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Titre :
Le jour
Éditeur :
  • Ville Saint-Laurent :SODEP inc.,1974-1978
Contenu spécifique :
vendredi 3 juin 1977
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Le jour, 1977-06-03, Collections de BAnQ.

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[" A A 7 Hebdomadaire national A Volume 1 numéro 18 du 3 au 9 juin 1977 $1 3 [ie Jou] 138 JY ATG ERTIES J333501333 Les Appalaches Québé ™Y \u201c4 1977 a be Cahier special 2e Py, \u201c Or Voyageries qi R québécoises sac À + - hay tT Dans la boule = de cristal: 4 Trudeau et oz\" Mackenzie King » p.16 I Les militants = Le bilan noir I 94 9 \u2014 des controles vf el RY anti-inflation EYE d\u2019Ottawa IEE ly p.18 ph 2\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 3 JUIN 1977 ( DARGAUD lA BANDE DESSINEE EN FORMAT DE POCHE a) PLUS QU\u2019UN NOUVEAU FORMAT! UNE NOUVELLE DIMENSION POUR LA BANDE DESSINEE Vous pouvez commencer une collection sensationnelle de bandes dessinees en version intégrale avec des titres et des auteurs prestigieux 9 8 EN VENTE fd DIFFUSION EXCLUSIVE DISTRIBUTIONS ECLAIR LTEE 8320 PLACE DE LORRAINE ANJOU 353-6060 DARGAUD M CANADA LTÉE 300 PLACE D'YOUVILLE, MONTRÉAL 843-3568 \\ [EV bro OT or APPEL D\u2019OFFRES APIi-77-2 pour 10h30 a.m.heure de Montréal mardi, le 14 juin 1977 IMMEUBLE À VENDRE DANS LA PAROISSE DE SAULT-AU-RÉCOLLET (VILLE DE MONTREAL) = 23 \u20ac c 484-28) m |e mn < m > >» > 0 \u201ca œ œ œ = & > a a» = > | « œ NS nN nN © 2 r œ ~ ~ 3 m > o © œ c = » 2 > w 2 \u20ac m £ © sup totale 9,301 pi\u201d 5 5 - >» rs = = - x\u201d + = m RUE DE CASTELNAU 1 .; ES PARC TURIN ÉCOLE ST-VIATEUR (Fe) 3 Certains terrains situés en front de la rue de Castelnau étant les lots numéros 484-278, 484-279, 484-280 et 484- 281 aux plan et livre de renvoi officiels de la paroisse Sault - au - Récollet, division d\u2019enregistrement de Montréal, province de Québec contenant une superficie totale de 9,301pieds carrés.avec bâtisse susérigée située en face du 1370, rue De Castelnau, Montréal.EVALUATION MUNICIPALE Terrains: $21,000.00 Batisse: $83,000.00 MISE A PRIX: $50,000.00 VENTE AU COMPTANT OU A TERME Toutes les conditions du présent appel d'offres sont contenues dans le document, lequel est disponible pour examen et peut être obtenu gratuitement du lundi au vendredi inclusivement de 8h30 à 16h30 à l'endroit suivant: Service Gestion des Immeubles Bureau au 1800 HYDRO-QUEBEC 75 ouest, boul.Dorchester Montréal, P.Q.H2Z 1A4 Un dépôt de CINQ MILLE DOLLARS ($5,000.00) cheque officiel d\u2019une banque à charte du Canada ou chèque visé tiré sur une banque à charte du Canada ou sur une caisse populaire, payable à l'Hydro-Québec, remboursable sous condition, doit accompagner l'offre.Seuls ceux qui auront obtenu le document d'appel d'offres directement de l'Hydro-Québec sont admis à sousmis- sionner.L'Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter l'une quelconque ou toutes les soumissions reçues.Le Directeur Propriétés Immobilières LAURENT MARQUIS A xxx Pierre Murphy e bal saintlouis bistro * restaurant québécois 82 est, rue Prince-Arthur, Montréal, P.Q.Téléphone: 288-2423 Not Nosle Lesm Edi Dans Qu Leg; la fé Vag ANR TTVS NB Nevo-is BO EE = = = = = sot | = pour ver fran: hèqué ens cassé p SOU offres jms \\ \\ LE JOUR Notre page couverture Le Conseil national du Parti québécois aura été avant tout celui des militants.Nos reporters en résument l'esprit et ies lignes directrices en pages 9, 10, 11, 12 et 13.desing Jean Gladu Michel Giroux TRICYCLE Courrier et mots croisés Nos lecteurs nous écrivent .\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026 \"pages 4, 6, 7 Les MOtS CrOISÉS .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026eccossererseacrsrrs ins a0s20e page 5 Editorial Dans un esprit d'ouverture, par Evelyn Dumas \u2026 \u2026page 8 Québec Le point du Jour La réalité et les attitudes, par Pierre Vadeboncoeur photo Michel Girour Le congrès du Parti québécois Le présent etle futur ou quand les militants ont la parole.par Alain Pontaut.page 9 Hebdomadaire national \u2018 Vol.1, no 18, semaine du 3 au 9 juin 1977 Sommaire Une priorité devenue mandat: lezonage agricote, par François Dagenais.\u2026.-\u2026\u2026.\u2026.page 11 La démocratie a joué en faveur dès femmes et du libre choix de leurs.maternités, par Colette Beauchamp.ass aber PAGE 12 Ecoles privées: une grande marge de manoeuvre, par Michel C.Auger.ld ia page 13 Colloque\u201d \u2018Vivre \u20ac en ville\u201d Les citadinsferont-ils un jour fa grève?par Micheline Roberge.0000 cnrs dass péri :page 13 La grève à Rädio-Mutuelle Une bataille pour la dignité et/e droit à la syndicalisation, par R.Laporte.Ses -pade 14 Monde La porte ouverte estfermée.par La roche Ursule accents carasses di Thuse done page 15 Opinion Francophonie: l'envers du décor, par Chérif Elvalidé SOye\u2026.\u2026.\u2026.\u2026svovesgereatis creer se iodine titres page 15 ee Chroniques ~~ Ainsi parlait Zarathoustra Mackenzie King et Trudeau, par Pierre Chaloult\u2026 page16 Les 6ChOS QU JOU correction sass page 17 Economie La lutte à l'inflation: les salariés écopent.par Ruth Rose-Lizée ioe page 18 La colline parlementaire Me Clément Richard: pour des débats démocratiques et vigoureux.F par Jacques Larue-Langlois.Les ass erae ea annee eee .page 20 Cette semaine (J.L- L ) LA aa ee ren ea eee page 21 La chronique du référendum, par Pierre Bourgault c.count page 22 Environnement Quelques actions pour la qualité de la vie.par Gilles Boileau SU page 23 Le Sombre Vilain \u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026.reeeecsseceeeccee page25 Les bonnes tables.par Roch Côté.page 26 .LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 3 JUIN 1977 \u20143 Les miettes, parle PetitPoucet .iii.Pleinrair Le Cercle-des Jeunes naturalistes: pour jeunes et moins jeunes, par Robert Saint-Jean.page 27 Arts et lettres RENN revere series Lettres La parolé se prend comme laliberté.par Robert Marteau 212006 ef RE 0 crainte page 28 Un petit livre qui en estun grand: Rabelais tel 2 quel.par François Hébert.sis ooo iin ovaivin ini page 29 Arts plastiques Caveutdire quoila tolérance?pat Yves \u2018Robillard Musique ° La musique au programme.de l'école, par Pierre PréVost oo.oie fe fo ii, page 31 Le pop Un peu plus haut, un peu moins loin, par Bruno DIOSHE ovine st i arn das E ES etn page 32 Théâtre Les Affaires culturelles prennent en main le théâtre, par Bernard ANndrès ice page 32 Cinéma Un surtrois: par Anne Constanty.page 33 Dossier LE SOMMET ECONOMIQUE DA 7/4 Textes de Louis Fournier Le développement économique du Québec: Une stratégie d'abord.un plan après l'indépendance page 34 L'Etat et l'économie Le \u2018camarade\u2019 de !a Shell Canada n'était pas le seul à vouloir des \u2018signaux clairs \u2026 .page 35 Bernard Landry n'a pas oublié la concertation.page 35 La CSN.la Suède.le PO.le Québec -page 36 Landry: créer un style de développement d'ici\u201d page 37 Marois: \u2018Le partage de /a richesse reste scandaleusement inégal!\u201d page 37 classe, enregistrement no 3299 LE JOUR.hebdomadaire national, est publié par Journal Le Jour Inc, qui a son bureau principal au 1435 rue de Bleury.Montréal H3A 2H7.Composition et montage DSC Composition, 385 boul.Lebeau, Ville de Saint-Laurent.Il est imprimé par l'imprimerie Trans-Continentale Inc, 433 boul.Lebeau, Ville de Saint-Laurent.Distribué par les Messageries Dynamiques, tél.332-0680 Abonnement: S50.00 par année, $25.00 pour six mois.À l'étranger: $60.00 par annee, $30.00 pour six mois.Tarif de l'abonnement par la poste aérienne fourni sur demande.Courrier de deuxième André J.Bélanger TÉLÉPHONE: 842-4821 (lignes groupées) Président du conseil d'administration: Dépôt légal: Bibliothèque Nationale du Québec Directeur François Dagenais Rédacteur-en-chef: Evelyn Dumas 4 2 4\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 3 JUIN 1977 Écrivez-nous = Bourrier ===] SPECIAL le massacre + des prix IX CY: abba ACHETEZ UN ROULEAU DE pier tenture ENCOLLE ET OBTENEZ-EN UN are 72-9743 2 stationnements _ À VOTRE SERVICE \"Chez FRENIERE ET FILS INC.tu peintures it 1 tu tapisses a meilleur marche qu'ailleurs SEMI-LUSTRE BLANC Jee QUALITE | REG.: $12.95 $6.95 LE GALLON | Ales LATEX S 3 gallons GRIS À PLANCHER °°\" VALEUR DE $11.50 AVEC CHAQUE ACHAT DE GRATIS eee 1 ROULEAU | DOUBLE DE TAPISSERIE - ROULEAUX T5*cu.PEINTURE C-I-L 16210, rue Papineau DE PEINTURE A DES PRIX IMBATTABLES TEL.POUR 272-1033 SEULEMENT 272 EE Ea EEE EE.Les ex-citations historiques 1608 \u201cCarsi,unjourdu printemps de 1608, un vaisseau de Hon- fleur mit le cap sur un point précis de l'Amérique, qui voudra s'imaginer qu\u2019il l'ait fait par une intuition aveugle, un mouvement prédestiné?\u201d (1) 1759-60 le 14 septembre, \u2018\u201cM.le Marquis de Montcalm est mort à quatre heures, ce matin, après avoir reçu les derniers sacrements.Il fut enterré, à huit heures, ce soir, dans l'église des Ursulines.Au- jourd'hui les ennemis se sont approchés de la ville à une demi-portée de fusil.il semble vouloir se retrancher près du bastion Saint-Louis.Nombreux sont ceux qui ont quitté la ville.Les Anglais se sont repliés dans le faubourg Saint- Roch où ils pillent consciencieusement les maisons.\u201d le 18 septembre, \u201cII a plu toute la nuit.M.de Rochebeaucourt a supplié M.de Ramezay d'attendre au 25 pour capituler, car Bougain- ville est presque aux faubourgs et Lévis à moins de 6 milles de la ville, prêt à atta- guer.ll est trop tard.A huit heures, ce matin, Joannès arrive avec les trois copies de la capitulation.M.de Ramezay a signé.Aussitôt, quelques compagnies de grenadiers sont venus prendre possession des postes de la ville.A trois heures et demie, la garnison a fait son apparition.D'après le texte de la capitulation, elle ne devait arriver qu'à six heures.La garnison fran- caise de la ville a eu les honneurs militaires.Les habitants ont conservé la jouissance de leurs biens.Les Anglais se sont engagés à ne pas déporter la population, tant que le conflit ne sera pas réglé d\u2019une façon définitive.De plus, la liberté de religion est accordée.\u201d (2) \u2018A Québec, à Montréal, le Canada a subi ou accepté la défaite (.) D'ici là des règlements provisoires qui s'appellent capitulation, regleraient le sort de la colonie.(1) 1800 MILNES \u2018Les habitants sont, je le crois réellement, un peuple industrieux, paisible et amical: mais ils sont par suite de leur manque d'instruction et de leur extrême simplicité, susceptibles d'être trompés par des hommes intrigants et ruses, et s'ils étaient induits à prendre pleinement conscience de leur indépendance, les pires conséquences pourraient s'ensuivre.\u201d (3) 1837-38 \u2018Dans tous les pays du monde, celui qui verse son sang pour la patrie a droit au titre de héros.Les peuples libres savent se souvenir de leurs patriotes.\u201d (3) Lord Durham (rapport) \u2018Les deux races, ainsi distinctes, ont été amenées à former la même société dans des circonstances qui inévitablement faisaient de leurs: contacts un occasion d'affrontement.\u201d (3) \u201cUn esprit d'exclusion a interdit l'accès des professions les plus élevées aux classes instruites chez les Canadiens français, plus peut-être qu'il n'était absolument nécessaire; mais il est impossible, avec la plus grande libéralité de la part du Gouvernement britannique, de donner une position égale, dans la concurrence générale de son immense population, à ceux qui parle une langue éirangere.\u201d (3) \u201clls sont un peuple sans histoire et sans littérature.\u201d (3) ETIENNE Parent Le rapport (Durham) s'il a été dressé avec autant de sincérité et de bonne foi qu'on le ditest une nouvelle preuve que les Anglais ne peuvent prononcer un jugement impartial entre nous, pauvres Canadiens français, et nos adversaires qui ontle bonheur de n'être pas frappés comme nous du péché originel.\u201d (3) LE JOUR accueillera avec joie les lettres des lecteurs.Elles doivent être écrites à la machine et n'être pas plus longues que deux pages à double interligne.LE JOUR ne s'engage pas à publier les lettres recues, et ne retournera aucune lettre à son expéditeur.Adressez vos lettres a: Lettres des lecteurs, LE JOUR, 1435 rue de Bleury, suite 801 Montréal H3A 2H7.Louis-Joseph Papineau .Voulant prouver que sa race favorite, la race saxone, est seule digne du commandement, lord Durham l'a mensongèrement peinte en beau et il a assombri par les plus noires couleurs le faux portrait qu'il a tracé des Canadiens français.Mais malgré cette avilissante partialité, je renvoie avec confiance les lecteurs équitables à cet étrange rapport, bien convaincu qu'ils en tireront cette conclusion, que les Canadiens n'ont aucune justice à espérer de l'Angleterre que pour eux, la soumission serait une flétrissure et un arrêt de mort, l'indépendance, au contraire, un principe de résurrection et de vie.\u2018 (3) 1901 Bouchette \u201cNous devons accueillir les forces qui peuvent nous venir de par de là nos frontières, mais nous devrons les attendre dans une bonne position stratégique, afin de rester, quoi qu'il arrive, maîtres chez nous.\u201d (4) 1910 Henri Bourassa \u201cLa conservation de la langue est absolument nécessaire à la conservation de la race, de son génie, de son caractère et de son tempérament.\u201d \u2018Le jour où nous aurions UNE LOTERIE Sf*- INSTANTANEE &% Chaque billet gagnant peut participer au GRAND TIRAGE DE \u201c100,000 Des milliers de prix de \u201825-50 Participez a instant Feuillets expiicatils chez les vendeurs de Loto-Québec LE pl [i era des vent plus pa one, Jège tres our.lea res: Let LE de Hor-| | eg OnE, man: mer gavel Soe ora diens tea noe teurs 3 14 sen Que June gle: ums: lun ance.La grille liberee par Rene Tellier no 17 9 10 11 12 13 14 15 10 11 12 13 14 15 Horizontalement: 1\u2014Titre d'une oeuvre d'un écrivain né à L'Assomption en 1898 (3 mots).2\u2014Ne le faisons pas sur le pain bénit \u2014 Personnel.3\u2014Appris \u2014 Les Espagnol \u2014 La capitale nationale.4\u2014Le espagnol \u2014 Sorte d'anneau \u2014 D'un auxiliaire \u2014 Orient.5\u2014Son prétet réside où naquit Stendhal \u2014 Ancienne municipalité de l'Île Jésus.6\u2014Prénom d'une plantureuse actrice née en 1927 \u2014 Pas nubiles.7\u2014Numéro \u2014 Vous pouvez y admirer la promenade des Anglais \u2014 Ne sont pas gauches.8\u2014Préposition \u2014 Partie du tré-carré \u2014 Ephémère, si de paille \u2014 Notre actrice du no6 en est une.9\u2014Arrose Rennes \u2014 Démenties.10\u2014.de la patate frite ou du vêtement?\u2014 Romains \u2014 Profitez-en, c'est le temps.11\u2014Notre René ne peut l'avoir au milieu \u2014 Début de rond \u2014 Oncle du sud.12\u2014Partie d'un acte \u2014 Chenapan, vaurien.13\u2014Doux et lisse \u2014 Libérée en 1937 \u2014 Paris fut exposé sur ce mont dès sa naissance.14\u2014Assistèrent à la messe \u2014 Régime d'Epar- gne Retraite.15\u2014Dégagées \u2014 Demeurera collée comme.belle-maman.Verticalement: 1\u2014Titre d'une autre oeuvre du même auteur (2 mots).2\u2014Liquide contenant des corps gras en suspension \u2014 Un mariage célèbre s'y déroula.3\u2014Antimoine \u2014 Pronom neutre \u2014 Les yeux en argot (sing.) 4\u2014Tordant \u2014 || mène des entêtés.5\u2014Relatif à un défaut de la voix \u2014 Relative à une partie de l'oeil.6\u2014Bécot \u2014 Démonstratif du style juridique \u2014 Au Pays-Bas.7\u2014Fille d'Inachos \u2014 Redoutable, si fine \u2014 Mesure \u2014 Fin de participe.8\u2014Sigle d'une province du pays voisin \u2014 Lu à ta porte de nombreux ascenseurs, hélas \u2014 Le mois de la purification.9\u2014Etain \u2014 L'opus de Chopin en compte douze (sing.) \u2014 Espèce de saule.10\u2014Le nom de notre auteur (sans la particule) \u2014 Fleuve d'Irlande.11\u2014Fut créée à San Francisco en 1945 (sigle) \u2014 Voyelles \u2014 Fin de participe \u2014 Piège.12\u2014Banal, rebattu \u2014 Colorée comme après l'orage.13\u2014Maigre entrée, elle dut maigre sortir \u2014 Agent italien, policier.14\u2014D'un auxiliaire \u2014 Mers anglaises \u2014 Prix Nobel de chimie en 1950.15\u2014Coterie, chapelle \u2014 En langage sportif.les plus âgés (abréviation) \u2014 À Sainte-Hélène avec Napoléon.solution du no 16 1 2 3 + 5 6 7 8 9 10 14 12 13 14 15 AL + \u2014 DM | |M s \u20ac r|z2/D|-|S = mn l= SoM |< m2 3 w |» wn m a R \\ \u20ac a|=|-|p|œ 9 mu - Pp DIT (M mme = À \u201c|= mp2 OT i~|n AC-ADA RO AM Cc rm A LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 3 JUIN 1977 \u20145 LE COEUR DU QUÉBEC.FAUT Y CROIRE POUR LE VOIR FAUT Y CROIRE POUR LE PORTER , LE COEUR DU QUEBEC C'EST PAS UNE FARCE, IL TEMOIGNE D'UNE REALITE QU'IL FAIT BON SENTIR.; ENTRE QUÉBÉCOIS, FAUT SE LE DIRE, LE COEUR DU QUEBEC ÇA VA D\u2019SOIT COMMANDEZ-LE ET PORTEZ-LE PRES DE VOTRE COEUR QUEBECOIS.FAUT LE FAIRE VOIR POUR Y CROIRE LE COEUR DU QUEBEC EN BROCHE (MUNIE D'UN FERMOIR DE SÉCURITÉ) ET EN PENDENTIF PLAQUE OR 20 CARATS (DURABILITÉ GUARANTIE) AVEC CHAÎNE SERA EXPÉDIÉ DANS LES 8 JOURS, QUI SUIVRONT VOTRE COMMANDE.SPECIAL \u201cST-JEAN\u201d.; COMMANDEZ LA BROCHE ET LE PENDENTIF AVEC CHAÎNE ET ÉCONOMISEZ $4.00.SATISFACTION GARANTIE OU ARGENT REMIS.; SI DANS LES 15 JOURS SUIVANT LA LIVRAISON VOUS N'ÊTES PAS SATISFAIT VOTRE ARGENT MOINS LES FRAIS DE MANUTENTION VOUS SERA REMBOURSÉ.COMMANDE TÉLÉPHONIQUE POUR LA RÉGION DE MONTRÉAL.NUMÉRO 483-1074.; COMMANDE TÉLÉPHONIQUE POUR LA PROVINCE DE QUÉBEC.IL SUFFIT DE SIGNALER LE NUMÉRO 1-800-361-5295 SANS FRAIS DE VOTRE PART OU QUE VOUS SOYEZ DE 10:00 A.M.A 10:00 P.M.COMMANDE POSTALE.FAITES PARVENIR LE BULLETIN DE COMMANDE A: CREATION LIBRE ENRG., C.P.620 STATION \u201cA\u201d, MONTREAL, QUEBEC, H3C 2T8.BULLETIN DE COMMANDE CREATION LIBRE ENRG.C.P.620, Station \u201cA\u201d Montréal, Québec nicer EN OR SOLIDE 10 CARATS ET EN ARGENT.ATTENTION i-joint: Ci-joint: AUSSI DISPONIBLE © PENDENTIF AVEC CHAINE $9.20 + taxe + 0.74 = $9.94 D) BROCHE $6.90 + taxe + 0.56 = $7.46 CO OFFRE SPÉCIALE \u201cST-JEAN\u201d pendentif avec chaîne et broche $12.40 + taxe + 1.00 = $13.40 O mandat de poste D payable sur livraison (C.0.D.) inclure $2.00 O chèque certifié [ portez à mon compte chargex ou Master Charge No.COOOOOOODOOOOOO NOM .crccrreccersesereerre career sean ne naan ane ee rene ares ea sa ne ce crane career eee rare ec 4 Saget al nih hig {HH 6\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 3 JUIN 1977 Bonrrier perdu notre langue, nous serions peut-être des Anglais médiocres, des Ecossais passables, ou de mauvais Irlandais, mais nous ne serions plus de véritables Canadiens.\u201d \"Elle doit enfanter une littérature canadienne, elle doit nous servir à écrire et à lire l\u2019histoire canadienne, elle doit nous apprendre à bien rédiger et à bien plaider les lois canadiennes, elle doit nous faire comprendre l'esprit et la lettre des lois et de la constitution canadienne.Et Canadien ne doit pas s'entendre ici au sens étroit de notre province ou de notre race, mais au sens complet et national du nom, qui appartient à toutes les races qui peuplent le Canada.Nous devons donc, à l'aide de cette langue française perfectionnée et vivante, rechercher les origines de la civilisation anglaise et américaine: nous devons étudier l\u2019histoire de l'Angleterre et l\u2019histoire des Etats-Unis; nous devons apprendre à mieux connaître Anglais et Celtes, et à nous faire mieux connaître d'eux.\u201d (4) Révolution plus ou moins tranquille et plus ou moins dissipée.\u201cLe Canadien français contemporain considère que le Canada tout entier est sa patrie, bien qu'il conserve encore pour son \u2018pays\u2019 une affection toute particulière.Les progrès ont amené le Québec à se préoccuper de plus en plus du sort des minorités françaises des autres Provinces et à réclamer l'égalité complète des langues françaises et anglaises dans le Canada tout entier.Cette préoccupation, d'ailleurs très ancienne, est à la base même d'une bonne part du séparatisme des récentes années.Si les Canadiens français ne peuvent pas être \u2018chez eux\u2019 dans le Canada entier et \u2018maîtres chez eux\u2019 dans le Québec, beaucoup inclinent à douter que la Confédération soit viable, à l\u2019heure où l'on célèbre son centenaire.\u201d (4) 1967 Charles de Gaulle .C'est notre vocation d'être exemplaires parmi les hommes.Vous l'êtes, nous le sommes, ensemble la main dans la main, en avant.\u201d (5) \u201cC\u2019est bien ici que Jacques Cartier est venu, il y a 432 ans, pour planter sur le mont Royal, OÙ vous m'avez conduit tout à l'heure, le drapeau du vieux pays, c'est bien ici que Mai- sonneuve fonda Ville-Marie, c'est bien ici que les vaillants Français et Françaises, qui étaient nos ancêtres, et notamment la glorieuse Jeanne Mance, ont su défendre la cité assiégée pendant vingt ans par des tribus redoutables.\u201d \u201cOn pourrait croire que ce passé ayant été marqué d'une telle douleur, Montréal aurait perdu son âme française dans le doute et dans l'effacement.Miracle! || n\u2019en a rien été et au contraire quelle vitalité, quelle puissance, quelle ardeur se dégagent de cette grande cité!\u201d Et quand il s\u2019agit du destin et notamment du destin d\u2019un peuple, en particulier du destin du peuple canadien- français ou français canadien, comme vous voudrez, aller au fond des choses, y aller sans arrière-pensée, c\u2019est en réalité non seulement la meilleure politique, mais c'est la seule politique qui vaille en fin de compte.\u201d \u201cet quand au reste, tout ce qui grouille, grenouille, scribouille, n'a pas de conséquence historique dans les grandes circonstances, pas plus qu'il n'en eut jamais, dans d'autres.\u201d (5) 16 novembre 1976 Felix Leclerc \u2018Tirez les premiers, messieurs les Anglais, non pas jusque-là.Mais un peu mousquetaire, bûcheron et poète.Enfin, le fils est là.Lui reste à étudier, comparer, discuter les pensées dans les livres, les visages, les lunes, les voisins, les jardins; à découvrir le fleuve, les milliers de soupirs qui font de la musique dans les marais de nuit, pour les beaux roseaux fragiles; à chausser des patins, à nager sous les lacs, à filer vers la lune, en français, librement.\u201d 1977 Le livre blanc \u201cII n\u2019est pas vain de le rappeler pour terminer; en conviant tous les Québécois, quels que soient leurs héritages culturels particuliers, à affermir ici les assises françaises d\u2019une même communauté, le gouvernement du Québec ne contraint personne de s\u2019enfermer dans le ghetto linguistique d\u2019un petit peuple nord- américain.\u201cCe que les Français d'Amérique ont revendiqué depuis 1760, ce ne n\u2019est pas le droit à un quelconque particularisme circonscrit au seul territoire québécois.La figure de style étriquée représentant \u201cle frêle îlot de six millions de francophones\u2019 manque pour le moins de perspective planétaire.La langue française parlée au Québec ne se réduit pas à un phénomène d'originalité régionnale.\u201d \u201cCette langue que le Québec a gardée jusqu\u2019a ce jour demeure l\u2019une des grandes langues de civilisations du monde actuel et elle ne lui a pas été imposée par la colonisation étrangère, qui l'ont transmise fièrement et librement.C'est la langue parlée aujourd\u2019hui par des millions d'hommes répartis sur divers continents mais reliés entre eux par des liens culturels et fraternels de francophonie mondiale.Le temps est venu de cesser de penser notre aveniren terme de timide survivance, de retrouver le sens de notre vraie grandeur: celle de participer de plein droit à l'une des grandes expressions linguistiques et culturelles de ce vaste monde dont, à partir du Québec, nous sommes les citoyens.\u2019 (6) Ces ex-citations historiques s'échappent et s'interpénètrent, se recoupent pour justifier le présent.C\u2019est dans ces relations textuelles peu communes, amassées au hasard de l'essoufflement, où l'on voit défiler (parfois à l'anglaise) les siècles et les gens; où l\u2019on voit et sent monter les conflits, les entretiens et pourparlers, que l'on s'aperçoit que la langue, sans le refus d'être sciemment trompée, le chat l'aurait sûrement prise (.) de bec.Quel ouragan a semé cette pluie de bougre au loin là-bas ?Yves-Alain Petel Montréal, (n.d.g.) Biographie (1)\u2014 Histoire du Canada français, tome |.Chanoine Lionel Groulx.(2)\u2014 Le boréal Express, 1524 1760, G.Boulet, P.Gravel, J.Lacoursière, L.Martin, A.Tessier, D.Vaugeois.(3)\u2014 Canada-Québec synthèse historique, J.La- coursiere, J.Provencher, D.Vaugeois.(4)\u2014 Les canadiens français de 1760 à nos jours., Mason Wade.(5)\u2014 Extraits du discours de Charles de Gaulle (visite au Québec 1967) ue Assurez-vous l'électricrté sera accessible.vaste.Cependant, en choisissant le joli coin retiré où vous projetez de, construire votre maison ou votre chalet, vous avez peut-être devancé l'Hydro-Québec.De sorte que l'électricité ne sera accessible qu'à certaines conditions et parfois, avec des délais plus ou moins longs.Nous vous prions donc de communiquer avec un préposé au service de la Clientèle de la région où vous construirez, pour lui faire part de vos intentions.Précisez l\u2018'emplacement choisi, le type d'habitation prévu, la date à laquelle le raccordement est désiré, ainsi que tout autre détail pertinent.Notre représentant abordera avec vous les différents aspects du raccordement, ce qui vous évitera des désagréments, retards et coûts inutiles.Le réseau de distribution de l'Hydro-Québec s'étend d'année en année et ses ramifications couvrent une superficie de plus en plus Les! flya i: taires bide page Som poil Les prop lalang Leur \u20ac JET: Dan Lal trouve Quel Dis.doin ais LE nen poser Qing Mes ashe wifa phone que | lions de lou reg des; noms phone lame Es fours nan ut Da Un fos ran Com Deut fan Igy ls lg a pou Je Bien Migy a In digg Quel rg Brag Pal her Ngai SMa.IS de (visite tn ss al cn.Ine Bourrier (6)\u2014 Extrait du Livre blanc sur la langue.Les 115 menteurs lly a deux semaines environ, 115 éducateurs, hommes d'affaires et professionnels publiaient dans les journaux une page entière intitulée: Nous sommes tous Québécois, une politique tinguistique positive.Les 115 s'en prenaient au projet de loi no 1, la charte de la langue française au Québec.Leur exposé est truffé d'erreurs et de mensonges.Dans le paragraphe intitulé: La langue des tribunaux, on y trouve ce qui suit et je cite: \"A quelques rares exceptions près, bien que le français prédomine dans la pratique, l'anglais est utilisé lorsque L'ÉQUITE ET LA DECENCE y invitent.Pourquoi vouloir imposer en ce domaine une loi qui n'est pas nécessaire.?\u201d Messieurs les 115 menteurs, est-ce l'équité ou la décence qui fait que les avocats anglophones envoient et cela à chaque jour des lettres, déclarations à l'intérieur de brefs, avis de toutes sortes, etc.tout cela rédigé en anglais et expédié à des francophones portant des noms à consonnance francophone et vivant ici même dans la région métropolitaine?Est-ce décent, messieurs de poursuivre des francophones en anglais au Québec?C'est plutôt écoeurant.Dans le paragraphe intitulé: Un Québec unilingue, vous faites messieurs vraiment de grands efforts pour ne pas comprendre que le Québec peut très bien être unilingue français et les Québécois bilingues ou même trilingues.Les Québécois sont et de loin, les citoyens les plus bilingues au Canada.Essayez donc de prouver le contraire.Je me limite a ces deux: exemples, le reste ne vaut pas* mieux.Messieurs |es 115, avant de donner votre appuita un torchon, ayez d'abord la décence de le lire.J'espère que le ministre Laurin va vous le renvoyer en pleine figure.La prochaine fois, soyez au moins\u201d polis.Jules Lebeau Montréal Le Devoir Ma lettre s'adresse à la \u2018\u2019Tribune libre\u2019 de M.Doris Lussier dans votre numéro du 20 au 26 mai.M.Lussier s'étonne que le journal Le Devoir n'ait pas gs UNLESS E VOS PLANS-MEDIA NORMAND SENAY ROBERT PEPIN LISE BOULET adopté d'emblée jusqu'à maintenant la thèse de l'indépendance du Québec.L'article de M.Lussier suppose que le seul moyen pour les Québécois de s'épanouir soit l'indépendance juridique du Québec.Cela, pourtant, c'est ce qui reste à démontrer.Surtout si l'on songe, par exemple à la Loi 1, qui va fort loin, de l'avis de tous, et qui le fait avec les moyens de la Constitution actuelle.Je n'ai aucun mandat pour défendre Le Devoir ni M.Ryan: ils peuvent très bien se défendre eux-mêmes.!| me semble cependant absurde d'accuser un journal de ne pas nécessairement adopter une thèse dont la séduction est certaine mais les avantages encore peu évidents.Philosophiquement, il me semble d'ailleurs contre- indiqué d'exiger que tous les interlocuteurs soient du même avis: n'est-ce pas du choc des idées que jaillit la lumière?Les tenants de l'indépendance ont droit à leur point de vue: ils n\u2019ont pas le droit d'exiger que tous le partagent.A moins que ladictature intellectuelle soit maintenant un substitut pour l'analyse prudente d'une thèse avant de prendre position vis à vis d'elle.Il est plus que souhaitable, il est nécessaire, parce qu'il est ce qu'il est, et à cause de l'influence qu'il a, que ce journal très particulier qu'est Le Devoir garde ses distances envers la thèse indépendantiste.A-t-on oublié qu'il a été un ana- lys \u20ac impitoyabie de la thèse fédératiste?Pourquoi lui reprocher de faire le même type d'examen de la thèse opposée?Le Devoir n\u2019est pas le seul à mettre en doute l'équation indépendance égale épanouissement.Beaucoup se rendent compte que dans les domaines où il est déjà souverain, par exemple l'éducation, il n'y a pas lieu de se réjouir outre mesure des résultats obtenus: auteurs \u201cjoual\u201d\u2019 imposés au programme scolaire, ignorance crasse des élèves de toute ce qui est littérature française, etc, etc.Alors qu'il reste tant à faire dans les domaines où il a juridiction exclusive, pourquoi faut-il croire absolument aux vertus de la fuite en avant?Pour ma part, je dis oui au cartésianisme de M.Ryan et je dis non au totalitarisme intellectuel de ceux qui affirment \u2018\u2019hors de nous, point de vérité William G.Morris, avocat Montréal LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 3 JUIN 1977 \u20147 Grands amis, grandes soirées, Grand Marnier La grande liqueur française à base de cognac* \u201c(acquit jaune d'or) origine ath hd AIR tte it 8\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 3 JUIN 1977 éditorial Dans un esprit d\u2019ouverture \u201cDepuis que nous nous définissons comme Québécois, il nous est venu une nouvelle responsabilité.celle de dialoguer autrement que nous ne l'avions fait jusqu'ici avec les Québécois qui ne sont pas de langue française.À cet égard, la dernière élection aura été, faut-il le rappeler.une dangereuse leçon et elle nous aura laissé une non moins dangereuse tentation.Elle aura mis en évidence une scission rigide qui doit angoisser non pas seulement les partisans de l'indépendance mais n'importe quel homme doué d'un peu d'intelligence et de coeur.\u201cNous n'allons pas renoncer à notre avenir sous le poids d'un chantage qui s'ajoute et parfois se mêle à ceux que j'ai déjà énumérés.Mais nous ne devons pas non plus oeuvrer à l'écart.Pour une petite nation comme la nôtre.le devoir d'accueillir et de rassembler est très dur.Mais il doit être assuré comme une raison de vivre.comme la preuve la plus haute que la liberté est tournée vers autrui (.)\" Fernand Dumont, La vigile du Québec, Montréal, HMH, 1971.Dans quelques jours, la commission parlementaire chargée d'étudier la Charte du français commencera ses travaux à Québec.Déjà, dans le débat qu\u2019a provoqué la publication du Livre blanc puis du projet de loi, un principe a été acquis, enfin, après des siècles de patience: le Québec sera désormais français, dans ses institutions publiques, dans l'affichage, dans ses milieux de travail et de vie.L'épanouissement de la langue francaise au Québec est un élément essentiel de l'émancipation de la majorité québécoise.Un élément essentiel, mais non pas l\u2019unique élément: les facteurs économiques et politiques sur lesquels seule l\u2019indépendance permettra d'agir de façon décisive ont autant le poids.En attendant (le moins longtemps possible) l'indépendance, on n'attendait pas moins du Parti québécois, premier parti où se soient retrouvés les courants naguère divergents de l'entreprise de libération du Québec, qu'il affirme fortement et sans ambages la fin de la longue et douloureuse époque où tout un peuple était infériorisé du seul fait qu\u2019il parlait français.Les données qu'on fait pleuvoir quant au nombre de personnes de langue maternelle française qui se trouvent au sein des cadres des entreprises du Québec, si elles ont valeur d\u2019indice, ne doivent pas être un argument déterminant, dans quelques sens que ce soit, dans le débat sur la politique de la langue.Quelques points de pourcentage de plus dans la masse qui reste minime des cadres et dirigeants francophones n'amènent le plus souvent qu\u2019à constater avec une acuité accrue combien faible est la part du contrôle québécois sur l\u2019économie du Québec.La politique du français a une portée plus large et moins immédiatement quantifiable: il s'agit de redresser énergiquement la balance des pouvoirs à l\u2019intérieur du Québec.On a beaucoup entendu récemment des voix qui s'inquiètent de ce que le fait d\u2019être Québécois francophone \u2018de naissance\u2019 soit imposé comme un critère à coloration raciste.On avait peu entendu dans les mêmes milieux, auparavant, quiconque s'inquiéter de ce que ce critère assure \u2018de naissance\u201d un état d'infériorité.Les Québécois francophones ont subi, de l'extérieur et jusqu'à l'intérieur d'eux-mêmes, et depuis aussi longtemps qu'on se souvienne, les effets démolissants de stéréotypes qui les décrivaient comme des êtres mal adaptés au commerce et au pouvoir.La politique de la langue, la Charte du français, affirme leur existence et leurs droits de majorité.Cela dit, le racisme de l\u2019un ne justifie jamais le racisme de l\u2019autre, et le Québec français doit éviter, évitera, au cours des prochaines semaines, alors que le débat risque de devenir de plus en plus acerbe, de glisser lui-même vers les stéréotypes, de mettre dans le même sac tous les \u2018Anglais\u2019, et d'envisager toute discussion ouverte, toute attitude d\u2019accueil, d'examen et de respect des arguments contre la Charte, comme une démission ou une trahison.Le projet de loi numéro un n\u2019a pas à être envisagé dans une perspective théologique.Ce n'est pas une parole divine.Du côté même des défenseurs du français, il existe plusieurs écoles d'opinion qui souhaitent de manières diverses que la politique de la langue soit encore plus rigoureuse, notamment en ce qui touche la langue d\u2019enseignement.Quant à moi, je l\u2019ai déjà écrit au moment du débat sur le bill 22, je préférerais de loin que l\u2019école publique soit exclusivement française, tout au moins au niveau primaire.Mais je veux bien reconnaître que c'est une politique presque impossible à appliquer dans un avenir prévisible.L'objectif de l'indépendance ne doit pas être oublié dans la discussion de la Charte du français.Il est bon de faire le plus possible dès à présent, sans rien attendre, ne serait-ce que pour la valeur d'encouragement, ou pour ce que certains appellent la valeur symbolique.L'horizon de l'indépendance doit aussi rappeler, toutefois, que le Québec français sort du long tunnel de la \u2018survivance\u2019\u2019 et qu'il ne lui sied pas de se cantonner dans une attitude frileusement défensive.Cet avant-goût de liberté qui nous émeut, qu'il s\u2019accompagne d'un grand souffle d\u2019ouverture et de générosité à l\u2019égard des positions minoritaires et même des craintes d\u2019une communauté anglophone qui tout en occupant le pouvoir n\u2019a pas appris à se définir elle- même dans ce pays en voie de construction.Une victoire qui auraitun goût aigre ne serait pas une victoire.La minorité canadienne-française a fait place à la majorité Québécoise, qui aura bientôt son pays.N'est-ce pas assez de joie pour encourager a la tolérance, a la souplesse, à l'honnêteté intellectuelle la plus rigoureuse?Ne sont-ce pas assez d'atouts pour juger que des ajustements, voire des compromis, peuvent être envisagés sans risque de sombrer dans le déshonneur?Evelyn Dumas MARGARET VEUT FAIRE Du GINEMA .BL E deg noie pou ele | ong: age noite 23k nl joie ah llec- nto des ois.1 ued Imas | Un Congrès-marathon Le futur et le présent ou Quand les militants ont la parole photos de Michel Giroux par Alain Pontaut Les militants ont eu la parole.Neuf fois sur dix, ils l'ont utilisée en faisant preuve d'un sens politique très aigu.C'est la conclusion qu'on pourrait globalement tirer du ge Congrès du Parti québécois qui a pris fin dimanche ernier.La plupart des éditorialistes en ont en effet convenu: dans une situation qui ne se définissait pas en terme de facilité mais de défi, les délégués de ce congrès, qui a attiré un millier d'observateurs et quelque 300 journalistes et techniciens, ont fait avec éclat la preuve qu'ils représentaient un parti vigoureux et réfléchi, reussissant avec dynamisme et discernement à éviter les deux dangers qui les guettaient dans son nouveau rôle de parti au pouvoir: celui de laisser le gouvernement penser à sa place; celui de lui rendre la tâche \u2014 actuelle et future \u2014 encore plus lourde qu'elle ne l'est.Respecter pour convaincre S'il a fait preuve d'une grande maturité, en aucun cas ce parti ne s'est révélé, comme certains de ses détracteurs l'avaient à l'avance prétendu, \u2018à la remorque du gouvernement\u201d.Il a au contraire clairement affirmé son autonomie en de nombreux domaines.Et cependant, sur l'essentiel, la jonction s'est opérée harmonieusement, ne laissant apparaître que de rares écarts de vues entre le parti et le gouvernement.(suite à la page 10) LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 3 JUIN 1977 \u20149 le point du JOUR La realite et les attitudes Nous sommes dans une phase ou la gauche, ayant des intentions et un sens de l'itinéraire bien différents de ceux de l\u2019extrême-gauche, n\u2019offre pourtant pas une ligne politique assez claire, ni un \u201cdiscours assez distinctif, ni des attitudes ca ractéris- : tiques de ce qu\u2019elle est réellement, de sorte qu\u2019elle emprunte des attitudes, un discours et même une ligne à l\u2019extrême-gauche, malgré l\u2019écart important :.entre les deux tendances.La gauche n\u2019est pas suffisamment autonome par : rapport à l\u2019extrême-gauche.Cette confusion nuit.Le : fait de n\u2019avoir pas d'ancrage satisfaisant dans une pensée bien explicite ni de stratégie assez particu- fière et appropriée à sa manière propre de voir les choses, cela produit l\u2019effet suivant: on risque à tout moment de déraper dans la pensée et la stratégie de l\u2019autre.! est vrai que, ces dix dernières années, la société québécoise a procédé à une très large exploration des idées socialistes et que cela s'est fait dans une espèce d\u2019indifférenciation.C'était assez normal: les distinctions viendraient après; tout le monde était plus ou moins néophyte; il fallait le temps d\u2019apprendre non seulementles théories mais \u201cles réalités, et, parmi celles-ci, particulièrement celtes qui résistent à la théorie, et particulièrement les conditions québécoises et nord-américaines, qui ne sont pas commodes.Entre-temps les idées voyageaient de la gauche a I'extréme-gauche et inversement, avec la plus grande facilité.Eventuelle- ment, les réalités elles-mêmes imposeraientles distinctions nécessaires.Mais ce n\u2019est pas ce qui est arrivé, du moins pas encore ou pas assez, et la pensée de gauche, de ce fait, souffre de carence.Incertaine d'elle-même, elle subit l\u2019attraction de sa voisine.Peu affirmative de ce qu\u2019elle est vraiment, elle a mauvaise conscience et fait par conséquent des concessions majeures à des idées, à des attitudes, à un ton, qui sont pourtant contraires à ses propres intuitions.La gauche sent bien que, selon son propre sentiment des choses, il faut, tout en combattant le capitalisme, négocier avec lui.Elie se place dans une perspective de contestation mais n'en recherche pas moins des accords.Elle fait une guerre de positions, non pas une guerre totale.Aller au Sommet, cela signifiait aller chercher des gains en allant chercher des accords ou du moins en disposant les jeux pour des gains et des accords éventuels, sinon tripartites, du moins avec le gouvernement, sur certains points, pour certains résultats.Cela exige de la fermeté, certes, mais aussi de l\u2019ouverture.Ji n\u2019était pas nécessaire, dans le cas, de se poser en ennemi juré du gouvernement, comme l\u2019extrême- gauche l'aurait fait.Ce n\u2019était pas indispensable, surtout après six mois à peine.Compte tenu des enjeux nationaux, la gauche pouvait se dispenser, a cet endroit, de jouer les tragiques.! n\u2019est pas vrai qu\u2019elle soit dans une situation d\u2019opposition radicale et absolue avec le gouvernement québécois, du moins pour 'heure, mais elle est dans une position de négociation ferme et peut-étre de tension, ce qui n'est pas la même chose.Le langage pouvait et devait s'adapter à cette réalité.Bien des traits distinguent la gauche de l\u2019extrême-gauche: le sens du relatif, du compromis, du réel, de l'opinion authentique des masses.Cela ne veut pas dire être mou, cela veut dire être habile et capable de sérier les problèmes, et de placer la fin après le commencement.Beaucoup de choses dépendent, je crois, de la manière dont la gauche pourra se rencontrer avec le gouvernement au moins partiellement \u2014 et vice versa, cela va sans dire.C'est un point capital.On ne peut pas dire d\u2019ailleurs que le gouvernement ait faittrés attention jusqu'ici à cette articulation essentielle de la problématique générale, cela semble évident.Avant que les choses ne se détériorent, il serait important d\u2019y voir, de part et d'autre.Pierre Vadeboncoeur ce LG ny et 10\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 3 JUIN 1977 (suite de la page 9) Au parti, qu'avait demandé son président des la séance d'ouverture?De s\u2019at- tacherà \u2018l\u2019organisation de la société dans la liberté\u201d tout en restant \u2018au coeur de la population\u2019, de ne tracer d\u2019itinéraires que ceux \u2018qu'onales moyens de se payer\u2019, de convaincre les citoyens, dans la perspective du référendum, sans chercher cependant à les manipuler: Si chacun a le droit de persuader, il faut, pour être convaincant, être terriblement respectueux de ceux qu'on veut convaincre\u201d.Globalement, le parti a fait sienne cette philosophie.\u2018La jeune formation, écrivait Marc Laurendeau, n'a pas encore commencé à ressembler aux partis traditionnels\u2019.Non seulement ses militants attachent le plus grand soin à un travail ardu d'élaboration jusque dans les nuances et ne font pas parachuter leurs décisions par les dirigeants, mais \u2018\u2018ici, le Cabinet Lévesque est victime des mécanismes démocratiques exceptionnels dont le Parti Québécois s'est doté.\u201d \u2018On doit noter avec insistance et admiration, observait Michel Roy, une qualité remarquable.la franchise et la clarté des débats même quand ceux-ci débouchent sur des affrontements.Le Parti québécois, assagi par le pouvoir, n\u2019a pas perdu sa vitalité.\u201d Dans cette optique, qui opposait fatalement idéologie et réalisme, futurisme et action concrète immédiate, les deux parties peuvent généralement être fières du résultat final.le profil du délégué De ce congrès, quels étaient les acteurs?Membre du parti depuis au moins six ans, le délégué moyen à ce 6e Congrès du PQ était âgé de trente ans.11% des 1527 délégués avaient en effet de 18 à 24 ans, 41% de 25 à 34 ans, 28% de 35 à 44 ans.La proportion des délégués masculins était de 74.7%.La répartition par professions s'établissait ainsi: 434 cols blancs, 258 cols bleus, 249 enseignants, 145 étudiants, 217 professionnels, 64 mé- nageéres, etc.Le niveau scolaire était élevé: secondaire, 31%; collégial, 31%; universitaire, 34%.65% des délégués participaient à un congrès pour la première fois.92% avaient travaillé bénévolement lors de la dernière campagne électorale.30.7% avaient déjà milité pour le RIN, 25.6% avaient déjà été membres du Parti libéral, 16.5% de l'Union Nationale, 12.2% du NPD.Compte tenu des conditions dans lesquelles ils ont eu à travailler, ces délégués ont fait preuve d'autonomie, de maturité, mais aussi d'un incroyable acharnement au travail.Les folies du Vélodrome Sur le plan technique, il y a eu en effet deux points noirs, qui, dans une certaine mesure, expliquent deux erreurs de parcours.Premier point noir: l'abondance invraisemblable des résolutions.De l\u2019'émiettement fatal au \u2018'grenouillage\u2019\u2019 possible, elle comportait des risques prévus par le président du Parti lors de sa conférence de presse du lundi 16 mai dernier.A toutes fins utiles, cette abon- dance condamnait le congrès à un défilé monstrueux d'amendements techniques sans explication ni débat de fond, de prises de parole et de votes enfermés dans le carcan d'un horaire-mitrailleuse où l\u2019on risquait vite de perdre le fil des débats.D'autant que ce marathon, cette boulimie follement procédurière, avait à se dérouler dans le pire endroit qu'on ait pu choisir: le Vélodrome olympique de Montréal, ensemble le moins humain, le moins habitable dont un architecte puisse rêver.Mais quelles que soient les raisons de ce choix du Vélodrome, on aurait dû au moins en contrôler l\u2019acoustique.À ce rythme infernal du plan de travail, s\u2019ajoutait en effet une épuisante cacophonie sonore: il fallait presque, a certains moments, être à côté du président, à l'efficacité pourtant exemplaire, ou de l'intervenant pour comprendre le sens du débat en cours.Ainsi des délégués se dirigeaient- ils vers les tables de la presse pour demander de quoi il était question et si telle résolution avait été adoptée ou rejetée.Vitesse record d'un débat inaudible: eux ne le savaient pas! On déduit sans peine les conséquences politiques d'une telle situation, pour ne pas dire d'une telle aberration: dans des conditions normales de travail et d'écoute, il est douteux par exemple qu'une résolution comme celle concernant les Amérindiens ait été votée, qui, après le congrès, ne trouvait plus une seule voix pour la défendre! Pourquoi ces contraintes ?C\u2019était là affaire d'organisation, laquelle a fait aussi, dans quelques cas, la démonstration d'une rigueur confinant parfois à l'absurde.Ainsi le personnel politique \u2014 chefs de cabinets, attachés de presse, conseillers des ministres \u2014 qui avait payé cinq dollars le droit d\u2019être parqué à l'extrémité des gradins dans un endroit où il ne voyait ni n'entendait rien, se vit interdire l'accès du plancher, comme celui du salon des invités ou de la presse.C'était passablement traiter en pestiférés des militants bénévoles de la première heure et qui, dans la plupart des cas, s'épuisent au travail gouvernemental depuis six mois.C'était aussi priver les ministres, souvent interviewés par les journalistes sur le plancher, de l'assistance de leur attaché de presse ou de leurs plus proches collaborateurs.Ceux-ci, proba- biement eussent été mieux traités dans un congrès libéral.Et ce n'était pas le seul excès d\u2019une organisation disposant pourtant du capital précieux de centaines de bénévoles.\u2019 On peut ici se demander si certaines carences d'organisation ne trouvaient pas leur explication dans le fait que la plupart des dirigeants du parti ont dû il y a six mois s\u2019en détacher pour aller au parlement ou au gouvernement, vacance soudaine et massive qu'une certaine gauche a pu se trouver tentée, dans certains cas, d'utiliser à ses propres fins: \u2018slate\u2019 pour les élections à l'Exécutif, hostilité diffuse à l'égard des parlementaires, volontés sporadiques de contestation systématique d'une direction ou d'un gouvernement qui émanent pourtant du parti.Nostalgie de l'opposition?La vie culturelle Cet horaire comprimé à l'excès a en tous cas contraint les délégués à laisser de côté certaines résolutions importantes, comme il a empêché, sur certaines questions fort complexes, la tenue nécessaire d'un débat substantiel.Une centaine de résolutions ont pu cependant être adoptées, qui formeront l\u2019armature du nouveau programme.Sans prétendre en fournir ici un examen exhaustif, retenons quelques-unes de ces volontés du congrès.Dans le domaine de la langue, après un affrontement en atelier entre les radicaux et les modérés, parmi lesquels se rangea le ministre Camille Laurin, celui-ci a été unanimement appuyé dans sa volonté législative mais aussi invité à ne pas reculer d'un pas dans sa politique de francisation.Dans l\u2019esprit d\u2019une faible majorité, cette approbation de la Loi no 1 s'assortissait d\u2019une plus grande rigueur quant à l\u2019après-Charte: les délais \u2018\u2019raisonnables et variables\u201d du programme se sont donc transformés en \u2018cinq ans\u201d.La chose n'a pas beaucoup ému le ministre, déclarant après le congrès que des études très poussées lui avaient indiqué qu'il fallait techniquement une période d'au moins six ans pour parvenir au résultat réclamé.Quant au domaine de l'éducation et des subventions à l\u2019école privée, dont Michel C.Auger nous parle ailleurs, le congrès a décidé de réduire graduellement sur cinq ans le financement public aux écoles privées.Cette positionest plus modérée que celle de l'ancien programme, qui réclamait la suppression immédiate de ce secteur scolaire.Elle paraît cependant assez peu tenir compte et des dangers de fa coercition et du fait de la diversité et de la complémentarité des institutions privées.Sans compter, a fait observer M.Jacques-Yvan Morin, qu\u2019il me faudrait trouver la somme de $10 millions demain matin.\u201d La vie économique .Dans le domaine économique, le congrès a compensé l'absence antérieure d'intérêt pour les petites et moyennes entreprises par un grand luxe de résolutions destinées à leur venir massivement en aide: centres d'assistance, subventions d'équilibre pour le maintien d'une position concurrentielle, exportation et promotion internationale, aides techniques, fiscales et financières, étiquetage made in Québec, réseaux routiers, maritimes et aériens de développement, etc.Au chapitre de l'assurance automobile, le congrès a demandé au gouvernement de déboucher le plus tôt possible\u201d sur le régime public complet et obligatoire que prévoyait le programme du parti.En commission, c'est Lucien Lessard, en l'absence de Lise Payette, qui a défendu le point de vue gouvernemental et c'est Elie Fallu qui a suggéré le compromis contenu dans la formule \u2018le plus tôt possible\u201d.En plénière, la question n\u2019a d'ailleurs guère soulevé plus de débat que la non- infec (iso pull f i soumise Des dé ses da end Guy Jor vèredel che, ac l'éconor tante les aulré nes dangers Dans! ture lec Rodriqu fons économ riserlec IL Fang dans nant à Lavi ap Unanir terdicl Voie legale repre inst lement lutions ga.Maing Sale stile ve ngs.à Qau- part.\u2014 aon hier oan lings 808s: ling Lêtre Ke du fe en nS 5 du gue, ls quels urn, \u2018dans vie à figue fable ing queur ison: Ie la ste.ludes if da suitat 406s che! isd ing J Ut ply seb wh de là dla 1685.H drat mai 3 le juré sel fons teh ions or 15 gen 5 bi.lt yl qu À a gue fle jen \"fi je jo indexation fiscale du budget Parizeau, la résolution faisant référence à ce dernier point n'ayant pu, faute de temps, être soumise à l'assemblée générale.Des décisions intéressantes ont été prises dans le domaine de l\u2019énergie, qui venaient à l'appui de la politique du ministre Guy Joron: planification, protection sévère de l'environnement, aide à la recherche, accent impérieusement mis sur l'économie, rejet de \u2018l'option nucléaire tant qu'on n'aura pas utilisé au maximum les autres sources d'énergie et tant qu'on ne sera pas en mesure d'en neutraliser les dangers\u201d.Dans la perspective de l'association future, le congrès, à l'instigation du ministre Rodrigue Tremblay, a adopté des résolutions destinées faciliter les négociations économiques avec le Canada pour \u2018\u2019favoriser le développement de l'ensemble tout en sauvegardant les intérêts du Québec\u201d.François Dagenais examine par ailleurs dans ces pages les résolutions concernant l'agriculture.La vie sociale Rappelons que le congrès a dit un oui unanime à une loi \u2019anti-scabs\u201d faisant interdiction à l'entreprise d'intervention par voie d'injonction dans les cas de grève légale et assurant au gréviste le droit de reprendre son emploi après le conflit.Le ministre Jacques Couture s'est dit généralement satisfait de l'adoption de ces résolutions, en précisant que ces postulats ne Une priorité devenue mandat: Le zonage agricole devaient pas être isolés mais inscrits dans une législation d'ensemble.Pour les employés à temps partiel, les handicapés, les vieillards, on a mis de l'avant de nombreuses mesures de sécurité.En matière de justice, on a mis fortement l'accent sur la réhabilitation et sur les comptes à demander plutôt aux agents économiques qui trompent le consommateur et massacrent l'environnement qu'aux défavorisés et aux victimes de la société.Le PQ s'est engagé aussi à créer: un réseau complet de garderies, dont l'implantation \u201cpourra se faire par étapes mais devra cependant être prioritaire\u201d; un \u201ccode de la consommation\u2019; des tribunaux de la famille (primauté de l'enfant et égalité des conjoints).Dans le cas du viol, outre la mise sur pied de centres d'accueil et d'assistance, le congrès a réclamé une action judiciaire axée sur le délit d'agression et non plus sur l'expérience ou les moeurs passées de la victime.La souveraineté aussi peut avorter.Enfin des déléguées fort bien et depuis longtemps préparées amenerent sur le plancher du congrès les problèmes de la condition féminine et en particulier du principe de \u2018l\u2019avortement comme une mesure d'exception légitimée par le droit à la santé et à la qualité humaine de la vie pour tous\u2019.C'était, sous une forme mesu- par François Dagenais La pluie qui tombait sur Montréal samedi matin réjouissait particulièrement les agriculteurs et tous ceux qui suivent de près le monde de la consommation alimentaire.Au congrès du PQ, à l'atelier sur l'agriculture, il régnait donc un climat de soulagement après la sécheresse de ces dernières semaines.Cela n\u2019a pas empêché les producteurs agricoles présents de rappeler au ministre de l'agriculture M.Jean Caron, les promesses du Parti québécois lors du dernier scrutin.Bien que cela se soit déroulé sur un ton de modération, on sentait une volonté très ferme en ce qui a trait au zonage des terres agricoles.Les congressistes ont demandé qu\u2019une loi mette fin à la spéculation et au développement sauvage de tous les réseaux de services publics et résidentiels.Pour limiter ia spéculation en milieu agricole on demande au gouvernement de limiter la propriété des terres aux résidants québécois, de forcer par une taxe spéciale la mise en exploitation de toutes les bonnes terres agricoles du Québec, de créer une banque de terres afin de faciliter l'accès à la propriété des jeunes et faciliter le départ des plus âgés.Gillen ees: SH Al CEG abi Le second point à avoir retenu l\u2019attention est celui des revenus des agriculteurs et de la mise en marché des produits agricoles.L\u2019approche utilisée était nouvelle: au lieu de demander des budgets supplémentaires les agriculteurs présents ont demandé que le gouvernement favorise plutôt la mise sur pied de plans conjoints dans les secteurs où iis n'existent pas déjà.Si les plans conjoints n'arrivent pas à résoudre les problèmes de faibles revenus en agriculture dans des secteurs particu- tiers ou durant des périodes difficiles, il faudra que le gouvernement intervienne à l'intérieur du programme de stabilisation des revenus et ce après avoir négocié avec les représentants des producteurs, en l'occurrence l\u2019'UPA.La question du crédit agricole et surtout de ses modalités d\u2019'application semblait un sujet de préoccupation bien concret de plusieurs participants.On a même demandé qu'il n\u2019y ait qu'un organisme de crédit agricole un peu comme si les producteurs agricoles en avaient assez de s'adresser à deux organismes différents pour leurs besoins de financement.mente LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 3 JUIN 1977 \u201411 rée, proposer d\u2019un coup et l'avortement libre et le retrait du Code criminel de tout acte médical posé dans le domaine de l'avortement.La passion s'empara du congrès comme elle s'empare généralement des esprits dès que le sujet de l'avortement est abordé.Le débat (que Colette Beauchamp aborde par ailleurs) était-il nécessaire, ou piutôt ce congrès était-il l'endroit idéal pour l'engager?La division même des congressistes sur le sujet (699 contre 522) n'incite pas à répondre à la question par l'affirmative.Le Parti québécois est à la fois un parti de gouvernement et un parti de masse.Cela ne veut pas dire qu'il lui est interdit de jeter ses regards vers l'avenir, d'étudier les projets-pilote.Cela veut dire qu'il n\u2019a pas le droit, par futurisme, de se couper d'une population dont il doit au contraire rester aussi proche que possible s'il entend la mener à une souveraineté pour laquelle il aura besoin de toute sa crédibilité et de toute sa force de persuasion.On peut donc à la fois être pour le principe de la maternité libre et considérer actuellement cette thèse comme une pomme de discorde et un risque de division.De nombreux électeurs ont voté pour le PQ pour qu'il administre le Québec et qu'il tienne un référendum sur la souveraineté.Aucun n'a voté pour lui sur la question de l'avortement.Marc Laurendeau observait à ce sujet que, s'aliénant ainsi plusieurs électeurs, \u2018les militants qui désirent vraiment la libéralisation de l'avortement se privent peut-être des moyens d'y arriver car, sans l\u2019indépendance, le gouvernement du Québec ne peut toucher au Code criminel.\u201d C'est un bon argument: la souveraineté aussi peut avorter.La vie politique Dans le domaine politique, on a demandé aux élus de veiller à ce que leurs déclarations demeurent en conformité avec le programme du parti et on a souhaité que le gouvernement soumette ses intentions législatives à une commission du programme composée de cinq membres (dont un seul député) nommés par le Conseil National, ce qui n'est pas précisément non plus se révéler \u2018à la remorque\u2019 du gouvernement! On s'est par ailleurs attaché à formuler la nécessité de redécouper les régions administratives, dans un but nécessaire de déconcentration des études et des décisions.Ayant accepté, au chapitre de la politique étrangère, de remplacer l'expression \u2018\u2019le retrait d'alliances militaires comme NORAD et l'OTAN\u201d par \u2018l'évaluation des alliances en matière de défense\u2019 \u2014 \u2018Comment s'en retirer?a demandé M.Jean-Marc Léger.Au moment de la souveraineté, nous n'y serions pas.\u2019\u2014, certains délégués ont jugé bon de contester.comme par compensation, le premier point de la résolution suivante proposée parle comté de Louis-Hébert qui stipulait.\"Que les Amérindiens se voient reconnaître un titre clair de propriété sur les terres qu'ils occupent y compris les réserves et autres établissements.\u201d C'est dans la confusion et l'ignorance de la vraie dimension du problème que le congrès a finalement voté la négation du principe ci-dessus.Faisant état de cette confusion, M.Lévesque s'est empressé de protester contre une pareille iniquité et de déclarer que son gouvernement ne se- H rait lié par une résolution joignant à ce point l'odieux à l\u2019inutile.Elle équivaut, a-t-il dit, à \u2018prétendre effacer les quelques rares et humbles parcelles du territoire\u201d que les Amérindiens possèdent encore, alors qu\u2019un délégué abusé avait prétendu qu'il ne fallait pas \u2018\u2019céder les deux tiers de la province aux Indiens\u201d.60% des congressistes étaient d\u2019ailleurs tout prêts à reconsidérer leur vote sur cette question.Mais il y fallait les deux-tiers.Et le temps pressait.Un pays nouveau Concernant le référendum sur la souveraineté du Québec, le gouvernement s'est vu unanimement appuyé dans sa volonté de structurer au maximum la campagne dans toutes les régions et comtés et de tenir ce référendum \u201cdans un premier mandat au moment opportun\u201d.Ne pouvant contester cette unanimité, certains commentateurs hostiles au projet de souveraineté du Québec ont soudain prétendu voir dans une résolution traitant de l'autonomie québécoise en attendant l'indépendance la sournoise intention du gouvernement de diluer son programme souverainiste et d'en revenir à quelque forme de fédéralisme renouvelé.Or la résolution en question, appuyée par M.Claude morin, demandait seulement et fort logiquement de \u2018\u2019promouvoir l'autonomie du Québec pour la période à passer dans le régime actuel.\u201d -Autremerit dit: jouons nos cartes actuelles au maximum, consolidons le plus possible notre autonomie et nos droits provinciaux en attendant la souveraineté.Duplessis n'ayant pas inventé le mot autonomie, qui fait partie de la langue française depuis des siècles, il était fort plaisant d'entendre ces commentateurs rapprocher indiment cette référence a I'autonomie de la préhistoire administrative duplessiste, comme il était curieux de voir ces adversaires de la souveraineté montrer du doigt ses défenseurs, soudainement accusés par ces bons apôtres d'abandonner la vertueuse pureté de leur objectif! Quant à M.Morin, il se réjouissait même de cette comparaison (enlevant des armes à l'Union Nationale) et déclarait surtout que, placé sur un tel palier, il pouvait tout demander à M.Trudeau, à l'exception de la Défense et des Affaires étrangères, chaque refus fédéral aux demandes du Québec ne pouvant que confirmer la nécessité de la souveraineté.Quelques rares erreurs de parcours?Sans doute.Dans l\u2019ensemble, le congrès d'un parti à la fois progressiste et réaliste \u2014 la composition du nouvel Exécutif en témoigne \u2014, épris de justice sociale et passionnément soucieux de gagner la bataille du référendum.Un parti vigilant, démocratique mais constamment conscient d'être l'indispensable courroie de transmission entre le gouvernement et la population.Un parti rivé à cet espoir\u201d, dont parlait son chef, \u2018qui ressemble davantage chaque jour à une certitude que bientôt il y aura dans notre cartographie politique un pays nouveau qui sera visible pour tout le monde\u201d.! Mentionnons cependant l\u2019idée plaisante qui consistait à faire annoncer par sept cyclistes portant chacun un numéro à leur dossard le résultat, dépassant légèrement l\u2019objectif de $1,200,000, de la campagne de financement.Ai Hi - .12\u2014LE JOUR.\u2014 LE VENDREDI 3 JUIN 1977 Au Congrès du Parti québécois La democratie a joue en faveur des femmes et du libre choix de leurs maternites par Colette Beauchamp Au lendemain du dernier congrès du Parti québécois, les journaux ont titré, en manchettes: \u2018Lévesque battu sur l'avortement libre\u201d.\u2018Les péquistes réclament l'avortement libre.\u201d \u201cLes délégués approuvent l'avortement sur demande.' Ce genre de manchettes simplifiées et son possible impact négatif sur la population inquiétait d'avance un certain nombre de femmes déléguées favorables à la résolution sur la libéralisation de l'avortement et prêtes à quitter le parti, si les questions les concernant étaient encore reléguées aux calendes grecques par le congrès.Car, différente est la nature de la résolution en dix-sept points adoptée majoritairement par l'atelier de la condition féminine et ratifiée, article par article, par les délégués, en plénière, avec des majorités suffisamment claires pour ne pas procéder au recomptage des voix.La résolution porte sur une politique globale de la maternité, reconnaissant le principe énoncé par la Ligue des droits de l'homme du Québec et I'Organisation mondiale de la santé, a savoir: l'avortement comme mesure d'exception, légitimée par le droit à la santé et à la qualité humaine de la vie pour tous ainsi que par le droit de la femme à décider de ses maternités et à se les voir faciliter par la société et par l'Etat.Dix articles de cette révolution recommandent divers moyens pour favoriser la maternité: Politique familiale, information sur la planification et le contrôle des naissances, gratuité des contraceptifs, mise sur pied de cliniques de maternité et de services multidisciplinaires accessibles aux femmes et aux couples, en cas de grossesse non désirée.Un article demande de retirer du code criminel tout acte médical posé Michel Giroux dans le domaine de l'avortement, position déjà adoptée par le Collège des médecins et le Barreau du Québec.Les cing autres articles encadrent cette mé- sure d'exception qu'est l\u2019avortement, en recommandant, notamment, que les cas d'avortement de douze semaines ou plus soient pratiqués exclusivement dans les hôpitaux.On ne peut alors parler d'avortement libre, dans le sens de libertinage ou d'avortement sur demande, dans le sens de n'importe comment mais d\u2019une politique globale de la planification de la famille, de la maternité et des naissances qui reconnaît à la femme le droit a la maternité librement consentie, politique qui, si elle était intégralement appliquée, contribuerait a réduire l'incidence de l'avortement.\u201cli faut une politique globale.L'avortement n\u2019est pas décrit comme un droit dans la proposition mais comme une mesure d'exception\u2019\u2019, a déclaré Michelle Marcoux de Montréal, sur le parquet de la plénière.\u2018\u2019Personne n'est pour l'avortement, mais Il y en a 25,000 par année, la plupart clandestins et dans des conditions d'hygiène où les femmes risquent jusqu'à leur vie\u2019, a enchaîné Claire Bonenfant- Pouliot de Québec.D'ailleurs, le premier ministre Lévesque, dans son discours de clôture, après avoir nettement affirmé que le gouvernement ne se sentait aucunement lié par cette proposition et exprimé son désaccord personnel, a admis que le voile venait d\u2019être levé sur l\u2019hypocrisie qui masque \u2018une inqualifiable boucherie\u201d à laquelle sont livrées les femmes qui avortent et qu'il était probablement bon que le débat sur cette question s'ouvre.Une discussion sans passion A l'atelier de la condition féminine, il y avait, au nombre des délégués des divers comtés, 57 femmes et trois hommes dont le ministre de la Fonction publique, M.Denis de Belleval et le député Jean-François Bertrand, qui, tout en étant d'accord avec le principe du droit de la femme à décider de ses maternités, ont cherché à faire adopter une proposition voulant que la femme qui désire avorter se soumette au préalable à un examen obligatoire d\u2019un comité thérapeutique multidisciplinaire.Une majorité de femmes a retenu l\u2019accès aux services multidisciplinaires mais rejeté l'obligation comme un moyen: détourné: de contrôle.Sur ce sujet qu'on qualifie constamment de passionnel, les délégués de cet atelier ont discuté calmement, sans éclats de voix, comme d'un sujet connu sur lequel les opinions sont faites.Sauf sur la question du comité thérapeutique multidisciplinaire obligatoire, le consensus s'est établi sans difficultés entre les femmes plus âgées, celles de 40 ans, et les autres dans la trentaine, parce que cette discussion était l'aboutissement d'une prise de conscience individuelle et d'un long travail de deux ans de sensibilisation et d'information, mené par le comité de la condition féminine de la régionale de Montréal-Centre dans les dix-sept comtés de cette région et ailleurs.Très majoritairement, les déléguées de l'atelier ont pretere presenter cette résolution sur la maternité librement consentie, en bloc avec ses dix-sept articles, au risque de la voir refuser par le président des commissions pour la présentation en plénière tant ces femmes tenaient à une politique globale de la maternité intégrée.C'est avec surprise et joie qu'elles ont reçu l\u2019appui de l'assemblée générale sur cette question, autre signe de l'évolution des mentalités, d'autant plus que les femmes ne représentaient que 25% des délégués à ce congrès.Ce qui a fait dire au ministre Lise Payette: \"A l'ouverture du congrès, le premier ministre nous avait demandé de faire preuve de maturité: c'est ce que nous avons fait.\u201d Selon plusieurs des heureux, dont des femmes, ce pas en avant franchi par les militants du Parti québécois ne leur fait pas oublier que la population et les membres du parti demeurent divisés et avec passion sur cette question.L'exécutif national a le choix.Il peut enterrer momentanément avec malaise la question, en répondant aux attaquants et aux opposants que cette \u2018\u2019proposition sur l'avortement libre\u201d n\u2019exprime que la volonté des délégués d\u2019un congrès et, ainsi, se situer dans la ligne de la polarisation des pour et des contre.Il peut ouvrir le débat aux quatre coins du Québec, dans une autre perspective, en tenant des séances d\u2019information auprès des membres et du public pour expliquer la nature de cet article du programme et faire comprendre que l'avortement y est une mesure d'exception intégrée à une politique positive de la maternité et ainsi dédramatiser la question et, peut- être, réunir un consensus plus large qu'à vue de nez.Les mentalités évoluent.Au congrès de 1974, ce genre de proposition n'a pas franchi l'étape de l'atelier.En 1977, elle est acceptée, presque sans passion, en assemblée générale.Victoire des femmes \u2014 Si les femmes n\u2019étaient pas modestes, elles pourraient parler de victoire à ce congres.Quatre des leurs ont été élues a l'exécutif national du parti, dont Louise Thiboutot, perçue comme étant de gauche, parce qu'elle a été la principale animatrice du comité de la condition féminine de la régionale de Montréal- Centre et parce qu'elle a piloté la résolution sur la libéralisation de l'avortement.De nombreuses autres mesures significatives sur le viol, les garderies, l'égalité des conjoints dans le mariage et la réintégration au marché du travail ont été facilement adoptées.La résolution sur le viol demande de centrer la procédure judiciaire sur l'essence du délit d'agression et non sur les moeurs anté- cédantes de la victime, d'abolir le droit de vérifier le passé sexuel de la victime et d'offrir des services d'accueil adéquats, rattachés à un tribunal de la famille afin d'informer et d'aider les victimes de viol, de voies de fait simples ou avec lésions corporelles et d'abandon.La résolution sur les garderies réclame l'implantation d'un réseau complet de services de garde, gratuits à long terme, implantation qui pourra se faire par étapes mais qui devra, cependant, être prioritaire.De plus, l'assemblée générale a confié à la direction du parti le mandat d'organiser un colloque national en vue de la préparation de la loi-cadre visant à établir une politique globale sur les garderies.Le programme du Parti québécois contiendra, désormais, des articles sur la reconnaissance de l'égalité des époux; la création, dans les plus brefs délais, et dans toutes les régions du Québec, de tribunaux de la famille; la création d'un organisme public chargé de la perception et de la distribution des pensions alimentaires, organisme investi de pouvoirs de sanction; l'établissement d'un ensemble de mesures permettant au conjoint qui demeure au foyer d'accéder à une plus grande autonomie, son intégration ou sa réintégration au marché du travail se fera sans préjudice et avec les mêmes avantages que tout travailleur ayant perdu un emploi.Dans ce sens, d'autres propositions adoptées au congrès sont de nature à faciliter aux femmes au foyer la réintégration du marché du travail ou le retour aux études: la reconnaissance de leur droit à des services adéquats de placement, de formation professionnelle et de recyclage en leur accordant les budgets a cet effet; la reconnaissance de leur expérience acquise au foyer ou dans des activités bénévoles en termes de crédits ou d'équivalences au moment du retour aux études ou sur le marché du travail et la mise en place de mécanismes facilitant leur réinsertion sur le marché du travail, sans perte de pension.= ECO La 1 Cong les pi grande ve au YranM Sour sion d émara Pari | Subst alas de Ro quête, Fêgrer l'execu d'une par là Centre Ces Prop Cent fourni fig nant; Par Les Montr Soum Pray une 1 Prog Pitre Comm du Co long lg Ape état \u2014 Su Inte ~ Q dy I Pri Sem fai (don 01am êllres fees E légale ing |g Te Hy ; Ï ont Bi; ts, Srey rer la oe i Sur l'es ages Durs an à Victime de vérifie [da es servie Val, rats al dela former \u20ac Nes de ig simples porelles SU es qa- ('mplaniz Il comple ce, ge 1, plan à se fare qui der priosfare bie gine a direction lt d'orge e nation jrationde tall lobale su\" p du Part endra, dé las sur fol pli creation els délais 2 regions tribunaux ; crealion 2 public geplon des per res, O1 peus ptablissé- ope 8 attant à meure du à Une plus ie son it réintes# tral pola ages OF ant ph d'autres ples & alu ¢ nes a lon & jb Ia recom y got?Ecoles privées: une grande marge de manoeuvre par Michel C.Auger La résolution du 6e Congres du PQ sur les écoles privées laisse une tres grande marge de manoeuvre au ministre Jacques- Yvan Morin.Soumise a la commission de l'éducation, elle émanait de l'exécutif du Parti.Elle fut cependant substantiellement modifiée à la suggestion du député de Rosemont, Gilbert Pa- quette, qui proposait d'intégrer à la résolution de l'exécutif les paragraphes d'une résolution soumise par la régionale Montréal- Centre sur le même sujet.C'est donc l'esprit de la proposition de Montréal- Centre dans un cadre fourni par celle de l'exécutif qui se retrouve maintenant dans le programme du Parti.Les militants de Montréal-Centre avaient soumis une très longue proposition qui constituait une refonte complète du programme du PQ au chapitre de l'éducation.La commission de l'éducation du Congrès, la jugeant trop longue, décida de l\u2019écarter et d'étudier en priorité les autres résolutions dont elle était saisie.Sujette à interprétation Quand vient le temps d'étudier la proposition de l'Exécutif sur les écoles privées, le député de Ro- semont, comme il l'avait fait pour d'autres sujets (dontla décentralisation du système d'éducation), proposa d'intégrer à la résolution de l'exécutif le contenu de celle de Montréal-Centre, qui remplaçait le concept d'écoles complémentaires par celui d'écoles alternatives.La résolution prévoit aussi l'intégration progressive du secteur privé par le secteur public mais \u2018dans le respect du choix libre garanti par la diversité des écoles\u201d.Cette petite phrase permet toutes sortes d\u2019interprétations.Dans l'esprit des promoteurs de la résolution de Montréal- Centre, ce \u2018choix libre\u2019 se fait à l'intérieur du secteur public qui permet des écoles alternatives \u2018à la demande du milieu\u201d.Des pensionnats dans les régions rurales, actuellement administrés par le secteur privé, pourraient tout aussi bien être intégrés au secteur public: c'est ce qu'affirment en tout cas les partisans de la résolution.De l'autre côté, le ministre Jacques-Yvan Morin affir- Jacques-Yvan Morin mait que de telles choses ne sont pas possibles puisque l'école privée a une plus grande discipline et que l'intégration de pensionnats au secteur public conduirait nécessairement au \u2018bordel\u2019 comme ce fut le cas au CEGEP de Gaspé.Subventions diminuées, à quel taux?La résolution prévoit aussi la réduction progressive des subventions de l'Etat au secteur privé.De nouveau, deux interprétations.Selon certains.il s'agit d'une abolition du secteur public dans un délai de cinq ans.Pour d'autres, dont le conseiller au programme, M.Pierre Harvey, et le premier ministre, M.Lévesque, cela veut dire une diminution des subventions: \u2018Ça ne veut pas dire 20% par année pour cinq ans; ça peut vouloir dire 1%\", affirmait M.Lé- vesque en conférence de presse.Le ministre Jacques- Yvan Morin, qui avait vai- nementtenté de faire battre la résolution en atelier, n'est pas intervenu en plé- niaire.Si cette résolution avait été battue, le programme de 1974 serait demeuré inchangé (il prévoyait l'abolition pure et simple des subventions au secteur privé) et cela aurait laissé encore moins de marge de manoeuvre au ministre Morin.Modération IF s'agit maintenant de savoir quelles sont les politiques du ministère de l'Education à ce sujet.A court terme, le ministre Morin soulignait qu\u2019il en coûterait très cher d'intégrer au secteur public toutes les écoles privées.Le gouvernement devrait alors absorber les colts actuellement payés par les parents.Le ministre soulignait aussi que des arguments stratégiques justifiaient une intervention \u2018douce\u2019 dans le domaine de l'enseignement privé: \u201cNous sommes à la veille du référendum.remarquait-il.Mais sa marge de manoeuvre est très grande et s'il faut s'attendre à voir le gouvernement légiférer pour empêcher la concurrence déloyale de l'école privée, il serait surprenant de voir le ministre appliquer le programme à la lettre pour quelque temps encore.© Colloque \u201cVivre en ville\u201d LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 3 JUIN 1977 \u201413 Les citadins feront- ils un jour la greve?par Micheline Roberge Comme l'a souligné un journaliste d'un quotidien de Montréal, le dernier colloque \u2018organisé par la revue Critère sous le titre de \u201cVivre en Ville\u201d n'a pas réussi a quitter un certain académisme.Malgré un coût relativement peu élevé et de sincères tentatives d'ouverture, malgré le choix d\u2019emplacements bien desservis par les transports en commun, la Place des Arts et la Place Desjardins, les 100 a 300 personnes qui hantaient le plus souvent les salles étaient essentiellement des architectes, urbanistes, fonctionnaires, enseignants et étudiants, et quelques chômeurs de luxe.Quelques constantes se dégagent des visions échangées par des spécialistes et des activistes de droite et de gauche.On note spécifiquement ce qui ressemble à de la nostalgie bien placée, un voeu unanime pour les petites villes, celles qui faisaient l'idéal de Platon, \u201cune ville doit englober sa population dans un péri- metre tel que la voix d'un orateur puisse rejoindre chaque citoyen\u201d.Presque tous s'entendent pour appeler aussi la ville piétonnière sans automobile.Intervenant au colloque, Joël de Rosnay appliquant la clé de son approche systémique, fait de la ville un organisme à l'image du corps humain.La ville doit avoir un coeur, un cerveau, des sens; quand une cellule se corrompt ou s'abîme elle met les autres en danger.Or, petit détail, les grandes villes, les mégolopoles n'ont plus de coeur.Elles ont un coeur de pierre.sorte de piédestal à ce veau d'or qu'est la nouvelle valeur abstraite qui a longtemps dominé le monde contemporain, pour peu qu'elle soit actuellement contestée: l'argent.Par une approche scientifique claire et logique, Joël de Rosnay pose le décor de la ville organique.I! faut recréer l\u2019équilibre LE C'est le mot clé employé aussi bien par le maire Guy Descary de Lachine que par les ministres Jacques Léonard ou Yves Tardif.L'équilibre doit revenir dans la ville.Mais qu'est-ce que l'équilibre?Le développement harmonieux de centres contigus et petits (New Towns, Small is Beautiful), où la ville, le commerce, la place et l'usine ont des dimensions humaines, où l'on peut marcher pour faire tout ce qu'il revient à l'Homme d\u2019accomplir dans sa journée.Mais qui dit équilibre dit aussi changement car I'équilibre selon pratiquement tous les participants est rompu depuis belle lurette dans toutes les grandes villes du monde.Et qui dit changement dit aussi responsabilité politique car le changement peut signifier retour à la vie communale, conseils de quartiers, démocratie de quartiers, car le changement dérange des intérêts.Le Maire Jacques Juillet de Loubressac qui séduit par sa bonhommie à la Jean Gabin a fait de sa commune une commune idéale.Tous les citoyens sont consultés dans l'élaboration de la vie municipale.La communauté décide d'accueillir ou de refuser des acheteurs de lots ou d'immeubles.Elle accepte ou rejette l'ouverture d'un café et si elle l'accepte, elle contribue à en faire un lieu digne de sa vie, de son harmonie.La commune offre aussi des randonnées à ses \u2018vieux\u2019 qu'elle ne baptise pas de qualificatifs euphémiques.mais qu'elle considère.Enfin, si tout n'est pas parfait, c'est une petite ville qui a ses règles bien à elle et où la vie a retrouvé une harmonie qui étonne ses voisins et suscite leur envie.Le maire de Montréal dans un louable exercice dira: \u2018Je refuse de croire que tous les Japonais de Tokyo.tous les Romains de Rome.tous les habitants des grandes villes, se sentent comme des condamnés à perpétuité.\u201d Il n'a pas tort, mais on peut se demander comment Mumford (cité par Jacques Du- fresne) si l'esclavage n'avi- tit pas l'homme au point de s'en faire aimer.\u2018A force d'en voir quotidiennement l'impossibilité, nous atteignons un point où nous n'\u2019osons même plus considérer comme légitime une existence vraiment humaine, c'est-à-dire centrée sur des rencontres et des retards qui réchauffent le coeur et l'esprit\u2019.Le Québec a connu deux \u2018sommets\u2019 dans la même semaine.On peut souhaiter peut- être comme Kenneth George du RCM que le ministre Guy Tardif tienne une vaste commission parlementaire sur la vie urbaine et les choix des citoyens avant de mettre en oeuvre le programme dont il a dévoilé les grandes lignes à la soirée de clôture de \u2018Vivre en Ville\".Dans un discours substantiel et bien senti, le ministre a énoncé des principes prudents et réalistes, en vue de redonner le pouvoir à la base au Québec.Il a laissé entendre que le gouvernement était disposé à créer au Québec des conseils de quartiers et divers autres paliers décisionnels dans la vie municipale et locale.Peut-être pourrait-il laisser les citoyens du rang s'exprimer sur ce sujet qui en intéresse plusieurs.Mais on sent aussi à la lumière de \u2018Vivre en Ville\u201d qu'un sommet devrait mettre en présence les \u2018\u2019développeurs'\u2019 qui tiennent les portefeuilles, et les citoyens qui voient leur environnement culturel livré peu à peu à la désuétude planifiée des tours de bé- ton.\u201cVivre en Ville\u201d a levé le voile sur une vaste problématique qui devra au Québec, tout comme les orientations économiques d'ensemble faire l'objet d'une discussion publique ouverte et directe.Voguons- nous vers d'autres sommets! Ou vers la grève sur le tas des citoyens entassés et refoulés?Voila la question qui se profile derrière le colloque critère version 1977.e 14\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 3 JUIN 1977 Le conflit à Radio-Mutuelle Une bataille pour la dignité et le droit à la syndicalisation par R.Laporte Entreprise depuis le 26 janvier, la grève des employés de quatre des cinq postes du réseau Radio- Mutuelle (Montréal, Québec, Sherbrooke et Trois- Rivières) risque de connaître un nouveau rebondissement vendredi le 3 juin alors que le président de la CSN, M.Norbert Rodrigue, saura si le juge Monette, de la Cour Supérieure, le trouvera coupable d'outrage au tribunal.Cette poursuite pour outrage au tribunal a été prise par la direction de Radio-Mutuelle en vertu d\u2019une injonction émise au début du conflit, injonction qui interdisait à quiconque de faire pression auprès des commanditaires de CJMS ou des clients de ces commanditaires afin qu'ils cessent leur publicité sur les ondes de la station de la rue Berri.Des injonctions, les syndiqués de Radio-Mutuelle en ont d'ailleurs eues de toutes les sortes depuis le début de leur longue bataille, en passant par celles limitant leur droit au piquetage aux abords des différentes stations du réseau radiophonique, puis, interdisant tout piquetage devant les magasins des commanditaires qui poursuivaient leur publicité en ondes et enfin, comble de l'indécence, limitant le droit du public à l\u2019information par la distribution de tracts aux clients des commanditaires de CJMS.Quand donc se terminera cette ingérence du pouvoir judiciaire dans les conflits de travail au Québec?La CSN jette toutes ses forces dans la mêlée La condamnation plus que probable (selon une source syndicale bien informée) du président de la CSN illustre très bien l\u2019importance et la valeur de symbole qu'a pris le conflit à Radio-Mutuelle aux yeux des plus hautes instances de la centrale et de la Fédération Nationale des Communications à laquelle appartiennent les employés de trois des quatres stations en grève.En effet, Radio-Mutuelle constitue le dernier bastion d'un anti-syndicalisme inconcevable au Québec en 1977 et la Fédération Nationale des Communications est déterminée à remporter le combat coûte que coûte.Les camarades syndiqués du secteur des communications CSN ont d'ailleurs si bien compris l'enjeu du conflit qu'ils ont décidé, au cours de leur dernier congrès, de voter des sommes importantes afin de venir en aide aux grévistes.Un autre développement majeur pourrait aussi se produire dans la semaine qui vient alors que les membres de l'Union des Artistes auront à se prononcer, au cours d'une assemblée générale, sur les termes d'un protocole de solidarité intervenu entre leur exécutif, la CSN et la FTQ.Ce protocole interdirait à tout membre des trois syndicats impliqués de franchir, à l'avenir, les lignes de piquetage dressées par leurs confrères des autres centrales.Si le protocole est accepté par les membres de l'UDA en assemblée générale, il devra ensuite faire l\u2019objet, dans les 21 jours, d'un référendum impliquant l'ensemble des membres de l'Union.|! va sans dire que l'acceptation par les artistes d\u2019un tel protocole mettrait probablement fin rapidement au conflit des syndiqués de Radio-Mutuelle puisque la plus importante des stations du réseau CJMS, fonctionne presque normalement avec l'aide de membres de l'UDA tels les Serge Bélair, Emile Genest, Edouard Rémi, André Robert, Jacques Duval et Hu- guette Proulx qui jouent, objectivement, le rôle de briseurs de grève depuis le tout début du débrayage.L'Union des Artistes n\u2019a d'ailleurs pas à se glorifier du rôle qu\u2019elle a joué dans ce conflit et dans de nombreux autres qui l\u2019ont précédé.Ses membres ont également franchi les lignes de piquetage des employés de CKVL, l'année dernière, ainsi que celles des employés de Télé- Métropole lors de la grève qu'ils avaient déclenchée, il y a deux ans, afin de hâter la signature de leur convention collective.Il par R.Laporte naces que font peser sur la liberté d'information l'enquête à Radio- Canada et le Bill C-43, la Fédération Professionnelle des Journalistes du Québec organise à Montréal, le samedi 4 juin, une journée de vigilance à laquelle sont invitées toutes les personnes intéressées par la défense du droit du public à l'information, par la liberté d'expression et d\u2019opininon et par les libertés civiles en général.La FPJQ estime qu'il est urgent de réagir à la suite des récents événe- ments et croit que le gouvernement canadien a élaboré une stratégie politique afin de contrôler de plus en plus l'information diffusée par les medias électroniques, qu'ils soient publics ou privés.[importe de réagir rapidement C'est donc pour contrer cette menace et prévenir les coups que la FPJQ, dans un premier temps, a organisé la journée de vigilance du 4 juin.Afin de permettre aux participants d'obte- Afin de contrer les me- nir le maximum d'informations et de bien connaître les positions des parties en présence, la Fédération a invité de nombreuses personnalités et groupes intéressés au problème.Parmi les invités au niveau canadien, ily a les députés libéraux Pierre DeBané et Serge Joya! ainsi que les ministres André Ouellet et Monique Bégin; du côté de l\u2019opposition, les députés conservateurs Flora Mc- Donald et Claude Wagner, le chef du parti créditiste canadien André Fortin et le chef néo- démocrate Ed Broad- bent.Des invitations ont aussi été adressées à MM.Keith Spicer, commissaire aux langues officielles, A.W.Johnson, président de la Société Radio-Canada, Harry Boyle, président du CRTC, Pierre Juneau, conseiller spécial du premier ministre et Laurent Picard, président de Radio-Canada de 1969 à 1976.Le monde politique québécois n'a pas été oublié.La FPJQ a invité le premier ministre René Lévesque, le ministre des communications Louis O'Neill, le ministre d'Etat au développement cultu- L\u2019enquête du CRTC sur l\u2019information à Radio-Canada et le hill C-43 sur les télécommunications La FPJQ contre-attaque par une journée de vigilance rel Camille Laurin, ainsi que les députés d'opposition Fernand Lalonde, Rodrigue Biron, Camil Samson et Fabien Roy.A cette liste s'ajoutent les noms de plusieurs personnalités bien connues dans le monde des lettres et des communications au Canada anglais.Pour la FPJQ, cette journée est capitale et sa présidente, Armande Saint-Jean, nous en a souligné l'enjeu: \u2018Dans toute démocratie, les gens ont tendance à prendre pour acquis un certain nombre d'institutions et de droits, comme la liberté de presse par exemple.|| est cependant plus facile qu'on ne le pense, pour des esprits totalitaires ou des partis politiques tentés par l'aventure, de tenter de transformer l'information libre en propagande partisane.II est important que les citoyens réalisent que leur vigilance est le seul rempart contre de tels abus.Qui aurait pensé en octobre 1970, que le Québec se serait vu imposer la Loi des mesures de guerre.La loi C-43 et l'enquête sur Radio-Canada sont des symptômes d'un danger qui nous semble croissant et auquel l'on doit faire face avant qu'il ne soit trop tard.La FPJQ, par la journée de vigilance, manifeste l\u2019inquiétude des journalistes qui ne veulent pas devenir les otages d'un gouvernement, quel qu'il soit, et qui tiennent à préserver le droit du public à l\u2019information.\u201d L\u2019invitation est lancée a tous Précisons que cette journée de vigilance est ouverte a tous les citoyens désireux d'y participer et qu'elle se tiendra de 9 heures à 18 heures, le samedi 4 juin, à l'hôtel Le Quatre Saisons de Montréal au 1050 ouest rue Sherbrooke.Le prix d'entrée sera de $5.00 et cette somme permettra à la FPJQ de défrayer une partie des dépenses occasionnées par la journée.Fait à souligner, ce $5.00 comprend un buffet qui sera servi sur les lieux à l'heure du dîner ainsi qu'un service de traduction simultanée qui permettra à tous les participants de suivre les débats, qu'ils soient en anglais ou en français.C'est un rendez-vous.© importe aussi de souligner que, depuis le début de la grève à Radio-Mutuelle, l'UDA invoque toutes sortes de raisons invraisemblables afin de justifier sa position anti-syndicale et inadmissible.Objectivement, elle joue le jeu de la partie patronale et contribue directement à la prolongation du conflit.Si l'UDA et ses membres veulent prouver qu'ils sont un véritable syndicat et de vrais syndiqués, ils auront, lundi le 6 juin, une occasion en or de le prouver.De timides négociations Malgré qu\u2019elle ait déclaré qu'elle ne traiterait jamais avec des employés en grève illégale, la direction de Radio-Mutuelle a quand même accepté, la semaine passée, de s'asseoir à la table de négociations afin d'examiner le projet de convention collective soumis par le Front Commun des syndiqués des quatre stations.Une autre rencontre est prévue lundi le 6 juin et le négociateur patronal, Me Paul- Emile Dion, a promis de soumettre d'ici la fin du mois de juin une contre- proposition globale au syndicat.Il est cependant trop tôt pour déterminer si Radio-Mutuelie est réellement préte a négocier de bonne foi et si elle s'est vraiment résolue à accepter l'existence d'un syndicat dans ses murs.A tout hasard, du côté syndical, on se prépare à soutenir une très longue lutte et on ne se fait pas plus d'illusions qu'il ne le faut sur la présente ronde de négociations.Le président du syndicat des employés de CJMS, M.Marc Gilbert, devait d'ailleurs nous déclarer: \u2018Nos membres sont prêts à soutenir un très long conflit mais ils espèrent tout de même que Radio-Mutuelle saura comprendre assez rapidement où se situent ses véritables intérêts.Paul-Emile Dion, qui négocie pour la partie patronale, nous menaçait, dès le début de notre grève, que si nous ne rentrions pas au travail, nous serions sur le trottoir pour un ou deux ans.Qu'il sache que si c'est le temps que ça doit prendre pour amener Radio-Mutuelle à conclure une convention collective, nous le prendrons.Notre lutte pour des conditions de travail décentes est légitime et l'on ne peut écraser des travailleurs déterminés à retrouver leur dignité\u201d.Aa Ê fau Ottane \u2014 Lap lap sur, 6 êtrang Porte | bet du ial nation glem poumo franco tous le fimep blancs verner comm ferme le ed l'élan parmi ques, La p a1 non Cente Club Pres bs; es Alig Pej ss ç tam men; ce les Mon Des ç Nig; Etat Chey dont Seg qui; li Teg Mer big May Sn A \u2018ou Bly og Meg Jor lag toy Cid: Que of op du} à) 19 Ses Une de lige eh gy Hug, utes wf Maser 10s.dice Objects Bugs) el contr tà la re- confit, 5 Mes ve, ŸS son ur Cal et de iS aur: ue ery prouver \u2014 S \u2014_ aitdècige ri jamais loyes er à director Je a quan a semaine eo late tions afin projet de collecte le Front yndiques ions.Une est prèvue pnégocir Me Pau promis Ge la fin di 7e conte obale à cepend prminér Si est ré gon de glle ss à acc yn Syne ws.du Cot pepe?s longue 2 fal pas ui ne 2 te rondé Lg pres es eT Met jaileus Vos ME sou! pone snd I pte (sie guérit pp à nous 108 nr nous né gg Monde La porte ouverte est fermee! Faut-il qu\u2019une porte soit ouverte ou fermée?A Ottawa, on réussit les deux à la fois.La porte ouverte La porte ouverte, bien sûr, c'est la politique étrangère du Canada.Porte par laquelle le Québec aurait le plus large accès à la communauté internationale, et pourrait par exemple respirer à pleins poumons l'oxygène de la francophonie.Ne riez pas: tous les textes sacrés l'affirment, livres saints, livres blancs de 1968 où le gouvernement canadien décrit comment les provinces, fermement embrassées par le fédéral, procéderont à l'étranger dans l'harmonie parmi les nations extatiques.Vision émouvante.La porte fermée La réalité est autre.Prenons l'exemple de la récente réunion à Ottawa du Club des amis du Sahel.Prestigieuse, importante.On sait les graves problèmes auxquels font face en Afrique francophone les pays du Sahel.Sécheresses catastrophiques, notamment en 1973, avance menaçante du désert, et cela dans des pays parmi les plus démunis du monde.lls se sont regroupés depuis plusieurs années en un Comité inter- Etat de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS), dont le Secrétariat exécutif siège à Ouagadougou et qui vise à coordonner leur action de développement régional et national.Les membres: Cap-Vert, Gambie, Haute-Volta.Mali, Mauritanie, Niger.Tchad, Sénégal.Autour du CILSS, beaucoup de bonnes volontés extérieures se sont mises à l'oeuvre: grands organismes internationaux et régionaux, coopérations bilatérales.Pour rationaliser toutes les actions, on décida de se réunir périodiquement, de façon plutôt officieuse: ce fut la création, la première réunion du Club des amis du Sahel à Dakar, du 29 au 31 mars 1976.À côté du CILSS et de ses membres figuraient une liste impressionnante de pays: Autriche, Allemagne, Belgique, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suède, Suisse; et aussi d'organisations: ACCT, BAD, Banque mondiale, Marché Commun, CNUCED, CRDI, FAO, FMI, ONU, OCDE, PNUD, Banque arabe (BA- DEA).Autorité du Liptako-Gourma.La seconde réunion, à Ottawa, n'est donc pas une petite affaire.Un groupe de travail élabore depuis la dernière réunion une documentation approfondie sur les orientations à prendre en matière de coopération au Sahel.Des experts (25-27 mai) puis des ministres (30 mai - 1er juin) ont étudié la stratégie et des projets dans toute une série de domaines: agriculture, élevage, pêche, ressources humaines, formation, infrastructures, reboisement, commercialisation, stockage, financement.ll s'agit d'un dialogue majeur sur la plus importante coopération régionale en Afrique francophone.Mais fort curieusement, Ottawa ne semble pas du tout certain que le Québec y ait sa place.Le partenaire au placard Pourtant, l'effort du Québec en Afrique francophone n'est pas mince.On voit même assez mal comment l'Agence canadienne de développement international (ACDI) pourrait y fonctionner sans faire appel aux ressources du «Québec et à la coopération «de son gouvernement.En vaste majorité, les firmes et experts quioeuvrentsurles lieux sont du Québec, représentent son apport de matière grise, son expérience du management et de la technique au confluent des traditions «européennes et américaines.Les universités québécoises participent à bon nombre de projets.Le gouvernement du Québec joue un rôle essentiel dans le recrutement, la sélection, l'orientation de très nombreux enseignants du Québec au travail sur le terrain.Le Québec accueille, et donc finance en bonne partie, beaucoup de boursiers et stagiaires dans toutes sortes de domaines.Sa coopération est majeure dans les projets de formation à tous les niveaux.Il est maître d'oeuvre, en accord avec l'ACDI, de certains grands projets de développement.Il a sa propre coopération.Il a des projets conjoints, par exemple avec l\u2019ACCT et le Mali.Partout dans la région, dans toutes sortes de secteurs, il joue un rôle solide, discret, qui ne porte pas à controverse.Somme toute, au point de vue d'Ottawa, c'est le partenaire essentiel en Afrique francophone.N'est-ce pas le Québec, en réalité, qui fournit depuis toujours l'impulsion fondamentale qui a amené le gouvernement canadien à s'intéresser au monde francophone?Et n'oublions pas que le contribuable québécois paie de 20 à 25% du budget de l'ACDI, donc un bon petit $200 ou 250 millions par année.Orle budget total de la coopération bilatérale de l'ACDI en Afrique francophone se situe autour de $100 millions par année.Dans ces conditions, on LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 3 JUIN 1977 \u201415 pourrait croire que le Québec, tout naturellement, ferait figure honorable au Club.Pourquoi Ottawa veut-il mettre son partenaire au placard?Petite chronologie édifiante L'attente du Québec serait-elle exorbitante?S\u2019agirait-il d'une querelle de tapis rouge?Brasserait-on de graves problèmes constitutionnels?Nullement.Québec voulait un accès discret à l\u2019informatin et au dialogue, sur une entreprise où le Québec fait sa part.Les faits sont édifiants et composent une délicieuse petite chronologie, une parabole du fédéralisme coopératif à l'oeuvre à l'étranger.En 1975, l'idée du Club émerge à l'OCDE.Le Québec est-il alerté, pressenti par Ottawa?Non.En mars 1976, à la réunion de Dakar, le Canada est présent, le Québec absent.Début 1977, le CILSS a dû pressentir Ottawa comme hôte de la deuxième réunion.Aucun dialogue ne s'ensuit, aucune consultation avec Québec sur un rôle conjoint dans une telle entreprise, ou au moins sur sa simple présence éventuelle.En mars 1977, le Secré- tariatd\u2019Etat aux Affaires extérieures émet un communiqué de presse pour an- »\u2014 pinion Chérif Elvalide SEYE En relançant lors du récent sommet franco- africain à Dakar l'idée d'une conférence au sommet des pays francophones, le chef de l'Etat sénégalais, M.Léopold Sédar Senghor, a soulevé un vent de sympathie au Québec.Pour les Québécois, minorité francophone de quelque six millions noyés dans une masse d'anglophones de quelque 250 millions, l'écho ne pouvait être que favorable à pareille idée.La revendication d'une identité culturelle québécoise passe nécessairement par l'affermissement des liens avec les communautés francophones du reste du monde.Aussi ne pouvait-on au Québec qu'applaudir à cette déclaration du président- poète, défenseur de la Francophonie: l'envers du décor .La francophonie sonne bien a nos oreilles mais mal a celles des peuples africains colonisés d\u2019hier des Européens parlant français.C\u2019est ce que nous explique M.Seye, Sénégalais, journaliste présentement en stage au JOUR.surcroît de l'Académie française des Sciences morales et politiques.Même au niveau fédéral, la déclaration du président sénégalais fut bien accueillie.Le premier ministre, M.Pierre-Elliott Trudeau, dans une interview accordée au journal français LE MONDE lors de son passage à Paris, a affirmé que \u2018ce qui manque à la francité par rapport au Commonwealth.c'est une réunion au sommet des chefs d'Etat des pays francophones.Un pareil sommet permettrait à Ottawa de mieux se prévaloir de mener une politique du bilinguisme conformément à la nature du pays.Ce qu'on oublie dans tout cela, c'est l'envers du décor.C'est ce que pensent les Africains, les Sénégalais, de la francophonie.Au risque de décevoir ou de choquer, il convient de dire la signification que revêt le pour les Sénégalais.La francophonie est, pour la grande masse des Africains, ce qu'est l'anglais pour la communauté québécoise.Le français n\u2019a-t-il pas été la langue du colonisateur en Afrique?En tant que telle et pour servir le dessein français d'assimiler et de civiliser\u2019\u2019 ses Colonies, elle a été imposée comme unique outil d'une quelconque promotion sociale des individus.Il fallait aller à l'école française pour avoir une petite chance de sortir de la misère et du mépris qui étaient le lot des campagnes africaines.Aujourd'hui encore, dix-sept après l'accession à l'indépendance de la plupart des pays francophones ou plutôt d'expression française, le même état de fait se perpétue.Le français est la langue officielle bien qu'elle ne soit maîtrisée francophonie, membre de concept de francophonie que par une infime pro- © portion de la population.Les pays africains étant en butte à un néo-colonialisme qui est en fait une colonisation gommée de son caractère formel se méfient de tout ce qui est francophonie car, pour eux, c'est le fer de lance du néo-colonialisme.Dans le cas du Sénégal surtout, on ne peut même pas arguer en faveur du français qu'il permet la communication entre ethnies qui ne se comprendraient pas autrement, car le Sénégal a une langue parlée par 90% de la population.Pour tout cela, les Africains, bien que sympathiques à toute lutte de libération nationale, dénoncent la francophonie.Cela tient à la double nature de la francophonie, outil de libération ici, instrument d'asservissement de l\u2019autre côté de l\u2019Atlantique. 16\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 3 JUIN 1977 (suite de la page 15) noncer la réunion de mai- juin.Le Québec apprend la nouvelle parce que les AFINTER reçoivent systématiquement les communiqués publiés par Ottawa.Aucune invitation d'Ottawa au Québec.Ironiquement, le communiqué fait état de \u201cla coopération canadienne, qui compte sur l\u2019appui effectif des gouvernements provinciaux et particulièrement le Québec pour ce qui concerne l'Afrique francophone\u201d.Fin avril 1977, le ministère des Affaires intergouvernementales du Québec, étonné d\u2019un silence si résolu, s'adresse au ministère des Affaires extérieures à Ottawa: Québec souhaite participer à la réunion à titre d\u2019observateur.Grave question: Ottawa y réfléchira.Mai 1977: le silence se prolonge.Plusieurs appels des AFINTER: Ottawa n'a pas encore de réponse.Le 25 mai, la réunion des experts commence à Ottawa.Tout le monde y est.Sauf Québec.Ottawa réfléchit.Québec n\u2019a reçu aucune documentation.Le 26 mai, sans plus attendre et discuter, les AFINTER envoient deux experts à la réunion.Ils auront manqué la moitié des travaux.Comme par hasard, l'assentiment d'Ottawa est signifié le même jour.Curieusement, la présence des experts québécois ne souleve ni scandale, ni raz de marée constitutionnel.Ou était le probleme?Le 27 mai encore, les Affaires intergouvernementa- tes informent Ottawa que M.Denis Vaugeois, député de Trois-Rivières et adjoint parlementaire du ministre, représentera le Québec à la réunion ministérielle du Club qui commence le 30.Ottawa refuse: c'est là un niveau trop élevé de représentation.Etonnement complet à Québec: la réunion n'est-elle pas ministérielle?Présidée par un chef d'Etat, le Président de la Mauritanie?Le Premier ministre du Canada et le ministre Goyer ne figurent- ils pas au programme?De nombreux ministres africains ne seront-ils pas présents?Oui, les Affaires extérieures admettent mais contre toute logique et en se payant vraisemblablement la tête des interlocuteurs québécois, maintiennent leur refus.Québec n'a donc été représenté, après avoir placé Ottawa devant un fait accompli, qu\u2019au niveau des experts.Que conclure?Aucun pays hôte n'aurait songé à ne pas inviter un Québec souverain.On l\u2019aurait traité sur un pied d'égalité.Mais quoi, il est de la famille canadienne, on l\u2019écarte si l'on peut, on l'admet au compte-goutte s'il le faut.Voilà qui n\u2019est ni digne ni efficace.De quelque façon que le Québec définisse son avenir, le Canada peut trouveren lui un associé valable à l'étranger.Mais le Québec ne peut accepter, quand il a fait sa part, qu'on lui demande d\u2019être à genoux, ou invisible.La roche Ursule e \u2018Ainsi parlait Zarathoustra\u201d Mackenzie King et Trudeau par Pierre Chaloult Pierre-Elliott Trudeau savourait, en marchant dans la nuit printanière et silencieuse du vieil Ottawa, la joie du résultat des élections partielles de la semaine dernière dans la province de Québec.Son rêve le conduisait (inconsciemment, bien sûr!) vers les rues encore résidentielles et très XIXe siècle de Sandy Hill.Vers la maison du souvenir de trois de ses prédéces- La piscine de vos rêves.Pour une petite ou une grande piscine, creusée ou hors terre, le nom Caron est la garantie de votre satisfaction.La gamme de piscines en montre et celles que notre \u201cdesigner\u201d suggêrera en harmonie avec votre environnement, vos goûts et vos besoins personnels sont la garantie d'un meilleur choix.Piscines Caron Inc.fait partie de la moyenne entreprise québécoise depuis plus d'une décennie.Elle est donc en mesure de satisfaire vos goûts, vos besoins et votre budget.~ nar «0 COCA LA PISCINE ANNIVERSAIRE DE CARON.= A compter de $2,095.00 {Installation non comprise) 741 Route 343-A L'ASSOMPTION QUEBEC ARON: c\u2019est à venir voir 589-5635 @ 866-1076 Piscines __J seurs anciens premiers Ministres du Canada.Vers Laurier House \u2014 où William-Lyon Mackenzie King s'amusait, jadis, à faire apparaître des fantômes et à causer politique avec eux \u2014 là où le chef en poste du parti libéral est toujours moralement chez lui.A la porte de service, rue Chapel, de l\u2019ancienne résidence de Wilfrid Laurier puis de Mackenzie King, il s'arrête net, comme un gamin pris en défaut.|! jette un regard nerveux tout autour et prononce vite le \u2018Cé- same, ouvre-toi des initiés.Sitôt à l\u2019intérieur, il oublie qu'il a 57 ans et grimpe en trois bonds le premier escalier dont la vieille rampe de chêne en craque de surprise.À l\u2019étage, il laisse sommeiller en paix (dans l\u2019ex- chambre d\u2019amis), les souvenirs de sir Wilfrid et (dans l\u2019ancienne chambre des serviteurs) les souvenirs de Lester B.Pearson.Trois autres bonds.Le voila dans le hall du deuxième étage qui conduit tout droit à la chambre hantée.Là-bas, au fond, dans un décor vaguement morbide, la lampe qui ne s'éteint pas, sous le portrait aux couleurs \u2018nanes\u2019\u201d d'Isabel-Grace Mackenzie, Mde John King, la mère de Mackenzie King.Le premier ministre se dirige vers le piano qui a l'air d\u2019un clavecin.Dans un rayon quasi surnaturel, il aperçoit.tout à coup.devant lui.comme surgissant de la pénombre.la fameuse boule de cristal a travers laquelle Mackenzie King a dirigé le Canada en temps de guerre.Elle est bel et bien là, à côté de la photo du \u2018très honorable\u201d Ernest Lapointe en habit de cour.Il regarde timidement la Chose.I! s'en approche sur la pointe des pieds.Il se penche pour mieux voir et découvre .Ernest Lapointe la tête en bas \u2014 en même temps qu\u2019une voix d'outre-tombe l\u2019apostrophe: \u2014 Jeune homme! Ce que vous voyez là représente bien mon \u2018style\u2019 de gouvernement.Alors que vous-mêmes et vos amis me traitaient de vieux bonze.(non, non, ne protestez pas!).d'autres affirmaient, bien au contraire, que je savais gouverner.Que je savais principalement utiliser ceux qui m'entouraient.Ainsi, Ernest Lapointe, jen ai fait la pierre angulaire de mon régime et mon régime a duré jusqu'après ma mort.\u2014 Heu! Ernest Lapointe la téte en bas.La voix eut un petit rire méchant mais bref: \u2014 Ne soyez surtout pas cynique, jeune homme.J'étais calculateur et je me suis servi d\u2019Ernest Lapointe, c\u2019est vrai.ll n\u2019était, lui, que générosité.Je ne connaissais pas le Québec et il m'y a fait voir comme le successeur et le continuateur de Laurier.Il a fait de moi un grand premier ministre, mais j'ai quand même fait de lui un grand Canadien.La voix s'estompe mais renaît: \u2014 Je n'étais certes pas une vedette au pouvoir comme, par exemple Arthur Meighen ou R.B.Bennett.Mais par contre je ne laissais jamais périr mes ministres-vedettes, comme on l\u2019a fait depuis.\u2014 Comme Diefenbaker l\u2019a fait depuis! \u2014 Voyons.Voyons.Lucien Cardin, Maurice Lamontagne, René Tremblay, Guy Favreau n\u2019étaient pas que je sache des ministres de Diefenbaker.\u2014 Ni des ministres de mon cabinet! \u2014 Non, mais Paul Hellyer, Judy LaMarsh, Robert Winters, Paul Martin, Maurice Sauvé, gic K ie.Bryce Richa 1s | Qi! colon Mees sadeur sera serie Hatch ae) qe is { rendu -N EE -Û qu Mai 1 trompé die à s'égui frange die à fait tr gra tres.Ag mela comm ue à @ puise Mas | au ole en fg déc ells Long social flist falng ~t point Jing preng Sava vous Ig Imi pas { lt line ¥o Vois Qe ny lg Qe fg Plug Sn Hyg Sa Li Sige Ne\u201d Ung Com Ont any an Con Ces Yu de de Un \u201ca Hg de, p \u201cy de cour, dement | approch: es pieds, Our mis CS © en bas - 5 Qu'un: tre-lombe omme! Ce 1 repre on \u201cse ent.As nes el vik jlaient de ton, nor as).da nt, Dien à 3 je Sat Ve je sas i utilise Nouraient Lapointe la pene non régi ne à QUE amor mest Li n bas.p pot ir bref suriou pês ç horié eur \u20ac i gees si vral.je genet aise of imyé ne fb 9% continu Natit 6 pen ja quart jun ga gre or je \"os pe or ao s ot?2 Eric Kierans, Leon Cadieux, John Turner, Bryce Mackasey, James Richardson étaient de \u2018vos\u2019 ministres.Qui reste-t-il des \u2018trois colombes'\u2019 à part vous- mêmes?Pelletier ambassadeur! Jean Marchand sénateur! Mais que seriez-vous sans Jean Marchand auquel vous avez préféré Otto Lang que, moi, j'aimerais bien mais qui ne vous a pas rendu que des services?\u2014 N'ai-je fait que des erreurs, oh mon maitre?\u2014 Certainement moins que moi, jeune homme.Mais moi je savais me tromper.Je savais attendre que mes ennemis s'épuisent avant de les frapper.Je ne cessais de dire à mes gens: \u2018Si ça fait trop plaisir aux uns, ça va déplaire aux autres\u2019.R.B.Bennett, qui promettait le ciel et la terre comme vous avez promis une \u2018société juste\u2019, a fait du Canada une grande puissance économique.Mais il a oublié de le dire aux Canadiens.Ainsi, dès notre retour au pouvoir, en 1935, nous avons fait déclarer inconstitutionnelles, par un tribunal de Londres, les grandes lois sociales de Bennett.Mais plus tard, nous les avons fait nôtres une par une.\u2014 Etiez-vous donc à ce point machiavélique?\u2014 Pas de flatterie, jeune homme, ¢a ne prend pas avec moi.Je ne savais pas plaire comme vous savez le faire.J'avais peut être du génie (mais oui du génie!) mais pas grand talent.J'étais la tortue plutôt que le lièvre de la fable.Vous, jeune homme, vous êtes le lièvre.Parce que vous avez du talent à en revendre, vous Vous êtes cru le Messie.Parce que vous étiez plus montrable que Diefenbaker et plus amusant que Pearson (ou que moi-même) vous vous êtes cru le Sauveur.Vous avez brillamment suscité la \u2018trudeauma- nie\u2019 comme on exécute une oeuvre d'art.Et vos compatriotes du Québec ont cru que vous les aimiez alors que vous aimiez la gloire.Et vos compatriotes des provinces anglaises ont cru que vous seriez le dompteur des Québécois.À force de ne vouloir être d'aucun groupe, d'aucune école, d'aucun parti, vous êtes devenu un Canadien de nulle part au Canada.Pendant la guerre, vous avez combattu M.Godbout parce que centralisateur et conscrip- tioniste a la remorque d'Ottawa.Vous avez ensuite combattu M.Du- plessis parce qu'il était le contraire de ce qu'avait été M.Godbout.Puis vous avez boudé la révolution tranquille de M.Jean Lesage qui n'était pourtant pas un nationaliste tory.Vous avez combattu Daniel Johnson parce que vous ne le trouviez pas assez Canadien \u2018a mare unsque ad mare\u201d.Vous avez combattu le gouvernement \"libéral\" de M.Bourassa parce que vous le trouviez caricatural ou trop proche du vôtre.À force de mépriser le gouvernement de \u2018votre\u2019 province, vous allez finir par en mépriser les électeurs.si ce n'est déjà fait! \u2014 Et les élections partielles d'avant-hier, au Québec?\u2014 Parlons-en de ces élections.De cette belle victoire du lievre contre la tortue.De cette belle revanche de la bataille des Plaines d'Abraham, encore une fois.Vous avez personnellement pris part a ce triomphe des Francais\u2019 contre les \u201cAnglais\u201d, tout comme si M.René Lévesque vous avait demandé de le faire.\u2014 Mais tout de méme.\u2014 Tout de méme.Tout de méme.C'est quand méme.Lors de votre voyage a Londres, vous avez parlé aux journalistes qui vous accompagnaient des \u201cAnglais\u201d (vos compatriotes!) qui ne comprennent ren au problème de l'unité nationale.J'ai fait trois tours dans ma tombe quand \u2018on\u2019 m'a dit ça.Les électeurs de \u2018'votre\u201d province ont naturellement très bien compris ce que ça voulait dire.Ceux de Témiscamingue ont voté pour le fils de Réal Caouette contre I'\"Anglais™ Joe Clark.Ceux de Terrebonne, de Langelier et de Louis- Hébert ont voté pour le \u2018Français\u2019 Trudeau contre l'Anglais\u2019 Joe Clark.Les uns et les autres ont voté pour le plus Québécois, donc le moins Canadien.des chefs en lice.lls ont voté pour vous et pour le fils de Real Caouette parce que Réal Caouette et Pierre Trudeau sont de la même \u2018race\u2019 que René Lévesque.e Pour des kilomètres d\u2019appui Vous ne voulez surtout pas que seuls les opposants du projet de loi No.1 se présentent devant la commission parlementaire ou qu\u2019ils soient les seuls à faire signer des pétitions! Alors voici un moyen d\u2019aider: prenez une feuille 8-1/2 x 11 et écrivez une lettre au Dr.Camille Laurin en lui disant que vous voulez que la Charte du français soit adoptée au plus vite, ensuite vous faites écrire une lettre semblable à votre femme, votre mari, votre petit(e) ami(e), votre frère, votre belle-soeur, votre patron, votre épicier, votre dentiste et même (si vous pouvez) votre député fédéral et vous postez le tout à Pour des Kilomètres d'appui, B.P.666 Saint- Basile-Le-Grand, Québec.Pour chaque 3,579 lettres reçues, un nouveau kilomètre d\u2019appui est envoyé au ministre Laurin.Si 850,000 Québécois écri- vaient une lettre (c\u2019est pas si difficile à atteindre, ça fait tout simplement 5 ou 6 lettres ramassées par chacun des membres du PQ!) on pourrait paver le chemin qui mène de Montréal à Québec (plus exactement des bureaux du JOUR jusqu\u2019à l\u2019Assemblée Nationale) tout en lettres d\u2019appui à la loi No.1.eee Cyclistes de tous les pays.Le samedi quatre juin, dans plus de 300 villes a travers le monde, c'est la journée internationale de la bécane.Des manifestations se tiendront un peu partout mais la plus prometteuse sera celle du \u2018Monde à Bicyclette\u201d et de \u201cLa Rive-Sud à Bécane\u2019 qui réclameront conjointement des voies sécuritaires pour leurs vélos, l'accès des bicyclettes aux métros et aux ponts et des stationnements pour leurs vélos.Le rassemblement se fera à 13h30 au Parc Lafontaine LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 3 JUIN 1977 \u201417 Les échos du Jour (coin Papineau et Sherbrooke).Et comme disait vous savez qui (il n\u2019avait jamais conduit une bicyclette mais il savait tout sur le M.L.B., Mouvement de libération de la bécane): \u2018\u2019Cyclistes de tous les pays unissez-vous, vous n'avez rien à perdre que vos chaînes.\u201d Partie de pêche avant le prochain Sommet?Le président de la Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec, M.Hubert Lavi- gne, n'a pas digéré les attaques de la CEQ lors du Sommet de la Malbaie.M.Lavigne a proposé, dans l'éventualité d'un nouveau Sommet, \u2018une pré- rencontre qui permettrait de soulager l\u2019agressivité avant, sous forme de partie de pêche par exemple\u201d.Les perles du Sommet Quelques perles recueillies lors des débats du Sommet économique de Pointe-au-Pic: ® Louis Laberge: \u2018\u2018Le gouvernement protége davantage les carreaux de fenétres des patrons que les cranes des travailleurs\u201d! ® Robert Dean, directeur Robert Dean AU COEUR DE LA DEUXIÈME VILLE DU QUÉBEC Place Val-des-Arbres est un complexe d'édifices à bureaux, située au sein de ia zone industrielle centre-est de Laval.La tour A\u201d fut la première construite et tout l'espace y est déjà loué.Vous connaissez certainement le prestigieux club detennis\u2018\u2018Val-des-Arbres\u2019\u2019, reconnu comme l'un des plus complets au Canada.|| est adjacent au complexe.Espace à louer pour bureaux clinique médicale et commerces La tour B\u2019\u2019 pourra loger votre entreprise dès mai 1977.La Tour 'B\u2019 est haute de 6 étages de 12,954 pieds carrés chacun.Son rez-de-chaussée abritera des boutiques et commerces, de détail: il en sera de même pour la promenade intérieure qui relie la tour \u2018B\u2019 à la tour \u2018A\u2019.Une.clinique médicale occupera aussi un espace a la \u201cPlace Vai-des-Arbres\u2019 qui possède.en plus.deux yastes stationnements, le seul pouvant ofirir du stationnement intérieur.LE SITE RÊVÉ Au carrefour de l'autoroute 19 (Papineau\u2014 Let\u2018anc) et du boulevard Saint- Martin, et à proximité des autoroutes 440 et 25.la Place-Val-des-Arbres' est à quelques minutes seulement du Centre-ville de Montréal et de ses deux aéroports, Dorval et Mirabel.Tout près de la Cité de la santé.c'est le site rêvé pour l'homme d'affaires, le professionnel et le commerçant avisé.ue.a POUR L'HOMME D'AFFAIRES DYNAMIQUE, L'AVENIR SE TROUVE À \u201cPLACE VAL-DES-ARBRES\" À LAVAL RENSEIGNEMENTS: LES IMMEUBLES CARREFOUR, LTÉE 1600 est, boul.Saint-Martin, Laval M.Jacques Sauvé (courtiers protégés) TÉL.: (514) 382-6610 18\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 3 JUIN 1977 (suite de la page 17) démolir un syndicat avec Gg = des Travailleur au un avocat un peu croche\u201d.eGon mia S ra a Irs de 3 to ® Clement Godbout, direc- (FTQ): \u2018La maison a été en ne .| NOMINATION feu assez longtemps, il est tour regional des Metallos i temps qu\u2019on l\u2019arrose! Pas sur la Côte-Nord: \u2018\u2018Les pa- le © Ul duis A SIDBEC de niaisage avec la loi t'ONs abusent.lyaunpeu © sant ET SIDBEC-DOSCO anti-scabs et la formule tOP de roches dans la ri- té Rand: il nous les faut tout notre pate faire avancer © de indice de suite.Il ne doit jamais NO'fé bateau.Le gouver » » adel! plus y avoir de United Air- nement du PQ doit clairer .sance a porte quel patron peut eee (une Of pour lé ; .al Raymond Couture quitte Mesures de guerre économiques comme il y avait eu les jo mesures de guerre politiques, la loi anti-inflation \u2014 ol eal p' la CSN apres tre nie ans adoptée par Trudeau au début du relèvement des salaires je Mardi de cette se- après avoir été dénoncée par Trudeau quand les profits fat den maine, vers la fin de : 5 A : ï i naine, ver montaient en flèche \u2014 a frappé les travailleurs de plein pri ds 1 l\u2019aprés-midi, Raymond , resaugme Couture, 55 ans, a fouet comme Octobre 70 avait frappe la nation à ea uitté pour la derniè ShAnni A : : fois les bureaux de là québécoise.Dans l\u2019un et l\u2019autre cas, une répression qui sms .i CSN en tant que per- ne voulait pas dire son hom.pi manent de cette cen- ; A rer le hi trale, après quelque par Ruth Rose-Lizée, Wa gente ans de service.professeur à l'UQAM en 14.\\ ivement orga- et de 524 nisateur, directeur de En octobre 1975, le gou- sance des salaires.Cet et- L ; ble gue Series dos arias du vernement Trudeau a an- fet ne s'est pas fait sentir apoussee men spe oo > / noncé l'adoption d'un pro- immédiatement, étant jnflationniste deat Le président directeur conseiller auprés de gramme de \u201clutte contre donné qu'un grand nombre naisn ee Pt | exeout, Couture a fait y l\u2019inflation\u201d, c'est-à-dire un de conventions collectives, En étudiant la période \u201cued faire part de la nomination de la forte éauir ea mi Raymond Couture programme de contrôle En vigueur, en 1976, avaient 1972 à 1976, il est possible ster de Michel Pelletier au poste LE Bee conflits.Prodigue de \u201cES Prix et des revenus.Été négociées avant! adop- d'identifier une séquence [lt de Vice-président, : ag E son temps et de ses ef- L'objectif de ce pro- tion de la Loi anti-inflation.de mouvements de prix, grimper Communications et Affai- poque qui ont donne forts.soucieux d'éviter gramme était de ramenerle Mais, si l'on se fie aux don- séquence qui est d ailleurs à res publiques, de Sidbec et une impulsion considé- ) taux d\u2019inflation a 4% en- Com Sidbec-Dosco.rable au militantisme les erreurs et les aven- deca de trois ans.Il est Spat de cette centrale et en tures, payant au besoin maintenant possible de pi de Entré au service du ont fait un mouvement de sa personne et as- | faire-une première évalua- rsd groupe Sidbec en 1970 qui a si profondément Sumant à cet égard les tion de l'impact de ce pro- \u20ac lon comme Adjoint du Prési- marqué la société qué- risques qu'il fallait, tres ramme g fis An dent, Monsieur Pelletier bécoise.fiable, protégeant du 9 \u2019 ë Sance d; aura laresponsabilité, dans Il est resté lui-même mieux qu\u2019il le pouvait la ; ; 2 \u201carcha ses nouvelles fonctions, de très marqué parles ca- centrale qu'il considé- Cette évaluations a deux + met gy tous les aspects des ractéristiques de la pé- rait comme le seul volets.Premierement, en © Ouvrèeg\" communications et des af- iode d ; ; moven appartenant en dépit du fait que le taux 5! faires publiques de Sidbec riode des années cin- y pp : d\u2019inflati 1 He pri de ç So A quante: identification Propre aux travailleurs, inflation soit tombe a Som et Sidbec-Dosco, de méme on 5.6% au mois de novembre Del que de la coordination.en totale au mouvement des milliers de gens J ; > =m Nème tr tant que Vice-président de qu\u2019il servait, loyauté in- avec lesquels il a lutté 976 et à 5.8% en décem- taux de ç Sidbec, des politiques et discutable, sens des se souviennent de lui bre, ce n'est pas le pro- ite programmes des commu- responsabilités, avec un sentiment de gramme anti-inflation qui .A ; J es Men nications et affaires publi- combativité, désinté- camaraderie qui ne en est le principal respon- i ; : ; Melo ques des filiales Sidbec- ressement \u2019 parfaite ment pas.Quant à la sable mais plutôt la réces- Manifestation à Montréal en novembre 1975 pour a Normines et Sidbec-Feruni.communion d'esprit CSN, c'est un témoin de sion économique.De plus, PrOtester contre l'imposition du contrôle des prix hy avec les travailleurs.H satradition quila quitte.le taux d'inflation a déjà et des salaires.tong a pris part à un nombre (P.V.) commence aremonter eta nées de la Commission de normale pour une période logy idé atteint le niveau de 7.6% au ir j j ; î considérable de © mois d'avril 1977.lutte contre l'inflation , inflationniste.fur : compte tenu des taux d'in- Cette poussée a Male Douxit Cl flation actuels, le taux de commencé avec une crois- Ir \u2019 euxiemement, le pro- croissance des salaires en sance extraordmairement te py AYEZ L OEIL OUVERT SUR gramme a eu un effet IM- termes réels sera presque rapide des prix des matiè- fay portantsurletaux decrois- nul en 1977.res premieres et des pro- Cele e Pa A > .eis e HE [J Tableau 1: Quelques résultats du programme anti-inflation ey 9 Many d ; à i 2 Date d\u2019entrée Nombre Augmentations Augmentation du pouvoir d\u2019achat Cp , ; en vigueur de d'employés permises par Avant le 1ère année det HEBDOMADAI RE DES QUEBECOIS l\u2019augmentation visés le CLI programme du programme gy Avant le oy e Mil.Local e Saguenay 14 oct.1975 238,039 13.4% 1.3% 4.4% EL un simple 332-3890 543-7715 14 oct.75 ta coup de fil, .au 31 déc.75 368,233 11.3% 2.3% 3.5% lrg aux numéros Co Service @Lac St-Jean janv.à mars 76 36,753 9.4% 3.1% 1.8% ley suivants @ Mtl.Extérieur 1-800-361-5699 avr.à août 76 9,325 9.7% 2.7% 2.0% ling 1-800-361-6059 ca melot et vous Cas en-dessous @Hull Extérieur serez heu- des indicateurs 1,100,000 71% 2.0% -0.4% Ie @ Hull Local 1-800-361-5699 reux de Ensemble de ty 934-2078 compter la 1ère année 2.703,509 9.4% 2.3% 1.8% Sly parmi nos 2e année du ; nombreux programme 1,005,562 7.4% 2.1% @ QUÉBEC ; 3e année du 0 683-1517 abonnes programme 148,239 5.8% 1.9% ng M sans frais - - pont de votre PAYABLE CHAQUE SEMAINE AU PORTEUR Source: Construit à partir des données fournies dans Commission de lutte contre l\u2019infla- big tion, Rapport surla première année et dans \u2018Progress Report of the Anti-Inflation i part $1.00 $1.00 $1.00 Board\u201d, mars 1977.9 Sin \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 Party Col) ka Hes aires its ein qu e 3 period st possible séquence de prix d'aileurs y | 975 po des pri à perolé sg / jie 0105 alee es mate ges 7 5 nee gine pe A0 (in sado duits agricoles.La composante \u2018marchandises brutes et partiellement finies\u201d de l'indice des prix de gros a atteint un taux de croissance annuel de 45.3% au troisième trimestre 1973 (une moyenne de 34.9% pour l'année 1973).Déjà le taux était retombé a 3.1% au premier trimestre 1975 | et était presque nul pour l'ensemble de l'année | 1975.Il est normal, en période d'expansion, que les prix des matières premières augmententen réponse à une augmentation de la demande et ceci est un phénomène mondial.Néanmoins il faut comparer le chiffre de 34.9% en 1973 avec un taux de 19.5% en 1948, de 11.8% en 1951 et de 5.2% en 1962.|| semble que cette hausse vraiment spectaculaire doive être attribuée à une combinaison des effets de la \u201ccrise du pétrole\u201d et d'une série de mauvaises récoltes à l'été 1973 qui ont fait grimper les prix agricoles.Comme on pouvait bien s\u2019y attendre,la poussée des prix des matières premières a entraîné une augmentation des prix des produits finis.Ainsi, le taux de croissance de la composante \u2018marchandise exclusivement ou principalement ouvrées\u2019 de l'indice des prix de gros a atteint un sommet de 20.2% au deuxième trimestre 1974.Le taux de croissance de l'indice des prix à la consommation a atteint son sommet de 12.0% au quatrième trimestre 1974, principalement à cause de l'augmentation des prix de la nourriture et des biens manufacturés.Mais on ne peut pas attribuer cette croissance des prix des biens manufacturés uniquement à celle des prix des matières premières.Les marges de profits dans les industries manufacturières et les commerces de gros et de détail ont également augmenté dans cette période sous l'impulsion de l'expansion économique et une demande relativement forte.Leurs sommets se situent également au 2ième trimestre de 1974.Le retard des salaires Comme c'est généralement le cas, les salaires ont perdu du terrain dans cette période d'inflation croissante.Un pourcentage important des conventions collectives en vigueur étaient de longue durée et ne pouvaient pas être réou- verts tout de suite.Même quand les travailleurs, à la suite d'une grève sauvage, se faisaient accorder une compensation quelconque pour lintlation, le montant de la compensation était souvent suffisant pour maintenir le pouvoir d'achat des salaires mais non pas pour l'augmenter à son rythme normal.Une deuxième raison pour le retard des salaires, c'est que les syndicats négociaient leurs salaires en fonction de l'inflation passée et non pas de l'inflation future.Aussi longtemps que le taux d'inflation continuait à monter, les salaires avaient tendance à cumuler un retard.Au cours de cette période, le pourcentage des principales conventions collectives avec une clause d'indexation est passé de 4.4% en 1971 a 38.1% en 1975.Mais ces chiffres ne s'appliquent qu'aux conventions intéressant 500 employés ou plus.Ainsi il n'ya qu'une minorité de travailleurs à l'intérieur de la minorité de travailleurs syndiqués qui ont pu se prémunir contre l'inflation par ce moyen.L'effet net de ce retard fut de réduire la croissance du salaire moyen réel à environ 0% pendant deux années consécutives et ceci au cours d'une période d'expansion économique et de prospérité générale.Compte tenu du fait que la croissance du salaire horaire moyen de 3.2% à 3.9% en termes réels, les travailleurs avaient accumulé un retard très importantälafin de 1974.On peut évaluer ce retard à environ 7%.Vers le troisième trimestre 1974, le taux annuel de croissance des gains horaires moyens (\u2018ensemble des industries\u2019) commence à croître pour atteindre un sommet de 18.6% au premier trimestre 1975.La loi anti-inflation: choisir le moment opportun En résumé on peut dire que: 1) Les prix des matières premières commencent à grimper en 1972 et atteignent leur plus fort taux de croissance au 3ème trimestre 1973.Les prix des produits finis et les marges de »\u2014\u2014> LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 3 JUIN 1977 \u201419 \u2018DES RENAULT SL 1977 POUR $3,495.00*! 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dévolu, une volonté de démocratiser encore la vie parlementaire et l'exercice de la légiféra- tion.Deux projets en matière d'information témoignent particulièrement de ce désir.Le premier n\u2019en est déjà plus un, puisqu'il est devenu fait concret le 25 mai dernieretle second devrait constituer une réalité dès la rentrée parlementaire d'automne.Produit par les services de documentation politique de la Bibliothèque de la Législature, \u2018L'Argus\u201d, revue de presse, fait déjà partie du lot quotidien d\u2019information distribué aux parlementaires, aux services de recherche des partis politiques et aux journalistes.Colligée dans le but de \u2018fournir au député une information complète et détaillée sur toute activité, déclaration, etc.des membres de l\u2019Assemblée Nationale\u201d, la revue de presse quotidienne offre également \u201cune couverture des principaux éditoriaux pertinents a l'actualité politique\u2019.Pour le journaliste de la tribune de la presse qui doit, chaque jour, se taper huit ou dix quotidiens aux seules fins de connaître la couverture et l\u2019importance accordée par ses collègues, aux différents événements qu'il est lui-même appelé à \u2018couvrir\u2019, \u2018L\u2019Argus\u2019\u2019 constitue déjà un document susceptible d\u2019épargner beaucoup de temps et d'efforts.Chaque matin, il retrouve, sur quelque 25 pages, photocopies des articles et chroniques illustrantla vie parlementaire ainsi que les questions connexes à l'administration gouvernementale et aux divers partis politiques.Un hebdo parlementaire Ayant rejoint les individus immédiatement intéressés aux activités parlementaires, le Président de l\u2019Assemblée entend maintenant étendre l\u2019information en provenance du parlement au niveau plus vaste du public en assurant la publication et la distribution dans les kiosques à journaux, dès septembre, d\u2019un hebdomadaire (format \u2018Time\u2019 \u2014 \u2018\u2018Express\u201d\u2019) qui résumerait la semaine à l'Assemblée Nationale et comporterait des projections sur l'avenir immédiat des activités parlementaires.\u201cll est physiquement impossible pour la presse d'assurer la couverture journalistique de tout ce qui se passe à l\u2019Assemblée Nationale et dans les diverses commissions parlementaires, ne serait-ce qu'à cause du seuil d'absorption que ne peuvent dépasser les journaux en général.\u201d Tel est I'avis de Me Richard qui Me clément Richard et vigoureux par Jacques Larue-Langlois ajoute: \u2018Le Journal des débats, publié quotidiennement, ne répond pas aux besoins de la masse, même des seuls politisés, en ce qu\u2019il constitue une lecture lourde et indigeste.Il n'est aucunement question d'éliminer le Journal des débats, qui aura toujours une valeur d'archives pour les professionnels du métier et les institutions, mais d\u2019ajouter quelque chose de plus complet et de plus schématisé à la fois qui n'hésite pas à revenir très souvent sur les mécanismes de fonctionnement Me Clément Richard de l'appareil législatif en vue de pallier l\u2019ignorance générale du public à l'endroit des institutions parlementaires et des règlements qui les régissent.\u201cUn des aspects les plus positifs de ce nouveau projet est qu'il ne coûtera absolument rien, explique encore le président des débats: pour le moment, nous pou- blions 6750 exemplaires quotidiens du Journal des débats qui, jusqu'à tout récemment, coûtait $8.00 par année à l'abonné et $80.au budget de la Chambre, résultant en une perte nette de $72.par an pour chacun des exemplaires.Nous en avons réduit le coût de moitié depuis notre accession au pouvoir, mais ce \u2018han- sard\u2019\u2019 québécois coûte encore $14.la page aux contribuables et est réalisé par une équipe de 110 personnes.\u201cLa publication de notre.\u201cdisons \u201ccompte-rendu\u2019\u2019 hebdomadaire, dont les modalités de distribution restent à déterminer, réduirait singulièrement, à mon avis, le tirage du Journal des débats, dont nous pourrions de plus augmenter le prix de l'abonnement.Les seuls frais ainsi épargnés suffiraient à couvrir la dépense de la nouvelle publication.\u201d Le consentement des différents partis politiques représentés à la Chambre, essentiel à une telle entreprise semble d'ores et déjà acquis en principe et restent à établir, les modalités d'un imprimatur qu\u2019il faudra rechercher chaque semaine avant de lancer sur le marché de journal que compileront des fonctionnaires de l'Assemblée Nationale, journalistes de métier et juristes.Le rôle du président Le rôle fondamental du président de l\u2019Assemblée Nationale, en plus de la présidence des débats de la Chambre, en est un d'administrateur ou, en quelque sorte, de \u2018\u2018ministre\u201d de l\u2019Assemblée et de tous ses services.|] dirige une commission formée de trois ministres et de lui-même, dite Commission de régie interne et à laquelle participent, dans le présent gouvernement, les ministres Robert Burns, Denis de Belleval et Guy Joron.C'est sur les épaules de ces quatre hommes que repose la réforme profonde des institutions parlementaires qu'a prise à son compte le leader parlementaire du gouvernement, Robert Burns.Nommé par le premier ministre, le président de l'A.N.doit s'abstenir, de par ses fonctions, de siéger au conseil des ministres, aux caucus de même qu'à toutes les instances du parti, en vue de protéger son objectivité.Cette restriction s'applique également dorénavant à ses deux vice- présidents, le député de Prévost, Jean- Guy Cardinal et le député de Vaudreuil- Soulanges, Madame Louise Cuerrier- Sauvé, \u2018un précédent dont je ne suis pas peu fier\u2019 explique Me Clément Richard.Qui est Clément Richard?Agé de 38 ans, Clément Richard était, avant les dernières élections générales, avocat spécialisé dans les affaires syndicales et n'avait jamais envisagé détenir le poste qu\u2019il occupe, avant le 15 novembre dernier.Ex-journaliste etenseignant, il fut du groupe de fondation du M.S.A., en octobre '68.C'est lui qui défendit les trois présidents des grandes centrales syndicales, lorsque des poursuites furent intentées contre eux par le gouvernement Bourassa, en \u201872.\u2018Je leur ai obtenu la peine maximum\u2019, commente-t-il ironiquement avant d'ajouter qu\u2019il s'en est peut-être mieux tiré comme avocat du syndicat des Gens de l'air, poste qu'il occupait jusqu'à l'élection de novembre.Une rumeur découlant d\u2019une fuite veut même que le gouvernement Bourassa aurait voté $200,000 aux Gens de l'air, au lieu des $25,000 qu'il leur accorda en réalité, si ceux-ci avaient\u2018 accepté de changer d'avocat.\u201cLes fonctions que j'occupe me fascinent et je ne veux pas les quitter.Je suis parfaitement heureux où je suis présentement, grâce, entre autre, à une stabilité géographique que je n'ai jamais connue dans la pratique du droit\u201d, commente le- député de Montmorency, dont le comté, en banlieue de la ville de Québec, est à deux pas de son lieu de travail.I! est bien évident que la tâche la plus dure qui est dévolue à un président de l\u2019Assemblée Nationale est le maintien de l\u2019ordre durant les débats de la Chambre.A cet égard, Me Richard considère qu\u2019il ne s'en tire pas trop mal et que l'Assemblée Nationale québécoise est une des plus ordonnée qu'il ait connues au cours des visites qu'il a faites aux Chambres des Communes d'Ottawa, des différentes provinces canadiennes et même à celle de Londres.Et l\u2019impartialité?\u201cJ'ai augmenté mon seuil de tolérance, explique-t-il, après avoir visité en particulier le Parlement de Londres, de loin et de trés loin le parlement le plus agité.Cetétat de fait découle d'une vieille théorie parlementaire britannique qui veut que les Communes soient, par définition même, agitées, par opposition a la Chambre des Lords qui est très calme et pondérée.Aux Communes britanniques, siègent ce que la tradition appelle les \u2018Commoners\u201d, c\u2019est-à-dire \u2018gens du commun, et, en dépit d'un protocole terrible et d'un cérémonial presque pompeux dominé par l'Orateur de la Chambre en perruque et les costumes d\u2019apparat des pages, les débats y sont très vigoureux.D'abord, la Chambre est trop petite et près de 500 députés y sont entassés sur des banquettes, sans pupitres comme chez nous, ne se gênant aucunement pour mettre leurs pieds soit sur le dossier de la banquette qui est devant eux ou encore sur la table même du greffier de la Chambre, pour ceux de la première rangée.Une centaine de députés sont continuellement debout et circulent un peu partout sans arrêt.De toutes façons, il est très important, à mon humble avis, conclut le président de l\u2019A.N.québécoise, que les débats soient vigoureux et presque rudes.\u2018Ma tâche n'est pas facile, conclut-il: j'ai été, de par mes fonctions de militant politique et d'avocat syndical, l'un des hommes les plus partiaux au Québec durant les dix dernières années et il faut maintenant que je m'efforce d\u2019être impartial.\u201d e \u2014 ftenge legend a\u2014 fe pré de Power GOT leon! are ed gundcla fie Cor dci sans Va qui br par auld tits\u201d {alenc stint o al.los bint: ine ge vmmeléoo Hanes bête 1 ant ei derie Talia fé.la ns, énnente Ea 30 des go isle 1 FE ny Ma ter Eng, \"50 des Piney LE Mg bi iy \u201cry M il, : Leu ita i 4 tune | ' ro Fi 3 iy > \u201cde lip k Py lay ly iy Lette semaine.À Echange de jugements \u2018patégoriques \u2018En refusant de prendre la parole au sommet de Pointe-au-Pic, le président de Power Corporation, Paul Desmarais, a ifmontré son vrai visage d'anti-démocrate; il la refusé le dialogue et s'est avéré ce qu'il fo un dictateur par la finance.Son absten- ti (ftionisme constitue un mutisme terrorisant jet c'est sans doute à des attitudes sembla- Wig foles que faisait allusion le premier ministre wine forsqu\u2019il parlait, à l'occasion du discours À inaugural de cette conférence, des \u2018\u2019autres pe me terroristes\u201d.lils.esai] C'est en ces termes catégoriques que le sus pra président de la CEQ, Yvon Charbonneau, unesigfoarlait, lors d'une conférence de presse micomsfzonvoquée en vue de dresser le bilan pré- commnetf;iminaire de sa centrale syndicale sur le mtlmnlsommet économique, de l'attitude d\u2019un des Wie, ai]Mrommes d'affaires les plus puissants du vai uébec.|| tentait, en réalité, de faire pen- fcehps{idant à un titre paru dans Le Devoir de ven- péscert fd redi dernier, le 27 mai, où on pouvait lire: l\u2019Seules la CSN et la CEQ boudent la concer- ne des Ç au cours 65 hambres G Hérentes f° o a cele La sous-commission de la Commission ermanente de l'Assemblée Nationale rela- ivement à la télédiffusion et à la radiodiffu- ion des débats se penche avec sérieux, epuis le 13 mai dernier, sur les grands rincipes qu'impliquerait la diffusion des ébats et en particulier sur les possibilités e tenter une expérience en ce sens, à l'oc- asion des sessions de la Commission arlementaire qui sera appelée à étudier le rojet de loi numéro un, sur la langue, à ompter du 8 juin prochain.Les débats de cette sous-commission, ue préside le président de l'Assemblée Na- ionale, Me Clément Richard.se sont ijusqu'ici échelonnés sur trois séances sans v'aucune décision ne puisse encore être rise en rapport avec la télédiffusion proje- fee.Les membres de cette sous-commission dl\u2014 quelque huit ou dix députés représen- kant le Parti québécois, le Parti libéral et \"Union Nationale \u2014 ont pu, jusqu'ici, pren- re connaissance d'un rapport préliminaire u comité d'étude ministériel sur la diffusion des délibérations parlementaires que préside le député de Mercier, Gérald Godin.Ce rapport comporte entre autre une étude er 200777 de olranté jonpatic delonel gîte tel je Ihre pi el ' sin?a Chambre et/ou de ses commissions alors tlaue 42 télédiffusent les débats de leur Parlement respectif, dont 21 de fagon régu- \u201c «|liere.Les précédents ne manquent donc |pas à cette démocratisation de l'exercice y [du pouvoir législatif.Ce qui n'empêche cependant pas l'opposition, dont le principal (porte-parole à la sous-commission est le (|député libéral de Laval et leader parlementaire de l'opposition, Me Jean-Noël Lavoie, .\\de maintenir une attitude de réticence dont le seul fondement semble l'opposition par principe.C'est ainsi que monsieur Lavoie et les \u2019Je vous le demande, a expliqué monsieur Charbonneau, est-ce celui qui parle ou celui qui se tait, qui refuse de participer au dialogue, qui boude?Essayez d'appliquer la question à vos rapports avec votre conjoint et vous verrez.\u201d Il faut dire que le titre du Devoir faisait référence au fait que seuls les deux blocs compacts de délégués de la CSN et de la CEQ ont omis de lever la main lorsqu'à la séance de clôture, le premier ministre a demandé à ses 130 invités au sommet de Charleboix s\u2019ils envisageaient volontiers \u2018une autre rencontre comme celle-là\u201d.Sous ce rapport, le président de la CEQ a expliqué que, dans le cas de sa centrale, il était impossible à un petit groupe de délégués présents de décider d'ores et déjà si la CEQ désirait effectivement participer à une autre rencontre de ce genre.Mais monsieur Charbonneau n'avait peut-être pas tort de condamner le mutisme de certains hommes d'affaires, si l\u2019on tient compte des propos entendus par un caméraman de la télévision dans la bouche d'un financier fort influent, président des conseils d'administration de plusieurs corporations, qui n'avait pas dit un seul moten public durant les trois jours qu'a duré la rencontre et qui déclarait à un de ses collègues de la haute finance, au moment de rejoindre son avion privé pour quitter Pointe-au-Pic: d'affaire-la.On a assez perdu not\u2019 temps icitte\u2019\u2019.ie DRE Sd TES ee Jean-Noel Lavoie: beaucoup de réticences autres oppositionnistes se sont maintes fois objecté à la télédiffusion des débats au nom d'un certain nombre de motifs dont la plupart ont rapidement été réfutés soit par les députés ministériels présents, soit par les spécialistes invités à témoigner devant la sous-commission.L\u2019horaire de diffusion \u2018\u2019Pourra-t-on diffuser les débats en direct et comment en assurer la transmission, eu égard aux horaires d'un diffuseur?\u201d demande Me Lavoie.Réponse du président de Radio-Québec, Yves Labonté: \u2018\u2019Radio- Que bec est prête à bouleverser son horaire quotidien pendant toute la durée de la \u2018Enfin, c'est fini c'kriss LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 3 JUIN 1977 \u201421 Double lapsus Extrait du journal des débats de l'Assemblée Nationale période de questions des députés, le vendredi 27 mai: FABIEN ROY (Beauce-Sud): J'ai une question à poser à l'honorable ministre des Affaires intergouvernementales.Nous avons appris hier, \u2026que le délégué libéral \u2014 je m'excuse \u2014 que le délégué général du Québec a Paris.DES VOIX: Ah! Ah! Ah! FABIEN ROY: .M.Francois Cloutier, devait quitter son poste plus tôt que prévu du fait que son bail aurait été annulé et qu\u2019il n'en aurait pas été averti.j'aimerais demander au ministre s'il peut faire le point sur cette situation.CLAUDE MORIN (Louis-Hébert): Jai lu cette nouvelle et j'ai demandé hier, au ministère \u2014 je n\u2019ai pas eu le papier encore ce matin \u2014 tous les détails concernant cette affaire.Je peux vous dire tout de suite, et je pourrai apporter des précisions mardi prochain, que l'article est inexact et que le délégué général que nous avons en France a été informé de sa démission bien avant.DES VOIX: Ah! Ah! Ah! CLAUDE MORIN: .que se pose la question de l'appartement dont l'article faisait état.J'aurai tous les détails, avec la chronologie appropriée, mardi, à la reprise de la session.Commission parlementaire chargée d'étudier le projet de loi numéro un, en vue de diffuser les débats, soit en direct, soit en différé, avec quelques heures de retard au besoin, mais toujours intégralement.\u201d La responsabilité de l\u2019\u2018\u2019editing\u201d\u2019 \u201cSi les débats enregistrés sont remis aux diffuseurs sur bande magnétoscopique ou sur bande sonore magnétique, qui aura autorité au montage et qui décidera des parties du contenu à diffuser ou non\u2019 demande encore l\u2019opposition.À cette nouvelle objection, le rapport préliminaire \u2018Godin\u2019 répond: \u2018Le comité estime que les radio-télédiffuseurs privés ont fait preuve d'autant de maturité et de discernement que les media écrits, à ce jour, dans leurs reportages de l'actualité politique québécoise.Pour cette raison, le comité estime, en procédant par analogie, que si les media écrits disposent d\u2019un Journal des débats\u201d imprimé dans lequel ils peuvent puiser ce qu'ils veulent, il apparaît absolument normal que les media parlés et visuels disposent du même genre d'instrument, dans leurs champs respectifs.\u201d Les dérangements causés par l\u2019appareil technique C'est encore le député de Laval qui insiste sur les dérangements du lourd appareillage technique destiné à la télédiffusion des débats.Ici encore, réponse claire et précise émanant cette fois du directeur de la télévision de Radio-Québec, Claude Robert: \u2018\u2019L'auditorium du complexe \u2019G\u2019 \u2014 que l'on envisage d'utiliser pour les séances de cette Commission de toute façon, étant donné que l'immeuble principal du L\u2019unanimité sportive ll est rare que les députés de la majorité et ceux de l'opposition réussissent à faire l'unanimité en quelque domaine que ce soit.Vendredi dernier cependant, c'est autour des talents sportifs des équipes québécoises, nommément les Canadiens de Montréal de la Ligue Nationale de hockey et les Nordiques de Québec de l'Association mondiale que s'est réalisée cette unité dans la fierté.L'Assemblée Nationale adoptait en effet à l'unanimité une motion émanant du ministre délégué au Haut-Commissariat à la Jeunesse, aux Loisirs et aux Sports, Claude Charron, l\u2019invitant à se joindre au gouvernement pour offrir aux deux équipes sportives \"notre admiration et nos plus vives félicitations\u2019 par suite des deux trophées majeurs qu\u2019elles venaient de remporter, la coupe Stanley et la coupe Avco.La fonction publique \u2018Etre fonctionnaire, c'est apprendre progressivement, au fil des années, à trouver des façons nouvelles et variées, dont le nombre tend vers l'infini, de dire \u2018Non\u2019\u2019.\u201d (Pierre De Bellefeuille) Le député de Deux-Montagnes s'empresse de souligner qu'il s\u2019agit là, bien entendu, d'une vision ironique qui ne permet pas de définir le vrai problème des relations entre les membres du gouvernement et les commis de l'Etat.a télediffusion des debat sn parlement sera soumis à des rénovations au cours de l'été \u2014 est plus vaste que le \u2018salon rouge\u2019, mieux éclairé au départ, climatisé (ce qui réduirait la chaleur des éclairages nécessaires à la télévision), pourvu d'un bon système de son et de loges pour des commentateurs, enfin s'avère beaucoup plus avantageux et les dérangements provoqués par l'installation de télévision y serait mineure.\u201d La population atteinte par la diffusion Le président de Radio- Québec: Nous rejoignons près de quatre millions de spectateurs, grâce à nos antennes de Montréal et de Québec et, de plus, nous sommes prêts à offrir gratuitement notre signal à tous les diffuseurs intéressés par la télédiffusion des débats.L\u2019immunité parlementaire A nouveau ici, c'est l'opposition qui se préoccupe des questions d'immunité, se demandant si l'immunité accordée à ceux qui prennent la parole au sein de l'enceinte parlementaire sera maintenue si les débats sont diffusés.Question de jurisprudence sur laquelle s'est déjà penché, à la demande du leader parlementaire, Robert Burns, le conseiller spécial en ces matières, Jean-Charles Bonenfant.Sa réponse: Oui, l'immunité sera maintenue si la diffusion s'effectue en direct; non, si elle est en différé.Malgré tout, l'opposition n'est toujours pas prête à prendre une décision.Et le temps presse.|| est bien évident que le Québec entier souhaite pouvoir assister à ces débats essentiels pour la sauvegarde de la langue française chez nous. di va us i 1 ji 22\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 3 JUIN 1977 (suite de la page 19) profits suivent avec un retard d\u2019environ trois trimestres.3) Les salaires prennent du retard et ne commencent a se rattraper qu'avec un laps de trois trimestres supplémentaires.A quel moment le gouvernement choisit-il d'intervenir?Lorsqu'une augmentation des marges de profit accentue l'inflation provenant des prix des matières premières?Lorsque le pouvoir d'achat des travailleurs se fait gruger par une inflation sans pré- cédent en dehors des périodes de guerre?Non! Au même moment, Monsieur Trudeau faitune campagne électorale contre les Conservateurs en affirmant son opposition a un controle des prix et des salaires.Le moment choisi pour intervenir est celui ou les salaires commencent a rattraper le retard accumulé pendant les deux années précédentes.Il est à noter d\u2019ailleurs qu\u2019au troisième trimestre 1975, au moment où le programme anti- inflation est annoncé, le taux de croissance des salaires est déjà retombé de 18.6% à environ 13%.La Loi anti-inflation est-elle efficace?Pendant la première année de son existence, la Loi anti-inflation semble avoir bien réussi.Entre le mois de novembre 1975 et le mois de novembre 1976, l'indice des prix à la consommation aaugmenté de seulement 5.6%, un chiffre bien inférieur à l'objectif de 8% fixé par le gouvernement.Cependant ce ralentissement de l'inflation était attribuable en grande partie à un ralentissement de la croissance des prix des aliments et des autres matières premières, lequel peut être attribué à la récession économique mondiale qui sévit actuellement.On peut s'attendre à ce que ces prix reprennent leur allure dès que la reprise économique se fera sentir.C'est d'ailleurs ce que nous avons observé au début de 1976, et ce que nous semblons observer dans les premiers mois de 1977.Les marges de profits sont également très basses actuellement, probablement à cause de la récession économique et non pas de la Loi anti-inflation.Une reprise économique risque de les faire remonter de façon significative.L\u2019impact de la Loi anti- inflation sur les salaires a tardé à se faire sentir.Plusieurs taux de salaires en vigueur en 1976, et même en 1977, avaient été négociés avant l'adoption de la Loi.De plus, dans les premiers mois de la Loi, la Commission de lutte contre l'inflation a permis des augmentations relativement généreuses.|l y avait un certain nombre de cas où un rattrapage important était nécessaire.De plus, plusieurs groupes plaidaient un lien historique avec des groupes qui avaient réglé leurs négociations avant le début du programme.Le tableau 1 illustre comment les taux d'augmentation permis par la Commission ont diminué au cours du programme.Il montre également que les augmentations réelles obtenues (croissance du pouvoir d'achat) avant et après le début du programme sont loin au-dessous du 3.2% justifié historiquement.Les travailleurs les mieux organisés ont.réussi à obtenir des augmentations relativement près des maximums prévus par la loi, soit 10% durant la premiére année, 8% durantla deuxième et 6% durant la troisième année du programme.lls ont donc obtenu des augmentations réelles de l\u2019ordre de 2% par année.Mais pour presque la moitié des travailleurs dont les augmentations salariales étaient soumises à la Commission, la croissance du salaire réel pour la première année du programme était même négative.Pour la deuxième année du programme les augmentations accordées sont de 7.4% en moyenne.Avec les taux actuels d'inflation, il n\u2019est pas impossible que le taux de croissance des salaires réels soit nul pour l\u2019année 1977.Siun nombre significatif de travailleurs syndiqués sont touchés, on risque de voir une nouvelle vague de grèves sauvages, pour rouvrir les contrats et mettre fin définitivement aux contrôles.Notes: (1) J-M.Cousineau et R.La- croix, \u2018\u201cL\u2019indexation des salaires: un aperçu de son ampleur, de ses causes et ses conséquences\u2019.Conseil économique du Canada, Document no.74., p.13.(2) S.Ingerman et R.Rose- Lizée, \u201cThe Estimate of Productivity Growth in Canada\u2019s Prices and Incomes Policy\u201d, a paraitre dans Relations Industrielles.On peut, a la limite, avoir droit au succes sans se trouver en situation de l\u2019obtenir.Le droit ne crée pas de toutes pièces les circonstances favorables.Or la marche vers l\u2019indépendance du Québec et l'indépendance elle- même, si elles créent un certain nombre de problèmes, nous placent en même temps dans une situation privilégiée, véritable rampe de lancement d\u2019une nouvelle société.L'indépendance, on ne peut le nier, provoquera chez nous des bouleversements considérables: en premier lieu ce sont les esprits qui seront transformés, puis les attitudes; suivront ensuite les questions et les réponses qui ne seront plus nécessairement les mémes; enfin ce sont les institutions et les structures elles- mémes qui se verront bousculées.Le processus a déja commencé de se manifester.Les esprits morbides à la Claude Ryan, plus fermés que le cul d'une poule, s'en chagrinent et s'en alarment.(Quand on est bedeau on ne peut pas rêver d\u2019être chanoine!).Mais quiconque attribue à l'être humain d\u2019autres volontés que celle de pérorer sans fin sur sa relative impuissance saura voir dans ces bouleversements mêmes l'ouverture vers des transformations radicales et revivifiantes tant il est vrai que c'est le mouvement qui crée le mouvement.Si, dans un premier temps, le choc crée l\u2019angoisse (et il n\u2019y a là rien que de très naturel) il peut également par la suite entraîner toute une société dans une période créatrice sans précédent.Autant nous flames, jusqu\u2019à maintenant, à la traîne du monde industrialisé, autant nous pourrions bientôt en inventer un nouveau modèle.Ce n'est pas de ce modèle que je veux parler au- jourd\u2019hui, mais des conditions nouvelles dans lesquelles on peut l'imagi- ner, toutes reliées à l\u2019accession à l\u2019indépendance.Première condition: l'indépendance donne à notre société des pouvoirs qu\u2019elle ne possédait pas auparavant.Deuxième condition: à moins de ne vouloir une indépendance de papier qui n\u2019aurait aucune signification réelle, c\u2019est le temps ou jamais de prouver notre originalité en refusant de nous laisser imposer plus longtemps le modèle américain et de construire ici une société industrialisée plus humaine.Troisième condition: c'est la première fois, dans toute l'histoire du monde, qu'un pays a haut niveau de vie accédera a l'indépendance.Partant nous disposerons de moyens considérables que d\u2019aures peuples n\u2019avaient pas à leur disposition au moment ou ils ont conquis le gouvernement responsable.ll n'est pas sans importance d'avoir \u2018les moyens\u201d de réaliser ses rêves.Quatrième condition: Notre révolution (si révolution il y a) peut être exemplaire du fait qu'elle sera la première révolution en pays industrialisé.Cette \u2018premiere\u2019 nous forcera, obligatoirement, a inventer des solutions originales puisque les conditions objectives réunies ici ne se sont jamais retrouvées ailleurs.Cinquième condition: l\u2019indépendance nous permettra de couper \u2018nombre de liens coloniaux dans tous les domaines.Ainsi les syndicats, devenus essentiellement québécois, (c\u2019est déjà commencé), n\u2019auront aucun intérêt à continuer de copier maladroitement les syndicats d'affaires américains.Ils auront un rôle important à jouer dans la redéfinition de la société québécoise.Ainsi les institutions politiques québécoises enfin \u2018\u2019décon- traintes\u2019\u201d de la constitution canadienne pourront haque semaine, Pierre Bourgault nous explique pourquoi il faut répondre \u2018\u2019oul\u2019\u2019 au référendum.être reconstruites selon notre génie propre.Ainsi l'économie québécoise, qui ne peut s'appuyer sur un capitalisme québécois et qui ne saurait tolérer de n\u2019être qu'un pâle reflet de l\u2019économie américaine, pourra désormais s'engager dans des voies originales qu'aucune société n\u2019a eu l\u2019occasion d'explorer jusqu\u2019à maintenant.Ainsi jusqu'à maintenant coupés du reste du monde par une Confédération étouffante, nous pourrons désormais abattre nos frontières pour enfin commu- niguer avec tous les peuples du monde avec lesquels nous trouverons in- térét a communiquer.Etc.etc.Sixième condition: le vide créé parle départ des fuyards non-québécois nous forcera à occuper le terrain.Nous n'aurons plus à prêcher l'investissement ou l'achat chez nous; nous devrons les pratiquer au risque de périr.: Septieme condition: I'indépendance nous forcera a revoir toutes nos ententes dites \u2018internationales\u201d qui ne sont, le plus souvent, que des contrats à sens unique imposés de l'extérieur.Huitième condition: Nous avons pu jusqu\u2019à maintenant faire porter sur les autres nos propres déficiences, mais lorsque nous serons indépendants nous n'aurons plus à nous en prendre qu\u2019à nous-mêmes de nos insuffisances.Nous serons donc forcés d'être à la hauteur de la situation.Cela\u2019ne saurait que nous faire du bien.Neuvième condition: l'indépendance changera totalement les rapports de force dans la société québécoise.Les Franco-Québécois, devenus majoritaires dans leur propre pays, perdront leur mentalité d\u2019assiégés pour acquérir la mentalité normale d'un peuple normal.Leurs réactions seront toutes différentes de celies qu'elles ont été Si je réponds \u2018\u201c\u2018oui\u201d\u2019 à l\u2019indépendance du Québec, c\u2019est qu\u2019elle nous donne le droit au succès.depuis deux cents ans.Ce bouleversement est beaucoup plus profond qu'on l'imagine et nous ne pouvons encore qu'en entrevoir les bienfaits.Dixième condition: l'indépendance nous fera récupérer un temps précieux que nous avons passé à défendre des positions qui seront désormais assurées.Ce sont des lors des milliards d'heures - hommes - femmes que nous pourrons consacrer à la construction du pays.Onzième condition: l\u2019indépendance nous forcera à accomplir, en un temps relativement court, des tâches gigantesques.Pour ce faire nous aurons besoin de toutes les volontés et de toutes les énergies.Nous ne pourrons plus nous permettre de sacrifier 52% de nos cerveaux, ceux des femmes.Le succès de notre indépendance passe nécessairement par le concours des femmes.Peut-on imaginer la poussée fantastique de nos efforts quand la moitié de notre population, que nous avons injustement infériorisée, pourra y contribuer pleinement?La liste des conditions nouvelles pourrait être encore longue.En vérité l'indépendance créera tant de conditions nouvelles qu'il est au- jourd\u2019hui impossible de les imaginer toutes.Circonstances extrêmement favorables pour la société qui voudra bien les saisir.Le saurons- nous?Le voudrons- nous?Ou nous contenterons-nous de continuer à copier les autres?L'indépendance nous donnera le droit au succès et nous placera dans les circonstances pour l'obtenir.Individuellement nous sommes déjà fort beaux.Il ne nous reste plus maintenant qu\u2019à nous inventer une société à notre ressemblance.e Chad Dis hi lipo lls lide Be ou mine fis th \u201cai py Histen eg EY \u2018iy d dis im eg a fe Ja Vie ky yg Ei fit tng 1s.Ce gf ofond nous qu'en is tion: 5 fora § pre: avons 85 po- désor- > sont lards Nés pour- cons- ition: js for en Un court, ques.s a es les es les pour nelle N05 fom: notre 8 ner if Je Imes.y la pe de a mûr ation.just quil nent\u201d ond rat ; En ance ions {au je de Environnement __\u2014_\u2014 Quelques actions pour la qualité de la vie par Gilles Boileau Le tableau des nombreuses atteintes à la nature que l\u2019on peut brosser nous montre combien dans l'ensemble nous avons pris l'habitude de nous comporter avec une superbe désinvolture et une inconscience scandaleuse qui nous permettent d'agir comme de véritables barbares.Chacun d'entre nous a pris l'habitude de considé- rerl'époque où il vitcomme ia plus importante de l'histoire de l'humanité.Et chaque jour qui se lève nous amène à faire sans cesse des choix qui conditionnent plus ou moins notre existence et influencent notre cheminement quotidien.Mais il arrive que certains de ces choix soient plus importants que d'autres et revêtent un aspect de gravité et d'urgence qu'il est impossible d'ignorer.Nous sommes arrivés, aujourd'hui, à l'un de ces carrefours où l'hésitation n'est plus permise et pourrait même être fatale pour notre avenir.|! faut choisir et choisir vite.Protéger la nature, c'est en premier lieu prendre conscience que chacun de nos gestes de la vie courante peut avoir sur le milieu qui nous entoure une action néfaste à plus ou moins long terme.Lutte contre les agressions Protéger la nature c'est tenter d'éliminer.dans la mesure du possible, les dépotoirs à ciel ouvert, les cimetières de véhicules.les tas de fumiers, les entreprises désordonnées de récupération du métal qui détruisent les valeurs esthétiques du paysage et qui contribuent à la prolifération de la vermine en constituant une menace à FA BEET CAEN EERE wt - la santé publique.Protéger la nature c'est aussi arrêter de déposer des déchets solides dans les cours d'eau, les lacs ou le long des rives et des berges, dans les marécages ou méme sur le sol contribuant ainsi àla pollution des eaux de surface et des eaux souterraines.On peut utiliser par ailleurs la méthode la plus recommandée, c'est-à-dire celle de l'enfouissement sanitaire dans des sites choisis selon des critères précis dans chaque région.Protéger la nature c'est éviter la dégradation des cours d'eau par l'industrialisation de l'agriculture.Ne possédant ni fosses adéquates ni citernes, un grand nombre de porcheries, en rejetant le purin directement dans les rivières, sont en train de transformer quelques-unes des plus belles rivières du Québec en de véritables égouts à ciel ouvert.C'est le cas de la rivière Etche- min où la pollution par le fumier de porc est 10 fois plus importante que celle causée par l'industrie traditionnelle.Les rivières Chaudière.l'Assomption et Yamaska courent également de graves dangers.Protéger la nature c'est proscrire le plus possible les contenants uni-service comme les cannettes et les bouteilles non retourna- bles qui provoquent une pollution sans cesse plus grande de l'environnement LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 3 JUIN 1977 \u201423 DÉVELOPPEZ vos POUVOIRS SECRETS Apprenez à créer instantanément, en vous, la dimension PSI.Vous serez stupéfait de votre nouvelle puissance de réussite dans tous les domaines: transmission de la pensée \u2014 intuition \u2014 guérison mentale \u2014 prémonition, etc.Le Docteur Milan Ryzl vous révèle sa méthode Il vous suffira d'appuyer sur le bouton de votre magnétophone pour pratiquer chez vous les exercices de méditation psi.{ls viennent d'être édités sur cassette Qui est ie Dr.Milan RyzI?Docteur en chimie et en physique.professeur de parapsychologie à l\u2019université de Californie, 11 est auteur de 5 ouvrages et de plus de 100 articles ou communications scientifiques.S.Ostrander et L.Schroeder, rapportant ses recherches comme \u2018créateur de médiums\u201d.lui ont consacré deux chapitres de leur livre.\u201cprodigieuses recherches parapsychiques en U.R.S.S.\u201d (R.Laffont).Mais c'est surtout comme inventeur de la méditation psi\u201d qu'il a acquis son renom international Comment fonctionne la méditation psi?Les exercices de méditation conçus par Milan Ryzl permettent: 1 - de maîtriser l'etat de conscience particulier dans lequel les foncuons paranormales sont stimulées: 2 - de développer ces facultés psi, notamment par un entraînement de la visualisation: Les Éditions du Jour LA MÉDITATION ENSEMBLE COMPLET À PRIX D'AUBAINE 5 cassettes à $9.95 = $49.75 1 étui à $4.00 = $ 4.00 Perception Extra- Sensorielle = $ 8.95 Total $62.70 (Plus frais de manutention) $ 4.00 Achetés ensemble $50 {Frais de manutention inclus) 3 - d'apprendre comment appliquer la percep- mieux comprendre votre entourage et d'eta- tion extrasensorielle dans de nombreuses blir une meilleure communication avec au- situations pratiques de la vie courante.true Vous aiderez vos proches a discerner les causes de leurs difficultés.Vous activerez leur guérison et les soulagerez.e Vous développerez votre confiance.votre assurance.votre équilibre et votre magnétisme personnel e Vous développerez en vous l'optimisme.la joie de vivre de ceux qui jouissent de la pleine possession de leurs facultés psi.Vous de- clencherez les événements heureux.les «coïncidences», les hasards que l\u2019on appelle «la chance».Vous pouvez aussi acheter les cassettes sépa- Ce qu\u2019en pensent les parapsychologues L'institut du professeur J.-B.Rhine, pionnier de la recherche psi aux U.S.A.decerna le prix Mac Douglall a Milan Ryzl, pour le travail émérite que représentent ces recherches.Le professeur L.-L.Vassiliev, père de la parapsychologie soviétique.déclara à propos de la méditation psi: \"C\u2019est un des développements les plus prometteurs en parapsychologie\u201d.Aujourd'huila plupart des parapsychologues s'orientent dans cette voie, en s'inspirant des travaux de Ryzl En vous réalisant, réalisez vos rêves e Vous apprendrez à vous détendre, physiquement et mentalement.et effacerez ainsi la fatigue et les soucis d'une vie active.rément, une à la fois, selon votre bon plaisir et votre bourse.Toutefois il vous faudra débourser $9.95 pour chacune des cassettes choisies et vous n'aurez pas droit aux cadeaux: l'ETUI et le e Vous saurez comment mobiliser vos facultés psi pour atteindre les objectifs qui vous sont chers.e Vos facultés intuitives vous permettront de livre de Milan RYZL.Votre Perception Extra- Sensorielle.Commandez l'ensemble dès au- jourd'hui et.économisez $12.70 plus les frais de manutention qe: .\u2018 i Les Editions du Jour gst al 7e a pins) ESC?ae fran artez! (it en faudrait dix our l'an prochain.) auf à tomber sur les va- eurs \u2018sûres\u2019 de la dramaturgie québécoise des années 50-60 (et encore, il y a eu la surprise du Réfor- iste), la part du risque est grande de braver les préjugés et les habitudes causes par des programmations traditionnellement plus cosmopolites.Loin de moi l'intention de contester l'urgence de cette priorité (cette chronique en témoigne assez depuis le début).Je pense avec le ministère qu'il faut \u2018viser à créer, par des mesures appropriées, un réservoir duquel jaillira l'excellence (.) Loin de nous l'idée d'une domestication des répertoires de théâtre, voire d'un repli exagéré sur nos créateurs: mais il faut stimuler le dramaturgie québécoise, en multipliant les occasions de la diffuser et en primant sa qualité.\u201d || ne faut pas moins signaler ici qu'une sorte de contradiction entre le souci de la rentabilité et les risques de la création.Le MAAC.en a un peu conscience, qui propose d'absorber les coûts des droits d'auteur de ladite création et même (de façon peut-être un peu scolaire) d'instituer un concours de la meilleure création annuelle, avec diffusion multiple de la pièce en pro- Vince et à l'étranger.Un théâtre sans apparat Nombre de compagnies devront certainement réduire les dépenses d'administration et de production ettenir compte des impératifs de la collectivité dans cette période d'austérité qui touche chacun d'entre nous.Tout comme l'Etat s'est refusé à jouer les pompiers dans les conflits sociaux, il répugne à faire la vache à lait relativement aux déficits d'exploitation commerciale des théâtres.En suscitant une meilleure gestion de ces entreprises, il les invite indirectement à définir un nouveau théâtre sans brandir l'image du Théâtre pauvre et du génie miséreux, on peutimaginer que des productions plus économes au niveau du décor et de la mise en scène gagneront en efficacité dans la formation d'un nouveau public moins soumis au tape-à-l'oeil et à l'apparat du théâtre traditionnel Le jeu des comédiens, sur lequel reposera davantage le suc- ces du spectacle et la théa- tralité proprement dite, dépouillée des vains appareils, ne s'en porteront que mieux.Par ailleurs, quand on songe que sur ces dix grands théâtres, neuf sont cantonnés à Montréal, on comprend qu'en choisissait avec plus de soin son répertoireeten le réduisant d'une pièce par an, par exemple.chaque compagnie peut de façon concertée avec ses voisines offrir au public un roulement suffisant de spectacles a I'année longue.Restent a considérer le partage de l'aide financière provenant des divers gouvernements et surtout le délicat problème de la décentralisation vs la régionalisation face aux initiatives locales).J'y reviendrai.e ne pp eS Depuis pti, p FM 56.5 @ 5 ge le 6 Déc 1976 gM ue ji env .ca | LES GRENOUILLES Dep gt CON : we'll ONT DES AILES.i spé © - Lu gi a Ww $ 2 td EE DRAPEAUX ite Md S 8 al wef [1D \u201cou DU pan sl 0 v 7 vs 8F 7 QUÉBEC gel || 5 4\" x 6\" 1.15 pth w 4 a 6\" x 10\u201d 1.65 We |Z 2 Tox 18\u201d x 36\u201d 5.50 eve Hsp se 2'3\" x 4'6\" 8.10 8 œ œ_vtr 3°07 x 46\" 9.85 © 239238 3°0\" x 6°0\" 14.40 w QIvx 3'9\" x 7°6\" 20.65 fi sous 46\" x 90\" 25.75 ?2 sts 60\" x 12'0\" 57.00 se = 8585 < SES = e e â LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 3 JUIN 1977 \u201433 Un sur trois \u201cL\u2019Arnaque\u2019\u201d\u2019, de George Roy Hill.L\u2019Arnaque: Amérique des années 30.Chef-d\u2019oeuvre à maints égards.Bugsy Malone: Amérique des années 30.Trouvaille: les interprètes ont de 8 à 13 ans.Un peu lassant.Lave-Auto: Deux heures dans un lave-auto, c\u2019est plutôt long.par Anne Constanty Tout d'abord, rappelons la reprise mondiale du film de George Roy Hill: L\u2019Arnaque (en anglais The Sting).Je suis allée revoir ce chef-d'oeuvre cinématographique et je suis restée, une fois encore, émerveillée par la finesse du jeu, l'interprétation remarquable d'acteurs tels que Paul Newman, Robert Redford et Robert Shaw.Chicago, en 1936, n'est pas précisément un lieu de villégiature pour personnes âgées.Tout au moins est-ce l'image que nous en ont donnée la plupart des films réalisés sur cette période difficile que vivaient les Etats-Unis.À cette époque.tous les coups étaient ou semblaient permis.Cette fois, pourtant tout ne se joue pas à coup de pistolets.et de cadavres.C'est plus élégant.plus calculé.Les flics peuvent encore s acheter et les \u2018\u2019faisandeurs\u2019\u2019 sont les mai- tres, à condition de ne pas tomber.sur une \u2018bande\u2019 ou un gang connu! Cependant.tout le monde ne peut pas pratiquer l'arnaque de classe.La reconstitution d'une ambiance de l'époque est remarquable.les décors également, et quel est le spectateur qui ne sort pas d'une salle obscure en fredonnant cette musique de bastringue lancinante et obsédante?Pas une seule longueur, pas une seule fausse note dans une mise en scène exceptionnelle.l\u2019Arnaque un film à ne pas manquer et même un film à revoir.Lave-Auto (version française de Car Wash), de Michael Schultz, est enfin présenté à Montréal.Ce film a d'ailleurs fait partie, cette année, de la sélection américaine au Festival international du film à Cannes où il a, entre autres, remporté le prix de la meilleure musique.Interprété par des acteurs quasi-inconnus, Lave-Auto renferme bien des longueurs, passer tout un film dans un lave-auto est finalement bien long! L'intrigue est mince: dans un lave-auto à l'américaine, c'est-à-dire gigantesque, les voitures sont encore lavées à lamainetla main-d'oeuvre est en majorité noire et ceux qui ne sont pas Noirs sont Indiens ou Italiens.La bonne humeur règne et la musique d'un poste local \u2014 K.G.Y.S.\u2014 est très \u2018in\u2019 jouée très fort.Cela leur donne entrain, vitalité et gaieté, mais tout cela arrive à être pathétique comme si cette insouciance était surfaite, comme si cette gaieté, qui semble fort factice, n'existait que pour cacher, masquer, des choses moins drôles, une angoisse peut-être que tous les gags du monde, toutes les farces du monde ne peuvent empêcher: la difficulté d'être, la difficulté d'exister dans ce monde du XXe siècle.L'amour, la famille, I'argent, autant de raisons d'être inquiet.La seule chose qui semblerait positive, c'est cette amitié, typiquement masculine, qui lie les hommes faisant un même travail.La solidarité humaine dans le quotidien, c'est-à-dire là où elle a le plus de difficulté à être constante.Cependant, même si les clients ont des comportements qui prêtent au rire et à la moquerie, une journée dans un lave-auto est une journée bien longue pour un spectateur.Bien sûr, il y a de bons moments, des gags agréables et drôles, mais tout cela reste, malgré les efforts du réalisateur, banal et vide.On peut voir enfin à Montréal Bugsy Malone en version française.Ce film d'Alan Parker a représenté, en compétition officielle au Festival international du film de Cannes en 1976, l'Angleterre.Pour son premier film, le réalisateur a choisi l\u2019 Amérique des années 30, l'Amérique de la prohibition et de la guerre des gangs.La trouvaille ou l'originalité de Bugsy Malone réside dans le choix des interprètes: ceux-ci ont tous entre huit ettreize ans.On y voit deux bandes rivales s'affronter.Au milieu de cela Bugsy Malone joue les jolis coeurs.Revues de cabarets, choix des chanteuses, ruelles coupe- gorges, pavés brillants sous les réverbères, voitures à pédales, numéro de claquettes dans une boîte de nuit vide, rêves de réussite et de star en herbe envie d'être heureux, mitraillettes \u2018\u2019crachant\u2019\u2019 de la crème chantilly, tout cela semble très drôle au début, mais à la longue c'est plu- tôtlassant.On se fatigue un peu des \u2018\u2019singeries\u2019\u2019 de tout ce petit monde.Fort heureusement, certaines séquences font oublier par leur humour délicieux et grinçant, leur drôlerie, le petit côté malsain de ce film.L'interprétation des comédiens en général et notamment le jeu de Jodie Foster et de Florrie Dugger sont dignes de professionnels du 7e Art.La musique, signée Paul Willams n'est pas, me semble-t-il, pour rien dans la réussite de Bugsy Malone.Un pastiche réussi \u2014 ce qui n'est pas une mince affaire \u2014 mais l'ont peut se demander si ce film est un rêve d'enfant réussi ou un film pour vieux messieurs amateurs de chair très très fraîche?e 34\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 3 JUIN 1977 Vossiez usnojg seinr \\W Le Manoir Richelieu, a Pointe-au-Pic \u2018Nous serons satisfaits d'un petit pas.|| suffira que les forces se rencontrent et nous croyons que des solutions communes commenceront à surgir, lentement, dans l\u2019esprit des Québécois\u201d.C'était le 11 février dernier, trois mois et demi avant le Sommet économique de Pointe-au-Pic.Bernard Landry, super-ministre, cheville ouvrière de ce Sommet sans précédent, parlait devant un groupe d\u2019entrepreneurs en construction à Montréal.\u201cNous serons satisfait d'un petit pas\u2019\u2026 Et ce petit pas, il a été franchi.Est-ce à dire que la politique du gouvernement du PQ, en matière de relance économique, sera celle des petits pas?Tout indique que tel sera le cas.A la veille du référendum sur l'indépendance du Québec, le gouvernement Lévesque ne veut rien brusquer, ou si peu.Certes, il va agir, et il ne peut faire autrement devant l'ampleur de la crise cyclique qui secoue à nouveau le capitalisme international et québécois: chômage massif (avec près de la moitié des chômeurs qui ont moins de 25 ans), nouvelle flambée des prix, fermetures d'usines et mises à pied, etc.Le Québec est aux prises avec une éclosion de \u2018Wayagamack\u2019\u2019, ce moulin à papier du Cap- de-la-Madeleine que la Consol et Paul Desmarais veulent fermer le 15 septembre.Pourtant, le programme du Parti Québécois prévoit, en toutes lettres, l'élaboration d\u2019un Plan.Les trois grandes centrales syndicales, lors du Sommet, en ont toutes réclamé un, avec des vigueurs diverses.Les \u2018vrais boss\u201d du régime économique actuel, eux, n'ont rien réclamé en ce sens, et pour cause.Nous n\u2019aurons pas de Plan parce qu'il est impossible de planifier vraiment l\u2019économie québécoise sans l\u2019indépendance ou, plus précisément, la souveraineté-association.Déjà malaisée en régime unitaire, la planification est, à toutes fins utiles, illusoire en régime fédéral.C'est ce que les grandes centrales \u2014 qui ont toutes les raisons du monde de réclamer un Plan \u2014 n'ont pas su ou voulu expliquer, lors du Sommet.Et c\u2019est aussi ce que le gouvernement n'a guère précisé: il avait averti les participants que la question constitutionnelle serait mise entre parenthèses lors de cette rencontre.Le premier ministre Lévesque, plutôt que de faire tourner un disque nouveau sur les vertus de l'entreprise privée (et ça n'était guère dans son répertoire auparavant!), aurait mieux fait d'insister davantage sur les pouvoirs limités du Québec.Mais tel n'était pas, non plus le dessein de ce Sommet où Québec voulait utiliser, de son mieux, sa petite boîte à outils pour bâtir un début de politique économique.Pas de plan Pragmatique Le gouvernement va agir \u2014 du moins l'a-t-il promis \u2014 mais il n\u2019a pas de plan d'ensemble.Non seulement n'en veut-il pas pour l\u2019heure, d'un tel Plan, mais encore il ne peut pas en élaborer un.Et c'est là le grand constat de ce Sommet de la Malbaie.En effet, le Québec, petit gouvernement provincial\u201d, a peu d'atouts dans sa manche pour relancer l'économie \u2014 encore faut-il qu'il utilise tous ceux qu'il a, ce à quoi s'est engagé Bernard Landry et, avec lui, le premier ministre René Lévesque.Nous n\u2019aurons donc pas de Plan mais une \u2018\u2018stratégie\u201d de développement économique, basée sur un ensemble de politiques sectorielles.Le gouvernement a choisi une approche dite pragmatique pour contrer la langueur actuelle de la conjoncture économique.Les grands patrons, en position dominante sur les hauteurs de l'économie, se sont faits le plus coulants possible.La FTQ, la plus grande centrale syndicale, a aussi opté pour le pragmatisme, mais elle n'en pas moins réclamé une plus grande intervention de l'Etat dans l'économie et l'élaboration d'un Plan.Elle l\u2019a toutefois fait avec moins d'insistance que la CSN et la CEQ qui, de façon articulée, souhaitent un \u2018nouveau projet de société\u2019 et un Plan plus radical \u2014 et qui le revendiquent parfois dans un langage LE SOMMET ECONOMIQUE 7/4 Le développement économique du Québec Une stratégie d'abord, un plan a par Louis Fournier quasi-incantatoire.C\u2019est ce qui permet à René Lévesque de qualifier leurs propos de \u2018philosophiques\u2019 et de \u2018\u2018globalisants\u2019\u2019: \u2018Ce que je voudrais, a-t-il lancé, ce sont des propositions \u201cproject-oriented\u201d, avec un peu plus de viande!\" Pourtant, il est tout à fait normal qu\u2019un mouvement syndical, critique et autonome, pousse ainsi dans le dos d'un gouvernement qui a beaucoup promis et qui a même promis un Plan de développement économique.Mais sans l'indépendance et si on veut gagner le référendum.Le tempo Tout est une question de tempo.Entre un grand patronat qui se contenterait bien du statu quo et des syndicats militants qui cherchent un changement radical, le gouvernement doit faire son lit.Il l\u2019a d\u2019ailleurs fait, à sa façon, comme en témoignent les engagements de Bernard Landry: \u2018Nous ne sortirons pas d'ici avec un plan de développement économique, a-t-il dit.Ce serait de l'utopie.Mais nous pouvons rassembler de nouveaux matériaux de base pour asseoir une stratégie de développement.C'est d'ailleurs ce projet que je compte mousser de façon prioritaire au cours des prochains mois: un plan d'action concret, basé sur un ensemble de politiques sectorielles choisies et cohérentes\u201d.Et René Lévesque d'ajouter: \u2018On va définir notre modèle dans l'action\u2019.Certes, ce n'est pas encore l\u2019émergence d\u2019un système économique éliminant toute forme d'exploitation des travailleurs et répondant aux besoins réels de l'ensemble des Québécois plutôt qu'aux exigences d'une minorité économique favorisée\u201d (ces mots ne sont pas une \u2018\u2019envolée\u2019\u2019 de la CSN ou de la CEQ mais un engagement du programme du PQ!).Mais avec les moyens du bord, dans les circonstances présentes \u2014 et avant l'indépendance \u2014, c\u2019est peut-étre un \u201cpetit pas\u2019 sur le chemin du Québec nouveau.En tout cas, on verra bien.Com ge ion (nant Us ri tension Somme André (ir int de 0B name (ed \"sg lis\" sentir maf pren les dé ec digue seu (est Tout Sr} fies; Sir My ET ÎQUE mm qe ais proposons inde n nouienet g das 40 glguianer?prie AS réérendum- \u2014 fil fl grand pé das ji © L\u2019Etat et l\u2019economie Le camarade de la Shell Ganada nétait pas le seul à vouloir des \u2018signaux clairs ! \u2018Comme vient de le dire le camarade vice-président de la Shell Canada, nous aussi on veut connaître très clairement les intentions du gouvernement du PQ\u201d.Des rires fusent, libérant une certaine tension dans la salle des délibérations au Sommet de Pointe-au-Pic.André L'Heureux, vice-président de la CSN, indépendantiste de longue date, vient de s'emparer du micro à la suite du vice-président (raffinage et approvisionnement) de la Shell Canada, Phil Gordon.Ce dernier, dans un français laborieux mais sympathique, avait parlé des solutions \u2018\u2019simplistic\u2019\u201d des syndicats, de leur \u2018sentiment anti-industriel\u201d, du \u2018mauvais climat\u2019 au Québec.Il a lancé à l'adresse du premier ministre Lévesque qui préside les débats: \"Nous avons besoin d'urgence de signaux clairs sur les intentions du gouvernement.Il faut clarifier les choses sur les sociétés d'Etat, le contrôle des investissements étrangers\u201d.Tout de suite après le camarade\u2019 de la Shell, André L'Heureux renchérit: \u2018Nous autres aussi on a besoin de signaux clairs! Sur quoi voulez-vous asseoir le développement économique?Sur l'entreprise privée qui nous exploite depuis des générations, qui a cassé mon grand-père et mon père, ou sur l'Etat qui doit être le moteur, comme dit Bernard Landry?Allez-vous bâtir une économie publique, avec des secteurs-clef, des complexes nationalisés?Allez-vous aider le secteur coopératif qui nous appartient?Allez- vous contrôler l'épargne des Québécois qui est si siphonnée au profit des autres?\u201d Et le programme?Un peu plus tard, René Lévesque fera une profession de foi dans l'entreprise privée et Bernard Landry une nouvelle profession de foi dans l'Etat, maître d'oeuvre du développement économique.Lévesque, Landry, L'Heureux de la CSN et Phil Gordon de la Shell interprètent, chacun à leur façon, le programme du Parti Québécois.L'article No 1, au chapitre de la vie économique, se lit comme suit: \u2018Un gouvernement du PQ s'engage à rapatrier les principaux centres de décision en s'appuyant prioritairement, pour ce faire, sur les entreprises publiques et coopératives et en assurant aux pouvoirs publics des moyens supplémentaires d'action: grands réservoirs financiers, outils d'internvention dans l\u2019économie, plan de développement, réglementation des investissements étrangers et du système financier\u201d.Dans tout cela, que peut-on faire avant l'indépendance?Beaucoup, croient les syndicats, beaucoup moins, dit-on proche du pouvoir.Cette notion du \u2018possible\u201d, bien plus que du souhaitable\u201d, elle est a la base de toute la politique du PQ.Mais dans les syndicats, on croit qu'il est possible de faire davantage.Positif-négatif Même la FTQ plus \u2018positive\u2019 \u2014 et que la plupart des média ont voulu opposer aux \u2018négatifs\u2019 de la CSN et de la CEQ, de façon terriblement simpliste \u2014, même la FTQ, par la voix de son secrétaire général Fernand Daoust, a revendiqué \u2018une poli- S'il est un mot qui n'a presque pas été prononcé au cours du Sommet économique, c'est bien celui de \u2018concertation\u2019.Dans l'entourage de Bernard Landry.on avoue avoir évité, de façon délibérée, l'usage d'un tel vocabulaire car il s'agissait d'une phase de \u2019déblayage\u2019.Et on ne voulait pas heurter de front des syndicats fort réticents pour qui se concerter.c'est se serrer la ceinture.Quoi qu'il en soit, le gouvernement Lévesque n'a pas abandonné le projet.au contraire.Mais comment s\u2019y prendra-t-il pour introduire son \u2018New Deal\u2019 québécois, Dieu seul le sait et ce diable d'homme qu'est Bernard Landry s'en doute sûrement! Les propos les plus clairs du ministre d'Etat au développement économique au sujet de la concertation, il les a tenus le 11 février dernier, à Montréal, devant des entrepreneurs en construction.Voila de quoi se rafraîchir la mémoire: @'Nous mettrons en route un méca- M Bernard Landry n\u2019a pas oublié la concertation.nisme qui pourrait se révéler fondamental pour l'avenir de notre collectivité et je ne fais pas allusion ici à la question de la souveraineté du Québec, qui demeure toujours une préoccupation essentielle du gouvernement du PQ.Je parle ici de la concertation\u201d.© Le gouvernement lui-même, s'il ne peut se ranger carrément d'un côté ou de l'autre (patrons et syndicats), ne peut être soupçonné de mauvaise foi.il s'est établi sur des règles de comportement et un financement qui écartent toute idée de recherche de profits personnels pour lui et ses \u2018\u2019amis\u2019\u2019.Il possède un programme politique pensé et écrit par la base, et comportant le projet d'un pays à construire et d'un nouveau contrat social à définir avec les partenaires sociaux.Son accession nouvelle au pouvoir le laisse, heureusement, près de ses idéaux\u201d.@' Peut-être que ce (Sommet économique) sera l'occasion de confronter des mythes et de les abattre car notre société ne peut se nourrir indéfiniment à la source d'un manichéisme dangereux.Peut-être certains patrons auront-ils l'occasion d'exorciser une image maccarthyste du monde syndical.Peut-être certains syndicalistes auront-ils l'occasion de se renseigner réellement sur les pharamineux profits qu'ils imaginent dans les goussets de l'entreprise et qui ne s'y trouvent pas souvent par les temps qui courent.Peut-être, finalement, nous du gouvernement, pourrons-nous tirer de toutes ces confrontations des petites idées tres utiles.\u201d © || s'agit de commencer à secouer les vieilles idées comme les vieilles rancoeurs afin d'établir au Québec un climat de paix sociale qui repose sur autre chose qu'un corps policier bien entrainé et des lois qui ressemblent à des requins de carnaval, des lois pleines de dents mais qui ne mordent personne car elles ne correspondent pas aux désirs des citoyens et reposent sur des conflits d'élites mal réglés.\u201d LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 3 JUIN 1977 \u201435 tique de plein emploi dans le cadre d'un plan et avec l\u2019État comme maître d\u2019oeuvre\u201d.La centrale qui a la plus large base ouvrière, cependant, a semblé mieux sentir \u2014 malgré ses liens canado-américains \u2014 les contraintes du système fédéral actuel pour le Québec.Le président Louis La- berge a notamment déclaré: \u2018La politique fédérale de marché ouvert, c'est néfaste pour le Québec et ça maudit par terre nos industries de grosse main-d'oeuvre comme le textile et le vêtement\u201d.\u2018Et ce n'est pas être indépendantiste que de le dire\u2019, a ajouté prudemment le président encore fédéraliste de la FTQ, vieux social-démocrate du NPD .(Toujours blagueur, Laberge avait dit de son prédécesseur au micro, Gérard D.Lévesque, triste chef du Parti libéral du Québec: \u2018Vous étes tellement bon dans l\u2019Opposition qu'on va vous garder là longtemps!).Alfred Rouleau Le débat sur le développement économique lors du Sommet, bien qu'il ait été moins long que sur les relations de travail, a donné lieu à des interventions fort intéressantes.|| a essentiellement tourné autour du rôle de l'Etat dontle Travail attend beaucoup et le Capital beaucoup.moins.© Le président du Mouvement des caisses populaires Desjardins, M.Alfred Rouleau, a tenté de se faire le \u2018rassembleur\u2019, comme d'habitude, en insistant sur la complémentarité de l'Etat, de l\u2019entreprise privée et du mouvement coopératif dont il reste le grand manitou.M.Rouleau, pipe à la main, tient à exprimer le gros bon sens des Québécois: \u2018Il y a diverses conceptions de la société québécoise mais faudra faire des compromis si on veut continuer à avancer.Il est normal que les Québécois soient frustrés parce qu'on ne s'est pas retrouvés dans les entreprises des autres.Les syndicats viennent nous le dire et moi je crois, par exemple, dans les formules de cogestion et d'autogestion: il y a ta des possibilités d'impliquer les travailleurs.Au fond, il s'agit d'en arriver à s\u2019autodéterminer davantage comme Québécois à travers l'ac- ticité économique\u201d.À l'ouverture du Sommet, M.Rouleau avait tenu à souligner: \u2018On est là pour construire quelque chose, même dans l'imperfection.Et puis nous ne sommes pas en Europe ou en Chine mais en Amérique du Nord.La solution à nos problèmes n'est pas dans l'importation de systèmes et c'est Norbert Rodrigue qui l'a dit lui-même, lors du congrès de la CSN\".Violence verbale © Pour le directeur de l'Ecole des Hautes études commerciales (HEC), Pierre Laurin, un des problèmes les plus urgents est celui du \u2019management\u2019\u2019, de la gestion des entreprises québécoises.M.Laurin propose par ailleurs \u2018un inventaire de nos secteurs de compétence distinctive sur les marchés\u2019 afin de mieux les promouvoir.® M.Jean-Denis Vincent, vice- président exécutif de la multinationale néerlandaise Philips Electronique, s'est permis des propos de nature plus \u2018\u2019philosophique\u2019': \u2018À l'extérieur, on perçoit le 36\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 3 JUIN 1977 PRE Es Sa LE SOMMET ECONOMIQUE AU VAN (suite de la page 35) Québec comme une société en constante contestation.|ly aiciune violence verbale inouie et un manque de respect des personnes\u201d.À ce dernier propos, il faudrait sans doute demander aux travailleurs de Philips ce qu'ils en pensent.Autre son de cloche Du côté syndical, le son de cloche n'est évidemment pas le mème et il a sonné plutôt fort dans les oreilles des patrons lors du Sommet.Malgré tout, un des \u2018penseurs\u2019 de la CEQ, Michel Agnaïeff, directeur général de la centrale, a cru bon d'apporter certaines précisions: \u2018Nous croyons qu'il y a de la place pour l\u2019entreprise privée.Nous ne voulons pas l\u2019étatisation totale mais un secteur national d\u2019Etat dans la production.Si c'est ça être globalisant, eh bien nous le sommes!\u201d © Michel Bourdon de la CSN, militant du PQ de Montréal-Centre, a parlé dans le même sens: \u2018La CSN propose un changement de régime économique et vous n'avez pas fini d'en entendre parler.Si ça effraie, c\u2019est que le Québec est essentiel- Robert Dean lement une colonie.Mais avant de changer de régime, il y a des objectifs intermédiaires.C'est le cas de la Caisse de stabilisation de l'emploi qu on propose en cas de fermetures et de mises a pied.C'est le cas d'un programme de construction de logements: c'est prioritaire car c'est un énorme multiplicateur d'emplois\u201d.(Le premier ministre Lévesque devait reconnaître que le logement est \u2018une absolue priorité\u201d).© Quant à Robert Dean, directeur québécois des Travailleurs de l\u2019auto (FTQ) et militant du PQ, il s'est exclamé: Ça va nous prendre un gouvernement têtu qui se décide à gouverner pour le monde.Les multinationales, ça ne doit pas nous faire peur.Etelles n'ont pas peur de l'indépendance du Québec.Ford et Chrysler vendent ici 30% de leur bagnoles au Canada etelles n'ont pas créé un seul emploi chez nous.Un Québec indépendant les forcera à ouvrir des usines de montage ici\u2019.De son côté, un patron de la chaussure, Emile Gagnon, PDG des Industries Aird, a donné l\u2019exemple d'un secteur fragile où employeurs et syndicats pourraient s'unir pour \u2018sauver les usines et les jobs\u201d.L'industrie de la chaussure relève surtout du gouvernement fédéral et de sa politique de tarifs mais M.Gagnon a souhaité une intervention du Québec dans ce domaine.Comme quoi il est vrai que les patrons font appel à l'Etat lorsqu'ils sont dans une mauvaise passe.Notre affaire?Dans la synthèse qu'il a livrée de toutes ces interventions, le premier ministre Lé- vesque a eu cette remarque: \u2018On n'a pas l'habitude, comme Québécois, de discuter d'économie comme si c'était notre affaire.Et c'est vrai que nos moyens sont limités par des contraintes extérieures comme le gouvernement d'Ottawa et le contexte économique nord-américain\u201d.Le gouvernement du PQ est-il sur la voie d\u2019une reconquête, d'une repossession de notre économie?La réponse nous en sera donnée par la stratégie de développement que concocte le super-ministre Bernard Landry, ancien avocat des grévistes de la Firestone et de la Canadian Gypsum de Joliette, deux multinationales américaines.Cette stratégie sera dévoilée dans un Livre (blanc ou vert) à l'automne mais, d'ici là, plusieurs de ses éléments seront connus: e L\u2019amiante: le gouvernement doit annoncer d'ici quelques semaines sa politique qui, comme s'y engage le programme du PQ, doit \u2018assurer le contrôle majoritairement québécois\u201d d'un secteur-clef qui ne donne que 6,000 emplois au Québec.e Les pâtes et papiers: une commission parlementaire est convoquée pour le mois d'août et le gouvernement envisage une \u2018réorganisation urgente\u201d de ce secteur.e Agro-alimentaire: des \"Etats généraux\u201d sont prévus pour bientôt dans ce secteur où les Québécois sont tellement des \u2018pea soups\u2019 qu'une grande compagnie de soupes (Campbell, comme ne l'a pas nommée M.Lévesque) vend ici pour $280 millions sans utiliser un seul petit pois québécois! Scandinaves.Bref, il yadu pain surlaplanche.Etilne faut pas se surprendre que les centrales syndicales québécoises \u2014 sûrement plus représentatives de la population que les \u201cgroupuscules\u2019 patronaux \u2014 attendent autant de l'Etat même s'il n\u2019est pas une panacée, comme l\u2019a rappelé le premier ministre qui multiplie les appels à la patience, par les temps qui courent.\u201cOn n'est pas les Scandinaves\u201d, rappelait aussi René Lévesque à l'issue du sommet.Mais qui donc nous a tant fait rêver de la Scandinavie?La Confédération des syndicats nationaux (CSN), identifiée à la gauche socialiste du mouvement syndical, a été particulièrement mordante à l'égard du gouvernement du PQlors du Sommet de la Malbaie.La CSN a d'ailleurs attaqué le PQ à propos de l'un de ses \u2018modèles\u2019 favoris, la Suède, dont Bernard Landry a déjà rappelé qu'elle est venue à la concertation des forces économiques en 1934 après avoir vécu la pire crise économique de son histoire moderne.\u201cExaminons votre modèle de plus près, a dit le président de la CSN, Norbert Rodrigue, à partir de notes préparées par un des conseillers politiques spéciaux de la centrale pour ce Sommet, le sociologue Jacques Dofny de l'Université de Montréal.\u2018C\u2019est un parti social-démocrate au pouvoir de 1932 à 1976, le Parti Socialiste suédois, qui a mis en route ce genre de sommet économique.En 1936, pour sortir de la crise, le gouvernement suédois organisa une première rencontre de ce genre, tout comme le faisait le gouvernement socialiste en France lors des accords de Matignon.Dans les deux cas, les gouvernements n'étaient pas situés au-dessus des \u201cpartenaires sociaux\u201d: ils étaient les représentants de la classe ouvrière et de ses organisations syndicales.La GSN, la Suede, le PQ, le Quebec.\u2018\u2019Après la deuxième guerre, le gouvernement social-démocrate suédois organisa tous les deux ans de telles rencontres.Ce qui marque bien le caractère de ces rencontres, c'est qu'elles sont toujours précédentes d'une étude conjointe entre la Confédération générale du travail (la LO), les représentants du Parti social-démocrate et de son premier ministre.Deux-tiers des membres de ce parti sont des militants syndicaux.\u201cCette politique ne fut pas sans re- sultat puisque la Suede est le seul pays du monde occidental a avoir tenu en laisse le chômage, bien qu'il participe à l'économie capitaliste et se trouve, lui aussi, dans le grand courant inflationniste.Le taux de chômage y était l'an dernier et encore en mars de cette année de 1.8%.\u201cDans aucun pays les forces syndicales ne se sont prêtées à des sommets du genre sans s'appuyer sur un parti puissant qui les représente au gouvernement.Or, vous n'êtes pas et vous ne voulez pas être le parti des travailleurs\u2019.La réponse A cette critique de fond, le premier EE SR Téléphoto PC Norbert.Rodrigue ministre Lévesque a répondu lors du Sommet à peu près en ces termes: Ce gouvernement n'est pas celui des centrales syndicales, ni non plus celui du patronat, mais celui de tous les citoyens québécois qui l\u2019ont élu et de toute la population du Québec dont 90% sont des travailleurs.À une autre occasion, M.Lévesque devait dire que la Suède ne peut pas être (encore) un modèle pour le Québec puisqu'il s'agit d'une nation indépendante.il mer sas mat Ja isl ionsde Ws will leur pr Sioqu ilo OMagnie qe À ne la pes ipo 2e Bu pet po \u2014\u2014 te anche Eine les centrales irene lg lon que les = ällendent nest pas une le le premier ppels à fa pa- purent.1aves rappé- à l'issue du US à tent fait 6 Landry: créer un style de developpement d'ici Lors du Sommet de Pointe-au-Pic, le ministre d\u2019Etat au développement économique, Bernard Landry, a levé le voile sur \u2018\u2018quelques jalons de la stratégie de développement\u2019 envisagée par Québec.(1) - D'abord, il y a cette idée centrale d\u2019une transformation accrue des richesses naturelles sur le territoire, et ceci jusqu'à la limite économique.|| est inadmissible que la proportion des exportations de minerai brut continue d'augmenter, passant de 27% en 1950 à 33% en 1974.Il faut quitter cette ornière d'un secteur primaire trop souvent enclavé et disloqué par rapport au secteur de la transformation.inégal\u201d Le gouvernement du PQ n'entend absolument pas enlever, ni même restreindre d'autorité le droit de grève des travailleurs des services publics, mais il souhaite que les parties \u2018acceptent de fixer ensemble certaines balises à l\u2019utilisation de leurs droits respectifs\u201d.C'est le ministre d'Etat au développement social, Pierre Marois, ancien négociateur de la CSN, qui a livré la position gouvernementale là-dessus lors du Sommet.Me Marois trouve \u2018légitime\u2019 que les syndiqués des secteurs public et parapublic veuillent que leur action ait un effet d'entrainement dans le domaine des conditions de travail.Il souhaite pourtant qu'on \u2018cherche par tous les moyens possibles à éviter les impasses dont on ne peut s'extraire que par le recours souvent abusif à l\u2019utilisation d'un droit de grève par ailleurs indéniable, d'une part, ou par le recours souvent tout aussi abusif et illusoire à une batterie toujours plus imposante de moyens judiciaires (et législatifs), d'autre part\u2019.Comme pour mettre les points sur les \u2018i\u2019\u2019, le ministre ajoute: \"Les Québécois n'acceptent plus que, sous cou- Voici ce qu\u2019il en adit: (2) - Deuxièmement, les exportations de produits à forte valeur ajoutée doivent faire l'objet de mesures précises: qu'il s'agisse du financement ou de la prospection des marchés, il faut se doter d'outils nettement plus \u2018agressifs\u2019 sur les marchés étrangers.Dans ce domaine, le cadre stratégique devra impliquer au premier chef l'action directe de l'entreprise privée.L'Etat seul n'y peut rien, mais comme allié, il peut être extrêmement Marois: \u2018Le partage de la richesse reste \u2018\u201c\u201c\u2018scandaleusement vert de la recherche d'une plus grande justice sociale, ce soit les citoyens les plus fragiles qui servent d'otages à l'Etat ou aux travailleurs les mieux organisés\u201d.Le gâteau Pierre Marois continue en disant que \u2018\u2019le gouvernement actuel est prêt à admettre qu'il n'est pas le seul à pouvoir déterminer la croissance de la justice sociale au Québec.Il croit aussi fermement qu'il faut d'abord en poursuivre la réalisation là où les Québécois en ressentent le plus l'absence.notamment au niveau de la qualité des services qui leur coûtent si chers et au niveau d'ue meilleure répartition du gâteau que représente le budget des Québécois.C'est pourquoi il est d'abord et avant tout intéressé à dépenser le maximum d'énergie à l'examen de ces questions fondamentales avec ses partenaires\u201d\u2019.Cette ouverture à la concertation\u201d dans les secteurs public et parapublic sera-t-elle entendue?Alain Gagnon précieux.(3) - Dans le secteur manufacturier, des efforts majeurs doivent être entrepris tant au niveau de la modernisation que de la recherche d'une productivité accrue.Des branches industrielles devront étre clairement identifiées aux fins d'une action cohérente a moyen et long terme dépassant le niveau des anciennes pratiques ponctuelles.Il faudra songer à des investissements majeurs, soit par l\u2019entre- On peut penser que oui, si tant est que le gouvernement réalise les engagements annoncés par Pierre Marois, notamment la série de modifications au Code du travail destinées à \u2018faire disparaître toute barrière vexatoire gê- Pierre Marois nant l'expansion normale du syndicalisme\u201d.La cote de crédibilité du super- ministre du Développement social reste bonne, surtout lorsqu'il réaffirme que \u2018le partage de la richesse et des chances demeure encore scandaleusement inégal dans notre société\u201d.Bref, il y en a qui sont plus égaux que d'autres.LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 3 JUIN 1977 \u201437 prise privée seule ou associée aux entreprises d'Etat.L'action purement publique s\u2019imposera dans des secteurs stratégiques ou mal desservis.(4) - Bien sûr, un effort aussi soutenu dans le domaine des investissements productifs devrait inclure une meilleure canalisation de l\u2019épargne institutionnelle, la suppression des dépenses publiques somptuaires, une meilleure utilisation des profits pour les réinvestissements et uitimement la réduction, par voie d'incitation à l'épargne.des dépenses de consommation privée les moins utiles au développement économique.La stratégie devra également prévoir l'urgente nécessité de combler notre carence de bons gestionnaires, plus rares encore que les entrepreneurs.Des actifs prodigieux Nous avons des difficultés mais elles ne doivent pas nous obséder, car nos actifs sont prodigieux: mines, forêts, énergie hydro-électrique et, par-dessus tout, des ressources humaines maintenant qualifiées.Songeons également aux formules originales et productives qu'a su développer le secteur coopératif.Pensons aussi à cette nouvelle volonté des Québécois d'innover et de participer aux défis socio-économiques.C'est sur ces bases que nous devons fonder nos espoirs de réussite.À eux seuls, le grand modèle Pierre Boisclair Bernard Landry économétrique et la planification académique ne peuvent que nous décevoir.Moins ambitieuse peut-être, une stratégie de développement partant du concret nous offre d'excellentes chances de succès.Un style d'ici Aujourd'hui, le gouvernement du Québec vous propose d'investir dans un projet de développement accéléré de l'économie.J'ai la ferme conviction que nous allons nous engager dans des avenues nouvelles et créer un style de développement d'ici où les Québécois se sentiront à l'aise et directement impliqués.\u201d 38\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 3 JUIN 1977 = PEE 2 J A EO ECU LI SSC NE LAISSEZ PAS LE MONDE CHANGER SANS VO EVITEZ LES MAUVAISES SURPRISES AU RETOUR DES VACANCES, PRENEZ UN ABONNEMENT SPECIAL D\u2019ETE DU JOUR POUR NE RIEN MANQUER! 25 juin - 5 sept.($8.) 01 mois ($4) O COCHEZ LA FORMULE QUI VOUS PLAIT: NOM TEL ADRESSE LOCALITE CODE POSTAL S! Bel bout | | Hindi Ir [5 LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 3 JUIN 1977 \u201439 OUI.Le ed A EE A nd de A LUC ALARIE ET ANDRÉ LEGAULT Avocats 3431, St-Hubert Montréal Tél: 524-3521 MARCEAU, CLERMONT & CROTEAU Avocats 1070, Chemin Ste-Foy Québec André Marceau, C.R.Micheline Clermont-Marceau, LL.L Marcel Croteau, LL.L Claude Gagnon, LL.L (418) 687-5920 Serge Bourdua Chirurgien Orthopédiste Saint-Hyacinthe ARMAND R.BASTIEN & ASS.Optométristes Dr A.R.Bastien, o.d.Dr Y.R.Bastien, o.d.; 1 | \\\\ = 8
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