L'événement, 12 août 1874, mercredi 12 août 1874
[" - 7?Be Année PRIX DE L'ABONNEMENT.ÉDITION QUOTIDIENNE : Par an, (payable d'avance}.\u2026 \u201c (payable durant l'année) ÉDITION SEMI-QUOTIDIENNE : Par an, (payable d'avance).Pour les États-Unis, payable d'avance.Bureaux à Québec : No.1, rue Buade, à coté du Bureau de Poste.Feuilleton de L'ÉVÉNEMENT DU 13 AOUT 1874.LA DEGRINGOLADE (sures, ) \u2014C\u2019est lui que vous désignez dans votre plainte, comme ayant assisté aux derniers moments du général ; c'est vrai.Seulement vous vous êtes trompée.Ce n\u2019est pas lui qui s'empressa d'accourir à l'appel de M.de Combelaine, avec une lanterne.Et cela par une raison bien simple: Corne- Tin n'était pas de service ce soir- a.\u2014Monsieur, je suis sûre de ce que j'avance.\u2014Boit, madame.En ce cas, di- tes-moi sur quelles preuves votre certitude s'appuie.Aussitôt, et avec une véhémence extraordinaire, madame Delprge entreprit d'exposer ses raisons.Mais, hélas ! à mesure qu\u2019elle parlait, les circonstances qui lui avaient para le plus décisives se dérobaient pour ainsi dire.Pourquoi s\u2019était-elle attachée à cette idée, que ce palefrenier ne ppnvait être que Cornevin ?\u2026 niquement parce que ce malheureux s\u2019était présenté à Passy le lendemain de la catastrophe et qu'il y avait laissé son adresse.Et surtout et avant tout, parce que Cornevin avait disparu\u2026 Toujours impassibie, M.Bar- ban d\u2019Avranchel laissa la pauvre femme se débattre et se perdre au milieu de ses explications.Et seulement, lorsqu'elle eût fini : \u2014Convenez, madame, pronon- ça-t-il, qu'il n\u2019yarien dans tout ceci qui justifie votre assurance.Exaltée par votre douleur, vous avez pris pour la réalité les rève- ries d'un homme que son âge eût dd rendre plus circonspect, d\u2019un voisin à vous, bourgeois ignorant et frondeur, le sieur Ducoudray.A la façon dédaigneuse dont il laissait tomber ce nom, il n\u2019 avait pas à s\u2019y méprendre : le digue bourgeois lui avait souverainement déplu.\u2014ÂAinsi, monsieur, reprit madame Delorge s'irritant à la fin de son impuissauce, ainsi nous avons rôvé que Cornevin a disparu !\u2026.\u2014Madame ! \u2014Et l'infillible justice ne voit aucune raison de s'émouvoir du sort de cette famille.Pour la premiére fois, 'immobile figure du juge trahit un sentiment humain : la colére.\u2014Sachez, madame, interrom- pit-il, que la justice s\u2019est inquiétée de Laurent Cornevin ; des recherches ont été ordonnées.\u2014Et elles ont abouti ?\u2014ÀÂ démontrer que cet individu n\u2019est point parmi les morts de.I'émeute du 2 décembre.\u2014WS'il est vivant, qu\u2019est-il devenu ?\u2014Tout porte à croire qu'il est du nombre des perturbateurs qui ont été arrétés a la suite.des troubles, et que pour dérouter la police, il aura donné un faux nom.\u2014Dans quel but ?\u2014Peut-étre a-t-il intérêt à dissi- mauler son passé ?.Mais qu'importe cet homme ! \u2014Oomment ! qu'importe ! s\u2019écria madame Delorge.Etse soulevant sur son fauteuil : \u2014lèt si je vous disais, moi ! poursuirit-elle, qu'il faut absolument que cet homme soit retrouvé pour que justice soit faite !\u2026 Si je vous disais que seul il connait a vérité que vous croyez savoir.Si, en mon nom et au nom de mes enfants, et au nom de la famille de Cornevin, je vous sommais de suspendre toute décision avant d'avoir retrouvé cet infortuné ou d'être fixé sur son sort :.C\u2019en était trop pour la patience de M.Barban d\u2019Avranchel, D'un geste impérieux, il imposa silence à madame Delorge, la menaçant d\u2019en rester là de ses communications.Puis d'un aceent irrité : \u2014Âæssez d'illusions comme cela, madame, prononça-t-il.Savez- vous ee que sont ces Cornevin, à ui vous vous intéressez si fort 7.a justice peut vous l'apprendre, si vous l'ignorez.Sar ces mots, il sortit d\u2019un dossier deux feuilles de papier portant le timbre de la préfecture de police, et en présenta une à madame Delorge : \u2014Veuillez lire, lui dit-il, les notes qu'on me transmet sur vos (payable durant l'année).+.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.0e \u201c CORNEVIN (LAURENT), tren- \u201c te-deux ans, né à Fécamp.Do- \u201c micilié, en dernier lieu, rue Ma- \u201c racadet, à Montmartre.\u201c Epoux de Julie Cochard.** Cinq enfants.\u201c Sans antécédents judiciaires.* Successivement valet d\u2019écu- \u201c rie et cocher, Cornevin n\u2019a pas *\u201c laissé de bons souvenirs daus \u2018* les diverses maisons où il a été \u201c employé.I] savait son métier \u201cet le remplissait assez exacte- \u201c ment, mais il était emporté, in- \u201c solent et brutal, \u201c Poureuivit en 1846 pour \u201c coups et blessures, il n'obtint \u201c ane ordonnance de non-lieu \u201c qu\u2019aux démarches réitérées du \u201c maitre qu'il servait alors.\u2018\u201c Lorsqu'il entra, en 1850, à \u201c PElysée, il quittait la maison \u201c du marquis d'Arlange, qui lui \u201c avait donné un bon certificat \u201c \u2014 mais on sait co que ne va- \u201c lent ces sortes de pièces.\u201c À l'Elysée, on n\u2019eût qu'à ce \u201cloner de luidans les commen- * cements.\u201c Mais bientot son déplorable * caractère reparut, et si on le gar- ** da, ce fut uniquement à cause de son expérience et de son exacti- \u201c tude.\u201cVers le milien de 1851 il \u2018\u201c changea tout & coup.Il g'était \u201c affilié à une bande de mauvais * sujets et était devenu l'ami d\u2019un \u201c orateur de cabarets, gracié en \u201c juin et dernièrement condamné pour vol- \u201cOn était résolu à le renvoy- \u201c er lorsqu'il prit les devants et \u201c cessa son service tout à coup, \u201c saus prévenir.\u201c Son mois lui est encore di.\u201d Madame Delorge ayant achevé, le juge lui tendit la seconde feuille de papier, et elle poursuivit sa lecture., \u2018 JULIE COCHARD, FEMME COR- \u201c NEVIN, vingt-huit ans, née a \u201c Paris.\u201c N'a pas subi de condamna- \u2018* tions.\u201c Passe dans le quartier pour \u201cune assez bonne menagère ; \u201c ses mœurs, dit-on, ne laissent \u201crien à désirer, au moins depnis \u201c son mariage.* \u201cIl serait difficile de dire ce \u201c qu\u2019était sa conduite avant les \u201c mauvais exemples ne lui ayant \u2018* pas manqué chez ses parents.\u201cSon père a été condamné \u201c plusieurs fois pour vols, ct sa \u201cmère a été poursuivie pour ex- \u201c citation à la débauche.\u201c Sa sœur cudette, Adèle Co- \u2018 chard, ancienne ligurante d'un \u2018 petit théâtre, est célèbre dans \u201c le monde de la galanterie sous \u201c le nom de Flora Misri.\u201d Si en produisant ces notes de police, M.d\u2019Avranchel avait compté détacher Delurge de la famille Corvin, sa déception dut ètre grande.Elle garda un silence glacial.et pour beaucoup de raisons .En premier lieu, l'intérét qu'elle portait aux Cornevin était in- dépendaut de toute espèce de circonstance.Laurent savait la vérité, il était victime de son empre-sement à venir la lui révéler ; cela primait tout.Puis, malgré le parti pris que trahissaient les notes, que repro- chaient-elles en somme à css pauvres gens ?On aceusait le maridè*tre brutale et grossier.Eh ! s'il eût cu l\u2019éducation et les leçons d'un gentilhomme, il n'eût pas été palafre- nier- On raprochait à la femme l'inconduite de son père, de sa mère.Eh bien ! ayant eu de tels exemples sous les yeux elle n'avait que plus de mérite à se bien conduire.Ces reflexions traversérent en une seconde l'esprit de madame Delorge, mis elle n\u2019en soufila mot, et rendant les notes au juge.\u2014Puisqu'il en est ainsi, reprit- elle, quel est donc l'homme qui a tenu la lenterne ?\u2014Un camarade de Cornevin, répondit M.d'Avranchel, un nommé Grolet \u2026 Madame Delorge tressaillit.Ce nom, elle l'avait déjà entendu prononcer.Grolet si c'était cet ami de Laurent à qui madame Cornevin s'était adressée, qui lui avait témoigné tant d'intérêt qui l'avait retenue à déjeuner, et qui avait dû tirer d'elle tous les renseignements dont il avait besoin pour son role.\u2014Âh ! c\u2019est Grolet tit-olle, répondant anx objections de son esprit bien plus qu'elle ne s'adressant au juge.\u2014Oui\u2026 un très honnête hom- obligés Elle lut à demi-voix : me, aimé et estimé de tous ceux qui le connaissent, dont on na ;- * JOURNA jamais eu qu'à se louer.Oh! j'ai fait prendre des rensigne- ments.Mais le voici, vous allez l\u2019entendre\u2026 La porte s\u2019ouvrait, en effet, et, derrière Urbain le greffier, apparut un gros homme qui s'avança d\u2019un air étrangement intimidé.\u2014Approchez, mon ami, lui dit le juge, approchez encore un peu.C\u2019est de toute la force de sa pénétration que madame Delorge le considérait.Il avait ce qu'on est convenu d'appeler une bonne figure; des joues bouffies, un nez aplati, et une large bouche qui allait d'une oreille à l'autre, avec de grosses lèvres sensuelles.Ses yeux seuls, gris et fort brillants, pouvaient inquiéter par leur mobilité.\u2014Grolets, commença le juge, vous allez me redire la scène dont vous avez été témoin dans le jardin de l'Élysée.\u2014Ah ! monsieur, quel malheur'\u2026 Tenez, quand j'y pense.\u2014C\u2019est bien, c'est bien '\u2026.reprenez à l'instant où on vous a appelé.Groiet tordit désespérément la toque écossaise qui lui servait de coiffure, se gratta le front, et d'une Voix qui pouvait paraître émue : «\u201c\u2014J\u2019our lors, donc, dit-il c'é \u201c tait le dimanche soir, vors les \u201c onze heures et demie, j'étais en \u201c train de bouchonner le cheval \u201c d'un aide de camp qui venait \u201c d'arriver, quand j'entends une * voix qui crie : \u201c\u2014Hola! un garde \u201cavec une lanterne ! \u201c En moi-méme, je me dis \u2014 * Bon c'est un pourboire qui vient.\u201c Et décrochant une lanterne, \u201c je cours au jardin.( Là, qu'est-ce que je vois ?.\u2026.*\u201c Deux hommes, M.de Combe- \u201c laine, que je connaissais de vue \u201c et un général que je sus depuis \u201c êtrele général Delorge\u2026 * Ils étaient debout, si près de \u201c l\u2019autre que leurs visages se tou- \u201c chaient presque, comme deux \u201c dogues qui vont s'empoigner, et \u201cils vomissaient, chacun de son \u201c côté, les cents mille horreurs : \u201c Traitre! misérable ' scélérat! * brigand !.\u201c Sitôt que je parus : \u201c \u2014Ah ! voilà de la lumièrs ! \u201c s'écria le général en faisant des \u201cappels duo pied, comme pour \u201c exciter l'autre, en garde !en \u201c garde !! \u201c Ettirant son épée en meme \u201c temps que M.De Combelaine \u201c tirait la sienne, vlan ! il se fend \u201c à fond.\u201c Du coup, je crus M.de Com- \u201c belaine mort.Mais non !il avait fait un saut de coté en ten- \u201c dant le bras de toute sa lon- \u201c queur, de sorte que le général * dont l\u2019élan était pris, s'est jeté \u201c sur I'épte de son adversaire qui \u201c Jui est entrée dans la poitrine * jusqu'à la garde.\u201c Ah \u2018il n'a pas seulement fait : Ouf! \u201c Il a étendu les bras en croix, \u201cila fait untour sur lui-même, \u201cet il est tombé.\u201d Raymond, le malheureux enfant, sanglotait.Mais madame Delorge nc pleurait pas elle.C'est intérieurement que s'épanchaient ses larmes comme le sang des blessures mortelles, \u2014 Ainsi, mon mari n'a pas prononcé une parole ?interrogea-t- elle.\u201c\u2014l\u2019as une, reprit Grolet.\u201c C'est-à-dire si, excusez.quand ** je songe à ça je suis encore tout \u201c saiei\u2026 \u201c Comme de juste, je m'age- \u201c nouillai près du général, prêt à \u201c le secourir mais il rälait déjà.\u201cJ'ai entendu seulement qu'il bal- \u201c butiait quelque chose comme \u201cun nom.Elise.Elisa.je ne sais \u201c pas bien 1.\" Cela parut le comble à madame Delorge.Les meurtriers de son mari s'était informés de son nom à elle, Elisabetk, et ils l'avaient appris à cet homme pour ajouter à la vraisemblance du réeit.\u2014Ah ! c'est une abominable ironie !\u2026 s'écria-t-elle ; c\u2019est une indignité.\u2014Madame !.fit le juge.\u2014Eh ! ne voyez-vous donc pas, monsieur, que cet homme débite une leçon apprise par cœur!\u2026 Ne voyez-vous pas que cet homme est un laux témoin\u2026 \u2014Vous insultez un témoin, madame, et la justice.Mais elle ne I'écoutait pas.Elle s'était levée, et marchant sur Grolet : d'écurie (À continuer ) Edition Quotidietñine-Méicredi, 12 Août 1874 \u2014 : \u2014 Frame vv LEVENEME L QUOTIDIEN Editeur-Propriétaire et Rédacteur en Chef: - - | AMELIORATION.Poudre d Parifier) Haile de Charbon Le soussigus a I'bonneur J'offrir au public, dans la Poudre ci-deseus, un article des plus propres à parlfier l'Huile de Charbon, à lui ôter toute mauvaise odeur, à l'empêcher de faire éclater les toyaux de lampes, et à supprimer lus dangers qui résultent de son emploi, Cet article a ét » patenté par le Gouver- nemout Américain, et la patente fait foi que l'emploi de cetie poudre occasionne une épargue de $t anuée par lampe, daus la cottsommation de l\u2019huile de charbon L'article en question est contenu dans des botteyactbmpagoéos de recettes indiquant la manière de ; rervir, Il à jusqu'ici dorut satisfaction à tous ceux qui se le sont procuré, et il est facile de s'assurer de ses qualités avant do l'acheter Une boîte de Poudre à purifier I'Haile dure un an, Le prix est de 25 centa A voudre par JOSEPH O.LABBE, 13, rue Bt.Georges, Faubourg St, Jean, Seul Agent À Québec.Québuc, 14 juillet 1874.QUELQUES MOTS On s'accorde gézéralement à dire anjour- d'hni que toutes les familles doivent posséder une MACHINE A COUDRE mais la question est de savoir choislr vu article résllement bon sur le grand nombre qui est offuit sur le marché, «hacun é ant représenté comme le meilleur.Le meilleur AVis que noûs puissions donner à ceux qui out l'intention de faire une acquisition de ce genre, c'est de choisir une machine qui à assis sa réputat'oa sur ses mérites et on ue gaurait donner une preuve plus fortes des qualités supérieures du la MACHINE DE RAYMOND que de dire que la demande s\u2019en est accrue à tel point, qu\u2019une seconde manufacture a êté construite, l'année dernière, afin d\u2019avoir un assortiment suffisant.Chaque macliine contient toas les acoes- soires néceesaires ordinaires qui permettent d'exécuter tous les zenres d'ouvrages, Ou peut voir la Machine Raymond en opération à notre boutique où l'on donnera tous lus rensoignements que l\u2019on désirera.Soul agent à Québec, HECTOR PAGEAU, | Coin des rues St.Jean et Ste.Ursule, Haute.Ville.Québec, 23 juillet 1874\u2014la À L'Enseigne du Chak 6 [6 LEPINE, ENTREPRENEUR DE POMPES FUNEBRES, 49, RUE 8T.VALIER, ST.KOCH.Chars funèbres les plus riches et les plos élégants du Dominion.Décorations d'église «t d'appartements pour servicar funèbres.Cercueils, Crèpes, Gants et généralement tous les objets nécessaires aux funérailles gardés en atock, et par conséqueut pouvant ctre llvrés suns délai.PRIX MOMERES, Cucbee, 18 juillet 1874, AUX TOURISTES.Los Touristes trouveront le stock le plus complet et le plue assorti do TELESCOPES, LUNETIKS DE CAMPAGNE, DE MARINE ET D'OPERA, COMPAS DE POCH*S, LUNETTES DE TOURISTES.\u2014AUBBI\u2014 Bijoux en Or et en Argent, Montres ! 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nationalité.Liste des officiers britanni-«ucs mariés récemment en Canada.Beau Volume, $1.M.L.CREMAZIE, Rue Buade.Québec, 22 juillet 1874-\u2014g êt à - HECTOR FANRE ENE VENTE DE NARCHANDISES Abandon du Commerce de Détail pour le Commerce de Gros.$150,000 Cent cinquante mille piastres valant, de Marchandises Sèches offertes au prix coûtant et au dessous.Tout le fondsgera vendu sans réserve.Le Magasin sera fermé VENDREDI et SAMEDI Le 22 et 23 courant pour nous donner le temps de remarquer les Marchandises.LA VENTE COMMENCERA LUNDI MATIN, le 25 du courant, à 9 heures, et le Magasin se fermera tous les soirs à six heures pour donner aux jeunes gens le temps de mettre à l\u2019ordre leurs dépârte- ments respectifs.La vente se fera pour argent comptant, et aucunes marchandises ne seront envoyées en approbation.Ayant pris le Magasin en Gros de M.P.Shee à la Basse- Ville, nous préférons vendre ici, notre fonds, à de grands sacrifices, plutôt que de le transporter là.C\u2019est une magnifique occasion offerte au marchand désireux d'occuper le plus beau magasin et le meilleur poste d'affaires de la Haute-Ville.Nous en avons le loyer pour des années avenir et nous sommes prêts à l\u2019abandonner en aucun temps à quiconque la désirera.LEGER & RINFRET, 21, tue la Fabrique.long terme, _Soies Noire et de Couleur, Indiennes, Brillants Piqués, Coton, Chapeaux en Paille, SECHIES.| Boon par le dern er Steamer.| Jf ARTHUR TOUSSAINT, Six lignes, première insertion .MARCIIANDISES 2 BON MARCHE CHEZ FYFE & GARNEAU NO.SDS, RUE ST.JEAN.DÉPARTEMENT DES DAMES.Numéro 78 I PRIX DES ANNONCES.\u2014 Chaque insertion Suivante.0.124 Pour chaque ligue au-deusus de aix lignes, première WINCETION L.2 Lonu.00 ne sesrranns aesonsseune sans anecs ceuves 0,08 Chaque insertion suivante, par ligne.ee.0.04 Une rewise libérale est accordée pour les annonces à Les annonces déposées à Montréal, ches Farag & Graves ace widre de publication, sont insérées dans le numéro du lendeurain.Succursale à Montréal : 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Enfante.Hortoge de la passion, Horne dinrnae.Nouveau pensez-y-bien Mervoilles de Dieu dans les ames da jur- gatoire.Le Cousolateur.Faber: Tout pour Jésus.Imitation de J- CO.en exemples.\u2018 8\u201c «\u201c commentée.La divino Eucharistie.Meuvuilles dave la Ste.Eucharistie.Douloureuse passion.Arnold : Imitation du Sacré-Cœur.Manrel de dévotion au Eacré Cœur, Samuel consacré à Marie.Coulin : La Toussaint, 1000 Emblèmes mortuatres, [ [mages | 1000 Souvenirs mortualres « 100 Les hosties sauglantes, \u201c 50 Litanies de la Ste.Vierge, dentelle.25 Consécration à Marie.Québec, 4 août 1874.T.E.GREFFARD IMPORTATEUR DE Marchandises Séches Rue de Ia Couronne, (Cour des rues de la Couronne #t Notre-Dame des Anges), A l'honneur de prévenir le public qu\u2019il vient d'ouvrir un wacasin de nouveautds Les marchan lises 4\u2026i sent en vente ne lafsseut rien à dés rer eu le goût, qualité et prix, il espère par la ponctualité qu'il mettra à servir ceux y vor: drent l'honorer d'une visite, moriter une çait du j atronage public, N.B\u2014Un taille ur ex pirin cnté est sph cialement attache À l'etablis eœoeut, et les messieurs qui vor drout bleu n us confier leur ouvrag + seront sciv 6 AVoc toute In satisfaction d vi-ahle T, E GREFFARD, Rue de 11 Couronne, Québec, Taoût \u2018RT1\u201414 MARCHANDISES br GOUT.GLOVER, FRY & CIE, Vicunez.t de recevo\u2019r par le dernier Vapeur de la Malle, CINQ CAINSES Contenant les plue grandes Nouveautés en : Gilots et Fichus Noir en Dentelle Réelle.Gilets et Fichus Blancs \u201c a Cravates Noires «t Blanches « Dentelles Réellcs dites Maltesse.Valencienne, Duchesse, Honeton, etc.Ceintures en Cuir de fantaisie pour Dames Nouveautés en Chiles de Laine.Nouvelles nuances en Twoed dit Wator- proof, Jupons Blancs brodés et plissés.; Paraplules en Soie pour Dames et Messieurs, Département des Messieurs.L'assortiment eat renouvelé en fait de Cravates Windsor et autres, Mouchoirs en Soie, Collets, Poignete, Gants, Bas et Vête- mente de dessous.GLOVER, FRY 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d'Or.Médaillons et Cachets d'Or.Croix et Clefs d'Or.Chaines et Chatelaines d'Or.Bagues et Anneaux de Mariage.Bijoux en Geai et Plaqués, etc.\u2014AUSSI\u2014 Boites à Musique, Argenteries, Horloges, Pipes d'Ecume de Mer, Lunettes d'Opéra, Articles de Fantaisie, etc.E.JACOT, Rue de la Couronne, St.Roch.Québec, 11 juillet 1874.Maison de Pension.Les personnes qui désirent avoir soit UNE BONNE TABLE ou UNE CHAMBRE EXCELLENTE trouveront chéz MADAME VOYER tout le confortable nécessaire, au centre de la ville et due affaires, S'adresser 6, RUE GARNEAU, Québec, 10 juin 1874\u2014no0 ee RÉSIDENCE D'ÉTÉ, Une Magnifique Résidence d'Eté renfermant plusieurs appartements ot uu large parterre, &.réablement situés.à St, Thomas de Montmagny.Conditions libérales.S'adressor à EUGENE BERNATCHEZ, St.Thomas, Montmagny.T juillet 1874\u2014jno y Corporation ¢ de Québec.Birean da Trésorier de la Ctté.HOTEL-DE-VILLE, Québec, 28 juillet 1874.AVIS PUBLEC Est par le présent donné que les livres - e cotisations pour lee quartiers suivante da la Cité de Québec, savoir : ST.LOUIS, MONTCALM, ST.BOCH, JACQUES-CARTIER, ont été déposés par les cotiseurs de la dite cité au bureau du souasigné, et que les dits livres seront ouverts à toutes les personnes \u2018ntéressées, tons les jours depuis NEDF heures A.M., jusqu'à TROIS beures P M, (les d'ma ches et fêtes excoptée), durant trois semaines du jour de la date de la première publication de cet avis savoir jusqu\u2019au 19 AOUT 1874.\u2018) oute personne qui se croira lésée par quelqu'entrée faite au dit livre de cotisation devra porter plainte devant là Cour du Recorder, par écrit eu seus serment prôté soit devant un juge de paix ou devant un membre du Conseil de la Cité, ou deva t le Greffier dô le dite Cour.Cette plaiute sera déposée, dans le susdit délm dane te bureau du greffier de la Cour au Beocorder, et le dit greffier donnera avis dans les journaux, comme ci-dessous prescrit, des lieux, jours et heures auxquels la Cour du Recorder entendra les plafgnants et décidera du mérite de leurs plaintes.L.BR.DORION Trésorier de 1s Olté.Québec, 29 juillet 1874.\u201c ADRESSE: MM.CARON & BEMILLARD, Avocats, Bureau : Près du Marché Champlain, 39 rue St, Pierre, Résidences : L.B.Caron, 33, rue St.Louis Ed, Remfllard, 11, rue Couillard, H.-V.Québeo, 13 juin 1894. QUEBEC \u2018 MERCREDI, 12 AOUT 1847.Les Derniers Jours Tous les matins on annonce pour le soir la retraite du rainis- tère ; et tous les soirs on renvoie le fatal événement au lendemain.Iies jours se passent, les nuits s\u2019écoulent, et le malade reste toujours dans le méme état.Il ne peut plus ni empirer ni buérir ; il se prolonge mélancoliquement, et on le voit errer comme une ombre dans les allées désertes du pouvoir.Cr Lorsque M.Robertson arrivera, gil arrive, M.Ouimet, s\u2019il l\u2019attend, sera seul pour le recevoir.Il pourra lui dire en se découvrant : Voilà tout ce qui reste de Troie.Ét ils y iront tous deux s'asseoir sur les ruines de la cité fameuse ! Si M.Robertson ne se hâte, gil ne presse le navire qui le porte, il touchera troptard au port; les ombres du trépas auront enveloppé tout le ministère et M.Ouimet aura laissé tomber le sceptre.En approchant du rivage, il apercevra les formes gracieuses d\u2019un ministère nouveau et les fraiches couleurs d\u2019un jeune cabinet.Peut-être qu'après tout cela vaudrait mieux, et que le coup, pour être plus soudain, n\u2019en serait pas pour lui plus cruel.Il bénirait la main qui abrégerait ses tourments et lui épargnerait le supplice d\u2019une agonie à deux.Que le public prenne patience et ne dispute pas quelques heures d'existence de plus ou de moins à des gens qui vont s\u2019en aller sans espoir de retour.D'ici à quinze jours, le ministère ne sera plus; l'enfantement d'un nouveau ministère sera commencé ; et septembre ne sera pas lini que nous aurons des élections générales.Les nonveaux ministres ne s'imposeront pas le sacrilice de deux élections de suite, pour le seul plaisir de dire bonjour à la Chambre.Mini-tère et Chambre disparaîtront à la fois.Que sera le nouveau cabinet ?Nera-t-il dieu, table on cuvette.L'opinion publique est lasse de cuvettes, seraient-elles réparées à neuf; et, n\u2019espérant pas avoir un dieu, elle demande du moins un guide nouveau.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 En Enrmes.Les organes conservateurs sont en deuil.Les uns dévorent silencieusement leurs larmes, les autres font entendre des plaintes timides et de sombres gémissements.Evoquez les images touchantes des grandes douleurs humaines: veuve éplorée, fonctionnaire démis, ministre évincé, créancier éconduit ; et vous aurez à peine une idée de l'attitude morne de la presse qui a appuyé jusqu'ici le cabinet local.L'Echo est déchirant.\u201c Nous espérons que le ministère se défendia victorieusement de toute impu tation malhonndte, mais fout de même, les amis qui, pur abus de confiance, éyoisme, ou tmprudence, l'ont jeté dans ce mauvais pas, ont fait une faute dont ils réussiront difficilement à se faire absoudre.\u201d Abus de confiance, égoïsme ou imprudence, ce sont là de bien gros mots entre amis.L'Erko va-t-il à Jlavenir se servir a l'e- gard de la Mixerre du vocabulaire qu'il réservait jusqu'ici à M.Fré- chette / Sommes-nous destinés à Voir ces apologistes du scandale du Pacifique, où il y avait en partage des dépouilles entre compères,s'entre-déchirer au sujet du scandale des Tanneries, où la Minerve a gardé pour elle tout le butin ?Ægoisme veut dire évidemment : Vous avez tout gardé pour vous ; et imprudence : Que n'avez-vous du moins caché votre jeu ?Le Courrier de St.Hyacinthe avertit le ministère qu'il chercherait en vain a faire roir aulrement la chose aur, Chambres.11 est &vident, dit il, que 'enquéte ne peut manquer d'établir l'échange tel qu'il eat constaté par les actes et ; qu\u2019envisagée au point de vue seulement de la valeur respective actuelle des terrains, la transaction es.déeavantageuse au pays; et le gouvernement qui entreprendrait de vouloir faire voir la chose autrement ne rencontrera pas la majorité des voles.\" Le Courrier a l\u2019air de croire que quelques rhangements dans le personnel du ministére suffiraient pour apaiser l'opinion publique, Notre confrère se fait là une illusion qu'il ne conservera pas lon- temps.L'affaire des Tanneries n\u2019est pas un fait isolé, accidentel, d'est la suite du système.Voe- nant aprés | affure du Pacifique, cela montre à toute le monde que ce système même est corrompu et que le parti est mauvais.Sacrifier un homme ou deux serait puéril et ne remédierait à rien.Ce serait à refaire dans un an ou deux.Puisqu'on a commencé à y mettre le balai, c'est la maison entière qu'il faut nettoyer.La démission de M.Ross Nous lisons dane le Constitutionnel \u201c Nous apprenons de bonne source que mercredi ou jeudi de la semaine dernière, l'honorable Dr.Koss, président du conseil législatif, & envoy sa démis sion au chef du cabiret et nous eommes 1aform«s que ceite démission a été ac ceptée.* Le Dr.Rat pe déserte pag ses colle\u2019 gues sh momend du danger, tanis i re signe parcequ'il considère que c'est un devoir pour lui Après ce qu il à pu voir de 'aftaire des Tanneries, Quoique la responsabilité politique soit la même pour tous les ministges dans.toutes let affaires ministurielles, on comprend ce pendant que la responsabilité morale ue eaurait être la méme.** Ainsi les ministres de «Québec sont supposés mieux connaitre les besoins et les choses de leur district que ne pourraient lo faire leurs collègues de Montréal et quand les ministres représentant une section de la province sont d'accord sur les affaires qui concernent leur section, il est naturel que les autres aient une grande déférence pour leur opinion et ne s'appliquent pas eux- némis à «tu dier la question.\u201c* Nous commes convaincu d'ailleurs que si le br.Ross se retire à l'heure qu'il est, ce n'est pas pour jeter du bla me eur ses collègues, muis que c'est uniquement parcequ\u2019il comprend que le ministère actuel ne peut gouverner avec honneur pour lui-même et avantage pour lé pays.En cela, le Dr.Ross montre autant de dignité qua de sens politique.\u201d \u2014\u2014 \u2014\u2014.\u2014\u2014 L Article de M.Gérin.Oa lit dans le Constitutionnel : Absent depuis quinze jours, nous n\u2019a- vous pu jusqu'ici exprimer notre opinion sur les choses qui font en ce moment l\u2019objet des «discussions de toute la presse.Singulier revers de- calculs humains ! Le ministère provincial semblait avoir une atmosphère sans nuage; toutes les élec- tio s tournaient à son avantage et on aurait dit que l'opposition était à la veille de r'évanouir comme une brume d'automne.Ma's le jour où les minietres ont passé l'ordre en conseil À propos de l'Echange du terrain des Tanneries, tout a changé.Devaut les protestations de l'opinion publique, M.Irvine s'est empressé de résigner.le Dr.Roes vient d'en faire autant.On s'attend que M.Fortin va aussi donner immédiatement sa démi-sion.Le ministère est en décomposition et su chule est parfaitement cer taine, bien que M.Ouimet ait le pouvoir de prolonger l'auonie jusqu'à l'ouverture des chambres.Dans cette affaire des Tanneries, il y a deux choses à examiner : d'abord, l'é- ch nge en lut méme, et ensuite les accu- vations contre les ministres.Aux yeux du public, le dernier point est certainement celui qui passioune le plus les esprits.ll est vi agréable et ri facile aux orateurs populsires de parler de la vénalité des ministres et de la oor ruption du gouvernement.C'est un moyen sûr d'enlever les spy-laudiasements de ces assemblées tumultueuses où lu foule se réunit pour réchaufler ses pae- sions plutôt que pour juger des questions débattues.Mais ce système de dénigrement et d'accusation hasardeuses ne saurait être du gout de ceux qui s'int\u2026 ressent réellement à ls chose publique, de ceux qui voudraient élever le niveau de notre politique.Avec cet acharnement à calomnier bassement le caractère de tous les hommes politiques, on arrive à dégoûter de la vie parlementaire pré cisément ceux qui pourraient y rendre les plus grandes services.Ainsi, dans les circonstances actuelles, nous n'avons pas l'ombre d'une preuve de vévalit- contre Aucun des ministres.M.Archambeaulr est le seul contre qui on ait os- potier une accusation directe et il s'est justifié d'une manière écla tante.Sa parfaite innocence, Au goins en ce qui concerns l'accusation portée contre lui, na anvrait faire doute pour tout hommie sérieux.Non, tant que nous n'aurons pas eu des preuves coutre l'honneur personnel der ministres nous protesterons de toutes nos forces contra lea calomnies dégou tantes dont ile sont victimes, Les ministres, à nos yeux, ne sont pas entachés de corruption, ni de v-nalité : nous me pouvona condamner sans preuve des homies qui depuis longtemps sont dans la carrière politique et qui oot tou: jours joui d'une réputation honorable et de la confiance publique.Mais tout en les exonérant sur ce point, nous ne pouvons nous empêcher de blâmer leur conduite dans cette affaire./l y a eu imprudence imprévoyance, déviation des principes de publicité qui doi vent diriger toutes les transactions sur le Propriétés publiques.Eu concluant de gré à gré des transactions sur les terres du gouvernement, les ministres ont provoqué l'orage qui les écrase aujourd'hui- Nous croyons d\u2019abord, d'après ce qui a été dit par (ant d'hommes d'affaires de Montréal, que la transaction n'est pas avantageuse au gourernement, mais cela n'est qu'une infiime consid ration; car le gouvernement eutil méme gagné 4 l'échange, et M.Middiemisn eut il perdu, que les ministres devraient s'attendre encore d'être en butte aux soupçons mal veillants Le grand principe qui doit prévaloir dans toutes ces affaires du gou vernement, c'est la publicit et la libre compétition.Les membres du cabinet provincial sont d'autant plus repréhen sibles d'avuir méconnu ce principe qu'il le vante des Kiniéos.Ge prineipe set ls sauvegarde des intérêts publics et de l'honneur des hotomses publics.Tout mi: nistre jaloux de sa propre dignité doit être également jaloux d'observer ce même principe.Nous savons tout ce que les partisans da ministère peuvent allégner pour sa justifieation.Les prix offerts pour le terrain, ln nécrasité d'avoir un terrain plus étendu pour deux hôpitaux peuvent nous faire croirs que les ministres ont sgi de boone foi ; mais cela n'empécherait pas la transaction ellemême d'être une stupidité financière et politique.E.GÉRiN.\u2014_ Surplus ou BDéticit.On lit dans le Bien Public : Comme le gouvernement local est sur le point de se dissoudre et que sa chute est certaine dans un avenir plus ou moins éloign, vous prendrons la liberté de répondre un mot aux assertions visionnaires des feuilles oppositionnistes relativement à l'«lat de nos finances.Nous avons attendu pour les réfuter que I'effaire scandaleuie des Tanneries fût tirée au clair, et aussi quelques renseignements précis dont nous avions besoin.Les journaux, qui, comme la Minerve et le Canadien, ont des prétentions financières, n'ont su jusqu'ici que répéter à la suite du Dr.Tupper qu'il n'y avait pas de déficit pour l\u2019année liscale 1873-74, et que l'augmentation des taxes était inutile.Quant à prouver leurs avancés par des chiffres, c\u2019est ce À quoi ils n'ont jamais songé.Dans son exposé financier de 1873, l'Hon.M.Tilley disait que l\u2019année se solderait par un déficit et qu'il faudrait à la prochaine session remanier le tarif.Ses évaluations de recettes et de dépenses étaient comme suit : Dépenses.pee $22,686,727 Revenus .21,740,000 Déficit sapposé.$546, 727 Plus tard M.Tilley déposa eur la table et fit adopter des estimés supplé@men- taires s\u2019élevant à $1,640,745, mais sans pourvoir en aucune manière aux moyens de faire face à ce surcroit de dépenses.En mêmie temps le ministère se fit autoriser à encourir telles dépenses jugées nécessaires pour organiser et faire fonctionner le gouvernement dans l'Île du Prince E louard qui allait entrer dans la confédération.Elles ve sont élevées de ce chef à £600,000.Nous avions done le total suivant de dépenses : Budget ordinaire .$22,586,727 Budget extraordinaire.1,640,745 lle du Prince Edouard.600,000 Dépenses.$M $27,472 Revenus._ .21,740,000 Déficit probable.3,087,472 Telle était la position faite au Canada par l\u2019administration conservatrice de M.Tilley ; c\u2019est à cette position que l'Hon.M.Cartwright devait faire face, Grice à l\u2019économie du gouvernement actuel, les dépenses n'ont pas été aussi considérables qu'on le prévoyait en 173 et les revenus, sans tenir compte des nouveaux droits, ont augmenté.Nous avons raison de croire que 1\u2019.lat suivent est exact.Dépenses $23,9083,976 Revenus (saus tenir compte de la L-gie lation nouvelle) $22 108,925 Déficit $1,495,051 Telle serait l'exacte position dans laquelle le Canuds so serait trouve si M- Cartwright n'eût pus pris les Inoyens d'aesurer I'svenir.«'n anit que dans le discours du Frône, le gouvernement an- nonga que certains «roils eeraent aug: mentés.Le com'uérce profits de l'uver tissement pour 1etner
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