L'événement, 30 novembre 1878, samedi 30 novembre 1878
[" \u20ac 12e Année L\u2019'EVENEME Prix de PAbounement Edition quotidienne, par au Edition hebdomadaire, par an.Invariablement payable d'avance Un peut aussi s'abonner pour six mois ou pour trois mois.FroiLnirox vie L'ÉVÉNEMENT DU 30 NOVEMBRE 1878.LE DRAME Dhs | CHAMPS-ELISEES PAL HIPPOLYTE AUDEVAL (Suite.) La bonle commença à ronler doucement sur une planche en plan incliné, au bout de laquelle s'en trouvait une autre qu\u2019il fallait remonter.Et la petite chienne, manœu- vrant adroitement de ses qualre pattes, opéra son ascension sans broncher, pnis resta immobile sur la boule arrivée en haut.Les applaudissements retentirent.Le grand monsieur en habit noir salua.Puis 1l lit un signe pour commander l'attention, et la grosse boule redescendit, non plus doucement mais avec tuute la vitesse que loi imprimait la pente, sans que la petite chienne qui éteit dessus perdit son équilibre, et fut poussée ensuite par elle sur la motér, de la façon la plusaalerte et la pius thomphante.Les bravos redoublerent, et, cette fois, Julien y mêla chaleureusement les siens.Afin de prolonger ceite ovation, le grand monsiearen habit noir et en cravate blanche salua de nouveau, à plusieurs reprises, d\u2019une manière plus acceatuée et en se tournant successivement da tous les cd és.Non large sourire semblait dire : \u2014 Est-ce assez réussi, hein?Vous en ai-je donné pour votre argent, à moi tout seul ?Allons.battez «es mains! Vous n'ap plaudirez jamais trop un artiste tel que moi.Ce montreur de chiens cher- vhait tellement à accaparer l'attention qu\u2019il attira celle de Ju- tien lui-même, tout occupé jas- qu'alors des quadrupèdes.Julien rougit.pâtit, pussa sa main eur ges yeux, se leva pour mieux Voir, puis, se fournant vers madame Lavernède qui le tirait par la manche pour le faire as-| svoir, ii lui dit d'une voix brisée par l'étzotiou : \u2014C'vst mon père ! i it il retomba presque inanitné | sar sa banquette.Madame Lavernède se pencha Vers son mari \u2014C'cet son père, Murmura-t- elle la représentation continuait.Les deux époux étaient comme utterrés.(Quant à Julien, il se redre-sa peu à peu, dévoraut des yuvx l'homme qu'il venait de reconnaître.Muis l'examen de la figure n\u2019était plus facile.Le riontreur de chiens faisait en ce moment sauter les plus grands de ces élèves dans ses brae, où à frovers des cercles, ou par-dessus sa této.11 évoluait, se tournait, se retournait, ue restait plusen place, ne permettait plus de l\u2019envisager posément.I! en lut de même lorsque pénétrèrent dans le cirque quatro levrettes habilées en maryuis et marquises Louis XV, mar.rm T \u201d Québec, Samedi,,30 Novembre 1878 ae \u2014_\u2014 À JOURNAL QUOTIDIEN LR i \u2014_\u2014\u2014 Prix des Annonces Six lignes, première instgtion.$0.50 EpITEUR-PROPRIÉTAIRE : S.MARCOTTE chant ou plutôt sautillant sur leurs pattes de derrière.Alors, l'animation fut à sou comble, toute lasalleriait, la mu- sigue devint plus vive, plus entraînante, la troupe des chiens se wit à gambader, à se trémousser péle-méle, et disparut dans un de ses maîtres.Ce fut rapide.À peine Julien eut il conscience que tout était terminé.Kit d\u2019ailleurs, ce ne l'était pas, pour lui du moins.Les bravos obligèrent le grand monsieur en habit noir à reparaitre, et Julien, qui était en face, put le con sidérer.Plus de doute ! C\u2019était bien lui ! Julien attendit, haletant.espérant peut-être qu\u2019il allait parler, et que le son de la voix lui apprendrait avec plus de certitude encore que c'était là son père \u2014 Assis ! cria-t on.Assis! Monsieur et madame Lavernè- de saisirent Julien chacun par un bras.\u2014 Laiseez-moi, balbutia-t-il d\u2019une voix éplorée.C'est mon pére.Laissez moi aller le retrouver! Les Jeux époux étaient bouleversés.\u2014Assieds-toi d'abord, dit M.Lavernède en retenant doucement Julien.Ne trouble pas la représentation.Tu t'Imagines que cet homme est ton.Il est nisé de s'en assurer.Veyons donc.voyons donc! ÿssayant de se calmer et de calmer Julien, il déploya le programme.\u2014 Évsoute, reprit-il: \u201c Grande séanco des chiens savants, dressés et présentés par M.Francas- tor, assisté de son fidèle serviteur Sébastien Goffin.\u201d \u2014Francastor ! répéta Julien.\u2014 Beaucoup.J'ai méme cru.Me serais je trompé ?Vous avez dir 2.\u2014Francastor.Tiens, hs.te Julien lut, et un doute su glis- | truite pour laisser la lumière du sa dans son esprit.Très peu au fait de cortains ' | dupe d\u2019ane ressomblance.mul \u2014Madame, demanda M Las! | Vernède, pourriez-vous ne diro | N \u2018de quel pays.est M.Francastor, | dont nous venons d'applaudir les chiens savants.\u2014C'cst vn Italien, l\u2019ouvreuse sans hésiter.Mensieur et madame Laver.r\u2018 pondit : ; bruyant désordre sous la condui-,nède poussèrent un soupir de!\u2018 \u2018soulagement.; Quant à Julien, il fut pleinement convaineu qu'il avait été \u2014Ua Italien, pensa-t-il.Ce n\u2019est pas mon père.VII Le lendemain, un homme rétu d'un de ces grands gilets de tricot et à manches comme en portant les valets d'écurie, d\u2019un pantalon noir malpropre et de savates qui ne lai tenaient pas aux pieds, se trouvait seul dans un de ces logis bizarres comme on n\u2019en rencontre qu\u2019à Paris.L'homme était M, Francastor, montreur de chiens savants.Le logis était un terrain sablé avec une toiture en verre et dans le fond duquel on entrevoyait des réduits sombres, les uns ouverts comme les casès à animaux, les autres fermés par des rideaux comme des habitations humaines, | par cet établissement, pour indi- t quer qu\u2019on n'y faisait que des là cheval.des chambres muni>s de portière: d\u2019etotfes flottantes.Situé rue de Ponthieu, près des Champs-Elysées, dans une cour \u2018au milieu de bâtiments irrégu- fliers qui par leur vétusté sem- blaiet dater des origines de ce quartier peu ancien, cet emplacement avait été aménagé pour y établir nue photographie équestre, qui y avait végété quelque temps.! Nos disons photographie eques- | tre parce que c'était là le titre pris portr.uts d'hommes et de femmes La t iture vitrée avait été cons- jour arriver librement, et une partie de cette toiture était en greg EE | Dr.mœurs ct coufumes, il ignoraitjverre bleu pour donner dans que parfois lus gens changent de\u2018 quelques endroits à cette lamière nom.{Une teinte plus chaude.\u2014Mo1 garçon, continua M.\u2019 Les manipulations chimiques | Lavernede d'un tin grave.te[s'affentunient dans les coins ob- souviens-tu de In rue où ta pau- scurs [ermés par des rideaux dont vre mère est morte ?\u2014ltiue Gracieuse.J'étais bien jenne.\u2026\u2026.\u2014C'est là que tu as vu ton père| pour la dernière fois, là qu'était son domicile, celui de ta mère et le tien.\u2014{()ui, monsieur Lavernède.\u2014 Eh bien, Julien, nous allons de temps on temps rue Gracieuse, ma femme et moi, savoir si ton père est revenu ou a écrit.Nous tonumes certains qu'il n\u2019y a pas reparu.Or, peux-tu supposer que, s'il était à Paris, ton père ne se serait pas empressé d'accourir dans cette maison de la rue Gracieuse, la ceuleoù il pourrait avoir de tos nouvelles ?\u2014Oh! non, je ne suppose pas vels, répondit Julien avec élan.Vous avez raison.Je n\u2019avais pas rélléchi.Si mon père était à l'a- ris, évidemment 1l aurait cherché 4 mo voir.Pendant cette conversation, le moment de l'entr'acte était ar- Tivé.Les spectateurs allaient et venaient, tandis que les deux époux demcuraient à leurs places ninsi que Julien, absorbés tous les trois par l'incident qui venait d'avoir lieu et qui les touchait de si près.Une ouvreuse se présenta pour recevoir le prix du petit banc offert à madame Lavernèrte.l nous venons de parler.; Tout était parfaitement orra- (nisé.Des annonces et des prospectus avaieut été lancés de tous côtés, mais les clients avaient manqué.Cela tenait sans donte au petit nombre de gens désirenx de faire faire leurs portraits à cheval, et aux difficultés de l'exécution qui e.ige comma on sait une immo- bi:lé compièt >.De plus, la lumière tombant maigrement entre les bâtiments vo.sins, re:adait l'opération beaucoup trop longue et par conséquent presque impossible a réus sir.Le local fat donc abandonné, resta longtempe vac.nt faute de pouvoir être approprié à aucun usage, et finit par être loué tem-' porairement par M.Francastor, pour lui, son domestique et ses chiens.A Paris, on trouve tout ce qu'on veut en cherchant bien, mais ce fut une vraie trouvaille de découvrir cette ancienne photographie équestre à proximité du cirque, car dans ce quartier opulent il n'y a guère de propriétaire assez peu soucieux de leurs intérêts pour compromettre la dignité de leurs immoubles, en donnant asile à une trentaine de quadrapèdes.- + +o oa - X Répaorevs-zy-Canr : HECTOR rAbRE \u2019 Chaque inseitfon subséqdentd.0.19 Chaque ligne en sus, premidre ins,, 0.08 Chaque ins, subséquente, p.ligne.0.04 AVIS SPECIAU La Constipation habituetic leurs dle foie, dyspepsic, acidity de l'esto .mac, Justvaise haleine, cte meilleur | remède se trouve dans les LOZENGES PEHISTALTIQUES ; elles sont toniques / et luxatives ; elles.vétabliasent l'ordre dans l'économie et guérissent pinsi la \u2018 onstipa- tion D'après tous les pharmaciens, c'est le | meilleur et le plus agréable remède contre les hémorrhoides, le seul qui atteigne sou but, vu que les applications externes n'ont qu'un cfiet momentané; c'est de l'argent perdu.Recommandées et cn vente chez tous les pharmaciens de première classe.Le temps et l'expérience ont démontré que les LOZENGES EERISTALTIQUES sont un remède sûr et efficace pour la Constipation, la dyspépsie, les hôémorrhoïdes et les maux de tête, et les symptômes alarmants et énervants le mille ot une autres maladies, Ce n'est pas un nouveau remède, il a été essayé par des milliers de personnes et il a donné des preuves de ses propriétés curatives.Bon nombre dec madeeins ct de journaux médicaux ont accueilli cordialement les Lozenges et les ont chaleureuse - ment recommandées, parce qu\u2019ils ont vu eux-mêmes l'effet qu'elles ont produites dans des cas difficiles, Recommandées ct en vente chez tous les pharmaciens de première classe, UNE CARTE.| i Toutes les personnes souffrant des erreurs et des indiscrétions de la jeuneess, de fai- dlesges nerveuses, de débilité, d'excroissance, etc, j'enverrai un remède qui- les guérira, SANS CHARGE EXTRA.Ce remède célèbre a étà inventé par un missionnaire de l\u2019 mérique du Sud.Envoyez votre adresse | sous enveloppe au Rév.JOSEPH T INMAN, Station D., Bible House, New-York City.27 mai 1878 - 6m3fs À.Médecin et Chirurgien, GRADUE No.53, ru: de Lachevrotiére, Quartier Montcalin, (vis-à-vis le Bon Pasteur) Québec, 27 septembre 1878\u20142m | 1 , Be maux | | de tête, étourdissemunts, des véré, des dou- DE L'UNIVERSITÉ-LAVAL, | AUX FORGERONS.Avion.Frren Barre Boris, Feuillard, Felines, Etaur, Chovilles, Limes, Filières, Clous à Cheral pointé et noir.\u2014 44 RAPES À CHEVAL Nous pouvons vous offrir une Rape supérieure ù n'imnarte laquelle, LE TOUT A LAS PRIX.H.S.SCOTY & CIE, No.60, Rue dr.PIERRE, BASSE-VILLE.Québec, 26 octobre 187\u20ac.Poisson ! 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avertissons également ceux qui tiennent des Maisous de Pension, à la campagne ct ailleurs, que nous pouvons leur vendre, A des prix qui défient toute compétition, tout cc qu'il leur faut, en VAISSELLE et en COUTELLERIE D'ARGENT pour monter deg établissements de [dre classe.RENAUD & CIE, 24, rue St, Paul, Québec, 6 juin 1878.A.VARIN Marchand - Brocanteur 41 et 43, ruo de la Couronne Vend et achète toutes sortes de Meubles et effets de seconde main.Québec, 19 août 1878,\u20148m \\ x yr - 3 [3 Annonces Nouvelles.J.L.O.Vidal, Avocat.Banque Union du Bas-Canada \u2014P, MacEwen Société de Fermeture de Bonne Heure de Québec\u2014R.Ackerman\u2019 Soumissions pour Stock, Livres de Crédits, etc-\u2014Bichard Turner.Cour de Circuit \u2014Dd.Blanchet.Flanelles | Flanelles ! \u2014 Glover, Fry & Cie.Grand Encan de Meubles en vertu de l'Acte de Faillite \u2014Oct, Lemieux & Cie.Protection\u2014F.X.Lepage.EE QUEBEC, SAMEDI, 30 NOVEMBRE 1878 QUESTION DE COURTOISIE, Une dépêche adressée au Wifness au sujet de l'accueil dont le Lieutenant- Gouverneur et ses ministres aurait été l\u2019objet de la part du Marquis de Lorne, a donné lieu aux plus fausses impressions et à des commentaires malveillants de la part de certains journaux.Ces journaux, dans leur ardeur à injurier, ne se sont pas aperçus qu\u2019ils faisaient jouer au Marquis de Lorne un rôle tout à fait indigne d\u2019un homme du monde.Ce n'est pes d'ordinaire par un manque de courto\u2018sie, que se permettrait à peine le pai isan le plus grossier, que débute un rep \u2018ésentant de la Souveraine dans ses rapports avec les représentants d'une \u2018srande province.Le récit malveil\u201d int et tot imaginaire tombait de soi.Il \u201cst seulement fâcheux qu'une pareille fausse note ait rompu un instant, pour quelques esprits crédules, l'harmonÿe du spectacle qu\u2019a présenté le voyage triomphal du marquis et de la, =:wæfquise, d'Halifax à Montréal.& lecteurs seront sans «loute bien \u201cle connaître ce qui s\u2019est passé, et us pouvons leur garantir l'exactitude \u201c des informations suivantes.Le Lieutenant-Gouverneur et ses ministres, se sont rendus à Rimouski par le train ordinaire du matin.À Rimouski, ils ont obtenu de l\u2019obligeance de l'administration un char spécial pour aller au devant du train vice-royal jusqu\u2019à Ste.Flavie.Leur intention était, après avoir présenté leurs hommages à Leurs Excellences, de revenir à Ri- mouski, par ce même train spécial, pour y reprendre le convoi régulier, Ils ne pouvaient songer à accepter l'invitation, dans la prévision où elle leur serait faite, de continuer la route dans le train vice-royal, d\u2019abord parce que ce train n\u2019arrêtait pas à la Rivière Quelle ott le Lieutenant - Gouverneur «devait descendre pour assiter aux funérailles de sa belle-sœur, ensuite parce qu'à la Chaudière, ils se fussent trouvés sans train pour revenir à Québec.A Ste.Flavie, le Marquis et la Marquise ont accueilli le Lieutenant-Gou- verneur «t ses ministres avec le plus grand empressement et la plus parfaite courtoisie.L'entretien était même ai cordial, que le train est parti pendant que l'un causait.En apprenant que le Licutenant-Gouverneur devait descendre à la Rivière-Quelle pour assister aux funérailles de sa belle-scrur, le Gouverneur, après lui avoir présenté ses condoléances, lui « racieusement offert de faire arrêter le train « cette station.Quand, à Rimouski, les ministres provinc.aux ont quitté le convoi, Sir John, MM.Masson et Faby ont cherché à les retenir, et c'est à regret qu'on s\u2019est réparé.Ia Princesse, avant d'apprendre le deuil qui vient de frapper le Lieute- nant-Gouverneur, lui avait exprimé le désir de le voir à Montréal.Voilà la vérité toute simple ct plus conforme vraiment aux traditions de la bonne compagnie, que le récit imaginé par le Witness.C'ost ainsi que les cho- es devaient 66 passer, C\u2019estainsi qu'elles ec sont pamsées.Ja politique a bien des rigueurs sans doute, mais «lle ne saurait réussir à fauaser les notions de savoir- vivre qui empêchent tout naturellement les gens de la position du marquis de Lorne de répondre à des politesses par un manque d\u2019égard, ou un homme bien élevé comme Sir John de traiter M.Joly autrement qu\u2019avec courtoisie.\"Pr INFORMATIONS.\u2014 Plusieurs journaux ont mis en circulation la nouvelle que la place de solliciteur-général serait abolie, que M.Chauveau passerait aux Terres et M.Langelier aux Travaux Publics ou au Trésor.Nons croyons pouvoir dire que cette nouvelle est inexacte.\u2014I] paraît affaire entendue que le député fédéral actuel pour le comté de Durham-Sud, M.Burke, fera place à M.Blake ct passera lui-même à la Chambre locale.Durham-Sud est l'ancien comté que M.Blake avait abandonné pour faire la conquête de Bruce- Sud.\u2014Une entrevue a eu lieu hier entre M.Joly et les officiers de la Chambre de Commerce au sujet de la station du chemin de fer du Nord au Palais.M.Joly à communiqué à la déléguation le plan par lequel on aménerait le chemin jusqu'aux nouveaux ouvrages, derrière le terrain de la compagnie du gaz Li commission du havre complétera probablement les R0O pieds de quai nécessaires.Durant l\u2019entrevue, il a été question de la construction des ateliers et de la gare.M.Joly a dit que le gouvernement était désireux de commencer, mais se trouvait arrêté par quelques difficultés au sujet de l'acquisition d\u2019une partie du terrain -nécessaire, ot qu'il comptait s'entendre avec la Corporation i ce sujet.\u2014L'hon.M.Joly est retourné hier à Montréal pour surveiller les travaux qui se font entre St.Vincent de Paul et le Sault.On compte toujours que des trains circuleront entre Montréal et Québec à Noël.\u2014Une feuille conservatrice donne cours aux rumeurs suivantes, la plupart fort improbables : L'hon.juge Polette, des Trois-Rivières, devant résigner, l\u2019hon.Juge Routhier prendrait sa place, ayant lui-même pour remplaçant l'hon.juge Plamondon.M.McDougall serait alors fait juge.pour Arthabaska, On dit aussi que Thon.juge Loranger a toute chance de recueillir la succession de M.Letellier de St.Just, et que M.Chs.Gill M.P., de Sorel, le remplacera sur le banc.Dans ce cas, M.Fabien Vanasse, avocat, de Montréal, serait en toute probabilité le candidat conservateur pour Yamaska.\u2014 Notre gouvernement a fait lon u Musée industriel du Champ-de-Mars, à Paris, de l'immense trophée en bois, sorte de campanille à plusieurs étages qui g'élévait dans le dôme de la section anglaise, à l'extrémité du vestibule d'honneur du palais de l\u2019Exposition.C\u2019est un splendide cadeau, d'une valeur intrinsèque de plus de 100,000 fr.\u2014- - - LETTRE DE MONTREAL.28 novembre 1878.Tout Montréal était sur pied de bonne heure ce matin pour fêter l\u2019arrivée de notre nouveau gouverneur, le Marquis de Lorne et son auguste épouse la Princesse Louise.La gare Bonaventure avait été transformée pour l\u2019occasion et dès dix heures une foule nombreuse s\u2019y rendait, avide de saisir jusqu\u2019aux moindres détails de la réception.On avait réservé une place d'honneur, près du dais, au clergé, à la magistrature, au corps consulaire et au Conscil-de- Ville.A midi quinæ minutes, le convoi royal entrait en gare, aux acclamations enthousiastes d\u2019une foule énorme.En effet, la gare était littéralement boudée de monde.M.le Maire ayant lu l\u2019adresse d'occasion, M.le Marquis y répondit avec beaucoup d'a-propos.Pendant ce temps, la princesse promenait un regard sympathique sur la foule qui l\u2019environnait.De son côté, cette foule étudiait jusqu\u2019à ses moindres mouvements.ls maire ayant présenté les conseillers de ville au Gouverneur, le signal du départ fut donné.En attendant le départ, on a fort remarqué que le marquis et la marquise avaient longuement et tres-curdialement causé avec Mgr.Fabre.La procession fut ulors formes ot l\u2019on # mit en route pour le Windsor, passant par la rue Bonaventure, le carré Victoria, où l\u2019on avait érigé un are de triomphe, et le Beaver Hall.La voiture où avait pris place le Marquis ot la Princesse, fut traînée par une centaine de personnes aux cris enthousiastes de lu foule.minion Square où !a Batterie Stevenson s'était réunie dès le niatin.Ce soir il y a bal et illumination.Jamais depuis les beaux jours de l'arrivée du Prince de Galles, Montréal n'a été témoin de pareille ovation.Demain à 11 heures, Son Excellence recevra en audience particulière le corps consulaire.Il y aura le soir lever au Windsor.Leurs Excellences ne partiront que lundi pour Rideau Hall, Par dépêche.\u2014 Les fêtes de la journée se sont terminées par un grand bal à l'Hôtel Windsor, donné par la Société St.André, auquel assistaient le Marquis de Lorne et la Princesse Louise.La première danse, qui était un quadrille, a été dansée par le Marquis de Lorne avec Lady Macdonald, et le Col.Stevenson avec la Princesse Louise.Dans la seconde danse, un ancien reel écossais, le Marquis a dansé avec Mademoiselle Ogilvie ct M.McMaster avec Mademoiselle White ; personne autre n\u2019a pris part à cette danse.La salle de bal était brillauiment décorée, et le coup-d'œil splendide.IXE ree CONFIDENCES D'UN PRÉSIDENT.Les Tablettes d\u2019un Spectateur de Paris, ont donné une information à sensation.11 s'agit d'une conversation que le Maréchal-Président aurait eue avec le prince de Galles sur la situation politique et sur les éventualités de l'avenir.Le Maréchal revenait, ces jours-ci, de la chasse de Compiègne, avec le prince de Galles.L'intérêt des conversations cynégétiques épuisé, il fut question quelque peu de politique.Le prince de Galles, par ses discrètes, gracieuses, Mais pénétrantes observations, eut le mérite de mettre le Maréchal en verve, chose rare, et M.le Président de la République devenu presque loquace, donna à Son Altesse lo plan complet de l\u2019état actuel «le la politique gouvernementale.Voici les points principaux de ce programme : \u201cJo.M.Gambetta et ses amis des gauches m\u2019ont donné l'assurance d'une discussion du budget sans incident ; le budget sera voté entier, sans douziëmes provisoires, ce qui est un détestable système, et le budget sera voté avant le renouvellement du Sénat ; \u2018 20.De mon côté, je crois pouvoir promettre que personne autour de moi, de près ni de loin, ne s\u2019autorisera de mon nom pour engager quoi que ce soit qui puisse être ou annonçer une mesure quelconque de réaction.\u201d Au fond, a ajouté le Maréchal avec quelque animation, on s\u2019est beaucoup mépris sur mon compte ; jamais je n'ai songé à sortir de la Constitution.À un certain moment, au 16 mai, J'ai cru devoir insister sur ce point, j'ai cru devoir demander au pays s\u2019il entendait aller du côté où les gauches nouvelles le faisaient pencher.Le pays a répondu : \u201c Oui,\u201d Je me tiens pour averti ; il était constitutionnel de faire ce que j'ai fait, mais aussi la Constitution veut que je me tienne là où le veut la nation.C'est ce que je fais, prince, et Votre Altesse, qui est du pays parlementaire par excellence, ne saurait, je pense, me désapprouver.\u2014Non, certainement, à répondu le prince en riant, ¢'est on ne peut plus correct.La conversation s'est ainsi continuce.Des bruita divers que le prince de Galles à pu rappeler le soir, dans une réunion d\u2019intimes, il résulte encore que le Maréchal tient pour son programme propre le discours prononcé par lui, à la distribution des récompenses ; qu\u2019il a la promesse et l'espoir de l'abandon de toute poursuite contre les partisans et fauteurs divers de la politique du 16 mai, et qu\u2019il considère la situation comme parfaitement rassérenée.SOUVENIRS DE BISMAKCK.Un vieut de publier un ouvrage qui fait sensation en Allemagne, Il est intitulé : Ze comte de Bismarck et ue yens pendant la guerre avec lu France, d\u2019après un journal, par Maurice Busch.M.Busch u servi de secrétaire intime au chancelier pendant la campagne de 15870.C\u2019est d'aprés ces notes que l'auteur a rédigé deux volumes de mémoires qui vffrent un intérét à la fois pittoresque et historique.La première besogne «dont on le charge quelques minutes apres son arrivée a Saarbriick, le 31 juillet, consiste a dicter une dépêche dont il ue comprend pas tous les membres de phrase, mais oli il est dit que les \u201c\u2018 puissances allemandes ne ge contenteront pas du renversement éventuel de Napoléon I11.\u201d La déclaration à une importance historique : elle est faite à la date du 10 ou du 11 aot.Le soir, avant de se , coucher, le secrétaire note le fait, avec Leur arrivée au Windaor fut suluée |ce commentaire : \u2018\u201c Strasbourg, peut par vingt-et-un coups de canon du Du-' être la frontière des Vosges: qui l\u2019eût rêvé il y a trois semaines !\u201d La première révélation que nous trouvions dans le livre réduit ainei à néant le reproche que certain parti a si souvent adressé au gouvernement de la Défense nationale, d'avoir provoqué au démembrement de la patrie par la prolongation de la résistance.A Saint-Avold, le chancelier remarque dans l'appartement qu'il habite une belle provision de linge: * Si nous sommes remplacés ici, dit-il à ses conseillers par une ambulance, toutes ces belles chemises seront déchirées ; on en fera de lu charpie et des bandages, of on en auru le droit.\u201d Puis se rappelant des plaintes qui ont été formulées évidemment dans les campagnes précédentes auxquelles il a pris part, il ajoute : \u201c On dira ensuite : C'est le comte Bismarck qui a emporté ces chemises.\u201d Au diner, les conseillers expriment la crainte que leur boisson favorite, la bière, ne vienne à leur manquer : \u201c Il n\u2019y à pas de mal, s\u2019écrie M.de Bismarck.Je déplore que la bière soit si répaudue : elle rend bête, paresseux et imy otent.C\u2019est elle qui est cause de ces bavardages démocratiques auxquels se livrent ceux qui en boivent.Une bonne eau-de-vie de grains serait préférable.Dans la soirée, la chancellerie reçoit de bonnes nouvelles : Phalsbourg et le passage des Vosges sont au pouvoir des Allemands.M.de Bismarck est en belle humour, et il se livre à des remarques mordautes sur le caractère national du peuple vaincu.Il est question de mythologie.\u2018\u201c\u201c Je n'ai jamais pu souffrir Apollon, s\u2019écrie-t-il.11 a tourmenté Marsyas par jalousie, pour des motifs de pure imagination ; et, pour les mé- nies raisons, 1l a tué les enfants de Niobé.C\u2019est le vrai type d\u2019un Francais; c\u2019est un gaillard qui n\u2019a jamais pu supporter qu'un autre joue de la flûte aussi bien que lui ou micux que lui.\u201d La chancellerie allemande arrive le 14,à Herny.En prenant le thé, les diplomates s'entretiennent entrautres du ministres des affaires étrangères de France, du duc de Gramont.M.de Bismark s'étonna, dit son secrétaire, que cet homme si bien portant et si vigoureux ne se fût pas engagé dans un régiment pour oxpier sa bêtise.\u201cIl serait assez grand et assez fort pour cela.Je me serais conduit autrement en 1866, si les choses avaient mal tourné.Je serais entré immédiatement dans un régiment ; il ne m\u2019eÂût plus été possible de me montrer vivant à mes compatriotes.\u201d M.de Bismark assiste de fort près à la bataille de Gravelotte, et quand la lutte est terminée, il exprime son mécontentement à l'endroit de certaines manœuvres ordonnées par l\u2019un ou l'autre des chefs de l'armée allemande.La fuçon dont le général Steinmetz conduit les opérations de son corps excite sa Colère : \u201c Il abuse de la bravoure véritablement énorme de nos troupes.\u2014Dissipateur de sang ! \u201d mere ee IELEGRAPHIE GENERALE Londres, 29.\u2014Deux mille hommes de troupes ct un approvisionnement supplémentaire de munitions sont expédiés par voie du Cap de Bonne Espérance.L'état du commerce de fer et du charbon devient de plus en plus zuau- vais dans le distiict de South Stafford- shire.La manufacture de fer British a donné avis de congé à ses employés, Les propriétaires des hauts fourneaux de South Staffordshire et de East Worcestershire ont décidé de réduire les gages de 10 pour cent, et ln compagnie de fer Hémalite do Maryport, réduira aussi les gages de ses employés.Une dépêche de la Nouvelle-Calédonie en date du 27 courant, dit que trois prisonniers libéré: et trois naturels out été assassinés par les rebelles à l\u2019embouchure de la rivière Péra.Les troupes poursuivent toujours les insurgés dans le district de Péra.Tout est tranquille dans les autres parties de ln co- lonic.M.Frédéric Gye, le directeur du théitre Covent Garden, qui s'est bleasé accidentellement avec un arme à feu, est dans un état précaire.Un conseil d\u2019Etat discutera bientôt l\u2019opportunité de taxer le coton importé de l'Amérique.La compagnie de fer Chatterly, à refusé l'offre de 900 ouvriers, «le repron- dre le travail à une réduction de 5 pour cent dans leurs gages.Ja détresse est grande parmi lus ouvriers.Un correspondant de Berlin écrit que lu Russie à déponsé 3,000,000 de roubles pour fortifier Sophia.Une dépêche de Paris dit que In nomination du comto de Choiseul, i 'aum- basgivle de Madrid, a été annuléo.\u201cris, 29.\u2014Bon nombre d'Italiens sont venus à Nice attendre que l'agitation républicaine ae calme avant de re tourner en Îtalic.Cherbourg, 29, \u2014Deux officiers de marine se vont battus en duel hier.Le pistolet étät l'arme choisi et l\u2019un deux à été tué.Berlin, 2 \u2014 D'après le décret donné par le ministre Prussien, qui déclare que toute penonne considérée dangereuse à l\u2019ordrevublic ait à laisser Berlin et ses environs,au delà de 40 socialistes ont reçu ordre de partir aujourd'hui, entre autres Missetman et Fritztree, députés socialistes.Rome, 29.\u2014 Les dernières arrestations de socialistes ont amené la découverte de pièces importantes sur l\u2019organisation de I'Internationale en Italie et sur leurs relations avec les loges étrangères.St.Pétersbourg, 29.\u2014 Le Movre Vremya publie un article dans lequel il fait retomber toute la responsabilité de l'envoi de l'ambassade russe à Ca- boul sur la Russie et non sur I'Afghanistan.Il ajoute que l'Angleterre évite un ennemi fort en accusant le plus faible.merriment A TRAVERS LA VILLE.A LA QUATRIEME PAGE.\u2014 Mémuires d'un homme de lettres \u2014 Premier hubit, par Alphonse Daudet.RECTIFIVATION.\u2014 Un de nos abonnés nous écrit de rétracter l'erreur qui s\u2019est glissée dans notre numéro d'hier, disant que le train spécial du vice-roi était passé à St.Henri & 7 hrs.ot qu'il n\u2019y avait pas eu de démonstrations, et il ajoute : \u201c Je puis vous dire qu\u2019il y a eu une magnifique démonstration d\u2019organisée par le public et les employés de la gare du Grand Tronc, tels que feux de joie, illuminations aux flambeaux.A l\u2019arrivée du train des feux d'artifices ont été lancés et on a tiré plusieurs coup de carabine ; le train est passé à 7 hrs.35 et il n'a pas arrêté.Une foule de spectateurs stationnaient sur la plate- forme de la gare du G.T.R.lors du passage du train.CLUB NATIONAL\u2014Il ne faut pas oublier la soirée qui se donne au profit des pauvres à la Salle Jacques-Cartier, lundi soir.Le programme très-varié sera bien amusant.Il y aura chant, musique, exercices acrobatiques et des petites pièces.L'œuvre est méritoire.PÈRE ORUEL\u2014 Il y a quelque temps, un individu du nom de Tiernay, autrefois de Québec, et plus récemment de Montréal, s'est mis dans la tête de filer aux Etats-Unis.Avant de partir, pour satisfaire un de ses caprices ridicules, il enlevait à sa femme son seul enfunt qu\u2019il est Venu confier à ses parents à Québec.- La jeune femme qui pleurait plus son enfant que son mari, est venu à Québec le réclamer.Le beau-père « d\u2019abord fait des façons, mais à l'aide d'un writd'habeas corpus, la mère eat retournée à Montréal hier soir avec son enfant.VOYAGE RAPIDE \u2014Lors de la tempête du 23 courant, une goëlette à trois mats, en destination d'Irlande, était ancrée au bout de l\u2019île d'Orléans.Le vent qui soufilait avec force, brisa les chaînes des trois aneres qui la retenait et elle partit à la dérive.Après beaucoup d'elforts de la part de l'équipage, on réussit à l\u2019a marrer do nouveau au quai de la commission.Mardi dernier, cette goëlette qui a nom Albert, laissait Québec pour les porta étrangers, sous la survoillance: de M.Charles Clavet, jeune pilote nouvellement diplomé, Le temps n\u2019était pas beau, et la mer n'avait rien d'engageant ; néanmoins on lâcha les amarres.La lendomain, M.Clavet débarquait au Bic.De I'aveu de tous les marins, c\u2019est le plus prompt voyage qui ait jamais été fait entre Québec et le Bic, et tons s'accordent à faire les plus grands éloges de ce joune pilote.PECHE AU LOUP-MARIN.\u2014 Un loup marin u été tué dans le fleuve, vis-à-vis Sillery, hier, par deux ouvriers du Cap Blanc, du nom de Dubé et Chovalier.Us l'ont tué avec une gaffe.11 mesure huit pieds de long.CONBTRUCTION DES NAVIRES.\u2014 M.Samson vient de mettre sur chantier un bâtiment de 1,600 tonneaux.M.Char- land en mettra bientôt un de grande dimension.Tes doux navires sur le chantier do M.Valin seront prêts à être lancés à l'ouverture de la navigation.Il y ena un de 1,300 tonneaux et un autre de 600, PETITES NOUVELLES.\u2014 Mercredi soir dernier, dos voleurs sont entrés dans un hangar sur la propriété do l\u2019hon.M.E, Chinie, chomin Ste.Foye, ot y ont volé plusieurs articlos de valeur.\u2014 Les Pères Rédemptoristes ont finullement accepté, parait-i), la dessorte de In paroisse cle Sto.Anne de Beaupré.le supériour de l'ordre cat à Québec, # conclure loa armngements, préalable ment à l\u2019arrivé des autres Pros, -le port de Québec a été cette année moins animé quo l'an dernier.On estime qu\u2019il ÿ à eu duns notre port 150 à 200 vaisseaux ile moins quo l'un- née 1877 fs , >\" 17 ; Po rp D >.{ | | Sr + ?Ÿ \u2014 -\u2014La police est sur la piste d'une bande de voleurs qui a accompli nombre de vols l'été dernier.\u2014Hier soir à la brunante, deux vols out été commis près de la halle du marché Champlain.On a dérobé à la porte d\u2019un magasin d'épiceries une poche rempli de volailles mortes et à la porte d'un autre magasin deux sacs de riZ que le propriétaire avait oublié d'entrer.\u2014 L'enquête se continue dans l\u2019affaire Goyette.M.Joly a été examiné hier et à dit que le nom au bas du chèque présenté à M.MeGie pour échange n\u2019était pas sa signature, M.Murphy, du bureau du chomin de fer, a aussi été examiné.\u2014Le détective Chabot a trouvé hier à St Sauveur une blouse de dame qu\u2019il croit avoir été volée.La propriétaire pourra la réclamer en s'adressant au hureau de police centrale.LE POMMERANIA.\u2014M.Blight a rendu le témoignage suivant à l'enquête sur le désastre du Pommerania, hier: Les mulelots s\u2019occupaient à sauver leurs baggages et leurs lits au lieu d'aider les passagers.Le capitaine seul a fait son devoir.Le capt.Schawnsen, en réponse à une question de M.Blight, a dit qu\u2019après lu collision, son premier officier, s'était sauvé.Quoique l\u2019enquête ne soit pas terminée, le jury a rendu un verdict que les personnes noyées, l'ont été par suite d'une collision en mer, dont on iznore la cause, de capitaine Schawnsen a coulé à fond avec le steamer, mais est revenu à la surfaco de l\u2019eau, grâce à une cein- Lure préservatrice dont il s'était ceint.Il s\u2019est cramponné à une planche et il ost resté dans cette position une heure et demie, avant d\u2019être repéché.Ceci «démontre que si on eut fait un plus grand usage de ces ceintures préservatrices, personne ne se serait noyé, -25 pièces Draps Noir Union, première qualité chez H.Gagnon & C'k.VARIÉTÉS.-La femme d'un clergyman racou- tait aun petit gargon l\u2019histoire de Jonas mangé par la baleine.\u2014Imagine-toi, mon enfant, un pois- sou @ os, mais gros à ne pas le croire, et qui aurait pu avaler ton papa aussi bien que le pauvre Jonas.L'œfant était occupé à grignoter une grappe de raisin.Tout en laissant tomber ce sa propre bouche la pelure des.gram, il demanda avec intérêt : \u2014Dis-moi, mère, ce gros poisson crachait{] aussi la peau des gens qu'il avalait?j \u2014Un Marseillais est propriétaire d\u2019unemiue en Espagne, et comme tons les popriétaires de mines, il cherche un epitaliste.Enfin, il trouve ce rora aris.\u2014Avez-vous un rapport de votre in- géniqur sur le rendement de votre mine ¢ demande le baiileur de fonds.\u2014-Certainement, qu\u2019il y a un rapport { \u2014Eh bien ! l'ingénieur dit-il qu\u2019il y ait heaucoup de minerai ?JE MARSEILLAIS, avec importance.L'ingéniour ?il dit qu\u2019il y en a trop ! \u2014\u2014 \u2014\u2014 en MARCHE MONETAIRE, New-York, 10 hs, 30 novembre 1878.Wh}; Licker, 981.Echange Sterling, 82, Green- E.C.BARROW, Conrticr.AERATED Irécèn.Hie?soir, vendredi, le 29 courant, à l'âge de 1 an ct ] jour, Oscar, enfant unique de M Adjutor Renaud, assietan*.trésorier à la Corporation der Pilotes.1) sera inhumé demain, dimanche, à 4 heures P.M, Le convoi partira de la demeure de son père, rue Richardson, No.53, St.Roch.Parents et ainis sont priés d'y apvister sans autre invitation.A Nt.Roch, le 29 du courant, à l'age de 15 mois ot 8 jours, Joseph.-Ifred- Arthur enfant de M.Pierre Délanger, mattre-me- nuisïce.Les funérailles anront Tien dimanche.Le convoi laissera Ja demeure de son père, rue Ste.Hélène, No.£8, à 4 heures.Parents ct amis sont priés d'y assister sans antre invitation.Le 30 novembre dernier, à Bt, Thomas de Montmagny, Thérdse Catherine Couillard Dupuis, épouse de Lonia Bélanger Fon rervice ct sn sépulture anront lieu lundi, à & heures précises, Annonces Nouvelles.J.L.O.VIDAL, AVOCAT No, $, rue St.Pierre, Maxse- Ville, QUEBEC.Annonces N ouvelles.Société de Fermeture de Bonne Heure de Québec.SEUTION DE LA HAUTE-VILLE, CHANGEMENT D'HEURE.Le publicen général ct les dames en particulier sont respectueusement informés que la plupart des magasins de nouveautés de la Haute-Ville se ferm- ront à SIX heures du ler Décembre 1878 au 31 Mars 1879, les samedis et vuilles de fêtes exceptés Les dames sont respectucusement priées de faire leurs achats avant six heures.Far ordre, BR.ACKERMAN, Necrétaire Québec, 30 novembre 1878\u2014 3f Banque Union du Bas-Canala.DIVIDENDE No.26.AVIS est par le présent don qu'un dividende de DEUX POUR CENT sur le Capital payé de cette Institution, vient d\u2019être déclaré pour Vann scmi-an- nuelle, payable a la Banque oud au_une de ses Succursales, le ou après JEUDI, le DEUXIENE jour de JANVIER 1579.Les ! ivres de Transfort seront turmés du 16 au 31 Décembre inclusivement, Par ordre du Bureau de Direction, P.MacEWEN, Caissier, Québec, 30 novembre 1878\u2014jd SOUMISSIONS POUR Stock, Livres de Crédits, Propriété rue de la Courunne et du Prince- Kdvuuard.\u2014 ACTE DE FAILLITE DE 1
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