Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Le Journal d'agriculture
Éditeur :
  • [Montréal] :Ministère de l'agriculture de la province de Québec,1918-1936
Contenu spécifique :
Octobre
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal d'agriculture et d'horticulture illustré
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le Journal d'agriculture, 1918-10, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" a a pe 6X sr jen BS ~~ 1 5, 7 > = cdo, = me = EE ii n 4 Ne = Se \u2014 Wa oF s son \u20ac hw Oi £09 ( = = > Bie Sea = \u2014 \u2014 ae & \u2014 \u2014 Pn Se pre = Pe TE \u2014 Se EP VA Pa =z = S\u2014 sredey) OL Se, Ni {> 4 deh Wl == Or me a Es Zo =a ES ES 7 2 ed TA AE Se pes Le S S RY] ù ( NS N/ LE rpg == AE QRS Pa ess eZ eee 4 It hi a AA ee À x XS + AN & S ) CA 4 = == \u2014 D rs \u2014 IEEE \u2014\u2014 ae 5 a Sr \u2014 y ig a 3 y (N Ù NA S Ar = oe 3 J 0 oe Mrs, WL \\ NW AN AN = = NUMER: LD fl oh \u20ac « + EN i NS \\ iN \\ SN A NX Er 7 ve = a LU $ rN = Y y ANY \u20184 \\ \\ \\ \\\\ A Ce | ) Ii] } WN \\ \\ WN \\ \\ y AN \\ N \\ NN Ne À = 7 { J ll 3 NAN NN \\ W WY, AR \\ \\ 3 \\ Ÿ \\ i\\ v A | S \\ A À VX \\ \\ \\ \\ Ny | ! è À A VS \\ AW \\ = 74 == \\ E W p \\ [J \\ NN \\ qu OR ESS = SX \\ us Ÿ 4 ! | | N N À Sn \\ \\& Wh A =, ER (4 ÿ= , AN NS S CAE = Cn } ha § \\ S NS A A EE = 7 7 = Ty \u2014 2 2 1 | y 1 | AN N N M NN = 2 =.EE Sea \u201cx i = 14 \\ SSS NS S N WN a = TC ea ee mm mers (| Ti HE 3 \\ XX or NN \u2014 | SN \\ N CRESS NT TT eee i = EEE ; | * at be == (1918 5 =.7 \u2014\u2014 1 | SON S N & \\ N LE = Ex ee J = XZ, j % A w Se A) x x X N A ON WN NN == ea CEE ee | \\ AN a \\ J 4) | J 7 « / } (ts 4 ÈS Ne S S SN NS S =, WN JE ) ag = fi ===> d J y y ) 7 oN N AN N w À N \\ NN ON SNS S SS NS \\ N = 2 = Sten == six NN Pa A 7 NN NS N N SN 8 ÿ es © ne = = N RNA L A = XN NOW N NS ND NS y >> = == pe = Sl \\ 3 N 3 S SON \\ NN 2 PE me Es Z py nn ER i) Octobre ND, [i » \\ N NY NS VIN \\ Pre ET\u201d 2 es YE , & == À SNS SS AN A NAN > N S A = rey TN a Se ot Pe cpl a Wo 6 » U S = = ; S N Ry A SN > SV NN oo Se \u2014\u2014V ~ NY os 5 x = \u20ac | S NSS 2 205 A RA IR N SA = SEINS É mr \u2014\u2014m\u2014_ = HSE Es \u2014 rte HU Bi) CE Fe a/ SR \\ N = a x ss = Ew NF X \\ No N N N SSII À 7) Les = Ra Na ran) x \\ \\ S S S + = ST MST ae iE a?A pee ex 2 fl ) N SE == 6 A ¥ VA © \\ ay N STE = EE et EL 0 \\ ë N ne Se EN XX \\ \\ \\\\ N Ne == rec arr = Te \\ Za Tr NS N = EN 3 S % A NS N N SV a reverse mare _ ee \\ Ï rt A =N qh \\ Ur t CCI Baume, À N S N EN ee ee Cc > N SN NN \\ NW N fe LOU S NN | 3 > Q NN = SNS RD \\ N N , N 2\u201d Lf l 7 | , 4 N A V7 \\ , W \u2014_\u2014 = Zz 7 ROUDCE i i) 2 J) NS Ds ESN N _\u2014 \u2014_\u2014 \u2014 DZ \u2014 = _= Ÿ Ier \"PP \u2014 \u2014 \u2014\u2014 A WW = AN EN 0 =» NEN\" \u2014_\u2014 \u2014 \u2014 = = né R= N Vz (0 + (an fim NS \\ \\ in SCT 2 NEE S > 3 >= __ gt SP = = /f \u20ac VOLUME 2 \\ \\ \\ \\ \\ Na NG M ER EE _ \"+ 3 == SN = \u20ac %, De NS ip og Par aan \u2014 \u2014 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE i i JY AN ra IRN k Hin, Les fumeurs qui préférent un tabac a fumer composé de tabacs canadiens .2 et américains, apprécieront le fameux LONG TOM C'est un tabac doux et aromatique, fabriqué avec du tabac canadien de choix et du tabac de Virginie, sélectionnés et mélangés convenablement par des experts.Ne brûle pas la langue.le gros paquet PARTOUT The Rock City Tonacco Co., Limited, Québec, Qué.Le Meilleur Engin à Gazoline à Acheter E n\u2019est pas une économie que d'acheter un engin qui demandera de fréquentes réparations et qui refusera de fonctionner quand vous en aurez le plus besoin.L'homme pratique considère le service, la confiance et la durée d'abord, et le prix en second lieu.D'après cette base, l'ALPHA est le choix le plus logique parce que c\u2019est l'engin le plus simple et le plus durable dans sa construe- tion et le plus digne de confiance quand il est en opération.Il fonctionne doucement et puissamment avec une consommation minimum tant de gazoline que de kérosine, et opère par un simple magneto sans l'usage d\u2019aucune batterie.Il est si simple qu\u2019une femme ou n\u2019importe quel garçonnet peut le faire fonctionner, et le régularisateur délicat, qui entre en mouvement dès la moindre variation dans le chargement, assure une opération continue sans gaspillage de combustible.Avant que vous ne dépensiez de l\u2019argent pour un engin à gazoline, renseignez-vous sur l\u2019ALPHA et rappelez-vous que l'homme qui achète ce qu\u2019il y a de meilleur n\u2019est jamais mécontent.Demandez le catalogue, les prix et autres informations.Fait en douze grandeur, de 14 à 28 C.-V.Fournis dans les styles fixes, semi-portatif et portatif, et avec tonnelier et réservoir frais.The De Laval Company, Ltd.PLUS GRANDS MANUFACTURIERS D'INSTRUMENTS DE LAITERIE AU CANADA Seuls manufacturiers en Canada des fameux séparateurs de crême De Laval et des Silos à fourrage vert Idéal, Engins à Gazoline Alpha, barattes et machines Alpha pour travailler le beurre.Montréal Peterboro Winnipeg Vancouver mis Le Pouvoir qui allège | Vos travaux sur la ferme La force motrice est, aujourd\u2019hui, un élément prédominant sur votre ferme.Installez chez-vous un matériel pour produire la force motrice et les résultats de votre labeur seront à moitié assurés.UN ENGIN \u201c2\u201d Fairbanks - Morse accomplit le travail de plusieurs hommes bien mieux et plus économiquement.L'Engin \u201cZ\" est, par lui-même, un générateur complet de force motrice\u2014compact, simple et qui s\u2019adapte aux usages requis n'importe oil.150,000 cultivateurs démontrent journellement que le \u201cZ\u201d pat l'engin le plus remarquable qui ait jamais été cons- ruit.Familiarisez-ous avec cet engin et épargnez de l'argent.Vous trouverez qu'il est économique et facile à conduire.Pas d'appareils électriques compliqués\u2014magneto incorporée.La simplicité est la note caractéristique de l\u2019Engin \u2018Z\u2019 Pour pomper, éclairer, scier, hacher le fourrage\u2014l\u2019Engin \u2018Z\u2019\u2019 répond à tous les besoins.1% C.V.$90.00 3 C.V.$160.00 6 C.V.$275.F.A.B.Montréal et Toronto.Chacun des Engins \u201cZ\u2019\u2019 est conforme au type de haute qualité qui caractérise les machines Fairbanks-Morse pour la ferme.Procurez-vous tous les détails à notre succursale la plus proche.The Canadian Fairbanks-Morse Montréal pcompanz, Limited ontréal, oronto, uébec, Otta St-Jean, N.B.Hamilton, Q Windso va p= === JE! UN | | LIEN TUTO IL UII | | | | I IT THO ION InT | Lu TLLLTIVIVIVIY I | as J r.Service des Marchands : Le marchand de votre localité est un représentant direct des manufac- \u2014\u20143 turiers.Il partage leur responsabilité.Il est a H votre service pour voir à ce que vous soyez satisfait, | | Ii : TITI Il wm Commission des Vivres d é \"2 du Canada, N Permis No 11-608.+ in \u201cue = J bas Tg =, br Lilo .VA Donnez-leur quand ils aum passent\u2014 Lu Ou mieux encore, envoyez-leur une demi-douzaine de palettes de ce nourrissant chocolat.Il y a plus d\u2019un brave affamé aujour- d\u2019hui dans les tranchées, qui apprécierait cette nourriture concentrée plus que toute autre chose.Positivement le meilleur chocolat, grandeurs de 5 et 25 cents.OWAN'S ACTIVE SERVICE » CHOCOLATE VRS as Tes Diese STINE BE + WAMCEED WEES» \u201cGAP WIRE Ws TS GET QE VAL BB AE PARE | | | CA LE JOURNAL D'AGRICULTURE) £7 \"- Vol.22 OCTOBRE 1918 | Une lettre de I\u2019hon.J.-E.Caron | L'honorable ministre de l\u2019Agriculture a adressé dernièrement au clergé et à la presse l\u2019opportune lettre suivante.On y notera de judicieuses remarques sur la vente de certains produits agricoles.\u2014 N de la R.Québec, 20 septembre 1918.Monsieur le Curé.OTRE campagne de surproduction agricole qui a reçu de l'immense majorité des cultivateurs l\u2019accueil et le support le plus complet nous donne actuellement des résultats dont il convient de se réjouir.Les statistiques agricoles nous démontrent, en effet que les superficies ensemencées ont subi une augmentation étonnante et que la récolte sera partout magnifique; l\u2019élevage intensif que nous avons également conseillé a mis entre les mains des cultivateurs une richesse jusqu\u2019ici insoupçonnée.C\u2019est donc de tout coeur que nous offrons aujourd\u2019hui à tous ces vaillants ouvriers de notre prospérité agricole en même temps que nationale, nos plus chaleureuses félicitations.Si nous revenons sur ce sujet, c\u2019est que nous voudrions que les cultivateurs de la province puissent retirer de leurs admirables travaux, tous les avantages et tous les bénéfices que la situation présente leur offre d\u2019abondante façon.Pour ce qui est des céréales et des produits maraichers, c\u2019est déjà chose assurée.Mais la question est beaucoup plus complexe lorsqu\u2019il s\u2019agit de la vente des animaux de boucherie.Il a toujours été vrai que les bêtes les mieux préparées, conformes aux exigences du marché, accaparent les prix les plus rémunérateurs; cependant cette vérité n\u2019a jamais été plus évidente qu\u2019à l\u2019heure actuelle, Le commerce d\u2019exportation offre aux cultivateurs des débouchés nombreux pour ces produits.Par suite de la difficulté des transports trans-océani- ques, les acheteurs européens ont décidé de payer beaucoup pour les animaux de choix, engraissés à point, chez lesquels la carcasse osseuse ne représente qu\u2019une faible portion du poids total.De cette façon, la quantité de chair transportée sera plus forte et n\u2019occupera en proportion de sa valeur qu\u2019un espace raisonnable.Certaines restrictions ont donc té faites pour donner la préférence aux animaux de première valeur et éliminer peu à peu tous les sujets secondaires.Pour être plus précis, nous tenons à citer un extrait d\u2019une lettre reçue ces jours derniers de source autorisée : PUBLIE MENSUELLEMENT \u2014\u2014PAR LE \u2014 MINISTERE DE L\u2019AGRICULTURE DE LA PROVINCE DE QUEBEC.FRANÇAIS, 177,351 CIRCULATION { ANGLAIS, 7,969 Hon.J.E.CARON, ministre.ANTONIO GRENIER, sous-ministre.ARMAND LETOURNEAU, rédacteur.Th PM J I RATIO LS ORR ees ge Pour tout ce qui concerne la rédaction, adresser: Le Rédacteur du \u201cJOURNAL D\u2019AGRICULTURE\u201d, HOTEL DE LA LEGISLATURE, QUEBEC.POUR LES ANNONCES, s\u2019adresser à LA CIE.DE PUBLICATION DU \u201cCANADA\u201d Limitée, 73, rue St-Jacques, MONTREAL.Les abonnés du Journal d'Agriculture, membres des sociétés d'agriculture, des cercles agricoles ou de la Société d'Industrie Laitière qui auraient à se plaindre de la distribution du journal, ne devraient pas manquer d\u2019en avertir de suite le secrétaire de l'association à laquelle ils appartiennent.Ce faisant, il serait très important de mentionner le nom officiel du bureau de poste, depuis quand l\u2019envoi du journal leur est discontinué ou est devenu irrégulier, et quels sont les numéros qu\u2019ils nont pas reçus.Le secrétaire devra se hâter d'envoyer les plaintes reçues au secrétaire du Consei! d'Agriculture, à Québec, en donnant le plus de détails possible, afin d\u2019aider au redressement immédiat des griefs.\u201cGRIPPES\u201d Par suite de la maladie de certains membres du personnel de la rédacction et de I'imprimerie, nous avons été forcés de retarder jusqu\u2019à date la publication de notre journal.La direction prie nos lecteurs d\u2019excuser c'e retard motivé par les circonstances pénibles que l\u2019on sait.pe \u201cLe ministère des Approvisionnements d\u2019An- \u201c gleterre avait jusqu\u2019en ces derniers temps \u201cpayé à un même prix les porcs à bacon \u201cpesant de 135 à 280 livres.Mais récem- \u2018ment, il a baissé les prix de 1%ec par livre \u201c sur tous les porcs dont la pesanteur varie \u201centre 135 et 150 livres et entre 250 et 280 \u201clivres; il a méme laissé entendre que, méme \u201caprès une telle réduction, il considère les \u201c pores de ce poids encore trop cher, et qu\u2019il \u201c pourrait bien décider à l\u2019avenir de n\u2019en plus \u201cacheter du tout; dans tous les cas, s\u2019il le \u201c fait, ce ne pourra être qu\u2019à un prix encore \u201c\u2018 plus réduit\u201d, En conséquence, voici quelques conseils que, dans leur intérêt propre aussi bien que pour le bon renom de notre province, nous croyons devoir donner aux cultivateurs : \u2026\u2014Engraisser à point les animaux destinés à la boucherie.2\u2014Ne vendre que des pores pesant 150 livres au moins, et au plus 250.Les exportateurs paieront 1% sou à 2 sous plus cher la livre que pour les animaux plus lourds ou plus légers.3.\u2014Ne mettre sur le marché que les boeufs qui ont atteint 500 livres.4\u2014Se tenir au courant des prix et exigences du marché.Nos agronomes donneront à ce sujet toutes les informations désirées.I1 serait superflu de dire que les cultivateurs qui suivront ces conseils y trouveront leur avantage.Tous doivent également tenir à honneur que Québec ne soit pas devancé de ce côté par les autres provinces du Dominion.D'ailleurs, la récolte est abondante, sachons en profiter.N\u2019allons pas risquer de voir se fermer pour nous les portes d\u2019un marché énorme et qui paie très cher les bons produits.J'ai la certitude que les cultivateurs de votre paroisse prendront en bonne part ces conseils et les mettront en pratique.Ils nous sont dictés par l'unique souci de leur être utile, de faire augmenter dans une large mesure leurs revenus, et de contribuer à l\u2019avancement de l\u2019industrie agricole à laquelle mes collaborateurs et moi-même nous nous dévouons sans relâche.Agréez, cher monsieur le curé, l\u2019assurance de mon entier dévouement, BX RE Lt. LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ny 4 ; i] \"slt, #7 CARNET DE LA REDACTIO Propos et Commentaires La récolte dans Québec.Le Bureau provincial des Statistiques communique à la presse une évaluation préliminaire des rendements moyens en boisseaux, par acre, des principales céréales de la province de Québec, d\u2019après les rapports des correspondants agricoles: Blé 194 boisseaux; Avoine: 30 boisseaux; Orge: 24% boisseaux; Seigle: 17 boisseaux; Lin: 1244 boisseaux.Voici maintenant la condition des autres cultures, par rapport à la moyenne décennale 1908-17: Pois: 100 pour cent; Fèves: 93 pour cent; Sarrasin: 92 pour cent; Grains mélangés; 104 pour cent; Maïs à grain: 92 pour cent; Pommes de terre: 104 pour cent; Navets: 99 pour cent; Mais fourrager: 93 pour cent; Pâturages: 98 pour cent.Le rendement moyen du blé de printemps, pour le Canada entier, est estimé à 1244 boisseaux, tandis qu\u2019il est de 19% dans la province de Québec.Les autres céréales se comparent comme suit : l\u2019a- 25% boisseaux, dans Québec, 241% boisseaux; le seigle, pour le Canada entier, 1614 boisseaux, dans Québec, 17 boisseaux; le lin, dans le Canada entier, 2514 boisseaux, dans Québec, 24 Là ; le seigle, pour le Canada entier, 1644 boisseaux, dan sQuébec, 17 boisseaux; le lin, dans el Canada entier, 8 bois- 8 boisseaux, dans Québec, 1244 boisseaux.Les statistiques des rendements, basées sur les superficies ensemencées au printemps, telles que rapportées par les cartes du rencensement agricole, fait par l\u2019intermédiaire des titulaires des écoles rurales, seront bientôt rendues publiques.Petits renseignements sur le tracteur Avery.Le tracteur Avery 8-16 à 2 cylindres.% * + Son moteur exécute 600 révolutions à la minute.* ¥ +# Il pèse 4900 livres.* * Sa plus grande hauteur est 73 pouces.+ à Sa plus grande largeur est 56 pouces.* + + Sa plus grande longueur est 130 pouces.A petite vitesse, il fait 1% mille à l\u2019heure.* A grande vitesse, il fait 3 milles à l'heure.* OH * Son poids ne nécessite pas la construction de ponts spéciaux.* * * Il peut tirer 3 charrues.- 2» Le but du ministère en s\u2019offrant comme intémé- diaire dans l\u2019achat des tracteurs n\u2019est pas de bénéficier pécuniairement de cette transaction ou de favoriser la maison Avery.L'objectif est da propo- ger la culture mécanique dans notre province.Il reste bien entendu que le ministère ne reçoit pas de commission ou de profit indirect.* 3» E=\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Association agricole.pr NES .\u2014\u2014 y A Sous le titre, M.Jean Tru- == 1 del, publie dans le \u201cBulletin des = EN) IE | uns te Su =\u2014\u2014\u2014 2, ee Agriculteurs\u201d le judicieux aver- Fs .N tissement suivant au sujet des Fred NU) se rallier à un mouvement coopératif quelconque.Je ne voudrais pas affirmer.comme le font certaines gens à l\u2019aide de données recueillies dans l\u2019épaisse presse à grandes nouvelles sensationnelles, que les cultivateurs font énormément d\u2019argent; mais je puis bien dire que, par le temps qui court, les cultivateurs ont tous un peu d\u2019argent.Les produits agricoles se vendent à des prix très élevés; quelque soit le prix de la main-d\u2019oeuvre, des instruments aratoires et autres accessoires indispensables à l\u2019exploitation d'une ferme, quelque soit le coût élevé de la vie, tout compte fait, il reste toujours quelque chose dans le gousset = \u20ac = précautions à prendre avant de ry \u201cx du producteur.Et celui qui, malgré les circonstances défavorables, a pu accroître la grandeur en culture de sa ferme, se rendra d\u2019abord service à lui- même; car il augmentera ses revenus d'autant.L'on peut donc bien dire qu\u2019en général, les cultivateurs ont de l\u2019argent.Par contre les affaires d\u2019un grand nombre de gens qui vivaient grassement à même certaines industries ou entreprises plus ou moins bien étayées sont tout à fait dans le marasme.Le commerce de l'immeuble, pour n\u2019en mentionner qu\u2019un, a depuis longtemps vu ses beaux jours.Et par suite de ces conditions, voilà autant de gens forcés de chercher un autre champ où mettre à profit leur esprit d\u2019entreprise.Cette réclame LJ Nous désirons prévenir nos lecteurs que la page affectée à la note de la maison Versailles, Vidricaire et Boulais, de Montréal, n\u2019engage en aucune manière la rédaction du \u201cJournal d\u2019Agriculture\u201d Cet article de la \u201cPatrie\u201d, est reproduit comme annonce au même titre que les autres annonces hors les pages officielles de rédaction.Aussi en est-il qui n\u2019ont pas été lents à remarquer que, de ce temps-ci, c\u2019est en agriculture et dans les industries connexes que se \u2018\u201cbrasse argent\u201d comme on dit.Ils ont également remarqué que la coopération fait des progrés considérables dans notre province depuis un certain nombre d\u2019années et qu\u2019elle semble particulièrement bien appréciée des cultivateurs.Un court instant de réflexion leur a suffi pour se rendre compte qu\u2019il y avait là peut- être matière à \u201cscheme\u201d profitable.Aussi n\u2019est-il pas trop étonnant de voir surgir depuis quelques temps, une foule d\u2019entreprises bizarres, affublées de noms comportant les mots \u201ccoopération\u201d, \u201ccoopérative\u201d, \u201cagriculture\u201d, \u201cagricole\u201d ou quelqu\u2019autre qui s\u2019en rapprochent.Quelles sont ces entreprises ?Comment sont-elles organisées?Quel est of A AE DE Fumier perdu et fumier conservé leur but?Quelle est leur maniére de faire les affaires?Quelles en sont les tétes dirigeantes ?Il ne s\u2019agit pas évidemment ici d\u2019en dénoncer aucune, ni de partir en guerre contre elles.Mais il semble bien, que les faits nous justifient de mettre dès maintenant les cultivateurs en garde.Le commerce est libre et chacun a le droit de prendre son profit où il la trouve, pourvu qu\u2019il le fasse de façon légitime, mais d\u2019autre part les gens ont le droit La Conscription.\u2014 00 La Société d\u2019Industrie Laitière a obtenu pour tous les fabricants de beurre et de fromage de la province, qui tombent sous le coup de la loi du Service Militaire, un congé jusqu\u2019au ler novembre prochain, sur production, par les intéresés, d'un certificat du représentant de leur district respectif.50 d\u2019être renseignés.En l\u2019occurrence, il se trouve que ces gens sont les cultivateurs, Or qui leur rendra ce service, sinon les organisations agricoles, particulièrement bien placées pour connaître ce qui se passe.En ne le faisant pas, elles manqueraient à leur devoir, qui est de protéger les intérêts de leurs adherents.Il s\u2019agit donc de mettre dés maintenant les cultivateurs en garde, je dirais contre leurs propres faiblesses.Il en est qui peuvent dire ce que ces faiblesses leur ont coûté par le passé.Une souscription d\u2019action un jour néfaste, au cap:tal d\u2019une compagnie fantôme, leur a parfois fait perdre des milliers de dollars.Ceux qui ont l\u2019expérience des cours de justice ont été témoins des luttes gigantesques que certains cultivateurs ont du soutenir parfois devant plusieurs tribunaux pour se défaire d\u2019un billet à ordre qu\u2019ils avaient signé, d\u2019une souscription qu\u2019ils avaient consentie, sur les représentations d\u2019un agent quelconque.C\u2018est un fait malheureusement établi que la classe agricole a été souvent une proie trop facile entre les mains de certaines gens habiles.Et maintenant que ces mêmes gens savent que l'argent \u2018\u201c\u2018roule\u201d chez le cultivateur en plus grande abondance que jamais, il ne sont pas pour se détourner d\u2019un aussi fertile champ d\u2019action.Les cultivateurs n\u2019ont done qu\u2019à prendre leurs précautions pour ne pas se laisser \u201cemplir\u201d, comme on dit.Or en présence de ces associations, de ces compagnies, qui n\u2019ont d\u2019agricoles que le nom, et de coopératives, encore moins que le nom que doit faire le cultivateur averti?C\u2019est de leur faire décliner leurs titres, de leur faire montrer leurs lettres de créance.À vendre.Presse d'acier à vapeur ayant coûté $500.00 et n\u2019ayant pressé que 50 tonnes de foin.Balles de 14 par 16.Prix, $400.00.S\u2019adresser àFERNAND BEAUDRY, Saint-Marc, Verchères.Expositions scolaires.\u2014\u2014 Nos expositions scolaires agricoles, on est unanime à le dire, ont été un franc succès cette année.La \u201cgrippe\u201d ne nous permet pas de souligner avec quelques développements les caractéristiques et la leçon de ces succès.On nous a signalé comment particulièrement bien organisée et éducatrice l\u2019Exposition scolaire de Mégantic.L\u2019auteur de ce bon travail est M.L.-C.Roy, agronome officiel de la région.L\u2019enthousiasme était sans pareil et l\u2019expo- stion scolaire deviendra désormais à Mégantic une institution permanente.A vendre Deux tracteurs Fordson $750.F.O.B., Ste-Anne de la Pocatiére, Ecole d\u2019Agriculture, et Institut Agricole d\u2019Oka.Aussi deux charrues Oliver : $150.* # * & Un horticulteur nous écrit pour nous dire qu\u2019il a réussi à conserver d\u2019excellents choux- pommes de cette façon-ci : Il a commencé par les garder en grange jusqu'à l\u2019arrivée de la neige.Puis- il les a sortis et placés dehors sur le sol en Fae rangs serrés alternant avec [= -% MA des couches de neige et le tout = 77 4 a été recouvert d\u2019une forte = A épaisseur de neige.= 8 Nous n\u2019avons jamais entendu parler de cette méthode de conservation, mais elle vaut peut-être d\u2019être essayée, si elle a donné déjà de bons résultats chez cet horticulteur.x =» + Un bon moyen de se procurer des arbres fruitiers en bon état et prêts à être plantés au printemps à bonne heure, c\u2019est de les acheter cet automne et de les mettre en jauge dans le N sol pour la plantation au prin- ËE temps.QU SA qi Ze 7 A J?Travaux \u20ac a TAN] Q Jépd ctre de ©.geld besoins.| coup de À rait Garr des «erni pres puis, un bon la à ia bêchel herser.mg sièrement, oeurre et condition temps.Pyenon tomi.c; a jour* trop ne peuvoi le succes est labour semis.Luc bo compost, 1 chain.grais rich croissance à leur por nourriture Cela se fi du fumie terres ga cendres, met en t avec des p Ce n\u2019es et après \u20ac ainsi cha sa disposi grand sue gnifiques.Dès fin saire pour arbustes a tuteurés p la ncige o1 seront but du fumier pon et tou veront bie: devront êti recouvert « tichaut,, p les fraisie: leux ou de queraient 1 il survenai cessifs les boisiers sorer comme La traite A de re: AEE TOUS ge mes vent dieux, \u201ctre ont quelqu même d\u2019es vateurs.L gne que |\u2019 mauvaise certains tk faut absol ( (rranc d\u2019In GUSTA que dra rti- | se t à urs cul- res ces us- une des des tes- )araire us- en- essé S\u2019a- ne ut \u2014 Travaux d'actualité au jardin.Jépouillé de tous ses produits qui auront dû ctre récoltés et mis en cave hors des atteintes de ; : yelée, pour être consommés ensuite selon les besoins.Une bonne précaution qui détruira beau- cou le pestes, mauvaises graines et insectes, serait arracher, rateler et brûler tous les vestiges des dernières cultures, laissant le terrain propre; puis, apporter des engrais et les enfouir par un bun labour très profond.Que ce travail soit fait à la bêche ou à la charrue, il n\u2019est pas besoin de le berser.mais au contraire il doit être fait très gros- sièroraent, ce qui permettra à la gelée de faire son ocuxre et le rendre meuble: dans les meilleures = conditions pour être semé à nouveau au printemps.Prenons pour habitude de préparer le sol à l\u2019au- tome; au printemps, chacun le sait, il y a toujours trop de travail à faire et souvent faute de ne pouvoir le faire à temps, l\u2019on n\u2019obtient pas tout le succes désiré; ce qui n'est pas le cas si le terrain est labouré à l\u2019automne; il n\u2019y a qu\u2019à effectuer le senmus.luc bonne mesure serait de préparer un bon compost, pour avoir du terreau au printemps prochain.Les plantes potagères demandent des engrais riches et bien décomposés, parce que leur croissance est rapide et qu\u2019il faut qu\u2019elles trouvent à leur portée dans iun temnrs très limité, une bonne nourriture pour acquérir leur plein développement, Cela se fait en mélangeant de la bonne terre avec du fumier, des curures de fossé, des herbes et terres gazonnées, des pailles, feuilles, balayures, cendres, suies, cendres lessivées, etc., que l\u2019on met en tas, lit par lit avec du fumier et arrosés avce des purins ou des urines, etc.Ce n\u2019est pas long à faire, il n\u2019y a qu\u2019à vouloir; et après en avoir pris l\u2019habitude et en continuant ainsi chaque année, on aura un tas de terreau à sa disposition; ce qui permettra d\u2019obtenir le plus grand succès au jardin: récolter des légumes magnifiques.Dès fin octobre, il est prudent de faire le nécessaire pour garantir les plantes contre la gelée; les arbustes aux tiges grèles et cassantes doivent être tuteurés pour y attacher toutes les tiges afin que la neige ou les glaçons ne les brisent; ceux délicats seront butés fortement avec de la terre légère et du fumier pailleux; les rosiers, cognassiers du Japon et tous les autres arbustes délicats se conserveront bien ainsi.La vigne et rosiers grimpants, devront être détachés et étendus dans un petit fossé recouvert de même.Certains légumes, la poirée, l\u2019artichaut, peuvent aussi être conservés ainsi ; pour les fraisiers, une bonne couverture de fumier pailleux ou de paille est indispensable autrement ils risqueraient fort de périr; si après la fonte des neiges il survenait de grands froids, les gels et dégels successifs les détruiraient.Certains hivers, les framboisiers sont gelés; aussi est-il prudent de les enterrer comme on le fait pour la vigne.\u2014 F.Pétraz.Qe paraitront ces lignes, le jardin sera La traite chez le cultivateur qui n\u2019a pas $25,000 de revenus.\u2014 TOS gens n\u2019aiment guère entendre les agronomes parler de la traite des vaches.Ils trou- ; vent leurs enseignements superflus, dispendieux, \u201ctrop d\u2019ouvrage\u201d, enfin pas \u201cpratiques\u201d.Ils ont quelquefois raison mais l\u2019agronome a tout de mênmie d\u2019excellentes choses à apprendre aux cultivateurs.La traite des vaches n\u2019est pas une besogne que l\u2019on doit \u2018\u2018botcher\u2019\u2014pour employer une mauvaise expression; Elle demande des soins que certzins théoriciens exagèrent peut-être mais qu\u2019il faut absolument connaître et mettre en pratique.Grande Convention Annuelle DE LA Société d'Industrie Laitière \u2014_A\u2014 Valleyfield 3 et 4 décembre 1918 (MARDI ET MERCREDI.) Le public est cordialement invité.Prière à tous de faire annoncer.GUSTAVE BOYER, M.P., O.-E.DALAIRE, Secrétaire.J Président.No 1.\u2014Les gestes qu'il ne faut pas faire.Nous en énumérons ici quelques-uns dénués de toute exagération ils sont simples, faciles, pas dispendieux et si on les met judicieusement en pratique, on est sûr de traire avec propreté et économie même si on ne se sert pas de l\u2019eau boriquée chère à certains théoriciens.lo\u2014Grande douceur à l\u2019égard des vaches; pas besoin de crier et de parler rudement; suppression complète des coups de \u201cbanc à vaches\u201d.20\u2014On nettoie les vaches quelques minutes avant de commencer à traire.30o\u2014-11 vaut mieux ne pas donner de fourrages secs pendant la traite parce que ces aliments contiennent des poussié- res et des germes qui peuvent tomber dans le lait.Nos gens savent cela, du reste, et *\u2018tirent\u201d toujours avant de \u201csoigner\u201d.do\u2014Quand on trait dehors, ne pas se mettre près d\u2019une mare ou autre lieu infect.5o\u2014Avoir les mains très nettes, repétons-le très nettes.60\u2014On conseille au GENTLEMAN FARMER de laver le pis a l\u2019eau tiède boriquée, d\u2019attacher la queue à la jambe de la vache en hiver, comme on le suppose bien.To\u2014Au cultivateur qui n\u2019a pas $25,000 de revenus par année, nous conseillons de passer rapidement un linge humide, s\u2019il a le temps, sur la mamelle et un peu sous le ventre et le flanc de la vache pour coller les poils et les poussières.C\u2019est une très bonne chose, facile à faire.8o\u2014II faut des chaudières de toute propreté; ceci est essentiel.On recommande tout spécialement, quand la chose est possible, des chaudières à ouverture étroite.90\u2014Traire a sec.100\u2014Traire par terre les 3 ou 4 premiers jets de lait; ils sont généralement pleins de germes introduits par l\u2019orifice du pis.Ceci est important.11o\u2014On recommande de se taire pendant la traite et franchement ça du bon sens.120\u2014I1 faut y aller rapidement et à fond, c'est-à-dire épuiser complètement la mamelle.La lenteur fait diminuer la quantité de lait secrété.LL.130\u2014Faire la traite à des heures régulières et à des intervalles égaux.Tout changement d\u2019heures se traduit par une diminution dans le rendement.; 140\u2014C\u2019est le lait trait en dernier qui est le plus riche.15o\u2014Couler le lait aussitôt après la traite et le faire refroidir.Ne pas laisser les chaudières pleines à l\u2019étable; les en éloigner de suite.Voilà les principaux points à observer.Ilyena une foule d\u2019autres que les théoriciens énoncent, mais, comme nous le disons plus haut, ils s\u2019adressent aux cultivateurs qui ont $25,000, de reve- %* * +* POUVOIR ABSORBANT DE 100 LBS DE TERRE EAU En ce moment.En ce moment de la saison où les pâturages sont appauvris et desséchés, ne négligeons pas de donner tous les jours à nos vaches laitières les fourrages verts que nous avons semés et cultivés pour elles.Pour éviter le gaspillage, il est préférable de donner la ration de fourrage vert dans des racks attachés à la clôture du pâturage.Du travail._-\u2014 Le nombre des cercles de fermières a été augmenté; plus de trente paroisses ont bénéficié des cours abrégés agricoles; le nombre des champs de démonstration sur la culture du trèfle, du blé-d\u2019Inde et des plantes-racines s\u2019est accru considérablement; les jardins scolaires et les expositions scolaires, les institutrices ont voulu prêter leur concours; l\u2019arboriculture a reçu sa large part et grâce au travail du Service de l\u2019Horticulture, plus de 75,- 000 jeunes arbres ont été plantés au printemps dans la province; les inspecteurs de beurreries et de fromageries ont suivi, pour la première fois, un cours d\u2019agriculture afin de se mieux préparer à donner des conseils aux cultivateurs, avec qui ils sont en contact continuel; la construction, l\u2019outillage des fabriques de produits laitiers se sont grandement améliorés, pendant que le nombre des mauvaises fabriques qui ont fermé leur porte, s'est élevé à une centaine.Lait du soir et du matin.On a établi depuis longtemps que le lait de l\u2019après-midi est plus riche en matières grasses que celui du matin, et l\u2019on attribue en grande partie cette différence au temps plus court qui s\u2019écoule de la traite du matin a la traits du soir.Un spéc aliste français s\u2019est appliqué à déterminer la différence existant dans la proportion des matières grasses suivant les intervalles des traites.Il a obtenu les résultats ci-après: 1° Traites à 6 heures du matin et 6 heures soir, soit des intervalles de douze et douze heures: lait du matin plus riche en matières grasses de 0,10%; 2° Traites à 6 heures matin et 5 heures soir, soit intervalles de treize et onze heures: lait du soir plus riche de 0,33%; _ 8° Traite à 6 heures matin ct 4 heures soir, soit intervalles de quatorze et dix heures: lait du soir plus riche de 0,70%; , 4° Traites à 6 heures matin et 3 h.80 soir, soit intervalles de quatroze heures et demie et neuf heures et demie: lait du soir plus riche de 1,09%.Dans le pis.Le croirait-on ?Il y a des germes jusque dans le pis.Dans l\u2019examen bactériologique de 1,230 échantillons de lait fourni par 78 vaches MM.Harding, H.-A.et Wilson J.-K., ont constaté que les germes peuvent varier considérablement dans les différents quarts d\u2019un même pis.Ceux de derrière contiennent, généralement, bien plus de germes que ceux de l\u2019avant.L'âge de l\u2019animal, la période de lactation ne semblent pas avoir d'influence marquée.Le nombre d'organismes par pouce cube a varié de 0 à 16,600 (en moyenne 428).On les a classés en soixante et onze groupes où dominent, surtout, les microcoques.Curieux, n\u2019est-ce pas ?ECOLE DE LAITERIE DE ST-HYACINTHE COURS DE 1918 - 1919 COURS ANGLAIS.ENGLISH COURSE.December 2nd to 21rst.COURS FRANÇAIS POUR LES EXPERTS-ESSAYEURS DE LAIT ET LES FABRICANTS DE BEURRE ET DE FROMAGE 1919 1o Cours.\u2014 Du 7 au 29 Janvier, 20 Cours.\u2014 Du 3 an 24 Février.30 Cours.\u2014- Du 3 an 24 Mars.40 Cours.\u2014 Du 31 Mars au 16 Avril.L'entrée se fait le lundi et la première leçon se donne le mardi matin 4 8 heures précises.Nous avertissons pour la dernière fois qu\u2019à l'avenir, le lait sera payé d\u2019après sa teneur en gras dans la Province de Québec.Avis aux Fabricants.O.E.DALAIRE, St-Hyacinthe, P.Q.Directeur. LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE Les engrais._\u2014 On nous informe que les engrais alimentaires seront vraisemblablement rares cet hiver.Etant rares, ils seront chers.Il faut donc se pré- cautioner.Consultez les marchands locaux, les mar- NS, chands de la ville, le UN # Comptoir Coopératif de PV Montréal.4 dk Et achetez en coopé- EE Fun ration.NS NN > Prenez-vous-y de bon- ; Ne heure pour ne pas \u2018 \u2019 avoir d\u2019ennuis.Aussi longtemps que l\u2019engrais ne sera pas dans votre hangar, vous ne pouvez pas vous dire \u201csur le pont\u201d.Consultez M.Desloges du \u201cComptoir Coopératif de Montréal, 11 rue du Port.Labourez profond cet automne, la pièce où vous vous proposez de cultiver les plantes-racines l\u2019année prochaine, Le sol ainsi ouvert est plus directement soumis à l\u2019influence des gels et dégels qui l\u2019ameublissent mieux que la machine la plus parfaite.* 0% 0% Qui doit acheter un tracteur ?Les cultivateurs qui ont 100 acres et plus en culture et dont les terres me sont pas trop accidentées.Le tracteur fait un travail excellent sur toutes les fermes à sol égal ou légèrement accidenté.Les fortes collines ou les gros cailloux peuvent seuls empêcher le bon fonctionnement du tracteur.+ + * Ses avantages sur le cheval : 1\u2014II fait le travail de 8 ou 4 chevaux.2\u2014Laboure 8 ou 4 sillons à la fois et herse de même.8\u2014Traîne des charges trois fois plus lourdes.4\u2014Ne coûte rien lorsqu\u2019il ne travaille pas.5\u2014Consume des huiles à bon marché, au lieu que le cheval mange des céréales coûteuses à coeur d\u2019année et réclame pour sa nourriture le produit d\u2019un acre sur quatre.6&\u2014Les pièces de rechange sont faciles à trouver et il ne coûte rien pour frais de médecine ou de vétérinaire.7\u2014 Avec un tracteur, au lieu de garder 4 ou 5 chevaux, 1 ou 2 suffiront.8\u2014Faisant les besognes les plus rudes, les chevaux seront toujours dispos et mieux entretenus.9\u2014Labourant plus profondément, permet un meilleur rendement.Quelques considérations sur le miel.ES considérations sont écrites dans le but de vous aider à déterminer laquelle des deux productions, du miel extrait ou du miel en sections, vous devez adopter.En produisant du miel extrait de préférence au miel en sections, la récolte par colonie sera de 25 à 30% plus élevée.Actuellement le miel en sections se vend 25 à 30% plus cher que le miel extrait; par contre la demande pour ce dernier est illimitée, tandis qu\u2019elle est presque nulle pour le premier.Il en coûte meilleur marché pour produire une livre de miel extrait que pour une livre de miel en section.L\u2019essaimage peut se restreindre facilement si l\u2019on produit du miel extrait; au contraire, il est presque impossible de le contrôler si l\u2019on fait du miel en sections.La production du miel en sections sur une grande échelle requiert les services d\u2019un apiculteur expérimenté; tandis qu\u2019on peut avoir une bonne récolte de miel extrait sans être un expert en apiculture.La production du mie} extrait requiert beaucoup moins de travail que celle du miel en sections.Le miel extrait se conserve mieux et plus longtemps que le miel en sections.Du sucre pour les apiculteurs.Vu la rareté extrême du sucre et la nécessité de nourrir les abeilles, le ministre de l'Agriculture a acheté quelques chars de sucre granulé dont il a confié la vente à la Société Coopérative Agricole des Fromagers deQuébec, 61-63 rue William, Montréal.= 7 M.L.Cabana, cultivateur de St-Cuthbert, cté Berthier, lauréat du concours du Mérite Agricole de 1918.On trouvera ailleurs la liste complète des gagnants de ce concours.Ce sucre sera vendu par cette société exclusivement aux apiculteurs porteurs d\u2019un permis du chef du Service de l\u2019Apiculture du ministère de l\u2019Agriculture de Québec, à raison de 10 sous la livre, payable d\u2019avance, par quantités de pas moins de 100 livres.Le prix devra donc accompagner chaque commande.La livraison commencera mardi, le 15 courant.Les apiculteurs doivent s\u2019adresser immédiatement au chef du Setvice de l\u2019Apiculture, Ministère de l\u2019Agriculture, Québec, pour obtenir des blancs de demande de permis.Le permis devra ensuite être annexé à la commande.Il est alloué 20 livres de sucre par colonie.Comme la saison est avancée, on indiquera aux intéressés la façon de nourrir leurs abeilles avec du sucre en pâte.Le sous-ministre de l\u2019Agriculture.J.ANTONIO GRENIER.Nous référons les \u201chommes à chevaux\u201d à l'article publié ailleurs et intitulé : \u201cLe pied du cheval\u201d.Cet article est de la plume du Dr Lorrain, médecin vétérinaire, professeur à l'Ecole Vétérinaire de Montréal.Les soins à donner au pied du cheval sont de toute importance et, chose curieuse, on peut dire que beaucoup de cultivateurs les ignorent.Cet article les instruira.Qu'on s\u2019y reporte.On a omis d\u2019apposer la signature du Dr Lorrain C\u2019est la faute de la \u201cgrippe\u201d.La Gazette des Campagnes i (Suite de la page 53).puis, J.D.Schmouth, J.J.A.Cullen, A.C.P.I Landry, Emile Castel, At.Mousseau, Jos.Prévost, Paul de Lanoue, Chs.À.Gauvreau, Mlle C.Sylvestre, Wilfred Cullen, Ls.N.Gauvreau, J.M.Jocelyr De treau de Coeli, Jos.R.Micnaud, Pierre Roy Jos.Drapeau, Jean Darche, Elie St-Hiaire, J.Bte Dionne, Ths.Valiquet, Siméon Lesage, B.C.Ga gnon, Hercule Camirand, Rév.À.M.Leclerc, Emil Bonnemant, Stanislas Drapeau, Dr.Ellaner, R.B Desrochers, Lahaye, René Boulangé, J.F.Langlais.N.Gossin, L.de Vaugelas, Rév.À.L.Mailloux Aug.Fafard, Dr.F.L.Genand, J.H.A.Valiquette etc, etc.Cette partie du programme de la Gazette n\u2019es pas la moindre source d\u2019informations fournies au public lecteur de ses colonnes destirèes à donne» des renseignements de tout genre étant donnés que« ceux recueillis dans ce département proviennen de toutes les parties de la province.Dans le septième numéro de sa première anné de publication, le 3 mars 1863, la Gazette de- Campagnes écrivait: \u201cRECETTES AGRICOLES.\u2014 \u201c Sous ce titre nous donnerons, autant que possible \u201c dans chaque numéro de la Gazette, de court \u2018\u2018 articles fournissant aux cultivateurs les moyen: \u201c\u2018 de les aider, soit dans la conservation de leur- \u201crécoltes, soit dans les soins à donner aux an: \u201c maux de travail ou domestiques, soit enfin dan \u201cla destruction de certains animaux nuisibles au- \u201c champs, aux étables et aux personnes elles-mé- \u201c mes\u201d.La Gazette a été fidèle à cet engagement et, à venir jusqu\u2019à son dernier numero, elle a donn« dans chacun une ou plusieurs recettes qui constituent un ensemble de 2800 de ces recettes.Nous ne serions pas prêt à garantir l\u2019efficacité de chacune de ces recettes dont un assez bon nombre sont surtout basées sur l\u2019empirisme, mais nous avons souvent pensé que tôutes ces recettes réunies sous forme d\u2019un volume complet serait Une source d\u2019informations qui vaudraient la peine d\u2019être consultées fréquemment.Pour terminer cette esquisse de la physionomic de la Gazette des Campagnes, il ne nous reste plus qu\u2019à mentionner le fait que, voulant toujours joindre l\u2019agréable à l\u2019utile, la rédaction de cette utile et attrayante petite feuille a su lui conserver, pendant son existence, ce caractère d\u2019attrayance spéciale, en y publiant de nombreux feuilletons du plus haut intérêt comme de la plus grande moralité, Si, maintenant, l\u2019on veut comparer le portrait que nous avons tracé de l\u2019état de l\u2019agriculture dans l'Est de Québec au moment où se commençait la publication de la Gazette des Campagnes avec celui qu\u2019on pouvait en tracer en 1895, année de sa disparition, on pourra se rendre compte qu\u2019elle a eu de l'influence sur son époque.Ne mentionnons que le progrès fait dans les méthodes agricoles, l\u2019amélioration des races de détail, le développement de l\u2019industrie laitière, l\u2019ouverture des marchés, la facilité des communications et cela suffit pour que nous puissions affirmer que la Gazette des Campagnes a joué un beau, un grand rôle dans son temps et qu\u2019elle vaut bien qu\u2019on rappelle et qu\u2019on garde son souvenir.J.C.Chapais.On sait\u2014ou plutôt on na sait pas assez\u2014que la douceur est l'une des de rudoyer les animaux c\u2019est préjudiciable et de mauvaise politique.Un ani retiennent quelquefois leur lait, Il faut les traiter avec la plus est favorisée par la tranquillité, la paix, les bons traitements.le cas d\u2019un propriétaire qui eut recours à la science d\u2019un médecin vétérinaire, pour empêcher ses v ui adoucit les moeurs dit-on, quand elle ne rend pas les auditeurs forcés.et la musique, q Autre chose, 62 premiéres qualités que doit posséder un bon éleveur.mal effarouché rend rarement de bons services.rande douceur, surtout durant la traite.Les zootechniciens affirment que la secrétion du lait caricature ci-dessus, extraite du \u201cCountry Gentleman\u201d, illustre d\u2019une manière bouffonne aches de retenir leur lait.Celui-ci recommanda la douceur Il fit installer un phonographe qui fit couler le lait et.- Il est non seulement inutile On sait que les vaches \u201cmaganées\u201d LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE \u201cLa Gazette des Campagnes\u201d \u2014par\u2014 J.-C.CHAPAIS Nous avons demandé à notre collaborateur, M.J.-C.Chapais, de fixer avant qu\u2019il tombe dans l\u2019oubli, le souvenir de ce que fut la \u201cGazette des Campagnes\u201d ancien jour- ral agricole qui contribua efficacement au progrès rural de la seconde partie du siècle dernier.Nul mieux que M.Cha- .pais n'excelle a faire revivre notre passé agricole.C\u2019est l\u2019historien des choses de L.terre.\u2014 N.de la R.ORSQU\u2019ON veut étudier l\u2019histoire de l'agriculture de la province de Québec, l\u2019une des premières choses dont il importe de se rendre compte c\u2019est du mouvement de la littérature agri- vole telle qu\u2019elle s\u2019est manifestée depuis son début par une première brochure publieé en 1.90, jusqu\u2019à nos jours.Entre ces deux dates; à peu près 213 volumes, livres et brochures agricoles, dont 173 en français et 50 en anglais et 37 journaux et revues agricoles dont 16 en anglais et 21 en français ont été publiés dans Québec.Parmi ces journaux ct revues agricoles, très peu ont longtemps existé «t, la plupart n\u2019ont eu qu\u2019une durée éphémère.De ceux dont la vie a été quelque peu prolongée, on compte \u201cL\u2019AGRICULTURE\u201d fondé à Montréal en 1848, par Jos.Perreault, comme journal officiel de la Chambre d\u2019agriculture, qui a existé jusqu\u2019en 1559 et était publié dans les deux langues; \u201cLA GAZETTE DES CAMPAGNES\u201d, fondée a Ste- Anne de la Pocatière, en 1861, par Emile Dumais, redacteur-propriétaire, et qui a existée jusqu\u2019en 1895; \u201cLE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ILLUSTRE\u201d, fondé à Montréal, en 1877, comme organe cfficiel du Ministère de l\u2019Agriculture de la province de Québec et publié, depuis 1877-79, dans les deux langues.Ce journal, avec quelques variations dans son titre, de temps à autre, est encore en bonne voie de publication, après quarante ans d'existence., Notre intention, au moment actuel, est de mettre \u2018es lecteurs du dernier journal que nous venons de mentionner, au courant de ce que fut celui de ses devanciers qui, avant lui, a vécu assez d\u2019années pour avoir de l\u2019influence sur son époque: \u201cLA GAZETTE DES CAMPAGNE\u201d.Cette Gazette a dû son existence au révérend Messire François Pilote, prêtre du Collège de Ste- Anne de la Pocatière et fondateur, en 1859, de \u2018Ecole d\u2019Agriculture de Ste-Anne.L\u2019idle qui a nrésidé à la fondation de cette école dont nous avons écrit l\u2019histoire, il y a quelques années, est celle qui a eu pour résultat la fondation de la (razette, savoir, d\u2019un côté, enseigner l\u2019agriculture à la jeunesse canadienne à l\u2019écose, de l\u2019autre, propager les enseignements de l\u2019école parmi la classe adulte des agriculteurs de Quebec et gagner à l\u2019école des adhérents.C\u2019est ce qu\u2019a été l\u2019oeuvre de la Gazette pendant les trente-trois ans de son vxistence commencée en 1861 et terminée en 1895., Quelques détails, d\u2019abord, sur l\u2019histoire de cette intéressante publication que nous avons actuellement devant nous sous la forme de vingt-six volu- nes dont deux contiennent chacun trois années de son existence.Nous empruntons quelques-uns de res détails à un article publié par un collaborateur de la \u201cPage Agricole\u201d de l\u2019Action Catholique de Québec, le 2 mars 1918 et en ajoutons quelques- uns de notre cru, comme supplément., Le format de la Gazette, (vorumes reliés) est \u2018« 6 pouces sur 11 et, pour le plus grand bonheur \u2018les bibliophiles qui ont sa collection complète en \u201cbliothèque, n\u2019a jamais varié.Elle portait pour *higraphe, dès son premier numéro et n\u2019en a jamais \u201cAangé, non plus, les phrases lapidaire suivantes : Si la guerre est la dernière raison des peuples l\u2019agriculture doit en être la première.\u2014 Emparons- nous du sol, si nous voulons conserver notre nationalité, Le premier numéro porte la Cate du 21 septembre 1861 et le dernier celle du 22 avril 1895.Bien que les six premiers numéros soient de Kamou- raska, il n\u2019est est pas moins vra, que les deux premiers ont éte imprimés chez Darveau, à Québec, et que les autres ont été imprimés, à partir du troisième, dans l\u2019atelier de la Gazette, au rez-de- chaussée de la vieille école d\u2019agriculture de Ste- Anne de la Pocatière, par M.Firmin Henri Proulx, devenu propriétaire de la Gazette au commencement de 1862.Le septième numéro de la première année se présente tel que devait se présenter par la suite, tous les autres, jusqu\u2019à la disparition de la Gazette.Avant de procéder plus loin dans la rédaction des quelques notes qui concernent l\u2019histoire et la physionomie de la Gazette, nous pensons que l\u2019on nous saura gré de reproduire ici quelques lignes consacrées à la mémoire de M.Firmin H.Proulx, dues à la plus du même collaborateur de la \u2018Page Agricole\u201d de l\u2019Action Catholique auquel nous avons fait allusion plus haut : \u201cOn a conduit à sa dernière demeure, le 16 \u201c février, (1918), un homme dont la mémoire doit \u201c être défendue contre l\u2019oubli, un ami bien connu \u201c du monde agricole d\u2019il y a trente ans, M.Firmin \u201c H.Proulx, ancien propriétair.de la Gazette des \u201c Campagnes.C\u2019est à Ste-Anne de la Pocatière \u201c que le travail avait vieilli M.Proulx et usé ses \u2018\u201c forces; retiré auprès de son fils, au presbytère \u201cde St-Magloire, il trouva dans ra sollicitude de la \u201c piété filiale, l\u2019attention qui a prolongé sa vie \u201c jusqu\u2019à 83 ans, réchauffant sa vieillesse aux \u201c souvenirs et à l\u2019amour d\u2019une cause dont il gar- \u201c dait la belle fierté.C\u2019est au champ du grand \u201clabeur, à Ste-Anne de la Pocatière, qu\u2019il est \u201c venu chercher le dernier repos.\u201c Au commencement de 1862, sur l\u2019invitation \u201c de M.Pilote, fondateur de l\u2019Ecole d\u2019Agriculture \u201c M.Proulx laissait pour la campagne Québec, sa \u201c ville natale, ses vieux parents, un emploi lucratif : \u201cil consentait le risque de la publication d\u2019un jour- \u2018\u201cnal qui devait être comme l'organe de l\u2019Ecole.\u2018\u201c Dès ce jour, il se consacrait tout entier aux cho- \u2018ses de l\u2019agriculture, bien convaincu que ce n\u2019est \u201c pas la terre qui est ingrate envers l\u2019homme, mais \u201c c\u2019est l\u2019homme qui méconnait les bienfaits de la \u201c nourriciére des moissons et de ra vraie liberté; il \u201cse fit avec ardeur le zélé missionnaire de la \u201c science agricole.Tous ses efforts se tournèrent \u201c vers l\u2019instruction de la classe laborieuse des cam- \u201c pagnes.Il lia pour ainsi dire son existence à \u201ccelle de l\u2019Ecole d'Agriculture, s\u2019attacha à tout \u201c ce qui lintéressait; ses combats contre le préju- \u201c gé, la routine, furent les siens; ses succès, ses \u2018\u201c revers Jui furent personnels\u201d.Ces quelques dernières lignes ayant mis nos lecteurs en parfaite connaissance avec celui qui a été l\u2019éditeur-propriétaire de la Gazette des Campagnes, pendant les trente-trois ans de son existence, nous allons, maintenant, esquisser la physionomie de la Gazette et montrer quelle influence elle eut sur son époque.Un mot d\u2019abord sur ce qu\u2019était, vers 1860, à l\u2019époque à laquelle furent fondées et l'Ecole d\u2019Agriculture et la Gazette des Campagnes, à Ste- Anne de la Pocatière, l\u2019état de la région est de la province de Québec, au point ae vue agricole: Climat très rude, pauvre bétail, outillage agricole imparfait, méthode rationnelle de culture inconnue, défiance de l'innovation ou apathie, absence de communications faciles, avec l\u2019extér.ur, marché non ouvert, telles étaient dans l\u2019est de Québec, à cette époque, les conditions de l'agriculture, avec en sus, l'influence du préjugé contre l\u2019éducation agricole.C\u2019est à ce moment que nous apparait la Gazette, en numéros de huit pages, et voici le sommaire de la matière à lire qu\u2019elle offre à ses lecteurs: Causerie agricole, \u2014 Histoire de la Quinzaine.\u2014 Article de Rédaction.\u2014 Correspondances.\u2014 Recettes.\u2014 Feuilleton, sous l\u2019entête, Variétés.L'abonnement est de trois chelins et dix- huit sous (Soixante-quinze sous de notre cours).En 1868, la Gazette devient de di-mensuelle, hebdomadaire et, alors, on trouve le sommaire de chaque numéro légèrement modifié comme suit: Causerie agricole.\u2014 Revue de la semaine.\u2014 Article de Rédaction.\u2014 Correspondances.\u2014 Petite chronique agricole, \u2014 Recettes.\u2014 Feuilleton, et l\u2019abonnement coûte une piastre.Nous venons de jeter un coup d'oeil sur ce qu\u2019a été la Causerie agricole de la Gazette au cours de ses trente-trois années d\u2019ex:stence: Créée pour vulgariser la science agricole parmi les cultiva- 53 teurs, surtout en se faisant la disséminatrice de l\u2019enseignement de l\u2019agriculture donné à l\u2019Ecole de Ste-Anne, c\u2019est par sa causerie agricole de chaque quinzaine et de chaque semaine et ses petites chroniques agricoles qu\u2019elle a constamment réflété dans ses colonnes cet enseignement de l\u2019Ecole.Pour faire bénéficier les cultivateurs des enseignements et des exnériences faites sur la ferme, M.l\u2019abbé Pilote s\u2019engagea dans contrat par devant notaire, en avril 1862, à permettre au révérend Messire Nazaire Leclerc, en sa qualité de rédacteur de la partie agricole de la Gazette, de prendre connaissance de l\u2019enseignement théorique et pratique de l\u2019Ecole, et, en retour, le dit Messire Leclerc devait au besoin, pour l\u2019avantage du public, porter à la connaissance de ce dernier dans la Gazette, les bons résultats de l\u2019Ecole au point de vue théorique et pratique.Après la période de rédaction essentiellement agricole de M.l\u2019abbé Leclerc, cette rédaction a été continuée par plusieurs de messieurs les Directeurs et Professeurs de l\u2019Ecole d\u2019Agriculture de Ste- Anne, tels que MM.J.D.Schmoudth, Bernard Lippens et MM.les abbés F.X.Méthot, À.Vallée, Narcisse Proulx, et L.O.Tremblay qui ont occupé ces positions pendant l\u2019existence de la Gazette de 1861 à 1895.Lorsque la Gazette des Campagnes fut fondée, elle annonçait dans son numéro-spécimen imprimé le 21 septembre 1861 que: \u2018\u201c\u2018Anx enseignements \u2018\u201c agricoles, il sera joint d'autres connaissances uti- \u201cles, propres à la vie des cam; ~gnes, ainsi qu'une \u201c revue de la quinzaine, résumant les événements \u201c publiés en autant qu\u2019ils peuvent intéresser le \u201c cultivateur et sa vertueuse famille\u201d.Cette revue ou histoire de la quinzaine qui, plus tard, lorsque la Gazette devint hebdomadaire, s\u2019intitula: \u201cRevue de la Semaine, est restée l\u2019un des traits les plus marquants de la physionomie de la Gazette et a, pendant toute sa durée de trente-trois ans, tenu ses lecteurs au courant des principaux événements de l\u2019histoire contemyoraine.Dans les diverses tables des matières des différents volumes de la Gazette que nous venons de parcourir, nou avons vu.sous les titres: \u2018\u2018Choses et autres\u201d et \u201cSujets divers\u2019, classé une foule d\u2019articles auxquels nous appliquuns !a rubrique de : Articles de rédaction.Ces articles constituent un mosaïque de sujets de la plus grande variété qui forment un ensemble des plus attrayants bien propres à cap*t r l\u2019attention, à éveiller la curiosité et à parfaire l\u2019éducation agricole &es lecteurs de la Gazette, au fur et à mesure qu\u2019ils leur ont été présentés.On y trouve tout ce qui concerne l\u2019agriculture dans ses diverses branches, l'agronomie sous ses multiples aspects, l\u2019élevage, la mécanique agricole, l\u2019économie rurale, l\u2019apiculture, l\u2019aviculture, l\u2019industrie laitière, la sylviculture, l'horticulture, la basse cour, l'économie domestique, etc, etc.Il serait fastidieux de tenter d\u2019entrer dans le détail de tout cela.Qu\u2019il nous suffise de dire que ce tout est la base du bel édifice érigé au service de la classe agricole par le fondateur de la Gazette à qui on doit rendre le témoignage qu\u2019en travaillant à son oeuvre il peut répéter avec Horace: Exegi monumentum.La compilation des trente volumes annuels de la Gazette nous fait voir que ses quelques mille abonnés se sont montrés, »our un bon nombre, d\u2019assidus correspondants qui ont rendu ses colonnes tout à fait intéressantes par la variété de la matière qu\u2019ils leur ont fourni dans les diverses branches de son programme agricole.Parmi eux on distingue surtout les noms de MM.les abbés Provancher, Leclerc, Pelletier, Dubé, MM.H.J.Joly, Colonel Rhodes, Eugéne Casgrain, Ed.A.Barnard, W.Lanointe, J.B.Bolduc, Auguste Du- (Suite à la page 52). pes Vous Quelques raisons.LJ 1o.Parce qu\u2019il faut augmenter la production (a) qualitativement (b) quantativement durant et après la guerre; ; 20.Parce qu\u2019il faut produire vite; 30.Parce que la main-d\u2019oeuvre se rarifie de plus en plus; 4o.Parce que les chevaux sont chers; 5o.Parce qu\u2019ils coûtent cher à nourrir; 60.Parce que certains travaux gagnent à être exécutés rapidement; Pour cela et pour d\u2019autres raisons encore à l'avantage des cultivateurs, le ministère provincial de l\u2019Agriculture a décidé d\u2019inviter les propriétaires de grandes terres à acheter des tracteurs aux ter- de l\u2019annonce en regard.Quelques avantages.Ils sont très nombreux, les avantages que présente un tracteur.10.Le tracteur fait l\u2019ouvrage de plusieurs chevaux, selon le cas.Le no 8-16 déploie une force de 16 chevaux-vapeur: 20.On peut se servir d\u2019un tracteur pour un très grand nombre de besognes agricoles: labourer, herser, \u201crouletter\u201d, faucher, battre au moulin, emplir le silo, scier, traîner des fardeaux de toutes sortes, ete.; 30.On peut travailler jour et nuit sans fatigue \u2014un dispositif électrique éclairant l\u2019ouvrage fait et à faire.C\u2019est là un point important qu'il est impossible de réaliser avec des chevaux.Le labour, par exemple, que l\u2019on compte faire, disons en trois semaines avec des chevaux, pourrait être fait en 48 heures avec un tracteur.4o.Un cheval mange toute l\u2019année; le tracteur ê le Une \u201cswitch\u201d arrête de consommer.On tracteur ne peut agir ainsi avec des chevaux.Avec un tracteur, on peut tri Vopler le travail des che- mécanisme est trèe aimple et l\u2019on pourra facilement se procurer des pièces de rechange.=== LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE J QUE PENSEZ-VOUS \u201cUN TRACTEUR ?LE MINISTERE DE L'AGRICULTURE DE LA PROVINCE DE QUEBEC A PASSE UN CONTRAT AVEC LA Compagnie Avery, de Peoria, Illinois qui lui permet de vendre aux cultivateurs de la province de Québec \u2014\u2014 DES \u2014\u2014 Tracteurs Avery et des Charrues Cockshutt Tracteur Avery 8-16, avec charrue Cockshutt à 3 socs de 10 ou 12 pouces, $1,050.00, au lieu de $1,215.00, prix régulier de la manufacture.Tracteur Avery 12-25, avec charrue Cockshutt à 4 socs de 12 pouces, $1,460.00, au lieu de $1,795.00, prix régulier de la manufacture.F.O.B.Peoria, Ill, pour les tracteurs, et f.0.b.Brantford, Ont., pour les charrues, sans droits de douane, échange compris dans le prix de vente et payable d\u2019avance.LE FRET POUR UN TRACTEUR 8-16 DE PEORIA A MONTREAL COUTE ENVIRON $35.00 Les cultivateurs qui désirent acheter des tracteurs et des charrues doivent donc en faire parvenir le prix au ministère de l\u2019Agriculture en même temps que la commande, par lettre recommandée, mandat d\u2019express ou par chèque accepté payable au ministère de l\u2019Agriculture, et non au soussigné ou autre officier du ministère.Il est inutile de demander du délai pour le paiement.Ceux qui désirent voir labourer un tracteur Avery 8-16 avec charrue Cockshutt à trois socs peuvent s'adresser à l\u2019Institut Agricole d\u2019Oka, La Trappe, comté de Deux-Montagnes, Ecole d'Agriculture Ste-Anne de la Pocatière, Ferme Expérimentale de Cap-Rouge et aux agronomes suivants: : Wilfrid Delaney, Rimouki Abel Raymond, Plessisville W.-G.MacDougall, Lennoxville A.-J.-M.Bélanger, Roberval P.-A.Brunel, Ministère de l\u2019Agriculture, Québec.Henri Cloutier, Richelieu Le tracteur Avery a une puissance de traction de 8 forces et une puissance de 16 forces comme moteur stationnaire, tandis que le 12-25 a une puissance de traction de 12 forces et une puissance de 25 forces comme moteur stationnaire.Un instructeur accompagnera chaque machine lors de la livraison.Le sous-ministre de l\u2019Agriculture, Antonio Grenier.54 DE L'IDEE DE VOUS ACHETER SST us ane.ne consomme de la gazoline lorsqu\u2019il est en me vement seulement.vraisemblablement a ce que les prix de la gazol: restent accessibles aux cultivateurs qui font de culture mécanique.Quelque chose a déjà été dans ce sens-la.50.On peut sauver énormément de temps énormément d\u2019efforts \u2014 deux points extrêmem: importants.Rien que cela dit tout.Pourquoi il faut se hater.Ceux qui ont l\u2019idée de s\u2019acheter un tracteur .vraient le faire au plus tôt pour les raisons su vantes: 1) Le prix peut augmenter.2) Le prix du fret peut augmenter.3) Le tarif douanier peut être remanier à br: échéance.On s\u2019attend à ce que la chose se duise aux alentours du jour de l\u2019an 1919.4) Les moyens, de transport peuvent, com l\u2019année dernière, devenir désorganisés.* = +* Notes générales._ C\u2019est une très bonne acquisition a faire y celle d\u2019un tracteur.C\u2019est une machine qui rembourse rapidement.C'est la machine des pa.où la culture est prospère.* + + Le nombre sans cesse grandissant de cultivateu: qui achètent un tracteur est une peruve que cet machine donne satisfaction.*%* *#* * C\u2019est la machine de l\u2019avenir.I faut la vo travailler pour se convaincre de la rapidité et d la perfection de son travail.La terre d à ne dure à travail 4 peut arrêter un trace : BEN, ne 5340 ME chaleur n'incommode bas un tracteur, 4 ; + nu = | VOTRE se à, L'obscurité ne peut empêcher un tracteur de travailler.Quand on a un tracteur, on souffre moins de Is rareté dé la main-d'ewvre.Les gouvernements verrou: (Lo = I WANN considé fait po minist A.-T.C le gou teur en Ste-An tions a Fermes Labora dévoue ciation distinct faisants Ne Hébert, | d'une gre Ar de coura; e Eminence D compren( A français iants et côtés, mu .ourage To rent les plume di Chapman Co 3ir Lo \u2014 Fidè provin noms c d\u2019éleve ses fil patrie.les ha les val Jétat légitin numen une \u20acc qui in Or ] sente, labour dont 1 premic deman azol.\u2026 ur Is s° - ode CHARRONTCHI miste officiel de laProvinc .A l\u2019occasion de l'érection du monument de Louis Héber considération pour la cause agricole, en décernant des diplôme fait pour servir cette cause.} ~AJOE de LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE L\u2019Université Laval a décerné, \u201chonoris causa\u201d, le diplome de docteur, à l\u2019honorable J.-E.Caron, ministre fédéral de l\u2019Agriculture, à M- l\u2019abbé Adolphe Michaud, curé de St-Roch des Aulnai ési A.-T.Charron, chimiste en chef du ministère de l\u2019Agriculture de la Province ot directeur du Labraatair L'Université Laval ne pouvait faire un meilleur choix pour honorer et récompenser le mérite.On sait tout le zèle déployé par l\u2019honorable Caron pour encourager et améliorer l\u2019agriculture, depuis huit ans qu\u2019il occupe le poste de ministre dans le gouvernement provincial.SS Cl X[ JH.GRISDALE.Sous Ministre fédéral delAgr Tf: 7 7 77 3 FE Vii de M.l'Abbé MICHAUD Missionnaire a gricole.t, le premier colon canadien, l\u2019Université Laval a voulu marquer toute son estime et sa haute 8 de docteur-es-sciences agricoles à quelques-uns de ceux qui, dans cette province ont le plus ministre de I'Agriculture, a M.J.-H.Grisdale, sous- nt des Missionnaires agricoles de la Province, a Me officiel de la Province.M.Joseph-Hiram Grisdale, gradué de I\u2019Ontario Agricultural Colle é à éri i pe : 1 ge, est ent 1899 | , i irec- teur en 1911; \u2018est aussi sous-ministre de l'Agriculture à Ottawa.\u2019 entré en à la ferme expérimentale d'Ottawa, dont il devenait le direc Sted M.l'abbé Adolphe Michaud, bachelier des arts de l\u2019Université Laval, fut pendant sept ans directeur des travaux pratiques de l'Ecole d'Agriculture de te-Anne; il a multiplié dans nos régions agricoles des conférences fort appréciées, et depuis cinq ans il est le président de nos Missionnaires agricoles.M.Alphonse-Télesphore Charron, maître des arts, licencié en philosophie et docteur es-aciences de l'Université d'Ottawa, a occupé les plus utiles fonct tions au srvice de l\u2019Agriculture depuis 1892, ayant été successivement assistant analyste du district de Kingston, Ontario, premier assistant chimiste des Fermes expérimentales du Canada, à Ottawa.Il est depuis 1915, chimiste en chef du ministère de l\u2019Agriculture de la Province de Québec et directeur du Laboratoire.1 fut choisi en 1918 pour diriger le service de surproduction agricole de la Province de Québec.Très apprécié de ses compatriotes pour son dévouement à nos causes nationales, M.Charron a été président de l\u2019Institut Canadien et de la Société Saint-Jean-Baptiste d'Ottawa et président de l\u2019Association d\u2019éducation d\u2019Ontario._ Il faut remercier l\u2019Université Laval d\u2019avoir voulu, à l\u2019occasion des fêtes du monument Hébert, donner à l'Agriculture tous ces témoignages de haute distinction académique, C\u2019est une leçon qu\u2019elle donne en même temps à tous nos agriculteurs, et qui doit les engager à estimer encore davantage leurs bienfaisants travaux.tous nos nouveaux docteurs es-sciences agricoles, nous offrons nos respectueuses félicitations.tp +\u2014+ =\u2014+\u2014 4-=\u2014+4=4-> 4 = 4 = 4\u20144 ios coutumes bien définies.On peut, par exem:'o, n\u2019enlever que les mèches sales, les crottins, \u2018a laine de culotte, mais le rognage, au sens stric: du mot, comprend également l\u2019enlèvement des lu.ivs du cou et du ventre.On emballe ces derniè- à part pour les vendre séparément.Les laines rognées se vendent plus cher -\u2026r elles sont recherchées par les fabricants qui .- parent un genre spécial de marchandises, et n° n- ploient pas toutes les parties de la toison.ls laines offertes en vente sur le marché de Lond: s, Angleterre, doivent être dans cet état pour -o vendre à des prix satisfaisants.Il ne faut pas confondre le triage avec le cla- - ment.Ce sont deux opérations entièrement di - rentes.Le classement consiste en la séparat-n des différentes toisons en groupes de divers car - tères suivant l\u2019état, la qualité et le brin: le tr: » comprend la séparation de la toison elle-même n parties séparées.Le triage se fait à la fabr\u2019 - avant le dessuintage.Le trieur place la toison = r une table qui est recouverte d\u2019un grillage de .s de fer à travers lequel tombe une partie de \u2018: poussière et des petites mèches de laine.La toi- est séparée à la main et les différents morcea - sont jetés dans de grands paniers portatifs.Le nombre et la nature des catégories vari- suivant la qualité de la laine et le genre de ma - chandises que l\u2019on veut faire.Par exemple u toison de qualité moyenne peut être divisée cinq espèces ou catégories; première, dos, côtés poitrail; deuxième cou; troisième, ventre; qu trième, cuisses; et, cinquième, mèches courtes crottins.Le dessuintage suit le triage.La laine par par trois ou quatre bassins remplis d\u2019eau chau et savonneuse et elle est tenue en agitation cor tante au moyen d\u2019un râteau automatique qui ' débarrasse de la saleté et du suint.Elle passe \u20ac suite entre des rouleaux qui en enièvent l\u2019eau pu elle est portée au séchoir.La perte de poids résultant de cette opérati est considérable.Une toison de qualité moyenn qui ne contient pas une quantité excessive « matières étrangères, perd cinquante pour cent ( son poids, c\u2019est-à-dire que sur cent livres de lain le fabricant n\u2019en obtiendra que cinquante.I.laine se paie sur la base de la laine propre, de: suintée, et comme la perte de poids est des plu variables et qu\u2019elle peut, dans certains cas, alle: jusqu\u2019à quatre-vingts pour cent, on voit avec que soin le commerçant doit examiner toutes les lainc qui lui sont offertes avant d\u2019offrir un prix.Généralement au point de vue du brin, les toi tons sont séparées en deux longueurs: laine a peigne et laine à carde.C\u2019est la longueur de troi- Pouces qui est généralement le point de division.La laine à peigne est la laine longue destinée à L: fabrication des étoffes rases, du fil d\u2019estam: (worsted).La laine à carde est trop courte pou le peigne: elle doit être cardée et elle entre princi palement dans la fabrication des draps.L\u2019expression \u201cde laine\u201d, un terme dont on se sert fréquemment pour la laine de l\u2019ouest, signifie une laine à peigne fine ou une laine mérinos.En Grande-Bretagne on fait d\u2019autres division = que l'on appelle en termes du métier les catégories \u201cHogg\u201d et \u201cWether\u201d.La catégorie Hogg représente la première tonte d\u2019un mouton et Wether toutes les tontes suivantes.Pour les races des unes comme les Oxford Suffolk, Hampshire et Southdown, ces expressions \u201cHogg\u201d et \u201cWether\u201d sont parfois remplacées par les mots Teg et Ewe réspectivement.Ce classement peut fort bien être adopté dans ce pays pour certains genres de laines car dans la plupart des cas la laine d\u2019agneau est , lus longue que celle des autres toisons mais elle convient mieux pour la filiture à cause de sa texture plus fine et de son bout plus effilé.leur = 'EQ tid 14 otre Elle 10YENS 20\u2014 vaincre \u2018hérédi sue fer nour le entrain Cette vis et ( vole d\u2019à particu tonsifié utandon «on p * trail ni un !oucem 20\u20141 suffit tueux ol t'on des d\u2019agric noir, \u201cK cieveurg très bon devant Kamou percherd gricultu de 3 ans tat apy à se ref tout à Î acheté 4 a gagné L'Islet.Jans le Le\u201d fera culture.et de p ment le duit au \u201cCalyps l'exposit Yignée d Cela 3 cherons, pareil d ajouter nadiens 1-2 san ont du Il y: chevalin pus gr 3o\u2014l ronstate ler l\u2019en \u201csance p un conc êté une montré Nous a var \"ha sien vo =énéreu Ny: 12 SAVOI vommel \u2018vons | mencée le Ste- roving ie trai toi n e LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE Notes de Zootechnie four la création d\u2019un centre d\u2019élevage de chevaux de trait.+ \u2019ECOLE d'agriculture de Ste-Anne-de-la-Poca- tière travaille, depuis 3 ou 4 ans, à créer, dans les comtés de l'Islet et de Kamouraska, un -antre d\u2019élevage de chevaux de trait.Elle a employé et elle emploiera encore trois 10yens: 2o\u2014Une campagne d'éducation qui consiste à convaincre les éleveurs de la nécessité de se servir de \u2018nérédité (choix de bons reproducteurs tant mâles jue femelles) \u2014 c) de bien nourrir les poulains nour les faire développer normalement \u2014 ce) de les entraîner au travail avec méthode et pas trop tôt.Cette campagne qui s\u2019est faite par des conféren- +s et des démonstrations dans les paroisses, à l\u2019E- vole d\u2019agriculture, ainsi que par les conversations particulières, a besoin d\u2019être continuée et même in- trnsifiée.Ce n\u2019est pas d\u2019un seul coup qu\u2019on fait a«handonner des méthodes d\u2019élevage défectueuses et u'on persuade les amateurs de course que le cheval + trait et de culture n\u2019est ni un pur-sang anglais ni un Hackney.La mentalité se transforme tout loucement.20\u2014L'introduction d\u2019étalons de choix.\u2014 Il ne suffit pas de combattre l\u2019emploi des étalons défectueux ou tarés, il faut surtout mettre à la disposition des cultivateurs des étalons de valeur.L\u2019Ecole d'agriculture a, depuis 5 ans, un étalon percheron noir, \u201cKermes\u201d, qui est devenu populaire parmi les cleveurs de la région.Il a déjà une nombreuse et trüs bonne descendance.Il a encore un bel avenir devant lui.La Société d\u2019Agriculture du comté de Kamouraska a acheté il y 2 ans, un très bel étalon percheron gris.Enfin, ce printemps, l\u2019Ecole d\u2019agriculture a importé trois poulains percherons noirs de 3 ans.Ces poulains sont arrivés en très mauvais état après un pénible voyage, mais ils commencent à se refaire et promettent d\u2019être des reproducteurs tout à fait supérieurs.L\u2019un d\u2019eux, \u201cPhilistin\u201d a été acheté par M.Joseph Bois de St-Jean-Port-Joli.Il a gagné le premier prix à l\u2019exposition du comté de L'Islet.L'autre, \u201cPanaché\u201d, restera probablement ans le comté de Kamouraska.Le troisième \u201cPoly- Le\u201d fera du service sur la ferme de l\u2019Ecole d\u2019agriculture.De l\u2019avis de son éleveur, M.Louis Aveline et de plusieurs experts canadiens, c\u2019est probablement le meilleur sujet percheron qui ait été introduit au Canada.C\u2019est un arrière petit-fils de \u201cCalypso\u201d qui est le père de 38 sujets primés à l'exposition internationale de Chicago.Il est de la lignée du fameux \u201cBrillant\u201d.Cela fait un groupe de 5 très bons étalons percherons, comme il serait difficile d\u2019en réunir un pareil dans d\u2019autres régions de la province, Il faut ujouter 2 étalons belges enrégistrés, 2 étal ns canadiens également enrégistrés et plusieurs étalons 1-2 sang belge et percheron de bonne qualité qui \u2018ont du service dans les deux comtés.Il y a déjà de l\u2019amélioration dans la population -hevaline du district.Il est facile d\u2019en prévoir une p'us grande d\u2019ici quelques années.3o\u2014Un concours annuel de chevaux.\u2014 Pour \u201constater les progrès dans l'élevage et pour stimuler l'enthousiasme des éleveurs par une reconnaissance publique de leurs succès, l\u2019Ecole a organisé un concours annuel.Celui de l\u2019année dernière avait été une agréable surprise.Celui de cette année a montré que l\u2019effort des éleveurs ne diminuait pas.Nous avons été très heureux de le faire constater car l\u2019honorable ministre de l\u2019agriculture qui avait \u2018s\u2019en voulu présider ce concours, après l'avoir doté ~i{néreusement.~ Il'y a encore énormément de travail à faire; nous «3 savons mieux que n\u2019importe qui.Mais nous avons \u2018oMmencé une oeuvre de longue haleine et nous \u2018vons la prétention de croire qu\u2019elle est bien commencée, Dans quelques dizaines d\u2019années, le district le Ste-Anne-de-la-Pocatière sera peut-être, pour la - rovince un centre renommé d\u2019élevage de chevaux le trait, comme l\u2019Illinois pour les Etats-Unis.Joseph Pasquet, Ce que coûte l\u2019énergie motrice du cheval dans lEst du Canada.Pio chevaline coûte au moins 50 pour cent de moins par heure que le travail de l\u2019homme.Il est done clair que nos cultivateurs devraient employer plus de chevaux et des chevaux plus gros surtout depuis que la main- d'oeuvre est rare, et cependant beaucoup de cultivateurs de l\u2019Est ont conservé moins de chevaux que d'habitude parce que la nourriture coûte cher.C\u2019est là une économie mal entendue, surtout dans les conditions actuelles.Le coût réel de l'énergie chevaline dépend de plusieurs facteurs uqe voici : lo Poids, qualité, absence de tares.20 Bonne répartition du travail pendant année.30 Etat et vigueur de I'animal.4o Intelligence des soins donnés.5o Coût de la nourriture.o Main-d\u2019oeuvre, intérêt sur le capital, etc.Le gros cheval d'une bonne qualité est celui qui fournit l\u2019énergie chevaline au meilleur compte.Le cheval bien nourri et en bon état de travail fournit son énergie a meilleur marché que le cheval mal nourri ou dont les muscles sont mous, ou qui manque de vigueur.Cha)ue cultivateur devrait avoir sur sa ferme tous les chevaux qu\u2019il lui faut, mais il doit s\u2019organiser de façon à bien répartir l\u2019emploi de ces chevaux pour en tirer le plus gros rendement possible au plus bas prix, dans les conditions existantes de nourriture et de main-d\u2019oeuvre.Les chiffres qui suivent représentent les nombreuses données recueillies sur le coût de l'entretien des chevaux aux fermes expérimentales ou ailleurs au Canada; ils s\u2019appliquent assez bien à l\u2019Est du Canada, avec quelques variations notées plus loin.Ces chiffres se rapportent à un cheval du poids de 1,600 livres et qui travaille en moyenne 300 jours par année.Si ce cheval restait au repos pendant l\u2019hiver, alors le compte de grain pourrait être réduit de 15% à 80 %, ce qu'il représenterait actuellement une économie de $35 a $60.Les aliments sont comptés aux cours actuels du marché, le cultivateur ne pourra les calculer d\u2019après les prix qu\u2019il paie dans la localité.Coût de l'entretien d\u2019un cheval de 1,600 livres pendant un an.1o Coût de la nourriture: Avoine, 6,050 livres, i 90c le boisseau.$160.20 Son, 1,800 livres, a $35 la tonne.22.75 Foin.6,840 livres, à $12 la tonne.33.04 20 Main-d\u2019oeuvre: alimentation, prépa ration des aliments; nettoyage des harnais, cheval et écurie.28.00 30 Intérét sur la valeur du cheval: 5% sur 0.0 te ee ee eee eee 12.50 do Dépréciation de 5\u201c sur la valeur du cheval par an.ee 12.50 5o Intérêt et assurance sur le bâtiment 5.00 (coutant $100 par cheval) ab% par an 60 Intérêt sur le harnais et autres equipe- - ments à 57.2 2 2 20104 4 +400 To Ferrage pour les travaux ordinaires de la ferme.Cee ee 8.00 8o Vétérinaires, drogues, etc., par cheval 5.10 Coût total de l\u2019entretien pour les travaux réguliers.$294.00 Quelle que soit la réduction que l\u2019on arrive à faire dans le coût de l\u2019hivernement des chevaux au repos, il n\u2019y a pas de doute que l\u2019entretien d\u2019un cheval pepgant six mois à partir du ler mai 1918 coûtera Coût de l'énergie chevaline par heure.Le nombre total d'heures de travail fournies par le cheval ordinaire de trait sur les fermes de l'Est varie de 1,500 à 2,850 suivant les conditions locales et la façon dont le travail est réparti.Le coût de la nourriture varie dans les mêmes proportions, de $155 a $16 par cheval aux prix actuels.On voit donc que la nourriture seule coûte de 10 centins 1-3 à 7 centins 1-2 par heure de travail.De même, le coût total de l'entretien, qui varie de $280 à $294, par cheval, accuse un coût réel de 15 1-3 à 10 1-3 centins par heure de travail.En d\u2019autres termes, plus le cheval fournit d'heures de travail, moins ce travail coûte cher, malgré la quantité plus forte d'aliments nécessaires et de main-d'oeuvre.Comment obtenir de l'énergie chevaline à meilleur marché.\u2014_\u2014_\u2014_\u2014\u2014\u2014 Voici en peu de mots les moyens de diminuer le coût de l\u2019énergie chevaline sur la ferme.lo Avoir des chevaux plus lourds, d\u2019une type et d\u2019une meilleure qualité, 2o Les nourrir judicieusement suivant le travail qu\u2019ils font.30 Bien les préparer pour les plus gros travaux de l\u2019année.4o Se servir de bbonnes juments poulinières pour les travaux de la ferme et élever des poulains de printemps et d'automne.Une jument peut facilement produire tous les aes, en poulains, l'équivalent de 50% ou plus du rix de sa nourriture et fournir également 1,600 heures ou plus d\u2019un gros travail; on peut ainsi, en suivant ce dernier système, abaisser de 15% à 40% le coût du travail par heure.Le degré de succès que l\u2019on obtiendra dépendra naturellement du type et de la qualité de la jument et surtout de l\u2019excellence de l\u2019étalon employé.Médecine vétérinaire J'aiune jument qui a la respiration courte, ce qui la fait suer beaucoup quand clle travaille et même à l'écurie en mangeant; pour le reste elle a bon appétit cet ia l\u2019air en bonne santé.Comment dois-je traiter ce cas Il s\u2019agit dans ce cas d\u2019une bronchite capillaire chronique.Vous pouvez soulager l'animal en lui donnant 5 à 6 grains d\u2019arsenic par jour.Diminuez le foin et augmentez l'avoine.Aérez vos bâtisses.» #* +* J'ai acheté il y a quelque temps une jument qui me parüissait pas en très bon état; elle avait mauvais poil se se fatiguait vite à l'ouvrage.Je l'ai bien soignée.Depuis un mois, quand je l\u2019attelle, le choléra la prend et clle se vide complètement de sorte qu\u2019elle n'est plus capable d\u2019ancun travail.Mais au repas elle paraît très bien.Quel traitement conscil- lez-vous ?Faites faire l\u2019examen des dents et si nécessaire, les faire râper.Le liquide que vous remarquez est dû à la mauvaise digestion ou la nervosité de l\u2019animal.Donnez des aliments de farile digestion, ne lui laissez pas d\u2019eau a sa disposition, sans nécessité.* * +* Pourriez-vous me dire pour quelle raison je ne suis pas capable de garder des cochons ?Ils ont tous mal aux pattes.Donnez peu d\u2019aliment au début, augmentez graduellement.La plupart des maladies chez le porc sont dues à la surabondance de nourriture donnee.\u2014John D.Duchène, M.V.ig # ee # Fr J.FL Ou 24 28 Te 1000 + OR LEURS La fermière et l\u2019apiculture.'EPOQUE critique que nous traversons ne laisse pas d'attirer l\u2019attention de bien des femmes, soucieuses de leurs intérêts et du bien- être des leurs.Chaque jour, nous nous rendons compte que la lutte pour la vie devient de plus en plus difficile et que la famine même peut se faire sentir dans un avenir rapproché.Seules, les restrictions sur la viande, le blé et le sucre doivent nous donner à réfléchir.En face de cet état de choses, quelle femme resterait indifférente ?Celles qui ont des êtres chers à soutenir, des petits enfants, qu\u2019elles ne voudraient pas voir privés de douceurs, celles qui ont un être aimé sous les armes, toutes doivent comprendre cette situation et mettre en oeuvre les ressources de leur initiative, pour augmenter autant qu\u2019elles le peuvent, la production d\u2019aliments, s\u2019assurer des jours moins sombres, et rendre aux siens et à leur pays le service qu\u2019ils sont en droit d\u2019exiger.Chacune de vous mes soeurs, sait la place importante que prend le sucre dans la préparation des aliments et la difficulté que nous avons à nous en procurer.Il suffit donc de considérer un instant le prix exorbitant du sucre qui se fera de plus en plus rare, pour reconnaître que le miel est appelé à jouer un rôle important dans l'alimentation.Pourquoi dans chaque famille la mère, si elle le peut ou plutôt, une de nos jeunes filles.car \u201cchez nous nous avons des blondes ou des brunes gentilles afin que nos garçons ne soient dépareillés\u201d a dit un poète du Terroir, \u2014 pourquoi, dis-je, une de nos jeunes filles ne s\u2019occuperait pas de l\u2019entretien de deux ou trois ruches.Deux ou trois colonies d\u2019abeilles bien tenues, peuvent sans grands déboursés apporter à la maison deux ou trois cents livres de miel.C\u2019est plus que suffisant pour une famille ordinaire.Et quelle douceur ! Quel sucre vraiment naturel ! Au lieu d\u2019acheter le sucre à dix sous la livre, vos abeilles vous le fourniront pour presque rien et combien meilleur.Mais, me dira-t-on, les femmes peuvent-elles se livrer à l\u2019apiculture.Certainement et avec avantage.Les abeilles demandent peu de soin, mais surtout de la patience et de la douceur.Qualités quoi qu\u2019on en dise\u201d, que nous possédons tout autant que les hommes.Puis c\u2019est un travail peu fatigant, qui ne demande aucun effort physique, sauf pour la récolte du miel.Alors, vous n\u2019aurez qu\u2019à demander un frère ou.un autre.Je suis certaine que cet autre se fera un plaisir de vous aider.Allez demander l\u2019opinion des jeunes fermières.Voici ce que m\u2019a raconté l\u2019une d\u2019elles qui habite une petite ville sur les bords du Saguenay; il y a trois ans, elle achetait deux ruches remplies d\u2019abeilles.L\u2019an dernier, elle en avait sept qui lui rapportèrent au-delà de 700 livres de miel.Toutes ses dépenses payées, elle se fit un revenu net de $143.00.Et remarquez-le bien, en plein centre d\u2019une ville de 8,000 à 10,000 âmes.Et celles qui vivent en pleine campagne, où les champs immenses ne semblent bornés que par l\u2019horizon, celles-là ne devraient avoir aucune raison pour les empêcher de garder quelques ruches.Je n\u2019ai aucun endroit où mettre mes ruches me diront les autres.Permettez-moi de vous citer un exemple que j'ai sous les yepx : Près de chez moi, demeure une personne qui cette année a mis une ruche dans une fenêtre du deuxième étage de sa maison.Depuis la fin de juin, à chaque jour de beau temps ses abeilles lui ont récolté en moyenne 8 livres de miel par jour, même pendant une semaine la moyenne a été de 10 livres.Cela dans une ville de 10,000 âmes ; venez, à Lévis et je vous y conduirai.Le temps ! m\u2019objecteront peut-être quelques personnes, je n\u2019ai pas une minute à moi.Pourtant, examinez-vous bien et je serais fort surprise si vous ne pouviez disposer de 15 à 20 minutes par ruche chaque semaine.Quand on est jeune fille, on aime souvent a ré- ver,.et bien, vous rêverez en travaillant à vos abeilles, en récoltant votre miel peut-il y avoir plus doux rêves ?Puis vous contribuerez à aug- === LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE PICULTU | menter les sources d\u2019alimentation tout en économisant les suces si nécessaires à nos soldats.Ainsi vous aurez travaillé dans votre propre intérêt et dans l'intérêt de votre pays.Toutes celles qui désireront se livrer à l\u2019apiculture le printemps prochain, qu\u2019elles écrivent à l\u2019apiculteur du Ministère de l\u2019Agriculture à Québec, et là, elles auront tous les renseignements utiles pour débuter dans cette industrie.Madame C.Vaillancourt.L\u2019apiculture à nos expositions ; Québec \u2014 Charlesbourg \u2014 Lotbinière \u2014 Saint Jean Port-Joli.Calendrier apicole pour octobre lo\u2014Pour ne pas exposer les rayons à être endommagés par la fausse-teigne durant l'hiver, mettez-les dans un endroit sec et froid.2o\u2014La première quinzaine d'octobre, c\u2019est le temps de mettre les ruches en silo.30\u2014Les ruches qui hivernent en cave doivent être protégées contre le froid jusqu\u2019à leur entrée, 4o\u2014F'aites votre bilan pour l\u2019année.Combien vos abeilles vous ont-elle coûté ?Combien vous ont-elles rapporté ?Y a-t-il eu pertes ou gains?Bo\u2014Si vous n\u2019avez pas réussi, faites une enquête et demandez-vous quelles ont été les causes de votre insuccès.Si vous ne pouvez trouver le \u201cPOURQUOI\u201d écrivez-nous, nous vous le dirons, C.Vaillancourt.z NN N \\ N = Quelques remarques 1.\u2014I serait préférable que tous les exposants aient un empaquetage uniforme pour leur miel.Il est bien difficile de juger d\u2019une façon impartiale si les uns ont des bocaux de 8 onces et les autres des bocaux d\u2019une livre.Le même miel paraîtra beaucoup plus blanc dans un bocal de 8 ou 12 onces que dans un bocal d\u2019une livre.2\u2014On devrait adopter une classification uniforme.Les trois classes ordinaires sont miel blanc, ambré et brun.Nous ne mettons pas miel JAUNE pour le bonne raison que ce terme est trop vague; en effet, un miel pourrait être plus ou moins jaune et il est bien difficile de dire Requel doit avoir la supériorité.3.\u2014En remplissant vos bocaux, il est bon de laisser ces derniers non bouchés pendant une journée ou deux afin que l\u2019air et les gaz que le miel contient puisse s\u2019évaporer.Lorsque la limpidité sera parfaite, refermez vos bocaux.Ainsi préparé, votre miel paraîtra mieux.C.Vaillancourt, À qui les a connues, à qui les a aimées, un été sans abeilles semble aussi malheureux et aussi imparfait que s'il était sans oiseaux et sans fleurs.\u2014Maeterlinck.Québec, quoique les prix soient très alléchant: le nombre des concurrents était très peu élc- vé, Un dizaine à peine.Ce n\u2019est vraiment pas assez.Les apiculteurs de Québec manquen certainement de bonne volonté.Les dix concur rents venaient de 25 à 40 milles de Québec; pa un seul des paroisses environnantes; et cependant ce sont ces derniers qui hier encore se plaignaien! que le miel ne se vend pas assez cher.Ils ne peuvent pourtant pas se vanter d\u2019en avoir fait monter le prix, puisqu'ils n\u2019ont rien fait pour faire con naître notre industrie.Si les exhibits étaient peu nombreux, par contre.ils étaient très beaux.Quelques personnes ont fait la remarque que l\u2019endroit que nous avait allour la commission de l\u2019Exposition était peu propice.Nul ne l\u2019a déploré plus que nous; mais comment voulez-vous que la commission nous donne une sallu bien éclairée et passante, si les exposants ne sont pas plus nombreux ?Faisons notre mea culpa.Lotbinière Ici, nous nous sommes sentis plus à notre aise.Les exhibits étaient nombreux et les concurrents enthousiastes.On y fait de l\u2019apiculture pratique: on y voit des apiculteurs intéressés qui veulent aller de l\u2019avant et qui pour arriver à leur but, nc craignent pas de s\u2019imposer quelques dérangements.Aussi le comté de Lotbinière est-il en apiculture.un des premiers de la province.Le miel exposé était beau et les variétés nombreuses.Le nombre des concurrents était de vingt, croyons-nous.Charlesbourg.Trois concurrents seulement.Mais nous avon- vu là, le plus beau miel blanc que nous n\u2019ayons ja mais rencontré.Saint-Jean Port-Joli La, nous avons été émerveillés, Dans aucune exposition apicole de tout le Dominion, jamais noun\u2019avons rencontré autant de concurrents et des produits aussi beaux et aussi variés.Tous les visiteurs ont été épatés.pour nous servir d\u2019une expression à la mode.Il y avait 74 concurrents dont 30 nouveaux apiculteurs.On pouvait voir du miel de toutes variétés: trèfle blanc, dendelion.verge d\u2019or, sarrasin, tilleul, bluets.De la cire; la plus belle que nous puissior voir.De l\u2019hydromel délicieux.des bonbons et gâteaux au mie! exquis, des ruches d\u2019observation, des emballages de miel pratiques et des bouquets de fleurs mellifères odoriférantes., La grande salle dans laquelle tous ces produits étaient exposés, était à peine assez vaste pour enfermer tous ces produits de nos abeilles.Les organisateurs, M.Hamel et ses aides, surtout M.L.J.A, Dupuis, l\u2019infatiguable instructeur apicole du district, peuvent être fiers de leur succès, Nous n\u2019avons eu qu\u2019un regret, c\u2019est de n\u2019avoir pu donner des prix à tous les exposants, car tous en méritaient.Voilà une région où l\u2019apiculture fait des progrès immenses.Si ce progrès continue, avant longtemps la région d\u2019en bas de Québec comptera le plus grand nombre d\u2019apiculteurs de la province.Nous leur disons bravo et leur souhaitons de continuer à marcher dans le chemin du progrès.C.Vaillancourt, Chef du Service d\u2019Apiculture.* * * En apiculture, une personne faible mais douéc d\u2019un bon jugement vaut mieux qu\u2019un hercule.* + * Même si vous n\u2019avez que 5 ou 6 ruches, il vous sera avantageux d\u2019avoir un extracteur à miel et un extracteur solaire pour la cire.1) Av sous dés 2) Y nes à po depuis choirs ?3) N° dans ces naire so mouilléeg 4) Sa cleveuses aérés, pe saison e plusieurs conditio vu mour pius bea 6) Ne qu\u2019il serd poulaille ou encory neur\u201d ?7) Co tobre il @ reposant temps d\u2019a née, dans picorer l épaisse d de dormi debarras vous coni lailler ?11) Ne maintena 12) Sa bien déve immédiat suivez ce succès pe matin, ur sarrasin, à la ver cau pure d'huitres.123) As d'Inde av les faire obstruct 14) Sa en avicu] Une \u201c ment à d'une ha: de longue hauteur, vant cor LOUrrisse nant à 1 pâtée qu V, accro 15) A chets da 16) S.faire ga os pou] aux pou curant 1 8 auge Tuidi et maniére 18) P 19) A cette \u201cb 20) N ciseaux 21) N chair d salle d\u2019e bien écl: aise.ents que len! 5 ML nts.ure.post bre ée 1S et i Questionnaire avicole LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE Qu\u2019 L\u2019ACTUALITE en AVICULTURE Chaque poulet qui prospère est un petit allié qui vous aidera à lutter contre la famine.on prenne donc tous les moyens pour le faire surproduire lui aussi 1) Avez-vous nettoyé votre poulailler ?L\u2019avez- vous désinfecté ou blanchi ?2) Y a-t-il encore dans vos éleveuses, vos cabanes à poulets ces tas de crottins infectes accumulés depuis ce printemps sur les planchers et les juchoirs ?3) N\u2019avez-vous pas remarqué que les planchers, dans ces conditions, sont plus boueux que d\u2019ordinaire sous l\u2019influence des pluies qui amènent toutes mouillées les volailles à l\u2019abri ?4) Savez-vous que ces poulaillers malpropres, ces cleveuses encroutées de déjections, trop souvent mal aérés, peuvent avec la mauvaise température de la saison engendrer des maladies de toutes sortes à vos oiseaux, particulièrement la diarrhée ?5) Croyez-vous qu\u2019à l\u2019heure présente, plusieurs, plusieurs, gardant poulaillers et éleveuses dans les conditions analogues à celles ci-haut décrites, ont vu mourrir quinze, vingt, et même trente de leurs plus beaux sujets ?6) Ne croyez-vous pas, vu la froidure d\u2019automne, qu\u2019il serait bon de mettre sur les planchers de vos poulaillers de la paille (hachée autant que possible) ou encore de la sciure de bois ou de la \u201cripe de planeur © 22) Savez-vous que les vieilles poules, les cochets malades et très maigres, les sujets farouches s\u2019engraissent mal dans les épinettes ?23) Avez-vous déjà entendu parler, pour le poulailler, de l'ensilage de choux, ou encore de l\u2019ensilage de trèfle et de luzerne ?On fait cet ensilage l\u2019automne pour le servir l'hiver, quand les matières végétales sont devenues rares.Cet ensilage est facile à préparer.On hache les choux et on les dépose dans des tonneaux en ayant bien soin de fouler fortement le \u201chachis\u201d que l\u2019on sale par couche de six pouces.L\u2019ensilage e trèfle et de luzerne se prépare de la même manière.24) A qui vendez-vous vos poulets ?Ne perdez- vous pas de l'argent en les vendant sans connaître au juste chaque semaine le prix du marché ?.25) Le cochet que vous avez choisi pour mettre à la tête de votre basse-cour, est-il fort, vigoureux, bien développé ?A-t-il le plumage requis par le Standard de sa race ?Provient-il d\u2019une bonne pondeuse ?.26) Ne pourriez-vous pas cette année, pour améliorer votre troupeau, acheter d\u2019un bon éleveur, un cochet provenant d\u2019une poule dont la - onte a été contrôlée ?27) Avez-vous gardé suffisamment de reproducteurs ?7) Comprenez-vous combien, en ce mois d\u2019octobre il est sain, hygiénique, voir même doux et reposant pour la gente ailée de rentrer en temps d\u2019orage, ou encore, au soir humide journée, dans un poulailler net et bien aéré.de picorer le bon grain en grattant une couche épaisse de paille sèche et propre.ou encore de dormir en paix sur un juchoir bien nettoyé, debarrassé des petites \u201cbêtes\u201d piquantes que vous connaissez ?8) Avez-vous séparé poules et poulettes des > cochets du printemps ?9) Avez-vous fait le choix, la sélection de A 4 vos poulettes d\u2019élevage ?10) Avez-vous sorti ces dernières de l\u2019éleveuse et les avez-vous placées dans leur poulailler ?11) Ne leur donnez-vous pas trop de verdure maintenant ?12) Savez-vous qu\u2019il est temps, si elles sont bien développées, de les préparer d\u2019une manière immédiate à la ponte hâtive ?Pour ce faire, suivez cette bonne méthode expérimentée avec succès par les aviculteurs progressifs: soir et matin, un mélange des grains suivants: avoine, sarrasin, blé d\u2019Inde concassé: midi, de la pâtée à la verdure.Continuellement devant elles cau pure, gravier, charbon de bois, écailles d\u2019huitres.13) Avez-vous l\u2019habitude de broyer votre blé d'Inde avant de le servir aux volailles, afin de les faire gratter davantage et de prévenir l\u2019obstruction du jabot ?(l\u2019enfallement).14) Savez-vous ce que c\u2019est qu\u2019une épinette tn aviculture ?Tiens, en voici la définition: |= Une \u201cépinette\u201d, c\u2019est une cage d\u2019engraisse- [* ment à claire-voie, placée sur des supports d'une hauteur de quinze pouces, ayant six pieds de longueur, 16 pouces de largeur, 20 pouces de hauteur, séparée en trois compatiments pou- vant contenir quatre poulets chacun, qui se i, tourrissent quasi automatiquement, en prenant à travers les lattes placées verticalement, la râtée que l\u2019on a déposée dans l\u2019augette en forme de \\, accrochée sur le devant de la cage.15) Avez-vous déjà essayé d\u2019engraisser vos co- chets dans les épinettes ?, 16) Savez-vous que c\u2019est la meilleure manière de \u2018aire gagner en un mois de une à deux livres à os poulets ?_17) Suivez-vous la méthode adaptée pour ce sys- ième d\u2019engraissement, à savoir: au début, jeûne de 24 heures; pâtée épaisse, servie dans la proportion de deux onces pour chaque poulet la première journée de l\u2019engraissement: ensuite repas trois fois par jour; augmentation graduelle de la ration jus- \u2018qu'à la cinquième journée.À cette époque on sert aux poulets toute la pâtée qu\u2019ils peuvent manger \u201curant une demi-heure.nuis on nettoie et : ctourne iS auges.Petit à petit on diminue le repas du Tuidi et on augmente ceux du matin et du soir de manière à ne soigner que deux fois par jour.18) Préparez-vous la pâtée au lait écrêmé ?19) Avez-vous soin de préparer cette pâtée ou cette \u201cbouette\u201d douze heures à l'avance ?Ç .20) Ne la servez-vous pas trop épaisse à vos ciseaux surtout à la fin de l\u2019engraissement ?21) N\u2019oubliez-vous pas que, pour obtenir une chair de volaille, blanche, délicat et tendre, la salle d\u2019engraissement doit être plutôt sombre que bien éclairée ?Salon d'Hiver.\u2014 A.Boyé, \u2014 Les Pigeons.28) Savez-vous que pour les variétés américaines : Plymouth Rock, Rhode Island, Wyandotte, il fast un coq pour douze à quinze poules ?A RETENIR Pour faire aujourd\u2019hui, d\u2019une manière payante, l'élevage de la volaille, il faut de toute nécessité en connaître les principes, et les appliquer judicieu- srment tous les jours.Tenir une basse-cour, élever des poulets sans y apporter les soins voulus, le discernement requis, c\u2019est non seulement perdre son temps, mais c\u2019est \u201cmanger de l\u2019argent\u201d.Gustave Toupin.Un mal qui menace les poulaillers table parce que moins connue.tout aux troupeaux parqués sur des sols humides et compacts; une température pluvieuse permet à la maladie de faire des progrès encore plus rapides.rence aux poulets âgée d\u2019un mois ou plus.germe (coccidiosis) leur en est généralement transmis par les oiseaux adultes qui jouissent de la faculté de porter en eux ce germe sans que l\u2019on puisse en soupçonner l\u2019existence, faute de symp- On nous signale depuis quelques jours des sym- tômes de maladies qui sont en train de décimer, çà et là, les troupeaux de poules et de poulets.Enquêtes, examens, et analyses complétés sur divers points de la province, nous constatons qu'il s\u2019agit de deux maladies bien distinctes, mais qui toutes deux se manifestent particulièrement et se propagent facilement par une température pluvieuse prolongée, et sur les sols humides et compacts.La coccidiose.La première surtout, la \u201cCoccidiose\u201d, est redou- Elle s\u2019attaque sur- rolongée La coccidiose s\u2019attaque de préfé- Mais le tômes apparents.Nous parlons ici des adultes.Chez les poulets, les symptômes sont très visibles \u2014 abattement, langueur, perte de l\u2019appétit, indigestion, fientes anormales, dépérissement, suivis de la mort quelques jours après manifestation de ces symptômes.Dès qu\u2019un poulet est affecté de cette maladie le bacille peut se transmettre facilement à tout le troupeau.Ls déjee- tions, les abreuvoirs et le sol lui-même surtout s\u2019il est humide servent alors de médium de tranmission.Le sol est facilement contaminé par les déjections et le coccidiosis se propage rapidement en sol humide.Reméde.\u2014Désinfecter souvent et énergiquement les augets, les abreuvoirs, stériliser quotidiennement les ustensiles servant à l\u2019alimentation en les traitant à l\u2019eau bouillante ou à la vapeur \u2018bouillante\u2019; mettre 15 à 20 grains de câ- hécu dans chaque gallon d\u2019eau destinée à abreu- er le troupeau.Pour désinfecter on peut employer de l\u2019eau additionnée de 244 Ibs de chaux vive plus une roquille de formaline, d'acide phénique ou d\u2019un désinfectant quelconque que le commerce offre sous différents noms, phénol zéno- leum, etc.Tout le bâtiment occupé par la volaille devrait être aspergé de ce liquide.Couvrir le parquet d\u2019une légère couche du mélange suivant, 9 parties de sable fin sec et 1 partie de chaux éteinte, enlever cette couche tous les jours et la renouveler, pour quelque temps.Les cours devraient être bêchées une fois la semaine.Toutefois si le troupeaeu a accès au paturage, à une couche de verdure, on peut se dispenser de bécher ou de labourer plus d\u2019une fois.Les déjections doivent être enlevées du poulailler et traitées aux désinfectants indiquées.Isoler immédiatement tous les sujets atteints.Brûler les sujets morts.Choléra Aviaire.L'autre maladie est le choléra aviaire.Cette maladie provient de matière en putréfaction qui s\u2019introduisent avec la nourriture dans le tube digestif de la volailles où elles en déterminent l\u2019éclosion.Symptômes :\u2014Le malade abattu, triste, nonchalant et insensible à tout ce qui se passe autour de lui, s\u2019isole.Au moindre bruit il entr\u2019ouve l'oeil et le referme aussitôt.Le plumage est hérisé et terne; les aîles sont écartées et tombantes; le cou est renfermé dans les éaules; la crête est d\u2019un violet noirâtre.Une diarrhée blanche précède l\u2019attaque.On doit isoler immédiatement les sujets atteints de ce fléau, désinfecter à fond le poulaillerè et n\u2019y laisser rentrer les poules que quinze jours après.Préventifs\u2014 Boisson composée de 3 onces de sulfate de fer par gallon d\u2019eau.Nourriture abondante, fortifiante.Suppression de la verdure et des légumes.Une pâte épaisse, sèche, saupoudrée de la com- positio nsuivante, à raison d\u2019une pincée par volaille, est aussi recommandée : Poudre de quinquina, 30 grammes, Poudre de gentiane jaune, 30 grammes.Poudre de gingembre, 40 gramme.A la rigueur il est préférable de faire avaler à chacun des sujets du troupeau une pilute faite de cette composition.Rappelons-nous qu\u2019une fois le microbe du choléra introduit dans le sang de la poule la mort n\u2019est plus qu\u2019une affaire de quelques jours.Le Service provincial de l\u2019aviculture. LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE Société pomologique de Québec Réunion d\u2019été tenue a Berthierville les 9 et 10 septembre.EPUIS sa fondation, cette société n\u2019a probablement jamais eu de réunion plus fructueuse et plus intéressante.Le nombre da membres qui s'étaient donné rendez-vous à la pépinière du gouvernement dépasse de beaucoup l\u2019assistance que nous avons vue depuis trois ans.En outre, la population de Berthierville a montré qu\u2019elle s\u2019intéressait aux travaux de la société; à certaines séances du soir tout particulièrement elle a fourni une trentaine d\u2019auditeurs attentifs et qui cherchaient à se renseigner.Ils furent servis à souhait, puisque la plupart des conférences traitaient de sujets d\u2019actualité, présentés de vivante façon et donnant chaque fois naissance à des discussions essentiellement pratiques.Le programme comportait les discours et conférences qui suivent: 1\u2014Discours du président.bel Raymond, B.S.A., Plessisville.2\u2014Seconde année de succés avec le soufrage.D.Cossette, B.S.A., Oka.3\u2014Culture fruitière commerciale dans l\u2019est de Québec.Dr Chapais, St-Denis.4\u2014De la culture florale .R.P.Léopold, Oka.5\u2014Etat actuel de la culture fruitière au Canada, F.H.Grindley, B.S.A., Ottawa.6\u2014Pulvérisations sèches ou liquides ?C.H.Petch, entomologiste, Hemmingford.7\u2014Discours du représentant de l\u2019hon.ministre de l\u2019Agriculture, J.-H.Lavoie, I.F., Québec.8\u2014Dégâts causés aux arbres fruitiers pendant l\u2019hiver, Peter Reid, Châteauguay Bassin.9\u2014Bilan d\u2019un hiver rigoureux dans les vergers du Canada .W.T.Macoun, Ottawa.10\u2014Etat de la culture fruitière dans la province de Québec.\u2014 Les instructeurs du Service de l\u2019Horticulture.Tous ces sujets furent traités avec compétence par leurs auteurs puis traduits soit en anglais, soit en français pour permettre à tous les assistants de comprendre ce dont il s\u2019agissait.M.Petch présenta les résultats de ses recherches sur la valeur respective des arrosages liquides et des pulvérisations sèches qu\u2019il poursuit depuis trois années à Hemmingford avec la coopération du ministère provincial de l\u2019Agriculture.Sa conclusion fut de nature à réjouir tous les pomiculteurs présents : \u201c peu importe dit-il que l\u2019on se serve de l\u2019une ou l\u2019autre des mixtures généralement recommandées, si on les prépare en suivant scrupuleusement les directions, si on les applique au temps voulu, les résultats seront également satisfaisants dans un cas comme dans l\u2019autre\u201d.Avis aux intéressés; ayez de bons matériaux et procédez scrupuleusement.La conférence du R.P.Léopold, fut goûtée.Même dans les temps de crise nous avons besoin d\u2019embellir nos demeures, nos jardins, et de cultiver l\u2019esthétique de nos parterres.Rien ne coûte moins cher, rien n\u2019est plus beau que les gerbes fleuries aux mille couleurs des iris, des pivoines, des glaïeuls.M.J.H.Lavoie, chef du Service d\u2019Horticulture, à traité avec clarté et précision de l\u2019état de l\u2019industrie fruitière dans notre province, des progrès rapides accomplis en ces dernières années, des moyens dont se sert le gouvernement pour encourager et aider les pomiculteurs.Les congressistes ont 1h Jit iH ! il We ii Ii hi yo hi i] ih bn HEE a WOR TN Sh .+ I i | \" CHO 1 Lo RL: ft SOE Mn été à même de visiter les pépinières fruitière et forestière du gouvernement, magnifiques de tenue et de propreté fécondes en bons résultats.ne Le dommage causé aux arbres fruitiers par l\u2019hiver dernier a donné lieu à des travaux bien au point de la part de MM.Reid et Macoun et furent suivis d\u2019une discussion fort instructive à laquelle le Dr Chapais, le professeur Lochhead et les instructeurs horticoles participèrent.MM.Chapais et Maheux, entomologiste provincial, firent l\u2019office de traducteurs des débats.Une seconde résolution demande au gouvernement fédéral de réglémenter la vente des arbres fruitiers tout comme il réglemente la vente des fru.ts.La derniére résolution prie le gouvernement fédéral de nommer au poste de commissaire de fruits, laissé vacant par la mort de M.D.Johnson, l\u2019inspecteur en chef des fruits, M.Baxter.Cette réunion couronnée d\u2019un franc succès est sans contrdit une des plus fructueuses tenues par la société.L'Ecole forestière et son site magnifique au milieu de pépinières superbes et au bord du fleuve était d\u2019ailleurs un endroit idéal pour semblable réunion : c\u2019est l\u2019impression qu\u2019en rapportent les congressistes.l est bon de rappeler, en terminant, que tous les propriétaires de vergers ont intérêt à faire partie de cette société et d\u2019en suivre les réunions.Il suffit pour cela d\u2019en faire la demande écrite au secrétaire M.Peter Reid, Châteauguay Bassin.La contribution est de $1.00 par année, Tous les membres ont droit à une prime consistant en arbres fruitiers, en fleurs ou en brochures.Le Nouvelliste.Hommage des naturalistes canadiens à Provancher L devient de plus en plus évident que \u201cQuébec se souvient\u201d.Si son histoire est encore vivante dans la mémoire de tous, les hommes qui ont fait les chapîtres de ce passé glorieux ne sont pas oubliés.Hier encore sur le vieux rocher de la capitale on élevait un monument remarquable à la gloire du premier laboureur canadien, Louis Hé- bert, 300 ans après son arrivée au pays.À plusieurs cela semblera un tardif hommage; mais à ceux qui savent observer le souvenir que nous avons su garder à ce vaillant soldat du sol à travers trois longs siècles n\u2019en paraîtra que meilleur et plus sûr.Il en est d\u2019autres cependant pour qui la reconnaissance trouve plus tôt l\u2019occasion et le moyen de s'exprimer.Provancher est de ceux-là : vingt- cinq ans après sa mort un monument en son honneur orne l\u2019église du Cap Rouge où reposent ses cendres et, au Musée de l\u2019Instruction publique, au- dessus de ses riches collections d\u2019insectes, de plantes et de mollusques, une plaque commémorative rappelle au visiteur distrait quel fut le grand ouvrier d.ces oeuvres scientifiques : A LA MEMOIRE DE PROVANCHER NATURALISTE ET ENTOMOLOGISTE La Société de Québec pour la Protection des Plantes.A l\u2019occasion du dévoilement de ce cuivre, une cinquantaine d\u2019amis des sciences d\u2019admirateurs de i i fly I Hn i i I M ull li | Vu il hl i i il y | | wi 1 ! | | | i 62 ji rp IE ih wth] Provancher se réunirent sous les auspices de Société de Québec qui avait entrepris de comm morer un savant éminent, un pionnier de l\u2019histoi - natur lle chez nous.L\u2019éloge de Provancher y { | prononcé par des Canadiens-franc¢ais et des Can.diens-anglais; les deux races, le Canada entier = .nissant pour rendre hommage à un fils de la pat: dont la gloire est comme un patrimoine commun .tous les canadiens.M.J.-A.Grenier, sous-ministr de l\u2019Agriculture, l\u2019hon.C.-F.Delâge, surintenda:.de l\u2019Instruction publique, G.Maheux, entomoloyi te provincial et le notaire H.Roy, allié à la fami:.Provancher, parlèrent au nom des admirateurs langue française, pendant que le professeur WV Lochhead du Collège Macdonald et le Dr C.« Hewitt, entomologiste du Dominion prirent la p.: role au nom de la population de langue anglai- D\u2019excellentes choses y furent dites par les diff.rents orateurs qui tirérent de l\u2019événement des ! çons «t des conclusions très pratiques.Il faut surtout retenir que c\u2019est le travail ard de Provancher qui permet aujourd\u2019hui aux savant - d\u2019aller de l\u2019avant et d\u2019appliquer à la défense d- cultures la science entomologique en particulier.Par là, le grand naturaliste rend chaque jour à sc pays des services inappréciables.On a aussi insis: sur la nécessité de cultiver d\u2019avantage les sciences naturelles dans toutes les écoles primaires aus.: bien que supérieures.Ce serait obtempérer au voeu mille fois exprimé par Provancher lui-même dar sa revue scientifique \u201cLe Naturaliste canadien\u201d Nous souhaitons que ces excellentes intentions trou vent rapidement le chemin, difficile il est vrai, qu conduit à l\u2019application\u2014à la pratique.La class.agricole de Québec se réjouira de constater que !.- mémoire de cet excellent ami de la terre est publ quement cultivée, que son nom et ses oeuvres son appréciés à leur valeur.Il nous a fait plaisir cet êtr au cours de voyages à travers la province de note: que Provancher n\u2019est pas un inconnu chez les cult:- v-teurs d'âge mûr, et parfois aussi de la génération suivante.En effet, presque partout, on retrouve des disciples de cet inlassable chercheur.C\u2019est que lui-même a remué le sol de ses mains, c\u2019est qu\u2019il « cherché à améliorer nos méthodes de culture de- fruits et des légumes.Ses petits traités de cultur- maraîchère et fruitière sont encore en honneur sur plus d\u2019une ferme où on les voit précieusement cor servés dans un coin de la petite bibliothèque agricole.Du reste, Provancher n\u2019a pas fait que des étude spéculatives de zoologie.Les connaissances qu\u2019il « acquises à la suite d\u2019observat'ons incessantes, il n°: pas négligé d\u2019en tenter l\u2019application, d\u2019en tirer u'.bénéfice immédiat, comme en fait foi tout particulièrement son travail touchant les insectes nuisibles au blé et pour lequel il décrochait un prix lors d\u2019un concours ouvert à Toronto.M.le sous-ministre de l\u2019Agriculture qui s\u2019était chargé de parler de Provancher, homme d\u2019oeuvres et d'initiatives, a fait une revue captivante de sa vie.Il nous l\u2019a montré tour à tour comme savant, entomologiste, maraîcher, arboriculteur, organisateur de sociétés, de compagnies de navigation, constructeur d\u2019églises écrivain alerte et vigoureux, voyageur infatigable parcourant les deux continents, etc.À tel point que tant d\u2019activité poussée dans des directions souvent opposées suffiraient à remplir la vie de plusieurs hommes.Provancher, pour résumer en un mot 72 ans de vie et un demi siècle de travaux, n\u2019a cessé de travailler à l\u2019avancement de son pays auquel il a consacré tout son temps, toute son énergie.Il y a pleinement réussi.Depuis 25 ans, il repose dans l\u2019église paroissiale du Cap-Rouge où chaque matin il venait offrir le saint sacrifice de I Ll rd] law ad) | iil ii | iy I AoA .messe -, témo Jonnel \u2026, némoll .\"ré, _\u2026 iveron ; « admit Le tem} 4.uel ne , At ji ss malad YT LS ma is tent l\u2019ap mont.Les jes agricu pros lot.I monde de buches.\u201cjenes son\u201d n\u2019arré tout, n\u2019acc Jeur rôle, capot de Tout au Pp dejouer le décimer le re, pour \u20ac cance de S front toujd ces de la | Or, comy Vurdre, l\u2019éd recherches nière de le service d\u2019e: intérêt \u2014 « Laboratoir FE est en son directs ment dang 1910-17, N Disons tou directeur, taniste du sieurs assi res seconc droits sui I.P.E., \u20ac dies de la recteur es ton ne s\u2019o (les racine nihgham; recherches recteur : M.et d\u2019Ir sir et P.n'etudient vai donc scri rares dr?Ou compétenc Your pt re.secon tan nom! euy \u2014 ce ue pas di tout, il fa td les | Yers le B ba Le tra: travers le plus rich recueilli quelque un coin d re.mais la capita d\u2019¢patant petites, 1 dedans.Les or un relev et Matar vers ma Evidemn ila LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE messe et à l'ombre de laquelle, s\u2019élevait sa mai- \"témoin impassible de ses féconds labeurs.donneur à sa mémoire; ses oeuvres perpétuent .mémoire et le magnifique exemple de patriotisme \u201cré, de dévouement et de travail inlassables \u201cveront chez nous des imitateurs, des disciples, - admirateurs.; \u2026 41 2, Le temps est à l\u2019action, voici un modèle à imiter sel ne manque l\u2019auréole d'aucune vertu.Georges Maheux.À travers les champs de patates les maladies.-\u2014\u2014\u2014\u2014 T ES maladies, vieilles comme le monde \u2014 ne da- tent-elles pas du péché originel \u2014 ne sont pas l'apanage de l\u2019homme, des animaux seulement.Les plantes \u2014 les plantes cultivées surtout\u2014 les agriculteurs le savent \u2014 en ont leur part, leur gros lot, Elles sont en lutte elles aussi, à tout un monde de microbes, microbes sans pitié, comme des boches.La plainte du jeune, du tendre semis : \u201cJe ne suis qu\u2019au printemps, je veux voir la moisson\u2018 n'arrête pas ces hordes calamiteuses, qui, après tout, n\u2019accomplissent, en détruisant, rien moins que leur rôle, rôle immuable que l\u2019homme \u2014ce vire- capot de tous les temps \u2014 ne modifiera jamais.Tout au plus, pourra-t-il \u2014 c\u2019est déjà beaucoup\u2014 dejouer leur plan d\u2019attaque, amortir leurs à-coups, décimer leur membre, paralyser leur action.Encore, pour en arriver là, lui faudra-t-il toute la puissance de son intelligence toutes les sueurs de son front toujours.Ne doit-il pas subir les conséquences de la pomme d\u2019Eve ?; Or, comme les besognes doivent être réparties\u2014 l'urdre, l\u2019économie ne le commandent-ils pas \u2014 ces A recherches : études des parasites végétaux, manière de les combattre, etc, seront confiées à un service d\u2019experts.L\u2019Etat \u2014 n\u2019y va-t-il pas de son intérêt \u2014 en payera les frais.On aura ainsi le : Laboratoire fédéral de pathologie végétale.(est en 1919, que ce labora'oire fut organisé.son directeur M.H.-T.Gussow en parle longuement dans le raport de la Société pomologique de 19:8-17, Nous ne croyons pas utile de la plagier.Disons tout juste que son personnel, en outre du directeur, lequel se trouve, en même temps, le bo- tuniste du Dominion, comprend aujourd\u2019hui plu- sicars assistants, dont cinq dirigent les laboratoi- rc: secondaires ou succursales, situées aux en- dioits suivants : le laboratoire de Charlottetown, I.P.E., consacré uniquement à l\u2019étude des maladies de la pomme de terre au Canada, dont le directeur est M.R.A.Murphy; Celui de Frédéric- ton ne s\u2019ocupant que des maladies des légumes et des racines fourragères directeur : M.G.C.Cunningham; celui de Ste-Catherine, Ont., limitant ses recherches aux maladies des arbres fruitiers, directeur : M.W.A.McCabbin; Ceux de Brandon, M.et d\u2019Indian Head, Sask., dont MM.W.P.Fra- sir et P.R.Cowan, sont les directeurs respectifs, n'itudient que les maladies des céréales.Ce service «si donc assez bien organisé.Les noms français scri rares sans doute.À qui la faute ?Où les prend ?Où sont en Amérique les foyers spécialisés de compétences agricoles françaises ?Parlez ?.Four poursuivre leurs recherches, ces laboratoire: secondaires emploient, en été surtout, un cer- tan nombre d\u2019inspecteurs.C\u2019est pour l\u2019un d\u2019entre euv \u2014 celui de Frédericton\u2014 que j'eus\u2014 pourquoi lé pas dire l\u2019honneur\u2014 de travailler cet été.Avant tut, il fallait cependant rencontrer le Boss.À plus ta:d les patates, les ordres d\u2019abord.Vers le Boss.EY Le trajet de Montréal a Frédéricton, la nuit, à t:avers le Maine ne constitue pas ce qu\u2019il y a de His riche en impressions.À dire vrai, Je nen al recueilli qu\u2019une seule : celle qui vous tourmente à quelque part lorsque vous traversez un pays, ou un coin de pays, arraché du vôtre non par la guerre.mais comme pour rire.\u2014 Cà fait curieux.Dans la capitale du pays acadien, il n\u2019y a rien non plus d'epatant.J\u2019ai trouvé les bâtisses du parlement bien petites, Nos \u201ctribuns\u201d \u201ccogneraient des clous\u201d là- dedans, \u2018 Les ordres du Boss dépêchés \u2014 je devais faire un relevé des maladies des patates dans Rimouski et Matane, \u2014 le long de la rivière St-Jean, je filai vers ma province que j'avais déjà hâte de revoir.Evidemment, l'impérialisme.Je filai, dis-je, le * long de la St-Jean.Les impressions furent nombreuses et variées.Je les tais: Ne suis-je pas assez loin du titre de cet article ?Les rêves d'avenir pour la solide, la grande, la magnifique race acadienne passaient dans ma tête en souriant.Les vers d\u2019Albert Lozeau : \u201cSous le toit reconstruit de la maison prospère, Dans les fils de leurs fils, ils se sont reconnus.\u201d sonnaient dans mon âme quelque chose de joyeux.La tristesse des souvenirs de Grand-Pré, ainsi, s\u2019évanouissait un peu, en filant le long de la St- Jean.Clest a St-Léonaard, dans le Madawaska, que la joie fut à son comble.Là, le train fut envahi par un détachement de paroisse française.On ne parlait plus que le pur cristal de France.Et puis, n\u2019y avait-il pas, moins loin qu\u2019à l\u2019autre bout du char, une belle brune avec de grands yeux de ciel.On filait toujours.Les pans de forêts du Té- miscouata approchaient et puis son lae, son beau lac, grand comme la mer, ceinturé de hautes, de fières montagnes bleuâtres, aux sommets taillés par bosses, avec des arbres partout, des sapins, des épinettes sentant si bon la résine.Beau lac, il faut filer, filer jusqu\u2019à Ste-Anne-de-la-Pocatière pour y passer le dimanche \u2014 on n2 s\u2019ennuie pas à Ste-Anne \u2014 et commencer, dès lundi, aux abords de Rimouski, mon monotone travail d\u2019inspection.en pleine conscription.Dans les patates.-\u2014\u2014 Les comtés de Matane et d: Rimouski sont les deux comtés de la province de Québec qui produisent le plus de patates.Il suffit, pour s\u2019en convaincre de parcourir un peu les paroisses de Ste-Flavie, Ste-Luce, Pointe-au-Père Rimouski, Sacré-Coeur, Bic.Des champs à perte de vue.Le sol\u2014un vrai sol à patates \u2014 le voisinage du fleuve \u2014 on y pêche de l\u2019engrais \u2014 n\u2019ont pas peu contribué au développement de cette culture dans le bas St-Laurent.Les maladies n\u2019y sont-elles pas aussi moins nombreuses, moins à craindre qu\u2019ailleurs.Le mildion, terulure tardive ou pourriture\u2014 ce parasite en rencontre pas là les conditions favorables à un développement intense \u2014 n'y fait pas de bien grands dommages.Il s\u2019en trouve cependant quelques-unes dont nous allons dire un mot.La Mosaïque.La cause de cette maladie n'est pas encore parfaitement connue, On n\u2019en parlait pas non plus à venir jusqu\u2019à ces dernières années.Elle existait cependant.Il y a des choses \u2014 même des personnes \u2014qui tardent à se faire remarquer.Cette curieuse maladie \u2014 sans exagération\u2014est très commune dans la province.J'ai vu des champs dans le bas où 90% des patates en étaient attaqué.Qu\u2019on ne s\u2019alarme pas cependant ! Ce n\u2019est pas un fléau du genre Midiou ou pourriture.Elle ne gâte pas les tubercules.Elle ne fait qu\u2019en diminuer la grosseur et le nombre.Le rendement en souffre, beaucoup parfois, le tiers, la moitié, les trois-quarts suivant la familiarité du monstre dans le champ.Les troubles causés par la mosaïque sur les feuilles sont très apparents, caractéristiques.Au début, la chloraphyelle (matière verte des feuilles) ne fait que disparaître par plaques pour être remplacée, par du jaune.De là sans doute le nom de mosaÏque: tâches de différentes couleurs : jaunes, vertes, dans le tissus même des feuilles.Dans les cas plus graves, en outre des tâches jaunes, les feuilles se bos- ete 29% ONL 0 1 NE 00 Or OY ON ON GEL OT Ot 0 -'< SES ee + PKS ke LSS 0, + * ° LS ACOADKRKRSHDHSKS sèlent, se crispent, nes nerrures on dirait, se raccourcissent, tout le pied prend un aspect chétif, dégénéré.Cette maladie bien qu\u2019étrangère à toutes espèces de parasites est héréditaire et s\u2019accentua d\u2019une année à l\u2019autre.Il ne faut donc pas semer de tubercules provenant de picds attaqués.En d\u2019autres termes, la sélection; la bonne, la généreuse sélection, s'impose.L'idéal consisterait à choisir dans le champs \u2014 de préférence lorsqu'il est en fleurs, afin d\u2019écarter toutes variétés étrangères un certain nombre de pieds vigoureux, exempts de maladie.En automne, ces pieds sont arraches à part, afin de choisir, encore là, ceux qui ont produit le plus de patates.On conserve celles-ci séparément pour les semer de mème le printemps suivan:.Rien n'empêche alors\u2014durant l\u2019été et en aptomne\u2014de pratiquer sur cette première sélection un second choix.En agissant ainsi, on créera dans la varicté une famille plus productive, idemnes de maladies.Cela demande un peu de travail, c\u2019est vrai.N\u2019est-ce pas le prix de tout succès ?Obtient-on quelque chose de durable quelque chose qui compte sans peine ?Pour atteindre la lumière \u2014 même en dehors des vieilles institutions \u2014 n\u2019y a-t-il pas beaucoup, beaucoup de poussière à s.couer ?Passons partout le balai du progès.J\u2019ai croisé, au cours de mes pérégrinations, plusieurs autres maladies Enroulure des feuilles, (leaf-Roll); Jambe noire, (Black leg); Flétrissure (Wilt), ete.Le fléau national : le Mildiou, brûlure tardive ou pourriture, ne pointa\u2019t pas encore, dans le bas, à cette époque.J'espère qu'il ne s\u2019y est pas rendu.N\u2019a-t-il pas fait, encore c.tte année assez de ravages dans le \u201chaut\u201d ?Nous ne décrirons pas les maladies sus-mention- nées.Nous y reviendrons peut-être dans un travail spécial.La culture de la pomme de terre n\u2019est pas encore à son nénith dans la province de Québec.(Je ne veux pas dire par là qu\u2019elle a atteint ce machin de nénith ailleurs, au Canada.) On pourrait la développer davantage.Cultivons-nous les meilleures variétés ?Arrosons-nous à la bouillie bordelaise ?Les eultivateurs ne se font-ils pas \u201cfourre\u201d par des \u201cquidams\u201d exécrables ?Ne pourrait-on pas transformer nos régions à patates du nord \u2014 ne ren- dent-elles pas deux fois plus que les autres \u2014 en foyers producteurs de semences fortes, pures, ete ?N\u2019y aurait-il pas des industries connexes à créer?En un mot, ne pourrait-on pas faire mieux ?Visons toujours à l\u2019idéal en tout et partout.Secouons la poussière des vicilles momies, Promenons le balai.Firmin Létourneau, professeur à l'Institut Agricole d'Oka.Parcs et jardins d\u2019agrément UE ce soit pour creer un grand pare ou un petit jardin d\u2019agrément, les plus grands soins doivent être apportés à la préparation du sol; car c\u2019est du défoncement, de l\u2019amendement et du drainage bien fait que dépendra plus tard la vigueur des arbres qui en feront la beauté.Aussi contrairement à ce qui se fait, c\u2019est dès l\u2019automne que l\u2019on devrait entreprendre ces travaux et non attendre au printemps.Généralement les printemps sont très courts et quand l'hiver se prolonge, il ne reste plus assez de ve ren eg it NY Late\" 000-0000\" 1400 La Net aa ela he 12 O00 eb e% a0 ade! led fade 1e 20: .tkt * ° PAGES \u201creali pod Musée du Luxembourg.\u2014 Souza-Pinto.\u2014 Les Pommes de Terre 63 temps pour faire les défoncements et les plantations avant le départ de la végétation; les arbres ne peuvent reprendre et émettre des racines avant les grandes chaleurs; de là de nombreux insuccès qui obligent à replanter de nouveau l\u2019année suivante.Ti y a de plus un rrand avantage à faire les défoncements l'automne, puisque l\u2019on sait que la gelée ameublit toute terre remuée, ce qui la rend à l\u2019état parfait que l\u2019on recherche soit pour les s.mis, soit nour les plantations.Il faut donc y penser par avance, établir le plan en été et le mettre à exécution à l\u2019automne pour faire les plantations les premiers jours du printemps, dès que le sol est suffisamment ressuyé: faisant ainsi chaque chose en son temps, rien ne sera négligé, toutes les plantations, semis, reprendront et pousseront avec un vigueur qui ne se démentira pas par la suite, et le parc ou jardin do .nera toute la satisfaction pour lequel il a été c 38, Genres ou styles L\u2019architecture des parcs comme celle qui traite de la construction des batiments a été I\u2019objet d\u2019étude de la part de professionnels distingués, qui en ont définitivement créé deux genres aux caractères L'un définis: nous avons d\u2019abord le Genre Français ou Renaissance qui date du dix-septième siècle; et le genre paysager plus moderne; le premier convient très bien pour les petits parterres et les jardins de peu de superficie mais c\u2019est surtout pour les grands domaines aux chateaux seigneuriaux de style grandiose et sévère comme s\u2019en trouv .ient beaucoup en Europe qu\u2019il produit le plus bel effet.Parc et jardins de style français Ce genre qui est toujours d\u2019un dessin géométrique s\u2019adapte admirablement avec les lignes des grandes constructions et en complète l\u2019ensemble ; aussi serait-il illogique de ne pas l\u2019adopter surtout aux alentours d\u2019un palais.part la maison de campagne, le cottage ou villa, qui s\u2019harmonisent mieux avec le genre paysager, le dessin de la forme française s\u2019impose toujours auprès des monuments et des grandes demeures, car elle est la seule qui puisse les encadrer harmonieusement, permettant de les orner de vases, de balustrades et de statues qui doublent leur air de grandeur.Le dessin de ce parc ou jardin est donc régulier avant tout; ce sont toujours des lignes géométri- ues et architecturales: Le sol doit être plat; de là son nom de parterre; les pelouses se font souvent en contrebas, ce qui les agrandit et permet d\u2019embrasser d\u2019un regard tout l\u2019ensemble, la pelouse, le dessin, les corbeilles et les plate-bandes qui l\u2019entourent.Ces plate-bandes sont bordées d\u2019un talus de gazon séparé lui-même de la pelouse par un sentier sablé qui fait décoration.Les corbeilles des parcs français, en outre des formes géométrique-: \u2014 carrées, rectangles, lozan- ges, ronds, ellipses, étoiles, etc, peuvent très bien se prêter aux compositions plus ou moins fantaisistes du jardinier, c\u2019est là que la mosaïculture sera du plus bel effet.Les terrains en pente sont disposés en terrasses reliées par des escaliers décorés de vases, de verdure et de fleurs et les terrasses plantées d\u2019arbres formant des salles d\u2019ombrage.Dans toutes les parties dessinées en parterre ,il n\u2019y a que des arbustes soumis à la taille, des corbeilles de fleurs, des gazons, des vasques, des bassins, d.= vases, et des statues.Si le parc est d\u2019une grande étendue, on établit sur les côtés et dans le fond, de belles allées plantées d\u2019ormeaux, de tilleuls ou d\u2019érables, qui par : LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE M.F.PETRAZ leur ombrage en feront un lieu de promenade frais et agréable: Voici les principales lignes du pare à la française qui diffère essentiellement de celui paysager; dans le premier tout est artificiel: bassins, vases, statues, terrasses, balustrades, etc, et doit le paraître tandis que le suivant, quoique fait de mains d\u2019hommes doit paraître naturel.Le plus beau modèle de parc français est celui de Versailles.Parcs ou jardins paysager Par suite du morcellement des grands domaines, après la Révolution qui multiplia le nombre des propriétés, l\u2019art des jardins dut être modifié pour s\u2019harmoniser aussi avec le nouveau style des bati- ments, Cette transformation donna naissance au jardin paysager, qui maintenant est plus généralement admisô il se prête admirablement à l\u2019agen- cement gracieux des grandes et des petites surfaces.Il admet les lignes courbes, les vallonnements et les ondulations du terrain; et doit être autant que possible une copie des plus beaux sites paysagers enjolivés par la main de l\u2019homme, tout en les disposant de la façon la plus naturelle; tels qu\u2019ils sont rencontrés dans la nature.Le tracé des allées dépend de l\u2019emplacement de l\u2019habitation vui devra toujours être éloigné de la rue.Une allée spacieuse devra y donner accès ainsi qu\u2019une allée de ceinture sur le pourtour de la propriété, des allées secondaires, de desserte\u2019 traverseront les pelouses sans trop les découper servant de raccourcis \"our aller d\u2019un point à un autre.Avec le vallonnement des pelouses et les massifs et pourtours en relief, les plantations jouent le plus rand rôle dans l\u2019ameublement du parc.Îles oivent être placée.sur tout le pourtour en une ligne continue formant cadre, avec des bouquets ou groupes détachés nlacés de chaque côté de l\u2019allée de ceinture; ce qui laisse l\u2019intérieur formé d\u2019une vaste pelouse parsemée de ci de là de quelques bouquets, des arbres et sapins les plus beaux et disposés de telle sorte qu\u2019ils ne soient pas un obstacle la vue afin de perrettre de jouir de l\u2019ensemble.L\u2019eau joue un grand rôle dans l\u2019aménagement du parc paysager, un filet tombant d\u2019un rocher en cascade qui serpente dans la pelouse où il y forme un lac, est du plus agréable effet qui peut être com- lété par un pont rustique, un rocher surmonté d\u2019un iosque.Par le groupement des arbres, en tenant compte de leur forme, de la couleur des fleurs et du feuillage, on pe -t obtenir des effets de contraste: ravissants; et comme cela peut se répéter et varier à l\u2019infini, aucune partie du parc n\u2019étant nulle part la même, elle intéresse et charme, on n\u2019est jamais lassé de le parcourir.Avic des massifs d\u2019arbuste:.et de fleurs variées, de plantes vivaces isolées en petits groupes au bord des pelouses.des plante.grimpantes, pivoines, rosiers, etc.; le tout bien a sa place sert à compléter admirablement le jardin paysager.ans un prochain numéro nous ind:querons quelles sont les plus belles et meilleures plantes et arbres et les plus rustiques parmi les arbustes, sapin.et plantes vivaces.F.Pétraz, Horticulteur paysagiste.L\u2019Agriculture dans Québec | (Suite de la page 56).tivateurs que nous avons rencontrés partout, semblent déterminés à continuer, et à profiter de lu saison d\u2019automne, pour labourer la plus grande étendue de terrain possible.Nous en augurons beaucoup d\u2019espoir pour une nouvelle augmentation de production, en 1919.Il ne faudrait pas oublier, dans cette nomenclature, les comtés de Bonaventure et Matane de même que la vallée de la Métapédia où la colonisation a fait de notables progrès depuis quelques années.La culture du grain et celle des légumes y sont en honneur.Les petites maisons en bois rond entourées d\u2019une minuscule potager, ont fait place à des bâtisses de ferme attrayantes et à des champs magnifiques, où la récolte ne le cède en rien aux régions environnantes, En résumé, l\u2019on peut dire que cette industrieuse population a contribué dans une large mesure à augmenter la richesse et la prospérité de la province de Québec, durant l\u2019an de grâce 1918., Commentant ce témoignage de la \u201cGazette\u201d, un journal de Québec écrit ce qui suit: Québec, 18 septembre 1918.N sait que la \u201c Gazette \u201d n\u2019a pas l\u2019habitude du \u201cminoucher\u201d les Canadiens-français.Il faut donc que les nôtres aient doublement mérité pour que ce journal se croit tenu de nous rendre un témoignage aussi avantageux que spontané.Ce récit enthousiaste de l\u2019envoyé de la Gazette est absolument véridique, tous ceux qui ont parcouru notre région savent que le progrès agricole remarquable constaté par le journaliste montréalais n\u2019est pas exagéré.Venant d\u2019une semblable source, le témoignage acquiert une importance considérable.C\u2019est la meilleure réponse à faire à ceux qui, récemment encore, ont prétendu que l\u2019agriculture et la colonisation ne faisaient aucun progrès dans Québec.L'article de la Gazette est un hommage au travail d\u2019organisation colonisatrice et éducation agricole poursuivi par le gouvernement provincial.C'est aussi une fière réponse à ceux de nos détracteurs, qui ont prétendu \u201cqu'on pouvait envoyer sans incon- « vénient les fils de cultivateurs à la guerre, parce .que la plupart d\u2019entre eux étaient des paresseux dont le travail ne comptait guère.\u201d Le magistrat d\u2019origine anglaise et de mentalité étroite qui a osé prononcer les paroles qui précèdent du haut du banc judiciaire, a pu se convaincre de son ignorance en lisant la Gazette, Ur donc l\u2019ent par | nème Nous Féce Ce Ne from rutiv nume Suivi latio a l\u2019e Eg feuil le no mat mme \u2014 aste: arier part mais uste: es en ante ien à ardin quel- t ar- apin- giste.sem- de la rande urons ation ncla- même ion a nées.nt en ntou- à des ; ma- aux jeuse ire à vince > , UN ES lecteurs du \u201cJournal d'Agriculture\u2019, nous i dit-on, s\u2019intéressent immensément à la Coopérative des Fromagers.Un grand nombre à -ntre eux même seraient disposés à entrer en r-iations d\u2019affaires avec elle, s\u2019ils étaient au fait des formalités à remplir pour en devenir membre, ainsi que de la façon dont elle dispose des produits, etc.Nous acceptons done avec empressement l\u2019invitation du Rédacteur du \u201cJournal d\u2019Agriculture\u201d de leur donner quelques détails sur ces divers sujets.Qu: peut confier la vente de ses produits à la Coopérative des Fromagers ?\u201cout cultivateur, tout producteur d\u2019un produit agricole quelconque, pourvu qu'il soit sociétaire.L'on devient sociétaire en souscrivant une action ou plusieurs actions au capital de 1a Société.Chaque action est de $10 payable par versements annuels de $2.00 chacun.Ces versements peuvent d'ailleurs être faits par anticipation.C\u2019est un privilège dont se prévalent un grand nombre de sociétaires et qui leur assure par ailleurs un avantage appréciable.En effet la société leur accorde un dividende sur tout le montant qu\u2019ils ont versé.Ce dividende a été l\u2019an dernier au taux de 8%.Quoiqu\u2019un sociétaire ait le droit d\u2019expédier directement ses produits, on duj conseille cependant de passer par l\u2019entremise d\u2019une coopérative locale, quand il peut commodément le faire.C\u2019est tout à son avantage, principalement dans le cas des oeufs, des volailles, de la laine, etc.En effet l'expédition en commun évite à chaque particulier beaucoup de démarches qui prennent un temps considérable et qui permet de réduire les frais de transport, d\u2019emballage, etc.L'on nous répondra peut-être que, puisque tel est le cas, un cultivateur qui est membre d\u2019une coopérative locale affiliée à la Coopérative des Fromagers, n\u2019a pas d\u2019avantage à devenir membre de cette dernière.Ce serait faire certainement un mauvais raisonnement.Comment une société centrale pourrait-elle exister, si elle ne compte qu\u2019un nombre restreint de sociétaires ?Et comment pourrait-elle être en état de vendre avantageusement les produits qu\u2019on lui confie, si elle n\u2019a pas le capital suffisant pour faire des affaires ?En effet la manipulation d'aussi grandes quantités de produits demande un capital considérable.Ce capital, il \u2018est constitué par les versements faits sur les actions souscrites.La force de la société est en proportion de la puissance de son capital.Il est done de l'intérét des cultivateurs de souscrire des actions, afin de la mettre en état de les mieux servir.D'ailleurs, si l'on considère le faible montant requis, ils sont très rares les cultivateurs qui ne peuvent être en même temps membres d\u2019une ccopérative locale et de la Coopérative des Froma- fers, Un lecteur du \u201cJournal d'Agriculture se décide donc, de faire vendre, soit directement, soit par l'entremise d\u2019une coopérative locale, ses produits par la Coopérative des Fromagers.Il est certainement anxieux de savoir comment celle-ci procède._ Nous allons l\u2019éclairer sur ce point.Réception des produits.Nous nous occuperons d\u2019abord du beurre et du fromage, A l\u2019arrivée aux entrepôts de la Coopé- rutive, chaque lot de beurre et de fromage est numéroté.C\u2019est à l\u2019aide de ce numéro qu\u2019il sera suivi à travers les différents stages de la manipulation jusqu\u2019à ce qu\u2019il ait été vendu, livré et paye à l\u2019expéditeur.\u2018 Egalement à l\u2019arrivée l\u2019on enrégistre sur une feuille spéciale, outre le numéro du lot, la marque, le nombre de boîtes qui le composent et la pesan- w PMR OTUETIEN / NTRAHÉOAIR \u2018I 0 ALTO APE Ces LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE De la Ferme à la Coopérative + \u201c Après avoir étudié les divers systèmes de vente qui ont cours au Canada, j'en conclue que le meilleur est celui qui a été adopté dans la province de Qué- MMIS, Professeur au Collège d'agriculture du Wisconsin.bec par la Coopérative des Fromagers\u2019.8.L.SA teur de chaque boîte.Cette feuille est envoyée au bureau où elle est comparée à la feuille semblable qu'a dû envoyer l'expéditeur.Si l'on constate une différence dans la pesée, l\u2019on fait faire immédiatement la vérification.Car il importe que la So- cieté ne paie que pour la quantité qu\u2019elle reçoit et également que l\u2019expditeur soit payé pour toute la quantité qu\u2019il a réellement livrée.Il est donc tres important que tout expéditeur envoie par la poste, après chaque expédition de beurre ou de fromage, une feuille d\u2019envoi comportant tous les détails requis.L'on prévient ainsi beaucoup d\u2019erreurs.La Coopérative fournit d'ailleurs gratuitement toute la papeterie nécessaire à cette fin.Vient ensuite le pesage.Cette opération est confiée à un fonctionnaire public, C\u2019est le même qui la fait dans les entrepôts de la société aussi bien que dans les entrepôts des autres marchands de Montréal.L'on aurait donc absolument tort de prétendre que la Coopérative des Fromagers est plus sévère sur ce point que les autres maisons de commerce, Car pas plus que les autres, elle n\u2019a à voir au pesage.En ce qui concerne les produits autres que le beurre et le fromage, l\u2019on procède également, lors de la réception, à une vérification minutieuse du poids, de la quantité, ete.Le pesage dans ce cas n\u2019est pas confié à un fonctionnaire étranger; mais il est fait sur des balances de précision que la Coopérative a acquises à grands frais.Le producteur peut être assuré qu\u2019on lui donne tout ce qui lui est dû.Les oeufs étant vendus à la douzaine ne sont pas pesés.Classification.L'expert qui en a charge, s\u2019il s\u2019agit du beurre et du fromage, sonde une meule ou une boîte de chaque brassée ou journée de fabrication.Il donne un certificat de classification qui est envoyé au producteur avec chaque remise, et sur \u2018lequel il ajoute, s\u2019il y a lieu, des observations et des conseils appropriés.Quelquefois même juge-t-il à propos d\u2019écrire particulièrement au fabricant ou encore d\u2019avertir l\u2019inspecteur de district dont relève tel fabricant, afin que cet inspecteur puisse remédier aux défauts qui lui sont signalés chez ce fabricant.La classification des oeufs se fait dans une chambre presque noire.Le seul instrument, si l\u2019on peut ainsi dire, qui sert à la classification, c\u2019est une ampoule électrique entièrement recouverte, sauf sur une espace d\u2019environ un pouce de diamètre.Par cet espace s'échappe un jet de lumière vive devant lequel chaque oeuf est place.Grâce à la transparence, ce jet de lumière révèle parfaitement la condition de l\u2019oeuf.C\u2019est cette opération qu\u2019on appelle ordinairement le \u201cmirage des oeufs\u201d.Les oeufs sont d'ordinaire divisés en deux grandes classes; en été : Les oeufs \u2018\u2018strictement frais\u201d et les oeufs \u201cNo 1\u201d.Durant la saison d'hiver l\u2019on fait deux classes d\u2019oeufs frais : Les \u201cgros frais\u201d et les \u201cpetits frais\u201d.La classification des autres produits n'offre pas de caractère spécial.Chacun est examine par un expert et placé dans différentes catégories suivant la qualité.Dans tous les cas, il est envoyé un certificat de classification au producteur avec remarques appropriées.Vente.\u2014 Jusqu'en 1917, la vente du fromage s'était faite à l'enchère publique, mais l\u2019établissement de la Commission d\u2019achat a forcé la Société à discontinuer ce mode de vente.La Société vend donc directement à la Commission.Elle est par consequent en état de payer des prix aussi élevés que n\u2019importe quelle maison de commerce.La Com- 4, Jp Producteur J Consommateur J] mission paie le fromage apres livraison seulement, à bord des navires océaniques et sur présentation du connaissement, accompagné d\u2019une facture, du certificat du peseur public, ete.Mais le beurre continue d\u2019être vendu à l\u2019encan, comme il l'a toujours été depuis que la Coopérative en a commencé le commerce, Les ventes de beurre ont lieu le lundi et le vendrdi.Au jour fixé l\u2019on fait un liste des lots qui ont été classés soit comme \u2018*\u2018pasteurisés\u2019 soit comme No 1, 2, 3.La vente a lieu d'ordinaire dans une salle de l\u2019édifice du Board of Trade de Montréal.Les enchérisseurs ont pour se guider un exemplaire de la liste dont nous venons de parler.Tout enchère doit porter sur la quantité totale offerte dans chaque qualité et l'on ne peut enchérir moins de \u2018ge par livre à la fois.Le plus haut enchérisseur devient adjudicataire.Mais le gérant peut refuser la plus haute cnchère, s'il considère que le prix offert n'est pas suffisant.Les autres produits, oeufs, veandes fraiches et fumées, sucre et sirop d\u2019érable, fèves, miel, laine, peaux, sont vendus de gré à gré, mais toujours suivant leur qualité.Remises.\u2014 Un producteur aime d'ordinaire à recevoir exactement et promptement le prix de ses produits.Nous ne croyons pas qu'il y ait une seule maison de commerce plus expéditive sous ce rapport, que la Coopérative des Fromagers.Car 11 est bien rare que le samedi les remises n'aient pas été faites pour tous les produits reçus durant la semaine.Evidemment il y a quelquefois des retards, surtout cette année où les difficultés de transport sont plus nombreuses que jamms, mais c\u2019est tout à fait hors de son contrôle.IH faut caleuler ce que ces remises repréentent d'ouvrage durant une semaine du mois de juillet par exemple, alors qu'il a été reçu 9,000 boîtes de fromage, 4,000 boîtes de beurre, des centaines de caisses d\u2019ocufs, et des volailles et des veaux, et des animaux de toutes sortes, et des peaux et de la laine, ete.Aussi, de 8 heures A.M.4 6 heures P.M.et quelquefois à la veillée, son personnel! qui est de 15, dans le bureau seulement, est loin d\u2019être inactif, non plus que les nombreuses machines à écrire, à compter, à adresser ,ete\u2026.Dans le seul mois de juillet 1918, elle aura émis des chèques pour $1,300,000, qui ont été envoyés dans toutes les parties de la province.Solvabilite.Cette Société qui reçoit des produits pour une valeur de plusieurs mililons de dollars a-t-elle au moins de quoi faire honneur à ses obligations ?Quelques chiffres rassureront les cultivateurs sur ce point.En référant au rapport du 31 décembre 1917, l\u2019on voit qu\u2019elle avait alurs en profits aceu- mulés et en capital payé à sa disposition une somme de $85,937.81; qu\u2019en tenant compte du capital souscrit mais non encore versé, elle peut compter actuellement sur une somme de $112,666.81 pour faire honneur à ses obligations.Nous ne croyons pas qu\u2019une seule institution agricole de notre province soit en aussi bonne posture au point de vue financier.Et l\u2019état des affaires pour l\u2019année courante permet de dire que cette somme sera augmentée d\u2019un fort montant, à la fin de l'année 1918, même après qu'il aura été pourvu à la distribution d\u2019un dividende à un taux aussi élevé que celui de l\u2019an dernier.Le cultivateur qui confie ses produits à la Coopérative des Fromagers a donc des garanties qu\u2019il n\u2019aurait pas d'autres maisons de commerce.Jean Trudel.FF TEE le CES 6 teem mas oo samo 65 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE M.G.E.Marquis a publié dernièrement à Québec un intéressant volume de souvenirs d\u2019enfance, intitulé \u201cAux Sources Canadiennes\u201d.L'auteur nous a permis de reproduire la pièce suivante pour les lecteurs du \u201cJournal d\u2019Agriculture\u201d.\u201cAux Sources Canadiennes\u201d se vent cinquante sous chez les principaux libraires et chez l\u2019auteur, à l\u2019Hôtel de la Législature.L y a quelque temps, je suis allé passer une I couple de jours à la campagne.C\u2019était vers la mi-octobre.Plus d\u2019épis dorés ni de tiges vertes dans les champs.Mordues par les premières gelées d'automne, des feuilles aux teintes variées jonchaient les allées des jardins et des parterres, Les cultivateurs avaient fini de rentrer leur grain et d\u2019arracher leurs pommes de terre (patates).Et l\u2019on attendait alors la pluie pour amollir le chaume des prairies, afin de commencer les labours d\u2019automne.L\u2019attente ne fut pas longue, car bientôt les cataractes du ciel s\u2019ouvrirent et inondèrent le sol de torrents qui le pénétrèrent et le rendirent propre à recevoir le soc de la charrue.* * * Il n\u2019était pas plus de sept heures du matin\u2014et la brume enveloppait encore toutes choses à l\u2019exté- rieur\u2014quand je vis monter notre voisin, Baptiste, à la suite de tout l\u2019attirail du laboureur: les grands boeufs roux, Cadé et Pigeon, la charrue traînée sur le flanc et.le toucheux obligato.Le harnachement des bêtes de somme est très simple pour labourer: un joug de bois retenu en place par un carcan qui encercle le cou, des traits de fer reliant le joug aux palonniers, et une bride avec \u201ccordeau de ficelle\u201d servant à conduire les boeufs.Je me hâtai de sortir pour aller bonjourer notre matinal et vaillant voisin.\u2014Tu commences tes labours, Bantiste ?\u2014Je vais essayer.Après la pluie battante qu\u2019on a eue depuis une couple de jours, j'ai bon espoir que la couenne va être assez humectée pour faire de la bonne ouvrage.\u2014Où vas-tu piquer ce matin ?\u2014Dans lapleurie d\u2019en haut, au sud de la suquer- rie.Ca fait cinq ans cet automne qu\u2019elle n\u2019a pas été levée, il est ben temps de lui faire donner une petite récorte de grains, le printemps qui vient.D'autant plus qu\u2019elle commence à prendre en teigne et en bouquets.\u2014DMais, dis donc, Baptiste, pourquoi ne te sers-tu pas de tes chevaux ?Ca irait plus vite.\u2014Ben, ça dépend du terrain a labourer.Au reste, c\u2019est ce que je fais, le printemps, pour le friche ou le chaume de grain; mais dans la pleurie, surtout quand le sol est un peu rocheux, comme dans la pièce de l\u2019arsource où je vas commencer betôt, vivent les boeufs pour virer un bon labour ! D\u2019un autre côté, mes jouaux ont besoin d\u2019arpos.Ils n\u2019ont pas arrêté une miette de l\u2019été, car, tu sais, à part les travaux sur la terre, il y a les voyages de ville, et encore ben du cabotage au village, au moulin, qu\u2019il faut faire avec.tandis que les boeufs, eux autres, ont fait de la vagnole tout l\u2019été.C\u2019est à leur tour, astheur, de gagner leur foin quotidien.Cadé ! Pigeon ! Et les grands boeufs roux de se mettre en marche, en pressant le pas, sous l\u2019aiguillon du petit Baptiste.* #* +* Pendant que l'attelage s\u2019éloigne, je contemple ce tableau champêtre, et j'y vois des emblèmes de force, de travail et de foi.En plein air, dans une atmosphère un peu grise, il est vrai, un fermier et son fils, robustes tous deux, respiraient l\u2019ozone à pleins poumons, s\u2019en vont ouvrir le sillon destiné à recevoir la semence future.Les ruminants eux-mêmes sont pleins d\u2019endurance, et leurs formes trapues, leur large encolure, leur démarche paisible et ferme annoncent encore la vigueur.À peine sa récolte est-elle engrangée que Baptiste s'ennuie: il a hâte de commencer les guérets qui recevront dans leur sein, le printemps suivant, le (ss Labour d'Automne froment destiné à nourrir sa famille, et les autres céréales pour le bétail.La vie du cultivateur est une vie active, et cette activité se manifeste par des travaux où l\u2019intelligence, autant que les bras, doit coopérer, afin d\u2019assurer des résultats satisfaisants, car l\u2019agriculture est devenue une science dont il faut respecter les lois.L\u2019artisan des villes, au contraire, ne compte que sur son patron pour retirer un salaire lui permettant de faire vivres les siens.De même aussi, le commerçant, l'industriel, le fonctionnaire, le professionnel, tous doivent s\u2019appuyer sur l\u2019homme des champs pour gagner leur pain.Aucun de ceux-ci, à la rigueur, n\u2019est absolument nécessaire à la vie du peuple, tandis que le cultivateur, lui, nourrit le genre humain.Il n\u2019y a qu\u2019un être en qui il met tout son espoir.Et cet être, c\u2019est Dieu lui-même qui fait germer, croître et mürir les blés et autres produits de la terre.C\u2019est donc en la Providence seule que le cultivateur met toute sa confiance et toute sa foi.Le métier de travailleur du sol est rude, j'en conviens, mais il a certes ses consolations et surtout ees garanties.La terre, pourvu qu\u2019on lui prête, rend toujours au centuple.Le cultivateur peut dire avec fierté: \u2018Voici mon bien: ma maison, mes bâtiments, mon roulant\u201d.Quand il lui plait de se reposer une journée, pas besoin de demander la permission à qui que ce soit; et, pendant son absence, ses champs continuent à pousser, ses vaches à donner du lait et ses poules à pondre.L\u2019ouvrier urbain, lui, n\u2019a qu\u2019un étroit loyer pour tout partage, et s\u2019il chôme une journée, le samedi suivant, l\u2019enveloppe de paye est plus mince que d'habitude.Et quand la maladie s\u2019attache au foyer, cest presque toujours la misère qu\u2019elle amène avec elle, Pendant longtemps\u2014aussi longtemps que je vis monter Baptiste, son fils et les grands boeufs\u2014je suivis du regard ce spectacle qui me rappelait que, vingt ans auparavant, j'avais dû abandonner la terre devenue trop petite pour la maisonnée afin d\u2019aller étudier, chercher un gagne-pain ailleurs.Comme notre voisin, j'avais, moi aussi, autrefois, tenus les mancherons de la charrue, après avoir exercé au préalable, pendant pas moins de quatre à cinq ans, le métier de toucheux.À cette époque- là, les charrues anglaises commençaient à se répandre.Chez nous, mon père avait conservé l\u2019ancienne charrue à rouelles jusqu\u2019au jour où je fus assez grand pour le remplacer dans le sillon; alors, nous fimes l\u2019acquisition d\u2019une magnifique charrue à versoir d\u2019acier et, avec quel orgueil, le jarret tendu et le bras nerveux, je conduisais le nouvel instrument, pendant que mon père, prématurément miné par le travail et devenu caduc, s'était remis à toucher\u2026\u2026 * + * Quelques temps après l\u2019Angélus du midi, à l\u2019heure du dîner, je vis poindre l\u2019attelage de Baptiste, au sortir de la sucrerie.J\u2019allai le rencontrer pour m\u2019informer du travail de l\u2019avant-midi.\u2014Et puis, Baptiste, la terre est-elle bonne ?\u2014Ca pourrait être mieux; mais, dans tous les cas, ça ne va pas trop mal.On a labouré cinq planches.C\u2019est peu, si tu veux, mais il faut ben leu donner une petite chance, les boeufs.C\u2019est leur première journée et je voudrais pas leu fouler les épaules, ni les maganer.Et pendant qu\u2019il parle, Baptiste caresse tendrement ses fidèles compagnons de travail et tâte les chairs sous le carcan du joug, pour voir s\u2019il n'y a pas de sensible.Les boeufs sont couverts de buée, à cause de la chaleur qui se dégage de leur corps et de l\u2019atmosphère froide, humide et sans soleil de ce jour d\u2019automne.L'air morne, la tête baissée, clignant paresseusement de lourdes paupières, immobiles sur leurs courtes jambes, les quadrupèdes ruminent paisiblement, tandis qu\u2019un liquide blanchâtre et limoneux se dégage de leurs bouches, comme de la laine aux mains d\u2019une fileuse.\u2014Cadé ! Pigeon ! Ourche ! Et les fines bêtes de se remettre en marche, sous ce commandement du maître, pour aller manger un botteau de foin bien mérité.ge 66 G.Marquis, Quelques questions Pourquoi garde-t-on des vaches ?Est-ce simplement pour consimmer les récolt- que l\u2019on fait produire à la terre ?Est-ce pour obtenir le fumier nécessaire à culture ?Est-ce pour occuper les engagés ?N'est-ce pas plutôt pour produire de bon lait ?Pour rendre service à l\u2019homme en convertissau.les aliments qu\u2019il ne peut consomme rsous leu forme présente en nourriture substantielle et app tissante ?Mais la vache que l\u2019on garde dans ce but donn.t-elle un profit ?Ne gagneriez-vous pas à vendre vos fourrage- au lieu de les donner à des vaches qui font sen: blant de les employer avantageusement ?Etes-vous sûr que chacune de vos vaches vou fait payer son lait moins cher par 100 livres qu la fabrique ne vous le paye à vous ?Etes-vous sûr que le lait ou le gras de chaqu vache de votre troupeau laisse un profit sur \u2019 coût de la nourriture consommée ?Le savez-vous, en êtes-vous bten sûr ou le pe sez-vous seulement ?Dans le cas contarire, com ment allez-vous vous faire payer votre travail ?Contrôlez-vous le rendement de vos vaches, pou vous assurer de ces choses, ou vous contentez-vou de garder quelques mauvaises vaches et de li traiter de la vieille façon.Plusieurs propriétaires qui ne retiraient qu- 3,500 livres de lait et 133 livres de gras par vach obtiennent maintenant 4,900 livres de lait et 18 livres de gras depuis qu\u2019ils ont commencé à pre: dre des relevés.C\u2019est là une augmentation de plus de 40 p.e.N seriez-vous pas heureux d\u2019en obtenir une esmbl: ble ?Alors contrôlez le rendement de vos vache- c\u2019est-à-dire pesez régulièrement le lait et faite doser la matière grasse.Labour pour les sols destinés a la culture du taba.Le résultat des expériences et des essais qui on été faits en ces derniéres années, nous portent croire que les planteurs de tabac auraient avant: ge à labourer et à fumer leur terre en automn plus généralement qu\u2019ils n\u2019ont coutume de le fair: au Canada.Ceci s\u2019applique tout spécialement à la provinc- de Québec, où l\u2019on n\u2019a guère le temps de bien pre parer et de fumer les terres entre Ja fin de l\u2019hive et l\u2019époque de la transplantation; on a plus d loisirs, en général, au commencement de l\u2019automn« et le fumier que l\u2019on applique a ce moment à | temps de pourrir et de bien se mélanger au sol.Le labour d\u2019automne est un des moyens les plu efficaces de combattre les insectes qui s\u2019attaquen au tabac, et spécialement le ver gris.Quelques pro ducteurs de l\u2019Ontario n\u2019aiment pas à labourer e: automne sous prétexte qu\u2019il faut labourer un deuxième fois le printemps suivant et que c\u2019est un: dépense inutile.coût dx deuxième labour au printemps n\u2019est qu: très peu de chose si on le compare aux dégâts que peut causer une invasion de vers gris.Des expériences soigneusement conduites à Ia station de Harrow en ces trois dernières année- ont démontr- définitivement que le labour d'au tomne est avantageux de toutes façons, Les parcelles qui avaient été labourées en automne ont toujours conservé leur humidité plu- longtemps et ont donné des récoltes plus forte: que celles qui avaient été fumées et labourées au printemps.Il en était ainsi même sur les sol d\u2019une nature assez sablonneuse et l'on a constat qu\u2019il est très facile au printemps de mettre ce sols sablonneux, qui avaient été labourés en au tomne, en état d\u2019être plantés; il suffit d\u2019un dis quage énergique.Le labour d'automne des sols qui doivent êtr- plantés en tabac est donc recommandé pour le: raisons suivantes: Meilleure utilisation du fumier destruction plus complète des mauvaises herbes\u2014 moyen le moins coûteux de combattre leg insecte nuisibles au tabac, Mais il faut considérer que lv no foot, n Cette V t'rmation de cheva services, tion ou le dans les vi tinées a le les altérat mière co rutrition lui conser sans laque Pied no devra être ou recevo dont le sc auçune Co nee, laisse piusieurs travail ou Si usu; sera ne ripe, en ] La moindi vent la cat Sees que ou du jeur ter les ef pied asse: c'est surtc rant hive du pied d m.nt norr Dans to Vieux, qu\u2019 oil non, or lavant sos litères.| pied \u2014 ne nuit sèche aux bains me nous a Pied fer q.ée et di sabot récl: assurer so les plus ex réclament soins.Si les p in corne \u2026 s¢ contrac ~~ cors \u2014 serrement Mans ce ct de trait mes, afin Matin e m.nutes, tède de f duins et le la corne, i effet, il 1 puis les g1 graisse de tionnée d\u2019 de ia glyc Sete, quinz Pour Se servir lieu de ch cutttttet AN olt 7 ssal.leu age: sen: vou.aqu Ir per con pou Vou > du qu: ach rer LN abl: thes aite rnc: hive s d mne plu pen pro rel une une le que que Ah la née: au au- lute: sol: Lat: ce au dis ptr Le pied du cheval et les soins a lui donner.E pied du cheval et les soins à lui donner constituent une étude des plus importantes à cause des nombreuses maladies dont cette ré- \u201cion peut être le siège.à cause aussi des services nombreux et variés que l\u2019on demande aujourd\u2019hui au cheval; services qui deviennent de plus en plus nombreux et durs dans nos campagnes.Les anciens hippiatres exprimaient cette importance par l'avhorisme suivant \u201cpas de pied, pas de cheval\u201d; no foot, no horse\u201d.Cette vérité trouve tous les jours sa triste con- trmation dans la ruine prématurée de bon nombre de chevaux réduits à l'impuissance de rendre leurs services, parce qu\u2019ils pêchent par leurs pieds.Toutes les qualités d\u2019un cheval sont, en effet, considérablement amoindries, et peuvent même être «ntièrement annulées par la mauvaise conformation ou les altérations accidentelles de ces organes «ssentiels, Les pieds doivent être l\u2019objet de soins assidus ayant pour but de leur conserver leur intégrité, «ur propriété physiques et mécaniques.Les anciens avaient reconnu la nécessité de ces -oins à donner aw sabot dui cheval, et on retrouve dans les vieux auteurs des formules compliquées destinées à la conservation de la corne.Pour prévenir les altérations auxquelles le sabot est sujet, la première condition à remplir est de 1ui assurer une rutrition régulière par un exercice régulier, et de lui conserver la souplesse de ses tissus, l\u2019élasticité suns laquelle le jeu de ses organes serait entravé.Pied non ferré \u2014Si le cheval ne travaille pas, ii levra être mis au paturage, si la saison le permet, ou recevoir un exercice régulier sur un parcours dont le sol est meuble.I ne faut jamais, pour aucune considération et en aucune saison de l\u2019an- nee, laisser les chevaux, jeunes ou vieux, pendant piusieurs jours ou même plusieurs semaines sans travail ou exercice.Si l\u2019usure du sabot ne se fait pas régulièrement, ii sera nécessaire d\u2019y suppléer au moyen de la rüpe, en mettant le pied parfaitement d\u2019aplomb.La moindre négligence à cet endroit est très souvent la cause des déformations plus ou moins aceu- secs que l\u2019on constate dans le sabot du poulain ou du jeune cheval.Il est de toute nécessité d\u2019imiter les effets de l\u2019usure naturelle, en parant le pied assez souvent ct toujours d\u2019aplomb; mais c'est surtout quand le poulain est à l'écurie, du- runt l\u2019hiver, que l\u2019exercice régulier et la parure du pied deviennent indispensables au développement normal de celui-ci.Dans tous les cas, que le cheval soit jeune ou v.eux, qu\u2019il soit ferré ou non ferré, qu\u2019il travaille ou non, on aura soin de tenir le sabot propre en le lavant souvent et en veillant à la propreté des litiéres.Il faut éviter que la fourchette \u2014 petit pied \u2014 ne s\u2019altère et s\u2019atrophie.Si la corne deve- nuit sèche et cassante, il faudrait avoir recours aux bains et cataplasmes, suivis de graissage, comme nous allons Île voir pour le pied ferré.Pied ferré.\u2014 En dehors de la ferrure bien appli- .ée et de l\u2019execice nécessaires à sa nutrition, le subot réclame encore des soins indispensables pour assurer son intégrité.Les pieds de devant étant les plus exposés aux déformations et aux maladies, réclament tout particulièrement l'attention et les Suns.Si les pieds sont encore bons, mals mal soignés, ln corne devient sèche, diure, cassante; le sabot se contracte en talons et devient sujet aux beimes - cors \u2014, à l\u2019encastelure, communément appelée serrement de cotrne, et autres maladies du pied.Dans ces cas, il importe d\u2019agir immédiatement ¢i de traiter les pieds par les bains et les cataplasmes, afin de rendre au sabot sa souplesse.Matin et soir, donner un bain d\u2019eau tiède de 3U m.nutes.Après le bain, mettre un cataplasme tède de farine de lin à chaque pied.Quand les dains et les cataplasmes ont suffisamment ramolli la corne, il faut l\u2019empêcher de se dessécher.À cet effet, il faut laver les pieds, les laisser sécher, puis les graisser avec une brosse molle chargée de graisse de cheval ou d'huile de pred de boeuf additionnée d\u2019un quart de goudron végétal; ou, avec d \u2018a glycerine créosotée: glycerine, un once, creo- sute, quinze gouttes.Pour améliorer les pieds défectueux, on doit se servir des mêmes moyens; mais il y a souvent lieu de chercher à activer la prousse de la corne, LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE à épaissir la paroi, à élargir les talons, sans arrêter le travail, Dans ce but, on fait des frictions journalières, au-dessus du sabot, avec de l'huile légèrement cantharidée.En dehors des soins partieu- liers à donner au sabot, il importe que la ferrure soit entretenue en bon état., La ferrure même la meilleure n\u2019étant pas sans inconvénients, un des meilleurs soins à donner aux pieds est de les déferrer dès que le fer n'est plus indispensable \u2014 c'est-à-dire pendant que les chevaux sont ar repos ou malades pour quelque temps.Rappelons encore que les lavages du sabot ne doivent pas être faits à l\u2019eau chaude, au savon et avec une brosse dure, ce qui aurait pour effet de détruire le verni périoplique ou couche externe de la corne, dont la fonction est de protéger le sabot en prevenant sa dissécration.Le graissage ne doit pas être fait avec un onguent ou une graisse acides.Consultation J'ai une jument qui s\u2019est blessée à la patte droite de derrière, à pen près trois pouces au-dessus du jarret; elle ne boite pas, mais l\u2019enflure ne vent pas disparatitre.Que faire ?Réponse : \u2014 Appliquez deux fois par jour la teinture d\u2019iode jusqu\u2019à ce qu\u2019il se produise des gales, cessez pour quelques jours, pour recommencer jusqu\u2019à ce l\u2019enflure soit disparue.J'aiune vache qui depuis l\u2019an dernier à un trayon malade qui ne donne plus du tout de lait; elle est vélée depuis deux semaines; je la trais avec une sonde, mais cela lui fait mal, car elle a, au milieu du trayon, une bosse grosse comme une jève, \u2014 Cela peut-i! se guérir ct quel traitement me con- seillez-vous 272 Réponse :\u2014Injectez dans le trayon malade une foi spar jour pendant trois ou quatre jours l\u2019acide borique, 4 parties dans 100 parties d\u2019eau bouillie; vous pouvez injecter deux onces chaque fois, en ayant soin de faire la traite avec ces injections.Dr.Duchène, M.V.La fatigue du sol E même que l'homme finit par se fatiguer de faire toujours la même chose et a besoin de varier de temps en temps l\u2019objet de son activité, sous peine d\u2019éprouver une sorte de lassitude et d'ennui qui peut le rendre incapable de remplir convenablement sa tâche, il est un fait constate dans la pratique, depuis un temps immémorial, que le sol, même de très bonne qualité, finit par se tanner de fournir toujours les mêmes récoltes; les rendements diminuent progressivement et le seul moyen de rétablir la capacité productrice normale pour une culture donnée, c\u2019est de l\u2019interrompre pendant une ou plusieurs années ou de la remplacer pendant ce temps par une autre culture.Ce phénomène bien connu de tous les agriculteurs a été désigné sous le nom de \u201cFatigue du sol\u201d.Magré la constatation générale, les causes exactes du fait sont encore bien obscures et font depuis quelques années l\u2019objet de nombreuses recherches et discussions de la part des savants de l\u2019ancien et du nouveau monde.Causes de la fatigue du sol.L'hypothèse la plus généralement avancée depuis longtemps pour expliquer la mauvaise volonté que met une terre à porter toujours la même culture est la suivante: Chaque espèce (le plante, pour former sa subsistance, a un besoin prépondérant de tel ou tel élément minéral du sol.Par exemple, l\u2019une sera surtout avide d'acide phosphorique, tandis que l\u2019autre exigera la potasse comme élément dominant.Ceci étant, il parait assez naturel que des récoltes ininterrompues d'une plante, exigeante surtout en acide phosphorique par exemple, finiront par épuiser la terre en cet élément.sinon d une facon absolue, du moins pour la proportion qu'elle peut céder immédiatement, c\u2019est-à-dire l\u2019acide phos- horique directement assimilable par les racines.interruption de culture par une jachère ou l\u2019alternance avec une autre, moins exigeante en acide phosphorique, permettrait donc au sol de se reposer, de réformer dans sa masse une nouvelle provision de l'élément précité, à l\u2019état assimilabie.67 Une deuxième raison qui rend plausible la nécessité d\u2019alterner les cultures pour conserver les rendements, c\u2019est la différence dans le mode d\u2019enracinement des plantes.On sait qu\u2019il est des cultures à enraciment superficiel, telles que les céréales, etc., qui ne puisent leur nourriture que dans la couche supérieure relativement peu épaisse du sol arable; tandis que d'autres, parmi lesquelles nous citerons le trèfle, la luzerne, \u2018es plantes racines envoient leurs radicelles à une profondeur de plusieurs pieds.Il est clair que les premières appauvrissent la partie superficielle du terrain, en éléments minéraux nutritifs; aussi on maintiendra un équilibre en les rempiacant, au bout de unc ou plusieurs années, par une plante de la deuxième catégorie.Cel- les-ei enverront leurs racines fouiller les zônes profondes du sol qui n'ont guère été entamées par la cu:ture précédente et renferment un stock d\u2019éléments de fertilité, suffisant pour leur développement normal.Mais s'il est des cas, dûmeut constates, où la fatigue du sol doit être attribuée à un appauvrissement absolu d'un des éléments sssentiels ; tel, le manque d'acide phosphorique et plus rarement le manque de potase dans la culture du trèfle ; ou Lien encore d'autres pour lesquels la deuxième rai- sun invoquée entre en jeu ; il en est d\u2019autres cependant, où ce facteur ne saurait entrer en ligne de compte, nous dit André dans son traité en chimie du soi.D'autre part, il existe des plantes qui peuvent revenir presque indéfiniment sur le même sol sans que leur prospérité en soit sensiblement affectée; la chose a été démontrée notamment par les fameuses experiences de Lawes et Gilbert sur la culture du ble a Rothamsted.11 y a a cette ferme expérimentale des parcelles qui sont ensemencées en blé depuis plus de soixante ans, et cette céréale continue à bien venir.Aussi ces constatations déroutantes ont invité à chercher d'autres causes au phénomène de la fatigue du sol.On a songé instamment que l\u2019infertibi- lité d\u2019une terre pouvait être imputable, dans beaucoup de cas, à une intoxication du milieu.Mais quelle serait l\u2019origine des Poisons qui s'ac- cumuient ainsi dans le sol de façon à entraver les cultures qui l'occupent pendant une période prolongée.C\u2019est le probleme que beaucoup d'agronomes américains, tels que Milton Whitney, Schreiner, et en général les chimistes du \u201cBureau of Soils\u201d de Washington, ont taché de résoudre depuis quelques années.Suivant les uns, ces poisons seraient sécrétés Par le végétal jui-méme, d'autres attribuent la diffusion de ces substances toxiques à des microbes qui se développent sur les débris organiques du sol.Les chimistes américains ont isolé des sols infertiles, plusieurs substances très complexes qui constituent des poisons entravant la bonne végétation des récoltes.Is ont mème accordé une importance si grande à ces matières toxiques du sol, jusqu\u2019à prétendre que ie bon effet obtenu par l'application d\u2019engrais -alins (engrais chimiques) serait da surtout a la neutralisation \u2018-destruction) de ces poisons, La nature et l\u2019origine de ces poisons ont fait l\u2019objet de nombreuses controverses, notamment entre les chimistes du \u201cBureau des Sols\" et le Dr Hall, directeur de la célèbre Station expérimentale de Ro- thamsted tAngleterre).Conclusion: Quoiqu'on ne soit pas encore bien fixé sur toutes les causes qui peuvent intervenir dans \u2018e phénomène de la fatigue du sol; surtout en ve qui concerne le degré d'importance et le mode de formation des toxines dans le sol, un fait est certain, c'est que parmi les nombreux avantages qui auraient incité toux les cultivateurs à suivre une rotation régulière, celui de combattre et d'éviter cette fatigue du sol est certainement un des Principaux.H, M.Nagant, Professeur d'agriculture.pI SED LIES PER a CE ë + 4 A a , \u2018oe te = 5 } 2m je a ; | Le >, Pr - ° À ; é és, Ve ot + ; A a A t= 25 250 wo Sd ¥ HD.ARCHES LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE Extrait de LA PATRIE du 14 septembre, 1918 ETUDE SUR LES Placements Municipaux PAR M.J.F.BOULAIS PRESIDENT DE LA MAISON Versailles, Vidricaire, Boulais, Ltée.Nous avons la bonne fortune de publier ci-après un article financier sur lequel nous croyons devoir attirer l\u2019attention du lecteur.Il est dû à la plume avertie de M.J.-F.Boulais, président de la Maison Versailles, Vidricaire, Boulais, Ltée, dont le prestige sur la place de Montréal est incontesté.Cette maison de banque, ainsi que chacun le sait, s\u2019est spécialisée dans le placement des emprunts de gouvernement, des obligations municipales et scolaires.Son président, cela va de soi, occupe dans le monde financier une situation particulièrement en vue.La connaissance théorique et pratique à la fois qu\u2019il possède du sujet qu\u2019il traite donne à son article la valeur d\u2019un enseignement.M.Boulais, en outre qu\u2019il appartient à la banque par ses fonctions actuelles, est indissolublement lié de par les études qu\u2019il fit autrefois, à cette profession des notaires que nos lecteurs tiennent, avec juste raison, en si haute et si grande estime.Telles sont, à peine esquissées, quelques unes des raisons qui nous font donner au lecteur le conseil de lire, puis de relire et de méditer ensuite, les lignes qui suivent :\u2014 Monsieur le directeur, Je cède avec plaisir à votre aimable invitation, d\u2019écrire pour votre journal quelques considérations sur le commerce d'obligations provinciales, municipales et scolaires qui se fait actuellement dans la province de Québec; et afin que cet article ne soit pas trop long pour le cadre que vous m'avez tracé, malgré l\u2019ampleur des sujets à traiter, permettez-moi d\u2019abord d\u2019en classifier les différents aspects comme suit: A.\u2014L\u2019origine et les raisons de la vulgarisation de ce commerce.B.\u2014La valeur de la marchandise qui en fait l\u2019objet.C.\u2014Quels sont ceux qui doivent placer leur argent sur ces obligations?D.\u2014Enfin, quels sont les principaux intermédiaires naturels, dans la province de Québec, pour ce genre de commerce.À la première question je répondrai d\u2019abord que ce genre d'obligations existe ici depuis l\u2019origine du pays; en effet, dès l\u2019organisation législative de ce dernier, nos g uvernants se sont octroyés les pouvoirs de taxer leurs administrés, et de faire des emprunts remboursables à longs termes ou, par annuité, afin 1°.de payer les frais d\u2019administration, et 2°.le coût des travaux publics nécessaires à son développement.Ces pouvoirs que nos législateurs avaient d\u2019abord créés pour les fins susdites, ont été ensuite transmis aux corporations municipales, scolaires et autres, avec certaines règles et restrictions que nous trouvons dans le Code Municipal le code d\u2019Instruction Publique, et les différentes chartes des cites et villes.Comme on le voit, ce commerce n\u2019est pas nouveau; seulement, à cause de la garantie indiscutable des valeurs qui en font l\u2019objet, et de leur grande supériorité sur toutes les autres formes de prèts,\u2014tel qu\u2019on le verra plus loin,\u2014il se faisait d\u2019habitude avec un taux d\u2019intérét bien inférieur à celui qu\u2019il comporte depuis le commencement de la guerre; et partant, n\u2019était attrayant qu\u2019aux grandes compagnies de prêts et aux gros capitalistes des pays étrangers, qui recherchent avant tout la sécurité dans leurs placements, tandis que nos épargnistes locaux préféraient pour leurs économies, un rendement plus élevé.Au reste, ces obligations ne s\u2019émettaient dans le temps, qu\u2019en coupures de $1,000.et pour un terme rarement plus court que 30 ou 40 ans; ce qui fait qu\u2019elles étaient pratiquement inacccessibles aux petites bourses et aux préteurs d\u2019occasion.Mais depuis l\u2019entrée en guerre, de tous les pays qui nous fournissaient d'habitude cette haute finance, nous avons été laissés à nos propres ressources; et non seulement nous avons été obligés de subvenir à nos emprunts nécessaires au paiement des travaux courants, mais aussi, il nous a fallu trouver ici les fonds requis pour le remboursement des emprunts faits à l\u2019étranger auparavant, et échus depuis le commencement de la guerre.Voilà pourquoi nous entendons souvent dire dans la rue que ce commerce a pris une expansion exagérée, que nos municipalités s\u2019endettent inconsidérément.Non, non, nos municipalités canadiennes n\u2019ont jamais été plus prospères qu\u2019elles le sont maintenant, et les mêmes oprérations financières se faisaient dans le passé comme au- jourd\u2019hui; seulement, les administrateurs d\u2019alors seuls en avaient connaissance.Quant à la diffusion de ce commerce ici, elle dépend simplement du fait, que les municipalités ne pouvant plus emprunter en pays étranger, ont, à la suggestion des courtiers en dében- tures (les maisons canadiennes françaises surtout) manoeuvré de manière à intéresser les capitalistes locaux, 1°.en élevant le taux d\u2019intérêt de 4% à 6%, 2°.en imprimant leurs obligations maintenant en coupures de $100, $500 et $1,000 chacune (en français la plupart du temps), 3°.enfin, en en raccourcissant le terme à cinq ou dix ans!.Voilà pour le premier aspect.Pour ce qui est de la valeur des obligations plus haut mentionnées, elle est facile à établir, puisque les lois qui les régissent permettent aux administrateurs, pour le remboursement d\u2019icelles, d\u2019affecter par privilège, et avec priorité absolue sur toutes les hypothèques et charves ordinaires, toutes les propriétés d\u2019une province si ce sont des débentures provinciales, toutes les propriétés d\u2019une c:té ou d\u2019une ville, si ce sont des obligations municipales, et enfin, toutes les propriétés d\u2019une paroisse, si ce sont des bons paroissiaux;\u2014au reste, nos gouvernants éclairés ont depuis longtemps compris la valeur de ces obligations puisqu\u2019ils conseillent, par un statut, aux administrateurs des fortunes d\u2019autrui,\u2014tels les curateurs aux interdits et les tuteurs aux enfants mineurs,\u2014d\u2019y placer l'argent de leur pupilles.De plus, les corporations plus haut mentionnées ne peuvent s\u2019endetter par débentures sans procéder de la manière suivante: (a) passer un règlement voté par la majorité du conseil; (b) faire approuver ce règlement par la majorité des contribuables en nombre et en valeur; (c) obtenir la sanction du lieutenant gouverneur en Conseil avec en plus, \u2014 pendant la guerre\u2014l\u2019autorisation du Ministre des Finances du Canada; (d) faire parapher leurs débentures, dans la pluspart des cas, par le ministère des municipalités nouvellement créé à Québec.Et en outre de toutes ces précautions, une municipalité ne peut généralement emprunter pour plus que dix ou vingt pour cent de son évaluation totale; et toutes les propriétés situées en ses limites (même celles non imposables) sont affectées comme dit plus haut, au paiement de ses obligations; d\u2019où il suit, que ce genre de placement dans presque tous les cas,\u2014est indiscutablement le meilleur qu\u2019il puisse se faire.Troisième aspect de la question: Quels sont ceux maintenant qui doivent placer leur argent sur ces valeurs?\u2014Je m\u2019empresse de répondre immédiatement: Tous ceux qui en ont à l\u2019épargne ou en disponibilité chez eux; en petites ou grosses sommes.Les grosses sommes d\u2019abord, parce que la guerre ayant complètement arrêté le mouvement immobilier, il s\u2019ensuit que les prêts sur hypothèques ne sont presque plus en demande.Quant aux petits épargnistes, ils ne peuvent trouver placement plus rémunérateur et plus facile à faire; étant donné que toutes les obligations municipales se vendent maintenant en coupures de $100 et plus, avec un taux de rapport de 6 p.c.Il n\u2019y a donc plus de raison pour nos compatriotes de laisser leurs épargnes improductives ou à 3 p.c.quand ils peuvent les placer à 6 p.c.sur des valeurs presqu\u2019aussi faciles à négocier, qu\u2019un dépôt dans les caisses d\u2019épargne.Avec cela que l'argent ainsi placé sera absolument à l\u2019abri de toutes tentations de luxe ou de spéculation et contribuera considérablement à augmenter la richesse nationale.À l'oeuvre donc! Et ne perdons plus une minute.Enfin, dernière question: Quels sont les meilleurs intermédiaires dans la province de Québec pour faire ce genre de commerce?\u2014Je vous avoue que je suis plus mal à l\u2019aise pour répondre À cette question que je ne lai été pour répondre aux trois autres, M.JOSEPH FELIX BOULAIS.un bangui r, financier et philanthrope en vue chez .s compatriotes canandiens-français.La raison en est cependant bien si - ple; et je m\u2019empresse de vous la do .- ner:\u2014 C\u2019est que j\u2019appartiens mo: même aux deux profesions que je va:: vous recommander; la première ( t la meilleure à cause de sa plus gran:e expérience) c\u2019est la profession «ie Banquier, c\u2019est-à-dire, les courtiers :n débentures,\u2014ceux surtout qui appartiennent à l\u2019association des Banquie: en débentures\u2014à cause de leur fur- mation spéciale, de la responsabili' © qu\u2019ils encourent, et de leur qua solidarité.Nos meilleurs collaborateurs e\u2019 suite, ce sont les notaires: et je su: d\u2019autant plus à l\u2019aise pour vous dir pourquoi, qu\u2019il y a plus longtemps qu.je leur ai prouvé la confiance qu J'avais en eux.En effet, depu vingt ans que je suis banquier, je n\u2019 .jamais cessé de leur témoigner r reconnaissance pour l\u2019appui sincè et scrupuleusement honnête qu\u2019i m\u2019ont toujours donné chaque fois qu requis.Oui, ce sont les intermédiaires 1: plus naturels, à cause de leur entra- nement légal et commercial; les plu faciles à atteindre, vu leur distribv tion dans tous les coins de la provinc« et enfin, les plus sûrs, à cause de ! haute position qu\u2018ils occupent dans ! société et de leur résidence perm: nente dans chacune de leur circon: cription; car il suffirait à un notair de faire une seule transaction dou teuse dans une paroisse pour lui fair perdre à jamais la confiance de se clients.Et ces précautions dans le choix d l\u2019intermédiaire sont, à mon avis, d\u2019au tant plus nécessaires, qu\u2019il y a dans c: commerce, comme je vous le disai.plus haut, des valeurs très bonnes.d\u2019autres un peu moins bonnes, et enfin de la marchandise douteuse.Au reste, ce commerce essentielle ment de haute et saine finance, n sera prospère et permanent dans l: province de Québec, qu\u2019en autant qu\u2019il ne nuira à aucun autre légitimement établi et nécessaire au développement normal du pays; or, en canalisant l'épargne de nos compatriotes chez le notaire, l\u2019agent naturel.\u2019après l\u2019ensemble de nos lois, entre le prêteur et l\u2019emprunteur, nous mettrons ce fonctionnaire public en position de pouvoir satisfaire aux besoins locaux d\u2019abord, et mettre ensuite le reste, au fur et à mesure qu\u2019il est produit, à l'abri des solici- teurs air bulants, et des monteurs de schemes, tout en faisant produire à I\u2019é~argne un maximum de rendement.Je ne saurais donc trop vous recommander d\u2019étre prudent dans le choix de ceux à qui vous apportez votre confiance et votre patronage.Monsieur le Rédacteur, je vous demande pardon d\u2019avoir été aussi long; mais c\u2019est votre faute, le sujet que vous m\u2019avez donné était trop important pour que je puisse le traiter en quelques lignes et à la légère.Bien à vous, J.F.BOULAIS.O (\u2018ouver et Arti Pl \u2014masetr La voi Nouve A) Ne renfe vre « cara d'un Voye série salle vend res une Chevrole LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE VOULEZ-VOUS EPARGNER DE 20 A 257; SUR VOS ACHATS ?TR: | Procurez - vous le catalogue illustré, avec prix, de 7 * , \u2019 f La (IDaison d'Epargne Enregistrée / : Envoyé GRATIS sur demande \u201c DU MANUFACTURIER AU CONSOMMATEUR \u201d 5 \u201cECONOMISEZ LE PROFIT DES INTERMEDIAIRES \u201d Nous n\u2019avons pas d\u2019agents solliciteurs, ni d\u2019intermédiaires, c\u2019est pourquoi nous pouvons vous vendre nos marchandises de 20 à 25\u2018o meilleur marché que n\u2019importe quelle autre Maison.; Occasions Exceptionnelles Pour les CULTIVATEURS et les PRO- PRIETAIRES d\u2019AUTOMOBILES NOUS PAYONS LES FRAIS DE TRANSPORT SUR LES COMMANDES DE $10.00 ET PLUS j Grand assortiment de Harnais, Parties de Harnais, Articles en Cuir et Imperméables, Accessoires à l\u2019usage de la Ferme, ; C'ouvertes et Remèdes pour Chevaux, Vernis et Savon pour Harnais, Graisse et Huile pour Essieux, Robes en Fourrures, Malles, Valises \u2014 à et Articles de Voyage, Gants, Mitaines, Tondeuses, Carillons, Grelots, Ete.PNEUS ET ACCESSOIRES D\u2019AUTOMOBILES Nos Marchandises sont GARANTIES de Qualité Supérieure.Nous échangeons les marchandises ne donnant pas satisfaction.à.M La \u2018Maison d'Epargne ÆEnregistrée, = = 382 Rue Notre-Dame Quest, Montréal, Qué.nqui-r, lez 8 BOITE POSTALE 2010.me.eva 7 Remplissez et retournez ran.le présent COUPON, et vous La {Raison d'Epargne Envegisivee n ie recevrez notre catalogue il- .pars lustré sans qu\u2019il ne vous en Montréal, Qué.pp = MESSIEURS quies coûte un sou.pr >» re fo ; A \u201cane in ar 1 bili Si vous êtes soucieux de i Yeuiller me faire Pur ent pai us qua vos intérêts ne remettez pas retour du courrier, sans frais, votre cata- s ; ; logue illustré à plus tard l\u2019envoi de ce stre.COUPON.NOM o.oo Ce catalogue vous ser ADRESSE 1661111111 toujours utile et ne vous coûte rien COMTE .\u201cJusqu\u2019an moindre de ! J, \u201c4 .°.À La voiture populaire du Canada x 4 4 4 Embellie et Améliorée |
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.