Le Journal d'agriculture, 1 novembre 1935, samedi 9 novembre 1935
[" \u2014 rR.entree et - \u2018 35 AL 89e Liz JOURNE 87¢ 31c 30¢ : 1b, 1b.1b, 3 URE ¢ 1b JAGRICU Ib.1b D, A re \u201c83 LA 4 A 7 His al je pS pa HE pA Le 84¢ 15¢ ec af at En) sr au e : se f oc # e : 3 = 2} # À /, Fd 7 a 0 by.n ! : A wl 0 7 : CE 42) Jo i v x .or GA 4 \u20ac : LD fi 7 \u20ac [7A wd a © 24 if æ Le Ad \u20ac Fe nil * 2\u20ac .i 1445 sy a Ta 14 f \u20ac => ps - Nt 3 wi 5 4% ?.réa nu FA u (+ # des, \u201canus lrg.lao te Gi ¥ i) % Cha À ' vis VA # a ébec F ; ï LI vn ~ a+ & + _ Ae Xs.és ~.Ne 2.20 1.95 \u20ac, SR 2.20 V4) ; HS ea 1.85 A .À = x UE.1.60 = 2.05 ¥ 1.90 \"A i + J 3 2.55 us 1.65 Fy > 3 = 2 to % 1.50 + M ; Ë 1.90 g; 1.70 ¥ f CE = A ar = 4 2 i » ws ¥ x sé J = A \u20ac \u2018 79) * te a x > al I; 7 se Volome $9 \u2014 9 NOVEMBRE 1985 \u2014 Nusmbee 19 Publté por fe Ministère de l'Agricultute de la a Province de Québec ee 9 NOVEMBRE 1935 LA NOUVELLE FORD V-8 DE 1936 Aux brillantes performances, au confort, à la sécurité qui ont fait de la Ford V-8 un véhicule unique en son genre, s\u2019ajoutent aujourd\u2019hui des lignes d\u2019une distinction et d\u2019une beauté nouvelles.L'automobile qui, en 1935, s'est classée au premier rang, se signalera, en 1936, par une perfection encore plus étudiée.Sa supériorité, déjà établie, s'affirme plus que jamais.La Nouvelle Ford vous apporte toutes les dernières innovations, outre l'assurance d\u2019un fonctionnement irréprochable.Il ne s\u2019agit pas ici d\u2019expérimentation \u2014chacun de ses organes a subi les plus rigoureuses épreuves.Ces précautions, au double point de vue du mécanisme et de la sécurité, sont pour l'automobiliste d\u2019une importance capitale .C\u2019est à son moteur V-8 que la Ford est redevable de son impeccable performance\u2014son exceptionnelle sécurité (Carrosserie d'Acier, Verre Inéclatable partout, Freins Ultra-Sûrs) est un autre élément de son excellence.La Sté Ford n\u2019a jamais fabriqué d'automobile plus sûre, plus parfaite, plus digne de confiance que la Ford V-8 de 1936.Lignes Nouvelles, Conçues dans prit Moderne\u2014Plus long.le nouveau capot se rabat gracieusement sur une nouvelle grille de radiateur, très distinctive, et accentue la longueur du véhicule.Largement cambrées, de nouvelles ailes, de plus fortes dimensions, ajoutent à l'aspect imposant de l'avant-train.Nouvelles lumières ouvrées dans le capot.Roues d'acier, d\u2019un dessin tout à fait nouveau.Direction Nouvelle et Plus Facile \u2014Le rapport de démultiplication a été augmenté.L'arbre du secteur est monté sur roulements à rouleaux.Nouveau Débraya Plus facile, plus souple, plus rapide.Le trajet du levier des changements de vitesses est plus court.Les engrenages hélicoïdaux silencieux en ouatent le fonctionnement à toutes les vitesses.Freins Ultra-Sûrs\u2014Du type \u2018\u2019mécanique\u201d\u201d, utilisé depuis de lon- ques années pour les meilleures automobiles américaines, ce sont les plus sûrs, en toutes circonstances.Aire de freinage exceptionnelle.Docilité parfaite.Les Freins Ultra-Sûrs Ford arrêtent la voiture promptement et positivement.Carrosseries d'Acier Corroyé\u2014La Ford V-B est véritablement carrossée \u2018\u2018tout en acier''\u2014et la soudure à l'électricité la rend encore plus solide.Verre Inéclatable Partout\u2014Le pare-brise et toutes les glaces de toutes les carrosseries Ford sont en Verre Inéclatable, sans supplément de prix.Moteur V-8\u2014Puissance, vitesse, reprises et souplesse d'une voiture de grand luxe.L'expérience de plus de deux millions d'usagers (il y a eu, l\u2019an dernier, plus d'un million d'acheteurs de Fords V-8) atteste la parfaite précision du moteur Ford V-8.Les statistiques démontrent que la Sté Ford n\u2019a jamais fabriqué de moteur plus économique que le V-8.Suppression du Roulement \u2018\u2018en Rodage™\u2014Le moteur Ford V-3 est fabriqué avec une si minutieuse précision que l'on peut se dispenser de l'ennuyeuse période du roulement en rodage.Vous pourrez, dès le premier jour, faire du 60 à l'heure.Refroidissement Efficient \u2014 Le système de retroidissement de la Ford V-8 de 1936 est alimenté par un nouveau radiateur, plus gros, qui fait circuler 415 gallons d\u2019eau d'après le principe naturel du thermosiphon, auquel s'adjoignent deux pompes à eau centrifuges.Les nouvelles lumières ouvrées dans le capot permettent à l'air de circuler rapidement autour du moteur.Equilibre Médian du Roulement Hous les voyageurs sont portés près du centre du véhicule, entre les ressorts élastiques et flexibles.Confort exceptionnel, quel que soit l'état des routes.Dans la Ford V-8, les occupants de la banquette AR jouissent du même confort que ceux des sièges AV.Carrosserie Exceptionnellement Spacieuse\u2014Court et compact, le moteur Ford V-8 occupe moins d'espace sous le capot et permet ainsi d'utiliser pour les voyageurs une plus grande partie de la longueur du véhicule. ; 1985 0 L son qui, Sa [res tion e du teur serie Ford 1936.1 du adjoi- entri- ières ttent ment bment portés entre cibles.] que ans la de la ême AV.ment ct, le oins rmet geurs de la VOLUME 39 9 NOVEMBRE 1935 NUMERO 19 a Hon.J.Adélard Godbout ministre Ces fausses statistiques sur nos importations agricoles Mise au point par Adélard GODBOUT, ministre de l\u2019Agriculture et les importations aux provinces ou se trouvent situés les ports de sortie et d\u2019entrée.Il résulte de cela que les denrées importées au Canada par l\u2019Ontario et les provihces CS de l\u2019Ouest, par exemple, sont considérées comme ; des importations faites par la province de Québec # N si elles sont débarquées dans nos ports d\u2019entrée.quelle que soit leur destination finale à travers le pays.Il importe donc de mettre en regard d\u2019un pourcentage de 100% à l\u2019item impor- Nous traversons une période fort propice aux critiques.Encore, si ces critiques étaient constructives, si elles étaient basées sur des faits prouvés, elles pourraient ouvrir les yeux des autorités sur des défauts à corriger et serviraient la bonne cause.Mais elles sont malheureusement formulées » trop souvent sans raison, elles ne s\u2019appuient sur rien S&S \u2019 de positif, ni sur des chiffres contrôlés; elles sont plu- t tôt propres à montrer notre province et la situation agricole sous un jour LIRE A a des plus ternes, à décourager l\u2019ef- No.317, page 10, et Rapport sur Ë les Récoltes, Québec, 1934, page 27).De plus, d\u2019après l\u2019estimation con- ;Ç trôlée du statisticien du ministère tk de l\u2019Agriculture de Québec, dans 4 son rapport sur les récoltes en date du 31 octobre 1934, 47% du blé \u201c récolté dans la province devait servir à la fabrication du pain, laissant 663.600 boisseaux à utiliser comme provende animale.fort du cultivateur, et ce, en un he f SN tation un chiffre de production do- temps où toutes les forces vives (RL, urince JR mestique qui affaiblit la premiè- de notre province doivent s\u2019unir N quite TERY ue re donnée et rétablit les faits sous pour permettre à notre population Ni ; nn UE leur véritable jour.C\u2019est ce que d\u2019émerger le plus rapidement de la ot den 0 = NN nous allons faire.dépression.4 ./ ope Ka = r= \\ On prétend que nous importons Je n\u2019ai pas I'intention d\u2019ouvrir des D Le esse 4 on POIs A 100% de notre blé.Autant dire polémiques, mais je croirais manquer 85% ag SMMES pETE \u20ac bh.IA que pas un épi ne pousse dans la a mon devoir si je ne rétablissais pas les ques fées ay AL EG A province de Québec.Or, en 1934, la \u2018( faits, si je n\u2019essayais pas de réparer le 00% ot SR N/m Ce fl province de Québec avait 63.800 ! tort que causent inconsciemment à no- 100% ae tables \\ ARRAS VE b ; {> à acres sous culture de blé et la ré- tre province des écrivains \u2014 sans doute pane # © A iy W Pp À ' Ng colte était estimée à 1.245.000 bois- bien intentionnés \u2014 qui ne connaissent AOR yews SE lh o [ce D, S seaux.(Bulletin mensuel de la Sta- y pas l\u2019ABC de notre économie agricole et ba- A or ee SW hoN fo A % tistique agricole, Ottawa, vol.28 sent leurs conclusions sur des pourcentages Se oo | | Û 7 BB WW of! U déficitaires enfantés par une imagination laborieuse.Il y a quelque temps, un journal de Québec, qui poursuit une oeuvre excellente dans le domaine religieux et social, publiait des statistiques fantastiques sur les déficits de la majorité de nos productions agricoles, tout en invitant les autorités à les corriger quelque part si elles les jugeaient fausses.Comme elles sont fausses, nous n\u2019avons pas voulu laisser passer pareille invitation, mais, avant de le faire, nous avons eu le soin de nous documenter à bonne source.Les chiffres qui suivent sont établis sur des calculs méthodiquement et sérieusement contrôlés.A notre tour, nous invitons ceux qui douteraient de leur exactitude à les vérifier.Nous ne redoutons aucunement cette enquête.Ecrivant qu\u2019il avait pris ses statistiques \u2018\u2018chez un confrère\u201d, en l\u2019espèce un petit hebdomadaire des Cantons de l\u2019Est né il y a quelques mois à peine et baptisé \u201cLe Combat\u201d, l\u2019auteur de l\u2019article en question laisse entendre que nous importons à peu près tout ce que nous devrions produire en tant que province agricole: 100% de nos engrais alimentaires ou provende tels que gru, son, blé d'Inde, etc.; 40% de notre avoine; 40% de nos pois, 85% de nos graines fourragères, 100% de nos céréales de table; 40% de notre boeuf; 85% de nos chevaux; On donne le nom de provende à des mélanges d\u2019aliments concen- FE trés utilisés dans l\u2019engraissement du cheptel.La province de Québec = est sensée, d\u2019après l\u2019auteur des critiques qui nous occupent, en faire une importation de 100%.Or, en 1934, la récolte des divers grains dans notre province fut estimée comme suit: 1.245.000 boisseaux de J blé, dont 663.600 devant servir à l\u2019alimentation du bétail; 48.150.000 boisseaux d\u2019avoine; 3.132.000 boisseaux d\u2019orge; 91.000 boisseaux de seigle; 21.400 boisseaux de lin; 3.335.000 boisseaux de sarrasin; 3.432.- 000 boisseaux de grains mélangés, soit un total de 1.077.768 tonnes de .provende.Pour une province qui en importe 100%, cette production n\u2019est pas à dédaigner! En 1930, Québec importa des autres provinces «.canadiennes 376.819 tonnes de provende et 65.809 tonnes des pays 100% de nos instruments aratoires, etc., etc.; étrangers.De plus, du témoignage même des grainetiers et des mar- ! Sur lles bases ces pourcentages bruts ont-ils été établis?chands de sous-produits de grains, il est admis que nos achats de pro- i quelles bases ces p g 8 aq vende à l\u2019extérieur dimi- On ne le mentionne pas.Ils ont dô jaillir comme cela, subitement, nuent d\u2019année en, année Nous imporlons 9 te d\u2019un encrier en ébullition.parce que nous augmen- 9, .Mais avant de réfuter ces avancés audacieux, je crois devoir tons notre production.40/odenotreavoine \"pr expliquer qu\u2019il n\u2019est pas compilé de statistiques sur les échanges inter- Nous importons 40% ae C EST F AUX! 1 vec.provinciaux et que les statistiques du de notre avoine, dit-on.commerce attribuent les Pourtant, dans la publi- exportations cation \u2018Situation agri- ~ tole et Prévisions, 1935\u201d, C EST FAUX! pois élait de préparée par le ministè- 3/7.000 boisseaux, plaçant Ka Province re de l\u2019Agriculture d\u2019Ot- de Québec ou Cérang pour cote culls: tawa et le ministère du re fe Dominion.2 A \\ Commerce, en décembre 3 53 a) RR 1934, nous sommes forcés de lire que la provin- ===>\" TER 9 NOVEMBRE 1935 4 ce de Québec a un surplus d\u2019avoine de semence de 200.000 boisseaux.Est-ce assez clair?En 1934, la province de Québec avait 19.100 acres en culture de pois secs et la récolte était estimée à 317.000 boisseaux.Notre province occupe le deuxième.rang pour cette culture dans le Dominion.Nous importons une certaine quantité de pois, mais avec une production de 317.000 boisseaux, il est difficile d'admettre une importation de 40% que l\u2019on nous attribue.Il faut aussi tenir compte du fait que certains sois de la Province ne sont pas favorables à la culture des pois secs.Mais dans les endroits où cette culture s\u2019avère profitable, le gouvernement l\u2019encourage de son mieux et en favorise l'expansion.Notre province eut en 1934 une récolte de fèves estimée à 68.600 boisseaux, ce qui la plaça au deuxième rang au Canada dans cette ligne.Et l\u2019on nous attribue une importation de 100%.Au 10 novembre 1934, les producteurs organisés du Québec avaient quelque 2.000.000 Vous importons 7 E5% de nos chevaux ; I~.C'EST FAUX! P 7 Seurére enestil ainsi des chevaux vendus r les commerçants, mais, la plupart du temps, les chevaux élevés dans noîre province sont vendus d'individu à rndhvidu.de livres de graines de mil et de trèfle à offrir à leurs concitoyens et à l\u2019étranger, et ce, quand la publication \u201cSituation agricole et Prévisions, 1935\u2019, tantôt citée, publiait la note suivante: \u2014 \u201cLes approvisionnements actuels de graines de trèfle et de graminées sur le continent de l\u2019Amérique du Nord sont les plus faibles que l\u2019on ait enregistrés depuis quelques années.Le Canada n\u2019a guère que la moitié de la quantité de graines de mil et de trèfle rouge qu\u2019il consomme généralement.On dit que les Etats-Unis ont moins d\u2019un tiers de la graine de mil qu\u2019il faudrait pour leurs besoins.Il y a également une disette de graines de trèfle rouge et de trèfle alsike\u2026\u201d Comme il n\u2019existe pas de manufactures de céréales de table dans li: province de Québee, on écrit que nous importons 100% de ces produits.C\u2019est vite fait.Mais on oublie que nos populations rurales font encore préparer localement leur gruau d\u2019avoine, font moudre une bonne quantité de leur production de sarrasin pour l\u2019alimentation domestique, et que ces céréales d\u2019avoine ou de sarrasin sont aussi riches en vitamines que les céréales qui nous viennent du dehors.Encore un pourcentage qui n\u2019est pas conforme à la vérité.Nous achetons des autres provinces un certain pourcentage de la viande de boeuf que nous consommons.Mais il ne faut pas oublier que l\u2019agriculture du Québec est à base d\u2019industrie laitière et que la population bovine de la Province se compose en grande partie de races laitières qui ne fournissent pas une viande aussi recherchée que celle des races à viande élevées dans les plaines de l\u2019Ouest ca- lous ingirtns 2 /00% de nos lêves : C'EST FAUX ! | 68.600 ¥ boissequxdefeves nadien.Et puis, toutes les régions de la province de Québec ne se prêtent pas à l\u2019élevage du boeuf de boucherie.Cependant, cet élevage a été encouragé par le gouvernement provincial, ces dernières années, dans les districts les plus favorables à cette industrie et, depuis deux ans, le ministère de l\u2019Agriculture maintient des propagandistes spécialement chargés de développer l\u2019élevage du boeuf de boucherie dans les Cantons de l\u2019Est et dans la région de Pontiac.Il est aussi un autre point dont il faut tenir compte.\u201c Dans la province de Québec, sur 100 bovins élevés, 14 sont abattus à la ferme, 24 sont vendus sur pied et 7 de ces derniers passent par les cours à bestiaux.Dans la province d\u2019Ontario, sur 100 bovins élevés, 5 seulement sont abattus à la ferme, 50 sont vendus vivants et 49 passent par les cours à bestiaux.Il ressort donc qu\u2019une quantité considérable de boeuf produit dans la province de Québec est fournie au commerce local et même à nos grands marchés, mais sans passer par les avenues ordinaires du commerce et sans laisser de trace dans les statistiques.Il est logique, à la lumière de tels faits, de conclure que le pourcentage de 40 d\u2019importation attribué dans cette ligne est plus ou moins fantaisiste.En ce qui concerne une importation de chevaux dans la proportion de 85%, l\u2019auteur des pourcentages que nous contestons semble ignorer totalement les conditions qui prévalent parmi notre population rurale.L\u2019élevage du cheval est en progression et nous pouvons dire que la majeure partie, sinon la presque totalité des chevaux élevés dans notre province, sont vendus localement, d\u2019individu à individu, sans passer par les commerçants.Il se peut fort bien que 85% des chevaux vendus par ces commerçants proviennent du dehors, mais de là à conclure que nous importons 85% des chevaux annuellement vendus dans la province, il y a une marge substantielle.Îous imporfons 40% denotrebœuf C'EST FAUX! y fl agriculfure di 2) Québecéfanta base l'd'industrie laitière, lapo- : & x pulation bovine se compose en QL Jhande parte de vaches lailières.55 CANTONS AES DEL'EST Cependant AS Er, / doripe du bœuf dé boucherie a ele encouragé parle Gouvernement Trovincial, spécialement dans lès Gnlons de l'Est et dans la ré - gion de Pontiac.lorécolte de 1934 estimée à 68000 boisseaux, place la Province de Québec y au 2%rang pour ceffe culture.- Et nous importons finalement 5.000 wagons de pommes de ter- rel.Or, les arrivages de pommes de terre venant des autres provinces sur les marchés de Montréal et Québec ont été les suivants depuis quatre ans: 1931 \u2014 2.834 wagons; 1932 \u2014 3.515 wagons; 1933 \u2014 2.860 wagons; 1934 \u2014 3.428.C\u2019est un peu moins de 5.000 wagons.Et lon ne mentionne pas que ces importations sont largement compensées par des exportations considérables de pommes de terre de primeur faites chaque année par la Province et qu\u2019une bonne proportion des pommes de terre achetées du dehors par nos commerçants sont re-exportées sur les marchés de l\u2019Ontario.Nous pourrions poursuivre ainsi pour tous les autres \u2018pourcentages\u2019 relevés par l\u2019auteur de l\u2019article en question, qui ajoute que nous importons 100% de nos instruments aratoires; 85% de nos voitures de travail pour chantiers; 100% de nos voitures de promenade, ete.Contentons-nous de signaler, en ce qui concerne les instruments aratoires, les wagons et voitures de travail; que nous avons Nous imporfons /00% de nos instruments Mais, que produisent donc ces usines : @ y dhSHAndré md L'Islet Tot Rouge mag lonfmagri dr Anselme Terrebonne Victorville Glessisville des usines à St-André, l\u2019Islet, Montmagny, Plessisville, St-Anselme, Pont-Rouge, Victoriaville, Terrebonne, etc., ainsi que de nombreuses fonderies disséminées dans la Province, sans compter les cnarrons et les Æorge- rons que l\u2019on trouve dans toutes nos paroisses et qui fabriquent localement la majeure partie des voitures d\u2019été et d\u2019hiver dont nos cultivateurs ont besoin.Mais la production de cette petite industrie n\u2019apparaît pas dans les statistiques.D\u2019où l\u2019on conclut sommairement 4 une importation de 100%.L\u2019importation est un mal, un grand mal, lorsqu\u2019on en abuse faute d\u2019utiliser convenablement les ressources d\u2019un pays.Mais est-il au monde une nation absolument capable de se suffire à elle-même en tout?Nous n\u2019en connaissons pas.Le gouvernement de ia province de Québec s\u2019efforce de promouvoir le développement de l\u2019agriculture, de diminuer le plus possible l\u2019importation de produits que notre sol peut produire avantageusement, et des progrès sensibles s\u2019accomplissent d\u2019année en année dans certaines lignes.Le commerce d\u2019un pays est à double voie\u2014 importation dans un sens, exportation dans l\u2019autre \u2014 et notre province n\u2019échappe pas à cette loi, Nous importons certaines denrées, mais nous exportons du miel, du fromage, des pommes, des légumes verts, des pommes de terre, des pois verts, des produits de l\u2019érable, du bacon, etc.Le jour viendra où notre province se suffira à elle-même dans une ligne de production, puis dans une autre et ainsi de suite, mais pour cela notre publie doit faire sa part en corrigeant sa tendance à accorder sa faveur aux produits du dehors \u2014 simplement.parce qu\u2019ils viennent du dehors (Suite à la page 9) us jus es; an- de, qui va- ons 9 NOVEMBRE 1935 Si votre [| \u2014Notions générales sur le terme \u2018\u201cgourme\u201d terme gourme un certain nombre d\u2019affections caractérisées par l'apparition de jetage purulent ou écoulement de pus au niveau des naseaux.Il s'applique par conséquent aussi bien au coryza, qui est une inflammation de la muqueuse nasale, à l\u2019infection purulente des sinus (les sinus étant des cavités de la tête en communication avec les cavités nasales), à la pharyngite et à la laryngite ou inflammations de la région de la gorge; en somme, l\u2019infection de toutes les régions par où passe l\u2019air destiné à la respiration donnant lieu à du jetage, on voit que le nombre des maladies que l\u2019on désigne par le terme gourme est assez considérable.D\u2019autre part, il est une maladie infectieuse, caractérisée elle aussi par la présence de jetage, qui, heureusement, ne se rencontre plus que rarement au pays: c\u2019est la \u2018\u201c\u2018morve\u201d qui détermine la mort des animaux atteints et qui, fait plus important, peut se transmettre à l\u2019homme.O\u2019 comprend dans nos campagnes sous le II1.\u2014Définition de la gourme, espèces atteintes, causes de la maladie La gourme est une maladie contagieuse, avec fièvre, caractérisée par une inflammation des premières voies respiratoires (cavités nasales et gorge) et par la formation d\u2019abcès en diverses régions du corps.C'est une affection spéciale au cheval qui se rencontre de préférence chez les jeunes animaux.On peut dire que dans les endroits où vivent beaucoup de chevaux (stations d\u2019élevage), tous les poulains la contractent au moins une fois.Chez eux, elle est généralement sans gravité, mais il n\u2019en est pas de même pour les sujets adultes; l\u2019affection a moins de prise sur ceux-ci.Toutefois, ceux qui en sont atteints le sont d\u2019une façon grave et la mort en est souvent la terminaison.Les sujets qui l\u2019ont contractée une première fois ne sont pas immunisés, c\u2019est-à-dire qu\u2019ils peuvent être atteints de nouveau.La cause de la maladie est un microbe que l\u2019on appelle le \u2018\u2018streptocoque gourmeux\u201d.IIl.\u2014Causes qui favorisent l'infection \u2014 Modes de contagion La plus importante est le froid; c\u2019est pourquoi la maladie se rencontre plus fréquemment à l\u2019époque de transition entre les différentes saisons de l\u2019année, surtout à l\u2019automne.Au refroidissement s\u2019ajoutent toutes les causes qui déterminent un état d\u2019affaiblissement et de moindre résistance de l\u2019organisme animal: le manque d\u2019hygiène, le travail excessif, une nourriture insuffisante.Le mode de contagion se fait avec la plus grande facilité.Les matières virulentes, c\u2019est- à-dire celles qui contiennent le microbe sont le jetage et le pus des abcès.Ce jetage et ce pus souillant les mangeoires, les râteliers, les objets de pansage, les harnais, les aliments, les parois de l\u2019écurie, il pourra suffire qu\u2019un autre animal vienne lécher un de ces objets souillés pour que, lui aussi, devienne malade.Il y a donc une conclusion que l\u2019on peut tirer de ces indications: il faut désinfecter et nettoyer tous les objets souillés, puis faire en sorte que les autres chevaux ne viennent pas manger la même nourriture que l\u2019animal gourmeux.S Les chevaux groupés dans une écurie trop étroite s\u2019'infectent plus facilement les uns les cheval a Conseils par le Dr G.MASSON gradué de l'Ecole Vétérinaire d'Alfort, professeur à l'Ecole Vétérinaire d'Oka.+ autres, et des chevaux achetés transportent souvent avec eux le germe de la maladie d\u2019une ferme à une autre.IV \u2014Voies de pénétration du microbe Généralement, ce sont les premières voies du tube digestif (bouche, gorge) et des voies respiratoires (nez et gorge).Une autre voie d\u2019entrée est constituée par les plaies au niveau de la peau, c\u2019est pourquoi on ne pratique jamais de castration sur des chevaux gourmeux ou même sur des sujets se trouvant dans une écurie infectée, car la plaie qui résulte de l\u2019opération peut être souillée par le microbe de la gourme; cette forme de gourme est souvent mortelle.Poulain, statuette en verre bleu par V.Schren- kengorst, artiste danois.Ces notions générales, qui paraissent sans intérêt de prime abord, sont très importantes, car elles nous serviront à en déduire les méthodes de traitement prophylactique, c\u2019est- à-dire les moyens de prévenir cette maladie, puis d\u2019empêcher son éclosion et sa contagion à toute une écurie.V.\u2014Symptômes de la gourme La gourme étant une maladie qui peut s\u2019attaquer à toutes les régions de l\u2019organisme, il s\u2019ensuit que les symptômes, c\u2019est-à-dire les signes nous permettant d\u2019en faire le diagnostic et de la déceler, seront multiples.Nous verrons dans son évolution la forme la plus usuelle: la gourme des premières voies respiratoires (coryza et angine gourmeuse).* Supposons un cheval ayant ingéré des microbes de la gourme; la maladie ne se déclare pas aussitôt, il faut attendre un certain temps avant que les premiers signes apparaissent; c\u2019est ce que l\u2019on appelle la période d\u2019incubation.Celle-ci varie de huit à dix jours.Au bout de ce temps, on constate que l'animal est triste, abattu; il est sans appétit et laisse une partie de sa ration; ses yeux sont congestionnés et sa température monte rapidement aux environs de 104-105 degrés (on sait que la température normale varie entre 99 et 100 degrés).gourme La toux apparaît ensuite; elle est d\u2019abord sèche, puis elle devient grasse à cause de la présence de mucosités dans la gorge et dans les voies respiratoires.Elle se produit au moment du passage de l\u2019air froid ou au moment où l\u2019animal avale des aliments et, d\u2019une façon générale, sous l'influence de toutes les - causes qui peuvent irriter la muqueuse de la gorge.Le jetage apparaît ensuite aux deux naseaux; il est aqueux, puis jaunâtre et crémeux; c'est du pus de \u201cbonne nature\u2019.La gorge et la région de l\u2019auge sont chaudes, enflées et douloureuses.Les ganglions de cette région (ganglions rétropharyngiens pour la gorge, ganglions sous-maxillaires pour la région de l\u2019auge) augmentent de volume; de durs qu\u2019ils sont les ganglions sous-maxil- laires s\u2019amollissent et s\u2019abcèdent; ces abcès finissent par s\u2019ouvrir et il s\u2019en écoule du pus jaunâtre.Pendant ce temps, l\u2019animal reste abattu, mange très peu et maigrit; toutefois, la température baisse au moment de l\u2019ouverture des abcès.Peu à peu les signes décrits ci-dessus diminuent d\u2019intensité: La toux est plus rare, le jetage moins abondant et redevient aqueux comme au début et finit par disparaître, la tuméfaction de la région de la gorge et de l\u2019auge disparaît elle aussi, l'appétit revient et c\u2019est la guérison.La maladie a évolué en 15 à 20 jours.C\u2019est la forme la plus bénigne et la plus répandue, heureusement.Si elle n\u2019est pas traitée correctement, elle peut amener des complications telles que bronchite, pneumonie ou pleurésie que nous ne pouvons pas décrire dans un article aussi restreint.Il existe aussi d\u2019autres formes de la gourme: la gourme intestinale caractérisée par la formation d\u2019abcès dans la cavité intestinale et difficile à diagnostiquer; la mort s\u2019ensuit, le plus généralement.Nous avons vu plus haut la gourme de castration qui est une des suites de cette opération.Elle se reconnaît à la formation d\u2019abcés dans toute la région génitale, elle dure très longtemps (de quatre à cinq semaines) et l\u2019issue en est souvent mortelle.Si, d\u2019une façon générale, la gourme n\u2019est pas une maladie déterminant la mort, elle est grave toutefois à cause de ses suites: l\u2019anasarque (eaux jaunes) qui consiste en une accumulation de liquide de sérosité dans les tissus, et le cornage (râle) qui est un bruit anormal sifflant, dû à une obstruction du larynx par suite de la paralysie d\u2019un cartilage laryngé.VI.\u2014Traitement 1.\u2014Prophylactique (pour prévenir): \u2014 C\u2019est celui qui nous intéresse plus spécialement parce qu\u2019il est à la portée de chaque cultivateur.Il faut, lorsqu\u2019un cas se déclare dans une écurie, mettre les autres animaux à l\u2019abri de la contagion, en isolant et séquestrant les malades, et désinfecter les locaux.La désinfection consiste à brûler les aliments, les fourrages ayant pu être souillés, à laver à grande eau, puis avec des antiseptiques (créoline ou crésyl dilués dans l\u2019eau) les mangeoires, le sol et les parois de la stalle où l'animal se trouvait.On badigeonne ensuite cette stalle avec de l\u2019eau de chaux.En général, le cultivateur aura toujours intérêt à faire une dé- (Suite à la page 9) 9 NOVEMBRE 1935 Après le congrès de la Rivière du Loup On y a étudié la question laitière à peu près sous tous ses angles.\u2014 Election de nouveaux officiers: l\u2019hon.M.Moreau, président de la Société d'Industrie Laitière.\u2014 L'hon.M.God- Quelques réflexions présentées par Lucien ARSENAULT - + OUT comme les individus, les sociétés T reviennent parfois à leurs anciennes amours, même lorsqu\u2019elles ont franchi le cap de la cinquantaine.C\u2019est sans doute ce qui a poussé la Société d\u2019Industrie Laitière à tenir, cette année, ses assises à la Rivière du Loup, témoin d'une réunion semblable il y a plus de trente ans.Tel est l'attrait du Bas St-Laurent que des congressistes ont l\u2019impression de se rajeunir en allant y revivre leurs souvenirs d\u2019autrefois, tout en y traçant le programme du lendemain.C\u2019est au surplus une région où l\u2019industrie laitière a pris une expansion considérable depuis quelques années et \u2014 ce qui est curieux \u2014 depuis la crise spécialement.Le lieu convenait donc très bien à une convention de ce genre.Des conférenciers distingués y ont tour à tour adressé la parole, dont l\u2019hon.M.God- bout; MM.les curés Roy, de Rivière du Loup, et Santerre, de St-Arséne; M.Charron, sous-ministre adjoint de Agriculture à Ottawa; MM.les députés Pouliot et Casgrain, de Témiscouata, Pierre Gagnon, de Kamouraska; MM.L.-P.Roy, Adrien Morin, Stéphane Boily, Cyrille Vaillancourt, J.-A.Ste-Marie, J.-N.Albert, F.Champagne, Paul Langlois, Pierre Bouchard, Pierre Labbé, J.Bourbonnais, L.- P.Lacoursiére, L.-P.Deslongchamps, l\u2019abbé Maurice Proulx et Mlle Eveline Leblanc.M.J.-H.Crépeau, président de la Société depuis une dizaine d\u2019années, ayant démissionné, les congressistes ont unanimement confié ce poste à l\u2019hon.M.Emile Moreau, conseiller législatif, faisant partie du bureau de direction depuis longtemps.Le nouveau vice-président est M.Fred Gélinas, de Sherbrooke.Les anciens directeurs ont été réélus: M.Benoît Trudel prend la succession de son père, M.F.-X.-O0.Trudel, décédé, comme représentant de la région de Montréal dans le bureau de direction.Il y aurait force réflexions à faire en marge de ce congrès qui dura deux jours.On y a touché bien des questions \u2014 M.Cyrille Vaillancourt y a même abordé le problème du crédit \u2014 qui, pour un reporter, ont le défaut d\u2019être toutes d\u2019une brûlante actualité.Aussi se gent-il dans une situation pénible lorsqu\u2019on lui demande de résumer le tout dans une pauvre petite page.Nous nous réservons cependant le plaisir de publier plus tard des extraits de quelques-unes des conférences.Une question sur laquelle les conférenciers sont revenus à tour de rôle: la concentration L\u2019hon.J.-E.Moreau, conseiller législatif, nouveau président de la Société d'Industrie Laitière.Ll bout, MM.L.-P.Roy et Adrien Morin donnent d'utiles lecons aux congressistes.\u2014 Nos cultivateurs seront maitres des marchés dès qu'ils sauront le vouloir tous ensemble.\u2014 Diminution des petites fabriques dans le Québec.\u2014 Dégringolade de notre production fromagère depuis 1900.\u2014 Grande course au beurre commune au producteur et au consommateur.\u2014 Si nous avions une plus grande variété de fromages, n\u2019en mangerions-nous pas davantage?\u2014 Devons-nous augmenter notre production fromagère aux dépens de notre production beur- rière?\u2014 De quelque côté que nous allions, il ne faut pas perdre de vue les principes dont la valeur reste toujours la même, dit M.Morin.\u2014 Les rendements abondants et économiques des champs sont à la base d'une industrie laitière payante.des fabriques.De 1924 à 1934, c\u2019est-à-dire en moins de dix ans, près de trois cents fabriques sont disparues.Dans ces dernières années, le coût de fabrication des produits laitiers était devenu onéreux précisément parce que le volume de production était relativement minime.Par la suite, on a constaté que la qualité dégringolait de moins en moins à mesure que les petites fabriques dégringolaient de plus en plus.En 1934 on n\u2019en comptait plus que 1.272 dans la Province et le mouvement continue à s\u2019accentuer en 1935.Bon nombre des nouvelles venues fonctionnent au- jourd\u2019hui sur une base coopérative, appartiennent en propre aux cultivateurs et deviennent peu à peu le centre des opérations commerciales de toute la paroisse.C\u2019est un immense progrès suscité par la crise qui, soit dit en passant, a ses vertus aussi bien que ses vices.M.Godbout avait raison de le rappeler aux cultivateurs du Bas St-Laurent à peu près en ces termes:\u2014 \u201cNous avons à concurrencer des fabriques dont la production atteint annuellement 300.000 à 400.000 et même 1.000.000 de livres de beurre ou de fromage.Si nous avons pour tenir notre rang vis-à-vis ces dernières des fabriques ne produisant que 25.000 ou 30.000 livres de beurre ou de fromage, il est inutile d\u2019espérer que nous arriverons à un succès relatif dans ce domaine; nous irons à l\u2019aventure et à la faillite.À moins que vous ne continuiez à intensifier ce mouvement de la concentration des fabriques, vous serez nécessairement bousculés par les cultivateurs des autres provinces qui viennent vendre sur les mêmes marchés que vous.\u201d Et M.Godbout de continuer sur ce ton en incitant nos cultivateurs à ne pas se contenter de grossir le volume de production des fabriques; il veut qu\u2019ils en prennent eux- mêmes la direction et en deviennent les possesseurs lorsque la chose peut se faire sans vexer les droits des propriétaires antérieurs.\u201cQu\u2019on organise, ajoutait-il, dans chaque région de la Province des coopératives bien comprises et bien soutenues et il n\u2019y a pas de crise possible qui puisse empêcher le cultivateur non seulement de vivre sur sa terre, mais d\u2019y vivre dans une honnête aisance.C\u2019est l\u2019unique moyen de nous emparer de nos propres marchés, parce que la coopération nous pousse naturellement à soigner davantage la production, la préparation et la vente de nos *produits\u2026 Comment se fait-il, par exemple, que chaque printemps nos caves restent parfois pleines de pommes de terre alors que les cultivateurs des Provinces Maritimes ont vidé les leurs?C\u2019est surtout parce que nous négligeons la classification de ce produit.Il faut de toute manière satisfaire les exigences du marché ou nous résigner à cette triste éventualité: nous passer de marchés.\u201d Tout le discours de M.Godbout à cette occasion se résumait à un vaste programme tracé à tout cultivateur qui a l\u2019ambition de rendre payante l\u2019exploitation d\u2019un troupeau laitier: production économique des champs, santé des animaux, etc.Autre question intéressante à étudier: Notre production de fromage comparativement à notre production de beurre.Le conférencier qui a le plus insisté sur \u2018ce point est M.L.-P.Roy, directeur des Services à Québec.I] est curieux de constater combien, depuis trente-cinq ans, notre production fromagère a dégringolé et notre production beurrière augmenté.D\u2019après les statistiques provinciales, la première, de 80.630.000 livres qu\u2019elle était en 1900, a passé à 21.676.736 en 1934, alors que la deuxième a passé de 24.- 625.000 livres en 1900 à 69.325.144 livres en 1934.C\u2019est un bond qui, instinctivement, attire l\u2019attention.Devons-nous nous en alarmer, se demande M.Roy?Voici quelques réflexions de ce dernier à ce sujet.Aujourd'hui, nous produisons une quantité de beurre à peu près proportionnée à nos besoins.Par ailleurs, nous nous sommes fait une très bonne réputation sur le marché anglais comme producteurs de fromage.Il serait peut-être dangereux de continuer ainsi cette course vers le beurre au détriment du fromage.Même des régions comme le Lac St-Jean, dont les produits fromagers jouissent d\u2019une renommée très enviable, transforment aujourd\u2019hui près de 50% du lait en beurre.Ne vaudrait-il pas mieux nourrir un peu plus frugalement le marché extérieur, \u2014 en occurrence, le marché anglais \u2014 et décongestionner en méme temps notre marché domestique, bref produire plus de fromage?La réponse à cette question est plus difficile qu\u2019on ne le croit à prime abord.Il suffit de méditer un peu les idées suivantes pour s\u2019en convaincre.Depuis plus de trois ans, alors que les autres denrées se déprécient, le cultivateur québecois ne profite pas suffisamment des avantages qu\u2019il pourrait retirer de la production du porc, a ajouté le chef des Services.Or, l\u2019augmentation de notre production fromagère devient un handicap à l\u2019élevage du porc en supprimant le petit-lait si utile dans l\u2019alimentation des jeunes sujets \u2014 la chose est la même lorsqu'il s\u2019agit des veaux et des volailles.C\u2019est une première objection contre (Suite à la pags 15) M.Fred Céli- nas, de Sherbrooke, nouveau vice - président de la Société.d'Industrie Laitière. 1985 cul- inu= gère age?eur- dont ques nps, nt à cier 1.-P.puis zère ière vin- 1\u2019el- en 24.- 3 en at- ner, ions tité nos fait se- insi du Lac uis- for- en un eur, - et nar- fro- plus .Il ites 9 NOVEMBRE 1935 Emprésurage et coagulation des fromages à pâte molle (3e article) et la coagulation se font -dans un ou plusieurs bidons maintenus dans un Yassin d'eau 4 65° ou 68° Fahr.Dans une petite manufacture, on peut aussi faire cailler le lait dans un bassin comme celui qu\u2019on a vu sur la photographie parue dans l\u2019article précédent, de même tenu dans un plus grand bassin d\u2019eau, afin de pouvoir parfaitement régler la température pendant l\u2019emprésurage et la maturation.Il est très important de maintenir une température continue égale.Une température trop basse produit une pâte trop humide, contenant trop de petit-lait et devenant souvent amère.Dans la fabrication en petites quantités, si l\u2019on pasteurise le lait dans des bidons, l\u2019emprésurage, l'addition des cultures et la maturation pourront se faire dans les tiême bidons qui seront recouverts d'une toile bien lavée et bouillie auparavant, afin que l\u2019air puisse «ntrer pendant la maturation, mais qu\u2019il ne puisse tomber de saletés vu de corps étrangers dans la pâte.On règle la température de l\u2019eau avant d\u2019ajouter la présure et les cultures.L'hiver, on peut régler la température du lait à 70° Fahr.au début, puis la baisser à 65° au bout de quatre heures, quand le caillage commence à s\u2019annoncer.L'été, il vaut mieux maturer à une température allant de 65° à 50° Fahr.La quantité de présure dépend de sa force et de la susceptibilité à la présure du lait employé.Etant donné qu\u2019il existe parfois de grandes différences entre des laits divers, on emploie d\u2019abord, à titre d\u2019essai, environ 5 centimètres cubes de présure ordinaire, 1: 10.000 dissoute dans une chopine d\u2019eau.Si le lait caille trop rapidement, on diminue la quantité.On peut aussi fabriquer le fromage sans présure, mais, en rénéral, il devient trop acide.La présure liquide doit aussi être diluée dans une chopine d\u2019eau et ajoutée en remuant bien.La température de la pièce doit être de 62° à 65° Fahr.La partie la plus importante de la fabrication des fromages de ce type est la fermentation lactique pure et aromatique du lait, du caillé et de la masse du fromage.La véritable finesse du goût des fromages dépend de ces éléments.La fermentation qui se développe dans le lait ordinaire est très souvent trop faible et insuffisamment pure.C\u2019est pourquoi, au début de l\u2019emprésurage, ou mieux une demi-heure avant, on ajoute des cultures de fermentation, en général une livre par cent livres de lait, soit un pour cent.On peut cependant ajouter quatre livres et même davantage pour chaque cent livres.de ait.Les fromages frais à la crème, Petit-suisse ou Gervais, sont le produit d\u2019une fermentation lactique pure, c\u2019est-à-dire que seuls les bons ferments lactiques du lait doivent prendre part à la coagulation et à la maturation de ces fromages.Toute participation d\u2019autres C OMME nous l\u2019avons dit, l\u2019emprésurage Exposé technique par le Dr J.M.ROSELL de l'Ecole de Laiterie de St-Hyacinthe et de l\u2019Institut Agricole d'Oka + ferments, soit de levure, soit de moisissure ou autre doit être exclue de la fabrication des fromages frais de ce genre.C\u2019est pour cette raison que, dans la fabrication de ces fromages, on emploie autant que possible des cultures pures.Celles-ci sont composées d\u2019un mélange de plusieurs ferments d\u2019aromes isolés des fromages les mieux réussis des différents pays.L'usage de ces ferments est à la portée de tous.Une fois que la présure et les cultures ont été ajoutées au lait, en remuant bien pendant quelques minutes, on doit couvrir le récipient, soit avec un linge propre passé à l\u2019eau bouillante et bien tordu, soit avec une planche de bois aussi lavée à l\u2019eau bouillante.Les grands ennemis de ces fromages sont, nous le répétons, la levure et la moisissure.C\u2019est surtout la levure qui empêche le fromage de se bien conserver et il faut prendre les plus grandes précautions pour empêcher des levures ou autres germes qu\u2019on trouve toujours dans l\u2019air ou dans les vêtements usés d\u2019arriver jusqu\u2019à la pâte de fromage.Ces germes déprécient la qualité et abrègent la conservation des produits.Pendant la coagulation, il faut avoir soin de conserver à température égale l\u2019eau du bain-marie dans lequel baignent leg bidons de façon que la coagulation se fasse toujours, à 65° ou 68° Fahr.On obtient ce résultat en ajoutant de l\u2019eau chaude ou de l\u2019eau froide selon les besoins.Ordinairement, on met le lait à cailler le matin, entre dix heures et midi.De cette façon, le caillage et la maturation sont terminés vers sept heures, le lendemain matin.On constate que le caillage est bien fini par l\u2019apparition d\u2019une quantité régulière de petit-lait à la surface du caillé et par sa consistance; le caillé se tranchant net sur le doigt ou se séparant bien des parois du bassin.Le lait ne doit pas être remué pendant tout le temps du crillage, sauf pendant la première ou la deuxième heure, alors qu\u2019il faut remuer pour empêcher le gras de beurre de remonter à la surface.Le bon caillé doit avoir un goût frais, acide et pur, comme une bonne crème maturée; sa texture est glacée, comme de la porcelaine et sa surface ne doit montrer aucune bulle gazeuse ni irrégularité d\u2019aucune sorte.Jamais le caillé ne doit avoir monté dans le bidon, car ce serait là un signe de très mauvaise fermentation et l'indice de la présence de levures ou autres microbes mauvais.Egouttement du caillé Une fois le caillé formé, on doit le mettre dans des sacs ou toiles pour le faire égoutter.Pour cela, on le transvide avec de grandes cuillères ou louches, ou des écumoirs et même avec un petit seau à l\u2019intérieur de sacs de coton ou de toile, comme, par exemple, les sacs à sucre ou encore dans une toile à fromage pliée trois ou quatre fois pour former comme une poche.Ces sacs ou toiles doivent avoir été soigneusement passés à l'eau bouillante auparavant.Le caillé doit être placé avec grand soin sur le fond du sac en prenant garde, autant que possible, qu\u2019il ne s\u2019émiette ou ne se brise trop.Ainsi, on évite des pertes de gras de beurre.Une bonne méthode est d\u2019enlever la couche supérieure du caillé, si le gras a trop monté, et de l\u2019ajouter au contenu des sacs quand tout le caillé y aura été mis.Ne pas trop remplir les sacs si l\u2019on veut un égouttage rapide.Si l\u2019on a ajouté de la crème à la pâte pour obtenir un fromage plus crémeux, il sera préférable de garder la couche de crème séparément dans une jarre fermée, qu\u2019on mettra dans la glacière, pour ajouter son contenu au caillé quand l\u2019égouttage sera terminé.Température de la chambre d\u2019égouttage Les sacs remplis de caillé seront suspendus ou placés sur des tables inclinées et percées de trous ou dans des boîtes à claire-voie.La chambre d\u2019égouttage doit être maintenue à une température de 65° à 70° Fahr.et ne pas être trop sèche.A cette température, en même temps qu\u2019on obtient un bon égouttage, la fermentation de tout le reste de la lactose s\u2019accomplit en même temps qu\u2019une partie de la maturation du caillé.Pour empêcher que des levures ou moisissures ne s\u2019introduisent dans les sacs, on peut disposer la table à égoutter ou les perches pour tenir les sacs, en les penchant, à l\u2019intérieur d\u2019une armoire ou petite chambre facile à laver tous les jours et où la température peut facilement se régler.À défaut d\u2019installation pour le-chauffage ou la réfrigération, on peut facilement régler la température d\u2019une petite chambre ou d\u2019une petite armoire au moyen de bidons d\u2019eau chaude ou de glace selon les besoins.Un dispositif pratique pour l\u2019égouttage est une grande armoire en bois ou en ciment où l\u2019on a disposé des grillages superposés à une distance de deux à trois pieds et où les sacs (Suite à la page 9) = mae egw tp posi te im ME 2 CSP TE 9 NOVEMBRE 1935 8 Au long des Encouragement à l\u2019élevage du mouton la province de Québec l\u2019élevage des moutons dans un plus grand nombre de fermes; les meilleures raisons ont toujours justifié et justifient encore une telle propagande.Il s\u2019agit, en premier lieu, de sauvegarder nos propres marchés, surtout le grand marché de Montréal, et l\u2019unique moyen, c\u2019est d\u2019alimenter ce marché avec les produits de notre province afin d\u2019éviter qu\u2019il ne soit envahi par les produits de l\u2019étranger, voire par ceux des provinces-soeurs.Là où les conditions de climat, de topographie, de marché se prêtent à l'élevage du mouton, beaucoup de cultivateurs trouveraient avantage à garder un troupeau de bons moutons.Un trop grand nombre de nos fermes, en effet, ne sont pas suffisamment diversifiées: il y a manque d\u2019équilibre entre les divers départements; on se contente trop facilement d\u2019exploiter une seule industrie, alors que, par l\u2019exploitation d\u2019autres plus secondaires, on pourrait accroître les revenus de la ferme, tout en assurant plus de stabilité à l\u2019entreprise.La coutume périmée de \u201cmettre tous ses oeufs dans le même panier\u201d ne peut qu\u2019être désastreuse a la longue, puisqu\u2019elle suppose une mauvaise organisation de la ferme, dont les rendements sont bien inférieurs a sa capacité réelle de production.Ainsi, dans la généralité des fermes du Québec, on devrait pratiquer, parallèlement à l\u2019industrie laitière, l\u2019élevage du porc et des volailles et, selon les conditions particulières à chaque localité, l\u2019élevage du cheval et du mouton.Dans le but d\u2019encourager davantage l\u2019élevage du mouton, le ministère fédéral de l\u2019Agriculture, de concert avec les ministères provinciaux, classe les béliers de race pure destinés à propager la population ovine.C\u2019est une politique nationale qui s\u2019étend à toutes les provinces du Canada.Ce classement se pratique dans le but de reconnaître, d\u2019une manière aussi certaine que possible, les meilleurs béliers élevés dans les différentes provinces.Ils sont ensuite offerts en vente et le ministère fédéral intervient de nouveau pour accorder des primes aux acheteurs.Les béliers sont classés en deux grandes catégories: les trois étoiles (XXX) et les deux étoiles (XX).Dans la première catégorie entrent les sujets de tout premier choix, possédant à un degré prononcé les caractéristiques de la race, le poids et la conformation désirables.Ces sujets se recommandent plus spécialement aux éleveurs de race pure, qui possèdent des troupeaux améliorés et dont il importe grandement de conserver les bonnes qualités acquises.D EPUIS longtemps déjà, on prêche dans Les béliers de la catégorie des deux étoiles doivent posséder les mêmes qualités, mais on n\u2019exige pas qu\u2019elles soient aussi accentuées que chez les béliers trois étoiles.Ces béliers sont tout désignés pour être placés à la tête des troupeaux croisés, peu ou pas encore travaux améliorés.Les primes sont payés d\u2019après la base ci-dessous :\u2014 Agneaux XX .$4 Agneaux XXX .$6 Béliers dunan XX.$6 d\u2019un an XXX .$10 En 1934, un total de 1.231 béliers ont été classés, dont 829 deux étoiles et 402 trois étoiles.De ce nombre, 1.053 ont été achetés par les cultivateurs, ces derniers ayant bénéficié des primes mentionnées ci-dessus.T] est à souhaiter qu\u2019un plus grand nombre de cultivateurs profitent des avantages que leur offre le ministère fédéral.Ces avantages profitent à la fois aux éleveurs et aux vendeurs: aux éleveurs, la classification facilite la vente des moutons de choix; aux acheteurs, les primes diminuent le prix d\u2019achat.Mais le principal avantage de ces deux politiques, c\u2019est d'encourager et de populariser l\u2019emploi de bons sujets reproducteurs.En effet, les béliers classés répondent aussi adéquatement que possible au type idéal de la race que l\u2019on veut propager et améliorer.La politique de la classification des béliers offre, en un mot, une garantie aux acheteurs de béliers et les met à l\u2019abri des erreurs que beaucoup d\u2019entre eux commettraient sûrement dans leurs achats, s\u2019ils devaient s\u2019en remettre à leurs propres connaissances et se fier à leur propre jugement.Nul éleveur vraiment sérieux ne songerait aujourd\u2019hui à faire de l\u2019amélioration dans son troupeau sans recourir à l\u2019emploi de bons sujets reproducteurs.Ephrem BOUDREAU, B.S.A.Le crédit populaire touche a la morale Pauvre crédit agricole et populaire, que tu en fais couler des flots d\u2019encre et de paroles! Si seulement on dirigeait ces flots au bon endroit pendant un an, tu serais vite debout.Mais voila, personne ou presque n\u2019a le courage de dire au peuple: \u2018\u201cSois économe; confie tes épargnes a des institutions populaires, des institutions bien à toi; tu auras un crédit agricole et populaire durable.\u201d Si, à l\u2019heure \u201cprésente, l\u2019épargne populaire était à la portée du crédit populaire, il ne serait pas nécessaire de remuer l\u2019univers pour trouver à emprunter de l\u2019argent.A une condition toutefois: c\u2019est que l\u2019on enseigne aux travailleurs que le crédit a sa moralité propre et que toutes les classes le traitent comme ayant une fin morale.Comprend-on suffisamment que le crédit populaire est lié à la morale?Un sociologue a écrit: \u2014 \u201cLe crédit suppose la confiance et la confiance repose sur l\u2019honnêteté.\u201d Or, l'honnêteté, où se rencontre-t-elle pleinement?Peut-elle se trouver là où tout principe supérieur, toute considération de moralité fait défaut?L\u2019honnêteté proverbiale des nôtres, elle a subi de terribles assauts et on n\u2019y croit guère aujourd\u2019hui, Personne ne veut payer ses dettes, crie-t-on partout.Il y a exagération dans cette boutade, mais n\u2019empêche qu\u2019il faut absolument travailler à rétablir l\u2019honnêteté populaire et publique.Le salut de notre société est là.Et comment la rétablir, cette honnêteté, sinon par la pratique de l\u2019épargne et par le crédit populaire ?Il faut faire comprendre que bonne renommée vaut mieux que ceinture dorée; qu\u2019un jour ou l\u2019autre, on peut avoir besoin de crédit et que, pour l\u2019obtenir, il faut s\u2019appuyer sur le principe fondamental du crédit coopératif.L\u2019épargne et l'honnêteté sont deux garanties morales qui valent mieux que bien des signatures.Sans respect du bien d\u2019autrui, sans amour du travail, sans prévoyance, le travailleur, I'\u201chabitant\u201d ne peuvent avoir accés au crédit, surtout au crédit coopératif.Le crédit populaire ne peut et ne doit consentir de prêts aux flâneurs et aux gaspilleurs.Le crédit populaire touche donc à la morale.Les institutions qui s\u2019occupent de ce genre de crédit en font la base de leurs opérations.Pour consentir un prêt, les Commissaires de Crédit des Caisses Desjardins doivent exiger trois choses: \u2014 Honnêteté des sociétaires-emprunteurs; les garanties financières; l\u2019esprit d'économie.Ils doivent aussi exiger une caution, non seulement pour assurer le remboursement du prêt, mais aussi\u2018 pour relever le moral de l\u2019emprunteur.En effet, le travailleur qui a besoin de crédit, qui ne peut lui-même donner toutes les garanties matérielles, mais qui offre de fortes garanties morales, se sentira encouragé en voyant l\u2019un de ses semblables se porter garant de ses engagements.Il fera certainement son possible pour se rendre digne de la confiance témoignée.a Un jour, on demandait & un ministre protestant des bords du Rhin: \u2014 : Comment expliquez-vous la haute moralité de vos ouailles?J\u2019attribue cela, dit-il, beaucoup plus à la Caisse d\u2019Epargne Raiffeisen de ma paroisse qu\u2019à ma prédication.\u201cL'aumône du riche n\u2019aide le pauvre qu\u2019à demi\u201d, dit un proverbe allemand. E 1985 crédit er sur ératif.-anties signa- amour illeur, crédit, t con- leurs.a mo- e gen- opéra- ssaires t exi- 8; les 9 NOVEMBRE 1935 La Caisse d\u2019Epargne et de Crédit l\u2019aide entièrement en lui fournissant les moyens de s\u2019aider lui-même.Tâchons donc de moraliser l\u2019argent et \u2026 tout ce qui touche le crédit populaire viendra par surcroît.D.JARDINS L\u2019engraissement des volailles en épinette Les méthodes modernes de production ont tellement simplifié l\u2019élevage des volailles que tout le monde peut avoir aujour- d\u2019hui sa poule au pot tous les jours, et s\u2019il en est encore qui ne l'ont pas, c\u2019est surtout à cause du producteur.Il y a beaucoup trop de volailles au Canada qui sont mises sur le marché encore maigres, efflanquées et, par conséquent, dures et sèches, et trop souvent mal troussées ou mal habillées.Ces- volailles ne sont pas appétissantes; pour qu\u2019une poule se non ht du l de b cré- s les for- ré en arant EL son iance pro- ralité à la toisse qu\u2019à vende bien, il faut qu\u2019elle soit bien en chair, bien engraissée et bien habillée.Il y a deux moyens d\u2019engraissement: l\u2019engraissement en parquet et l\u2019engraissement en \u201cépinette\u201d ou cage à claire-voie.Le parquet est généralement employé pour les dindons, les oies ou les canards, et l\u2019épinette pour les poulets de tout âge.Cependant, il y a des cultivateurs qui préfèrent engraisser en parquet pendant une quinzaine de jours, puis finir l\u2019engraissement en épinette.Les lieux qui doivent servir à l\u2019engraissement des oiseaux doivent être secs, frais et bien aérés, Les races lourdes ou à toutes fins sont les meilleures pour l\u2019engraissement en épinette; on choisira de préférence les sujets forts et vigoureux.Avant de commencer l\u2019engraissement, il faut saupoudrer les viseaux avec du soufre ou toute autre préparation bonne pour éloigner les poux.La façon dont la nourriture est distribuée est tout aussi importante que la nature de cette nourriture.Les sujets nourris trop généreusement au début perdent souvent leur appétit.Nos marchés demandent un poulet ayant une peau de couleur claire et c\u2019est pourquoi on doit donner de préférence les aliments qui produisent cette couleur.Fort heureusement, les grains cultivés à la ferme conviennent bien: l\u2019avoine, l\u2019orge, le sarrasin et le blé conviennent tous.Il vaut mieux les donner en mélange avec du lait sur.Les essais d\u2019engraissement aux Fermes expérimentales démontrent que l\u2019on peut obtenir d'excellents résultats en donnant des criblures d\u2019élevateur et que les pommes de terre non marchandes, données avec les grains cultivés à la ferme, produisent non seulement une augmentation économique de poids, mais aussi une chair de meilleure qualité.Qu'on ne se laisse pas emberlificoter Le colonel Léon Lambert, chef de la police provinciale, met la population en garde contre les étrangers à la langue dorée qui viendront leur vendre des actions ou des \u201cparts\u201d de tout et de n\u2019importe quoi.Surtout, que nos bonnes gens ne se laissent pas tromper par des prétendues lettres de- créances ou des diplômes écrits sur papier fin fortement enluminé.Actuellement, d\u2019après les rapports reçus à la sûreté, une foule de gens se laissent prendre aux belles paroles de beaux messieurs qui viennent leur demander des soumissions pour aider à celui-ci ou à celui-là, partieu- lièrement aux vétérans de la grande guerre.Dans la plupart des cas, les anciens soldats ne reçoivent pas un seul sou.L'argent recueilli va dans les goussets étanches des promoteurs.Ce moyen de percevoir de l\u2019argent des bonnes gens pour assister les vétérans aurait été mis en pratique récemment par un Anglais et un Français, surtout dans les comtés de Thedford, de Lotbiniére, de Québec et dans la ville de Québec méme.Les deux hommes, nous dit-on, sont connus de la police et un d\u2019entre eux a son nom dans les dossiers criminels de la Sûreté.Ces hommes ont fait beaucoup de victimes en leur présentant de prétendus documents, mais ces écrits sont faux et malhonnêtes.Ils ne représentent pas du tout l\u2019organisation qu\u2019ils disent représenter.Les gens de chez nous se protègeront efficacement en ne donnant rien sans savoir pertinemment à qui ils donnent et pourquoi ils donnent.Qu'ils ne se laissent pas emberlificoter par les paroles mielleuses des solliciteurs.Si votre cheval a la gourme (Suite de la page 5) sinfection analogue lorsqu\u2019une maladie contagieuse se déclare; c\u2019est le meilleur moyen de l\u2019enrayer et d\u2019éviter une contagion.Dans la pratique, il faut reconnaître que toutes les mesures énumérées ci-dessus sont rarement appliquées, car l'infection est permanente dans les grands élevages, les marchés, les wagons, etc.Il faut donc combattre le plus tôt possible la gourme dès qu\u2019elle se déclare et qu\u2019on a pu la diagnostiquer d\u2019après ses symptômes.et des jours a) Repos absolu du sujet dans un endroit isolé à température chaude et constante, exempt de courants d'air.On conseille de couvrir l\u2019animal.b) Alimentation de choix, rafraîchissante et appétissante (mashes, fourrages verts, boissons tièdes, etc.) c) Eviter les allées et venues des hommes et des animaux pouvant transporter les produits de jetage contenant les microbes gour- meux.Voici les indications particulières s\u2019adressant à la forme la plus usuelle de la maladie: \u2014 a) Fumigations aromatiques avec du cré- syl ou créoline (cinq cuillerées à soupe dans un seau d\u2019eau bouillante).Fréquents lavages des naseaux avec des solutions antiseptiques (une drachme de permanganate de potasse pour une pinte d\u2019eau).b) Dans le cas d\u2019angine, faire des fumigations comme précédemment et des frictions avec de la farine de moutarde sur la gorge; mettre ensuite des enveloppements chauds sur cette région.Ces fausses statistiques sur nos importations agricoles (Suite de la page 4) et non parce qu\u2019ils sont meilleurs que les nôtres.Que la demande en faveur des produits de chez nous s\u2019intensifie et nos cultivateurs, qui sont assez intelligents pour réaliser qu\u2019il y va de leur propre intérêt, étendront leurs cultures, augmenteront leur production et sauront satisfaire à la demande.Nous voulons croire que les critiques que nous venons de relever ont été formulées sans parti pris, sans vouloir causer le moindre tort à la réputation de notre province; mais ces feuilles qui battent de la grosse caisse autour de nos pourcentages d\u2019importations devraient plutôt sonner de la trompette pour rallier le public autour de l\u2019achat des produits agricoles de chez nous, contribuant ainsi à la prospérité de notre classe agricole qui sera le principal facteur de notre redressement économique général.En ce faisant, elles serviraient réellement \u2018\u2018la bonne cause\u201d.Emprésurage et coagulation des fromages à pâte molle (Suite de la page T) sont placés à côté l\u2019un de l\u2019autre.Une ou plusieurs étagères de fer-blanc ou de tôle peuvent recueillir le petit-lait et le faire sortir de l\u2019armoire.Au bout de cinq à sept heures, l\u2019égouttage se fait très lentement et, pour le terminer jusqu\u2019au degré voulu, on peut soit presser les sacs, soit les placer les uns au-dessus des autres de manière à former des piles de trois ou quatre sacs, dont on change les positions après quelques heures.On peut aussi les laisser égoutter jusqu\u2019au lendemain.Dans les grandes fromageries fabriquant des fromages de ce type, le pressage est fait par des presses hydrauliques qui exercent une pression approximative en livres à deux ou quatre fois le poids de la masse qui doit être pressée.L'été, on met de la glace en morceaux parmi les sacs.Une fois le pressage terminé, on met les sacs dans une chambre froide pendant plusieurs heures, afin de les refroidir parfaitement.(A suivre) te LA Te rom SE ee EE IRN Ve TY ve Lord Strathcona, alors l'honorable Donald A.Smith, enfonçant à Craigellachie, C.B., le 7 novembre 1885, le dernier crampon qui mar quais la jonction des deux tronçons de ligne reliant l'Atlantique an Pacifique.A l\u2019occasion du cinquantième anniversaire de la cérémonie qui marqua le parachèvement du premier chemin de fer transcontinental, cérémonie qui consista à enfoncer, à l'endroit où les deux tronçons de ligne furent raccordés, un crampon de fer symbolique, le Pacifique Canadien est heureux de rappeler aux citoyens de ce pays certains des développements qui, au cours du dernier demi-siècle, ont mis le Canada en évidence parmi les peuples.L histoire du Pacifique Canadien est écrite à travers le Dominion tout entier.C'est l'histoire que devraient lire tous ceux qui voyagent en ce pays et eus savent faire preuve d'un juste esprit d'observation, 1885.Les bisons errent encore par milliers à travers les vastes plaines de l'Ouest.Des bandes d'Indiens observent avec émerveillement le ruban d'acier que des équipes prolongent sans interruption dans la direction de l'Ouest.Un autre ruban d'acier est amené vers l\u2019Est, venant de la côte du Pacifique.C'est à Craigel- lachie que les deux se rencontrent, Le dernier crampon est enfoncé et le rêve de Sir John A.Macdonald devient une réalité.Le Canada est uni et il peut maintenant marcher vers son destin.Lentement, la progression s\u2019eccentue.Le terminus du chemin de fer sur la côte du Pacifique devient le port de Vancouver.Les prairies se couvrent de colons.Des industries s\u2019établissent partout.Des navires canadiens sillonnent les deux grands océans et complètent la route impériale reliant la Grande-Bretagne à l'Orient et À l\u2019Australie.Et un jour, la nation pleure le grand chef dont la vision rendit possible l'existence du transcontinental.Mais d\u2019autres chefs apparaissent \u2014 l'un d\u2019eux dominant tous les autres: c'est Sir Wilfrid Laurier, un descendant des premiers colons français, Au tournant du siècle, le Canada continue sa marche en avant, prenant place aux côtés de la mère patrie en Afrique du Sud et offrant ses terres aux émigrants désireux de travailler sérieusement.Deux nouvelles provinces sont créées.Le marteau d\u2019un forgeron lancé par hasard révèle au monde les richesses cachées dans le sol de Cobalt.Avec son blé, le Canada devient le grenier de l'Empire.Et l\u2019avance du Canada se poursuit toujours.Nos forces hydrauliques sont harnachées et nos richesses minérales sont mises à jour.De puissants hauts-four- ZZ fe == £ FE ZR neaux sont construits, des pulperies surgissent et de grands élévateurs à grain apparaissent ici et là.De nouvelles voies ferrées sont établies pour subvenir aux besoins du transport.L'industrie progresse sans interruption et les conditions de vie au pays ne cessent de s'améliorer.Vient le grand conflit mondial, et le Canada sait faire tout son devoir.Durant la période d'après-guerre, il garde sa stabilité; il fait face à la crise avec sérénité et envisage l'avenir avec confiances + * VISITEZ VOTRE CANADA! Apprenez à mieux connaître ce magnifique pays qui est le vôtre.Montrez-le à vos enfants.Faites-leur voir le Canada au travail \u2014 dans les champs, les forêts, les mines et les usines.Les voyages à l'étranger sont aussi précieux pour augmenter les connaissances générales.À quelqu'un qui connaît déjà son pays, ils permettent de faire la comparaison et de mieux apprécier le Canada.Le Pacifique Canadien dessert toutes les régions de villégiature importantes et tous les centres industriels du Dominion.Avec ses services de navigation et ses agences dans tous les pays du monde, il peut vous conduire à l'étranger et vous y servir.Ses représentants s'empresseront de vous apporter leur concours dans la préparation de vos itinéraires.1885 - CINQUANTENAIRE DU PACIFIQUE CANADIEN - 1935 01 S861 HYGAWITAON 6 1935 pad < H Z = Z po > = { Z | O Q Le Z ( < @ y Fi { ( ra { .crédit, mutuels alloca- ou de suivent tats de oopéra- nt bien ns tous efforts, reprise us inté- ise qui er aura ant des remar- t socio- us vite, land on , parti- d vite ; possi- ociétés enbond le plu- succès ver sur ements le plus .D.\\ 13 9 NOVEMBRE 1955 COMMENTAIRES SUR LES MARCHÉS Fournis par la Coopérative Fédérée de Québec \u2014 SEMAINE DU 26 OCTOBRE AU 2 NOVEMBRE 1935 Arrivages à la Pointe St-Charles, lundi, le + novembre 19356: \u2014 Bétail ce ee ee as 605 Veaux .+.0.1975 Porcs .+0 «+ .1526 Moutons .+.1842 BETAIL Les expéditions de la journée ont été faibles en comparaison avec celles des semaines précédentes; un regain d\u2019activité s\u2019est manifesté et les prix ont avancé quelque peu, notamment dans le cas des vaches et des taures où une amélioration de Y4g ou mieux a été enregistrée.L\u2019amélioration réalisée sera maintenue en autant que les arrivages ne seront pas trop forts.La demande pour les vaches est bonne et les sujets destinés à la mise en conserve se vendent facilement à prix satisfaisants; les cultivateurs dont les troupeaux passent aux épreuves à la tuberculine feraient bien de prendre note de la chose.VEAUX VIVANTS Les acheteurs recherchent les veaux de lait et payent des prix très intéressants, certaines ventes se faisant à 8é et plus la livre.Les prix pour ces sujets se maintiendront fermes au cours des quelques semaines à venir et il y a possibilité qu\u2019ils s\u2019améliorent encore plus.Les veaux de champ se vendent uñ peu plus lentement et les prix ont aceusé un léger recul.Les ventes se sont faites encore a 3¢ et 314 ¢ la livre, mais la proportion de ceux qui ont été achetés à 3¢ a été beaucoup plus forte que par le passé.MOUTONS ET AGNEAUX VIVANTS Les moutons se vendaient un peu plus cher; le prix allait de 1%¢ & 38¢, parfois 3%4¢ la livre.Peu de changements sont prévus pour les quelques semaines à venir.Les agneaux se vendaient assez facilement à Té la livre pour les bons sujets, mais les acheteurs ne voulaient pas payer plus que ce prix, malgré des arrivages plutôt faibles.Les coupes ordinaires étaient en vigueur sur les communs, les sujets non châtrés et les agneaux pesants.Il y a possibilité d\u2019amélioration, mais elle ne sera pas très forte, semble-t-il.PORCS VIVANTS Les rapports qui nous sont arrivés de nos marchés d\u2019exportation indiquent une légère baisse, mais nos acheteurs en ont profité pour imposer une diminution que même les marchés d\u2019exportation ne motivent pas.L\u2019unique raison qui peut être mise de l'avant pour excuser la baisse de cette semaine de la part des acheteurs est qu\u2019ils veulent forcer les prix à un niveau plus bas pour emmagasiner à bon compte; ils n\u2019ont pas même l\u2019excuse de forts arrivages.Les ventes se sont faites à 8¢ la livre pour les bacons; quelques-unes ont été faites à 814 \u20ac.Les truies se vendent beaucoup plus lentement et ne rapportent que de &4 à 6J4g, avec quelques-unes à 634\u20ac la livre.PORCS ABATTUS Marché faible; les prix ont fléchi d\u2019environ %¢ @ %¢ la livre.VEAUX ABATTUS Marché stable aux prix actuels.Nos cours 3 bestiaux \u2014_\u2014 \u201cQuel avantage peut trouver le cultivateur a faire vendre ses animaux vivants sur un marché public, plutot que de les expédier directement a une maison de salaison ?\u201d Le marché public (les cours à bestiaux) est le seul endroit où les prix aient chance de s\u2019établir librement et d\u2019une manière qui donne justice au producteur autant qu\u2019à l\u2019acheteur.Pour que l\u2019on se rende compte du rôle des cours à bestiaux, je me permets l\u2019illustration suivante.Supposons que les besoins de Montréal en porcs pour une semaine soient de 6.000 têtes.Si tous les porcs offerts en vente pour une semaine se chiffrent à 6.000 et que tous sont rassemblés sur le marché public, les acheteurs qui en auront besoin devront venir sur le marché pour y faire leur approvisionnement.Ils s\u2019y livreront à une concurrence qui sera d'autant plus vive que, craignant de ne pas acheter suffisamment pour leurs besoins, ils verront à se procurer un peu plus que ce dont ils ont besoin.Il en résultera un marché ferme et il y a possibilité qu\u2019une avance de prix soit même réalisée.Par contre, si 3.000 des 6.000 porcs sont expédiés directement à un ou deux des plus gros acheteurs, c\u2019est autant qui est soustrait à la concurrence, mais aussi on se trouve à avoir réduit la demande d\u2019autant et l\u2019absence d\u2019un fort élément de concurrence réduit les chances que l\u2019on aurait de compter sur un marché au moins ferme.Les acheteurs qui ont reçu directement ce dont ils ont besoin se dispensent de venir sur le marché et les autres acheteurs ont plus de liberté pour imposer le prix qu\u2019ils veulent bien payer.Et cette absence est d\u2019autant plus importante que, en pratique générale, ce sont toujours les plus gros acheteurs qui se trouvent dans le cas de pouvoir s'abstenir de venir acheter sur le marché public.Mais, objectent quelques-uns, ceux à qui nous expédions directement nos animaux nous payent les mêmes prix que ceux qui sont obtenus sur les marchés publics.C\u2019est vrai, mais il ne faudrait pas oublier que les prix payés sur le marché public auraient été plus élevés et que tous perdent ensemble à ce jeu.L'expédition directe est probablement le plus grand mal dont ait à souffrir notre commerce des animaux vivants.Très peu le réalisent, particulièrement parmi les producteurs.Si seulement nos cultivateurs et nos commerçants d'animaux vivants pouvaient une bonne fois se décider à utiliser les services que leur offrent les cours à bestiaux, ils se rendraient à eux- mêmes et à la classe agricole en général un service dont il serait difficile d\u2019apprécier toute la portée et toutes les heureuses conséquences., On ferait bien de méditer sur cette question.Elle prend d'autant plus d\u2019importance maintenant qu\u2019il se poursuit une campagne dans le but d'encourager' les expéditions directes.On se sert de toutes sortes d'arguments pour encourager l\u2019expédition directe, comme celui-ci, par exemple: expédier directement, c\u2019est s\u2019exempter de payer les frais encourus sur les marchés publics.Je répondrai la semaine prochaine à cet argument qui n\u2019en est pas un du tout ainsi qu'on le verra.A.S.I'lle du Prince-Edouard a été BEURRE Avec des arrivages de beurre frais, ne pouvant suffire à la demande pour consommation immédiate et une offre restreinte des beurres d\u2019entrepôt, ce marché a été ferme et à la hausse au cours des derniers jours.Lundi après-midi, le 4.novembre courant, le prix du numéro un pasteurisé au gros variait de 24444 @ 24% é la livre.FROMAGE Ce marché a été faible et une autre baisse a été enregistrée dans les prix.Nos opérations avec le marché anglais au cours de cette dernière semaine ont encore été très limitées.Cependant, avec une forte diminution dans les arrivages prévue sous peu et une demande un peu plus active pour fins locales, les prix actuels devraient se maintenir un peu plus stable.POMMES DE TERRE La demande pour les pommes de terre de considérable cette semaine et elle excéda l\u2019offre.La première cargaison de ces pommes de terre emballées en sacs de 50 livres est arrivée cette semaine à bord du \u201cPictou County\u201d.Les magasins Dominion Stores ont acheté 25.000 de ces sacs à titre d\u2019essai et les distribueront dans tous les centres importants de l\u2019Est de l\u2019Ontario et de la partie ouest de Québec.Cette semaine, les arrivages à Montréal ont été de 3 chars de Québec, 67 du Nouveau- Brunswick, 4 de l\u2019Ile du Prince-Edouard par chemin de fer et 13 chars par bateau en sacs de 50 livres et 18 chars en sacs de 80 ou 90 livres.Le \u2018\u2018Pictou County\u201d est en train de décharger depuis vendredi et le \u2018\u201cDelia\u201d\u2019 doit commencer à décharger aujourd\u2019hui.Les prix rapportés dans le district d\u2019Aroo- stook, dans l\u2019Etat du Maine, sont de $1.25 pour la contenance d\u2019un baril en vrac, comptant aux entrepôts.La demande est bonne et le marché ferme.Les prix sont fermes dans les provinces maritimes, l\u2019exportation est active, particulièrement par le port de Saint-Jean, N.B.VOLAILLES VIVANTES Les arrivages de poulets ont été de beaucoup moindres que la semaine précédente et, avec une demande assez active pour les absorber facilement, il nous a été possible d\u2019obtenir un prix plus avantageux, tout particulièrement pour les trois premières catégories.Quant à ceux des catégories inférieures, la vente en est encore difficile.La demande s\u2019est continuée assez active pour les poules grasses et pesantes et de nature à maintenir les prix.VOLAILLES ABATTUES Les arrivages de volailles abattues ne sont pas très considérables actuellement et l\u2019écoulement se fait assez rapidement.Une hausse de 1¢ la livre a été enregistrée pour les poulets, mais peu de changement à noter dans les prix des poules.OEUFS Montréal et Québec: Une autre hausse de 1\u20ac @ 3é la douzaine, suivant les différentes catégories a été enregistrée sur notre marché aux oeufs.Ainsi que pour la semaine précédente, la rareté d\u2019oeufs frais s\u2019est continuée et en autant que les conditions actuelles se maintiendront une autre hausse est A prévoir sous peu.ve pe pwr rw 4 54-0000 22 2 oa ma Ma x cE Te Le > he um. 9 NOVEMBRE 1935 14 Métamorphose (Suite de la page 11) bres, les ailes, les oreilles.Des perles pour les yeux; un ruban ou une bande de cuir mince -figure- ront un collier de chien ou de chat.Comme objets plus pratiques, il serait avantageux de faire des petites pantoufles aux enfants.Dans un orphelinat, je sais qu\u2019une bonne Soeur Grise ingénieuse fabrique à l\u2019année, pour les petits pensionnaires, des mitons dans de vieux chapeaux d\u2019homme.Elle passe une ou deux couches de \u201cshellac\u201d sur la semelle pour la rendre imperméable et moins poussiéreuse; c\u2019est chaud, en même temps que très économique.Le feutre humide prend la forme que l\u2019on veut bien lui donner, ce qui est à retenir.Quelques broderies de couleur sur du feutre foncé agrémenteront des petits souliers d\u2019enfant: cela vaut la peine d\u2019essayer.Le courrier Une lectrice (Racine) La soupe aux tomates achetée en boîte a, en effet, un arome particulier qu\u2019il est difficile d\u2019obtenir soi-même par de la confection domestique.Les fabricants ne livrent pas leur secret personnel.Je sais toutefois qu\u2019il y entre beaucoup d\u2019épices, spécialement des feuilles de laurier et du thym dans la préparation de la purée.* ¥ x Pour plusieurs correspondantes qui ont demandé la manière de préparer la purée de tomates pour conserve, voici: Placez les tomates dans un panier en broche ou dans un sac de coton à fromage et plongez-les dans l\u2019eau bouillante environ trois minutes.Saucez- les immédiatement après dans l\u2019eau très froide, enlevez la pelure, le coeur, les parties vertes ou gâtées et faites-les bouillir pendant trente minutes.Passez le tout au tamis et remplissez les boîtes à conserves avec cette pue Voici le poêle qui a simplifié et rendu du beaucoup plus agréable la tâche quotidienne de mill gères canadiennes\u2014le poêle qui a fait la joie d'innombrables familles en permettant de cuire des mets beaucoup plus délicieux.C'est le SUPER OVAL Findlay, qui est aujourd\u2019hui accepté comme le prototype des beaux poêles de cuisine.La chaleur vive et égale de son fourneau assure une cuisson supérieure, en même temps que son foyer profond et oval sait tenir la cuisine chaude et confortable même par les journées les plus Lignes modernes, tuyaux émaillés et inoxydables.émaillé pouvant se laver aussi facilement qu'une assiette de porcelaine après usage.Dessus du poêle recuit, produisant un fini \u2018gunmetal\u2019 uniforme.Dessus et couvercle du réservoir émaillés afin d'empêcher la rouille.Grilles à charbon et boiss'ajustant à deux profondeurs selon la proportion de chaleur requise.Quand les grilles à boissont dans la position inférieure, vous pouvez brûler de plus gros morceaux de bois dur.Renseignez-vous sur le SUPER OVAL avant de faire l\u2019acquisition d'un nouveau poële\u2014c'est le plus beau sur le marché.Trois gran- .deurs répondant aux besoins des maisons de ferme de toutes dimensions.Æ » Les Poêles Findlay s'appuient sur une réputation de qualité remontant à 70 années.Faites-vous les montrer par votre marchand.FINDLAYS LIMITED CARLETON PLACE, ONT.Le poêle ci-dessus fait partie de l'assortiment ges êles de cuirine et c auffage, des four- on à air chaud et des systèmes servant à conditionner l'air, fabriqués par la Maison Fin froides.iers de ména- Grand fourneau rée très chaude.Ajoutez une cuillerée a thé de sel par pinte, fermez hermétiquement et stérilisez trente minutes.N\u2019oubliez pas de stériliser les boites et les couvercles avant de vous en servir.x * a M.J.(St-François du Lac) \u2014 Lorsqu\u2019une jeune fille est demandée comme porteuse à des funérailles, elle n\u2019a qu\u2019à suivre les porteurs, sans plus, car il n\u2019est maintenant guère d'usage de mettre des rubans aux cercueils.Elle n\u2019a pas à porter le chapeau de l\u2019homme qu\u2019elle accompagne.Au besoin, les porteurs déposent leur chapeau sur le cercueil.+ * * Mme A.C.(St-Dominique) \u2014 Ne croyez-vous qu\u2019il vous serait possible de faire faire ce travail de foulage à St-Hyacinthe?Je suis certaine que votre agronome vous renseignera à la perfection sur ce sujet.Ecrivez-lui.* * * Jeunesse (Bagot) \u2014Pour changer de couleur de laine en tricotant, il vous faut sur rang à l\u2019envers tricoter à l\u2019envers le nombre de mailles d\u2019une couleur et laisser tomber la première couleur sur le côté de l\u2019ouvrage vers vous.Ramasser la deuxième couleur avec votre main droite et passer la laine sous la première couleur.Tricoter à l'envers le nombre de mailles requis de la deuxième couleur.Sur rang à l\u2019endroit, tricoter le nombre de mailles de la deuxième couleur, laissant tomber la laine sur le côté opposé.Ramasser la première couleur, passer la laine sur la deuxième couleur et tricoter le nombre de mailles requis de la deuxième couleur.Alterner ces deux rangs.Cela rassemble ces deux laines, une autour de l\u2019autre, afin que les deux couleurs se rejoignent sans interruption.** a Y.R.(Aston Jonction) \u2014 Le point jersey est le tricot uni ordinaire, c\u2019est-à-dire un rang à l\u2019envers.Sur une broche circulaire, il faut toujours tricoter à l'\u2019endroit.* Fermière (St-Romuald) \u2014Voi- ci une recette économique pour conserver les oeufs.Dans un seau d\u2019eau douce, mettez une chopine de gros sel et une livre de chaux.Laissez reposer trois jours, en brassant fréquemment.Puis transvasez trois ou quatre fois pour obtenir un meilleur mélange; finalement, mettez dans une jarre de grès et placez les oeufs dedans avec précautions, én évitant qu\u2019ils craquent en se touchant.Déposez au frais.«a Pour toute correspondance au sujet de la section du foyer, adressez à Madame Françoise Gaudet- Smet, Case postale 2545, Montréal, et attendez patiemment votre tour.Ce Matin LES JUMELLES DIONNE ONT EU DE LA QUAKER OATS a NEL Bl me vice, Inc.© Il suffit de quelques cents pour donner à vos enfants la même sorte de farine d\u2019avoine que les experts ont choisie pour les jumelles Dionne.Ces fameux bébés eurent la Quaker Oats, même avant leur premier anniversaire de naissance, parce qu\u2019elle fait un bien immense aux enfants.La Quaker Oats est la seule farine d'avoine à posséder la VITAMINE SOLAIRE D, la vitamine qui fait les os forts Quick Quaker Oats choisie comme la céréale quotidienne des jumelles Dionne ATGUISONS LES LAMES DE TONDEUSES (clippers) de toutes sortes.Prix: 85c.le set.Lames neuves: $2.75 le set.Téte-*\u2018clipper\u201d combiné pour tondre chevaux et moutons, $7.50 complet.WILFRID FONTAINE, Pierreville, Qué, POULETTES, Rock barrées et Leghorn blanches de 8 semaines, 35c.; de 9 semaines, 40c.; de 10 semaines, 45c.; de: 12 semaines, 60c.Aussi poulettes plus âgées.TWEDDLE CHICK HATCHERY, Casier 6, Fergus, Ont, LE JOURNAL D'AGRICULTURE Revue hebdomadaire Fondée en 1877 qui enseigne à réussir et publie les mérites de ceux qui ont réussi.Publié par le Ministère de I'Agriculture de la Province de Québec Rédaction : Pavillon de l'Agriculture, chambres 112-113, rue St-Augustin, Québec ABONNEMENT AU CANADA: Prov.de Québec: - $1.00 par année Autres provinces: - $1.50 par année Pays étrangers : - - $1.50 par année Pour les annonces, adresser : LE JOURNAL D'AGRICULTURE 33 ouest, rue St-Jacques.Montréal TARIF DES ANNONCES: 60 cents la ligne agate.Annonces classées: 5 cents le mot, payable d'avance, minimum $1.00 E 1935 versaire un bien ker Oats posséder la vitale er ne la lienne dionne I INDEU- Prix: le set.Ire che- ILFRID Leghorn } semai- 2\u201c 12 se- ; Agées.Casier 8 \\gri- bec bres bec née née née réal .15 9 NOVEMBRE 1955 Après le congrès de la Rivière du Loup (Suite de la page 6) l'augmentation de notre production fromagère.Il appert de plus que les Canadiens, s\u2019ils mangent peu de fromage, consomment annueliement per capita une formidable quantité de beurre.On dit très souvent que les Français aiment manger sortes de fromages alors que sur ce point l\u2019éducation du goût est peu avancée chez nous.C\u2019est très vrai.Cependant, si le Français \u2014 qui, entre parenthèses, à à sa disposition plus de 300 sortes de fromages \u2014 en consomme annuellement par tête, 13.5 livres, alors que nous nous contentons d\u2019un chiffre aussi bas que 3.3 livres, ce même Français ne mange que 10.9 livres de beurre pendant que nous en mangeons 30 livres.En ce qui concerne la production beurrière, notre marché domestique est donc très important et nous avons raison de ne pas nous en désintéresser, même si nous pouvons profiter d\u2019un marché extérieur avantageux pour un autre produit laitier tel que le fromage.Notre débouché le plus avantageux reste toujours celui de chez nous, si nous sommes assez sages de ne pas l\u2019encombrer.Comme débouché à notre production laitière, il y a en outre la consommation du lait frais, de la crè- tue glacée et la fabrication de quelques sous-produits de moindre importance.Ces à-côtés englobent à eux seuls une quantité de lait équivalente en valeur à notre production de beurre et de fromage.Autant de considérations qu\u2019il est bon de faire avant d\u2019aborder l\u2019étude de la question laitière chez nous.Il est également permis de se demander avec M.Roy si le Canadien ne consommerait pas plus de fromage si nous en fabriquions cinq ou six types différents, comprenant ceux à pâte molle.C\u2019est un projet que le ministère provincial de l\u2019Agriculture, aidé de la Coopérative Fédérée, est en train de réaliser.L\u2019Ecole de Laiterie de St- Hyacinthe poursuit à ce sujet, sous la direction de M.le Dr Rosell, des expériences fort encourageantes.Bientôt deux nouveaux fromages à pâte molle seront lancés sur le marché, fromages de luxe qui pourront se conserver pendant une se- toutes\u2019 maine sur la table de famille et pendant un an en entrepôt sans se déprécier.On compte que le public leur fera bon accueil et que, dans quelques années, chaque consommateur canadien mangera annuellement 5 ou 6 livres de.fromage sans pour cela diminuer sa consommation de beurre.Notre industrie lai- tiére prend donc une nouvelle orientation qui permettra a tous les cultivateurs, proches ou éloignés des centres, de réaliser de plus appréciables profits.C\u2019est, sem- ble-t-il, le moyen le plus pratique - de parer à une surproduction de beurre.Toutefois, comme le faisait remarquer fort justement M.Adrien Morin, les problèmes de base n\u2019en restent pas moins les mêmes.La production de bon fromage, de bon beurre ou de tout autre produit laitier supposée d\u2019abord un troupeau en santé, gardé et exploité selon les règles de l\u2019hygiène la plus stricte.L'alimentation a également son mot à dire et, en ce domaine, l\u2019économie veut que le cultivateur récolte à domicile la très grande partie des aliments que réclament les bestiaux.\u201cLa bonne culture reste le point de départ dans l\u2019amélioration de notre industrie animale.\u201d Et cette nourriture produite économiquement, allons-nous en faire bénéficier des bétes qui ne sauront pas a leur tour la payer bon prix?Allons-nous la donner à des pensionnaires au lieu de la vendre à de bonnes productrices?La seule manière d\u2019éviter semblable bévue, c\u2019est de faire et de faire encore la sélection au moyen du contrôle laitier.MM.Godbout et Morin ont fortement insisté sur ce point.Tous deux, ils se réjouissent que depuis quelques années le nombre total de nos vaches diminue pendant que leur rendement moyen va croissant.C\u2019est de bon augure puisque les absentes d\u2019aujourd\u2019hui ont dû quitter le troupeau pour causes de maladie ou d\u2019incapacité.Les revenus donnés par celles qui restent n\u2019en ont fait qu\u2019augmenter.Le chef de l'Industrie animale réclame également un meilleur équilibre du cheptel.\u201cA plusieurs endroits, il vaudrait beaucoup mieux, dit-il, diminuer le nombre de vaches et les remplacer par quelques porcs et un poulailler de 100 poules.\u201d Il est bon, en effet, que de nos jours le cultivateur ait KS A pene vel pte a ong I RW EL SIA SP \u201cRoyal Major\u201d, chien Gt-Ber- nard, expédié au japon par la \u201cRoyal Kennels Co.,\u201d de Na- pierville, P.Q.Aprés un voyage qui a duré vingt - deux jours, le chien Bd | est arrivé sain .et sauf.plusieurs cordes à son arc afin de faire face à toute éventualité.Voilà, rappelées très brièvement, quelques idées émises au congrès de la Société d\u2019Industrie Laitière.Nous les transmettons à nos lecteurs, leur laissant le soin d\u2019en tirer eux-mêmes les conclusions.Sans doute, en ces temps difficiles, l\u2019industrie laitière ne fait pas figure de grande dame assise dans un confortable fauteuil.La situation est cependant loin d\u2019être décourageante et de ce côté l\u2019horizon s\u2019éclaircit peu à peu.Le succès tient à la généreuse collaboration que voudront bien donner tous et chacun des cultivateurs aux techniciens qui s\u2019appliquent a déblayer la voie.En cela comme en d\u2019autres choses, il ne faut attendre le salut que de nous-mêmes.145 ANS Diosr CA VAUT UNE BIERE OLD STOCK À LA VÔTRE| FONDÉE IL Y A | ros - » oe gage \u2014voge = ro \u2014 055, CTT Se tT x Xt, Twa SEMAINE FINISSANT LE 2 NOVEMBRE 1935 9 NOVEMBRE 1935 PRIX DE REMISE\u2014COOPERATIVE FEDEREE 130 EST, RUE ST-PAUL, MONTREAL OEUFS POULES VIVANTES POULETS ABATTUS POULETS ABATTUS Sélectionnés) (Engraissés au lait) A\u2014(gros) .41e A.17e là 1b.( Spécial, 6 lbs.et plus .20e A\u2014(moyen)\u2019 .29c B 18e la Ib At los.ot plus i 15 oe 27e A\u2014(Poulettes) .33e tet \u2019 : \u2014 8, jusqu s.25¢ .e c .10c Ia lb.Spécial, 6 Ibs.et plus .Te B_ 6 lbs.et plus .211 1E 26e C\u2014 |.: :: : 22e Cogs Sc la 1b A\u20146 lbs, et plus .28e B\u20145 lbs.jusqu'à 6 ibs._.\u2018! 24e ' \u2019 A\u2014b lbs.jusqu'à 6 lbs.24¢ POULES données) in PORCS ABATTUS (Sélectionnées No 1 B-\u20146 lbs.et plus .24¢ o ve er .12e Ialb, i Spécial, 5 lbs.et plus .20c No 2 .ee +.11%elInlb, POULETS VIVANTS B\u20145 lbs.jusqu'a 6 lbs.22¢ A\u20145 lbs.et plus IRE 19e No 3 .we vo .lle lalb.» , \u2014 s.jusqu 8.ve an e \u201cA rotir B-\u20144 lbs.jusqu\u2019à 5 lbs.Z1e A\u20143 lbs.jusqu\u2019à 4 lbs.14e Spécial, 6 lbs.et plus 2le C\u20146 lbs.et plus .20e B\u20145 lbs.et plus .17e VEAUX ABATTUS , B\u20144 lbs.jusqu\u2019 à 5 1bs.Ce ee eu 16e (Engraissés au lait) A\u2014b Ibs.jusqu'à 6 lbs, 18e C\u20145 Ibs.jusqu\u2019à 6 lbs.18\u20ac B\u20143 lbs.jusqu\u2019à 4 lbs.14e¢ B \u2019 4 \u2019 C\u20145 lbs.et plus .,.1be on .ve .\u2026.18\u20ac 1a lb, B\u201441 1bs.jusqu\u2019à 6 lbs.16¢ C\u20144 1bs.jusqu\u2019à 5 lbs.17¢ CH4 lbs.jusqu'à $ ws.1 17 19e Moyen .(10 ile 1a IE C\u2014314 Ibs.jusqu'à 4% lbs.18e C\u20143 lbs.jusqu\u2019à 4 lbs, 15¢ C\u20143 1bs.jusqu'a 4 lbs.12¢ {Commun .7c la Ib.Sur lens prix ci-haut mentionnés, nous retenons une commission de 5% aux coopératives affiliées et 8% aux expéditeurs individuels.ANIMAUX VIVANTS Prix obtenus sur le marché de Montréal Par la Coopérative Canadienne du Bétail de Québec - - - - LUNDI, LE 4 NOVEMBRE 1935 PORCS VIVANTS VACHES AGNEAUX TAURES Choix .8%ed3%e Bon .Te Porc a baconf 190 à 230 lbs.Bonne .234 c à 3c Non châtrés .+.+ Be Choix .4c A 4Ye (Select) .8 Moyenne 2%ec a2%e commun .«+ ++ +.++ .Be Bonne .ve +.8%e A3Ye Prime de $1.00 Commune .ce 1%e A 2c M 2 as Porc à bacon.180 à 230 lbs.Très commune.1%e A 1%e MOUTONS oyenne Fac 34e 35.00 B 23e à 8c la Ib Commune .ze à24%e Porc à boucherie\\ 160 2 1bs.VEAUX DE LAIT on .2 .$7.50 Choix .+.vv +.Be à8tge Commun 18e à Ze la Ib.TAUREAUX Porc léger et A) 120 160 1bs.Bon .712e à Sc BOUVILLONS engrais .$7.50 Moyen Te & 7% a Porc lourd .240 à 270 1bs.Commun .Be A Ge Choix .ve ov .Blæécè6Ge Choix 23¢ 8c $7.50 VEAUX DE CHAMP Pon .\u2026.Le aie Bon .\u2026.\u2026 +.2e à 2%c Extra lourd .[270 Ibs.ou plus oyen .oe ae \u20ac .$7.25 on .3%c a 3%¢ Commun 22: Se aA3ige Moyen .Ze à Ze Truie .86.00 à 36.75 Commun 234cà3%e Commun léger .2e à2%c Commun .14e à 2c PRIX DE REMISE-COOPÉRATIVE FÉDÉRÉE-MONTRÉAL & QUEBEC Semaine finissant le 29 octobre 1935 inclusivement BEURRE FROMAGE No 1 Pasteurisé .23% e¢ BLANC COLORB No 1 Non Pasteurisé .23e No 1 97/16\u20ac No 1 .99/16¢ No 2 cee ee es 22%¢ No 2 .87/18¢c No 2 8 9/16¢ TRES IMPORTANT: Aucune commission ou frais d\u2019emmagasinage à déduire de nos prix de remise de beurre et de fromage.\u2019 i i 3 i Fédérée\u2014A QUEBEC Prix de remise Coopérative Fédérée SEMAINE FINISSANT LE 2 NOVEMBRE 1935 OEUFS AGNEAUX ABATTUS PORCS ABATTUS 40c Veaux abattas engraissés au lait A \u2014 Bacon de choix, A (gros) No 1352 45 1bs.1le 135 lbs.à 160 lbs.11%e A (moyen) - 88\u20ac Bon .+.18elalb.B\u2014Bacon, 110 lbs.à 160 lbs.11%e A Poulettes 3ze or mictaip, NO 2 80 à 35 lbs.+.10e Boucher, 110 lbs.à 160 lbs.10%c B ape OYEM Cet ee ee 08 TTC\" No 3 25 à 30 lbs.Ze Lourds, 160 Ibs.à 200 Ibs.10e orn Commun .Telalb.Extra lourds, 200 lbs.a c.\u2026 23¢ Belier 30 lbs.à 45 lbs.ske 250 lbs.+6 9e Nous ne recevons pas de volailles vivantes à notre succursale de Québec.Voir plus haut sur cette page les prix payés à Montréal.Sur les prix ci-haut mentionnés, nous retenons une commission de 5% aux coopératives affiliées et 8% nux expéditeurs individuels.MOULEES ALIMENTAIRES RATIONS NORMALES EQUILIBRÉES Lennoxville Québec Protéine Fibre , Montréal Ste-Rosalie Lévis MOULEES LAITIERES 189% 9 \u201c% Coopérative Moulée laitière (simple) $1.48 $1.50 $1.50 18 9 Coopérative Moulée laitière (mélas.) $1.45 $1.50 $1.50 20 10 Fédérée Moulée laitière (simple) .81.40 $1.45 $1.45 20 10 Fédérée Moulée laitière (mélassée).$1.40 $1.45 $1.45 24 9% Coopérative Moulée laitidre (simple) 81.60 $1.65 $1.65 24 914 Coopérative Moulée laitidre (mélas.) $1.60 81.65 $1.65 18 11 Coopérative Contrôle laitier (simple) 81.50 81.55 91.55 18 11 Coopérative Contrôle laitier (mélas.) $1.50 $1.55 $1.58 32 T Coopérative Supplément prot.(laitier) $1.90 $1.93 $1.95 25 4 Coopérative Moulée veaux (avec lait) $2.35 $2.40 $2.40 24 8 Fédérée Moulée veaux (sans lait) .$2.00 $2.08 $2.03 MOULEES POUR PORCS 44 5 Coopérative Supplément prot.(pores) $2.80 82.35 $2.35 46 7 Fédérée Supplément prot.(porcs) 2.20 32.25 82.25 17 6% Fédérée Sevrage-croissance porcelets 1.45 $1.60 $1.50 16 5% Fédérée Engraissement pour porcs.$1.40 $1.48 $1.48 \u2014 \u2014 Coopérative Supplément minéral .81.50 81.55 $1.68 Protéine 18% 16 6 NET, COMPTANT (à nos entrepôts, sans camionnage) Montréal Ste-Rosalie Lévis Lennoxville Québec Fibre MOULÉES POUR VOLAILLES Coopérative Tout-Moulée poussins.Fédérée Tout-Moulée poussins .Coopérat.Tout-Moulée dindonneaux Coopérat.Moulée croissance poulets Coop.Grains croissance poulets .Coopérative Moulée de ponte Fédérée Moulée de ponte .Coopérat, Supplément prot.volailles Coopérative Grains pour volailles.Fédérée Grains pour volailles.Coopérat.Moulée engraiss.(av.lait) Fédérée Moulée engrais.(sans lait) sees cae $2.15 $1.90 $2.15 $1.80 91.55 $2.00 $1.85 $2.50 $1.60 $1.45 91.85 $1.65 $2.20 81.95 22.20 91.85 $1.60 $2.05 $1.90 92.55 81.65 $1.50 $1.90\" 81.70 $2.20 $1.95 $2.20 $1.85 $1.60 $2.05 $1.90 $2.55 $1.65 $1.50 $1.90 81.70 Assortiment complet de nos moulées composées et simples, grains, etc.chez notre dépositaire autorisé, L.N.Jourdain, Trois- Rivières, à 15 cents par poche en plus des prix à Montréal.COOPERATIVE FEDEREE DE QUEBEC 130 est, rue St-Paul Tel.HArbour 4111 Montréal "]
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