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Titre :
Le Journal d'agriculture
Éditeur :
  • [Montréal] :Ministère de l'agriculture de la province de Québec,1918-1936
Contenu spécifique :
samedi 14 septembre 1935
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal d'agriculture et d'horticulture illustré
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Références

Le Journal d'agriculture, 1935-09, Collections de BAnQ.

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[" I, collie.- I Volume 39 \u2014 Numéro 11 \u2014 14 Septembre 1935 * À +, 5 \u201cdy \u201c1 fad e # le e JOU ne KNA 2 b.a b.b.wh Ea al 4 wey b.9 ; b.b.2 IGRICULTU i I Ag * : a | 5 PUBLIÉ PAR LE MINISTERE DE L\u2019AGRICULTURE DE LA PROVINCE DE QUEBEC Ge Be ALS 4c x Le i YA ce \\ sk ot po Ê Et > Pa di \u20ac LL x IAE comer cto Ë > £ as : E % 8\u201d 4 #1 # + += > a £ .i vee LF ee jac / 4 ws 241 i \u2018e + as sA wT 4 > + 50 15 F 2 .50 95 rd 50 00 50 00 10 00 a .00 sa # .00 - + ++ à?«4 50 }.26 «+ 8.75 + # 1.25 a : ER p.56 wi #4 ge +: Ltn an cl de Ahn es doe rll [ed ).-Emiliani TOUPIN® de St-Isidordomté de Laprairi de ultivateurs régisseurs EURE Médaille d'Or du Miritg Agricole dans la cla An La td An Eee EE SA D \u201cSas à \u2018 \u2018 ¥ Sa Toad a PY aaa 33 LZ BE RCS EERIE a 2 .14 SEPTEMBRE 1935 2 Quand votre enfant est fievreux UAND votre enfant est fiévreux, la première mesure à prendre n'est pas tant de chercher à réduire la fièvre que d'en faire disparaitre la cause.La cause d'une fièvre simple est généralement une congestion quelque part, le plus souvent dans les organes digestifs.Les Tablettes Baby's Own ont pour effet d'activer la sccrétion de la bile dans le foie et la vésicule biliaire.Cette bile stimule ensuite l\u2019activité digestive et intestinale, aidant ainsi à faire dis- paraitre la congestion.Il en résulte que lu fièvre s'en va ensuite à son tour.I1 est beaucoup plus sensé de procéder ainsi que de faire prendre à l'enfant des remddes pour couper la fièvre, remèdes qui ne s'attaquent pas À la cause du mal, mais ne font que le prolonger.Achetez dès aujourd'hui une boite de Tablettes Baby's Own chez votre pharmacien et gardez-en toujours à & maison pour le traitement des malnises de l\u2019enfance tels que fièvres simples, mauvaise digestion, constipation, diarrhée, troubles de dentition, croup et rhumes.Vous obtiendrez sûrement d'aussi bons résultats que cette mère de Buptiste, Ontario, qui nous écrit ce qui suit: \u201cJ'ai dix enfants et, depuis près de 22 ans, j'ai toujours obtenu de merveilleux résultuts des Tablettes Baby's Own.J'en ui constamment sous la main, et lorsqu'un de mes bébés étuit fiévreux, agité ou faisait ses dents, je lui donnais des Tablettes Baby's Own, ce qui le calmait et favorisait invariublement un sommeil reposant, sans aucun effet préjudiciable.Je n'ai jamais Tien trouvé qui leur soit comparable comme laxatif, non seulement pour les bébés, mais aussi pour;les enfants plus avancés en âge.Jamuais, je n'ai passé de nuits blanc hes, grâce aux T'ablettes Baby's Own.\u201d Les Tablettes Baby's Own sont sûres, inoffensives et agréables à prendre, même pour les bébés les plus délicats.Et elles sont si peu coûteuses, qu\u2019il y a économie à les donner aux enfants jusqu'à l'Age de 12 ans.Chaque boite est accompagnée du mode d'emploi, ainsi que d'un certificat de sécurité signé par une autorité.Votre pharmacien les tient.ON DEMANDE des agents pour vendre nos cravates de cuir ou de soie.Nous vous les vendons à un prix qui vous permet de faire 100% de commission.Demandez au- jourd\u2019hui échantillons et renseignements gratis.ONTARIO NECKWEAR COMPANY, Dept 517, Toronto 8, Ont.POULETTES P.R.B.à vendre.COUVOIR COOPERATIF DE LAURIERVILLE, Lau- rierville, cté de Mégantic, P.Q.POULETTES et cochets.Poulettes Rock barrées de trois semaines, 16¢.; 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les Hélie dit Breton, en 1669, alliés aux Lacasse, aux Thivierge, aux Lainé, aux Létourneau et aux Labrecque; les DeBlois venus de Champagne-Montoy en Poitou, vers 1662, et alliés aux Rousseau, aux Lehoux, aux Poulin, aux Ca- nac-Marquis, aux Drouin, aux Vé- rieul et aux Pépin dit Lachance; les Canac-Marquis, venus de Castres en Languedoc, en 1668, alliés aux Loignon, aux Fortier, aux Boucher et aux Bilodeau; les Pré- mont, de Lamberville, en Nor- mandie, en 1703, alliés aux Au- bert, aux Morisset, aux Guérard, aux Asselin, aux Boucher et aux Blouin; les Turcotte venus de Moulleron en Poitou, en 1680, et alliés aux Ouimet, aux Dorval, aux Gendron, aux Lachance, aux Giroux, aux Denis, aux Audet, aux Drouin, aux Girard, aux Asse- lin, aux Canac-Marquis et aux Lainé.Une lignée de Turcotte s\u2019était établie à St-Jean d\u2019Orléans en 1688 et le premier ancêtre s\u2019appelait Abel.Familles-souches A St-François, I.O., se retrouvent les descendants de vieilles souches familiales dont les principales sont:\u2014les Asselin venus de Ba- ragmond, évéché de Rouen, en 1679; les Dallaire, en 1663, alliés aux Gosselin, aux Labbé, aux Pépin et aux Dupuis; les Dion, en 1697, alliés aux Collin, aux Gagnon, aux Papin, aux Marti- neau et aux Lepage; les Drouin, venus du Perche, en 1674, et alliés aux Cloutier, aux Perrault, aux Dufresne, aux Leblond, aux Bédard, aux Ge- nest, aux Raymond et aux Parent; les Faucher, en 1699, alliés aux Gilbert, aux Turcot, aux As- selin, aux Létourneau et aux Gosselin; les Ginchereau, venus de l\u2019évêché de Luçon, en 1673, et alliés aux Bisson, aux Marquis, aux Beaudin, aux Dion; les Gué- rard-Legros, de Honfleur, en Nor- mandie, en 1698, alliés aux Chrétien, aux Lepage, aux Gagné, aux Pépin, aux Paré et aux Ferland; les Lepage, en 1667, alliés aux Loignon, aux Racine, aux Gobeil, aux Fillion, aux Coulombe, aux Allaire, aux Morin, aux Jinche- reau et aux Tremblay; les Lé- tourneau, dont l'ancêtre vint de Muron, évêché de Saintes en 1664, qui était marié à Sébastienne Guéry et qui maria, en secondes noces, Jeanne Gobeil; les Picard- des-Trois-Maisons venus de Montreuil, en Picardie, en 1669, alliés aux Dagneau, aux Langlois, aux Bélanger, aux Morin et aux Gendron.A St-Pierre, I.O., vinrent s\u2019établir les ancêtres des grandes familles d\u2019agriculteurs d\u2019où sont sortis ensuite des hommes politiques, des éducateurs, des religieux, des professionnels, des artistes et des industriels de marque, aujour- d\u2019hui répandus à travers toute la province.Ce sont ainsi les Chabot, venus en 1666, de Ste-Ra- degonde en Poitou, alliés ensuite aux Plante, aux Ferland, aux Noél, aux Turcotte et aux Couture; les Ferland, de St-Vincent- de-Malizer, arrivés en 1678, qui s\u2019allièrent aux Goulet, aux Cré- peault, aux Paradis et aux Vézina; les Godbout, venus en 1720, de Berneval-le-Grand, près de Diep- pe, donc de Normandie, et qui portent de père en fils, depuis deux siècles, les prénoms de Nicolas, Joseph ou Pierre, et qui s\u2019unirent aux familles Lemelin, Bouchard, Chantal, Couture, Leclerc, Paradis, Ferland et Goulet.Les Goulet eux-mémes arrivérent à St-Pierre en 1672 et s\u2019allièrent aux familles Mailler, Cloutier, Cantin, Paradis, Ferland, Leclerc et Turcotte.Les Leclerc, arrivés en 1669, de Notre-Dame-du-Ter- rail, s\u2019unirent aux Corneillier, aux Langlois, aux Godbout, aux Boucher, aux Côté et aux Pichette.Les Rouleau, famille très étendue, vinrent en 1650 de Tourouvre dans le Perche, à St Pierre et à St-Lau- rent; ils se sont alliés aux Le- roux, aux Dufresne, aux Petit- clerc, aux Gosselin, aux Godbout et aux Lajeunesse.A St-Laurent, I.O., s\u2019établirent en 1658, les Gosselin, venus de Combray en Normandie, les chefs de lignée avaient nom Ignace, Antoine, Aimable, François, Xavier, Magloire et Horace; ils marièrent des filles d\u2019agriculteurs des familles Ratté, Crépeau, Ma- randa, Beaudoin, Hébert, Denis et Plante.En 1667 vinrent s\u2019établir à St-Laurent et St-Jean les Pouliot, dont le premier ancêtre s\u2019appelait Charles et venait de St-Pier- re-de-Valence, département du Tarn, il était marié à Françoise Meunier, ses descendants, Jean, François, Pierre, Ambroise, Luc et Samuel se sont alliés aux familles Audet, Ruel, Denis, Plante et Poulin. VOLUME 39 .ministre Hon.J.Adélord Godbout 14 SEPTEMBRE 1935 RNAI S/ AGRIC a == re = es J Antonio Gren NUMERO 11 Petits avant-propos Nous accusons réception de lin.téressante lettre suivante:\u2014 Coaticook, 11 août 1935 M J.A.Ste-Marie, régisseur, Station Expérimentale, Ste-Anne de la Pocatière.Monsieur, J\u2019ai lu dans le \u201cJournal d\u2019Agriculture\u201d, numéro du 8 août dernier, un.article rédigé par M.Ephrem Boudreau, B.S.A., sur le cheval canadien.Il parlait de la réunion du 16 juillet au Haras de St-Joachim.Je crois que ce devait être une réunion bien intéressante et j'aurais bien aimé y assister moi-même, mais n\u2019y étant pas allé, je me suis contenté de lire les ré- ~ultats sur le papier.Il disait qu\u2019il croyait que l\u2019opinion générale serait d\u2019améliorer un type plutôt ramassé.S\u2019il m\u2019est permis d\u2019exprimer mon opinion, je crois que ce serait là une petite erreur car, quand l\u2019on entend quel- qu\u2019un critiquer le cheval canadien, c\u2019est presque toujours parce qu'il est trop petit et trop ramassé.Alors, ne serait-il pas préférable de rechercher un type plus grand, quoique sans excès, et ayant un peu plus de pesanteur, car un cheval de bonne grandeur donne toujours un meilleur coup d\u2019oeil qu\u2019un cheval trop bas et trop court, puis il est toujours plus remarqué.Comme le cheval canadien est un cheval pour faire l\u2019ouvrage de la ferme et aller sur le chemin, un cheval de bonne grandeur peut naturellement marcher plus vite et faire plus de marchage chaque Jour, sans ressentir plus de fatigue.Cependant, il faudrait, je crois, autant que possible, conser- La croix du chemin \u2018ravure sur bois de Maurice Gaudreau _rais la voir publier dans le \u201cJour- Ne mettez pas de bâtons dans les roues @ Il est beaucoup plus facile de discréditer l\u2019action d\u2019une coopérative que de collaborer effectivement à la développer.® Les formalités de constitution d\u2019une coopérative, comme l'obtention de subventions ou de prêts avantageux, ne constituent qu\u2019un des petits objets de l'Association.© L'essentiel est d'étudier et de définir soigneusement son programme, de l\u2019entreprendre résolument avec les moyens appropriés.® C\u2019est bien souvent par défaut d'étude préalable et par manque de moyens, dont les charges justifiées n\u2019ont pas été acceptées par les intéressés que les Associations sont mort-nées.@ Ces échecs ont gravement contribué à discréditer une formule qui n'est certes pas \u2018\u2018la panacée universelle\u2019, mais qui, bien comprise et bien gérée, a de substantiels avantages.© Les coopératives ne peuvent pas avoir la prétention de supprimer tous les intermédiaires.Ceux-ci sont très souvent nés de la complexité même de certaines opérations commerciales et leurs intérêts ne doivent pas systématiquement être opposés à ceux du producteur ou du consommateur, qu\u2019ils sont dans l'obligation de respecter dans la limite imposée par une concurrence honnête et normale.® La coopérative a pour but de réduire le nombre des intermédiaires et de n\u2019utiliser, en les contrôlant, que ceux qui sont indispensables et dont les services sont payés à leur stricte valeur.© La coopérative travaille pour le compte du producteur, ses profits sont ceux de ses membres.C\u2019est ce qui la distingue des sociétés diverses qui travaillent, comme c'est leur objet, pour elles-mêmes, c'est-à-dire pour leurs actionnaires.© La force d\u2019un groupement est tout entière dans le nombre de ses adhérents et dans leur activité.@ Aider sa coopérative, cela suppose remplir honnêtement les obligations contractées vis-à-vis d'elle, lui recruter des adhérents, assister aux réunions qu\u2019elle tient, prendre part aux discussions en y apportant brièvement des idées personnelles, réfléchies ou expérimentées.© |! faut aux Directeurs de la compétence et du dévouement.C\u2019est aux membres qu\u2019il appartient de l'obtenir par leur discipline et leur fidélité.@ C\u2019est à force de répéter ces idées premières qu\u2019elles chemineront peu à peu et qu\u2019elles seront communément admises quand les nécessités économiques de plus en plus impérieuses en imposeront l'application.Extrait de la \u201cRevue de l\u2019Industrie Ovine\u201d.Les lauréats du Concours 1935 de Mérite Agricole Juvénile Léopold LACHANCE, de Sainte-Sabine, : premier dans la culture de la pomme de terre.Raoul POULIN, de Saint-Georges de Beauce, premier dans la culture potagére.Lucien BRULE, de Saint-Valere d\u2019Arthabaska, premier dans la grande culture.Aurèle MARQUIS, de l\u2019Ile Verte, et George-Emile PARADIS, de Saint-Raymond, premiers dans \"arboriculture.Roger CAYOUETTE, de Saint-Arsène, comté de Rivière-du-Loup, premier dans l\u2019apiculture Notes biographiques et photographies seront publiées au cours de l'automne.ver les mêmes qualités de caractère et d\u2019endurance que l\u2019\u2018\u201c\u2018ancien nal d\u2019Agriculture\u201d, vu que cela peut être d\u2019une utilité générale.petit cheval de fer\u201d.Vous remerciant d\u2019avance, je Donc, s\u2019il vous fait plaisir de demeure, \u201cconsidérer mon opinion, j'en se- Votre ami, rai très heureux, et si vous croyez (Signé) Eugène MARCOUX, qu\u2019elle en vaut la peine, j\u2019aime- R.R.No 2 Coaticook, P.Q.« George-H.Clark, commissaire des semences du Canada, a été a mis à sa retraite.Son successeur n\u2019est pas encore nommé.Le concours du Mérite Agricole 1936 aura lieu dans la division no 2, comprenant les comtés de Bagot, Brome, Chambly, Compton, Drummond, Iberville, Missisquoi, Richelieu, Richmond, Rouville, Shefford, Sherbrooke, Stanstead, St-Hyacinthe, St-Jean, Verchéres et Yamaska.Le concours est fait d\u2019aprés un systéme de rotation.L\u2019exhibit avicole à l\u2019Exposition provinciale de Québec offrait, cette année, un intérét tout nouveau du fait qu\u2019une classe spéciale a été ouverte \u2014 pour la première fois \u2014 aux couvoirs coopératifs.Ces couvoirs ont envoyé à l\u2019exposition environ 200 oiseaux de belle qualité, qui sont des échantillons de ce qu\u2019ils produisent chaque printemps, sous la forme de poussins d\u2019un jour, pour le bénéfice des cultivateurs désireux de se constituer des troupeaux de première qualité.Les 37 couvoirs coopératifs que comptait la province au printemps ont incubé 1.600.000 oeufs au cours de la derniére saison, cela représente un chargement de 11 wagons.Un million de poussins ont été mis sur le marché, Ces cou- voirs comptent aujourd\u2019hui 1.572 membres.Les premiers furent fondés en 1931 et ils sont l\u2019une des plus belles initiatives prises par l\u2019honorable Adélard Godbout.Au vieux Québec Gravure sur bois de Maurice Gaudreau se, = i La Province «YJ A plus grande fête canadienne-française | et québecoise\u2019\u2019, c\u2019est l\u2019expression dont se servait M.Taschereau, premier ministre, pour qualifier les imposantes manifestations qui se déroulèrent à Québec, le 4 septembre, en l\u2019henneur de nos cultivateurs et colons.Ce témoignage non équivoque dit bien avec quel enthousiasme l'aristocratie citadine vient annuellement saluer la gentil- hommerie campagnarde aux fêtes du Mérite Agricole.Sans doute, comprend-on que, depuis quelques années, le mot \u201cmérite\u201d, appliqué à l\u2019agriculture, a, comme la monnaie, plus de valeur qu\u2019en temps normal.Chose certaine, la Vieille Capitale a réuni à cette occasion ce que la société compte de plus distingué dans le monde du clergé, de la politique et de l\u2019agriculture.Ce fut une démonstration bien réussie dans son ensemble et magnifique dans ses détails.Pour la première fois, on fêtait, en même temps que le mérite des eultivateurs, celui des colons.Au Colisée, où se fit la remise des décorations, Son Exec.le licutenant-gouver- neur, M.E.-l.Patenaude, accompagné de Mme Patenaude, présidait.La plupart des lauréats des deux sections \u2014 agriculteurs et colons \u2014 s\u2019étaient rendus à l\u2019appel.Un à un, ils allèrent chercher leurs décorations aux applaudissements des spectateurs.Vinrent à leur tour les lauréats du Mérite Agricole Juvénile.Cette cérémonie fut également marquée par la remise du titre de commandeur du Mérite Agricole à deux artisans de l'agrieul- ture: M.l\u2019abbé Odilon Gosselin, administrateur des fermes du Séminaire de Québec, et M.1.-A.Richard, sous-ministre de la Colonisation.Le premier dirige depuis longtemps une ferme qui se classait deuxième au dernier concours de Mérite Agricole et, comme il le disait lui-même, \u201cappartenant à un séminaire qui se réclame d'avoir fondé en 1680, au pied du Cap Tourmente, la première école d\u2019agriculture en Amérique.\u201d Le second, en plus d\u2019avoir \u201cépuisé\u201d \u2014 le mot est de M.Godbout \u2014 trois ministres de la Colonisation, a le mérite d\u2019avoir été le principal promoteur de la fondation du Jardin Zoologique de Charlesbourg.Quelques oruteurs adressèrent la parole à cette cérémonie du Colisée, entre autres: MA.Godbout, ministre de l\u2019Agrieulture; Mgr Camille Roy, recteur de l\u2019Université Laval et représentant de Son E.le Card.Villeneuve; M.J.-A.Charbonneau, député provincial de Laprairie-Napierville.Le banquet, présidé par M.Godbout, réunit également plusieurs personnages distingués: MM.L.-A.Taschereau, premier ministre; C.-J.Arcand, ministre du Travail; Maurice Duplessis, chef de l\u2019Opposition provinciale; J.-E.Grégoire, maire de Québec; Elisée Thériault, conseiller législatif; Mer A.Boulet, président de la Société diocésaine de Colonisation et autres.La plupart de ces derniers prirent la parole, ainsi que M.E.Toupin et J.-E.Ness, les deux lauréats; M.l\u2019abbé O.Gosselin et M.L.-A.Richard, les nouveaux commandeurs; le jeune Roger Cayouctte, de St-Arsène; MM.le Dr Dion et Arthur Gravel, respectivement président du Club Rotary et de la Société St- Jean-Baptiste de Québec, ainsi que M.Lepage, représentant des Prévoyants du Canada.es a fêté ses Reportage de Lucien ARSENAULT #2 « WE M.l'abbé Donat Godin, du Séminaire de Ste- Thérèse, comté de Terrebonne, dont la ferme s\u2019est classée première (Médaille d'Argent) au dernier concours de Mérite Agricole.On remit à M.Ness une coupe en argent présentée par le Club Rotary.M.J.-C.Ma- gnan reçut également au nom des jeunes une coupe offerte par la Société St-Jean- Baptiste pendant que la Société des Prévoyants du Canada remettait aux plus méritants des colons deux médailles-souvenirs.Brefs extraits de quelques-uns des discours.M.L.-A.Taschereau: \u2014 \u2026En voyant couronner les ouvriers du sol, je me demande s\u2019ils ne nous sont pas supérieurs; ils savent tracer si droit un sillon que nous ne pouvons même pas ébaucher.Messieurs les cultivateurs, ne négligez rien pour faire instruire vos enfants dans nos institutions agricoles afin que, lorsque l\u2019avenir de la Province sera entre leurs mains, ils sachent en rendre le sol plus fécond et étre à la hauteur de leur tâche.La coopération est nécessaire à la profession agricole comme à toutes les autres.Combien de machines agricoles, par exemple, ne servant à un cultivateur que deux ou trois jours par année, auraient pu être achetées à meilleur compte, si l\u2019on avait su se grouper pour les utiliser.M.Adélard Godbout: \u2014 .Lauréats de 1935, nous ne voulons pas que vous vous arrêtiez aux succès d\u2019aujour- d\u2019hui.Il est légitime que, par votre courage et votre ténacité, vous visiez à une organisation encore plus parfaite de vos fermes, à une plus grande aisance, de façon à laisser derrière vous une meilleure génération de cultivateurs.La féte du Mérite Agricole ne doit pas consister en une journée de réception et de compliments; c\u2019est une démonstration qui a pour but de promouvoir l\u2019orgueil de la pro- Ne manquez pas.+ « « de visiter I'exposition de Napierville, à St-Rémi, le 24 septembre 14 SEPTEMBRE 1935 agriculteurs fession agricole et qui, à ce titre, doit intéresser toutes les classes de la société.0On craint en certains milieux que nos organisations coopératives ne soient une entrave à la liberté du commerce.À cela nous répondons: le cultivateur est à la base de toute prospérité stable et tout moyen \u2014 comme la coopération \u2014 qui doit la lui procurer, à lui d\u2019abord, ne peut être préjudiciable aux autres classes de la société.M.l\u2019abbé O.Gosselin: \u2014 Autrefois, la difficulté était d\u2019avoir des récoltes; aujourd\u2019hui, avec le travail de nos agronomes, l\u2019embêtement est de trouver l\u2019espace voulu pour les engranger\u2026 Le jeune Roger Cayouette: \u2014 \u2026Il est une chose que les jeunes gens de mon âge et de ma taille doivent savoir dire, c\u2019est merci à ceux qui leur veulent du bien; permettez-moi de le dire aujourd\u2019hui à papa et à mon curé.\u2026Monsieur le ministre de l\u2019Agriculture, vous poursuivez une oeuvre de rénovation pratique et non de restauration chimérique; les jeunes, en compagnie de vos agronomes, sont les premiers à vous seconder de tout coeur.La féte du Mérite Agricole avait, cette année, une signification toute particulière.Pour la première fois, le lauréat (dans la classe des cultivateurs professionnels) était un bachelier en agriculture, M.Ness.M.Toupin est également un de ceux qui ont fait un cours abrégé à l\u2019Institut d\u2019Oka.Le succès de ces deux étudiants de la première heure constitue le plus beau témoignage à l\u2019appui de la campagne entreprise, ces dernières années, en faveur de l\u2019enseignement moyen.Il est bon de le rappeler ici un peu avant l\u2019ouverture des classes, dans nos différentes institutions agricoles.\u201cNous voulons une jeune classe agricole instruite, ambitieuse dans l\u2019accomplissement de sa tâche, courageuse à comprendre ses responsabilités de \u2018cultivateur et de citoyen, capable de répondre de notre avenir agricole\u2019\u2019, a dit M.Godbout.Y a-t-il appel plus direct en faveur de l'éducation?Puissent les parents l\u2019entendre et y répondre aussi directement en donnant à l\u2019un de leurs fils au moins le temps et les moyens de bénéficier de quelques mois d\u2019études agricoles.De son côté, M.Ness prononçait une phrase que nous nous plaisons à souligner: \u2018C\u2019est la science agricole appliquée sur ma ferme qui m\u2019a permis d\u2019obtenir ce succès.\u201d Elle vaut la peine d\u2019être méditée spécialement par les cultivateurs que la technique a jusqu'ici laissés plutôt indifférents.Que ceux-là s\u2019élèvent au rang qu\u2019ils méritent en suivant l\u2019exemple des premiers endosseurs de la doctrine agronomique, les lauréats anciens et nouveaux du Mérite Agricole.Peut-être s\u2019apercevront-ils qu\u2019il faut plus de force pour commencer à bien faire que pour continuer.Cela ne devrait pas les empêcher de tenter un loyal essai.Le premier résultat,ss\u2019il ne les renverse pas, les fera réfléchir et comprendre qu\u2019il vaut mieux pousser à la roue que d\u2019y mettre des bâtons.N\u2019hésitons donc plus à faire le premier pas et à nous affranchir du lourd tribut que nous payons annuellement aux piteuses exigences du laisser-faire.Tous nous pouvons être candidats au Mérite Agricole, \u201cau sacerdoce des promoteurs de la bonne agriculture\u201d, selon la belle expression de M.Godbout.Il ne s\u2019agit que de le vouloir.sy 35 14 SEPTEMBRE 1935 ens 0 re rst em $ AVEC UN CAMERA A L\u2019EXPOSITION D pe E QUÉBEC M.ADELARD CODBOUT, |: ministre de l'Agriculture, séressant la parole lors A de ia remise des décors- | * tices au Colisée.OU or- ra- i ré- À ute ; : la i lui res nos |\u2019 es- ; de lire, ien; papa ure, tion que; mes, tout > an- lière.s la était M.t fait suc- heu- l\u2019ap- d ; 5, ap | = mp ï \u2014\u2014 | oN N ; oo ours offerte par la À + oyen.l\u2019ou- insti- M.ERNEST BRUN LS | Ste-Sophie, ce da és | y chevaux Belges, de Bol- = i gique.Gagnants des cou of- ) \u2019 fertes par la Soc.\u201d Natio.; nale Eleveu à vaux Belges, de Belgi- ty que.De gauche à droi- hook te: MM.ton Marsan, A Ss.J).Chagnon, Adélard , J.ompson 4 J.-H.Vigneau, René Tre.panier, John Hay, T.-Rég.Marler.ricole ment i ; > ses 7 | Æ toyen, ; : grico- us dint les direc- ils au éficier phra- \u201cC\u2019est ferme éciale- ique a Que ent en urs de anciens ut-être ce pour itinuer.tenter ] ne les ympren- ue que ne plus ichir du llement e, Tous te Agri- de la pression vouloir. 14 SEPTEMBRE 1985 Relèvement siblement diminué au cours de la dernière décade.De 1.031.982 moutons en 1920, il n\u2019en restait plus que 870.800 en 1930.Bien que le nombre de moutons au Canada soit resté presque stable de 1920 à 1930, c\u2019est-à-dire 3.700.000 têtes, nous remarquons une augmentation de 35.6% dans les quatre provinces de l\u2019Ouest et une réduction de 17.3% dans celles du Centre et de l\u2019Est, à l\u2019exception de l\u2019Ontario qui a maintenu sa position.De cette réduction, Québec eut sa part officiellement quotée à 18.5% de son cheptel total, ce qui, toute proportion gardée, ne place pas notre province au rang qu\u2019elle mérite Si, dans notre province, Pélevage du mouton doit subir un réveil plus en rapport avec nos propres besoins, comme nous en avons l\u2019assurance d'ailleurs, c\u2019est par le maintien des petits troupeaux de ferme qu\u2019il se réalisera plus profitablement.Bien qu\u2019une réor- Zanisation soit urgente, ceci ne signifie pas que tous les cultivateurs peuvent également s\u2019adonner à cet élevage avec la même liberté.Celui qui n\u2019a pas l'expériencé acquise y perdrait sûrement ou, pour le moins, encourrait de grands risques d\u2019insuccès en visant à l\u2019établissement précipité d\u2019un grand troupeau et, de plus, les années difficiles aue nous traversons ne se prêtent nullement à de telles tentatives.Pour le débutant, comme pour l\u2019exploitant ordinaire, la meilleure méthode consiste à garder quelques brebis croisées, dont le nombre varie d\u2019après l\u2019importance de sa ferme, et à se procurer un agneau de race pure.Par contre, les éleveurs de sujets de race pure doivent maintenir leur production pour le plus grand bienfait de cette industrie en fournissant de bons sujets mâles enrégistrés aux deux autres catégories d\u2019éleveurs de moutons.I\u2019accouplement d\u2019agneaux de race pure classifiés, dans les troupeaux de brebis croisées, est la plus sûre et la plus rapide voie pour tout exploitant non spécialisé.Il est certain que cet élevage périclitera sans la coopération étroite de ces catégories d\u2019éleveurs.Voyons comment ils pourraient profiter de quelques conseils pratiques dont l'application serait possible même à cette époque de l\u2019année.I\u2019 population ovine de cette province a sen- La classification est un bienfait Afin de mieux arbitrer la distribution des bons sujets mâles d\u2019élevage et de prévenir toute fraude dans la vente de ces sujets, le ministère fédéral de l\u2019Agriculture maintient, depuis quelques années, un système de classification, laquelle est faite, au cours de chaque automne, par les experts des ministères d\u2019Agriculture.Les éleveurs désireux de profiter de ce privilège doivent remplir la formule de demande quelques semaines d\u2019avance et la faire parvenir ensuite au chef provincial de la section des moutons.Les sujets de race pure seuls sont éligibles à cette classification et ils le sont d\u2019après les trois grades officiels reconnus.Le grade XXX est accordé aux agneaux possédant beaucoup de poids, un bon développement, le type et la qualité, avec une bonne toison et suffisamment de caractére de sa race pour étre recommandés comme agneaux convenables aux bons troupeaux de race pure ou croisés de choix.Ces sujets sont appelés \u201ctrois étoiles\u201d et ils sont tatoués avec le signe XXX dans loreille gauche.de Par J.-R.PELLETIER assistant-régisseur de la Station expérimentale, Ste-Anne de la Pocatière Le grade XX est accordé aux sujets qui, tout en possédant le poids, le type convenable et la qualité, manquent de certains caractères spécifiques de race.Ils sont appelés \u201cdeux étoiles\u201d et ils sont tatoués avec le signe XX dans loreille gauche.Ces agneaux ont préférablement leur place dans les troupeaux croisés.Le grade X comprend les agneaux qui ne sont pas assez bons pour entrer dans les deux classes précédentes.Ils son appelés \u2018\u201c\u2018une étoile\u201d et sont marqués d\u2019un X dans l\u2019oreille gauche.Ces derniers manquent sensiblement de poids, .de qualité ou de vigueur et ils ne sont pas recommandés pour l\u2019usage des troupeaux croisés moyens, Il est clair que l\u2019éleveur de moutons peut profiter très avantageusement de cette politique.Celui qui n\u2019a pas l'entraînement pour déterminer ce qui est désirable chez un agneau d\u2019élevage peut bénéficier, sans aucun frais, des connaissances et du jugement d\u2019un expert.Aussi, ce système rend possible l\u2019achat par malle de bons agneaux d\u2019élevage, sans encourir les risques ni les déceptions d\u2019avoir des animaux de qualité inférieure.La préparation des agneaux d\u2019élevage Comme les agneaux classifiés sont toujours issus de parents de race pure et qu\u2019ils sont eux-mêmes éligibles à l\u2019enregistrement, ils doivent done tous être marqués d\u2019une façon ou d\u2019une autre, afin d\u2019établir leur identité généalogique.Il va sans dire que tous les sujets classifiés sont aptes à profiter des primes d'achat et, dans pareil cas, l\u2019enregistrement doit être établi d\u2019une façon exacte.Les agneaux devront aussi avoir été amputés.Quand la queue n\u2019est pas enlevée, le fumier adhère à la laine, faisant ainsi un milieu propice à l\u2019invasion des mouches, ce qui retarde le développement des sujets.De plus, ces agneaux n\u2019offrent pas une apparence attrayante et ils sont sensiblement discrédités lors de la classification.Tout sujet infesté de vers est susceptible d\u2019être refusé sans aucune délibération.Les capsules Néma ou les tablettes Cooper sont également bonnes à cette fin.Le baignage des moutons dans la solution Cooper améliore la qualité de la laine et l\u2019état de la peau, débarrasse des poux et des tiques et, finalement, ajoute de la vigueur à l\u2019animal.L\u2019eau fraîche, l\u2019ombrage, le sel et les l'industrie ovine bons pâturages de trèfle sont autant d\u2019autres éléments que l'agneau doit avoir & sa disposition au cours de l\u2019été pour acquérir le développement maximum requis et être classé dans un grade supérieur.Pour la classification comme pour l\u2019exposition ou la vente, les agneaux doivent recevoir une bonne toilette à l\u2019avance.Inutile d\u2019y amener des sujets sales, manquant de développement et de préparation car, en plus d\u2019exposer vos agneaux à l\u2019appréciation du classificateur, vous l\u2019exhiberez devant: un groupe d\u2019autres éleveurs.Généralement, les acheteurs se rendent à ces démonstrations pour y faire un choix judicieux et il y a avantage pour l\u2019éleveur à se préparer aussi favorablement que possible en faveur d\u2019une telle opportunité.La laine doit d\u2019abord être débarrassée de toutes les touffes de mauvaises herbes; ensuite, la toison peut être légèrement taillée de façon à améliorer l\u2019apparence de la conformation, soit en arrondissant la ligne de dos et les côtés, soit en équarrissant les quartiers d\u2019arrière; l\u2019attache de queue, en brossant la laine sur les cuisses, en taillant la laine sur le cou et la tête en proportion du corps.Les parties dénudées de laine doivent être lavées avec du savon et de l\u2019eau chaude.Dans certains cas, la corne des pieds peut aussi être taillée, afin de donner un meilleur aplomb et par là permettre un maintien plus solide.De plus, à la présentation, les agneaux doivent être manipulés délicatement et sans brusquerie pour s\u2019éviter la disgrâce des observateurs.Les agneaux ne doivent jamais être conduits en les tirant par la laine, mais bien plutôt en plaçant la main gauche sous la gorge et la main droite sur le quartier opposé d\u2019arrière.Le bon traitement de l\u2019agneau L\u2019agneau doit préférablement être de race pure L'agneau de race pure possède une plus grande concentration héréditaire de qualités avantageuses que l\u2019agneau croisé, si l\u2019on compare deux sujets de même développement et de même forme.Si l\u2019on a choisi un agneau vigoureux ayant des yeux vifs, une poitrine profonde, un rein large indiquant un sujet trapu et ayant beaucoup de finesse, on a l\u2019assurance d\u2019élever plus de moutons et de meilleurs.Toutefois, il y a lieu de prévenir les extravagances de toutes sortes qui sont toujours préjudiciables et portent généralement au découragement et à l\u2019abandon de cet élevage.La période d\u2019accouplement ne peut être prolongée démesurément.Dans un troupeau où il ne doit pas y avoir plus de brebis, l\u2019accouplement peut durer environ cing semaines.Durant ce laps de temps, l\u2019agneau doit recevoir une alimentation très substantielle; s\u2019il ne la recevait pas et si en plus de cela, on lui demandait un fort service, il en résulterait d\u2019abord une baisse de vitalité et,» ensuite, le refus de lutte ou une production d\u2019agneaux faibles.Si on veut lui éviter du surmenage, savoir s\u2019il est bon croiseur et reconnaître les brebis fertiles, on peut lui mettre de l\u2019ocre sur la poitrine.De cette façon, on ne s\u2019expose pas au danger de constater, le printemps suivant, que certains sujets sont impropres à l\u2019élevage et réclament des frais d\u2019entretien sans compensation possible.| | » h x 3- a le ge EE ET ww Ve WW a 14 SEPTEMBRE 1935 SECTION LÉLEVAGEDesà ee À FOURRURE Vous n\u2019avez guère intérêt à fabriquer vous-même vos biscuits et moulées alimentaires ANS la première partie de notre article, nous voudrions, une fois pour toutes, régler la question importante des biscuits qui entrent dans la composition des rations alimentaires des renards.Dans une seconde et dernière partie, nous aimerions également faire une mise au point, quant à la composition et aux effets nutritifs des moulées alimentaires que certains éleveurs nous font parvenir pour analyser.Afin de bien établir les différences qui existent entre un biscuit dit balancé et celui qu\u2019un éleveur fabrique lui-même, nous en imaginerons un qui, à notre humble opinion, devrait répondre aux besoins de l\u2019organisme, sinon comme ration entière, du moins comme partie constituante d\u2019un repas complet.Il y a trois points importants à considérer dans un biscuit répondant aux desiderata requis: \u2014 Un bon mélange, en d\u2019autres termes, un biscuit bien balancé; Une cuisson aussi parfaite que possible ou encore un biscuit préparé par le procédé de pressage; Enfin, des qualités nutritives éprouvées.Bien que le biscuit ne soit pas considéré comme aliment complet, il doit néanmoins être balancé pour donner le rendement désiré.Un biscuit bien balancé comprend un certain nombre de produits alimentaires, des céréales de préférence, dans des proportions bien définies.Ce que nous devons considérer tout d\u2019abord avant de faire le mélange, c\u2019est la proportion des protéines, des hydrates de carbone, des graisses et des sels minéraux de chaque ingrédient qui compose le biscuit.Ce travail accompli, il s\u2019agit de préparer le mélange de manière que chaque élément soit dans des proportions définies, pour que le tout donne un total répondant aux besoins de l\u2019organisme.Les protéines, en raison du rôle important qu\u2019elles jouent dans l\u2019organisme, surtout chez l\u2019animal en croissance, doivent être l\u2019objet d\u2019une attention toute particulière.Un biscuit, dont le pourcentage de protéines n\u2019est pas inférieur à 20 ou 22%, donne toujours le rendement que nous comptons avoir d\u2019un aliment constituant une ration complète.Par ordre d'importance, viennent ensuite les hydrates de carbone et les graisses fournissant respeciivement l\u2019énergie et les calories nécessaires à l\u2019organisme.Bien que leurs proportions respectives varient un peu selon les saisons (entre l\u2019été et l'hiver), nous pouvons toujours, pour le biscuit, l\u2019établir définitivement, quitte à «ajouter dans la ration journalière des saisons froides des aliments qui combleront le déficit.A notre point de vue, un biscuit qui contient au moins 50% d\u2019hydrates de carbone et 3% de graisses fournit toute l\u2019énergie et la chaleur nécessaires à l\u2019organisme.Enfin, le pourcentage des sels minéraux a aussi son importance puisque ce sont les ré- Par J.A.BRASSARD, B.S.V., M.V., et Richard BERNARD, M.A.gulateurs de l\u2019organisme.Dans les proportions de 2 à 3%, nous aurons toujours les meilleurs effets.Voilà pour le mélange., Il va de soi que ce mélange ne peut être fait qu\u2019à la condition de connaître parfaitement la composition de chaque ingrédient susceptible d\u2019y entrer.Or, celui qui fait son mélange un peu comme il l\u2019entend s\u2019expose à ce que son biscuit soit trop faible en protéines, ou encore que le pourcentage des hydrates de carbone soit trop élevé; conséquemment, c\u2019est un biscuit mal balancé.Au cours de certaines analyses que nous avons faites avec des biscuits fabriqués par quelques éleveurs, nous avons constaté que pour certains, en particulier, le taux des graisses était beaucoup trop élevé.Il est évident que ces biscuits avaient été fabriqués Un coin du laboratoire du Jardin zoologique provincial à Charlesbourg, près Québec.un peu \u2018\u2018à la diable\u201d puisqu\u2019on y trouve un pourcentage de graisses aussi élevé que 10%.L\u2019éleveur n\u2019a pas d\u2019avantage matériel à fabriquer un tel biscuit et, de plus, il expose ses animaux aux maladies des voies digestives, dont trop souvent, hélas, la mort s'ensuit.Pour celui qui tient absolument à fabriquer son biscuit, nous résumons ici une formule qui nous semble être bonne: \u2014 Protéines .-20 à 22% Hydrates de carbone .560 à 55% Graisses .3a 4% Sels minéraux .1à 2% La deuxième opération, non moins importante que la première, consiste à partager le mélange de manière à faire des morceaux de 2 à 4 onces et de les cuire ou de les presser.Pour que le biscuit sorte du fourneau de cuisson avec tous les éléments nutritifs qu\u2019il possédait auparavant, il faut que la cuisson soit effectuée selon une méthode lente et à feu très doux.Or, pour faire une telle cuisson avec l\u2019organisation plutôt rudimentaire dont l\u2019éleveur dispose habituellement, il est encore préférable d\u2019adopter un bon biscuit commercial qui donne toutes les garanties voulues.Il n\u2019en coûtera pas plus cher à l\u2019éleveur de nourrir ses renards avec un biscuit qui lui aura coûté 5 à 6 sous la livre, que de travailler à le faire lui-même avec seulement un dixième de chances de réussite.Et là où le biscuit commercialisé l\u2019emporte au point de vue qualité et rendement, c\u2019est sur le mode de cuisson pour les uns et le procédé de pressage pour les autres.Ces fabricants ont toute l\u2019organisation \u2018nécessaire pour opérer selon des règles bien définies et produisent un aliment qui donne tout le rendement désiré, après l\u2019avoir éprouvé par des expériences sérieuses et souvent nombreuses.Nous ne voudrions pas cependant laisser les éleveurs sur l\u2019impression que cet article est écrit uniquement en vue de favoriser la vente du biscuit commercialisé.Mais, à notre idée, si l\u2019éleveur qui fabrique son biscuit lui- même croit y trouver plus d\u2019avantages matériels en agissant ainsi, il se trompe grandement.Car, outre l\u2019achat de ses ingrédients, à partir du temps employé à en faire le choix jusqu\u2019à la fin de la cuisson, s\u2019il fait un compte de ses dépenses, en matériaux et en temps, il constatera par lui-même que le coût de revient pour chaque livre est bien supérieur au prix qu\u2019il payera pour un biscuit de marque reconnue.Donc, partant du principe que le biscuit commercial présente plus d\u2019avantages, l\u2019éleveur n\u2019a aucun intérêt à- s\u2019en fabriquer lui-même, surtout quand il n\u2019est pas certain des résultats qu\u2019il obtiendra.Passons à la troisième opération qu\u2019il faut faire pour avoir un produit répondant à ce que l\u2019on désire.Cela nous amène à parler de la moulée alimentaire, qui ne diffère du biscuit que par la cuisson ou encore par le procédé de pressage.Cette troisième opération consiste done à faire l\u2019épreuve de ce nouveau produit que nous avons l'intention d\u2019employer pour nos renards.Or, les expériences d\u2019un produit quelconque sont, dans la plupart des cas, coûteuses et ne nous donnent pas toujours les bons résultats attendus.Soit que les animaux se développent mal ou que leur fourrure paraisse moins belle au temps de la vente, en tout .cas, en plus de la perte de temps que nous avons faite pour essayer ce produit, nous subissons des pertes matérielles, en ce sens que nous obtiendrons un prix inférieur aux années précédentes.Autant de pertes que, naturellement, nous ne désirons pas subir.Pour épargner de tels déboires, nous sommes d'avis qu\u2019il est encore mieux de mettre notre confiance dans un produit breveté donnant toutes les garanties de-bons résultats. vil \u2014\u2014 14 SEPTEMBRE 1935 Au long des travaux.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Le \u201csecret\u201d des bonnes récoltes: les engrais chimiques Demandez les Recommandations du Conseil Provincial des Engrais Chimiques les récoltes en général ont été tres satisfaisantes.Cependant, on a constaté qu\u2019elles étaient loin d\u2019être absolument uniformes.Dans une même localité, sur des sols semblables et sous un climat identique, certains champs particulièrement beaux attiraient l\u2019attention et ont donné beaucoup plus que les champs voisins.Presque toujours, lorsqu\u2019on cherche l\u2019explication de cette supériorité, on apprend que le terrain a reçu une application d'engrais chimiques.Sur la route de Ste-Marie (Vaudreuil), ce champ de blé d\u2019Inde sucré, aux feuilles larges et vert foncé, et si développé qu\u2019il semble avoir été semé trois semaines avant l\u2019époque possible des semuailles, paraît être le fruit de quelque sortilège .So toutes les terres de fertilité moyenne, \u201cQuel est votre secret pour faire pousser du blé d'Inde pareil?\u201d ai-je demandé au propriétaire de la ferme.\u201cPai mis sur ce terrain, au printemps, me répondit-il, H00 livres par arpent d'engrais chimiques 4-8-10\u201d.(1) Le résultat est merveilleux, et je songe qu\u2019au moyen âge le propriétaire d\u2019un pareil champ cat été brûlé vif, sous l\u2019aceusation d\u2019occultisme ou de sorcellerie.En 1935, à notre époque plus civilisée, rien de cela n\u2019arrivera, heureusement! Ce cultivateur récoltera en paix le produit de ce superbe ghamp; ses voisins remarqueront l\u2019abondance inaccoutumée de cette récolte, iront aux informations et, par les mêmes moyens, essaieront, Pan prochain, d\u2019avoir le même résultat .Sur la route de Montréal, à Champlain, un magnifique champ d'orge balance orgueilleusement au bout de ses hautes tiges feuillues des épis lourds et bien remplis qui rendront 20 pour 1.11 n\u2019y a pas mieux, à plusieurs milles à la ronde.Et, ici encore, il n\u2019est pas question de magie.L\u2019année dernière, nous apprend M.I, ce champ était en pommes de terre cet avait reçu une généreuse application d'engrais chimiques.\u201cLes engrais chimiques (1) Sur les sols naturellement riches en azote ou qui ont bénéficié d'une application de fumier, l'engrais 4-8-10 favorise souvent un développement exagéré du feuillaxe et retarde la formation des grains de maïs, En ce dernier cas, on doit lui préférer le 2-12-6.L'engrais 4-8-10 s'emploie donc, sans fumier, pour le maïs suvré, à raison de 800 À 1.200 livres par arpent.coûtent cher, nous disait ce même cultivateur, mais quand on en met sur un champ, ça y paraît plusieurs années et, en fin de compte, on y regagne toujours.\u201d Rien de plus juste.Dans le comté de Laval, on nous faisait voir deux champs de maïs également engraissés au fumier de ferme, mais dont l\u2019un avait reçu au printemps quelques centaines de livres de 2-12-6.La différence était saisissante en faveur du champ fertilisé.\u2018\u2018L\u2019engrais chimique tire la graisse dans la terre\u201d, nous disait ce cultivateur, ce qui était une façon pittoresque de constater que l\u2019engrais chimique complète le fumier de ferme et lui permet de donner un rendement absolument parfait.Ce ne sont là que trois exemples entre mille.Les dernières statistiques montrent que les cultivateurs de la province de Québec ont acheté, en 1934, prés de 10.000 tonnes d\u2019engrais chimiques de plus que l\u2019année précédente.On s\u2019attend 4 une augmentation gra- duclle et constante de la consommation des engrais chimiques, pour les années prochaines, d\u2019autant plus que les prix des engrais accusent une tendance vers la baisse.Il importe cependant au plus haut point que les engrais chimiques soient employés d\u2019une manière rationnelle.Les cultivateurs savent qu\u2019ils peuvent avoir à ce sujet les informations nécessaires en s\u2019adressant à leur agronome de comté.Il y a de plus, dans Québec, un conseil de techniciens agricoles, chargé de faire chaque année la revue des connaissances acquises dans le domaine de la fertilisation des sols, et de rédiger des recommandations concernant le choix des formules et les quantités d\u2019engrais chimiques appropriés aux principales récoltes de la ferme.Ceux qui désirent recevoir les Recommandations du Conseil Provincial des Engrais Chimiques n\u2019ont qu\u2019à s\u2019adresser à l\u2019auteur de cet article, au Service de l\u2019Economie Rurale, à Québec.Nous nous ferons un plaisir de leur en faire parvenir une copie.Roland LESPERANCE Excursion documentaire de fermieres Le 12 août dernier, le Cercle des Fermières de St-Michel de Bellechasse, sous la direction de leur agronome, M.U.Brown, faisait une excursion documentaire à Ia Ferme-Ecole de Des- chambault.A cette occasion, le ministère de l\u2019Agriculture avait bien voulu mettre à notre disposition quelques confortables voitures.M.Chagnon, directeur de la ferme, nous recut avec son amabilité coutumiére et nous donna plusieurs leçons prati- Quelques-unes des personnes qui ont participé au pique-nique des fermières de St-Michel de Bellechasse ques sur les cultures horticoles et florico- Une étape pendant le pique-nique des fermières de St-Michel de Bellechasse les.M.Brown ne nous ménagea pas non plus ses remarques et ses observations sur la bonne tenue de la ferme où nous étions.À midi, on nous servit un délicieux goûter.Les fermières de St-Michel sont heureuses de remercier le ministère de l\u2019Agriculture et les autorités de la Ferme de Deschambault pour leur cordiale hospitalité.Nous savons gré aussi à M.Brown d\u2019avoir si bien réussi à organiser cette visite instructive dont nous gardons un excellent souvenir.L'exposition de Montmagny Un rapide coup d\u2019oeil sur les animaux exposés à l\u2019exposition de Montmagny m\u2019a permis de constater que la Société d\u2019Agriculture de ce comté, de concert avec les cultivateurs, a su préparer une très intéressante exposition, en y amenant des sujets nombreux, bien choisis et bien préparés.Les arts domestiques sont certes en honneur dans ce comté, si l\u2019on en juge par les articles nombreux et variés que les dames ont présentés à l\u2019exposition.Ces dames ont donc contribué, dans une large mesure, au succès de cette exposition.En effet, un total de 1.100 articles de travaux domestiques y figuraient.On remarquait aussi dans le pavillon central de très beaux étalages de légumes, dont le nombre, m\u2019a-t-on appris, était de 800.Plusieurs industries locales ont exposé, également, dans ce même pavillon, des objets manufacturés à Montmagny même.Pour ce qui est des sujets d\u2019élevage, il est assez difficile d\u2019en donner une appréciation exacte, puisque je n\u2019avais pas l\u2019occasion de les voir juger.Ils étaient cependant en grand nombre.Le secrétaire de l\u2019exposition, M.Paul Carignan, m\u2019a fait tenir les données suivantes pour ce qui regarde le nombre des sujets: Chevaux pur sang Percherons.\u2026.22 Chevaux pur sang Canadiens .43 Bovins.150 Pores .42 24 00 20 2e 40 ee 50 Moutons .47 Poules .«.160 La plupart des chevaux exposés étaient ceux des deux syndicats de Montmagny dont Champ de tabac d'une fermière de St-Michel de Bellechasse l\u2019un fait l\u2019élevage de chevaux Canadiens et l\u2019autre, de chevaux Percherons.Le nombre des exposants était de 174.Au cours de l\u2019avant-midi, le 28 août, le ministre de l\u2019Agriculture, M.Adélard God- bout, visita l\u2019exposition et y adressa la parole.Ephrem BOUDREAU Le pique-nique des Jeunes Eleveurs à Deschambault Les Jeunes Eleveurs des districts de Québec et des Trois-Rivières se sont rendus dernièrement en grand nombre à leur pique- nique annuel, tenu à la Ferme-Ecole de Des- chambault, comté de Portneuf.Quoique l\u2019on attribue à cette journée agricole le nom de \u201cpique-nique\u201d \u2014 terme qui implique généralement l\u2019idée de récréation, d\u2019amusement, etc.\u2014 il faut bien reconnaître qu\u2019elle est, non une journée consacrée aux amusements et aux plaisirs, mais où des amusements purement récréatifs font place à un travail sérieux, à un déploiement d\u2019efforts et d\u2019attention qui persistent jusqu\u2019à l\u2019heure du départ, du triomphe final.En effet, durant cette journée agricole, les meilleures équipes (composées de trois membres d\u2019un même club) des districts des Trois- Rivières et de Québec, étaient en présence, dans le but de choisir celles qui se présenteront au concours qui sera tenu à Sherbrooke, en octobre prochain.C\u2019est à Sherbrooke, en effet, que sera choisie la meilleure équipe devant prendre part à l'exposition Royale de Toronto, en novembre prochain.M.Stanislas Chagnon, régisseur de la Fer- me-Ecole, souhaita la bienvenue aux Jeunes Eleveurs, à leurs agronomes et propagandistes, puis il leur donna une démonstration \u2018très pratique de l\u2019art d\u2019apprécier le bétail.M.Camille Bouchard, propagandiste fédéral du district de Lévis-Québec, expliqua aux jeunes le sens de la réunion et leur fit part du programme de la journée.Puis, ce fut le concours d'expertise.\u2018 Les jeunes avaient à classer quatre groupes de vaches \u2014 classement qui présentait assez de difficultés pour les juges eux-mêmes.Pendant vingt minutes par classe, les jeunes ont fait un travail intense, concentrant toutes les facultés de leur esprit sur l\u2019étude détaillée des sujets qu\u2019ils avaient à placer.Après un suceulent goûter, servi dans les bocages de la Ferme, sur les bords enchanteurs du St-Laurent, les concurrents durent de nouveau s\u2019atteler à la tâche et passer un examen oral devant les quatre juges, qui, dans les circonstances, étaient: MM.L.Bé- langer, agronome spécial, Lévis; L.-J.Si- mard, agronome spécial, ministère de l\u2019Agriculture; R.Latulippe, propagandiste fédéral, Lac St-Jean-Chicoutimi; M.Leclerc, section du Contrôle laitier.Dans le cours de Jl\u2019après-midi, plusieurs orateurs adressèrent la parole aux jeunes.M.Adrien Morin, chef du service de l\u2019Industrie animale, insista sur la nécessité pour les jeunes d\u2019être des compétences, chacun dans sa sphère; mais, \u2018pour être compétent, dit-il, il faut être instruit.\u201d Il invita les jeunes à continuer à étudier et à se renseigner une fois le Cercle terminé.M.Morin leur conseilla ensuite d\u2019accorder une attention toute particulière à la question de l\u2019alimentation des animaux, question qui repose sur la bonne organisation des champs.Il ne faut jamais perdre de vue les champs, car les rendements élevés des champs vont de pair avec les hauts rendements à la vacherie.Il est nécessaire aussi de bien équilibrer l\u2019industrie animale de la ferme, au lieu de se contenter de garder uniquement des vaches.Une ferme bien organisée comporte l\u2019élevage des porcs, des volailles, des chevaux, et d\u2019autres travaux, suivant les conditions particulières à chaque région.M.Emile Gauthier, agronome régional, parla avec une particulière insistance de la nécessité qu\u2019il y a pour les jeunes cultivateurs d\u2019aujourd\u2019hui à se renseigner parfaitement, non seulement sur les choses de l\u2019agriculture, mais sur toutes les questions, en général.M.C.-Ed.Ste-Marie, régisseur de la Station expérimentale de Cap Rouge, demanda aux jeunes de penser à l\u2019embellissement de leur ferme.\u201cUn jour, vous fonderez un foyer, dit-il, embellissez votre futur domaine, afin que celle que vous choisirez pour épouse y trouve son séjour agréable.\u201d M.le curé Jules Roy, de St-Gilbert de Portneuf, prit ensuite la parole.Le cultivateur est un ouvrier privilégié; tous les jours, il assiste au miracle continuel de la terre qui multiplie les grains de blé pour nourrir les populations du globe.\u201cC\u2019est dans l\u2019exercice de cette profession, ajoute-t-il, que l\u2019on constate davantage la .et des jours lution qui plane au-dessus péens, à l\u2019heure actuelle?M.Camille Bouchard fit ensuite connaître les vainqueurs du jour et fit la distribution des prix gagnés par les jeunes éleveurs de cette journée, soit $145.Pour le district de Québec, l\u2019équipe gagnante est celle de St-Louis de Pintendre, comté de Lévis, suivie d\u2019assez près par celle de St-Lambert, comté de Lévis.Ces deux équipes se rendront à Sherbrooke.Les heureux vainqueurs sont, pour l\u2019équipe de St- Louis de Pintendre, MM.Maurice et Alexandre Labrie, et pour celle de St-Lambert, MM.P.-E.Pelchat et Wilfrid Couture.M.Maurice Labrie a également conservé le plus grand nombre de points dans la classe individuelle.des pays euro- Le jeune éleveur Rodrigue Laferrière, du C.J.E.St-Barthélemy, arriva le premier dans la classe individuelle.Les équipes gagnantes sont celle de St-Barthélemy, représentée par MM.Rodrigue Laferrière et Louis Allard, et celle des Trois-Rivières dont les jeunes éleveurs sont J.-Maurice Beaudry et Bernard Montour.Ces deux équipes iront aussi à Sherbrooke.Ephrem BOUDREAU Boîte aux questions Par la voix du journal, veuillez me dire ce que je devrais donner, comme nourriture, à un poulain de deux mois dont la mère n\u2019a pas assez de lait pour le nourrir.Je dois vous dire que la mère travaille beaucoup.Devrais- je séparer le poulain de sa mère et lui donner une autre nourriture?Serait-il préférable de le laisser à l\u2019écurie?Merci d\u2019avance.\u2014 J.Bérubé, Kamouraska.Réponse Cette jument poulinière ne donne guère de lait apparemment, parce qu\u2019elle travaille trop.Le poulain se maintient maigre parce qu\u2019il ne mange guère et marche beaucoup.Il ne faudrait pas sevrer le poulain définitivement, mais plutôt le laisser à l\u2019écurie, lorsque la mère travaille, et l\u2019alimenter de foin de trèfle et d\u2019un mélange d\u2019avoine concassée et de son.Il faudra éviter de laisser téter le poulain lorsque la mère a trop chaud en rentrant du travail.Laissez ressayer la mère.conscience créatrice de Dieu.\u201d M.François Fleu- ry, rédacteur: du \u201cBulletin de la Ferme\u201d, engagea les jeunes à lire davantage les revues agricoles pour s\u2019instruire.Cette arme puissante qu\u2019est l\u2019instruction agricole ne s\u2019oppose- t-elle pas efficacement, dans le moment, aux armes meurtrières de la guerre et au spectre menaçant de la révo- Groupe de Jeunes Eleveurs à l'oeuvre .ferme-école de Deschambauit Le concours d'expertise à la . TRES SE TT MRR SS\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Seem aS 10 14 SEPTEMBRE 1935 Leçons pratiques de droit rural Novation De St-Isidore, un abonné nous écrit: \u2014 J'ai vendu une terre, il y quelques années.Mon acheteur me doit encore quelques paiements à $100 pur année, sans intérêt.Comme il se trouve arriéré de trois paiements, je voudrais lui donner une chance et lui faire signer un billet par lequel il s'engagyerait à me payer, à demande, le montant des arrérages moyennant un taux d'intérêt par année.Est- ce que je mettrais ainsi en danger l'hypothèque que j'ai sur lu terre?Réponse Nous devons répondre dans la négative, à moins que vous ne renonciez expressément à votre hypothèque.Tout ce que vous avez en vue, c\u2019est d\u2019accorder du délai à votre débiteur, pourvu qu\u2019il vous paye un intérêt.Il ne s\u2019agit donc pas d\u2019une remise de l\u2019hypothèque ni d\u2019un changement de la dette.Pour rendre plus claire la question posée et pour le bénéfice de tous nos lecteurs, vu que cette situation est d\u2019occurrence journalière, nous supposons le cas suivant :\u2014 Pierre doit $500 à Jacques, en vertu d\u2019une obligation garantie par une hypothèque.À l\u2019échéance, Pierre est incapable de rencontrer sa dette et Jacques accepte de lui un billet de cette somme, payable soit à demande, soit à un terme fixé: un mois, trois mois ou un an ou tout autre terme.L\u2019acceptation de ce billet éteint-elle l\u2019obligation originaire et fait-elle disparaître l\u2019hypothèque qui garantissait cette obligation?Non.Il en serait autrement, si Jacques, en acceptant le billet, donnait une quittance de l\u2019hypothèque à Pierre.Le billet constitue seulement une nouvelle convention ajoutée à la première et qui a pour objet de retarder l\u2019échéance de l\u2019hypothèque.Ainsi, si le billet est payable à six mois de sa date, Jacques ne pourra pas réclamer son paiement avant l'échéance du billet.Cours d'eau De Ste-Marie de Beauce, un abonné nous écrit:\u2014 La terre de mon voisin s\u2019égoutte sur la mienne, dans un ruisseau qui borde mon chemin.A lu suite d\u2019un violent orage, le ruisseau a débordé mon chemin de façon à le rendre impraticable.L\u2019eau a creusé des trous, çà et là, et le ruisseau se trouve élargi et pratiquement bouché, de place en place.Il me faut faire de gros travaux pour réparer tout ce dégât.Puis-je obliger mon voisin à contribuer à cet ouvrage?Réponse Voici la règle que pose le code civil :\u2014 \u201cLes fonds inférieurs sont \u2018assujettis envers ceux qui sont plus élevés à rectèvoir les eaux qui en découlent «naturellement, sans que la main de l\u2019homme y ait contribué.\u201cLe propriétaire inférieur ne peut pas élever de digue qui empêche cet écoulement.Le propriétaire supérieur ne peut rien faire qui aggrave la servitude du fonds inférieur.\u201d Cette règle semble des plus équitables, puis- qu\u2019elle tient compte de la situation naturelle des lieux, de la situation que l\u2019auteur de la nature à créée.Comme propriétaire d\u2019un terrain bas, vous êtes donc obligé de recevoir les eaux qui se déversent naturellement des terres voisines plus élevées.Cependant, votre voisin n\u2019a pas le droit d\u2019aggraver cette obligation qui vous est imposée par la nature et par la loi.S'il le fait, il sera tenu à la réparation du tort qu\u2019il peut vous causer.Il faut remarquer que le fait de se livrer à des travaux de culture et d\u2019établir un bon système de drainage, pour des fins de culture, ne constitue pas une aggravation de la servitude, même si cela a pour effet d\u2019accélérer la course de l\u2019eau.Constituerait une aggravation de servitude le fait, par votre voisin, de conduire dans votre ruisseau des eaux, qui ne sont pas destinées à s\u2019égoutter chez vous d\u2019une façon naturelle, c\u2019est-à-dire sans l'intervention de l\u2019homme.Nous devons conclure que vous ne pouvez appeler votre voisin à réparer les dommages que vous avez subis, ni à faire des travaux à votre cours d\u2019eau.La loi Lacombe De la Beauce, un abonné nous écrit: \u2014 Peut-on se placer sous la loi Lacombe, après avoir reçu une action, avant que le jugement devienne exécutoire?Peut-on prendre un jugement contre un débiteur qui s\u2019est mis sous cette loi?.03 25.Wien.Le loup et la grue Un loup à demi étouffé par un os retint les services d\u2019une grue pour que, introduisant son long bec dans son gosier, elle pil le dégager.Le travail terminé, elle réclama ses honoraires à son malade qui, grinçant des dents, s'écria :\u2014 \u201cComment, n\u2019êtes-vous pas déjà suffisamment récompensée de ce que je vous aie laissé retirer votre tête sans vous faire de mal?\u201d Lorsque vous travaillez pour les méchants, n\u2019espérez aucune récompense.Bénissez plutôt le Ciel, s\u2019il n\u2019en résulte pour vous aucun mal! (Fable d'Esope) Réponse La loi Lacombe a pour objet de permettre à un salarié de déposer la partie saisissable de son salaire, entre les mains de la Cour, pour le bénéfice de tous ses créanciers, et de le garantir contre la saisie de son salaire.C\u2019est une loi de protection, et pour le débiteur et pour le créancier.On a tort de croire, comme il arrive parfois, que cette loi permet au débiteur de frauder ses créanciers.Rien de plus erroné.Celui qui veut bénéficier de cette loi doit déclarer à la Cour, sous son serment, le montant de son salaire et en déposer la partie saisissable à chaque terme de paiement.Les créanciers doivent être aussitôt avisés du fait que leur débiteur commun s\u2019est prévalu des dispositions de la loi Lacombe.Pour avoir droit à leur part de la somme déposée, ils n\u2019ont qu\u2019à produire leur réclamation assermentée au bureau de la loi La- combe, au palais de justice, sans aucune autre forme de procédure, à moins que le compte ne soit contesté par le débiteur.Ils n\u2019ont pas besoin de poursuivre, ni d\u2019obtenir un ju- -ment.Lors de chaque distribution, tous les créanciers sont payés en proportion du montant de leurs réclamations respectives.Cela se fait automatiquement et sans formalités spéciales.Qu'\u2019arrive-t-il lorsqu'un débiteur ne se place pas sous la protection de cette loi?Certains créanciers le poursuivent et saisissent son salaire.Les autres créanciers n\u2019en sont pas avertis.La partie saisissable du salaire du débiteur ne profite qu\u2019à une partie de ses créanciers.De plus, 4 la créance régulière de chacun de ces créanciers s\u2019ajoutent les frais de l\u2019action, du jugement et de la saisie; ce qui appauvrit le débiteur et recule le paiement de ses dettes.Au contraire de cela, sous le régime de la loi Lacombe, tous les créanciers sont sur le même pied, du moment qu\u2019ils produisent leur réclamation à la Cour.Si cette loi bénéficie aux créanciers, quel avantage le déposant en retire-t-il?Ceci.Du moment qu\u2019il dépose régulièrement, à chaque terme de paiement, la partie saisissable de son salaire, aucune saisie de son salaire ne peut être pratiquée contre lui.S\u2019il a un certain nombre de dettes, il s\u2019évite ainsi des frais assez appréciables.De plus, par le fait qu\u2019ils n\u2019ont qu\u2019à produire leur réclamation à la Cour, pour retirer la part qui leur revient du salaire du débiteur, les créanciers ne sont pas intéressés à lever une action contre ce dernier et à faire des frais inutiles qui ne feraient qu\u2019augmenter la dette.Voilà toute la protection accordée au débiteur par la loi.Celle-ci ne va pas au-delà.Les créanciers conservent toujours le droit de prendre jugement contre le débiteur et de faire saisir ses biens, à l\u2019exclusion seulement de son salaire.Le débiteur peut-il se placer sous le régime de la loi Lacombe, même après avoir reçu une action ou après qu\u2019un jugement a été obtenu contre lui?Le débiteur peut toujours se prévaloir de cette loi, du moment que son salaire n\u2019est pas sous saisie.Nous devons donc répondre affirmativement aux deux questions posées par notre correspondant. ww - ° 14 SEPTEMBRE 1935 Au temps des 11 labours Considérations d'actualité présentées par Orens GARNEAU, B.S.A.OUS nous rappelons avoir assisté à une conférence agricole il y a plusieurs années.Le conférencier disait qu\u2019il n\u2019y avait pas de raison pour qu\u2019on fasse les labours au printemps.Dieu sait si l\u2019on a dû en trouver, des raisons, depuis ce temps- là! Il y a encore tant de cultivateurs qui attendent le printemps pour faire la plus grande partie de leur labour.Voilà une petite lacune\u2019à corriger cette année, Les terres lourdes labourées au printemps restent \u2018\u2018motteuses\u201d\u2019.Les diverses particules du sol sont tellement grosses qu\u2019elles ne peuvent pas adhérer aux grains de semence.Les germes ne se développent pas parce qu\u2019ils ne viennent pas en contact avec la chaleur et l'humidité nécessaires.Les labours faits au printemps dans les pâturages ou les prairies, que le sol y soit lourd ou léger, sont très souvent funestes à la germination d\u2019une bonne proportion des graines.Il s\u2019y développe une fermentation sous le labour causée par la décomposition des tiges et racines des plantes.La chaleur causée par ce qu\u2019on peut appeler cette réaction est souvent assez forte pour tuer les graines ou entraver le développement des racines des jeunes plantes.Les terres sèches et légères, en chaume non grainé, qui sont labourées au printemps, ne souffrent généralement pas des inconvénients que nous venons de décrire.Cependant, on y trouve encore des désavantages.En voici un: pour labourer ces terres au printemps, il faut attendre que le sol soit suffisamment séché.Qu'arrive-t-il alors?Vous le devinez facilement: ces terres sablonneuses, élevées sont Assez sèches pour être labourées au moment où elles devraient être ensemencées.Et comme il est très important d\u2019ensemencer les terres sèches de bonne heure, il est facile de comprendre qu\u2019il y a toujours avantage à les labourer à l\u2019automne.\u201cLes premiers grains mis en terre dans de bonnes conditions sont toujours ceux qui rendent le plus\u201d.Cela s'applique aux terres sèches plus qu\u2019à toutes les autres.Quand on laboure au printemps, quelle que soit la nature du terrain, on devrait toujours attendre qu\u2019il soit assez sec pour être ensemencé le même jour.C\u2019est ce qui explique qu'on soit toujours en retard pour faire ses semailles dans de bonnes conditions, si l\u2019on a la mauvaise habitude de faire ses labours au printemps.Des bandes de terre taillées d\u2019égale largeur et bien versées à un angle de 45 degrés, voilà l\u2019idéal d\u2019un bon labour.Leur épaisseur doit représenter les deux-tiers de leur largeur.Ces labours doivent être faits avec une charrue à coupe carrée.L\u2019espace libre entre chaque bande de terre permet à l\u2019eau de s\u2019écouler rapidement vers les raies, rigoles et fossés.Les bandes de terre versées à plat empêchent l\u2019eau de circuler librement sous les labours.Les terres lourdes souffrent partieu- lièrement de ce fait.La couche labourée se prend en masse et sèche très lentement au printemps.Ce système ne semble praticable que dans les terrains sablonneux très secs.On peut arriver à bomber les planches en endossant dessus, par plusieurs labours successifs, mais il ne faut pas oublier que, les premières années, on prend des risques de compromettre les récoltes, parce que les planches sont trop larges et trop plates.Il vaut beaucoup mieux y apporter plus de travail dès le début, les bomber à la pelle à cheval, et être assuré de tirer des profits de ce surcroît de travail dès la première année.Lorsqu\u2019il est possible d\u2019avoir un \u201cgrader à chemin\u201d à sa disposition, cela permet de mieux aplanir les planches retaillées, tout en accentuant leur bombage, avec moins de frais de main-d\u2019oeuvre.On ne devrait pas, autant qu\u2019il est possible de le faire, bomber des planches de moins de quarante-huit pieds, soit quatre planches à l\u2019arpent.On trouve quelquefois avantage à porter cette largeur à soixante-cinq et soixante-dix pieds.Plus les planches sont larges, plus il faut approfondir les raies d\u2019égout.Quelquefois, on a bombé les planches sans faire disparaître les \u201cabouts\u2019\u201d ou chaintres.Autant dire que la moitié de la valeur du travail est perdue, parce qu\u2019il est généralement impossible de maintenir la rigole qui longe le chaintre assez profonde pour égoutter les raies d\u2019une manière suffisante.Il faut done labourer un champ ainsi amélioré de bout en bout, d\u2019une clôture ou d\u2019un fossé à l\u2019autre.Lorsqu\u2019on finit la planche, il reste bien deux petites pointes dans les côtés du bout de la planche; il suffit de faire quelques tours en 7 DEAR.RRR Ne D) tournant sur le bout de la planche pour les faire disparaître et continuer la raie d\u2019égout jusqu\u2019au fossé ou jusqu\u2019à la clôture.Explications du dessin que vous voyez à gauche :\u2014 Il représente un champ d\u2019un arpent et demi de largeur où l\u2019on veut faire disparaître les chaintres ou \u2018\u2018abouts\u201d et les petites planches de 15 à 18 pieds de lafgeur pour les remplacer par des planches de 48 pieds.Pour procéder à l'élargissement et au bombage des planches à la pelle à cheval, il faut d\u2019abord charroyer toutes les levées de fossé dans les parties basses du terrain.Ensuite, on mesure le champ aux deux extrémités afin de le diviser en planches d\u2019égale largeur aux deux bouts.Après avoir indiqué par des piquets les endroits où doivent se trouver les raies d\u2019égout, on y plante des jalons et on fait de même pour l\u2019endroit où se trouve le centre de la planche, comme on peut le voir sur la planche 1.On plante ensuite des jalons sur les côtés et le centre de la planche et on tire également six sillons, en labourant à *\u2018dia\u201d, à l\u2019endroit où se trouve la raie d\u2019égout et un simple sillon sur le centre, comme on peut le voir sur la planche 2.Il s\u2019agit ensuite de charroyer à la pelle à cheval sur le centre de la planche toute la terre qui est labourée sur les côtés, cela en bandes aussi étroites que possible, comme on peut le voir sur la planche 3.Suit un labour a \u201chue\u201d en endossant le long de cet amas de terre situé sur le centre de la planche, comme il est fait sur la planche 4.On laboure ainsi jusque dans le fond de la dépression causée par l\u2019enlèvement de la terre et on tire, en dernier lieu, une bonne raie de curage aussi profonde que possible.On peut voir, par les planches 5 et 6, que non seulement les \u201cabouts\u201d ou chaintres, qui bordaient le fossé traversant le champ au centre, ont disparu, mais aussi celui du bout du champ.En procédant ainsi, on augmente la rapidité d\u2019écoulement des eaux, puisque les raies d\u2019égout se vident directement dans les fossés, et on supprime du même coup l\u2019entretien de trois rigoles.PREND DEN DNA.LIT Ce 7% Cette vignette fait voir Uimportance d\u2019une bonne raie de curage.Regardez à gauche: cinq à six pouces d\u2019eau dans la raie d'égout suffisent pour que la couche labourée baigne entièrement dans l\u2019eau.Vous constaterez que le niveau d\u2019eau est beaucoup plus bas dans la partie située à droite, où l\u2019on a creusé une raie de curage dans la raie d\u2019égout.I TOARERIII EAN 7.Il faut prendre des précautions, non seulement après les labours, mais méme jusqu\u2019'aprés les semailles; une raie de curage doit être tirée une première fois après les labours et une seconde fois après les semailles.La partie gauche montre les inconvénients provenant de l\u2019absence de cette raie de curage après les labours et après les semailles; à droite, vous remarquerez les demi résultats: on a tiré une raie de curage après les labours, mais non après les semailles.A A gauche, notez les résultats obtenus avec une raie de curage tirée après les labours seulement.La partie droite montre l\u2019asséchement rapide opéré en tirant une raie de curage, et après les labours et après les semailles. PE 14 SEPTEMBRE 1935 une saison d'activité, il vaut toujours la peine de les mettre en ligne pour écouter les raisons qu\u2019ils nous donnent.La saison de vente des engrais chimiques étant terminée depuis quelque temps déjà, des bilans établis nous apportent quelques réflexions qu\u2019on nous demande de soumettre à la méditation des lecteurs de La Vie Coopérative.Tout le monde admet que, depuis que la Coopérative Fédérée offre aux cultivateurs de la province de Québce des engrais chimiques, les prix des fertilisants ont baissé de 50% à 60%, que la qualité s\u2019est améliorée d\u2019autant et que le choix des formules des en- @rais composés a assuré de meilleurs rendements.Ces résultats presque exclusivement attribuables à la Fédérée, après cinq années de succès répétés, auraient dû convertir tous les cultivateurs de la province de Québec, les forcer de reconnaître et d'encourager une organisation travaillant si efficacement à leur épargner des sommes considérables d\u2019argent sur l\u2019achat de matériel indispensable pour l\u2019exploitation de leur ferme.Ici, nous faisons appel aux chiffres qui nous démontrent que la situation actuelle n\u2019a pas encore rencontré la reconnaissance due à toute personne ou groupe rendant service à ses semblables.En 1933, le total des ventes d\u2019engrais chimiques par la Coopérative Fédérée était de 8.000 tonnes.En 1934, le tonnage total était de 10.000 tonnes et, à la fin du printemps 1935, la Coopérative avait vendu 12.000 tonnes.À cet examen des trois dernières années d'opération, on constate une progression soutenue ct encourageante.Toutefois, nous ne voulons pas laisser nos lecteurs sous l\u2019impression que nous sommes complètement sa- [© chiffres sont toujours éloquents.Après tisfaits des résultats obtenus, car l\u2019esprit vraiment coopératif qui anime les autorités de la Coopérative Fédérée ne réside pas dans le désir de monopoliser la vente d\u2019un produit, mais dans la ferme ambition de servir les intérêts de la classe agricole.Au cours d\u2019une visite faite récemment dans un comté près de Québec, on entendait des cultivateurs nous dire que les engrais chimiques se vendaient trop cher dans la province de Québec.Si l\u2019on considère le prix de vente de certains produits de la ferme, cette affirmation peut avoir un peu de vrai, mais si on est au courant des prix pour les mêmes fertilisants dans les autres provinces, les cultivateurs de la province de Québec n'ont aucune raison de se plaindre du prix qu\u2019ils payent actuellement pour les engrais chimiques.En plus d\u2019un octroi substantiel accordé par le ministère de l\u2019Agriculture de Québec depuis quelques années déjà, il est prouvé que, dans notre province, les engrais chimiques de même qualité se vendent de $5 à $6 la tonne meilleur marché que dans les provinces voisines.Les statistiques fédérales nous indiquent que, dans ces dernières provinces, les fermiers achètent deux fois plus d\u2019engrais chimiques que les cultivateurs de Québec.En tenant compte de cette remarque que les engrais chimiques se vendent cher dans Québec, on pourrait encore trouver un moyen de réduire le coût de ces matériaux par le puissant et unique moyen de l\u2019achat en coopération.Augmenter le pouvoir d\u2019achat d\u2019une organisation, c\u2019est lui faciliter des transactions avec ses fournisseurs ou manufacturiers.Il s\u2019est vendu au cours de la dernière saison environ 36.000 tonnes d\u2019engrais chimiques dans Québec; de cette quantité, 12.000 tonnes représentent les ventes de la Coopérative Fédérée.Avec le support de tous les cultivateurs, on pourrait facilement doubler les quantités vendues avec les mêmes déboursés de frais d\u2019administration et on aurait meilleure chance d\u2019obtenir des manufacturiers des prix réduits dont la Coopérative saura toujours faire profiter les cuitivateurs.On se demande parfois comment il se fait que des avantages aussi réels que ceux offerts par l\u2019achat en coopération, comme d\u2019ailleurs les avantages de ventes en coopération, n\u2019ont pas atteint tous les producteurs.La compétition de la part des vendeurs et le \u2018\u2018marchandage\u201d de la part des acheteurs sont les deux obstacles qui entravent l\u2019achat en groupe.Les réductions de prix dans les engrais chimiques depuis quelques années ne font pas du tout l\u2019affaire des commerçants qui ont vu depuis quelques années leurs bénéfices diminuer de moitié et même davantage.L\u2019auteur de ces lignes se souvient très bien que, il y a sept ans, il vendait du phosphate Thomas $36 la tonne; du nitrate de soude, $72 la tonne, et du 0-16-0, $28 à $32.L\u2019organisme qui a réduit ces prix de $36 à $20, de $72 à $46 et de $32 à $16 devrait mériter la confiance des intéressés parmi lesquels un trop grand nombre encore eroit faire mieux en achetant d\u2019un vendeur qui coupe les prix de 25c à 50c la tonne, acceptant parfois même des pertes dans l\u2019espoir que le bon temps disparu reviendra dès que l\u2019organisme qui protège les cultivateurs disparaîtra, détruit par ceux qu\u2019il voulait protéger.\u2019 B.B.« « \u201cCA et LA maines les récoltes seront terminées et la saison des labours d\u2019automne commencera.Bien des cultivateurs pourraient prendre pour sujet de méditation, au cours des longues veillées qui s\u2019annoncent, la fertilisation des pâturages à l\u2019automne.Les expériences concluantes qui ont été poursuivies depuis quelques années démontrent que la fertilisation des patprages à l\u2019automne est extrêmement payante.En effet, l\u2019application d\u2019un engrais 0-16-6 provoquera une pousse plus hâtive et plus vigoureuse de l'herbe au printemvs, ce qui permettra de mettre les animaux sur les pâturages environ dix jours plus tôt qu\u2019à l\u2019ordinaire.Un certain nombre de cultivateurs pourraient s'unir pour acheter quelques tonnes de cet engrais et faire, dès cet automne, l\u2019expérience dont ils obtiendront sûrement des résultats satisfaisants, au printemps.Pour la préparation des prairies, l\u2019emploi du phosphate Thomas est reconnu par tous Do l\u2019été s\u2019en va.Dans quelques semai- les cultivateurs comme un bon placement.Sur des sols bien égouttés, plusieurs cultivateurs l\u2019appliquent à l\u2019automne, pratique qui leur assure un meilleur rendement en céréales.La troisième méthode d'utilisation d\u2019engrais chimiques pendant les saisons froides est le phosphate Etable, produit nouveau et amé- lidré contenant 20% d\u2019acide phosphorique assimilable.Après avoir nettoyé l\u2019étable, on applique ce phosphate à raison de 1 livre % par animal et par jour, en l\u2019_épandant dans la rigole, de chaque côté dans l\u2019allée et la partie postérieure des stalles.L'application de cet engrais prévient les pertes d\u2019ammoniaque, rend plus sain l\u2019atmosphère de l\u2019étable en absorbant les gaz, augmente et balance la richesse du fumier de ferme.Comme les années passées, nous avons offert en vente la ficelle d\u2019engerbage.Nous sommes heureux de signaler que les organisations agricoles telles que: cercles, sociétés coopératives locales, nous ont donné des com- 1 » » mandes assez considérables, nous permettant de disposer des quantités que nous avions achetées, toujours dans le but de maintenir sur le marché un prix raisonnable.Là, comme ailleurs, la compétition s\u2019est faite très forte et, parmi ces compétiteurs, nous en avons rencontré qui, il y a quatre ans, nous faisaient un crime d'importer de la ficelle.Cet été, ils ont commis l\u2019erreur qu\u2019ils nous reprochaient et ils offrent de la ficelle importée qu\u2019ils ont essayé de vendre à un prix inférieur au nôtre.De toutes les coopératives affiliées, une seule a cru bon de nous fausser compagnie sur l\u2019achat de la ficelle.Nous avons été surpris, car c\u2019était sûrement celle sur laquelle nous devions le plus compter après le règlement des ventes de semences en consignation au cours du printemps dernier.Nous nous abstenons de tout reproche trop sévère envers cette dernière, en songeant que, sur les douze apôtres choisis, il y eut un traître.B.B. w ® ® Hw oF + To À 13 1) SEPTEMBRE 1935 COMMENTAIRES SUR LES MARCHES Fournis par la Coopérative Fédérée de Québec \u2014 SEMAINE DU 31 AOUT AU 7 SEPTEMBRE 1935 Arrivages à la Pointe St-Charlek, lundi, le 9 septembre 1935: \u2014 Bétail .899 Veaux .2216 Pores .«+ .2523 Moutons .8862 BETAIL Les conditions se sont améliorées appré- ciablement aujourd\u2019hui.La demande, quoique lente lors de l\u2019ouverture du marché, ne tarda pas à devenir plus ferme et assez tôt, dans l\u2019après-midi, tout était vendu à des prix marquant une avance d\u2019un quart de cent la livre, voire même d\u2019une demi cent en certains cas.Quelques bouvillons ont été vendus jusqu\u2019à 6% la livre.Les vaches se vendaient bien de même que les taureaux.Il semble que les conditions actuelles ont chance de se maintenir pendant quelque temps.VEAUX VIVANTS Les ventes de veaux de lait se faisaient à prix légèrement plus élevés; certains sujets rapportaient au \u2018delà de 7é la livre, quelques- uns même, 86 la livre.Les veaux de lait resteront fermes à ces prix, Les veaux de champ ont subi une faible diminution, mais se vendent encore de 3¢ a 3%¢ la livre.Les acheteurs se montrent généralement intéressés à acheter tout ce qui se présente.Il y a lieu de croire que bien qu\u2019une baisse dans les prix des veaux de champ soit possible, les prix des veaux de lait seront appelés à monter encore plus.: PORCS VIVANTS Il ÿ avait au delà de 2500 pores en vente sur le marché ce matin, mais il fut possible de vendre plusieurs centaines de sujets à 934 « la livre pour les bacons; mais, vers onze heures de l\u2019avant-midi, le prix commençait à fléchir et on ne pouvait obtenir que 9.60¢ la livre.On nous rapporte cependant que la majorité des ventes sur le marché se seraient faites 4 9%¢ la livre.Une prime de $1 par téte était payée pour les sujets de choix, pendant que les bouchers et les lourds subissaient une coupe d\u2019une demi cent la livre, et les légers et extra lourds une coupe d\u2019une cent la livre.Bien que nous ayons confiance en ce marché, il reste cependant possible qu\u2019une réaction survienne.Nous nous attendons cependant à voir le prix du porc rester plus élevé qu\u2019il ne l\u2019a été l\u2019an dernier.MOUTONS ET AGNEAUX VIVANTS Le prix de l\u2019agneau s\u2019est maintenu à 6% d la livre.La demande a été assez forte et il y a lieu de croire que ce prix se maintiendra pendant quelque temps.La coupe de 1¢ la livre pour les sujets non châtrés est en vigueur; celle de 2¢ sur les sujets de plus que 110 livres l\u2019est également de même que celle de 1\u20ac sur les sujets de 100 à 110 livres.Les conditions actuelles sont assez favorables et nous espérons que les acheteurs maintiendront leur intérêt au point de payer des prix fermes au cours des quelques semaines à venir.Les moutons rapportent de 1%¢ a 3%¢ la livre.\u2014~ Prix et prix C\u2019est extraordinaire de voir combien le cultivateur est exposé a se faire rouler par ceux a qui il vend ses produits.Et, pourtant, jamais il n\u2019a eu autant de moyens pour se bien renseigner sur la valeur de ce qu\u2019il peut avoir à vendre.Chaque semaine, sinon chaque jour, les journaux se chargent de le mettre au courant de ce que tel ou tel produit pourrait lui rapporter, de ce pourquoi tel ou tel article pourrait se vendre sur nos grands marchés.Mais on ne lit pas; on ne cherche pas à se renseigner; on préfère se fier au premier venu qui, ayant un profit à réaliser, se charge de déprécier la valeur des produits qu\u2019il cherche à acheter jusqu\u2019au point de les accaparer à son prix.Le cas des animaux vivants illustre bien ce qui se passe trop souvent en certains milieux.Tous nos journaux agricoles publient chaque semaine les prix qui se payent sur les marchés de Montréal pour bétail, veaux, porcs et moutons.Il est vrai que le prix de Montréal doit être réduit pour couvrir les frais de transport et de vente, mais ceci se fait facilement et l\u2019on peut sans difficulté établir le prix net que devraient rapporter ses sujets, quel que soit l\u2019endroit où l\u2019on se trouve dans la Province.Quelques-uns de mes lecteurs se rappelleront certainement avoir vendu des porcs aux alentours de 7%éc la livre au cours des dernières semaines et, cependant, le marché de Montréal depuis une couple de mois s'est toujours maintenu aux alentours de 9!gc la livre, ce qui veut dire qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019endroit dans la Province où la valeur du porc ait été inférieure à 8!géc la livre sur la ferme.N\u2019est-il pas vrai que, a certains endroits, des bons agneaux ont été vendus a $2 et $3 la téte, alors que les prix de Montréal rapporteraient de $4 a $5.Y a-t-il beaucoup de veaux en campagne qui rapportent au dela de $6 ou $7 par téte?A Montréal, les veaux de lait se vendent actuellement, depuis plusieurs semaines, a raison de $6 a $7, et méme $8 par cent livres, ce qui, pour un bon sujet de 160 a 180 livres, veut dire de $10 a $15 la téte; nous en avons même vendu un, ces jours derniers, pour $18.Et les bêtes à cornes?S\u2019est-on rendu compte que les prix de cette année sont de lic a 3c la livre plus élevés qu\u2019ils ne l\u2019étaient l\u2019an dernier, à pareille date?Ce sont là autant de choses que chaque cultivateur devrait connaître gil veut tirer tout le parti possible de la vente de ses produits.Bien souvent la petite fraction de sou par livre que nous obtenons en plus pour tel ou tel animal, pour tel ou tel produit, représente le plus clair du profit que l\u2019on en pourra retirer.Et trop souvent c\u2019est justement ce profit qu\u2019on sacrifie à ceux à qui l'on vend.Pourquoi, cette année, constate-t-on une très forte augmentation dans le nombre des commerçants dans nos campagnes, sinon parce que la fermeté de nos marchés leur donne meilleure chance de réaliser des profits plus élevés.C\u2019est une mauvaise pratique que de juger de la valeur de nos marchés par les prix que nous avons reçus l'an dernier.La seule comparaison logique que vous puissiez utiliser comme base d\u2019appréciation est celle que vous pouvez faire avec les prix qui se payent au jour le jour sur les grands marchés de Montréal.A.S.eel] BEURRE Les entreposeurs ont été très actifs au cours de cette derniére semaine.Avec une demande beaucoup plus considérable que l\u2019offre, les détenteurs ont pu facilement obtenir un prix plus élevé que celui réalisé la semaine précédente.Nous avons aussi à noter une forte avance de prix sur le marché anglais et, pour le moment, cela est certainement de nature à aider notre marché à se maintenir ferme au niveau actuel.Lundi après-midi, le 9 septembre, notre marché était ferme à des prix variant au gros de 22%¢ @ 22% la livre, pour le numéro un pasteurisé.FROMAGE La forte réduction de la quantité de fromage détenue en entrepôt chez les principaux centres d\u2019approvisionnement de l\u2019Angleterre, le premier septembre courant, comparativement à la même date que l\u2019an dernier, la diminution notable dans sa fabrication locale causée par une température plutôt défavorable depuis quelque temps, ainsi.qu\u2019une diminution dans les arrivages prévue sous peu des fromages de la Nouvelle-Zélande, sont les principaux facteurs qui ont occasionné une demande très active pour nos fromages canadiens et, avec une offre restreinte de la part de nos opérateurs locaux, les prix se sont encore raffermis sensiblement.VOLAILLES VIVANTES Il n\u2019y a absolument aucun changement à rapporter sur notre marché aux volailles.Les arrivages de la semaine, et ce, pour toutes les catégories ont facilement été absorbés au prix de la semaine précédente.Cependant, afin de pouvoir maintenir les prix au niveau actuel, il est urgent de n\u2019expédier que des sujets bien finis et bien engraissés à point.PORCS ABATTUS Montréal: Marché très ferme; les prix ont subi une hausse de %¢ @ 1¢ la livre.Québec: Marché stable, avec peu d\u2019arrivages et une bonne demande, les prix ont été soutenus.VEAUX ABATTUS Montréal et Québec: Il y a actuellement très peu d\u2019arrivages.Ce marché a été très ferme et nous avons à rapporter une baisse de 1¢ @ 2¢ la livre.OEUFS Montréal et Québec: La forte diminution dans les arrivages occasionnée, sans doute, par une production très restreinte a été de nature à créer une rareté d\u2019oeufs strictement frais et, avec une demande encore plus active que la semaine précédente, une avance de 24 @ 46 la douzaine a été enregistrée dans les prix.Avec les conditions actuelles, une autre hausse est à prévoir pour d\u2019ici quelques jours. = \u2014\u2014\u2014 \u2014 = 25 2e 1e me tr eme 0 2 \u2014\u2014 14 SEPTEMBRE 1935 14 SECTION En temps d\u2019élections Sur l\u2019estrade, les orateurs se succèdent et c\u2019est à qui aurait le plus d\u2019ardeur et de paroles convaincantes.Les auditeurs sont gais, tapageurs et n\u2019en finissent plus d\u2019applaudir, à propos de tout et de rien.Il n\u2019y a pas que le soleil qui les chauffe .Au moindre signal d\u2019enthousiasme, c\u2019est un délire d'applaudissements, de hourras et de cris joyeux.Encadrant la foule grouillante, de nombreuses automobiles stationnent, ronflent, crient et cornent.La politique, c\u2019est la politique! I y a des bicyclettes qui serpentent autour de tous les groupes.Il y a même de beaux boghies reluisants, flambant neufs ou repeinturés de frais, et des chevaux à la crinière flottante qui piaffent et .voudraient bien s\u2019en aller.Des couples se tiennent un peu à l\u2019écart et se parlent tout bas.L'excitation de tout le monde leur importe peu.Ici, c\u2019est un robuste gaillard aux épaules carrées, au teint brûlé de soleil, qui a bien de la misère à cucher sa tête sous l\u2019ombrelle de sa compagne, et pas seulement parce qu'il à peur de griller .Elle le regarde avec une tendresse mal dissimulée, de ses yeux pétillants et rieurs; des yeux clairs qui semblent n\u2019avoir jamais rien vu de triste.Pas loin, un vieillard les observe à la dérobée.Il a l\u2019air de mordre sa pipe comme s'il avait quelque chose sur le coeur.Sympathique, consolateur, Jean-Paul, le fils de son voisin, l\u2019aborde: \u2014 \u2014- lé! son pére, choquez-vous pas, C\u2019t\u2019année, ça doit être le temps de vous mettre su\u2019 le bon bord.Ecoutez tout ce qu\u2019i\u2019 se dit de beau sur la prospérité qui s\u2019en vient avec ceux qui veulent le pouvoir.Tout à l\u2019idée qui le travaille, \u2018son pére\u201d réplique: \u2014 \u2014 Oui, j'ai ben peur qu\u2019i\u2019 va falloir le laisser marier, c\u2019t\u2019automne, celui-là.Les années sont pas mal dures pour rentrer une bru dans la maison quand on est déjà dix.Que ça comprend donc pas, les enfants d\u2019aujour- d'hui.Je m\u2019aperçois qu\u2019i\u2019 voudrait pas manquer celle-là; j\u2019 en à pas mal d\u2019autres qui rôdent alentour.C\u2019est du bon butin: elle est de race pour avoir du talent.Ma vieille la trouve de son goût.Les petites filles disent qu\u2019- elle est adroite su\u2019 la couture.I\u2019 a pas de soin: si les femmes s\u2019accordent pour le toilettage, tout va aller sur des roulettes.Les vivats et les chants interrompent le vieillard qui plisse le front.Ca ne doit pas être pour son parti, le triomphe .Il est venu faire un tour de voiture pour se dégourdir un peu et peut-être aussi observer les jeunesses sans faire semblant de rien.Il jette un ocil là bas vers l\u2019ombrelle.M n\u2019en croit pas ses yeux: son garçon et sa blonde, si paisibles depuis le commencement de l'assemblée, qui rient comme des conquérants, applaudissent avec la foule et crient: \u201cHourra pour nous autres!\u201d Il tourne le dos à la foule, secoue sa pipe sur son talon de bottine et murmure entre ses dents: \u2014 \u2014 Non, mais, c\u2019est-i fou un garçon en air de se marier.Regardez-moi-le, c\u2019t\u2019innocent-là : i\u2019 sait seulement pus de quelle couleur qu\u2019il est aujourd\u2019hui.En tous les cas, \u2019i va p\u2019t\u2019être me gagner pour se marier c\u2019t\u2019automne, mais i\u2019 me fera pas revirer mon capot .Les femmes et la politique Quand vient le soir, que la journée a été pleine, vous attendez de votre radio des mélodies reposantes, mais voila que les ondes vous apportent les hurlements d\u2019une foule en délire qui crie, crie sans trop savoir pourquoi, peut-être.Les applaudissements soulignent des paroles grossières, imbues de suffisance, de mensonges effrontés, de critiques audacieuses ou de promesses absurdes.L\u2019entrai- nement monte, monte et submerge cette foule qui vibre toujours avec tant d\u2019ardeur quand on lui prêche soulèvements et rébellion.C\u2019est toujours ainsi en temps de lutte électorale.Eteignez le courant qui charrie jusqu\u2019à vous ces insanités, car il faut endormir la petite enfant qui s\u2019agite en vos bras, effrayée du bruit de cette cohue affolée.Et plus que jamais, ce soir, vous êtes fortement opposée à l\u2019entrée de la femme dans la politique: c\u2019est déjà trop que l\u2019homme qu\u2019on aime soit obligé Père Ricard \u2014D\u2019après un tableau de Marie Nicolas de s\u2019y mêler.Cette passion troublante qui fait parfois descendre des hommes forts et invincibles jusqu\u2019à la honte de l\u2019avilissement le plus vénal, vous ne voulez pas qu\u2019elle s\u2019empare du coeur de votre enfant.Vous le comprenez; quand on préconise des mesures d\u2019une telle portée sociale, il faut réfléchir longuement à tout ce qu\u2019elles apporteront d\u2019inconvénients et de malheurs.À la pratique, les plus belles théories se métamorphosent souvent en déplorables réalités.Vous craindriez pour votre fille?Souvenez-vous qu\u2019il ne faut jamais demander pour le peuple ce qui est dangereux pour l\u2019individu.Pour dix femmes qui vont aux urnes comme à un devoir sacré, combien se laissent dominer par leurs intérêts particuliers et perdent dans le bruit des cris l\u2019idéal de réforme et d\u2019épuration qu\u2019elles s\u2019étaient proposé dans l\u2019enthousiasme du rêve.Si vous preniez séparément chacun des gueulards qui vous effrayaient tantôt, vous leur trouveriez à chacun une part d\u2019intelligence, de jugement et de bon sens.Pourquoi faut-il que la raison individuelle se perde sou- Par Françoise vent sous la raison collective?Que telle personne crie avec d\u2019autres ce qu\u2019elle n\u2019oserait dire seule?Que tel homme sage, calme, pondéré dans sa vie personnelle, devienne souvent à l\u2019appel de la foule un animateur de révolte, un chef de file qui sème la haine, fomente la chicane, crache le mépris, vomit l\u2019injure?Pour que votre enfant soit demain une vraie femme, voyez à ce qu\u2019elle ne dépasse pas les cadres naturels où doit évoluer son action: gardienne du foyer et de la famille où se préparent les forces vives des batailleurs de demain, dans le silence et le calme des maisons closes.Ne vous a-t-on jamais rapporté ce qu\u2019une des filles de Mussolini répondit récemment à un journaliste qui lui demandait son opinion sur le rôle de la femme?La fille du grand dictateur italien écrivit résolument cette forte vérité: \u201cOn aide les grands hommes seulement par l\u2019amour.\u201d : L\u2019amour! secret de tous les vrais triomphes.Et comme tout l\u2019amour vrai se meut en dévouement et en actions fécondes, devinez jusqu\u2019où peuvent s'étendre les résultats de l\u2019influence d\u2019une femme fidèle à sa mission de créatrice d\u2019énergie, d\u2019allumeuse de courage; d\u2019une femme qui soutient de sa force, de sa tendresse, de son enthousiasme tous ceux qui sont les apôtres de l\u2019action.Quand vous entendrez une femme dire résolument: \u2014 \u201cOui, oui; droit de vote! Comme les hommes!\u201d répondez-lui avec douceur: \u201cComme une femme, plutôt! Simplement .\u201d Il y a déjà tant à faire pour bien remplir notre rôle.Une fermière sénateur Tout arrive ,.Dans la Nouvelle-Ecosse, une fermière vient d\u2019être appelée à faire partie du Sénat, à seul titre de défendre et de sauvegarder les intérêts de la classe agricole, plus particulièrement ceux des femmes de cultivateurs, de suggérer aux législateurs ce qui peut améliorer leur situation et rendre leur labeur plus productif et plus avantageux; en un mot, une représentante officielle de toutes les travailleuses du sol.On affirme qu\u2019elle est fermière active et que, du fait de sa nouvelle tâche, elle entend ne pas négliger ses occupations habituelles.Je déteste souverainement les femmes qui font de la politique.Mais il me plaît au possible de voir une femme spécialisée dans une profession mettre confraternellement son coeur, sa science et son expérience au service de toutes celles dont elle connaît et partage les devoirs d\u2019état, avec les exigences qu\u2019ils impliquent, le courage qu\u2019ils réclament, les soucis qu\u2019ils apportent.Une place au Sénat, cela n\u2019oblige pas, comme pour les missions qui tiennent du suffra- £e, à se traîner sur les hustings pour solliciter les faveurs populaires, ni à courir les assem- , blées, ni à se faufiler dans les comités, exposée à tous les compromis comme à tous les oublis de son mandat.Et si l\u2019élue a le tact et le bon jugement de rester exactement dans les cadres qui lui sont dévolus, elle peut rendre d\u2019immenses services à l\u2019élément social qu\u2019elle représente.Et tout est bien qui finit bien.Il faut que de temps en temps une femme se dévoue pour d\u2019autre femmes. 14 SEPTEMBRE 1985 = GAUDET-SMET el Simple crochet Ces dessins feront peut-être mieux comprendre que les explications écrites ce que sont le \u2018\u2018simple-crochet\u2019\u2019 et le \u2018\u2019double-crochet\u2019\u2019.Gelée de fruits Plusieurs correspondantes nous ayant demandé soit une recette de gelée de gadelles, soit une recette de gelée de pommes, nous donnons ici pour toutes celles que la question intéresse les règles générales pour la préparation de la gelée.Les fruits juteux comme les fraises, les ga- delles, les cerises et les raisins sont écrasés et mis à cuire sans eau, jusqu\u2019à ce qu\u2019ils soient tendres, tandis qu\u2019on ajoute un peu d\u2019eau aux fruits durs tels que pommes, pê- ches.On en met juste assez pour empêcher les fruits de s\u2019attacher au fond.Environ une tasse par pinte de fruits; en tous les cas, plutôt moins que plus.Les fruits sont ensuite passés à travers une flanelle ou deux épaisseurs de coton à fromage.Il faut se garder de presser les fruits si l\u2019on veut obtenir une gelée limpide.Le jus qui s\u2019est écoulé seul est ensuite bouilli pendant vingt minutes dans une casserole émaillée.Pour chaque chopine de jus on alloue trois-quarts de livre de sucre qu\u2019on fait chauffer au fourneau; on l\u2019ajoute au jus et on laisse bouillir encore cinq à dix minutes.Pour savoir si la gelée est à point, on en essaie une goutte sur une assiette froide; si elle ne s\u2019étend pas, la gelée est à point; ou ce qui est mieux, on se sert d\u2019une jauge à sirop, laquelle doit marquer 25 degrés; si elle est au-dessus, on ajoute du jus de fruits; si elle est au-dessous, on laisse bouillir quelques minutes.Quand la cuisson est terminée, versez la gelée dans des bocaux ou des verres stérilisés et chauds, exposez-les au soleil pendant vingt- quatre heures.Recouvrez ensuite les bocaux d\u2019une mince couche de cire et d\u2019un papier parchemin ou bien, au lieu de cire, d\u2019un papier mouillé d\u2019alcool.Les causes qui empêchent la gelée de prendre sont l\u2019emploi de fruits dépourvus de matières pectiques, c\u2019est-à-dire de l'acide naturel qui donne au sue des fruits la propriété de se prendre en gelée, de fruits trop murs, de fruits cueillis immédiatement après la pluie.Pour constater si les fruits contiennent assez de pectine, on mêle une cuillerée à table de jus non bouilli avec une cuillerée à table d'alcool, et si le mélange devient épais, les fruits en renferment suffisamment.S\u2019ils n\u2019en contiennent pas assez, on peut leur ajouter, pendant la cuisson, du jus de pommes qui en contient beaucoup ou des écorces d\u2019orange ou de citron.Si les fruits employés paraissent trôp mûrs, il est prudent d\u2019ajouter un peu de jus de citron, à peu près une cuillerée à dessert par _pinte de jus.Ÿ RACE Double crochet Savon sans cuisson Plusieurs lectrices nous ont envoyé des recettes de savon sans cuisson.Nous avons choisi celle ci-dessous qui nous semble la plus pratique, parce que la plus simple :\u2014 Cinq livres de graisse molle; Une livre de caustique; Quatre cuillerées à soupe de borax; - Quatre onces d\u2019ammoniaque liquide, (Cette quantité d\u2019ammoniaque liquide peut être remplacée par une tasse d\u2019ammoniaque en poudre).Faites fondre le caustique, le borax et l\u2019ammoniaque dans une pinte d\u2019eau douce, de préférence de l\u2019eau de pluie; mélangez à la graisse et brassez; videz dans une casserole ou lèchefrite au fond desquelles vous posez un papier brun; égalisez; coupez après quelques minutes.Pour le savon de toilette, ajoutez une demi tasse de glycérine et du parfum.Emploi des tomates Tomates vertes: Deux gallons de tomates vertes, une tasse de sel, deux tasses de céleri haché, quatre tasses de chou, deux cuillerées à table de moutarde, deux cuillerées à table de clou de girofle, trois cuillerées à table de poivre, une douzaine de gros oignons, une tasse de cassonade, deux cuillerées à table de cannelle, un peu de poivre rouge.Tranchez les tomates et les oignons la veille; laissez reposer\u2018 ensemble avec le sel.Le lendemain, égouttez, mettez dans une marmite avec les autres ingrédients et du bon vinaigre à légalité.Faites bouillir environ une heure; mettez dans les jarres et fermez hermétiquement.Tomates et céleri: Six pieds de céleri, un piment rouge, quinze tomates rouges, deux tasses de sucre, deux cuillerées à table de sel, une cuillerée à thé de clou, une cuillerée à thé de moutarde, une cuillerée à thé d\u2019épices mélangées, une tasse et demie de vinaigre.Séparez les pieds de céleri, ratissez, coupez ainsi que tomates et piments.Mélangez ces ingrédients et ajoutez le vinaigre.Mettez le tout dans une marmite et laissez mijoter pendant une heure et demie.Remplissez les bocaux stérilisés.Fermez hermétiquement.DU FOYER > 15 Le courrier C.C.(Windsor Mills) \u2014 Merci pour les recettes.Il se vend à très bon marché dans les pharmacies des tablettes de chaux et c\u2019est très commode, Vous n\u2019aurez qu\u2019à en mettre une, au besoin, dans la quantité d\u2019eau indiquée.L'eau de chaux se donne aux bébés à l\u2019époque de leur dentition pour renforcir les os; je crois aussi, si je ne fais erreur, que la médecine en conseille l\u2019usage aux personnes qui combattent la tuberculose.* * * \u2018 M.A.(L\u2019Epiphanie) \u2014 Ebouillantez des tomates bien mûres et pelez-les avec soin.Puis passez au petit moulin à viande et ensuite coulez au tamis.Mettez ce jus en bocal, ajoutez-y une cuillerée à thé de sel et une demi-cuillerée à thé de sucre par pinte.Le jus de tomates est un excellent tonique et, quand il est bien conservé et donné à l\u2019ouverture du bocal, il constitue une nourriture de première valeur pour les enfants et peut leur être servi régulièrement à partir de l\u2019âge de dix mois, à raison de trois cuillerées à thé par jour.* * * B.P.(Saint-Marcel) \u2014 Nous avons donné récemment un modèle très facile de couvre- pieds.Bien que ce modèle apparaisse fait tout en retailles semblables, il serait aussi très joli en pointes folles de différentes couleurs et retailles.Quant aux modèles de tricot que vous désirez, veuillez me donner des détails.Vous demandez des patrons de tricot à la broche, c\u2019est bien vague.Ma foi, je ne vous conseille pas de tricoter un tapis de table.Faites plutôt un centre de la grandeur de votre table; ce sera plus joli.* * * Petite curieuse (Massawipi) \u2014 Pour une fillette de douze ans, les cheveux bouclés sont plus jolis portés courts; ils sont aussi plus pratiques.La mode est de plus en plus aux fronts dégagés, les cheveux tous envoyés en arrière, plutôt que retombant en dents pincées sur le front, ce qui d\u2019ailleurs n\u2019a jamais été bien beau.Pour une femme de quarante-cinq ans, c\u2019est matière de goût; si elle porte les cheveux courts depuis une douzaine d'années que la mode dure, elle peut continuer.Par contre, les cheveux longs ont le grand avantage d\u2019être d\u2019entretien plus facile, le souci de la coupe étant éliminé.«* * Pour toute correspondance au sujet de la section du foyer, adressez à Madame Françoise Gaudet-Smet, Case postale 2545, Montréal, et attendez patiemment votre tour.L\u2019auriez-vous cru qu'on pouvait faire d'aussi jolis coussins avec de l'indienne?Les modèles peuvent aussi être confectionnés avec velours, soie ou madras \u2014\u2014 apa CR = me ee 0e 2 = re re oo ~ a \u2014 14 SEPTEMBRE 1935 16 PRIX DE REMISE\u2014COOPERATIVE FEDEREE SEMAINE FINISSANT LE 7 SEPTEMBRE 1935 POULES VIVANTES A.2.24 +.2 + + + .17elailb.B.14elalb.CC.24444.+ +.12elalb.Coq .Be \u201c POULETS VIVANTS \u201cA rôtir\u201d Spécial, 6% Ibs.et plus .22c A\u2014414 lbs.jusqu'à 54 lbs.Z0c B\u2014-314 Ibs.jusqu'à 444 lbs.18e C\u201421 lbs.jusqu'à 3'% lbs.15\u20ac Sur les prix ci-haut mentionnés, nous retenons une commission de POULETS VIVANTS \u201cA griller\u201d Doivent peser au moins 14 1b.cha- eun, rendu À Montréal.A\u201423 lbs.ve .18e B\u20142 lbs.jusqu\u2019à 2 Ibs.co.16e C\u201411 Ib.jusqu\u2019à 2 lbs.14e JEUNES CANARDS VIVANTS A 22 22 44 44 44 00 40 4e 00 2.166 CL.vr ee ee ee se ee ee ee a.11\u20ac ANIMAUX VIVANTS \u2014 Prix 130 EST, RUE ST-PAUL, MONTREAL DINDES VIVANTES (Cogs) LAPINS VIVANTS Doivent peser au moins 5 lbs.7c la 1b.Pigeons vivants, le couple .20c 89% aux coopératives affiliées et 8% obtenus sur OEUFS A (gros) .++ +.8le A (moyen) .28¢ PORCS ABATTUS No 1 .18¢ Ilalb.No 2 .+ # 124claib.No 8 .12e Jlalb.VEAUX ABATTUS (Engraissés au lait) Bon .10\u20ac lu Ib.Moyen .Se la 1b.Commun .6e la lb.aux expéditeurs individuels.le marché de Montréal Par la Coopérative Canadienne du Bétail de Québec - - - - LUNDI, LE 9 SEPTEMBRE 1935 PORCS VIVANTS Cho VACHES 3e à de Bo AGNEAUX \u2018 TAURES olx .a ve ee es la Ib.Porc à bucon190 à 280 lbs.Bonne eee + +.3Ye A 3%e Non chatres\u2019 Shee la Ib, Choix .434\u20ac à 44e (Select) .$9.50 à 89.75 Moyenne .8e a 3%e Commun 4%c la 1b.Bonne .4c à 444 Prime de 81.00 \\ Commune .1%e à Ze eee ae ee an ac Porc à bacon.! (BED 2% Ls.Tras commune.134¢c A 1%%e MOUTONS Moyenne .8e à 8e &; 7 Commune ., .+.\u2026 Porc à boucherie) 160 à 240 lbs.VEAUX DE LAIT Bon .Ze à 3c la Ib.; 2e à Te 25 + Commun 1%c à Ze la lb.OÙ à 39.2 Choix .Te Ah The Pore léger et A/120 à 160 Ibs, Bon .64e à Te BOUVILLON TAUREAUX engrals .85.50 à 95.75 Moyen © ; Sic a 6c 8 Por¢ lourd .240 a 270 lbs Commun .4e à be Choix.6e à 6Kclalb.Choix .28¢c a 3¢ 9.00 à $9.25 Bon.B%ec & 6c lalb.Bon .Lo 2c A 2l4e Extra lourd .f 2706 lbs ou plus VEAUX DE CHAMP Moyen.Be à 54éclalb.Corot tee 4 8h.50 à 3.75 Bon .++ +.+ BLe à 38e Commun.Bléc à 4e lalb, Moyen .Ze & 2%e Truie 0.86.75 à 87.50 Commun .3¢ 4a 3%e Commun léger.2%c & 3¢ Ialb.Commun 184c à Ze PRIX DE REMISE- COOPERATIVE FÉDÉRÉE-MONTRÉAL & QUEBEC Semaine finissant le 3 septembre 1935 inclusivement BEURRE FROMAGE No 1 Pasteurisé .«+.+.218gc BLANC COLORB No 1 Non Pasteurisé .20%e No 1 104%e No 1 .10%c No 2 .20%4¢ No 2 Ole No 2 ue TRES IMPORTANT: Aucune commission ou frais d\u2019emmagasinage à déduire de nos prix de remise de beurre et de fromage.\u2019 Prix de remise Coopérative Fédérée\u2014A QUEBEC SEMAINE FINISSANT LE 7 SEPTEMBRE 1935 OEUFS AGNEAUX ABATTUS PORCS ABATTUS Veaux abattus engralssés au lait A \u2014 Bacon de choix, A (Bros) .+.+.+.\u2026 82e No 1 35 à 45 lbs.11e la lb.136 lbs.à 160 lbs.12e A (moyen) 20e Bon 12e la 1b.B \u2014 Bacon, 110 lbs.à 160 lbs.12e y Torr ree ee Mo No 2 30 à 35 lbs.10e la Ib.Boucher, 110 lbs.\u2018à 160 lbs.11%4e yen 10c la Ib.B .+4 45 ++ ve +.28c No 3 25 à 30 lbs.8c la 1b.Lourds, 160 lbs.à 200 Ibs.10e Commun .«.6c la 1b, Extra lourds, 200 lbs.à C2 44 45 25 0e 10 2e 1.200 Belier 30 lbs.à 45 lbs.9e la 1b.50 lbs.er ee .10\u20ac Nous ne recevons pas de volnilles vivantes à notre suceursale de Québec.Voir plus haut sur cette page les prix payés à Montréal.Sur les prix ci-haut mentionnés, nous retenons une commission de 5% aux coopératives affiliées et 8% aux expéditeurs individuels.OBJETS POUR EMBALLAGE DES FRUITS Clous pour boîtes À pommes 1% \u201d, jauge 14 \u2014 bleus, le baril .$ 4.85 Doublures \u201cR.T.R.\u201d pour paniers d\u2019un minot, le M.21.50 Boîtes À pommes, côtés 34\u201d\u2014(dessus et fond unis) Montréal, ie M.153% Doublures \u201cR.T.R.\u201d pour paniers d\u2019un minot, par paquet de 100 2.15 Boîtes à poinmes, côtés 3%\u201d\u2014(dessus et fond unis) moins qu'un M.1614 Doublures \u201cR.T.R.\u201d pour paniers d\u2019un demi-minot, le M.19.50 Papier à emballer, 8 x 9, 10 x 10, 11 x 11 (saumon, sec) uni, lb.09 Doublures \u201cR.T.R.\u201d Pour paniers d\u2019un demi- minot, par paquet Bapler 4 cmbal.8 x % 9 x %, 10x 10.11 x 11 saumon, sec) tmp.Ip.10 de 100 .Ce ae be 40 ee ee ee es 1.9» apier emba x 9,9 x x x 11, saum.hui ) uni.1034 Protect \u2014 i MN.0 ae en ee ae 2.Papier à embal, 8 x 9, 9 x 9, 10 x 10, 11 x 11, (saum.huilé) i amp 1b.114 Protecteurs (caps) _ un minot, Jon I 20 he ee ae ee ee ee en 16:00 Protecteurs corrugés (pour boîtes 18 x 10- %\") Kraft, le M 8.50 Protecteurs (caps) \u2014 barils, le M.17\u201d ve ws 11.60 Doublures pour boftes à pommes, 18 x 24\u201d (pourpre) 1 M.feuilles 2.85 Coussins (un minot) \u201cExcelsior\u201d (50 par paquet), le M.\u201c197 .20.00 Douplures pour crates à Eu RES\" bouts, cotée le M.5.75 Coussins (un minot) \u201cExcelsior\u201d (50 par paquet), le cent .2.10 Doublures pour crates à pommes, complet, le M.22 +.16.50 capler, Excelsior ,(@hreddea).par bale de 50 lbs.8.00 Aiguille pour tenir papier, chacune .82 54 22 50 vr vr on 1.36 Srozpes pour paniers, fe mille + 20 84 08 44 4e ee ee ee ee : Doigt en caoutchouc, chacun .4.ge 42 24 44 24 er ee ae on .10 util pour poser les crochets, chacun .1.00 « Moules à emballer pour paniers CUVES (contour) mat.ot \u2018i mt, au char complet, livré ., 18 chacun ; 2.50 Paniers à pommes (1 minot): moindre qu\u2019 un char, lot de Ta, 14 Moules à emballer pour paniers FACE (dessus) 1 mt, chacun 4.25 au char complet, livré Co.10 Moules à emballer pour paniers FACE (dessus) 4% mt, chacun 8.75 * Paniers à pommes (4 minot): { moindre qu'un char, lot de m.11 Paniers à cueillir en noyer, chacun .se 1.25 lots de 100 .FF 11% Echelle, 6 - 10\u2019 \u201cGiraffe\u201d pour cuelllir Tes truits, le pied .0.66 : Ces prix sont F.A.B.Montréal et sujets à changer sans avis.COOPÉRATIVE FÉDÉRÉE DE QUEBEC 130 est, rue St-Paul Tel.HArbour am.Montréal "]
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