Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Le Journal d'agriculture
Éditeur :
  • [Montréal] :Ministère de l'agriculture de la province de Québec,1918-1936
Contenu spécifique :
samedi 16 mars 1935
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal d'agriculture et d'horticulture illustré
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (5)

Références

Le Journal d'agriculture, 1935-03, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" te en SC TE PE pe { i = me ny Zon rondo\u201d.REAR ca lms mand: $e } 5 EE fr annee - 1 0 gn WW WW NUMERO 37 wy, %,, a -_ 9D =O -< \u201ceut » +6) ;Ç a ~ Es i A.y 5 a -d a ay fA (SE À æ >.A Sa.2 Xi 25 a De | Bm Sa Fra PR he ar a 2 + A, 8 A Tran?be NS sr ee Theres En rte er SET Z ; VL ss ee La ZA oi Bundi pe nui AAR me \u2014\u2014\u2014 PS ie \\ Tm m\u2014 ES N 3 POI Er re BR rv mn ab Faust y re ee AE.pS res re a == Foie RY 16 MARS 1935 ka foal?5 Atv a za >.Noo Sad \u201ca 0 \u2014 So 0 Ie gr res re ERT PAN ; = da ET Toma oo race a ro vr) NES LL DI tense ; sr 2 oy * -.Se ET Be ar à Five re - LA Fe tx we, \u201cFE ur i C= da A {ed IAP Fe + J I-illustres.4 7e Le ZF > De fr E \u2018yn a Engl sp pre 2-8 A 3 UN ° \u2014Q pu &! 8, AS NR eg 2A Pa = = \u2014 > a : ta [oR = les com JW 2 2 Ap AE.¢ nouvelle var vd 2 n ee nour LE DOURRAL 2 2 U d 3 2 2 ™ oO EX ] comman $.VOLUME 38 \u2014= 5 È D'AULRUCULUUIR ç 5 \\L 31e 27e a 2 = $ $ À li O 5 pe $3888% ë I \u20ac * 24 VSULBLSSSVLLSES \u201c© 16 MARS 1935 Le marché des semences dans le Québec (Suite de la page 11) .Pois La quantité de pois disponible pour la vente sera d\u2019environ 4.500 minots provenant du district de Témiscamingue et du comté de Châteauguay.La vallée de l\u2019Ottawa fournit 75% à la province de Québec.Lin La production de la graine de lin se fait surtout dans le comté 275.000 livres.Toute cette quantité est vendue pour être exportée en Irlande, où les prix sont très avantageux.D'une manière générale, le classement est satisfaisant, mais cette graine de semence, comme les autres, ayant souffert de la sécheresse, l\u2019apparence n\u2019en est pas aussi bonne que l\u2019an dernier.CONCLUSION On constate que toutes les semences produites dans la province de Québec, à l\u2019exception de l\u2019avoine, se vendront sans difficulté de Soulanges.La récolte sera de et à des prix très avantageux, Il 115 BOISSEAUX D'AVOINE POUR $3 !! Voilà qui n\u2019est pas cher, n\u2019est-ce pas?Pourtant, ce fut là le déboursé effectué pour obtenir cette augmentation de rendement en contrôlant le charbon de l\u2019avoine avec CERESAN amélioré! ; Des expériences faites avec de la semence propre démontrent que l\u2019augmentation moyenne fut de 115 boisseaux sur une superficie de 40 arpents.et il n\u2019en coûta que $3.pour traiter la semence d\u2019une telle superficie.CERESAN amélioré est aussi recommandé pour le traitement de l'orge de semence contre le charbon couvert, la stric et la pourriture du semis.S\u2019emploie de même sans danger su: la semence du blé pour le contrôle de la carie.Employez cette nouvelle poudre d'efficacité reconnue.Une demi once traite un boilsseau de semence.Cuillère à mesurer dans chaque boîte.| Demandez notre brochurette | descriptive gratis | | Fi = iy, ; CANADIAN INDUSTRIES LIMITED Division des Engrais Chimiques, Casier postal 1260, Montréal, P.Q.| - - pe V7 | UNE MEILLEURE LUMIÈRE che le plus la lumière du jour jour.Douce pour les yeux.en plus Pas de sautillement, Pas de reflet jaune.Vatre vue est précieuse.Conservez-la.Lisez et cousez en toute sécurité avec la nouvelle LAMPE A MANCHON A PETROLE COLEMAN.Elle brûle le pétrole sous pres- La lumière Coleman est 95 de toutes les lumières ar- Abat- tificielles celle qui appro- rion 96\u2018: d'air.La même lampe brûle la gazoline, si vous le préférez ; donne un service de 40 à 50 heures au Rallon.La seule lampe à pétrole qui vous fournisse la lumière la plus favorable et en quantité suffisante à un colt aussi minime.\u201cFORCE DE 3()() BOUGIES| $1.00 pour votre vieux fer Plus brillante que 30 Votre quincaillier vous allouera S1,00 pour votre vieux fer, quelque an- vien qu\u2019il soit, sur l'achat d\u2019un nouveau fer automatique Coleman.Le Coleman fait et brûle son propre gaz.S'allume partout.lampes à pétrole désuètes.Donne plus de lumière que 5 lampes ordinaires à manchon à pétrole \u2018ou 8 ampoules électriques, délies de 40 wâtls.Pas de sautillement.Demandez à Coûte moins d'un sou Puf \u2018de reflet jaune.votre mar- par nuit.Munie d'un Ni [ule ni fumée, ni chand les dé- mèche à tailler.Sûre, tails de cett manchon durable ne ne peut renverser s de cette coûtant que 10¢.Pas méme sournée gent offre ou adres- , iné » dessus dessous.Soli- sez-nous le de cheminée en verre dement fabriquée de oupon pou dispendieuse, cassable coupon pour plus de ren- euivre et d'acier.Pas ou à nettoyer.! seignements.de réceptacle de verre CE EEL CIES GEIS ED CES SENS SN CES CD CES CS CS SNS SE SEAS GEED GINS GUND SEND IND GIED GENS GwES Sm instantanément, S'emploie cassable.THE COLEMAN LAMP & STOVE CO.LTD.(5180) | Dépt.J.A.130, Toronto, Canada.I | ] Envoyez-moi la brochurette illustrée GRATIS au sujet dex lampes à manchon Nom.0.\u2026.| ii pétrole Coleman, \u201caites-moi © itr Étails d | | Faites-moi connaître les détails de Adresse.LL _ | | votre offre, échange de £1.00 pour un fer, vt est donc important que les cultivateurs organisent leurs systèmes de façon à pouvoir récolter tous les ans une certaine quantité de semence.La plupart peuvent en récolter pour leurs besoins et, dans les centres plus favorisés, on peut en faire une industrie permanente.Les semences de mil et de trèfle se vendent toujours bien.Il n\u2019en est pas ainsi de la récolte de foin.La classification des semences (Suite de la page 11) Semences générales du commerce Les semences enregistrées et certifiées étant l\u2019objet de soins particuliers, on comprend que la quantité en soit limitée et qu\u2019on ne les trouve pas généralement dans le commerce.Cela ne veut pas dire pourtant que les produits offerts par les marchands ne présentent aucune sûreté et se débitent au risque entier de l\u2019acheteur.Au contraire, la loi dite des semences (1923) oblige tout vendeur à faire classer et à étiqueter les semences suivant leur qualité (no 1, no 2 ou no 8).La qualité ou catégorie se détermine par l\u2019analyse d\u2019un échantillon.On considère la pureté de la semence, c\u2019est-à-dire l\u2019absence de graines de mauvaises herbes et de graines étrangères, sa faculté germinative, son uniformité, sa couleur et son poids.Les échantillons des céréales doivent peser au moins 1 livre; ceux des graines fourragères, 2 onces.Les détails concernant le degré de pureté et de vitalité exigé pour les trois catégories sont donnés dans la loi des semences (1923).On peut obtenir des exemplaires de cette loi à la Division des Semences, 209 est, rue Ste-Catheri- ne, à Montréal.L\u2019espace nous manque pour publier ces tableaux.Les semences inférieures ou No 3 sont classés \u201crejetées\u201d et la vente en est prohibée.Les grains non classés tels que les avoines de l\u2019Ouest, \u201crecriblées\u201d ou \u2018\u2018renettoyées\u2019, sont impropres à la semence et le cultivateur ne doit les utiliser que pour l\u2019alimentation.Les renseignements suivants doivent accompagner toute semence :\u2014 lo.\u2014Le nom et l\u2019adresse du vendeur.20.\u2014Le nom de l'espéce de semence.30.\u2014Le numéro de catégorie.40.\u2014Le numéro du certificat de l\u2019échantillon de contrôle.Les inspecteurs de la Division des Semences sont chargés d\u2019appliquer la loi, mais l\u2019acheteur doit toujours se rendre compte de la qualité des semences qu\u2019on lui fournit.Les détails sur l\u2019étiquette sont à son usage.@ Soulage la douleur des CONTUSIONS EX RP q SAL LELT) Hk Inutile d'endurer la douleur d\u2019une contusion, d\u2019une foulure ou les souffrances éausées par des muscles surmenés.Faites- vous simplement une application de Liniment Sloan\u2019s, sans même frictionner.Presque immédiatement, vous sentirez une chaleur réconfortante pénétrer profondément les tissus affectés.Le liniment a pour effet de dégager la congestion, d'activer la cireula- tion du sang et de chasser le mal.Employez le Sloan\u2019s pour lumbago, sciatique ou névralgie.LINIMENT oral SLOANS Le Sirop pour la Toux SLOAN'\u2019S soulage d\u2019une façon sûre et efficace les toux et rhumes.Chez votre pharmacien.BON Burley foncé.Excellent tabac à pipe, assez fort.100 livres, $6.00 avec frais de fret à collecter.Echantillon.14 livres $1.80 franco.JAMES LOTT, Leamington, Ontario.\u2014 AO A4 5 ipe \u2019 de 1.80 nta- VOLUME 38 16 MARS 1935 NUMÉRO 37 y Ep Hon.J.Adélard Godbout ministre.Vous produisez plus du tiers de la graine de mil semée au pays E vous félicite, producteurs de semences du Québec, d° h tribué si largeme \u20ac on des récoltef et des piturages, n- ES agr D oduit d'ancêtres généalogiques, est d'abord celui du sol gue et du climat où il se développe.£0 Si nous observons de près avons obtenus avec nos se d'années, nous serions tenté avoines qui flattent moins l'étranger sont @- A; connues avoir plus de vi eilleurs résulséts que celles importons dehors.Notre nte, est la seul régions dd Dominion.est juste d'affirmer que de vos efforts est résultée une Mince particulièrement désavantagei\u2014e, Plus d\u2019un tiers de la WA mil ait été produite dans le Québeë.Le trèfle rouge de'chez (est fait une réputation enviable par sa résistance, sa vigueur daptation dans les régions septentrionales du\u2019 pays.Vous No d'être satisfaits.if AY semer en toute sécurité.Je suis heureux, à l'occasion de la p spécial du \u201cJournal d'Agriculture\u201d, d'assure ff nds difteurs dA S§' yrains de semence de mon témoignage gf'appréciatipn cf d vigilante collaboration à leur travail.eil Provincial des Semences et à to excellent travail, mes since elicitations.R.WEIR, ministre fédéral de l'Agriculture » : ï geons des a - ñ ais pures, adap ) \u201cOn récolteÿce que l'on a semg£* \u2014 arce qu'ils oublient milieu v i conservé \u2018 ; ; » provenant de récoltes parfaiteltege réussies et es, ce proverbamqut liféÉeurs obtienttêt, de pauvres ré- cxemptes de graines de mauvaises herbes et\u2018de germesdte Matagie, coltes \u2014 .\u2019 .\u201cWig .ryssédant une faculté germinative très élevée.~~ my ent Su R ; Le 2 que Dans ce numéro spécial) 1 trduvera une de appelons-nous aussi que l'hérédité dans la culture des plantes .x ., ; renseignements traitant cette question.vue un rôle tout aussi important que dans l'élevage des animaux.8 4 R.SUMMERBY, Il faut le Îire avec soin.Jules SIMARD, professeur au College Macdonald © inspecteur de district à la Division des Semences = 16 MARS 1935 La production des céréales Par H.-C.BOIS chef du service de l'Economie rurale A mévente des produits agricoles aura eu pour effet de démontrer à un grand nombre de nos cultivateurs les inconvénients que comporte l'exploitation d\u2019une ferme en économie ouverte.Nous voulons désigner par ce terme les fermes qui, pour donner un débit d\u2019un volume satisfaisant, sont organisées de façon à rendre nécessaires des achats considérables de matière première ou d'animaux.Pour le moment, nous considèrerons, dans cet article, le désavantage où se place un cultivateur qui s\u2019approvisionne de concentrés à l\u2019extérieur.Avant d\u2019aller plus loin, il faut distinguer dès maintenant trois catégories de producteurs :\u2014 1 \u2014 Celui qui détaille lui-même la production de son troupeau: peu ou pas d\u2019élevage de porcs; 2 \u2014 Celui qui la vend en gros aux établissements de pasteurisation et de distribution localisés dans les villes: peu ou pas d'élevage de pores; 3 \u2014 Celui qui doit transporter ou faire transporter son lait ou sa crème à la fabrique de fromage ou de beurre: élevage de porcs.Puisqu\u2019il nous semble que ces achats de l\u2019extérieur devraient être réduits au strict minimum, il convient de dire que nos affirmations doivent être interprétées d\u2019une façon différente, selon que le lecteur se trouve dans l\u2019une ou l\u2019autre des trois catégories indiquées plus haut.Ainsi, le laitier qui détaille son lait bénéficie ordinairement d\u2019un marché plus avantageux que celui qui l\u2019expédie aux distributeurs des villes.Le prix de vente étant plus élevé, le premier pourra trouver avantageux de faire des achats qui ne le seraient qu\u2019à demi pour le deuxième et, probablement, pas du tout pour le cultivateur qui fait transformer le lait de son troupeau en beurre ou en fromage dans un établissement rural.Tout le monde sait que le fournisseur des villes est mieux payé que le fournisseur des beurreries ou des fromageries.Cette restriction faite, il n\u2019en demeure pas moins vrai qu\u2019en général nos cultivateurs s\u2019épargneraient le désagrément de constater un déficit dans leurs revenus annuels ou de ne trouver, dans l'état de leurs comptes, qu\u2019un profit infime, s\u2019ils se préoccupaient plus de produire sur leur ferme à peu près tout ce dont le cheptel peut avoir besoin pour être alimenic convenablement.Il est certain aussi qu\u2019on ne peut s\u2019arranger de façon à pouvoir s\u2019abstenir totalement de tout achat de moulées.Même sur les fermes où la production des céréales aura été abondante et celle du foin de qualité satisfaisante, il est douteux qu\u2019il soit économique de s\u2019abstenir de toute transaction de ce genre.Mais, entre cette situation et l\u2019état de choses que nous constatons tous les jours sur les fermes du Québec, il y a de la marge et nous y voyons, nous semble-t-il, des possibilités très grandes de réussir à conserver dans le gousset de l\u2019exploitant les quelques centaines de dollars que rapporte aujourd\u2019hui la vente de produits qui, autrefois, valaient le double.Il est de constatation banale de remarquer l'insuffisance des étendues qui sont ensemencées chaque année, sur les fermes ordi- (Suite à la page 14) H.-C.Bois Un vaste champ d'avoine \u2018\u2018Banniére\u2019\u2019 dans une ferme du Québec: résultat de l'emploi d'une bonne semence L'IMPORTANCE DES La production des semences \u2018Par Paul-H.VEZINA professeur à l'Institut Agricole d'Oka est maintenant organisée sur une base solide.Ce n\u2019est pas la perfection encore, mais combien de changements depuis vingt ans alors que presque rien n\u2019avait encore été fait! Aujourd\u2019hui, la Province se suffit à elle-même pour plusieurs espèces de récoltes (orge, avoine, pois, lentilles, etc.), pour quelques-uns même, elle peut faire de l\u2019exportation au delà de ses frontières (mil, ete.), et elle est en voie de s\u2019organiser pour d\u2019autres (trèfle Alsike, luzerne).Ces résultats n\u2019ont pas été obtenus sans peine.Toutes les initiatives ont été encouragées par les gouvernements fédéral et provincial.Le Conseil Provincial des Semences, sous la direction avisée du professeur R.Summerby, a joué un grand rôle dans l\u2019amélioration des semences.Son travail cependant aurait été impossible sans l'initiative, l\u2019opiniâtreté et le dévouement de deux pionniers: le Dr Philippe Roy, aujourd\u2019hui directeur des services agricoles à Québec, et M.Jules Simard, de la Division des Semences.M.Henri-C.Bois, directeur de l\u2019Economie rurale, de qui relève cette production au ministère de l\u2019Agriculture, donne toujours son appui empressé à toute nouvelle initiative sérieuse ayant pour but l\u2019amélioration des semences.On peut aussi affirmer sans exagération que l\u2019actif et dévoué directeur de la Section des Semences, M.Paul Méthot, à qui incombe la charge de réaliser tous les nouveaux projets, s\u2019acquitte de sa tâche avec intelligence et méthode à la satisfaction de tous, et il reçoit dans son travail la collaboration indispensable, efficace, de nos infatigables et dévoués agronomes.Ajoutons aussi que M.Armand Létourneau ouvre toutes grandes les pages du \u201cJournal d\u2019Agriculture\u201d aussi souvent que demande lui en est faite.Les régisseurs des Fermes expérimentales du Québec, les officiers de la Division fédérale des semences et les professeurs d\u2019agronomie de nos colleges d\u2019agriculture ont toujours donné un appui non équivoque et empressé à tous Jes mouvements de progrès.Que dire maintenant du travail intelligent, progressif et désintéressé des officiers de la Coopérative Fédérée et de l\u2019appui loyal de plusieurs maisons de commerce de Québec, de Montréal et d\u2019ailleurs?Il serait trop long de passer en revue les services de tous ceux qui s'intéressent à la question des semences, mais il serait injuste de ne pas proclamer hautement l\u2019intelligent travail de nos cultivateurs producteurs de semences qui continuellement font des sacrifices considérables afin d\u2019améliorer leur situation et mettre sur le marché un produit irréprochable.L\u2019aide de l\u2019Association des Producteurs de Semences est aussi un apport précieux.° C\u2019est grâce à l\u2019effort concerté de tous que des progrès immenses ont été accomplis dans la production de nos semences.Producteurs et techniciens ont toujours travaillé dans la plus grande harmonie et, aujourd\u2019hui, Québec a une place honorable parmi les provinces- soeurs.Il reste encore du travail à accomplir, nul ne le conteste et tous sont décidés à aller de l\u2019avant.Il existe encore un champ d\u2019action où les progrès n\u2019ont pas été aussi étendus qu\u2019ailleurs.Nos cultivateurs-acheteurs reconnaissent en général la valeur d'une semence de haute qualité; trop peu malheureusement utilisent leur connaissance.Est-ce manque de conviction, est-ce négligence?\u2026 Ce n\u2019est sûrement parce que les renseignements et l\u2019aide leur ont manqué.Il est pénible de constater lorsqu\u2019on examine le contenu des semoirs au printemps, le peu de souci qu\u2019on prend de la semençe confiée au sol.C\u2019est pour tout cultivateur un acte de bonne administration et de sain patriotisme de déposer dans la terre féconde et généreuse des germes de récoltes qui feront l\u2019orgueil de leur propriétaire.Nous espérons que les nombreux articles de ce numéro spécial insuffleront un regain d\u2019enthousiasme aux tièdes et leur favorisera une décision heureuse en faveur de l\u2019emploi d\u2019une bonne semence; aux praticiens convaincus, ils seront matière à un nouvel encouragement.I\u2019 production des semences dans Québec Paul-H.Vézina SD om IT ae Rs 70070 935 EBSONNES SEMENCES Caractéristiques d\u2019une Ÿ Semences utilisées par \u2018 16 MARS 1935 bonne semence Par M.PROULX, ptre professeur à l\u2019Ecole d'Agriculture de Ste-Anne ES qualités qui doivent caractériser une bonne semence sont devenues classi- Iques abbé M.Proul ques.On les groupe sous que L'abbé roux points importants qu'il faut considérer dans achat et l\u2019utilisation\u2019 d\u2019une semence.Je les énumère pour les expliquer ensuite.\u2014 L'identité botanique.\u2014 L'identité d\u2019origine.Le degré de pureté.\u2014 La faculté et l\u2019énergie germinatives.\u2014 L\u2019exemption de maladies, ogo to | 1) L\u2019identité botanique En achetant telle ou telle graine, l'acheteur doit se rendre compte de la véracité de la variété qu\u2019or lui livre.Vous achetez, par exemple, de l\u2019avoine Cartier; on re devra pas vous remettre de l'avoine Bannière ou une avoine quelconque.Nous avons maintenant dans le Québec des variétés remarquables par leur rendement et leur rusticité.Il importe donc de ne semer que les meilleures et, à cet effet, nous devons nous assurer de leur provenance.2) L'identité d\u2019origine On sait que les graines récoltées dans les pays où le climat est plus doux ne peuvent d'ordinaire produire des plantes très résistantes aux intempéries de nos saisons, Cela est surtout important pour les graines de trèfle et de luzerne.Des expériences faites sur les Fermes expérimentales fédérales ont démontré que les plantes provenant de graines récoltées dans le Québec ont résisté à l\u2019hiver dans la proportion de 95%.Celles provenant des Etats-Unis et autres pays de même climat ont manifesté une résistance moindre.D\u2019autres venant de pays plus au sud, comme l\u2019Egypte et le Turkestan, n\u2019ont pas montré de résistance.Mais l\u2019acheteur est bien protégé par une loi qui oblige la coloration d\u2019un certain pourcentage de ces graines à leur entrée au pays.Les graines venant des Etats-Unis sont colorées en bleu et celles venant des autres pays sont colorées en vert.Les graines colorées orange ne doivent pas être ensemencées.3) Le degré de pureté Les grains de semence doivent être exempts:\u2014 a) De graines de variétés étrangères, b) De graines de mauvaises herbes dangereuses.c) De graines d\u2019autres plantes cultivées.d) D\u2019impuretés inertes, comme les bales, les bouts de paille, etc.4) La faculté et I\u2019énergie germinatives Si l\u2019on doute de la valeur de la semence, il est bon d\u2019en faire l\u2019essai germinatif.Il suffit de compter 100 grains, de les déposer dans une flanelle repliée ou entre deux buvards, puis de tenir le tout humide et à la chaleur.Le pourcentage de grains germés après 6 jours donnera une idée de la valeur de la semence.Il doit être de 95% avec les céréales.Après 12 jours, si la germination n\u2019atteint pas 75%, la semence n\u2019est pas recommandable.Il faut non seulement rechercher les grains qui germent à un fort pourcentage, mais choisir de préférence ceux qui gernient le plus rapidement.Ceux qui germent lentement sont moins forts, moins vigoureux et ne donnent pas une récolte uniforme.5) L\u2019exemption de maladies Le contrdle ou la prévention de certaines maladies sont impossibles.Par contre, quelques-unes, comme la carie du blé et les charbons de l\u2019avoine, peuvent être traitées facilement et & peu de frais.Un traitement peu dispendieux peut sauver 10 à 15% de la récolte.Il est reconnu que chaque sou investi dans la désinfection des grains rapporte, dans la plupart des cas, un minot de grain de plus à l\u2019automne.\u2014 nos cultivateurs Par Jules SIMARD chef de la Division des Semences cultivateurs laisse toujours à désirer.Mais si nous comparons l\u2019état actuel à celui qui existait il y à trente ans, nous constatons une réelle amélioration.Des enquêtes faites en 1902 et 1903 par M.Clark, commissaire des semences, ont révélé que chez plus de 3.000 cultivateurs, qui lui expédiaient des échantillons, 40% ne se donnaient pas même la peine de s\u2019enquérir du nom de la variété du grain qu\u2019ils semaient.L\u2019avoine venant des élévateurs de l\u2019Ouest et utilisée sur les fermes de l\u2019Est contenait en moyenne 300 graines de mauvaises herbes par livre de grain.Les échantillons d\u2019avoine, de blé et d\u2019orge examinés par M.Clark renfermaient une quantité suffisante de graines des pires mauvaises herbes pour donner, en moyenne, 38 de ces plantes indésirables par verge carrée, au taux ordinaire d\u2019ensemencement, sans compter 200 autres mauvaises herbes moins envahissantes.Ces échantillons venaient des différentes parties du pays, province de Québec comprise, Pour remédier à cet état de choses, le gouvernement provincial et le gouvernement fédéral préparèrent un programme d\u2019amélioration des semences dans tout le pays.L'Association Canadienne des Producteurs de Semences intensifia d\u2019abord son travail pour faire produire plus de grain enregistré et le vendre à des prix plus abordables.Une législation vint ensuite établir un contrôle pour empêcher la vente des semences contenant trop de graines de mauvaises herbes et exiger un pourcentage de germination suffisant pour assurer une bonne récolte.En 1911, la loi fédérale décréta la classification des graines de trèfle et de mil et, en 1923, celle des céréales.En plus du contrôle des semences par la loi, les ministères de l\u2019Agriculture de Québec et d\u2019Ottawa, avec l\u2019aide des collèges d\u2019agriculture et des fermes expérimentales, lancèrent une campagne d\u2019éducation qui porta de bons fruits.On organisa des concours de récoltes sur pied, des expositions de semences; on donna des conférences et on fit des essais comparatifs avec du grain enregistré sur les fermes de démonstration tant fédérales que provinciales.Vinrent ensuite les concours \u201cdoubles\u201d avec inspection du grain sur pied, puis du grain nettoyé et analyse des échantillons au laboratoire des semences.Enfin, on établit des centres de production de semences, dans le district de Montréal surtout, et le gouvernement provincial accorda une subvention pour l\u2019achat d\u2019un crible de gros calibre à tout groupement de cultivateurs désireux de former un centre de criblage.L'application de ce programme, au cours des vingt ou trente dernières années, a généralisé l\u2019emploi de grains enregistrés ou améliorés et favorisé le nettoyage des semences.Aujourd\u2019hui, la majeure partie de notre récolte de céréales est de variété connue et provient de source enregistrée.Le criblage des semences, en dehors des centres de production, n\u2019a peut-être pas marché de pair avec l\u2019emploi de variétés recommandées, comme le prouvent les chiffres suivants.(Suite à la page 15) I\u2019 qualité des semences utilisées par les Jules Simard Trois pionniers de l'amélioration des semences.De gauche à droite: MM.R.* Summerby, |.Simard, Dr L.-P.Roy a re.AP meme me wo rar pes \u2014 = por amr mm gion a= mart rrr ve, \u201carcanes rea ?7 Rae a ee eg Er EE TE TE p\u2014 L\u2019avoine Cartier Par Emile-A.LODS professeur au Collège Macdonald E Collège Macdonald a doté la province Swan nouvelle variété d\u2019avoine.Elle s\u2019appelle la Cartier.À cause de son rendement élevé, elle remplace l\u2019Alaska et rend plus avantageuse la culture des avoines hâtives.Sa naissance remonte à plusieurs années, elle fut choisie entre des centaines de jeunes lignées de grande valeur.Dès son adolescence, si l\u2019on peut dire, elle lutta victorieusement contre les variétés les plus populaires.Sa jeunesse se passa sous les soins vigilants du Conseil Provincial des Semences.Là encore, elle démontra sa valeur exceptionnelle.Elle atteignit sa maturité, il y a maintenant deux ans.C\u2019est alors que l'Association Canadienne des Producteurs de Semences l\u2019accepta à l\u2019enregistrement et lui donna une place enviable parmi les autres variétés jouissant déjà de cet honneur.E.-A.Lods Description La Cartier est hâtive.Elle mûrit en même temps que l\u2019Alaska et peut être récoltée dix jours plus tôt que la Bannière et la Victoire.Sa paille est de 4 pouces plus courte elle est plus fine et plus élancée que celle de la Bannière.Elle résiste mieux à la verse, excepté si les conditions de sol et de climat lui sont contraires.Le grain est long et large.L\u2019amande est grosse et remplit complètement l'écale.Cette dernière caractéristique est tellement prononcée que la face du grain, au lieu d\u2019être creuse, comme chez la Bannière, est plutôt bombée.Tous ces caractères indiquent un faible % d\u2019écale.Le grain est blanc, pesant au minot et portant seulement quelques arêtes fines et fragiles.Comparée à l\u2019Alaska, qu\u2019elle remplacera certainement, la Cartier est de même maturité, d\u2019apparence générale semblable, mais sa robustesse est plus prononcée, son grain plus gros et légèrement plus riche en écale.Toutes ces différences paraissent indifférentes, mais le rendement, point capital, est beaucoup plus élevé que celui de l'Alaska.Adaptation D'après les expériences poursuivies dans le Québec, la Cartier devra remplacer l'Alaska à cause de son rendement plus élevé, sa forte pesanteur au boisseau, sa qualité et son apparence.Elle est surtout recommandable là où la précocité est désirée par suite d\u2019une courte saison de végétation.En comparant les rendements de la Bannière et de la Cartier, on doit tenir compte de la différence dans le 9% d\u2019écale.La Cartier en possède 5% de moins et lorsqu\u2019elle rend 95 boisseaux, elle fournit autant de nourriture que la Bannière avec 100 boisseaux.Avant de porter un jugement sur la valeur de ces deux variétés, il est donc bon de tenir compte de ce caractère.Si les conditions de sol et de climat sont favorables, la Bannière gardera probablement la première place, mais si le contraire se produit, il n\u2019y a aucun doute que l\u2019avoine Cartier rendra de grands services.(Suite à la page 12) Avoine Cartier \u2014Cette nouvelle variété est appelée à remplacer l'\u2018\u201cAlaska\u201d\u2019 e.16 MARS 1985 AMÉLIORATION DESjB Semence de trèfle rouge Par J.-Norman BIRD professeur au Collège Macdonald ORSQUE le prix de détail de la graine I de tréfle rouge est aux environs de vingt-cinq sous la livre, tous préfère- raient être vendeurs plutôt qu\u2019acheteurs.Malheureusement, cette année, la plupart devront se procurer dans le commerce la semence de cette précieuse plante, Le trèfle rouge occupe une place importante sur les fermes du Québec.H pousse en même temps que la récolte de grain qui lui sert d\u2019abri.Il prépare ainsi sa végétation de la saison prochaine.Après une bonne récolte de foin, un regain abondant est utilisé de nouveau comme foin; il fournit une excellente herbe à pâturage ou une quantité considérable de graines.Là ne s\u2019arrête pas son rôle.Même si, durant le premier hiver, un grand nombre de plantes n\u2019ont pu résister à la rigueur du climat, il reste dans le sol un résidu riche en éléments nutritifs et dont profitera rapidement la jeune pousse de mil.Aussi, en l\u2019espace de deux ans, notre précieux trèfle rouge donne-t-il une récolte de foin, une récolte de semence et fournit à la végétation suivante une source appréciable d\u2019éléments fertilisants.Aucune autre légumineuse n\u2019est aussi bien adaptée.Le tout n\u2019est pas de reconnaître ces avantages; il faut savoir les mettre à profit.Malheureusement, lorsqu\u2019on doit préparer une récolte de trèfle rouge, on ne prend pas toutes les précautions désirables dans le choix de la semence.Depuis l\u2019introduction de cette culture dans le Québec, les Fermes expérimentales canadiennes et américaines ont étudié la valeur des semences provenant de divers pays.En général, on a démontré que celles produites dans l\u2019Amérique du Nord sont de beaucoup supérieures à celles provenant d\u2019ailleurs.Au Canada, cette supériorité est très grande lorsqu\u2019il s\u2019agit de semences produites dans des pays à climat différent du nôtre.Elle est moins marquée quand elles viennent des régions du Nord de l\u2019Europe.Quant aux semences des Etats-Unis récoltées dans les régions avoisinant la frontière canadienne, elles ne sont que légèrement inférieures à celles produites chez nous.La loi fédérale des semences protège le cultivateur sur ce point et lui facilite un choix judicieux.; Selon certains règlements, toute semence de trèfle rouge originaire de pays à climat moins sévère que le nôtre doit être colorée en rouge (10%).Celle qui nous vient des autres pays doit avoir 1% de ses graines colorées en vert.Il y a exception pour les Etats-Unis dont 1% de la semence de chaque contenant est colorée en bleu marine.Pour le cultivateur averti, ces colorations préviennent l\u2019achat de semences inappropriées d\u2019origine étrangère.Il doit d\u2019abord fixer son choix sur les semences originaires de sa région, tout au moins de la Province ou du Canada.S\u2019il ne peut en trouver, il prendra celles colorées en bleu et, en troisième lieu, acceptera la semence colorée en vert.Jamais il ne devra consentir à acheter une semence colorée en rouge.La loi aussi exige un minimum de pureté et de germination.Il existe une grande différence entre les qualités imposées par la loi.Un acheteur avisé ne doit jamais se contenter du no 3.Il risque d\u2019ensemencer sa ferme en graines de mauvaises herbes, car la loi tolère 600 graines par once, soit, avec les quantités généralement ensemencées, 2 graines par pied carré.J.-N.Bird Que doit-on rechercher comme blé-d\u2019Inde de semence ?Dans l\u2019achat d\u2019une semence de blé-d\u2019Inde, il faut considérer deux choses d'importance primordiale: \u2014 ; 1.\u2014 La semence doit appartenir à un groupe de variétés bien adaptées au district où l\u2019on se propose de la cultiver.Au cours d\u2019une saison normale, les épis de cette variété doivent être couverts de grains bien formés avant qu\u2019il n\u2019y ait des dangers de gel; 2, \u2014 Cette semence doit avoir un pouvoir germinatif très élevé.N\u2019achetez que des semences analysées et d\u2019une très haute vitalité. 35 ESSBONNES SEMENCES lui ne.isé ge son tes un ux nce lé- en rer ien ISSN ç 16 MARS 1935 A Le Conseil Provincial des Semences Par R.SUMMERBY professeur au Collège Macdonald qu\u2019ailleurs, on reconnaît depuis longtemps la grande importance des semences dans la production des récoltes.Chez nous, plusieurs organisations s\u2019intéressent à ce problème et s\u2019occupent constamment d'améliorer la valeur des semences.Lors de la fondation du \u2018Conseil Provincial des Semences, ces différents organismes travaillaient indépendamment les uns des autres et aucune coopération n\u2019existait afin de coordonner les efforts de chacun.Le Conseil Provincial des Semences est formé des représentants des Fermes expérimentales, de la Division des Semences (Ottawa), des Ecoles d\u2019agriculture, des producteurs, des marchands, des acheteurs et du ministère de l\u2019Agriculture, à Québec.Il coordonne les connaissances et les efforts de chacun vers un but commun.Son but est d\u2019étudier la question des semences en général, les besoins des cultivateurs, des acheteurs et des producteurs et de fournir des renseignements précis au ministère de l\u2019Agriculture ou à toute autre organisation intéressée.Son travail consiste à enquêter, à expérimenter, puis à diffuser les renseignements obtenus.Un comité spécial, formé de personnes compétentes, s'occupe, chaque année, d\u2019étudier dans quelle situation se trouve la production des semences dans le Québec, dans les autres provinces canadiennes et dans les pays où l\u2019on doit acheter des semences que l\u2019on peut produire chez nous.Un deuxième point important de son travail consiste à choisir les variétés les mieux adaptées à nos conditions et à nos besoins.Il se fait beaucoup de publicité au sujet d\u2019un grand nombre de variétés de valeur souvent différente.Grâce au travail de coopération entre les Fermes expérimentales et les Ecoles d'agriculture, ces variétés sont étudiées à quatre ou cinq endroits différents de la Province.Comme résultat immédiat de ce travail, on prépare, chaque année, une liste des variétés les plus recommandables.Lez résultats de ces travaux seraient sans effet, si l\u2019on ne pouvait les diffuser rapidement.Une troisième opération du Conseil Provincial des Semences consiste donc à faire connaître les informations qu\u2019il a pu recueillir.De temps à autre, il prépare des articles qui sont diffusés dans le public par la voie des journaux agricoles ou par d\u2019autres moyens de communication.Dans le présent numéro, on trouvera des renseignements importants concernant la situation actuelle des semences dans le Québec.Dw la province de Québec aussi bien R.Summerby Choisissez bien vos semences Je ne puis faire autrement que d\u2019encourager de toutes mes forces le mouvement entrepris depuis quelques années, par les ministères de l\u2019Agriculture, de promouvoir, par tous les moyens possibles, la production de bons grains de semence.C\u2019est une des activités que la Coopérative Fédérée s\u2019est toujours efforcée d'améliorer et ce fut même à l\u2019origine sa principale occupation.Tout le monde se rappelle le bon travail accompli autrefois par les Producteurs de Semences de Québec, sous la direction de l\u2019ancien sous-ministre de l\u2019Agriculture, M.Gigault, et le fondateur de la Société de Ste-Rosalie, M.Lavallée.Après les travaux d\u2019assainissement par le drainage, je considère que le premier soin à prendre, c\u2019est d\u2019avoir une semence de toute première qualité.C\u2019est bien, je le pense, aussi l\u2019avis du corps agronomique tout entier, puisque tous les agronomes recommandent, sans fléchir, l\u2019achat de grains proprement choisis, bien classés et portant les scellés des inspecteurs fédéraux.J.-F.DESMARAIS gérant de la Coopérative Fédérée Les essais sur les Fermes expérimentales Par J.-A.STE-MARIE régisseur de la Ferme exp.de Ste-Anne \u2014 expérimentales du Québec ont fait des expériences sur la valeur respective des variétés de grains de semence de grande culture.Celle de Ste-Anne de la Pocatière, par son travail expérimental, a contribué à l\u2019amélioration des récoltes de l\u2019Est du Québec en distribuant des variétés plus productives, de qualité supérieure et surtout d\u2019une précocité mieux appropriée aux conditions atmosphériques que celles déjà répandues.La création de variétés nouvelles étant plutôt du ressort de la Division des Céréales de la Ferme centrale, le principal apport des Fermes expérimentales dans le Québec a surtout été de comparer un nombre donné de variétés de création soit étrangère, soit canadienne, à aptitudes voisines, et d\u2019en propager les meilleures.L'étude des variétés est poursuivie, suivant la technique admise, en milieu aussi homogène que possible et où les façons culturales y sont exécutées avec un soin particulier.Chaque variété est l\u2019objet d\u2019observations constantes sur la durée de végétation, résistance aux maladies, force de paille, capacité de production et son habileté à ne pas subir l\u2019égrenage.De toutes les variétés essayées à cette Ferme, celles de blé de printemps et d\u2019automne sont soumises à l'essai de panification à la Division des Céréales de la Ferme expérimentale d'Ottawa, comme celles de l'orge sont comparées à l\u2019Université du Manitoba pour la production du malt.Nous ne nous attarderons pas à parler du mérite des variétés recommandables.Le lecteur en trouvera la liste dans une autre page de ce journal.D ES leur établissement, les Fermes J.-A.Ste-Marie Distribution de semences améliorées De toutes les méthodes employées à améliorer l\u2019état des semences, la distribution du stock de souche-élite donne l\u2019assurance d\u2019être le plus efficace et le plus rapide.Pour cette raison, de petites quantités de ces grains sont vendues chaque année a des producteurs choisis qui, à leur tour, propagent cette semence dans leurs localités respectives.La production de semence souche-élite d\u2019une variété de chaque céréale est assignée à toutes les Fe-mes expérimentales par le cé- réaliste en chef des Fermes expérimentales.Ces variétés sont désignées comme étant les meilleures d\u2019après les observations obtenues des essais comparatifs pour le district donné.Les nôtres sont: blé Marquis et Huron, orge Mensury, avoine Bannière et pois Arthur.En plus d\u2019une telle production spéciale, cette Ferme a cultivé depuis sa fondation des quantités de semence enregistrée des principales espèces, lesquelles ont été vendues à travers la Province.Ainsi, la production annuelle moyenne de grains de semence, pour les cinq dernières années, a été de 221 minots de blé, 84 minots (Suite à la page 12) Parcelles de cultures comparatives 16 MARS 1985 \u2014 Association Canadienne des Producteurs.Par W.-T.-G.WEINER secrétaire-trésorier, Association Canadienne des Producteurs de Semences ducteurs de Semences date de 1901.Elle est née d\u2019une idée: améliorer les récoltes des cultivateurs canadiens par l\u2019emploi d\u2019une meilleure semence.Elle eut pour fondateurs deux philantrophes, Sir Wm Macdonald, bailleur de fonds, et James-W.Robertson, technicien, tous deux décédés.Ces deux enthousiastes, aussi grands réalisateurs, conçurent et organisèrent un grand concours d'amélioration de semences ouvert à tous les jeunes gens du Canada, fils ou filles de cultivateurs.Après trois ans de travail, les résultats furent si satisfaisants que l\u2019on décida de donner à cette nouvelle initiative une organisation permanente en groupant tous les cultivateurs du pays intéressés à l\u2019amélioration des semences.Les premiers officiers furent MM.James- W.Robertson, président, C.-A.Zavitz, vice-président, et George-H.Clark, secrétaire.Depuis, plusieurs personnalités agricoles se sont succédées au bureau de direction, Aujourd\u2019hui, c\u2019est M.Robert Sum- merby, l\u2019éminent professeur d\u2019Agronomie au Collège Macdonald, qui dirige les destinées de l'Association Canadienne des Producteurs de Semences.Les directeurs sont au nombre de dix-huit, deux pour chacune des provinces du Dominion.Son but est surtout de promouvoir la production et la distribution de semences de toutes espéces de haute qualité et connues dans le commerce sous le nom de semences enregistrées, Les travaux de l\u2019Association Canadienne des Producteurs de Semences ont-ils été profitables aux cultivateurs canadiens?Nous pourrions sur ce sujet couvrir des pages, mais nous nous bornerons à rapporter une petite aventure survenue il y a quatre ou cinq ans.Nous visitions un ami, cultivateur prospère et soigneux.Tout sur cette ferme dénotait les qualités administratives du propriétaire.Les animaux étaient de haute qualité, les bâtiments, les clôtures et les machineries en parfaite condition.Aussi, grand fut notre étonnement lorsque, examinant les champs d\u2019orge et d\u2019avoine, nous constations un point faible: ces récoltes n\u2019étaient pas au niveau du reste.Lui -fai- sant constater cette lacune, il fut facile de lui faire comprendre, après quelques minutes de conversation, que l\u2019emploi de mauvaises semences était la cause de cet état de choses.Notre conversation n\u2019eut pas de résultats immédiats.Mais quelques mois plus tard, nous recevions de cet ami une commande de vingt boisseaux de bonne semence.Il ne faisait mention d\u2019aucun prix, mais, au bas de sa lettre, il ajoutait cette note humoristique :\u2014 \u201cSi votre semence donne de meilleurs résultats que la mienne, je payerai tous les frais, mais, si le contraire arrive, vous devrez me rembourser mes dépenses.\u201d Nous avons accepté le défi.Vingt boisseaux d\u2019avoine Bannière | évcteurs de Canadienne des Pro- W.-T.-G.Wiener énregistrée no | lui furent expédiés, Puis, pas de nouvelles jusqu\u2019au mois de décembre, alors qu\u2019il nous adresssit la note suivante :\u2014 \u201cVotre semence a donné d'excellents résultats, j\u2019en suis très satisfait et accepte avec empressement de payer la note.\u201d (Site au has de la colonne ci-contre) Un chams d'avoine de semence, variété \u201cBannière 44 MC.\u2019 dont le rendement s'éleva à plus de 82 boisseaux* à l'acre LA PRODUCTION DES|E La Ferme Provinciale de Semences Par Emile-A.Lods, professeur au Collège Macdonald A production de bonnes semences dans la province de Québec |: reçu dernièrement un nouvel élan.Depuis assez longtemps, il existe des centres bien organisés où l\u2019on produit des semences d\u2019avoine Bannière et Alaska, de l'orge O.A.C.no 21, de la lentille, du mil et du trèfle.Il est possible d'y obtenir de la semence de variété pure et de haute qualité.Cependant; afin de maintenir à un haut degré de qualité la valeur de leurs semences, ces centres doivent recourir de temps à autre à des souches-élites.Jusqu'ici, aucune organisation n\u2019était en mesure de répondre à ce besoin pressant.Cette lacune fut comblée par organisation de la \u201cFerme Provinciale de Semences\u201d.Cette ferme de 120 acres est dirigée conjointement par le ministère de l\u2019Agriculture de Québec et le Collège Macdonald.Ce dernier fournit le terrain et s\u2019occupe de l'administration par l\u2019intermédiaire de son département de Grande Culture.Le ministère de l\u2019Agriculture a financé le projet; il est propriétaire de toutes les semences qui y sont produites et peut en disposer à son gré.L\u2019an dernier, la ferme a produit de la semence enregistrée no 1 d\u2019avoine Bannière 44 M.C.et Cartier et de l'orge A.O.C.no 21.Toutes possédaient un haut degré de pureté, ne contenaient pas de graines de mauvaises herbes et germaient à un fort pourcentage.Elles étaient done d\u2019une valeur toute spéciale pour assurer le maintien de la qualité dans les centres de production.On a aussi multiplié des semences de trèfle rouge et de mil provenant de diverses régions de la province.De meilleures lignées de ces récoltes seront cultivées aussitôt qu'il sera possible d\u2019en obtenir de nos Fermes expérimentales.Les hybrides de blé-d\u2019Inde Algonquin et Iroquois ont aussi été produits en premiére génération et quelques acres ont été consacrées à la multiplication du blé Garnet.Aussitôt que le besoin se fera sentir, d\u2019autres espèces cultivées seront ajoutées.Cette ferme est très bien outillée et possède des machines modernes de nettoyage.Jusqu\u2019à présent, une partie seulement des 120 acres a été utilisée pour la production des semences.On occupera le reste aussitôt que le terrain sera convenablement préparé.Dans le système de rotation établi, les variétés de la même espèce sont très éloignées les unes des autres.On pourra même changer de variété sans qu\u2019il y ait danger de mélange par les grains restés dans le sol.Cette ferme reconnue nécessaire depuis assez longtemps représente plusieurs -avantages: elle coûte bon marché à la Province, elle produit une variété considérable de semences supérieures de nos meilleures variétés et elle pourra être utilisée pour la multiplication rapide de toutes les nouvelles variétés que l\u2019on croira nécessaires d'introduire dans l\u2019avenir.Je suis heureux de rapporter ici les quelques chiffres qui accompagnaient sa lettre.20 boisseaux de nouvelle semence à $1.00 chacun nn.$20.00 Prix de transport $ 3.60 $23.60 20 boisseaux de ma semence vendus à 556 chacun $11.00 Total d\u2019argent déboursé $12.60 Valeur du surplus de rendement, 110 boisseaux à 40c chacun $44.00 Dépenses $12.60 Profit net $31.40 De cette petite expérience personnelle, deux faits sont à noter: d\u2019abord, le surplus de récolte obtenue par ce cultivateur est attribuable uniquement à l\u2019excellente qualité de la semence.Ensuite, nous ne doutions pas des résultats; nous étions assurés de la valeur de la semence expédiée, car elle était enregistrée.Ce dernier point est très important.En achetant de la semence enregistrée, sous les soins de l\u2019A.C,P.S., nous sommes assurés qu\u2019elle est de variété recommandée, pure et possédant un haut degré de perfection.De plus, l\u2019acheteur la reçoit toujours intacte, car elle est livrée dans des sacs scellés.Rappelons-nous aussi que toute semence enregistrée est essentiellement d\u2019origine canadienne. 5 ESIBONNES SEMENCES i- o£ 16 MARS 1935 Les organisations coopératives de grains de semence Par Arthur LAMARRE, agronome de Laprairie-Napierville s'étaient un peu éloignés du commerce organisé afin de chercher des débouchés directs pour leurs produits.Les difficultés à surmonter à cette époque étaient nombreuses: manque de connaissance de la classification; manque de criblage et l\u2019habitude de vendre des grains non classifiés.Ce régime dura jusqu\u2019en 1930.Mais, entre temps, plusieurs cribles de gros calibre furent achetés par des groupes de cultivateurs.Non seulement la préparation des grains pour la vente était meilleure, mais on apprenait à s\u2019unir pour vendre en coopération.En 1930, trois coopératives de paroisse s\u2019organisaient.Deux l\u2019étaient dans le comté de Laprairie et l\u2019autre à L\u2019Acadie, comté de St-Jean.Ces coopératives avaient pour but de mettre sur le marché des grains de semence classifiés produits par les soixante-neuf membres de Laprairie et les vingt-cinq de L'Acadie.Ces coopératives locales étaient organisées d\u2019après la nouvelle loi des coopératives qu\u2019avait fait adopter l\u2019hon.J.-L.Perron, ministre de l\u2019Agriculture d\u2019alors.Les membres de ces coopératives n'ont pas craint de souscrire un capital-actions de $100.Ils savaient qu\u2019il fallait des entrepôts où chacun y laisserait les grains criblés et classifiés afin de favoriser les chargements et les transports.Ce n'est pas tout d\u2019être organisé, il faut trouver le marché.Afin d\u2019être assurées d\u2019un plus grand succès, ces organisations locales ne devaient pas venir en concurrence les unes avec les autres.C\u2019est pourquoi ces coopératives locales s\u2019affilièrent à la Coopérative Fédérée.La Coopérative Fédérée, par son contrat d'affiliation, s\u2019engage à trouver l\u2019acheteur et à opérer la vente.L'expédition se fait directement de l\u2019entrepôt local.La coopérative centrale est chargée de la perception de l\u2019argent et ensuite de la distribution, après déduction de la commission de vente, des frais de transport, etc.Le paiement est basé en établissant un prix moyen de vente.Les coopératives locales sont régies par un bureau de direction qui contrôle les opérations faites par le gérant.Tel est le fonctionnement des coopératives de grains de semence.Ont-elles donné des résultats?Au printemps 1931, les deux coopératives de Laprairie étaient en mesure de préparer et de vendre au delà de 45.000 minots d\u2019avoine no 1 dont un peu plus de 2.000 minots enregistrés.De plus, 215.000 livres de lentille noire furent préparées et il faudrait ajouter quelques centaines de minots d\u2019orge et de pois.C\u2019était le travail du début.En 1933, au lieu de fournir 55.000 minots d\u2019avoine comme au printemps 1931, les treize coopératives locales organisées depuis cette date fournissaient en consignation 101.127 minots d'avoine de semence, Avant 1931, la production des graines de mil et de trèfle était pratiquement inconnue dans certains centres.En effet, en 1931, aucune consignation de graines de mil et de trèfle ne fut faite à la Coopérative Fédérée.Les importations de la graine de mil, qui étaient de 8.550.057 livres en 1932, ont été diminuées à 3.414.176 livres en 1934.Cette diminution d\u2019importation n\u2019est-elle pas due aux organisations de vente qui ont fait produire afin de fournir aux cultivateurs québecois d\u2019abord et du Dominion les graines fourragères dont on avait besoin! En 1933, les consignations de graine de mil no 1 s\u2019élevaient à 417.831 livres formant un total de vente de $32.504.04.Le trèfle rouge offert en consignation était de 98.845 livres rapportant $16.- 118.55.Les consignations d\u2019avoine ont rapporté $45.756.95 en 1933 et $39.595 en 1934.Pour résumer, voici le montant obtenu par les consignations des grains et graines de semence faites à la Coopérative Fédérée: en 1938, $99.277.28.Ces chiffres montrent à l\u2019évidence, je crois, quels furent les résultats obtenus par nos organisations locales depuis 1930.Souhaitons que chacune des paroisses de notre province s\u2019enrôle sous la bannière coopérative afin de présenter un front uni contre les envahisseurs de nos marchés.DEE I'année 1922, les centres producteurs de semences Semence de maïs à ensilage Par L.-C.RAYMOND professeur au Collège Macdonald à ensilage change d'une année à I\u2019 situation de la semence de blé d\u2019Inde \u2014 l\u2019autre.Non seulement la quantité disponible varie avec la saison, mais, suivant que la température durant le séchage est plus ou moins avantageuse, la qualité est plus ou moins bonne.Aussi à cette époque-ci de l\u2019année, est-il nécessaire de faire une revue de la situation afin d\u2019en tirer le meilleur parti possible.Les semences de cette importante récolte nous viennent du sud- ouest de l\u2019Ontario.Or, la saison 1934 a été très favorable et nous pouvons espérer obtenir de ce district une semence d\u2019excellente qualité, surtout à germination élevée.Depuis quelques années, il est très difficile de se procurer des semences pures, principalement pour les variétés Bailey, Golden Glow et Leaming.Cette lacune embarrassante a été l\u2019objet d\u2019études sérieuses par un comité spécial de techniciens.Voici brièvement les résultats des recherches :\u2014 L.-C.Raymond Un grand nombre de variétés très connues n\u2019existent plus à l\u2019état pur et, par suite de croisements naturels, l\u2019on trouve seulement des types possédant les caractères suivants:\u2014 1.\u2014 Lustrés, jaunes à 8 rangs.2.\u2014 Lustrés, blancs à 8 rangs.3.\u2014 Dentés, jaunes.4.\u2014 Dentés, jaunes à couronne blanche (White Cap Yellow Dents).5.\u2014 Dentés, blancs, Devant cette situation nouvelle, le Conseil Provincial des Semences présente une nouvelle liste pour 1935.On peut la résumer comme suit :\u2014 Variétés hâtives Longfellow et North Dakota: \u2014 Deux variétés très semblables, toutes deux lustrées, tallant beaucoup et produisant une forte proportion de feuillage.North Western Dent: \u2014 Sélection du Collège Macdonald, très productive.Variété dentée et peu feuillue.Produit beaucoup d\u2019épis et ne talle pas.Hybrides Algonquins et Iroquois: \u2014 Semence coûtant un peu plus cher, mais il en faut beaucoup moins à l\u2019acre, car elle donne des plantes très vigoureuses et tallant beaucoup.Variétés semi-tardives White Cap Yellow Dent: \u2014 Seule variété semi-tardive dont il est possible de se procurer une semence pure chaque année.Dentée, talle peu et porte un faible pourcentage de feuilles, Autres types de jaune denté:\u2014 On entend par cette désignation des mélanges de différentes variétés déjà mentionnées.Suivant l\u2019origine, il existe une légère différence quant à la maturité, mais, en général, ces semences sont d'excellente qualité et susceptibles de donner de meilleurs résultats que celles achetées sans précautions.(Suite à la page 15) Partie d'un champ ensemencée avec de l'avoine enregistrée \u2018\u2018Banniére\u2019\u2019 Rersarquez la maturité uniforme d2 la récolte 16 MARS 1935 LA VIE COOPÉRATIVE Par Benjamin BOURGAULT, de la Coopérative Fédérée A section des grains et graines fourragères de la Coopérative [ Fédérée disposera encore cette année d'une bonne quantité des mélanges de mil, trèfle rouge, trèfle Alsike et luzerne spécialement recommandés par le Conseil Provincial des Semences pour la formation de bonnes prairies et de riches pâturages.Ces mélanges préparés avec une machine spécialement construite à cette fin assurent un produit absolument uniforme, et les résultats obtenus par les cultivateurs qui les ont employés dans le passé nous invitent une fois encore à attirer l'attention de tous sur l\u2019'ensemencement avec ces mélanges de graines fourragères.La moyenne de production en foin dans la province de Québec atteint difficilement une tonne à l'arpent.L\u2019augmentation de ces rendements constitue un important problème dans l\u2019exploitation de la ferme et le passé prouve qu\u2019un semis rationnel de graines fourragères offre une solution à ce problème.Trop souvent, les ensemencements ont eu pour base le prix des différentes graines de foin et nous avons oublié d\u2019attacher assez d\u2019importance à la qualité et à la sorte des graines mises en terre.Sans avoir l'avantage exclusif de convenir à tous les sols, les mélanges recommandés par le Conseil Provincial des Semences répondent assez bien aux conditions générales et aux différentes régions de la province de Québec, en assurant un pâturage abondant et de qualité appréciable pour l'alimentation ou les marchés locaux.Le mélange \u2018A\u2019 est recommandé pour la production de foin de bonne qualité sur des terres bien égouttées.Tous ceux qui l\u2019ont employé jusqu'ici ont été très satisfaits des 15% de luzerne entrant dans ce mélange.Le mélange \u201cB\u201d pour terres moins bien égouttées est le plus en demande dans le Québec.Cette année, ce mélange contient 50% de mil, 30% de trèfle Alsike et 20% de trèfle rouge.L\u2019emploi de graines récoltées dans la province de Québec pour la composition de ce mélange a donné d\u2019excellents résultats à tous ceux qui l\u2019ont ensemencé.Le problème de la formation des pâturages permanents est à l'étude.Un comité spécial formé par le Conseil Provincial des Semences a suggéré, pour cette année, un mélange recommandé pour pâturages seulement à raison de 16 livres à l\u2019arpent, se composant des graines fourragères suivantes: \u2014 Pâturin du Kentucky, 45% ; pâturin du Canada, 5%; mil, 45% ; trèfle blanc, 5%.L'attention donnée par les membres du comité spécialement nommé pour ce mélange assurera de bons résultats et nul doute que les cultivateurs qui ont l'intention de créer des pâturages permanents seront bien satisfaits avec cet ensemencement.Trop de cultivateurs ne réalisent pas encore assez bien l\u2019importance qu\u2019il y a de mettre en terre une semence de toute première qualité.Au printemps 1935, ils seront peut-être encore plus exposés à cette erreur d\u2019ensemencer du grain de qualité inférieure par suite des prix assez élevés pour les graines fourragères qui se recommandent par leur pureté, exemption de mauvaises herbes, acclimatation et haut pourcentage de germination.La récolte de l\u2019an dernier annonce une diminution d\u2019au moins 33% sur les graines de mil, trèfle Alsike et trèfle rouge.Cette (Suite au bas de la colonne ci-contre) Beau champ d'avoine \u2018\u2018Bannière\u2019\u2019 enregistrée LE COMMERCE DES|E CA ET LA Par Benjamin BOURGAULT, de la Coopérative Fédérée ve que, dans notre Province habitée par des fils de France, ça ne va pas vite.Depuis deux ans, nous essayons de trouver des faits pour lui prouver que ça va plus vite qu\u2019il ne pense et, malheureusement, nous cherchons encore.Comme première consolation, nous songeons à la réflexion que faisait un grand homme public \u201cque les vaincus que le temps ne peut relever sont ceux qui doutent de leur cause.\u201d Comme deuxième consolation, les faits suivants s\u2019imposent: \u2014 Malgré l'apathie persistante ou l\u2019insouciance inconsciente de plusieurs de nos coopérateurs, les résultats obtenus sont encourageants.Pour vous le prouver, disons tout de suite que les centres organisés pour la production des semences groupés par coopératives locales, affiliées à la coopérative centrale, pourront mettre sur le marché d'ici quelques jours des quantités considérables d\u2019avoine de semence de variété Bannière de catégorie enregistrée et no 1, de mil, de trèfle rouge, d\u2019orge, de blé et de sarrasin.Nous sommes en position de constater que, avec la quantité croissante depuis quatre ans, la qualité de ces semences s\u2019améliore aussi d\u2019année en année: les producteurs québecois, ayant à coeur de satisfaire le cultivateur-acheteur, sont les premiers à approuver l\u2019inspection de ces grains et sont toujours prêts à suggérer aux autorités fédérales une classification de plus en plus sévère.C\u2019est dans cet esprit qu\u2019ils ont approuvé le changement dans la classification sur les céréales, limitant à 100 grains d\u2019autres sortes au lieu de 150 par livre pour le cas des avoine, blé, orge, etc.Nous tenons à signaler entre autres la coopérative locale de St-Clet où 70 producteurs fournissent, cette année, près de 100.000 livres de graines fourragères et de 15.000 à 20.000 minots d\u2019avoine Bannière, le tout comme semence de premier choix.A la louange de ce groupe de cultivateurs, nous devons dire que bien peu des membres le composant ont prêté l'oreille aux sollicitations faites au cours des mois de novembre et décembre par le commerce organisé, qui leur offrait des prix que tout cultivateur non au courant de la situation anormale de l\u2019automne dernier pouvait considérer comme très alléchants.Il ne faut pas croire cependant que des soixante-dix membres de ce groupement, il ne s\u2019est pas trouvé quelques unités qui ont oublié de respecter le contrat par lequel ils s\u2019engageaient à fournir tout le surplus de leur récolte.La perte que ces gens ont encourue, la pensée qu\u2019ils ont fait un tort considérable à leurs associés et le remords qu\u2019ils doivent ressentir d\u2019avoir violé un engagement pris librement sont, sans doute, pour eux un châtiment suffisant qui, pour une première fois, peut appeler la clémence du bureau de direction de cette locale, lequel serait en droit d'imposer une amende de 30% sur le prix de la marchandise.D\u2019autres coopératives ont eu, elles aussi, des déserteurs, mais ces derniers n\u2019ont aucune influence sur les véritables coopérateurs qui, par des faits, peuvent prouver que la production organisée et la mise sur le marché par groupement leur ont fait réaliser des profits doublant dès la seconde année le capital qu\u2019ils avaient souscrit pour l\u2019organisation.Cultivateurs de la province de Québec qui aurez à acheter des semences le printemps prochain, ne manquez pas d\u2019écouter la voix de votre patriotisme qui vous dira d\u2019acheter de vos confrères produe- teurs pour ramener au sein de la classe agricole la prospérité que l\u2019individualisme, l\u2019égoïsme ou l\u2019achat à l\u2019étranger ont chassée de notre Province depuis cinq ans.Qe M.Deslongchamps parle de la vie coopérative, il trou- diminution a provoqué une importation de graines étrangéres dont le pays d\u2019origine se trouve signalé par la coloration de 1% de ces graines, soit en vert ou en rouge.3 Les rigueurs de notre climat sont souvent cause que ces graines importées réussissent bien la première année, mais sont détruites la seconde année.Elles sont offertes à un prix inférieur, mais les résultats de la deuxième année, sinon de la première, assurent presque toujours une diminution de rendement qui constitue une perte plus grande que la différence de prix avec les graines bien acclimatées.Cultivateurs, n\u2019oubliez pas que l\u2019\u201con récolte ce que l'en sème\u201d. 5 ESIBONNES SEMENCES 1- 2s t, es ix pe e de nt es A i- é- ry 1) re 16 MARS 1935 Le marché des semences dans le Québec Par R.THOMAS inspecteur du service des marchés ture de l'été dernier n\u2019a pas été propice à la production des semen- R.Thomas ces.La sécheresse a retardé le développement normal des céréales et nui surtout au mil et au trèfle.DE: manière générale, la tempéra- Avoine La récolte d\u2019avoine est satisfaisante et, quoique le pourcentage de petite avoine soit plus élevé que l\u2019an dernier, il est certain que la quantité disponible de semence no 1 sera très élevée.Contrairement à 1933, alors qu\u2019un très fort pourcentage était classé no 2 à cause de l\u2019apparence générale, cette année, la couleur est très bonne et la germination très élevée.Les quantités disponibles pour la vente seront d\u2019environ 225.000 minots dont 60% provenant de différents centres de criblage organisés.Il est malheureux que la demande pour de l\u2019avoine de semence no 1 ne soit pas plus élevée dans notre province.Un fort pourcentage de notre récolte sera vendu pour la consommation alors qu\u2019elle pourrait être préparée et vendue comme semence no 1.Orge Les superficies ensemencées en orge étaient plus élevées qu\u2019en 1933.Cependant, le rendement est inférieur à celui des quatre dernières années.On estime que 60% de notre orge disponible pour la vente a été livré durant les mois de septembre, octobre et novembre vu les prix élevés offerts par les brasseries.Un surplus de 5.000 à 6.000 minots reste disponible comme semence.Une bonne partie de cette quantité ne pourra se classer no 1 à cause de l\u2019excès de petite orge.Mil La récolte de graine de mil est d\u2019environ 1.400.000 livres.Au delà de 60% est déjà vendu.La qualité est généralement bonne.La plupart des producteurs occasionnels n\u2019ont pu faire classer leur semence de médiocre qualité et ils sont maintenant disparus du marché.D'un autre côté, le pourcentage de graines de mauvaises herbes nuisibles telles que l\u2019oseille, le mouron, le trèfle jaune, etc, est assez élevé.La sécheresse prolongée a retardé la pousse du mil et les producteurs ont été forcés de couper trop ras.La sécheresse a aussi contribué à une maturité prompte; il en est résulté une augmentation de mil décortiqué.Il est intéressant de noter que depuis trois ans certains centres se sont spécialisés dans cette production.Il y a quatre ans, à L\u2019Acadie, comté de St-Jean, on achetait de la graine de mil; cette année, on en a produit au delà de 200.000 livres, Nul doute que la demande et les prix très élevés de cette année feront augmenter encore la production.Les cultivateurs ne devraient avoir aucune crainte de trouver un débouché, si l\u2019on considère que, durant les huit dernières années, le Canada a dû importer chaque année au delà de 8.000.000 de livres dont 2.800.000 livres pour la province de Québec.Trèfle La production de la graine de trèfle a été très variable en 1934.Le rendement, très bon dans quelques endroits, a été pratiquement nul ailleurs.La qualité, d'une manière générale, est moyenne, vu le haut pourcentage de graines brunes.La récolte totale de la province est d\u2019environ 600.000 livres.La consommation domestique étant de plusieurs millions de livres annuellement, nous pouvons étre assurés que les producteurs n\u2019auront aucune difficulté a disposer de cette semence; en outre, il faudra en importer plusieurs centaines de mille livres.Lentille La lentille est cultivée surtout dans le comté de Laprairie et cette partie de la province a souffert de la sécheresse.On estime que la production est d\u2019environ 20.000 livres comparée à 170.000 livres, l\u2019an dernier.La sécheresse, la cuscute et les pucerons sont les facteurs qui ont contribué à en diminuer le rendement.(Suite à la page 2) 11 4 La classification des semences Par J.FERLAND inspecteur de district à la Division des Semences vente des semences en notre pays furent adoptés en 1905 par le gouvernement fédéral.Cette législation améliora grandement le commerce des graines fourragères devenu impraticable.Maints amendements ayant pour but de rendre la loi plus générale et plus efficace vinrent ensuite modifier ce premier texte, En 1923, des changements importants amenèrent la loi actuelle qui oblige le vendeur à faire classer et à étiqueter les semences de céréales, comme celles des plantes fourragères.Ce classement et les garanties qui en découlent varient suivant que les semences sont enregistrées, certifiées ou ordinaires.| ES premiers règlements concernant la J.Ferland Semences enregistrées Ce sont des semences améliorées dont l\u2019origine peut se retracer jusqu\u2019à une souche-élite, de qualité supérieure, produite par un sélectionneur de plantes.Leur histoire généalogique est inscrite dans les livres de l\u2019Association Canadienne des Producteurs de Semences, société fondée en 1903.Elles se vendent dans des sacs scellés.L'étiquette indique le nom de l\u2019espèce de semence et de la variété, le numéro d\u2019enregistrement de l'A.C.P.S., le nom et l'adresse du producteur, le nom de la catégorie (enregistrée no 1, no 2 ou no 3), le numéro du certificat d\u2019inspection et le nom de l'inspecteur qui a vérifié la qualité.Ces semences doivent être exemptes de graines de mauvaises herbes dangereuses et posséder un haut pouvoir germinatif.De plus, elles sont de variété pure, d\u2019un type uniforme et de provenance connue, ce qui en fait la meilleure qualité de semence possible.Pour être éligible à l\u2019enregistrement, une récolte doit provenir d\u2019une semence enregistrée, être inspectée dans le champ et rencontrer les exigences de l\u2019Association.Semences certifiées Ces semences se vendent également dans des contenants scellés.Pour être certifiée, une semence de céréale doit provenir de grain enregistré et de variété approuvée ou recommandée.Les semences de mil et de trèfle doivent appartenir au type canadien et être exemptes de graines de certaines mauvaises herbes dangereuses.L'inspection de la récolte sur pied est de rigueur.La semence elle-même doit être propre et vigoureuse, L'étiquette attachée à chaque sac porte le nom et l'adresse du producteur, le nom de l'espèce de semence et de la variété, quand c\u2019est une céréale, le numéro de la catégorie (no 1 ou no 2), le numéro du certificat d'inspection et le nom de l'inspecteur qui a examiné la marchandise.Les semences certifiées offrent donc aussi beaucoup de garanties.(Suite à la page 2) Scène prise sur le vif dans une région de colonisation = 4 UE EP 0 WO, AAA | SHLAA\" 1\u2019 AABN: 0 1-2 3 2 RE 16 MARS 1935 12 Liste des variétés recommandées Par le Conseil Provincial des Semences Pour les différentes récoltes de grande culture .Grains AVOINE +: Cartier: \u2014 Très hAtive, excellente qualité, très bon rendement.Bannières \u2014 Semi-turdive, très bon rendement, celle que l'on préfère générulement.Vietolre: \u2014 Semi-tardive, très bon rendement.ORGE 0.A.C, No 21: \u2014 Six rangs, hiitive, excellent rendement, la plus géné- rulement adoptée et spécialement recommandée pour l\u2019industrie du malt, Charlottetown 80: \u2014 Deux rangs, tardive, très bon rendement.pltmnchens - Deux rangs, tardive, très bon rendement.BLE +: Gaurnets \u2014 Imberbe, très hAtif, bonne qualité boulangeable.Reward: \u2014 Imberbe, très hâAtif, excellente qualité boulangeable.Marquis: - Imberbe, semi-tardif, excellente qualité boulangeable.Huron: \u2014 Barbu, plus tardif, excellent rendement, qualité boulangea- ble plutôt inférieure.POIS : Arthur: Semi-(Cardif, très gros pois blanc, paille forte et courte; recommandable pour le grain et comme pois à soupe.Chnnceller 0.26: \u2014 HAtif, très petit, paille plutôt courte, très bon rendement; recommandable comme pois à soupe, à grain et pour le mélange A.P.V.0.A.C181: \u2014 HÂtIf, grosseur moyenne, paille courte, excellent rendement; recommandable commie pois à soupe et à grain.MnelKKny:s \u2014 Très tardif, très gros pois avec hile noir, paille très longue, excellent rendement; recommandable pour mélange .V.Bleu de Prusse: \u2014 Tardif, grosseur moyenne, de couleur bleue, paille longue; reconimandable pour le mélange A.P.V.FÊVES : Navy 0.711: \u2014 Hâtive, grosse fève blanche; propre à la consommation domestique.Improved Yellow Eye: - HâÂtive, très grosse fève avec oeil jaune; propre à la consommation domestique lorsque sa couleur n'est pas une objection.Robust: - Tardive, petite féve À la consommation domestique.BLÉ-D'INDE : blanche, très bon rendement; pro»re Longfellow: Huit rangs, jaune lustré, hâtif; recommandable pour l\u2019ensilage.North Dakota: - Huit rangs, bline lustré; recommandable pour I'ensilage.North Western Dent CM.C.): \u2014 Douze à quatorze rangs, type dent de cheval, couleur fraise, hâtif; recommandable pour l\u2019ensilage.Yellow Dent: - Quatorze à seize rangs.type dent de cheval; recommandable pour l'ensilage.\u2026 semi-tardif; recommandable pour l'ensilage.Wisconsin No 7: Quatorze à scize rangs.type dent de cheval, plus tardif; recommandable pour l\u2019ensilage dans les sections où la saison est longue.Quebee No 28 (M.Cp: \u2014 dable pour le grain.VARIÉTÉS HYBRIDES : is: Douze à quatorze rangs, presque entièrement jaune, porte \u2018urs épis, hâtif; recommandable pour l'ensilage.win: Douze À quatorze rangs, mélange de grain jaune et blane, porte plusieurs épis, hâtif: recommandable pour l'ensilage.Plantes-racines SIAM: \u2014 Bangholm Résistant: \u2014 Type globe; Ditmnrs: \u2014 Type globe; recommandé pour le district de Québee seulement; HalPx Westhury: \u2014 Type globe; propre À lu consommation domestique.BETIERANVES FOURRAGÊRES: \u2014 Jaune Intermédinire: \u2014 Géante Blanche Sucrée (M.): - - \u2014Demi-longue.Douze rangs, jaune lustré, hâtif; recomman- CHOUX DE Type globe, Good Luck: NAVETS DES CHAMPS: \u2014 Greystone: \u2014 Recommandable pour l'alimentation d'automne seulement.CAROTTES FOURRAGÈRES: -_ Géante Blanche de Belgique; Improved Short Wh PATA ite; Blanche Intermédiaire.381 \u2014 Irish=-Cobbler: -\u2014 Blanche, très bonne qualité, spécialement recommandable pour les primeurs; Carmen No 3: \u2014 Blanche, très bonne qualité; recommandable pour récolte de conserve: Montagne- Verte: Blanche, très bonne qualité; recommandable pour récolte de conserve.+.A Prairies et Pâturages MÉLANGES POUR PRAIRIES MÉLANGE \u201cA\u201d MÉLANGE «B® pour pour Sols bien in Neutren Terres lourdex\u2014Mal égouttées Quantit Quantité à lPucre par 100 Ibs - Quantité Quantité MIL.6 livres 40 livres A I'nere par 100 Ibs Trèfle Rouge 414 \" 30 \" Mil .7% livres 50 livres Trèfle Alsike 24 \" 15 \" Trèfle Alsike 44 \u201d 30 \" Luzerne .24% tH Trèfle Rouge 3 \" 20 \u201d 15 Ibs, J00 lbs.15 lbs.100 lbs.MÉLANGES POUR PRAIRIES SUIVIES DE PATURAGES MÉLANGE «(Cv MÉLANGE «Dp» pour pour Terres légères à tendance acide Terres franches\u2014\"Terres fortes Quantité Quantité Quantité Quantité à l'ancre par 100 lbs à lncre par 100 Ibs Trèfle Rouge 4% livres 30 livres Trèfle Rouge 6 livres 30 livres Trofle Alside 1% .10 \" Trèfle Alsike* 2 \" 10 \" Mil LLL 64 © 45 + Mil 2242040 8 \" 40 \u201d PAturin .Paturin du Kent 114 » 10 » * du Kent .3 \u201d 15 \" Agrostide .4 \u201d 5 \" Aprostide .1 \u201d 5 \u201d -\u2014 _\u2014 a ss 8 se \u2014\u2014\u2014\u2014 15 lbs.100 1bs.20 1bs.100 1bs, * ans les sols bien égouttés et neutres.une addition de 2 livres de luzerne à l'acre donnera de très bons résultats.PATURAGES PERMANENTS Quantité Quantité A I'nere par 100 Ibs Pâturin du Kentucky .9 livres 45 livres PAturin Commun (rude) .1 \" 5 \u201d MIL 9 \" 45 \" Trèfle Blane 2.121004 400401 aa eee 1 \" 5 \" 20 livres 100 livres Luzerne ler Choix \u2014 Grimm enregistrée.2e Chonx -\u2014 Grimm certifiée ou Ontario Varigated certifiée.Note: \u2014 Les abréviations suivantes désignent la provenance de la souche ou sélection.M.C.\u2014 Macdonald College.\u2014 M.\u2014 R.Moore, Norwick, Ont.\u2014 O.\u2014Ottawa.L\u2019avoine \u201cCartier\u201d (Suite de la page 6) Si l'on cultive en mélange l\u2019avoine et l\u2019orge, la Cartier convient mieux que toute autre variété plus tardive.Quelques notes historiques Elle provient d\u2019un croisement fait au Collège Macdonald, en 1913, entre l\u2019Alaska (mère) et la Early Triumph, M.C.108 (père).C\u2019est aussi au Collège Macdonald qu\u2019elle fut sélectionnée et comparée à des milliers d\u2019autres plantes provenant aussi de croisements.Puis elle passa ensuite par tous les autres stages d\u2019expérimentation mentionnés ci-dessus.1913-1933, ces deux dates distantes de vingt ans, disent assez pour donner une idée du travail minutieux et constant qu\u2019il a fallu faire afin d'arriver à connaître exactement la valeur de cette nouvelle variété.Elle contribuera certainement à rendre moins aléatoire le succès de la culture des céréales dans le Québec.TABLEAU I Comparaison entre les avoines Cartier et Bannière M.C.44 Moyenne de 5 ans (1928-1934) Maturité Longueur de la paille (pouces).% d\u2019écale Rendement : boisseaux à l\u2019acre\u2026\u2026 Rendement: livres d\u2019amande à l\u2019acre\u2026\u2026\u2026 Bannière 44 M.C.Cartier 16 août 2 août sss 42 38 28.8 23.6 reser 70 65.3 1695 1696 Note.\u2014 Ces chiffres démontrent que la Cartier est plus hâtive, produit du grain de meilleure qualité et que le rendement en nourriture est plus élevé que chez la Bannière.TABLEAU II Comparaison entre la Cartier et l\u2019Alaska Maturité Longueur de la paille (pouces).% d\u2019écale Rendement: boisseaux par acre.Alaska Cartier 2 août 2 août vetevensesaseeevenrs 41 41 22.6 23.6 veneers 56.5 61.1 Note.\u2014 Ces chiffres démontrent que la Cartier est semblable à l\u2019Alaska quant à la maturité, la valeur de la paille et la qualité du grain, mais qu\u2019elle est grandement supérieure quant au rendement.Les essais sur les Fermes expérimentales (Suite de la page T) d\u2019orge, 1.238 minots d\u2019avoine et 105 minots de pois.Une station de criblage est aussi maintenue au service des cultivateurs avoisinants.Enquête conduite Au cours de 1934, la Ferme de Ste-Anne de la Pocatière obtenait 40 échantillons d\u2019avoine de semence employée chez les cultivateurs du district et les essayait en comparaison avec 8 échantillons de même espèce, mais d\u2019une semence sélectionnée.L\u2019analyse de ces échantillons révéla que, avec la semence d\u2019une acre, on semait en moyenne 1.421 graines de mauvaises herbes dangereuses, 8.631 graines nuisibles et 41.930 graines étrangères utiles.De plus, le nombre d\u2019épis charbonnés était de 16.388 par acre et dans quelques cas le % de germination n\u2019atteignait que 49 et 50%.Bien que la durée de végétation fût également bonne dans les deux groupes, le rendement des échantillons était de 27.6% plus élevé et le poids de 2.2 livres au minot.Si l\u2019état des semences employées par les cultivateurs ne s\u2019est pas amélioré dans le passé en raison des facilités offertes, c\u2019est que nos cultivateurs ne sont pas des producteurs de grains spécialisés comme le sont les cultivateurs de l\u2019Ouest, l\u2019industrie laitière et la production du lard constituant chez nous la principale partie des revenus du plus grand nombre.D'un autre côté, comme la production payante du lait et du lard est intimement liée à une forte production de grains domestiques, la plupart des cultivateurs trouveraient profit en employant de meilleurs grains de semence.De même, les producteurs de grains de semence augmenteraient le standard de leur production ainsi que leurs recettes en coopérant peut-être encore davantage avec les institutions dont le but est de servir de mieux en mieux les intéressés.À lire avec soin la semaine prochaine Le manque d'espace noux force à remettre à In nemaine prochaine une série d'articles complémentaires sur In question des semences.Cex articles spéciaux seront rédigés par messieurs: L'abbé F.-X.Jenn, M.S.A., Alexandre Rioux, B.S.A., Paul Méthot, B.S.A.J.-A.Leclerc, B.S.A,, Omer Caron, B.S.A, t IS un oF l\u2019aewvontaeduhuœ + & wn ® DS of = © 16 MARS 1935 13 COMMENTAIRES SUR LES MARCHÉS Fournis par la Coopérative Fédérée de Québec \u2014 SEMAINE DU 2 MARS AU 9 MARS 1935 ANIMAUX VIVANTS Arrivages à la Pointe St-Charles, lundi, le 11 mars 1935:\u2014 .Bétail.564 Veaux., .ce ee ee 689 Pores.1.468 Moutons.85 BETAIL Les quantités offertes en vente aujour- d\u2019hui étaient trés faibles et il y avait très peu de sujets de bonne qualité en vente.Mais méme avec cette diminution dans les arrivages, les acheteurs montraient peu d\u2019intérét et les prix étaient à peine fermes; il y avait même des baisses d\u2019un quart de cent la livre pour quelques classes de bétail.Les gros acheteurs avaient de fortes quantités de boeuf en entrepôt et ils étaient, pour la plupart, absents du marché.D\u2019un autre côté, la venue du carême provoque une certaine diminution dans la consommation du boeuf.Il y a lieu de croire cependant que les conditions actuelles s\u2019amélioreront et que les prix se maintiendront fermes.Les expéditions qui se font aux Etats-Unis sont également de nature à aider nos marchés canadiens.VEAUX ABATTUS Les veaux sont à peu près 2¢ la livre en bas de ce qui se payait la samaine dernière.Il n\u2019y eût que quelques très rares sujets qui ont pu être vendus à 6% \u20ac la livre; une couple ont été payés T4: mais la très grande majorité des ventes de veaux de lait ont été faites entre 4¢ et 7( la livre.Les quelques veaux de champ qui étaient offerts en vente ont rapporté de 2% \u20ac à 3( la livre.Nous ne pouvons pas nous attendre à voir les prix remonter au cours des quelques semaines à venir, tout au contraire, il y aurait lieu de craindre que la baisse ne s\u2019accentue encore plus à mesure que les expéditions se feront plus fortes.MOUTONS ET AGNEAUX VIVANTS Les agneaux qui étaient en vente étaient des sujets d\u2019un an dont la qualité laissait grandement à désirer.Il y avait quelques sujets du printemps, mais de peu de qualité.Les ventes se faisaient aux alentours de 6\u20ac et de 6!4c la livre.Les moutons allaient de 2¢ 2 4¢ la livre.Peu de changements sont prévus.PORCS VIVANTS Les apparences étaient plus ou moins encourageantes lors de l'ouverture de ce marché ce matin, mais les ventes ont pu finalement être faites à des prix fermes, soit 8 4 \u20ac la livre pour les bacons.Lies autres classes se vendaient comme d'habitude: une prime de $1 par tête était payée pour les sujets de choix, pendant qu\u2019une coupe d\u2019une demi cent la livre était en vigueur pour les légers, les lourds et les sujets de boucherie; les très lourds subissaient une coupe d\u2019une cent la livre.Il y a lieu de croire que les conditions actuelles resteront les mêmes pour le reste de la semaine.Les truies allaient de 6c.à Té la livre et la demande était assez bonne.Quand doit-on vendre ses agneaux?Chaque printemps, il se vend un fort pourcentage de nos agneaux à un prix que l\u2019on fixe à ce moment-là, bien que la livraison des sujets ne se fasse qu\u2019à l\u2019automne alors que les agneaux sont prêts pour le marché.Cette pratique fait perdre, chaque année, des montants très appréciables à nombre de nos éleveurs d\u2019agneaux pour le profit de commerçants qui se spécialisent dans ce commerce fort intéressant pour eux.Dës que les chemins seront ouverts aux autos, nos campagnes seront parcourues par des acheteurs en quête d\u2019agneaux.Leur histoire est belle et elle n\u2019est pas dépourvue d'arguments à l\u2019emporte-pièce qui trop souvent suffisent à décider les cultivateurs en faveur d\u2019un marché où ils sont les seuls perdants.Cette vente est une spéculation pure et simple.Et celui qui se livre à ce genre de commerce, vous pouvez en être sûr, ne le fait certainement pas dans le but de rendre service à celui de qui il achète.L\u2019appât du grain et d\u2019un gros profit est l'unique mobile qui anime ce personnage que tous les cultivateurs ont l\u2019occasion de rencontrer dans nos rangs, chaque printemps.Ces commerçants sont toujours des experts dans le maniement des arguments et dans l\u2019art de se présenter comme des serviteurs insignes de la classe agricole.Qu'on ne s\u2019y laisse pas prendre! Celui qui consent à jouer sur une vente qui ne sera définitivement conclue que dans trois, quatre ou cing mois, le fait, n\u2019en doutez pas, en se réservant une marge probable de profit qui couvre largement le risque qu\u2019il peut avoir à courir.Bien qu'il soit encore trop tot pour dire au juste ce que seront les prix payés pour les agneaux au cours de l\u2019automne prochain, il semble bien que nous ayons raison de croire qu\u2019ils ne seront pas inférieurs à ceux qui se payaient l\u2019an dernier.Chaque cultivateur devrait s\u2019abstenir de vendre ses animaux ainsi à l'avance.Il peut se tenir pour assuré qu\u2019il ne gagne rien à jouer au \u201cfin fin\" avec un commerçant qui est généralement passé maitre a ce jeu-la.La meilleure regle a suivre dans la vente de ses animaux est celle que nous donnions ici méme il y a quelques semaines: \u2018\u2018Vendre lorsque ses sujets sont préts pour le marché et réponden aux exigences des acheteurs.\u201d * D\u2019ici quelques semaines, il se fera sentir sur le marché de Montréal une certaine demande pour des agneaux du printemps.Ceux qui auront des sujets de bonne qualité pourraient tirer un parti fort profitable de ce débouché.Il ne faudrait pas toutefois oublier que cette demande est limitée et n\u2019existe que pour des agneaux de haute qualité et pesant au moins 35 livres.Seuls les bons agneaux ont chance d'obtenir un prix satisfaisant.A.S.POMMES DE TERRE Une assemblée des gérants généraux des six principales chaînes de magasins a été convoquée par notre gérant général, M.J.-F.Desmarais, afin de diseuter la distribution des pommes de terre dans les 275 magasins que possèdent ces six chaînes de magasins.Il a été décidé de supporter les efforts du Bureau des marchés pour les pommes de terre de l'Est du Canada et que les pommes de terre de la classe E-Canada No 1 seraient offertes à un prix uniforme.Les expéditeurs de pommes de terre de cette province devraient charger des chars complets de No 1, car les principaux acheteurs ne sont pas intéressés ou ne vendent pas les No 2.La demande pour les pommes de terre produites dans les terres noires est limitée et ces dernières se vendent meilleur marché que le stock clair.Nous croyons que le marché sera ferme la semaine prochaine à 506 et 52%¢ pour les pommes de terre E-Canada No 1 et de 454 à 47464 pour les E-Canada No 2; celles produites dans la terre noire se vendent de 244\u20ac à 54 de moins que les prix mentionnés ci-dessus.VOLAILLES ABATTUES Marché stable, aucun changement à noter dans les prix.VOLAILLES VIVANTES La demande pour les poules grasses et pesantes a été très active et de nature à maintenir les prix fermes au niveau de la semaine précédente.OIES ET CANARDS VIVANTS Les quelques arrivages trouvent facilement preneur aux prix actuels.PORCS ABATTUS Montréal: Marché faible; demande plutôt limitée et une baisse de 4% « la livre a été enregistrée dans les prix.Québec: Marché un peu plus tranquille, mais, avec arrivages restreints, les prix ont été soutenus.VEAUX ABATTUS Montréal: Ce marché a pris une tournure vers la baisse; à ce temps-ci de l\u2019année, les arrivages dépassent la demande et nous avons généralement à annoncer une baisse dans les prix.Québec: Contrairement au marché de Montréal, les arrivages sur le marché de Québec ont été très restreints.Ce marché a été ferme et même les prix se sont raffermis d\u2019environ %¢ la livre.OEUFS Montréal et Québec: L'augmentation considérable dans les arrivages provenant surtout des provinces de l\u2019Ouest et d\u2019Ontario a occasionné une forte pression de vente de la part de certains détenteurs, et coïncidant avec un fort ralentissement dans la demande, les prix n\u2019ont pas tardé à subir une autre baisse\u201dd\u2019environ 5é à 7é la douzaine.A moins d\u2019amélioration dans la demande sous peu et diminution dans les arrivages, un marché plutôt tranquille et incertain est à prévoir pour d\u2019ici quelque temps.BEURRE FRAIS Il y a eu un peu moins d\u2019activité sur notre marché au beurre au cours des derniers jours.Lundi après-midi, le 11 courant, le numéro un pasteurisé au gros était coté de 24 Lee à 24% « la livre. 16 MARS 1935 BONNE SEMENCE signifie BONNE RÉCOLTE LA SEMENCE ENREGISTRÉE est une BONNE SEMENCE DES SEMENCES ENREGISTRÉES de CÉRÉALES, PLANTES FOURRAGÈRES, GRAINES DE LÉGUMES et de TABAC peuvent être obtenues des marchands grainetiers et des membres de L'Association Canadienne des Producteurs de Semences.336, JACKSON BUILDING OTTAWA, ONT.CRIBLES À POUVOIR TRIEURS MAROT ÉBARBEUSES BATTEUSES À GRAIN BATTEUSES COMBINÉES POUR GRAIN ET.TRÈFLE BOIS ET ACIER ÉPANDEURS D'ENGRAIS La FONDERIE de PLESSISVILLE Fondée en 1873 PLESSISVILLE, P.Q.Le \u2018Journal d'Agriculture\u201d est imprimé par la \u201cCanada\u2019\u2019 Limitée, 33 ouest, rue St-Jacques, Montréal.Compagnie de Publication du A La production des céréales (Suite de la page 4) naires, proportionnellement aux besoins du cheptel qu\u2019on y trouve.Dans des temps comme ceux que nous traversons, il n\u2019est plus permis, en bonne économie, de tolérer une disproportion aussi marquée.Il faut viser à produire bon sans doute, mais, en même temps, à bas prix.Si les quantités de lait ou de lard, lorsque vendues, rapportent une quantité de dollars de plus en plus faible, il ne faut pas prendre les quelques piastres qui ont péniblement pris le chemin de la ferme pour aller les échanger contre quelques sacs de moulées qui ne donneront pas, une fois servis aux vaches ou aux porcs, une quantité de produits égale à celle qu\u2019on a dû vendre pour les obtenir.Par ailleurs, s'il est nécessaire d\u2019avoir des moulées, il ne faut pas croire qu\u2019il n\u2019y a pas moyen d\u2019en trouver ailleurs que dans le commerce.Il faut se rendre compte tout d\u2019abord si la ferme ne pourrait pas en donner plus qu\u2019elle n\u2019en rend à l\u2019heure actuelle.Ici, deux grands moyens s\u2019offrent au cultivateur:\u2014 a) Accroître les superficies cultivées en céréales ou maintenir les mêmes étendues, mais en augmenter le rendement par unité de surface.Le deuxième moyen peut être employé dans bien des cas.Il prendra la forme d\u2019une technique plus soignée: égouttement perfectionné, conservation et application plus judicieuse du purin et des fumiers, chaulage des terres lorsqu\u2019elles sont acides, meilleurs travaux de préparation du sol, emploi d\u2019engrais chimiques et, surtout, utilisation d\u2019une semence de qualité supérieure.Les dépenses à consentir sont évidemment en proportion directe des capacités financières du cultivateur et du prix de revient, sur sa ferme, de chacune des améliorations précitées.Parmi elles, certaines coûtent très peu, d\u2019autres exigent un déboursé plus grand, et elles n\u2019ont pas toutes la même rapidité non plus que la même capacité de rendement.À l\u2019exception de celles qui exigent une dépense-argent immé- diate\u2014comme les achats de chaux, d'engrais chimiques \u2014 plusieurs peuvent être réalisées sans grands débours, simplement par l\u2019exercice d\u2019un bon jugement et l\u2019application d'un plus grand b) travail, comme la conservation des engrais, les travaux d\u2019égouttement et de préparation du sol.Quant à ce qui regarde les quantités de chaux et d'engrais chimiques, il y a moyen, en prévoyant leur effet et la valeur du surplus de produits que l\u2019on croit pouvoir obtenir, de déterminer assez justement le montant des avances que l\u2019on peut consentir avec profit.Mais, pour ce qui a trait aux semences et à leur qualité, il nous semble que, de ce côté, le placement est aussi sûr qu'on puisse le désirer et, pour ne pas risquer de rendre inutiles tous les travaux et toutes les dépenses déjà faites, on ne devrait pas lésiner à ce chapitre.D'ailleurs, les autres articles qui se rapportent à cette question, dans ce numéro, le démontrent d\u2019une façon aveuglarte.Ce sont là, résumés bien brièvement, les moyens qui peuvent être utilisés pour accroître la production des céréales sur une ferme, sans étendre les emblavures.Si l\u2019on veut cultiver une étendue plus grande en céréales, on se heurte à une autre difficulté.La plupart du temps, on trouvera que la superficie de terre arable que comporte l\u2019exploitation ne permet pas, à cause de l\u2019espace occupé par les autres cultures nécessaires \u2014 cultures sarclées, plantes fourragères et pâturages \u2014 de consacrer plusieurs acres additionnelles aux POUSSINS DE QUALITÉ DE race Plymouth Rock barrée, provenant de troupeaux sélectionnés rigoureusement et éprouvés contre la diarrhée blanche.Prix: Avril, 13 cents, mai Lz centa; après le 15 mai, 11 cents; juin, cents.SOCIETE COOPERATIVE.AGRICOLE DE STE-MARTINE, comté de Châteauguay, G.LAMARRE, gérant.COMPAREZ-VOUS les prix des poussins ?Comparez aussi la qualité.Qu\u2019attendez- vous du placement de votre argent?Les poussins Baden proviennent de mâles au R.O.P.et de poules pondant 200 oeufs ou plus; les parents sont sélectionnés par des inspecteurs du gouvernement et inoculés Par le Dr Nelson.Toutes les précautions requises sont prises en prévention des ma- Iadies courantes.Oiseaux de gros type.Les oeufs à incubation pesant en moyenne 24 onces et plus à la douzaine.Demandez les prix.mais considérez la qualité, BADEN ELECTRIC CHICK HATCHERY, Casier 6, Baden, Ont.SONGEZ à l'avenir.C'est ce que tout aviculteur devrait considérer en achetant des poussins.Quel en sera le rendement ?Les poussins Tweddle proviennent de coqs enregistrés, descendant de poules de 200 oeufs (ou plus), de reproducteurs sélectionnés, classés par les inspecteurs du gouvernement et inoculés par le Dr Nelson.Ils sont éclos d\u2019oeufs pesant en moyenne 25 onces et plus à la douzaine.Ce sont de gros sujets forts, vigoureux, qui vous donneront de gros oeufs qui rapporteront des profits au lieu de pertes.Liste de prix et brochurette descriptive de choix gratis.TWEDDLE CHICK HATCHERY, Casier 6, Fergus, Ont.Philippe TOUPIN L\u2019Acadie, Co.SPECIALITES: Semences de mil, avoine, orge et lentille, inspectées et classées officiellement au chargement St-Jean, P.Q. q 16 MARS 1935 CHEVAUX pansés en moitié moins de temps Une fois tondus, plus de longs poils qui ramassent la poussière et la sueur.Ils sèchent plus vite et sont plus faciles à brosser et à garder propres.Les chevaux tondus ne sont pas exposés à prendre froid la nuit et reposent mieux.Le matin, ils sont plus en train, par conséquent prêts à faire une bonne jour- ée de travail.STEWART à bras Maintenant $14.50 seulement Stewart, électrique (110-120 volts) \u201cCLIPMASTER à L\u2019illustration fait voir la machine complète avec moteur.douce plus rapide et pas de manivelle à tourner.Aujourd\u2019hui seulement $19.75 Prix pour voltages spéciaux fournis sur demande chez votre marchand.Flexible Shaft Company, Limited Usine et bureau, 349 Ave Carlaw, Toronto GRATIS Montres pour Messieurs, Dames, 200 autres jolis cadeaux illustrés dans notre catalogue de Graines et Primes.Vous pouvez gagner l\u2019un de ces jolis cadeaux en vendant 200 paquets du 100 paquets ou 50 paquets de graines de jardin Les meilleures connues à 6 cents le paquet.Ecrivez aujourd\u2019hui.Demandez le catalogue et les graines à ALLEN NOUVEAUTES, St-Zacharie, P.Q.REMISE par retour du courrier pour les vieilles dents en or.Nous payons aussi $3.25 pour les pièces d'or de $2.50.PROVINCIAL REFINERS, 361L, rue Yonge, Toronto, Ont.SOIXANTE LIVRES DE MIEL.\u2014Six chaudières de dix livres ou douze chaudières de cinq livres.Trèfle: $5.40.Doré: $5.10.Ambré: $4.50.Rabais accordé grosse commande.HERBERT HARRIS, \"Alliston, Ont.On demande des oeufs frais AUSSI volailles apprétées, toute quantité; remise tous les mardis: prix de la semaine; caisses retournées.Références de banque.W.A.MILTON & CO., 430, rue Bourgeois, Montréal.COUVOIR Coopératif de Les C\u20acadres.Poussins d\u2019un jour P.R.B.et Leghorns blancs provenant de troupeaux sélectionnés par l\u2019inatructeur avicole et ayant subi Vépreuve du sang.J.E.BISSONNETTE, gérant.7¢ POUSSINS 12¢ POUSSINS inoculés Plymouth Rock barrés provenant de l\u2019une des plus vieilles lignées de pondeuses (1.000 sujets) sous la surveillance des inspecteurs du gouvernement, à la ferme d\u2019Elevage d\u2019Ontario.Pas de meilleurs poussins à aucun prix.Membres de la Baby Chick Association, 10% avec la commande.Circulaire gratuite.Ecrivez aujourd\u2019hui.ROYAL CITY BABY CHICK HATCHERY, Guelph, Ont.BEURRIER et essayeur de lait, possédant diplôme, demande position.Quatorze années d'expérience.Fournira bonnes références.HENRI TREMBLAY, St-Herménégilde, P.Q.BLE A VENDRE BLE endommagé par l\u2019eau et néché au four.Demandez échantillon et prix livré à votre station \u2014H.& S.BELANGER, 89, St-Paul, Québec.productions d'avoine, d'orge ou de blé.De sorte qu\u2019en réfléchissant au problème et en recherchant les moyens propres à atteindre notre but,.on arrivera a la conclusion que, pour produire plus de céréales, il faut graduellement modifier à peu près tout le système d\u2019exploitation.Mais que l\u2019on ensemence en céréales un nombre d\u2019acres plus ou moins élevé, il reste toujours profitable de respecter les règles de la bonne culture.Parmi celles-ci, il en est une qui veut que le rendement des champs soit en raison directe de la valeur de la semence qui leur a été confiée.L\u2019expérience démontre qu\u2019il vaut infiniment mieux respecter cette règle que la transgresser.Dans le prochain numéro, nous dirons un mot de l\u2019influence de la rotation et de l\u2019amélioration des pâturages dans l\u2019économic de la ferme.\u2018 Semences utilisées par nos cultivateurs (Suite de la page 5) En 1928, environ 200 échantillons de semence furent prélevés dans les comtés de Laprairie et de Berthier.Résultat: 15% furent classés nos 1, 2 et 3 et les autres rejetés.En 1930, sur 238 échantillons venant des mêmes comtés, 26% furent classés nos 1, 2 et 3 et les autres furent encore rejetés.On peut dire que l\u2019état des semences n\u2019était pas meilleur dans le reste de la Province, car ces deux comtés sont considérés comme les plus avancés dans ce domaine.En se basant sur les enqué- tes faites en 1928 et 1930, il semble que les résultats ne sont pas proportionnés aux travaux accomplis ni aux dépenses encourues par les gouvernements.D'un autre côté, si l\u2019on considère la quantité de grains et graines de semence de bonne variété produite dans notre province, on doit conclure que ces efforts n\u2019ont pas été vains.Semence de mais a ensilage (Suite de la page 9) Variétés tardives La Wisconsin No 7: \u2014 De type denté, elle est la seule variété tardive recommandable pour les régions où les gelées surviennent tard à l\u2019automne.Dans son choix, le cultivateur doit tenir compte des conditions locales et opter pour la variété qui pourra rendre son grain à l\u2019état pâteux avant les premières gelées d\u2019automne.Il est assez difficile d\u2019obtenir une semence garantie quant à la pureté.Aussi l'acheteur doit-il prendre beaucoup de précautions.BUVEZ LA BIÈRE OLD STOCK PRIME PAR LA FORCE ET PAR LA QUALITÉ ou plus.d\u2019une ponte continue de gros oeufs.Leghorns blancs à C.S., $9 le 100; POUR DE MEILLEURS PROFITS, ACHETEZ LES GROS POUSSINS ROCK Îls ont tout: vigueur, santé, croissance rapide, rusticité et précocité en vue Nous avons un nombre limité de poussins de haute qualité et de poulettes qui feront d'excellentes pondeuses.lls proviennent de poules inoculées, possédant des records de gros oeufs.Nos dépenses minimes d\u2019exploitation et le haut pourcentage d'éclosion dû à la forte santé et à la vigueur de nos poules nous permettent de vous offrir ces poussins de haute qualité à un prix d'occasion.Chaque poussin provient d'un oeuf pesant 2 onces les Rocks barrés et les rouges New Hampshire, $10 le 100; poulettes de 6 semaines, 40 cents chacune.1009, garantis vivants à la livraison.Oeufs pour incubation, $12.00 par 30 douzaines, 85% fertiles ou veufs remplacés.Ecrire aujourd'hui.BIG ROCK FARM, - Mille Roches, Ont.C\u2019est quand une étoffe de confection domestique est terminée et qu\u2019elle a été transformée en vêtements, que l\u2019on comprend l\u2019importance du rôle des teintures.Si les couleurs sont ternes ou se déteignent, le plus beau travail de tissage aura été fait en vain.Soyez donc particulière au sujet de vos teintures\u2014choisissez les couleurs DY-O-LA, celles que les tisseuses les plus réputées emploient depuis plus de 30 ans.Ce sont des teintures à l'aniline, Îdentiques à celles utilisées dans les grandes filatures.Elles sont fortes, se dissolvent complètement, donnent des teintes qui se lavent à la perfection.Les teintures DY-O-LA se recommandent pour les tapis, rideaux, carpettes et vêtements.Prix, TEINT So pu A nt (1 yi 10c.Demandez la brochurette DY- O-LA traitant de teinture.Faites-vous montrer des échantillons de tissus teints avec DY-O-LA.F49H TEINTURE Tl maT yal Hé 2 Seat 16 MARS 1935 16 PRIX DE REMISE\u2014CO SEMAINE FINISSANT LE 9 MARS 1935 OPÉRATIVE FÉDÉRÉE 130 EST, RUE ST-PAUL, MONTRÉAL POULES VIVANTES CANARDS VIVANTS POULETS ABATTUS OEUFS A 20c la Ib.| 22c \u201cSélectionnés\u201d A (Bros) .0.0.266 B 122110000000 0 ana 0 00 17\u20ac 60 tt TS TU fret : Cee 15¢ 6 | : ERA AAA ARE a.000000
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.