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Titre :
L'événement
Éditeur :
  • Québec :[L'événement],1867-1938
Contenu spécifique :
jeudi 15 juillet 1880
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeurs :
  • Journal (Québec, Québec) ,
  • Événement-journal
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L'événement, 1880-07-15, Collections de BAnQ.

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[" 14e Année 1.40 PAbounemens } pris Edition quotidienne, par au.Ædition hebdomadaire, par an (nvartablemen: payabie d'avance | Un peut aussi s'abonner poor six mois | au pour trois mois.i 74 JOURNAL QUOTIDIREN Eprraur-Proranitrame : 8.MARCOTTE on Ébacridon-uv-Crar ; HECTOR FABRE malian No 49 mpi TY © Pri= des Aunonce Six lignes, première insertion.804 Ohaque (nsertion subaéquente.\u2026.9.384 | Ohaque ligne en sus, première tos,.05 | Ohaque ina, subséquente, p.ligne.0.04 CT Fromravos D a L'ÉVÉNEMENT DU 15 JUILLET 1880.LE CRIME DE MALTAVERNE XVI CONFESSION.Le prêtre s\u2019assit à côté du !it da sangle ou gisait Ramsay.Sur sou noble visage éclatait une expressiun de majesté sereine.II n'était déjà plus homme : il était \u2018Ls prêtre, ss préparant à accomplir l'un des actes les plus importants de sou ministère.Ramsay fit le signo de lu ctoix : -\u2014 Mon père, bénissez-moi, dit-il ensuite, car j'ai beaucoup péché.I! poursuivit, d'une voix d'abord hé- \u2018sitant, mais qui s'affermait peu à peu : \u2014 Il y a près de trente anndes, mon -père, que ju n'ai pas approché ce tribunal do la pénitence.Je veux dévoiler ma vie tout entière.Je ressens un cogret sincère d\u2019avoir offensé Dieu, à qui je dois toute chose, Dieu, envers qui mon ingratitude est d'autant plus criminelle, que sa bonté m'avait comblé de dons précieux.Je suis né de parents profondément imbus des doctrines catholiques, et par \u201c conséquent, disposés à remplir dans toute lour étendus lus devoirs que Dieu Lupose aux chefs de famille.Je Fug élevé par eux avec douceur, mais aussi avec une juste sévérité.Ils m'aimaient et me respectaient.Je leur ai dQ lea jo 1issancez tueffables de l\u2019af- féction familiale, et c'est moi qui les ai précipités au tombeau pir mon ingratitude ct mes folies, J'étais, à dix-huit ans, à l'Université du Dublin, et je puis dire que mu candeur n'avait reçu encore aucune at-: tointe ; je cruignais Dieu, je ressentais un graud respeet de moi-même, de ma dignité d'homme ; uu saint prêtie me dirigeait et me eurveillait.El suffit, pour me perdre, d\u2019une heure d'égarement.Je fus entraîné par de tnauvais compagnons duns un lieu infâme.Les passions qui sommeillaient en moi s\u2019éveillèrent.J'appris a jouer, à boire.Jo m'avilis daus cette fange où ils se souillaient, eux aussi.La présomption fut'la première cause de ma \u2018chute, l'orgueil me poussa plus avant dans l'abime.L'orguoil !.Il en est qui veulent être grauda dans la vertu apparente, car la vraie vertu oxige pour couronnement l'humilité.Moi, Je mis mon orgueil à m'élever dans le vice aussi haut que l\u2019homme peut monter.Je me complus étaler cette corruption cynique, ce scepticisme infernal qui régnerent jadis parmi les nations païsnnes.J'aurais voulu être Néron, Hélioga- bule ot Tibère, et les dépasser encore, s'il est possible de se rapprocher plus de Satan que ne l'ont fait ces monstres.thorn, mon père, avant qu'il et pu écrire son testament.Je ne fus donc pus déshérité.La richesse fournit un aliment à mon péché.Mes compagnons ces, me formèrent unecour.Is vivaient de mes largesses.\u2014La mort surprit le duc de Stra plus importante de votre exisjence ! be | Qu'est-ce dong que cet homicide à côté des crimes énormes que vous avez révélés ?Tuer en soi la foi, la pureté, cracher Rue St.Valier, St.Sauveur, de plaisir, je devrais dire mes compli- à la face du ciel- des injures diaboli-' Faire le mal, dans le but d'of-; Je me précipitai dans fouser Dieu, n'est-ce pas aussi horrible | ques.tous les oxcès qué me suggéraient les que répandre le saug d'un juste?Mais\u2019 rêves de mon imagination dépravée.Vous vous repeutnz, vous vous humiliez, J'obéissais à des instincts diaboliques.J'étais souvent las, et jamais assouvi.tre, le juge, et vous vous soumellez à sa Puis vint le temps où je fus pauvre, loi.oh bien ! votre faute est déjà à\u2019 et le juur où je dévorai mu dernière moitié eflicée , et quand l'absolution ! restera de Québec et de M.pièce d\u2019or.Mes courtisans se dispersérent, si jo devins alors à mon tour le courtisan de Que cruignez-vous ! Dès que j'aurai celui qui me succédait dans ma royauté du vice.Je fut un parasite, un emp.un- teur.Pour quelque munnais je commettais des bussesses.Jo me prosternais devant le veau d'or, je jouais l\u2019infâme\u2018 comédie de la misère sous le pourpoint de velours, et certes, j'aurais pu dire\u2019 comme Néron : Quaiis artifer ! Mais, ruiné, malade, sans nulle espérance, j'entrai bientôt dans la troisième phase de ma vie.Je n'amusais plus personne, on ne me prêtait point, les usuriers se moguaient de mes incessantes demandes d'argent, la meute innombrable de mes créanciers me harcelait : je volai.Oui, mon père ! Le Josceadant d\u2019une race da preux, des vieux rois d'Ecosse.Le fils de lord Strathern, qui eût tendu sa tête au bourreau plutôt que de man- quor à la p irole jurée.\u2026 Oui, Celse Ramsay, frère du duc de Strathern, vice-roi d'Irlande, se fit voleur.Cela dura peu.On faillit me surprendre un our en flagrant délit : je m'enfuis ot passai en France.Là, je mendiai.J'allais au hasard devant moi, uourrissant la pensée de m'enrichir par aventure, Je voulais truuver, par n'im- purle quel moyen, quelques milliers de franes : ju m'embarquerai, j'irai aux Indes, et, avec mon audaco, mon iutel- ligenes, j'édifierai de nouveau ma fortune.Hélas ! le Destin m\u2019entraîna.De voleur, je devins débauché et wendiant, je devins.assassin.Mon père, mes mains sont teintes de sang ! Par pitié ue me repoussez pas, Ecoutez-moi\u2026 Pardounez-moi\u2026 L'angoisse étreignit le cœur du prêtre.Ll cachait son visage avec la large manche de son surplis.Il no voulait pas que sou pénitent put lire sur ses traits l'horreur que ces aveux oxcitaient en lui.Il se défiait de I'humaine faiblesse.[I voulair rester le juge tmpassible, et se contraignait a force d'âme : \u2014Courage muruura t-il cepondant d'une voix étouffée.\u2014dJe tuai donc.J'eus l'argent qu\u2019il mo fallait.Pourtant la foi u'était pas éteinte en moi.Je sentais la grandeur de mes iniquités.Que vous dirai je f! Du jour où je quittai le pays où ce, meurtre avait été commis, une révolution inespérée s'accomplit on moi.Le repentir auivit immédiatement le crime.Ce fut co repentir lâche qui n'ose rien réparer, qui so tait, qui n'agit point.Les remords me boutrelaiont.J'ai subi Dès lors, je fus abandonné de ceux qui avaient couservé l'espoir do me ra- ;uoner au bien.Je roulai sur cette pent | , fatale, oll chaque faute surpasse [a faute! \u2018 précédente.| Mon père vint à Dublin pour tenter, de m'arracher au bourbior.Je raillai' les cheveux blancs de mon père, et le: chaggai de ma présence.\u2018 Mu mère vint à son tour.Mon père, ce jourla ju cessai de croire en Dieu, car je levai sur ma mère une main sucrilège, et je ne fut pas fosdroys ! Oui, je la frappai !.Je lu vois encure, debout, pétrifiée d\u2019indigna tion et de douleur, Elle s\u2019éloigna sans daigner proférer une parol: de blame.Le surlendomain, on portait son corps en terre, st j'upprit que mou pere ma vait maudit.Ah! si Dieu pardonne de tels en mes, Cost que sa miséricorde est to!le que l'esprit humain n\u2019en peat concevoir l\u2019inmensité !\u2026.er Courage ! murmurs le prêtre, dont le cazur palpitait.sort ab vor 1 , ce supplice pendant vingt-cing ans.J'y ai résisté.Il me sembla, | un instant que Dieu m'oubliait.J'étais riche plus que jè ne l'avais jamais été.J'épouaai la fille dit roi indieu de Gwalior.mourut un an après, mo laissant Marthe.\u2014 Muon fils, interrompis le prétre, jo ,colnais muintenant los dispositions de i \u201cvotre esprit.Cet exposé rapide de votre existence a facilité ot ma tâche et la, vôtre.Muintenant, priez ! Jésus 1 don- uo au prêtre le droit de délier ou de lier, mais on ne paut juger de ce qn\u2019'ou te connaît pas.C'else pousga un profond soupir, mu is, | obéit.TI fit l\u2019aveu complet, absolu, aumblo de tous ses péchés.Puis quand «j eut presque terminé \u2014 Mon père, dit-il, il tue reste à Vous tire les civconstances lu meurtre \u2014J'arlez ! \u20140h!} \u2014 Mon fils, mou enfant, ur pus, jo n'ose ! encotle Elle; un.aurez accompli l'euvre lu vous reconnaissez que Diou est le mai- \u2018descendru suv vous, il ne vous \u2018du péché que le souvenir maudit L.franchi le.seuil de cette chambre, jau- rai oublié vos wyeux.Damsay frémit.Cepundant il à jeprit, d'une voix saccadée, entrecougée de sanglots : \u2014 Vous ave \u2018dit, mon père, c\u2019est le sang d'un juste que j'ai répandu.Ah! : détournez votre regard du misérable qui o3e vous parler.\u201d J\u2019entrai dans une maison.iva res sa fou presque proscrit, ya vivait avec sa fomimne et son enfant, Cette \u2018famille était pauvre, ! n'ayant pour toys biens que cette humble demeure, quêlques joyeux, un peu d'argent.Le gentilhomme m'accueillit avec bonté ; je me présentais sous un nom ; Albert Chartier.\u2014 Albert.Char.tier ! balbutia le prétre, éperdu.\u2014Je sollicitai l'hospitalité.On me traitu en égal.En récompense, 6 mon pere, je volai à mon hôte un poignard pour frapper.I! expira sous mes coups, après que, m'ayant surpris au moment où je volais la fortune do son enfant, il m'avait épargné, car il était armé et ma vie était entre aes mais, Je 1n\u2019acharnai sur lui.\u2014Oh ! mon Dieu ! exclama le pré- tre, qui laissa voir son visage baigné du larmes.\u2014Je m'enfuis, poursuivit Ramsay d'un ton véhémeut, je m'enfuis après m'être emparé de tout ce que possédait.mon hôte ! Su femme, une sainte ! inou- rut à côté de son cadavre, broyée par l\u2019horrible souffrance ! elle expira sans avoir du désiguer le coupable\u2026 L'abbée Patrice d'Esnandes, qui écoutait ce sombre récit, tremblail, quoi- qu'il fût soutenu par une torec surhumaine.\u2014 Aussi un innocent fût-il uccusé à ma place, poursuivit Ramsay.II fut condamué, Il est mort au bugne, déshonoré Sa fomme et ses quatre enfants ont souffert jusqu'ici, à cuuse de moi, \u2014C'est tout ?demanda le prêtre.\u2014Oui, J'ai tué un homme: sa femme est morte de douleur ; un innocent a paye de sa liberté, de sa vie, de son honneur, de la ruine et de la dispersion de sa fumille lu crime que j'ai commis.f Et c'est tout I.(4 conémuer.) | Avis aux Ltr | N Marchandises de Fantaisie | DE TOUTE VARIETÉ.Hoies Noires et de Couleurs, Manteaux de Velours, | Parapluies et Puradoly, Rubuna de Fantaisie, Hants de id 23 [2 Boutons.Duntells, Luive, Châles en Santinette, Deuteile réelle, | Uvllerettes.Fichus | Bas de Fil.de Soie ot Balbrizawo.ROBES ET CHAPEAUX.Ÿ YFE.WRIGHT & LEITCH, 22, RUE LA FABRIQUE.© Québec, 7 juillet 1384.bp, angers Hus avons maintessnt un bel assortiment de DE PREMIERE Ql ALITE © A vanlre i tras-bonnes conditions.S'uleresser 4 PHIL Las POULIN.Chäzvau- Kichor, \u20ac Frrn, et tous les w Yara Loi vu à M.PARENT, pruned de Fer, Pons St, Roch, | Qu\u201cbec, I juin 34 Ca verre Noire ot Pierce de ftang, ! | ! Ea come P.T.LEGARE | Agent pour toutes especes d\u2019 Instruments d'Agriculture QUEBEC.Québec, 11 mui 1880\u20143m Bazar Annuel EN FAVEUR DE L'Hupital du Suvré-Cœur de Jésus Qui ge tiendra dans le mois d'Octobre prochain, | à In Salle Jacques-Cartier.St.Roch, sous le pa- trounge distingué de Sa Urâce Mgr, l\u2019Aroberêque ossieurs les Membres du Clersé.Lea dames dont les noms suivent présideront au Buz et : Table des Dames (Enfants de Marie) de St.Rooh \u2014Mile.Adeiine fingras.Mi Mme.Jos.Hardy.Trble du Sacré-Uœur\u2014Mues.UV.Vinoetette, N Germain, Table St.Jean-Baptiste\u2014Mlle.Lilizabeth Munn.Table St.Patrice \u2014Mme.Micuael Myler, James Smith, W.J.Battis.Table Ste.Anne JLotorie)-Mmes.Eusèbe Renaud.Joseph Lemicax.Pierre E.(tHiugras, Ignace Drolet, T éodore Trem- : blay, Jos.Samson.Table St, Roch\u2014Mmes.Fra.Blouin, F.Lachance Table st.5 Lou (Rafr: sichissements)\u2014Mmes.Les persounes charitables ayant quelques arti- | cles à offrir sont respsotueusement priées de les ; envoyer aux duunes ci haut mentionnées.J.P.SEXTON, Prre.Directeur.Québec, ZI avril 188.KAOK A! KAOKA ! QU'EST-CE QUE LE KAUKA Le Kaoka, le nouveau breuvage, est le seu! satisfaisant.{ remplace le The et le Cafe Très-recommande pour usage régulier aux repas ordinaires.qu'ilya te mieux pour suivre le régimo diététique.Le Kaoka est le tégumeant du blé sacenarin.Essayex-sn un paquet.Demandes-le à votre épicier.PRIE : Paquet de § 1.10 cents.Paquet de 1 tb et 2 onces, 20 cents.EMIL POLIWKA & CIE.34, rue 4t.Sadrement, Montréal.T.CONRAD LEE, 108, Cote Lum >utugne., Agent pour Québec.29 janvier 1880.Ligue de St.Romuald, New- Liverpool ct Sil'ery Cove Le Vapeur JAMES laissera Québec.1180 am.St.Romuald (New- Sillery .-120ÿa.m.| Liverpool} Québec.- 3.00 p.m.St.Romuald.8.15 a.m.Sillery.\u2026.3,5 p.m N.-Liverpool.8.30 a.m.Québec.5.30 p.m.sillerv.3.4) a.m Sillery.-.5.0 p.m.St.Romuald.1! 15 p.m.Les Samedix a 5.00 p.m x -Liverpoal.1.30 p.m.au lieu de 5.50.pour | sillery - - 140pm.la commodité des | SL.Rownald.4.00 p.m.J urnaliers de Bord.Sillery.4.10 p.m Les Samedis le vapeur lai-sera New-Liverpool 17 heures p.m.ot led Lundis laissera Québec à 5 heures a.m., pour lu commodité des Jourualiers de Bord.; JAMES JAHBRTY, Capitaine.Québec, 9 juin 1%0\u20142m ANCIENNE MAISON HECTOR BOSSANGE & FILS, Leopold Bostange,Successeur 15, Rue Puul Lelong Se charge dé remplir aux mailleures conditions les commissions eu Librairie Francaise et Etrangère, Pyeterie, Articles pour ha Reliam of Impression, Articles de Paris.Des séries de cut-+Inguos.Cartes d'échantillons, Prix courants seront envoyés eratis par la poste aux personnes qui en feront Li demande.15 mars 1844.REMEDE SPECIFIQUE DE GRAY MARK, Le GRAND rewède anglais Une guérison iutailhble pour ln faiblesse sé- wiuale,la sper- wiorrhée, im- a>uissance at Toutes leg wa- # ladies qui sont N los suites des avg \u20183 Taking habitudes hon- A frer Ting teuses : parte de la mémoire, lassitude des membres, douleurs dans le dos, cbscuraissements de in vue, décrépitude prématurée ot plusieurs autres maladies qui conduisent à la fotie, à la congomption où à une mort préence.Détails complets dan- notre pam- phiet, que nous eysy ons gratia Par la malle.remède spécifique est vendu par tous les Jroguistes à $i le p: rquat ou : .[ 4.ruets pour $5.1 sern envoyé frano de port sur réception de ls na e requise, t F vente ches RO Me fond M Jn+ EF.Burke, tae la Fabrique » +1 Veidun, 123, rue St.Jo, 1\u201d L'exécutiva des décrets a éte ju même - pridlalres, vous le pouvez pour n'im- partoui, vu à partout obëi aux ordres | purte quoi cb cyutre n'importe qui.\u2018que j'ai donnés et qui ont été exécutés |(Applaudissemente à droite.) sous ma responsabilité entière.(Applau- - dissements prolongds & gauche.) x Se ONT.edt Tus tlh Lo | T' ya deux jours, les Pères jé-uites date.de d'Aug Ts nous laissaient espérer qu'ils, écoles libres; uprè vain, \"4 44} blisssmeuts iudustrieis(Rires à gauche) ; Demain vous pourrez, par la voix \u2018administrative, en dehors de tout man- ë toute formalité, fermer des uprès-dermain, des éla- de l\u2019intérieur s\u2019il n\u2019a pus accepté -; !\u2019 ue de leur piys.Dès lo 28 juin, uvre ho- quelques jours après, un bureau de (norabile collègue abandonnait la cham journal, une gare de chemin de fer, que | question lui fût posée.M.le ministre de l'Intérieur.\u2014 Oui, munsieur le président.M.le président \u2014La \u2018 vole est à monsieur le député Frep: \u2026.(Bruit à droite \u2014 Applaudissements « gauche.) - de Le-comprends pas .ces rumeurs, Je ne connais pas d'autre titre dans cetie enceitite quu'celui de député.(Vifs ap- plaudisseméents à gauchè et au centre.) M.Freppel \u2014M.le président m\u2019a donné un titre dont je m'honore et me gloritie.(Très bien ! très bien !) J'avais exprimé à M.le ministre de l'intérieur le désir de lui poser une simple question sur la manière dont les fonctionnaires et les agents de l'ordre administratif ont exécuté les déerets du 29 mars contre les pères jésuites.Témoin oculaire de ces actes de violences\u2026 (Interruption à gauche.) M.le président \u2014J\u2019invite la chambre à re-pecter la pleine liberté de parole de l'orateur, M.Freppel.-\u2014.de cesactes qui ont «loulourevsement impressionné les populations, je viens demander à M.le ministre si c\u2019est conformément à ses instructions que les fonctionnaires et les agents dont je parle ont pénétré de force, en dehors de tout mandat, dans les quarante maisons des pères jésuites.Île y oùt fait briser les serrures, enfoncer les portes et conduire dans la rue au bias des gendarmes, comme une bande de malfaiteurs, des prêtres vénérables entré tous par \u2018leur caraëtère.(Bruit à gauche.\u2014 Applaudissements à droite.) \u2018 Vos agents n\u2019ont respecté ni la vieillesse, ni la maladie.(Applaudissements à droite.) Je demande, en outre, à M.le ministre de l\u2019intérieur si c\u2019est de concert avec M.le ministre de la guerre qu\u2019il a autorisé plusieurs préfets, notamment celui de Maine-et-Loire et celui de la Haute-Loire, à faire concourir l'armée française à l'exécution de pareils ordres.(Bruit à gauche.) Une voix à gauche.\u2014 De la loi.M.Freppel-\u2014Ce qui Ine permet de douter que ces agents n\u2019aieht fait que se conformer aux instructions ministérielles, c\u2019est qu\u2019il y avait pour le gou- vernewent une autre voie à suivre que celle de la violence.tous les pays où les mots de droit, de Justice et de liberté ont conserve quol- que sens.(Applaudissementsà droite.) Si à l'expiration du délai de trois mois, le gouvernement jugeait «ue les Peres jésuites s\u2019étaient mis en contravention avec ses décrets, il devait faire constater la contravention, dresser pro- ces-verbal et traduire ceux qu\u2019il regardait comme des délinquants, à tort i selon moi, devant les tribunaux compétents.(Tiés bien ! trés bien a: oite,) veut pas substituer la police a la jus tice.(Applaudissements à droite), et i dissimuler l'arbitraire et l'oppression \u2018sons le nom de la raison d'Etat, l'est sans doute duns Ce sens qu'e ,rielles (Bruit à gauche), eù voilà pour- | quoi je me permets de doutes gue Jes | fonctionnaire et les agents s'y suient ; Conformés rigoureusertent.Ft dans ce | cas, je demande une répression énergi- | que (Exclamatious et rires à gauche), punr des actes qui ont porté une si grave atteinte à lhonneur et a la dignité de | l'alministuation française.(Bruit) | Si au Cuutraire et Contre mOn attente, toes agents n'ont fait que se conformer aux instructions ministérielles, il ne ine resterait plus alors qu\u2019à protester du | haut de cette tribune contre des actes | de barbarie indigues du peuple fran- | çais (Applaudissements répétés à droite.| \u2014Bruit 4 gauche), il ne me resterait plus qu\u2019à svuhaiter quo des jours meil- | fears vienuent à se lever pour ce cher bruyants à droite.) M.le ministre de l'Intérænr.\u2014L'no- | norable préopinant vous a dit tout à C'est celle qu'on anrait suivie dans C'est la voie qu\u2019on suit quand on ue ; | talent conçues les instructions miuiste- | bre pour se rendre au chef lieu de son | diocèse.Dès le 28, cette coalition, plus | bruyante que nombreuse, qu'ou «appelle ,en province \u201c la Société \u201d (Applaudis- isements à gauche \u2014 Rires à droite).| commençait ses visites à l\u2019établissement | des jésuites d'Angers.Quelques per- jsonnes y passaient la nuit du 28 au 29 et celle du 29 au 30 ; et, le lendemain, \u2018lorsqu'on exécutait des lois que l'on ; peut contester, mais qui axistent (Bruit et rires à droite), messieurs, vous m'avez bien compris, je parle de ces lois que vous pouvez contestur, mais qui existent.(Applaudissements à gauche et au centre.) Oui, qui existent, et qui n\u2019ont pas été contestées au sénat, puisque la seule chose qu\u2019un ait demandée à M.le garde des sccaux, au sénat, c\u2019est de ne pas présider lui-même le tribunal \u2018les conflits.(Très bien! à gauche.\u2014 Bruit à droite.) On recunnaissait done que ln loi existe et que nous ngis- | sions dans la plénitude de notre droit.(Tres bien! très bien! à gauche \u2014 Interruptions à droite.) M.le président.\u2014Ce n'est pas par des interruptions que vous pouvez contester les lois, c\u2019est par des discours.M.le ministre de l'Intérieur.\u2014 Je reprends : Le 30 au matin, quand le commissaire de police d'Angers.s\u2019est présenté chez les jésuites, la première personne qu\u2019il a rencontrée, c\u2019est, notre honorablè collègue.(Rires à gauche).Sur l\u2019injonction du commissaire de police, il refusait d\u2019obéir, il exjgeait des violences, et les Violences dont il vient se plaindre aujourd'hui, c\u2019est lui qui les a sollicitées.(Applaudissements bruyants à gauche et au centre.) En fait, il n\u2019y a pas eu de violence, mais un semblant de violence sollicité.(Applaudisssments.) Voilà les faits rétablis : lus Pères jésuites ont voulu être appréhendés au corps ; ils ont été appréhendés au corps comme j'en avais d\u2019ailleurs donné l'ordre.(Applau \u2018issements prolongés a gauche.) IL faut qu'on sache, dans ce pays, que personne ne peut s6 placer au-dessus deslois.(Applaudissements prolongés à gauche et au centre\u2014 Bruit à , droite.) ; M.Laroche-Jouvert \u2014 Vous.M.le minretre de l'Intérieur \u2014 Nuvs furcerons a s'en souvenir Ceux qui seraient tentés de l'oublier.(Applaudissements répétés.) { Je n'ai rien à ajouter sur c# point, Je suis heureux que M.l'Evêque d\u2019Angers ait hien voulu me fournir cette occasion d'envoyer d\u2019ici mes hommages à tous les fouctionnaires qui ont pris | part à l\u2019exécution de la loi.(Applau- { dissements à gauche et au centre.) ; M.de Bawlry-d'Asson \u2014lls étaient nuvrés, vos fonctionnaires.M.le ministre de l'Intérieur -\u2014 Nous | avens pu juger de leur dévouement et l de leur modération qui, certainement, in'a pas été imitée de l\u2019autre côté.(Ap- ; plaudissements st bravos à gauche et {an centre.) M.Freppel,\u2014 Vous avez entendu la réponse que M.le ministre de l\u2019inté- riear à bien vonlu faire a la güestion \u201cque j'avais eu l'honneur le lui adresser, \u201csur la maniére dunt les fonctionnaires \u201cet les agents de l\u2019ordre administratif unt axéenté les décrets du 29 mars concernant les pères jésuites ll y a, duns cette réponse, deux par- (ties.L'une qui m\u2019est personnelle ; et, ; * comme l\u2019a dit éluquemment, il y a peu.de jours, notre président, cela ne re- (Très bien ! trèz bien! a droite et applaudissements.) | La seconde partic est plus impo:- ! tante.Oui, c'est bien conformément.aux instructions ministérielles que les fonc- | ionnaires et les agents dont je parle et infortuné pays.(Applaudissements ont violé le domicile des Pères jésuites, en ont expulsé les propriétaires, ont porté atteinte à la liberté individuelle.C'est bien contre quelques prêtres l\u2019heure ce qu\u2019à son sens nous aurions jn'ayant d'autres armes que leur bré- dû faire dans la journée du 30 juin.| viaire.(Rires à gauche.\u2014Trüs bien ! à Je n'ai pas eu de surprise en l\u2019enten- ; droite), que noue bravo ot vaillante Le chaque côté de ce:tv uribune, fait ses débuts à la chambre, en posant | daut s'exprimer comme il l\u2019a fait.Il armée a été appelés à prêter son con- | vous à dit qu'il avait assisté à l'un des cours aux sorgents de ville ct aux gen- faits dout il parlait, dans un départo- darmes, Voilà la situation.Il faut en ment voisin.1] aurait pu ajouter qu\u2019il | tirer les cunséquenens devant la chat y avait joué un rote important.(Ap-; bre et le pays.plaudissements à gauche et au centre.) J'en Airat Jeux mots.Si, par un sunple arrêté préfectoral, | C'est certainement de l'exécution des, appuyé sur un décret présidentiol, vous ; rection da detective Fournier.décrets à Angers qu'il entendait parl-r.pouvez violer la liberté du domicile, la | leurs noms | garde que ma personne ; ce D\u2019est rien.sais-je ?(Rires à gnanche \u2014 Très bien! très bien ! à droite.) Depuis le 30 juin, avec vos théories, il n\u2019y à plus un droit, une liberté, un intérêt, qui soit en sécurité, \u2014 (Très bien.! très bien ! à droite).Eh bien, M.le ministre, cette situation, ce noble pays peut la subir, il ne l'aceepte pas (Trés bien ! très bien ! à droite,) ot il vous le prouvera tor ou tard.(Rires à gauche, \u2014 Très bien ! très bieu ! à droite.) Oui, les coups de marteau par les; quels vous avez brisé les cellules des pères jésuites ont retenti douloureusement daus le cœur du peuple français.(Très bi u ! à droite.) Demain le monde civilisé y répondra par wn long cri d'indignation.(Très bien ! à droite.) Il l\u2019a déjà fait.Laissez-moi vous lire seulement cing lignes d\u2019un grand journal, le Times, Qui, eN mairtes OCGAsIONns, vous a servi par sus sympathies, je ue veux pus dire par ses faiblesses.\u2018 La dispersion des jésuites est une œuvru de despotisme, et, ai la République la substitution de la tyrannie le la multitude à la tyrannie d\u2019an individu.\u201d (Bruit à gauche.) .; \u201c Si elle ne peut contenir la foule- qu\u2019en flattant ses haines, il.n'y, à plus de sécurité pour personne,\u201d C\u2019est précisément ce que j'ai dit.Et ce langage sora celui de toute la prosse européenne, de celle-là du moins avec laquelle on doit compter.Eh bien, monsieur le ministre, vous avez manqué votre but.Votre apparente victoire est une défaite réelle.Vous avez identifié la cause des jésuites avec la cause de la liberté (Applaudissements à droite \u2014 Exclamations à gauche.) Vous avez ménagé à cette grande et illustre compagnie de Jésus l\u2019un des plus beaux triomphes qu\u2019elle ait rem- purtés dans le cours de
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