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Titre :
Le Journal d'agriculture
Éditeur :
  • [Montréal] :Ministère de l'agriculture de la province de Québec,1918-1936
Contenu spécifique :
Janvier
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal d'agriculture et d'horticulture illustré
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Le Journal d'agriculture, 1919-01, Collections de BAnQ.

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LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE Les fermes demandent un pouvoir moins dispendieux.La ferme avec un pouvoir moins coûteux, plus facile à obtenir est une mine d\u2019or et la LAY Porta Power apporte à la ferme le pouvoir par courroie le plus économique qui soit au monde.LAY Porta Power s\u2019adapte à votre moteur de votre automobile\u2014et fait fonctionner toute sorte de machines de la ferme.Epargne le prix d\u2019un engin à gazoline.Est portatif (ne pèse que 100 livres et fonctionnera partout ou vous pourrez transporter votre voiture).Epargne la gazoline.Se paie par lui- même dans une couple de mois.Accélère le travail de la ferme et rapporte de plus grands profits.Fait de votre voiture un homme engagé.LAY La Courroie la moins Dispendieuse au Monde Vous n\u2019avez qu\u2019à placer LAY Porta Power sur le marche-pied.Rendez-vous au travail.Fixez LAY Porta Power sous l\u2019essieu d\u2019arrière de votre auto.Appliquez la courroie à la pompe, le mouleur à grains, la scie \u2014 toute sorte de machinerie \u2014 et faites fonctionner le moteur de votre automobile.LAY Porta Power prend son pouvoir des roues d\u2019arrière de votre machine.Vous donne une force de 10 c.-v., à n\u2019importe quelle vitesse.Et ne coûte qu\u2019une fraction du prix d\u2019un «hgin à gazoline.L'histoire complète de LAY Porta Power de- vrait se trouver entre les mains de tous les Ou envoyez $5.00 Pa rta AY Porta Po Power payable sur livraison.VOUS VOULEZ FAIRE de L\u2019ARGENT?Nous voulons quelques vendeurs intelligents et actifs pour vendre cet article si utile.Ecrivez-nous ou à notre distributeur le plus près de vous.fermiers.Ecrivez au point de distribution le plus près de vous pour avoir cette brochure.wer vous sera ex- pédié\u2014la balance Prix $48.00 f.a.b., Toronto GRACE MOTORS LIMITED le grand nombre de pouvoirs LAY Porta qui ait jamais été offert aux fermes canadiennes.Si vous avez un bon territoire, vendez 120 rue KingEst - 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de choix ; 2 .De faire des semis spéciaux en dehors des semailles ordinaires, dans le but d\u2019obtenir de bonnes semences pour l\u2019année suivante, en se servant des meilleures graines, en les semant sur les terrains les plus propres et les mieux préparés, et en les récoltant à part ; 3.D\u2019obtenir des semences pures qui ne soient mélangées à aucune autre variété ; 4 .D\u2019encourager l\u2019usage de semences à grand rendement ; oxsutil{{( 5.D\u2019encourager l'emploi de semences nettes, pour obtenir des récoltes uniformes, vigoureuses, dont la paille soit saine et rigide ; 6 .De développer une culture soignée, exempte de mauvaises herbes.CONDITIONS DE CES CONCOURS 1.Chaque société a le droit d\u2019organiser cinq concours dans les limites de son territoire, mais elle doit donner la préférence aux récoltes les plus importantes.Son choix peut être fait parmi les variétés suivantes: blé, avoine, orge, pois, trèfle, mil, blé-d\u2019Inde, patates et féves.Aucune pièce de moins de trois arpents pour l\u2019avoine et le blé, de deux arpents pour l\u2019orge, les pois et le blé-d'Inde, et d\u2019un arpent pour le trèfle, le mil, les patates et les fèves ne peut être entrée au concours.Il est important de noter que les concours pour le trèfle et le mil doivent être organisés en vue de la production de la graine, et non du rendement en foin, et que les pièces de trèfle doivent, pour être primées, avoir subi la première coupe en temps.2 - Les membres seuls des sociétés d'Agriculture sont admis à concourir.Chaque concurrent ne peut faire qu\u2019une entrée par concours, et dans une seule société d\u2019Agriculture.On ne peut aceepter plus de ving-cinq, ni moins de 8 entrées par concours.3 .Les sociétés d'Agriculture qui désirent organiser un ou plusieurs concours doivent en donner Yi = PV d\u2019Agriculture\u201d.PUBLIE MENSUELLEMENT \u2014\u2014 PAR LE \u2014 MINISTERE DE L'AGRICULTURE DE LA PROVINCE DE QUEBEC.(FRANÇAIS, ANGLAIS, 76,447 CIRCULATION 7,992 Hon.J.E.CARON, ANTONIO GRENIER, ministre.sous-ministre.ARMAND LETOURNEAU, Pour tout ce qui concerne la rédaction, adresser : Le Rédacteur du \u201cJOURNAL D\u2019AGRICULTURE\u201d, HOTEL DE LA LEGISLATURE, QUEBEC.POUR LES ANNONCES, s'adresser à LA CIE.DE PUBLICATION DU \u201cCANADA\u201d Limitée, 73, rue St-Jacques, MONTREAL.Les abonnés du Journal d'Agriculture, membres des sociétés d'agriculture, des cercles agricoles ou de la Société d'Industrie Laitière qui auraient à se plaindre de la distribution du journal, ne devraient pas manquer d\u2019en avertir de suite le secrétaire de l'association à laquelle ils appartiennent.Ce faisant, il serait très important de mentionner le nom officiel du bureau de poste, depuis quand l\u2019envoi du journal leur est discontinué où est devenu irrégulier, et quels sont les numéros qu\u2019ils n\u2019ont pas reçus.Le secrétaire devra se hâter d'envoyer les plaintes reçues au secrétaire du Conseil d'Agriculture, à Québec.en donnant le plus de détails possible, afin d'aider au redressement immédiat des griefs.Coût de l\u2019abonnement : $1.00 par année.Montréal, $1.50.Etats-Unis et étranger $1.50 (7 fre.50).On doit faire tenir cette somme à la Cie de Publication du \u201cCanada\u201d.Nos rédacteurs sont responsables de leurs articles.Nous répondons à toute demande de renseignements signée.Préférablement, on ne devrait poser qu\u2019une seule question à Ia fois.On envoie un numéro spécimen du \u201cJournal d\u2019Agriculture\u201d, à toute personne qui désire s\u2019y abonner.Toute demande de brochures, publications, etc., annoncées dans le Journal doit être faite au \u201cService des Publications\u201d, Ministère de l'Agriculture, Hôtel du Parlement, Québec, et non au bureau de rédaction du \u201cJournal d\u2019Agriculture\u201d.La presse est invitée à reproduire nos articles en les accompagnant de la mention usuelle de provenance.On insèrera une notice bibliographique de tout ouvrage traitant de près ou de loin des choses agricoles dont on voudra bien envoyer un exemplaire au rédacteur.Par suite d\u2019une décision des autorités du ministère, on ne publie plus les annonces d\u2019animaux à vendre dans les colonnes de rédaction officielle.La Compagnie de Publication du \u201cCanada\u201d, 73, St-Jacques, Montréal, s'engage, moyennant une légere rétribution, a insérer semblable annonce dans les pages spécialement affectées aux annonces.En parcil cas, il faut communiquer avec cette Compagnie et non avec le bureau de rédaction du \u2018Journal Concours de récoltes sur pied | (Suite).avis au secrétaire du Conseil d\u2019Agriculture avant le ler mai de chaque année et lui faire connaître les récoltes choisies.4 .La liste des concurrents doit être transmise au secrétaire du Conseil d'Agriculture avant le ler juillet.Chaque concurrent doit verser au secrétaire de la société d'Agriculture, en même temps qu\u2019il s\u2019inscrit au concours, un droit d'entrée de pas moins de 25c et de pas plus de $1.00, suivant la décision des directeurs de la société.PRIX + Le ministère de l'Agriculture de Québec, avec concours du ministère de l\u2019Agriculture Fédéral, accorde à chaque société d'Agriculture une subvention spéciale de $75.00 pour chaque concours organisé, pouvu que leur nombre ne dépasse pas cinq par société et qu\u2019il y ait au moins douze concurrents par concours.Cette subvention doit être entièrement distribuée en prix et le minimum des sept prix qui doivent être payés est comme suit: $20.00, $12.00, $10.00, $8.00, $6-00, $4.00.Dans le cas ou le nombre des concurrents est de moins de douze, la subvention accordée par le mi- nistere est réduite a $50.00, et le miniraum des prix payables aux six concurrents ayant obtenu le plus grand nombre de points est le suivant: $14.00, $12.00, $9.00, $7.00, $5.00, $3.00.Aucun concours ne peut être organise s\u2019il y a moins de huit entrées.Dans tous les cas, la subvention accordée ne peut dépasser le montant payé en prix par la société, et les frais d'organisation doivent être soldés à même ses propres fonds.Les droits d\u2019entrée perçus des concurrents doivent être ajoutés à la subvention et être également distribués en prix, soit en en augmentant la valeur, soit en en augmentant le nombre.Les juges ne doivent primer que les concurrents qui méritent de l'être, et aucun prix ne peut être accordé à ceux qui conservent moins de 65 points sur 100.La visite des pièces est faite par des juges choisis et payés par le ministère de l'Agriculture de Québec, et le secrétaire de chaque société d\u2019Agriculture doit faire connaitre au secrétaire du Conseil d\u2019Agriculture, au moins huit jours d'avance, la date vers laquelle il est opportun de faire faire la visite.Votre tout dévoue, Le sous-ministre de l'Agriculture, Antonio Grenier.N.B.\u2014 Il est très important de suivre rigoureusement les instructions du paragraphe 4, concernant l'envoi de la liste des concurrents.Après le ler juillet aucune entrée ne pourra être acceptée. I | LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE Les \u201cGéorgiques\u201d, poème de la terre N'est-il pas vrai qu\u2019au milieu de nos luttes actuelles pour l\u2019avenir du sol, les \u201cGéorgiques\u201d du doux Vir- gile, prennent une vie nouvelle et subitement rajeunie ?Un instant, reportons-nous par lu pensée au temps où le problème de la terre se posa pour l\u2019Italie tel qu'il va se poser aujourd'hui devant nous.Joyeuse de la paix revenue, l'Italie cherchait avec impatience une revanche contre tant d'années de meurtres et de misères.Les vétérans dotés récemment de terres, leurs ressources affaiblies par les crises cherchaient à se refaire une fortune ou à réparer leurs pertes par la pratique de cette agriculture pour laquelle on réclamait déjà l\u2019emploi des méthodes de la science.Après une époque de crédit trop facile, comme aujourd\u2019hui peut-être après une époque de spéculations dangereuses, l\u2019argent était devenu rare.Il fallait de nouveau créer un sol pour refaire un peuple, Suivant l'antique et éternelle loi du monde qui fait alterner la construction et la destruction.On revenait à la terre d\u2019un grand élan passionné.Partout on discutait avec ardeur sur la vie des champs, sur les méthodes les meilleures de culture; les traités succédaient aux traités, et un vieux Romain, Varon, âgé de quatre-vingts ans, exposait ses expériences dans un ouvrage qui n\u2019a rien perdu au- jourd\u2019hui de sa vie, tout plein encore de saveur rurale et de force campagnarde.Mais, pour donner une âme à toute cette oeuvre nationale dont les patriotes de ce temps attendaient la rénovation d\u2019un sol et d\u2019un peuple, il fallait cet être unique que produisent les époques privilégiées, il fallait un poète à la fois savant et charmant.Mécène trouva Virgile.Il lui rappela sans doute sa naissance au bourg de Man- toue, dans une famille de cultivateurs, sa longue intimité avec la terre d\u2019Italie, ses propres angoisses .pour défendre le bien paternel.Virgile n\u2019avait-t-il ,h7 / pas lui-même son domaine que l\u2019on entrevoit, grâce à quelques indications, rafraîchi de sources, avec des cygnes sur l'étang et des abeilles dans la haie de dj, saules.Le poète divin se laissa facilement persuader; il accepta la tâche de donner à l'Italie, en agissant sur les esprits et sur les coeurs, le chef-d\u2019oeuvre national dont elle avait besoin, et, lentement, travaillant au voisinage de la terre, il élabora ce tendre et robuste poème, tantôt brûlé de soleil, tantôt glacé de neige légère, fait d'une succession de tableaux colorés, précis et persuasifs.Les moindres détails de la vie rurale, le travail de la charrue avec le jeune orme plié à force de bras, l\u2019établissement de l\u2019aire où va se battre le blé, le choix et le moment ; des semences, les labeurs de l\u2019hiver quand il faut ,4% cueillir les graines du laurier ou le fruit ensanglanté du myrte, la culture des arbustes et des arbres, la recherche des terrains propres à l\u2019olivier ou à la vigne, les soins réclamés par les animaux, les moeurs du peuple des abeilles dont il a suivi les travaux et les jeux, ces sujets et cent autres sont traités dans les quatre chants du poème immortel qu\u2019il faut savoir relire, pur temple de marbre, posé pour l\u2019éternelle admiration des hommes sur le bord des eaux 4 d'Italie, parmi les grâces sineuses du paysages de ; Mantoue.-.a RTT ae .EP ESS A ESS SPL E IRON : 2 4, all a Il iii odd eX dt N La convention annuelle de la sucre d\u2019érable.Le ; d'érable.Société des Producteurs de Su- \\j cre et Sirop d\u2019érable de la province aura lieu à l\u2019Hôtel de Ville de Joliette à 10 hrs a.m., le 18 février 1919.De beaux jeunes cochons du mois de juin dernier, race Tamworth.S\u2019adresser : M.O.-E, Dalaire, St-Hyacinthe.A vendre.| (Le gouvernement central des Etats-Unis annonce que, au dire (d\u2019une évaluation définitive, la récolte de maïs s\u2019élève, dans ce pays, à 2,582,814,- 000 boisseaux (\u201cbushels\u201d), et que la récolte de blé atteint 917,100,000 boisseaux.On estime à $12,272,- 412,000 la valeur vénale de l\u2019ensemble des principales moissons de la nation américaine, par comparaison avec $11,658,032,000 l\u2019année dernière.Voici, d'après des statistiques qu\u2019on affirme définitives, comment se décompose la récolte aux Etais-Unis: 558,449,000 boisseaux de blé d\u2019hiver, 858,651,000 hoisseaux de blé de printemps, 1,538,359,000 boisseaux d\u2019avoine, 256,375,000 boisseaux d\u2019orge, 89,- 103,000 boisseaux de sarrasin, 14,657,600 boisseaux de graines de lin, 40,424,000 boisseaux de riz et 397,- (76,000 boisseaux de pommes de terre blanches.Les récoltes aux E.-U.La terre est le grenier des peuples.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u20141 Elle est aussi l\u2019autel mystérieux où les familles offrent à Dieu, dans une atmosphère de paix et de foi, l'hommage de probité, de piété et de frugalité, qui appelle sur elles et sur toute la nation\u2019 les clartés qui illluminent et les bénédictions qui sauvent.Dit Mgr L., A, faquet: Distribution des graines de tabac.- .Malgré une saison défavorable a la production des graines de tabac, le Service des Tabacs de la Ferme Expérimentale Centrale, a Ottawa, répondra aux demandes de graines des variétés suivantes qui pourront lui être adressées: Comstock Spanish.Zimmer Spanish.Canelle.Petit Havana.Les graines de Comstock Spanish et de Zimmer Spanish sont envoyées en paquets de 1-4 d\u2019once, suffisants pour planter environ deux arpents de tabac.Les graines de Canelle et de Petit Havana sont emballées en paquets de 1-8 d\u2019once seulement.Pour les variétés de tabac non mentionnées ci- dessus, étant donné l'insuffisance des stocks on ne pourra satisfaire qu\u2019aux premières demandes ou à celles provenant des districts où leur culture peut s'effectuer dans les meilleures conditions de succès.Les demandes doivent être adressées au Service des Tabacs, Ferme Expérimentale, Ottawa, avant le 15 février prochain.\u201c vet Les cultivateurs du comté de EX Cu vateurs IA _ de Drummond, Drummond sont priés d\u2019adres \u2014_\u2014 ser leurs demandes de rensei- £nement à leur agronome, M.R.Rousseau et non à .A.Raymond, agronome de Mégantic et Ar- thabaska.\\vis aûx planteurs de tabac \u2014 Une ferme de 150 arpents, la moitié en culture le reste en bois de commerce, $15,000.00, payable moitié comptant.S\u2019adresser à M.Joseph Laquerre, Batiscan.| A vendre.Anticosti a de tout temps attiré l\u2019attention des naturalistes, ss Verrill, Pursh James Macoun et le Dr Schmidt y ont herborisé autrefois.Ce dernier a laissé sur les productions naturelles de l'île et sur la flore en particulier une thèse de doctorat à l\u2019Université de Paris, qui est une de nos meilleures monographies scientifiques.La flore d\u2019Anticosti est à la fois arctique-alpine et calcicole.L'île n\u2019est en somme qu\u2019un vaste plateau calcaire entièrement couvert de forêts et de tourbières.La flore forestière se compose surtout d\u2019épinette, de bouleau, de sapin et de sorbier.Le pin blanc n\u2019y est connu qu\u2019à l\u2019état sporadique vers la rivière Vauréal.Le nanisme des plantes ligneuse exposées au vent de la mer a souvent été signalé au sujet d\u2019'Anticosti.Ce qu\u2019en disent les lettres de gr Guay n\u2019est guère exagéré.À la Pointe-aux- Graines par exemple, à environ dix milles de la Baie La flore d\u2019Anticosti.LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE Carnet de la Rédaction Ellis, j'ai moi-même marché sur les têtes des épinettes qui croissent en cônes surbaissés, extrêmement touffus ei comme feutrés.J\u2019ai observé à l\u2019Ile- aux-Coudres, bien qu'à un degré moindre, le même mode de croissance, Les tourbières d\u2019Anticosti appartiennent à divers types: tourbières à Sphaignes, tourbières à Cypé- racées, tourbières à camarine, tourbières à Paludella, tourbières élevées à végétation d\u2019Ericacées.Sur ce sol éminemment calcaire, les tourbières, déterminent un habitat d\u2019exception où les plantes calcifuges peuvent se réfugier.Les gestes qu\u2019il ne faut pas faire IV : laisser le fumier en tas dans l\u2019étable, Une vache merveilleuse Une personnalité en vue dans le monde agricole, kabitant Rigaud, nous communique \u2019a note suivante: Un bourgeois de Rigaud, M.Jos.Vallée possède assurément une vache merveilleuse.Voici d\u2019ailleurs son histoire: Elle a donné en argent, par la vente de son lait, en 1917, avril, $17.00; mai, $28.54; juin, $32-15; juillet, $31.25; août, $26.82; septembre, $22.20; octobre, $20.20; novembre, $18.75; décembre, $15.30.Total: $212.21, auquel il faut ajouter 265 pintes de lait pour la consommation domestique à raison de 32c le gallon, prix vendu aux clients, égale $21.12, la vente du veau $9.00 et la vente du fumier, $5.00, soit en tout $247.33.Les dépenses d'entretien pour les douze mois ont été celles-ci ; Pâturage, $10.00; 3 tonnes de foin (récolté à moitié) $20.00 ; Blé-d\u2019Inde, $5.00; Son et gru, 100 lbs., par mois, $24.00.Les restes de la maison ne sont pas énumérés.Soit une dépense totale de $59.00, laissant un surplus de $188.21.Et cette vache âgée de 16 ans, pèse dans les 600 lbs.105 sou Certains cultivateurs trouvent que ça ne vaut guère la peine de débourser 2 ou 3 sous pour l\u2019affranchissement d\u2019une demande de brochures agricoles, même pour un sujet qui semblerait les intéresser le plus partieu- lièrement.D\u2019autres, au contraire, ne manquent jamais de solliciter les nouvelles publications dès qu'elles sont annoncées, soit par le Service des Publications du Ministère de l\u2019Agriculture de Québec, soit par le Bureau des Publications du Ministère fédéral de Agriculture.Plusieurs de ces derniers, se font même un devoir d\u2019accuser réception des envois qui leur sont faits, tant ils apprécient la littérature agricole qui leur est gratuitement distribuée.Evidemment, tout le monde n\u2019a pas les mêmes ambitions.A ceux qui préfèrent aller de l\u2019avant, nous offrons les quelques publications suivantes: Bulietin No 53\u2014Le fumier de ferme.\u2014 Emploi et conservation.Bulletin No 56\u2014La culture des racines fourragères Bulletin No 59\u2014La loque, maladie des abeilles, Bulletin No 24\u2014Résumé de la grande erreur du pain blanc.Bulletin No 51\u2014Comment augmenter la produe- tion du pore à bacon.Maintenant, nous n\u2019avons aucune liste de nos publications pour distribution.C\u2019est done peine perdue que d\u2019en faire la demande.H suffit d'indiquer les sujets sur lesquels on désire des renseignements, pour que les brochures «d hoc vous soient adressées Il est également inutile d\u2019insister pour que toute nouvelle publication soit régulièrement adressée à une adresse donnée.Nous n'avons aucune liste permanente de distribution et nous croyons que les cultivateurs sérieux peuvent facilement nous adresser leurs demandes au fur et à mesure que nous annonçons une distribution gratuite d\u2019un ouvrage sur un sujet qui les concerne.Est-ce trop exiger ?Quant aux demandes de séries de bulletins et de circulaires, etc, nous sommes parfois forcés de limiter les pius exigentes, ou les moins sérieuses ; le tirage de certains ouvrages étant d'ailleurs complètement épuisé.Enfin, pour éviter toute déception, on voudra bien ne tenir compte que des annonces de distribution gratuite faites sous le contrôle du Service des Publications, Ministère de l\u2019Agriculture, Québec.blications, Ministère de l'Agriculture, Québec.\u2014 J.-E.Bélanger, Chef du Bureau des Publications.A Les jeunes bêtes sont l'espoir Yeaux rétanie du troupeau, Ja richesse de demain.Il importe donc de veiller avec sollicitude sur leur croissance, de \u201cdiriger\u201d cette dernière en vue de \u201cfaçonner\u201d et d'obtenir un animal qui, dans le troupeau de demain, se rapprochera le plus possible de l'idéal réalisable.Et sous ce rapport l'alimentation au cours des mois de l\u2019hiver joue un rôle considérable, très important même.Le jeune veau, simplement nourri au foin, aux fourrages grossiers ordinaires, si riches que puissent être ces fourrages, ne peut guère développer qu\u2019une charpente \u2018grossière: os grossiers, peau rugueuse, pelage rude, poils frustes, ete.Et ces caractéristiques laisseront leur empreinte sur l'animal devenu adulte, mème si alors on lui fournit une alimentation plus complète et plus succulente.Outre les fourrages ordinaires, et à moins que l\u2019on ne serve beaucoup de luzerne, il faut aux jeunes veaux des aliments concentrés, tels que le son, les moulées, les tourteaux; et aussi des aliments succulents, comme l\u2019ensilage, les racines, etc.Il faut se garder cependant, de donner dans l\u2019excès, en servant trop d\u2019aliments concentrés, c'\u2019est-à- dire, de matières qui, sous un petit volume, fournissent beaucoup de nourriture.Et voici pourquot.La génisse en élevage est destinée à devenir productrice de lait.Il est donc de l\u2019intérêt de l\u2019éleveur de façonner, de développer les organes «et tout le système de la génisse, de manière à augmenter le plus possible leur capacité de production.Or l\u2019un des moyens d'augmenter cette capacité future de production économique, consiste à habituer le système digestif à absorber beaucoup de nourriture, ce qui tient en activité toutes les ramifications du système et prépare ce dernier à un fonctionnement énergique et actif lorsque l'animal sera devenu adulte.Or les fourrages divers atteignent précisément ce but à cause qu volume assez considérable que ag APT.8 ¢ se \u2014\u2014==== LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE Sp TX « l'animal doit en absorber pour se nourrir.Les aliments concentrés, (grains, moulées, tourteaux, bouettes, etc.), ne développent que peu ou point l\u2019élasticité et la capacité d'absorption des organes digestifs et nutritifs, lesquels exercent, suivant qu\u2019ils fonctionnent avec plus ou moins d'activité, une influence notable sur les organes directs de la production du lait.La conclusion, relativement à l'alimentation des veaux en hiver, s\u2019impose donc.Il fau\u2019 de toute nécessité pour qu\u2019ils continuent à croître et à se développer normalement, leur fournir, outre les fourrages secs, des aliments concentrés, sous une forme ou sous une autre, \u2014 (grains, son, moulée, \u2018\u2019houette épaisse\u201d, tourteaux, etc.), et aussi des aliments dits \u2018\u201c\u2018succulents\u201d, tels que betteraves, navets, ensilage, etc.Si l\u2019on manque absolument de ces derniers, il faut en fabriquer au moyen de fourrages hachés, humectés, saupoudrés et fermentés, tel qu\u2019enseigné.Medeor Nous avons un Cheval aui a Veias ne boité, une partie de l\u2019hiver de Vétérinaire.la patte droite.Il n\u2019a pas boîté pendant les travaux, mais après un dur travail il a recommencer a boiter.Il semble avoir la patte bien saine, mais la croupe semble un peu affaissée de ce côté, c\u2019est-à-dire qu\u2019elle paraît creuse près de l\u2019épine dorsale ; il boîte au trot et quand il \u201cforce\u201d, surtout en montant une côte.Pouvons-nous continuer à le faire travailler et quel traitement con- seillez-vous ?\u2014 J.C.S.Réponse.\u2014 Il n\u2019y a pas de doute que votre animal souffre d\u2019un effort de la hanche ; les frictions avec un liniment sont recommandables ; mais le plus sûr serait l\u2019application d\u2019un bon vésicatoire de cantharide composé d\u2019une partie de cantharide dans quatre de saindoux en friction, pendant cinq minutes, sur l\u2019articulation de la hanche.Ne pas laisser coucher l\u2019animal pendant deux fois vingt- quatre heures et appliquer une couche de saindoux au bout de quatre ou cing jours, J\u2019ai un poulin d\u2019un mois et demi et je désire savoir s\u2019il vaut mieux le faire affranchir avant le sevrage ou s\u2019il est préférable d'attendre un an\u2014 B.L.S.C.Réponse.\u2014 Non, je ne conseille pas la castration d\u2019un cheval avant l\u2019âge d\u2019au moins un an.\u2014 Dr Duchêne, M.V.eablogramme.Le Dr Robertson, organisa.\"teur agricole bien connu dans notre province, ancien principal du collège Macdonald, actuellement à Londres, nous adresse le ca- blogramme suivant reçu trop tard pour publication dans notre numéro de décembre.A l'éditeur du \u201cJournal d\u2019Agriculture\u201d, \u201c Les cultivateurs du Québec ont vaillamment répondu à l\u2019appel de la Surproduction, Je les salue et les en remercie chaleureusement.Ils ont dépassé d\u2019un quart de milion l\u2019objectif qui était d\u2019ensemencer 600,000 acres additionnels en 1918.C\u2019est là une augmentation considérable sur l\u2019an dernier.Bravo! L\u2019Angleterre et les Alliés apprécient hautement cet apport du Canada.Les Alliés, les nations qui ont recouvert leur liberté, celles qui sont restées neutres ont besoin de toutes les denrées que le Canada peut fournir.Conséquemment il faut maintenir vigoureusement l'intensité de cet effort d'ici un an au moins.\u201cContinuons à secourir ceux qui ont supporté tant de fardeaux et enduré tant de sacrifices pour obtenir une paix juste et durable.Travaillons ensemble avec bonne volonté pour augmenter la force, la prospérité et la grandeur du Canada.\u201d \u201c\u201cJ.-W.Robertson\u201d.Dans les villes de Sherbrooke, Trois-Rivières, Montréal et Qué- \u2014\u2014 bec les citoyens qui avaient un petit lopin de terre cultivable 4 proximité de leurs demeures rivalisèrent de zèle pour en obtenir une abondante récolte.Encouragés par les Sociétés St- Jean-Baptiste locales et les Comités d\u2019urgence fondés spécialement pour accentuer ce mouvement des jardins de guerre, aidés par les experts en horticulture à leur disposition pour mener à bonne fin cette louable entreprise, ces citadins inexpérimentés tirèrent du sol de ces terrains vacants une quantité considérable de produits alimentaires pour leurs familles et épargnèrent ainsi une somme correspondante d\u2019aliments exportables.L'argent et l'énergie ainsi dépensés s\u2019étaient transformés en produits comestibles dont le besoin se faisait sentir avec tant d\u2019acuité.Culture des lots vacants.Par ce travail véritablement patriotique des citoyens des quatre villes dont le Service de Surproduction a pu contrôler les opérations agricoles dans ces jardins de guerre 566 acres furent mis en culture.C\u2019est une production supplémentaire de vivres d\u2019une valeur approximative de $50,000.00.Les chiffres ci-dessous indiquent le résultat obtenu dans chacune de ces quatre villes.Il s\u2019agit d\u2019a- eres: O 2 a UE = g9 85, EL, Ee $ Cyr @° as as il Sherbrooke .146 20 40 | Trois-Rivières .23.10 2.56 17.34 | Montréal .313.54 60.54 176.07 Québec .83.69 14.12 40.12 566.33 9722 273.53 Cinéma agricole.| La gravure en regard repré- - sente des scènes agricoles de l\u2019ouest américain.Rien n\u2019est plus moralisateur que l\u2019agriculture, rien aussi, de \u2014lplus sanitaire.On peut dire que l\u2019homme a été fait pour travailler la terre, comme l\u2019oiseau a été fait pour voler et le poisson pour nager, tant cet exercice des travaux des champs entre dans la nature de l\u2019homme, Ainsi pensaient les sages de l\u2019antiquité.Aristote, en particulier, proclame cette vérité lorsqu\u2019il dit: \u201cL'agriculture est l\u2019art le plus juste et le plus conforme à la nature humaine ; il sert beaucoup à fortifier le corps, comme à fortifier l\u2019âme ; et tandis que les autres arts les énervent et les avilissent, lui qui ne s\u2019exerce que sous les ardeurs du soleil, et par les plus rudes travaux, il habitue ainsi le citoyen à braver les attaques de l\u2019ennemi.\u201d Tout concourt, d\u2019ailleurs, à la santé dans la carrière agricole.L'air qu\u2019on y respire est pur ; la nourriture qu\u2019on y trouve est saine et frugale l\u2019exercice du travail, qui forme le programme quotidien, assouplit les muscles, fortifie les nerfs, fait couler dans tout le corps un sang abondant et généreux, et par tous ces avantages, fait des tempéraments robustes et des âmes fortes: mens sana ir corpore sano, comme disaient les vieux Latins, Qui peut nier aussi, pour toutes ces raisons, que les soldats les plus robustes et les plus solides sur le champ de bataille sont ceux qui sont sortis des rangs de ces humbles travailleurs des champs ?Qui peut douter, surtout, que les familles les plus nom- reuses et les enfants les mieux constitués ne sc rencontrent pas, de préférence, dans la carrière agricole ?Cette natalité surprenante, parmi nous, qui fait une de nos gloires nationales, à quoi d'attribuer après Dieu, sinon au travail sain de la.terre ?\u2018est-il pas, en réalité, l\u2019un des plus grands facteurs, avec la religion, de cet accroissement toujours ascendant de notre race en ce pays ?Si la fin du monde nous arrive, comme certains esprits rêveurs le pensent, par l'extinction graduelle des races, disons tout de suite, qu\u2019elle aura maille à partir avec la race canadienne ou acadienne.Il faut en remercier Dieu d'abord, et l\u2019agriculture ensuite.De la santé forte et robuste découle naturellement pour l\u2019agriculteur un autre privilège: celui d\u2019une longue vie.Pour qui veut regarder tant soit peu autour de soi, rien n\u2019est plus juste que cette vérité.C\u2019est dans la classe d\u2019agriculteurs, en effet, que nous trouvons les quelques octogénaires et les très rare centenaires de notre époque.Ici plus que partout ailleurs, il est souverainement intéres- sand d'étudier \u201cla fameuse loi des moyennes.\u201d Voici quelques chiffres dont l\u2019éloquence dira mieux que tout ce que je pourrais écrire sur ce sujet.Ce sont les statistiques du Dr Casper, que je trouve dans un petit ouvrage intitulé: \u201cFew words on farming\u201d écrit par M.l\u2019abbé A.Boucher en 1881.Ce docteur donne la moyenne sur cent personnes qui atteignent leur 70ième année dans les différentes classes de la société.La santé de l\u2019agriculteur.Prétres .42p.c Agriculteurs .40p.c.Marchands .35p.c.Soldats .82p.c.Commis .32p.c.Avocats .29p.c Artistes .28p.c.Professeurs .27p.c Médecins .24 p.c.Ici le prêtre figure le premier, I'agriculteur ensuite.Il faut remarquer que ces statistiques n\u2019ont été faites que pour l\u2019âge déterminé: 70 ans.Si nous pouvions continuer cette échelle de la longévité au delà des 70 ans, il ne faudrait pas s\u2019étonner de voir l\u2019agriculteur dépasser le premier de beaucoup et le voir même atteindre l\u2019âge le plus avancé.Il y aurait toute une étude à faire, à ce sujet, pour le» sociétés de secours mutuel._ Voici encore d\u2019autres statistiques, non moins intéressantes, sur la moyenne des mortalités survenues, en certaines années, à population égale, dans la classe agricole et dans la classe ouvrière.Elles sont tirées de \u201cStatistics Fraternal Societies\u201d, édition 1915.Dans la société d'assurance à vie pour les \u201cFermier de Humbird, Wis \u201d, la seule du genre en Amérique que je sache, sur 1000 de ses membres, les mortalités ont été en 1903, 1 p.c.; 1905, 5 : 1910, 6 ; 1911, 2.9 ; 1912, 3.6 ; 1913, 4.1 ; 1914, 4.9.Je trouve, dans le méme volume, 13 différentes sociétés d\u2019assurance a vie pour les ouvriers.J'en 4 pommes de » \u2014 \u2014\u2014\u2014 s une au hasard: \u201cOuvriers Unis, ordre Ancien, Minnesota.\u201d Sur 1,000 de ses membres, les mortalités survenues ont été en 1909, 10.23 ; 1910, 11 ; 1911, 12.26 ; 1912, 11.02 ; 1913, 12.46 ; 1914, 13.06.Enfin voila qui jettera une derniére lumiére sur le méme sujet, Ce sont les statistiques suivantes montrant le nombre des mortalités survenues, en Angleterre, pendant l\u2019année 1911, dans la classe agricole et la classe ouvrire des villes, sur un total de 10,000 personnes du sexe masculin.(7th Annual Report of the Register General: Page LI.) prend J Ouvriers Ages Agriculteurs des villes 20-25.+.36 .40 25-30.40 .46 30-35.4T 21 111112 BT 35-40.B4 .2 11 76 40-45.69 .99 45-50.8 .136 50-65.124 .190 55-60.174 .269 60-65.267 .394 65-70.414 .564 70-75.1088 .1254 Tous ces chiffres se passent de commentaire ; mais comme ils prêchent bien ces autres privilèges, entre mille, que possède l\u2019agriculteur: une bonne santé et une longue vie ! ! Comme le chêne de nos grandes routes reste toujours droit, fort et verdoyant en dépit des années et des tempêtes, tel je vois, chaque jour, l\u2019agriculteur fort, robuste et toujours jeune, sous les glaces même du vieil âge.C\u2019est Dieu qui le veut ainsi et pour cela il lui donne la terre 4 labourer.\u2014 Abbé Melanson dans \u201cLe retour à la Terre\u201d.Quoique de fondation récente, l\u2019Association Avicole de Plessis- ville a fait de sa première exposition de volailles tenue les 6, 7 et 8 décembre dernier, un véritable succès.Dans presque toutes les classes les oiseaux étaient remarquables tant par la qualité que par le nombre.Plusieurs d\u2019entre eux auraient pu figurer avantageusement dans les grandes expositions du genre.Les races d\u2019utilité générale étaient particulièrement bien représentées, cela grâce à l\u2019encouragement que leur a donné l\u2019Association.Bien remplies aussi étaient les classes réservées aux cultivateurs, classes comprenant troupeaux d'utilité, oeufs et pouleas abattus.Les exhibits de ces dernières démontraient de façon probante les bons résultats du travail d\u2019enseignement fait dans la région depuis quelque temps par le Service de l'Aviculture.La majorité des prix pour les races d'utilité générale a été remportée par des sujets l\u2019avieulture à Plessisville.Ellas A TH a Xr dE trs Gs ben NERO Eg Se.\u2014==\u2014\u2014\u2014s=x= LE JOURNAL ID\u2019AGRICULTURE fournis ,aux cultivateurs par la basse-cour de l\u2019Abattoir de Princeville, dirigée par le Service de l'Aviculture.Un instructeur de ce Service s\u2019est tenu à la disposition des nombreux visiteurs de l'exposition, lesquels ont été grandement intéressés par les démonstrations et leçons pratiques d\u2019aviculture qu\u2019il leur a données.Mentionnons en terminant l\u2019impartialité avec laquelle les juges se sont acquittés de leur tâche.Aussi tout le monde a-t-il été satisfait de leurs décisions.Il est à désirer que les expositions comme celle de Plessisville se multiplient a travers la Province.Elles sont un puissant facteur de progrès dans l\u2019amélioration et la diffusion de nos bonnes races volailles \u2014J.D.Barbeau, du Service de l\u2019Aviculture À °F Mais pourquoi donc ?\\ Pourquoi est-il important de séparer les coqs des poules après la saison d'élevage ?Il est singulier de voir combien peu de cultivateurs savent toute l'importance qu'il y a a fournir au commerce des oeufs qui n\u2019ont pas été fécondés.Certes, ce n\u2019est pas à dire que les oeufs non fécondés ne peuvent plus se gâter, mais il n\u2019en est pas moins vrai que ces oeufs, qui ne renferment pas de germe actif, s\u2019altèrent peu dans les conditions ordinaires d\u2019emmagasinage.La grande majorité des oeufs impropres à la consommation sont les oeufs fécondés qui, ayant été soumis à une chaleur de plus de 70 degrés, ont subi un commencement d'incubation.Si la chaleur est constante et assez forte, le poussin continue à se développer ; dès qu\u2019elle cesse ou qu\u2018elle devient intermittente, la putréfaction s\u2019y met et l\u2019oeuf se gâte.Ce sont les oeufs que l\u2019on désigne dans le commerce par les noms \u201cblood rings\u2019 (anneaux de sang), \u201cfloats\u201d (flotteurs) \u201crots\u201d\u2019 (punais) suivant le degré de décomposition.ll est peu de cultivateurs qui soient renseignés sur ce point et la plupart d\u2019entre eux n\u2019ont fait jusqu'ici aucun effort pour empêcher que les oeufs soient fécondés.lls semblent croire que les poules ne pondraient pas aussi bien si elles n'avaient pas toujours un coq au milieu d\u2019elles, mais il a été démontré de façon indiscutable que la présence du coq n\u2019est pas du tout nécessaire, et que même elle est très nuisible pour les raisons déjà citées.Sy a), By « oA : Pat NE \\ ty aus: ve - as TG RE RL à > Cg FUSSED Crapaud | Le crapaud du pied du cheval ne saurait étre considéré comme contagieux et il est même assez exceptionnel d\u2019en enregistrer plusieurs cas simultanés ou successifs dans une même exploitation.Mais, œans ces conditions, le fait peut s\u2019expliquer justement par l\u2019action prolongée des mêmes circonstances extérieures qui favorisent l\u2019évolution de la maladie, telles que travail sur des terrains humides, détrempés ou tourbeux, absence de soins concernant la toilette hygiénique des pieds au moment du pansage, ete.Si avec cela les animaux sont de même race, de tempérament plutôt lymphatique, il se peut fort bien que les conditions d\u2019entretien étant identiques, les effets soient les mêmes et qu'il y ait ainsi plusieurs sujets atteints.Les écuries étant propremenc tenues il faut surtout veiller à la propreté des membres et des pieds pour éviter l\u2019apparition de l\u2019affection.L'emploi des badigeonnages de la sole et des lacunes de la fourchette avec du goudron est un excellent moyen d\u2019éviter la maladie chez Ies sujets prédisposés.La quantité d'urine produite \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014'et rejetée en vingt-quatre heures par nos différents animaux domestiques est fort variable et en relation dirocte avec le régime alimentaire imposé, Avec le régime du pâturage par exemple, ou le régime des pulpes et des drèches liquides, la quantité d'urine émise est considérablement augmentée par comparaison avec ce qui correspond à l'élimination normale à l\u2019étable.En prenant pour point de départ le régime de l\u2019écurie, de l\u2019étable et de la bergerie, les chiffres suivants sont ceux admis comme correspondant à la moyenne: Cheval de gros trait.Vache laitière.15 à 20 lbs, Mouton.1, 8 1b environ.Pore de neuf mois à un an 6, 6 1b, Rapportée à la livre du poids du corps, la quantité rejetée chez le cheval, d\u2019après Colin, pourrait osciller de 7-10 à 1 2-5 once, c\u2019est-à-dire du simple au double selon le régime imposé.Chez l\u2019homme adulte, la moyenne est de 2-5 d'once alors qu\u2019elle est de 1 1-2 once chez l\u2019enfant.Urine 20 à 26 lbs.par jour.ll n'y a rien de p:us ennuyeux \u2014que de faire le \u201ctrain\u201d dans des étables à peine éclairées.C'est de plus, très malsain et anti-hygiénique.Et c\u2019est laid.Pourquoi ne perceriez-vous le mur à l\u2019ouest ou à l'est pour y fixer un chassis?Ce serait à une dépense très bien placée.\\ vendre De beaux jeunes cochons du mois de juin dernier, race Tam- Felalrez worth, S'adresser : M.O.E.PDalaire, St-Hyacinthe.Toussaint.SE (7 107 === LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE Résultat général de 1a Ca le Dr T.A.\u2014 PAR \u2014 mpagne de Surproduction CHARRON Monsieur le Rédacteur, Vous me demandez de faire connaître à vos lecteurs le fruit des travaux du Service de Surproduction.Je reunis donc ici quelques détails caractéristiques aussi succincts que possible.Afin de pouvoir établir, de façon définitive, les résultats de l\u2019effort donné si généreusement par la surproduction agricole nous avons recueilli certaines statistiques dans chaque paroisse où fonctionnait un comité paroissial.Des tableaux furent envoyés au secrétaire du comité paroissia! avec prière d\u2019obtenir de chaque cultivateur dans sa circonscription des chiffres faisant connaître la superficie labourable de ferme et les superficies ensemencées en 1917 et en -918, respectivement, en chacune des diverses récoltes semées.Comme le cultivateur lui-même fournissait les superficies ensemencées sur sa ferme pour chacune de ces deux années nous croyons avoir obtenu ainsi des données reposant sur une base absolument solide et inattaquable.Les statistiques consignées au tableau ci-joint ne se rapportent qu\u2019aux paroisses dans lesquelles un comité paroissial a été en pleine opération.Désirant demeurer entièrement dans notre sphère d\u2019action, nous nous sommes abstenus de calculer l\u2019augmentation totale réalisée dans la province entière.Ce travail est du domaine exclusif de Bureau Provincial des Statistiques.Nous ne donnons done dans ce tableau, que l\u2019augmentation des récoltes obtenues dans les 842 paroisses où s\u2019est exercé directement l\u2019influence du Service de Sur- roduction.Ceci n\u2019empêche pas que es résultats favorables obtenus dans les 159 paroisses qui n\u2019ont pas formé de comités paroissiaux soient en partie attribuables au travail de propagande fait par le Service de Surproduction.Les nombreux articles agricoles que nous avons publiés dans les journaux, nos circulaires, qui ont été envoyées aux curés, aux maires et aux officiers de cercles agricoles de toutes les paroisses de la province, n\u2019ont pu manquer de stimuler leur zèle comme ils l\u2019ont fait chez ceux de nos collaborateurs plus immédiats, Nous A donnons donc ces statistiques con- CHA > jus vaincus qu\u2019elles sont aussi exactes PRONT CR qu\u2019on peut l\u2019espérer dans les circonstances et persuadés qu\u2019elles donnent une bonne idée de la surproduction effectuée dans les paroisses qui ont bien voulu nous permettre de collaborer avec elles dans le but d\u2019aider à résoudre le problème alimentaire dans notre province.Le tableau détaillé indiquant l\u2019augmentation des diverses récoltes obtenues dans chaque comté (seulement dans les paroisses ayant organisé un comité paroissial) est annexé à ce rapport.Ce tableau lorsqu\u2019il sera publié et mis entre les nains des agronomes officiels leur sera un aide précieux dans l\u2019orientation de leurs travaux pour améliorer la culture dans leurs territoires respectifs.Dans le tableau de la page suivante, nous avons consigné les chiffres indiquant l\u2019augmentation totale de certaines récoltes réalisées dans les paroisses organisées par le Service de Surproduction.Pour convertir en boisseaux et en tonnes l\u2019excédent de superficies ensemencées en 1918, nous avons adopté pour les céréales le rendement moyen à l\u2019acre publié par le Bureau Provincial des Statistiques, soit, blé 18.50 boisseaux, avoine 29.25, orge 24.50, seigle 18.75, sarrazin 20.25, grain 23.25, pois 16.50, haricots 18.25 et grains mélangés 27.25.Le rendement du maïs-fourrage a été estimé à 8 tonnes à l\u2019acre, celui des plantes-racines à 12 tonnes à l\u2019acre; celui des pommes de terre à 150 boisseaux et celui des fourrages verts à 8 tonnes à l\u2019acre.A Nous avons cru intéressant d'indiquer Augmentation della valeur monétaire de l'excédent des ré- In récolte de blé, a : pois et haricots.|Coltes obtenu.Voici les prix que nous \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 avons assignés à chacune des variétés des récoltes.Nous croyons qu\u2019ils représentent approximativement iste officiel de fa Pro ee e offic la valeur actuelle du marché: Blé $2.50 le boisseau, avoine \\} $1.00 ; seigle $1.50, orge $1.25 ; sarrazin $1.25 ; mais-grain | $1.50 ; mais-ensilage $4.00 la tonne ; pois $5.00 le boisseau; féves $6.00 ; plantes-racines $4.00 la tonne ; pommes de terre $1.00 le boisseau ; fourrages-verts $4.00 la tonne ; \\ grains mélangés $1.25 le boisseau.Ÿ Les augmentations les plus intéressantes à noter sont celles obtenues dans les superficies ensemencées en blé, pois et haricots qui ont été de 50.54%, 58.45% et 68.45%.Dans le cours de décembre 1917 et janvier 1918 une campagne active avait été faite dans le but de décider les cultivateurs à faire un effort spécial pour augmenter la production de + ces denrées qui sont les plus nutritives.Les agronomes accompagnés chacun d\u2019un cultivateur pratique bien renseigné ont visité toutes les paroisses de la province pour y donner des conférences sur ces sujets.L\u2019augmentation produite démontre l\u2019efficacité de cette campagne d\u2019enseignement laquelle a été supplémentée plus tard par la propagande poussée avec vigueur par le Service de Surproduction régulièrement organisé.Nous constatons, en effet, un excédent sur 1917 de 99601 acres de terrain ensemencée en blé, 33831 acres en pois et 20201 acres en ' / haricots produisant une récolte additionnelle en ces trois Sy / denrées seulement, évaluée a $9,608,613.WN L\u2019augmenta - ° Augmentation to- tion totale dans | \\ | ficie en semence.la superficie en- | | semencée réalisée et attribuable à la campagne de surproduction est, sur les fermes A) consacrées à la grande culture de y 609,584 acres.Si nous ajoutons 1 l\u2019augmentation produite par la cul- \"I ture des jardins scolaires, des jar- \\ dins à domicile et des lots vacants | /) nous atteignons le joli chiffre de W 670644 acres ce qui dépasse de 106- 44 l\u2019abjectif de 600,000 acres que / nous nous étions proposés d\u2019attein- N dre, cette année.Nous avons lieu d\u2019être fiers de ce résultat.Dans la dernière colonne du tableau, nous ; oo \u2014\u2014\u2014\u2014 avons consigné les chiffres indiquant la valeur monétaire de l\u2019excédent de chacune des récoltes obtenu, cette année.Le grand total démontre que les cultivateurs des 842 paroisses organisées ont réalisé $26,791,00.de plus en 1918 qu\u2019en 1917.Si à ce surplus obtenu dans la grande culture nous ajoutons celui fourni par la culture des jardins scolaires et des lots vacants soit $99,400.nous atteignons le joli total de $26,890,686,00, Les dépenses incidentes à notre campagne de surproduction s\u2019élèvent à $140,000,00 environ.Nous ne croyons pas être taxés de présomption en affirmant que l\u2019argent accordé par les gouvernements fédéral et provincial au Service de Surproduction a été placé à bon escient et a produit des résultats dont tous les intéressés ont droit d\u2019être satisfaits, puisque chaque $100.00 de dépense a rapporté un surplus de récolte d\u2019une valeur de $19,200,00, » * .Direction de _lal.L'augmentation de la production est main - d\u2019oeuvre intimement liée au problème de la main- agricole.d\u2019oeuvre agricole.Les années passées les 19.00 agriculteurs se plaignaient, avec raison de la difficulté de se procurer l\u2019aide dont ils avaient besoin 1 pour conduire à bonne fin leurs travaux de culture.Nous avons cru absolument urgent d\u2019organiser une division de main-d'oeuvre dans le service de surproduction.Monsieur À.Désilets, B.S.A., fut chargé de la direction de ce service et le rapport qu\u2019il a préparé, et que je donne ailleurs démontre le bien qui a résulté de cette initiative.\u2019 Les Bureaux de Placement provincial de Québec, Mont réal et Sherbrooke ont coopéré i © vee 1e Ministère de l\u2019agriculture.?gracieusement avec le Valeur monétaire de Pexcédent de récoltes Dr Charron.La Soci entive d teurs de Ste-Ros le netto séparatd tionnées complète herbes pur uni sédant grand À grain d rative ] naître | ciété.N fournir en plus ciété Co pour eng mentati à la bon Concours renux À ment pr dant du rapport vrierss; ( 58 ouvri M.Fr Sherbrod ouvriers et 50 ou des fern M.Fi rintenda Montréa.ont den vriers agricoles l\u2019emploi, mes et 4 ouvriers des cult] nombre, ceptés e (dont 12 femme) tés et leur eng été refu donné a: \\u Bure: Au ! nous av main-d\u2019o avons p Aucun o ditions travail satisfait bles.13 ont été résultats ct adres rlaise, 2 en sollic En ot diaire de d'Agrieu vriers a vingtain Le mouv \u201cSoldats mités p: ferme, c engagés Le Y.pour la cngagen soins de tion.Quelq jeunes c à Québe mond, E occasion présents services et les a i x COUPS \u2014\u2014\u2014\u2014 La Société Coopérative a La Soclété cooné-lfourni aux cultivateurs 30,929 rative des produe- .teurs de semence.|Minots de grains de semence de \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 choix.Cette société posséde a Ste-Rosalie une installation des plus modernes pour le nettoyage des grains.Au moyen de ses cribles séparateurs et de ses trieuses a alvéoles perfectionnées, le grain livré est de grosseur uniforme, complétement débarrassé de graines de mauvaises herbes et de grains étrangers.Semer un grain pur uniforme, exempt de mauvaises herbes et possédant une bonne puissance germinative est un grand facteur de succès.Toutes ces qualités le grain de semence provenant de la Société Coopérative le possède et il nous fait plaisir de reconnaître ici le bien immense accompli par cette société, Nous sommes persuadés que ce grain a dû fournir un excédent de rendement d\u2019environ 20% en plus que le grain ordinaire non-criblé.La Société Coopérative a vendu aux cultivateurs du grain pour ensemencer 18,036 ce qui représente une augmentation de 3,600 acres attribuables directement à la bonne qualité.du grain qu\u2019elle a vendu.Les Bureaux de Placement Provincial ont effectué une somme notable de bon travail.Monsieur Alfred Crowe, surintendant du Bureau de Québec, nous chiffre dans son rapport : 78 cultivateurs ayant demandé 124 ouvriers; 66 ouvriers lui ont demandé de l\u2019emploi et 58 ouvriers placés sur des fermes.M.Francis Milette, surintendant du bureau de Sherbrooke 60 cultivateurs ayant demandé 90 ouvriers; 58 ouvriers ayant demandé de l\u2019emploi et 50 ouvriers placés sur des fermes.Concours des bureaux de placement provincial LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE DE CISEAU par l'intermédiaire des secrétaires de comités paroissiaux \u2014\u2014 Nous avons donc placé en tout 2,128 | ouvriers agricoles sur des fermes.- Et pour favoriser l\u2019engagement de reux-ci, nous avons sollicité et obtenu des compagnies de chemin de fer des taux réduits de passage pour les ouvriers agricoles circulant dans la limite de la province de Québec.Sur brésentation d\u2019un certificat, signé par le Directeur provincial de la Main_d\u2019Oeuvre agricole, l\u2019ouvrier obtenait son billet à raison de un sou par mille jusqu\u2019à concurrence de 300 milles.Le billet minimum fixé à un dollar.Taux réduits.Il sera peut-être intéressant de prendre connaissance de quel- \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014ques statistiques relatives à la main-d'oeuvre agricole et que nous ne généraliserons pas pour rester plus près de l\u2019exactitude.Dans 369 paroisses, où nous avons recueilli des chiffres précis, on compte un total de 57,779 cul- tivateurs-propriétaires, donnant une moyenne de 157 cultivateurs-propriétaires par paroisse.L\u2019étendue moyenne de chaque terre étant de 110 acres, et, le nombre moyen d\u2019ouvriers requis par ferme étant de 3, nous constations qu\u2019il ne s\u2019en est trouvé qu\u2019un par ferme, à cause de la pénurie due à la loi de conscription militaire.En outre, la moyenne de salaire offert est de $52.50 par mois, pension non-comprise et $32.00 pension en plus.La même enquête nous démontre qu'il a manqué dans la province plus de 23,300 ouvriers agricoles cette année pour l\u2019étendue actuellement en culture.Quelques statistiques générales.| Ces chiffres, s\u2019ajoutent aux \u2014-\u2014\u2014 (témoignages fournis par plusieurs milliers de correspondances, échangées de- Conclusions.Augmentation des récoltes en 1918 BE ead agricole soit greffée à l'organisme provincial déjà existant et sous le contrôle du Ministère des Travaux Publics et du Travail.Notre département pourrait se réserver la formation de jeunes agriculteurs d'après le plan ci- annexé, et créer ainsi une élite de \u201cJuniors du Mérite Agricole\u201d.L'expérience de cette année démontre que le travail des jeunes a rendu des services appréciables, Nous pouvons perfectionner ce mouvement et le rendre plus effectif encore en permettant à la jeunesse étudiante d\u2019acquérir, pendant l\u2019année, des notions agricoles qu\u2019elle mettra en pratique durant les vacances d\u2019été à la campagne.Culture des jar-| Sous l\u2019habile direction de M.dins scolaires, des |J.H.Lavoie, I.F., chef du Ser- Jardins A domicile vice de \"Horticulture, la culture \u2014\u2014o\u2014\u2014 des jardins scolaires, des jardins à domicile et des lots vacants a donné des résultats des plus satisfaisants.Jardins scolaires et des jardins à domicile : Les statistiques recueillies démontrent que la superficie de terrain ensemencée par les écoliers soit dans les jardins scolaires ou les jardins à domicile s\u2019élèvent, en 1918, à 20,636,661 pieds carrés, tandis qu\u2019elle n\u2019était que de 4,535,312 pieds carrés en 1917, soit une augmentation de 16,101,349 pieds carrés ou environ 494 acres de terrain.Si nous estimons la valeur de la récolte obtenue à $100.00 l\u2019acre nous avons donc de ce chef une surproduction d\u2019une valeur de $49,400.00.La valeur monétaire de ces produits n\u2019est pas toutefois, ce qu\u2019il y a de plus importante.La leçon de choses dont ont bénéficié les 22,761 élèves qui se sont livrés à ces M.Frs.Payette, su- \"CN travaux de culture sous rintendant du bureau de SUPERFICIES AUGMENTATION la direction de 374 ins- Montréal: 151 fermiers RECOLTES Boisseaux Valeur tituteurs et institutrices ont demandé des ou- 1917, | 1918.| Différence % | outonnes | Monétaire dévoués à une portée en- ri ; i core bien supérieure.Ces agricoles RG Td Acres | Acres Acres en my | $ - élèves jardiniers ae l\u2019emploi, (dont 144 hom- Blé .! 197,042 296,643 ; 599,601 | 50.54 | 1,842,618 4,606,545 initiés aux travaux des mes et 4 femmes), et 103 Avoine.| | 1584373 1823543 | 289,170 15.09 | 6995722 6,995,722 Champs nous donnent une ouvriers recommandés à Seigle .i 20,294 32,639 12 345 60.83 231,469 347,203 espérance bien légitime des cultivateurs.De ce Orge.! 119,785 177,271 ! 57,486 ! 47.99 ; 1,408,407 1,760,509 que le travail de la ter- nombre a urs.été ae.Sarrazin 2.| 135,856 | 184,490 | 48,634 35.79 ; 984,838 1,231,047 re sera plus largement ceptés et engagés : 13 MaÏs pour grain i 21,755 268,388 | 5,083 22.90 118,180 178 270 apprécié par la généra- (dont 12 hommes et une Maïs-fourrage .47,602 49,843 | 2,241 4.70 _17,928 9 71,712 tion qui pousse.femme) ont été accep- |Pois.57881 ! 91712 | 33831 53.45 | 558212 2,790.060 tés et n\u2019ont pas tenu Haricots (fêves).29,086 | 49,287 | 20,201 | 69.45 368,668 2213008 comtés leur engagement, 16 ont Plantes racines .| 38,089 54,333 ; 16,244 | 42.64 | 194,9 42 00 : été refusés et 15 n\u2019ont Pommes de terre .; 165,634 | 194,154 © 28,520 | 17.21 | 4,278,000 278,000 Des 842 comités pa- donné aucune nouvelle.Fourrages verts.60,672 79,650 | 18,979 | 31.27 151,824 02, 7% roissiaux 836 s'empres- Grains mélangés.| 57.852 | 84,602 | 27,250 | 4751 | 742,562 938,202 sèrent d'organiser os - - : concours e surpro- \\u Bureau Central.| Total | 2,535,421 | 3145,005 609,584 | 24.03 | $267,912.86 | duction.Ceci a eu our Au Bureau Central, .nous avons enrégistré 256 demandes directes de main-d\u2019oeuvre venant de cultivateurs et, nous avons procuré des ouvriers à 158 d\u2019entre eux.Aucun ouvrier agricole n\u2019a voulu accepter les conditions des 98 autres.Les demandes directes de travail sont au nombre de 192, dont 155 ont été satisfaites, et, 37 n\u2019ont pas été trouvées acceptables.13 femmes nous ont demandé de l\u2019emploi, 4 ont été placées et les 9 autres communiquées sans résultats effectifs.Nous avons transmis les noms ct adresses de ces dernières, toutes de langue an- &laise, à la Commission des Vivres d\u2019Ottawa qui .en sollicitait.; ; En outre, nous avons pu placer par l\u2019intermédiaire de quelques représentants spéciaux, à l\u2019Ecole d'Agriculture de Ste-Anne-de-la-Pocatière 30 ouvriers agricoles, dans la région de la Gatineau une vingtaine et autour de Trois-Rivières douze.jo\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Notre mouvement en faveur a a ue des \u201cSoldats du Sol\u201d nous a per- \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u201cmis de recueillir, grâce aux comités paroissiaux 1,888 jeunes travailleurs de la ferme, de 13 à 19 ans.Sur ce nombre 776 se sont engagés par écrit et 689 ont été placés directement.Le Y.M.C.A., nous ayant offert son concours pour la partie protestante-anglaise, a recueilli 800 engagements, et 450 S.O.S., ont été placés par les soins de M.Donald McLoed en charge de cette sec- ion.Quelques fêtes publiques en l'honneur de ces jeunes ouvriers de l\u2019Agric, iture ont été organisées à Québec, Parc de l\u2019Exposition provinciale, à Richmond, Hartley, Lennoxville et Huntingdon.À cette occasion plusieurs centaines de \u201cSoldats du Sol présents ont été décorés publiquement\u2018 pour leurs services.6,100 ont reçu leurs médailles d'honneur et les autres les recevront au cours de l'automne puis sept mois, nous permettent de conclure que nous manquons de main-d'oeuvre pour plusieurs causes.En outre des raisons actuelles que l\u2019on sait : conscription militaire et salaires extravagants aux travailleurs de munitions, il reste à regretter que le cultivateur n\u2019offre pas un salaire plus élevé pour un bon ouvrier susceptible d\u2019augmenter ses revenus.Les officiers préposés au recrutement de la main-d\u2019oeuvre, malgré toute l\u2019attention porté au choix de la valeur et de l\u2019habileté des manoeuvres agricoles, ont toujours rencontré la même difficulté à placer ces derniers à cause de l'insuffisance des salaires accordés, Aussi, croyons-nous qu'une campagne d'éducation à cet effet s\u2019impose sans délai.C'est l\u2019avis des surintendants provinciaux de Montréal, de Québec et de Sherbrooke.MM.Payette, Crowe et Millette dont la longue et patiente expérience constitue une autorité indiscutable en matère de traval.L'ensemble du présent rapport fera comprendre que le recrutement de la main-d'oeuvre agricole nécessiterait, pour être efficace.une organisation plus complète et plus spécialisé que la nôtre.Il nous semble opportun que des démarches soient faites à ce sujet pour qu\u2019une branche de travail Travail des comités paroissiaux Sur 842 comités paroissiaux, 529 ont promu, d\u2019une façon directe ou indirecte, et surveillé le travail agricole de 82,355 ouvriers de fermes, dont: 35,347 âgés de 15 à 20 ans non-salariés, 9,579 de 20 ans et plus salariés, et, 37,339 de 20 ans et plus non-salariés.Sur les 842 comités, 369 ont effectué le placement direct de 673 ouvriers de ferme.109 effet de stimuler considérablement le zèle de la classe agricole en donnant un intérêt nouveau à leur travail.Ce concours ne portait que sur la superficie ensemencée.Afin de décerner les prix avec justice le comité chargé de ce travail remena toutes les fermes à une base commune de 100 acres.De cette façon petits et grands propriétaires avaient une égale chance de décrocher une récompense.1.\u2014Dans les paroinses ou il y a un Conditions du cercle agricole, les membres de ce cercle concours.seront admis au concours gratuitement.\u2014\" Toute autre personne désirant concou- rit devra se faire inacrire comme membre du cercle et payer sa contribution pour l'année 1918, 2.\u2014Dans les paroisses ou il n'y a pas de cercle le concurrent devra payer un prix d'entrée de $0.50.La somme ainsi perçue servira à augmenter la valeur des prix octroyes par le gouvernement.3.\u2014Ne seront admis à concourir que ceux qui auront ensemencé cette année au moins la cinquième de la superficie de leur terre labourable.5.\u2014Lorsque le nombre de concurrents sera d'au moins 20.dix prix seront octroyés ($12., $11., $10.$9.$8., 87, $6., 85.$4., $3.), formant un total de $75.00.6.\u2014Lorsque le nombre de concurrents n'atteindra pas 20, mais sera d'au moins 15, huit prix seront ectroyes: ($10., $8.50, $7.50, $6.50, $5.50, 85, $4.83., formant un total de $50.00.7.\u2014Les prix seront octroyés à ceux qui auront ensemencé en 1918, en blé.en orge.seigle, avoine, pois, blé-d'Inde, fèves, racines fourragères, pommes de terre, fourrages verts et grains mélés la plus forte proportion de leur terre labourable.8.\u2014Ceux aui désirent prendre vart A ce concours devrent donner leur nom au secrétaire du comité paroilssiai avant le premier juillet.9.\u2014La visite des champs pour recueillir les données permettant d'octroyer les prix sera faite dans le courant du mois d'août.10.\u2014Pour l'octroi des prix il sera tenu compte de l'échelle de points suivants: pour chaque acre de terrain portant une récolte de blé, fèves et pois, 10 points seront accordés; pour chaque acre de terrain portant d'autres grains Jue le blé, tel que l\u2019avoine, l'orge.le seig e sarrasin.points seront aece 3 pour chee we scre pertant une récolte de grains mélés, de fourrages verts et de cultares sarciées, 5 points seront accordés. I 1 Comment prévenir] éventr] Il reste encore beaucoup a fai- \u2018omment prévenir |re pour améliorer les méthodes les pertes dan pi actuelles de conservation du fu- dant Phiver et au mier; on estime, en effet ave commencem dans les propriétés ordinaires, la printemps f moitié de sa valeur se perd pendant sa conservation en tas.Outre sa valeur pratique, l'étude des causes de ces pertes a une grande valeur scientifique, car on sait que le bénéfice de la fumure azotée, sous quelque forme qu\u2019elle soit administrée, est toujours inférieur à ce que l\u2019on pourrait en attendre, vu l\u2019existence d\u2019une marge de pertes considérables dont on ne peut se rendre compte.Cette question, étudiée depuis quelque temps déjà à Rothamsted, et des plus complexes au début, a laissé entrevoir peu à peu qu\u2019il faut probablement en chercher la solution dans le tas de fumier.I] faut d\u2019abord établir une distinction nette entre les pertes pendant la préparation et les pertes pendant la conservation du fumier.Il a été constaté que les premières s\u2019élevaient à 15% dans les conditions les plus favorables, à savoir pour le fumier d\u2019animaux engraissés à l\u2019étable et qu\u2019on laisse tel quel, sans qu\u2019il soit délavé jusqu\u2019au moment de le mettre en tas.On ne connaît aucun moyen d\u2019éviter cette perte; les auteurs prouvent qu\u2019il est possible, au contraire, de réduire les pertes à zéro pendant la conservation.\u2014 Les pertes qui se produisent dans les tas de fumier doivent être attribuées à 3 causes; pluies, retournement du tas, pertes de composés azotés sous forme gazeuse.Les auteurs utililisèrent pour leurs études des expériences pratiquées en partie à Rothamsted, en partie dans une exploitation à Woking.Pertes en tas laissé en plein air.Un tas \u2018de fumier fut tenu en plein air à Ro- thamsted, de janvier à avril 1914.Les pertes furent considérables, à savoir : 20% de matière sèche; 249% d\u2019azote; 8.3% d\u2019anhydride phosphorique.L\u2019azote qui se perd est surtout celui de l\u2019ammoniaque et des amides, c\u2019est-à-dire la partie qui s\u2019assimile le plus vite.La valeur de l\u2019azote perdu fut de 36 cents par tonne pendant les 3 mois de conservation à Rothamsted.Pertes en tas couvert.Un tas semblable au précédent fut tenu, à la même époque, à l\u2019abri de la pluie.À Rothamsted, la perte de matière sèche de 7,5% et celle d\u2019azote 6,9%; les pertes d\u2019acide phosphorique furent pratiquement nulles.La comparaison de ces chiffres avec les précédents démontre que la cause principale des pertes subies par le fumier en tas est la pluie.\u2014 A Rothamsted.un autre tas fut tenu a couvert et bien comprimé, de maniére a éviter, au- tnnt que possible, la dispersion de gaz.Dans ce cas, la perte de matière sèche fut limitée (4,4%) et celle d'azote fut nulle.Cela démontre que les pertes en tas peuvent être évitées en tenant le fumier couvert et bien comprimé.Action de la pluie.Cette partie des expériences n\u2019est pas encore terminée, mais elle a déjà prouvé que l\u2019action de la pluie est quelque chose de plus qu\u2019un simple délavage de substance solubles.Cela fut prouvé en couvrant un tas de fumier et en l\u2019arrosant tous les jours, mais avec une quantité d\u2019eau suffisante à produire un délavage plus grand que celui subi par un tas voisin de fumier non arrosé.Les pertes du tas arrosé furent en 3 mois : matière sèche, 51%, dont 6,8% sous forme promptement assimilable.La perte totale d'azote dans le tas arrosé fut double de celle du tas non arrosé, bien que les pertes de matière sèche fussent égales dans les 2 tas, ce qui exclut que le ler ait subit un délavage.Sous quelle forme cet azote se perd-il done ?On a cru pendant longtemps qu\u2019une grande partie des pertes qui se produisent dans le fumier en tas étaient dues à une volatilisation de l\u2019ammoniaque; on a donc conseillé l\u2019usage de fixateurs (superphosphates, kaÏnite, etc.) ou l'arrosage avec ie purin.De nombreuses expériences ont démontré que l\u2019addition de fixateurs ne procure aucun avantage; des expériences pratiquées par les auteurs ont démontré également que les arrosages au purin ne servent + guère à diminuer les pertes, bien qu\u2019ils soient utiles = LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE L\u2019expérimentation Agricole ld hi à d\u2019autres égards.Il est hors de doute qu\u2019une cer- procédé de condensation du lait doux, l\u2019on n\u2019obtient taine quantité d\u2019ammoniaque se volatilise, mais cela pas la stérilité parfaite et qu\u2019en règle générale n\u2019est pas une cause importante de pertes.Or, les \u2018uelques-uns des organismes présents dans le lait expériences des auteurs ont démontré que les ni- iginel ivent 3 1 à ti trates peuvent se former à l\u2019extérieur d'un fas Je origine! survivent à la condensation.fumier, mais non à l'intérieur, et que les nitrates transportés par la pluie à l\u2019intérieur du tas se dé- Facteurs ensen- clover, 5 * Sook, L.B.et composent rapidement avec perte d\u2019azote libre.Il tlels influencant of the U 8.D ( tod Anpiion suffit que les nitrates soient transportés a linté- A fenqur Dacteéri- ture) dans U Spb of { gricul.rieur du tas de fumier sous une mince couche pour cherches aux Agri cultur e : Bulle i No of que la décomposition soit vite accomplie et que l\u2019a- Etats-Unis.D o 642, é f .\u2014\u2014\u2014\u2014161p., Washington, avr.1918 zote se libère et se perde.Toutes les méthodes ima- .; 3, 3, .ginées jusqu\u2019ici pour la conservation du fumier ont Bulletin Analysé par Ulnst.Inter.d\u2019Agriculture.échoué parce qu\u2019elles se basaient sur une erreur, 3 Nouvelle contribution a l'étude des facteurs hy- savoir que l\u2019azote serait éliminé sous forme d\u2019am- giéniques influençant la teneur bactérienne du lait.moniaque.Les expériences actuelles démontrent Les auteurs ont voulu confirmer: que la cause fondamentale des pertes est la pluie, et qu\u2019elles peuvent être annulées en tenant le fumier à couvert et bien comprimé.Dernières recherches, derniers résultats _ (1) la nécessité d'observer les règles de propreté bien connues., (2) en les appuyant sur des données scientifiques indiscutables: ils ont fait de nombreux dénoi.bre- Les tas de fumier conservés pendant 3 mois à ments bactériens dans le lait produit en suivant ces Rothamsted furent retournés refaits et conservés principes: 1) stérilisation du matériel ; 2) maintien pendant 3 mois encore (de mai à juillet).Les pour- des animaux à l\u2019état de propreté et lavage de la centages des pertes pendant le 2ème trimestre dé- mamelle ; 3) emploi d\u2019un récipient à ouverture montrent que le retournement des tas de fumier réduite (\u2018\u201csmall-top pai.) cause aussi de graves pertes.Effet du retournement des tas.Voici quelques données, prises dans les nombreux _\u2014 Mavylor W.J., dans Bulletin of tableaux de bulletin\u2019 analysé, qui prouvent à quel L'usage interne de the Montana Agricultural Col- degré les qualités hygiéniques du lait sont imputa- pur prévenir l\u2019A-|lege Experiment Station, se ré- \u2019 bles à l\u2019observation de ces principes.vortement éplzoo-|sume ainsi: , sere tlaue des vaches: | Les expériences faites depuis 1) Matériel stérilisé.1909 dans trois troupeaux différents autorisent les C\u2019est le facteur qui a le plus d\u2019influence sur la conclusions suivantes: teneur bactérienne du lait.Le dénombrement de 60 Laci .22 luti :niee.échantillons le lait a fourni, par cm3 une moyenne i patie Bhéniase Inger, en sli CE de 6406 bncéris lorsque 16 matériel employé hr écifique contre l\u2019avortement épizootique stérilisé, contre 73 308 quand ce matériel n\u2019était pas spécitique c p que.stérilisé ; la différence: 67 002 bactéries, est donc 2.Les vaches peuvent généralement absorber imputable au facteur stérilisation du matériel.tous les jours avec le fourrage 750em8 d\u2019une solution d\u2019acide phénique à 4%.2) Lavage de la mamelle., Les animaux et l\u2019étable étant maintenus dans un état constant de propreté, et le matériel étant stérilisé, on fit le dénombrement bactérien par cm3 dans 2 échantillons de lait et l\u2019on obtint ces résul- 4.Dans les cas d\u2019avortement imminent, l\u2019acide 23'S: mamelle lavée: minimum, 620 bactéries ; phénique peut être injecté en quantité suffisante non loves B& 400 ; moyenne, 2 154 \u2014 2) mamelle pour causer le chancellement de l\u2019animal et la di- non avee 4 Fy 1 050 ; maximum, 20 400 ; latation de la pupille sans qu'il y ait apparence oyenne, : d\u2019effets consécutifs pernicieux.3.Dans un troupeau infesté, les injections hypodermiques nécessitent moins de travail que l\u2019ad- ministratio: de la solution.3) Emploi du récipient à ouverture réduite.5.Tous les mâles destinés à la reproduction de- Le \u201csmall- 1 : a vraient étre soumis au traitement indiqué.L\u2019avor- small-top pail\u201d est un seau à traire cylindri tement contagieux et la vaginite granuleuse peuvent (VE à couvercle fixe, ne laissant qu\u2019une faible ouver- être transmis par le taureau lorsqu'on ne prend ture semi-circulaire, adapté vers le bord extérieur.pas les précautions nécessaires, Au cours de toutes ces recherches, le lait recueilli 6.Les vaches atteintes de vaginité granuleuse dans ce recipient a toujours accuse un nombre de n\u2019avortent pas forcément toutes.bactéries beaucoup moins grand que celui du lait 7.Les génisses primipares étant plus sujettes : recueillli dans un seau a traire or.inaire a ouver- .ujettes a ; l\u2019avortement que les vaches, elles \u2018devraient être \u2018re totale, quelles que fussent par ailleurs les au- activement surveillées et traitées énergiquement tres conditions et les autres facteurs intervenant: avec de l\u2019acide phénique si l\u2019avortement se manifes- le nombre maximum de bactéries par cm3 fut de te dans le troupeau.750 000 dans le premier cas, contre 1 200 000 dans _ Jusqu ; le second.Résultats d'analy- que dans ces derniers temps, le lait condensé a été considéré i ô 4 wes bactériologi- l onsidère Pour mieux contrôler la portée de leurs observa- ques de laits comme un aliment particulière- p \\ondenuén.ment sain et pur au point de vue tions, les auteurs ont interverti en quelque sorte bactériologique.En effet, la les différents facteurs en présence ; ils ont relaté haute température à laquelle ce, produit est soumis aussi quelques données sur la contamination inévi- au cours de la préparation, semblait devoir le rendre tabl idé i a pratiquement stérile.Des recherches récentes, rap- able et considérable du lait par les fèces.portées par le docteur F-J-H.Coutts (Report to the Enfin, ils ont observé effet de la température ocal Government Board on an Inquiry as to Con- 4 éri it.ji densed Mills, ont cependant démontré que des mi.sur le développement bactérien du lait: ils ont effec- croorganismes vivants sont présents\u2014parfois en tué des dénombrements bactériens dans des laits nombre considérable\u2014dans des laits condensés frais conservés à des températures de 40,4\u2014100\u2014 doux ordinaires ; c\u2019est ce qui explique la rencontre 150,6\u2014210,IC, & intervalles de 24 heures, pendant fortuite de boîtes \u201csoufflées\u201d.4 jours.Après 96 heures, les chiffres atteints par le Les recherches en question ont porté sur des développement bactérien tendaient à se rapprocher échantillons de quinze marques différentes ; elles de plus en plus ; la température optimum est 100 C ont donné les résultats suivants: ou moins Dans les échantillons non édulcorés, on ne trouva aucun organisme qui aurait pu exister dans le lait avant condensation.C\u2019est pourquoi il semble probable que dans le procédé de condensation du lait non édulcoré l'on obtient une stérilité complète et que les organismes présents dans le lait condensé ont été introduits par l\u2019air après la condensation, mais avant que la boîte ne soit scellée.Dans les laits édulcorés (entiers ou écrémés), l'on trouva des bactéries dérivant certainement du produit original.I! est donc certain que dans le 110 Les auteurs estiment que les trois facteurs considérés et la conservation du lait à une température voisine de 100 C constituent les conditions les plus essentielles pour la production d\u2019un lait frais à faible teneur bactérienne, et que l'on a souvent accordé, à cet égard, trop d\u2019attention à d'autres facteurs moins importants ; de plus, ces conditions peuvent facilement être observées même dans les exploitations laitières d'importance moyenne.SON NNNN\\NNMNNSNNNNY EIS SSS OR A pe ® LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE Gonsidérations d'actualité sur le Prix des Engrais \u2014 PAR \u2014 H.M.NAGANT, D\u2019OKA A fin de la guerre signifie aussi, d\u2019ici à quelque temps du moins, la fin du marasme règnant dans l\u2019industrie et le commerce des engrais chimiques.Peu de matières ont été affectées d\u2019une manière aussi directe, par la longue période d\u2019hostilités, comme les fertilisants du commerce.De même que tous les autres produits ils ont évidemment subi les conséquences ordinaires résultant de la difficulté des moyens de transport par terre ou par mer, de la raréfaction et du renchérissement de la main- d'oeuvre ete.Mais, en outre, il se fait que les matières premières entrant dans la coiposition des engrais chimiques sont précisément aussi celles indispensables à la préparation des explosifs dont il s\u2019est fait une débauche sans précédent, dans l\u2019effroyable conflagration dont, trop longtemps, nous avons été les témoins.Par un contraste d\u2019une singulière ironie, durant plus de quatre années l\u2019oeuvre de mort a âprement disputé à l\u2019agriculture les substances qui ne devraient servir qu\u2019à entretenir et augmenter la vie par la production de récoltes plus abondantes.La guerre terminée, tout naturellement, un revirement complet va avoir lieu.Ces mêmes matières dont la production a été intensifiée, par tous les moyens imaginables, au seul bénéfice des engins de destruction, vont redevenir disponibles plus abondamment qu\u2019auparavant, à l\u2019oeuvre de paix et de restauration par excellence, la production agricole.De là résulteront, à brève échéance, des changements importants sur le marché des engrais chimiques: modifications qui doivent être suivies avec intérêt jar tous les agriculteurs.Nous allons donc examiner brièvement quelle était la situation faite par la guerre aux différentes catégories de fertilisants complémentaires \u2014 engrais azotés, phosphatés et potassiques\u2014, et ensuite ce qu\u2019elle deviendra vraisemblablement à la suite du rétablissement de la paix.On sait que le principal en- \u2014\u2014\u2014 #rais chimique à base d'azote est le nitrate de soude, importé du Chili.Ce pays en exportait environ trois millions de tonnes, annuellement, au cours des dernières années.Mais le nitrate constitue la base même de tous les explosifs; aussi la presque totalité s\u2019est trouvée accaparée pour fins de guerre tant en Europe qu\u2019aux Etats-Unis.Son prix n\u2019a pas tardé à doubler, se tenant aux environs de 120 dollars a la tonne, et il devint très difficile de se le procurer sur le marché.Le sulfate d\u2019ammoniaque, la deuxième matière azotée, en importance, après le nitrate de soude, disparût, pratiquement du moins, du marché des engrais.D'abord l\u2019Angleterre, le principal producteur, parmi les nations alliées, mit l\u2019embargo sur le sulfate d\u2019ammoniaque à cause de besoins pressants de la production agricole chez elle; ensuite il est devenu pour ainsi dire impossible de s\u2019en procurer aux Etats-Unis vu la grande consommation d\u2019ammoniaque par les installations frigorifiques des navires, transportant des viandes en Europe.Maintenant que les canons sont sevrés ces produits azotés vont de nouveau être offerts à l\u2019agriculture.Les prix, nécessairement, devront baisser, d\u2019autant plus qu\u2019ils seront concurrencés par une grande production de composés azotés synthetiques, dont la fabrication a été établie sur une vaste échelle grâce à l\u2019impulsion des besoins momentanés de la guerre.I WE Engrais azotêés.7, Nr, \u2019 a1 UN | | IN NS TR SSD Ne.a Ces produits dits \u201csynthétiques\u201d comprennent surtout: La cyanamide de chaux, le nitrate de chaux ainsi que de l\u2019ammoniaque.Depuis peu d\u2019années l\u2019industrie était parvenue à obtenir ces sortes de composés, directement aux dépens de l\u2019azote de l\u2019atmosphère, grâce à des procédés électro-chimi- ques, Le gouvernement des Etats-Unis vient justement d\u2019établir dans l\u2019Alabama d'immenses usines de cyanamide, au capital de 50 millions de dollars.Les fours produisant la chaux, nécessaire à cette fabrication, peuvent en produire 1000 tonnes journellement.Les pays d'Europe ont aussi fortement développé les usines de produits azotés de ce genre, au cours de la guerre.Maintenant que les canons ne réclament plus leur effroyable aliment, il sera consolant de voir ces matières dirigées vers l\u2019agriculture pour engraisser les terres.Il est vrai que nous pouvons difficilement nous attendre à voir revenir les prix d\u2019avant guerre, pour ce fertilisant si utile (10 piastres à la tonne aux Etats-Unis ; environ 15 piastres au Canada), attendu que l\u2019augmentation des salaires et du fr«t sem- b'ent devoir établir un prix de revient plus élevé, d'une manière permanente, pour le phosphate brut venant de Floride ; mais il est permis d\u2019escompter une baisse considérable sur le prix actuel qui s\u2019établit aux environs de 30 piastres.Reste aussi à voir si les cultivateurs pourront bénéficier beaucoup de cette baisse, dès le printemps prochain ; il y a à tenir compte que la plupart des contrats entre producteurs et manufacturiers d\u2019engrais sont déjà passés pour la saison en cours.Cependant, malgré tout, en considération du prix relativement plus élevé encore des produits agricoles usage du superphosphate restera rémundéra- teur encore, cette année, en toutes circonstances.77 a E Les engrais phosphatés ou fertilisants à base d\u2019acide phos- \u2014 phorique sont ceux dont l\u2019usage est le plus généralement utile, recommandable et profitable dans la province de Québec.C\u2019est pourquoi les changements que ne manquera pas d\u2019apporter le retour de la paix, dans la production et le marché de ces fertilisants, méritent d\u2019être observés avec une attention particulière de la part des sociétés coopératives et des cultivateurs qui se proposent d\u2019en acheter.Gngrais phosphatés La raison principale de la sW-lrareté et du prix élevé de cet engrais chimique, durant la guerre, c\u2019est que l'acide sulfurique ou huile de vitriol entre pour moitié dans la préparation d\u2019une tonne de superphosphate au dépens du phosphate naturel.Car il faut savoir que, encore une fois, que l\u2019acide sulfurique est matière première indispensable pour l\u2019obtention des explosifs.À mesure que le conflit mondial se prolongeait et s'étendait à toutes les parties du monde, la demande d\u2019acide su'furique s\u2019est faite plus pressante et les prix ont monté.Résultat ?Les usines de vitriol se sont agrandies et multipliées d\u2019une façon extraordinaire ; rien qu'aux Etats-Unis la production qui atteignait normalement 4,000,000 de tonnes, par an, avant la guerre, s\u2019est élevée actuellement à 9,000,000 de tonnes.Depuis longtemps déjà, les industriels se préoccupent du débouché à trouver pour le déluge de vitriol qui menacera d\u2019encombrer le pays,une fois la paix signée.Situation du perphosphate Il est clair que c'est l'industrie du superphosphate qui sera favorisée, par ce revirement dans lcs conditions, en vertu du jeu naturel de la loi de l\u2019offre et de la demande.Autrefois cette seule industrie utilisait plus de 50% de la production totale d'acide sulfurique, aux Etats-Unis ; mais dans les circonstances nouvelles qui vont s'établir elle aura de la peine à utiliser le surplus.Aussi on peut dire que les fabricants de superphosphate vont se trouver Inondés d'acide sulfurique après avoir souffert de pénurie ?Phosphate \"lho- mas que sous cette forme, subira Le prix de l\u2019acide phosphori- \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 naturellement les fluctions qui lui seront imposées par les cours du superphosphate.\u201cPour le reste il est difficile de prévoir quand l'importation de cet engrais, qui provient surtout d'Europe, pourra se rétablir dans des condition normales.Dans un prochain article, il nous sera peut-être permis de faire quelques pronostics concernant les engrais potassiques, dont l\u2019Allemagne est dépossédé du monopole depuis que la France a glorieusement reconquis l\u2019Alsace.H.M.Nagant 7.i ASIA IMAC NN Fickle CECITITITIOIRWT La question de la fécondité ou de l\u2019infécondité des jumeaux a, depuis bien longtemps, fait l\u2019ob- \u2014 \"jet d'observations fort intéressantes.De ces observations il résulte que souvent, lorsque les jumeaux sont de sexes différents, ils restent stériles, mais ce n\u2019est pas là une loi absolue.Au contraire, lorsque les jumeaux sont du même sexe, la fécondité est généra!ement conservée :; c\u2019est même là une donnée qui a été mise à profit pour créer des variétés qui donnent des jumeaux parmi les bêtes à gestations simples.Les descendants héritent à ce point de vue des facultés des ascendants, et c'est ainsi que l'on a pu créer des troupeaux de brebis qui toutes ou presque toutes donnent denx produits à chaque gestation.La question de l\u2019utilité économique est plus à discuter, parce que les mères qui allaitent deux produits au lieu d'un doivent être plus fortement nourries et parce qu\u2019il y a plus de risques de mortalité; mais avec une surveillance attentive, c\u2019est néanmoins une pratique qui peut être tentée.Fécondité ou Infécondité des jumeaux.ona Les résidus de la préparation \u2014\u2014\u2014e l\u2019acétylène sont presque uniquement constitués par de la chaux, et n'ont comme engrais que la valeur de la chaux.Hs peuvent s'employer de la même façon et avec les mêmes avantages dans les sols qui réclament le chaulage.L\u2019odeur d'acétylène qui les imprègne est, en effet, de nature à éloigner certains parasites de nos végétaux qui vivent dans le sol.S'en servir en couverture sur des plantes de jardin, devant être mangées crues, comme les salades par exemple, n\u2019est pas recommandable, non pas qu\u2019il y ait danger réel, mais parce que le goût peut en être altéré.a V4, é 4 \u2018 274 / 7 da lr 111 TT Une premiére causerie sur \u2019hygiéne ~~ Ca = == VEC l\u2019autorisation bienveillante de l\u2019Honorable Ministre de l\u2019Agriculture, le Conseil supérieur d'hygiène a maintenant sa place dans le \u201cJournal d\u2019Agriculture\u201d.Monsieur le Ministre qui avec autant de talent que de succés, se dévoue au progrès de l\u2019agriculture dans notre province, a cru qu\u2019il ne serait pas inutile d\u2019aider à la diffusion de l'hygiène parmi les nombreux lecteurs de ce journal.Par ce moyen l\u2019hygiène officielle va se trouver en communication directe avec la classe agricole qui certainement sera heureuse de profiter de l\u2019occasion qui lui est ainsi donnée d\u2019acquérir sur cette science si utile des connaissances vraiment pratiques.Déjà les inspecteurs régionaux, dans leurs districts sanitaires, font oeuvre d\u2019éducation en hygiène par des conférences, des causeries ou des démonstrations, dans toutes les campagnes qu'ils traversent.Ce Journal poursuivra la même oeuvre en s'adressant directement aux familles de nos agriculteurs.La lecture d\u2019un journal est toujours un moyen d'enseignement pour les familles qui le lisent.Aussi, le Conseil supérieur d'hygiène profite- t-il avec empressement de l\u2019occasion qui lui est offerte de se mettre encore plus au service de notre nombreuse population agricole.Il pénètrera ainsi dans chaque foyer, où il donnera pour le père, la mère, comme pour chacun des membres de la famille, de précieux renseignements.Chaque mois done, il y aura dans les pages de ce Journal un coin réservé pour une causerie sur l'hygiène.De quoi le Conseil vous parlera-t-il ?Il y a tant de choses que l\u2019on peut dire sur l\u2019hygiène et qu\u2019il est même nécessaire de dire.On vous parlera de l'habitation dans laquelle vous vivez, des moyens de la rendre plus saine pour \u2014 1919 \u2014 S.A., gradué de l\u2019Institut agricole d\u2019Oka.la Semaine Agricole, Il y a cing ans, Uhonorable J.-E.Caron, ministre de d\u2019enseignement agricole spécial aux cultivateurs qui cours réguliers dans nos Ecoles d\u2019Agriculture.Cet 24 professeurs dont la science et le sens pratique ont blic intéressé ; depuis l\u2019hiver de 1916-17 les semaines Chaque année, durant les mois d'hiver, où letravail d'Agriculture sont donnés, une semaine durant, dans toute la province dans une période de quatre ans.Nous février et mars prochains dans les comtés de la rive TI le plus grand avantage de la santé des occupants.Non seulement.on vous parlera de l\u2019habitation, mais on traitera aussi de la manière de vivre dans cette habitation.Il sera question de l\u2019eau que vous buvez et on vous expliquera comment avoir soin de cette eau pour qu\u2019elle ne devienne pas dangereuse.On vous dira comment il faut veus débarrasser des eaux usées et des autres déchets de la vie, et tout cela de manière à rendre votre habitation salubre, et à l\u2019intérieur et à l\u2019extérieur.On vous instruira sur la manière d\u2019élever vos jeunes enfants, de les alimenter d\u2019en avoir soin pour qu\u2019ils puissent être conservés à la vie et qu\u2019ils deviennent forts et robustes.Nous travaillerons ensemble à la solution du problème de la mortalité infantile.On vous parlera de la manière d\u2019éviter les maladies contagieuses et des moyens à prendre pour vous protéger, vos familles et vos enfants.On vous expliquera ce qu\u2019il faut faire pour prendre soin de vos consomptifs, afin de prolonger leur vie et de les guérir, si possible et, en même temps, de protéger les autres contre la propagation de cette terrible maladie qu\u2019est la tuberculose.On vous exposera les raisons pour lesquelles il est nécessaire d\u2019avoir des organisations sanitaires municipales pour vous aider à mettre en pratique les préceptes de l\u2019hygiène afin que la santé et la vie d\u2019un chacun soit protégée le plus possible.Depuis quelques années, l\u2019hygiène a fait un progrès considérable dans notre province.Le nombre est grand de ceux qui en sont instruits et qui en ont profité et, cependant, il en reste encore beau- LES SEMAINES AGRICOLES | MINISTÈRE DE D'AGRICULTURE DE QUÉBEC l\u2019Agriculture de cette province, inaugurait un système n\u2019ont ni le temps ni l\u2019avantage de pouvoir suivre des enseignement spécial est donné par un groupe de 20 à été mis à l\u2019épreuve et appréciés hautement par le pu- agricoles sont sous la direction de M.A.Desilets, B.commande moins sur les fermes, des cours abrégés diverses régions de la province, de façon à couvrir donnons ci-après l\u2019itinéraire qui sera suivi en janvier, nord du St-Laurent.En outre des endroits où siège 2 les professeurs se rendent par groupes de deux ou trois dans les paroisses voisines ou éloi parole agricole à ceux qui ne peuvent se rendre aux cours abrégés.Voici l\u2019itinéraire et le programme.LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE mFV\u2014\u2014FFmmmm\u2014\u2014mm\u2014\u2014ma\u2014\u2014\u2014 Communication du Conseil Supérieur d\u2019Hygiéne coup qui n\u2019ont pas eu l\u2019occasion d\u2019avoir le même avantage.D'après ce que nous connaissons, nous sommes sûrs d\u2019avance que les lecteurs du Journal! de l'Agriculture vont profiter de l\u2019excellente occasion qu\u2019ils ont de s\u2019instruire.C\u2019est aussi notre ambition de nous mettre à la portée de tous.Mais comment pouvons-nous le mieux réussir, si ce n\u2019est en entretenant avec les lecteurs une correspondance suivie.Est-ce qu'il n\u2019y a pas, en effet, bien des questians sur lesquelles vous seriez anxieux d\u2019avoir des éclaircissements?Pourquoi alors ne pas les soumettre, en toute simplicité et franchise, aux officiers du Conseil qui se feront toujours un plaisir d\u2019y répondre de manière à renseigner sur le même point pratique tous les lecteurs du Journal.Nous sollicitons done votre concours et nous sommes certains qu\u2019il ne nous fera pas défaut.Vous n\u2019aurez qu\u2019à vous adresser au Conseil supérieur d\u2019hygiéne, Journal d\u2019Agriculture, et vous pouvez être assuré du meilleur accueil.Il n\u2019y a pas de doute qu\u2019il y aura dans toutes ces causeries non seulement de quoi vous intéresser, mais de quoi vous déterminer à prendre goût aux choses de l\u2019hygiène.Tous les pays civilisés ont fait de l\u2019hygiène publique un problème d\u2019économie sociale.Tout le monde s\u2019en occupe comme d\u2019une chose qu\u2019il est indispensable de mettre en pratique pour maintenir la santé générale robuste et épargner des vies nécessaires pour l'avenir de notre province.\u2014 1919 \u2014 gnées du centre pour y apporter la bonne Ligne du Canadien-Nord :\u2014 Yamachiche, St-Raymond, Cté Portneuf, du 7 janvier au 11 Berthierville, St-Tite, Cté de Champlain, du 13 janvier au 18 L\u2019Epiphanie St-Boniface, Cté de St-Maurice, du 20 janvier au 25 \u2019 Joliette, Cte de Joliette, du 27 janvier au ler fév.Terrebonne, Ligne du Pacifique-Canadien :\u2014 St-Martin, St-Basile, Cté de Portneuf, du 3 févrierau 8 Ligne du New-York Central :\u2014 Ste-Anne de la Pérade, Cté de Champlain, du 10 février au 15 Valleyfield, Cté St-Maurice, Cté de Berthier, du 17 février au 22 du 25 février au 1er mars Cté L'Assomption, du 3mars au 8 mars du 10 mars au 15 mars du 17 mars au 22 mars Cté Terrebonne, Cté Laval, Cté Beauharnois, du 24 mars au 29 mars A.DESILETS, B.S.A., Directeur des ours, L.BROWN, Directeur des champs d'e- nérimentation.LOUIS BIBEAU, Expérimentateur laitier.Industrie Iaitière.J.B.TRUDEL, Surintendant da Contrôle laitier, Dr J.D.M.GROTRE, M.V, C.VAILLANCOURT, Chef du Service d\u2019Apiculture, DUPUIS, Inst.apicole et et pâturage.Médecine vétérinaire.Apiculture pratique.\u2018sucrier, RAOUL DUMAINE, Instructeur avicole, Aviculture pratique.ETIENNE PARADIS, Horticulteur, gnements à domicile.cours, à Québec, le mois date de cette convention.Economie rurale.Comptabilité, construction, etc.Culture des plantes-racines, trèfle, blé-d\u2019Inde, prairies Contrôle des vaches laitières.Cultare et entretien de l\u2019érablière pratique de la fabrication du sirop et du sucre.PROFESSEURS ET SUJETS TRAITES tions fruitières, serves alimentaires, PHI RODRIGUE, Instr., du Service eral vice d\u2019Elevage Fédé L.THERRIEN, B.S.A.Asst.-dir.des Soc.Coopératives Agr.vice d\u2019Elévage provincial.enseignement donné dans la journée.deux séances par jour.prochain, N J.M.Talbot, B.S.A., Insp., des sta- J.B.GRISE, B.S.A., Spec.des con- F , J.A.STE-MARIE, B.S.A., du Ser- J.J.GAUTREAU, B.8.A., du Ser- J.MORIN, Ssecrétaire des cours.Miles (FARE, LEBLANC et GIN- Culture potagère, pour la famille et le grand marché.UN HYGIENISTE, Chaque cours sera accompagné de démonstrations des projections lumineuses illustreront I ous les jours, du lundi au vendredi soir, les conférences seront données à raiso .at .n de 2 séances par jour, pour Uaprés-midi à 2 hres et le soir à 7 34 hres.% seront à la disposition des cultivateurs.#t.À caves à légumes et à fruits, ruches en pratiques sur le sujet traité.Tous les soirs, à7 Tous les avant-midis, les professeurs Et des citadins pour visiter les bâtiments, poulaillers, silos, hivernement, jardin d'hiver, ete, .et pour donner des rensei- Des cours de cuisine économique, de couture, d\u2019 d'Hygiène infantile, seront donnés 8 credi de chaque semaine, à raison de Tous les profeseurs participant le aménagement domestique, de soin des malades et pécialement aux dames dans une salle séparée, le mardi et mer- à cet enseignement seront en convention préparatoire à ces ous ferons connaître dans quelque temps le programme et la Culture fruitière.Conserves alimentaires.Elévage du mouton, organisation des coopératives de laine.Industrie des viandes, choix, élévage et entretien des reproducteurs.Coopération agricole, culture des céréales.Elévage du porc, boeuf et cheval.Renseignements Généraux.Enseignement ménager.Hygiène de lalimentation et de l'habitation.112 Mode gisse tre 1 voir Roque cessai leurs pouvo Les l\u2019époqi jour \u20ac de la pédie, de la On p que 1 manid Les douze cinq les en égal peau \u20ac Les une g moins fourr: prints prairi tiver La tr brebis le so anim parco soir.fem qui d trair la tr ge b seille ( Le 1a me d'obte des pas \u20ac désag les d\u2019 mine à ms En o comm L 21% mas per de © nes bre tat pas I et ( sur rie les I me ous nal ea- n- re ti- Ld etre * a ; Tr 3 it ë Un romage célèbre s le * 3 tout intéressé ceux qui s\u2019adonnent aux choses de I'i iè i \u2019 i surtou Intéressé ceux qui vac s de l\u2019industrie laitière.Nous publions aujourd de ete à un petit village aveyronnais dont la population est inférieure à 1,000 habitants est connu dans le monde entier; c\u2019est, avec le champagne, le plus réputé des produits français à l\u2019étranger.Grâce à des conditions de milieu uniques et à l'impulsion donnée par les grandes sociétés, au point de vue commercial, cette industrie très ancienne, comme l\u2019indiquent un grand nombre de documents, parmi lesquels on peut en citer un remontant à 1070, n\u2019a cessé de se développer au cours du siècle dernier.Actuellement, la production annuelle est de 18 millions de livres environ.Le petit village de Roquefort est, peut-être, toutes proportions gardées en égard à sa population, celui de France où il se traite le plus d\u2019affaires.Run peti.! Le nom de ce fromage, emprunté Le mode d\u2019élevage est, à peu mot de chose prés le méme, qu\u2019il s\u2019agisse de l\u2019une ou de l\u2019autre de ces races.On fait naître les agneaux vers le premier l\u2019an, afin de pouvoir traire le plus tôt possible pour produire le Roquefort.Il importe de prendre les mesures nécessaires pour que toutes les brebis faissent naître leurs agneaux dans une période très courte, afin de pouvoir leur donner à tous les mêmes soins.Les brebis sont l\u2019objet de soins assidus pendant l\u2019époque de l\u2019agnelage et le berger veille sur elles jour et nuit.On se débarrasse, le plus tôt possible, de la plus grande partie des agneaux que l\u2019on expédie, vivants ou égorgés, sous le nom d\u2019agneaux de lait, dès qu\u2019ils ont trois semaines ou un mois.On prive, au bout d\u2019un mois et demi, les agneaux que l\u2019on destine à l\u2019élevage, de tout leur lait, de manière à pouvoir traire le plus tôt possible.Les brebis commencent à produire à l\u2019âge de douze à dix-huit mois; on les réforme vers l\u2019âge de cinq à six ans, lorsque leur production baisse; on les engraisse en automne et on les remplace par un égal nombre de jeunes.Le renouvellement du troupeau se fait par quarts ou par cinquièmes.Les brebis sont nourries au pâturage pendant une grande partie de l\u2019année; elles reçoivent néanmoins dans ce cas, matin et soir, une ration de fourrage sec.On leur sacrifie généralement, au printemps, les premières pousses d\u2019une ou plusieurs prairies naturelles ou artificielles, dans le but d\u2019activer la production du lait.Mode d\u2019élevage.La traite des brebis se fait deux fois par jour, le matin, avant la sortie du troupeau, et le soir, au retour; on a soin de laisser reposer les animaux, pendant une heure au moins, s\u2019ils ont parcouru une longue course, avant la traite du soir.Tout le personnel de la ferme (hommes et femmes) est employé à cette opération importante, qui demande un temps considérable; un homme peut traire environ vingt-cinq brebis.(Pour pratiquer la traite.chacun des trayeurs est assis sur un siege bas et a devant lui un récipient en fer, appelé seille.) (Le soubattage qui consiste a donner, avec le revers de la main, plusieurs coups sur la mamelle de la brebis, permet d'obtenir une grande quantité de lait et développe la sécrétion des glandes mammaires.Les bons agriculteurs s\u2019efforcent de ne pas communiquer au lait l\u2019odeur du suint ou tout autre goût désagréable: pour celà, ou bien ils garnissent le dessus des seilles d\u2019une toile métallique qui arrête les impuretés les plus volumineuses, ou bien ils munissent chaque trayeur d\u2019une écumoir à manche court qui lui permet l\u2019enlèvement de ces impuretés.En outre, la queue et les abords de la queue sont tondus au commencement de la saison de la traite.) Le rendement d\u2019une brebis en lait est de 1% lb à 21% lbs, par jour; il ne dépasse jamais le chiffre maximum de 4.4 lbs.Le lait produit par une brebis permet de fabriquer, dans le courant de la saison, de 33 à 44 lbs., de fromage; dans beaucoup de bonnes fermes, on arrive à un rendement de 55 lbs., par brebis, et l\u2019on considère cela comme un bon résultat qui peut cependant être exceptionnellement dépassé, Les cours du fromage, la réputation de la région et du producteur de lait, l\u2019importance de celui-ci et surtout la concurrence sont les causes qui font varier les prix.Le lait est livré en bidons dans les laiteries, tous les jours, après la traite du matin, soit par les producteurs eux-mêmes, soit, pour les plus éloignées, par des ramasseurs qui parcourent les campagnes avec des jardinières.Après avoir été contrôlé et mesuré, ce lait est versé dans de grandes bassines et il subit successivement les opérations suivantes: En traite des brebis, se On élève d\u2019abord la tempéra- Hl ture du mélange entre 24° et \u2014_\u2014 198° et I'on verse une dose de présure liquide qui varie avec la quantité et la nature du lait, la température, la nature de l\u2019alimentation, LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE === 7 e, =\u201c RRR OAS MSE SK « GO GK | Roque Plusieurs lecteurs ont bien voulu nous témoigner de l\u2019intérêt qu'il ont trouvé a lire notre dernier article sur la fabrication de certains fromages célèbres.La fabrication du Roquefort a hui des notes supplémentaires, curieuses et instructives.Il est en effet instructif de con- C87 070 este 01/01/20, AS MOSS AS Bost Onl ON Nts ON PRY EL ES RS tete USERS ECTS etes SERS ode at Et ke SACS SE ki eus ç Sr > 7 Ke to 7 > 7 RY mT TUT, eA SEE rn imate 7 5 etc.On abandonne la masse à elle-même, pendant une heure ou une heure et demie, pour permettre la coagulation.Quand le lait est pris, on procède au rompage du caillé, au moyen d\u2019un tranche-caillé, dont la forme varie avec les régions.Cette opération doit être faite avec beaucoup de soin et surtout très lentement.On laisse reposer le caillé pendant 10 minutes afi\u2026 de permettre aux particules en suspension dans le liquide de se reposer et de s\u2019agglomérer.Si l\u2019on ne prenait pas cette précaution, une certaine proportion de la matière caséeuse serait entraînée avec le petit-lait.On estime qu\u2019avee le lait de brebis pur, il faut 214 à 2% gals., de lait pour faire un fromage de 43 1lbs.; avec du lait de vache, il faut une proportion bien plus grande pour faire un fromage.Plus donc la masse contient de lait de brebis, plus grand est le nombre de fromages fabriqués.On enléve le petit-lait mis en liberté en versant le caillé dans une sorte de wagonnet dont les parois sont garnies d\u2019une claire-voie recouverte de toile, aprés quoi on met en moules.Les moules mesurent ae = Dans une fromagerie de Roquefort: La piqueuse mécanique Une fois salés et raclés, les fromages passent sous la pi queuse mécanique.Cette machine, munie d\u2019aiguilles, perce dans le fromage une infinité de trous qui permettent à Pair d'y pénétrer, condition indispensable pour le développement des germes bienfaisants.113 fort environ 8 pes, de diamètre sur 4 pcs, de hauteur.Ils sont communément en tôle émaillée ou non.ou non., Le remplissage des moules se fait de da façon suivante: on découpe dans le tas, au moyen d\u2019une grande écumoire, une tranche de caillé de 114 pc environ d'épaisseur: on la pétrit dans le fond du moule, et on la saupoudre légèrement de poudre de pain moisi que l'on fait pénétrer avec les doigts.Une seconde tranche de même épaisseur est pétrie sur la première de la même façon et saupoudrée également de poudre de moisi.Enfin, une troisième et dernière tranche recouvre le tout et dépasse les bords du moule de quelques pouces, pour s\u2019affaisser plus tard, après l'égouttement complet du petit-lait.La poudre de pain moisi que l\u2019on introduit ainsi dans le caillé est destinée à ensemencer le fromage de \u2018\u2018Penicillium glaucum\u201d.petit champignon Qui, en se développant, formera les veines bleues, ou persillé, que l'on recherche dans le Roquefort.Les moules, A mesure qu\u2019ils sont remplis, sont déposés dans une grande salle dans laquelle on maintient une température de 18 à 20° ou moyen d\u2019un calorifère ou d\u2019un thermosiphon.Les côtés de la salle sont garnis d\u2019étagères inclinées et sillonnées de rainures pour l'égouttement du petit-lnit.Le jour même de leur fabrication, les fromages sont retournés trois fois dans leur moule.Cette opération a pour but de bien former les arêtes et de refraîchir la surface, afin de prévenir l\u2019échauffement.Le lendemain, deuxième jour, les fromages sont encore retournés deux ou trois fois, le matin, le midi et le soir; on lave soigneusement le moule avec de l'eau tiède en hiver, avec de l\u2019eau fraîche en été, tout en procédant au retournement du matin.Le troisième jour, on lave une fois les moules et on retourne trois fois les fromages comme la veille.Enfin, le quatrième jour après avoir lavé les fromages, on les dépose dans une cave fraîche en attendant leur transport à Roquefort.Le transport se fait au moins une fois par semaine, de préférence la nuit.Les producteurs éloignés remettent le fromage en gare ou le font transporter par des ramasseurs quand ils n\u2019en produisent pas une quantité suffisante.(Le petit-lait est quelquefois utilisé pour produire, par le chauffage, un fromage de qualité inférieure que l\u2019on appelle \u2018\u201c\u2018recuite\u201d ou pour la nourriture des porcs.) L'affinage ou maturation des fromages se fait dans les caves de Roquefort.vient vel C\u2019est à sa formation géologi- putation univer.QUE que Roquefort doit son uni- nelle du Roquefort Verselle réputation et sa situation unique.Ses caves sont bâties au pied d\u2019un immense éboulis de rocher formant une sorte de vaste entonnoir mesurant plusieurs centaines de pieds de longueur, 300 pieds de largeur et 150 pieds de profondeur, dans lequel s\u2019engouffrent les eaux pluviales et l\u2019air dont les courants refroidis et humides sont canadisés par des fissures connues sous le nom de fleurines.Ces courants sont si intenses qu\u2019ils éteignent les lumières placées devant; il est admis qu\u2019une bonne cave doit recevoir assez d'air frais pour que son atmosphère ss renouvelle au moins trois fois par jour.A leur arrivée, les fromages sont examinés dans une première salle par des agents spéciaux, puis placés sur la bascule: on note leur poids et leur qualité: après cela les fromages sont portés au saloir.Au saloir, les fromages sont frottés vigoureusement sur leur pourtour et sur une de leurs faces avec du sel fin, puis empillés par trois ; au bout de trois jours, on sale la face qui n\u2019a encore pas été salée et on empile de nouveau les fromages par trois pour les laisser encore trois ou quatre jours dans cet état.Au bout de ce temps, il se forme sur la surface une couche gluante que l\u2019on enlève avec une sorte de couteau à lame bien affilée.On emploie, dans les mêmes caves, une autre machine, la piqueuse, à l\u2019aide de laquelle on pratique dans le fromage, après le raclage, un grand nombre de petits trous.Cette opération a pour but de mettre les semences de \u201cPenicillium glaucum\u2019 contenues par le fromage en contact avec l\u2019air humide des caves, de façon à hâter le développement de ce petit champignon et activer l'affinage.Les fromages sont ensuite portés dans la cave proprement dite, creusée dans le ree fissuré.Les fromages en arrivant dans la cave preprement dite, sont d\u2019abord placés par pile de trois sur les étagères ot restent huit jours en cet état.On les met ensuite de champ à quelques pouces les uns les autres: l'opération porte le nom de mise en plies.Les fromages ne tardent pas à se couvrir de moissures que l\u2019on enlève à l\u2019aide d'un couteau spécial tous les quinze jours.Ces divernes opérations font subir au fromage un déchet de 15 à 20 p.100 suivant la perfection de l\u2019outills- ge, le dégré de salure, la saison, etc.Les fromages passent en cave de un à deux mois, On peut, d\u2019ailleurs, à leur entrée, fixer à peu près la durée de leur séjour en les piquant et en les salant plus ou moins La maturité de fromage se reconnait, au toucher, a des signes apé- ciaux qu\u2018une grande pratique peut seule permettre d'apprécier.Le travail dans les caves est fait par des ouvrières connues sous le nom de cabanières; jeunes, vives et alertes les cabaniè- res ont un costume pittoresque; vêtues d\u2019un jupon très ceart, ne descendant guère au-dessous du genou, et d\u2019un large tablier blanc à bavette, portant de gros bas de laine, chaussées de sabots, les cabanieres donnent aux rues de Roquefort, aux heures de repas, un aspect tout particulier et une vitalité extraordinaire.L'industrie de Roquefort est entre les mains de quinse ou vingt maisons, qui exploitent ensemble une soixantaine de caves appartenant À des propriétaires différents.\u2014Le Liseur. \u2019 To AND HOR@ 17\" oom.Fetron pb 4 hats: : , ria De l\u2019\u201cAction Catholique\u201d, nu- abréséa méro du 18 décembre, au sujet d\u2019un congrès préliminaire des conférenciers agricoles: C\u2019est en 1912 que commença cette campagne par une tournée sur l\u2019Intercolonial, de Lévis à St-Lam- bert, près de Montréal, par la circulation sur cette ligne de trois chars, 2 pour les démonstrations pratiques et un autre pour les conférences.Elle dura une semaine du 9 au 15 juillet.Cela a suffi pour prouver que les cultivateurs appréciaient les conférences agricoles.M.Désilets, dit qu\u2019au cours de l\u2019été 1919 on reprendra ce système de conférences, sur la ligne du Pacifique.Ces conférences dureront de 5 à 8 semaines.Dans l\u2019hiver de 1914-15 les conférenciers du gouvernement parcoururent 10 comtés, 11 paroisses en 11 semaines.17 conférenciers donnèrent 375 conférences, 24 démonstrations pratiques et firent 16 visites à domicile.18,000 cultivateurs assistèrent à ces cours, avec une assistance moyenne de 400 personnes par localité.1915-16 \u201415 comtés, 18 conférenciers y prirent part et donnèrent 612 conférences 34 démonstrations pratiques et firent 20 visites à domicile, 48,918 personnes assistèrent à ces cours, assistance moyenne 450.1916-17.\u201419 comtés, 34 paroisses, 16 semaines agricoles : 32 conférenciers donnèrent 665 conférences, 80 démonstrations pratiques et firent 125 visites à domicile.L'assistance totale à ces cours a été de 40,376, et l\u2019assistance moyenne de 360.1917-18\u20147 comtés, 39 paroisses, 12 semaines agricoles, 21 conférenciers donnèrent 594 conférences, 94 démonstrations pratiques, 49 cours ménagers et firent 160 visites à domicile : 36 650 personnes assistèrent à ces conférences avec une assistance moyenne de 385.Deux mille délégués agriculteurs se sont réunis hier à To- \u2014\u2014l ronto ; ils ont affirmé l\u2019intention de leurs camarades d\u2019insister pour obtenir une baisse du tarif douanier et de se faire représenter dans les parlements et les législatures du pays par des députés agriculteurs comme eux.Un de leurs orateurs a même comparé les grands fabricants rotectionnistes du Canada aux bolchevistes russes, \u2018Je ne dis pas que ce sont des bolchevistes, mais les idées maîtresses des deux groupes sont les mêmes\u201d, a-t-il prétendu.Les congressistes disent représenter 127,000 agriculteurs canadiens.Si c\u2019est la vérité, les deux partis politiques d\u2019aujourd\u2019hui seront obligés d'ici peu de tenir compte des réclamations de ce rroupe influent d\u2019électeurs.La prochaine session édérale démontrera jusqu\u2019où chacun de ces partis est prêt à s\u2019engager envers cet élément.\u2014Le Devoir, 19 Déc.1918.Les agriculteurs ontariens.Ottawa, 19.\u2014II n\u2019est pas pro- L\u2019Oléomargarine |bable que le gouvernement se restera aur la rende immédiatement à la demande des producteurs de lait de suspendre la fabrication et l\u2019importation de l\u2019oléomargarine en Canada.M.McF'all, commissaire du coût de la vie, n\u2019est pas d\u2019avis que l\u2019oléomargari- ne ait nui au commerce des produits comme le font croire les producteurs de lait.Ps | Si souriante qu'elle parût, Pell Cre oeuvre [l'entreprise n\u2019était pas sans de guerre.rêter flanc au scepticisme.aucuns, même parmi les plus enthousiasmes à saisir n\u2019importe quelle innovation; doutaient ouvertement de sa réussite.Elle présentait de fait de réelles difficultés.Tout était à créer, et l\u2019expérience faisait défaut.Les terrains ne man- uaient pas, mais comment les obtenir à bon compte des propriétaires ?Les jardiniers volontaires se rencontraient à foison, mais comment concilier les intérêts de ceux-ci et de ceux-là ?Puis, une exploitation de cette envergure n\u2019allait pas sans argent.Le cu | A R #} GR JOURNAL | =\" 23 mn\u2019 #4 AGRICULTURE | a à GARDEN TH | Mercier £ I LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE === San mau né, a \u201c es : os JOLLET Be 0 arg Il y avait nécessité de faire exécuter des façons culturales coûteuses\u2014labours de défoncement dans bien des cas, disquages, hersages, ameublissement approprié de tous ces sols depuis longtemps incultes, à la merci du chiendent et de toute la gent des mauvaises herbes.Il fallait encore aviser aux moyens de fertiliser ces terrains et d\u2019aider les jardiniers à se procurer, à des conditions économiques, des instruments aratoires, des graines de semence, des plants, etc.Il importait, en outre, de pourvoir au mode le plus pratique d\u2019opération, sans quoi la marge des profits n\u2019aurait pas compensé de façon satisfaisante le coût de revient des produits.Voilà sommairement dans quelle situation l\u2019on se trouvait au début de cette campagne de production intense, que le civisme dévoué de notre population a su couronner d\u2019un si beau succès.Le résultat a dépassé, en effet, les espérances les plus optimistes et réagi d\u2019une manière très appréciable contre la cherté de la vie.La ville de Montréal comprenant l'importance du mouvement, souscrivit $2,500 ; mais cette somme étant insuffisante, le comité fit appel à la générosité des citoyens et put mener au succès les travaux commencés au printemps.On a évalué à $100,000 la récolte des produits de 2,000 jardins urbains de tout le Canada.C\u2019était le 10 avril, au cos d\u2019une enthousiaste assemblée de citoyens, au Monument National, à laquelle assistait M.J.-H.L.voic, chef du service d\u2019horticulture de la province de Québec.En sa qualité de représentant du ininistère de I\u2019Agriculture, ce dernier exposa un grand programme qui se traduisait en définitive par la coopération active du gouvernement provincial e de la Société Saint- Jean-Baptiste aux oeuvres de guerre déjà mises à exécution par le comité métropolitain des jardins urbains.Mais pour aider plus efficacement à la cause, la Société Saint-Jean-Baptiste, y était-il dit, désire prendre, cette année, une initiative indépendante, afin de promouvoir davantage le progrès des cultures par une action plus directe, plus immédiate vis-à-vis de nos compatriotes, \u2014 les Canadiens- français.A Montréal, plus de 10 000 lots ont été mis en culture, dont 5,462 d\u2019une moyenne de 2,480 pieds carrés en superficie chacun, couvrant une étendue globable de 312 acres, ont été exploités sous la seule direction de l\u2019Association des jardins de guerre de la Société Saint-Jean-Baptiste.A un rendement moyen de $25.chacun, ces 5,462 lots ont donné en produits potagers la somme de $136,550.Ces chiffres ne justifient-ils pas la raison d\u2019être de cette patriotique organisation?\u2014M.Bruno Wilson dans le \u201cPetit Canadien\u201d, 15 Nov 1918.Te qui ne passe 1 The Canadian Council of A- dons le monde a-|griculture composé de délégués gricole de diverses associations agrico- The Canadian les de l\u2019Ouest Canadien, auquels Counell of Agri- sont venus se joind d a.culture.joindre des repré \u2014\u2014\u2014\u2014\u2026 Sentants des United Farmers of Ontario, vient d'adopter, à sa dernière réunion qui à eu lieu la semaine dernière à Winnipeg, tout un programme qui a causé de l\u2019émoi dans le monde politique.On n\u2019était vraiment pas accoutumé à tant d\u2019audace de la part des cultivateurs qui se sont toujours laissés guider d\u2019une façon plus ou moins passive, Aussi, il y a quelques années à peine, se serait-on bien moqué des prétentions de la classe agricole.Mais voilà, les cultivateurs de l\u2019Ouest ont maintenant de puissantes associations et ils sont en état de parler fort ; et si les gouvernements ne veulent pas leur accorder ce qu\u2019ils croient juste et raisonna- le, ils semblent tout décidés à prendre les grands moyens.Il est vrai que ce programme politique comporte des réformes absolument radicales.Entre autres choses, il ne préconise rien moins que l'adoption du traité de réciprocité entre le Canada et les Etats- Unis, lequel a été la cause de la chute du Ministère Laurier en 1911.Il est évident que les cultivateurs sont loin de rencontrer là-dessus les vues du gouvernement actuel dont pourtant l\u2019un des ministres est précisément l\u2019une des têtes dirigeantes d\u2019une association de Grain Growers.114 IBICUETEURS- >, M Fring x Le Fate ; ce | dimmiani * Il ne nous paraît pas à propos d\u2019étudier ici en détail tout ce programme politique que vient d\u2019adopter The Canadian Council of Agriculture.Mais nous tenons plutôt à signaler ce fait, que, sans associations professionnelles, les cu:iivateurs n\u2019au- jamais pu, avec chance de succès, faire enraient i tendre leurs voix.Le Bulletin des Agriculteurs a déjà en plusieurs occasions essayé de faire voir à ses lecteurs la puissance des associations de cultivateurs de l\u2019Ouest Canadien et le rôle important qu\u2019elles y jouent.Cest sociétés ont, dans le seul domaine du commerce, atteint un suce,s considérable, Elles vendent elles- mêmes les produits de leurs sociétaires, elles leur fournissent les instruments aratoires et toutes marchandises nécessaires à l\u2019exploitation de leurs fermes.Leurs succès dès le début, leur ont permis de réunir des capitaux considérables qu\u2019elles ont utilisés à la construction d\u2019élévateurs à grain, d\u2019entrepôts, à l\u2019acquisition de wagons, à l\u2019établissement d\u2019un journal qui prend rang aujourd\u2019hui parmi les plus grandes publications agricoles du pays.Devenus indépendants dans le domaine des affaires, les cultivateurs de l\u2019Ouest ont commencé à rendre également des allures d\u2019indépendance dans e domaine politique.Ils avaient jusqu'ici tiré le meilleur parti possible des luttes entre les divers partis politiques.Mais les voilà rendus à formuler un programme qui est essentiellement leur et qu\u2019ils semblent décidés à vouloir faire triompher en dépit de toutes les oppositions.L'idée n\u2019est pas, en faisant ces commentaires, de suggérer aux cultivateurs de notre province d\u2019emboîter le pas et de suivre aveuglement leurs confrères de l\u2019Ouest (à plusieurs points de vue, certains articles de leur programme pourraient être à bon droit discutés) mais bien de faire remarquer que ceux-ci sont bien plus avancés que nous sous le rapport de l\u2019organisation, Pourtant la bonne organisation agricole va sure- ment son chemin dans notre province depuis quelques années, Déjà les sociétés coopératives, ou du moins certaines d\u2019entre elles, ont obtenu un succès remarquable.Il est à espérer que sous peu plusieurs de ces sociétés pourront être avantageusement comparées, à tous points de vue, capitaux, chiffre d\u2019affaires, nombre de sociétaires, etc, etc, à la plus importante des associations similaires de l\u2019Ouest.Car il est urgent que les cultivateurs de, notre rovince s\u2019organisent fortement, s\u2019ils\u2019 veulent tenir eur bout dans tous les domaines \u2014Coopérateur, dans le Bulletin des Agriculteurs, 9 déc.L'association des nroducteurs de beurre d\u2019Ontario (Creamery \u2014 Association of Ontario) à son troisième congrès annuel, tenu à Toronto la semaine dernière s\u2019est montrée décidée plus que jamais à combattre le maintien de l\u2019oléomargarine au pays.M.Mack Robertson présidait.La proposition suivante a été votée par les congressistes : \u201cAttendu que l\u2019oléomargarine n\u2019est qu\u2019une imitation du beurre, et que la similitude des procédés d\u2019empaquetage avec le beurre véritable constitue un moyen de vente aux marchands de ce produit; \u201cAttendu qu\u2019il peut y avoir des méprises sérieuses là où l\u2019oléomargarine est étalée, dans le même local que le beurre, aux expositions; \u201cQu\u2019il soit résolu que les marchands de cette Association refusent d\u2019exposer leur beurre à toute exposition où l\u2019oléomargarine sera exposée dans le même local que le beurre de beurrerie ou celui de ferme; \u201cQue la loi permettant la vente de l\u2019oléomarga- rine soit amendée de façon à ce que son empaquetage diffère de celui du beurre de beurrerie et du beurre de ferme, et qu\u2019il ait des enveloppes semblables à celles du lard et de substituts du lard; qu\u2019une copie de la récente proposition soit présentée à l\u2019honorable ministre de l\u2019Agriculture, à l\u2019honorable ministre du commerce, à la direction des expositions de Toronto, de London et d'Ottawa, et au secrétaire de l\u2019Association des expositions de l\u2019Onta- :0.\u2014\u201cLa Presse\u201d, 28 déc, 1918.On Intte contre l\u2019oléomargarine.Ag ré: d\u2019aill ces Jo chef Elfor ce de de so lus I Paille Servi pourra affaibl Expos tailles clerc\u201d Ser Cles cler\u201d, appar les un tres.Issu Rhode ment des pl Wilfr I VE ow LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE téte de son harem sa C'est lui qu'es L'ACTUALITE AVICOLE .Trois lapins accroupis et prêts à détaler r marche majestueuse.Area vou vu mon pére oie (dit Langlois) comme il les a dressées?Il est extra pour mettre la paix dans ce monde là.Crest ui au est aL peyheur.Aussi vous pouvez m'oraire : vous m'en donneriez trois pistoles, je ne vous l'donnerais pas ncore.8 as un comme ça aris pour pincer la peau à nos députés quand i \u2014 L'Hôpital dans \u2018Un Clocher dans la Plaine\u201d, p.22, Paris 191 i P Pa quand il se battent ! Toserh 4 p é u é egardaient, en plissant leur nez, deux dindes qui se battaient avec acharnement, Jandis au un jars 8 approchait, respectueusement suivi par ses femmes et se balancant avee solennité.Cependant la victoire Je coud des com battants se dessinait ; profitant d'une fausse manoeuvre de l'adversaire il lui avait, dans une brusque ar la dowload men arponné la crête, près de l'oeil: et il commençait à la pousser devant lui, à le promener, annéanti ! h \u20ac jar, Avec es gloussements féroces.Le jars alors, selançant dans la mêlée, les sépara en deux coups de u faut de la tête, en les voyant s'enfuir, un petit ricanement de mépris, puis sans plus s'occuper de ces espèces, reprit À la , poussa Potins avicoles \u2014\u2014\"\"\"1 Non seulement agréable, mais Suréuble visite.| encore utile, comme toujours d\u2019ailleurs, fut la trop courte visite que nous a faite ces jours derniers M.F.-C.Elford, aviculteur en chef des Fermes Expérimentales du Canada.M.Elford, qui a passé plusieurs années dans la province de Québec, s'intéresse toujours au développement de son aviculture, et dans le but de la rendre encore plus prospère, ne demande rien mieux que de travailler, avec ses officiers, en collaboration avec le Service Provincial d\u2019Aviculture.Ses dernières démarches, en vue de trouver dans la Province même un remplaçant au regretté Victor Fortier, prouvent l\u2019intérêt que porte M.Elford à notre aviculture.Merci.2 s, de Ennuyeux : Il est ennuyeux, certes, d toujours répéter la même chose, ennuyeux pour celui qui a mission de répéter cette chose, encore plus ennuyeux pour ceux qui doivent l'entendre ! Il est cependant de ces ennuis nécessaires, indispensables, tel celui d\u2019avoir à répéter et à s\u2019entendre dire douze fois l\u2019an : \u201cDonnez du soleil et de l\u2019air pur à vos troupeaux de volailles\u201d.L'air pur est indispensable, strictement indispensable, absolument indispensable à vos troupeaux de volailles, si vous désirez réussir dans votre élevage le printemps prochain.Si au cours des mois d'hiver vous ne fournissez ni soleil ni air pur à vos troupeaux, n\u2019espérez pas réussir avec vos couvées de poussins le printemps prochain.Les couvées pourront éclore, mais la vitalité chez les sujets éclos sera médiocre ; beaucoup de ces derniers mourront de n\u2019importe quoi au cours de la saison, et ce qui pourrait vous rester à l\u2019automne de cette génération affaiblie ne fera jamais votre fortune.Voulez-vous préparer un éle- cous.vage vigoureux, n\u2019hivernez donc pas vos coqs avec vos poules, surtout si ces coqs sont peu nombreux.Ici encore il y va de la vitalité, de la vigueur de votre prochain élevage.; | Trop d\u2019éleveurs attendent jus- Ye tarder vom qu\u2019à la dernière heure pour, se procurer les reproducteurs qui leur manquent, C\u2019est une mauvaise pratique.Il est déjà tard, mais encore plus temps que jamais de demander à qui de droit ce qui manque dans le genre.Pour cela on peut consulter la nouvelle édition de l\u2019Indicateur des Ele- veurs de Volailles de la Province, qui sera prête à la fin du mois.F.M.Liguori La \u201cChantecler\u201d Les 28, 29 et 30 janvier, aura Exposition de vo- !Jieu à Montréal la première ex- - \u2018Chantecler | position de volailles \u201c Chante- clere\u201d S\u2019en souvient-on encore ?C\u2019est le 1er mars dernier, que la poule \u201cChante- cler\u201d, la première d\u2019origine canadienne, faisait son apparition dans le monde avicole, à temps disaient les uns, à contre-temps ou trop vite disaient les autres.i Issue du sang de cinq races, Cornish, Leghorn, Rhode-Island, Plymouth-Rock, Wyandotte, savamment travaillée pendant dix longues annees par l\u2019un des plus habiles aviculteurs du Dominion, le Rév.Fr.Wilfrid, de La Trappe d\u2019Oka, fixée à la lumière d'un type idéal que jamais spécialiste n\u2019avait conçu jusqu\u2019ici, une telle formation, couronnée par un succès inespérô, lui méritait des attentions toutes spéciales et l\u2019on peut dire qu\u2019elle les a eues pleinement.Son entrée en scène fut marquée par des faits et gestes dignes de rendre jalouses toutes ses compagnes, si Jamais poule pouvait être entâchée de ce vilain défaut.Une conviction inébranlable de l'importance économique de l\u2019aviculture au pays, la nécessité de créer un type plus conforme à la froidure de nos hivers, une haute e noble pensée de patriotisme que l\u2019on est peu habitué de trouver dans un tel domaine, la science avicole bien comprise, la connaissance de tous les principes d\u2019élevage \u2014 plus que cela\u2014, l\u2019art qui les choisit, les coordonne et les applique à temps, avaient été toutes ensemble les facteurs puissants de sa création et de son développement complet.Quelque chose d\u2019original avait entouré son nid dans le vallon plein de mystères où eile s\u2019est développée; du \u201cpas comme de coutume\u201d devait en marquer sa sortie triomphale, et ce \u201cpas comme de coutume\u201d ce fut l\u2019association d'un groupe d\u2019aviculteurs, répondant, en ( Expositions avicoles 1918-19 Province de Québec Plessisville.6, 7.8 déc, 1918 (J.A.Dugré, sec.) Knowlton (Exp.comté de Brome) .18 et 19 déc.1918 (Geo.A.McClary, sec.) Trois-Rivières, .13, 14, 15 janv, 1919 (J.V.Bourque, sec.) Mont-Laurier, (Labelle).17, 18, 19 janv., 1919 (Lucien Crevier, sec.) Sherbrooke.22, 23, 24 janv.1919 (A.S.Cleary, sec.) Montréal (Exp.Volailles ; Chantecler) .28 29, 30 janv, 1919 (G.Toupin, sec., Inst.Agr., Oka, La T.) Chicoutimi ce ee +.3, 4, 5 fév, 1919 (Ths.La.Villeneuve, sec.) St- Hyacinthe .(J.A.Lamoureux, sec.) Sorel Date non fixée J Date non fixée Cc.Roch Thibaudeau, sec.) mars dernier, à l\u2019apped du Fr.Wilfrid, et s\u2019enge- geant par réglements officiels à conserver ce bel oiseau canadien et à lui assurer sa survivance.Jamais à coup sûr race de poules n\u2019eût de telles origines, et, disons-le, une pareille entrée en pays avicole.Tous ceux qui ont assisté à l\u2019assemblée du mois de mars 1918, par suite de laquelle fut fondée l\u2019Association des Eleveurs de Poule Canadienne \u201cChante- clerc\u201d, se rappellent encore notre enthousiasme du début.Cependant, à ce moment là nous ignorions ce que serait la \u201cChanteclere\u201d loin de ses berceaux, et dans les mains autres que celles qui avaient pris soin de ses premiers ans.Dix mois se sont passés depuis.1500 oeufs et 500 poussins d\u2019un jour, ont été vendus dans toute la Province et à Ottawa.De cette matière première, il reste aujourd\u2019hui, d\u2019après un questionnaire envoyé à nos cent éleveurs, auquel tous n\u2019ont pas encore répondu, tout près de 500 sujets dont les 2-3 sont types standard, Des 65 membres qui ont jusqu\u2019à date répondu à nos investigations, 61, je devrais dire tous, sous la rubrique intitulée : \u201cQue pensez-vous de la \u201cChantecler\u201d?en ont parlé si avantageusement qu\u2019il est impossible de croire à l\u2019éclipse de leur premier enthousiasme.Ces élo- Calendrier avicole pour janvier quents résultats avec le chiffre actuel de nos membres, qui s'élèvent à 275, sont suffisants pour justifier nos espérances de la première heure et l\u2019exposition des 28, 29 et 30 janvier.Que tous les aviculteurs anxieux de satisfaire leur curiosité mise en éveil par cette nouvelle poule, viennent à notre exposition les 29 et 30 \u2014 qui seront les jours où le public sera admis.C\u2019est là, qu\u2019en pleine possession de ses notes individuelles, alerte et vive d\u2019allure, élégañte dans ses formes et sous sa robe blanche, particulièrement originale avec sa tête caractéristique, ils verront la \u201cChan- tecler\u201d\u2019, la première poule canadienne formée au pays.| Qui aurait jamais pensé que l\u2019électricité, dont l\u2019action puis- \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014Isante est utilisée un peu partout aujourd\u2019hui, pouvait faire pondre les poules par la lumière qu\u2019elle engendre! Si Thalès revenait de nos jours pour constater le fait, il serait émerveillé de ce nouvel emploi du fluide magnétique.L\u2019électricité fuit pondre les poules.Pourtant la chose n\u2019est pas aussi compliquée qu'elle paraît l\u2019être de prime abord et les résultats que produit sur la ponte la lumière engendrée par l\u2019électricité pourraient tout aussi bien être obtenue par la lumière produite d\u2019une autre source quelconque.Voyons, expliquons-nous.Si au moyen de la lumière artificielle produite, soit par l\u2019électrictié, la gazoline, le pétrole, ete, on allonge les jours en abrégeant les nuits, à un point tel qu\u2019on ne laisse aux poules que six heures de sommeil, la ponte, d'après les expériences faites à Ottawa, à Guelph, aux Etats-Unis, non seulement pourra être augmentée, mais même doublée en certains cas.Disons à l\u2019appui de cet avancé que le Rév.Frère Wilfrid de La Trappe, d\u2019Oka a installé cet automne une lampe à gazoline dans l\u2019un de ses poulaillers habité par 100 poulettes Rhode-Island, Comparée avec la ponte de l\u2019année dernière, celle de cotte année a triplé jusqu\u2019à date.Comparées aussi avec 100 autres poulcttes qui vivent dans un poulailler voisin mais sans lumière artificielle, celles qui travaillent de trois heures du matin à huit heures du soir pondent deux fois plus que leurs compagnes qui se couchent avec le soleil et s\u2019éveillent avee l'apparition de l\u2019aurore.À en juger par ces résultats il semble que la productivité de la poule est en fonction, non seulement de la ration parfaitement balancée qu\u2019elle absorbe, mais encore de l'exercice qu\u2019elle prend durant le jour.Cette conclusion qui n\u2019a rien d\u2019absolu mérite cependant d\u2019y donner attention.Le Frère Wiifrid a poussé plus loin l\u2019étude de l'influence de la lumière artificielle dans ses poulaillers.Jusqu'ici, on ne s\u2019en était servi que pour augmenter la ponte; lui, l\u2019a utilisée au mois de juillet dans l\u2019élevage de 150 poussins \u201cChantecler\u2019.Après 5 mois passés sous ce régime, les cochets pèsent en moyenne 6 livres et les poulettes 4 livres.Consulté au sujet de la lumière artificielle au poulailler, le Frère Wilfrid en préconise l\u2019&mploi non seulement en vue de la ponte, mais encore dans l\u2019élevage des poussins.Ça vaut la peine d\u2019y penser.nous reviendrons sur ce sujet.Gaston Toupin, E.E.A.Institut Agricole d'Oka, La Trappe.; ; inci \u2019 idité lailler \u2014Pré - le Corysa des volailles dont les causes principales sont l\u2019humidité du poulailler, 5 ee l'arrivée brusque d\u2019une froide température après un temps de pluie.Une nourriture servis aux jours d\u2019humidité, ou encore dès l'apparition subite d\u2019une température clémente, peut prévenir cette maladie, commune en les courants d'air, i réchauffante, telle que le mais, \u201c vague de froid succédant à une hiver.2.\u2014 Changer régulièrement la litière selon son degré de propreté.Tous les jours, passer la gratte juchoirs._.sur la Fable de de l'exercice aux poules en semant les grains dans la litière ou même en les cachant sous un tas de balles, de paillettes ou de ripes.| | 4\u2014Quotidiennement, désaltérer vos poules avec de l\u2019eau froide, ou de la neige\u2014mieuz : av ec du lait écrémé ou de l'eau, tous les deux servis chauds.Tant que le soleil couvre l'horizon, laisser issis ouverts.; ; les Ch pas oublier, dans la ration, les légumes, tels que choux, betteraves, etc, la matière \u2014_\u2014 ONimale, telle que viande hachée, os broyés et déchets de table, S'assurer que les augets, contenant: \u2014\u2014 7 écailles d\u2019huîtres, charbon de bois et gravier, soient encore bien garnis.\u2014G.URIN.115 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE N peut parler des abeilles de plusieurs façons.Le vieux professeur d'histoire naturelle, re- Aux apiculteurs, pour être lu sous le halo de la lampe OF ÉPUBLIQUE D'ABEILLES sissent trois ou quatre.Tout d\u2019abord, elles agrandissent les alvéoles de ces oeufs et dressent par- 3 Chaque fois que la reine s\u2019avance sur les rayons, a dit un apiculteur, les abeilles s\u2019écartent sur sou : ; ; ' ve rs = levant ses lunettes d\u2019or, commencera d\u2019une dessus une petite tour de cire.Cette tour sera le passage, les unes la caressent avec leurs antennes, voix grêle : \u201cL\u2019abeille fait partie de la tribu des apiaires qui forment la deuxième division de la famille des mellifères, et les mellifères appartiennent eux-mêmes à l\u2019ordre des hyménoptères, section des porte-aiguillon.\u201d Le poète s\u2019exprimera autrement : \u201cOuvre ton aîle de gaze, petite abeille, laisse-toi emporter au souffle tiède de la brise embaumée, va baiser avec amour cette fleur qui se pâmera sous tes caresses.\u201d Que doit être le conteur de ce journal ?Ni poète ni professeur,, et à la fois l\u2019un et l\u2019autre.; La république des abeilles se compose de trois sortes de membres : les mâles, la reine et les ouvrières ou abeilles proprement dites.A tout seigneur tout honneur D\u2019abord étudions le mâle.Nous avons peu de choses à dire de sa peu intéressante personne.On l\u2019appelait au moyen âge \u201cabeillaud\u201d et nos cultivateurs le nomment au- jourd\u2019hui \u201cfaux-bourdon\u201d, à cause du bruit qu\u2019il fait en volant.Il se distingue de l'abeille par son corps très gros, sa taille plus arrondie, ses yeux plus rapprochés et son thorax velu.Tout son rôle est d\u2019assurer la reproduction de l\u2019espèce, car il ne sait fabriquer ni le rayon de cire ni le miel succulent.Si vous le cherchez dans la ruche, ne portez pas vos yeux du côté des travailleuses, messire abeillaud ne s\u2019y trouve pas, Il est dans quelques coins occupé à faire bombance; quand i laura bien dîné, il partira d\u2019un vol lourd à travers la campagne.Et encore faudra-t-il qu\u2019il fasse un bien beau temps, sinon il restera à la maison: il est logis plus vaste de la larve royale et indiquera à tous que là réside l\u2019espoir de la république Les abeilles se portent en foule compacte autour de l\u2019oeuf pour que la chaleur qu\u2019elles dégagent le fasse éclore.De même qu\u2019à la naissance des fils des rois une foule nombreuse vient entourer le berceau et contempler le poupon royal, ainsi, lorsque les jeunes reines naissent, toutes les abeilles s\u2019empressent auprès de la cellule où git la petite larve: Il ne se passe pas une seconde, dit Lanngstroth, sans qu\u2019une ouvrière n\u2019y introduise la tête, et à peine est-elle sortie qu\u2019une autre y regarde à son tour, soit pour voir si la larve grandit, soit pour augmenter sa provision de nourriture.Cette nourriture spéciale a été à demi digérée par les abeilles, qui la crachent dans le berceau.Heureuse petite larve ! Elle n\u2019a qu\u2019à entr\u2019ouvrir les lèvres pour se nourrir du liquide fortifiant qui l\u2019entoure et qui la baigne.Dès le neuvième jour elle a atteint son développement, les abeilles l\u2019emprisonnent avec de la cire.Elle file un cocon et se métamorphose.Dès le dix-huitième jour elle est insecte parfait, elle pousse un petit cri, et les abeilles attentives répondent par un bourdonnement joyeux.On ouvre sa prison.La ruche a une reine.Il arrive quelquefois que deux reines naissent uste au même moment.Le célèbre apiculteur Huer a remarqué qu\u2019elles se précipitaient l\u2019une sur l\u2019autre, fort en colère: J\u2019en vis deux, dit-il, qui se tenaient serrées l\u2019une contre l\u2019autre, corselet contre corselet, ventre contre d\u2019autres lui offrent de la nourriture sur leur la: gue, la reine la suce en passant.C\u2019est une reine familière.Vers l\u2019âge de quatre ans, la pondeuse est sur iv déclin de sa vie: elle pond moins bien.Comme ell ne remplit plus ses devoirs, les abeilles n\u2019ont plu.d\u2019égards pour elle.Elles se révoltent et l\u2019expulsen: sans merci.Elles s\u2019en choisissent une nouvelle par le procédé indiqué plus haut.Pauvre douairière ' On ne lui constitue pas la moindre pension ! Ell doit mourir, elle s\u2019y résigne et quitte la ruche.Ainsi après avoir servi la république durant sa vie, ell la sert encore par sa mort.Pour obtenir des abeilles meilleures, l\u2019apiculteu.croise les races.On se fait expédier une reine étrangère, soit une italienne, soit une chypriote, Exilée de son pays, la pauvre petite s\u2019en vient, au fond du sac du facteur qui la bouscule, présider une nouvelle république.Tout d\u2019abord, elle est un peu dc- paysée: elle s\u2019étonne de ne plus sentir le bon parfum de l\u2019oranger, mais, peu à peu, elle s\u2019habitue aux odeurs du thym et de la bruyère.La même reine ne passe pas toute sa vie dans la même ruche.Il arrive quelquefois que la ruche est ien garnie, que les provisions abondent et que les oeufs sont trop nombreux.Alors les abeilles n\u2019ont plus qu\u2019à se croiser les bras \u2014 je veux dire les pattes.Mais l\u2019inaction ne va pas à ce petit peuple.il se divise et une partie se décide à émigrer.On voit les abeilles sortir et s\u2019en aller fonder ailleur: une colonie.L\u2019apiculteur n\u2019a qu\u2019à les prendre dan- leur fuite et à les emprisonner pour se fonder un soigneux de sa santé! Il aime si peu les mésvaen- ventre ; elles n\u2019avaient qu\u2019à replier l'extrémité rucher.tures d\u2019une pluie d\u2019orage, et, par contre, il a tant postérieure de leurs corps, elles se seraient percées es humbles ouvrières dont la personnalité se a ; ; : 5 igui is 3 : foule ne sont pas moins curieuses a de goût pour la vie tranquille ! Oh ! le parfait pa- réciproquement de leur aiguillon, mais il semble que Perd dans la .0 : to resseux ls ne peut sortir, il se tiendra bien chaud la nature n\u2019a pas voulu que leurs duels fassent périr Étudier dans leur vie active que la reine elle-même.avec les couveuses, il se fera lui-même couveuse.Les abeillauds sont toujours punis par là même où ils ont péché.Les sages abeilles tolèrent ces rois fainéants au printemps et à l\u2019été, mais, quand vient l\u2019automne, elles leur font payer cher leur gourmandise.Ils ne sont plus utiles à rien; on leur donne congé, on les expulse \u201cmanu militari\u201d.D\u2019un commun accord ces dames se liguent contre eux, les traînent par les pattes, les roulent au bas de la ruche et les poussent vers la sortie.S\u2019ils tentent de rentrer, nouvelles luttes, nouvelles expulsions.Toujours ils sont éconduits; mais, chose curieuse, les abeilles ne les tuent jamais.Les froids de l\u2019automne ont vite fait périr ces abeillauds habitués à la tiédeur parfumée de la ruche.Augmenter sa famille, aider à l'élevage, boire et les deux combattantes ; aussi, dès que les deux rivales sentirent que leurs parties postérieures allaient se rencontrer, elles se dégagèrent l\u2019une de l'autre et chacune s\u2019enfuit de son côté.À de nouvelles rencontres les reines furent dans la même position ; elles s\u2019enfuirent de la même façon.Enfin, la plus leste ou la plus forte surprit l\u2019autre, lui saisit l\u2019aile avec ses mandibules, lui monta sur le dos et la perça de son aiguillon.Le plus souvent il ne nait qu\u2019une seule reine.Son premier acte est de procéder à une révolution de palais et de tuer les nymphes royales, ses soeurs encore au berceau.Elle doit régner sans rivale dans la ruche.La reine se distingue des abeilles par son corps plus svelte, son abdomen plus allongé et plus volumineux, ses ailes plus étroites, ses pattes blanches Avez-vous jamais lu l\u2019histoire de ces hardis explorateurs qui s\u2019enfoncent dans le désert de l\u2019Afri que pour aller s'emparer des richesses d\u2019une terrv inconnue ?Rien ne leur manque.Ils ont choisi les montures les plus résistantes ; dans les caisses, son! placés vivres, haches, pioches, marteaux, scies, tou' ce dont on aura besoin.L\u2019escorte est munie de bon nes armes, de poudre, de longues-vues, de lanterne: Des sacs vides sont là, attendant les riches butins.Malgré cette surcharge de bagages, ces voyageur sont moins bien équipés que notre petite abeille ouvrière partie à la recherche de son miel.Eli porte, en effet, grâce à un merveilleux aménagemen: toutes choses avec elles sans le moindre embarras.Faut-il aller très loin ?Elle a une double pair d'ailes qui se réunissent dans le vol pour n\u2019en former qu\u2019une seule plus large et plus résistante grâc dormir, tel est le programme des faux-bourdons.et fines.Son corps répand un parfum spécial que à d\u2019ingénieux crochets.Faut-il sonder l\u2019horizon \u2019 Bien des hommes, hélas ! ne retiennent d\u2019un programme aussi large que les derniers articles: boire et dormir.Et leurs dames ne les expulsent pas, en quoi peut-être elles sont moins sages que les abeilles.La reine ! On la nomme aussi la mère ou la pondeuse; mais comme les abeilles l\u2019entourent de toutes sortes d\u2019égards, on l\u2019appelle plus communément la reine.Elle peut vraiment dire comme Louis XVI: \u201cL'Etat, c\u2019est moi, \u201cEnlevez-la de la ruche aussitôt les abeilles se mettent à errer à droite, à gauche, passent, repassent sur tous les rayons, furètent dans tous les coins, sortent, cherchent et manifestent l\u2019inquiétude la plus vive.Qu\u2019on la réinstalle, immédiatement, le calme revient et chacune retourne à son travail.Si la reine enlevée ne reparaît plus, les abeilles s\u2019en choisissent une nouvelle.Elles tiennent conseil, prennent de sages mesures et ont une façon jolie d'assurer l\u2019occupation du trône.Dans le jeu d\u2019échecs, si la reine disparaît, un simple pion peut devenir reine, pourvu qu\u2019il aille toucher la dernière ligne ennemie ; dans la ruche, une larve ordinaire d\u2019abeille peut se transformer en reine, pourvu qu\u2019elle atteigne son complet développement grâce à une nourriture plus fortifiante.Ce fut Schirach qui, le premier, découvrit qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019oeuf spécial pour la reine.Comme, pour une raison ou pour une autre, un seul oeuf pourrait ne pas éclore, les abeilles pru- = dentes en choi- les abeilles reconnaissent bien et qui s\u2019étend a toute la ruche.Elle a un aiguillon très flexible et s\u2019en sert contre ses rivales, jamais contre l\u2019homme.On cite à ce propos une curieuse anecdote d\u2019Urbain VIII.Ce bon Pape avait placé dans ses armes trois abeilles d\u2019or sur fond d\u2019azur.Comme on savait qu\u2019Urbain VIII préférait la France à l\u2019Espagne, un seigneur français écrivit au sire de Valence ce vers, Aux Français le miel, aux Espagnols l\u2019aiguillon, Si les abeilles piquent, elles mourront.Il faisait allusion à la mort déterminée chez l\u2019abeille par la perte de son aiguillon.di Le Pape, pour tout arranger, leur envoya ce dis- ique: A tous les deux du miel, à personne Yaiguillon, car la reine des abeilles ne sait pas s\u2019en servir.La reine est âgée de sept jours.L\u2019air est chaud et parfumé des senteurs printanières, le soleil brille au plus haut du ciel.Il est midi.Sa Majesté s\u2019avance sur le seuil de la ruche et s\u2019envole.Son vol est d\u2019abord hésitant, elle inspecte la ruche en tout sens.Cet examen lui sert à graver dans sa mémoire tous les détails de la ruche: la couleur, la forme, l\u2019emplacement, pour mieux la retrouver ensuite.Elle s\u2019élance enfin dans les airs d\u2019un vol rapi- e.C'est son voyage de noces, le seul voyage de sa vie.En effet, une fois rentrée elle ne sort lus, et pond jusqu\u2019à la fin de sa vie dans les cellules préparées à cet effet par les abeilles.reine pond l\u2019oeuf entouré d\u2019une matière visqueuse et avec son aiguillon le colle au fond de la cellule, où il recevra le soin des couveuses.Durant le printemps et l\u2019été, elle peut pondre jusqu\u2019à trois mi le oeufs par vingt-quatre heures, car elle ne s'arrête ni le jour ni la nuit.oute sa vie ses sujettes lui témoignent le pl profond respect.! 5 ¢ pus 116 Elle a une paire de jumelles dans ses deux gros yeux aux mille facettes.Faut-il examiner de pre: les détails d\u2019une fleur ?Elle a des loupes mervei! leuses dans ses trois yeux plus petits placés en tri angle au sommet de la tête.Si elle veut trouve: une chose cachée, elle a mieux que les rayons À dans son odorat, si perfectionné qu\u2019il lui fait dc- couvrir les fleurs les plus dissimulées.Mais l'abeille ne vole pas toujours.Pour aug menter la vitesse de sa marche, elle est ferrée .glace: elle a au bout de chaque patte des crochet qui l\u2019aideront à trotter plus vite et à se suspendr où elle voudra.Il y a entre ces crochets une espèc de poche élastique relevée en arrière qu\u2019on appel le pulvillus.Si l\u2019abeille marche sur une surfac glissante, les griffes ne peuvent prendre, mais | pulvillus s'applique et la matière visqueuse qu\u2019 suinte le retient.Elle est ainsi munie d\u2019excellen: : patins qui lui permettent de marcher sur les vitr- ou au plafond.Si maintenant l'abeille veut se mettre au travail, pioches, rabots, scies, tenailles, ciseaux sont à sa disposition dans ses deux terribles mandibules qui lui servent à la fois pour arracher, couper, mordre et pétrir.Dans l\u2019obscurité de la ruche il lui faudra une lanterne pour se guider, des compas, des équerres pour bâtir régulièrement les alvéoles hexagonales.Ses antennes, d\u2019une merveilleuse délicatesse, lui servent à prendre des mesures exactes et à se guider mieux qu'avec la meilleure lan- & tern Vi pom fleur fact gré: met | ne le ce SO creu une À rieur Da des é soit = verte le ye de cha peign glisse paire jes ai L\u2019 terri doubl surto alcali certai L\u2019a dans tienné appui dans Les pour dant re piq rema] Tel explon les di Les Jl yd Les Les Les Les Les Les de pre Cha ou tel rempl elles | Tous group Ex: L\u2019a de.Le miel : absorl mac alvéol Voi l'abei L\u2019o bonne mara les pe a dék ques médi: lame mes \u20ac des « fixés direc mèêèm en se toute chan ainsi ment recul espèc Ils s les 1 une dur lèvre forç: lière comi acér elle \u20ac les | elle mièz \u2018 apri cire, auti de | cha: Lan cile tern plus ons, son nex, lan r le elle terne à acétylène.Vienne le moment de la récolte, aura-t-elle une pompe pour tirer le miel du fond du calice des fleurs ?Oui, c\u2019est même une pompe de merveilleuse facture, Elle se raccourcit, s\u2019allonge, s\u2019élargit à son gré: c\u2019est sa langue longue et mince.Où sont les sacs pour emporter son butin ?Elle met le miel dans son jabot.Là, du moins, personne ne le lui volera.Pour le pollen, elle a deux poches: ce sont les tibias de ses pattes postérieures, qui sont creux et ouverts par le haut.Pour les vider, elle a une pelle: c\u2019est un petit éperon placé à l\u2019angle inférieur de sa seconde paire de pattes.Dans son activité, l\u2019abeille fait voler la poussière des étamines soit sur ses yeux, soit sur ses antennes soit sur ses ailes.Mais ses pattes antérieures couvertes de poils lui servent spécialement à se nettoyer le yeux, la langue et les dents ; dans l'articulation de chaque jambe se trouve une petit creux muni d\u2019un peigne fin, c\u2019est dans ce petit creux que l\u2019abeille glisse ses antennes pour les nettoyer ; la deuxième paire de pattes est spécialement réservée à brosser jes ailes.L\u2019abeille a aussi ses armes et ce sont des armes terribles, des armes empoisonnées.L'\u2019aiguillon est double et le venin aussi.L\u2019un des aiguillons contient surtout de l\u2019acide formique, l\u2019autre une substance alcaline.Le venin complet qui cause la mort chez certains insectes est composé de ces deux venins.L\u2019aiguillon a neuf dentelures, qui s\u2019enfoncent dans la plaie comme la pointe d\u2019un hameçon et retiennent le dard tandis que le muscle de l\u2019abeille appuie sur le vésicule à venin pour le faire couler dans la plaie.Les piqûres ne sont pas habituellement mortelles pour les animaux et pour l\u2019homme.On a vu cependant des personnes mourir subitement de la première piqûre à la figure.Ce sont des cas d\u2019idiosyncrasie remarquables, mais heureusement fort rares, Telle est l\u2019admirable constitution de notre petite exploratrice ; nous allons l\u2019étudier maintenant dans les différents travaux de sa vie.Les abeilles se divisent en plusieurs catégories.ly a: Les cirières, qui fabriquent le rayon de cire ; Les butineuses, qui vont récolter le miel ; Les nourrices, qui élèvent les larves ; Les sentinelles, qui gardent la république ; Les ventilatrices, qui aèrent la ruche ; Les nettoyeuses, qui la tiennent en parfait état de propreté.Chacune de ces fonctions n\u2019est pas spéciale à telle ou telle abeille, elles sont toutes capables de les remplir l\u2019une après l\u2019autre, On ne sait même pas si elles passent toute leur vie dans la même fonction.Tous les soldats se ressemblent quand ils sont en groupe, on peut dire la même chose des abeilles.Examinons d\u2019abord les cirières.L\u2019apiculteur a jeté son essaim dans une ruche vide.Les abeilles que nous avons vues se gorger de miel avant d\u2019essaimer étaient prévoyantes, le miel absorbé leur sortira entre les anneaux de l\u2019estomac en lamelles de cire qui serviront à bâtir les alvéoles.Voici comment, d\u2019après le récit du célèbre Huber, l'abeille construit son rayon: L\u2019ouvriére, dont les lames de matière cireuse sont bonnes à être employées, fend la foule de ses camarades, les force à se retirer.Elle se suspend par les pattes antérieures au centre de l\u2019endroit qu\u2019elle a déblayé.Nous la vîmes alors saisir une des plaques qui débordaient de ses anneaux (les anneaux médians de l\u2019abdomen) ; l\u2019abeille tenait alors cette lame dans une position verticale: nous nous apercû- mes qu\u2019elle la faisait tourner entre ses dents à l\u2019aide des crochets de ses premières jambes qui, étant fixés à son bord oppôsé, pouvaient lui imprimer une direction convenable.La trompe repliée sur elle- même lui servait de point d'appui, elle contribuait en s\u2019élevant et s\u2019abaissant tout à tour à faire passer toutes les portions de la circonférence sous le tranchant des mandibules, et le bord de cette lame fut ainsi brisé et concassé en un instant.Ces fragments, poussés par d\u2019autres nouvellement hachés, reculèrent du côté de la bouche et sortirent de cette espèce de filière sous la forme d\u2019un ruban très étroit.Ils se présentèrent ensuite à la lèvre inférieure qui les imprégna d\u2019une liqueur écumeuse semblable à une bouilllie.Après avoir enduit toute la matière du ruban avec la liqueur dont elle était chargée, la lèvre inférieure poussa en avant cette cire et la força à repasser une seconde fois dans la même filière, mais en sens opposé ; le mouvement qu\u2019elle communiquait à la cire la fit avancer vers la pointe acérée des mandibules, et à mesure qu\u2019elle passait, elle était hachée de nouveau.L\u2019abeille appliqua enfin les parcelles de cire contre la voute de la ruche, elle en plaça d\u2019autres au-dessous et à côté des premières.Cependant, l\u2019abeille fondatrice quitta la place ; après avoir employé ce qu\u2019elle avait de matière de cire, elle se perdit au milieu de ses compagnes et une autre lui succéda.; Les jeunes abeilles sont surtout aptes à produire de la cire, et ce sont elles spécialement qui sont chargées des constructions._ .Elfes résolvent dans leur manière de bâtir, dit Langstroth, un problème ,mathématiquement difficile: quelle forme faut-il donner à une quantité déterminée de matière pour obtenir la capacité et la plus grande solidité dans le moins d\u2019espace et avec LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE le Moins de travail possible ?La solution de ce problème a été la cellule hexagonale de l\u2019abeille avec sa base formée de trois pièces à quatre côtés.On lit dans la Vie des abeilles, de Tonny Kellen, que Réaumur posa, un jour, au mathématicien Koening le problème suivant: \u201cEntre toutes les cellules hexagonales à fond pyramidal composées de rhombes sembables et égaux, déterminer celle qui peut être construite avec le moins de matière.\u201d Koenig arriva au résultat suivant: \u201cL\u2019angle obtus doit avoir 109°26, et l\u2019angle aigu 70°34.\u201cL\u2019abeille cependant donnait à l\u2019angle obtus 109°28, et à l\u2019angle aigu 70°52.\u201d Qui des deux se trompait ?Ni le mathématicien ni l\u2019abeille ; on découvrit que les tables des M.Cyrille Vaillancourt, chef du Service provincial de l\u2019Apiculture.logarithmes employées par Koenig contenaient une erreur.On refit le calcul: insecte et savant furent d\u2019accord.Pour bâtir verticalement, les abeilles se suspendent par les pattes, et celles d\u2019en bas servent de fil à plomb aux autres.Elles construisent des alvéoles plus étroits pour la ponte des oeufs d\u2019ouvrière et pour le miel et elles en font de plus grands pour les vcufs des mâles.Une revue apicole Nous donnerons dans un prochain numéro des détails complets sur une très intéressante revue apicole, la première du genre au pays, dont le premier numéro est actuellement sous presse.Les cellules sont d\u2019une grande finesse.Nous avons vu les cirières bâtir le rayon, voyons maintenant les butineuses le remplir.C\u2019est le printemps, c\u2019est le moment de la grande récolte du miel.Des fleurs dans les buissons, dans les bois, dans les prés, dans les jardins, des fleurs partout.Va, petite abeille, et bon courage ! sa première sortie, l\u2019abeille ne part qu'après avoir inspecté plusieurs fois les couleurs, la forme, la situation de sa ruche.Les apiculteurs avisés ont soin de peindre chaque ruche d\u2019une couleur différente.Cela aide la mémoire des butineuses, LEE EAU 4 Jt \" a anne nn PAPA RR RT M LL WA A4, Après ce premier examen qui lui servira pour toute sa vie, l'abeille s\u2019envole sur les fleurs.Les plus proches de la ruche sont mises tout de suite à contribution.Heureuse est-elle lorsqu\u2019une main amie a semé tout près de la ruche des plantes mellifères: le melilot ou le sainfoin par exemple.Que de temps économisé ! Mais voici l\u2019abeille sur une fleur ; avec sa langue, elle suce le nectar et le place dans son premier estomac ou jabot.Elle se plonge dans le calice des fleurs, prer i du pollen dans sa bouche, le roule en boulettes qu\u2019elle dépose dans les petits paniers suspendus aux jambes postérieures.Ces corbeilles pleines, elle se roule dans les fleurs, fuit sauter sur elle la poussière des étamines et son corps velu en est tout doré, Elle rentre ainsi à la ruche.Quand elle ressortira elle aura déposé tout son chargement dans un alvéole.Elle a bien soin de ne jamais méler le miel ou le pollen de fleurs de différentes espèces.Quelquefois la ruche a besoin de réparation, il peut y avoir des trous à boucher.Les butineuses vont sur les jeunes bourgeons de peuplier, de bouleau ou de saule chercher une sorte de colle appelée propolis.Elles la ramassent par leurs poils comme e pollen, mais il leur est très difficile de s'en débarrasser elle-mêmes: les voisines la leur enlèvent à coups de mandibules.L'apiculteur a bien soin de fermer les moindres fentes de ses ruches, cependant les abeilles prévoyantes ont toujours, au plafond de leur ruche, une réserve de propolis en cas d\u2019accident.Les butineuses s'arrêtent dans leur course auprès des mares pour faire la provision d'eau qui servira À délayer la nourriture des larves ou à dissoudre le miel s'il granule dans les rayons.Eau, propolis, pollen, miel, tels sont les butins de l\u2019abeille.Un homme patient \u2014 tous les bons apiculteurs le sont \u2014 a voulu savoir ce qu\u2019une abeille rapportait de son voyage.Il a pesé sa ruche le matin a compté approximativement le nombre de milliers de rentrées d\u2019abeilles, a pesé sa ruche le soir et a trouvé que l'apport d\u2019une abeille chaque fois était un quinzième de son poid.Au coucher du soleil, alors que les fleurs ferment leur corolle pour dormir et que tout travaille cesse sur la terre, l\u2019abeille ne dort pas, elle finit la besogne de la journée.Nous allons voir la preparation de sa confiture dorée, L'abeille se met à mâcher le miel qu\u2019elle a apporté ; à demi digéré dans le jour, elle le digère mieux et le crache dans un alvéole quand il est prêt.Pour qu\u2019il ne se gâte pas, elle y plonge son uiguillon, presse sa poche à venin et dépose une goutte d\u2019acide formique.Ce venin empêchera toute fermentation.Il n\u2019y a plus qu\u2019à fermer l\u2019alvéole, c'est ce qu\u2019elle fait avec un cachet de cire.L'abeille prudente dépose habituellement son miel dans le haut des rayons, loin de l\u2019entrée ; de cette façon, les pillardes \u2014 car il y en a même chez les abeilles \u2014 ont plus de rayons à franchir pour l\u2019atteindre ct plus de défenseurs à trouver sur leur passage pour les arrêter.Quant au pollen, l'abeille en garde un peu pour la nourriture quotidienne des nourrices et des larves mais elle en place à part une provision pour les ?- tites soeurs qui naîtront au printemps avant les fleurs.Afin d\u2019économiser la place, l\u2019abeille tasse le pollen dans les alvéoles à grands coups de tête ; elle met une couche de miel par-dessus, puis un bouchon de cire, et voilà des boîtes de conserves que l\u2019on ouvrira dans le besoin ! Réaumur a estimé qu'une forte colonie peut récolter et dépenser cinquante kilos de pollen dans une seule année et trente kilos de miel, Après une nuit passée au travail l\u2019abciile repartira dès l\u2019aube, toujours active, toujours affairce, Passons maintenant aux couveuses oÙ nourrices.Les abeilles laissent à la reine pour y pondre les rayons du milieu, qui sont plus chauds.La reine ne dépose ses oeufs qu\u2019à cet endroit, que l\u2019on nomme \u201cchambre a couvain\u201d, Lorsque, pour une raison ou pour une autre, Sa Majesté ne pond pas dans les alvéoles ou qu\u2019une surabondance d'oeufs les lui fait échapper sur lex rayons, les ouvrières les prennent et les dégustent.Les louveuses ou nourrices se groupent sur la chambre à couvain et la chaleur de leur corps \u2014 trente degrés environ \u2014 fait éclore les ocufs au bout de quelques jours.1leen sort une petite larve.Celle-ci tourne lentement au fond de sa cellule et trouve moyen de se réchauffer par ce mouvement et la respiration .Du reste, la cire, mauvaise conductrice de la chaleur, les protège contre le froid.Pendant les trois premiers jours, les larves sont nourries d\u2019une gelée blanchâtre sécrétée par les glandes lactifères des abeilles qui dégorgent cette sorte de lait dans l'alvéole.La pâtée des jours suivants est plus fortifiante, elle se compose de pollen et d\u2019eau.Quand la larve a atteint sa croissance, elle est enfermée dans la cellule par un petit couvercle assez mince pour qu\u2019elle puisse respirer.Elle file son cocon, Se repose un jour, se métamorphose en chrysalide et se perfcetionne entièrement avant de sortir.Voici un tableau de Dubini qui indique le temps de chaque transformation pour chaque habitante de la ruche: Reine Ouvdiere Maile Ocuf.3 jours 3 jours 3 jours Croissance de la larve.5.- 86 5 j.1/2 Filage du cocon.1 2 1 j.1/2 Repos.2 2 2 jours Métamorphose en chry- salyde.1 1 jour Durée de son perfectionnement.3 7 9 jours Durée moyenne de la ponte à la sortie de 155 an l\u2019alvéole.15 \u2014 21 \u2014 23 \u2014 En comparant, l\u2019on voit que plus un citoyen est utile à la république, plus il naît vite.La jeune abeille complètement formée brise son , enveloppe et se montre à ses compagnes qui se pressent autour d\u2019elle et la lèchent avec leur langue.(Suite au prochain numéro.) | \u2014 PAR \u2014 F.PETRAZ veloppement.b en jouir plus longtemps, enfin, de surveiller avec une merveilleux fruits de luxe, qui ont valu & la France le d Balen z = LS PARC et JARDIN D\u2019'ORNEMENT ds Un professeur autorisé d\u2019horticulture a écrit que \u201cla culture du pêcher, comme on la fait à Montreuil, demande un savoir profond, une intelligence élevée, beaucoup d'experience et des soins incessants\u201d.Parlant de l\u2019un des agronomes les plus distingués, M.j Alexis Lepère, à qui les cultures de Montreuil doivent de savantes améliorations, il ajoutait : \u2018\u2019Cet artiste est un grand maître; il est cultivateur de pêches comme Horace Vernet p était peintre.\u201d Cette parole d\u2019un connaisseur justifie tous les enthousiasmes ; elle se justifie elle-même par l'exposé des méthodes de culture des arboriculteurs, de plein air, que nous allons décrire au moment où elles semblent ayoir atteint leur plus haut degré de dé- Pour les amener à cette perfection, la science est intervenue: elle a discipliné, appri- 4 voisé les forces naturelles, en apprenant au cultivateur a se défendre contre les caprices des saisons et en lui enseignant le moyen de régulariser sa production, de l\u2019espacer pour Cette éducation des forces de la nature ne date pas d'hier.Girardot, le mousquetaire- horticulteur, chevalier de Saint-Louis, avait déjà tenté avec quelque succès, vers la fin du XVIIe siècle, la culture rationnelle du pêcher a Montreuil_sous-Bois ; et son fils nous conte, non sans une certaine fierté, que, à l\u2019occasion d\u2019une fête donnée par la Ville de Paris en une année où les horticulteurs mal avisés avaient presque complètement manqué ; de pêches, on lui en avait payé trois mille à raison d\u2019un écu la pièce \u2014A.L.LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE à An + à Fu oma + & a ne re Cv by ym pri TR 0e 7 pe pre Ça ee ve 3 An en sagesse avertie la création de ces titre de \u201cverger de l\u2019Europe\u201d.Ÿ : & ens mas aw va af dom, tn Co mt 4% 8 v2, at\u201d > grime annonce Bans ES arbustes sont les auxiliaires indispensables des arbres dans la plantation d\u2019un jardin ou d\u2019un parc; et si le rôle des arbres est surtout de nou: donner de l\u2019ombre par leur feuillage bien haut au-dessus de nos têtes et de belles perspectives; celui de l\u2019arbuste est de meubler les sous-bois, qui sans eux paraitraient nus.Leurs formes de petites dimensions nous permettent d\u2019en jouir entiérement, pouvant admirer la beauté de leur feuillage, la variété de leurs fleurs et respirer avec délices le parfum qui s\u2019en dégage.Le rôle des arbustes est multiple; ils peuvent être plantés en haie, bosquets massifs, groupes ou isolés; et, comme aucun n\u2019a le même feuillage ni les mêmes fleurs, par des groupements bien compris, l\u2019on peut obtenir des effets de contraste des plus agréables et voir se succéder leurs fleurs durant toute la belle saison.AMELANCHIER, à feuilles d\u2019aulne, \u201c du Canada.Trés jolis arbustes aux grappes de fleurs blanches s\u2019épanouissant au printemps avec fruits rouges en automne: trés décoratif, de grande taille.AMORPHA (Faux Indigo) \u201c fruticosa \u201c Canescens.Le plus employé des deux est le faux indigo (fruticosa) que l\u2019on plante en groupe sur le gazon: avec les fleurs violacées fleurissant en juillet, et y produit un bel effet.BAGUENAUDIER (Colutea) \u201c arborescens.Très curieux arbuste à fleurs jaunes et à gousses en forme de vessie.BERBERIS (Epine-Vinette) Amurense » anadensis \u201c Thumbergii \u201c Vulgaris \u201c Vulgaris purpuréis.L\u2019épine-vinette est un excellent arbuste pour massifs ou sa variété a feuilles pourpres (v.pur- pureis) est d\u2019un bel effet, la variété Thumbergii plus naine fait de très belles haies épineuses à feuillage presque persistant.CALYCANTE (Calycanthus) \u201c Floridus.Sa fleur qui est presque insignifiante a le mérite de fleurir la première quelquefois avant que la neige ait disparu \u2014 son parfum est délicieux.CARAGANA (arbre aux pois) \u201c arborescens frutescens frutescens pendala nans C\u2019est le plus rustique de tous les arbustes, celui qui résiste aux grands froids de l\u2019Ouest, .fleurs jaunes succédées par de nombreuses coses noires.CEANOTHE (Ceanothus) \u201c d\u2019Amérique.C\u2019est la seule assez rustique sous notre climat les variétés azurréus rosens et Marie-Simon demanderaient à être protégées.Ce sont de très jolis arbustes de 3 à 5 pieds de hauteur fleurissant de juillet aux gelées.a\u201c \u201c CHALEF (Eléagnus) augustifolia \u201c argentea \u201c macroplylla.La variété augustifolia, appelée communément olivier de Bohème est très ornementale, plantée dans les grands massifs.Ses feuilles argentées avec fleurs jaunes adorantes sont d\u2019un bel effet décoratif.CHIONANTE (Chionanthus) « de Virginie (arbre de neige).Arbuste magnifique donnant à profusion des fleurs blanches en grappes en juillet-août.CLETHRA (Clethra « alnifotio \u201c paniculata \u201c tomentosa , Arbustes de 3 à 6 pieds à fleurs blanches fleurissant en août.CORETTE (Corchorus) \u201c du Japon à fleurs doubles.Très jolis arbrisseaux donnant une profusion à fleurs jaunes ressemblant à de petites roses \u2014 arbuste délicat demandant à être protégé.CORNOULIER (Cornus) (Sibérie) \u201c blanc à feuilles argentées blanc à feuilles argentées var.élégant tricoloribus à feuilles tricolores de Sibérie panachée Sanguin Sanguin élégant Sanguin à feuilles panachées.Les cornouliers sont des arbustes des plus décoratifs, le vert foncé ou le rouge vif de leur écorce; la panachure de leurs feuilles avec des fleurs à profusion au printemps et leurs fruits à l\u2019automne, en font un des arbustes les plus recherchés dans la composition des massifs.COTONEASTER Acutifolia \u201c baccilaris \u201c horizontalis.Charmants petits arbustes à feuilles persistantes, à planter à l\u2019exposition du Nord, les protéger.CYTISE (Cytisus) _biflorus, capitatus, Shipkoensis.Grands arbustes à fleurs jaunes à planter comme fond dans les grands massifs.DAPHNE encorum \u201c mezerum.Les daphnés sont surtout remarquables par leur floraison printanière, ce sont de petites plantes qui étant assez délicates demandent à être protégées.DEUTZIA crenata candidissima plena \u201c flore pleno foliis albo punctatis parviflora « Siebodiana.Arbustes élégants, très florifères, se couvrant de jolies fleurs, blanc rosé en juillet-août.DIERVILLE (Weigelia) \u2018 florida Duboisii Nana folius variegatis \u201c Sieboldi fol.marginatis hortensis A.Carrière \u201c gigantiflora \u201c André Chouin \u201c Eva Katké hybride M.Teiller \u201c M.Van Houtte Me.Lemoine M.Dauvesse Werschafeltii., Arbustes atteignant de 3 à 5 pieds, très décoratifs et de grande valeur, fleurissant pendant l\u2019été, les fleurs sont diversement colorées, variant du blanc pur au rouge foncé, les variétés à feuilles panachées font très bien en bordure de massifs peuvent aussi être placées isolées.FONTANESIA Fortunei \u201c phillyroeoides.Fleurs jaunes en été.FORSYTHIA suspensa viridissima.Arbuste à rameaux grêles se couvrant de jolies fleurs jaunes dès les premiers jours du printemps, avant d\u2019avoir ses feuilles.Un peu délicat demande à être protégé, GAINIER (Cercis) Bouton rouge.\u201c du Canada.Fleurs roses très curieuses, venant sur le vieux bois avant les feuilles, GROSEILLERS (Ribes) à fleurs jaunes = à fleurs rouges de Gordon à fleurs orangées.Beaux arbustes |] d\u2019ornement à floraison rinta- nière et à feuillage bien découpé très élégant.HALESIA tetraptera.Fleur blanc rosé, en gra \u2019 i print) , grappes, s\u2019épanouissant au HEDISARUM multijagum Petit arbuste remarquable par ses nomb grappes de fleurs rouge violacé, de juin aux gelées.118 © ante manor ar ans ES A KCI.- LI AWS thy NN a T seat HORTENSIA (hydrangea) \u201c paniculata grandiflora.Magnifique arbuste, très décoratif et très florifère; donne à l'automne d'énormes panicules de fleurs blanc-rosé, ressemblant aux boule-de-neigi.HOUX (Ilex) \u201c monticola, rugosa, verticillata Très jolis arbustes, à feuilles Juisantes et persix- tantes, demandent à être plantés à l\u2019exposition du Nord et protégés.KALMIA (Laurier américain).Arbuste à fleur rose carné et à feuilles persi- tantes du Canada ou il est inconnu.En Europe 1l est utilisé pour la confection des massifs a feui.- les persistantes en bordure ou isolé.Comme ici, les arbustes à feuilles persistantes supportent les grands froids sont très rares, l\u2019un aurait grand intérêt à l\u2019utiliser.LILAS (syrings) Si de tous les arbustes ce sont ceux les plus utilisés dans les plantations de parcs et de jardins; c\u2019est parre qu\u2019il a été reconnu qu\u2019ils possédaient le plus de qualités.Ils sont d\u2019une robustesse qui leur permet du supporter les froids les plus rigoureux et prospec rent dans tous les terrains, nous donnant à pru- fusion les fleurs les plus exquises, les plus belles et les plus délicieusement parfumées.\u201cLe nombre de leurs variétés est considérable: là Perse, la Chine et le Japon ont aussi contribué à cette fin en fournissant des espèces locales doni notre savant hybrideur M.Lemoine de Nancy : su tirer le meilleur parti par leur fécondation rc- ciproque et créer ces magnifiques hybrides à fleurs doubles aux formes et couleurs les plus variées, Toutes les formes ou coloris y sont représentés: le simple, semi-double et double; le blanc, crème, rose, rouge, violet, avec toutes les nuances de tons qu\u2019il soit possible d\u2019imaginer et qui s\u2019épanouissant dans un feuillage d\u2019un beau vert foncé et luisant, font du lilas l\u2019un de nos arbustes des plus méritants.Aucun n\u2019est meilleur pour la plantation dans les talus où ses racines nombreuses et enchevétrécs y retiennent les terres; l\u2019on en fait non seulement de superbes massifs mais aussi en les élevant sur tige des avenues fleuries qu\u2019aucune autre plant ne peut rivaliser.LILAS à fleurs simples et doubles.\u201c commun blanc, de la Chine, du Japon.de Marly,de Perse, Varin: Charles X: cobolt vif à rebouds rose.Abel Carrière (double) énorme bleu, à grande panicule: beau coloris lavande rose.= Aline Moqueris, pourpre extra beau.Belle de Nancy (double) volumineux, fleur rose satin ne.rouge foncé.\u201c Charles Joly (double) le plus foncé de tous les lilas.Claude De Lorrain, fleur très grande pourpre lie de viu.Comte de Paris, rouge foncé, Congo fleur rouge giroflée vif.« Crampel fleur énorme bleu cobalt vif.Doyen Keteleer rose double.Duchesse d\u2019Orléans rose fleur trés grande, beau ros: tendre.= Emile Lemoine (double) bouquet formé de 4 à 5 thyrses, ns thyrses volumineux de fleurs rose vif.Josikea var.à floraison tardive fl.très grande sombre violacé.\u201c Me.François Morel, rose violacés Me.Casimir Périer, blanc crème.= Me.Lemoine (double) blanc pur, Me.Léon Simon (double) rose tendre avec les boutous pourpres.Me, Mélide Laurent, rose foncé.\u201c Mal.de Bassompierre (double) carmine très foncé.Marie Legray blanc pur.Prince de Beauveau (double) teinte nouvelle ardois: violacé, \u201c pubescent très précoce rose pâle.Souvenir de L.Spath, le plus beau des lilas à fieurs \u201c très larges, pourpre écarlate.Villora à très longs panicules rose lilacé, floraison \u201c« Ville de Troie, pourpre très bean, * Virginité, fleur doubl re.LYCIET (Lycium).© rose tendre \u201c barbatum aureo marginatum panaché.Sinensis macrocarpum.\u201c Rhombifollum.Flle reux du so To bre celui Au tuels sol e progn bref notio tuelle Il spécl 2 C'est de eof bille puis la su la pa tes, I ce dé en mw pas \u20ac de la l'on n de n cons ficie St plus en ¥ 0 dimi que t'on S de mill sur} I bre pou san de plu hye sol coy Pes | cd ne veuf TaN eee ue man, Éd 203 mas = ae sans).AER VE CAPE dr = vents TSis- pe i] eui- ntes l\u2019on LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE _\u2014 To ! ptt!\" E plus en plus il apparait a qui regarde Vivre le sol que les anciennes méthodes analytiques pondérales ne donnent pas une image suffisamment nette de ses propr'étés physiques et surtout de celles qui doivent se présenter à l\u2019esprit de l\u2019agriculteur, lequel veut les utiliser et non les analyser et en tout cas ne peut changer la nature des éléments minéraux.C\u2019est dans ses vides que le sol est actif, de même que nous vivons par notre tube digestif.La charpente du sol est aussi inerte que la nôtre.Elle ne sert que par les parois des éléments terreux qui sont les muqueuses de l\u2019appare:] digestif du sol.Toutes les propriétés physiques et un grand nombre de propriétés chimiques et physiologiques de celui-ci sont dues aux dimensions des lacunes, Au lieu d\u2019employer tous les intermédiaires hab:- tuels pour conduire à la constitution physique du so] et à l\u2019utilité des labours, nous proposons le programme suivant qui a le double avantage d\u2019être bref et au moins aussi près de la réalité que les notions de dens\u2018té et composition analytique habituellement invoquées.Il doit conduire directement la personne non spécialisée à une idée nette des besoins culturaux.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014] Le principal phénomène qui C'est une question intervient dans l'activité du sol de capillarité.Lo est la cap\u2019llarite.Supposons une bille suspendue à un fil.Trempons-la dans l\u2019eau puis retirons-la.Une pellicule d\u2019eau reste fixée à la surface.Les molécules d\u2019eau convergent vers la partie inférieure où elles se réunissent en gouttes.Les gouttes contiunant à obéir à la pesanteur se détachent de moins en moins grosses et de moins en moins rap'\u2018des.Si nous supposons qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019évaporation, il restera toujours à la surface de la sphère une pellicule d\u2019eau aussi mince que l'on voudra et qui refusera de tomber.Il existe donc un antagonisme entre l\u2019attraction de notre boule et celle de la pesanteur ; c\u2019est une conséquence des phénomènes de la tension superficielle du liquide et de la capillarité.Supposons maintenant que notre sphère soit de plus en plus petite.Sa surface deviendra de plus en plus grande par rapport à son volume.On sait, en effet, que la surface augmente ou diminue en fonction du carré du rayon, tandis que les volumes varient beaucoup plus vite en fonc- t'on du cube du rayon ou du diamètre.Si notre sphère avait primitivement un diamètre de dix millimètre et qu\u2019il se trouve réduit à un millimètre, son volume sera réduit mille fois et sa surface env ron trois fois seulement.Donc plus les particules seront petites et nombreuses dans un cube de terre donné, plus elles pourront soustraire d\u2019humidité à l\u2019action de la pesanteur qui l\u2019entraine dans le sous-sol ou à l\u2019act:on de l\u2019évaporation qui l'entraine dans l\u2019atmosphère ; plus un sol aura ses éléments fins, plus il sera hygroscopique comme l\u2019on dit, et la fertilité du sol est proportionnelle avant tout à son hygros- copicité.ais il y a là comme partout une lmite ou l\u2019excès devient un défaut: Lorsque les éléments du sol sont réduits au point de n\u2019avoir qu\u2019un millième de millimètre de diame- tre, ils retiennent l\u2019eau si énergiquement à leur surface que l\u2019attraction de la plante n\u2019est pas suf- f sante pour la leur arracher.La plante s\u2019épuise à cette lutte, se dessèche et meurt.C\u2019est ce qui se passe dans les sols dits argileux et tourbeux.L'argile, élément colloidal de composition mal définie, \u2014 auquel nous ajoutons les éléments extrêmement fins de composition quelconque, \u2014 dispute l\u2019eau à la plante.On ne peut lui enlever celle qu\u2019elle retient en abondance qu\u2019en la chauffant dans une étuve.Il en est de même de la tourbe qui retient jusqu\u2019à trois fois son poids d\u2019eau tout en laissant mourir de soif les plantes qui végètent à sa surface.Ce sol, dans lequel l\u2019eau apparaît sous nos pas, constitue souvent un milieu dit physiologiquement sec, ~~ SUR CERTAINES PROPRIE Li Il y a une autre raison pour ne pas désirer une ténuité du sol aussi considérable: Si les lacunes du sol sont petites, l\u2019eau en occupe tout le volume et il n\u2019y a plus de place pour l'air.Or, l\u2019air est indispensable à la respiration des racines.Pour avoir de l\u2019air, il faut, non plus des lacunes microscopiques, mais des lacunes de l\u2019ordre du dixième de millimètre dont l\u2019eau ne tapisse que les parois, le reste étant réservé à l\u2019air.Petite expérience démontrant l'ascension capillaire de l\u2019eau dans un sol.Si l\u2019on répand un peu d\u2019eau sur du sable celle-ci monte peu à peu à la surface.L'agrandissement des lacunes a encore un autre but, celui de permettre d\u2019emmagasiner le plus d\u2019eau pluviale possible.Cet agrandissement s'obtient par les labours qui ont aussi d\u2019autres utilités: offrir à la racine un sol moins résistant, enterrer pour les détruire les plantes parasites et répandre à la surface des particules, dans toute la masse de la terre arable, les matières organiques qui servent d\u2019aliment principal aux microorganismes et aident les racines à digérer les matières minérales, faits qu\u2019on étudiera après la composition chimique du sol.Mais nous pouvons déjà juger par là que l\u2019activité, la vie du sol, est proportionnée bien plus à la surface de ses éléments qu\u2019à leurs rapports pondéraux.Distribution de l'eau sur la surface de particules du sol et les poils absorbants des plantes.E, racine mère; 1, espace d'air; 2, particule du sol; 3, tension de l'eau; h, h, chevelu ou poils absorbants des plantes.Encore les lacunes | Pour en revenir à nos lacunes, _ _Vde méme que nous avons vu qu\u2019elles ne doivent pas être trop petites, il ne faut pas non plus qu\u2019elles soient trop vastes.Lorsque leur dimension atteint et dépasse un millimètre par exemple, l\u2019air qui y pénètre active l\u2019évaporation interne du sol, ce qui est nuisible, en été du moins.Ainsi les terres graveleuses sont toujours sèches, sauf dans la croûte superficielle.Il existe du reste un autre cas où c\u2019est au contraire la faible dimension des vides qui entraine l'évaporation, à la surface du sol cette fois.POUVOIR ABSORBANT DE 100 LBS DE TERRE SOL EAU SABLE IIE .22 lbs.ARGILE Mes.ess 55 lbs HUMUS GE 13 1s.119 TES PHYSIQUES DES SOLS ss On sait que l\u2019eau monte d\u2019autant plus haut dans un tube de verre que le tube est plus étroit.Or, les vides forment, en se rejoignant.ds tubes capillaires dans lesquels l\u2019eau peut monter vers la surface du sol où elle s\u2019évapore.Cette évaporation peut être utile au printemps.On la provoque par le ronlage.Le tassement du sol par les pluies suffit à la produire.Pour l\u2019atténuer en été, il faut rompre ces canaux capillaires et les remplacer par des lacunes plus grandes, On y arrive par le binage.La couche binée perd son eau par évaporation capillaire la couche inférieure plus tassée.En résumé.| _ En résumé, suivant la dimension décroissante des lacunes, on observe lus phénomènes suivants: 1\u2019 Grande évaporation, porosité pour lair et pour l\u2019eau (dite perméabilité).L'eau passe dans le sous-sol, la terre a trop d'air et pas assez d'humidité.2° Puis sol simplement meuble, semi-perméable, abandonnant son eau aux récoltes au fur et à mesure de leurs besoins.C'est la terre idéale, la terre franche présentant une grande surface interne de lacunes et surtout de Peau et de l'air en juste proportion.3° Enfin sol à texture serrée ou composé de matières avides d\u2019eau qui restent coagulées (argile, sables extrémement ténus).Ce sont les terres fortes imperméables manquant d'air, Celles qui exigent les labours les plus fréquents et les plus profonds.I peut paraître extraordinaire de parler des lacunes du \u2014_\u2014 sol sans faire allusion à la constitution de leur envelopne.Mais cette constitution sera expliquée avec détails lors de l'étrde chimique.Inutile d\u2019en compliquer d'avance létude physique.Les Inborntoires du so Les lacunes sont les véritables laboratoires du sol.Les réactions utiles n\u2019y auront lieu que si l\u2019eau et l\u2019air s\u2019y rencontrent en justes proportions.Le poids et la nature des éléments solides ont une imnortance immédiate moindre que l'étendue qu\u2019ils offrent en surface à l\u2019attaque des racines ou plus simplement des agents atmosphériques et des ferments du sol.Lorsqu'un sous-officier examine un «il, il regarde surtout si l'ame est bien striee.L'âme et la trajectoire le préoceupent plus que Ia nature du métal et c\u2019est pourquoi peut lui échanper une réflexion bizarre à première vue: Ponr faire un fusil, on prend un trou et on met du bronze autour ! Exagérant notre manière de voir pour bien faire comprendre les points sur lesquels l'attention doit être appelée, nous dirons aussi: Pour faire une bonne terre arable, il faut entasser des lacunes de dimensions convenahles, Sur leurs parois nous apporterons des germes vivants.L'air et l'eau feront le reste.L'agriculteur en augmentera ou diminuera, suivant les besoins, le nombre ou les dimensions par les façons aratoires, I! pourra aussi par des engrais modifier la nature des solutions qui réagissent dans les lacunes.Cette étude rentre dans la chimie proprement dite du sol.P.Larue.+++.++++ +++ 0006 004404000400 0004 Un bulletin récent.publié par 'e département de l\u2019Agriculture des Etats-Unis, contenait entre autres choses ce qui suit: Produetivité dre «ol.\u201cVu les conditions anorma'es qui exostent dans le commerce des eng(rais, il importe de conserver tous les éléments fertilisants de la ferme, surtout ceux qui contiennent de la potasse.Les éléments déjà dans le sol devraient être utilisés le plus possible.On peut obtenir sous ce rapport de grands succès en labourant profondément, en cultivant constamment et en suivant un système\u2019 de culture raisonné.L'assolement est indispensable, surtout dans les endroits qui ont produit plusieurs fois la même récolte.On devrait, autant que faire se peut enfouir dans le sol du fumier vert et semer des légumineuses. particulière.Notre très distingué collaborateur, le Rév.oe M.Victorin, Trimestrielle\u201d\u201d de Montréal, numéro de novembre , une étude tr , À Signalons, en passant, que la \u201cRevue Trimestrielle\u201d est un périodique montréalais de haut ton, fort bien rédigé, tenant ses lecteurs au fait du mouvement scientifique, économique et social dans notre province.C\u2019est une revue qui mérite abondamment l\u2019encoura- 7 gement de ceux qui s'intéressent aux choses de notre vie nationale.Le Rév F.Victorin pose d\u2019abord qu\u2019il y a une flore dela prov J A Montréal Sud des Etats-Unis et celui de la côte du Pacifique sont éga ement dépaysés en mettant le pied à Québec ou à on réal Beaucoup de plantes leur sont inconnues, en somme presque toutes s\u2019ils pénètrent dans les lieux inhabités.D\u2019autre part, restent frappés de l\u2019absence de nombre d'espèces familières.C\u2019est donc que nous avons une flore indigène qui a ses éléments propres, qui fusionne sans doute à la périphérie avec les flores voisines, mais qui, dans l'ensemble, garde sa physionomie \u2014 PAR \u2014 Le Rév.Fr.MARIE VICTORIN LA FLORE DE LA PROVINCE DE ue Cette flore si complexe, le Fr.Victorin essage de la définir en la situant dans la flore générale de l'Amérique, et en cherchant ses relations avec les florules voisines.Il étudie ensuite, les facteurs qui ont déterminé le status actuel de cette population végétale.Ces facteurs sont principalement : (#) la physiographie et l'histoire géologique du territoire ; (b) le climat au double point de vue de la chaleur et de l\u2019humidité; (c) le facteur humain qui devient de plus en plus important au fur et à mesure du développement du pays.; Ce Dans la dernière partie de son étude, l\u2019auteur attaque enfin cette flore elle-même et en étudie les subdivisions naturelles et les associations d'espèces.Nous reproduisons cette dernière partie.Les sous-titres sont de nous.\u2014N.de IaR.Il serait évidemment fastidieux dans une étude générale comme celle-ci de présenter des énumérations et des listes de plantes pour caractériser ces diverses sections.Faisons \u2018plutôt ensemble et sans nous soucier du véhicule, une rapide promenade à travers cet immense royaume et notons au passage quelques faits saillants.Commençons sur place.Qu'offre de particulier la région montréalaise au point de vue botanique ?I! faut dire ici que ce n\u2019est pas seulement dans les domaines économique et administratif que l\u2019île de Montréal est un centre de convergence, Floristique- ment parlant, ce curieux carrefour d\u2019eau offre de randes surprises.Peut-être l'extrême abondance es aubépines, la présence d\u2019arbres insolites comme le micocoulier, l\u2019érable noir, l\u2019orme de Thomas, sont- ils des traits caractéristiques de cette flore.Ils s\u2019expliquent principalement par la confluence des eaux du Saint-Laurent et de l\u2019Ottawa, dont les bassins sont immenses et distancés, et par l\u2019hypothèse, ap- uyée sur des indices sérieux, qu\u2019autrefois le Riche- ieu se déversait à Montréal par Laprairie, amenant des éléments dont la distribution est plutôt méridionale.Cette voie du Richelieu avec celle du haut Saint-Laurent a été suivie par nos aubépines dans leur pacifique invasion, comme l'indique la similitude de nos espèces et de celles des lacs Champlain et Ontario.Parmi les plantes herbacées nous remar- uons des types méridionaux tels que le scirpe de orrey, la dianthère d'Amérique, l\u2019alisma de Geyer, et cet infmigrant magnifique dont il a été question plus haut, le jonc fleuri (Butomus umbellatus) qui donne maintenant une physionomie nouvelle à nos rivages montréalais.| Bien qu\u2019encore imparfaitement connue elle a aussi des parti- \u2014_\u2014 lcularités fort curieuses et dont l\u2019histoire est à rechercher.Ici reparaît le génévrier La vallée de l\u2019Ottawa.de Sibérie qui a fait défaut depuis Québec, c\u2019est-à-' dire sur bien près de 300 milles.Cet arbre nain est accompagné de son congénère le genévrier de Vir- inie qui ne se retrouve nulle part ailleurs dans la rovince.Nombre de plantes calcicoles, telles que le séneçan appauvri, le sumac du Canada, la caviorne ubescente, la fougère ambulante, s\u2019expliquent par e grand développement des calcaires trentoniens aux environs d\u2019Ottawa.La podostome, petite plante qui se cramponne aux caillouxen plein courant et qui appartient à une famille africaine, paraît chez nous particulière aux eaux de l\u2019Ottawa.Les rivages de cette rivière hébergent aussi des éléments très particuliers: le saurure penché, l\u2019habénaire jaune, la comptonie, la laiche d\u2019Asa Gray, le cerisier nain, la léchée intermédiaire.Vers les sources de la rivière, aux environs du Lac Témiscamingue, la flore est caractérisée par le pin de Banks, le lis de Philadelphie, la potentille tridentée, la corydale dorée, le céanothe d'Amérique, la symphoricarpe en grappes, la laiche cuivrée, le petasite palmé et la mertensia paniculée.Si nous quittons l\u2019Ottawa pour descendre le Saint- Laurent, rien n\u2019est curieux comme l'apparence que présentent les îles basses de Boucherville, de Varennes et de Verchères.Il semble qu\u2019elles soient bordées d\u2019une large ceinture immense et continue: ce sont les épis de la salicaire qui de leurs multitudes, cachent la tristesse et la nudité des grèves, Ces îles sont des affleurements d\u2019argile à bocaux, d\u2019argile glaciaire qui, bien que malléable, est extrêmement récalcitrante à l'érosion, et il paraît bien que dans cette partie de l\u2019Amérique la plante caractéristique de l\u2019argile soit la salicaire.La flore de la section moyenne, celle du lac Saint- Pierre en particulier, n\u2019est pas connue, mais c\u2019est probablement une flore de transition.Les grands dépôts de sable y déterminent un xéro phytisme marqué par la présence insolite du pin de Banks, de la potentille tridentée, de l\u2019aster de Victorin.En continuant du côté de Québec nous voyons apparaître vers la Pointe-aux-Trembles la sanguisorbe du Canada dont les longs épis blancs, toujours partiellement fleuris, vont devenir une note familière du paysage dans tout l\u2019est du Québec.Avec l\u2019élévation des rivages, la flore change, Nous l\u2019avons dit plus haut, au point de vue floristique, Québec est un point critique.C\u2019est le fond d\u2019un vaste entonnoir ; les Laurentides y viennent buter et les marées changent les conditions de la flore riveraine.A mesure que l\u2019on avance vers l\u2019est, les vestiges de la flore subarctique, apparaissent ainsi que les premières plantes du sel.Dès Berthier-en-bas et peut-être avant, nous avons le plantain maritime, et à l\u2019Islet, le persil de mer et la verge d\u2019or toujours verte commencent à se montrer en abondance.Les rochers du rivage hébergent à cet endroit des plantes boréales telles que la drave arabisante, l\u2019astragale alpine, l\u2019onagre muriquée, le genévrier horizontal et surtout la rarissime gentiane nesophile, A l'Ile-aux-Coudres on commence à trouver le ca- quilier, la mertensie maritime, la laiche maritime, la laiche dressée et la variété subalpine du peuplier baumier.Avec les collines de quartzite et la formation dite de Kamouraska, nous avons une flore silicicole et xérophytique remarquable.Les lichens surtout donnent à cette flore son caractère ; on y trouve à peu près toutes les espèces d\u2019ombilicaires de l\u2019Amérique, de nombreuses cladonies, et, sous des formes très luxuriantes certaines éricacées de tourbières: kal- mias, lédons, etc.Gaspéste.A été explorée avec soin depuis vingt ans gar divers botanistes: les deux Macoun, Collins, Williams, Peace et surtout Fernald qui y a découvert et décrit de nombreuses espéces.Cette flore ne ressemble guére à celle de l\u2019ouest de la province; les espèces proprement boréales sont la règle et les espèces calcicoles abondent.De plus, la montagne Albert, avec ses neiges éternelles et son massif de serpentine forme un îlot isolé au point de vue botanique.C\u2019est, avec la montagne La Table, près de Percé, l\u2019un des rares points de la rive sud o nous ayons une flore proprement alpine, étroitement apparentée à la flore scandinave et à celle des Rocheuses.La serpentine de la montagne Albert, induit un certain nombre de formes parmi lesquelles il faut citer deux fougères: la variété aleuticum de notre adiante pédalée, et la pellée dense, et une Graminée: la fétuque scabre.Moins boréale, mais encore très distincte est la flore du comté de Témiscouata que j'ai versonnelle- ment étudiée.Ce comté est peut-être l\u2019un des mieux connus au point de vue botanique.Northrop, Ami, Penhallow et Fernald y ont travaillé tour à tour.La flore littorale contient beaucoup d\u2019éléments sa- uenéens: le cornouiller de Suède, l\u2019airelle vigne- \u2018Ida, l\u2019iris sétacée, etc.La série des halophytes est à peu près complète avec les spartines, les spergulaires, les élymes, le scirpe nain, la lavande de mer, le sénecon pseudo-arnica, etc.Mais le fait le plus général et le plus saillant est la différence des florules des deux versants de ce comté, Le versant du Saint-Laurent nourrit des espèces ordinaires de la section alléghanienne, sauf, bien entendu, la zone littorale définie plus hant ; le versant opposé qui se draine dans le fleuve Saint-Jean nous Montre la flore distinctive du Nouveau-Brunswick.Le botaniste du Québec qui arrive sur les bords du lac Témiscouata ze trouve complètement et délicieusement dépaysé.Sur les rochers dy rivage il 120 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE == botaniste avisé et charmant écrivain publie dans la \u201cRevue ès nourrie sur la * Flore de la province de Québec ince de Québec.\u201cLe botaniste d'Europe, écrit-il, celui du \u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014 trouve tant de choses si peu familiéres: la potentille ligneuse, la castillégie pale, la tofieldie glutineuse, la ciboulette, la sélaginelle épineuse, et le rarissis- me et minuscule scirpe de Clinton ! Rien n\u2019a encore été dit dans cet article de l\u2019immense région des Laurentides.Contrairement à ce que l\u2019on serait tenté de se figurer, cette florure est loin d\u2019être aussi riche, aussi distincte que celle des sections précédemment visitées.Peut-être m'\u2019expri- mé-je mal.Elle est riche, mais très uniforme.De même que les dômes gneissiques s\u2019y profilent tous à peu près semblables sur l\u2019horizon, que les lacs y sont tous merveilleux de beauté, la population végétale y est à peu près la même partout.Les types nettement boréaux sont rares sauf à l\u2019extrême-nord.Je mentionne en passant le gaillet du Kamtchatka que j'avais le plaisir de découvrir simultanément en 1914 dans les comtés de Témiscouata et de Portneuf.Cette plante n\u2019était auparavant connue que dans les ravins alpins de Gaspé.Peut-être cependant, la flore cryptogamique réserve-t-elle des surprises plus grandes à celui qui lui accordera plus d'attention que je ne l'ai fait moi-même.Les \u201cBois France\u201d | La section alléghanienne, \u2014 \u2014_ nos Bois-Francs\u2014est un terrain d\u2019observation trés fructueux.La diversité des formations géologiques et la liaison avec des flores riches et diversifiées font entrevoir que l\u2019on pourra y découvrir beaucoup de plantes considérées comme non-existantes chez nous et qui figurent sur les listes floristiques du Vermont, du Maine et de l\u2019Etat de New-York.Jusqu\u2019à présent il n\u2019y a guère que le comté de Mégantic et les environs du lac Memphre- magog qui soient un peu connus par les observations du juge Churchill de Boston, de Fernald et de l\u2019auteur de ces lignes.Fernald a reconnu que la ligne des collines serpentineuses qui fournit l'amiante, du côté de Thetford Mines, du lae Noir, de Broughton, etc, nourrit une flore erratique retenue par les silicates magnésiens, flore identique à celle de la portion serpentineuse de la montagne Albert.Outre la variété d\u2019adiante et la fétuque scabre dont il a été question tout à l'heure, je mentionne comme bien caractéristiques une verge d\u2019or (Solidago Ran- dii) et la pellée dense, dont un spécimen est parvenu récemment au Musée Victoria d'Ottawa.Or, la montagne Albert et le lac Noir sont les deux seules localités connues en notre province pour cette dernière plante.\u2014 Un mot des collines montéré- Collines Montéré- giennes pour terminer cette her- Slennes: Mont.borisation à grandes enjambées.Rougemont, §t.La flore du \u2018Mont-Royal a tou- runo.jours été la base des connaissances botaniques des amateurs de notre région.Elle contient quelques éléments assez spéciaux.Outre les trilles, les sanguinaires, les hépatiques, on y trouve aussi le saxifrage de Virginie, l\u2019orchis brillant I'ancolie .de Canada.l\u2019atragène d'Amérique, l\u2019asplenie trichomane, la cryptogamme de Steller.Les autres collines: Saint- Bruno, Beloeil etc, sont aussi de vrais paradis d'herborisation.Je connais personnellement la flore de la montagne de Beloeil et je puis affirmer que la liste des plantes que l\u2019on peut y récolter est surprenante.Parmi les moins communes, je mentionne au hasard la sélaginelle des rochers, la renoncule recourbée, la benoîte des rivages, le botryche matricaire, la potentille tridentée, le cypripède pubescent, I'adlumie fongueuse et la corydale dorée.La flore des mousses est superbement riche.Elle a été étudiée à fond par le savant M.H.Dupert, p.s.s.Espérons u\u2019il se décidera quelque jour à livrer au public studieux le fruit de ses patientes recherches.HS PET USA \u201cà 7% de lu ut] tr ille is- ~ - Terex jumeaux La mort des deux veaux ju- \u2014 \u2014\u2014\u2014'\"meaux dont vous parlez peut être tout à fait accidentelle, C\u2019est un cas qui se présente souvent, car les jumeaux chez l\u2019espèce bovine sont toujours moins robustes que des sujets uniques.I] ne faut donc pas attacher autrement d\u2019importance à un fait semblable.Par contre, la mort rapide d\u2019un nouveau-né de quelques jours avec signes de diarrhée est, dans la majorité des cas, la résultante d\u2019une infection de tout l\u2019organisme par des microbes qui ont pénétré à la faveur des souillures du cordon ombilical au moment de la naissance.Et lorsqu\u2019un cas de cette nature s\u2019est produit dans une exploitation, il est très fréquent de voir d\u2019autres nouveau-nés subir le même sort, parce que l\u2019étable se trouve contaminée et infectée par le premier malade et qu\u2019au moment de la naissance les infections se réalisent par le nombril.Pour éviter le retour d\u2019accidents semblables, il faut désinfecter à fond le sol de l\u2019étable, et les murs jusqu\u2019à 6 pieds de hauteur, puis entretenir les bêtes prêtes à vêler sur des litières très propres et très sèches; faire ensuite aux jeunes veaux, aussitôt la naissance et aussitôt qu\u2019ils sont séchés, un pansement de nombril enveloppant le cordon, à l\u2019aide d\u2019une plaque de coton hydrophile et d\u2019une petite sangle fixée sur le dos.Au bout de quelques jours huit à dix en moyenne, lorsque le cordon s\u2019est détaché et que le nombril est cicatrisé, il n\u2019y a plus de danger d\u2019infection.À défaut de pansement, on peut badigeonner le cordon tous les jours à l\u2019eau iodce.Enfin, lorsque la mortalité des veaux prend une allure épidémique, il convient de faire vêler les vaches dans un local spécial, en dehors de l\u2019étable commune, et de ne mettre les veaux dans l\u2019étable que vers l\u2019âge de dix jours.La répétition des avortements dans une même étable, et dans les conditions que vous signalez est une caractéristique d\u2019avortement épizootique ; la mort des jeunes veaux au moment de la mise bas ou quelques heures après la naissance, est une autre conséquence de la même maladie: et enfin l\u2019apparition de signes de vêlage proche chez des bêtes pleines de cinq ou six mois, puis la disparition de ces signes et le rejet ultérieur de foetus momifiés, tout cela rentre dans l\u2019évolution régulière de la marche de l\u2019avortement épizootique.Les précautions à prendre sont les suivantes : 1° Séparation des bêtes avortées ou sur le point d\u2019'avorter d\u2019avec les vaches en gestation.2° Désinfection complète de l\u2019étable.Si possible, mise au pâturage permanent de l\u2019effectif de l\u2019étable.3° Désinfection génitale préventive des bêtes pleines par l\u2019application d\u2019ovules ou de bougies antiseptiques, à placer tous les trois ou quatre jours dans la cavité vaginale.4° Désinfection génitale des bêtes récemment avortées par des injections intra-utérines chaudes de solutions antiseptiques légères.Pratiquer ces injections tous les jours durant trois jours, puis ensuite tous les deux jours et enfin tous les trois Jours, pendant la quinzaine qui suit l\u2019avortement.Ce sont, en effet, ces femelles avortées qui disséminent la maladie autour d\u2019elles, par le rejet de sécrétions virulentes à la suite de l'avortement.Répétitions d'uvortements.tr » \u201d : Engrais qu\u2019il ne] Un cultivateur nous écrit pour faut pus mélanger NOUS demander s\u2019il a bien fait de \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 mélanger de la chaux au fumier avec l'espoir d\u2019en augmenter la valeur fertilisante.Nous lui répondons sommairement ailleurs et aussi négativement que possible, Voici des détails sur les engrais qu\u2019il ne faut pas mélanger.Les cultivateurs, au moment où ils utilisent plus Particulièrement les engrais, ne doivent pas ignorer ue certains engrais ne sont pas à mélanger ensem- ie, sous peine de déperditions importantes de principes utiles, Le mélange du nitrate de soude avec le superphosphate, occasionne des pertes d\u2019azote parfois assez considérables.C\u2019est que le superphosphate contenant de l\u2019acide phosphorique et sulfurique à l\u2019état libre, ces acides dénommés \u201cforts\u201d, déplacent l'acide nitrique du nitrate et le mettent en liberté.Les pertes varient avec le degré de sécheresse et d\u2019acidité du Superphosphate, et avec le contact plus ou moins prolongé des deux engrais.Pour éviter de la main-d\u2019oeuvre, on les sème souvent mélangés, mais il faut prendre pour principe de ne pratiquer ce mélange qu\u2019immédiatement avant l\u2019emploi: de plus, il est bon de les enterrer aussitôt après l\u2019épandage.222 Corr LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE = Sen D Le mélange du nitrate et du superphosphate avec \u20acs engrais organiques, est encore moins à recommander que le précédent., En effet, l\u2019acide nitrique rendu libre, attaque l\u2019azote organique, dont la perte vient s'ajouter à celle de l\u2019azote nitrique, Une autre cause de déperdition importante, réside dans le mélange des engrais contenant de l'azote ammoniacal, avec ceux dits \u201cà réaction alcaline\u201d tels que la chaux vive ou éteinte, les scories, riches en chaux, les cendres de bois, les salins de betteraves, riches en carbonates de potasse, etc.Si Ton pratique ces mélanges, I'ammoniaque est volatilisée et remplacée dans ces combinaisons, par des bases plus fixes.Done, ne jamais mélanger, même immédiatement avant l'emploi, le sulfate d'ammoniaque et tous les sels ammoniacaux, de même que les engrais organiques susceptibles de contenir de l\u2019ammoniaque toute formée, en raison d\u2019une fermentation possible, avec les matières alcalines précitées.Même l\u2019azote organique, mis en contact avec ces substances alcalines, sous diverses influences, peut être attaqué ct peut se dégager à l\u2019état d\u2019ammoniaque libre, Le \u201cpersonnel laitier\u2019\u2019 d\u2019une ferme du comté de Labelle Eviter également le mélange du Superphosphate avec la chaux ou les scories de déphosphoration.En effet, dans la fabrication du superphosphate, on a enlevé une partie de la chaux contenue dans le phosphate, pour le rendre plus solubre- Si on y remet cette chaux, il se formera de nouveau du phosphate insoluble qu\u2019il était, dans ce cas, inutile de transformer.pr\" Vous désirez connaître le mode Fromage raffin |e fabrication du fromage raffi- » l'ile d'Orléans 2\u20ac \u2018ation au ! [le Lé de l'Île d'Orléans.Vous posez là une question à laquelle même un article ne pourrait répondre profitablement.Nous vous conseillons de recourir à la remarquable érudition de notre collaborateur M.J.-C.Chapais, (St-Denis de Kamouraska), spécialisé dans l'étude des choses de l\u2019industrie laitière canadienne, il vous donnera tous les détails voulus.espondances =z ¢ |» été importée de France par les colons émigrés au Canada; il en trouve une nouvelle preuve dans l\u2019usage du mot ficèle ou fissèle dont on se sert dans l\u2019He d\u2019Orléans pour désigner un moule en fer-blanc perforé, dans lequel on met le lait caillé au début de la fabrication et qui n\u2019est autre que le mot fescelle ou faisselle qui désigne, en France, un mou- le-égouttoir, autrefois en bois, aujourd\u2019hui en métal.Comment se fabrique le fromage raffiné de l\u2019Ile d\u2019Orléans ?Il se fabrique avec du lait de vache non écrémé; 2 gallons 12 de lait doivent fournir neuf petits fromages pesant près de 5 onces chacun.Le lait est mis en présure aussitôt que possible après la traite, soit à 32° centigrades.Cette présure est fabriquée par les gens de l'Ile.Une fois la coagulation complète, on coupe le caillé en petits cubes avec un couteau quelconque et, à mesure que le petit-lait se dégage du caillé, on le soutire, ce qui demande environ deux heures.Puis on met le caillé dans l\u2019égouttoir, ficèle ou fissèle, qui sert en même temps de moule et qu\u2019on emplit jusqu\u2019au bord mais sans fouler; on recouvre d\u2019une poignée de gros sel ordinaire.Les faisselles remplies sont placées sur une sorte de casserole en tôle qui est mise sur une table près d\u2019un poêle à une température de 21° environ; une légère inclinaison permet au petit-lait de s\u2019écouler.Lorsque la face supérieure du caillé semble bien égouttée, on retourne celui-ci et on sale à nouveau.On retire du moule quand le caillé se trouve réduit de la moitié de sa hauteur.On range alors les fromages sur une natte en jonc placée sur un ratelier dans une chambre chauffée à 21°.On tourne les fromages deux fois par jour.Au bout de deux jours on les lave dans une saumure légère faite en mettant deux poignées de gros se] dans 7 chopines du petit-lait extrait du caillé frais, coupé le même jour ou la veille: on les laisse sécher centre deux linges pendant deux heures, puis on les replace sur nouveau paillasson sur le râtelier.On lave ainsi le fromage tous les deux jours, puis tous les trois ou quatre jours, à mesure qu\u2019il se raffermit, de manière qu\u2019il soit prêt à mettre à l\u2019affinage au bout de quinze jours.Avant l\u2019affinage, on met les fromages dans un vase, recouverts d\u2019eau froide saupoudrée de gros sel.On les y laisse 24, 36 ou 48 heures suivant le cas.Chaque fromage est ensuite enveloppé dans une toile préalablement trempée dans une saumure tiède; on enferme 252 fromages ainsi préparés dans une boîte percée de trous au fond et recouverte également d'une toile trempée dans la saumure; on place cette boîte dans une cave dont la température doit dépasser légèrement 7°.Lorsque les toiles qui enveloppent les fromages commencent à sécher, on les humecte avec une légère saumure tiède et on répète ensuite cette opération tous les deux jours et ainsi pendant trois semaines, en ayant bien soin d'éviter l'apparition de la moisissure.Au bout de 25 jours, dernier lavage; on gratte la surface pour qu\u2019elle reste toute blanche et on enveloppe chaque fromage dans du coton semblable à celui employé pour le cheddar, soit dans du papier paraffiné.Chaque fromage ainsi prêt pour la vente pèse en moyenne 5 onces.La durée de fabrication a été de 36 jours et 12h.4.Il est d'une couleur blanc-crème extérieurement, d\u2019une teinte crème plus accentuée à l\u2019intérieur; la pâte homogène est douce, onctueuse, fondante à la bouche.Le fromage raffiné de l'Ile d'Orléans ne se fabrique que du 15 septembre au 15 mars environ; il se vend en gros à Québec, $1.25 la douzaine, laissant au fabricant, un bénéfice net de $0.50 cts.Silos et étables modernes sur une grande ferme du Michigan.Toutefois voici quelques données générales : Le fromage raffiné de l'Isle-d\u2019Orléans est un petit fromage à pâte molle très affiné, excessivement odorant, qui se vend chez les épiciers de la ville de Québec.On appelle ce fromage, fromage raffiné par corruption du mot affiné; il semble être d\u2019origine française, car il ressemble à plus d\u2019une variété de fromage à pâte molle fabriqué en France et yrincipalement au fromage de Soumaintrain : même mis» en présure du lait tout chaud au sortir du pis de la vache, même mise à affiner dans un coffre de bois, ; M.Chapais ne doute pas que cette fabrication ait 121 1° La couleur et la finesse du tabac tiennent surtout à l\u2019influ- \u2014ence du sol et de l\u2019exposition.Les terres fortes et humides donneront toujours, quoi qu\u2019on fasse, des tabacs plus grossiers que des terres légères et saines.Le défaut de combustibilité peut se corriger par l\u2019apport d\u2019engrais potassiques, soit 200 à 300 kilogr.par hectare de sels potassiques, mais exclusivement sous forme de sulfate et non de chlorure.L\u2019abondance des engrais azotés nuit aussi à la finesse ; peut-être auriez-vous avantage à ce point de vue à ne point placer le tabac en tête de rotation sur fumure massive.Cependant, vous devez vous demander si, au point de vue financier, vous n\u2019avez pas plus d'avantage à faire du poids plutôt que de la finesse.Couleur et finense du tahac LE = LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE LITTERATURE DU TERROIR VIEUX FOUR A PAIN \u2014 PAR \u2014 GEORGES BOUCHARD, de l\u2019Ecole de la Pocatiére \u2014\u2014 va L est sis au bord du chemin, près de la maison, avec sa face noircie qui regarde les passants et sa petite toiture à pic qui défie les orages.Il a presque l\u2019air d\u2019un revenant le long de nos routes modernes.; Le vieux four en a connu des moissons d\u2019épis et des générations d\u2019humains ! Bien des familles doivent la vie à sa flamme créatrice ! Les vieux fours que l\u2019on voit le long des routes, près des vieilles maisons, sont les témoins d\u2019une époque qui fut prospère ; ils rappellent la fertilité ancienne de nos terres à blé ! Leur présence nous fait songer au pain brun, généreux, où nos pères retrouvaient leurs forces ; elle accuse nos gens qui le délaissent d\u2019infidélité coupable, et d\u2019avoir sacrifié aux faux dieux du pain blanc.Avant qu\u2019il disparaisse, rassemblons les traits essentiels de son image ; voyons comment nos pères savaient l\u2019ériger sur ses bases rustiques, et comment ils y faisaient cuir le pain de ménage, le bon pain généreux et brun.* #* +# ton dd La construction du vieux four Construction d'un Jest à la fois simple ingénieuse, \u2014\u2014\u2014 économique : elle révèle des qualités certaines de nos pères.matière première n\u2019est pas rare : c\u2019est de la glaise ; de l\u2019argile ou de \u2018\u2018l\u2019ardille\u201d bien pure prise généralement dans le lit des rivières.Cette argile diffère peu de celle qui compose nos meilleures terres à blé.Le pain est cuit dans la même argile qui a fait croître l\u2019épi.On a construit le four tout près de la maison, ou du vieux hangar, au bord du chemin.Le site du four une fois déterminé, on établit une solide base rectangulaire de 6 x 7 pieds environ, construite en pierres des champs ou en bois.Si la base est en bois, deux \u201climandes\u201d ou pièces longitudinales parallèles sont appuyées sur une pierre à chacune de leurs extrémités.Des madriers équarris à la hache ou des \u201ccroiites de cédre\u201d de six pieds de long recouvrent les limandes transversalement.Des écorces de cèdre (thuya) assuraient ensuite l\u2019étanchéité de cette plate-forme destinée à porter .immédiatement l\u2019âtre.Une fois la base solidement établie, on procédait au pétrissage des matériaux dont sera fait le four lui-même.Sur un terrain uni, bien nettoyé, la glaise étajt additionnée d\u2019environ un tiers de sable avec de l\u2019eau par petites quantités.Le malaxage pouvait s\u2019opérer de deux façons.La première consistait à remuer, écraser, tordre et étirer le mélange en tous sens au moyen de pioches, \u201cmasses\u201d et bé- ches.C\u2019était un travail pénible de plusieurs heures.Plus souvent l'argile était pétrie et mélangée sous les sabots lourds d\u2019un cheval.Pendant une couple d'heure sous la diretcion de son cavalier, l\u2019animal docile ne cessait de \u201cpiloter\u201d ou de fouler l\u2019argile collante pour la rendre malléable et plastique.Ce pâton glaiseux était ensuite découpé en \u201ctorches\u201d ou pièces de douze à quinze pouces de longueur par six pouces de diamètre.Un ouvrier plaçait les torches sur le \u201cgril\u201d (structure de la base), pendant qu\u2019un autre armé d\u2019une masse frappait à coups redoublés sur l\u2019âtre pour tapper la glaise comme il faut.On obtenait ainsi une masse de six pouces d'épaisseur, à surface plane et lisse parfaitement apte à porter le pain.Dans la glaise molle de l\u2019âtre, on enfonçait ensuite latéralement les deux extrémités de petites tiges ou branches d\u2019arbre souples, recourbées, qui constituaient des cintres.On formait ainsi le squelette de cette petite voûte dont le point culminant était à environ trois pieds au-dessus de l\u2019âtre.Des écorces de cèdres venaient encore recouvrir ce dôme pour retenir mieux l'argile.L'ouverture du four était encadré le plus souvent par un vieux \u201cbraisier\u201d (chaudron) défoncé.On utilisait encore les vieilles \u201clisses de carrioles\u201d, les bandages de roues hors d\u2019usage.Plus tard on apprit à se servir des portes de poêle en fonte.Un couvert de chaudron, un panneau de bois nu ou recouvert de tôle devait fermer l'ouverture.Les torches étaient ensuite disposées en assisses régulières autour de cette structure squelettique, après avoir été au préalable mélangées avec un peu de foin pour plus de liant.Avec un maillet de bois franc, on battait énergiquement l\u2019argile pour l\u2019aplatir et faire adhérer les pièces entre elles.D'un ancien numéro du \u201cBulletin du Parler Français\u201d, mous extrayons la savoureuse évocation suivante des coutumes de l\u2019ancien temps.Au troisième rang des torches, on plaçait, à l\u2019arrière du four un bouchon de bois qui devait modeler le trou du four.Le trou du four est un espace circulaire libre de quelques pouces de diamètre destiné à favoriser l\u2019expulsion des gaz de la combustion ou à donner de la \u201ctire\u201d ou de la \u201challe\u201d.Le retrait de la glaise permettrait plus tard d'enlever ce bouchon.Une fois terminé, le four était mis à sécher, d\u2019abord par le seul effet du grand air pendant quelques jours, puis ensuite par de petites attisées de plus en plus fréquentes.La flamme n\u2019avait de cesse ensuite pendant une couple de jours.Au cours de ces flambées, l\u2019argile s\u2019était graduellement durcie, et les cintres qui la soutenaient avaient été brûlées.Il ne restait plus que l\u2019empreinte de l\u2019écorce de cèdre à l\u2019intérieur de la voûte.Quatre chevrons fixés en terre supportaient un toit de vieilles planches qui couvraient le four.Ce toit servait à garantir le four contre les intempéries des saisons et aussi.contre les assauts des gamins qui volontiers auraient escaladé son dome d\u2019argile.x * + Purifiée par la flamme, l\u2019argile est prête à recevoir le pain.\u2014\u2014\u2014\u2014__lL'\u2019ardeur du four va dorer la croûte comme le soleil l\u2019épi.La cuite, chez nos pères, Lol \u201cur os Thi TS LA ren] Comment se fui- snit la cuîte L\u2019Heure des poules.Ii J li m | fin} i Ii il i I a I (Composée spécialement pour le \u201cJournal d'Agriculture\u201d) | Ma grand\u2019mère aimait les volailles ; Elle en élevait, dans sa cour, Et leur faisait faire ripailles Avec mille grains d\u2019alentour.Il Elle avait des canards sauvages, Dédaigneux d\u2019être citadins, Et qui commettaient maints ravages Dans la salade des jardins.fui Mais c'était surtout à ses poules Qu'elle donnait le plus de soin.Elle en avait presque des foules, Et tant qu\u2019elle ignorait combien.I Mi i Ii Ji Ii Ii ul i Des grises, des blanches, des noires; De tous les poids, pour tous les goûts.Cols argentés, robes de moires, Et têtes d\u2019or aux toupets roux.Elle aimait surtout les couvées Des tout petits, qui vont sautant Après leurs mères retrouvées, Et dont le jaune est éclatant.Et ma grand\u2019mère, les mains plaines, Pour calmer tous ces appétits, Disait, en leur jetant des graines: \u2014\u201cPetits! Petits! Petits! Petits /\"., Ils accouraient.La même chose Se répétait soir et matin Le jour brillait sur leur pied rose, t sur leurs plumes de satin.Je vois encore, en avalanche De fraicheur et tissu léger, Les frisons de la coiffe blanche, Que le vent faisait voltiger.Toujours, avec le méme geste, t le méme sourire doux, Cette femme à l\u2019âme modeste, Petits poulets, venait vers vous Et, pendant que sa collerette, ans le vent, défaisait ses plis, Grand\u2019mére, de sa voix fluette, Disait: \u201cPetits! Petits! Petits!\" .Blanche Lamontagne.< ER 3 wha Qi vou RIP 122 =.soto se faisait suivant un rite qu\u2019une longue exper u- ce avait fixé.Et d\u2019abord, il fallait allumer le four! Volontiers ce soin était confié aux enfants.Comic je me suis senti homme la première fois que 1.mère m\u2019a dit: \u2014La pâte renfle vite elle va bientôt soulever \u2026 couvert de la huche ; es-tu capable d'allumer 1.four?J\u2019allai rapide, fier de mon importance, sous bri où le bois de four avait été soigneusement empilé.Jamais pour aucun autre usage on n\u2019aurant osé prendre les \u201céclats\u201d de bois de four ! C\u2019est + bois de sapin de deux pieds de longueur fendu : ou en petits éclats.Une petite brassée de mon père (une gro.brassée pour moi) était nécessaire pour la premic- re attisée.Dans le four ce bois était cagé en ru: - gées transversales sur deux éclats qui servaient « base dans le sens de la longueur de l\u2019âtre.Et voici que le feu créateur et divin Ilumine le four, où va naître le pain ! Le bouchon de bois a été enlevé et la flamn- monte avec la fumée jusqu\u2019au-délà de cette is-u unique.La figure de l\u2019attiseur s\u2019illumine de refle:s vifs, pendant que toute la voûte du four prend ui: splendeur de couchant.Quand le bois \u201ccasse\u201d, c\u2019est le temps de faire is seconde attisée.Au second cassage, la braise c-t étendue sur toute la surface de l\u2019âtre.L\u2019épieu durci et effilé par la flamme qui plonge dans l\u2019ouvertur« rougeoyante du four me rappelle l\u2019épieu d\u2019Uiy=-e dans l\u2019oeil du Cyclope.On laisse \u201cabattre\u201d le four; puis au moyen d'i\u2026 grattoir (petite planche de 21 x 6 pouces perper.- diculaire à extrémité d'un long manche en bois).les braises expirantes sont raclées et jetées pu.terre.Un balai de branches de sapin imbibé d'e: sert à débarrasser l\u2019âtre de ses cendres.Puis on enfourne.La pâte en tapons de cinq huit livres, est portée sur l\u2019âtre avec une pelle d bois légère et effilée, la \u201cmain\u201d, comme on dit « certains endroits.Dix à quinze pains \u2014 la famil! est nombreuse \u2014 subissent maintenant l\u2019ardeur qui les éclats de sapin ont mis au flanc de l\u2019argile.0 ferme toutes les issues : le bouchon de bois « entouré d\u2019une toile humide, avant d\u2019être repli dans le trou du four; le panneau qui sert de por est assujetti par une baguette solide ou par ! \u201cmain\u201d obliquement appuyée sur le sol.C\u2019est di: l\u2019obscurité la plus profonde dans le secret le pl.= absolu que l\u2019âÂtre et la voûte échangent leurs nu tuelles ardeurs en faveur du pain qui va naître.Après une couple d\u2019heures où s\u2019accomplit l\u2019oc': vre silencieuse, le blé sort de l\u2019épreuve dernière.1 pain est cuit, parfumé, croustillant, doré \u2014 On \u20ac fourne.On s\u2019empresse autour de la cuite qui refroidi! On flaire, on soupèse le pain frais, et les regard se chargent de convoitise.Un signe d\u2019assentimen du père ou de la mère suffit pour déchaîner tout- la fureur des appétits; une grande croix est impr mée avec le couteau et l\u2019entamme vole en éclat.\u2014I1 est encore meilleur que la dernière fois!.et de toute la miche sacrifiée, il ne restera plu qu\u2019un petit château de pain qu\u2019on achèvera de con sommer au souper.Les petits pains qui ne vont pas aux enfants, son mis de côté pour les quêteux.Le voisin recevru un pain frais, en échange de celui qui nous a permi.d'attendre sans privation le moment d\u2019une nouvel cuite.* + +* Les vieux fours, tels que nous les avons décrit sont rares maintenant; la brique a remplacé l'ar: le.Mais je doute fort qu\u2019elle résiste soixante-quin- ans ou cent ans comme le four de \u201cchez nous\u201d.I\u2019 4 importe cependant la matière constructive pour que les fours viennent encore border nos rout: Le four délaissé a amené le triomphe du néfas pain blanc.Aujourd\u2019hui nos économistes et nos h giénistes considèrent comme un progrès le retour «1 bon pain d\u2019habitant.C\u2019est la revanche des vieux fours.Que cette revanche dure toujours ! Que lt terre renouvellée par l\u2019agronomie moderne fas=c germer plus de blé sauveur, que le meunier, en écoutant chanter la rivière sur les aubes des moulins.broie le bon froment, et que la flamme des four- palpite plus ardente pour le vieux pain.qu! rajeunit ! veut, de réelleme see?Ces dispositi veloppe survenu pas d\u2019ay portée d fix CONSE chaleurs ou deux des man fécondé > renconty Tou jument parait n paturage vousO0lr § ment, s dans ses ce qu\u2019il Il es bis, offre fecondée favorisel au taure certitude lL'augmez volume \u20ac Il n\u2019en melles, s mière fo: primipar tés, bien même av Le fai nes mâle pement aussi ré augment sent éco que la bé Dar Villeroy .moyens nisse.dans Ve \u201cPs du liqui que la 1 ce liqui quide e Ce en tout Qu veur di sur ses trouvé Il ment \u20ac Hamm: peut er ne peu No probak n'exist une ca pus : fou:! Coney; ue Ver Le mer us nt er aurs est 2 du SS YIN rem: 1 ra ant « amn.- Isai efles d'ur- ire Le e e.! durci rtur.Tyson dn rper- 1015), par l\u2019eu 1G i e de ten hille que 0: esi lac prte la lus mu ans a LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE | ll | mn! SIGNES DE LA GESTATION \u2014\u2014\u2014 CHEZ \u2014\u2014 La Vache, la Jument, la Brebis, et la Truie.d récllement pleine.SIGNES RATIONNELS OU PROBABLES C'es signes sont au nombre de quatre : la cessation des chaleurs.la disposition à l\u2019engraissement, d'augmentation de volume du ventre le développement des mamelles.Il est bien un cinquième signe, les changements survenus dans la composition de l\u2019urine, signe sur lequel nous n\u2019insisterons pus d\u2019avantage, les recherches, cependant assez faciies, n\u2019étant pas à la portée de tout le monde.Immédiatement ou quelques jours après l'accouplement, donne une présomption de gestation.Si une fe- \u2014\u2014 Umelle refuse le male au bout de trois semaines, un mois ou deux mois, alors que, dans cet espace de temps, elle aurait di éprouver des manifestations de l\u2019instict génésique, il est assez probabie qu\u2019elle a été fécondée.Mais ce n\u2019est qu\u2019une probabilité ; car il n\u2019est pas très rare de rencontrer des femelles se laissant saillir alors qu\u2019elles sont déjà pleines.Toutes les femelles, au début de la gestation et particuiièrement la jument et la vache, sont plus calmes.Au travail, la jument est plus molle, parait moins énergique, sue facilement par un exercice même léger.Au paturage, la jument et la vache s\u2019éloignent des autres animux, paraissent vouloir s\u2019isoler et chercher la tranquilité.Enfin, en ce qui concerne la jument, son conducteur s'aperçoit qu\u2019elle est changée dans son caractère, duns ses allures, dans son état général en un mot, sans pouvoir bien définir ce qu\u2019il remarque.Il est très exact que certaines femelles, notamment la vache et la brebis, offrent une disposition particulière à l\u2019engraissement dès qu\u2019elles sont fecondées.Le fait est assez connu des éleveurs qui n\u2019hésitent pas, pour favoriser l\u2019engraissement des femeiles destinées à la boucherie, à les donner au taureau ou au bélier, Il n\u2019y a cependant encore, dans ce fait, aucune certitude.J tn cessation des chaleurs N'est pas un signe plus certain peut-être même l'est-if moins que les deux signes précédents ; s\u2019il les accompagne, il accentue la présomption de gravidité.I n\u2019en est pas de même du développement des mamelles, surtout chez les femelles livrees pour la première fois à la reproduction et dites, pour cela même, primipares.Ce signe offre en effet plus de probabilités, bien que cependant on ait vu de jeunes femelles, méme avant :es premières chaleurs, donner du ait.Le fait se présente même quelquefvis chez de jeu- hvs mâles, Cependant si, quelque temps après l\u2019accou- p:ement d\u2019une jeune femelle, ses mamelles, qui étaient aussi réduites que possible avant l\u2019acte, semblent augmenter de volume ; que pressées, les tétines laissent écouler un liquide séreux, il est très présumable jue lu bête est pleine.Dans cette ordre d'idées, en ce qui concerne l\u2019activité des mamelles, Villeroy, dans son Manuel de Uéleveur des bétes à cornes, indique les deux moyens suivants de reconnaître l\u2019état de gestation de la vache et de la génisse, \u201cPour les vaches, dit-il, on prend du lait qui vient d'être trait, et on le laisse tomber goutte à goutte dans un vase en verre plein d\u2019eau limpide.Si les gouttes se précipitent promptement et entièrement au fond du vase c'est un signe que la vache porte ; si elles se divisent et forment des nuages (ans l'eau, c\u2019est que la bête ne porte pas.\u201cPour les génisses on trait dans le creux de la main quelques gouttes du liquide.Si on le trouve épais et gluant, on peut conclure avec certitude \u2018que la bête porte et qu\u2019elle est d\u2019autant plus avancée dans la gestation que ce liquide est plus consistant.Au contraire, si, au lieu d\u2019être gluant, ce liquide est aqueux, c\u2019est que la bête ne porte pas.Ce dernier moyen serait, selon Villeroy, tout-à-fait infaillible, Il est, v tout cas, facile de s'en assurer.; Quant au premier, il paraît qu'il a fait ses preuves, au dire d'un éleveur de Calvados, Cet éleveur dit en effet avoir expérimenté le procédé sur ses propres animaux et sur ceux de ses voisins et l'avoir constamment trouvé exact, les essais ayant été faits avec le lait de plus de cent bêtes.Il est toutefois regrettable que Villeroy n'ait pas précisé à quel moment de la gestation ces signes, fournis par le produit de la sécrétaion mammaire, se manifestent.Nous pensons néanmoins que tout le monde peut en faire l\u2019expérience à des périodes différentes, d\u2019autant mieux qu elle ne peut être ni coûteuse ni compromettante.; Nous avons cru devoir nous étendre sur cette question du diagnostic probable de la gestation de la vache ; car cet état, selon qu'il existe ou n'existe pas chez les vaches, objets de transactions nombreuses, est souvent une cause de chicanes et de litiges interminables.L'augmentation de volume du ventre i paraî ] dina jours, ce qui nous parait être bien extraordinaire.VACH mer qu?observée a été de 143 jours et la plus longue de 156.TRUIE DUREE DE LA GESTATION.5 è iable avec les espèces et variables même pour des femelles de même espèce.La \u201cdorée moyenne de fa gestation chez la jument est de onze mois ou 330 jours.Les extrêmes limites de la gestation our les poulins à terme ct, par conséquent, viables, seraient de 311 à 394 jours ; ce qui donnerait une moyenne de 350 jours £ t exact dans la plupart des cas ordinaires.On cite un fait de gestation normale de 13 mois et 21 jours, ou 417 E.\u2014 La vache porte en moyenne 9 mois ou 270 jours, mais plutôt plus que moins.Le minimum de durée, sur un grand nombre d'observations, & été de 240 jours et le maximum de 300.Très peu de vaches ont porté moins ou plus.La moyenne peut être considérée comme assez exacte à 270 jours.D'après nos propres observations, nous croyons pouvoir affir- ovr atemenrt 1] faut compter sur une gestation de 280 jours.BREBIS ET CHEVRES.\u2014 Les deux femelles portent cing mois ou 150 jours.\u2014 Chez cette femelle, on compte 4 mois pour la durée de la gestation.Certaines personnes ont un moyen mémotechnique de se rapeler le terme en disant que \u2018\u2019la truie porte 3 mois, 3 semaines et 3 jours.\u201d Assez exactement, une truie porte 120 jours avec un minimum de 104 et un maximum de 127.On peut diviser ces signes en deux catégories dans la première sont les sianes rutionnels donnant des probabilités de gestation; ce sont, si l'on ceut, des signes probables ; dans la seconde catégorie se trouvent les signes sensibles ou signes certains, fournissant la preuve qu'une femelle est bien +.+.+.+.++ +.SIGNES SENSIBLES OU CERTAINS Ces signes ne sy manifestent que lorsque l\u2019état de gestation est deja assez avancé, Il faut, en effet, que les muscles du foetus aient acquis leur propriété de contractilité pour que les mouvements, dont ils sont susceptibles, se manifestent à l'extérieur.Les signes sensibles de la gestation sont les mouvements actifs du foetus, visibles extérieurement ou sensibles à la main appliquée sur l'abdomen.L\u2019evploration rectale donne encore une plus grande certitude.Nous croyons devoir insister quelque peu sur ce sujet qui offre presque toujours un très grand intérêt pour les propriétaires, vendeurs ou acheteurs.Chez la jument, les mouvements actifs du foetus ne sont visibles à l\u2019extérieur ou sensibles à la main qu'à partir du septième, ou mème, chez certaines juments du huitième mois.En fixant les yeux pendant un certain temps, le matin surtout, à l'heure du premier repas, sur la partie inférieure du flanc gauche, on aperçoit un gonflement passager, très peu prononcé et mobile d'avant en arrière au d'arrière en avant.Le gonflement, ou ce mouvement, s\u2019observe bien mieux quand la femelle a absorbé une certaine quantité d\u2019eau froide.On ne percevrait rien du côte droit, à raison du volume du coecum et de la masse du gros colon.Si l\u2019on ne voit rien, il faut appliquer la main droite à plat, toujours à gauche, un peu en avant des mamel,es et sur le côte en s'approchant de la partie puyante du flanc.La main doit appuyer assez fortement sur la région.Au bout d\u2019un certain temps, on perçoit nettement une tumeur mobile, assez dure, qui n\u2019est autre qu\u2019une partie du foetus.On peut mème provoquer les mouvements fuetaux en trempant préalablement dans l\u2019eau froide la main qui doit appuyer sur les parois abdominables (Saint-Cyr et Violet).L'exercice, et surtout allure du trot, détermine nettement les mouvements uctifs du foetus.| Consistant à comprimer assez fortement les parois du Le parer abdo- |ventre du côté gauche, en imprimant même une secousse .avec le poing fermé, ne donne pas de résultats bien certains, si ce n\u2019est vers la fin de la période de gestation.Aucun moyen de connaître l'état de gestation d\u2019une jument et d'une ânesse n\u2019est aussi sur, aussi simple, tout en étant exempt de dangers, que l'exploration rectale.Toutefois nous considérons que, pour éviter tout accident, il sera toujours prudent de le faire pratiquer par le vétérinaire, On peut avoir grand intérêt à savoir si une femelle est pleine et, dans ce cas, il n'y a pas à hésiter à procéder à cet examen particulier qui, pourtant, ne peut fournir une certitude absolue qu\u2019à partir du deuxième mois écoule après la fécondation.L'opérateur introduit la main, préalablement bien lavée et aseptisce puis enduite d'huile ou de vaseline, dans le rectum d'ou il retire tous les crottins qui peuvent y être accumulés.Ensuite inefonçant davantage le bras et abaissant la main à plat, il perçoit nettement, à travers la double paroi, relativement assez mince, de l'intestin et de la matrice, un corps qui peut remuer, si même 11 n\u2019est déjà mobile par lui-même.Il peut encore se rendre compte du volume du foetus et en distinguer les diverses parties qui, d\u2019ailleurs, seront d'autant plus faciles à reconnaître que la gestation sera plus avancée, Chez la vache, c\u2019est du côté de la partie inférieure du\u2019 flane droit qu'il faut porter ses investigations.La masse de la panse, qui est à gauche, refoule en effet l\u2019intérieur gravide dans la partie inférieure droite de ln cavité abdominale.Entre les cinquième et sixième mois on peut voir, plus facilement que chez la jument et chez l\u2019ânesse, les mouvements actifs du foetus, surtout après avoir fait absorber un peu d\u2019eau froide.La main, appliquée sur la partie indiquée du flanc, perçoit également ces mouvements que l\u2019on peut provoquer en refoulant vivement le flanc par une secousse brusque du poing ; une seconde après, on perçoit la sensation du ballotement d\u2019un corps dur.Est tout aussi facile et aussi inoffensive chez la vache que chez les femelles solipèdes.\u2014_\u2014 Chez la brebis et chez la chèvre, vers deux a trois mois de gestation, on s'assure facilement, à la partie inférieure du flane droit, de l'existence du foetus.On peut provoquer le ballottement en appliquant la main droite à p'at sur la région indiquée, en refoulant le flane gauche sur la droite avec la main gauche.Chez la truie, vers deux mois de gestation, on peut constater l\u2019état gravide de la matrice en appliquant à plat les deux mains dans les régions inférieures des flancs, l'exploration rectale La gestation de plus courte durée 123 an + OC cL ov bn xe ken ARRETE LA TOUX C Y30: Te) 3 oe gd) PREVIENT | «8 LA GRIPPE DESAUTELS 3 Préparez-vous maintenant à l\u2019arrosage pour obtenir de meilleurs résultats OUS labourerez, sarclerez, cultiverez et assisterez votre pays de toutes les façons possibles la prochaine saison.Alors, pourquoi ne pas aller plus loin et, quand vous aurez assuré une bonne récolte, ne tardez pas à détruire les microbes qui essaieront d'enrayer votre bon travail.L'arrosage ne demande pas d'argument.Vos meilleurs amis et les cultivateurs les plus progressifs et prospères dans le monde entier vous diront que cela paie et paie BEAUCOUP.Les mêmes personnes vous diront ques les arrosoirs les meilleurs sont : fimporTANT : Les matières premières deviennent de plus en plus rares.Nous conseillons d\u2019ordonner promptement \u201cce, , ivrais \u2019 d'assurer la livraison au printemps.2 mor TT PT \u201cBien que n'étant pas le moins dispendieux, le Spramotor est considérant sa qualité l'arrosoir le moins cher que vous puissiez acheter.Nous les faisons pour toutes fins et les expédions n'importe où.Machines à main, outillage de barils, \u201cste havresacs, machines opérées par un cheval et par la gazoline, à des prix variant de $7 à $400.Adaptées pour toute sorte \u2018d'arrosage dans la campagne, le verger aussi bien que pour la peinture, le blanchissage, etc.Fait au Canada \u2014 aucun droit exigé.Un traité complet et pratique GRATIS sur toute sorte d'arrosage, envoyé gratuitement sur demande.Demandez-le aujourd\u2019hui.Heard Spramotor Limited 5090 King Street LONDON - - =- - .CANADA LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE \u2014 Cultivateurs et Eleveurs pour avoir toujours leurs chevaux et animaux en santé agiront avec sagesse et prudence en ayant toujours à portée de la main une provision d\u2019 OM XZ ON Nourriture canadienne et médicinale pour les chevaux, bêtes cornes, moutons, cochons et volailles.Elle économise le fourrage.Elle est tonique et dépurative et épargnera aux animaux de la ferme bien des maladies, et cela à peu de frais.Omazon augmente la quantité et la richesse du lait.En vente partout.DR ED.MORIN & CIE, LIMITEE, - - QUEBEC, CANADA.J \u201d CEST UNVERITABLE DELICE de chiquer le tabac en palette King George\u2019s Navy et de jouir sa saveur durable et de son goût délicieux, Li Le Tabac à Chiquer KING GEORGE'S NAVY est fait du meilleur tabac, proprement mélangé, libre de substances irritantes et sucré dans les justes limites.Il est dur, juteux satisfaisant et sain.yez-en une palette aujourd\u2019hui.The Rock City Tobacco Co., Limited.Québec, Remède Pratts beurre.aussi en seaux de 12 et 26 livres.Demandez la brochurette GRATUITE obtenir.\u201d 828G avenue Carlaw, Toronto La tension continuelle de produire un veau par an et de donner une grande quantité de lait chaque jour durant des mois de la période amouillan- te est dure pour vos vaches.Une cuillerée à soupe de pour les Vaches chaque jour enrichit la ration, fortifie le système et augmente la nutrition.Conserve en forme excellente les vaches en bonne santé \u2014 rend bien les vaches malades.Ne donne pas de mauvais goût au lait ou au GARANTIE de l\u2019augmentation de la production du lait.Chez votre marchand en boîtes de 2 lbs, et 4144 lbs ; 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