere;\tH Tout comme je t'aime, je t aimerais [ai- Le don fait en secret caractérise toutes les grandes religions de l humanité.Uonathan Pan- Dieu aime qui donne avec joie.Saint Paul ^\t-¦ \"qua i ici IL ue donner de quoi vivre, mais de rendre aux malheureux des raisons de vivre.AbbéPierre Qui donne au pauvre prête à Dieu.Victor Huon On gagne sa vie avec ce que l'on reçoit, mais on la bâtit avec ce que Ion donne. EDUCALCOOL Calculer son taux d'alcoolémie : Avoir l'alcool intelligent ! Nous savons tous que l'alcool peut altérer notre comportement et notre jugement.Pourtant, cela n'empêche pas qu'à tous les jours au Québec, des personnes prennent le volant, risquant leur vie et celle des autres usagers de la route alors quelles n étaient pas en état de conduire.Des personnes qui avaient sous-estimé les effets de l'alcool sur leur corps ou qui se sont dit qu'elles allaient rentrer à la maison en « prenant les petites rues ».En cas de doute, sachez que plusieurs outils s'offrent à vous pour calculer votre taux d'alcoolémie avant de prendre le volant, dont le Calcoolateur d'Educ'alcool, que vous pouvez télécharger sans frais sur votre téléphone ou consulter sur son site.Avec cet outil, vous pouvez prévoir vos consommations avant de sortir, ou les calculer au cours de la soirée, et ainsi peut-être planifier à l'avance une solution de rechange pour rentrer.On n'est jamais trop prudent, surtout quand notre vie et celle des autres en dépendent.Et si vous avez moins de 22 ans, rappelez-vous que cést zéro alcool dans le sang pour conduire.Les outils de calcul de taux d'alcoolémie sont à utiliser avec précaution.Si votre calculateur vous indique que vous êtes au dessous de la limite permise par la loi, le fameux 0,08, mais que vous ne vous sentez pas apte à conduire, optez pour la prudence.Les effets de l'alcool peuvent varier d'une personne à l'autre et être aggravés par le stress, la fatigue et la faim.D'ailleurs, saviez-vous qu'un policier peut vous donner un avertissement ou suspendre votre permis même si votre taux d'alcoolémie se situe sous la limite du 0,08 ?Les conseils du pro \u2022\tSoyez prévoyant.Vous sortez et vous comptez faire la fête ?Laissez votre voiture à la maison ou, si vous sortez avec des amis, choisissez un chauffeur désigné.\u2022\tCalculez votre taux d'alcoolémie.Téléchargez l'application d'Educ'alcool, le Calcoolateur, ou rendez-vous sur notre site, educalcool.qc.ca, pour faire le test.\u2022\tPas d'alcool, pas de problème.N'ayez pas peur de refuser un verre si vous ne vous sentez pas d'attaque.Si vous vous sentez particulièrement sensible, trop fatigué, trop stressé, peut-être que la sobriété serait plus sage.\u2022\tCool Taxi.Munissez-vous de quelques billets Cool Taxi, des coupons de taxi prépayés.Vous ne pourrez plus dire que vous êtes trop fauché pour un taxi ! Vous pourrez peut-être même en donner un à un ami qui en a besoin.\u2022\tAttendez.Prendre un café, vous doucher, faire une sieste ou des jumping jacks ne changera rien à votre taux d'alcoolémie.Seul le temps peut vous faire dégriser.iduc^ ^alcool Prendre un p\u2019tit coup.Vous vous rendez à une soirée en voiture.Au moment de quitter, un ami vous demande si vous êtes bien en état de conduire.Vous répondez : a)\t.que vous êtes en pleine forme et que vous avez seulement pris une consommation depuis votre arrivée, il y a deux heures.b)\t.que vous commencez à cogner des clous, c'est pourquoi vous rentrez avant qu'il ne soit trop tard.c)\t.que vous tolérez l'alcool mieux que quiconque et que vous allez rouler lentement, en empruntant des rues peu fréquentées.Au moment de quitter votre maison, une amie cherche frénétiquement ses clés de voiture dans son sac à main, appuyée contre le mur de votre entrée.Elle est clairement en état d'ébriété.Que faites-vous ?a)\tVous allez la voir et lui proposez de faire un test d'alcoolémie sur votre téléphone.Après avoir eu le résultat, vous lui offrez de rester chez vous pour la nuit.b)\tVous essayez de la raisonner et réussissez à la convaincre d'attendre un peu avant de partir.En attendant, vous lui faites boire beaucoup d'eau.c)\tVous l'aidez à trouver ses clés et lui faites au revoir de la main lorsqu'elle quitte votre stationnement en renversant vos poubelles.Vous vous préparez à sortir avec des amis.Que faites-vous comme préparatifs ?a)\tVous vous rendez sur le site d'Educ'alcool pour prévoir votre consommation d'alcool de la soirée, question de ne pas abuser.b)\tVous vous changez en prenant un verre de vin, pour vous mettre dans l'ambiance et vous relaxer un peu.Vous vous assurez d'avoir un coupon Cool Taxi avec vous en partant.c)\tVous remplissez votre flasque de fort pour économiser sur l'alcool une fois au bar.Vous vous préparez un cocktail que vous ingurgitez rapidement avant de passer la porte.r La modération a bien meilleur goût.educalcool.qc.ca stm.info/visiteurs Montréal et ses déplacements illimités dans 68 stations de métro et 220 lignes de bus.10$\t18$ Titre un jour\tTitre 3 jours Tarifs sujets à changement sans préavis.vive^75 MOUVEMENT COLLECTIF "]
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