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Titre :
L'événement
Éditeur :
  • Québec :[L'événement],1867-1938
Contenu spécifique :
mardi 2 septembre 1873
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeurs :
  • Journal (Québec, Québec) ,
  • Événement-journal
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L'événement, 1873-09-02, Collections de BAnQ.

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[" Te Année PRIX DE L'ABONNEMENT.ÉDITION QUOTIDIENNE : ÉDITION SEMI-QUOTIDIENNE : Par an, (payable d'avance).\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.urnes.\u201c(payable durant l\u2019année).feeusessa sante as Pour les États-Wnis, payable d'avance.Bureaux à Québec : No.1, rue Buade, à éoté du Bureau de Poste.QUEBEC, MARDI, 2 SEPTEMBRE 1873.M.Huntington et le Chemin de Missisquoi et de la Rivière Noire.Le parti ministériel a tant de choses à cacher, il a tant d'intérêt à empêcher Je public d\u2019avoir longtemps les yeux fixés sur lui, il est si désireux de tourner ailleurs l\u2019attention qui se porte sur le scandale du Pacifique, qu'il essaie de tous les moyens pour distraire la foule.Le dernier qu\u2019il a découvert consiste à accuser M.Huntington.Comme tactique de guerre, c\u2019est assez bien bien imaginé.Combien de fois n\u2019a-t- on pas vu une armée battue à plate couture et à la veille de se voir complètement anéantie, refaire sa fortune en portant la guerre chez l\u2019ennemi ?Mais pour employer cette tactique avec quelque chance de succès, il faut avoir des armes, et celle que le parti ministériel a trouvée est si mau- Vaise qu\u2019elle a raté dès qu\u2019il a tenté de s'en servir contre ses adversaires.Voici en quoi consiste le nouvel engin de guerre au moyen duquel la presse ministérielle espérait détruire lopposition.Par un acte passé en 1870, la législature de Québec a incorporé une compagnie de chemin de fer sous le nom de compagnie du chemin ae fer de la vallée des Rivières Mis- sisquoiet Noire, pour construire un chemin à travers les comtés de Brô- me, Shefford et Richmond.Le capital de la compagnie avait été fixé à $1,000,000.Les directeurs de cette entreprise, pas plus que ceux du chemin de fer du nord, du chemin de Colonisation du nord, et du chemin de Lévis à Kennébec, n\u2019espéraient voir le capital souscrit en entier.Comme pour les autres compagnies formées dans ces dernières années, les seules personnes qui souscrivirent des actions farent les promoteurs devenus directeurs de l\u2019entreprise.On comptait, pour la construction du chemin, un peu sur les souscriptions des municipalités intéressées, mais surtout sur des emprunts.Les directeurs, qui avaient fait des dépenses préliminaires considérables, voulurent empêcher qu\u2019au moyen d\u2019une intrigue on leur enlevât le con- trèle de l\u2019entreprise.Leurs adversaires pouvaient recourir au moyen que M.Langevin a employé, le printemps dernier, pour éter la direction du Chemin de fer du Nord à M.Cau- chon : ils auraient fait prendre par des hommes de paille, assez d'actions dans la compagnie pour élire des directeurs nouveaux et frustrer ainsi les promoteurs de leur temps et de leur travail.Voici comment les directeurs s'y prirent pour déjouer toute intrigue : prendre en fidei-commis $600,000 d'actions dans le capital de la eom- pagnie.Inutile de dire combien furent vexés les intrigants et les spéoulateurs qui avaient compté s'emparer du travail et des dépenses d'autrui.Voilà toute cette affaire qui, depuis 15 jours, fait verser des flots d\u2019encre à la presse ministérielle, et avec laquelle elle espère faire perdre de vue le scandale du Pacitique.Comme on le voit, on n\u2019accuse M.Huntington d'aucune fraude ; on ne prétend pas qu'il s\u2019est approprié un seul sou des deniers de la compagnie ; on ne dit pas qu\u2019il a voulu, comme les ministres, se faire donner de l'argent par [entrepreneur du chemin ; on n\u2019insinue pas que, comme M.Blanchet à Lévis, il a fait son élection avec l\u2019argent des actionnaires ea faisant semblant de s\u2019en servir pour travailler au chemin.Tout ce qu\u2019on lui reproche, c\u2019est d\u2019avoir avec ses codirecteurs pris un moyen légal pour se garantir contre une intrigue.Et c\u2019est une chose aussi simple qui fait jeter les hauts cris à la presse ministérielle.La vertu s\u2019effarouche de si peu! Le journal qui a jeté le cri d'\u2019alarme, qui le premier s'est voilé la face pour ne pas voir des choses aussi scandaleuses,est le Richmond Guardian.Un fait suffira pour montrer jusqu\u2019ou son rédacteur et propriétaire,M.Jones, ex-agent d'immigration pour la Province de Québec, pousse la délicatesse de conscience: à une assemblée publique tenue dernièrement à Riche- mond, à a élé forcé d'admettre qu'il avait demandé $500 pour donner l\u2019appui de son journal à la compagnie ! M.Graham, gérant de l'entreprise, et M.Huntington, ont eu le malheur de trouver que M.Jones ne valait pas une aussi forte somme.Ce que c\u2019est que de nous, et à combien peu tiennent souvent les réputations! M.Huntington est au- jourd'hui signalé à ce public ministériel, dont la conscience, on le sait, s\u2019alarme de si peu, comme un abominable criminel, et sa conduite dans la direction du chemin de Missisquoi est siygmatisée comme si scandaleuse qu\u2019elle fait pâlir l'affaire du Pacifique, pendant que s\u2019il eût voulu denner $500 à M.Jones, il serait aujourd\u2019hui un bienfaiteur de son pays, et le chemin de Missisquoi scrait le chemin du paradis ! Franchement, nous sommes forcés d\u2019avouer que cette affaire montée contre M.Huntington ne fait pas hon- near a imagination de nos confrères ministériels.Ils faut qu\u2019ils comptent beaucoup sur la bonhomie de leurs lecteurs pour espérer leur faire oublier avec cette invention le scandale du Pacifique.Autant vaudrait essayer de dissimuler une montagne avec l'ombre d\u2019une souris.Nous ne croyons pas que cette machine de guerre fasse beaucoup de mal à M.Huntington.Mais si elle devait ils passèrent une résolution autorisant M.Huntington, leur président, à L'EVÈNE Édition Quotidienne\u2014Mardi, 2 Septembre 1878.JOURNAL QUOTIDIEN | Editeur- Propriétatre et Rédacteur en Chef : referait pas celles des ministres tfédé- raux ; puis cela forcerait le parti mi- nisteriels à rayer plusieurs saints de son calendrier.Si M.Huntington est coupable, les autres directeurs du Chemin de Missisquoi le sont au moins autant quellui.Or, parmi eux il y en à plusieurs que le parti conservateur compte parmi ses élus : il nous suffira de nommer l\u2019'hon.M.James Ferrier, président du Grand-Tronc, M.Webb, l'agneau ministériel qui représente les ; comtés de Richmond et Wolfe aux Communes, M.Picard, une des perles de la droite dans la Chambre locale, et M.Bessette, ce député qui semblait porter le parti ministériel sur son dos, et qui plaidait la cause du gouvernement de l\u2019ar d'un homme qui travaille à la terre neuve.Nouvelles du Jour.Les nouveaux juges ont reçu avis officiel de leur nomination.M.le juge Casault est transféré du district de Kamouraska à Québec ; M.le juge E.H, Taschereau lui succède à Kamouraska; M.Routhier est nommé juge pour le district de Chicoutimi et Saguenay à la place de M.Tas- chereau; M.Burroughs laisse la place de prothonotaire à Québec pour celle de juge à Arthabaeka ; M.Derome remplace à Gaspé M.le juge Maguire dont la destination reste in certaine, La nomination de M.Burroughs est, dit-on, le résultat d\u2019un entente entre M.Langevin et M.Irvine, ot aurait pour but d'améliorer la situation de M.Campbell qui deviendrait pro.thonotaire-conjoint avec M.Fiset et obtiendrait même salaire.Des nominations et promotions viennent d\u2019être faites à la Douane de Québec.Naturellement la liste s\u2019ouvre par un Langevin et se ferme par un Huot.M.Alfred Langevin succède 4 M.Balzaretti, et M.Wheeler à M.Langevin.M.E.Panet LaRue, notaire, est nommé assistant Tide- Surveyor, et M.Henry Challoner, commis de bureau.M.Edward O'Brien devient préposé au débarquement à la place de M.Isidore Bel leau qui passe gardien de l'entrepôt, M.Mé- tivier prenant ea retraite.M.Huot, frère du maître de poste, obtient l'emploi rempli précédemment par M, O'Brien.Notons pour mémoire que MM, J.B.Dion et L.Samson eont nommés à la charge de porte-clé.On dit qu\u2019une petite révolution se prépare au Canadien.M.L.II.Huot, ne s'entendant pas avec M.P, G.Huot, quitterait le journal et serait nommé à un emploi fédéral.M.P.G.Huot deviendrait propriétaire du journal avec M.J.N.Duquet comme prête-nom.La rédaction serait confiée à M.J, C.Langelier, Le Parlement de Québec est prorogé au 12 octobre pour la forme.Il est probable que la session locale n'aura pas lieu avant la session fédérale.Le Globe, de Toronto, trouve que le gouver- neur-général n'a plus qu\u2019une chose à faire : révoquer la commission et convoquer le Parlement sous ls plus court délai possible.etl La St.Hubert, Hier c'était fête pour tous les chasseurs et club des chasseurs de Québec.Fête charmante, on peut nous en croire, que celle qui hier soir avait mis eur pied tous les membres du club.Cette année on avait fait ternir sa réputation, d'abord cela ne des préparatifs plus brillants que l\u2019an passé ; plus particulièrement p:ur les membres du |je n'avais pse songé À cela.ces du elub ne font que s'améliorer.russ Caron et Prinoe-Edouard.Assurément le souper ne pouvait être plus sucoulent et mieux servi ; bon gré mal gré en entrant dans la salle ille fallait se trouver en appétit.Il faut dire Aussi que chacun s\u2019est montré sans pitié pour les myriades de choses délicieuses entassées sur la table.Il n\u2019y avait pas de dyspeptiques et les estomacs étaient en bon ordre.On ne peut passer soirée plus amusante ; la gaieté française est unique en son genre ; on rit en français comme on ne rit en aucune autre langue ; les saillies, les bona mots, les reparties spirituelles, les facéties, avaient éta- li domicile autour de la table; cela ne manque pas dans les réunions canadiennes: françaises.C'est la sauce du diner; et cette sauce là hier soir était épicée.Les santés ont été bues avec entrain et les orateurs se sont montrés en verve.Voici l'ordre des santés : A Son Excellence le Gouverneur-Général, pa- tion du club, et à Lady Dufferin ; Au Président, M.J.B.Hamel, N.P ; Au Vice-Président, M.G.Grenier ; Aux autres officiers du club et au comité de régie.Aux organisateurs, MM.J.B.Hamel, Grenier, Hamel, Langlois dit Traversy, Balsaretti et Fuchs ; A l'ouverture de la chasse ; Au commerce ; A la classe ouvrière ; Aux sociétés sœurs ; A la Presse ; Aux Dames ; Et Wne foule d\u2019autres santés, improvisées suivant le degré de soif des convives.La salle était parfaitement décorée de pavillons, de toute couleur; le drapeau du Club ornait le fond de la salle.Assurément les organisateurs de la fête méritent \u2018es félicitations.Ile doivent être contents du succès de la soirée, Le Club sous la direction de son président actuel, M.Hamel à fait dus progrès considérables ; il faut espérer que ce dernier gardera longtemps ce poste pour le succès et l'avancement rapide de l'association.Longue vie au Club des Chasseurs de Québec.Le Bazage de In Jeunesse.Sous le règue de Napoléon IIL, M.Rouher étant ministre d'Etat et M.Rouland faisant fonctions du grand maître de l\u2019Université, un professeur de la Faculté de Droit de Paris, l\u2019un des premiers pour son savoir, primus inter pares, fut dépêché en mission par le ministère de l'instruction publique, pour aller étudier en Allemagne les méthodes d'enseignement du droit et la science des pédagogies comparées, Notre homme était renommé en France pour en capecité et son érudition.C'était vir inge- niosus, vir aculissimus, vir prastantissimus, comme on dit dans le latin qu'il se flattait de savoir.Malheureusement, le professeur frangais ne comprenait pas un traître mot d\u2019allemand.II savait ya et mein herr, rien de plus, et lorsqu'il arriva à l\u2019Université d'Heidelberg, il fut obligé de parler par signaux télégraphiques pour expliquer aux dooteurs teutons l'objet de sa visite, Les professeurs allemands savent notre langue, mais ils ont toujours mis quelque amour- propre à ne pas la parler, surtout en présence d'un Français.\u2014Eh quoi ! dit l'un de ces messieurs, vous venez en Allemagne pour étudier les méthodes allemandes, et vous ne savez pas l'allemand.Comment feres-vous pour suivre nos leçons ?\u2014Ma foi, répliqua l'autre, je vous avoue que \u2014\u2014Nous autres, fit hypooritement un des docteurs, nous n\u2019entendous pas non plus très bien la prononciation française.Dono, pour plus de commodité, toutes les fois que vous nous feres ENT HECTOR FABRE c'est du progrès, et c'est un signe que les finan: jrons latin, si vous le permettes.Le latin est la | langue universelle ; c\u2019est l'idiome avec lequel, Il y avait souper à la Salle du Club, coin des | entre savants, on parvient toujours à s'entendre.On parla donc en latin.Mais dès la première conjugaison, le professeur de droit de Paris éprouva quelque scrupule.Depuis qu'il avait cessé d'être élève pour devenir maître, il avait perdu de vue Lhomond; et les belles tournures de Cicéron n'étaient plus dans son esprit qu\u2019à l\u2019état de souvenir vague.Il y eut dono certaines hésitations de sa part qui jetèrent un froid.A la fin, l'Université d\u2019Heidelberg s'aperçut que, si le professeur français ignorais absolument l'allemand qu'il n'avait jamais su, il ne savait pas davantage le latin qu\u2019il avait jadis appris sur les bancs.J'aurais voulu que cette histoire, malheureu- reusement exacte, inspirât quelques remords à son héros, à M.Batbie, lorsque, à la Sorbonne, le ministre de l'instruction publiqua, s\u2019est prononcé avec tant d\u2019éclat en faveur \u201c des anciennes méthodes d'enseignement,\u201d et lorsqu'il à demandé le rétablissement \u2018 des exercices supprimés\u201d par son prédécesseur.Ce n\u2019est, hélas! un mystère pour personne, que nos études classiques font une triste figure vis à-vis de l'étranger.En fait d'instruction secondaire, nous en sommes encore juste au point où nous avaient laissés, au dix-septième siècle, les écoles des jésuites.Si l'on en défalque l\u2019enseignement des sciences, qui forme dans les classes un domaine a part, notre Université, maison close et crénelée, a constamment fermé ses portes à toutes les demandes de réforme, à toutes les tentatives d'innovations qui lui venaient du dehors.Pour y faire pénêtrer l'enseignement de l\u2019histoire contemporaine, que d'obstacles M.Duruy n\u2019a t-il pas eu à briser! Il lui a fallu ouvrir la brèche et ÿ tenir lutte ouverte contre toute la vieille Sorbonne retranchée dans la forteresse de ses préjugés et de ses abus.Avjourd'hui, on pouvait espérer qu\u2019une ter rible expérience rendrait la vue aux plus aveugles et l\u2019oule aux plus sourds.Ce miracle ne s\u2019est pas accompli.L'autre jour, la jeunesse des écoles, réunie à la Sorbonne, a pu entendre M.Batbie faire un éloge pompeux de l\u2019immortel thème grec et de l'indécrottable vera latin dans les termes suivante : Ces compositions ont toutes le mérita d'exiger un travail personnel ; les unes vous ren- Six lignes, première insertion \u2026\u2026\u2026\u2026 Chaque insertion suivante Pour chaque ligne au-dessus de six lignes, première insertion Chaque inscrtion suivante, par ligne dront familière l'application des règles de la vous l'imagination, cette faculté maîtresse de votre âge, et vous prépareront à goûter dans sibles à ceux dont l'attention ne s'est pas portée sur les particularités et les richesses de la langue | poétique.| Sans vouloir détruire le respect de la hiérarchie dans les jeunes cœurs, ne peut on pas dire que la jounesse pourrait avoir un autre emploi de son temps que de se consumer dans un apprentissage eans but ni raison, ou l'on s'étiole à faire des vers latins sans poésie ni latin, et à confectionner des thèmes grecs sans | savoir un mot de greo ?C'est là en effet le plus clair résultat de cette éducation en serre-chaude où l'on emprisonne et où l\u2019on étouffe nos grands hommes en herbe et nos petits surnuméraires de la gloire.M.Batbie, montrant à ses jeunes auditeurs la route suivie par leurs devanoiers, leur a par- 16 de ces lauréats du Concours général ¢ dont les succès dans les combats de la vie ont confirmé les récompenses universitaires.\u2019 Puis il a ajouté avec un accent de bonhomie triste : « Mais, À côté de ceux qui ont poursuivi leurs premiers eucoès, combien se sont arrêtés en chemin ! Que d\u2019étoiles ont rapidement traversé le ciel et disparu !\u201d\u201d Oui, comptons les étoiles fiiantes | Et puis après, récapitulons les étoiles qui n'ont pas fie! Vainqueurs ou vaincus.c'est toujou:s la fleur de l'Université, c\u2019est le dessus du panier des études classiques.Ek bien ! demandez donc aux dorniers de l'honneur de converser avec nous, nous parle- grammaire ; les autres développeront ches.les poëtes latins des beautés qui sont inacces-; quel secours leur a été, dans les déboires de la Numéro 92 PRIX DES ANNONCES.vrssensenneercse $0 50 0.134 saueucoca seu cressouuna00s6 a.rervas Vosvsueus dournso0t anscocase0 as ereccooreures 0.04 Une remise libérale est accordée pour les annonces à lung terme, Les annonces déposées A Montréal, chez FABRE & GRAYEL avea ordre de publication, sont insérées dans le numéra du lendemain, Suacursale à Montréal: Fabre & Gravel, libraires, 219, rue Notre-Dame, vie, ces travaux * personnels et solitaires qui les calfeutraient entre le Gradus ad Parnassum et le dictionnaire de Quicherat, Demandes aux autres, \u2014aux vainqueurs,\u2014oe qu'ils pensent du grec et du latin, qu'il ne savent plus, dans quelle proportion l'étude approfondie * Tacite et de Thuoydide leur a servi pour avancer dans la diplomatie, le barreau, la finance et le commerce.Ils vous répondront tous que ce sont là des jeux d'enfants et que la première condition pour devenir homme, c'est d'oublier le que reiranché, la raquette et le divertissement du cheval fendu.Il est vrai que, pour dire toutes les belles choses qu\u2019il a dites, M.Batbie a'appuie sur l'autorité compétente, eur l'avis préalable du conseil supérieur de l'instruction publique.; Mais de quoi ee compose ce conseil supérieur ?De vieux professeurs, vieillis dans la routine, universitaire, de gens honorables et capables sans doute, mais qui ont appris les langues mortes pour en vivre, et qui ont dépensé leur jeunesse à des inutilités brillantes dont ils sont destinés, leur vie durant, à tenir boutique.Ce sont des inspecteurs d'Académie, des recteurs, des proviseurs, des professeurs en activité ou en retraite qui trouvent bien ce qui est parce que celaa toujours été, et qui trouveraient que ce serait fort mal si ce n\u2019était pas tout à fait comme de leur temps.Sint ut sunt, auf non sint, A la décharge de M.Batbie, je dois dire pourtant qu'au fond, il a été moins méchant qu'il n\u2019a voulu le paraître.Après avoir montré beaucoup de mauvais vouloir et d'acrimonie contre les réformes \u2018\u2018 présomptueuses \u201d de M, Jules Simon, il a daigné reconnaître, sous forme de concession gracieuse, qu'il y avait quelque chose à faire.M.Batbie n: méconnait pas \u2018\u2018 ce que l'étude des langues vivantes peut avoir d\u2019utile dans un temps où la facilité des communications & multiplié les rapports internationaux.\u201d Il est même allé jusqu\u2019à trouver quelques mots aimables pour la gymnastique, en tempérant, il est vrai, cette extrême hardiease par des réserves n6- cessaires et par une bonne vieille oitation latine.Aiusi donc, M.Jules Simon, malgré les assauts qu\u2019il a eu À subir, ne sera pas entièrement démoli.C'est là une faveur dont nous ne devons savoir gré à M.Batbie ; car M.Jules Simon n\u2019est guère bien vu en haut lieu.On ne lui ménage ni les critiques, ni les épigrammes.Vous savez qu'on l'appeile plaisamment 606.606 ! c\u2019est très drôle!.Appelez le 606 tant qu\u2019il vous plairs, messieurs, mais au moins ne détruisez pas tout ce qu'il a fait de bien.L'embarras, pour M.Batbie et pour les professeurs, ce sera de faire tenir dans la vieille maison universitaire toutes les réformes dont le ministre se déclara partisan et qu\u2019il veut y faire entrer.Nos jeuves gens, au sortir du lychbe, ne ea- vent déjà guère de greo et de latin.Quand le programme sera chargé en outre de l'étude obligatoire des langues vivantes, n'est il pas à craindre que l'anglais et l'allemand jue soient à leur tour, en compagnie de langues mortes, mis à la portion congrue ?L'esprit humain ( à quinze où seise ans surtout) a des bornes, et le train classique a déjà un fort eurpoids : prenez garde que l\u2019essieu ne se rompe.M.Batbie donne aux jeunes élèves l\u2019excellent conseil de ne pas faire de politique ; avec le rouveau plan d\u2019études, ils n'en érouveront guère le temps, et ce ne sera pas dommage.Mais un autre péril, c'est de bourrer ces tendres intelligences d\u2019une multitude de plats variés qui peuvent pousser à l'indigestion.Il ne faudrait pas que dès l'entrée dans la vie, leur estomac délabré ne pdt plus ni supporter, ni retenir aucun aliment.\u2018 Vous serez maitres un jour des affaires publiques,\u201d leur a fort bien dit le ministre ! Voilà, en effet, À quoi il faut consciencieusement les préparer ! Mais si les hasards de ia vie amensient quelque jour un de ces jeunes gens Fzuilictor de L'EVENEM ENT DU 2 SEPTEMBRE 1873, \u2014\u2014 LE PIC FUNESTE (8uite.) \u2014Je suis encore à deux cents milles de l'endroit où je vais, \u2014dit-il d\u2019une voix rauque ; \u2014les pieds endoloris, fatigué, affamé ; avec environ trois shillings dans ma poche pour faire deux cents milles, cela semble dur.Il accompagna ce discours de tant de jurons, qu'il le fit deux fois aussi long que celui que nous transcrivons ici, puis, allumant sa pipe, il se mit à aspirer des bouffées boudeuses comme s'il avait quelque vieux compte à régler avec le tabac, et qu\u2019il s'efforçât d'en venir à bout.De cette manière il finit sa pipe en très-peu de temps, et comme sa provision de la feuille consolatrice l'obligoait à l'économie, il reit le morceau de terre noircie dans sdh chapeau, et s'arrangea pour dormir.Il dormait depuis quelque temys, quand il fut reveillé par un chien qui aboyait tout près de lui.Il ouvrit les eux en murmurant un de ces jurons \u2018avoris, et levant la tête, il vit sur la ronte, en bas du monticule, un grand diable de bohémien assis sur un Aue, qui le regardait avec attention.; \u2014Holà, camarade, dit ce dernier, \u2014Appelez votre vermine de chien, lé,\u2014 à moins que vous ne vouliez que je lui fende le crâne pour vous.Mais il était si affaibli par sa longue marche, qu\u2019il s\u2019épuisa lui-même par son cinportement, et retomba sur l'herbe incapable de faire aucun mal.\u2014Vous avez le reveil joliment mauvais, camarade,\u2014dit le bohémien, en balançant ses jambes qui pendaient sur les flancs de son Ane ;\u2014mais vous n\u2019avez pas l'air trop fort, mon brave ; vous avez marché, et vous êtes un peu fatigué.\u2014Je suis fatigué, \u2014répondit l'autre \u2014et je ne suis pas bon.Pourquoi me réveillez-vous quand je n'ai pas dormi depuis quatorze heures ?J'étais plus heureux en dormant, car je rêvais.\u2014Réviez-vous que vous aviez mangé ?\u2014demanda le bohémien en riant.\u2014Non,\u2014grommela le voyageur, \u2014 jo révais quelque chose de plus doux ; Bien que, Dieu lo sait, j'aie assez faim pour trouver qu\u2019il est doux de manger, et bien que je vienne do manger la viande la plus coriace que gentleman ait jamais donnée a ses chiens, je ré- vais de quelque chose beaucoup plus doux que le manger ou le boire, et même que l'argent, ou l\u2019amour ou la tranquillité, et même que la vie : je révais quo je me vengeais.; Dans la chaleur du moment, il se releva et frappa vioiemment la terre de son bâton.\u2014Diable, que Dieu vous sauve !\u2014 g'écria le bohémien.\u2014Quel homme tout naturellement,\u2014vous avezde la chance de ronfler comme cela en plein air, je ne vous dis que ga! vous faites ! Je ne voudrais pas vous avoir offensé.voulez-vous ?\u2014hurla le voyageur éveil-;nent garde à eux, voilà tout, \u2014dit l'au- \u2014Que ceux qui m'ont offensé pren- \u2018tre.| \u2014 Vous avez l'air terriblement malade, \u2014murmura le bohémien, en regar- \u2018dant fixement le visage du voyageur.* \u2014Je suis terriblement malade, \u2014ré- | pondit-il d\u2019un ton sinistre ; j'ai été | plus mal, et je puis être plus mal en- | core , mais malgré tout, j'irai jusqu'au bout.J'ai eu une fièvre qui m'a tenu sur le dos nuit et jour sur un tas de haillons, dans un trou où un chien n\u2019aurait pas couché ; mais j'en suis venu à bout.J'ai eu des rhnmatismes au point que ma carcasse ressemblait à un monceau de cendres et des douleurs ; mais j'en suis venu à bout.Que je devienne aveugle et boiteux !\u2014s\u2019é- cria-t-il \u2014que je devienne aveugle et boiteux, si je ne vais pas jusqu\u2019au bout, maintenant que je suis si près du but ! Il était si faible que sa voix s'était affaiblie en prononçant ces derniers mots, et il commença à tousser fortement.\u2014Je vais vous dire, camarade, \u2014fit le bohémien,\u2014vous paraissez trop mal pour continuer votre route aujour- d\u2019hui.Nos gens sont pas loin d'ici, et j'ose vous promottre lqu'avec un mot ou deux de moi, et si voulez retenir votre languo, ils ne demanderont pas mieux de vous garder la nuit.; Lo vagabond accepta de mauvaise grâce l'offre bienveillant, et le bohémien, mettant pied à terre, dit à l'autre de monter sur son ane.; Vous pourriez tomber, je le sais.je suis assez solide ; et cela me fera du de l'endroit où l'homme s'était couché.C'était un lieu agréable et bien ombragé, entouré d'aunes et de peupliers, et couronné d\u2019un épais bouquet de hètres au pied desquels se trouvait une mare.Au milieu des buissons, sur l'herbe, deux ou trois hommes étaient étendus et fumaient paresseu- ment en faisant des paillassons.Une couple de chiens montaient la garde sous un hangar, et une femme était assise sur un tabouret, occupée à éplucher des pommes de terre.Une autre femme, plus jeune et plus belle que sa compagne, dormait la tête appuyée sur un vieux châle.À l'exception de cette dernière, ils levèrent tous la tête à l'apparition du bohémien et du voyageur.\u2014Hola, Abraham !\u2014s\u2019écria l'un des hommes, \u2014qui amène-tu-là ?\u2014Un dormeur que j'ai ramassé au mont Gibet, et ce serait une bonne action que de lui donner une bouchée À manger et de lui laisser prendre une nuit de repos.Voulez-vous, hein ?\u2014Quant à cela, nous n'avons pas grand chose ; mais il est libre de pren- re 8a part de ce que nous avons.N'éveille pas Britannia.Pauvre fille!.elle vient de s\u2019endormir, et cela ne lui arrive pas si souvent.Le vagabond s'étonnait d'entendre cet homme parler de la dormeuse avec tant d'égards.Elle était très-belle, mais elle avait l'air hagard et soucieux.Ses lèvres étaient péniblement contractées, et il y avait un cercle creux et bistré autour de ses yeux fermés.bien d\u2019allonger un peu mes jambes.Le camp des bohémiens, était à un angle de la route, à environ un mille{temps-là le souper s'apprêtera, \u2014dit un des hommes.\u2014A propos, comment vous appelez-vous ?L\u2019homme se gratta la téte comme s'il ne savait pas trop comment répondre à la question du bobémien.\u2014John Andrews, \u2014dit-il courtoisement.\u2014John Andrews.hien.et comment gagnez-vous votre vie, maître Andrews ?\u2014Quelquefois d'une façon, quelquefois d'une autre ; je n'ai pas fait grand\u201d- chose depuis trois mois, je suis plutôt mort de faim qu'autre chose, mais j'irai jusqu\u2019au bout.; Il dit cela non pas au bohémien, mais à lui-même.Ses yeux creux sem- biaient briller d'un feu diabolique, comme s\u2019il avait eu dans sa poitrine quelque mauvais génie qui le poussût et lui donna la force de tout surmonter.Il s\u2019assit et aida les deux hommes, ainsi qu'on l'en avait prié.Il s\u2019en ti- Trait assez maladroitement, ses doigts n'étaient pas accoutumés à manier la paille; mais cependant il y mettait beaucoup de bon vouloir, et cela contentait les bohémiens.Quand vint le soir, la femme qui avait épluché lesj pommes de terre prit un ragoût savoureux dans une marmite qui était restée suspendue sur un feu de bois à côté du hangard.Après avoit sorti du garde-manger de la petite troupe un pot de bière, elle annonça que le souper était prèt.; Les yeux d'Aandrews brillèrent d'une satisfaction étrange quand il sen- tit cette nourriture appétissante, et \u2014Vous pourriez donner un coup de main à ces camarades, pendant ce w'il vit la femme verser le ragoût ans une demi-dousaine d'assiettes on a ê étain.La femme qui avait dormi pendant toute la soirée ouvrit les yeux au bruit des assiettes et regarda autour d'elle.\u2014Allons, Britannia,\u2014 dit l\u2019homme won appelait Abraham,\u2014venez, ma filie, vous avez bien dormi ; réveillez- vous et venez manger un peu.\u2014Je n\u2019ai pas faim,\u2014répondit-elle en secouant latête d\u2019une manière fatiguée et préoccupée.\u2014Vous êtes touts très- bons pour moi; mais je n'ai pas faim, je veux seulement arriver la-bas.Elle regarda droit devant elle a I'ho- rison empourpré, les yeux brillauts et les lèvres serrées, rigides et froides comme si elles ceussent été taillées dans la pierre.\u2014Tout ce d'arriver là-bas Les hommes s'entre-regardèrent.Quelques vagues que fussent ses paroles, ilsen comprenaient évidemment la signification.Elle ne mangea qu'un peu de pain et de fromage, mais les hommes firent honneur au ragoût de viande et de légumes, et Andrews dévora tout ce qui lui tomba sous la main.\u2014Et maintenant, camarade,\u2014 dit un des hohémiens en allumant sa pipe après diner,\u2014quelles sont vos intentions pour demain ?.\u2014Continuer ma route,\u2014 répondit Andrews.\u2014A pied ?\u2014Oui, à pied.\u2014Alors, pourquoi ne pas marcher avec nous ?Vous pourriez vous rendre utile d'une manière ou d\u2019une autre, car je ne suppose pas que vuus teniez spécialement une occupation ?(A continuer.) que je demande, c'est a S Met 4 EE EE L'SYENEMART, \\ en mission à l'Université de Heidelberg, il ne faudrait pes qu'ayant à choisir entre la Inngue latine et le langue allemande pour se faire com prendre, il se trouvêt.comme jadis la monture de Buridan et le professeur dont j'ai conté plus baut l'aventure, dans la douloureuse impossibi lité d'opter.Emme VicLamot.te Choses et autres.~B .sort de son club à six heures du matin, après un déocavage horrible, la figure défaite, l'œil éteint, véritable spectre du baccarat.Il s\u2019arrête, abruti, devant les fiaocres qui stationnent à la porte.Alors, s\u2019approchant de lui, et aveo le geste que vous saves, un de ces cochers qui ne respectent pas les bourgeois : \u2014\u2014Où faut-il conduire monsieur ?.à la Morgue.\u2014Un train emportait hier daus un modeste compartiment de troisième classe un ecolésias tique et cinq ou six jeunes bobèmes en blouse et en bourgeron.Ceux-ci tinrent mille propos de nature à affliger M.l'abbé, tournant la religion en dérision et racontant les plus cyoi- ques bistoires.Le prêtre endura tout, entendit tout sans répondre, sans s'émouvoir.Arrivé à destination, il descendit et se borna à dire : \u2014Au revoir, mes enfants.\u2014Pourquoi au revoir # dit le plus gousilleur de la bande, ~Paroe que je suis aumônier des prisons.\u2014Dans un théâtre de la banlieue, on jouait Maseppa.Maseppa vient d'être attaché sur le cheval, Une rosse étique, et le comte furieux feint de lui percer le flanc d'un coup d'épée pour éperonner l'ardeur \u2018\u2018 du superbe coursier.\u201d Le cheval part.en boitant, et après avoir falt quelques pas a'arrdte devant le trou du souffleur.Tableau ! \u2014Y d\u2019mande son rôle ! hurle un voyou.Et la toile baissa.Télégraphie Générale.Londree, ler.Le Times de ce matin publie de nouveaux détails sur les négociations entre l'amiral an- Blais et les ins:rg-s da Carchagène au sujet du transfert des fréègates espagnole: Almanza et Vittoria.Sar ua avie de l\u2019ami-al Ÿ-.ver, mabi- festant l'intention \u2018le prendre le« vaisseaux les inaurg:s ont réprodu que les forts ouvriront le f-u sur l'escadra aogluise, s\u2019il y avait une tenta ive de c- geute Ceci se pu suit le 28 ultimo.Le Numancia est venu jeter l'ancre à l\u2019entré de la Bile EB cumbra, à ls portée du vaisseau- amiral anglais, Lord Warden yni jote 18 canous et est un steamer en for de 41.80 tou neaux.Le Numancia est un steamer tho ê Le 29 le vice-amiral Yelver & répou :u y \"1 donnait 40 heures aux insurgés pour reeousi dérer ton ultimatum et qu'aprés cela il pren drait les vaisseaux.Pas d'autres details de puis.Madrid, ler.Tous les résidants anglais ont quitté Car- thagène dans l\u2019appréhension d'une attaque.Les provisions des rebelles dans 1a ville sont presque toutes épuisées et les insurgis metter.t à contribution les boutiques et les maisons privées pour se ravitailler.C'est l'intention de Carlos, dans l\u2019éventus lité d\u2019un succès, de remplir la promesse qu'il à faite aux prêtres de rétablir l'Inguisition, Les membres de la junte rebelle à Curtha- gène, arrôtés par l'ordre de Galvez, lun de leurs collègues, dont Sauvalle, ministre rebelle des finances et Contreras, président de la junte.Ce dernier a été promptement relichd cependant.Sarvalle est accusé par Galvez de trahison envers la junte et d'avoir altéré et faluifié les communications du vice-amiral Yelver à la jante.Il parait que Sanvaile dès le commencement des affaires avait ôté nommé par la junte pour cuvrir et conduire les négociation en son nom.New York, ler.La police est à la poursuite d\u2019un jeune Bdward Petterson, Agé de 20 ans, qui a esco- mot) 4 Kepp & Cie., au dessus de $30,000 en certificats et argent, et a filé.Ignacio Morriscol, diplomate cubain, est arri- wb ici et dit qu'il n\u2019y a aucune vérité dans la nouvelle disant que le nou7eau congrès mexicain est hostile aux intérêts américains.Au dessus de 3,200 émigrants sont arrivés à Castle Garden aujourd\u2019hui.Cincinnati, ler.Une letire reçue d\u2019un médecin distingué de Wiulismsburg, Pensylvanie, dit que le choléra fais d'affreux ravages en oet en'lroit.Il y avait 18 victimes ce matin, pour la plupart des noirs.Depuis jeudi dernier il y eu a eu trente à peu près.Washington, D.C, ler.Le trésorier à reçu aujourd\u2019hui de l'assistant- trésorier à New-York, un billet contrefait de $500, émission de 1869.Le billet était si bien fait qu'il à trompé l\u2019œil de plusieurs experts.Le grand télescope équatorial qui se cons truit actuellement à Cambridge, Maes, pour l'Observatoire National d'ici, sera terminé à lafin de septembre ou au commencement d'octobre et expédié par navire à Washington.Ii sera en état de service vers la mi-novembre, FAITS DIVERS.POUR GHIONUTIMI.\u2014 Le St Lawrence, Capt.Cha \u2018ot, lais-era le quai St.An iré à 7 beures de nain matin, pour Chicoutimi, en arrêtant, aller et retour, à la Malbaie, à la Rivière-du- Loup, à Tadousac et à la Baie des Ha | Ha ! POUR KAMOURASKA.\u2014Le vapeur Clyde, Capt.Lecours, laissera le quai St.André à 7 heures demain matin pour Kamouraska, en arrêtant, aller et retour, à la Baie St.Paul, aux Eboule- ments, à la Malbsie et & St.Denis.La orkQUE.\u2014 C'est aujourd'hui que le grand elrque de l'Amérique du Nor ( et de l'Amérique du Sud donne s08 représentations Le mauvais tomps qu'il a lait hier a empb- ché le cirque de paraître.Qo a vu les annonces à ce sujet.Il paraît que c'est exactement cela, AVIS A QUI DB DROI?, \u2014 La côte da Palais jus qu\u2019à la rae St.Nicolas est dans un état pitoyable.BECORS LES CHARKETIERS.-L| paraît que l'esprit d'indiseipline se glisse dans la gent cochère, Mile méprise tout jusqu'au simple bon sens, Samedi un jeune homme passait près d'une siation de voitures de louage, lorsque quelques une des automédons de l'endroit se l'appro prièrent, l\u2019insultèrent et le maltraitèrent.Réussissant à s'échapper des inains des vauriens, le jaune homme saisit une pierre et leur langa.Un policeman était en vue et eut con naissance du mouvement du jeune homme.Vite il l'empoigna et le conduisit au poste.Hier matin le jeune homme comparaissait en Cour du Recorder et était condamné à payer une amende et les frais, tandis que le canaille qui l\u2019avait maltraité n'avait, elle, aucun dé mêlé avec la justice.AVPAIRE MYATÉRIBUSE.\u2014Il y & une quinssine un matelot du nom de Sinclair Manson, homme de 46 ans, natif d'Ecosse, et faisant partie de I'équipage du Newfoundland, était cdmis d l'Hôpital de Marine.Après e\u2019ôtre fait soigné pendant quelque temps, il s\u2019était remis et avait quitté l'hôpital.Il se rendit dans une taverne de la rue Champlain, et un bon matin; la semaine dernière, on le ramassait sans connaissance dans la rue, et on le ramenait à l'hôpital.Il avait le crâne fraciuré.Samedi dernier, il expirait, sans avoir recouvré ea connaissance.A une enquête tenue hier sur son corps, verdiot était rendu conformément à la relation ci-dessus.C'est l'opinion de bon nombre de personnes que le malheureux aura été maltraité par une ou plusieurs personnes.COUR DU RECORDER.\u2014 Echevin Henchey et conseiller Tagchereau, présents : Belzs$mire Bolduc, naïade, de retour de chez Bacchus, rue Richmond, à 10 30 heures de la matinée, $5 et les frais ou 1 mois, pour cette visite.Joseph Beaurivage, charretier, sous le coup d\u2019une forte émotion, attèle son cheval par le mauvais bout ; ne réussissant pas à lui faire prendre le mors de bride, il jure, tempête.Sur ce un sergent de ville l'empoigne et le mène au violon.Absous avjourd'hui.Timothée Miller, journalier, de St, Sauveur, pochard à 6 hs.p.m.lundi, absous aussi.courezs.\u2014Il y aura, le IT septembra une rencontre solennelle, sur le champ de course des Trois Rivières, entre deux trotteurs d\u2019une grande renommée, le cheval de M.Tozer de Québec, et la jument de M.Turcotte, de St.Guillaume.L'enjeu est de $1000.On dit que la trotte sera de vingt milles sans arrêt.Tous les sportmen sont dans le ravissement.Il y aura d\u2019autres trottes que nous ferons connaître sous peu de jours.\u2014Constitutionel.LINoH.\u2014 Nous avons rapporté l'exécution sommaire à Le Cygne (Kan-as, le 2) du mois d'août, d'un allemand nommé J.C.Keller.Une correspondance donne des détails sur les crimes commis par ce misérable.Il habitait le village de S-ott, comté de Lion, et avait pour arsOC:é un jeune homme dont on ne dit pas le nom et qui fut sa première victime.Ce jeune hou \u20ac (nparut mystérieusement un bean jour.et l'on à aoquis tout réce nment la certi- tue qu\u2019il avait été assassiné par Keller.Puis vint + tour de la femme de ce monstre.L'état dc grossesse avanore dans laquelle elle ss trou- vwit ne l'empêchait pas d'être journellement en butte aux violences de son mari, et dans Une cirooustance il la battit si oruellement que an délivrance eu fut avancée.Elle expira la nuit suivante en mettant au monde une petite fille Peu de temps après il se remaria avec une jeune Américaine qui ne put rester auprès de lui que trois mois environ.Le 7 juin, il la mit à la porte à coups de pieds.Elle se réfugia ches eon beau-frère, qui demeurait dans le voisinage, et au bout de quelques jours elle alla habiter avec une dame Boyd, qui occupait une maison isolée, à un mille environ de celle de Keller.Celuici syant appris cette circonstance, et ayant su aussi que sa femme allait lui intenter une action en divorce, conçut dè lors le projet du crime atroce qu'il a exécuté le lundi, 18 août.Le soir de ce jour, il s'arma d'une hache, se mit en route pour la résidence ds Mme Boyd et s'introduisit aans donner l'éveil à personne dans ia chambre où dormaient sur le même lit sa jeune femme, Mme Boyd et ses deux enfants, Agés l'un de 2 ans l\u2019autre de 4 mois seulement.Guidé par la respiration des dormeuses, il leva sa hache et fracasea du premier coup le crâne de Mme Boyd.Eveillée par le bruit, Mme Keller ouvrit les yeux ; affolée de terreur à la vue de son mari, elle sauta à bas du lit et courut à le porte ; mais au moment où elle mettait la main sur le loquet, la hache s'abattit sur sa tête.Sa mort, comme celle de Mme Boyd, a dû être instantanée.Sur ces entrefaites, l'ainé de ses enfants se mit à crier, et un troisième coup de bache fit un troisième cadavre.Il se pacea alors un fait d'un incroyable monstruosité et auquel 1l serait impossible d'ajouter foi si l'enquête ne l'avait démontré avec la dernière évidence.Keller couronna son triple assassinat par un double viol ; il outragea les corps sanglants de ses deux premières victimes.Ce n\u2019est pas tout encore.En partant il incendia la maison, et le lendemain on retrouva parmi les ruines fumantes le cadavre carbonisé de l'enfant de quatre mois, qui seul avait été épargné par la hache.Telle est la série de crimes qui avait motivé l'arrestation du sinistre personnage et son incarcération à Le Cygue.Le mardi 19 août, les habitants du village de Scott et du voisinage, réunis en meeting au nombre d'un millier, décidèrent par un vote régulier qu'ils se rendraient le lendemain à Le Cygne, et que Keller serait enlevé de prison et pendu.En eflet, le mercredi, à 7 heures du matin, 500 hommes armés faisaient leur entrée à le Cygne.Mais le shérif Croxton, prévenu à l'avance des desseins de la foule.avait denuis quelques instants fait monter le prisonnier dans tune voiture, avec ordr& au conducteur, nommé Armaby Way, de le mener le plus rapidement possible à Paola.Las citoyens, après s'être assurée que Keller n'était plus en prison, sommè rent le shérif, sous peine de mort, de dire ce qu\u2019il était devenu.Mais ce magistrat fit preuve d'une rare fermeté ; ni menakes ni violences ve purent lui arracher son secret, et les vigilants se dispersèrent à la recherche du criminel échappé.La voiture qui devait l'emmener à Paola avait pris à travers champs; mais les roues, qui étaient neuves, chauffèrent, et le conducteur fut obligé de s'arrêter et d'enlever les roues pour les Isisser refroidir, sane quoi elle se seraient enflsmmé s.Pendant cet arrêt for- o, Way et son prisonnier entendaient les oris, de plus en plus 1spprochés, d'une bande qui avait trouve leur piste.Elle n'était plus qu\u2019à une très petits distance quand la voiture fut prête à repartir.Alors Way engagea Keller à se cacher dans le bois, pendant que lui-même partait à toute vitesse pour entrainer les vigilants sur une fausse voie.Ceux-ci, comme l'avait prévu le conducteur, suivirent la voiture, l\u2019atteignirent et témoiguèrent une grande exaspération an reconi:aissant que, cette fois encore leur victime leur échay pit.Vingt pistolets furent Lrsqués sur la tête d'Armeby Way ; mais, non moins héroï;.i« que le shérif Croxton, il refusa de revéler Is coch-tte du prisonn'e:, et il aurait infailliblermeut payé son courage de sa vie ai les cris de triun;-ha de quelques citoyens, restés un pou en arrière (lu reste de la ban le, n'avaient unuoncé 14 capturo de Keller.Le reste de l'histoire est connu par le récit que nous en avons déjà fait d\u2019après les dépô- ches.Le criminel fut ramené à LeCygne, manges de grand appétit un excellent diner dans Harland House, puis fut emmené dans un bois à une distance de un mille environ.Là un ju:y fut constitué et décida, par neuf voix contre troie, que l'Allemand Keller serait pendu hic et nune.Sur ces entrefailes apparut le général Charles Blair qui, dans un excellent discours qui dura une heure et demie et fut écouté avec recueillement, démontra par les plus beaux arguments qu'ils auraient tort d'empiéter sur les attributions de la justice.Le général aurait tout aussi bieu de chanter Femme sensible, car si son discours lui valut les éloges de la foule il ne l\u2019empêcha pas, dès qu\u2019il eut fini de parler, de pendre Keller haut et court, \u2014La WugeLer & WiLsoN n'a qu'un régula teur et n\u2019a pas de navette.- \u2014\u2014\u2014 mm Hopital du Sacré-Cœur.Liste eontinuée des bons numéros de la loterie en Javeur de Hôpital du Sacré-Cœur de Québec, 892\u201481083\u2014M.9.Chalifour, 3t, Alban, Portneuf.893\u20141519n-=M, J.St.Onge, St.André, Co, Kam.894\u20146684a\u2014 M.8.J.Bennett, Mill-Cove-South, Q.895\u201460126\u2014M.M Paradis, Ancienne-Lorette, 896\u20142726,\u2014M, Luc Beaulieu, St.Pacôme.897\u20143828-M, J.Robitaillv, 8, Notre-Dame.898\u20141415\u2014M.J.Ruel, St.Henri de Lauzon.899\u20149740a\u2014M Jos.Potvin, Sillery Cove.900-\u20146524A-\u2014Mra, Scott & Fréchette,St.Th:.de M.90'\u20141225/-\u2014M.Cale: Rivard, Grondines.992\u201460269\u2014M.A.F.Leblauc, Memamcook,N.B.903\u20147126\u2014M, J.Poirier, Grd.Dig e, Co.Kent.904-57r\u2014M, R Gagnon, Auge-Gardien, Montm.905\u20147503:\u2014\"'ollége Ste.Auve.906\u201412606\u2014M.E, Giguère, Md,, rue St, Jean.90T\u20149230c-M Aimé Marcotte, Cap-Santé.9 8\u20146-58c\u2014M.F.Boudresu, Ile aux Coudres.90ÿ-28 4/\u2014DlIle M.Oueliet, St.Raphaël, Co B.910\u20145309d\u2014M.J Viileneuve, St.Dominique, 8.911\u20147=63c\u2014M.J.B.A.R chard, Islet, 917\u20147916/\u2014-M.J.Pagé, luinte-aux-Trembles.913\u2014763 n\u2014D lu P.Demers, St Colomb de Sil.9'4-9544/\u2014 Dame Veuv- P.Lnperrière, St.Aug.,P 915\u2014 53/\u2014Bév, M.J, B.Thitault, V.G., Ste L,I 816\u20143'57d\u2014M J.Gossclin, St.P ime du Sag.917\u2014945n-\u2014-Dame I Desreviers, dt.Antonin, T.9 8\u2014581\u2014M.H.Thibault, chez M.Ab.Hamel, Q.919\u201468 4n-\u2014M, F.Carrier, 37, rue St, Joseph.92012 59g\u2014Par St.Alexandre.9:1\u2014562v \u2014Dile M.Bergerou, St.Valère de B.91/\u201449 92\u2014Dume N, Boulet, St.Thomas, Co.M.923-\u2014=R0176\u2014M Isaïv Godin, Cap-Santé, 924 \u20146431\u2014-M J.RB.Archambault, rues Roi et Nap.9 5\u20147560t\u2014 Collège de Stu.Aune 9:6\u2014261 \u2014M.L.Leclerc, rue Richardson, St.R.947\u201461656\u2014M.Dvd Kaouét, Islet, 928\u2014530:n\u2014M O, Mot «tt, St, Flavien, côte sud, 929\u20147 »86n\u2014Vlle A.Fournier, St.Charles, Co.B.930\u20142148y\u2014=DIlle R.Petletivr, Riv.du Loup, T.831\u20142964r - DI1- Spliv huel.Lévis.93:\u201419 76\u2014M W.Baidwin, Hare-Point, Québec, 933\u2014 471d\u2014Llle KE, Bos-¢, Ch:co timi.934\u20148219¢ \u2014M Jos Gauvrean, St, Romuald, 96 96 it\u2014=M.J.B.Lebrun, 4 §, tie Desf St.R 936\u201481666-\u2014DIle M.Hamelin, St Alvan, Co, P.947 \u201483
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