Le Journal d'agriculture, 1 novembre 1934, samedi 10 novembre 1934
[" A ew EE ae He Mec Me \u201c « [J 2 a\u201d «\u201d Ib.92 Bl $ Mb \u20ac # Se * < ww { ha?na aia Re ok Ea a Pi *® } Py ae i \\ J LL 2 Xe $ Rd a ER TE Aa A q® = BE teint ie ET a Ld vas 10 Novembre 1934 fr 7 , % 61 Pana SE TERRES ATIVE NE prs Laat 1300 ie 3e i rè it fa ERT tininii | Bd 24 IR mg AE SUT TT p= = Fr IRBs A Pes und : ett 00 = \u201c3 @ - = Ws } 0 à; 55 5 + PUBLIÉ PAR LE MINISTÈRE DE L\u2019AGRICULTURE DE LA PROVINCE DE QUEBEC Numéro 19 van angen amity pawn eevee nt Toren ment SI PO gto aay \u2014 ghaupt apathy tm ca ee SR US EN Attention à la peinture S'il y a des heureux en ce monde, Johan Hansen, à Neastred, au Danemark, en est certainement un.Qu'on en juge.Voici ce que nous lisons dans un journal de Copenhague:\u2014 Ce brave homme, qui n\u2019avait jamais rien eu à voir avec la peinture et ne s\u2019était pas distingué autrement que par son flair d\u2019amateur, avait acheté, l'année dernière, dans une foire quelconque, un vieux tableau représentant un homme demi-nu.Très déficicnt au point de vue vestimentaire, le modèle palliait visiblement ce manque par une belle barbe noire, imposante.Hansen s\u2019arrêta rêveur devant le tableau dont l\u2019expression le frappa.En effet, l\u2019homme à la barbe avait une certaine ressemblance avec M.Hansen père, décédé quelques années plus tôt.Raison suffisante pour que Hansen fils s\u2019informât du prix du tableau.Le marchand en \u201cdemandait cinquante couronnes.Finalement, après un marchandage aussi long qu\u2019honnête, on tomba d\u2019accord sur vingt-huit couronnes.Et Hansen rapporta chez lui son acquisition, un papa d\u2019occasion, trouvé dans une foire.0r, il y a quelques semaines, un touriste étranger s\u2019étant arrété à Naestred, précisément chez Hansen, vit ce tableau et demanda à le restaurer, ce qui lui permit de découvrir une admirable toile de Philippe de Champaigne, représentant Saint Jean-Baptiste.Depuis, la toile a été présentée à deux experts, au docteur Karl Mad- sen et à M.Otto Andrupp, directeur des Musées royaux, à Copenhague.L\u2019un et l\u2019autre partagent 10 NOVEMBRE 1934 I'avis du premier expert et affirment qu\u2019il s\u2019agit bel et bien d\u2019un chef-d\u2019oeuvre du maître.» Comme quoi nos parents font toujours bien d\u2019avoir quelque res- \u2018 semblance avec les saints ! CULTIVATEUR, attention! Boîtes sanitaires émaillées No 214.$3.90 le cent avee couvercles.Couvercles supplémentaires $1.00 le cent.Envoyez mandat-de-pôste ou man- dat-express.S\u2019adresser à Coopérative Agricole, AMEDEE ROY, gérant, St-Fabien, cté de Rimouski, P.Q.OEUFS FRAIS demandés, toute quantité, prix de la semaine, boîtes retournées, références de banque.W.A.MILTON & CO., 430, rue Bourgeois, Montréal.SOLEIL LUNE LA SEMAINE QUI VIENT Lev.Cou.Lev.Cou.vem du 11 au 17 novembre HM.HM.HM HM DIMANCHE 11 XXV PentecOte.ccvvnvreense 646 429 1136 8 27 Lundi 12 S.René, évêque et confesseur.647 428 S.12 9 46 Mardi 18 S.Stanislas de Kostka, confesseur.6 49 4 27 041 11 08 Mercredi 14 S.Josaphat, évêque et martyr.650 426 1 07 MAT.Jeudi 16 S.Albert le Grand, conf.et docteur.6 52 4 25 129 028 Vendredi 16 S.Edmond, évêque et confesseur.658 424 160 138 Samedi 17 S.Grégoire le Thaumaturge, év., conf.6 56 4 23 212 28 VISONS \u2014 RENARDS POUR stock de fondation et pour améliorer vos troupeaux, consultez-nous.Visons Labrador extra foncés et renards argentés enregistrés.Sujets d'exposition, Prix modérés.LA RENARDIERE LA FOREST, R.R.Charlesbourg, Québec.MIEL DE TREFLE, boîte de 69 livres, $6 ; brun, $4.20; de sarrasin, $3.60.Toutes grandeurs.HUTCHINSON BROS., Mount Forest, Ontario.MARIE, METS FIN A UNE DISCUSSION avec LA BIERE ol OLD STOCK \u201cNON, MAIS ECOUTEZ- MO! DONC CES DEUX HOMMES DISCUTER! IL EST ÉVIDENT QUE LA SAISON DU HOCKEY APPROCHE \"NE VIENS PAS ME DIRE ÇA À Jacques! TYPE -LÀ N'A JAMAIS SU JOUER Au HOCKEY !! * Moi, Ce A à a ; jy .Ht \u201cTU ES FORT, TOI! ET S'ILNE SAIT PAS JOUER AU HOCKEY, COMMENT A-T-1L PU ARRIVER 3ÈME COMME , SCOREUR L'AN y, DERNIER ?* FLY = d IN Li ig one Spend pre 3 \u201cALLONS, ALLONS, VOUS AUTRES ET PRENEZ UN VERRE DE CESSEZ VOS DISCUSSIONS CETTE Dot ILN'Y A QUE LÀ-DESSUS QUE Vous VOUS ACCORDIEZ 1\u201d \"TJ'CROIS BIEN QUE MaQiE A RAISON, N'EST-CE PAS, | JACQUES ?IL N'y A RiEN COMME UN VERRE DE Dou BEN FRO10e!\u201d * POUR ÇA JE SUIS AVEC TOI, PAUL) À TA SANTÉ = p34 fir- ont Æ VOLUME 38 dû Q == d \u2018A 10 NOVEMBRE 1934 NUMERO 19 AA Directeur: Armand LETOURNEAU, L.S.A.Regards sur le passé de notre agriculture Avec leçon pratique pour l\u2019avenir L nous faut remonter à Louis Hébert pour faire l\u2019histoire du développement agricole dans la province de Québec.Lorsque cet apothicaire français fut amené au pays avec sa famille, en 1617, par son ami Samuel de Champlain, il jeta en terre canadienne une poignée de blé qu\u2019il avait apporté de France.Geste symbolique qui présageait toute l\u2019importance que devait prendre l\u2019agriculture au sein de la nation canadienne.A sa suite, d\u2019autres colons soigneusement choisis vinrent s\u2019établir sur la terre de Québec, faisant graduellement reculer la forêt jusqu\u2019au pied des monts et transformant en champs fertiles la sauvage vallée du Saint-Laurent.Les intendants et les gouverneurs, les compagnies, les seigneurs encouragèrent leur effort et peu à peu donnèrent au territoire, qui devait devenir une grande province dans un grand pays, son caractère essentiellement agricole.Ce caractère, nous l\u2019avons conservé intact jusqu\u2019à nos jours.Nous sommes avant tout des terriens attachés au sol qui nous fait vivre et nous devons rester des terriens \u2014 tout en évoluant avec le progrès \u2014 si nous voulons conserver notre patrimoine et maintenir notre province au rang qu\u2019elle se doit d\u2019occuper dans la Confédération canadienne.Notre évolution agricole se fit lentement pendant trois siècles environ.Jusqu'à 1900, l\u2019Agriculture ne fut pas considérée comme une industrie, mais plutôt comme un gagne-pain suffisant pour assurer la vie du cultivateur et de sa famille.Les gouvernements successifs lui consacrèrent une certaine attention, mais l\u2019effet du cultivateur demeura plutôt individuel et de ce fait passablement restreint.Puis, les villes se développant, l\u2019industrie urbaine prenant de l\u2019extension, les autorités provinciales jugèrent opportun d\u2019organiser l\u2019agriculture sur une base plus scientifique en vue d\u2019en obtenir un rendement plus considérable, afin de Par ADÉLARD GODBOUT, ministre de l\u2019Agriculture née, le nombre des fonctionnaires affectés à l\u2019administration s\u2019accrut en proportion, un important corps agronomique fut organisé et des spécialistes furent formés dans toutes les branches.Aujourd\u2019hui, ce département compte un total de quelque six cent cinquante employés faisant partie des services intérieur et extérieur, et son budget \u2014 salaires, dépenses générales, primes, subventions, etc.\u2014 se chiffre à $4.000.000.Cette heureuse transformation s\u2019est opérée en l\u2019espace d\u2019un quart de siècle, pour le plus grand avantage du cultivateur.La classe agricole est aujourd\u2019hui dotée des meilleurs services techniques qui soient; elle ne marche plus à l\u2019aveuglette; elle ne travaille plus pour elle seule, mais pour le bien général de toute la province; elle est devenue une force palpable, un des rouages essentiels de notre ordre économique.La science agricole a fait son chemin.Mise à la portée du cultivateur par le \u201cJournal d\u2019Agriculture\u201d, des brochures, des conférences, des démonstrations, des expositions, des cours abrégés, elle l\u2019aide à tirer de ses cultures et de l\u2019industrie animale tout ce qu\u2019il est possible d\u2019en attendre.Les écoles d\u2019agriculture ont été agrandies, perfectionnées, des écoles moyennes d\u2019agriculture ont été fondées, des académies et des collèges ruraux ont organisé des cours agricoles spéciaux, et les fils de cultivateurs qui y puisent les notions de l\u2019agriculture moderne seront, lorsqu\u2019ils prendront la place de leurs aînés, non seulement des cultivateurs avertis, renseignés et progressifs, mais également des hommes d\u2019affaires qui sauront utiliser leurs capitaux et leurs labeurs à leur maximum.L'agriculture raisonnée, c\u2019est-à-dire l\u2019adaptation de ses multiples ressources à nos besoins sous l\u2019égide de la science moderne, est entrée dans nos moeurs depuis le début du présent siècle.Le cultivateur a réalisé qu\u2019il y subvenir aux besoins des cités.Quelques chiffres puisés aux statistiques et comptes publics nous permettent de suivre l\u2019évolution qui s\u2019est accomplie dans ce domaine au cours du dernier demi-siècle.En 1875, l\u2019Agriculture, l\u2019Immigration et la Colonisation ne formaient qu\u2019un seul ministère dont le budget total était de $240,000.En 1900, le ministère de l\u2019Agriculture comprenait également les Arts et Manufactures.Il avait à sa disposition une somme globale de $206,700, dont $193,700 pour les fins agricoles seulement.A cette époque de 1900, seize employés composaient tout le personnel du ministére de l\u2019Agriculture, Puis le ministère de l\u2019Agricultu- te s\u2019affranchit de toute activité allait de son propre intérêt de s\u2019instruire, de se perfectionner et de développer ses diverses productions en vue d\u2019alimenter notre marché provincial toujours grandissant.De leur côté, les populations urbaines ont compris la nécessité de l\u2019achat chez nous, du soutien de l\u2019œuvre de rénovation agricole en assurant aux campagnes la clientèle assidue des villes.Chaque année, nous constatons une amélioration de l\u2019inter-change commercial entre les producteurs ruraux \u2018et les consommateurs, pour le plus grand avantage de la communauté.Puisse cette amélioration se poursuivre et s\u2019intensifier! Elle sera pour notre province la meilleure garantie de la stabilité de nos progrès.Et quand l\u2019Agriculture va de étrangère à la chose agricole.Son budget fut grossi d\u2019année en an- En juin, aux champs.\u2014 (D'après un tableau de George Clausen) l\u2019avant, tout marche bien dans un pays.pe EE aE Tp rr a me CIMA gp A Se LS Send tnd Aap gp a maytag a ede ey EE 0 ee rer ge ra sO es Mme 0 ora Yee crores nape 10 NOVEMBRE 1984 @ Nous publierons la semaine prochaine un très important numéro spécial sur la race bovine Holstein.Ce numéro très illustré aura plus de soixante pages et contiendra des articles rédigés par plusieurs personnalités agricoles.@ Suivant une dépêche de Londres, l\u2019honorable Walter Elliott, ministre de l\u2019Agrieul- ture, ferait voter par les Communes Anglaises une loi du Crédit Agricole grâce à laquelle les urbains désirant \u2018\u2018retourner à la terre\u201d pourraient emprunter, à 344%, les sommes nécessaires au lancement de petites entreprises agricoles, telles que la production maraîchère et l\u2019aviculture.Une exploitation de cinq acres suffira pour se prévaloir de cette offre.@ La coopération bien organisée porte des fruits merveilleux, si l\u2019on en juge par ce qui se passe actuellement en Ontario.M.Gray Miller, président de l\u2019Imperial Tobacco Co., vient de déclarer que les producteurs de tabac de cette province recevront, cette année, 25 cents %, la livre, au lieu de 17, l\u2019an derneir.@ La Commission nommée pour l\u2019étude du problème de l\u2019électricité dans notre Province a tenu sa première assemblée, lundi le 5 novembre.Nos lecteurs trouveront avantage et profit à en suivre tous les détails dans nos quotidiens, car l'électricité est appelée, tôt ou tard, à jouer un rôle de premier plan parmi les populations rvrales de notre province.® Les journaux sont pleins des menaces de guerre que fait naître l\u2019attitude de la France et de l\u2019Allemagne vis-à-vis de la Sarre.Qu'\u2019est- ce que la Sarre et pourquoi menace-t-on de se tomber dessus à ce sujet.Quelques notes nous paraissent indispensables à la compréhension des articles innombrables qui vurit s\u2019écrire sur ce point névralgique des rapports politiques européens Le territoire de la Sarre fait partie d\u2019une région de la Prusse rhénane contestée par la France et l'Allemagne et relevant actuellement d\u2019une commission de la Société des Nations.Bornée par le département de la Moselle (français), la province du Rhin, (allemande) et le Palatinat, elle est arrosée par la Sarre, affluent de la Moselle, et a pour capitale Sarrebrück.La population de 450,- 000 habitants est en partie de langue française et de langue allemande, presque entièrement catholique.La région contient de précieuses mines de charbon et quelques gisements de fer, objet de convoitise.Conquise par la France à la fin de la Grande Guerre, l\u2019administration en fut confiée à la Société des Nations en vertu d\u2019un article du traité de Versailles, avec entente que la population pourrait choisir par plébiciste le pays auquel elle désire appartenir.C\u2019est ce plébiciste qui aura lieu au mois de janvier prochain et au sujet duquel la France et l\u2019Allemagne sont en difficulté.Chacun des deux pays désire la possession de cette riche région et fait en son possible pour faire pencher le plébiciste en sa faveur.Trois solutions s'offrent à la Sarre: elle peut devenir française, allemande ou rester sous le contrôle de la Société des Nations.Le plébiciste aura lieu le 19 janvier 1935.On comprend que de cet enjeu peut naître une guerre qui embraserait l\u2019Europe.© M.Gaston Ménier, sénateur français, magnat de l\u2019industrie chocolatière, vient de mourir.Il fut jadis propriétaire de l\u2019Ile d\u2019Anti- costi.© M.H.-B.Hanson, député de York-Sunbury et avocat de Frédéricton, vient d\u2019être nommé ministre du Commerce en remplacement de M.H.-H.Stevens.@ M.J.-E.Perrault, ministre de la Voirie, annonce que la route Amos-Senneterre, dans l\u2019Abitibi, sera commencée en 1935.Elle sera probablement terminée en 1937.@ Au cours d\u2019une entrevue accordée lundi aux journalistes montréalais, M.L.-A.Tas- chereau a dit ce qui suit:\u2014 \u201cLe gouvernement de la province de Québec a les yeux sur ces vendeurs d'obligations qui, chassés de la province d\u2019Ontario, se sont établis, paraît-il, dans la province de Québec.Ces \u201chigh pressure salesmen\u2019, comme on dit en anglais, s\u2019apercevront bien vite que le climat de la province de Québec n\u2019est pas salubre pour eux.\u201d \u201cNotre population peut grandement nous aider à nous débarrasser de ces indésirables, poursuivit le chef du gouvernement.Elle peut annuler pratiquement le travail de ces gens en se montrant très prudents dans ses achats.Avant d\u2019acheter des obligations d\u2019un inconnu ou d\u2019une compagnie dont elle n\u2019a jamais entendu parler, avant d\u2019échanger des bonnes valeurs pour des valeurs sans nom, notre population devra se renseigner auprès de nos services, qui sont toujours à sa disposition, ou encore auprès des banquiers et des hommes d\u2019affaires responsables.\u201d Si l\u2019on se montre prudent, ces vendeurs ne feront pas vieux os dans Québec et seront bientôt forcés de plier bagage.Encore une fois, avant d\u2019acheter, que l'on consulte donc des courtiers recommandables.@ L'événement de la semaine est le congrés général annuel de l\u2019U.C.C.à Québec, au Pa- tais Montcalm.On fêtera le dixième anniversaire de l\u2019Union.Chaque année, à la fin du congrès, on a l'habitude de concrétiser le travail des congressistes sous forme de résolutions ou voeux que l\u2019on porte à la connaissance des gouvernements et du public.Nous publierons ces: voeux la semaine prochaine vu que nous allons sous presse une journée avant l\u2019ouverture du congrès.@ On a organisé dernièrement un cercle de jeunes agriculteurs à Chambord, comté de Lac St-Jean.M.Ludovic Girard fut élu président et M.Arthur Tremblay, secrétaire.uvelles de partout.@ Le ministre fédéral de l\u2019Agriculture n\u2019a pas encore pris de décision au sujet de la réglementation du commerce des pommes de terre dont nous parlions la semaine dernière.\u2018D'Ontario et du Québec, on semble s\u2019opposer à la législation projetée.@ Une petite réunion amicale fut tenue récemment chez M.David Gauthier, cultivateur de Hébertville Station, comté de Lac St- Jean.On remit à M.Gauthier, éleveur de bétail Canadien, une médaille de bronze donnée par les \u2018\u2018Prévoyants du Canada\u201d au cultivateur dont les animaux remportèrent les championnats de toute race à l\u2019exposition régionale de Roberval.Etaient présents, en plus des personnalités agronomiques de la région, MM.N.Jourdain, Liguori Jean, Béloni Maltais et plusieurs autres cultivateurs.M.H.Bois, agronome régional, remit la médaille au vainqueur.Quelques proverbes Qui n procès a six boeufs à l\u2019engrais.Avec In routine, on fait nmigre cuisine.On plume les poules au village, les plaideurs à la ville.Mauvais naccommodement vaut mieux qu\u2019un bon procès.Sais-tu que pour un procès, 11 faut trois sacss sae de papier, sac d'argent, snc de patience?Procès et souci font une paire d\u2019amis.Une fois n\u2019est pas coutume, mais toute coutume commence par une foin.Quand Ia langue travaille, les mains ne font rien du tout.fs, La femme sans mains Passe DPété sur le perron, l'hiver sur oe lex tisons et lainse le tout à l\u2019abandon.On ne récolte qu\u2019une fois l\u2019an, mais cha- Ho - que jour il faut de a I'nrgent.Conquête Quelques définitions LEGENDE.\u2014Consécration d\u2019une vieille blague.LINCEUL.\u2014Costume de voyage.FACTEUR.\u2014Porte-épitres.FAILLITES.\u2014L'origine de quelques fortunés.FEU.-\u2014Se dit d'un homme qui s\u2019est éteint.FILON.\u2014Se faufile, vous refile, se défile.FOSSOYEUR.\u2014Intermédiaire qui facilite le retour à la terre.ABUS.\u2014Droit exercé par autrui TREPAS\u2014Le retour a Ia terre.URNE.\u2014Le trou du culte électoral.Marché des fourrages:\u2014 Prix du foin et de la paille, la tonne, le ler novembre 1934.Québec.\u2014 Foin de mil, No 2.$16.00 Foin mêlé, No 3.$15.00 Paille d\u2019avoine .$10.00 Montréal.\u2014 Foin de mil, No 2.$12.50 a $13.00 Foin de mil, No 3 .$11.00 Foin de trèfle mêlé, No 2 $10.50 a $11.00 Foin mêlé, No 2.\u2026.\u2026.$11.,00 Paille d\u2019avoine.$ 7.00 à $ 750 Toronto.\u2014 $17.50 a $18.50 $16.00 a $17.00 $ 9.00 a $10.00 $ 7.50 à $ 8.50 Foin de mil, No 2.Foin de mil, No 3.Paille de blé.Paille d\u2019avoine.Boston.\u2014 (30 octobre 1934) Foin de mil, No 2.Foin de mil légérement mélangé de trèfle No 1 $25.50 a $26.50 $25.00 a $25.60 $25.60 a $26.50 Foin de tréfle, No 2. 984 ré- ur St- de n- tiles en ré- ni lle ns: ef SL 10 NOVEMBRE 1934 @ On ferme! On ferme! Les animaux du Jardin Zoologique se préparent à prendre leurs quartiers généraux d\u2019hiver.Le publie ne pourra maintenant les voir que l\u2019an prochain.À propos de public, on annonce que 125.334 personnes ont visité ce Jardin \u2018de novembre 1933 à novembre 1934.C\u2019est une très forte augmentation sur l\u2019an passé et l\u2019on peut dire que les beæux spécimens de la faune canadienne réunis à Charlesbourg suscitent un immense intérêt.Développer le goût de l\u2019histoire naturelle parmi notre population, tel était l'objectif que s\u2019étaient proposé les fondateurs du Jardin Zoologique, MM.Arthur Richard et feu J.Simard.Notre province se trouve dotée désormais d\u2019une précieuse source d\u2019enseignement.@ Il est question de majorer de 5% au ler janvier le salaire des employés de chemins de fer de nos deux grands réseaux canadiens.\u2018Quelques proverbes Sans économie, In misère entre par bransées et sen va pur pincées.La fainéantise est comme la rouille, elle use plus que le travail; la clé dont on se sert est toujours claire.Le pré donne le foin, le foin nourrit le bétail, le bétail fait le fumier et le fumier produit le grain, Le routinier bat le buisson, le bon cultivateur prend l\u2019oisillon.Vendre sa paille, c\u2019ext vendre son fumier et qui vend son fumier vide son grenier.Qui soigne son bétail soigne sa bourse.Coupe ton herbe avant qu\u2019elle ne soit mûre; le foin qui sèche sur pled ne vaut pas la paille.La terre s\u2019épuise par Agile le blé; elle se repose par le pré.Quelques définitions SOUVENIR.\u2014L\u2019armoire aux regrets.NEGRE.\u2014Homme d\u2019extraction obscure.HIVER,\u2014Une saison qui jette un froid.IMPOT.\u2014Nettoyage par le vide.AGILE.\u2014Qualité des sportifs en course et des notaires en fuite.ALCOOL.\u2014Tue ce qui est vivant, conserve ce qui est mort.AMITIE\u2014Détachement mutuel À base de jalousie.ASSASSIN \u2014Un qui tranche dans le vif.AUTO.\u2014Manachine à circuler vite, dont la diffu- son ralentit de plus en plus la circulation.AUTOPSIE.\u2014L'assansinat des morts.Extraites du Dictionnaire de l\u2019Académie de l'humour français, Editions LeFrançois, Paris.@ La \u2018\u2018Peerless Milk Company\u201d, 250, rue St- Augustin, Montréal, vient d'être condamnée par le juge en chef Perrault à $1.500 d\u2019amende et les frais de cour pour plusieurs infractions aux diverses ordonnances de la Commission de l\u2019Industrie laitière.À défaut de ce paiement au Trésor, les biens de cette compagnie seront saisis.La cause a été préparée par MM.Marc Hudon et Paul Boucher, de la Commission de l'Industrie laitière.@ Les éleveurs de troupeaux Ayrshire du district de St-François projettent de lancer une campagne de publicité pour populariser le lait \u201cAyrshire\u201d dans la ville de Sherbrooke.Les éleveurs de Ayrshires du district de St-Francois comptent cent trois membres réguliers, répartis dans les comtés de Sher- ~ ?.Ben i C i brooke, Compton, Richmond et Stanstead en majeure partie.L'association tient des assemblées régulières deux fois par année.\u2018M.Raymond Ste-Marie, de Moe\u2019s River, un des éleveurs les plus réputés de notre région a été élu président à l\u2019unanimité, M.W.-M.Young, de Compton, a été choisi comme vice- président et M.W.-G.MacDougall, de Len- noxville, secrétaire-trésorier.Les directeurs ont été élus comme suit: Sherbrooke: MM.J.-A.Ste-Marie, de Moe\u2019s River; P.Bureau, de Compton-Station; W.- M.Young, de Compton.Compton: MM.Alfred Fortier, de Martinville; L.-A.Copping, de Lennoxville; G.MacDonald, de Scotstown.Richmond: MM.V.Messier, de Brompton- ville; D.-G.Ross, de Bromptonville; E.-D.Ta- ber, de Kingsbury.Drummond: MM.A.J.Hyde, de South-Durham; L.Doyle, de Ulver- ton; J.-J.Beattie, de South-Durham.Stans- tead: MM.J.McKellar, de Magog; P.-J.Whitcomb, de Massawippi; Arthur Varin, de Coaticook.©@ La Commission de l'Industrie laitière a édicté de nouvelles ordonnances pour la vente du lait.Dans les villes de Hull et Aylmer, et les villages de Templeton et Pointe-Gatineau, le prix payé au producteur par 100 livres à 3.4% de gras sera de $1.60 livré chez le marchand.Le prix du lait vendu au détail sera de 5 cents la chopine et 9 cents la pinte; dans les épiceries, il sera de 4 cents la chopine et 8 cents la pinte.Le prix du lait en bidon ne peut être inférieur à 30 cents le gallon.L'ordonnance est en vigueur depuis le ler novembre.A Drummondville, Grantham et St-Joseph de Grantham, le prix minimum payé au producteur est de $1.80 par 100 livres à 3.5% de gras; le prix minimum de détail est de 5 cents la chopine et 9 cents la pinte, et dans les restaurants, etc., 4 cents la chopine et 8 cents la pinte (prix payé par le restaurateur, etc.) En vigueur à partir du 15 novembre.Le prix du lait vendu à St-Hyacinthe, payé au producteur, est de $1.40 les 100 livres, à 3.25% de gras.Le prix de détail est de 4 cents la chopine et 7 cents la pinte.Le prix payé par les restaurateurs sera de 3 cents 4 la chopine et 6 cents la pinte.En bidon, le prix minimum du lait est de 20 cents le gallon.@ En cinq jours, mille cent onze automobilistes montréalais ont été traduits devant les tribunaux pour diverses infractions aux lois de circulation.@ La mort de M.Médéric Duval, député libéral du comté de Montcalm à la Législature depuis 1931 \u2014 il succéda à M.J.-L.Parron \u2014porte à six le nombre des sièges vacants à l\u2019Assemblée Législative.Rappelons les noms des comtés: Drummond, Québec-comté, Té- miscouata-Sud, Papineau, Mégantic et Montcalm @ Depuis bientôt vingt jours, la cité de Montréal paye $75 par jour à chacun des trois spécialistes en affaires municipales qu\u2019elle consulte pour lui indiquer de nouvelles sources de taxes.Le contribuable mon- tréalais ne sait pas encore à quelle sorte de sauce il sera mangé, mais il a la certitude d\u2019être mangé un de ces jours.et d'ailleurs © L'enquête Stevens à Ottawa \u2014 nous continuons de l\u2019appeler ainsi \u2014 a révélé dernièrement des faits douloureux en ce qui regarde l\u2019exploitation des * pêcheurs des Provinces M arit i- mes par certaines grosses compagnies.Les pêcheurs recevraient des salaires de famine; le poisson à eux payé 1 sou 1% la livre serait revendu jusqu\u2019à 22 sous dans les villes, les compagnies syndiquées auraient payé de forts traitements à leurs hauts officiers et accru leur capital de réserve d\u2019une somme énorme en plein temps de crise.Le témoignage d\u2019un pasteur protestant du Nouveau-Brunswick a ému les enquéteurs.D\u2019autre part, on a fait remarquer que souvent les pêcheurs n\u2019apportent pas les soins nécessaires à la préparation de leur poisson et qu\u2019au surplus ils s\u2019isolent dans l\u2019indolence et le mépris des affaires.La cause continue de s\u2019instruire.@ Le secours direct aux colons nécessiteux sera dorénavant remplacé par une prime spéciale:\u2014 Pour donner suite sans tarder au plan qu\u2019il a exposé lors du congrès de la colonisation, M.Vautrin a rencontré les autorités fédérales et les a convaincues que le secours direct devra être remplacé par une prime spéciale aux nécessiteux.A partir du ler décembre, les colons présentement sous le secours direct recevront une prime spéciale qui leur sera payée en chèques au lieu de bons.Pour gagner cette prime cependant, les colons nécessiteux devront se mettre à l\u2019oeuvre et exécuter des travaux utiles: abatage du bois et tassage des abattis, drainage des parties basses, es- souchage, érochage ou tout autre travail jugé pratique par l'inspecteur.Lorsque les inspecteurs feront la distribution des prochains bons de secours, ils préviendront les colons nécessiteux de cet important changement dans la politique du gouvernement.Il est entendu qu\u2019un célibataire vivant seul aura droit à $30 en secours comme maximum pour son hivernement.L'homme marié sans enfant a droit à $50.L'homme marié avec enfants a droit à $50.En plus, il recevra une allocation de $1 par mois par dépendant, durant une période de huit mois, jusqu\u2019à concurrence de $100 pour la famille.A partir du ler décembre, un chéque sera done adressé mensuellement à chaque colon nécessiteux et jusqu\u2019à épuisement du montant alloué.Dans l\u2019esprit de la loi, le colon nécessiteux est celui qui a épuisé ses ressources.Dans le communiqué officiel adressé aux inspecteurs, il leur est conseillé d\u2019obtenir le témoignage des curés pour avoir la certitude que les personnes portées sur les listes sont bien nécessiteuses.EE aa eC , Mme a mmo nn 8 10 NOVEMBRE 1934 Autres renseignements sur le programme de colonisation Nous avons publié la semaine \u2018dernière l'essentiel de l'exposé de M.Vautrin au récent congrès de colonisation.Nous complétons au- jourd\u2019hui par les remarques suivantes :\u2014 Chemins, routes et ponts OUS avons dit qu\u2019à l\u2019avenir le chemin devra procéder, autant que possible, le colon.En effet, que vaut la meilleure terre, cultivée par le plus habile des agriculteurs si elle est d\u2019accès impossible et que les produits n\u2019en peuvent être transportés?Après le colon, après la terre, c\u2019est le chemin, la route et le pont qui s'imposent par leur importance économique.Les voies de communication sont d\u2019une nécessité première à la colonisation; à tel point qu\u2019un grand colonisateur français disait un jour que la colonisation se résumait pour la part de l\u2019Etat à une question de travaux publics.Pour rejoindre actuellement tous nos colons, il y aurait un nombre considérable de milles de chemin et de route soit à ébaucher, soit à mettre en forme et à compléter.En 1930-31, 1931-32, 1932-33, nous avons placé 10.793 familles ou célibataires sur des terres.L'année en cours nous réserve également des surprises sur le nombre des établissements nouveaux.Nous voulons donner à notre plan d'action toute l\u2019envergure qu\u2019il nécessite.Classification des terres La classification est faite par le lieutenant- gouverneur en conseil.L'article 27 du chapitre 43 se lit comme suit :\u2014 Le lieutenant-gouverneur en conseil peut faire une classification des terres publiques de la manière suivante :\u2014 lo\u2014Les terres propres à la culture.2o\u2014Les terres d'exploitation forestières.Comme question de fait, c\u2019est le lieutenant- gouverneur qui ratifie la classification faite par le service forestier de la province sous l'autorité du ministre des terres et forêts.Comme c\u2019est le ministre de la colonisation qui a la responsabilité de l\u2019établissement des colons, logiquement, c\u2019est sous son autorité que la classification devrait être faite avant d\u2019être acceptée officiellement par le lieute- nant-gouverneur en conseil, et plus spécialement lorsqu\u2019il s\u2019agit de la classification de terrains déjà lotis.Il serait désirable que le ministre de la colonisation fût également autorisé à refaire, dans les endroits où il le juge à propos, les anciennes classifications et, cela, sous la direction des chefs de district.Il va de soi que le budget destiné à cette fin au département des terres et forêts devrait aller à l\u2019avenir au ministère de la colonisation.Dans les endroitg montagneux, comme dans le nord de Montréal, il est essentiel d\u2019appliquer des règles plus souples qu'ailleurs dans le classement des lots propres à la colonisation.Donc, la classification sera faite par le service de la colonisation et sous l\u2019autorité du ministre de la colonisation.Les sociétés de colonisation Avec la bienveillante autorisation de l\u2019Ordinaire, une société de colonisation devrait être formée dans chaque diocèse de la province afin de collaborer avec le département de Par IRÉNÉE VAUTRIN, ministre \u2014 la colonisation.Le rôle des sociétés est déterminé par l\u2019article 3, du chapitre 75, des S.R.Q., 1925.Je crois que leur mission devrait consister : 10\u2014A recruter les éléments les plus aptes à réussir sur la terre; 20\u2014à soutenir ces colons dans le vaste champ qui relève \u201c\u201cde l'initiative familiale, de la coopération intelligente et de la charité organisée.\u201d (Monseigneur Courchesne).Pour donner aux sociétés une ramification qui couvrirait tout un diocèse, les règlements devraient comporter que dans chaque paroisse il existât inso facto un comité paroissial de colonisation qui serait composé du curé, du maire et du président de la commission scolaire.Ce comité local ou paroissial de colonisation pourrait, en plus de travailler au recrutement des colons, contribuer à l\u2019établissement des fils de cultivateurs qui n\u2019ont pas l\u2019ai- de de leurs parents.Selon moi, ces comités paroissiaux joueraient un grand rôle sous la surveillance du comité général diocésain, et la raison pour laquelle nous demandons qu\u2019un comité local soit composé du curé, du maire et du président de la commission scolaire, c\u2019est que ces divers comités pourraient se mettre immédiatement à l\u2019oeuvre, ce qui assurerait l\u2019efficacité de notre plan d'action.Les conditions sont si difficiles aujourd\u2019hui que nous avons besoin de toutes les bonnes volontés.Nous aiderons ces diverses sociétés à fonctionner et en retour elles nous seront d\u2019une très grande utilité.Ces sociétés nous aideraient surtout dans le recrutement des colons et des nouveaux cultivateurs.Il y a des diocèses ruraux où, paraît-il, il se trouve dix fois plus de monde à placer qu\u2019il reste de terres à offrir.La loi nous permet de mettre à la disposition de la société de colonisation un canton ou une partie de canto dans une région de colonisation.Où coloniser ?Nous coloniserons partout, depuis Gaspé jusqu\u2019au Témiscamingue-Abitibi, de façon à utiliser, dans tous les endroits où elles se trouvent, les bonnes terres que nous possédons ou que nous pourrons acquérir.Nous pratiquerons la colonisation \u2018de proche en proche\u2019, suivant l\u2019expression consacrée, chaque fois que les circonstances le permettront.Nous ferons de la colonisation excentrique chaque fois qu\u2019il y aura avantage à le faire.10\u2014Terres de la Couronne.Nous avons déjà un grand nombre de lots à notre disposition qui proviennent des terres de la Couronne.A brève échéance, nous pouvons avoir environ 2.487 lots de plus, à part les échanges en voie de se terminer.20\u2014Terres d'échange.De notre ancien système seigneurial, il reste quelques vesti- £es qu\u2019il convient de faire disparaître, là du moins où les intérêts de la colonisation l\u2019exigent.Que ce soit par voie d\u2019échange, de rachat ou même d\u2019expropriation forcée si nécessaire, certaines seigneuriès doivent redevenir propriétés publiques.Dans Témiscoua- ta, dans Rimouski, dans Gaspé et dans Char- levoix, certaines seigneuries sont un obstacle au développement de nos paroisses et à l\u2019expansion de notre colonisation.Cet état de choses ne devrait pas durer plus longtemps.4o\u2014Terres libres.Une enquête actuellement en cours nous dira bientôt le nombre de terres libres qu\u2019il y a dans notre province.En élaborant une politique qui permettra à nos gens de cultiver ces terres, nous aiderons nos paroisses à refaire leurs cadres ébranlés par la crise et nous tirerons un parti immédiat des chemins, des routes, des ponts, des écoles et des églises qui existent actuellement.5Bo\u2014Savanes.Dans certaines parties de la province, il existe des savanes dont l\u2019Etat peut seul entreprendre le drainage.Des essais heureux ont déjà été faits sous la direction technique du département de l\u2019Agriculture.Une étroite collaboration entre les deux départements pourrait donner d\u2019excellents résultats et cette collaboration devrait bientôt être un fait accompli.60.\u2014Réserves indiennes.Il existe également dans la Gatineau et le Témiscamingue des réserves qui appartiennent aux sauvages, dont le sol est particulièrement propre à la culture, qui sont inutilisées au point de vue agricole et qu\u2019il y aurait lieu d\u2019échanger dans l'intérêt bien compris des colons et des sauvages.Des négociations sont déjà entamées avec Ottawa à ce sujet et devront être poursuivies activement.Grands travaux de communication avec les nouvelles régions de colonisation Les échanges projetés et avec la modification possible de la loi des échanges, si nous obtenons des régions nouvelles pour la ,colonisation, il sera sans doute nécessaire d\u2019exécuter certains grands travaux de chemins qui uniraient ces nouvelles régions aux grands chemins déjà existants et qui traverseraient ces nouvelles régions.Par exemple, ces travaux réuniraient des centres de culture importants avec les nouvelles régions colonisables, avec les territoires de savane qui pourraient être égouttés, (Suite à la page 9) . 1934 10 NOVEMBRE 1534 - 7 ABLEAV per A M.FRANÇOIS TREMBLAY, Hébertville, à fac Si-dean, l'Ordre du Mérite Haricole, A a a médail edor FY diplôme EE 3 res grand 4 M-XAVIER (Gonnel 7 E St Frime Roberval, 924 points §.884 points.sur 1000.\u20ac | MIs A RA K- à, St-Gédéon, fac St-Jean: £ 2» 4 866points M.HERMEL À J M.NIL CIMON, BOUCHARD, Baie St-Jaul, Jonquière, Chicoutimi, rlevoix, | 824 points.B33points.M.ADÉLARD FORTIN, Chambord, Roberval, 8 25 points \\ PAO ea St 10 NOVEMBRE 1934 Premiers soins à donner aux chevaux malades N administre ordinairement les remèdes aux chevaux sous forme de liquide, de poudre et de pâte.Les remèdes liquides sont administrés par dose au moyen d\u2019une bouteille à long goulot ou d\u2019une seringue.Il faut faire attention à ce que le liquide ne prenne pas le \u201cmauvais chemin\u201d, c\u2019est-à-dire la trachée-artère (gosier) et les poumons.Cet accident pourrait étouffer l\u2019animal et causer la pneumonie.Les poudres sont administrées dans les aliments ou le breuvage, si elles sont insipides (sans goût).Les remèdes qui ont un goût très prononcé devront être administrés sous une autre forme.Les pâtes sont des préparations médicinales à base de sirop.Elles se nomment électuaires.On enduit de ce mélange les dents ou la langue.Les vétérinaires administrent souvent les remèdes sous forme de bols ou de pilules qu'ils placent au fond de la langue, avec les doigts ou un lance-boi.La capsule en gélatine Memorandum à afficher dans l\u2019écurie constitue la forme la plus satisfaisante pour contenir ces médicaments.La capsule est aussi très utile dans l\u2019administration des drogues liquides ou en poudre.On emploie les tablettes hypodermiques lorsque le remède est condensé, rapidement soluble et exempt de microbe.Il existe une seringue hypodermique spéciale, munie d\u2019une aiguille creuse, qu\u2019on stérilise dans l\u2019eau bouillante, et dont on se sert pour introduire les remèdes sous la peau.Une alimentation mal appropriée est probablement la cause de la plupart des maladies du cheval.; .Alimentez bien vos animaux.Une alimentation abondante n'est pas du gaspillage, Les chevaux sont nécessaires au travail et une substantielle alimentation leur est une garantie d'efficacité maximum.Les poulains devront être spécialement bien nourris.Dans la première année de son existence, le poulain prend environ une fois et demie sa grosseur.En conséquence, il faut le nourrir de façon qu\u2019il atteigne neuf cents à mille livres de pesanteur à l\u2019âge d\u2019un an.: Faites prendre de l\u2019exercice aux chevaux qui ne travaillent pas et diminuez leur alimentation.Evitez les changements brusques dans la nourriture de grain; évitez spécialement les avoines vertes et tous les grains qui ne sont pas suffisamment séchés.La colique, maladie la plus commune du cheval, peut ordinairement se retracer dans les changements soudains de l\u2019alimentation, soit sous le rapport de la quantité ou de la nature.MALADIES COMMUNES DES CHEVAUX Désignation, nature et causes Symptômes usuels Prévention et traitement AVORTEMENT.\u2014 Se produit à la suite d'accidents, de maladies ou de conditions spéciales qui troublent l'alimentation du foetus.Cette maladie devient quelquefois contagieuse.Un écoulement précède ordinairement la naissance prématurée du foetus qui arrive mort ou tellement faible qu\u2019il ne peut survivre.Pas de paille de seigle ou autre aliment rempli de nielle ou charbon (ergot).Si le placenta (délivre) ne vient pas rapidement, appelez uri vétérinaire pour faire l\u2019opération.LARVES DES OESTRES.\u2014Communément appelées vers d'estomac.La femelle déposc ses oeufs sur les poils de l'animal, particulièrement aux membres antérieurs, et la bête, en se léchant, les absorbe.Les larves éclosent dans le tube digestif et se fixent sur la muqueuse de l\u2019estomac où elles restent attachées pendant plusieurs mois.Après quoi, elles sont expulsées avec les excréments.Elles évoluent alors et donnent naissance à de nouvelles mouches.Beaucoup de chevaux ont des larves dans le corps.Lorsqu\u2019elles existent en grandes quantités, elles occasionnent des indigestions.En petit nombre, elles ne font relativement pas de mal.Le bisulfate de carbone est un bon remède pour l'expulsion des larves des oestres.On l\u2019administre à la dose de quatre ou cinq drachmes dans des capsules de gélatine.CRAPAUD DU SABOT.\u2014 Inflammation du tissu qui débute dans le voisinage de la fourchette et progresse dans la sole.Apparait lorsque les pieds des chevaux ne sont pas tenus proprement.COLIQUE.\u2014 Communément appelée \u201cmal de ventre\u201d.Est ordinairement causée par une alimentation mal appropriée, ou encore par une trop grande absorption d\u2019eau froide après que le cheval a eu chaud ou a été exposé à des courants d\u2019air.Odeur fétide, corne irrégulière, écoulement de pus, décoloration de la corne, démarche boiteuse.Trépignements, coups de pied, envie de se ieter à terre, torsions diverses, transpiration, tension des membres avec force; l\u2019animal se porte la tête aux flancs\u2014tout cela est causé par une douleur aiguë aux organes abdominaux.Nettoyez le pied, coupez toute la corne attaquée, pansez avec de la teinture d'iode et de l\u2019étoupe.Changez le pansage à tous les deux jours et mettez un nouveau bandage., On peut prévenir cette maladie par une alimentation convenablement mesurée et donnée à intervalles réguliers.Evitez l\u2019avoine verte et autres grains pas assez mûris.Dans les cas peu dangereux, il est bon de donner une demi livre de sel d\u2019Epsom (sel de médecine) ou une chopine d\u2019huile de lin.Si la douleur est aiguë, appelez un vétérinaire pour faire le diagnostic de la colique et donner le traitement voulu.ANGINE OU MAL DE GORGE.\u2014 Maladie à laquelle les jeunes chevaux sont très sensibles.Causée par un microbre.Inertie, diminution d'\u2019appétit, soif, toux.Ecoulement nasal au bout de quelques jours.Il peut apparaître une enflure à l\u2019extérieur de la mâchoire.Cette enflure peut se transformer en abcès.Isolez le cheval infecté; donnez des aliments laxatifs; s\u2019il survient des enflures, faites-les lancer et seringuez les abcès avec du désinfectant.MORVE OU FARCIN.\u2014 Maladie contagieuse très dangereuse pour les chevaux et les mulets.Causée par un microbe appelé le Bacillus Mallei.De petites enflures apparaissent sous la peau.Elles se rompent finalement et laissent échapper un écoulement.Des écoulements par le nez ont fréquemment lieu sous toutes les formes.Il y a perte de pesanteur et débilité générale vers la fin de la maladie.Le traitement n\u2019est jamais garanti, mais il est bon d\u2019en faire le diagnostic immédiatement afin d\u2019empêcher la maladie de se répandre.Un vétérinaire fera sur demande le discernement de la maladie et appliquera des mesures préventives.COUP DE CHALEUR.\u2014 Maladie causée par un travail trop dur dans une forte chaleur.Apparaît spécialement chez les chevaux qui ne sont pas habitués aux chaleurs ou qui ont déjà subi des attaques de cette maladie.Ralentissement soudain de l\u2019allure du cheval, la tête est basse; l\u2019animal chancelle et tombe.La respiration est haletante, le pouls bat très vite, la température s\u2019élève considérablement.Ne transpire pas.Faites travailler le cheval modérément, spécialement durant les premiers jours de chaleur de la saison.Le traitement consiste à appliquer de la glace ou de l\u2019eau froide sur la tête et sur le corps; donnez des iniections rectales d'eau froide.Le vétérinaire prescrira probablement de l\u2019esprit de nitre (acide azotique affaibli) ou de l\u2019esprit d\u2019ammoniaque aromatique, afin de soutenir le coeur. 934 Ww lies en- Les une an- de- la ain ur.con ux ali- ur- roi- pas la ent an- 10 NOVEMBRE 19534 Premiers soins à donner aux chevaux malades \u2014 (Suite) ES Désignation, nature et causes EMPHYSEME PULMONAIRE (pousse).\u2014 Maladie des voies respiratoires qui apparaît ordinairement à la suite d\u2019une alimentation trop volumineuse ou mal appropriée qui surcharge l'estomac et irrite les poumons.RAGE.\u2014 Causée par la morsure d\u2019un animal enragé, ordinairement un chien.INFLUENZA, FIEVRE TYPHOIDE, \u2014 Maladies trés contagieuses causées par une infection particulière.CATARRHE INTESTINAL.\u2014 Maladie qui apparait fréquemment chez les chevaux, spécialement ceux à qui on fait manger des aliments gelés ou gâtés.PARASITES INTESTINAUX.\u2014Fréquents chez les chevaux.Les vers ronds sont les plus communs chez eux.MALADIE DU NOMBRIL CHEZ LES POULAINS.\u2014 Cette maladie survient chez les poulains nouveau-nés et est causée par l\u2019entrée de germes dans la cicatrice du cordon ombilical.FOURBURE.\u2014 Congestion des tissus vivants du pied causée par un changement soudain dans l\u2019alimentation, par une nourriture trop abondante, par un refroidissement excessif lorsque l\u2019animal est en sueur et qu\u2019il boit de l\u2019eau froide, ou par une blessure qui porte le cheval à se tenir sur un seul pied.TETANOS.\u2014 Affection nerveuse causée par un microbe qui pénètre ordinairement dans l'organisme par l'intermédiaire d\u2019une blessure, LYMPHANGITE OU \u201cGROSSE JAMBE\u201d.\u2014 Un membre postérieur devient soudainement très enflé.Cette maladie peut être causée par une petite blessure qui s\u2019est infectée ou par la suralimentation.GALE.\u2014 La gale est causée par de très petits insectes, si petits qu\u2019il faut un microscope pour les identifier.PNEUMONIE.\u2014 Inflammation des poumons due à un brusque refroidissement ou causée par l'humidité des lieux, par des substances irritantes, comme la poussière, la fumée et les germes.Symptômes usuels Respiration difficile, toux creuse, évacuation de gaz, bruit caractéristique dans le flanc.Pas de fièvre ni perte d\u2019appétit.Grande excitation et manifestation d\u2019habitudes vicieuses.I1 mord sa blessure.Paralysie et mort au bout de quelques jours.Cinq ou six jours après l\u2019attaque, une fièvre aiguë se développe, suivie d\u2019engourdissement, perte d\u2019appétit, respiration rapide, yeux rouges et enflés, démarche chancelante, lourdeur des jambes et enflure le long du ventre.Diarrhée persistante, perte de chair.Il y a souvent du fluide visqueux dans les excréments.L'animal est capricieux, mange avec voracité ou sans entrain, perd sa chair.Au printemps, des vers et leurs oeufs se trouvent dans les excréments.Enflure du nombril très douloureuse, perte d\u2019appétit, affaissement général.Torpeur, douleur intense aux membres antérieurs.L'animal soulage ses membres antérieurs en les portant le plus en avant possible, tandis que ses membres postérieurs sont engagés sous le ventre et supportent tout le poids du corps.Il ne recule pas et ne veut pas se coucher.Dans les cas chroniques, la chute du sabot a lieu et le pied enfle extrêmement.émarche difficile, mastication difficile, apparition d\u2019une membrane dans l'oeil, accroissement d'\u2019excitabilité, rigidité d\u2019un certain nombre de muscles.Hausse de la température, faiblesse, enflure douloureuse aux jambes.La partie interne des cuisses est très sensible.Démangeaisons très vives.Le cheval en se frottant s\u2019écorche la peau qui devient rugueuse et se couvre de croûtes.Le poil tombe.Respiration difficile, fièvre, nonchalance, frissons, lourdeur des jambes, écoulement nasal.Prévention et traitement Ne donnez du foin que rarement et en l\u2019humectant.Augmentez la ration de grain.Employez des copeaux ou du bran de scie pour la litière.Donnez une demi once de la solution Fowler à chaque repas.Une sévère mise en force de la Joi du muselage des chiens préviendrait grandement la rage.Le traitement est trop dispendieux pour justifier son emploi, excepté pour les animaux de prix.Comme le résultat de cette maladie peut être fatal, il faut confier l\u2019animal à un vétérinaire.Il appliquera le traitement nécessaire et, s\u2019il le juge à propos, il emploiera un vaccin pour empêcher la maladie de se propager aux autres chevaux.Prévenez la cause et donnez une alimentation convenable.Donnez une chopine d'huile de lin brute.Donnez des aliments secs jusqu\u2019à guérison.L\u2019expulsion de ces vers se fait au moyen de remèdes contenant du poison qui ne doivent être administrés que par le vétérinaire.Donnez à la jument une stalle propre au temps de la mise bas.Mettez de la teinture d'iode sur le cordon ombilical immédiatement après la naissance.Il faudra aussi des remèdes pour soutenir le coeur et contrôler les désordres digestifs.Evitez les changements soudains dans l\u2019alimentation.Quand le cheval a chaud, ne lui donnez pas d\u2019aliment ni d\u2019eau.Donnez deux onces d\u2019alun en capsules à toutes les deux heures, jusqu\u2019à ce que vous en ayez donné huit; faites une application d'eau froide ou de glace sur les pieds.Enlevez les fers.Tous les trous des clous et les blessures du pied doivent être désinfectés.Un vétérinaire fera une injection d\u2019antitoxine contre-le tétanos.Ne troublez pas le malade et gardez l\u2019écurie sombre.Donnez des aliments laxatifs aux chevaux qui sont sujets à la malacie.Donnez une chopine d\u2019huile de lin brute.Appliquez une fomentation chaude sur la partie affectée.Donnez une cuillerée à table dans l\u2019eau, trois fois par jour.Comme cette maladie est très contagieuse, il faut mettre le malade en quarantaine et le rapporter au vétérinaire provincial qui avisera aux meilleurs moyens de traitement et de prévention, Comme il y a plusieurs sortes de pneumonie et que chacune requiert un traitement différent, il est impossible de spécifier un traitement ou de donnér des directions spécifiques.Cependant, il faut garder l\u2019animal dans la tranquillité, le confort et la chaleur, et lui fournir de l\u2019air frais en tout temps.Autres renseignements.(Suite de la page 6) avec les terres des seigneuries nouvellement acquises.Ces travaux coûteraient cher, mais ils sont absolument nécessaires si l\u2019on veut ouvrir rapidement, et dans des endroits bien situés, de belles régions de colonisation qui nous permettraient de pratiquer le système de colonisation de \u201cproche en proche\u201d, tel qu\u2019on nous le demande de partout.D\u2019autres travaux aussi importants sont né- .cessaires pour relier les colonies actuelles, susceptibles de prospérer ou de recevoir de nouveaux colons avec les centres déjà organisés de culture.Peut-être que dans certains cas, à cause du coût de ces travaux ou du coût de ces achats ou de ces expropriations, nous pourrions vendre les nouveaux lots un peu plus cher aux nombreux colons qui les demanderont, parce que ces lots seront bien situés et offriront de grands avantages.Nous avons confiance dans le défrichement de ces régions aussi bien que dans la confection de certains chemins qui assureront la prospérité de ces belles colonies, Réduction de taux des chemins de fer (Pour le transport des colons, des membres de leur famille et de leurs effets) .Dernièrement, les représentants des chemins de fer du Pacifique Canadien et du Canadien National, ainsi que moi-même, nous nous sommes réunis pour discuter la réduc- Encouragement pour la construction de moulins à scie dans les nouvelles colonies Nous nous rendons compte qu'il est absolument nécessaire, surtout dans certaines régions, d\u2019encourager la construction de moulins À scie qui seront d\u2019une grande utilité dans ces différentes régions et, pour cela, nous devons aider d\u2019une manière efficace ceux qui voudront bien s\u2019établir.° Cultivateurs menacés de perdre leurs \u2018 terres tion des taux de transport, afin de faciliter le nouveau plan de colonisation.Les représentants du Pacifique Canadien et du Canadien National, aprés avoir jugé les raisons que nous leur avons données, ont généreusement offert de faire bénéficier le colon d\u2019une nouvelle diminution de taux, c\u2019est-à-dire que le colon, à partir d\u2019aujourd\u2019hui, bénéficiera d'un taux de 50% du taux ordinaire, Il y a un certain nombre de cultivateurs dans la province qui ne sont pas dépossédés de leurs fermes, mais qui sont à la veille de l'être.Au cours de ce congrès, nous voulons vous soumettre cette question, espérant recevoir vos suggestions, afin de pouvoir, si possible, faire quelque chose qui pourrait aider ces pères de famille qui, à cause de la situation économique 9 po eee yg Pry SE Ne TT TIE pr sop mat cre _ ETT A oleae Sen ATI pes pren Tara pe Cr 10 =-\u2014\u2014 \u2014 actuelle, sont menacés de perdre leur bien et de quitter nos campagnes.Nous serions trés heureux de connaître toute votre pensée à Ce sujet, afin de pouvoir agir, si nécessaire, conformément aux intérêts de cette classe importante de notre population rurale.Participation du fédéral au coût de ce nouveau plan Voici maintenant l\u2019article le plus important peut-être de notre programme :\u2014 Il est entendu que nous ne demanderons pas aux municipalités de contribuer au coût de ce nouveau plan provincial, d\u2019abord parce qu\u2019elles se plaignent toutes du peu de revenus qu\u2019elles ont pour faire face à leurs obligations et ensuite parce qu\u2019elles doivent supporter les charges du secours direct.Devons-nous nous tourner du côté du gouvernement fédéral et lui demander de considérer ce mouvement de colonisation et de retour à la terre comme un mouvement national et d\u2019y participer?Je le crois.Nous avons vu que le gouvernement fédéral a participé au coût du règlement de plusieurs questions dans certaines autres provinces, parce qu\u2019il s\u2019y croit obligé, à cause de l\u2019importance nationale de ces questions.Par excmple, nous voyons que le gouvernement fédéral bientôt non seulement contribuera, mais payera le coût du transport et de l\u2019installation des 40.000 victimes du sud d\u2019une province qui ont été affectées par la sécheresse dans cette province.Le coiit de ces transports sera énorme, mais comme il est considéré d'importance nationale, le gouvernement fédéral n\u2019hésitera peut-être pas à payer la totalité de cette dépense.Cette question du retour à la terre et du nouveau mouvement de colonisation non limité à ceux qui reçoivent du secours direct est aussi un mouvement national qui devrait recevoir la considération et l\u2019appui du gouvernement fédéral.Réussirons-nous ?Nous l\u2019espérons.Toutefois, nous sommes justifiables de faire les démarches voulues, afin de grouper autour de nous toutes les énergies qui pourraient contribuer au succès de cette cause qui nous est particulièrement chère dans Québec.Nous demandons donc à tous ceux qui peuvent exercer une certaine influence de ce côté de nous aider et nous les remercions 10 NOVEMBRE 1934 d\u2019avance pour tout ce qu\u2019ils feront dans ce sens.Il s\u2019agirait d'obtenir que le gouvernement contribuât à l'établissement de ceux qui bénéficieront du plan provincial nouveau, comme il contribue actuellement à l\u2019établissement de ceux qui bénéficient du plan fédéral (Gordon).Les compagnies forestières et l\u2019achat du bois coupé par les colons Il y a longtemps que l\u2019on a émis l\u2019idée qu\u2019- une coopérative d\u2019achat devrait être formée par nos manufacturiers de papier ou par les compagnies forestières pour acheter tout le bois des colons.Cette question devrait être reprise, afin de savoir s\u2019il ne serait pas possible que les manufacturiers et les mar- ehands de bois, qui se disent non hostiles aux colons, s\u2019entendissent avec le gouvernement provincial pour acheter le bois des colons à un prix raisonnable, c\u2019est-à-dire au prix du marché.Il y a plusieurs manières de réaliser ce mode d\u2019achat et de vente, mais je crois que par une convention bien arrêtée, nous pourrions procéder de façon à servir les intérêts et des marchands de bois et des colons.Regardez ce petit cours d\u2019eau qui coule en droite ligne dans un lit uniformément creusé entre des levées propres et rectilignes.Il n\u2019y a pag de perte de terrain, pas de fondrière.L'égouttement s\u2019y effectue de façon accélérée et uniforme.Le système de culture en est simplifié et plus productif.Hommes, chevaux, machines, tout en bénéficie.Le Service de l'Economie rurale a, depuis quelques années, redressé çà et là dans notre province près d'une douzaine de coura d\u2019eau dont quelques-uns sont bien plus importants que celui ci-dessus illustré.Depuis 1921, le programme de l'égouttement du sol par le creusage et le redressement des cours d\u2019eau a doté la province de Québec de 1.118.443 arpents de terrain drainé, La longueur des cours d\u2019eau améliorés est présentement de 100.312 arpents.Le nombre de cultivateurs intéressés à cette amélioration est de 87.321, Le coût total des travaux exécutés en dix ans est de $1.979.969.\u2014A.L.3 934 3 Ce rent bé- eau, blis- fé- ; n 10 NOVEMBRE 1934 Par GASTON MARQUIS Chateaubriand, dans son \u201cVoyage en Amérique\u201d, donne la description suivante de l\u2019orignal:\u2014 \u201cCet animal a le mufle du chameau, le bois du daim, les jambes du cerf.Son poil est mêlé de blanc, de gris, de rouge et de noir.Sa course est rapide.Il a les jambes \\ 8i hautes que huit pieds de neige ne >, Q l\u2019embarrassent pas du tout.Il a at un bras qui lui sort de l\u2019épaule et 5 dont il use de la méme maniére que les hommes se servent de leurs bras.\u201d \u201cAb uno disce omnes\u201d .(1) \u2019ELAN d\u2019Amérique, communément appelé orignal, original ou orignac, est le plus gros et le plus robuste des animaux de nos forêts.Il a le pelage d\u2019un brun sombre mélangé de jaunâtre.Son corps est tassé, le cou et la queue sont courts, mais l\u2019animal est très haut sur pattes.Il atteint parfois une hauteur de huit pieds et son poids varie entre sept cents et mille quatre cents livres.Sous la gorge du mâle se trouve un appendice étrange, une sorte de gland formé de poil et de chair, connu des chasseurs sous le nom de clochette.On ignore encore l'utilité de cette excroissance gutturale.L\u2019orignal est loin d\u2019avoir la beauté des formes et la démarche élégante de son cousin, le chevreuil.Sa tête allongée, qu'il porte presque toujours baissée; son museau épais et ses grandes oreilles contribuent largement à lui donner cet air de gaucherie et de stupidité qui est toutefois plus apparent que réel.Si la vue de cet animal est très mauvaise, son odorat, par contre, est d\u2019une subtilité extraordinaire.Son ouïe délicate sait distinguer les pas humains parmi tous les autres bruits de la forêt.Le mâle porte des bois dont le poids peut dépasser soixante livres et la largeur extrême peut aller jusqu\u2019à soizante-quatorze pouces, mais son cou puissant supporte sans peine cette lourde ramure.Ses bois, comme ceux du chevreuil, sont caducs et tombent chaque année vers le commencement d\u2019avril.Lors de cette perte, les orignaux frottent leur tête contre les trones de sapin, leur instinct les guidant à se servir des propriétés curatives de la gomme de cet arbre pour cicatricer les plaies occasionnées par la chute de leur panache.Les mâles d\u2019un an portent une seule pointe ou dague: la deuxième année, ils possèdent un court merrain, la dague et un andouiller de chaque côté du panache.La palmation ou empaumure entre les andouillers ne commence que la troisième année.Puis, les années suivantes, nouvel andouiller et agrandissement de la palmure.D\u2019aucuns prétendent que les bois de cet animal sont employés pour pelleter la neige.Ces défenses leur servent d\u2019épée et de bouclier dans les combats annuels que ces animaux se livrent À l\u2019époque du rut pour la possession d\u2019une femelle.L'orignal ne se plaît que dans les -forêts, où il recherche les endroits les plus solitaires ou (1) D'après un seul, apprenez à connaître tous les autres.L'ORIGNAL les plus marécageux.Il faut donc le chercher, en été, sur le bord des lacs ou des rivières, où il passe le jour et la plus grande partie des nuits à brouter les plantes aquatiques.À cette époque de l'an- A née, sa nourriture favorite consiste i surtout en nénuphars et joncs de di- oH) verses espèces.Il les ronge jusqu\u2019à la racine, se tenant la tête sous l\u2019eau durant l\u2019espace d\u2019une minute ou plus; il va même dans l\u2019eau à une telle profondeur que lorsqu\u2019il plonge la tête pour atteindre les jeunes pousses et en arracher les racines, on ne lui aperçoit qu\u2019une partie du dos.Vers la mi-mai, les femelles s\u2019éloignent des mâles.Elles se choisissent un fourré épais et retiré pour mettre bas leurs petits, qu\u2019elles .savent protéger avec courage contre les carnassiers et même l'homme.La durée de la gestation est de sept à huit mois.La jeune femelle ne donne le jour qu\u2019à un seul petit: plus vieille, elle en a toujours deux.Contrairement au chevreuil, le faon de l\u2019orignal à sa naissance porte une livrée brune sans taches ou mouchetures.Le mâle ne peut exercer ses fonctions génétiques que vers l\u2019âge de cing ans, Au début de la colonie, sous le régime du gouverneur de Montmagny, les Français tentèrent, mais sans succès, d\u2019apprivoiser l\u2019orignal.Aujourd\u2019hui, lorsqu\u2019il est capturé jeune, cet animal sauvage se réduit en domesticité facilement.Nous connaissons un certain monsieur, demeurant dans le nord de Québec, qui a dressé deux orignaux pour l\u2019usage de ceux qui désirent pratiquer le ski-joring.* A l'époque des amours, l\u2019orignal est souvent très féroce et attaque parfois l\u2019homme.Lorsqu\u2019on le chasse au cri ou à l\u2019appel,_en imitant, au moyen d\u2019un cor, fait d'écorce de bouleau, le mugissement de la femelle, il accourt avec re- pidité à cette invitation: i] faut alors le tirer avec précision et avec une arme puissante, car s\u2019il n\u2019est pas abattu du coup, il attaque avec impétuosité et n\u2019abandonne son agresseur qu'après l\u2019avoir tué ou blessé grièvement.Lorsqu'il est surpris, l\u2019orignal fuit, les bois renversés en arrière, en exécutant une randon- \u201cIL n\u2019y à point de plaisir plus digne d'un être qui pense que celui de la chasse.\u201d\u2014Baron de Grimm.née, c\u2019est-à-dire qu\u2019il décrit une courbe plus ou moins longue et plus ou moins régulière qui le ramène toujours à son lancer ou point de départ.Quoique l\u2019orignal soit très gras au mois de septembre, il maigrit dans l\u2019espace de quelques semaines, par suite de ses courses vagabondes et des nombreux combats qu'il livre avec ses congénères, et aussi parce qu\u2019il néglige de prendre de la nourriture.C\u2019est vers cette époque que les mâles font entendre des mugissements, qui, durant les nuits silencieuses, sont des plus impressionnants et peuvent être entendus à une distance de deux ou trois milles.Ils émettent aussi divers autres cris et sons particuliers, entre autres ce bruit particulier que les chasseurs appellent biicher.Ce bruit est produit par les mâchoires de l\u2019animal qui s\u2019ouvrent et se ferment avec violence et qui ressemble, comme son nom l'indique, au son que fait une hache que l\u2019on enfonce avec force dans un arbre.A l\u2019automne, l\u2019orignal affectionne tout particulièrement le bain; il passe quelquefois des heures entières dans l\u2019eau.Au moment de la gelée, vers la fin de la saison, il diminue gra- - duellement ses ablutions, mais se plonge dans l'eau jusqu\u2019à ce que la glace atteigne une épaisseur d\u2019un pouce en une seule nuit.Vers ce temps, les orignaux se réunissent par bandes ou hardes, dont le nombre d\u2019individus varie de deux à huit et s\u2019enfoncent dans la forêt où ils choisissent leurs quartiers d\u2019hiver que l\u2019on appelle communément ravage.Un ravage occupe fréquemment un espace d'une cinquantaine d\u2019arpents, mais à mesure que la saison des neiges avance, cet espace devient Beaucoup plus restreint.D'après M.J.E.Powell, les vieux mâles et les femelles n\u2019hivernent jamais ensemble, mais les jeunes passent quelquefois l\u2019hiver avec les vieux orignaux, quoiqu\u2019on ne les trouve pas en société bien intime- Les femelles et leurs petits passent la saison froide ensemble; ces derniers demeurant avec leur mère pendant un an.La nourriture favorite des orignaux pendant l\u2019hiver consiste en bourgeons de sapin, d\u2019écorce de frêne et des jeunes rameaux du viorne, que l\u2019on appelle vulgairement bois d\u2019orignal.À l\u2019instar du chevreuil, l\u2019orignal est dans sa pleine maturité vers l\u2019âge de sept à huit ans.T1 dépasse rarement l\u2019âge de vingt ans.Un orignal de sept à huit ans, pesant mille livres, donne environ sept cents livres de venaison.Ses bois, trophées très recherchés, ser vent d\u2019ornement ou sont utilisés dans la coutellerie de luxe.Sa peau a plus de résistance que celle du chevreuil et fournit un cuir d\u2019une extrême solidité.Découpée en lanières, on l\u2019utilise pour tisser des raquettes.Son gros poil dur-et cassant est employé dans la confection des matelas, des coussins et l\u2019ornementation des mocassins.L\u2019orignal est un gibier superbe, difficile à approcher et qui se fait de plus en plus rare dans notre pays.Les sportmen du monde entier le pourchassent pour sa chair savoureuse et ses bois magnifiques.Pour le Canada, il constitue une richesse nationale considérable, car il fait vivre directement ou indirectement un grand nombre de gens ra rt rN i dt =.PT ee [Rp ÉCIDEMENT, le mouvement coopératif D s\u2019étend un peu partout.C\u2019est l'impression qu\u2019il m'est restée du voyage que je viens de faire à Farrellton, sur la rivière Gatineau, environ quarante milles plus haut que Ottawa.En effet, mardi soir, accompagné de M.Robitaille, qui a charge de l\u2019aviculture de ce district, et de M.Schiller, du bureau de l\u2019agronome de Hull, j'ai pu tout à mon aise causer longuement de choses coopératives et de projets fort intéressants pour les habitants de cette région.L'assemblée assez nombreuse a manifesté un grand intérêt et a prouvé que chacun des assistants serait disposé à faire de la coopération, en m\u2019écoutant faire toutes mes remarques en anglais exclusivement.J'avais compté naturellement sur la présence de l\u2019agronome, M.Delaney, qui comptait bien lui aussi, lorsqu\u2019il nous a invités d\u2019aller a cet endroit, étre présent et donner, comme il en a I\u2019habitude, des explications claires et précises qui portent toujours chez ses auditeurs une conviction définitive.Seulement, retenu à la maison par une grippe qui, je l\u2019espère, sera de courte durée, nous avons dû tant bien que mal essayer de le remplacer.M.Ladouceur, inspecteur des beurreries et fromageries pour cette région, avait bien voulu venir confirmer lui aussi les données que j'ai présentées à l'auditoire quant à ce qui concerne l\u2019industrie laitière dans notre Province.Les remarques que j'ai eu l'occasion de faire et les questions qui m\u2019ont été posées ont employé une grande partie de la veillée.Mais j'en suis fort aise, parce que, séance tenante, nous avons pu faire signer dix-neuf cultivateurs, ce qui est certainement de bon augure pour la formation de la société coopérative que l'on espère faire grande et prospère.Il s\u2019agirait d\u2019établir à Farrellton même une fabrique qui pourrait servir également pour le beurre et le fromage et qui empêcherait l\u2019envoi à Hull, par camion, des produits laitiers, tel qu\u2019on le fait actuellement.L\u2019éloignement et les routes d\u2019hiver qui ne sont pas ouvertes dans cette région causent a un grand nombre de producteurs des ennuis considérables.C\u2019est afin d'obvier a cet état de choses que l\u2019on décida la construction d\u2019une beurrerie qui pourrait fonctionner beaucoup plus tard à l\u2019automne et plus à bonne heure au printemps que ne le permettent actuellement les chemins et la neige.Évidemment, M.Delaney a été bien inspiré quand il a cru à la possibilité d\u2019une organisation semblable, parce cue les services qu\u2019une société coopérative pourra rendre à ces gens-là, comme d\u2019ailleurs cela se fait partout, seront incalculables.Il se fait de ce côté un élevage de moutons considérable et j'ai constaté, par les remarques de M.Robitaille, que l\u2019aviculture était en train de s\u2019y développer aussi de façon très encourageante.Or, si les produits d\u2019une fa- 10 NOVEMBRE 1934 brique de beurre, les oeufs, les volailles et les moutons étaient expédiés coopérativement, il en résulterait pour presque tous les membres de la société un bénéfice assez considérable par le seul fait de l'octroi de 1% % que le Département accorde aux produits vendus coopérativement.J\u2019ai entendu là des remarques bien intéressantes de la part de cultivateurs qui se rendent bien compte que l\u2019agriculture a besoin d\u2019être aidée, non pas par des moyens artificiels, mais en fait par des moyens pratiques et des méthodes de commerce appropriées au temps et aux circonstances.\u201cTout a tellement changé, me disait l\u2019un d\u2019eux, que si l'on ne change pas un peu pour se mettre d\u2019accord avec les méthodes nouvelles, on est foutu.\u201d Et c\u2019est vrai.Je suis donc revenu bien content de ce voyage au cours duquel j'ai pu semer quelques idées et recueillir comme toujours des informations précieuses sur le travail à faire.Je n\u2019ai aucun doute que M.Delaney et ses assistants pourront continuer le travail commencé et que, avant longtemps, nous aurons, de ce point éloigné de la Gatineau, une coopérative nombreuse, bien organisée et décidée de marcher de l\u2019avant pour le plus grand bien des cultivateurs de cet intéressant pays.L.P.D.« « \u201cCA et LA A semaine dernière, il y a eu à Ottawa d'importantes assises au sujet de la mise sur le marché des patates dans notre pays.Il est encore trop tôt pour donner le résultat de cette réunion, puisque le rapport définitif n\u2019est pas encore publié, mais qu\u2019il nous suffise de dire qu\u2019il devra en résulter quelque chose de pratique pour tout le monde \u2014 producteurs comme consommateurs.Il y a quelque temps, je demandais à nos lecteurs qui produisent de ces tubercules de bien vouloir commencer à s\u2019occuper d\u2019employer sur la ferme les patates trop petites et les trop grosses, de façon à ne pas encombrer le marché en les expédiant ici, à Montréal.Je ne pensais guère dans ce temps- là que ce serait là \u2018une des conclusions auxquelles on en est venu à Ottawa.La surproduction de sept millions de minots qui existe dans les Provinces de l\u2019Est va certainement causer un dérangement considérable dans la mise sur le marché.Il y avait, jusqu\u2019à l\u2019année dernière, un marché d\u2019exportation à Cuba et aux Antilles dont les Etats- Unis, par un tarif presque prohibitif, étaient exclus; mais ce marché a de nouveau été ouvert aux Américains et, à cause de son voisinage immédiat, il ne nous offre plus aucun intérêt.Il faut donc s'organiser de façon à ce que, sans faire souffrir le consommateur, nous soyons en état de l\u2019approvisionner sans encombrer le marché et à des prix qui justifient le cultivateur de continuer à planter des patates.Nos lecteurs seront peut-être surpris \u2014 du moins ceux qui lisent le \u201cBulletin des Agriculteurs\u2019\u201d\u2019 \u2014 de constater que, dans l\u2019explication sur les prix du beurre donnée à la page 3 du numéro du 31 octobre et signée \u201cLa Rédaction\u201d, il y a erreur.Nous prenons toujours le soin, en indiquant les \u201c\u2018prix de .remise\u2019\u201d, de dire ce qui suit: \u2014 \u201cTrés important: Aucune commission ou \u201cfrais d\u2019emmagasinage a déduire de nos prix \u201cde remise de beurre et de fromage.\u201d Je ne vois pas pourquoi la rédaction du \u201cBulletin\u201d dit le contraire, dans une note écrite en toutes lettres: \u201cLes grandes organisations telles que la Coopérative Fédérée et le Comptoir Coopératif de 1'U.C.C.détiennent une commission identique et nul ne le leur saurait reprocher.\u201d C\u2019est une erreur.Les prix de retour que nous transmettons au \u2018Bulletin des Agriculteurs\u201d, comme au \u201cJournal d\u2019Agriculture\u201d, représentent exactement le montant en pias- 1 » » tres et en sous que nous payons aux fabricants.Il n\u2019y a rien à déduire comme nous le disons dans la note déjà citée.Et quand la rédaction du \u201cBulletin\u2019\u2019 écrit que ces prix ne doivent pas représenter \u2018\u2018\u2019les retours aux cultivateurs,\u201d c\u2019est affirmer le contraire de ce que nous faisons.Je comprends que le désir intense que l\u2019on a de mettre sur un même pied l\u2019U.C.C.et la Coopérative Fédérée en ce qui concerne la vente du beurre et du fromage peut porter à faire de semblables erreurs.Et je suis sous l\u2019impression que, dans la même page, quand on parle du marché du beurre avec, en bas, la note: \u201cprix du gros à Montréal, le 30 octobre 1934,\u201d ce sont les prix de l\u2019U.C.C., et que de ces prix-là il y a une commission à déduire.Mais jamais, au grand jamais, il y en a à déduire des nôtres., Notre Société est devenue trop importante aujourd\u2019hui pour qu\u2019on laisse passer sans protester de semblables inexactitudes.On peut bien croire à l\u2019efficacité d\u2019une grande Union qui ne vend pratiquement rien, mais il ne faut pas défigurer la valeur du travail d\u2019une Société qui fait moins de poussière, mais vend dix fois plus.L P.D. 1934 ; et ent, idé- que dus res- ren- soin tifi- jues au l\u2019un our ou- ce uel- des ire.ses om- ns, co- éci- and Lys.| bri- le la ul- ce de pe ail ea 10 NOVEMBRE 1934 Fournis par la Coopérative Fédérée de Québec \u2014 ANIMAUX VIVANTS Arrivages à la Pointe St-Charles, lundi le 5 novembre 1934 :\u2014 Bétail .1.100020 0000044 a es 0 000000 1149 Veaux 220200000000 sa 4e 0 0 0 00 000 0 913 Porcs 100000000440 sa 110 a 1000000 1713 Moutons .200.200000 10000 0500000 1385 BÉTAIL La diminution dans les expéditions d\u2019au- jourd\u2019hui a eu un heureux effet sur les prix et nous enregistrons une avance d\u2019un quart de cent la livre pour certaines classes de bétail, notamment les vaches et les sujets de qualité moyenne.Il n\u2019y avait pratiquement pas de bouvillons de bonne qualité; ils se seraient vendus aux alentours de 4%c ou 5c la livre; les moyens allaient de 3%c¢ a 4c et les communs de 2c à 2% c; les légers communs se payaient de 1%c à 1%c.La demande pour les vaches de bonne qualité était plus forte et les ventes se faisaient plus facilement à des prix qui s\u2019échelonnaient de 1%c pour les communes jusqu\u2019à 3c la livre pour les meilleures.Celles qui étaient destinées à la mise en conserve rapportaient de 1c à 1%c, et les acheteurs se les disputaient à ce prix.Les boeufs et les taureaux étaient également fort recherchés et se payaient de 14ec à 24c avec plus de 50% des ventes faites à 2c la livre.Les génisses se payaient de 1%c¢ a 3%c suivant leur qualité, leur poids et leur fini.Il semble bien que les conditions actuelles aient chance de se maintenir assez fermes pendant le reste de la semaine, mais nous prions nos lecteurs de prendre note du fait que la tendance des prix reste sujette au volume des expéditions qui seront faites au cours des quelques semaines à venir.VEAUX VIVANTS La demande pour les veaux fut très vive dès l\u2019ouverture du marché et, en très peu de temps, tout était vendu à une avance d\u2019un quart de cent la livre.Les veaux de lait ont rapporté de 4c à Te, et méme Tlzc la livre.Les sujets pesant de 160 à 225 livres étaient particulièrement recherchés; les sujets plus lourds se sont bien vendus, mais surtout à cause de la rareté des expéditions.Il y a lieu de noter qu\u2019il y a plus d\u2019avantages à vendre un veau de lait pesant de 160 à 225 livres que de le garder jusqu\u2019au temps où il pèse plus que ces poids.Le veau de champ à également bénéficié de la rareté et les prix ont avancé; la plupart des ventes ont été faites entre 2% c et 21e la livre, avec quelques sujets de qualité meilleure jusqu\u2019à 2% c la livre.Ici aussi, nous nous attendons à voir les prix se maintenir fermes, quoique des expéditions beaucoup plus fortes pourraient nuire.MOUTONS ET AGNEAUX VIVANTS Les expéditions des agneaux à date représentent une diminution notable en comparaison avec les années passées et les prix ont pu être augmentés encore d\u2019une fraction de cent.Les ventes ont été faites à 6l4c la livre pour les bons sujets; il y eut une ou deux ventes de faites à 6% c, mais il s\u2019agissait de petits lots de qualité particulièrement choisie.Il y a lieu de croire que le prix des agneaux restera ferme au cours des semaines à suivre et que même il a d\u2019excellentes chances de s'améliorer encore plus.Les agneaux pesant plus que 100 livres doivent subir une coupe d\u2019un cent la livre, pendant que les sujets non châtrés et les communs se vendent à 2c la livre en bas des bons.La demande pour les vieux moutons était un peu meilleure et les prix étaient de 14\u20ac à 3c la livre.PORCS VIVANTS Malgré les arrivages inférieurs à la normale, il fut impossible d\u2019empêcher la baisse que nous imposait le marché anglais en dernière fin de semaine.Les rapports qui nous arrivaient de Londres jeudi dernier indiquaient que nous ne pouvions éviter la baisse.Et les indications portaient même à croire qu\u2019il fut possible que le prix du porc tomba encore plus bas que le niveau atteint.La baisse sur les autres marchés canadiens a été un peu plus forte qu\u2019elle ne l\u2019a été sur celui de Montréal.Les ventes ont été faites à 7.85c pour les pores à bacon, après que les premières tentatives d\u2019achats furent faites à 73%c.Il semble bien que les dernière, il n\u2019y a aucune raison que l\u2019on puisse baser sur les conditions locales pour faire tomber les prix; l\u2019unique cause de la baisse doit être mise au compte de notre marché d\u2019exportation.Nous devons nous attendre à suivre ce marché dès qu\u2019il y aura une fluctuation dans un sens ou dans l\u2019autre, il n\u2019y a pas de doute que nos prix s\u2019en ressentent immédiatement.La prime de $1 par tête était payée pour les sujets de choix, pendant que les coupes ordinaires étaient en vigueur.A remarquer que les sujets légers ne sont pas désirés et que certains acheteurs imposent une coupe qui peut aller jusqu\u2019à 1c la livre.La demande pour les truies était assez bonne et les prix allaient de 5c à 6c la livre.VOLAILLES VIVANTES Le marché aux volailles vivantes a été stationnaire; aucun changement à noter dans les prix.* VOLAILLES ABATTUES .Les arrivages ont été un peu plus considérables, mais, par contre, la demande a été un peu plus active et de nature à maintenir les prix.VEAUX ABATTUS Montréal: Marché stationnaire; les prix restent lee mêmes.Québec: Marché faible avec augmentation dans les arrivages qui ont occasionné une offre dépassant la demande; les prix ont fléchi de 1c à 1%c la livre.LE SEMAINE DE 27 OCTOBRE AU 3 NOVEMBRE 1934 PORCS ABATTUS Montréal & Québec: Marché un peu plus ferme avec une avance de 4e à %ec la livre.OEUFS Montréal: Marché très ferme; avec peu d\u2019arrivages et une demande très active, une autre hausse a été enregistrée dans les prix.Québec: Marché stable; demande un peu plus limitée, mais avec arrivages restreints, les prix ont facilement été maintenus au niveau de la semaine précédente.BEURRE Avec diminution dans les arrivages de beurre frais et une demande assez active pour absorber ces derniers, peu d'offre de beurre entreposé au cours de l\u2019été, notre marché a été un peu plus stable.A la dernière heure, le 5 novembre, on cotait le numéro un pasteurisé frais au gros de 19%c à 19%c.- FROMAGE La demande de la part du marché anglais s\u2019est continuée active; notre marché est ferme aux prix actuels.LETTRE DU MARCHE DES POMMES DE TERRE La demande pour pommes de terre du Nouveau-Brunswick et de Québec a été plu- tot faible tandis qu\u2019elle était bonne pour celles de I'lle du Prince-Edouard.Aucune amélioration sur le marché américain, les producteurs reçoivent 40c le baril au point d\u2019expédition.Les producteurs du Nouveau-Bruns- wick reçoivent encore 20c le baril de 165 livres.Les prix courants pour patates de Québec est de 37%c le sac de 80 livres, les locales se vendent de 20c à 25c la sac sur le marché.Les Montagnes Vertes du Nouveau-Brunswick se vendent 40c alors que les expéditeurs demandent 41c.Plusieurs chars détenus sur la voie pendant quelque temps se sont vendus à 39c le sac.Les patates de l'Ile du Prince- Edouard se sont vendues à 42c, quelques lots furent vendus meilleur marché.Le bateau Gaspésia est attendu lundi et contient environ 14,000 sacs de patates de l\u2019Ile da Prince-Edouard.Le plan pour régulariser la mise en vente des patates a été approuvé par le gouvernement de I'lle du Prince-Edouard et la province d\u2019Ontario est à compléter son organisation.On espère qu\u2019en prohibant la vente des patates de classes inférieures sur les principaux marchés que l\u2019on pourra augmenter les prix de façon à faire une remise plus élevée aux producteurs.13 me pe Le ee et Cem 14 10 NOVEMBRE 1934 LETTRE OUVERTE AUX CULTIVATEURS DE QUÉBEC M La Septième de la série De nouveau, nous sollicitons VOTRE Coopération | .le Cultivateur, Ces mois derniers, par l\u2019entremise de ce journal, nous avons publié une série de messages sollicitant votre coopération afin de faire plus d\u2019affaires avec vous.Maintenant que l\u2019année tire à sa fin, nous vous répétons l\u2019invitation, espérant que vous vous préparerez à augmenter vos facilités de ventes pour la saison prochaine.Nous désirons acheter davantage des cultivateurs, mais votre coopération nous est nécessaire pour atteindre ce but, car il doit être bien compris que nous ne pouvons acheter que les produits que notre clientèle nous demande.En ces temps difficiles, la première chose à considérer, ce sont des produits classés.notre clientèle insiste surtout sur l\u2019uniformité des marchandises qu\u2019elle achète et tient en tout à avoir un standard fixe de qualité.N ous vous demandons donc de classer vos produits, si vous désirez nous les vendre.Si vous consentez à cette entente et êtes en position de nous fournir la qualité requise par nos magasins, notre système de commerce vous est tout grand ouvert .vous offrant de nombreuses occasions plus que par le passé de vous départir de vos denrées; une distribution plus rapide des aliments périssables qui ne peuvent être emmagasinés; une demande plus forte de nombreux produits récoltés sur vos fermes ; et une prompte remise pour toutes vos ventes.Etudiez bien la situation et prenez les dispositions voulues pour augmenter votre commerce avec nous l\u2019an prochain.Nous sommes prêts à vous donner la préférence, si possible.Sincèrement .à vous, DOMINION STORES LIMITED STOP and SHOP STORES THRIFT STORES LIMITED La septicémie chez le porc Chaque année, nous sommes en butte à des maladies contagieuses chez les porcs.La septicémie hémorragique ou infection du sang est une maladie contagieuse très grave qui fait périr des troupeaux entiers.Causée par un microbe, elle se répand dans toutes les parties du corps de l\u2019animal, principalement dans le poumon, les intestins, le foie et la rate.Le cultivateur s\u2019aperçoit difficilement de cette maladie, dans ses débuts.Les porcs, surtout les jeunes de deux à trois mois, font une période d\u2019incubation de la maladie variant de deux à trois jours, d\u2019une semaine et quelquefois de quinze jours.Durant ce temps, ils n\u2019ont pas d\u2019appétit, perdent de leur vivacité, cherchent à se coucher à l\u2019ombre.Souvent, durant les repas, après quelques bouchées, ils ressentent de vives douleurs intestinales.Alors l\u2019animal s\u2019asseoit, se vousse la colonne vertébrale, se rapproche les quatre pattes ensemble et souvent se couche comme un chien, sur le ventre.Ces manifestations sont déterminées par les ulcères, les plaies et les lacérations causées aux intestins par les microbes de la septicémie.Lorsque la maladie est rendue à un stage avancé, le jeune porc devient plus amaigri, insouciant.Plusieurs font même des crises nerveuses, poussent au mur, ou semblent faire de Wl\u2019épilepsie.Enfin, les manifestations de la septicémie sont des plus variées et des plus étendues, A quoi sont dues toutes les formes diverses et multiples de la septicémie?Elles sont la conséquence des infections mixtes et consécutives, jointes aux microbes.L\u2019une des caractéristiques les plus probantes de la septicémie est l\u2019infiltration du sang sous la peau des pattes, du bas du ventre, des oreilles et de toutes les ouvertures du corps.Quelques heures avant la mort du porcelet, ces différentes parties deviennent rouges, violacées et froides.Cette infection du sang ou maladie contagieuse est très grave; dès qu\u2019un animal est soupçonné en être atteint, on doit immédiatement le séparer du troupeau et désinfecter l\u2019enclos où sont les autres pores.Non seulement l\u2019hygiène est indispensable, mais il faut encore vacciner tous les animaux qui ont été en contact avec le malade.Des aliments de digestion facile \u2014 à cause de l\u2019irritation intestinale \u2014 sont prescrits pour le malade.Seul, le vétérinaire appelé dès le début de la maladie peut en arrêter les effets.- Dr R.RAJOTTE, M.V., St-Hyacinthe.Sécurité sur la ferme \u201cOn pourrait éviter nombre d'accidents,\u201d déclare F.W.Duf- fee, du Collège d\u2019Agriculture du Wisconsin, dans une causerie sur la Sécurité prononcée devant un grand concours de cultivateurs dans une municipalité laitière im- Portante.Pour illustrer son assertion, le professeur Duffee cite cet exemple lamentable :\u2014 \u201cOn se hâtait de remplir un silo.Par suite du retard causé par une mauvaise température, on s\u2019efforçait de reprendre le temps perdu.Un homme debout sur l\u2019en- sileur coupait les cordes des gerbes de maïs.Tout à coup, une corde s\u2019enroule autour de son pied.Avant de pouvoir arréter la machine, il s\u2019en faisait arracher huit pouces et demi.\u201d Le professeur Duffee cita quelques chiffres qui prouvèrent qu\u2019il arrive plus d\u2019accidents sur la ferme que dans toute autre industrie.Ces accidents sont généralement pénibles; des pertes de vie en résultent souvent; ils coûtent toujours cher.Les pertes financières qu\u2019ils entraînent sont considérables.Que faire ?Soyons prudents ! Ramassons une planche couverte de clous, du verre brisé.Un jour de pluie, réparons un trou dans le toit, des échelons cassés.Ne laissons pas traîner le marteau ou tout autre objet qui pourrait amener des chutes.Eloignons tous les importuns de la fourche à foin en opération \u2014 le câble peut se briser.Evitons de huiler ou de graisser une machine en mouvement.Taillons les portes assez hautes pour pénétrer dans les bâtisses sans s\u2019assommer chaque fois.Ne passons pas devant un tracteur à l\u2019arrêt dont le moteur est en marche, etc.Voilà quelques précautions de sens commun qui préviendront de nombreux accidents à la campagne.Hoard's Dairyman La Mixture Buckley Bannit le Rhume - À l'Ouvrage le Lendemain Il n\u2019est pas étonnant que Mme Withershaw, de Port Arthur, Ont., dise que la MIXTURE BUCKLEY est le meilleur remède qu\u2019elle ait jamais employé pour, le rhume.Elle écrit: \u201cMon mari a pris un mauvais rhume cette semaine.Je lui ai donné deux doses de Mixture Buckley et, le lendemain matin, il était si bien qu\u2019il se tendit à son ouvrage comme d\u2019habitude.\u201d C\u2019est ce soulagement rapide et sûr qui fait de la MIXTURE BUCKLEY le reméde pour la toux et le rhume qui se vend le plus au Canada.Si vous avez la toux, le rhume, la grippe ou la bronchite, prenez la Mixture Buckley.\u201cElle est rapide comme 1\u2019éclair\u201d \u2014Une simple gorgée le prouve.Refusez les substitutions._ 934 bre Juf- du sur un urs , le em- si- par on mps 'en- rer- or- uit to NOVEMBRE 1934 15 Section du foyer Voici l\u2019hiver.OICI l\u2019hiver.Les fronts se penchent sous V la lampe.On se réunit autour de la table de famille, prés du bon poéle qui chantonne et qui, de ses doigts de feu, trace des dessins étranges sur le mur.: Voici l\u2019hiver avec sa gravité, ses rêveries, ses moments propices au souvenir.C\u2019est l\u2019heure du foyer bienfaisant, c\u2019est le triomphe des maisons.Durant la période des jours d\u2019été, les humains délaissent beaucoup leur demeure.Ils se dispersent çà et là, s\u2019en vont dans les bois, sur les Îles, se promènent dans les champs et sur toutes les routes.Ils s\u2019enivrent de soleil et d\u2019air pur et, dans leur vie bohéme, ils semblent oublier un peu le toit qui, fidélement et en tout temps, les abrite.Mais dés que les jours froids font leur apparition, la vie d\u2019intérieur recommence et les coeurs s\u2019attachent de nouveau au foyer protecteur.Nous revenons à nos maisons comme des amis oublieux reviennent aux compagnons des anciens jours.Nous revenons à notre demeure comme l'enfant prodigue revient vers ceux qui l\u2019espèrent.Nous lui disons: \u201cGarde-nous, protège-nous, toi, la bonne amie, la soeur toujours attentive et maternelle.Sans toi que serions-nous devenus?Sans toi nous serions morts, dans les bras de la neige cruelle.Protège-nous, garde-nous des grandes brises, des vents méchants qui passent en hurlant comme des loups déchaînés.Garde-nous des tempêtes, du froid, de la pluie; de la grêle.Garde-nous des ombres mauvaises qui rôdent dans la campagne et qui nous épient au fond des cours et des jardins.Garde-nous du brouillard et de la poudrerie.Garde-nous de tous les maux qui guettent le voyageur sur les noires routes où la vie le mène.\u201d Parfois, le long des soirs d\u2019hiver, quand la brise se lamente autour des cheminées et qu\u2019en la paix de nos demeures nous sommes chaudement assis au coin du feu, songeons à tous les malheureux qui n\u2019ont pas de gîte et qui s\u2019en vont, perdus dans la neige.Alors, du fond de notre coeur, remercions Dieu de nous avoir donné un foyer.Par B.LAMONTAGNE-BEAUREGARD Les illustrations \u2014 extrêmement originales \u2014 qui ornent cette page sont l\u2019oeuvre de Jean Bruller, artiste français.Le vent Aimons notre maison.Aimons-la du même amour que nous aurions pour un serviteur dévoué dont la vie serait toute vouée à notre service.Elle partage nos bonheurs et nos peines.Elle est pour nous une source de joie et de sécurité.Elle fait partie de notre existence, et quand nous avons dit: \u2018ma maison\u201d, il semble que nous ayons exprimé d\u2019un seul coup tous les sentiments les plus profonds et les plus sacrés du coeur humain.Voici l\u2019hiver.Les fronts se penchent sous la lampe.On se réunit autour de la table de famille, près du bon poêle qui chantonne et qui, de ses doigts de feu, trace des dessins étranges sur le mur.Voici l\u2019hiver avec sa gravité, ses moments propices au souvenir.C\u2019est l\u2019heure du foyer bienfaisant.C\u2019est le triomphe des maisons! Trois bonnes recettes Avec l'hiver qui nous apporte les froides brisés, sa neige et ses tempêtes, voici revenir les soirées en famille, les parties de cartes et les réunions au coin du feu.: Dans bien des foyers, il est d\u2019'usage d\u2019offrir, au cours de la veillée, du vin, des liqueurs ou autres friandises, et le sucre à la crème tient la première place dans les choses les mieux appréciées.La jeune campagnarde ne devra pas manquer d\u2019y exercer ses talents.Qui sait?Peut-être avec ce moyen charmera-t-elle quelque bon garçon à marier?Car, comme le dit un vieux dicton: \u2018On prend les mouches avec le miel.\u201d SUCRE À LA CRÈME AU SUCRE D\u2019ERABLE Une tasse de sucre blanc, une tasse de sucre d\u2019érable haché fin, un quart de tasse de sirop d\u2019érable (ou de mélasse), une demi tasse de crème douce, gros comme un oeuf de beurre, une pincée de soda à pâte.Ce sucre cuit rapidement.Brasser souvent pendant la cuisson.Quand ce sucre se tient en boule en le jetant dans un peu d\u2019eau froide, on le retire du feu et on le bat avec la cuiller jusqu\u2019à ce qu\u2019il devienne épais.Puis on le verse dans un plat beurré et on le dépose dans une place fraîche.On peut, au besoin, y ajouter des amandes.UN SUPERBE GÂTEAU BLANC Avec un petit verre de \u201cvin du pays\u201d, toute campagnarde sera fière de présenter à ses invités une tranche de ce gâteau blanc comme neige, facile à faire, et d\u2019un goût particulièrement agréable.Défaire en crème une tasse de sucre blanc et une demi tasse de beurre.Ajouter une demi tasse de lait doux, les blancs battus de quatre oeufs, une demi tasse de fécule de blé d\u2019Inde (cornstarch), deux cuillerées a thé de poudre à pâte et de la farine pour une pâte ferme.Cuire à four modéré.On garnit ce gâteau d\u2019une crème au chocolat ou au coco POUDING AU PAIN ET AUX POMMES Ce n\u2019est pas bien, surtout en ces temps de erise, de laisser périr les restes de table.Songeons combien de pauvres se régaleraient avec toutes ces choses que nous dédaignons.Et pourquoi les dédaigner, s'il-vous-plait?Il y a des restes qui font des plats succulents quand ils sont apprétés par des mains habiles et économes.Les vieux morceaux de pain sont d\u2019une grande utilité dans la cuisine.On les fait sécher et on les conserve dans un sac en papier pour s\u2019en servir au besoin.Voici la recette de ce bon dessert de famille :\u2014 Prendre trois tasses de pain sec haché fin, les mettre tremper plusieurs heures ou toute une nuit dans une chopine de lait frais.Ajouter deux oeufs bien battus avec une grosse tasse de sucre, gros comme un oeuf de beurre, une cuillerée à thé de muscade râpée, deux ou trois pommes pelées et tranchées.Bien mêler.Mettre dans un plat beurré et faire cuire au fourneau durant deux heures.Se sert avec du sirop d\u2019érable ou de la crème douce.L'ombre 18 | PRIX DE REMISE Coopérative Fédérée de Québec 130 St-Paul Est, Montréal De la semaine finissant le 3 novembre 1934 POULES VIVANTES PER Creve 15¢ la Ib.| RAA 12c C se.c sec 0000 8 10e \u201c Cogs .Te \u201c POULETS VIVANTS A\u20145% lbs, et plus .16c B-\u20144% lbs.à 514 lbs.13e C\u20143% lbs.à 414 lbs.10c POULES ABATTUES \u201cSélectionnées\u2019\u2019 A ee, 17c B .022000 00 s sec 000000 15¢ Ci i ee 12c Cogs 022640450000 000 10c POULETS ABATTUS \u201cEngraissés au lait\u201d LAPINS VIVANTS Doivent peser au moins 5 livres.8c la Ib.OEUFS A (gros) .43c doz A (moyen) .40c * A poulettes .35¢ \u201c B ie 28c \u201c Ce.000 ue 00100000 21c \u201c Pigeons vivants, le couple.20c PORCS ABATTUS Po Nol.11%c la lb.Spécial .26c No 2 Ode \u201c A ea a nan aan anna ne 24c 0 erin .B .2.00 00000 sua eu 0e 0 22e No 3 .9%e¢c POULETS ABATTUS VEAUX ABATTUS \u201cSélectionnés\u201d .) Spécial Chere eee, 24c engraissés au lait Pt tt tt TU 22c Bon .10e la lb.3 Ce eee 19¢ \u201c\u201c Ce.La ass Lea aa an ee 15e Moyen .Be | ERA a 12c Commun .6c Prix de remise de la Coopérative Fédérée de Québec A QUEBEC Oeufs POULETS ABATTUS A (Bros) .duc (Sélectionnés) A (moyen) .sse À 222144 4e a 101 04 1 au er 0000» 18¢ A poulettes .30e SR 15e B 1144200000 s a 0 0 0 a as 00020» 28¢ Cee + 10e ç PEUT » PTT N \u2018 A nr ane | RS ose Ton ne Tn Th, POULES ABATTUES Moyen .10e # (Sélectionnéen) Commun .Re < A 22224 a eee 0 se usa es aa case 6 12¢ AGNEAUX ABATTUS | RAA 10\u20ac No 1 35 à 45 Ibs.10e la 1b, (OR se No 2 30 à 35 Ibs.9 \u201c D Be No 3 25 à 30 Ibs.Re # viii s een .| n LARD No 1 MOUTONS AnaTres lam.Nol, 90a 110 lbs.11%e la Ib.No 2 [Jl Bemib, No 2, 140 à 174 lbs.10%e.« NU 3 Le.000000000000 0 4c In lb No 3, 174 à 225 lbs.10%e 5% Nous ne recevons pas de volailles vivantes à notre succursale de Québec, Voir plus haut sur cette page les prix payés à Montréal.10 NOVEMBRE 1984 Prix de remise pour la semaine finissant le 30 octobre 1934 inclusivement BEURRE FRAIS No 1 Pasteurisé.60 44 00 ev vv «eo .19\u20ac No 1 Non pasteurisé.ce ee 183%¢c No 2.18c ; FROMAGE BLANC COLORE Nol.9 Nol ce ee 9c No 2 .\u2026 .8 No?2 83%¢c \u2018RES IMPORTANT: Aucune commission ou frais d\u2019emmagasinage a déduire de nos prix de remise de beurre et de fromage ANIMAUX VIVANTS Prix obtenus sur le marché de Montréal LUNDI LE 5 NOVEMBRE 1934 Par la Coopérative Canadienne du Bétail de Québec, Ltée Porcs vivants Porc à bacon (Select) .Prime de $1.00 $7.85 180 à 220 lbs.Porc à bacon.$7.85 160 à 230 Ibs.Porc a boucherie{ $7.38 Porc légers et a engrais .$7.35 ME à 160 lbs.240 a 270 lbs.Pores lourds .4 $7.35 Extra lourds .[re lbs.ou plus $6.85 Truies .$5.00 a $6.00 Vaches Choix .21gc à 2%c Bonne .2%c a 2c Moyenne .2c à 24c Commune .134c à 14e Très commune .le 180 à 220 Ibs.Veaux de lait Choix .6c a7¢c lalb.on .,e.Be a 83e¢ \u201c .Moyen .4%c a 4%c Commun .3c a3%c \u201c Veaux de champ Bon .2c A 2%ec \u201c Commun .2¢ a 2%e \u201c Agneaux Bon .6Y%c a 63%c * Commun .4%c a 4%c \u201c Pesants .5Y%c a 51%c \u201c Moutons Bon .23c a 3c \u201c Commun .1%c a 2c o Bouvillons Choix .4c a 4%c \u201c Bon .3l%c a 4c \u201c Moyen 3c à 31e \u201c Commun 2c a 2le \u201c Comm.(léger) 1%c a 1%c Taures Taureaux 2%c a 3c 2c a 2c 2¥%c a 2%c 1%c à 2c 1%c à 2c 13%4c à 1%c 1%e à 144c 134c à 134c MOULÉES ALIMENTAIRES RATIONS NORMALES ÉQUILIBRÉES MOULEES LAITI!ERES Lennoxville, Québec Protéine Montréal Ste-Rosalie Lévis 18% COOPÉRATIVE laitière (simple).1.65 1.70 1.75 18% COOPÉRATIVE laitière (mélassée) 1.65 1.70 1.75 20% FEDEREE laitière (simple).1.70 1.70 1.75 20% FÉDÉRÉE laitière (mélassé).1.70 1.70 1.75 22% COOPÉRATIVE laitière (simple).1.76 1.80 1.80 22% COOPÉRATIVE laitière (mélassée) 1.75 1.80 1.80 24% COOPÉRATIVE laitière (simple).1.80 1.85 1.85 24% COOPÉRATIVE laitière (mélassée) 1.80 1.85 1.85 18% COOPÉRATIVE Contrôle (simple).1.75 1.80 1.85 18 % COOPÉRATIVE Contrôle (mélassée) 1.78 1.80 1.85 32% COOPÉRATIVE Supplém.d'aitière) 2.10 2.15 2.20 COOPERATIVE \u2014 supplément minéral.1.68 1.68 1.75 MOULEES POUR VEAUX 25% COOPERATIVE moulée veaux (avec 24% FÉDÉRÉE moulée veaux (sans lait) 2.40 2.45 2.50 2.08 2.10 PRIX SUJETS A CHANGER SANS AVIS Assortiment complet de ces moulées à nos entrepôts à Trois-Rivières à 10 cents par poche en plus des prix à Montréal COOPÉRATIVE FÉDÉRÉE DE QUÉBEC Tél.HArbour 4111 130 est, rue St-Paul ê NET, COMPTANT (à nos entrepôts, sans camionnage) MOULÉES POUR VOLAILLES Protéine 19% COOPÉRATIVE tout moulée .FED DEREE poussins (début) COOPERATIVE petits grains poulets.16 COOPERATIVE moulée croissance.croissance 229% COOPERATIVE moulée pour ponte 17% F 17% COOPÉRATIVE grains, 21% FÉDÉRÉE 35% COOPÉRATIVE Sup.prot.11% COOPÉRATIVE Grains pour volailles 11% FÉDÉRÉE 19% % COOPÉRATIVE Engreissement (ave EU 15% % FE 5\" E engraissement (sons 24% COOPÉRATIVE Tout-moulée dindonneaux.Lennoxville, Québe POUR 'PORCS 439% COOPERATIVE Sup.prot.Montréal Ste-Rosalie Lévis 2.50 2.55 2.50 2.25 2.30 2.25 2.30 2.35 2.30 2.30 2.35 2.40 2.00 2.05 2.10 2.40 2.40 2.45 2.20 2.20 2.25 2.78 2.80 2.80 1.85 1.90 1.95 1.80 1.85 1.90 2.25 2.30 2.35 1.90 1.95 2.2.50 2.55 2.60 asa 2.40 2.48 2.50 Ces moulées sont recommandées par la Commission Alimentaire du Bétail et portent notre garantie absolue.Montréal PME ris Se Pre CRD ES VERDIER, TR et as CCE TRE PS LION 2 ES "]
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