Le jour, 30 décembre 1977, vendredi 30 décembre 1977
[" PES = = kr = 2e REX ; au Fb Hep i Hebdomadaire national $1 ar es = se, ar 51 Volume 1, numéro 48 du 30 décembre 1977 2 au 5 janvier 1978 x i SA i ens 5 ÿ AS i L\u2019humour AN 3 2) = de Aislin a i i 2 ae SE 3 STR 2 S AN 5 Seas Gs pi i i À 3 = 5 a se a NY i pe ; 2 à a, YE A oi A 3 on oN [évenemen vou ri Zi RY, = nn i, RE = > 2 Wily ly RN 2 Ls A 2e 2 Zr Pio) Co 4 I S 5 à $ a À pa = ra A, r de anne 14 A ce 8 Su ba 4 La Hd 3 A wl Tete i a a Rd: a Ph RE | DA FE se ne be sr à BES = ATER de 5 fat = Ce Sen Se Sectes RL 2 + fy SHES ses 1 os ABR 8 = i 2 Bn 5 PE SA Ra Ste a La Le \u201cSwinger\u201d.SP 4 A ro) a AES 3 Sgt = page 16 NE \u20ac Bay 2 Ok INN » as ae EY oh 0 i i § Eee Sei, Jacques Ferron * PR = Sete pS: HR i = er Fai A EN, TE 2 Le surréalisme a) a NT = Fa NY > od québécois se Zi Lepage 24 i\u201c es ne, = oh AS es may A A $ 5 F Ti ie Louis O°Neill: RX a x A 3 un ministre % impopulaire?\u201c+ \u201ca XT as me fa ee 5 ie + & 7 +5 4 3) =: NS a.© à 3 a ry = 3d i D ce és 26 AN 289 TE = CS ÿ is se me = Ww Le page 9 ¥ 2, te a *\" = _ ee BX . LE JOUR s'abonne?Souscrire un abonnement est une forme précieuse de soutien à votre hebdomadaire JOUR 1435, rue de Bleury local 801 Montréal Québec H3A 2H7 ; ne.| © 3 | ald | | ces | 32e 1 -\u2014 i i ® cc | 533 | ga ! c ; ® = Ses | | 2 28a } 1 i © 6 Em v oow i | | oO - PT ! | \"0 n : | | a E589 | So: | | ® SES i ! T c 0 = | o sTEga | | Q ms SE ! - ce || S025 ! OOo?| i QUO = E- 0 ! QC.a ! | £9 9 .| ! 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16ième avenue 376-6310 Le cegep ça vous appartient aussi.le je le français, parle par ANB TBE DAB OU USE AIR LS ASS BW EP EINE SANTIS Bel A oe SW ENTER EC Ante WAIVERS 4A Sommaire JOVR Hebdomadaire national Volume 1, no 48 semaine du 30 décembre 1977 au 5 janvier 1978 Notre page couverture c\u2019est choisir d\u2019être marginal Courrier Nos lecteurs nous écrivent \u2026\u2026 page 4 l'événement - defannée Éditorial Ce fut, en fin de compte, une bonne année par Evelyn Dumas \u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026e page 5 Le point du JOUR Un meilleur voeu.par Pierre Vadeboncoeur.page 9 ail Louis O'Neill; ur ministre impopulaire?Québec Nous sommes des Québécois Allocution de M.René Lévesque à l\u2019Assemblée nationale française.eee page 6 L\u2019événement de l\u2019année au Québec est, sans conteste, ie voyage de monsieur Léves- que en France; le JOUR reproduit en pages 6, 7 et 8, le texte intégral du discours qu\u2019a prononcé le premier ministre devant l\u2019Assemblée nationale française.: Interview Louis O'Neill ou l'impopularité d'un ministre de la Culture par Evelyn Dumas.page 9 Economie Les autobus: Pourquoi GM?par Jacques Larue-Langlois.page 12 Le chômage, un rouage?Un sociologue répond oui et BOCUSE coerce eee page 13 Conception: Michel Giroux 2 © Jean Gladu > TRICYCLE L'école catholique au Québec Refuser les cours de religion, c'est choisir d'être marginal par Louis Fournier.page 14 Sep Les terrains Angus Alerte à la spéculation par Michel C.Auger.page 15 Monde Panama: le prix de la souveraineté par Brigitte Morissette.page 18 Refuser les cours de religion Chroniques par Louis Fournier L'année 1977 en vrac par Bado coos page 11 page 14 L\u2019humour de Aislin .page 16 Les miettes par le Petit Poucet page 18 ciné-plus Dimanche 1er janvier 19h30 Radio | La télévision de ©}® Québec ] 7 ou le cable Funny Girl Avec Barbra Streisand LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 30 DECEMBRE 1977 - \u2014 3 xg Les sorciers de la Gendarmerie par Pierre Chaloult.page 20 Penser son temps Désordre, dit-il par Claude Lagadec.c.c.c.eo.page 21 Lettres ouvertes A Jacques-Yvan Morin par Pierre Bourgault.o.page 22 Le Sombre Vilain .page 23 Les échosS ooo page 29 Les mots croisés.page 30 Arts et Lettres La semaine à livre ouvert Le surréalisme québécois, son amont, son aval par Jacques Ferron.\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026 page 24 Les Canadians et l'indépendance du Québec: on commence à s\u2019y faire (Par J.-L.) page 24 Lettres Récits de voyageurs: Cartier, Kalm, Savard par Lise Gauvin \u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026.serrreue Théâtre En scène: les Cordes-de-Bois (ou la Veuve enragée) par Bernard Andrès \u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026.Cinéma La semaine qui n'aura pas lieu de l'année par Patrick Straram le Bison ravi\u2026\u2026\u2026 Le pop Entre Margaret et le Punk: l'année du beau, bon, très cher par Bruno Dostie Musique Un ouvrage très utile: le dictionnaire de nos compositeurs par Pierre Prévost 4 \u2014 LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 30 DÉCEMBRE 1977 Vous avez la parole M.Jacques Ferron dans le dernier numéro du Jour me fait l'honneur d'une critique en traitant de mon essai Mythe et images du Juif au Québec.il le trouve bien documenté mais souffrant d\u2019un \u2018\u2018terrible défaut\u201d celui, dit-il, de ne plus être actuel.M.Ferron remonte pourtant le cours de l\u2019histoire jusqu'à la Contre- Réforme française et aux Adoratrices du Précieux Sang pour arriver à l'endogamie des Québécois à laquelle leur religion nationale les aurait forcés et qui aurait causé leur racisme.C'est dire que l\u2019histoire explique bien des choses et en particulier le présent.Je voudrais cependant porter à l\u2019attention de M.Ferron et des lecteurs du Jour que mon essai repose sur des textes La judeite au Quebec contemporains: des romans parmi les plus lus dans les années 1960-70 (d'autres aussi qui demeurent des classiques de notre littérature, ceux de Gabrielle Roy ou d\u2019Yves Thériault par exemple, et que M.Ferron j'en suis sûr ne considérerait pas comme périmés), des articles publiés dans des journaux actuels et des monologues d\u2019Yvon Deschamps diffusés sur disque à des milliers d'exemplaires.Je ne sais pas si tous ces auteurs souffrent \u2014 encore \u2014 des effets de l\u2019'endogamie, ce que je sais par contre c'est que leurs oeuvres continuent de perpétuer dans les esprits des Québécois une image pour le moins dépréciatrice du Juif.M.Jacques Ferron souhaiterait sans doute que l'on dépeigne une vision plus rose de l'expérience juive au Québec Football et Indépendance M.Roch Côté, Vous avez écrit un article (Neuf heures de télévision pour la coupe des autres, LE JOUR, 2/12/77, p.34) qui détonne par rapport à la masse d\u2019inepties dites et rédi- Nous à vous procurer un eilleurSefide post meilleur ervice postal en ey LOTS ce rfi To) » Cette semaine, il s\u2019agit du numéro 48 publié le 30 décembre 77: Vous l\u2019avez reçu le jour décembre 1977: Votre nom: Adresse: gées autour de la Coupe Grey, et pour au moins cela vous méritez des éloges.Cependant, vous avez fait outrage à la vérité dans votre premier paragraphe: \u201cles joueurs dont un seul est Montréalais\u2019\u2026 7 Comté Retournez à: Journal le Jour Inc.suite 801 1435 de Bleury Montréal, Québec H3A 2H7 Code postal puisqu'il nous renvoie a des auteurs juifs \u201cpour qui 'Amérique était une terre promise qui ne les a pas déçus\u2019 encore qu'il faudrait savoir de quelle Amérique il s\u2019agit, sans doute pas la même que celle de la rue Saint-Urbain où a vécu un certain M.Ri- chler qui se voyait interdire les plages de Sainte-Agathe\u2026 Mais là devrais-je ajouter n'était pas l'objet de mon essai, je n'ai pas voulu retracer les expériences des Juifs du Québec mais réfléchir sur la perception que les Québécois se font aujourd\u2019hui des Juifs.Cette perception comme je le dis dans le livre n\u2019est pas exclusivement négative même si celle-ci semble prédominer.D'autre part M.Ferron me prête erronément un pessimisme qui est loin d'être le mien.Ma conclusion ne dit pas qu'une \u201cjudéité guébécoise reste impossible\u2019, Un seul est authentiquement francophone, Gabriel Grégoire, c'est peut-être ce que vous vouliez signifier, mais il n'est pas Montréalais: il est originaire de Sainte-Martine, P.Q.! D'autre part, ily a au sein des Alouettes, à ma connaissance, au moins cinq (5) et peut-être six (6) joueurs véritablement Montréalis: Wally Buono, de Montréal-Nord, Gary Chown, de Mont-Royal, Pat Bonnett, de Roxboro, Gerry Dattilio, de Laval, lan Mofford, de Verdun, Larry Smith, qui a été une étoile universitaire à Bishop et peut-être aussi Tony Proudfoot.Donc, les Alouettes, en vertu de ces Québécois anglophones comptent probablement plus de Montréa- lais que notre équipe de hockey locale.Quant aux Bronfman's Expos, n'en parlons méme pas.Si la Ligue Canadienne devait céder sa place a la Ligue Nationale de Football (U.S.A), nous accueillerions une \u201céquipe\u201d du genre des Tampa Bay Buc- Dernierement a été porté a notre attention un article paru dans un journal, faisant état du passage de Madame Solange Chaput-Rolland a Sherbrooke.D'après cet article, Mme Chaput-Rolland rencontrait, et nous citons tel quel: \u2018à Sherbrooke, treize représentantes régionales de l'A.F.E.A.S.\u201d, pour échanger des idées sur le fédéralisme et sur une nouvelle Constitution.Après avoir discuté avec la présidente de notre cercle (qui était au nombre de ces \u201ctreize représentantes\u2019\u2019), il appert que ces dames auraient exprimé leurs opinions sur les divers sujets discutés, à titre purement personnel.Toutefois, dans cet article, en désigant ces femmes \u2018\u2019représentantes régionales de l'A.F.E.A.S.\u2019, on laisse croire que les idées émises reflètent la ligne de pensée de l'ensemble de la Fédération de Sherbrooke.Rappelons que leur point de vue allait à l'encontre de notre gouvernement provincial actuel et portait sans équivoque en-faveur du fédéralisme.Attendu que dans le règlement de la Constitution, l'A.F.E.A.S.étant un mouvement autonome sans affiliation politique, Attendu qu'il existe au sein de notre association des mécanismes de consultation qui n'ont pas été respectés, Attendu que ces femmes n'avaient reçu aucun mandat de représentation, Nous désirons qu'il soit clairement éta- elle dit qu'une telle judéité s'est avérée \u201cjusqu\u2019ici\u201d impossible (p.233).La nuance me semble-t-il s'impose.Enfin selon M.Ferron je ne dirais pas la cause de cette impossibilité d'être à la fois Juif et Québécois et qui résiderait selon lui dans cette nationalité que l'on ne posséderait pas.À mon humble avis et sans vouloir lier le destin de mes compatriotes à un sort politique aléatoire, j'ai tout simplement voulu proposer quoi qu'il en soit de l'aboutissement référendaire qu'au Québec on se comporte non plus comme une minorité méfiante mais comme une majorité confiante capable d' accepter et d\u2019intégrer ceux qui sont d\u2019une autre origine, c'est-à-dire capable de faire sienne leurs différences.Victor Teboul caneers, qui, aux dernières nouvelles, n'a pas remporté une seule victoire depuis sa création, en 1976.Inutile de préciser que notre éventuelle équipe N.F.L.\u2014 les Montreal Maple Syrups ou les Montreal- White-Red \u2014 n\u2019alignerait sans doute pas plus de Montréalais, de Québécois ou même dé Canadiens que les Bronfman\u2019s Expos.Ceci dit, en tant qu'indépendantiste je ne peux que réprouverlatendance fédéraliste qu'on a voulu donner à cette présentation de la Coupe Grey à Montréal.En tant qu'amateur de football, je ne peux que regretter que la partie en elle-même n'ait pas été de meilleure qualité.Pour conclure, la Ligue Canadienne ne pourrait-elle pas être incluse dans le régime de souveraineté-association ?Amicalement, Gilbert Gendron, Montréal.Charriage à Sherbrooke bli que les idées et opinions émises par les personnes présentes à cette assemblée ne soient nullement interprétées comme émanant de l'ensemble des membres de l\u2019'A.F.E.A.S.de la région de Sherbrooke.Nous sommes surprises que notre Fédération ait accepté pareille invitation sans consultation préalable de ses membres, et nous nous attendions à une plus sérieuse prudence et à une plus grande équité dans une démarche pareille.À la suite de cet article, notre surprise a été d'autant plus grande de ne pas lire dans le journal concerné ou autre quotidien, une réplique de la Fédération afin de corriger cette situation et de protéger la neutralité de l'A.F.E.A.S.Le Comité d\u2019Éducation de l\u2019A.F.E.A.S.d\u2019Ascot Corner Courrier de la deuxième classe.permis numéro 3299 Arab se mins a ln ea a rel Ge fut, en fin de compte, une bonne année Quoi qu'on dise de cette première année de gouvernement du Parti québécois, elle a apporté une saveur toute nouvelle à la politique québécoise.Même à l'époque que le temps a rendu glorieuse des premiers mois du gouvernement Lesage, on n'avait pas entrepris tant de choses, si vite, si vigoureusement, si audacieusement.Cette année 1977 a révélé des faiblesses, certes, que nous nous devons de regarder en face.Mais dans l'ensemble le Parti québécois n'a pas déçu les espoirs, depuis la Charte de la langue française en début d'année jusqu'à l'ouverture au public des clubs privés ce mois-ci, en passant par l'as- surance-auto, la réforme des finan- \u2018ces électorales, les médicaments gratuits pour les vieux, les sommets grands et minis, les modifications au Code du travail, les projets sur les consultations populaires, etc.La virulence des attaques dont ce gouvernement est l'objet de la part des puissants indique à elle seule combien la situation est changée par rapport aux gouvernements québécois précédents.Parlons un peu des faiblesses du gouvernement.Les projets de loi soumis à l'Assemblée nationale ont À LÆURE 7 78 trop souvent compté, dans leurs premières et même leurs subséquentes versions, des erreurs, des imprécisions, des omissions, voire des bé- tises qui ont nui au gouvernement et provoqué des débats qui auraient pu être évités.Serait-ce que les légistes qui rédigent les lois, par inexpérience ou pour d'autres motifs encore, n'arrivent pas a faire correctement leur travail de rédaction?Serait-ce plutôt (ou aussi) que les ministres et leurs conseillers ne font pas preuve d'une assez grande vigilance?Pour ne citer qu'un cas, il est vraiment malheureux que le projet gou- vernementai, annoncé dès le Livre bleu sur l'assurance-automobile, d'ouvrir la porte à une participation de l'État à la couverture des dommages matériels dus aux accidents de voiture (mesure que beaucoup de citoyens désirent ardemment), ait été bloqué en dernière heure faute d'avoir été inscrit à temps dans la liste des amendements.Tort additionnel: la presse fédéraliste du Québec n'aura parlé à ce propos, faisant écho a I'Opposition, que de \u2018manoeuvre gouvernementale\u201d, sans faire état du projet lui-même, pourtant capital.Deuxième faiblesse: certains ministres travaillent trop, et concluent facilement que travailler 18 heures par jour les justifie sans appel.On peut pendant 18 heures chaque jour creuser et remplir le mème trou, sans pour autant se rendre utile.L'image est excessive, mais les ministres doivent se rappeler que leur mandat ne fait que commencer, qu'ils ont le devoir de réfléchir, et de garder les yeux ouverts sur le monde qui s\u2019étend au- dela de la Cité parlementaire.Troisieme faiblesse: dans beaucoup de cas, on semble avoir du mal à trouver un modus vivendi avec les hauts fonctionnaires.On en est à peine à la deuxième génération de ceux-ci, au Québec, et cette deuxième génération, qui s\u2019est épanouie notamment sous Bourassa, a dans bien des cas pris avec lui l'habitude de gouverner à la place d\u2019un gouvernement fantoche.Des heurts avec la nouvelle équipe, dont les Morin et Pa- rizeau entre autres sont des héros de la première génération, étaient inévitables.Mais il faudra prévoir, comme l'ont fait de grands pays (les Etats- Unis et la France par exemple), une sortie honorable, sans perte de droits, possiblement temporaire, pour les grands commis qui sont en désaccord avec les politiques nouvelles.On ne peut mettre tout le monde sur des tablettes; le Québec n\u2019est pas le Koweit.Mais, encore une fois, ce gouvernement n\u2019a pas déçu nos espérances.Nous y retrouvons l'esprit communautaire, l'aspiration à la justice, le souci de réformes, le \u201cgoût du Québec\u201d en somme, que nous en attendions.Dans l\u2019année qui vient, nous aimerions qu\u2019il nous parle encore plus de ce pays, de cet Etat indépendant qu'il faut construire.Certains reprochent au contraire au gouvernement de trop parler d\u2019indépendance, de tout subordonner au référendum.Certains lui reprochent sans effort de créer un minimum d'accord entre les Québécois dans cette phase de construction de l\u2019Etat québécois.Ainsi on entend dire: \u2018Le Québec réglera ses comptes avec les Américains ou il ne sera pas indépendant.\u201d Ou encore: \u2018Le Québec indépendant sera socialiste ou ne sera pas.\u2019 À cela, qui confond les ordres de problèmes, il faut répondre: \u2018Le Québec sera, ou il ne sera rien du tout; et pour être il doit briser les chaînes qui le lient à l'Etat central canadien.\u201d L'indépendance ne mettra fin ni aux contradictions internes du Québec, ni au rapport de forces mondiaux.Mais le Québec indépendant pourra s\u2019y déployer avec ses moyens tantôt vigoureux, tantôt modestes.Pour atteindre à cette existence où la collectivité québécoise ne pourra que se développer avec une plus grande vitalité, il faut, pendant un temps, la convergence du plus grand nombre possible d'efforts.C'est ce que vise le gouvernement.Enfin, ceux qui cherchent à réduire l'importance historique de ce gouvernement et la nouveauté de son apport sur la scene politique, devraient s'arrêter à analyser quels sont ses adversaires, ceux qui attaquent le parti et ses militants.Les tentatives de déstabilisation économique, l\u2019unanime hostilité de la grande presse anglo- américaine, la froideur de la grande presse québécoise qui verse elle aussi par moments dans l'hostilité, les opérations des services de renseignements canadiens (dont il ne faudrait pas croire qu'ils ont cessé leurs activités antérieures): sont-ce là les ennemis d'un mouvement et d'Ufi gouvernement inoffensifs?A nos élus, bonne année, et puissent-ilsen 1978 réussir un accord encore meilleur avec les aspirations populaires, afin que les années à venir soient bonnes pour tous les Québécois.Evelyn Dumas LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 30 DÉCEMBRE 1977 \u2014 5 Jertonpe 6 \u2014 LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 30 DÉCEMBRE 1977 Le 2 novembre 1977, dans un très bel hôtel ancien adjacent à l'Assemblée nationale française, le premier ministre du Québec, M.René Lévesque, parlait devant les parlementaires français réunis.Cet événément, partie de la visite officielle du premier ministre québécois en France, était doublement important.Dans l\u2019entreprise exaltante mais difficile de l'émancipation du Québec, où le 15 novembre 1976 est marqué d'une pierre blanche, les Québécois ont besoin d'amis dans le monde.Les alliés d\u2019un peuple ou d\u2019un État ne le sont certes jamais par pur désintéressement, l'amitié à l\u2019échelle mondiale reste un rêve, mais dans le cadre même des dures réalités de la jungle qu'est la politique internationale, l'appui si discret soit-il de la France est d'une importance certaine: la France est l'un des Grands de l'Alliance atlantique, et son concours peut épargner au Québec les foudres souvent si promptes des Américains.Autre aspect important du 2 novembre: le Québec est sorti, aux yeux d\u2019une partie importante de l'opinion publique française, du coin du folklore politique, pour devenir une des réalités marquantes de la politique en Occident en cette fin de siècle.Et du même coup, les Québécois blessés partant et tant de mépris français, ont été en quelque sorte vengés par l'éminence qu'a prise la personne de leur premier ministre.Pour rappeler tout cela, LE JOUR reproduit aujourd\u2019hui le texte du discours de M.Lévesque l'hôtel de Lassay, devant les parlementaires français, discours entendu mais pas encore lu par les Québécois.D'ici peu, ce discours sera diffusé sous forme de disque par la compagnie PATRIMOINE, dirigée par le chanteur Jacques Labrecque.E.D.Allocution de monsieur René Lévesque, Premier Ministre du Québec, devant les membres de l\u2019Assemblée Nationale C'est une vraie reconnaissance, la reconnaissance de l'essentiel, que vous accordez aujourd'hui au peuple québécois, en me faisant l'honneur de me recevoir à l'Assemblée Nationale et de me permettre de m'adresser aux Représentants du peuple français.Je vous remercie en son nom de me permettre ainsi, en m'adressant à vous, de parler du même coup à la nation française, et à tous ceux de par le monde qui entendent avec une facilité et une sympathie particulière les choses que la France accepte d'écouter.Or, les choses dont je vais vous entretenir brièvement méritent, je crois, l'intérêt que manifestent votre invitation et votre présence.ll s'agit d'un peuple qui, pendant longtemps, s'est contenté pour ainsi dire de se faire oublier pour survivre.Puis il s\u2019est dit que, pour durer valablement, il faut s'affirmer.Et ensuite que, pour bien s'affirmer, il peut devenir souhaitable et même nécessaire de s'affranchir collectivement.I! est donc arrivé, il y aura un an dans quelques jours, qu'un parti soit porté au pouvoir, dont la raison d'être initiale ettoujours centrale, est justement l'émancipation politique.Et quoi qu\u2019on ait prétendu et qu'on prétende encore dans certains milieux qui n\u2019ont guère prisé l'événement, les électeurs savaient fort bien ce qu'ils faisaient; ils n'étaient ni ignorants, ni distraits.Et bien des gens, même chez ceux qui s'y opposaient, ont ressenti une grande fierté de cette victoire sur le chantage propre à tous les régimes qui se sentent menacés.Il est donc de plus en plus assuré qu'un nouveau pays apparaîtra bientôt démocratiquement sur la carte, là où jusqu'à présent un Etat fédéral aurait bien voulu n\u2019apercevoir qu'une de ses provinces parmi d'autres, et là où vit la très grande majorité de ceux que vous appelez souvent \u2018les Français du Canada\u2019: expression dontla simplicité, qui rejoint quelque chose d'essentiel, est pourtant devenue trompeuse en cours de route.Le pays et l\u2019histoire Mais commençons par tout ce qu'elle conserve d'authentiquement vrai.Sur quelque 2,000 kilomètres du nord au sud et plus de 1,500 de l\u2019est à l'ouest, le Québec est, physiquement, la plus grande des contrées du monde dont la langue officielle soit le français.Plus de quatre sur cinq de ses habitants sont d\u2019origine et de culture françaises.Hors de l'Europe, nous formons donc la seule collectivité importante qui soit française de souche.Nous pouvons, tout comme vous, évoquer sans rire nos ancêtres les Gaulois! Et, comme nous ne sommes pourtant que six millions au coin d'un continent comptant quarante fois pius d'anglophones, même qu'il nous advient de nous sentir cernés comme Asté- rix dans son village.et de songer aussi que l'Amérique du Nord toute entière rte EL ae me ee re 6 _ a oe ms Ds Imi Ie sid Qu a?gle alé right à | É I colle grime res ie nes dv 5 ä ps | rl EE id y aurait fort bien pu être gauloise plutôt que.néo-romaine.Car, ce fut un incroyable commencement que le nôtre.De la Baie d'Hudson et du Labrador tout en haut jusqu'au golfe du Mexique tout en bas, et de Gaspé près de l'Atlantique jusqu'aux Rocheuses d'où l'on voit le Pacifique, c'estnous \u2014etc'est donc vous en même temps \u2014 qui fûmes les découvreurs et aussi les premiers Européens à prendre racine.Les Pelerins du Mayflower n'avaient pas encore tout à fait levé l\u2019ancre pour aller fonder la Nouvelle- Angleterre, que déja Champlain avait érigé a Québec son Habitation et que la Nouvelle-France était née.Et puis, pendant 150 ans, guerriers et missionnaires colons et coureurs des bois, écrivirentbon nombre de pages les plus extraordinaires, sinon les mieux connues, des 17e et 18e siècles.Quand j'étais petit gars, comme tous les enfants j'avais mon héros personnel, que j'ai sûrement partagé avec d'innombrables jeunes Québécois.Il s\u2019appelait Pierre Lemoyne d'Iberville.De tous ceux qui, par des froids polaires comme des chaleurs torrides, sillonnèrent le Nouveau-Monde, il fut sans doute le plus fulgurant.Si son théâtre d'opérations n'avaient pas été ces lointains espaces, ou encore la vieille France, on me permettra de le dire, eût-elle été un peu moins exclusivement rivée à l'Europe, vous auriez aujourd'hui une multitude de petits Français qui rêveraient eux aussi à d'Iberville.Ce que la défaite avait brisée Quoi qu'il en soit, cette histoire-la, pendant un siècle et demi, elle fut la nôtre \u2014 et la vôtre également.Et je me souviens qu'en arrivant au dernier chapitre, celui qui se termine par défaite et conquête, on perdait le goût de savoir la suite, n'en déplaise à nos concitoyens d'origine britannique, ça nous semblait devenu en quelque sorte l'histoire des autres.Car cette défaite, on l'a bien décrite en disant qu'elle en fut une au sens premier de l'expression, c'est-à-dire que quelque chose en sortit littéralement défait, démoli, et pour longtemps.Et ce quelque chose, c'était cette \u2018aptitude à devenir une nation normale\u2019\u2019 qu'un intendant du roi, comme bien d'autres observateurs, avait noté dans un rapport à Versailles.Si la colonisation française, la plus faible, n'avait pas eu à se heurter à la plus forte qui était l'anglaise, l\u2019évolution de ces Canadiens, dont personne d'autre alors ne portait le nom, les aurait menés à la pleine existence nationale tout aussi sûrement, et pas tellement plus tard, que les treize autres colonies pius populeuses qui devaient bientôt se baptiser les Etats-Unis.I ne s'agit pas ici d'idéaliser nostalgi- quement cette toute petite société de quelques dizaines de milliers de pauvres gens qui, en 1760, eurent à subir dans la vallée du Saint-Laurent une domination étrangère destinée à demeurer longuement permanente.Comme toutes les autres cotonies de l'époque, ce n\u2019était encore que la dépendance d'une métropole à la fois naturelle et lointaine, et dont le pouvoir, une fois son oeuvre accomplie, aurait cessé chez nous comme ailleurs, n'eût été la rupture de continuité.Déjà, en effet, la distance, le climat, les contacts suivis avec la population indienne, les aventures continentales, avaient façonné une mentalité et un mode de vie de plus en plus différents de ceux de la mère-patrie.Il y avait là, en puissance, une nation, française bien sûr, mais de personnalité tout aussi capable de vivre sa vie et d\u2019être présente au monde.C\u2019est cela que la défaite vint briser, mais sans parvenir toutefois à en effacer le rêve.Un rêve assez fort, quoique d'ordinaire inavoué, pour nourrir jusqu'à nos jours une identité et une idée nationales que, seuls, la faiblesse numérique et l'isolement total empêchèrent de se réaliser.Mais bientôt le nombre se mit à augmenter, et la \u2018revanche des berceaux\u201d vint le multiplier si prodigieusement que le grand historien Toynbee | FRANCE.| | \u2014J J LE PROTOCOLE EXIGE QUE TU T'ESSUIES LES PIEDS AVANT D'EVTRER LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 30 DÉCEMBRE 1977 \u2014 7 affirmait un jour qu'à son avis, lorsque sonnerait la trompette du Jugement Dernier, deux peuples seulement seraient sûrs d'y être encore: les Chinois.et nous! Le Québec et la France Et tout le long de ce cheminement laborieux de la \u2018\u2019survivance\u2019\u201d\u2019, une absence jusqu'à tout récemment nous avait toujours paru singulièrement criante et assez incompréhensible: c'était celle de la France.Il y avait entre nous depuis deux siècles, souligné plutôt qu'amoindri par la participation commune aux deux grandes guerres, un fossé d'ignorance et de méconnaissance que nos relations à peine épisodiques ne parvenaient qu\u2019à creuser davantage.Aussi n'est-il pas excessif, du moins pas beaucoup, de dire: \u2018Enfin de Gaulle vint.\u201d.Non pas seulement, ni même surtout, pour ce \u2018Vive le Québec libre!\u201d, cet accroc prophétique qui retentit tout autour du monde.ll faut se rappeter que, bien avant, dès 1961, le Général avait tenu à présider, avec le Premier Ministre Lesage, à de véritables retrouvailles entre la France et le Québec, et, sans doute poussé par sa passion pour le vieux pays et ce qu'il a produit de plus durable, il s'était donné la peine d'étudier le dossier de ce rejeton unique que nous sommes.Et ce dossier, je puis vous dire qu'il le connaissait à fond, mieux que quiconque, sauf les premiers intéressés.Soudain, la Révolution tranquille Cette connaissance, elle était en effet parfaitement à la page.Ce n\u2019était plus celle uniquement des \u2018Canadiens\u2019 de l'Ancien Régime, ni des Canadiens français de naguère, mais c'était aussi celle des Québécois, comme on disait déjà de plus en plus.Car au cours de ces années \u201860, à la suite d'une maturation dont personne ne s'était trop rendu compte, c'était le Québec qui émergeait brusquement, le Québec tout court, et non plus la \u2018\u2019province de Québec\u201d, colonie intérieure dans le Canada fédéral.Emergence sans hostilité, d'ailleurs, ni la moindre intention revancharde, qui indiquait tout simplement une auto- affirmation dont l'heure avait enfin sonné, en attendant celle de l\u2019autodétermination.A cet éveil rapide, que nous fumes nous-mémes les premiers a juger étonnant, on a donné le nom de Révolution tranquille, ce qui n\u2019était pas mal trouvé.Révolutionnaire, ce l'était réellement, si l\u2019on accepte qu'un bouleversement fondamental puisse se passer de tueries et de ruines.Tranquille, par conséquent, marqué par cette continuité dans le changement, même le plus radical, qui est l\u2019une des caractéristiques de notre peuple.Tranquillement donc, mais sur tous les plans, on assista à un déblocage aussi soudain que l'est, au printemps, la rupture des embacles sur nos rivières.Et le terroir se mit a fleurir et produire comme jamais: une réforme aussi profonde que tardive de l'éducation; la mise en place d'une administration moderne, si bien organisée qu'elle donne elle aussi les signes d'un mal bureaucratique qui n'est pas que français, mais également une pensée sociale qui, sur quelques points majeurs, passait rapidement de l'arrière à l'avant-garde; et puis encore une conscience de plus en plus ai- guêë des responsabilités comme des enjeux essentiels de la vie économique.Et comme il est normal, tout cela fut annoncé puis accompagné par les artistes, une pléiade sans précédent d'écrivains, de peintres, de cinéastes, d'architectes, et surtout ces superbes poètes populaires, dont plusieurs sont bien connus en France, qui nous ont fait un répertoire de chansons dans lesquelles, sans oublier |es vieux airs de vos provinces qui nous avaient bercés, nous retrouvons désormais notre visage et nos accents d'aujourd'hui, avec l'écho précis de nos réussites, de nos échecs et de nos projets.C\u2019est ce Québec nouveau, renouvelé, que de Gaulle s'était donné la peine de voir.Contrairement à ce que d'aucuns ont pu penser, il n'avait pas eu à l\u2019 \u2018inventer\u2019.La souveraineté-association Inévitablement, cette métamorphose se devait de susciter la création d'un instrument pour l'exprimer politiquement et essayer de la conduire à son accomplissement normal.Cet instrument, le Parti Québécois, nous fûmes d'abord quelques centaines, puis plusieurs milliers, à le mettre au monde en 1967-68, avec ces deux objectifs qui sont demeurés jumelés depuis lors: souveraineté et association.Soit un Etat québécois souverain acceptant, ou plutôt offrant à l'avance de nouveaux liens d\u2019interdépendance avec le Canada, mais des liens a négocier cette fois librement entre peuples égaux, en fonction de leur évidence géographique et de leurs intéréts les plus indiscutables.Ces deux objectifs, qui peuvent sembler contradictoires, sont en réalité parfaitement complémentaires; et s'ils comportent un pari, ce dernier nous paraît tout aussi logique aujourd'hui qu'il y a dix ans, alors que nous le faisions pour la première fois, en prévoyant aussi dès lors toutes ces stratégiques fins de non recevoir qu'on nous oppose périodiquement en dépit du bon sens.Devant tout changement qui dérange, même lorsqu'on sait au fond qu'il va falloir y passer, la première réaction de l\u2019ordre établi est infailliblement négative.D'abord et aussi longtemps que faire se peut, on dit toujours: Jamais.Comme le roi Canut qui se faisait fort d'arrêter la marée.Voila donc, en bref, option nationale inscrite depuis les débuts au coeur d'un programme politique dont chaque paragraphe, chaque mot méme, a été rigoureusement soumis à l'attention de tous les Québécois.Mais comme les autres, bien sûr, au-delà de ces questions existentielles mais assez peu quotidiennes qu'on règle \u2014 pour un temps \u2014 dans les Constitutions, notre peuple vit également tous les problèmes, les frustrations etles aspirations des hommes et des femmes de leur temps.C'est pourquoi nous devons nous efforcer aussi, en cours de route, de répondre le moins mal possible, avec les compétences que daigne nous accorder le régime actuel, à ces exigences de nos concitoyens.Un projet de societe .L'ensemble du projet de société que nous avons tente de dessiner, d'autres que nous lui ont colté une étiquette européenne de marque: celle de la social- démocratie.I! me semble, toutefois préférable de parler plus simplement de démocratie sans qualificatif, ce vieil idéal qu'on atteindra jamais complète- 8 \u2014 LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 30 DÉCEMBRE 1977 (suite de la page 7) ment, qu'il faut donc poursuivre avec persistance afin de l'instaurer autant qu'on peut dans tous les coins de la vie où il fait encore si grandement défaut: dans le logement comme dans l'entreprise, pour les vieux comme pour les jeunes, pour les femmes, pour les consommateurs, pour les laissés-pour- compte de la croissance; mais d'abord et avant tout, et avec une rigueur toute spéciale, dans l\u2019action politique.Le droit d\u2019être électeurs n'appartient qu'aux seuls citoyens.II n'ya donc pas de raison \u2014 et nous en avons ainsi décidé dans une loi \u2014 de permettre aux sociétés ou aux syndicats ou à quelque \u2018groupe de pression\u2019 que ce soit, de se mêler financièrement de la vie des partis.C'est là pour nous, dans la situation où nous sommes, une exigence démocratique de base.Et si une vraie démocratie doit pouvoir s'installer partout, il faut, bien sûr, à une société que la tâche intéresse, la pleine et entière liberté de le faire à sa façon, selon ses priorités.C\u2019est ce besoin d\u2019une liberté dont le synonyme le meilleur est à mon humble avis responsabilité, qui explique pour une très grande part notre objectif d'indépendance nationale.Qu'il s'agisse, en effet, de l'aménagement du territoire, de la sécurité sociale ou du progrès économique, les inter-actions sont telles dans le monde moderne qu'on ne peut mener une politique cohérente et efficace si l'on ne détient que des morceaux de compétence et des fractions des ressources fiscales.Cela appelle des moyens législatifs et financiers que le Québec ne possède pas actuellement et qu'il ne peut trouver que dans l'accession à la souveraineté.Culture, langue Mais il y a de plus le souci constant, lancinant, même quotidien pourrait-on dire, de maintenir une identité linguistique et culturelle qui a perdu les vieilles sécurités d'un Québec isolé, rural et prolifique, une identité qui est au- jourd'hui exposée comme jamais aux grands courants continentaux de la culture américaine et qui risque, par surcroît, d'être \u2018minorisée\u201d par la politique d'immigration d\u2019un Etat fédéral que nous ne contrôlerons jamais, ainsi que par le poids excessif au Québec d'une minorité anglophone dont les milieux dirigeants exercent depuis trop longtemps une influence proprement coloniale.Or, cette identité, après bientôt 400 ans, elle est comme l'âme à tel point chevillée à l'organisme du Québec que, sans elle, il n'aurait plus sa raison d'être.Aussi, en attendant cette sécurité définitive que seules nos propres institutions politiques sauront nous garantir, avons-nous été, dès les premiers mois, le troisième gouvernement québécois d'affilée à se voir dans l'obligation de présenter une loi pour la défense et la promotion d'une langue qui, dans un contexte normal, n'aurait jamais eu besoin d\u2019une telle prothèse.Le référendum Et voilà donc pourquoi, dans un référendum que l'on tiendra avant les pro- photo Marthe Blackburn Perdu dans une mer de journalistes, le premier ministre Lévesque lors de son passage à Colombey-les-deux-églises.chaines élections, et qui ne saurait évi- demmentimpliquer que nous seuls, sera proposé le choix d\u2019un Québec souverain, maître politiquement de toute sa vie interne et de son devenir.À quoi absolument rien n'interdit d'assortir cette offre complémentaire que j'évoquais tout à l'heure, celle de négocier avec le Canada une association essentiellement économique qui serait non seulement aussi rentable pour lui que pour nous, mais non moins nécessaire à sa continuité pour peu qu'il y tienne.De toute façon, le Canada en général sait bien maintenant, presqu'aussi bien que le Québec, qu\u2019à tout le moins de profondes transformations sont requises.Le régime constitutionnel qui fut concédé à une poignée de colonies du siècle dernier est devenu un carcan.Derrière la fiction des dix provinces, deux peuples distincts, et qui ont l\u2019un et l'autre le même droit à l'autodétermination, se trouvent non seulement à l'étroit mais en danger de s\u2019empoisonner mutuellement de plus en plus, comme ces deux scorpions que Churchill évoquait naguère enfermés dans ia même bouteille.Voilà un quart de siècle que l\u2019évolution du Québec pose la question avec une insistance sans cesse croissante.On l'a esquivée tant qu'on pouvait.Mais l\u2019on est maintenant arrivé à un point où, d'échec en échec, l'accord est en train de se faire sur la nécessité d'un renouvellement po- litique.Plutôt qu'un mauvais compromis de plus, l\u2019association lucide de deux peuples et de deux Etats que nous proposons, nous semble seule susceptible d'assurer de part et d'autre un avenir àla fois plus harmonieux et infiniment plus stimulant.II ne s'agit pas tant de détruire quelque chose qui est déjà condamné, mais de commencer à bâtir ensemble quelque chose de réaliste, de généreux \u2018et d\u2019éminemment prospectif.Le droit de vivre Pour nous Québécois.en tout cas, c'est littéralement du droit de vivre qu'il s'agit.Etcette exigence ne nous apparaît pas seulement naturelle et normale, ce qu\u2019elle est à l'évidence, mais très clairement inscrite aussi dans un mouvement universel.Contre le risque de nouvelles hégémonies, contre les dangers de domestication des esprits, de folklorisation des cultures, la véritable chance d'un nouvel humanisme mondial doit passer par l'apport original et constructif des personnes nationales, dont nous sommes.En Amérique où nous tenons le coup depuis si longtemps, notre échec ou notre succès préfigure, à long terme, le succès ou l'échec d'autres peuples, également aux prises avec le mai et la rage de vivre, et qui cherchent eux aussi leur voie.Ala France eta l'avenir de la langue et de la culture françaises, d'autre part, il ne saurait être indifférent que s'affirme, sur cet autre Continent, un peuple libre qui puisse exprimer en français, mais avec son accent à lui, toutes les dimensions du monde d'aujourd'hui.La France et la francophonie seront par conséquent d'autant plus fortes que sera également fort et sûr de soi ce Québec qui serait d'emblée au onzième rang sur plus de 150 pays pour le revenu national par habitant, et auxquelles ses ressources humaines aussi bien que matérielles promettent une carrière dont seule sa volonté peut fixer les limites.Les Québécois, comme tout autre peuple normal, vont avoir bientôt à décider entre eux de leur statut politique futur et de leur avenir national.Considérant tout ce qui nous unit, nous attendons cependant de vous et de tous les francophones du monde compréhension et sympathie.-Quoi qu'il advienne,: nous entendons maintenir et accroître avec le peuple français sur pied d'égalité, enfin trouvé ces relations privilégiées si mutuellement fructueuses et bénéfiques à tous égards.Veuillez transmettre aux hommes et femmes de France les profonds sentiments d'amitié et de fraternité des Québécois et des Québécoises.* Les sous-titres sont du JOUR.J 0 fet fon que ap Qi tout Ti ion tu Une la age à A 4 lnqueel pe par! gaffime ypelibre abs.\u201c| s iment jp seront ores Qué joe Que ame1ant yen 1 | oles SE*Q yqué | Bie dot (ims ut i pita él po (onsite y été | tous les pete y [9 a» - + 4, \\ ( hi: Louis O\u2019Neill Pimpopularite d\u2019un ministre de la Culture L e ministre des Affaires culturelles, M.Louis O'Neill, est sans doute de tous les ministres du cabinet Lévesque, celui qui a été la cible du plus grand nombre de critiques.et de quolibets.Ses critiques se trouvent principalement dans ce que l'on appelle \u2018les milieux culturels de Montréal\u2019\u2019, terme qui recouvre à la fois des créateurs authentiques et tout le petit monde qui gravite autour d'eux, catégorie dont l'esprit mondain a été bien marqué par un écrivain déclarant récemment: \u2018Un ministre de la culture, pour se faire aimer à Montréal, doit y avoir une maîtresse, de préférence une comédienne .\u201d Les \u2018\u2018milieux culturels\u2019, ce sont aussi des intérêts, divers et souvent divergents, de commerces et d\u2019industries dans le livre, le spectacle, le cinéma.Louis O'Neill, sage citoyen de Québec au regard naïf, est devenu dans ces \u2018milieux culturels\u2019 une proie d'élection à se mettre sous la dent, même si les critiques ont plus souvent couru au raz de la rumeur qu\u2019elles n\u2019ont été exprimées publiquement.LE JOUR notamment a tenté à plusieurs reprises, depuis dix mois, d'amener les \u2018milieux culturels\u2019 de Montréal, ou du moins certains segments, à formuler précisément leurs griefs à l'égard du ministère des Affaires culturelles.Ce futtoujours sans succès.Nous ouvrons donc le débat par un autre biais, en posant à M.O'Neill le problème de son impopularité.une entrevue de Evelyn Dumas Ce qu\u2019est la culture LE JOUR: Comment, au ministère des Affaires culturelles, définit-on la culture?Louis O'Neill: Nous n'avons pas la même per: spective que celle qui se dégagera du Livre blanc sur la culture (que le ministre Camille Laurin doit déposer bientôt); celui-ci a des perspectives très larges, qui englobent beaucoup d\u2019'aspects de l'activité humaine.Au ministère, nous entendons la culture 4.AUD UD I6C9 321%) CuVE 13) au sens plus traditionnel, ce que l'on a coutume d'appeler des activités cul- tureiles, avec un petit infléchissement qui a suscité des réactions.Nous avons choisi au départ de décentraliser et de régionaliser les activités culturelles.Nous avons couvert par des tournées régionales toutes tes régions.Cela nous a influencés dans nos décisions.LE JOUR: Justement, ce parti pris pour ia décentralisation et les régions a été largement perçu à Mon- tréai comme une préférence donnée à de vagues activités de loisirs, à des travaux de dame, au détriment du soutien à des artistes qui ont fait leurs preuves.L.O'Neill: On ne s'occupe pas de ce qui relève du loisir.Il ne s'agit pas de subventionner les travaux de tapisserie du troisième âge.Cela relève du Haut- commissariat aux sports et aux loisirs.Nous ne donnons de l'aide dans les régions qu\u2019aux artistes et artisans professionnels.Ce qui, dans les régions a parfois l'air \u2018moins sérieux\" que ce qui se fait ya Mon- tréai ou ya Québec, précisément parce que les ré- on ral gions sont moins bien équipées.Je parlais une fois a un Montréalais des difficultés qu\u2019a un écrivain dans une région à pénétrer les cerctes de Montréal, et laréponse été: Il n'a qu'à venir s'installer à Montréal.\u201d Ce n'est pas notre point de vue.A deux directions Nous voulons aider la diffusion de la culture dans les régions de deux façons: en leur rendant accessible les oeuvres produites à Montréal, par éxemple en ny CLR ENS \u201cCS CoE RN aes AR! LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 30 DÉCEMBRE 1977 \u2014 9 le point du jour Un meilleur voeu.Îly aune méthode, une stratégie, une constante, qu\u2019il ne faut pas perdre de vue, Elle est absolument centrale.Elle est aussi, d\u2019une certaine manière qu\u2019il faut expliquer, centriste \u2014 mais ce mot, ici, ne doit pas s'entendre dans le sens qu\u2019il a comme lieu commun.L'année 1978, par ses tensions inévitables, la mettra sans doute à l'épreuve, bien plus que l\u2019année qui s'achève.De cette stratégie, il faut à tout prix prendre une conscience claire et partout dominante.Ahuries, les puissances en place, le-15 novembre 1976, ont compris que la politique nationaliste, peu favorisée par l\u2019accent qu\u2019elle mettait sur les réformes ainsi que sur fa perspective d\u2019un chan-._ gement constitutionnel radical, avait de toute évidence bénéficié depuis dix ans d\u2019une stratégie lui.garantissant le succès sans qu'on s\u2019en fût pour ainsi dire aperçu.Chaque année, des prophètes annonçaient que le PQ plafonnait.Or, il se passait quélque chose de singulier: une force de changement, flanquée au surplus d\u2019un projet constitutionnel propre à déranger fort l'opinion publique \u201cmoyenne et même à l\u2019effaroucher, ne se tenait pas dans les marges mais se répandait au contraire largement.Le PQ, assez paradoxalement pour quiconque à l\u2019habitude d'observer le comporte- mentetles réactions des populations, avait fini par \u2018émerger comme une forée qui réunit dans ie mouvement, etnon comme un-élément qui s\u2019y marginalise:et aboutit à l'impasse en excluant, Qu\u2019y avait-lHi donc eu de particulier dans cette praxis?: Schématisons beaucoup.On avait fait tout le contraire de-la première idée qui vient à l'esprit d\u2019un activiste politique.On s\u2019était déplacé avec le centre et parle centre, avec une masse et par une masse; en direction d\u2019une gauche, plutôt que de.manoeuvrer avec une gauche en direction d\u2019une masse.Ce n\u2019était pas selon les règles des prétendus traités politiques.C\u2019étalttoutle contraire de ce qui y est recommandé.l.n\u2019y a rien de plus redoutable pour l\u2019adversaire.On devrait prendre la peine de réfléchir à cette opération.Les puissances établies n'ont aucune peur-des marges.Harrive même qu\u2019elles les entretiennent subrepticement.Mais ce qu\u2019elles craignent, comme dans Macbeth, c\u2019est une forêt qui bouge, ne fût-ce que peu en apparence ou au gré de certains.Elles n\u2019hésiteraient pas une seule seconde à envoyer le plus de monde possible dans les marges.Mais elles ne supportent pas l\u2019idée \u2018 que le gros de la troupe, que la colonne centrale d\u2019un peuple, soit animée d\u2019un mouvement.Voyez comme elles se démènent, et contre qui et contre quoi.Le reste n\u2019est que littérature et romantisme.H faut faire des voeux du Nouvel An et voici le mien: je souhaite qu'on résiste à tomber dans les marges, quelque goût qu\u2019on puisse en éprouver, quelque nécessité qu\u2019on s'imagine y voir.\u201cOn\u201d, c'est-à-dire groupes comme individus.II ne s'agit pas de bannir la critique et il est même indispensable qu\u2019il y ait des pôles.Mais il est simultanément et absolument vital de participer à l'oeuvre collective qui s\u2019accomplit.Cela se fait dans le coû- rant commun.L\u2019adversaire voudrait bien déstabi- : fiser tout ça.H ne faut pas cesser d'\u2019opposer à ses tentatives à cette fin une sorte de théorie du bloc.Pour le temps qu'il faudra, il sera nécessaire, pour tous, mais aussi pour soi-même on l'oublietrop,de ; s'affirmer puissamment indissociables.Pierre Vadeboncoeur en a ole RRR RAY 3 ooo - + \u2019 - ~~ Se a, - - - az At SUR VAGUE G'brut CPE ar nes « 10 \u2014 LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 30 DÉCEMBRE 1977 favorisant des tournées du Théâtre du Nouveau Monde, pour que les populations des régions puissent voir ce qui se fait de mieux; mais aussi en favorisant des créations régionales, des troupes régionales par exemple, qui font quelque chose de bien.Hl y a ainsi une troupe aux lles de la Madeleine qui emporte l'adhésion enthousiaste de son public local mais dont personne ne parle dans les grands centres et qui jusqu'à cette année n'avait jamais eu d'aide.Notre postulat, c\u2019est qu\u2019il faut en venir à ce que les régions soient des centres de créativité culturelle.Ce n'est pas du folklore, ça.Il serait dommage que certains décalages de qualité entre les productions de Montréal et Québec et celles des régions soient dus uniquement à un manque d'équipements dans les régions.Les bibliothèques LE JOUR: Un secteur qui est pauvre, dans les grands centres aussi mais surtout dans les régions, c\u2019est celui des bibliothèques.L.O'Neill: Les bibliobus financés par le ministère Un (sortes de bibliothèques itinérantes) auront bientôt couvert tout le Québec.Ils offrent non seulement des livres, mais aussi des disques, des copies d'oeuvres de peintres célèbres, des jouets.C'était commencé avant nous, nous avons accentué etaccéléré, en ajoutant deux cette année, dans la région de Québec et dans l\u2019Estrie.La situation des bibliothèques au Québec est grave.ll y a 70 villes et municipalités de 5,000 habitants et plus qui n\u2019ont pas leur bibliothèque.Le ministère des Affaires culturelles aide à l\u2019installation, à la formation des bibliothécaires, à l'achat de livres, une fois que la municipalité a pris la décision.En 1977/78, nous avons augmenté le budget des bibliothèques de 57%.Au début de 1978, nous rencontrerons les représentants des municipalités du Québec, à leur demande, uniquement pour parler des bibliothèques.LE JOUR: Il reste qu\u2019à Montréal vous n\u2019êtes pas aimé.L.O'Neill: Il est certain qu'on n'a pas été assez présent à Montréal.On n'a peut-être pas pris les tasses de café qu'il fallait.effort particulier pour les bibliothèques: augmentation de 57% du budget.Se Nw Montréal a voix au chapitre De toute façon, les milieux culturels de Montréal ont déjà la grosse partetils ont une voix au chapitre, ils savent comment se faire entendre, et ils ont des amis dans le gouvernement.Il n\u2018y a sans doute jamais eu un gouvernement où tant de députés et de ministres avaient des amis chez les artistes et les gens de la culture, où chacun ou presque a ses \u2018\u2019favoris\u2019\u2019 à défendre.Parfois, quand il est question d'affaires culturelles au gouvernement, j'ai l'impression que c'est une plate- bande communautaire.Un s'intéresse à l'opéra, l'autre à la peinture, etc.Un jour on a refusé une subvention à un certain groupement, et quelques jours plus tard on apprenait qu'un puissant ministre, en intervenant, avait fait changer la décision.Les élus du Parti québécois sont sensibles aux questions artistiques; quand il en est question au cabinet, tout le monde a toujours quelque chose à dire.C'est difficile parfois de faire comprendre que si le Musée des Beaux-ARts de Montréal est certainement très important, il y a aussi 46 autres musées privés au Québec qui exigent une certaine attention.Les Conseils régionaux LE JOUR: Vous avez décidé d\u2019agir dans les régions par l\u2019entremise des Conseils régionaux de la culture, dans lesquels certains voyaient une idée libérale.L.O'Neill: Les Conseils régionaux ont d'abord été formés à titre privé au début de l'été 1976 (par suite du Livre vert de Jean-Paul L'Allier), fortement encouragés par le gouvernement.Le Parti québécois a institutionnalisé les rapports entre ces Conseils et le mi- nistere des Affaires culturelles au début de l'automne 1977, en reconnaissant le principe de budgets de fonctionnement pour eux, ce qui a été consacré à Rimouski au début de novembre.Ces conseils ont pour fonction d\u2019être l\u2019interlocuteur privilégié: du ministères des Affaires culturelles dans ses échanges avec les régions.f i LE JOUR: N\u2019y a-t-il pas danger de la: constitution d\u2019un élitisme au niveau régional?Tournée régionale dans l\u2019Outaouais: Un parti pris pour la décentralisation et la régionalisation.L.O'Neill: Il y a en effet des écueils.Le conseil peut ne représenter qu'une partie d'une région.Ou dans une région où il y a deux ou plusieurs pôles, qui sont parfois en conflit, il y a danger qu\u2019un seul pôle soit représenté.Nous avons recommandé aux conseils de faire attention pour que ce ne soit pas un noyau particulier qui contrôle la culture dans toute une région.Les choix esthétiques LE JOUR: Tant au niveau des régions que dans les grands centres, vous faites face au problème de décider ce qui est beau et mérite de l\u2019aide, à des choix esthétiques en somme.Vous risquez de privilégier une conception du beau parmi plusieurs qui existent au Québec.L.O'Neill: Nous abordons la question par le biais de la diffusion.Par exemple dans le livre: si nous aidons l'édition, le ti- braire, l'auteur, et que nous laissons aller, les auteurs s'adresseront toujours aux mêmes.Mais si nous avons une politique de la lecture, des bibliotheques, et le reste, quand nous aurons multiplié par x\u201d le nombre des lecteurs, nous aurons réglé une partie des problèmes de l'édition.L\u2019aide à la création Pour ce qui est des moyens d'aider les créateurs, sur cette question nous n\u2019avons pas encore fait notre lit.Les écrivains, nous croyons que nous pourrions mieux les aider par un contrat-type qui protégerait les droits d'auteurs que par des subventions.Quant au livre, il n\u2019y a pas de dossier sur lequel nous ayons reçu autant de propositions divergentes.Les gens en cause ne s'entendent pas entre eux sur la voie à suivre.On arrivera, (suite à la page 12) A Mingan, lors de la semaine du patrimoine: \u2018II ne faudrait pas que les décalages entre Montréal et Québec soient dus à un manque d\u2019équipements.\u201d Ü L 2 0 Ear AT rR aA 2 RE Wr 7m A © kr i 2 BS A HA 0 PN TLE Te RR WWW IE + pepe To LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 30 DÉCEMBRE 1977 \u2014 11 LUNION NATIONALE RENONCE AU LIBRE CHOX PE LA LANGUE DENSÉENGMENT \u2018 LES INGOLENGES D'UN TELÉPHONE 5016 BELGE .#4 er mn r As -To.! | «a 4 Wie == ee = Cr d la de.est des es crég- question 5 encore crivains je nous Ÿ les aider square | auteurs nfions.AN nyapas el nous - de pi RONAUX : QUEBEC TRNRAT \u201cSKRIFIER\u201d SON PROGRAMME LÉGIGLATIF igs.Les sente pe sur là arrivera [PO SORON PROPOSE: DEUX PROGRAMMES T0 Verde, GA FAT MOINS MAL pal SITUTE LAS FARE. Evelyn Dumas Le Star de Montréal découvre le Québec.AISLIN C4 NOUS AVONS MAINTENANT DES LISTES TF SUSPECTS! WB Catia, MONTREAL ; es as ge £3 CS £7 = - Octobre 1970 : Jean Marchand démasque le F.L.Q.OK, LES ANGLAIS DES VALIUM/ BULLETIN: RENÉ LÉVESQUE EST À NEW YORK ap ALORS, QU'EN DE QUOI?piTes- vous?DU DISCOURS DE LÉVESQUE! MENFOUS! SUIS LA POUR M'ASSURER QU'IL VA RENDRE SON SMOKING.iy EUR! DÉSOLÉ MAIS IL SEMBLE QU'EN ESCORTANT LE MARATHON, JAI GAGNÉ LA BULLETIN: LES FEMMES MAKE RELATIONS SEXVELLES 1,57 FW A pre J ey fe png ae TE tee me me il ei pre.Sn ao me oo) EEX ere =e memes A Hg | | Pr a = \u2014 eT Ro + Ce a TRE AIGUNTT FD) N i ro == HS ) 5 =n - rt Ces = Pra x RD = \u2014 on) À SÉCURITÉ DEPUS RD aa 8 Hit : pe = SF Bourassa pense à des élections à l'automne.Ej \\ a.\u20ac ye Xo === = HS à fs < eT \u2014\u2014\u2014 ef ni \u2014e \u2018© j= Er APA AIG Zi @: == Le PNR ES Ld > AIS SN ip = CEE NÉ Pras ans oP i LE £ ar, \u2014 ran i À + 3 Fl Fe == Re > ù : = ee DN == Ty tS Pluies records au Québec.UN 3 5) Pa A A ÿ Le ==F aN 4 rt res Ur, Im ES =r = ee LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 30 DÉCEMBRE 1977 \u2014 17 = qe ee R À = \u2014 Formes rare SE EE oy 3, a.5 2 3 Bad 2 En Fon Fe Leh ue i, ii wi 2 26 ATR En RAL, bi SES \u20ac \u20ac Se 5 3 > a ot 230 2 a £4 # ee AEs cp AE = Les 2 Sh ir AS eX 2 ¥ SAR TL ox ae ss A SA 5 y Lo y 4 14 0 8 EE 2 sa .XS oi es er FE À La AE, hes NE EY 205 at = 7e ALLONS! JUSTE UNE CHATOUILLE y 1) an NI , su.A AT oi @ = 3 x 3 oh q Fe 7 AS re vas rs Bh SS 5e i .; is ; = be US i TES ee Dre x (Los Ca Aes De nie a ; Ta oh | oN 2 EE ET ce «5 ES Su N x = te ; Ÿ ESS a ta 3 AX puts a = = Ht NF = AE A phi = #05 == gf 4 KT jes hi a 5 3 Le \u201cSwinger OP NW i LO > S Ld ~~ / 4 + EN 5 Ze EA Hs 2 Pik æ = Gh Fd 3.2 hi 1 pS G | { 1 RP 26 alle 2 TA = A VE A 53 = £ Jean Drapeau dit qu\u2019il appuiera le P.Q.sur certaines questions $ = ee pe Fes 0) Se, wo 2 5 % 5 en 2 RA = = 3 Gi 4 2H) te Es 5 en 2 = \u2014 == =\u2014\u2014 E dt ve = x \u201c+ 3 fe A a So A GA ! = _\u2014 pu \u2014 = 0 od Ed Le es, CN 3 Ait a Le LE Ey 5 © 4 Tey SER a gas 3 2 - Be 12 sd oy ia IXY IN, = = Le ee Es Se 0e > aa 2 \"a Ne Od : a Re een a 2 Te 2, FA yas 3 as 3 NK 3 Res nan 2, PA SER, = 3 Si aT, So as 3 5 SE AIN #7 Le A INE i DIT = == a = 2 \\ FF - 5 A 4 Ep Ls SINS oN; + { hy i TE a 12 Aa sk ye) ILE.TARN AE Cu oy & 0 FAY © se RE Sal LES RH ar CN = ee 0 \\ 4 TS ALAN XY Re Ve À 5 (JIE 3 A A) z A Le 5: GE i Ho 2 NNT 5 = NT =.1H 35; 4 AS Qui 2 ae $72) NT J i\u201d RSS sen a as TEN wd ei re ££ Me ce Te & 4 4) at, 1 AN =H Oa ra Chg, +, =~, 35 2% td Ey Susy Rs As A wey 5 PS NA GRA Fa Ce 55 : 45 3 ri] D: to ie w lez sas C 3x5 Raid caf SE 7.2223] Ax eT) \u20185 io 6 Jab \u2014\u2014 ER Æ $A LN] 2 es Ny 2p 6 mn dye = ne RE.25 ze LAY, aud Bs Syd il + > The FEE FX i 3 Jad er ST oa; ly % Pr 3 cn vs NT DES 0 SEMAINE (23 Tr F | L650 oH HERB Sof 2 | fez Das h pe > 26 (HE UAE mu 3 18 \u2014 LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 30 DÉCEMBRE 1977 4 « R723 8 y+.EE v - a AT el NE.te M 8 Druryvientd adressert ases électeurs un petite brochure ou H leur fait part, dans le français d'Ottawa, \u201cdes mesures importantes dont a traitées le gouvernement\u201d, et où-ilfes assure que du progrès certain se font sentir dans plusieurs do Mmaines\u201d.Difficile de ne pas.croire à ce progrès singuHer pluriel.Occasion notamment d'insistersur \u2018l\u2019importance de la loides langues officielles\u201d Le ministre en parle donc, de même qu'il parle, avec un.a-propos qu'il y a tout lieu d'apprécier, de la Gen darmerie royale, dont les réalisations se font senti également dans plusieurs démaines.\u2026 C'est une \u201cforce policiére\u201d (sic) inouie que cette.police \u201cdevenue un symbole national\u2019.Aucun pays n'a jamais été symbolisé pour sa gloire par sa flicaille: Le Canada; oul.Il doity avoi une raison il en a une C'est un agent du FBI qui l'a donnée lors a un \u201cdiner régimental\u201d à Ottawa.Un dîner régimental, je savions pas exactementce quec est Jedoute giie cela soit connu danse monde ailleurs qu'à Ottawa.Mais, quoi qu'il en soit, le flic.américain, au cours dudit diner regimental, et sans doute enthousiasme par l'excès de gloire dont se sont couverts tout ré- .cemment les \u2018cavaliers vêtus de rouge\u201d dont parle le ministre, n\u2019y est pas-allé avec le dos de la garcette ét a déclare que \u20181a GRC, c'est la creme de la creme.\u201d : C'est un beau témoignage.Voilà pour une foi ; quelque chose qu'elle:n'aura.pas volé.Une sorte di oe prix Nobel des agents de là paix.Etre consacr creme de la creme des polices secrètes parla police dés polices secrètes.Une espèce de doctorat en.: criminologie, en somme.Honotis causa: Admettez qu'il y avait de quoi Seuls les très grands artistes réussissent à tout exprimer non pas en appliquant les regles de {eur art mais en les enfreignant systématiquement.l'infraction comme secret.du-chef \u201c: d'oeuvre.lka GRC a complètement décloisonne son \u201cart empécherle crime en le commettant, s'adresse ; aux tribunaux pour éviter d'être jugée, invente .l'évasion perpétuelle en évitant la prison.obteni gue le secret du crime (ou de la crème) 50if consi déré comme un secret d'Etat, enfin.triompher dan le plus grand-succès d'estime publique.Justement M: Drury prend la peine d'écrire que la.GRC jouit d'une \u201cestime qui ne s\u2019est jamais ternie \u2019.Jamais.Ternie.M.Trudeau, du reste, est aussi \u201cde-cet avis.Quand on est pour la loi des langues officielles, on est pour la Gendarmerie royale.Et quand on est pour-l'une ét pour l\u2019autre, on écrit, comme M.Drury, en français (comme en anglais), qu'après tout la Gendarmerie, celte estime elle se l'est historiquement \u201cméritée dans les yeux des \u201cgens-de l\u2019Ouest\u201d tout d'abord- Ce d'est pas français, mais c\u2019est joli.Celà vaut \u2018du progrès se font sentir\u201d et-même un bon \u201cdiner régimental\u2019\u2019.De toute facon c'est pour exprimer l'idée/que lg {oi des Langues officielles a une portée ua etque ta Gendarmerie royale est une noble chose.Alors un ministre fédéral, n'importe lequel.et le francais d'Ottawa; c'est bien suffisant, avec un con de flic américain, pour dire tout ce que le pere Trudeau peut avoir Fans la tête des au i s'agit du Québec.2 Le Petit Poucet Paroles et musique des gens d'ici TAATES 8 TE EE MNT SITE ASS SQW CIR TT IATL GAAS eee ed PANAMA le prix de la souverainete Notre collaboratrice, Brigitte Morissette, nous envoie du Mexique une brève étude de la situation de Panama, où elle se trouvait lors du référendum relatif aux nouveaux traités de ce pays avec les États-Unis au sujet du canal.Des avantages pour les prochaines années mais une grande incertitude quant à l\u2019avenir ont passablement divisé l\u2019opinion.Panama est encore dominé par l\u2019impérialisme américain et risque fort de le rester.par Brigitte Morisette E n débarquant à l'aéroport de Panama, une série d'affiches fraîchement alignées sur le mur du couloir conduisant aux bagages m'a sauté litttralement au visage: une main enfonçait Un poignard en plein coeur du drapeau américain flottant au mat d'un immense navire décoré d'une trompe et de défenses d'éléphant; écrits comme dans un éclair fulgurant, ces mots: \u2018\u2019si\u2026 a la liberacion™! Voila qui donnait déjà le ton de l\u2019éloquence gouvernementale employée pour convaincre les Panaméens de voter \u2018oui\u2019 au référendum convoqué pour l'approbation des nouveaux traités Carter-Torrijos devant leur permettre d'être \u2018maîtres chez eux\u2019.dans 25 ans.Au méme moment, au centre de Panama-la- blanche, écrasée sous la chaleur d'automne, les derniers manifestants du F.E.R.(Front étudiant révolutionnaire) se dispersaient après avoir joué leur dernière carte en faveur du \u2018non\u2019.Evidemment, le \u2018non\u2019, c'était perdu d'avance.Mais ils auront tout de même été 33 pour cent (d'un total de 800,000 \u201c électeurs) à voter contre un traité que l'énorme machine de propagande électorale du général Omar Torrijos a voulu présenter comme le début du processus de libération nationale etune assurance pourle retour en masse des dollars américains.Porté au pouvoir par un coup d'État en 1968, \u201clégi- : timisé\u201d en 4972 parJa nou- - +.\" velle assemblée des 505 représentants du peuple, Torrijos avait besoin d'une banniere pour asseoir cette légitimité.I! n'a pas eu à chercher très loin: la récupération du canal ef de la.zone militarisée occupée par les Américains (1,500 kms carrés sur une superficie nationale de 74,000 kms carrés) était un thème qui commençait d'enflammer sérieusement les Panamé- niens, surtout depuis la signature, en 1964, des accords pour l'ouverture des négociations.La dignité Les revenus du canal de Panama ne représenteraient pas plus de 15 pour cent du revenu national annuel (1 milliard 500 millions de dollars); mais I'importance du canal tant sur le plan géographique que politique, moral et émotif est sans commune mesure avec ce chiffre relativement modeste.Aussi bien, le désir de récupérer une entière souveraineté sur le canal et la zone est-il devenu pour les Panaméniens bien plus une affaire de dignité qu'une question d'argent, naturellement, le débat qui a précédé le référendum, même limité à une courte période de 40 jours, n'a pas joué totalement en faveur du général Torrijos, bien au contraire.\u2018\u2019Le général aura laissé dans le référendum sa stature de Nasser du canal de Panama; et il lui faut maintenant s'aventurer dans la réalisation de quelques autres promesses comme celle de procéder à des élections en 1978\u2019, affirmait, narquois, un journaliste dont le _Quotidien 1 n a, pas publié une seule ligne des critiques contre les traités, en dépit de la promesse faite par Torrijos d'ouvrir des espaces payés dans les journaux aux arguments de l'opposition.L'opposition aux nouveaux traités de Panama signés en septembre par Carter et Torrijos porte particulièrement sur deux points: le fait que les Pa- naméniens devront attendre 25 ans pour exercer réellement leur souveraineté sur la zone et le canal, sans compter que le départ des 10,000 soldats américains des 14 bases militaires ne commencera qu'en 1980 pour ne se réaliser que très progressivement.Mais celui des trois traités qui soulève les critiques les plus vives a trait à la neutralité de la zone du canal après l'an 2000, neutralité qui joue en réalité en faveur des Américains puisque ceux-ci conservent un droit de vigilance pour assurerle passage de leurs navires, en cas de conflit.\u2018Ce traité de neutralité est tout à fait contraire aux règles du droit international relatives à la souveraineté de chaque pays\u201d, soutient le président du Mouvement des avocats indépendants de Panama, groupe d'opposition influent, \u2018et il faudra qu'un prochain gouvernement porté au pouvoir entame aussitôt le processus d'annulation d'un tel traité.Nous, en tout cas, nous n'avons pas l'intention d'abandonner la lutte.\u201d \u2018Maîtres chez nous\u201d , Torrijos lui- même, dans flammés, à l'emporte- pièce, dont il a l\u2019habitude, n'a-t-il pas admis que ce traité de neutralité de Panama plaçait ni plus ni moins son pays sous le parapluie défensif du Pentagone?Pour comprendre l'état d'esprit qui règne à Panama, même si le goût de rassurer les Américains pour sortir d'une terrible crise économique peut jouer en faveur des traités, rien de mieux qu'un Québécois qui aurait lu l'article de cet historien canadien anglais écrivant dans le magazine Maclean, l'été dernier, qu'en cas d'indépendance du Québec, le gouvernement fédéral serait tout à fait justifié de conserver le contrôle (les Panaméniens diraient \"occuper'') sur une zone de 15 milles au nord comme au sud longeant la voie maritime du Saint-Laurent, c'est-à-dire la région agricole et stratégique la plus importante du Québec.Eh bien! c'est justement le cas de la zone du canal de Panama protégée par de hautes clôtures métalliques qui sont une insulte quotidienne au sentiment national des milliers de Pa- naméniens qui doivent emprunter l'unique route traversant la zone où le passage soit libre; et mème à ce compte, un ami qui nous accompagnait jusqu'aux écluses, le dimanche du référendum, priait son copain au volant de modérer la vitesse (il roulait pourtant à pas de tortue comparativement au rythme étourdissant des voitures qui circulent dans la capitale) par peur d'être arrêté par l'un de ces officiers américains à cheval sur les principes.Pour atteindre la plus belle plage, à une trentaine de kilomètres de la capitale, il faut passer par la zone du canal: et pour voir fonctionner les fameuses écluses (qui avalent la précieuse eau douce de Panama à raison de 52 millions de gallons par bateau, et il en passe environ 45 par jour), il faut se plier à des horaires rigoureusement américains: de 9 à 5 h.Un cadeau démodé Mais tout cela est peu de choses comparé à l'inquiétude nouvelle qui s'est emparée des esprits à Panama.L'actuel canal est un joujou bien démodé, trop étroit depuis longtemps, forçant les superpétroliers rr LS Tru or er [ERE ge \"porte- äbilude Que gp de Pa.Plus nj US le Dar I Ponty.le l'état Pa Pa.Qoû de licaing terrible \u20ac peut aes, IN Quel'article énadien fans lp Teg d'indé- bec, le ol gp ii de 02 [les nt oc ede 15 me au \u20ac mat gurent n ay la plus Dec lement y canal garde tall insulte fiment de Par pivent fue qu le tmère mi qui agnalt Je di nau.volant gs 1i pes G8 rental nt 088 1 dans dre p$ off cheval ES plage.ome: if du 8 clio (lists rust mi jo EL ju aires melt off ou dé we get 3 PE lif 1 on i } | Le président re à effectuer un long détour par le cap Horn; depuis dix ans au moins, les Américains parlent de construire un nouveau canal au niveau de la mer, lequel ne pourrait être construit qu'à Panama.Mais une fois les Panaméniens devenus maîtres de leur canal, leur faudra-t-il envisager la triste réalité d'un canal à eux mais ne servant plus à grand-chose, incaiable de concurrencer un nouveau canal qui pourrait soulever les mèmes problèmes politiques et militaires qu'au- jourd'hui?Mais même périmé, l'ac- - tuel canal a rendu d'énormes services.\u2018En permettant d'éviter le long détour par le cap Horn, ie canal de Panama a économisé aux Américains des sommes annuelles de 4 à 5 milliards de dollars, affirme M.Zu- niga, du Mouvement des avocats indépendants.Or les droits de passage par le canal ne rapportent à Panama que des redevances de $2 miltions.C'est dérisoire, et les compensations promises par Carter au moment de la signature des traités n'effaceront pas une injustice d\u2019un demi-siècle.\u201d Même si ces compensations n\u2019ont pas occupé la première place dans les débats qui ont précédé le référendum, l'argent a certainement joué un rôle important dans la signature des nouveaux traités.Comme c'est la coutume dans les marchés latino- américains, Torrijos avait éleve très haut les enchères: $1 milliard immédiatement comme indemnisation pour les sommes pro: mises par les Américains et quin\u2019ontjamais été payées, plus $150 millions par an jusqu'à la récupération totale du canal le 31 décembre 1999.Les Américains, selon le romancier Gabriel Garcia Marquez, ami du général Torrijos, ont refusé jusqu'au mot indemnisation (ce qui aurait signifié l'aveu d'avoir causé des dommages à Panamal!), lui préférant plutôt le mot \u201ccompensation\u201d.Dans la pratique.Panama recevra, une fois signés les traités, des bénéfices de l'ordre de $89 millions, plus des programmes d'aide de différents organismes internationaux pour plus de $200 millions.Chose certaine.Torrijos est conscient\u2019, déclarait Garcia Marquez à Panama, \u201cque la signature des nouveaux traités ne mettra pas fin aux problèmes.Bien au contraire.Le thème du canal a joué un rôle si absorbant et si énorme dans la vie des Panaméniens que ceux-ci risquent de se retrouver, après la signature des traités, devant un vide sans fond qu'il faudra combler non plus avec des espérances, sinon avec des faits concrets.\u201d Symbole de l\u2019impérialisme Panama, avec ses 14 bases militaires américaines.son canal ouvert à la navigation mondiale, ses 80 banques internationales, sa zone libre où l'on ne trouve plus les aubaines d'autrefois mais où l\u2019on peut encore acheter à bon prix des appareils-photos et des gadgets électroniques de toutes sortes.ses taudis dis¢retement bfottis en retrait d'un ensemble d'immeubles élégants et modernes, Panama, en Amérique latine, est devenu le symbole même de l'impérialisme et du colonialisme.D'où l'énorme prestige que s\u2019était acquis Torrijos, en dehors des frontières, particulièrement à Cuba où il avait été reçu avec le plus grand faste peu de temps avant l\u2019arrivée de Trudeau.Malgré ses \u2018\u2018théâtralités\u201d, pour employer l'expression du sénateur américain Robert Dole, de retour de Panama, le général Omar Torrijos est en perte de prestige et multiplie, comme l'écolier pris en faute, les promesses de bonne conduite: devant les Panaméniens, blasés par le processus révolutionnaire sous le couvert duquel Tor- rijos a tenté de faire oublier son arrivée au pouvoir, il promet d'ouvrir les écluses à la liberté d'expression et à la participation sociale; de combattre le chômage (qui atteint aujourd'hui 17 pour cent de la population active) et de rétablir la stabilité économique basée évidemment sur le dollar américain que les Pana- méniens utilisent comme s'il s'agissait de la monnaie nationale (il n'y a de nationale à Panama que la petite monnaie, 5, 10, 25 centavos, équivalant aux pièces de monnaie américaines).Aux sénateurs américains venus le visiter en novembre, Torrijos a promis un total respect des droits de l'homme, le rétablissement de la liberté de presse, le rapatriement des exilés et la libération des prisonniers politiques.Néanmoins, le-doute paraît s'être infiltré jusque dans les rangs du gouvernement si l'on en juge par l'imbroglio qui se serait produit au cours d'une réunion secrète tenue entre Torrijos et les 505 représentants de l'assemblée nationale; Torrijos aurait voulu faire amender la constitution pour se faire désigner à la présidence de la République, mais l'assemblée qui paraît le préférer au poste de chef du gouvernement aurait menacé de le désavouer, quelqu'un aurait même proposé un amendement à l'article 277 de la Constitution panaménienne qui confère des pouvoirs absolus au chef de gouvernement, pour ne plus lui laisser que des fonctions protocolaires.Torrijos sg est souvent = vanté de n'avoir.qu'une ambition: non pas de passer à l'Histoire, mais dans la zone du canal! Bien des Panaméniens se demandent aujourd'hui quel canal, et, surtout, dans quelle galère ils s'apprêtent à s'embarquer, en lisant l'article 12 du nouveau traité du canal de Panama dans lequel les deux parties s'engagent à étudier conjointement la viabilité d'un deuxième canal et à | négocier en cas de conclusion affirmative les termes d\u2019un accord pour la construction de ce deuxième canal.Le nez collé à l'énorme clôture métallique qu\u2019on venait de fermer (il était 5 h.40 secondes), Julio Yao, ex-haut fonctionnaire du ministère panaménien des Affaires étrangères, conseiller spécial des négociateurs, qui a voulu manifester son opposition aux traités en démissionnant de son poste quelques semaines avant le référendum, concluait un peu tristement, ce dimanche 25 octobre, sur les rives du canal de Panama: \u2018Il y a un haut degré d\u2019ingénuité à croire que l'aspiration souverai- niste des Panaméniens se réalisera pacifiquement dans des négociations avec les États-Unis; notre état de faiblesse et de dépendance est trop grand.Il ne peut y avoir de solution extérieure au problème de Panama sans de grands changements internes.Le général Torrijos a tenté de provoquer une sorte d'union entre le peupleetle gouvernement pour produire ces changements sociaux.Mais ces changements demeurent encore = 4 à RESTAURANT ~.un savoir LG LL LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 30 DECEMBRE 1977 \u2014 19 indéfinis.Et l'expérience démontre que le rythme des espoirs n'a rien à voir avec le rythme des réalités.On peut dire qu'en ce mo- conseiller en relations américo-panaméniennes \u2018le processus de libération nationale déclenché par Torrijos traverse une sé- ment\u2019, ajoutait l'ex- rieuse crise.\u201d , SYMPOSIUM .incomparable.comme la Grèce Spécialités Grecques Orchestre et Bouzouki D Souper dansant Tous les soirs souf le lundi Table d'hôte: $5.95 et $6.95 de ! 8.00 à 20.00 sauf le samedi la pittoresque pécherie grecque 11.30 - 15.00 et 18.00 - minuit pdr LE 31 DECEMBRE ON DANSERA de 23 h jusqu\u2019à l\u2019aube chez henri jonas 139 ouest St-Paul MENU: $25.Caviar Saumon fumé Homard Thermidor Côte d\u2019agneau à l'estragon Scampis au poivre vert Pâtisseries du Chef RÉSERVATION: 849-3303 h py rd ITER à LE Gel® DINER DE GALA LE 31 DECEMBRE TABLE D\u2019HOTE LE JOUR DE L\u2019AN ft Wh e TEE IL RISTORANTE ITALIANO PAESANO Sur Côte-des-Neiges au coeur de Montréal LE PORTUGAL [1 MONTREAL og Vous souhaite de Joyeuses Fétes Livraison gratuite apres 17 heures ~ 5192 Cote-des- -Neiges, 731- 82211 20 \u2014 LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 30 DÉCEMBRE 1977 EE A Les sorciers de la Gendarmerie par Pierre Chaloult N os très chers \u2018compatriotes\u2019 de Toronto, de Winnipeg, de Westmont-in-Lower-Canada et de Mount-Royal-inside- the-wall ne sont décidément pas du tout \u2018cricket\u2019 pour ainsi dire corrects à l'égard de \u201cleur\u201d premier ministre (Pierre-Elliott pour les intimes) dont ils troublent de plus en plus, en cette fin de I'an de grace 1977.les réves en couleur.Tâchons plutôt d'imaginer le \u201c'shocking\u201d de toutes ces braves gens des trés anciennes et toujours très loyales colonies de l\u2019Amérique du Nord britannique si quelque malheureux hurluberlu de francophone avait, il y a douze mois jour pour jour.poussé l\u2019audace jusqu'à écrire (ce dont on se doutait bien un peu partout) que la Royale Gendarmerie à cheval du Canada n'était guère qu\u2019une élégante Gestapo où l'on pourchassait illégalement les nationalistes québécois ainsi que la Gestapo d'Heinrich Himmler pourchassait les Juifs en Allemagne hitlérienne! Mais alors qu\u2019est-il advenu pour que depuis quelque temps le très noble TORONTO GLOBE AND MAIL et la très vénérable MONTREAL GAZETTE et les autres aussi de la belle famille anglo-outaouaise s\u2019amusent comme des petits fous a.enkikiner.avec une constance désarmante le Solliciteur Général du Canada \u2014 anciennement ministre de la grâce, aujourd\u2019hui ministre de la police \u2014 et à lui faire se rendre compte, semaine après semaine, jour après jour, heure après heure, qu\u2019il ne voit rigoureusement rien de ce qui se passe dans les officines de sa propre maison où les agents provocateurs se déguisent en âgents de l'ordre?L\u2019enquéte Keable.Comment diable se fait-il que douze et treize mois après l'installation d'un parti souverainiste au pouvoir à Québec les ennemis jurés de tout ce qui a l'air d\u2019avoir l'air d\u2019être sous le signe du Québec français dénoncent à qui mieux mieux les hommes de main de la garde prétorienne d'Ottawa?Comment peut-il advenir qu'en cette toute veilie de 1978 où nous sommes, le très digne et très solennel Claude Ryan lui-même ne cherche plus à faire croire à ses naifs admirateurs de Montréal ou de Toronto que la police politique chez nous est autre chose que ce qu\u2019elle dit ne pas être, soit une police politique aux ordres de puissances occultes ou, en d'autres termes, un Etat politique aux ordres de puissances occultes ou, en d'autres termes, un Etat policier qui oriente l'Etat à partir d\u2019on ne sait où pour ne pas dire de Washington?Serait-ce à croire que les \u201cCanadians from coast to coast\u201d ont pris le mors aux dents le jour même où les nouveaux ministres à Québec annonçaient la tenue d'une certaine enquête Keable sur la conception de l'éthique professionnelle chez nos policiers fédéraux?Serait-ce à croire que nos compatriotes de langue anglaise ne veulent surtout.surtout.surtout pas que les enquêteurs des forces dites de l\u2019ordre relèvent du Québec plutôt que d'Ottawa?Serait-ce à croire que les fédéralistes ont peur que le gouvernement du Québec découvre que sous les apparences du contre- espionnage.les perquisitions des hommes de la Royale Gendarmerie a cheval du Canada n'avaient d'autre but que de combattre les péquistes en les faisant passer pour des anarchistes?.ou 'enquéte Mac- Donald?Serait-ce a croire que les amis des ennemis du Québec et leurs thuriféraires se sont faits accusateurs des ministres du gouvernement fédéral pour avoir l'air de prendre la part des victimes afin de pouvoir ensuite demander que l\u2019on fasse enquête à partir d'Ottawa plutôt que de Québec; afin de pouvoir ensuite demander une enquête MacDonald plutôt qu'une enquête Keable?Tout ça n\u2019explique cependant pas pourquoi le gouvérnement fédéral accepte de jouer au bouc émissaire et de servir \u201csa\u201d police au lieu de s\u2019en servir?Pourquoi ceux qui ont charge de l'exécution de la loi par les gendarmes laissent-ils les gendarmes transgresser impunément la loi comme si ces hom- mes en habit rouge en étaient les tuteurs et les maîtres?Pourquoi les ministres fédéraux l\u2019un après l\u2019autre, le Solliciteur général du Canada, Francis Fox, son prédécesseur Warren AI- mond, le prédécesseur de son prédécesseur Gogo Goyer \u2014 pour dire comme l'ancien ministre John Diefenbaker \u2014 le ministre des Postes, celui de la Défense \u2018nationale et tel ou tel autre encore, acceptent-ils que les gendarmes complotent sans vergogne avec les hauts, les moyens et les bas fonctionnaires, les entrai- nant \u2014 peut-être de force! \u2014 dans l'illégalité eux aussi?Pourquoi le premier ministre en personne accepte-t-il que l\u2019on dise à tout venant et qu'on laisse dire à qui veut l\u2019entendre que les gendarmes gardent en leur voûte son \u2018dossier\u2019 \u201cqui en ferait une sorte de [suspect pour ne pas dire un otage de ceux qui ne devraient pas être autre chose que les concierges de sa propre maison?Neuf ans plus tard Lors de sa venue au pouvoir à Ottawa, en avril 1968, dans l'inévitable perspective de la Révolution tranquille au Québec, le Pierre Trudeau de CITE LIBRE et de la défense des droits de l'homme \u2014 Pierre Trudeau successeur de l'élégant francophobe Lester B.Pearson \u2014 promettait aux Canadiens sa fameuse \u201csociété juste\u201d.|| promettait alors aux Québécois un Canada bilingue d'Halifax à Vancouver en passant par West- mont: un Canada bilingue et de culture franglaise.Il promettait aux Onta- riens, aux Maritimers, aux Westerners et aux autres de mater ces freluquets d'indépendantistes qui ne parlaient \u2014 semble-t-il \u2014 que le \u2018joual\u201d du vulgaire et des petites gens.Neuf ans plus tard, les multiculturalistes n\u2019ont pas plus réussi à imposer le français que la Royale Gendarmerie à cheval du Canada n\u2019a réussi à empêcher que les indépendantistes n\u2019accèdent au pouvoir au Québec.Le fondateur de CITÉ LIBRE, désormais prisonnier de sa garde prétorienne, n\u2019a plus droit de dire autre chose que ce que veut \u2018'sa\u201d police, laquelle reçoit ses ordres.d'un autre que lui! L'ancien ministre de la Ligue pour la défense des droits de l\u2019homme en est rendu à faire semblant de croire que les \u201chabits rouges\u2019 de notre Gestapo ne sont que des victimes possibles de.la chasse aux sorcieres! y w i ir] du Ser § Mat ayy ameuse ors aux Nada bi Vancoy | a West.| binge Jase, x Onta- ers, aux ules de els d'in qui ne let - vulgaire > ard, les Ot pas § 3 | oser le ale Gen- du Ca Npêcher antstes Noir av | (ITE sonnier prenne, 1e autre TE fot 888 quell « de là ae des on 6S! lant de is 130 ne 1 por ose AUX ==, | Ji h.1 f s Nat.WRT Desordre, dit-il par Claude Lagadec Passionnant, difficile et prodigieusement irritant, tel est le dernier ouvrage du touche-à-tout Edgar Morin.Commençons par examiner le plus intéressant, le projet dans ses objectifs et ses ambitions.Depuis des dizaines sinon des centaines d'années, la pensée moderne, surtout philosophique, s'est enfermée dans une recherche des différences avec le but avoué de privilégier ce que l'homme a d'unique.Différence entre le corps et l'âme, entre la pensée et l'action, entre la matière et l'esprit, entre la théorie et la pratique, entre l'homme et l'animal.Longtemps féconde, cette option humaniste qui remonte au moins à la Renaissance a finalement réduit la recherche théorique à une scolastique parfois stérile et à un anti- scientifisme qui discrédite la philosophie et la rend absconse.Citons comme unique exemple de l'obscurantisme des philosophes le cas évoqué par Isaac Azi- mov (1): lorsque Auguste Comte déclara péremptoirement que les hommes ne connaîtraient jamais la composition chimique des étoiles il ne manifestait que sa propre ignorance des ressources de la science.Deux ans après sa mort en 1857, Kirchhoff et Bunsen inventaient la spectroscopie.puis en 1881 Albert Abraham Michelson inventait l\u2019interféromètre.qui noÿs donnaient toutes informations utiles sur ce sujet, * Be nos jours l'humanisme se meurt, comme disait Michel Foucault, et une autre tendance se dessine a = ea tés plutôt que des différences, des passages plutôt que des ruptures, et tente d'identifier le dynamisme d'unités complexes là où l'on ne voyait autrefois que des contradictions.Par- dela la stérilité d'un structuralisme réducteur en voie de passer de mode et le surplace du marxisme théorique, on assiste de nos jours à une sorte de retour à un \u2018\u2019naturalisme\u2019\u2019 (selon l\u2019expression de Serge Mosco- vici) ni matérialiste ni spiritualiste.C\u2019est ainsi qu'en sciences sociales la distinction entre primitifs et civilisés s\u2019estompe résolument, et la sociobiologie décrit le fonctionnement des sociétés animales comme sociétés de plein droit.Information En sciences exactes, d'autre part, les limitations internes des formalismes, le théorème de Gôdel, le principe d'incertitude de Heisenberg et la relativité d'Einstein nous avaient depuis assez longtemps averti de la nécessité d\u2019inclure l'observateur dans l'observation elle-même dorénavant considérée comme une totalité agissante.Ce sont maintenant les développements les plus récents de la théorie de l'information et de la cybernétique qui nous permettent d'espérer l'apparition prochaine, non pas d'une Théorie générale, Edgar Morin s\u2019en défend bien, mais d'un nouveau discours, d'une nouvelle approche ou M®Mode Capable d'englober des choses que l'on considérait jusqu'ici comme irréductiblement différentes, l'organique et I'inorganique.le micro et le macro, l'ordre et le désordre.La tentative d'Edgar Morin est de cet ordre.Précisons tout de suite que le es , ployé ici n'a pas le même sens que dans l'expression \u2018bulletin d'informations\u201d: il signifie le nombre de décisions binaires nécessaires pour reproduire un phénomène.Il constitue potentiellement le principe unificateur ou l'unité de mesure fondamentale qui nous comprendre: comment l'ordre et l'organisation naissent du désordre mais sans l'abolir, aussi contraire que cela puisse paraître à nos habitudes de pensée.La somme de connaissances diverses et très récentes auxquelles Morin fait appel est simplement écrasante: je cite en vrac la théorie de Heinz von Foer- ster sur le principe de l\u2019ordre à partir du bruit et les développements ultérieurs de Henri Atlan, la théorie de Brillouin, la théorie des structures dissipatives de llya Prigogine (prix Nobel de chimie 1977) qui a démontré mathématiquement la possibilité que l'ordre naisse du désordre, la théorie des catastrophes de René Thom, la théorie générale des systèmes (general system theory) de Ludwig von Bertalanffy, la cybernétique de Wiener, la théorie des jeux de von Newmann et Morgenstern, diverses applications de l'équation de Shannon et Weaver.Modèles de pensée Redescendons sur terre.Chaque époque a son \u201cpa- {agigme\u201d au sens ambigu et fécond de Thomas S.Kuhn (2).Et tout penseur a son modèle préféré, son idée fixe si l'on veut, sa marotte.fabulée où non.Platon avait sa caverne, Ar- chimède son bain, Newton sa pomme, Maxwell son démon.Edgar Morin songe au tourbillon, à l'humble PES permettrait de.u sont pratique- pA ig yo =, Se ae = > - \u201cD pe machine elle-même et son produit, et où l\u2019auteur veut voir le modèle des périples de I'électron autour de son noyau aussi bien que la \u201crespiration\u201d (le livre est plein d'images anthropomorphiques) des étoiles qui oscillent entre I'implosion gravitationnelle des \u201ctrous noirs\u201d et l'explosion nucléaire de milliards de soleils.Ce livre est une machine à rêver cosmique qui se distingue de tous les autres ouvrages que les Français nous envoient périodiquement à cet usage et dont le modèle fut fournien son temps par le très révérend Theillard de Chardin, jésuite de son état, en ceci qu'il n'est manifestement pas spiritualiste.La vie humaine est une histoire qui finit mal et vous n'en douterez pas un seul instant à la lecture de cet ouvrage, c\u2019est promis.Mais en même temps quelle fête! Défauts, enjeux Venons-en maintenant aux défauts de l'ouvrage, multiples et énormes.Au niveau du style tout d'abord, primesautier, brouillon et désinvolte.L'auteur raffole des paradoxes qu'il découvre au fil de la dictée.Il lève son chapeau en passant devant Hé- raclite, affirme que \u2018l'I- liade est bien plus véridique comme livre d'histoire que les traités qui nous font l\u2019économie des dieux ou qui ont l'économie pour dieu\u201d.Bon, se dit-on, un caillou dans le jardin des mécréants, un autre dans celui des marxistes, j'ai compris.Mais l'auteur accumule aussi les pirouettes verbales qui bousculent parfois opportunément nombre d'idées reçues mais deviennent simplement irritantes quand il s'amuse du fait que le mot entropie est I'anagramme de protéine, ou que l'abréviation NEG (pour néguentropie) est l\u2019image en miroir de GEN (pour générativité).Ces enfantillages masquent le sérieux du propos, et les multiples redites, récapitulations et rappels de ce texte tourmenté et secoué d\u2019impatiences d'un auteur qui semble à bout de souffle, les trop nombreux renvois aux deux autres tomes encore à paraître laissent à la fin soupçonnet que le philosoph touche-à-tout a peut-êtr pris les bouchées trop grosses cette fois-ci et mis & ne maîtrise que fort imparfaitement.Il y a pis.Certaines affirmations sont fausses, certaines simplifications apparaissent à première lecture aussi éblouissantes qu'abusives.Quand l'auteur assimile le hasard au bruit pur (p.303), quand il affirme que la mémoire de l'ordinateur est radicalement différente de la mémoire cérébrale (p.283), quand il affirme que l'étoile fonctionne sans régulation informatique et sans programme (p.262), il dit plus qu'il ne sait.Malgré ces défauts manifestes, ces arbres ne doivent pas nous cacher la forêt.Il y a dans cet ouvrage les germes d'un renouvellement important de notre savoir auquel Edgar Morin contribué en propre si ce n\u2019est le fait de rassembler en un traité unifié un tas d'idées et de tendances qui traînent un peu partout actuellement et qui, comme on dit familierement, \u201csont dansg l'air\u201d.Et quand le lecteur intoxiqué par tant d'idées éparses et compliquées, de choses bien connues et de confusions regrettables a la fin défaille d'incompréhension ou d'ennui, il peut se rappeler is ; e BX B a pr qe n'aura pratiquement rien\u2019 thode a \u20ac Seuil Kant, Freud ou de Marx n'étaient pas de tout repos non plus en leur temps, et requéraient du lecteur autant de résistance à l\u2019impatience réductrice et sécurisante que'd'inquiétude attentive et créatrice.Pour une théorie écologique Ce livre est l\u2019un de ces rares ouvrages que l'on est tenté de juger moins sur sa performance par moment vraiment pas très brillante que sur son audace et sur l'importance des enjeux qu'il implique.Vous êtes- vous déjà demandé pourquoi ce qui nous tient lieu de théorie écologique n\u2019est guère autre chose que la somme des stupéfactions indignées et hypocrites que nous nous plaisons à vitupérer quand les conséquences de nos actes nous suivent et nous fessent en plaine face?Quand nous apprenons, meurtris et mélancoliques, que les freins de nos voitures fonctionnent aux poumons bourrés d'amiante des obligeants cancéreux de Thetford- les-Mines?Ou que ie papier sur lequel vous lisez en ce moment a probablement été fabriqué à la sauce Indien-au-mercure ? 22 \u2014 LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 30 DÉCEMBRE 1977 (suite de la page 21) Il y a plus que les méfaits du simple capitalisme là- dedans.L'éclatement de notre savoir en une multitude de spécialités étanches entre elles milite en permanence contre une approche globale et contre un traitement unifié, raisonnable et poétique de la nature et de la culture.L'artiste d'aujourd'hui n\u2019est lui aussi qu'un spécialiste parmi d'autres insulaires, l\u2019ahuri de service préposé à l'amusement dans un monde où la science poursuit sa bureaucratisation accélérée et où toute domination tend à prendre la forme d'une administration atomisante qui sépare les hommes de leur liberté.ll y a des exceptions.La physique s\u2019est mathématisée, la biologie a rejoint la chimie.Mais il reste que I'atomisation de nos connaissances nous coûte probablement très cher en regard d\u2019un projet socialiste de réappropriation de I'existence.Et la \u2018multidis- ciplinarité\u201d n\u2019est qu\u2019une sinistre farce ou plutôt c'est la feuille de vigne de la fameuse objectivité scientifique.L'objectivité du scientifique est tout aussi nécessaire à l\u2019exercice de son métier que celle du journaliste peut l\u2019être au sien, mais dans l\u2019un et l\u2019autre cas cela n'exclut nullement les partis pris, les contraintes liées aux appartenances de classe et les usages politiques des travaux qui ne seront jamais produits et des questions jamais posées, si l'on peut s'exprimer ainsi.Quand on aura fini de dégoiser sur l\u2019obscurantisme des philosophes- moralistes, il sera temps de s'occuper de l\u2019analphabétisme social des scientifiques, et sur leur meurtrière interprétation de l\u2019impartialité.Ne vous souvenez-vous pas de cette interview du chimiste de la Dow Chemical qui, en pleine guerre du Vietnam, se déclarait parfaitement innocent, objectif et neutre devant l\u2019utilisation criminelle du napalm qu'il fabriquait?Le désordre créateur L\u2019une des idées les plus fécondes peut-être que Morin emprunte aux théories scientifiques récentes est celle de désordre.Le désordre est créateur, il engendre de l'ordre qui engendre à son tour un désordre.Nous savons que tout pouvoir est un pouvoir de classe.Nous devons maintenant apprendre que \u2018tout désordre, et, en politique, toute anarchie, est un désordre et une anarchie de classe.Le capitalisme engendre nécessairement grèves et chômage, ses formes spécifiques d'anarchie, tout comme le totalitarisme engendre le samizdat et la \u2018\u2019dissidence\u201d.Ceci n'est pas dit pour mettre ces deux systèmes sur le même pied mais pour faire entendre les implications, au niveau du discours politique, de la réhabilitation de l\u2019idée de désordre que la science actuelle effectue.Au reste, Morin ne parle pas politique mais information, boucles épistémologiques et entropie.Tout désordre en un lieu donné est le prix à payer pour un ordre ailleurs; l\u2019anarchie architecturale de Pont-Viau, Jacques- Cartier ou toute autre ville de prolétaires est le prix infligé par l\u2019ordre imposant de Westmount et Sillery.L'ordre naît du désordre et I'entretient; il l\u2019alimente et s\u2019en nourrit.La vie se nourrit d\u2019entropie négative, disait Shrôdinger.Ne savons-nous pas que l'aphorisme selon lequel \u2018le pouvoir corrompt\u201d s'applique en priorité, non pas au dominant qui ne fait que ce que les dominés attendent de lui, mais bien plutôt à ces mêmes dominés que ce pouvoir désorganise et dés-ordonne en permanence, divise pour régner, atomise et corrompt dans la paix de ces cimetières qu\u2019il nous plaît de continuer à appeler lieu de travail, école, parlement qui parle et qui ment?Si nous parvenions de la sorte à comprendre cette idée de désordre créateur par ailleurs si chère aux surréalistes, peut-être comprendrions-nous également l\u2019apophtegme de Saint-Just cité par Edgar Morin dans une interview récente: \u2018Tous les arts ont produit leurs merveilles, seule la politique n'a produit que des monstres\u201d.Edgar Morin, La méthode, Tome |, La nature de la nature, Paris.Seuil, 1977, 409 pages, $17.95 (A paraitre): Tome |l, La vie de la vie.Tome Ill, La connaissance de la connaissance.(1) Isaac Azimov, The Uni verse.From flat Earth to Quasar, New York, Avon Books, 1966, 315 pages, $1.95.(2) Thomas S.Kuhn, The Structure of Scientific Revolutions, Chicago, University of Chicago Press, 1962, 210 pages, $3.40.| fautde touts urgence que vous f siez savoir a Simm rants LER de bonne volonte que le problèr e des imm ants qui voud alent inscrire urs enfants à l'ê ole fran aise etquine le | peu er f an pe qui se voient souvent snvoyer leurs nfants dans les écoles Je croyais celte époqu mo elle se perpétue, sot es.Mais cela est d'autant plu ele gouvernement à décidé de olutions.Les catholiques.\u2018 comme tout le monde et ile us.peine de sanétions sévères; lors il jaut e cesser de faite des gines et de \u2018diverses religions.; \u2018Dans le domaine def éducation c'est à vous qu'il opartient, cher ami, de voir à ce que cela se fasse.est maintenant qu'il faut brusquer les choses sans Guoi, sinous attendons trop longtemps, c'est de façon beaucoup plus radicale qu \"on se verra forcer de les changer.\u201cLes intégristes doivent comprendre qu'ils ne peuvent plus occuper tout le terrain dans notre société \u2018et qu \u2018it leur faut désormais faire de la place à\u2018ceux qui ne pensent pas comme eux; Je compte sur vous, cher ami, pour mener a bien © tte tâche avant qu it soit trop tard: : concernées comprennent treme qu\u2019il ne jour serta d anatiques hypocrites qui los étouffent en | ÿ | \u2018brassant, qu'il leurfaut se faire une raison, qu ilfeur aut enfin envoyer leurs enfants ¢ a l\u2019école ean s gens à ia raison?2 it alangue ét t'agardiennede! Les églises ont beau © se > vider; cole n \u2018empêche p iS: certains intégristes de lutter farouchement pou Cons erver des, \u201cprivilèges \u2018désuets aus, font un Ha \u2018faisons en 1 sorte.qu il le soit vraiment. J'ENVOIE DES Livres WE \u2014 2 am 2e 20 0e ° - .DIALOGUES DE BÉTES * US ne AR EXEM pLE , A, FRANCIS Fox .EE Riens PHi PH, mn L'ERE DU SOUPÇON x \u2018A FRENCHIE JARRAUD METRE rer le .TN SARRAUTE POUR Qui LELISE A SA * YReCIS DE DECOMPOSITION st voa eque ( 2 5 L'AVEUGLE PISTOLEI, MÊME Si dE suis sé Dok 0) LEMENT, ORG I01 FAIRE CHESTER Hines : M = 1S SUR gent ont AR ; Z 0 Ia L HoMME APPROXIMATIE x NEO 14 Es ADEJA Lus ! ve L'HOMME QUi VOLLAIT ÊTRE Roi * T- TZARA org: Clu MAIS QU'EST-CE QUE TU FAiS LA ?EN CADEAU.4 i, re 7 1 vof A II A ps 7 CINQUIEME COLONNE à E - HEMINGWAY *L AUTO ANALYSE x ®.HORNEY LIGNE OUVERTE \u2018 A MicHEL GIROVARD* @f\"eveuse BOURGEOtIE x ED.LA RoctE TENTATION DEXISIER e xLA E-M-CIORAN enis < CBS os : ous Les H OMMES SON | MORTELS Dr SUR L ORIGINE 5 LE CAPITAINE FRACASSE x A USE PAYETTE dL'E ET FONDEMENT DE L'INÉ ÇA - - TIER quel- ent.eluer Ji pas ue 5 des 3 mère 25 celle | fom nme 35 QU mer dede Ae utd 2388 ai dieux dans as gs ; des les arsês COMMENT SE FAIRE DES AMIS D: CARNAGIE A JEAN CHRÉTIEN, OMES tL TL IT A MARC LALONDE ré or \u2014 2 PARIS EST (Ne FÊTE x TiNTIN EN AMERIQUE wl à 2 A L'ORGANISATION (POEBEC-CANADA / ) = Tp 2 Tek pa, ZA 7, ro\u201d & AH, = oh NA LITÉ PARMi LES HOMMES» \u2018A GUY JORON ET SON .PROJET NOCLEAIRE MARXISTES IMAGINAIRES | , R.AARON A JACQUES COUDRE ET MICHEL CHARMRAND! : NS, M fOLIO- GALLIMARD, ENVOYEZ LE CHEQUE A L DRPRE DU JOOR HEBPO, MERC! C1) UNE AUGMENTATION SUR\u2018 C'ESK BIEN LA PREMIERE Fois WJE VOUDRAIS BIEN VOIR LATETE QUE TU FAIS PES CAPEAUX PE TOUS CEUX EU RECE JE VOUDPAIS SURTOUT VOIR LEURS tu Ç ; TS QOUAND, DANS 5 SEMAINES SSi DÉSINTERESSÉS! DEAU DU SOMBRE VILA ILG VONT RECEVOIR x ONCA BRE VILAN v 7 7 LUI-MÊME \u2018/\\ L'Auis DE LA B1BLIOTHE QUE A La XE 7 RE /.Yo 7 L a J v \u20182 3 22 CL 4 Ÿ NS AS © Zyx 1911-78 Z NN 24 \u2014 LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 30 DÉCEMBRE 1977 dA ve WN) aa .- Am A au -w -» Te 27 .Le surrealisme quebecois, son son aval amon par Jacques Ferron En faisant du surréalisme un état d'esprit insolite et rebelle, propre à faire éclater toute contrainte et à donner lieu à une pensée dont la singularité baroque serait la marque de la liberté, Monsieur André-G.Bourassa, tout en admettant que Refus Global en fut le révélateur, le décrit comme un mouvement de refus de l'ordre établi qui aurait pris naissance en 1837 et viendrait jusqu'à nous.ll est vrai que pour le lecteur il n\u2019y a pas d\u2019ordre chronologique, que Proust influence Saint-Simon, et que d'ailleurs, en général, le présent et son projet d'avenir modifientle passé.Cela permet à l\u2019auteur de nous faire découvriren Guy Delahaye, pseudonyme du docteur Guillaume La- haise, le médecin qui prit soin de Nelligan à Saint- Jean-de-Dieu et que Fournier dans son film outragea, un poète qui par son tour d'esprit et ses trouvaii- les devançait les surréalistes français.Etil remonte à 1837, année qui nous est chère, qui marque une prise de conscience nationale, parce que ce fut cette année-là que Philippe Au- bert de Gaspé fils publia l\u2019 \u201cInfluence d'un livre\u201d qu'il avait écrit caché, sous le coup d'une poursuite pour affront au Parlement.Le livre en question est le Petit Albert, ouvrage de cabalistique.It sert à une manière d'alchimiste pour ses conjurations.Or, pour André Breton, le cabaliste aurait été un surréaliste avant la lettre.Breton, peu m'importe.C\u2019est un personnage autoritaire, qui m'a toujours paru faux en voulant institutionnaliser un état d'esprit rebelle aux containtes et aux classifications.L'alchimiste me ramène plutôt à Borduas, car je n'ai pas oublié l'admiration quasi craintive qu'il inspira à certains jeunes gens.\u2018 Monsieur Borduas est dans sa cave, annonçait l\u2019un d\u2019eux; il lit depuis vingt heures.\u201d On parle: ainsi de l\u2019alchimiste que dévore la soif de sa découverte, découverte singulière comme lui, que lui seul peut faire.Une chose qui me plaît beaucoup chez M.André-G.Bourassa, c'est qu'il avoue avoir été un garçon de ce genre et lui être resté fidèle en écrivant son livre.Borduas, lors de son U ne tendance commence à se dessiner chez les Anglo- Canadiens qui consiste à se rendre à l'évidence que constitue l'éventualité d'un Québec plus ou moins autonome.Des universitaires, des journalistes, des politiciens même ont commencé à admettre publiquement que le Canada devait se préparer à faire face à la réorganisation des rapports sociaux-politiques et sociaux-économi- ques entre les différents régions de ce qui restera de ce pays une fois le Québec indépendant, les uns et les autres accordant plus ou moins d'importance aux rela- Les \u201cCanadians\u2019\u2019 et I'indépendance du Québec On commence a s\u2019y faire tions a maintenir avec ce nouveau pays du continent américain.Pour John D.Harbron, auteur de \u201cCanada without Québec\u201d, publié récemment chez Mus- son Book Company, a Don Mills en Ontario, \u201cla séparation du Québec est inévitable\u201d et \u2018n\u2019a jamais été une question de différence linguistique seulement mais tient à l\u2019existence de deux cultures conflictuelles\u201d.Rappelant que, de tous les pays d'Amérique, d\u2019abord colonisés par les Français, les Espagnols, les Portugais et les Anglais, seul le Canada original \u2014 le Québec d'aujourd'hui \u2014 n\u2019a pas obtenu son indé- .nal brut, devient une pendance politique, Harbron étaye sa thèse sur la stabilité économique relative de nombreux pays de ce continent beaucoup moins riches économiquement et moins populeux, dans certains cas, que ne le serait un Québec indépendant.\u2018En termes hémisphériques\u201d, précise-t-il, \u2018le Québec, grâce à des ressources naturelles substantielles, à une présence géographique de première importance, à une élite administrative et à un imposant produit natio- nouvelle force politique de l'hémisphère occidental, avec le Mexique.le Vénézuéla et le Brésil.\u201d (J.L.-L.) J - ey > M A A Ps SY 3] ey re WH bb Va a» Wa Bb, VW #63 V - premier séjour en France, ignora le surréalisme, alors à son apogée, et il travailla à la décoration d'églises avec son maître, Maurice Denis.Quand il y reviendra sur la fin de sa vie, il montrera à ma soeur Marcelle ces oeuvres quine devaient pas valoir grand\u2019chose: \u201cRegarde, Marcelle, mais regarde-moi donc ça!\u201d Et ils en avaient le fou rire.Quand après avoir beaucoup lu, beaucoup réfléchi, après s'être concerté avec ses disciples qui bientôt avec lui signeront \u2019Refus Global\u201d, il aurait aimé rencontrer André Breton qu'il savait être au pays.Il s\u2019en ouvrit au père Couturier, dominicain de ses amis, qui justement avait la même curiosité que Borduas.\u2018\u2019Rien de plus facile, dit le dominicain, je sais qu'il s'occupe d'une exposition à New York.Nous sommes certains de l'y trouver.Allons donc à New York.\u201d Ils y allèrent et Breton était en effet au musée, mais comme ils s\u2019approchaient pour lui parler, Breton, fronçant le sourcil à la vue de la robe blanche, leur tourna ostensiblement le dos.Il avait des princ¢i- pes, ce cher Monsieur Breton, et celui-ci, en particulier, de n'avoir aucun commerce avec les gens d'église.Borduas revint à Montréal penaud et perplexe, et longtemps il se demandera si Breton avait raison ou pas.Par la suite il ne chercha plus à le voir, sans doute parce que Breton avait surla peinture des idées que Borduas jugeait dépassées, et jamais il ne lui parla.Monsieur André-G.Bourassa a sans doute raison de réduire.le surréalisme à un état d'esprit qui peut marquer écrivain, peintre, musicien, sans être le monopole d'aucun d'eux.Cependant il me semble que le phénomène se produisit au Québec tout autrement qu\u2019en France et que les Jusqu'au 7 janvier RICHARD CAPLETTE acryliques et collages LINDA LEDUC © eaux-fortes encres \u2014 céramiques e GALERIE semaine : 11h.à 19h.sam./dim.: 14h.a 18he SALL À DiNER:2meci, dimanche BANG DSL PE La CH 6H0R 13 dUSIIDOTEU 13 semaine : 11h.30 à 14h.30 18h.à 23h.17h.30 à 23h.: fermée écrivains n\u2019y furent pour presque rien.\u2018Refus Global\u201d et \u2018Projections libé- rantes\u2019\u2019, écrits par un peintre, Borduas, furent en quelque sorte des textes sacrés qui ne démontraient rien par eux-mêmes mais procuraient l'enthousiasme de la foi aux disciples qui entouraient le prophète, et c'est en faisant de chacun de leurs tableaux un miracle, qu'ils voyaient la vérité.Borduas s\u2019en trouva régénéré et tous, moins Claude Gauvreau, s\u2019engagerent ainsi dans une carriere de peintres, n'ayant bientôt plus que les préoccupations de leurs oeuvres personnelles et de leur art.Si le surréalisme fit long feu apres eux, ce fut sans doute a cause de Claude Gauvreau qui, écrivain, n'en tira pas les mêmes bénéfices, au point qu\u2019il se croira trahi par ces peintres, qui restaient pourtant ses seuls amis, et tentera de refaire compagnie avec des poètes, tels Vanier et Péloquin, qui n\u2019ont avec le surréalisme que de vagues accointances.Claude finira par obtenir la gloire dont il n'avait jamais douté, avec un sursaut de désespoir, en s'immolant pour elle.ll y a beaucoup de bruit et de fureur dans son oeuvre.\u2018Beauté Baroque\u2019 est un plaidoyer qui sonne faux, où toute la tendresse est pour l\u2019avocat, et je suis désolé de le dire.Au demeurant, \u2018\u2019Surréalisme et littérature québécoise'\u2019 reste un ouvrage important, bien documenté, écrit avec bienveillance, auquel l'auteur a donné une durée qui surprend en ajoutant à Refus Global\u201d un amont et un aval.C\u2019est l\u2019'amont que je préfère; il plairait, me semble-t-il, à Borduas.L'aval se perd dans un delta qui annonce peut-être la mer, à moins qu'il ne soit que le commencement d\u2019un marais.J rs a seen 849-5148 o CAFE semaine : 19h.à 1h.dimanche : fermé | nme ec Meee edie mrad sees 20000 Sn , Foun \"8 lpg.N pein.Ent en teres Nraien 85 mais hoy.disci He rg.Sant dp tea Oyeient 5 Sep tous UVTeau, i Gang ines, Teles - 8 leurs és et de tong Ut sans Claude tivain, memes ise pein- ourlant tentera le avec nier et mec le ages | AE dont , ve oi.¢n ya Ldefir auvré.gun faux.se est vis dé i quebé- Wage docu onvelk eur à J Sur Refus of ut ue ME quas.delta ie fb Eu ment a A nis {if if #= Ml) La PO EPS A a a a ee a C= ou en Nouvelle-France Hurtubise HMH Cahiers du Quebee (OWE PEHR KALM AU CANADA EN Traduction annotée du JACQUES ROUSSEAU GUY BÉTHUNE avec le concours de v5 À race À AAR % 1749 journal de route ; par st PIERRE MORISSET ® Récits de voyageurs: Cartier, Kalm, Savard Le grand intérêt littéraire de ce qui est écrit comme il a été vraiment vu et découvert, Lise Gauvin le rend ici sensible en parlant des récits de voyageurs séparés respectivement par quelques siècles.par Lise Gauvin E.l'ouvrage d'histoire et l'autobiographie, le journal de voyages appartient à ce domaine difficilement classable de la littérature où le poétique a partie liée avec le politique, ou le rapport du moi au paysage devient en quelque sorte la figuration même d'un pays.Etrange destin que celui de ces textes le plus souvent voués \u2014 c'était le cas du moins pour les premiers récits \u2014 à un public friand d'exotisme et à travers lequel les actuels lecteurs du pays décrit, distanciés de quelques siècles, cherchent avidement les traces de leur origine.Loin d'être de simples balises ou des points de repère anodins, ces récits se prêtent aujourd'hui à une double lecture: lecture de l\u2019autre, de la subjectivité même du narrateur et des discours de l'époque, et lecture de soi également, car une fois le premier décapage terminé, restent ces irremplaçables témoignages sur ce que nous fûmes.Bien en-deçà ou au-delà des recherches formelles du nouveau roman, c'est à une \u2018\u2019école du regard\u2019 que nous convient ces textes.Une \u2018\u2018êcole\u2019\u2019 qui d\u2019ailleurs a aussi ses principes et ses pièges et dont deux éditions et une réédition récentes nous donnent l'occasion de comparer l'évolution et les perspectives parfois opposées.Le découvreur Les récits de voyage attribués à Cartier viennent d'être réédités en français moderne d'après l'édition Biggar de 1924, dans la collection \"documents d'histoire\u201d dirigée par Marcel Trudel'.Les trois récits, dont le dernier est inachevé, sont précédés d\u2019une introduction et d'une chro- _ tes qui s'en tiennent aux explications essentielles.que ce type d'édition, peu coûteux et extrêmement efficace, permet de véritablement mettre à la portée de tous des textes moins connus.De Cartier, Ferron a dit un jour que \u2018ce mauvais navigateur fut notre premier écrivain\u2019.Mauvais navigateur, certes: on sait qu'il n'a pas trouvé, lors de son premier voyage, l\u2019entrée du fleuve St-Laurent.Mauvais négociateur aussi: le marin, en colonisateur zélé et maladroit, prend possession de tout, terre et habitants, emmène des \u2018invités\u2019 avec lui en France, fait de mauvaises alliances et finit par s'attirer l'inimitié d'à peu près tous les autochtones après avoir reçu d'eux à son arrivée les plus grandes marques d'honneur.Mais le ré- nologie, dues à Robert La- haise et Marie Couturier, et sont accompagnés de ne- Mentionnons en passant cit des trois voyages du navigateur a une autre portée que celle, historique, de ces échanges qui tournent à la petite guerre.Premier écrivain, Cartier l\u2019est d\u2019une manière singulière en choisissant d'identifier le paysage par son écriture inaugurale.Hl s'agissait pour lui d'un voyage au sens fort du terme, d'une découverte de lieux et d'êtres ignorés du reste du monde, sinon de quelques pêcheurs bretons qui peut-être s'étaient déjà aventurés sur les côtes.Cartier vit donc ce que nous ne verrons plus et c'est là son principal privilège.Plus encore, il a cherché à déchiffrer avec des mots le paysage qu'il avait sous les yeux.Le premier, Cartier a nommé le pays, et son inventaire rejoint, à travers quelques siècles de distance, ceux de Félix- Antoine Savard, de Vi- gneault, de Perreault, de Paul-Marie Lapointe, tous écrivains qui d\u2019une certaine façon ont avoué leurs dettes envers le navigateur ou qui ont tenté à leur manière de prendre possession du pays par la parole.La valeur littéraire des LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 30 DÉCEMBRE 1977 \u2014 25 récits de Cartier vient encore de leur interrogation implicite sur les ressources mêmes du langage et ses limites.L'Européen, souvent \u2018\u2019dépaysé\u2019\u2019.apprivoise l'inconnu et use des comparaisons les plus insolites pour décrire les êtres et les choses qu'il voit.Ainsi un ours est-il décrit comme \u201cgrand comme une vache et aussi blanc qu'un cygne\u201d.Sa chair est aussi bonne à manger que celle d'une 'génisse de deux ans\u201d.On a voulu voir, dans cette multitude d'analogies, une stratégie anne- xioniste de la part de Cartier, une tentative de réduction de l'inconnu au connu, et donc une manifestation de plus de son attitude colonisatrice?.Malgré l'enthousiasme et l'exubérance de ses récits, ce regard reste fortement tributaire d'un écran européen et des \u2018mécanismes de défense\u2019 que la trés grande nouveauté du pays découvert n\u2019a pas manqué de susciter chez lui.Mais il y a, en outre, dans cette recherche d'images et de mots, dans ce souci de précision qui se butte aux limites mêmes du langage, une ZS rel Am B uo 1 \u2014 entreprise qui rejoint celle de toute littérature dans la mesure où celle-ci est peut-être davantage une démarche de reconnaissance que de connaissance.Le botaniste-ethnologue Plusieurs voyageurs succéderont à Cartier.Parmi ceux-ci, Pehr Kalm, botaniste finlandais, vient au Canada en 1749, quelques années avant la conquête, dans le but de trouver des plantes et des arbres qui pourraient s'adapter au climat de la Finlande.Extrémement méthodique, Kalm consigne dans son volumineux journal tous les détails qu\u2019il observe avec une minutie digne des narrateurs des romans de Bessette.L'édition du journal de Kalm (dont une partie seulement avait déjà été publiée dans l'En Resa), commencée par Jacques Rousseau et Guy Béthune, poursuivie par Pierre Morisset, paraît pour la première fois en se LES ENFANTS D'ICI AIMENT LES LIVRES D'ICI gg\u201d JEUNESSE (suite de la page 25) français\u201d assortie de nombreuses notes et index qui en font une sorte de dictionnaire des moeurs, usages, lieux et végétation de la Nouvelle-France en 1749.Ici aucun lyrisme, si ce n'estsurle chapitre de la nourriture, que Kalm trouve particulièrement soignée chez les religieuses, et sur les femmes québécoises, qui semblent également lui plaire.Le botaniste décrit les lieux et les habitants du pays avec la même attention qu'il accorde aux plantes et aux arbres.En homme de science précis, il accumule les observa tions avant d'émettre quel- * >> UW Ah A>» En scene: Cordes-de-Bois (ou la Veuve Enragee) que conclusion qui dé- par Bernard Andrès fants terribles Patience, Zé- gondées.Le pays entier passe ses hypotheses.lica, La Piroune et safille La finira par y perdre son âme.L Aussi son journal a-t-il \u201c6 Bessoune, tiennent le bor- Faut empêcher ça\u201d.» d\u2019abord une valeur excep- | ; del de la Butte.Femmes à tionnelle de document.En crotte: c'est long pis matelots de mère en fille, L'Histoire dans plus de nous apprendre rene > elles incarnent les valeurs pspe 4: mille choses sur le rite de étroite, pis ça pue, mais \\es plus opposées à l'ordre l'histoire i I'éternuement, la fagon de c'est la seule chose qui et à la piété de la Veuve.| L'entreprise échoueraou saluer dans la rue, le proto- t'appartient, ça fait qu va Eternellement outrée par reussira selon le point de cole des visites, la grande point la faire sus la galerie |eurs incartades, celle-cine YUe adopté: au terme de la ee civilité des habitants, etc.du voisin \u2026 Premier bon jaissera pas d'intervenir Pièce, la Veuve est chassée rT ce texte nous renvoie une mot qui donnera le ton à d'un bout à l'autre de la de la scène et se sauve en th vision idyllique de la vie en toute la piece.A tel point pièce, pour les conseiller, cfiant; mais Tom Thumb, te Nouvelle-France durant les \u2018 semence : «ASE mans que, débordé par les trou- og prier ou les menacer.Principal enjeu de la chi- fed derniers temps du régime médiaire du conteur et du d'une analyse figee pour vailles langagieres d\u2019Anto- Veuve enragée, veuve en- cane, restera, lui.Irlandais tr francais.Si Cartier a été no- mythe, le lecteur assiste à saisir dans son ensemble nine Maillet (que je ne par- gagée dans la lutte contre (plus catholique que les ca- i tre premier écrivain, Kalm une lente maturation de la un probleme politique et vient a relever dans l'obs- le péché.Son projet est tholiques), attiré par la Pi- x aura été sans doute le pre- Parole.,__ Culturel face auquel il est curité), j'obtiens de l'auteur clair: \u201cLa mer est là pour foune et la Bessoune, cris- 0\" mier (et le dernier) à porter Parole rieuse, humoristi- trop facile de se donner a l'entracte le texte de La charrier du bois pis de la tallisation des amours et gi un regard d\u2019ethnologue sur QUE que celle-ci, propagée une justification en disant Veuve enragée, ce qui me marchandise, pas des ma- des haines, étranger au i la colonie française d\u2019Amé- depuis des siècles par ce quonny peut rien et en le permet par la suite de me telots avec leux mauvaix li- Pays, mais intimement lié hi rique.fameux trickster aux mille refoulant \u201cdans l'arriere- concentrer sur autre \\res et leux moeurs dévar- (affectivement et économi- ruses, héros parexcellence pays de notre conscience chose.Mais autre chose, ; Ma \" , : de la mythologie indienne collective\u201d.c'est encore et toujours le iE De l'observateur a qui réussit toujours à \u2018se Le rire précolombien texte-roi dans cette pièce i l\u2019observé tirer\u201d d'un mauvais pas.Au dans le Québec d\u2019au- tirée elle-même du dernier on Tout en s'inscrivant dans stéréotype de I'indien au jourd\u2019hui est un livre de roman de Maillet: Les 3 cette tradition des récits de visage dépressif, \u2018écrasé scientifique et d\u2019écrivain, Cordes-de-Bois.8 voyageurs, l'originalité du au sommet d\u2019une monta- d'enquêteur profondément v 5 livre de Rémi Savard, Le gne désertique à contem- engagé dans l'expérience A - Hl rire précolombien dans le pler son feu mourant\u201d, Sa- décrite et extrément res- La Veuve engagee THEATRE DENISE PELLETIER th Québec d\u2019aujourd\u2019hui® est vard oppose la nature pectueux de cette civilisa- Il y a bien sûr une fois de 5 de la dépasser.D'abord joyeuse de cette nation tion menacée.L'anthropo- plus la performance de = parce que l\u2019auteur, loin de d'origine précolombienne logue moderne, nouveau Viola Léger qui, après la iy chercher à nier sa subjecti- dont le jésuite Lejeune di- découvreur, cherchant à Sagouine et Evangéline Hl vite, la met en évidence et sait il y a 350 ans: \u2018Je ne dissiper un malentendu sé- Deusse, crée un nouveau % n'hésite pas à superposer, croy pas qu'il y ait sous le culaire, formule parson ré- personnage aussi percu- i dans la première partie de soleil de nation plus mo- cit plus de questions qu'il tant que les précédents, en ; son livre \u2014 celle qui relate queuse que celle des amé- n'apporte de réponses: il trouvant le moyen d\u2019être la 4 ses divers séjours chez les rindiens\u201d.Leur mythologie appartientaulecteurde pa- même et une autre à travers pa Montagnais de St-Augustin l'aiteste, de même que leur rachever le sens de sa chacune des composi- \u2014 le contexte politique du capacité actuelle d\u2019inven- quête passionnée.tions.On la retrouve ici, Québec aux observations ter de nouveaux mythes, figée, fière et par la-même .recueillies auprès des comme celui de Kamikwa- 1 Jacuues Cartier, Voyages irrésistiblement drôle dans Amérindiens.Aussi parce kushit, le récit raconté et \u20acn Nouvelle-France, Cahiers son rôle de gardienne de la | que le récit de ces voyages analysé dans ce livre.du Québec/Hurtubise HMH.morale et des traditions : diffère des remarques d'un Saint-Augustin, petit vil- 1977.158p.= acadiennes.Doyenne du Î touriste, même bien inten- lage perdu quelque part au 2.Voir à ce sujet l'intéressant village, elle est aussi pro- _ nh tionné, en ce qu'il raconte nord du Québec, à 250 ki- La die de André Berthiaume, |.priétaire du bois dont elle i | a ; \" A A a découverte ambigue, ; une experience de vieentre lometres de la cote, peu à pierre Tisse : fait le commerce avec les Û .; : yre ed., 1976, 207 ; ; la communauté monta- peu envahi par les maisons p.goélettes de passage, hire D gnaise et celui qui se de bois, les fonctionnaires ee qu'elle entrepose sur ta | qualifie lui-même d'é- |et les exercices de gram- à Joyage de Fahr Kalm au Butte aux Cordes-de-Bois.| trange voyeur circulant maire (faut-il direunouune annotée du journal de route LA est tout le problème.Ce | parmi eux et cherchant ma- marquise?) résiste à l'en- par Jacques Rousseau et Guy terrain donne son nom à la ladroitement à démêler vahisseur en se créant de Béthune, avec le concours de famille qui l'occupe plus ou | I'écheveau de leur destin.nouvelles utopies qui font Pierre Morisset.Montréal, moins légalement depuis Enfin parce que du dis- éclater l'image d\u2019un fol- Piérre Tisseyre éd.1977, 674 quatre générations (nous , cours de I'observateur, on klore inoffensif et pas-| P-~ ; ; sommes en 1930).Descen- a gaisot passe progressivement à séiste.De cette résistance, 4.Fémi Savard, Le Rire préco- dantes de Mercenaire, le je (es de : celui de l\u2018observé.l'Indieny le livre de Savard témoigne !embien dans le Québec d'au- premier marin qui déserta J RÉSERVATIONS: 253-8974 | devenant progressivement admirablement, car il a su jourd nul, (5p exagone/Part pour se réfugier dans un vil- me 4353 EST, RUE STE-CATHERINE sujet Pêtlant Par_Linier: | iter cloisonnement 1.\u2019 ' P- J lage acadien, les quatre en- $ entier 00 ame, A leraou oint de | Ne de la chassée auve en Thumb, a che landais cles car la Pi Ne.cri ours et; ger au nent fig ono \u2014\u2014y IER | SE ADNEEERN quement), il choisit de rester auprès des Mercenaire.Ainsi se trouve refermé le cercle ouvert par l'ancêtre déserteur.On voit comment Anto- nine Maillet intègre habilement l'Histoire dans l\u2019histoire, faisant d'une réalité sociale et historique, le ressort dramatique de toute la pièce.Ce qui fait le succès de cette dramaturgie, c'est précisément la parfaite intégration des données historiques dans le système des personnages.C'est ce qui évite le simple psychologisme des oppositions de caractère entre les six figures.On reste bien sûr dans le réalisme théâtral le plus classique, mais ce n'est pas la Veuve, plus ou moins aigrie contre les plaisirs de la vie, qui s'oppose aux filles à matelots: c'est un ici qui éclate au contact d'un là- le | français, je le parle par bas plus ou moins mythifié (les Vieux Pays).C'est une tradition séculaire qui se heurte a des contre-valeurs importées auxquelles elle imprime en retour sa marque propre.L'une après l'autre, chacune des Mercenaire se prend à endosser le discours de la Veuve.\u2018\u2019J'ai toujours dit itou que les goélettes finiront par nous amener le trouble à la longue\u2019 \u2014 \u2018Tiens.t'es rendue, ma soeur, que tu parles coume la Veuve, ha! ha! ha!\u201d.D'autre part, Tom Thumb ne déclare-t-il pas à la Veuve: \u2018Vous êtes le Diable, sous vos airs de Sainte-Bénite'.?Comme Jacques Ferron le note dans sa préface à l'édition Léméac: \u2018C'est aussi une moralité où la liberté triomphe, synthèse de la thèse et de l'anti-thèse, de l'ordre et du désordre\u201d.Reactiver la tradition On retrouve dans cette piece une dynamique analogue a celle d'Evangéline Deusse, où des vérités opposées s'affrontaient dans une vision du monde à la fois critique et foncièrement généreuse (la vieitle Acadienne, le Juif errant.le vieux Breton, échoués tout comme le retraité du Lac St-Jean.à Montréal).Anto- nine Maillet réussit encore une fois le prodige de réactiver la tradition sans tomber dans la nostalgie ou le folklorisme.Convoquer le passé sans se complaire dans un âge d'or mythique.Avec elle, on retrouve un passé qui se fait, qui ré- siste à toute fossilisation.C'est d\u2019ailleurs au niveau de cette dynamique, que réside l'écart entre La Veuve et Maria Chapde- laine, présentée en début de saison au Rideau Vert.Pourtant, tous les petits détails \"qui font vrai\u201d dans la mise en scène d\u2019Yvette Brind'Amour, sont là: crottes de goélands, sacs de Redpath (les mêmes que dans Maria!), écossage de haricots, cardage de laine, nuages en mouvement sur fond ce ciel bleu, coucher de soleil de carte postale, etc\u2026 Mais à l'encontre de Maria Chapdelaine, ils font moins \u2018pièces de musée\u2019, passent presque inaperçus dans le décor somme toute assez sobre de Michel De- mers qui utilise un plateau tournant pour découvrir alternativement la façade des Cordes-de-Bois et le quai du port.Quant à l'interprétation, on apprécie surtout, outre la composition de Viola Léger, celle de Janine Sutto qui renouvelle heureusement son personnage avec cette Patience un ieu sorcière, gaillarde et égrillarde sous sa casquette de marin et sa pipe à la bouche.auprès d'une Kim Ya- roshevskaya campant Zé- lina, ainée des Mercenaires et bootlegger de la Butte.Quant au personnage haut en couleur de la Piroune, la Filiatrault s'en acquitte aussi bien que le lui permet une diction qui a fort à faire avec l'accent acadien.Une production à voir avant ou après avoir lu Les Cordes-de-Bois (dont on se fout pas mal du prix gagné ou perdu à 50%).LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 30 DÉCEMBRE 1977 \u2014 27 AA ba VY?2 5 $\u2014 - 9 .onde La semaine qui n\u2019aura pas lieu de l\u2019année par Patrick Straram le Bison ravi M ot a mot.Dans un bel étalage de bave empoisonnée, dans Le Devoir du 30 novembre 1974, Jean Basile me comparait a Cocteau.J'aime que certains s'acharnent à me dénigrer (j'aime moins que ce soient ceux-là, le système étant le système, qui aient le pouvoir de m'empêcher de publier ce que j'écris), c\u2019est la preuve de ma fidélité à des idées, dans une pratique, et l'écrire.Jean Cocteau écrivait: \u201cOn est juge ou accusé.Le juge est assis.L\u2019accusé debout.Il faut vivre debout.\u201d Voilà à quoi je pensais dans la nuit du dimanche au lundi après avoir vu à l'Outremont \u2019La belle et la bête\u201d de Jean Cocteau, le 18 décembre, ce film d'une poésie intégrale, où l\u2019imaginaire s'accomplit sublime d'avoir lieu dans un réalisme le plus rigoureux \u2014 rien qui ne soit fonctionnel, et tout alors ne s'agit plus qu'amour et sa libération.(Et comme me faisait plaisir d'entendre en cet hiver 77 autant \u2018réagir\u2019 la salle à ce film de 1945!) Cocteau fut l'un de ces hommes fulgurants qui vivent debout une créativité sans cesse, matérialisant sentiment et style qui font à l\u2019être un sens, et c'est refus le plus radical du tota- listarisme et de la fange à quoi doivent borner pour survivre tous les écrifes- seurs qui ont choisi de vivre assis.Le lundi matin, je mis sur la table tournante la Cantate BWV 106 \u2018Actus tragicus\u201d de Johann Sebastian Bach-Leonhardt Consort \u2014 le claveciniste Gustav Léonhardt est le compositeur dans le film de Daniele Huillet et Jean- Marie Straub \u2018Chronique de Anna Magdaiena Bach\u201d \u2014 (disque Telefun- ken 6.41060 AS), pour repousser ma rage en constatant que Gilles Marsolais avait décidé de ne pas émettre à mon nom en entier ma carte de membre de l'Association Québécoise des Critiques de cinéma, et pour lire la lettre parlant de libération que je venais dans le même courrier de recevoir de Marguerite Duras.pas de résistance sans consistance Ma vie s'articule en fonction du sentiment extréme de L'INJUSTICE, L'INCONSISTANCE ET L'INDIFFERENCE.Elles sont à leur comble au moment des sociétés de consommation qui nous annulenten tant que sujets.Elles sont à leur comble dans les états régis selon un socialisme où le culturel est empêché afin de faire perdre conscience du sujet.\u2018La consistance?c'est ce que Maximov exige \u201cavant tout: étre résistant\u2019, c'est d'abord être consistant.\u201d Propos de Georges Nivat dans le \"Magazine littéraire\u201d 125, juin 1977, où le dossier sur les écrivains dissidents en U.R.S.S.établi par Marc Kravetz est nécessaire désormais a toute réflexion (le contraire de l'ignoble propagande à \u201cTélemag™ le 20 décembre) Marc Kravetz \u2014 on lui doit aussi un dossier Sartre exceptionnel, Ml\u2019 103-104 \u2014 est un journaliste de \u2018\u2019Libération\u201d, le quotidien parisien indiquant un journalisme d'aujourd'hui diffé- rent, à Montréal un mois pour préparer un dossier écritures québécoises que devrait publier en février le \u2018Magazine littéraire\u2019\u2019, et qui pourrait constituer une première somme ne nous exportant pas défigurés.dissidence.Consistance.C'est ici que tout se joue, le culturel! critique du politique.Incontestablement, \u201cOn a no\u2019 quota\u2019, \u2018Une forêt pour vivre\u201d et \u2018Comme des chiens en pacages\u201d signifient qu'une releve est en train.Il faut ce cinéma pour que le Québec existe, et soit présent au monde.Un cinéma où le Québec n\u2019est plus que pittoresque prétexte à des spectacles pour consommation passive, sur un modèle hollywoodien mal digéré aliène criminellement et est fausse représentation.Le cinéma de Jean-Pierre Le- febvre efface toute substance authentique de vouloir répéter mécaniquement humanisme pour écoles primaires et esthétisme = Centre de Croissance et dHumanisme Appliqué petit déjeûner.taxes, etc.maintenant.LAND.GESTALT, MEXIQUE et SOLEIL du 25 février au 4 mars 1978 Une semaine de croissance dans un climat enchanteur.COÛT: environ $600.incluant stage, transport.logement, Période de vacances très achalandée.Inscrivez-vous des Pour plus d'informations, téléphonez au 849-4177.JANINE CORBEIL, L.Ps., DANIELLE POUPARD, Ph.D., psychologues, membres de la CPPQ et YVAN CORBEIL, T.S.P., DIPLOMES DU GESTALT INSTITUE OF CLEVE- 1500, rue Stanley Chambre 524 Montréal H3A 1R3 Tél.: 849-4177 28 \u2014 LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 30 DÉCEMBRE 1977 (suite de la page 27) pour cours privés de sémiologie (le cinéaste contredisant l'un des critiques les plus lucides et les plus percutants d'ici).Le cinéma de Pierre Perrault fige la parole qu'il donne, afin qu\u2019il y ait immanence faisant Autorité l'Ancien, et le discours est le plus réactionnaire qui enclôt dans l'immobilisme travail/famille/ patrie.Qu'est-ce qui a bloqué le franc-tireur Lefebvre et le chantre d\u2019un verbe Québec Perrault?Sans doute que le premier a cessé d'intervenir dans l'objet expérimental (et une mode) qu'il fabrique, que le second avec les voix qu'il filme érige en loi la sienne sans la nommer, désavouant le réel qu'il prétend montrer de le subordonner entièrement au Texte du Poète-Père- Policier.Dans les deux cas, c\u2019est l\u2019institutionnalisation d\u2019un cinéma qui l\u2019a inertisé, stérilisé, le même \u2018\u2019occupant\u201d tout le champ, mot d'ordre interdisant tout questionnement, toute invention.La relève en question C\u2019est ici que le danger quette les \u2018régionnaux\u2019 révélés par le Conventum, dont la lutte est la plus d'avant-garde contre l\u2019indifférence, ces dissidents seuls capables d\u2019une consistance, un devenir.Ils s'épuiseront vite, et n'inventeront rien, s\u2019ils prétendent s'effacer derrière ce que parlent celles et ceux qu'ils filment \u2014 alors que le parlé est toujours fonction de la façon dont il est filmé.Ce serait vouloir témoigner par le seul documentaire \u2014 quand il n'ya documentaire qui rende compte vraiment d'un groupe social et le culturel qui l'anime que l'imaginaire sollicité, une poétique en branle, un style qui manifeste le sujet filmant parlant en relief.A ce point, sont indispensables à la relève en question \u201cLa crue\u201d de De- nyse Benoît, documentaire qui génère sa fiction, et \u201cAnastasie Ô ma chérie\u2019! de Paule Baillargeon, fiction qui génère son documentaire.La rupture avec un cinéma québécois institutionnalisé est d'autant plus radicale que l'énoncent des femmes, ex-centriques à l\u2019ordre phallocentrique qui est celui du Système.Pour ces dissidentes, la libération est vitale.Et ce sont leurs sujets qu\u2019elles parlent jusqu'ici interdits (et sujets qui parlent la sexualité).Cette \u2018venue à l'écriture\u201d, chacune y précipitant sa poétique singulière, elle transforme le culture! québécois puisque le voulant différence, rompant avec ce même qui réduit toute création à consommation et institution.Denyse Benoît et Paule Baillargeon vont alors croiser Gilles Groulx (et sans doute Jacques Leduc, et peut-être un Arthur Lamothe qui renouerait avec la veine \u2018La neige a fondu sur la Manicouagan\u201d), à ce noeud du faire du cinéma où informations et témoignages, commentaires sur le réel sans le modifier, deviennent une matière première à fins d\u2019une création qui.elle, acte affranchi d'appropriation et ouverture questionnement, transforme le culturel (avec lequel intervenir à même le réel au lieu de s'y soumettre impuissant).Quelqu'un de consistant voudrait-il \u2018manifester\u2019 le cinéma québécois qu'il proposerait pour débuter l'année une semaine 1) \u2018On a not\u2019 quota\u201d, \u201c24 heures ou plus\u201d, 2) \u201cComme des chiens en pacages\u201d, \u201cEntre tu et vous\u201d, \u2018Anastasie 6 ma chérie!\u201d, 3) \u201cUne forêt pour vivre\u201d, \u201cLa crue\u201d, \u201cOù êtes-vous donc?\u201d \u2014 et l'on recommence.Ce sont l'inconsistance et l'indifférence qui nous suicident que dénonce sauvagement Groulx: OÙ ÊTES-VOUS DONC?Cette semaine dirait les jalons et des possibles, qui n'aura pas lieu de l'année, pendant laquelle va avoir lieu quoi?Combien de temps seront empêchés sentiments et style qui font à l'être un sens?Combien de temps les assis commanderont-ils à celles et ceux qui vivent debout?Demain commence 1978.On laisse faire?On en fait quoi?Quant à moi, qui vais commencer par lire \u2018\u2018Hauteurs béantes\u201d de Alexandre Zinoviev (éd.de l'Age d'homme).et qui verrais bien une rétrospective Jean Cocteau.je ne cesserai de réclamer les films de Chantal Akerman.J Entre Margaret et le \u201cpunk\u201d.L\u2019année du beau, on, tres cher! par Bruno Dostie A vant d\u2019appeler 1977 l'année du folklore, ou même seulement l'année du \u2018québécois\u2019, relisons les manchettes.À la \u201cune\u201d des grands journaux, on a parlé des aventures de Margaret Sinclair-Trudeau avec les Rolling Stones, de Pink Floyd,et de Emmerson Lake and Palmer.On a aussi parlé des fétes de la Saint-Jean, mais cette année, pour la première fois depuis longtemps, c'est d'un échec qu'on parlait.Bref, malgré des liens évidents avec le pop dans tous les cas, c'est beaucoup plus du stade et/ou de politique qu'on parlait.Non.Pour redescendre à notre humble niveau, contentons-nous de trouver que 1977 a été l\u2019année d'Harmonium et de Jean Lapointe.Dans la foulée de \u2018L\u2019heptade'\u2019\u2019 (un double microsillon paru à la fin de °76, vendu à plus de 100,000 exemplaires, et qui a lancé Neil Chotem, le musicien qui avec le contrebassiste Michel Do- nato, lancé lui par le \u2018Méfiez-vous du grand amour\u201d de Michel Rivard, a peut-être eu l'effet le plus considérable sur l'oreille des jeunes), Harmonium a été le seul groupe à vraiment soutenir la comparaison avec les groupes étrangers auprès du public rock local.Jean Lapointe lui, deux fois en tournée cette année, avec \"Un an déjà et \u2018Rire aux larmes\u201d qui se termine à la Place des Arts en ce début de 1978, présent à la radio avec deux disques, consacré au cinéma, a émergé comme l'un des grands de la.scène québécoise.Et s\u2019il y a un autre nom à, émerger de 1977, je dirais que c'est celui de Jim et Bertrand.Avec leur disque \u2018\u2019Latête en gigue\u201d, un autre disque par Bertrand Gosselin qu'on ne trouve pas dans les magasins mais dont on parle, et avec leur triomphe du Saint-Denis, ce duo des Cantons de l\u2019Est, associé en fait à toute une bande de musiciens, dont Richard Grégoire et Marie-Claire Séguin qu'on aurait tort d'oublier, a occupé une place d'autant plus remarquable qu'il avait de la misère à remplir un café l\u2019année précédente.- Il y a eu d'autres succès.De celui de Clémence Desrochers avec \u2018Mon derniershow', je dirais que c'est celui du public qui se félicitait ainsi de découvrir cette année une artiste qui méritait ce statut depuis toujours.C'est un peu la même chose avec Yvon Deschamps, sauf que dans son cas, on bissait.Avec Gilles Vigneault aussi.Ils ont donné quelques-uns des meilleurs spectacles de l\u2019année, mais ils auraient pu les donner l'année précédente.Avec Jean Lapointe, Clémence et Yvon Des- champs de mentionnés déjà, on soupçonne que la fantaisie et le rire ont eu leur importance en 1977.Sol a présenté \u2018Le déficient manteau\u2019 avec un certain succes; Jean-Guy Moreau a présenté \u2018Mon cher René, c\u2019est à ton tour\u2019 avec un succès encore plus grand.On a aussi découvert Les carcasses.Mais de supplémentaires en supplémentaires, de l\u2019Imprévu au Patriote en passant par l'Evêché et le Quat'Sous et un premier disque chez Capitol, c'est le trio Paul et Paul qui s'est imposé comme le rire de 1977.Il reste à mentionner les noms de Paul Piché et d'Alain Lamontagne, sans doute les deux découvertes les plus intéressantes du côté de la relève.Paul Pi- ché a surtout percé sur disque, avec \u2018À qui appartient l'beau temps'' chez Kébec Disc, car on l'a peu vu sur scène.Et c\u2019est le contraire avec Alain Lamontagne qu'on a surtout apprécié sur scène mais dont le disque, \u2018Musique à bouche\u201d au Tamanoir, ne s'est pas imposé.Et voila.On me dira que l'Imprévu a bien marché.Une centaine de personnes suffisent a le remplir! L'Evêché n\u2019a pas toujours trouvé les deux cents qu'il lui fallait; ni le Café Campus ses quatre cents.L'Ou- tremont et le Saint-Denis?Ce sont quelques soirs de temps en temps.Il est en fait symptômatique de 1977 que se soit manifestée de plus en plus souvent une réaction de saturation à l'endroit du folklore en par- In gn si LL ol ei qui = iw en de fm wi i fe ley M in qu tal i v TH 0 M bn it à 4 td An # i M i f nh ne, sans couvertes antes du Paul Ph Bur dis ppartient ez Kebec SW Sur contraire pnlagne prec at le dis bouche\u201d s'est pas \u2018 4 lImprêre | Une con ssonnes | remplir logis pris qui gfe Gam: ts, Lu! Denis?* sois de ! {est en > ade1977 ! pstee d ent re) ration à penpar ticulier, et même à l'occasion de tout le pop québécois en général.Dans une récente mise en garde contre la complaisance et le chauvinisme ( \"Lettre ouverte à Ti-Q''), Pierre Bourgault s'en faisait d'ailleurs l'écho ici même.Pourtant, en dépit d'une position qui est sans doute plus confortable dans l\u2019ensemble qu'il y a cing ans, le pop québécois voit toujours son propre marché (scène, disque et radio) dominé par l'étranger.Même si certains le trouvent omniprésent, le folklore reste encore marginal.\u2018\u2018La veillée des veillées\u201d est un disque inestimable, mais combien l'ont acheté?Et il y a en fait d'autres problèmes dans ce tableau qui n\u2019est pas toujours brillant.A part le \u201cFemmes de paroles\u2019 de Pauline Julien par exemple, quelle expression a-t-on fait de la nouvelle conscience féminine dans le pop québécois en 1977?On ne peut pas dire que ce fut l'année de la femme et le théâtre semble avoir été un foyer plus bouillant de ce côté-là.Ginette Reno, Diane Du- fresne, Diane Tell, Diane Juster, Shirley Théroux, Nanette et les filles du groupe disco Toulouse, dont on aentendu parleren 1977, n'ont pas l'air d'avoir vu \u2018Trois et sept le numéro magique\u201d! Dans la foulée de Harmonium et à l'enseigne de Emerson Lake and Palmer (et aussi de Jean-Luc Ponty et Weather Report côté jazz et de Fleetwood Mac côté pop pour ne pas oublier les efforts de Beau Dommage), 1977 aura été l'année du beau son, du classique et du jazz.\u2018L'autoroute des rêves\u201d du groupe Octobre, paru en fin d'année, intègre mieux qu'aucun autre disque ces tendances générales: classique, grand orchestre.jazz.superproduction.Le jazz est la découverte de \u201877.pas le foiklore.C'est évident des tendances des jeunes groupes (Nébu, Solstice.Arthabaska.Aquarelle, Trotbo, Tel Quel.) aux nouveaux noms étrangers qui se sont immiscés ici en passant par les efforts de or upes tels Cano et Octo- Le classique a connu à peulpres la même dispersion Et la préoccupation pour la technique, la pro- duttion, le son, elle.a été pratiquement absolue.Même le folklore a été contaminé, Ce qui en res- .et de Jean Lapointe sort, c'est moins une complaisance envers le \u2018québécois\u2019 qu'une complaisance pour le cher, le gros, le complexe.peu importe sa nationalité.Dans ce contexte, autant par ses themes que par son \u201cminimalisme\u201d technique, Plume aura été le meilleur représentant du \u2018punk\u2019 québécois.J Ass dL AT addled Un ouvrage tres utile: le dictionnaire de nos compositeurs par Pierre Prévost L es Presses de l'Université du Québec viennent de lancer un volume qui ne mérite que des éloges et qui rendra d'immenses services à tous ceux qui s'intéressent à la musique canadienne de notre temps.C'est un dictionnaire intitulé Compositeurs canadiens contemporains, en fait l'édition française d'un livre en anglais paru en 1975.Louise Laplante, directeur régional pour le Québec du Centre de musique canadienne, en a assuré la préparation et les textes anglais ont été traduits, excellemment.par Véronique Robert.L'ouvrage de plus de 400 pages, dont seize pages hors-texte, contient la biographie.la liste des dëu-[ vres, la bibliographie et des renseignements sur le style de 160 compositeurs qui, depuis 1920, ont marqué la vie musicale du Canada.Une cinquantaine d'entre eux sont québécois.Vingt spécialistes ont collaboré à la préparation du dictionnaire, entre au- tres André Saint-Cyr, France Malouin-Gélinas, Gilles Potvin, Juliette Bourassa-Trépanier, Louise Bail-Milot et Lyse Ri- cher-Lorties.Textes et illustrations sont présentés avec goût et le tout est d\u2019une grande clarté typographique, donc de consultation facile.Il s'agit, évidemment, d'un dictionnaire de musiciens contemporains, et il ne saurait être question d'y trouver les noms des aînés qui leur ont ouvert la voie, par exemple Calixa Lavallée et Guillaume Couture.La réalisation de cette tache incombe aux responsables de cette somme que sera l'Encyclopédie de la musique canadienne, à laquelle travaillent depuis longtemps déjà une pléiade de spécialistes, dont l'ami Gilles Potvvin, si sympathique érudit.\u201cJe dis bravo a tous ceux qui ont rendu possible la publication de cet ouvrage et je fais miens les propos de Louise Laplante qui écrit dans la préface: \u2018La musique canadienne n'est pas dans ces pages, mais le lecteur y trouvera les sentiers et les chemins qui y mènent\u2019.) w Qui mene ala \u201c CECM?\u201cLe leadership au sein de la Commission des écoles catholiques de Montréal n'est-il.pas passé entre les mains-du Consiglio.Htaliano, aux mains de ceux qui ont or la résistance aux teur anglo-cathotique, aux mains de gens qui se ervent de leur statut de commissaire d'école omme d'une tribune our promouvoir leurs groupement scolaire rogressiste, le seul part \u2018opposition arlementaire) à la CECM.aire.Four Poissant).Cécile Poissant see immeubles à vendre?\u201cNous pouvons.offrir votre propriété a des acheteurs étrangers qui; pour plusieurs raisons, veulent acquérir des propriétés au Québec immé- s diatement et qui paient * comptant pour se les approprier\u201d.Qui donc vous \u2018+ fait une offre aussi allé- \u201c chante (et qui a dit qu'on fuyait le Québec)?C'est la compagnie \u2018\u2018Le catalogue mondial d'immeubles\u201d qui sollicite ainsi les propriétaires montréalais \u2014 dans l'ouest.On vous renseignera (en anglais) au 381-5688.bjectifs politiques?\u201d elle est la question per- | tinente que pose le Re- {extra- Le Regroupement, battu ors des élections de juin ernier, continue à rester résent sur la scene.sco- renseigne- iments: 525-4654 (Cécile Les 100 ans de Lionel Groulx On célébrera bientôt le centième anniversaire de naissance du chanoine Lionel Grouix, l\u2019un des \u201cpères\u201d du nationalisme - québécoise.À cette Occasion, Les Amis de Lionel \u201cGroulx organisent un.Souper-causerie, à Qué- | le bec, 21 janvier pro- Lionel Groulx \u201cchain, à 18 h.(au Motel Universel).Le conférencier invité: François- Albert Angers.On peut rejoindre Les Amis de Lionel Groulx:a Case postale 633, Québec, ee La ee Toujours à propos de \u2018Portrait d'un espion\u201d.get extrait pour le moins inquiétant à propos de la | principale centrale syndi- - cale du Québec: fes années '70, les chefs syndicaux de la Fédération des travailleurs du Québec ne pouvaient pas aller prendre un café sans Les secrets de la GRC Un livre à lire si tes révélations sur la RCMP-GRC vous passionnent: \u201cPortrait d\u2019un espion ou le pouvoir secret de la GRC\u201d, du journaliste to- rontois lan Adams.Ce best-seller \u2014 maintenant fraduit en français \u2014 est, mais, en réalité, c'est une.histoire vraie Où presque.On peut identifier au pas-.| sage le premier ministre Trudeau, l'ex-solliciteur général\u201d = Jean-Pierre Goyer et tout ie petit fait\u2019 de ta haute direction dela GRC, Case lit comme un.roman mais la fiction n arrive pas à cacher la \u201cDans _ Jean-Pierre Goyer eee f que le Service de la Sécu- rité (de la GRC) ne soitau courant.Une des secrétaires confidentielles du quartier général de la FTQ était une informatrice de fa GRC\u201d .Au QG de la FTQ, on est en vacances jusqu'au 4 janvier.On rappeliera pour obtenir un démenti ou \u2026 une confirmation! \u201cofficiellement, UN roman - 30 \u2014 LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 30 DÉCEMBRE 1977 Souscrire un abonnement est une forme précieuse de soutien à votre hebdomadaire JOUR 1435, rue de Bleury local 801 Montréal Président du conseil d\u2019administration Bernard Carisse Rédacteur en chef Evelyn Dumas Directeur administratif Antonio Bertrand Rédaction Michel C.Auger, Roch Côté, Jacques Larue-Langlois, Lucitle Lecompte, Claude Lévesque Collaborateurs Bernard Andrès, Colette La grille libérée No 48 x 17 = TA em am = \u2014 7 AEE Québec H3A 2H7 Beauchamp, Réjean Beaudoin, Pierre Bourgault, Pierre Chaloult, Bruno Dostie, Louis Fournier, Pierre Fréchette, Lise Gauvin, Pierre Harvey, François Hébert, Jacques 11 = Hurtubise, Pierre Sa 5 Lamonde, Pierre Prévost, Yves 42 £98 3 Robillard, Patrick Straram le So > Bison ravi, Pierre .13 EE Vadeboncoeur.= 5e Caricature 14 £9 5 Guy Badeaux SE S Conception de la page 15 Nu = Oo s SEs couverture 8 5 ss 6 Michel Giroux.Jean Gladu Horizontalement: .; tique vaisseau.oo ; o Ego: Maquette 1\u2014Ce roman a valu à son auteur le prix 4\u2014Qualifie la souveraineté du Québec 3 Ea * = Michel Forrest du gouverneur-général en 1961 \u2014 Titre \u2014 En Colombie.; O = £a E d\u2019un autre roman du même écrivain (3 5\u2014Petit cigare \u2014 Elle défend ia cause au 34x Publicité mots).rançais dans les Maritimes \u2014 Article 8 22 ® Nationale: 2\u2014Minerai \u2014 A ses rats._ espagnol.4 ; ; ES x s Normand Senay 3\u2014Font avancer |e bateau \u2014 Quitient du ve vie concédé les forets de la Côte ED 9 Locale: réve.ord \u2014 Amène une reprise de l'examen ET 8 @ Lise Boulet, Yves Courville, 4\u2014Le père des \u2018\u2019cinq\u201d jumelles \u2014 Por- \u2014 Attention à son poisson.o2%8 Robert Pepin tées par un tétu \u2014 Union des municipa- 7\u2014Appréhendas \u2014 Personnel.£3853 ; .lités du Canada.8\u2014Indéfini \u2014 Très, très résistant.Sage Service du tirage 5\u2014Affrêter \u2014 Polit l'intérieur.9\u2014Vases \u2014 Cessa de voir.5 ac Suzanne Martin 6\u2014Plaça \u2014 Etre du dernier, c'est la su- 10\u2014Deux voyelles \u2014 A confiance \u2014 Sup- Ed5® ; prême élégance \u2014 Huile de chauffage à port.ê2E5S Comptabilité Paris.11\u2014Du dos \u2014 Blâme.sge£ Ginette Couturier 7\u2014Nom allemand d'Aix-la-Chapelle \u2014 12\u2014Sur la tige \u2014 Article \u2014 Tentes \u2014 Pro- ©5975 Ces ; ; ; Romains \u2014 Limité.noms w 4 \u201c28° Secrétaire - réceptionniste 8\u2014Sur un travail d'écolier \u2014 Ca en 13\u2014Suites facheuses \u2014 Répété, marque 5 oo 2 w 25E0%8 Francine Girard prend pour obtenir I'appréciation qui le rire.Zz &c > OO Z+25 précède \u2014 Exprime la surprise! 14\u2014Piéds-de-veau \u2014 Nom de l'auteur de Le Jour.hebdomadaire national, est 9\u2014Cheveu \u2014 Partie de la grille \u2014 Ne la semaine.publié par Journal Le Jour Inc.qui a sont pas toujours roses.15\u2014Se rapporte à une partie de l'intestin Se nca principal au es de la rue 10\u2014Plante purgative \u2014 Éclatent en signe \u2014 Fis la révérence.e ury a Montreal.est compose a , .; 5, ; l'atelier bsc Composition.385 boul , derrélouissance ace raat \u2014 2 3 4 on \u201c es se 1112 33 145 | = Lebeau a Ville de Saint-Laurent.Il est p p ét fi las.! © imprimé par l'imprimerie Trans- Entendu au berceau À la fin du clas æ Continentale Inc.433 boul.Lebeau sique \u2014 Grand risque à 5 © 12\u2014Sport préféré d'un grand nombre \u2014 = Distribution.Messageries Dynami- Ils sautent aux échecs \u2014 Or.- @ ques.tél.332-0680.13\u2014Défaite prussienne \u2014 D'un État balte wv = D 0 a Abonnement S50 par annee.$25 pour \u2014 Ne prisa donc pas.& 3 = 8 a Seat A l'etranger $60 pay an.14\u2014Palmier d'Afrique \u2014 Bois odorifé- = + \u20ac = 3 nee.$30 pour 26 semaines.Tarif de rants.ug 9 © l'abonnement aerien fourni sur de- 15\u2014Une autre oeuvre de notre romancier s = © = 5 mande.(3 mots).© 9 _ - - 3 Courrier de la deuxieme classe.permis ; J TT o o 2 = Depot legal Bibliotheque nationale du le prix David en 1954 \u2014 Comme le pré- Ss 32 9 ec 2 v8 Quebec sident de l'Assemblée Nationale.© O Ww N D 5 .2\u2014Vous en ferez bientôt sur les pentes a zz « SB = tel.842-4821 \u2014 Marius I'aimait bien.EF t* .3=Éle rend confus.elle mortifie \u2014 An- - - BE | I Quebec cause du \u2014 Aride plait l'examn LE JOUR \u2014 LE VENDREDI 30 DÉCEMBRE 1977 \u2014 31 as cartes TN J Idi VP que tout s\u2019accomplisse que les réves prennent vie C E TT E A N N E E que tout se réaliste que s\u2019effritent les obstacles que s\u2019affirme enfin, éclatante, la volonté d\u2019un Peuple LANGER a BÉLANGER à BÉ Serge Bourdua ll ARMAND R.BASTIEN & ASS.5835, boul.Léger Chirurgien Orthopédiste T Fu Optométristes É 23-9000 Saint-Hyacinthe Dr A.R.Bastien, o.d.MONTREAL-NORD 323- fF CHE Dr Y.R.Bastien, o.d.VISION SOUS NORMALE Paul G.Untergerg.Pierre Richard Mainville H E N RI Vi N ET \u201cIMC Cie VERRES DE CONTACT UNTERGERG, BOYER, MAINVILLE NOTAIRE DYSLEXIE BONIR & ASS.7670, Saint-Denis 1980 O.Sherbrooke _ Suite 700 3860, rue NOTRE-DAME MONTREAL .274-6513 Montréal Tél: 934-0841 CHOMEDEY, LAVAL 681-2577 core MANUCURE 7 t CHOUINARD & ROY HOMMES DUFOUR & COTE Avocats SX ET TIMBRES-POSTES + FEMMES ETATS-UNIS CANADA Avocats 1259, rue Berri, suite 425 * One COS M É 4C7 ile.23 est, rue RACINE 549 81 50 PAA ¢ Ç .Envoyez $1.00 (remboursable au Chicoutimi = 3465 cote-des-neiges premier achat) pour recevoir nos b istes Hiustrées et vous procurer (coin sherbrooke) seulement les timbres qui vous Une Carte d'Affaire dans le Jour 10ième étage manquent.est un service rendu au lecteur .OMNIPHILA qui recherche confiance et 4 1-01 | QUE e compétence : (514) 931-0108 (Dept.J.) 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