L'événement, 31 mai 1880, lundi 31 mai 1880
[" olonial.é teaux ressées ay de Gares à n et Tr .- ScAumis- 25 St Vant 603 d'un ne de cent umission- rsqu\u2019i] 24 Accepté, GER.en Che, mn du \u201816.Quito *, Hamil- {pen t MurnN- ge parti- ton paren, in d'eux udis et \u2018hine, à Dani rer des l'Hôtel e, Quai Par: J par la a ser appro- ete.A publie iN ment plus PRIX , y .) D i pe Tps de PAGGRGOUIENE : \u2014 psiciou quotidiennu, par an.sition hebdomadaire, par an.Innarrablement payable d'avance On peut aussi ; s'abonner pour six mois y our trois mois.\u201c2 Québer, Lundi, 31 Ma 1580 HOT H+ Eprrsun-PROPRIÉTAIRE : 8.MARC( ACT Lai 7 ITE Riépaoreur-eN-CrEr ¢ HECTOR FABRE Prix des Annonces Bix lignes, premiére insertion.$0.40 : Ohaque inegartion subséquente., OlLé | Chaque ligne en sus, première ins, C42 \" Chaque ins.subséquonte, p.ligne.0H \u2014 FguIL DU 31 MAI 1880.Le TIT LES VICTIMES Paz RAOUL DE NAVERY (Suite.) __Plus tard, répondit Jeanne Laim- aT tard ! plus tard.! répéta Marcus d'une voix agitée, et m\u2019apprendrez- vous aussi quand vous m'\u2019aimerez, Jeanne! ; La jeune lille fixa sur lui un regard clair : \u2014Üvci n'est point dans nos conventions, répondit-elle.Nous avons tous deux fait un marché, et pour mon compte, je l\u2019exéeute ponctuellement, Mareus, vous avez acheté ma main au prix de la vie d\u2019Henri de Civray et de sa famille ; je vous suis chez l'officier municipal chargé d\u2019unir les époux ; vous (dois-je davantage?Non.Aves vous espéré plus?Je l\u2019ignore, mais dans ce cas vous auriez eu tort.Une crispation passa sur le visage de Marcus, cependant il reprit avec douteur.\u2014Oui, j'ai tort de vous demander, aujourd'hui, ce que je dois seulement m'efforcer de conquérir.Quand je serai votre mari, je vous forcerai bien à m\u2019aimer.Un soupir fut l'unique réponse de Jeanne.La foule était grande dans les quar- \u201cers traversés par les deux jeunes gens : parfois ellu les séparait avec violence ou les rapprochait subitement.Marcus tremblait qu'un accident survint a celle qui allait devenir sa femme, mais il d'osait plus insister pour lui présenter son bras, Enfin, ils arrivèrent à la seec- tion oft se tenait In magistrat qui devait les unir.C'était un de ces hommes commie cette époque en fit surgir et dont la face réflétait les sauvages passions qui s'agitaient au fond de leur âme.Vêtu d'une carmagnole, un bon- not à queue de renard sur l'oreille, la taille ceinte d\u2019une guenille rouge, le vez bourgeonnant, l\u2019æil cynique, la bouche ignoble, il attendait attablé en face de plusieurs bouteilles, que l\u2019on vint réclamer de Ini une attestation prouvant qu'un homme et une femme avaient témoigné devant lui la volonté de sunir.Le regard qu'ii jeta sur Jeanne eut fait reculer celle-ci de dégoût, si elle avait pu à cette heure redouter \u2018quelque chose, La résolution Immuable qu\u2019elle sentait au fond de son âme suffisait pour lui donner le calme solennel qu'on lisait sur son visage.Jamais un bouquet de fleurs d'o- langer n'avait tremblé sur un cœur rempli d'unu telle angoisse, et d'une résolution que le temps à autre Mar- Cus paraissait pressontir.Quand il contomplait Jeanne, il avait beau so dire qu'elle était la, que dans ine minute la formalité légale qui la \u201cerait à lui serait remplie, il ne pouvait *empécher de sentir au fond de son \u201cMe une craidte douloureuse.Une chose l'étonnait surtout.Comment se faisait-il que cette jeune fille, dont les croyances religicuses et les opinions po-] tique lui étaient connues n'eut pas Même manifesté le désir de recevoir la bénédicion d'un prêtre.Marcus, ii eut repoussé luin de lui Co rte) Matis Jeanne aurait rempli qu'elle devait considérer comme un devoir impérienx ; elle eut calmé les Is de s1 conscience qui se devait alarmer à la riag ; .; lage.Mais Jeanne n'avait rien pensée d\u2019un semblable ma- dit, | munérer d\u2019une façon brillante.Né dans ce qui le surprenait d«vantage, ce qui lui emplissait l\u2019âme d\u2019une crainte presque superstitieuse, c\u2019est que Jeanne gardait cette froideur de marbre à laquelle il ne comprenait rien.Elle ne lui avait point demandé grâce, elle ne versait pas de larmes ; elle accomplissait un sacrifice, et Marcus n\u2019en pouvait douter, elle le faisait avec une dignité qui la rendait imposante.Qu'ose- rait-il dire à cette créature si belle, si glacée tout à l\u2019heure ?Il se le demandait avec un mouvement d\u2019effroi.Un instant il eut la pensée que Jeanne, réalisant ce qu\u2019ont raconté bien des romanciers, avait pris du poison avant de le suivre.Mais non ; ses principes s\u2019y oppeseraieni.Elle ne pouvait songer au suicide puisqu'elle croyait en Dieu, Une pensée plus poignante peut-être encore mordit le cœur du jeune homme.Il faillait que Jeanne aimât bien profondément cette famille de Civray pour donner toute sa vie en échange de sa liberté.Marcus avait vu le comte Heuri, il ne pouvait s'empêcher de le trouver beau, et si Jeanne.Mais alors il considérait le visage glacé de la jeune fille, et il lui paraissait impossible qu\u2019une flamme ait jamais animé ce regard, qu\u2019un sourire se fût jamais joué sur ces lèvres, ct que la poitrine sur laquelle se balançait le bouquet d'oranger efit été bouleversée par les orages que connaissait Marcus.L'officier municipal adressa de brèves questions 4 Marcus et 4 Jeanne ; tous deux y répondirent, signére sur un registre, et le Jacobin, poussant un éclat de rire, avança les deux mains comme s'il faisait le geste de les bénir, \u2014 Venez, dit Jeanne à Marcus, j'étouffe.Cette fois, soit lassitude, soit parce qu'elle comprenait qu\u2019elle serait inévitablement séparée de lui par la foule elle prit son bras.\u2014Où allons-nous?lui demanda-t-il.Elle répondit : \u2014 Aux Tuileries.Il faisait une admirable journée d'été chaude et brillante.Les arbres avaient encore tontes lenrs fenilles, l'ean murmurait dans les bassins.Des enfants jouaient aux places même où l\u2019on avait dressé les échafaudages dertinés à des fêtes patriotiques, ces fêtes que présidait Robespierre avec une solennité orgueilleuse.\u2014Enfin, lui dit Marcus, vous êtes bien à moi vous voilà ma femme.\u2014 Votre femme ! répéta Jeanne d'une voix étrange.\u2014Rien ne saurait plus nous séparer.\u2014Rien que la mort.répondit Jeanne.\u2014La mort! pourquoi l\u2019évoquer à cette heure?pourquoi prononcer ce nom maudit ?La mort pour vous, si jeune, si pure, si belle ! \u2014 Ta princesse de Lamballe était plus belle que moi, les vierges de Verdun aussi pures et aussi jeunes.\u2014Taisez-vous par pitié, Jeanne.\u2014Il n\u2019y a plus de pitié, Marcus, vous le savez bien.Elle ajouta d'une voix plus âpre : Combien de malheureux seront guillotinés ce soir ?\u2014 Laissez les mourants, les morts, les comte Henri.i qui sait si au fond de votre âme, vous rox px L'ÉVÉNEMENT, jouant le rôle de la déesse Raison.Eb; certains priviléges elle ouvrirait à tous des carrières brillantes.Quand je compris qu\u2019elle renversait les lois, la religion, qu\u2019elle couvrait le pays d\u2019échafauds j'éprouvai un mouvement d\u2019effroi.Ce n'était point là ce que demandait mon ambition, mais à côté de moi, derrière moi, étaient mes amis, mes envieux ; je n\u2019avais plus le droit ni le pouvoir de reculer.Toute défection pourrait être punie de mort.Il fallait aller en avant toujours et sans fuir, sous peine de devenir suspect, et de monter à son tour sur l\u2019échafaud que l\u2019on avait dressé en permanence.\u2014On peut toujours se repentir, répondit Jeanne.\u2014Je ne me repens pas! fit Marcus, parce que je fus sincère.Je crus à un idéal de république, et quand je vis qu\u2019elle roulait dans le sang, il était trop tard.Je devais ou consentir à devenir victime ou me jeter plus avant dans la résolution.J'ai des ambitions et des appétits.Je me sentais une soif arlente de plaisir, et jacceptai les fonctions que je remplis, ces fonctions qui vous font horreur, et qui cependant m\u2019ont permis de sauver ceux que vous aimez.Je les ai sauvés, ils sont partis maintenant\u2026 J'ai trahi pour vous des devoirs qui, jusqu'à cette heure, me paraissaient sacrés.Si mon crime était connu, Cai c\u2019est un crime de favoriser le salut des suspects, je montorais sur l\u2019échafaud dont vous avez préservé le ci-devant Vous pouvez bien me l\u2019avouer, maintenant que vous êtes ma femme, pour que vous vous soyez dévouée de la sorte à cette famille, il faut que vous ayez songé.\u2026 \u2014A devenir la femme du comte Henri ?Vous avez raison, oui Marcus, il fut question de mariage entre nous, et c\u2019est moi qui refusai le homte.\u2014Alors, vous ne l'aimiez pas?\u2014Je l'aimais de toute mon âme.\u2014Et vous m'apprenez cela, à moi ! \u2014 Vous m\u2019interrogez, je réponds.\u2014 Qu'importe ! qu'avez-vous besoins de me répéter qu\u2019en me donnant votre main vous avez conclu un marché\u2019 \u2014 Marcus, demanda Jeanne en fixant ses grand yeux sur le sécrétaire de Fou- quier, j'ai pour jamais, pour jamais, entendez-vous, reuoncé aux esperances de ce monde, Ne vous plaignez point que je ne vous aie point voué un senti- | ment que vous ne vous êtes point attaché à faire naître, Si vous aviez voulu exciter en moi cet enthousiasme qu'\u2019inspirent aux grands cœurs les actions généreuses, vous m'eussiez dit, le jour où je vous suppliai de sauver ma famille, adoptive :\u2014Je ne vends pas une grâce, je l'accorde ! et je vous le jure, Marcus, je vous aurais voué dans le fond de: mon âme un sentiment si grand et si, complet que jamais vous n'auriez eu le druit d'être jaloux.\u2014 Vous demandé trop à un homme: subjuguée par votre beauté, Jeanne, ut | n'auriez point raillé cetté générosité que vous exaltez maintenant ! Oubliez! que mes opinions fruissent les vôtres que nous appartenons à deux partis divers.Ne voyez en moi qu'un homme dont toute la vie sera employée à vous plaire.(À continuer.) condamnés, Jeanne ; vous me dites ces choses comme si vous me reprochiez les accusations, les jugements et les exécutions qui se succèdent.Tenez, je puis bien vous le dire maintenant, vous ne me trahirez pas, et peut-être me détesterez-vous moins quand je vous aurai avoué ce que je pense.À l'heure où commença la révolution, je n'aurais jamais cru qu'elle put aller si loin.Je voulais la république, et je ia regardais à travers celles d'Athènes et de Sparte, On ne songe pas à répandre ln sang quand on a vingt ans.La pauvreté me faisait peur, je n\u2019acceptais le travail qu\u2019à la condition de le voir ré- ri an id ; Co Le : , en deman \u20186 : royaliste, elle unissait une situation modeste, je sentais en M sour ole d'un révolutionnaire ami tienne a de Fouquier-Tinville ; chré- ons ¢ devenait la compague d un oo ae ui avait lui-même placé sur Witels de la Basilique une créature moi des ambitions sans mesure.L'envie de posséder, ou plutôt le brutal désir «de jouir tout de suite d\u2019une situation enviable me jeta dans la révolution.Je m'imacinai d'abord, qu\u2019en anéautissant D + 1 VOUS N\u2019AVEZ PAS D'EXCUSE.Avez-vous quolque excuse pour endurer les souffrances de la dyspepdie et de la maludis du foie ?Y a-t-il pour vous quelque raison de vous plaindre toua les jours que voua souffrez d'a idité de !'ostotnac, maux de\u2019 tats, constipation, palpitation et aigreur du cœur, douleurs duns le creux de l'estomac, teint jaune, rugosité do fn langue et goût désagréable se produisant aprèe avoir mangé, lassitude de l'esprit, etc.?Non ! car c'est positivement votre faute si vous souffrez ainsi.Allez chez votre pharmacien et achetez un flacon de FLEURS D'AOUT DE GREEN que vous puierez 75 cents, et vous êtes sûr de guérir.Si vous on doutez, achetez une fiole d\u2019échantillon pour 10 cents et essayez-les.Deux doses umine- ront un soulagement.\u2014\u2014\u2014_\u2014me_e 1 \u201c TEABERRY,'\" article merveilleux nour \u2018e blanchissage des dents, en même temps que ru- fraîchissant pour lez gencives.Cet article re demande qu\u2019à plaire, et il est certain d'obtenir ce but, si seulement l'on vent en fiire l'essai.C'e-t - TikADE MARK.remède anglais le dentifrice à la mo le du jour.M.MONTAMBAULT RESTAURATEUR Nos.71 et 73, RUE ST.PAUL DÉMÉNAGERA LUNDI, 3 MAI Aur Nos.63 et 65, rue St.Paui (ci-devant occupé par feu LS.SOUCY.) 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