L'événement, 17 août 1876, jeudi 17 août 1876
[" 10e Année PRIX D.FDU ote UT NN Pirate.vo Lon (pred Pour jes Fea Woe dt 1 Bureaux .: Quebec ; No.1, rue Buade, à cuLé du Bureau de Poste.Feuilleton de L'FYE VEMEST DV 17 AOÛT tv \u2018à HISTOIRE UNE PIPE CHAPITRE IV.- Ouilest parlé du Mexique et où l'on voit que les premiers habitants de ce pays n'étaient pas aus» si sauvages qu'on le croit habituellement.Les opinions de M.Sorbier étaient bien connues dans le pays.\u2014Tout le monde savait que l\u2019ex-notaire avait une manière de voir en histoire ¢t en religion tout opposée à celle de mon pére et les ouvriers auxquels mon oncle avait annoncé le duel dont ils devaient être les juges, avaient sans exception aucune cette fois, envahi dés le premier coup de clochu, la sulle désignée pour servir de lice à la joute.Le colonel pour donner plus d'appareil à lu discussion, avait dès le matin, fait dresser une estrades, vis-à-vis l'une de l'\u2019autre, aux deux bouts de la pièce.A deux heures, les deux adversaires, salués par une triple salve d'appiaudissements, mon- térent chacun a son siége.Puis le silence s'était rétabli, mon père prit la parole.* Mes amis, dit-il, M.Sorbier a bien voulu honorer de sa présence notre réunion de famille.En votre nom et au mien, je l\u2019en remercie.C\u2019est à lui que je dois l\u2019idée, je ne dirai pas des leçons, mais des causeries qui vont, pendant quelques jours, remplacer nos lectures ordinaires.Voici nue pipe qui datent de trois cents ans, qui a été fabriquée au Mexique, qui.depuis, a eu sans doute bien des aventures à traverser avant d'arriver, après trois siècles de courses, au Mou- lin-Rouge.Je ne sais pas son histoire positive, mais avec les livres il est possible de lui en faire une.C\u2019est ce que je vais essayer, | en vous faisant.voyager avec elle dans les pays qu\u2019elle peut avoir traversés, assister à de grands événements tous passés depuis qu'elle est sortie des mains de l'artiste qui la façonna, visiter de grands persounages qu'elle a peut-être vus.S1 les aventures que je vais vous conter n\u2019ont pas eu toutes pour témoin cette pipe, qui va vous servir de guide, dans une promenade anecdotique, à travers le temps et le monde, au moins seront-elles vraies en elles- mêmes.Je mettrai tous mes soius à ne vous rien dire que de rigoureusement exact, à répondre à toutes les objections que vous voudrez bien me faire.et à prouver, pièces en main, à ceux qui le désireraient, l'exactitude de mes citations.Vous en aurez au moins pour garant la science de M.Sorbier, puisque mon honorable voisin a bien voulu prendre l'engagement, non-seulement de ne reprendre chaque fois que je lui paraîtrai m'écarter de la vérité, mais même de m\u2019attaquer si je no la dis pas tout entière.\u201cJe vous choisis donc pour juges entre moi et tous ceux qui auront parié ou écrit dans un sens contreire a cu que je vais vous dire.L'histoire de cette pipe n\u2019est, comme vous le voyez, qu\u2019un objet trés secondaire pour moi, un moyen de vous intéresser si je puie, mais mon but principal, pour ne pas dire unique, est de faire triompher devant vous la vérité en écartant les voiles sous lesquelstrop d\u2019écrivainssoi-disant populaires s'efforcent encore au- jourd\u2019hui de le cacher a vos yeux pour substituer à sa bienfaisante clarté, la lueur décevanie de l\u2019erreur et du mensonge.* La pipe que mon lils va faire passer entre vos mains est née, comme je vous Iai dit en commençant, mes amis, au Mexique : un beau, un magnilique pays, pour lequel ln nature, toujours généreuse, s\u2019est montrée prodigue jusqu'à l'excès.Les journaux vous out parlé de cette contrée, baignée, d'un côté, par l'Océan, et, de l'autre, par le golfe du Mexique.Son climat brûlant, dans les plaines qui avoisinent la mer, et où croissent en abon- dauce, les palumiers, le riz et le coton, s'adouvcit, dès que l\u2019on arrive au pied des montagnes, «.va en se rafraichissant, par degrés, à mesure que l'on s'élève vers le grand plateau qui les surmonte, et où règne an éternel printemps.Plus haut, car ce plateau sert de base à de nouvelles A 3ONNEMENT.Edition Quotidienne\u2014Jeudi, 17 * Bo laments.4.00 Tl tinuant toujours à se refroidir également, on rencontre de sombres forêts de pins, des rochers nus; pais entin, la neige éternelle, qui couvre les sommets les plus élevés et jusqu'aux cratères de nowbreux volcans en activité.En sorte que l'habitant de Mexico, ville située sous un climat aussi doux que celui de l\u2019Italie, voit l'été :ous ses pieds, l'hiver sur sa tête, et peut, en un seal jour, à son gré, se transporter de la Provence en Afrique ou à la Sibérie.Vous comprenez quelle étonnante variété on dcit rencontrer dans une pareille terre, et sur un sol, d\u2019ailleurs, admirablement fertile.Ce serait un.vrai pa radis terrestre, si Dieu, qui n\u2019a pas voulu qu\u2019il y eut rien de parfait dans le monde, n\u2019avait pas permis que la fièvre jaune, fléau redoutable, surtout pour les Européens, dévastât la région chaude ; tandis que les volcans, se dressant comme des fantômes couverts de leurs blancs linceuils, sont une menace éternelle pour les habitants du grand plateau.Hélas ! ces fléaux ne seraient encore rien sans la malice des hommes.Il y a des siècles que la guerre, la révolte et l'anarchie, désolent l\u2019empire mexicain : l'assassinat, le brigandage, la passion de lor et celle du jeu, ont fait un enfer de ce lieu de délices : plus d\u2019industrie, plus d\u2019agriculture ; on ne rencontre que ruine là ou étaient des villes.Les forêts, con sumées par l'incendie, ne retiennent plus les avalanches de neige, les prairies naturelles, ravagées par les torrents, se sont changées en marécages pestilentiels, ou en landes incuites Le Mexique n\u2019est plus reconnaissable ; et cela par la faute de ces aventuriers qui, poussés par la soif de l'or, sont venus de tous côtés, pour s'y procurer, non par le travail, mais par la violence, le précieux métal que les rochers recèlent dans leurs filons.* Enfin, Dieu a pris pitié de ce malheureux pays, et 1l a désigé le nôtre pour le sauver.Déjà le draprau français, ce symbole de gloire et de civilisation, flotte, triomphant, des bords de l'Océan aux plus hauts sommets des montagnes, Grâce à la valeur de nos soldats, Un nouvel empire s'élève sur les ruines de l'empire Aztèque, la crainte disparaît, les cam- papnes se repeuplent, le commerce renait dans les ports, des routes s'ouvrent dans la montagne, et un chemin de fer va bien- tot relier la capitale de Maximi- lien avec le principal port de son nouveau royaume.Honneur à la France qui, restée seule sur le champ de bataille, où l'ont honteusement abandonnée ses alliés, au moment du combat, a héroi- quement mené à fin la glorieuse entreprise de la régénération d'un grand peuple.\u201d Mon père était ému, il s'arrêta un moment, puis reprit : \u201c Le Mexique était un grand empire, longtemps avant que pour son malheur, les Européens soupçonnassent son existence.À l'époque où cette pipe fut faite, c\u2019est-à-dire, vers le commencement du XVIe siècle, Montézu- ma (nom qui signifie l\u2019homme triste) était empereur de cette contree.Monté sur le trône en 1503, il avait, par une suite de plusieurs années de victoires, soumis à sa domination tous les peuples divers de la plaine et de la montagne.Il eût pu être le plus heureux et le meilleur des souverains, sl son amour du luxe ne l\u2019eût perdu ; pour subvenir à ses fastueuses prodigalités, il accabla ses sujets d'impôts et s\u2019aliéna leur affection.Des révoltes éclatèrent sur plusieurs points ; les rebelles furent vaincus, et Montézuma, pour se venger, fit couler des torrents de sang, s'enferma dans sa capitale, gardé par une armée nombreuse, et se plongea dans une vie de luxe et de mollesse qui rappellent les excès de Sarda- napaie et du roi Salomon.Pour vous en donuer une idée, je vous dirai que cet empereur mexicain, que vous êtes habitués à regarder comue uu chef sauvage, por- tunt un arc et une couronne de plumes, se baignait quatre fois par jour dans an bain partumé, changeait aussi quatre fois de vé- tements, qu'il ne remettait plus, et n\u2019avait pas moins de mille femmes, soumises, soit au palais, à une sévère étiquette, et n'ayant d'autre occupation que celle de tisser et de broder des étoffes pour leur seigneur.\u201c Le palais du monarque devait être immense, pour pouvoir loger la foule des femmes et des servi- montagnus, la temperature conteurs ; il était construit eu pierres rouges (tetzoutly), revêtues JOURNAL QUOTIDIEN er a Edireur- l\u2019ropriétaire : S.MARCOTTE des marbres les plus rares et avait trente portes en jaspe noir e! blanc, ouvrant sur un égal nombre de rues.L'éçusson mexicain, un aigle portant un ocelot (petit tigre) dans ses serres, sculpté en marbre, surmontait la principale entrée, où tlottait, à une hampe d'or, le drapeau vert des Aztèques.Au milieu des cours, jonchées chaque matin de fleurs nouvelles, des tontaines, entretenues par un aguedac, fournissaient une eau toujours pure pour cent baignoires disposées dans les salles de bain, Des cours on péne- trait dans les vestibules d'une ex- tréme richesse.Les appartements intérieurs étaient bas, mais immenses et avaient des plafonds en bois de fer sculpté, et des planchers recouverts de nattes tressées en.feuilles de palmier.Les salles d'audience frappaient surtout par leurs proportions gigantesques ; des tapisseries de plumes, véritables mosaïques d\u2019une finesse extréme, en revétaient les murs, et des peaux de bétes sauvages en couvraient les planchers.\u201c De vaste jardins, remplis d\u2019ar brisseaux odoriférants, de fleurs et surtout de plantes pharmaceutiques, s\u2019étendaient autour de ces bâtiments.Dans les labyrinthes des bocages aux doux parfums, on voyait une admirable volière, rentermant d'innombrables variétés d'oiseaux, depuis les aigles et les vautours, jusqu'aux plus petits colibris une ménagerie et dix grands bassins dans lesquels se jouaient une multitude de poissons, Un pavé de marbre entourait ces spacieux réservoirs, sur lesquels étaient comme sus- peudus de légers et fantastiques pavillons que pénétrait la brise rafraîchissante des jardins, et qui offraient, dans les chaleurs de l\u2019été, une délicieuse retraite au monarque et à son sérail \u201c Mexico, comme ville, n\u2019était pas moins grande et moins curieuse que le palais.Mais comme nous aurons à pénétrer dans son enceinte à la suite de notre guide permettez-moi, mes amis, de vous transporter un moment dans la ville méme qui vit naitre la pipe bizarre que vous avez sous les yeux, à Churulteal, aujourd\u2019hui Chocula, dans le royaume de Puebla, lieu où commence la première des histoires que j'ai à vous raconter.CHAPITRE V.Un drame sanglant.* Chaque année une foule immense accourait, aux premiers jours du mois de mars, à Churu- cal, pour assister à la fête du dieu de l'agriculture dans la cité sainte.Le nombre des pèlerins était tel que, ne pouvant trouver de place pour loger dans la ville même, qui cependant ne contenait pas moins de quarante millle masons, beaucoup d\u2019entre eux étaient obligés de camper scus la tente, en dehors des remparts.Les larges rues, bordées de maisons basses, couvertes de toits en terrasses, suffisaient à peine à la circulation de la multitude, roulant sans cesse des temples aux marchés eur lesquels, autour de montagues de maïs, de bananes, de volailles, de gibier et de fruits, étaient dressées en plein air, comme dans nos fêtes foraiues, des tables pour les consommateurs, non pas de café et d\u2019absinthe, liqueurs inconnues au Mexique, mais de chocolat at de pulque, boisson fermentée que l'on tire de l\u2019aloès.Les industrienx mar chands de la ville étalaient de toutes parts, pour la circonstance, leurs marchandises les plus précieuses : telles que papier, tabac, vanille, peaux de bôtes, tapis de plumes, étoftes de coton, armes, bijoux et surtout poteries, car celles de ÇCholula avaient une grande réputation, et il s\u2019en vendait, à cette époque, une énorme quantité, chacun tenant à honneur de rapporter, après la féte, un vase, une pipe on une figurine d\u2019idole.\u201c L'aspect que présentait la ville, pendant la durée des lêtes, était a la fois effrayant et étran- g* On se ferait une fausse idée des adorateurs dues idoles Aztèques en les comparant uux pieux pèlerins qu\u2019attirent les soleunités du christianisme.Le caractère du christianisme est la douceur et la mansaérude, notre religion est celle de l\u2019abnégation et du pardon ; celui du paganisme est la violence mélée de férocité, l\u20196- goisme et la vengeance.\u201d (A continuer.) Août 1576., GRAND AVANTAGE Rédacteur en Chet : IIECTOR FABRE OFFERT AUX Incendiés et au public eu général, particulièrement les personnes en Construction de Maisons., VENEZ ACHETEZ A BON MARCHÉ.\u2014 Le songeigné vient do révcovoir une grande quantité d'effets qu\u2019il vendra à dss prix défiaut tonts compérition, tels quo Clous, Tôle en Boîte.Tôle Galvanisée, Ferblanc.pour Couvertures, Hofles, Pelotures, Vitres, Mastic, Ferrures de Maisons de tortes sortes, Ontile, Qoutellerie, eto , otc.Une vista est respectasasem«nt sollicitée au nouveau magnsia de Forronnerive en face du Marchésequoe-Qartior, à l\u2019Enacigne du Soufflst, chez ONESIME GOULET.N.B \u2014Aussi Un sesortiment complet de Fuolx.Manohes de Fauix, Fourches, Bateaux, Grattes, Pellse, Bôches, et tout ce qui concerne ce genru d'affairos, Québec, 13 jnillet 1976, GRANDE VENTE À RÉDUCTION Marchndises d\u2019Eté.Les warchandises ci-dessous, sur lesquelles nous attirous l\u2019attention de nos pratiques seront veudues à des prix grau- dument réduits.Etoffes à Rotes depuis \u20182j cts.à 36 cts, Jupons d\u2019£1é pour Dames depuis $ .50 à $4.00.Gil«ts de Drap pour Dames depui.$1.00 à $1.60, Gilets de Drap pour Enfauts depuis 60 cts à 75 cts.Robes mn Tite pour Uamos dopuis $5.00 ot plus, Robes on Toile pour Enfants depuis $1.00 et plus.Gilets en Mousseiine pour Damos dopuis $1.50 ot plus Chap: aux en Paille depuis 10 cts.A 60.chapeaux on Paiile vou: Garçous et Filles (Matulots) dopuis 60 cte.à 76 cts, ~\u2014DE PLUS= 5,000 Mouchoir- de Toil» pour Dames à 10 ct, valsut 17 rts 360 Couviep vdi tinue dopuis $1 36 3 $4 60, valauc 50 (30 de plus que les prix ci-dessun, 300 pièces Coton Jauu- à 8 cts, et i0 cts.valant 15 070 de plus que les prix ci-dessus, GLOVtk, FRY & Cle.suétec, 7 jui.l st 18:6, FERLAND & VIE, Bureau d'Agences -t de Courtage PRET D'ARGENT SUR HYPOTHE- QUES.Achat ec Voute d'immeubles\u2018 Solliciteurs de Druits d'Auteur, Brevets d\u2019lu- vention (Patentes), alarques de Commerce, Degrin.de Kabrique, Marques de Bois, Agences de Journarx et d\u2019Assurances, etc.BUBEAU D'AFFAIRES: 40, ro Bt Louw, Hauwe- Ville, Québec.13 juin ::76\u2014ix J.& W.REID, 40, Rue St.Paul, Québec.MANUF-ACTURIERS de PAPIEK-#EU- TBE pour ie rembrissage dus maisons et pour metre sous les tapis.PAPIER GOUDRONNÉE pour les couvertures des maisous.PAPIER A ENVELOPPER, Gris, Brun, Drave vt Manilla de toute grandeur ot de toute qualité.PAPIER A IMPRIMER, Blanco et de couleur, de toute grandeur et de toute qualite, FAC3 DE FAPIEB fait à la machine, pour groceries, et marchandises sèches, de touts qualité ot de touto grandeur.LIVRES 3LANOB, pour comptes wu mémoires, grands ou petlts faite à ordre sous le plus court délai, Importateurs et Marchands D+ papier à écrirs, d\u2019Euveloppes, de Plumes et d'Kucre ; Enfin de toute sorte de Papeleries.Lo tout seca vendu au plus a8 PRIX, soit en gros, soit er détail.TAPISSERIEY, vn gros seulement J.& W.REID.Quebec, 8 avril 1876.' 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