Le jour, 22 juillet 1977, vendredi 22 juillet 1977
[" We \u2014 \u2014 \u2014 \u201cgh ly -\u2014 ae À pa \\ Hebdomadaire national $1.Volume 1 numéro 25 _ du 22 au 28 juillet 1977 $ © BA p= EJAMES © \u2014=\u2026\u2026 \u2014e Se \u2014 DE VEL@)PPER \\'s .IRE SANSDS | Cams du commissaire > Pépin p.13 La langue Q p R d\u2019enseignement NS ON l\u2019option de la générosité N p.8 SN Les fiançailles x CSN-CEQ p.9 page 28 \u201cSéparation\u201d: un roman à succès p.23 7 2\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 22 JUILLET 1977 ep BÉLANGER & BÉLANGER AVOCATS 5835, boul.Léger suite 300 MONTRÉAL-NORD 323-9000 CHARBONNEAU, BRISSON, GUERIN & ASSOCIÉS Conseillers en Administration 5835, boul.Léger Montréal Tél.: 323-8602 louis-laurent Jauthier Oraphiste -designer G 2055 de la montagne suite #6 après 6 h.tél 843-4844 UNTERBERG, BOYER, MAINVILLE, BONIN & ROBERT AVOCATS 1880 ouest, Sherbrooke Suite 700 Montréal Tél: 934-0841 Serge Bourdua Chirurgien Orthopédiste Saint-Hyacinthe ARMAND R.BASTIEN & ASS.Optométristes Dr A.R.Bastien, o.d.Dr Y.R.Bastien, o.d.VISION SOUS NORMALE VERRES DE CONTACT STRABISME DYSLEXIE 7670, Saint-Denis MONTREAL 274-6513 DUFOUR & COTE Avocats HENRI VINET NOTAIRE 3860, rue NOTRE-DAME CENTRE DE DEVELOPPEMENT VISUO-MOTEUR CONSULTATION ET REEDUCATION Problemes: ®apprentissages @schéma corporel, spatial, temporel 7160 St-Denis André Marceau, C.R.Micheline Clermont-Marceau, LL.L Marcel Croteau, LL.L 23 est, rue RACINE } | Chicoutimi 549-8150 CHOMEDEY, LAVAL 681-2577 (Métro Jean-Talon) 270-3986 MARCEAU, CLERMONT & CROTEAU \u201cAU LOTUS NOIR\u201d h .di Avocats + 1 070, Chemin to.Fo, Louriste armonia munal Québec (418) 687-5920 91 ouest, boul.Crémazle 381-1769 l\u2019alternatif * montréal Montréal H2N 1L3 OUVERT LE DIMANCHE Sem: de 9ha.m.à9hp.m.1600, boul.de la Concorde bertrand * place ville-marie bertrand * place bonaventure musique d\u2019auteuil * québec TIMBRES-POSTES CANADA Collectionnez comme les experts le font, sans accumulation inutile.Envoyez $1.00 (remboursable au premier achat) pour recevoir nos listes illustrées et vous procurer seulement les timbres qui vous manquent.OMNIPHILA Dépt.J.C.P.729 Station OUTREMONT OUTREMONT H2V 4N9 Paul-Émile Faucher, 225, boul.Hymus Pointe-Claire Société Canadienne du Cancer Si vous déménagez.Veuillez remplir la carte-réponse insérée avec votre facture d'électricité et nous la retourner.À Hydro-Québec 14-6-77 CLIMATISEURS Toutes grandeurs - 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ménagère laurentienne par Claude Lebuis\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026 page 25 Tout pour un bon spectacle, mais.par Claude Lavoie.page 25 Le pop Menus de vacances (premiére fugue) Restes de Beatles à la mode concert et nouveaux délices de Little Feat par Bruno Dostie.page 26 Cinéma A Montréal du 11 au 18 août Un festival du film digne des années 60 par Anne Constanty page 27 Dossier La protection de l'environnement à la baie James \u201cEntre la prudence et la nécessité\u201d par Gilles Boileau.c.page 28 4\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 22 JUILLET ME EE EN ES EE NS NE SE ES Sr 1 Chez FRENIERE ET FILS INC.tu peintures et tu tapisses à meilleur marché qu'ailleurs des prix AIS GRATIS | | ACHETEZ UN ROULEAU DE | papier tenture ENCOLLE | (en magasin) ET OBTENEZ-EN UN DEUXIÈME Gratuitement | 272-9743 2 stationnements A VOTRE SERVICE CE Te dE I = qr 230851 au» PA) te - 1977 SEMI-LUSTRE BLANC PREMIERE QUALITE REG.: $12.95 SPECIAL eo LATEX CAN SPÉCIAL GRATIS 000 1 ROULEAU DOUBLE DE TAPISSERIE ROULEAUX I 75°.GRISA =, PLANCHER \u201c\u201c\"°\" $1 $ 2 VALEUR DE $11.50 AVEC CHAQUE ACHAT DE $20 DE PEINTURE ET PLUS Le LE PEINTURE C-I-L 210, rue Papineau De plus en plus.Une loterie bien de chez nous À DES PRIX IMBATTABLES TEL.POUR 272-1033 SEULEMENT 272-4418y 6 A EE EEE ET TIRAGE: 5 AOÛT = | $6.95 LE GALLON | = = nnn la Super saméliore a/ a \u2018on ab a lP®3 Une proposition pour l\u2019assurance-auto Madame Lise Payette, ministre, Québec Chère Madame Payette, Je viens apporter ma contribution au débat en cours sur.l\u2019assurance-auto, en tant qu'avocat (depuis \u201866), en tant qu\u2019automobiliste et en tant que Québécois.Je suggère un régime étatique, universel et sans égard à la faute, tant pour les dommages matériels que corporels, saufen ce qui traitau premier $1,000.00 de dommages matériels de part et d'autre.En effet le régime étatique n\u2019interviendrait pas quant au premier $1,000.00, ce qui éliminerait un gros pourcentage des réclamations à la régie d'état, et diminuerait les coûts d'administration bien entendu.L'essentiel étant bien il me semble que ça nous coûte moins cher.Parallèlement, je suggère que l\u2019on élève à $1,000.00 (au moins pour les accidents d'auto) le seuil des \u2018\u2018petites créances\u2019 au moment de la passation de la loi sur l\u2019assu- rance-auto.Deux justiciables qui se sont accrochés pour $700.00 chacun, par exemple, pourraient alors pour $10.00 fairé décider de la responsabilité par\u2019la cour des petites créances.On pourrait aussi par une campagne de publicité, encourager les Québécois à régler de tels litiges entre eux à l'amiable de même qu'on pourrait aussi les encourager à être courtois et solidaires au volant.\u201cEntre Québécois on s'assure!\u201d Je ne rendrais pas obligatoire que l'automobiliste s'assure pour le premier $1,000.00 de dommages qu'il pourrait causer à autrui, je laisserais ça facultatif.Rappelons que le Québécois a un tempérament de \u2018coureur des bois\u201d.Colonisé, opprimé en milieu qui s'urbanisait il décollait toujours pour l'arrière pays ou les régions lointaines ou il retrouvait une absence de réglementation, une certaine liberté.Le Québécois n'aime pas la contrainte je pense.Fallait que la ceinture de sécurité devienne obligatoire pour que d'aucuns cessent de la porter! L\u2019automobiliste qui le voudra, pourra s'assurer auprès d\u2019une compagnie d'assurance pour ie premier $1,000.00 de dommages matériels qu\u2019il pourrait causer à autrui ainsi que le premier $1,000.00 de dommages à son véhicule moins une franchise de 250.00), pour environ $75.00 par année me disent des amis dans le domaine de l'assurance.Quant aux pleurs des avocats, c'est un faux problème.Les avocats seront simplement déplacés vers d'autres fonctions tels la fonction publique, le journalisme, l\u2019administration, le syndicalisme.Avec dix-neuf (19) années de scolarité ceux qui ont un peu de coeuret un peu de débrouillardise ne chômeront sûrement pas! Quant au chômage que l'instauration d\u2019un tel régime pourrait engendrer chez les gens à l'emploi des compagnies d'as- surance-automobile, je réponds par une phrase de Jacques Parizeau: \u201cOn ne règle pas le chômage en lançant de argent au chômage\u201d, c'est-à- dire en créant ou en maintenant des emplois injustifiés.De toute manière le problème du chômage au Québec ne pourra .pas vraiment se régler tant que le Québec ne contrôlera pas son \u2018import-export\u2019 et les autres attributs essentiels d'un état souverain.Quant 1% LOT-MAINTENANT_ DEUX OPTIONS _) \u201c1 MILLION\u2019 **1O0OOO COMPTANT ET 100000 PAR AN PENDANT 14 ANS KI OU IN \u201c1 MILLION COMPTAN (A VOTRE CHOIX) $ \"D.saros LOTS / La Super c\u2019est Superbe aux compagnies 5 derniers chiffres des 8 gros lots: 2000 3 derniers chiffres des 8 gros lots: d'assurance, d'autres juridictions en Amérique du Nord ont adopté de telle législation.De plus il est certes aussi important d'être rassurant pour les Québécois que pour le monde des affaires.Ce projet touche les gens de très près et ils porteront un jugement sévère sur ce projet de loi et sur l\u2019équipe qui le présentera.A Sept-lles, par exemple, il n'y a pas de transport en commun.Tout le monde dépend donc de l'automobile et ma foi, il y a des jeunes travailleurs prudents à qui ça coûte très cher.Il ne s'agit ici que du squelette de ma proposition, j'aimerais donc pouvoir me faire entendre de vive voix à l'occasion de votre passage à Sept- lies, le 7 juin 1977.Me Robert Lemieux.Sept-lles, Québec Post-scriptum Chère Madame Payette, Lors de la présentation de mon mémoire à Sept-lles, vous souleviez certaines questions relativement à celui-ci.il en est une a iaquelle j'aimerais apporter une réponse.Vous disiez que ma proposition de hausser le seuil des petites créances a $1,000.00 (au moins pour les accidents d'auto) risquait \u2018\u2018d\u2019engorger\u2019\u201d la cour des petites créances.Lorsqu'il y a un accident mi- neurle différend entre deux citoyens porte très souvent, je dirai même le plus souvent, sur le montant des dommages plutôt que sur la responsabilité.Puisque le montant des dommages sera fixé par les \u2018\u2018centres d'évaluation\u201d que vous *100 of Horzonts 1=Titre \u201cj peint #1 2Pay 4 Eu.| noe \u2018 Trang parc 7 $-Tray } tang E-Con (abt | T-Acï Msg Gide $-Fay pers ri plus 61 10-Sur Vale Oe; in 1-Day f } PE ES - ee LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 22 JUILLET 1977 \u20145 ~\u2014 \u201ca i x La grille libérée re i T 24 S \u2018abonnew ?ty par Rene Tellier no Salon pe = Ii © or 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 1 2 13 14 1 5 mons Président du conseil .1 d'administration Souscrire un abonnement Bernard Carisse Ani mg | est une forme précieuse Ni Rédacteur en chef de soutien a votre ee 3 BB Evelyn Dumas hebdomadaire Bl .NSpor en Directeur administratif nei 4 Antonio Bertrand mole 65 raya)., ace 5 Rédaction Michel C.Auger, Roch Côté, ase © Michel Forrest, Jacques 1435, rue Bleury fn i - i i mie 7 Larue-Langlois, Lucille Lecompte, local 801 loz Alain Pontaut 5 pa Set Montréal H3A 2H7 8 Collaborateurs: , | Québec ,; Bernard Andres, Guy Badeaux, ve 9 Colette Beauchamp, Rejean Beaudoin, Laurent Bégin, Gilles 10 Boileau, Pierre Bourgault, Pierre Chaloult, Anne Constanty, Bruno jot, (411 Dostie, Louis Fournier, Pierre eZ 5 dine Fréchette, Lise Gauvin, Pierre = ® 3 is I 12 Harvey, François Hébert, Jacques alo sis Hurtubise, Louis Jolin, Pierre £ 85 ->.9 #13 Lamonde, R.Laporte, Pierre = Sg es Prévost, Yves Robillard, Robert se 5 pos ll 14 ; ; 38a Saint-Jean, Pierre Vadeboncoeur, = © Es pe Jean Vézina.» eus dsp @ 15 ; 9 emp © yi Conception de la page © E 082 tans Horizontalement: manifestent pas leur coière \u2014 Cobalt.couverture: 3 Es 2 = ou 1\u2014Titre du manifeste publié en 1948 par un 6\u2014Interprète du Coran \u2014 II remplacera l\u2019acre Michel Giroux, Jean Gladu.© s23E ances.peintre contestataire (3 mots).\u2014 Frère d'un enfant sauvé des eaux.= = n x ® 2-Parsèmeraient.7\u2014Personnel \u2014 De plus en plus rares sur les Publicité 83 5.ki M 3\u2014Suspendue \u2014 Légumineuse \u2014 Ancienne plages de Gaspésie \u2014 Empereur de Russie ; Co S®=8 fant note de musique.(orthographe admise?).Lise Boulet, Robert Pepin, Eg #.f 4\u2014Transmis par la parole \u2014 Erreur commise 8\u2014Long, menu, fluet \u2014 Préfixe privatif \u2014 Normand Senay 5.8 2 os par celui qui donne les cartes.Dans la gamme \u2014 Le méme préfixe.9 2 £ = PR 5\u2014Travail de broderie \u2014 L'une des heures 9\u2014Salé, Baptiste en mangeait tous les jours Service du tirage £852 he canoniales.\u2014 Vocable bien répandu au Québec (2 André L S Marti cale i 6\u2014Conjonction \u2014 S'obtenait à la fin du cours mots).amy, suzanne Martin EE.oi (abréviation) \u2014 Au tennis.10\u2014Petit de l'oie \u2014 Voies.; E459 ¢ 7\u2014Action de nier énergiquement \u2014 Econo- 11\u2014Béryllium \u2014 Possessif \u2014 Mille cent \u2014 Comptabilité ê = EY miste, français, collaborateur de Charles Pronom \u2014 Saint.Ginette Couturier ss 2 Gide.5 12\u2014Débiterai comme un paresseux ignorant $5 5 = 8\u2014Fabriquèrent \u2014 Plus de 800 millions de \u2014 Vieille colère.Secrétaire ré : î ul \u201cofl gp , ; ; - réc 25 personnes l'ont pleuré.13\u2014Lieutenant \u2014 Beau-père d'Hector \u2014 Francine Girard eptionniste = + \u2014 I wm £= 3 9\u2014Arrivés \u2014 Les nôtres sont fixées depuis Peaux-Rouges des plaines de l'Ouest.9 oc > - 2 Les plus de 300 ans! 14\u2014Général d'Alexandre.; ; 10\u2014Sur la patte des gallinacés mâles \u2014 Mon- 15\u2014Notre peintre fit partie de ce groupe qui Le Jour.hebdomadaire national, est naie étrangère \u2014 Premier mot de l'hymne suivait son instinct \u2014 À eu la faculté.publie par Journal Le Jour Inc.qui a des 2e Vêpres du 24 juin, hymne qui a servi Solution du No.23 son bureau principal au 1435 de la rue à nommer les notes de la gamme.1 2 à 45 9 10 41 42 13 14015 de Bleu veu area.tre composé à _ _ atelier omposition, oul.\" Devant le prince \u2014 École de peinture que IL EJC|WH v A|L|DJU/M|0 |! WE Lebeau à Ville de Saint-Laurent.I! est | n ; .EN C|EJL IL Lie I T imprimé par l'imprimerie Trans- ; ® 12\u2014Nom du peintre en question \u2014 Désignent Continentale Inc.433 boul.Lebeau.3 certains propos de PET.1S |J DIS PIERIE|S : = 13\u2014Roi de Shakespeare \u2014 Grand acteur fran- \u201cIU L|O|T|! Distribution: Messageries Dynami- ?çais décédé en 1946 \u2014 Curieux chevalier., Cc ques.tél.332-0680.@ 14\u2014Voyelles \u2014 Les vaches devaient l'être par- \u2014 8 2 2 fois \u2014 Union Européenne des Paiements.° 0 Abonnement: $50 par année.$25 pour z c c n 15\u2014Du verbe lire \u2014 Achille y fut trempé.7 26 semaines.À l'étranger: $60 par an- w \u2014 © © 9 née.$30 pour 26 semaines.Tarif de = 5 EE = Verticalement: s l'abonnement aérien fourni sur de- 5 w A 2 2 1\u2014Institution où notre peintre a formé des mande.z = © oy Oo élèves (4 mots).IN ._ 5 © 4 ve © 2\u2014Experts dans un art \u2014 .de boeuf ou .de Courrier de la deuxieme classe.permis = om = 5 5 © : n no 3299 pe < wl oO 0 Q © perdrix?.3 a > a a co 3-\u2014Passas tout près comme Oswald \u2014 Chutes = Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Ss u 3 8 8 ha que nous allons perdre, imaginez! 13 Québec 0502 3 2 9 4\u2014Patrie de Luther \u2014 A cause deux, plu- s o w N D 5 9 sieurs furent emprisonnés en octobre \u201870.tél.842-4821 a z «o e e = d 5\u2014Front de Libération des Étudiants \u2014 Ne \"5 LL Si 6\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 22 JUILLET 1977 LE I I TE ELL: ] ME Dax hy IID j NE SONT PAS AFFECTÉS Wa Nationale de Fiducie Tél.: 844-2050, poste 150 - INSTITUTION INSCRITE À LA RÉGIE TTA TTT (suite de la page 4) entendez créer et qu\u2019il n'y aura donc plus de litige sur cette question, je ne crois pas qu'il y aura engorgement des \u2018\u2018petites créances\u201d.Enfin, j'aimerais ajouter à ma proposition de laisser facultatif l'assurance pour le premier $1,000.00 do dommages matériels de part et d'autre la suggestion suivante.Lorsqu\u2019un jugement aura été rendu contre un automobiliste par la cour des petites créances, son permis de conduire sera suspendu jusqu'à ce qu'il paie le montant du jugement à son débiteur.Je n'irais pas plus loin, soit de le contraindre de prendre une assurance pour l'avenir en ce qui a trait à ce premier $1,000.00 de dommages, car je ne crois pas que cela soit essentiel au bon fonctionnement du régime.Pour terminer, je crois que ce projet est simple et qu'il sera facile à réaliser et à administrer.Une de ses principales qualités il me semble, c'est qu'il comporte une sorte de clause pénale encastrée.Le chauffeur imprudent ou téméraire aura à payer les pots cassés, non pas au point de le ruiner financièrement, mais juste assez pour le rappeler à la prudence.Robert Lemieux La féodalité dans l\u2019alimentation Un bulletin de nouvelles annonçait récemment que près de deux cents (200) personnes, hommes d'affaires ou restaurateurs, sollicitaient, dans la seule région de Québec, la faveur d'une franchise de la chaine de restaurants MacDo- naid.Chaque franchise coûterait environ cent mille dotlars ($100,000.).On rapporte, à Québec comme à Montréal, la construction de nombreuses succursales de cette corporation géante des goûters rapides (\"fast foods\u201d).Un article paru plus tôt, dans la page économique du Soleil, décrivait la procédure d'implantation de ces succursales: l'entraînement des gérants, à la maison-mère américaine, l'apprentissage des formules d'administration, d'approvisionnement, de vente et ainsi de suite.En définitive, les demandeurs de franchises achètent un nom, une formule, un savoir-faire et, sans doute, un équipement.Comme le nom est encore bien reçu et populaire, ils escomptent faire de l'argent rapidement: les preuves sont faites partout ailleurs, la formule est bien rodée, la rentabilité immédiate est pratiquement assurée.Le géant grossit, les nains font bombance, et le peuple se nourrit: tout le monde y trouve son profit! Je proteste par la présente contre cette prolifération chez nous des restaurants MacDonald, a cause des raisons suivantes.La raison commerciale \u201cMacDonald\u201d ne respecte pas le caractère français et l'identité cultureile des habitants de ce pays.Cela me semble une aberration que des Québécois se mettent à genoux aux pieds des patrons américains pour que ceux-ci leur montrent comment administrer un comptoir d'alimentation, comment vendre de la nourriture sous une étiquette américaine, comment \u2018entraîner toute une population, friande de nouveautés, à se nourrirà la mode américaine.Comme si les Québécois ne savaient pas hacher eux-mêmes la viande de boeuf, faire rôtir un steak \u2018hamburger\u2019 ou faire dorer des beignes dans l'huile! Ces aspirants restaurateurs, aussi bornés que cupides, nés pour l'esclavage, c\u2019est-à-dire pour être les ventouses de te pieuvre, je les entends déjà m répondre en haussant le épaules: \u2018Bah! ce n\u2019est pa important! Laissez-nous don faire notre profit comme toutt monde! Ne vivons-nous pa dans un pays de libéralism économique?Ici, c'est la loi dif plus fort et les produits d MacDonald se vendent bien! | ne s'agit que de \u2018hamburgers\u2019 apres tout!\u201d J'affirme, au contraire, qu\u2019i s\u2019agit d\u2019une chose important qui intéresse toute notre col: lectivité.La culture d\u2019un peuple s'exprime jusque dans so alimentation.C'est l\u2019un de éléments qui, à cette heure encore, je le crois, nous distingu des autres nord-américain Manger un hot-dog ou ur hamburger à la sauvette, c\u2019est une forme de déshumanis tion de l\u2019un des actes quot diens et fondamentaux dt l'homme, un acte que Virgi Georgiu, l'auteur de la Vin cinquième heure, appelai \u201cl\u2019acte sacré de la nutrition\u201d Les Québécois doivent mon trer à eux-mêmes et à leurs vi siteurs qu'ils sont capables dt préparer une nourriture typiquement française et québécoise, sans exiger les prix as tronomiques des restaurants} les plus huppés de la Capitale.DES Livraison immédiate Financement bancaire sur les lieux Voitures de Courtoisie gratuites Automobiles RENAULT 5L 1977 POUR $3,495.00*! (pneus Michelin et antirouille inclus) I II Renault Ville Marie inc.VIS * Certains équipements montrés sur la photo sont optionnels.Le concessionnaire Renault des Québecois RENAULT 2230, rue VIAU (Entre Ontario et Hochelaga) MÉTRO VIAU 254-9971 era re LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 22 JUILLET 1977 \u20147 = i, Oey ™ ings ta ! Nays i Betty Hlcomme- IVOnS-ng i de liber; tf ces ; ts Prods; Venda: handy Ona Out noe fur gi USQUE dans C'est ls Celle hes Pus rd-amérez 040g 0, Seuvete : déshuner S actes amentaus cle que | 1 de la Ure, app [a nul doivent Sots nt capabls purritve * js ét q er les pri Jk fol | ra On m'accusera de chauvinisme et de nationalisme attardés.Ne voit-on pas que ce sont les Américains qui sont chauvins, qu'ils sont incapables de voyager sans transporter avec eux leur monde et leur nourriture, sous les noms de Howard Johnson, Harvey's, MacDonald, ou de poulets frits à la Kentucky?Ne voit-on pas qu'ils sont de la sorte profondément intolérants à l'égard de ceux qu'ils visitent, au point de ne pouvoir manger {a nourriture typique de chaque pays?La véritable tolérance, c'est d'accepter que les autres soient différents de soi et non d'amener tous les pays à se nourrir à la mode américaine! Enfin, dernier argument et le plus sérieux de tous: d\u2019où viennent les produits vendus par les MacDonald (boeuf, pain, confiture de pommes, beignes, etc)?Toutes sortes de rumeurs circulent à ce sujet, qu'il importe de clarifier.D'où viendra le poisson qu'on servira dans les éventuelles sandwiches au poisson ?Où va le plus clair des profits de cette entreprise multinationale?Ne voit-on pas qu'il s'agit là d'une nouvelle forme de colonialisme, d'un retour à la féodalité du Moyen-âge, où le seigneur vient percevoir une dîme auprès de ses serfs?Une fois de plus la pieuvre vorace vient occuper un domaine qui devrait être occupé par des industries d'alimentation et de restauration proprement québécoises.il y a douze ou quinze ans, les actionnaires fondateurs de la première Auberge des Gouverneurs, à Sainte-Foy, avaient cru prudent d'affilier leur hôtel-motel, à la prestigieuse chaîne des \u2018\u2018Congress Inn\".Par la suite, ils devaient quitter cette affiliation coûteuse et laisser tomber ce nom fort peu québécois, qui ne leur était guère profitable.Aujourd'hui se dresse fièrement la chaîne des Auberges des Gouverneurs.De la même façon, les demandeurs de franchises américaines doivent se ressaisir, unir les uns aux autres leurs capitaux respectifs de cent mille dollars, fonder leur propre chaîne de restauration québécoise, sous un nom québécois, au lieu d'implorer a un tel prix la faveur d\u2019une étiquette- étrangère.A un moment où le gouvernement se préoccupe du visage français de notre pays, il est temps de mettre un frein à cette prolifération des Mac- Donald, des Harvey's et autres restaurants du même acabit.Pour ce qui est des comptoirs déjà existants, on peut souhaiter, je le crois, une intervention des pouvoirs publics pour imposer à ces corporations des règles qui les amèneront à adopter une raison sociale francophone et à utiliser dans leur approvisionnement des produits du Québec.Quand aurons-nous compris que l'avenir et la force de notre collectivité résident dans la création et dans le dérata aera 832 saa veloppement de nos propres institutions, particulièrement dans un domaine aussi vital et aussi intime que celui de notre alimentation?J'invite donc tous les Québécois fiers de ce nom à boycotter dès mainte- nantes comptoirs MacDonald età encourager les restaurants qui respectent à la fois notre identité, les produits et les traditions de notre pays.Alonzo M.Le Blanc, Département des littératures, Université Laval, Québec.LES MEUBLES D\u2019ANTAN INC.Atelier de meuble artisanal De styles Louix XIII et québécois En chène et pin massifs NOTRE MAGASIN: 1648A, rue Sherbrooke ouest, Montréal (métro Guy, sortie St-Mathieu) tél.: 931-9487 Le premier son vraiment québécois\u2026 100,000 watts, 24 heures par jour.de Sorel a Beauharnois, du Richelieu au Saint-Laurent et dans toute la région montréalaise.Si VO Al Paroles et musique des gens d'ici \u201c 8\u2014ÏE JOUR \u2014 LE VENDREDI 22 \"JUILLET 1977 ~_av abhi Fa) PN - wv 3 re .Vv Un choix difficile Nous sommes un peu dans les sentiments de M.René Lévesque au sujet de la question de savoir si les personnes ayant reçu l\u2019enseignement en anglais au Canada devraient ou non avoir le droit d'envoyer leurs enfants à l\u2019école anglaise ici.Ce problème, bien qu'il ne soit pas si simple, serait néanmoins facile à trancher: on n\u2019aurait qu\u2019à leur en interdire l\u2019accès et nous en aurions le droit.M.Trudeau mêle les concepts en laissant tomber cette espèce de jugement par lequel il affirme superbement qu\u2019un droit ne se négocie pas.Premièrement, une foule de droits se négocient quotidiennement et ne deviennent des droits qu'ensuite.Deuxièmement, ici, sur le point particulier dont nous parlons, il n\u2019y a pas de \u201cdroit\u201d, ilyen aun a créer, a propos de personnes qui ne relévent méme pas actuellement de I'autorité québécoise, et c\u2019est celle-ci qui est chargée d\u2019en définir un, quel qu\u2019il soit, et la loi sur ce point sera celle qu\u2019elle aura résolu de faire comme elle l\u2019entend pour des gens qui présentement n\u2019ont aucune relation juridique avec le Québec.Des régimes similaires et réciproques peuvent très bien s'établir entre deux ou plusieurs autorités souveraines relativement à des questions comme celles-là sans que cela répugne le moins du monde à l'esprit juridique, bien au contraire.Je fais ceci pour vos \u2018nationaux\u2019, vous faites ceci pour les miens: quoi de plus légitime et même de plus ordinaire?Mais, encore une fois, nous ne sommes préalablement liés en rien envers les futurs Québécois; au contraire, nous sommes tout ce qu\u2019il y a de plus délié de toute obligation juridique à leur égard en matière scolaire notamment.La réflexion de droit s'arrête là, à notre avis.Ceci dit, le problème demeure entier.Nous inclinons quant à nous à penser que M.Léves- que a raison de se poser des questions insistantes sur ce point.Il faut à cet égard regarder les choses dans une optique très générale, soit celle d\u2019un peuple qui s'oriente de façon chaque jour plus marquée vers son indépendance et qui affirme et affirmera de plus en plus fortement son identité culturelle.L\u2019ensemble des causes en action depuis dix ou quinze ans, y compris les tendances qu\u2019imprime à l\u2019histoire le gouvernement actuel, et notamment la Charte du français elle-même, font que la problématique de la langue change visiblement.Ou bien il s'agit d'un mouvement historique extrêmement ample et fécond (ce que nous sommes convaincus qu\u2019il est réellement), ou bien l\u2019avenir de ce mouvement dépend de telle ou telle cause plus ou moins secondaire et celui-ci ne contient par conséquent pas par lui-même, par la richesse et la puissance de ses bor abi Cohn VUE PRR SO ORCS Pity 1Splftrèsis éléments, des gages suffisants de réussite.Dans cette vue d'ensemble, il nous paraît clair que le sujet discuté ici n\u2019a, de fait, qu\u2019une importance bien secondaire et ne met en cause rien d'essentiel.D\u2019autre part, en dehors de ces perspectives globales, sur lesquelles une solution ouverte du problème dont il s\u2019agit ici n'aurait pas d'effet important, il faut se demander s\u2019il vaut vraiment la peine de refuser la concession réclamée pour les arrivants des provinces canadiennes, ou si au contraire, nous n\u2019aurions pas davantage d'intérêt à l\u2019accorder.Nous inclinons à penser que nous devrions y consentir.L\u2019 \u2018\u2019immigration\u201d en provenance des autres provinces n\u2019est pas très importante et l\u2019on peut penser qu\u2019elle ne le deviendra pas davantage dans un Québec nationaliste, au contraire.La société québécoise nouvelle, de toute façon, agira, par le seul fait de son existence en progrès, sur la minorité anglophone.Il ne faut pas perdre de vue le fait que le Québec restera composite et évoluera vers l'indépendance dans cette condition, et qu'il n\u2019est pas mauvais, vu celle-ci, de laisser certaines choses moins absolument déterminées que certains ne le souhaiteraient.Ce n'est pas une question de vie ou de mort; c\u2019est une question de rythme, c'est une question de fermeté très grande dans la conduite de l'opération générale, mais d\u2019une opération complexe et en même temps subtile.Une concession comme celle qui est en discussion, nous semble-t-il, va dans le sens d'une ouverture d'esprit qui constituera le climat même dont nos futurs pourparlers avec le Canada dépendront, et dont il faut bien dire que ce climat peut les préparer, les annoncer, les devancer en quelque sorte, dans l'opinion de nos vis-à-vis éventuels.Ce qui n\u2019est pas essentiel, à cet égard, peut non seulement ne pas aider pour la peine mais nuire.Il ne nous apparaît pas qu\u2019une législation trop restrictive sur le point considéré soit nécessaire.En une telle matière, nous avons tendance à préférer le risque généreux à un autre.Evelyn Dumas Alain Pontaut Pierre Vadeboncoeur QUELQUES SUGGESTIONS : LE COMITÉ ROBARTS -VÉFIN SE GHERGHE UN REFRÉSENTANT QUÉBÉCOIS UN Ex \u201cPREMiER- MINISTRE CEST SUFFGANT / rete\u2019 .ac RL A +.SAAFEAN NAS * \"NN 2 Sk Abe LRN.EURE WR hm NE ay, PEE gin $jl Yo ès BI! / 5 Moins 15 ne tion de rythme dé dars Sdn Sublle discus: 5 d'une climat Clg Ca re que cer, ls ion de d, peut 1e mais Slaton pit né ns ten El Dumas ontaut Kcoëur Eee Cha: une réalit Lorsque, lors du Conseil général dela C.E.Q., tenu le 8 juin dernier, le président Yvon Charbonneau révéla à ses membres le degré d'avancement des travaux devant amener à une fusion complète de sa centrale et de la C.S.N., les journalistes présents, pourtant pour la plupart de vieux routiers de la scène syndicale québécoise, furent estomaqués de la rapidité avec laquelle les jalons de cette unité organique avaient été posés.Le lendemain, dans la plupart des journaux importants du Québec, la nouvelle faisait la manchette et révélait au grand public la possibilité d'une réalisation à très court terme de cet objectif.Pourtant, les centrales impliquées n'avaient jamais fait mystère de leurs intentions.Jusqu'à cet instant, l'importance de cet événement était tout simplement passée inaperçue.L'unité du monde syndical québécois n'est pas un rêve qui date d'hier.Déjà, dans le passé, de nombreux leaders syndicaux avaient soulevé cette hypothèse en en soulignant les avantages théoriques et pratiques.C'est cependant la création d'un front commun du secteur public, en 1972, qui devait révéler concrètement le pouvoir de négociation énorme dont disposait le mouvement syndical lorsqu'il unissait ses forces.Dès ce moment, l'idée commença à préoccuper les esprits les plus éclairés des différentes centrales et la dernière séance de négociations du front commun de 1976 ne vint que renforcer les convictions des partisans de l'unité.Dre w q - L 4.ry = é qui approc par R.Laporte Ce ne fut toutefois qu'au congrès de la C.S.N.de 1974 que les délégués se prononcèrent nettement en faveur de la nécessité de travailler à l'unité des centrales en étudiant quelles pourraient être les modalités d'application de cette unité.Cette résolution ne connut cependant aucune suite concrète dans les mois qui suivirent.Il fallut attendre plus d'un an et demi avant que l'idée refasse sérieusement surface.En effet, fin novembre et début décembre 1975, le Conseil général de la C.E.Q.et le Conseil confédéral de la C.S.N.mirent sur pied des comités d'étude distincts qui avaient pour mandat d'étudier les possibilités d'une unité syndicale québécoise.En même temps, soit en octobre 1975, le gouvernement Trudeau et ses mesures anti-inflationnistes venait cimenter encore plus, par la force des choses, un mouvement vers l'unité qui se précisait de plus en plus.Finalement, au mois d'avril 1976, on assista à une grande première du mouvement syndical québécois: des Etats généraux du syndicalisme qui réunirent des délégués CEQ-CSN- FTQ et au cours desquels on décida d'apporter un appui aux travailleurs du front commun.dont la lutte débutait, en plus de condamner sévèrement les mesures anti-inflationnistes du gouvernement fédéral.Toutefois, malgré toutes ces belles prises de position de principe, rien de concret n'avait encore été réalisé en vue d\u2019une fusion \u201c\u2018de facto\u2019 des centrales syndicales du Québec.La C.E.Q.ouvre véritablement le bal Ce fut le congrès d'août 1976 de la C.E.Q.qui précipita le mouvement vers l'unité.En effet, pour la première fois, les délégués se prononcèrent en faveur \u201cde l\u2019unité organique\u201d du mouvement syndical qué- André L'Heureux, de la C.S.N.[on ~C.S.N.Photo: Jean-Claude Champagne + pred actenenygy, > oa dadbebbica.n 145468 >.he à grands pas La fus CE.bécois.Cette résolution ne serait restée qu'un autre voeu pieux si ce congrès n'avait adopté plusieurs autres résolutions proposant des moyens pratiques de concrétiser cet idéal.La plus importante de ces propositions suggérait la création immédiate d'un conseil permanent des centrales CEQ-CSN-FTQ dont le mandat serait, globalement, de favoriser l'unité syndicale.Un comité de liaison, formé de membres des éxécutifs des trois principales centrales québécoises, devait aussi se charger d'étudier les conditions et les implications de la mise en place d'un tel conseil permanent.Afin de guider l\u2019orientation de ce conseil, le congrès de la C.E.Q.lui suggérait, dans le cadre des orientations sociopoli- tiques bien connues du monde syndical, des mesures bien précises, sur le terrain, afin de démontrer aux travailleurs de la base la nécessité stratégique de l'unité syndicale.A cet effet, on pronait la création de servides communs, l'organisation de luttes communes, l'abolition du maraudage intersyndical mais aussi, la création de comités intersyndicaux dans les régions.Enfin, conséquence logique de toutes ces mesures, le congrès affirmait que \u2018la recherche de l'unité etdela solidarité devait se faire par des moyens définis à partir de débats démocratiques tenus dans les instances.\u201d Dès le mois suivant, soit en septembre 76, l'idée avait déjà faitson chemin et une rencontre réunissait des membres des exécutifs le pointdu jour | La charte du français A L'indécence | des libéraux 5., Tel étaitie parti libéral au pouvoir, tel il estresté dans l\u2019opposition: superficiel, assez indécent, politicailieur, plutôt mal élevé, et surtout, le plus curieusement du monde, ne représentant aucun des intérêts populaires, sociaux où nationaux, que la conscience politique du- \u2018pays travaille depuis quinze ans à promouvoir et à défendre.Rien.Des thèmes de fortune.De l\u2019agitation.Si peu de mesure, d'ailleurs, que ce parti ne rate pas une | occasion de se faire l\u2019écho des dénonciations écheve- : lées, paroxysmiques, absurdes, dirigées contre le gou- Yernement par des fanatiques que perturbe la seule idée que les Québécois pour une fois soient au moins partiellement au pouvoir.fen D'ordinaire, c'est le pouvoit qui est aliéné, et Pon ne comprend que trop.pourquoi; mais depuis le 15 novembre, l'invraisemblable s'étant produit, ce qu\u2019on nomme aujourd'hui l\u2019opposition {le parle principalement du parti libéral) n\u2019est autre chose que ce qui reste du pouvoir: d'avant cette date, lui et ses tares, lui ie même agent de notre dépossession nationale et sociale au service d'exactement des mêmes commettants odieux.Les suprématies hostiles et occultes contre lesquelles nous luttions depuis si longtemps sont maintenant éminemment représentées par ce qu\u2019on nomme d\u2019un petit air toujours démocratique l'opposition.Ce pouvoirdà, ce Vrai et profond pouvoir, cette force hypocrite et redoutable, a perdu l'équilibre le 15 novembre, a perdu pied, glissé du pouvoir politique dans l\u2019opposition politique, où elle se retrouve aujourd\u2019hui, parmi des entremetteurs professionnels aû milieu desquels elle estchez eux chez elle, Nous ne sommes pas dupes.Nous savons très bien reconnaitre notre vieil ennemi, hier caché démocrat- quement sous la figure d\u2019un gouvernement énormément - majoritaire, aujourd'hui actif derrière les apparences, À mais ies apparences seulement, de la sainte opposition > démocratique.Je ne dis pas que le présent gouverne- J ment soif au-dessus du risque de Corruption que fait Courir l'influence de cette force-là, qui essaie d'être om- : Niprésente; je dis seulement que je sais très nien où se : trouve actuellement la base des opérations anti- % nationales et anti-sociales, et ce que Cette force vise 3 avant tout: elle tire sur ie gouvernement Lévesque.Nous 3 ne sommespas aveugles.H ne suffit pas que l\u2019oppositfion 3% s'appelle constitutionnellement l'opposition pour se dis- o tinguer de cet obscur pouvoir-là quand elle l\u2019incarne! 1 Aussi, quand on voit le parti libéral pousser des excle- 3 mations scandalisées a propos du projet de loi no 1, on 3 voit en réalité que le scandale est cette agitation même 3 devant un peuple qui pour une fois ne demande plus ta = permission de respirer.Et quand on aperçoit l\u2019opposiion maintenant lancée dans de futiles batailies de procédure et menaçant aussi le gouvernement d\u2019une obstruction systématique par voie de filibuster, on peut bien se dire que cette sorte d\u2019opposition-là, à propos d\u2019uneloisicapt- à \u201c taie, ce n\u2019est pas autre chose que du harcèlement exercé .non pas tant contre une [oi que contre le premier gouver- | .nement national des Québécois, aux fins de lui rendre plus difficile et plus fong son travail général de légisia- z.ton et de faire ainsi passerpour du temps mai employé le $ temps qu\u2019il lui faudra dans ces conditions consacrer à la 7.langue.; l y à un mot pour cela dans le vocabulaire politique universel, depuis quelques années: cela s'appbile dela déstabilisation.À remarquer que ce mot est en quelque sorte réservé aux tactiques douteuses employées contre la poursuite d\u2019un grand but populaire.C\u2019est exac- | tement le cas présent.On sait en général quelles sontles forces \u201cdémocratiques\u201d qui ont recours à cette sorte de procédés et quelles oppositions \u201cpopulaires\u201d elles re- ° présentent.A ; Pierre Vadeboncoeur i ST SHE Lu oo cclenetti 4 8h 1 LE Dal 22 JUILLET 1977 \u20149 10\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 22 JUILLET 1977 des trois centrales.Cepen- :Gomité de Eunité-syndicçale dant, les pourparlers dévièrent considérablement de leur but, le débrayage anti- inflationniste du 14 octobre occupant beaucoup de place dans les esprits.Puis, ce furent les élections du 15 novembre qui monopolisèrent l'énergie du monde syndical et la deuxième rencontre n'eut finalement lieu qu'au milieu de janvier 1977.La F.T.Q.s\u2019éloigne de ses partenaires La concrétisation des moyens devant mener a I'unité devait encore souffrir d\u2019un délai, puisque la F.T.Q., préoccupée par le sommet économique du gouvernement Lévesque, profita de cette deuxième séance de discussions pour proposer l\u2019établissement de revendications communes.Peu soucieuses, comme on l\u2019a vu, de jouer les règles de ce sommet économique, la C.E.Q.et la C.S.N.refusèrent l\u2019offre de la F.T.Q.et préférèrent mordre beaucoup plus prudemment à l'hameçon tendu par le gouvernement péquiste.Cet incident eut des répercussions importantes puisque, lors de la troisième rencontre, en février 77 la F.T.Q.brilla par son absence.Malgré cette défection, la C.E.Q.et la C.S.N.n\u2019en décidèrent pas moins d'aller de l'avant et un comité fut formé avec le mandat de faire l'inventaire de la réalité de chacune des deux centrales, de proposer certaines hypothèses de solution et de modèles d'organisation possibles en vue de l'unité, d'établir une liste des points de jonction et de divergence mais aussi, fait important, de suggérer une démarche en vue d\u2019une prise de décision ainsi qu\u2019un échéancier précis.La démarche s\u2019accélère Deux autres rencontres des éxécutifs de la C.E.Q.et de la C.S.N.se tinrent par la suite.La première en mars, alors qu'aucun élément nouveau ne devait s'ajouter; la deuxième le 1er juin dernier où l'on fit le bilan des trois mois d\u2019activité du comité d'union syndicale.Cette séance d'information et de discussion fut capitale puisqu'on jugea le travail du comité assez satisfaisant pour réitérer formellement le principe de l'unité organique entre les deux centrales.Bien plus, signe évident de cette détermination, on se fixa un échéancier de travail bien précis.qui s\u2019étendra jusqu\u2019en décembre 1977.a)Fin août, cetété, le recevra le rapport des personnes actuellement .occupées à dresser le portrait et l'inventaire des réalités des deux centrales.b) À la mi-septembre, le bureau national de la C.E.Q.et I'éxécutif de la C.S.N.recevront le rapport du Comité et définiront les raisons concrètes qui militent en faveur de l'unité syndicale afin de les soumettre à leurs instances de base respectives.c) Du 15 septembre au 30 octobre le Comité de l\u2019unité syndicale poursuivra son travail et élaborera des hypothèses très concrètes concernant de nouvelles structures et orientations, l\u2019organisation et les finances ainsi qu\u2019un projet de démarches et de consultations impliquant les \u201cdivers paliers et les structures régionales et locales\u201d.d) Dans la première quinzaine d\u2019octobre, les deux centrales réuniront, lors d'une séance de travail commune, le Bureau confédéral de la C.S.N.et des représentants d'\u2019affiliés de la C.E.Q.ainsi que son Bureau national.On étudiera, lors de cette rencontre, le rapport conjoint soumis par les éxécutifs des deux mouvements.e) A la mi-novembre, les deux éxécutifs et leurs cadres respectifs recevront le rapport du Comité de I'unité syndicale et prépareront des recommandations sur le fond du débat et sur un processus de consultation élargi aux instances plus larges et aux structures régionales et locales.h) Enfin, dans la première quinzaine de décembre, le Conseil général de la C.E.Q.et le Bureau confédéral de la C.S.N.se réuniront pour une journée de travail qui servira à la mise au point \u2018d\u2019un instrument de consultation commun et d'un calendrier de consultation des structures et affiliés en vue de préparer les congrès des deux centrales qui devraient normalement se tenir au mois de juin 1978\u201d.Des congrès qui devront être \u201cengageants\u201d Compte tenu de l\u2019échéancier très serré que nous venons de détailler, la C.E.G.et la C.S.N.considèrent que des décisions significatives et \u2018engageantes\u2019 devront résulter de leurs congrès respectifs, si tout va bien, et amorcer irréversiblement le processus de fusion ou d\u2019intégration qu'on aura choisi.Il faut noter que, malgré son absence, la F.T.Q., est constamment tenue au courant des résultats des travaux et discussions mais il semble que, pour l'instant, le divorce amorcé lors du sommet économique du gouvernement québécois ne soit pas en passe de se régler.La preuve devait en être faite lors du dernier Conseil général de la C.E.Q., alors que le président Yvon Charbonneau déclarait: \u201cNous considérons en effet que la F.T.Q.n'est pas en mesure, comme structure québécoise, de s'associer à une démarche visant à l'unité organique, étant donné qu'elle ne fait que chapeauter et coordonner, au plan politique, l\u2019action des sections locales des syndicats américains: et pan- canadiens.Notre intention serait cependant de laisser la porte ouverte, de l'informer de notre démarche et d'y intéresser les militants syndicaux de toute affiliation\u201d.Il importe de relever, dans cette déclaration du président Charbonneau, la nécessité de la création d\u2019une centrale syndicale très bien adaptée aux réalités sociales, économiques et politiques de la nation québécoise.À la C.S.N., on partage également les vues de la C.E.Q.sur cette question et l\u2019on considère également que la F.T.Q.n'est pas encore mûre pour emboîter résolument le pas en vue d'une fusion totale des centrales syndicales québécoises.Le vice-président de la C.S.N., M.André L'Heureux, nous a d\u2019ailleurs déclaré: \u2018La F.T.Q.n'est pas une centrale comme le sont la C.S.N.et la C.E.Q.Elle ne dispense pas la gamme des services que nous offrons et ne joue, somme toute, qu\u2019un rôle de coordonnateur de syndicats pan-canadiens ou américains\u201d.Malgré les points de divergence qui écartent, pour l'instant, la F.T.Q.de ce mouvement vers la fusion, il n'en reste pas moins que la C.E.Q.et la C.S.N.maintiennent des liens étroits avec celle-ci et favorisent l'unité d'action à chaque fois que la situation s'y prête.À la C.E.Q., on favorise la fusion totale Plusieurs hypothèses d'unité syndicale peuvent être envisagées et font actuellement l'objet d'études dans les deux centrales.L'une de ces hypothèses, l'intégration de la C.E.Q.à la C.S.N.par le biais de la Fédération Nationale des Enseignants (CSN) ne semble pas soulever beaucoup d'enthousiasme chez les membres de la C.E.Q.Selon M.Réal Guilbert, vice-président de la C.E.Q,, il est beaucoup plus réaliste de retenir la possibilité d'une fusion totale et de la création d'une nouvelle centrale à laquelle pourraient venir se greffer tous les groupes de syndiqués qui n'adhèrent pas à une centrale syndicale.En effet, des syndicats indépendants mais autrefois de la C.S.N., comme ceux des fonctionnaires provinciaux, des professionnels de la fonction publique québécoise, des employés de la Société des Alcools et de nombreux autres, pourraient trouver attrayante l\u2019adhésion à une toute nouvelle centrale bien démarquée par rapport à ses deux organisations fondatrices.De toute façon, ces syndicats font face aux mêmes problèmes que ceux de la C.S.N., de la C.E.Q.et de la F.T.Q.et profitent immanquablement des luttes que mènent les trois centrales lorsqu'elles se réunissent en front commun pour négocier avec le gouvernement du Québec.Des difficultés à aplanir La C.E.Q., forte de ses 90,000 membres, est résolument engagée dans le processus de fusion syndicale.Si engagée qu'elle a contremandé un congrès spécial qui était prévu pour la fin du mois de juin dernier et qui devait étudierles réformes à apporter aux structures et a I'organisation du mouvement.Il ne faut cependant pas sous-estimer l\u2019importance de certaines réserves qui ont encore cours chez plusieurs militants de la C.E.Q.face à une fusion éventuelle.La situation financière de la C.S.N.en inquiète plus d'un et l\u2019on se demande si les syndiqués C.E.Q., n'auront pas finalement à contribuer fortement à l\u2019effacement d\u2019un lourd déficit lors de la fusion.La structure actuelle du Fonds de défense professionnel de la C.S.N.pose également un problème.L'on sait que les membres de la C.E.Q.font tous partie du secteur public et qu\u2019à ce titre, il est extrêmement rare qu'ils déclenchent une grève assez longue pour pouvoir profiter des prestations d'un service d'aide aux grévistes comme l'est le Fonds de défense professionnel de la C.S.N.L'expérience l'a prouvé, ce sont surtout les travailleurs du Photo: Jean-Claude Champagne secteur privé qui profitent de ces secours.Pourquoi, se demandent certains syndiqués C.E.Q.paierions-nous des cotisations a un tel fonds alors que nous n\u2019avons jamais l'occasion d'en retirer quelque bénéfice que ce soit?Enfin, si l'on gratte un peu derrière les objections que soulèvent certains syndiqués C.E.Q., on retrouve la vieille notion de l\u2019enseignant-professionnel qui date du temps où la C.E.Q.se considérait comme une corporation professionnelle.il est bien évident que ces relents de corporatisme disparai- traient complètement avec la formation d\u2019une nouvelle super-centrale.Des avantages énormes Toutefois, de l'avis de M.Réal Guilbert, vice- président de la C.E.Q., les avantages d\u2019une fusion compenseraient largement pour les quelques problèmes qu'ils apporteraient: \u201cldéologiquement, il est temps que les travailleurs québécois réalisent l\u2019urgence d\u2019une unité syndicale accrue.De plus en plus la partie patronale a tendance à se regrouper au sein de grands ensembles décisionnels et cette orientation nous force à ajuster notre tir en conséquence.L'expérience du front commun du secteur public québécois et l'appui unanime du patronat aux mesures anti-inflation le démontrent clairement.Il est également illogique, comme dans le cas du front commum, par exemple, de négocier ensemble une convention collective de Réal Guilbert, de la CEQ \u201cWN 3 fo 2 73% ata sg so travail et d\u2019en appliquer ensuite séparément les termes.Malgré l'importance numérique considérable qu'auraient, dans une nouvelle centrale, les employés du secteur public et parapublic, il est vital que les travailleurs du secteur privé de la C.S.N.et des autres syndicats réalisent qu\u2019ils profitent inévitablement des trouées qu\u2019effectuent leurs camarades du secteur public.En ce sens, il ont tout à gagner d\u2019une unité organique du mouvement syndical quété- cois\u201d\u2019.La C.S.N.est aussi résolument engagée Le récent congrès de la C.S.N., tenu au mois de mai dernier a réitéré l'intention des syndiqués de la C.S.N.de s'engager encore plus avant dans le mouvement vers la fusion CEQ-CSN.Le rapport de l'éxécutif affirmait même que l\u2019unité d'action des deux centrales était devenue une telle réalité qu'elle se muait de plus en plus en une sorte de \u201créflexe\u201d.C\u2019est d'ailleurs l\u2019absence de ce \u2018réflexe\u2019 toujours selon le rapportde l\u2019'éxécutif, qui rendait impossible, surtout depuis le 15 novembre dernier, l'éventualité d\u2019une fusion a court terme avec la F.T.Q.Outre les avantages pratiques de la fusion, la dimension idéologique du problème semble préoccuper grandement les dirigeants de la C.S.N.comme nous l\u2019a affirmé son vice- président, M.André L\u2019Heureux: \u2018Depuis plusieurs années, le Comité d'action politique de notre mouvement discute de la néces- pa n'aura tant d\u2019 actuel ce qui produ tes ti gia.Québet dans que bi J est d'ass privé repre adéq Près 16000 Sh teur qu gil [ai S00 balan Tapp GSN, sts fg i Ses qu cans Gem ig ca Ie pi dans N Le out nit tales pré plus 6 de leurs exe\u201d nd tim- is lp nier, ion To.Pre à d- à du Bot: iid me ice: {eur us fion Iie: pas sité d'une centrale unique basée sur l'autonomie absolue de l'assemblée générale de base.Il ne faut pas oublier que la C.S.N.fut fondée afin de protéger l'existence de syndicats québécois autonomes de structures canadiennes, américaines et internationales.Les structures de la F.T.Q., malheureusement, ne correspondent pas à cet idéal.Malgré ces différences, il est cependant inacceptable, au Québec en 1977, que les travailleurs soient divisés face à un patronat très puissant.Jamais la nécessité d'une union des forces syndicales n'aura été posée avec autant d\u2019acuité qu'elle l\u2019est actuellement.La portée de ce qui est en train de se produire dépasse les limites strictes du monde syndical.L'unité syndicale au Québec s'inscrit nettement dans un contexte historique beaucoup plus global\".Il est important d\u2019assurer au secteur privé une représentation adéquate Près de la moitié des 160,000 membres de la C.S.N.font partie du secteur public ou parapublic et il est bien évident que l'arrivée massive des 90,000 syndiqués CEQ dé- balancera nettement ce rapport de force.la C.S.N., dans de nombreuses fédérations du secteur privé, on se pose de sérieuses questions sur les mécanismes à prévoir afin d'empêcher une hégémonie complète du public sur le privé.Déjà, à la C.S.N,., dans certaines régions comme l'Outaouais et le Saguenay-Lac Saint-Jean, la surreprésentation du secteur public pose certains problèmes pratiques.Dans l'Outaouais, par exemple, huit des dix membres de l'exécutif du conseil central de la région appartiennent au secteur public.Comme les libérations syndicales payées sont extrêmement faciles à obtenir pour les employés gouvernementaux ou pa- ragouvernementaux, il en résulte qu'on tient souvent les assemblées générales du conseil central pendant la semaine, le jour, ce qui a pour effet de désavantager nettement les travailleurs de l'industrie privée.Au dernier congrès régional, vingt des vingt-six syndicats présents appartenaient au secteur public et la plupart des résolutions adoptées ont reflété fidèlement les orientations de la puissante Fédération des affaires sociales.L'arrivée de membres de la C.E.Q.ne fera qu'amplifier ce phénomène et il sera extrêmement important que les deux centrales prévoient des mécanismes appropriés afin d'éviter de tels écueils.Perspectives d\u2019avenir L'unité du monde syndical québécois semble donc, de plus en plus, une réalité avec laquelle il faudra composer.L'émergence d'une nouvelie centrale composée de la C.S.Net de la C.E.Q.changerait considérablement le rapport de force qu\u2019on connaît actuellement dans les relations de travail au Québec tant dans le secteur privé que dans le public.Par rapport à la F.T.Q.qui regroupe quelque 280,000 membres, cette nouvelle centrale pourrait compter sur environ 250,000 adhérents bien encadrés au sein de structures québécoises complètement autonomes.Il est clair que le poids politique et sociologique d'une telle centrale serait déterminant dans l'avenir.Il se pourrait méme qu'une bonne partie des 60,000 travailleurs de la F.T.Q.du secteur parapublic (employés de soutien des ho- pitaux, des commissions scolaires, des universités et travailleurs manuels des municipalités) soient tentés de déserter la F.T.Q.pour se joindre a une nouvelle centrale qui leur apporterait un soutien énorme lors de leurs négociations.Méme si le programme du Parti Québécois '\u2018n\u2019exclut nullement la liberté de coopération et d'affiliation internationale\u2019, il est également évident que cette centrale CEQ-CSN se verrait placée dans une situation idéale, advenant lin- dépendance du Québec, pour renforcer considérablement ses rangs aux dépens de la F.T.Q.qui devrait rapidement repenser les formes de son affiliation au Congrès du Travail du Canada.Cette période de flottement, à la F.T.Q., pourrait même permettre à la nouvelle centrale de prendre définitivement le haut du pavé et mème de devenir la première centrale syndicale unique de la première république du Québec.Cependant, avant d'en arriver là, il reste tout juste, aux partisans de l\u2019indépendance du Québec, à remporter un petit référendum de rien du tout.LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 22 JUILLET 1977 \u201411 al \"9 3 a a \"0 4a - Dr b a 9 0e Des solistes egares et le choeur des vierges offensées par Jacques Larue-Langlois Petite chronologie des débats procéduriers à propos desquels on a parlé d\u2019antipariementarisme et d\u2019antidémocratisme ou petite histoire des maladresses et des entétements de parlementaires en apprentissage de l\u2019usage du pouvoir.L'imbroglio causé par la présence au feuilleton de l'Assemblée nationale de deux projets de loi semblables, le numéro Un, Charte de la langue française au Québec, transmis pour étude après première lecture à la Commission de l'Education, des Affaires culturelles et des Communications, etle numéro 101, Charte de la langue française, inscrit pour deuxième lecture depuis sa présentation, le 12 juillet dernier, aurait pu être facilement évité.Le premier ministre lui-même n'a pas hésité à déclarer que la procédure à laquelle on avaitrecouru pour retirer le premier projet de loi ne constituait sûrement pas \u2018la trouvaille du siècle\u201d.It est quand même inquiétant que le gouvernement soit ridiculisé par l'opposition, que son intégrité démocratique soit mise en doute et qu\u2019une motion de blâme ait été inscrite à l'encontre du ministre proposeur des deux projets de loi, le docteur Camille Laurin, et du leader parlementaire du gouvernement, Robert Burns, alors que ce dernier s\u2019est toujours avéré un procédurier de premier ordre qui n'aurait absolument pas dû se laisser enferrer dans sa propre maladresse.Qu\u2019en est-il?Une premiere tentative Se jugeant suffisamment informée par suite de l\u2019audition de quelque 62 mémoires soumis devant la commission parlementaire de l'Education, des Affaires culturelles et des Communication, la faction ministérielle de cette commission décida de mettre fin aux travaux d'étude de ces mémoires.|| fallait cependant éviter les protestations éhontées et les suppliques de vierge offensée dont ne manquerait pas de se prévaloir, dans un tel cas, l\u2019opposition parlementaire siégeant à ladite commission.À cette fin, on choisit de bombarder à la commission le leader parlementaire adjoint du gouvernement et ministre délégué au Haut- Commissariat à la Jeunesse, aux Loisirs et aux Sports, Claude Charron.Celui-ci se contenta, dès qu'il put, dans le cadre des débats soulevés par des motions de procédure de l'opposition, de pendre la parole, d'annoncer que le gouvernement retirait, sans plus, le projet de loi numéro Un qui était alors à l\u2019étude.S\u2019ensuivit, bien entendu, un amer débat de procédure sur la méthode employée pour retirer le projet de loi, débat qui ne put être mené à terme, faute de temps, la commission devant interrompre ses travaux à 13 heures pile, le vendredi 8 juillet.Quelques instants plus tard, à l\u2019Assemblée nationale, le leader parlementaire annonçait, en réponse à une Se em em mm m+ Ch mt = aw dem m= Am me.\u2014-\u2014 question de l'opposition, que la commission de l'Education, des Affaires culturelles et des Communications ne se réunirait pas, tel que prévu, le lundi suivant (11 juillet), ni \u201cprobablement\u201d le mardi 12 ou au cours des jours qui suivraient.Eviter les débats de procédure Dès le lundi 11, a la suite de la période de questions orales des députés, l\u2019opposition revenait à la charge par ia voix du leader parlementaire de l'opposition officielle et député de Laval, Jean-Noël Lavoie, qui demandait à la Chambre, par suite de l'annonce officielle par le ministre Robert Burns que la commission en question ne devait pas siéger dans le courant de la présente semaine, si le règlement 118-A, sixièmement, (\u2018\u2019Lorsqu'elle croit être suffisamment renseignée, la commission peut décider de cesser les auditions\u2019\u2019) s\u2019appliquait toujours et pourquoi il n\u2019avait pas été utilisé dans le but de mettre fin aux travaux de la commission siégeant pour étudier les mémoires présentés au sujet du projet de loi numéro Un.Bien entendu, l\u2019article 118-A, sixièmement, des règlements de la Chambre s'applique toujours et si les ministériels n\u2019y avaient pas eu recours en l'occurrence, c'est qu'il aurait entraîné un long débat au cours duquel tous les députés de l'opposition, membres ou non de la Commission en question, auraient pu intervenir à tour de rôle pendant: dix minutes chacun.Comme ils sont 40 au total, on aurait eu droit a 400 minutes ou 6 heures 30 de débats tant sur le fond que sur la forme de la proposition.C'est donc afin d'éviter les longueurs inutiles d\u2019un tel débat que les ministérièls ont plutôt choisi l'autre voie.Deuxième tentative L'autre voie, c\u2019est celle que le leader parlementaire du gouvernement, Robert Burns, utilisait le lendemain, mardi 12, en proposant \u2018que l'ordre de renvoi du projet de loi numéro Un, Charte de la langue française au Québec, qui avait été déféré à la Commission de l'Education, des Affaires culturelles et des Communications, soit également révoqué\u201d\u2019.Pour ce faire, le leader du gouvernement décida de s'appuyer sur l\u2019article 90 des règlements, en vertu duquel une motion de ce genre ne peut être débattue.Vive réplique de l'opposition, et en particulier du spécialiste de celle-ci en procédure parlementaire, le député de Laval, pendant six ans, de 1970 à 1976, président de la Chambre et auteur du nouveau règlement de l'Assemblée, Jean-Noël Lavoie.Pour lui, l\u2019article 90 ne 2 *122LE JOUR À LE VENDREDI 22 JUILLET 1977 s'applique pas ici puisqu'il n'a trait qu'à la révocation d\u2019un \u2018ordre du jour\u201d et qu\u2019il ne s'agit pas, dans le cas du projet de loi numéro Un, d'un item inscrit à l\u2019ordre du jour mais d'un projet de loi déféré à une commission de l\u2019Assemblée nationale.La vice-présidente de l'Assemblée nationale, qui présidait alors les débats de la Chambre, décida de prendre la décision en délibéré et accepta, en attendant, un peu plus tard au cours de la même journée, de recevoir le nouveau projet de loi (101) présenté par le ministre d\u2019Etat au développement culturel.La .Chambre était dorénavant \u201c saisie de deux projets deloi sur la langue française, comme elle l\u2019étaitencore le vendredi 15 juillet, puisque la présidence donnait raison, ce jour-là, au leader de l'opposition officielle et refusait la motion de révocation du projetde loi numéro Un.Le choix des moyens Par suite de demandes de directives à la présidence du leader du gouvernement quant à la façon de procéder pour retirer le projet de loi en question, le député de Laval proposa le recours à quatre articles différents des règlements de la Chambre, le 118-A, paragraphe 6, le 89, le 156 et le 84, qui tous ont la particularité de permettre un débat plus ou moins long sur le fond ou la forme ou les deux aspects de la motion, toutes voies donc qui auraient impliqué des heures de débat que les ministériels veulent éviter aux payeurs de taxes québécois.La solution existait Il existe cependant un article des règlements de l\u2019Assemblée nationale, dont il n'a encore jamais été question en Chambre en rapport avec le retrait du projet de loi numéro Un, mais qui aurait rapidement réglé le problème tout en empêchant tout débat.C'est justement à cause de cette dernière prescription de l\u2019article en question que le leader parlementaire de l'opposition officielle évita d'en faire mention alors qu'il proposait des solutions aux ministériels.|| s\u2019agit de l\u2019article 86, qui se ; bi lit comme suit: \u201cCelui qui a proposé un projet de loi ou un budget de dépenses peutle retirerentouttemps à la suite d\u2019une motion non annoncée.Cette motion n\u2019est pas susceptible de débat ni d'amendement.\u201d Il aurait donc suffi que le proposeur du projet de loi Un, le ministre Camille Lau- rin, se lève pour en annoncer le retrait afin que la motion soit immédiatement mise aux voies et adoptée avec facilité par un gouvernement majoritaire en Chambre.Or, il semble que tous les spécialistes en procédure du gouvernement, parlementaires ou conseillers de tous genres, se soient mis d'accord, avant la motion de retrait inscrite par le leader parlementaire le 11 juillet en vertu de l\u2019article 90, pour qu\u2019on ait recours à l\u2019article 86.Pourquoi n\u2019en a-t-il pas été ainsi?Pourquoi Robert Burns a-t-il invoqué le \u2018mauvais\u2019 article?D\u2019aucuns prétendent qu'il s'agissait d'éviter au ministre responsable de la loi sur la langue l\u2019affront de devoir proposer lui-même le retrait d'une motion qu\u2019il avait amenée devant le parlement; d'autres que le leader parlementaire aime bien faire à sa tête.Ce qu\u2019il en reste Quoi qu\u2019il en soit, le résultat est le même: imbroglio procédurier sans précé- dent; débats oiseux et futiles aussi longs que ceux qu'on aurait voulu éviter; et motion de blâme contre deux des ministres du gouvernement, une première en parlementarisme canadien, qui, même si, dans une première étape, elle a été déclarée irrecevable \u201cquant à la forme\u2019 (un dur coup pour le procédurier expert qui l\u2019avait présentée, l\u2019auteur des règlements de l\u2019Assemblée sur lesquels elle s'appuyait, Jean-Noël Lavoie) n\u2019a pas empêché le vice-président Jean-Guy Cardinal, qui avait à rendre le verdict, de manifester son \u201cpréjugé en faveur de l'opposition officielle\u201d dans cette affaire.Et l'affaire n'est pas terminée.Le projet de loi numéro Un traîne toujours au feuilleton de la Chambre et pourrait y pourrir de sa belle mort à l\u2019occasion de la prorogation du Parlement.Denise Leblanc, depute des Îles par Jacques Larue-Langlois La jeune femme de 27 ans qui a battu le vieux routier Louis-Philippe Lacroix le 15 novembre dernier est d\u2019abord une Madelinote.Diplomée des lettres, du journalisme et des sciences politiques, elle est néanmoins plus près de ses électeurs que la majorité de ses collègues de l\u2019Assemblée nationale.\u201cMon rôle premier est de donner un élan aux gens des Iles.|| faut que chacun cesse, comme le disait si bien J.F.Kennedy, de se demander ce que le gouvernement peut faire pour lui mais qu'il se demande ce que lui peut faire pour le gouvernement.Je dois constituer un pontentre les Iles et le Québec continental dont ils sont affreusement séparés géographiquement.C'est une vocation dans l'exercice de laquelle il est de plus en plus difficile de se ressourcer faute de temps étant donné les multiples tâches accaparantes que comporte le métier dévorant de député.\u201d Treizième d\u2019une famille de vingt enfants, fille d\u2019un pêcheur des Iles de la Madeleine, Denise Leblanc a 27 ans et parle avec ferveur et animation de la profession qu\u2019elle exerce depuis le 15 novembre dernier.Les tâches d\u2019un député \u2018Je me rends aux Iles tous les quinze jours au moins \u2014 souvent toutes les fins de semaine \u2014 et pendant que les touristes se la coulent douce sous mes yeux, je tiens de fréquentes assemblées publiques avec mes électeurs afin de leur expliquer ce qui se passe à Québec et de sonder leurs propres besoins.Comme je connais presque tout le monde dans mon comté \u2014 le plus petit au Québec: 13,000 habitants, 8,000 électeurs \u2014 ce n'est pas une tâche facile car ils sont à la fois exigeants et tolé- Jean Fiset Partie des Iles à 16 ans pour aller obtenir un baccalauréat en lettres et en journalisme à Laval puis faire les Sciences politiques à l\u2019Université de Montréal, Denise Leblanc en était à sa deuxième année de droit lorsque furent déclenchées les dernières élections québécoises qui lui ont permis d'accéder à ses nouvelles tâches.Intéressée à la politique depuis des années et vice- présidente régionale du P.Q.pour le Bas St- Laurent, la Gaspésie et les Iles, puis organisatrice dans son comté depuis deux ans, elle se retrouva seule candidate aux élections de novembre.li y avait 100 membres en règle du Parti Québécois aux lles de la Madeleine en octobre 76 (10 seulement trois ans plus tot).\u201cNe me demandez pas de parler de Louis-Philippe Lacroix, c\u2019est de l\u2019histoire ancienne, mais sachez que je suis venue en politique + par goût de changer destr choses.Dans mon comté]: le chômage touche 90% def: la population durant l'hiver et le taux officiel désaison- nalisé est de 40%: tout le monde est plus ou moins pris dans l\u2019engrenage du Bien-être social et de l\u2019assurance chômage.L'ét dernier je me suis dit qu'il devait pourtant y avoir quelque chose à faire e pourquoi ce ne serait pa moi?\u201cEn fait, on a l\u2019impression que tout est a faire el j'avoue qu'il est difficile d'avoir un plan en perspec-|: tive à moyen ou a long| terme.La péche \u201cIl faut d\u2019abord sortir la pêche du marasme dans, lequel elle se trouve.C\u2019est un secteur négligé au Québec qui ne concerne que4 très peu de comtés.La flotte de pêche des Iles est archaïque mais des bateaux plus gros permettraient des pêches plus rentables dans le golfe car, autour des lles les ressources diminuent à un rythme effa- |.rant.Sous ce rapport, nous fondons un certain espoir sur la possibilité d'obtenir, du gouvernement fédéral, un contingentement qui permettrait à des bateaux de ols phe pest gris seurd mi trie lino yes {intr des sul fous, roro Lau des \u2014 \"I tant font | part led vienn auto pide il Lay Mate suff Pan for tion, lest: le te sor deux qu'a Mais tout lbh prix, US de, lly 5, 5% 4 fig 8 rai I na Fimpr 6stà fie 8st dif eM pore 104 3 ony 01g sor gf rasme dax route.Ce ge au us cer qui comtés.des les i des bi 05 permet es plusta Ole à àFessourte rime port sd tain espot 8 len, nt fédérd omen! du es bateaut 4 3 de péche polonais, espagnols et français à qui il n'est présentement plus permis de pêcher à l\u2019intérieur des limites côtières de 200 milles du Canada, d'entraîner des équipages ma- delinots, gaspésiens ou autres et de venir pêcher à l'intérieur de ces limites des poissons qui seraient ensuite transformés chez nous, dans nos usines, puis revendus à ces pays.L\u2019auto-suffisance des lles \u201cil est par ailleurs important que les lles, qui importent présentement la plupart de leurs aliments de I'lle du Prince Edouard, deviennent alimentairement auto suffisantes le plus rapidement possible, grace au développement de l'agriculture.Les Iles de la Madeleine s'auto- suffisaient sur ce plan il y a 30 ans et les terres sont très fertiles chez nous, à condition, bien entendu, qu'on les cultive.Pour le moment, le transport des aliments sert d'excuse à les vendre deux ou trois fois plus cher qu'ailleurs au Québec, mais il est bien évident que tout le monde en profite là-bas pour souffler les prix.La mine de sel \u2018Autre dossier local important, celui de la mine de sel de Grosse lle, devenue une priorité pour SOQUEM (la Société québécoise d'exploration minière) qui y dépensera cette année $640,000.On a commencé, depuis le printemps, le forage du puits qui mènera au percement des galeries puis, éventuellement à la mise en production.La construction d'un port d'expédition du sel devrait débuter cet automne et procurer 300 nouveaux emplois aux Madelinots.\u201d Le P.Q.et l\u2019indépendance Décidée à relever le défi du \"dur et passionnant métier de député\u2019 dans le but de répondre aux besoins de ses concitoyens insulaires dont elle connait les problèmes mieux que quiconque, Denise Leblanc a choisi le P.Q.parce qu\u2019il s'agit \u2018\u2018d\u2019un parti très propre et très intègre, ce que les Madelinots n'avaient pas connu depuis longtemps.Aux lles, de toutes façons, on ne vote pas pour un parti, mais pour un candidat et il est bien évident que les Made- linots n'étaient pas nécessairement indépendantistes, le 15 novembre dernier.Ils le deviennent cependant de plus en plus avec le temps, dira leur député, après avoir été si dépendants depuis quinze ans.\u201cLe sujet n\u2019est plus tabou chez nous, comme il l\u2019était jadis dans ce coin séparé du Québec où il faut que je traverse quatre provinces (I'lle-du-Prince-Edouard, la Nouvelle-Ecosse, le Nouveau-Brunswick et le Québec) pour me rendre siéger au parlement.It importe d'aménager des liens directs avec la capitale et la métropole et, au moins, avec la terre ferme québécoise.\u201d Le parlement En ce qui a trait à son rôle de législateur, le député des lles, qui croyait jusqu\u2019à il y a peu de temps que la démocratie constitue un mal nécessaire, n\u2019en est presque plus certaine, depuis les récents \u2018galvaudages\u201d qu'on lui a fait endurer.\u2018\u2018Impatiente par tempérament, j'ai du mal à me discipliner mais j'ai accepté d'être nommée d'office adjointe parlementaire du ministre de l'Industrie et du commerce en ce qui a trait aux pêcheries, comme de faire partie des commissions parlementaires du tourisme de la chasse et de la pêche ainsi que des engagements financiers.\u201d Quant à l'indépendance du Québec, elle constitue, pour Denise Leblanc, un objectif important: Je ne me serais peut-être pas embarquée en politique sans l\u2019idée de l'indépendance que je considère d'abord en terme de dignité et de respect des Québécois en même temps qu'essentielle au niveau économique: on n\u2019est jamais aussi bien servi que par soi-même.|| nous faut d'abord cependant assainir l'administration et répondre aux besoins vitaux de nos compatriotes.L'administration est un monde dépersonnalisé d'ordinateurs que nous, les députés, devons tenter de rendre humain.\u2018Depuis trois mois en particulier, je me rends compte que la chose est possible et j'entends continuer de m'y consacrer dans toutes les limites de mes capacités.\u201d : © ; \u2018 pi 455 - 7 oe Bddio or oy, oie Au om bl LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 22 JUILLET 1977 \u201413 4 ® à ( Le groupe Pepin-Robarts \u201cDéfinir la troisième voie\u201d par Michel C.Auger C\u2019est avec le double mandat d'encourager et d'appuyer les groupes qui s'occupent de promouvoir l'unité canadienne et de conseiller le gouvernement en apportant, si possible, des idées neuves sur le sujet que le groupe de travail sur l'Unité canadienne présidé par MM.Jean-Luc Pepin et John Robarts entreprendra de définir une nouvelle voie pour le fédéralisme canadien.\u201cNotre tache est d'essayer de voir s\u2019il y a des idées qui sont sur le marché et qui pourraient devenir acceptables pour un grand nombre de personnes\u2019, déclarait Jean-Luc Pepin, co-président du groupe de travail, dans une entrevue qu'il accordait au JOUR.\u201cTrudeau a dit\u2018\u2019des idées neuves\u201d; des idées on peut en avoir dix, vingt ou cinquante et si on en a cinquante, il se peut que ces idées-là, mises bout-a- bout, constituent quelque chose qui pourra servir a des gens pour définir une troisieme option.C\u2019est pour ça que lorsque les gens disent qu\u2019on fait le travail du Parti libéral ou des partis politiques, nous on dit: d'accord, parce que si les gens pigent dans nos idées ça voudra dire qu\u2019on aura eu du succès.\u201d Ce groupe de travail se voudrait donc le définis- seur de la troisième option entre le statu quo et l\u2019indépendance.Comment vont- ils procéder?Le groupe se réunira environ deux fois par mois, la plupart du temps en dehors d'Ottawa et il cherchera à rencontrer, dans chacune des régions, les groupes qui s'occupent d'Unité canadienne et aussi les Chambres de commerce ou les autres organismes qui pourraient avoir des idées sur la question.On tâchera aussi de rencontrer les gouvernements provinciaux.Dnas un premier temps, d'ici deux ou trois mois, le groupe de travail entend publier des feuillets d\u2019information \u2018objective\u2019 sur certains sujets: le référendum, le statut particulier, rei és les deux nations, etc.ces documents d'appui serviraient en quelque sorte de documents de référence.Dans un deuxième temps, on publiera les opinions du groupe sur ces sujets.Le mandat du groupe de travail est très large.Il pourrait recommander un statut particulier pour le Québec, demander la convocation d'une constituante ou même suggérer un programme de décentralisation.Sur un autre plan, le groupe de travail pourrait suggérer au gouvernement d'adopter telle ou telle position pour une conférence fédérale- provinciale.De la même façon le groupe de travail pourrait donner son avis sur des questions touchant l\u2019unité canadienne et qui ne relèvent pas du gouvernement fédéral comme la loi 101 au Québec ou le \u201ccas Gérard Filion\u201d en Ontario.Le groupe d'étude ne fera lui-même que très peu d'enquêtes.\u201885 ou 90% des études dont nous avons besoin existent déjà.ll s'agira pour nous de les ramasser et de boucher les trous qui se présenteront\u2019 dit M.Pepin qui laisse cependant entendre que le groupe pourra bien commander une étude sur la situation des francophones dans les échelons supérieurs de l\u2019économie.Mais le mandat du groupe de travail ne se limite pas aux aspects constitutionnels.\u2018\u2018Il y a des aspects sociologiques, économiques et même psychologiques sur lesquels on doit se pencher, affirme Jean-Luc Pepin, il faut aussi faire la publicité d'idées que lancent, dans le public, certaines personnes.Mme Frum de la CBC qui a dit récemment que les deux réseaux de Radio-Canada ne se rejoignaient pas assez, le groupe peut fort bien dire que cela est une excellente suggestion.\u201d Le groupe de travail est composé de représentants de toutes les régions du Canada.À part MM.Pepin et Robarts qui sont assez connus, le groupe se compose de M.Ross Marks, maire de la ville de 100 Mile House en Colombie-Britannique.M.Marks est un homme d\u2019affaires qui a déjà été président de l'Union des Municipalités de la Colombie- Britannique.Mme Muriel Kovitz est chancelier de l\u2019Université de Calgary et administrateur de l'Imperial Oil.Elle représente les Prairies.Le Dr John Evans, président de l'Université de Toronto, représente l'Ontario.Quant au représentant des maritimes M.Richard Cashin, il est président du syndicat des pêcheurs de Terre- Neuve et un ancien député libéral à Ottawa de 1962 à 1968.Le groupe d'étude n'a cependant pas de représentant québécois, une situation que M.Pepin trouve ennuyeuse mais cette situation ne saurait \u2014 selon lui \u2014 durer bien longtemps: \u2018\u2018Dans une société il y a des gens qui sont plus libres que d'autres pour faire des travaux comme ceux-là.C'est le cas des membres actuels de la commission.Sion n\u2019a pas trouvé un représentant au Québec c\u2019est tout simplement que les gens que l'on a approchés n'étaient pas suffisamment disponibles.C\u2019est comme lorsque l\u2019on a nommé les membres de la Commission anti- inflation, il a fallu attendre un mois avant que le représentant des Prairies soit nommé et deux mois avant que celui de la Colombie- Britannique n'entre en fonction.\u201d Aurait-il été pensable de nommer un indépendantiste comme représentant du Québec?\u2018Absolument pas, la Commission n\u2019est pas objective au sens où elle aurait tout l'éventail des possibilités.Elle est ouvertement, franchement et clairement fédéraliste.Espérons qu\u2019elle n'est pas figée au statu quo mais il n\u2019est pas question de faire un séparatiste de Robarts ou de moi.\u201d Jean-Luc Pepin ne ferme cependant pas la porte à une étude des modalités des associations d\u2019un Québec indépendant avec le Canada.Quand on lui demande s'il étudiera les modes d'association possible, M.Pepin répond: \u201cli n'y a pas de limites a ce qu'on peut essayer de faire.Moi, personnellement, je vais le faire pour mes propres besoins.Est-ce que cela deviendra une publication de la Commission, je ne le sais pas, mais très normalement, je vais essayer d'en apprendre le plus possible sur la façon dont le PQ conçoit cette association.\u201d \u201cH n\u2019y a pas de doute que moi, Robarts aussi, peut- être, on va essayer de rencontrer les principaux joueurs à Québec.S'ils veulent nous voir, tant mieux, sinon, tant pis pour nous, mais on ne se considère 14\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI -22-JUILLET 1977, pas comme les interlocuteurs principaux du PQ.\u201d Le mandat du groupe de travail est aussi d'appuyer les groupes qui s'occupent des questions d'Unité nationale.Tout dépendra des attentes de ces groupes: \u201cS'ils veulent des feuilles d'information, on les fera; s'ils disent qu'il faut des grandes manifestations de caractère patriotique ou sentimental, on verra si on peut les aider à faire ça.S'ils disent: ce qui est important c\u2019est l'échange de population et il faut, dès cet hiver, amener 1,500 anglophones de l'Ouest à Québec pour le Carnaval, ou qu'il faut montrer aux petits Canadiens français de Drummondville ou de Sorel les beautés de l'Ouest etes richesses considérables qui s'y trouvent et qu'ils perdront si jamais ils deviennent séparatistes, bien on ira dans ce sens-là.Visitez les Rocheuses pendant qu\u2019elles sont encore à vous.\u201d Mais cet appui aux groupes chargés de promouvoir l'Unité nationale pourrait-il conduire le groupe Pepin-Robarts à s'engager dans la campagne d\u2019un référendum si celle-ci avait lieu durant les dix-huit mois du mandat du groupe?M.Pepin affirme ne pas le savoir.Pas plus qu\u2019il ne sait ce qu'il arriverait dans le cas d\u2019une élection fédérale à l'automne.M.Pepin affirme cependant que le but de la Commission n\u2019est pas d\u2019attaquer le PQ.\u2018On ne se voit pas partant en guerre, mais si, à Québec, ils s\u2019organisent pour le référendum, on ne voit pas pourquoi, nous aussi, on ne s'organiserait pas.\u201d En terminant, M.Pepin souligne le caractère évolutif du mandat du groupe de travail: \u2018Tout dépend de l'accueil! que l\u2019on recevra.Si nous sommes accueillis dans la population par un énorme bâillement, c'est fou comme cela va nous décourager.|! se peut fort bien que nous réussissions et il se peut aussi fort bien que nous ne réussissions pas.\u201d Le groue a reçu, en effet, un mandat très vaste.|l peut conseiller le gouvernement sur de nombreux sujets, donner son avis sur à peu près n'importe quoi, et surtout, il veut définir la \u201ctroisième voie\u201d.Il faudra maintenant attendre les résuitats et tout peut arriver.D'une nouvelle constitution à une visite des Rocheuses par des jeunes Québécois \u2018\u2018pendant qu'elles sont encore à eux.\u201d -e A221 NE.« BO \u2014 v Claude Ryan se garde de répondre à ses détracteurs, dont le petit Poucet, que ce silence dépite un peu, un silence que le petit Poucet explique par la vertu du sujet, ce que tendrait a confirmer les deux vers que voici: \u201cTous vos emportements ne sauraient m\u2019émouvoir, Et je ne songe à rien qu'à faire mon devoir\u201d.Molière, Tartuffe.\u201cRobarts et Pépin à la recherche d\u2019un représentant du Québec.\u201d Titre de La Presse Apparemment les-z- héros se font rares.Jean-Luc Pépin co- préside un groupe de travail sur l\u2019unité canadienne, groupe dont aucun des membres, à part lui, (et réserve faite du représentant québécois), ne parle français.Mandat du groupe: quoi faire pour continuer comme avant.La conférence de la francophonie à Paris a fait suer la délégation du Canada, qui n\u2019aurait pas été invitée à la table d\u2019honneur et qu\u2019on aurait parquée dans un hôtel non climatisé.Elle l\u2019a fait \u2018\u2018suer\u2019\u2019, comme on dit quand on est polir - srl BY #» -\u2014\u2014 tante a ma pensée que celle de s'opposer aux idées reçues\u201d.Pierre Elliott-Trudeau, dans son livre intitulé Fédéralisme, premiere phrase.Ne dites pas, comme M.Fox, que la Gendarmerie royale, en plus d\u2019étre un corps policier, doive aussi demeurer un service de sécurité.(sic).Dites que la Gendarmerie royale, en plus d\u2019être un service de sécurité, doit aussi demeurer un corps policier.Ne dites pas qu\u2019un mi- \u201c nistre de la police doive être aussi un renard.Dites plutôt l'inverse.La tradition et la formation de ces agents, dit M.Fox, est très importante.Elle est même littéraire.Au programme, une fable: The Fox and the Frog.Pour M.Fox, la GRC n\u2019agit pas de sa propre et unique autorité.Le gouvernement l\u2019a bien en mains.On savait ça.Pour ce qui est des agents qui ont participé au cambriolage de l\u2019Agence de presse libre, M.Fox en arrive à la conclusion qu\u2019il n\u2019y a pas lieu de s\u2019exciter pour ce que le ministre qualifie la de simple erreur de jugement.Il a bien raison.Coupables de s\u2019être fait poigner.La Sûreté du Québec collectionne les mémoires d\u2019une Commission parlementaire et prend même la peine, ainsi, d\u2019alier chercher ce qui de toute façon est publié par le gouvernement.Coupable de cambriolage à ciel ouvert, sans effraction, sans valeur et parfaitement idiot.Pas même de risque de se faire poigner.infiniment plus fort que la GRC elle-même.Premier prix.On a pressenti Me Michel Robert pour la présidence du Parti libéral du Québec.Le problème, c\u2019est de trouver un bon gros Conservateur sous l\u2019allure d\u2019un progressiste, un bon réactionnaire sous les apparences d\u2019un homme dans le vent, un solide quidam prêt à jouer allègrement l\u2019avenir du Québec comme cela se fait couramment au sein de cette engeance.Problème résolu.eee Le petit Poucet \u201cTrudeau est capitaliste et fédéraliste, travaille pour Jl\u2019establishment depuis quinze ans et pour les plus forts depuis autant de temps, se trouve au sein du parti libéral réactionnaire et conformiste comme un poisson dans l\u2019eau, n\u2019a pas cessé de prêcher le statu quo constitutionnel depuis lors, courtise la Reine et va à la messe tous les dimanches\u201d.Citation: \u201cIl ne faut pas chercher d'autre cons- Spécialités Grecques Orchestre et Bouzouki D Souper dansant la pittoresque pêcherie grecque 11.30 - 15.00 et 18.00 - minuit SYMPOSIUM \u2026ncomparable\u2026comme la-Grèce Ouvert de 18.00 à 3.00 Table d'hôte: $5.95 et $6.95 de 1 8.00 à 20.00 sauf le samedi Psychopathologie outaouaise ou: Quand Ottawa: se ridiculise a Paris Les bourdes :3centes a Paris des parlementaires fédéraux francophones ont de quoi nous mettre à la fois de belle et de mauvaise humeur.Belle, tant leur ridicule est savoureux.Mauvaise, car on perçoit là- dessous des grouillements de bien déplaisantes politiques.La scène donc est à Paris.Le choeur tragique, ce sont cent cinquante parlementaires de l'Association internationale des parlementaires de langue française (AIPLF) rassemblés pour leur huitième as- \u2018semblée générale.Les protagonistes, comme par hasard, sont le Québec, représenté par monsieur Clément Richard, président de I\u2019Assembliée nationale; le Canada, avec douze moutons législatifs sous la houlette de monsieur Gérald Laniel, vice- président de la Chambre des Communes; et la France, sous les traits animés de monsieur Xavier Deniau, ancien ministre, secrétaire général de I'Al- PLF.La tradition veut que de telles réunions soient cordiales, grace a un dosage savant de discussions, de tourisme et d'agapes fraternelles.En terre de gastronomie, on pouvait supposer que le ventre législatif serait béat, la réunion paisible.Mais pas le ventre législatif d'Ottawa.Bien au contraire, il péta feu et flammes.Monsieur Laniel, dépité de l'accueil français et n'ayant pu faire sur l\u2019Assemblée l'effet qu'il escomptait, fait devant la presse le 13 juillet le proces dela France et de monsieur Deniau.\u201cNos vis-a-vis de Québec sont cajolés.Nous ne sommes pas reçus et appréciés comme les autres délégations\u201d.Coup de théâtre, dont fait largement état la presse canadienne.Et tout cela s'explique, comme d'habitude par un sinistre complot français, où trempent à la fois le Président de la République (il a mentionné le Québec, et pas le Canada) les sombres officiers du protocole (histoire de siège à table) et M.Deniau.La délégation canadienne, nous dit-on, est choquée.Explications malveillantes Les malveillants diront que d'autres explications du drame auraient pu effleurer l'esprit de monsieur Laniel, sous condition d'un petit effort de modestie.En premier lieu, se pourrait-il qu'un président d\u2019'Assembiée nationale ait droit à quelques égards de plus qu'un vice-président de (ham nis?0 ll genidt gl CV Se pol que or Int 810 vs mosis presse enone formanc présider lie dr chée le nada dé [Assen alors qu préside aa of Sep Québe ment un le coëur étrange Lanielp der des para tions, à Ung en tre Of afecto mesure Une \u2014 Mais ait eu quelqu Monsia de me Sergey hard à Nira Que m Confom 988 qu dique Neo Mique, Tey Top De Ç laisser Meus put Temp Mig?@ dey Bag, Québe Mer i thy \u2014 ue as LE JOUR \u2014 LE VENDRED! 22 JUILLET 1977 \u201415 | de Chambre des Communes?Ou faut-il retenir la théorie selon laquelle un demi-Ottawa vaut bien un plein Québec?fallait pas s'en prendre à lui, ni surtout en de tels termes.4 &/* 2 U2 a/®2 a V8 hhh ooo Chaque semaine, Pierre Bourgauit nous explique Se pourrait-il par ailleurs Psychopathologie que monsieur Richard, bril- eas our iil 4 \u201c5 399 Sté lant avocat, ait déployé politique pourquoi faut répondre \u201coui au référendum.plus d'éloquence que monsieur Laniel?La presse a eu le mauvais goût d'évoquer \u2018\u2018la piètre per- L\u2019éclat inconsidéré de monsieur Laniel relève du | formance parlementaire du lapsus freudien.Il révèle Si je réponds \u201coui\u201d à l\u2019indépendance du Québec, c\u2019est qu\u2019elle nous président Laniel qui.avait d\u2019intéressantes profon- Aali Ari iati A i livré d'une façon assezmâ- deurs politiques.Bt permet de réaliser une véritable association économique avec le Canada.chée le message du Ca- d\u2019abord un refus têtu d\u2019Ot- nada dans l'hémicycle de tawa que Québec soit en ' mbiée nationale, i \" ; i , Avs ; ss oui livré par le M al, quelque Les maîtres chanteurs ces mais tous les critères D'un côté ils font des Mais les Algériens ont fait La ; ; = , du Canada (parmi les- lerégissantontété établis pieds et des mains pour leur indépend t1 président Clément Richard est au deuxième rang après ees ; 7ependance et les > 2 quels on rencontre nom- par Ottawa dans l'intérêt arder le Québec dans la Françai t tou- avait été applaudi.la France parle nombre des bre de Canadiens fran- du conquérant : garder Ie Li : gals ont négocié tou Se pourrait-ilenfinquele francophones.On n'ad- ais) crient à veut | ment oi tré oe Confédération en souli- tes sortes d accords éco- ak Québec ait tout naturelle- mettra jamais que le sup- entend hive es on centre en Onta- gnant l'intérêt des uns et nomiques parce qu'il était sm ment une place à partdans posé caractère franco.note ire, au acvenan re: ans une partie de des autres dans I'entre- \u2018toutsimplementdans leur tur le coeur des francophones phone du Canada dépend opendance cu fue eal.prise.Mais d'un autre intérêt de le faire.2 2 , .; bec ils refuseront toute côté ils s'efforcent de inst étrangers?Et monsieur essentiellentent du Qué- iati ; - M, N ît kim Laniel peut-il vraiment exi- bec, et est tout de même association économique Au cours des ans, le prouverquetouscesinté- Nos maîtres chanteurs am ger des francophones un passablement artificiel et te celui-ci.On peut Québec a fait quelques réts disparaitront comme jouent le même jeu.Ils sa- ph parfait contrôle des émo- dilué.On fera tout pour < attendre à ce qu ils re- représentations pour ten- par enchantement au vent bien qu ils peuvent nd tions, a I'anglosaxonne, et contrebalancer Québec en foublent d ardeur d'icila ter de mousser la défense lendemain de | indepen- faire peur a un certain iss une exacte répartition en- francophonie, et si possi- enue u référendum en de ses propres intérêts dance.Où est la logique nombre d'entre nous en ma treOttawaetQuébecd'une ble pour le marginaliser, boy amant bien haut mais ce fut toujours sans dans ce raisonnement?proclamant hautement si affection géométrique en l'annexer.D'où seurcilleu.qui est impensable de le moindre succès.Bien sûr il n\u2019en existe au- qu'ils nous détesteront 1,0 Mesure identique?ses et enfantines réactions relaire un mariage qu on cune.très fort et qu'ils nous \u2018 de jalousie de la part de re- vient tout juste de dé- Il est faux de prétendre ; abandonneront à notre Jus résentants canadiens qui truire™.que la situation a changé Résumons le tout en triste sort\u201d.C\u2019estle bâton.ii ; ; paradoxalement essaient aujourd'hui.Le Québec une formule: ou bien I'as- Mais la carotte n\u2019est pas te Une exécution en même temps de se dé- De toute évidence, est toujours en situation sociation économique est loin quand lls proclament in crire comme représentant Cette sotte formule du de dépendance écono- ans l'intérêt des deux ton ome ib qu in de wd le Québec.mariage defait etrefaitne mique et il n'a toujours partiesouellenel'estpas.terriblement besoin de La Mais supposons qu'il y Notre coup de sonde saurait retenir l'attention pasle pouvoir d'intervenir Si elle ne l\u2019est pas, nous ous qu'ils nous aiment ms | ait eu du côté français dans les profondeurs ou- AUe des imbéciles.Elle pour tenter de changer\" AVONSaucuneraisonde p ri qu auraient ex ot + Ÿ quelque froideur pour taouaisesrévèleégalement Na aucun fondement les règles du jeu.| entretenir et l'indépen- qu'ils ne sauraient exister a monsieur Laniel,en regard un fond solide de hargne dans la realité.Il n'y a ja- dance du Québec ne sans notre présence à l'in- il | de monsieur Richard.envers la France, pour ce mais eu \u201cmariage\u201d Or si le Parti Québécois ghangera rien à l'affaire.térieur de \u201cleurs\u201d frontie- wis | Serait-ce que monsieur Ri- qu'elle a permis au Québec comme on le pretend.peut promettre une asso- pe | ost elle le in de res.sw chard a de meilleures ma- d'accés au monde.A cela Depuis deux cent dix ciation économique avec one a, a | Mais au lendemain d is de nières?Ou faut-il croire se mêlent des relents de ans, il y a eu un conqué- le Canada, c est juste- Québec a to tes le e l'indé endance | an o js.due monsieur Laniel se sentiments plus instinctifs, rant et un conquisetc est ment que celle-ci devient sons de vouloir se ol cor cieront comme toutes les gs \u2018| Conformait aux beaux usa- plus violents peut-être, is- en gardant bien ce fait en possible dès lors que le En po itiot 4 forces a ar métropoles l'ont fait avec sy 9es quand il accusait pu- ,sus de la majorité anglo- mémoire que le conqué- Québec, ayant acquis son positic pou | pote loni gtr bliguement la France de phone et qui pénètrent va- laNt a aménagé depuis indépendance, se trouve à Négocier.Ils vont tout faire pos: ment neo-colonialisme écono- guementmais surementles lors les institutions a son en position de force pour Les maitres chanteurs nous empécher de deve- ma mique, et monsieur Deniau attitudes d'Ottawa.Le avantage.la négocier d'égal à égal.me font rire quant ils nir indépendants mai iQue.de voyager trop et travailler malheur.pour monsieur intérê affirment ile refuse- une fois fe fait accom i M trop peu?Etait-il sage de Laniel, est que le gouver- Il ne s\u2019agit pas de refaire Seuls les intérête de ront de nécocier une as- ils continueront à Spit \"5 laisser circuler des ru- nement canadien n'a au- la bataille des plaines chacune des parties se- sociation Soon ue.dre leurs intérêts qui pas.Dé meurs selon lesquelles un cun intérêt à manifester ce d'Abraham.Il s'agit plutôt ront alors en cause.Ou On a vu des situations sent nécessairement par af député fédéral pourrait fond d'hostilité envers la de constater que le rap- bien les deux parties ont bien plus dramatiques une sorte d'association cd remplacer monsieur De- France.Et que, pour autant port dominant-dominé se \u2018intérêt\u2019 à s associer | Pot i n'ont économi \u20ac le Qué- i niau?Serait-ce parce que qu'il se dégage à Paris prolonge encore au- économiquementou bien GUe'a nôtre quin ont pas que avec le Lue bé ce dernier est connu a Ot- d\u2019'évidentes sympathies jourd\u2019huidans lasituation elles ne I'ont pas.empêché la négociation.bec.i tawacomme unvieilamidu pour le Québec, Ottawa actuelle.Encore au- 210 Pensons simplement a Sachons garder en a Québec?Et faut-il s'éton- tente à toute force de ne jourd'hui c'est le conqué- Si elles ont intérêt à le | indépendance de l'Algé mémoire e fes associa- 2 ner si monsieur Deniau a pas les reconnaitre publi- rant qui fait la loi et, de faire, cetintérét ne dispa- Me conquise après sept tions écoromi a uel- réagi?quement, tout en essayant toute évidence, il ne sau- rditra pas comme par en- années d'une guerre les qu'elles soient que _ Selon la Presse cana- de les contenir en sous- rait tenir compte que de Chantement au lende- Meurtrière.On aurait pu affaive d'intérêt mutuel et dienne, monsieur Laniel a main.ll veut maintenir à ses propres intérêts.main de l'indépendance penser que les sentiments q H et j eu le malheur d'affirmer toute force le mythe que les du Québec.Aucontrairei| ©xacerbés de partetd'au- on ean ot Se 1 que monsieur Deniau \u2018\u201cde- rapports France-Canada C'est justement ce rap- S'6N trouvera avivé.tre auraient empêche modifier ] Pintérêts de- - vrait se contenter de jouer sont sur le même pied, ou rt d'ihé alité que ti toute négociation subsé- meurent Cre) cette un rdle d'exécuteur et non même plus importants, que Fe d 9 d w shee Si par contre cetintérét quente.Mais il n\u2019en fut ti il faut ont d'ambassadeur\u201d.On peut les rapports France- cpen nana u \u201cue mutuel n'existe pas, à rien.Bien au contraire.perspec dre au \"i oy ons supposer qu'il voulait dire Québec.vise a changer.quoi donc peut bien nous Co ; comprendre que !inde- w \u201cexécutant\u201d.Mais la faute A Paris, capitale de I'es- Co 20 servir le Canada dans sa Bien sir on pouvait en- pendance du Québec oF est inspirée, car monsieur prit, monsieur Laniel risque | n\u2019y a jamais eu \u201cd\u2019as- forme actuelle, sicen\u2019est tendre la voix des nous permettra de négo- ol Laniel a Paris s'est senti fort de s'être rendu ridi- sociation économique\u201d d'entretenir ce rapport Maîtres chanteurs fran- cier avec le Canada une proprement exécuté.Peut- cule.A Ottawa, capitale des entre le Québecetlereste dominant-dominé deux ais qui, pour faire peur \u2018vraie\u2019 association éco- it, après l'y avoir convié, re- luttes inavouées, monsieur du Canada.Bien sir it se fois séculaire?aux Algeriens, leur di- nomique qui ne nie pas 8 procher à monsieur Deniau Laniel s'est certainement pratique un certain .saient qu'ils ne négocie- nos intérêts les plus vial de s'être montré plus exé- rendu impopulaire.commerce entre le Qué- Les maitres chanteurs raient jamais au lende- taux.° il j cuteur que diplomate?Au La roche Ursule bec et les autres provin- jouent un double jeu.main de l'indépendance.00 pays de la guillotine, il ne e ont 4 - .-~ .MEDIPIRIMOIIMON HEME ML \u2014_ oC 16\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 22 JUILLET 1977 \u201cVive le Québec Hôtel de ville de Montréal \u2014 24 juillet 1967, à 19 heures \u2014 \u2014 \u201cCes maudits Français-là, ça fait rien comme les autres.Y se prennent tous pour le Bon Dieu en personne et y sont même pas capables de s'entendre entre eux.Ça fait deux jours qu'il est arrivé à Québec; ça fait deux jours que j'ai pas fermé l'oeil.\u201d \u2014 \u2018En tout cas, ça achève et, dans l\u2019ensemble, ça s'est plutôt bien passé.Y a eu des petits accrochages ici et là mais pas plus que ça.Je crois sincèrement qu\u2019on a évité le pire à l'heure qu\u2019il est.\u201d \u2014 \u201cYade l\u2019autre bord de la rue, en face d'ici, la \u2018\u201cgang\u201d\u2019 à Pierre Bourgault, les baveux du R.I.N., des p'tits maudits séparatistes, tant vaut dire des fous, qui gueulent comme des putois.Heureusement qu'on les connaît, ceux-là: ils vont être faciles à disperser.On attend rien qu\u2019un ordre,\u201d \u2014 \u2018\u2018Non, non, surtout pas!\u201d \u201cComment ¢a, non?\u201d \u201cLe maire-Drapeau ne veut absolument pas qu'on les empêche de manifester tant qu'ils voudront et tant qu\u2019ils le feront légalement.\u201d \u2014 \u2018Tiens, regardez ça: le maire est en train de parler avec des agents de l'Office d\u2019information et de publicité du Québec qui ont laissé le convoi du général de Gaulle un peu avant de passer le pont Le Gardeur de Repentigny.Ils disent que ça été un triomphe tout le long du \u2018Chemin du Roy\u201d.lls disent peut-être ça pour nous faire choquer.Mais c'est peut-être vrai quand même.On va voir en tout cas.\u201d \u2014 \u2018Ces maudits-là de l'Office d\u2019information, c\u2019est eux autres qui ont monté toute cette histoire.J'sais pas ce qu'ils ont fait manger au premier ministre Johnson, mais ils sont en train d\u2019en faire un séparatiste.lls nous présentent le général de Gaulle comme si c'était Louis XIV au milieu d'un champ de fleurs de lys.Des fleurs de lys, y'en a partout.Y en a même d'imprimées sur l'asphalte de la route numéro deux.\u201d \u2014 \u2018Dans quelques minutes, tout va rentrer dans l'ordre.De Gaulle va alors devenir \u2018\u2018notre\u201d invité et non plus celui de Daniel Johnson.On va cesser de faire croire au Général qui se prend pour Louis XIV qu'il est en Nouvelle-France avant la conquête.On va le faire revenir les deux pieds sur la terre, au Canada de 1967.\u201d \u2014 \u2018Ouais: on dit ça depuis un mois!\u201d RTS vase DX \u201c slatted, ts \u2018 .- 4 + RII II XI ve libre !\u201d par Pierre Chaloult La guerre du protocole.v PROG fl On dit en effet ça depuis un mois.Et depuis un mois, ça ne se passe pas du tout comme on dit.D\u2019une fois à l\u2019autre, ce n'est pas du tout comme Ottawa voudrait que ce soit.C\u2019est que les libéraux de Jean Lesage ont perdu le pouvoir aux élections du 5 juin 1966 alors que le Canada et ses dix provinces \u2014 le Québec comme les autres \u2014 s'apprêtaient à célébrer le centenaire de la confédération, de l'union, en 1867, des colonies de l'Amérique du Nord britannique en un seul et même grand pays; en un seul et même grand royaume- dominion, à côté de la république des Etats-Unis.\u201cJe vais vous confier un secret que vous ne répéterez à personne.Ce soir, ici, et tout le long de ma route (sur le \u2018Chemin du Roy\u201d), je me suis trouvé dans une atmosphère du même genre que celle de la Libération\u201d.On avait cru, en 1960, l'Union nationale à tout jamais disparue de la carte et voilà que Daniel Johnson revenait au pouvoir plus nationaliste et plus autonomiste et plus agressif à l\u2019égard des \u2018\u2019centralisateurs\u2019 d'Ottawa que ne l'avait été Maurice Duplessis lui-même.A force de détester, pendant vingt ans, Maurice Duplessis et son Union nationale, les libéraux \u2014 ceux d'Ottawa et même ceux du Québec \u2014 en étaient venus à détester la province différente des autres.La province où l\u2019on parlait français.La province où l\u2019on n'était pas à la même heure que les autres.La province où l'on avait Un drapeau qui n\u2019était pas celui des autres.La province où l\u2019on affichait des fleurs de lys comme il y en avait chez les anciens rois de France.La province que l\u2019on disait un Etat comme aux Etats-Unis.Où l'on demandait un statut particulier.Or voilà qu\u2019à la toute veille du centenaire du Canada uni, l'Union nationale revenait au pouvoir.L'Union nationale, que l'on avait cru bel et bien morte en 1960, revenait au pouvoir.Pour les \u2018gens d'Ottawa\u2019, Daniel Johnson réincarnait Maurice Duplessis.Le Québec redevenait, comme un cauchemar, la province \u2018\u2019autonomiste\u2019\u2019 que l\u2019on disait un Etat.La langue du Québec.Un drapeau du Québec.Un statut particulier pour le Québec.Tout ça recommengait de plus belle! Il n\u2019était évidemment pas question de remettre à plus tard les fêtes du centenaire.Il n\u2019était non plus question de célébrer le centenaire autrement que prévu, même si l'Expo 67 allait se passer au Québec.À Montréal, deuxième ville française du monde au lieu.au lieu.de Toronto, par exemple.On ne pouvait cependant pas empécher que l\u2019on vienne de partout vers la \u201cTerre des hommes\".Que l'on vienne de partout à Montréal.Alors pour éviter que l\u2019on se trompe, on décréta que les \u201cofficiels\u201d viendraient à Ottawa, d\u2019abord.À Terre des - hommes ensuite.epim epeueg OJoud PAIE 4 Au Canada tout court! Non, non, ce n'était pas le centenaire des quatre provinces fondatrices de l'Union de 1867.Non, non, ce n'était pas le centenaire d'un certain pacte entre \u2018\u201cles deux grandes races\u2019\u2019.Mais non, mais non.C'était le Canada tout court a partir d'Ottawa.Et puis, les \u2018officiels\u2019 d\u2019un peu partout dans le monde n'avaient pas à savoir ce qui se passait dans la maison canadienne.On ne les invitait pas à un dîner de famille chez les descendants des ancêtres mais à une représentation commémorative dans la maison du maître.C'était en quelque sorte un duel Ottawa-Québec où le fédéral avait le choix des armes: il choisissait le \u201cprotocole\u201d, forçant ainsi le Québec à se battre sur le terrain de l'adversaire.On jouait, de part et d'autre, pour gagner.Le fédéral partait gagnant.Mais.mais.mais.Quand on invita le général De Gaulle, chef de I'Etat frangais, a venir a son tour en Canada, il se souvint qu\u2019il avait depuis quelque temps déjà rendez-vous avec le Québec successeur à part entière de la Nouvelle-France._ Il se souvint qu'il avait \u2018\u2018là-bas\u2019 son \u201cami Johnson\u2019 qui lui avait parlé du Québec et de la France et de ceux qui n'aimaient ni le Québec, ni la France.Qui lui avait parlé de la France en des termes qui n'étaient pas ceux de l'administration ni de la diplomatie.Il fit savoir au Canada qu'il avait rendez-vous avec le Québec.On avait HE + ile et ?it rl RS Cries srl a Heat ae Cat tee aff | =k Les députés René Lévesque et Yvgitu ville de Montréal, le discours du Guim beau lui parler de conjoncture éconoiHu pe que, de protocole, de juridiction et Pm convenances diplomatiques, il ne répe Yanirg dait qu'en termes de rendez-vous av tone l'Histoire.+ rallit - Hwan \u2019Jadis, la France sur ley - 1 dés nos bords.i\" FA fn, On accepta donc à Ottawa \u2014 ou 1\" {ia n'avait pas le choix \u2014 que De Gaulle arr 84 kG en Canada comme on arrive dans sa Hm mille et chez les amis de sa familjftek Comme on arrive parmi les siens.Sur Wi navire français, depuis le territoire fre-44èjj çais de l'île Saint-Pierre, sur les côtes afin, Terre-neuve.À Varie On accepta donc qu'il arrive à Québiftmi plutôt qu'à Ottawa.On proposa mêr#ftin que le Gouverneur général du Canacl#l Roland Mitchener, se déplace d'Ottamk jusqu'à Québec pour le recevoir comrif ttup on reçoit un personnage.plutôt exce tir, tionnel.Hu sa On accepta que De Gaulle au nom pif; destiné soit reçu à Québec en francais If Wey le représentant de la Reine.et par\u201d big Québec.lig Il se rendrait ensuite de Québec a Mcfly tréal.De la capitale du Québec a la Terk des hommes.Et de là à Otatawa.Bref, §my, sens inverse de ce qui.était obtigatoi fy pour tous les autres \u2018'officiels\u2019\u2019.FN A l'ambassade du Canada, a Paris, § i, ne comprenait rien a ce caprice du gral homme.De même au ministère des Affi#t;, res extérieures du Canada, à Ottawa.Gy by, n'y comprenait pas que le fondateur deifn,, cinquième république française se sci i.venait du temps où le Canada traitait général De Gaulle, chef de la Franift combattante, comme un mercenaire äifh, solde des Anglais.On oubliait ou l\u2019on ne se souvenait pj que vingt-trois ans plus tot, De Gaull} chef de la France combattante, en plef temps de guerre, était venu à Québec Ouf à, avait été reçu à peu près comme un chil dans un jeu de quilles.Wy) A la suggestion du gouvernement d\u2019(f, tawa, le premier ministre Adélard Gc . Lévesque eth e discours duÔ onjonciuré con de juridiction ¢ aliques, il ne op 1e rendez-vous LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 22 JUILLET 1977 \u201417 -08G9ND 8 JUeWaWIeANob np |810y,| 9p D exe|dwod ne \u2018snpiad sed sep 9jes © suEp UONISODXE BUN, B}1BIIX® UOYIOY SI|NP OJoUg du toit de l\u2019hôtel de al au fameux \u2018\u2018balcon\u201d de l'immeuble.bout, premier ministre libéral de la province de Québec, s'était arrangé pour n'avoir pas à rece voir ce personnage par trop encombrant.Le cardinal-archevéque avait fait de même.C'était à croire qu'il y ÿ avait la peste à Québec ce jour-là.6 Sur i i ol à Ofava \u2014 0 que De Gaulea n arrive Gans mis de sa a mile ss.js le taire 19 ne suresh Jared 08 On proposd , an du CH gic 400 Jp rece 4% ge.OES Gaule 0 pa en fa Rein et pi oui?Québec : | oe 5° jl HEE jk iad.rt ue .°° pi à LS SN SU CU 1 + Le fondateur de la cinquième république savait que le lointain successeur de M.Godbout, le premier ministre Daniel Johnson, n'attendait pas qu\u2019on lui dise d'Ottawa ce qu'il y avait à faire à Québec.De Gaulle, par contre, se souvenait que le commissaire de l'Expo 67, Son Excellence, M.Pierre Dupuis, ancien ambassadeur du Canada à Paris, avait été, de juillet 1940 à juillet 1944, représentant officiel du Canada et représentant \u2018\u2018officieux\u201d\u2019 de la Grande-Bretagne près le gouvernement du maréchal Pétain, qui avait rompu ses relations diplomatiques \u201cofficielles\u201d avec Londres.Le chef de l'Etat français se souvenait de toutes ces choses que l'on oubliait à Ottawa.Le premier ministre Johnson, pour sa part, avait tout compris sans qu'on lui fasse un dessin.|! avait tout compris sans qu'on lui dise et qu'on lui répète que deux et deux font quatre.La réaction, dans les circonstances, des \u201cgens d'Ottawa\u201d à l'égard de leurs \u2018\u2018collègues\u201d du Québec est à peu près celle du gros chien qui menace de mordre le petit chien parce qu'il n'ose pas mordre son maître.Mais ne voilà-t-il pas que le petit chien reprend de jour en jour du poil de la bête.ll y a un mois, il se contentait de japper.Maintenant il mord fort \u2014 surtout depuis une semaine.Les \u2018gens d'Ottawa\u2019, qui avaient choisi le protocole pour éliminer les amateurs du \u2018provincial\u2019, ont d\u2019abord voulu leur imposer une muselière.Ils étaient le Gouvernement fédéral et on allait passer par ce qu'ils décideraient.On allait tous y passer! Ainsi avaient-ils installé au manège mili- ol i taire de Québec, face aux bureaux de ÿ l'OIPQ (l'Office d'information du Québec) toute l'organisation de la visite officielle.lls y recevaient la presse internationale, la i ; ; presse française et la presse canadienne.as à RA pelt! Leeroy lis y \u2018\u2018nourrissaient\u201d\u2019 les journalistes en conséquence.Ils y décidaient tout sans même consulter le \u201cprovincial\u201d, jusqu\u2019a ce qu\u2019un bon matin l'OIPQ annonce qu'il se dissociait de la \u201cgang\u201d du manége militaire pour s'installer au Château Frontenac.On attendait l'heure H! Le chemin du Roy\u201d A neuf heures pile, \u2014 dimanche \u2014 le président de la république descendait du Colbert à l'Anse-au-Foulon, c\u2019est-à-dire à l'endroit même où le général James Wolfe était descendu en catimini deux cent huit ans plus tôt.Par précaution sans doute, on empêchait la foule de s'approcher: la foule et même les journalistes, de sorte que l\u2019on pouvait mieux voir à la télévision et entendre à la radio que dans les remises et derrière les clôtures du havre de Québec.Voir et entendre le général De Gaulle: \u201cVoici la quatrième fois en l'espace de 23 ans que j'ai l'honneur de me trouver ici.Je dois dire, M.le Gouverneur général, que votre accueil me touche.Entre le Canada, dans son ensemble, et la France, [n\u2019y aeu etil n'y aura jamais qu'estime et amitié\u2026 Je me félicite d'aller à Ottawa sa- iuer le gouvernement canadien.\u201d Ça a été dit lentement, d\u2019une voix un peu lasse et sans enthousiasme.N'empêche que les premières paroles du Général-la-terreur étaient d'apaisement et de bonne entente.Il ne parlait pas de réveiller les morts, ni les mauvais souvenirs.Et les \u201cgens d'Ottawa\u201d respiraient déjà mieux lorsque soudain.Monsieur le Premier Ministre!\u201d L'écho répétait jusque dans les remises et derrière les clôtures.Jusqu'au Cap Blanc, tout là-bas.Jusque sur les Plaines d'Abraham, tout en haut.\u2018Monsieur le premier ministre.Monsieur le premier ministre.Monsieur le premier ministre.\u201d On n\u2019est déjà plus chez les \u201cAnglais\u2019\u2026 Le Gouverneur général, le ministre des Affaires extérieures, les militaires en habit rouge, se sont évaporés.\u2026 Il n'y a plus là que Daniel Johnson et tout au loin invisible mais présent, comme le choeur d\u2019une tragédie grecque \u2014 le peuple du \u201cMais on est chez Bom TC wy Re ici, après tout!\u201d Québec: \u201cC'est avec une immense joie que je suis chez vous au Québec, au milieu du Canada frangais.Pour toutes sortes de raisons qui s'appellent le passé que nous n'oublierons jamais, le présent où le Québec a pris un grand essor, et l'avenir, parce que nous faisons une même oeuvre humaine.Cela, tous autant que nous sommes, qui pensons et parlons français, nous le sentons jusqu'au fond de nous- mêmes.Aujourd'hui, au milieu de la grande évolution qui entraîne ce pays, de la part de la France je n'ai rien d'autre à dire qu'affection, souvenir et espérance\u201d.Un peu plus tard dans la journée, sortant de l'hôtel de ville de Québec, parmi la foule délirante qui enfin l'approchait: \u201cMais.on estchez soi, ici, apres tout!\" Et puis, le soir, au Chateau Frontenac: \u201cCe qui se passe au Québec, ce n'est pas seulement le fait d\u2019une identité populaire et politique chaque jour plus affirmée, c\u2019est aussi une réalité économique particulière et qui va s'accroissant, n'acceptant plus de subir comme autrefois, dans l'ordre de la pensée, de la culture, de la science, la prépondérance d'influences qui vous sont étrangères\u201d.Sur le \u201cChemin du Roy\", le président de la France fut reçu \u2014 de village en village, pavoisés aux couleurs de la province française d\u2019où venaient les premiers colons \u2014 par le maire de l'endroit qui prononça un bref discours de nature à faire dire au Général des choses comme lui seul sait en dire.On excitait alors son sens de l'improvisation.On le recevait en somme de Québec à Montréal par un plutôt long discours en sept, huit, dix épisodes de cinq ou six minutes chacun.Cinq ou six minutes tout au plus.Un seul et mème discours en sept, huit, dix voix différentes.Ainsi, par exemple, le premier épisode eut lieu à Donnacona, où le député-maire dè l'endroit rappela que le grand chef Donnacona avait été le premier Amérindien à recevoir des Français en Canada.Il avait dit à Jacques Cartier de ne pas se rendre à l\u2019Ouest, où il y avait des ennemis.Cartier s\u2019y était rendu quand même, pour son malheur.Or cent vingt-cinq ans plus tard, à l\u2019endroit dit Donnacona (ou Pointe-aux-trembles), des soldats du Roy de France avaient continué de se battre même après la capitulation de Montréal.\u201cOr ce n'est pas, terminait monsieur le Maire, au Général de Gaulle que l'on rappel- à.& \\ Cd 2 .La lera qu'il est des gens qui n'acceptent pas la capitualtion\u2019.Et ça ne faisait que commencer.Nous sommes maintenant à l'hôtel de ville de Montréal.ll passe 19 heures.Ceux de l'organisation du manège militaire, à Québec, sont déjà rendus, depuis quelques heures, à Montréal où l\u2019on donne les dernières instructions pour que la journée se termine le mieux ou le moins mal possible: \u2018Dans quelques minutes tout va rentrer dans l\u2019ordre.De Gaulle va alors devenir \u201cnotre\u201d invité et non plus celui de Daniel Johnson.\u201d \u2014 \u2018Ouais: on dit ça depuis un mois!\u201d \u2014 \u2018En attendant, dites bien aux invités de monter sur la Terrasse, en arrière, en haut.C'est là et rien que là que le Maire va recevoir officiellement le Général.Ne laissez personne dans le hall, a part les gens du service d'ordre et les organisateurs.Dites bien aux gens dehors qu'il n\u2019y aura pas de discours ce soir en face de l'hôtel de ville.Demain, peut-être.Mais pas ce soir.\u201d Mais.mais.mais.le diable aidant, ia chaleur et les foules tout le long du \u201cchemin du Roy\u201d et ces voix de la Nouvelle-France qui lui partent depuis deux jours de la France éternelle, ce cardinal Roy qui lui parlait, hier, de \u201cleurs\u201d lointains prédécesseurs à tous deux: l'évêque Montmorency de Laval et le Roi-Soleil.tout ça mis bout à bout, il y aura ce soir, comme par hasard, un tout petit bout de discours.Un dernier dialogue avec le Québec du haut du balcon de l'hôtel de ville de Montréal.Dehors les partisans du RIN ne cessent de scander: \"Vive De Gaulle.Vive le Québec libre\u201d.Et le vieux général affligé d'une cataracte qui l'empêche de voir (sans lunettes) autrement que des ombres, entend ces voix qui sont des voix françaises \u2014 des voix de Nouvelle- France.des voix de France libre.Il veut sans doute leur dire qu'il les entend avec toute son âme, avec tout son coeur.ll veutsans doute leur parler ce soir comme il parlait aux Français sans les voir tout au cours de la guerre.Il s'approche ainsi des micros: \u201cC\u2019est une immense émotion qui remplit mon coeur en voyant devant moi la ville de Montréal française.Au nom du vieux pays, au nom de la France, je vous salue de tout mon coeur.\u201d Et sa voix devient de plus en plus chaude: \u201cJe vais vous confier un secret que vous ne répéterez à personne.Ce soir, ici, et tout le long de ma route, je me suis trouvé dans une atmosphère du même genre que celle de la Libération.\u201d Sous le balcon, dans la rue, l'enthousiasme augmente sans cesse.C'est à croire que la foule augmente sans cesse.Que tout Montréal est là avec le R.I.N., alors que derrière, sur la Terrasse, des invités protestent et que d'autres murmurent.\u201cSi vous saviez quelle confiance la France, réveillée après d'immenses épreuves, porte maintenant vers vous.Si vous saviez.Si vous saviez.C'est pourquoi elle a conclu avec le gouvernement du Québec, avec celui de mon ami Johnson des accords pour que les Fran- 2 çais, de part et d'autre de l'Atlantique, tra- g vaillent ensemble a une méme oeuvre o francaise.Voila ce que je suis venu vous 3 dire ce soir.Vive Montréal.Vive le Qué- \u201clc bec.£ \"Vive le Québec.libre!\u201d ê e D NE .salar as als _.LES» 474,5 DENT se Cut \u2019 . 18\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 22 JUILLET 1977 Ad fe dans tb au Vol \\ EN \u201c Rejoignant les femmes d\u2019ailleurs Les Québécoises écrivent une parole autre puisée dans leur corps et leur sensualité par Colette Beauchamp Ecritures de femmes.Ecritures de femmes québécoises.Elles se multiplient, elles éclatent, elles bousculent la littérature comme un vent de printemps a nul autre pareil.A deux, a trois, a plus, des femmes posent le geste.Coup sur coup, depuis le mois de mai, trois livres sont parus et disent ia \u201c'signifiance\u2019\u201d du nouveau geste d'écrire pour les Québécoises: La Venue à l\u2019écriture, qui contient un texte de Madeleine Gagnon et ceux des Françaises Hélène Cixous et Annie Leclerc, Retailles, de Denise Boucher et Madeleine Gagnon, et, à La Barre du jour, un collectif qui présente les textes de dix-neuf femmes sur le thème \u2018Le corps, les mots, l\u2019imaginaire\u2019\u201d.Surgie du plus profond des silences des aïeules, cette parole de femme est une parole qui jaillit du corps.Elle s\u2019approprie le geste d'écrire mais oublie les références au dire conventionnel pour inventer son langage et puiser ses mots et son imagerie dans son quotidien et sa sensualité.Cette parole de femme se donne des modèles qui ne figurent pas dans la littérature.Elle se ressource au passé de celles qui ont aussi fait l\u2019histoire mais dont l'histoire tait les \\ noms, nos meres.nos grands-mères, les mères de nos grands-meres.Parfois débridée par un aussi long silence, parfois excitée par la nouveauté du geste, elle dit son plaisir d'écrire et sa colère d\u2019avoir été muselée.Elle dit aussi sa sexualité, son désir, ses fantasmes, sans pudeur et sans interdit.C\u2019est doux et violent, troublant et rassurant, vibrant, à l'image de la vie.Mon corps est mots Madeleine Gagnon, qui a entrepris sa démarche d\u2019écriture en 1969 et a déjà publié poèmes, nouvelles et essais, commence ainsi son texte dans La Venue à l\u2019écriture: \u2018Mon corps est mots.Quelques-uns effacés, d\u2019autres qui restent et d'autres qui s'\u2019affirment quand l'écriture les possède.Je veux inscrire ici cette histoire polymorphe jusqu'à la limite extréme des ratures, des retours et des répétitions.Comme des millions de femmes, je veux inscrire mon corps en lutte car quelque chose me dit \u2014 et ça n'est pas ma science d'homme \u2014 qu'une grande partie de l\u2019histoire, pour ne pas avoir été pensée et écrite par nous, s\u2019est figée dans la mémoire du corps femelle.Je participerai aux luttes qui m'entoutent contre l'exploitation capitaliste, contre les dominations nationales, contre le racisme, mais je veux dire, je veux explorer les silences de mes mères, de mes tantes, de mes soeurs et les miens\u201d.Et plus loin, elle écrit: \u201cCe savoir autour duquel notre monde fait semblant de s'organiser est plutôt lui-même structuré par un discours sans sexe, sans pulsion, ni fantasme.C'est un savoir sans désir.C'est là, je crois, que nous pouvons comme femmes intervenir et c'est là que nous intervenons: remettre le désir au centre du discours.Si les femmes et même les plus savantes utilisent de plus en plus ce que l\u2019on nomme, à défaut de mieux, fiction, c'est que jusqu'ici ce mode d\u2019'écriture est le seul qui puisse redonner au discours ce qu'il y a en nous tous de pulsions, fantasmes et désirs.Et si, à la limite de la fiction, la parole délirante des fous et des folles fait peur c'est, sans doute, que ce qu'ils nous disent dérange profondément, jusqu'à notre conception même du savoir qu'ils persistent à ne pas dissocier de leur sexualité\".Æ NN Retailles Retailles, c\u2019est le récit par Madeleine Gagnon et Denise Boucher d'une aventure qu\u2019elles ont vécue avec d'autres femmes à travers un collectif de réflexion et d'échanges.Elles y conjuguent féminisme et amour dans un monde à transformer avec les hommes, où les sexes seront réconciliés et les femmes en liberté et totalement elles-mêmes.Elles refusent l'approche radicale des lesbiennes féministes.Dans ce livre aussi, le langage jaillit du ventre pour se projeter dans la tête des arbres.Sans connaître le sort que le succès réservera à leur prose, Denise et Madeleine ont déjà connu la récompense.Après la lecture de Retailles, d'autres femmes ont eu le goût d'écrire, ont osé le faire et envoyé leur manuscrit à l'éditeur.Un coup de barre Le numéro mai-août 1977 de La Barre du jour publie un collectif de textes de dix-neuf femmes dont des auteurs connus comme Geneviève Amyot, Monique Bosco, Louky Bersianik, Nicole Brossard, France Théorêt et d\u2019autres moins connus ou pas du tout.\u2018Chacune, à sa façon, y parle de vie, d'amour, du langage et de l'imaginaire de femme traversés par le corps ou l'inverse, dans une parole autre, une parole de femme, différenciée et différenciable.Nicole Brossard, l'initiatrice du projet en est très contente.\u2018Il y a trois ans\u201d, dit-elle,\u201d ce projet n'aurait pas été réalisable.J'avais essayé.Mais les femmes n'étaient pas prêtes ou rendues là.On a fait un bon bout de chemin depuis.Il y a en ce moment une explosion de l'écriture chez les femmes.Que les femmes parlent aux autres femmes, qu'elles disent leurs rêves et leurs réalités, est un geste essentiel pour se rejoindre, sortir de I'isolement individuel et créer une véritable solidarité\u201d.(La Venue à l\u2019écriture, Hélène Cixous, Madeleine Gagnon, Annie Leclerc, Editions 10 18, Paris, France.Retailles, de Denise Boucher et Madeleine Gagnon, Les Editions l\u2019Etincelle, Montréal.Le Corps, les mots, l\u2019imaginaire.Collectif de dix- neuf femmes, Numéro mai-août 1977, La Barre du jour, Montréal.) C.C.M.RAPIDO C.D.M.DU-MOULIN CYCLE ET SKIS DE FOND NIVÉRSAIRE 10 VITESSES.Ÿ LIVRE GRATUIT LE PLUS IMPORTANT CONCESSIONNAIRE 5 W INDEPENDANT DE LA REGION METROPOLITAINE 504 SEDAN SL 504 STATION WAGON ESSENCE (Entre Lacordaire et Pie-IX) PEUGEOT OU LE SERVICE PRIME LA VENTE 504 SEDAN GL DEPUIS 17 ANS SPECIALISTE DES VOITURES OFFICIELLES FRANCAISES CITROEN & PEUGEOT 10825 RACETTE, MONTREAL-NORD Biarritz 504 STATION WAGON DIESEL 323-1900 Hr vd ur win | by hon fe ining Wie Ce; res formes eus rêves Hs, est un 1 pours I 08 iso.Gel et créer Soda Ecriture, bi Madelaie Né Leclare 18, Paris les, de De ot Madeleine s Editions nea) mats, lima.Clif de dir , Numéro La Barre du | ATION SORES § Les \u201cCity Tours\u201d de la Gray Line, \u2014 welcome stupids, dirait-elle si elle exprimait par des mots son comportement \u2014 offrent l\u2019occasion rêvée de ne pas apprendre, en trois heures, l\u2019essentiel de ce qu\u2019il conviendrait à tout ignorant conformiste de ne pas savoir sur Montréal.Notre reporter, Michel C.Auger, rapporte ici ce qu\u2019il aurait préféré ne pas voir et ne pas entendre dans un autobus de cette multinationale! par Michel C.Auger \u201cMy name is so-and-so and our driver's name is machin; both of us speak fluent french.As you may know, Montreal is the second largest french city in the world, second only to \u2018| Paris, France.\u201d Ce sont les premiers mots que le touriste \u2014 d'ordinaire un Américain \u2014 entend quand il met les pieds dans l'autobus de la Gray Line qui, pendant moins de trois heures, le promènera dans certaines rues de Montréal.C'est aussi la dernière fois que le touriste entend parler du caractère français de Montréal.Dès que l\u2019autobus roule, Montréal n'est plus qu'une autre des villes du circuit de la Gray Line, la multinationale des \u201ccity tours\u201d qui peut vous faire visiter des villes sur tous les continents, de Pago-Pago a Beyrouth, de I'Arkansas à Santiago-du- Chili.Pendant deux heures et quart, on s'efforcera de montrer aux touristes tout ce qu'ils peuvent voir dans n'importe qu'elle autre ville du monde en évitant de parler de tout ce qui n'est pas typiquement nord- américain.La Ronde, ça c\u2019est important En passant devant la vieille prison \u2018Au pied du courant, pourtant un monument historique, le guide ne trouve rien de mieux a faire que de parler du parc d\u2019amusements de la Ville de Montréal, La Ronde, qui se trouve alors de l'autre côté du fleuve.Il prend même le temps de décrire certains manèges, comme si Chicago ou Kansas City n'avaient pas de montagnes russes ou de grande roue.Et vive Trudeau! Quelques minutes plus tard, rue Notre-Dame, on passe devant les élévateurs a grain.C'est alors que le guide (à la Gray Line, on m'assure qu'ils ont tous suivi des cours de la Ville de Montréal avant d'être embauchés) nous affirme que c'est de ces élévateurs que part le grain qui est expédié un peu partout dans le monde, car les fermiers canadiens de l'Ouest produisent beaucoup de blé.Tel n\u2019était pas le cas, cependant, \u2014 nous apprend- il \u2014 avant l'arrivée au pouvoir de M.Trudeau.A l'époque, les autres citoyens devaient subventionner les fermiers pour qu'ils ne cultivent pas.Maintenant que Trudeau est au pouvoir, le Canada vend du blé à tout le monde, mème à la Chine, Cuba ou l'URSS, il n'y a plus de surplus, les fermiers travaillent et tout le monde est bien content.Le stade Ensuite, c\u2019est la visite du stade.Avec une voix presque émue, le guide nous fait remarquer que ce stade est un cercle de 360° (j'ignorais qu\u2019il existait des cercles de 110 ou de 540°) et il se met à parler des coûts de construction.Sur le ton de la confidence, il affirme à ses passagers que s'ils ont entendu dire que ces installations avaient coûté cher, tout cela n'était que mensonges.Lui, il le sait, ce stade-là n\u2019a pas coûté cher (un milliard, mais ça on ne le dira pas aux touristes).Ceux qui se plaignent des coûts élevés ne savent pas ce qu'ils disent.Ce ne sont que des journalistes qui ont besoin de nouvelles sensationnelles pour faire monter leur tirage.Mais ce qui met le guide en colère, c\u2019est que les méchants journalistes n'ont jamais dit à la population que d'autres édifices déjà existants serviraient pour les Jeux; selôn lui les Mon- tréalais ne savaient pas qu\u2019il y aurait des compétitions au Forum, au Stade McGill ou à l'aréna Maurice-Richard! En passant rue Sherbrooke, le guide fait remarquer le mât inachevé, \u201cc'est a cause des syndicats\u2019\u2019, et affirme que \u2018la pire erreur que pourrait -faire le gouvernement serait de ne pas terminer le mât\u201d.On passe aussi devant le Jardin botanique, l'un des plus grands au monde, si je me souviens bien, mais le guide n'en souffle mot.La politique, version canadienne Le guide demande: \u2018Yen a-t-il qui connaissent la situation politique ici?\u2019 A peine quelques mains se lèvent.C\u2019est alors qu'on a droit à un mini-cours de science politique.Le Canada est une monarchie constitutionnelle et un membre du Commonwealth.Le parlement du Canada est composé de deux Chambres, les Communes avec 285 (!) députés et le Sénat dont les membres sont nommés et non élus.Aux Américains qui s'en étonnent, le guide fait remarquer qu'on n'est pas si en retard que ça et qu'il v a soixante ans les sénateurs américains étaient nommés eux aussi.Pas un mot sur le Québec.Le gouvernement du Québec ne sera jamais mentionné.Toutau plus on dira qu'il y a, au Canada, dix provinces qui ressemblent aux cinquante Etats des USA.Un rapide tour à Wes- tmount pour montrer les \u2018\u2018somptueuses demeures des riches anglophones\u201d et l'autobus revient au centre-ville non sans que le guide ne raconte quelques histoires de Newfies (on n\u2019y échappe pas) et n'y aille d'un bon mot pour Camil- lien Houde (qui a été critiqué comme Drapeau quand il a fait aménager des parcs).Passant devant I'édifice de la Banque de Commerce, le guide nous faitremarquer une statue, il dit: \u2018Ca s\u2019appelle la femme couchée.S'il y en a parmi vous qui aimez l'art moderne, vous pouvez bien la rapporter avec vous\u201d.Pour beaucoup de gens, les souvenirs qu\u2019ils rapportent de Montréal sont ceux qu\u2019ils ont recueillis dans l'autobus Gray Line.Le guide sera peut-être le seul francophone qu\u2019ils auront rencontré et ils s\u2019en retourneront chez eux dire que Montréal c\u2019est ceci ou bien cela, que c'est une bien belle ville, que les buildings sont aussi beaux qu'à Houston, et que c'est une ville nord-américaine typique.Ce n\u2019est sans doute qu'un hasard, mais la tournée de l'autobus Gray Line commence devant le \u201c\u201cMacDonald\u2019\u2019, le roi du \u2018\u201call-american\u2019 hamburger.© < da ue + LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 22 JUILLET 1977 \u201419 GaS2S2Se CO CI OC COCCI CCC ICICI MIO O0 5252525¢5¢ Joes cadae5ehdh 2h eh 2525252552525 5¢ e055; 52525¢ 5252525252 525254525 15055736 SCRA CICICICICCICICICICICACIE 252525252505259¢52525252545252525252525252% 25 COCICICCICICICIC ICICI 2529¢525252525252525252 525, Olympia Érpress PII NL IT A VC.CoC GE cscscse III ICIE 525¢5d52525 sése rime hehehehehe I CICACAICICICICIC 5¢525d525252525252525252 JC sese arc 252525252525 he 250 CC L?52525¢25 LE PORTUGAL A MONTREAL Fruits de mer vivants, poisson frais, viande rouge et volaille fraiches.FADOS, GUITARES, FOLKLORE ET DANSE TOUS LES SOIRS Avec des artistes portugais reputes directement du Portugal via T.A.P Maria Rodrigues en vedette JUSQU\u2019AU 15 AOÛT Pins On offre à tous les couples, chaque soir, une petite céramique portugaise ou le disque (Une nuit au Soimar).Stationnement gratuit Toutes cartes de crédit acceptées Repas d'affaires - Air climatisé - Sud-est de l'avenue des ROGELIO Vendredi-Samedi-Dimanche iD CC classique et flamenc Ll CET | Les associés de @ THÉÂTRE BEAUMONT - ST-MICHEL © ) P.S.ROSS & ASSOCIES Ew LE futoroute 20 Co .rtie ont le plaisir d'annoncer la formation de -_ Ai DERNIER 0 Charette, = M DES Fortier, i.DON I 1a wey & A ssociés Hélène Loiselle JUAN SAMEDI: 19 h 30 et 22 h conseillers en administration SEMAINE: 20 h 30 Lionel Villeneuve Bureaux \u2014 Montréal, ! Place Ville-Marie.Bième étage * (514) 866-8311 \u2014 Québec.880 Chemin Ste-Foy, 8ieme étage © (418) 681-0081 DES DISQUES s avec Auteur et interprète du drame-comique \u201cAMOUR J'ETOUFFE, AMOU- RIRE\", présenté actuellement et jusqu'au !7 zept.au STUDIO-THEATRE Ô da SILVA ds Sie-Sophie-de-Lacorne.Sur réservations: B66-B034 ou (514) 4236-1304.Une expérience unique à vivre ovec Lise da Silva, à 0 seulement 35 minutes de Montréal.Mise en scène: Jan-Rok Achard.CHERUBINI TCHAIKOVSKI JEAN-PIERRE RAMPAL .Requiem en do mineur Concerto pour piano no 1 Concertos pour flûte de remise Radio-Télévision bulgare Radio-Télévision bulgare Telemann - Benda HM-143 ($8.98) $6.25 HM-120 ($7.98) $5.55 HM-425 ($8.98) $6.25 Université de Montreal Faculté des sciences de I'éducation PROFESSEUR À DEMI-TEMPS À LA SECTION Veuillez ajouter 8% pour la taxe et $0.50 (par disque) pour l\u2019expédition.Exemple $3.47 + .28 + .50 = $4.25 $5.55 + .45 + .50 = $6.50 $6.25 + .50 + .50 = $7.25 ~ LE PETIT LIVRE D\u2019ANNA- LE PIANO ROMANTIQUE MOUSSORGSKY \u2019 MAGDALENA BACH agnon - Berg - Haydn - Airs de laKhovantchina \u2018 ; \u2018 Chopin Opéra de Sofia D O RTH O PE DAG OG | E Bernard Lagacé - Micheline André.Sébastien Savoie Bre ($4.96) $3.47 FONCTIONS MAS-404 ($4.98) $3.47 MAS-416 ($4.98) $3.47 Recherche et enseignement dans le domaine \u2018de l\u2019éducation spéciale du débile mental.EXIGENCES Doctorat en orthopédagogie ou l'équivalent.[= = = mm mm mm mm M SON DE COMMANDE 8 fm mm mm im om mm om om 2 5 LE JOUR INC.1435, rue Bieury, Montréal H3A 2H7 Expérience appropriée dans le domaine de Veuillez J HM-143 - Cherubini [] HM-120 - Tchaikovski l'enseignement aux déficients mentaux et de .D HM-425-J.-P.Rampal [J MAS-404 - Bach leur intégration dans la société.expédier D MAS-416 - Piano CO HM-131 - Moussorgski TRAITEMENT En fonction de la compétence et de l\u2019expérience des candidats et selon les normes de la convention collective.DATE DE CLÔTURE POUR LES CANDIDATURES Le 22 juillet 1977.DATE D'ENTRÉE EN FONCTION Le plus tôt possible.AEBS: .eenvvuerereeronseanessossressssnsssnssensessnsssssansssssnsennsssnssassssrsssssseriansstassissssisssseesssessssasrsonssisonsnanss s VIII.oo oerierrernseesannosronrnronsssnssssntasassnesnssensennsssnoresenssessaansssssnsassssassenssosenssssontasanssrssssssscsanssussossnce Code Postal: .\u2026.-.ssrsvanronsosnsonsonsocareseeseesserasuur00s00s00croccu00s+m0+1-[) Chèque [J mandat (Pas de PSL) POUR DES VACANCES REUSSIES.y£ lay > ACHETEZ per 4) EN UN 3 hh FIN DE SEMAINE FE A PARTIR DE Les candidatures.accompagnées d'un curriculum vitae, doivent être adressées à: Monsieur André Brassard Vice-doyen à l\u2019administration Faculté des sciences de l'éducation C.P.6203, Succursale A Montréal, Québec H3C 3T3 Le poste de traite anoës- Kayaks 1322 = Bélanger - Cran t,o v ; TOT ey LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 22 JUILLET 1977 \u201421 : HEHÉ.TO N'A5 TOUJOURS OÙ SE TAI GAGNE CUETE Tobe, PAS DIGERE LA PARTIE TOUTES TES ÉCONOMIES\u2018 ASD he 5 OKER D HIER.BLA BLA 5 2 WE i ;, 7, A 7 \u2018 \u2018 AUONS.: MALHONNETEMENT commen PIEFAITEMENT/ PUCALME/ TOUJOURS, HÉPEDITaige: Se N fie es La LA FOKER, BLACK JACK, BAGARA, | ELLE JOUAIT À Tout ET WeREDITAIRES FLUS GRANDE JOUEUSE WHIST, TRicTRAC, ROULETTE, : AU NORD Du Ro GRANDE! Ewe Ear LA FEINE - RCNA Tree 4 N, S £ S ON SN 4 A 1 4 ss NRK \\ Nr AR 55) £5 N > es, RR i vsauntat rot: ms 162 Cre i | bm qu Bi ty sang ly Len Her Yon tg fing ie Jan TIME LOVES A HERO | Tin Net at |, mes els à suivi une gb alèle à coledy nÉma américain Bogdanorith, rouvé actual exemples, di dans touts kg es d'expression ris, et dont of equ cons run imagiain; ari des db ! 000 Sont a j ss 1 ments les plus ordinaires et typiques de ce pays, de la tarte aux pommes à Hollywood.Dans le cas de Little Feat, c'est fait avec beaucoup d'humour et un sens de la parodie dont la froideur et l'acidité sont tempérées par autant de tendresse.Et cette tension entre la tendresse candide et la finesse caustique se réflète dans la musique même du groupe par le même genre de tension entre la chaleur mélodique de la voix noire et paysanne de Lowell George et les harmonies savantes et plus urbaines des claviers acrobatiques de Payne.La musique de Little Feat, par ailleurs, était à l'origine ce mélange très particulier de \u201cblues\u201d et de \u2018\u2018gospel rock\u201d qui ne pouvait naître que dans les studios de Los Angeles où des experts du son blanc se cherchaient des racines et du \u2018funk\u2019 en Louisiane, au Texas, dans le \u2018\u2019country\u201d ou chez les Noirs.Il y en a eu quantité de variétés, de Delaney and Bonny à Eagle en passant par Boz Scaggs et Leon Russel.La variété Little Feat est sans doute la plus travaillée etla plus délicate.C'est un groupe de perfectionnistes en effet, tous musiciens extraordinaires, dont les arrangements débordent d'imagination, d'audace et de surprises, et qui mettent un soin ex- trème à parfaire leurs enregistrements.Dixie Chicken, troisième disque de Little Feat, est sans doute le meilleur dans leur veine \u2018gospel rock\u201d.Le nouveau, Time Loves a Hero, consacre leur évolution vers le jazz.On y sent encore l'enracinement profond et l\u2019esprit de Dixie Chicken, notamment sur Rocket in my Pocket, et Missin\u2019 You, mais les grands moments sont ceux des pièces les plus jazzées: Time Loves a Hero, New Delhi Freight Train et surtout, surtout l'instrumental Day at the Dog Races, qui condense en six minutes et quart plus de matière qu'on en trouve sur bien des disques en entier.Et s'il y a un défaut qui explique le fait que Little Feat n'ait jamais vraiment triomphé, c'est peut-être cette tendance à surcharger.Mais de tomber sur un disque comme Time Loves a Hero après tant de disques plus ou moins vides, ça fait changement, un changement que j'aime bien, personnellement.pue, Cig Cas IC 1 tua LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 22 JUILLET 1977 \u201427 { aa na 79208 A Montréal, du 11 au 18 août Un Festival du Film digne de celui des années 60 par Anne Constanty Pour la première fois depuis dix ans, Montréal va renouer avec la tradition du Festival du Film de Montréal.Celui-ci avait vécu de 1960 à 1967 et avait laissé un vide assez énorme dans la vie cinématographique québécoise.On ne retrouve d\u2019ailleurs plus au- jourd'hui cette ferveur populaire qui existait, à l\u2019époque, à l'endroit du cinéma.Aussi fallait-il donner un nouvel élan.Aujourd,hui, grâce à l'Association québécoise des Critiques de Cinéma cette manifestation va revivre sous le nom de: Festival International du Film de la critique québécoise.Bien sûr, ce ne sera pas exactement la même chose, les moyens sont plus modestes, mais l\u2019esprit est le même.|| faut évidemment tenir compte de la situation présente, de la nouvelle conjoncture socio-historique du Québec.Sans doute, le côté \u201cvedettariat\u2019\u2019 sera-t-il quelque peu négligé, bien que plusieurs réalisateurs, plusieurs acteurs, plusieurs personnalités du monde du cinéma seront présents lors de la présentation de leur film.Ils seront là pour discuter, animer certains débats auxquels tous et chacun sont invités à participer.Où se déroulera cette manifestation?À la Place des Arts, du 11 au 18 août prochains.Pourquoi la Place des Arts?Tout simplement parce que c'est l'endroit le plus neutre que l'Association de la critique ait pu trouver.C'est peut- être aussi l'endroit où les conditions pratiques et techniques sont les meilleures.H ne fallait pas que l'on puisse accuser l\u2019Association de favoriser tel ou tel clan et puis aussi, ce sera sans doute la première fois qu'une manifestation typiquement québécoise auralieu au mois d'août à la TEN.oe v Place des Arts.Au niveau de l'aide reçue pour la réalisation d\u2019un tel projet \u2014 hormis la subvention la plus importante c'est-à-dire celle du gouvernement du Québec \u2014 de nombreux organismes ont apporté une aide concrète, tels l'Association des professionnels du cinéma du Québec, l'Association des propriétaires de salles de cinéma du Québec, l'Association des réalisateurs de films du Québec, l'Association québécoise des distributeurs de films, la Cinémathèque québécoise, le Comité d'action cinématographique, la Coordination de l'Enseignement du cinéma, l'Office des communications sociales, l'Office National du film, la Société de développement de I'industrie cinématographique canadienne, la Société des auteurs et compositeurs, la Société Radio-Canada (a Paris), le Syndicat général du cinéma et de la télévision (O.N.F.), le Syndicat national du cinéma et l'Union des Artistes.Le jeune cinéma Grâce à tout cela, le Festival International du Film de la critique québécoise a pu appliquer ses critères.Critères de qualités tant esthétiques que techniques.Offrir aux Québécois un éventail très large des tendances actuelles du ci- néma, leur permettre de voir des films qui ne viendront jamais prendre l'affiche sur nos écrans parce qu'une puissante concentration économique, au niveau de la distribution, ne le permet pas.Les Québécois pourront voir ainsi tous ces cinémas qui renouvellent les formes et les contenus cinématographiques; ainsi nous irons du jeune cinéma me, INTERNATIONAL da FILM de da laque français, au cinéma engagé en passant, pour ne citer que celui-là, par le cinéma underground.Soulignons que 90% des films seront sous-titrés en français donc accessibles à tous les Québécois.Ce projet qui a été conçu pour s'inscrire dans le cadre de notre dynamique collective se trouve aussi en accord avec le projet social en cours.D'ailleurs le comité d'honneur de ce Festival, dans lequel n'entre aucune compétition, a été choisi pour ses qualités morales.Ainsi le président en est le cinéaste Claude Jutra.Les autres membres de ce comité d'honneur sont: Monique Mercure; René Boissay de Radio-Canada; Freddy Buache, directeur de la Cinémathèque Suisse; Enrico Fulchi- gnoni, de la Cinémathèque française; Gratien Gélinas, président de la SDICC; André Guérin, directeur du Paget Bureau de Surveillance du Cinéma du Québec; Guy Hennebelle, critique de cinéma a Paris; Yves La- bonté, président-directeur général de l'ORTQ; Jean- Claude Labrecque, président de la Cinémathèque québécoise; Gérard La- marche, directeur général de la Place des Arts; Claude Nedjar, producteur- distributeur à Paris; Jean .Rouch, cinéaste et Aldo Tassone, critique et professeur de Cinéma à Rome.Pour ceux qui sont intéressés par cette manifestation éminemment québécoise et artistique, signalons que les billets seront en vente dès le 21 juillet aux guichets de la Place des Arts.L'on pourra se procu- rer les billets de façon séparée ou groupée: dans ce dernier cas, le spectateur bénéficiera d'un meilleur prix.Il y aura, tous les jours, trois représentations: l'une à 17 heures, l'autre à 19 heures et la dernière à 21 heures 30.À chaque séance le film sera diffé- rent.Des représentations complémentaires sont actuellement envisagées.Les prix varieront entre $3.50 et $4.50 en fonction des places et celles-ci seront numérotées.La réussite de ce Premier Festival international du film de la critique québécoise ne pourra être assurée que dans la mesure où \u201c chaque Québécois se sentira participant, donc actif.Avant de terminer, je tiens à souligner la présence, outre celles du Québec et du Canada bien sûr, de l'Allemagne, du Brésil, des États-Unis, de la France, de la Grèce, de la Hongrie, de l'Italie, du Mexique, des Pays-Bas, de la Pologne, de la Suisse, de la Tunisie et de l'URSS.Le Festival s'ouvrira le 11 août avec une séance unique, à 21 heures 30, en présence de nombreuses personnalités et avec le film du Suisse Claude Goretta: \u201cLa Dentellière\u201d.© i?Qo at : 20° @ We it Woo 9F CLIMATISATEURS A PRIX INCROYABLES Marques Tres connues A partir de $169.00 (5000 BTU) maiso SOLDE FINAL Aucune mise de côté ne sera acceptée 8723-10e Ave St-Michel Mtl.729-5217 U C 488200 gigi 1 Tr f. la prudence et la nécessité\u201d Le développement de la Baie James, c\u2019est sans doute un des pions majeurs sur l\u2019échiquier de l\u2019émancipation socio-économique du Québec.C\u2019est aussi la perturbation éventuelle de ces autres richesses immenses que constituent les terres et les eaux, la faune et la flore, les ressources et les activités du milieu.La Baie James, c\u2019est le cinquième de l\u2019espace québécois.Pour que cet espace ne soit pas sacrifié à la production des kilowatts, le Conseil consultatif de l\u2019environnement fait au gouvernement 25 recommandations utiles.On peut toujours arriver à payer ses dettes.On ne peut plus reconstituer le milieu naturel quand on l\u2019a détruit.La protection de l\u2019environnement à la Baie James: \u201cEntre Un dossier de Gilles Boileau photos S.E.B.J.Le projet de mise en valeur du territoire de la Baie James et en particulier le développement des ressources hydroélectriques de La Grande Riviere s\u2019inscrivent dans un vaste programme d'émancipation socio-économique du Québec.Toutes ces opérations gigantesques laissent cependant supposer que notre société a choisi, du moins pour un certain temps, de confirmer le choix qu\u2019elle semble avoir fait de vivre et d'évoluer à l\u2019intérieur de la grande société de consommation nord- américaine.Ce n\u2019est pas encore demain que les piliers du système capitaliste seront ébranlés par les modestes soubresauts et les timides balbutiements de la préoccupation écologique.Il n\u2019en demeure pas moins que l'inquiétude commence à naître dans les esprits et de plus en plus de questions sérieuses sont adressées à l'endroit de ceux qui ont le pouvoir, à notre place, de prendre les décisions dont nous faisons souvent les frais.Le projet de la Baie James, en cours depuis six ans environ, suscite pour sa part sans cesse plus d\u2019interrogations dont la pertinence est toujours actuelle mais tend parfois à s'affadir au fur et à mesure que le temps passe et que l'opinion générale se désintéresse d\u2019un problème qui traîne en longueur ou qui tout simplement se présente à chacun, dorénavant, comme un fait accompli dont il faut accepter avec résignation les inévitables conséquences.Et pourtant le problème de l'environnement à la Baie James demeure toujours aussi crucial et entier en dépit des efforts déployés.Ce n\u2019est que plusieurs années après la mise en marche de la première turbine que l\u2019on pourra vraiment mesurer avec précision toute la portée de ce projet du siècle.II ne s'agira même plus de nous demander, à ce mo- ment-là, si nous avions raison de nous lancer dans une telle aventure mais plutôt de réaliser dans toutes ses implications le coût véritable de cette entreprise, un coût dont les exigences seront peut-être beaucoup plus qu\u2019économiques.On peuttoujours arriver à payer ses dettes mais par contre il est la plupart du temps impossible de reconstituer le milieu naturel que l\u2019on a détruit.L\u2019annonce et la loi Il est presque certain que la demande en électricité de la part des Québécois atteindra 27 millions de kilowatts en 1985, soit le double de la puissance dont disposait l'Hydro-Québec en 1975.On compte donc sur l'aménagement du complexe hydro-électrique de la Baie James pour prendre la relève et ajouter encore à Manicouagan-Outardes et à Churchill Falls.Mais si ce rythme de doublement décennal devait se poursuivre après 1985, comment répondra-t-on alors aux besoins?|| n\u2019est peut-être pas inutile de se poser immédiatement la question.Tous se souviennent dans quel malheureux contexte de foire le premier ministre de l'époque avait annoncé aux Québécois, le 30 avril 1971, la mise en chantier prochaine du projet de la Baie James.Intervenant à l\u2019Assemblée nationale quelques semaines plus tard, le même premier ministre disait , en parlant du projet de loi créant la Société de développement de la Baie James (SDBJ) que.\u201dLe présent projet de loi s\u2019inscrit en tête de liste des initiatives gouvernementales propres à accélérer le développement économique du Québec.Par son ampleur, son originalité, et surtout par ses effets d\u2019entrainement sur la croissance économique et la création d\u2019emplois il ouvre au talent et à l\u2019esprit inventif des Québécois un nouveau chantier de leur avenir économique, et un chantier immense: cinq rivières à aménager, la mise en valeur d\u2019un potentiel considérable de ressources minières et forestières, la possibilité de découvertes pétrolières, des établissements portuaires, le développement des pêcheries et du tourisme, et tout cela sans détérioration du milieu et dans le Le territoire des aménagements du Complexe La Grande représente environ le dixième de l\u2019étendue du Québec.respect de l\u2019écologie, en faut-il dévan- tage pour susciter l\u2019enthousiasme et ap- pelerles Québécois à la découverte d\u2019un monde nouveau?\u201d Le territoires de la Baie James devenait un monde nouveau à découvrir.Pouvait- on proposer un plus merveilleux défi à la population du Québec?Plusieurs sont partagés quant aux motifs véritables de cette mise en chantier rapide.Serait-il possible que les motifs d'ordre politique aient alors été tout au moins aussi impérieux que les raisons d\u2019ordre strictement économique?Quoi qu'il en soit, il demeure qu'au milieu de cette bienheureuse euphorie on a affirmé que le tout se réaliserait sans détérioration du milieu et dans le respect de l\u2019écologie.Là aussi nous ne saurons sans doute jamais s\u2019il s'agissait d'une promesse rassurante ou d'un programme réfléchi.La loi du développement de la Baie James a donc été sanctionnée le 14 juillet 1971.C'est à cette occasion que l\u2019on a créé la Société de développement de la Baie James.De par son certificat de naissance, ladite Société avait pour objet premier de susciter le développement et l'exploitation des richesses naturelles contenues sur le Territoire.En outre, la Société devait aussi administrer et aménager le Territoire en question conformément aussi aux autres lois du Québec.EE AC paf jh sou au 88 ps fon ort il en! jis pial win qu yin ER Joie Rito TE | lee civ ds Did inst pie iis 189 arêtes yin 0 EL ul gles A ne ns nan tld Hsp i Kids Wa Mas Blok asp \u2014\u2014 lof UE MN ay dhlémé if dvan medley ated sopvenal Pouvale pdéfièla urs St table de \u201cgrit polis ssiimpé- one On acceptait alors, et même on ordonnait à la Société responsable de la mise en valeur, de se conformer à la loi québé- caise de l'environnement et à toutes les autres mesures législatives concernant la protection de la nature et la conservation de l'environnement.L'action de la Société devait en tout temps donner priorité aux intérêts québécois, tout comme la loi lui fe également de veiller à la protection du milieu naturel et de prévenir la pollution dans le Territoire.Un récent rapport du Conseil consultatif de l'environnement (CCE) remis au ministre Marcel Léger nous indiquera dans uelle mesure cette disposition de la loi a té suivie et quels sont les résultats obtenus.Déja en avril 1976 le CCE avait remis au ministre Goldbloom un rapport préliminaire ou il recommandait que les autorités responsables prennent les mesures nécessaires en vue de remédier a un certain nombre de problèmes concernant l\u2019environnement de la Baie James dont la solution apparaissait urgente.Dans le second rapport soumis cette fois au ministre Léger le Conseil explicite les raisons qui l\u2019ont amené à faire ces recommandations préliminaires et d\u2019autre part il aborde dans ce texte plusieurs autres problèmes d'environnement rencontrés dans ce territoire et formule alors des recommandations additionnelles.Mais quelle est donc l'importance de ce territoire et quelle est la nature des grands projets qu'on y élabore?Le territoire et les grands projets On trouve la description officielle du territoire en question en annexe au texte de la loi créant la Société de développement de la Baie James.\"Le Territoire de la région de la Baie James comprend le territoire borné à l\u2019ouest par la limite ouest du Québec, au sud par le parallèle de latitude 49 degrés Nord, à l\u2019est par les districts électoraux de Roberval, de Du- buc et de Saguenay ainsi que par le prolongement vers le nord de la limite ouest du district électoral de Saguenay et au nord par le parallèle de latitude 55 degrés Nord.En réalité, le projet touche le développement hydro-électrique des rivières du versant québécois de la Baie James.II s'agit d'une superficie d'environ 135,000 milles carrés, c'està-dire le cinquième de toute la terre québécoise.Même si la SDBJ a reçu pour mandat global de susciter le développement et l'exploitation des richesses naturelles du territoire, de voir à son administration et à son aménagement aux fins d'en favoriser la mise en valeur globale, on lui a aussi fixé des objectifs conomiques, biophysiques, spatiaux et socioculturels.Dans la réalité quotidienne, la SDBJ, par l'intermédiaire de la Société d'énergie de la Baie James, vise avant tout la mise en valeur du potentiel hydro-électrique de la région.À l'heure actuelle, l'aménagement des ressources hydrauliques du territoire porte principalement sur le complexe La Grande.Entre 1980 et 1985, la réalisation de ce complexe doit ajouter près de 11 millions de kilowatts au réseau de l'Hydro-Québec \u201cDiscuter des alternatives et proposer des correctifs pour que l\u2019environnement soit respecté au cours de la réalisation et de l\u2019exploitation des différents ouvrages du Complexe.\u201d et répondre ainsi à l'augmentation de la demande.Digne successeur du projet Manicouagan-Outardes, le complexe La Grande exige la construction de quatre centrales sur La Grande Rivière elle-même ainsi que le détournement de deux rivières voisines dont les eaux seront aussi utilisées, soit les rivières Eastmain et Ca- niapiscau.Au total, 170 digues et barrages seront requis pour la construction des grands réservoirs en amont des barrages.La Grande Rivière coule d'est en ouest, au coeur du Québec, sur une longueur de 535 milles à travers un pays de collines et de lacs.Appartenant autrefois à la Terre de Rupert, cette zone de transition entre la forêt boréale et la toundra fait partie du patrimoine québécois depuis 1912.À l'embouchure de La Grande Riviere, les Indiens Cris habitent le petit village de Fort George.À quelques milles en amont de Fort George, les blancs développeurs ont créé Radisson.Les craintes pour l\u2019environnement $ Tout ce pays de la Radissonnie sera bouleversé, modifié, changé, transformé, en un mot exploité, avec tout ce que cela implique de perturbations physiques et humaines.Et aussi avec tout son cortège d\u2019atteintes à l'environnement.Atteintes graves parfois, modifications légères en d'autres occasions.Mais un fait est certain: l'écosystème ne sera jamais plus le même et un nouveau milieu sera créé.C\u2019est dans cet esprit que le 28 janvier 1975, le Comité pour la défense de la Baie James priait le Conseil consultatif de l\u2019environnement de se pencher sur le dossier de la Baie James et de porter une attention toute particulière aux menaces et atteintes portées à la qualité de la vie sur le territoire par les projets en cours.Comme le souligne le CCE dans son rapport remis au ministre Marcel Léger et publié en avril 1977.\"Le Comité souhaitait que ie Conseil puisse étudier plus spécialement et de façon objective si tes travaux en cours à la Baie James étaient effectués en tenant compte de l\u2019équilibre écologique du milieu\".Dans sa requéte adressée au CCE, le Comité pour la défense de la Baie James appuyait son argumentation sur une certaine émotivité agressive, mais aussi sur des inquiétudes fondées: Aucune prospective d'impact n\u2019a été ni ne sera faite.Le projet a été décidé dans l'ignorance totale des conditions écologiques du ter- LE VENDREDI 22 JUILLET 1977 \u201429 ritoire de la Baie James\u2019.Le Comité citait par ailleurs un rapport d'En- vironnement-Canada qui affirmait en mars 1975.\u201d qu\u2019un nouvel équilibre sera établi, mais les données dont on dispose actuellement ne nous permettent pas de prédire si les effets seront plutôt bénéfiques ou néfastes sur la faune et la flore\u201d.En conclusion de sa requête, le Comité priait le CCE d'effectuer une enquête indépendante sur les sources de pollution et de dégradation de l'environnement dans le territoire de la Baie James et d'imposer aux contrevenants de réparer les torts commis, en déplorant fortement par surcroît qu'aucune surveillance ne soit exercée sur le quart de l\u2019environnement québécois.Le CCE a entendu les représentants du Comité pour la défense de la Baie James et a accepté de se pencher sur quelques- uns de leurs griefs comme l'absence d'études d'impact, l'insuffisance des règlements municipaux, l'inexisterice d'un code de l\u2019environnement à la Baie James, le manque de contrôle gouvernemental, les cas d\u2019empoisonnement au mercure, le mauvais système d'approvisionnement en eau potable à Fort George, la désobéissance aux lois et règlements et la nécessité d'une enquête impartiale sur les sources de pollution et de dégradation de l'environnement dans le territoire de la Baie James afin que l'on puisse punir les responsables.En outre, il importe de ne pas oublier le contenu de l'article 126 de la loi de la qualité de l\u2019environnement.\"Nonobstant toute disposition inconciliable de toute loi générale ou spéciale, la présente loi s'applique au gouvernement de même qu'à ses ministères et organismes.\u201d Le bon exemple aurait donc dû venir de haut! Finalement, le CCE a acquiescé à la demande du Comité pour la défense de la Baie James et a procédé aux enquêtes, études et audiences nécessaires.Etle 1er avril 1976, le Conseil, conscient de la gravité de la situation, adressait au ministre Goldbloom un certain nombre de recommandations préliminaires jugées importantes et même urgentes.Avant d\u2019adresser au ministre Marcel Léger la copie de son rapport final, le CCE a reconnu en conclusion d'une étude consacrée au fonctionnement et à l'administration des services de l\u2019environnement à la Baie James que \u2018\u2018les structures de fonctionnement exposées par la SEBJ sont impressionnantes et paraissent excellentes.Cependant tout ce système ne saurait être efficace que dans la mesure où le chef de chantier a la volonté de respecter l\u2019environnement.Le bon fonctionnement des services de l\u2019environnement dépend aussi de la qualité de la surveillance et des contrôles exigés par les Services de protection de l'environnement du Québec\u201d.Le caractère extrêmement prudent de cette affirmation ne parvient pas à dissimuler les graves lacunes auxquelles le Conseil veut faire allusion.La SEBJ et sa perception de l\u2019environnement L'aménagement du complexe La \u2014\u2014 se \u201c 30\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 22 JUILLET Grande allait provoquer un certain nombre de perturbations inévitables dont devaient souffrir les milieux terrestres et aquatiques.Même le climat de la région pourra être affecté.Nous ne parlerons pas des autochtones dont on va modifier profondément les genres de vie.Devant tous ces faits bien résumés, les propos de Monsieur A.Couture, membre du comité de gérance de la Société d'énergie de la Baie James, lors du symposium ENVIRONNEMENT-BAIE JAMES tenu à Montréal en mai 1976 et dont les comptes-rendus viennent d'être publiés, nous laissent songeur.Dans le cadre d\u2019un exposé intitulé \u2018Le développement de nos ressources est-il compatible avec la protection de l'environnement\u2019 ?, Monsieur Couture se demande s'il est possible de développer nos ressources naturelles tout en protégeant I'environnement.Etait-il même besoin de poser la question?Et la réponse est équivoque et pour le moins significative d\u2019une mentalité guidée par le principe de la croissance à tout prix.On affirme en effet que.\"Pélaboration et l\u2019application des normes de protection de l\u2019environnement devraienttenir compte des particularités du milieu écologique et humain que l\u2019on veut protéger\u201d.L'auteur de cet exposé s'explique en ajoutant qu'il est nécessaire de développer des méthodes d'évaluation de bénéfice/coût dans le domaine de l'environnement et de l'écologie comme nous l'avons fait dans le domaine économique.Ce qui veut dire, en termes clairs, que si la protection de l'environnement coûte trop cher, on n'a qu\u2019à passer outre\u2026 Les exemples cités pour appuyer ce principe douteux sont trop gros pour qu'il vaille honnêtement la peine de les rapporter.Regrettant la trop grande émotivité de certains prophètes de malheur et d'apprentis sorciers déguisés en écologistes alarmistes, Monsieur Couture affirme qu'il n\u2019y a rien qui puisse justifier l'absence de rigueur dans les débats sur la protection de l'environnement.Tout en reconnaissant que \u2019le processus décisionnel qui retient actuellement le plus d\u2019adeptes (à la SEBJ?) est sans doute la préparation d\u2019un rapport d\u2019impact par le développeur suivie d\u2019un processus d\u2019évaluation plus ou moins complexe\u201d.l\u2019intervenant admettait qu\u2019on avait pas encore réussi à développer des méthodologies qui permettraient de déterminer le contenu souhaitable d\u2019un rapport d\u2019impact en tenant compte de la complexité et de l\u2019importance des projets.\u201d C\u2019est ainsi que la SDBJ peut s'afficher comme juge et partie.Il est évident que même les milieux nordiques seront de plus en plus soumis à des pressions croissantes et que là comme ailleurs il sera de plus en plus nécessaire de maintenir un équilibre raisonnable entre ce développement et le milieu dans la recherche et l'exploitation des ressources.Par contre, il ne faut pas ramener la protection de l\u2019environnement uniquement à la protection de la faune ou de la flore.Les travaux en cours auront des répercussions sur ta totalité des ressour- ces et des activités de ce milieu unique.C'est ainsi que la Convention de la Baie James et du Nord québécois a un peu trop tendance à oublier ce principe.Au chapitre 24 de ladite Convention on définit la conservation comme \u201cla recherche de la productivité naturelle optimale de toutes les ressources vivantes et la protection des écosystèmes du territoire dans le but de protéger les espèces menacées et d\u2019assurer principalement la perpétuation des activités traditionnelles des autochtones.\u201d Ala section Environnement de la SEBJ, on poursuit actuellement un certain nombre d'études susceptibles d\u2019atténuer les effets négatifs de certains grands travaux.Ces recherches sont consacrées par exemple au déboisement des réservoirs, aux tourbières flottantes, aux aménagements piscicoles, à la création d'un réseau de surveillance écologique, à l\u2019aménagement de sites fauniques et floristi- $ Ë \u20ac ces Des gestes millénaires et aussi des ressources à ne pas sacrifier aveuglément a la production des kilowatts.ques spéciaux et au réaménagement des sites affectés gravement par les implantations techniques.L\u2019aménagement du complexe de La Grande Rivière L'aménagement du complexe La Grande représente le fer de lance de toute la mise en valeur énergétique du territoire de la Baie James.Non seulement va-t-on utiliser La Grande Rivière mais aussi une partie des bassins supérieurs des rivières Caniapiscau, Eastmain, Opinaca et Petite Opinaca.Il y aura construction de barrages et de réservoirs de retenue, routes, détournement de rivières, modification des niveaux antérieurs, accroissement des superficies ennoyées.La création des grands réservoirs, dont la capacité totale sera de 5,500 millions+f) qi de pieds cubes, va apporter de sérieuses modifications à l\u2019environnement tant auf wo niveau aquatique que terrestre.Dans ces{fl js grands réservoirs, non seulement la qua-j ps lité des eaux changera-t-elle par l'addition: topo de nouveaux élements nutritifs, mais en-\\ÿ y! core leur débit annuel sera modifié.Leif ull débit des eaux en aval des réservoirs sera i} yo régularisé tout au long de l'année en fonc- gon tion de la production attendue d'énergie yu hydroélectrique.Peut-être même y aura-ifl uv t-il érosion et alluvionnement suite à ces | modifications au régime hydrologique et yÿ peut-être aussi changement dans les pé- po riodes de gel ou de fonte des glaces, cel e qui ne manquera pas d'affecter la végétation.Sans compter également que tout le wl chapelet de barrages perturbera profon- | re dément l\u2019ensemble du régime biologique.| ll L'inondation de grands territoires entraî- : trs nera une diminution des étendues boi- ho sées et de la matière ligneuse ainsi qu'une sine réduction sensible de la nourriture pour la À Th faune, une réduction également marquée à il de ses aires -d\u2019habitat de méme que de | fi graves atteintes dans ses routes de migra- { tpn tion.Le castor, le caribou et l\u2019orignal se- io ront affectés par ces perturbations.En fait | ™ c\u2019est toute la vocation du milieu qui peut i ito étre touchée par lasubmersion d'un vaste fl territoire comme cela sera le cas pour le 4 {fl complexe La Grande.it villes Il est impossible de résumer brièvement | se toutes les conséquences possibles et pré- bi visibles à la suite de la mise en application a de ce vaste projet de développement.La i faune terrestre et aquatique sera affectée hi dans des limites que l'on ignore et le mi- - lieu naturel sera plus ou moins trans- { formé.Pour remédier en partie aux conséquences inévitables mais trop sou- f vent négatives de ces grands travaux, la SEBJ a proposé un certain nombre deme- | sures correctives comme des aménage- {ln ments piscicoles dans les réservoirs, la 4 yy renaturalisation des sites perturbés, :f ui l'aménagement intégré des tronçons de \u2018Ÿ fu, rivières détournées, des aménagements !Vhny pour la sauvagine, le maintien du niveau § lig des eaux de quelques grands lacs, des ly projets de reboisement, etc.Mais nous ne 4m pourrons apprécier vraiment les effets de tm toutes ces mesures que longtemps après ng.la mise en marche des dernières centra- {uy les.ten Big .tig) Les constatations : \\ du Conseil consultatif Uy Her \u201ciy \u201cle Le CCE s'est rendu sur place et a pu fin, appreécier a leur juste valeur les efforts des y services del\u2019environnementde la SEBJ et i, de la SDBJ pour protéger l'environne- St mentetprévenirla pollution mais il à aussi ny déploré que très souvent les représen- if! tants de ces deux sociétés avouaient can- de l\u2019environnement ! didement être limités dans leurs opéra-| du tions de sauvegarde de la nature par des UE contraintes budgétaires.ox | ten Dans leur rapport, écrit au retour de la! Fir Baie James, les membres du Conseil ont § ¥ affirmé que.\u201dSi l\u2019on veut que la qualité #4; de l\u2019environnement soit véritablement UT protégée à la Baie James, on ne peut {in laisser à la SDBJ et à la SEBJ le soin d\u2019en Wy, être les seuls responsables.Actuelle- | hy ment, la SDBJ et la SEBJ parlent beau- § | logge 4 Jen dan ls 0% i laces tg Hecter gy fir ENE Que tout ubera po me big Britis any.3 étendues be, Useainsgu yes TE lement Marque me que Outes demi el forgnals rhaions Ent ila quiet sind nies le cs pour nerbrigveran ossibles et > enapplicater loppement à strafed gnore tems moins fa n parte at mais trop $0: nds travaux, nombredemé- Jos ambnage résenoi.à 5 perurés 5 tronçons 9 ménagers on du nied nds las.ds Haisnous# les fes ops rs es enr rt f coup de directives environnementales qu'elles viennent adopter et signalent que dorénavent l'on prendra les moyens pour protéger l\u2019environnement.Par ailleurs, le Conseil a constaté que dans le passé, il y a eu des atteintes sérieuses à l'environnement et qu'il demeure important de ne pas oublier ces faits.Enfin, il y a tout lieu d\u2019espérer que les \u201cdorénavant\u201d explicités par la SDBJ et la SEBJ pourront se concrétiser.Pour sa part, le Conseil n\u2019est pas très rassuré par les \u201cdorénavant\u2019' de la SDBJ et dela SEBJ\u201d.Lors de son séjour sur les chantiers du complexe La Grande, le Conseil a été en mesure de faire certaines constatations relatives à la protection de l'environnement.Ainsi la construction des grandes routes à été un premier objet d'étonnement.Les routes principales sont souvent longées ou croisées par d'anciennes routes temporaires ayant servi à l'exploration et à la construction de la route majeure.Ces nombreuses routes abandonnée sont difficiles à restaurer \u2019à cause du degré de perturbation et de la lenteur dans la régénération de la végétation de ces réglons.\u201d Par ailleurs le long des routes et aux abords de certains grands travaux de génie, il existe un grand nombre de banes d'emprunt qui défigurent le paysage et perturbent l'environnement.Trop souvent les bancs d'emprunt sont établis le long de la route même et parfois sur les berges des lacs et rivières.Une bande de végération devrait nécessairement séparer les bancs d'emprunt de la route en question.Quant aux camps, temporaires et de moyenne dimension, ils sont habituellement localisés trop près des berges, provoquant ainsi une pollution des étendues d'eau voisines et un déboisement exagéré et inutile.Il ne semble pas qu'il y ait de problèmes trop graves liés à l'alimentation en eau potable.Par contre certains systèmes d'épuration ne semblent pas donner tout le rendement souhaité, de même que l'usage de certains bassins d'évaporation.Quant aux déchets solides, ils sont trop souvent concentrés dans des dépotoirs communs.C'est le cas à LG-2.Et les dépo- toires s'agrandissent et s'élèvent sans cesse.Pourquoi ne pas avoir choisi une ancienne carrière désaffectée et utiliser les techniques de l'enfouissement sanitaire?Qu'arrivera-t-il quand le territoire sera ouvert à la population québécoise?Tous ces grands espaces exercent déjà sur une partie de la population un attrait bien compréhensible.Deviendront-ils lieux de tourisme et de vacances\u201d?D'où la nécessité de prévoir l\u2019impact d'arrivées massives de Québécois et même d'étrangers sur cette terre particulièrement fragile.Quelles conclusions le comité ad hoc du CCE a-t-il tirées de sa visite à la Baie James?\"Les principes et les mesures d'intervention de la SDBJ et de la SEBJ pour protéger le milieu naturel et prévenir la pollution n\u2019ont pas toujours été suivis.ll y a un manque évident d\u2019inspecteurs et leur inefficacité d'intervention est manifeste.L'arrivée tardive de directives environnementales desdites so- clétés et l'insuffisance des effectifs de contrôle des SPEQ dans ce territoire n'ont pas été sans contribuer à certaines détériorations du milieu \u201c.Les recommandations du Conseil au ministre Léger Même s'il reconnaît avec un certain plaisir qu'il existe maintenant à la Baie James un souci de protection de l'environnement, le Conseil déplore que cette préoccupation se soit manifestée si tardivement et qu'encore aujourd'hui elle passe parfois au second plan, victime des contraintes budgéraires ou encore de l\u2019impérieuse nécessité de produire le plus rapidement possible ces précieux kilowatts dont le Sud du Québec aurait tant besoin! Créée, entre autres raisons, pour mettre en valeur les richesses naturelles du territoire de la Baie James, la Société de développement de la Baie James a partiellement failli à sa tâche en privilégiant au départ la seule ressource hydroélectrique si bien qu'aujourd'hui l'aménagement global et intégré du territoire n\u2019est plus possible que dans la mesure où ce développement se fera en fonction des projets hydro-électriques déjà en voie de parachèvement.Comment alors la SDBJ peut-elle affirmer qu'elle tient compte, ou qu'elle a tenu compte, dans ces opérations de la diversité réelle des vocations du territoire?n\u2019aurait-on pas mis la charrue en avant des boeufs?Qui peut affirmer que le projet de la Baie James n'affiche pas, du moins dans la poursuite de ses objectifs, une bonne dose d'improvisation ou même de fausse représentation?A So eae LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 22 JUILLET 1977 \u201431 Quand la SDBJ affirme qu'elle désire préparer un plan d'aménagement intégré du territoire de la Baie James, elle devrait ajouter que le nombre et la dimension des contraintes que devra supporter ce plan augmentent sans cesse.Le plan intégré, c'est-à-dire en harmonie avec la nature et les hommes devra inclure de nombreux éléments qui n'étaient pas là au départ et qui fausseront dangereusement la portée réelle du plan.S'il y avait eu de meilleures communications entre les développeurs et les autochtones et aussi moins de précipitation dans l\u2019élaboration et la réalisation du projet, peut-être aurait-on pu mieux protéger la nature, davantage conserver l'environnement et en fin de compte mieux aménager le territoire.Le CCE, à la suite de ses études, a fait 25 recommandations fort pertinentes groupées sous six thèmes principaux.Nous ne retiendrons que les quatre ou cinq principales, à notre avis bien entendu.Le Conseil consultatif de l\u2019environnement recommande donc, entre autres, a) que la SDBJ procède dans les plus brefs délais à l\u2019établissement d\u2019un plan coordonné de développement et d\u2019aménagement du territoire de la Baie James qui tienne compte de l\u2019intégration des activités économiques, sociales, culturelles et judicieusement réparties selon les besoins et les exigences des habitants et des ressources de la région; b) que les Services de protection de l\u2019environnement du Québec exercent envers la SDBJ et la SEBJ leur pouvoir général de surveillance et de contrôle immédiat; Une faune nombreuse, belle et précieuse qui est aussi la garantie d\u2019équilibre des écosystèmes.c) que les normes d\u2019environnement émises par la SEBJ puissent s'appliquer partout sur le territoire avec la même sévérité et que les contrevenants soient systématiquement tenus de corriger les torts qu'ils ont occasionnés à l\u2019environnement ; d) que l\u2019on attende les premiers résultats des études que l\u2019on prévoit faire sur l\u2019évolution de grands réservoirs du complexe La Grande, tel que l\u2019a déjà annoncé la SEBJ, avant d\u2019entreprendre l'implantation de nouveaux barrages sur ce territoire: e) que la SDBJ fasse connaître la politique qu\u2019elle entend suivre pour permettre au public un accès contrôlé etcompa- tible avec le territoire de la Baie James.Ce ne sont là que quelques-unes des recommandations contenues dans le rapport remis au Ministre Marcel Léger par le CCE le 31 mars dernier.L'application de ces cinq suggestions améliorerait sans aucun doute la cote d'amour de ce vaste projet encore mal accepté ou mal compris par beaucoup de Québécois qui craignent la dénaturalisation de leurs grands espaces et le saccage d\u2019une partie de leur patrimoine.Et les autochtones?Le premier article du deuxième chapitre de la Convention de la Baie James et du Nord québécois résume leur situation actuelle et même future.\"En considération des droits et des avantages accordés aux présentes aux Cris de la Baie James etaux Inuit du Québec, les Cris de la Baie James et les Inuit du Québec cédent , renoncent, abandonnent et transportent parles présentes tous leurs revendications, droits, titres et intérêts autochtones, quels qu\u2019ils soient, aux terres et dans les terres du Territoire et du Québec, et le Québec et le Canada acceptent cette cession\u201d.Et le premier article du chapitre vingt- cing ajoute.Le Canada et le Québec versent un montant global de cent cinquante millions de dollars à titre d\u2019indemnité pécuniaire aux Cris de la Baie James et aux Inuit du Québec.\u201d En parlant de cette entente, monsieur John Ciaccia, membre de I'Assemblée nationale et représentant spécial du Premier Ministre Robert Bourassa pour les négociations sur la Baie James, déclarait le 19 mai 1976 qu\u2019elle avait pour objectif, entre autres, de protéger d\u2019abord le mode de vie et les occupations traditionnelles des autochtones et qu'elle représentait la meilleure façon de concilier les besoins de ces derniers avec les exigences de la province! ! ! D'ici quelques années tout au plus, l'électricité produite à la Baie James atteindra le Québec méridional.Il sera encore trop tôt toutefois pour mesurer tout l'impact du projet sur la nature québécoise.Nous consommerons en espérant.\u2014 er nnn cama sane - po EE ee.ma A A .\u2018 ia- bl .je puis t .t, voit, en- ion inouie .A ir inou f .A icr e ! Vive le Qué- .LIBRE.3 ere sal \u2018 I \u2014 24 juillet 1967 elle vous en vaudra , Montréal .i se passe : ve / V .ire qu .À La France ent ! Vive le Québec emporte de cette réun ., .\u201cJ de Montréal un souven ble tend ce qu vous d mieux bec .sin 5 au nes = EA .a S ES RN = TN RR Fe pa 2 > % a ad 3 I .i = 4 = \u2026 i = 3 2 x Sl SE i So = % 2 ; .= S = à RE = sa = H : = 5 5 = ; = es = = © 5, = 3 5 a >.En 2 A S .= de i a Si A = = & 2 = ë 3 a Î = 5 se 5 a = 9S @ = = 3 \u201c 5 ve = A 2 A i = & 3 = 3 os 2 5 2 5] 26 ao se 2 A e a se Re ; x x = ca 55 25 se 5 Si 5 pa Fr > Le $ 7 = a = = ee N se 3 5 Es 5 ON Be a ~ .= x 58 , i .A .> = À ps e = > = 2 Si Ea 1 2 3 a = i a peeve 2 5, $ Z iF = io = = 3 a = & se SP & NS i = > = A = SH bu GE Fes oe i .= s = i nN x su ca SE = a > > 5 - ds st = ou ; EY 3 = = N + Di $ Es , x SW NN = = = S Se se = A À, he Ey ly = £ 4 = © 2 = nN RS Sy Poy x = oy 3 « 55 a > 3 Sb = = ce S us | = a =.= Nod = = 2 > = on i a i v 3 5 La vo, = iE a A = sical, Ÿ = > ; Si x = #2 s S + Wi .Ee .% SES, = = ve es SR - 2 3 5 SN - = ; : $ K Sa 5 ss es 5 os oo i 23 2 a x A I = i ee & a = cx i: iN .i = 5e Se = 3 A = sn oi i fi be $ 5 NE se = su cs = - * \u201c 5 8 0 a = > 2e La Ses Gl a a = Se eu si Se Ë, é .= SN Ss se i To A * 4 = a 5 » A .ven - $ 3 3 fe x pid 2 SO | | - 3 He À SA = su.Se = So SE i = = i & = = = .> A 4S \u201c - = = a 2 oF Gi a 3 & = Na i = a .3 , S Bd 2 a ; Re Ta Se = A = S Sd i \u20ac S NG EA iS 2 er se 4 5 LL Hn = 5 a er Xe = = = Ny a = .a nN a A $ se & We = = = > ie NG .2 oy 5 su a % A > = A = A 2 \u20ac i & or : A = a = = E.2 Ha oN a = S = Ci se $ se Se = = E a « PE S i a AN 3 $ ~~ .= RH a a a i x = EN se ov x ny se ses À = 5 = se ue A MN = = se = a = = 2 = | \u2026 > N & = xs > [4 N Nn NX i N Sy = =.ve i = & 7 a a Gn = ne « se iL ¢ SA 3 a = i = x = = = 3 & 0 = Ea i Se Ni | a NE Se A 2 © = 3 Sa su - ce se = dass = Swan .Gb 5 of 3 = A = Lie x a ES = = 1e se tes , AN - Oh en = .2 $ = © se Si , i nN LES SN = = NL se = + \"A 3 px 7 gh ce \u2026 8 DN i: 2 = de 5 se se # & .> A RR a = Sy ss a = Ly ah ish $ - S N iN = = SN Te A $ ste Sa > à ; = 5 S a ne £8 Sa 2 S 5 = 5 TE 5 RRC ho » % 52 bs + : = A o i a = x NE .2 i 2 Se a a se .ve « est = 3 i Sas: ad 2 yin a 3 5 _ a Ril \u20ac 5 .æ = 5 5 by .op EX a sin 3 ane = = RES b Te ba SY = > = $ es = x i SY > NX 4 SRE = WR .ü ES 2 = 5 ae a SE & What = > 2 = S 3 he s = ENN aa 5 Ta A 7 x Sa a a ce 5 .& ne 0 ss + = 5 cs © = 3 Sn = Sx ce SNE a i ss a .= a = 5 Na .= = Ne x gon i = Hi .a.En Si a vi 2 5 3 N Nt 3 5 i .ae cs = oo i i LN FRE NN = S a x na = Nas = \u20ac a > 3 > i 5 S .a SE ol 5 as ee 5 2 or ES = oo RE 5 x a = & = ss LB ON x = a = = a Sg er = i SE 2 5% 2 x = pa 2 i A Fées 32\u2014LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 22 JUILLET 1977 0 pe À A » ve ey = - en 27°C A = = 2 ns : = Dates > in = qe 2 =, ss as = Es cs a Sopa Ere on = aa ne = Hot es Sa sus ERIE + ae i) PER RATER 2 pa na DEN Ral RS a tA Sra TE Sk a ER ey SE a == 2 = ce Si Tos a Fa = En = re == = = Rss = se ON = ne = HR =.ae ne | ve 5 RIRE = = a =EE on EEE EER = LEE = cer TEE \u2014 = SEE = sa Le aa ess TES er Se sus ma = 2 = = Es mare = CE SGH rent er = Sa mre Tn = cs ET He © a = = ee = = 5x z - = ss SE II Sales Re EEE He ea Pe ree eA = = Hess ee ses = Fr Nc = TEESE == = 7 = = = A re sx 2 ER SEE RP 2 TT TES a os ses ère = a = 2 es 5e RE PE FRS = E = == See 2 Ea ae) Seer EEE Sen HF su se = Fan TI == RE SEE EEN es => = \u2014 = \u20ac RE CE =.Tee HE HERR Ite = = 2 a2 = "]
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