Bulletin d'information /, 1 mai 1986, Mai
[" [Co Vol.3, No 4, mai-juin 1986 NOUVEAU VICE-PRESIDENT Monsieur Jean-René Côté est membre et vice-président du B.Â.P.E.depuis le 2 juin dernier.Déter- teur d'un doctorat en sciences naturelles de l'Université de Montpellier, M.té a été professeur à l'UQAM à partir de 1970.De 1981 à 1986, le nouveau vice-président du B.A.P.E.a Eté responsable de la fomation ex- terme et des stages aux études avancées en environnement et en psycholœgie.Auparavant, il avait dirigé un projet d'implantation universitaire ervironmne- mental en milieu autochtone (UQAM - Secrétariat des activités gouvernementales en milieux amérindien et inuit (SAGMAI)).Au cours de sa carrière à l'UQAM, M.Coté a rempli diverses fonctions de directeur, notamment celles de directeur du département des sciences biologiques et directeur du programe de maftrise en sciences de l'environnement.Bien connu des milieux de l'envi- romement, M.CÔtÉ a fait partie de plusieurs comités, entre autres, le comité des politiques de prévention du ministère de l'En- viromement et le comité de réa- ménagement du territoire de la Baie-James, dont il a été président.Gouvernement du Québec Bureau d'audiences publiques sur l'environnement bulletin information Auteur de nanbreux rapports de recherche en sciences de 1'emwi- ronnement, M.Coté compte aussi à son actif plusieurs publications scientifiques.Ie mandat de M.Coté, qui exerce ses fonctions aux locaux du B.A.P.E.3 Montréal, est d'une durée de cig ans.[] PÉRIODES D'INFORMATION les projets suivants font actuellement l'objet de périodes d'information, d'une durée de 45 jours, Pour chacun de ces projets, on peut consulter l'étude d'impact déposée dans les locaux permanents du B.A.P.E.3 Québec et 3 Montréal, ainsi que dans les centres de consultation régionaux, Les persomes intéressées 3 ce qu'un projet soit discuté publiquement peuvent demander, par écrit, une audience publique au ministre de l'Enviromemnt, en précisant les motifs de leur requête.Leur demande doit ce- perdant parvenir au ministre au plus tard à la dernière journée de la période d'information.Câbles sous-marins à l'Ile-aox- Afin d'assurer un service fiable 3 tous les résidants de l'Ile- aux-Coudres, Hydro-Québec propæe d'installer une relève aux trois câbles sous-marins qui alimentent déjà l'îÎle.Hydro-Québec a retenu la solution des câbles sous- marins pour faire passer une nau- wlle ligne de distribution d'électricité à 25 Kv reliant l'Ile- aux-Coudres à la rive nord du Saint-Laurent.Parmi les impacts du projet figu- gurent des cicatrices dans la partie rocheuse des battures, des dommages 3 la spartine, une plante dont se nourrissent les canards, et la perturbation de la navigation pendant les travaux.En outre, le projet aurait un impact sur la faune, les travaux de dymnamitage pouvant causer l'éloignement et la mort de certains poissons.Toutefois, le prom- teur enten! éloigner les populations de poissors de la zone de dynamitæge par des procédes mêca- niques ou Électroniques.De plus aucun dynamitæe ne devrait être effectué si un troupeau de bélu- gs se trouvait dans les erwi- rons, Seules certaines mmicipalités pourraient être affectées par les impacts jugés négatifs par Hydro- Québec, soit, sur la rive nord du fleuve: Rivière-du-Couffre, les Éboulements et, à l'Ile-aux- Coudres: Ia Baleine, Saint- Bernard et Saint-Louis.Le période d'information concernant ce projet s'est terminée le 12 juin.Toutefois, Hydro-Québec a informé le ministre de l'Environnement que son projet était reporté d'un an, soit à l'été 1987, en raison de certaines contraintes.Émissaire d'eaux usées à Rimouski Les municipalités de Rimouski, Rimouski-Fst et Pointe-au-Père prévoient construire un émissaire pour évacuer les eaux de l'usine d'épuration, Dars sa partie terrestre, l'émissaire drainerait les étangs aérés de Rimpuski~Est au sud de 1'aéroport, passerait sous la riviére Poirier jusqu'à la route 132; de 13, il tournerait vers l'est pour emprunter aussitôt la rue du fleuve sur environ 500 m et bifurquerait au nord à travers la Pointe Pouliot.Pour sa partie aquatique, l'@émissaire serait constitué d'une com duite enfouie dans une tranchée d'environ 1,3 m de profonfeur par 1,5 m de largeur.Pour faciliter le travail sur les 335 premiers m, on mettrait en place un petit barrage provisoire et les 215 m restants seraient dragués.Le projet aurait certains impacts, notamment une perturbation des activités touristiques et récréatives du parc riverain de la Pointe Pouliot, dont l'accès serait interdit durant les tra- Vaux.Par ailleurs, dans le secteur à draguer, il existerait de fortes probabilités que les quantités d'arsenic et de mercure contenues dars les sédiments dépassent les normes acceptables.Fn outre, certaines espèces aquatiques risquent d'être affectées par le dynamitage.Afin de dimi- mer la mortalité des poissons, on ferait sauter une faible charge de dynamite avant la charge principale pour faire fuir les poissons.On peut consulter l'étude d'impact jusqu'au 5 juillet au bureau de Commnication-Québec à Rimous- ki, à la bibliothèque mmnicipale de Rimouski et au ministère du Loisir, de la Chasse et de la P&- che à Pointe-au-Père.Toute demande d'audience doit parvenirr au ministre le 5 juillet au plus tard.Lac-Bouchette: voie auxiliaire sur la route 155 le ministère des Trarsports prévoit construire une voie auxiliaire pour la circulation lente sur deux tronçons distincts de la route 155, dans la mmicipalité de Lac-Bouchette.Ie premier tronçon, situé à environ 15 kn au sud de Lac-Bouchette, couvrirait me distance de 3 km.Ie secord tronçon se trouverait à une dizaine de kilamètres au sud du premier et s'étendrait sur 2 km.Le projet consisterait à ajouter une voie de roulement de 3,5 m de largeur du côté ouest de la route actuelle.Le principal impact du projet se ferait sentir sur les cours d'eau: six ruisseaux, dont un abritant une population de truites mouchetées, traversent la route 155 dans le secteur touché par le projet.Tne attention toute spéciale serait apportée à ce ruisseau pour réduire le plus possible les impacts négatifs.Toute demande d'audience doit parvenir au ministre avant le 10 juillet.L'étude d'impact est déposée au bureau mnicipal de Lac-Bouchette et au bureau de la M.R.C.Le Domaine-du-Roy.{ ] DÉCRETS Dragage à La Baie Un nouveau décret (no 648-86) concernant les travaux de dragage d'entretien annuel aux instal la- tion portuaires de La Baie par la Société d'électrolyse et de chimie Alcan Îtée stipule que la condition 2 du décret no 2082-85 doit être renplacée par la condition suivante: que les dragages annuels soient effectués à l'au- tome, entre le ler septembre et le 30 octobre.La condition 2 du décret 1082-85 se lisait comme suit: que les dragages amuels, sauf pour l'an née 1985, soient effectués au printemps, immédiatement après la crue, et pas plus tard que le ler juillet de chaque anrée.Tordeuse: modifications le décret 647-86, quant à lui, modifie la condition 6 du décret 192-85 régissant le programme de pulvérisations aériennes d'insecticides contre la tordeuse des bourgeons de l'épinette pour 1985 3 1989, relativement à la proportion des produits utilisés.Le nouvelle condition se lit com me suit: \u201cQu'en 1986, le féni- trothion pourra être utilisé sur un maximum de 39 000 hectares, en respectant les modalités mention nées à la condition 1 (année 1985).A partir de 1987, seul le Bacillus thuringiensis (B.t.) sera utilisé sur 1'ersemble du ter ritoire nécessitant des pulvéri- satiors d'insect icides\u201d. Dams le décret 192-85, la condition 6 stipulait: \"Qu'en 1986, 1'insecticide hlologique Bacillus thuringiensis (B.t.) soit utilisé sur au moins 90 % du territoire; sur l'autre portion du territoire, les produits mentionnés à la condition 1 (année 1985) pourront être utilisés en respectant les mêmes modalités.A partir de 1987, seul le Bacillus thurin- giensis (B.t.) pourra être utilisé sur l'ensemble du territoire .Enfin, la condition du décret 192-85, dont les modalités sont toujours en vigueur, précisent notamment : Que les pulvérisations d'insecticides soient effectuées conformément au programme soumis, en utilisant exclusivement l'insect ici- de biologique Bacillus thurir- giensis (B.t.) sur un minimum de 70 % du territoire pulvérisé; sur le reste du territoire, on pourra utiliser le Bacillus thu- ringiersis (B.t.) et le fénitro- thion ou l'aminocarbe seulement si, dans ce dernier cas, une étude supplémentaire sur la carcino- génicité de l'aminocarbe démontre à la satisfaction du gouvernement son potentiel sécuritaire d'utilisation.Les seules superficies arrœables sont celles répondant à la stratégie préventive (R-28) et aux autres critères d'ordre forestier décrits aux chapitres 5 et 6 de l'étude d'impact.Autoroute 73 La réalisation du prolongement de l'autoroute 73 sud (Beauce), tronçon Saint-Marie/Saint-Joseph jusqu'à la route 276, sur une longueur de 18,2 km a été autorisée par le décret 428-86.Ie décret stipule toutefois que le ministère des Transports doit réaliser les mesures de mitigation contenues dans son étude d'impact.Il doit aussi remplir les conditions indiquées dans l'avis de la Commission de protection du territoire agricole du 4 octobre 1985.() L'ÉTAT DE L'ENVIRONNEMENT AU L'importance qu'ont pu avoir les questions enviromementales dans les journaux canadiens entre 1977 et 1984 a légèrement augmenté au cours de cette période.En effet, par rapport aux autres grar- des catégories (par exemple, l'emploi et le travail, la santé, l'énergie), l'environnement s'est vu constamment consacrer de 4 à 5,5% du nombre total de lignes jusqu'en 1982.Or, en 1983 et en 1984, cette proportion est passée à 7%.Parmi les questions relatives à l'enviromement, la pollution des eaux s'est constamment rangée en tête, ou presque, mais la pollution atmosphérique a, avec les années, attiré de plus en plus l'attention des journaux: en 1984, elle était devenue la question environnementale la plus populaire.Ces données sont extraites du Rapport sur l'état de l'enviror- nement au Canada.Prenier rapport global sur l'état de l'environnement au Canada, ce document réunit un vaste éventail de dor- nées, déjà publiées, de minière à permettre la définition et la compréhension des profils de changements environnementaux, Ie rapport présente des données selon 15 écozones terrestres et 4 Éécoœystèmes aquatiques.Cela pemet notamment de comnaître, comme jamais auparavant, l'éter- due et la gravité d'un changement Écolgique réel ou possible, ou la quantité et l'état d'une res- ressource naturelle particulière, et ses rapports avec les autres ressources.Parmi les dormées contemies dans le Rapport sur l'état de l'emvi- ronnement au Canala, on remarque que les attitudes du public tra traduisent un désir de voir plus, et non pas moins, de réglementation; les gens paraissent de plus en plus conscients de l'ir- cidence 3 long terme et de 1'am pleur des questions erwironnemen\u2014 tales.Ie renforcement des liens perçus entre l'enviromement et l'économie constitue un autre déplacement relativement nouveau de l'attitude du public.Fn 1984, il était plus courant de faire valoir des arguments d'ordre économique à l'appui - et non pas 3 l'encontre - de contrôles plus sévères en matière d'envirome- ment.On terdrait aussi davantage à considérer les questions Econaniques et sociales dans une perspective à long terme.Cette perspective va à l'encontre du préjugé voulant que les problèmes ervironnementaux soient une espèce de luxe que délogent sans mal les préocaupations Économiques axBes sur la création d'emplois.Les principaux thèmes abordés par le Rapport sur l'état de l'ervi- ronnement au Canada sont les suivants: ° les &cozones du Canada; ° les &cosystémes agricoles, forestiers et aquatiques la faune; ° l'évolution de l'utilisation des terres; les polluants; les polluants et la santé; ° la législation et les dépenses; le Canada et le mnde; les Canadiens et leur perception de l'enviromnement .[] BIRD, Peter M.(Enviromement Canada) et David J.RAPPORT (Statistique Canada), mai 1986.Rapport sur l'état de l'environnement au Ottawa, Ewironnement Canada, 273 p.Commandes postales: Centre d'édition du gouvernement du Canada Approvisionnement et Services Canada Ottawa, (Ontario) KIA 0S9 - prix: 25 $ (sujet à changement sars préavis). LE B.A.P.Æ.À L'ACFAS 86 Développer la concertation avec les milieux Économiques: c'est 1à l'un des points majeurs de la nouvelle philosophie d'interver- tion du ministère de l'Environnement, telle qu'elle a été exposée par le sous-ministre Jean-Claude Deschênes lors du congrès de l'ACFAS.C comgrès, qui s'est déroulé à Montréal en mai dernier, a donné lieu à plusieurs colloques.Trois représentants du B.A.P.E, ont pris part 3 ce congrés: le commissaire Luc Oui- met et les analystes Pierre Auger et Yves LeBlanc, C'est au cours du colloque \"Vers une gestion globale de l'ervirom- nement au Québec\u201d, organisé par l'Association des biologistes du Québec, que M, Deschênes a pris la parole.Œ colloque réunissait deux anciens membres du BA P.E., soit M.Michel Lamonta gne, qui fut le premier président et M.Michel Yergeai, ex-vice- président.Ont aussi pris part à ce colloque: MM.Jean-Guy Vail- lancourt, professeur de sociologie à l'Université de Montréal, Jean-Pierre Lamoureux, biologiste à la firme Dimersion Environnement et Harvey Mead, président de l'Union québécoise pour la cor servation de la nature (UQCN).L'UQCN a d'ailleurs organisé un colloque sous le thème: \"Vers une stratégie québécoise de conservation de la nature: l'état de l'environnement au Québec\".Des orateurs de prestige, canme M, Clifford Lincoln, ministre de l'Environnement et M.Brice Lalorde, ex-candidat \"vert\u201d à la présidence française, ont contribué à rehausser l'intérêt du colloque.M.Lincoln a annoncé, au cours de son allocution, la fusion du Conseil consultatif de l'ervironnement et du Corseil consultatif des réserves écologiques: le nouvel organisme ainsi créé formerait un Conseil de la conservation, Pour sa part, M.Lalorde, traitant de la protection de l'envi- romement et de la politique, a soulevé me importante question: doit-il y avoir des partis verts ou les écologistes doivent-ils s'immiscer dans les partis existants ?M.Lalonde privilégie cette seconde solution, qu'il ju- @ plus efficace pour la protection de l'enviromement, Selon lui, il vaut mieux ne pas faire de la protection de 1'erwiromne- ment une fin en soi, en créant des partis verts.Il est préférable d'utiliser les partis tra- ditiomnels comme moyens pour la protection de l'enviromement.Les activités du colloque étaient orientées vers trois ateliers dont les thèmes touchaient aux milieux forestier, agricole et aquatique.Un atelier sur les milieux humides était prévu au programe, mais il a dû être ar- milé, à la déception de plusieurs, Un dernier colloque portait sur les \"Consultations publiques et stratégies de planification\u201d.Dars le cadre de ce colloque, l'allocution de M.Michel Garië- py, de la faculté d'aménagement et d'urbanisme de l'Université de Montréal , a particulièrement intéressé les représentants du B.A.P.E.Fn effet, son alloar tion s'intitulait \"Mécanismes de participation, de consultation et d'audience publique dans les procédures d'évaluation des impacts ervironnementaux\u201d.M.Cariépy a notamment établi une comparaison entre les procédures d'évaluation des impacts à travers différents pays.En plus de s'infomer sur les principaux courants dans le domaine ervironnemental , les représentants du B.A.P.E.ont pu profiter du comrès de l'ACFAS pour rencontrer des intervenants importants du milieu, notamment du milieu universitaire.Le commissaire Luc Ouimet a joué un rôle particulièrement actif au congrès de l'ACFAS, puisqu'il a animé un atelier à l'intérieur du colloque organisé par le Regroupement pour un Québec vert.Ce colloque, intitulé \"L'utilisation polyvalente de la forêt: me utopie ?\u201d a réuni des représentants de plusieurs organismes, entre autres: le ministère de l'Énergie et des Ressources, le ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche, la Fédération québécoise de la fame, l'Ordre des ingénieurs forestiers.Ces intervenants ont expliqué canment ils se situaient vis-à-vis du thème proposé.Une ligne directrice se dégage de leurs interventions: si on doit faire l'utilisation polyvalente de la forêt, tous les milieux intéressés, quel que soit leur champ d'intervention (loisirs, faune, exploitation forestière) doivent pouvoir participer à la gestion de la forêt.!] LE BULLETIN D'INFORMATION est publié et distribué gratui tement par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement.On peut l'obtenir en faisant parvenir non et adresse au: 12, rue Ste-Amne, Québec, GIR 3x2 (418) 643-7447 ou 5199, rue Sherbrooke est porte 3860, Montréal HIT 3X9 (514) 873-7790 Pépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec 2e trimestre 1986 ISSN 08229961 a "]
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